Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

La presse, 1981-05-01, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" V WALKER BOUDE LES ALOUETTES ET PAYTON DEVIENT LA NOUVELLE CIBLE DE SKALBANIA page 4 25 cents I - A.¦¦¦¦ \u2022' ¦ :> LES PREMIÈRES RAMES DE MÉTRO DE SURFACE CIRCULERONT D'ICI À TROIS ANS page A 3 MONTRÉAL, VENDREDI 1 er MAI 1 981, 97e ANNÉE, no 103, 70 PAGES, 4 CAHIERS.photo Robert Mailloux.LA PRESSE photo Pierre Mc.Cann LA PRESSE NOUVEAU SOMMET DU TAUX D'ESCOMPTE l page B 1 dssrpfisfoot wm FO RECOURS COLLECTIF DE > On a voulu lui enlever ses fleurs en invoquant un vieux règlement page A3 $4 MILLIARDS CON 10 page A 9 IÉTÉS \\ SELON LE DERNIER SONDAGE / VOUS 4UQ?£ S} EDHO L'ÉPISCOPAT ET LES FERMETURES D'USINES PAR IVAN GUAY page A 6 À dix jours du second tour de l'élection présidentielle française, le dernier sondage de la campagne électorale donne François Mitterand gagnant.La Bourse de Paris a été presque aussitôt fort active et en forte baisse, la victoire du leader socialiste paraissant désormais possible aux opérateurs.Cette enquête a été réalisée alor que le gaulliste Jacques Chirac et le communiste Georges Marchais précisaient leur attitude pour le second tour.page A 10 Annonces classées: C 3 à C 13 Arts et spectacles: B 1 0 à B 1 3 Décès, naissances, etc.: C 1 4 Economie: B 1 à B 6 Etes-vous observateur?C 9 FEUILLETON: C 7 Horoscope: C 4 Jardinage: C 1 1 Le monde: A 1 0 Mereo: A 2 Mot croises: C 6 Téle-cables: B 1 3 Télévision: B 1 3 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: C 1 , C 2 TABLOÏD SPOSTS Arts et spectacles \u2014 Horaires: 14,15 \u2014 Télévision: 1 5 Bandes dessinées: 1 6 Mot mystère: 1 6 Mots croisés: 1 6 Quoi faire aujourd hui: 1 4 Un m Les ci r.rC £ 1 eut îpôî garanti du Trust Général ¦ Intérêts verses annuellement fVnodede 1 an Dépôt minimum $500.Autres certificats .1 autres taux pour dos périodes aMant de 30 lûurs à 5 ans Taux sujet a changement TRUST GÉNÉRAL DU CANADA institution Inscrite a ia Régie do : assurance depots du Queue c Membre de la Société d assurance depots du Canada Demandez le p< Montreal 866-9641 Sept-lles 968-1830 Chicoutimi i>49-6490 Aima 668-3391 Rimouski 724-4106 Outremont 739-32665 Quebec 660-0630 Levis 833-4450 Tro;s-Rivieres 379-7230 Hull 771-3227 Rivière-du-Loup 862-7286 Ottawa 238-4900 Filiale à Sherbrooke\u2014Sherbrooke Trust 75.Wellington nord 563-4011 Place Belvédère 563-3447 Carrefour de l'Fstne 563-3331 \u20221 A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 1 MAI 1 981 NOTES POLITIQUES Bertrand aura-t-il le «courage» de Vaugeois?L&député péquiste de Vanter et nouveau ministre dos Communications, Jean-François Bertrand, est d'avis quo le gouvernement du Parti québécois devrait procéder dans les plus brefs délais a une -veritable reforme en profondeur du système parlementaire actuel».Au cours d'une conversation, la semaine dernière, l'adjoint parlementaire du ministre Claude Charron dans l'ancien et le nouveau gouvernement, a souligné que l'on devrait entreprendre l'étude de cette reforme dès le debut, pour en arriver a pro poser des solutions concrètes d'ici à six mois.A titre d'exemple, Jean-François Bertrand a precise que le role des Commissions parlementaires pourrait être sérieusement modifié et celles-ci pourraient être dotées de pouvoir d'enq uete.D'un autre côté, a précisé le député de Vanier.une Commission parlementaire pourrait avoir la mission de préparer une photothèque LA PRESSE Jean-François Bertrand veritable politique de la famille, et ce tout en respectant les deux principes fondamentaux du parlementarisme britannique, soit les responsabilités et la solidarité ministérielles.Il est remarquable qu'en tenant ces propos.M.Bertrand, qui n'était alors que simple députe, reprenait à son compte les idées sur ce sujet exprimées peu de temps auparavant par Tex-ministre des Affaires culturelles, Denis Vaugeois.Le député de Vanier avail même vante le courage qu'il fallait, selon lui, pour tenir un tel discours lors qu'on appartient au Conseil des ministres.Ni l'un ni l'autre ne savait a ce moment qu'un caprice du destin, et du premier ministre, allait bientôt inverser les rôles.Reste à voir si.une fois que sera dissipée l'euphorie pro-\\ oquee par sa promotion si ardemment souhaitée depuis longtemps, le nouveau ministre saura faire preuve du même courage qu'il reconnaissait a l'ancien.Louise Harel peut demeurer vice-présidente du P Q Contrairement à ce que croient plusieurs militants pé-quistes, rien ne s'oppose à ce que l'actuelle vice-présidente du Parti québécois, Louise Harel.conserve son poste malgré le fait qu'elle ait été élue dans Maison-neuve aux dernières élections Du moins jusqu'au prochain congrès national de l'automne prochain.Au lendemain de sa victoire, certains aspirants à la vice-présidence, dont l'actuel président de la région Montréal-Ville-Marie et candidat défait dans Vi-ger, Paul Doyon, ont indiqué leur intention de faire campagne pour lui succéder.Depuis lors, cependant, ce dernier aurait renoncé à son projet.Les autres devront, semble-t-il attendre la tenue du congres statutaire puisque si les statuts du parti interdisent à un députe de se faire élire à l'exécutif national, rien n'empêche un membre de cette instance qui accede à l'Assemblée nationale de rester à son poste.Un porte-parole du P.Q.a d'ailleurs rappelé hier à LA PRESSE qu'un cas beaucoup plus complexe s'est présenté au parti après l'élection du 15 novembre 1976 alors qu'au moins cinq membres de l'exécutif se sont fait élire a Québec.Il s'agis- ru avec toute commande de $25 ou plus 1 géranium en pot ou 10 bulbes de glaïeul.TERRE EN SACS Plantez nos conifères SABLE EN SACS en pot des maintenant PROFITEZ DE NOTRE OFFRE SPÉCIALE POUR PLANTES DE ROCAILLE ET VIVACES Des plants qui fleuriront durant de nombreuses années, 300 vanetes.Belles touffes ^ jEe*\\ Ht prtftm-voc» pas c*ttt plartrt à* àm Poul?o cette piontvk fragile?Pommier.priBier, cerisier, gadellier.lignes à raisins, poirier, framboisier, fraisier, rhubarbe Des années 1e satisfaction garantie *125 seilement Prix courant % 1,75 à $3,95 pour \"c ^uçct\" o*tt vonftvt pépinière WS4 PAUL 30% DE RÉDUCTION sur fumier de moutons et bovins (organique, sans odeur, en poudre) Fertilisant parfait pour pelouses, jardins et semis Achetez-en un sac des aujourd nui.Utilisez-le sur terre ou gazon.Résultats sensationnels 9519 ouest, boul.Gouin PI ES REFOND S 684-3049 Direction* de la route Transcanadïenne.est ou ouest prenez la sortie 60.de Laval, prenez la sortie no 8.nous sommes juste à l'ouest du pont de l'autoroute Mirabel.OUVERT 7 JOURS PAR SEMAINES, photothèque LA PRESSE Louise Harel sait de Camille Laurin, Claude Morïn, Jocelyne Ouellette, Guy Bisaillon et Jean-François Bertrand qui ont tous conservé leur fonction dans l'exécu- tif jusqu'au congrès qui s'est tenu en niai 1977.L'indépendance est-elle toujours possible et souhaitable?Au moment où la mise en veilleuse de l'option de souveraineté-association du Parti québécois continue de provoquer les sarcasmes de Pex-leader du RIN, Pierre Bourgault et de provoquer de sérieuses inquiétudes chez plusieurs péquistes irréductiblement indépendantistes, un groupe de jeunes anciens militants du Mouvement des Etudiants pour le OUI pendant la campagne référendaire ont résolu de reprendre le flambeau.Regroupé maintenant dans l'Organisation des Jeunes Indépendantistes pour un Québec Communautaire (L'OJIQC).Ils se sont fixés comme but de relancer le débat de fond sur la question de l'indépendance du Québec et de prôner partout, à temps et à contre-temps leurs vues sur ce sujet.Ils peuvent compter sur le soutien actif de la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal (SSJB-M) qui leur fournit le gîte et toute une gamme ae services qu'ils ne pourraient se payer.L'OJIQC a décidé de fêter ù sa façon le premier anniversaire de la défaite du Parti québécois ou référendum.Ils organisent donc, pour le 20 mai prochain, à l'Université du Québec à Montréal, un colloque sur le thème: L'indépendance du Québec est-elle toujours possible?Estelle toujours souhaitable?Pour débattre de cette question, ils ont constitué un panel représentant un large éventail de l'opinion publique: le ministre de l'Immigration, Gérard Godin.qui risque d'être pris à parti par les plus impatients, le sociologue Pierre Drouilly/ Charles Larochelle, représentant les jeunes indépendantistes.Suzanne Chartrand, du Centre de formation populaire, de tendance nettement socialiste, et Charles Gagnon du groupe communiste En Lutte.Les débats risquent d'être .1 ¦s photothèque LA PRESSE Charles Gagnon animés mais il y a malgré tout peu de chance qu'on sorte de cette discussion avec une réponse claire qui satisfasse tout le monde.Le GRAND CHOIX en confort estival Rabais d'avant-saison sur climatiseurs chez Pascal (Limite de 3 par client) 5,000 BTU HC-055K Q l^ys 95 Reg.269.95 Rabais 15.00 = &lJjt 7,800 BTU HC-087 Q £t>i95 Reg.389.95 Rabais 25.00 = UU^ 8,000 BTU HH-088 A_£*AS5 Reg.489.95Rabais 25.00 = TCO\" 10,000 BTU HH-110K ^57095 Rég.509.95 Rabais 30.00 = Tft / C# 12,000 BTU HH-120 ECQ/195 Reg.629.95 Rabais 35.00 6,000 BTU «SLIOER» hs-064 AAQ95 Rég.429.95 Rabais 20.00 = TXvFt!/ 8,000 BTU «SLIDER» hs-084 >f er 5 Reg.479.95 Rabais 25.00 - TEUT 6,000 BTU 60P980 Rég.279.95 Rabais 20.00 29995 10000 BTU «SLIDER» hs-104 Rég.519.95 Rabais 30.00 = 47995 Emerson 6,000 BTU Rég.279.95 Rabais 20.00 = 8,000 BTU Rég.333.95 Rabais 25.00 = 10,000 BTU Rég.399.95 Rabais 30.00 = 12,000 BTU Rég.479.95 Rabais 35.00 25995 30895 36995 44495 Carrier 6,000 BTU 51BK0061 Rég.289.95 Rabais 20.00 8,000 BTU 51BK1081 Rég.339.95 Rabais 25.00 26995 314*>5 La méthode d'achat Pascal «Entrepôt-salle d'exposition».Ces bas prix s'appliquent à l'achat que vous emportez.Nous mettons la marchandise dans votre voiture dans remballage original ou nous vous la livrerons économiquement et rapidement.¦i i.