La presse, 6 novembre 1981, Cahier A
[" \"A A 2 Démission de \u2022 * y Marcel Fafard, pdg de la CTRSM Le président et directeur général de la Commission de transport de la Rive sud de Montréal, M.Marcel Fafard, a décidé de démissionner dans un geste auquel on pouvait peut-être s'at-ïendre mais qu'on ne prévoyait pas aussi précipité.aam******* mw.«m ¦¦¦ ¦¦ hp mm GERMAIN TARDIF La nouvelle a été indirectement confirmée par M.Jean-Guy Parent, maire de Boucherville et président du conseil des maires de la Rive sud.M.Parent a déclaré que des «négociations de bris de contrat» avaient eu lieu avec M.Fafard.Il a ajouté qu'après entente son départ entrera en vigueur au- ¥ 1 m- ,.v v.\u2022: .¦: / I ¦.:¦ Marcel Fafard RUES- MONTRÉAL- SPRINGLAND, rue (?) \u2022A plan de lotissement d'une terre le 13 juin 1906 par Jane et W.Mann au Bureau d'enregistrement provincial, on relève les noms Springland, Rockland et Woodland, ce qui laisse présumer qu'il s'agit de noms à consonnance pastorale.Connu sous le nom de rue Bromby jusqu'au 11 novembre 1921, le prolongement de cette voie reçut alors le nom de rue Springland.Axe sud-nord à partir du boulevard de la Vérendrye, à l'ouest de Jolicoeur.XXX SQUÀRE- SAINTE-ÉLISABETH, rue du (1933) Voie longeant le square Sainte-Elisabeth, ainsi nommé parce que situé en face de l'église Sainte-Eli-sabeth-du-Portugal.Axe ouest-est à partir de de Courcelle, au sud de Saint-Jacques.XXX SULLIVAN, rue (1962) En souvenir d'Alan Sullivan (1868-1948), écrivain sous le nom de plume de Sinclair Murray.Axe est-ouest à partir de Shearer, au sud de Centre.XXX SAINT-ROCH, rue (1928) et terrasse (1967) Nom de la paroisse où ces voies sont situées.Jadis connue sous le nom de rue Abraham, la rue s'étend vers Test à partir de l'Aca-die, au nord de Jean-Talon.La terrasse s'étend vers le sud à partir de la rue Saint-Roch, à Test de Du-rocher.La Quotidienne Tirage d'hier 8-3-6 METEO\" jourd'hui et que le rapport des négociations avec lui sera rendu public lors de la prochaine réunion du conseil des maires mardi prochain.M.Fafard avait été nommé pdg, il y a deux ans et demi pour un mandat de dix ans.M.Fafard n'a pu être rejoint, hier, pour confirmer lui-même sa décision qui survient quelques jours après la publication d'un rapport assez volumineux et rédigé par Me Lucie Dion, qui était conseiller juridique et sociétaire de la commission jusqu'à sa démission à la mi-octobre.Ce rapport, qui avait fait, en fin de semaine dernière, l'objet de deux articles sous la signature de Guy Pinard dans LA PRESSE, mettait en doute la compétence et l'efficacité de M.Fafard en matière d'administration et de relations de travail.La première réaction publique de M.Fafard à ces accusations a étédequalifier de «politique» le geste posé par Me Dion.Durant son mandat, M.Fafard a eu à faire face à toutes sortes de problèmes politiques et notamment à un nombre plus élevé de grèves qu'auparavant, dû surtout au climat qui existait entre le conseil des maires et lui-même ainsi qu'au climat créé chez les chauffeurs d'autobus lors de l'intégration des membres des deux unités syndicales qui représentaient les chauffeurs de la CRTSM et ceux de Métropolitain Sud, devenue filiale de la CTRSM.Aucun nom n'a encore été proposé pour prendre la relève de M.Fafard et ce n'est pas sans intérêt que l'on s'interroge sur la personne qui consentira à plonger dans ce «panier de crabes» qu'est la CTRSM.Le maire Parent a fait savoir à LA PRESSE qu'il s'est déjà mis à la recherche d'un président par intérim et qu'il espère pouvoir en trouver un d'ici à une semaine.Quant à la recherche d'un pdg permanent, il admet que ce sera une tâche difficile.STATIONNEMENT Hausse du tarif des amendes dès lundi Dorénavant il en coûtera plus cher aux automobilistes qui ne respectent pas les règlements relatifs au stationnement dans la ville de Montréal.C'est en effet au lendemain de la séance publique du conseil municipal du 9 novembre (lundi prochain) qu'entreront en vigueur les nouveaux taux des paiements libératoires qui se liront ainsi: ¦ stationnement interdit: le tarif passe de $15 à $20.¦ arrêt interdit: le taux en vigueur de $25 sera porté à $30; ¦ infraction au règlement de stationnement incluant un remorquage: le nouveau taux proposé est de $30 contre $25 additionnels qu'il est actuellement; ¦ infraction incluant un avis de sommation: de $10 additionnels à $12 qu'il sera dès l'adoption des nouveaux tarifs; ¦ et enfin, pour une infraction incluant un avis préliminaire: de $3 additionnels à $4.Quant aux infractions au stationnement d'un camion ou autobus plus d'une heure dans une rue devant un bâtiment résidentiel, le nouveau tarif sera fixé à $20, soit le double de ce qu'il est actuellement.AUJOURD'HUI : MINIMUM : 3 MAXIMUM : 8 NUAGEUX AVEC QUELQUES AVERSES DEMAIN: CIEL VARIABLE Québec Max.Abitibi 4 Outoooais 8 Lauren tides 6 Cantons de l'Est 8 Mauriac 8 Québec 8 Loc Saint-Jean 6 Rimouski 6 Gasposie 6 Baie Com cou 3 Sept-lles 3 États-Unis Aujourd'hui Nixxjevx ovtnes Nwogeui Nuogetu avenct Nuogwx av* tes Nuogeuiavtfm Nuogeu» averiei Nuogeux owtes Nuogev» aver tes Nuogevi ovenes Ru* Boston Buffalo Chicago Miami New York MIN.MAX.8 13 4 9 25 12 15 13 29 19 Nllc-Orleons Pittsburg 4 San Franscisco 10 Washington 16 MM.MAX.19 22 19 15 19 les capitales Canada MIN.MAX.Victoria Edmonton Regina Winnipeg Toronto Frederkton Holifox Chortottetown Saint-Jean 1 0 -2 -2 4 3 4 3 0 12 11 12 10 7 13 13 12 8 Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Averses Pluie Pluie Pluie Nuageux Amsterdam Athènes Acapulco Berlin Bruxelles Buenos Aires Copenhague Genève Hong Kong Le Caire Lisbonne Londres MM.MAX.10 M 17 24 6 O 14 6 5 22 17 11 6 25 34 8 9 19 11 10 24 26 25 13 Madrid Moscou Mexico Oslo Paris Rome Séoul Stockholm Tokyo TrinkJod Vienne MIN.MAX.5 25 0 10 2 10 9 21 3 13 21 5 -1 22 8 13 15 26 9 16 26 11 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 6 NOVEMBRE 1981 \u2022 .Une partie du jardin des Sulpiciens Les Sulpiciens iront devant les tribunaux pour empêcher que leur domaine ne devienne bien culturel Les Messieurs de Saint-Sulpice ont entrepris de livrer un combat juridique et politique dans le but de contrecarrer le projet de classement du grand domaine historique de la rue Sherbrooke, projet que le gouvernement du Québec avait commencé de réaliser au mois de juin dernier.JEAN-PIERRE BONHOMME Pour empêcher que le gouvernement n'ait quelque regard que ce soit sur le développement des lieux, les Sulpiciens envisagent rien de moins, pour faire respecter l'intégrité de leur droit de propriété d'invoquer l'anticonstitu-tionnalité de la loi sur les biens culturels.Dans l'éventualité de leur succès à ce titre, toutes les décisions relatives au classement des immeubles du territoire pourraient être remises en question.La lutte juridique devant ainsi être entreprise apporte donc une fin de non recevoir directe à l'offre de collaboration faite personnellement par le ministre des Affaires culturelles du Québec, M.Clément Richard, et ses fonctionnaires lors de rencontres tenues au séminaire, cet été, pour intéresser les religieux à la confection d'un plan de mise en valeur du complexe historique.Le grand complexe sulpicien, dont l'origine remonte au début de la colonie, a fréquemment été menacé par la spéculation immobilière.L'économe provincial de la Société deSaint-Sulpice, M.Maurice Bouchard, a déclaré hier à LA PRESSE que sa communauté «refuse tout classement des terrains et des bâtisses du Grand séminaire», et que les mesures déjà prises il y a quelques années par le ministère pour classer les deux tours anciennes qu'on aperçoit de la rue Sherbrooke, sont amplement suffisantes.Il a dit que «trois ou quatre avocats» ont déjà été approchés pour défendre les intérêts des prêtres.Classement «illégal»?Le président de la campagne de souscription de $1 million lancée cette semaine pour moderniser les immeubles, l'abbé Robert Riendeau, a déclaré pour sa part que le classement entrepris en juin dernier par le gouvernement du Québec est empreint «d'illégalité», et il a indiqué qu'un avocat retenu par le Grand séminaire pourrait invoquer l'inconsti-tutionnalité de la loi sur les biens culturels.C'est dire qu'on tente- rait ainsi d'opposer le droit à la propriété privée aux politiques de sauvegarde du patrimoine immobilier.Interrogé à ce sujet hier, le sous-ministre des Affaires culturelles, M.Roland Arpin, a dit que si les Messieurs de Saint-Sulpice choisissent de faire une lutte sur le plan juridique ils ne «s'engagent pas dans une voie d'avenir».Il a souligné que ses fonctionnaires sont récemment entrés en pourparlers avec le père Goulet sur les modalités d'un plan de mise en valeur et que tout indiquait alors qu'une entente pourrait intervenir.Il a bien souligné que le ministère des Affaires culturelles a conscience des contraintes économiques que les Messieurs doivent affronter et que les plans correctifs auraient tenu compte de ce fait.Il a néanmoins fait remarquer que le Grand séminaire et ses dépendances constituent l'un des biens collectifs les plus importants du Québec, et qu'à ce titre le gouvernement a le devoir de poser des gestes protecteurs.L'économe du Grand séminaire, M.Asselin, a pour sa part révélé que les revenus approximatifs de $3 millions encaissés récemment lors de la vente\u2014 fort contestée \u2014 à des promoteurs immobiliers internationaux, d'importants terrains du complexe, vont uniquement servir à éponger le déficit d'opération du Grand séminaire qui s'établit à $200,000 par année depuis les dix dernières années.Il est notoire que les fonctionnaires montréalais du ministère des Affaires culturelles réussissent très mal à obtenir la collaboration des congrégations religieuses en matière de revalorisation des immeubles.Leurs difficultés avec les Messieurs de Saint-Sulpice se manifesteraient, disent les porte-parole autorisés, «jusque dans les moindres détails».L'avis de classement des immeubles des Sulpiciens de la rue Sherbrooke, y compris les 116,000 mètres carrés de terrain, a été présenté par le ministre Richard lui-même au mois de juin dernier.Cet avis de classement donnait droit aux propriétaires de faire opposition dans les 30 jours.Cette opposition a été formulée devant la Commission des biens culturels, comme il se doit, et tout indiquait, le mois passé, qu'un compromis permettant le classement définitif avait été trouvé.Tout ce dossier se retrouve maintenant sur le bureau du ministre Clément Richard.i i « r \u2022K M ¦*> - 1 J *9 * m \u2022 - 1 - \u2022 -m \u2022\u2022 \u2022 t Une médaille d'or newyorkaise pour Pierre Trudeau - VtMJ \u2022 \u2022.« ¦ i - s \u2022 ¦ * Nuisance «temporaire» Non seulement la grue géante du Palais des Congrès qui perturbe la libre circulation des piétons et des automobilistes dans la rue Saint-Urbain, est-elle toujours là après deux jours, mais il s'en est ajouté une deuxième hier.Cependant, les services concertés de la circulation et de la police ont indiqué hier à LA PRESSE que les mastodontes ne seraient là que jusqu'à ce soir.Il n'est donc pas question que cette nuisance encombre la rue pendant plusieurs jours.L'une des grues est la plus lourde qui ait été louée par un entrepreneur général depuis longtemps à Montréal et comme elle se trouve placée dans une rue qui est en somme un viaduc, il a fallu veiller particulièrement à la répartition des charges.La grue géante sert à mettre en place les poutres de béton longues de 95 pieds qui supporteront le grand hall d'exposition du Palais des congrès.Pendant la mise en place de ces énormes pièces, cette section de la rue Saint-Urbain sera fermée à la circulation la nuit.Les grues géantes feront leur réapparition une nouvelle fois pendant un certain temps en janvier.NEW YORK \u2014 Tant que les Etats actuels continueront d'exister, malgré leur caractère parfois désuet, il faudra veiller à sauvegarder leur intégrité.Mais cette entreprise ne devrait pas aller sans un partage de plus en plus répandu et lucide entre les nations.ROBERT-GUY SCULLY (collaboration spéciale) Ce message humaniste et internationaliste, mais étonnamment dépourvu d'exemples précis et noms propres, constituait l'essentiel du discours prononcé hier soir par M.Pierre Elliott Trudeau, qui recevait la médaille d'or du Conseil des Eglises de New York.Cette médaille couronne les individus «qui ont tenté, par leur oeuvre, de surmonter les barrières culturelles».La pensée de M.Trudeau sur le Canada, qui est assez bien connue ici, se situe tout-à-fait dans cet esprit, et une conférence sur ce sujet difficile aurait eu un intérêt certain.Cependant, le premier ministre a préféré s'attarder à d'autres questions qui lui importent tout autant: les relations planétaires, le désarmement, la révolution technologique.C'est ce qui explique le caractère assez abstrait de la démonstration.Il n'est pas facile pour un chef d'Etat, dans une métropole étrangère, de céder à la tentation de «nommer des noms», comme disent les Américains.Néanmoins, ceux qui connaissaient déjà le personnage auraient sûrement aimé entendre ses opinions franches sur certains pays qui profitent des autres, sur des notions qui connaissent un déclin irrémédiable, sur les cartels des denrées et sur les nouveaux mouvements religieux.S'il était libre de parler, M.Trudeau serait-il moins éloquent sur ces thèmes que lorsqu'il pourfend le séparatisme?Quelque peu prisonnier des circonstances et du vocabulaire de rigueur, le premier ministre canadien a plutôt brossé à grands traits l'évolution de la situation mondiale depuis 1945.À mesure que l'optimisme expansionniste de cette période s'est essoufflé, on a vu l'immense machine internationale se dérégler.M.Trudeau a décrit avec une maîtrise remarquable les contingentes de ce dérèglement.Il a conclu en isolant quatre problèmes qui lui semblent particulièrement périlleux: les armes nucléaires, la nourriture, l'environnement et l'énergie.Les trois principaux représentants du Canada aux Etats-Unis, l'ambassadeur à Washington Peter Tow, l'ambassadeur près de l'ONU, Gérard Pelletier, et le consul à New York Kenneth Taylor, assistaient à la conférence.Celle-ci débuta, comme à l'habitude, par le chant des deux hymnes nationaux.Mais peut-être pour refléter fidèlement la différence entre nos deux populations, l'excellent ténor retenu pour cette fonction fit monter de plusieurs décibels sa voix, entre le «O Canada» et la «Star-Sprangled Banner» ¦ Double meurtre Les policiers de la CUM, district 34, ont découvert deux cadavres au 4171 rue Rivard après avoir reçu un appel téléphonique du propriétaire qui avait remarqué que la porte et la fenêtre arrière du logement avaient été forcées et endommagées.Croyant qu'il s'agissait d'un vol par effraction, le propriétaire a communiqué avec les policiers.Un homme d'environ 40 ans gisait sur le plancher non loin de la porte de la chambre à coucher, tandis que le corps d'une femme, Mme Annette Welfey, âgée de 49 ans, était dans le lit.Les deux personnes ont été tuées de plusieurs coups à la tête.La police a ouvert une enquête sur ce double meurtre.v t LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 6 NOVEMBRE 1981 A 3 MEURTRE DE L'AGENT MICHEL VINCENT La danseuse Danielle Williams et l'agent de théâtre Luc Clouâfre devant le coroner Le LRC passé à Sa loupe «Pourtant un beau brin de fille.», a murmuré discrètement un policier alors que comparaissaient, hier, en cour du coroner, Danielle Williams, 23 ans, et Luc Clouâtre, 24 ans, détenus ANDRE CED3LOT comme témoins importants en rapport avec le meurtre de Pa-gent Michel Vincent, abattu mardi au cours d'un hold up de banque raté à Longueuil.Le coroneur Maurice Laniel a fixé au 16 novembre la tenue de son enquête publique.Afin de se conformer à la loi régissant la détention préventive, les deux suspects devront revenir devant lui, mardi prochain.Un troisième individu dont la police de Longueuil refuse pour l'instant de dévoiler l'identité est toujours activement recherché.Déjà arrêtée pour des vols qualifiés, Danielle Williams, une danseuse à gogo, est considérée par les policiers comme le «boss» du gang.Lors de sa comparution devant le coroner, hier, elle portait un costume passablement décolleté.Elle paraissait très nerveuse et cachait continuellement son visage avec sa main gauche ou, en penchant la tète, avec ses longs cheveux blonds.Quant à son présumé comparse, Luc Clouâtre, qui a notamment déjà été condamné à une année de prison pour fraude, il avait l'air beaucoup plus sûr que la jeune femme.Debout, une main sur la hanche, il a lui aussi écouté sans mot dire le coroner émettre ses directives sous la mitraille