La presse, 24 avril 1982, B.Le monde
[" OS A cahœrB LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 AVRIL 1982 i APPEL PRESSANT DE LA BBC AUX SUJETS ANGLAIS EN ARGENTINE AVEC LARRIVÉE DE LA ROYAL NAVY DANS LA ZONE DE CONFLIT L'étau Diffusé par le service mondial de la BBC, rappel du Foreign Office aux ressortissants britanniques souligne notamment: «Maintenant que la force navale d'intervention approche des Ma-louines, une période de tension croissante et de risque arrive.» Cet avertissement est survenu au moment où le secrétaire au Foreign Office, M.Francis Pym, déclarait à Washington que son dernier entretien avec son homologue américain, M.Alexander Haig, n'avait permis aucun progrès significatif vers un règlement diplomatique de la crise.Ces discussions ont produit un nouveau plan de paix américain qui pourrait bien être rejeté par Londres, a déclaré un responsable de la délégation britannique.Le temps presse, car la flotte britannique, scindée en deux groupes et localisée par les avions de reconnaissance argentins, devrait arriver dans la zone de l'archipel dans la nuit de samedi à dimanche au plus tard, estime-ton.A Buenos Aires, toute la presse se fait l'écho de la «quasi-certitude» que des commandos britanniques tenteront de reprendre la Géorgie du Sud.Divers milieux sont toutefois persuadés qu'aucune tentative ne sera lancée avant ou pendant la réunion des 21 ministres des Affaires étrangères de l'Organisation des r aux d'après AFP, Reuter, AP, UPI Tandis que Londres appelait hier soir ses 17 000 ressortissants vivant en Argentine ù quitter ce pays et que sa flotte d'intervention, mise en «position de défense», s'apprêtait à entrer dans le champ d'action de l'aviation argentine assurant la protection des Malouines, Buenos Aires considérait comme «plus qu'une probabilité» un débarquement britannique sur les îles de Géorgie du Sud, à 800 milles des Malouines.L'agence officielle argentine TELAM annonçait même hier soir que des navires de guerre britanniques avaient pénétré dans la zone de sécurité fixée par Buenos Aires au large de la Géorgie du Sud.Elle précisait que le gouvernement argentin a officiellement dénoncé cette présence dans une note adressée à l'Organisation des Etats américains (OEA).Selon l'agence, deux bâtiments britanniques ont été repérés à 54 milles au nord de Gritvyken, le seul comptoir commercial de l'endroit.Une autre agence, Noticias Argenti-nas, indiquait pour sa part que deux frégates britanniques et un transporteur de troupes s'approchaient de la côte de Géorgie du Sud.Ces informations n'ont toutefois pas été confirmées officiellement, mais le ministère britannique de la Défense les a qualifiées de plausibles.Yamit.à l'Egypte d'après AFP Soixante-dix explosions à la dynamite ont parachevé hier, avant le début du sabbat, la destruction de la ville de Yamit dont les squatters avaient été évacués 48 heures avant la restitution du Sinaï à l'Egypte.De Yamit, il ne restait (provisoirement) qu'un seul bâtiment: la synagogue Sépharade (orientale) où 17 opposants au retrait du Sinaï avaient été autorisés par l'armée à rester jusqu'à dimanche, selon la radio israélienne.Tout le reste avait été rasé.Dans la hâte de l'évacuation, pourtant prévue et préparée depuis deux ans, les autorités israéliennes n'avaient pas eu le temps de déblayer, ou de recouvrir de sable, les ruines de béton de la ville laissées aux Égyptiens.Les opposants israéliens au retrait, presque tous squatters venus de Cisjordanie et installés depuis peu à Yamit, étaient nombreux à affirmer pour leur part que «ce n'était qu'un au revoir» et qu'à l'occasion d'une prochaine gerre, «ils reviendraient à Yamit».Pour les Israéliens, les péripéties des «derniers jours de Yamit» avaient relégué au second plan les événements à la frontière israélo-libanaise.Deux jours après le bombardement israélien au Liban, tout paraissait tranquille du côté israélien de la frontière.Jaruzelski met en garde les opposants resserre Falkland Etats américains (OEA) prévue pour lundi à Washington.Cette réunion portera sur le Traité interaméricain d'assistance réciproque (TIAR).Selon bien des experts, les risques militaires d'un débarquement britannique en Géorgie du Sud seraient minimes s'il est vrai que ces îles ne sont défendues que par une centaine de fusiliers marins, considérés comme «sacrifiés».Leur reconquête présente en revanche un intérêt évident, car elle fournirait à la force d'intervention une base navale à proximité des Malouines et offrirait un relais terrestre à ses troupes.Par ailleurs, un débarquement victorieux permettrait de laver partiellement l'affront de l'invasion argentine et aurait une grande valeur psychologique.