La presse, 18 septembre 1981, Cahier A
[" page a h 25 cents pages 2 et 3 MONTRÉAL, VENDREDI 1 8 SEPTEMBRE 1981, 97e ANNÉE, no 222, 64 PAGES, 4 CAHIERS photo René Picard, LA PRESSE vm la rAvjom.: vous en a argen LE SPECTRE DES SANCTIONS HANTE LES POURPARLERS Pour la quatrième fois en moins de sept mois, le premier ministre Trudeau a plaidé, hier, la cause du Canada auprès du président Reagan, auquel il a fait valoir que son pays ne reviendrait pas sur ses engagements de prendre, d'ici à la fin du siècle, le contrôle de son industrie pétrolière.Les observateurs soulignent à ce propos que les deux leaders sont convenus de la nécessité de faire l'impossible pour éviter que les deux pays ne s'engagent sur la pente dangereuse des sanctions réciproques.page A 2 photo PA : ATTENTATS À LA BOMBE AU LIBAN: 40 MORTS page B 8 photo René Picard.LA PRESSE TOLLE DES ARTISTES CONTRE LE MUSEE PES BEAUX-ARTS page A 3 m§^^.i du Québec > : r~ MTF , NOUVELLE BAISSE DU TAUX D'ESCOMPTE: 19.67% page B 1 57 CAISSES D'ENTRAIDE VEULENT POURSUIVRE LE RÉSEAU TVA page B 1 UN PROFOND SENTIMENT DE DÉCEPTION S'EMPARE DES MARCHÉS BOURSIERS page B 1 SEAGRAM FAIT DES PROFITS DE $285 MILLIONS page B 1 V LES ACCORDS FISCAUX PARIZEAU ACCUSE EDUTO LES LOTERIES, UN PROBLÈME SOCIAL PAR JEAN-GUY DUBUC page A 6 OTTAWA DE FOMENTER UNE CRISE D'OCTOBRE Ottawa fera perdre des revenus allant jusqu'à $500 millions au Québec, soutient le ministre page A 2 SOMMAIRE Annonces classées: C 3 à C 10 Arts et spectacles: A 8 à A 14 Carrières et professions: B 3 Décès, naissances, etc.: B 10 Économie: B 1 à B 7 Etes-vous observateur?C 6 FEUILLETON: C 5 Horoscope: C 4 Jardinage: C 9 Le monde: B 8 Mots croisés: C 7 Pleins Feux: A 5 Télé-câble: A 8 Télévision: A 10 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: C 1, C 2 TAFTiOJp spflRTff Arts et spectacles \u2014 Horaires: 14, 15 \u2014Télévision: 15 Bandes dessinées: 16 Mots croisés: 16 Quoi faire aujourd'hui: 14 laserphoto PC Un mode d'épargne supérieur Les certificats de dépôt garanti du Trust Général 3 Wc intérêts versés annuellement Période de 1 an.Dépôt minimum $500.Autres certificats à autres taux pour des périodes allant de 30 lours a 5 ans Taux sujet à changement TRUST GÉNÉRAL DU CANADA Institution inscnto à la Régie de l assurance depots du Quebec.Membre de la société d assurance-dépôts du Canada Demandez le poste 2000 Montréal 866-9641 Outremont 739-3265 Sept-iles 968-1830 Québec 668-0630 Chicoutimi 549-6490 Lévis 833-4450 Alma 668-3391 Trois-Riviôres 379-7230 Rimouski 724-4106 Hull 771-3227 Rlvière-du-Loup 862-7286 Ottawa 238-4900 Filiale à Sherbrooke\u2014Sherbrooke Trust 75.Wellington nord 563-4011 Place Belvédère 563-3447 Carrefour de l'Estrie 553-3331 i > LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 18 SEPTEMBRE 1981 MÊME SI LE CLIMAT EST AU COMPROMIS ENTRE WASHINGTON ET OTTAWA Trudeau refuse de revenir sur ses engagements GRAND RAPIDS \u2014 Le Congrès américain est en colère, le département du Commerce Test tout autant et pour la quatrième fois en moins de sept mois le premier ministre du JEAN PELLETIER envoyé spécial de LA PRESSE Canada, M.Pierre-Elliott Trudeau, a plaidé la cause du Canada auprès du président des Etats-Unis,M.RonandReagan.Entre Bob Hope, une visite de courtoisie de l'ex-président de la France, M.Valéry Giscard d'Es- taing, et un échange «très franc» entre Lopez Portillo du Mexique et le président Reagan, M.Trudeau a fait valoir que le Canada ne reviendrait pas sur ses engagements de prendre le contrôle d'ici à la fin du siècle de l'industrie pétrolière canadienne.«J'ai été réélu au nom de cette politique, a longuement expliqué M.Trudeau au président américain, il n'est donc pas question que nous battions en retraite à la suite des pressions diverses qu'exerce Washington et en particulier le Congrès.» Cette échange de vues avait pour cadre le bastion électoral de l'ex-président Gerald Ford dont on inaugure ce matin la bibliothèque présidentielle à Grand Rapids au Michigan.Tant les Mexicains que MM.Reagan, Trudeau et le secrétaire d'Etat Alexander Haig ont donc tout fait pour minimiser l'importance de ce premier sommet nord-américain.C'est ainsi que même si Washington joue des muscles contre le Canada, que si le com-muniquéconjoint France-Mexique condamnant la politique américaine au Salvador est au premier chef des préoccupations hémisphériques de la Maison-Blanche, on s'est ingénié hier ANNONCE > \u2022 V mm \u2022 ETES-VOUS FIERS DE CE QUE LE GOUVERNEMENT DU QUÉBEC AIT LÉGIFÉRÉ QUE LA LANGUE ANGLAISE N'EST PAS LÉGALE POUR L'AFFICHAGE DANS NOTRE PROVINCE?LE 21 SEPTEMBRE M.ALLAN SINGER VA DÉFENDRE DEVANT LES TRIBUNAUX SON DROIT DE SE REPRÉSENTER EN ANGLAIS AU QUÉBEC.NOUS, LES ANGLOPHONES DU QUEBEC, N'ACCEPTERONS PLUS QUE NOS DROITS LÉGITIMES SOIENT ABROGÉS DANS NOTRE PROVINCE.\u2022 Nous comptons que parmi vous, Canadiens français, il se trouve des gens de bonne foi qui comprennent que l'on ne peut exiger le respect du fait français au Canada tout en tentant de nier le fait anglais au Québec.Nous savons fort bien que nos droits linguistiques sont garantis dans la constitution canadienne, de même que nos droits éducatifs.Ils seront revendiqués éventuellement devant la Cour suprême du Canada.Il est dommage que les actions du gouvernement du Québec nous obligent à de telles instances pour obtenir justice.Nous vous invitons à faire savoir que vous, aussi, avez honte des mesures prises par notre gouvernement provincial.Joignez-vous à nous pour la défense de la justice au Québec en faisant parvenir un don au fonds peur la défense d'Allan Singer.m MOUVEMENT DE LA LIBERTÉ DE CHOIX CP.926, SUCCURSALE SNOWDON MONTRÉAL, QUE.H3X 3H7 LA METEO à Montréal AUJOURD'HUI Minimum: 8 Maximum: 18 Ciel variable avec possibilité d'averses au Québec RÉGIONS AhHfti Ovtoouais LourtntkUt Contons do l'Est Moofido Ouoboc Loc-Soint-Joon Rimouiki Gatpotio Boio-Comoau au Canada La Quotidienne Tirage d'hier 8-4-9 DEMAIN Ciel variable Saskatchewan Manitoba Ontario Nouveau-Brun s wick Nouvelle-Eco&se llo-du-Princo-Edouard Terre-Neuve pour présenter l'image d'un front uni et surtout paisible à la face du monde.Durant l'échange de 15 minutes qu'ont eu MM.Reagan et Trudeau en compagnie du vice-président Bush et du secrétaire Haig, il fut donc question de la nouvelle politique énergétique, de la pluie acide et des taux d'intérêt élevés que maintient toujours Washington.À l'issue de cette rencontre les officiels canadiens ont souligné, à l'instar du ministre des Finances, M.Allan Mae Eachen, en visite éclair à Washington mercredi, qu'il fallait faire l'impossible «pour contenir* la détérioration delà relation Ottawa-Washing ton.Comment les deux chefs s'y prendront-ils?La Maison-Blanche tentera-t-elle d'appaiser l'attitude belliqueuse du Congres à l'endroit du Canada?On s'est refusé hier de répondre clairement à ces questions si ce n'est pour souligner qu'il fallait «coûte que coûte»» que les deux pays évitent «de s'engager dans la côte glissante des sanctions réciproques».L'approche adoptee par le premier ministre Trudeau fut d'exposer clairement au prési-dentReaga nlesimpéra tifsélec-toraux auxquels le gouvernement libéral devait obéir.«Autant,dedéclarerlepremier ministre, nous ne sommes pas en mesure de vous faire reculer sur votre politique budgétaire, au- tant il vous faut reconnaître que la nouvelle politique» énergétique du Canada est la charnière vitale de l'économie canadienne de demain » La guerre larvée qui fait rage entre Washington et Ottawa joue donc selon les deux chefs de gouvernement contre l'intérêt des deux pays.«Que Ton ne se fasse pas d'illusion, a déclaré à LA PRESSE un haut fonctionnaire canadien à Washington.«A chaque fois que les Etats-Unis adoptent des mesures de sanction contre nous ils se tirent une balle dans le pied.D'un côté com nie de l'autre, de déclarer la même source, nous savons qu'il est suicidaire cie se declarer la guerre économique.» Ce sommet de Grand Rapids s'est engagé le jour même où le Comité des finances du Congres américain a adopté à l'unanimité un projet de loi obligeant dorénavant les investisseurs canadiens à posséder au moins 50 p.cent de la liquidité nécessaire à l'acquisition de sociétés américaines.Ce projet dont l'équivalent est en vigueur depuis longtemps au Canada est issu du res sentiment senti par les législateurs et les milieux d'affaires américains lorsque la société Seagram tenta de se porter acquéreur de la compagnie pétrolière Conoco, et trouvant les fends nécessaires à cette fin sur les marchés financiers des Etats-Unis.Pareille acrobatie comptable sera donc dorénavant impossible si le Congrès sanctionne la motion du représentant Dingell.ce qui ne fait pour l'instant l'ombre d'aucun doute.Cette mesure pour certains symbolise (os intentions vengeresses de Washington à l'égard du Canada.Toutefois officieusement le cabi net Trudeau reconnaît que pareille décision forcera les Côm pagnies canadiennes à investi?leurs fonds sur le front domestique.C'est nul doute le président Reagan qui s'est vu imposer hier l'horaire le plus chargé: Non seulement devait-il entendre les doléances de ses voisins du nord et du sud et ménager leur susceptibilité respective, mais encore fallait-il qu'il profite» de l'occasion pour célébrer le bref séjour au pouvoir de M.Gerald Tord, un ex président devenu joueur de golf.À ce chapitre sa rencontre avec l'ex-président Giscard d'Ks taing constituait une douce vengeance.Si a l'issue de leur en* tretien dune demi-heure lesdeu\\ hommes n'ont dit avoir fail qu'un tour d'horizon au couf$ duquel il ne fut pas question de la France soit dit en passant.M-.Reagan pouvait difficilement oublierquecetex-chef d'Rtatle snoba de la plus belle façon il y a deux ans considérant Reagan un politicien amateur.ACCORDS FISCAUX Québec pourrait perdre 00 millions gusqu'à QUEBEC \u2014 Faisant allusion à l'intention avouée d'Ottawa de sabrer $1,5 milliard dans les paiements de transferts aux provinces d'ici à deux ans.le ministre des Finances du Que-bec, Jacques Parizeau, a accusé le gouvernement fédéral de fomenter une «crise d'octobre» nouveau genre.Québec perdrait à lui seul de $100 à $500 millions par ce :le mesure draconienne.11 mu [¦«¦m |||him.li.».\u2014.^-^ PIERRE VINCENT de notre bureau de Québec Pour Jacques Pari/eau il ne fait pas de doute que.si le l\">u-vernement Trudeau réalise son objectif, la politique budgétaire du Quebec débouchera sur un véritable cul-de-sac.Tous les efforts que le gouvernement Lévesque fait, depuis sa premie re accession au pouvoir, pour contrôler les dépenses et baisser les impôts ne serviraient désormais plus a rien.M.Parizeau a fait cette déclaration, hier, devant quelques centaines d'étudiants de l'Université Laval, alors qu'il prononçait une allocution dans le cadre des Grandes conferences d'économie politique.Dans son «cours» d'une heure sur les arrangements fiscaux et la situation budgétaire, le ministre et professeur d'économie en congé sans solde («Je suis né enseignant et je crèverai enseignant», a-t-il dit) a expliqué comment, selon lui, nous en étions venus a cette situation grave, en cette veille des négo-c i a t i on s f éd é r a 1 es - p ro v i n c i a i es sur les accords fiscaux qui doivent commencer le mois prochain.«Ces négociations se dérouleront dans une atmosphere d'acrimonie, de suspicion et même de révolte», a prédit M.Parizeau.qui s'est dit, par ailleurs, perplexe quant à la tenue réelle de véritables négociations.Divers scénarios de rencontres entre Ottawa et les provinces avaient été évoqués jusqu'à maintenant, mais tous ont été récemment annulés, semble-t-il.Le ministre des Finances du Quebec remonte trois ans en arrière pour trouver les premières explications de la crise actuelle.Pour gagner le référendum au Québec, Ottawa a alors multiplié ses dépenses afin de démontrer que le fédéralisme canadien demeurait attrayant.«Mais, en même temps, raconte-t-il, on ne devait pas augmenter les impôts, pour ne pas révéler que l'on vivait largement au-dessus de ses moyens.Le déficit budgétaire fédéral finit donc par atteindre le quart de ses dépenses».Puis, dans un deuxième temps, la situation ne pouvant durer éternellement.Ottawa se mil a couper ses contributions à divers programmes ou ententes avec les provinces, qui, elles, se retrouvaient alors seules à payer la note et.par voie de conséquence, voyaient leurs dépenses grimper.«En somme, depuis maintenant trois ans.une bonne gestion financière à Ottawa con! siste à accroître les déficits des; provinces», conclut M.Parizeau.Toutefois, tout cela ne fut pas* suffisant pour ramener à d£s\" proportions acceptables le âétt-cit fédéral.D'où la dernière, trouvaille du ministre fédértCT Allan MacEachen de réduire d& $1,5 milliard en deux ans séj transferts aux provinces.\\ - V-*' \u2022 Pour M.Parizeau, qui considère que déjà la situation n'est p$t;i reluisante, là.cela devient iràgî;', que.Il évalue en effet à envirujj*; un milliard de dollars la perteâtC* I Trésor québécois due à nnffà-l' tion qui gruge les transferts;fê~'¦ déraux, sans compter «les taux d'intérêt les plus élevés du monde occidental» qui feront perdre $250 millions au gouvernement du Québec et à ses réseaux, si la situation se prolonge jusqu'à la *.fin de l'année financière.; Partant de là, le ministre des ; Finances du Québec déduit qu'il ne sera bientôt plus en mesure [\\ de poursuivre sa politique dé*.; réductions des impôts.«Même en ayant un solide contrôle sur \u2022 les dépenses, a-t-il admis hier, et même en résistant à la Fronde \\ budgétaire des groupes de tous J genres, là hausse des taux d'in- ; térét actuelle met temporairement péril notre objectif fis- »| cal.La poursuite des attaques fédérales peut le compromettre; pour longtemps.Ce sont là les *\u2022 enjeux majeurs de ce qu'on appellera peut-être la crise d'octobre.» Deux mois pour contester les tarifs postaux OTTAWA (PC) \u2014 Le public aura deux mois pour s'opposer à la hausse des tarifs postaux que le gouvernement fédéral proposera, a annoncé hier un porte-parole du ministère des Postes.Ces tarifs ne sont pas encore connus mais à compter du jour où ils seront annoncés on pourra s'en plaindre au gouvernement ou au Parlement.A la fin de cette période, le cabinet pourra modifier la décision.C'est la première fois que l'on a recours à cette procédure mais elle est prévue dans la loi qui fait passer les Postes d'un ministère à une société d'fctat \u2014 loi qui d'ailleurs n'a pas encore été | sanctionnée.Il appert que le déficit des; Postes est de $500 millions.