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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1981-11-18, Collections de BAnQ.

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[" L'ÀTTÂCHEMENf All CANADIEN NE TIENT PLUS / m^>)& H A port quelques exceptions, les joueurs du Canadien n'accordent plus de valeur monétaire au fait de porter l'uniforme du Canadien.Un sondage ¦ effectué auprès des joueurs révèle que s'ils avaient le choix, la plupart d'entre eux préféreraient évoluer aux Etats-Unis.Quant à John Ziegler, le président de la Ligue Nationale, les propos tenus par Marcel Aubut, lundi, l'ont incité à mener sa petite enquête auprès des autres équipes canadiennes de la Ligue.pages 2 et 5 C&ntS MONTREAL, MERCREDI 18 NOVEMBRE 1981, 97e ANNEE, no 272, 152 PAGES, 10 CAHIERS holo Pierre McCann DÉGELÉE PES ISLANDERS À QUÉBEC, 7À2 page 3 ^Magasiner à Laval, c'tst magaiintr tu \u2022\u2022CENTRE mm lavTail Aitwtfti les l airentidc s.sirtwf *\\ ai Mi SiâtMtrtM LE LITRE A 45,5 k A ¦ RÉDUCTION D'IMPOT ANNULEE m* ifeÉBl ' ¦ HAU PRIX DE LA BIÈRE Telles sont les nouvelles mesures fiscales annoncées hier par le ministre des Finances, Jacques Parizeau.pages A4 A 5, et A 16 photo Pierre McCann.LA PRESSE '/\u2022:t'.: new RÉSOLUTION page A 5 Annonces classées: D 2 à D 11, E24,E25 Arts et spectacles: C 1 a C 3 Carrières et professions- C 7 à C 10 Décès, naissances, etc.: F 1 1, F 12 Économie: F 1 à F 10 Etes-vous observateur?D 6 FEUILLETON: D 4 Horoscope: D 6 Le bridge: I 6 Le monde: B 8 Mé»eo: A 2 Mots croisés.D 5 Mot mystère: D 5 Quoi faire aujourd'hui: C 4 Télé-câble: C 3 Télévision: C 1, C 5 \u2014 Horaires: C 4 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: E 1 a E 1 8 \u2014 Médecine: E 4 TABLOÏD SPOKTS Bandes dessinées: 18 Mots croisés: 18 CLAUDE MORIN À LA PRESSE PAS QUESTION QUE ÇA S'APPLIQUE page A 8 LES CASINOS Photo Pierre McCann, LA PRESSE E-V RETOMBÉES INQUIÉTANT page A 3 :,:r-l'.APRÈS LE DÉPART DE CLAUDE FORGET PAR VINCENT PRINCE page A 6 téléphoto UPI Consultez notre nouveau cahier publicitaire encarté dans ce journal.Qif cannait not'x A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 18 NOVEMBRE 1981 Pointe-aux-Trembles dans une situation critique LE:MAIRE VANIER ENVISAGE LA FUSION À D'AUTRES VILLES « { i i an L'administration municipale1 de I unte-aux-Trembles s'ap-prêtç i adopter un budget «californien» et à décréter des mesjures exceptionnelles d'austé-ritë Sans le but de sortir d'une grave impasse financière.FLORIAN BERNARD * \\ \\ * i Joiiii par LA PRESSE, le maire Maurice Vanier n'a pas cherché à dissimuler la vérité ou à essayer d'amoindrir la gravite de la situa tioil, La ville, selon lui, devra trouver, cios janvier, au moins $3 millions additionnels au chapitre de^ps, revenus et décréter une hausjsîe importante des taxes.Que s'est-il passé?A cette ques-tion'le'maire Vanier répond que sa municipalité doit affronter une série de coups durs dont elle n'est aucunement responsable, notamment et surtout \u2014- une majoration draconienne du prix de l'eau fournie par Montreal.Suite a une décision de la Commission muni-ipaîë de Québec, le coût de l'eau rmailra une hausse de près de SI million en 1982, sans compter le paiteriHMit probable d'arrérages totalisant $600,000.D/alitre part il est devenu ur-genf\"dê reparer et de prolonger le réseau d'aqueduc.Les prévisions faites par Montréal tournent aux alenjours de .S7 millions, mais le maire Vanier n'est pas d'accord avec-ce chiffre.Il essayera de le ramener à des proportions plus raisonnables.Quoiqu'il en soit, il s'agit:de travaux prioritaires qui ne pourront plus être retardes.Cen/ahis secteurs de la ville ne sont actuellement pas desservis par le réseau.Hausse d'évaluation L'évaluation des maisons unifa miliales connaîtra une nouvelle hausse en 1982 \u2014 de l'ordre de H% \u2014 tandis que le coût de refinancement de la dette à long terme de la ville entraînera une sérieuse saignée dans les coffres municipaux.Les emprunts contractés a moins de 10% d'intérêt il y a quelques années devront être refinan ces aux taux actuels qui se situent aux alentours de 20%.Le maire doit se rendre en Suisse, au cours des prochains jours, afin d'essayer d'obtenir des conditions plus favorables de financement.Le taux général de la taxe foncière de Pointe-aux-Trembles est actuellement de $3.77 par $100 d'évaluation.Ce n'est qu'à la fin de décembre que les contribuables connaîtront le nouveau taux.Mais i! est déjà assuré que le propriétaire d'un bungalow moyen \u2014 $10.000 au rôle d'évaluation en cours \u2014 devra assumer une charge additionnelle de $100 à $125 sur son compte de taxes, et ceci au seul chapitre de la hausse d'évaluation.Il faudra ajouter les nouvelles obligations de la ville, dont le coût de l'eau et le refinancement des emprunts à long terme.Situation critique Si la situation n'est pas encore désespérée, elle n'en demeure pas moins critique et devra com mander des remèdes inhabituels, dont, en priorité, une sérieuse compression des dépenses.Cepen- .,, jg** \u2014¦ Maurice Vanier dan t.à Pointe-aux-Trembles.c'est déjà l'austérité depuis deux-ans et le maire Vanier souligne que tout le gras a déjà été coupé.Cette fois, il faudra aussi retrancher dans le maigre et ça risque de faire mai.de commenter le maire.Le maire a declare à LA PRESSE qu'il ne rejette aucunement l'idée d'une fusion éventuelle avec une ou plusieurs municipalités.Ce serait une façon, selon lui.de di luer les difficultés financières de sa ville.Même si aucune négociation n'a été entamée avec qui que ce soit, pour le moment, certaines hypothèses de regroupement commencent à apparaître.La plus logique et la plus souhaitable, selon M.Vanier, serait une fusion avec Montréal-Est.Mais les diri géants de cette dernière ville ne manifestent aucun intérêt pour une telle fusion, d'autant plus que les deux maires sont opposés au plan politique.Le maire Edouard Rivet est libéral tandis que le maire Vanier est péquiste.Avec humour, le maire Vanier a déclaré à LA PRESSE qu'il serait peut-être prêt à modifier sa couleur politique en passant du bleu au violet.pourvu que le maire de Montréal-Est fasse une démarche analogue! Mais il n'y a pas que Montréal-Est.Le maire Vanier verrait très bien une fusion avec Repentigny, sa voisine de l'autre côté du pont Le Gardeur.Mais là encore, l'administration de Repentigny qui jouit d'un taux de taxe très bas et qui aime bien son autonomie ne semblerait aucunement intéressée à écoper des problèmes de Pointe-aux-Trembles.Reste Montréal.