La presse, 23 décembre 1982, Cahier A
[" QUATRE JEUNES QUEBECOIS FONT SAUVEE PAR LES LECTEURS la presse page A 2 EN SKI ALPIN pages 6 et 7 De gauche à droite, Rock Mario Dumas, Alain Labelle et François Gagnon.V1» _r 1 W&mT LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMER 35 cents HORS DE LA ZONE MÉTROPOLITAINE 45* photo J.-Y.Létourneau.LA PRESSE MONTRÉAL, JEUDI 23 DÉCEMBRE 1982, 98- ANNÉE, n° 298, 58 PAGES, 4 CAHIERS MALGRE UNE REPRISE DANS L'HABITATION page C 1 Photothèque LA PRESSE Akite H lûà&Ut, iéi/e$tfve ce ÇA W**rr?LEMONEE LE KREMLIN LANCE UN APPEL À LA PAIX CRISE POLITIQUE AU page A 11 SOMMAIRE < Annonces classées - - C 6, C 8 à C 11 et sports 15 Arts et spectacles \u2014Informations- - B 5 à B 7 \u2014Cinéma.A 10 Bridge.B 8 Carrières et professions-C 6 Décès, naissances, etc.B 9 Économie.C 1 à C 7 Êtes-vous observateur?.C 9 FEUILLETON « Les lilas fleurissent à Varsovie ».C 9 Horoscope.C10 Le monde.Ail Météo.A 2 Mots croisés.Cil « Mot mystère ».Cil Quoi faire aujourd'hui \u2014 A 10 Télévision .\u2014Télé-câble.B 6 Tribune libre.A7 Vivre aujourd'hui-B 1 à B 4 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.14 Mots croisés.14 FAUTE DE SUBVENTIONS LES GRECS MELCHITES SONGENT À VENDRE SAINT-SAUVEUR La vieille église de 117 ans, angle Viger et Saint-Denis, risque de tomber sous le pic des démolisseurs.La communauté grecque melchite n'a pas le demi-million qu'il faudrait pour la restaurer et le ministère des Affaires culturelles lui refuse son aide.page A 2 Photothèque LA PRESSE EL MM.UNE MAISON CANADIENNE QUI SURVIT.I I page B 1 1 EAU CE EDITO QUEBECAIR VIVRA, CROYEZ-EN OTTAWA PAR JEAN-GUY DUBUC page A 6 ©IMMEUBLE Trust Royal L'ENSEIGNE QUI FAIT VENDRE I + Trust Ifcyal Jeij^Jto^/ 1 A l A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 23 DÉCEMBRE 1982 Photo LA PRESSE Depuis qu'elle a été soignée en Suisse, grâce à la générosité des Québécois, Agnieszka Jagodzinska sourit tout le temps.C'est sa façon de dire: «Ça va de mieux en mieux.Merci ».Les lecteurs de La m Presse sauvent une bambine de Varsovie À la veille de ce Noël, marqué en Pologne par les difficultés de toutes sortes, on est certain de trouver au moins un couple heureux à Varsovie : le père et la mère de la petite Agnieszka Jagodzinska, âgée de 21 mois.Ce qui les plonge dans le ravissement, c'est de voir leur unique enfant manger avec appétit, jouer avec ses jouets, dire « Marna, tata, dada » et sourire à tout moment.Autant de choses naturelles chez les bébés mais que ne pouvait faire, il y a trois mois à peine, cet enfant qui souffre du syndrome de Fanconi, une maladie rare des reins.Mais tout a changé depuis que les lecteurs de LA PRESSE ont volé au secours de la bambine.LILY TASSO_ À la suite d'une interview parue dans ce journal le 15 septembre dernier, où le Dr Anna Doellinger, dermatologue de Montréal originaire de Pologne, exposait le cas de la petite Agnieszka que seul au monde le professeur A.Fanconi, de Win-terthur, en Suisse, était capable de soigner, l'argent s'est mis à pleuvoir pour sauver le bébé.« Le Congrès canadien polonais a reçu plus de 400 lettres très touchantes, presque toutes ' de francophones voulant donner 'à l'enfant une chance de vivre.Près de 70 d'entre elles contenaient de tout petits dons de $1 ou $2, mais des paroles d'encouragement et de sympathie à l'égard des Polonais.Il y avait aussi deux images de la Vierge et des dessins d'enfants.Je les ai remis aux parents d'Agnieszka », raconte le Dr Doellinger, de retour d'un voyage de six semaines en Pologne.Des secours bien utilisés Le Dr Doellinger mentionne quelque $3 500 reçus.On sait que le professeur Fanconi avait offert de soigner gratuitement l'enfant, mais il fallait payer $1000 US pour son séjour à l'hôpital cantonal de Winterthur.Ce qui fut fait.Il restait assez pour laisser un même montant de $1 000 US aux enfants pauvres de Pologne, qui a été remis à l'Eglise de ce pays.Assez aussi pour qu'Agnieszka puisse retourner en juillet 1983 à Winterthur, où le professeur Fanconi l'attend pour de nouveaux examens.Déjà avant de quitter la Suisse, l'état d'Agnieszka s'était amélioré.Son poids, qui était de 7 kg 300 g à son arrivée, est passé à 7 kg 650 g une semaine plus tard.Elle mangeait bien et buvait beaucoup moins, ce qui, selon le Dr Doellinger, était bon signe.De plus, sa fontenelle \u2014 espace cartilagineux que présente la boîte crânienne à la jonction des sutures osseuses \u2014 commençait à se calcifier et la médication spéciale prescrite pour l'équilibre électrolitique d'Angieszka, celui du potassium et du sodium dans le sang, s'était révélée efficace.« La maman d'Agnieszka a pu rapporter de Suisse une provision de médicaments avec les $70 US que l'hôpital cantonnai de Winterthur tenait à lui remettre, les ayant perçus en trop.Plus tard, je lui ferai parvenir de Montréal les remèdes nécessaires », explique le Dr Doellinger.Quant au papa d'Agnieszka, un électronicien, il est tellement heureux des progrès de son enfant qu'il est prêt à travailler gratuitement une année entière en signe de reconnaissance ! Le Dr Doellinger l'a surpris en train de faire faire à la petite ses premiers pas.Tout n'est pas rose encore, car Agnieszka devra subir une transplantation rénale après l'âge de six ans.Mais ses parents sont optimistes.Ne parlant pas le français, ni l'anglais non plus, ils ont chargé le Dr Doellinger d'exprimer aux lecteurs de LA PRESSE leur profonde reconnaissance.riA MÉTÉO AUJOURD'HUI: Min.: -12 Max.: -8 NUAGEUX ET VENTS MODÉRÉS D\u20acMAIN: La Quotidienne Tirage d'hier 9322 Numéro-boni 074870 Québec Min.Ma« Aujourd'hui Abitibi \u201418 -10 Nuageux Outaooaii \u201413 \u2014 9 Nuageux laurentides \u201415 \u2014 8 Nuageux Cantons de l'Est \u201413 \u2014 8 Nuageux Mourkie \u201416 \u2014 9 Nuageux Québec \u201415 \u2014 9 Nuageux Loc-Saint-Jean \u201418 \u201410 Nuageux Rimouski \u201416 \u2014 9 Nuageux Gaspésie \u201416 \u2014 9 Nuageux Baie-Comeau \u201416 \u201410 Nuageux Sept-lles \u201416 \u201410 Nuageux Canada Min.Max.Aujourd'hui Vicloria 2 7 Edmonton \u201425\u20144 Regina -10-6 Winnipeg -10-4 Toronto \u2014 3 \u2014 1 Fredericton \u201413-4 Halifax - 7 ->J ChorldVtetown - 8 - * Saint-Jean \u2014 4 \u2014 4 États-Unis Boston Buffalo Chicago Miami New York Min.- 2 - 2 - 4 12 1 Moi 3 1 1 23 5 Min Max Nlle-Orléons 13 21 Pittsburgh - 3- 1 S.Froncisco 9 14 Washington 1 8 Dallas 14 22 les capitales Min.Max Amsterdam 1 6 Madrid Athènes 9 17 Moscou Acapulco 22 31 Mexico Berlin 3 6 Oslo Bruxelles 1 6 Paris Buenos Airei 23 32 Rome Copenhague 4 5 Seoul Genève 3 7 Stockholm Hong Kong 14 19 Tokyo Le Caire Trinidod Lisbonne 9 11 Vienne Londres 2 6 Mrn Max.k 4 1 3 0 3 10 1 2 8 27 0 9 5 25 1 7 15 8 4 9 30 4 LE QUÉBEC RÉAGIT AU RAPPORT GILSON Une coalition du monde agricole réclame justice Si Ottawa applique les recommandations du rapport Gilson favorisant l'octroi de subventions aux producteurs agricoles de l'Ouest à la suite de l'abolition des tarifs ferroviaires préférentiels pour le transport des céréales, tout le secteur agroalimentaire du Québec sera menacé.PIERRE GINGRAS_ Aussi, les ministères de l'Agriculture et des Transport du Québec, l'Union des producteurs agricoles, la Coopérative Fédérée, l'Ordre des agronomes et plusieurs associations professionnelles oeuvrant dans l'industrie céréalière ont-ils décidé de former une « coalition » dont ont a annoncé la création hier à Mont- réal.Répondant au nom de Coalition pour la survie de Vagro-ail-mentaire au Québec, le regroupement veut faire pression sur le gouvernement fédéral afin que le traitement des producteurs agricoles du pays soit le même pour tous.Essentiellement, le groupe estime que les subventions fédérales aux agriculteurs de l'Ouest leur premettront de produire à des coûts nettement inférieurs à ceux qui seront alors assumés par les agriculteurs québécois.Il s'ensuivra alors une compétition «déloyale » qui aura tôt fait d'éliminer les Québécois de la place qu'ils occupaient sur les marchés canadien et internationaux.Le secteur agro-alimentaire québécois qui emploi à lui seul plus de 200 000 personnes serait, selon les membres de la «coalition», menacé de disparaître à plus ou moins