La presse, 10 septembre 1982, Cahier A
[" Photothèque LA PRESSE Eddie Firmani ne présidera plut, la saison prochaine, aux destinées du Manie de Montréal, de la Ligue nord-américaine de soccer.«Nous entrons désormais dans une nouvelle phase», a précisé le directeur général de l'équipe, Roger Samson, «et tout comme nous avons dû échanger quelques joueurs pour différentes raisons, nous avons conclu que le moment était venu d'opter pour une conduite différente au niveau de l'entraînement».L'entente conclue avec Firmani au début de la saison 1981 vient à échéance ce mois-ci.page 4 Sears 35 cents HORS DE LA ZONE METROPOLITAINE 45' MONTRÉAL, VENDREDI 10 SEPTEMBRE 1982, 98e ANNÉE, no 210, 60 PAGES, 4 CAHIERS, vous er> avez pour vot argenL.et plus PARIZEAU ÉSIDERA a VELOPPEMI À NOMIQUE J \"A GUY CHEVRETTE CHASSE ET PÊCHE .jk A GILBERT RAQUETTE SCIENCE ET TECHNOLOGIE ADRIEN OUELLETTE Le PSBGM n'a pas perdu de temps: au lendemain du jugement Deschênes rendant caduque l'interdiction aux anglophones des autres provinces d'envoyer leurs enfants à l'école anglaise, les commissaires protestants du Montréal métropolitain ont adopté hier soir une résolution pour accueillir immédiatement dans leurs écoles les enfants concernés.page a 8 ENVIRONNEMENT EDITO pages a 4 a 8 POUR MIEUX GOUVERNER PAR MICHEL ROY photo Robert Nadon.LA PRESSE page a 6 photo UPI photos PC PAS DE COUP DE FEU PAS DE SANG VERSÉ REMANIEMENT DU CABINET FÉDÉRAL LES QD9 aSÊ POUR MARC LALONDE ?Photothèque LA PRESSE page a 8 L'INDUSTRIE Les autorités helvétiques ont réussi hier un véritable coup de maître, capté sur le vif par les caméras de télévision, en libérant les cinq otages encore détenus à l'ambassade de Pologne à Berne et en capturant le commando sans tirer un seul coup de feu.Il est peu probable, toutefois, que la Suisse donne suite à la demande d'extradition formulée par la Pologne à l'endroit des terroristes, Varsovie n'ayant pas signé la Convention antiterroriste européenne, et les quatre hommes seront de toute évidence jugés par un tribunal helvétique.page a 19 JANTE page B 1 Photothèque LA PRESSE DU PNEU ROULE SUR LA PRESSE ET «THE GAZETTE» FORMENT UNE COMPAGNIE m page B 5 3 15 SOMMAIRE 3 Annonces classées: B 5 à B 7, C à C 6 et sports 1.4, Arts et spectacles: A 13, A 14 \u2014Cinéma: A 18 Décès, naissances, etc.: C 7 Économie: B 1 à B 5 Êtes-vous observateur?: C 3 FEUILLETON «Le matou»: C 4 Horoscope: B 7 Jardinage: C 5 Le monde: A 19 Météo: A 2 Mots croisés: C 6 «Mot-mystère»: C 6 Quoi faire aujourd'hui: A 18 Télévision: A 14 \u2014Horaires: A 18 \u2014Télé-câble: Sports 19 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: C 1 < à TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées: 18 Mots croisés: 18 ¦ \u2022 Taux d'intérêt élevé \u2022 Sécurité du capital et des intérêts \u2022 Aucun coût \u2022 Taux d'intérêt garanti \u2022 Souplesse dans le paiement des intérêts \u2022 Conseillers financiers a votre s% ^ervice Intérêts versés annuellement.Période de 2 ans.Dépôt minimum î>00*.D'autres certificats à des taux différents sont offerts pour des périodes allant de 30 jours à 5 ans.y Taux sujets a confirmation.Les certificats de ?EPOTGARANTI du Trust Général le mode d'épargne dTiin întérèt SUPÉRIEUR TRUST GENERAL \\- WontrtMUAWvexalty: 1100.ynîvWwty.871-7200-Morit/éal/PUce VOTe-Marie: Galerie des Btfuiique.v 8o.î -83*0; «.SOutremont: hVir^ent.dlndjf4?9-3265 ' ' NOUVEAU, Renseignez vous sur nos certificats dépomatic garantis ln»tiiuijcn imcirte « U R«g«c d* |«ssur*nce-d*pottdûQuct*i.' A 2 SECTEURS PUBLIC ET PARAPUBLIC Québec ne payera que la moitié des salaires des négociateurs » * À moins que le gouvernment m.ne modifie ses positions au cours des prochaines heures, l'entente est loin d'être acquise entre le gouvernement et les co-ordonnateurs syndicaux des trois centrales CSN.FTQ et CEQ sur l'épineuse question des libérations syndicales lors de la pro-c haine ronde de négociation dans les secteurs public et parapublic.USA BINSSE *\" En effet, des porte-parole syndicaux affirmaient hier que le gouvernement, lors d'une rencontre tenue mercredi soir (une autre était prévue en fin de soirée hier), avait refusé le compromis qu'offrait les centrales et.de plus, avait passablement restreint la portée de son offre Initiale qui était de payer 50 p.cent des salaires des syndiqués libérés pour les négociations, le reste étant défrayé par les centrales qui assument déjà les frais de déplacement.Donc, non seulement les parties sont loin d'une entente sur cet élément «capital» mais les centrales mettent maintenant sérieusement en doute la volonté gouvernementale d'en arriver à une entente avec ses employés dès cet automne, l'accusant de «faire obstacle à un enclenchement du processus de négociation de bonne foi».Le coordonnateur gouvernemental des négociations, Me Lucien Bouchard, a fortement contesté cette affirmation.Il soutient qu'il a plutôt «ventilé» la masse monétaire que le gouvernment se dit prêt à accorder aux divers groupes de syndiqués impliqués dans la prochaine ronde, incluant le front commun qui représente à lui seul quelque 200,000 membres, pour payer les salaires de leurs négociateurs.Soucieux de réduire ses dépenses, le gouvernement maintient qu'il ne payera que la moitié du coût des salaires lors de la prochaine ronde pour les négociateurs syndicaux aux tables sectorielles et à la table centrale.La ronde de 1979-80 avait coûté $6,5 millions (en dollars 1982).Ce montant avait couvert les salaires de 236 syndiqués (de tous les secteurs impliqués) libérés pour fin de négociations.Cette fois, le gouvernment n'offre que $3,25 millions pour tous, à être répartis selon les besoins de chacun.Or.jusqu'à présent le gouvernement et les trois centrales n'ont pas réussi à s'entendre sur les différentes hypothèses de répartition et mercredi soir, le gouvernment a informé les centrales que le montant qui leur reviendrait serait de l'ordre de $1,5 millions.Les centrales demandaient le paiement complet des salaires de leurs négociateurs syndicaux pendant toute la durée des négociations, sans limite de temps.Le compromis suggéré par les trois centrales était le suivant: le paiement intégral jusqu'au 31 mars 1983.accompagné d'une rétroactivité d'environ deux mois.À défaut d'entente à ce moment-là, il y aurait la possibilité d'une clause de réouverture.Le gouvernement a refusé.La loi 70, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier prochain, a pour effet de prolonger les conventions collectives touchant les quelque 300,000 employés de l'État de trois mois, soit jusqu'au 31 mars, et de réduire les salaires de plus de 18 p.cent pendant cette période.L'ADMINISTRATION MUNICIPALE PARALYSÉE Sî-Caîixte: un troisième conseiller démissionne La situation devient de plus en plus confuse à Saint-Ca-lixte: un troisième conseiller a remis sa démission ce qui a pour conséquence de paralyser l'admi-; nistration municipale.JEAN-PAUL CHARBONNEAU Dans une courte lettre adressée j au secrétaire-trésorier de la municipalité, le conseiller Giguere ex-J plique qu'il doit remettre sa démission à cause des «circonstan-i ces actuelles».Vendredi dernier, le juge Jules Blanchet, de la Cour supérieure, trouvait coupable quatre conseillers d'outrage au tribunal pour ne pas avoir respecté une sentence arbitrale qui obligeait cette municipalité à garder ses policiers.Le magistrat a imposé une amende de $1.000 à chacun.Peu de temps après, un premier conseiller condamné, Gilles Boyer, remettait sa démission.Puis mardi, son collègue André Crépeau en faisait autant.A la ^u;t»* de ces démissions, il ne reste à l'hôtel de ville que le maire André Valade ainsi que les conseillers Yvon Trudeau et Ghislain Dubé, ce dernier est le quatrième a avoir été reconnu coupable par le juge Blanchet.Elections le 7 novembre Faute de quorum, le conseil municipal ne peut plus siéger.Le maire Valade veut que Québec nomme un administrateur jusqu'aux élections du 7 novembre prochain.Pour sa part, le Comité des citoyens avait demandé auparavant que les trois élus restants soient disqualifiés et que des élections sont immédiatement déclenchées.Hier, le président du Comité, Fernand Pellerin, déclarait que l'idée du maire n'était pas mauvaise.Le mandat du maire prend fin le premier dimanche de novembre.L'histoire de la municipalité de Saint-Calixte est loin d'être terminée car plusieurs prédisent d'autres rebondissements au cours des prochaines semaines.Seize morts dans un accident ferroviaire BUDAPEST (AP) \u2014 Seize personnes ont été tuées et deux autres grièvement blessées dans une collision survenue entre un train international de voyageurs et un autobus municipal dans les faubourgs de la ville de Szekesfehervar, dans l'ouest du pays, a rapporté jeudi l'agence hongroise MTI.Huit enfants figurent parmi les morts.Quatre autres personnes ont été légèrement blessées.fLA MÉTÉO AUJOURD'HUI: Min.: 12 Max.: 26 ENSOLEILLÉ AVEC PASS.NUAGEUX DEMAIN : ENSOLEILLÉ ET CHAUD La Quotidienne Tirage d'hier 9-0-5 Québec États-Unis \tMM.\tMoi.AutewHtiwi\t Abtibi\t11\t23\tEnsol., poss.nuog Outoôooii\t12\t26\tEnsol, pass nuog Laurentidei\t12\t25\tEnsol., poss nuog.Contons d« l'Est\t12\t26\tEnsol., pass.nuog.Mouricie\t10\t23\tEnsol., pass nuog.OuéUc\t12\t26\tEnsol., pass.nuog.toc-Soint-Jeon\t10\t23\tEnsol., pass.nuog.RimousJb\t11\t20\tEnsol., pass.nuog.Gospésie\t10\t19\tEnsol., poss.nuog.Soie Coteau\t7\t19\tEnsol., pas.nuog.Sept-Iles\t7\t19\tEnsol., pass.nuog.Canada\t\t\t \t\tMa* Aujourd'hui\t Victoria\tii\t18\tNuageux Edmonton\t4\t15\tAver sos Rogino\t8\t26\tPort, nuogeux Winnipeg\t10\t28\tEnsoleillé Toronto\t16\t26\tEnsoleillé Ff«derkton\t12\t24\tEnsoleillé HoWax\t12\t22\tEnsoleillé Cn^iortetown\t12\t22\tEnsoleillé Saint-Jean\t8\t20\tPari, nuageux Boston Buffalo Chicago Miami New York Min 12 10 17 26 21 19 23 29 32 29 Nile-Or leans Pittsburgh San Francisco Washington Dallas 24 11 12 18 21 Mo>.27 26 22 22 34 Les capitales Amsterdam Athènes Acapuko Berlin Bruxelles Buenos Aires Copenhague Genève Hong Kong .le Caire } Lisbonne Londres 13 22 25 10 8 17 11 11 27 21 16 15 Ma* 19 33 33 21 22 27 19 20 31 33 29 22 Madrid Moscou Mexico Oslo Poris Rome Séoul Stockholm Tokyo Trinidad Vienne 13 8 14 6 13 17 17 9 22 22 18 31 9 22 16 23 23 28 16 31 32 25 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 10 SEPTEMBRE 1982 SELON LA FCSCQ, LE PROJET EST UN LEURRE Pétition à la grandeur du Québec contre la restructuration scolaire La Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec (FCSCQ) lancera au cours des prochains mois une pétition à la grandeur du Québec pour inviter le public à s'opposer au projet de restructuration scolaire.GEORGES LAMON_ Au cours d'une conférence de presse qu'il donnait hier à Montreal, le président de l'organisme a dénoncé cette réforme que le MEQ s'apprête à faire accepter par la population sans la consulter, la qualifiant de «leurre pour les Québécois».Non seulement «ce projet politique ne répond pas à la qualité de l'enseignement, mais il vise essentiellement à une mainmise beaucoup plus grande de l'Etat sur l'école au détriment de la démocratie, bref, on va changer pour changer.» Selon M.Jacques Chagnon, «le moment est très mal choisi ou très bien choisi selon les visées du MEQ pour faire passer cette réforme en même temps que le renouvellement des conventions collectives des personnels du secteur de l'éducation et de l'application des nouveaux régimes pédagogio-ques.» Le président de la Fédération des commission scolaires, tout en reprochant au ministère de l'Éducation son refus de consulter les conseils scolaires avant d'appliquer cette réforme, s'est dit sceptique sur la nécessité de cette restructuration.Il s'étonne en outre que cette réforme puisse se faire «sans évaluation rigoureuse et surtout sans une expérimentation avant de la généraliser au Québec.» «Le Livre blanc sur la restructuration scolaire ne sera certes pas de la consultation \u2014 laquelle n'est pas prévue \u2014 mais de l'information, de la sensibilisation et de la vente», a ajouté M.Chagnon.Ecoles bloquées?D'autre part, M.Chagnon a reproché le manque de sérieux du Livre blanc du ministère, lequel document laisse entendre «que les écoles sont bloquées par les structures actuelles (les conseils sco- M.Jacques Chagnon, président de la Fédération des commissions scolaires catholiques du photo LA PRESSE laires) dans la prise en charge de leur projet éducatif».«Ce n'est pas le fait de conférer aux écoles ¦ L 4- 4 g | , * I iÊÈÊÊÊSÊ ft f-.A I ' 'A .¦ ¦ ¦y Va* t ¦ Les badauds se font rares La pelouse qui fait face au Parlement, à Ottawa, où déambulent habituellement de nombreux promeneurs, était étrangement vide hier, peu après qu'une série d'écriteaux tels que celui-ci eurent été érigés tout autour de l'enceinte.téléphofo UPC Des chambreurs évincés ont gain de cause devant la Régie du logement La Régie du logement du Québec vient de donner gain de cause à cinq chambreurs du centre-ville, qui ont contesté la forme d'éviction qui leur était imposée par le propriétaire de l'immeuble où ils habitaient, rue Villeneuve, à Montréal.GILLES NORMAND_ Un avis ne portant aucune signature avait été épingle, le 10 mai 1982, à l'extérieur de l'immeuble, pour indiquer que le propriétaire, M.Aimé Choquette, ne renouvelait pas le bail de deux ans, expirant le 30 juin 1982, qu'il avait dans le passé consenti à un exploitant des lieux, un dénommé Jacques G.Poulin.p Les baux de location obligeant les chambreurs avaient été signés entre ceux-ci et M.Poulin, qui a agi comme locateur.La régisseur, Me Francine Champigny, a conclu que l'avis affiché à la porte de l'immeuble était nul et sans effet.Au surplus, a conclu la Régie, il ne s'agissait pas d'un avis conforme aux dispositions de l'article 1651.4 du code civil.Me Champigny souligne en effet dans son jugement qu'il n'existe aucune relation de locataire-locateur entre le propriétaire, M.Cho-quette, et le locataire André Di-caire, qui a fait l'objet de la cause-type.Autrement dit, seul M.Poulin était lié à M.Choquette, tandis que les chambreurs, eux, avaient un lien avec M.Poulin.> Cette décision de la Régie accorde en conséquence des droits aux chambreurs.Une entente a été signée devant l'aide juridique, entre les avocats des parties impliquées.Ainsi, M.Choquette versera une somme de $200 au cham-breur André Dicaire, et $150 à chacun des chambreurs suivants: Zekarias Ghebrenedun, Savilios Sabanides, Glen Fox et Slaevko Marie.Les locataires devront avoir quitté les lieux le ou avant le 1er septembre, tandis que le propriétaire renonce à tous les recours pour loyer, pour la période s'éche-lonnant entre le 1er juillet jusqu'à la date de leur départ.Ces dispositions représentent un dédommagement pour l'éviction, ainsi que les frais de déménagement qui % t courent au propriétaire de l'immeuble.un statut de corporation qui va les rendre plus responsables qu'elles ne le sont actuellement, a soutenu M.Chagnon.Et puis, en plus de ne pas être démocratique, la proposition est irréaliste et ne correspond pas à la volonté des parents eux-mêmes.» A son avis, l'autonomie des écoles serait davantage favorisée «si le ministère de l'Éducation s'appliquait à rechercher des moyens pour réduire son intervention dans le quotidien des écoles et des conseils scolaires.» Parlant ensuite des parents, la Fédération s'est inquiétée du fait qu'en leur confiant des «pouvoirs apparents», on cherche à se servir d'eux pour arbitrer les conflits qui ne manqueront pas de surgir dans les nouvelles structures.A son avis, les parents perdront une part importante de leur liberté d'action actuelle.Enfin, M.Chagnon estime qu'avec la structure actuelle des conseils scolaires, il ne fait aucune doute que la population est mieux servie en terme de services éducatifs et communautaires puisqu'elle bénéficie d'un palier politique local faisant contrepoids à l'État.CTCUM: la masse salariale ne sera pas majorée «Pas question d'ajouter d'argent neuf dans nos propositions faites aux employés.Tout ce qu'on peut faire, c'est de négocier de nouveaux arrangements à l'intérieur même de notre enveloppe globale».PIERRE BELLEMARE_ C'est ce qu'a réitéré hier dans une entrevue à LA PRESSE M.Lawrence Hanigan, président de la Commission de transport de la CUM.Il rétorquait ainsi au syndicat des employés de bureau qui adoptait mercredi en assemblée générale une résolution visant à enclencher un sprint final dans les négociations, à partir de leurs demandes salariales.Mais ces demandes sont passablement différentes des offres patronales: le syndicat exige plus de 12 p.cent d'augmentation pour la première année et la CTCUM propose une hausse de 7 p.cent, avec indexation si le coût de la vie excède 10 p.cent.M.Michel Bénard, président de ce syndicat qui regroupe 435 employés, a donc convaincu mercredi l'assemblée (où quelque 200 membres étaient présents) de surseoir à la grève, en autant que la CTCUM s'engage dans un sprint final dès aujourd'hui, en présence du conciliateur, M.Marcel Béli-veau.M.Bénard ajoutait du même souffle que le syndicat entendait toujours se battre avec la dernière énergie pour obtenir de meilleurs conditions de travail, aux côtés de leurs 2,100 camarades de l'entretien (CSN) qui sont convoqués dimanche à une assemblée générale.Autres amendes?Ils seront alors invités à reconfirmer le mandat de grève confié à leur exécutif dirigé par M.Jacques Morrissette, mandat dont on veut se servir le 14 septembre prochain, malgré l'illégalité du geste.Car on contreviendra, dans une telle hypothèse, à la loi 72 sur les services essentiels.Toutefois, M.Morrissette et son entourage estiment que c'est la seule façon de faire entendre raison à la CTCUM, à M.Hanigan et au gou«! vernement québécois.] On se fiche de naviguer dans Pil-J légalité, parce qu'on croit qu'il serait plus dangereux encore de fai-i re rouler métro et autobus avec 14 simple support de services essen-; tiels à l'entretien.Pour être sécuritaire, le transport en commun! doit, selon M.Morrissette, comp^, ter sur l'intégralité des services de l'entretien.Le mois dernier, la CSN a versé plus de $253,000 d'amendes au Procureur général du Québec, parce que ses deux syndicats (entretien et bureau) ont violé la loi spéciale en janvier dernier, celle qui les enjoignait de mettre fin à leur arrêt de travail.Le même scénario semble vouloir se reproduire, à moins que le gouvernement du Québec n'intervienne lundi, en suspendant -l'exercice du | droit de grève, comme le prévoit la loi 72. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 10 SEPTEMBRE 1982 ENQUÊTE SUR LA TRIPLE NOYADE DE BOUCHERViLLE « été pris de ai eu \u2022 A3 Pas de gros lots pour les mineurs .DECLARE LE PROPRIETAIRE DU HORS-BORD «Après avoir cherché en vain pendant un certain temps et réalisé que les trois jeunes étaient disparus à tout jamais, j'ai été pris de panique, j'ai eu peur! Je ne pouvais pas accepter cette fatalité! ».RAYMOND GKRVA1S C'est ce qu'a déclaré hier au coroner Rock Héroux, M.Paul Thif fault, âgé de 54 ans, le propriétaire du yacht qui, dans la soirée du 12 juin dernier, a heurté de plein fouet une chaloupe dans laquelle prenaient place quatre adolescents sur le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Boucherville.«J'ai entendu un boum.Le bateau a levé dans les airs.J'ai coupé les gaz et en me retournant, j'ai vu la chaloupe qui était presque en V-.Un petit gars sur le bout de la chaloupe faisait des signes et criait.Je me suis immédiatement porté à son secours pour le prendre à mon bord.C'est à ce moment qu'il m'a dit qu'il y avait trois de ses compagnons qui avaient été projetés par-dessus bord.On s'est mis a leur recherche, mais sans succès.Quelques minutes plus tard, le jeune homme m'a demandé de le déposer au quai.Là, j'ai vu une auto-patrouille de police et, après avoir laissé le jeune homme là, je suis retourné près de la chaloupe sabordée, mais je n'ai rien vu, je ne pouvais pas supporter ça et j'ai quitté les lieux».Tel est l'essentiel de la déposition de M.Paul Thif-fault, qui avait peine à retenir ses sanglots.Linge taché de sang Le témoin principal a de plus raconté au coroner qu'il a retiré son bateau de l'eau à l'endroit même où il l'avait mis à flot, soit au quai à Varennes.Il a plus tard avoué qu'il a repeint le pied de son moteur hors bord et lavé son linge souillé de sang, à son arrivée à la maison, afin, a-t-il expiqué, qu'il ne reste pas taché.Son compagnon de balade M.Jean Pitre, âgé de 51 ans, a témoigné dans le même sens que son ami.Il a toutefois déclaré au coroner Héroux qu'au moment de la collision, il s'est exclamé «que fais-tu là, Paul! ».quand il a vu que ce dernier accélérait pour quitter le lieu de la catastrophe.Thif fault avait répondu: «Je ne peux pas, je ne peux pas.» M.Pitre a aussi précisé avoir demandé à son ami s'il avait des assurances pour ce genre d'incident.Ce à quoi l'autre avait répondu négativement.M.Pau?Thiffau!\\, propriétaire du bateau qui a passager dans le yacht de celui-ci au moment de heurté la chaloupe ( à gauche ) et M.Jean Pitre, la tragédie.Photos la presse, René Picard Quelques bières Les deux témoins importants ont reconnu avoir bu deux ou trois bières àu cours de la journée et encore deux autres durant leur excursion en bateau.Le survivant de la chaloupe harponnée, le jeune Alain Roche-fort, avait lui aussi fait le même aveu lors de la première journée d'audience de l'enquête, précisant que lui et ses comnpagnons avaient pris deux ou trois bières durant la soirée.Le jeune Roche-fort avait ajouté qu'il avait fumé deux «joints» de haschisch.Corroborant en quelque sorte la déposition du témoin Martin Tou-rigny qui avait déclaré mercredi avoir vu le yacht tous feux allu- C'est dans cette chaloupe d'aluminium d'une longueur de douze pieds que trois adolescents sont morts le 12 juin dernier, alors qu'elle était sabordée par le yacht que l'on voit à l'arrière-plan.Photo La PRESSE, r«>né Picard mes heurter vioiamment un objet sur l'eau, Daniel Corbin, un jeune homme âgé de 17 ans qui participait aux festivités dans l'île et qui était le propriétaire de l'embarcation fatale, a déclaré avoir vu lui aussi des lumières se déplacer sur le fleuve, et avoir entendu le fracas de la collision.Le témoin a même déclaré que durant les quelque 30 secondes précédant l'accident, il avait craint qu'un malheur arrive.Le procureur de M.Paul Thif-fault, Me Serge Ménard, a souligné au coroner Héroux que son client n'était pas responsable de l'accident et que le bateau qu'il conduisait répondait à toutes les normes de sécurité.«Le bateau de M.Thiffault avait d'ailleurs, selon les lois maritimes, droit de passage et la chaloupe aurait dû le lui céder», a déclaré l'avocat.M.Ménard a de plus souligné que le seul reproche que l'on pouvait faire à son client était d'avoir quitté la scene de l'accident, mais qu'encore là, la réaction des gens était bien imprévisible et qu'il était évident que son client avait subi un traumatisme psychologique important.Le coroner Roch Héroux doit rendre son verdict par écrit d'ici Sa fin du mois ou au plus tard au début d'octobre.D'abord reléguée au sous-sol, une statue est finalement confiée à une autre paroisse Si la dévotion aux saints a pu connaître un certain déclin, au cours des dernières années, au point même qu'on a osé retirer discrètement quelques statues de leurs niches, dans quelques paroisses, il n'en subsiste pas moins de nombreux fidèles qui tiennent à se prosterner devant l'image ou toute autre représentation du saint ou du bienheureux de leur choix, pour lui adresser suppliques ou remerciements.LEOPOLD LIZOTTE_ Et c'est ce culte persistant qui a conduit un groupe de dévots de Saint-Bernardin-de-Sienne en Cour supérieure, hier après-midi, pour réclamer et obtenir la saisie avant procès d'une statue en bois sculpté de ce dernier, évaluée à quelque $15,000.C'est l'Association des Vin-chiaturesi de Montréal, dont les bureaux sont situés au complexe Westmount Square, qui se sont ainsi pourvus devant le tribunal pour obtenir le transfert de la précieuse reproduction de l'Eglise Notre-Dame-de-Pompéi, rue Sauvé, à l'église Notre-Da-me-du-Mont-Carmel, rue Léman, à Saint-Léonard.Les Vinchiaturesi sont des Ita-lo-Canadiens originaires du village de Vinchiaturo, dans la province de Campo Basso, région où était lui-même né Saint-Bernardin, qui devait se rendre célèbre pour avoir entrepris, en son temps, une réforme des moeurs qui n'a toutefois pas connu tout le succès escompté, semble-t-il.Saint-Bernardin étant le patron de leur village natal, ces Italiens ou descendants d'Italiens ont donc maintenu leur dévotion à ce dernier, et, en 1966, à grands frais, ils faisaient venir de leur pays la statue en question sculptée par un artisan local.A un certain moment, Ils avaient décidé de l'exposer dans le choeur de l'église de la rue Sauvé, afin de pouvoir aller vénérer ou implorer leur saint préféré à cet endroit.Mais au lieu de placer la réplique de Saint-Bernardin sur un socle convenable, dans le sanctuaire, on l'aurait relégué au sous-sol, sous clef, sans même la sortir de son emballage.Choquée de ce traitement, l'Association des Vinchiaturesi aurait alors tenté de lui dresser un niche sur un terrain qu'on avait préalablement choisi, à Ri-gaud.Mais un qquelconque règlement de zonage avait empêché de mener le projet à bien.Finalement, la fabrique de No-tre-Dame-du-Mont-Carmei (la paroisse-mère de la colonie italienne, autrefois située boulevard Dorchester) accepta d'accueillir la statue négligée.Ce qui a donné lieu à la requête retenue par la cour hier.On y soulignait incidemment qu'un gardien responsable sera désigné, jusqu'à ce que jugememt final soit rendu, dans cette affaire peu commune, afin que les fidèles du petit réformateur mort en 1444 puissent aller le prier sans entraves dans le temple où on veut bien l'accueuillir.Vous aviez peu! être noté cette nouvelle en provenance de l'ouest du \\ oui faisait état des difficultés rencontrées par un mineur a toucher un prix gagné à l'occasion d'une loterie, gg El si oui, vous vous êtes peut-être demandé quelles étaient les chances qu'un de vos enfants d'âge mineur puisse gagner un gros lot à une loterie et le réclamer à votre insu?La question a été posée à Loto-Québec, et elle permet d'expliquer la politique adoptée par l'organisme para-gouvernemental face au problème des mineurs qui pourraient gagner un prix à l'une ou l'autre des loteries.Or, Selon un porte-parole de Loto-Québec, à moins que le prix ne soit inférieur à $5 000 et/ou que cet enfant ne soit beaucoup mieux développé que la moyenne, les chances d'une telle sm> prise sont presque nulles.En effet, Loto-Québec a pour politique de ne pas remettre de lots importants à des mineurs.S'il surgit le moindre doute au moment de remettre un prix à un jeune, Loto-Québec demandera au jeune de prouver qu'il est bien d'âge majeur.Par ailleurs, dès que Loto-Québec a la certitude que le mon- \\ tant d'un lot ira à un mineur, le chèque est automatiquement fait au nom du tuteur du mineur.La «Loto-Sélect» retirée du marché Puisqu'il est question de Loto-Québec, mentionnons qu'après avoir connu une série ininterrompue de succès au cours des 10 premières années de son histoire, le pourvoyeur de «bonheur à bon compte» traverse une période moins rassurante, en partie à cause du plafonnement de son marché, et en partie à cause de la situation économique qui prévaut actuellement.Toujours est il qu'on assistera le 15 septembre à la disparition d'un de ses produits, la «Loto-Sélect», tandis que la «Quotidienne» passera d SI à partir du 20 septembre, en plus de subir d'importantes transformations.Chez Loto-Québec, on croit que ces modifications à la gamme d.»s produis se traduiront par une augmentation des ventes de la «Quotidienne».Avant ces changements, cette dernière rapportait $100 000 par jour en recettes brutes (on prévoit une augmentation de 50 p.et ni sous la nouvelle formule), tandis que «Loto-Sélect^ rapportait à peine $80 000 par semaine.L'échec de «Loto-Sélect» s'inscrit dans la lignée de celui de «Loto-Hockey», de la baisse importante de la popularité des ; «Instantanées» et de la nécessité de transformer complètement la «Super-Loto».Et cet échec devrait amener le ministre des Finances, Jacques Parizeau, à se demander s'il n'a pas trop pressé le citron en exigeant de Loto-Québec des revenus nets trop élevés par rapport au marché.Le point de saturation a sans doute été atteint et il ne suffira plus désormais de lancer un nouveau produit sur le marche pour qu'il connaisse instantanément le succès.! ?Une enseigne de mauvais goût Alors que les projets d aménagement du quai Jacques-Car- * * tier sont sur le point d'accoucher, les propriétaires de bâtisses du côté nord de la rue de la Commune seront tentés de les restaurer puisqu'elles prendront énormément de valeur.Cette rue jadis en voie d'asphyxie deviendra une des artères les plus en- J voûtantes du Vieux-Montréal, sinon de la ville toute entière.Ce qui nous amené à demander pourquoi on a jugé bon de déparer un édifice religieux aussi attachant et riche en histoire -que la chapelle de Notre-Dame de Bonsecours avec cette enseigne-prière p possible dans le voisinage de ses installations chimiques par mesu-_ re de sécurité pour la population^ advenant un accident dans ses Usines.z Entre-temps, le conseil municipal s'apprête à demander au mi- H nistère des Affaires culturelles de classer cette historique.maison monument De plus, la ville étudie l'oppor- \\ tunité de créer un secteur historique où pourraient être relocalisées, quand la chose est possible, des maisons de ce genre.