à m LA METEO à Montréal AUJOURD'HUI Minimum: 5 Maximum: 14 Ensoleillé avec passages nuageux au Québec La Quotidienne Tirage d'hier 1-8-1 DEMAIN Ensoleille avec passages nuageux REGIONS Abitibi Outaouais Laurentides Cantons de l'Est Mauricie Québec Lac-Saint-Jean Rimouski Gaspésie Baie-Comeau Sept-lles Mm Ma, AUJOURD'HUI 8 Enrol, pass, nuageux 14 Ensol pass nuageux 10 Ensol.pass, nuageux 13 Ensol.pass, nuageux 10 Ensol.pass, nuageux 13 Ensol.pass nuageux 10 Ensol.pass, nuageux 7 Nébul.var.vent modéré 7 Nébul.var.vent modère 7 Nébul.var.vent modéré 5 Nuageux avec éclaire-ira DEMAIN Ciel variable Ensol.pass nuageux Ensol pass nuageux Ensol.pass, nuageux Ensol pass, nuageux Ensol.pass nuageux Ensol.pass, nuageux Ensol.pass, nuageux Easol.pass nuageux Ensol.pass, nuageux Ensol.pass nuageux au Canada Colombie-Britannique Alberta AufOurd'hgi Nuageux Nuageux Capitales Victoria Edmonton Mm 7 5 Moi 18 20 \tAujourd'hui\tCoptolti\tMin.\tMo» Saskatchewan\tEnsoleillé\tKcgina\t1\t17 Manitoba\tEnsoleillé\tWinnipeg\t0\tHi Ontario\tEnsoleillé\tToronto\t2\t10 Nouveau-Brun s wick\tEnsoleillé\tFredericton\t2\t14 Nouvelle-Ecosse\tNuageux\tHalifax\t4\t12 lle-du-Prince-Edouard\tEnsoleillé\tCharlottetown\t4\t12 Terre-Neuve\tNuageux\tSaint-Jean\t1\t11 si vous partez aux Etats-Unis \tMa.\tMoi.\t\tMm.\tMoi\t\tMin.\tMoi Boston\t12\t23\tMiami\t22\t30\tPittsburgh\t7\t19 Buffalo\t4\t12\tNew York\t13\t23\tSan Francisco\t12\t33 Chicago\t4\t16\tNlle-Orleans\t\u2014\t21\tWashington\t16\t29 vers les\tcapitales\t\t\t\t\t\t\t Amsterdam\t8\t12\tHong Kong\t23\t29\tOslo\t-3\t7 Athènes\t13\tTA\tLe Caire\t17\t31\tParia\t\u2014\t17 Berlin\t6\t10\tLisbonne\t\u2014\t\u2014\tHome\t7\t1» Bruxelles\t2\t10\tLondres\t12\t17\tSeoul\t12\t17 Buenos Aire.,\t15\t20\tMadrid\t0\t19\tStockholm\t-1\t6 Copenhague\t5\t9\tMoscou\tm O\t12\tTokyo\t16\t21 Genève\t3\tII\tMexi» o\t10\t25\tVienne\t6\t14 vers les plages Acapulco Barbade 21 24 32 2ï* Bermudes Nassau 17 23 San Juan _ \u2014 Trinidad là presse LA PRESSE est publiée por LA PRESSE LTEE, 7, rue So.nt.Jocques, Montreol H2Y I K9.Seule lo Presse Canadienne est autorisée o diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de lo Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.«Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1 400 ».Port de retour garanti INFORMATION GENERALE ?TARIFS D'ABONNEMENTS EDITION NATIONALE LIVRAISON A DOMICILE: Lundi ou samedi $2.10 Lundi ou vendredi $1.50 Samedi seulement 0 85 * TARIFS D'ABONNEMENTS LIVRAISON À DOMICILE : Lundi ou samedi $ 1 75 Lundi ou vendredi $1.25 Samedi seulement 0.75 * Tarift d.rrerentt pour les route* motoriteei TARIFS D'ABONNEMENTS PAR COURRIER (Surfaca) 13 26 52 $37.00 $74.00 $14800 $2400 $4800 $9600 $1300 $26.00 $5200 CANADA Lundi ou samedi Lundi ou vendredi Somedi seulement ÉTATS-UNIS ET PAYS ÉTRANGERS 13 26 52 $72.80 $145.60 $291.20 $52.00 $104.00 $20800 $20 80 $41.60 $83.20 Lundi ou somedi Lundi ou vendredi Somedi seulement REDACTION PROMOTION RELATIONS DE TRAVAIL ANNONCES CLASSÉES Commandes fcH««M>tndr«é%oini Pour changer GRANDES ANNONCES Détaillants National, Télé-Presse Vacances, voyages Carrières et professions, nominations COMPTABILITÉ Grandes onnoncts Annonces classées 285-7272 285-7070 285-7100 285-7383 285-7111 285-7205 285-7202 285-7306 285-7265 285-7320 285-0892 285-6901 Pour vou» abonner, nos bureaux »onl ouverts de 7h o 18h (samedi : 7h à 15h) 285-0911 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 1 MAI 1 981 La SAQ pose des gestes clignes d'un despote Plus on gratte dans le dossier des relations de la Société des alcools du Québec avec les diHérenls intervenants qui sont aussi ses clients captifs, plus on découvre des exemples d'un despotisme (-«pouvoir absolu et arbitraire», selon Larousse) inacceptable pour une société d'Etat, surtout lorsque son statut de monopole devrait suffire.Que la SAQ jouisse d'un pouvoir absolu, il n'est plus permis d'en douter.Et la SAQ le sait si bien que, dans son plan quiquen-nal.elle est allée jusqu'à demander au ministre responsable d'abolir les derniers leviers de contrôle que détient le Conseil du trésor.D'ailleurs, le ministre de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme.Yves Duhaime.admettait devant des membres de l'Association de l'industrie manufacturière des boissons alcooliques du Québec (AIMBAQ) qu'il insisterait pour être mieux informé sur la SAQ et surtout pour forcer cette dernière à faire une ventilation de ses coûts, surtout pour les produits qu'elle embouteille elle-même.Des exemples de despotisme et d'une utilisation exagérée de la situation monopolistique, on pourrait en citer à la tonne si j'en juge par la masse de laits qui me sont communiqués a chaque conversation.Une bouteille empruntée Prenons la bouteille de la vodka «Kamouraska» embouteillée par la SAQ.Si vous ave/ cru y voir une certaine ressemblance avec la bouteille de «maxi dr> \u2022> Melehers.vous n'avez pas pris un petit verre de trop.La SAQ a effectivement «emprunte»» (pour ne pas dire «volé»») cette bouteille à la distillerie Melehers.Voici comment cela s'est passé.Lors de la mise en faillite de Melehers, la S \\{) a |oue le role d'un des syndics, comme la loi l'y autorise, et la Société en a profité pour «négocier* l'emprunt des moules pour les bouteilles de 10 et 2.\") onces.Mais, comme la SAQ embouteilleur négociait avec une société sous la coupole de la SAQ syndic, il était difficile pour Melehers de dire non.A tout événement, pendant la durée de l'entente «négociée», la SAQ aurait pu au moins a\\ oir la décence de concevoir son propre moule, mais elle s'est contentée tout simplement de légères retouches.Soulignons qu'a la SAQ, on affirme n'avoir rien à se reprocher à ce sujet.La bataille du Kyrie La SAQ ne se contente pas d'analyser les nouveaux produits avant de les accepter, elle veut tout contrôler: la bouteille, I etiquette, le nom.même la campagne de publicité du producteur (en plus, bien sur.du prix de vente).La bataille du Kyrie est très explicite sur ce point.Comme l'indique l'AIM-BAQ dans son mémoire de janvier dernier au ministre Duhai- A 3 me.l'introduction du Kvrie a été retardée d'au moins deux mois par la SAQ pour le motif sybillin que le mot Kyrie avait une connotation religieuse et (pie son emploi constituerait une profanation.Il a fallu que l'autorité episcopate de Valleyfield ridiculise la SAQ pour que cette dernière levé finalement «l'interdit»» Et la situation était d'autant plus ridicule qu'on trouvait déjà sur les tablettes des produits comme le «Chante-Christ», le «Lacrima Christi», le «Châ-teauneuf du Pape», qui avaient une connotation religieuse sans que la SAQ s'en formalise pour autant.Que la SAQ refuse une bouteille en forme de phallus ou une étiquette injurieuse, soit, mais cela ne la justifie pas de s'imposer en moraliste, religieux ou non.Les réceptions Tout producteur qui organise une réception devrait avoir le droit d'utiliser ses produits et au prix coûtant.Avec la SAQ, il n'en est pas question.Dans le cas des boissons alcoolisées, il faut se les procurer de la SAQ et payer le plein prix.Avec le résultat qu'une bouteille de vodka revient à SI 1.80 au lieu de Si.79, Heureusement qu'elle ne force pas les producteurs à choisir les produits des concurrents, ou pire encore, les produits embouteilles par la SAQ.Les palettes On sait que les producteurs livrent leurs produits sur des palettes, qui coutentenviron .SI I l'unité.( »r.pendant l'automne de 1979.la SAQ utilisait les palettes a toutes les sauces au lieu de les retourner aux producteurs, comme la chose aurait du se fai re dans toute entreprise h* moindrement bien organisée et plus soucieuse de sa clientele.Au debut de décembre 1()7(' une de ces entreprises était a court de 2.000 de ces palettes et comme, malgré des appels repétés, elle ne pouvait récupérer ses palettes de la SAQ.elle a du en commander de nouvelles afin d'être prête pour la période des fêtes.Finalement, au printemps de 1980, la SAQ décidait de remettre les palettes à leurs propriétaires.et les 2.000 sont arrivées en trois jours.«Des palettes, j'en ai partout., elles me sortent par les oreilles», a-t-il dit.en riant pour ne pas brailler.Ces exemples permettent de comprendre un peu mieux la rancoeur qu'entretiennent les producteurs québécois envers la SAQ Et le pire de toute l'histoire, c'est que tous et chacun de ces incidents auraient pu être évites si seulement la SAQ avait fait preuve d'un peu moins d'intransigeance vis-à-vis ses four nisseurs.DEMAIN: Divulgation d'un rapport exclusif.Si la police avait fait diligence, un accident impliquant quatre véhicules aurait probablement pu être évité hier matin à l'angle des rues Everett et Marquette, dans l'est de Montréal.Si la police avait fait preuve de plus de professionnalisme, elle pourrait sûrement compter sur les services d'un témoin de premier choix concernant cet accident.FLORIAN BERNARD Si.Hier matin, vers lOh 30, Hydro-Québec a interrompu le courant dans le secteur de la Banque Nationale, angle Papineau et Everett.Cette interruption, confirmée par Hydro-Québec, avait pour but de procéder à certaines réparations urgentes.Elle a eu pour résultat de rendre inopérants les feux de circulation.Un gardien de sécurité travaillant à la banque à immédiatement téléphoné à la police de la CUM, l'informant que les feux étaient inopérants et qu'un accident risquait de se produire d'un moment à l'autre.Le gardien a demandé qu'on envoie immédiatement un policier à l'intersection pour diriger la circulation.Personne n'est venu.Quelques minutes après l'appel du gardien, une voiture de patrouille a traversé l'intersection, sans stopper.A 11 h 10, soit 10 minutes après l'appel du gardien à la police, un accident impliquant quatre véhicules s'est produit.