«Cependant, le président argentin, le général Leopoldo Galtieri, a affirmé hier que la reprise des îles de Géorgie du Sud par la Grande-Bretagne «ne sera pas si facile».Après une tournée d'inspection dans l'extrême-sud du pays, il s'est déclaré satisfait du moral des soldats auxquels il a rendu visite jeudi, dans les Malouines.Il a affirmé que la souveraineté de l'Argentine sur les Malouines n'est pas négociable, ajoutant que «sur tout le reste il est possible de trouver des arrangements, même une transition (de l'administration) pendant une période limitée».D'autre part, près de Londres, le premier ministre britannique, Mme Margaret Thatcher, a passé hier deux heures dans le poste de commandement des opérations navales, enterré dans la région de North wood.Cette entrevue avec les militaires responsables a fait croire à l'imminence d'une initiative de la flotte, mais le ministère de la Défense a fait savoir que l'armada «n'est pas engagée dans une opération de débarquement».Néanmoins, la force navale a été mise en «position de défense» dernière étape avant la position de combat.La moitié des équipages de chacun des 40 navires sont à leur poste de combat et l'autre moitié sont prêts à rejoindre leur poste.De son côté, l'Argentine diffuse des émissions de propagande, présentée par une femme à la voix sensuelle, à destination des marins, aviateurs et «marines» à bord de la flotte britannique.Reprenant la technique de la «Rose de Tokyo», qui émettait de la propagande destinée à démoraliser les troupes alliées pendant la Deuxième Guerre mondiale, la speakerine - qui se présente sous le nom de «Liberty» - fait alterner l'appel aux sentiments et le carillon de «Big Ben» avec les résultats des derniers matches de soccer.w.'.'.'.ff.1.'1, .'j h' \u2022 iuju luenos [Puerto Belgrano Comodoro Rivadavia Détachement naval britannique .-mi; \\ P#fmi.no 749 767 \u2014ÉrobU™ 1970 se sngisit 29 avril 28 avril 1er mai 733-5217 7334261 ITALIEN COURS ACCELERE pour débutants et intermédiaires DÉBUT: 28 AVRIL 1982 Institut Culturel Italien 1200, av.Dr.-Penfield Téi, 849-3473 Cours de vitrail ou 4 soirs do 19h à 22h Mardi et jeudi Coût $60.00 Matériaux fournis Permit # 7470750 Plusieurs sessions disponibles 2 samedis de 9h30 à 16h30 Coût: $60.00 Matériaux fournis m L'RTELIER DU UITRAIL 4300, rue Ste-Catherine est Montréal, Québec Tél.: 255-7646 J B 4 LE PRESIDENT DU CSIM S'ENGAGE Des changements concrets pour l'éducation en milieu défavorisé L'important col-11 [loque sur l'éducation en milieux défavorisés, tenu cette semaine dans la métropole, ne s'est pas terminé en queue de poisson: ses con- MARIO FONTAINE elusions entraîneront des modifications concrètes dans ce secteur, quitte à augmenter le taux de la taxe scolaire s'il le faut.«On va tenter de prendre des décisions, de faire des changements à partir des concensus survenus au colloque pour en assurer le suivi», d'assurer hier le président du Conseil scolaire de l'île de Montréal, M.Jacques Mongeau, dans son discours de remerciement aux 500 participants.M.Mongeau a parlé de mesures pratiques à appliquer.D'ailleurs, devait-il souligner par la suite, la rencontre avait justement été convoquée dans le but de faire surgir des idées nouvelles, des propositions de changement.Cependant, changement implique presque inévitablement dépenses accrues, un gros mot dans le contexte actuel.