«Pas question pour le moment», de commenter le maire Vanier, bien qu'il ne refuserait pas d'étudier les propositions qui pourraient être soumises à son administration, étant entendu que ces propositions n'engageraient personne et devraient être transmises aux contribuables.Ce sont eux, finalement, qui décideront.En attendant, leur autonomie risque de coûter très cher.ablex: une étude en rofondeur ¦ s'impose pour miner tous les risques D.es porte-parole du ministère' fédéral de l'Environne-! rnen.t ont annoncé hier que cer-; Jtains aspects de la mise en oeuvre 1 ;du programme de traitement des \u2022 > JEAN'PIERRE BONHOMME j>-^- î*résid*jL> industriels du Québec \u2014 , \u2022l'usine Stablex en voie d'implan-IStation à Blainville \u2014 devront être »*étudié,s plus à fond si l'on veut -limi'rrer tout risque de contami-, 'natidti'du milieu.J Un ijîgénieur ontarien du ministre reïéclc rai.M.Pierre Côté, du Î-Cenfn?technologique des eaux l'usées' un service du complexe » iedé'rdf de recherche sur les eaux intérieures de Burlington, près de Toronto, et un collègue de la direction régionale du Québec du même ministère, M.Gérald Gi-rouard, ont déclaré, au cours d'une entrevue, que le procédé Stablex devra «être examiné de près» afin d'éviter les accidents.Ils ont précisé que tous les aspects de la solidification des résidus toxiques font depuis peu l'objet d'un examen au Centre de Burlington.Les deux fonctionnaires ont exprimé cet avis hier dans le cadre du 4e colloque annuel du gouvernement fédéral sur le traitement des eaux usées.Cette rencontre de deux jours réunissant quelque deux cents spécialistes du raïS EUES DE MONTRÉAE \u2022 : DESENCLAVES, rue (1947) ,î En/hommage à Jean-Baptiste Gay dés Enclaves (1702-1761), premier curé en 1736 de la paroisse ^(WjoT^d'hui divisée) du Sault-au-Rccollet.Il est à noter que des Enclaves signait parfois son nom Désenclaves.DYONNET, rue (1956) A la mémoire du peintre fran çais Edmond Dyonnet (1859-1954) Né en France, il avait 15 anh quand il arriva au Canada, où il enseigna le dessin au Council of Arts, au Royal Canadian Acade my of Arts, à l'École polytechnique et à l'université McGill.Axe est-ouest à partir de Saint-Donat, au nord de Notre-Dame.DESCHAMPS, place et rue (1953) En l'honneur d'Alphonse-Emmanuel Deschamps (1874-1940), qui fut nommé vicaire général et protonotaire apostolique en 1923, puis évêque auxiliaire de Montréal en 1925.Il passa sa jeunesse dans l'ex-paroisse du Sault-au-Ré-collet où ces lieux sont situés.La rue s'étend vers l'ouest à partir de Poincaré, au sud de Gouin, tandis que la place croise la rue Deschamps, à l'ouest de Poincaré.FENDALL, rue (1930) En souvenir de George Fendall pionnier de l'ex-village de la Côte des-Neiges (annexé à Montréal 21 avril 1908), où cette voie est si tuée.traitement industriel des eaux a pris fin hier.Sauf pour la présence, comme modérateur, du directeur de l'ingénierie de la Société québécoise de l'Assainissement des eaux, M.B.Samson, une société relevant du ministère de l'Environnement du Québec, le gouvernement du Québec, qui a une responsabilité directe en cette matière, était absent des délibérations.L'ingénieur Pierre Côté a expliqué que certains problèmes relatifs à l'implantation de Stablex n'ont pas encore été réglés.C'est ainsi, selon lui, que cette multinationale choisie par le gouvernement du Québec pour disposer par solidification des poisons inorganiques, n'a pas encore résolu la question des «cendres volantes».Le procédé Stablex ou Sealo-safe, selon la marque déposée, a-t-ol dit, nécessite l'inclusion, dans le processus de fabrication du roc artificiel inerte, d'une proportion de 25 pour cent de cendres comme matériau de soutien.On trouve cette cendre en abondance en Angleterre, lieu d'origine du procédé Stablex.car il est principalement produit par les usines de production de l'électricité au charbon.Or il ne se trouve pzs de pareille usines au Québec.Stablex n'aurait pas encore trouvé de produit de remplacement et il est par conséquent probable que les cendres volantes ontariennes devront être importées d'Ontario.Par ailleurs a dit encore l'ingénieur Côté, à cause de la multipli- cité des produits toxiques devant être acheminés à l'usine, des problèmes «d'optimisation» du procédé pourront se poser; il serait ainsi difficile de «caractériser» les matières devant être neutralisées.De surcroît, a-t-il fait valoir encore, le personnel de contrôle chez Stablex de Blainville ne comprendra qu'une seule personne \u2014 un représentant du gouvernement du Québec devra résider à l'usine \u2014 tandis que l'équipe de contrôle de l'usine anglaise de Truro compte 7 personnes.Hier, le directeur de l'exploitation de Stablex, M.Pierre Grenier, a expliqué que le mécanisme de fixation des poisons résulte de la combinaison de deux réactions interdépendantes.Dans la première les ions des éléments polluants réagissent avec du ciment et des silicates pour former les liens chimiques solides; dans le second cas les hydroxydes sont fixés dans une matrice cristalline.Les éléments toxiques ne peuvent ainsi être séparés ensuite que par des acides très forts et, partant, le procédé est «entièrement garant de l'environnement».Les tests devant être effectués sur la nature des produits à leur arrivée, eux, comprendront l'étude du PH et le pourcentage de matières en suspension dont la présence de carbone organique, les éléments radioactifs, les métaux lourds et les cyanures.Selon M.Grenier les laboratoires Stablex seront équipés pour «accomplir ces analyses dans un délai très court.Dhoto Michel Gravel.LA PRESSE Comme tous les ans, à la fin d'une longue ligne d'attente, aux premières heures d'ouverture des magasins de la SAQ, plusieurs amateurs de vins primeurs ont dû repartir comme ils étaient venus.Sans vin.Il restera aux consommateurs déçus à se consoler en allant goûter le vin nouveau au restaurant.En plus des sources habituelles les restaurants ont eu recours à l'importation privée.Plusieurs milliers de caisses de Beaujolais et de Côtes du Rhône sont arrivées par cette voie là.Et sont sur les tables.Aussitôt arrivé, aussitôt disparu! (PC) \u2014 A 10 heures hier matin, 77 succursales de la Société des alcools du Québec offraient en vente 12,000 caisses de vin nouveau.Quelques heures plus lard, il n'en restait plus.Les 12,000 caisses étaient ainsi réparties: 7,500 caisses de Beaujolais, 1,500 caisses de Beaujolais-Villages et 3,000 caisses de Côtes du-Rhône.11 est maintenant de tradition, au Québec, de boire le vin nouveau dès son arrivée, à la mi-no vembre.Il y a sept ans.la SAQ n'avait acheté que 200 caisses de Beaujolais primeur.Cette année, même si les prix des fournisseurs ont augmenté, les prix aux consommateurs ont diminué, grâce à la récente dévaluation de la monnaie française.Ainsi, le Beaujolais-Villages s'est vendu $7.!)5 la bouteille: le Beaujolais primeur .S7.(>5 et le Côtes-du-Rhône primeur $5.05.Les Français ont pu goûter au vin nouveau dimanche.Dès le lendemain, il était présenté, à Montréal, à la presse et à divers représentants de groupes gastronomiques et vineux.«C'est un vin exceptionnel», a commenté au restaurant Hélène-de-Champlain M.Raymond Léga-ré, des Vignerons de Saint-Vincent, pendant que l'orchestre jouait Mademoiselle de Paris.M.Cléo Boudreault, qui est un spécialiste des vins, a trouvé le Beaujolais primeur «meilleur que l'an dernier».Pour que les Québécois goûtent au vin nouveau si peu de temps après les Français, il a fallu noli-srr deux Boeing 717 d'Air Canada et d'Air France.A Paris, le vin nouveau s'est vendu entre $2.15 et $3.15 la bouteille.Pas de vin pour le ministre.HULL (PC) \u2014 Même les ministres du cabinet fédéral ont été frappés par la fièvre du vin nouveau qui.comme chaque année, s'est abattue sur le Québec, hier.Mais tous ne pourront pas s'abreuver de Beaujolais ou de Côtes - d u - Rh ône p r i m eu rs.Ainsi, la longue file des disciples de Bacchus qui attendaient, hier matin, l'ouverture des portes de la Maison des vins de Hull, fut témoin d'un incident «ministériel».Le ministre de la Consommation et des Corporations, M.André Ouellet, s'est en effet présenté à la porte de la Maison des vins demandant s'il ne serait pas possible de faire une exception pour qu'il ne perde pas une heure précieuse de son temps à attendre» démocratiquement avec le groupe déjà nombreux des fidèles du vin nouveau.