«Je savais que c'était pour arriver.J'en étais su.», de declarer le gardien.A 11 h 15 les policiers sont arrivés sur les lieux de l'accident; une ambulance, une voiture-patrouille, puis deux autres voitures.Le gardien de la banque s'est alors dirigé tout droit vers les policiers et a offert spontanément ses services comme témoin, soulignant que de la fenêtre de la banque il avait tout vu.tout entendu.Le gardien a ajouté qu'il avait informé la police, 10 minutes plus tôt, que les feux étaient inopérants et q'un accident risquait de se produire.Les policiers ont refusé de noter sa version.L'un d'eux a simplement déclaré: «On viendra vous voir plus tard».A midi le gardien attendait toujours la visite des policiers.Entretemps, il logeait plusieurs appels, d'abord au poste 44, ensuite au central, puis de nouveau au poste 44.Rien.A 2h 30 un policier se présentait enfin à la banque, suite aux appels répètes du gardien.Mais ce dernier devait rapidement perdre tout espoir: «Monsieur, on a assez de témoins», de lui dire le policier.Et ce même policier d'ajouter: «Nous n'avons pas besoin de votre témoignage! » Le gardien n'en croyait pas ses yeux.D'habitude, on court désespérément à la recherche de témoins dans les cas d'accidents de voitures.Mais il fut au comble de l'étonnement et de l'indignation lorsque le policier lui affirma que son message concernant les feux inopérants n'a vait pas été reçu au poste.«Votre message, on ne l'a jamais eu.C'est la faute des civils qui répondent au central.» Le métro de surface roulera d'ici à trois ans Les premières rames de métro de surface circuleront sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal d'ici trois ans.c'est deux ans plus tot que les échéanciers contenus dans les premieres hypothèses ébauchées dans le plan d'intégration des modes de transport en commun.FLORIAN BERNARD Cet échéancier optimiste a été confirmé par le président de la Communauté urbaine de Mon tréal, M.Pierre DesMarais II, qui donne ce matin une conférence de presse au cours de laquelle il annoncera notamment la réalisation prochaine de l'intégration des trans de banlieue au réseau régulier du transport en commun.La mise en service du métro de surface se fera en différentes phases.Même si les premieres rames rouleront dans trois ans, il faudra attendre 6 ou 7 ans avant que le réseau au complet soit réalisé, suivant le plan De-Belleval.En ce qui concerne les prolongements du métro souterrain.l'ensemble du réseau suivant les plans originaux d'extensiton sera complète d'ici cinq ans.M.DesMarais s'est dit assure que ces échéanciers seront res pectés.Il a ajouté qu'il verra personnellement à ce que rien ne vienne entraver le programme pour lequel il y a eu entente formelle entre le gouvernement du Québec et la CUM.C'est la premiere fois, depuis que le projet De Belleval a été rendu public, que des échéanciers précis sont déterminés quant à la mise en service du réseau complet de transport intégré.Au cours des prochains mois une premiere étape sera franchie, soit celle de l'intégration des tarifs.Cette intégration se fera avec celle des trains de banlieue au réseau actuel.M.DesMarais a aussi déclare que c'est le Bureau de Transport Métropolitain qui sera le maitre d'oeuvre de tout le système.Le B.T.M.est devenu, récemment, une compagnie spécialisée en transport en commun qui exporte même sa compétence à l'étranger.Le B.T.M.détient notamment un contrat avec Mexico.A LA VILLE, ON RÉFLÉCHIT Des fleurs délogées par un règlement de 1901 Si la police s'en était mêlée avant.Montréal, ville fleurie! dit le slogan.El avec le printemps, c'est bien connu des Montréalais, les fleuristes sortent leur marchandise et devant les boutiques, les couleurs sont a l'honneur au grand plaisir des passants.YVON LABERGE Mais voilà qu'à leur grande surprise, des fleuristes ont appris qu'un règlement municipal interdisait cette pratique.Plus précisément le règlement 270, article 44, datant de 1901.Remarque/ que ce règlement vieux de 80 ans (et amendé plusieurs fois depuis dit: Il est défendu de placer ou de faire placer, de suspendre ou de faire suspendre ou d'exposer le long d'un mur de facade dune maison, d'une boutique, d'un magasin ou d'un autre bâtiment ou structure quelconque donnant sur une rue.ruelle, place publique ou chemin public de la cite, (les effets, articles ou marchandises de quelque genre que ce soit, de manière à ce qu'il dépassent ledit mur de façade.Donc, pas d'allusion directe aux fleurs, mais le mot Heur est partie intégrante de «ou marchandises de quelque genre».Mais toujours est-Il que les fleuristes n'en savaient rien.Or.avec l'arrivée des beaux jours, l'un de ces fleuristes.M.Ferdinand Queruel, dont le commerce est sis rue Sherbroo ke ouest, place, suspend et expo s e le long du mur de sa l'ai; a de.jardinières et pots de fleurs.Des gens mécontents de l'initiative portent plainte au service des Travaux publics de qui dépend le respect du règlement 270.Au service des Travaux publics, on dépêche les inspecteurs et le fleuriste reçoit l'avis d'enlever le tout du long du mur de sa façade.La semaine dernière.M.Queruel se plie aux exigences du règlement et.nous a-t-il dit hier, son chiffre d'affaires baisse du tiers.Effet du hasard, dit-il.ou est-ce parce que la façade du commerce est moins attrayante?M.M.Ferdinand Queruel a vu son chiffre d'affaires baisser du tiers.Queruel opte pour la deuxième hypothèse et les chiffres lui donneront peut-être raison à la fin de la semaine.Du moins, l'espere-t-il.Entre-temps le fleuriste s'adresse au directeur du service des Travaux publics, M.Richard Vanier.Ce dernier lui dit de ne pas s'en faire et d'y aller comme avant.Interrogé hier.M.Richard Vanier a confirme à LA PRESSE que les inspecteurs sont en- tres en action vu les plaintes reçues a son service et des avis ont etc donnés de respecter le règlement 270.«Ceci, nous a déclare M Vanier, parce que nous ne voulons pas d'abus.Mais des fleurs, c'est beau et.surtout, ça améliore la qualité de vie d'un quartier.Par conséquent, j'ai demande aux inspecteurs de ne pas pousser plus loin.Donc, nous gardons le statu quo.en attendant d'agir.» En quelque sorte, au service photo Robert Mailloux, LA PRESSE des Travaux publics de la Ville de Montreal, on se donne du recul et on consulte, et on réfléchit Ça amènera peut-être le service à faire des recommandations au Comité executif de la Ville pour d'éventuelles modifications.Mais, faire exception pour des fleurs, les lois qui régissent la Ville de Montreal ne le permettront peut-être pas.On se donne du recul, on consulte et on réfléchit.IMPORTANTE EXPOSITION DE PIÈCES ET DE TIMBRES MON EX 81 1-2-3 MAI 1 S, v I MONNAIE CANADIENNE, E.-U., ÉTRANGÈRE EN OR ET ARGENT.JEUX D'EPREUVES, TIMBRES, MÉDAILLES, DOLLARS EN ARGENT.m BILLETS DE BANQUE, CARTES POSTALES, ENVELOPPES DU PREMIER JOUR.75 EXPOSANTS de pièces, timbres, papiers-monnaie, médailles et collections, expositions de la Police montée royale du Canada, division contrefaçon, de la Monnaie royale canadienne et des Postes canadiennes.3 MAGNIFIQUES VENTES AUX ENCHÈRES DE PIÈCES ET DE TIMBRES Pour l $ seulement, gratuit pour les enfants de 1 2 ans et moins accompagnés par un adulte, soyez l'un des milliers de collectionneurs heureux qui viendront voir cette fantastique exposition.Evaluation gratuite des pièces et des timbres, À L'HÔTEL BONAVENTURE (salle de bal) 1-2-3 MAI Vendredi et samedi de 10h à 21 h, dimanche de lOh à 17h.Facile d'accès en prenant l'ascenseur jusqu'au «F» Mart ou en prenant l'ascenseur directement de l'hôtel Bonaventure.MONEX INTERNATIONAL Renseignements: 482-3305 6123803434 a 4 DEVANT LA COUR SUPREME LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 1 MAI 1981 Le procureur du fédéral tente de minimiser l'importance de la réforme constitutionnelle j y OTTAWA \u2014 Le procureur du gouvernement fédéral.Me John Robinette.a connu certaines difficultés, hier, en Cour suprême alors qu'il amorçait son plaidoyer en faveur du projet constitutionnel du premier mi-nistre Trudeau.GILLES PAQUIN de notre bureau d'Ottawa_ Dans le but de contredire les provinces pour qui l'entreprise fédérale est un acte «quasi législatif».Me Robinette a tenté de minimiser l'importance de la réforme constitutionnelle.«N'importe quel membre de la Chambre des communes peut présenter une telle resolution», a-t-il dit.C'est d'ailleurs chose courante a-t-il expliqué, elle n'a d'aucune manière force de loi et celle-ci ne voudra rien dire tant qu ele parlement de Londres ne l'aura pas adoptée.«Ce n'est donc pas différent d'une simple résolution destinée à présenter des voeux de bon anniversaire à la Reine» a alors lancé le juge Willard Kstey.« \\ mon avis non.votre honneur», a répondu l'avocat.Cette déclaration fut accueillie avec scepticisme par la Cour, d'autant plus que Me Robinette avait peu auparavant reconnu que le projet federal modifiait les relations fédérales - provinciales et avait un effet certain sur les pouvoirs des provinces.Il contredisait ainsi le plaidoyer écrit déposé par le gouvernement d'Ottawa il y a une quinzaine de jours.Les huit provinces contestatri-ces s'opposent depuis le début à l'opération unilatérale d'Ottawa en affirmant qu'il s'agit d'une invasion de leurs champs de competences et de ce fait, d'un viol de la constitution canadienne effectué par l'entremise de Londres.Le célèbre avocat retenu par le gouvernement fédéral semblait très détendu au début de son intervention mais avait perdu cette assurance un peu plus tard.Age de 75 ans, John Robinette est pourtant un habitué de la Cour suprême et un de*, plus grands eriminalistes au Canada.Autre brèche Par ailleurs.Me Robinette n'était pas au bout de ses difficultés puisque presse de questions par plusieurs des neuf juges qui reprenaient encore une fois un argument des provinces, il a dû admettre qu'elles avaient raison.Aucun des changements effectues à la constitution n'a été fait sans l'accord des provinces lorsqu'il s'agissait de « m odification substantiel! e » d'un de leur pouvoir a-t-il reconnu.Le plaideur a cependant maintenu que Londres n'a jamais refusé d'amender l'Acte de l'Amérique britannique du Nord sous prétexte que les provinces n'avaient pas donné leur assentiment.Rien n'oblige Ottawa a obtenir le consentement des provinces a-t-il ajouté.