La presse, 4 décembre 1982, D. Sports
[" ^-Pierre Gobeil répand.Devant l'ampleur demeurée que certains se plaisent à donner à mon implication dans le match Leonard-Duran et dans la boxe en général, je n'ai d'autre choix que de demander d'être relevé de mes fonctions de directeur des sports.Plus que mon honnêteté, il sera bientôt question, au train où la campagne s'orchestre, de la crédibilité de mes confrères de la division des sports.C'est inadmissible et je ne le laisserai pas faire.J'ai trop de respect pour eux, trop de respect pour tous les journalistes de notre journal, pour mes collègues de la direction de l'information, trop de respect surtout pour LA PRESSE, où j'oeuvre comme directeur des sports depuis bientôt quatre ans.J'ai 49 ans.Depuis l'âge de 14 ans, j'ai fréquenté tous les gymnases de boxe.Depuis plus de 20, dont 10 ans à titre de directeur de service, j'exerce le métier de journaliste du sport.Pas un secteur.d'information qui met en cause l'avenir du pays ou de la planète.Un secteur qui a son monde à lui et dont je suis.Le domaine de la boxe n'a pas de secret pour moi.J'y ai tout étudié: les techniques de combat, les talents, l'art, les négociations, l'industrie.J'ai connu tout le monde, j'ai côtoyé les grands et les moins grands: les athlètes, les arbitres, les instructeurs, les gérants, les promoteurs.Et je n'ai rien oublié.J'aime la boxe.Et à 49 ans, la boxe continue de me hanter.Il était impossible qu'un championnat du monde se tienne à Montréal sans que j'y sois associé.Ma passion pour la boxe devait effectivement jouer un rôle déterminant dans la présentation d'un match sans précédent chez nous.D'autres journalistes, oeuvrant dans d'autres secteurs, se trouvent eux aussi à certains moments de leur carrière en position privilégiée: à cause de leur intérêt personnel et professionnel, ils deviennent l'homme ou la femme «de la situation»: on les invite \u2014 moyennant rétribution \u2014 à prononcer des conférences, à rédiger des rapports, à siéger au sein d'agences consultatives, à présider des commissions d'enquête, à conseiller des hommes politiques, à diriger des formations politiques et.à assumer le pouvoir.Je ne plane pas dans ces hautes sphères.J'étais simplement, en 1980, l'homme de la situation pour concrétiser la présentation d'un combat de boxe majeur à Montréal.Ce n'est pas être présomptueux que de le dire.Je ne connais pas d'autre personne à Montréal à qui la Régie des installations olympiques aurait accepté de verser 55,000$ pour contribuer à la tenue d'un combat de boxe.Mon expertise à moi, c'était ça: 35 ans d'érudition maniaque dans la boxe.Non plus qu'il faille s'étonner que la RIO retienne mon nom.J'étais le seul journaliste à avoir soulevé la possibilité de présenter un tel combat au Stade olympique \u2014 sans le moindre soupçon alors de pouvoir en tirer un bénéfice, faut-il préciser.La RIO n'étant pas parvenue à rentabiliser la manifestation, tout se passe maintenant comme si la rétribution de mes services constituait a posteriori une sorte d'extorsion des fonds publics.Holà! Ce n'est pas moi qui ai dirigé les négociations avec les deux camps.Ce n'est pas moi qui ai assumé la promotion de la manifestation et encore moins la gestion de l'opération.On m'avait promis un «finder's fee», comme on dit dans le métier, si je pouvais aider à mettre les parties en présence.Emballé, je m'y suis plongé à fond pour m'étonner moi-même à la pensée que, finalement, oui, ça y était, j'avais réussi ce pourquoi on exige parfois des honoraires pouvant atteindre 200,000$ et plus aux Etats-Unis.J'avais droit qu'on règle ses comptes envers moi comme promis.Était-ce là se placer davantage en conflit d'intérêt que lorsqu'un journaliste adhère (officiellement ou non) à un parti politique, prête sa plume à des publications gouvernementales, participe à des commissions, ou encore rédige des articles à la suite de voyages payés par des lignes aériennes ou des États?La seule différence, il me semble, en est une de zéro avant la virgule.Il s'est trouvé qu'à la faveur de mon expérience journalistique, moi aussi, j'avais acquis une expertise qui s'avérait exclusive et qu'on était prêt à payer.Cela dit, je n'ai pas vendu ma conscience.Comme pour tous les autres journalistes, ma conscience est mon gagne-pain quotidien \u2014 au-delà des revenus d'appoint que peut me procurer cette expertise, les faits \u2014 les articles et les comptes rendus parus avant et après le combat, en témoignent éloquemment.J'avais prévenu dès le départ mon employeur de mon intérêt possible, lui permettant par le fait même de contrôler l'intégrité de sa couverture avant comme après le combat.Je ne me suis jamais servi du journal à des fins personnelles, je me suis servi de mon expertise pour accomplir une mission que j'estimais dans l'intérêt des amateurs de sport du Québec.Mais je mesure mieux aujourd'hui les conséquences de ma décision.Et je place LA PRESSE et sa réputation professionnelle bien au-dessus du sort personnel qui peut m'être fait.C'est pourquoi, fidèle à l'idée que je me fais de mon métier de journaliste, j'en suis venu à la difficile conclusion qu'il fallait que je quitte la direction des sports.Je continuerai à servir LA PRESSE dans toute autre tâche que l'on voudra bien me confier.PIERRE GOBEIL Robert Picard et Gilbert Déforme, V \u2022 i deux jeunes hommes «à l'aise» page D 3 \u2022 CAHIER D LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 DÉCEMBRE 1982 Tim Raines est entre bonnes mains NEWPORT BEACH-«Tim Raines a complété le programme complet de désintoxication à notre clinique d'Orange, près d'ici.Et puis il est retourné chez lui en Floride.Ses parents et quelques amis ont participé à son programe de réhabilitation, il a des travaux à faire à la maison, des guides pour l'aider.Normalement, il a de très bonnes chances de guérir sa maladie.De in â 62 pourcent de nos patients n'ont pas subi de rechute un an après leur sortie de clinique».Nous sommes assis dans un vaste bureau, au quatrième étage du splendide édifice de la Wells Fargo, à Newport Beach, à une quarantaine de milles au sud de Los Angeles.C'est le siège social de Comprehensive Care Corporation (CompCare inc.), une compagnie spécialisée dans le traitement de l'alcoolisme et des autres toxicomanies.Celui qui vient de parler est un médecin et homme d'affaires de 38 ans.Le Dr Edward J.Carels, docteur en médecine, est également le vice-président de CompCare, une immense entreprise fondée il y a dix ans et qui opère maintenant plus d'une centaine d'hôpitaux et de cliniques à travers les Etats-Unis.La plus célèbre de leurs cliniques est celle d'Orange County.C'est là que Tommy Kramer, le quart-arrière des Vikings du Minnesota, plusieurs joueurs des Padres de San Diego, de nombreux joueurs de basketball et de football et enfin, Tim Raines, sont allés pour recevoir de l'aide.Le phénomène n'est pas nouveau.Mais depuis deux ans, souligne le Dr Carels, les gens célèbres acceptent d'en parler.Et leur exemple a ceci de bon qu'il aide à déculpabiliser ce qui est une maladie.Une véritable maladie, aussi «honorable» que le diabète ou une appendicite.Il y a d'abord l'alcoolisme, qui sévit à l'état épidémique dans toutes les couches de la société nord-américaine, et ensuite l'abus des drogues chimiques, surtout la cocaïne, qui est en train de ravager le monde des vedettes du cinéma, de la chanson et des athlètes professionnels: «Ce qui rend le problème encore plus pernicieux, explique le Dr Carels, c'est que l'usage de la cocaïne chez les athlètes confère à certains un statut de superstars.Cela signifie qu'ils sont arrivés, qu'ils ont l'argent pour en acheter.» Heureusement, les magnats du sport professionnel se sont ouvert les yeux.Peut-être en retard, mais au moins il y a une prise de conscience.L'exemple de Raines chez les Expos est frappant.CompCare a signé un contrat avec la direction du baseball majeur il y a deux ans.Et on négocie présentement des contrats similaires avec les autres sports majeurs: «C'est dans le sport professionnel qu'on répère les problèmes le plus vite.Parce que le propriétaire a investi des millions sur le bras de Tommy Kramer ou les jambes de Tim Raines.Et que ces athlètes sont sous le feu des cameras et des critiques constamment.Pour quelqu'un d'informé, il est facile de déceler le problème.Un Tim Raines aurait pu continuer sur sa lancée pendant des années, jusqu'au creux de l'abîme, s'il avait travaillé pour Shell ou dans l'immeuble.Dans le baseball, suffit de ne plus voler des buts au même rythme pour qu'on se rende compte qu'il y a quelque chose qui cloche.» Des prédispositions Mais pourquoi des jeunes athlètes aimés du public, riches, dorlotés, en viennent-ils à sombrer dans de tels problèmes?«Nos recherches nous ont montré que les raisons fondamentales se divisent en deux groupes.Il arrive que quelqu'un fasse partie du groupe des 8 ou 9 pourcent d'humains qui ont dés prédispositions naturelles à des problèmes de toxicomanie.Ces gens-là ne devraient pas toucher ni à l'alcool ni aux drogues, surtout chimiques.Ils ont des prédispositions à la fois psychologiques et biologiques à réagir défavorablement à leur usage», répond le Dr Carels.«L'autre groupe de patients est parvenu jusqu'à nous à cause de raisons sociales et familiales.Prenez un jeune Noir de la Caroline du Nord, transplantez-le dans un milieu hollywoodien où l'argent pleut, et vous avez de fortes chances que le jeune ne puisse pas encaisser le choc.C'est ce qui arrive souvent aux jeunes athlètes professionnels qui essaient de surmonter ce stress terrible par l'alcool ou la drogue.» Reconnaître qu'il y a un problème Si on prend le *ms Tim Raines, on retrouve les causes du deuxième groupe.Milieu social et familial pertubé dans le ghetto noir de Miami.Et si on se souvient des déclarations de Raines à la fin de la saison, on note qu'il montrait, sans s'en douter, les symptômes d'un problème de drogue.La Cour tranchera Le Devoir publiait dans son édition d'hier, une nouvelle au sujet d'une poursuite intentée par madame Cleveland Denny à la suite du décès accidentel de son mari survenu le 7 juillet 1980,18 jours après son affrontement avec Gaétan Hart.Madame Denny tenait alors conjointement responsables de la mort de son mari la Régie des installations olympiques, la Commission athlétique de Montréal, Gaétan Hart, son entraîneur Ralph Citro et un de ses trois gérants, Pierre Gobeil.Cette nouvelle avait d'ailleurs été publiée dans LA PRESSE du 26 juin 1981, ainsi que dans The Gazette, édition du 27 juin de la môme année.Cette affaire est pendante devant la Cour et l'avenir dira s'il y a eu irresponsabilité dans ce drame.j J>-*-\u2014\u20144- \u2022 Il faut d'abord briser la première barrière, la première défense.Le premier symptôme qu'un gars est accroché, c'est de refuser l'évidence.Mais comme le sport exige une quasi-perfection dans la performance, on ne peut nier l'évidence trop longtemps.\u2022 Le deuxième pas, c'est de mettre le patient en contact avec des gens qui l'aiment, en qui il a confiance, et avec nos spécialistes.Ainsi, les parents de Raines ont été impliqués dans son traitement et participent à sa réhabilitation.\u2022 Ensuite, et cela se fait pendant les trois ou quatre premiers jours, on sèvre le patient.On coupe la drogue en amoindrissant parfois le choc avec des tranquilisants.\u2022 Puis commence le vrai programme.Un psychologue, un psy-chanaliste, un médecin, un travailleur social, en accord avec des cocaïnomanes ou des alcooliques qui ont appris à maîtriser leur maladie, travaillent avec le patient et ses parents.Le programme est très dur.Dur pour le patient, dur également pour sa famille.Il lui faut faire acte de complète humilité, admettre ses faiblesses profondes, et se résigner à ne jamais pouvoir user raisonnablement d'alcool ou de certaines drogues.