«Non», se fit répondre poliment, mais fermement, le ministre.Voyant sa secrétaire qui était déjà entrée, M.Ouellet demanda s'il ne serait pas possible de permettre à celle-ci d'acheter les six bouteilles auxquelles il avait droit.Le fonctionnaire du gouvernement du Québec qui était de garde à la porte fut tout aussi ferme et le ministre dut s'en retourner à son bureau, gros Jean comme devant, sans le vin des dernières vendanges.Itâ MÉTÉO- \u2022 AUJOURD'HUI: MINIMUM: -3 -MAXIMUM: 6 t NUAGcUX ET AVERSES DISPERSÉES DEMAIN: PEU DE CHANGEMENT Québec La Quotidienne Tirage d'hier 9-2-4 lour-r'-aei .Çontoni/Je l'Est Mauriac \" QuétW Lxî-Sarnt-Jean .Rimou$Jci Gaspési© Baie Comeac .Seo»-llev tdrtlor.fon * .Régir** , W/nnjpeg Toronto mJéncfûfl \u2022Halifax \u2022»Xha/k>rtetown Saipt-Jean Min Max.Aufourd'hvi 0 3 Nuogeu», ne»ge \u2014 3 8 Nvogeux, ovenes \u2014 3 8 Nwogeux, overses \u20143 6 Nuageux, averts \u20143 6 Nuogeux, avertes 2 4 Bruine, brouillard 2 4 Bruine, brouillard 0 2 Nuogeux, brouillord 0 2 Nuogeui, brouillord 0 2 Neige fondante 0 2 Neige fondante MIN.MAX.AwtovnThui 2 9 Ncageux \u20143 0 Bruine et neige fond -6 0 Neige -4 1 Neige 3 10 Ciel variable 4 7 Pluie 8 11 Pluie 4 7 Pluie 0 4 Bruine États-Unis MIN.MAX.Boston 7 8 Nlle-Orléans Buffalo 4 6 Pittsburgh Chicogo 0 2 San Francisco Miami 15 27 Washington New York 8 12 MIN.MAX 9 26 1 12 12 19 2 9 les capitales \tMIN MAX\t\t\tMIN\tMAX Amsterdam\t4\t12\tMadrid\t2\t7 Athènes\t8\t15\tMoscou\t-4\t-10 Acapulco\t16\t26\tMexico\t6\t21 Berlin\t3\t12\tOslo\t1\t3 Bruxelles\t2\t6\tParis\t2\t7 Buenos Aires\t3\t17\tRome\t1\t11 Copenhoguc\t3\t5\tSéoul\t0\t1 Genève\t-2\t2\tStockholm\t-1\t3 Hong Kong\t12\t23\tTokyo\t10\t15 Le Caire\t14\t24\tTrinidad\t18\t28 Lisbonne\t3\t9\tVienne\t0\t2 Londres\t7\t11\t\t\t Le meurtre du jeune directeur de l'institut Archambault.M.Michel Hoy, tué de sept balles à la tête alors qu'il déblayait son entrée de garage, à LEOPOLD LIZOTTE Pointe - aux - Trembles, le 7 février 1978.aurait été tramé par un «comité» dont auraient peut-être fait partie une dizaine de détenus de la geôle de Ste - Anne - des - Plaines.C'est ce que la police aurait appris au cours de la longue enquête qui a mené à l'arrestation de Michel Tremblay et Gérald Gauthier, les deux individus qui subissent présentement leur procès pour ce crime, devant un jury que préside le juge Jean-Guy Riopel.C'est au cours de son contre -interrogatoire par les procureurs de la défense.Mes Garry Martin et Michel Vleminckx que le sergent-détective Jean-Guy Bouchard a fait cette révélatiq Un «comité» aurait tramé l'assassinat du directeur \u2022 4 de l'Institut Archambault en faisant lui-même remarquer qu'elle reposait évidemment sur des ouï-dire.Le policier était alors principalement interrogé sur les incidents qui avaient pu marquer la filature d'un dénommé Gingras, quia été condamné pour un autre crime grave depuis, mais que Ton n'a jamais pu impliquer dans le meurtre de M.Roy.En filant Gingras, de dire le policier, on croyait pouvoir remonter aux «conspirateurs».Le mot lancé.Me Martin demande alors au témoin combien, incidemment, il pouvait y en avoir de ces conspirateurs.Est-ce quinze, trente, quarante ou même cinquante?A ce moment le policier répond que le groupe comptait peut-être dix détenus d%Archambault, et que la vie d'un autre dirigeant de pénitencier québécois aurait été également menacée par les plans de ce «comité».Le témoin souligne par ailleurs que si Ton a interrogé longuement le personnel do l'administration d'Archambault, au cours de l'enquête, c'est que l'on voulait tenter de cerner le motif qui avait poussé les conspirateurs et les tueurs à agir.Mais, pour l'heure, l'enquêteur n'est pas amené à dévoiler, si ce motif a effectivement été trouvé.Quant au procès, qui a souvent été «haché» jusqu'à maintenant, par des objections et des «points de droit» qui ont dû être discutés hors la présence du jury, il a de nouveau été ajourné de 21 heures hier, afin de permettre certaines recherches sur la portée que pourrait avoir un jugement rendu à Hull, Tan dernier, dans une cause de meurtre où une question semblable avait surgi. LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 18 NOVEMBRE 1981 la pressé A 3 DEBRAYAGE À L'HÔPITAL RIVIÈRE-DES-PRAIRIES «Situation inhumaine» disent les parents F Il n'y a aucune raison qui puisse, à nos yeux, justifier que les 650 jeunes déficients mentaux hébergés à l'hôpital psychiatrique Rivière - des - Prairies soient, depuis cinq jours, privés des soins dont ils ont besoin.La situation est inhumaine, et il faut absolument que le gouvernement intervienne de toute urgence pour faire cesser cette grève illégale.» HOQUETTE ROBERGE Telle est la position de l'Association des parents de cette institution dont les quelque 1,000 salariés syndiqués ont débrayé vendredi dernier.Appuyant pleinement cette position, le comité régional des associations pour les déficients mentaux de la région de Montréal, groupes qui représentent près de 3,000 parents et amis des déficients mentaux, a adressé hier au ministre des Affaires sociales.Pierre-Marc Johnson, un télégramme le pressant d'intervenir immédiatement pour que les jeunes «bénéficiaires» de Rivière-des-Prairies ne soient pas plus longtemps pénalisés par cette grève.Hier, au cours d'une conférence de presse à laquelle assistaient plusieurs parents visiblement aussi choqués qu'inquiets, la présidente de l'Association des parents de RDP, Mme Andrée Frechette, a insisté: «Qu'on nous comprenne bien! Nous, les parents, nous ne sommes ni pour ni contre les syndiqués ou l'administration.Mais nous ne sommes pas neutres, dans ce conflit.Nous sommes pour les jeunes déficients.Parce qu'ils sont privés de services essentiels.Parce qu'ils n'ont rien fait pour être traités ainsi.Parce qu'ils n'ont pas de voix et sont totalement, terriblement dépendants.Aucune société civilisée ne saurait accepter une telle situation.» Contrôle CPJ-DPJ Durant la journée, l'hôpital a été visité par les représentants de plusieurs média d'information qui.tous, ont dû être longuement informés et «accrédités» par les dirigeants syndicaux avant de pouvoir accéder au terrain de l'établissement.En fin d'après midi, des délé gués du Comité de la Protection de la Jeunesse et du Directeur de la Protection de la Jeunesse ont effectué conjointement sur place un contrôle du fonctionnement de l'hôpital, ou environ 90 cadres passablement essoufflés s'efforcent d'assurer les soins de base aux bénéficiaires.Leclerc et Sobhraj inculpés de nouveaux crimes BENARES (AP) \u2014 La Canadienne M a rie-Andrée Leclerc, de Lévis, et le Français Charles Sobhraj, chef présumé d'un réseau international de trafic de drogue et auteur présumé de plusieurs meurtres, ont été inculpés, hier, à Bénarès, de meurtre et de plusieurs autres crimes et délits.Le magistrat du tribunal de Bénarès a lu l'arrêté à la lueur des bougies, une panne de courant ayant privé le tribunal d'électricité.Près d'un millier de personnes s'étaient rassemblées à l'extérieur du Palais de justice pour voir Sobhraj, considéré comme l'un des plus dangereux criminels d'Asie.Il aurait notamment drogué de riches touristes pour les tuer et les voler, j Sobhraj, qui est d'origine vietnamienne, et Marie-Andrée Leclerc sont accusés du meurtre d'un Israélien qu'ils auraient tué en le droguant en 1976, à Bénarès.Les deux inculpés ont plaidé non coupables.Le procès de Sobhraj et de Ma rie-Andrée Leclerc doit débuter le 27 novembre.Apres son arrestation, en 1970, alors qu'il tentait de droguer un groupe de touristes français dans un hôtel, Sobhraj a été incarcéré à la prison Tihar de New Delhi.Il doit être jugé dans doux autres villes indiennes au moins.Il est également réclamé en Thaïlande, à