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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1982-03-27, Collections de BAnQ.

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[" MICHEL DUNN ET LES NORDIQUES AIMER, LES MENOTTES AUX POINGS page F 1 | J MONTRÉAL, SAMEDI 27 MARS 1982, 98e ANNÉE, NO 73, 220 PAGES, 1 1 CAHIERS SONDAGE CROP-LA PRESSE SUR LE GOUVERNEMENT LÉVESQUE ALLAN SINGER DÉBOUTÉ EN COUR SUPÉRIEURE page A 2 INTENTIONS DE LEVESQUE VOTE: PQ ET PLQ TOUJOURS LE ¦LÉGÈRE REMONTÉE NEZ A NEZ PLUS POPULAIRE DE L'UN page A 9 A LÉGER: LE CHANTRE DE L'HUMANITÉ ET DE SES MACHINES pageC 1 photo Michel Gravel.LA PRESSE Photothèque LA PRESSE SALVADOR: CLIMAT DE PEUR ET DE DÉSESPOIR À LA VEILLE ÉLECTIONS page B 1 \u2014-v EDITO LE RETOUR DE LA CONSTITUTION PAR MICHEL ROY page A 6 RESTAURATION LA CRISE KHANAWAKE: 1 SOMMAIRE < i*Annonces classées: D 2 à D 19, F 11 à F 23 \u2022Arts et Lettres: C 1 à C 25 -Bandes dessinées: Z 14 Bricolage: D 4 ^\"Carrière et professions: Z 1 à Z 12 Décès, naissances, etc: F 26 Échecs: Z 13 ; Économie: A 11 à A 17 Etes-vous observateur?: D 15 FEUILLETON: F 12 Jardinage: D 6 Le monde: B 1 Loisirs et récréation: Y 13 .Mots croisés: Z 14 Quoi faire en fin de semaine: C 22 Télé-câble: C 20 .Télévision: C 20 ^Restaurants: C 26 à C 28 \u2022 \u2022Sciences: B 6 Sports: F 1 à F 10 Timbres: Z 13 Vacances-voyages: Y 1 à Y 14 Vivre aujourd'hui: E 1 à E 3 MOINDRE INCID FEU AUX page A 3 Alexandre Johnson 14 CONiïiWjïpH à 4 i page A 20 I photo J.-Y.Létourneau, LA PRESSE *\u2022 \u2022 -a ET SI VOUS DEVENIEZ MILLIONNAIRE?COMMENT RÉJ}GIRIEZ-VOUS ?e CHAQUE MOIS \u2022 des gros lots de 1 million \u2022 aes lots de 100 000S \u2022 des numéros mobiles \u2022 des lots instantanés jusqu'à 10 000$ la seule loterie qui fait des millionnaires uper LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 27 MAR§ 1982 SONDAGE GALLUP Moins populaire qu'il y a deux ans, le premier ministre Trudeau l'emporte néanmoins dans la faveur des Canadiens.SCIENCE P°9eA,° Une véritable révolution est en train de s'opérer dans le traitement des personnes qui ont déjà subi une première attaque cardiaque.page B 6 JARDINAGE Les secrets de Paul Pouliot pour cultiver beaucoup de légumes dans un espace restreint.page D 6 BRICOLAGE Humidité, chaleur et parasites menacent les meubles anciens.Que faire pour les protéger?page D 1 Quelques trucs de Louis Thivierge pour ériger le toit cintré de la petite serre.page D 4 ÉCONOMIE-FINANCE Léger demande à Ottawa de contribuer davantage à l'assainissement des eaux.page A 1 1 La SCHL a encore des difficultés avec ses emprunteurs.page A 1 2 La Caisse de dépôt songe à investir dans Bombardier.page A 13 LE MONDE Israël veut en finir avec la résistance en Cisjordanie.Une rencontre Nicaragua-USA aura lieu en avril à Mexico.page B 1 BEATIFICATION DE MÈRE MARIE-ROSE Ayant été favorisées par le sort, soeurs Louise-Marie Michaud et sa compagne soeur Gilberte Champoux seront sur la place Saint-Pierre de Rome le jour où la fondatrice de leur communauté sera béatifiée par le pape Jean-Paul II.Cahier Vivre aujourd'hui Soeur Louise-Marie Michaud photo Jean Goupil, LA PRESSE CHRONIQUES Lysiane Gagnon: Le public est morose, mauvaise semaine pour le gouvernement Léves-que.page A 7 ¦ Yves Leclerc: «Mon oncle l'habitant s'est acheté un ordinateur.» page A 8 PLEINS FEUX Marie-Josée Drouin: Un vent de pessimisme et de malaise souffle sur la Communauté européenne alors qu'elle célèbre son 25e anniversaire page A 7 Pierre Vincent: Il existe d'importants noyaux de résistance dans le PQ en rapport avec la création d'une aile fédérale péquiste.Gilbert Lavoie: Dans le domaine de la création d'emplois, Ottawa égrène quelques millions sous le signe de l'improvisation.page A 8 La plage de Puerto Vallarta VACANCES-VOYAGE Nul autre que Girerd raconte à sa manière ses dernières vacances au club Méditerranéen de Punta Cana, en république Dominicaine.Dans le même cahier vous trouverez également des reportages d'André Turbide sur le Mexique.page Y 1 LE FRANÇAIS, LANGUE D'AFFICHAGE: valide, (égal et non discriminatoire 3 Les dispositions de la loi 101 touchant l'utilisation obligatoire du français, au Québec, dans certaines formes de publicité et en ce qui a trait à l'affichage, n'ont rien d'illégales.L'Assemblée nationale avait pleine juridic- LÉOPOLP UZOTTE_ tion pour les adopter, et on ne peut aucunement crier à la discrimination et ù l'atteinte contraignante à une liberté fondamentale, la liberté d'expression ne comprenant définitivement pas celle de choisir la langue d'expression.Le juge Jacques Dugas C'est ce qui se dégage d'un jugement-massue rendu hier par le juge Jacques Dugas, de la Cour supérieure, déboutant ainsi les commerçants Allan Singer et Herbert D< vine, de leur contestation largement «publieisée» à travers tout le pays, de la loi de la langue française, et vouant littéralement à l'insuccès, d'avance, tout recours éventuel devant les tribunaux supérieurs.Car si la décision du magistrat montréalais fait large place aux faits que l'histoire des minorités françaises des autres provinces recèlent, il ne manque pas de souligner chaque fois des décisions judiciaires rendues, qui brisaient littéralement le coeur des francophones d'autres parties du pays, les tribunaux d'ultime recours confirmant toujours, au dernier palier, qu'ils ne pouvaient invoquer comme des droits des privilèges qui avaient pu leur être consentis.Et si, ici et là, certaines situations ont été redressées, eh bien il a fallu attendre près de cinq décennies dans un cas, tout près d'un siècle dans un autre.Se défendant d'approuver pour autant les politiques linguistiques de l'actuel gouvernement du Québec, en rappelant qu'il s'agissait là d'un débat politique auquel les tribunaux doivent rester étrangers, le juge Dugas rappelle avec une redondance qu'il dit pleinement justifiée l'affaire Mackell, mieux connue comme celle du règlement 17, en Ontario, qui avait appris à nos compatriotes de la province voisine que l'enseignement de leur langue, dans leurs écoles, n'était qu'un privilège essentiellement révocable, et qu'on ne se gêna pas de révoquer.Droit public anglais Le magistrat originaire de Jo-liette dit être d'autant plus en mesure de comprendre la déception des requérants Singer et Devine qu'il a lui-même appris dès les bancs de l'école, à partager celle qu'ont dû entretenir pendant si longtemps, ceux qui avaient choisi ou avaient été contraints d'aller vivre en amont de Rivière Beaudette.«Tout comme ceux du Manitoba, ces parlants français devaient alors apprendre que les législateurs de leur province étaient parfaitement justifiés de proscrire l'usage du français comme langue d'enseignement, et d'autant plus que leur geste était fait, ledroit constitutionnel anglais qui veut que l'étendue de nos libertés n'est que la somme de ce Mui ne nous est pas défendu.En fait, le doit constitutionnel anglais ne reconnaît pas à une minorité linguistique le droit de s'exprimer dans la langue de son choix, et il a fallu attendre jusqu'au centenaire de la Confédération pour faire disparaître de nos statuts une interdiction fort parente de celle qu'Henri VIII avait proclamée, en 1535, pour interdire aux habitants du pays de Galles d'utiliser leur langue dans une cour de justice, officiers du tribunal et justiciables étant sujets à perdre leur rémunération ou leur poste, s'ils osaient s'adresser à un magistrat dans leur propre langue.Pour réaffirmer le droit du Québec à légiférer sur le sujet, le juge Dugas s'appuie par ailleurs sur de nombreuses décisions ren- Allan Singer dues ces dernières années par la Cour suprême, à l'épuisement de tous les autres recours devant les autres instances judiciaires.Il rappelle donc que le commerce local constitue un sujet de legislation provinciale, et que c'est en vain, par exemple, que les Dominion Stores avaient contesté la législation sur l'étiquetage des produits de consommation, la loi édictée dans le but de régler un problème local ne perdant pas sa validité du seul fait qu'elle peut avoir un effet indirect à l'extérieur d'une province.A plus forte raison telle loi peut-elle s'appliquer lorsqu'elle vise l'affiche extérieure d'un commerce, dont la portée ne peut dépasser un rayon visuel forcément limité.Les articles dénoncés par les deux commerçants ne constituent pas plus, selon le juge, un envahissement du droit criminel, domaine réservé au législateur fédéral, car les prohibitions qu'el- photolaser PC les contiennent constituent tout simplement un moyen d'atteindre une fin légitime.Soit d'assurer la qualité et le rayonnemenl'de la langue française et de faire du français la langue normale et habituelledu travail, de l'enseignement, des communications, du commerce et des affaires.On peut prétendre, ajoute-t-il.que le moyen est radical, sans mesure avec le besoin, mais il n'en reste pas moins un outil légitimement choisi pour atteindre un objectif aussi légitime: celyi auquel la province a d'ailleurs 'droit; se donner un visage français.En revenant une dernière fois sur l'arrêt Mackell, entériné p4ar le Conseil privé lui-même, en son temps, le juge Dugas est catégorique en concluant: «Au poipt de vue du droit anglais, c'est inattaquable.Mackell a fait la loi du pa>s.Il pèse de tout son poids dans ce débat.Il me lie.Il m'est impossible de décider autrement» La Régie du logement exigera des frais judiciaires à compter du 1er avril Les services de la Régie du logement cesseront d'être gratuits à compter du 1er avril, mais les autorités se refusent à donner le nom de «tickets modérateurs» aux frais judiciaires qui seront dorénavant exigés.DEMIS MASSE__ Toutes les requêtes à la Régie seront taxées de $20 à l'exception des demandes de fixation de loyer ou de modifications au bail.Bien entendu, les simples demandes de renseignements seront également exemptes de frais.C'est la partie présentant la requête qui sera tenue d'assumer les frais d'inscription, qu'il s'agisse d'un propriétaire ou d'un locataire.Plus tard, lorsque le régisseur rendra son verdict, il pourra condamner la partie perdante à rembourser les frais, en tout ou en partie, si le gagnant avait assumé ces frais.Certaines catégories de personnes seront toutefois dispensées de payer les frais de $20, à savoir les bénéficiaires de l'aide sociale et les gens admissibles à l'aide juridique.Les premiers établiront la preuve d'assisté social en produisant leur carnet de médicaments; les autres devront présenter une attestation émise par un Bureau d'aide juridique.La Régie du logement remboursera les frais judiciaires s'il y a entente entre les parties avant l'audition de leurs doléances.Les parties devront alors produire une copie écrite de l'entente intervenue entre elles.Omission dans les avis de renouvellement Par ailleurs, la Régie du logement met en garde les locataires peu au courant des règles du jeu contre un formulaire de renouvellement de bail que fait actuelle- ment circuler une certaine association de propriétaires.Selon un porte-parole de la Régie, le formulaire propose deux choix au locataire alors que la loi en prévoit trois.Les formulaires fautifs demandent aux locataires de cocher l'une ou l'autre des deux réponses suivantes: a) j'accepte ou b) je refuse et je quitte.Selon la Régie, le formulaire devrait in- clure une troisième proposition s'énoncant comme suit: c) je conteste l'augmentation proposée tout en maintenant mon droit de rester dans mon logement.Les locataires, rappelons-le, ont un mois pour faire connaître leur réponse au propriétaire à compter de la date où la nouvelle proposition de bail a été mise à la poste.Policier accusé de vol ¦ Un policier de la SQ, l'agent André Boivin du poste de Saint-Am-broise, doit comparaître prochainement en Cour des sessions de la paix, relativement à un vol à l'étalage qu'il aurait commis dans une quincaillerie d'un centre commercial de Chicoutimi.On lui reproche le vol de marchandises diverses d'une valeur de $30.En attendant son procès, le policier a été affecté au quartier général de la SQ, à Chicoutimi.Transexué retrouvé sans vie ¦ La SQ a dévoilé l'identité du transexué qui a été découvert sans vie mercredi matin dans un sac de couchage en bordure d'une rou-te,dans la municipalité de Chertsey.Il s'agit de Robert Francoeur, âgé de 24 ans, un habitué des discothèques du centre-ville.La police a précisé que la victime avait été abattue de plusieurs projectiles d'arme à feu.On ignore toutefois les motifs qui auraient poussé le ou les individus à commettre un tel crime.Francoeur possédait un casier judiciaire pour vols et raccolage.Il devait incessamment se faire opérer pour devenir une femme, selon un reporter de CKAC.P.L.RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publ»ee por LA PRESSE LTEE.7.rue Soint-Jocques.Montreol H2Y 1K9.Seule.io Presse Conodienne est autorisée a diffuser les informations de \u2022 LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des information* particulières a LA PRESSE sont également reserves « Courrier de la deuxième closse Enregistrement numéro 1400 » Port de retour garanti ABONNEMENT 2854911 Le service des abonnements est ouvert de 7h a 1 8h (samedi : 7h à ISh) RÉDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 COMPTABILITÉ Grondes OMionctf 285-6892 Annonces classées 285-6901 285-7111 285-7205 ANNONCES CLASSEES Corn mondes du lundi ou vendredi % a 17h Poor chancer du lundi ou vtadrti % a I6h30 GRANDES ANNONCES Défaillants National, Tele-Prtsst Vacances, voyogei Carrières et professions, nominations 285-7320 I 285-7Î02 285-7306 285-W65 MÉTÉO AUJOURD'HUI: Min.: -7 Max.: -3 POSSIBILITÉ D£ NE1G£ DEMAIN: BEAU TEMPS LOTO 6/36 Let six numéros gagnants sont 1\u20143\u201418\u201419\u201429\u201433 complémentaire: 8 MINI-LOTQ Le billet numéro 341299 rapporte $50,000 » PROVINCIAL Le numéro gagnant du gros lot do $500,000 ost 3984957 La Quotidienne Tirage d'hier 5 9 3 T Québec Abrhbi Ovtoouois Lourenttôes Mounat Quebec Loc-Saint-Jeon Rimouski Gcapês» Boie Comtow Sept-Hes Canada Vktorio Edmonton Winnipeg Toronto Fredencton HoWqx Chortotteto-Soint-Jean -15\t-7\tNeige -11\t-5\tkl.:__ -8\t-5\t -4\t-2\tNmo» -4\t-2\tkl.:__ r«e»gi -4\t-3\tkl.:-.neige -5\t-4\tFaibJe neige -2\t0\tNeige -2\t0\tki.'._ P*t«OC -2\t0\tNeige -2 l MU\t0\tPV*ee* neige 2\t10\tAverses -6\t4\tNuogeux -5\t6\tAverses -9\t* 3\tEnsoleille -10\t-4\tPort, nuogeux 1\t4\tNeige 2\t6\tki___ nwge 1\t4\tNeige 1\t7\tPluie Etats-Unis MM.Ma» Boston 4 7 Nlle-Orleans Buffalo 2 14 Pittsburgh Chicago \u20144 3 San Francisco Miami 19 26 Washington New York -3 3 Dallas Les capitales ai il 3 8 1 4 Mo.28 .18 V \u2022s Amsterdam, Athènes Acapulco BeHin Bruxelles Buenos Aires Copenhague Genève Hong Kong Le Caire Lisbonne Londres 0 4 19 2 4 21 -1 -2 9 8 4 ï Mai 6 14 30 15 15 31 12 11 16 18 17 17 4 Madrid Moscou Mexico Oslo Poris Rome Séoul Stockholm Tokyo Trinidad Vienne M*.Mai 1 0 9 0 5 6 -1 0 22 ,30 2 12 26 \\7 \u2022t6 ¦8 to la presse LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 27 MARS 1982 M.Jean-Louis Beaudin, sa fille Ginette et son épouse Aurore doivent partir, même s'ils habitent les berges du Saint-Laurent depuis de nombreuses années.Il est Blanc, elle est Métis.François Beaudin, son frère, pourra rester: il n'habite pas les rives.Blancs et Métis entendent résister a I avis a eviction du Conseil de Khanawake .1 \u2022 Les Métis et les Blancs, soit une soixantaine de familles qui habitent les berges de Khanawake à Tannée ou durant la période estivale, résistent farouchement à l'ordre de quitter les lieux ,1e 31 mars prochain.La tension est grande et le moindre incident risque de mettre le feu aux poudrés sur la réserve.ANDRÉ PEPIN \u2022 ____________»__-___«___«»_»__«________.___________ Le Conseil de bande des Indiens Mohawks de Khanawake, dirigé par le chef Joseph Norton, est déterminé à déloger, par la force s'il le faut, tous les Blancs et Métis de la réserve.Curieusement, les avis d'expulsion circulent principalement parmi les résidents, permanents et saisonniers, d'une bande de terre qui longe le Saint-Laurent près des rapides de Lachine.Un certain nombre de résidents ont déjà obtempéré aux avis d'éviction.D'autres, plus tenaces et, surtout, plus enracinés à Khana wake, entendent résister au Conseil de mande par tous les moyens légaux et même par la force si nécessaire.Certains occupants des rives veillent déjà la nuit, carabine à portéede la main, au cas où la police locale tenterait de les déloger.Le chef de bande, M.Norton, est catégorique: «Nous espérons ne pas avoir à recourir à là force.Nous aimerions discuter, mais notre décision demeure irrévocable.Nous sommes prêts à acheter les terres riveraines à un prix raisonnable, afin de permettre aux Indiens d'y habiter.Plusieurs des nôtres ont quitté la réserve et aimeraient y revenir.» Les propriétaires des résidences et chalets construits sur les berges, une dizaine de familles métisses, entreprennent des poursuites judiciaires contre la bande dans l'espoir de conserver leurs maisons et de les louer à qui ils veulent durant la saison estivale.Durant la belle saison, environ ! 400 personnes vivent dans le secteur.Deux demandes d'injonction sont logées en Cour supérieure et doivent être entendues la semaine j prochaine.Cette démarche légale a pour but de retarder l'éviction des familles.Les propriétés touchées par les ordres d'éviction sont administrées par MM.Alexandre et Peter Johnson, Ter- * Ty Rice et Mme Marion McAllister-Bell, soit quelque 60 résidences habitées par eux l'hiver ou louées à des Blancs durant l'été.Mme Bell a obtenu une injonction provisoire hier, et M.Johnson poursuit des démarches dans le même sens, un juge devant se prononcer dès le début de la semaine., .\u201e Les rives que le Conseil de ban-'de aimerait récupérer pour les î Indiens sont situées à proximité des rapides de Lachine; c'est l'emplacement choisi pour l'amé nagement éventuel des turbines électriques si Québec va de Pavant avec le projet Archipel.* Au cours d'une entrevue à LA PRESSE, le chef de bande, M.Norton, a dit s'opposer énergique-ment à ce projet hydroélectrique: «Ce sont nos terres, nous voulons \u2022les récupérer et nous nous objecterons avec énergie à ce que les turbines soient installées près de la réserve.Nous voulons accueillir nos membres ici.Si les choses continuent d'être ce qu'elles sont, Le nouveau chef de police de Khanawake, James Montour, attend Tordre du Conseil de bande pour agir.Son prédécesseur, Frank Lahache, et trois de sesconfrères policiers ont préféré démissionner plutôt que d'exécuter les ordres.photos J.-Y.tétourneau, LA PRESSE Le chef Mohawk Joseph Norton est catégorique: il faut que les Blancs et Métis disparaissent de la réserve.Les premiers visés sont ceux qui habitent les rives du Saint-Laurent.combien d'Indiens compterons-nous ici dans quelques années?Je veux que mes enfants marient des Indiens purs.» Dès son entrée en fonction Tan dernier, le nouveau chef entreprit une épuration de la réserve.Il a d'abord décrété un moratoire pour les mariages entre Blancs et Indiens; le ministère des Affaires indiennes étudie encore la légalité de cette démarche.En décembre dernier, les occupants des rives recevaient leurs premiers avis d'éviction signés par les membres du Conseil de bande.Ils avaient jusqu'au 31 janvier pour quitter les lieux.Devant le refus des plus enracinés, un autre délai, qui expire cette fois le 31 mars, soit mercredi soir prochain, a été consenti.Le 16 janvier dernier, le chef de la police locale, M.Frank Lahache, un ancien membre de la Gendarmerie royale du Canada embauché par le Conseil de bande, a démissionné, de même que trois de ses confrères.La semaine dernière, il a déclaré qu'il l'avait fait pour des raisons personnelles et aussi parce qu'il refusait de distribuer des avis d'éviction: «Je ne crois pas qu'il soit raisonnable de chasser des gens en plein hiver comme on s'apprêtait à le faire.» Le nouveau chef de police, M.James Montour, a pour sa part déclaré: «Je suis chef de police ici et j'attendrai les ordres du Conseil de bande la semaine prochaine.» À CAUSE DU PROJET ARCHIPEL?Alex Johnson, Indien, ne comprend pas qu'on veuille lui arracher ses terrains Alexandre Johnson a 64 ans.Il est Indien.Il a toujours vécu sur la réserve de Khanawake, de même que ses grands-parents.Sa mère était Québécoise et sa femme l'est également.Il loue une dizaine de chalets sur la réserve et il vit maintenant dans la crainte d'être délogé et de perdre ses droits.Une petite affiche sur la porte de sa propriété indique ANDRÉ PÉPIN__ qu'il s'agit d'une propriété privée.Il possède un numéro de bande, ce qui ne lui évite pas de recevoir à l'occasion la visite des policiers, des policiers locaux qui l'enjoignent, documents en mains, de quitter les lieux.M.Johnson dit qu'il résistera jusqu'à ce qu'on le chasse par la force.Sa femme, visiblement très nerveuse, dort difficilement.Durant l'entrevue que le couple a accordée à LA PRESSE, Mme Johnson n'a pu contenir ses larmes: «Nous sommes seuls ici, mon mari est sérieusement malade et nous ne savons pas ce que le conseil va décider.» Ces gens se demandent pour- quoi seuls les résidents des berges sont invités à partir.