«Par contre, en les mettant en contact avec des AA ou des narco-manes anonymes, ils réalisent que d'autres se sont tirés d'affaires et qu'ils peuvent faire de même: «Mais c'est dur, j'ai entendu des patients déclarer que ces quatre semaines en clinique avaient été les plus dures de leur vie.Surtout quand ils se rendent compte qu'ils doivent s'engager devant eux-mêmes pour le reste de leur vie.C'est une prise de conscience terrible.» Ces confessions sont très utiles Ces confessions publiques de personnalités éprouvant des problèmes de toxicomanie sont utiles.Utiles à CompCare qui, ne l'oublions pas, est une gigantesque entreprise privée employant 1,200 personnes.CompCare a des contrats de service avec le sport professionnel mais aussi avec le Pentagone et 18 autres grandes compagnies américaines.Et on vient de fonder CompCare du Canada en installant son siège social à Edmonton.Quand on annonce partout dans les media que Tommy Kramer ou Tim Raines se font traiter à CareUnit Hospital dans Orange County, CompCare bénéficie d'une publicité extraordinaire.«Mais ces confessions sont surtout utiles pour les gens ordinaires.Mme Betty Ford, l'épouse de l'ancien président Gerald Ford, a fait plus que n'importe qui dans le pays quand elle a fait savoir publiquement qu'elle avait un problème d'alcool et qu'elle avait subi une cure de désintoxication.Et en montrant qu'ils sont des humains souvent plus fragiles que leurs admirateurs, les athlètes professionnels continuent à déculpabiliser une maladie.Reggie Jackson serait-il moins digne d'admiration s'il était diabétique?Alors pourquoi un jeune comme Tim Raines serait-il diminué parce qu'il souffre lui-aussi d'une malaine?» LES EXPOS EN ONT DEJA REUSSI DE MEILLEURS.ET DE PIRES L'échange Mason-Hart \u2022\u2022\u2022vous vous souvenez?WAIKIKI-Si les Expos n'ont jamais été très actifs aux assises annuelles du baseball majeur, il est à se demander si la transaction conclue avec les Orioles de Baltimore en 1974 ne les a pas un peu échaudés.MICHEL BLANCHARD «Cet échange avec les Orioles s'est avéré un véritable cauchemar pour les Expos.Le pire échange que nous n'ayons jamais conclu», a commenté Jim Fanning.«Nous avions cédé aux Orioles Mike Torrez et Ken Singleton en retour du lanceur Dave McNally et du voltigeur Rich Coggins.McNally a très peu lancé pour nous.Avant même de se joindre aux Expos, sa décision de se retirer du baseball avait été prise.Quant à Coggins, il a été atteint d'un mal mystérieux à la gorge et il d dû abandonner toute compétition active.«Les Orioles nous ont juré qu'ils ne savaient rien de la maladie qui minait Coggins.Il faut les croire puisque jusqu'à la dernière minute, les Orioles ont longuement hésité avant de nous céder le contrat du voltigeur.Par moment ce n'était pas Coggins qu'ils voulaient nous refiler mais plutôt Al Bumbry.«Quant à McNally, une équipe ne peut-être tenue responsable de la décision d'un joueur de se retirer de la compétition active».Cette transaction avec les Orioles a coûté cher aux Expos.Singleton a connu de brilantes saisons par la suite, remportant en quelques occasions le championnat des frappeurs de la ligue Américane et Torrez n'a pas été vilain non plus avec Baltimore et Boston.De bons souvenirs de ces assises, les Expos en ont quand même quelques uns.«Je crois que la transaction bâclée avec les Tigers de Détroit qui nous a permis d'obtenir Ron Leflore en 1979 n'a pas été vilaine.Elle aurait pu s'avérer meilleure bien sûr mais Leflore nous a presque permis de décrocher te titre dans notre division.Quant a Schatzeder, nous avons obtenu à nouveau son contrat et qui nous dit qu'il ne redeviendra pas le lanceur de qualité qu'il était avant de passer aux Tigers?Des autres joueurs obtenus; par les Expos au cours des rencontres annuelles d'hiver, il faut citer, entre autres noms, ceux de Woody Fryman, Willie Montanez, Bill Lee, Stan Papi, Rodney Scott et Tony Perez.D'atres échanges bâclés par les Expos n'auraient même pas valu la peine qu'on en parle, comme cet échange conclu avec les Rangers du Texas en décembre 78, qui a amené Jim Mason à Montréal en retour de Mike Hart! \"BLOC-NOTES WAiKIKI-Contrairement à ce que nous avons écrit hier, les Expos n'ont aucun droit sur l'artilleur Floyd Bannister puisqu'ils ne l'ont pas repêché.quant à Bob Shirley, il n'appartient plus aux Reds de Cincinnati puisqu'il est devenu agent libre/ les Expos en faisant même un de leurs deux choix au dernier repêchage annuel.Gary Levell avec les Expos?Si les Giants veulent parler affaire, il est certain que M.McHale ne dira pas non.Selon Jim Fanning, c'est un nouveau Tim Raines que les amateurs auront l'occasion de voir au début du mois d'avril: «A sa sortie du centre de réhabilitation/ Raines a donné quelques cliniques de baseball à de jeunes joueurs et selon Bob Gebhard, Raines serait un individu transformé».De Tan dernier.Fanning ne conserve de son expérience d'instructeur que de bons souvenirs.«J'ai vécu des moments difficiles mais quel gérant n'en a pas connu?Lasorda a été critiqué par ses joueurs en fin de saison dernière et il n'a pas été le seul gérant d'expérience a subir un tel affront.On n'a qu'à songer au sort qu'on a réservé à Gene Mauch.Quant à moi/ si i'avais à reprendre la décision de gérer les Expos, ma réponse serait la même.L'expérience acquise ne peut m'être soutirée.SI jamais un instructeur des Expos doit s'absenter du ieu, encore aujourd'hui j'accepterai toujours de le remplacer».Le p'tit bonhomme a d'abord été impressionné.Mais il n'a pas résisté longtemps à la gentillesse naturelle de Mario Tremblay et les deux sont rapidement devenus de grands co[|ains.Les joueurs du Canadien ont fait passer d'heureux moments aux enfants de l'hôpital Ste-Justine hier après-midi.photo Pierre McCanr^ D 2 \u2022 SPORTS LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 DÉCEMBRE 1982 LES EXPOS NE PERDENT PAS LEUR TEMPS À HAWAI tell nous faut un gaucher.» EN BREF t- \u2022 WAIKIKI-Curieusement, M.McHale a passé la journée d'hier à Los Angeles.Ce n'est qu'aujourd'hui qu'il était attendu à Waikiki.Tous les autres membres de l'organisation des Expos sont déjà sur place.MICHEL BLANCHARD Beaucoup plus repose qu'en tin de saison dernière, Jim Fanning nous a longuement entretenus des intentions des Expos au cours de ces assises, les 81e de l'histoire du baseball majeur.«Par le passé, nous n'avons jamais été très actifs lors de ces rencontres annuelles d'hiver.Nous préférions bâcler nos transactions au cours de la saison ou durant la période du camp d'en- traînement.Mais si nos résultats ne sont pas spectaculaires, cela ne veut pas dire que nous perdons notre temps.«En ce qui me concerne, mon travail consiste à recueillir le plus d'informations possible.Connaître les besoins des autres équipes, leurs points forts, leurs faiblesses, établir des contacts aves certains directeurs-gérants et tracer par la suite une ligne de conduite, un plan d'action pour les mois à venir».Forster et Shirley On l'a déjà dit, la denrée rare au baseball majeur, ce sont les artilleurs gauchers.Fanning en a fait son plat.«Nous avons repêché Forster et Bob Shirley.Forster a signé un lu- cratif contrat avec les Braves et l'intérêt que lui ont manifesté les autres formations nous a étonnés.«Nous étions prêts à tenter notre chance avec Forster parce que nous étions convaincus que pas beaucoup de formations ne le repêcheraient.Forster a subi deux opérations au bras gauche et il n'a à toute fin utile pas lancé avec les Dodgers en 79-80 et 81.L'an dernier, il est revenu avec force et il a connu de bons matches.Mais au repêchage, 16 équipes ont placé son nom sur leur liste de négociations.Nous savions alors que nos chances de le mettre sous contrat étaient presque inexistantes.«Quant à Shirley, nous sommes prêts à lui offrir un contrat à court terme mais encore faut-il que ses demandes salariales soient raisonnables.-John McHale «Une chose est certaine, de poursuivre Fanning, même en alignant Fryman, il nous faudra aller chercher un autre artilleur gaucher.Avec les Expos présentement nous espérons que Tomlin, Learch ou Schatzeder saura mériter un poste régulier.Peut-être qu'un de ces trois artilleurs pourra même mériter un poste de lanceur partant».Un lanceur gaucher partant, les Expos n'en ont pas eu depuis les beaux jours de Bill Lee.«A cet égard, notre politique est simple.Si nos quatre meilleurs lanceurs partants sont droitiers, nous serions bien malhabiles d'en remplacer un par un artilleur de moindre qualité simplement parce qu'il lance de la gauche».Normand leur a souri (PC)-Normand Léveillé a revu hier quelques-uns de ses coéquipiers des Bruins de Boston pour la première fois depuis l'accident dont il fut victime à Vancouver il y a plus d'un mois Le jeune hockeyeur de 19 ans a salué par un sourire chacun de ses coéquipiers qui, un à un.lui ont rendu visite à sa chambre de l'Institut de Neurologie de Montréal.Léveillé est paralyse du côté droit et il ne peut toujours pas parler, ayant subi une opération à la gorge.«Je me suis réjoui de le revoir et de constater qu'il se porte si bien, a dit le défenseur Mike Mil-bury.Tout le monde est renverse de voir les progrès qu'il fait dans les circonstances eî nous espérons tous qu'il se portera mieux encore.» Les progrès du patient ont été sensible depuis son transfert à Montréal, il y a plus d'une semaine.Le chirurgien .Jean-Guy Villemure expliquait mercredi, lors d'une conférence de presse, que Léveillé.qui avait reposé dans un état comateux depuis la crise dont il fut victime le 21 octobre, était maintenant tout a fait conscient et qu'il mangeait de la nourriture solide.L'entraîneur adjoint Jean Râtelle a expliqué que certains joueurs des Bruins ne savaient trop que dire lors de leur courte visite, le patient étant incapable de parler.Son frère Daniel a cependant assuré que Normand avait été grandement ému par ces visites.: Hearns, à gauche, s'est adroitement servi de son jab de gauche pour tenir Benitez loin, bat serré.Un com- téléphoto UPI Hearns NOUVELLE -ORLÉANS (AP) - Thomas Hearns, qui s'est fait une réputation de co-gneur, a remporté une victoire par décision majoritaire hier soir face à Wilfred Benitez pour remporter le titre mondial des poids moyens juniors (version de la WBC) au Superdome.Hearns s'est servi de son excellent jab de gauche pour garder Benitez hors d'équilibre.Son jab fut efficace surtout après que Benitez eut connu ses meilleurs moments au milieu du combat.Les juges Tommy Castellano et Dick Young oint accordé 111-139 et 146-136 en faveur de Hearns tandis que le juge Lou Filippo a donné 112-142.Gomez NOUVELLE-ORLÉANS (PA)-Wilfredo Gomez a donné tout ce que Lupe Pintor pouvait prendre pendant 13 rounds et puis il lui a passé le K.O.au 14e assaut pour conserver son titre mondial des super-coqs.Un match dur entre deux cham- pions, le titre des coqs de Pintor n'était pas en jeu.Gomez, un Porto-Ricain qui a inscrit chacune de ses 38 victoires par K.O., a bombardé Pintor pendant 13 longs assauts.Pintor, un Mexicain, a tout essuyé jusqu'à ce qu'un court crochet de droite à l'oreille le fasse fléchir.Pintor s'est relevé avant le compte mais Gomez l'a tout de suite accueilli avec une combinaison droite-gauche à la tête.L'arbitre Arthur Mercante n'a même pas compté.Pintor est longtemps au tapis alors que des médecins s'affairaient.Il a cependant quitté le ring par ses propres moyens.Podborski fidèle à ses habitudes ¦ Le champion mondial de la descente de ski, le Canadien Steve Podborski est demeuré fidèle à sa vieille habitude.Participant hier aux tout premiers essais de la première course de la nouvelle saison, il s'est classé 49e parmi 101 compétiteurs tandis que Todd Brooker, avec une 18e position, était le meilleur chez les Canadiens.Podborski, qui figure rarement parmi les plus rapides lors des séances d'entraînement, a descendu le parcours de Pontresina, en Suisse, en 1:51,39.Brooker a négocié le parcours en 1:48,85 tandis que Ken Read était 26e, à trois grosses secondes derrière le meneur, le Suisse Conradin Cathomen.qui n'a jamais encore remporté une épreuve en Coupe du Monde.La piste du La-galb accueillera demain la première épreuve de la saison du grand Cirque Blanc.L'Emery Award, pour les ccplus» ¦ Un nouveau trophée sera mis à l'enjeu cette saison dans la ligue Nationale de hockey.Il s'agit du «Emery Award» dont héritera le joueur qui aura établi la meilleure fiche des «plus».Jusqu'ici, le défenseur Denis Potvin, des Islanders de New York, et Marian Stastny, des Nordiques de Québec, figurent parmi les joueurs qui ont conservé la meilleure moyenne.Haltérophiles».