«C'est peut-être une bonne chose sur le plan politique, mais la politique n'est pas \"la loi».Il s'est aussi vivement opposé à ce que le tribunal se prononce sur l'existence d'une convention ayant force de loi et contraignant en quelque sorte Ottawa à s'entendre avec les provinces.Selon Me Robinette, il est difficile d'exiger que le tribunal se penche sur cette question puisque les provinces invoquent la chose sans même s'entendre sur la définition d'un tel usage.Même si on déterminait qu'il y a une convention liant Ottawa à un certain usage a expliqué Me Robinette.cela ne limiterait pas le droit de la Chambre des com- munes et du Sénat, ou celui de Londres, d'adopter une résolution.Saskatchewan De fait une divergence de vue entre les provinces s'est manifestée hier lorsque le procureur du gouvernement de la Saskatchewan, Me Ken Lysyk, a dit que son client ne partageait pas le point de vue du Manitoba.La veille le représentant du Manitoba avait soutenu que l'unanimité était nécessaire avant que l'on puisse amender la constitution en ce qui a trait aux pouvoirs des provinces.Les provinces étant souveraines dans leurs domaines de compétences, elles devaient accepter tout changements à ces compétences.Me Lysyk a pour sa part affirmé qu'Ottawa devait recevoir l'appui des provinces dans de telles opérations, le degré de participation n'est pas clair a-t-il ajouté, il appartient aux juges de le déterminer.Il est évident cependant que l'appui de l'Ontario et du Nouveau-Brunswick, les deux seules provinces qui endossent l'action du gouvernement Trudeau, ne peut être considéré comme suffisant a-t-il dit.Comme d'autres avant lui Me Lysyk a eu fort à faire pour répondre aux questions des juges particulièrement lorsqu'il a été interpellé par le juge Jean Beetz.Devant la prétention de l'avocat qui réclamait un éclaircissement du tribunal, le juge lui a alors dit «vous voulez que nous déterminions la formule d'amendement?» Ce matin le procureur principal d'Ottawa poursuivra son intervention, il sera suivi de Me Michel Robert et des représentants des deux alliés du gouvernement fédéral.POURSUITES CONTRE DES ENTREPRENEURS Québec est prêt à se satisfaire de $4 millions plutôt que de QUEBEC \u2014 Abandonnant $30 millions de poursuites contre des entrepreneurs, deux compagnies d'assurances et la compagnie Dow Chemical pour de multiples défauts ou onzièmes d'étanchéité aux toitures d'une centaine d'écoles, hôpitaux, centres d'accueil et HLM, le gouvernement complete présentement un règlement hors cour qui permettra de tout régler pour quelque $4 millions.GILLES GAUTHIER de notre bureau de Québec Plus de la moitié des réclamations touchent des maisons d'enseignement (écoles, polyvalente et CEGEP) aux quatre coins de la province.Sont également impliqués plusieurs hôpitaux (dont -Maisonneuve-Rosemont a Mont ¦*réal et St-François-d'Assise à \\Québec), ainsi que bon nombre \"d'édifices à logements construits Ipar des offices municipaux d'ha-^bitation et dont plusieurs faisaient partie du fameux dossier ;des réparations majeures à la -Société d'habitation du Québec :$- mm ¦ A, 1970.197:5 et 1976 ainsi que pour chacune des 28 élections partielles tenues depuis 1964.II en fut de même pour les 24 élections générales tenues au niveau municipal depuis 1978 alors que les mêmes principes furent appliques.Il est vrai qu'en 1978 j'ai demandé et obtenu à rencontre de «Sogides Ltée et Les Editions de l'Homme» une injonction suite à la publication et la diffusion, en pleine période électorale, dun livre dont le coût était absorbé par cette maison d'édition au lieu de l'être par le parti politique qui en était le bénéficiaire.L'interprétation faite de la loi est légaliste ou plutôt bureaucratique dites-vous.Mais quelle aurait été votre réaction suite à une passivité de la part de celui qui est charge d'appliquer la loi, devant une publicité en provenance d'un corps intermédiaire pour louan-ger le programme ou les états de faits de quelque parti ou candidat que ce soit?Advenant une intervention analogue a celle que vous dénoncez, une telle intervention serait-elle apparue a vos yeux comme étant, aussi.légaliste et bureaucratique ?Enfin si l'on considère la loi telle qu'elle existe, est-ce que vous ne vous trouvez pas simplement à reprocher au directeur général du financement des par- tis politiques d'avoir accompli ce que la loi attend de lui.savoir soumettre» à l'appréciation du tribunal competent un litige qu'il estimait devoir être traité d'urgence, ce qui d'ailleurs fut ratifié par la cour.Uu'il s'agisse de louange ou de dénonciation faite à l'égard de quelque parti ou candidat que ce soit, le rôle du directeur général est de soumettre au tribunal compétent, lorsqu'il est d'avis que les principes de la loi sont enfreints, l'appréciation des faits litigieux.En période électorale la loi exige du directeur general d'etre le gardien de l'équilibre des forces entre les différents partis et candidats en presence.C'est là la conception que j'ai du mandat qui m'a été confié et c'est de cette façon que je le remplirai peu importe les critiques, leur nature ou les circonstances.Si la loi n'est pas satisfaisante, c'est au législa- teur de l'amender et sûrement pas au directeur général.Je n'ai pas voulu et il ne m'appartient pas de relever toute et chacune des inexactitudes que recèle votre éditorial.Néanmoins il s'en dégage selon moi une impression que resume une strophe d'une chanson folklori que bien co.nue: «visa le noir tua le bl anc ».I a i s a u lait, s'agit-il seulement d'un problème de mire 7 En terminant je retiens que le législateur a vu juste en donnant mandat au directeur general du financement des partis politiques de maintenir un centre d'information sur le financement politique ainsi qu'en lui enjoignant de tenir régulièrement des seances d'information et des roi-loques et ce.en outre de faire toute publicité jugée nécessaire Depuis deux ans.beaucoup d'emphase a ete placée sur ces différentes facettes et l'expérience viciie démontre qu'il faut poursuivre en ce >cns Peut-être un colloque traitant de l'ensemble de ce sujet serait-il indiqué tout autant que votre participation ?Vous trouverez ci-joint copie d'un document intitule «Aide mémoire du directeur général aux représentants des médias», document qui vous fut d'ailleurs adresse ainsi qu'aux représen tants de l'ensemble des médias écrits ou électroniques du Que-bec à différentes reprises, entre autres à l'occasion du référen dum cl dernièrement le H) mars.Je joins à ce document un exem plaire de la loi régissant le financement des partis politiques.Je suis a votre disposition pour toute question que vous jugeriez pertinente dans les circonstances.Pierre-Olivier BOUCHER directeur general du financemenl des partis politiques -REPONSE- L'argumentation de AL Boucher révèle le pire travers de certains grands coin mis de l'Etat: s'enfouir dans les testes de loi comme des rats d'archives pour se mettre à l'abri des critiques.M.Boucher remonte, en effet, à la loi de 1963 et mentionne même les 28 élections partielles depuis cette date.Mais lù n'est pas le problème puisqu'avanl 1977 cette loi n'avait pas vraiment créé d'ennuis.On l'avait plus ou moins laissée en veilleuse.Mais c'est avec la revision pequiste de cette loi en 1977 que l'esprit d'inquisition s'est manifesté.L'élection du 13 avril était ainsi, comme je l'ai dit dans mon article, la première élection générale comme test de cette législation.Pi>urquoi M.Boucher ne fait-il pas état de celte loi de 1977?Parce qu'elle gênait son argumentation.Il voulait démontrer que l'éditorialiste parlait ù tort et à travers et.bien sur.cela lui permettait de s'indigner du manque de rigueur intellectuelle qui prive les lecteurs de «données exactes et véridiques».Quand on connaît le manque de transparence de la fonction publique cette sollicitude de M Boucher fait sourire.Est-il besoin de souligner à M.Boucher que la date qui importe dans une loi est celle de sa dernière révision majeure ci surtout la date où un gouvernement commence à la faire observer.C'est ainsi que la loi concernant la ceinture de sécurité a ete adoptee sous un gouvernement precedent mais ne gênait per sonne tant que le gouvernement pequiste n'a pas décidé de la faire observer et de mobiliser de s centaines de policiers pour harceler les automobilistes, alors que Montréal devenait la capita le des vols ù main armée.M.Boucher, comme un préfet de discipline qui cite le nom d'un bon élève en exemple, mention ne feu le ministre Pierre Laporte comme preuve de la légitimité de cette loi électorale.Une telle ca ndeur explique sans doute le zèle un peu boy-scout de M.Boucher dans l'application de sa loi vexatoire.«Le point en litige, affirme M.Boucher, n'est pas tellement la liberie d'expression mai> plutôt le paiement peur diffuser une opinion.» Ici la candeur de AL Boucher se transforme en jésuitisme.Dans une société moderne ou tout se comptabilise sous forme monétaire et ou le bénévolat n'existe qu'a Vétat folklorique, une telle distinction est aussi hypocrite qu'artificielle.