* ^ LE JEAN gnalé soeur Chartrand, sont tous nos anciens et toutes nos anciennes élèves, les parents et les amis de nos soeurs.Cette fête sera en effet l'occasion d'un temps de rencontre avec les gens auxquels nous demeurons attachées.Et elle sera en même temps l'occasion de faire connaître l'oeuvre de mère Marie-Rose.» Pour cette partie de la fête, les religieuses ont dressé une liste de 40 kiosques qui raconteront le chemin parcouru et l'apostolat des filles de mère Marie-Rose depuis la fondation de leur congrégation en 1843.Plusieurs exhibits seront par exemple tout simplement intitulés du nom d'une école, d'un collège, d'un couvent, d'un pensionnat.D'autres kiosques traiteront par ailleurs, entre autres, des missions de la congrégation, du travail de certaines religieuses auprès des personnes handicapées, des itinérants et des mouvements de jeunesse.Si la messe solennelle qu'officiera Mgr Paul Grégoire, assisté à l'autel par cinq autres évêques, doit commencer à 14 heures, les portes du Vélodrome seront ouvertes, ce jour-là, dès 12h30.Et ce n'est qu'à 20h, après que tous les hôtes des Soeurs des Saints Noms de Jésus et Marie auront pu apprécier le talent de plusieurs ensembles vocaux et instrumentaux, que prendra fin la fête donnée en l'honneur de la bienheureuse mère Marie-Rose.M it .y ni ta» r 1.73 .t.I - J9 Signé \"Leo Chevalier\" en deux coloris de bleu.Seulement 40$ ARmano boudrirs LES TERRASSES ENTRÉE MAISONNEUVE 645-6251/6252 PLACE 6616.RUE DONAVENTURE ST-HUDERT 575-2013 273-2651 PROMENADES ST-DRUNO 653-9422 PLACE QUÊDEC 524-5263 I, | Q I - - \u2014 I i;i.7 [À > *f \u2022h > «# Vi 'M l m LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 10 SEPTEMBRE 1982 EDITORIAL PAUL DES MARAIS président du conseil d'administration ROGER-D.LANDRY président et éditeur Remanier pour mieux gouverner Il est évident que M.René Lévesque a écouté avec attention les critiques de tous bords qui s'élèvent contre son gouvernement depuis quelques mois.La gauche l'accuse d'avoir trahi ses grands objectifs et renoncé au changement pour l'amour du pouvoir; les milieux syndicaux s'estiment souvent trompés par un régime dont ils attendaient des avantages plus nombreux; un grand nombre de citoyens, plutôt favorables au PQ.à ses oeuvres et à son style, observent comme tout le monde les signes d'un essoufflement manifeste et d'une impuissance chronique à relancer le moteur d'une machine abîmée; même la corde nationaliste ne vibre plus quand le parti annonce que le remède à la récession se trouve dans la souveraineté; les milieux d'affaires multiplient les appels au réalisme; le peuple, éprouvé par la conjoncture, n'a plus confiance: il en a assez des paroles et des promesses; il ne croit qu'aux actes Le premier ministre, lucide et pragmatique, a fait une moyenne.Ainsi s'expliquent le remaniement ministériel et les changements de structures annoncés hier.C'est une moyenne qui tient rigoureusement compte du contexte économique et du malaise social, d'où le glissement vers le centre de la part d'un gouvernement qui se situait légèrement à gauche.Il n'y a pas de bouleversements puisque les conditions objectives ne se prêtent pas a des transformations profondes.Mais il y a un parti pris pour les priorités concrètes: gestion plus rigoureuse, simplification nécessaire des structures ministérielles, insistance sur les priorités économiques.Dans le changement du personnel et les nouvelles attributions, le premier ministre a voulu répondre aux attentes des milieux d'affaires dont les analyses se rapprochent davantage de la perception populaire ces jours-ci que des points de vue du mouvement syndical.Ce n'est pas par hasard que le Conseil du patronat et les Chambres de commerce accueillent favorablement les décisions communiquées par le premier ministre.On ne voulait plus des superministeres* ils ont été abo'is.On réclamait la création d'un ministère du Commerce extérieur: M.Lévescue en a créé un.On croyait nécessaire un portefeuille pour le développement technologique et les sciences: c est fait.Les mêmes milieux éprouvaient d'évidentes difficultés à traiter avec M.Pierre Marois au Travail: M.Pierre Marois est délesté de ce dossier que le premier ministre confie à M.Raynald Frechette, ancien député de l'Union nationale, homme prudent et sage qui reçoit toute la confiance de M.Lévesque pour des raisons encore mal connues du public.Quels que soient les sentiments des chefs d'entreprises, il est certain que M.Marois ne pouvait continuer d'assumer cette responsabilité.Les milieux d'affaires voulaient obtenir l'assurance que M.Rodrigue Biron conserverait ses fonctions à l'Industrie et au Commerce: M.Lévesque le confirme dans son poste.On souhaitait en outre que !e gouvernement se soucie davantage du commerce extérieur Le chef du gouvernement fait de M.Bernard Landry son commis-voyageur et lui retire la responsabilité générale qu'il exerçait jusqu'ici sur l'ensemble des dossiers du développement économique.C'est Jacques Parizeau qui hérite des pouvoirs essentiels dans le domaine économique et financier en un temps où l'économie et les finances constituent les grandes priorités.Ainsi, le ministre des Finances devra tenir compte davantage de l'incidence sur l'économie et le commerce de ses décisions fiscales.Il fallait aussi garantir le rôle indispensable du président du conseil du Trésor.Or M.Yves Bérubé est heureusement confirmé malgré les réact;ons défavorables que suscitent au sein du gouvernement sa politique de frugalité et ses méthodes rigoureuses.C'est un aspect indispensable de la lutte contre les excès et le gaspillage.Ici M.Lévesque répond aux voeux de tous les contribuables.M.Lévesque travaille nécessairement avec les hommes du bord.Certains sont fatigués; d'autres ont trébuché; les pionniers vieillissent avec le gouvernement.Marcel Léger est une personnalité sympathique.Il sait tenir le langage du peuple.Il a sensibilisé le Québec au* problèmes de l'environnement.Mais il a commis des maladresses et sa crédibilité devenait douteuse.On verra son successeur à l'oeuvre Gilbert Pa-quette et Guy Chevrette sont éminemment ministrables.Mais on peut s'étonner que le premier aborde aux rivages de la science et de la technologie tandis que le second hérite des loisirs, de la pèche et de la chasse.La politique mène à tout.même aux «relations avec les citoyens» pour Denis Lazure qui est aussi psychiatre.C'est la surprise, sinon le sourire d'un remaniement qui témoigne d'une volonté de mieux gouverner.Michel ROY Quand on crie à la catastrophe  entendre les réactions du ministre de l'Éducation du Québec, M.Camille Laurin, au jugement du juge Jules Deschênes qui a conclu à l'inconstitutiohnalité de la «clause Québec» de la Loi 101.on dirait oui! s'agit du pire cataclysme que le Québec ait connu depuis les débuts de son histoire.Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal parlait d ailleurs, lui aussi, comme si l'on venait de sonner le glas de la communauté francophone du pays.Tout de même! La «clause Canada» de la Charte fédérale que le tribunal a imposée au Québec ressemble, comme deux gouttes d'eau, au projet d'entente de réciprocité que le premier ministre René Lévesque offrait aux autres provinces canadiennes à St.Andrew's en 1977 Ce projet de réciprocité prévoyait, en effet, que les enfants venus des autres régions du pays seraient admissibles à l'école anglaise au Québec.On conçoit mal que M.Lévesque aurait été prêt à accepter la chose si Ses consequences pour le Québec risquaient d'être si tragiques.Au fait, selon la preuve qui a été établie devant le juge Deschénec, l application de la clause Canada pour la dernière année scolaire aurait permis à 4,884 enfants de passer du secteur français au secteur anglais dans l'ensemble de la province.Pour la région de Montréal, cela n'aurait augmenté les effectifs du secteur anglophone que de 0.4%.La région de lOutaouais, qui aurait été la plus touchée, aurait vu le poids de son réseau anglophone passer, tout au plus, de 13.7 à 17.1%.; D'après d'autres sources, le passage de la «clause Québec» à la «clause Canada» aurait même comporté encore moins de transferts d'un secteur à l'autre.Et, de toute façon, comme l'a signalé le démographe Jacques Henripin, la population scolaire anglophone du Québec est appelée à baisser de 13.2 pour cent qu'elle est maintenant à 8.7 d'ici 20 ans, même avec la «clause Canada».Le ministre exagère peut-être encore davantage quand il prétend que le jugement Deschênes nous ramène presque à la liberté de choix que consacrait la Loi 63.Il feint d'ignorer tout simplement que tous les francophones, tous les allo-phones, tous les immigrants continueront d'être exclus de l'école anglaise.Cela fait quand même passablement de monde.Pour le président de la SSJB de Montréal, M.Gilles Rhéaume, la décision du juge Deschênes démontrerait que la refrancisation du Québec ne peut passer que par la rupture du lien fédéral.Il oublie lui aussi que la loi 101 continue de s'appliquer dans les principaux domaines de la vie québé- SeuLE APM&t ÇA sJfA,r / c'eçr Toorrl Reprise \u2014 Girerd est en vacances Droits réserves 1 Robert Décary fi (Collaboration spéciale) Feu la «clause Québec» examen post mortem La Charte canadienne des droits et libertés imposant aux tribunaux l'obligation, nouvelle, de juger de la légitimité et de la \u2022rationalité» des lois adoptées par des élus du peuple, il faudra se résigner, dorénavant, à cette «politisation» du pouvoir judiciaire appelé à substituer son propre sens des valeurs, son ordre propre de priorités, voire sa conception de l'histoire, à ceux du pouvoir politique.Il est en tout cas heureux, pour la crédibilité à venir des tribunaux canadiens, qu'il appartint au juge en chef Deschênes de faire oeuvre de pionnier, d'ouvrir, pour reprendre son expression, «une page nouvelle pour les tribunaux».Il a réussi, en effet, sans malheureusement contrôler sa propension à décocher des flèches politiques qui desservent son jugement, à tracer un che-nail étroit dans lequel le pouvoir d'intervention des tribunaux doit s'exercer: un juge devra s'assurer que, par-delà sa propre opinion, c'est le sens commun qu'une loi heurte, et ne pas «substituer à la légère» son opinion à celle de la législature.Dans les faits, le juge en chef conclut qu'«il est clair que l'absence de la «clause Québec» n'amènerait aucun amoindrissement de la portée de la Loi 101 en général.Elle n'entraînerait non plus aucun affaiblissement dans le domaine de la langue d'enseignement qui demeure, en principe, le français.S'il paraît avoir raison en termes de fréquentation d'écoles anglaises par des Canadiens anglophones, il n'est pas évident, loin de là, qu'il n'ait pas ouvert la porte des écoles anglaises aux Canadiens francophones, même résidant au Québec, qui décideraient d'étudier eux-mêmes ou d'envoyer leurs enfants, hors Québec, à l'école anglaise.Tel n'était pas, c'est clair, l'objet du jugement, mais tel peut être son effet, le juge en chef n'ayant pas jugé opportun de répondre à l'argument du Québec sur ce point précis.La menace est peut-être marginale, mais on aurait souhaité que réfé- rence y fut faite.De même, on aurait souhaité que le juge en chef nuance son affirmation selon laquelle la condition du «nombre qui le justifie», «ne soulève pas de problème au Québec».Hors Québec, ce jugement n'augure rien de bon.Il enlève à nos compatriotes francophones le peu de munitions qui leur restait, soit la possibilité de tirer d'accords de réciprocité, des avantages qu'ils ne pourront jamais soutirer de la Charte fédérale.Au moins pourront-ils se consoler à l'idée que l'article 23, recevant au Québec une interprétation généreuse, devrait connaître chez eux le même sort.Il est par ailleurs regrettable que le juge en chef, lorsqu'il affirme, fort justement, que «'Chaque individu au Canada, au Québec doit jouir de la plénitude de ses droits, soit-ii seul, soit-ll membre d'un groupe», n'ait pas déploré que ces «droits», quand il s'agit de francophones hors Québec, ne puissent être exercés si le nombre ne le justifie pas.Sur le plan juridique, ce jugement couvre tellement d'aspects qu'il n'est pas possible de les analyser ici.On peut toutefois noter au passage la générosité dans l'interprétation de la Charte et la clarté avec laquelle la Cour définit les critères d'intervention des tribunaux.On demeure sceptique devant les distinctions que fait le juge en chef entre ia «restriction», la «violation» et la «négation» de droits et qui l'amènent à conclure que la clause dérogatoire ne peut être invoquée là où il y a «négation».On s'étonne aussi que le juge Deschênes considère comme classée, la question de la légitimité, au Québec, de la Charte fédérale, quand la question du veto québécois n'a pas encore été tranchée par la Cour suprême.Sur le plan politique, le jugement, en dépit des efforts que le juge en chef met à reconnaître la légitimité de la Loi 101, confirme les craintes entretenues par le gouvernement québécois à l'égard de la Charte fédérale.Il JEAN SISro éditeur adjoint YVOty dubois directeur de «'information Michel roy éditorialiste ftfl chof faut se rappeler qu'au moment de l'accord de novembre 1981, les dix premiers ministres signataires s'attaquaient directement au droit de la collectivité franco-québécoise de juger elle-même des mesures propres à assurer son épanouissement.C'est cette attaque contre les pouvoirs historiques du Québec, qui se voit, avec le jugement Deschênes, couronnée de succès.C'est là où le gouvernement du Québec cherchera à tirer son profit.En temps normal, il y parviendrait.Mais il y a loin, par les temps qui courent, des symboles et des principes à la pratique.Quand bien même on clamerait par tous les toits, et avec raison, que le Canada anglais n'aurait pas dû imposer ses volontés au Québec en matière de droits linguistiques, il y a tout lieu de croire que ces clameurs auront peu d'écho.Vu le peu de sympathie qu'inspire au départ la «clause Québec», et vu la crise économique qui rend bien abstraite, en ce moment, la bataille des juridictions, il est peu probable que la population s'enflamme aujourd'hui comme elle s'enflammait hier à l'idée du rapatriement unilatéral ou avant-hier à l'idée du français dans l'air.Si le gouvernement Lévesque se lance dans une guerre sainte toute faite de symboles, il aura tôt tait de se heurter à une réalité brutale: la «clause Québec» était appelée à être remplacée un jour, si, bien sûr, le Québec reste canadien, par des accords de réciprocité ou par une clause Canada conçue au Québec.Il demeurera regrettable qu'elle ait été remplacée, sur l'ordre d'un juge n'ayant d'autre choix que d'exercer un devoir qui lui prescrit une Charte fédérale imposée au Québec, par une clause conçue par le Canada anglais et qui est trop permissive (comme était trop restrictive la «clause Québec»).Mais on ne déclenche pas une guerre avec des armes désuètes et ce n'est pas avec la disparition de la «clause Québec» qu'on fera saigner aujourd'hi le coeur des Québécois.DANS LA çoise.Vincent PR IN CI Au royaume des étroits d'esprit M.Elmer Knutsnn croyait qu'il pourrait se faire élire comme leader du parti Western Canada Concept (en Alberta) en enlevant les éfi- auettes françaises de certains pro-uits de consommation.Si les consommateurs, qui sont ceux qui votent, avaient été tellement mécontents des étiquettes françaises sur les produits, ils auraient depuis longtemps cessé de les acheter.Les francophones ont apporté leur contribution a la texture canadienne, et le fait de laisser entendre le contraire n'est qu'une forme d'étroi-tesse d'esprit.Nous sommes convaincus que certains manufacturiers ne demanderaient pas mieux que de réduire leurs frais en n'ayant fias à reproduire dans deux langues 'information sur leurs emballages, mais il s'agit d'une réalité canadienne qui ne disparaîtra pas, même si L un parti provincial comme le WCC était élu.M.Knutson souhaite peut-être devenir le René Lévesque de l'Ouest, mais nous croyons que les Westerners ont toujours dérendu les droits de chacun dans le domaine de la langue, de la religion ou de la politique.Le fait d'imiter M.Lévesque, en faisant disparaître les étiquettes des produits de consommation, n'équivaudrait qu'à lutter par le feu contre si M.Lévesque rend la vie difficile aux anglophones du Québec, ce n'est pas une raison pour que les Westerners agissent de la même façon vis-à-vis des Canadiens français vivant dans l'Ouest canadien.¦The Moose Jaw Times Herald» (Traduit par la PC/ Vivre même en prison «Le gros bon sens nous dit qu'on ne peut pas motiver quelqu'un qui a perdu tout espoir.Et quand ils deviendront plus nombreux, ça deviendra plus compliqué.» Ce n'est pas un prisonnier qui parle ni le président de l'Office des droits des détenus mais bien un dirigeant du Service correctionnel canadien au Québec.Lui aussi, il s'inquiète; et à bon droit.Présentement, on compte, dans les pénitenciers du Quebec, 55 détenus purgeant des peines de 25 ans: 19 d'entre eux sont à l'Institut Archambault de Sainte-Anne-des-Plaines On peut comprendre que ces gens posent des gestes de désespoir et qu'ils recourent finalement au suicide: ils considèrent que la mort vaut vieux qu'une vie sans liberté et sans respect.En fait, une condamnation de 25 ans équivaut presque à la potence à petit feu.Mais ce n'est pas tout le monde qui a la patience d'attendre.Pire encore: les condamnés à 25 ans côtoient ceux qui s'apprêtent à quitter le pénitencier après deux ou trU ans de détention.Les durs à cuire et les délin-' quants dt 20 ans.les faussaires et les criminels d'un moment de passion, les idéalistes et les voleur: maladroits ne sont pourtant pas de la même graine.Ils subissent le même traitement.Et c'est une anomalie évidente pour tous ceux qui croient un tant soit peu à la réhabilitation de certains individus et ù leur réintégration dans le inonde à plus ou moins brève échéance.Une des faible,ses de notre système pénitentiaire se trouve dans le rassemblement et le traitement égal de détenus Foncièrement différents.L'égalité à laquelle ils parviennent es! souvent celle du plus bas dénominateur commun auquel ils ont été forcés de se rendre.Cette règle de l'égalisation nécessaire joue encore d'une autre façon: dans la punition automatique à l'ensemble pour la faute de quelques-uns.C'est le système du maitre de l'école primaire d'autrefois, d'un autrefois qu'on croyait révolu, qui punit toute la classe pour avoir la peau du gamin qui lui a joue un vilain tour.C'est le refus ou l'incapacité de discernement.Depuis les émeutes d'Archam-bauit et de Saint-Vincent-de-Paul, tous les detenus doivent payer la note encourue par quelques-uns d'entre eux.Cela signifie non seulement le régime particulier des interminables heures de cellule mais également un climat de punition, une atmosphère de répression qui exaspère les plus innocents d'entre eux.Même eux sont au bord de la révolte.Je cite quelques mots que l'un de ceux-là écrivait récemment à sa mère expliquant son ressentiment devant ses gardiens: «.Je n'oublierai jamais et je ne pardonnerai jamais.Ils créent des animaux et des animaux, ça mord.C'est ma vie qu'ils me drainent.Comment veux-tu que j'aie un certain respect pour ia société quand je vois comment la société me traite?.Non, jamais je n'oublierai.Jamais.».Les plus tiedes devraient ressentir un certain froid dans le dos.On peut dire que ce détenu exagère, qu'il est un «cas», qu'il ne faut pas généraliser, que l'attitude des gardiens et des autorités est tout ce qu'il y a de plus correct ei respectueux.Il reste que ce n'est pas le sentiment des détenus, ni à Archambault ni à Saint-Vincent de-Paul: ils se considèrent victimes de harcèlement.Et les sentiments qu'ils expriment, avec tout de même un effort louable de raisonnement et de comprehension, illustrent ce qu'ils vivent, ce qu'ils se disent, ce qu'ils entretiennent.Il est évident que la vengeance engendre la vengeance.C'est le désespoir qui tue les gardiens comme les détenus.Tout le monde sait que les gardiens de prison ont une vie extrêmement dure, anormale, quasi inhumaine: eux aussi, ils vivent derrière les barreaux une bonne partie de leur vie.Il faut donc que les autorités pénitentiaires les aident: en laissant ensemble les détenus de toutes catégories, elles les condamnent.Et en généralisant les punitions, en les imposant à des innocents, les autorités suscitent la haine dans des coeurs qui n'ont que ce sentiment à partager avec ceux qui les entourent.J«att-«Hiy DUBUC TRIBUNE LIBRE A 7 On n'est pas tendre pour Guy Laf leur ! Guy Lafleur, vous êtes méprisant lorsque vous demandez une majoration de votre salaire (évalué à $375,000) afin, dites-vous, d'être payé à votre «juste valeur».Parce que vous vous servez de l'affection que vous porte le public montréalais, pour faire pression sur la brasserie qui vous emploie.Connaissez-vous beaucoup d'employeurs qui acceptent de rouvrir le contrat de travail de leurs employés pour que ceux-ci soient plus heureux?Dans votre cas ce serait la troisième fois.De plus, je vous signale que le gouvernement du Québec a tenté de reconsidérer les aug-mentations prévues par la convention collective de ses employés, le printemps dernier.Réalisez-vous l'importance de la publicité (gratuite) qui vous est faite lorsque vous émettez l'idée de faire la grève?Les travailleurs qui font l'objet de licenciements massifs occupent moins de place que vous dans les médias.Je pense que le fait d'apporter vos revendications sur la place publique est la preuve que vous êtes devenu un hockeyeur moyen.Un bon joueur, préoccupé de son image et de l'esprit d'équipe, aurait réglé ses problèmes simplement avec ses employeurs.Ceux-ci, reconnaissant le talent et l'importance du joueur, ne pourraient faire autrement que de répondre à ses demandes.Si depuis quelques années vous ne donnez pas l'exemple par votre coup de patin, vous ne le donnez pas à présent par votre façon de négocier.Savez-vous qu'en ce moment nous vivons une période de récession?Qu'il y a plus d'un million de chômeurs au pays?Que vos jérémiades sonnent faux dans le contexte actuel?Bref, M.Lafleur, avez-vous ce qu'on appelle «une conscience sociale?» Guy ROY Pont-Viau, Laval A l'heure des H et ô°0 par nos gouvernants, les médias nous apprennent que Guy Lafleur est toujours Insatisfait de son salaire annuel, évalue à 375 000 $.Celui-ci, comme n'importe quel travailleur, réclame le droit d'être payé à sa juste valeur.Toutefois, le blond hockeyeur dispose d'atouts que n'ont pas les plus puissants syndicats.Le peuple lui porte une profonde affection, ce qui n'est pas le cas pour les chauffeurs d'autobus de la CTCUM (ceux-ci auraient peut-être avantage à conduire leurs autobus en patins.).Guy Lafleur étant un mythe, cela lui vaut une place importante dans les médias pour exprimer ses plaintes.Ainsi ses patrons ont déjà accepté à deux reprises de rouvrir son contrat de travail pour lui accorder des majorations salariales.Dernièrement, un employeur, en l'occurrence le gouvernement du Québec, a tenté de ne pas accorder les augmentations prévues dans la convention collective de ses employés dans le but d'améliorer la situation économique de l'État québécois.Cette disproportion au niveau affectif et économique est cautionnée par tout un peuple qui est incapable d'être critique face à ses idoles.(.) Au fond, ce que recherche Lafleur c'est à se raccrocher, à entretenir son mythe qui s'est terni au cours des dernières années.Ceci s'est produit à cause de son jeu (plus qu'ordinaire) et des nouvelles étoiles du hockey, tels Gretzky ou Bossy.Lafleur désire maintenir un salaire «décent» par rapport à ses collègues des Etats-Unis et déclare qu'il est fortement taxé, ce qui est incontestable.Là où il y a une contradiction, c'est lorsqu'il sous-entend qu'il est affecté comme n'importe quel travailleur.Si Lafleur n'est pas satisfait de son salaire, après impôts, il devrait avoir la décence de ne pas crier trop fort, surtout dans le contexte économique actuel.Jusqu'à quel point va-t-on continuer à cautionner la disproportion existant entre le statut des athlètes professionnels et Monsieur Tout-le-Monde, qui les admire.Joseph AGHABY et Michel PARAZELLI Longueuil Guy Lafleur M.Grundman, débarrassez-vous de cette maladie qui se nomme Lafleur.Pour bien moins cher, vous pourriez obtenir un joueur qui a du coeur au ventre et qui est fier (un Dale Hunter par exemple).Le Canadien n'a pas besoin d'un gars qui n'est bon qu'à faire des déclarations aux médias, compter 20 buts par saison et qui est blessé trop souvent à cause d'une mauvaise condition physique.(Se coucher aux petites heures du matin n'a jamais profité à personne.) Les Nordiques se sont rendus en demi-finale grâce à des athlètes possédant une fierté et un esprit d'équipe exceptionnels.Lorsque Peter Stast-ny s'est blessé, ils n'ont pas lâché et ce n'est pas notre «superstar» locale qui aurait joué avec un plâtre; il aime mieux être en forme pour faire son patinage de fantaisie.Et les amateurs Montréalais ne paient pas pour voir ça.François TREMBLAY Montréal Voleurs d'animaux, voleurs méprisables t ( r Cette lettre se veut un cri d'alarme contre un comportement inconscient de certains humains qui se croient «bien» et «bons» envers les animaux: l'enlèvement.Voici un fait, sans doute quotidien, que certains qualifieront d'anodin, que d'autres comprendront.Au cours de l'été qui s'achève, précisément au début de juillet, j'ai vécu et vis encore la disparition d'un animal familier, en l'occurence une chatte.Après bientôt deux mois de recherches, d'angoisses de toutes sortes, de démarches multiples, aucune trace de ladite bête, pas de cadavre, donc nul ne peut conclure à la mort.Hypothèse plausible: quelqu'un l'a prise chez lui.chez elle.Faut-il mal aimer les bêtes pour leur faire ce coup-là! Faut-il une grande dose d'inconséquence pour s'approprier un animal qui, de toute évidence, a un toit, est nourri, est aimé: pour être indifférent au traumatisme vécu et par l'animl et par des humains petits et/ou grands; pour ne même pas soupçonner que des soins médicaux spéciaux peuvent être recommandés pour l'animal en question.A ces gens qui n'ont pas encore compris qu'agir de la sorte correspond ni plus ni moins qu'à un rapt, je rappelerai ceci: il existe une société, la S.P.C.A., et dans ce lieu croupissent dans des cages une grande quantité d'animaux qui ne demandent qu'un toit, qu'une prise en charge affectueuse; l'autre alterna- tive étant pour eux, l'extermination! Alors, de grâce, laisse/, aux gens qui ont engagé un rapport d'affection avec un être animal, le droit de se re trouver! Faites comme d'autres: rapportez-les aux chroniques «perdu et retrouvé» des journaux à grand tirage.Si les frais vous font peur, dites-vous que pour la peine, le ou la propriétaire offrira de rembourser la facture.Ravisseurs inconséquents, puis-siez-vous comprendre que de ne pas savoir le sort imparti à un animal avec lequel on a partagé des lieux, du temps, de l'affection, est une expérience traumatisante à vivre.Tentez donc l'essai suivant: ouvrez-leur la porte, rapportez-les aux lieux où vous les avez trouvés», s'ils reviennent chez vous, c'est qu'ils vous auront adoptés mais je parierais fort qu'au contraire, ils retourneraient près des êtres qui les cherchent désespérément un mois, deux mois, six mois, longtemps plus tard et qui espèrent toujours leur retour.À ceux que mes propos auront choqué parce qu'ils sembleront démesures, considérant que rares sont les pays sur terre où des humains ne sont réprimés, portés disparus, torturés, assassinés, je rétorquerai ceci: quand nous aurons appris à respecter la nature végétale et animale, peut-être serons-nous prêts à plus de considération pour la nature humaine.Martine SIMARp Montréal I la presse RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jacques, Montreal H2Y IK9.Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également reserves Courrier de la deuxième closse \u2014 Enregistrement numéro 1400- Port'de retour garanti.ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnoment* ett ouvert de 7h à 17H30 (forme le samedi) RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6901 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-7111 du lundi ou vendredi 9h o 17h Pour changer 285-7205 du lundi au vendredi 9h o 16K30 GRANDES ANNONCES Détonants * 285-7202 Nat.onol, Tele-Presse 285-7306 Vacances, voyoges 285-7265 Carrières et professions, nominations 285-7320 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 10 SEPTEMBRE 1982 SîVBAC Tout se fait, tout se paie Monsieur Marc Williams, Outremont Cher monsieur.Les mythes ont la vie «dure».Je regrette de n'être pas du tout d'accord avec l'argumentation de votre lettre au sujet d'Habitat 67 (LA PRESSE, 24 août).Si Habitat a dérangé quelqu'un, ce sont les travailleurs ordinaires, visiteurs d'Expo-67, qui se sont fait donner en exemple Habitat comme la solution au logement de demain! À 125 000$ l'unité, je crois que l'architecte a fait preuve d'une incompétence totale dans ce concept, lequel, d'ailleurs, n'a rien d'innovateur.Empiler de lourds cubes de béton sur des poutres obliques, en les chargeant en cisaillement, cela relève de la plus haute fantaisie architecturale; d'ailleurs, l'ingénieur de New York qui a réussi à faire tenir cela debout, à grands frais, l'a lui-même écrit dans les revues spécialisées.Tout se fait et se paie; le Stade olympique de Montréal et le Vélodrome en sont deux exemples, deux folies incommensurables.Un prince saoudien a bien construit, en Suisse, une piscine dont le plafond est recouvert de feuilles d'or, mais il a payé lui-même pour cette extravagance! L'argument de Safdie que vous reprenez à l'effet que si les 1067 logements avaient été bâtis (i.e.le projet de thèse de Safdie à l'école d'architecture de McGill), le coût en aurait été moindre, cela est de la foutaise à gogo.Jamais, à date, on a prouvé, dans le domaine de la construction, que la préfabrication abaisse les coûts; bien au contraire, ça coûte toujours plus cher et ça prend plus de temps que la construction traditionnelle.du bon sens après tout.De plus, dans le cas d'Habitat, les coûts de design par Safdie, David et Boulva n'ont pas été inclus dans le coût de 26 000 000$.Je suis au courant des logements conçus sur écran cathodique avec le client au Japon et construits par des robots.Cela est peut-être la voie à suivre; je suis d'accord avec vous sur ce point.Quant aux systèmes de préfabrication conçus à date dans le monde, on n'a pas atteint l'objectif fondamental de la réduction des coûts.On a fait de l'architecture «visuelle»! Paul-O.TREPANIER architecte, maire de Granby sant ainsi une disproportion à la sacro-sainte démocratie «à l'échelle» si le démissionnaire vient du parti minoritaire?Il y a risque aussi, puisque les électeurs auraient à choisir entre des listes de candidats, que les partis en profitent pour glisser quelque émi-nente médiocrité, un militant de longue date récompensé pour ses loyaux services ou un doctrinaire chevronné mais éloigné de la population et peu conscient de ses aspirations.Il y a, bien sûr, risque de confusion chez l'électorat, peu habitué à de telles complications.De même, à situation de gouvernement multipartite, pour quel parti voter parmi le joyeux choix de ceux qui forment ensemble le gouvernement?De plus, tant qu'anglophones et ethniques mettront tous leurs oeufs dans le même panier (libéral), ce système favorise nettement un parti par rapport aux autres.Bref, je comprends difficilement l'ardeur que mettent certains membres gouvernementaux à promouvoir une réforme ni souhaitable ni souhaitée, surtout en temps de crise écono- :\u2014N.B.- Priorité ett accordée dont cette page aux lettret d'intérêt général te rapportant à dit articlot parut dont LA PRESSE.La concision off recommandé*.Los correspondants doivent interire lisiblemont hun nom, odrette of numéro do téléphone.LA PRESSE no t'engage pat à publier toutet let letfret reçues, ni à retourner let lettret, manuteritt ou autret document s non publiât.L'auteur attum* rentière responsa-bill to de tel opinion s.Tout en respectant 1a pontée do l'auteur, LA PRESSE to rétervo tè droit d'abréger lot lettret selon l'es* pace disponible.Si possible écrire à la machine, à double interligne.Prière d'adresser vos letfret comme suit: m Tribune libre», LA PRESSE, CP.4200, suce.Place d'Armes, Montréal, H2Y3M1.i I I mique.Ce système nous conduit directement vers la paralysie administrative institutionnalisée, la différence entre proportionnelle intégrale et modérée étant en pratique bien minime.La démocratie «parfaite» ne vaut pas le sacrifice de l'efficacité administrative.Claude MORIN Repentigny Organismes à ne pas confondre Tandis que les grandi causent Quand la recherche du travail devient une longue quête mythique, stérile et vaine; quand on ne peut plus soutenir le désespoir, la solitude et l'Intense froid des murs de sa chambre de misère; quand il faut, à tous les jours, s'en-ligner derrière une foule de «crasseux» \u2014 comme «ils» disent \u2014 pour une soupe fadasse; quand il faut fouiller dans les poubelles et voler à l'épicerie; quand les longues marches sous la pluie et L neige \u2014 car il n'y a nulle pari où aller \u2014 deviennent à la fin insuportables: quand il faut toujours aller au «bien-être» quêter une pitance minable et subir le harcèlement et les sa-earsmes de bureaucrates bornés, insensibles; quand on ne peut plus voir le ra- gard dégoûté des gens dans la rue à cause des préjugés qui les submergent et de nos vêtements sales et déchirés; quand toutes les larmes de nos corps se sont taries et qu'il n'y a plus rien à espérer, alors nous sombrons, et très tôt, dans les eaux du Titanic-/Capitalisme, dans la dope aussi, dans l'alcoolisme, dans Pauto-des-truction, le vol et, bien sûr, le goût de prendre une arme pour se tirer ou pour faire autre chose.Mais, évidemment, tout cela n'est que le fait de parias et ne mérite pas l'attention des politiciens, éditorialistes et consorts à 50,000 dollars par année et qui ont bien d'autres choses sour lesquelles déconner: constitution, négociations et gna gna gna.' Gilbert DROLET Trois-Rivières Mme Anne Richer Journal LA PRESSE Madame, Nous voudrions apporter une précision en réaction à un article paru le 5 août dernier et titré «La garderie Michelin se voit retirer son permis».Devant la confusion que peut créer les appellations Direction de la protection de la jeunesse, Comité de la protection de la jeunesse, il nous parait en effet important de corriger Terreur qui a pu vous échapper et préciser que c'est principalement sous les pressions du Comité de la protection de la jeunesse et non de la Direction que le permis a été retiré.En effet, dans son rôle de gardien et de surveillance des droits de l'enfant, le Comité de la protection de la i jeunesse est intervenu dès septembre 80 dans ce dossier, lors des premiers signalements.D'abord auprès de la Direction de la protection de la jeunesse, pour qu'elle procède à l'évaluation des si-; gnalements de négligence et d'abus, physiques qui lui paraissaient sérieux et ensuite auprès de l'office des garderies, afin que des correctifs soient apportés à cette situation.En février et en juin 82, le Comité réitérait ses demandes à l'office, face à la compromission de la sécurité et du développement de ses enfants, lesquelles ont contribué aux procédures de retrait du permis.Ghislaine R.GOUGEON Comité de la protection de la jeunesse Honneur à Mo Théo Casaubon La représentation proporti lie Depuis un certain temps, on entend de plus en plus parler d'un autre projet de réforme inutile de notre bon gouvernement à tous: le remplacement du système électoral britannique par une forme quelconque de représentation proportionnelle.Objectifs: faire du Québec un modèle de démocratie et assurer à jamais la glorification du Parti dans nos livres d'histoire.Le système britannique consiste à élire le candidat qui a obtenu le plus de votes dans chaque district électoral, le gouvernement étant formé du parti qui a fait élire le plus de candidats.Ce système présente souvent des disparités avec la force réelle des partis (comme l'exemple traditionnel des élections de 1966: Johnson au pouvoir avec 6% du vote de moins que les libéraux).Mais il a toutefois l'avantage de favoriser une forme de balancier entre les partis: autrement, nous aurions écopé de 16 ans ininterrompus de gouvernement libéral, quelquefois minoritaire, d'autres fois majoritaire, mais libéral tout de même.Imaginons un peu d'histoire.Le gouvernement ayant besoin d'une majorité parlementaire pour gouverner (vous vous souvenez de l'épisode Clark?), il aurait dû former une coalition pour se maintenir.Et avec qui l'aurait-il formée?Sûrement pas avec l'Union nationale, qui était l'opposition officielle.Avec le RIN, alors?Je vois d'ici un gouvernement Lesage-Bourgault avec les Wagner, Laporte, Lavoie, Gérard-D.Léves-que et les anglophones traditionnels.L'harmonie totale, quoi! Ce gouvernement aurait fait long feu.Autre solution: une coalition UN-RIN-RN (créditistes indépendantistes de l'époque et les back-benchers ultra-fédéralistes derrière lui, auraient participé longtemps à cette administration qui s'étend de la droite à la gauene, avec nuances des plus variées.).Nous nous retrouverions assez vite avec une situation de type italien (42 gouvernements en 37 ans).Fameux pour la démocratie, mais bien pauvre pour l'administration.Nous ferions aussi face à certains problèmes d'ordre pratique: que faire en cas d'élection partielle?Nommer un député en vertu d'un résultat qui ne représente pas nécessairement l'humeur présente des électeurs?L'élire?Mais alors élu par qui, s'il s'agit de représentation proportionnelle intégrale?La province entière?S'il s'agit d'une proportionnelle régionale (plus probable), la population choisirait peut-être un député du parti ayant remporté la région, cau- Une mise au point s'impose à la suite d'un article paru dans votre journal du 16 août, section A3, au sujet d'une collation des grades àTrois-Pistoles.L'article se lisait ainsi: «Trois personnes ont reçu des doctorats honorifiques décernés par l'Université Western Ontario.Il s'agit de l'ambassadeur canadien aux Nations unies.M.Gérard Pelletier, de Mme Gabrielle Léger, l'épouse de feu le gouverneur général Jules Léger, et d'un professeur de Western, université qui entretient une école d'été depuis 50 ans afin de permettre à ses étudiants et à son personnel d'apprendre le français.» Ce professeur dont le nom a été omis est M.Théo Casaubon, doyen de la faculté de français à Western et directeur durant 25 ans de cette école à Trois-Pistoles.Tous les Franco-On- tarions et de nombreux Québécois I connaissent M.Casaubon pour ses ; conviction^ et ses efforts dans le tra- * vail acharne qu'il a déployé tout au long de sa (arrière à l'enseignement} et au respect de la langue française.[1 faut avoir vécu auprès de ces fran- \\ cophones pour comprendre les ef- ; forts et la fierté déployés par M.Casaubon et son épouse Doris à la cause française en Ontario.Nous le félicitons cordialement de cet honneur que lui confère aujourd'hui l'Université Western de London en Ontario.André REINHARDT-DEL ISLE Gilles DELISLE José Van NIEUVENHOVE- LORANGER Fernand LORANGER Beaconsfield La relance par les ouvriers Employés de la construction, sa-viez-vous que la relance dans le domaine de la construction domiciliaire annoncée dans le budget de M.Pari-zeau.ministre des Finances du Québec, se fait à même les montants versés à votre régime de pension de la construction (avantages sociaux), à raison de \\7>h cents par heure travaillée, depuis ce 1er août 1982, sommes devant être prélevées automatiquement par l'Office de la construction du Québec sur le rapport mensuel de l'employeur.L'employeur de l'industrie de la construction doit également contribuer à cette relance à raison de 12Vi cents par heure travaillée de chacun des salariés à son emploi.Contribution totale des deux parties: 25 cents par heure travaillée, perçues par POCQ qui devra en faire remise à l'organisme «Corvée Habitation» créée aux fins d'administrer ce fonds.Non seulement devez-vous contribuer à cette relance sans en avoir le choix, mais vous verrez la contribution à votre régime de sécurité sociale diminué du même montant, soit 12V6 cents par heure travaillée.Une contribution obligatoire comme celle-là laisse beaucoup à réfléchir.Le consommateur d'habitation n'aura-t-il pas à défrayer lui aussi sa contribution au bout de la ligne?Quand cessera cette contribution obligatoire?Que nous réserve encore notre gouvernement Péquiste?G.SAURIOL St-Félix-de-Vaiois, P.Q.: ¦ Les enjeux des élections de dimanche en Suède Dimanche prochain, la Suède tiendra ses élections triennales.Après 44 ans de règne socialiste (1932-1976) et 6 ans de gouvernement bourgeois, devant quels choix électoraux nos cousins climatiques se retrouvent-ils?Trois grands partis portent l'appellation de bourgeois.De gauche à droite ce sont le parti libéral («folk-paretiet»), le centre et le parti conservateur («moderaterna»).Depuis 1976 ils ont formé 4 gouvernements différents dirigés tantôt par Thorb-jôm Fâlldin (centriste), tantôt par Ola Ullsten (libéral).Deux questions ont ébranlé l'unité des bourgeois et expliquent leur formation de 4 gouvernements différents en 6 ans: l'énergie nucléaire et les réductions d'impôts.Cette dernière question est encore un sujet de polémique avec les conservateurs.Le centre, anciennement le parti des agriculteurs, était opposé à toute utilisation d'énergie nucléaire pour satisfaire aux besoins énergétiques du pays; au contraire, c'était précisément là-dessus que les libéraux et les conservateurs voulaient baser leur politique énergétique.L'impasse devint telle qu'il fallut avoir recours à un référendum populaire, tenu en mars 1980.Typiquement, la population a choisi la voie du compromis; plus aucun réacteur nucléaire ne sera mis en chantier mais ceux dont la construction était déjà commencée au moment du référendum seront achevés et utilisés productive-ment jusqu'en 2010.Voilà un problème de réglé, il n'en sera pas question aux élections du 19 septembre.Il semble que deux propositions fort controversées, l'une social-démocrate et l'autre bourgeoise, vont être déterminantes quant à la direction du vote populaire.Les sociaux-démocrates soutiennent que la richesse est encore trop inégalement distribuée.Ainsi, 1% des ménages suédois possèdent 75% des actions de compagnie appartenant à des personnes physiques tandis qu'au contraire 89% des ménages n'en détiennent aucune.De plus tous les partis s'entendent sur le fait qu'afin de réduire le déficit budgétaire et d'augmenter les investissements industriels, il faille modérer le taux de consommation des citoyens.Les sociaux-démocrates proposent d'atteindre partiellement tous ces buts en instituant un système d'investissement industriel forcé.En gros, 1% des salaires de tous les salariés serait retenu à la source et servirait à acheter des actions de compagnie.Les actions ainsi achetées par les salariés d'un des 24 districts de la Suède appartiendraient collectivement aux salariés de ce district et seraient administrées par un bureau de direction probablement élu par ceux-ci.L'attitude officielle des partis bourgeois envers cette proposition de «fonds des salariés» est unanimement négative à cause du caractère collectif et forcé de cette forme d'épargne; cela leur fournit un important point de ralliement contre les socialistes.Avant 1967, lorsqu'un employé tombait malade, il ne recevait aucun salaire pendant au maximum les 3 premiers jours de maladie.Depuis 1967, ce délai de carence a été réduit à une journée.Afin de réduire le déficit budgétaire et de diminuer l'absentéisme au travail, les partis bourgeois proposent de reporter à 3 jours le délai de carence.L'attitude des socialistes face à cette proposition est unanimement négative; ils proposent plutôt de préserver les acquis sociaux en augmentant de 22 à 24% la taxe de vente.Quant à la question des impôts, elle divise les bourgeois.Les sociaux-démocrates, les libéraux et les centristes s'entendent sur une réduction et des impôts et des déductions sur le revenu.Personne ne paiera plus de 80% d'impôt sur l'argent supplémentaire gagné.90% des salariés retiendront au moins 50% d'un $100 gagné en temps supplémentaire.Par contre, seulement 50% des intérêts d'un emprunt seront déductibles du revenu, comparativement à 100% dans le passé.Les conservateurs considèrent que ces réductions d'impôt sont trop faibles et que les limites sur les déductions sont une erreur dont souffriront les propriétaires de maisons et les hommes d'affaires qui prendront dorénavant moins de risques dans leurs investissements.Les partis bourgeois détiennent présentement 175 sièges au parlement, un de plus que les socialistes.Les partis désignés sous le vocable de socialiste comprennent le parti social-démocrate (154 sièges) et le parti communiste de gauche (20 sièges).SECURITE El CONFORT} i±B BIONAIRE 10OO \u2022 purificateur d'air et ioniseur pour la maison \u2022 purifie 150 pi eu./min.L'AIR PUR n'est pas un luxo.mais une NÉCESSITÉ BIONAIRE 2001 \u2022 purificateur d air et ioniseur pour l'entreprise \u2022 purifie 300 pi eu./min.I l I I i l l ÉQUIPEMENT MÉDICAL Si A VOTRE SERVICE DEPUIS 75 ANS Z\\ Heure* d'affaire» JjJ 2407 Michael LAUGHREA, Ph.D.Montréal ¦ x M***00ttSM0 I I I I I I I I T T 1 4338 ST-DENIS MTLi « l i i i i i i ijm C.MARTIN JR 1 \\ \\ A 8 \u2022 jugement Deschênes: - WW évesque craint le pire m QUEBEC-Le premier minis-™ tre Lévesque craint que le ju-[ement Deschênes , ne soit un pre-lier pas dans l'émasculation du rançais au Québec.Ilaude-V.MARSOLAIS Be notre bureau de Québec I «A voir certaines réactions exubérantes dans certains milieux mercredi, on peut s'attendre à d'autres efforts pour essayer de Voir à quel point il y a moyen d'émasculer la protection du f ran- !ais au Québec.Cela nous promet es temps difficiles dans un do-îaine que l'on pensait réglé», a (Jit M.Lévesque lors de sa conférence de presse relative au remaniement ministériel.| Le chef du gouvernement a rappelé que la Charte canadienne des droits et libertés avait été adoptée ^ans le consentement de l'Assemblée nationale et de la population québécoise.Selon lui, il y a un pouvoir fondamental, le droit sur ljédiiçation qui appartient à la société québécoise, qui est en train d'être émietté.«C'est un pouvoir sens1 lequel il n'y aurait pas eu de rstème fédéral parce que nos ancres, qui se respectaient, ont exigé que ce droit sur l'éducation eï sur les écoles appartienne exclusivement au Québec.Il est déchiré maintenant, on le voit, jusqu'à nouvel ordre.» ÎM.Lévesque a signalé que le gouvernement aura à décider d'ici (Quelques jours s'il a l'intention de porter ce jugement en appel.Entretemps, rien ne sera changé pour les admissions dans les écoles anglaises, mais le premier ministre a indiqué que le gouver- ne pas entretenir de confusion nement agira rapidement afin de chez les parents des élèves.m Québec n'aurait pas signé l'entente constitutionnelle, en 1867, s'il avait su ce qui arrive aujourd'hui, a estimé hier le premier ministre René Lévesque en commentant le jugement Deschênes, sur la loi 101.Photo UPC Gods ri à la Loi 101: une nomination « inquiétante » Iiidélogeable ministre des Communautés culturelles et de l'Immigration, Gérald Godin a eu hier une promotion qui ne inanquera pas d'inquiéter les plus farouches partisans de la Loi 101.Il devient en effet responsable de l'application de cette loi-vedette du gouvernement pé-quiste, sauf pour la partie relative à l'éducation, que garde Camille Laurin.Or, autant ce dernier a la réputation -méritée-d'être intraitable en ce qui concerne la nécessité de conserver l'ensemble de la loi qu'il a fait a-dopter il y a cinq ans, autant Godin est perçu comme partisan d'un assouplissement de certaines de ses modalités.Cette réputation de modéré tient certes pour beaucoup au fait que le député de Mercier a été le porte-parole officieux, puis officiel, du gouvernement Lévesque auprès de la communauté anglophone depuis 1976, ce qui l'a amené à utiliser un langage toujours empreint de circonspection, sinon de bon-ententisme.On verra bien maintenant quelles Sont ses vrais couleurs.Il aura à répondre aux demandes pres- santes des anglophones qui souhaitent, entre autres, un assouplissement des règles régissant l'affichage et les tests linguistiques pour les professionnels.Les gens d'Alliance-Québec, qui ont longuement discuté de ces sujets avec M.Lévesque, ne manqueront certes pas de voir là une raison d'espérer une réponse positive à leurs requêtes.«Stop, look and listen » Interrogé par LA PRESSE hier après-midi, Godin a dit que son attitude en serait une de «stop, look and listen».C'est-à-dire qu'il prendra le temps d'étudier le problème et d'écouter les représentations des anglophones et des francophones.A savoir s'il est moins intransigeant que son prédécesseur, il répond que c'est pour beaucoup une question d'image.«J'aborde la question avec ouverture, ajoute-t-il, en me disant qu'il faut trouver le point d'équilibre entre la place du français et les garanties qu'on doit donner à l'anglais.» Il précise que les questions de l'affichage et des tests seront traitées en priorité et que le ministre Laurin avait déjà commandé des études sur ces sujets.Tout cela s'inscrit dans une révision globale de la loi, qui s'impose après cinq ans, pense Godin, comme son prédécesseur d'ailleurs, qui s'apprêtait à publier un bilan.«On va évaluer tous les aspects de la Loi 101 et après avoir consulté tant les anglophones que les francophones, on va décider soit de ne rien changer, soit d'affermir ou d'assouplir certaines parties», conclut le ministre.Mauvaise journée pour Jacques-Yvan Morin Le remaniement ministériel porte deux durs coups au ministre des Affaires intergouvernementales, Jacques-Yvan Morin.D'une part, il ne fera plus partie du Comité des priorités, ce qui semble indiquer que son ministère n'a plus l'importance qu'il avait et que son titre de vice-premier ministre n'est qu'honorifique.Mais le pire est peut-être pour lui de voir accéder Bernard Landry au poste de ministre du Commerce extérieur.Depuis qu'il a succédé à son homonyme, M.Morin avait accordé la priorité à l'économie au détriment des affaires constitutionnelles et des relations avec la France.C'était un secret de Polichinelle qu'il souhaitait garder la haute main sur le commerce extérieur, soit en ajoutant ce titre à celui de ministres des Affaires intergouvernementales, soit en supervisant le travail d'un ministre junior.Or Landry n'a rien d'un débutant et on peut s'attendre à ce qu'il joue des coudes afin de se tailler un gros morceau du gâteau.Louis Faiardeau NATIONALES LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 10 SEPTEMBRE 1982 Le PSBGM décide d'appliquer clause Canada» immédiatement Hier soir, par un vote unanime, la Commission des écoles protestantes du Grand Montréal (Protestant School Board of Greater Montreal), a décidé d'appliquer immédiatement la «clause Canada», ce qui signifie que 48 élèves de cette MADELEINE BERTHAULT commission scolaire vont passer du secteur français au secteur anglais ces jours-ci.De plus, 60 autres, qui avaient été refusés et qui ont quitté la CEPGM (PSBGM), pourront représenter leur demande d'ici le 30 septembre, date de clôture des inscriptions, pour éventuellement être admis dans les écoles anglaises de cette commission scolaire qui compte un total de 33,000 étudiants.Par ailleurs, les commissions scolaires Laurenval (Lauren-tides et Laval), et Lakeshore ont adopté des résolutions semblables à la suite du jugement rendu mercredi par le juge Jules Deschênes de la Cour supérieure, rendant caduque les articles 72 et 73 de la Charte de la langue française et accordant préséance à l'article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.Quant aux commissaires du PSBGM, c'est très rapidement et avec une satisfaction et une joie évidente qu'ils ont adopté la résolution suivante: «.que les enfants qui sont admissibles à l'enseignement primaire et secondaire en anglais en vertu de la section 23(1)(b), section 23(2) et section 23(3) de la Charte canadienne des droits et libertés 1982, soient admis aux écoles de langue anglaise sous la juridiction du PSBGM».L'autre volet de la résolution autorise le PSBGM à appliquer cette décision «immédiatement».Le directeur général du PSBGM, M.Marcel Fox, a expliqué la décision rapide de sa commission scolaire en soulignant que la période d'inscription se termine le 30 septembre et qu'on gagne ainsi un an, soit la présente année scolaire.Interrogé sur les conséquences d'une possible poursuite du dossier en Cour d'appel et même en Cour supérieure, M.Fox s'est dit confiant mais a précisé que si l'appel était gagné par le gouvernement québécois, le PSBGM et les autres commissions qui auront appliqué la clause Canada seront coincés car le ministère de l'Education n'accordera pas le per capita pour les élèves touchés.M.Fox a également déclaré que même s'il s'agit d'une «question de principe, nous sommes contents du jugement Deschênes», et il a ajouté: «Ce qui est triste c'est d'avoir été obligé d'aller en Cour pour ça».M.Fox espère toutefois que tous les francophones hors Québec pourront bénéficier du jugement Des-chénes.Quant au commissaire Burnett du PSBGM, il est d'avis qu'il s'agit plus que d'un principe car ¦ce jugement est très important pour l'avenir de la communauté anglophone du Québec et de son système d'éducation».Le PLQ réclame «justice» pour les enfants touchés i 4 t QUEBEC - Tout en dénonçant vertement la réaction du ministre Laurin au jugement Deschênes, Claude Ryan a demandé hier au gouvernement de «faire justice sans délai au droit que possèdent désormais les enfants de parents ayant reçu leur formation en anglais dans d'autres provinces du Canada d'être inscrits à l'école anglaise au Québec».GILLES GAUTHIER de notre bureau de Québec Le nouveau critique libéral en matière d'éducation a également demandé que le gouvernement Lévesque «tout en réservant, s'il le juge opportun, ses recours en appel, annule ou suspende, tant que dureront les procédures judiciaires, toute mesure et toute restriction administrative visant à limiter ou à nier, à toute fins utiles, la jouissance pour ces enfants d'un droit fondamental que leur garantit la constitution canadienne».Le député d'Argenteuil a par ailleurs soutenu que les propos du ministre de l'Education Camille Laurin au sujet du jugement Des-chêsnes sur l'accès à l'école anglaise constituent une imposture et sont indignes d'un homme public qui se respecte.«M.Laurin tente de faire croire à la population du Québec que le jugement crée un danger mortel pour l'avenir du français au Québec.Ce sont là des propos démagogiques et alarmistes qui n'ont aucun rapport véritable avec le problème que devait trancher le juge Deschênes.Le jugement ne change absolument rien au statut des francophones et des enfants de parents immigrants, qui constituent l'immense majorité de la population scolaire au Québec».Tout au plus quelques centaines d'enfants sur plus de 1.2 millions, précise M.Ryan, pourront bénéficier chaque année de l'article 23 de la Charte des droits.«Nous sommes bien loin l'interprétation apocalyptique que propose M.Laurin lorsqu'il affirme que le jugement Deschênes nous ramène au régime de la loi 83, au libre choix».Le député a affirmé que la charte constitutionnelle des droits est une de ces lois canadiennes auxquelles citoyens et gouvernement de ce pays doivent obéissance.«Elle est au surplus une loi essentiellement raisonnable, modérée et civilisée dans son contenu».Il a également demandé que le gouvernement «accepte enfin de réviser, une fois pour toutes, sa politique linguistique dans le domaine visé par le jugement de manière à faire droit à la clause Canada».t Un impact à ne pas minimiser, selon le président du MNQ « * i Pour M.Gilles Rhéaume, président du Mouvement national des Québécois et de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, on aurait tort de minimiser l'impact immédiat et négatif du jugement Deschênes au Québec et dans les autres provinces canadiennes.CONRAD BERNIER A son avis, la seule manchette du quotidien The Gazette, édition d'hier, prend dans les circonstances une dimension et une signification abusives, certes, mais malgré tout trop énorme pour ne pas avoir un impact désastreux dans la population francophone en général.«Quand The Gazette titre: Court scraps law placing English in French schools, il faut traduire et comprendre que, pour elle et pour ses lecteurs, le jugement Deschênes jette carrément à la poubelle la loi 101, loi effrayante, tyrannique, dictatoriale, et désavoue le gouvernement démocratiquement élu qui en est l'auteur», a affirmé Gilles Rhéaume.Le président du Mouvement national et de ia SSJB-M ne veut pas pour sa part minimiser l'im- portance de cette victoire anglophone et fédéraliste.«Le gang Trudeau est satisfait, dit-il, et Jean Chrétien demande maintenant aux Anglais qui ont quitté le Québec d'y revenir avec leur argent.Avec le Canada Biîïde Trudeau et Chrétien, le jugement Deschênes était inévitable.Tout cela constitue un engrenage terrible qui rend désormais impossible la refrancisation du Québec et la réalisation des objectifs fondamentaux de la loi 101.La seule issue possible maintenant, c'est l'indépendance du Québec».» I t I ^ « < \u2022 Remaniement à Ottawa : irait aux Finances I OTTAWA (PC) \u2014 Le minis-5 tre fédéral de l'Energie, Marc Lalonde, succédera à Allan MacEachen au poste de ministre des Finances, aujourd'hui, lorsque le premier ministre Trudeau procédera à un remaniement ministériel qui consistera à permuter! quatre ministres déjà en place.