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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1982-11-13, Collections de BAnQ.

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[" LA GENERATION SACRIFIÉE LE VERDICT DIMANCHE pages A 2 et A 3 OTTO DRAPEAU ET LES AUTRES PAR MICHEL ROY ET JEAN-GUY DUBUC page A 6 Tél.: 384-4990 CHEZ CLOUTIER SERGE PARENT, PHARMACIEN 1221 EST, RUE FLEUR Y T\"T3h£ / \"MAISON 7 JOURS era MONTRÉAL, SAMEDI 13 NOVEMBRE 1982, 98' ANNÉE, n° 264, 188 PAGES, 11 CAHIERS i$ ANDROPOV PROMET LA CONTINUITÉ page D 12 LE No 1 ÉCHEC À LA DEMANDE FAITE PAR TRUDEAU CETTE SEMAINE COMMONWEALTH page A 10 photo Agence Tass à RÉJEAN TREMBLAY ?OBTIENT LE PRIX photo Miche! Gravel, LA PRESSE Photothèque LA PRESSE NOUVELLE CHRONIQUE page A 14 ¦ JEAN LABONTÉ PATRON DU PALAIS DES CONGRÈS DANS lai presse DU SAMEDI PAR JACQUES BENOIT page C 27 SOMMAIRE Annonces classées: b 7,0 6, F 2 à F 25 Arts et Lettres: C 1 à C 23 \u2014Cinéma: C 12 Bandes dessinées: Y 14 Bricolage: F 5 Carrières et professions: Z 1 à Z 6 Décès, naissances, etc: D 14, D 15 Économie: B 1 à B 7 Étes-vous observateur?: F 11 FEUILLETON: F 15 Horoscope: Y 14 Jardinage: F 6 Le monde: D 12 Loisirs et récréation: Y 12 Mots croisés: Y 14 Quoi faire en fin de semaine: E 6 Restaurants: C 25 à C 28 Sciences: Z 8 Sports: D 1 à D 9 Télévision: C 20, C 24 \u2014Télé-câble: C 21 Timbres: Z 7 Vacances-voyage: Y 1 à Y 16 Vivre aujourd'hui: E 1, E 2 FRANGINE ALLARD À L'UNIVERS-CITÉ» DÈ DISNEY page Y 1 7& PERSONNALITÉS QUÉBÉCOISES DANS LES INSTITUTIONS DE SANTÉ page A 10 i uper Q l< >t.» - ( ji u l >¦ \u2022' VOTRE MEILLEURE CHANCE DE DEVENIR MILLIONNAIRE A LA LOTERIE h \\ L GROS LOTS DE 11 MILLION $ 5 lots de 100 000 $ chaque mois A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 NOVEMBRE 1982 I I m Perspectives GUYENNE SURVIVRA GRÂCE À SES SERRES Sous la houlette de Fernand Miron et de Louise Plante, les serres coopératives de Guyenne, en Abitibi, sont maintenant la plus grande entreprise de production d'épinettes en serres du Québec.i -» LA PLYMOUTH SAPPORO: APPARENCES TROMPEUSES Dans sa chronique hebdomadaire, Jacques Duval décrit la Plymouth Sapporo (fabriquée par Mirsubishi et importée par Chrysler) comme une voiture relativement agréable, dans la mesure où on ne se laisse pas tromper par ses apparences.PLEINS FEUX ¦ Claude-V.Ma r sol ai s : Après la première escarmouche, Québec réussit, en partie, à diviser les syndiqués.¦ Gilles Paquin : En rapport avec le projet de loi fédéral S 31, un accident de parcours fait sortir le chat du sac.B Louis Falardeau : L'éviction de Mme Pauline Marois du comité des priorités met en péril la cause des femmes.¦ Pierre Vennat : Les libéraux fédéraux sont des néodémocrates aux yeux de leurs confrères du Québec.¦ Daniel Marsolais : L'opiniâtreté du ministre James Fleming en vue de créer un conseil de presse national aura-tell e raison de la résistance des éditeurs?\u2014pages A 7 et A 8 CHRONIQUE Lysiane Gagnon : Le goût du pouvoir.\u2014 page A 7 LE MONDE POLOGNE :Les autorités ont annoncé hier la remise en liberté de Lech Walesa, sans préciser son lieu de destination.Il est rumeur d'une rencontre avec le général Jaruze-Iski, chef du gouvernement.LIBAN : Le sanglant attentat contre le Q.G.israélien à Tyr, qui a fait une centaine de morts, pourrait retarder le départ des forces israéliennes du Liban _pQge q ] 2 JARDINAGE Avec la fin de la période de jardinage, Paul Pouliot rappelle qu'il est encore temps d'incorporer de la matière organique au sol.\u2014page F 6 BRICOLAGE Louis Thivierge dit comment fabriquer un meuble qui s'adapte aux besoins des enfants._page F 4 ARTS ET SPECTACLES Jean-Pierre Ronfard revient dans l'actualité artistique avec la Mandragore une spectacle qu'il a écrit et mis en scène, et qui a pris l'affiche hier au TNM.Paul Piché à contre-courant: À toute vapeur contre les « pleins ».\u2014page C 1 VACANCES VOYAGE Le Luxembourg, l'Allemagne des francophones.\u2014page Y 3 Dans la vallée de Napa, le vin fait onduler le voyageur.\u2014page Y 5 VIVRE AUJOURD'HUI L'école Rosalie Jette, rattachée à la CECM est la seule école au Québec ou de jeunes adolescentes enceintes peuvent poursuivre leurs études tout en apprenant à devenir mère.\u2014P°9e E 1 photo Michel Grovel, LA PRESSE SPORTS Nouvelle étape dans la guerre des brasseries.Molson confie le Canadien à Ronald Corey, ancien président de O'Keefe.\u2014page D 1 et D 2 ÉLECTIONS MUNICIPALES Vignola voit sa force dans «Dès que je donne la main à un électeur, je sens qu'il y a un transfert positif qui se fait \"entre lui et moi.Et il se produit partout la même chose, que ce soit à la taverne, au bowling, ou au bingo ».MICHEL GIRARD C'est de cette façon que le candidat du Groupe d'action municipale à la mairie de Montréal, Henri-Paul Vignola, explique comment il a réussi, selon lui, à convaincre nombre d'indécis à voter pour lui et son parti, lors des élections de demain.«Si j'avais pu rencontrer 500,000 électeurs, je suis convaincu que tous ces gens voteraient pour moi dimanche», d'ajouter M.Vignola sur ton sûr.«Je suis fier, précise-t-il, de l'accueil qui m'a été réservé par les milliers d'électeurs et d'élec-trices que j'ai eu l'occasion de rencontrer.Ils m'ont confirmé non seulement la justesse de notre analyse mais aussi la pertinence de notre diagnostic, à savoir qu'ils en ont assez des mensonges et des pirouettes peu élégantes du tandem Drapeau-Lamarre et de leurs conseillers-fantômes ».Hausse de taxes de 35 p.cent Au cours de sa conférence de presse d'hier, Henri-Paul Vignola s'est dit convaincu de remporter, demain, la victoire.Le président du parti, Gaspard Fauteux, a même prédit une victoire du GAM contact personnel Le candidat du GAM, Henri-Paul Vignola, et le président du parti, Gaspard Fauteux photo Michel Gravel la presse dans presque tous les 57 districts électoraux! Henri-Paul Vignola a attaqué durement hier l'administration Drapeau-Lamarre.Il a accusé MM.Drapeau et Lamarre d'avoir «trompé la population» avec le budget municipal de 1983.«Ce n'est pas une augmentation de dé- penses de 5,7 p.cent que contient le budget 1983, mais plutôt une hausse de 11,4 p.cent», dit-il.«En utilisant le surplus accumulé de $51 millions, le régime Drapeau-Lamarre, dans son budget 1983, retourne plus de $25 millions aux propriétaires les plus fortunés, vide les coffres de la Ville et 706,698 électeurs; 177 candidats; 2,844 bureaux Demain, les bureaux de scrutin seront ouverts de 9 h à I9h pour accueillir les 706698 électeurs inscrits sur les listes et leur permettre d'exercer leur droit de vote aux élections municipales de Montréal.Le président des élections a autorisé l'ouverture de 2844 bureaux dans les 57 districts électoraux, soit 50 de plus qu'aux dernières élections de novembre 1978.Les électeurs auront à choisir parmi 177 candidats pour les 57 sièges du conseil municipal.Chacun des trois grands partis a des candidats dans chaque district électoral et l'on compte six indépendants.À la mairie, l'on trouve six candidats.Les noms des représentants des trois partis municipaux figureront en tête de liste sur les bulletins, suivis des autres dans l'ordre alphabétique.Les électeurs voteront sur deux bulletins séparés, l'un pour le maire, l'autre pour un conseiller.La liste révisée des électeurs a été distribuée à domicile par les membres du mouvement scout les 11 et 12 octobre.Chacun des votants n'a qu'à consulter cette cir- culaire pour savoir où est situé le bureau de votation où il doit se rendre.Au moment d'aller aux urnes, on doit être en mesure de s'identifier.À cette fin, les greffiers exigeront des pièces d'identité.Le passeport canadien, le certificat de citoyenneté, la carte d'assurance-maladie, le permis de conduire ou même la carte autobus-métro (CAM) seront valables.Les résultats seront compilés à l'hôtel de ville où ne seront admis que les représentants autorisés des médias d'information.élimine toute possibilité d'injecter des sommes dans l'économie et la construction de logements pour personnes âgées et familles à revenu modeste», de critiquer M.Vignola.Il prétend d'autre part que «Tannée 1984 sera désastreuse au plan de la taxation et que les propriétaires subiraient des augmentations de taxes de l'ordre de 35 p.cent».Cette faramineuse hausse de taxes anticipée serait dû, toujours selon M.Vignola, a un futur trou de $160 millions que «les experts du GAM ont trouvé en vue du budget municipal de 1984».M.Vignola a également attaqué hier son rival du RCM, le candidat à la mairie Jean Doré.«Que les indécis se demandent s'ils ont envie de voir la CSN diriger la Ville par personne interposée», a-t-il lancé en faisant allusion au fait que M.Doré est avocat de cette centrale syndicale.«Le GAM ne s'est pas contenté de belles paroles creuses au cours de la présente campagne électorale.Il s'est engagé à créer un office de la condition féminine, un office de promotion et de développement économique et, un office de promotion culturelle.Au niveau de la consultation, le GAM a proposé une structure complète, un processus original et probablement u-nique en Amérique du Nord.Le GAM n'a pas craint de se prononcer de façon claire et nette sur le transport en commun et la protection contre les incendies», de conclure M.Vignola.The Gazette FABRICATION DES PRODUITS PHARMACEUTIQUES Morin accuse l'Ontario de vouloir «siphonner» l'industrie québécoise (PC) \u2014 Le gouvernement du Québec n'accepterait pas du tout que l'Ontario obtienne pour sa capitale provinciale l'établissement du Centre international de recherche en génie génétique et en biotechnologie de l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI).Cette lutte qui prend les allures d'une querelle Ontario-Québec déborde largement le simple choix d'une ville pour remplacement d'une bâtisse de $50 millions car il pourrait déterminer pour les prochaines années les lieux de recherche dans le domaine pharmaceutique au Canada.Pour le ministre des Affaires intergouvernementales, M.Jac-ques-Yvan Morin, l'enjeu est de taille et il a accusé le gouvernement de l'Ontario de chercher par «des tactiques déloyales» à vouloir concentrer l'industrie pharmaceutique canadienne à Toronto.Comme preuve de l'hégémonie appréhendée de la province voisine, M.Morin cite le cas des listes de médicaments dressées par les gouvernements.«Comme par hasard, par toutes sortes de moyens détournés mais jamais publics, il ne reste que 40 produits québécois sur les listes ontariennes tandis qu'il y a 250 produits ontariens sur les listes québécoises.» «Siphonner l'industrie» «On veut littéralement siphonner l'Industrie québécoise», a-t-il dit avant que son collègue des Affaires sociales, M.Pierre-Marc Johnson, menace d'abolir les cri- tères objectifs qui conduisent à l'élaboration des listes québécoises et de servir aux Ontariens la même médecine.Pour sa part, le premier ministre Lévesque a ajouté que le «Buy Canadian* (achat au pays) revenait à favoriser l'Ontario et que le Québec devait se retrancher derrière une politique d'achat chez-nous, dénoncée d'ailleurs par les autorités fédérales.A en juger par l'humeur des autres députés et ministres du caucus montréalais qui ont abordé cette question, hier en conférence de presse, le gouvernement Lévesque protesterait avec la dernière énergie si le fédéral décidait de proposer Toronto plutôt que Montréal à la rencontre de Vienne, en décembre, où sera arrêté le choix de l'ONUDI.Le ministre de la Science et de la Technoplogie, M.Gilbert Pa-quette, a même dit que «si Montréal n'a pas le centre de biotechnologie, ce serait pire que l'affaire du F-18» \u2014 le contrat de construction d'avions de chasse pour le ministère de la Défense nationale qui devait comporter une majorité de retombées économiques pour le Québec, contrairement à la réalité qui a jusqu'à présent surtout avantagé l'Ontario.La bataille, a soutenu M.Morin, doit être livrée en terre canadienne contre l'Ontario qui tente, encore une fois, «de nous ravir cette avance du Québec (dans ce domaine technologique) et d'arriver au dernier moment pour raffler les fruits des travaux des Québécois.«Ce ne sera pas la première fois que cela se passe.» appuie le RCM (PC) \u2014 Le quotidien anglophone The Gazette accorde son appui au Rassemblement des citoyens(nes) de Montréal et à son candidat à la mairie Jean Doré, dans sa livraison d'hier.Dans un éditorial au titre de «City Hall Needs Fresh Air», le journal affirme que la réélection du maire Drapeau et d'une majorité écrasante de conseillers du Parti Civique ne servirait pas les intérêts des Montréalais.Le journal estime que M.Drapeau n'a ni la santé, ni les idées pour revitaliser l'économie montréalaise.The Gazette appuie le RCM en raison du travail jugé excellent de son seul conseiller élu en 1978, Michael Fainstat, et de son programme.Le quotidien anglophone ajoute que M.Doré est le candidat le mieux articulé et ayant le plus de leadership.la presse renseignements 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue Somt-Jacques.Montreal H2Y 1K° Seule la Presse Canodienne est outorisee a diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières o LA PRESSE sont également reserves.¦ Courrier de lo deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro ! 