«En période électorale, pour suit AL Boucher, la loi exige du directeur général d'être le gardien de l'équilibre des forces entre les différents partis et candidats en présence.» Ici le jésuitisme de AL Boucher se transforme carrément en imposture.Quel équilibre des forces y a-t-il entre un groupe de citoyens a qui on interdit de payer une annonce dans un journal pour exprimer des opinions en période électorale et le parti gouvernemental qui possède les budgets et l'énorme appareil de l'Etal pour faire sa propagande pendant quatre ans?Bref, l'argumentation légaliste de AL Boucher ne saurait convaincre beaucoup de gens sérieux.Ivan Guay i A 8.iffî-QEMM'iûNS mn LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 1 MAI 1981 Rodrigue Biron Mme Pauline Marois Jean-François Bertrand Mme Denise Leblanc-Bantey Reynold Frechette Alain Marcoux phoios Pierre McCann, LA PRESSE Remaniement ministériel d'envergure, mais empreint de prudence et de conservatisme QUEBEC \u2014 Cost à un remaniement ministériel d'envergure, mais en même temps empreint de beaucoup de prudence et d'un certain conservatisme, qu'a procédé hier le premier ministre René Lévesque.LOUIS FALARDEAU (de notre bureau de Quebec) ^*il n'y a que dix ministres qui conservent exactement les res ponsabiiités qui étaient les leurs dans l'ancien cabinet, le premier ministre n'a procédé qu'à deux congédiements et a invite seulement six députés à se joindre a son Conseil.Les deux ministres oui rede- \\ iennent simples deputes sont Denis de Belleval et Denis Vaugeois.Le premier était au cabinet depuis l'élection de 7(> et s'était occupe successivement des portefeuilles de la Fonction publique et des Transports.Le second avait remplace Louis O'Neill aux Affaires culturelles en juin 78.Outre ces demotions, les plus grandes surprises sont certes l'importance du ministère confie a Rodrigue Biron et la creation du poste de ministre délégué à [Administration et president du Conseil du trésor, qui a été confie a Yves Be ru be.M Biron était chef de l'Union nationale jusqu'au début de l'année dernière, alors qu'il a\\ait donne sa démission pour joindre le camp du «oui» au référendum.Il adhérait ensuite au Parti que bécois et c'est sous ces couleurs qu'il s'est fait reélire dans Lotbi-nière.On s'attendait à ce que M.Lévesque lui manifeste sa reconnaissance en l'invitant au cabinet, mais il a surpris tout le monde en lui confiant l'important portefeuille de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme ou il remplace Yves Duhaime.Jacques Parizeau.par contre, s'il reste ministre des Finances perd l'importante fonction de president du Conseil du t résor.Vaugeois est «surpris» elleval se ferre Cet organisme est en effet remanie pour devenir un ministère autonome confié à Yves Bérube.M.Parizeau se voit par ailleurs confier la responsabilité additionnelle des Institutions financières et Coopératives.M.Lévesque le chargeant de donner suite au rapport sur l'épargne publie l'an dernier.Deux femmes sont au nombre des six nouveaux députés qui accèdent au cabinet.Le poste le plus important est confié à la nouvelle députée de La Pel trie, Pauline Marois.qui devient ministre d'Etat à la Condition féminine et, à ce titre, accède au Comité des priorités.Mme Deni- V.* '?.t.y et I QUEBEC - Se disant «plutôt surpris que déçu» Photothèque LA PRESSE Denis Vaugeois par la decision du premier ministre Lévesque de le renvoyer parmi les simples députés, l'ex-ministre des Affaires culturelles Denis Vaugeois a déclaré hier qu'il fallait tout de même qu'il aime bien le chef du parti, en qui il dit avoir plus confiance que jamais, pour accepter ce qu'il lui arrive.GILLES GAUTHIER (de notre bureau de Quebec) L'autre ministre démis.Denis De Belleval.qui était responsable des Transports, avait hier, selon son épouse, «jugé bon de s'isoler un peu.car ce sont de grosses émotions».Vaugeois, qui assistait à la présentation du nouveau cabinet au Salon rouge de l'Assemblée nationale et qui cachait bien toute trace de dépit, a révélé que le premier ministre lui avait offert une tache «fascinante, tough et motivante», qui ne touche pas le secteur culturel et qui serait relativement plus utile qu'un poste de ministre.«Du moins, j'essaie de m'en convaincre: ça aide.» L'ex-ministre, qui était à Toronto lorsque sa rétrogradation lui fut annoncée, préfère laisser au premier ministre le soin d'annoncer, aujourd'hui ou demain, la nature de cette nouvelle tâche «qui pourra s'accomplir assez rapidement».11 entend par ailleurs compléter son mandat de député.On se souvient que Vaugeois avait il y a quelques jours à peine plaidé en faveur d'une revalorisation du rôle de député par l'octroi de plus grandes responsabilités.Il dit n'avoir eu aucune grosse chicane avec le premier ministre pendant son passage a l'exécutif mais des divergences d'opinion, notamment en ce qui a trait à la loi sur le cinéma et plus particulièrement au sujet du doublage des films.«Chose certaine, a-t-il conclu, il faut que Lévesque m'aime ¦> ' v Photothèque LA PRESSE Denis De Belleval beaucoup ou pas du tout pour m'offrir ce qu'il m'offre».Quant à De Belleval, qui disait il y a trois jours, lorsqu'inter-rogé par les journalistes sur l'imminence de l'annonce du nouveau cabinet, que sa demission était sur le bureau du premier ministre depuis les tout se Leblanc-Bantey, qui était adjointe parlementaire aux Pêcheries, se voit confier le ministère de la Fonction publique.Le nouveau député de Sherbrooke, Reynald Frechette, est, avec Mme Marois.le seul nouvel élu à accéder au cabinet, au portefeuille du Revenu.Il n'est toutefois pas inexpérimenté, puisqu'il a été député unioniste de (î(> à 70 et qu'il a présidé la Chambre pendant quelques mois.Deux jeunes et ambitieux backbenchers, qui attendaient depuis 7(>, font aussi leur entrée au cabinet.Jean-François Bertrand remplace Clément Richard aux Communications et Alain Marcoux prend le posie du seul ministre défait le 13avril, Jocelyne Ouellette, aux Travaux public et à l'Approvisionnement.La plus importante promotion échoit certes à Pierre-Marc Johnson qui reçoit la responsabilité de l'énorme ministère des Affaires sociales.L'ancien titulaire, Denis La/ure.se voit confier la tâche moins lourde mais néanmoins importante (il siege au Comité des priorités) de ministre d'Etat au Développement social.Francois Gendron accède également au Comité des priorités en passant de la Fonction publique au ministère d'Etat à l'Aménagement.L'ancien titulaire, Guy Tardif, conserve l'Habitation et devra en outre s'occuper de la Protection du consommateur.Michel Clair passe du Revenu aux Transports et Clement Richard, des Communications aux Affaires culturelles.Si la Mauricie perd un ministre en Denis Vaugeois.son autre représentant au cabinet, Yves Duhaime, conserve des responsabilités très importantes en passant de l'Industrie el Com merce au ministère de l'Energie et des Ressources.Pierre Marois garde le portefeuille du Travail et de la Main- d'oeuvre, mais il se voit en plus confier une reforme qu'il prépare depuis longtemps en obtenant la Sécurité du revenu.Gérald Godin conserve également son ministère mais il change de nom afin de s'adapter aux réalités nouvelles et devient le ministère des Communautés culturelles et de l'Immigration.Les dix autres ministres conservent exactement les mêmes fonctions, illustrant le besoin de continuité dont a parle M.Lévesque en présentant son cabinet devant un parterre d'invités de marque (évêques, juge en chef, consuls, etc).Mais le premier ministre a aussi inscrit son nouveau conseil sous le signe du changement et c'est là que les choix faits apparaissent fort prudents, sinon conservateurs.Tout le monde s'attendait en effet, au soir du 13 avril, à ce que Mme Louise Harel.tant en rai son de sa competence que de son activité au sein du PQ.soit la députée qui se verrait confier le plus important portefeuille.Or tout ce que lui a offert M.Lévesque est un poste de vice-présidente de l'Assemblée, qu'elle a refusé afin de pouvoir continuer a participer à la vie du parti.De la même façon, on s'a t ten dait à ce que l'ex-vice-president de la FTQ.Robert Dean, soit le premier anglophone à faire partie d'un cabinet péquiste.M.Lévesque a plutôt décidé de retarder cette première et de favoriser pour l'instant les anciens unionistes Frechette et Biron.Notons enfin que Claude Vail-lancourt sera réélu président de l'Assemblée et que Jean-Pierre Joiivet restera vice-président.L'autre vice-présidence sera attribuée plus tard.Guy Chevrette reste whip en chef et compte au nombre des nombreux backbenchers déçus de ne pas avoir fait leur entrée au cabinet.mier ministre depuis les tout g \u2022 ¦ | S g MA'SS^'- Liste des membres du Denise Leblanc est intéressée par le défi Conseil des ministres et Biron a «son» plan pour relancer la PME de notre bureau de Québec QUEBFX \u2014 «Celui-là ou un autre.» Telle fut hier la premiere réaction de Denise Leblanc lorsque interrogée sur nomination au ministère de la Fonction publique.La députée des lies-de-la-Madeleine s'empresse d'ajouter que le défi l'intéresse et qu'une de priorités sera la politique d'égalité des chances annoncée immédiatement avant les élc tions, dossier auquel elle s'inté resse depuis fort longtemps.Lorsqu'on lui demande corn ment elle entrevoit la prochaine négociation avec le >e< leur public, elle répond que cette échéance est toujours quelque peu inquiétante mais qu'elle espère être en mesure de faire face a la situation le moment venu.Parmi les autres nouveaux ministres, Alain Marcoux de Rimouski se dit le plus surpris de son accession à l'exécutif.Il affirme qu'il s'attendait à être nomme lors du troisième mandat du PQ au pouvoir, étant donné, explique-t-il.qu'il était convaincu que Denise Leblanc serait choisie, portant ainsi à deux (avec le député de Matane Yves Bérubé) la représentation de la région au Conseil des ministres.Maintenant titulaire des Travaux publics et Approvisionne- Dean et Payne: ni surpris ni déçus QUEBKC \u2014 Robert Dean et David Payne, les deux pre miers anglophones a se faire élire sous la bannière du Parti québécois, n'ont été ni surpris ni déçus de constater que ni l'un ni l'autre n'avait été invité à faire partie du Cabinet.Etant tous les deux de nouveaux députés, ils semblent trouver normal que M.Lévesque ait surtout fait appel a des parle mentaires plus expérimentes.Mais surtout, ils n'auraient pas été d'accord avec la nomination d'un anglophone si cela avait constitué un geste purement symbolique d'ouverture à cette communauté.Ils ne pensent pas qu'un député doit être privilégié simplement parce qu'il est anglophone.M.Payne se décrit comme étant avant tout un joueur d'équipe, désireux d'être d'abord un bon député, et d'apporter au caucus les problèmes des corn munautés culturelles, particulièrement de la communauté anglo phone.Il croit même que le fait de ne pas être ministre lui facilitera cette tâche en lui permettant d'être plus présent et plus disponible.M.Dean, de son côté, voit mal pourquoi le premier ministre aurait dû poser un tel geste symbolique pour répondre à l'ouverture de la communauté anglophone envers son parti, puis que cette ouverture ne lui