long terme.Subventions dépassant $640 millions en 1990 Rendu public il y a quelques Devant les coût élevés estimés pour la rénovation et le refus de l'État, jusqu'à maintenant, d'apporter une aide financière au projet, les Grecs-Melchites catholiques de Montréal doivent envisager de vendre leur cathédrale.Le temple a atteint l'âge vénérable de 117 ans.Photo Réal St-Jeon LA PRESSE ¦x-v mS it*' t 11 S3! ¦ IP If* i M £9E3 LA RESTAURATION COÛTERAIT $500,000 Les Grecs-Melchites songent à vendre leur cathédrale Déçus deux fois de s'être vus refuser une aide financière du ministère des Affaires culturelles du Québec pour la restauration de leur cathédrale, un édifice ayant à leurs yeux valeur de monument historique, les Grecs-Melchites catholiques de Montréal songent de plus en plus à vendre ce vieux temple bien connu de nombreux Montréalais sous le nom d'église Saint-Sauveur.JULES BÉL1VEAU_ C'est Mgr Georges Coriaty, recteur de la paroisse Saint-Sauveur, vicaire général et chancelier de l'éparchie des Grecs-Melchites catholiques du Canada, qui a fait part à LA PRESSE du dilemme dans lequel est présentement plongée sa communauté: restaurer sans aucune aide gouvernementale, au prix de plus de $500 000, cette église âgée de 117 ans ou vendre le vieil édifice \u2014 qui pourrait éventuellement être démoli \u2014 pour construire une toute nouvelle cathédrale dans le secteur Bois-de-Boulogne du nord de l'île de Montréal.La communauté grecque-melchite catholique de Montréal possède en effet un terrain, sur lequel s'élève d'ailleurs son centre communautaire, dans cette partie de la métropole.Choix déchirant Mgr Coriaty semble quant à lui fortement tenté par cette dernière solution, dont un des plus grands avantages, en plus de permettre d'envisager une construction s'inspirant de l'architecture byzantine, serait de rapprocher leur église-cathédrale de la plupart des paroissiens de Saint-Sauveur.Le produit de la vente du vieil édifice, dont le terrain sis à l'angle des rues Saint-Denis et Vi-ger « n'est certainement pas sans valeur», constituerait une mise de fonds déjà appréciable pour la construction du nouvefb temple, a-t-il expliqué.Le recteur de Saint-Sauveur ne cache pas cependant qu'il se sent aussi déchiré devant un tel choix qu'un grand nombre de ses paroissiens.« C'est dans notre vieille église de la rue Saint-Denis, dit-il, que nous avons vécu depuis 1923 tous nos baptêmes, tous nos mariages et toutes nos funérailles.» C'est en effet en 1923 que les Grecs-Melchites catholiques de Montréal, le lendemain même d'un incendie qui en avait lourdement endommagé surtout le clocher, ont inauguré leur nouvelle église acquise l'année précédente.Depuis sa construction en 1865, le temple, connu sous le nom de Holy Trinity Church, avait appartenu à l'Eglise anglicane.Refus du ministère Le premier refus exprimé par la Direction générale du patrimoine du ministère des Affaires culturelles à la communauté grecque-melchite catholique de Montréal, daté du 8 décembre 1981, comportait notamment les termes suivants : « L'église Saint-Sauveur a été grandement affectée par l'incendie de 1923.De plus, la facture architecturale inspirée du répertoire néo-gothique ne constitue pas un élément exceptionnel de ce style tant d'un point de vue national que régional.En conséquence, nous ne saurions recommander une intervention sur ce bâtiment dans le cadre de la Loi sur les biens culturels.» S'il ne fermait pas la porte à un examen d'une éventuelle demande de subvention pour un projet de « premier musée byzantin au Canada », le second refus essuyé par la paroisse, portant la date du 6 octobre 1982, répétait sensiblement les raisons invoquées dans la première lettre gouvernementale.Et il reprenait une invitation adressée à la communauté de Saint-Sauveur : « Ce bâiiment contribue néanmoins doÉaçon certaine à la qualité de re^jron-nement urbain de ce secteur et mérite d'être conservé.Nous vous encourageons donc à poursuivre vos projets de mise en valeur et vous offrons notre aide technique concernant vos travaux de restauration.» « Elle mérite d'autres démarches » Selon M.Claude Turmel, prêtre responsable du Comité de construction et d'art sacré de l'Archevêché catholique de rite latin de Montréal, qui n'a pas cessé d'offrir sa collaboration au clergé et aux dirigeants de la communauté de Saint-Sauveur même après que celle-ci eût été placée sous la juridiction d'un archiéparque grec-melchite catholique, il serait bien dommage que la vieille église de la rue Saint-Denis disparaisse ou ne serve plus au culte.Bien que la toiture de l'édifice soit à remplacer entièrement \u2014 ce qui nécessiterait une dépense d'environ $120 000 \u2014 et que la maçonnerie comme les vitraux soient en fort mauvais état, M.Turmel estime que Saint-Sauveur « est une église quand même très intéressante ».Aussi, a-t-il laissé à entendre, elle mérite certainement que d'autres démarches soient effectuées auprès des gouvernements d'Ottawa et de Québec afin qu'on parvienne à la conserver.Interrogé sur l'avenir de la cathédrale Saint-Sauveur, l'archi-éparque grec-melchite au Canada, Mgr Michel Hakim, qui occupe son siège archiépiscopal à Montréal depuis deux ans, a signalé que rien n'était encore définitivement conclu à ce sujet.« L'emplacement de la cathédrale actuelle est un endroit fonctionnel pour l'ensemble de la communauté de Saint-Sauveur, a-t-il rappelé, puisque ceux de ses paroissiens qui ne sont pas groupés dans le nord-ouest de Montréal sont dispersés dans toutes la région métropolitaine.M*s il y a les coûts de la restauration, qui sont très élevés.» \u2022 mois à peine, le rapport Gilson propose l'abolition des tarifs préférentiels pour le transport des céréales.Ces tarifs fixé en 1897 dans le cadre de la National Policy qui déterminait notamment que l'Ouest serait producteur de grain et que l'élevage aurait lieu dans l'Est du Pays, près des marchés, était de .5 cent la tonne par mille parcouru, jusqu'à une destination déterminée, soit Vancouver ou Thunder Bay.Cet accord dit du Nid de Corbeau du nom d'un col par lequel la voie ferrée commence la traversée des Rocheuses est resté le même depuis.Résultat: Les compagnies ferrovaires doivent assumer un déficit de plusieurs centaines de millions en plus des subventions actuelles de $200 millions du gouvernement fédéral à cette fin.En guise de solution de rechange, le rapport Guilson propose au gouvernement fédéral d'absorber entièrement le déficit encourue par les compagnies ferroviaires, soit $640 millions, an cours de la première année d'application de la nouvelle entente.Progressivement cette subvention serait versée aux producteurs agricoles de l'Ouest jusqu'à concurrence de 80 p.cent en 1990, soit une somme d'environ $500 millions.Cette somme serait ver-! sée proportionellement à la surface de la terre de chaque agriculteur.Selon les producteurs agricoles du Québec, les éleveurs de l'Ouest qui paient déjà leur grain moins cher qu'ailleurs au pays, seraient très avantagés par cette subvention.Par exemple, selon des chiffres rendus publics hier, il en coûterait de 3,8 à 11,93 cents de moins la livre pour produire de la viande de porc, de boeuf, de poulet ou des oeufs.Ainsi, les éleveurs porcins du Québec (il s'agit deuxième secteur en importance au Québec dans le domaine agricole) ne pourrait plus vendre leur produit à prix compétitif sur le marché international ou même sur le marché intérieur.La « coalition » propose donc pour sa part au gouvernement fédéral de payer aux compagnies ferroviaires le déficit encouru pour le transport des céréales, de faire payer par les expéditeurs toute hausse future des coûts de transport, et d'accorder aux cé-réaliculteurs des autres régions du Canada une aide équivalente à celle octroyée aux producteurs des Prairies pour le transport de leurs céréales.ri.