400 ».Port de retour garanti.abonnement\t285-6911\tannonces classées\t Le service dov abonnements est ouvert\t\tCommandes\t285-7111 de 7h à 18h (samedi :\t8h30à 13h)\tdu lundi ou vtndmti 9h a 17k\t rédaction\t285-7070\tPour changer du lundi ou vendredi 9h a 16H30\t285-7205 promotion\t285-7100\tgrandes annonces\t285-7202 \t\tDétaillants\t comptabilité\t\tNational, TeJe-rVesve\t285-7306 Grandet annonces\t285-6892\tVacances, voyages\t285-7265 Annonces classées\t285-6901\tCarrières et professions, nominations\t285-7320 FLA MÉTÉO AUJOURD'HUI: Min.: -4 Max.: 0 NEIGE FONDANTE DEMAIN: CIEL VARIABLE LOTO 6/36 Los tlx numéros gagnants sont: 2 \u2014 4\u2014 7\u201414\u201415 complémentaire 10 Lot numéros du miso-tôt sont: 12 \u2014 22 \u2014 25 \u2014 34 \u2014 32 PROVINCIAL Lo numéro gagnant du grot lot do $500,000 ott 1085788 MINI-LOTO Lo billet numéro 639522 rapporte $50,000 : t La Quotidienne Tirage d'hier 2905 Numéro-boni 428123 Québec Abitibi Outoouais Lourentides Cantons de l'Est Mauricie Québec Loc-Saint-Jean Rimouski Gaspésie Baie-Comeau Sept-lles Canada Victoria Edmonton Regina Winnipeg Toronto Prtderkton Halifax CHarlottetown Soint-Jean États-Unis Min.M«w 8 4 5 0 0 0 0 4 3 4 3 7 0 1 7 2 7 2 7 9 7 9 Aujourd'hui Neige Neige fond.Neige Neige fond.Neige fond.Noige fond.Neigo fond.Neige fond.Piuie Neige fond.Ploie Boston Buffalo Chkago Miami New York 11 12 11 13 - 3 Max.13 N Ile-Or Iran * 14 Pittsburgh 16 S.Francisco 27 Washington 1?Dallas 20 11 7 13 9 26 14 13 18 23 les capitales Min Mai.Min.Mcx Min.Mam.Aw^urWhwi \u2014 1 7 Neige -16-8 Ensoleillé -26 -11 Nuageux -20-10 Ensoleillé - 6 - 2 Venteux 2 16 Averses 4 14 Averses 4 14 Averses 8 12 Nuageux Amsterdam 8 12 Athènes 9 19 Acapulco 23 33 Berlin 4 15 Bruxelles 6 13 Buenos Aires 17 25 Copenhague 13 15 Geneve 5 12 Hong Kong 18 23 Le Caire 11 22 Lisbonne 10 18 Londres 10 12 Madrid Moscou Mexico Oslo Paris Rome Séoul Stockholm Tokyo Trinidad Vienne 4 4 3 5 8 10 7 6 12 19 5 15 7 25 11 14 20 14 11 21 28 11 0 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 NOVEMBRE 1982 LES ÉLECTIONS MUNICiPALES Drapeau mise sur satisfaction populaire «J'imagine que ce n'est pas se faire péter les bretelles que de dire que les gens s'apprêtent à nous réélire», a affirmé hier sur les ondes de CKVL le maire sortant Jean Drapeau et candidat du Parti civique à la mairie pour la septième fois d'affilée.JACQUES BENOIT_ Invité de l'émission Face à face qu'animent Jean (Tournoyer et Mathias Rioux, Jean Drapeau devait se trouver à la sortie du studio nez à nez.cette fois, ou plutôt moustache à moustache, avec le candidat du RCM Jean Doré qui venait le remplacer au micro.Doré a tendu la main.Drapeau, beau joueur et évidemment désireux de montrer qu'il n'a peur de personne, la lui a serrée: «Vous avez besoin de chance.J'ai besoin de votes», a dit le leader du Parti civique.«C'est mon cas», a répondu Doré.Plus tôt, le maire sortant avait déclaré au cours de l'émission, au sujet ce que s'y annonce à ses yeux comme une réélection: «Il y a bien du monde qui me reproche bien des choses mais il y a une majorité qui ne m'en reproche pas».Majorité, a-t-il répété comme il ne manque pas une occasion de le faire, avec qui grâce au courrier il est en contact permanent.Le nombre de lettres qu'il reçoit de simples citoyens chaque année joue entre 10000 et 12000, alors que 85 agents de liaison des divers services municipaux s'affairent à trouver réponse aux problèmes qui lui sont ainsi soumis.«Je les lis toutes et je réponds à toutes», a-t-il soutenu.La retraite?Et la retraite?lui demandait en substance Mathias Rioux au début de l'émission.N'aurait-il pas mieux valu qu'a 66 ans accomplis il prenne sa retraite ?Jean Drapeau a évoqué le cas de joueurs de hockey et de baseball blessés qui reviennent au jeu, celui de la grande Sarah Bernhardt qui remonta sur les planches avec une jambe faite du même matériau, et enfin celui du savant Louis Pasteur.«Un médecin me rappelait que Pasteur avait eu une attaque comme la mienne et qu'il avait eu ensuite 25 ans de vie active et productive.» Il devait ajouter un moment plus tard à propos de sa crise eé-rébro-vasculaire de mars dernier, avec un brin d'agacement: «Maintenant que c'est fini, qu'on arrête d'en parler.» Au sujet enfin de l'absence d'engagements électoraux de sa part, le maire sortant a expliqué que cela tenait au fait que les gens sont selon lui satisfaits, mais était aussi attribuable aux divers programmes déjà en marche (logement, amélioration de la sécurité publique, modernisation de l'éclairage, embellissement).Ainsi, «pour le logement, a-t-il dit, nous ne pouvons promettre que de continuer».Satisfaction populaire, devait-il dire plus tôt, qui n'est pas nouvelle: «En 78, les gens étaient tellement satisfaits qu'ils ont quasi éliminé l'opposition.» Beau joueur, passage à la M.Drapeau a serré la main de son adversaire du RCM, Jean Doré, hier.Les deux hommes étaient de station radiophonique CKVL.Photo Michel Gravel LA PRESSE Doré espère un vote massif des Montréalais «Si les Montréalais veulent réellement un changement à l'hôtel de ville, ils devront aller voter massivement et faire de leur choix le Rassemblement des citovens de Montréal».JEAN-PAUL CHARBONNEAU_ C'est le message que Jean Doré a fait, hier, alors qu'il s'adressait aux journalistes pour tracer le bilan de la campagne électorale de son parti, deux jours avant les élections.«Le s solutions présentées par le RCM depuis quelques semaines, documentées, chiffrées et crédibles ont été davantage copiées que contestées par ses adversaires», précise celui qui aime mentionner que Jean Drapeau avait le même âge que lui lorsqu'il a été élu maire de Montréal pour la première fois.Il a rappelé que les quatre grands axes d'intervention du RCM étaient: la priorité au développement économique de Montréal; l'allégement du fardeau fi-sacal des petits contribuables (propriétaires et locataires); l'amélioration de la situation du logement; et la démocratisation du systèmes politique.A l'endroit du Groupe d'action municipale (GAM), Me Doré a lancé: «L'échec de la campagne de ce groupement est attribuée à un manque de préparation évident de son candidat à la mairie, à une ré-fexion superficielle sur la problématique montréalaise» et à une série d'affirmations outrancières et de mensonges grossiers.» Rompu avec une tradition Il a dit par ailleurs avoir remarqué un revirement d'attitude de la part du Parti civique.«Far la voix de M.Drapeau, souligne-t-il, ce parti annonçait une campagne sans histoire il y a à peine un mois.Or, le district ou je me présente avec mon colistier, Claude Grégoire, a été l'objet de deux visites de M.Drapeau depuis trois semaines».Le RCM affirme que le maire Drapeau avait même rompu avec une tradition vieille de 22 ans alors qu'il a interpellé à plusieurs reprises celui qu'il semble considérer comme son seul adversaire, Jean Doré.Comme il l'avait fait dernièrement, Me Doré a lancé un appel solonnel aux «derniers» sympathisants du GAM et aux abstentionnistes à faire front commun et se prononcer pour le RCM lors du scrutin de demain.Il a ajouté que la démocratie ne se terminait pas par le droit de vote, mais qu'elle commençait par là.Si l'on se base sur le> propos tenus, hier, par Michael Fainstat, le pourcentage de voteurs va atteindre un record demain.«Je n'ai ja- mais vu des personnes aussi intéressées par cette élection, peu importe les groupes d'âges, depuis que je fais de la politique, non seulement au municipal mais aussi avec le Nouveau parti démocratique» précise celui que Jean Doré a déjà choisi comme président du comité exécutif d'un gouvernement municipal RCM.Le président de ce parti, Jean Roy, qui tout comme M.Fainstat était sur les rangs en 1978, a pour sa part souligné que contrairement aux dernières élections municipales, les gens ne sont pas indifférents au scrutin.«En 1978, a-joute-t-il, les gens nous disaient carrément qu'ils n'iraient pas voter.Cette année, je pense vraiment qu'il va se passer des choses comme en 1974.Mon feeling est très bon.» Jean Doré se dit aussi convaincu que la population va voter comme jamais à Montréal.Lévesque garde le silence Sans vouloir préciser s'il remplira son devoir de citoyen, M.Lévesque, qui est Montréalais, n'a pas voulu indiquer, hier, sa préférence entre les candidats à la mairie: le maire actuel Jean Drapeau ou le candidat du Groupe d'action municipale, M.Henri-Paul Vignola ou celui du Rassemblement des citoyens de Montréal, M.Jean Doré.«Non, je ne vous le dirai pas parce que ce n'est pas de nos affaires puisqu'il s'agit de l'élection municipale la plus importante de la province, dans la métropole», a répondu le premier ministre interrogé par La Presse Canadienne à l'issue d'une conférence de presse du caucus montréalais du Parti québécois.«C'est une affaire qui est essentiellement de préoccupation municipale, on n'a pas à s'en mêler.Relance de l'économie de Montréal: un ambitieux programme péquiste Réaffirmant que la relance de l'économie québécoise passe par celle de la région montréalaise, le premier ministre Lévesque a donné hier son appui à un programme mis au point par les ministres et députés montréalais de son parti.PIERRE VENNAT_ Ce programme est axé principalement sur les points suivants: \u2014soutien a la revitalisation des zones industrielles désuètes de la région de Montréal par des subventions permettant la rénovation, l'acquisition et la restauration de bâtiments industriels, l'acquisition de terrains à des fins industrielles et la démolition de bâtiments inutilisables pour l'industrie; \u2014création d'un centre de productivité pour le textile et d'un centre de productivité pour l'industrie du vêtement; \u2014création d'un Centre d'acceuil et d'information touristique, le tout complété par une étude sur le développement du produit touristique montréalais; \u2014mise sur pied d'une équipe de fonctionnaires chargés d'informer les dirigeants des PME sur les mesures et les ressources que met à leur disposition le gouvernement pour les aider à traverser la crise; \u2014évaluation de l'utilisation des programmes gouvernementaux de création d'emplois à Montréal; \u2014formation prochaine du conseil d'administration de la Corporation de dévelopement du projet résidentiel de 2,000 logements sur le terrain des usines Angus et consultation de la population sur le schéma d'aménagement en vue de l'adoption d'un plan définitif; \u2014création d'un bureau des retom- bées du F-18 afin que toute l'aide possible soit apportée aux entreprises québécoises susceptibles de soumissionner dans ce secteur; \u2014relance du projet de création d'un Centre bancaire et d'un Centre de finance et de commerce international; \u2014accentuation des pressions pour la création du Centre international de recherche en génie génétique et en biotechnologie de l'ONU à Montréal.A cet effet, Québec s'engage à débloquer les fonds nécessaires pour la construction ou l'acquisition du bâtiment requis pour le centre et demande aux autorités municipales d'indiquer, dans les plus brefs délais, quel terrain elle est prête à libérer pour l'édification du centre.Et enfin, le projet Archipel connaîtra des développements avant la fin du mois a annoncé le premier ministre, sans donner plus de précisions.Un citoyen stoppé dans ses projets de rénovation Les citoyens qui désirerit se battre contre la machine administrative municipale ne savent jamais au départ pendant combien de temps durera la lutte.Il faut donc qu'ils soient prêts à tenir le coup pendant des semaines, parfois des mois.Mais pour tenir des années, il faut se résigner à se frapper la tête contre un mur de briques.Yves Martin, de la rue Chabot, pourrait en témoigner, car pendant six longues années, il a lutté contre l'administration sans remporter la moindre victoire, fût-elle morale.La lutte de M.Martin contre les fonctionnaires montréalais s'est déroulée en trois temps.Précisons d'abord que la maison de M.Martin est située dans un secteur où le zonage prévoit des bâtisses de deux ou trois étages.Celle de M.Martin n'a qu'un étage et, comme bien des maisons jadis déménagées, elle se trouve à l'arrière du terrain.Il jouit cependant de droits acquis.Ce citoyen visait deux objectifs par ces démarches : mieux utiliser le « terrain vague » devant sa maison et rénover cette dernière en se basant sur la politique de rénovation adoptée par l'administration de la ville.Une histoire de bateau pavé Tout commence en juillet 1975 quand M.Martin s'enquiert de la possibilité de faire construire une rampe de trottoir (une entrée de garage ou « bateau pavé », terme plus approprié pour identifier la chose).Le M août, un certain M.Lachapelle, du Service de la voie publique depuis fusionné au Service des travaux publics, lui demande un dépôt de $320.Tel que requis, il remet donc un chèque certifié au Service des finances le 2 septembre, et ce dernier service lui fait parvenir un reçu une semaine plus tard.Sur réception de ce reçu officiel et en se disant qu'il rendrait service à la collectivité en utilisant son terrain pour garer sa voiture, M.Martin entreprend les travaux nécessaires pour l'asphaltage d'une entrée de garage : enlèvement de la clôture en bordure du trottoir, enlèvement des fleurs et des arbustes et préparation du terrain pour recevoir la couche de bitume, commande de l'asphalte, etc.Mais en septembre, surprise désagréable.Il apprend du Service de la circulation, le troisième service impliqué dans cette affaire, que, malgré l'énergie et les dépenses entraînées, le service a refusé sa demande en s'appuyant sur le règlement de zonage 4139, article 6.7.Trois ans plus tard, M.Martin revient à la charge sans plus de succès, même s'il avait décidé de faire asphalter l'espace qu'il désirait utiliser comme place de stationnement pour sa voiture.Le 19 juin 1979, il apprend que sa requête n'est pas accueillie favorablement.Et de deux! Sans être d'accord avec la ville, M.Martin fait alors son deuil du bateau pavé pour s'attaquer à un deuxième problème.Imaginez-vous donc que pour accroître la valeur de sa maison (et par voie de conséquence payer plus de taxes à la ville), M.Martin manifeste, en juillet 1979, son intention d'agrandir légèrement la surface habitable de sa maison en fermant complètement la galerie avant.Encore une fois, mal lui en prit.Sous prétexte qu'il agrandissait effectivement la superficie de sa maison (ce qu'il conteste, puisque l'espace au sol de la maison reste exactement le même) et contrevenait donc à l'article 14.8 du règlement 1900 de la Ville de Montréal, M.Martin essuyait un nouveau refus jusqu'à ce qu'il abandonne la lutte à l'été de 1981.11 se retrouve donc avec une maison qu'il ne peut modifier et avec un terrain de 65 pieds de profondeur qu'il ne peut utiliser à bon escient.Comme il le disait si bien lors d'une récente conversation téléphonique, «je suis sûr que si j'allais les (les fonctionnaires) voir pour demander un permis de démolition, je l'obtiendrais en 10 minutes ».Et il a sans doute raison.Les universitaires et la campagne Les éditeurs des journaux des deux universités anglophones, « The Link » de l'université Concordia, et « The MeGill Daily » de l'université du même nom, ont préparé conjointement un numéro spécial entièrement consacré à la campagne électorale à la mairie de Montréal.