semble pas évidente.ment.Marcoux inscrit au nombre de ses priorités l'augmentation de la part du Québec dans les achats gouvernementaux par le biais de la politique d'achat de l'Etat.Héritant du Revenu, le député de Sherbrooke, Raymond Frechette, après avoir fait remarquer qu'il est le premier député de l'Fstrie, tant au provincial qu'au fédéral, à être nommé ministre depuis Carrier Fortin en 1966, répète le theme de ses prédécesseurs à l'effet qu'il faut humaniser ce service de perception des taxes et impôts.Rodrigue Biron.quant à lui, qui dit qu'il ne pensait pas avoir QUEBEC - C'est pour que les fonds publics soient mieux gérés, d'autant plus qu'ils se l'ont plus rares, que M.Lévesque a décidé de faire de la présidence du Conseil du Trésor un poste ministériel à temps complet, comme c'est le cas notamment à Ottawa et à Toronto.En annonçant la nomination a ce poste de M.Yves Bérubé, le premier ministre a expliqué qu'«en période de restrictions budgétaires, la qualité de la gestion des fonds publics doit devenir une préoccupation majeure du gouvernement.Le gouvernement se doit d'éliminer le gaspillage, de remplacer les activités désuètes par des pro grammes qui répondent aux besoins nouveaux et d'obtenir des employés de l'Etat un rendement maximal».Plus tôt, M.Lévesque» avait dit aux Québécois qu'ils auraient aussi rapidement des responsabilités aussi importantes, parle du «plan Biron», qui touche particulièrement les PME et qui a été mis de l'avant quelques semaines avant l'élection.I! devient, à titre de ministre de l'Industrie et du Commerce, responsable notamment de Sidbec, dont il critiquait au temps de PUN les déficits considérables et de la SAQ, insatiable pieuvre de ce secteur public dont il dénonçait jadis l'expansion.Mais il ne sait pas encore quel sort il leur réservera, disant de Sidbec qu'il y a des problèmes et des décisions à prendre et de la SAQ qu'il préfère étudier le dossier avant de se prononcer.Des fonds publics mieux gérés à faire face au défi du progrès dans des conditions difficiles, du progrès quand même, «parce que l'ère des ressources abondantes et de la croissance accélérée du secteur public, par exemple, est définitivement révolue».Et c'est parce que «c'est avec des moyens strictement limités qu'il nous faudra, désormais, assurer le progrès et le développement de notre société», qu'il faut absolument contrôler beaucoup mieux les dépenses de l'Etat.Rene Lévesque: Jacques-Yvan Morin: Camille Laurin: Claude Morin: Jacques Parizeau: Yves Bérubé: Claude Charron: Marc-André Bédard: Bernard Landry: Denis Lazure: François Gendron: PauMne Marois: Pierre Marois: Jacques Léonard: Jean Garon: Marcel Léger: Lucien Lessard: Yves Duhaime: Guy Tardif: Pierre-Marc Johnson: Michel Clair: Clément Richard: Gérald Godin: Denise Leblanc-Bantey: Jean-François Bertrand: Alain Marcoux: Rodrigue Biron: Raynald Frechette Premier ministre et président du Conseil.vice-premier ministre et ministre d'Etat au Développement culturel et scientifique.ministre de l'Education.ministre des Affaires intergouvemementales.ministre des Finances et ministre des Institutions financières et Coopératives.ministre délégué à l'Administration et président du Conseil du trésor.ministre délégué aux Affaires parlementaires et leader parlementaire du gouvernement.ministre de la Justice et ministre d'Etat à la Réforme électorale.ministre d'Etat au Développement économique.ministre d'Etat au Développement social.ministre d'Etat à l'Aménagement.ministre d'Etat à la Condition feminine.ministre du Travail, de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu, ministre des Affaires municipales, ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, ministre de l'Environnement.ministre du Loisir, de la Chasse et de la Pêche.ministre de l'Energie et des Ressources.ministre délégué à l'Habitation et à la Protection du consommateur, ministre des Affaires sociales, ministre des Transports, ministre des Affaires culturelles.ministre des Communautés culturelles et de l'Immigration.ministre de la Fonction publique, ministre des Communications, ministre des Travaux publics et de l'Approvisionnement.ministre de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme.ministre du Revenu. LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 1 MAI 1981 A 9 Les chauffeurs des Ambulances Royale protestent La compagnie refusant désormais de» leur fournir leurs uniformes, les 35 chauffeurs des Ambulances Royale ont décidé de se donner, chacun, le costume de son choix.Depuis hier, ils assument leur service déguisés en cowboy, ou en chasseur, ou en vacancier (shorts courts) ou même.en Père Noël! Avis aux cardiaques! Comme deuxième moyen de pression, les chauffeurs de Royale observent scrupuleusement les limites de vitesse et autres règlements municipaux, sauf, bien sûr, dans les cas d'extrême urgence.Le porte-parole de ce groupe de syndiqués (Teamsters, local 903), M.Robert Brunet, est venu faire admirer aux gens de LA PRESSE son nouvel uniforme de cowboy.Mais c'est très sérieusement qu'il a expliqué le conflit qui oppose les travailleurs de la Royale à leur employeur.«Nous sommes pré- prime au zèle nous paraît dangereuse pour notre sécurité et celle de nos malades! » Les employés ont donc refusé catégoriquement cette offre patronale.Et l'employeur est revenu à la table avec une nouvelle «offre finale» accordant des augmentations annuelles HUGUETTE ROBERGE senlement en négociations avec la compagnie pour renouveler notre contrat de travail échu depuis le 11 février dernier.Or le patron nous a offert, au chapitre» des salaires, la mirobolante offre finale suivante: le statu quo (soit $5,23 l'heure) plus.une prime de $3 pour chaque transport excédant un quota de 31 transports hebdomadaires.C'est ridicule! Si, l'été, nous pouvons faire jusqu'à 9 transports par jour, c'est loin d'être le cas en hiver.De plus, une telle de \\2 p.cent pour la première année et de 10 p.cent pour les deuxième et troisième années du contrat à signer.Les chauffeurs demandent 20 p cent d'augmentation pour la premiere année, à cause du rattrapage qu'ils estiment nécessaire et un pourcentage correspondant à l'indice du coût de la vie pour les deux années suivantes.Nouveau refus et utilisation des moyens de pression déjà mentionnés.Jusqu'à lundi où un vote de grève est prévu.Une requête en recours collectif contre la mousse d'urée-formaldéhyde Une semaine à peine après l'interdiction gouvernementale de l'utilisation de la mousse isolante d'urée-formaldéhyde.la première requête pour recours HUGUETTE LAPRISE collectif impliquant quelque 50,000 propriétaires de maison, au Québec, a été présentée devant la Cour supérieure.Elle représente des dommages et intérêts de Tordre de $3.75 milliards.Selon la demande déposée, hier après-midi, au Palais de Justice, le requérant au nom des 50,000 personnes, M.Rodrigue Allard.un retraité qui habite à Saint-Léonard, réclame une somme de $75,000 répartie» également pour le remplacement du produit, les troubles et inconvénients, les dommages à sa propriété et la perte de valeur marchande.Dix compagnies qui opèrent au Québec, en Ontario et au Manitoba sont affectées par la requête.Il s'agit de Benson Chemicals.Borden Chemical, Celanese Canada.Du Pont Canada, Reichhold, Resinol Plastic Industries, P.P.G.Industries Canada.Union Carbide, Van Waters & Rogers et Canada Foam.Le requérant allègue que les intimées ont sciemment, illégalement et sans droit, fabriqué ou mis en marche un produit qu'elles savaient ou auraient dû savoir allergène ou cancérigène; qu'elles doivent garantir les qualités des produits qu'elles fabriquent ou mettent sur le marché: qu'el- les ont commis un délit ou un quasi-délit, au sens du droit civil; que le produit est dangereux à ce point pour la santé du requérant ou des occupants de sa maison qu'il devra le taire enlever des mur>.La requête demande également au tribunal de réserver aux quelque 50.000 personnes leurs droits à des dommages intérêts relatifs au préjudice qu'elles peuvent avoir subi dans leur intégrité physique.Le quantum des dommages-intérêts que les intimées auraient a payer ne serait toute- fois pas nécessairement le même.Rappelons que le minist re de la Santé Monique Begin, a formellement interdit l'usage de cette mousse isolante parce que les gaz émanant de la mousse en voie de désagrégation causent le cancer chez, les animaux.Ce fait a été prouve aux Ktats Unis l'an dernier.Mercredi, le Bureau d'économie d'énergie du Québec a décide de faire réaliser une élude au ministère de l'Environnement du Québec afin d'analy->ei la situation dans la province.Les restrictions sur le transport routier levées les 4 et 11 mai gpl Les restrictions de charges imposées a la circulation lourde sur les routes du Québec seront levées à partir du lundi 1 mai dans la /one 1 et du lundi 11 mai dans !a zone 2.La zone 1 est bordée, à l'ouest par la riviere du Moine et le lac du même nom, au nord par la limite sud du parc de La Verendrye, par la limite nord des parcs Saint-Maurice et Portneuf et par la limite sud du parc des Laurentides; à l'est, par la limite est de la municipalité de Sainte-Anne- de Beaupré et par la limite des comités de Montmagny L'Islet et Kamouraska Témiscouata; et au sud, par les frontières des Etats-Unis et de l'Ontario.Quant à la zone, 2, elle comprend le reste du territoire.Le ministère des Transports souligne que la réglementation du contrôle des charges en dehors de la période de dégel continuera d'être appliquée. A 10 .LE MONDE la presse, montréal, vendredi i mai 1961 ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES FRANÇAISES Mitterrand en avance Giscard durcit le ton François Mitterrand d'après AFP, Reuter Selon un sondage national réalisé par l'Institut IFOP et publié par l'hebdomadaire Le Point, le socialiste François Mitterrand devance, avec 51,5 p.cent des intentions de vote pour le second tour de l'élection présidentielle française, le président sortant M.Valéry Giscard d'Estaing, crédité de 48,5 p.cent.Cette enquête d'opinion a été réalisée lundi et mardi derniers, soit juste après le premier tour, alors que le gaulliste Jacques Chirac et le communiste Georges Marchais précisaient leur attitude pour le deuxième tour.Tandis qu'étaient publiés les résultats de ce dernier sondage avant l'élection, la controverse sur l'éventuel débat télévisé entre MM.Giscard d'Estaing et Mitterrand a connu hier plu-sieur^ rebondissements sans qu'une issue ne soit apparue.Le president sortant a adressé une lettre en forme d'ultimatum à M.François Mitterrand pour le rencontrer dans un face-à-face télévisé le 5 mai prochain.