\u2022 - n tu 1^ il' Ottawa hésite à lever le secret Le juge en chef adjoint James K.Hugessen, de la Cour supérieure, avait donné jusqu'à hier au gouvernement fédéral pour décider s'il allait lever le secret officiel qui pèse toujours sur certains documents que les avocats des.agents Gilbert Albert et Maurice Goguen, de la Gendarmerie.Royale, veulent faire produira par le nouveau greffier du Conseil privé, M.Gordon Osbaldes£ ten, au procès de ces deux policiers, dont le début a été fixé au 17 janvier.Ils sont accusés, on le sait, dii ' même délit que l'un de leurs su-, périeurs, l'inspecteur Claude Vermette.L'instruction dans ce' dernier cas, qui s'est déroulée il y a quelques semaines, a avorté, et le juge Benjamen Green-; berg a ordonné l'arrêt définitif des procédures.À plusieurs reprises, avant ce' dénouement provoqué par une déclaration fracassante du prér mier ministre René Lévesque, Québec, ses propres avocats avaient vainement tenté de faire produire devant les jurés des documents portant sur les relations de certains pays, dits é-trangers, avec le Parti Québécois.Mais, par affidavit, le solliciteur-général avait fait savoir que ces mêmes documents de-; vaient être tenus secrets, pour cause de sécurité nationale.r£ Comme les agents Albert et\" Goguen sont inculpés du même' crime, soit le vol des listes d?membres du Parti québécois, leurs avocats ont donc rappli^ que avec la même demande, sans cependant s'appuyer ou-' vertement sur le fait qu'un dé* bat pulic assez percutant a eii lieu sur ce sujet qualifié de s*! cret, par les autorités fédérales.Prié d'obtenir une réponse, ferme d'Ottawa quant à son changement d'attitude possibler Me Joseph Nuss est toutefois re* venu en cour hier.sans cette réponse.Et comme il réclamait un nouveau délai de quelques jours, c'est au 5 février que l'affaire a été ajournée, en espérant évidemment qu'à ce moment-là, on se sera fait une idée ou.une raison, en hauts lieux. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 23 DÉCEMBRE 1982 LA TRAGÉDIE BE CARACAS Èbelca est mise r.11 en cause CARACAS (AFP) \u2014 Trois jours à peine après la tragédie de la Taeoa, dont le bilan est pour l'instant de 146 morts et plus de 500 blessés, la phase de l'enquête sur les causes techniques et les éventuelles responsabilités humaines a été abordée, de manière non officielle mais percutante, dès hier, à Caracas.Le commandant en chef des pompiers chargé des opérations de sauvetage, le capitaine Angel Rangel Sanchez, a en effet porté1, une grave accusation devant 'les journalistes, lors de l'hommage rendu à ses 52 hommes morts dimanche : les dirigeants de la société Edelca, propriétaire de la centrale thermique, ont refusé, selon lui, de faire bombarder le premier réservoir en feu, dimanche matin, par des avions Catalina, pour « éviter dédommager l'usine même ».Explosion meurtrière Le capitaine Rangel Sanchez a laissé entendre que ce bombardement aurait pu, en éteignant le premier foyer, dont l'explosion à six heures du matin avait tué deux employés de la société, éviter l'explosion du réservoir géant numéro 9 de î5,000 tonnes, la plus meurtrière: un déluge de feu s'était alors abattu sur les centaines de personnes, sauveteurs, pompiers et journalistes qui se trouvaient autour de la cuve.Ces déclarations, alors que l'hypothèse d'un sabotage ou d'un attentat a dores et déjà été écartée, paraissent d'une extrême gravité dans la mesure où elles mettent en cause, au Moins implicitement, la responsabilité de la direction d'Edelca dans la mort de près de deux cents personnes.Dans un communiqué officiel cependant, la présidence de la République vénézuélienne a expliqué au même moment que l'emploi de produits chimiques pour le traitement du premier incendie avait été jugé inadéquat.i/-.ifj Pilotes canadiens Quatre pilotes et trois techniciens canadiens se trouvaient prêts dimanche à effectuer aux commandes d'avions Catalina la mission de larguage d'un produit chimique spécial sur les installations en feu, selon le capitaine Rangel Sanchez.D'autres informations font état du non-fonctionnement des systèmes de sécurité dans la zone de stockage du carburant.Selon les ingénieurs des services de pompiers, plusieurs réservoirs d'eau de secours étaient vides et il a fallu couper des conduites de la ville pour commencer les opérations.Les derniers foyers d'incendie ont été éteints hier matin.Prix du Sait: comparutions ajournées au 29 mars Les compagnies Agropur, Provigo et Ferme Saint-Laurent devaient comparaître en Cour des poursuites sommaires, hier, sous l'accusation d'avoir Violé la loi de la Régie des Marchés agricoles, et particulièrement les règlements plus pertinents au commerce du lait et de ses succédanés en accordant (ou en acceptant, selon le cas) des primes qui avaient pour effet de placer ce prix en-decà du prix de gros minimum.¦ \u201e A la requête des avocats de la défense, toutefois, cette comparution a été ajournée au 29 mars prochain, date à laquelle d'autres jugements auront pu être rendus dans des cas similaires.Le Massachusetts rétablit la peine de mort BOSTON (AP) \u2014 Le Massachusetts est devenu, hier, le 38ème Etat américain à rétablir la peine de mort.La loi, signée par le gouverneur Edward King, offre aux condamnés la possibilité entre la chaise électrique et l'injection d'un produit mortel.Pour M.King, la peine de mort JeSt une « punition juste » pour les jjefimes avec préméditation ou réalisés avec une extrême atroci-liê et accompagnés d'au moins une circonstance aggravante.Aux termes de cette nouvelle Mi, un jury devra préciser s'il y a fceû circonstance aggravante i avant de recommander la peine ^capitale.y la presse A 3 UN COMITE ETUDIERA TOUTE LA QUESTION Deux I Péage des autoroutes: Clair frères renonce à la hausse d'avril f~fïuf QUEBEC \u2014 Il n'y aura pas de nouvelles augmentations des tarifs aux postes à péage des autoroutes le 1er avril prochain.PIERRE VINCENT de notre bureau de Québec Le ministre des Transports, Michel Clair, vient, en effet, d'annoncer un moratoire d'un an sur toutes les hausses de tarifs prévues.Selon le plan initial du ministre Clair, après la première hausse de 25 cents à 50 cents du 1er juillet dernier, il devait y avoir une nouvelle augmentation de 10 cents le 1er avril 1983, suivie d'une autre du même montant le 1er avril 1984.Et, en avril 1985, les tarifs des autoroutes auraient été portés à 80 cents.Michel Clair espère que ce moratoire d'un an permettra de faire le point sur toute la question du péage aux autouroutes au Québec.Un comité composé d'élus et de fonctionnaires du gouvernement sera bientôt créé pour étudier toutes les implications du problème, et il devra faire un rapport au Conseil des ministres à l'automne de l'année prochaine.Dans un communiqué émis, hier, le ministre rappelle que notre système de péage aux autoroutes a besoin d'être ajusté à la réalité d'aujourd'hui, qu'il faudra trouver une solution à la fois «équitable» pour les populations desservies par les autoroutes et à la fois «acceptable» pour les populations des régions éloignées, ne disposant pas de réseau routier aussi bien développé mais ayant quand même à payer des taxes et des impôts pour éponger les déficits des autoroutes.Quand le gouvernement Léves- que a décidé d'augmenter les tarifs des postes à péage des autoroutes, au printemps dernier, il invoquait le dernier déficit de $20 millions de l'Office des autoroutes.L'Office avait déjà alors accumulé un déficit d'opération de $140 millions et devait supporter une dette de $400 millions.N'eût été des augmentations du 1er juillet de cette année, ainsi que de la réorganisation administrative de l'Office, on prévoyait, pour les années 90, un endettement d'un milliard de dollars et un déficit d'opération de plus de $800 millions.m m m m m K3&& m Sa mm W .