des nombreux photographes de presse présents dans la salle d'audience.Juste avant d'entrer dans la salle, Clouâtre avait toutefois tenté de frapper un photographe, même s'il était menotte au sergent-détective Claude Plourde, de la police de Longueuil.L'employé du journal The Gazette a toutefois pu éviter le coup.Le prévenu est agent de théâtre de son métier.Du moins c'est ce qu'il a dit aux policiers.Tout ce que l'on sait d'autre sur Clouâtre, c'est qu'il vient d'une famille nombreuse de l'est de Montréal.Son père, toujours d'après ce qu'il aurait déclaré aux enquêteurs, était dépressif et s'est suicidé il y a un an.Son casier judiciaire ne fait mention d'aucun acte de violence.Etat toujours grave En fin de journée hier, l'agent Serge Gagnon, blessé au cours de la fusillade, restait toujours dans un état jugé grave.Le policier, a-t-on appris, est sorti du coma.Il a même pour la première fois balbutié quelques mots à ses parents.Ceux-ci sont à son chevet depuis son arrivée à l'hôpital Charles-Lemoyne de Greenfield Park.Les médecins refusent malgré tout de se prononcer sur les chances de survie du patient.Ce dernier avait été atteint de trois coups de feu, deux à l'abdomen et un à la hanche, alors qu'il répondait à une alerte de hold-up à une succursale de la Banque nationale, au 2850 de la rue De Lyon, à Longueuil.Son compa- gnon, l'agent Michel Vincent, âgé de 26 ans, avait été tué sur le coup d'une balle à la tête tiré de l'intérieur de l'établissement.Les deux policiers n'ont eu aucune chance de répliquer aux trois bandits qui tentaient de dévaliser la banque.L'enquête aurait permis d'établir qu'un coup de feu est parti du revolver de l'agent Vincent, au moment où celui-ci s'est affaissé au sol après avoir été touché sans avertissement par les bandits.Les funérailles civiques de l'agent Vincent auront lieu demain matin, à llh, à l'église Saint-An-toine-de-Padoue, à Longueuil.On s'attend à la présence de nombreux policiers du Québec et d'un peu partout au Canada et aux Etats-Unis.Depuis le tragique événement, près de la moitié des employés de la banque, dont le gérant, n'ont pu retourner au travail, étant encore sous l'effet d'un choc nerveux.Le service à la clientèle n'a toutefois pas été affecté, de hauts dirigeants de la Banque nationale assumant l'intérim sur place.Luc Clouâtre (à droite), 24 ans, qui se donne pour métier celui d'agent de théâtre, paraissait imperturbable hier, lors de sa comparution devant le coroner Maurice Laniel.Photo Michel Gravel, LA PRESSE Les quelques semaines d'expérience en service du train LRC ont permis à Via Rail Canada de déceler suffisamment de pépins plus ou moins importants pour justifier son retrait temporaire du service, sans pour autant que ne soit remise en cause la qualité technique du train de Bombardier Limitée.En fait, la liste initiale des modifications demandées par Via Rail en comprend pas moins de 190, dont une vingtaine qui n'étaient pas prévues au devis, comme l'a confirmé hier Réjean Béchand, vice-président au Développement et à la Planification chez Via Rail.Ce dernier précise que la réception de chaque unité de livraison (une locomotive et trois voitures) permet d'ecourter la liste puisque le constructeur québécois apporte évidemment les correctifs dès que la chose est possible.Dans la très grande majorité des cas, les défectuosités notées sur les neuf motrices et les 21 voitures présentement en possession de Via Rail sont d'ordre mineur.Mais il en existe quatre qui, selon Béchand.sont plus préoccupantes que les autres aux yeux de Via, et qu'il vaut mieux corriger avant que les trains n'entrent définitivement en service.Les principaux problèmes Le plus préoccupant est probablement le mécanisme de freinage «Deselostat» qui entraine le blocage des roues lors de l'application des freins.Il en résulte des «méplats» sur les roues, nécessitant un réusinage des roues afin d'éliminer le désagréable cognement qui en résulte.Le problème surprend d'autant plus Béchand que la compagnie Wabco, fabricant de cette pièce composante, en compte plusieurs milliers en circulation sur les chemins de fer nord-américains.Puis il y a la régulation de la tension sur les locomotives.Au cours de la période de rodage, on a noté des pointes de tension et on craint que ces pointes aient tendance à détruire les pièces composantes électroniques, notamment celle du mécanisme d'inclinaison de la caisse.Le mécanisme d'inclinaison lui-même devra subir certains ajustements de la part du constructeur, mais encore là, il n'y a rien pour remettre en question ce concept exclusif à Bombardier.Enfin, on a constaté certains problèmes avec les chargeurs de batteries, et il faudra sans doute y apporter certaines modifications.A ces quatre problèmes s'ajoutent deux défectuosités notées sur certaines voitures au niveau de la climatisation et de l'étan-chéité des porter des voitures.Des ajustements permettront sans doute de résoudre ces défectuosités.En somme, rien de catastrophique.Mais même si la direction de Bombardier n'apprécie guère un retrait de la circulation même temporaire de son produit.Via Rail n'avait pas le choix.On mise beaucoup trop sur le LRC pour redonner aux Canadiens le goût de voyager par chemin de fer pour que sa mise en service soit cahotique.Velectrification bientôt discutée Puisqu'il est question de Via Rail, autant en profiter pour vous communiquer une autre information intéressante.En effet, le vice-président de Via Rail Québec, J.-Léo Moisan.doit rencontrer incessamment les fonctionnaires du ministère fédéral de l'Expansion économique et régionale (MEER) avant d'étudier la possibilité d'impliquer financièrement le ministère dans l'électrification de la voie ferrée.Il coulera sans doute encore beaucoup d'eau dans le Saint-Laurent avant que la première locomotive électrique roule au Québec, mais il est bon de savoir que Via y songe de plus en plus sérieusement.Les bureaux d'enregistrement Ordinairement, lorsqu'un service gouvernemental réplique à une chronique, il le fait dans l'espérance que le correctif tournera à son avantage.Or.je viens de recevoir d'un employé (helàs anonyme) du Bureau d'enregistrement une demande de correction qui produira plutôt l'effet contraire.En effet, lors d'une récente chronique consacrée à la nouvelle tarification du Bureau d'enreqistivmcnt.j'avais mentionné des tarifs de S3 et $6 (selon le nombre d'années) pour chaque entrée au certificat de recherche, en me basant sur les chiffres soumis par le notaire Andre Desmarais.Or.selon le document fourni par cet employé anonyme, je ne suis pas allé assez loin: c'est de $6 et de $12 dont j'aurais du parler.De sorte que, si je reprends l'exemple cité ce jour-là.ce qui coûtait $23.50 au notaire Desmarais avant le 14 septembre dernier lui coûte $70.pour une augmentation de 198 pour cent.Mieux vaut tard que jamais A défaut d'installer un système d'éclairage temporaire, les responsables de la construction du Palais des congrès ont procédé hier à la pose d un immense panneau qui invite les automobilistes à rouler lentement et à allumer leurs phares à l'entrée de l'autoroute Ville-Marie.C'est une excellente initiative.Québec entend procéder La décision de ici Cour suprême comme d'ordinaire avec les délinquants modifie l'application de Ea loi 24 \u2014Me D Un porte-parole du ministère de la Justice du Québec a confirmé hier à LA PRESSE qu'une directive verbale avait été donnée depuis mardi à tous les substituts du procureur général CONRAD BERNIER_ de la division du Tribunal de la jeunesse aux fins de les informer que les mécanismes de signalement, d'évaluation des dossiers et des décisions, dans les cas de délinquance, devaient fonctionner comme ils fonctionnaient avant le prononcé de la décision de la Cour suprême.Ce porte-parole a en effet déclaré: «C'est exact qu'une directive verbale a été émise à l'intention des substituts du procureur général oeuvrant au tribunal de la jeunesse, et celle-ci stipule qu'ils doivent continuer de fonctionner comme avant dans les cas de délinquance, c'est-à-dire de continuer à déjudiciariser.Toutefois, si un citoyen insiste pour porter plainte contre un mineur en vertu de l'article 455 du Code criminel, il appartiendra alors au substitut du procureur général auprès du Tribunal de la jeunesse de décider si la plainte est recevable ou non.» La loi 24 toujours valide «Cette directive, a ajouté le porte-parole du ministère de la Justice, tient au fait que la Cour suprême n'a pas jugé inconstitutionnelle la loi 24 et n'a pas invalidé ses mécanismes de fonctionnement.La Cour suprême a seulement affirmé la prépondérance de l'article 455 du Code criminel sur la loi 24 dans les cas de délinquance.» Informée du contenu de cette directive verbale, Me Diane Piché a pour as part déclaré: «Pour contrecarrer la décision rendue par la Cour suprême, qui affirme la préséance de la Loi sur les jeunes délinquants sur la Loi de la protection de la jeunesse, le ministère de la Justice du Québec vient avec sa directive couper à sa source même la loi sur les jeunes délinquants.Peu importe que cette directive soit légale ou pas \u2014 et je doute personnellement de sa légalité \u2014 elle n'en reste pas moins malhonnête.Quand on considère, d'une part, que la Loi 24, techniquement, non seulement ne prévoit pas de recours pour les victimes, mais les leur interdit et, d'autre part, que la Cour suprême vient de leur reconnaître ce droit-là, on peut conclure que le ministère de la Justice tente sournoisement avec sa directive de renverser en pratique, par une fiction administrative, un droit fondamental des citoyens.Ceux-ci, à mon avis, auront vite fait de comprendre qu'ils se retrouvent dans une situation piégée, et qu'ils n'hésiteront pas à se regrouper pour en sortir.«Désormais, tous les jeunes présumément coupables d'un délit feront l'objet d'une dénonciation policière et seront conduits systématiquement devant un juge.La décision de la Cour suprême ne commande pas cela expressément, mais c'est à cela qu'elle mène déjà et irrésistiblement! » CONRAD BERNIER_ Au cours d'une entrevue accordée à LA PRESSE, Me Diane Piché a déclaré que ceux «qui soutiennent, depuis mardi, ainsi que l'ont fait le ministre de la Justice du Québec et certains directeurs de la protection de la jeunesse, que la décision du plus haut tribunal du pays ne modifie pas la mise en application de la Loi sur la protection de la jeunesse, s'abusent ou trompent délibérément le public! «Cela ne rime à rien de dire que la décision de la Cour suprême n'invalide pas ou ne détruit pas les mécanismes de fonctionnement, même dans les cas de délinquance, de la loi 24, ajoute Me Piché.Ce qu'il importe de dire, maintenant, c'est que la décision de la Cour suprême restitue à ma cliente \u2014 et, conséquemment, à tous les citoyens qui pourront éventuellement avoir des motifs raisonnables et probables de croi re qu'un jeune a commis un acte criminel \u2014 le droit de porter plainte devant un tribunal compé tent.«En d'autres mots, insiste l'avocate de Saint-Jérôme qui s'est at- tirée une notoriété nationale en défendant une vieille dame qui avait été agressée et volée par un jeune délinquant, la décision de la Cour suprême restitue à tous les citoyens un droit que leur reconnaissait le Code criminel mais que le législateur québécois leur avait enlevé avec la loi 24.«Lorsque la loi 24 a été mise en vigueur, poursuit Me Piché, tous les intervenants, y compris les policiers, ont accepté, parce que désireux de se conformer à la volonté du législateur québécois, mais n'ignorant toutefois pas pour autant l'existence de la loi fédérale sur les jeunes délinquants, que tous les jeunes provisoirement en difficulté, y compris les présumes délinquants et les délinquants présumément récidivistes, soient d'abord amenés devant un directeur de la protection de la jeunesse.En somme, un consensus existait et les policiers en étaient, il importe de le répéter.Or, ce consensus n'existe plus ou, si vous préférez, ne peut plus exister bien longtemps encore parce que les policiers \u2014 ce sont eux qui, à la fin, décident après enquête sur plainte d'un citoyen de signer une dénonciation devant un juge de paix \u2014 savent maintenant qu'ils peuvent, dans les cas de délinquance, s'adresser comme par le passé directement à un tribunal.Si l'on tient compte que va leur déplaisait de conduire en priorité un délinquant devant un directeur de la protection de la jeunesse et qu'ils souhaitaient en finir avec ce mécanisme, on peut raisonnablement présumer qu'ils utiliseront massivement, désormais, la porte que vient de leur ouvrir, pour tous les cas de délinquance, la Cour suprême.Et chaque fois qu'on tentera de s'y opposer en leur rappelant les articles de la loi 2t.les policiers pourront répondre \u2014 et ne manqueront certainement pas de le faire \u2014 que ces articles sont inopérants en regard des dispositions de la loi fédérale sur les jeunes délinquants».En bref, pour Me Diane Piché, procureur de Mme Yolande Tou-chette dans cette longue bataille juridique qui a connu son denouement, mardi, avec la décision de la Cour suprême, on ne peut pas décemment minimiser l'importance de cette décision et prétendre qu'elle ne change, à toutes fins utiles, à peu près rien à la loi québécoise sur la protection de la jeunesse et à sa mise en application.'Cette décision est d'une importance considérable, affirme-t-elle.Primo, parce qu'elle restitue à tous les citoyens un droit fondamental: celui de s'adresser directement à un tribunal quand les circonstances le justifient: secundo, parce le délinquant \u2014 ou le présumé délinquant \u2014 qui comparaîtra, désormais, devant un tribunal plutôt que devant un directeur de la protection de la jeunesse retrouvera, lui aussi, des droits fondamentaux, soit ceux de la présomption d'innocence, du droit au silence, de l'assistance d'un avocat.Ces droits-là.le jeune ayant présumément commis un acte criminel ne les avait plus lorsqu'il comparaissait devant un directeur de la protection de la jeunesse.» «Enfin, ajoute Me Piche, cette decision es* importante parce que, même à court terme, elle obligera le législateur québécois à amender sa loi de la protection de la jeunesse pour qu'elle accroche à cette réalité, tout aussi énorme que complexe, que représentent les jeunes Québécois et Québécoises en difficulté.Si l'on n'a pas le courage et la lucidité d'amender la loi 24 le plus rapidement possible, le risque est grand d'un scandaleux gaspillage de ressources de toutes sortes.La décision de la Cour suprême implique, en effet, pourceuxqui refusent désillusionner, des changements de structures, une utilisation différente, dans plusieurs secteurs, des ressources humaines et financières.» La décision de la Cour suprême a, bien sûr, provoqué dans beaucoup de milieux, surtout ceux qui depuis trois ans ont été impliqués d'une façon ou d'une autre dans la mise en application de la Loi de la protection de la jeunesse, des discussions vigoureuses, voire passionnées.Le texte de la décision de la Cour suprême fait l'objet d'analyses intensives autant dans les bureaux des comités des directeurs de la protection de la jeunesse que dans les groupes d'intervenants spécialisés qui, en général, préfèrent «mûrir tout ça» avant d'émettre une opinion.Et les responsables de la police, à la SQ et à la CUM, ne font pas exception à ce chapitre-là. A 4 iNFORMATÎONS NATIONALES- LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 6 NOVEMBRE 1981 9+ POLITIQUES Une première dans l'histoire politique du Québec QUEBEC \u2014 Pour la premiere fois dans 1 histoire politique du Québec, l'ouverture de la session parlementaire de l'Assemblée nationale, a été remise, pour des raisons politiques.On n'a pas trouvé trace d'un événement de ce genre, aussi bien à la bibliothèque du Parlement qu'au Journal des débats, où une équipe travaille à la reconstitution des débats parlementaires.La Colline parlementaire a vécu, au cours des derniers jours, dans la confusion la plus totale, à l'écoute de l'évolution des débats constitutionnels qui se déroulaient, à Ottawa, des versions les plus contradictoires les unes que les autres, alimentaient les discussions des parlementai! es.Mercredi soir, députes et ministres apprenaient que l'ouverture de la troisième session de la 32e législature n'aurait pas lieu comme prévue, à 15 heures, mais bien à 20 heures, jeudi.Déjà c'était une première dans la petite histoire politique du Quebec.Autour d'un bon repas, libéraux et péquistes discutaient de la déclaration surprise du premier ministre René Lévesque, qui se disait d'accord avec la