La presse, 29 juillet 1982, B. Vivre aujourd'hui
[" SODA CLUB\\ SANS SEL AJOUTÉ SANS CALORIES II AUJOURD'HUI \u2022 CAHIER B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 29 JUILLET 1982 I se demande s'il finira par se trouver un emploi.OSHAWA, Ont.(PC) \u2014 M.Norm Galka se demande parfois s'il finira par trouver un emploi.Agé de 44 ans, ce travailleur de l'automobile a perdu son emploi comme superviseur du contrôle de la qualité, après 27 ans, quand l'usine de parechocs Houdaille Industries a fermé ses portes en octobre 1980.Il trouva du travail au bas de l'échelle sur la chaîne de montage de General Motors of Canada, quelques mois plus tard, mais la compagnie Ta mis à pied en avril dernier.TONY VAN ALPHEN Cette situation est celle de milliers d'autres travailleurs canadiens, qui ont perdu leur emploi à cause de la récession.Ils sont trop jeunes pour prendre leur retraite, mais ils ont atteint un âge où il leur est difficile de commencer une nouvelle carrière ou d'obtenir un autre emploi.«Ce n'est certainement pas facile, de dire M.Galka.Il y a toujours une possibilité que je ne trouve jamais un autre emploi, et je n'aime pas ça.» Il cherche un emploi particulièrement dans d'autres se( leurs de l'industrie automobile, parce que c'est dans ce domaine qu'il a de l'expérience.Mais l'industrie continue de congédier des employés, et ses chances d'emploi sont minces.Pendant qu'il attend un appel de GM qui l'inviterait à retourner au travail \u2014 un appel qui ne viendra peut-être jamais \u2014 M.Galka songe sérieusement à reprendre ses études.Peut-être l'électronique M.Galka a quitté l'école après la 9ème et devrait achever sa 12ème s'il veut s'entraîner dans le domaine de l'électronique informatique.Les perspectives d'emploi dans cette industrie sont bonnes, et M.Galka aimerait se spécialiser dans les réparations.«Je préférerais un emploi dans l'industrie automobile, mais ça ne semble pas très promotteur de ce côté, et ce n'est pas tellement formidable de travailler sur la chaîne de montage, pon plus», dit M.Galka, tout en brassant une recette spéciale de chili dans sa cuisine, à Oshawa.Il passe de longues heures dans la cuisine, de ce temps-ci.Il dit qu'il se rend bien compte qu'il lui sera difficile d'entreprendre une nouvelle carrière, à cause du temps nécessaire pour finir ses études et subir un entraînement sans pouvoir compter sur un revenu fixe.«Cela ne sera certainement pas facile.» Bien qu'il soit mis à pied indéfiniment et que l'hypothèque sur sa modeste maison de bois soit bientôt sur le point d'être renouvelée, il se considère quand même plus chanceux que d'autres chômeurs.Il reçoit chaque semaine un total d'environ $320 d'assurance-chômage du fédéral, en plus de prestations supplémentaires de GM.Sa femme travaille aussi, et de leurs trois enfants seule leur fillette de 12 ans est encore à la maison.«Je suis subventionné, mais que peut faire le pauvre gars qui n'est pas protégé ppr un syndicat \u2014 comme par exemple les commis Une association d'entraide qui trouve du travail.(PC) \u2014 Je vous présente George Del Motte, une statistique.Les ordinateurs de Statistique Canada déversent de déprimantes informations sur le nombre de chômeurs, mais ils ne racontent pas l'histoire de ceux qui ont décidé de lutter \u2014 comme M.Del Motte.JOËL RUIMY_ Âgé de 51 ans et ancien vice-président, M.Del Motte est sans emploi régulier depuis environ un an.Son contrat avec une multinationale a expiré l'an dernier et n'a pas été renouvelé.Avant cela, il était vice-président d'une des 50 plus importantes compagnies canadiennes.