-.v.v.v.tttYtnT S3* m.i , 9f< \"S m m HP m m- m Mm Chirurgie éléphantesque I téléphoto UPI Ronnie, un éléphant femelle de 35 ans qui fait partie de la troupe du cirque Ringling Bros, et Barnum & Bailey, a subi hier avec succès, aux quartiers d'hiver du cirque, à Venice, Floride, une délicate opération nécessitée par une cataracte qu'il avait contractée aux deux yeux.L'opération, la seconde qui ait jamais été tentée dans l'histoire de la médecine vétérinaire américaine, a été effectuée par les Dr* Sam Va-nici et Sue West, deux vétérinaires ophtalmologistes rattachés à l'Université de l'Illinois, à Chicago.Tout porte à croire que l'animal de 9,000 livres sera rétabli à temps pour participer, à partir du 15 janvier, au programme de dressage en vue de la saison 1983.COUPABLE DE LA SÉQUESTRATION DE SA FEMME Alfred D.envoyé à Pinel pour examen psychiatrique Alfred D., ce mari maladivement jaloux, qui enfermait sa femme chaque soir dans une boîte cadenassée qu'il avait construite et installée dans la chambre conjugale, devra subir des examens psychiatriques, en plus de se soumettre à une évaluation psychologique.MARTHA GAGNON C'est ce qu'a ordonné, hier, le juge Gabriel Lassonde, de la Cour des sessions de la paix, qui a refusé de libérer le peintre en bâtiment de Montréal, âgée de 49 ans, qui un peu plus tôt cette semaine, avait été reconnu coupable de séquestration.Assis dans le box des accusés, menottes aux mains, Alfred D., petit et maigrelet, le nez pointu, les cheveux noirs et le teint cuivré, semblait ne pas comprendre ce qui lui arrivait.Avec un sourire timide, il a expliqué au juge en se levant de son banc:/vJe ne suis pas dangeu- reux, je ne ferai pas de mal à ma famille.Je les aime.\u2014 Oui, je comprends mais je préfère que ce soit un médecin qui me le dise, a répondu le juge.Peut-être avez-vous besoin de traitements.Je ne peux pas vous laisser sortir.Imaginez ce qui se passerait si vous sortiez et que vous battiez votre femme.Je suis responsable de sa protection et de celle des autres».Quelques instants auparavant, son avocat, Me Howard Tatner, avait fait valoir que son client était un bon travailleur, sans antécédent judiciaire, qui serait capable de bien se tenir s'il était libéré jusqu'au prononcé de la sentence.Il a également affirmé qu'un des enfants, un fils, était prêt à accueillir son père chez-lui pour l'aider et l'héberger temporairement.Il a fait un signe de la main qui semblait désigner un jeune homme dans la vingtaine, seul spectateur dans la salle d'audience du Palais de justice.Me Tatner a rappelé que la fermp/rdu détenu avait manifes- té le désir de retirer ses plaintes au cours du procès pour séquestration où elle était le seul témoin.Le Tribunal s'était, toutefois, opposé à une telle requête en raison du contexte particulier dans lequel se sont déroulés les événements.Le juge Lassonde a plutôt penché en faveur des arguments du procureur de la Couronne, Me Hélène Morin, qui a réclamé que M.Alfred D.reste emprisonné afin de ne pas nuire à la vie, déjà passablement perturbée, de sa femme et de ses enfants.Elle s'est aussi objectée à ce qu'il aille chez son fils qui habiterait sur la même rue que les autres membres de la famille.Pour toutes ces raisons, le juge Gabriel Lassonde a ordonné le transfert du détenu à l'Institut psychiatrique Pinel où il devra subir les examens qui s'imposent.C'est en vertu d'un article du Code pénal qui permet à un individu qui est inculpé de réclamer une mise en liberté provisoire sur r^nise d'une promesse, que Alfred D.formulait sa requête hier.Le juge Lassonde a fait savoir qu'il rendrait une première sentence le 18 janvier sur l'un des deux chefs d'accusation, soit séquestration ou lésions corporelles.Quant aux représentations sur sentence, elles ne pourront pas avoir lieu avant le 8 février.Dans son jugement, le juge Lassonde qualifie d'exceptionnelle et même de répugnante, l'histoire de Alfred D.qui exigeait que sa femme couche dans une boîte qui, durant le jour, servait de garde-robe.Il arrivait aussi qu'à certaines occasions, il l'invite à dormir dans le lit conjugal mais elle devait être menot-tée.La Cour est d'avis que l'épouse obéissante avait peur et agissait sous la menace.Selon les informations obtenues, le dossier serait maintenant devant le Tribunal de la jeunesse qui doit voir si des actes incestueux ont également été commis par la même personne.Deux frères sont tombés sous les balles d'un cagou-lard, en fin de soirée mardi, alors qu'ils se trouvaient à la brasserie La Pivoine, au 426 est, rue Rachel.Il était 23h45 lorsqu'un individu, la tête recouverte d'une cagoule de laine et les mains gantées, a fait son apparition dans rétablissement.Sans perdre un instant, il s'est dirigé vers les deux frères Denis et Jocelyn Julien, âgés respectivement de 32 et 29 ans, et a fait feu dans leur direction.Les deux ont été atteints à la tête.Profitant de la panique, l'assassin a quitté les lieux comme si de rien n'était.La mort de l'une des victimes a été instantannée, son frère est décédé peu après son admission à l'hôpital Notre-Dame.Denis travaillait comme serveur à cette brasserie.Les deux frères avaient déjà été appréhendés par les policiers à la suite de délits mineurs.Il semble que ce double règlement de compte soit relié à une affaire de drogue.Selon la police, le meurtrier était armé d'un revolver ou d'une carabine à canon coupé.L'enquête a été confiée aux sergents-détectives Maurice Cha-trand et Gilles Boyer.Il s'agit des 78e et 79e meurtres de l'année à survenir dans le territoire de la Communauté urbaine de Montréal.Alami a-t-il mis le feu à sa demeure?Huit témoins ont été entendus, hier, par le commissaire John MacDougall, au cours de la première jourmée d'audience de l'enquête du Commissariat aux incendies relativement au sinistre qui a lourdement endommagé, le 30 juin dernier, une résidence d'une valeur de $400,000 située au 20 Terrasse Whitehead, à Dorval, et propriété de Jean-Pierre Alami, un coureur automobile en formule Atlantique et de formule Ford.CONRAD BERNIER ii ii » .» .» \u2022r \u2022» \u2022I .1 \u2022 \u2022 .1 i .» ,» .» t .» * t » 'w 9 » i I ¦ Leurs témoignages ont notamment permis au commissaire j MacDougall d'apprendre que les pompiers de Dorval se sont rendus peu après 23h, le 30 juin der- ! nier, pour combattre un incendie au 20 Terrasse Whitehead, une maison unifamiliale de quatorze pièces avec six ou sept salles de bain, et évaluée à $400,000.Un vent de 20 kilomètres à l'heure soufflait, cette nuit-là.L'incendie v a été maîtrisé vers 2 heures du matin.Les recherches des pompiers ont permis d'établir, qu'aucune personne et qu'aucun animal domestique ne se trouvaient à l'intérieur de la maison ' au moment de l'incendie et que plusieurs pièces étaient presque ; vides de meubles.Selon le rapport d'évaluation 1 d'assurances présenté par René Laberge, et versé au dossier de la | preuve, le montant des dommages causés à cette maison ! s'élèvent à $313,199.44, alors que ; le montant des pertes, au chapitre des meubles et des effets per- .sonnels endommagés ou détruits, atteint $59,104.15.Le témoin Gérard Roy a pour sa part révélé ; que Avco avait consenti à Jean-^ Pierre Alami, en décembre 81, pour fins d'investissement, un^! prêt de $70,000 en deuxième hypo- j thèque et au taux de 20 p.cent &ur \\-intérêts seulement, \u2014 la caisse;! populaire de Saint-Zotique détenant une première hypothèque avec un prêt de $100,000 \u2014 et exigé que Alami assure sa maison pour $170,000.Il y a deux ans, les Alami avaient mis cette maison en vente pour $500,000.L'enquête a été ajournée au 17 janvier prochain.Il reste six ou sept témoins à faire entendre.C'est Martin Naud, de la police» de la Communauté urbaine de; Montréal, qui a la responsabilité de l'enquête policière dans cette; affaire.Le photographe du métro ne sera pas inquiété Aucune plainte ne sera portée contre le photographe-pigiste Pierre Obendrauf arrêté lundi dans le métro.Le président de la Commission de transport de la CTCUM, M.Laurence Hanigan en a ainsi décidé après avoir pris connaissance de toute cette affaire.Rappelons que M.Obendrauf, photographe-pigiste depuis deux ans, avait été arrêté et détenu durant près d'une heure lundi, pour avoir « entravé le travail d'un agent de police» de la CTCUM.M.Obendrauf avait pris trois photographies de la scène d'un suicide avant d'être prié de suivre un agent de police de la CTCUM. t.4 AFFAIRE DES POMMES DE TERRE Garon songe à décréter une enquête publique 4 4 4 \\* i 4 A \u2022 I I 4 i i i 4 4> h Le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, M.Jean Garon, étudie actuellement la possibilité de mettre sur pied une enquête publique afin de faire la lumière sur l'affaire de la contamination par flétrissure bactérienne des pommes de terre de semence du Bas Saint-Laurent, eh 1981.pierre g1ngras C'est ce qu'a déclaré le ministre à LA PRESSE hier en ajoutant que la tenue d'une telle enquête devrait être approuvée par le Conseil des ministres et qu'elle serait conditionnelle au fait que tous les acteurs en cause, autant ceux des autres provinces que les employés du gouvernement fédéral, puissent témoigner.C'est justement ce problème qui est à l'étude ces jours-ci.Tout en disant approuver la récente demande d'enquête publique adressée par l'Union des producteurs agricoles (UPA) au ministre fédéral de l'Agriculture, m Ê m photothèque LA PRESSE Jean Garon M.Eugene Whelan, M.Garon a dit que son homologue fédéral ne pouvait plus plaider ignorance dans ce dossier.