À part sa prise de position en page électorale en faveur du Rassemblement des citoyens de Montréal et de son candidat à la mairie, Me Jean Doré, les éditeurs ont donné chance égale aux trois formations politiques, en plus d'accorder une page complète aux trois candidats indépendants à la mairie.En fait, seul le Parti civique pourrait se plaindre d'un traitement défavorable, mais il n'a que lui-même à blâmer, selon un porte-parole.En effet, les responsables de cette expérience u-nique préparée de longue main peuvent témoigner de huit occasions différentes où ils ont demandé au Parti civique la chance d'interviewer le maire Jean Drapeau.À chaque occasion, le Parti civique a soit refusé, soit tout simplement négligé de répondre.Les HEC favorisent Drapeau Puisqu'il est question de journaux d'étudiants qui, et c'est bon signe pour les politiciens municipaux, se préoccupent de l'élection municipale, «L/t-Pof-Hec», journal des étudiants des Hautes Études Commerciales, publie des interviews avec deux candidats à la mairie, MM.Jean Doré et Henri-Paul Vignola, ainsi qu'avec le président du Comité exécutif, M.Yvon Lamarre (le maire Drapeau brille encore par son absence).Et dans le même numéro, on trouve le résultat d'un sondage effectué auprès de 118 étudiants, et qui donne les résultats suivants : Drapeau, 29 p.cent; Doré, 19 p.cent et Vignola, 9 p.cent.Le nombre des indécis est cependant très élevé, à 30 p.cent, tandis que 13 p.cent des étudiants interrogés ont révélé qu'ils n'iraient pas voter.DEUX FOIS CONDAMNÉ À VIE Un autre procès pour Conrad Bouchard En dépit de la lutte acharnée qu'il mène depuis près de deux ans, Conrad Bouchard devra subir un nouveau procès pour possession de drogues, d'armes et d'explosifs, alors qu'il purge présentement une double peine de pénitencier à perpétuité pour trafic de stupéfiants.La Cour d'appel a en effet rejeté hier son pourvoi contre une jugement de la Cour supérieure qui avait rejeté la requête en certiorari dans laquelle il soutenait que le magistrat qui avait présidé son enquête préliminaire avait outrepassé sa juridiction en l'envoyant à ce procès, alors qu'aucune preuve de sa culpabilité n'existait, au terme des témoignages entendus.Bouchard, qualifié d'un des «grands» du commerce de la drogue au Québec, au moment de son premier procès, avait été réarrêté dans une conciergerie de l'est de la ville, après qu'il se fut évadé du pénitencier.On avait alors trouvé les divers articles incriminants décrits dans les accusations dans une pièce dont il avait la clé.is i \\ Pour vous aider à faire votre choix de cadeaux: des objets inusités, des choses pratiques ou tout simplement amusantes.Pour tous les goûts et toutes les bourses.Notre cahier spécial CADEAUX, le samedi 20 novembre dans rï^ressej \\ A 4 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 13 NOVEMBRE 1982 ENTRE L/A5QSR II AME à Tachât d'un rasoir électrique PROGRAMME D'ENTRETIEN pÎNE [AME * 1- essai de 30 jours *5« mises au point * 1- lubrifiant AU POIL 57g * h aiguisage (couteau ou ciseau régulier) * !\u2022 estimation pour réparation (petit appareil électrique) La CEQ est accusée de ralentir les négociations CES AVANTAGES S'AJOUTENT À LA GARANTIE DU MANUFACTURIER une valeur de plus de $50.00 G ENTRE Ju I/ASDIR M INE I AME I sa mgm Consultez votre annuaire téléphonique (p.232) pour nos adresses à Montréal 20 boutiques QUEBEC \u2014 A la table centrale des négociations du secteur public, on a discuté hier de fiscalité.Des spécialistes du Conseil du trésor ont expliqué comment le budget actuel du gouvernement et la proposition d'avril d'un gel modulé des salaires avaient été élaborés.Cependant, aucune hypothèse ayant pour effet d'améliorer le sort des bas salariés dans le cadre de la loi 70 n'a été échangée entre les parties.Par ailleurs, le comité patronal de négociation des commissions scolaires a accusé l'équipe syndicale CEQ de ralentir la négociation et de ne pas avoir de marge de manoeuvre suffisante pour régler des points mineurs.CLAUDE-V.MARSOLAIS de norre bureau de Québec Les discussions se poursuivront toute la fin de semaine sur la question salariale à la table centrale des négociations et l'on s'attend à ce que la partie patronale présente des contre-propositions globales au début de la semaine prochaine sur quatre points, à savoir les droits parentaux, les programmes d'égalité, les régimes de retraite et les primes d'éloignement.Sur ce dernier point, la partie syndicale demande, à une modalité près, le statu quo.Dans un communiqué, le comité patronal de négociation des commissions scolaires pour catholiques (CPNCC) reproche à l'équipe syndicale CEQ-enseignants de LIQUIDATION USINE D'UNITÉS MURALES TERMINE SON BAIL EN DÉCEMBRE GROSSE VENTE DE DÉMÉNAGEMENT Tout doit être vendu à prix ridiculement fou, on veut absolument rien déménager 2 pièces Incluant: portes en verre fumé, lumière intérieure, 20 po de profondeur pour télévision couleur et bar, 64 po de largeur x 2016 po de profondeur x 67 po de hauteur.Fini teck.Livraison de 2 semaines.Incluant: Bar, compartiment TV, compartiment*; 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Cette même loi interdit temporairement les grèves dans la Fonction publique.Le porte-parole du ministre a souligné que Ton étudiait encore l'éventualité de porter des accusations contre les grévistes eux-mêmes, de prendre des mesures disciplinaires à leur endroit et de leur supprimer une journée de salaire.Entre-temps, les représentants des préposés à l'entretien des autobus et du métro montréalais devront comparaître en Cour supérieure le 13 décembre pour y faire face à des accusations d'outrage au tribunal, les 2100 travailleurs s'étant joints au débrayage de mercredi dernier en dépit dune injonction le leur interdisant.DESTINATION SERVICE Montréal et sa banlieue TÉLÉPHONE: 342-2060 Appelez Eaton pour la réparation rapide de téléviseurs, machines à laver, sèche-linge, cuisinières, lave-vaisselle et appareils de réfrigération.Nous réparons les appareils Viking Eaton ainsi que la plupart de ceux de marques connues.Plan d'entretien prolongé.Vente de pièces à l'unité.¦ /y^ EATON i nrsrïHArtwsnw.r EATON LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 NOVEMBRE Ï982 A 5 Les mots / malades L'herpès, vous connaisse/?.ce mal que le ciel en sa fureur inventa pour punir le crime de la baise.Parfaitement de la baise.allez, allez ne faites pas les innocent(e)s.C'était écrit en toutes lettres dans les journaux : « L'herpès s'attaque surtout aux individus qui ont des relations sexuelles fréquentes avec de nombreux partenaires ».Pour que ce soit encore plus clair, les savants qui nous prennent parfois pour des cons, se sont cru obligés de nous préciser que les religieuses sont très rarement victimes de l'herpès.on avait compris, c'était vraiment pas la peine de nous dessiner une cornette! Le mal répand si bien le terreur qu'à Fort-Lauderdale, en Floride, une jeune femme de 21 ans, Susan Liptrot réclame $100 000 en dommages et intérêts à un homme qui lui a donné l'herpès au cours d'une rencontre d'une nuit.La nouvelle a été publiée dans une revue juridique américaine, le National Law Journal On raconte même que l'agresseur a aggravé son cas avec un épouvantable jeu de mots en déclarant à la presse : « Je croyais que l'herpès c'était légal.» Ce virus a même dérangé l'esprit habituellement serein d'une fille que je connais qui a carrément menacé son chum : « Si tu me donnes Therpès je te tue! ».Mais comme dit son chum: «Elle s'inquiète pour rien.Le numéro du Time qui a lancé la nouvelle cet été parlait de 20 millions d'Américains atteints d'herpès.d'AMÉRICAINS! Comme je ne vais presque jamais aux States, mes chances d'en frapper un sont bien minces! ».A propos, l'herpès vous connaissiez, vous, avant cet article du Time?.Bien sûr que non, personne ne connaissait.De là à croire que ce sont les journaux qui inventent lés maladies.Ça m'a assez troublé pour que j'appelle le docteur René Simard, directeur scientifiqque de l'Institut du Cancer de Montréal qui travaille sur les liens qui pourraient exister entre l'herpès et certains types de cancer : - Et le lien entre les maladies et la communication docteur?- Pardon?- L'herpès n'existait pas il y a un an.Cet été une revue qui tire à cinq millions d'exemplaires en fait sa page couverture et depuis tout le monde se gratte.- C'est un raisonnement complètement farfelu! Ce n'est pas le Time qui a inventé l'herpès.Il existe depuis toujours.Même chose pour le cancer, on a décelé des cas de cancer des os sur des momies égyptiennes, pourtant on ne parlait pas de cancer dans les journaux de cette époque-là! Bon d'accord, ce ne sont pas les journaux qui inventent les maladies.Serait-ce alors les savants qui en mettant des mots sur nos maux s'amusent à nous faire peur?Aujourd'hui l'herpès, 20 millions d'Américains sont atteints, demain je ne sais pas, tiens disons le flagada, le poil sous les bras qui pousse long comme une queue de veau, 20 millions d'Américains se lancent dans l'industrie du pinceau.Bon, c'est vrai, on a toujours eu l'herpès, le cancer et le flagada, mais soit dit entre nous, on se portait beaucoup mieux quand on ne le savait pas!.Mais vous avez raison, on ne devrait pas faire de farce avec ça.On est en train de pourrir toute la gang, et ce n'est pas drôle.Tenez, de quoi pensez-vous qu'il est mort le camarade Brejnev?D'une crise du coeur?.Naïfs!.l'herpès! Et la Reine Victoria?.Et De Gaulle?.Et Maria Goretti?.L'herpès!.On rit moins?L'herpès a toujours existé, je veux bien le croire, mais jamais autant qu'aujourd'hui.On nous dit que c'est à cause du relâchement des moeurs et c'est sans doute fondé, je connais des gens qui baisent avec six partenaires différents dans la même semaine, que ces six là cou-raillent un peu de leur bord et on est déjà rendu à 36, et ce n'est pas long, à ce rythme là, qu'on frappe les 20 millions!.N'empêche que je tiens à mon idée de la maladie transmise par la communication, je fais ce métier depuis assez longtemps maintenant pour savoir que les mots sont hautement contagieux, je connais le stress des habitués du Téléjournal, et je ne parlerai pas de tous ceux-là que la lecture assidue des pages sportives a rendu idiots.D'autre part, j'ai eu maintes fois la preuve que cette chronique donnait des boutons à des dizaines, parfois des centaines de lecteurs, je ne vois donc pas pourquoi une revue comme le Time ne pourrait pas donner l'herpès à 20 millions d'Américains.Je dois d'ailleurs vous avouer que je me livre actuellement à des expériences presque scientifiques sur des mots auxquels j'inocule différents microbes.J'ai envoyé la semaine dernière au gérant de ma caisse populaire une lettre écrite avec des mots malades de la syphilis.D'ailleurs, pour ne rien vous cacher, la chronique que vous venez de lire est porteuse des germes de la varicelle.DETECTIVE PIERRE D.MASSUE «Autorisé sous l'Acte concernant les agences de détectives du Québec*» Licencié par la Cité de Montréal Disparitions \u2022 infidélité conjugale \u2022 surveillance \u2022 divorce \u2022 preuve d'adultère \u2022 enquêtes criminelles \u2022 fraude \u2022 extorsion \u2022 surveillance d'employés \u2022 filature \u2022 toutes preuves pour la cour CONFIDENTIEL - DISCRÉTION ASSURÉE JOURNEE «PORTES OUVERTES» mm 833 m COLLÈGE NOTRE-DAME 3791, chemin Quean-Mary Montreal H3V 1A8 Renseignementi.Têl: 739-3371, poste 231 COURS SECONDAIRE COMPLET PENSIONNAT-EXTERNAT GARÇONS ET FILLES UN COLLEGE QUI A FANCHI LE CAP PRESTIGIEUX DE 100 ANS D'HISTOIRE UN MILIEU D'ÉDUCATION DE HAUTE QUALITÉ sous la Direction des Frères de Sainte-Croix IES PARENTS ET LES FUTURS ÉLÈVES SONT INVITÉS A UNE JOURNÉE «PORTES OUVERTES» pour voir le Collège en activité Jeudi 25 novembre 1982: 9h30 à 11 hOO ou bien 13h30 à 15hOO Uf examens d'odmlttion ont //eu à 13h30 le$ tamtdl* 11 décembre 1982 .9t8, 15,29ianvlar,M3.Dubecsy et LA NOUVELLE CHARTE DES DROITS POURRAIT LEUR ÉVITER LA PEINE MAXIMALE DE 25 ANS Claude Dubois,le chef de clan qui s'était tiré de l'aventure de la CECO avec une simple accusation de parjure par la suite rejetée, ainsi que son acolyte Yvon Belzil et Tun de ses jeunes exécutants.Claude Dubeau, ont tous trois été déclarés coupables du double meurtre de Richard Desor- tÉOPOLD UZOTTE_ miers et Jacques-André Hourassa, hier soir, mais ils ont manifesté immédiatement l'intention