\tCaortoies\tMer\tMax Ensoleillé\tRegina\t8\t28 Ensoleillé\tWinnipeg\t ¦ L'actuel ministre des Postes et le président de la société d'Etat qui ne fonctionne pas encore, ont tous deux prévenu les citoyens qu'ils devaient s'attendre à une forte hausse des tarifs postaux, la précédente ayant été décrétée il y a environ deux ans. A LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 18 SEPTEMBRE 1981 LUTTE A LA POLLUTION PAR LE BRUIT DANS LES QUARTIERS RESIDENTIELS Peu de gens satisfaits des mesures prises par Montréal A 3 La Ville de Montreal a entrepris, au cours des der-| niers jours, de mettre en pratique sa philosophie de protection des quartiers résidentiels de la pollution par le bruit que constitue la circulation automobile.La première tentative en ce sens se fait dans le quartier Ville-Emard, dans le sud-ouest de la métropole, représenté au conseil YVON LABERGE municipal par le president du Comité executif.M.Yvon Lamarre.On y fait converger le flot d'automobiles vers des rues He transit, en l'occurrence les \u2022rues Monk, La Vérendrve, St-Patrick, Jolicoeur, Allard et \u2022Laurendeau.par la mise en place d'un réseau de rues à sens unique se rejoignant en un 4 \u2022 4 ' 4 \"* « \u2022 \u2022 - 4 \u2022 , \u2022 * .« « * 4 < v.-'' Pour Albert Lavigne, chauffeur de taxi, «Si ca ne revient pas à la normale, on va tous filer à l'anglaise.» » ?même point vers des directions opposées.De plus, on libère ces rues résidentielles du camionnage de transit qui attente à la sécurité et à la tranquillité de la population riveraine.Si l'expérience s'avère concluante, l'administration municipale a l'intention, d'ici la fin de l'année, de faire de même dans le quartier Notre-Dame-de-Grâ-ce, et en lï)82 et 1983 dans les quartiers Ahuntsic, Mercier et Hochclaga Maisonneuvo.Joint à son bureau de l'hôtel de ville hier, le président du Comité exécutif a expliqué que cette philosophie est tirée de la politique de la qualité de vie applicable à tous les quartiers de la métropole.Des gens rencontrés hier dans le quartier Ville-Ëmard, peu sont satisfaits de l'initiative de la Ville de Montréal mais disent sen accommoder.«De toute façon, nous confiait une automobiliste du boulevard Monk, ce n'est qu'une question de temps.Il nous faut apprendre de nouvelles routes pour arriver à destination; entretemps, après bien des détours, on finit par y arriver.» Pour un couple de personne.-, âgées, c'est un peu la bénéd'c-tion qu'ils attendaient: «Vous savez, nous n'avons pas de voiture.Peut-être que si nous avions à emprunter ce moyen de transport, ça nous déplairait mais pour l'heure, les rues résidentielles sont plus dégagées.* Pour d'autres, il y aurait d'autres réalisations prioritaires: «C'est bien beau dégager les rues résidentielles de la circulation automobile, mais l'administration devrait nous aménager plus d'espaces verts.Sans compter que cette façon de faire se rejoindre une rue à sens unique vers des directions opposées Pour l'avoir lu si souvent depuis quatre ans, la majorité des citoyens concernés par le développement du Port de Montréal connaît le problème d'expansion que vivent actuellement les autorités portuaires.Et la récente décision du gouvernement provincial de vouer l'île Sainte-Thérèse à des fins récréatives n'a guère fait avancer le dossier, bien au contraire.J'ai récemment visité le port à bord du «Maisonneuve», le navire à tout faire de l'administration portuaire.Vu du fleuve, et exception faite de la section vouée à de nouveaux aménagements (entre les rues McGill et Berri), le port traverse visiblement une période d'activités très intense que les statistiques viennent d'ailleurs confirmer.En revanche, quand on voit des navires ancrés dans le chenal faute de places à quai, force est d'admettre que le port manque d'espace, et que ses responsables ne lancent pas des hauts cris sans raison.Nul doute qu'il faut faire quelque chose.Et comme la coopération n'est pas la principale caractéristique des relations entre le gouvernement québécois et l'administration portuaire (sinon il y a belle lurette que Québec aurait consenti à échanger Pile Sainte-Thérèse contre les îles dont le port est propriétaire), les autorités du port ont décidé rd'examiner d'autres solutions ;qui pourront à tout le moins soulager l'étranglement pour la prochaine décennie.Et à ce sujet, le \u2022 président Roméo Boyer, de l'ad-1 ministration portuaire, me disait : qu'il recevra en novembre le : rapport des experts dont les services ont été retenus afin d'éva-\"luer les différentes solutions pratiques à moyen terme.Et faute de pouvoir compter avec l'île Sainte-Thérèse, la seule solution pratique (insistons -sur ce mot) semble être le remplissage jusqu'au chenal de la Izone comprise entre les sections '80 à 93 inclusivement, soit approximativement entre la rue \u2022Saint-Donat et les limites est de («Montréal (vis-à-vis la rue ; George V).Ce remplissage permettrait au port de profiter de \u2022deux km de quais additionnels, \u2022suffisants pour accueillir une '.bonne dizaine de bateaux de plus '.quotidiennement.Mais advenant que les experts engagés par le port conviennent qu'il s'agit là de la seule possibilité pratique d'expansion, il ne faut pas conclure que la recommandation pourra être mise en application rapidement.Le i AFFAIRE PIPERNO Palabres, brouhaha et coups de théâtre au Palais de justice Emotions fortes, suspense, renversements de situa/ t ions, le Pa lais de justii e de Montréal vibrait hier au rythme de I Italie: Franco Piperno, phy sicien nucléaire italien résidant en France, tentait de prouver devant le juge .lames Hugessen, juge en chef de la Cour provinciale, que sa détention depuis le septembre était illégale et sans motif.Mais pour cet intellectuel d'extrême gauche soupçonné d'avoir participe a des activités terroristes dans son pays d'origine, tout ne devait pas se termine* avec la decision du juge Hugessen de le libérer immédiatement en lui accordant le bref d'habêas orpus qu'il lui demandait.Deux minutes plus tard.Piperno.serré contre sj fiancée À l'intersection de l'avenue Springland et de la rue Briand, un passage pour piétons coupe le carrefour.Un exemple parfait des rues à sens unique se rejoignant en un même point avec directions opposées.engendrera sûrement des difficultés quand viendra l'hiver et le déneigement des rues.» Quant aux chauffeurs de voiture-taxi, c'est la colère: «C'est rire de l'intelligence des gens, affirmait hier M.Albert Lavigne.On nous parle continuellement d'économiser l'énergie et voilà que par ce réseau de rues a sens unique, on nous oblige à faire des détours qui n'ont aucun sens.Ça donne comme résultat que bien souvent les clients nous demandent de les déposer a un ou deux coins de rues de leur destination.» Un autre.M.Gilles de Monti-gny, explique: «En voulant faire oheto Pierre McConn, LA PRESSE du bien, ça arrive qu'on fasse du mai.C'est en plein ce que la Ville de Montréal est en train de faire avec cette façon de procéder qui ne tient pas debout.C'a a été fait contre la volonté des gens.Et s'il arrivait un incendie, comment pensez-vous qu'on pourrait s'en tirer dans ce dédale de rues a sens unique?» Étude MANIF AU VERNISSAGE DE L'EXPOSITION LARGILUERE commandée Les artistes voudraient t * par le Port forcer le Musée des B.-A.à de Montréal président Boyer me racontait que le port tente depuis trois ans d'obtenir l'assentiment des autorités provinciales et municipales à ce remplissage, mais sans succès.Ces deux paliers gouvernementaux insistent d'une part pour que le port ouvre «une fenê tre sur le fleuve», mais en contrepartie, ils ne font rien pour faciliter l'expansion du port.Et même en supposant que Boyer obtienne l'assentiment de Québec et de Montréal, ses problèmes n'en seront pas terminés pour autant, puisqu'il doit s'attendre à de vives interventions de la part des environnementa-listes.La solution du problème d'espace du Port de Montréal, ce n'est donc pas pour demain! Montréal, une ville sûre?Des médias d'information publiaient récemment d'intéressantes statistiques sur la criminalité dans les 12 plus grandes villes du Canada, et après avoir établi des taux de criminalités par 100,000 habitants dans huit secteurs de délits au code criminel, on en concluait que Montréal demeurait une ville sûre pour ses résidants.À mon avis, il faut également tenir compte d'un facteur différentiel et lorsqu'on fait le calcul en utilisant ce facteur, on constate que Montréal vient au deuxième rang au pays, derrière Vancouver et devant Edmonton (Toronto occupe le 12e rang), même si Montréal ne vient qu'au 9e rang pour le total des délits relevant du code crimi, avec 9399 par 100,000 habitants (contre 13,330 pour Edmonton et 8206 pour Toronto).Les mêmes données nous disent qu'au chapitre de la moyenne par 100,000 habitants, Montréal possèdent le championnat des vols à main armée, des tentativess de meurtre et des entrées par effraction, tandis qu'Edmonton occupe le premier rang pour les délits sexuels et les vols d'autos.Les autres «championnats de division» sont détenus par Vancouver (meurtres), Windsor (assauts) et Hamilton (vols qualifiés).Et dans une comparaison avec Toronto, Montréal devance la ville onta-rienne dans sept des huit secteurs, les assauts s'avérant l'exception.Montréal une ville sûre?Oui et non.Oui si on compare la situation avec celle de grandes villes américaines.Mais non si on attache toute l'importance pertinente au fait qu'en 1980, on a relevé pas moins de 170,215 délits au code criminel, soit 19 délits de tous types à l'heure, ou un délit à toutes les trois minutes.rendre des comptes au public Les invités au grand vernissage de l'exposition Largil-liere au Musée des Beaux-Arts ont été accueillis hier soir d'une façon assez particulière et peu habituelle par des grands artistes québécois, leurs sympathi- MADELEINE BERTHAULT sants et des étudiants en arts des universités Concordia et du Québec à Montréal.Les artistes demandent notamment que le Musée des Beaux-Arts de Montréal établisse une politique des programmes et des acquisitions et rende des comptes sur la façon dont est dépensé l'argent du public.On souligne que le Musée étant subventionné aux deux-tiers par le ministère des Affaires culturelles du Québec, «la population en général et les artistes en particulier, ont droit de connaître son fonctionnement et l'utilisation de l'argent du public qui a contribué, via le ministère des Affaires culturelles, pour $2 288 900 pour l'année l!)79-1980».A ceux qui arguent que le public et les artistes sont représentés au conseil d'administration du Musée.Andrée Beaulieu-Greene, qui .siege sur le CA du Musée depuis deux ans.nommée par le ministre des Affaires culturelles, repond qu'elle a beau poser des questions, elles restent sans réponse satisfaisante.«Le CA est mis devant des faits ac eomplis.les décisions étant prises par des petits comités qui font la pluie et le beau temps».K\\ le peintre Marcelle Ferron de renchérir, elle qui a démissionne du CA en 1979 en compagnie de cinq de ses collègues dont Hélène Pelletier-Bailla r-geon.Gilles Hénault.Marcel Rioux.C'est en substance ce que les manifestants ont tenté d'expliquer aux invités avant qu'ils n'entrent pour le vernissage.On s'explique mal également com ment il se fait que l'exposition Largillière qui devait coûter $145 000 en lï»77.frise au- jourd'hui le million de dollars On se demande encore pourquoi lors de certaines expositions de groupes (les graveurs par exemple) on ignore totalement les artistes du Québec.On reproche aussi au Musée d'etre inféodé la Galerie nationale du Canada et d'afficher un souverain mépris envers le peuple du Québec et ses artisies connus et reconnus.Parmi 'es manifestants hier j soir il y avait aussi le sculpteur Armand Vaillancourt, le graveur Francine Beau vais.Marcel Barbeau.Hélène Pelletier-Bail-largeon qui s'est jointe a Marcelle Ferron.La plupart portaient des pancartes.Cette protestation des artistes était appuyée par le Conseil de la gravure du Québec, le Conseil de la sculpture, celui des Arts textiles, la Société des Artistes en arts visuels du Québec et la galerie Motivation V.Quant aux quelques policiers de la Cl'M présents sur les lieux, ils on i eu droit à maintes explications fort cordiales d'ailleurs de la pan de Vaillancourt.PROCÈS DE NIDING ET DE TRUDEAU Le juge Greenberg prend en délibéré la demande de levée des accusations (d'après CP)\u2014 Le juge Benjamin Greenberg.de la Cour supérieure, a pris en délibéré, hier, une motion de la défense demandant la levée des accusations de corruption portées contre l'entrepreneur Régis Trudeau et Gérard Niding, ex-bras droit du maire.Drapeau de Montreal.Les avocats de MM.Trudeau et Niding (qui était président du comité exécutif de la ville lors de l'allocation des contrats pour les Jeux olympiques de 1976), ont fait valoir hier que la Couronne n'avait pu prouver que des contrats avaient été attribués en échange de certaines considérations financières.Les deux hommes avaient été cités à leur procès en juillet sous des accusations de fraude et de corruption découlant de l'octroi de contrats d'une valeur de $7.2 millions à la firme que dirigeait Gérard Niding M.Trudeau pour dresser les plans du Stade olympique et d'un garage souterrain adjacent.Bien que Mes Michel Proulx, qui représente M.Niding et Gabriel La pointe, l'avocat de M Trudeau, aient admis que M.Niding avait accepte certaines «faveurs» de M.Trudeau, ils ont souligné que les dispositions du Code pénal concernant la corruption municipale spécifiaient la nécessite d'établir un lien direct avec une action spécifique La preuve soumise lors de l'enquête Malouf sur la dette olympique d'un milliard avait établi que M.Trudeau avait construit au profit de M.Niding une maison de campagne de $166,000 en 11)73 à Bromonl.dans les Cantons de l'Est.M.Niding ne fut facture par M.Trudeau qu'on iïr#8, quelques jours après que ce dernier eut ete cité à comparaître à l'enquête.M.Niding remit par la suite la demeure à l'entreprise de M.Trudeau, plutôt que de payer la facture.JEAN-PAUL SOULIE Marta Petrusewicz, se heurtait à un fonctionnaire du ministère de l'Immigration du Canada.M Charon, a l'officier de la GRC qui avait monte son dossier et aussi à leur obstination: brandis sant un mandat d'arrêt et de détention, ils allaient taire échec a la libération de Piperno pen danl deux bonnes heures Ce n est qu'au bout de ce temps que les avocats de l'aide juridique parvenaient a a ira cher leur client des griffes de l'Immigration et de la GRC, a le faire sauter dans un taxi et pour l'emporter vers le premier avion en partance pour Pari Toute l'affaire avait début* .pour Franco Piperno.lorsque le gouvernement italien a demande au Canada de l'extrader, l'accusant dans une note diplomatique de crimes sérieux, tels que corn plicité d'assassinat.