La presse, 3 février 1982, Cahier A
[" y -4 » CALGARY tu Mais I historien américain Mil-ton Viorst écrit que Staline prit de Gaulle en detestation lorsqu'il s'aperçut que celui-ci s'opposait à «l'installation d'un gouvernement communiste en Pologne»^,.L'Amérique de Roosevelt a été plus accommodante.Elle le paie cher aujourd'hui.(1) Histoire des Démocraties populaires, éditions du Seuil 1952; (2) Hostile Allies F.D.R and Charles de Gaulle, The Macmillan Company, New York, 1965.OUYCOftMftil DANS LA PRESSE ANGLOPHONE N'hésitons pas a vendre le Candu Il ne fait aucun doute que l'industrie nucléaire canadienne est en mauvaise posture, et 40,000 emplois, de même qu'une fortune en technologie, sont en jeu.Pendant la plus grande partie de Tannée dernière, le gouvernement fédéral et Atomic Energy of Canada Ltd.ont travaillé sans relâche à trouver de nouveaux clients pour le réacteur Candu, qui jouit de la considération générale.Jusqu'à maintenant on a cité trois clients potentiels, dont le plus récent est l'Egypte.Déjà le Mexique est un client possible et le premier ministre, après s'être rendu dans ce pays, dit que le Canada possède l'avantage.La troisième possibilité est l'expansion des centrales d'énergie nucléaire au Canada, particulièrement en Ontario, dans le but spécifique de vendre de l'électricité aux Etats-Unis.Le Mexique et l'Egypte seraient des clients appréciés, même si les adeptes de la non-prolifération croient qu'un réacteur canadien n'a pas sa place au Moyen-Orient.Ces adversaires de l'énergie des ventes nucléaires, même dans un but louable, prennent pour acquis que le fait de mettre un frein aux exportations atomiques du Canada représenterait une contribution significative à la stabilité mondiale.Cela est fort peu probable: le Canada doit soutenir la compétition d'une foule d'autres pays qui, éventuellement, obtiendraient les contrats perdus par le Canada.Il est plus réaliste de croire que le Canada peut aider à la stabilité en vendant des Candu, qui sont équipés des meilleures sauvegardes et qui ont la réputation d'être les plus sûrs au monde.\u2014 Le 20 janvier The Ottawa Citizen S'armer, pour éviter la guerre Que le ministre de la Défense, M.Gilles Lamontagne, ait tout simplement voulu transmettre un message sincère, ou qu'il ait voulu signaler un changement dans la politique de défense du gouvernement fédéral, le discours qu'il a prononcé lors du congrès annuel des Associations de conférence sur la Défense était à la fois opportun et convaincant.Le sens de ses observations était assez simple: personne ne veut la guerre, mais une forte stratégie de défense est la meilleure protection contre la guerre.Il n'est pas question de plaider en faveur de construire un grand complexe militaire; M.Lamontagne veut démontrer que le Canada devrait consacrer une plus grande partie de ses énergies à remplir ses engagements vis-à-vis de l'Organisation du Traité Atlantique Nord, et à remettre en état ses forces armées que le gouvernement fédéral, depuis une dizaine d'années, a laissé se détériorer par manque de financement.Il y a une différence entre s'armer pour la guerre et se préparer à réagir à la guerre.Il faut, comme9 l'a déclaré M.Lamontagne, que le Canada travaille à s'y préparer.\u2014 Le 25 janvier The Globe and Mail (Traduit* par la Presse Canadienne) TRIBUNE LIBRE A 7 Danger d'incendie et conditions insalubres.Situation intolérable au Centre de stérilisation de l'hôpital Notre-Dame Le 30 mai 1980, un grave incendie détruisait le centre de stérilisation de l'hôpital Notre-Dame, le plus grand centre hospitalier de soins généraux au Québec.Des flammes léchaient les murs d'une hauteur de deux étages; la rue Sherbrooke était fermée; des autobus et des ambulances étaient mobilisés pour évacuer les patients.Triste souvenir! ! ! Le 27 novembre 1981, le même scénario se reproduisait à la sous-station, le local de distribution du matériel de stérilisation.Vingt mois se sont écoulés depuis le premier drame et nous, les travailleurs du département de stérilisation (Service central), sommes à bout de patience et avons décidé de dénoncer une situation qui n'a que trop duré.Depuis le premier incendie, nous travaillons «temporairement» dans un local qui