d'invoquer une disposition de la Charte des droits de la nouvelle constitution canadienne, qui pourrait les faire échapper à la détention mandataire de 25 ans, et leur permettre même de s'en tirer, au mieux-aller, avec une incarcération limitée à dix ans.Parce que leur crime, on le sait, remonte à 1973, et que la Charte édicté qu'un accusé a le droit de bénéficier de la peine la moins sévère, lorsque le châtiment qui sa- nctionne un crime dont il est déclaré coupable a été modifié entre le moment où le délit a été commis et celui ou intervient la condamnation.Le procureur de la Couronne, Me Claude Parent, a représenté au juge Gérald Ryan que sa tâche devait se limiter à imposer aux trois prévenus le pénitencier à perpétuité, quitte à ce que les tribunaux supérieurs, ou même la Commision des libérations conditionnelles, se prononce ultérieurement sur la durée effective de la détention.Mais les procureurs de la défense.Mes Léo-René Maran-da, Robert La Haye et René Duval, ont obtenu un ajournement de la sentence au 8 décembre prochain pour faire des représentations sur ce point précis.Quant aux accusés, c'est sans montrer quelque signe d'émotion ou de nervosité particuliàre qu'ils ont encaissé les six verdicts de culpabilité successifs énoncés par le président du jury, pendant que la jeune femme occupant la quatrième place, en première rangée du groupe, pleurait convulsivement, le visage caché derrière sa main gauche.Pressentant une demande d'appel nominal, à cause de son attitude, le juge Ryan demanda alors lui-même aux douze hommes et femmes de tout simplement lever la main droite, si Tun quelconqe d'entre eux n'était pas d'accord avec la décision des autres.Personne ne le fit, et tous furent alors invités à se retirer.Dans la cour, un seul Dubois, René, encadré d'une bonne quinzaine de policiers revenus en force pour connaître le verdict, était présent du petit groupe épais de parents et d'amis qui avaient assisté de façon quelque peu assidu à ce procès qui semble bien avoir sonné le glas du petit empire dont Claude Dubois semblait le roi incontesté, et ce, grâce au travail inlassable des détectives Bernard Gagnon et Bernard Massé, de Tes couade des homicide de la police montréalaise, secondés par l'escouade anti-gang du capitaine Julien Giguère.Partant des révélations de Donald Lavoie, tueur à gages avoué du groupe, les policiers auraient déjà pu crier leur victoire le jour où ils ont réussi à faire basculer dans leur camp Tex-journaliste Claude Jodoin.Les procureurs de la défense ont pu tout tenter pour mettre en doute les révélations de ces deux hommes, le jury a finalement , après trois jours de délibérations, préféré leur version aux dénégations parfois risibles de l'un ou l'autre des prévenus et la logique froide des faits soudés les uns aux autres qu'aux tirades enflammées qui auront finalement provoqué plus de sourires ironiques que soulevé de sympathie.D'AUTRES POURSUITES INTENTEES?Onze requêtes en «mistrial» et 6 citations pour mépris de cour Si le procès du trio Dubois-Dubeau-Belzil aura paru s'être déroulé sans heurts, aux yeux et oreilles du public, c'est que la loi a interdit aux médias, tout au long des dix dernières semaines, de rapporter tout ce qui s'est presque quotidiennement déroulé en dehors de la présence des jurés.Et c'est ainsi que pendant que les douze hommes et femmes charges de décider du sort des prévenus étaient confinés à leurs quartiers extérieurs a la salle d'audience, le juge Ryan a étudié et rejeté une bonne dizaine de requêtes pour faire avorter le procès, principalement à la suite de certains reportages ou commentaires.Si les « mistrials » ont chaque fois été évités, il n'en est pas moins « ressorti » cinq accusations d'outrage au tribunal contre un reporter du canal 12.les responsables et les propriétaires de cette station, ainsi qu'une citation du même genre contre le chroniqueur Marc Laurendeau et LA PRESSE.Tous ont d'ailleurs recomparu hier même, devant le juge Claire Barretie-Joncas, pour fixation des dates d'audition.Dans le cas de la station CFCF-TV, l'instruction a été reportée du 9 décembre.Dans celui de Laurendeau et du journal qui l'emploie, au 20.Aux derniers jours du procès, d'autre part, la rumeur a pris de plus en plus d'importance à l'effet que l'opération d'écoute électronique ambulante pratiquée par Claude Jodoin, depuis janvier dernier, pourrait également déboucher sur des accusations inédites qui seraient éventuellement portées contre des personnages qui ne sont généralement pas inquiétés, en pareilles occasions.Et justement parce que semblable preuve ne peut être préventivement colli-gée contre eux.On devra peut-être attendre quelques semaines pour être fixé sur l'identité des prévenus et les acecusations portées, mais la surprise n'en sera que plus forte.Ottawa: la plus chère*.NEW YORK (PC) \u2014 Ce n'est peut-être pas à Ottawa que l'homme d'affaires passent les meilleurs moments mais ces temps-ci c'est dans la capitale canadienne qu'il lui en coûte le plus cher pour séjourner.Il faut en effet prévoir des frais de $1U.55 pour se loger et se nourrir à Ottawa, durant une journée, selon un bureau international d'analystes internationaux.Runzheimer and Co.dans le Wisconsin.Lors d'une étude effectuée en novembre, ils ont établi les coûts moyens d'une chambre simple et trois repas au restaurant dans 25 villes canadiennes.Les pourboires ont été prévus, mais non les consommations alcooliques.Toronto suit Ottawa avec des frais quotidiens de $111.15; puis Calgary avec $109.455, Yaneou-ver avec $109.3ô.et Montréal avec $108.15.S'ils peuvent paraître élevés pour l'homme d'affaires, ce dernier pourra se consoler en tarit un coup d'oeil sur les coûts dans les grandes villes américaies : Washington.$17.').24 par jour; et New York, $206.64.à une heure de Montréal iir ALETS X 45 $ DOMAINE tâANOIR DES PINS Autoroute des Laurentides, sortie 69, 1 mille à droite, 6 milles vers le Lac Sarrazin.Sainte-Lucie (région Sainte-Agathe).1-819-326-4324 WEEK-END 90 * pour deux personnes du ven.au dim.soir 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l'année 1981-82, le bulletin le plus récent de l'année en cours et leur certificat de naissance On s'inscrit a l'examen d'entrée en composant le numéro suivant: 376-5740 Pour les autres années du secondaire (2, 3, 4 et 5): Examen d'entrée: le samedi 29 janvier 1983 A 6 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 13 NOVEMBRE 1982 Jean Drapeau et les autres Au terme d'une campagne électorale dans l'ensemble sereine et paisible, tout indique que le peuple de Montréal s'apprête, cette année encore, à prébisciter Jean Drapeau.Ce n'est pas faute d'opposition: celle-ci s'est en effet révélée intelligente et vigoureuse.C'est essentiellement la force du personnage, à la fois visionnaire et pragmatique, qui s'impose.Depuis son arrivée sur la scène municipale, il y a près de 30 ans, le maire a transformé Montréal; il en est devenu le symbole.Son nom a marqué l'histoire récente de la ville, de la superbe Place des Arts au controversé Stade olympique, du métro à Terre des Hommes, des Expos jusqu'au rêve de championnat mondial.Jean Drapeau sera plébiscité parce que le peuple de Montréal se reconnaît en lui, admire l'entrepreneur, envie le téméraire.Ses excès sont connus et coûteux.On connaît aussi ses manières et ses idées fixes qui heurtent parfois la démocratie, bousculent l'opposition, écartent la presse.Mais à cette métropole, il a insufflé un esprit; il a donné un panache.Il a suscité et entretenu dans une bonne partie du peuple un sentiment d'appartenance à la ville.Il a créé un orgueil montréalais.Sa campagne électorale s'est appuyée sur ses actions passées et présentes: autant les grands projets des dernières années que les réalisations de quartier du dernier mandat.Au total, on l'a vu par les enquêtes récentes, les Montréalais sont plutôt satisfaits de leur administration, malgré les reproches qu'ils pourraient lui adresser.En effet, observateurs et critiques relèvent d'évidentes lacunes mais la population montréalaise n'a pas acquis l'assurance, au cours de cette campagne, que les deux autres partis offrent de meilleures solutions de rechange.En ces temps difficiles et incertains, elle préfère l'acquis de l'expérience à la séduction de l'inconnu.Grâce à une étonnante résistance et à une volonté implacable, M.Drapeau a réussi, et de manière exemplaire, à vaincre les séquelles de la maladie.Mais il a aussi montré, au cours du mandat écoulé, qu'il pouvait et voulait s'en remettre davantage au leadership de son Exécutif, c'est-à-dire à M.Yvon Lamarre.C'est ainsi que celui-ci a lancé des projets qui portent davantage sa marque: par exemple, la popularité des marchés de quartier témoigne d'un esprit novateur et d'une conception de qualité de vie.En revanche, certaines initiatives d'embellissement et d'aménagement urbain appellent de sérieuses réserves, aussi bien en raison de lïmpor-tance des crédits investis dans un programme mis en oeuvre sans consultation réelle qu'à cause de l'esthé-tisme douteux qui en résulte.On s'étonne que le maire n'y ait pas veillé de plus près.Le Groupe d'action municipale a suscité cette année la candidature d'un homme connu, déjà bien identifié à la vie montréalaise, dont les qualités de sincérité et d'honnêteté inattaquable tendent à rassurer un électo-rat qui craint des changements trop brusques.M.Henri-Paul Vignola a fait une campagne intéressante et utile.Mais il est clair à présent que son message n'a ni rejoint ni convaincu un nombre suffisant d'électeurs pour justifier son espoir d'accéder au pouvoir municipal.Les causes sont diverses: faiblesse du programme, impréparation du parti, expérience limitée en matière de communication, connaissance imparfaite de la complexe réalité municipale.Il serait souhaitable, en tout cas, que cet homme occupe une place et joue un rôle au conseil.Ses qualités et son experience serviront la collectivité.Le Rassemblement des citoyens de Montréal a créé une vive impression.Le chef et son personnel ont réussi à changer sensiblement l'image plutôt négative que projetait naguère le RCM.Jean Doré aura été la découverte de cette campagne.Son assurance, son étonnante facilité de communiquer, sa pensée bien articulée ont retenu l'attention.Il s'est montré réaliste, raisonnable et socialement généreux.Il a ainsi effacé les souvenirs grinçants de 1974 et 1978.S'il possède déjà une solide formation dans l'action sociale et syndicale.Jean Doré n'a toutefois pas encore conquis à un degré suffisant la maîtrise des grands dossiers municipaux et l'expérience indispensable à l'exercice des fonctions qu'il sollicite.Les Montréalais l'ont admiré depuis quelques mois mais voudraient le voir à l'oeuvre un peu plus longtemps avant de lui confier la conduite de leurs affaires.Aussi faut-il espérer vivement que Jean Doré ne sera pas au RCM l'étoile filante qu'avait été Serge Joyal au GAM en 1978.«Nous sommes forts dans la clientèle de l'avenir», disait-il l'autre jour à LA PRESSE.Il a raison.Mais, pour en faire la preuve, il doit rester et poursuivre son action municipale, idéalement au conseil.\u2022 Pour constituer un bon conseil, on voudrait élire des femmes et des hommes dont la compétence justifie le forfait de $22,000 que leur versent les contribuables.Les Montréalais seront donc bien avisés de choisir leurs conseillers, moins d'après la couleur des partis qu'à la lumière de la valeur éprouvée et du rendement des candidats.Comme l'a souvent dit à juste titre le maire sortant, on ne vote pas pour l'opposition, mais d'abord pour une équipe appelée à diriger.Mais cette équipe, pour représenter convenablement la population, doit être constituée de ses éléments les plus valables.Dans ce contexte, l'opposition joue un rôle essentiel.C'est pourquoi \u2014 et c'est le seul point sur lequel les trois candidats s'entendent \u2014 il faut que les Montréalais soient nombreux à voter demain.Jean-Guy DUBUC Michel ROY PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER-D.LANDRY président et éditeur la presse JEAN SISTO éditeur adjoint YVON DUBOIS directeur de l'information MICHEL ROY éditorialiste on chef fui (/c?7e£, 4efW\" (Tous droits réservés) Mo scou multiplie les surprises Moscou a surpris l'univers en annonçant la mort du président Brejnev.Les plus surpris, pour ne pas dire les plus incrédules, ont été les Russes eux-mêmes.Dimanche, lors de l'imposant défilé de la Place Rouge marquant le 65e anniversaire de la révolution, Brejnev avait fait une apparition publique.Il était resté visible et bien vivant pendant deux heures.Quand, à la fin de la journée de mercredi, il devint clair que quelque chose de vraiment inusité se passait, le nom du président n'a pas été prononcé.On a supposé que quelque personnage très important venait de passer de vie à trépas, sans plus.La révélation est survenue dans la nuit de mercredi à jeudi, en sorte que les journaux du matin ont paru sans la nouvelle.Brejnev disparu, il faut trouver un successeur.Se fondant sur la chronique ancienne, plusieurs ont dit que la direction des affaires serait confiée à un «collège», qu'après 12 ou 18 mois émergerait le vrai leader.Le règlement final de la succession promettait d'être long.Or, nouvelle surprise! Voici qu'avant les obsèques du défunt, M.Youri Andropov est nommé secrétaire général du parti.C'est le poste le plus convoité.Le poste de président, qu'occupait aussi Brejnev, est peut-être déjà pourvu à l'heure actuelle.Mais il est moins important que le premier.Tous les feux sont maintenant braqués sur la personne de M.Andropov.Qui est-il?Qu'est-ce que sa nomination annonce?