«Il nous reste encore une marge de manoeuvre avec la taxe scolaire locale», de dire le président du CSIM.Celle-ci comble actuellement 5.4 p.cent du budget des commissions scolaires, et le Conseil a le pouvoir de le hausser jusqu'à 6 p.cent.Sans donner de chiffres précis, M.Mongeau n'écarte pas cette possibilité.Pour le propriétaire Un dossier sur les illégaux des classes anglaises d'une maison de $50,000, cela ne représenterait que quelques dollars de plus à débourser chaque année, alors que pour l'ensemble de l'île de Montréal quelques millions supplémentaires arriveraient ainsi dans les coffres, d'où ils seraient ensuite répartis entre les écoles situées en milieux défavorisés.i Définir les priorités Il reste à définir sous quelles priorités, ce qui ne va pas de soi.En faisant la synthèse de trois jours de travaux, le professeur Charles Caouette, de l'Université de Montréal, a utilisé à de nombreuses reprises l'épithète «mêlé» pour décrire l'état d'âme des participants à l'issue du colloque.Des opinions souvent contradictoires ont en effet émaillé les travaux de 39 ateliers, de même que la séance de clôture.Même la concertation n'y échappe pas.Comme pour la vertu, tout le monde est pour mais on n'en voit pas beaucoup.La concertation, ça se résume souvent en un partage fait entre des professionnels qui protègent leurs chasses-gar-dées, dressant des clôtures plutôt que de coopérer vraiment, de constater M.Caouette, qui a invité les gens à aller plus loin et à s'attaquer aux conditions mêmes qui créent les milieux défavorisés et les injustices sociales.Quelques interventions sur le mot défavorisé ont d'ailleurs illustré son propos.Une éducatrice issue d'un milieu pauvre indiquait par exemple combien ce mot la blessait et qu'il vaudrait mieux ne pas l'employer.Un peu comme depuis quelques années on a réglé le problème de la misère dans le tiers-monde en parlant de pays en voie de déve- loppement au lieu de pays sous-développés.Autre son de cloche, une résidente du quartier disait pour sa part tenir beaucoup à «défavorisé», invitant même ses auditeurs à l'employer le plus souvent possible «pour qu'on comprenne bien que défavorisé ça veut dire injustice sociale.N'ayons pas peur des mots».SZ£f LA COMPAGNIE DU TRUST Jl$) EATON BAIE SUCCURSALE DU TRUST 1450.rue SteCathenne ouest Montréal.861-3664 CENTRES FINANCIERS EATON Montréal.284-8944 StBruno.461-2345 Laval.687 1470 Fairview.697-6420 Ottawa Bayshore.829-9211 CENTRES FINANCIERS LA BAIE Montréal .281-4683 Place Vertu.332-4550 Ottawa Bayshore.236-7511 U v heures d ouverture df I \u2022\u2022'\u2022.«\u2022» financier* ^| sont les nvmes que celle» de» magasin».Institution inscrite o lo Règle de Icssurance-depcts du Quebec i CERTIFICATS DE -v-.PLACEMENT GARANTI DE 1 AN, INTÉRÊT , PAYE ANNUELLEMENT TAUX SUJETS A CHANGEMENT SANS PREAVIS Membre de lo société d'ossyonce-dépôts du Canodo ; Le Congrès natio-™ nal des Italo-Ca-nadiens, de concert avec l'Association of Catholic Principals of Montreal et de la Provincial Association of Catholic Teachers, a décidé de préparer un dossier sur les élèves illégaux des classes anglaises afin de «sensibiliser fa.vora- MARtANE FAVREAU blement» l'opinion publique et particulièrement la communauté francophone.Le dossier qui devrait être rendu public la première semaine de mai comprendra des statistiques, des rapports d'experts et des sondages.A cet effet, un questionnaire circule actuellement dans les écoles anglaises auprès des parents d'élèves qui y sont inscrits en violation de la loi 101.On y demande aux parents d'indiquer le lieu de naissance de leurs propres parents, depuis quand eux-mêmes résident au Canada et au Québec, s'ils sont citoyens canadiens, combien d'années d'école ont-ils faites en anglais et quelques renseignements concernant leurs enfants: lieu de naissance, âge et classe actuelle.Enfin, on rappelle aux parents, au bas du questionnaire rédigé dans leur langue, qu'ils sont «conscients des recommandations de la commission Aquin» selon lesquelles leurs enfants doivent fréquenter le système scolaire français.Et on leur demande s'ils ont l'intention de les inscrire à une école française ou anglaise.Ce questionnaire est distribué sous l'autorité des directeurs d'écoles anglaises et il a été préparés de concert par le congrès national des Italo-Cana-diens et la Provincial Association of Catholic Teachers.Les informations seront accessibles à ces groupes, explique-t-on dans une lettre mais demeureront confidentielles.