« Les articles de LA PRESSE sont clairs à ce sujet », a-t-il dit laconiquement.Et M.Garon d'ajouter: « Nous attendons toujours une réaction de sa part.Si sa réponse est affirmative, j'espère que son enquête ne servira pas uniquement à noyer le poisson.».On se souvient qu'à la suite de la découverte de la maladie dans une pomme de terre de semence d'un producteur de Sept-Iles, M.Richard Poitras, les inspecteurs fédéraux ont interdit à ce dernier et aux 32 producteurs qui s'y approvisionnaient de vendre leur produit, leur occasionnant du même coup des pertes financières de $1.4 millions.Or selon les articles de LA PRESSE, il n'a jamais été prouvé hors de tout doute que les pommes de terre contaminées (mais non dommageables pour la santé humaine) provenaient de la ferme Poitras.De plus, LA PRESSE avait ré- vélé que le ministre Whelan avait confié ce dossier à celui qui devait devenir son secrétaire parlementaire, le député libéral de Chicoutimi, M.Marcel Dionne, lequel se trouverait dans une situation de conflit d'intérêts à cause de la concurrence qui existe depuis 1978 entre le producteur Richard Poitras et son frère, André Dionne.Ce dernier est un des gros producteurs de pommes de terres de table du Québec.André Dionne avait admis à LA PRESSE avoir porté plainte à maintes reprises auprès (*°s inspecteurs d'Agriculture Canada contre son concurrent, Richard Poitras.Pour sa part, le ministre Garon se demande comment il se fait que les inspecteurs se sont présentés quatre fois chez Poitras alors qu'en temps normal, trois inspections suffisent et pourquoi l'inspecteur-chef, Jacques Laganière, a mené lui-même une des inspections, ce qui est contraire à la tradition dans ce domaine.Pelletier et Maltais nient avoir «accusé» Marcel Dionne i r i » ! t t f i I 9 t » t » I » » ê » » ( » I > I i » I I I I > l I l I I 1 Quatre jours après avoir été cités dans LA PRESSE comme accusant leur confrère député Marcel Dionne de s'être placé en situation de conflit d'intérêts dans l'affaire de la contamination des pommes de terre du Bas-Saint-Laurent, les députés André Maltais et Irénée Pelletier ont, séparément, demandé rétractation, invoquant qu'ils n'avaient pas porté de telles accusations.michel girard_ Le mot «accusent» que l'on a retrouvé dans le titre «Maltais et Pelletier accusent Dionne d'être en conflit d'intérêts», était du ti-treur de LA PRESSE qui résumait ainsi le contenu de l'article où MM.Maltais et Pelletier déclaraient que Marcel Dionne se trouvait, selon eux.dans une situation de conflits d'intérêts.Lors de l'entrevue accordée par M.Maltais, celui-ci a bel et bien affirmé que M.Marcel Dionne était selon lui dans une position de conflit d'intérêts.LA PRESSE lui a demandé ce qu'il aurait fait à la place de Marcel Dionne dont le frère (André) a porté plusieurs plaintes contre son concurrent Richard Poitras auprès d'Agriculture-Canada.Il a répondu textuellement: «Moi, je n'aurais pas pris le dossier.Avoir été secrétaire parlementaire à l'Agriculture, j'aurais immédiatement prétexté le conflit d'intérêts et avec raison.Surtout que mon frère est encore là-dedans».Compte tenu du litige personnel entre M.Dionne et M.Poitras, André Maltais a dit à LA PRESSE avoir recommandé à M.Poitras (qui a été publiquement accusé par M.Dionne et le ministre Whelan d'être responsable de la contamination du Bas-Saint-Laurent) de régler ce dossier devant la Cour.«Il v a deux choses dans ce dossier, avait-il dit à LA PRESSE: il y a la question professionnelle avec le ministère, puis il y a la question personnelle avec le secrétaire parlementaire (Marcel Dionne) qui a déjà été dans le commerce des pommes de terre et qu'il peut y avoir un conflit d'intérêts entre lui et M.Poitras».«Ca prenait un coupable.Alors il n'y avait rien de meilleur que de trouver le gars qui est dans le fond de Sept-Iles», de dire M.Maltais qui a reproché au ministère de ne pas avoir agi de bonne foi envers M.Poitras et son partenaire Guildard Pelletier.«J'ai offert à M.Poitras de lui organiser une rencontre avec le ministère.Il m'avait parlé de Marcel Dionne.Je lui ai dit: écoutez, ne lui demandez pas de vous aider maintenant.Voyons donc», a ajouté M.Maltais en parlant du conflit entre MM.Poitras et Dionne (Marcel).« J'ai dit, a-t-il précisé, à MM.Poitras et Pelletier, de se dépêcher à présenter leur dossier devant la Cour.Ils ne l'ont pas fait tout de suite.Ils avaient l'air de croire que le ministère irait vite.Alors les ministères ne vont ja- AIR CANADA ON S DEUX POID.S.DKUX MIXUI> ¦y ¦ L -f\\ PitpS mais vite, surtout s'il y a quelqu'un qui joue contre nous à l'intérieur».Irénée Pelletier Quant au député Irénée Pelletier, il a déclaré à son frère, Guildard (le partenaire de Richard Poitras), qu'il n'avait aucun reproche à formuler au contenu de l'article.Mais, comme il s'est fait «ramasser» par le caucus libéral fédéral d'Ottawa pour avoir osé attaquer publiquement son confrère Marcel Dionne, il s'est évidemment plaint lui aussi du mot «accusent».«Le mot accuse, c'est là-dessus qu'on (Maltais et lui) se fait matraquer, nous», de dire Irénée Pelletier à son frère Guildard.Quant au contenu de l'article: «Il n'y a pas de trouble là», a -t-il expliqué à son frère.Menace de poursuite de $1 million Quant au député libéral de Chicoutimi, Marcel Dionne, ses procureurs ont fait parvenir à LA PRESSE une mise en demeure de se rétracter, sous la menace d'une poursuite pour propos diffamatoires au montant de $1 million.LA PRESSE a déjà publié dans son édition du 14 décembre un rectificatif concernant une erreur qui s'est glissée dans la présentation, en une, du reportage paru le 11 décembre en page intérieure sur cette affaire.Le texte de une disait que M.Marcel Dionne avait déclenché des poursuites contre M.Poitras.Le reportage en page intérieure disait bien que c'est son frère, André Dionne, qui a lancé les inspecteurs d'Agriculture-Canada aux trousses de son concurrent, Richard Poitras.La mise en demeure s'en prend également au titre de l'article en page intérieure, à savoir «Le zèle d'Agriculture-Canada sert bien le frère du député libéral fédéral Dionne», comme portant préjudice au député Dionne.Les procureurs du député nient ces allégués et «la diffamation qu'ils impliquent».LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 23 DÉCEMBRE 19cfl Michael Pitfield téléphoto CP I I Trudeau nomme son ami Pitfield au Sénat ¦ 1 m : \u2022 \u2022èf I nu OTTAWA \u2014 Soulevant un tollé d'indignation au Parlement, le premier ministre Trudeau a nommé hier son ami personnel et ex-premier fonctionnaire de l'Etat, M.Michael Pitfield, au Sénat.L'ancien greffier du Conseil privé devient représentant « indépendant » de l'Ontario.C'est dans un communiqué laconique publié au milieu de l'après-midi, soit au moment même ou se terminait la dernière période de questions avant que la Chambre des communes n'ajourne ses travaux pour les fêtes, que la nouvelle a été communiquée à la presse.gilles paquin de notre bureau d'Ottawa Apprenant la chose à leur sortie des Communes, les députés de l'opposition étaient presque unanimes a dénoncer le geste de favoritisme posé par M.Trudeau en faveur de son exbras droit.Les commentaires ironiques fusaient des uns alors que les autres refusaient de croire ce qu'ils entendaient.Le député néo-démocrate Ian Waddell s'est montré le plus dur en affirmant que c'était là une nomination « obscène ».Le chef du NPD, M.Ed Broadbent, a déclaré que la désignation de M.Pitfield à son nouveau poste « ridiculisait l'idée même d'une éventuelle