\u2022 ivres ¦ Deux haltérophiles tchécoslovaques, le champion olympique Otto Zaremba (moins 100 kg) et Vladimir Gregor (moins 110 kg) ont été interdits de compétition pendant trois mois et exclus de l'équipe nationale pour quatre et 13 mois respectivement, pour avoir participé à des compétitions en état.d'ivresse! Ces sanctions semblent entrer dans le cadre d'un campagne de «moralisation» du sport tchécoslovaque.L'international de soccer Jan Berger est ainsi emprisonné depuis octobre, sous l'inculpation d'avoir «troublé l'ordre public», après avoir causé des incidents à la suite d'un repas «trop arrosé».Cari Lewis honoré ¦ Le sprinter et spécialiste du saut en longueur Cari Lewis a été doublement honoré par la Fédération des Etats-Unis d'athlétisme comme «meilleur athlète américain» et comme auteur de la «meilleure performance 1982», hier, à Philadelphie.Lewis est le premier athlète à avoir remporté deux années de suite les titres de champion des Etats-Unis du 100 mètres (en dix secondes) et du saut en longueur (8,76 mètres).Le Défi du million ¦ L'Espagnol Severiano Balles- teros a réussi un oiselet dans une fosse de 30 pieds au 17e trou, hier, pour ainsi prendre un coup d'avance à mi-chemin du plus riche tournoi qui soit, le Défi d un Million de dollars, disputé à Sun City, en Afrique du Sud.Le golfeur a roulé un sous la normale 71 qui lui procure un total de 138 après deux rondes, un coup devant Craig Stadler des Etats-Unis.Halldorson mène à Àcapulco ¦ Un autre Espagnol, Manuel Pinero, a obtenu le score de neuf trous le plus bas en deux jours en roulant 31, quatre sous la normale terminant ainsi la deuxième ronde de la 29e Coupe du Monde sur un pied d'égalité avec l'Ecossais Bernard Gallagher et le Canadien Dan Halldorson.Le tournoi se déroule à Acapulco, au Mexique.Arnold Palmer s'améliore ¦ Arnold Palmer et Howie John- son ont réussi des oiselets à leurs derniers trous, hier, pour partager la tète du Championnat Senior de la PGA, à l'issue des deux premières rondes.Ils ont ainsi roulé trois sous la normale 141.Le tournoi se déroule à Palm Beach Gardens, en Floride.Klassen et Chapman dans les mineures ¦ Les Blues de Saint-Louis ont envoyé hier l'ailier gauche Ralph Klassen et l'ailier droit Blair Chapman à leur filiale de Sait Lake City, dans la ligue Centrale de hockey.Chapman n'a obtenu que trois buts et trois passes en 22 matches dans l'uniforme des Blues.Quant à Klassen, il n'a eu qu'une mention d'aide en 17 rencontres.McEnroeena bavé ¦ L'Américain Jo/in McEnroe a dû se secouer hier pour arriver à bout du Tchécoslovaque Tomas Smid 6-1, 0-6 et 6-3, en quart-de-finale du Tournoi européen de tennis des Champions, à Anvers, en Belgique.Faisant preuve d'une docilité qu'on ne lui connaît pas d'ordinaire, McEnroe a joué n'importe comment pendant 30 minutes pour perdre le second match 6-0.Le calendrier de la «Super série 82-83» ¦ La ligue Nationale de hockey et l'Association des joueurs ont divulgué hier le calendrier définitif de la «Super série 82-82» qui opposera les étoiles de l'URSS à six équipes de la LNH.Le porte-parole de la ligue, Mike Griffin, a fait savoir que le vétéran gardien de but Vladislav Tretiak sera au nombre des 16 membres de l'équipe nationale soviétique.Il n'y aura pas de restrictions locales (blackout) dans la télédiffusion que fera le réseau CTV de chacun des six matches.Le réseau TVA présentera, quant à lui, les quatre rencontres dispu-.tées au Canada.; Voici le calendrier des matches: 28 dec.à Edmonton (19:05) 30 dec.à Québec (20:05) 31 dec.à Montréal (19:05) 2 jan.à Calgary (18:05) 4 jan.au Minnesota (19:05) 6 jan.à Philadelphie (19:35) NOUVELLE DATE ET NOUVEAU PARCOURS POUR LE MARATHON Les coureurs ne seront plus jamais seuls Eprouvés au cours des années par des pertes d'effectifs qui croulaient par poignées aux environs du 32e kilomètre, les dirigeants du Marathon International de Montréal ont annoncé hier en conférence de presse qu'ils avaient éliminé ce qu'on avait surnommé «le cimetière du Marathon», c'est-à-dire ce redoutable tronçon qui forçait le coureur à affronter, en pleine solitude, l'autoroute Bonaventure et l'entrée des îles.1 En fin de course, le coureur aura, en septembre 1983, droit aux encouragements de cette foule que le président du Marathon, Serge Arsenault, a surnommée «le carburant du coureur».«Au moment le plus critique, les coureurs se retrouveront dans les rues où la population est la plus active, la plus attentive, explique Arsenault.Au bout de quatre ans, nous avons réalisé qu'il nous fallait nous rendre là où les gens sont prêts à supporter les marathoniens.Le problème, par les années passées, c'est que 800,000 spectateurs se retrouvaient sur le parcours mais que les 10 derniers kilomètres, qui représentent le moment le plus critique pour le coureur, étaient un véritable désert.Notre nouveau parcours, qui pallie à ce problème, devrait maintenant demeurer, en permanence, le parcours du Marathon.» Effectivement, ça n'est sûre- ment pas aux environs de la rue Saint-Denis, Mont-Royal, Papi-neau, Rachel ou même au Parc Lafontaine, où se situera l'arrivée du Marathon, que le coureur risque de se sentir seul.La foule, intéressée à voir les courageux qui ont osé s'attaquer au Marathon, se massera sûrement aux abords de ces derniers milles pour prodiguer les derniers encouragements si nécessaires aux athlètes.De mai à septembre Ce changement de parcours n'est d'ailleurs pas la seule modification de taille apportée à l'édition 1983 du Marathon puisque contrairement à l'année dernière, le Marathon se déroulera non pas à la fin mai mais le quatrième dimanche du mois de septembre: «Les athlètes ne se sont jamais gênés pour nous faire part de leurs commentaires et l'un des sujets principaux demeurait toujours la date du Marathon, poursuit Arsenault.Après avoir consulté les participants, nous nous sommes retrouvés face à une quasi-égalité entre mai et septembre.Mais après avoir considéré tous les facteurs, nous avons finalement opté pour septembre.Plusieurs aspects sont alors entrés en ligne de compte dans notre décision: les dates des autres marathons internationaux, la température souvent trop chaude en mai ou au début septembre, le fait que les coureurs auraient tout l'été pour s'entraîner et finalement le fait qu'à ce moment, le circuit québécois a déjà terminé ses activités et qu'ainsi nous ne risquons pas d'entrer en conflit avec les autres courses locales.La fin septembre semblait la seule date qui satisfaisait tous nos objectifs de base.» Président d'honneur de cette édition 83 du Marathon, Guy Chevrette, ministre du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, a rappelé que la course constituait la forme la plus populaire d'activité sportive au Québec et demeurait le moyen le moins coûteux et le plus accessible à la forme physique.«Il ne faut que de la patience et de la persévérance, a déclaré le ministre.Mais combien en faut-il de patience et de persévérance pour terminer un marathon! » Le ministre a alors rappelé qu'en quelques années, le phénomène-marathon était passé, au Québec, d'une poignée d'athlètes à un phénomène social d'envergure.Il a finalement souligné le travail des bénévoles, «des marathoniens à leur manière».La limite d'inscriptions pour le Marathon est fixée à 12,000, «chiffre qu'on ne dépassera pas», a assuré Arsenault qui a précisé que l'intérêt étranger se faisait de plus en plus grand et que les Québécois avaient avantage à s'inscrire au plus tôt s'ils voulaient s'assurer une place sur la ligne de départ.On a profité de l'occasion pour annoncer la démission de Tony At-tanasio, un des bâtisseurs de l'événement annuel et directeur-général du Marathon.«Tony a construit le marathon, et après lui avoir assuré une base solide, il veut maintenant, comme tout bâtisseur, s'attaquer à un nouveau défi.» Attanasio s'occupera dorénavant de la tenue du Festival de Montréal, un événement qui, «on ne renie pas ses anciennes amours», dit Arsenault, sera accompagné d'une course à pied.Marathon international de Montréal Parcours Ville de Montréal r r t r ¦ ¦ LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 DÉCEMBRE 1982 sports D 3 9 % ft I » » L Gilbert Déformes les deux pieds sur ferre Elles sont une dizaine à attendre les joueurs du Canadien à la porte du Forum.Tous les jours.Des adolescentes de 16 ou 17 ans qui rêvent de parler à leurs idoles, d'être photographiées ou d'obtenir pour la centième fois le même autographe.* 4 ¦ i t ft « I ft I I \u2022 I I I « I I I I i \u2022 * I \u2022I «I « e « t « \u2022 \u2022 I « I \u2022 * t « BERNARD BRISSET Quand le Canadien ne s'entraîne pas au Forum, elles sont à Saint-Laurent.Un bonjour leur suffit.Un sourire aussi.Mais ces «grou-pies» vivent surtout pour Gilbert Delorme, la nouvelle coqueluche de l'équipe, le célibataire le plus convoité des jeunes admiratrices du Tricolore.Delorme a une gueule à faire du cinéma.Une carrure athlétique à la James Bond coiffée d'une tête à la Serge Arsenault.Il est beau, sympathique, sans attache, riche, populaire et.surtout, il vient de fêter ses 20 ans.Sous une bonne étoile Quand on regarde la carrière de Gilbert Delorme on ne peut s'empêcher de penser qu'il est né sous une bonne étoile.Le plus jeune joueur à jamais avoir endossé le chandail tricolore, il est surtout le plus jeune à s'être jamais mérité un poste régulier.Choix de première ronde en juin 1981, Delorme est arrivé au bon moment, à l'instant où les Glorieux venaient de décider de se ra- jeunir et à l'instant où ils venaient d'embaucher un entraîneur féru de jeune talent.Une nouvelle vie «Ma vie a beaucoup changé, c'est vrai, mais je m'efforce le plus possible de rester le même», disait-il, l'autre jour, en mettant le pied dans un avion.En l'espace de quelques mois seulement, Delorme est passé de Chicoutimi à Montréal, de l'obscurité relative de la ligue Junior majeure du Québec, à la ligue Nationale.Et avec le plus glorieuse de ses équipes, par surcroît.Il a troqué les longues balades d'autobus pour l'avion, le motel pour l'hôtel de grand luxe.Ce n'est plus lui, après un match, qui doit transporter son sac, ses patins et ses bâtons et qui doit accrocher son uniforme au mur pour le faire sécher.La gloire et la fortune se sont présentées sur un plateau d'argent.«C'est vrai que j'ai plus d'argent, mais ce n'est quand même pas comme si j'avais gagné le gros lot de $250,000 à Tinter-Loto, souligne-t-il.D'abord, je n'ai pas une telle somme en argent liquide et je dois penser qu'une carrière dans le hockey ne dure pas éternellement.Je n'ai pas le droit de faire le fou, ni avec l'argent ni avec mon talent.» Avec l'argent de son boni de signature, il a fait sa seule folie «nécessaire», l'achat d'une puissante Trans-Am.Quand il s'est rendu compte qu'il flambait une partie de sa paye aux pompes à essence, Gilbert l'a vendue.Il a acheté une Chevrolet 1940.