proposition verbale de Pierre Elliott Trudeau* sur le rapatriement de la constitution.La position de Lévesque inquiète Pour les péquistes, dont le député de Saint-Jean, Jérôme ProulXj la prise de position du premier ministre Lévesque lui paraissait suspecte, et il espérait que ce dernier ne s'était pas «fait avoir par les fédéraux».Les faits que nous connaissons maintenant ont confirmé que M.Lévesque s'est lui aussi méfié de tomber dans un piège.Pendant ce temps, les épouses des députés étaient heureuses de pouvoir profiter de cette période de répit, pour se rendre dans les magasins de la Vielle Capitale faire des emplettes.Ce n'est finaiemeni que jeudi matin, que la piupart des parlementaires ont appris, par la radio ou au restaurant de l'Assemblée nationale, Le Parlementaire, que l'ouverture de la session avait été reportée à lundi.Le -party sessionnel» étant remis, plusieurs ont quitté la capitale, et bien des épouses ne pourront revenir lundi, en raison des obligations familiales.Session parlementaire suspendue en 1905 Un fait cocasse, mais quand même différent était cependant survenu au début du siècle.En 1905.selon les archives parlementaires, les travaux de «l'Assemblée législative» de Tépoque avaient été suspendus, à la suite de la démission surprise du premier ministre libéral, Simon-Napoléon Parent.Accusé de «malversation dans l'administraiion de- son ministère des Terres et Forêts» et à ia suite de la démission de trois de ses ministres, ce dernier avait décidé de se retirer comme premier ministre.C'est Lomer Gouin qui devait le remplacer.Comme ce dernier et la majorité des membres de son nouveau caDinet ne connaissaient pas les dossiers, les travaux sessionnels avaient éié interrompus du 23 mars au 25 avril 1905.Atmosphère lourde C'est donc dans un contexte fort particulier que les travaux de l'Assemblée nationale vont reprendre lundi.L'atmosphère sera très lourde a l'ouverture de cette session, qui passera sans doute elle aussi à l'histoire, non pas seulement en raison de la crise constitution nelle, mais aussi des interrogations qui se posent face au scandale administratif de la Fête nationale/ des histoires de pots de vin reliées à la Société d'habitation du Québec et des coupures budgétaires imposées par le ministre des Finances, Jacques Parizeau.Plusieurs députés, dont Adrien Ouellettê, ae Beauce-Nord.soutiennent que le gouvernement devrait instituer des enquêtes publiques sur les dossiers de la Fête nationale et de la SHQ.afin de faire toute la lumière sur ces situations.Dans ce dernier cas, c'est le ministre responsable de la SHQ, Guy Tardif/ qui a, probablement involontairement, fait une réflexion qui, dans le contexte où il se trouvait, ne manquait pas d'à-propos.Attablé dans un restaurant du Vieux Québec, taquiné par plusieurs de ses collègues aussi bien péquistes que libéraux, il a laissé tombé: «Ça ressemble à un vrai panier de crabes».Il se trouvait alors à l'Aquarium, un établissement reconnu pour ses fruits de mer.! Tout en estimant qu'heureusement tous ces scandales surviennent en début de mandat pour le PQ, MM.Ouellettê et Proulx affirment que «ce bon gouvernement ne peut se permettre de laisser planer des doutes sur son administration et son intégrité».Les coupures de Parizeau D'un autre côté, un bon nombre de députés péquistes acceptent mal les coupures budgétaires décrétées par l'actuel ministre des Finances, Jacques Parizeau.Certains, reprenant les propos du nouveau président de l'exécutif régional de Montréal-Centre, André fioulerice, soutiennent que ces coupures, si elles sont justifiées, auraient dû être administrées et non imposées de façon arbitraire.Face à un électorat réticent, et conscients que leur réélection peut dépendre de cette situation, les députés acceptent mal de défendre, devant leurs électeurs, ces coupures budgétaires d'un gouvernement soi-disant social-démocrate.Des centaines d'électeurs prennent d'assaut les bureaux de comtés afin de se plaindre de cette nouvelle situation, et des députés en ont plus que «marre».Jacques Parizeau est conscient de ce.problème.Et pour la première fois depuis cinq ans qu'il occupe ce poste, il commence maintenant à parler avec les députés d'arrière-banc.Une session parlementaire qui s'arnorce, estiment les observateurs, avec une marmite qui déborde déjà.selon sir anthony kershaw Londres sera presque obligé d'accepter le projet LONDRES (PC) \u2014 Le président de la commission des affaires étrangères des Communes, sir Anthony Kershaw, a affirmé, hier, que le Parlement sera presque obligé d'accepter le projet constitutionnel canadien.Il a précisé que cette acceptation était justifiée par l'appui majoritaire de neuf des dix provinces à l'entente intervenue à Ottawa.M.Kershaw a cependant noté qu'il restait à déterminer si l'accord du Québec, une des provinces fondatrices du pays, est essentiel à l'appui des Communes.Pour sa part, le député travailliste Bruce George soutient qu'il continuera à s'opposer à l'entente si les autochtones canadiens s'en déclarent insatisfaits.UNE TRADITION DU RÉGIME FÉDÉRAL, SELON LÉVESQUE La dualité canadienne ignorée OTTAWA \u2014 «Le Québec se retrouve aujourd'hui dans une position qui est devenue une tradition fondamentale du régime fédéral canadien tel qu'il fonctionne.Le Québec se retrouve tout seul.» Voilà ce qu'a déclaré le premier ministre René Lévesque hier après-midi alors qu'il s'adressait à ses homologues et à la population quelques minutes après Tan-nonce de la signature d'une entente constitutionnelle entre Ottawa et les neuf provinces anglophones.Visiblement ébranlé, M.Lévesque a ajouté plus tard en conférence de presse que la solution retenue pour résoudre la crise constitutionnelle ignorait «la dualité canadienne» en faisan! abstraction du peuple du Québec.«Beaucoup de gens, a commencé par M.Trudeau, ont eu à la bouche le mot peuple québécois et la reconnaissance de cette dualité fondamentale qui constitue historiquement le Canada a-t-il dit.Ce sont des parole en bouche, on vient de finir en ignorant la dualité.C'est le Canadian way traditionnel».Cette attitude aura des conséquences que je ne peux pas évaluer a ajouté M.Lévesque, certains de mes collègues qui se sor.t follement amusés au cours de cette dernière rencontre auront peut-être un jour à se dire que ce n'était pas aussi drôle que ça.N'écartant pas l'idée de tenir un référendum sur le sujet.M.Lévesque a refusé de répondre de manière catégorique avant de se livrer à une série de consultations au cours des prochains jours, M a indiqué qu'il allait faire rapport à l'Assemblée nationale lundi.- ¦ » A\\ photo CP M.Lévesque a reproché à M.Trudeau d'agir sans mandat.Sans prévoir un effondrement aussi total du groupe des huit, M.Lévesque a expliqué qu'il avait des doutes depuis deux jours que quelque chose se préparait.«Ça ne m'était pas venu à l'esprit que l'accord signé (entre les huit) s'en allait au panier».Il a attribué cet écrasement à une série de facteurs dont «cette espèce d'habitude de laisser ie Québec dans son coin lors de la minute de vérité», la peur du premier ministre fédéral et ia crainte d'aller jusqu'à Londres.Si M.Trudeau était sérieux, sincère et sans détour, il pourrait renoncer à nous imposer à nous du Québec, ce projet qui pour nous, demeure toujours unilatéral; il est encore possible qu'Ottawa tienne un référendum a dit M.Lévesque rien ne l'empêche de le faire.Sans ça nous pourrons constater qu'il a choisi, pour obtenir l'adhésion du Canada anglais, une démarche qui a pour effet d'imposer de force au Québec une diminution de ses droits et de ses pouvoirs sans son consentement.Cela alors que tous les partis représentés à l'Assemblée nationale ont déjà rejeté cette formule a-t-il dit.Traitant ensuite de la formule retenue pour modifier la constitution canadienne dans l'avenir, M.Lévesque a dénoncé la perte d'un pouvoir historique du Québec.«Il n'y a plus ce qui depuis 114 ans, depuis le début de la confédération, a représenté la garantie essentielle des droits et des pouvoirs, c'est-à-dire une forme valable et non pas une forme punitive de droit de veto».Dans l'entente intervenue entre le Québec et les 7 autres gouvernements du bloc des huit, le Québec n'avait plus le droit de veto mais obtenait en retour le droit de retrait des programmes fédéraux moyennant une compensation financière.Il n'y a rien de tel dans l'accord d'hier et le Québec pourrait payer cher l'utilisation de son droit de retrait.M.Lévesque a soutenu que l'imposition d'un droit de circulation et d'établissement constituait une nouvelle centralisation des pouvoirs économiques entre les mains du gouvernement fédéral.De même, les pouvoirs du Québec dans le domaine de l'éducation sont écorchés par l'entente.«Le résultat de la conférence est plutôt triste a dit M.Lévesque, le carcan que représente le régime fédéral tel qu'il est devenu, on prétend le resserrer davantage en réduisant des pouvoirs et des garanties qui étaient déjà insuffi sants.Il n'est absolument pas question qu'un gouvernement du Québec qui se respecte accepte une telle évolution.Jamais le gouvernement actuel du Québec ne capitulera là-dessus.» «Nous prendrons tous les moyens pour empêcher que cela se produise,» a conclu M.Lévesque.Lec 9 que entent© «inacceptables» OTTAWA \u2014 Même s'il fait subir de profondes modifications au projet initial de rapatriement de la constitution de M.Trudeau, l'accord d'hier contient encore trois choses que la délégation québécoise a jugées inacceptables.La formule d'amendement retenue est celle dite «de Vancouver» à laquelle le Québec avait donné son accord le 16 avril dernier.Mais elle a été amputée d'une clause que le Québec avait alors exigée (et obtenue dans la nui,, précédant la signature) et qui prévoyait une compensation fiscale pour les provinces qui refusaient qu'un amendement constitutionnel s'applique chez elles.Le Québec avait alors renoncé à son droit de veto pour obtenir un droit de retrait qu'il jugeait tout aussi efficace.Ce n'est toutefois plus vrai, a fait valoir M.Lévesque, puisque tout retrait entraine maintenant une pénalité: les contribuables d'une province non participante auraient quand même à payer pour des programmes dont ils ne bénéficieraient pas.M.Trudeau a dit là-dessus qu'il refusait un engagement constitutionnel mais qu'en toute justice cette question devra être examinée «en dehors de la constitution».Il s'est opposé à la clause parce qu'elle permettrait à des provin- ces riches de s'opposer à une modification constitutionnelle qui profiterait aux provinces pauvres.Le deuxième point d'accrochage concerne la partie de la Charte des droits qui garantit la liberté de circulation et d'établissement.Introduite à l'été 80, cette idée avait été très ma! reçue par les provinces qui y voyaient un truc utilisé par le fédéral pour accroître son contrôle sur l'économie.Le ministre Jean Chrétien n'avait pas caché alors qu'il en avait particulièrement contre ces mesures que les provinces emploient de plus en plus souvent pour favoriser leurs résidants ou les compagnies qui viennent s'établir chez elles.Le texte de l'accord prévoit une exception pour ies provinces dont le taux d'emploi est inférieur à la moyenne nationale.Elles pourront «mettre en oeuvre des programmes d'action en faveur des personnes socialement et économiquement désavantagées».Cette concession ne suffit pas au Québec, d'abord parce que sa rédaction en réduit la portée.La délégation québécoise estime que plusieurs lois ou programmes qui favorisent ses résidants pourraient être invalidées parce qu'ils ne visent pas des «personnes» vmais des compagnies) ou que ces personnes ne sont p3s socialement et économiquement désavanta gées.On note également qu'il ne fait pas très sérieux de soumettre l'application d'une constitution aux statistiques très fluctuantes du chômage.Le dernier point de désaccord, qui est peut-être le plus sérieux, a trait au droit à l'instruction dans la langue de la minorité.Le projet initial de compromis prévoyait que le fameux article 23 (celui qui aurait pour effet de modifier la loi 101) ne s'appliquerait qu'aux provinces qui le voudraient bien.M.Trudeau ne voulait pas de cette forme d'«opting in», et comme les neuf provinces anglaises consentaient toutes à s'y soumettre, il les a convaincues de ne pas modifier sa résolution originale à ce chapitre de sorte qu'il n'est plus fait mention dans l'accord de la possibilité d'y échapper.Le premier ministre fédéral aurait toutefois déclaré, selon M.Lévesque, qu'il s'engageait à suspendre l'application de cette partie de la Charte tant qu'une entente ne serait pas intervenue avec le Québec.Cela ne satisfaisait quand même pas la délégation québécoise, le premier ministre y voyant un moyen de chantage et une menace perpétuelle de perdre une partie importante de son pouvoir législatif.Le ministre Jean Chrétien a toutefois offert une version bien différente de l'affaire, plus tard, en conférence de presse.Il a reconnu que son chef avait fait pareille offre mais a ajouté que les autres provinces s'y seraient opposées, de sorte qu'il ne serait plus question de retarder l'application de cet article.Les deux hommes politiques fédéraux soutiennent par ailleurs qu'ils sont encore prêts à en négocier la teneur, M.Trudeau ayant même offert à M.Lévesque de discuter de la clause Canada.Il faut enfin souligner que la portée de la Charte initiale de M.Trudeau a été considérablement affaiblie par une autre des clauses du compromis, qui elle était agréable au Québec.Les 11 législatures pourront en effet faire en sorte que leurs lois échappent aux rigueurs de la Charte en spécifiant chaque fois qu'elles s'appliquent nonobstant ses dispositions.Cela vaut pour les articles traitant des libertés\"* fondamentales, des garanties juridiques et des droits à l'égalité.Cela constitue une victoire considérable pour les provinces, puisqu'elles échappent à ce qu'elles craignaient le plus: une diminu-' tion de leur compétence législative au profit des tribunaux.C'est aussi un recul de taille pour M.Trudeau.Je suis capable On était quatre.II y avait le député péquiste de Chambly, Luc Tremblay, un grand et fort bonhomme avec des grosses cuisses et des fesses généreuses qui débordaient largement de la selle de son vélo.Il y avait aussi Paul Picard de Saint-Hyacinthe, dit Pauî-les-bicyles, 67 ans, retraité.Il y avait Louise Roy, travailleuse en loisirs.Et il y avait moi, 41 ans bientôt, 41 cigarettes et 41 cafés par jour, 341 battements cardiaques à la minute quand l'ascenseur est en panne et lorsque je suis obligé de grimper à la salle de rédaction par les escaliers.On était quatre, et bien franchement on avait l'air de quatre joyeux tatas lundi dernier à huit heures du matin, sur le perron de l'hôtel de ville de Longueuil avec nos mitaines, nos tuques et nos bicycles.Arrivé un peu en avance j'étais entré au poste de pompiers voisin pour me renseigner: \u2014 C'est ou le départ de la randonnée pour Québec?\u2014 Quelle randonnée?.Je ne suis pas au courant.\u2014 Mais si, on est supposé aller à Québec en vélo.Le maire doit être là pour donner le départ.\u2014 À Québec! En bicycle à pédales! Qui ça?.\u2014 Moi, un député, un vieux pis une fille.