«Il est injuste que nous partions puisque des gens, ailleurs sur la réserve, qui ont des origines semblables aux nôtres, ne sont pas visés par cette croisade d'évacuation», souligne Mme Johnson.Pourquoi les résidents des rives?» Les terres riveraines M.Johnson, de même que son frère et sa soeur, possède depuis plusieurs générations des terrains qui appartiennent à la réserve et qui sont inscrits au nom de la famille.Les Johnson louent une trentaine de chalets et terrains dans le secteur.«Je me considère un Iroquois à part entière, j'ai été baptisé ici, je me suis marié ici et j'y ai vécu toute ma vie.Je louais des chalets à des Blancs l'été, les Indiens n'ont pour leur part jamais manifesté de l'intérêt pour ce secteur», remarque M.Johnson.> Son beau-frère et voisin, M.Jean-Louis Beaudin, un Blanc marié à une Indienne, doit lui aussi quitter la réserve avant le 31 mars.Sa femme, Aurore Johnson, fait pourtant partie de la bande.Ils habitent Caughnawaga depuis toujours.Le frère de M.Beaudin, François, vit la même situation familiale, mais il n'est pas chassé.François Beaudin n'habite pas les rives du fleuve.M.André Lacroix a, lui, épousé la fille de M.Jean-Louis Beaudin; il avait installé une maison mobile sur le terrain familial.En janvier dernier, en pleine tempête de neige, il a quitté les lieux, obéissant à Tordre du chef de bande Joseph Norton.Une remorqueuse a traîné la maison mobile en dehors de la réserve, laissant derrière une piscine prise dans la glace.Le chef de police de l'époque, M.Lahache, lui avait alors déclaré, en lui servant l'avis d'éviction, qu'il désapprouvait la démarche, mais qu'il devait obéir aux ordres.Aujourd'hui, M.Lacroix ne veut plus parler de l'affaire.Pour sa part, le chef Norton a déclaré qu'il n'évincerait pas les Johnson, que les avis ne visaient que les locataires.Il n'en demeure pas moins que ces avis d'éviction ont été signifiés aux résidents, mais sans comporter les noms de chacun des destinataires.Seuls les tribunaux peuvent maintenant trancher la question.d'un cadre des Postes Je vous soulignais hier que les deux principaux gestionnaires du centre régional de tri de Saint-Laurent, Berthold Lafrance et Rémi Bourgeault voyaient l'avenir de la Société canadienne des postes (SCP) avec un certain optimisme.Ils auraient d'ailleurs réussi à me convaincre, ne serait-ce de cette lettre que M.Jim Corkery, administrateur en chef de la Société canadienne des postes, à Ottawa, faisait récemment parvenir aux employés de la SCP.Datée de février dernier (donc avant l'entrée en fonction de M.André Lizotte, ci-devant pdg de Nordair), cette lettre traçait un portrait plutôt décourageant de l'efficacité des postiers, et elle a d'autant plus d'importance qu'elle vient de l'administrateur en chef de la société! «Mea maxima culpa.» Voyons ce que pense M.Corkery de l'efficacité de ses troupes.mil nous faut, dit-il, passer à Faction pour éliminer les fourvoiements, ces erreurs de tri et d'acheminement.Quelque sept pour cent de tous les envois que nous traitons dans nos établissements deviennent des fourvoiements.Il y en a un million et demi chaque jour.'Puisque nous avons quelque six millions de points de remise, c'est en moyenne un point de remise sur quatre qui reçoit un envoi retardé en route, mal trié, mal acheminé.«De tels retards, de telles erreurs, ça se voit et ça provoque des plaintes de la part de nos clients.(.) Une telle proportion d'erreurs est insupportable.Il nous faut améliorer notre système.Demi-tour aux fourvoiements.(.) Nous pouvons le faire.Nous devons le faire.Notre avenir est en jeu* Comme acte de contrition, on ne peut demander mieux.Et pour les citoyens qui se plaignent depuis des années de la détérioration du service postal (au lieu de l'amélioration prévue subséquemmont à l'intronisation du code postal), c'est là une admission lourde de conséquences.Trois services bien différents Il se trouve peut-être parmi vous des lecteurs qui ont décidé de jouer le jeu suggéré hier en communiquant avec une succursale postale afin de voir dans quelle mesure les postiers connaissaient bien la différence entre les trois types de service mentionnés dans cette chronique.A titre d'information, en voici une description sommaire: Lettre recommandée: ce type de courrier est accompagné d'une feuille de route portant la signature de chaque postier qui a dû la manipuler depuis l'expédition jusqu'à la réception.C'est le type de service le plus sûr (mais pas nécessairement infaillible) qui puisse exister.Lettre certifiée: l'expéditeur reçoit un accusé de réception et pourrait obtenir sur demande une copie de la signature du destinataire, qui doit également signer un accusé de réception.Livraison spéciale ou exprès: ce type de service n'implique pas de signature.Contre une surprime de $1, la SCP s'engage tout simplement à livrer la pièce de courrier au destinataire dans les plus brefs délais possibles, et même en week-end le cas échéant, ce qui ne serait pas le cas pour du courrier de première classe.Mais faites gaffe dans le cas du courrier spécial; même avec un affranchissement suffisant ($1,30) et l'étiquette appropriée, il faut remettre la lettre à un postier et non pas la jeter dans une boîte aux lettres, car dans ce dernier cas la lettre sera assimilée au courrier de première classe et vous aurez dépensé un dollar de trop.Un retour à l'avion?Il était précédemment question de l'ex-président de Nordair, M.André Lizotte.En discutant de son arrivée à la SCP, j'ai lancé à la blague à mes interlocuteurs qu'il fallait peut-être s'attendre à ce que le nouveau vice-président recommande à son pdg d'acquérir des avions pour le transport du courrier.Quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre .que la question est sérieusement à l'étude, en partie à cause de l'intérêt moindre des transporteurs aériens pour le courrier de première classe (Air Canada est même en concurrence directe avec les Postes dans le domaine des petits colis).Tout en reconnaissant que dans plusieurs cas, le camion est plus pratique que l'avion entre deux points donnés (exemple: Montréal et Toronto), il faut malgré tout recourir à l'avion pour relier les villes les plus éloignées de notre vaste pays.D'où l'étude de faisabilité présentement en cours.Pas de photos s.v.p.Mardi matin, le confrère Pierre Gingras se présente au Jardin botanique pour préparer un reportage sur l'Exposition de Pâques.Le photographe Paul-Henri Talbot fait les photos, puis quitte les lieux.Resté sur place, Gingras se fait supplier de ne pas publier les photos avant l'ouverture officielle par le président du comité exécutif.Yvon Lamarre, 48 heures plus tard.Question, bien sûr, de ne pas nuire aux retombées politiques que M.Lamarre entend en retirer.Si cela s'était déroulé dans un pays socialiste, on aurait assimilé une telle intervention au contrôle de l'information .mais c'est chez nous que cela s'est passé.Heureusement, Gingras a refusé de se soumettre et LA PRESSE a publié les photos.M Alex Johnson, 64 nos, entend résister par tous les moyens à Tordre d'éviction du Conseil de bande.Membre de la bande et résident depuis toujours à Khanawake, lui et deux autres membres de sa famille possèdent 93 acres de terres riveraines./ A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 27 MARS 1982 La CEQ serai au sommet économique QUEBEC (PC) \u2014 La Centrale de renseignement du Québec participera au sommet économique de Québec ainsi qu'en ont décidé hier soir à 55 p.c.les délégués du Conseil général réunis à Québec.Un vote enregistré a favorisé la participation par 92 voix contre 76 et 3 abstentions.Les professeurs de cégeps, comptant une douzaine de délégués, ainsi que le groupe des professionnels, ont voté massivement contre, tandis que les enseignants du primaire et du secondaire, avec l'Alliance des professeurs de Montréal à leur tête qui comptait 10 délégués, ont fait pencher la balance dans le sens de la recommandation formulée par le Bureau national de la centrale.Il a fallu plus de 6 heures d'interminables débats entrecoupés de questions de procédures, de propositions et de contre-propositions, et de discussions parfois pour autoriser enfin la centrale à participer au sommet avec ses deux consoeurs, la CSN et la FTQ.Le président de la CEQ, Robert Gaulin, qui favorisait la participation, a dit regretter que le débat ait été aussi long alors que la centrale devrait consacrer ses énergies, a-t-il dit, à la imobilisation en vue de la grande manifestation du 3 avril à Montréal.M.Gaulin s'est dit beaucoup plus inquiété par le succès de cette manifestation que par la présence de la centrale au sommet d'avril.L'ENQUETE AJOURNEE AU 5 AVRIL Le commissaire veut faciliter les négociations à la CTCUM Ni la CTCUM, ni les syndicats de ses employés ne pourront accuser la Commission d'enquête dirigée par Me Germain Jutras d'avoir entravé la bonne marche des négociations devant conduire à la signature de leurs contrats de travail respectifs.Le Commissaire nommé par le gouvernement du Québec a décidé de leur donner jusqu'au 5 avril avant de reprendre son enquête, afin de leur permettre de négocier.JEAN-PAUL SOULIE_ C'est dans un climat serein que Me Jutras a annoncé cette bonne nouvelle qui pourrait peut-être éviter aux Montréalais d'être privés de transports en commun le 12 mai prochain, phénomène dont ils commencent à avoir une certaine habitude.Il est vrai que la séance d'hier se déroulait sans la présence de deux des syndicats, celui du transport de Montréal (employés des services d'entretien) (CSN) et celui des employés de bureau de la CTCUM, affilié à la CSN également.Les représentants des deux syndicats absents étaient, semble-t-il, en réunion à Québec, au conseil fédéral de la Fédération des employés des services publics de la CSN.Ce qui n'a pas empêché le procureur de la CTCUM, Me André Loranger de dire du mal d'eux, en se proposant de faire leur procès «en tant que syndicalistes manipulés par des factions d'extrême gauche».Pour le commissaire Jutras, un tel phénomène «pourrait faire partie des problèmes de relation de travail» 4.«- NUPHILEX \u2022 Le Salon du Timbre et de la Monnaie de la Rive sud.Plus de 45 tables de bourses.Important encan.Kiosque des postes et de la monnaie royale du Canada.Le dimanche 28 mars 1982, de 10h à 5h au Holiday Inn Lonaueuil Métro LongueuTl Sous les auspices de: L'As», de Numismate* et Philatélistes do Bouc her viiio Inc.Renseignements: 65S-91 34 463-0679 Entrée et stationnement gratuits que son mandat lui demande d'analyser.Mais le commissaire Jutras a une fois de plus souligné qu'il aurait été le premier surpris si les dirigeants de la CTCUM n'avaient eu aucun contact avec des membres du gouvernement du Québec, qui subventionne leur organisme à 45 pour cent de son déficit.Et il a noté que les dénonciations syndicales de la veille, qui annonçaient la convocation d'un groupe de ministres de Québec, n'avaient eu aucune suite, les dirigeants des deux syndicats n'ayant demandé l'émission d'aucun sub poena.C'était d'ailleurs la seconde fois que des paroles «en l'air» dépassaient largement les textes des documents déposés devant la Commission.Une première fois, une phrase «préparée d'avance», selon le commissaire Jutras, avait fait dire à Me Guy Bélanger, au nom de quatre des syndicats impliqués: «il s'agit d'une enquête qui a été réclamée par les syndicats», ce qui est faux.Me Bélanger ne fait plus partie des procureurs syndicaux.En fin de journée, Me Jutras a annoncé qu'un comité d'usagers avait demandé à être entendu, et qu'il l'écouterait, comme représentant de ceux qu'il a appelé «les victimes».Toute la matinée avait été consacrée à l'explication, par M.Jean-Jacques Bouvrette, directeur général de l'exploitation à la CTCUM, de tous les faits qui entourent l'élaboration de la politique salariale de la CTCUM, avec références et statistiques à l'appui, î M.Bouvrette a expliqué, entjv autres choses, qu'il avait souvejit répondu à des demandes des représentants de la Fraternité rJbs chauffeurs d'autobus, mais qijfil n'avait jamais reçu de demande des syndicats des employés Se bureau, et de ceux de l'entretieh.Les deux syndicats affiliés à la CSN semblent très isolés dans l'ensemble de cette négociation, comme dans le cadre de l'enquête de M.Jutras.f* ht I LES NÉGOCIATIONS DANS LE SECTEUR PUBLIC Le transport en commun servira j de véritable test, selon Bourassa En période d'austérité le gouvernement n'a plus les moyens d'acheter la paix sociale sinon ça devient de l'injustice sociale donc il faut établir un consensus, c'est-à-dire le respect fondamental des règles du jeu et des lois qui sont l'expression de la volonté populaire.USA BINSSE_ C'est du moins l'opinion exprimée hier par Robert Bourassa, l'ex-premier ministre du Québec et maintenant professeur d'économie, l'invité au dîner de clôture de la 30e conférence annuelle du Centre de relations industrielles de l'Université McGill et dont le thème principal était «Comment éviter la confrontation dans les relations de travail».S'adressant principalement en anglais aux participants, à la demande des organisateurs, M.Bourassa a constaté qu'au Québec tout comme au Canada cette péri- ode d'austérité se vit au moment même où il y a absence de consensus social dans la société.Les partenaires sociaux, et plus particulièrement les syndicats, non seulement défient les lois (loi 47 transport en commun) mais annoncent publiquement leur intention de ne pas les respecter.Pour M.Bourassa il est primordial qu'on en arrive au Québec à un niveau de maturité ou de consensus social comme on peut en trouver ailleurs, en Europe.Pour ce faire, le gouvernement doit faire preuve d'une fermeté «intransigeante» et être très ferme dans le respect fondamental des lois.Il admet par contre que quand les partenaires sociaux se refusent à respecter les règles du jeu, les as alter ego «maotre sei-même» U choix d'un partenaire compatible dépend directement de la competence de Cogence que vous choisissez.288-2303 (Métré McOB) IH, ».Prtsrtttit-Keflceij, 4< étage.Ksntréal de 9h 6 lOholSh.JO H NETTOYAGE Tapis - Fauteuils 388-8644 MONTRÉAL ET BANLlEUE OUVERT DIMANCHE moyens de les faire sont limités.Quant au sommet économique auquel sont conviés les partenaires sociaux au début d'avril, M.Bourassa soutient que ce n'est pas suffisant même si c'est un pas dans la bonne direction.«On ne peut pas être contre la vertu mais ce sont les résultats qu'il faudra voir».Il convient qu'il sera difficile d'obtenir des concessions importantes dans le secteur public et pa-rapublic.Ces concessions seraient peut-être plus faciles à consentir si les gens à qui on les demande savent que les montants ainsi épargnés iront dans un «fonds de solidarité» pour venir en aide aux plus démunis.Cette mesure temporaire pourrait être accompagnée d'une indexation «dégressive», c'est-à-dire une indexation qui diminue pro- : portionnellement à l'importance du salaire, et d'un impôt «progressif» sur les biens de luxe.! M.Bourassa est d'avis que j 8 r 1 « * » - ?I - - IE PIUS GIAWD CHOIX Dl MEVIliS «OW WlIfTS AU CANADA | AMEUBLEMENT COMPLET GRANDEUR 1 PRIX 15 ans de garantie 30-36-39 REG: $269 48\" - 54\" RÉ G: $319 QUEEN SIZE REG: $399 1 PRIX $19500 jusqu'au 31 mars 82 CHIRO ROYAL DE LUXE 2 m» 510 ressorts, 6 tours gage 14'/?, 2 coussins de chaque cote, matériel antifeu, sur sommier docron haute densité, garantie 25 ans.rég: $495 SPÉCIAL 5375 OUVERT LE DIMANCHE r-5 NOTRE 28 MARS i PRIX COMPAREZ AVANT 1 fin/w,,s 11J /nil mm p,,t I U /U quite cgile \u2022 Commode Lit Cac'toine 5 MbliothtqMS «il ?l» Noeux 12\" ou 16\" de profondeur peut être acheté séparément Mobilier de chambre fini merisier SU\" épaisseur / SPECIAL EN MAGASIN MOBILIER DE CHAMBRE FINI MERISIER 7mcx $395 à $550 CHOISISSEZ LE PRIX OU LA QUALITE SIÈGE SOCIAL 617-2233 1877 LABELLE LAVAL 4* 626-2351 13057 GOUIN PIERREFOMDS *495 276-4040 7573.ST HUBERT MONTRÉAL 00 MOBILIER DE CHAMBRE 7 mcx FINI MERISIER Ire qualité, tiioirs merisier massif MEILLEUR CHOIX À MEILLEUR PRIX NOUS MANUFACTURONS M95 m 432-1212 2012.ST GEORGES ST JÉRÔME VISA f?™J 676-0241 mmm n« iiiKÏnnK 7205 TASCHEREAU 4NK ° rS BROSSARO WW t s découverte de soi-même Le Centre Interdisciplinaire de Montréal Inc.(CIM) présente UNE SESSION DE DEUX JOURS dirigée par Lucien Auger, Ph.D.Auteur de s'aider soi-même, vaincre ses peurs, l'amour: de i exigence à la préférence, vivre avec sa tête ou avec son coeur, s'aider soi-même davantage.Comprendre les mécanismes fondamentaux des êtres humains.Emotions - Raison - Action.La confrontation des idées irréalistes.Amélioration des relations interpcrsonnelles.Vivre heureux dans un monde déraisonnable.1 cim À Montréal, au restaurant Sambo 5666 est, rué Sherbrooke les 3 et 4 avril 1982 Remeignementi el mscriptions: déplionti sur demande 5055, rue GATINEAU Montréal, Québec.H3V 1E4 Tél.: Montréal: (514) 735-6595 il DESTINATION SERVICE Montréal et sa banlieue TÉLÉPHONE: 342-2060 Appelez Eaton pour la réparation rapide de téléviseurs, machines à laver, sèche-linge, cuisinières, lave-vaisselle et appareils de réfrigération.Nous réparons les appareils Viking Eaton, ainsi que la plupart de ceux de marques connues.Plan d'entretien pror longé.Vente de pièces à l'unité.W EATON EATON 1 1 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 27 MARS 1982 A 5 SONDAGE  L'ÉCOLE SECONDAIRE La majorité des étudiants veulent des informations sur la sexualité Si Ton en croit un échantillon de 133 élèves, la très grande majorité (80%) des étudiants du deuxième cycle du Secondaire désirent obtenir de l'école des informations sur la sexualité.Près d'un étudiant sur trois (31%) parmi ce groupe a déjà vécu une relation sexuelle complète.HUGUETTE ROBERGE ~ C'est ce qui ressort d'une étude réalisée récemment par Mme Camille Messier, sociologue, à la demande du Comité de la Protection de la Jeunesse, auprès de 133 étudiants et étudiantes d'une école secondaire de la région de Montréal.En leur donnant la parole, cette étude a permis aux adolescents d'intervenir pour la première fois dans la controverse des adultes sur l'opportunité d'implanter un programme d'éducation sexuelle â l'école.La recherche intitulée «La sexualité: vécu et opinions d'un groupe de jeunes» reconnaît ses limites et ne prétend pas être représentative de l'ensemble des adolescents québécois, mais elle n'en demeure pas moins significative pour tous ceux qui s'intéressent à ce que vivent et pensent les jeunes.Les garçons et les filles de l'échantillon, qui avaient 1(> ans en moyenne en avril 1981, estimaient dans une proportion de 80% que l'école est l'endroit privilégié où devrait se faire l'éducation sexuelle, tandis que 11% «ne savaient pas» et 9% préféraient que cette éducation soit assumée par la famille.le vécu des jeunes Au chapitre du vécu des adolescents dévoilé par l'étude, la pratique d'activités sexuelles, bien que très répandue (00% admettant avoir expérimenté plusieurs de ces activités, et 31% connu une relation sexuelle complète), étonne cependant moins que le fait qu'il n'y a pratiquement aucune différence entre le vécu sexuel des jeunes, selon que leurs parents soient ou non «contrôlants».Par contre, les adolescents vivant dans une famille monoparentale ou à l'extérieur de leur famille sont nettement plus actifs sexuellement (39% contre 24%).Mythes tenaces et ignorance.L'auteur se dit surprise par la faiblesse des connaissances des répondants en matière de contraception.Les jeunes semblent en effet mal informés à ce sujet ou ont mal intégré les connaissances tmnsmises (plusde50%).Etonnant aussi le nombre de ceux qui ignorent â peu près tout des conditions de la fertilité (de 20 à 67?6 selon les questions et le sexe des répondants.) Si quelques mythes (entre autres, ceux du «gros pénis nécessaire», des maladies terribles provoquées par Pautoérotisme, du danger du bain pendant les menstruations) ont tendance à disparaître, d'autres sont encore bien ancrés dans l'esprit des adolescents, tels la transmission des maladies vénériennes par les sièges de toilettes (12% y croient et 21% ne sa- vent pas), l'orientation sexuelle future «fixée» par une expérience homosexuelle à l'adolescence (47% y croient).Les attitudes Près de la moitié des jeunes (47%) admettent que l'influence des amis (ne pas avoir l'air «pogné») sur la décision d'avoir des activités sexuelles prématurément est très forte.Par contre, seulement 4% portent un jugement négatif sur l'adolescent de 16 ans qui n'aurait pas encore eu des relations sexuelles et 3% trouvent «pognée» la vierge de 1(> ans.Sur le plan des attitudes, l'auteur a noté, avec un plaisir avoué, la survie de la prédominance de l'amour-sentiment chez les jeunes répondants.En effet, l'amour-sentiment et l'amour-communi-cation viennent aux premiers rangs des définitions de la sexualité données par les répondants, tandis que la satisfaction d'un simple besoin physique vient au dernier rang.REGENT ST-PI ERRE INC.C.Martin jr.