ressemble plus à un entrepôt d'usine qu'à un centre de stérilisation.Il n'y a eu aucune rénovation dans ce local.L'administration nous parle de rénovation du centre de stérilisation dans un hypothétique futur, mais on ne peut nous donner de date.Peut-être dans quelques mois ou dans quelques années! Pourtant, nous savons que la compagnie d'assurances a commencé à verser les indemnités pour la rénovation.Le local actuel ne correspond en aucune façon aux normes de propreté et d'hygiène du gouvernement.Les planchers sont pleins de trous, des tuyaux poussiéreux habitent le plafond, l'éclairage est totalement insuffisant et surtout, la pièce est vraiment trop petite pour pouvoir bien y travailler.Parlons des dangers d'incendie: il n'y a dans ce local «temporaire» aucun extincteur automatique ou manuel, aucun avertisseur d'incendie, ni aucune porte qui se ferme automatiquement pour empêcher le feu ou la fumée de se propager.Pourtant le département est plein de choses inflammables tels des tampons de gaze emballés dans des sachets de plastique, de la poussière de coton, des boîtes de carton.Il y a aussi des piles de lingerie qui côtoient des tuyaux d'eau chaude, etc.Deux incendies en moins de deux ans prouvent qu'on ne peut tolérer une telle situation sans mettre en danger la vie des patients et des travailleurs! N'oublions pas que tout le matériel stérile servant aux interventions chirurgicales et aux soins des malades passe par ce plus important centre de l'hôpital.Ce local est d'une propreté plus que douteuse: il n'y a personne de l'entretien ménager de prévu pour nettoyer tables et tablettes, le plancher n'a jamais été nettoyé à fond si bien qu'il n'y a aucun danger d'y glisser car les pieds y restent bien collés! De plus, le matériel contaminé y côtoie le matériel stérilisé préparé pour les salles d'opé- ration et les cliniques.Bref, à nos yeux, c'est le local tout à fait inadéquat.Les travailleurs sont également obligés d'accepter des changements brusques de température tout au cours de la journée.A certains postes de travail, nous sommes debout sur des conduits d'eau chaude qui passent dans le plancher.Nous n'avons pas d'espace pour travailler.Nous accrochons et déchirons nos vêtements, etc.Evidemment ces conditions affectent la santé des employés (maux de dos, maux de jambes, grippe à répétition) sans oublier bien sûr, le moral qui commence à descendre dans les talons.Après vingt mois de patience, nous nous posons de sérieuses questions sur les raisons qui empêchent la direction de l'hô-pitald'entreprendrela rénovation ducentredestérilisation.Mêmesi nous nous sommes fait répondre que cela ne nous regardait pas \u2022 par le directeur du personnel! ! ! Nous considérons qu'une telle situation nous concerne ainsi que toute la population.Aussi invitons-nous les personnes intéressées à venir visiter le centre de stérilisation en contactant le bureau du syndicat au numéro de téléphone suivant: 876-7144 Lorraine LEMI EUX au nom des travailleurs du Centre de stérilisation de l'hôpital Notre-Dame Le Conseil de presse en désacord avec un éditorial Monsieur Marcel Adam Éditorialiste LA PRESSE Cher Monsieur, Je me dois de vous faire part de mon étonnement devant la façon pour le moins désinvolte avec laquelle vous commentez, dans votre article du 23 courant intitulé «Un incident plus drôle que dramatique», la réaction du Conseil de presse à la mise au ban de 4 journalistes de l'assemblée du syndicat de la CTCUM du 20 janvier dernier.L'on ne peut bien sûr raisonnablement soutenir que «les journalistes ont un droit inaliénable d'être admis aux assemblées de toutes natures», non plus que contester le droit de ces assemblées de se tenir à huis clos.Il en est tout autrement cependant du droit de ces dernières «d'exclure un ou plusieurs journalistes qui ne leur agréent pas» car c'est justement ici que commence le délit d'opinion et que prennent racine les ferments de la censure.C'est ce point capital que le Conseil a voulu mettre en relief dans son intervention: Du moment que la presse est admise aux assemblées d'organismes à caractère public et dont l'objet est d'intérêt public, il est inadmissible que quelque professionnel de l'information soit menacé, molesté, voire