\u2014 Pas au courant.On a dû vous foire une farce.Les deux premiers milles je n'ai pas trouvé la farce très drôle.Je n'avais pas touché à mon bicycle depuis deux mois et je n'arrivais pas à trouver une bonne position.J'étais effoiré sur mes deux roues avec l'élégance d'une vache dans un fauteuil Récamier.Et parlantde vache, je ruminais à ce moment-là de silencieuses menaces à l'endroit de la fille du groupe, Louise Roy.Roulant derrière elle je me suis surpris à souhaiter que sa selle lui rentre dans le corps jusqu'à la gorge.C'est elle, la maudite, qui m'avait entraîné dans cette expédition en usant d'arguments foncièrement malhonnêtes.Au lieu de me dire: «Camarade cycliste viens faire ta part pour «La semaine du sport pour tous», ou plus précisément encore: «On cherche une couple de tatas moyennement connus pour faire de la broue autour de notre patente «La semaine du sport pour tous», au lieu de me dire la vérité elle a joué sur le complexe le plus répandu chez le mâle de 40 ans: le complexe de César.Repassera-t-il le Rubicon?Il le finira-tu son marathon?Es-tu capable d'aller à Québec à bicyclette en deux jours?Certain que j'étais capable.En tout cas j'ai si bien roulé pour me le prouver, qu'à Trois-Rivieres, au terme de la première étape, lorsqu'un journaliste de la radio m'a demandé: «C'est quoi pour toi «La semaine nationale du sport pour tous?», je n'ai pas su lui répondre autre chose que: «Je n'en ai pas la moindre idée mon vieux.» Officiellement, le but de l'expédition était de montrer, par l'exemple, qu'en plein mois de novembre à peu près n'importe qui pouvait se rendre à Québec à bicyclette en deux jours.Le piège là-dedans, je l'ai compris trop tard, c'est que j'étais le seul des quatre à être n'importe qui.J'étais le seul monde ordinaire de l'expédition.Avec mes 41 cigarettes et mes 41 cafés j'étais le seul à être normal.Le député lui ne fume pas.Et puis vous devriez le voir, rose comme un bébé, la face épanouie du back bencher de la majorité qui ne connaît pas le stress.Vous n'allez pas me dire que c'est normal à 42 ans d'être en aussi belle santé.d'avoir autant d'énergie et une job qui permet de ne pas la gaspiller inutilement.Prenez la tille maintenant.Travailleuse en loisirs, dit-elle.Le loisir qui devient un travail, en partant ce n'est pas normal.Ajoutez à cela qu'elle a aggravé son cas en allant à Vancouver à bicyclette et qu'elle m'a même raconté: \u2014- En traversant les Prairies, la route était si monotone que le matin quand il n'y avait pas trop de trafic, j'ouvrais un livre sur ma sacoche avant et je lisais en pédalant.Vous trouvez ça normal vous?Quant au vieux je pense qu'il était encore plus anormal que les deux autres.Il a couru les Six-Jours en 1933 au Forum et depuis il n'a pas arrêté de pédaler.2,800 milles cette année, sans compter les 1,800 milles dans sa cave l'hiver dernier sur un bicycle fixe.Une heure de yoga tous les matins.Son fun dans la vie: se faire dire qu'il ne paraît pas ses 67 ans.Son passe-temps secret: lire les avis de décès dans le «Courrier de St-Hyacinthe», reconnaître ceux de son âge qui viennent de «quitter le peloton», se souvenir qu'ils fumaient et buvaient comme des cochons et que c'est sûrement de ça qu'il sont morts alors que lui, sur son bicycle dans sa cave, il est toujours en vie.Ou presque.Je vous le répète je suis le seul des quatre à pouvoir réellement témoigner que n'importe qui, qui fume s cigarettes à l'heure, peut se rendre à Québec en deux jours.Mais avant que vous vous lanciez à votre tour gaiement sur la route, je me permets toutefois de vous rappeler que les autobus Voyageur offrent un excellent service vers la Vieille Capitale.Autre détail qui a son importance: en autobus, il y a 180 milles entre Montreal et Québec par l'autoroute.En bicyclette, par les petites routes, il y a exactement 8,756 milles. Les premiers ministres Truaeau et Lévesque, assis de chaque côté du ministre des Finances MacÉachers, échangent des propos aigres-doux, lors de la séance ci provinces an eau et rallient débat constitutionnel, à Ottawa.téléphoto UPC rouv OTTAWA \u2014 Sans que le Québec y consente, le gouvernement fédéral et les 9 provinces anglophones se sont entendus hier pour rapatrier la constitution, la doter d'une formule d'amendement et y ajouter une charte des droits.Ce revirement spectaculaire est survenu au cours de la nuit de mercredi à jeudi alors que six des provinces qui s'opposaient au projet unilatéral d'Ottawa se sont engagées dans des négociations intensives avec le gouvernement fédéral et l'Ontario.Le compromis retenu maintient d'ailleurs l'élément clé de la proposition faire par cette dernière au deuxième jour de la conférence alors qu'elle offrait un troc pur et simple de l'acceptation de la formule d'amendement contre la Charte des droits.Ottawa accepte donc la formule d'amendement (de Vancouver) proposée par le groupe des huit, avec une modification, mais obtient en retour que les provinces anglophones se rallient à une Charte des droits restreinte.Les droits à l'éducation dans la langue des minorités y sont maintenus.Si M.Trudeau a consenti à cette formule qui accorde aux provinces le droit de retrait à tout amendement constitutionnel il a refusé par contre d'y maintenir le droit à des compensations financières advenant qu'on y ait recours.Le Québec avait abandonné son droit de veto en avril dernier en retour de ces mêmes compensations.Après avoir offert mercredi aux provinces de tenir un référendum pour obtenir un mandat directement de la population, le premier ministre Trudeau a finalement lâche du lest pour obtenir la ratification des grandes lignes de son projet de reforme constitutionnelle.Même les provinces qui ne voulaient pas entendre parler d'une Charte des droits ont finalement signé l'entente contre la promesse qu'elles pouvaient se délier des articles traitant des libertés fondamentales, des garanties juridiques et des droits à l'égalité Par contre les autochtones devront patienter avant de voir re- connaître leurs droits puisque l'accord ne s'y arrête pas et prévoit simplement la tenue d'une nouvelle conférence constitutionnelle sur cette question.Le constat La conclusion de cette conférence constitutionnelle, qui a été diffusée en direct par la télévision dans tout le pays, a réuni tous les premiers ministres autour dune même table pour les déclarations d'usage.Le premier ministre Trudeau, qui cachait mal sa satisfaction, a déclaré que la porte n'était pas fermée à de futurs arrangements qui permettraient, selon lui, d'apaiser les inquiétudes des Québécois.Sur la question de la langue, il a évoqué la possibilité de modifier .le texte de la résolution, pour inclure à l'article touché, la clause dite Canada qui réduirait le nombre de personnes dont les enfants seraient accessibles à l'école anglaise au Québec.Il a affirmé garder la porte ouverte à d'autres arrangements «en dehors de la constitution» sur les compensations financières aux provinces ALLC\\> !NG U3 MORE TIME jo DRINK BEER AND TALK THINGS OVER.C'EST BIEN NORMAL N'EST-CE PAS.' MOHULGAmt.ft Po/< ¥ 4 mupe^u Loi >'o i ¦ dloes W CoMfêfHPS, F/h- TftMfe foe ; ¦ 1I « Droits reserve*; Peu de bruit, bonne besogne au sommet franco-africain Le sommet franco-africain qui vient d'avoir lieu à Paris et qui réunissait, autour du président de la France, plusieurs pays africains, ne semble pas avoir eu le retentissement qu'il mérite.C'est du moins l'impression qu'on a, compte tenu des effets qu'il a eus et des consensus qu'il a permis d'esquisser.Il est vrai que la présence de la France, ainsi que celle d'une personnalité comme M.Félix Hou-phouët Boigny, ont pu laisser croire qu'il s'agissait d'une rencontre plutôt culturelle, et en quête de résultats à long terme.Mais il appert qu'on avait inscrit à l'ordre du jour l'examen des problèmes les plus épineux qui divisent le continent, ce qui doit nous amener à reviser la fausse impression que nous aurions pu avoir au départ.Il est vrai également que les participants à la rencontre, a l'exemple de la France, se sont abstenus de faire des commentaires, ce qui a sans doute facilité le jeu diplomatique qui s'impose dans ce genre de colloque.Toujours est-il que le sommet se révèle beaucoup plus productif qu'il n'apparaît de prime abord.Bien sûr, on n'a accompli aucun miracle, mais on a tout de même contribué à faire évoluer un peu les choses, et cela, non seulement au Tchad, où la situation était devenue inquiétante, mais également en Namibie et au Sahara espagnol.Le jour même de l'ouverture du sommet, le colonel Kadhafi de Libye s'empressait de donner l'ordre à ses unités d'évacuer le territoire du Tchad.Sans doute, on ne sait pas encore si cet ordre va entraîner l'évacuation complète des troupes libyennes, lesquelles, selon des estimations fiables, se chiffrent entre sept et dix mille hommes.La décision subite du colonel Kadhafi a surpris tout le monde.On sait que le personnage n'a rien d'un timoré.Il n'a pas craint, il y a quelques mois, de braver les Américains eux-mêmes au-dessus de la Méditerranée.Encore la semaine dernière, il hasardait un coup de force qui a accru le nombre de ses soldats au Tchad.Qu'est-ce qui a bien pu le décider à se rendre, sans faire d'histoire, à la demande du président tcha-dien, et à donner l'ordre du retrait de ses troupes?Il ne fait aucun doute que l'unanimité qu'ont réussi à faire la France, les États-Unis et l'Organisation de l'unité africaine (OUA) aux fins de protéger la souveraineté du Tchad, a largement contribué à modérer les transports du colonel.Ce front commun discret mais réel crée un sérieux contrepoids à ses visées annexionnistes.Le sommet franco-africain aura donc eu le mérite de mettre un frein aux ambitions délirantes de Kadhafi.Ce résultat à lui seul atteste de l'efficacité de la rencontre.Mais il y a plus.Les leaders réunis à Paris ont réussi à esquisser une unanimité susceptible d'aider à faire progresser d'autres questions épineuses en Afrique.Ainsi, on forme le voeu que s'achève, en 1 982, le processus de l'indépendance en Namibie.De plus, le président Mitterrand et ses hôtes se sont dits solidaires de l'OUA, laquelle est favorable à un processus d'autodétermination au Sahara espagnol.Ceci laisse entendre qu'une majorité de pays africains se rallient à la décision prise à Nairobi, décision selon laquelle un référendum déciderait du sort de ce territoire que l'Espagne cédait au Maroc et à la Mauritanie en 1 976.Il ne s'agit là que de bons voeux, mais le fait que des unanimités commencent à s'affirmer dans un continent qui a connu tant de divisions débilitantes, est un fait significatif et prometteur qu'il importe de souligner.On peut donc dire que.pour une fois, un sommet a réussi à produire des résultats tangibles et immédiats.JE AM MUIRIN DANS LA PRESSE ANGLOPHONE r» t Extraits d'éditoriaux puisés dans les journaux de langue anglaise et traduits parla Presse Canadienne.Pourquoi pas des flèches?Quand le député libéral montréalais, M.Louis Desmarais, s'est plaint cette semaine du fait que la milice canadienne a tellement peu de balles pour ses fusils que les soldats de fin de semaine doivent crier «bang.bang* et faire semblant de tirer, l'armée s'est écriée: «Ce n'est pas vrai».Il se peut que les fusils soient rares, mais il y a des mitraillettes et des lance-roquettes pour eux, s'ils ne trouvent pas de carabines.Cela est peut-être rassurant pour l'armée, mais ce ne l'est certainement pas pour nous.Nous nous sentirions beaucoup plus en sécurité si les miliciens manquaient de mitraillettes et de lance-roquettes, et s'ils devaient crier «rat-a-tat-tat» ou quelque chose du genre, en faisant semblant de descendre l'ennemi.Ce serait beaucoup plus terrifiant que quelques bang-bangs.Mais si les militaires veulent vraiment économiser de l'argent tout en offrant aux gars un entraînement parfait, ils pourraient visiter leurs magasins de sport locaux et se faire une réserve d'arcs et de flèches.Après tout, il s'agirait d'armes réelles, et les soldats «pour rire» ne seraient pas obligés de crier quoi que ce soit pour simuler le sifflement des flèches en mar- che vers l'ennemi-cible.Les flèches ne font guère de bruit, une fois que le pincement de Parc s'est évaporé dans l'air.Et puis les flèches peuvent être récupérées et être utilisées indéfiniment.\u2014 Le 30 octobre.«The Vancouver Province» L'Etrangleur d'Ottawa.Le premier ministre, M.Pierre Trudeau, a dit un jour aux Canadiens qu'il avait terrassé l'inflation.Cette semaine M.Trudeau, vôtu d'un complet noir sévère, a admis lors d'un dîner du Parti libéral à $175 le couvert que l'inflation est «l'ennemi Nol».Il a exhorté le Canada à «retrouver ses esprits».Il a réclamé «l'appui collectif des restrictions collectives».Un député néo-démocrate, M.Robert Rae, a dit que l'appel aux restrictions, lancé par M.Trudeau aux Canadiens, était «comme si l'Etrangleur de Boston vous disait que votre foulard est trop serré».Ce sont en grande partie les politiques du gouvernement de M.Trudeau qui ont mis l'économie dans une aussi mauvaise situation.M.Trudeau parle du fait que les Canadiens «appuient les efforts que nous faisons pour restreindre la croissance des dépenses gouvernementales».Quels efforts?Un des grands coupables, c'est la bureaucratie fédérale.Non seulement le Canada découvre des balivernes comme le fait que Loto Canada Inc., qui a été démantelée il y a deux ans, conti- nue d'avoir une petite bureau cratie et quelques directeurs à $250 par jour, mais encore il doit faire face au fait que le Programme national d'énergie, lancé par Ottawa, nécessitera une vaste armée de fonctionnaires, qui feront tout sauf le véritable travail dans les Territoires et au large des côtes.Et puis Pétro-Canada, compa-v gnie du gouvernement, a versé la somme rondelette de $1.46 milliard (de l'argent des contribuables) pour acheter Petrofina Canada.Le gouvernement a permis à Pétro-Canada d'augmenter le capital autorisé de $500 millions à $5.5 milliards (d^ l'argent des contribuables).Il a~ payé une compagnie française (avec l'argent des contribuables) pour construire une usine de pneus qui fait perdre leur emploi aux employés des autres usines de pneus canadiennes.Il a employé ses pouvoirs de taxation à forcer les provinces à ac- -cepter des programmes à frais\" partagés comme l'assurance-santé universelle, alors que plusieurs d'entre elles avaient déjà des programmes meilleurs, plus compétitifs; et maintenant il propose des réductions radicales dans le financement fédéral de ces mêmes programmes.M.Trudeau s'est plaint des éditorialistes qui «n'ont jamais cessé d'employer le vieux cliché -i fatigué de mauvaise administration».Les contribuables ne paient pas les éditorialistes pour leur mauvaise administration.Ils paient M.Trudeau.\u2014 Le 30 octobre.«The Globe and Mail* LETTRE À RODRIGUE BIRON Pourquoi Volkswagen a choisi l'Ontario L'Honorable Rodrigue Biron Ministre du Commerce et de l'Industrie Québec Monsieur le Ministre, ^ Permettez-moi quelques remarques sur le cas de la compagnie Volkswagen qui a préféré s'établir en Ontario plutôt qu'au Québec.Vos déclarations publiques sur ce cas ont passé sous silence plusieurs facteurs importants qui ont influencé la décision de la compagnie au détriment du Québec.Je me permets de vous rfcn signaler quelques-uns.Premièrement, le gouvernement dont vous faites partie est ouvertement séparatiste.En s'é-tablissant en Ontario, Volkswagen évitait de prendre la chance d'être éventuellement isolée du reste de l'Amérique du Nord.JEl.le évitait en plus d'être impliquée dans un fouillis de problèmes de douanes, de différence d'argent, etc., qu'une séparation amènerait.Etablie en Ontario, la compagnie fonctionne dans un monde politique et économique compatible, quelle que soit la situation politique du Québec.