réforme du Sénat ».Pour Joe Clark : « C'est une nomination étonnante, il se dit indépendant mais il s'agit clairement d'une décision parti-sanne d'un premier ministre libéral.C'est un témoignage de reconnaissance envers un ami ».M.Broadbent a dit que l'on devrait s'abstenir de cumblcr les postes libres au Sénat tant que le comité parlementaire qui étudie la réforme de cette institution « anti-démocratique » n'aura pas terminé ses travaux.Tout en ajoutant qu'il ne serait guère étonné de voir ensuite M.Pitfield accéder au cabinet, M.Broadbent a dit qu'il ne croyait pas plus à son indépendance qu'à celle du sénateur Keith Davey, organisateur libé- ral de premier rang, ou à cell^^l de Lowell Murray, l'ex-conseili 1er de Joe Clark.n Plus sobre dans ses remar-yj ques, le député conservateuD Roch La Salle s'est contenté de;,, signaler que le système fonc: tionnait comme cela.un: r- roi M U Servir l'Etat Au cours d'une conférence de presse d'une quizaine de minu-4 tes en fin de journée, M.Pitfield* a expliqué qu'il avait accept6_ d'aller au sénat pour continu» jj à servir le public.Avec un large sourire il a indiqué qu'il n'avait jamais songé if* entrer au cabinet par la porte du Sénat comme d'autres libé-' raux l'ont fait avant lui.Le fonctionnaire de 15 ans à soutenu que divers rapports avaient suggéré dans le passé la nomination de certains hauts-fonctionnaires au Sénat afin que l'Etat tire avantage de leur expérience de l'administration publique.Il a noté que la chose était courante en Grande-Bretagne.Au moment de quitter sonjj poste de greffier du Conseil pri» vé il y a deux mois, M.Pitfield touchait environ $109,000 annuellement.Il n'en recevra plu* que $54,000 au Sénat.A 65 ans il aura droit à une confortable pension de fonctionna re à laquelle viendra éventuelle^ ment s'ajouter celle de la»* Chambre-haute.Pour éviter d'ajouter à la con1*\"! troverse récente entourant s»\"> pension M.Pitfield a indiqué qu'il remboursera les contribu1' tions du gouvernement à celle qui lui viendra du Sénat.Né a Montréal, M.Pitfield est depuis longtemps un ami personnel de M.Trudeau.Fonction^ naire depuis 1959, il a d'abord été sous-ministre de la Consom-ux mation et des Corporation^, avant de devenir secrétaire du Conseil privé quelques annéeè' plus tard.Renvoyé par le premier ministre Clark en 1979.il revenait à Ottawa lorsque M.Trudeau était réélu.Il fut un de ceux qui poussa le chef libéral a renoncer à sa retraite lors de la défaite des conservateurs.joyeux INoe/ à toute la grande famille ! Air Canada s'apprête à offrir une prime de départ correspondant à un mois de salaire par année de service à ses cadres mis en retraite anticipée, alors que de l'autre côté, elle met à pied unilatéralement 536 machinistes sans dédommagement comparable, pour eux et leur famille, malgré le fait qu'elle a accumulé des profits de 22 millions pour les 9 premiers mois de 1982.Comment AirCanada peut-elie justifier l'utilisation qu'elle fait des fonds publics ?Pourquoi Air Canada récompense-t-elle grassement des cadres qui sont en surplus ?Pourquoi Air Canada ne conserve-t-elle pas plutôt à son emploi des machinistes qu'elle a mis si longtemps à former et qu'elle devra réembaucher un jour ou l'autre, si ce n'est.pas trop tard.C'EST INJUSTE pou r tous les contribua bles canadiens AUTOMOBILE I I r bons-rabais C'EST LE GRAND DÉFI loge aérienne représentant les travailleurs au sol d'Air Canada Aitociation Internationale des Machinistes BLONDIN Autant d'équipement pour un si bon prix standard: 1983 MODÈLE ORDINAIRE B 2000 ?radio AM-FM ?appui-bras Plate-forme normal* ?enjoliveurs de ?compteur Location à long terme.Prix rouet journalier 3/m/gal >-J essuie-glaces LJ garantie 3 ans ou Quantités limitées intermittents 80 OOO km GRATUIT ANTIROUILLE *°i«»d.250°° bon jusqu'à Noël W AUTOMOBILE LTEE 3722 E.BOUL.GOUIN 324-9100 ¦ :i I il l i \\ LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 23 DECEMBRE 1982 dw«wé qoébteïse I «Le problème du PQ, d assainissement des eaux ],-,., s'est livrée à des « excès » c est Rene Levesque» QUEBEC (PC) \u2014 Une enquête interne menée par le ministère de l'Environnement accuse la Société québécoise d'assainissement des eaux -\u2014SQAE\u2014-d'avoir commis des « excès » et dpi s'être placée en « situation anormale ».Le rapport de cette enquête menée par deux hauts fonctionnaires et un contractuel du ministère, vient d'être remis au ministre Adrien Ouellette qui avait déclenché l'enquête à son arrivée en poste.NORMAN DELISLE y __ Xa Société québécoise d'assainissement des eaux est un organisme du ministère chargé d'assister les municipalités qui veulent se doter d'un système d'épuration des eaux usées.Elle agit notamment comme maitre-d'oeu-vre des travaux à réaliser.Le rapport dont la Presse canadienne a obtenu copie, juge toutefois «indéfendable» l'attitude de la~SQAE qui voudrait une indépendance totale et qui refuse au ministère de l'Environnement le droit de contrôle sur les dépenses de fonds publics.L'enquête sur la SQAE a été menée par le directeur de l'assainissement des eaux au ministère, M.Robert Tétreault, le directeur de l'assainissement urbain, M.Gilles Pineault, et un contractuel, jringénieur Claude Vallée.Exemples L'enquête a révélé qu'elle avait décelé plusieurs anomalies au sein de la Société.Par exemple, la SQAE interdit formellement aux ingénieurs et consultants qu'elle embauche tout échange direct avec le minis- tère de l'Environnement.« Il en résulte des non-sens », com-mente-t-on dans le document.Ainsi lors de la préparation d'un projet d'usine d'épuration des eaux à Saint-Hyacinthe, la SQAE a refusé de communiquer au ministère les résultats des analyses d'échantillons d'eau recueillis sur place.A Saint-Placide, la SQAE a éliminé le projet pourtant jugé le plus avantageux par le ministère et par les ingénieurs consultants.« Ce boycottage du ministère par la SQAE est tout-à-fait indéfendable », commente-t-on.On accuse également la SQAE de « rigidité et de lenteur » dans l'élaboration de ses projets.C'est ainsi que pour un projet à Upton, un village de 617 habitants dans le comté de Johnson, la SQAE a étudié 52 possibilités.« C'est du pur délire, une perte de temps et d'argent », estiment les auteurs du rapport.A Saint-Hyacinthe, le ministère a suggéré une solution qui permettait une économie de fonds publics de $750,000.La SQAE a refusé de croire le ministère et a procédé elle-même à l'analyse de la solution pour arriver aux mêmes conclusions trois mois plus tard.Coûts Les enquêteurs accusent également la Société de gonfler l'évaluation du coût de chaque projet qui doit être réalisé.La démarche a deux buts: montrer que la SQAE est capable de réaliser un projet à un coût moindre que les prévisions ou encore faire croire que les budgets du gouvernement sont insuffisants pour réaliser les projets.Parmi les exemples cités par le rapport, signalons le cas de la municipalité de Saint-Pie, dans Nicolet.La SQAE a fait croire qu'un projet de $1,2 millions allait coûter en 20 ans $7 millions, « de quoi terrifier tout conseil municipal normalement éveillé ».La méthode normale d'évaluation des coûts aurait dû en arriver au coût réel de $1,9 million en 20 ans.C'est $5 millions de moins que le chiffre avancé qui a « causé un traumatisme dont le conseil de cette municipalité de 1,300 habitants ne s'est pas encore remis ».A Granby, le projet avait été évalué par la SQAE à $69,2 millions.Il coûtera finalement $36,3 millions en dollars constants.Dans plusieurs autres cas, la Société a indûment sonné l'alerte auprès de plusieurs municipalités en laissant croire que le gouvernement ne réaliserait pas des projets faute d'argent.Pourtant, « pas une seule parmi les 50 municipalités faisant affaires avec la SQAE n'a été retardée dans le cheminement de son projet en raison d'une insuffisance d'enveloppe budgétaire», commente le rapport de l'enquête.Réactions Il n'a pas été possible d'obtenir la réaction du ministre de l'Environnement, M.Adrien Ouellette, à qui le rapport sur la SQAE vient d'être remis.M.Ouellette est en poste depuis septembre dernier et c'est lui qui a déclenché l'enquête dès qu'il a appris l'existence de tensions entre la Société québécoise d'assainissement des eaux et le ministère de l'Environnement qui est l'ultime responsable de l'utilisation des fonds publics.Les chefs inuit demandent le report de la conférence constitutionnelle OTTAWA (PC) \u2014 Les chefs inuit, avec l'appui apparent des Métis et des Indiens, ont demandé au premier ministre Trudeau de remettre à plus tard la Conférence des premiers ministres sur la Constitution.Ils ont en plus réclamé qu'elle se tienne hors d'Ottawa.