& cie SORTEZ SANS EFFORT I Nouvelles chaises motorisées.Plus fortes, mieux conçues.Choix complet de chaises roulantes en magasin.Service de démonstration gratuit à domicile.VENTE ou LOCATION (avec option d'achat) Heures: lun.au ven.9hOO à 17h30 samedi 9h00 à 15h00 RÉGENT ST-PIERRE INC.4338, rut Saint-Denis, Montréal Depuis plus de 75 ans 849-2407 Enquête sur le travail des étudiants en médecine (PC) \u2014 La Corporation des médecins du Québec a décidé d'instituer une enquête relativement à certaines allégations selon lesquelles des étudiants en médecine compileraient le dossier médical de patients d'hôpitaux sans une supervision adéquate.Un porte-parole de l'organisme, le Dr Jacques Brière, a confirmé hier des rapports à l'effet qu'au moins 150 étudiants de la faculté de médecine de l'Université de Montréal compilent des dossiers médicaux de patients contre une rétribution de $8.00 du cas sur les $20.00 qui sont versés aux médecins pur un tel travail.Selon les rapports en question, qui qualifient de «racket» cette pratique, les étudiants amassent ainsi en moyenne $1,000 par année.Pour le Dr Brièrp, cette pratique n'est pas illégale pour autant qu'elle s'effectue sous une supervision adéquate.moi.j'arrête CLINIQUE DE DÉSINTOXICATION POUR FUMEURS \u2022 Images subliminales en clinique et musique avec impressions subliminales sonores à la maison.\u2022 Poisibtlttéi de rencontres oddrtionnelles tn post-cure.\u2022 Etcblie depuis 1975.Coût total 180$.* Une rencontre d'évaluation exécutée par un médecin de l'équipe.* Six rencontres, en groupe, un soir par semaine.* Apprentissage à la relaxation.NydMqut médkalt Concorde 667-3020 Hôpital Notre-Dame 876-7190 Clinique médicale Ste-Adtit 229-6633 0 LONGUEUIL FACE AU FLEUVE MANOIR POUR RETRAITES UNE TABLE.Une salle à dîner accueillante! 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fait \u2014 on le sait depuis le 5 novembre \u2014 comporte pour le Québec des éléments inacceptables qui réduisent des pouvoirs ;de son assemblée nationale.Ce ;qui est plus inacceptable encore, \u2022c'est que le Québec, le versant français du Canada, ne souscrit i i I pas au consensus intervenu entre Ottawa et les provinces.Le Québec est isolé.On a dit à Ottawa et dans les divers milieux de l'opposition que cet isolement est l'oeuvre du gouvernement du Parti québécois qui tente de réaliser la souveraineté du Québec et ne peut, en bonne logique, se prêter à un renouvellement de la fédération canadienne.Cette analyse n'est pas entièrement fausse.Mais elle est incomplète: M.Claude Ryan et une fraction importante du PLQ, de même que beaucoup de fédéralistes québécois, pensent aussi que le résultat de la conférence de novembre dernier est inacceptable pour la province.M.Ryan n'aurait certainement pas négocié de la même manière que MM.René Lévesque et Claude Morin.Mais, s'il était à la tête du gouvernement du Québec aujourd'hui, il rejetterait l'accord et ne se présenterait pas à la cérémonie au cours de laquelle la rei- ne Elisabeth apposera sa signature sur le parchemin officiel dans la capitale canadienne.On comprend parfaitement que le premier ministre du Québec s'abstienne de participer à la cérémonie.Il ne pourrait cautionner par sa présence une entente qu'il a refusé de signer et réprouve.Le Québec, celui de la majorité des Québécois, attendait des négociations qui ont suivi le 20 mai 1980 un pacte renouvelé.C'est à cette condition qu'un grand nombre de citoyens avaient repoussé l'hypothèse de la souveraineté-association.Or ils ne trouveront pas ce qu'ils attendaient dans les documents de la Loi constitutionnelle 1981.Celle-ci doit quand même s'appliquer au Québec.Mais ce Québec politique d'aujourd'hui, parce qu'il a perdu son droit de veto en même temps qu'une bataille vitale pour l'avenir de cette société, est dépourvu de moyens de riposte, à moins que ce recours au veto ne lui soit res- titué par les tribunaux, ce qui parait hautement incertain, la question étant plus politique que juridique désormais.Sur ce point, M.Trudeau a gagné sa guerre constitutionnelle.Au lendemain de sa victoire référendaire, il s'était engagé dans un marathon endiablé, moins pour répondre aux aspirations légitimes d'un Québec canadien que pour abattre et vaincre le Parti québécois, cette formation qu'il confond souvent avec la province qui porte son nom.Aujourd'hui, la moitié sinon la majorité des Québécois lui reprochent d'avoir conclu son accord sans le Québec.Mais l'histoire n'est pas figée.La condition constitutionnelle faite au Québec n'est pas irrémédiable.Ainsi, la formule d'amendement (à laquelle ont adhéré MM.Lévesque et Morin) prévoit une forme de statut particulier puisque chaque province jouit d'un droit de retrait lorsqu'une modifi- cation constitutionnelle ne lui convient pas.De même, il suffirait de parfaire l'article relatif à la compensation financière pour rendre cette disposition tout à fait acceptable au Québec.On peut penser aussi que l'article touchant les langues d'enseignement, moyennant les amendements proposés par les conservateurs, sous réserve de garanties additionnelles, conviendrait au Québec qui conserverait ses pouvoirs dans ce domaine vital.Des changements peuvent aussi être apportés à l'article concernant la mobilité des travailleurs et des capitaux.Au surplus, la véritable réforme, celle qui intéresse les compétences législatives, les pouvoirs attribués aux provinces et au gouvernement central, reste inscrite à l'ordre du jour de conférences futures.Il s'impose en outre de préparer un préambule déclaratoire où sera notamment inscrite la dualité historique de la fédération canadienne.Entre-temps, à quoi servirait-il de multiplier les manifestations de protestations, de faire tourner le moulin de l'indignation et de la colère historique.D'autres tâches plus urgentes appellent le gouvernement de M.Lévesque.Les travaux constitutionnels reprendront un jour.Mais ne souTr haitons pas que ce jour soit trop prochain.Car un problème se pose, qui est fondamental.C'est que le Canada anglais, sinon le Canada tout entier, ne demande qu'à suspendre pour un certain temps les débats et les palabres constitutionnels.S'agissant du Québec, le problème de fond touche aussi le personnel politique; aussi longtemps que René Lévesque et Pierre Trudeau se dresseront l'un contre l'autre, aussi longtemps que s'affronteront ces deux volontés implacables, ces deux visions du monde, à quoi bon remettre en marche le carrousel grinçant de la négociation constitutionnelle?MICHEL ROY Washington devrait changer son fusil d'épaule SB Le mouvement en faveur de \u2022 la négociation et de la conciliation prend de l'ampleur en Amérique centrale.Il y a quelques jours, les cinq leaders de la gauche au Salvador se mettaient ETaccord pour faire état de leur volonté de s'approcher d'une ta-JDle de négociation en vue de trouver une solution à la guerre civile dans leur pays.î À peu près en même temps, un ïninistre mexicain annonçait l'ouverture prochaine de négociations directes entre les États-Unis jet le Nicaragua.Hier, le coordon-nateur de la junte au Nicaragua confirmait cette annonce et ajoutait que le gouvernement cubain l'avait autorisé à faire savoir qu'il était prêt, lui aussi, à entamer des négociations avec l'administration \"Reagan.Face à ce changement collectif d'attitude chez les partis de gauche dans les Caraïbes, Washington a naturellement tendance, comme première réaction, à se montrer perplexe, y voyant sans doute une stratégie concertée et qui comporte un piège.I Comment expliquer, en effet, ce désir soudain de négocier de la part de gens qui n'ont, jusqu'ici, flue prêté de mauvaises intentions à l'adversaire avec lequel ils se disent maintenant prêts à ouvrir le dialogue?L'offensive diplomatique des trois pays d'Amérique centrale se produit au moment où les mouvements de guérilla intensifient leurs activités, s'ingéniant, au Salvador, à rendre le plus discutable possible le résultat des élections gui auront lieu demain, et gre- \u2022 \u2022 \u2022 nouillant au Honduras, où des So-moziste3 entraînés aux États-Unis s'apprêtent à replonger le Nicaragua dans la pagaille.C'est dans ce climat extrêmement tendu que des ennemis déclarés des États-Unis se donnent le mot pour proclamer leur désir de négocier les conditions d'une solution politique aux multiples dissensions qui rendent irrespirable l'atmosphère de leur pays.La méfiance des Américains est fort compréhensible.À leur point de vue, la démarche des éléments de gauche a l'air d'une manoeuvre dont on n'arrive pas encore à détecter les mobiles.Mais si ces mobiles étaient louables?Si cette démarche simultanée des gauches résultait de tout autre chose que de calculs malveillants?Washington perçoit tout à travers l'écran idéologique, et cela se comprend.Mais il arrive que la révolution cubaine était dirigée contre Batista, et non contre les États-Unis.On en peut dire autant de la révolution au Nicaragua qui, elle, était dirigée contre Somoza.' Quant au Salvador, le Front Marti Farabundo se dresse bien plus contre une ambiguïté devenue intolérable que contre les États-Unis.On semble avoir du mal à se rendre à une évidence.Si Washington avait su comprendre la tactique de l'ex-président Carter, et s'il avait pris le bon parti de laisser ces trois révolutions s'accomplir, quitte ensuite à se concilier les vainqueurs, il y a gros à parier que la guerre idéologique n'aurait pas eu lieu.En adoptant des attitudes carrément hostiles à l'égard de ces vainqueurs, Washington a contribué à se les aliéner, les obligeant, pardessus le marché, à solliciter des appuis du côté des pays totalitaires, chose qui ne se serait probablement pas produite si on avait su faire plus confiance aux éléments généreux de la révolution.On se fait trop de procès d'intention de part et d'autre.Par delà la profonde et tragique incompréhension des Américains, il faudrait s'efforcer davantage de distinguer les impératifs qui gouvernent les trois révolutions.Cuba, le Nicaragua, le Salvador et le Guatemala font partie d'une aire géographique et économique % de laquelle ils ne peuvent s'échapper.Vivre continuellement à couteaux tirés avec une puissance dont l'influence et la culture les pénètrent de toutes parts, se révèle sans doute pour eux une attitude contre nature.On peut, par conséquent, croire que leur désir d'en venir à des accomode-ments avec Washington n'est pas nécessairement entaché de mauvaises intentions.Les Américains n'ont certes pas profit à maintenir une attitude d'intransigeance à l'égard de faits (révolutionnaires) accomplis en Amérique centrale.En coupant court à l'activisme des somo-zistes et en acceptant d'entendre le point de vue des gauches sal-vadoriennes, ils contribueraient probablement à créer un climat de détente qui se révélerait éminemment productif dans le secteur.JEAN PELLERIN CtiuveUBSe¦.(&\"'¦ 7tF D 1 ¦e TouÉNeviç, c'e^i/n Touët/e-y/s* / v Droits réservés LES PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES DE M.BÉRUBÉ B1?un catalogue a imprevo Le président du Conseil du trésor, M.Yves Bérubé, a Reposé mardi à l'Assemblée nationale les prévisions budgétaires de son gouvernement.Dans un document de 470 pages ne contenant que des chiffres, M.Bérubé a présenté les crédits de J982-83, répartis selon le jargon IVAN GUAY Collaboration spéciale_ bureaucratique en «4* missions, 15 domaines, 42 secteurs et 177 programmes».Bref, c'est de cette façon que les fonctionnaires des quelque 26 ministères de J'Etat du Québec dépenseront les $23.3 milliards que M.Bérubé leur procurera par le truchement de son collègue Jacques Parizeau, qui ira les chercher directement et indirectement dans les poches des contribuables.C'est la première fois que le gouvernement péquiste présente les prévisions budgétaires séparément du budget proprement dit.La raison est très simple.Jusqu'à l'élection de l'an dernier, M.Lévesque avait permis à M.Parizeau de cumuler les fonctions de président du Conseil du trésor et de ministre des Finances.M.Parizeau simplifiait son travail en ne présentant que son budget qui comprenait et reflétait, si Ton peut dire, ses prévisions budgétaires.On sait jusqu'à quel point celles-ci étaient d'une inexactitude remarquable et remarquée.Depuis avril dernier M.Lévesque a alors nommé un autre ministre à la direction du Conseil du trésor, apparemment pour exercer un meilleur contrôle sur les dépenses et les déficits budgétaires.On pourrait croire que deux brillants ministres valent mieux qu'un.Mais on ne doit pas oublier que deux velléités ne font pas une volonté.C'est ce que démontre le document-catalogue de M.Bérubé.L'économie du Québec est en récession grave et s'achemine vers une véritable dépression.C'est l'avis de tous ceux qui comprennent quelque chose en économique.Il est vrai qu'au Québec il y a chez les citoyens' une certaine passivité ou fa talis- -& me qui les a jusqu'ici empêchés de se révolter comme contribuables.M.Parizeau a tenté de justifier à la fois cette placidité des citoyens et sa mauvaise gestion financière en disant que «la spécificité du Québec» comporte un coût que les citoyens doivent être prêts à payer.C'est un argument «pro domo», comme disent les avocats, et un sophisme assez puéril.Quand on est un gagne-petit, en l'occurrence le Québec, on ne s'achète pas une Rolls Royce ou, comme dit M.Lévesque, on ne se donne pas des services «chromés».La «spécificité» des Québécois est celle que l'ancien directeur du Devoir, M.Gérard Filion, avait identifiée dans son style savoureux comme le comportement de «quéteux montés à cheval».Quel est l'objectif avoué du tandem Bérubé-Parizeau?C'est de comprimer les dépenses du gouvernement pour ne pas accroître le déficit budgétaire et les impôts et pour permettre la relance de l'économie.Or, M.Bérubé a confié à ses hauts fonctionnaires le soin de «sabrer» r dans les dépenses de l'Etat.C'était les rendre juge et partie.Depuis quand les hauts fonctionnaires se font-ils hara-kiri?Car réduire les dépenses des ministères, c'est réduire leur prestige et leurs revenus.Il n'est pas étonnant que la compression de $1 milliard (déjà très insuffisante) recherchée l'an dernier par M.Bérubé n'ait pas été atteinte.On a prétendu que le gouvernement ne le pouvait pas parce qu'il était lié par les hausses salariales et les indexations des contrats collectifs.C'est une foutaise.Un manque de volonté politique Aucun employé ne doit s'attendre à une protection étanche et étemelle contre des situations de force majeure, telle une grave récession.Des travailleurs du secteur privé ont non seulement accepté un blocage mais une réduction de leurs salaires.MM.Bérubé et Parizeau, qui se gargarisent des mots «équité» et «justice pour tous» auraient dû avoir le courage d'imposer au moins un blocage de la moitié supérieure de l'échelle salariale du secteur public global (fonction publique, éducation, hôpitaux, etc.) plutôt que de prêcher l'austérité à la population.Mais le gouvernement ne prend pas au sérieux ses propres appels à l'austérité.Il a englouti, par exemple, en pleine période de récession, $15 millions des deniers publics dans un nouveau Tricofil qui s'appelle Québecair.Mais la plus grande contradiction entre les paroles et les actes du gouvernement réside dans le document Bérubé.Alors que le budget en cours atteint $20.4 milliards et qu'on parle de réduire les dépenses, on porte le nouveau budget à $23.3 milliards, soit plus que le taux d'inflation et de croissance du Produit intérieur brut.Alors que l'on parle de réduire le déficit budgétaire, on ajoute $2.9 milliards de dépenses au budget dont les revenus seront inférieurs au précédent par suite de la récession.Sans compter que les paiements de transfert fédéraux seront proportionnellement moindres.On parle aussi de relancer l'économie.Mais une relance n'est pas une génération spontanée.La «demande» des consommateurs québécois, déjà surtaxés, ne sera guère accrue, puisque ceux-ci selon les prévisions budgétaires de M.Bérubé devront payer encore plus d'impôts.«L'offre» des entreprises québécoises, déjà surtaxées, ne sera guère améliorée, puisque celles-ci seront aussi plus taxées et moins concurrentielles sur les marchés canadien et étranger.Comment peut-on sérieusement relancer une économie dont la structure industrielle est largement désuète, sans la rendre concurrentielle en la modernisant?Or, les prévisions budgétaires n'accroissent que de $7.5 millions à $8.4 millions (page 18-1 du catalogue Bérubé) les crédits du CRIQ (Centre de recherche industrielle du Québec).Bref, les prévisions budgétaires de M.Bérubé révèlent une dangereuse imprévoyance économique.» r p % n te * I » \u2022 ?» 