[D'autre part, votre gouvernement s'affiche ouvertement comme socialiste.Son ^préjugé1 favorable» aux travailleurs a été proclamé assez souvent.Logiquement donc, l'inverse est également vrai: votre gouvernement affiche un préjugé défavorable aux entreprises et au capital.Une société où tous ne sont pas égaux n'est pas accueillante pour l'investisseur.Politiquement votre attitude s'explique facilement car il y a plus de votes à aller chercher chez les employés que chez les employeurs, mais elle crée une injustice sociale envers ceux qui ne sont pas d'accord avec vous.Volkswagen n'est pas venue chez nous parce qu'elle a eu peur de vos «préjugés».Une autre raison, c'est qu'au Québec il y a des syndicats d'idéologie marxiste, alors qu'en Ontario leurs objectifs sont résolument «économiques» et non «idéologiques».Les syndiqués qui détruisent la propriété privée de leur employeur (i.e.Rey- nolds), les grèves illégales et violentes de toutes sortes qui disloquent jusqu'aux droits sociaux élémentaires des citoyens ordinaires, attestent bien de leur militantisme antisocial de gauche.Votre gouvernement socialiste s'accommode facilement de ce genre d'interlocuteurs sans trouver à redire sur leur comportement.Or, en Ontario, les syndicats sont plus intelligents: ils sont «économiques» et cherchent à profiter du système au lieu d'essayer de le détruire.Une compagnie réussit toujours à s'entendre avec un syndicat «économique» car les deux parties tirent profit de l'existence et de la prospérité de la compagnie.Volkswagen n'a pas pris la chance d'avoir à négocier avec des marxistes du Québec.Un autre facteur primordial est la fiscalité québécoise.Votre philosophie socialiste à la Mitterrand de taxer les riches plus que les autres impose un fardeau fiscal plus lourd aux Québécois qu'aux Onlariens.Pourquoi une compagnie obligerait-elle son personnel à supporter une fiscalité qui le désavantage?Les cadres des grandes organisations comme Volkswagen doivent être très mobiles, allant d'une usine à l'autre constamment selon leurs mutations et les besoins de la compagnie.Qui alors voudrait Rodrigue Biron venir au Québec avec une diminution de salaire?Leur usine du Québec ou bien coûterait plus cher que les autres en salaires ou bien serait sans intérêt pour leurs cadres.Rationnellement, en ne venant pas au Québec, Volkswagen éliminait tous ces problèmes avec son personnel clé.Volkswagen a préféré l'Ontario, en plus, pour ne pas avoir à satisfaire aux exigences de votre loi 101 qui l'aurait obligée à traduire ses manuels d'opérations, directives, papeterie, etc., en français à un coût considérable en temps et en argent.L'industrie automobile en Amérique est une organisation gigantesque et intégrée qui fonctionne dans un langage unique.En s'établissant en Ontario, la compagnie fonctionne dans la langue de son choix et élimine toutes ces tracasseries administratives.Votre gouvernement socialiste a donc créé lui-même un climat politique, économique et social impropre à la venue de l'industrie dans notre province.En Ontario, les compagnies sont mieux accueillies et plus respectées car le gouvernement a compris qu'elles sont la source veritable de la prospérité collective.il est intéressant de constater que même les compagnies françaises ne s'établissent pas au Québec: Renault fabrique ses autos en Ontario, Bic fabrique ses stylos en Ontario, Michelin fabrique ses pneus en Nouvelle-Ecosse et Aquitaine (propriété du gouvernement français), était en Alberta.Vos pathétiques accusations à l'endroit d'Ottawa quant à l'implantation de Volkswagen en Ontario, ne furent donc qu'un écran de fumée de politicien qui aurait bien voulu avoir la crédibilité nécessaire pour masquer les lacunes de son propre gouvernement.La province de Québec a perdu un investissement très intéressant par votre faute et celle de votre gouvernement.C'est vous seuls qui en portez le blâme.Claude H.GOHIER Pierrefonds Le Canada devrait avoir sa propre industrie automobile Ml Ivan Guay a/3 de La Presse Monsieur, Dans votre analyse du 10 octobre, vous mentionniez comme l'une des raisons pour lesquelles la firme Volkswagen n'a pas voulu établir au Québec son usine de pièces, l'option constitutionnelle du gouvernement québécois, c'est-à-dire, selon votre expression, son «séparatisme».Cher M.Guay, puis-je vous faire remarquer qu'en dépit du fait que nous vivons dans un régime fédéral, régime dont vous êtes l'un des plus ardents défenseurs, le Canada est l'un des seuls pays industrialisés occidentaux (sinon le seul) qui ne possèdent pas encore leurs propres marques de voitures.La France possède sa Renault; la Grande-Bretagne, sa Rolls Royce; l'Allemagne, sa Volkswagen; l'Italie, sa Fiat; le Japon, sa Toyota.Et le Canada?Y a-t-il une marque de voiture qui soit typiquement canadienne?Même la Suède possède sa Volvo, la Suède qui a pourtant une population moindre que celle du Canada (8 millions d'habitants, c'est presque l'équivalent de la population québécoise).Et que dire de l'Allemagne, ce pays dévasté et ruiné par deux guerres consécutives et qui a quand même réussi à se rebâtir une économie forte, alors que le Canada, lui, n'a été ravagé par aucune guerre, à ce que je sache.Malgré cela, toute notre industrie automobile se résume à des usines de montage de modèles de marques américaines ou étrangères.Cette absence chronique d'une industrie automobile vraiment nationale dans un régime fédéral que vous défendez est, à mon avis, bien plus grave que le fait d'accuser les «séparatistes» d'avoir créé des conditions défavorables à l'implantation au Québec, par une firme étrangère, d'une usine de pièces d'automobile.M.Errol BABIN Ville de la Baie, Québec M.Babin affirme que «/e Canada est l'un des seuls pays industrialisés occidentaux (sinon le seul) qui ne possèdent pas encore leurs propres marques de voitures».Or, dans les dix pays du Marché commun, six n'ont pas fleurs propres marques de voitures».Des dizaines d'autres pays d'Europe n'en ont pas non plus.Dans tout l'hémisphère occidental comprenant les trois Amériques, seuls les Etats-Unis ont de ces «marques» nationales.En outre, comme je l'ai signalé dans mon article, l'industrie automobile a dépassé depuis longtemps le stade national et il n'y aura bientôt plus dans le monde que sept ou huit grands constructeurs automobiles qui pourront survivre.Quant à la mention de *séparzusme» qui a irrité la susceptibilité de M.Babin dans un article de quelque 250 lignes, ce n'était que la remarque accessoire que voici: «Alors que le commerce devient de plus en plus mondial et que les frontières des pays sont des obstacles qu'on cherche de plus en plus à éliminer, le Québec veut créer de nouvelles frontières parson séparatisme.» Il était donc utile de répondre à la lettre de M.Babin afin de souligner jusqu'à quelles aberrations certains Québécois peuvent arriver quand ils regardent le monde à travers leurs lunettes péquistes! IVAN GUAY Haro sur le critique littéraire Monsieur Reginald Martel, Critique littéraire En tant que critique littéraire, vous avez le droit et le devoir de juger des oeuvres qui sont portées à votre attention.En tant quelecteurs, nous pouvons ensuite, à la lecture des mêmes oeuvres, juger si vos critiques correspondent à notre propre grille d'analyse.Jusqu'ici, la relation critique-public est tout ce qu'il y a de plus sain.Mais lorsque le critique se permet, comme vous l'avez fait dans votre article de LA PRESSE du samedi 24 octobre, de juger d'une catégorie aussi vaste que celle des «premiers romans» en ironisant sur le contenu qui «une fois sur deux.raconte la fin de la jeunesses là, la jeune auteur que je suis est profondément choquée, voire insultée.;il est exact qu'une première oeuvre est souvent la transposition en mots, en scénarios, etc., de ce que l'aspirant-auteur a vécu.Mais il est vrai aussi que cet aspirant est souvent très jeune et qu'automatiquement, ce dont il parlera, ne peut être puisé que dans l'enfance, l'adolescence, ou cette période où il passe des rêves et de l'inconscience, à la désillusion et la maturité.Et si tant d'auteurs ont traité de ces sujets, il serait plus sage, il me semble, de les considérer comme une étape, un apprentissage quasi essentiels, plutôt qu'un mal qui différencierait presque les futurs bons auteurs, des mauvais (.) Par votre façon si légère et si courte, vous m'avez jeté un sceau d'eau froide à la figure, en rejetant d'avance l'originalité que pourrait contenir le livre sur lequel je travaille assidûment depuis un an et demi.Je ne devrais peut-être pas parler d'originalité, mais d'intérêt pour ceux qui terminent leur jeunesse, comme moi: à mon avis, nous sommes plusieurs.Et puis je refuse d'être jugée a priori, sans avoir été lue.Vos propos, s'ils n'étaient pas vraiment conscients (ce que j'espère), ne laissent l'opportunité, à tous les débutants et débutantes qui n'ont qu'eux-mêmes pour s'encourager à la tâche, que de refuser de vous lire dorénavant: vous encouragez peut-être à lire, mais découragez à écrire (.) Sylvie DESROSIERS Montréal Mal p«M.\\.-éire.sévèrement sans doute, j'ai lu le roman de Mme Sylvie Desrosiers de la première à la dernière ligne, comme je le fais de tous les ouvrages dont il est question dans mes articles.R .M.Le texte de l'entente Dans un effort pour en arriver à un consensus acceptable sur la question constitutionnelle qui satisfasse les préoccupations du gouvernement fédéral et d'un nombre important de gouvernements provinciaux, le premier ministre fédéral et les premiers ministres provinciaux, sauf celui du Québec, se sont entendus sur les points suivants: 1) Le rapatriement de la constitution 2) La formule d'amendement: \u2022 La formule d'amendement propose dans l'accord d'avril a été acceptée en supprimant l'article 3, qui prévoit une compensation fiscale à une province qui se retire d'un amendement constitutionnel.\u2022 La délégation de pouvoirs législatifs prévue dans l'accord d'avril est supprimée.3) La charte des droits et libertés: \u2022 La charte complète des droits et libertés soumise au Parlement sera inscrite dans la constitution avec les modifications suivantes: A) En ce qui concerne la liberté de circulation et d'établissement, il y aura inclusion du droit d'une province à mettre en oeuvre des programmes d'action en faveur des personnes socialement et économiquement désavantagées tant que le taux d'emploi de cette province demeurera inférieur à la moyenne nationale.B) Une clause «nonobstant» s'appliquera aux articles qui traitent des libertés fondamentales, des garanties juridiques et des droits à l'égalité.Toute disposition «nonobstant» devrait être adoptée de nouveau au moins tous les cinq ans.C) Nous sommes convenus que l'article 23, qui a trait au droit à l'instruction dans la langue de la minorité, s'appliquera dans nos provinces.4) Les dispositions du projet actuellement à l'étude au Parlement qui ont trait à la péréquation et aux inégalités régionales ainsi qu'aux ressources non renouvelables, aux ressources forestiers et a l'énergie électrique seraient incluses 5) Sera prévue dans la résolution la conférence constitutionnelle mentionnée à l'article 36 de la résolution et son ordre du jour inclura* les questions constitutionnelles qui intéressent directement les peuples autochtones du Canada, notamment la détermination et la définition des droits de ces peuples à inscrire dans la Constitution du Canada.Le premier ministre du Canada invitera leurs représentants à participer aux travaux relatifs à ces questions.Extraits du discours de M.Trudeau Certains extraits du discours de M.Trudeau ont été traduits de l'anglais au français par LA PRESSE_ C'est dire qu'après 114 ans d'existence, le Canada devient, au sens technique, au sens légal, enfin, un pays indépendant.Il reste, bien sûr, au parlement canadien et au parlement britannique d'entériner ces accords, mais le fait que nous ayons for-, mé un consensus, je pense, nous permettra de franchir ces étapes avec la coopération des partis de l'Opposition, ici, la coopération du gouvernement et des partis d'opposition britanniques.Si je comprends bien \u2014 et, bien sûr, le Premier ministre Lévesque aura l'occasion d'exprimer ses vues là-dessus \u2014 si je comprends bien, la province de Québec, par son gouvernement provincial, ne peut malheureusement pas être signataire de cet accord où les 10 autres participants sont signataires, parce que, nous a-t-on dit ce matin, c'était inacceptable de soustraire la clause compensatoire de la formule d'amendement.Autrement dit, une province qui choisit de ne pas accepter un amendement n'aurait pas la garantie constitutionnelle de recevoir une compensation pour ce retrait.J'ai expliqué que c'était la compensation constitutionnelle qui avait causé des difficultés, et il est facile de voir pourquoi.Si une province, par exemple, très riche, refusait un amendement constitutionnel nous permettant d'avoir une législation s'adressant aux personnes âgées \u2014 en leur permettant d'avoir des pensions mobiles d'une province à l'autre \u2014 si une province riche décidait de ne pas faire partie de cet accord et demandait, en plus, qu'on lui paie de l'argent, il est sûr que nous ne pourrions jamais effectivement avoir une telle législattion.Mais je m'empresse d'ajouter qu'en toute justice, je pense qu'en dehors de la Constitution, cette question devra être examinée.Et je le dis une fois pour toutes, nous sommes prêts, dans les heures, dans les jours qui suivent, à regarder encore cette question qui pose des problèmes au gouvernement de la province de Québec.Deuxièmement, ia raison qu'on nous a donnée pour ne pas signer cet accord c'est sur la clause de mobilité permettant à des Canadiens de di\\ erses provinces d'aller habiter et de se chercher du travail dans d'autres provinces.Nous pensons que ce concept est essentiel à la notion d'un Canada où les Canadiens peuvent aller travailler où ils veulent, mais nous avons reconnu dans le texte \u2014 surtout sous la pression de Monsieur Peckford \u2014 une formule qui permet aux provinces qui souffrent de chômage au-dessus de la moyenne, de se protéger par les législations spéciales.Là encore, je dis au gouvernement québécois que notre porte n'est pas fermée.Si nous pouvons trouver d'autres formules pour accommoder les inquiétudes justifiées d'une province \u2014 que ce soit le Québec ou une autre province \u2014 nous sommes prêts à accepter d'étudier des textes, comme nous l'avons fait avec les réserves de Monsieur Peckford et, finalement, obtenu son assentiment.Troisièmement, une des raisons pour lesquelles le gouvernement québécois ne peut pas sii ; gner cet accord, à ce qu'on nous a dit.c'est que nous ne disons pas expressément que la clause; qui, désormais, obligera les neuf provinces anglophones à donner de l'éducation à leur minorité francophone \u2014 et je le dis en passant, je crois que c'est un jour noble pour le Canada où enfin nous avons reconnu que les minorités scolaires francopho-.nés, pariout au Canada, auront maintenant une garantie constitutionnelle d'être protégées \u2014-nous avons entendu de la bouche du Premier ministre québécois qu'il ne pouvait pas accepter l'équivalent pour la province de Québec.Mais je comprends, d'une façon, qu'il ne voulait pas | que ça lui soit imposé parce que, d'une façon générale, l'éducation relève de la juridiction provinciale.Donc, il ne voulait pas que ça lui soit imposé.Je réplique, évidemment, qu'en vertu de la Constitution actuelle, le gou vemement fédéral doit protéger les minorités scolaires.Cela est écrit expressément dans l'article 93, paragraphes 3 et 4 de la Constitution actuelle.Cependant, je veux encore dire au gouvernement québécois que là-dessus, dans les heures qui suivent, nous sommes prêts à continuer la discussion.J'ai offert à Monsieur Lévesque, notamment, que si \u2014 et là j'entre dans des expressions techniques qui sont connues surtout au Québec \u2014 s'il préférait, par' exemple, la clause Canada, nous serions prêts à en discuter et, je l'espère, à rédiger le texte autrement pour que cela satisfasse ses objections.Extraits de ia réplique de M.Lévesque Je regrette profondément que le Québec se retrouve aujourd'hui dans une position qui est devenue une tradition fondamentale du régime fédéral canadien tel qu'il fonctionne, le Québec se retrouve tout seul.Ce sera au peuple québécois et à lui seul d'en tirer la conclusion.Je suis arrivé ici lundi avec un mandat voté à l'unanimité par les partis de l'Assemblée nationale du Québec qui demandait au gouvernement fédéral et qui demandait évidemment aussi à nos collègues autour de la table mais d'abord au gouvernement qui a été l'auteur du projet qui est devant la Chambre des Communes, elle lui demandait cette résolution de renoncer au caractère unilatéral de cette démarche et surtout à renoncer d'imposer de cette façon quelque atteinte que ce soit aux pouvoirs de l'Assemblée nationale du Québec sans son consentement parce que derrière l'Assemblée nationale du Québec la source du pouvoir sont les citoyens du Québec.En tout cas, pour notre part, nous avons constaté que M.Trudeau a choisi délibérément pour obtenir l'adhésion du Canada anglais une démarche qui a pour effet d'imposer de force au Québec la diminution de ses pouvoirs et de ses droits sans son consentement alors que tous les partis représentés à l'Assemblée nationale ont déjà à l'unanimité rejeté cette formule.A propos de la formule d'amendements qui est là devant nous, signée par les dix autres gouvernements, il n'y a plus à toutes fins ce qui depuis 114 ans, depuis le début de la Confédération, a représenté la garantie essentielle de la protection des droits et des pouvoirs du Québec v >t à-dire une forme va' ibh et n )ii pas une forme punitive, le droit de veto.En ce qui concerne la mobilité qui est la traduction constitutionnelle de l'effort que faisait le gouverne- ment fédéral l'an dernier pendant toutes les négociations pour imposer des pouvoirs centralisateurs sur l'économie.En ce qui concerne la mobilité, la formule qui est là devant nous risque toujours d'écorcher nos compétences législatives dans ce domaine dont le peuple québécois autant que quiconque a besoin.Et finalement en ce qui concerne notre compétence exclusive en éducation, on nous a laissé le droit de ne pas nous le faire imposer mais en enlevant 4 lignes dans le projet qui a été proposé ce matin, à la conférence à huis clos, on introduit un élément de chantage permanent sur le Québec en ce qui concerne la renonciation éventuelle de sa compétence exclusive et de son droit exclusif de décider ce qu'il fait dans le domaine de sa culture, de son identité et à la source de tout cela dans le domaine de l'accès à ses écoles.Vous avez reconnu que le Québec devait avoir cette garantie fondamentale qu'est son droit de veto en ce qui concerne