À 68 ans, le nouveau secrétaire général n'est pas un tout jeune homme.L'URSS, décidément, fait confiance aux «vieux».Peut-être n'a-t-elle pas tort, en ce qui concerne, en tout cas, la défense de ses intérêts.Le fait que le pouvoir reste aux mains de la même génération peut indiquer que les changements spectaculaires d'orientation, dans l'immédiat, sont à exclure.L'empressement à désigner un successeur traduit peut-être également le souci de ne rien laisser à l'improvisation, pendant que M.Reagan porte vers Moscou un regard chargé d'anxiété sinon de menace.La presse publie aujourd'hui des notes sur la vie, les antécédents, la carrière du nouveau secrétaire général.C'est à la fois un diplomate et un policier.Plus diplomate que policier?Ou plus policier?On ne le sait pas.Il comprend l'anglais et peut-être le parle-t-il.Ce qui ne peut que faciliter les communications avec un président américain qui, lui, ne parle pas russe.Les antécédents de M.Andropov ne sont pas tous rassurants.Il était en poste à Budapest en 1956, lors du soulèvement de la Hongrie, qui fut réprimé de la manière qu'on sait.Que pense aujourd'hui M.Andropov d'un épisode qui remonte tout de même à 26 ans?Quelles sont ses vues, en 1982, sur la turbulente Pologne?Ces questions, l'entourage du président Reagan ne peut manquer de se les poser.À une autre question le président Reagan peut répondre lui-même, sans plus attendre, parce que la réponse dépend uniquement de lui.Le président américain est-il trop bavard?Ses commentaires, immédiatement après la dispari- tion de Brejnev, ont paru d'autant plus inopportuns que M.Reagan annonce que les actes des Soviétiques l'intéressent plus que leurs paroles.Somme toute, il veut que les Soviétiques prouvent la marche en marchant.Vers la paix, naturellement.Mais il aurait peut-être lui-même donné le bon exemple en allant aux obsèques du disparu.À moins de revirement que rien ne laisse prévoir au moment où ces lignes sont imprimées, c'est le vice-président Bush qui représentera Washington.Certains des conseillers du président lui ont recommandé de faire le voyage.Il est regrettable que leur avis n'ait pas prévalu.Sa présence aux obsèques n'aurait nullement compromis l'avenir.Elle aurait donné à entendre aux Soviétiques que s'ils sont toujours des adversaires ils ne sont pas des ennemis.Avec l'adversaire on discute; avec l'ennemi, jamais.L'histoire des paix compromises, c'est invariablement l'histoire des occasions perdues.Guy CORMIER Marc Laurendeau campagne (Collaboration spéciale) Les trois candidats à la mairie de Montréal ont fait, ces jours-ci, d'importantes apparitions télévisées.Dimanche soir, au réseau TVA, chacun prononçait une allocution.Mardi soir, tous trois étaient interrogés au cours d'une émission spéciale réalisée par CBC-Montréal.Puis, de mercredi à la fin de la semaine, les trois aspirants accordaient successivement une entrevue (au journaliste Pierre Maisonneuve) dans le cadre de «Ce soir» à Radio-Canada.Qu'on le veuille ou non, tels sont, en cette fin de campagne électorale, les contacts à la fois les plus massifs et les plus prolongés que les trois candidats auront eu avec la très grande majorité de leur électorat.En regardant ces interventions télévisées, les Montréalais ont reçu des impressions, ressenti des émotions et formulé intérieurement des jugements de valeur.Ces différentes perceptions sont davantage susceptibles de teinter leur vote que l'étude comparative des programmes ou la lecture quotidienne des péripéties de la campagne dans les journaux.# \u2022 \u2022 Le maire sortant, M.Jean Drapeau, a encore l'esprit alerte et la répartie vive.Il semble pos- chefs de i séder la même détermination indomptable qui l'a toujours animé.Mais il transmet malgré tout une impression de fatigue, de ralentissement.On se réjouissait, dimanche dernier, de le voir consacrer une part aussi importante de son discours à la question du logement.C'était l'une des premières fois que face à ses concitoyens, il abordait longuement ce problème avec conviction.De même il brandissait certaines réalisations de l'administration Drapeau-Lamarre, pouvant toucher la qualité de vie quotidienne des Montréalais (marchés publics, etc.); le maire avait cependant tendance à matraquer l'auditeur avec des chiffres plutôt que de décrire les avantages humains de ces réalisations.Malgré ce style de présentation, on pouvait en retirer l'impression que M.Drapeau se penche davantage vers les préoccupations plus modestes de ses concitoyens et met au rancart les rêves de grandeur.Cela se passait avant que M.Jean Drapeau ne confie à six journalistes de La Presse, presque incrédules, que l'avenir économique de Montréal passe, à ses yeux, par une liaison ferroviaire accélérée vers New York.On constate que l'homme est encore fortement attiré par les ù grands projets.Mais, lors de son discours télévisé, comme au cours de la campagne, il a su ne pas mettre l'insistance là-dessus mais plutôt transmettre l'impression qu'il s'adapte à la nouvelle conjoncture de crise.M.Henri-Paul Vignola a beaucoup déçu au cours de cette campagne.Dimanche dernier, il débitait son discours avec les intonations d'un débutant.L'effet d'une pareille performance est évidemment fâcheuse, puisque l'électeur recueille l'impression que l'ancien directeur du service de police n'a pas encore tout à fait assimilé les nombreux sujets sur lesquels il est appelé à se prononcer.Pourtant M.Vignola mérite mieux qu'un jugement sommaire de l'électorat en fonction de ces difficultés de communication.L'homme a eu une belle carrière de policier, commencée modestement comme simple patrouilleur et terminée dans les plus hautes fonctions.Son expérience de la vie est immensément riche.Il possède à la fois une discipline personnelle inflexible et un désir sincère de se rapprocher de ses concitoyens, d'appuyer des causes progressistes.À 51 ans, il est dans une forme physique admirable.Mais ces précieux avantages, M.Henri-Paul Vignola ne réussijy pas encore à les mettre en valeur.Quelques années encore de participation aux débats de l'Hôtel de Ville en feraient certainement un meilleur politicien.La performance de Me Jean Doré, candidat à la mairie pour le RCM, s'est avérée excellente à chaque apparition télévisée.Le jeune avocat identifié aux causes des consommateurs et des syndicats, sans jamais s'emporter ni même trahir la moindre émotion, bondit avec aisance sur les principaux sujets de l'élection et offre des solutions qui ont, généralement, la qualité d'être logiques.Membre fondateur du RCM, Me Doré possède l'avantage d'un engagement politique qui n'est pas récent.Et cela se perçoit lorsqu'on l'écoute.Mais son style de communication comporte aussi des failles.Véritable verboinoteur, Me Doré mitraille ses auditeurs d'affirmations et de raisonnements sans jamais s'accorder le temps d'une pause, d'un bref arrêt de réflexion.À la longue, cela peut bousculer l'électeur, lui laisser l'impression que le chef du RCM est «programmé», qu'il s'efforce de placer dans un minimum de temps le plus grand nombre de «cassettes» soigneusement préparées.\u2022 \u2022 \u2022 Ajoutons que plusieurs instants des performances télévisées des chefs de parti ont imprégné, dans le for intérieur des citoyens, des perceptions additionnelles et dont cette chronique n'a pu rendre compte.Toutes subtiles qu'elles puissent être, elles influenceront le résultat de l'élection à Montréal, au moins autant que les enjeu^ théoriques. VOIR MAISONS D'ENSEIGNEMENT en page D10 A 7 SUR L'ACTUALITE APRES LA PREMIÈRE ESCARMOUCHE réussit en partie à diviser les syndiqués A l'issue d'un premier affrontement, mercredi, les mieux nantis et les gagne-petit du secteur public donnent des signes de division.Il semble donc que la stratégie du gouvernement a réussi.En partie du moins.Le phénomène se vérifie très bien dans le secteur de l'Education.Un relevé fait par le comité patronal des commissions scolaires indique un clivage évident : 87 p.cent des enseignants ont fait la grève, mais seulement 37 p.cent des employés de soutien les ont suivis.Dans les cégeps, tous les syndicats d'enseignants, moins deux, ont débrayé.Mais seulement 27 syndicats d'employés de soutien sur 45 ont fait de même.expliquait que ce n'était pas la loi 70 qui avait été à l'origine de la grève de 24 heures, mais plutôt l'écart entre les offres du gouvernement et les demandes syndicales.Il ajoutait que cette stratégie syndicale n'influencerait pas de façon décisive certains des aspects fondamentaux de la négociation, ni la masse salariale ($521 millions).Le partage de cette masse salariale est négociable, a rappelé M.Lévesque, mais à défaut d'un accord, le gouvernement pren dra les moyens pour préserver les bas salariés.Décret ou pas, le tout devra être réglé d'ici les vacances de Noel des parlementaires.Pour sa part, le ministre responsable de la négociation dans le secteur public, M.Yves Béru-bé, a laissé entrevoir divers scénarios.Une entente globale négociée à la table centrale des négociations pourrait suspendre l'application de la loi 70 qui impose une coupure uniforme de 19.45 pour cent des salaires de tous les employés au cours du premier trimestre 1983.Une telle entente pourrait se faire avec l'un ou l'autre des syndicats qui y verrait des avantages pour ses membres.Dans les rangs ministériels, le climat est encore à l'optimisme.L'un des membres du comité ministériel des négociations, M.Jean-Guy Rodrigue, signalait jeudi que le débrayage de la veille n'était, somme toute, qu'une manifestation d'insatisfaction et que la guerre n'était pas encore déclarée.« Si certaines instances syndicales révent du grand soir de la révolution, ils vont vite s'apercevoir que les travailleurs ne sont pas dupes.D'ailleurs, une grève générale dans le secteur public ne peut jamais durer longtemps.» Avec le nombre effarant de chômeurs et d'assistés sociaux que connaît le Québec, il serait bien étonnant que les prévilégiés du régime, ceux qui gagnent les meilleurs salaires et qui ont les meilleurs emplois, parviennent à provoquer un courant de sympathie, si minime soit-il, envers un changement de régime.Le gouvernement le sait et il fait tout pour les isoler face à l'opinion publique.Comme on le sah.les enseignants sont les salariés les mieux rémunérés du secteur public ($27000 et plus) tandis que les employés de soutien gagnent les plus petits salaires (de $13500 à $21000).Par sa proposition de « gel modulé » qui vise à maintenir le pouvoir d'achat des bas salariés (ils représentent le tiers des employés du secteur public), le gouvernement se donnait une arme facile pour diviser les rangs syndicaux.Les leaders syndicaux ont en effet toujours préconisé une reduction des écarts de salaire entre les hauts et les bas salaries Dans le reseau des Affaires sociales, celui qui compte le plus grand nombre de bas salariés, plus du tiers des établissements ont été paralysés par des débrayages.Mais on n'a pas de données par catégories de salaries sur la participation à la grève.Explications de Lévesque Jeudi, à l'Assemblée nationale, le premier ministre Lévesque La manifestation de mercredi sur la colline parlementaire aurait-elle prouvé qu'il y a une certaine division chez les différents groupes de syndiqués?LE PROJET DE LOI FÉDÉRAL S 31 fai accident de parcours chat du sac sortir Présenté en douce, la nuit, par la porte du Sénat, le projet de loi d'Ottawa bloquant la participation des provinces dans les entreprises de transport (S-31) serait passé presque inaperçu sans un accident de parcours du nom de Quebecair.Mais voilà le chat est sorti du sac.GILLES PAQUIN (de notre bureau d'Ottawa) Destiné à freiner les efforts croissants de la Caisse de dépôt et de placement du Québec pour prendre place au sein des conseils d'administrations des grandes compagnies canadiennes, le projet de loi Ouellet a eu le malheur d'accrocher aussi les ailes de Quebecair.Il n'en fallait pas plus pour dramatiser ses effets immédiats et ses conséquences à long terme.Ce qui s'annonçait comme un aride débat entre des administrateurs, des législateurs et des technocrates est subitement devenu un conflit émotif.Il mettait aux prises 800 personnes menacées de perdre leur emploi et des hommes politiques en mai de prouver qu'ils peuvent en procurer à leurs concitoyens frappés par le chômage.Les ministres Jean-Luc Pépin et André Ouellet se retrouvaient dans une situation très inconfortables.Ils se voyaient obligés d'expliquer que le dogme de la suprématie fédérale dans le domaine des transports interprovinciaux et internationaux ne met pas en péril la survie de cette ligne aérienne déjà malade.Leurs protestations de bonne foi ne suffisaient cependant pas à conjurer le spectre d'une nouvelle « affaire des Gens de l'air », d'un complot pour tuer Quebecair.Moins d'une semaine après avoir déposé son projet et avant môme qu'il ne se rende en deuxième lecture au Sénat, le cabinet fédéral est contraint d'y faire un premier accroc.Le gouvernement du Québec peut maintenir son contrôle sur Quebecair, annonce André Ouellet radieux et soulagé.La vraie cible En pratique le recul du cabinet est de peu d'importance.Le Québec ne retire comme seul avantage de sa main mise sur Quebecair que le douteux privilège d'y engouffrer d'autres millions, pendant qu'Ottawa conserve son pouvoir de vie ou de mort sur ce transporteur par l'octroi des lignes aériennes.Dans l'opinion publique cependant, le coup a porté.Au delà de Quebecair il est devenu évident que la portée de la loi est énorme et que la Caisse de dépôt du Québec risque aussi d'y perdre des plumes.sinon ses ailes.Le plus grand réservoir de capitaux du Québec avec ses $14 milliards d'actifs, la Caisse se voit menacée de perdre un important el lucratif champ d'investissement au Canada, celui des transports.La rentabilité des fonds de pension des Québécois, dont la caisse est fiduciaire, est susceptible de diminuer d'autant.Tout cela parce que, selon les mots de Jean-Luc Pépin.