(Luis l'affai re Aldo Moro.vol, Irafic d'armes, >ub\\ersion.etc.Sur la foi de eeiie note, un agent de la GRC obtenait du juge Jacques Ducros un mandat d'arrestation: Piperno était arrêté le !> septembre, et le 10, le juge Guy Mathieu ordonnait sa detention jusqu'à au-jourd'hui Mais, des merer -di.les a\\ o its de l'aide juridique Pierre Poupart et Michel Denis présentaient une demande d'émission d'un bref d'habêas corpus, procedure très ancienne (elle remonte à l'an 1200 en Angleterre) qui a pour but do protéger la liberté des individus Et comme d'habitude dans pareil cas.le juge en chef décidait d'entendre l'affaire dès le lendemain C'est donc avant même que la demande d'ext radi-tion (îu gouvernement italien ne soit entendue que P.nemo et ses a\\ m 91 s ont pu faire valoir au juge Hugessen qu< son arrestation avait été illégale.Toute procédure d'extradition entre le Canada et i Italie est liée au vieux traité de isT.i.passé entre la Grande-Bretagne et l'Italie.Un mandat ne peut être émis que si Ion autorités canadiennes sont en possession des mandats émis contre un individu dans son propre paj s, l'Italie, i e qui n'était pas 1 cas les mandats n'ayant été fournis quo phis tard aloi - \\ que Piperno était incan éré En outre.!»'s mandats émis en juillet 197ÎI et en août lî)81 par l»> juge italien Imposimato \u2014 c'est lui qui tente de retrouver les assassins d'AIdo Moro \u2014 ne p< taient que sur d< s crimes d'im portation d'armes.d< port d'armes de guerre en public, de subversion, crimes qui ne figurent pas au traite canado italien sur l'exl radition comme pou \\ n r,\\ entrainer l'extradition ! l'un autre côt< jug< Huge* sen a dit avoir été mis au coi rant par U consul d'Itaiii a I ¦ ¦' i wa.M Francesco De Ag fini, ;î que d'autres mandats .» a ein etc émis en Itali ionti c Pip< r jj no, en particulier d n ; l'afl aire> de l'assassinat en II du juge .Palma.Mais k jug< Hugessi n a ;.\" noté, dans sa décision, que j même si ces crimes donnaient des bases solides pour I'arrest a tion de Piperno, il n était pas i question d'en tenir compte dans *.l'affaire qui était débattue hier * devant lui.?Sur intervention des avocats, disvussion avec ie juge, avec le procureur de la Couronne, Me Jack Waissman, et longs palabres de couloir après quelques A larmes de la fiancée et des expli 1 cations contradictoires mais ' toujours enflammées de l'assistance, en partie italienne.Franco Piperno pouvait enfin retrouver sa liberté, et sauter dans le premier avion pour Paris, où ii fail de la recherche en physique a l'institut Raymond Poincarré (CNRS).Quant à sa fiancée, elle regagnera sans doute Harvard, aux Etats Unis, où elle enseigne elle aussi la physique.> -A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 18 SEPTEMBRE 1981 Le policier Jean Riopel n'est pas tenu responsable de la mort de Kenneth Lee Le coroner Maurice Laniel a expliqué, hier, que le policier de la CUM.Jean Riopel, 25 ans, ne pouvait être tenu responsable de la mort de l'adolescent Kenneth Lee, puisque le coup de feu avait été tiré par accident lors d'une lutte corps à corps dans le garage souterrain d'un édifice, sur la rue De Gaspé, le 28 août dernier.Après avoir entendu quatre témoins, deux policiers et les deux jeunes qui étaient entrés par effraction dans le garage en compagnie de Kenneth Lee ce soir-là, le coroner a conclu qu'il n'y avait aucune responsabilité criminelle.MARTHA GAGNON Le 28 août, à 22 h 31, le policier Jean Riopel et l'agent André Moulin se rendaient au 200 rue De Gaspé, après avoir revu le téléphone dune personne qui s'inquiétait de la présence de trois jeunes hommes dans le garage souterrain de l'édifice à logements.Une fois arrivés sur les lieux, les agents s'empressaient de localiser les individus.Au moment même où ils les apercevaient, un locataire assis au volant de sa voiture entrait dans le garage.Profitant, sem-ble-t-il du fait que les agents tentaient de rassurer le monsieur, les jeunes gens allaient, eux.se cacher derrière les automobiles.Quelques secondes plus tard, les policiers se dirigeaient vers le premier palier et apercevaient de nouveau les trois suspects, dont deux étaient assis photo Paul-Henri Tolbot, LA PRESSE Le policier Jean Riopel a cru qu'une paire de pinces était une arme à feu.dans une automobile et un autre debout à l'extérieur, près de la portière des passagers.Appelé le premier à témoigner, hier, le policier Riopel a raconté la suite des événements comme suit: «Apres avoir entendu démarrer l'automobile, j'ai couru vers les trois suspects J'ai crié: «Police».L'homme qui essayait d'ouvrir la portière de l'auto s'est retourné à toute vitesse et il a fait le geste de braquer une arme dans ma direction.Je ne pouvais voir dans ses mains qu'un objet scintillant, chromé.Je pensais qu'il s'agissait d'une arme à feu.J'étais a environ sept ou dix pieds de l'automobile.Je n'ai pas hésité et j'ai tiré.La personne a jeté son arme sur le sol et s'est accroupie».L'agent Riopel avait alors tiré sur Steven Hallowaty, 18 ans, qui n'a été que blessé.L'arme qu'il avait dans la main et qui a été montrée à l'enquête hier, était une paire de pinces «Vise-grip» mesurant environ six pouces.Tout de suite après ce coup de feu, le policier Riopel laissait à son confrère le soin de s'occuper du blessé et se mettait à la recherche des autres suspects.Le frère de Steven, Trevor, avait déjà réussi à fuir par l'une des portes tandis que Kenneth Lee, lui, se trouvait face à face avec le policier.«Il a bondi devant moi: il était entre un mur et une automobile.Il avait dans sa main droite une arme que je croyais être un couteau.Il m'a empoigné au collet avec sa main gauche et je me suis retrouvé en déséquilibre.Je l'ai serré sur moi, la main sous son bras droit, mon arme à feu à la hauteur de son cou.C'est alors que le coup est parti bien involontairement.Je ne voulais pas tirer».L'avocat Frank Shoofey qui représentait la famille a posé au policier les questions suivantes: «Pourquoi ne pas les avoir arrêtés immédiatement lorsque vous les avez vus la première fois dans le garage?Pourquoi ne pas avoir crié «Police» tout de suite?» L'agent Riopel a répondu qu'il n avait pu agir autrement.Quant à Steven et Trevor Hallowaty, ils n'ont pas été témoins de la lutte entre le policier et leur camarade Lee.VIVES RÉACTIONS DE MONTREAL Volkswagen en Ontario : levée de boucliers au Québec La ville de Montréal, la Fédération des travailleurs du Québec : et le Syndicat des travailleurs unis de l'automobile ont lancé ; hier un appel ultime au gouvernement fédéral pour qu'il amène la société Volkswagen à implanter au Québec, et non en Ontario, sa nouvelle usine de pièces d'automobiles.Dans un télégramme adressé au premier ministre Trudeau, le : maire de Montréal et le président du comité exécutif de la ville, MM.Jean Drapeau et Yvon Lamarre, affirment que l'implantation de Volkswagen à Montréal même compenserait partiellement le déclin inévitable de l'entreprise traditionnelle provoque par les ajustements rendus nécessaires aux termes des renégociations du G ATT.«L'implantation de Volkswagen à Montréal est capitale pour le maintien et le progrès de l'industrie du matériel de transport, secteur essentiel à l'équilibre de notre structure industrielle», souligne le télégramme, qui conclut en précisant que cette démarche s'inscrit dans le sens des priorités de développement retenues à la fois par les gouvernements du Canada et du Québec et traduites dans les programmes du MEER ou dans l'option préférentielle d'aménagement du gouvernement du Quebec « Partialité Par ailleurs, lors d'une conférence de presse donnée à Montréal, le secrétaire général de la FTQ.Fernand Daoust et le directeur pot r le Québec des TUA, Claude Ducharme.ont vivement dénonce «l'incroyable partialité» dont a fait preuve le gouvernement fédéral, et tout particulièrement le ministre de l'Industrie et du Commerce, Herb Gray, dans ses négociations avec Volkswagen.Le secretaire général de la FTQ a insisté sur l'importance cruciale de cette affaire pour le Québec: en effet, a-t-il dit, ce cas.qui se situe en marge du traditionnel pacte de l'automobile américano-canadien, ouvre la voie à de futures négociations avec plusieurs sociétés européennes et japonaises qui seraient intéressées à profiter des mêmes avantages que la compagnie allemande.¦I dans la série de cours de culture personnelle vous présente en collaboration avec le COLLÈGE MARIE-VICTORIN Le vin, un produit de consommation exceptionnel qui soulève à la fois les sens et l'esprit.Un sujet inépuisable qui relève tant de l'histoire, de la chimie, de l'agriculture que de la géographie, du commerce et de la gastronomie.Un coufs en 18 kçon% Écrit par Monsieur Michel Pha-neuf, conseiller en vins, publié dans La Presse les lundis et vendredis du 5 octobre au 4 décembre 1 981.1.Introduction \u2014 présentation Historique Statistiques de consommation 2.Facteurs de qualité 3.Autres aspects de la viticulture La vinification 4.La vie du vin (Le vin en bouteille \u2014 le liège \u2014 la conservation \u2014 la cave à vin) 5.Le service des vins 6.La dégustation, le langage du vin 7.Les millésimes, la législation et les étiquettes 8.Le Bordelais 9.La Bourqoqne 1 0.Le Champagne et autres vin mousseux (Divers procédés d élaboration) 11.L'Alsace, la Loire et le Jura 1 2.Le Rhône, le Sud-ouest, le Languedoc- Roussillon, la Provence et la Corse 13.L'Espagne et le Portugal 1 4.L'Italie 1 5.L'Allemagne, la Suisse.l'Autriche, la Hongrie et les autres pays d Europe 16.Les États-Unis, le Canada, r Australie et l'Amérique du Sud Le commerce du vin au Québec (La SAQ et ses représentants \u2014 la libre entreprise \u2014 l'importation privée) 1 8.Le vin et la santé Le vin à table Pour mieux apprendre sur le vin: \u2022 Bibliographie \u2022 Revues aux 3 soirées-rencontres À retourner avec votre chèque ou mandat-poste au montant de 1 5$ à l'ordre du Collège Marie-Victorin.7000.rue Marie-Victorin.Montréal H1G 2J6 (325-01 50.poste 274).N B.Les dames s inscrivent sous leur nom de jeune fille.NOM: PRÉNOM: ADRESSE: APP: VILLE: CODE POSTAL.TÉLÉPHONE: DATE LIMITE D'INSCRIPTION LE 15 OCTOBRE 1981 3 mtm~têncotôre$ les mercredis de 1 9h30 à 22h30 au Collège Marie-Victorin Les thèmes abordés seront: le 28 octobre 1981 «La vie du vin.de la vigne à la table» avec M.Michel Phaneuf.le 11 novembre 1981 «La gastronomie et le vin» avec Madame Françoise \u2022 Kayler.journaliste à La Presse, ainsi qu'un sommelier.le 2 décembre 1981 «Le consommateur québécois et le vin» table ronde avec Monsieur Jean-Guy Daudelin.instigateur de la vente du vin en épicerie.Monsieur Claude Marotte de la Compagnie Vinicole Internationale.Monsieur Alain De La Ferrière et Madame Flavia Coticoni des bureaux commerciaux de France et d'Italie.Chaque soir, vous pourrez discuter avec les conférenciers, visiter des stands (pays exportateurs, clubs oénophiles, librairies, etc.) ainsi qu'une exposition de verres et d'accessoires à vin à la galerie Espace 7000.N.B.Renseignez-vous sur les possibilités d'obtenir des crédits de niveau collégial pour ce cours.Le prix d'entrée aux 3 soirées-rencontres est del 5$.Il vous donne droit au tiré à part des 1 8 leçons (prix courant: 3$) au café-brioches offert par le Collège Marie-Victorin et La Presse et à toutes les activités prévues au programme des soirées-rencontres.Le iCollège Marie-Victorin vous décerne une attestation *si vous participez aux 3 rencontres.Une àéqu$miat[ œm^nentée (facultative) le 25 novembre ou le 9 décembre 1981 à 1 9 h 30 Le prix est de 1 2$ et comprend: \u2022 La dégustation de 4 vins français (2 blancs.2 rouges) commentée par Monsieur Michel Phaneuf \u2022 Le pain et le fromage doux \u2022 Le café N.B.: La dégustation commentée est facultative, mais l'inscription aux soirées-rencontres est un préalable à l'inscription à la dégustation.?&-wo Les Québécois sont friands des jeux de hasard de toutes sortes Chaque soir, à travers le Québec, quelque 115 soirées de binuo sont tenues.Cette forme de jeu de hasard regroupe 50,000 amateurs.On compte par ailleurs 10,000 jeux d'amusements dans des locaux spécialisés Plus de 8,000 tirages sont annuellement organises .i travers la province.Les amateurs de courses peuvent pour leur part assister à quelque 800 programmes au cours d'une année, une indus irie qui affiche un chiffre d'affaires de SiiôO millions.ANDRE PEPIN Le COLLÈGE MARIE-VICTORIN est accessible par les autobus 69 et 43 de la CTCUM.Le stationnement et le vestiaire sont gratuits.\u20225 fa conftajssance desvm$ Coupon d'inscription i ?Groupe d'âge: moins de 20 ans 20 à 30 ans 30 à 40 ans D 40 ans et plus ?Emploi: N.B.Ces renseignements ne sont utilisés que pour nos statistiques.Merci de bien vouloir nous les communiquer.