ses droits et ses pouvoirs qui sont déjà dans la Constitution.Il était entendu entre 8 provinces que ce droit de veto, dans un accord signé, pouvait raisonnablement être maintenu et nous l'avons accepté même si nous avons été critiqué comme gouvernement.Pouvait raisonnablement être maintenu à condition que si on décidait de l'exercer ce droit, il y aurait une compensation finan cière, qu'on ne soit pas pénalisé pour avoir exercé un droit de veto.Maintenant cet accord est émasculé complètement, neuf, dix gouvernements viennent de signer une entente qui comporte pour le Québec un droit d'opting-out comme on dit en anglais un droit d'option en ce qui concerne tout changement à ses droits et ses pouvoirs mais nous serons pénalisés financièrement à chaque fois si c'est la volonté du gouvernement fédéral.On a même heureusement ou malheureusement eu la pudeur d'enlever 3 lignes du texte initial du projet qui a été signé: 3 lignes qui soulignaient les conséquences de cette emasculation de l'accord des huit provinces: «This change would mean that a province opting out would have to bear a financial consequences of his act».Ce changement, c'est-à-dire l'abolition de toute compensation financière en cas d'exercice du droit de veto ce changement signifierait qu'une province qui exercerait ce droit devrait en porter les conséquences financières.RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publ.ee par LA PRESSE LTEE.7, rue Saint Jacques.Montreal H2Y IK9 Seul Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de \u2022\u2022 LA PRESSE » et celles services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informât particulières a LA PRESSE sont également reserves \u2022\u2022 Courrier de la deu«iemç classe Enregistrement numéro 1 400 \u2022 Port de retour garanti e ia des \u2022ans > ABONNEMENT 285-6911 le service de» abonnement* ttt ouvert de 7h a 18h (samedi 7h a 1 5h) RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITE Gronde» onnonces Annonces classée* 285-7070 285-7100 285-6892 285-6901 ANNONCES CLASSEES Commcndes 285-7111 du Icnd» ov vendre^- VH c I7!l Povr Venger 285-7205, ri-, lune Ou vendredi Vti o lotOO GRANDES ANNONCES Deto.Honti 285-7202 National, Tele-Presse 285-7306 Voconces.voyoges 285-7265 Carneres et professions nominations 285-7320 A 10 NTGfflVOmONS NATIONALES LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 6 NOVEMBRE 198I 4»' Vont a été concocté pendant la nuit, à l'insu du Québec OTTAWA \u2014 L'histoire apportera un jour des éléments nouveaux aux circonstances qui ont provoqué cette semaine l'éclatement du front commun des provinces dissidentes, et donné le feu vert au projet constitutionnel du premier ministre Trudeau.Mais déjà hier après-midi, les fonctionnaires des gouvernements signataires ne se cachaient pas pour dévoiler le fil des événements et confirmer que c'est à l'insu du Québec, tard en soirée et dans la nuit de mercredi à jeudi que le fédéral et les provinces anglophones ont concocté l'enten-tequ'ils ont déposée sur la table hier matin.L'historique des événements a été rapporté par un fonctionnaire de la Saskatchewan, à une vingtaine de journalistes.Toute l'histoire a débuté mercredi matin, bien avant le dépôt de l'offre de référendum présentée peu avant midi par le premier ministre Trudeau.Le ministre Jean Chrétien a rencontré le solliciteur général de l'Ontario et son homologue de la Saskatchewan, Roy Romanow, dans la cuisine du cinquième étage du centre des conférences pour discuter des possibilités qui s'offraient à eux.Les discussions ont repris en fin d'après-midi, et à 21:30, les premiers ministres de PAlberta et de Terre-Neuve se sont rencontrés dans la suite du premier ministre de la Saskatchewan, M.Allan Blakeney, pour poursuivre leurs discussions.A minuit 30, les premiers ministres de la Nouvelle-Ecosse, de l'Ile - du - Prince -Edouard et de Terre-Neuve ont rejoint M.Blakeney à sa suite, en compagnie de représentants de 1'Alberta et de la Colombie - Britannique.Le projet d'entente a été rédigé entre minuit 30 et 3:30 du matin, heure à laquelle un haut fonctionnaire de la Saskatchewan a été sorti du lit par un collègue onta-rien pour ajouter quelques touches finales au document.«Pendant tout ce temps, il est honnête de dire que M.Blakeney de concert avec M.Davis, maintenait la liaison avec M.Trudeau ou ses représentants» a précisé le fonctionnaire.Après avoir donné ces détails, le même fonctionnaire a précisé qu'il serait erroné de croire que la proposition venait du premier ministre Peckford de Terre-Neu- ve.A 8:00 jeudi matin, les six provinces responsables de la préparation de l'entente l'ont soumise aux premiers ministres des huit provinces dissidentes, et M.Brian Peckford l'a présentée à tous les premiers ministres lors de la reprise de la conférence constitutionnelle.Le fonctionnaire a conclu en disant que l'Ontario avait joué un rôle prédominant dans toute l'opération.«Ils étaient constamment à un coup de téléphone près» a-t-il conclu.Cette information a été confirmée hier à LA PRESSE par un fonctionnaire ontarien, qui a précisé que l'Ontario a rencontré des représentants du fédéral dès lundi matin, pendant le petit déjeuner des huit.Les discussions, a-t-il ajouté, se sont poursuivies lundi soir à l'occasion d'une rencontre entre le premier ministre Bill Davis, ses ministres Tom Wells et Roy McMurtry, Roy Romanow de la Saskatchewan, et Michael Kir-by, du bureau du premier ministre, l'auteur du document de stratégie préparé l'automne dernier à l'occasion de la conférence constitutionnelle de septembre.La suite s'explique aisément.Lévesque est responsable de l'affaiblissement du Québec Ryan QUEBEC \u2014 Claude Ryan tient le premier ministre Lévesque responsable de l'affaiblissement du Québec à la table des négociations constitutionnelles.«M.Lévesque, qui avait fait toute sa campagne électorale sur le thème «Faut rester fort», vient de présenter à la face de tout le pays un Québec plus affaibli que jamais», s'est indigné le leader libéral provincial, hier, en conférence de presse.Selon lui, cela devait arriver tôt ou tard; les exigences de la logique enseigne aujourd'hui au PQ qu'il ne peut être en faveur d'une chose et de son contraire, qu'il ne peut garder en tête ses objectifs de souveraineté politique du Québec et être un bon défenseur des intérêts du Québec dans des négociations portant sur le renouvellement du fédéralisme canadien.L'entente des «10» représente, pour Claude Ryan, «un déblocage important et significatif sur la voie qui doit conduire au renouvellement du fédéralisme canadien».Il regrette, il déplore l'absence du Québec de cette entente; et il l'explique du fait que le gouvernement péquiste, «qui n'a pas intérêt à faires évoluer la cause du fédéralisme», n'a pas fait tout ce qu'il fallait, et du fait qu'il existe encore «une incompréhension profonde entre le Québec et le reste du Canada».M.Ryan n'a toutefois pas voulu expliciter sa pensée au sujet de cette dernière cause à l'isolement du Québec du reste du Canada.Tout en réservant pour la semaine prochaine, au moment du débat sur le message inaugural à l'Assemblée nationale, son jugement définitif pour évaluer l'impact du nouveau projet constitutionnel sur les droits et les pouvoirs du Québec, le chef du P.L.Q.s'en est tenu, hier, à une analyse des raisons qui ont amené le Québec à refuser de signer l'entente intervenue entre le premier ministre fédéral et tous les autres premiers ministres provinciaux.Il a également refusé de diagnostiquer l'état de santé du front commun des partis politiques de l'Assemblée nationale mobilisés, ces dernières semaines, contre le projet Trudeau; et il s'est abstenu de tout commentaire au sujet de la tenue possible d'un référendum au Québec, qui porterait sur la question constitutionnelle.Ramenant à trois les causes du désaccord entre Québec et le reste du Canada, M.Ryan s'est appliqué à démontrer que, jusqu'à preuve du contraire, «ces zones de désaccord n'ont pas le caractère dramatique que M.Lévesque a voulu laisser paraître dans son discours de clôture».1) D'abord, la formule d'amendement.Il reproche à René Lévesque d'avoir accepté en avril dernier la formule des «8», par laquelle il renonçait au droit de veto du Québec, une sorte de «droit d'aînesse» auquel tous les gouvernements québécois avaient tenu mordicus jusqu'à maintenant.M.Lévesque aurait dû se battre pour faire réapparaître le droit de veto du Québec, «qui est une expression de la dualité culturelle et linguistique du Canada», dit-il, reconnaissant néanmoins que lui-même n'est pas particulièrement heureux de la formule d'amendement contenu dans l'entente des «10».Mais, d'après lui, M.Lévesque ne pourra pas faire beaucoup de kilométrage politique en se plaignant de la perte de compensations monétaires automatiques pour les cas où Québec rejetterait des amendements à la Constitution.2) Ensuite, les droits linguistiques.M.Ryan espère que le gouvernement fédéral, lorsqu'il rédigera la version finale de son projet, s'en tiendra au sens littéral du texte de l'entente.C'est-à-dire que, Québec n'étant pas du nombre des signataires, l'article 23, qui a trait au droit à l'instruction dans ia langue de la minorité, ne devrait pas s'appliquer ici.Cela étant dit, compte tenu que les provinces anglaises viennent de s'engager à fournir ce droit à leurs minorités françaises, M.Ryan invite le gouvernement québécois «à légiférer de sa propre initiative dans le sens de la clause Canada», ce qui donnerait le droit aux écoles anglaises pour les enfants de parents canadiens-anglais venant s'installer au Québec.3) Enfin, la mobilité des travailleurs.La liberté de déplacement pour les travailleurs est un objectif raisonnable, que partagent tous les «amis du fédéralisme», dit l'ancien éditorialiste.Il demande à M.Lévesque de préciser ses inquiétudes à ce sujet, mais, quant à lui, il n'y voit pas matière à croisade.«Ne faisons pas avec ça une sorte de hareng rouge, un épouvantail pour essayer de nous faire trembler au sujet de la survie de notre peuple ! » En terminant, M.Ryan a suggéré à ceux, qui croient qu'avec la journée d'hier tout le débat constitutionnel vient de s'éteindre, «d'opter out» du Canada, parce qu'il faudra débattre de la question constitutionnelle pendant encore plusieurs années, a-t-il prédit.Il espère d'ailleurs que les négociations constitutionnelles pour tout le reste du renouvellement du fédéralisme reprendront rapidement.Clark évoque le spectre du séparatisme au Québec OTTAWA - Déplorant l'isolement du Québec et la possibilité d'une remontée du séparatisme, le chef conservateur, M.Joe Clark, a annoncé hier qu'il réclamera du Parlement des modifications à l'entente conclue avec les provinces anglophones, afin de pouvoir rallier le Québec.«J'ai parlé de la satisfaction de mon parti d'avoir ramené les premiers ministres à la table de négociation, mais une ombre plane sur cette satisfaction et tient dans le fait que la province de Québec n'a pas été en mesure d'appuyer l'entente conclue à la conférence», a déclaré le chef conservateur.«La possibilité existe donc que le Québec se retrouve isolé et seul sur une question constitutionnelle.Les conséquences de cet isolement doivent inquiéter tous les Canadiens qui désirent voir to Canada demeurer uni.» M.Clark a relevé les propos de M.Trudeau, qui avait évoqué quelques minutes plus tôt, la possibilité de donner des garanties nécessaires de manière à satisfaire les demandes du premir ministre René Lévesque.«Si de telles garanties sont possibles, nous devons trouver à l'intérieur de la constitution un tel accord.» Il a déclaré que le Parlement avait le devoir de trouver des solutions à ce problème, et signalé qu'il était possible d'accorder quelques jours de plus à cette question dans les débats à la Chambre des communes.Plus tard en conférence de presse, M.Clark a déclaré «qu'étant donné l'histoire du pays et la possibilité que le séparatisme devienne un facteur important au Québec, fl est très dangereux que cette province ne soit pas incluse dans l'entente constitutionnelle.» Le chef conservateur n'a pas précisé si son désir de voir l'entente modifiée pourrait l'amener jusqu'à bloquer les débats de la Chambre sur la résolution.Il a expliqué qu'il lui faudrait attendre de connaître la teneur du projet définitif pour se prononcer.Le chef néo-démocrate, M.Ed Broadbent, qui n'attendait qu'une occasion pour se rallier aux libéraux dans ce dossier, n'a pas caché sa satisfaction à l'annonce de l'entente aux Communes.«Ce qu'on a vu aujourd'hui est le reflet de la meilleure tradition canadienne: un compromis.Conservateurs, libéraux et néo-démocra-gens de l'Ontario et du Nouveau-Brunswick se sont unis pour produire un document incomparable en terme de générosité et de compromis.» M.Broadbent a déclaré que l'entente conclue hier constituait une alternative acceptable et désirable.Il s'est dit attristé par la décision du Québec.«Constituant une région spéciale et un peuple unique dans notre pays, la décision québécoise est très importante, et j'espère que nous pourrons trouver des arrangements qui nous permettront d'obtenir des changements dans leur décision.» EN BREF L'entente était «pas si mal» ¦ Le porte-parole du Positive Action Committee, groupe de pression anglophone favorable à une meilleure cohabitation des deux cultures, M.Alek Paterson, déplore que le premier ministre du Québec, M.René Lévesque, n'ait pas signé l'accord sur le rapatriement de la constitution, puisque, au premier abord, l'entente semblait être «pas si mal pour le Québec».Dans une entrevue téléphonique, M.Paterson a souligné qu'il ne comprenait pas pourquoi le Québec refusait l'article 23 de la charte des droits régissant l'enseignement dans la langue de la minorité quand les autres provinces acceptent cette disposition.photo Robert Maiiloux, LA PRESSE Luc Larivée «I! ne faut pas céder» «J'espère que jamais un premier ministre (du Québec) n'acceptera une diminution de nos droits linguistiques, a affirmé le président de la CECM, M.Luc Larivée, à la suite de l'entente constitutionnelle survenue à Ottawa.«Il ne faut pas oublier qu'on est une province exceptionnelle, par la langue et par les droits accordés aux anglophones», a ajouté celui qui fut porte-parole du Non dans le comté de Maisonneuve, lors de la campagne référendaire de 1980.A cet égard, a soutenu M.Larivée, s'il avait pu se douter à l'époque que les thèses du premier ministre Trudeau mèneraient un jour à une réduction des pouvoirs du Québec, «jamais je n'aurais été dans la campagne du Non».m it-.Jeonnine Séguin Charte insuffisante Pour la Fédération des francophones hors Québec (FFHQ) la charte des droits compris dans l'accord constitutionnel est «nettement insuffisante» pour garantir les droits linguistiques individuels et collectifs des francophones hors Québec.Selon la présidente de la FFHQ, Mme Jeannine Séguin, la charte comporte deux poids deux mesures dans le domaine des langues officielles.«Les provinces à majorité anglophone, sauf le Nouveau-Brunswick, ne se sont pas engagées à reconnaître le français comme langue officielle dans le domaine relevant de leur compétence», a-t-elle déclaré.De plus, estime la présidente de la FFHQ, les dispositions de l'article 23 ne garantissent pas aux francophones hors Québec le droit à la gestion de leurs institutions scolaires et à l'obtention d'écoles françaises homogènes.Augustin Roy est «surpris» Candidat malheureux du Parti libéral aux élections générales de '81 dans Bourassa, le Dr Augustin Roy, président de la Corporation des médecins du Québec, est «surpris» du «renversement important» qui s'est opéré en quelques heures dans les négociations constitutionnelles à Ottawa.M.Roy faisait allusion à la présumée «Alliance Trudeau-Lévesque» de mardi qui s'est transformée, lé lendemain, par une entente entre les neuf provinces anglophones et le gouvernement fédéral.