«Une voiture de collection que j'avais peur d'abi- mer».Aussitôt achetée, aussitôt remplacée par une wagonette à quatre roues motrices.Delorme admet avoir été bien épaulé dans la vie, ce qui l'a considérablement aidé à franchir l'étape entre l'anonymat et le vedettariat.Son père, Léon, en a toujours pris un soin jaloux.Depuis l'époque où il était son entraîneur chez les pee-wee jusqu'à maintenant, M.Delorme a vu à encourager Gilbert à chacune des étapes devant mener à son arrivée avec le Canadien: il l'a poussé à s'entraîner hiver comme été et l'a amené à toujours se surpasser.Et c'est parce qu'il se sent toujours aussi bien avec ses parents que Gilbert a choisi de rester à la maison paternelle encore aujourd'hui.«Ma mère aussi m'a aidé sans cesse.Non seulement par ses encouragements, mais par les bons petits plats qu'elle a toujours si bien préparés.» Et quand on connaît la gourmandise du jeune homme.On le taquine Encore aujourd'hui, Delorme admet que son statut de vedette publique ne l'a pas beaucoup changé.Il est resté d'une simplicité désarmante, voire un peu naïve devant son public et devant ses coéquipiers qui sont quelquefois portés à en abuser.On l'aime bien Gilbert, mais on le trouve un peu jeunet.Ses compagnons, mariés pour la grande majorité, lui souhaitent de s'amuser et d'en profiter.De tirer le meilleur parti de toutes les propositions qu'on lui fait.Sans songer encore au mariage.Delorme commence à comprendre pourquoi les joueurs de hockey se trouvent si vite une épouse.«C'est sans doute pour se faire achaler un peu moins», dira-t-il.Depuis qu'il a une amie régulière, il a déjà senti que sa cour était moins grande.L'an dernier, c'était la folie.Ses parents ont dû changer le numéro de téléphone familial tellement les appels de fans en jupon devenaient nombreux.Surtout durant sa convalescence, après qu'il eut subi une dislocation de l'épaule.Sous prétexte de lui souhaiter un prompt rétablissement, ses admiratrices se mettaient à deux ou trois pour se donner du courage et composer son numéro de téléphone.«Ca fait rien, j'aime ça.Je suis content de voir que le public me reconnaît dans la rue, me demande un autographe et cherche à me parler.J'aime beaucoup discuter avec le monde.Responsabilités sociales «Mais jouir d'une telle popularité comporte aussi certaines responsabilités sociales.Je ne peux plus me promener en jeans; je dois toujours être bien mis, et surtout garder mes deux pieds bien à terre.Même si ce n'est pas dans ma nature, je sais que je ne peux pas faire le fou ou sortir.C'est sans doute ce qu'on appelle la rançon de la gloire.» Delorme a 20 ans seulement et toute la vie devant lui.A son âge, Jean Béliveau était encore à Québec, Guy Lafleur arrivait à peine à Montréal; Serge Savard.son idole, était à Houston.Richard Sé-vigny à Kalamazoo et Bob Berry était étudiant à Sir George Williams.Un jeune homme heureux.photo Pierre McCanr.Acton-Lafleur: on saura seulement ce matin.* Keith Acton devra porter un protecteur special; ce soir, s'il a l'intention de participer au match du Canadien contre les Bruins de Boston.Acton s'est entraîné avec son trio régulier, hier, et il a réussi sans trop de difficulté à suivre le rythme.Mais tout comme dans le cas de Guy Lafleur, c'est ce matin seulement qu'une décision sera prise à son sujet.«Ne vous inquiétez pas pour moi, s'est écrié Acton en entendant certains prétendre qu'il est revenu trop rapidement au jeu la semaine dernière.Je veux iouer mais si ie ne me sens pas capable, ie le dirai.» De son propre aveu, le loueur de centre avait refusé de porter le protecteur de genou la semaine dernière, malgré la recommandation de l'équipe médicale.Cette fois, il n'a pas le choix.«C'est une pièce encombrante même si elle n'est pas lourde, dit-il en montrant ces deux tiges d'acier reliées aux extrémités par deux fortes courroies de cuir.J'ignore si c'est dans la tête, mais je me sens moins libre de mes mouvements avec cet engin.J'ai plus de difficultés à accélérer rapidement*» Mais s'il avait porté sa genouillère mercredi à Buffalo, il n'aurait pas aggravé son entorse au genou.Lafleur aussi devra subir de nouveaux examens ce matin avant que la décision de le faire iouer ou non soit prise.Il a répété qu'il était prêt à reprendre son poste après une absence de 10 parties, sauf que Bob Berry ne veut prendre aucun risque.«Nous avons besoin de gars comme Lafleur et Acton, mais l'expérience vient de prouver que nous avions suffisamment de relève et de profondeur pour bien iouer malgré leur absence, a fait remarquer l'entraîneur.Il n'est pas question de les utiliser s'ils ne sont pas à 100 pour cent de leur forme.» Pour ne pas trahir ses plans 24 heures à l'avance, Berry a même conservé intacts ses trios des derniers matches.Mark Napier était toujours avec Wickenheiser et Ryan Walter.Guy Lafleur était le seul à arborer un chandail marron tandis que les réservistes habituels, Houle et Daoust, étaient vêtus du fameux bleu marine.Guy, en revanche, a été utilisé à la pointe droite lors des longs exercices en vue de redonner sa puissance au jeu de puissance.Il surveillait la ligne bleue avec Robinson, en compagnie du trio de Mondou.B.B.ce LES NORDIQUES CÈDENT LACROIX POUR OBTENIR BLAKE WESLEY.«Un gars capable de nettoyer Be devant du filet.» QUÉBEC (PC) \u2014 Les Nordiques de Québec ont exaucé le voeu du défenseur de 23 ans, Pierre Lacroix, en l'échangeant hier en fin d'après-midi aux Whalers de Hartford en retour des services d'un autre défenseur.Blake Wesley.Un joueur robuste, ce dernier répond davantage aux critères des Nordiques qui cherchent à se donner plus de muscles.ANDRÉ BELLEMARRE \u2022 Il y avait déjà deux semaines que l'agent de Lacroix, Me Guy Bertrand, était entré en communication avec Maurice Filion pour 'lui demander de tenter de bâcler 'une transaction parce que son client se plaignait de ne pas jouer assez souvent avec les Nordiques.«Je n'entretiens aucune amertume et je n'ai rien contre la direction des Nordiques mais j'ai pensé que pour le bien de ma carrière, il valait mieux pour moi d'aller jouer ailleurs, a commenté Lacroix.«Je sais que je jouerai beaucoup plus souvent à Hartford.De cette façon, je retrouverai mon aplomb à la ligne bleue et je reprendrai la confiance, un atout qui m'a sérieusement manqué depuis que je me sens négligé par les Nordiques», a ajouté l'arrière-garde originaire de Sainte-Foy, en banlieue de Québec.De son côté, le directeur-gérant Maurice Filion a indiqué que les deux parties semblaient comblées par la transaction.Larry Pleau a rejoint Filion mercredi dernier et les deux hommes en sont venus à une entente assez rapidement.Plus de robustesse L'échange permettra donc à Lacroix d'avoir plus de chances de s'affirmer tandis que Filion est fier de son côté d'avoir mis la main sur un solide défenseur de six pieds et un pouce et 200 livres reconnu pour sa robustesse.Les Nordiques n'ont jamais été tellement craints à ce chapitre et avec l'arrivée de Wesley, le pre- ÎÏBREF Guy Lapointe blessé à un oeil ¦ Les défenseurs Guy Lapointe et Jack Brownschidle ne participeront pas à la tournée qui doit mener les Blues de St.Louis à Los Angeles cet après-midi et à Vancouver demain soir, ta-pointe a subi une coupre près de l'oeil droit tandis que Brownschidle a été blessé à un rein lors de la défaite subie par les Blues contre Minnesota, jeudi.L'oeil de Lapointe ne semble pas avoir été touché, mais l'enflure résultant de la blessure empêche pour, le moment l'ancien porte-couleurs du canadien de jouer.A-1- Saskatoon y tient ¦ Il appartient maintenant aux dirigeants de la ligue Nationale de hockey d'approuver ou non l'implantation d'une concession dans la ville de Saskatoon, en Saskatchewan.Le maire de cette ville, Cliff Wright espère obtenir une réponse positive lors d'un meeting de la ligue qui aura lieu la semaine prochaine à Palm Beach, en Floride.Un ancien propriétaire des Oilers d'Edmonton, Bill Hunter, et l'homme d'affaires Peter Ba-toni ont déposé leur demande le 29 octobre.La nouvelle équipe évoluerait dans une enceinte de 18 000 places qui serait érigée au coût de 14$ millions.ri -Maurice Filion mier choix des Flyers de Philadelphie en 1979, ils ajouteront plus de poids à la ligne bleue et devant leurs buts.«La présence de Blake Wesley nous donnera encore plus de robustesse; c'est un joueur aussi qui est capable de nettoyer le devant de son filet», a dit Filion.Pierre Lacroix devrait rejoindre sa nouvelle équipe dès aujour-d'hui mais Wesley n'est pas attendu avant dimanche dans la Vieille capitale.Il ratera donc le match de ce soir mais il devrait être en uniforme mardi contre les Bruins de Boston, Lacroix, après avoir été proclamé le meilleur joueur junior au pays en 1979, avait fait le saut directement du junior à la ligue Nationale en étant sélectionné au 104e rang par les Nordiques qui en avaient fait leur cinquième choix en juin 1979.Le défenseur de cinq pieds et 11 pouces et 185 livres avait connu une assez bonne première saison mais, par la suite, sa cote avait chuté graduellement auprès de la direction.Dans les rangs juniors, Lacroix était d'abord reconnu comme un joueur porté à se lancer en offensive.A Québec, on a voulu modifier son style et en faire un arrière-garde à caractère plus dé-fensif.Le jeune joueur semblait avoir de la difficulté à s'y faire.Au début de la présente saison, victime d'une entorse à un pied, Lacroix n'avait même pu se qualifier chez les Nordiques.Il avait été cédé à l'Express de Frederic-ton en compagnie de Jacques Richard.Déçu, il avait néanmoins trimé dur avec le club de Jacques Deniers et il était rappelé quelque trois semaines plus tard.Lacroix est un bon patineur mais on trouvait à Québec qu'il n'alliait pas assez la robustesse à son coup de patin et à 185 livres, plusieurs le croyaient trop «petit» pour uji arrière-garde.Je n aussi à Vaise**.» ï jamais été Robert Picard n'a plus besoin de subir les minutes d'entraînement supplémentaires commandées et dirigées par Bob Berry.Il quitte la patinoire en même temps que les gros canons du Canadien.A 25 ans, Picard semble avoir enfin pris la place qui lui était destinée au Forum: celle de membre du Canadien à part entière.H a fallu un peu de temps, des voyages, des embêtements, mais le «gars de la place», pour qui le Forum est une deuxième demeure, est enfin à l'aise chez lui.RONALD KING «Je n'ai jamais été aussi à l'aise et heureux dans ma carrière de joueur de hockey.C'est nouveau de cette année.Pas plus tard que l'an dernier j'étais encore insecure.* Sur la patinoire, Picard fournit enfin le rendement que l'on attend de lui depuis sa sortie des rangs juniors.Il a mûri et est devenu l'un des leaders de la défensive du Canadien.depuis qu'il se prend pour un défenseur.«Personne n'a fait de pression sur moi.J'ai compris tout d'un coup qu'il fallait que je joue à la défense.Brian Engbloom me l'a appris l'an dernier et l'échange qui l'a envoyé avec Langway à Washington m'a offert la chance de prendre un poste régulier.Il y avait un peu de pression sur ceux qui restaient, mais je n'ai jamais eu de mal à jouer sous pression.J'ai été sous pression partout où je suis passé.» «Il fallait que je les fasse rire» Bien plus qu'un changement de style sur la glace, Picard parle d'un changement d'attitude face à tous les aspects de son métier.«Je me suis aperçu que les gens venaient au Forum pour voir le Canadien.Avant, je me sentais obligé de tout faire comme quand j'étais avec le Junior de Montréal.La foule voulait voir Picard et Normand Dupont donner le show.Il fallait que je les fasse rire et applaudir.Il fallait que je me batte, que je compte des buts et que je joue à la défense.C'est fini ce temps-là.\u2022 «Maintenant je reste à l'arrière, je fais le travail qu'on me demande et qui va apporter des victoires à l'équipe.Je pense moins à l'attaque et je développe un jeu défen-sif moins spectaculaire et plus efficace.J'ai récolté pas mal de points depuis le début de la saison, tant mieux, mais à long terme ma fiche offensive sera inférieure à celle des années précédentes.Ce n'est pas grave, le Canadien a des joueurs pour marquer des buts.» Picard a changé.On ne reconnaît plus le jeune homme nerveux et bruyant des débuts dans la ligue Nationale.