exclu parce qu'on ne partage pas son point de vue ou que l'on craint la nature de ses commentaires.Ceux qui se rendent coupables d'un tel ostracisme ou d'une telle discrimination trahissent bien sûr leur intolérance, mais au-delà de celle-ci, constituent une menace réelle au libre exercice du métier d'informer et de commenter les événements et, par conséquent, une entrave au droit du public d'être informé.Contrairement à ce que vous en dites, si on les laissait se répéter impunément, de tels incidents risqueraient sans doute d'être plus dramatiques que drôles puisqu'ils auraient comme conséquence d'éroder la liberté d'expression et la liberté de la presse et cela, à l'insu même de ceux qui, comme vous, voient à la source de réactions à leur encontre que simple susceptibilité ou scrupule.Enfin, outre que des incidents de la sorte ne doivent pas ne pas laisser indifférents qu'en «principe» seulement les professionnels de l'information et tous ceux qui se préoccupent de la qualité du débat démocratique, il est éminemment du devoir d'un organisme comme le Conseil de presse d'empêcher, par ses avertissements et ses interventions, qu'on en vienne, en pratique, à substituer à une tradition d'ouverture une autre tradition beaucoup moins «éclairante» pour le droit à l'information, comme peuvent nous en laisser inquiets certains autres «incidents» de même nature sur lesquels le Conseil a eu à se prononcer.J'attache ici copies des textes de ces interventions.Le Secrétaire général du Conseil de presse du Québec Me Jean BAILLARGEON JM.B la presse RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jacques, Montreal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de n LA PRESSE \u2022 et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réserves.« Courrier de lo deuxième closse \u2014 Enregistrement numéro 1400 », Port de retour garanti ANNONCES CLASSÉES Gmmmmim du lundi ou vendredi 9ti o 17h ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert de7hà 18h (samedi: 7hà 15h) RÉDACTION PROMOTW COMPTABILITÉ Gronde» annonces Annonces (rossées 285-7070 285-7100 285-4892 285-6901 285-7111 285-7205 Pour chancer du lundi ou vendredi 9tt o 16h30 GRANDES ANNONCES DetoillanU 285-7202 Notional Tele-Presve 285-7306 Vacances, voyages 285*7265 Carrières ft prof et worn, nomination v 285-7320 Priorité est accordée dans cette page aux fermes d'Intérêt général te rapportant à des artktéê parut dont LA PRESSf.La concision est rocomman- \u2022 les corréipondanti doivent intcrké litibfomont léun nom, adresse ef numéro de téléphone \u2022 LA PRESSE né t ongage pas à publier retries h$ lettrée reçues, ni à retourner /es fefmes, manuscrits ou autre t document* non publié*.\u2022 Vautour assume Ventière ntpon habilité dé ses opinion: \u2022 Toot en roêpottant la pensée de l'auteur, LA PRESSE se réserve té droit d'abréger fee lettres seren /'espace dtêponibk.\u2022 Si poêêiblé écrire à la mochmo, à doubh interligné.\u2022 Priera d'odrétêér vos lettré* comme wit: m Tribune Ubro», LA PRESSE, CP.4200, svcc.Pface d'Arrm», u Montréal, H1Y3M1.LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 3 FÉVRIER 1982 ' Haro sur le critique! M.Roger-D.Landry Président et éditeur LA PRESSE Monsieur le président, Je lis LA PRESSE depuis de nombreuses années.Je suis particulièrement intéressée aux arts d'interprétation.Je me souviens des excellentes critiques, très objectives, très justes, de vos journalistes chevronnés d'alors qui signaient Jean Béraud, Marcel Valois, Léon Franque et dont les véritables noms étaient: Jacques Laroche, Jean Dufres-ne, Roger Champoux.Ces messieurs n'étaient pas toujours d'accord avec les spectacles dont ils devaient rapporter les qualités et les défauts.Mais eux, ils le faisaient toujours avec des termes choisis, dosés par le bon sens de l'honnêteté.Il faut dire que depuis quelques années, il y a eu de nombreux changements dans tous les domaines de notre vie de tous les jours.Vous avez vous aussi à LA PRESSE subi cette évolution.Vos journalistes sont devenus, quelques-uns tout au moins, des adeptes de la violence verbale.Us sont agressifs.Ils ne veulent plus se contenter de noter et d'apprécier.Ils veulent aller au fond des choses, ce qui n'est pas