Singapour et dans plusieurs autres pays pour y répondre» d'une série de crimes.Sobhraj, qui aurait fait des études de psychologie et de droit ù la Sorbonne, a affirmé au magistrat de Bénarès que le minis tère public n'avait «aucune preu vc» permettant de l'inculper.S'ils sont reconnus coupables, Sobhraj et Marie-Andrée Leclerc sont passibles de la réclusion a vie ou de la peine de mort.Ils ont pu constater ce que LA PRESSE avait noté plus tôt.Les horaires des jeunes patients, dont plusieurs sont des handicapés lourds (incapables de se mouvoir, de se nourrir, d'assumer leurs fonctions les plus primaires), sont complètement bouleversés.L'infirmière-chef de l'unité de soins soma tiques où on trouve 30 patients très; lourds, Lorraine Laval-lée, se multiplie depuis cinq jours, à raison de 18 heures par jour ou davantage, avec cinq autres cadres, pour faire fonctionner le plus normalement possible cette unité qui commande un personnel régulier de 32 personnes.Tous les jeunes malades ne peuvent être levés et préparés, le matin, pour leur petit déjeuner.Certains mangent dans leur lit, ce qui présenterait pour certains un risque d'étouffement.Les lits ne sont pas faits; les traineries ne sont pas ramassées: il faut voir au plus pressé.Mais les bains sont donnés (deux fois par jour, dans le cas des incontinents), les médicaments sont administres (et même plus souvent.dans les circonstances), les patients sont nourris, même si le service est plus lent que d'habitude.et si les Photo Pierre McCann, LA PRESSE Mme Andrée Frechette premiers plats d'un repas succèdent immédiatement aux derniers du précédent ! Il est pénible, pour un «profane» de l'extérieur de visiter un hôpital psychiatrique pour enfants, même en temps normal.Le syndi cat nous avait prévenus: «Arrêtez de dramatiser, vous, les journalistes.Les choses qui vous parais sent épouvantables, au cours d'une visite en période de grève, nous les vivons tous les jours en temps normal».N'empêche que.¦ Le jeune Léo qui sourit tout le temps, (selon le directeur du personnel Richard Comeau qui nous accompagne, est là près de nous, qui frappe des mains et des pieds dans les murs du corridor en criant inlassablement «Ça \\ a mal! Ça va mal! Je veux aller en fover! » ¦ Lucie, une jeune fille atteinte de paralysie cérébrale, est consciente de tout.Elle réussit à communiquer en faisant claquer sa langue (pour dire oui) A cause d'un manque d'effectifs, on ne peuf la changer de position aussi souvent que nécessaire et.elle commence à présenter des irritations de la peau (plaies de lit).¦ Un autre patient, qu'il faut continuellement surveiller pour l'empêcher de se blesser, a dù être attaché au mur pour sa propre protection.Cela ne se fait pas.nous assure-t-on.en temps normal.«Aucune société civilisée ne saurait tolérer une telle situation.» Photo Pierre McCann, LA PRESSE Le Cabinet serait sur aisi de la si Le Conseil des ministres pourrait être saisi des aujourd'hui de la situation dramatique qui perdure à l'hôpital psychiatrique Rivière-des-Prairies.Auparavant, une dernière tentative de rapprochement était menée hier soir, alors que le ministère des Affaires sociales offrait l'arbitrage aux deux parties.HUGUETTE ROBERGE Advenant l'échec de cette démarche, le ministre des Affaires sociales Pierre-Marc Johnson en appellera au Conseil des ministres.C'est du moins la réponse qu'il a donné hier à une question du député libéral Thérèse Lavoie-Koux relativement à ses intentions pour régler le conflit de RDP.Les positions du syndicat et de la direction de l'établissement semblent cependant irréconciliables.La direction veut rationnali-ser l'utilisation de ses équipes de travail auprès des jeunes patients.Ce qui, selon le syndicat, impliquerait une plus grande mobilité du personnel et l'augmentation du ratio employé/ patients au détriment de ces derniers.«La situation actuelle, que tout le monde s'accorde pour dire inhumaine, est celle qu'on va vivre régulièrement à RDP, si les employes cèdent devant la direction.Un retour à l'asile, sans continuité dans les relations affectives développées avec les enfants.Nous nous battons, non pas pour des salaires, ni même pour la sécurité d'emploi, mais pour les malades», nlaide Cilles Mathieu, éducateur et président du Syndicat canadien de la fonction publique, local 313.«Il m'a fallu deux ans pour me réadapter auprès d'un nouveau groupe de patients, et moi.je ne suis pas malade!», renchérit Colette Lemousy, gréviste qui compte 17 ans de services auprès de la clientèle de RDP.«Nous savons que notre débrayage est illégal, reprend le président.Mais nous voulons qu'il soit, le moins sauvage possible.Aussi, nous avons offert le maintien des services essentiels pendant la grève.Nous étions prêts à couvrir les quarts de nuit, pour permettre aux cadres de se reposer.Nous avons également offert une équipe chargée d'évaluer toutes les urgences que l'administration pourrait nous signifier.La direction a refusé.» L'autre version Le directeur general de l'hôpital, le Dr Jacques Mackay, fait entendre un autre son de cloche: «Je préfère les ( les grévistes) savoir sur le tro.toir, plutôt qu'en train de faire du trouble à Tinté-rieur de l'hôpital.Cette grève est illégale.Pas question de la recon- Partisans des casinos, lisez ceci! naître en négociant des «services essentiels», lesquels seraient payés à taux < I demi et «accordes» à des grévistes non pas selon leur competence, mais en guise de recompense pour avoir fait du piquetage durant la journée.«Non*- avons tenté d'expliquer la restructuration que nous envisageons.Elle ne s'appliquerait pas avant l'an prochain.De plus, elle assurerait le même ratio et maintiendrait au inoins une personne dans chaque équipe affectée à une unite de travail.C'est notre façon de voir.Elle n'est peut-être pas la bonne.C'est pourquoi j'ai offert au syndicat de se rallier, comme l'hôpital, a la déci sion d'un arbitre là-dessus.Il a refusé.» Pour sa part, le Dr André Blanche!, psychiatre traitant a HDP, balaye l'argument des grévistes fondé sur l'importance des liens affectifs qu'ils ont développés avec leurs jeunes patients et sur les risques de régression encourus par la rotation de personnel concoctée par l'employeur: «Dans le cas de patients institutionnalisés pour de longues périodes, dit-il, les recherches des dix dernières années tendent à démontrer que le choc du changement de personnel peut être bénéfique, autant pour les patients que pour les employés.» A ia suite d'une visite au New Jersey ou il a rencontré les responsables de la Commission de contrôle du jeu de cet Etat américain, le ministre provincial du Revenu, Raynald Frechette disait dans LA PRESSE de samedi que s'il n'en tenait qu'à lui, le Québec se doterait rapidement d'au moins trois casinos.J'ignore si, avant de faire cette déclaration, le ministre a lu le rapport que l'Attorney General Robert Abrams, de l'État de New York, consacrait aux casinos, et dont je vous parlais brièvement le 6 octobre dernier.S'il ne l'a pas fait, peut-être devrait-il s'y mettre car ce rapport, rédigé par un homme qui a complètement modifié sa pensée après avoir étudié les casinos du Nevada et du New Jersey, est fort critique pour l'instauration de casinos dans l'État de New York, à cause des retombées sociales fort inquiétantes des casinos.Que dit au juste ce rapport?Voyez par vous-mêmes.Tout commentaire additionnel serait superflu, tellement les chiffres sont éloquents.