« il y a présomption que la présence dominante d'une province dans un transporteur interprovincial ou international crée des problèmes pour les autres ».On n'a cependant pas discuté de cette présomption avec les provinces avant de présenter le projet de loi.Sans doute pour la même raison que « la police ne prévient pas les criminels avant de les arrêter », a expliqué le parrain de la loi, M.André Ouellet.Pourtant les provinces directement touchées sont peu nom breuses puisque la Caisse est seule en son genre au Canada L'Ontario est bien sûr intéressée, mais pour d'autres raisons.Les démêlés de la Caisse avec la Commission des valeurs mobilières de cette province en témoignent.Cette année c'est $350 millions d'actions d'entreprises que la Caisse achètera.Cela portera son portefeuille à près de $3 milliards.Environ 10 p.cent de cette somme est dans le secteur des transports, note le conseiller juridique de l'institution, Me Jean-Claude Scraire.Selon lui, cette proportion est jugée nécessaire au maintien d'un certain équilibre dans les placements de la Caisse, pour en assurer la rentabilité.Au rythme normal de croissance de l'organisme, elle avait un actif de $5,3 milliards en 1976 contre $11 milliards l'an dernier, il ne sera plus possible de garder cet équilibre sous l'empire de la nouvelle loi.Ayant déjà atteint le plafond qu'entend lui imposer Ottawa dans le Canadien Pacifique, la Caisse ne pourra à toutes fins utiles plus investir dans le transport.En effet, si on exclut le CP et les sociétés d'Etat il ne reste plus de très grandes compagnies de transport au Canada.Nous devrons peut-être nous tourner vers les pays étrangers ou des secteurs moins intéressants, explique le porte parole de la Caisse.Curieux spectacle que celui d'un gouvernement central qui pratique la canadianisation d'une main, tout en contraignant de l'autre ses citoyens à investir à l'étranger.LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 NOVEMBRE 1982 [ m m .¦ m Le goût pouvoir Le premier ministre Trudeau a-t-il, oui ou non, l'intention de se retirer de la politique avant les prochaines élections?C'est le mystère de l'année, autour duquel tout un chacun parie.tandis que le Sphinx du 24 Sussex Drive continue à désarçonner les observateurs, en les lançant sur de fausses pistes qu'il s'empresse ensuite de brouiller.Un jour il s'en va.ou du moins le laisse entendre, mais il suffit que quelque dauphin trop pressé se montre le bout du nez pour que le premier ministre fasse volte-face et laisse entendre qu'il va rester.Après le tournoi constitutionnel, et alors qu'un Trudeau désabusé semblait lorgner vers la sortie, le ministre Chrétien crut son heure arrivée et eut la naïveté de rêver tout haut à la succession.mais se fit rabrouer de la belle façon par un premier ministre soudain regaillardi.Même scénario au dernier congrès du Parti libéral fédéral: l'ex-ministre John Turner rôdait dans les couloirs sous le feu des caméras, tel un prince héritier faisant le tour du propriétaire.Mais Trudeau fit bien en sorte d'indiquer qu'il a le parti en mains et qu'il reste bien en selle.Il pourra dire autre chose demain, mais force est de constater que dès qu'un rival fait mine de pousser la porte, Trudeau n'a rien de plus pressé que de la lui fermer au nez.Peut-être lui-même n'est-il pas vraiment décidé.Les hommes de pouvoir sont ainsi faits qu'ils préfèrent flairer le vent et reporter le plus possible leur décision finale.Mais en général, les hommes de pouvoir ne lâchent pas le pouvoir volontairement, parce que l'exercice du pouvoir est pour eux une façon de vivre et une passion irrépressible.(Le seul cas contraire dans l'histoire contemporaine est celui de De Gaulle.peut-être parce qu'il avait aussi la passion d'écrire, et qu'étant encore plus orgueilleux que les autres, il a voulu partir en beauté.) \u2022 \u2022 e Les allusions spontanées sont souvent plus révélatrices que les déclarations réfléchies.Ainsi, au beau milieu d'un discours improvisé à la fin du congrès libéral, M.Trudeau a laissé échapper une petite phrase qui en dit long.Vantant la diversité de son parti, il s'est écrié: «.et il y avait ici les très jeunes et les très vieux, et les autres qui sont au milieu, comme moi.(and those in beetween, like me)».Après quoi il a légèrement bafouillé, comme s'il s'était rendu compte de l'énormité de ce qu'il venait de dire: car même si l'on est en bonne santé et en grande forme, sur une échelle qui irait, disons, de 18 à 80 ans, 63 ans ce n'est tout de même pas l'âge médian! Mais c'est ainsi que se voyait Trudeau, ce qui pourrait indiquer qu'il n'a pas du tout, pour l'instant au moins, l'intention de se retirer: pense-t-on à la retraite quand on se perçoit instinctivement comme ayant 40, 45 ans.?\u2022 \u2022 \u2022 A Québec, le premier ministre Lévesque aurait pu avoir, en pareilles circonstances, la même réaction: M.Lévesque a beau avoir l'air marabout quand il est dans ses mauvais jours, et les menaces de démission ont beau être devenues chez lui une habitude, on sait bien qu'il ne partirait pas volontiers.Il suffirait que quelqu'un, dans les parages, fasse mine de vouloir le pousser vers la sortie pour qu'il retrousse ses manches.C'est le propre des hommes de pouvoir, en effet, que de ne pas tolérer de rivaux.On connaît la sourde méfiance \u2014 même si elle se double d'estime mutuelle \u2014 qui existe entre M.Lévesque et ceux qui auraient la stature et probablement l'ambition de lui succéder, Jacques Parizeau par exemple.Le seul dont M.Lévesque a toléré qu'on le qualifie de «dauphin», ce fut Pierre Marois, mais celui-là était non pas un rival mais un disciple soumis, qui avait poussé la dévotion jusqu'à imiter le style et les intonations du patron.Mais ne pas tolérer de rival, c'est en même temps refuser de préparer la relève.Et l'on voit ce qui arrive quand des chefs de ce genre disparaissent: pendant un temps c'est le vide, le chaos, les héritiers qui s'affrontent.Trudeau et Lévesque régnent tous deux sans rival, mais pour chacun d'eux, il y a eu un match nul.sans vainqueur: celui qui les oppose l'un à l'autre.Ce sont, pour ainsi dire, des adversaires.inséparables.En se combattant, ils se stimulent mutuellement.Certains prévoient même que si le PQ saute dans l'arène fédérale, cela pourrait décider Trudeau à rester pour cette autre bataille à finir.Mais Lévesque, comme Trudeau, restent démocrates, gouvernent en équipe et tolèrent l'opposition.Ce qui ne fut pas le cas à Montréal, où le goût du pouvoir-\u2014 et du pouvoir absolu \u2014 a atteint des sommets sans précédent.Jean Drapeau non plus n'a pu se résoudre à renoncer au pouvoir.mais dans ce cas la chose a des aspects pathétiques, car contrairement à Trudeau et à Lévesque qui sont encore en pleine forme, M.Drapeau, lui, a été éprouvé par la maladie.\u2022 \u2022 \u2022 Ah, ces hommes de pouvoir.Pour eux, la retraite est synonyme de dépérissement, de dévalorisation, de perte de statut, de mort en somme.Qu'on ne s'étonne pas de voir que c'est précisément ce type d'hommes qui votent des lois ou des «chartes des droits» interdisant la retraite obligatoire, et cela à une époque où le quart des jeunes sont en chômage, où le marché du travail se rétrécit et où les mises à pied affectent les derniers embauchés, et après que les syndicats à travers le monde eurent mené de longues batailles pour l'abaissement progressif de l'âge de la retraite.C'est pour eux-mêmes, dirait-on, que ces politiciens votent ce genre de loi, en essayant de nous faire croire que le droit de s'accrocher à son emploi jusqu'à l'extrême limite constituerait un droit fondamental.(Et le droit des jeunes à un emploi, alors?Et celui des femmes exclues du marché du travail?).Les femmes, même celles qui ont eu des vies professionnelles très actives, réagissent en général beaucoup plus sainement face à la retraite, parce qu'elles ont gardé l'habitude de valoriser les relations interpersonnelles et les valeurs reliées à la vie privée.Pour une femme, une journée à la maison n'a rien d'un pensum, les tâches gratuites ne sont pas nécessairement dévalorisantes, et elle ne se définit pas seulement en fonction de son statut social.Ce n'est sûrement pas par hasard que les (rares) critiques que j'aie entendues, concernant la loi Lazure qui interdit la mise à la retraite obligatoire, soient surtout venues de femmes.de femmes âgées comme de femmes jeunes, ainsi que de cette minorité \u2014 mais qui est, grâce au ciel, une minorité grandissante \u2014 d'hommes qui s'intéressent à leur vie familiale et affective et qui ont des intérêts diversifiés.: i i » I Slï 1 V / ni > Un guide vacances sur la Floride le samedi 27 novembre dans A 8 SUR L'ACTUALITE AU COMITÉ DES PRIORITES L'éviction de Mme Marois met en péril la cause des femmes « On ne peut s'empêcher de constater que la reconnaissance des aspirations légitimes des femmes dans la société québécoise n'aura duré que le temps des roses », écrivait la semaine dernière la présidente du Conseil du statut de la femme.Claire Bo-nenfant.au premier ministre René Lévesque.LOUIS FALARDEAU (de notre bureau de Quebec) Elle réagissait alors à la décision, annoncée lors du dernier remaniement ministériel, le 9 septembre, d'écarter la ministre déléguée à la Condition féminine, Pauline Marois, de l'important Comité des priorités.Pour comprendre la colère de Mme Bonenfant.il faut faire un peu d'histoire.Rappeler d'abord que M.Lévesque profitait du remaniement de septembre 79 \u2014 à quelques mois du référendum, faut-il le rappeler \u2014 pour créer un ministère d'Etat à la Condition féminine.La première titulaire.Lise Payette, devenait également membre du Comité des priorités.Le premier ministre expliquait alors qu'il voulait « donner un stimulus additionnel à la mise en place de (la) politique d'égalité et d'indépendance pour la Québécoise».La ministre, ajoutait-il.aura son mot à dire dans les priorités, elle va être « remarquablement mieux équipée qu'elle ne l'était ».Au dernier remaniement.M.Lévesque abolissait la structure des ministres d'Etat et les remplaçait par des présidents de comités ministériels.Ces personnes, annonçait-il.formeront le Comité des priorités, qui sera maintenu et renforcé.Il se réunira régulièrement et sera assisté d'un petit secrétariat spécialisé.Son rôle sera d'assurer le mieux possible la cohérence de l'action gouvernementale et de proposer des orientations générales, en même temps que des priorités, aussi bien budgétaires que législatives.Le Comité des priorités était donc appelé à jouer un rôle encore plus important.Et comme par hasard, Mme Marois en était excluse, en même temps que disparaissait le Comité ministériel de la Condition féminine.Le ministre Jacques-Yvan Mo-rin, également exclus, malgré son titre de vice-premier ministre, obtenait rapidement sa réintégration.Mais pas Mme Marois.Malgré une première protestation du Conseil du statut de la femme, tout de suite après le remaniement, et bien qu'elle soit allée la quémander au premier ministre.Comme Mme Marois ne peut rendre compte de son entrevue avec le premier ministre et puisqu'il n'a toujours pas répondu à la présidente du CSF, on ne connaît pas les raisons qui expliquent ce geste.Et c'est peut-être ce qui est le plus grave, commente Mme Bonenfant.Ça ne coûte rien.Alors ça ne peut être qu'une manifestation fondamentale, viscérale, de ce que les femmes comptent pour bien peu pour ce gouvernement.Le Comité d'action politique des femmes du Parti québécois a également protesté, quoique plus discrètement.Le geste du premier ministre était dénoncé dans le rapport soumis et adopté au dernier Conseil national.Mais personne n'a posé la moindre question, n'a fait le moindre commentaire, se rappelle, déçue, la porte-parole du Comité.Lyne Marcoux.Le groupe a également écrit à M.Lévesque et n'a toujours pas reçu de réponse.« Le dossier des femmes n'était déjà pas prioritaire au gouvernement, dit-elle.Mais au moins leur point de vue pouvait être exprimé par Mme Marois sur toutes les questions importantes.Là on lui enlevé même le droit d'être entendue.» La première intéressée ne cache pas sa déception même si la solidarité ministérielle la force à être prudente dans ses déclarations.«Je croyais devoir y être et je l'ai dit au premier ministre.Il y a des risques, en effet, que le dossier des femmes soit moins présent, mais je suis prête à pousser au maximum en me servant de tous les instruments que j'ai en mains », nous a-t-elle dit, lors d'une entrevue, cette semaine.« Il y a un risque, je le sais.Mais je relève le défi.Et dans un an ou deux je devrai faire un constat d'échec ou de réussite.» Ces instruments, c'est cette vice-présidence du Conseil du trésor qu'elle a reçu, en prix de consolation, au dernier remaniement, et ce Comité ministériel qu'on lui a donné la permission de rebâtir.Et puis, elle sera invitée aux réunions des autres Comités.Elle dira par ailleurs qu'elle ne voit pas la décision de M.Lévesque comme un geste de non-confiance.« Les discussions qu'on a eues me confirment dans cette approche », ajoute-t-elle.Mais il reste que sa position ne peut être qu'irrémédiablement affaiblie.C'est ce qu'ont compris quatre des sept membres de son cabinet qui lui ont remis leur démission.Elles auraient voulu qu'elle se batte, qu'elle fasse un éclat.Elles croient que les femmes ne peuvent utiliser que la manière forte pour faire valoir leurs droits.l i 1 I ¦«V ~- 1 3BL mm .