} \u2022 Une personne en autorité, à Ottawa, nous a confirmé, tard hier : soir, que M.MacEachen, après avoir procédé à la rédaction de trois budgets en deux ans, reprendra son ancien poste de ministre des Affaires extérieures.L'actuel titulaire du poste, Mark MacGuigan, assumera les fonctions de ministre de la Justice, à la place de Jean Chrétien qui ira pour sa part à l'Energie.Les nouveaux ministres seront assermentés par le gouverneur général Ed Schreyer à neuf heures ce matin.La secrétaire de presse de M.Trudeau, Nicole Senécal, avait déclaré plus tôt hier que le remaniement serait de peu d'importance, quant au nombre de ministres, mais qu'il était d'importance en raison des postes permutés.«Il s'agit d'un léger remaniement et c'est la première phase d'un remaniement», a-t-elle ajou- té, ajoutant qu'elle ne savait pas, toutefois, quand serait annoncée la deuxième phase.Des rumeurs circulaient depuis plusieurs semaines à Ottawa à propos de modifications à la composition du cabinet qui seraient, croyait-on savoir, les plus importantes depuis la réélection des libéraux en février 1980, à l'issue d'un interlude conservateur de neuf mois.Appel ou non, Québec doit se décider vitef disent les commissions scolaires Il est important que le procureur général du Québec décide au plus tôt de porter ou non en appel le jugement rendu mercredi par le juge en chef Jules Deschênes, de la Cour supérieure, sur la constitutionalité des articles 72 et 73 de la Charte de la langue française.C'est ce qu'a déclaré hier le président de la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec (FCSCQ), M.Jacques Chagnon.Selon ce dernier, si le gouvernement place l'appel, il faudra respecter le statu quo en attendant la décision finale des tribunaux.De son côté, la Centrale de l'enseignement du Québec considère que le jugement Deschènes «risque de relancer un débat qui depuis quelques années était en bonne voie de se régler de manière civilisée et acceptable pour l'ensemble des citoyens du Québec».La CEQ est également d'avis que les effets de la primauté de la charte fédérale sur la Loi 101 du Québec «font craindre le pire dans la mesure où le Québec perd des pouvoirs en matière d'éducation, ce qui était jusqu'à maintenant considéré comme de son entière juridiction».MacGuigan favorise l'adhésion du Canada à l'OÈA OTTAWA- Rompant avec la position adoptée par Ottawa depuis une décennie le ministre des Affaires extérieures M.Mark MacGuigan s'est dit hier favorable; à une éventuelle adhésion du Canada à l'Organisation des Etats américains.¦ - 1 1 GILLES PAQUIK de notre bureau d'Ottawa Xu cours d'un déjeuner avec un groupe de journalistes, le ministre a précisé qu'il ne s'agissait là que d'une opinion personnelle.«Notre politique envers l'Amérique Lati- % ne exige la considération d'une pleine participation dans les affaires de ce continent, dit-il.Nous ne pouvons continuer à maintenir des barrières entre nous et les pays latins ».M.MacGuigan attend avec grand intérêt le rapport final du comité parlementaire sur l'Amérique Latine, avant d'adopter une ligne de conduite.Dans son rapport péliminaire, en décembre 1981, le comité préconisait déjà cette nouvelle orientation.Fondée en 1948 l'OEA regroupe maintenant une trentaine de pays.Le Canada refuse toujours d'y adhérer.Il se contente, depuis 1972, du statut d'observateur permanent.Les tenants de cette position soutiennent que le Canada s'assure ainsi d'une plus grande liberté d'action dans ses relations avec l'Amérique Latine.Le Canada, par exemple, n'a pas rompu ses liens avec Cuba, lorsque ce pays a été expulsé de l'OEA en 1964.En 1979 la ministre des Affaires extérieures du gouvernement Clark, Mme Flora McDonald, avait évoqué la possibilité d'adhérer à l'OEA.Mais elle n'a pas eu à le temps de mener son projet àN terme.MacGuigan reprend donc le dossier abandonné par le gouvernement précédent.Notons que le Canada participe tout de même aux travaux de six des agences de l'OEA.Il devenait, en février dernier, membre à part entière de la Conférence Interaméricaine des télécommunications de l'OEA.Rôle modérateur Au cours de sa rencontre avec la presse, M.MacGuigan a également expliqué que le Canada voulait jouer un rôle modérateur au Moyen Orient.Nous voulons en- courager les modérés des deux côtés à trouver un compromis susceptible de ramener la paix, a t-il dit.Le ministre a déclaré que la proposition Reagan et celle des Etats arabes lui semblaient offrir des voies encourageantes vers une solution au conflit.Il s'est montré disposé à discuter de la création de divers programmes d'aide aux Palestiniens vivant sur la rive ouest du Jourdain et dans la bande de Gaza, afin de les inciter à participer à la pacification de la région.Passant ensuite à la prochaine f rencontre des ministres des Af-.faires extérieures de l'OTAN, qui doit avoir lieu à Val David le mois prochain, M.MacGuigan a dit espérer qu'elle détendrait les relations entre les Etats-Unis et l'Europe.En décrétant un embargo sur l'exportation d'équipement destiné à la construction du gazoduc entre l'Europe et l'Union Soviétique, Washington a vivement indisposé ses alliés.Enfin, M.MacGuigan a affirmé ne point douter qu'il serait toujours ministre des Affaires extérieures après le remaniement du cabinet.j LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 10 SEPTEMBRE 1982 ¦A A A 9 Le Sud au Nord Pendant le mois de septembre, 50 jeunes journalistes africains vont nous parler, d'eux et de nous.Ce sont les finissants de deux écoles africaines de journalisme, le Centre d'études des sciences et techniques de l'information (CESTI) de l'Université de Dakar au Sénégal et l'Ecole supérieure internationale de journalisme de Yaounde (ESI-JY) de l'Université de Yaounde au Cameroun, originaires de 10 pays d'Afrique au sud du Sahara.Ils constituent le dixième groupe que le Programme de formation des communicateurs africains (PFCA) de l'Université de Montréal reçoit depuis 1972 pour le compte de l'Agence canadienne de développement internationale (ACDI).Ceux qui se spécialisent en presse écrite vont, pendant trois vendredis consécutifs, utiliser quatre pages de La Presse pour intervenir dans | ce dialogue nord-sud, difficile au point que certains le considèrent comme un monologue, mats indispensable dans le monde d'aujourd'hui.Ceux qui se spécialisent en journalisme radiophonique nous parleront sur les ondes de CIBL-MF, les 14, 15, 16, 20, 21 et 23 septembre.Enfin, ceux qui ont été formés en télévision réaliseront deux émissions qui seront diffusées en direct sur le canal 9 de Cà-blevision nationale, le lundi 20 et jeudi 23 septembre.Depuis 10 ans, ils sont plus de 500 journalistes et communicateurs africains à être venus ici se confronter à un mode de vie différent du leur, à des systèmes de valeurs autres, à des méthodes de travail particulières.Mais leur séjour n'est pas à sens unique; tout en cherchant à comprendre ce monde nord-américain qu'est le nôtre, ils ont permis à beaucoup d'entre nous, un peu partout au Québec et même ailleurs au Canada, de découvrir à travers eux, un peu cette Afrique, si mal connue ici.JEAN CLOUTIER Directeur de I Institut international de lo communication et Directeur du PFCA de l'Univertité de Montréal LE DIFFICILE PARI DES PAYS NÉGRO-AFRICAINS Développer l'économie * en \u2022t privilégiant l'agriculture L'activité économique dans l'ensemble négro-africain repose essentiellement sur la masse paysanne.La plupart des gouvernements d'Afrique affirment en effet donner la priorité au secteur rural, n'accordent au secteur industriel que la portion congrue ALEXIS EFON_ dans les différents programmes budgétaires.Une telle option peut laisser songeur le citoyen d'un pays industrialisé, donc développé qui tient pour acquis que le degré de développement économique d'un pays se mesure à la prospérité de son industrie.Voilà bien un trait d'originalité \u2014 un de plus \u2014 de l'Afrique balbutiante.Il reste à savoir si c'est là une originalité bénéfique.En vingt-deux ans de souveraineté politique, le Cameroun a déjà vécu deux révolutions: une économique et une politique.La première, économique, date de 1975 et porte le nom de Révolution verte (à la camerounaise).Verte comme les plantes des champs.La Ré-volution verte camerounaise compte aujourd'hui sept ans.C'est assez pour en faire le bilan (sommaire); un bilan qui, à quelques modalités près, est valable pour les agricultures des autres pays sud-sahariens.L'objectif principal de la Révolution verte était de redynamiser le monde rural, de produire davantage, bref, de développer le secteur agricole et partant, l'ensemble de l'économie nationale.Mais force est de reconnaître qu'aujourd'hui, la tendance est à une stagnation de la production agricole, alors que la population augmente, augmente.80% de Camerounais vivent en milieu rural, soit exactement la moyenne de l'Afrique sud-saharienne.La densité de la population au kilomètre carré cultivable est de 30 habitants.Ce qui signifie que les paysans disposent d'assez vastes es- paces de terres pour les cultures.La surpopulation du Cameroun n'est donc pas absolue, mais relative.Elle est due au fait que le rythme de la production agricole ne suit pas celui de la croissance démographique.Pourquoi cela?En réponse à cette question, l'on a l'habitude d'invoquer le climat rigoureux des tropiques, l'analphabétisme et les mentalités arriérées des paysans qui envisagent avec réticence la nécessité de renoncer aux systèmes agricoles traditionnels.Tels sont là des explications que les hommes chargés de conduire la politique agricole du Cameroun acceptent pour la plupart, au point que le paysan est presque considéré comme un grand enfant et laissé à l'écart dans la prise des décisions qui le concernent.«Self-reliance» Les lieux communs signalés plus haut, même s'ils renferment un brin de vérité, n'expliquent pas entièrement la stagnation de la production agricole africaine.La raison véritable s'en trouve certainement ailleurs.Le citoyen d'un pays développé, du Canada ou d'ailleurs, sait fort bien que les entrepreneurs industriels, auxquels incombe la majorité des charges dans le développement économique de leur pays, sont véritablement des responsables, c'est-à-dire des gens libres de prendre personnellement des décisions conformes à leurs ambitions.Ce sont des leaders économiques qui, d'ailleurs, se confondent de plus en plus aux leaders politiques.Cette tendance date de la première révolution industrielle qui a déclenché l'expansion économique du monde occidental.Mutatis mutandis, le paysan camerounais ou de tout autre pays négro-africain, dès lors qu'il est l'acteur principal du développement économique de son pays, devrait logiquement être le maître L'activité économique dans l'ensemble négro-africain repose essentiellement sur la masse paysanne L'université en Afrique à recherche de son identité Poser le problème de l'université en Afrique revient à poser le problème de cadres.Les États africains ont-ils besoin de cadres et de quels cadres s'agit-il?Et en remontant d'un cran, quels sont les problèmes qui se posent à l'université africaine?En I960, les pays africains ont accédé en masse à l'indépen- THARC1SSE GATWA dance.Tous sans exception n'avaient pas de cadres de conception et les quelques cadres d'exécution formés sur le tas par la colonisation étaient insuffisants.Les bureaux des ministères, les directions de différentes activités nationales, le domaine de la santé où la mortalité atteignait souvent plus de 200 pour mille manquaient d'animateurs.Dans le domaine de l'agriculture, les méthodes restaient archaïques alors que sans industries, ces pays qui avaient été engagés par les puissances coloniales dans le circuit du commerce international devaient compter sur les cultures de rente pour la rentrée de devises nécessaires à l'échange international.Dans l'immédiat, la solution fut de recourir aux anciennes métropoles pour qu'elles prêtent des cadres qui furent appelés des «assistants techniques».Mais parallèlement, une politique de formation des cadres au niveau supérieur fut mise en oeuvre en fonction des besoins urgents: santé, planification économique, etc.Aujourd'hui, chaque pays africain du plus petit au plus grand a son université.Le Nigeria avec ses 85 millions d'habitants en a 19; le Ghana, 5, le Zaire, 3.Les unes se sont développées plus vite que les autres (Kinshasa a 30,000 étudiants; Dakar 12,000, Yaounde 10,000) non seule- ment en fonction d'un choix du système éducatif et de société mais aussi des certaines contingences inhérentes à la fragilité de nouvelles structures des Etats récemment indépendants.Inadéquation des structures Bon nombre de problèmes qui se posent à l'université africaine actuellement sont liés aux contingences économiques, politiques, culturelles.Économiques: L'accroissement en valeur absolu et en qualité (augmentation des effectifs et du nombre de facultés et des sections) ne s'est pas accompagné d'une adaptation des structures d'accueil.Construite en 1963 pour accueillir 2,500 étudiants environs, l'université de Yaounde en compte aujourd'hui 10,000.Et les structures mises en place alors, tels que les restaurants, la bibliothèque, les amphithéâtres sont demeurées inchangées.L'inadéquation des structures est donc l'une de pierres d'achoppement de nos campus.Politiques: Si tant est vrai que bon nombre des pays africains manquent de moyens pour mettre en place les mécanismes pouvant permettre à l'université de remplir son rôle de milieu de recherche et de formation des cadres, il reste que la vie au campus est tributaire de la conjoncture politique actuelle.Tout problème est amplifié et trouve directement une connotation de «subversion et de tentative d'intoxication à partir de l'extérieur».Si depuis mai 1968 en France, les hommes politiques sont méfiants à l'égard de l'université considérée comme élément de subversion, l'étau s'est resserré davantage sur les universités africaines.Ainsi en 1972, les étudiants de Kinshasa furent en- rôles dans l'armée pour avoir contesté l'authenticité à outrance imposée à toute la vie nationale.Alors que la tendance actuelle dans bon nombre d'autres institutions universitaires est d'élire les doyens de faculté, les titulaires de chaire et autres responsables académiques par les conseils de faculté et de l'université, dans la plupart d'universités africaines ils sont nommés par décrets.Entendu que ce sont des hommes du parti qui ont entre autre rôle de contrôler le mouvement des étudiants et des professeurs.C'est ainsi que dans une certaine université toute conférence devant être prononcée par un des professeurs doit être soumise à la censure du chancelier une semaine avant la séance.Certains observateurs ne manquent pas de remarquer que cette intrusion de la politique dans la vie universitaire fausse beaucoup les données.Dans la mesure où ces «nouveaux académiciens» doivent procéder au recrutement des futurs cadres voués à la cause des responsables politiques, les frictions tribalistes, le népotisme ne manquent pas de souiller les dossiers de ces institutions.Tels ressortissants de tel groupe ethnique sont orientés dans telle option académique avec possibilités accrues de bourses à l'étranger et meilleurs débouchés, etc.Et quand les professeurs s'en mêlent pour vendre les copies d'examen aux ressortissants de la même ethnie, le problème devient complexe.Chômage et exode de cerveau Mais tous les cadres formés à Pextérieur ne sont pas nécessairement mieux cotés.Et bon nombre d'entre eux préfèrent rester dans les pays occidentaux.Mais l'université africaine a-t-elle déjà don- « d'oeuvre des programmations en matière agricole, un entrepreneur.Tel n'est pas le cas.La méthodologie d'élaboration des plans de développement africains privilégie, les avis des experts, étrangers et nationaux, et fait peu de cas de ceux des paysans.La politique économique globale de nombreux pays sud-africains va d'ailleurs plus ou moins inconsciemment à rencontre de la «self-reliance» paysanne.Pour respecter la règle, mentionnons néanmoins une exception: la Tanzanie, où le gouvernement du président Julius NYERERE encourage en milieu paysan une forme de pédagogie de groupe, un processus collectif d'innovation, d'auto-évaluation et d'auto-encadrement.La Tanzanie, pays agricole, n'est peut-être pas développée au sens où l'entendent les comptables.Mais il reste à prouver que le développement se réduit à une simple opération de comptabilité.né suffisamment de cadres au continent pour produire des chômeurs (diplômés sans embauche) et l'exode de cerveau?Suivant l'importance des universités, plusieurs centaines de diplômés sont déversés chaque année sur le marché du travail pour chômer.Plusieurs pays tels que le Cameroun, le Sénégal et la Côte d'Ivoire connaissent effectivement le chômage intellectuel.Cette situation est due au fait que certaines facultés qui ne donnent pas nécessairement accès à la vie pratique mais où tout le monde peut s'essayer, connaissent plus d'affluence: droit, sciences économiques, etc.Pour éviter de tels écueils; instabilité politique; manque d'emploi, etc., la plupart de cadres formés à l'étranger préfèrent y rester ET Y sont parfois joints par des exilés involontaires.C'est ici qu'intervient le grand débat en cours actuellement.Doit-on laisser le système actuel de libéralisation d'entrée à l'université se perpétuer et laisser le mécanisme du marché du travail disponible jouer le rôle de régulateur; et au besoin, expatrier les compétences, ou doit-on planifier le recrutement universitaire en fonction des emplois disponibles et à prévoir?C'est un choix de système d'éducation qui a chacun ses avantages et ses inconvénients.À tout ce tableau, il faut ajouter que l'université africaine, victime d'une conjoncture d'instabilité, n'a pas encore de programme fixe.À Yaounde, en Faculté de lettres, on a dû supprimer la licence en littérature négro-africaine parce qu'on ne trouvait pas de langue de base.Ainsi, tant que le débat politique et culturel sur les langues africaines n'aura pas été clos, l'université africaine continuera d'en subir les coups et son identité sera encore à acquérir.Rectifier les mensonges d'une certaine histoire i lift * \\» L'Afrique, les Africains ont-ils une histoire?Longtemps, les manuels d'histoire de l'humanité rédigés en Occident ont répondu à cette question par la négative.Ou alors, ils ne représentaient le continent africain que comme un ensemble de peuplades sauvages, très proches des animaux de la jungle qui les entoure, gouvernés par des roitelets sanguinaires, jusqu'à ce que l'Europe leur apporte la civilisation.LUCIEN HOUÉDANOU Les Africains considèrent cette vision comme étant délibérément entachée de mauvaise foi.Particulièrement au moment de la colonisation, l'Europe avait besoin d'élaborer et de diffuser une image négative du monde africain pour se donner bonne conscience et un semblant de justification à ses guerres de conquête.C'est pourquoi il existe depuis quelques décennies, en Afrique, des courants de contestation de l'histoire telle qu'elle a été façonnée par les milieux fidèles aux thèses de l'infériorité absolue et omnitempo-relle des Africains.Il a fallu d'abord, aux historiens africains, restituer leurs dimensions réelles aux résistances à la colonisation, que l'histoire officielle avait tendance à dénaturer et à minimiser.Mais principalement, ces historiens ont eu à arracher à des sources écrites négligées (relations de voyages des historiens grecs et arabes) et surtout aux sources orales très suspectées par les historiens classiques, la reconstitution du passé précolonial du continent.Aujourd'hui, l'opinion est pratiquement acquise au point de vue de l'érudit malien Amadou Ham-pathé Ba qui énonce qu'en Afrique, chaque vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle.Mais avant qu'on arrive à ce consensus, les détenteurs de la tradition orale (griots et vieilles personnes) ont longtemps été considérés avec méfiance par les historiens.On reprochait à ces traditionnistes de solliciter les faits historiques de manière à magnifier leurs ascendances respectives; par ailleurs on estimait que la seule mémoire est un véehicule trop fragile pour restituer une version intégrale d'événements remontant à des époques très éloignées.Répondant à ces critiques, l'Ivoirienne Henriette Diabaté cite le professeur Joseph Ki Zerbo de la Haute-Volta qui remarque que même «l'écrit est une source orale pétrifiée», et que «toute l'histoire de l'humanité a été dite avant d'être écrite».Par ailleurs, les sources écrites sont loin d'être aussi objectives qu'on le croit généralement et enfin, les Occidentaux ne peuvent pas se rendre compte des techniques prodigieuses de mémorisation mises en oeuvre par les détenteurs de la tradition dans les civilisations de l'oralité.On a pu s'en rendre compte au cours de deux colloques organisés 1)0 * à Bamako 9 (Mali) en 1975 et ei 1976, où le griot Wa Kamissoko de Krina a soumis à d'éminents spécialistes venus de divers pays africains, européens et améiH! cains, l'histoire des empires africains du Mali, du Ghana, du Son-ghay, telle qu'elle est consigné par une tradition orale qui remonte jusqu'à l'Egypte pharaor nique.L'héritage égyptien Il y a, du reste, actuellement en Afrique tout un courant scientifique qui oeuvre à une meilleure connaissance de l'Egypte pharaonique, civilisation que certains historiens occidentaux ont voulu détacher du monde négro-africain pour l'incorporer au monde méditerranéen.Ce courant a été lancé en 1954 par l'égyptologue sénégalais Cheikh Anta Diop.Mais les thèses défendues par cet eminent savant allaient, à l'époque, si nettement à rencontre des idées répandues sur l'incompétence historique des Noirs, que, pendant plus d'un quart de siècle, Cheikh Anta Diop a dû mener un combat solitaire: le premier homme sur terre est apparu en Afrique et il était Noir; la civilisation de l'Egypte pharaonique a été bâtie par des Noirs qui, par l'intermédiaire de la Grèce, ont transmis au monde occidental en particulier et à l'humanité d'une manière générale, un capital de connaissances hautement élaborée dans les domaines de la science, des techniques, des arts, de la philosophie, de la religion, etc, capital que l'humanité continue de faire fructifier de nos jours.Aujourd'hui, grâce aux faits indiscutables sur lesquels il fonde son argumentation, le professeur Diop a réussi à faire admettre ces thèses dans les milieux scientifiques internationaux.Les arguments les plus frappants avancés pour démontrer les liens entre l'Egypte pharaonique et le reste de l'Afrique sont ceux qui se rapportent à la parenté entre la langue égyptienne pharaonique et les langues actuellement parlées ici et là en Afrique.Ceci est étayé par de jeunes chercheurs comme le Congolais Théophile Obenga et le Sénégalais Pa-thé Diagne qui relaient, enrichissaient et amplifiaient les positions de Cheikh Anta Diop.Mais ces courants de rectification des mensonges d'une certaine histoire ne visent nullement, comme on pourrait le croire, à prendre une espèce de revanche sur l'ancien colonisateur, ni de tourner le dos à un présent fait de sous-développement pour se réfugier dans un passé glorieux.«Expliquer les faits tels qu'ils se sont réellement déroulés, c'est le plus grand bien qu'on peut faire à l'humanité»; dit à cet égard Cheikh Anta Diop.Et, à notre avis, une telle entreprise est d'autant plus pertinente que l'Occident \u2014 aussi bien européen qu'américain \u2014 n'a-pas encore fini de se faire de l'Afrique une image réductrice et négative: une des rares fois où nous avons entendu la télévision canadienne évoquer l'Afrique, c'était sous la forme des «enfants Noirs qui meurent de faim»! A 10 Le Sud au Nord LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 10 SEPTEMBRE 1982 t: La dot: symbole L'exode rural ou féminin: ou marchandage?, -, x .#, _ _ un phénomène inquiétant ¦* 4 il ) ¦0 Komlan et Adzo sont ci-toyens togolais Le Togo est un petit pays de l'Afrique de l'Ouest, ayant une superficie de 56 000 km2 et une population de 2500000 habitants.KOKOE FOLIVI_ Komlan et Adzo viennent de se marier.Un soir, la jeune épouse annonce avec joie à son mari: «Chéri, je suis contente.Je crois que j'attends un enfant.» Mais au lieu de manifester la même joie que sa femme, Komlan se rembrunit.Non, dit-il à sa femme; nous ne pouvons accueillir cet enfant en ce moment.Je dois rembourser les dettes accumulées à l'occasion de la célébration de notre mariage.N'oublie surtout pas que mon titre foncier a été mis en gage pour pouvoir payer ta dot.La tradition résiste La dot.Au Togo, malgré l'influence de plus en plus accrue du modernisme, certaines pratiques traditionnelles résistent.Le mariage en fait partie.Il demeure la condition sine qua non pour qu'un couple, «digne de ce nom», soit reconnu et intégré à la société.Or ce mariage est généralement l'aboutissement d'un long processus.L'étape la plus importante de celui-ci est le versement de la dot.Elle ouvre la porte aux fiançailles officielles.Dans le sud du Togo, le versement de la dot donne lieu à toute une cérémonie.Le matériel est.pour !a plupart du temps, constitué de dix bouteilles de boissons alcoolisées et de deux bouteilles de boissons gazeuses.Actuellement, une bouteille de boisson alcoolisée coûte entre 20FF et 40FF (entre $4 ei $8) La bague de fiançailles, qui sera portée par la jeune fille, est ajoutée aux boissons.Son prix, qui est fluctuant, se situe en ce moment autour de 600FF ($120.).Enfin, l'ensemble est «couronné» par une certaine somme d'argent, dont le montant est égal ou supérieur à 10FF ($8).Sa variation dépend du rang social de la jeune fille.C'est ainsi que dans certaines familles, le prétendant qui veut faire honneur à sa belle-famille, ajoute à la dot au moins six demi-pièces de tissus pagnes, grand teint.Leur prix unitaire varie entre 160FF et 280FF ($30-$60).i \u2022 il: ri Le code togolais des personnes et de la famille stipule que «la dot a le caractère de symbole.Elle peut être payée en nature ou en espèces ou sous les deux formes.En aucun cas, son montant ne peut excéder la somme de dix mille francs».Or, de plus en plus, la dot perd son caractère symbolique.L'inflation galopante, principale caractéristique de la crise économique, la cupidité et la recherche inlassable de prestige de certains parents, font de la dot un vrai marchandage1.Il arrive donc que la dot soit rejetée pour insuffisance.Il faudra alors la compléter et continuer à faire de petits cadeaux pour entrer dans les «bonnes grâces» de la belle-famille.Cette pratique, on ne saurait le dire, décourage la jeunesse.Celle-ci, en effet, est souvent incapable de remplir toutes les conditions du versement.La prolifération des unions libres, faisant fi de la position des parents, n'en est que la conséquence.Elles se font sans tambours ni trompettes.Certains jeunes, révoltés, provoquent des grossesses chez leurs partenaires, mettant ainsi les parents devant le fait accompli.Les prétendants, qui veulent sauvegarder 1 intégrité de la famille et rester ainsi dans les normes de la société, s'endettent.Dès lors, certains considèrent leur femme comme des objets vendus et les maltraitent en conséquence.Celle-ci doit se plier à toutes les exigences de son mari.Une intervention de l'État Cette pratique se retrouve dans presque tous les pays africains.Elle provoque très souvent, dans, les conditions précitées, des problèmes économiques, sociaux, psychologiques.Car, s'il est vrai que certaines familles acceptent des dots modestes, il est aussi vrai que les extravagances que nous venons de signaler prennent de plus en plus d'ampleur.L'observateur avisé pense que l'État devra intervenir, non pour abolir la dot, pratique ancrée dans les coutumes, mais pour sensibiliser le public.Les parents devront apprendre à assurer le bonheur conjugal de leur fille, en donnant à la dot son caractère symbolique.LA PROSTITUTION AU SENEGAL Une activité créatrice d'emplois La prostitution, phénomène nouveau en Afrique noire, est l'un des problèmes les plus cruciaux des capitales africaines.Elle est devenue, dans certains pays comme le Sénégal, l'emploi qui recrute le plus et nourrit beaucoup de familles â Dakar.Ainsi les services de santé et de la police ont recensé plus de 7000 femmes qui en ont fait leur gagne-pain quotidien.Cette prostitution, introduite dans nos moeurs par la colonisation, a pu se développer a cause de la récession économique.Les premieres victimes de cette récession sont les populations rurales, durement frappées par la sécheresse.Et devant l'inexistence d'infrastructures économiques dans la campagne, elles partent vers la capitale Mais, analphabètes et sans qualification professionnelle, elles ne peuvent y postuler à un emploi et deviennent des proies faciles du «milieu».ABDOURAHMANE CAMARA_ A cette récession économique s'ajoute le développement effrei-né du tourisme de masse.A la faveur de cette industrie nouvelle, bars, boites de nuit et hôtels poussent comme des champignons dans Dakar.Mais