\u2014 L'État du Nevada, où les casinos sont installés depuis plus d'un demi-siècle, vient au premier rang de tous les États américains pour le nombre de crimes per capita.En 1980.on a dénombré 34,257 crimes majeurs (dont 92 meurtres) à Las Vegas seulement.Dans la même ville on connait quelque 10,000 prostituées, soit une femme sur neuf chez celles qui sont âgées entre 15 et 39 ans.- Dans la ville d'Atlantic City, où le premier casino a ouvert ses portes en 1978 (on en comptait six à la fin de 1980), après avoir connu une baisse de 6 pour cent de 1976 à 1977, le nombre de crimes est passé de 4,391 en 1977 à 11,899 en 1980, une augmentation de 171 pour cent en trois ans, pendant qu'il augmentait de 20 pour cent sur l'ensemble du territoire du New Jersey.De 1979 à 1980, l'augmentation s'est située à 107 pour cent à Atlantic City, comparativement à 10 pour cent pour tout l'État du New Jersey.Hausse de fous les types de crimes \u2014 Toujours à Atlantic City, le nombre de crimes avec violence (meurtres, viols, vols à main armée et assauts graves) a augmenté de 130 pour cent entre 1977 et 1980, pendant que les crimes >ans violence progressaient de 176 pour cent.\u2014 Pendant la même période, voyons la progression de certains types de crimes: assauts graves (111 pour cent); vols à main armée (151 p.c.); vols de voitures (163 p.c.); vols mineurs (297 p.c); vols de sacs à main (158 p.c); vols à l'étalage (307 p.c.); vols dans les voitures (374 p.c); vols dans les domiciles (279 p.c.); et vois à la tire (3,526 p.c, le nombre passant de 15 à 544!).\u2014 En novembre 1980, trois citoyens par jour (en moyenne) d'Atlantic City oni été agressés sur la rue.\u2014 Les citoyens du troisième âge deviennent des victimes privilégiées des malfaiteurs, qui les attaquent à leur domicile, dans la rue, et même jusque dans la synagogue comme la chose est arrivée récemment.\u2014 La prostitution et le prêt usuraire connaissent une activité fébrile aux abords des casinos d'Atlantic City.\u2014 On dénombre pas moins de 40 à 50 incendies suspects par mois (426 en 1980), particulièrement sur le Boardwalk où les terrains sont convoités avec àpreté par les promoteurs immobiliers désireux de «dégager le terrain» pour la construction de nouveaux casinos.Des pâtés de maison au complet y ont ainsi passé depuis 1977.Depuis 1978, le nombre d'incendies a grimpé de 44.7 pour cent.Entre 1980 et 1981.le nombre ne grimpera que de 10 pour cent parce que, dit le rapport, «il n'y a plus rien à brûler».\u2014 Selon un rapport de la police complètement dépassée par les événements (en 1980, CHACUN des casinos comptait à son service plus de responsables de la sécurité que le Service de police d'Atlantic City, qui regroupe 245 policiers), on peut acheter de tout dans les rues d'Atlantic City, de l'héroïne à la cocaïne, en passant par les amphetamines.les voitures et les téléviseurs volés.\u2014 Quand la police parvient à mettre le grappin sur un malfaiteur, elle constate (du moins depuis 1978) que dans 95 pour cent des cas, il s'agit de visiteurs à Atlantic City.Des revenus mirobolants Cette situation est facile à comprendre quand on sait que les casinos entraînent quotidiennement une circulation très intense d'argent.Voyons ce qu'a découvert Abrams à Atlantic City: \u2014 le casino Bally a coûté $300 millions, comparativement à $120 millions pour le casino Harrah's, $106 millions pour le casino Goiden Nugget, et $90 millions pour le casino Resorts; chaque casino enregistre des revenus bruts quotidiens de $500,000; les profits nets mensuels de chaque casino sont de l'ordre de $2 millions; en 1980, les six casinos en operations ont touché des revenus bruts de $623.7 millions, et le total devrait se chiffrer par $1 milliard cette année; au cours des deux premiers mois de 1981, il s'est parié pas moins de $854 millions dans les six casinos d'Atlantic City.Ces données devraient porter à réfléchir, mais en supposant qu'on ferme les yeux en prétextant que l'argent n'a pas d'odeur, il faudrait s'attarder sur la corruption et les retombées sociales, ce que nous verrons DEMAIN.L euriste Fortin t pas opposé Soi 101 Mj La mort dune personne.™ même morale, peut toujours présenter certains aspects positifs pour un fleuriste.Chacun sait que les morts, les mariés, les bébés ci les amoureux sont gros consommateurs de fleurs.Mais pour M.Paul-Emile Fortin, le fait de voir mourir Verdun Florist pour faire naitre son commerce sous la seule et unique raison sociale Fleuriste Verdun Inc.a eu des consequences assez étranges.M.Fortin s'est découvert hier contestaire de la Loi 101, ce qu'il n est pas et n'a jamais été.JEAN-PAUL SOULIE V.Paul Emile Fortin a acheté son commerce d'un certain M.Victor Hubert Devine, le 1er octobre 1980.L'ancien propriétaire Devine» tenait commerce de fleurs à Verdun sous les noms de Verdun Florist et Verdun Fleuriste.Et quand, en 1978, te 14 septembre, M.Devine se joint à M.Alan Singer pour se lancer à l'assaut de la Loi 101, il mentionne son commerce, Verdun Florist.L'affaire est actuellement devant les tribunaux, et le nom de Verdun Florist est encore mentionné dans lès journaux, au grand déplaisir de l'actuel propriétaire, M.Fortin.D'ailleurs, M.Fortin, dès le 25 septembre 81, respectant la loi, avait enregistré son commerce sous la raison sociale Fleuriste Verdun Inc.De plus, il tient à faire savoir à tout le monde qu'il ne conteste pas la Loi 101, qu'il ne Ta jamais contestée, et que, de plus, il en respecte «l'esprit et la lettre»- Suites inattendues à toute cette affaire, hier.Me Claude-Armand Sheppard, procureur des demandeurs dans cette cause, cherchait* à rejoindre, tout comme M.Paul-Emile Fortin, le dénommé Victor Hubert Devine, et il était fortement question de rayer, enfin, des papiers officiels, la mention» «faisant affaire sous le nom de Verdun Florist».$ A4» $30 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 18 NOVEMBRE 1981 pour faire le plein d'essence SI VOUS AVEZ UN RÉSERVOIR MOYEN DE 60 LITRES QUEBEC \u2014 Si vous conduisez une voiture avec un réservoir de 60 litres (un peu inoins de 15 gallons), il vous en coûte $30, depuis minuit hier soir, pour faire le plein.Les automobilistes québécois sont en effet les grandes victimes des mesures annoncées par le TEXTES DE LOUIS FALARDEAU GILLES GAUTHIER MAURICE JANNARD ET CLAUDE PICHER ministre des Finances, Jacques Pari/eau.Le ministre n'y est pas allé de main morte: la taxe sur l'essence, fixée auparavant à 20 pour cent, passe à 10 pour cent.Cela veut dire que le litre d'essence de qualité ordinaire coûte 45.5 cents au lieu de 39 cents.Mais ce n'est pas tout: cette taxe s'applique aussi aux augmentations des prix de l'essence déjà prévues pour janvier et novembre 1982, à la suite des accords pétroliers conclus entre Ottawa et TAlberta.Ainsi, dans deux mois, le prix de l'essence à la pompe passera à plus de 17 cents, et il atteindra 54.3 cents (toujours pour de l'essence ordinaire) en novembre 1982 (normalement, le prix du litre à ce moment aurait du être de 15.5 cents).