toujours leur rôle.C'est du moins mon opinion.Pour moi, le critique qui doit assister à un spectacle de théâtre, de musique, de ballet, de cinéma doit le faire en essayant de se mettre dans la peau du spectateur moyen.Le critique ne veut plus de ce rôle.Il se veut plus fin, plus intelligent, plus connaisseur que l'artiste ou les artistes qu'il doit juger.Naturellement ce jugement suppose chez le critique une compétence supérieure qu'il n'a pas toujours.Je voudrais attirer votre attention sur le cas de votre critique musical Claude Gingras.J'ai beaucoup voyagé.J'ai fait de longs séjours à l'étranger.J'ai assisté à de nombreux spectacles.J'en ai lu les critiques souvent pour le plaisir de voir si mon jugement était aussi bon ou comparable à celui du journaliste.Mais je n'ai jamais lu de critiques comme celles de ce journaliste de chez nous.Souvent il est d'une grossièreté effarante, d'une indélicatesse inouïe et ce qui est pire, d'un racisme surprenant et inquiétant.Avez-vous lu son dernier papier en marge du concert de musique de chambre McGill?Le pianiste invité Rudolph Serkin, par suite de maladie, avait dû annuler son engagement et prendre sur les instructions de son médecin, un congé d'au moins deux mois.Claude Gingras, lui, n'en croit rien.Il va même jusqu'à prétendre que ce grand pianiste, âgé de 79 ans, s'est désisté parcequ'ilnevoulaitpasjouersous la direction d'un «quelconque chef d'orchestre», en l'occurrence M.Brott.De plus, il reproche à cet ensemble musical de s'entourer d'un décor -Jewish renaissance».Je voudrais bien savoir où Claude Gingras a suivi des cours d'histoire de l'art pour juger comme tel, un décor Louis XV.M.Brott n'a jamais trouvé grâce devant lui.(.) Je vous livre un secret: rien ne l'obligeait à assister au concert de la semaine dernière puisque devant son intransigeance révoltante, ne trouvant jamais rien de bon dans les interprétations de cet ensemble, la direction l'avait averti très poliment qu'on ne lui enverrait plus de billets de service.Cela lui éviterait de trop souffrir à l'audition de ces concerts.Il semble détester M.Brott non seulement parce qu'il n'aime pas sa conception de la musique de chambre, mais aussi parce que c'est un Juif.Est-il possible, toujours selon Claude Gingras, qu'un tel musicien soit si mauvais alors que les autres critiques montréalais ne pensent pas comme lui.M.Brott n'est pas sa seule victime.Notons le cas du jeune pianiste André Laplante.Celui-ci après avoir remporté des prix prestigieux à travers le monde, est en train de devenir un soliste d'une belle réputation internationale.Se peut-il que tous les critiques à travers le monde qui ont fait l'éloge de ce pianiste de chez nous se soient trompes?Se peut-il que seul notre petit génie musical montréalais ait la vérité?(.) Si Claude Gingras possède toutes les connaissances qu'il prétend avoir, peut-être pourrait-il nous dire où il a fait ses études?Il pourrait alors justifier des phrases comme celle-ci lorsqu'il déclare avec un ton de maître que dans la 44e mesure du deuxième mouvement du concerto XYZ, l'artiste n'a pas assez appuyé sur le troisième temps et qu'il aurait pu jouer plus «prestissimo» un mouvement marqué: «adagio ma non trop-po».(.) Yvette M.LAV ALLÉE < St-Joseph-du-Lac, Que.Monsieur Claude Gingras Critique musical Monsieur, Sous le couvert de critiques de concerts, vous nous confiez récemment que M.Brott vous déplaît, que la flûte en SI de M.Rampai vous agace, que les musiciens arrondissent leur fin de mois puis enfin que le public est couche-tard.Vous serait-il possible, à l'occasion de Werther peut-être, de nous faire partager vos sentiments quant au calcul différentiel, la chatte de M.Foglia ainsi que la soupe au chou Habitant, format familial, et, s'il vous reste de la place, le poulet frit Kentucky en baril.Félicitations pour vos beaux articles de journal et merci à l'avance.CLAUDE VALLERAND Montréal Monsieur Claude Gingras, Votre critique du dernier concert de l'Orchestre de chambre McGill, qui a eu lieu à la Place des Arts sous la direction de Alexander Brott, était tout à fait odieuse.Ce n'était pas une critique musicale mais bien une attaque contre Monsieur Brott dans le but de l'insulter et de l'amoindrir.Pourquoi