à la dégustation commentée (facultatif) N.B Il faut être inscrit aux 3 soirées-rencontres pour pouvoir participer a la dégustation.Si cette dégustation vous intéresse, joignez au coupon d'inscription votre chèque ou mandat-poste au montant de 1 2$ à l'ordre du Collège Marie-Victorin.25 novembre 1 981 D 0U 9 décembre 1 981 ?Date choisie: Les Québécois sont donc friands des jeux de hasard de toutes sorte- et le gouvernement du Québec, par le biais de la Régie des loteries et courses tiendra au cours des prochaines semaines des consultations populaires pour connaître les revendications des citoyens a ce chapitre.La Régie entend, des le début de l'an proi chain, apporter des amendements à la réglementation en vigueur dans ce domaine.Le ministre du Revenu.M.Raynald Frechette et le president de la Régie.Me Pierre Lange vin.ont fait part de ce projet au cours d'une conférence de nouvelles hier, en précisant que tous les organismes intéresses à faire valoir leur point de vue pourront se présenter à des audiences publiques.Pour la région de Montréal, les audiences se tiendront le 8 octobre prochain, au 2055 de la rue Peel.Pour M.Frechette, celte série d'audiences publiques permettra à la Régie de mieux rem plir son rôle dans le contrôle des activités et de protection du public dans les domaines des courses, des loteries, des concours publicitaires et des appareils d'amusement.Un besoin Les parents qui, par exemple, aimeraient que les centres d'amusements \u2014 les arcades \u2014 ne soient pas installés près des écoles pourront le dire.Les amateurs de courses pourront exprimer leurs doléances sur la façon dont sont administrés les programmes de courses.Les hommes à chevaux pourront réclamer que la I réglementation soit plus souple, etc.Les représentants des organismes municipaux pourront faire valoir leur point de vue sur la tenue des soirées de bingo.Selon la Régie, des soirées de bingo sont parfois organisées dans la même municipalité en même temps.| Bref, la Régie et le ministère du Revenu veillent connaître l'opinion publique sur le sujet pour tenter d'améliorer les services.Des associations de policiers seront aussi | invitées à se faire entendre durant ces audiences \u2014 des avis seront publiés dans les journaux \u2014 pour tenter d'apporter les correctifs qui s imposent pour réduire au minimum le nombre d'actes criminels dans ces milieux.C'est la première fois en quatorze ans d'histoi re que la Régie consulte la population.Interrogé relativement au projet d'implantation d'un casino au Québec, le ministre Frechette a déclaré que toutes les études sont complétées à ce sujet et qu'un comité de cinq ministres étudient actuellement la faisabilité du projet.Une décision finale sera prise à cej sujet au début de l'an prochain.~~ I- LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 18 SEPTEMBRE 1981 A 5 1 au secours du Yukon ?V r I m \\ I > *> Le chef du gouvernement du Yukon, M.Chris Pearson, sollicitera la semaine prochaine l'appui du gouvernement du Québec dans sa lutte pour «décoloniser» cet immense territoire du nord canadien.La visite officielle de M.Pearson à Montréal et Québec, lundi et mardi prochains, visite au cours de laquelle il rencontrera le premier ministre Lévesque et le ministre des Affaires intergouvemementales, Claude Morin projettera momentanément sous les projecteurs de l'actualité ce grand méconnu de la vie politique et constitutionnelle canadienne qu'est le Yukon.Peu de Québécois savent en effet que ce pays de «la ruée vers Tor- a vécu une profonde mutation politique depuis trois ans et qu'il acquiert progressivement le statut officiel de province canadienne au même titre que les dix autres.Le 20 novembre prochain marquera d'ailleurs le troisième anniversaire de l'introduction d'élections partisanes au Yukon traditionnellement dirigé par un conseil préside par un Commis sa ire nommé par Ottawa.Plus encore, il y aura deux ans le neuf octobre qu'un gouvernement élu par la population locale a pris, pour la première fois, la responsabilité de l'administration du territoire y compris celle du budget qui a toujours été étroitement contrôlé par le représentant du gouvernement fédéral.En octobre 1979, l'ex-ministre conservateur fédéral Jack Epp a.dans une lettre au nouveau premier ministre, Chris Pearson, reconnu officiellement au nom du Canada cette première étape de la transformation constitutionnelle du Yukon.Il y indiquait en effet que le leader du gouvernement pouvait dorénavant «utiliser le titre de premier ministre pour décrire ses fonctions»» mais qu'il lui faudra attendre que des modifications soient apportées à la loi du Yukon pour employer ce titre dans les documents juridiques et les textes de loi.Par la même occasion, le ministre responsable des Affaires du N'ord donnait instruction au représentant du gouvernement fédéral de ne plus intervenir dans les affaires du cabinet du Yukon et de se contenter d'agir dorénavant, à toutes fins pratiques, comme un simple lieutenant-gouverneur dans une province.Même si la population du Yukon a gagné des points sur le plan de sa «libération» face à Ottawa, ses dirigeants ne considèrent cependant pas avoir remporté une victoire totale.Le document d'information publié à l'occasion de la visite au Québec de M.Pearson, qui sera rendu public au début de la semaine, constitue d'ailleurs à plusieurs égards une vibrante plaidoyerie dont certains accents rappellent des discours du Parti québécois dénonçant Ottawa.Il s'agit dorénavant pour le Yukon, qui est maintenant doté d'un gouvernement responsable, d'obtenir officiellement le statut de province égale à toutes les autres.C'est dans cet esprit d'une rude bataille à livrer que M.Pearson a entrepris une tournée des dix provinces afin de se gagner des alliés au niveau des autres gouvernements provinciaux.Le premier ministre conservateur du Yukon ne le précise pas dans la documentation officielle qu'il distribuera ici mais il est évident que le renversement du gouvernement de Joe Clark a porté un dur coup à ses espoirs de voir évoluer rapidement la situation.C'est en effet sous l'administration Clark que la décision d'enclencher le processus de «décolonisation» du Yukon a été prise.Ceci constituait la réalisation d'une promesse électorale formelle faite par ce dernier, lors de son passage à Whitehor-se, la capitale, quelques jours avant son accession au pouvoir.Sous tous les gouvernements libéraux précédents, les récriminations des porte-parole du yu-kon s'étaient heurtées à des re fus purs et simples ou à d'interminables tergiversations.A plusieurs reprises dans le passé, M.Trudeau et d'autres ministres concernés ont manifesté un profond scepticisme sur la viabilité d'une problématique province yukonne, un territoire immense où vit une population peu nombreuse et dispersée, constituée de plusieurs races autochtones.Jacques Despins quitte le Parti québécois Le directeur des communications de la permanence du parti québécois, à Montréal, Jacques Despins, vient de quitter ses fonctions, après seulement quelques mois.Au début de l'année il avait remplacé Marielle Séguin qui avait été nommée au minis tère dirige alors par Lise Payette.Jacques Despins, lui.vient d'être nommé attaché politique du ministre des Affaires sociales, Pierre-Marc Johnson.En raison des coupures budgétaires annoncées dans plusieurs secteurs de ce ministère.Despins est assuré d'avoir beaucoup de boulot pour les mois à venir.Reconnu comme un travailleur acharné.Jacques Despins pourra sans doute s'acquitter très bien de ses nouvelles fonctions.QUEBEC (PC) \u2014 Le Québec a lancé hier le premier volet de sa campagne de publicité visant à s'opposer au rapatriement unilatéral de la constitution à l'approche du jugement qui doit être rendu bientôt par la Cour suprême du Canada.Le ministre des Affaires intergouvernementales, Claude Morin, a rendu publique une brochure de 24 pages intitulée «Minute Ottawa» qui traite de «certaines conséquences concrètes» du geste du gouvernement fédéral.DROIT DE GRÈVE DANS LE SECTEUR PUBLIC Un communiqué du bureau de M.Morin précise que cette brochure «se veut un instrument de vulgarisation destiné à rappeler aux Québécoises et aux Québécois les dangers que fait peser le projet fédéral sur l'économie, la création d'emplois, la langue et la culture au Québec».Tirée à 170,000 exemplaires, au coût de $300,000, cette brochure sera disponible dans tous les bureaux des ministères et organismes gouvernementaux auxquels la population a régulièrement accès.Brun humai QUEBEC \u2014 «Faire une dis tinction entre service* es sentiels et services non essentiels équivaut a diro que même si le malade souffre un peu plus, même s'il connaît une angoisse plus profonde, c'est acceptable s'il n'en meurt pas.C'est près que un retour à la barbarie.Pour ramener un malade ù la santé ou, à tout le moins, pour adoucir ses souffrances, tous les soins sont essentiels, y compris ceux qui sont destinés à répondre à ses besoins les plus elemental- s considération \u2022 1 evraient primer .\u2022 VÀUQUELIN, place (1930) j En hommage à Jean Vauque-;Iin (1727-1772), capitaine au long 'cours.Il commanda le port de j Québec en 1759 et s'illustra à {bord de l'Atalante pendant la \u2022campagne de 1760 dans les eaux '\u2022du Saint-Laurent.Emprisonné len France en 1770 pour avoir fait la traite des esclaves et rétabli en son commandement en 1772, il mourut quelques mois plus tard, de maladie, disent la majorité des historiens, par suicide, dissent certains autres fortement contestés.Une statue de Vauquelin, oeuvre du sculpteur Benêt, a été 'érigée grâce à une souscription populaire au centre de la place qui porte son nom, entre l'Hôtel *de Ville et le «vieux» Palais de «Justice (ex-siège social du COJO et aujourd'hui une annexe de l'Hôtel de Ville).* * ?res.» PIERRE VENNAT envoyé spécial de LA PRESSE BROCHURE DU QUEBEC SUR LA QUESTION CONSTITUTIONNELLE *cMinute Ottawa» VERCHÈRES, rue de (?) À la mémoire de Madeleine de Verchères (1678-1747), héroïne nationale, immortalisée par son acte héroïque du 22 octobre 1692, alors que, seule avec deux soldats, un sergent et quelques femmes, elle repoussa les Iroquois qui attaquaient le fort de Verchères.* * * Couché sur son grabat, vedette involontaire de la Commission parlementaire du travail et de la main-d'oeuvre puisque «>a photo, où on le voit étendu sur le parquet de l'Assemblée nationale, fait la une de plusieurs journaux, Claude Brunei, porto parole de la Coalition pour les droits des malades, est venu hanter les parlementaires et, en quelque sorte, leur faire honte Assisté de l'abbé Gérard Dion et défendant une cause presque perdue d'avance, puisque le gouvernement a décide de conserver envers et contre tous le droit de grève, Brunet.qui a gagné, hors-cour.$1 12,000 contre la CSN qui avait fait une grève illégale à Saint-Charles Bor-romée, où il est cloué en permanence sur une civière, a expliqué que pour les malades, il y a toutes les différences du monde entre une grève légale ou illégale, que cette grève ait lieu OU non.On sait que le gouvernement prétend qu'enlever le droit (!'\u2022 «rêve ne réglerai; rien, puisque les syndiqués la feraient tout de même.Les co négocia QUEBEC \u2014 L'Association des consommateurs du Québec veut que Ton ouvre à la population les négociations des secteurs public et parapublic par le biais de la télévision.Du même souffle, 1 ACQ dé-i re que l'on étudie le concept de Pombudsman dans îe contexte des secteurs public et parapublic.Ce que l'Association des PIERRE VENNAT envoyé spécial de LA PRESSE consommateurs a en tête, c'est une personne qui serait désignée comme représentant officiel du public et qui aurait la tâche de rapprocher les parties, de voir à ce que les délais de dépôt de demandes et d'offres soit respectés, de voir à ce que de véritables négociations se derouient, de s'assurer, en somme, que Ion n'oublie pas, dans tout ce processus, le public contribuable.Cet ombudsman devrait avoir les pouvoirs d'un arbitre, ce qui amènerait l'examen très poussé du rôle de l'arbitre dans le eon- VERDON, rue (1931) Jadis nommée ruelle Verdon jusqu'au 11 mars 1963, cette voie honore J.-D.Verdon, quincaillier, propriétaire d'immeubles en bordure de cette voie.Axe est-ouest au sud de Rouen, à l'est d'Hogan.Claude Brunet, plus tôt cette semaine, lors des délibérations de la commission parlementaire.photothèque LA PRESSE Peut-être, de repondre Brune', mais le recours collectif, ce moyen innovateur de protection du consommateur do soins, lui est interdit sj la grève est légale.«Il y a donc une différence très importante pour le malade entre une grève légale »'t une grève illégale; dans le cas d'une grève légale, on lui enlevé tous ses droits d'obtenir compensation devant les tribunaux, alors que duo- le cas d'une grève illégale, ces droits demeurent intacts».Brunet a dénoncé les dispositions de la loi anti-scab et eriti-qué I\" ex-ministre du Travail et maintenant ministre des Affaires sociales.Pierre-Marc Johnson, pour avoir déclare que l'utilisation de bénévoles en temps de grève serait «une façon à pei- ne camouflée de violer la loi qui! interdit le recours à des briseurs\" de grève.» «Ce geste de compassion, d'humanité qui consiste à donner un: verre d'eau au malade qui a soif,; devient un acte défendu, illégal.' du moins dans le sens qu'il viole-l'esprit de la loi», a ajouté le*, porte-parole de la Coalition des! malades, en ajoutant: «Voilà où; en est rendue notre société dite civilisée».«On force des personnes à reti-i rer leurs services a des enfants, à des femmes, à des hommes qui* ont besoin d'elles, qui dépendent; d'elles, ou on empêche des béné-; voles de leur porter secours.C'est le viol des consciences, le! viol de ce qu'il y a de plus noble' chez l'être humain \u2014 la bonté, la bienveillance, la générosité.» M.Brunet a conclu en affir\".mant que la grève dans les hôpi- \\ taux viole le principe de toute ; justice qui est essentiellement équilibrée, parce qu'elle rend les ' forts plus forts et les faibles plus '.faibles.Au lieu de se faire le pro .tecteur des malades, des faibles.; le législateur privilégie les forts, les forces syndicale^.