$879 millions de plus en 82-83 Jusqu'en mars prochain, c'est-à-dire au cours des quatre prochains mois, les mesures annoncées hier arracheront $285 millions aux consommateurs québécois.L'augmentation de la taxe sur l'essence, à elle seule, rappor- tera $238 millions au gouvernement.Mais les choses deviennent beaucoup plus intéressantes à compter de l'année suivante, de mars 1982 à mars 1983.Les mesures Parizeau devraient en effet rapporter cette année-là $879 millions supplémentaires au Trésor québécois, dont $679 millions au seul chapitre de l'essence.Les Québécois sauront au mois de mars 1983 quelles sont les intentions du ministre québécois des Finances: celui-ci a laissé entendre, hier, que l'augmentation de la taxe sur l'essence était de nature temporaire, ajoutant laconiquement, «en tout cas, pour les dix-huit prochains mois».Le ministre abrite ces hausses sous le couvert du beau principe des économies d'énergie: les Québécois, estime-t-il, devraient maintenant être amenés à acheter des voitures qui consomment moins d'essence, à modifier leurs habitudes ou à utiliser davantage les transports en commun, «toutes \"hoses que nos voisins américains ont dû faire et que de toute façon les Canadiens auront à faire très bientôt».Buveurs de bière Les deuxièmes victimes des mesures Parizeau, ce sont les buveurs de bière, qui fourniront au cours des quatre prochains mois $22 millions de plus au Trésor québécois.En fait, ce sont moins des augmentations qu'un réajustement général des taxes sur la bière(à l'avantage du gouvernement) que le ministre a annoncé.Il existait en effet dans ce domaine une porte grande ouverte que M.Parizeau n'a pas manqué de remarquer: la bière vendue dans les brasseries, par exemple, était moins taxée que dans les bars et restaurants.La réforme du ministre est simple: la bière vendue dans les épiceries sera asujettie au même taux que la taxe de vente générale de 8 pour cent; dans tous les restaurants, bars, tavernes et brasseries, le taux de la taxe sera de 13.4 pour cent, celui déjà en vigueur pour les vins et spiritueux.Pour le consommateur, cela signifie une augmentation de 20 cents sur le prix d'une caisse de douze bouteilles de douze onces vendues à l'épicerie.Le client d'une taverne paiera sa bouteille de bière quatre cents de plus, tandis que dans les brasseries, l'augmentation sera de 16 cents.Contrairement à la taxe sur l'essence, cette mesure est permanente.En 1982-83, elle devrait fournir $65 millions au Trésor québécois.Réduction suspendue Enfin, mauvaise nouvelle pour tous les contribuables, automobilistes ou pas, buveurs de bière ou pas.M.Parizeau avait prévu, dans son budget déposé en mars dernier, une réduction générale de l'impôt des particuliers, à compter du premier janvier prochain.Une première réduction de trois pour cent avait déjà été accordée un an plus tôt; normalement, le ministre devait porter cette réduction de trois à cinq pour cent.Mais il a annoncé hier la suspension pure et simple de ce cadeau.Cela ne signifie pas une augmentation de taxes pour le contribuable, mais un manque à gagner.M.Parizeau leur retire simplement un bonbon qu'il leur avait promis en mars.Cette mesure ne rapportera que $25 millions pour l'exercice 1981-82 (c'est-à-dire jusqu'en mars prochain), mais l'épargne que le gouvernement compte réaliser l'an prochain avec cette mesure atteint $135 millions.Revenus et 1981-1982 REVENUS DÉPENSES DÉFICIT BESOINS FINANCIERS NETS *en million» de dollars lors du discours du budget-mars 81 17 050 20 020 2 970 1 990 prévisions revisées avant nouvelles mesures 17 145 20 470 3 325 2 400 prévisions revisées avec les nouvelles mesures 17430 20 470 3 040 2 175 Le déficit dépassera les $3 milliards En dépit des nouvelles taxes qui frapperont les consommateurs, le déficit du gouvernement du Québec sera supérieur à $3 milliards pour l'exercice financier en cours.Le mini-budget présenté hier nar le ministre Parizeau fait état, en effet, d'un déficit de $3.010 mil-liards pour l'année 1981-82, soit une hausse de $70 millions sur les prévisions annoncées dans son discours du printemps dernier.Les nouvelles taxes sur l'essence et la bière auront, toutefois, permis de freiner une hausse plus rapide dans le déficit puisqu'au mois de juin dernier l'excédent des dépenses sur les revenus s'annonçait pour atteindre $3.150 milliards.Les prévisions révisées hier situent les revenus du gouvernement à $17.430 milliards pour l'exercice financier 1981-82, soit une augmentation de $380 millions sur les chiffres dévoilés dans le discours du budget du mois de mars dernier.La hausse de $380 millions est attribuée aux facteurs suivants: la nouvelle taxe sur l'essence rapportera $238 millions, celle sur la bière $22 millions et le report de la réduction d'impôt de deux pour cent rapportera $25 millions; de plus, des revenus additionnels de $95 millions entreront dans les coffres du gouvernement.Ces Cuisine des Fêtes 4 cours En démonstration avec dégustation et livret de recettes.1 cours par semaine du 24 novembre au 17 décembre.AU CHOIX: RÉCEPTION COCKTAIL REPAS DE NOËL RÉVEILLON PAR HENRI BERNARD REPAS CHINOIS DE FÊTE PAR KÉDOC TURCOT PROSPECTUS: 843-6481 titut marri Permis d'rns«innrmml dr lullurr personnelle-.'in .dr ii Monitor Sum?h Kl.Mil Mie.1Z9 revenus supplémentaires proviennent, entre autres, d'une croissance plus rapide que prévue de l'économie en 1981 et de la hausse des droits d'immatriculation sur les voitures.Cette dernière mesure à elle seule ajoutera $58 millions.De leur côté, les dépenses du gouvernement pour cette année ont été révisées et elles seront désormais de $20.470 milliards, une augmentation de $150 millions sur les chiffres de mars dernier.«A elle seule, la hausse des prix et des taux d'intérêt entraînera des dépenses additionnelles de $267 millions», a souligné le ministre des Finances pour expliquer ces dépenses additionnelles.Pour éponger son déficit M.Parizeau devra recourir à des besoins financiers nets de $2.175 milliards, ce qui représente une hausse de $185 millions sur les prévisions du printemps dernier.Les nouveaux emprunts sur les marchés sont établis à près de $3 milliards.Par contre, durant la période financière de 1981-82, le gouvernement remboursera $975 millions sur les emprunts contractés lors des années passées.Caisse de dépôt Du premier avril au 15 novembre dernier, les emprunts effectués totalisaient $1.6 milliard dont $450 millions ont été fournis par la Caisse de dépôt et de placement du Québec.Les emprunts financiers à réaliser d'ici au 31 mars prochain devront être de $1.4 milliard et près de la moitié, soit $650 millions, proviendront de la Caisse de dépôt.Une partie du déficit de $3 milliards, soit $865 millions, sera épongée par des opérations non budgétaires, ce qui permet de diminuer les emprunts.Revenus L'impôt sur le revenu des particuliers rapportera un peu plus de $6 milliards, ce qui est une hausse de 11 pour cent sur les recettes du budget de Tannée 1980-81.L'impôt sur les entreprises privées atteindra, en 1981-82, la somme de $961 millions, soit une augmentation de 5.5 pour cent sur l'année précédente.Les différentes taxes à la consommation s'élèveront à près de $3.3 milliards, une augmentation de 25 pour cent environ sur l'année budgétaire précédente.A elle seule, la taxe sur les ventes de détail avoisine $1.9 milliard.La plus forte hausse en pourcentage provient bien sûr de la taxe sur les carburants.Pour l'année 1981-82, la taxe sur l'essence amènera $869 millions dans le trésor provincial, une hausse de 76 pour cent sur Tannée précédente.En fait, sans les nouvelles taxes annoncées hier par le ministre Parizeau le déficit du gouvernement aurait été plus considérable encore.Sans ces nouvelles mesures, qui feront mal au portefeuille des consommateurs, le déficit du Québec aurait atteint la somme de $3.325 milliards.Carole de Vault: Parizeau répliquera de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Le ministre des Finances, Jacques Parizeau, commentera cette semaine le livre «Toute ma vérité», lancé lundi par Tex-informatrice de police Carole de Vault.On sait qu'elle lui fait ('«honneur» d'un chapitre, et de