4 4» 4» w | I l I SUR L'ACTUALITÉ A 7 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 27 MARS 1982 : Sans complaisance envers Charron, les Québécois n'étendent pas la portée du geste Los Québécois ne manifestent aucune complaisance envers la gravité subjective du geste posé par M.Claude Charron mais ils n'élargissent pas au-delà de leur portée réelle pour Tex-ministre les conséquences de ce vol.Telles sont les conclusions qui semblent se dégager d'une partie du sondage Crop-La Presse, présenté en page A-9.Ce sondage fut entrepris au moment où survenait la démission du ministre Claude Charron, à la suite d'une accusation de vol à l'étalage.» L'événement a suscité un si vif intérêt et agité tant de passions que les auteurs du sondage Crop-La Presse ont jugé bon de recueillir «à chaud» l'opinion du public *»ur la démission du leader parlementaire et sur les conséquences possibles de cet épisode pour l'image que la population se fail des hommes politiques et des gouvernements.Détail capital: ces questions furent posées à la toute fin de l'entrevue, afin de ne pas conditionner indûment les interlocuteurs d'une manière qui aurait orienté ou biaisé leurs réponses aux autres questions.Dans une perspective générale, avant même d'aborder l'affaire Charron et pour fins de comparaison avec un autre sondage effectué en ii)78, il fut demandé aux répondants de porter un jugement sur la conduite des membres du présent gouvernement par rapport à d'autres gouvernements antérieurs.Contraste éclatant Près de la moitié (48%) estiment que, d'un régime à l'autre, la conduite des membres du gouvernement est restée la même, tandis que 29% croient qu'elle s'est détériorée et que 15% pensent qu'elle s'est améliorée.Ces résultats offrent un contraste éclatant avec ceux du sondage Crop-La Presse d'octobre 1978: trois fois plus' de gens croient maintenant que la conduite des membres du gouvernement s'est détériorée (29% au lieu de 10%) alors que deux fois moins de gens (15% au lieu de 34%) affirment qu'elle s'est améliorée.Le changement général de perception à l'égard de l'intégrité du gouvernement péquiste ne saurait toutefois être imputé uniquement aux événements récents car la question n'y faisait pas allusion et précédait les questions sur l'affaire Charron.Bien d'autres sujets de nouvelles, comme la SHQ, les Fêtes nationales, les rumeurs sur «Pornobee» ont pu influencer le jugement des répondants, sans compter l'usure normale d'un gouvernement.Il est indéniable que, dans son ensemble, le patronage a reculé au Québec depuis 19(>0 (on peut consulter à ce propos le volume de MM.Vincent Lemieux et Raymond Hudon «Patronage et politique au Québec 1914-1972»).En braquant les phares sur la dernière décennie, on observe, par ailleurs, que les cas de népotisme (favoritisme à l'égard d'un membre de la proche famille) et de conflits d'intérêt ont été en nette régression.Les ministres du cabinet Lévesque se sont obligés à divulguer leurs investissements personnels.La Loi du financement des partis politiques a réduit l'influence des caisses occultes.La nomination des juges et procureurs de la Couronne par concours a fait reculer l'omniprésence des critères exclusivement politiques.L'octroi des contrats par ordinateur a introduit des éléments d'objectivité.Mais le public a semblé perdre de vue cette évolution dès que son imagination fut frappée par des scandales croustillants.Quant à la décision de M.Claude Charron de quitter son poste de ministre et de leader parlementaire, la majorité (75%) des Québécois est d'accord.Cette opinion est partagée par tous les secteurs de la population, y compris les péquistes (66%), les jeunes de 18 à 24 ans (72%) et les francophones (72%).Ici pas de complaisance: ce vol qui aurait pu être considéré comme une erreur de parcours pour un citoyen ordinaire devient tout à fait inacceptable de la part d'un ministre, dépositaire d'une très haute confiance.On veut que Charron reste Une autre question portait sur la décision que devrait prendre M.Charron quant à son poste de député.44% pensent qu'il devrait démissionner, 43% croient qu'il ¦ 'V' * ¦ \u2022 Le geste de Claude Charron risque de nuire le plus surtout à sa propre carrière selon la majorité (70%) des citoyens interrogés.devrait rester député du comté de St-Jacques et 12% sont indécis sur cette question.Même si l'opinion publique est divisée, une très mince majorité semble estimer que M.Charron devrait quitter son siège à l'Assemblée nationale.Cette majorité se dégage très clairement chez les non-francophones, les voteurs libéraux (64%) et unionistes, les personnes de plus de 45 ans et chez les moins scolarisés.Par contre, les électeurs péquistes, les jeunes de moins de 35 ans, les plus scolarisés et les travailleurs syndiqués sont majoritairement favorables à ce que l'ex-ministre conserve son poste de député.L'arrière-plan social des personnes colore leurs jugements.Mais si M.Claude Charron ne tient pas compte du courant majoritaire au sein de la population et demeure en poste sans affronter prochainement Péleclorat, il demeurera en-deçà des exigences des Québécois.Une dernière question cherchait à évaluer l'impact de la conduite de M.Claude Charron.C'est surtout à sa propre carrière que son geste risque de nuire le plus, estime la majorité (70%) des citoyens interrogés.L'opinion est plutôt divisée sur l'effet du geste de M.Charron sur le Parti québécois (46% croient que cela nuira à ce dernier assez ou beaucoup) et sur le gouvernement de M.René Lévesque (46% estiment que cela lui nuira assez ou beaucoup).Enfin, la population a tendance à croire (55%) que la conduite de M.Charron aura peu ou pas d'effet négatif sur l'image des politiciens en général.Les Québécois n'élargissent pas indûment les conséquences du geste.Mais là aussi des exceptions se dégagent.Les non-francophones tendent à amplifier l'effet négatif du geste de M.Charron sur sa carrière (80% croient que cela lui nuira assez ou beaucoup) et même à l'égard des hommes politiques en général (58% croient que cela nuira assez ou beaucoup aux hommes politiques en général).Les électeurs libéraux manifestent la même tendance quoique dans une moindre mesure.On constate que, devant un fait à évaluer, chacun pose un jugement moral et évalue les conséquences politiques avec son propre bagage culturel et son adhésion partisane.25e ANNIVERSAIRE DE LA COMMUNAUTÉ EUROPÉENNE Vent de pessimisme et de malaise La Communauté européenne célébrait cette semaine le vingt cinquième anniversaire de la signature du Traité de Home, entente qui prévoyait la création d'un marché commun entre six pays \u2014 la France, l'Allemagne fédérale, l'Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg.Six pays souverains qui cherchaient à éliminer les obstacles aux mouvements de capitaux, de main-d'oeu-vre, de biens et de services en Europe.Six pays souverains qui tentaient de s'entendre pour une même politique des transports.Six pays souverains qui voulaient s'associer pour profiter des avantages que procure un marche plus vaste.Kl pour certains, il s'agissait même d'un premier pas vers l'union politique de l'Europe.Jean Monnet n'avait-il pas parle non pas de coaliser des Etats mais d'unir des hommes?Qu'en est-il aujourd'hui?D'abord il faut dire qu'au cours des années soixante l'Europe a fait de nombreux progrès pour atteindre gne union douanière.Une union douanière prévoit la libre circulation des biens et de nombreux services, mais pas forcément tous.Elle comprend des tarifs douaniers communs et certaines barrières non tarifaires face au reste du monde.En plus, l'enten-te européenne prévoyait des mesures communes quant aux subsides, aux fusions d'entreprises, à Ça réglementation des monopoles publics.Cette union douanière devait se réaliser sur douze ans, en trois étapes qui aboliraient progressivement les tarifs douaniers entre les six pays.Ainsi, 15)70 était l'année fatidique pour réaliser l'union douanière.L'évolution rapide des relations entre les six a fait en sorte que le premier juillet 1068, les six avaient déjà atteint leur objectif.Des mesures protectionnistes restaient dans le secteur agricole et ce secteur devait toujours rester la pierre d'achoppement de la Communauté européenne.Il restait aussi à mieux harmoniser les politiques fiscales des divers pays et à élaborer une politique des transports.Mais somme toute, la Communauté européenne avait fait des progrès remarquables.Trois nouveaux membres arrivent Au cours des années soixante-dix, trois autres pays \u2014 la Norvège, le Danemark et la Grande-Bretagne \u2014 se joignaient à la Communauté européenne.C'était aussi la décennie de l'élection au suffrage universel d'un parlement européen et de la création du système monétaire européen.Mais, ce furent aussi les années de la crise de l'OPEP, de la récession, de l'inflation gallopante, de la crise iranienne, de l'Afghanistan ei du début des tensions en Pologne.L'Europe était donc ballottée économiquement et politiquement.La crise de l'énergie obligeait les pays européens à modifier de fond en comble leur structure industrielle.D'abord, il fallait s'assurer d'une plus grande autosuffisance en matière énergétique.La Grande-Bretagne et la Norvège bénéficiaient des ressources de la mer du Nord; la France accélérait son programme nucléaire; l'Allemagne fédérale tergiversait devant l'option nucléaire et rouvrait ses mines de charbon.Chose certaine, l'Europe était nerveuse et les pays de la Communauté étaient beaucoup plus préoccupés par des intérêts nationaux que par des intérêts continentaux.De même, la stagnation économique freinait la croissance des marchés d'exportation.A l'intérieur, la demande faiblissait.Par contre, les pays en voie d'indus- trialisation et le Japon faisaient des percées spectaculaires sur les marchés internationaux.La Communauté rechignait et ses membres devenaient de plus en plus protectionnistes.Il faut dire que le nombre des chômeurs en Europe dépasse présentement les dix millions et les gouvernements craignent les tensions sociales et politiques qui pourraient s'ensuivre.Ainsi, il est devenu impératif de protéger des industries locales, de répondre aux pressions des travailleurs même si cela gène parfois le bon fonctionnement de l'union douanière.Les pays résistent donc de plus en plus à l'adaptation industrielle et les tensions grimpent au sein de la Communauté.Déjà l'allocation du budget de la Communauté avait suscité des débats acerbes.Entre autres, la Grande-Bretagne se plaint que la politique agricole européenne lui impose une contribution trop lourde au budget de la Communauté.L'Allemagne fédérale manifeste aussi son insatisfaction devant une politique agricole qui semble profiter surtout à la France.La Grande-Bretagne menace constamment de se retirer de la CEE si ces problèmes ne sont pas résolus.Par ailleurs, des événements assez cocasses viennent s'ajouter à ces troubles.A l'heure actuelle, l'Italie et la France se livrent la guerre du vin.Les tensions ne s'arrêtent pas avec l'imposition de barrières tarifaires à la vente de certains vins italiens en France.Le vandalisme et le pillage des récoltes sont venus troubler une situation déjà très fragile.Rien de surprenant pourtant dans ces visées protectionnistes.La stagflation amène presque tous les pays industrialisés à opter pour le protectionnisme au lieu de l'adaptation économique.C'est le danger qui court ces temps-ci \u2014 la vague de protectionnisme risque de mettre un tel frein aux échanges internationaux qu'elle peut nous plonger dans une véritable dépression.La vigilance s'impose.Un problème aigu .Le problème sera d'autant plus aigu pour l'Europe que des pays comme la Grèce veulent maintenant devenir membres de la Communauté européenne.Eventuellement, l'Espagne et le Portugal voudront certainement se porter candidats.Par respect pour le caractère démocratique et les espoirs économiques de ces pays, par respect pour le nouvel ordre économique et le droit de ces pays de participer pleinement dans l'économie mondiale, l'Europe se croit obligée de les accueillir.Par contre, ces pays jouissent d'une main'd'oeuvre moins coûteuse et peuvent concurrencer les autres pays européens dans divers secteurs traditionnels, tels l'agriculture, les textiles, les chaussures, les petits appareils électriques, etc.L'Europe cherche à protéger ses marchés contre la pénétration de biens et de services en provenance de pays en voie d'industrialisation.Que fera l'Europe si ces pays réussissent à faire partie de l'union douanière?Comme pour exacerber ces problèmes, la crise polonaise et les tensions Est-Ouest sèment l'inquiétude partout en Europe de l'Ouest.Les mouvements pour la paix attirent de plus en plus de partisans et ne cessent pas de donner aux Européens une impression de fragilité.La Communauté européenne célèbre donc son vingt-cinquième anniversaire dans un vent de pessimisme et de malaise.Malheureusement, cette perspective limitée de l'Europe néglige les progrès étonnants qu'un continent ravagé par la guerre a réalisés en un quart de siècle.Les succès de la CEE ne doivent pas être banalisés.Mais l'avenir sera tendu.Marie-Josée Drouin est économiste, directeur général de l'Institut Hudson et membre du conseil d'administration du Trust Général.IV Le public est morose Mauvaise semaine pour le gouvernement Lévesque: au moment même où il lui faudrait galvaniser la population pour répliquer aux célébrations qui se préparent à Ottawa pour marquer le rapatriement de la constitution, deux sondages paraissent coup sur coup qui indiquent une baisse sans précédent du taux de satisfaction du public à son endroit.Le premier ministre a pu disposer du premier, réalisé par Sorecom, en affirmant que ce sondage avait été fait en janvier, mois morose, et en s'en prenant au commanditaire, le Centre d'information sur l'unité canadienne.Mais M.Lévesque aura plus de mal à expliquer le second, celui de CROP, réalisé pour LA PRESSE du 2 au 10 mars, donc à la veille de ce printemps que le premier ministre croyait annonciateur d'une meilleure humeur populaire.A la lecture de cette première tranche du sondage, dont les résultats sont publiés en page A-9, on ose à peine penser à ce qui se passerait si les Libéraux avaient un chef politiquement «rentable».La popularité de M.Ryan, déjà à son plus bas, s'est encore affaiblie, et tout indique que l'une des forces du PQ réside dans la faiblesse du chef de l'Opposition, qui apparaît malgré (et peut-être à cause de) ses indéniables capacités intellectuelles, de plus en plus égaré en politique.Ajoutons toutefois cet autre élément capital, la popularité de Pierre Trudeau, qui est presque égale à celle de Lévesque et qui est telle qu'on se demande si le PLQ pourra jamais avoir un chef rayonnant tant que M.Trudeau le couvrira de son ombre.v ; > i .I I 'I ?» \u2022 Les répondants englobent dans une même réprobation les deux paliers de gouvernements, ie fédéral recevant une part à peine plus grande du blâme même si ce sont ses propres politiques qui causent les torts les plus visibles.On se doute bien que la crise économique compte pour beaucoup dans l'insatisfaction populaire, mais ce qui frappe c'est que le gouvernement Lévesque soit si brusquement tombé dans la faveur populaire: il y a sans doute d'autres facteurs que l'inflation et le chômage pour expliquer ce désenchantement.Peut-être le gouvernement Lévesque se trouve-t-ii victime d'un phénomène classique dans la vie politique comme d'ailleurs dans les rapports inter-personnels: tout ce qu'on place sur un piédestal risque d'en tomber et la chute est pire parce qu'elle se fait de plus haut.Quand, par exemple, une très forte majorité de répondants affirme que «la conduite des membres du gouvernement» par rapport aux gouvernements précédents *s'est détérioriée* ou «est restée la même» en dépit du fait que «le gouvernement Lévesque avait promis d'améliorer les moeurs politiques au Québec», le blâme s'alourdit du poids de la déception, car il est vrai que \\e PQ avait fait plus que des promesses: il incarnait tous les espoirs d'une génération entière, et son caractère le plus distinctif, outre l'option souverainiste, était son image d'intégrité.Mais n'exagérons pas: souvent l'électorat varie, bien fol est qui se fie exclusivement aux sondages pour prévoir l'avenir.N'oublions pas que deux mois avant la campagne électorale de 1981, tous les observateurs donnaient le PQ perdant.Le PQ est devenu le plus grand parti du Québec, il a des racines partout et le sondage indique qu'il garde ses clientèles principales.Autre donnée fondamentale: le gouvernement provincial est le gouvernement le plus proche des citoyens, celui qu'on connaît le mieux, celui qui dispense les services les plus reliés à la vie quotidienne (l'éducation, la santé, etc) et qui de ce fait peut être le plus facilement pointé du doigt dès que les choses vont mal.Ainsi, les restrictions budgétaires du provincial toucheront en général les gens bien davantage que celles que peut pratiquer Ottawa: si le fédéral sabre dans les budgets de la défense, des services douaniers, des ambassades, cela n'aura pas du tout le même impact sur la population que des «coupures» dans les champs de juridiction provinciale.M.-'Ml r / » i ru Le gouvernement Lévesque sera longtemps aux prises avec l'hypothèque que constitue l'état des finances publiques, et sans doute les beaux jours sont-ils à jamais chose du passé: un gouvernement forcé de «gérer la crise» et de présider à l'âpre partage d'un gâteau ratatiné ne sera jamais très, très populaire.Mais le gouvernement, et M.Lévesque au premier chef, peuvent tout de même essayer d'éviter d'ajouter à l'irritation, et à l'insécurité de la population par des comportements irrationnels et énervants pour tout le monde.On dirait que le lamentable dénouement des dernières négociations constitutionnelles, l'automne dernier, a complètement détraqué les nerfs des dirigeants québécois, qui ont réagi avec une émotivité et une agressivité peut-être explicables par un sentiment d'échec et d'impuissance, mais inacceptables lorsqu'ils viennent d'hommes adultes dont on s'attend à ce qu'ils soient capables d'assumer les épreuves de la vie politique.Les menaces de démission de M.Lévesque, sa querelle publique avec son parti, la démission d'un Claude Morin incapable de supporter l'échec, l'inélégante sortie de M.Landry à Paris, les aventures rocambolesques de M.Charron, le boycottage boudeur des rencontres fédérales-provinciales, la fuite en avant du PQ, qui au lieu d'envisager lucidement la réalité présente et d'analyser les choix budgétaires du gouvernement, préfère rêver aux lendemains qui chantent, tout cela finit par avoir quelque chose d'enfantin et par nuire à la crédibilité du gouvernement.Pour finir le plat, on apprend que le premier ministre a décidé de donner à ses députés une semaine de congé de plus à Pâques parce qu'ils sont trop déprimés! Mais enfin, qu'est-ce qu'ils feraient ces homnmes-là s'ils avaient à subir, comme dirigeants, de véritables épreuves \u2014 une guerre, le terrorisme, la famine, etc?.Je n'ai pas de sympathie pour la philosophie politique de Mme Thatcher, mais force est de constater qu'elle fait face à des problèmes autrement plus difficiles \u2014 l'Irlande du nord en feu, des attentats à Londres, l'effondrement industriel, etc \u2014 et qu'elle tient le coup avec dignité.Mon impression est que la sensibilité populaire est telle qu'on attend de M.Lévesque, dont la popularité personnelle reste malgré tout intacte, non pas seulement des gestes de relèvement économique, mais aussi l'image paternelle, rassurante et responsable qu'il peut parfois si bien projeter.IIV I ET l\\ il W SANS COUPURES ET SANS PUBLICITÉ /Y I f** JK P^J 11^ EZL IVI a\"\\ GRÂCE À LA COLLABORATION DE jT^ l\u2014V^^\"V I >¦ I i i i I i i i i l A LOAN 1 LE CHAÎNON MANQUANT Dessin animé de Picha D'après une histoire de Jean Collette, Pierre Bastien et Picha.SAMEDI 27 MARS 22H30 8 Rouyn NoranJ.i 1?Val d'Or IS Québec 17 Montreal 22 Rimouski 24 Snerbrooke 30 Hull 45 Trou-Rivières Câble 8 IMAGE PAR IMAGE Radio Québec r,- i A 8 y- : : ; f SUR L'ACTUALITÉ LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 27 MARS 1982 î CRÉATION D'UNE AILE FÉDÉRALE PÉQUISTE résistance La création d'une aile fédérale péquiste est loin d'être un fait acquis au sein du Parti québécois.Même si les promoteurs de ce projet s'enthousiasment déjà à l'idée d'enlever une quarantaine de sièges aux libéraux au Québec [êt ainsi faire perdre le pouvoir à \u2022Pierre Trudeau a Ottawa, même îs'ils élaborent déjà le projet de PIERRE VINCENT (de notre bureau de Quebec) faire démissionner une dizaine de députés de l'Assemblée nationale et les ministres Jacques Léonard, yves Duhaime, Marcel Léger et Lucien Lessard pour les lancer dans l'arène fédérale, il subsiste toujours d'importants noyaux de Résistance dans le PQ.! Les opposants Monique Clouter, Claude Boucher et Guy Chevrette résistent toujours aux arguments des membres favorables ÎCPhilippe Bernard.Michel Leduc Jet Nadia Assimopoulos) à l'intérieur de ce comité spécial formé pour étudier cette question, fet qui a déjà siégé plus dune quinzaines d'heures.* «Contrairement à l'impression qui peut se dégager de récents articles de journaux, a tenu à faire savoir à LA PRESSE Guv Che-Vrëtte, nous sommes toujours eon-p-ê ce projet».Il reconnaît, néanmoins, qu'un fort vent contraire souffle sur le PQ depuis quelques Semaines: «On me dit que tous les ministres, à l'exception de deux (il s'agirait de Raynald Frechette fet de Pauline Marois).sont maintenant d'accord avec le projet, et Çue le Premier ministre a donné son accord de principe.A tiritérieur du caucus des députés (qu'il préside), je dirais que c'est partagé à 70% en faveur et 30% contre.Et chez les membres, à Vue de nez, je serais porté à croire due c'est 60-40 en faveur du projet.* Pour une majorité de péquistes.m est, en effet, devenu impossible àe continuer d'avancer sur la foute de l'indépendance tant que ^l'obstacle Trudeau» n'aura pas été levé.