«Le coût d'une grève dans tes .hôpitaux, ce sont les malades qui le supportent.C'est un coût humain, fait de souffrances, d'angoisses, d'humiliations.Un; coût difficilement mesurable.»' A la suite de l'audition du! mémoire, le ministre Marois a déclaré à M.Brunei que le gouvernement ferait «tout ce qui est humainement possible» pour que des «comportements et attitudes! inacceptables eî eontraires au.x \\ droits de l'homme» ne se repro-\u2022 duisent plus; il a souligné de plus, en tant que «juriste»', que même en cas de grève legale, un 1 recours collectif était possible si les services essentiels n'étaient pas respectés.leurs veulent des >uvertes au public texte des négociations dans les secteurs publie et parapublic.Les consommateurs ont explique aux parlementaires que dans tout processus de nége-ciation, comme cela fonctionne maintenant, le gouvernement es! très bien organisé, 'es syndicats aussi mais que les consommateurs les «citoyens bénévoles», ont toujours l'impression de n'y être pas représentés, bien qu'ils en paient le prix et en subissent les privations.Voilà pourquoi on recommande que le protecteur du citoyen ou un de ses représentants représente» les citoyens pour que ceux-ci soient informés de < i qui se passe.Quant a la suggestion de téléviser les négociations, «ce serait une façon de nous tenir au courant et d'être sûrs de voir qui n'est pas de bonne foi ou comment les choses se passent, de façon a eo eue nos droits soient respectés», expliquent les consommateurs.Par ailleurs, comparaissant elle aussi devant la commission, la direction d'Hydro-Québec a réclamé que le législateur établisse clairement dans le Code du travail que la fourniture de l'électricité est un service essentiel lorsque la santé ou la sécurité de \\u population est en danger et que ce soit le Tribunal du travail qui devrait, selon les circonstances et les genres d'abonnés affectés, déterminer le moment ou la fourniture d'électricité devient essentielle à la santé et à la sécurité publiques.Le gouvernement au banc des accusés Autre fait marquant de la journée d'hier, le gouvernement est devenu l'accusé, alors que quatre syndicats du secteur public comparaissant devant iui l'on! carrément accuse d'être à la source des perturbations passées, présentes et à venir dans les services publics: \u2022 L'Etat, super-patron, se donne le contrôle de toute la négociation par l'utilisation des lois spéciales, s'arroge tous les droits et ne se reconnaît aucun devoir, ce qui a progressivement détérioré le climat des relations de travail dans le secteur public et parapublic au Québec, accuse la Fédération des infirmiers et infirmières unis dans son mémoire; \u2022 Nous n'accepterons pas que le gouvernement fasse porter l'odieux de ses décisions politiques en ce qui concerne la santé et la sécurité du public par les travailleurs de la santé, lorsque ceux-ci exercent leur droit de grève, renchérit pour sa part la Fédération des syndicats professionnels d'infirmières et d'infirmiers du Québec: \u2022 Le Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec, lui, estime que la Commission parlementaire du travail et de la main-d'oeuvre aurait mieux fait d'examiner le comportement du gouvernement lors des dernières négociations, que d'examiner l'exercice du droit de grève dans les secteurs public et parapublic; la A* ^aie * \u2022 \u2022 Des bijoux sortis de l'âge de pierre LES RUES DE MONTREAL Des bijoux fins, élégants et passepartout.Des imitations de perles aux formes baroques dans les tons d'améthystes et roses, d'ambres, et topaze, ou de corail et jais, reliées par une délicate chaîne ton or.Des ensembles à compléter à volonté.voilà les bijoux Marvella.Collier 24 po.Collier 16 po.Bracelet Boutons 12.50 8.50 5.00 5.00 8.50 ch.ch.ch.la pai.la Pendant d'oreilles W«%#W pat.(tous deux pour oreilles percées).Matagawa de Marvella ! Achats en magasin seulement.Bijoux mode, rayon 236.Pas à Chicoutimi.\u2022 -1 MOTES- POLITIQUES Le Québec ^ A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 18 SEPTEMBRE 1981 PAUL DESMARAIS ROGER LEMELIN président du conseil d administration éditeur la presse ROGER-D.LANDRY président-directeur qéneml JEAN SISTO éditeur adjoint YVON DUBOIS directeur de l infonnati n MARCEL ADAM éditorialiste en chot Les loteries, un problème social » f r r r ¦ \u2022»* r f* *~ : De Québec à Ottawa, on se lance des menaces et des injures.Ce n'est pas la constitution qui est le nouvel enjeu, mais bien les loteries.Le plus grave, c est que la discussion est toute faussée.On discute mal.sur le mauvais objet, avec de mauvaises références.Si les politiciens sont trop aveugles pour se rendre compte de ce qu'ils font, si une bonne partie du peuple assiste au match comme s il pouvait parier sur son vainqueur, il faudrait bien que quelques personnes se rendent compte de ce qui se passe vraiment: les gouvernements se disputent les faiblesses de ceux qu'ils gouvernent.Si gouverner signifie simplement financer des programmes populaires, il n'y a pas de problème.Mais si gouverner comprend également la préoccupation de certaines valeurs démo- cratiques et sociales, le débat sur les loteries peut servir à montrer la bassesse à laquelle nous atteignons maintenant.Regardons ce qui se passe.L idée de génie concernant une loterie administrée par I État est née de léchée olympique.Il suffisait, selon le maire de Montréal, de créer une «taxe volontaire».Québec a refusé à Montréal de faire de l'argent avec un jeu de hasard; et il s'est emparé du concept.Comme la France, l'Irlande et l'Italie, le Quebec s élevait au niveau des Etats qui profitent de «loteries nationales».Le raisonnement: il n'y a pas que le Nevada ou Monaco qui peuvent vivre des profits des jeux de hasard.On a donc cru que la loterie pouvait répondre a un problème d'ordre financier.On ne s'est pas rendu compte que de plus graves conséquences allaient surgir.En 1 979, Ottawa a laissé le champ des loteries aux provinces: à elles les bénéfices du gain facile.Au Québec, on a bien profite de cette largesse, nous connaîtrons bientôt notre huitième loterie.Le seul problème semble se trouver dans les limites de l'imagination et du marketing.C'est un problème d'administrateurs.Mais voilà qu Ottawa, mine de rien, avec des nuances artificielles et des arguments farcis de légalisme, décide de reprendre sa place autour de !a table de la bonne fortune.Ottawa veut sa part du gâteau qu'il avait trop candidement abandonnée à ses partenaires des provinces.À Québec, on dit non.Tout simplement parce qu'on ne reconnaît pas au gouvernement fédéral le droit de reprendre un champ déjà occupe par d'autres.Le problème devient alors politique.C'est ordinairement à ce niveau-là que les injures volent le plus bas et que les attaques se font les plus violentes.Problème financier?administratif?politique?Pas du tout.Avec ses huit visages différents, la loterie, par ses diverses forces de seduction, qu'elle vienne de Québec, d'Ottawa, de Blue Bonnets ou du Forum, représente un problème social.On vend de l'espoir à 0.25 ou à un dollar.Une publicité efficace et tendancieuse laisse croire aux petits, aux pauvres, aux sans-le-sou, qu ils trouveront le bonheur avec un prix d Inter ou de Mini.On entretient le réve de devenir millionnaire.On cultive l'illusion de l'argent qui rend heureux.Ce ne sont pas les gens riches qui achètent le rêve.Ce ne sont pas les riches qui alimentent les profits énormes de la loterie.Ce ne sont donc pas les riches qui paient cette taxe, peut-être la plus régressive de toutes: ce sont encore les pauvres qui sont pénalisés.Ils le sont volontairement, d'accord.Comme tous les parieurs de Las Vegas et de Reno.Rien ne les force a s'offrir le billet enchanteur Rien, si ce n'est la caissière qui demande à chacun: «Avez-vous votre Mini?» Ou le tirage télévisé, ou la liste des gagnants.Ou simplement l'espoir de «s'en sortir» sans trop d'effort.Mais à quel prix?Le même gouvernement qui est en train de présenter sa huitième loterie s'interdit d'imposer un ticket modérateur aux services sociaux.Pour ne pas pénali- ser le pauvre, dit-il.Totalement ridicule.À la loterie, le pauvre est non seulement pénalisa mais il est endormi, drogua abusé.Autant que dans les casinos de Las Vegas, autant que dans les tristes salles de jet d'Atlantic City, autant que danj les «barbottes» d'hier dont o£ croyait être délivré.* Il n'est pas question de çorf damner les jeux de hasard.Il e$r simplement question d'ouvrir les yeux sur des programmes* got* vernementaux, sur des initiatives d'État, sur des tactiq.ueè officielles qui semblent inoffenf sives parce que bénites par les dieux de Québec ou d Ottawa j À chacun ses faiblesses et 4 chacun la liberté de les enùéte* nir.Mais le gouvernemerilqui les cultive abaisse ses idéaux et.salit son image.^ JEAN-GUY DUBUC » r r Les retombées du congrès de Gdansk L'audace et le courage des délégués au congrès de Solidarité, à Gdansk, en Pologne, n'ont pas fini de faire grincer des dents.Colère et stupeur des dirigeants, non seulement au sein du gouvernement de Varsovie, mais dans tous les soviets, devant des résolutions qui, aux yeux de lorthodoxie, prennent l'allure d'insolentes provocations.Ce qui a particulièrement choqué, c'est l'adresse à tous les travailleurs de l'Europe de l'Est, dans laquelle on lit ce qui suit: «Nous soutenons ceux d'entre vous qui se sont décidés à choisir la voie difficile de la lutte pour un mouvement syndical libre.Nous croyons que.dans | un avenir qui n'est pas très lointain, nos représentants pourront se rencontrer, afin d échanger leurs expériences syndicales » L'avenir montrera si, par-delà les frontières et les barrières idéologiques, «nos représentants pourront se rencontrer pour échanger leurs expériences syndicales».L'encouragement au regroupement de tous les travailleurs marchant au-devant de la liberté syndicale ne viendra assurément pas du gouvernement de M.Kama.Pour la première fois, le Parti communiste polonais laisse entendre que le différend qui dure depuis plus d'un an entre Solidarité et le Parti communiste pourrait se dénouer dans !a violence.Il faut dire les choses telles qu'elles sont: Solidarité est devenu l État dans l'État De s'opposer à un projet de loi sur l'autogestion; de mettre le gouvernement au défi de soumettre son projet à un référendum; d'annoncer que Solidarité va tenir lui-même le référendum si le gouvernement refuse cette consultation, c'est proclamer ouvertement la création d'un pouvoir parallèle.Comment tout cela va-t-il finir?Bien malin qui pourrait le prédire.Mais comment ne pas voir que peu à peu se trouveront réunies les conditions d'un dénouement sanglant?La Pologne aspire à l'autodétermination.«Lorsqu'un peuple d'Europe, qui est en même temps au coeur de l'Europe, réclame un minimum de liberté, les démocraties comme les régimes totalitaires d Europe sont unanimes: il n'est pas question d'y donner suite, au nom de l'équilibre décidé depuis trente ans par les Grands.» (Edouard Sablier, cité par Leprince-Rin-guet.dans «LaPotion magique».) On ne saurait dire plus clairement ce qui est.GUY CORMIER Droits rés^vé^ Où donc en est rendue les Commission Jean?L'a utcur\tde cette libre opinion es\t;t économiste et avocat.\t L'éducation est la première industrie du Québec: 5 milliards au seul ministère de l'Education, dont 4 milliards en salaires.C'est 29% du budget de l'Etat.Le gouvernement fédéral contribue 800 millions par année à la formation postscolaire et l'on estime à près de 600 millions les PIERRE-JEAN ALLARD dépenses de formation de l'entreprise privée.Une armée de 100,000 enseignants nous éduque, effectifs qui dépassent largement ceux de l'armée canadienne toute entière.Presque tout ceci pourtant ne s'adresse qu'aux enfants et aux jeunes; l'Etat ne consacre aux adultes que 2% de son budget et 85% des adultes ne fréquentent pas l'école, même à temps partiel.Avec les retombées on peut parler de 7 à 8 milliards par année, mais l'éducation est plus qu'une question de gros sous.C'est aussi une affaire de pouvoir.Il n'y a pas de Docteur Fu Manchu qui cherche à contrôler l'éducation.Il y a cependant des enseignants, des partis politiques, des syndicats, des réformistes et des révolutionnaires, des travailleurs et des entreprises, des associations et des groupes de pression, des experts et \"des mouches du coche de tout acabit qui ont ici beaucoup d'intérêts en jeu.Le premier ministre, au discours inaugural de mars 1979, annonce qu'un des objectifs de l'éducation sera «une meilleure correspondance entre la formation professionnelle et l'évolution du marché de travail».Il ajoute que de vastes ressources sont engagées dans le domaine de l'éducation permanente qu'il décrit comme «un vaste fouillis».Quelques jours plus tard, au Sommet de Montebello, le gouvernement réitère sa promesse de revaloriser la formation professionnelle.Par habitude ou par inadvertance une phrase va cependant venir s'insérer: «Elaborer une politique qui tienne compte des impératifs sociaux, culturels et économiques Hn Québec* C'est la phrase qui ouvre la boîte de Pandore.Pas moins de 5 ministères et ministères d'Etat vont définir le mandat de ce qui deviendra, en janvier 1980, la Commission d'étude sur la formation des adultes, la Commission Jean (CEFA).Ceux qui voulaient une étude en profondeur de la relation «éducation-travail» seront déçus; la formation professionnelle, qui était à l'origine vraiment le sujet à débattre, ne sera plus qu'un «volet» du mandat.La CEFA publiait en avril ses hypothèses de solution, document qui exprime une vision de la formation des adultes dont les pièces maîtresses sont l'accessi- bilité, la déscolarisation et la participation.A partir de cette vision, le document pose un diagnostic: besoin accru d'éducation des adultes, dépenses de l'Etat qui plafonnent, nécessité d'une formation qui dépasse le cadre de la formation traditionnelle et structures existantes qui sont un obstacle.Le document propose aussi des solutions.Accroître la formation, bien sûr, mais surtout la redéfinir et la restructurer.La redéfinir en intégrant les divers types de formation en un tout «décloisonné», ce qui diminuera l'importance relative de l'apprentissage des connaissances liées à la production et augmentera celle du reste, du planning familial à l'animation sociale.La restructurer en déplaçant le pouvoir décisionnel vers les clientèles via un Office et des Centres régionaux de formation des adultes et en confiant des pouvoirs et des fonds considérables aux syndicats, aux «associations populaires» et à des comités paritaires employeurs-employés qui seront créés pour prendre en charge la formation en entreprise.C'est le secteur privé qui sera mis à contribution; à 2,5% de la masse salariale, la Commission Jean lui demande un milliard par année.L'entreprise privée a mal reçu le document préliminaire.La Chambre de commerce, le Centre des dirigeants d'entreprise, l'Association des manufacturiers canadiens et le Conseil du patronat du Québec ont refusé d'être présents au colloque de la fin-mai qui devait lancer la discussion.Le CPQ a d'ailleurs précisé que les «hypothèses de solution» n'étaient pas «une base valable