quelques autres passages, dans lesquelles elle raconte ce qui a été, dit-elle, «le premier grand amour de ma vie», avec celui qui était à Tépoque \u2014 1970 \u2014 membre de l'exécutif du PQ et candi- dat défait de ce parti dans Ahuntsic.Interrogé là-dessus lors de la conférence de presse qui suivait le dépôt de son budget spécial, le ministre a dit que puisque la Canadian Press avait choisi de parler du livre, il lui faudrait bien le commenter, «commenter le genre d'élucubrations qu'il y a là-dedans».Mais il ne le fera pas à l'Assemblée nationale, qui «n'est pas le genre d'endroit pour faire cela».v.m m HAUSSE DES DEPENSES téléphoto UPC Parizeau blâme les taux d'intérêt et l'inflation Le ministre des Finances, Jacques Parizeau a dû réviser à la hausse ses dépenses par rapport à son budget du printemps dernier.L'augmentation des dépenses prévues est de $450 millions.Hier, le ministre a attribué la majeure partie de cette augmentation aux salaires plus élevés qu'il doit verser aux employés de l'Etat, salaires qui suivent la hausse du coût de la vie, et il a également fait état des intérêts plus élevés qu'il doit payer sur les emprunts du gouvernement.Ces deux facteurs combinés forcent le gouvernement à prévoir une dépense additionnelle de S267 millions pour l'exercice financier en cours.Au moment où M.Parizeau a prononcé son discours du budget, en mars dernier, les taux d'intérêt étaient de Tordre de 14 à 15 pour cent.Quelques mois plus tard, ces mêmes taux approchaient les vingt pour cent, a expliqué hier à LA PRESSE un haut-fonctionnaire du ministère des Finances.Ainsi, les dépenses au titre du service de la dette augmenteront de $169 millions, par rapport aux crédits prévus lors de la préparation du budget du printemps dernier.Par exemple, les intérêts sur les emprunts temporaires contractés par les institutions des réseaux de l'Education et des Affaires sociales et la prise en charge des taux d'intérêt sur les prêts consentis aux étudiants, aux agriculteurs et aux industriels s'élèvent à $90 millions.Les obligations d'épargne, par exemples, émises en juin dernier, portaient un taux d'intérêt de 16.5 pour cent.Le gouvernement a dû porter ce taux à 18 pour cent pour deux mois à compter du premier août 1981 et à 19.5 pour cent à compter du premier octobre 1981.Conventions collectives Le coût additionnel des conventions collectives qui prévoient des ajustements pour les augmentations du coût de la vie est fixé à $146 millions.Une somme de $61 millions est due à l'impact de la hausse des prix sur l'indexation des salaires et une contribution supplémentaire de $12 millions sur les prévisions de mars dernier est causée par une contribution supérieure des employeurs de l'Etat aux régimes de retraite.D'autres ajustements au coût des conventions doivent s'ajouter également.Pour le discours du budget du printemps dernier, le ministère des Finances prévoyait une hausse de prix pour la période de juin 1980 à juin 1981 de 12.2 pour cent comme référence à l'indexation des conventions.Par contre, la hausse de l'indice du coût de la vie fut de 12.8 pour cent.Dans le discours de mars dernier, par exemple, les contributions et les cotisations aux régimes de retraite des employés de l'Etat étaient fixées à $1.270 milliards.Hier, le ministre Parizeau les a évaluées à $1.320 milliards.Par contre, le ministre a pu réaliser certaines compressions bud gétaires, lui permettant d'atténuer la hausse des intérêts et de l'indexation.EN RENONÇANT AU TICKET MODÉRATEUR Parizeau s'est interdit 20 pour cent des compressions budgétaires de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Dans les «compressions budgétaires» de $191.3 millions que le gouvernement dit n'avoir pu réaliser figurent les quelque $60 millions qu'il prévoyait retirer de l'imposition d'un ticket modérateur qu'il avait décidé d'imposer dans le secteur de la santé et dont il a par la suite abandonné l'idée.Cette mesure qu'il avait manifestement l'intention d'appliquer puisqu'il en prévoyait les fruits en préparant son dernier budget n'avait pas été annoncée lorsque M.Parizeau avait présenté son budget à l'Assemblée nationale quelques semaines avant les élections du 13 avril.Un haut fonctionnaire a précisé hier soir que ces $60 millions n'auraient représenté que ce que le ticket modérateur lui-même aurait rapporté et non les économies qui auraient résulté de la baisse de la consommation des soins.Globalement, le gouvernement affirme qu'il pourra réaliser 81.5 p.c.de Tobjectif de «compressions budgétaires» de $1,035,000,000 qu'il s'était fixé en mars dernier.Parmi les autres «coupures» qui ne pourront être mises en oeuvre, on note une somme de $40 millions qui n'est en fait que le report à Tan prochain de mesures touchant le régime de retraite des employés du secteur public et para-public.Il s'agit plus précisément de l'indexation proportionnelle et de l'intégration du régime des rentes aux pensions.Une application plus tardive de modifications aux règlements de Taide sociale tranchera $55 millions dans C2 qu'on avait prévu d'épargner alors qu'au chapitre de Taide aux étudiants, un montant de $28.9 millions a pu échapper à la hache.On retrouve notamment dans le solde de quelques millions le résultat d'une entrée en vigueur plus tardive ou d'une certaine retenue en ce qui a trait à l'élimination de certains médicaments dont le prix est défrayé par l'Etat ou ù la fixation d'un prix médian.Pour expliquer, par ailleurs, les dépassements de crédits dans certains ministères, on invoque en particulier le coût des conventions collectives ($146 millions) et la hausse de taux d'intérêt ($235 millions).Les principales «victimes» en sont les ministères des Affaires sociales et de l'administration de la dette publique.$126 autres millions résultent de l'aceroissements des crédits, toujours par rapport au budget de mars dernier, à une trentaine d'éléments des budgets de divers ministères, en particulier $15 millions aux Transports (qui servent en fait à la prise de participation du gouvernement dans Québé-cair), $10.6 millions supplémentaires à la Commission de la santé et de la sécurité du travail, $9 millions pour la formation des adultes.$8 millions pour la tranche du coût des élections du 13 avril qui est imputée à Tannée en cours, etc.Faits saillants QUEBEC (PC) \u2014 Voici les faits saillants de l'énoncé complé- \u2022 mentaire aux politiques budgétaires du gouvernement déposé hier soir à l'Assemblée nationale par le ministre des Finances du Québec, M.Jacques Parizeau: \u2022 Le gouvernement réclame des crédits supplémentaires de $693 millions; \u2022 Le déficit prévu du gouvernement pour cette année ne grimpe que de $70 millions malgré une augmentation nette des dépenses prévue de $450 millions; \u2022 Le gouvernement choisit de taxer les consommateurs plutôt que de modifier à la hausse la fiscalité des entreprises; \u2022 Des crédits demandés par le gouvernement, $267 millions sont dus à la hausse des prix et des taux d'intérêt; \u2022 La taxe sur l'essence et Tessence diesel passe de 20 à 40 pour cent, ce qui se traduira à la pompe à compter de maintenant par une augmentation de 6.5 cents le litre d'essence régulière; \u2022 La taxation de la bière sera uniformisée, ce qui veut dire qu'il en coûtera dorénavant 20 cents de plus pour une caisse de petites bouteilles de bière et 4 cents de plus pour une bouteille de 12 onces vendue à la taverne.La bouteille vendue à la brasserie coûtera toutefois 16 cents plus cher.