«La légitimité de Tru-àeau et de ses 73 députés pour par-fer au nom des Québécois, ça c'est l'argument qui nous ébranle tous! Personne ne peut nier que tant que nous n'aurons pas briser cette légitimité, nous aurons du mal à réaliser la souveraineté politique du Québec», admet Guy Chevrette.A partir de là, raisonnent les stratèges péquistes, ou bien nous appuyons les meilleurs candidats anti-Trudeau partout au Québec, en choisissant le meilleur dans chacune des circonscriptions, ou bien nous accordons notre appui à un parti en place, ou bien nous nous lançons nous-mêmes dans l'arène fédérale avec nos propres candidats.Et, au PQ, en ce moment, on est plutôt persuadé que la seule solution de rechange valable contre René Lévesque demeurerait premier ministre et demanderait à d'autres de livrer bataille au nom de SON parti, et contre SON ad versaire politique de toujours, Pierre Trudeau.Un des deux «scorpions ennemis» refuseraient de livrer bataille! On entend déjà le premier ministre fédéral interpeler son vieux rival et l'inviter à venir se mettre la tête sur le billot, lui-même.Une démonstration plutôt nuisible Et ce n'est pas tout: ce parti sans programme aurait d'abord et avant tout pour tâche de critiquer le régime fédéral sur place et de faire la promotion de l'option indépendantiste au Canada anglais.Yves Duhaime l'équipe Trudeau doit être créée de toutes pièces et que seule la machine péquiste peut battre Trudeau.Des sondages donnent d'ailleurs raison aux tenants de cette thèse, accordant 40% de l'intention de vote à un parti québécois fédéral et de 12 à 45 députés.Il subsiste toutefois des ambiguïtés de taille dans cette affaire: ce parti serait sous la tutelle complète du parti québécois provincial, il n'aurait pas de programme et surtout il n'aurait pas de chef.Jacques Léonard Mais des députés fédéraux québécois, fussent-ils péquistes, pourraient-ils voter contre un projet de loi favorable au Québec?Probablement pas.Alors, en contribuant à défendre les intérêts des Québécois à Ottawa, ils feraient du même coup la démonstration que ce système peut encore bien servir le Québec et, en même temps.ils nuiraient à la cause souverainiste.Les opposants au projet d'aile fédérale péquiste soulignent aussi qu'une «remontée du séparatis- me» au Québec pourrait très possiblement servir Pierre Trudeau, qui récupérerait chez un électorat canadien anglais inquiet les sièges qu'il perdrait vraisemblablement au Québec.Les plus chauds partisans du projet d'aile fédérale péquiste ont imaginé un scénario idéal: élection fédérale vers septembre 1983, où le PQ fédéral fait élire une quarantaine de députés, suivie d'une élection provinciale longtemps plus tard, au printemps 1985, où l'option souverainiste finit par trouver l'assentiment d'une majorité de Québécois.Les députés péquistes d'Ottawa travaillent là-bas à établir les modalités de la scission entre le Québec et le Canada, après quoi, ils démissionnent et rentrent doucement dans un Québec souverain.«C'est bien beau tout ça, objectent les péquistes défavorables au projet, mais il est aussi très possible que ces deux élections se tiennent à cinq ou six mois d'intervalle.On ne peut pas demander à nos militants de devenir des machines à élections.Et puis quel impact pourrait avoir une dégelée péquiste au fédéral sur la prochaine élection provinciale qui doit porter sur notre option de base, la souveraineté?» Entreprise beaucoup trop négative Pour les opposants au projet, aller se battre dans l'arène fédérale est une entreprise qui serait beaucoup trop empreinte de négativisme pour qu'elle soit valable.«A-dopter une attitude vengeresse contre Trudeau ne peut pas faire avancer notre cause», disent-ils.A la mi-avril, l'exécutif du PQ fera une évaluation des arguments favorables et défavorables au projet, il fera ensuite une recommandation pour le Conseil national de juin, où il est fort probable que l'on décide d'élargir la réflexion à l'ensemble des militants pendant les mois suivants.Bref, on fera durer le suspense jusqu'à la veille du scrutin fédéral et on ne décidera vraisemblablement qu'à ce moment-là si oui ou non on fonce sur Ottawa.«Nous savons que nous jouons avec leurs nerfs, explique-t-on, c'est comme dans une négociation, les négociateurs syndicaux aiment bien avoir un mandat de grève en poche, même s'ils sont certains de ne jamais devoir s'en servir».CREATION D'EMPLOIS Ottawa égrène quelques millions sous le signe de l'improvisation Pressé de tous côtés en raison \u2014 de la montée fulgurante du chômage, le gouvernement canadien s'est livré depuis quelques semaines à l'annonce d'une série de programmes de créations d'emplois qui relève davantage cfune manipulation habile des cjhiffres que d'une politique bien orchestrée visant à stimuler lîéconomie immédiatement.\u2022 La trouvaille la plus habile dans cette stratégie a été celle du mi-rflstre de l'Emploi et de immigration, M.Lloyd Axwor- mm GILBERT LAVOIE (de notre bureau dOttawa) thy, qui a réussi à faire les man-cBettes à plusieurs occasions, en annonçant des crédits supplémentaires pour deux ans à venir, et en répétant l'annonce d'un même ptogramme à plusieurs reprises.Si on fait l'addition des différents programmes annoncés depuis janvier, on arrive à un grand total qui frise le milliard de dollars.Mais lorsqu'on analyse ces chiffres, on se rend compte que lejs crédits véritablement nouveaux avancés pour la création d'emplois au cours des prochains mois sont plus minces.pans l'ordre chronologique, les différents programmes mis de l'avant depuis janvier, sont les suivants: \u2014 9 janvier: programme de partage du travail: $30 millions.\u2014 11 mars: programme de formation et de création d'emplois d'été: $208 millions \u2014 23 mars: programme d'aide à la rénovation des maisons: $3tL millions.y or 23 mars: programme d'aide à l'isolation des maisons: $280 millions.\u2014 23 mars: programme supplémentaire d'aide à la construction de logements locatifs: $100 millions.\u2014 25 mars: programme de développement des stocks de bois et de poissons: $220 millions.D'ici deux ans Le problème d'une grande partie de ces programmes de création d'emplois, c'est que les mon- ?.-»?»\u2022 .~ \u2014 MMtte A4«*1A«> »\u2022««¦ .», - lamo piuuiia auut ciaic.i .nui u.'K* période de deux ans, et ne seront pas injectés dans l'économie assez rapidement pour contrer la récession actuelle.C'est le cas des programmes de formation et création d'emplois d'été et de développement des stocks de bois et de poisson, qui totalisent à eux seuls $428 millions.Dans le cas de la formation professionnelle, le ministre Axworthy a annoncé des déboursés de $188 millions, mais ses fonctionnaires ont précisé par la suite qu'à peine $54,4 millions seraient dépensés cette année, dont $33 millions seront consacrés à la modernisation des institutions et à l'achat d'équipement.Un autre $20 millions a été ajouté au budget fédéral pour la création d'emplois d'été pour les jeunes, mais l'opposition aux Communes a signalé à juste titre que le gouvernement avait coupé $20 millions de ce programme de $120 millions en janvier, et ne faisait que revenir sur cette décision en annonçant des crédits supplémentaires équivalant au même montant.En ce qui a trait au développement des ressources forestières et halieutiques, il s'agit encore là de promesses de déboursés réparties sur une période de deux ans.Les crédits annoncés, $170 millio sont nouveaux, mais seulem M Lloyd Axworthy, ministre de l'emploi et de l'Immigration, a réussi a faire les manchettes à plusieurs occasions en répétant l'annonce d'un même programme à plusieurs reprises.$50 millions devront être imputés aux dépenses budgétaires du gouvernement.Le reste ($179 millions) sera tiré du fond de l'Assurance-chômage qui est alimenté par les cotisations des employeurs et des salariés.Or on sait déjà que le programme d'Assurance-chômage accusera un déficit en 1982, et une hausse des cotisations est déjà prévue.Ce qui fait dire à l'opposition, que ce sont les travailleurs qui devront faire les frais des programmes de création d'emplois financés par ce fond.A Y7 Le programme de travail partagé ($30 millions) verra aussi l'infusion de nouveaux fonds dans l'économie, mais encore là, c'est le fond d'assurance-chômage qui paiera la note.Le tape-à-lYoeil Utilisant une tactique que les députés fédéraux reprochent souvent au PQ et notamment au ministre Marcel Léger avec ses annonces de subvention pour l'épuration des eaux usées, le ministre Axworthy a réussi à faire les manchettes à plusieurs reprises avec son programme sur les ressources de la forêt et des pêcheries.Il a annoncé le 8 février la signature d'une entente de $11 millions avec l'Ontario pour les travailleurs forestiers, et il a fait savoir le lendemain qu'il disposait de $100 pour les autres provinces dans le cadre de cette initiative.Quelques jours plus tard, il a révélé que des crédits de $50 millions étaient disponibles pour le Québec.Les ententes à ce sujet n'ont toujours pas été signés.M.Axworthy est revenu devant les média jeudi à Ottawa, pour annoncer le même programme, à cette différence près qu'il parle maintenant de $140 millions (toujours sur deux ans) pour tout le pays.C'est le principe de la répétition.Son collègue Paul Cosgrove s'est montré moins avide de publicité avec son programme d'aide à la construction de logements locatifs.Le budget fédéral avait déjà prévu $100 millions à ce chapitre pour l'année 1982, et M.Cosgrove a annoncé des déboursés nouveaux en parlant cette semaine d'une tranche supplémentaire de $100 millions pour cette année.C'est toutefois sous le signe de l'improvision que le même ministre a annoncé un autre prograift.L'ordinateur' est \\ aux vaches - Yfcs Lederc (collaboration spéciale) Quel est, à votre avis, la profession la plus fortement «informatisée» à l'heure actuelle en Amérique du Nord (excluant des domaines comme la banque et les assurances qui sont des fiefs de la grande entreprise)?Ça risque de vous surprendre, mais ce n'est ni la comptabilité ni le génie civil, seulement la pharmacie: Depuis quatre ou cinq ans, les pharmaciens ont été saisis d'une frénésie informatique, et il est difficile aujourd'hui, sur notre continent, de trouver une pharmacie qui n'a pas ses fichiers-clients et son système de prescriptions sur ordinateur.f.i t 'k \" I :j t.\u2022 I *' I 1 r ' «Kl l)U| Mi \\> \u2022 \u2022 \\ or IKl iXj.-y Au deuxième rang vient un groupe qui va vous étonner encore plus: les agriculteurs.Depuis environ cinq ans que le sujet m'intéresse, il ne se passe pas de mois sans qu'un ami ou une relation m'arrive les yeux tout grands pour me dire: «Tu sais pas quoi! Mon oncle l'habitant s'est acheté un ordinateur.» Et le phénomène n'est pas limité à l'Amérique; le dernier numéro (15 mars) du journal français Médiatique Hebdo joue .en première page un article sur le Salon de l'Agriculture de France, où on affirme qu'il est probable «que les agriculteurs constitueront l'un des premiers secteurs professionnels à miser sur les possibilités offertes par la télématique».Autre confirmation: au ministère fédéral des Communier tions, on admet volontiers que de tous les projets Télidon actuellement en cours, celui qui a le plus de succès est probablement Grassroots.un réseau de transmission d'informations?agricoles dans une région rurale du Manitoba.La même chose est vraie aux USA dans l'Est avec le projet Green Thumb, et dans le Midwest (Nebraska) avec le réseau Agnet.Une poignée de terre Qu'est-ce que les cultivateurs, ces traditionnaiistes, peuvent bien trouver à l'informatique pour se jeter dedans à ce point?Il faut dire que nos notions de la vie rurale, à nous citadins, datent d'il y a un certain temps.Il y a belle lurette qu'une bonne proportion des fermes ne sont plus gérées de manière artisanale et familiale, mais constituent des petites entreprises complexes, exigeant des investissements importants et une planification à long terme.Une terre raisonnable, aujourd'hui, c'est une affaire dans les six chiffres, parfois sept, dont les taux de rentabilité varient énormément d'une année à l'autre et exigent une gestion intelligente et serrée.Si bien que le fermier contemporain est souvent plus à l'aise dans le dédale des financements bancaires, des programmes gouvernementaux, des finesses comptables.et même des services de recherche et des laboratoires que le commerçant urbain.Alan Redding, dans un récent article dans «Personal Computing», décrit fort bien le phénomène: «Le fermier du Midwest marche dans ses champs comme son père ou son grand-père.Régulièrement, il se penche et ramasse une poignée de terre.Mais alors que son grand-père aurait roulé la terre dans ses mains, l'aurait sentie et palpée, lui la place tout de suite dans une enveloppe étanche et l'expédie au laboratoire le plus proche.«De là, il recevra Dans quelques jours un rapport d'ordinateur détaillant l'analyse du sol.Mais cette analyse n'est que le début du processus pour le cultivateur moderne.À partir de là, il va inscrire les données sur son propre ordinateur, avec d'autres informations sur le genre de semence qu'il a l'intention de planter.«Par «modem» et ligne téléphonique, il va faire appel à des programmes agrouniversitaires et à des banques de données qui lui donneront, en fonction des prix et des disponibilités, une série d'options d'engrais et de calendrier d'exploitation qui lui permettront d'optimiser sa récolte.» Les vaches malades Et ce n'est là qu'une des possibilités qu'offre l'informatique agricole.Une autre est la consultation au jour le jour du prix de gros des denrées alimentaires à travers le continent.Une autre encore l'interprétation détaillée de la météo pour une ou deux semaines à l'avance (on sait l'importance qu'a le temps qu'il fait sur la vie d'une ferme).Un autre exemple que donne Redding est celui de l'agriculteur qui, simplement en analysant le résultat de la traite des vaches quotidienne, est capable de découvrir laquelle de ses bêtes est malade ou enceinte, ce qui était impossible quand les résultats étaient inscrits à la main et compilés une fois par mois.n Un grand «rancher» de l'ouest, rencontré il y a quatre ans à la foire des bestiaux de Régina, me disait: «Sans ordinateur, il ¦ serait maintenant impossible de gérer un grand troupeaux de bestiaux, de savoir à quel poids sont les boeufs, à quel rythme grossissent les veaux, quand c'est le temps de changer leur formule, quand et combien il faut en vendre en fonction dii marché, etc.» \u2022« Même en faisant abstraction du travail de tenue des livres et de comptabilité générale (et de la génération automatique des multiples rapports exigés par les divers niveaux de gouvernement) il y a là de quoi justifier amplement l'informatisation des exploitations agricoles.?i i i i i r.D'autant plus que les cultivateurs ont l'habitude, bien plus que les petits commerçants, d'investir dans des pièces d'équipement coûteuses et de prendre certains risques.Il ne faut pas croire que toutes les fermes sont informatisées et que nos campagnes sont d'ores et déjà truffées d'ordinateurs.Mais cela se répand de plus en plus, et ne soyez donc pas si étonnés la prochaine fois que votre oncle l'habitant vous avouera: «Ben oui, cette année on a recouvert la grange, on a remplacé le vieux tracteur.et on a acheté l'ordinateur! » : i \u2022Il II me de $30 millions pour aider à la rénovation des maisons.Les fonctionnaires de la Société canadienne d'hypothèque et de logements se demandaient encore hier si la construction de piscines, de bains tourbillons ou de salles récréatives serait admissible à ces subventions.A moins d'avis contraire, le programme d'aide à l'isolation des maisons ne représente pas de nouveaux déboursés de la part du gouvernement.Le budget des dépenses 82-83 prévoyait déjà des crédits de $280 millions à ce chapitre pour les résidences contruites avant 1961.Mais les fonctionnaires avaient constaté une diminution importante des demandes d'aide pour ce genre de résidence au cours des derniers mois, iSt on n'a fait que réaffecter les crédits.prévus aux maisons construites^, entre 1961 et 1971.it Si on fait un total des fonds vérijV i tablement nouveaux qui seront d^- lti pensés en 1982 pour contrer le chômage, on arrive à un chiffre d££ l'ordre de $324 millions,, dont plu$;M de la moitié sera puisée à même le^, fond de l'Assurance chômage.*.~ Le ministre des Finances, J/f.-' Allan MacEachen, avait bien raison de répéter qu'il n'était pa$ question de se lancer danî des prqj grammes massifs de eréatio» d'emplois.Le tape-à-l'oeil publicitaire et les centaines demillion$ de dollars annoncés depuis quelques semaines n'ont pas changé grand chose, si ce n'est qu'Ottawa donne l'impression de bouger urt peu. A 9 SUR L'ACTUALITÉ LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 27 MARS 1982 : SONDAGE CROP-LA PRESSE » » 54 pour cent d'insatisfaction à endroit du gouvernement Lévesque \u2022 Ryan en chute libre \u2022 L'UN reprend 4 points Pour la première fois depuis ; son arrivée au pouvoir en 1976, le gouvernement du Québec dirigé par le premier ministre René Lévesque enregistre un taux de 54 pour cent d'insatisfaction .dans la population, selon le (sondage CROP-LA PRESSE réalisé entre le 2 et le 10 mars.En une \u2022seule année, ce gouvernement a 1 perdu 20 points, en comparaison ;avec un autre sondage effectué ;par la même maison en avril 1981, ;ce qui est énorme.(Voir tableau \u2022II).î Par ailleurs, s'il y avait des '.élections demain matin au Qué-;bec, le Parti libéral et le Parti ^québécois se retrouveraient nez-à- T ABLE AU I Satisfaction à l'égard du gouvernement du Canada En général, diriez-vous que vous êtes très satisfait(e), assez satisfait(e), peu satisfait(e), ou pas du tout satisfait(e) du gouvernement actuel du Canada?SONDAGE CROP Très ou assez satisfait(e) La Presse octobre 1978 41 % Peu ou pas du tout satisfait (e) 54 La Presse mars 1982 40% 57 Sans opinion Les textes sont de JACQUES BOUCHARD et PIERRE VENNAT hez, ayant recueilli respectivement 37 p.c.et 36 p.c.des intentions de vote auprès des 1,002 Personnes interrogées.(Voir ta-leau III).! Une autre surprise, c'est que J'Union nationala a enregistré une Jégère remontée, passant de 3 à 7 pour cent des intentions de vote.; Parmi les leaders considérés comme les plus aptes à diriger le JQuébec, c'est René Lévesque qui récolte la faveur populaire avec 49 p.c, le leader libéral Claude Ryan traîne toujours de la patte avec un faible 17 p.c.et le nouveau chef de l'UN, Jean-Marc Béliveau obtient 5 p.c.Ce sont les principales constatations chocs de ce sondage qui confirment d'ailleurs dans les faits les données d'un autre sondage réalisé par la maison SO-RECOM, et publiées dans LA PRESSE de mercredi, indiquant que le gouvernement Lévesque était en chute libre.D'un autre côté, une majorité de Québécois, soit 57 p.c, sont insatisfaits, en général, du gouvernement actuel du Canada dirigé par le chef libéral Pierre Elliott-Tru-deau.(Voir tableau I).Taux de satisfaction Les 54 pour cent d'insatisfaction à l'endroit du gouvernement Lévesque se divisent comme suit: 29 m -s 5< » ! if- < fi Méthodologie du sondage Parmi les 1,334 ménages sélectionnés pour le sondage réalisé par le Centre de recherche sur l'opinion publique (CROP) pour LA PRESSE entre le 2 et le 10 mars, il a été possible de compléter 1,002 entrevues par téléphone, soit un pourcentage de 75.Ce sondage scientifique a été réalisé sous la direction de Denis Fagnan, directeur général de Crop, en collaboration avec Claude Gauthier, conseiller en sondage politiques.Le questionnaire a été conçu par cette maison avec la participation de Pierre Gravel, adjoint au directeur de l'Information de LA PRESSE et responsable du secteur politique du journal.Cette opération a été réalisée après la démission du ministre Claude Charron et la reprise des travaux à l'Assemblée nationale.De plus, pendant la période du sondage, les travaux ont été suspendus à la Chambre des communes à Ottawa, lors de la «crise des cloches» provoquée par le Parti conservateur et le Canada bill sur le rapatriement de la constitution était en train d'être adopté au parlement britannique.Tous ces événements étaient largement rapportés et commentés dans les médias d'information au moment où se déroulaient les entrevues du sondage.Dans cette recherche pour évaluer l'état de l'opinion publique au Québec, le modèle d'échantillon a été conçu de façon à être représentatif de la population «adulte du Québec».Cet échantillon a donc été conçu en deux étapes.D'abord la sélection de 1,500 numéros de téléphone, selon la méthode du ha- sard systématique, dans les annuaires téléphoniques du Québeck et selon un modèle stratifié com-' me suit: Montréal 700 et le reste du Québec 800.De cette première sélection, pour différentes raisons, par ex.-}, emple comme l'interruption du service téléphonique, langue étrangère, etc, Péchantillonage total qui a été retenu se chiffrait à 1,334 ménages.