le tourisme a surtout introduit, dans ce pays à majorité musulmane (80% de la population), la prostitution masculine qui prend de plus en plus d'ampleur.Selon les fichiers de la police, plus de 2000 jeunes, chômeurs pour la plupart, sont touchés par le phénomène.Leur clientèle: des dames, souvent âgées, en quête de sensations fortes et des hommes en mal d'exotisme.Quant à la prostitution, elle n'est pas pratiquée de la même façon qu'en Occident.Au Sénégal, deux formes de prostitutions coexistent: celle dite officielle ou professionnelle et celle clandestine.Une prostituée est prof es- sionnelle si elle est fichée au service de santé et clandestine si elle ne respecte pas cette réglementation, en vigueur au Sénégal.Le premier groupe comprend trois catégories.Au bas de la pyramide, on retrouve le «lumpen-prolétariat» du «milieu».Ce sont des femmes qui se regroupent dans des concessions de bidonvilles qui leur servent en mèrne temps de lieu de résidence et de travail.Elles sont peu regardantes sur leur clientèle et les prix varient d'un jour à l'autre.L'étreinte se déroule sur un lit en bois recouvert d'une toile, d'où le nom de «chambre d'abattage».Ensuite viennent les séchasses» qui arpentent les rues des quartiers résidentiels et font les couloirs des hôtels.La passe est fonction de la tête du client et de l'établissement fréquenté.Leur clientele est essentiellement constituée de touristes et marins qui les louent ù la semaine.Le haut de la pyramide est tenu par les prostituées de luxe.Leurs services sont loués d'avance par des hommes d'affaires de passage à Dakar.D'un abord difficile, elles sont mondaines et s'entourent par conséquent d'une cour de bons vivants.Les «clandestines», pour leur part, se prostituent occasionnellement.Ce sont des jeunes domestiques, au revenu modeste, qui font des «heures supplémentaires» pour survivre.Ce sont aussi des femmes divorcées ou veuves, seules et sans soutien matériel.Et enfin des étudiantes sans bourse et des secrétaires mal payées qui aspirent à un niveau de vie supérieur.Toutes ces femmes qui ne sont que des victimes d'un système et d'une conjoncture difficile, se heurtent au mépris d'une société fortement islamisée.Mise donc au banc: de cette société qui les a engendrées, elles ne bénéficient non plus d'aucune structure pouvant favoriser leur réinsertion sociale.Dans le monde occidental, l'exode rural se caractérise par le déplacement définitif des habitants du village vers la ville.Dans les pays africains ce mouvement est plutôt temporaire car le migrant n'abandonne pas pour toujours son milieu d'origine, mais il y revient à l'occasion des fêtes, des cérémonies ou pour voir sa famille.ASSIBA AKAKPO_ En Afrique de l'ouest et particulièrement au Togo, ce mouvement migratoire touchait uniquement les hommes.Ce sont eux qui après avoir trouvé du travail en ville y faisaient venir leurs femmes et leurs enfants, mais, de nos jours, de plus en plus de femmes émi-grent.Cette migration au féminin s'accentue de jour en jour.Le phénomène devient inquiétant et préoccupant.Dans l'Afrique traditionnelle, chaque membre de la famille avait un rôle précis à jouer au sein de la société.L'individu ne pouvait décider de lui-même de quitter son village sans être maudit par les siens, mais actuellement.avec l'introduction de nouvelles valeurs dans les communautés rurales et le développement de l'économie monétaire, les femmes émigrent à l'instar des hommes.Ainsi, il existe en Afrique un fort courant d'exode rural depuis la création des premières villes.Les femmes partent d'autant plus facilement que ce sont elles qui ressentent durement les pénibles conditions de la vie paysanne et que les moeurs actuelles le leur permettent.Pourquoi portent-elles?L'exode rural féminin est sous-tendu presque exclusivement par des motivations économiques.C'est la conséquence directe de la pauvreté du sol et de l'insuffisance de la production agricole.L'Afrique de l'ouest est le domaine de petites économies de subsistance à base agricole: les femmes occupent une bonne place dans la production agricole.Elles travaillent beaucoup mais les rendements sont faibles en raison de l'épuisement et de la surexploitation des sols mais surtout à cause de l'archaïsme des méthodes et des techniques culturales.L'exode est la réponse spontanée d'une catégorie sociale désemparée qui cherche à se libérer des contraintes de la vie rurale dominée par les travaux champêtres peu rentables et très pénibles.Il traduit le vif désir de la rurale de s'élever économiquement, de se libérer, bref d'améliorer sa condition d'existence.La désillusion Les femmes partent pour la ville sans instruction, sans qualification professionnelle, sans argent.Elles ne trouvent d'emplois que dans les secteurs les moins biens payés et les moins qualifiés.Bien souvent elles se livrent à n'importe quoi pour survivre: elles se prostituent, se font domestiques, portefaix, etc.Ces alors la grande désillusion.À Lomé par exemple, le revenu journalier d'une portefaix est de l'ordre de moins de deux dollars, ce qui donnerait à peine soixante dollars par mois.Avec la conjoncture économique au Togo, il est tout à fait impossible de vivre correctement avec un tel revenu.Le problème du logement est également crucial pour ces portefaix qui, n'ayant pas d'argent pour louer une cham- bre, couchent en plein air, au marché, sur les trottoirs.L'exode rural se traduit dans les capitales africaines comme Lomé, Cotonou, Dakar, Quagadou-gou, Abidjan, etc, par la formation d'une catégorie sociale démunie vivant dans la pauvreté et la misère.Ce n'est évidemment pas un phénomène entièrement négatif.Car il assure à celles qui l'ont choisi des avantages certains.Les femmes partent dans l'espoir d'améliorer leur condition de vie.Au prix de mille privations, elles constribuent à créer un modeste niveau de prospérité à leur famille restée au village par l'argent qu'elles leur envoient.Ces avantages ne peuvent en aucun cas remédier à ce que les campagnes africaines perdent par l'exode de leur population féminine.La vraie solution durable ne peut être qu'une restructuration complète du monde rural.Rentabiliser l'agriculture, c'est la véritable politique d'émancipation économique et sociale qui servira la cause de la femme et celle de l'Afrique.La polygamie: un legs encombrant La polygamie, régime matrimonial qui autorise l'homme à prendre plus d'une épouse, est une pratique qui se confond avec le passé de l'Afrique.Il est en effet difficile d'imaginer l'histoire africaine sans y inclure cette donnée très importante.C.A.K.PANSOKO_ Plusieurs raisons pouvaient amener un homme à contracter trois, quatre, ou cinq mariages successifs.Des facteurs d'ordre familial, économique ou social expliquaient la polygamie.C'est ainsi qu'autrefois un polygame pouvait jouir d'une situation économique privilégie en raison de la main d'oeuvre abondante que constituaient plusieurs épouses pouvant faire à leur tour une nombreuse progéniture.La polygamie, à ce point de vue était une nécessité économique.En outre, des obligations d'ordre familial pouvaient également contraindre les hommes à devenir polygames.Une tradition solidement implantée dans certaines ethnies africaines imposent à l'adolescent de %¦ prendre en premier lieu une épouse choisie par son père, une seconde choisie par sa mère avant d'en prendre autant qu'il voudra de son propre choix.Enfin la polygamie est dans une certaine mesure source de considération, elle confère à l'homme une certaine importance qui lui attire le respect de son environnement.Pour toutes ces raisons, auxquelles il conviendrait d'ajouter la stérilité d'une première épouse qui justifie toujours un deuxième mariage, l'Afrique ancienne ignorait presque la monogamie.Mais l'introduction de nouvelles religions comme le christianisme et l'Islam, le fcontact avec l'Occident et les profondes mutations économiques ont entrainé un bouleversement de nos moeurs.La polygamie ne fut guère épargnée.Sans être complètement abandonnée, sa pratique est de nos jours considérablement restreinte.D'abord, l'Islam limite strictement à quatre au maximum le nombre de femmes qu'un homme serait autorisé à prendre.Alors que le christianisme considère la polygamie comme un péché mor- __ tel.Ces deux religions fortement implantées en Afrique ont contribué à réduire sérieusement le nombre d'hommes candidats à la polygamie.Par ailleurs, les jeunes États africains se sont dotés d'un code de mariage qui précise les formes du mariage et définit les droits et les obligations de chacun des conjoints au sein du foyer.Mais il faut comprendre que la tendance de ces codes est à la suppression progressive de la polygamie.Certains pays comme la Côte d'Ivoire interdisent purement la polygamie, tandis que d'autres ont pris soin de laisser aux deux conjoints la possibilité de faire une option pour ou contre la polygamie.Cette option est irréversible dans certaines législations, mais d'autres permettent une abrogation avec l'accord de la première épouse.Au plan socio-économique, avec l'éclatement progressif de la famille élargie africaine, l'individualisme occidental s'installe avec comme corollaire la généralisation de la monogamie.Cela devient en effet difficile sinon impossible, eu égard aux mu- tations d'ordre économique, de prendre en charge une famille nombreuse.Ce même phénomène social explique que les rapports sont de plus en plus relâchés au sein de la famille, et l'autorité parentale pas assez forte pour ame- | ner les enfants à se marier contre leur gré.Tous ces facteurs expliquent le recul de la polygamie, non sa disparition totale.La raison du coeur pousse encore beaucoup d'hommes et de femmes à tenter l'aventure de la polygamie.Il reste à reconnaître cependant que si elle se justifiait dans nos sociétés traditionnelles par les avantages économiques qu'on en tirait, la polygamie de nos jours présente plutôt des inconvénients.Elle entraîne une détérioration considé-rale de la situation économique de la famille, crée en son sein une atmosphère de tension perpétuelle entre les coépouses et entre les enfants issus de mères différentes.En Afrique comme ailleurs, la polygamie par ses implications économiques et sociales survivrait difficilement à l'évolution des moeurs à travers le monde. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 10 SEPTEMBRE 1982 \u2022 Le Sud au Nord A 11 La famille africaine: Sport ou business?L'Afrique est loin une école I d'être confrontée à cette alternative de vertu sociale Malheur à l'Africain solitaire; il est aussi désarmé dans la grande ville que dans la forêt primitive où défricher, construire une case, entretenir le feu, se défendre sont des tâches collectives et où la propriété n'est jamais individuelle, la terre appartient à la «parenté».t I I * i i 9 t ! t I ¦ 9 t : En Afrique, tout au moins au Niger, la richesse et le prestige d'un homme se mesurent non pas en biens possédés, mais en personnes à charge.Et le rang social d'une femme dépend en grande partie du nombre de ses enfants.Qu'on me dise que cela est un souvenir! En opposition à la petite unité biologique occidentale, qui privilégie les relations parents-enfants, dans tout le continent africain, ce qu'on désigne du nom de famille, c'est toute la parenté, et même les amis et les «obligés» du clan, car les limites de celui-ci sont définies autant par les échanges sociaux que par les liens du sang.Il s'agit non pas de voir l'individu d'abord et la famille derrière, mais précisément de voir le lignage, l'ensemble de la famille et de ne voir l'individu que dans cet ensemble.L'antenne urbaine, qui s'installe dans la ville, où l'on vient non pas chez son neveu ou chez son beau-fils mais dans sa famille, c'est exactement ce problème classique, que vous connaissez, le «parasitisme» familial, notion qui est une vue d'Occidental et une non compréhension totale du système d'organisation familiale.Depuis des années cependant, une mutation s'opère dans cette première cellule de la société, cette école de vertu sociale.La dégradation de la dot ne constitue qu'un signe parmi tant d'autres du profond bouleversement que connaît le continent africain depuis la fin du dernier conflit mondial.Les produits venus d'Europe, les techniques, les partis politiques ont déclassé les structures villageoises d'hier.La voix du transistor a éclipsé celle de l'ancien.Pourtant, et tout le monde le reconnaît, les Africains continuent d'attacher une très grande importance aux valeurs familiales.Le sérieux de l'engagement matrimonial au terme d'un long acheminement, la priorité donnée à la transmission de la vie donc de l'importance accordée à la mère et aux enfants, la loi de solidarité entre les familles qui ont fait alliance et qui s'exerce spécialement en faveur des personnes âgées, des veuves et des orphelins, une sorte de eorespon-sabilité dans la prise en charge et l'éducation des enfants, qui est capable d'atténuer bien des tensions psychologiques, le culte des ancêtres et des défunts qui favorise la fidélité aux traditions, sont autant de valeurs positives de la famille africaine.Combien de temps encore le vent de l'Afrique arrêtera-t-il celui du Grand Nord blanc?Précicipter la chute des anciens modes de vie africaine, sans les remplacer par d'autres institutions valables et adaptées serait une catastrophe.La désorganisation familiale qui est le fruit de cette mutation se fait au profit de l'individu et introduit la société anonyme de type occidental.Le continuum humain qui assurait l'unité et la solidarité est brisé.Il y a crise.Et il est tentant d'attribuer cette crise de la famille aux mutations économiques, au passage de l'économie agraire de subsistance à l'économie mixte, à l'économie industrielle de production et de consommation, de la vie rurale à l'urbanisation anarchique.Parmi les facteurs de cette évolution, on peut citer l'introduction de l'économie monétaire et du salariat, l'exode rural avec urbanisation rapide, le développement des inégalités fondées sur l'inégale répartition des richesses, l'essor sans précédant de la scolarisation, qui est elle-même facteur de rupture avec la tradition, et un facteur non moins important le travail féminin salarié.Encore une fois, MM.de.l'Occident, la difficulté pour vous en Afrique, n'est pas d'être admis dans la famille, encore moins d'y nouer des liens.C'est de savoir où celle-ci commence et où elle finit.i Entre ces contrats de plusieurs milliers de dollars que Lafleur, Robinson et autres joueurs canadiens trouvent insuffisants pour les récompenser de leurs efforts sur le terrain, et la gratuité des prestations de l'amateur africain, c'est tout un fossé qui sépare notre milieu sportif de celui des professionnels.TIDIANE KASSÉ MODIBO TRAORÉ Un fossé qui se situe non pas essentiellement au niveau d'un manque de moyens de notre côté, mais d'une différence dans la conception que nous avons de la pratique sportive en Afrique et de son organisation.En suivant la presse canadienne nous nous sommes rendus compte que, comme partout où il existe mais encore plus ici dans la région nord-américaine, le sport professionnel est essentiellement une industrie, une source de profits.Dans cette entreprise le joueur devient la «machine» qui doit toujours assurer une production satisfaisante au risque de se voir, dans le cas contraire, déconsidéré et remplacé par une autre «machine» plus perfectionnée et plus rentable.Rien de plus normal donc pour ce dernier que de demander une augmentation de salaire lorsqu'il donne entière satisfaction.Mais on dirait qu'aujourd'hui dans le cas La-fleur-Robinson, l'intendance ne suit plus ou ne veut pas le faire dans n'importe quelles conditions.Présentement l'Afrique ne compte que très peu de professionnels, boxeurs ou athletes, qui pratiquent souvent à l'étranger.On y fait du sport par simple a-mour.Le joueur entre dans le terrain pour gagner son match en pensant non pas à des primes et d'éventuelles révisions de son contrat vers la hausse, mais en cherchant à défendre l'honneur de son club.Et ce dernier lui importe d'autant qu'il est souvent celui de sa localité contre celui d'une autre.Une victoire ne fait pas seulement sa fierté, mais celle de toute une population, de ses parents et amis qui en jouissent autant sinon plus que lui.C'est cet entourage qu'il ne doit pas décevoir et l'amour profond qu'il voue à son équipe qui constituent une sorte de doping pour le sportif africain et le poussent dans son désir de progresser, de toujours mieux faire, et non une montagne de dollars.Il ne joue pas avec un esprit de comptable mais comme quelqu'un qui se voit investi d'une mission et sur qui reposent des milliers d'espoirs.Mieux-être Son engouement est souvent assez fort pour le pousser à pratiquer dans des conditions très défavorables.Ainsi il n'est pas rare de voir un athlète s'entraîner pieds nus, ou faire des kilomètres à pied pour rejoindre son lieu d'entraînement.Cependant, si nous nous réjouissons de ce noble esprit, nous n'en aspirons pas moins à un mieux-être.Et le drame du sport africain c'est qu'on n'est pas près de voir cette situation s'améliorer.Si on ne considère pas, au Canada, comme pharamineux les millions que gagne Wayne Gretzky chaque an- Le sport pour l'honneur, le sport pour la gloire née, non seulement comme joueur de hockey mais comme vedette publicitaire, sachez qu'en Afrique aucune équipe ne brasse un budget annuel de cette valeur.Pire, certaines n'arrivent même pas à réunir $4,000 dans leur caisse.De plus, c'est un budget qu'il faut partager entre plusieurs sections sportives car les équipes sont généralement omnisports.Les revenus des équipes proviennent essentiellement de trois sources principales.D'abord les cotisations annuelles ou mensuelles que versent les supporters.Ensuite un faible pourcentage des recettes des matches qu'elles disputent.Car les stades où elles évoluent sont une propriété municipale ou étatique.Enfin lorsqu'elles participent à une compétition continentale, elles reçoivent une subvention de l'État.La «sponsorisation» qui procure des revenus substantiels aux équipes professionnelles n'intéresse que très peu les sociétés implantées sur place.Donc, les équipes parviennent difficilement à joindre les deux bouts même pour équiper convenablement leurs joueurs ou leur assurer des soins médicaux nécessaires à la suite de blessures graves.Les quelques avantages dont peuvent bénéficier les sportifs proviennent essentiellement de fervents sup- porters qui, satisfaits de la prestation de leurs idoles, leur offrent quelques dizaines de dollars à l'issue d'un match.Ainsi le sport ne nourrit que très rarement son homme et dans une faible mesure.Le plaisir de concourrir se heurte bien vite au désir du pratiquant de s'assurer une situation sociale satisfaisante.De ce fait, il finit par choisir son travail ou ses études au détriment de la pratique sportive.Cependant le joueur vit parfois dans la situation d'un demandeur d'emploi non-qualifié.Situation peut être causée par le fait qu'il ait sacrifié ses études pour la passion du sport.Car les deux sont difficilement conciliables.Dès lors, un certain esprit professionnel se développe en lui, et il compte de plus en plus sur des performances sur le terrain pour se rendre indispensable à son club et mettre ses dirigeants devant l'alternative suivante: «trouvez-moi du travail ou je vais dans un autre club disposé à le faire.» Mais les exigences ne vont pas au-delà de cette demande et les satisfaire équivaut souvent à s'assurer les services du joueur pour toute sa carrière.Seulement, il n'obtient pas toujours cette satisfaction.C'est ce qui pousse de plus en plus les sportifs africains, en particulier les footballeurs et les basketteurs, à aller tenter l'aventure du professionnalisme hors du continent.Ils sont ainsi plusieurs centaines à avoir quitté leur pays pour aller monnayer leurs talents et chercher à se constituer un avenir sou-riant.Parmi eux Thompson Usiyan qui joue au Manie et Jean Pierre Tokoto, sociétaire du Tea Men de Jacksonville.Finalement ce sont les meilleurs qui partent.Pour freiner cette hémorragie de talents qui appauvrit le sport africain, nombre de gouvernements, si ce ne sont les clubs eux-mêmes, ont mis en place une politique sportive visant à mettre à la disposition du joueur des conditions susceptibles de le retenir au pays.Ce qui a entraîné des progrès considérables.Toutefois les résultats enregistrés sont fonction de la situation économique du pays donné.Ainsi une équipe comme l'ASEC d'Abidjan de la Côte d'Ivoire assure un revenu mensuel de $120 à ses joueurs en plus des primes de matches, alors qu'en Mauritanie et dans bien d'autres pays, les matches de soccer se déroulent toujours sur des terrains ensablés, faute d'un terrain ga-zonné pour la circonstance.Une nouvelle forme de la pratique sportive qu'est le «sport entreprise ou corporatif», se développe également au Sénégal, au Mali et dans d'autres pays.Dans ce cadre, certaines sociétés ou entreprises se dotent d'une section sportive qu'elles financent, et fournissent du travail aux joueurs qui y évoluent.Ce n'est pas toutes les sociétés qui s'y intéressent et l'expérience demeure au stade embryonnaire.On pense actuellement que les maigres résultats qu'obtiennent les sportifs africains sont inhérents à cette situation d'amateurisme primaire.Et que l'instauration d'un professionnalisme qui améliorerait les conditions d'évolution du sportif, de même qu'il lui procurerait un temps d'entraînement plus long serait la clé de notre succès.Mais devant l'absence chronique des moyens, cette perspective paraît utopique.Néanmoins, nous pensons qu'il n'est pas nécessaire d'attendre que le sportif ait un statut professionnel pour réclamer de lui d'excellents résultats.D'ailleurs, c'est dans les pays économiquement démunis comme le Kenya, l'Ethiopie ou la Tanzanie qu'ont émergé des champions comme Keino, Rono et autres Yf-ter.De plus, c'est en pleine période d'instabilité politique et écono mique que le Ghana est devenu champion d'Afrique de soccer.Tout est question de volonté politique et malheureusement, pour nombre de gouvernements, le sport est loin d'occuper une place importante dans l'échelle des priorités.Le chômage au Cameroun: des conséquences sociales catastrophiques Le chômage et l'inflation constituent aujourd'hui quelques-uns des maux aigus contre lesquels doivent lutter les pays à économie de marché.La preuve la plus frappante en est que la réduction du chômage et de l'inflation sont parmi les plus grandes priorités des programmes électoraux de certains dirigeants de ces pays.LUCIE MBOTO FOUPA Le Montréalais moyen qui n'a de l'Afrique qu'une image approximative serait en droit de se demander si les jeunes économies africaines vivent elles aussi le phénomène du chômage.Le problème mérite d'être posé surtout qu'en Afrique, les dirigeants ou refusent d'admettre qu'il existe bel et bien une forme de chômage, ou ne définissent pas avec exactitude le terme.On comprend fort bien qu'admettre que le chômage existe signifie à plus ou moins long terme prévoir et mettre au point un programme de correction au dit chômage.Ce qui n'est pas toujours facilement envisageable pour des pays ayant encore des problèmes de survie.Mais est-ce une raison suffisante pour prétendre, comme ce haut fonctionnaire camerounais que «nous n'avons pas de chômage»?Pour montrer que le chômage existe, nous allons analyser le cas du Cameroun, pays de l'Afrique Centrale ayant une façade atlantique et pour voisins immédiats le Gabon, le Nigeria, le Tchad, la République Centrafricaine et la Guinée Equatoriale.Mbalmayo est une petite ville située à une cinquantaine de kilomètres de Yaounde, la capitale politique du pays.Il y a dix ans, une entreprise italo-camerounaise de contreplaqués s'était implantée dans la région.Avec ses sept cent vingi-huit employés, la Cocam (Les Contreplaqués du Cameroun) était le premier créateur d'emplois et le plus grand distributeur de salaires de la région.La masse salariale ainsi injectée représentait les % du flux monétaire en circulation dans ce secteur.Déjà les succursales des principales banques du pays s'installaient dans la ville.L'immobilier connaissait un certain essor.En plus, la perspective d'un travail rémunéré avait attiré dans la ville des centaines de jeunes gens des villages avoisinants.Seulement, le 19 août 1978, cinq-cent-vingt huit employés sont mis au chômage technique et se retrouvent ainsi sans ressources, mais au-delà des employés eux-mêmes, ce sont cinq cent vingt-huit familles qui sont touchées.Ce qui est considérable dans un pays où la famille moyenne compte sept membres.S'il est vrai qu'une indemnité de chômage technique correspondant à 37,5% du salaire effectif brut avait été verfcée aux anciens ouvriers de la Cocam, il n'est pas moins vrai qu'aucune allocation ne leur a été versée par la suite.Les conséquences socio-économiques nées de cette situation, on s'en doute, ont été catastrophiques.Des familles entières se sont disloquées, la femme ayant préféré aller chercher son bonheur sous d'autres cieux et ne supportant pas les allusions désobligeantes de ses voisines sur la situation de son mari.Car au Cameroun, avoir un travail rémunéré quand on n'a pas fait de hautes études demeure un sujet de fierté pour le travailleur et sa famille.La perte de cet emploi est perçu comme un véritable drame, car il ne faut pas perdre de vue que le mari est souvent le seul à s'occuper de toute la famille ainsi que des inévitables cousins et oncles.Perdre son emploi en ville signifie aussi et surtout le retour au village et avec lui les durs labeurs d'une agriculture où tout se fait encore à la main.Monsieur F.E.J., ancien employé mis au chômage se trouve aujourd'hui écroué à la Prison centrale de Yaounde.Son forfait?Avoir commis un meurtre sur la personne de sa femme qui menaçait de le quitter parce que devenu i 1 trop pauvre.Voilà une bien triste histoire qui, dans le contexte social camerounais ressemble plus à un «thriller» qu'à la réalité.Elle illustre assez bien les excè.^ auxquels peut conduire la perte d< l'emploi dans une société à peine industrialisée.En outre, les enfants dont le.