ce venin contre un excellent musicien et chef d'orchestre qui fait toujours salle comble et qui contribue tellement à la vie artistique et culturelle des Montréalais?En général, vous vous montrez toujours injuste envers les artistes, mais votre article intitulé «Les maestros du dimanche» dépasse toutes les bornes.Il est indigne d'un véritable critique musical et d'un journal sérieux comme LA PRESSE.Monsieur Gingras, à quand une critique intelligente, constructive, objective et sans méchanceté?L.Marcel DUBOIS Montréal J'ai été absolument atterrée après avoir lu dans LA PRESSE du mercredi 20 janvier l'article de Monsieur Gingras sur le concert donné par l'orchestre de musique de Chambre de McGill (.).Je suis atterrée et je tiens à vous en faire part ! Je ne peux reconnaître une critique musicale dans un article aussi bassement diffamatoire pour les personnes mises en cause.Par ailleurs, je suis sûre que vos lecteurs, comme moi-même, ne lisent pas la rubrique musicale pour y trouver un texte enfantin rempli d'injures stupides et bon marché.Je ne peux croire que Monsieur Gingras est totalement ignorant, car si tel était le cas, votre journal l'aurait-il engagé ?Comment se fait-il alors qu'il ne sait reconnaître dans le décor (une copie du Salon de Louis XV à Versailles) l'expression du style baroque français?A quoi se réfère-t-il quand il parle du \u2022Jewish Renaissance» ?(.) Je passe sous silence les autres allégations gratuites de cet arti cle, «comme le gazouillis de J.P.Rampai», etc.Si Monsieur Gingras souffre de distorsions de la réalité aussi importantes, il me semble que son état est tel qu'il le met dans l'incapacité de pou- voir émettre un jugement sur l'interprétation d'une oeuvre musicale (.).F.C.Antonini-CAPET, D.Sc.Faculté de pharmacie Université de Montréal Comme membres du bureau de direction de l'Orchestre de chambre McGill, permettez-nous de faire des commentaires sur un article qui a paru dans votre journal le 20 janvier, section Arts et Spectacles, au sujet d'un concert donné lundi soir, le 18 janvier, à la salle Wilfrid-Pelle-tier de la Place des Arts, par l'Orchestre de chambre McGill.Votre critique a tous les droits et privilèges d'exprimer son opinion personnelle au sujet de la musique, des artistes et solistes présentés aux concerts à Montréal.Cependant, nous voulons corriger quelques points afin de mettre le public au courant de la vérité.Correction no l: Ci-joint veuillez trouver la copie d'une lettre de Rudolph Serkin, adressée au Dr Brott, exprimant son très grand regret de ne pouvoir jouer sous sa direction à cause d'une maladie qui le force à annuler ses concerts pour six semaines.Nous vous envoyons aussi la copie d'une lettre de son imprésario, confirmant le fait que monsieur Serkin a annulé ses concerts avec l'Orchestre sym-phonique de Boston, ainsi que ses enregistrements pour la compagnie Deutsche Grammophon qui étaient cédulés pour cette même période.Correction no 2: La conque acoustique dont se sert l'Orchestre de chambre McGill est française-baroque, inspirée par un salon de musique de Louis XV, «Le cabinet de la pendule» à Versailles (boiseries par Jacques Verbeckt).Nous sommes très fiers de notre orchestre et de son chef Alexander Brott.Cet orchestre joue chaque saison à guichets fermés, les abonnements étant complets avant de commencer la saison.L'orchestre a fait des tournées internationales en URSS, en Suisse, au Mexique, en Pologne, en Hongrie et en Tché-coslovaquie, grâce à des échanges culturels et avec l'aide financière du «ministère des Affaires extérieures.Lors de sa dernière tournée en juin 1981 en Amérique du Sud (Colombie, Chili et Argentine), l'orchestre a été présenté dans le cadre de séries prestigieuses présentant dans cette même série des artistes tels que le Trio Beaux-Arts, I Musici, Janos Starker, etc.Les critiques dans les journaux sud-américains ont parlé de l'orchestre comme «un ensemble d'une magnifique cohésion, conception précise, perfection technique et interprétation d'un beau style dans la musique baroque, classique et contemporaine».Les critiques ont parlé du chef d'orchestre: «Le premier éloge est adressé au chef d'orchestre Alexander Brott qui a obtenu des interprétations d'un