«Ça m'a fait du bien de me marier.Il y a eu une époque où je rentrais souvent chez moi à quatre heures du matin, ben chaud, la veille d'une pratique.C'est fini ça aussi.J'ai un foyer, ma fille a 16 mois et elle est belle à mort.Elle se réveille à 7 heures et je me lève avec el^j.» Les joueurs du Canadien ont élu Robert Picard comme représentant de l'équipe au sein de l'Association des joueurs de la LNH.Il remplace Doug Risebrough échangé aux Flames de Calgary.«Le travail consiste surtout à informer et à régler un tas de détails.Dernièrement, j'ai appris à Pierre Mondou que le Forum devait payer pour les soins de sa femme quand elle a été blessée par une rondelle perdue; Rick Nattress ne savait pas que le Canadien doit payer toutes les dépenses pendant qu'il est à l'essai; il faut présentement que je négocie pour des billets accordés aux joueurs en vue du match contre les Soviétiques.Il y a beaucoup de choses comme celles-là à régler.«Je m'arrange pour que tout le monde vote avant de prendre n'importe quelle décision face à l'Association.Ça ne me fait rien de donner 25 coups de téléphone; je n'ai pas l'intention de me retrouver comme le représentant d'une équipe de la NFL qui était le seul à voter en faveur de la grève et qui profitait de son poste pour faire des déclarations.» Bob Gainey est le représentant de la division Adams dans l'Association des joueurs.Picard a mis les cartes sur la table avec son capitaine.«Il n'a rien à dire à l'intérieur de l'équipe.Il a droit à un vote et c'est moi qui parle au nom de l'équipe.Jusqu'ici, on s'entend bien.» La grève de la NFL fut suivie par quelques-uns des plus âgés du Canadien.Picard s'y est intéressé.«C'est incroyable.La première offre des propriétaires d'équipes -Robert Picard était meilleure que ce que les joueurs ont accepté pour mettre fin à la grève.Ils se sont fait passer un sapin.Cette grève à raffermi la solidarité dans notre association.On va être prêts si les propriétaires de la LNH nous défient.» Les joueurs du Canadien ont l'intention de proposer un amendement aux règlements de la ligue Nationale lors des prochaines assises.Ils se sont inspirés du cas Réjean Houle.«On propose que les équipes ne soient plus obligés de protéger les joueurs qui ont 32 ans et ceux qui ont plus de dix ans de service avec la même équipe.Ça évitera à beaucoup de joueurs de déménager leur famille pour une année ou deux.Réjean Houle pourrait bien être embauche comme relationniste par la brasserie.Molson à la fin de sa carrière.S'il doit passer à une autre équipe, ça va compliquer les démarches.Il y en a d'autres dans son cas.» Robert Picard est le dernier venu d'une des familles les plus connues du hockey québécois.Que pensent les aînés en le voyant travailler contre les patrons de la LNH?«Mon oncle Noël reçoit à peu près $1,500 par année du fond de pension de la LNH.Lui et les autres m'approuvent, évidemment.» Le défenseur du Canadien met soudainement fin à l'entrevue.Il doit partir.Peut-être des couches, à changer, peut-être des formulaires à distribuer.Il n'y a pas de doute, le petit Picard est devenu un grand garçon.Un jeune homme sérieux.photo Denis Courville * SPORTS.LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 DÉCEMBRE 1982 DU TENNIS À S'EN USER LES GENOUX Laver's, plus qu'un nom magique Gilles Blanchard Que le très grand Australien du tennis nous pardonne, le Centre international de tennis Laver's peut se passer de la présence continuelle de Rod.Comme viennent de le découvrir une soixantaine de Québécois qui rentrent émerveillés de leur séjour chez Laver's à Del-ray Beach en Floride, le centre n'a pas volé qu'on le classe (la revue spécialisée Tennis Magazine) au même firmament que les étoiles du tennis de villégiature nord-américain dont Hopman, Van Der Meer et Bollettieri.Et Laver's qui n'a pas encore fêté son troisième anniversaire de fondation réussit tout aussi bien au chapitre de l'immobilier qu'à titre de centre touristique spécialisé en tennis.Alors que des centaines d'appartements demeurent sans acheteur sur la Côte dorée de la Floride et que les entrepreneurs, victimes de la récente flambée des taux d'intérêts, ont stoppé la construction des condominiums, Laver's vient d'entreprendre la phase finale de son projet de construction.Les deux premiers condos (170 appartements) se sont vendus comme petits pains chauds et 610 nouveaux surgiront bientôt des 61 acres de désert que Laver's habite entre l'océan et l'autoroute 95.La seule magie d'un nom.fût-il celui de Laver, ne suffit pas à expliquer pareil succès.Le grand Rod Laver, un cousin du propriétaire Ian.n'agit d'ailleurs qu'à titre de professionnel itinérant (comme Betty Stove et Jorgen Fassbender d'ailleurs) au Centre de Deiray Beach.On l'y trouve parfois mais, le plus souvent, il parcourt le monde dans le cadre du Circuit des vétérans.S'il faut plus qu'un nom, il faut aussi plus que le soleil meveil-leux du Sud de la Floride, plus qu'un arrangement harmonieux de condos luxueux, d'étangs, de piscines et de verdure; plus même que la seule séduction exercée par 37 courts de tennis impeccablement entretenus.Grâce au tennis «Nous avons tenté de créer une atmosphère de détente et, grâce au tennis, un centre jeune, dynamique, de type familial», répond Bob Somerville, le directeur des ventes.«C'est le tennis qui explique le succès de Laver's, un succès évident puisqu'il se produit au moment même où d'autres entrepreneurs flori-diens sont paralysés par la crise économique.» Si le tennis a bien servi Laver's, ce dernier le lui a cependant admirablement rendu.Dans quelques semaines par exemple, Laver's accueillera les jeunes représentants d'une quarantaine de pays dans le cadre de la Coupe Sunshine.En février prochain, Laver's sera l'hôte des Lendl, Vilas et Clerc qui se disputeront -une deuxième année d'affilée- la Coupe de la Côte dorée (WCT) et les $300 000 qui s'y rattachent.Le 37e court du centre Laver's a d'ailleurs été construit aux seules fins d'y présenter les grands tournois: 5,000 spectateurs trouvent place dans les gradins qui l'entourent.L'Easter Bowl, une grande classique junior américaine se dispute aussi chez Laver's.Et beaucoup d'autres encore.La semaine dernière, Harold Solomon et Jockey avaient choisi Laver's pour tourner un commercial.La semaine précédente, Pam Shriver s'y était également amenée avec les cameramen et les gens de Prince.On se souviendra au pays que l'équipe canadienne de la Coupe Davis s'y était entraînée l'automne dernier.Aux goûts du client Si le tennis est roi chez Laver's.il s'agit cependant d'un roi fort respectueux de ses sujets.Si vous voulez jouer en vous en user les genoux et les coudes (expérience faite, gare aux abus et aux tendinites pour les visiteurs des pays de l'hiver!), libre à vous.Mais il vous faudra le vouloir; le «système» ne vous avalera pas à l'arrivée.La semaine dernière, la dernière fournée de Québécois à séjourner chez Laver's par l'entremise des Tours Pluval a mis une bonne journée avant de s'installer sur les courts.On a fait un brin d'épicerie, on a apprivoisé le soleil, la piscine.On a planifié sa semaine: jai alai, courses de chiens, visites à la mer.Puis on a téléphoné au centre de tennis et le personnel de Jean Mills, la responsable, a satisfait à toutes les demandes.«Demandez-moi n'importe quoi et je vous l'organise sur le champ», racontait l'ancienne championne junior américaine et étoile d'Alabama.«Je puis vous organiser un tournoi, vous trouver des partenaires de simple ou de double, vous enseigner le tennis de A jusqu'à Z.Vous préférez frapper avec un professionnel ou même lui lancer un défi (avec le prix de la leçon comme enjeu), pas de problème.J'en ai une douzaine à ma disposition, de tous les acabits, depuis Jim Sherphard (il a joué à Wimbledon) et Robbie i I # Combien en coûte-t-il?Plusieurs des vacanciers québécois des derniers 15 tours sont revenus de chez Laver's avec une liste de prix en poche.On rêve de posséder son condo chez Laver's: on réfléchit/ on cherche des partenaires.Le condo du Sud de la Floride n'est pas à la portée de toutes les bourses certes, mais il n'est pas inaccessible non plus.Selon que vous désiriez un appartement d'une ou plusieurs chambres à coucher, un appartement plus modeste ou plus luxueux, il vous en coûtera de S75 à S150 000/ en dollars US évidemment! Tous les condos sont meubles, complètement .jusqu'à la sécheuse.Laver's offre un service de location aux propriétaires.C'est ainsi qu'environ le tiers des appartements actuels est offert aux vacanciers.Ces derniers, selon la grandeur de l'appartement loué et la saison (c'est plus cher du 15 décembe au 15 avril), débourseront de $65 à $135 par jour.Le plus économique, c'est assurément le forfait.C'est aussi la formule la plus populaire même si les prix varient selon qu'on se partage un appartement à deux ou à six, selon qu'on désire ou non une automobile, des cliniques de tennis, des repas au clubhouse, etc.C'est ainsi que pour $550, une trentaine de Longueuillois qui s'étaient prévalus du forfait des Tours Pluval (une agence qui entend exploiter Laver's) ont été transportés chez Laver's et y ont profité d'un condo (deux par appartement), de cinq courts pendant sept jours et de quelques réceptions de groupe.La semaine précédente, un groupe de Montréalais dirigé par le professionnel Roland Godin avaient profité d'un forfait semblable.Pour $760, chaque vacancier de ce groupe du Saint-Laurent avait obtenu son billet d'avion, un séjour de 10 jours (occupation double), les petits dejeuners, l'utilisation de cinq courts de Wi.à 17h, sans parler du traditionnel cocktail et souper d'adieu.Le plus vaste choix d'articles de TENNIS \u2022BADMINTON RACQUETBALL^SQUASH JOGGING /il.raquette de tennis SILVER ACE COMPOSITE/MID-SIZK $ 119 95 raquette de tannin SPALDING TRACY AUSTIN CORDAGE INCLUS $ 39 95 raquntta de mcquet/>alf HEAD PROFESSIONAL $ 64 95 À LAVAL 1638 boul.St-Martin ouest (514) 381-0217 À REPENTIGNY 235 A boul.Brien (514) 581-9192 COMMANDES TÉLÉPHONIQUES ACCEPTÉES, VISA.MASTERCARD SEULEMENT.Meilleurs prix à Tannée! ~K JPORTf p i Une photo aérienne de l'oasis, une photo incomplète puisque Laver's compte actuellement 37 courts, trois piscines et des pavillons secondaires réservés à l'administration et au person- nel du centre de tennis.Au fond, à gauche, la ville de Deiray Beach.C'est en parallèle, derrière les condos de droite, que sera entreprise la deuxième phase de la construction.Smith qui s'occupe en particulier de notre école junior.» Jean Mills n'exagère pas.Elle organise par exemple un tournoi annuel à l'intention d'un groupe de bons vivants de Miami.On installe un bar tout près du filet et, selon leurs règlements, ces messieurs calent un plein verre de bière à chaque changement de côtés! «Et je possède assez de courts pour que leurs fins de tournoi, très joyeuses il va sans dire, ne dérangent pas nos autres joueurs! » Mais il faut demander.On ne s'inscrit pas chez Laver's comme à une école de tennis (bien qu'on puisse le faire).Jean Mills possède les outils (37 courts, 27 en Har-Tru, 10 de Tru-Flex, 26 avec éclairage et 23 autres qu'on s'apprête à construire) mais Laver's ne veut rien imposer.