de discussion» et a exprimé «son total désaccord à l'endroit des recommandations préliminaires de la commission».Evidemment, on peut dire qu'il vaut mieux ne pas être d'accord avec une proposition qui vous coûte un millard, mais ce serait simpliste.Le secteur privé, qui investit déjà à la formation des centaines de millions et passe de toute façon la facture au consommateur, n'a pas de réactions viscérales contre les nombres à dix chiffres.Ce qui trouble ce n'est pas l'argent, c'est la redéfinition qui risque de rendre méconnaissable cette formation professionnelle qui veut donner au travailleur un pouvoir sur la formation qui mène à un pouvoir sur la production; c'est une formation syndicale que l'entreprise devrait doter de 100 millions par année et des associations populaires dont l'Etat financerait l'action éducative de quelque 25 millions par année.Si la commission doit marquer une étape dans l'histoire de l'éducation au Québec il faudra bien que le dialogue s'engage avec les grandes associations patronales.Actuellement, la réflexion de la CEFA continue; on a reçu deux cents commentaires, on commandite des sondages (dont un sur la formation en entreprise) et on prépare le rapport final pour la fin de l'année.Il serait cependant préférable que la discussion avec ceux qui ne sont pas d'accord ait lieu avant plutôt qu'après la présentation du rapport final, avec les commissaires plutôt qu'avec ceux qui prendront leur relève.La vision qu'a proposée la commission pose des questions de principes et soulève des problèmes d'application qui devraient être discutés dès maintenant.La collectivité veut-elle\u2014- et peut-elle \u2014 augmenter sans cesse sa responsabilité envers l'individu et accepter que diminue son autorité sur ce même individu?Doit-on donner la priorité à ce que l'individu désire ou à ce qui est indispensable pour lui conserver çe qu'il considère un acquis?C'est un problème concret lorsqu'il faut choisir entre formation professionnelle et socio culturelle.Rien de mieux pour se convaincre de la logique d'une structure que d'en examiner le fonctionnement.On ne peut pas demander à une commission d'étude de faire le plan d'opération et le schema de mise en place détaillé du système qu'elle propose, mais les réformes que demande la commission sont telles qu'elles mériteraient d'être illustrées de quelques diagrammes de déroulement ou/et de quelques échéanciers.Il ne serait pas mauvais que des praticiens posent leur griffe aux annexes du rapport final et le CPQ, qui demande à la commission d'être «plus réaliste», lui adresse peut-être moins une critique qu'il ne lui donne un bon conseil.C'est le genre de conseils que permettrait la reprise du dialogue.On aimerait par exemple que.sans prétendre les régler, ra Commission montre par quelques exemples qu'elle est pleine* ment consciente des problèmes que posent la définition du contenu d'une formation décloisonnée, l'établissement des priorités, la cohérence des objectifs lorsqu'il y a vraiment participai tion, la sélection des élèves par* des comités paritaires, l'embauche et la formation des formateurs par des organismes indé-.« pendants, les mécanismes et les conditions de certification d*un système descolarisé.etc.etc.Il serait décevant que le rapport final ne s'attarde pas un peu tfurt* modalités d'application du système proposé, car c'est là que^la réalité peut corriger les hyperboles et que les différences qui -apparaissent irréconciliables entre les partenaires socîaîix peuvent n'être plus que des malentendus.% | Une grande Commission n'fcst^ pas seulement l'affaire de ses commissaires mais aussi de tou^ te la population qui s'en fait un forum, de tous les partenaires sociaux qui partagent la responsabilité de répéter 77 fois 7 fois\"\" ce qui est essentiel.Il reste qùplv j ques mois à la CEFA et les jeux ne sont pas encore faits. LIBRE\" A 7 LA PRESiE, MONTRÉAL, VENDREDI 18 SEPTEMBRE 1981 I t » I I 9 r v % v \\.\\ A la défense de la SAQ M.Guy Pinard Tribune libre | LA PRESSE Cher Monsieur, En bon Québécois, vous avez fait preuve d'un zèle peu ordinaire pour vomir votre venin sur une entreprise de chez nous, la SAQ qui a, entre autres, le vice d'être québécoise à 100% et surtout d'avoir été nettoyée et réorganisée sur une base plus propre et, de là, plus rentable, par une gang de péquistes.Ça, c'est le bout.Un si beau nid à patronage rouge, mis hors de portée.C'est bien décevant! .J'admets avec vous que tout , n'est pas encore parfait et qu'une bonne critique ne peut faire que du bien.Encore faut-il être juste.D'abord, je souhaite qu'un jour la SAQ remette au gouvernement 1 milliard de ses profits par an et ceci pour les raisons suivantes: 1.Les profits de cette société restent au Québec entièrement.2.La SAQ vend des produits de luxe et non essentiels.Vous n'êtes pas obligé d'en acheter pour vivre.3.Si vous n'aimez pas la «Cuvée des Patriotes», vous pouvez acheter du «Chàteuneuf-du-Pape» ou une des quelque 800 marques de vin offertes par cette société.Les goûts ne sont pas à discuter, n'est ce pas?1.Si vous trouvez la «Cuvée des Patriotes» trop «cheap» , vous devriez goûter la piquette que le travailleur français moyen boit.Vous insinue/, que tous les Français ne boivent que des «Château».Allez v voir.Vu que vous vous êtes engagé dans des reportages sur l'industrie des boissons alcoolisées, je m'attends de lire très bientôt une étude AUSSI POUSSEE sur nos belles et grandes brasseries qui, elles au moins, ne sont pas québécoises (à part Molson et si peu.) et qui placent leurs profits partout dans le monde, très peu ici.Je m'attends que vous nous expliquiez clairement qu'au moins eux nous offre un produit propre, contenant 95% d'eau, le reste étant composé d'orge mal-tée, de houblon, de levure, le tout additionné d'acide citrique, acide ascorbique, sulphate de calcium, acide oxalique, metabisul-phate de potassium, alginate de sodium, entre autres tous de bons produits sains.Je m'attends que vous expliquiez qu'une bière que nous payons 40 cents à l'épicerie coûte environ 10 cents de fabrication; que 20% du chiffre des ventes va à la publicité pour nous inciter à boire, le reste étant des taxes et des profits.Allons, Monsieur Pinard, un peu d'honnêteté professionnelle! Je sais que c'est bien difficile de critiquer de si bons amis, des Québécois, mais le devoir c'est le devoir.Et je lève mon verre à la bonne vôtre.Gilles BISAILLON Cowansville, Que.Je souhaiterais, comme vous, que le commerce des boissons alcoolisées puisse un jour rap-porter $1 milliard au gouvernement.Là où nos opinions divergent, c'est dans la manière d'atteindre l'objectif, car je ne vois pas la nécessité de maintenir un monopole d'Etat.La concurrence et le marché libre ne signifieraient pas nécessairement une perte de revenus pour le gouver- nement, puisque ce dernier pourrait continuer de taxer ces produits.Mais à tout le moins, le consommateur serait en mesure de savoir exactement combien de taxes il paie pour chaque produit (comme pour les cigarettes par exemple), et il pourrait profiter des aubaines qu'on pourrait lui offrir à l'occasion.Voilà l'argumentation que j'ai toujours défendue.Quand le même organisme fixe les prix (et peut donc par conséquent favoriser ses propres produits en prenant une marge de profit moins grande sur ses produits-maison) et choisit les points de vente pour chacun des produits qu'il offre au consommateur, je maintiens qu'il exerce une concurrence déloyale vis-à-vis ses fournisseurs captifs.Et je ne parle pas des mesures agressives adoptées par la SAQ à l'endroit de ses fournisseurs, ce qui a pour effet de créer un climat de tension entre la société et ces derniers.Quant à la \u2022Cuvée des patriotes», je n'ai jamais dit, ou insinué comme vous dites, que les Français ne buvaient que des vins de château.Mais j'ai dit par exemple que je paierai toujours $1 de plus pour obtenir un meilleur vin.Et je terminerai en vous remerciant d'avoir unilatéralement élargi mon cercle d'amis en y incluant les propriétaires de brasseries.En reprenant vos chiffres, la bière vous coûte quatre fois plus cher que le coût de production.Nous avons démontré, chiffres à l'appui, que la bouteille de vodka que vous payez $11.70 à la succurale de la SAQ ne lui a coûté que $1.79, soit six fois moins! Guy PINARD m It La Maisons des vins.pour ceux et celles don» le porte-monnaie peut répondre aux caprices du palais.SïVRAC Le PQ est-il toujours social-démocrate ?(Lettre à mon député Pierre -Marc Johnson.) Le peuple a confié au Parti québécois le gouvernail du pays pour les prochaines années.Sans le savoir, ce pauvre peuple s'embarquait dans un drôle de bateau.II ne prévoyait sûrement pas être victime de trahison, qu'on lui glisserait la courte paille, que le parti qui, hier, prétendait le protéger, aujourd'hui lui mangerait la laine sur le dos.Et vogue la galère; devant les récifs de l'inflation, les officiers du «bon gouvernement» ont pris peur.Leur chef a crié immédiatement: «Adroite toute».Et M.Parizeau, paniqué, avec son budget fait à la hâte, a sabré dans les dépenses gouvernementales: ce sont les services populaires qui écopent.Résultat: dans les hôpitaux seulement, 6,000 postes coupés; 6,000 chômeurs de plus au Québec.Un parti social-démocrate créateur de chômage, il faut le voir! Le Parti québécois coupe la tète à ceux-là même qui l'ont élu.On s'en souviendra d'un bon gouvernement social-démocrate qui renfloue son déficit au détriment des ouvriers et des salariés; d'un parti social-démocrate qui enlève aux travailleurs leur unique propriété: un job; d'un parti pro-syndicaliste qui fait naître la psychose du chômage chez les salariés de la fonction publique; d'un parti social-démocrate qui n'ose en aucun moment rogner les revenus des multi-nationales, des administrateurs p.d.g., des hommes d'affaires millionnaires, des hauts fonctionnaires, des médecins, des cadres, etc.Monsieur mon ministre, il faudra m'expliquer l'édifiante logique de la social-démocratie.ou sa mystifiante hypocrisie! Michel BIBEAU Montréal Pierre-Marc Johnson La CTCUM néglige l'ile-des-Soeurs \u2022 M.Lawrence Hanigan * CTCUM Monsieur, Il y a maintenant plus d'un an, ; la CTCUM décidait arbitrairement de modifier le parcours de l'autobus no 12 qui dessert l'Ile des Soeurs; en vertu de cette décision, cet autobus qui se rendait autrefois au centre de la ville se rend depuis ce temps à la station de métro LaSalle.Les victimes de cette décision ont vivement réagi mais de façon civilisée: au lieu de faire des crises sur la place publique, elles ont fait circuler une pétition qui * a été envoyée à la CTCUM mais ! cette dernière l'a complètement ignorée.Depuis ce changement de cir- cuit, les gens de l'Ile ont vu leurs craintes se réaliser: pour se rendre au centre de la ville, il faut compter trente minutes de voyage quand tout va bien alors qu'auparavant, on y accédait en quinze minutes.A la lumière de cela, on peut se demander où est la logique à la CTCUM.Il est pertinent de rappeler à ceux qui établissent les circuits d'autobus que, d'une part, la ligne droite est le plus court chemin d'un point à un autre et par conséquent pour se rendre de l'Ile des Soeurs au centre de Montréal, il n'est pas nécessaire de faire un crochet par Toronto et que, d'autre part, ce que la CTCUM a à offrir à ses clients, c'est un service et par définition, un tel service doit rendre les clients là où ils vont le plus rapidement possible, surtout quand ils ont ce service à prix d'or comme c'est le cas depuis le mois d'août (bientôt, seuls les Arabes pourront s'offrir le luxe d'utiliser le métro et l'autobus à Montréal! ).Si tout le monde se rendait à Verdun, cette décision de la CTCUM se comprendrait mais comme les gens vont en grande majorité, sinon en quasi totalité au centre de Montréal, il faut en conclure que cette décision s'explique ou par l'incompétence de ceux qui établissent les lignes ou par leur sadisme.(.) Pierre WHISSEL Verdun La copropriété : pour los riches seulement François Berger Journaliste : J'ai lu votre article du 10 septembre intitulé «La copropriété Priori* ott accordé* dont cari» pop» aux httrot d'Intérêt oénérol to mp~ portant à dot otikht parut dont LA PRESSE La coocWon rtcemmon- Us cctrotpondonti doivent intcrir* litibhmont hurt nom, odrotto ot numéro do téléphona IA PRESSE no t'ënçog* pat à pubiior lov f#« ht httrot roçuot, ni à rotour- ntr ht httrot, manutcritt ou outrot docvmantf non publht.L'autour oiivmi rentière retponta- blUH dê têt apiniant.Tout on rotpoctanl la pontéo do Vautour.LA P*ESSt té rètorvo h droit d'obrégor ht httrot tolon I poco ditponibh.Si pottibh ocriro à la machin*, à doublé InhHigno._ Priera d*odro$*or voi httrot jusqu'au 28 septembre.Je suis sorti l'autre soir de la salle Fred-Barry incrédule et abasourdi, ayant beaucoup de misère à me persuader que Michel Tremblay, l'auteur des Belles-Soeurs, de Hosanna et de la Grosse Femme d'à-côté est enceinte ait pu collaborer à un livret aussi banal, aussi terne et sans intérêt que celui de ces Grandes Vacances que le Théâtre de l'Oeil nous propose jusqu'au 28 septembre.Pour une première incursion dans le domaine du théâtre de marionnet- MARTIAL DASSYLVA tes pour adultes, l'Oeil n'a pas beaucoup de chance.Car malgré quelques petits détails amusants \u2014 l'histoire du prie-Dieu qui chante, la Mort qui passe son temps à oublier sa valise \u2014 le livret des Grandes Vacances est d'une navrante et incompréhensible pauvreté: c'est à croire que Tremblay et l'équipe du Théâtre de l'Oeil n'ont vraiment rien de neuf sur la mort et, chose plus grave, que les intéressés n'ont pas beaucoup cherché à sortir des sentiers battus pour nous livrer ce qu'ils pensaient avoir à dire.Placer, par exemple.Taction d'une pièce sur la mort dans un salon funéraire et faire valser la Mort déguisée en blondinette sous un grand drap n'est pas de la dernière originalité.Parler du ciel \u2014 et par ricochet de l'enfer \u2014 comme d'un refuge pour angelots et choristes ou d'un restaurant où l'on passe son éterni- Musique Country Montréal Une radio musicale qui évolue.comme la grande ville pour qui elle chante.70 heures de musique country soirs et week-ends.8S\"\\CKVL TÉLÉ-CÂBLE té à bouffer n'est pas non plus de la plus excessive nouveauté.Recourir «in extremis» à Rhéau-na Bibeau et à Angéline Sauvé, les deux vieilles filles des Belles-Soeurs, pour tâcher de compléter une action qui autrement se terminerait en queue de poisson, n'est pas ce qu'on pourrait appeler la trouvaille de la semaine ou de la décennie.Avec un livret pareil, il est difficile de bâtir un spectacle qui ait vraiment de l'allure et du punch.Le spectateur peut toujours s'intéresser à la scénographie assez colorée \u2014 qui n'est pas sans parenté avec celle de Félix Mirbt et du Wozzekdu Centre National des Arts d'Ottawa \u2014 noter au passage qu'on a raté la séquence en ombres chinoises à l'aide de laquelle on raconte la mort du jumeau, accorder une mention spéciale à l'excellente musique d'Alain Clavier et aux costumes de Manon Desmarais, et, finalement, pousser la gentillesse et la compréhension jusqu'à rendre hommage aux efforts évidents de toute l'équipe du Théâtre de l'Oeil: la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a; un spectacle sans livret valable reste un exer- il cice à vide.