« Le Comité inuit sur les questions nationales croit fortement que cette réunion doit avoir lieu dans le Nord », affirme un communiqué transmis hier à M.Trudeau, à tous les premiers ministres ainsi qu'aux chefs politiques des territoires.M.Trudeau avait suggéré mercredi que la rencontre se tienne les 15 et 16 mars à Ottawa.Le premier ministre a admis avoir étudié la possibilité de tenir cette conférence à Yellowknife.Il n'a pas retenu l'idée en raison des coûts élevés du transport, du grand nombre de participants, représentants de la presse et observateurs et des « conditions hivernales difficiles » dans cette région.Les Inuit croient qu'en retardant la rencontre à la mi-avril, le temps serait plus clément à Yellowknife et permettrait à toutes les parties de mieux se préparer.Duclos intéressé par la politique provinciale OTTAWA (PC) \u2014 Le député de Montmorency-Orléans aux Communes, M.Louis Duclos, pourrait faire le saut sur la scène provinciale et se porter candidat aux élections partielles qui doivent se dérouler dans le comté de Charlesbourg.M.Duclos a rappelé que le comté provincial de Charles-bourg avait fait partie de son comté fédéral pendant plus de 50 ans et que certains de ses organisateurs militaient dans ce comté au provincial.| « Je n'ai pas reçu de demande formelle, mais je sais que des gens sondent le terrain.Si un consensus se dégage en faveur de ma candidature et si des gens ¦n'arrivent avec une proposition, je serais prêt à les écouter sérieusement », a déclaré M.Duclos.Le député a dit voir plusieurs avantages à siéger à l'Assemblée nationale, dont le moindre n'est pas qu'il n'aurait plus à voyager entre Québec et Ottawa.M.Duclos a affirmé qu'il comprendrait que l'association libérale locale veuille plutôt présenter quelqu'un qui habite dans le comté, alors que lui-même est un résident de l'île d'Orléans.M.Duclos est député aux Communes depuis 1974 et avait été le seul libéral québécois à s'opposer au projet de réforme constitutionnelle du premier ministre Trudeau.Le siège de Charlesbourg à l'Assemblée nationale est vacant depuis la démission, le mois dernier, du député péquiste Denis de Belleval.M.Duclos est le deuxième député fédéral a démontrer de l'intérêt pour les élections partielles qui devront se tenir l'an prochain au Québec.TKomphe' Quand il s'agit de raffinement et d'élégance, rien ne se compare au pendentif et aux boucles d'oreilles assortis, avec un saphir, chez Mappins.Des diamants rehaussent la pierre centrale bleu foncé de chaque monture en or 14 K.Le pendentif n'est que 295$; les boucles d'oreilles sont 495$.Et vous pouvez vous fier à la qualité \u2014 elle est garantie.A Noël, marquez des points avec quelqu 'un en lui offrant un cadeau spécial Mappins.Puces agrandies pour montrer let détails.I O \\ I ! I II K S Plus que jamais, plus pour votre argent \u2022 1000 ouest, rue Sainte-Catherine \u2022 Carrefour de l'Estrie \u2022 Galeries ( h a gnon -BISAILLON UEBEC (PC) \u2014 Le député Guy Bisaillon qui a fait une entrée plutôt remarquée sur le parquet de l'Assemblée nationale au cours de la dernière session en siégeant comme indépendant, croit que « le problème du PQ, c'est René Lévesque ».Le député qui s'est fait élire à deux reprises sous la bannière péquiste, soutient que le premier ministre « profite d'une soumission aveugle et naïve des ministres et du parti.» DONALD CHARETTE « Des gens qui ont travaillé comme des chiens pour le PQ depuis 69, soutient-il, ne peuvent aller contre Lévesque car ce serait se détruire eux-mêmes ».Il fulmine encore quand il pense à la façon cavalière avec laquelle le premier ministre avait accueilli son projet de service civil obligatoire pour les jeunes.« Parce qu'un vieux rabougri dit que ça vaut pas de la m., même s'il l'a pas lu mais qu'il a tout simplement vu le nom de Bisaillon dessus, tout le monde se met des oeillères parce qu'on ne veut pas se faire ramasser.» « C'est aberrant de penser que ça dépend de l'humeur d'un homme qui se lève du mauvais bord le matin ou qui ne t'aime pas la face, » ajoute-t-il, aigri.Il faut bien dire que MM.Lévesque et Bisaillon ne se sont jamais aimés beaucoup et ils ne manquent pas une occasion de se laisser aller à des remarques fielleuses.Intolérance Il reproche également à l'aile parlementaire du PQ ce qu'il appelle son intolérance et son sectarisme.« Ils se croient investis d'une mission divine.Tout ce qu'ils font est automatiquement bon et ne peut être contesté.Ils vous disent: «Comment osez-vous nous critiquer?».Avec l'emprise démagogique du chef, on est rendu pas mal dans le bout de Duplessis », poursuit-il.Il reproche surtout au gouvernement de n'avoir rien à offrir à la population pour traverser la crise, aucun projet précis.«Je ne suis pas sûr que lors des dernières élections on savait ce qu'on voulait, » dit-il pour expliquer cette situation.Le gouvernement se contente donc, à son avis, de tuer le temps en attendant des jours meilleurs au lieu de faire l'effort d'imagination pour faire travailler les gens (à l'aménagement des forets donne-t-il comme exemple).Du bruit Cet ex-député ministériel constate avec ravissement qu'un député indépendant peut faire pas mal de bruit.«Si c'était à refaire, j'aurais ! quitté bien avant le caucus du Parti québécois.J'aurais dû le faire en novembre 1981, j'ai perdu un an, » explique-t-il en en- \u2014,.- m Guy Bisaillon trevue après l'ajournement des travaux.Elu en 1976 dans le comté de Sainte-Marie, cet enseignant qui a siégé à l'exécutif de la CEQ, a passé par plusieurs crises de foi successives avant de se décider à sieger comme indépendant.Identifié à l'aile gauche du PQ, il se sentait de plus en plus mal à l'aise, jusqu'à la rupture avec l'aile parlementaire en juin dernier.Par un curieux paradoxe, il est demeuré membre du PQ, une anomalie qui sera corrigée bientôt puisqu'il ne renouvellera pas sa-carte de membre.« Dans le débat sur la loi 105, décrétant les conditions de travail des employés du se'cteur public, j'ai dit que 5e gouvernement doit être renversé.Il y a donc là une cassure avec le parti, » explique-t-il.Pour plusieurs, Guy Bisaillon c'est le franc-tireur qui s'acco-mode difficilement de la discipline de parti.Pour d'autres, c'est un éternel tire-au-flanc qui aime bien attirer l'attention.Quoi qu'il en soit, il a réussi à ressusciter le rôle de député indépendant qui avait subi une courte éclipse depuis les départs de Rodrigue Tremblay et Bill Shaw.A plusieurs reprises, il a réussi à faire mal paraître le gouvernement par ses questions ou ses interventions durant les débats, notamment sur la hausse des salaires des députés et la loi 105.Son coup d'éclat demeure sans doute les confidences qu'il aurait recueillies auprès de négociateurs du front commun et qu'il a transmises au chroniqueur politique du Journal de Montréal.Emoi le lendemain matin: René Lévesque songe à quitter la politique et prépare le terrain pour Pierre-Marc Johnson, le « dauphin ».Qui plus est, le commun des mortels y apprend, que ces « négos » sont le théâtre Photothèque LA PRESSE de combines politiques qui n'ont pas grand chose à voir avec la négociation de conditions de travail.Vraie ou fausse, l'information véhiculée par Bisaillon fait des ravages et place le négociateur en chef du gouvernement, Lucien Bouchard, sur le gril.Bisaillon en remet et, en* Chambre, met son siège en jeu* sur la véracité de ses dires.Aujourd'hui encore, il maintient sa version des faits et affirme avoir agi de la sorte pour démontrer, avant l'adoption de la loi 105, que la négociation « s'est faite toute croche ».