~ Les entrevues téléphoniques ont donc été effectuées entre le 2 et le 10 mars.Les enquêteurs effectuèrent autant de rappels' qu'il leur fut possible de le faire, pendant cette période, à des jours et des heures différentes.' Les entrevues ont été réalisées depuis les bureaux de CROP à Montréal, et sous surveillance, par 16 enquêteurs qui avaient au préalable participé à une séance de formation.La durée des en^ tretiens téléphoniques étaient en moyenne de quinze minutes.Afin de vérifier la qualité du travail des enquêteurs et la fidélité des réponses enregistrées, 15 pour cent des informateurs de chaque enquêteur furent rappe-v lés par une surveillante.332 personnes n'ont pas répondu aux questions pour les motifs suivants: refus de l'informateur choisi, 97; refus de permettre la sélection d'un informateur, 94; sans réponse, 80; absence de la personne sélectionnée, 41; abandon en cours d'entretien, 10; malade, 9; erreur dans le choix de l'informateur, un.Compte tenu de la marge d'erreur de 3 p.c, la distribution pondérée des informateurs suit d'assez près celle de la population, d'après les statistiques officielles qui ont été tirées du dernier recensement fédéral de 1976.TABLEAU Évolution dos intentions do vote ou Québec1 COMMANDITAIRE (date du sondage) PLQ ÉLECTION, (novembre 1976) 34 % oc PQ 41% UN 18% AUTRES 7% RADIO-CANADA7 (février 1980) 52 (55) 36 (38) 2 (2) 10 LA PRESSE (avril 1981) 35 (40) 49 (56) 3 (4) 13 ÉLECTION, (avril 1981) 46 49 1 LA CHAINE SOUTH AM (novembre 1981) 34 (44) 40 (52) 3 (3) 24 LA PRESSE 37 36 7 20 (mars 1982) (46) (44) (9) (\\ ) Sondages CROP exclusivement.Entre parenthèses ( ) apparaissent les résultats des intentions de vote, après repartition de la non-réponse.(2) Sondage effectué par entrevues à domicile.(3) Comprend autres parties, ne sait pas et refus.r i i - exposants et des milliers de produits et services reliés à l'habitation.Lé plus important salon au Québec.al .« Salon**400' «on A 10 jNPORMmDire LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 27 MARS 1982 Le chef libéral Claude Ryan aime bien comparer le premier ministre actuel du Québec, René Lévesque, à un de ses plus célèbres prédécesseurs, Maurice Duplessis.Célèbre pour bien des raisons, le fondateur dé l'Union nationale l'était entre autres pour son talent à gagner des élections autrement qu'avec des prières! Le gouvernement lui a fourni une autre bonne occasion de le faire hier en profitant de la campagne électorale dans Louis-Hébert pour annoncer qu'il tenait sa promesse de mettre sur pied un système de bons d'emploi pour étudiants.Or il y a beaucoup d'étudiants dans Louis-Hébert et le PQ a besoin de leur appui pour garder la circonscription.Et les étudiants ne seraient pas très chauds pour le PQ en cette période de crise économique où le chômage frappe durement les jeunes, même ceux qui sont nantis d'un.diplôme universitaire.Alors le candidat péquiste, Jean Keable, a décidé de faire du bon d'emploi une de ses principales promesses électorales, ne se gênant pas d'ailleurs pour critiquer le gouvernement de tant tarder à réaliser un engagement de la dernière campagne.Ça lui donnait une jolie statue d'homme au franc parler.Son adversaire Réjean Doyon est tombé dans le piège en faisant de la non réalisation de cette promesse un argument en sa faveur.Or un communiqué laconique du ministre du Travail, Pierre Marois, nous apprenait hier que ce dernier annoncerait lundi que le gouvernement avait décidé d'aller de l'avant avec cette idée de bon d'emploi.M.Keable y gagnera une jolie stature d'homme fort, capable de faire plier le gouvernement.Les électeurs de Louis-Hébert n'y verront que du feu, semblent se dire les stratèges du PQ.Et s'ils en concluaient plutôt qu'on se moque d'eux?Le RAI F remporte une demi victoire Le Réseau d'action et d'information pour les femmes a remporté une demi victoire en obtenant que les femmes séparées ou divorcées, ou qui ont la garde de leurs enfants, puissent leur donner leur nom sans avoir à obtenir le consentement du père.Le groupe animé par la tenace Marcelle Dolment n'a toutefois pas réussi à convaincre le ministre de la Justice d'abolir les frais de $50 qu'une telle modification à l'état civil entraine.On sait que les parents d'enfants nés avant le 2 avril 81, date d'entrée en vigueur de la loi 89, ont jusqu'au 2 avril 83 pour faire modifier le nom de ces enfants en ajoutant le nom de la mère (ou du père si de tels cas se présentent) à celui qu'ils portent déjà.Il fallait pour ce faire payer $50 et présenter une requête signée par les deux parents.Le RAIF a fait valoir qu'il ne serait que normal que la mère Vous avez dit Duplessis?Photothèque LA PRESSE Jean Keable puisse donner son nom à son enfant sans avoir à obtenir la permission de qui que ce soit.Mais le problème se posait surtout lorsque les parents étaient séparés-et divorcés.Il devenait très difficile pour la mère d'obtenir le consentement d'un homme avec qui elle a souvent de mauvaises relations, ou pas de relations du tout.D'où l'amendement apporté par le ministre Bédard.Pour accélérer le vote par anticipation Avec l'accord des chefs du Parti québécois et du Parti libéral, le Directeur général des élections du Québec a décidé de mettre à l'essai un nouveau mécanisme de votation pour le vote par anticipation qui aura lieu dimanche et lundi dans Louis-Hébert et Saint-Laurent.On pourra en effet en vertu de cette entente, qui a force de loi, admettre deux électeurs à la fois (au lieu d'un seul) à chacun des bureaux de vote.Cette mesure vise à accélérer le processus de votation, particulièrement lent lors du vote par anticipation en raison de la participation d'un grand nombre de handicapés et de personnes âgées.Si l'opération se révèle un succès, cette façon de faire pourrait devenir la règle lors des prochaines élections générales.La nouvelle loi électorale permet au Directeur général des élections de profiter des élections partielles pour faire de telles expériences mais il doit avoir l'accord des chefs de partis autorisés.Afin de sauvegarder le secret du vote, le deuxième électeur ne pourra être admis que lorsque le premier aura reçu son bulletin de façon à ce que les deux ne se retrouvent pas en même temps dans l'isoloir.LOUIS FA LARDE AU OTTAWA \u2014 La course au leadership prend forme lentement mais sûrement au sein du Parti progressite-conservateur de M.Joe Clark.GILBERT LAVOIE 6e notre bureau d'Ottawa LA PRESSE a appris hier que le président de Tlron Ore, M.Brian Mulroney, qui n'a jamais caché ses ambitions politiques, entreprendra en avril une tournée de plusieurs régions du pays à titre d'orateur-invité à l'occasion de dîners-bénéfices dans différents comtés.Le premier de ces dîners se tiendra dans la capitale nationale, dans le comté d'Ottawa-Carleton, le 22 avril prochain.M.Mulroney a accepté une invitation similaire pour le 28 avril dans le comté to-rontois de Don Valley ouest, et il reviendra à Toronto le 5 mai dans Broadview-Greenwood, représenté jusqu'à tout récemment par le néo-démocrate Bob Rae.Le président de l'Iron Ore se rendra ensuite à Vancouver, le 17 mai, dans le comté de Vancouver-nord, représenté par le député Chuck Cook.Il est également question qu'il retourne en Ontario, dans Simcoe-south, en juin, mais la date de l'événement n'a pas encore été établie.M.Mulroney a déjà accepté en principe de participer à d'autres dîners-bénéfices l'automne prochain dans au moins deux comtés, soit Annapolis Valley en Nouvelle-Ecosse, et Ottawa-Ouest en Ontario.Le président de l'Iron Ore a de plus accepté de prononcer un discours devant la Chambre de Commerce du Nouveau-Brunswick, le 27 mai.Joint hier au téléphone, il a déclaré que sa participation à ces activités n'avait rien d'extraordinaire, et il a précisé qu'il désirait simplement faire sa part pour remonter les finances du parti.(Les billets pour les dîners-bénéfice en question se vendent entre $75 et $100.) M.Mulroney a toutefois reconnu qu'il n'était pas aussi actif dans le passé.Les partisans du président de l'Iron Ore reconnaissent pour leur part que ces événements visent à mousser la popularité de leur candidat à l'approche d'une éventuelle campagne au leadership.Ces Photothèque LA PRESSE Brian Mulroney dîners-bénéfice ont d'ailleurs un; point en commun, en ce sens qu'ils sont organisés par des députés ou des membres du parti qui travail- SELON CAMILLE LAURIN lent ouvertement pour M.Mplro-ney., La popularité de ce dernier semble d'ailleurs jouir d'une bonne cote auprès des militants.Ainsi, le député Chuck Cook de Vancouver.iNord, a révélé hier que Ton avait avancé de deux jours (du 19 au 17* avril) la tenue du dîner dans son comté, après avoir constaté que la salle de 1,000 réservée à l'origine ne serait pas assez grande.Dans Ottawa-Carleton, on attend environ 700 personnes.Les participants de M.Mulro- .ney estiment que le chef conservateur, M.Joe Clark, pourrait demander lui-même une course au leadership à l'automne, s'il apparaît évident qu'il n'a pas de chance de survivre au vote de confiance qui sera demandé aux délégués j au prochain congrès national, en février.Pour ce faire, M.Clark devrait toutefois démissionner de son poste, et laisser la place à un chef intérimaire.Dans l'entourage de M.Clark, on est bien conscient des ambi-dons de M.Mulroney, mais on déclare que le président de l'Iron .Ore a compromis ses chances à la ; suite de sa querelle publique avec ; le président du parti, M.Peter ! Blaikie, dernièrement à Montréal.I v \" \\ ' ,r i 7 v i Le Québec effectue une importante percée culturelle aux États-Unis 55 Le Québec est en train ™ d'effectuer une importante percée culturelle aux États-Unis: bon nombre d'universités et de bibliothèques souhaitent intensifier leurs échanges avec nous, dans une attitude «d'égal à égal», affirme le ministre de l'Éducation Camille Laurin.MARIO FONTAINE_ Celui-ci effectuait récemment une tournée en Nouvelle-Angleterre, dans la foulée d'autres membres du cabinet Lévesque.La réception fut excellente semble-t-il, à tel point que le ministre songe à y retourner dès l'automne prochain pour récolter les fruits de la moisson.«Nous sommes ravis de l'accueil reçu, de déclarer M.Laurin à LA PRESSE.Pas de condescendance chez nos interlocuteurs, mais le goût réel de partager, de connaître».Un goût qui sera au moins partiellement épanché si on en juge par la quantité d'ententes intervenues.Une trentaines d'universités du Québec et de la Nouvelle-Angleterre ont par exermple mis sur pied un programme d'échange d'étudiants, grâce auquel ceux-ci pourront travailler à l'université d'accueil tout en demeurant inscrits à leur institution d'attache dont ils continueront d'acquitter les frais de scolarité.Une clause très importante pour les Québécois désireux de fréquenter une université américaine, puisque les frais peuvent y être jusqu'à dix fois plus élevés qu'ici, sinon plus.Des accords semblables existaient déjà avec certaines institutions californiennes, et portant à 80 le nombre de maisons américaines participant à cette convention.Certaines maisons sont encore plus avides: le recteur de trois conférences, dont l'une traiterait du tourisme culturel.Un volet aux possibilités importantes, surtout si on tient compte de l'avertissement que le ministre des Affaires intergouvernementales, Jacques-Yvan Morin, vient de servir aux délégations du Québec aux États-Unis: celles-ci sont là pour servir le commerce et les intérêts du Québec, a-t-il clairement indiqué.Avec 900,000 habitants de la Nouvelle-Angleterre qui se déclarent de langue maternelle française, le tourisme culturel se place de lui-même sous le sigle du dollar.Sans compter la Louisiane et l'immense marché américain pure laine, à qui l'unilinguisme commence à peser.Au début du mois, le responsable américain de l'éducation, Terre Bell, conseillait d'ailleurs en termes assez crus l'étude d'une deuxième langue à ses compatriotes: «Chaque année, des centaines de milliers d'universitaires reçoivent leur diplôme sans n'avoit jamais étudié que l'anglais.Cette lacune est un déshonneur national.pour parler net, nous sommes une bande de rustres mqnolingues (sic) et l'enseignement américain en porte la responsabilité»., M.Laurin explique cet engouement soudain par une série de facteurs divers, dont la série télévisée Racines qui a éveillé la curiosité et le syndrome du retour aux sources chez des millions de gens.Le dynamisme affiché par le Québec au cours des dernières années justifie également, à son avis, ce rapprochement.«Nous sommes petits, mais le Québec se développe vite.Les efforts faits sur les structures, des politiques originales comme celle de la protection du territoire agricole ou des communautés culturelles intéressent les Américains, en même temps que se développe la conscience d'appartenir à une même région», croit le ministre.» I « I ?Photo Pierre McCann, LA PRESSE Camille Laurin l'université Tufts, à Boston, offre ainsi au Québec de créer une chaire québécoise dans son université, et propose des échanges de professeurs.Au chapitre culturel, la bibliothèque de Harvard se dit prête à effectuer des transferts de livres à l'intention des franco-américains, alors que, toujours à Boston, la Bibliothèque municipale invite le Québec à une manifestation publique d'une durée d'un mois.' Une exposition semblable, tenue en juin dernier sur l'Espagne, a attiré plus d'un demi-million de personnes.Le New England Board of Higher Education propose pour sa part une série de 50% des contrats gouvernementaux octroyés sans soumissions publiques QUEBEC \u2014 Le député libéral de Brome-Missisquoi, M.Pierre Paradis, a révélé hier à la Commission parlementaire des Finances et des comptes publics, que la moitié des contrats gouver- CLAUDE-V.MARSOLAIS (de notre bureau de Québec) nementaux en 1981 ont été octroyés par dérogation, c'est-à-dire sans soumissions publiques.Dans un tableau qu'il a déposé à la Commission parlementaire, M.Paradis démontre que Tan dernier le gouvernement a accordé 750 contrats d'une valeur de $194 millions par soumissions publiques tandis qu'il accordait 745 autres contrats d'une valeur de $191 millions sans appel d'offres.Or, ce qui est le plus étonnant, c'est que le ministère du Conseil exécutif dirigé par le premier ministre Lévesque de même que le ministère des Affaires intergouvernementales n'ont pas eu recours au service du fichier central (Rosalie) dans l'octroi des contrats en 1981.L'Opposition a reconnu qu'une norme de 15 à 20 p.cent de contrats négociés sans soumissio^ pour des travaux urgents serait acceptable.«Avec un résultat de 50 p.cent, il est maintenant clair que la rigueur et la transparence du gouvernement péquiste ne sont plus qu'illusion», a soutenu le bouillant député de Brome-Missisquoi.Dans sa réplique, le président du Conseil du trûsor, M.Yves Bérubé, a commencé par admettre qu'il faudrait revoir le règlement en matière d'octrois de contrats puis il s'est repris en indiquant que c'était l'ordinateur qui choissait la plupart du temps au hasard les noms de ceux qui pourront être invités à faire le travail.Il a cependant révélé l'existence d'une procédure pour éliminer des soumissionnaires afin, selon lui, de ne pas perdre trop de temps à analyser les demandes d'application.Le ministre Bérubé a signalé qu'à sa connaissance il n'y a eu que deux cas de dérogation en dehors du fichier central ou en dehors du régime de soumissions publiques ces quatre derniers mois.Ces deux cas auraient fait l'objet d'un contr.le serré au Conseil du trésor et auraient dû obtenir l'approbation de cinq min^s- Photothèque LA PRESSE Pierre Paradis très avant que les contrats ne soient accordés.Par ailleurs, le député de Sainte-Anne, M.Maximilien Polak, qui participait aux travaux de la Commission a donné des exemples sur la façon dont le gouvernement créait des emplois bidons avec ses programmes de subventions.C'est ainsi qu'il a révélé que la Société de développement industriel avait accordé en février 1981 une subvention de $71,000 dollars pour fins d'achats de mobiliers, d'un motel gaz-bar à St-Pac.me susceptibles de créer 30 emplois.Une autre entreprise, un «pet shop», aurait reçu $121,000 pour l'achat de machineries qui devait créer 23 emplois.«Ne serait-ce pas 23 cages ou 23 oiseaux?», s'est demandé le député.Un restaurant de Rimouski ayant reçu $45,000 en subventions pour l'achat d'équipements se serait aussi targué de créer 32 emplois.Tous ces exemples ont fait dire à M.Polak que le gouvernement manquait de crédibilité lorsqu'il annonçait à grands renforts de publicité qu'il avait créé des milliers d'emplois à telle période.GALLUP- TRUDEAU TOUJOURS EN AVANT La confiance des Canadiens vis-à-vis i ies chefs s'effrite Même si les Canadiens sont moins nombreux aujourd'hui qu'il y a deux ans (30 p.c.contre 45 p.c.) à estimer que M.Trudeau est un meilleur premier ministre que ne pourraient l'être Joe Clark ou Ed.Broadbent, l'actuel premier ministre l'emporte néanmoins dans la faveur des Canadiens.Le pourcentage de personnes qui ont choisi M.Clark comme meilleur premier ministre éventuel a augmenté de lp.c.par rapport à 1980 (19 p.c.contre 18 p.c.) et le pourcentage de ceux qui ont choisi M.Broadbent est resté le même, soit 20 p.c.Là où il y a un changement cependant, c'est dans le pourcentage des gens qui ont répondu qu'aucun des trois chefs de parti n'avait les qualités requises pour faire un bon premier ministre.Ce pourcentage est en effet passé de 7 p.c.en 1980 à 22 p.c.aujourd'hui., M.Trudeau reçoit toujours un appui plus grand au Québec, M.Clark dans les Prairies et M.Broadbent, en Colombie-Britannique.Mais dans toutes les régions, le pourcentage de gens considérant qu'aucun des trois chefs de parti n'est apte à faire un bon premier ministre a presque doublé.Les résultats du dernier sondage sont tirés d'entrevues menées auprès de 1,048 adultes de 18 ans et plus interrogés à leur domicile en février.Un échantillon de cette taille comporte une marge d'erreur de 4 p.c, une fois sur vingt.La question posée par les enquêteurs était la suivante: «Indépendamment de votre option politique, et ne tenant compte que de la personnalité des trois chefs de parti, lequel, selon vous, ferait le meilleur premier ministre du Canada?» r ¦ 4 f t t CANADA \u2014 1982 \u2014 1980 \u2014 1982 \u2014 1980 \u2014 1982 \u2014 1980 \u2014 1982 \u2014 1980 \u2014 1982 \u2014 1980 C.-BRITANNIQUE \u20141982 \u2014 1980 TRUDEAU CUM BROADBENT AUCUN ™NÎ 30 p.c.19 p.c.20 p.c.22 p.c.10 p.c.ATLANTIQUE QUÉBEC ONTARIO PRAIRIES 45 34 41 41 66 32 41 15 29 14 28 18 18 22 14 5 19 19 27 30 23 26 20 17 20 10 11 26 24 18 18 31 30 7 18 4 20 8 18 7 32 8 25 7 10 12 13 16 6 S Notes: La total des pourcentages peut ne pas donner 100 parce que les chiffres ont été arrondis.i _ > ETFDMNGEî A 11 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 27 MARS 1982 Quand I La crise économique menace Gerald | l'industrie de la restauration Bouey s'entête Gerald K.Bouey s'entête.Le gouverneur de la Banque du Canada, le «père, de nos taux d'intérêts élevés, veut poursuivre avec plus de vigueur sa politique de lutte à I inflation En cela, il fait tout comme son homologue américain Paul Volker.Il y a pourtant une grosse différence entre les Etats-Unis et le Canada.Aux Etats-Unis, cet entêtement a donné des fruits, puisque 1 inflation se résorbe; tandis qu'ici, ça ne marche pas.Cela suggère une petite question d'économie, idéale pour un examen du cours d'ECONO-101, qui ne devrait pas>trop embêter des étudiants en économie de cégeps et d'université, mais à laquelle les manitous d'Ottawa ne semblent pas encore avoir trouvé de réponse.Une petite question d'examen Comment concilier le fait que les politiques anti-inflationnistes des autorités canadiennes sont plus sévères que celles des Etats-Unis, mais que Vinflation persiste au Canada tandis que les Américains commencent à s'en sortir?La réponse de M.Bouey se résume assez bien.Si l'inflation reste forte, a-t-il dit en substance jeudi aux membres du comité sénatorial des Finances, c'est parce que l'on n'a pas serré la vis assez fort.C'est pourquoi il n'est pas question de relâcher la vigilance, lire la politique monétaire restrictive avec ses taux d'intérêts anormalement artificiels, et qu'il faut l'appuyer avec d'autres outils de lutte à l'inflation, comme une réduction du déficit.Passant de la parole aux actes, la Banque du Canada a d'ailleurs provoqué une hausse des taux jeudi.Bien d'autres économistes ont une autre réponse, qui peut paraître simpliste, mais qui s'appuie sur du gros bon sens.Elle revient à dire que si la politique monétaire n'a pas marché jusqu'ici, c'est peut-être que le moyen est inefficace, soit parce qu'il est mal appliqué ou plus probablement, parce que les racines de l'inflation canadienne demandent d'autres remèdes.Ce n'est pas un débat abstrait Tout cela n'est pas un débat abstrait pour universitaires.1 i nf 1 ^ * !r>n , ¦ 4 .