^ parents avaient été mis au chôma ge ont dû interrompre leurs étude?faute de moyens financiers.De: centaines d'enfants se sont ains retrouvés dans la rue, abandonnés à eux-mêmes, toute action socialt pouvant les aider étant inexistan te.On a déploré plusieurs cas de banditisme, de délinquance juvé nile et de prostitution chez ce: jeunes enfants.Toutes proportions gardées, let malaises sociaux nombreux nés de situations similaires sont déplorables.Il ne serait pas superflu que le gouvernement camerounais songe, dès maintenant à un programme aussi étoffé que possible d'allocation-chômage! A 12 Le Sud au Nord LA PRESSE, MONTRÉAL, VENOREDI 10 SEPTEMBRE 1982 TÉLÉVISION Le Cameroun à traîne: faut-il regretter?Océan indien: véritable poudrière Aux yeux du Nord-américain moyen, pour qui la télévision est devenue une nécessité aussi vitale que le chauffage central en hiver ou l'automobile, un pays qui ne dispose pas de nos jours d'un réseau de télévision nationale appartient proprement à un autre âge.Aussi étrange que cela puisse paraître, c'est bien pourtant là le cas du Cameroun, pays d'Afrique centrale, peuplé de plus de huit millions d'âmes et s'étendant sur une superficie de 175,000 kilomètres carrés.John MOKWO-MBAME Traduction: Alexis EFON Mise à part cette absence de la télévision, le Cameroun est loin d'être le pays le plus arriéré d'Afrique.Il compte parmi ceux dont le développement économique est le plus prometteur.Même si l'absence de la télévision ne semble pas beaucoup inquiéter le Camerounais moyen, il se développe néanmoins aujourd'hui une sorte de fièvre dans l'attente du petit écran.Cette fièvre a atteint des dimensions telles que sans s'en rendre compte, les Camerounais ont réalisé une révolution remarquable.4 Dans les pays développés où la technologie de la télévision a été conçue et mise à jour, le cycle est allé s'améliorant de la radio à la vidéo, en passant par la télévision.Avides d'accéder aux images télévisées, beaucoup de Camerounais ont permis à la vidéo de précéder la télévision dans le pays.Ce récent gadget électronique a si bien conquis les imaginations camerounaises qu'il remplace aujourd'hui les grosses cylindrées comme symbole du haut standing social.En 1978, le président camerounais Ahmadou Ahidjo annonce l'installation imminente d'une télévision nationale en couleurs.L'an dernier, il est annoncé l'octroi d'un marché à deux sociétés européennes (SIEMENS, de la RFA et CSF THOMSON de la France) pour les études de faisabilité pour la future télévision camerounaise.Tous ces préliminaires ont aggravé la fièvre de la télévision, au point qu'il s'est développé un vaste marché noir de téléviseurs et d'équipement vidéo au pays.Lors de la dernière Coupe des Nations de Football Association disputée à Tripoli (Libye), certaines firmes européennes s'offrirent pour projeter les matches en direct sur écran géant à Yaounde, la capitale camerounaise.Au lendemain de Tripoli les conversations dans le milieu urbain ne tournaient plus qu'au- tour de la télévision.Une rumeur persistante assurait que le gouvernement était sur la brèche pour faire mener à terme les travaux d'installation de la télévision.Ceci, avant la Coupe du Monde de football où prit part l'équipe nationale du Cameroun.Cela n'eut pas lieu et les Camerounais se sont contentés des reportages radio.La question que les Camerounais se posent continuellement est de savoir pourquoi le gouvernement semble ne pas se presser.Les citadins surtout accusent le gouvernement d'une parcimonie à outrance et même d'un complot à un niveau très haut pour priver le public de l'avantage de la télévision.Ceci est très loin d'être le cas.Plusieurs pays africains déjà dotés de télévision ne sont pas loin de regretter de l'avoir installée trop tôt.Les facilités de transmission et de réception des télévisions africaines n'offrent que des images en noir et blanc et tous ces pays sont en train de vouloir leurs systèmes en télévision couleurs.Les toutes premières télévisions africaines ont été le produit d'une forte pression mercantile sur une petite élite africaine occidentalisée et vivant en milieu urbain.La télévision dans ces pays est loin d'être le phénomène de masse comme dans le monde occidental.La radio à laquelle ont déjà accédé tous les pays africains n'y a pas été exploitée dans ses possibilités optimales.Il est alors fort improbable qu'ils puissent faire avec la télévision ce qu'ils n'ont pas pu faire de la radio; c'est-à-dire en faire un moteur du développement économique, social et culturel.Les programmes télévisés africains sont dominés par des vains feuilletons importés des ex-puissances coloniales, des documentaires folkloriques et des bulletins basés sur les images en provenance des agences étrangères.La télévision requiert un grand nombre de personnel hautement qualifié, ce que l'Afrique n'en regorge qu'en quantité dérisoire.Le Cameroun ne fait pas exception à la règle.La précipitation dans l'acquisition de la télévision sert beaucoup plus à renforcer le néo-colonialisme et une certaine forme d'aliénation culturelle qu'à affirmer l'indépendance de ces jeunes nations.Puissent les Camerounais être conscients de cette vérité, et ils sauront peut-être gré à leur gouvernement de préconiser un pas à pas prudent dans l'entreprise d'installation dune télévision nationale.Après avoir réussi à semer Tan dernier un redoutable groupe de mercenaires qui avaient entrepris de le renverser, les armes aux poings, le président des Seychelles \\1ent de repousser récemment une seconde tentative de coup d'État.L'action provenait, cette fois, de quelques éléments de l'armée seychelloise.Et n'eût été la réplique énergique de soldats tanza-niens stationnés à Victoria, M.Albert René aurait vraisemblablement perdu un pouvoir qu'il avait lui-même conquis le 5 juin 1977 à la faveur d'un putsch.MAKON MA POND! Pour bien comprendre les turbulences qui secouent ce jeune État, insulaire de 60,000 habitants, il importe de situer le problème dans un contexte plus global: la sourde rivalité à laquelle se livrent les grandes puissances dans l'Océan indien.Particulièrement les États-Unis et l'Union soviétique.Pourquoi cet autre «bras de fer» entre Américains et Soviétiques au large des côtes africaines?La situation tient à l'importance économique et \u2014 surtout \u2014 géostratégique de cette région.Ainsi, l'essentiel du pétrole destiné à l'approvisionnement du monde occidental transite par l'Océan indien que sillonnent quotidiennement un millier de cargos.Avec, dans leurs flancs, de l'or noir provenant du golfe d'Ormuz par où les principaux pays pétroliers arabes écoulent leur production.C'est dire que la survie économique de l'Occident \u2014 en partie tout au moins \u2014 dépend étroitement de la libre circulation de ses pétroliers dans ce qui était naguère le «lac anglais».12,000 soldats Cela justifie-t-il pour autant tout le dispositif militaire déployé en ces lieux par Washington?Il est permis d'en douter.Tant les moy- ens mis en oeuvre par le Pentagone sont impressionnants: 12,000 soldats dont une force d'assaut de 1,800 hommes, plusieurs centaines de chars, des pièces d'artillerie, des véhicules amphibies, des unités navales parmi lesquelles deux porte-avions géants de TUS Navy: on n'avait pas vu un tel effort militaire de la part de Washington depuis la guerre du Vietnam.Coût de l'opération à ce jour; près de 20 millions de dollars.Principal point d'appui pour cette formidable machine de guerre: Diego Garcia, une île de 60 km de circonférence dont le gouvernement américain a fait «l'oeil et l'oreille du Pentagone» en Océan indien.Après en avoir expulsé, manu militari, Jes populations autochtones vers l'île Maurice.Pauvres «insulaires».Tout cela pour assurer la libre circulation du pétrole?Assurément, non! Certaines pages de l'histoire récente de l'Océan indien semblent éclairer davantage l'attitude américaine.Il s'agit notamment, en 1974, de la «révolution des oeillets» à Lisbonne et qui allait précipiter la décolonisation des anciennes professions portugaises d'Afrique australe: le Mozambique et l'Angola.On se rappelle que l'indépendance de ce dernier pays en 1975 fut un cuisant revers pour les États-Unis qui échouèrent dans leur tentative d'installer au pouvoir à Luanda une équipe pro-occi-dentale.Par la suite le Mozambique et l'Angola ont noué de solides relations avec l'URSS.Normal, dirait-on, quand on sait que Moscou avait activement soutenu les deux mouvements nationalistes \u2014 le MPLA et le FRELIMO \u2014 qui ont accédé plus tard au pouvoir, respectivement à Luanda et Maputo.«Containment» Le vent a particulièrement tourné en faveur du Kremlin dans la région avec la montée, le long d'un axe allant d'Afghanistan en Angola, de régimes «progressistes» plus que méfiants envers l'Occident.L'URSS a alors habilement exploité la situation.Et accédé aux mers «chaudes».Face à cette évolution, les États-Unis ne sont pas restés passifs, fidèles qu'ils sont à la doctrine du «containment».Ce qui rend illusoire toute tentative de démilitarisation de l'Océan indien.Un thème pourtant largement débattu dans les arènes internationales.Mais les intérêts se jouent fort de moralisme.Survenant après les indépendances de l'Angola et du Mozambique, l'avènement en 1980 au Zimbabwe du régime socialiste de Mugabe a fait sauter en partie le bouclier qui protégeait naguère l'Afrique du Sud.Or, le pays de l'apartheid \u2014 scandale géologique \u2014 renferme à lui seul 70 à 75% des richesses du continent noir.L'Occident en a fait son allié privilégié dans la région.Le reste n'est que discours oiseux.Alors, Washington veille au grain.En usant de grands moyens.Moscou en fait de même.Une rivalité impitoyable.Très souvent par procuration.Au grand dam des pays riverains de l'Océan indien, de l'Afrique.Un proverbe tanzanien ne dit-il pas que lorsque deux éléphants se battent, c'est surtout l'herbe qui en pâtit?Albert René L'AFRIQUE NOIRE FACE AU MULTIPARTISME Un luxe non nécessaire Plus de deux décennies après les indépendances de 1960, l'Afrique noire francophone \u2014 à l'exception de la République du Sénégal \u2014 vit encore aujourd'hui sous l'ère du monopartisme politique.De Yaounde à Abidjan en passant par Libreville, Bamako, Cotonou et Lomé, c'est le «règne» du parti unique.J.M.OYE-ONANA J.B.ELLA-ZUE_ Mieux, des treize États d'Afrique noire qui ont été d'une manière ou d'une autre colonisés par la France, huit sont à ce jour dirigés par des militaires; tous ont connu des coups d'Etat (réussis ou non); un est pratiquement sans chef (ou sinon en a plusieurs): le Tchad.Se pose alors une question: le parti u-nique constitue-t-il le mal de l'Afrique d'expression française?En d'autres termes, l'avènement du pluralisme politique serait-il un gage pour la stabilité en Afrique noire et le garant d'une véritable vie démocratique comme l'affirment d'aucuns?Au lendemain de l'accession des États d'Afrique noire francophone à l'indépendance, nombreux sont ceux qui, à l'instar de ce qui se passe dans l'ancienne puissance tutélaire, adoptèrent le pluralisme politique.Ce fut le cas notamment du Cameroun et du Gabon.Dans chacun de ces deux pays, on ne comptait pas moins de trois forma- l h tions politiques dirigées essentiellement par de vieux briscards de la vie politique nationale sous la Communauté.À l'opposé de la réalité qui était celle de l'ancienne métropole, ces partis ont plutôt trouvé sur place des populations non préparées à l'exercice d'une démocratie telle que perçue par l'Occident.Au lieu que seuls les motivations politiques, les intérêts économiques, la similitude des opinions et des convictions commandent aux adhésions, c'est plutôt sur la base des ethnies, voire des clans, que se constituèrent ces partis.La décrépitude que ces manipulations a-veuglément partisanes engendrèrent fut si profonde qu'on en arriva dans certains cas à la guerre civile (Cameroun) et dans d'autres cas à des assassinats au sein de plusieurs familles (Gabon).La situation n'est pas différente dans l'Afrique anglophone.Vieux demons Si nous prenons l'exemple le plus frais, celui du Zimbabwe; force est de constater que le multipartisme en Afrique est plus porteur de discorde et de confusion que d'unité et de reconciliation.La Rhodésie est devenue indépendante le 18 avril 1980, et le peuplé, dans tout le pays, a crié.Il a crié comme le coq puisque le coq est le symbole de la ZANU-PF du premier ministre MUGABE.En dépit (ou à cause) de sa retentissante victoire, on savait que Mugabé aurait des problèmes: le problème Robert Mugabé blanc en premier lieu, l'Afrique du Sud bien sûr, mais aussi celui de réaliser un consensus avec ses adversaires politiques; et plus précisément avec la Z.A.P.U-PF de Joshua Nkomo.Mais ce qu'on ignorait c'est que le troisième problème s'avérerait le danger le plus immédiat et constituerait la plus grosse menace pour le jeune État.Au lendemain de sa victoire, Mugabé disait: «Le Front patriotique a gagné.Bien que nous soyons allés séparément devant les électeurs, nous savions que le résultat serait imputable à toutes les composantes du Front.Si certains d'entre vous pensent en termes de victoire de la ZANU toute seule, nous pensons, nous, que c'est d'une victoire de tout le Front qu'il s'agit».Une façon implicite de reconnaître et d'exorciser à la fois les vieux démons de ce pays que sont les divisions tribales, politiques et militaires.Mu-zoréwa, Nkomo et Mugabé ne disposent-ils pas toujours de plus de quarante mille hommes en armes, prêts à en découdre pour faire triompher leurs causes respectives?L'été dernier n'est pas si lointain qui avait fait près de 400 morts des suites d'affrontements entre les deux composantes du Front patriotique.Plus que tout, les pays africains se sont donné pour objectif l'unité de leurs populations, unité sans laquelle, la conscience nationale ne serait qu'un leurre.Pour parvenir à ce but, la voie la plus sûre s'avère être le parti unique, qui, à priori n'est pas incompatible encore moins antinomique avec le jeu démocratique.Les exemples du PDCI (Côte-d'lvoire), du KANU (Kenya) et du TANU (Tanzanie) prouvent si besoin en était qu'un État africain régi par un parti unique peut parfaitement vivre sous un régime démocratique.Ces partis n'ouvrent-ils pas la porte de l'éligibilité parlementaire aussi bien aux candidats investis par eux qu'aux «indépendants»?LA PROMOTION DES LANGUES AFRICAINES AU TOGO Entre l'expérience et l'option politique En Afrique, la colonisation européenne n'a pas été qu'assujettissement politique et exploitation économique; c'était aussi l'asservissement de l'esprit, un moyen puissant pour enlever aux peuples toute possibilité de repli intérieur, donc de résistance.«Supprimons ces restes d'un passé révolu.Enseignons aux enfants (africains) notre langue.et la France comptera bientôt par millions, sinon de nouveaux citoyens, du moins des sujets fidèles»: voilà une pensée que Ferdinand de Saussure attribue aux colonisateurs français.KOFFI KINIKPOR_ Dans «Psychologie de la colonisation française», le grand linguiste suisse a écrit que, selon les colonisateurs, les Africains se montrent réfractaires à la civilisation européenne à cause de préjugés inhérents à leurs croyances et à leurs langues.C'est ainsi que le 31 janvier 1938, un décret présidentiel français stipule qu'en Afrique équatoriale, «l'enseignement doit être donné exclusivement en langue française» et que «l'emploi des idiomes indigènes est interdit».Après l'indépendance politique des pays africains, la langue de l'ancien tuteur colonial demeure le support privilégié des programmes politiques et éducatifs de ces nouveaux États.Mais par la suite, portées par un courant d'idées nouvelles, les langues africaines commencent à attirer l'attention des milieux intellectuels et politiques du continent.On pourrait donner de nombreux exemples du renouveau des langues nationales.Retenons celui du Togo.Au Togo, certaines langues africaines ont connu un rayonnement particulier bien avant l'indépendance du pays en 1960.De longue date En 1857, le pasteur allemand Schlegel élabore une grammaire de l'Ewé, une langue parlée au sud du Togo, du Ghana et du Bénin.Suite aux travaux fructueux des missionnaires surtout, l'Ewé est aujourd'hui une langue écrite et enseignée dans les écoles du Togo, dans les universités du Ghana et dans quelques centres d'études africaines en Allemagne, en Grande-Bretagne et en Suisse.Plus d'une dizaine d'auteurs africains ont écrit leurs oeuvres en langue ewé.Un choix politique Parmi les obstacles que rencontre la promotion des langues africaines apparaît en premier lieu le choix de ces langues.Il existe actuellement plus d'une t s ^ vingtaine de langue au Togo en dissociant les dialectes d'une même langue, ce chiffre peut être doublé.Dès lors, la question se pose de savoir s'il faut promouvoir tous ces parlers locaux ou choisir seulement les plus importants d'entre eux.Sur 56,600 kilomètres carrés, le Togo a actuellement environ 2.800.000 habitants.L'Ewé, la langue la plus répandue dans le pays, est parlée par environ 500,000 personnes.Depuis 1975, Jes dirigeants politiques ont choisi de promouvoir deux langues nationales africaines: l'Ewé, une langue du Sud, et le Kabyè, une langue du nord du pays.Le Kabyè, parlé par environ 300,000 personnes, a aussi l'avantage d'avoir été codifié par un pasteur suisse et quelques chercheurs togolais.Dans l'optique des dirigeants togolais, ces deux langues africaines, le Kabyè et l'Ewé, sont appelées à devenir deux langues nationales, parlées du sud au nord du pays.Pour parvenir à cet objectif, un programme d'enseignement de ces deux langues est actuellement en cours dans les écoles primaires et secondaires et dans les centres d'alphabétisation du Togo.Mais d'ores et déjà, le Kabyè et l'Ewé sont utilisés dans la presse togolaise: depuis 1960, une page d'actualités en Ewé est incluse dans le quotidien pro-gouvernemental et ie seul dont dispose actuellement le pays: cette langue est aussi utilisée dans les émissions des deux stations de radio et de télévision du Togo.Depuis quelques années, le Kabyè aussi a fait son entrée dans la presse togolaise, au même titre que l'Ewé.L'avenir dira si la politique linguistique actuellement appliquée au Togo est la meilleure.Pour le moment, les deux langues choisies ne couvrent pas entièrement le pays; Tune d'entre elles, l'Ewé, semble avoir un certain a-vantage: ayant sa base dans la région de la capitale du pays, cette langue est volontiers adoptée par les ressortissants des autres ethnies du Togo à cause de son statut de langue véhicu-laire pour les commerçants.Ailleurs en Afrique, certains pays ont moins de problèmes pour promouvoir les langues africaines; le Kenya, la Tanzanie, le Burundi et le Rwanda par exemple ont l'avantage de disposer chacun d'une langue africaine comprise par la majorité de leurs citoyens.Mais, pour la plupart des pays africains, la promotion des langues locales rencontre des obstacles semblables à ceux connus par le Togo.i s : >\\ , 1 II « % K \\ : ; ; s Le Sud au Nord L'équipe d'encadrement du Programme de formation des communi-cateurs africains, responsable de la publication de Le Sud au Nord.Direction Jean Cloutier, Directeur du P.F.C.A.Michel Frenette, Directeur adjoint et responsable du stage Commis administratif: Annie Levasseur Service pédagogique (presse écrite) Les Productions du Gerfaut Inc.Guy Granger Girahim Moussa Gueye Service technique Benoit Dompierre, Marie Grenier, Pierre Harvey Documentation Denis Gravel En radio, les journalistes africains ont travaillé sous la responsabilité pédagogique de Gilles Proulx et Réjean Brazeau et en télévision, sous celle de Georges Francon.4 *4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 10 SEPTEMBRE 1982 A 13 MONTANT RECORD POUR DES DROITS D'AUTEUR «Le Matou» porté à l'écran Un autre best-seller de la littérature québécoise sera porté à Técran.Le Maton roman de Yves Beauchemin (que La Presse publie depuis quelques mois en feuilleton), fait partie des projets que caresse Denis Héroux pour Tannée à venir.Même si la vente des droits n'est pas encore signée, les négociations vont bon train depuis plusieurs semaines entre le romancier, son éditeur (Québec-Amérique) et International Cinéma Corporation, la compagnie que dirige Héroux.En vertu d'un accord de principe entre les parties intéressées, il semble d'ores et déjà acquis que le film sera tourné à l'automne 1983.La réalisation sera confiée à Jean Beaudin.Il s'agira du plus haut montant jamais versé pour l'acquisition des droits cinématographiques d'un roman québécois.Dès le début, les négociations se sont déroulées sur la base du montant versé par ICC pour les droits cinématographiques des Plouffc ($250 000).Mais ce chiffre serait déjà dépassé.Selon Beauchemin lui-même, les droits pour le cinéma plus les droits dérivés pour la télédiffusion française dépasseraient le demi-million de dollars.«Ce qui m'intéresse dans Le Matou, a indiqué hier Denis Héroux, c'est qu'il s'agit d'une oeuvre contemporaine.Ça parle du présent.Je ne veux pas seulement me cantonner dans des films tournés vers le passé.J'ai trouvé jusqu'ici très peu d'auteurs d'ici avec lesquels je me sentais des atomes crochus.» L'adaptation du roman serait confiée à Lise Lemay-Rousseau, scénariste à Radio-Québec.Pour tenir le rôle d'Egon Ratablavasky, le mystérieux personnage maléfique du Matou, Héroux a en tête le comédien allemand Klaus Kins-ki.Pour le chef cuisinier français, Aurélien Picquot, il a déjà songé à Philippe Noiret.Quant à Jean Beaudin, actuellement à l'emploi de l'ONF, il devra passer au secteur privé à moins que son employeur n'accepte de le prêter le temps du film.Une coproduction ONF-ICC résoudrait automatiquement le problème.C'est la présence d'Antenne 2, le télédiffuseur français qui va faire toute la différence.Héroux a poursuivi durant le Festival des films du monde avec les représentants de cette chaîne des discussions déjà entreprises directement à Paris avec le grand patron de la boite, Pierre Desgraupes.Le résultat: Antenne 2 a non seulement accepté de coproduire Le Matou avec ICC mais ce projet fait partie d'un vaste accord cadre entre le producteur québécois et le partenaire français.En vertu de cet accord, Le Ma-touserait jumelé à un autre projet (encore à déterminer).On va également jumeler trois autres projets déjà montés ici par ICC: Louisiana (que va réaliser cet automne Etienne Périer), Le Sang des autres (d'après un roman de Simone de Beauvoir) et Le Crime d'Ovide Plouffe, la suite attendue des Plouffe dont Roger Lemelin vient d'achever la rédaction et que réalisera Gilles Carie en principe le printemps prochain.Ces quatre projets totalisent un budget impressionnant de $30 millions.Des quatre, le plus ambitieux reste Louisiana dont le budget est évalué à $12 millions alors que chacun des trois autres gravitera autour de $6 millions.Tous sont conçus sur le même modèle: un long métrage doublé d'une série de six heures pour la télévision.Par ailleurs, le producteur des Plouffe vient d'annoncer qu'il s'est retiré du dossier de Maria Chapdelainequ'il s'était engagé à reprendre en mains après que le Luc Perreault groupe GLG (formé de Nicole Go-din, Jean Lebel et Michel Côté) eut déclaré forfait.C'est Astral-Bellevue-Pathé que dirige Harold Greenberg qui détient désormais une option sur le projet.Gilles Carie doit réaliser le film.Les difficultés du groupe GLG ne seraient peut-être pas étrangères à une poursuite pour un montant $372 499 que la Société de développement de l'industrie cinématographique canadienne vient d'intenter à Interimage, la compagnie que dirigeaient jusqu'à récemment Jean Lebel et Nicole Go-din.La nouvelle publiée dans le dernier numéro de Cinema Canada précise que ces poursuites de la SDICC touchent une autre maison de production, de Toronto cette fois, Quadrant ($263 000), ainsi que deux maisons de distribution, Filmaccord ($197 820) de Montréal et Saguenay Films ($24 000) de Toronto.La SDICC aurait entrepris ces mesures dans le but de récupérer des prêts intérimaires qui n'auraient pas encore été remboursés.Les rushes Bonne nouvelle pour les cinéphiles montréalais: Wim Wen-ders qui vient de remporter le Lion d'or de Venise avec L'État des choses viendra à Montréal une copie de son film gagnant sous le bras pour le présenter dans le cadre du lie Festival du nouveau cinéma.Le festival doit se dérouler du 29 octobre au 7 novembre dans trois lieux différents de la métropole: la Cinémathèque québécoise, le Conservatoire d'art cinématographique et le cinéma Parallèle.Le dernier Festival dès films du monde a attiré quelque 151 000 spectateurs.Une rétrospective Daniel Karlin se poursuit durant le week-end à la Cinémathèque en présence du réalisateur.rVendredi Soir de Jua^'orre Bergeron et Qhyslaln Tremblay Musique de Jean-Marte Benoft.Direction des répetittona de Lorralno Pmtf l Choregrapnle de Jacques Drapeau Ptcor de l ouïs-Aimé Chenette Costumée de François Laptante.Avec GfsysJaln Tremblay (Bruno).Jean-Pierre Borgeron (TkMarc) et Sylvie Léonard (Jacinthe).Production ritj Paul Dupont-HébervSpecdtc! Inc.A l'affiche à la Polonaise jusqu'au 26 sept ombre.Par rapport à celle de la création en juin 1975 au Vidéo-graphe, la production de Vendredi Soir de Ghyslain Tremblay et Jean-Pierre Bergeron qui vient de prendre l'affiche à la Polonaise, après une cinquantaine de représentations à Jonquière, a beaucoup changé.THEATRE «Vendredi soir» à la Polonaise: on est loin de la première version MARTIAL DASSYLVA r ft Le texte a été retravaillé et beaucoup resserré, le personnage de Jacinthe Lavoie a été étoffé, la partie musicale de l'entreprise a été augmentée et réorchestrée, une chorégraphie plus substantielle a été élaborée.De même pour la mise en scène qui a été épurée et affinée et les décors qui ont été amplifiés.Je n'ai pas vu les reprises de ia pièce, mais il est clair qu'avec le temps et les moutures Vendredi Soir est devenue une vraie comédie musicale, comprenant même des numéros dè production, peu nombreux il est vrai, mais très bien enlevés.On est évidemment loin des superproductions de Broadway, mais dans son genre et dans les limites qu'on lui a assignées, Vendredi Soir se présente comme un spectacle de très bonne qualité, un spectacle au demeurant fort amusant dont les articulations et le message ont été grandement clarifiés.Toute l'action de Vendredi Soir tient dans un vendredi soir, plus précisément le 23 juin 1963.L'école est finie, Bruno Morris-sette, le surdoué, a fait ses adieux à sa «maîtresse» d'école et sa mère qui a une soirée le fait garder par une voisine plus âgée, Jacinthe Lavoie.Pas très loin de là, Ti-Marc Leclerc, le cancre parfait se prépare à redoubler sa classe et à «bummer» pendant tout l'été.La principale originalité de la pièce vient du fait que Tremblay et Bergeron ont greffé toute une série de rêves et de délires sur des événements et des incidents quotidiens.Jacinthe Lavoie, par exemple, se lance dans une folle aventure (onirique) avec le chanteur Tony Roman alors au faîte de sa Sylvie Léonard, Ghyslain Tremblay et Jean-Pierre Bergeron.gloriole et de sa carrière; Bruno \u2014 qui n'a que neuf ans et qui est plutôt précoce pour son âge \u2014 se languit d'amour pour Jacinthe et pousse la transe jusqu'à l'attaque sexuelle.Ti-Marc Leclerc, quant à lui, dont l'existence est partagée entre les raclées paternelles, les récriminations maternelles et les mauvais coups, devient, dans ses moments de joyeux délire, un chef de police assez spécial, puisqu'il a un crocodile pour mascotto et qu'il a r obsessions des «fifs», une obsession qui pourrait peut être lui mériter une volée de tomates s'il appuie, comme il l'a fait le soir de la première, sur son histoire de descente à l'Expo de Québec.Sur l'époque, la génération et ('endroit décrits, soit juin 1963 à Jonquière P.Q.avec comme protagonistes un groupe de pré-adolescents, Vendredi Soir porte un regard rapide mais tout de même très pertinent.Sans pesanteur aucune, mais avec une légèreté de bon aloi et un entrain continuel.La plupart des monologues sont emportés avec éclat, les deux ou trois scènes espagnoles sont absolument désopilantes, Sylvie Léonard, Ghyslain Tremblay et Jean-Pierre Bergeron, comme interprètes, ont de r énergie et de la vi-gueur à revendre.Tous les éléments de la production se marient parfaitement et on sort de la Polonaise entièrement satisfait, voire comblé.APPRENEZ LES LANGUES ÉTRANGÈRES LE JOUR ou LE SOIR Selon des méthodes européennes reconnues PRIX SPÉCIAUX D'OUVERTURE Début des cours: 13 septembre i : Pour inscription et test de placement Q M g* Q M Jj yj appelez: C.I.LA.B.O4* J™ O^V^+^V Date limite d'inscription samedi 17h.Centre international de langues Bachmann 1500, rue Stanley, suite 408-409 (Métro Pe«i) Reconnu par le ministère de l'Education A 19 ans, est-ce déjà trop?18 ANS adultes Abtftjrl f lj»lon.AnnrIle n*.John irsitt TOUS ROX ET ROUKY en dessins animés chez votre libraire (À vOTir Mcry Pcopins, Alice gu pay* te merveilles, etc.) Sam.,dim.: 10M5, I2h00, 2h00, 4h00, 5U5, 7h25.En sem.: 7h00 [TU 27?1080 AUSSI DEUXIEME GRAND FILM ¦ (g pussycat £330St.LAURENT 84S 5215 1 CASSETTES VIDEO À VENDRE êA Wàrtd o4 Movw entmrt^mrmnt \u2022 A Work* o1 Mov## Enter xatnment \u2022 A Woftd ot Move Enteffinrn+nt A Woftd o/ Mov« Enterts$nmeat» QUI A TUE NAPOLEON?TOUTE LA VÉRITÉ SUR LE PLUS GRAND CRIME DE L'HISTOIRE! La librairie Champigny invite le public à assister à une table ronde où sera débattue l'épineuse question de la mort de l'Empereur.Ben Weider, président de la Société napoléonienne du Canada et auteur du célèbre best-seller Qui a tué Napoléon?, défendra la thèse de la mort de Napoléon devant historiens et spécialistes.A l'occasion de cette table ronde, le public aura accès à l'une des plus prestigieuses collections privées d'objets ayant appartenu à l'Empereur.ra secret poucaurs OTHER BALL (M) ]h1S-100-M5-5:X-7:}5-9-00 RASMGtfOft (TOUS) 11S5 - M5 \u2022 41S - 5 J5 - 7 J5 - * K THE LONG G000FRI0AY(U) 12:55-3-05-5:15-7:75-9-J5 CMMOTS 0F RiE (TOUS) J2.&.M5.«50.7.49.£J0 MEAKOI MOftAJTT TOUS ?>05- 460.7J5 mijpou rrows) ko .5 55 \u2022 *50 ARTHUR (14) 4:10-460-7:50-MO \"The Chosen.One of the year's best! (om.fc-l.fr.) TOUS ):J0.*»-5»-7JO.MO THE CHOSEN (TOUS) rJ0-U0.4J0-7J0.fJO «LES GRANDS REALISATEURS» RASHOMON D'AKIRA KUROSAWA avec TOSHIRO MIFUNE (on japonais \u2014 tout-titres anglais) PC A V U A - pour] ¦TOUSl \"De toute beauté, profond.un film à forte saveur \u2014 Bernard Drew CMNNETT NEWSPAPERS \"Éclatant\" \u2014 Howard Kissel WOMEN'S WEARDAILY \"Un film riche et revalorisant.Extraordinairement satisfaisant\" - JUDITH CRIST SATURDAY REVIEW \"Un film chaleureux, illuminant un impact émotionnel\" \u2014 Kevtn Thomas LOS ANGELES TIMES \"Qui vous prend au coeur\" \u2014-Rex Reecf LA COMÉDIE LA PLUS FRACASSANTE DE L'ANNÉE! Lieu: Librairie Champigny 4474, rue St-Denis Montréal Métro Mont-Royal Tél.: 844-2587 Date: Samedi 11 septembre 1982 Heure: 14 heures en collaboration avec les Éditions Robert Laffont 14 ANS «LES MEILLEURES SCÈNES COMIQUES QUE VOUS PUISSIEZ TROUVER.» \u2014 Vincent Canby, N.Y.Tlmos «DE LA FOLIE PURE SIGNÉE MONTY PYTHON» Stephen Schaefer, US Magazine I I » t I ' t » 9 1 GAGNANT DES PRIX DU MEILLEUR FILM ET DU MEILLEUR ACTEUR (ROD STEIGER) ET DU PRIX OECUMÉNIQUE, AU FESTIVAL DES FILMS DU MONDE DE MONTRÉAL 1981.D'après le célèbre best-seller de CHAIM POTOK MAXIMILIAN SCHELI ROD STEIGER 'IHEMT.JONATHAN BERNSTEIN IY!ML,,EIIR BERNSTEIN -.EDIE«RV 111F.SECRET 1MW.M l>[ AYS^U! .1.JOHN CLEESF.\u2022 tYTER 000K \u2022 MICHAEL ?MJi \u2022 GKAKAM CHAFMAN TERRY J0NBS \u2022 PAlttLA .TOPHÏNSCN \u2022 \u2014 STING \u2022 p£!Y TOWNSHBfD 'M, 9 > »!#»»«» En angle»!» avec ious-htre» français 1:30 - 3:30 - 5:30 - 7:30 - 9:30 IM di.-ertiuemen, c^M^oyc^^ .Un monde em*«t .^ncfoyxy^ A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 10 SEPTEMBRE 1982 5esem.42 se m.i nus 18 ANS CROISIERE POUR COUPLES PLEINS D'ARDEUR Si DU PLAISIR SANS FIN DÉS 12 H.