À la suite d'un fusionnement, une nouvelle équipe d'administration fut choisie, où il n'y avait pas place pour lui.Mais contrairement à beaucoup de soldats de l'armée des sans-travail, M.Del Motte n'attend pas que le Centre de main-d'oeuvre lui offre de vagues perspectives d'emploi.Avec d'autres cadres sans emploi, il a formé Executives Available, une association d'entraide qui a déjà trouvé du travail à 275 de ses 350 membres depuis 1978.Ce groupe vit des dons d'hommes d'affaires, de paroisses et, jusqu'en mars dernier, du gouvernement fédéral.Des règlements «Nous avons des règlements d'admission», a déclaré M.Del Motte au cours d'une interview dans les bureaux d'Executives Available, au deuxième étage d'un centre commercial de Pierre-fonds, en bqnlieue de Montréal.«Le candidat doit avoir plus de 40 ans, il doit avoir occupé un poste de cadre moyen ou supérieur, et il doit être sans travail.«Nous n'acceptons pas ceux qui travaillent, quoique nous pouvons parfois faire exception pour ceux qui en sont à leur dernier mois de salaire de cessation d'emploi.Mais nous n'acceptons pas ceux qui ont encore six mois de salaire à courir.» En retour, les membres peuvent utiliser .des bureaux d'une superficie de 1,000 pieds carrés (93 mètres carrés), qu'ils peuvent louer à bon marché et d'où ils peuvent téléphoner à leurs employeurs en perspective.«Nous les aidons aussi à se «vendre» \u2014 nous trouvons ce qui peut les rendre «achetables», et nous mettons cela en valeur.» On encourage les membres à arriver à Executives Available à 9h du matin, vêtus d'un complet, d'une chemise et d'une cravate, comme ils se vêtaient quand ils travaillaient.Ils téléphonent toute la journée et quand ils tombent sur une occasion qui n'est pas pour eux, ils la passent à quelqu'un d'autre.«Quand un gars trouve un emploi, nous attendons de lui qu'il donne $100, après qu'il ait eu le temps de commencer de nouveau à travailler et à payer les factures en souffrance.De temps en temps, nous recevons la visite de quelqu'un, inopinément, qui plusieurs années après avoir trouvé un emploi nous apporte un chèque de $500.» Mais jusqu'à maintenant, les résultats sont loin d'être encourageants ou dépression «Deux réactions sont normales quand on perd son emploi, dit M.Del Motte.D'abord, c'est un sentiment d'incrédubilité et ensuite c'est ou bien la colère ou bien l'impression qu'on a dû faire quelque chose de stupide.» Mais quand un pasteur de l'élégante banlieue de Beacons-field a organisé une rencontre entre M.Del Motte et quatre autres cadres sans travail, «nous avons réalisé qu'il y avait beaucoup de gens dans le même cas.et que ce n'était pas notre faute>.M.Del Motte dit qu'il a connu d'autres cadres en chômage «qui prennent le train de banlieue tous les matins avec une serviette et un paquet de vingt-cinq cents».«Us font semblant d'aller travailler \u2014 ils ne disent à personne qu'ils ont perdu leur emploi, et ils passent la journée à fairç des appels dans les boîtes téléphoniques.» Pour M.Del Motte, le chômage a eu pour résultat de le forcer à repenser les décisions qu'il a prises quand il a quitté les forces armées canadiennes en 1965 avec le grade de major, pour se lancer dans les affaires, «parce que l'économie était en pleine montée».Aujourd'hui il passe une grande partie de la journée au téléphone, ' à chercher du travail, et il regrette de n'avoir pu aider ses deux enfants à étudier à l'université.«Ma fille est à Vancouver où elle cherche du travail, tandis que mon fils travaille et va à l'université le soir \u2014 et il doit le faire tout seul.» Économies épuisées Ses économies sont presque épuisées, et il se dit qu'il a eu de la chance de payer son hypothèque pendant les bonnes années.«Bien que je ne sois pas un économiste, dit-il, je ne peux expliquer pourquoi je suis aujourd'hui sans emploi.«Ce qui se passe, quand l'économie va mal, c'est que les comptables surviennent et étudient la rentabilité.Si le coût des ventes a toujours été 10 pour cent (des revenus) mais que tout à coup il grimpe à 15 pour cent, alors plutôt que de mettre plus de gens sur la route, ils réduisent le personnel et ont recours à la vente par téléphone.