style sensible, d'une compréhension cultivée et de maîtrise musicale de toutes les oeuvres interprétées.» Claire KIRKLAND CASGRAIN Fernand LEGAULT Orchestre de chambre McGill Tout pour le soin du malade à la maison Bolance «.Seca- Tous genres de chaises roulantes (motoriMMJV de voyage ou outro») mm Coussins «Roho» pour personnes longtemps assises Banc pour bain et douche 8?Siège de toilette surélevé 1Reye«t St~ptewie Inc.C.MARTIN JR & CIE 4338, rue Saint-Denis, Montréal, Québec A votre service depuit phi de 75 on s HEURES D'AFFAIRES lun.au ven.; 9hOO à 17h30 samedi: 9h00 à 15hOO 849-2407 NOUS VISITONS SUR RENDEZ-VOUS Support pour marcher Béquilles Canne LITS D'HÔPITAL * électriques * manuels 3 positions * manuels 2 positions Chaise d aisance et accoudoirs pivotants les regions suivantes Quebec, Troii-Rivieres, Ottawa-Hull, Sherbrooke-Granby Frai* d'interrurbaini accepte* BANDES HERNIAIRES ÉQUIPEMENT COMPLET POUR LE MALADE A LA MAISON A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 3 FÉVRIER 1982 SUR L'ACTUALI RELATIONS AVEC LA FRANCE De Bané fait fout pour venir à bout du Québec Le nouveau ministre d'Etat fédéral aux Relations extérieures, Pierre de Banc ne cherche pas du tout à cacher qu'Ottawa a décidé de normaliser les relations du Québec avec l'étranger et qu'il ne lésinera pas sur les moyens pour y arriver.LOUIS FALARDEAU (de notre bureau de Quebec) Il a même reconnu, en toute candeur, au cours d'une entrevue accordée à LA PRESSE au lendemain de sa nomination, que c'est pour punir le Québec qu'Ottawa lui a enlevé la maîtrise d'oeuvre d'un projet de l'ACDI au Zaïre et qu'il lui a refusé tous les autres contrats du genre depuis.Jusque-là, l'ACDI avait passé plusieurs contrats avec le gouvernement québécois afin qu'il gère des projets de coopération en Afrique francophone.Mais, affirme de Bané, le gouvernement Léves-que s'est souvent mal conduit avec le fédéral, que ce soit dans le cadre de ces contrats ou à l'occasion d'autres contacts avec l'étranger.De Bané cite plusieurs exemples, dont celui qui serait la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.L'ACDI avait accordé au gouver- nement québécois la maîtrise d'oeuvre d'un important contrat au Bénin.Quelques mois plus tard, les ministres Francis Fox et Clément Richard séjournent en même temps dans ce pays (dans le cadre d'une réunion de l'agence de coopération culturelle et technique).Ce dernier en profite pour donner une grande réception et y convie à peu près tout le monde, sauf Fox.Une autre fois.Pierre de Bané lui-même, profitant de ses bonne relations avec un minisre guinéen, entreprend de négocier, en faveur d'Hydro-Québec international, un important contrat dans cet autre pays africain.Pour montrer à l'important visiteur étranger ce que la société d'Etat québécoise sait faire, on projette une visite des chantiers de la Baie James.Et pour mettre toutes les chances du côté d'Hydro.on invite l'«ami» de Bané.Informe du projet, le ministère des Affaires intergouvememental met tout de suite son vél pas question de recevoir un minis tre fédéral â la Baie James! Hydro-Québec doit s'incliner.Du côté québécois, on ne conteste pas ces histoires d'horreur.On répond plutôt en en racontant d'autres, tout aussi empreintes de mesquinerie.Comme ce refus de permettre au Québec d'ouvrir une délégation à Dakar ou le fait que Marc Lalonde soit allé inaugurer l'école construite par le Quebec à Cotonou sans prévenir la province.Chacun explique que c'est l'au- tre qui a commencé et que chaque coup bas répond à un coup encore plus bas de l'adversaire.Si on fouille un peu, on ne trouve qu'un mélange inextricable de haines, de frustrations accumulées, de principes divergeants.Mais n'est-ce pas les Québécois, plutôt que leur gouvernement, qui sont pénalisés par le retrait des contrats de l'ACDI?Pas du tout répond Pierre de Bané.