«Les provinces anglophones se sont probablement rendues compte qu'elles avaient été manipulées par l'équipe Lévesque», a dit M.Roy qui, aux péquistes, reconnaît une «habileté consommée».Dégoût chez les autochtones C'est par des réactions de choc, d'incrédulité et finalement de dégoût que les chefs autochtones ont accueilli la nouvelle que le gouvernement fédéral avait ma-quignonné leurs droits durement acquis pour en arriver à un compromis constitutionnel.Encore abasourdi par la nouvelle, l'un d'eux a qualifié le Canada d'Etui raciste, prédisant qu'à moino que la Grande-Bretagne ne n^atrie la constitution avec des clauses protégeant les droits des autochtones, il pourrait y avoir «des confrontations dans les rues».La bonne volonté de Lévesque Selon M.Eric Maldoff, président du Conseil des minorités du Québec, «il est désormais absolument clair que l'avenir des minorités linguistiques hors Québec dépend du bon vouloir de M.Lévesque».M.Maldoff s'est dit «embarrassé» par le refus du premier ministre québécois de s'associer à l'accord constitutionnel intervenu jeudi car, estime-t-il, les sondages indiquent que la plupart des Québécois sont favorables à la clause dite Canada qui permettrait aux minorités de faire instruire leurs enfants dans leur langue, là où le nombre le justifie.Solange Chaput-Rolland Chaput-Rolland est «profondément déçue» L'ancien député libéral de Prévost et membre de la commission Pépin-Robarts, Mme Solange Chaput-Rolland, comprend l'enthousiasme des premiers ministres anglophones devant l'entente sur la constitution mais demeure «profondément déçue» qu'on ait de la sorte «rejeté de façon magistrale» le principe de la dualité canadienne.Dans une entrevue téléphonique, Mme Chaput-Rolland a tenu à souligner le travail de l'équipe Lévesque lors des négociations constitutionnelles et affirme même que «tout autre premier ministre fédéraliste en aurait fait autant».Elle note toutefois une «erreur» de stratégie \u2014 que toute autre personne aurait commise à sa place et qu'on peut imputer à la fatigue \u2014 qui a consisté à vanter la «position très ouverte de M.Trudeau», mardi soir, au sortir de la deuxième journée de négociations constitutionnelles.Léon Dion Dion n'est pas surpris Pour le politicologue Léon Dion, professeur à l'Université Laval, l'entente issue de la conférence constitutionnelle de quatre jours à Ottawa ne doit pas être pour les neuf provinces et le fédéral, «le moment de triompher, car il ne me paraît pas qu'il puisse y avoir de compromis valable au Canada sans le Québec».M.Dion a dit ne pas être surpris par le résultat de la conférence, qui a vu Ottawa s'entendre sur une version revisée de la résolution constitutionnelle avec neuf provinces et la dissidence du Québec.«Je ne suis pas surpris de voir le Québec se retrouver seul».Par contre le professeur Dion est très sévère pour le gouvernement du Québec dans sa démarche constitutionnelle, allant jusqu'à dire «que les stratégies élaborées par le Québec se sont finalement retournées contre lui».Rock LaSalle Nouvelle trahison, selon LaSalle B Selon le député conservateur de Joliette M.Roch LaSalle, l'accord survenu entre Ottawa et neuf provinces sur le projet constitution nel est une «nouvelle trahison de MM.Trudeau et Chrétien à l'égard du Québec».«Ils n'ont même pas su s'attirer l'appui de leur province à l'égard de leur projet», a dit M.LaSalle pour qui MM.Trudeau et Chrétien «ne peuvent se réjouir», d'une entente qui laisse isolé le Québec.«Le pire scénario que M.Clark voyait c'est cet isolement du Québec», a-t-il dit.«J'ai hâte de voir comment M.Ryan va interpréter la position du Québec», a-t-il ajouté, précisant que la position du chef provincial sur une résolution unanime de l'Assemblée nationale avait joué un rôle déterminant sur la scène fédérale.Gaulin suit de près Comme s'il n'en était pas convaincu, le président de la Centrale de l'enseignement du Québec (CEQ), M.Robert Gaulin, entend au cours des prochaines semaines surveiller de près les agissements du gouvernement du Québec pour s'assurer qu'il défend bien les intérêts de la majorité.Telle a été la première réaction du président de la CEQ devant Tissue des négociations constitutionnelles qui s'est soldée par un consensus entre les neuf provinces anglophones du pays avec le gouvernement fédéral, isolant ainsi le Québec.photo Jean-Yves Létourneau, LA PRESSE Fabien Roy «De l'huile sur le feu» L'ancien chef du Crédit social du Canada, éliminé de la carte électorale fédérale le 15 février 1980, M.Fabien Roy, estime que l'accord des neuf provinces anglophones et du fédéral sur le rapatriement ne fera que «mettre de l'huile sur le feu» et donner plus d'arguments aux «radicaux» de toute tendance, notamment ceux qui militent pour l'indépendance pure et simple du Québec.C'est ce que l'ancien chef créditiste, maintenant directeur d'une maison de courtage à Saint-Georges de Beauce, a déclaré hier au cours d'une entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne.D'abord très réticent à commenter les événements des dernières heures, M.Roy a quand même indiqué qu'il aurait été préférable que les partenaires de la négociation se contentent d'un simple rapatriement de la constitution.Rien n'est changé, selon Doris Lussier Les résultats de la conférence constitutionnelle qui s'est terminée à Ottawa «ne changent pas grand-chose à la réalité», a déclaré le comédien Doris Lussier, qui fut un porte-parole du camp du Oui lors de la campagne référen daire de 1980.Selon M.Lussier, «ce qui vient de se produire à Ottawa démontre une fois de plus que, pour le Québec comme pour le Canada, la solution la plus logique, la plus normale et la plus pratique, c'est l'indépendance du Québec.Le seul fédéralisme vivable, c'est l'association libre, d'égal à égal, entre pays souverains», a conclu M.Lussier.Pour lui, le premier ministre Trudeau semble l'emporter pour le moment mais l'affaire constitutionnelle n'est pas terminée. LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 6 NOVEMBRE 198 I I \u2022y \u2022 « DURAIT NOTRE SOLDE ANNUEL DE MOBILIER ET APPAREILS ÉLECTRO-MÉNAGERS ©ES CENTAINES &E SPÉCIAUX Modèles de plancher, lignes discontinuées, marchandises légèrement abîmées ou égratignées.TOUTES ÉTIQUETÉES POUR VENTE RAPIDE.EPARGNEZ JUSQU'A ACHAT EN FERS SEULEMENT ENTREPÔT ET SALLE DE MONTRE TABLE COCKTAIL Prix rég.86.74 NOTRE PRIX DE SOLDE (exemple) Solde fino! \u2014 oucur» «Songe ou rtnbovf sèment COMPTANT SEULEMENT L'item doit être apporté dans les 24 heures ou la commande est annulée.LITERIE \u2022 Medic Baron, 39* , 54 \", 60* ci /S\".Prix cour.155 00 SOLDE, ck.oT.OG fccoWion 78.00 Formols grand et très grand vendu: ensemble seulement \u2022Medic Back-Ezc 39 \\ 54M, 60\" et 78\" Formats grand et très g'and vendus r>n ensemble seulement.Prix'.our.177.94 SOLDE 113.00 ftoduction 54.94 \u2022 Lit capitaine Colonial.Matelas en sus.Prix cour.148.67 SOLDE 103.86 Réduction 39.81 \u2022 Lit en laiton (très grand).Prix cour.713.46 SOLDE 5*146 Réduction 130.00 \u2022 Colonial \u2014 Tête de lit 39\".Prix cour 190.44 SOLDE 143.43 Réduction 46.96 \u2022 Colonial \u2014 Tète d> lit 54/60\" Prix cour.704.06 SOLDC 144.70 Réduction 59.36 \u2022 Tête et pied de lit 54' .Prix cour 90.60 SOLDE 49.00 Réduction 31.60 \u2022 Ensemble de lu comprenant tète de lit en vinyle 39\" et pieds.h in cour.122.91 SOLDC 9C86 Réduction 24.05 Ensemble provincial français, blanc, lit 54\".Quantité limitée.Jusqu'à épuisement du stock Prix cour.92.96 SOLDE 49.64 Réduction 43.32 Lit capitaine a*e< tète de lit/bibliothèque \u2014 blanc.Prix cour.190 60 SOLDE 1691* Réduction 20.94 Colonial \u2014 matelas non compris.Prix cour 174 90 SOLDE Réduction 15.04 \u2022Lits Magic ff^%tM SOLDE Ht» 60\" 1128.00 ¦ Ht 54\" 1069.00 MOBILIER DE SALLE DE SÉJOUR Ru» ton.Mobilier colonial, imp/.- o flsrol, oomi d'érable.Conopé rVi« com 763 97 SOU* H7.SI Réduction 77.39 1 3 tes, ! 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Réduction 164.73 Mobilier de chambre contemporain Stanley, 5 pieces en frêne.Prix cour 194732 SOLDE 1753.04 Reauct.on 194.26 Ensemble moderne 5 pieces, table, bois ccn'rastonr Priacjur 2991 68 S0LDE1991.68 Reduct.on 1000.00 5 pièces : choises pivotantes a haut dossier, teinte cafe, table en bois fonce Prix cour 702 74 S0LDE49133 Reduction 210.81 7 pièces : chaises en vinyle beige, table en orborite Hêtre.Pria cour 247 06 SOLDE 174.66 Reduction 72.40 7 pièces \u2022 chaises en vinyle beige d'aspect velours côte'c, table pôle.Pria cour.312 68 SOLDE 278.79 Reduction 33.0° 5 pieces i toble ulfro-moderne en verre et chrome, chaises en velours bourgogne.PriM cour 979 37 SOLDE 741^6 Reduction 237.41 :5 pièces.- ensemble colonial, dessus de table orborite, chaises en bois Pria cour 359 18 SOLDE 237.93 Réduction 12175 5 pièces : ensemble moderne, table 6 dessus en verre chaises en velours brun Prit covr 807 16 SOLDE 749.71 Reduction 57.4 5 quantites limitees juscu a epuisement ^'j stock \u2022 Fauteuil genre rcclir.er, velours brun chocolat Pr.cour 456 31 SOLDE 397.77 \u2022 Fauteuil genre recliner, vinyle rouille, siege en plaid.Pria cour 179 J0 SOLDE 138.00 \u2022 Conapo-lit beige a sections Pr.KCOur 797 26 SOLDE 657.00 \u2022 Conape-lit beige Sklar contemporain Pri« cour 5W.I1 SOLDE 487.00 \u2022 Fauteuil d'appoint moderne, velours bfaj roy.Prit cour 476 31 SOLDE 428.01 \u2022 Canapo-lii brun et plaid rouille.PriMCOur 334 00 SOLDE 257.00 \u2022 Fauteuil colonial House of Broemore Prmcour 436 90 SOLDE 277.01 Ouonfrfes /imifees Causeuse: trodit.orinelle, motif floral sur fond ^ert Reduction 58.54 Reduction 41.30 Réduction 100.26 Reduction 105 11 Reduction *8.30 Reduction 77.C2 Reduction 159.89 Pr.cour 495 59 SOLDE 419.01 Reduction 76.58 Réduction 37.21 Reduction 66 21 Reduction 130.73 Reduction 171.24 Causeuse genre traditionnel, motif floral sur fond beige Prit cou, 435 22 SOLDE 398.01 Causeuse: motif floral pastel, style traditionnel.Pna cour.662 10 SOLDE 595.59 Causeuse : velours brun café, garnitures, style classique Pri.cou» 628 74 SOLDE 498-01 Causeuse: Classique, velours bourgogne.Ph> covr 570 45 SOLDE 399.21 Causeuse: moderne, motif floral exotique, tens de brun, cotes cannes Pna cour 875 30 SOLDE 788.01 Reduction 87 29 Fouteuil \u2022 moderne, brun, motifs géométriques, côtes en bois Pr,« cour 423 56 SOLDE 366.01 Reduction 57 55 Vitrine : traditionnelle Pr,* covr 277 07 SOLDE249^4 Reduction 27.71 Table longue, classique, cerisier.Pria cour 404 1 f SOLDE 2*3.69 Reduction 40 42 TABLES DE BOUT ASSORTIES DISPONIBl ES Table longue, classique, bois d orbre fruitier, dessus en marbre.Tobles assorties disponibles\t\t Pria cour 767 04\tSOLDE 226.98\tReduction 40.06 Table coloniales, en pacanier.\t\t Pria cour 163 47\tSOLDE 12947\tReduction 34.00 Tables et bibliothèque traditionnelles.\t\t PriM cour 68 61\tSOLDE 54.97\tReduction 13 64 Fouteuil bexçont Bentvrood\t\t Pria cou- 101 87\tSOLDE 76.00\tReduction 25.87 Fautejil berçant colonial.\t\t Pua cou/ 66 59\tSOLDE 4816\tReduction 17.73 Table ô vin.\t\t Pria covr 20 79\tSOLDE 13 JO\tReduction 6.99 Fouteuil en osier\t\t Pri% cour 59 70\tSOLDE 49.97\tReduction 9.73 QUANTITES LIMITEES JUSQU A EPUISEMENT OU STOCK ACCESSOIRES SOLDE 11137 Peinture moderne.Pna cour.172 66 Grande peinture moderne Pria cour 2*0 ?6 SOLDC 184J1 Dessus de lit bleu simili suède.Pna cour 21665 SOLDE 159J7 Dessus de lit imprimé floral en coton.Prix cour 106 85 SOLDC 5417 Petite table moderne en céramique jaune.Pr\u201eccH* 29.36 SOLDC 17.5C Chandelier colonial Pri.cour 215 62 SOLDE 156.52 Lampe moderne en laiton avec obot-|our beige.Pha cour.141 05 SOLDC97.18 QUANTITES LIMITEES JUSQU'A EPUISEMENT DU Reduction 54 29 Réduction 46.05 Reduction 56.78 Reduction 51 98 Reduction 21.77 Réduction 59.10 Réduction 43.87 STOCK A 12 U PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 6 NOVEMBRE .981 PROCÈS DE LA BELMORAL Ordonnance aux dirigeant! du «Val d'Or Star» de veni s'expliquer sur un titre présumément tendancieux VAL-D'OR (PC) \u2014 En raison d'un titre jugé tendancieux par l'avocat de la société des Mines Belmoral, Me Marcel Cinq-Mars, les dirigeants d'un hebdomadaire anglophone de Val-d'Or, le «Val d'Or Star», devront venir expliquer au juge Ivan Mignault pourquoi on ne devrait pas les trouver coupables d'outrage au tribunal.PIERRE BEAUREOARP Le président du tribunal a rendu hier cette ordonnance au palais de justice de Val d'Or, après que le procureur de la société minière eut attiré son attention sur un tiire apparaissant en première page de l'édition de la veille du journal, titre repris également à l'intérieur de i'hebdomadaire.«Lavigne ignored possibility of a cave-in», lit-on à la une et en page trois du journal, en guise d'en-téte à un article relatant le procès intenté à la Belmoral sous huit chefs d'homicide involontaire.Or, d'affirmer la défense, le mot «ignored» est parfaitement contraire à la preuve présentée au cours du procès puisqu'il laisse supposer que le directeur général de la mine, M.Don Lavigne, a tout simplement ignoré l'existence d'un danger d'affaissement dont il avait pourtant connaissance.Le verbe anglais «to ignore» prend le sens d'une ignorance volontaire dans ce contexte et c'est ce qui est totalement inadmissible, de souligner Me Cinq-Mars.Le procureur de la Couronne, Me Jean-Pierre Major, a appuyé la requête de la défense.En conséquence, le juge Mignault a ordonné à The Val d'Or Star, filiale des Publications du Nord-Ouest Inc., à M.Jacques Nadon, gérant général de ce journal, et à son assistante, Mme Thérèse Désy-Beaulieu, de comparaître devant lui vendredi.Procès retardé Cet épisode et un autre débat, tenu en matinée en l'absence du jury, ont quelque peu retardé le déroulement du procès en provoquant l'interruption du témoignage du géologue Marcel Tiphane.En fin d'après-midi, le juge Mignault avait refusé d'admettre en preuve un rapport technique préparé par le professeur Tiphane dans les mois qui ont suivi l'effondrement, survenu le 20 mai 1980 dans les galeries de la mine Bel-moral.Le procureur du ministère public a donc poursuivi l'interrogatoire du géologue en lui posant de nombreuses questions hypothétiques relativement à la résistance du roc dans les diverses galeries de la mine où huit travailleurs ont péri.Ainsi, le spécialiste a soulevé la possibilité que le plafond du chantier d'abattage 2-7 se soit graduellement effrite pour atteindre le plancher de l'ouvrage situé au-dessus, soit la galerie d'exploration 1-7.Le témoin a indiqué que les deux galeries se trouvaient dans la même zone de cisaillement, dont la résistance à l'effritement était très faible.M.Tiphane a aussi qualifiée de «quelque peu exagérée» la longueur même du chantier d'abattage 2-7, compte tenu de la compétence du terrain.La veille, il avait situé entre zéro et 20 pour cent la résistance du roc de la zone minéralisée.Il a par ailleurs soumis la possibilité qu'un second boutonnage de la galerie 1-7 ait été rendu nécessaire par la trop grande friabilité du terrain.M.Tiphane devait poursuivre son témoignage aujourd'hui.RECOMMANDATION DE L'ALLIANCE DES PROFESSEURS Commission scolaire unique pour l'île de Montréal Selon l'Alliance des professeurs de Montréal, il ne devrait y avoir qu'une seule commission scolaire dans la métropole, qu'on pourrait appeler La Commission scolaire de l'Ile de Montréal.Celle-ci intégrerait les structures existantes, tant francophones qu'anglophones, catholiques que protestantes.MARIO FONTAINE Cette prise de position du plus important syndicat d'enseignants de Montréal risque de soulever une vive opposition tant des milieux confessionnels qu'anglophones.La restructuration scolaire envisagée par le ministre de l'Education Camille Laurin n'est même pas encore connue que déjà elle attise les passions.Une proposition aussi précise et complète que celle de l'Alliance ne pourra que chauffer les braises.Le projet dévoilé hier par le président de l'organisme, M.Rodrigue Dubé, prévoit en effet la disparition de toutes les commissions scolaires existantes, comme la CECM, la Commission des écoles protestantes du Grand Montréal, celle de Sto-Croix, etc.Même le Conseil scolaire de l'île de Montréal qui passerait dans la mouli-nette.Une seule structure remplacerait la mosaïque existante, dont la langue d'administration serait le français et qui seraitélue par la population et responsable devant elle.Il s'agirait évidemment d'une grosse machine, mais l'Alliance rappelle qu'elle ne compterait guère plus d'étudiants que la Commission des écoles catholiques de Montréal il y a dix ans, avant que la baisse de la natalité se fasse sentir.Le projet syndical, présenté au ministre Laurin à la mi-octobre, prévoit aussi la déconfessionnalisation du système scolaire à travers l'instauration du pluralisme religieux.L'école ne porterait plus, de la sorte, d'étiquette confessionnelle mais offrirait des cours de religion ou de morale aux parents intéressés.Les écoles deviendraient ainsi multiconfessionnelles, alors que dans la même école des cours de plusieurs religions seraient disponibles.En revanche, pas question, au dire de M.Dubé, de permettre la cohabitation linguistique: même avec une seule commission scolaire, on trouverait toujours des écoles françaises et d'autres anglaises, pour répondre aux besoins des deux groupes.Le ministre de l'Education n'a pas commenté le mémoire de l'Alliance, mais il aurait assuré les enseignants montréalais qu'il les consultera sur l'intégration des personnels avant de donner suite à son projet de restructuration scolaire.On ignore toujours à quel moment celui-ci sera déposé: on parlait dans un premier temps d'un projet de loi en octobre, puis d'un livre blanc en novembre, et il semble maintenant qu'il faudra attendre au moins jusqu'au début de 1982 pour que l'Assemblée nationale en soit saisie.A l'instar des autres organismes et groupes de pression, l'Alliance des professeurs de Montréal n'a pas voulu manquer le coche et a préféré se prononcer avant même le dépôt de toute proposition formelle de la part du gouvernement.Tout en le faisant de façon non équivoque pour une structure unique dans laquelle elle aura le haut du pavé au sein des salariés, elle se défend bien, toutefois, de vouloir écraser les autres syndicats de l'Ile.