«Ici, c'est le client qui commande», termine-t-elle.Et le client, presque inévitablement, finit par commander du tennis.Comment ne le ferait-il pas puisque le centre vit replié sur lui-même à un mille et demi du centre de Deiray Beach, que seuls le bruit des balles et l'aller- retour des joueurs viennent troubler la paix de l'oasis?En succombant à la tentation, le vacancier ne fait d'ailleurs qu'imiter les quelque 400 membres permanents du centre de tennis qui déboursent annuellement la jolie somme de $875 US (sans compter le déboursé initial de $200) pour jouer chez Laver's.Quand je vous disais qu'il y avait plus qu'un nom.COUPS DE RAQUETTE Tibbifs n'a pas perdu une seule manche! C'est John Tibbits du Rockland qui a enlevé la semaine dernière chez Laver's la finale floridienne de la Coupe Pluval dont les préliminaires avaient été tenues dans six clubs du Grand-Montréal.Tibbits, un superbe athlète de 39 ans, n'a pas perdu une seule manche contre ses cinq adversaires.L'ancien capitaine des Redmen de McGill (il a joué contre Bob Berry) a brillé aux chapitres de la concentration et du déplacement.Un gentleman, l'ancien des universités du Ver-mont et de Boston où il a mérité un doctorat en Administration a également impressionné par sa gentillesse à l'extérieur du court.La victoire de Tibbits n'a pas surpris le vétéran Roland Godin qui, il y a plus de 30 ans.avait remporté une victoire très difficile au Eastward sur un autre Tibbits, Willy, le père du nouveau champion.Monsieur Tibbits père se trouvait d'ailleurs chez Laver's en compagnie de son épouse et de leur brue, Beverly.Le trio manie très bien la raquette et a donné du fil à retordre toute la semaine durant au groupe que dirigeait Jean Dumont du Longueuil.Les autres finalistes ont terminé le tournoi à la ronde dans l'odre suivant: Alain Morency du Longueuil, Michel Dufour de l'Ile-des-Soeurs, Gabriel Malka du Mirabel, Vincent Richard de Sani Sport, et Bernard Bernier du 13.Les nouveaux champions du double du Club Saint-Laurent sont Claude Desharnais et Normand Vi'au, classe A; Jean-Réal Charetteet Claude Durerte, classe B; Jacques Boîsclair et Réjean Gaudry.classe C.\u2022 Seulement trois clubs, tous les trois de Colombie-Britannique, ont posé leur candidature cmme club-hôte du prochain match Canada-Venezuela en Coupe Davis.Il s'agit du Racquet Club de Victoria, du Blue Mountain Tennis Club de Coquitlam et de l'Université de la Colombie-Britannique.Tennis 13, l'hôte des deux derniers matches du Canada en Coupe Davis, était au nombre des 12 clubs québécois qui ont jeté un coup d'oeil sur le cahier de charges de Tennis Canada.«Nous avons décidé de ne pas poser notre candidature parce qu'il était impossible de préparer une John Tibbits a éclipsé tous ses rivaux.présentation gagnante dans les délais accordés», a commenté Shant Immamedjian.le gérant du 13.«Je n'ai jamais réussi à me débarrasser de l'impression que la Colombie Britannique partait avec une longueur d'avance dans la course».Réjean Génois a enlevé le tournoi qui réunissait quatre joueurs au Club Sporthèque de Hull le week-end dernier.Ses adversaires étaient Richard Le-gendre, Dale Power et le professionnel-hôte Michel Lortie.Ce dernier a remporté une de ses belles victoires en carrière aux dépens de Power.Michel se piait à Hull où le Club compte à nouveau 1,500 membres en dépit de la condition économique.Tout n'est pas perdu, loin de là, dans le cas de la Voie Lactée.La formule originale (tournois d'élite junior) ne sera pas répétée mais l'Office des producteurs de lait du Québec envisage de promouvoir une série de tournois juniors à grand déploiement.Le tennis est la promotion sportive qui a le mieux servi l'Office l'an dernier.\u2022 Pluval et Laver's reviennent à la charge dès janvier prochain (du 16 au 23) avec un forfait de $660 comprenant transport, logement (deux par condo), clinique quotidienne de 30 minutes et tennis illimité.On s'informe au 849-9483.\u2022 Les champions du tournoi annuel organisé par Yolande et Gerry Lafortune au superbe Monte Villa de Montebello sont Francine Gendron et Nicole Fournies Claude Lajoie et Jean Lavictoire (classe A) et Eddy Rouleau et André Archam-bault (classe B).Parmi les invités qu'ont choyés les Lafortune, on notait la présence des Maurice Leclerc et Lionel Duval et de quelques-uns des meilleurs joueurs de double de la région de Hull.On pense notamment à Gilbert Jolicoeur qui n'aura perdu qu'un match.la finale.Des compagnons occasionnels de Stéphane Bonneau chez Bollettieri: Jimmy Arias et Lloyd Bourne.Le jeune Jean-François Mathieu est également inscrit à l'école.Selon le président Winston McQuade, la première année de cotisation à la source ne rapportera pas une fortune à la Fédération québécoi- se.L'URSS, la RFA et la Chine pourraient accepter prochainement de disputer une compétition hors-concours préparatoire aux Universiades qui seront présentées à Edmonton en juillet prochain.Le Canada (Carling Bassett et Jill Hetherington) a été établi deuxième favori dans le cadre de la Coupe Continental qui sera disputée ce mois-ci en Floride.En Coupe Sunshine, les premiers adversaires des jeunes Canadiens Hathem McDadi et Chris Pridham seront les Philli-pines et les Carraibes.A QUÉBEC, PUIS SAINT-EUSTACHE Encore Génois et Lochopelle * Il y aura affluence ce soir au Club Avantage de Québec alors que Réjean Génois aura l'occasion d'une belle revanche sur Martin Lachapelle en demi-finale de la Classique.On se souviendra qu'il y a une quinzaine, Martin avait brisé la glace contre son concitoyen lavallois en l'emportant par 2-6, 6-3 et 7-5 en demi-finale de l'étape saguenéenne du Circuit Labatt Légère.On ne compte plus les matches que ces deux joueurs se sont livrés ces dernières années et la série ne se terminera pas à Québec.La semaine prochaine en effet, les deux rivaux feront vraisemblablement les frais d'un quart-de-finale au Club Saint-Eustache dans le cadre du Circuit Labatt Légère.Voilà qui ajoute encore du piquant au match de ce soir.Le tournoi de Saint-Eustache commence aujourd'hui avec la premiere ronde des qualifications.Trente-deux joueurs tenteront de mériter les huit postes encore disponibles en tableau principal.Les .favoris sont André Chesnay du Val-des-Arbres, Jacques Bourbonnais de Bouchengjle, François Ga- mâche de Longueuil et Jean-François Ringuette de Boucherville.En tableau principal, Génois, le leader du Circuit, partira troisième favori.On lui a préféré l'Ontarien Bill Cowan et le Sud-Africain David Schneider compte tenu de leur classement ATP réciproque.Schneider, un joueur de 23 ans, a participé aux épreuves de la Coupe Davis, sous les couleurs d'Israël, l'an dernier.Il y a d'ailleurs disputé le double en compagnie de Shlomo Glickstein.Les autres favoris sont, dans l'ordre: Martin Wos-tenholme, l'Américain Leif Shiras (qui fera les frais de l'autre demi-finale de la Classique Avantage contre Ian Fletcher), Lachapelle, Mitch Perkins et Fletcher.Si les favoris atteignaient les quarts dans l'ordre -ce dont il faut douter puisque le tournoi du Saint-Eustache se déroulera sur terre battue-, Cowan affronterait Fletcher, Wostenholme jouerait Shiras, Génois serait opposé à Lachapelle et Perkins à Schneider.\u2014(\u2014;-s\u2014 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 DÉCEMBRE 1982 \u2022 D 5 t i t » \u2022 i t \u2022 ¦ « » i » t i * e i ?» ¦ k * Torn Landry est Tun des survivants des vieilles luttes entre ces deux équipes LE DUEL REDSKINS-COWBOYS Comme dans le bon temps WASHINGTON (UPI) \u2014 Ce sera comme dans le bon vieux temps, demain, alors que les Redskins de Washington, encore invaincus, accueilleront à leur domicile du RFK Stadium les Cowboys de Dallas.Pendant plusieurs années, jusqu'en 1979, ces deux équipes de la ligue Nationale de football avaient l'habitude de se battre Tune contre Pautre pour décrocher le championnat de la division Est de la conférence nationale.Cette année, l'enjeu qui les oppose est rien de moins que le premier rang de la conférence nationale toute entière.Les Redskins, quatre fois vainqueurs en autant de rencontres, sont la seule équipe encore invaincue dans la LNF et seront demain en quête d'une huitième victoire d'affilée.Ils ont remporté douze de leurs 15 derniers affrontements en deux ans.Les Cowboys, qui présentent une fiche de 3-1, ont remporté leurs cinq derniers matches contre Washington.La dernière victoire des Redskins contré Dallas remonte au 18 novembre 1979.Ils Pavaient alors emporté 34-20.Les deux équipes semblent être en excellente condition en vue des séries éliminatoires du Super Bowl qui opposeront 16 formations, les huit premières de chaque conférence étant qualifiées.Fiévreuse rivalité Une rivalité fiévreuse existe entre les partisans de chaque équipe.Mais ce n'est pas sur Tom Landry, le placide entraîneur des Cowboys, qu'il faut compter pour attiser le feu.Landry est Tun des rares survivants des vieilles luttes entre ces deux clubs.Son style peu flamboyant n'est pas de nature à stimuler l'ardeur de ses adversaires.Le successeur de George Allen, le coach Joe Gibbs, à sa deuxième saison à la barre des Redskins, se soucie assez peu des mauvaises langues qui affirment que sa troupe «a fait son temps».«Nous entendons accéder aux séries éliminatoires, a-t-il dit, peu importe les adversaires que nous aurons à battre.Parmi nos derniers adversaires, il y a les Cowboys, et nous voulons les battre à mort.Mais il y en a d'autres qu'il nous faudra battre également.» Les favoris du week-end DIMANCHE FAVORIS NÉGLIGÉS POINTS PACKERS contre Bills Vh GIANTS contre Oilers 7 STEELERS contre Chiefs 7 DOLPHINS contre Vikings 5% BEARS contre Patriots 1 EAGLES contre Cardinals 6V2 Chargers contre BROWNS Vh SAINTS contre Bues Vh Bengals contre COLTS 14% RAIDERS contre Seahawks 6V2 BRONCOS contre Falcons Vh Cowboys contre REDKINS Vh LUNDI FAVORIS NÉGLIGÉS POINTS Jets contre LIONS PAIR \u2014 Clubs locaux en majuscules \u2014 LE HEISMAN DÉCERNÉ CE SOIR Walker a passé une bonne nuit NEW YORK (UPI) - Le porteur de ballon Herschel Walker, « de Géorgie, le quart-arrière John Elway, de Stanford, et le porteur de ballon Eric Dickerson, de Southern Methodist, sont parmi les favoris pour remporter le trophée Heisman qui sera attribué ce soir.Le nom du récipiendaire du prestigieux trophée universitaire sera annoncé à 19 heures au réseau ABC.Il y a maintenant trois ans que Walker poursuit son ascension vers les plus hautes distinctions du football universitaire.L'athlète junior de 6'2, 220 livres, avait terminé troisième au vote à sa première année, puis deuxième à sa deuxième année.Grâce à lui, la Géorgie a été la seule équipe importante à mériter une fiche parfaite.Walker a dominé le pays avec une moyenne de 159 verges de gains par match et un total de 15 touchés.«Si Herschel ne remporte pas le trophée Heisman cette année, ce sera la plus criante injustice de tous les temps», a déclaré son entraîneur, Vince Dooley.Elway, le quart vétéran qui a terminé en tète des passeurs cette saison avec des gains de 3 242 verges et 24 touchés, a également terminé sa carrière universitaire avec un plus grand nombre de passes complétées (771) que tout autre quart dans l'histoire de la NCAA.Quant à Dickerson, il fait face au même problème que Walker au cours des deux dernières années : la compétition est tout simplement trop forte.Dickerson aurait été sûr de gagner.sans Walker et Elway.VICTOIRE DU JUNIOR, 5-4, EN PROLONGATION On oublie Lafonfaine et.le but En dépit du brio du gardien Patrick Roy, des Bisons de Granby, le Junior de Verdun est difficilement parvenu à soutirer une victoire de 5-4 devant 1647 spectateurs alors que Pat Lafon-taine a marqué le but victorieux à 3:48 de la période supplémentaire.«Tu ne peux pas lui laisser de «lousse».Nous l'avons oublié un instant en prolongation», mentionnait l'entraîneur Roger Picard des Bisons.Un commentaire à point.Pat Lafontaine aurait alors dû se trouver sur le banc des joueurs plutôt que de marquer le but de la victoire pour le Junior.Jean-Maurice Cool a cédé la rondelle a son coéquipier Jérôme Carrier avant de procéder à un changement d'effectifs.Lafontaine a forcé le jeu en zone adverse et il a surpris Roy en contournant rapidement le filet pour glisser la rondelle du côté droit du gardien.