«Dans 99 p.100 des cas, les contrats qui seraient ailés au gouvernement québécois sont donnés à des entreprises québécoises (ce qui ne fut pas le cas pour le contrat zaïrois qui est allé à une firme de Colombie-Britannique).Quarante pour cent des contrats de l'ACDI vont au Québec.» Deux principes semblent guider le ministre fédéral dans son offensive de normalisation: \u2014les relations du Québec avec l'étranger devront respecter désormais les règles du fédéralisme, c'est-à-dire toujours se faire sous la tutelle du gouvernement fédéral.C'est ainsi qu'Ottawa, par exemple, n'accepte plus que ie premier ministre du Québec reçoive en tête-à-tête les chefs d'Etat ou les ministres des pays étrangers.Il impose chaque fois la présence de son ambassadeur; \u2014le Canada accorde un statut particulier aux relations du Québec avec la France, mais à la condition que certaines règles de base soient respectées, la première étant que Paris ne s'ingère plus dans les affaires canadiennes et Pierre de Bané.cesse de traiter la province avec plus d'égards que le pays Par exemple, Ottawa accepte de ne pas s'ingérer dans l'organisation de la partie québécoise du séjour de visiteurs français.Mais, considérant que le Québec est une partie du Canada il se permet désormais, dans le cadre de la partie canadienne du séjour, d'amener un visiteur français dans la belle province.Québec peut difficilement se défendre contre la mise en application du premier principe.Il doit se contenter de protester contre «une autre manoeuvre centralisatrice d'Ottawa, une autre tentative d'é-touffement de l'affirmation de la personalité du Québec».Et le premier ministre refuse de rencontrer les distingués visiteurs lorsqu'on impose la présence de l'ambassadeur canadien, comme ce fut le cas pour pour le ministre marocain des Affaires étrangères.Il en va tout autrement dans le dossier français, Paris ayant toujours défendu résolument les positions québécoises.Mais cela n'arrête pas Pierre de Bané qui se fait fort de renverser la vapeur, en profitant du changement de gouvernement en France.Et il n'y va pas de main morte, maniant, sans trop se soucier des usages diplomatiques, la carotte et le baton.Côté carotte, il dit tout le bien qu'il pense de l'existence de relations privilégiées entre la France et le Québec et se montre très ouvert pour discuter des projets d'Investissements de la mère patrie au Canada (le gaz de l'arctique, par exemple).Côté bâton, le ministre minimise l'importance des relations France-Québec et les caricatures sous les traits de rapports entre une métropole et sa colonie.Il affirme que la France est prête à tout donner au Québec à condition que ça ne lui coûte rien et se dit humilié, en tant que Québécois, d'un tel traitement.Il ne s'en tient d'ailleurs pas aux déclarations de principe, et quand il juge que Paris lèse Ottawa pour faire plaisir à Québec, il va s'en plaindre en haut lieu.à l'Elysée s'il le faut.En même temps, à la lumière du rapport de l'ex-ambassadeur canadien à Paris, Gérard Pelletier, le Canada fait un effort réel pour rendre plus efficaces ses relations avec la France et effacer les séquelles du «Vive le Québec libre! » et du coup de Dakar.C'est dans ce contexte que M.Trudeau a proposé au président François Mitterand que chacun s'adjoigne un proche collaborateur qui serait spécialement chargé du dossier Canada-France.Le Québec a surtout répondu à l'offensive d'Ottawa en multipliant les contacts avec les nouveaux maîtres de la France.Il fallait rapidement créer des liens d'amitié avec les Socialistes, qui connaissaient bien moins le Québec et le «problème canadien» et qui n'avaient surtout pas cette amitié complice qui caractérisait les Gaullistes et la droite française en général.Moins portés sur le nationalisme, ils avaient d'ailleurs condamné le «Vive le Québec libre!» de 1967.Le travail, commencé avant l'arrivée des Socialistes au pouvoir, a donné lieu à quelques conversions spectaculaires (modification du programme du PS dans un sens favorable au Québec, appui de Michel Rocard au «oui») et a permis que se créent quelques solides amitiés.Mais seul le temps pourrait permettre d'en arriver au degré de complicité qui existait avec la droite.DEMAIN: Québec a confiance Le PLQ veut un message clair et un chef emballant La venue de M.Claude Ryan à la direction du Parti libéral du Québec laissait espérer que ce parti propose et défende résolument des idées plutôt que strictement rechercher des moyens pour prendre le pouvoir.Le Conseil général du PLQ, qui se déroulait en fin de semaine, aura permis de constater que ce défi