(Un courrier spécial de la PACT fera le tour des écoles, mercredi prochain, pour en faire la cueillette.) Dans une lettre aux parents, le président du congrès des Halo-Canadiens, Me Anto-* nio Sclascia, explique qu'il a déjà demandé l'amnistie totale pour ces élèves qui pourraient ainsi poursuivre leurs études en anglais.De plus, le congrès a formé un comité qui représente adéquatement la communauté et les parents concernés par ce problème «qui nous touche profondément».Ce comité est à a-dopter un plan d'action dont les parents concernés seront informés par leurs représentants d'écoles.De son côté, l'association des prin- signature du président M.Phil Amabill, explique à ses membres que son programme sur la loi 101 est activement supporté par le congrès des Italo-Canadiens qui projette une grosse conférence de presse sur le sujet.A cette occasion, le congrès voudrait indiquer les difficultés psychologiques qu'occasionnerait le transfert des élèves au secteur français et démontrer que ce problème ne touche qu'un groupe particulier de gens.AU 3e TOUR Samson élu président du SCFP n TORONTO I PC) ™ \u2014A la suited'un dénouement dramatique, Pierre Samson, un Québécois, a été élu à la présidence du Svndicat canadien de la fonction publique par une faible marge de 206 à 204 sur le candidat de l'establishment, Bill Doher-ty, et ce à l'issu d'un troisième scrutin.Accusant la vieille garde de diriger le syndicat comme s'il s'agissait d'une corporation, Pierre Sam-son a promis de faire du Syndicat canadien de la fonction publique un syndicat plus digne de foi.plus responsable et plus militant.Agé de 43 ans, Sam-son devient le premier francophone à accéder à la présidence^ ce syndicat fondé eli 19«fi et fort de 175*00 membres.LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 A prix littéraires Hj OTTAWA (d'après CP) - Les ™ noms des finalistes en vue de l'obtention des prix littéraires du gouverneur-général dans les caté-jgories drame, fiction et non fiction !en français et drame, non fiction et poésie en anglais ont été annoncés hier par le Conseil des arts.Cette année, les jurys des concours de poésie française et fiction anglaise ont décidé de ne pas dresser une liste de finalistes: les gagnants de ces deux catégories seront annoncés par le Conseil en même temps que les six autres lauréats, le 17 mai.Les finalistes dans la catégorie dramatique, en français, sont Marie Laberge, de Montréal, pour «C'était avant la guerre à l'Anse à Gilles», et Jean-Pierre Ronfard, de Montréal, pour «Vie et mort du Roi boiteux».Dans la catégorie de non fiction, en français, les finalistes sont Maurice Cusson, de Montréal, pour «Délinquants pourquoi?»; Madelaine Ouellette-Michalska, de Saint-Bruno, pour «L'échappée des discours de l'oeil»: et Andrée Pllon-Quiviger, de Montréal, pour «L'Eden éclate».Enfin, dans la catégorie de la fiction, en français, les finalistes sont Noèl Audet, de Boucherville, pour «Ah, l'amour, l'amour»; Aline Beaudin Beaupré, de Sept-Iles, pour «L'aventure de Blanche Morti»; Louis Caron, de Nicolet, pour «Le canard de bois»; et De-nys Chabot, de Val d'Or, pour «La province lunaire».Les prix seront remis aux lauréats le 1er juin à Winnipeg par le RIL 1982 B 5 Loi 24: les députés iront interroger les citoyens Les neuf députés membres de la commission parlementaire spéciale de la Protection de la jeunesse avaient déjà «innové» par l'approche non partisane de leur mandat.Dans un sprint final, ils tenteront, au cours des prochaines semaines, une expérience tout à fait inusitée dans l'histoire de l'Assemblée nationale en tenant des audiences et des rencontres publiques dans plusieurs régions du Québec.HUGUETTE ROBERGE Selon le président de la commission parlementaire, le député de Verchères Jean-Pierre Charbon-neau, les grands objectifs à partir desquels ses membres (cinq députés de l'équipe ministérielle et quatre de l'Opposition officielle) entendent évaluer l'application de la Loi 24, sont: «le respect du droit des jeunes; les exigences de protection des citoyens et le respect des droits des victimes