«Nous aurions mérité la victoire et c'est ce qui est décevant puisque nous avons disputé plusieurs matches serrés dernièrement mais nous les perdons toujours.Nous jouons beaucoup mieux collectivement et les joueurs travaillent fort.Au premier tiers nous les avons laissés patiner et nous leur avons permis quatre buts.Il faut toutefois rendre crédit à Patrick qui continue d'exceller devant le filet», ajoutait Picard.Roy s'est particulièrement illustré contre Muttart au dernier tiers pour permettre la présentation d'une période supplémentaire.«Nous n'étions pas là au cours des 10 premières minutes de jeu.Nous manquions de synchronisme car nous avions été inactifs cette semaine», expliquait le capitaine Jean-Maurice Cool.Les Bisons ont pris l'avance avec deux buts en 12 secondes, ceux de Sylvain Charland et Luc Boucher.Puis le Junior a riposté avec quatre buts en un peu plus de deux minutes grâce à Cool, deux fois, Benoit Lafleur et Marc Cha-mard.Daniel Lamirande profitait d'une faiblesse du gardien Gilles Héroux pour marquer k* troisième but des visiteurs au premier tiers avant que Stéphane Lepage ne crée l'égalité ù 10:36 de la période médiane.Pat Lafontaine a récolté un but et deux aides dans cette rencontre pour porter à 102 points sont total depuis le début de la saison.Le Junior était privé de son entraîneur Pierre Creamer qui soigne une mauvaise grippe.«Je considère que nous avons disputé une mauvaise période, la première, mentionnait son adjoint André St-Jatques qui assurait l'intérim.Par la suite, Patrick Roy a fait la différence.Les gars m'ont payé la traite pour ma première partie derrière le banc.Le spectacle était excitant pou les amateurs mais j'ai trouvé le match trop long».«Il fallait bien que nous lui donnions rapidement de l'expérience, blaguait son capitaine.Nous avions bien joué mais Roy était supérieur au cours de cette rencontre», ajoutait-il plus sérieux.Gain laborieux Les Voisins ont surmonté un déficit de 6-3 au début de la période finale pour l'emporter 8-6 contre les Castors à St-Jean.Michel La-casse a dirigé l'attaque des vainqueurs avec quatre buts tandis que ses coéquipiers Bruno Troini (2-1) et Yves Courteau (1-5) parti- Les Voltigeurs en retraite fermée Depuis leur visite à Chicoutimi dimanche dernier, les Voltigeurs de Drummondville n'ont pas disputé de match mais ils n'ont pas été inactifs.Ils disputeront leur prochain match demain alors qu'ils visiteront les Olympiques à Hull.«Nous avons en quelque sorte tenu un autre camp.Les joueurs ont goûté à toutes les facettes de l'entraînement.Nous avons pratiqué certaines phases de notre jeu.L'attaque à cinq spécialement.Dernièrement, nous étions devenus improductifs et même l'adversaire profitait de nos supériorités numériques.Nous avons également insisté sur la cohésion entre les défenseurs et les attaquants», mentionnait l'entraîneur André Ruel.Cette période n'est pas encore terminée et les joueurs des Voltigeurs auront droit à une retraite fermée de 24 heures avant d'aller affronter les Olympiques.«Les joueurs pourront réfléchir aux multiples facettes du hockey.Ils rencontreront aussi des spécialistes en motivation.Une rencontre qui devrait être bénéfique puisque nous alignons 14 joueurs recrues.C'est long une saison et ça l'est encore plus pour une équipe de l'expansion», expliquait Ruel.Cette retraite fermée stimulera-t-elle les jeunes équipiers de Ruel?Les Olympiques pourront certainement répondre à cette question demain soir.Les gardiens Mario Gagnon et Daniel Jean, des Voltigeurs, le souhaitent sûrement puisqu'ils ont été soumis dernièrement à des bombardements en règle de la part de leurs adversaires.R.B.1DSURF MONTREAL Solde de No NOUS AVONS EN STOCK QUELQUES PLANCHES À VOILE \\WIN3SUiFER FLAMBANFT NEUVES À SEULEMENT C|^^$ 0RD- 1-325$ \u2014Couleur de la voile au choix \u2014livraison gratuite dans le Grand Montréal WINDSURF MONTREAL UNE DIVISION DE LA BOUTIQUE DE SKI TRADING POST 5385, chemin Queen Mary 481-6991, - 484-3447 198* 1983 lES MODÈLES 332-1673 tOUTt UVIAUS SO»^ SïntSWVlCf.cipaient activement à ce festival offensif.Guy Pigeon et Michel Petit ont réussi des doublés pour les perdants.Les Cataractes de Shawinigan ont remporté une victoire de 6-2 aux dépens des Olympiques de Hull tandis que les Saguenéens de Chicoutimi l'emportaient 10-5 contre les Remparts de Québec alors que Sylvain Simard était relégué aux gradins.Roberto Lavoie et Denis Doré ont réussi des trucs du chapeau pour les vainqueurs.Course à quatre qui se dessine Les prochains huit jours pourraient être déterminants dans la course au championnat qui se dessine entre quatre formations: les Voisins de Laval, les Cataractes de Shawinigan, le Junior de Verdun et les Saguenéens de Chicoutimi.ROBERT BOUSQUET Les prochains jours seront particulièrement difficiles pour les Cataractes et les Voisins qui s'affronteront à deux occasions.Les Cataractes rendront également visite au Junior de Verdun, demain soir, et aux Saguenéens vendredi prochain.Contrairement aux Saguenéens, les Voisins disputeront trois de leurs quatre prochains matchs à domicile alors que les Saguenéens, lundi, les Cataractes, mercredi, et le Junior, le lundi suivant, s'amèneront au centre sportif Laval.Quant aux Saguenéens, ils visiteront les Chevaliers de Lon-gueuil, dimanche en matinée, et les Voisins, le lendemain, avant de recevoir les Olympiques de Hull et les Cataractes, jeudi et vendredi prochains.Le Junior, pour sa part, recevra Cataractes et les Remparts de Québec, le dimanche suivant, matches entrecoupés d'une visite à Trois-Rivières, mercredi, à l'occasion du retour au jeu de René Badeau et Dominic Bertoldi.avant la visite à Laval.Deuxième peloton Si la course à la première position est bien engagée, une très vive compétition s'annonce également pour les quatre dernières places disponibles en vue des {séries éliminatoires.A la suite des quatre derniers revers, l'avance des Chevaliers de Longueuil s'effrite dangeureusement.Avant les matches d'hier soir, les Chevaliers possédaient 33 points comparativement à 30 pour les Castors de St-Jean et 28 pour les Remparts de Québec, les Draveurs de Trôis-Rivières et les Olvmpiques de Hull.* : Et si les formations de tête s'affrontent régulièrement au cours des prochains jours.c'est;la même situation pour les équipes qui suivent.Le classement général subira probablement des modifications importantes au terme de ces huit jours de compétition.Si le décalage est important, la trêve des Fêtes (et surtout la fin des sessions scolaires) pourraient amener quelques transactions importantes car les rumeurs circulent actuellement à un rythme affolant.BATTUS 4-2 À WINNIPEG Les Islanders y prennent goût WINNIPEG (PC) \u2014 Le défenseur Tim Waters a compté ses deux premiers buts de la saison pour mener les Jets de Winnipeg à une victoire de 4-2 sur les Islanders de New York hier soir devant 11,853 amateurs.Dave Babych a compté pour sa part un but et a fourni une passe sur celui de Thomas Steen qui a marqué le but gagnant tard en deuxième période.Clark Gillies et la recrue Greg Gilbert ont répliqué pour les Islanders qui ont mainenant une fiche de 15-10-5 mais qui occupent toujours la première position dans la division Patrick, quatre points devant les Flyers de Philadelphie.Le gardien des Islanders Roland Melanson a été occupé recevant 34 tirs tandis que Doug Soetart en essuyait seulement 17.Toutefois Soetart a été solide dans les huit dernières minutés quand les Islanders ont tout fait pour égaler le compte.Rappelons que les détenteurs de la Coupe Stanley n'ont gagné qu'un de leurs sept derniers matches.A I V LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 DÉCEMBRE 1982 SPORTS.D 7 I \u2022 L'AFFAIRE CANADIAN RAINDEER 3 i Plus de 40,000 livres de «caribou» ont été vendues à Montréal Pan dernier! i : I.* f I I \u2022 I I i t l I % K S i < i é 4 r i ¦ i Pierre Gingras A l'exception du lièvre, la vente de la viande de gibier est strictement interdite au Québec.Pourtant, des boucheries et certaines épiceries spécialisées de la province, particulièrement à Montréal, ont vendu 10,000 livres de viande de caribou Tan dernier.Ce commerce, qui commençait à prendre de l'expansion (en 1980 les ventes atteignaient 10,000 livres) a été découvert par les agents de conservation du ministère qui y ont mis fin en portant des accusations.Voilà quelques uns des faits saillants de l'affaire de la «Cana-dian Raindeer».Le jugement de la Cour supérieure a été rendu public au début de la semaine et il relance le débat, un débat passionné qui pourrait bien être porté jusqu'en Cour suprême du Canada.Voici les faits: les agents de conservation saisissent toute la viande de caribou vendue dans une dizaine de commerces.Il s'agit en réalité de la viande de renne des Territoires du Nord-Ouest que l'on vend sous l'appellation caribou.Les procureurs impliqués dans le dossier choisissent une cause-type, celle du Marché Epicurien de la Place Ville-Marie.Le gouvernement du Québec-est débouté une première fois devant un juge des Sessions de la paix en avril 81 mais obtient la tenue d'un nouveau procès en Cour supérieure, en juin 1982.Durant trois jours, plusieurs grands spécialistes des cervidés viennent donner leur opinion scientifique sur le sujet.Le jugement du juge Bernard Gratton, de la Cour supérieure, rejette les arguments du Québec à l'effet qu'on ne doit pas faire de distinction entre le caribou et le renne.Or, dans ce cas.non seulement la viande provenait-elle de l'extérieur du Québec, plus précisément du village de Raindeer station, mais il s'agissait de renne semi-domestique et non pas de caribou.Pour le gouvernement du Québec, cette bataille est cruciale car il estime que la commercialisation du «caribou» est susceptible de faire augmenter le braconnage.Quant à la Canadian Raindeer , on devine qu'elle veut protéger un marché qui s'annonçait prometteur.Un troupeau de rennes canadiens.Cette histoire remonte en fait au début du siècle.Dans son ouvrage sur Les mammifères du Canada, le docteur W.A Ban-field, un témoin important lors du procès, raconte à ce sujet qu'une Commission royale formée en 1919 fut chargée d'étudier l'opportunité d'exploiter le renne et le boeuf musqué au nord du pays.C'est un territoire située entre le delta du Mackenzie et la rivière Coppermine dans les Territoires du Nord-Ouest qui fut finalement retenu comme aire d'élevage.En 1929, le gouvernement supervise l'achat d'un troupeau de 2 890 rennes, en Alaska, qui, sous la conduite d'un guide lapon, atteint sa destination après un voyage de cinq ans.Par la suite, le troupeau d'origine eurasienne tombe peu à peu en déchéance, dit-on.Repris en main par les Inuits, l'élevage connait par la suite un grand succès.Si bien qu'on compte aujourd'hui plus de 11 000 rennes à Raindeer Station.La Canadian Raindeer Ltd, une compagnie formée par le ministère canadien des Affaires indiennes et du Grand nord, met cette viande sur le marché au pays et à travers le monde.Ainsi, Tan dernier, le Japon en aurait acheté 20 000 livres, les Etats-Unis 10 000, la Colombie-Britannique 80 000, l'Alberta 20 000 et plusieurs dizaines de milliers de livres dans les autres provinces dont 40 000 au Québec.Selon un témoignage entendu au cours du procès, le prix de la viande de renne se situe entre $4 et $6 la livre.Un marché qui doit être contrôlé Selon le docteur Benjamin Simard, un spécialiste du caribou connu au Québec et un autre témoin important dans cette affaire, le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche a une attitude inquiétante dans ce dossier.Selon lui, on ne devrait pas avoir d'objection à la vente de viande de renne si on peut en déterminer la provenance en tout temps et si le marché de distribution est étroitement surveillé.Selon lui, le caribou des bois et celui de la toundra (dont le troupeau de la rivière George au nord du Québec compte plus de 300 000 têtes) sont deux sous-espèces qui se distinguent nettement de son cousin du nord de l'Europe et de l'Asie.Le renne est plus petit que le caribou, la couleur de sa fourrure n'est pas la même et il met bas à une époque différente.