>, -MM i.photothèque LA PRESSE Mme Pauline Marois, ministre déléguée à la condition féminine, préfère la discussion, la conciliation, le compromis, à la manière forte.C'était le style de Mme Payette, pas celui de Mme Marois.Elle préfère la discussion, la conciliation, le compromis.Et le départ de ses collaboratrices affaiblit encore sa position.Comme la lettre de Mme Bonenfant, qui met en évidence l'humiliation que M.Lévesque lui a fait subir.« C'est vrai, reconnaît cette dernière.Et je le regrette.Mais j'ai des responsabilités auprès des femmes.Je ne peux pas me taire.» On comprend la colère et l'indignation de Mme Bonenfant.On n'a pas besoin de lui faire un dessin pour qu'elle saisisse toute la portée du geste de M.Lévesque.Elle sait bien qu'à moins que les femmes ne réagissent avec force, le dossier de la condition féminine risque de se retrouver sur une tablette.Les acquis des dernières années sont trop précieux \u2014 et il reste tant à faire.Les auteures d'« Egalité et indépendance » n'ont pas le goût de laisser faner leurs lauriers.La décision de M.Lévesque et le silence qui l'a accueillie dans le monde politique ne prouvent qu'une chose: les mentalités n'ont pas vraiment changé sur la colline parlementaire.On épouse la cause des femmes quand elle vaut son pesant de votes.On fait des beaux discours sur l'égalité photothèque LA PRESSE Mme Claire Bonenfant, présidente du Conseil du statut de la femme, sait que les femmes doivent réagir avec force, si- non.parce que c'est la mode.Mais quand vient la crise, on oublie tout ça pour passer aux choses sérieuses.LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 NOVEMBRE 1982 AUX YEUX DE LEURS CONFRÈRES DU QUÉBEC Les libéraux fédéraux, des néo-démocrates « Oui, il est exact que les militants du Parti libéral du Québec sont plus à droite que les militants du Parti libéral du Canada, encore que je n'aime pas trop ces qualificatifs de droite et de gauche.Mais c'est un fait qu'il y a des différences notables de philosophie socio-économique entre les deux groupes ».C'est ce que conlie un permanent du PLQ.Libéraux provinciaux et fédéraux, quoiqu'on disent leurs adversaires, sont différents et lorsqu'on les interroge là-dessus, les « provinciaux » n'essaient pas de le cacher.Les divergences en matière de constitution sont bien connues.Déjà apparentes sous Jean Le-sage, puis sous Robert Bourassa, elles ont atteint leur point culminant lorsque Claude Ryan a refusé de se rendre à Ottawa pour les cérémonies marquant le rapatriement de la constitution canadienne.Mais c'est sur le plan socio-économique, surtout, que les deux partis politiques se différencient le plus.Il suffit d'avoir assisté, coup sur coup, aux deux grands congrès qu'ont tenu les libéraux ces derniers temps, celui du PLQ en septembre et celui du PLC la week-end dernier, pour déceler les différences idéologiques.Au Québec, on sent un virage vers la droite.Le parti qui a mis au monde Sidbec, la Société générale de financement et qui a nationalisé l'électricité ne veut plus d'interventions étatiques, renie presque certaines des initiatives de sa propre Révolution tranquille.A Ottawa, le congrès s'est tenu quelques jours à peine après que Pétro-Canada eût acquis BP, environ deux ans après l'achat de Petrofina.La majorité des résolutions de nature économique présentées à Québec dénonçaient l'ingérence de l'Etat.A Ottawa, au contraire, les résolutions venant de tous les coins du pays réclamaient l'appui de l'Etat pour ceci ou pour cela, dans à peu près tous les domaines.Superficiellement, on pourrait croire qu'une telle différence est due uniquement au fait qu'à Québec les libéraux sont dans l'opposition, tandis qu'ils ont le pouvoir à Ottawa.Les fédéraux vou- draient donc profiter le plus possible de la manne gouvernementale.Mais selon les stratèges libéraux du Québec, la différence est plus fondamentale que cela.Le PLC, fait-on remarquer, a toujours attiré, au Québec, ceux qui dans d'autres provinces sont de pensée néo-démocrate.Des gens qui ne sont pas réellement socialistes, mais plutôt partisans du capitalisme d'Etat.Ces gens ont également déjà contrôlé le parti libéral dans les années 60.Les têtes d'affiches comprenaient non seulement les René Lévesque et compagnie, maintenant souverainistes, mais également des fédéralistes de gauche comme l'ancien ministre Eric Kie-rans.De nos jours, les Kierans ne fréquentent plus guère le PLQ.Le parti est avant tout pragmatique.Et la conjoncture ne se prête pas à la diffusion des idées de gauche.D'ailleurs, note-t-on au PLQ, même le Parti québécois connaît un virage à droite.Cela explique, selon eux, que le NPD n'a jamais pu percer au Québec.Cela expliquerait également que les libéraux ne réussissent pas à s'implanter dans l'Ouest du pays où ceux qui sont sociaux-démocrates votent NPD et les autres, conservateurs.On affirme même, au Parti libéral du Québec, que si les « vrais militants » du Québec avaient été consultés, ils auraient dit non à Petro-Canada.Ils sont généralement plus critiques à l'égard de l'establishment de leur parti.A noter que les délégués au congrès provincial n'ont payé que $25 de frais d'inscription.Il en coûtait $190 à Ottawa.C'est dire que le congrès des fédéraux était, à ce point de vue tout au moins, plus « sélectif ».Se définir face aux conservateurs Autre distinction d'importance : il n'y a pas de parti conservateur au Québec, si ce n'est l'embryon qui vient de se manifester.Il y a donc un certain nombre d'électeurs québécois qui votent conservateur au fédéral et libéral, au provincial.Si jamais le Parti conservateur du Québec devait percer, le PLQ devra mieux se démarquer sur sa gauche et sur sa droite.Il ne pourra plus alors se dire le regroupement de tous les fédéralistes.Pour le moment les libéraux du Québec sont passés du centre gauche de l'époque Le-sage au centre droite.Ils reconnaissent eux-mêmes suivre en cela le courant nord-américain des années 80.LE PROJET DE CREER UN CONSEIL DE PRESSE NATIONAL L'opiniâtreté du ministre Fleming aura-t-elle raison de la résistance des éditeurs?; ^ Le projet du ministre d'Etat ™ au multiculturalisme, M.James Fleming, d'établir un conseil consultatif de la presse canadienne ennuie les éditeurs de journaux.Depuis que le ministre fédéral a annoncé son projet, au printemps dernier, les boucliers se sont levés d'un bout à l'autre du pays pour dénoncer vigoureusement'cette idée qui, selon certains, constituerait une grave entrave à la liberté de la presse.Affichant une opiniâtreté surprenante, le ministre Fleming n'a pas lâché prise.Face à un quatrième pouvoir hérissé par ses propositions qui découlent, comme on le sait, des recommandations de la commission d'enquête Kent, l'ex-journaliste ; ne bronche pas.Impavide, il a \u2022 même eu l'audace d'affronter les éditeurs réunis en congrès l pour leur annoncer qu'il ne céde-J ra pas d'un pouce sur cette ques- ?tlon.On saura cet hiver s'il a l tenu sa promesse, alors qu'il dé-t posera son projet de loi définitif i aux Communes.L'intention du ministre d'Btat au multiculturalisme est fondamentalement généreuse.Il veut, dit-il, préserver et favoriser la liberté, la diversité et la qualité de la presse quotidienne au pays.Parmi les différents moyens qu'il préconise, il y a notamment la création d'un conseil national de presse, indépendant de toute ingérence politique, qui agirait comme chien de garde de la presse quotidienne du pays.Investi d'une autorité morale (il sera dépourvu de pouvoirs à caractère judiciaire), le conseil de presse ne sera efficace que dans la mesure où la presse et le public lui accorderont attention et intérêt.Cette presse quotidienne, faut-il le rappeler, est excessivement concentrée.Le marché anglophone est contrôlé aux deux tiers par trois importantes chaînes de journaux.Trois autres groupes de presse dominent les neuf dixièmes du marché francophone.De toutes les démocraties occidentales, le Canada est le pays où la concentration des journaux est la plus forte.Selon ce qu'a révélé le ministre, ce conseil de presse serait composé de 10 membres à temps partiel pour chacune des cinq régions du pays, soit au total 50 personnes.Trois d'entre eux représenteraient les éditeurs, trois autres les journalistes et, ensemble, ils choisiraient quatre rfcem-bres du public dans chacune des régions.On remarquera ici Luc le public, auquel s'adresse prioritairement ce conseil de presse, se trouve finalement sous-repré-senté par rapport aux journalistes et aux patrons de presse réunis.Le Conseil de presse du Québec à cet égard n'est guère plus original puisque pour sept représentants du public on trouve six journalistes et six patrons.Fait à signaler, et c'est peut-être là une des principales faiblesses de la proposition du ministre Fleming, les médias électroniques et la presse hebdomadaire ne seront pas tenus de faire partie de ce conseil national.De fait, seuls les quotidiens qui n'appartiennent pas déjà à un conseil de presse provincial ou régional seront soumis aux décisions du conseil national.On voit d'ici la confusion qui risque de s'ensuivre dans l'esprit du public.Qu'adviendra-t-il des plaintes du public qui sont adressées au mauvais endroit?Pour assurer l'efficacité des divers conseils, faudra-t-il aussi instituer un centre de répartition des plaintes?Le conseil de presse national aura à sa tête un président et un vice-président qui seront nommés par le gouvernement, seulement si le conseil ne parvient pas à faire les nominations dans les trois mois suivant la promulgation de la Loi.Leurs successeurs seront choisis par le coraeil, choix qui ne sera assujetti qu'au critère de l'équilibre linguistique.Le financement de l'organisme sera assuré par une fondation créée par le gouvernement fédéral qui se dit prêt à y engager une somme de $20 millions.Ce mode de financement évitera au conseil de quémander des fonds au gouvernement, de telle sorte qu'il sera, en apparence comme dans les faits, indépendant de toute influence politique.On pourrait demander toutefois au ministre comment il se fait qu'un organisme jouissant d'une telle autonomie soit déjà saisi d'une « commande » de la part d'Ottawa, soit l'étude du cas des propriétaires de quotidiens qui possèdent des hebdomadaires dans une même région.Le mandat du conseil de presse national ne se limitera pas à l'étude des plaintes du public sur les reportages ou aux commentaires parus dans les quotidiens.Il consistera également à favoriser les débats publics, à appuyer le travail des conseils de presse existants, ainsi qu'à présenter tous les deux ans un rapport sur la situation des quotidiens basé sur les recherches et analyses qu'il aura effectuées.Ce qui agace particulièrement les éditeurs de journaux, c'est le fait que le gouvernement d'Ottawa leur force littéralement la main.Ils préféreraient évidemment le volontariat à la coerj;-tion.Le Conseil de presse fr.i Québec est sensiblement ,du même avis.Les conseils de presse, affirme-t-il en substance, ne sont pas l'affaire de l'Etat.Ils doivent plutôt être le résultat des initiatives prises par les journalistes et les dirigeants des organes d'information.Ces points de vue ne sont certes pas dénués de fondement.On peut cependant se demander pourquoi les éditeurs et les journalistes tardent tellement à créer de tels conseils dans leurs provinces où leurs régions.Il n'existe actuellement que trois conseils de presse provinciaux au Canada: au Québec, en Alberta et en Ontario et l'adhésion à ces conseils se fait sur une base volontaire.Moins du tiers des 117 quotidiens du pays relèvent de conseils de presse.Avec l'adhésion récente de trois quotidiens ontariens au conseil de presse de l'Ontario, dont le prestigieux Globe and Mail de Toronto, on sent que la banquise se fragmente.Comme en Grande-Bretagne au début des années '50, lorsqu'une commission royale d'enquête a recommandé la création d'un conseil de presse national, les éditeurs font la grogne.Avec le temps, ils s'apaiseront sans doute et qui sait, reconnaîtront-ils plus tard, comme Pex-rédacteur en chef du London Times, que l'organisme « a sensiblement aidé à rehausser la-qualité du journalisme », en pliy de contribuer à réduire l'hosfflité lasorphoto PC James Fleming, ministre d'Etat au multiculturalisme.dont la presse est souvent l'objet.Dans ce débat, enfin, il est malheureux de constater que le public est en quelque sorte tenu à l'écart.Les groupes de pression ne se sont à peu près pas intervenus sur cette question qui devrait les intéresser au premier chef.Serait-ce, comme le faisait remarquer le ministre Fleming, que « ceux qui se croient des vie- , times ne veulent se plaindre ;y qu'aux gens qui eikfont des vie- r times.?1 W \u2022 « A 9 SUR L'ACTUALITÉ LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 NOVEMBRE 1982 'H' - U GÉNÉRATION SACRIFIÉ jeune Québécois sur deux condamné au chômag -¦ \u2014*.La crise a des conséquences tragiques pour les jeunes qui se cherchent un emploi.photothèque LA PRESSE 1 Avoir 20 ans aujourd'hui au Québec, ça n'est pas un cadeau! « C'est vrai que ça n'est pas facile d'avoir vingt ans de nos jours.Ce n'est pas pour rien que le taux de suicide est si élevé chez les jeunes Québécois, qu'il est devenu la deuxième cause de PIERRE VINCENT (de notre bureau de Québec) mortalité après les accidents de la route», fait valoir le sociologue Jacques Lazure.1 193 000 Québécois ont entre 15 et 24 ans.Un peu moins d'un tiers sont aux études.Les autres travaillent ou se cherchent un emploi.187 000 jeunes de 15 à 24 