> émissions à ne pas manquer 15 (31) 0 vhOO TELE-BILLARD Michel Pelletier anime ce tournoi de billard, de Québec, et mettant aux prises les meilleurs joueurs de la province.Cette semaine, Gaston Leblanc, champion de la région de Sherbrooke et de la Côte Nord, affronte Robert Bedard, champion de la région de Lévis.@ 15hOO LES DÉLICES DE GO UT ATO U SPORTS ET LOISIRS LU® Dans le but d'initier les jeunes à l'art culinaire, Mario Turgeon, l'animateur, les convie à un déjeûner au jardin où il élabore, pour débuter, un repas simple.ENFANTS ET f2ÔI(26) JEUNESSE ^W 08:30 07:00 LA BONNE HABITUDE \u2022 Le conditionnement physique avec lo collaboration de Kino-Ouébec.07:15 COMMUNIQUÉS 07:30 LA BONNE HABITUDE 07:45 COMMUNIQUÉS 08:00 LES COURSES À BLUE BONNETS Présentation des courses du jeudi.08:30 SPORT CIBLE 09:00 TÉLÉ BILLARD VOIR ENCADRÉ.12:00 COMMUNIQUÉS 13:00 BOXE AMATEUR Rencontre USA/Ouébec en boxe amateur.15 combats mettant en vedetle Pierre Hu* neoult, Jeon-Yves Blonchette, Yves Protte, Jean-Guy Montgrain.16:30 COMMUNIQUÉS 17 00 LA BONNE HABITUDE 17:15 COMMUNIQUÉS 17:30 LES COURSES À BLUE BONNETS Présentation des courses du jeudi.18:00 LE MONDE DES COURSES Ligne ouverte en direct de Blue Bonnets animée par Robert Arel.18:30 SPORT CIBLE 19:00 COMMUNIQUÉS 20:00 SOCCER Tournoi International Midget de l'Est ne (1ère de 4).De l'Université de Sherbrooke, Maison neuve affronte C.S.Québec.23 00 SPORT CIBLE 23:30 LES COURSES À BLUE BONNETS Présentation des courses du jeui.09:00 09:30 10:00 10:30 à 11:00 11:30 12:00 12:30 13:00 13:00 14:00 COURS 15 09:00 PSYCHOLOGIE Origine de la psychologie, ses diverses spécialités, ce qu'est un psychologue, un psychiatre.En collaboration avec le Cégep Edouard Montpetit.1000 ANGLAIS (Leçon 1): Inv.: Lucie Lavoie.Présentation de la série et set objectifs.Exercice de prononciation avec la première liste de vocobu-latre.11:00 MUSIQUE III (Leçon 1): Mise en ploce des voleurs de notes et de silences.(Demi-soupir, pointé, croche, double-croche etc.).'Entre 09h00 et 12hO0 les émissions de sport sont présentées ou 31 seulement.14:30 15:00 15:30 15:40 15:45 16:00 16:30 17:00 17:30 18.-00 18:30 19:00 19:30 HISTOIRE DE LA MUSIQUE Présentation du vécu de la musique chez les Grecs.Les percussions.Démonstration.KALEIDOSCOPE ENFANTS DU THÉÂTRE les enfants s'expriment à partir de thèmes: Les images, les machines, mochine collective.SOUPIR ET VARIATIONS Approche de l'oiseau, le conte musical de S.Prokofief, Pierre et le loup est raconté aux enfants.LEÇONS DE CHOSES Ce qui se passe dans les camps Jeunesse comme le camp Marcel.On parle aussi du cinquantenaire du Cercle des Jeunes Naturalistes.PAROLE AUX JEUNES Des teunes de niveau secondaire discutent de différents thèmes: La drogue.SUIVEZ LE COURANT La rencontre préparatoire à l'expédition de canot.PLUCHE ET BRINDILLE Pluche montrera à Brindille la différence entre près et loin.Elle connaîtra aussi une nouvelle texture: le piquant.GRENIER SOUS LA MER «LES POISSONS TROPICAUX D'EAU DOUCE».La vie des poissons tropicaux d'eau douce.À QUATRE PATTES \u2022VOULEZ-VOUS UN CHIEN?.Savoir choisir son chien, quelle race, on choisit son chien selon le mode de vie qu'on mène.PLUCHE ET BRINDILLE Brindille apprendra la différence entre le gros et le délicat.Elle classera les formes géométriques semblables ensemble.COURT MÉTRAGE «LA MULE DU PAPE».Pieds nus, dans leurs \\, costumes de cordinoux, les enfants se promènent dans les rues de leur ville et d'Avignon.LES ORAUENSAES CENT TOURS DE CENTOUR LES DÉLICES DE GO UT ATO U Voir encadré.1.2.3.4.ALPHA GLOBULE ET ROBINET On a perdu Globule.MIREILLE ET ARSÈNE LAPIN Emission de bricolage.Pâte à modeler.HISTOIRE DE LA MUSIQUE Voir 08h30.KALEIDOSCOPE Voir09h00.COSMOTEC LES ORALIENS/IES CENT TOURS DE CENTOUR Voir Mh30.SOUPIR ET VARIATIONS Voir lOhOO.PAROLES AUX JEUNES SUIVEZ LE COURANT Cet automne à Inter-Vision CANAL 24 (Cours) ARTS DÉCORATIFS Trois ttgmenh composent cette «rie L'ewadrement avec Oovde Hérovx, In lampes japonaises avec Martine Oucllct el Carofc Vermette et Compo-peéirvre avec Nelly Ltitotr et Live Roy.Les animateurs conseillent les gens sur Its matériaux requit et sur les «trucs» oui facilitent la fabrication de différente pièces, «fusion à 13H00 et a 21WX) les vendredis Pour les régions qui reçoivent 30 canaux ou plus CANAL 6 15H00 i SOUS L'ÉTIQUETTE Cette deuxième émission, est consacrée à la pratique du tennis.L'invité, Michel Bissonnette, instructeur, nous dit comment et où pratiquer ce spart, quels prix payer pour suivre des cours ou s'abonner à un club.Pour les régions qui reçoivent 21 canaux Voir llhOO.Voir llh30.CANAL 9 23:00 ESOTÉRISME EXPÉRIMENTAL Ces émissions sont présentées aux abonnés des systèmes de câblodistnbution faisant partie du Réseau Inter-Vision Cablevision nationale 270-6161 Télécâble Vidéotron 656-2111 Télécâble de la Rive Sud 833-1920 Câjblovition Haut Richelieu 346-1127 Transvision Rive Sud 655-6300 Télécâble des Mille Iles 471-2710 Richard Glenn poursuit son entrevue avec Bernard de Montréal.Aujourd'hui, on discute de la conscientisa-tion du phénomène extra-terrestre vue à travers l'expérience ésotéri-que.[ï~5| ou [2CJ s'adresse aux abonnés qui reçoivent 21 canaux; @) @ ou (3j) s'adresse aux abonnés qui reçoivent 30 canaux ou plus.À QUEBEC: «Sports et Loisirs» est diffusé au canal 29.«Enfants et jeunesse» au canal 26 et «Cours» au canal 25.< LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 18 SEPTEMBRE 1981 A 9 DUCE PPEl Présente \"C'ÉTAIT AVANT LA GUHRRE À L'ANSE À GILLES\" DE MARIE I.ABIÎKGE Du 9 septembre *u 17 octobre THEATRE PORT-ROYAL PLACE DES ARTS du l'jfwl» ju J« imdi 4 21 P.** ilr f^M-i ir-u'i» (éiéptatuaurt îrnwiwivii.142*2112 Vendredi C/TDwiLFRIl w \\y WILFRlD-PELL'ETIER place nrv arts \u2022 \u2022 \u2022 u Montrai IQO^XM) \u2022 H2X 1/9 Gujcnetv: du fu'nd< tu urnedï .inçlu*iy*ment.\u2022 Jfc, midi à 2 T heures.P*v de i*s«Tva«iorti téléphonique* Mnreknei|ifè^ M2- 2112 - les productions DE RI DO et le théâtre français du Centre national des arts présentent 3LVT.00 L on' i.a%o.* cH sons et à?codage Ottawa Citizen CqL^.1111111 ^ , et nu Un bon monstre! L'Incroyable Hulkr à 19h00 Depuis qu'il fut exposé à une dose massive de rayons gamma, le docteur Tanner n'est plus le même homme.En effet, quand on l'attaque ou on le provoque, il se métamorphose en espèce de monstre géant à la peau verte et aux muscles volumineux.Alors, gare à sa colère.Version française d'une série américaine des plus populaires, avec Bill Bixby et Lou Ferrigno.Tout à fait nouveau! Repères, à 21H30 L'animateur Gérard-Marie Boivin et une équipe dynamique de journalistes s'intéressent, chaque semaine, à tout ce qui touche notre vie quotidienne, qu'on parle culture, économie, consommation, environnement ou autre.Axée sur une communication simple et directe, cette nouvelle émission d'informations vous offre cinq dossiers hebdomadaires collant de près à l'actualité.Réalisateur-coordonnateur: Louise B.Tardif.Une femme fatale Nana, à Hors série dès 20H30 En six épisodes, ce feuilleton somptueux raconte la vie d'Anna Coupeau, une femme qui fit battre le coeur du tout-Paris, au 19e siècle.D'après l'oeuvre d'Emile Zola, cette télé-série de Maurice Ca/eneuve met en vedette Véronique Genest, Guy Tréjean et Patrick Préjean.Théâtre de Quaf Sous '.-Lundi.et .mardi à 2lhrs jp èFPT 100 Est ave des Pins- ' Vendredi et sanijecii a 23hrs ltt ~Jf\"! Réservations: 845-727$ Matinée dini; à.15h30 iq t-t Tarif réduit pour étudiants èt membres de rage d'or* IB ! .es Ce soir à dimanche le légendaire montréalais STEPHEN BARRY et son swinging blues bond réuni pour cette occasion spéciale Vm«2 nombfux pour rfj.iw ft tèit Jean-Marie da Silva vous invite à travailler l'exoression corporelle, l'expression verbale.Ateliers pnur zâuttes et enfants Rens.: 843-4384 Admission: $5 SPÉCIAL: 2 bières pour le prix d'une Nouvelle adresse 1 252 Ouest, rue Saint-Antoine (com do la Montagne) ; Metro lucien-l'Allier 875-6227/875-6232 *t;?£ \u2022 \u2022 \u2022 L: \u2022 : - inf-An OinPffnm Ho In Mnnlnnnc, \u2022 mo>r> LES GRANDES VACANCES une congédie satirique cie MICHEL TREMBLAY en .' taborahon avec »e ïneaifc* oefOe»i mise en scene de OLIVIER REICHENBACM un» r* ni ,|0n 2ii THEATRE DE L'OEIL da 10ru 21 SEPTEMBRE 1981 a20h.30 rolâche les mordis et mercredis Sflllf ïnéôlre oe création 4363 rue Ste Cal henné Est Montréal.Québec.2538974 Mf THOPAPlNf AU- AUTOi'US34 ;10ViNw'-t \"» I /UNTENANT OUVERT » - » LA FAMILLE TOUCOURT EN SOLO CE SOIR Un« t»*c* quéOécol»* d titc And*non LA RÉVÉLATION THÉÂTRALE DE 1979\" ugmj fwe&aQ^'ei.:.Lisette Oufooi *\\tn\\ t.»tpuf Robert Laionde Aoberi M*.'»»*) ' l*bo* ' W,-».\u2022 ét\\ 'co «\u2022 i AncTre Montmorency Oirrr.1 on wo*iC#»e 0-YV»*L.iObe Scenogupn*» de M>c\"ei Do\"if«* «F0 S repréMittcrtions f eulôitionir DU 29 SEPT.AU 3 OCT.À 20:30 $| SO odwlr*.%é 00 èey*n«f».A d'«t grwp^ \u2022 .\u2022 SeTS6 H \u2022\u2022^i*» '.77.____ 12:15; 2.05; 4:10; 5:55; 7:50; 9:50 UN EXCELLENT DIVERTISSEMENTI (lue Nmouh, La Frt») les folles aventures de PICASSO i VttSIOH WT.uGOTuco 18 ANS FRANCO NERO DALILA Dl LAZZARO UN DRAMMA BORGHESC Vtùon itxilmnr* iev»-rf«rM frxmçori 1 2 25; 2:15; 4:40; 6 rOO, 7 : SO; 9 1S eftingi wml cine 2001 UNIVERSITE EN PREMIERE POUR TOUS JAMAIS UNE PALME D'OR N'A ÉTÉ AUSSI JUSTIFIÉE il.Pcrtcaull.L* Presse) PALME D'OR Cannes'81 Me au Notre sélection de films à voir! 849-4518 i Chère Inconi\\ue (I SENT A LETTER TO MY LOVE) L'AMOUR C£SÎ WOt M JUSTi?0H?KIN MATCIONE ^PAAIC 12:15) 2:2S|4cM|é:10| i-oo; ru STATIONNEMENT: LUN.AVEN.APRES 18:00 HRS.: $1.50 SAM.ET DIM.TOUTE LA JOURNEE: $1.50 A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 18 SEPTEMBRE 1981 1 SUGGESTION DU PRÉSIDENT AIMÉ GAGNÉ Doubler la représentation du public au Conseil de presse QUEBEC (PC) \u2014 «Les journalistes devraient entreprendre une réflexion en profondeur sur l'exercice de leur profession», a affirmé hier le président du Conseil de presse du Québec, M.Aimé Gagné.Ce dernier prenait la parole devant le Conseil qui tenait à Québec sa huitième assemblée annuelle.Une telle réflexion s'impose si les journalistes désirent vraiment fournir au public une information de qualité marquée LcHoix lymissioMSL- 19:00 ©(£)£B\u2014 L'incroyable Hulk Première d'une nouvelle série dans las' quelle le Dr.Tanner, victime des rayons gamma devient un gros monstre vert.; Chaque fois qu'il s'énerve ça lui fait péter ses chemises mais jamais son pantalon.20:00 © GD rew*»*»io»H téléphonique^ êmmtÊmm-m: m2-2iu au coin de l'excellence, a soutenu M.Gagné.Afin de permettre au public d'être plus exigeant vis-à-vis Tin-formation transmise par les journalistes, M.Gagné a d'ailleurs suggéré que la représentation du public soit doublée au sein du Conseil de presse.Selon M.Gagné, on devrait porter de 6 à 12 le nombre des représentants du public, de façon à ce que leur voix soit aussi forte que celle des journa- listes et des entreprises de presse réunis.«Puisque le Conseil de presse n'existe qu'en fonction du public, je crois qu'il est tout à fait normal que ce dernier ait au moins la parité avec les journalistes et les dirigeants des médias», a dit M.Gagné.Le secrétaire du Conseil, M.Jean Bailla rgeon, a par ailleurs indiqué que le nombre de plaintes portées par le public avait crû de 22 pour cent au cours de la période d'avril 1980 à mars 1981 par rapport à l'année précédente.Il y a eu 83 plaintes formulées contre des articles de journaux ou des bulletins de nouvelles, la plupart du temps pour «manque de rigueur professionnelle ou partialité et inexactitude dans l'information».Le quotidien Le Journal de Québec, qui boycottait le Conseil de presse depuis le début, pourrait être appelé à s'impliquer dans cet organisme, a fait savoir hier le pré- sident du journal, M.Jean-Paul Cloutier.M.Cloutier a d'ailleurs assisté personnellement à la réunion annuelle du Conseil de presse à Québec.Depuis toujours, le Journal de Québec refusait d'attacher de l'importance au Conseil de presse et rejetait systématiquement les avis de ce dernier.Depuis 1973, le Conseil de presse a été saisi de 26 plaintes de lecteurs contre le Journal de Québec, qui se classe au 4e rang à ce titre.Les journaux contre qui plus de plaintes ont été portées sont LA PRESSE (36) Le Soleil (32) et the Gazette (28).M.Gagné a souligné que plusieurs hebdomadaires propriétés de Québécor sont déjà membres du Conseil par le biais de l'Association des Hebdos régionaux, et que Québécor accepte de payer pour ses journalistes les frais de la carte de presse émise par le Conseil.\"DANS TOUTE SA PUISSANCE\" Sir Magazine 18ANS adulte* Uzz LE FRUIT DÉFENDiL CINEMA iGUTfcf^!®, LAM,S!!M«ccAmiy! 4015 St.LAURENT 5025 SfrCRBROOKE W 446 2811 VIDEO CASSETTES AUSSI DEUXIEME GRAND EN VENTE FILM DANS CHAQUE CINEMA HUGO 1 C'EST De nombreuses réductions pour une \"Rentrée\" bien \"Orchestrée\" sur nos livres et disques en librairie du 29 août au 19 septembre Librairie Hugo ^ librairie «gréée § Centre commercial Wilderton S 2735, Van Horne, Montréal S 739-9251 \u2014 739-0512 5 Service aux collectivités Commandes téléphoniques ¦ PSYCHOLOGIE ¦ PHILOSOPHIE ¦ DISQUES 5 2 Ë 3 S EVE: lOhOO- 12h05 - 2h15 - 4h25 - 6h35 - 8h45.PAP.I: dès 12h00.OMEGA: dès 1 hOO.PAP.Il: dès 12h00.EROS: dès lOhOO.DISNE LA COCCINELLE À MEXICO RESTAURANT Venez rire aux éclats L'INCROYABLE RANDONNEE Coccinelle: Sam, dim.Randonnée: Sam., dim.12:45, 4hOO, 7h05 2h35, 5K40.Seen.: 7:20.Sem.: 6H00.Kefjroni 2100, beat U CfffcnJtr ^ Laval \u2022 TaL «74112 CU4S4NI GASTRONOMIQUE ITALIENNE TabUtd'hàtm Fera» toi TtL.:272-1080 Seteil «S automne soîr ktrttfium__ 255 est Ontario Montreal PRIX $600 HEURE 20*30 Mené Gerin-LafOie 455 Saint-Denis.Montreal PRIX $6 00 HEURE 2f>30 k urt+n de* cent 1647 Samt Dens Montreal gratuit HEURE 2lh00 chei «luma* Emery 331 Emery Montréal gratuit HEURE 22hOO «s - .m .4 > j4> » m * * HEAVY DUTY CLEANING KfNER SUPERNETTCWANT 6oo9 FARINER .