d'actes délictueux; la nécessité de venir en aide aux jeunes engagés sur la voie de la délinquance; la recherche d'une efficacité administrative au meilleur coût possible; et enfin la recherche d'un consensus qui assure la crédibilité et le respect de la loi dans tous les milieux.» Au cours de la première étape de ses travaux, cette commission spéciale créée le 19 décembre dernier a procédé à l'analyse des différents problèmes soulevés depuis trois ans au Québec par l'application de la Loi de la Protection de la Jeunesse, avec la collaboration des intervenants du milieu et d'une équipe de recher- che.Un bilan préliminaire du traitement des cas de protection et de délinquance sous cette loi a pointé des problèmes majeurs et inspiré certaines hypothèses de solution.Les députés vont maintenant interroger le public afin de vérifier le bien-fondé des hypothèses soumises à leur attention.Problèmes et solutions proposées On a beaucoup critiqué la confusion que la Loi semble entretenir entre la notion de protection et celle de délinquance.Y a-t-il lieu d'établir une distinction plus nette dans le texte de la loi entre les deux groupes de mineurs visés?Doit-on inscrire dans la Loi le principe de responsabilité du jeune face à ses actes et celui de protection de la société?L'âge minimal de responsabilité est fixé à M ans au Québec.Après trois ans d'application de la Loi 24, on a constaté de nombreux délits commis par des jeunes de 12 à 14 ans et les difficultés d'intervenir adéquatement dans le traitement de ces cas.La procédure mise en place par la Loi pour sélectionner les cas qui doivent ou non être référés au Tribunal de la Jeunesse a fait l'objet d'âpres débats.La priorité de l'intervention sociale sur l'intervention judiciaire soulève plusieurs problèmes de respect des droits, de lourdeur administrative et de disparité d'application de la Loi.Par ailleurs, faut-il mentionner, plusieurs acquis importants ont été signalés à ce chapitre: 40 p.cent des cas ne sont pas jud ici arises et personne, semble-t-il, ne désire qu'ils le soient.La question qui reste: doit-on envisager un processus de déjudiciarisation une fois que le tribunal est saisi du dossier ou doit-on conserver la formule actuelle en la modifiant?Une des innovations les plus originales de la Loi introduisait la participation de citoyens ordinaires (personnes désignées par le ministre de la Justice) dans le processus décisionnel.Mais le rôle qui leur est dévolu reste problématique: plusieurs intervenants souhaitent que l'implication des citoyens se fasse plutôt au niveau du travail de prévention et d'application des mesures volontaires.La Commission aimerait obtenir l'avis des citoyens là-dessus.D'autres questions, en dehors de celles touchant directement le texte de loi, ont été portées à l'attention de la Commission, concernant, entre autres, le rôle du Comité de la Protection de la Jeunesse, les mesures d'urgence, les ressources communautaires, les centres d'accueil, les mesures volontaires, le fonctionnement du Tribunal de la Jeunesse.«Nous ne devons cependant pas perdre de vue que le mandat de la Commission consiste à évaluer l'application de la Loi 24 en fonction d'éventuelles modifications et non d'entreprendre une enquête exhaustive sur tous les problèmes administratifs liés à la délinquance juvénile» a enfin rappelé le président Jean-Pierre Charbon-neau.La semaine prochaine, les 27, 28 et 29 avril, la Commission tiendra des audiences privées à Montréal.Et, dans le cadre du volet .lean-Pierre Charbonneau «délinquance»», des rencontres publiques seront tenues au Palais de Justice (salle 515) le 4 mai, à 19 heures.D'autres rencontres publiques photo LA PRESSE sont prévues* à Hull (26 avril), à Saint-Hyacinthe (29 avril, soirée), à Québec (5 mai), à Val d'Or (25 mai), à Saint-Jérôme (27 mai) et à Drummondville (1er juin). LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 AVRIL 1982 CECI EST UNE ANNONCE LE MONDE N'EN PEUT plus.DE FAMINES, INJUSTICES, GUERRES.