«On n'a jamais bouffé les autres syndicats jusqu'à présent, et nous n'avons pas plus l'intention de les manger à présent», d'affirmer hier le président Dubé, lequel a avisé les professeurs anglo-protestants du contenu du mémoire de l'Alliance.POURSUITES DES CORPORATIONS uatre ministres cités à comparaître QUEBEC (PC) \u2014 Quatre ministres du gouvernement Lévesque et une quinzaine de syndicats et d'organismes patronaux impliqués dans les dernières négociations avec le Front commun, se retrouveront devant les tribunaux le 21 novembre à la suite de poursuites intentées par dix corporations professionnelles.Celles-ci prétendent qu'on a illégalement utilisé dans des conventions collectives, des termes dont elles auraient l'exclusivité.Elles réclament donc du tribunal qu'il annule les parties de conventions collectives signées avec l'Etat où sont utilisés des titres d'emploi équivalents aux titres qui leur sont exclusivement réservés en vertu du Code des professions.La démarche vise essentiellement à augmenter le membership de ces corporations, puisque actuellement les employés qui sont décrits dans les conventions collectives par des catégories d'emploi équivalentes aux titres réservés, ne sont justement pas membres des corporations en question.En tentant d'éliminer les titres équivalents (agent de service social au lieu de travailleur social, par exemple), les requérants essaient de forcer ces employés à devenir membres d'une de leurs corporations professionnelles.Les corporations prétendent donc que l'utilisation cie ces titres d'emploi par d'autres qu'elles est illégale.Les demandeurs soutiennent, à l'appui de leur démarche, que les interventions du Conseil interprofessionnel et de l'Office des pro fessions auprès du ministre Laurin afin qu'il mette un terme à l'utilisation de ces titres se sont avérées vaines.Les requérants sont les corporations professionnelles québécoises des physiothérapeutes, des tech-nologistes médicaux, des travailleurs sociaux, des conseillers d'orientation, des hygiénistes dentaires, des ergothérapeutes, des psychologues, des diététiciens, des orthophonistes et audiologistes, et des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec.Télé-Métro-Médic reprend les activités de Télé-Médic Dès mercredi prochain, la population de l'île de Montréal bénéficiera à nouveau d'un service de médecins à domicile: Télé-Métro-Médic qui reprendra les opérations de Télé-Médic, sous la gouverne du Dr James Ghadially, chirurgien-orthopédiste, et nouveau propriétaire de la compagnie Télé-Métro-Médic.C'est ce que nous avons appris hier soir de M.Raymond Henry, administrateur et directeur général de Télé-Métro-Médic M.Henry a souiign-j que le Dr Ghadially est aussi directeur médical de la clinique Métro-Médic de la station de Métro Longueuil.en plus d'occuper le même poste au Centre médical DeRome à Brossard.Toujours selon M.Henry, le Dr Ghadially a accepté d'acheter une partie de l'effectif et de l'équipement ainsi que le numéro de téléphone de Télé-Médic, car depuis la fermeture de ce servi- ce, «il y a eu beaucoup de plaintes de la part du public».Les inspecteurs des créanciers de Télé-Médic ont permis la vente qui s'est faite hier en fin d'après-midi.M.Henry souligne par ailleurs que le tout fonctionnera sans aucune aide gouvernementale.De plus, si l'on assure que le service sera au moins égal et probablement supérieur à celui qu'offrait Télé-Médic, on précise que Télé-Métro-Médic ne fonctionnera pas de la même façon que son prédécesseur.Les opérations seront centralisées à Montréal dans le but de desservir la grande région métropolitaine.On commencera par couvrir l'île de Montréal, puis l'île Jésus et la Rive sud.Pour en savoir plus long il faudra attendre encore quelques jours, alors qu'une conférence de presse est prévue. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 6 NOVEMBRE 198 A 13 «Si je n'avais pas eu la bourse de la SCHL, je n'aurais pas pu continuer La SCHL ne néglige rien pour encourager les améliorations et les idées novatrices en urbanisme, en conception architecturale et en construction d'habitations.Elle attribue plus d'un million de dollars en subventions chaque année a des étudiants d'universités, par son programme de bourses d etudes.Les concepteurs, fabricants et innovateurs de matériaux de construction sont aussi incités à développer et perfectionner des produits et procédés plus fiables et à la -qui prévoit des subventions pouvant s'élever jusqu'à $10 000.cruTm?H dc.coflstruction et de rénovation domiciliaires, la .ottre a}JSSi à l'industrie et aux particuliers un vaste éventail de conseils, de recommandations et de normes à l'égard des matériaux et des méthodes de construction.Voir ci-après une liste de publications à vendre.Pour de plus amples renseignements, communiquez avec le bureau de la SCHL de votre localité.étudier Francine Lacroix, boursière en architecture.Université Laval, Québec «L'obtention de la subvention du Programme racem_________________o____________ résidentiel fait souvent la différence entre grarr d'encouragement à la technologie dubâtiment plus efficaces, grâce au Programme d'encouragement à technologie du bâtiment résidentiel de la SCHL qui prévoit réaliser le projet maintenant ou le remettre à plus tard.» Robert Châteuuncuf, recherchiste, concepteur d'une maison à grande efficacité énergétique, St-Jean «Ce programme de la Société nous encourage et nous aide à améliorer notre produit davantage.» Gérard Lacombe, constructeur, concepteur d'un système de murs (isolés) en madriers, Gatineau «Je m'intéresse beaucoup à la réhabilitation de quartiers, aux coopératives.et la bourse de la SCHL va me permettre de continuer mes études plus vite.» Louis Dumoulin, boursier en architecture Université Laval, Québec «L'habitation m'intéresse beaucoup et la SCHL publie des renseignements précieux sur ce sujet, qu'elle met à la disposition du public et des spécialistes.» Michel Carrière, Buckingham \u2022 Glossaire des termes de construction \u2022 La sécurité au foyer \u2022 ProtéRez votre résidence contre le vol \u2022 Les économies d'énergie dans les petits bâtiments résidentiels neufs \u2022 L'aire de création -Cahier de documentation ni \u2022 Construction de maison à ossature de bois \u2022 L'usage et la disposition des espaces dans un logement \u2022 Les toits-terrasses-Lignes directrices de conception \u2022 Pour une réfection sensée des vieilles maisoas la SCHL f ière de contribuer à l'habitation l* Société canadienne d'hypothèques et de logement L'honorable Paul Cosgrove ministre Canada Mortgage and Housing Corporation Canada Captivants jeux électroniques de «Mattel Electronics» '.'.va; \u2022¦¦ \u2022 ¦ Relevez le défi de l'ordinateur! A.Jeu de baseball électronique «World Championship*.Pour le fanatique du baseball.Sélectionnez, parmi les 15 joueurs, votre équipe de 9 joueurs.Chacun a ses points forts et ses faiblesses.Jouez contre un adversaire ou contre l'ordinateur.Stratégie des ligues majeures.Utilise 6 piles III Prix Simpsons 159 99 B.Jeu de jacquet électronique.Vous ne perdrez plus les pièces du jeu! 6 niveaux de difficulté, conçus par des joueurs émérites.Contrôle optionnel du dé vous permettant de le lancer vous-même ou de laisser l'ordinateur choisir les numéros au hasard.Utilise une pile 9 volts*.CAM Prix Simpsons I Oy C.Jeu de football électronique «World Championship*.Très excitant! Equipe offensive de 5 joueurs, 5 formations, un nombre illimité de jeux que vous contrôlez vous-même.Equipe défensive avec joueur de sûreté et 3 autres coéquipiers.Jouez contre un adversaire ou contre l'ordinateur.Utilise 6 piles «C»*.Prix Simpsons 1 59\" D.Jeu d'échecs électronique.Pour le débutant ou l'expert! 4 niveaux de difficulté, conçus par un grand maître des échecs.Vous pouvez jouer contre un adversaire ou contre l'ordinateur qui peut aussi vous conseiller sur la pièce que vous devriez jouer.Utilise 4 piles ««AA»*.- -og9 Prix Simpsons 1 Oy \u2022v.v .\u2022\"\u2022 y.:>\u2022:-:.¦¦ ¦ \u2022* ' .'.'\u2022*\u2022 :wv:!:' '\u2022;:ï-::::- Les belles traditions débutent chez Simpsons.le magasin de l'arbre de Noël MD 3 hommes autour de Michel Roy dans les minutes qui ont précédé sa mort Quelques minutes avant d'être trouvé mourant, la tête transpercée de sept balles, dans l'entrée de son domicile de Pointeaux-Trembles, le jeune directeur de l'Institut Archambault, Michel Roy, était entouré de trois inconnus, un grand, un «moyen» et un petit, qui se sont lentement.puis rapidement éloignés de lui.LEOPOLD LIZOTTE_ C'est ce qu'a relaté hier sa belle-soeur, Mme Micheline Besner, devant le jury des Assises qui entend le procès de Michel Tremblay et Gerald Gauthier, tous deux accusés de cet assassinat.C'est tout d'abord de la fenêtre de son salon, puis du balcon avant que Mme Besner a vu, en deux séquences très rapprochées, ce qu'elle a raconté.Dans un premier temps, elle a regardé son beau-frère qui s'affairait à déblayer son entrée alors que les trois hommes se tenaient près de lui.Elle a cru qu'il s'agissait de voisins ou de copains qui étaient venus jaser avec lui.La fuite Elle s'est alors dirigée vers sa cuisine, y a regardé l'heure, s'est allumée une cigarette, puis est revenue à l'avant pour apercevoir M.Roy qui venait de s'affaisser, et ses trois «amis» qui tournaient les talons.Elle ouvrit alors la porte et leur cria: «Pourquoi ne l'aidez-vous pas, il est malade».Ou peut-être bien: «Portez-lui secours, ne vous sauvez pas».C'est alors que, selon ses dires, ils pressèrent le pas.Courant alors vers la victime, elle vit qu'il avait un «trou dans le front» et qu'il était inconscient.Rendue à la porte d'un voisin, pour obtenir du secours, elle lui fit bien remarquer que les trois hommes s'éloignaient, mais elle croit que ce dernier ne regarda même pas dans la direction.Interrogé par le procureur de la Couronne, Me Ronald Schachter, la jeune femme soutient que tous trois portaient des coupe-vent du genre de ceux portés par les militaires avec, peut-être, de la fourrure entourant leur visage.Contre-interrogée par les procureurs de la défense, Mes Michel Vleminckx et Gary Marin, elle avouera n'avoir entendu aucune détonation.Mais elle expliquera par ailleurs qu'au moment où elle a vu son beau-frère qui venait de s'affaisser dans la neige, sa souffleuse fonctionnait toujours.Et que c'est elle-même qui a coupé l'allumage de celle-ci en arrivant de l'autre côté de la rue.Auparavant, son mari Richard Besner qui, en plus d'être voisin et beau-frère de M.Roy, était très lié avec lui, a dit avoir remarqué que le jeune directeur de pénitencier était plus nerveux que d'habitude au cours des quelques semaines précédant son assassinat.«J'ai cru qu'il avait des problèmes à son travail, mais je n'ai pas su de quoi il pouvait s'agir exactement, car il ne discutait jamais de son travail avec nous.» Un petit à-côté n'avait pas été déclaré au fisc Que l'on soit payé sur la table en totalité, ou que partie du paiement soit fait sous celle-ci, il faut tout déclarer à l'impôt.Car le ministre fédéral du Revenu, tout comme son homonyme provincial sans doute, a non seulement le bras long, mais l'oeil perçant.Et c'est ainsi qu'un ferrailleur de Laval, M.Louis Bélanger, qui dirige les Démolitions d'autos Ste-Catherine, s'est retrouvé devant le juge Guy Guérin hier, accusé, tout comme sa compagnie, d'avoir frustré le fisc fédéral de la façon suivante.Chaque fois que ses camions allaient livrer de la ferraille à la Sidbec Ferroni, on lui faisait des chèques de $35 pour chaque tonne de matériel livré.Par ailleurs, on lui remettait un autre cinq dollars par tonne.en numéraire.Le premier paiement était bel et bien inscrit dans les livres de la compagnie, mais on ne déclarait pas au ministère fédéral du Revenu, en fin d'année fiscale, les $5 ajoutés.Ce dernier a donc rigoureusement additionné tous les gains non déclarés et, à des accusations correspondantes, et le patron et l'entreprise ont avoué leur culpabilité, hier.Le premier a été condamné à une amende de $2,500, la seconde à une autre de $1,500.L'impôt non payé devra évidemment l'être, et, en sus, une pénalité civile égale à 25 p.c.du montant éludé.Le Collège des médecins devra faire rapport de son enquête en cour C'est hier que le juge en chef adjoint James K.Hugessen devait prononcer la sentence de Sylvain Pichette, le jeune homme qui, il y a quelques semaines, avait reconnu sa culpabilité à une accusation de meurtre au second degré, à la suite de l'assassinat du gardien de sécurité Moe Zimmel à la porte d'une succursale de la Banque nationale, rue Jarry.Le juge a toutefois reporté sa décision après que le procureur de Pichetie, Me Michel Massicotte, eut souligné qu'il serait nécessaire, pour rendre justice à son client, que la cour soit mise au courant d'une enquête menée par la Corporation professionnelle des médecins sur les circonstances de l'entrée de la victime à l'hôpital Jean-Talon, et sur la nature des soins qui lui ont été prodigués \u2014 immédiatement ou avec un certain retard \u2014 en égard à son état de santé à ce moment-là.L'avocat de la défense voudrait apparemment soulever la possibilité que M.Zimmel aurait pu survivre à ses blessures si on lui avait appliqué à temps les traitements qui s'imposaient.C'est apparemment sur ce point que le Collège des médecins s'était engagé à faire enquête, mais il n'y avait personne de cet organisme en cour, hier, pour donner le résultat des recherches faite dans les semaines qui ont suivi le décès du gardien, survenu le 10 juillet dernier.Le juge Hugessen a donc ordonné l'émission d'un subpoena au Dr Lair, apparemment responsable de cette enquête, et l'affaire a été ajournée au 26 novembre.Ce n'est qu'à la suite de son témoignage que les avocats en présence feront leurs représentations au tribunal, et que le prononcé de la sentence suivra.Deux bagnards sont accusés de meurtre Deux pensionnaires du pénitencier Saint-Vincent-de-Paul, Gilles Laliberté, 28 ans, et Michel Jacques, 31 ans, ont comparu devant le juge André Cha-loux, hier, sous l'accusation d'avoir assassiné un autre détenu, Martin Michaud, d'une quinzaine de coups de pic de fabrication artisanale.C'est le 9 octobre dernier que le crime a été commis, et il semble qu'un «partage de territoire» (comme hors les murs) ou une quelconque guerre de prestige entre clans ait été à l'origine de cette dispute funeste.Les deux prévenus reviendront en cour le 12 pour leur enquête préliminaire.I A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 6 NOVEMBRE 1981 Grève dans un centre d'accueil pour jeunes délinquants Cent trente-deux jeunes délinquants de 14 à 18 ans du centre d'accueil Cartier, à Laval, sont actuellement privés des services et ressources habituels.En effet, les 400 employés syndi- qués du centre sont en grève depuis mercredi après-midi.Une mésentente avec îa direction n'a pas permis le maintien d'employés affectés aux «services essentiels».Si bien que ce sont les cadres, et semble-t-il, des agents de sécurité qui s'occupent des jeunes.Les employés veulent le respect d'une entente qui prévoyait l'affichage de 20 postes de sur- veillants.Or, on exigerait des conditions d'embauché telles que les travailleurs actuels ne pourraient pas postuler ces emplois.De plus, le syndicat veut l'inté- gration de trois employés de l'ancien centre Saint-Vallier (fermé pour faire place au centre Cartier) dont le certificat d'accréditation a suivi les travailleurs au centre Cartier.A cet égard, le syndicat veut une rencontre avec les administrateurs des deux centres en présence du ministère des Affaires sociales pour arrêter les modalités de la fermeture définitive du centre St-Vallier."]
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