«Je me trouverai le mardi 5 mai à 20h30 dans le studio de télévision pour y débattre avec vous, et avec vous seulement, des sujets qui concernent l'avenir de notre pays», écrit le président.Le jour et l'heure avaient été proposés a l'origine par M.François Mitterrand mais celui-ci avait réclamé un certain nombre de modalités précises, demandant notamment à être interrogé par quatre journalistes et à ne débattre directement avec son adversaire qu'un quart du temps.Cette lettre fait suite à une série de négociations longues et difficiles entre les états-majors des deux candidats sur l'organisation de ce débat.M.Mitterrand souhaite un débat assez analogue à celui qui a opposé l'automne dernier MM.Ronald Reagan et Jimmy Carter.Le leader socialiste aimerait que chaque candidat soit interrogé séparément par quatre journalistes choisis en commun, avant de se tourner vers son adversaire et de dialoguer directement avec lui pendant un quart du temps seulement.Le leader socialiste a émis au total treize conditions.M.Giscard d'Estaing n'a pas manqué de souligner que lui n'en demande qu'une, le caractère «direct» du débat et réclame «un face-à-face à la française, dont chaque téléspectateur connait toujours la pratique et les règles».Pour lui, M.Mitterrand, peu sûr de lui, cherche à se dérober.Le porte-parole du président sortant a ironisé: «Comment Mitterrand s'il était élu.oserait-il affronter d'homme à homme Reagan ou Brejnev s'il n'ose affronter d'homme à homme Valéry Giscard d'Estaing».Dans le camp socialiste, on souligne que «l'affaire est trop sérieuse pour être traitée comme un spectacle» et qu'il ne s'agit pas «d'un concours d'éloquence».Les socialistes ont à plusieurs reprises critiqué l'emprise giscardienne sur les moyens d'information, et surtout sur la télévision, monopole d'Etat en France, et n'entendent pas que le sort de la campagne se joue sur une ou deux répliques grossies à loisir par la presse et utilisées à des fins partisanes.En tout état de cause dans le camp giscardien, l'heure est à la mobilisation générale, à dix jours du second tour des élections présidentielles, contre ce que le président sortant a appelé les «désordres de toute nature», clans l'hypothèse d'une victoire du candidat socialiste, M.François Mitterrand.Ulsters au seuil de d'après AFP, Reuter, UPI L'émissaire du pape en Irlande, le père John Magee, a admis qu'il n'avait pu persuader Bobby Sands de mettre fin à son jeûne de 61 jours, mais a dit espérer que sa mission ait eu quelque résultat positif.Entre-temps, l'impasse persiste.Bobby Sands peut mourir à tout moment et hier aux Communes de Londres.Margaret Thatcher réitérait qu'il n'était pas question d'octroyer le statut politique a des criminels jugés coupables, ni maintenant ni plus tard.Lors de ses visites a la prison de Maze, près de Belfast, le pere Magee a également tenté de convaincre trois autres détenus membres de l'IRA de mettre fin à leur mouvement.L'envoyé du Vatican a confirmé qu'il avait demandé aux prisonniers, au nom de Jean Paul II, de cesser leur grève de la faim «afin de sauver et de respecter leurs propres vies et toutes les vies humaines qui pourraient être mises en danger en Irlande du Nord en raison de leur action».Avant son départ pour Rome, l'envoyé du Vatican s'est rendu à Dublin pour assister à l'enterrement d'un prêtre.Il n'a eu aucun entretien avec des représentants du gouvernement de Dublin.A Londres, le quotidien The Times n'a pas hésité à qualifier de regrettable la position du Vatican qui se préoccupe du cas humain de Bobby Sands, en oubliant qu'il y a encore quelques jours, des soldats britanniques tombaient sous les balles des 'terroristes.Le primat de l'Eglise catholique de Grande-Bretagne, le cardinal Hume, a lancé un appel aux hommes politiques de Westminster et d'Irlande du Nord, afin qu'une solution «politique» soit trouvée aux problèmes de l'Ulster.Selon lui toutefois, il n'y a pas de doute que toute grève de la faim impliquant une intention de mort est un suicide.En soirée hier, la mère de Bobby Sands a déclaré que rien ne pouvait plus sauver son fils.Mme Rosalyn Sands a révélé qu'elle avait promis à son fils de ne pas demander aux médecins de le sauver s'il tombait dans le coma.Le seul qui puisse encore empêcher la mort de Sands est le «parrain» des détenus de l'IRA à la prison de Maze.Brendan McFarland.Lors de la précédente grève de la faim, en décembre, c'est Sands qui jouait ce rôle et qui avait ordonné la cessation du mouvement lorsqu'un «accord» était intervenu entre le gouvernement britannique et les détenus de TIRA.A Londonderry et à Belfast, les mots d'ordre de grève générale et les détails d'un deuil de t rois jours circulaient dans les quartiers catholiques.Un homme politique indépendant a accusé les partisans de Sands d'être des «vautours» qui attendent d'exploiter sa mort.A l'étranger, les partisans de Sands ont également manifesté.A Porto, au Portugal, trois individus armés et masqués ont hissé hier un drapeau de l'IRA sur l'immeuble abritant la compagnie British Airways, tandis qu'à Bilbao, en Espagne, une soixantaine de personnes s'en-chainaienl devant le consulat britannique par solidarité avec Bobby Sands.A Anvers, en Belgique, plusieurs membres du Ces deux Irlandaises font faire la promenade à leurs enfants tout en manifestant leur appui au gréviste de la faim Bobby Sands, qui se meurt en prison.téléphoto ap Werkgroep'Ierland, un groupe flamand sympathisant à la cause irlandaise, ont déversé du sang dans le hall de la Westminster Bank.Le gouvernement britannique a fait part de son vif «étonnement» aux autorités de l'Allemagne de l'Est, à la suite d'une résolution adoptee par le Parti communiste de la RDA selon laquelle l'Ulster fait partie des pays ou la population est soumise à la «répression, la discrimination et la torture».Barrage contre l'aide militaire ou Salvador d'après AFP La commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants a voté à une large majorité une motion exigeant que la continuation de l'aide militaire américaine au Salvador soit subordonnée au respect par ce pays de certaines conditions, notamment dans le domaine des droits de l'homme.La commission a rejeté deux amendements plus radicaux, l'un demandant l'arrêt de toute aide militaire au Salvador, l'autre prévoyant le retrait de tous les conseillers militaires américains.Le secrétariat d'Etat s'est déclaré hostile à la motion de la commission, le porte-parole Dean Fisher expliquant que l'administration Reagan ne souhaitait pas limiter la marge de manoeuvre du président salva-dorien Napoléon Duarte.Au terme de l'amendement voté par 26 voix contre 7 par la commission, le président américain devrait certifier devant le Congres que le gouvernement du Salvador répond à certaines conditions: respect des droits de l'homme, contrôle de toutes les forces de sécurité, progrès des réformes économiques et politiques, engagement de tenir des élections libres à bref délai, recherche d'une solution politique au conflit et relance de l'enquête sur le meurtre de quatre religieuses américaines au Salvador.L'auteur de l'amendement, le représentant démocrate Stephen Solarz, a souligné que ce texte, s'il était adopté par les deux chambres, renforcerait les éléments civils au sein de la junte dirigée par le président Duarte et fixerait les limites de l'aide militaire américaine.Pologne: le plénum consacre l'émergence des «sans-grade» d'après afp, Reuter L'émergence des «sans-grade» au sein des instances dirigeantes du parti a été l'élément principal du plénum du Comité central du Parti ouvrier unifié polonais (POUP), qui a pris fin hier, à l'aube, après des débats longs et houleux.MM.Josef Pinkowski, président du conseil l'été dernier au (ours des premieres négociations avec le syndicat indépendant Solidarité, et Emil VV'ojtas-zek.ancien ministre des Affaires étrangères, disparaissent du Bureau politique.Ils sont remplacés par doux hommes de la base.Gérard Gabrys.un mineur de Barbara Chorzow.et Zyg-munt Wronski, un employé de l'usine de tracteurs d'Ursus.Ce ramaniement, le sixième depuis les événements d'août dernier, illustre la volonté des dirigeants de satisfaire au minimum les revendications de la base du POUP, tout en évitant de limoger un trop grand nombre de personnes en place, geste quiseraitmal interprété à Moscou.Le plénum qui a pris fin hier a donné le coup d'envoi au congrès extraordinaire qui s'annonce comme un événement dans l'histoire du communisme mondial.Le congrès se tiendra du M au 18 juillet.Entre-temps, une commission de 15 membres a été mise sur pied pour établir les erreurs et les abus des dirigeants dans le passé et devra remettre son rapport d'ici à la fin de juin.En outre, la commission de préparation du congrès a été autorisée par le plénum à soumettre à la discussion publique un projet de réforme des statuts du parti qui va très loin dans le sens de l'ouverture démocratique, avec notamment des élections à bulletin secret à tous les échelons et la limitation des fonctions à deux mandats successifs pour un même poste.La résolution du plénum laisse entendre que des remaniements pourraient être opérés à l'occasion du congrès du parti.On prévoit même l'expulsion de la majorité des membres du comité central actuel et d'autres personnalités du bureau politique.La radio nationale a fait état du mécontentement de certains membres du parti qui auraient souhaité des mesures plus énergiques pour réduire le fossé existant entre les dirigeants et la base.Solidarité a annoncé qu'il tiendrait son premier congrès national le 31 août, premier anniversaire de la signature des accords de Gdansk.Le gouvernement et Solidarité sont parvenus à un accord de principe sur le temps d'antenne qui sera accordé à la radio et à la télévision au syndicat.Les Sa m-6 syriennes sèment l'inquiétude à Beyrouth Ces deux soldats de l'armée libanaise surveillent un quartier de Zahlé, la ville étant sous le contrôle des milices chrétiennes, (téléphoto ap) d'après Reuter, afp, Le déploiement, hier au Liban, par les forces syriennes de fusées antiaériennes Sam de fabrication soviétique a suscité l'inquiétude à Washington et à Beyrouth, où l'on craint qu'il ne déclenche une guerre ouverte entre Israel et la Syrie.Le secrétariat d'Etat a déclaré, hier à Washington, que la situation est «dangereuse et explosive» au Liban et qu'elle doit être désamorcée le plus rapidement possible.Le porte-parole du secrétariat d'Etat, Dean Fischer, a indiquéque les Etats-Unis ne disposaient d'aucune information pouvant confirmer ou démentir certaines rumeurs selon lesquelles des conseillers militaires soviétiques auraient accompagné ces missiles.