«Ils n'ont pas la même attitude devant le danger, ajoute-t-il.Le caribou s'enfuit en hardes éparses alors que le renne forme d'immenses groupes homogènes.» C'est pour cette raison que toute tentative de domestication du caribou serait, selon M.Simard, très aléatoire (on sait que le ministre de l'Agriculture, M.Jean Garon, voudrait bien entreprendre élevage du caribou au Québec).Pour le biologiste, si la cour décidait qu'il n'y a aucune différence taxonomique entre le caribou et le renne, cela pourrait mener à des aberrations.Par exemple, on pourrait éventuellement élever des rennes au Québec sans que le gouvernement puisse y faire quoi que ce soit (il semble que les Inuits du Québec ont déjà manifesté un intérêt en ce sens).Or, en 1949, l'Association nord-américaine des mamalogistes s'était montrée contre toute introduction de rennes au Québec parce que cet animal était génétiquement moins «fort» que notre caribou et qu'il pourrait affaiblir son potentiel génétique.La cause portée en appel Le débat est donc lancé.Pour leur part, les représentants du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche ont confirmé à LA PRESSE que la cause sera portée en appel d'ici peu.De plus, en attendant que la cour se prononce à nouveau, les procureurs du ministère ont affirmé que les agents de conservation porteraient des accusations contre toutes personnes qui vendraient de la viande de renne sur le territoire du Québec.Il ne fait pas de doute cependant, qu'en fin de compte, si les tribunaux donnent raison à la Canadian Raindeer et à ceux qui soutiennent cette compagnie comme certains grossistes en viande, le gouvernement voudra apporter des amendements à sa loi afin d'inclure le renne dans la liste des «gros gibiers».-m \"BLOC-NOTES\" Le congrès annuel de la Fédération québécoise da la faune qui se tenait à Québec au cours du dernier week-end a donné lieu à des échanges intéressants entre les participants.Présent à ces assises, le ministre Guy Chevrette a souligné la qualité du mémoire présenté par l'organisme lors de récente Commission parlementaire sur la loi de la protection de la faune.Reconnu commme un bon administrateur, le président de la fédération, M.Noël Laur'm.a vu son mandat renouvelé sans aucune opposition.On sait que M.Laurin est le propriétaire de la pourvoirie Nemrotour à l'île Anticosti.Signalons qu'on a aussi profité de l'occasion pour remettre le prix FranÇois de B.Gourdeau à M.Tony Le Sauteur, bien connu pour son implication dans le projet «Un fleuve, un parc».Ce prix était accompgné d'une bourse de $3 000.v ^ ¦ .-y ?V v.I Le caribou des bois est une espèce qui a été réintroduite dans le secteur des Grands -Jardins, dans le parc des Laurentides, vers la fin des années soixante.Après des débuts difficiles, ce troupeau compte actuellement 46 têtes.Quant au troupeau de caribous de la toundra, près de la Rivière George, dans le Nouveau-Québec, il dépasse les 300,000 têtes.UN CALENDRIER MODIFIÉ EN 1983?Dernière présence du fameux Justin Passing Est-il préférable de réunir un peloton de 15 ou 16 chevaux répartis en deux divisions ou de présenter aux iurfistes locaux une grande vedette qui chasse les autres concurrents?ANDRÉ TRUDELLE_ J C'est la question que Michael Mac-Cormac, directeur des courses à Blue Bonnets, et son personnel débattront en vue de dresser un calendrier des grandes épreuves à Blue Bonnets en 1983.C'est la leçon à tirer des deux nouveautés de cette année, le Critérium du Printemps et le Critérium du Grand Nord.Dans les deux cas, l'intérêt du public n'a pas rencontré les prévisions des promoteurs.Deux des trois tranches du Critérium du Printemps ont été annulées, *£aute de concurrents, les deux ; tranches et la finale du Critérium du £Grand Nord auront eu lieu grâce au tablent de prestigitateur du secrétaire de Courses Robert Paré.62 La finale '< La finale de $10.000 du Critérium du Grand Nord prendra l'affiche cet après-midi.A moins d'une surprise de taille, Justin Passing ajoutera $20,000 à son actif.Il ne fait aucun doute que Justin Passing est «le» cheval par excellence à cette période-ci de l'année à travers toute l'Amériue du Nord.Justin Passing sera en quête d'une neuvième victoire consécutive.Sa dernière défaite remonte au 25 septembre dernier, à Edmonton, où Willow Wiper (eligible au Critérium du Printemps, mais absent) l'a devancé par une demi-longueur dans une course gagnée en 1:55.4.Si le nom de Justin Passing n'appa rait pas au récent scrutin de la USTA en vue des chevaux de l'année dans les différentes catégories, c'est que d'une part Genghis Khan a été étincellant.Il a gagné huit fois en moins de 1:54 et il a réalisé le deuxième mille le plus rapide de toute l'histoire des courses sous harnais en gagnant en 1:51.4.D'autre part, Justin Passing n'avait rien fait qui vaille au début de septembre et le vote a été pris au début de novembre.Fan Hanover, Sokys Atom et Johnny Lus représentaient certes des adversaires valables à Justin Passing, mais quatre chevaux ne constituent pas un peloton.Et Robert Paré lui-même reconnaît que sans la présence de Justin Passing à Montréal, le Critérium du Grand Nord aurait attiré quatre ou cing autres bons chevaux.Si les amateurs acceptent avec grand plaisir la présence d'un Niatross dans le Prix d'Été, ils voient d'un mauvais oeil un cheval à 1-5 (ou moins) dans une course à cinq chevaux comme ce sera le cas demain après-midi.Il faut aussi songer aux parieurs.Le nerf de l'industrie.L'intérêt de la finale du Critérium réside davantage dans la lutte que Fan Hanover et Johnny Lus se feront pour la deuxième place que dans l'issue de l'épreuve.Néanmoins, le secrétariat des courses de BB aura eu la main neureu-se en faisant venir à Montréal une superbe bête: Justin Passing.Échos du paddock.Benoit Côté se remet d'une vilaine grippe qui l'a tenu deux jours à l'écart du sulky.le vétérinaire Ré jean Mon-geon, époux d'Andréa, soeur de Hervé Filion, revient d'une semaine de vacances dans le sud.Blue Bonnets distribuera quelque 10,000 tuques à ses couleurs blanche et bleue, demain après-midi.Drastic fera face à Fleet Decision, String Quartet et deux autres adversaires, demain après-midi, dans une course de $11,500.pour le même montant, lundi soir, on verra Bobbo, cheval de Tannée dans sa catégorie, dans un peloton de huit concurrents.Justin Passing et Pat Crowe lors de leur victoire dans la première tranche du Critérium Zéro pour Baltimore ¦ Il ne reste plus que cinq matches à disputer dans le calendrier abrégé de la ligue Nationale de football.Les Redskins de Washington et les Colts de Baltimore sont les deux seules équipes à présenter des fiches parfaites.Celle des Redskins est parfaitement belle, tandis que celle des Colts est.parfaitement mauvaise.En recevant les Bengals de Cincinnati, les Colts vont tenter de quitter le sentier d'une première saison sans victoire.Jusqu'ici, ils ont subi quatre défaites en autant de rencontres alors que les Bengals figurent parmi les six équipes à égalité en tète de la conférence américaine avec une fiche de 3-1.L'entraîneur des Colts, Frank Kush, n'a pas hésité à traiter ses joueurs «d'ineptes et de sans-coeur».Les matches à l'affiche ¦ Outre les rencontres à Washington et Baltimore, les Seahawks de Seattle visitent demain les Raiders de Los Angeles, les Chiefs de Kansas City visitent les Steelers de Pittsburgh, les Chergers de San Diego visitent les Browns de Cleveland, les Oilers de Houston visitent les Giants de New York, les Bills de Buffalo visitent les Packers de Green Bay à Milwaukee, les Vikings du Minnesota visitent les Dolphins de Miami, les Patriotes de la Nouvelle-Angleterre visitent les Bears de Chicago, les Cardinals de St.Louis visitent les Eagles de Philadelphie, les Buccaneers de Tampa Bay visitent les Saints de la Nouvelle-Orléans et les Falcons d'Atlanta visitent les Broncos de Denver.Lundi, les Jets de New York affrontent les Lions, à Detroit.Montana, un record ¦ Les 49ers de San Francisco ont amélioré leur sort en l'emportant 30-24 jeudi soir sur les Rams de Los Angeles et présentent maintenant une fiche de 2-3.Joe Montana a égalé un record de la LNF en passant pour 305 verges.C'était le quatrième match d'affilée où il dépassait la marque des 300 verges.Les Seahawks de Seattle, vaincus, dans les deux rencontres qui ont précédé la grève, sous l'entraineur Jack Patera, ont gagné les deux matches qu'ils ont disputés depuis le retour au travail, dirigés cette fois par l'entraîneur Mike McCormack.Pironi quitte la clinique ¦ Didier Pironi victime le 7 août d'un terrible accident lors des essais du Grand Prix d'Allemagne, à Hockenheim, a quitté mercredi la clinique où il était soigné.Et hier, il a consacré sa première visite à son commanditaire, la société Marlboro.A cette occasion.Pironi a réservé une surprise à ses amis puisqu'il s'est rendu à Neuilly en pilotant sa propre voiture.Grâce aux miracles île la chirurgie, le pilote retrouvera l'usage de ses jambes.CORRECTION Dans notre annonce publiée aujourd'hui dans notre cahier «Sports d'hiver », le texte suivant aurait dû être inclus dans l'annonce: «Toutes les marchandises ne sont peut-être pas disponibles dans tous nos magasins.» Nous nous excusons de ce contretemps.Andre Lalonde Sports dans l'édition régulière de LA PRESSE du mercredi 8 décembre 1982.Le numéro imprimé sur la Carte d'atout peut vous valoir de magnifiques prix.L'impossible peut se produire ! Tous les détails à l'endos de la Carte d'atout dans LA PRESSE du 8 décembre 1982.\u2022 a IKEA la presse i LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 DÉCEMBRE 1982 BÉSUUMTS SPQBTIFSl \u2022 D 9 jUJfiLtfARRta André Truddle SAMEDI 1\u2014Etele G L, (5); Arnies Charm, (6); Niagara Angus, (1).2\u2014G B S, (9); Youppi Bern, (8); G T Kash, (3).3\u2014H G Gold, (4); Waldorf N., (2); Clay Bomber, (5).4\u2014Saskatchewan, (6); Family Baie, (9); Has-kah, (4).5\u2014Bam.(6); Futurity Blue Chip, (5); Jolie Kiwi Vet, (4).6\u2014Keystone Goliath, (1); Energy Source, (2); Belle Katie, (8).7\u2014Odontos Breeze, (6); Armbro Apollo, (4); David Mérite, (1).8\u2014Winter Wave, (3); Bromest Champion, (6); Senatrice Premier, (9).9\u2014Liim, (2); Jeffs Surge, (1); Cèdre des Bois, (3).10\u2014Rtm Do, (6); Dis Moi Grade, (5); Aurea, (3); Glengyle Cozy, (2).Le meileur: KEYSTONE GOLIATH, (6e).DIMANCHE 1\u2014Callwood Clipper, (2); Gamin du Carfour, (*); Keane Hanover, (3).2\u2014Nobel Angus, (7); Jan Fire, (8); Patron, (1).3\u2014Drastic, (5); Fleet Decision, (4); String Quartet, (3).4\u2014Forbidden Speed, (3); Flavious Hanover, (6); Halans Dream, (5).5\u2014Jystin Passing, (5); Fan Hanover, (3); Johnny Lus, (4).6\u2014Pleasing Killean, (4); Classic Cheers, (5); Sandra Hope, (3).7\u2014Bouro, (2); Deni Tess, (8); Melhie, (3).8\u2014Sfnokey Hills 0 B, (8); Close Encounter, (3); Kaystone Dagger, (9).9\u2014G\"een Lee, (1); Guy Hanover, (2); Cos Cob, (6).10\u2014Noble Flite, (10); Faustus F., (9); Amarach, (8); Lilleys Reward, (7).Le meilleur: GREEN LEE.(9e).Gagnants de jeudi: Mishemokwa, ($3.30); Big Speed, ($6.60); Bye Bye Fleurie, ($7.00); Laura Angus.($5.20).Rendement: 767 gagnants en 2.540 courses, vloyenne: 30%.Gagrants dans les pronostics: 1,598.vloyenne: 62%.INSCRITS À BLUE BONNETS DIMANCHE PREMIÈRE COURSE: Amble non-gagnants de $7,750 - Bourse: $7,500 2 Callwood Clipper.M.MacDonald 6 6 1 3 Keane Hanover.B.Côte 1 4 4 6 S W Harold.J Hébert 2 3 4 1 Camin Ducarfour.M.Houle 3 1 2 4 lead Story.J P.Charron 4 4 4 5 Muriel Angus.G.Lareau 1 1 5 DEUXIÈME COURSE: Amble a réclamer $6,000 - Bourse: $2,300 1 'atron.R.Gingras 8 2 9 7 Jobel Angus .Y.Laframboise 1 1 4 8 Ian Fire.G Plourde 4 6 1 9 Vristo Noc.G Gendren 7 9 8 4
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