\\/l nuiteonocx 3505, ru« DUROCHER, MONTREAL, H2X 2E7 PROGRAMMES DES COURS ENVOYES SUR DEMANDE AU 288-4034 SPECIALISATION \u2022Communication - phonétique - lecture expressive \u2022 discours - entrevues \u2022Théâtre - technique de scène - poésie - dialogues - improvisation \u2022Télévision - interprétation - technique d'animation CULTURE PERSONNELLE COURS DU JOUR OU DU SOIR ART DRAMATIQUE ET ART ORATOIRE Cours pour les «15-17» ans le vendredi de 17hà 19h Cours pour enfants et adolescents 7 à 11 ans 12 a 14 ans Dé*»* d«s cours semaine du 13 septembre INSCRIPTION: dès maintenant SOUHÀITEZ-VOUS FAIRE ÉCHEC À L'INFLATION ?On dit souvent que, bien que les diamants soient le meilleur ami de la femme, les peintures et les objets d'art constituent encore un meilleur investissement.(Savez-vous que Rembrandt a vendu sa première toile pour 2,99$.) Et en outre, peintures et oeuvres d'art vous procurent constamment des satisfactions d'ordre esthétique.POURQUOI NE PAS SATISFAIRE VOTRE GOÛT DE L'ESTHÉTIQUE ET VOS DÉSIRS D'ÉCONOMIE lors de la 23e EXPOSITION\u2014VENTE ANNUELLE d'OEUVRES D'ART et de PEINTURES sous les auspices de VASSOCIATION ARTISTIQUE DU LAKESHORE dans le parc Stewart Hall 176, chemin du bord du lac, Pointe-Claire (juste à l'est du chemin St-Jean) Membre 2 jours seulement SAMEDI 11 DIMANCHE 12 SEPTEMBRE 10 À 17 HEURES ENTRÉE LIBRE rafraichissements 1$ (Un billet vous donne 1 chance de participer ou tirage de deux oeuvres d'art, creations d'artistes renommés.) VfSA (si votre sens esthétique et votre budget ne coïncident pas) au profit de L'ASSOCIATION DE L'OUEST DE L'ILE POUR LES HANDICAPÉS INTELLECTUELS.arts et spectacles c'est la culture mise à la portée de tous dans La Presse 9 o a O O O o l'a m l ¦ P.S.Le saviezvous.En plus cf être un lieu idéal pour magasiner, on peut aussi se régaler ù la Baie! Oui, car vous trouverez dans chacune de nos succursales (sauf à Rockland) un paisible repère pour déguster d'excellents repas arrosés de vin, attraper un bon sandwich sur le pouce, ou simplement vous détendre en prenant le café et ta collation.Alors venez goûter à nos bonnes choses, dès votre prochaine visite à ta Baie! À SON PREMIER ONE-MAN SHOW Roger Giguère: pas fameux sur scène Roger Giguère, après s'être gagné l'estime de Ténorme public que drainait l'émission Les Tannants, a décidé de brûler les feux de la rampe et de monter seul sur scène.Pour renouer avec le public des studios de Télé-Métropole qui avait tant apprécié ses dons d'improvisation et de comique, Giguère a choisi une salle bien spéciale, le Théâtre des Variétés, qui figure souvent sur l'itinéraire des groupes qui participent aux émissions de Télé-Métropole ouvertes au public.PENIS LAVOIE_ Mon premier one-man show, nous fait donc découvrir un artiste privé de ses comparses, mais soutenu par quelques artifices de scènes (projecteurs, lumières, bande sonore et accessoires) et des textes qui ne laissent plus guère de place à l'improvisation.Truffé de blagues et de jeux de mots, et habillé de personnages colorés mais peu savoureux, ce premier spectacle de Roger Giguère est plutôt décevant.Il y a bien plus de gags usés dans tout cela que de véritables trouvailles.Giguère est drôle à l'occasion, mais n'est pas vraiment désopilant.Son jeu manque de conviction et son show manque de poli.Il n'y a rien de très recherché.Ça sent la simplicité et la facilité.Plutôt conteur de farces que fantaisiste, Giguère semble démontrer plus d'aptitudes comme imitateur (on le voit lorsqu'il se déguise en Capitaine Bonhomme, et on l'entend à l'occasion) que comme comique.Le contenu de son premier spectacle sent le réchauffé, le déjà vu et le déjà entendu.L'ar- T T JCHDK D'EMISSIONS\u2014.19:00 O \u2014 Pierre Nadeau rencontre Interview avec le père Georges-Henri Lévesque, fondateur de la faculté des Sciences sociales à l'université Laval et qui a formé de célèbres élèves, dont Doris Lussier.19:30 \u20acD \u2014The Dick Cavett Show G.Gordon Liddy, qui fut un des hommes de main de Nixon confesse ses crimes sans beaucoup de repentir.D *j£Bm 20:30 O O t © \u2014 La parole est à vous Retour de cette émission forum animée par Gilles-Philippe Delorme.00:00© \u2014 «The conversation» Un film bizarre de Francis Coppola ' («The Godfather») dont le héros est un homme qui se spécialise dans l'espionnage électronique.Avec Gene Hack-man.Roger Giguère photo LA PRESSE tiste, qui passait si bien au petit écran ne passe pas la rampe.II ne nous fait pas rire de bon coeur et manque de punch.En effet, ce sont davantage ses jeux de mots, simples et portant le plus souvent sur le sexe, qui font rire, que Giguère lui-même.A l'heure où tant d'artistes québécois s'efforcent d'innover et de nous en mettre plein la vue pour séduire un public toujours plus exigeant, un spectacle comme celui de Roger Giguère n'a rien d'impressionnant, fait dans le très banal et ne promet guère pour l'avenir de Giguère comme bête de scène.* niante rnÈMtm AVOIR ABSOLUMENT CLUB DES CELEBRITES directement de Chicago le CHICAGO BLUES ALL-STARS m ffdtrfelSUGAR BLUE (emegittr\u2022 avec Rolling Stone*) Cl SOIR A DIMANCHE__ ta semaine prochaine: Bien Me II wa in» 14-19 sept.\u2022 à venir Mom Allison 23-26 sept.Phil Woods 28 sep».- 3 oc».\u2022 RESTAURANT CRÉOLE OZ'ANANAS OUVERT DE MIDI À 1h30 280 ouest, rue Sainte-Catherin© Métro Place dee Arts 861-0085 861-0657 875-6227 PRIMA' B.y\"* '>«CttOn prima Plccoli étonne encore une fob, on découvre Gérard Lanvin avec un immense plaisir.\u2014 le journal de montreal Pour le propos et pour (Interprétation remarquable de Piccoli, ce film mérite le déplacement.Une des plus belles réussites de Granier-Defene.\u2022 _ le devoir Un film pénétrant Sa magie envoûtante resserre fermement son étau grâce à (excellente interprétation de tous, une forte réalisation et surtout une histoire d'une prenante originalité et parfaitement retransmise sur grand écran.À voir.- le dimanche matin \u2022 A À mon avis, le meilleur film de Granier-Deferre.-la presse MICHEL PICCOLI NATHALIE BAYE GÉRARD LANVIN UNE ÉTRANGE AFFAIRE imtm» PIERRE GRANIER-DEFERRE a \u2022y CARLOS SAURA SUSCITE L'ADMIRATION.Saura passe du présent au passé et mêle le passé au présent avec une incontestable habileté .Un film d une authenticité absolue.- LA PRESSE\" Saura tente avec la maîtrise » *\\ ]x cinématographique qu'est la \u201e {'\"{/ - sienne d exorciser les démons du passé.Cette douloureuse et trouble nostalgie est bien rendue par les éclairages soignés, la musique et par la présence lumineuse d'Assumpta Sema - LE CEVOia Un bon Saura.Son film nous enveloppe, nous n'avons plus qu'une envie, nous enfoncer dans nos fauteuils, faire silence et suiv re le cheminement de Juan.- Le JOURNAL de MONTREAL A$$um?ta,serna AlERW AL.aPO D£ i_,%A JACOUBLALANDE AUCIA hb.VUDA imSAPODRlGO Aiic - Sanchez maron gave & BERRI 2 Tout lei jovr»: l .10.3.10.5.10.s* iw n :i'-«i» LAURENT HlYNEMANN avec PHILIPPE NOIRET et JEAN ROCHEFORT Ivn o«w 7 20.9 20 Som .d.m 1 20.3 20.5 20.7 20.9 20 leoûUPHin i Lun.a *en 7 30.9 30 Som .d.n 1 30.3 30.5 30.7 30.9 30 UfttlUtftCOWC l icmsucui omomomi PRIX D'INTERPRETATION MASCULINE v, \\ jack lemmon $ sissy spacek imiibn* costa-gavras PART GAGNANT' Com?Ct» louloaue* 'HANCAiSE porte disparu %\u2022 & L0HGUEUU 2 >.»:;.:\u2022»>.?\u2022.4 00.7 43.9 30 17 43.7 jc 4 13.6 00.7 43.9 30 HENRY FONDA dans son dernier film La maison du lac 7e mois version frjncors* on golden pono BERRI 3 Towi »*» \\ow\\ 12 55 300 5 10 7 20 9 30 ( missing.)1 ; lu* o .en 7 15.9.3C Som .d3 S 45, 735.9 25 UOSSAI0.* a ran.: 5 25.7.25.9 25 So*.6* 1 ?5 2 25.5 25.7 25.9.25 (conplerwH de pnjç c-j itar Tu-bat* ore^on) BERRI 5 JEûfl -TA10R BROSSARD 2 I CINE PARC 1AUAI-3 ij!OtOUT:OOUl.tP«Tio|5 sotrit u: é?SSSS Une étrange aventure REMplÎE (Je soRTiUqES, e PASS* SURWMMCE ® JUST BEFORE OHNH t'e*> - * * Avec CHRIS LEMMON - GREGG HENRY DEBORAH BENSON - GEORGE KENNEDY Rien de plus fort depuis.delivrance'!' Qljqj aussi 2e FILM MERCIER UILLERAY A CHAQUE C1NF ;T(c*r»«t*e m-tW Miir JUJSN A lafbct* en «truon onglot* CINE-PARC CHAÏEAUCUAV 3 I CIRE-PARC BOUCHERUIUE ?| CINE-PARC LAUAl-2 TU**J*irWNMlSOIÎ3fS iio«!ii4| tnssss AUSSI ?\u2022\u2022 Ht M ACHAÛUF CINE & CHAÏtlPLAIN 1 M^lONGUEUIl 1 STf tkMt*4 »ft*NiAU M* tIS CINE-PARC OOEON ?CIRE-PARC LAVAL I ICINE-PARC CHAÏEAUCUAV 2 M4i *CU*«ô'OH m W2 tuWC4H*0o>M voi.» ;iu»o 4 \"iUCHNIUVI C 11 f M * \"Des extravagances sexuelles qui excitèrent tous vos sens\" Erotica Rim Monthly S i AUSSI DEUXIEME GRAND FILM 5117 PARK 8441932 S39 Si CATHIRINE W.14) 7000 PICCADIUy SrCWOOE W 4t«t .-sr.CASSETTES VIDÉO À VENDRE I CiNÉ-PARC MONT SAINT-HILAIRE Route 20.sortie 115 467 4381 Ouvert vendredi, samedi^ et dimanche seulement 2ieme semaine ECRAN t les H4ANS| aventuriers de l'arche perdue au même programme VENIN 3* (Mm .l'Evadé d'Alcatraz 2ieme semaine ECRAN 2 la guerre du feu voir publicité ailleurs dans ces pages A 15 mm m \u2022Âv»c GHYSLAIN TREMBLAY, SYLVIE LÉONARD, JEAN-PIERRE BERGERON Musique : Jean-Marie Benoit Du mardi au vendredi et dimanche: 20 h 30.Samedi: 20 h et 22 h 30.(Relâche lundi).\"Une comédie délirante\" .ROBERT LÊVESQUE.Le Devoir.¦ - Billets en vente par téléphone avec votre carte VISA ou M ASTER CHARGE.Q\" \u201eQO GUICHET OUVERT A PARTIR DE MIDI 844-/783 À LÀ POLONAISE: 57 est; rue Prince-Arthur h l'&tmanl Êkaltedeu SYLVIA ^UST * KR1STEL JAECKIN Plus 2e film aux cinémas suivants: st desjardins R'JJ ST 0ENI3 84S 3272 BASUAIRI 1 ?RB \"J141 \u2022Prii do la Presse interna ttoaalc.Festi val des films du monde.1982 1 ¦Imbattable Cilles Carte.Un bon film québécois enfin ( Luc Perreauit, La Presse) JOUER SA VIE M.I turn t ii v«il*n f his m m s m un n w m\\ m m\\ m m ¦ mu wykman mhhiikus b^kBE» iMhIMIi'l UUtaMfllMbikRiHHIMJQiaKI ta LOEWS: 1:00; 3.00; 5:00, 7:10, 9:15 \u2014 SAM., dernier spectocle, 11:10.VAN HORNE: Sam., dim., 1:30; 3:30; 5:25, 7:20; 9:20 \u2014 SEM., 7:20; 9:20.DORVAL: Sam., dim., 1:00; 3:00; 5:00; 7:00; 9,00\u2014 SEM., 7:00; 9:00.LOEWS 2 I© - j : 31 « pi 1 *\u2022 PALACE] 12:15; 2:10; 4:05, 6:00, 7:55, 9:50 \u2014 SAM.DERNIER SPECTACLE, 11:45.GRHEN-RELD: Sam., dim., 12:40, 2:30, 4:15; 6:00, 7:50, 9:45 \u2014 SEM., 6:00, 7:50, 9:45 LAVAL Som., dim., 12:30, 2:20, 4:10, 6:00, 7:50, 9:40 \u2014 SAM., damier tpectocle, 11:30 \u2014 SEM., 6:00, 7:50, 9:40.VERSAILLES: Sam., dim., 1:30; 3:30, 5:30, 7:30, 9:30 \u2014 SEM., 7:30 et 9:30.FAIR-VIEW: Sam., dim., 1:15, 3:15, 5:15, 7:15, 9:15 \u2014 SEM , 7:15, 9:15.154STE-CATHQftK0.141*74)7 PEEL, 260 AVE DORVAL 631 8586 954STWA1HEMNE0 861-7437 VAN HORNE rSEMAINEll^ SEMAINE! 0* t I /y 'fi » ï I ¦ I 8 > va 8 ff * 9 ¦4 4 m l> GREENFIELD PARK 1| VERSAILLES 2 \u2022 PL GREENFIELD PARK 671 6129 PLACE VERSAILLES 1S3 7880 \"»d«i:c| DORVAL 1 M PALACE 2 Dl® FAIRVIEW 1 \u2022 LAVAL 5 6150 COTE OI_S_NEIGES 731 8243 260 AVIJJ0RVAI 631 8586 ¦ (98 STECATHfRME 0 8f6-6l9J_ Mc6ILL TRANS CAN S 52 697 8095 CENTRE LAVAL 688 7776 A 18 AUJOURD'HUI POUR CETTE CHRONIQUE, VEUILLEZ ADRESSER VOS LETTRES COMME SUIT: «QUOI FAIRE AUJOURD'HUI» LA PRESSE, 7 RUE ST-JACQUES, MONTRÉAL H2Y 1K9 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 10 SEPTEMBRE 1982 RÉUNIONS ¦ Le centre interculturel Monchanin.4 917.rue Saint-Urbain, dans le cadre de son «Forum interculturel hebdomadaire» portant sur les personnes âgées dans diverses cultures, orgnise une rencontre avec des personnes âgées des communautés chinoise (le Dr Han) et indienne (Mme Kalpana Das), le 10 septembre, à 20h La soirée se déroulera en anglais.Renseignements complémentaires: 288-7229.B ^Association provinciale des personnes seules invite les personnes seules de 40 ans et plus à un souper-rencontre, suivi de danse, au 3 660.rue Saint-Denis (station de métro Sherbrooke), le 10 septembre, à I9h30.La carte de membre est exigée, mais on peut se la procurer sur place au coût de 10 $.Entrée pour le souper et la danse: 5 S.Renseignements complémentaires: 270-1280.¦ Le Comité des bénévoles d'Arts West-mount organise diverses manifestations culturelles.les 10, 11 et 12 septembre: concerts au Victoria Hall et au Webster Hall, expositions de peinture et d'art au Victoria Hall; spectacles de ballet au We-stmount High School: exposition de livres et de reliure à la Bibliothèque de West-mount, ateleirs de création pour enfants, à l'église orthodoxe grecque; lancement de ballon et pique-nique, dans le parc, dimanche.Tous les spectacles sont gratuits.¦ L'Atelier Humain (aucune affiliation avec l'Atelier Humain Antoine-de-Saint-Exuoéry) organise une soirée-rencontre pour personnes seules le 10 septembre, à 20h, au 7 225.rue Saint-Denis (angle Jean-Talon).Bienvenue à tous.Renseignements complémentaires: 277-1008.¦ Une série de rencontres pour femmes séparées et divorcées est organisée au centre Groulx.4 901.rue Saint-Joseph, dans le quartier Saint-Vincent-£e-Paul de Laval (près de i'Aréna).Le thème du groupe est «On veut s'en sortir».Une soirée d'information aura lieu le 20 septembre, à 19h30 Renseignements complémentaires: Claudette.661-3926 ou Andrée, 661-7492 (le soir).¦ Le CLSC du Richelieu, à Richelieu, organise des rencontres pour personnes ayant déjà suivi les cours «maigrir et maintenir» afin de leur permettre de se reprendre en main si besoin est.Renseignements complémentaires: Nicole Séguin ou Luce Clabeck.658-7561 ou 460-4417.RANDONNÉES ET ACTIVITÉS PHYSIQUES ¦ Les Montréalais sont invités à une fête de la vie en plein air dans les «tes.les 11 et 12 septembre.Toutes les activités sont gratuites randonnée en canot; descente de rapides en pneumatique sur le Chenal Lemoyne: randonnée à la voile; randonnées pédestres et a bicyclette.Les animateurs du réseau des bases, centres et services do plein air du Québec seront là pour donner des conseils et faire vivre un moment de vie en nature.Une excursion de pêche pour tous aura lieu au Lac des Régates et l'on pourra faire griller sur place sa prise.Le Service des sports et loisirs de la Ville de Montréal est le maître d'oeuvre de l'événement; le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche y envoie du personnel.La Société québécoise du plein air, 1415 est.rue Jarry (téléphone 374-3453) qui regroupe les bases, centres et services de plein air du Québec y participe également.¦ Le parc historique Pointe-du-Moulin dans l'île Perrot continue de recevoir les visiteurs durant les week-ends jusqu'au 10 octobre, de 12h à !8h.Le parc est un endroit idéal pour la famille qui veut passer une journée éducative et récréative.¦ L'association Amitié-Sport organise une randonnée pédestre au mont Saint-Bruno, le 11 septembre.Départ du 1 345, rue Lapointe, à 10h.Renseignements complémentaires: Jean.598-8674 ou Jean-Guy.389-8560.¦ Le centre d'activités physiques du collège Bois-de-Boulogne.10 500, avenue Bois-de-Boulogne loue des terrains de badminton tous les soirs de la semaine ainsi que le samedi et le dimanche, toute la journée; réservations sur appel: 332-3009.du lundi au vendredi, de 9h à 21 h.¦ Les amateurs de planche à voile sont invités à diverses activités au lac Sarrazin, près de Sainte-Agathe: surf bus.cours, services d'instructeurs, pratique de la planche, repas.Il est nécessaire de réserver en composant le numéro 287-9524.¦ Le club social et sportif Second Souffle invite le public à participer à ses randonnées pédestres: dans la vallée de la Jacques-Cartier, les 11 et 12 septembre; à Glen Mountain, les 18 et 19 septembre.Invitation spéciale à la dernière séance d'initiation au canotage, les 18 et 19 septembre et à la descente de la rivière La Malbaie, les 4.5 et 6 septembre.Renseignements complémentaires: 381-8458.¦ Le club «Les ailes du ciel», organisme à but non lucratif, invite toutes les personnes intéressées au vol libre à venir se renseigner sur ce sport et assister à des démonstrations à la Montagne Coupée, à Saint-Jean-de-Matha.près de Joliette, les 11 et 12 septembre.Les spectacteurs peuvent aussi participer aux soupers organisés par le club.Les travailleurs bénévoles sont invités durant les week-ends, de 9h30 à 1 7h.à travailler à l'aménagement de nouvelles pistes.Le club organise également une rencontre motorisée à Richelieu, les 11 et 12 septembre.Renseignements complémentaires.Mme Claire Ménard.324-6000.¦ Le YMCA de Pointe-Saint-Charles.255, rue Ash, organise diverses activités physiques pour enfants de 6 mois à 5 ans.visant à développer les capicité créatrices, émotionnelles, sociales et physi- ques des jeunes.Renseignements complémentaires: 935-4711.Inscriptions jusqu'au 20 septembre.¦ Un «Vélo-rallye-famillal» est organisé le 12 septembre.Départ du Fort Cham-bly, à Chambly.Programme: 10h, vélo-rallye-questionnaire; 13h, randonnée do 75 km; 14h, randonnée 50 km et randonnée 30 krn; 16h, vélo-moto-cross.Renseignements complémentaires: Services de la récréation de Chambly et de Richelieu.Antoine Richard.658-1778 (Chambly); Jean-Marie Beaupré, 658-3571 (Richelieu); Pauline Blanchard.658-2111 (Ma-rieville).¦ Le YMCA de Pointe-Saint-Charles.255.rue Ash.offre des cours de natation pour tous, de conditionnement physique, de jiu-jitsu.Renseignements complémentaires: 935-4711.¦ Le centre d'activités physiques du collège Marie-Victorin lancera le 11 septembre son programme d'automne.Parmi les nouvelles activités offertes, on signale: ballet jazz, conditionnement physique par la corde à danser: danse aérobique, conditionnement spécialisé pour personnes souffrant de maux de dos, cours pré-natals et post-natals en piscine et conditionnement physique pour le troisième âge.Le centre offre également des cours de natation, de plongée sous-marine, d'aikido, de judo et de karaté.Des samedis sportifs sont prévus pour les enfants; il y a du badminton libre pour tous, le dimanche.Renseignements complémentaires: 322-6383 ou 325-0150.poste 245.C'est au 7 000.rue Marie-Victorin.à la limite est de Montréal-Nord.SOIRÉES DE DANSE ¦ Le nouveau club de danse sociale Le Soulier d'Or, au 40.rue Turgeon, à Sainte-Thérèse, invite le public à participer à ses activités organisées à lintention de tous les adultes.Un buffet est seevi en fin de soiree.Il est ouvert les vendredis et samedis, de 20h à 2h du matin.Renseignements complémentaires: 430-9105, 430-9885 ou 621-1763.¦ Carrefour-Rencontre organise des soirées de danse sociale pour personnes seules tous les vendredis, à 20h30, à l'hôtel-motel Le Pavillon, 365.boulevard Laurier, à Saint-Basile-le-Grand.Renseignements complémentaires, 467-4394.DIVERS ¦ Le CLSC du Richelieu, à Richelieu, organise une session de 12 séances pour personnes désirant maigrir, axée sur le comportement individuel face à la nourriture.Coût: 30 S.Début dans la semaine du 12 septembre.Renseignements complémentaires: Luce Clabeck ou Nicole Séguin.658-7561 ou 460-4417.¦ Le Service bénévole de l'est de Montréal recrute des bénévoles consentant à consacrer une heure par semaine pour ai- TELE HORAIRES Midi 1200 OOOLa vie secrete des animaux i News (£> Room 222 Q O Midday News (D The Doctors Dick Cavett Show (99) Actualités régionales 11:57 ¦i o Golden oldies «Wagons Roll at Night\u2022 O Music with Marc Ltgrand MINUIT 00:00 5 Hawaii 5-0 ef) Movie « Daddy I Don't Liko it Like Thts» CD Movie \u2022 Jackson Country Jail* O 'it Movie \u2022Woman In Love* 8 CD Friday's A.r Dance Fever CD Celebration Draw (S) r The Rookies CD PBS Latenight 00:02 CD Movies 1) «The Conversation» 2) «The Landlord* 00:30 (D (Dr SCTV Network (B)r Movie 01:00 OOt CD (40) Ciné-détente CD O Washington Week in Review 01:25 O O cd 1 Ciné nuit \u2022 L'authentique Procès do Cari Emmanuel Jung» 01:30 CI) Portrait of A Legend CD Wall Street Week in Review 02:00 4 r NBC News overnight ASTRE (1): «Condorman»: 19:10.Rox et Rou-ky»: 20:45.ASTRE (2): «Caligula»: 19:45.ASTRE (3): «Cher Porky»: En scm.: 21:20.«L'oeil du témoin»: 19:30.ASTRE (4): «Auto-stoppeuses enlaçables»: 19:10.«Suédoises au pensionnat»: 20:20.«Adorables créatures nocturnes»: 21:35.AVENUE: «An Officer & a Gentleman»: 18:40, 21:00.BEAVER: «White Fire»: 12:10, 14:35.17:00, 19:20, 21.40.«Sexpert»: 11:00, 13:25, 15:50, 18:10, 20:30.BERRI (1): «Les doux aveux»: 12:45, 14:30, 16:20, 18:10, 20:00, 21:50.BERRI (2): «Une étrange affaire»: 13:10, 15:10, 17:10, 19:15, 21:15.BERRI (3): «La maison du lac»: 12:55, 15:00, 17:10, 19:20, 21:30.BERRI (4): «Divas: 12:35, 14:50, 17:05, 19:25.21:40.BERRI (5): «Tais-toi quand tu parles»: 12:20, 14:10, 16:00, 17:45, 19:35, 21:25.BIJOU: «Scandale»: 12:30, 15:30, 18:45, 21:45.«Devoirs de vacances»: 13:55, 17:10, 20:15.BONAVENTURE (1): «Lady Chatterley's Lover»: 17:20, 19:20, 21:20.BONAVENTURE (2): «Pirate movie»: 17:30.19:30, 21:30.BROSSARD (1): ««Cheech & Chong gelés ben durs»: 17:55, 19:45, 21:35.BROSSARD (2): «Tais-toi quand tu parles»: 17:25, 19:25, 21:25.BROSSARD (3): «E.T.Extra terrestrial*: 17:00,.19:10, 21:20.CARRE ST-LOUIS: «Voyant erotiques»: 11:30, 14:40, 17:55, 21:10.«Un puceau à toutes épreuves»: 12:05, 15:20, 18:35, 21:50.«Les visions erotiques de Marie Anne»: 13:25, 16:35, 19:50 CHAMBLY: «Arlequin».«Effroi»: 19:30.CHAMPLAIN (1): «L'épée sauvage»: 18:15, 21:45.«Les plus belles années de la Brillantine»: 20:05.CHAMPLAIN (2): «Cheech & Chong gelés ben durs»: 18.00, 19:45, 21:35.CHÂTEAU (1): «Justicier dans la ville»: 14:25, 18:05, 21:45.«C'est dans la poche Mathilda»: 12:35, 16:10, 19:50.CHÂTEAU (2): «Les aventuriers de l'arche perdue»: 12:45, 14:55, 17:05.19:15, 21:25.CINÉMA V: Sam.: «Ail rhot jaiz»: 19:00.\u2022 Return of the Secaucus 7»: 19:15.«Gala»: 21:15.«Deathtrap»: 21:30.«The Rocky Horror Picture Show»: minuit.CINEMA DE MONTRÉAL (1): «Arlequin»: 14:55, 18:15, 21:35.«New York 1997»: 13:00, 16:25, 19:45.CINÉMA DE MONTRÉAL (2): «La guerre du feu»: 13:20, 17:20, 21:15.«L'étranger le 8e passager»: 15:10, 19:10.CINÉMA DE PARIS: «Just before Dawn»: 13:30, 15:30, 17:30, 19:25, 21:20.CINÉMA LA CITÉ (1): «La nuit de Varennes»: 12:30, 15:15, 18:00, 20:45.CINÉMA LA CITÉ (2): «La nuit de Varennes»: 12:45, 15:30, 18:15, 21:00.CINÉMA LA CITÉ (3): «Téte à claques»: 13:30, 15:25, 17:20, 19:15, 21:10.CINÉMA RIVE-NORD (1): (Repentigny): «Scandale».«Devoirs de vacances»: 19:30.CINÉMA RIVE-NORD (2): «Les voisins».«Les bleus»: 19:30.CINEMATHEQUE QUEBECOISE: «Portrait de Bruno Bcrtelheim»: 18:00.«Enquête sur la santé mentale d'un pays au-dessus de tout soupçon: la raison du plus fou»: 20:00.CINÉPLEX (1): «The secret poli ceman other bail»: 12:15, 14:00, 15:45, 17:30, 19:15, 21:00.CINÉPLEX (2): «Breaker Morant»: 12:05, 1600, 19:55.«Gallipoli»: 14:00, 17:55, 21:50.CINÉPLEX (3): «Rashoman.: 12:55.'4:35.16:15, 17:55, 19:35, 21:20.CINÉPLEX (4): «Arthur»: 12:30, 14:20, 16:10, 18.00, 19:50, 21:40.CINÉPLEX (5): «The Long good Friday»: 12:55, 15:05, 17:15, 19:25, 21:35.CINÉPLEX (6): «The Chosen»: 13:30, 15:30, 17:30, 19:30, 21-30.CINÉPLEX (7): «The Chosen»: 13:20, 15:20, 17:20, 19:20, 21:20.CINÉPLEX (8): «The Chosen»: 13:20, 15:20, 17:20, 19:20, 21:20.CINÉPLEX (9): «Chariots of fire»: 12:20, 14:35, 16:50, 19:05, 21:20.CLAREMONT: «Tron»: 13:30, 15:25, 17:20, 19:20, 21:15.COMMODORE: «L'irrésistible hôtesse».«Une photographe très spéciale».«Malicieuse Martine».COMPLEXE DESJARDINS (1): «Jouer sa vie»: 13:00, 15:00, 17:00, 19:00, 21:00.COMPLEXE DESJARDINS (2): «L'amant de Lody Chatterley»: 14:00, 17:45, 21:30.«Feli-city»: 12:05, 15:50, 19:35.COMPLEXE DESJARDINS (3): «Scandale»: 12:10, 15:10, 18:10,21:10.«Devoirs de vacances»: 13:35, 16:35, 19:35.COMPLEXE DESJARDINS (4): «My Pair Lody»: 13:15, 16:35, 19:55.CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: «Swing 1»: 20:30.CÔTE-DES-NEIGES (1): «The S«ord and the Sorcerer»: 19:30, 21:30.CÔTE-DES-NEIGES (2): «Annie»: 19:15, 21:30.CRÉMAZIE: «Porté disparu»: 19:15, 21:30.DAUPHIN (1): «Doux moments du passé»: 19:30, 21:30.DAUPHIN (2): «Il faut tuer Birgitt Haas»: 19:20, 21:20.DÉCARIE SQUARE (1): «E.T.Extra terres-trial»: 19:10, 21:20.DÉCARIE SQUARE (2): «The Best Little Whorehouse in Texas»: 19:00, 21:00.DOR VAL (1): «Force Five*: Sam., dim.: 13:00, 15:00, 17:00, 19:00, 21:00.DOP.VAL (2): «The World according to Garp»: 18:15, 20:45.DORVAL (3): «Night Shift.: 19:00, 21:00.ELYSEE (L): «Guy de Moupassant»: 18:40, 21:15.ELYSEE (2): «Les années de plomb»: 19:30, 21:35.FAIRVIEW (1): «Friday the I3th»: 19:15, 21:15.FAIRVIEW (2): «An officer and a gentleman»: 18:30, 21:00.GREENFIELD (1): «Friday the 13th»: 19:50, 21:45.GREENFIELD (2): «Justicior dans la ville»: «De plein fouet»: 18:30, 20:10.GREENFIELD (3): .Poltergeist.: 19:15, 21:20.guy: «Sex boat.: 12:10, 14:50, 17:30, 20:10.«Fontasex.: 13:35, 16:15, 18:55, 21:35.IMPERIAL: «Star Trek II: The Wrath of Khan»: 12:00, 14:20, 16:40, 19:00, 21:20.JEAN-TALOt I: «Tais-toi quond tu parles»: 19:30.«Inspecteur la bavure»: 17:45, 21:15.KBIT (1): «Dmer.: 19:00, 21:00.KBIT (2): «The World according to Garp»: 18:30,21:00.-r L*AMOUR: «Sex Boat.: 12:00, 14:15, 16:30, 18:45, 21:00.«The Final Sin»: 13:20, 15:35, 17:50, 20:05, 22:20.L*AUTRE CINÉMA: Salle 1: «Popeye»: midi.«Faut trouver le (oint»: 15:00.«Collège américain»: 17:00.«Harold et Maude.- 19:00.«C'est l'Apocalypse»: 21:00.Salle 2: «Le parrain (2): 13:00.«Bananas Woody Allen»: 17:00.«On l'appelait Cambodge»; 19:45.«Le dernier tango à Pans»: 21:30.LAVAL (1): «Justicier dans la ville»: «Légitime violence»: 18:00, 19:40, 21:30.LAVAL (2): «An Officer and a gentleman»: 18:20, 20:50.LAVAL (3): « Poltergeist »: 18:50, 21:00.LAVAL (4): «Les aventuriers de l'arche perdue»: 19.10, 21:20.LAVAL (5): «Friday the 13th»: 18:00, 19:50, 21:40.LOEWS (1): «An officer and a gentleman.: 12:00, 14:20, 16:40, 19-05, 21:30.LOEWS (2): «Force five»: 13:00, 15:00, 17:00, 19:10, 21:15.LOEWS (3): .-Poltergeist.: 12:05, 14:25, 16:40, 1900, 21:10.LOEWS (4): «Young Doctors in love.: 13:30, 15:30, 17:30, 19:30, 21:30.LOEWS (5): «Niqht Shift.: 13:40, 15:40, 17:40, 19:40, 21:40.MASCOUCHE (1): «Le défi»: 21:30.«La bi-dasse»: 19:40.MASCOUCHE (2): «La maison du lac»: 21:30.«Un amour infini»: 19:30.MERCIER: «Survivance»: 20:00.«Les déchai-nés de la route»: 18:15, 21:45.MOffTENACH (1) - «Comme dans le bon vieux temps»: 19:05.«Gelés ben durs»: 21:00.MONTENACH (2): «Devoirs de vacances»: 19:00.«Scandale»: 20:40.ODÉON LAVAL (1): «E.T.Extra terrestial»: 19:10, 21:20.ODÉON LAVAL (2): «Cheech & Chong gelés ben durs»: 18:00, 19:50, 21:40.OUIMETOSCOPE: «2001: odyssée de l'espace»: 19:00, 22:00.«L'empire des sens»: 19:15, 21:30.OUTREMONT: «Taxi Zum Klo»: 19:30.«My dinner with André»: 21:30.PALACE (1): «Rocky III»: 13:20, 15:20, 17:20, 19:20, 21:20.PALACE (2): «Friday the 13th»: 12:15, 14:10, 16:05, 18:00, 19:55, 21:50.PALACE (3): «Blade Runner»: 13:00, 15:10, 17:20, 19:30, 21:40.PALACE (4): -Summer Lovers»: 13:45, 15:45, 17:45, 19:45, 21:45.PALACE (5): «A Midsummer night sex comedy.12:55, 14:40, 16:20, 18:00, 19:40, 21:30.PALACE (6): « Raiders of the Lost Ark».-12:45.14:50, 16:55, 19:00, 21:10.PAPILLON: «Atlantic City».«Canard à l'orange»: 18:00 PAP1NEAU (1): «L'homme étalon»: 12:05, 15:20, 18:35, 21:50.«Droit de cuissage»: 13:00, 16:15, 19:30.«Corps brûlants»: 14:00, 17:15, 20:30.PAPINEAU (2): «Croisière pour couples pleins d'ardeur»: 11:50, 15:00, 18:10, 21:20.«Échanges erotiques»: 12:50, 16:00, 19:10, 22:20.«Plaisir à trois»: 13:55, 17-05, 20:15.PARADIS (1): «Condorman»: 19:10.«Rox et Rouky»: 21:45.PARADIS (2): «Le chinois»: 19:20.«Le défi»: 21:00.PARADIS (3): «Le retour des veuves»: 19:10.«Suédoises au pensionnat»: 20:20.«Adorables creatures nocturnes»: 21:35.PARALLÈLE: «Belle famille»: 20:00.PARISIEN (1): «Le grand pardon»: 13:15, 15:50, 18:25, 21:10.PARISIEN (2): «Les uns les autres»: 13:00, 16:45, 20:30.PARISIEN (3): «Les fantômes du chapelier»: 12:30, 14:45, 17:00, 19:15, 21:30.PARISIEN (4): «La passante du sans souci»: 12:15, 14:30, 16:45, 19:00, 21:20.PARISIEN (5): «Piaf»: 13:10, 15:10, 17:10, 19:10,21:15.L PLACE DU CANADA: «The Sword and the Sorcerer»: 17:20, 19:25, 21:30.PLACE LONGUEUIL (1): «L'épée sauvage»: 19:55.«Les dynamiteuses»: 18:10, 21:40.PLACE LONGUEUIL (2): «Monténégro»: 18:00, 19:45, 21:30.PLACE VILLE-MARIE (L): «The World according to Garp»: 13:00, 15:40, 18:20, 21:00.PLACE VILLE-MARIE (2): «Lola»: 12:45, 14:55, 17:05, 19:15, 21:25.PLAZA ALEXIS-NIHON (1): «E.T.Extra ter-restriai»: 17:00, 19.10, 21:20.PLAZA ALEXIS-NIHON (2): «The last tango in Paris»: 17:00, 19:15, 21:40.PLAZA ALEXIS NIHON (3): «Annie»: 17:10, 19:25, 21:30.PUSSYCAT: «Naked Afternoone»: 12:05, 14:35, 17:05, 19:35, 22:05.Swinging High»: 11:00, 13:30, 16:00, 18:30, 21:00.RIO (1): «Lindo».«Folle nuit d'Ibizan».«Scrabble d'amour».RIO (2): «Faut trouver le joint».«Guerriers de la nuit».SAINT-DENIS (2): «L'amant de Lody Chater-ley»: 17:30, 21:15.«Felicity»: 19:30.SAINT-DENIS (3): «Scandale»: 18:30, 21:40.«Devoirs de vacances»: 20:00.SEVILLE: «My dinner with André».19:00.«Apocalypse now»: 21:15.« Caligula.: minuit, minuit.VAN HORNE: «Force five»: 19:20, 21:20.VERDUN: «L'épée sauvage»: 18:10, 21:30.«Les plus belles années de la Brillantine»: 19:50.VERSAILLES (1): «'justicier dans la ville».Légitima violer.ee.: 18:05, 19:45.VERSAILLES (2): «Friday the 13th»: 19:30, 21:30.VERSAILLES (3): «Les aventuriers de l'Arche perdue»: 19:00, 21:00.V1LLERAY: «Survivance»: 18:30, 21:45.«Les déchainés de la route»: 20:05.WESTMOUNT SQUARE: «Les uns et les autres»: 20:30.YORK: «Pink Floyd:The Woll»: 12:30, 14:20, 16:10, 18:00, 19:50, 21:40.LCÎNÉ-BABGS\u2014 CINè-PARC DOLLARD (1): «Tête à cloques»! 