* EN REPONSE À NOTRE APPEL DÉSEMPARÉ, COMME MESSAGER UNIVERSEL POUR TOUTE L'HUMANITÉ, LE CHRIST EST ICI MAINTENANT.COMMENT LE RECONNAITRONS-NOUS?Recherchez un homme moderne, relié aux problèmes modernes\u2014politiques, économiques et sociaux.Depuis le mois de juillet, 1977, le Christ émerge, en tant que porte-parole pour un certain groupe ou communauté dans un pays moderne bien connu.Il n'est pas un chef religieux, mais un éducateur dans le sens plus ample du mot\u2014nous indiquant comment sortir de notre présente crise.Nous le reconnaîtrons par Son extraordinaire puissance spirituelle, l'universalité de Son optique et Son amour impartiel envers l'humanité entière.Il ne vient point pour juger,.mais bien pour aider et inspirer.QUI EST-IL?Le long des siècles l'évolution humaine a été guidée par un groupe d'hommes illuminés, les Maîtres de la Sagesse.Ils ont demeuré pour la plus part dans les régions désertiques et montagneuses de la terre, en oeuvrant surtout par l'entremise de leurs disciples qui vivent ouvertement dans le monde.Ce message sur la réapparition du Christ vous arrive principalement par un tel disciple, entraîné dupuis plus de vingt ans pour cette tâche.Au centre de cette \"Hiérarchie Spirituelle\" se trouve l'Enseignant du Monde, le Seigneur Maitreya, connu par les Chrétiens sous le nom de Christ\u2014 et comme les Chrétiens attendent le Deuxième Avènement, les Juifs aussi attendent le Messie, les Bouddhistes le cinquième Buddha, les Musulmans Y Imam Madhi, et les Hindous la venue de Krishna\u2014une multitude de noms pour le même individu.Sa Présence dans le monde nous certifie qu'il n'y aura pas de troisième guerre mondiale.QUE DIT-IL?\"Ma tâche sera de vous démontrer comment vivre ensemble et en paix, en véritables frères.Cela est bien plus simple que vous ne le pensiez, Mes amis, il s'agira simplement d'instaurer le principe du partage.\" \"Comment pouvez-vous accepter de vivre comme vous le faites présentement: Où des milliers font la faim et périssent dans la plus noire misère; où les riches paradent leur abondance devant les pauvres; où chaque homme est l'ennemi de son voisin; où nul homme a confiance à son frère?\" \"Permettez-Moi de vous montrer le chemin vers une vie plus simple où nul homme est dépourvu; où chaque jour est différent; où la Joie de Fraternité est manifeste à travers tous les hommes.\" m \"Mesurez vos actions aux besoins de vos frères et vous réglerez les problèmes du monde.\" QUAND LE VERRONS-NOUS?Il n'a pas encore dévoilé ouvertement Sa véritable nature, et seul un très petit nombre de disciples connaît Ses environs.L'un d'eux vient d'annoncer que le Christ comfirmera bientôt Son identité, et qu'avant les deux prochains mois il s'adressera à l'humanité par une émission conjointe de tous les réseaux de Radio-Télédiffusion.Son message sera entendu intérieurement, de façon télépathique, par tous les hommes, chacun dans sa langue.Après ce jour, et avec Son aide, nous rebâtirons un nouveau monde.SANS PARTAGE IL N'Y A GUÈRE DE JUSTICE; SANS JUSTICE IL NT A GUÈRE DE PAIX; SANS PAIX IL N'Y A GUÈRE D'AVENIR.Ce communique partît simultanément dans les principales métropoles autour du globe.INFORMATION CENTER AMSTERDAM PO.BOX 41877 1009 DB AMSTERDAM HOLLAND THE TARA PRESS 59 DARTMOUTH PARK RD.LONDON, NW5 lSL ENGLAND TARA CENTER 90 UNIVERSITY PL.NEW YORK, N.Y.10003 U.S.A.TARA CENTER P.O.BOX 6001 N.HOLLYWOOD CA.91603 USA. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 AVRIL 1982 Un accusé préfère les prisons du Québec pour 3 ans.afin d'apprendre le fronçai mm Condamné a une peine de ™ trois années de pénitencier pour fraude et mise en circulation de fausse monnaie, un ex-employé du service du Trésor.