À Tel Aviv, le général de réserve Mordekhai Hod, ancien chef des forces aériennes israé liennes, a estimé que l'utilisation des missiles sol-air syriens au Liban gênera considérablement la totale liberté d'action de l'aviation israélienne, mais n'empêchera pas son activité.Selon lui, l'utilisation de ces armes au Liban imposera aux Israéliens l'introduction de nouvelles tactiques.La réaction officielle des Israéliens s'est limitée jusqu'ici à un bref communiqué gouvernemental estimant que le «stationnement des missiles constitue une nouvelle dimension militaire et stratégique».Entre-temps, le ministre syrien des Affaires étrangères, Abdel-Halim Khaddam, qui vient d'avoir des entretiens avec les dirigeants libanais, a promis d'élaborer un document de travail pour le retour à la paix au Liban et devrait le soumettre dans les prochains jours à Beyrouth.À son départ pour Damas, il a déclaré que l'ensemble des parties concernées semblaient résolues à trouver une solution à la crise libanaise.Au même moment, l'aviation israélienne et les milices du commandant dissident Saad Haddad, lançaient des bombar dements sur différentes localités du Sud-Liban, dont les collines d'Aichiyeh Jormok, Kfar Rou-mane, Habbouch et Maaliye, au nord de Nabatiyeh.Il y a eu au moins 24 blessés selon les responsables de la sécurité.En outre, plusieurs villages de Galilée, en Israel, ont été la cible hier de missiles Katiousha palestiniens.Un porte-parole militaire a indiqué que ces missiles avaient été tirés depuis le Château de Beaufort, un des bastions des forces palestino-pro-gressistes dans le sud du Liban.Il y a eu sept blessés et de légers dégâts matériels.Un trafic d'Haïtiens dénoncé WASHINGTON (AFP) \u2014 Un véritable «gang de trafi-cants d'hommes» fait entrer illégalement des Haïtiens aux Etats-Unis, a affirmé hier un membre de la commission de la Chambre des représentants pour les affaires interaméricaines.Si le gouvernement haïtien ne met pas un ternie à ce trafic, a averti M.Dan Mica (démocrate.Floride), il sera nécessaire de couper totalement l'aide américaine à Port-au-Prince.Selon M.Mica, trois membres de la commission qui se sont rendus en Haïti du 10 au 1!) avril ont réuni de «bonnes preuves» qu'un «gang» opère de manière quasi officielle à Port-de-Paix, sur la côte nord de l'île.«Plus de 1,000 Haïtiens sont introduits tous les mois en Floride méridionale par ce gang», a-t-il affirmé.M.Mica a appuyé ses déclarations de photos de bateaux de grande dimension qui, selon lui, embarquent 200 Haïtiens à la fois pour un prix variant de $250 à $1,500, obtenus grâce à la vente de terre et de bétail.Au large des côtes américaines; affirme-t-il, ils sont transférés dans de plus petites embarcations et pénètrent aux Etats-Unis sans être inquiétés.En ce qui concerne les moyens de pression à la disposition des Etats-Unis.M.Mica a souligné que l'aide à l'étranger allait être prochainement discutée à la Chambre et que d'autres possibilités qu'une cessation complète de l'assistance s'offraient aux législateurs.Il a ainsi évoqué la possibilité d'arrêter toute aide officielle mais de laisser les particuliers aider les organisations charitables haïtiennes.Quoi qu'il en soit, a conclu M.Mica, «je crois que nous allons devoir prendre des mesures sévères pour mettre un terme à cela».Entre-temps, une délégation de haut niveau de l'Agence américaine pour le développement international (AID) partait pour Haïti afin d'étudier l'impact du programme américain d'assistance à ce pays, les Etats-Unis n'étant «pas satisfaits des progrès du programme». LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 1 MAI 1 981 * ¦ ¦ ¦ Le dossier de l'UlOVD est très grave selon la FTQ I ¦ La direction de la FTQ considère «extrêmement graves» les accusations portées contre l'Union internationale du vêtement pour clames et son gérant d'affaires Robert Fontaine par le commissaire-enquêteur Adrien Plourde, du Bureau du commissaire général du travail.PIERRE VENNAT A cet effet, le bureau de la FTQ a convoqué M.Fontaine et les dirigeants de l'UIOVD à une rencontre aujourd'hui afin de faire la lumière sur ce dossier.On se souviendra qu'il y a quelques semaines, suite à plusieurs «rumeurs persistantes» qui, aux dires de M.Louis Laber-ge, le président de la FTQ, se précisent de plus en plus, la FTQ a sommé M.Fontaine de faire le ménage dans son syndicat.M.Plourde, dans son jugement de î)2 pages, rapporté par LA PRESSE, accuse 1TIOYD de se servir de l'argent des syndiqués pour se maintenir dans des ateliers de confection, avec la collusion des employeurs et de négliger les intérêts de ses membres qui, notamment en Beau ce.ne voyaient les représentants des syndicats qu'au moment de payer des cotisations.M.Daoust n'a pas épilogue tellement mais après avoir répété une deuxième t'ois qu'il considérait l'affaire «extrêmement grave» et qu'il avait lu le jugement Plourde en entier, a déclaré que sa centrale était sérieuse dans son désir d'épurer le syndicalisme dans le vêtement et de ne pas y tolérer d'irrégularités.Les évacués de Saint-Hilaire ont passé une bien belle nuit Des buffets pour 800 personnes, 75 livres de viande froide, 30 caisses de liqueurs, une quinzaine de caisses de lait.90 boites de gâteaux.200 pains, un petit déjeûner MacDonald et même des brosses à dents.MARTHA GAGNQN Voilà un bilan impressionnant qui démontre que les 257 familles de Mont-Saint-Hitaire qui ont été forcées de passer une nuit à l'extérieur de leur domicile, n'ont manqué de rien durant leur courte captivité.Elles ont été choyées.D'ailleurs, si l'on se fie aux commentaires de Mme Thérèse Larose qui se préparait comme tout le monde, hier après-midi vers 2 heures, à retourner chez elle, «l'expérience a été enrichissante».Près d'elle, un employe du marché Serge Pépin ajoute: «Tout le monde a travaillé très fort.Je n'ai jamais vu une aussi grande manifestation de solidarité humaine.Ça fait du bien*».Les citoyens ont pu regagner leur domicile après avoir obtenu l'assurance du ministère de l'Environnement qu'il n'y avait plus aucun danger.Au cours d'une conférence de presse, M.Pierre Beaulieu a expliqué que l'évacuation des citoyens à la suite d'une fuite de gaz liquide (bioxyde de soufre) à la raffinerie de sucre de Saint-Hilaire avait été jugée nécessaire par simple mesure de précaution.«Dans des cas de ce genre il ne faut rien laisser au hasard», a souligné le directeur régional pour les situations d'urgence.Heureusement, au Québec on n'a encore jamais eu à faire face à de grandes catastrophes comme celle de Mississauga à Toronto.Il y a eu des événements qui ont été considérés comme de sérieux avertissements: le déraillement d'un train qui transportait des gaz liquides au Lac Brome il y a deux ans et la fuite d'essence à Saint-Eustache.M.Beaulieu a déclaré hier que des tests pour vérifier la qualité de l'air seront effectués à l'intérieur de la raffinerie de sucre.Quant au bris qui est survenu et qui a provoque la fuite de gaz liquide, le ministère de l'Environnement devra verifier m une telle chose est susceptible de se reproduire à nouveau.On se souviendra que l:t fuite a été causée par la corrosion d'un reservoir de 100 tonne-.Au Centre civique de Saint Hilaire.hier après-midi, c'était la fête.Tout en mangeant les restes de sandwich et de hors-d'oeuvre, citoyens, bénévoles et pompiers volontaires discutaient joyeusement des récents événements.Le mot qui revenait le plus souvent dans la conversation était «Merci».Les gens n'en finissaient plus de se féliciter entre eux pour la «belle nuit» qu'ils venaient de passer.Q u a n t a u m aire de la m u n i c i -palité, M.Honorius Charbon-neau, il a dit ignorer pour l'instant le coût des dépenses qui ont été effectuées pour donner les soins nécessaires aux personnes évacuées.Mais, a-t-il précisé, «la facture sera envoyée à qui de droit».AU SERVICE D'UNE CLIENTÈLE DE CHOIX DEPUIS 1928 L W.H.Perron se rapproche vous Ceux qui aiment les mêmes choses parlent généralement le même langage, et nous aimons que ça pousse chez vous.Quand vous transigez avec W.H.Perron vous faites appel a 52 ans a'expérience, à des agronomes de renom, et à un personnel hautement qualifié.En plus de profiter d'un vaste choix, nous pouvons donner le petit conseil qui fait la différence Vous pouvez nous faire confiance nous mettons tout on oeuvre pour la mériter '¦m ACHETEZ m la pepin/ere be pmmmmm m m.PEmmm PERSONNEL QUALIFIÉ SUR LES LIEUX i ''V v.S 3v \\ ^Bn\">\u2014\u2014*w* ¦ ¦ xoin' 1 Vv^*^^.-.* STuf mm \u2022 ai m En cadeau un livre d'une valeur de $4.95 «Tout au sujet des légumes» 112 pages abondamment illustrées avec tout achat de *20.00 «aux 1.800 premiers clients» \u2022VAUDE A LA PtPIHIÈRE SOISBRIAND SEULEMENT» CHEMIN RIVIÈRE CACHÉE t BC-S9HIAND ST JEROME .i
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.