19:00.CINÉ-PARC DOLLARD (2): «La passante du sons souci».«Une langouste au petit déjeuner»: 19:00.CINÉ-PARC DOLLARD (3): «Guy de Moupos-sant».«C'est ma chance»: 19:00.CINÉ-PARC DOLLARD (4): «Piaf».«La chèvre»: 19:00.CINÉ-PARC ST-EU STAC HE (1): (Autoroute des Laurentides, sortie 21) \u2014 «Rendex-moi ma peau».«Les hommes préfèrent les grosses.«La soupe aux choux»: 18:30.CINÉ-PARC ST-EU3TACHE (2): «Conan».«Police frontière».«La vallée de la mort»: 18:30.CINÉ-PARC ST-EUSTACHE (3): «La guerre du feu».«Amour et fringales».«L'oeil du témoin»: 18:30.CINÉ-PARC ST-EUSTACKE (4): «Le loup gar ou de Londres».«Chicanos».«Le fantôme de Milbum.: 18:30.CINÉ-PARC ST-EUSTACHE (5): «Rien que pour vos yeux».«Le champion».«Le choc des titans»: 18:30.CINè-PARC REPENTIGNY (1): (Route 40, sortie 100) \u2014 «Rendei-moi ma peau».«Les hommes préfèrent les grosses».«La soupe aux choux»: 18:30.CINÉ-PARC REPENTIGNY (2): «La fureur du juste».«Le silence qui tue».«L'agence de la peur»: 18:30.CINÉ-PARC ODÉON (1): (Transcanadienne, sortie 98, St-Bruno) \u2014 «E.T.Extro terrestrial ».«Xanadu».«Silence of the North»: 19:00.CINÉ-PARC ODÉON (2): «L'épée sauvage».«Plage en liberté».«Bracelet de sang»: 19:00.CINÉ-PARC BOUCHERVILLE (1): (Transcano- ' dienne-Sortie 95) \u2014 «Cheech & Chong gelés , ben durs».«Comme au bon vieux temps».«Métal hurlant»: 19:00.CINÉ-PARC BOUCHERVILLE (2): «Survivance».«Fureur aveugle»: 19:00.CINÉ-PARC CHÀTEAUGUAY (1): (4 milles du pont Mercier, vers Châteauguay) \u2014 «E.T.Extra terrestrial*.«Xanadu».«Incredible Shrinking womon»; 19:00.CINÉ-PARC CHATEAUGUAY (2): «L'épée sauvage».«Les plus belles années de la Brillantine».«Section de choc»: 19:00.CINÉ-PARC CHÂTEAUGUAY (3): «Survivance».«Les dynamitteuses»: 19:00.CINE-PARC ST-MATHIEU (Route 15 sud, vers ! Plattsburg, sortie 38, à 3 milles de LoPrairie) » \u2014 «La fureur du juste».«Le silence qui tue».« Les 7 fantastiques»: 19:00.CINE-PARC LAVAL (1): (Autoroute des Laurentides, sortie 14) \u2014 «L'épée sauvage».«Plage en liberté».«On a volé la cuisse de Jupiter»: 19:00.CINÉ-PARC LAVAL (2): «Survivance».«Fureur aveugle».«Le spectre maudit»: 19:00.CINÉ-PARC LAVAL (3): «Tais-toi quand tu parles».«Bête, mais discipliné».«Inspecteur la bavure»: 19:00.CINÉ-PARC LAVAL (4): «Cheech & Chong ' gelés ben durs».«Faut se faire la malle».«Métal hurlant»: 19:00.CINÉ-PARC VAUDREUIL (1): (Transcanadienne vert Toronto, sortie 2) \u2014 «Cheech & Chong gelés ben durs».«Métal hurlant».«Les fouraueurs»: 19:00.CINE-PARC VAUDREUIL (2): «Arlequin».; «New York 1997».«Coup pour coup»: 19:00.CINÉ-PARC ST-JÉRÔME (1): (Autoroute des Laurentides, sortie 44) \u2014 «La fureur du juste».«Le silence qui tue».«Les 7 fantastiques»: 19:00.CINÉ-PARC ST-JÉRÔME (2): «Arlequin».«Jeux d'espions».«Réincarnations»: 19;00.CINÉ-PARC MONT ST-HILAIRE (1): «Venin».«Les aventuriers de l'arche perdue».«L'évodé d'Akatraz»: 19:00.CINE-PARC MONT ST-HILAIRE (2): «Brubo-ker».«La guerre du feu».«Comment se débarrasser de son patron»: 19:00.Lmosîqui UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall, 555 ouest,, Sherbrooke) \u2014 Le Trio Beaux-Arts (piano, violon et violoncelle).Trio en la maj.Hob XV: 18 (Haydn), Trio op.80 (Schumann), Trio op.8 (Brahms): 20:00.BASILIQUE NOTRE-DAME: Alain Bouvet, or-goniste.Oeuvres de Franck, Vierne, Widor, Langlais, Messioen, Alain: 20:00.LthéâtreJZZ PLACE DES ARTS (Salle Port-Royal) \u2014 «Les Sunshine Boys», de Neil Simon: 20:00.CAFÉ DE LA PLACE (Place des Arts) \u2014 «Jugement», de Barry Collins-.19:30, 22:00.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100 est, Ave des Pins) \u2014 «Tournez la plage», de Claude Poissant: 20:00.CAFÉ MOLIÈRE (1200, St-Hubert) \u2014 «Prête, pas prête, j'y vasl», avec Denise Guénette: 20:30.CAFÉ NELUGAN (550 est, Dorcheater) \u2014 «Phantasme dans le caviar», de Michel Bour-day: 20:00.CAFÉ-THÉÂTRE QUARTIER-LATIN (4303, St-Denis) \u2014 «Prévert Side Story», avec Marc Gallier: 20:00.\u2022 LA POLONAISE (57 est, Prince-Arlhur) \u2014V «Vendredi soir», de Ghyslain Tremblay et! Jean-Pierre Bergeron: 20:30.CENTRE D'ESSAI CONVENTUM (1237, San-guinet) \u2014 «Je t'haime Mono Moure», de Rov chel Moisan et André Boulanger: 20:30.PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier)- Nana Mouskouri: 20:00.THÉÂTRE DES VARIÉTÉS (4530, Papineau) \u2014w-Roger Giguère: 20:30.* L'AVANT-SCÉNE (111 ouest, Laurier) \u2014 Pierre Pogé, pianiste: 22:30.LE BORDUAS ( 1257, Amherst) \u2014 Claire Trem-blay, Mario Crète et Pierre Renaud: 20:00.CAFl-THÉÀTRE QUARTIER-LATIN (4303, St-Denis) \u2014 Raymond Desmarteau: 22:00.L'IMPRÉVU (Hôtel Iroquois, 446, Place Jacques-Cartier) \u2014 Dwi Dop: 22:00, minuit, 1:30.DEUX PIERROTS (104 est, St-Poul) \u2014 Daniel Blouin et Beausoleil: 20:00.LA MANSARDE (3225 est, boul.Gouin) \u2014 Léo Longpré: 20:30.LE ST-VINCENT (410, St-Vincent) \u2014 Fleur Nonch* et Louis Morin: 20:15.L'AIR DU TEMPS (191 ouest, St-Poul) \u2014 Trudy Silver: à compter de 17:00.June Wallock et Ensemble de Réjan Émond: à compter de 21:30.CLUB NUBIA (2112 ouest, Ste-Catherine) \u2014 Reogao avec Stree People: 23:00, 1:00.LE RISING SUN 1 (286 ouest, Ste-Catherine) \u2014 The Chicago Blues-All Stars: à compter de 21:00.ZOOBAR (97 est, Ste-Catherine) \u2014 Les Jaguars: 21:30.LE JAZZ BAR (169 est, Ontario) \u2014 Simon Stone: 21:30.LE GRAND BOCK (893 ouest, Ste-Catherine) \u2014 The Wedge: 20:00.LE CLUB DES MUSICIENS (1500 est, de Mai-son neuve) \u2014 Mango Santa Maria: 21 -.30, mi-nuit.LA LICORNE (2075, St-Laurent) \u2014 Alain La-, montagne: 21:00.ÉCOLE ALPHONSE-DES JARDINS (6755, 36e Avenue, Rosemont) \u2014 «Les taupes».Création collective «Le Bon, La Brute et les Clients», et Suzanne Beausoleil: 20:00.» CAFÉ INSTANTANÉ (102, St-Georges, Lq' Prairie) \u2014 Raymond Lévesque: 21:00.d THÉÂTRE MOISON (10, Chemin des Patriotes, St-Chortes-sur-Richelieu) \u2014 Sylvain Le-' lièvre: 20:30.LA BELLE 6>OQUE (19, boul.St-Laurent, St-Timothée) \u2014 Lucielle Du mont: 21:00.v LA PHESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 10 SEPTEMBRE 1982 LE MONDE La police suisse capture les terroristes et libère les otages sans verser de sang d'après AFP,Reuter,AP,UPI A la suite de l'assaut donné, hier matin, par la police suisse à l'ambassade de Pologne à Berne, opération qui a permis de libérer sains et saufs les cinq derniers otages, retenus par un commando de quatre membres, et d'arrêter ces derniers, les autorités polonaises ont fait savoir ^qu'elles demanderont l'extradition des assaillants de l'ambassade, s'ils étaient Polonais.Toutefois, il est improbable quç la Suisse donne suite à cette demande d'extradition.Au cours de sa conférence de presse, le chef du Département helvétique de la .Justice et de la Police, M.Kurt ; Furgler, a précisé que la Suisse ne serait pas tenue d'extrader les membres du commando, Varsovie ; n'ayant pas signé la Convention anti-terroriste européenne, et qu'il serait vraisemblable que les occupants de l'ambassade auraient à répondre de leurs actes devant un ! tribunal helvétique, cantonal ou ; fédéral.; Ainsi, en direct devant les ca-; méras de la télévision suisse, les \" autorités helvétiques ont réussi un ; véritable coup de maître en libé-; rant les cinq personnes détenues .depuis soixante-douze heures à ; l'ambassade de Pologne à Berne ; et en arrêtant les quatre membres du commando, en douze minutes, ' sans tirer un seul coup de feu et sans faire de blessé.La radio polo-\u2022 naise a aussitôt interrompu ses ! émissions pour annoncer la nou-; velle tandis que le gouvernement de Varsovie adressait ses remerciements au gouvernement suisse.Un mélange de patience, de ténacité, de bons renseignements, et, de matériel bien au point, a permis aux autorités suisses de sortir à leur honneur d'une affaire bien compliquée, dont bien des aspects demeurent obscurs.C'est à la suite d'une information indiquant que le chef du commando était un repris de justice que les autorités suisses ont décidé de donner assaut à l'ambassade.Celui qui s'était fait passer pour le «colonel Wysocki» s'appelle en réalité Florian Kruszyk, 42 ans, et n'a de commun avec l'illustre famille de patriotes polonais que le fait d'être né à Wy-socko, en Pologne.Il avait été condamné en 1969 à Vienne à neuf ans de prison pour cambriolage et prise d'otages dans une bijouterie, puis relâché après avoir purgé quatre ans de sa peine.Il avait tenté de se faire enregistrer en Suisse comme réfugié.Après son arrestation, il a affirmé avoir appartenu aux services de renseignements polonais dans les années 60.Le commando, qui s'était intro-duit dans l'ambassade lundi matin, s'était présenté sous le titre : «Armée de l'Intérieur - Front de Libération Nationale» et réclamait la levée de la loi martiale en Pologne, la libération des personnes internées, la suppression des camps d'internement et la fin de la répression contre le peuple polonais.Par la suite, les membres du commando ont réclamé des sauf-conduits, 3 millions de francs suisses ( $ 1.4 million ) et un avion pour les emmener hors de Suisse.L'Albanie et la Chine avaient été mentionnées comme destinations possibles.Le ministre suisse de la Justice a demandé au gouvernement polonais de ne pas prendre prétexte de cette affaire pour exercer des représailles contre les groupes d'opposition en Pologne et s'est déclaré convaincu que «Solidarité n'avait rien à voir avec l'occupation de l'ambassade de Pologne à Des policiers suisses fouillent les terroristes capturés après l'assaut de l'ambassade polonaise.Berne».Dans une interview avec la télévision romande, le ministre a accusé Varsovie «d'avoir tout de suite profité de la situation pour mettre en danger des vies qui n'avaient rien à voir avec cette o-pération à Berne».La police suisse, qui a agi sans collaboration étrangère, n'a pas fait usage d'armes à feu et n'a utilisé que des grenades assourdissantes.L'assaut contre l'ambassade a été mené entre 10h42 et 10h54 locales, heure à laquelle le petit déjeuner était apporté aux occupants de la chancellerie.Les policiers ont profité d'une «certaine confiance», établie entre le commando et les responsables du ravitaillement, pour faire déposer par ces derniers un panier rempli d'explosifs devant l'entrée.Leur explosion a été déclenchée par télécommande, donnant le signal de l'assaut général mené par une vingtaine de policiers antiémeutes.Washington veut associer Palestiniens et Jordaniens aux négociations de paix d'après AFP,UPI,AP,Reuter Alors que l'aviation israélienne poursuivait, hier, pour le deuxième jour consécutif, ses attaques contre les missiles syriens au Liban, le secrétaire d'Etat américain George Shultz, exposant pour la première fois les grandes lignes du Plan Reagan devant la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants, a déclaré que les Etats-Unis entendent imprimer «une nouvelle dynamique» aux Accords de Camp David en associant la Jordanie et les Palestiniens aux négociations de paix.S'efforçant de rassurer les amis d'Israël au Congrès sur les implications du nouveau Plan Reagan, lé secrétaire d'Etat Shultz a réaffirmé l'attachement des Etats-Unis à la sécurité de l'Etat hébreu et précisé, notamment, que tout en demandant le gel immédiat des colonies de peuplement juives en territoires arabes occupés, le président Reagan était opposé au démantèlement de colonies déjà existantes.Il a d'ailleurs insisté, à plusieurs reprises, sur l'importan- ce que Washington attache et continuera d'attacher au maintien de la sécurité d'Israël.En revanche, le secrétaire d'Etat a rappelé que les Etats-Unis sont opposés à la fois, à la création d'un Etat palestinien en Cisjordanie et à Gaza et à l'annexion de ces territoires par Israël.«Nous préférons que le statut final de ces territoires- soit une sorte d'association avec la Jordanie», a-t-il déclaré.Cependant, le gouvernement américain estime que les Palestiniens «doivent jouer un rôle déterminant en ce qui concerne leur avenir», a ajouté le secrétaire d'Etat qui a précisé qu'il incombera aux représentants élus des populations de Cisjordanie et de Gaza d'assurer la gestion de ces territoires.Par «autonomie en association avec la Jordanie», M.Shultz a expliqué qu'il faut entendre une autonomie gouvernementale entière des Palestiniens «sur eux-mêmes, la terre et ses ressources», impliquant à la fois des liens économiques, culturels, sociaux et commerciaux avec la Jordanie.M.Shultz a également fait savoir que l'autonomie impliquait également «la responsabilité de la sécurité interne, basée sur l'efficacité et la compétence».Evoquant, par ailleurs, le problème de Jérusalem, le secrétaire d'Etat a indiqué que le statut de la Ville sainte devra être défini à la suite de négociations.Les Etats-Unis, a-t-il dit, «ne reconnaissent pas de décisions unilatérales relatives au statut final» de Jérusalem.M.Shultz, tout en soulignant qu'il «aurait été surprenant que le gouvernement Begin ait été favorable ou défavorable à tous les aspects» du Plan Reagan, a dévoilé certains détails du plan de paix transmis aux responsables arabes et israéliens qui n'avaient pas encore été rendus publics.Le plan prévoierait notamment le droit pour les Palestiniens vivant dans le secteur est de Jérusalem de participer aux élections préalables à l'autonomie, au même titre que ceux qui vivent en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza.Israël s'oppose fermement au vote des Palestiniens de Jérusalem-est et George Shultz au Congrès.affirme que cette disposition n'avait pas été rendue publique.Pendant ce temps, à Fes, au Maroc, le sommet arabe a adopté un plan de paix au Proche-Orient fondé sur les propositions saoudiennes et tunisiennes, définissant les conditions d'un règlement du conflit israélo-arabe.Selon ce plan, pour la première fois, les dirigeants arabes reconnaissent implicitement le droit d'Israël à l'existence en demandant au Conseil de sécurité d'apporter des garanties de paix à tous les Etats de la région, y compris à un Etat palestinien indépendant ayant Jérusalem pour capitale.Le plan réaffirme le droit du peuple palestinien à l'autodétermination et à l'exercice de ses pleins droits nationaux sous la direction de l'OLP, son représentant légitime et unique.La Cisjordanie et Gaza seraient placés pour une période transitoire ne dépassant pas quelques mois sous la tutelle des Nations-Unies.Le sommet exige, de plus, le retrait d'Israël de tous les territoires occupés depuis 1967 et le démantèlement des colonies juives édifiées après 1967.% Le chancelier Schmidt défie l'opposition et ses alliés libéraux BONN (Reuter) \u2014 Le chancelier Helmut Schmidt, affirmant que les Allemands de l'Ouest sont las des polémiques constantes sur l'avenir de son gouvernement, a mis hier l'opposition conservatrice au défi de le renverser.\u2022 Dans un discours sur l'état de la nation prononcé devant le Bundestag (Parlement), il a également mis au défi les ministres libéraux du FDP en désaccord avec sa politique de démissionner.M.Schmidt a invité M.Helmut Kohi, chef de la CDU (parti chrétien-démocrate), à présenter une motion de censure «constructive».Selon cette procédure, le Bundestag devrait voter la censure et élire en même temps un nouveau chancelier.:; «A juste titre, nos concitoyens len ont assez des manoeuvres et des rumeurs rapportées chaque soir à la télévision.Ils ont droit, [enfin, d'être éclairés», a dit le i chancelier.Il s'en est également pris aux ' «propos ambigus» des députés li-j béraux du FDP qui laissent enten- \u2022 dre qu'ils souhaitent eux aussi un ; nouveau gouvernement.: M.Hans Dietrich Genscher, mi-{ nistre des Affaires étrangères et lchef du FDP, ^répliqué en disant *que les négociations cet automne \u2022 sur le budget 1983 seraient déter- minantes pour l'attitude future de son parti.Pour sa part, M.Kohi a déclaré que le chancelier avait perdu depuis longtemps la confiance des électeurs et a laissé entendre qu'il pourrait recourir au vote de censure constructive après les élections régionales prévues en Hesse et en Bavière le 26 septembre et le 10 octobre prochains.Les sondages sont très défavorables aux sociaux-démocrates, auxquels ils n'attribuent qu'environ 30 pour cent des voix.Dans une allusion transparente à M.Otto Lambsdorff, ministre de l'Economie, qui a évoqué publiquement une rupture de la coalition, le chancelier a déclaré que la seule issue pour ceux qui étaient en désaccord avec lui était la démission.Selon les observations, le ton des débats de jeudi a été d'une âpreté sans précédent dans l'histoire de la coalition de treize ans.Le discours du chancelier a été vivement applaudi par les députés SDP, tandis que les minisires libéraux restaient assis, impassibles.Dans la partie de son discours consacrée effectivement à l'état de la nation, M.Schmidt a déclaré que les prévisions optimistes sur lesquelles son gouvernement avait bas^son projet de budget pour 1983!Ten juillet dernier, seraient revisées à la baisse.La Chambre renverse le veto de Reagan Helmut Schmidt: coalition en sursis?Le gouvernement réétudtéra ses objectifs le mois prochain après étude d'un rapport spécial sur l'économie élaboré par des conseillers économiques indépendants.M.Schmidt a déclaré que si des dépenses sociales devraient être supprimées, il réclamerait un super-impôt sur les hauts revenus, ce que refusent énergiquement les libéraux.Il a ajouté que la RFA supportait mieux la crise mondiale que ses partenaires occidentaux et qyj'il ne voyait pas de solution de rechange à la politique économique suivie actuellement.WASHINGTON.(AFP,UPI-,PA)-La Chambre des représentants à majorité démocrate a infligé hier un sérieux revers à la politique budgétaire du président Reagan en passant outre au veto opposé par la Maison Blanche à une rallonge budgétaire votée par le Congrès.Le vote a été acquis par 301 voix contre 117, soit 22 voix de plus que la majorité des deux tiers requise en pareil cas.Le texte doit maintenant venir devant le Sénat où les républicains ont la majorité.C'est la deuxième fois depuis l'arrivée de M.Reagan au pouvoir que la Chambre des représentants parvient à passer outre à un veto présidentiel.La rallonge budgétaire de $14,1 milliards à laquelle s'était opposé le président comprenait notamment les fonds prévus pour l'aide au bassin des Caraïbes et l'aide humanitaire au Liban.M.Reagan avait justifié son veto par le fait que le texte voté par le Congrès comprenait près d'un milliard de dépenses sociales de plus que ce qu'il avait demandé alors que $2,3 milliards de dépenses militaires avaient été supprimées.Cette rallonge budgétaire comprend en outre les fonds nécessaires pour le versement des salaires des employés de nombreuses administrations fédérales, notamment le département de la Défense.Le prochain paiement de ces salaires doit intervenir le 15 septembre et, à défaut, le fonctionnement de l'administration fédérale devrait être interrompu.Selon les observateurs, il est improbable qu'une majorité des deux tiers se trouve également au Sénat pour renverser le veto présidentiel.Dans ce cas, les deux chambres du Congrès devront se mettre d'accord sur un nouveau texte avant l'agrément de la Maison Blanche.Les démocrates ont critiqué le veto comme reflétant le désir des républicains de dépenser plus pour les armes et moins pour les programmes sociaux.Le leader démocrate Jim Wright, du Texas, avait déclaré avant le vote que celui-ci démontrerait si les parlementaires défendraient leurs convictions ou «laisseraient la Maison Blanche les mener par le bout du nez comme un taureau à la foire».Qualifiant le président Reagan d'homme «au sourire chaleureux mais au coeur froid», M.Wright l'a accusé de vouloir enlever aux enfants, aux vieux pour donner aux militaires.C'est une question de priorité, a-t-il dit.Le président de la Chambre, Tip O'Neill, a souligné qu'il s'agissait d'un choix entre les canons ou le beurre.Le renverse- Sent du veto présidentiel dans ; cas serait une «victoire pour l'Amérique», a-t-il affirmé.j A 19 ¦ DÉPÊCHES UN FONCTIONNAIRE du consulat de Turquie à Burgaz, port bulgare sur la mer Noire, M.Bora Suelkan, a été assassiné hier par un inconnu alors qu'il rentrait chez lui.L'assassinat a été revendiqué par le «Commando des justiciers du génocide arménien» dans deux appels téléphoniques à l'AFP à Beyrouth et à Paris.Le même groupé avait revendiqué récemment lè meurtre de l'attaché militaire turc à Ottawa.M.Suelkan est le 5e diplomate turc assassiné à l'étranger cette année.Depuis 1973, 24 diplomates turcs ont été tués dans des attentats, revendiqués pour la plupart par des Arméniens.LE GOUVERNEMENT américain a imposé hier des sanctions à la compagnie britannique John Brown Engineering Ltd et à trois-de ses filiales peu après le dé-' part pour l'URSS des six pre-; mières turbines fabriquées par cette société et destinées au gazoduc euro-sibérien.En vertu de.ces sanctions, les sociétées visées ne peuvent recevoir d'équipement ou de technologie américains relatifs au pétrole et au gaz.Ces sanctions sont sembla-: bles à celles déjà appliquées à* deux sociétés françaises et à une!; société italienne qui avaient; ignoré l'embargo américain.\u2022 LA REINE BEATRIX de Hollande;: a commencé ses consultations [I hier en vue de la formation du)\\ prochain gouvernement au len- j demain des élections anticipées.';| Le parti socialiste de M.Joopi Den Uyl, avec 47 sièges, est rede- ;| venu la première formation du' pays, mais ses chances de succès \u2022 apparaissent bien minces face aux chrétiens démocrates .du i| premier ministre sortant, M.j Van Agt, et aux libéraux de M.Ed Nijpels, qui bénéficient à eux deux d'une majorité absolue à la [| Chambre, soit 81 députés sur 150.Les Pays-Bas semblent donc s'acheminer vers une coalition de centre-droit.s/r LE TUC, confédération syndicale britannique, a lancé hier un défi [I au gouvernement conservateur: en décidant d'organiser une II «journée d'action» ainsi qu'une manifestation nationale le 22 septembre en faveur des travailleurs du secteur hospitalier.Cet- j te décision rend inévitable une confrontation entre le mouvement syndical et le gouverne-1 ment Thatcher, qui a interdit les 'J grèves de solidarité.De son côté, le premier ministre Thatcher discutait de sa stratégie avec ses ministres au premier conseil depuis cinq semaines.AU DANEMARK, le premier ministre désigné, M.Poul Schlue-ter, conservateur, est parvenu hier à former un gouvernement de coalition non socialiste, composé de représentants de quatre partis, et a aussitôt procédé à la formation d'un cabinet de 21 ministres.Il présentera officiellement son équipe à la reine Mar-grethe II, aujourd'hui, soit une semaine après la démission du premier ministre social-démocrate Anker Joergensen.EN ESPAGNE, le parti gouvernemental, l'Union du Centre Démocratique (UCD), et le petit parti démocrate-libéral (PDL) récemment mis sur pied ont officiellement décidé hier de se «présenter ensemble» aux prochaines élections générales du 28 octobre.L'UCD avait rejeté mardi la formation d'un bloc de centre-droit avec le parti conservateur Alliance Populaire de l'ancien ministre franquiste Manuel Fra-ga Iribarnc.LA GRANDE-BRETAGNE a accepté de débloquer les avoirs argentins gelés dans les banques britanniques durant le conflit des Malouines, si l'Argentine fait de même, a-t-on appris hier.Londres se rend ainsi à la demande formulée au début de la semaine à Toronto par les gouverneurs des banques centrales réunis pour l'assemblée du Fonds monétaire international.Les banquiers avaient souligné que le rééchelonnement de la dette argentine, évaluée à $36,6 milliards, J nécessitait une participation britannique.L'IRAK a affirmé hier avoir coulé deux «objectifs navals ennemis» à l'entrée du canal de Khor Moussa, près de l'île de Dara, au ;] fond du golfe Persique.Les com- \\ muniqués des porte-parole militaires ne donnent aucune précision sur la nature de ces «objectifs ennemis» atteints, selon eux, ] par la marine irakienne.Par ailleurs, une bombe de faible puissance a explosé hier dans le centre de Téhéran, blessant trois passants, selon l'agence officielle Irna.LE PRÉSIDENT Reagan a relancé hier sa campagne contre l'avor-tement et en faveur de services religieux dans les écoles.Alors qu'il se rendait à l'université du Kansas, M.Reagan a dit: «Il est temps que le Congrès donne à une majorité de familles américaines ce qu'elles veulent pour leurs enfants: un amendement constitutionnel qui affirmera sans équivoque que les enfants peuvent organiser volontairement des prières dans leurs geôles.» Il a également réitihé son opposition à TavortementV » A 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 10 SEPTEMBRE 1982 LA REQUÊTE DU PROPRIÉTAIRE REJETÉE EN COUR Quémander des cigarettes peut être utile.parfois i mm Les resquilleurs ™ ne sont généralement pas parmi les personnes que l'on estime le plus, et les quémandeurs de cigarettes,qui ont toujours oublié les leurs, sont eux aussi, dans bien des cas, de désagréable compagnie.Mais, à l'occastion, telle mauvaise habitude peut servir à quelque chose.Et même aider à tirer les siens d'un mauvais pas possible, en cour.C'est ce qui vient de se produire pour un jeune travailleur de la construction dont les parents faisaient face à une poursuite de la compagnie d'assurances qui avait indemnisé leur propriétaire.Un incendie s'était déclaré dans leur salon, alors qu'ils étaient absents , mais seulemment un certain temps après que leur fils soit venu chez lui pour prendre certains outils.Les pompiers , s'appuyant sur leur expérience, avaient conclu que le feu avait été allumé par un mégot tombé d'un cendrier placé prés d'un sofa, sur une table octogonale.À la suite du témoignage d'un expert, sur le temps que le feu peut couver, dans le rembourrage d'un fauteuil, le juge Claude Prénoveau, de la Cour provinciale, aurait pu, à la limite, déduire à son tour que c'était le jeune homme qui aurait pu avoir abandonné ce mégot non éteint, pendant sa courte visite dans la maison.Mais, devant lui, ce dernier soutint que non seulement il-n'avait pas fumé, à ce moment-là, mais qu'il n'aurait pu le faire, puisqu'il ne portait jamais de cigarettes sur lui .Entre autres, son père devait le confirmer sur ce point, en répétant que depuis des années, son fiston n'avait jamais cessé de lui «bummer» des cigarettes, et ce en dépit de ses protestations amicales ou bourrues, selon les occasions.Se disant dans l'impossibilité de faire porter la responsabilité au locataire sur de simples présomptions, le magistrat rejette donc totalement la requête de l'assureur.Un ex-notaire coupable de fraude Un ex-notaire dans la quarantaine, Me Pierre Ha-mel, a reconnu sa culpabilité devant le juge en chef adjoint Rhéal Brunet, à une accusation de fraude de $22.000.Selon la Couronne, que représentait Me Serge Authier, c'est à l'occasion d'une transaction concernant un de ses clients que le délit aurait été commis.Une hypothèque à ce montant n'avait pas été rayée comme elle aurait dû l'être, et le client avait fait face à une échéance dont il n'était pas effectivement responsable.Le procureur de Ha-mel a cependant fait valoir que si l'ancien notaire avait manifesté un certain manque de rigueur dans sa façon de procéder, il n'avait, par contre, profité d'aucune fa- çon des sommes d'argents reliées à cette affaire.Me Authier, en réclamant une peine de neuf mois, a cependant souligné que le prévenu, par le poste de confiance qu'il occupait, en raison de sa profession, avait l'obligation de ne pas se placer dans une telle situation.Le Juge Brunet a pour sa part ajourné sa décision au 21 septembre.SA4NTE-ANNE-DES-PLAINES Série d'enquêtes préliminaires S A I N T - J E -ROME (PC) \u2014 C'est sous le coup d'une ordonnance de non publication que s'est instruite jeudi au palais de justice de Saint-Jérôme la première d'une série d'enquêtes préliminaires relatives aux événemens survenus H chez votre libraire MD ERRATUM Veuillez prendre note de la correction suivante dans l'annonce parue dans La Presse du mardi 7 septembre 1982.Page A 12.Bas au genou « Whisper » Les prix de vente devraient se lire: 1.86 le paquet de 2 paires.5.39 pour 3 paquets de 2 paires Simpsons regrette tout inconvénient causé par cette erreur.le 25 juillet au pénitencier fédéral à sécurité maximale de Sai nte-Anne-des-Plaines.Le juge Francois Beaudouin a émis hier cette ordonnance sur requête des avocats de la défense chargés du dossier de Daniel Boulet et Maurice Michel, deux détenus âgés de 24 ans, accusés d'avoir tué les gardiens Denis Ri-vard et Léandre Le-Blanc, au cours de l'émeute survenue à l'Institut Archam-bault.L'enquête devrait se poursuivre aujourd'hui, a affirmé le procureur du ministère public.Me Paul Chevalier.Les détenus Michel Hudon, 23 ans, Ian Patterson, 35 ans, Mario Pruneau, 21 ans, devraient également comparaître aujourd'hui pour répondre à des accusations de tentative de meurtre contre le gardien Marcel Jacob, qui a été grièvement blessé lors l'affrontement sanglant.participez au concours de la r-i à de.l'année 11 .\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 t DU 11 AU 25 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