«M f 1 .X _ - - ____î_______A_____________ coûts, qui se mesurent en récession et plus précisément, en faillites et en chômage, puisqu'elle revient à ralentir l'activité économique pour ralentir les prix.«En dépit des réserves que j'ai exprimées en raison de notre connaissance incomplète des conséquences économiques de l'inflation, note l'économiste Pierre Fortin, mon sentiment très net est que l'on ne peut comparer sérieusement les quelques désagréments causés par l'inflation avec le coût social exorbitant du chômage engendré par la restriction monétaire».L'économiste de l'Université Laval a tenté de calculer cela, en partant du fait que, selon les spécialistes de la dynamique inflationniste, il faut engendrer une hausse du chômage de quatre pour cent pour réduire l'inflation de deux points de pourcentage.En termes de production sacrifiée, d'activité économique éliminée, ou encore de revenus perdus, chaque pour cent de chômage implique un sacrifice de $8 milliards pour l'économie.Une réduction de deux pour cent de l'inflation coûterait ainsi $32 milliards pour le Canada, dont environ $8 milliards pour le Québec.Pourquoi tout cela?Ôr, on a un peu l'impression que tout cet effort se fait en pure perte, lorsque l'on compare les résultats de la lutte à l'inflation entre le Canada et les Etats-Unis.Lé contrastent saisissant.Aux Etats-Unis, on est sur le point de réellement juguler l'inflation.La hausse des prix, de 9-10 pour cent l'an dernier, est tombée depuis le début de l'année à un rythme de croissance de 5.5 pour cent.Au Canada, on peut à peine parler d'amélioration, puisqu'ils n'ont glissé que de 12.5 à 11.5 pour cent.Pourtant, les moyens utilisés au Canada pour arriver à ce maigre résultat sont considérables.Même si les objectifs de ralentissement de la croissance de la masse monétaire sont plus sévères aux USA, les taux d'intérêts qu'a cautionnés le gouvernement canadien ont dépassé de plus de quatre pour ceux ceux que pratiquaient les Etats-Unis, au plus fort de la crise de l'été dernier.D'autres réponses pour le Canada Cet échec apparent s'explique en bonne partie parce que plusieurs facteurs inflationnistes, propres au Canada, ne s'expliquent pas par une croissance trop rapide de Ml.\u2022 L'énergie.C'est la cause la plus évidente de l'inflation.Et cela est spécifique au Canada.Dans la plupart des autres pays occidentaux, le contrecoup de la crise énergétique a été absorbé il y a deux ou trois ans.Ici, la hausse de 30 pour cent l'an dernier et d'environ 20 pour cent cette année explique déjà deux pour cent de notre inflation.Cela est d'autant plus grave que ces hausses se sont répercutées de façon totale parce que salariés et entreprises ont refusé de les absorber.\u2022 Les salaires.Peu de gens prétendent encore que c'est là une des causes de la crise inflationniste.Mais il est évident que l'inflation ne baissera pas tant que les hausses salariales ne ralentiront pas.En outre, c'est une pression qui n existe pas aux Etats-Unis puisque les gains salariaux en 1981 n y étaient que de 5.5 pour cent, contre 12.5 ici.\u2022 Le Canada souffre également de rigidités dans la transmission des prix, dont le gouvernement est souvent responsable.Un nombre impressionnant de prix sont déterminés directement ou indirectement par l'Etat, en plus de ceux de l'énergie: d'abord les taux d'intérêts eux mêmes, et leur effet sur le logement, transport en commun, transport tout court, téléphone, électricité, câblodiffusion, loyers, taxes indirectes qui gonflent les prix, alcool et tabac, une partie de l'alimentation, comme les produits laitiers et céréaliers etc.\u2022 A cela s'ajoutent d'autres facteurs, comme une monnaie faible qui hausse le coût des importations et une faible productivité.Ces causes sont spécifiques à l'économie canadienne et ont des racines structurelles, souvent de vieux problèmes que le Canada traîne depuis des années.Il faudrait trouver, pour les régler des solutions mieux adaptées et moins odieuses que la politique monétaire.; Les certificats de DÉPÔT GARANTI du Trust Général le mode d'épargne d'un intérêt SUPÉRIEUR nj La crise économique trappe durement l'industrie de la restauration québécoise.Des restaurants, et non parmi les plus petits, éprouvent des graves difficultés tandis que d'autres sont obligés de fermer leurs portes.MICHEL ROESLER Il y a à peine deux semaines, deux importants établissements montréalais, le Café Martin et Le Pescatore, ont fait l'objet de demandes de faillite.Entre-temps, des restaurants moins connus changent de main pour essayer de se refaire une clientèle que la situation économique contraint de plus en plus à rester chez elle et à réduire ses sorties.Les faillites dans le secteur de la restauration (mais aussi les fraudes) ont coûté $50 millions en taxes non perçues au gouvernement du Québec, l'année dernière, estime l'Association provinciale des restaurateurs qui précise qu'en 1981, on a compté 329 faillites dans la restauration au Québec.Ce chiffre est élevé, certes, mais moins dramatique qu'il ne paraît à première vue: dans ce métier, il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus.Les chiffres de l'Association indiquent que seulement un nouveau restaurant sur cinq réussit à traverser ses trois premières années en évitant la faillite! Ce qui est plus grave, ce sont les effets de la crise économique sur la clientèle des restaurants.D'une part, il y a ceux qui continuent de fréquenter les restaurants mais qui consomment des plats bon marché.D'autre part, il y a ceux qui y vont moins souvent parce que le pourcentage de leur revenu disponible pour ce genre de sortie n'a pas augmenté ou, pire, a diminué.On peut ajouter à cela la réduction des budgets des entreprises qui limite les repas d'affaires.Autre facteur important, le nombre excessif de restaurants, à Montréal en particulier, qui divise une clientèle déjà réduite.On compte au Québec un restaurant pour 500 habitants, alors qu'en Ontario la proportion est de un pour 1,000.En temps normal, cette forte concurrence a peu d'effets, chaque groupe social sélectionnant son type de restaurant.Avec la crise économique la situation est bien différente.On constate également une diminution du tourisme, des congrès et autres voyages d'affaires.Des hôtels à moitié pleins Si la plupart des restaurateurs sont inquiets, les hôteliers sont loin d'être satisfaits.Le vice-président exécutif de l'Association des hôtels du grand Montréal, Jean-Louis Rameau, a déclaré à LA PRESSE que le volume des touristes à Montréal pour les trois premiers mois de 1982, n'est pas De nouvelles approches à une situation grave «La situation est très grave et de nombreux restaurants vontdevoir fermer leur porte d'ici peu», déclare amèrement le propriétaire du Petit-Havre, Yves Casteblaid, un vieux restaurateur établi depuis plus de 18 ans à Montréal.MICHEL ROESLER__ Pour lui, la crise économique étrangle la clientèle et la mauvaise gestion de la Ville de Montréal, les restaurateurs.Il reproche aux autorités municipales de délivrer des permis à n'importe qui et d'augmenter les taxes dans des proportions anormales.Cette opinion n'est cependant pas partagée de façon aussi noire par Jacques Landurye, propriétaire du restaurant Les Halles.Jacques Landurye croit que les restaurants à prix moyens comme les Petites Halles s'en tirent mieux.C'est aussi l'opinion de Maurice Poucan, propriétaire du restaurant Le Paris.Evidemment disent-ils, il y a la question de la situation géographique.Certains quartiers Sont privilégiés par rapport à d'autres.Mais la crise frappe plus durement les restaurants à plus haut standing.Jacques Landurye évalue à 12 pour cent environ la baisse d'affaires pour ce type de restaurant, mais encore il se réfère surtout à sa propre expérience.Pour d'autres c'est pire.En revanche Bernard Durante, propriétaires de plusieurs restau- rants dont La Belle Poule et le Vieux Rafiot, dans la Vieux Montréal, a une opinion diamétralement opposée.Sans nier la crise, il considère qu'elle a un aspect positif, parce qu'elle oblige le restaurateur à développer son imagination pour trouver de nouvelles astuces de marketing et à conserver sa clientèle.Si le Vieux Montréal a moins de succès, cela ne l'affecte pas parce qu'il fait de la publicité dans les agences de voyage étrangères principalement aux Etats-Unis.Ce qui lui amène du monde.Pour Bernard Durante, une crise permet de se pencher davantage sur son entreprise, de l'analyser et de chercher de nouvelles formules.Quant à la concurrence, elle n'est dangereuse parce qu'on est toujours capable de faire aussi bien sinon mieux qu'elle.Il faut dire que dans le cas de Bernard Durante qui contrôle six restaurants à Montréal, la situation est un peu différente que pour bien d'autres restaurateurs.A cause de son importance il dispose d'un meilleur pouvoir d'achat ce qui le protège de bien des concurrents.Mais tous unanimement déclarent qu'il faut surveiller très strictement les frais fixes de leurs entreprises et de tenir leurs prix au plus juste par une politique d'achat très élaborée pour continuer d'attirer et conserver sa clientèle.«miroboloant».Il a baissé de près de 5 pour cent par rapport à la période correspondante de l'année dernière, réduisant ainsi le taux d'occupation des chambres qui de novembre à avril, depuis 5 ans, stagne autour de 55 pour cent.Cette baisse de clientèle a un effet direct et sur les restaurants des hôtels et sur ceux de l'extérieur, principalement dans les quartiers touristiques.C'est le cas de beaucoup de restaurants du Vieux Montréal et particulièrement de la place Jacques-Cartier qui éprouvent de la difficulté à trouver ou à conserver une clientèle le soir.Dans les «quartiers à restaurants», comme la rue Saint-Denis, Duluth, de La Montagne et les rues voisines, la concurrence est vive et les changements de propriétaires sont fréquents.Sur la rue Saint-Denis, il y a deux ans, les restaurateurs, pressentant la crise, avaient demandé un moratoire à la Ville de Montréal, pour limiter l'ouverture de nouveaux établissements.Plus bas que la moyenne canadienne Si l'on se fie aux chiffres fournis par l'Association des restaurateurs on constate que les revenus totaux des restaurants québécois s'élèvent à $3 milliards, ce qui fait un revenu moyen pour les quelques 12,000 restaurants québécois, de $250,000.C'est peu quand on sait que le revenu net avant impôt d'un restaurant se situe en moyenne à 8 pour cent du chiffre d'affaires, soit $20,000.La moyenne canadienne est de $314,000 et celle de l'Ontario de $345,000.Seuls Terre-Neuve et le Nouveau-Brunswick viennent après le Québec.Au Québec, 60 pour cent des restaurants vivent tant bien que mal, 10 pour cent s'en sortent bien et 30 pour cent vivotent ou sont sur le bord de la faillte, a déclaré à LA ; PRESSE le porte-parole de l'Association des restaurateurs, Jean-Pierre Gauthier.Cela n'est cependant pas le fait de la crise, bien que celle-ci l'aggrave.La cause principale de cette fragilité vient du peu d'expérience et du manque de connaissance en gestion des gens qui' se lancent dans le secteur de la; restauration.\u2022 Mais paradoxalement, dans une-crise comme celle que l'on traver^ se actuellement, les plus menacés; ne sont pas les petits restaurants; ethniques de la rue Duluth, mais* les grands restaurants qui ont be-', soin pour des raisons de standing; et de gastronomie de beaucoup de personnel qualifié.Ceux-là souffrent parce que', d'une part la clientèle réduit son; train de vie et d'autre part parce-que leurs frais fixes suivent la; courbe de l'inflation.A la Société des Alcools du Québec, on constate le phénomène.Sylvaine Cahay-Verdon, vice-présidente aux communications de la société d'Etat déclare que les achats de vins par les restaurateurs ont baissé de 6.13 pour cent de février 1981 à février 1982, alors qu'auparavant ils avaient tendance à croître.Les achats de vins et spiritueux des restaurants représentent entre 20 et 25 pour cent des ventes de la SAQ.Appel au gouvernement L'Association des restaurateurs ne cache pas son inquiétude.On estime que le gouvernement devrait intervenir pour protéger une industrie directement reliée au secteur du tourisme.Ainsi, on préconise l'extension de la taxe aux menus de moins de $3.25, mais à condition qu'elle soit ramenée de 10 à 5 pour cent; la suppression de la taxe pour les congrès (comme en Ontario); et un cautionnement sous forme d'assurance pour les nouveaux restaurateurs.Ce cautionnement entraînerait une enquête de la part de la compagnie d'assurance et ainsi permettrait d'éliminer les aventuriers.Enfin les restaurateurs voudraient régler l'énorme contentieux qu'ils ont avec la Société des alcools du Québec notamment en ce qui concerne les taxes (13 pour cent), la sécurité des approvisionnements, l'escompte sur le volume, et les frais de livraison.La SAQ exige $1.15 de frais de livraison par caisse de vin.Moments difficiles à la bourse pour les étudiants Seulement 18 équipes sur les 5,800 qui participent au concours de la Bourse de Montréal sont parvenues à réaliser un gain de plus de $1,000 sur leur portefeuille fictif de $15,000 au cours du premier mois de transactions.Les étudiants du secondaire ont ainsi pu se rendre compte qu'il est difficile de remonter le courant quand les cours de bourse baissent.FRÉDÉRIC WAGNIÉRE La Bourse de Montréal a publié les noms des 100 premiers tels qu'il sont classés par l'ordinateur.Ce classement à la fin de la première période ne tient pas compte des justifications des transactions.Elle a toutefois établi ce classement pour les cinq premiers.C'est ainsi que Jimmy Smirnios, Mount Royal High School, qui est premier avec un portefeuille de $23,041.51, doit céder cette place à Luc Saint-Denis, polyvalente de l'Erablière à Gatineau, quand on tient compte des justifications.La Bourse recommande aux équipes de travailler à mieux équilibrer leurs portefeuilles pendant les deux derniers mois du concours.Elles devraient aussi approfondir les connaissances économiques et financières.Les organisateurs estiment qu'ils ont déjà pleinement atteint les objectifs du concours qui étaient non seulement de familiariser les jeunes avec le marché boursier mais de les sensibiliser à l'économie en général par le biais des compagnies qui font marcher l'économie.Léger demande à Ottawa de contribuer davantage à l'assainissement des eaux Le ministre de l'Environnement du Québec, M.Marcel Léger, a lancé un pressant appel au gouvernement fédéral, hier, pour que celui-ci contribue davantage aux charges financières du programme d'assainissement des eaux du territoire et le ministre d'Etat fédéral, M.Serge Joyal, a prêté une o-reille sympathique à cette demande.JEAN-PIERRE BONHOMME Les deux ministres participaient hier, à Candiac, à la cérémonie d'annonce du plan quinquennal de modernisation de la papeterie Perkins: un engagement de $14.2 millions comprenant $8 millions pour ^accélération» de la machinerie et $1.3 million pour l'installation d'équipements de dépollution des effluents qui se jettent directement dans le bassin de Laprairie.Les deux gouverne- ments contribuent à parts égales $1.4 million à la réalisation de ce programme selon les dispositions de l'entente intervenue en 1979 entre Ottawa et Québec sur la modernisation de l'industrie des pâtes et papiers.La compagnie Perkins produit à Candiac 15,000 tonnes de papier hygiénique par année avec une pâte de papiers recyclés.Occasion Le ministre Léger a saisi l'occasion qui lui était offerte pour réclamer d'Ottawa une plus large participation financière au pro-, gramme d'épuration des cours d'eau québécois.Le ministre de l'Environnement a fait valoir que, jusqu'à maintenant, le gouvernement du Québec s'est engagé à verser $2 milliards en équipements de dépollution, c'est-à-dire principalement de traitement des eaux usées et que le gouvernement fédéral n'a versé pour sa part que $200 millions à ce titre.Le ministre fédéral Joyal a reconnu qu'à certains égards les programmes fédéraux d'assainissement des eaux ont pu favoriser l'Ontario par rapport au Québec mais que de nouvelles «générations d'ententes», d'ententes-cadre, sont en train d'être élaborées au titre de l'installation d'équipements et d'infrastructures et que le Québec devrait s'arranger pour en profiter.D'autre part le ministre Léger a expliqué que les retards dans la mise en application des protocoles d'entente entre son ministère et la compagnie Perkins, en vue de la dépollution du bassin de Laprairie, sont dus à des raisons «techniques».On sait que la compagnie Perkins s'était engagée à installer des cellules de flottation des résidus avant la fin de l'année dernière.Le gouvernement a mainte- nant consenti à ce que le délai soit reporté au mois de mars 1983.Les travaux devraient permettre de réduire de 181 kilogrammestonne le niveau de matière en suspension et de rencontrer les normes d'environnement fixées selon les échéanciers établis.Indices (-2.85) Montréal: 281.06 (-13.18) Toronto: 1607.12 (-9.71) New York: 817.92 CANADIEN -\"Am 81.33 \u2022 Taux d'intérêt élevé \u2022 Sécurité du capital et des intérêts \u2022 Aucun coût \u2022 Taux d'intérêt garanti \u2022 Souplesse dans le paiement des intérêts \u2022 Conseillers ^ financiers à votre service Intérêts verses annuellement.PéruMh* df 1 ans Depot minimum 5005.D'autres certificats à des taux différents sont offerts pour des périodes allant de 30 jours à 5 ans.Taux sujets a confirmation.TRUST GENERAL TRUST GENERAL Montréal/UniVertity: 1100.University.871-7200 Montreal/Place Ville-Marie: Qaler* des Bout-qu.s tff>! 83 Outremont: I.VWmt d Indy, 739 3,?n5 Vois pouv r / obtenir notre dépliant et notre carte dr taux .dan» nos succursale* de courtage immobilier.Institution inscrite a ',.» r Je l'assurant r depots du Gi.rbf v Membres de la So*.