«Ils sont portés à retrancher, plutôt qu'à trouver de nouvelles méthodes.C'est une chose que je n'ai jamais pu comprendre.» Et les gens qui sont dans la vente sont les plus durement frappés.Le problème des fusionnements Un autre problème, c'est la vague de rachats et de fusionnements de compagnies, qui a atteint un sommet l'été dernier.Dans les «réorganisations» qui ont suivi, certaines compagnies se sont retrouvées avec un surplus de cadres.Finalement, un groupe de cadres est resté, et l'autre a dû partir.Un troisième inconvénient majeur, c'est la fuite des capitaux vers l'ouest.Alors qu'autrefois , Montréal ou Toronto étaient les principales sources d'employés qualifiés qu'on envoyait dans l'Ouest en cas d'expansion, aujourd'hui, les villes comme Calgary, Edmonton et Vancouver ont leur propre réserve de talents, et «étant donné le grand nombre de sièges sociaux qui quittent le Québec, il n'y a plus d'emplois ici».v \u2022 Pour prouver ce qu'il avance, M.Del Motte cite la réaction aux 4,000 exemplaires du bulletin mensuel distribué par Executives Available, et dans lequel sont listés tous les cadres disponibles.«Alors qu'autrefois nous recevions une centaine de réponses pour chaque nom.nous en recevons maintenant 25 à 30.» de magasins et de banques, et ceux qui ont des salaires élevés, dit-il.L'assurance-chômage ne représente pas tellement.Et ceux qui sont plus âgés que moi vont avoir encore plus de difficulté.Ca ne s'annonce pas bien pour bien des gens.» La faute du gouvernement M.Galka en veut au gouvernement de ce qui lui semble une né gligence à relancer l'économie et à protéger les travailleurs âgés.«Chez Houdaille, les pensions n'étaient pas transférables pour que l'employé puisse prendr \u2022 sa retraite avec dignité.D'un trait de plume, c'était effacé.J'ai eu $10,000 pour mes contributions de plusieurs années, plus une indemnité de départ, mais pour ceux qui attendent la retraite, ils n'auront que 50 pour cent de ce à quoi ils ont droit.» «Les gouvernements fédéral et provincial n'ont rien fait pour nous aider.Ils n'ont encore rien fait pour rendre les pensions pleinement transférables et pour protéger les travailleurs quand les industries doivent fermer.Houdaille a fermé, et les actifs ont été vendus, mais après un an, la compagnie A.G.Simpson a recommencé à y fabriquer des pare-chocs.» M.Galka dit qu'il n'a plus confiance dans le «système canadien» et dans le leadership du pays, alors que l'économie continue d'être écrasée par les taux élevés d'intérêt et le chômage.«Il y a environ 200 personnes qui gouvernement ce pays, actuellement; ils sont censés nous représenter.mais ils ne font rien.» Il a également critiqué les chefs syndicaux qui poussent les membres à refuser les concessions à tout prix, et a fait remarquer que certains des leaders ont des sa- Photolaser PC Agé de 44 ans, Norm Galka est trop jeune pour prendre sa retraite.Il a perdu son emploi à cause de la récession.laires de plus de $60.000 et n'ont pas besoin de recevoir des prestations de grève de moins de $50.Un changement de vie Depuis qu'il ne travaille pas, M.Galka a remarqué d'importants changements dans sa manière de vivre.Il y a quelques années, il rencontrait régulièrement ses copains de Houdaille au Naval Veterans Club, pour parler du boulot en buvant une bière et en jouant au billard, mais il ne le fait plus.«Après la fermeture de Houdaille, les gars ont continué d'aller au club, mais la conversation tour- nait toujours autour du passé.Je ne voulais pas qu'on me rappelle les 27 années que j'avais travaillé chez Houdaille.Ces années-là ne valent absolument rien, maintenant.» M.Galka et sa femme diminuèrent leurs activités mondaines, et il cessa de jouer au hockey et au curling parce qu'une malchance pourrait lui nuire pour trouver un autre emploi.S'il n'en trouve pas un autre, M.Galka dit qu'il s'occupera peut-être d'aider les travailleurs oui ont eu les mêmes problèmes que lui.«J'y songerais sérieusement, mais j'espère encore trouver un emploi», dit-il.)0 or i ¦ i L'avenir vous réserve une fourrure! 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