«C'était trop gros, il fallait que ça sorte », mentionne-t-il pour justifier son geste, rejetant les accusations voulant qu'il se soit servi de cette affaire pour régler ses comptes avec René Lévesque et son chef de cabinet Jean-Roch Boivin.Depuis, le premier ministre a déclaré qu'il ne quitterait pas le bateau mais Guy Bisaillon n'y croit pas.Ces propos sont dictés par les rumeurs de démission, croit-il.Bien dans sa peau Guy Bisaillon sera candidat lors de la prochaine élection sous sa propre bannière.« Pour faire vérifier ma décision par la population, » dit-il.Il exclut toute candidature pour le mouvement socialiste de Marcel Pépin disant croire que ce dernier est un « indépendantiste de circonstance ».Pour l'instant, il profite pleinement de la question par semaine que lui octroie son statut d'indépendant.Le fait de ne plus participer aux réunions de l'aile parlementaire lui a permis de « sauver » une dizaine d'heures par semaine si bien qu'il est inscrit à l'Ecole nationale d'administration publique pour un cours qui exige 45 heu-1 res de travail par semaine.« Je suis bien dans ma peau »f dit-il avant de prophétiser qu'il sera meilleur lors de la prochaine session.IMPORTEE IMPORTÉE jtflT ÊO.OSAKA! 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peuvent espérer encore dans leur compagnie et dans l'emploi qu'ils y occupent.Les fournisseurs aussi cesseront de craindre, plutôt que d'exiger des paiements complets avant même la livraison de leurs marchandises.Enfin, les investisseurs sauront qu'ils ne perdront pas leur mise de fonds: dans le contexte actuel, une faillite peut blesser profondément des actionnaires affaiblis d'autre part.Donc, des nuages se dissipent dans le ciel québécois.Mais il faut bien admettre que le ministre des Transports, M.Jean-Luc Pépin, exige une grande part de confiance absolue chez ceux qui r écoutent.Car s'il avait appuyé sa première déclaration, préconisant la faillite de Quebecair, sur un raisonnement qui semblait réfléchi, il affirme maintenant le contraire sans dire à quinconque les raisons de ce revirement.Les données ne peuvent avoir changé: la situation de Quebecair demeure aussi dramatique, avec des pertes de S1 million par mois et une somme d'erreurs administratives passées qui ne peuvent facilement se faire oublier.À moins que la proposition du Québec puisse tout remettre en question.De fait, l'idée de conserver une couple de 737, détendre son rayon jusqu à Moncton et les Iles-de-la-Made-leme et même de se rendre en Floride, en vols nolisés, les fins de semaine, est sûrement intéressant.Mais il faut bien admettre qu'elle n'a rien de trop original: elle aurait dû faire partie du dossier depuis longtemps.Après avoir ouvert un dossier, M.Pépin le cache.Or, il est pourtant évident que.dans le domaine des Transports comme dans plusieurs autres, le secret que l'on entretient mine la qualité de I administration, des relations de travail et même de la crédibilité politique.Le ministre provincial, M.Michel C'air, devrait maintenant en savoir quelque chose: avec plus de franchise et de transparence, on aurait probablement pu éviter le marasme actuel.Et M.Pépin devrait aussi s'en rendre compte: les dossiers qu'il a pris en main ont pu progresser quand lui-même ou quelqu'un d'autre a osé y faire un peu de lumière.Qu'on se le dise et qu'on se le répète: une politique secrète est une atteinte à la vie démocratique.Jean-Guy DU8UC Les hésitations de la Jordanie Il faut savoir gré à Israël d'avoir laissé tomber les conditions qu'il avait posées jusqu'ici et qui empêchaient le début des négociations sur le retrait des troupes étrangères du Liban.On peut maintenant espérer que ces pourparlers s'engageront sans tarder et, surtout, qu'ils déboucheront sur un accord global.Actuellement, le Liban est en quelque sorte occupé par des troupes israéliennes, syriennes et palestiniennes.C'est un pays qui ne se possède point, qui ne se contrôle point.Il importe de restaurer au plus tôt sa souveraineté.Bien sûr, il faudra que les Syriens et les Palestiniens oublient également leurs intérêts mesquins si l'on veut pouvoir lever cette hypothèque qui pèse sur le Liban, mais c'est d'Israël que doivent venir d'abord les premières preuves de bonne volonté.Israël est en droit de réclamer des garanties contre de futurs raids palestiniens sur la partie nord de son territoire mais, pour le reste, il devrait faire confiance aux nouveaux dirigeants libanais.D'ailleurs, si les derniers combattants palestiniens qui demeurent encore au Liban acceptent eux aussi de se retirer, la menace de raids contre les villages israéliens du nord deviendra à peu près nulle.L'heureuse conclusion de ces discussions permettrait de franchir une étape importante vers le rétablissement de la paix dans ce coin du monde.Un peuple martyr pourrait enfin respirer.Mais, il ne faut pas se faire d'illusions.Le rétablissement définitif de la paix au Proche-Orient exige qu'on résolve aussi le problème palestinien.Au fait, à peu près tous les observateurs reconnaissent que tant qu'on ne l'aura pas fait, tant qu'on n'aura pas reconnu les droits des Palestiniens, toute paix dans la région ne peut qu'être précaire.Et, sur ce point, force est de constater qu'on n'a pas fait grand progrès depuis les accords de Camp David.Certes, comme vient de le reconnaître le ministre italien des Affaires étrangères, les propositions de paix présentées récemment par le président Reagan ou par le Sommet arabe de Fès constituent d'intéressantes amorces.Mais c'est toujours à qui ne se compromettrait pas.Les États-Unis espéraient, par exemple, profiter de l'actuelle visite chez eux du ro! Hussein de Jordanie pour obtenir de ce pays qu il accepte de participer à la reprise des négociations sur l'autonomie des territoires occupés par Israël.Cet espoir aura été apparemment déçu.Jusqu'ici, si l'on exclut les États-Unis.lÉgypte a été le seul pays à discuter de la chose avec Israël.Or, la participation de la Jordanie à ces pourparlers serait importante à divers titres.D'abord, c'est un pays à forte population palestinienne qui a déjà exercé son contrôle sur la Samarie et la Judée.Deuxièmement, dans le projet mis de l'avant par le président Reagan, les Palestiniens devraient pouvoir obtenir leur souveraineté «en association avec la Jordanie».Enfin, troisièmement, le chef de l'OLP, M.Yasser Arafat, a tenu en ces derniers temps des discussions très positives avec le roi Hussein sur les liens juridiques qui pourraient exister entre l'État jordanien et l'État palestinien si ce dernier était éventuellement établi.Certes, il ne faut pas se décourager.La pression de l'opinion mondiale devrait finir par avoir raison de l'obstination des acteurs, tant arabes qu'israéliens.Encore ces jours derniers, l'Assemblée générale des Nations unies se prononçait à une immense majorité en faveur de la création d'un Etat palestinien.À peu près tout le monde, en somme, croit de plus en plus à la possibilité de la coexistence, côte à côte, d'un État israélien et d'un État palestinien.(On aimerait, entre parenthèses, savoir pourquoi le Canada a voté contre cette résolution de l'ONU.) Si, de chaque côté, on acceptait de se reconnaître et de se parler, on devrait normalement finir par s'entendre sur des conditions de coexistence mutuellement acceptables.Malheureusement, il y a de l'entêtement de part et d'autre.Le monde arabe, au surplus, continue d'être divisé.Quant à Israël, on a l'impression qu'il favorise la politique du pire et qu'il estime son attitude d'autant plus justifiée qu'à peu près tous ses amis l'abandonnent.Vln votre téléviseur ccuieui ou chaine haute fidélité achetés chez Atlantique sont offerts moms cher, chez tout autre détaillant aux mêmes conditions durant les 30 jou's suivant l'achat ÉCHANGE Tout element de votre chaîne haute f délite Atlantique pour un modèle plus avance durant les 30 jours suivant I acnat LES MODELES EN VENTE PEUVENT DIFFERER DES ILLUSTRATIONS Certains articles peuvent être des démonstrateurs.C= commodore VîC-20 i 00 \u2022 Le VIC-20 un vrai ordinateur \u2022 Le VIC-20 un vrai jeu vidéo \u2022 Le VIC-20 aide vos enfants à faire leur devoirs PRIX ATLANTIQUE Le VIC-20 est un cadeau superbe pour tous les membres de la famille \\
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