à Washington, daurait pu aller purger sa peine dans son propre pays, en vertu d'un système d'échange volontaire et humanitaire de détenus, entre le Canada et les Etats-Unis.Mais, à la surprise générale, Ronald Slight a refusé une offre semblable, en déclarant que le hasard ayant voulu qu'il soit ap- préhendé au Québec, il aimait mieux rester incarcéré ici, tant qu'à s'y trouver, et ce, afin d'apprendre à parler français.On ignore évidemment si, à sa sortie, le quadragénaire possédera toutes les nuances de notre langue,et si son français sera de classe académique.Mais il n'aura sûrement pas de difficultés à passer pour autochtone,dans les environs plus ou moins immédiats du boulevard Saint-Laurent.Le prévenu est ce voyageur un peut trop «libéral» qui avait com- mencé de traverser le Canada d'ouest en est, il y a quelques mois, en échangeant un peu partout de fausses pièces étrangères de prétendue grande valeur pour de l'or ou de la monnaie plus courante.Et c'est apparemment après B 7 s'être montré un peu trop géné- » reux avec une jeune prostituée : de Winnipeg,au terme d'une nuit qui ne lui avait pas paru trop Ion-gue, que la police l'avait pris en piste, pour l'appréhender dans 1 une boutique spécialisée dans les j vieilles pièces, avenue du Parc.; On avait alors «repatrié» con- ; tre lui des accusations que l'on ; voulait également porter contre i lui à Vancouver et à Winnipeg,et c'est ainsi qu'il avait finalement écopé de trente-six mois de détention. ~B 8 L'attachement des évêques à l'école catholiques réaffirmé en chaire L'attachement des évêques [du Québec à l'école catholique tel qu'expliqué dans leur dé- claration publique du 18 mars dernier portant sur une éventuelle réforme du système scolaire sera up-town automobiles Net t L'UN DES PLUS VIEUX CONCESSIONNAIRES VOLVO À MONTRÉAL VOUS PRÉSENTE SA NOUVELLE ADMINISTRATION Alex Zucker Directeur général Augustine Pellerin Ventes Michel Léveillé Gérant de service m \" I m.t SPÉCIAL D'OUVERTURE QUALITÉ \u2022 ÉLÉGANCE \u2022 DURABILITÉ \u2022 TRÈS ABORDABLE A PARTIR DE $11,020 400, Décarie, St-Laurent (au nord du Métropolitain) Vous êtes cordialement invité à venir essayor les nouvellos Volvo 1982 748-8807 réaffirmé dans toutes les églises du diocèse de Montréal demain ou dimanche prochain.L'archevêque de Montréal, Mgr Paul Grégoire, a du moins demandé aux curés de toutes les paroisses de son diocèse de lire en chaire la lettre pastorale qu'il a émise sur cette question et qu'il a intitulée «L'engagement des chrétiens et leur responsabilité au plan scolaire».Cette lettre de deux pages ne prétend pas résumer vraiment la position de l'épiscopat québécois sur la réforme scolaire.Elle en dégage cependant les deux points principaux que sont l'attachement des évêques à l'école catholique ainsi que les droits des parents et leur participation dans le choix du statut confessionnel de l'école fréquentée par leurs enfants.Au sujet du premier point, Mgr Grégoire cite un passage de la déclaration de l'Assemblée des évêques du Québec: «A titre de pasteurs de la communauté catholique, nous maintenons donc et nous rappelons notre attachement à l'école catholique, tout en acceptant que des changements permettent une réelle diversification des écoles.Nous ne p mvons admettre que Ton déclare à priori dépassé et irréaliste le moc Me de l'école catholique.» Mgr Grégoire signale t ale-ment, comme l'a d'ailleurs 1 t la déclaration des évêques, qu «le caractère confessionnel de l'école est plus qu'une étiquette» et que l'école catholique sans statut juridique, ou encore l'école non confessionnelle même assortie de garanties juridiques quant à l'enseignement religieux et à la pastorale «ne peut être équivalente à l'école catholique officiellement reconnue».Au chapitre des droits des parents et de leur participation au choix du statut des écoles, Mgr Grégoire rappelle la nécessité de respecter la diversité des aspirations de la population et de ne pas imposer un système scolaire uniforme.Citant le préambule de la Loi scolaire québécoise de même que le concile Vatican II, il indique d'ailleurs que les parents ont le droit de choisir les institutions qui, selon leur conviction, assurent le mieux le respect des droits de leurs enfants.L'archevêque de Montréal, rappelant le thème du nouveau projet pastoral diocésain («La responsabilité et rengagement des chrétiens dans l'Eglise et dans la société»), termine cependant, sans sembler tenir compte d'un certain nombre de catholiques pourtant favorables à l'école non confessionnelle, en invitant fortement les parents à n'opter que pour le statut confessionnel.«Il importe donc avant tout, dit-il, que les parents demandent le statut confessionnel de l'école.» "]
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