\"À 1 rr 2wv 14 m ' e f s tts ceinture (^niidets : £5 «?S Michel McLean Auteur écl.fer ï PIERRE RICHARD dans 'EST PAS MOI, C'EST LUI» RIVOLI 2 STOENIS ET BELANGER 277 3125 Sam., dim.: 1:10, 4:30, 7:55.Sem.: 6:10, 7:55 1J Les Films Ambassadeur présentent Une incroyable histoire comprenant d< la puissance, de l'espace du temps et un visiteur inattendu ! ; m* \u2014 v4l David Bowle Dans un film de Nicolas Roeg L'HOMME QUI VENAIT D'AILLEURS avtejlip Torn @ ((COMMANDO DE CHOC.ZEBRA» CHATEAU: 12:45, 4:20, 8:00.LAVAL: Sam dim.: 12:00, 3:45, 7:35.Sam.dernier spectacle 9:15.Sem.7:35 CHATEAU 2 LAVAI 4 René Ma ko présente LE SUCCÈS DE 1981! 3,000,000 de SPECTATEURS ont adoré cette comédie.Une réussite totale.Une vraie comédie comme on aimerait en voir plus souvent.première Une nouvelle tranche de rigolade .On peut aussi s'amuser au cinéma.ciné revue Filmé vite, joué drôle .Acide et frais, wexpress Michel Blanc est désarmant de drôlerie et de vulnérabilité tendre.le quotidien de paris L'observation juste et drôle d'un milieu jeune, à l'écart de la compétition sociale.télé 7 jours Un divertissement magistralement réussi par le réalisateur Patrice Leconte.le figaro Un film de PATRICE LECONTE MICHEL BLANC \u2022 BERNARD GIRAUDEAU - THÉRÈSE LIOTARD Adaptai™ PATRICE LECONTE et MICHEL BLANC Dialogue MICHEL BLANC d âpre* la pièce de LUIS REGO et DIDIER KAMINKA a««c ia coii»b«x«rK>r \u2022'.\u2022 i À12 ans.du valium.A13 ans.de l'héroïne.Ensuite, elle commença à faire le trottoir.\u2022 fro m-Jfa \u2022x1 NiOl DROGUEE, PROSTITUEE.CIIRISTIANE F.»wNATJA BRUNKHORST THOMAS HAUSTEIN,-.Jen»Kuprj»J Runer Woik Jtn r,p0.'# tffîer Chmiune Retchelt Dwuel*J«Me* Kemun Ricf.ler atte I» présence »nuc»»'e | DAVID BOWIE nun d après le livre *S^m* -ChnsUane ?W.r Kinder vo^i Pahnhot Zoo\" trânacm et édite de la bar.de on£naJe par Kai Hermann et H ont Rieck ¦v-v-»« HERMAN WEIGEL '.v *.\u2022 t r».- - \u2022«-».\u2022\u2022».\u2022\u2022 /¦ \u2022 v v 'i-* î.-» tr-r» i« pTrfarton HcaW Morhanev?» et iatine tKtunfrr prM.BERND EICRTNGER et HANS WETH \u2022t.7* UI.RICH EDEI.Le PARISIEN 4 LAVAL 1 Sam.dernier spectacle 1 1:45 I st dénis et belanger 2711103 centre lavai ui-7771 HOST! CATHtRIM 0 86S ÎSb6 CENTRE IAVAI III 111% GREENFIELD PARK 1 1 VERSAILLES 1 PI CRUNriio PARK 8711179 rt9 PIACE VERSAILLES 3S3 7180 Haiwe PARISIEN: 12:00,2:20.440.705,9:25.Sam demietipectacle 11:55.GREENFIELD: Som., dim.12 05,2:25,4:45.7 20,9:45 Sem : 6.45, 9:05 laval Som., dim.: 12:00,2.20.440,7:00,9 20 Som.dernier iptctacle 11:40.Sem.: 6.45,9:05.VERSAILLES.Som., dim.12:00, 2:15,4:30,6:50,9.10.Som.: 6:45,9:05 i AKT3 ET SPECTACLE LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 18 SEPTEMBRE 1981 Jusqu'au scptrnibrr au TNM, Edith Butler, accompauntf par cinq musiciens sous la dire* lion do Cyrille Beauliru.Edith Butler n'a jamais aussi bien chanté, il me semble.Avec autant d'aisance, avec autant d'énergie, d'émotion et de nuances.Le fait de donner son spectacle précédent plus de 200 fois, au cours des dix-huit derniers mois, lui a permis de polir, de maîtriser davantage sa voix déjà unique, particulière- ment touchante dans les complaintes, énergique et colorée comme peu d'autres dans les chansons les plus rythmées.Edith possède aussi beaucoup plus d'assurance sur scène, semble s'y plaire davantage qu'autrefois et se livre donc encore plus facilement à son public, ce qui n'est pas peu dire.Son show parle incidemment d'elle, cette fois-ci.plutôt que de Edith Butler parle d'elle plutôt que de l'Acadie l'Acadie, ce qui avait toujours été le cas depuis la quinzaine d'années qu'elle fait carrière.Deux chansons.Je m'appelle Edith (c'est le titre du spectacle en passant), écrite par Lise Aubut, de même que Je viens de loin, dont le texte est de Luc Plamondon, traitent particulièrement de la femme qu'a toujours bien camouflée son drapeau.A la première personne II n'est plus question de déportation, plus question de larmes, Edith, enjouée, ne défend plus \u2022de cause et se contente de se faire plaisir et de faire plaisir aux gens.Edith Butler, ceci dit.demeure Edith Butler.Elle continue d'interpréter la très grande majorité de ses succès des dernières années (Paquetville, Le p'tit boeuf, Astheur qu'on est là.Le grain de mil.Je vous aime ma vie recommence, J'étions fille du vent et d'Acadie, etc.), joue encore une dizaine d'instruments, en plus de conserver la même orientation musicale, quand il s'agit de nouvelles chansons.Ce qui diffère, au niveau du contenu, c'est le fil conducteur de son show, la façon dont elle assure les liens entre les chansons, sa façon de les présenter.Plutôt que de se référer constamment à l'histoire acadienne.Edith parle maintenant d'elle, de ses souvenirs, de son enfance, avec tout le talent de conteuse qu'on lui connaît, un accent, des mots, une tournure qui touchent inévitablement les gens.La construction du spectacle, par ailleurs, demeure à peu près identique à celle des années pré- cédentes.Une toune, un petit-monologue, une toune, un petit monologue, systématiquement, ; du début à la fin.Voilà finalement le seul défaut de ce show: sa structure, beaucoup trop évidente, qui nous laisse tout prévoir beaucoup trop facilement, qui brise régulièrement le rythme du spectacle, l'élan que lui., donnent les chansons.Le problème sera sans doute beaucoup moins évident quand le show aura vécu, se sera tassé pendant quelques semaines.Pour l'instant cependant, on comprend mal pourquoi Edith, pourtant si' spontanée, qui communique avec son public beaucoup plus facilement que la majorité des autres artistes, s'impose une structure aussi lourde, qui la limite beaucoup plus qu'elle ne lui permet d'étoffer son spectacle.Le café Campus se tourne vers le théâtre Par obligation plutôt que par choix, la direction du café Campus a décidé de ne présenter aucun spectacle de chansons, cette année, de se tourner plutôt vers le théâtre, ou encore d'organiser des fêtes où le public serait autant acteur que spectateur.«Le contraire, explique un des responsables de la programmation, le seul tait de continuer à présenter des spectacles de musique, aurait mis en danger l'existence même du café.Par contre, il est bien évident que nous ne pouvions nous contenter de la discothèque.Même s'il s'agit pour nous d'une opération très rentable.Le Campus s'est donné une mission culturelle que nous continuerons toujours d'assumer.Chaque quinzaine, donc, à compter de lundi, on pourra voir du théâtre au Campus, des pièces engagées politiquement, socialement, qui nous seront offertes par différentes troupes affi- liés à l'Association québécoise du jeune théâtre.Les autres lundis, une semaine sur deux donc, on organisera une fête, autour d'un thème bien pécisj un événement qui réunira des amuseurs publics, ou des sculpteurs, ou des peintres, ou des écrivains, où les gens seront autant acteurs que spectateurs. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 18 SEPTEMBRE 1981 A 13 MAGIC TOUCH T.V.LA TOUCHE MAGIQUE SUPER VENTE LIQUIDATION DE MODÈLES 1981 i ! Mo4èk KV-1945 6« 20 po.TÉLÉVISEUR SONY TRINITRON \u2022 Telecom r»>a ode infro-roog* \u2022 Cociveftnveur witéQré MEILLEUR PRIX EN VILLE Magnétoscope à cassettes Sony BETAMAX * Minuterie program mobie 14 fOori/4 interventions * Télécom monde Tim* CommorxirK \"*1 \u2022 Syntoniiotion Exprès» Tuning à 14 bouton» pouisoirs.Model* SU5600 VENTE '1299 ÏSONY RÉCEPTEURAM/FM STÉRÉO STR-V45 de SONY : i \u2022 40 wotli minimum RMS por conol de ?0Hi à 20KHz et pat plut de 0.04% THT.Ord.*1 \u2022 Hout-porteor.SBP-25, 3 voie», 80 watt* yqi (Wj maximum.Ord.tJ I %# \u2022 TobJe-toumonte PS-T22 lemi-ovtomatv tt%i Ord.*2( que.Entrainement direct.VENTE i TOTAL ORD.'U7915 Occupation des bureaux à l'OCQ fiONY Enregistreusestérèeà ^ cassettes TC-FX4 avec Dolby dJfâ&&Jt&&LSÀ£>S*xéiÈÉÊÊB^.t une plume \u2022 2 ru boni entraine-mer.t moteur.VENTE SRF40W RADIO STEREO COMPACT WALKMAN I f \u2022 récepteur stéréo MF portatif, personnel \u2022 écouteurs MDR ultra-léger» \u2022 amplificateur FET RF ultro-senstblp \u2022 casque fait antenne \u2022 casque 2 fiches \u2022 réglage de volume droit et gauche VENTE ( $ 149 L'exécutif du syndical qui représente les 625 employés de l'Office de la construction du Québec (OCQ) occupait hier le bureau du LISA BINSSE président.M.Jean-Yves Gagnon, pour forcer l'organisme à revenir sur sa décision de prendre un bref d évocation visant à renverser une décision du Tribunal du travail donnant raison à 15 employés mis à pied en 1980.En effet, un arbitre du Tribunal vient de donner raison aux employés qui contestaient leur congédiement et POCQ a immédiatement menacé (lors de la reprise des ^2 SEULEMENT [.RÉCEPTEUR STR-V6 |V 2 x 135 watts RMS VENTE Ord.S995 mad 3 SEULEMENT AMPLI TA-F4A x 40 watts WRMS Ord.$399 VINTI négociations cette semaine) de contester cette décision ce qui n'a pas plu à l'executif de l'Union internationale des employés professionnels et de bureau ( PTQ) Le syndicat se doit de constater en plus que les négociations qui ont repris mercredi «n'ont rien donné-et demande maintenant au ministre du Travail Pierre Ma-rois, «le grand boss», d'intervenir pour que les négociations avec l'OCQ soient de bonne foi ce qui ne serait pas le cas actuellement.Comme on le sait, au moment de la reprise, les négociations dans ce conflit étaient rompues depuis environ un mois.Le syndicat se plaint que l'OCQ veut revenir en arrière sur des droits acquis négociés depuis 1972.Rappelons que la PTQ-construction annonçait cette semaine qu'advenant une grève de ces employés au mois de novembre, le vote d'adhésion dans l'industrie de la construction (qui doit se tenir entre le 4 et 8 novembre prochain) sera possiblement rapporté à une date ultérieure puisque les syndiqués de la construction ne traverseront par les lignes de piquetage.De toute façon, le syndicat des employés de l'OCQ n'accepteront pas que les cadres de l'organisme fassent alors un travail qui leur est normalement dévolu.CAROL Bl RM I I MAN M.DA TOLS 5e ea§o \u2022\u2022m dim 1 15 3 15- 5 15-715-915 sem 515-715915 BON AVENTURE 2 PUCÉ BOMVfH'ijH MI-J7J6 Brooke Shields endlesslove Sim dim n 2S - 2 40 S OS 7 20 9 35 iem S OS-7 70 9 3i PLACE DU CANADA VIA CHATEAU CHAMPLAIM 16 ! - 4595 BILL MURRAY sam.dim.: 1 00 - 3.00 - 5 00 -sem.: 7.00 - 9 00 SQUARE DÉCARIE 2 DKARIE SUDDC JfAS-TAiOS 341 INJONCTION CONTRE TRANS-QUEBEC MARITIMES L'AECQ va en appel AN AMERICAN WEREWOLF IN LONDON 4e SEMAINE! NIVEAU D*J M?TB0 A'WA'fcB \u2022 3S-î2 Le conseil d'ad- recommandation du ministration de président Claude l'Association des en- Chagnon, a décidé trepreneurs en con- hier d'en appeler de struction du Québec la décision du juge (AECQ), suivant la John H.Hannan de la \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \"\\\" V m rowori f'i )i » FRANCOIS T RU F FAUT CYIHLRINL GERARD DKNtUVF.DLPARDILU LÉ Dernier etro SAM .DIM 2:00,4.30.7:00.9 30 SEM 7.00.9 30 \u2022I à .r'A V,\\tM »- La critique est iB! 8 e MOIS! unanime I li Mil» .1 i«it ,th««\u2022Itimcnt.¦: t|iiVn »c Mu fiel IVuv I .M.i n cinemasplus y**-» GAGNANT MEILLEUR SCÉNARIO festival des films du monde 14 \\\\ S : À I .i i.inlJNliqui-épopée des ( h»»jlicrs di- l.i I jbk' Ronde \"cl uY Merlin 1*1 nch.mtiur rv%\\\\ iMMm'é.TOUS LES JOURS: 1:10.3:50, 6:30, 9:10 K- \u2014 jr-'\u2014 ICS LE FILM LE PLUS CONTROVERSÉ DES ÎO DERNIÈRES ANNÉES! loANS en « À voir pour le beau duel que se livrent deux excellents comédiens » franc.ne lourmitou i* Ce.c .Un affrontement entre deux bêtes de cinéma.lut Pffeo.\" Lo F vug \u2022 i Un excellent SUSpense» Froncmt G-mo Cado Canada « Miller nous accroche avec habileté, » f'onco *-wO»o - Jouira- d* Montrée.' \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 n Bien fait, bien interprété, on s'implique du début à la fin »» Mr.averts A PAUL *LIE' hx>/o A K>UcD NE AME F MSii MA*T-tw A,:ClAY3j«r ; R MONDAY ¦'.\"XTCBE»' «Jeor P->j t».JE^OMt LATENCE orb_ SRCA* i AMiEfJCE i E LEE A s-OOX4KJ », PAUL HBiEB cro vaptm* SCOTI r^l AVENUE 1224 AVE CREENE 937 2747 Som .dim ! 00.300.5 00, 7 00, 9 00 Sem 7 00.9 00 ENFIN UN FILM A CROQUER.Personne ne sait qui elle est wSM ni quelle sera sa prochaine victime.'\u2022v \"\u2022*.*\u2022'\u2014->\u2022 v\"* !'\u2022*\u2022* '\u2022 *\u2022*\u2022»:*' ¦ ~ * MEUK H IaN.TA EKBERG \u2022 X\u20ac CWLLESANOPO \u2022 LOU CAST EL \u2022 ALOAV*LLi| 1-msaznxnm-1 CHATEAU: 100, 4:00, 7 00, 8 30 LAVAL Sam, dim.1200.2:50.5 40, 8 35 Som dernier spectacle 9.55.Sem 7 00, 8 35 VERSAILLES Sam d.rr 12 30.2 55 5 30 8 05 Scrr 6 30 8 05 prendre! Starring RICK PODELL PAMELA BRYANT ROSANNE KATON LOEWS 5 |® _ 100, 3 00, 5 00.7 00.9S4 STKATXEtM 0.161.7437 P\"L *0°0Sanv dcrn,Cf socc,ac,c ( 'est un été chaud.Ned Racine attend.quelque chose de bien spécial doit arriver.Et quand le moment est venu.Il ne sera pas prêt à en subir les conséquences.18 AN S Aclulti's HEAT Le suspense débute lorsque Vambiànce se survolte et que lo température s'é/ève.?\u2022BODY HEAT\" WILLIAM HURT KATHLEEN TURNER and RICHARD CRENNA Written and Directed by LAWRENCE KASDAN Produced by FRED T.GALLO PANAVISKW' TECHNIC*MX »R ' a i AjM)u>M^sw^ w jBj^ ________Q Dès KESSEEbIE] aujourd'hui! mrvarHH^o m moi peel CLAREM0NT FAIRVIEW 2 5038 SHtMRGOKE 0 486- 7381 TRANS CAM S 52 8B7IOIS IBM * i MU 241.418.fcm Ml I».èmèm mm tOtlO IBM I ia.KJ.SiO 7 » f » Wa.imlirpupmiii HJP.CUJBAQIff:hm,ém, ) i*$ î M.* so 7 oo * !o Sm*k roo * iû pumr* fa*, te.140.)«.MKOtttl* too too 2e semaine CHATEAU 1 ST OEMS ET BELANGER 2711103 ___ m CENTRE LAVAL 68d 7776 pLACE VERSAILLES 3S3 7880 toinm LAVAL 5 VERSAILLES 3 LOEWS 4 |® 130, 3 30.5 30.7 30.9:30.Som dernier spe!/f) MVin«l*¥4» llîlll «IWW4M \u2022% MUM nn'o* \u2022.*.|M«IMM
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