*te «1asNuiar.ce depots du Canada.73 A 12 » V-.Me ¦k.t ft* m- ¦ MU \u2022- tft m ¦M » » I ; ot t ÉCONOMIE ET LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 27 MARS 1982 CET ETAT EST CONFORME AUX EXIGENCES DE L'ARTICLE 217 DE LA LOI SUR LES BANQUES\t\t\t\t LA BANQUE MERCANTILE DU CANADA\t\t\t\t État consolidé périodique des revenus (sous réserve de vérification) avec chiffres comparatifs de 1981 (en milliers de dollars)\t\t\t\t \tPour le trimestre se terminant le 31 janvier\t\t\t \t\t1982\t\t1981 Revenu d'intérêt\t\t\t\t Revenu de prêts, à l'exclusion des baux\ts\t137,570\t$\t131.291 Revenu du financement de baux\t\t901\t\t971 Revenu de valeurs mobilières\t\t14,263\t\t9,323 Revenu de dépôts à d'autres banques\t\t6,262\t\t9.351 Total du revenu d'intérêts, dividendes compris\ts\t158.996\t$\t150,936 Frais d'intérêt\t\t\t\t Intérêts sur les dépôts\ts\t146,798\tS\t122,844 Intérêts sur les debentures de la banque\t\t1,105\t\t1.184 Intérêts sur les engagements autres que des dépôts\t\t352\t\t13 Total des frais d'intérêts\ts\t148,255\tS\t124,041 Revenu net d'intérêts\t$\t10,741\tS\t26,895 Provision pour pertes sur prêts\t\t2,490\t\t1,950 Revenu net d'intérêts après provision pour pertes sur prêts\ts\t8,251\ts\t24,945 Autres revenus\t\t6,209\t\t4,097 Revenu net dintérêts et autres revenus\ts\t14,460\t\t29,042 Frais autres que d'intérêts\t\t\t\t Salaires\ts\t5,839\t$\t4.870 Contributions aux caisses de retraite et autres prestations au personnel\t\t1,089\t\t620 Frais de locaux, matériel et mobilier, amortissement compris\t\t1,525\t\t1,228 Autres frais\t\t4,243\t\t3,640 Total des frais autres que d'intérêts\ts\t12,696\t\t10,358 Revenu net avant provision pour impôts sur le revenu\ts\t1,764\ts\t18,684 Provision pour impôts sur le revenu\ts\t(2,076)\ts\t7.104 Revenu net\ts\t3,840\ts\t11,580 Nombre moyen d'actions en circulation\t8,000,000\t\t8,000,000\t Revenu net par action\ts\t0.48\tg\t1.45 La SCHL a toujours des difficultés avec ses emprunteurs OTTAWA (PC) \u2014 La Société canadienne d'hypothèques et de logement a toujours des difficultés avec ses emprunteurs qui ne rencontrent pas leurs paiements, mais la situation s'est quelque peu améliorée en 1981, a fait savoir hier la SCHL dans son rapport annuel.Le fonds des assurances hypothécaires de la société connaît des temps difficiles.De la fin de 1980 à décembre dernier, il a diminué de $99.1 millions, passant de $314.4 à $215.3 millions.Et les taux élevés d'intérêts ont porté un dur coup à la revente de maisons reprises pour défaut de paiement.Cette chute du fonds, en 1981, ne représente que la moitié de la chute enregistrée l'année précédente, surtout à cause d'une importante réduction des réclamations que la société a réglées.Cette situation avait été dévoilée une première fois dans un rapport rédigé durant la brève administration du gouvernement de Joe Clark, en 1979-1980.Elle devrait s'améliorer au cours des prochaines années, car les Communes devraient approuver, la semaine prochaine, une loi modifiant certains des règlements régissant le fonctionnement de l'agence fédérale.Le projet de loi met aussi en vigueur certains principes sur la limite des hypothèques prescrits dans le budget du 12 novembre dernier et offre des prêts sans intérêt au constructeurs.Selon l'agence, il permettra à la société de mettre un frein à la détérioration de la situation financière du fonds d'assurance sur les prêts et de la SCHL.Acheteurs rares Les réclamations aux dépens du fonds, découlant le plus souvent de prêts ou d'assurances hypothécaires très risquées, ont diminué.De 12,053, pour une somme de $474.7 millions, en 1980, il y en a eu 8,277, pour une somme totale de $283.3 millions, en 1981.La plupart des réclamations continuaient à venir du programme d'aide au locataire ($185 millions) et du programme d'aide à la propriété domiciliaire ($230 millions), deux programmes qui n'ont connu que des déboires et qui ont été abandonnés il y a plusieurs années.Mais, en même temps, les taux élevés d'intérêts ont éloigné les acheteurs éventuels, réduisant évidemment le nombre des primes d'assurances espérées.Or, c'est là que le fonds trouve sa principale source de revenus.D'ailleurs, entre 1954, année de sa création, et 1978, il n'avait jamais cessé de progresser d'année en année.Loi rassurante Les taux élevés d'intérêts ont également ralenti, pour la SCHL, son programme de vente des maisons dont elle a dû prendre possession, parce que les propriétaires avaient négligé de rembourser.Elle avait ainsi revendu 20,206 unités en 1980; elle en a revendu 10,236 l'an dernier.Les deux problèmes ont obligé la société à augmenter ses emprunts nets auprès du gouvernement.Ces derniers étaient de $182.5 millions, en décembre 1980; ils étaient de $325.4 millions à la fin de l'an passé.La SCHL prévoit toutefois une grande amélioration avec les changements législatifs que les Communes devraient approuver en dernière Lévesque considère l'économie du Québec comme «fondamentalement saine» lecture mercredi.Le bill devrait ensuite rapidement passer au Sénat et recevoir l'assentiment royal.Primes haussées Face à un marché hésitant, la loi permettra à l'agence de procéder avec plus d'efficacité dans l'administration 'de ses assurances hypothécaires et dans l'octroi de prêts pour les maisons de location et pour les acheteurs d'une première maison.La loi permettra à la société d'établir elle-même ses primes d'assurance.Elle pourra donc hausser ses primes pour améliorer son fonds d'assurances.I Depuis longtemps, ces primes sont fixées à un pour cent de la valeur de Phypo^è-que sur une maison privée et à 1.25 pqur cent sur une maison à appartements.Les nouveaux taux seront vraisemblablement de 1.25 et de deux pour cent.8 u Même si le Québec subit présentement une «récession économique d'une ampleur insoupçon- PIERRE VEMMAT_ née», son économie serait toutefois, à moyen terme «fondamentalement saine au chain> à Québec, niveau de ses structu- Le document se con-res et de son ponten- tente de faire état de tiel économiques».la situation et ne École des Hautes Études Commerciales AffiHee a l Université de Montreal Tel est le message optimiste que le gouvernement Lévesque veut faire passer via un document de 128 pages intitulé «l'état de la situation socio-économique» et qu'il vient de rendre public à la veille du sommet socio-économique des 5, 6 et 7 avril pro- contient donc pas de recommandations spécifiques.On y retrouve toutefois, en page couverture, une déclaration du premier ministre Lévesque qui revient à son rêve cher d'établissement d'un consensus.«Nous sommes déterminés plus que jamais, d'écrire M.Lévesque, à sortir le Québec de cet état de crise, malgré nos moyens fort limités.Nous voulons que nos efforts puissent s'appuyer sur le consensus le plus large possible.» Ceci dit, le bilan qu'on dresse n'est guère reluisant.L'économie du Québec enregistre depuis la fin de l'été 1981 une détérioration rapide et importante de sa Pins COMPAGNIE D'ASSURANCE-VIE Un chemin sûr: les programmes de certificats de l'École des Hautes Études Commerciales, offerts en classes du soir à temps partiel.Les voies de votre avenir en \u2022 gestion d'entreprise \u2022 gestion de la production et des opérations \u2022 gestion des coopératives \u2022 gestion du marketing et les voies d'accès à plusieurs associations professionnelles.gestion du personnel gestion financière systèmes d'information comptabilité pins LIFE INSURANCE COMPANY \u2022 PtENEZ AVIS qu'une ouemblée générale spéciale des octionnoirei de la Compognie, tero tenue ou siège sodol de la Compagnie, a 201 King Street, London, Ontario, lundi le 12 avril 1982, à lOhOO du matin, oux fins de considérer et, si approuvée, amener une résolution des administrateurs de la Compogme, autorisant une demonde de Lettres Patentes auprès du ministère de la Consommation et des Corporations, changeant le nom de to Compognie à celui de VANGUARD COMPAGNIE D'ASSURANCES et, en anglais, VANGUARD LIFE INSURANCE COMPANY.DATÉ ce 27e lourde mors 1982.C.J.Ingram Secrétaire performance économique à court ternie.Le taux de chômage au Québec s'est mis à augmenter durant Tété dernier, mais surtout à compter-'de septembre 1981.$i l'on compare Its quatre derniers mois de 1981 à ceux de 1980, on peut mesurer i^ie augmentation de 16.6 pour cent du nomiSre de chômeurs, sqit 46,500 personnes.LA COMPAGNIE DU CHEMIN DE FEU DE * QUÉBEC CENTRAL ¦ avis \\ oux actionnaires m l'ammblu çéftértlU nutlI» d«i i Comparât* du Control 4* la * Mofihéol (Québac), Canada, dont la »ofU ém conféfof, bvr*ov _ 100, U nwfmdl 31 ovrg?1912, à ont* h*vrM dw ma-.'.' Hn povf pr+t#ntfcf l#t 4tott firvoooGc*, itirc down odini» * niUratovre r«çrét«ntont k} â actionnaire» d» la Compa- \" an* jutaw'à la prochain* ov-mmêê onnw\u2022!I\u2022.Bwnmw If » vértfkatauf d» lo Compoonif .1 \u2022I tu\u2014hm tovtot lot qv«v \u2022 Hont dont *U« powiro étrt \u2022 tohfc._J PAR ORDRE DU CONSEIL j Le secréfaire, R.L.Partridge MONTRÉAL (Québec), le 12 février 1982 Admission du trimestre d'automne 1982 jusqu'au samedi 1er mai Conditions d'admission 3 ans d'expérience de travail ou un diplôme d'études collégiales (DEC) Renseignements et formulaires: Registrariat École des Hautes Études Commerciales 5255, avenue Decelles Montréal, Québec H3T1V6 Téléphone: (514) 343-4500 LIMOUSINE SAMSON Opportunité unique Ouverture limitée pour personnes désirant opécer leur propre affaire, de parvenir à un niveau de revenus des plus intéressants tout en sécurisant leur niveau de vie.Des positions d'entrepreneurs avec investissements et de chauffeurs sont disponibles.Les qualifications doivent inclure une bonne connaissance de Montréal et des environs de pair avec le bilinguisme permettant de transiger confortablement avec la clientèle.Les personnes possédant sensibilité des affaires, désir de réussite personnelle alliés à un comportement et un caractère exemplaires sont priées de s'informer par téléphone à: Louise 631-2281 Initiation au pilotage.Simulateur de vol ultra-moderne.Vol d'entraînement à bord d'un Cessna 172.Collège Marie-Victorin Aéronautique I Théorie du pilotage Ces séances sont une préparation à plusieurs carrières en aéronautique: pilote de ligne, de corporation, de brousse, d'hélicoptère, des forces armées, instructeur, etc., et activités connexes: contrôleur Session II 1982 Durée: 80 heures Coût: 160$ (étudiants 80$) pour 1 an Mercredi et jeudi de 19 h à 23 h du 20 avril au 22 juin 1982 Responsable: Claude E.Genet aérien, météorologiste, hôtesse de l'air, agent de bord, répartiteur, mécanicien, administrateur, représentant, agent de sécurité, etc.Aucune formation spéciale n'est requise.Inscription: jeudi le 1er avril de 9 h à 21 h Collège Marie-Victorin Hall d'entrée 7000, pue Marie-Victorin Montréal, QC CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE TERREBONE AVIS Avis est par les présentes donné, conformément a l'article 31 de la Loi sur les pouvoirs spéciaux des corporations (Lois refondues du Québec, chapitre P-16) que les garanties créées en vertu de l'acte de fiducie d'hypothèque, de nantissement et de gage, exécuté par VENARD ENTERPRISES INC.-Compagnie LA COMPAGNIE TRUST ROYAL, fiduciaire, devant Me André Voizard.notaire, le 2 août 1979.et enregistré au bureau d'enregistroment de St-Jérôme le 3 août 1979.sous le numéro 570270 sont devenues exécutoires, lesquelles garanties grèvent, inter alia, les comptes-clients et tous les comptes a recevoir de la Compagnie.DATÉ à Montréal, ce 23* jour de mars 1982.L'agent pour La Compagnie -Trust Royal RICHARD J.MESSIER,C.A., Bureau do CLARKSON GORDON 030 boul Dorchester ouest Yontraal (Québec) V4B1T9 * t'A-.'.¦ .¦ \u2022'¦ : ri .\u2014 ¦-¦\u2014^-\u2014 LA DECISION ri ¦ ¦ ¦ ;.*~ mm »*\u2022« »_¦ ¦ mmmm .¦ ¦ *_\u2022 .\u2022\u2022 ¦\u2022J < -.\u2022 ¦ » \u2022 \u2022 \u2022 ' v! DEFEND DE L'INFORMATION bien informés, vous décidez rapidement \u2014-et vous économisez-dû tempo.\u2014- \u2022\u2022 \u2022 Chaque matin, LA PRESSE, dans son cahier Économie et Finance, vous donne l'éventaH nnmnlpt.riPQv-nmi-i7Pllp.q pp.nnOTTlinilftR et .1 ' \u2022 couvre aussi les faits et gestes des entreprises privées, des grandes sociétés d'Etat, des .institutions publiques et para-publiques et des coopératives du Québec.Une équipe d'experts- est à votre service.¦ - _ - ¦ Nous savons que la bonne marche de vos * affaires dépend des décisions quotidiennes que vous prenez.Et vos décisions dependent a leur tour de l'information que vous recevez.Consultez le cahier Économie et Finance de .LA PRESSE, votre outil quotidien.¦ ¦ ÉCONOMIE ET FINANCE a C 0 PARTOUT.'9 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 27 MARS 1982 mm m »\" \u2022 ' co ET FINANCE.La Caisse de dépôt songe à investir dans Bombardier \" QUEBEC (PC) \u2014 L'aide que le gouvernement québécois veut apporter à la 'compagnie Bombar-\" dier afin qu'elle dé- croche le contrat de $1 milliard pour la modernisation du métro de New-York pourrait prendre la forme d'une participation de la Caisse de dépôt au capital-actions de la compagnie.La Caisse de dépôt a été pressentie par Bombardier et le mi- .Ml .Il Admirai: mauvaise nouvelle pour employés et créanciers ¦ (PC) \u2014 Même si Inglis achète les biens de la compagnie Canadian Admiral qui est \"maintenant en faillite, employés \"qt créanciers non privilégiés de cette société ne retireront rien de cette transaction.C'est ce que dé-a* clarait hier Claude Mercure, de la A firme montréalaise Mercure Béli-f'Hy?au et Associés qui a été chargée ^'administrer Tactif immobilisé \",!de Canadian Admiral, en précisant que même les créan- ciers privilégiés de l'entreprise ne seront pas entièrement réglés.Admirai, qui a fait faillite le 23 novembre, doit $34 millions à quelque 6,500 créanciers non privilégiés.Elle doit environ $15 millions, dont $11,000,000 en Ontario, à ses 2,400 employés.Inglis compte rouvrir les usines d'Admiral à Montmagny et Mis-sissauga après avoir réembauché un certain nombre d'ex-employés de cette compagnie.ni'' if} I /M Dl Intervention d'Ottawa devant la Cour contre Royal Trustco g| TORONTO (Router) \u2014 Le gouvernement fédéral a de-^ -rfrandé à la Cour supérieure de B ^.Ontario d'obliger Royal Trustco 'à indemniser les actionnaires qui J b^t perdu de l'argent du fait que i(Royal Trustco s'est défendue con- tre une offre de mainmise de Campeau Corp.il y a deux ans.En 1980, Campeau avait offert $23 par action pour les actions de Royal Trustco mais n'avait pu obtenir les 50 pour cent d'intérêts requis pour cette mainmise.nistère québécois de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme concernant l'intérêt qu'un tel projet pourrait représenter pour la caisse, a indiqué un porte-parole de la société d'Etat.Le dossier est présentement à l'étude et aucun engagement n'a encore été pris.Il y a deux semaines, le ministre d'Etat au développement économique, M.Bernard Landry, avait fait savoir que le principe d'une «aide déterminante» à Bombardier pour lui faciliter l'obtention du contrat de construction de 825 wagons pour le métro newyor-kais avait été approuvé.La compagnie a déjà obtenu le concours financier de la Société fédérale pour l'expansion des exportations. Troisième symposium québécois sur LES HOMOSEXUALITÉS sous le thème «s'épanouir gaie - gai» 46 ateliers/conférences ouverts au GRAND PUBLIC sans égard à l'orientation sexuelle les 3 et 4 avril prochains à Montréal INSCRIPTION RÉGULIÈRE: 60$ RÉDUITE: 45$ RENSEIGNEMENTS: (entre 10 h et 21 h) au S.E.C.H.ou Alain Bouchard, psychologue (514)523-9463 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 27 MARS 1982 CHALETS par jour \u2022 foyer en pierre \u2022 cuisine équipée \u2022 loc magnifique ou à l'auberge: MANOIR DES PINS par jour \u2022 incluant: 2 repas \u2022 chambre privée avec bain MONT TREMBLANT 30% ESC.Ski de fond sur le site occ«»tibl« par l'outorouf» dt lour.nhdci, torffe 89, 1 mill* à droite, 6 milkt v*n Sainte-Lucie, Loc Sorraxin (region do Sointo-Agorhe) 1-819-326-4324 11c 3 à 5 ans Minimum 1,000$ k Intérêts versés annuellement m \"Taux sujet à changement sans préavis dépôt aranti Je vois à mes intérêts! 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Toutes les formes disponibles.Quantités limitées.SPÉCIAL Boucher disposé à rencontrer Ryan (PC) \u2014 Le directeur général du finance-mentdes \"partis politiques, M.Pierre-Olivier Boucher, est disposé à rencontrer le chef de l'Opposition à l'Assemblée nationale, M.Claude Ryan, qui a exprimé, en décembre dernier, des réserves sur le travail de ce haut fonctionnaire chargé du bureau de la surveillance des dépenses électorales et du financement des partis politiques.«Je suis à la disposition de M.Ryan, comme à la disposition de tous les partis, pour discuter des problèmes qui peuvent être soulevés», a dit M.Boucher au cours d'une entrevue, hier, à l'occasion du colloque sur le bilan de l'expérience québécoise en matière de financement politique, organisé par le bureau du financement à l'intention des spécialistes de la chose politique.En fait, M.Boucher devait rencontrer M.Ryan avant le début de la présente session mais des conflits d'horaire ont, semble-t-il, empêché la tenue d'un tête-à-tête entre les deux hommes.C'est en décembre dernier, à la toute fin de la session, que le chef du Parti libéral formulait ses premières critiques à l'endroit de M.Boucher, lors de l'adoption d'une motion du premier ministre Lévesque proposant une augmentation de salaire de quelques hauls fonctionnaires de l'administration québécoise, dont M.Boucher.Le chef de l'Opposition s'était dit d'accord avec la hausse de salaire, mais il avait fait part de son insatisfaction devant le travail du directeur du financement des partis politiques.Il avait ajouté qu'au moment de la reconduction du mandat du haut fonctionnaire, dans quelques mois, il aurait des critiques précises à formuler.La reconduction du mandat de M.Boucher exigera, comme sa nomination, un vote des deux tiers des députés de l'Assemblée nationale.AVEC ALLIANCE-QUÉBEC Lévesque est disposé à poursuivre le dialogue «On n'a pas eu les réponses qu'on voulait, mais le premier ministre Lévesque est disposé à poursuivre le dialogue», a déclaré hier M.Eric Maldoff, principal porte-parole du mouvement Alliance-Québec, qui lutte depuis déjà un bout de temps pour la défense des droits de la minorité anglophone au Québec.PIERRE BELLEMARE M.Maldoff et un noyau de chefs de file de la communauté anglophone venaient alors tout juste de sortir d'une première rencontre de 90 minutes avec le chef du gouvernement québécois, rencontre qui a eu lieu dans ses bureaux de Montréal et qui doit se répéter en juin prochain.Entretemps, Alliance-Québec (un organisme parapluie regroupant plus d'une cinquantaine de mouvements anglophones du Québec) tiendra son congrès de fondation en mai et procédera à l'élection d'un exécutif.M.Maldoff, qui en est pour l'instant le leader intérimaire, a d'ailleurs été peureux de constater que le premier ministre Lévesque reconnaisse cet organisme comme le défenseur dé la communauté anglophone québécoise.Il aura surtout été question hier de la langue d'affichage, de l'accès aux écoles de langue anglaise, des tests d'aptitude au français imposés aux professionnels et du maintien du contrôle et de la gestion du réseau scolaire anglais par la communauté anglophone.Bref, une rencontre amicale, mais aucune promesse formelle de la part de M.Lévesque relativement à la loi 101, selon M.Maldoff qui, par ailleurs, s'est dit désappointé du jugement Dugas hier qui accorde au gouvernement du Québec le droit de restreindre l'usage d'une langue dans l'affichage notamment.COMMENT ECONOMISER $70 OU PUIS SUR UNE BATTERIE DE CUISINE EN ACIER INOXYDABLE VOIR PAGE B 7 PLACE OU ON ECONOMISE Prix en vigueur jusqu'à samedi Jusqu'à épuisement des stocks Nous nous réservons le droit de limiter les quantités.VÉLO DE COURSE 10 VITESSES Modèle pour hommes avec cadre gris 21\" ou 23\" dérailleur 'Shimano', freins à tirage central et catadioptres.Prix de vente K mart VÉLO TOUT TERRAIN KMX 5000 Cadre argenté/noir muni d'amortisseurs, d'un faux réservoir et d'une plaque d'immatriculation.Avec siège rembourré.Prix de vente K mart VÉLO ALL PRO BMK Cadre noir, pneus à relief et siège rembourré.Prix de vente K mart 99 97 Ch MODÈLE À CINQ VITESSES Modèle avec dérailleur 'Shimano', freins à tirage latéral.Cadre rouge 19\" pour garçons, cadre jaune 17\" pour filles.Prix de vente K mart 134 97 LONGUEUIL \u2014 CARREFOUR DU NORD \u2022 SAINT-LÉONARD \u2014 SAINT-LAURENT POINTE-CLAIRE \u2014 DIVERNAY, LAVAL -LASALLE \u2014 GRANBY \u2014 SHAWINIGAN LES PISCINES Ouvert 7 jours par semaine Lundi au mercredi 9ha6hp.m.Jeudi et vendredi 9h à 9h p.m.Samedi 9h a 5h p.m.Dimanche 12hàShp.m.- .r t'y-y:- ' '\u2022Y\" *¦ 1 515, Boul.LABELLE Fabreville Laval 622-9801 Montréal \u2014 Rive Sud \u2014 West Island.327-5367 327-5326 75 U PRESSE, MONTIIÉAL, SAMEDI 27 MARS 1982 ANGUILLES CONTAMINÉES DU SAINT-LAURENT Le système d'inspection sera modifié OTTAWA (PC) \u2014 Le ministre fédéral des Pêches, M.Roméo LeBlanc, a affirmé hier que le système d'inspection du poisson pour fins de commercialisation sera modifié de manière à déterminer de manière plus précise la présence de «mirex», pesticide cancérigène.M.LeBlanc était invité, à sa sortie des Communes, à commenter les propos du ministre québécois de l'Agriculture et des Pêcheries, M.Jean Garon, qui a soutenu, jeudi, que le système fédéral d'inspection du poisson laisse à désirer.Un exportateur québécois d'anguilles s'est vu réclamer récemment $700,000 de la part de ses clients allemands en remboursement pour des stocks excédant les normes en matière de mirex et de BCP (biphényles polychlo-rés).«Les Allemands semblent avoir réduit le niveau de tolérance, et si le niveau est aussi bas qu'indiqué, il nous faut une autre 'machine9, qui sera disponible d'ici un mois à six semaines», a dit M.LeBlanc.Quant aux pertes encourues par les producteurs, le ministre a déclaré que l'Office de soutien des prix du poisson pourrait examiner toute demande qui lui serait adressée.Il a ajouté que le ministre Garon, du Québec, avait «la dénonciation facile» ces derniers temps,, rappelant qu'il avait tenu aussi le gouvernement fédéral responsable de la contamination de la pomme de terre de semence chez certains producteurs québécois.^^^^^ f»** \\/3 1 Rampes d'escaliers en chêne et pin Faites-le vous-même.Brochure couleur.Instruction d'Installation avec chaque achat.Rajeunissez votre vieille maison ou installez-la dans votre nouvelle maison.Qualité insurpassable, disponible au centre de rénovation le plus près de chez vous.Si votre magasin ne vend pas la «Série Labelle», demandez pourquoi.Nos produits sont fabriqués au Canada ici même au Québec par les Canadiens.Bienvenue à fous les détaillants, nous avons aussi tous les attachements tels que volute, etc.Vous aimeriez connaître le détaillant le plus près de chez vous.Jein-Dtnis Pichette Inc.(Rona) 260, S»-Anio.ne lavaltrie LurnberUnd 255 Ml, rue Galt Sherbrooke Giroux ti Giroux Inc.800, Nolre-Doav Lavaltrie lurnberiand 460
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