ans étaient en chômage à la fin de l'été.23,6 p.cent, contre 13,8 p.cent à la même période l'an .dernier.Sur les 110 915 étudiants qui se sont présentés, cet été, dans les 700 postes de Placement-étudiant, seulement 8 591 ont trouvé un emploi.Un nombre incalculable de jeunes ne voient plus le jour où ils pourront se trouver un premier emploi.Au début de l'été, l'aide sociale comptait pour la première fois plus de 80 000 personnes âgées de moins de 25 ans, aptes au travail pour la plupart, qui n'ont d'autres choix, pour subsister, que l'assistance sociale à $142 par mois.Le problème est mondial, donc trop gros pour que nous puissions le résoudre, soutiennent les gouvernements en guise d'excuse.C'est vrai que les jeunes du Québec ne sont pas seuls au monde à vivre des situations désastreuses.Les experts de l'UNES-CO constatent qu'«on demande aujourd'hui aux jeunes, alors qu'ils sont les derniers embauchés et les premiers licenciés, de porter une part trop lourde du fardeau de l'austérité croissante qui affecte le monde entier.Concrètement, cela veut dire que nous sommes sans doute en présence de jeunes qui, pendant quelques années du moins, ne pourront trouver de premier emploi, ni jouir du sentiment de sécurité que confère le fait de reproduire les archétypes professionnels de la génération précédente ».Claude Charron, dans son « testament politique », a eu l'honnêteté de le reconnaître: « Les responsables du chômage photothèque LA PRESSE Des jeunes ne pourront trouver de premier emploi pendant quelques années, ni jouir du sentiment de sécurité qui en découle.catastrophique que rencontrent les jeunes, aujourd'hui, c'est nous, les 35-50 ans, avec la complicité du mouvement syndical.Nous avons profité de la Révolution tranquille pour nous syndiquer, surtout dans le secteur public, jusqu'au cou.Nous nous sommes donné des conventions collectives assurant des conditions de travail faramineuses, une sécurité d'emploi quasi-intouchable.Et pire, nous essayons nous-mêmes de pousser sur les plus vieux en voulant les mettre à la retraite anticipée, comme s'ils étaient responsables du chômage.Si les jeunes ne peuvent entrer sur le marché du travail, c'est que la génération des 35 ans les en empêche, même si, bien souvent, les jeunes feraient mieux qu'eux.» L'économiste Pierre Fortin évalue la sous-utilisation des ressources humaines chez les moins de 25 ans à au moins 40 pour cent.Le double de l'an passé.Et vraisemblablement moins que Tan prochain.« Nous sommes en train de gaspiller toute une génération de jeunes », disent les sociologues, tandis que les évêques s'écrient: «Les fils et les filles de la société d'abondance sont, dans une large mesure, réduits à la pauvreté et à la misère.» A propos des perspectives d'avenir des jeunes, à peu près tout le monde tient des propos pessimistes.Alarmistes.Sociologues, économistes, fonctionnaires, politiciens, moins de 30 ans, plus de trente ans, bref, toutes ces dizaines de personnes rencontrées par LA PRESSE, au cours d'une longue enquête sur la question, arrivent à la même conclusion: la crise a des conséquences tragiques pour les jeunes.« Non seulement n'y a-t-il plus d'emploi pour les jeunes, mais, pire, il n'y a plus de projets.Plus d'espoir», dira l'ex-député pé-quiste Guy Bisaillon, qui a eu l'impression, lors de sa tournée provinciale pour « vendre » son projet de service civique, que le désabusement avait atteint un point de non-retour chez les jeunes.Si rien ne change à court terme, pour bientôt un jeune Québécois sur deux, les perspectives d'avenir seront les maigres prestations de bien-être social ou bien les très éphémères chèques de l'assurance-chômage.« Et le pire, c'est que tout ça arrive à ceux à qui l'on avait promis le plus! », constate André Belle-rive, orienteur à l'université Laval.Chômeur ou assisté social, bel avenir! Bel héritage laissé aux jeunes par les faiseurs de révolution tranquille! \u2022 Aujourd'hui, même instruit, on peut chômer La crise actuelle ne fait que mettre en lumière un problème de chômage-jeunesse qui s'éternise depuis dix, quinze ans, selon Jacques Lazure.« Cette situation chronique de dépendance et de pauvreté sociale chez les photothèque LA PRESSE Notre système scolaire, qui est un énorme échec, est responsable de la situation, selon le sociologue Jacques Lazure.jeunes a commencé à exister il y a une bonne dizaine d'années.Par la faute de notre système scolaire, qui est un énorme échec: 60 p.cent des jeunes n'étudient pas au-delà du niveau Secondaire, notamment parce qu'ils sont économiquement et culturellement défavorisés.La pauvreté engendre la pauvreté et ia sous-culture perpétue la sous-culture », soutient le sociologue.Ce qu'il y a de nouveau, aujourd'hui, c'est que, même instruit, on peut chômer.Bardés de diplômes pour enseigner avec compétence dans des CEGEPs et même dans des universités ou pour diriger avec imagination des CLSCs ou des hôpitaux, les finissants d'aujourd'hui trouvent de plus en plus souvent des portes closes.Maintenant que les réseaux de l'Education et des Affaires sociales, ainsi que la Fonction publique sont à toutes fins utiles fermés aux nouveaux venus, où est-ce qu'il pourra bien aller le diplômé en philosophie, en histoire, en géographie, en sciences politiques, en sciences sociales ou en sciences médiévales?Et cet autre diplômé en génie, où pourra-t-il trouver de l'embauche maintenant que les sociétés jadis prospères n'ont plus les moyens de se lancer dans des méga-projets, dans de nouvelles Baie James?Et cet étudiant en informatique, qui se croit assuré de son avenir, quelle excuse va-ton lui inventer pour lui expliquer que, faute d'argent, l'informatisation des services ne se fera pas comme prévu, que, par exemple, l'annuaire téléphonique à boutons est au-dessus de nos moyens?« Le diplôme ne constitue plus comme jadis une police d'assurance-travail, constate André Bellerive du service d'orientation et de counselling de l'université Laval.Alors que les diplômés d'hier faisaient parader les employeurs dans les universités et se choisissaient l'emploi le plus plaisant, que même les «pas bons» se trouvaient un emploi, les diplômés d'aujourd'hui se livrent une concurrence de plus en plus forte, ils doivent se battre pour avoir un job.Comme dans le temps des années 50.« Il semble bien évident que les prochains diplômés universitaires devront de plus en plus, à l'avenir, faire tout autre chose que ce pour quoi ils auront été formés.Cela dit, ajoute André Bellerive, il demeure toujours vrai de dire que s'instruire, c'est s'enrichir; le diplôme ça demeu- re toujours la meilleure police d'assurance-travail.» Mais, munis d'une « police » d'assurance-travail ou pas, les listes des jeunes sans travail s'allongent.Tous ces jeunes risquent à plus ou moins long terme, comme le rapportent les experts de l'UNESCO, de devenir des « spectateurs de leur propre décadence.» «Après la contestation politique, la révolte des jeunes et les mouvements pour changer la vie des années 60 et 70, peut-on lire dans un document de l'UNESCO sur la Jeunesse dans les années 80, les jeunes se sont aujourd'hui totalement repliés sur eux-mêmes.Il est significatif que très peu de jeunes croient pouvoir exercer une influence quelconque sur leurs conditions de vie.Le manque de foi dans l'avenir a laissé place à la conviction que l'épanouissement personnel est plus important que tout.Le résultat est l'augmentation de la consommation, des phénomènes comme les cultes orientaux, le jogging, la nourriture macrobiotique, le culturisme, etc., ainsi que toute une série d'activités de loisirs nouvelles qui semblent uniquement vouées à la découverte de nouveaux plaisirs toujours plus raf- finés et à un mode de vie décadent.» Plus près de nous, le sociologue Fernand Dumont renchérit: « A long terme, ce traumatisme pour les jeunes risque d'engendrer un manque de confiance en leur société, un repli sur soi.Contrairement aux jeunes des années 60-70 qui rêvaient de réaliser de grands projets pour toute la collectivité (réformes sociales, projet de souveraineté politique), ceux des années 80 vont certainement être tentés de se dire «à chacun pour soi».En fait, nos rêves d'hier se sont usés: il faudra ajuster notre idéal de justice sociale à nos nouveaux moyens financiers, et, dans le cas de l'idéal politique, il faudra bien renouveller notre pensée, trouver les raisons profondes qui nous ont conduit à cet idéal, les réévaluer au besoin.» Robert Ladouceur, 24 ans, responsable d'un organisme préparant l'Année internationale de la jeunesse de 1985 au Québec, résume à sa manière: «Nous sommes devenus individualistes à outrance, pragmatiques au point de ne plus nous permettre de rêver, pessimistes face à l'avenir au point de ne pas vouloir faire d'enfants, convaincus que beaucoup d'entre nous périront dans une guerre mondiale.Je connais plein de jeunes de mon âge qui en sont réduits à regarder Boubou et le Ciné-quizz en pyjama.» LUNDI: les jeunes sont un sous-prolétariat.photothèque LA PRESSE A long terme, les jeunes peuvent développer un manque de confiance en leur société, selon le sociologue Fernand Dumont.\u2022 Taux d'intérêt élevé \u2022 Sécurité du capital et des Intérêts \u2022 Aucun coût \u2022 Taux d'intérêt garanti \u2022 Souplesse dans le paiement des Intérêts Conseillers | jfpanciers à votre 9 k\\ service \u2022i Intérêts versés annuelle ment* Période de S ans.Dépôt minimum 500».D'autres certificats a des taux différents sont offerts pour des périodes allant de 30 jours à 5 ans.Tsux sujets à m m ¦ ¦ ^mWM \u2022 TRUST GENERAL confirmation.Montreal 'University \u2022 Montreal Place Ville Marie 'i-.l \u2022\u2022\\:V \u2022 \u2022 CLASSE \"C\" (lavage de vitres intérieures et extérieures en hauteur) 7.55 S/Heure 7.15 S/Heure 8.05 S/Heure Tel que prévu au décret du 24 février 1982 De plus, suite à !a négociation et à l'entente intervenue entre l'Association des entrepreneurs en services d'édifices et l'Union des employés de service.Local 298.(F.T.Q.) les changements suivants ont été apportés au décret do l'entretien JOURS DE MALADIE a) Lernployé(e) malade a maintenant droit au paiement de congé-maladie dès sa première journée de maladie b) L'employé(e) qui.au 31 octobre, a accumulé plus de 12 jours (et non plus de 15 jours) a droit de se faire rembourser la valeur des jours excédentaires (L'employeur doit aviser chacun de ses employé(e)s du total des jours accumulés et ceci avant le 30 novembre) VACANCES L'employé(e) qui justifie 10 ans de service et plus, a droit à 4 semaines de vacances et le salaire est 8% Le décret est surveillé par le: Comité paritaire de l'entretien d'édifices publics, région de Montréa 110 boul.Crémazie Ouest, suite 719, (métro Crémazie) Montréal, Québec H2P 1B9 Pour obtenir une copie du décret de l'entretien d'édifices, 384-6640 composez: Conformément à la loi des décrets de convention collective, le Comité paritaire est formé de l'Union des employés de service, Local 298, (F.T.Q.) et de l'Association des entrepreneurs en services d'édifices.V.' .il /.y.4 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 13 NOVEMBRE 1982 ft N TRIE P(ïi \"Ailleurs il y a des spéciaux, mais juste pour un temps limité, ici tout est toujours à meilleur marché/' M.et Mme André Tremblay de St-Hubert.m II \"A notre première visite chez Héritage on a été choqué de voir qu'on payait si cher ailleurs\".M.et Mme Léo Tardif de Bishopton.''C'est avantageux, c'est une solution logique\".M.et Mme Robert Poirier de Laprairie.\"Les fruits et légumes, ça c'est ^yg^ un point fort\".M.et Mme Etienne Giovanetto de St-Hubert.I .m ¦ D'ALI M IE NTATI0 N Des prix comme ça, je croyais que ça n'existait pas\".M.Roger Roy de Rock Forest.\"Il n'y a personne qui peut com pétitionner avec les prix d'Héritage\".M.Réal Baillargeon de Compton.\"Avec l'économie qu'on fait, on se paie un dînera deux\".M.William Culhane de Candiac.\"D'après moi, et ?'jjgj d'après les gens, ca fait du bien dans 0 le quartier un magasin comme Héritage\".Mme Hélène Tremblay de Montréal.& \"Les prix nous forcent à revenir' M.et Mme Alain Roy de Sherbrooke.\"Les prix des marchés réguliers sont écrits sur les cartes, alors on voit vraiment combien on economise it M.Rony Rokach de Montréal.\"Aux caisses c'est rapide, on attend jamais Mme Jeannette Desqroseiilers de Gatirieau.\"Les produits ne sont pas placés comme dans les autres magasins, ici on a une plus grande facilité d'accès\".M.et Mme F.Dipietro de St-Léonard.\"À cause de la grandeur du magasin, de la largeur des allées on ne se bouscule pas.C'est facile de faire son épicerie\".M.Benoît St-Laurent et Mlle Marlène Jimenez de Hull.\"Les produits laitiers, le pain, les liqueurs, les céréales, les conserves, ma femme aime bien ça parce qu'il y a beaucoup de choix\".^ M.et Mme Honoré Brossard de St-Hubert.O'ALIMéA, \"Pour la différence de prix, ça vaut la peine de faire un petit effort en emballant nous-mêmenos provisions\".M.Daniel Vaillancourt de Sherbrooke.\"Les viandes sont belles, bonnes et pas chères\"./ Mme Anna Tessier de Hull.\"Les fruits et légumes sont parfaits, je n'achète plus rien aux marchés extérieurs\".Mme Brigitte Bisson de St-Hubert.\"J'ai suggéré à plusieurs personnes de venir chez Héritage.Tous ceux qui sont venus m'on dit \"merci, on va revenir souvent\"\".M.et Mme Richard Dubois de Ste-Anne-des-Plaines.Heures d'accueil Lundi fermé Mardi, mercredi de9hà18h Jeudi, vendredi de 9 h à 21 h Samedi de9hà 17 h 3565, boul* Taschereau, Saint-Hubert 7640, bouL Viau, Saint-Léonard 361 ouest, boul.Moloney, Gatineau 470, rue Wellington, Sherbrooke "]
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