n'est que partiellement relevé.S'il est vrai qu'un travail sérieux s'effectue selon une nouvelle répartition des tâches entre les députés, qu'un groupe de «mission» se penchera sur la situation économique et que la commission politique du parti semble en voie de préparer un manifeste résumant bien la fonction sociale du PLQ, par contre, les dé-libérations du week-end montraient que plusieurs éléments du parti sont en réaction contre l'intellectualisme.On souhaitait que le message du PLQ soit bien compris et vulgarise.Des indices reflétant pareille attitude se trouvaient dans les réticences manifestées par les délégués devant l'arrivée d'experts universitaires du marketing «qui ne sont pas des politiciens» et qu'a présentés le directeur général, M.Alain Cousineau.Lors des discussions en atelier, plusieurs militants ont exprimé le désir qu'on leur donne des outils de travail simples, une sorte de «kit» permettant aux militants de la bas\" de répliquer aux arguments des péquistes dans la vie de tous les jours.Ce sont là des facteurs qui pourraient rendre M.Claude Ryan songeur.Non seulement faut-il voir là une allusion aux livres bei ge et rouge émis par le PLQ mais le style de communication du chef est vraisemblablement vise.Les militants estiment qu'il présente des «discours longs et assommants», soutenait lundi Mme Ni cole Petit, présidente dans Tail Ion.Le problème affecte autant le fond que la forme.Car au moment du vote sur une résolution (présentée par M.Philippe Cas tonguay) affirmant que la nouvelle constitution ne reconnaît pas la spécificité du Québec dans ie Canada, ni la dualité canadienne, les délégués, en battant la résolution, ont montré que plusieurs d'entre eux éprouvent de la difficulté à prendre leurs distances à l'égard du parti de M.Trudeau.On ne re trouve guère la vigueur personnelle et l'autonomie de pensée qui ont jadis caractérisé la Fédération libérale du Québec.Certes, la conjoncture n'a guère aidé M.Ryan.Exactement comme le référendum du 20 mai 80 a mis fin pour longtemps au rêve indépendantiste, l'Accord des dix.signé le 5 novembre 1981, a liquidé les volontés de voie médiane qu'avait défendues le rapport Pé-pin-Robarts et qu'incarnait M.Claude Ryan.Le rapatriement prochain marque l'ère du «fédéralisme glorifié» mais sans doute la mise au rancart, pour une longue période, de la troisième voie ou du fédéralisme renouvelé.Dans ce contexte où un fédéralisme orthodoxe et centralisateur occupe toute la place, M.Ryan apparaît beaucoup moins comme «l'homme de la circonstance».A ce chapitre, il est cependant un peu l'artisan de ses propres difficultés.Au lieu d'imposer à M.Trudeau des conditions pour monter à bord du train référendaire du «Non» (comme la loi le lui permettait et comme le suggérait d'ailleurs M.Claude Forget) le chef du PLQ, sans consulter ses collaborateurs de la rédaction du Livre beige, a consenti, au cours d'un entretien privé avec M.Trudeau, à mettre sa propre position constitutionnel le sous le boisseau pour la durée de la campagne-.Pourtant, les libéraux provinciaux possèdent un chef éminemment fiable et réfléchi.Il ne précipiterait pas sa formation dans une opération de vernissage superficiel.Il exige que le marketing et les efforts de communication qui se déploieront à la permanence (avec des moyens réduits hélas, car les délégués ont refusé d'y destiner le fruit de l'augmentation du prix des cartes de membres) correspondent n des idées, à un plan socio-économique de re change authentique que le PLQ puisse offrir aux citoyens.«Dieu que cet homme est responsable! », affirmait récemment avec enthousiasme le député de Jean-Talon, M.Jean-Claude Rivest.Toutefois, pluieurs militants de la base croient que M.Ryan, tout en étant un penseur respectable, ne peut pas.comme chef, mener le PLQ à la victoire.Les députés Jacques Veilleux, Lise Bacon Mi chel Bissonnet.Lucien Caron et Gilles Rocheleau ont, à divers degrés, émis des doutes sur ses qualités de chef et cela ouvertement sans se dissimuler sous l'anony mat.A cet égard, il n'est pas insensé d'imaginer (sauf peut-être pour des raisons de tempérament) que M.Ryan puisse devenir, comme M.Georges-Emih !,a-palme
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