\u2022 La baisse de 2 pour cent de la table d'impôt prévue pour le premier janvier est suspendue. LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 18 NOVEMBRE 1981 A 5 Le gouvernement doit payer pour sa manie d'emprunter QUEBEC (PC) \u2014 La manie qu'a prise te gouvernement d'emprunter pour financer ses déficits fait du Québec une province faible et vulnérable.C'est ce qu'a déclaré hier à l'Assemblée nationale M.Daniel Johnson, en réponse au discours sur le budget supplémentaire pro-nââââââoncé par le ministre des Finances Jacques Parizeau.Le député libéral de Vaudreuil-Soulanges avait été nommé le jour même par le chef du Parti libéral porte-parole du parti en matière des finances publiques.Ce budget supplémotaire, a dit M.Johnson, est un constat d'échec du ministre au niveau du contrôle des dépenses et au niveau de sa capacité à réaliser des compressions.Rappelant que le ministre a fait état de $267 millions d'augmentation dans les coûts d'intérêt que le gouvernement aura a pauer, M.Johnson a déclaré que ce n'était pas la faute des autres.Plus la dette de la province est élevée, plus l'augmentation de l'intérêt fait mal, a-t-il dit.M.Johnson a reproché au ministre des Finances de n'avoir pas d'autres solutions à offrir pour combler le déficit que celles d'emprunter davantage et d'annoncer en plein exercice financier des hausses de taxe sur l'essence et la bière qui rapporteront $285 millions.Ces taxes, a-t-il dit, s'ajoutent à l'augmentation de l'immatriculation des automobiles, de la taxe d'Hydro-Québec et de la taxe sur la feuille de paye des entreprises.L'OPPOSITION La taxe sur l'essence est une taxe inflationniste qui fera qu'il en coûtera de $5 a $(>(> de plus qu'auparavant pour faire le plein d'essence d'une voiture américaine, a-t-il rappelé.Tous les citoyens du Québec sont frappés quels que soient leurs moyens de payer, a dit M.Johnson, qui a conclu que le ministre des nuances est constamment dans l'erreur et que son erreur est constante.Daniel Johnson fils, député de Vau-dreuil - Souianges, et porte-parole des libéraux en matière de finances publiques.Les mauvais tours de la hausse des taux d'intérêt QUEBEC \u2014 La hausse des taux d'intérêt aura décidément joué de bien mauvais tours au ministre québécois des Finances, Jacques Parizeau.En plus de hausser considérablement ses dépenses, elle aura aussi presque complètement tari une nouvelle source de revenus dont il pensait tirer $132 millions.Il s'agit des dividendes que devait lui verser Hydro-Québec à même ses profits, une mesure, on s'en souviendra, qui avait été très sévèrement critiquée par l'opposition et qui avait provoqué quelques retentissantes démissions dans la société d'Etat.Or.les dépenses d'Hydro ont augmenté considérablement en raison des taux d'intérêt en même temps que ses revenus baissaient, victimes d'une diminution de ses ventes causée par le ralentissement économique et l'augmentation de ses prix.Il en résulte une diminution de profils de 15 p 100 qui a pour effet une diminution bien plus forte encore du dividende, c'est-à-dire de 82,5 p.100.Résultai net: le trésor québécois ne touchera que $28 millions, S101 de moins que prévu.ancien du RIN veut lancer parti centriste au Que C'est aujourd'hui, à Sherbrooke, qu'un groupe de citoyens tentera de susciter, par l'intermédiaire des médias d'information, l'intérêt de la population du Québec pour créer une nouvelle formation politique éventuelle dans la belle province.Le but de l'opération étant évidemment de donner aux électeurs une alternative entre le Parti québécois de René Lèves-que et les libéraux de Claude Ryan.«Le Conseil directeur provisoire du Mouvement renouveau politique», qui a pris naissance le 25 octobre dernier, à Nicolet, est présidé par Gaston Stratford, directeur du service de l'information de l'Université de Sherbrooke.Le mouvement, composé présentement d'une cinquantaine de personnes, qui viennent de différents partis politiques, selon ce qu'a expliqué à LA PRESSE Gaston Stratford/ va se situer au centre des options politiques qui ont déjà cours au Québec.Comme il y a un vacuum politique présentement, face à l'option de souveraineté - association proposée par le PQ et la thèse fédéraliste des libéraux, ce groupe tentera au cours des prochains mois de recruter le plus grand nombre de membres possible.Pour l'instant, il n'y a aucune tête d'affiche en provenance d'une ancienne formation politique, aussi bien du fédéral que du provincial, qui ait adhéré au mouvement, ce qui est une bonne chose,' dans un premier temps, estime le promoteur du «Mouvement renouveau politique».Nouvelle avenue politique Etant lui-même un ancien membre du défunt Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN), Gaston Stratford admet qu'il a pris ses distances, depuis bien des années, aussi bien du Parti québécois que d'autres formations politiques.Maintenant, il trouve pour le moins «simpliste» de dire que tous les problèmes politiques seront réglés au Québec en accédant à l'indépendante.Sans doute rendu plus philosophe grâce au recul politique qu'il affirme avoir pris, le président du mouvement, qui semble sérieux à prime abord, juge qu'il y «a de la place pour des compromis\".Mais, dans le contexte nord-américain, il estime que le Québec se doit de récupérer tous les leviers nécessaires à son développement, ce qui ressemble drôlement à la proposition du gouvernement péquiste sur le droit à l'autodétermination pour le Québec.Affirmant qu'il y a de la place pour des compromis, ce mouvement entend donc tenir à tous les trois mois des réunions dans différents coins de la province, ou l'on s'tttaquera à bâtir un programme politique qui collera à la réalité des citoyens.En voulant se situer au centre, par rapport aux socialistes et aux capitalistes, et après avoir établi un véritable programme en ce sens, on lancera alors cette «nouvelle formation politique».Aucun calendrier n'a cependant été établi pour en arriver à ce but.Les activités seront financées par la vente des cartes de membres à cinq dollars l'exemplaire.1 des individus «qui se prennent en main dans la liberté, la solidarité et le érespect de la propriété privée».Créditistes et unionistes n'auraient pa^ dit mieux.Gaston Stratford Une renaissance nationale Ce mouvement, qui s'adresse visiblement aux anciennes clientèles créditistes et à ce qui reste des nostalgiques de l'Union nationale de l'époque de Maurice DuplessiS; a donc dans un premier temps élaboré «les bases d'une véritable renaissance nationale»», se situant en trois points, qui se lit comme suit: 1\u2014 Le Québec doit récupérer tous les champs de juridiction nécessaires au développement de la société québécoise.2\u2014 La socialisation, phénomène normal d'une société on evolution, doit se faire par les indi\\ i-dus K non par l'Etat.3\u2014 L'Etat doit principalement légiférer et assurer l'ordre public dans une démocratie vraiment active.Et tout cela doit évidemment être réalisé à partir de l'initiative Le revenu en anglais Pour un contribuable, le fait de so faire harponner par le fisc québécois, dont le ministre est Reynold Frechette, c'est déjà une chose désagréable dans le contexte financier actuel passablement difficile.Mais en plus, au Quebec, avec la loi 101, quand les explications vous parviennent strictement en anglais, c'est encore plus choquant.C'est précisément ce qui est arrivé, récemment, â M.Clermont GarceaU/ francophone et courtier d'assurances, demeurant au 1170.avenue Queylus.dans le nord de Montréal.Ce dernier a évidemment porte une plainte, pour cette façon de procéder du ministère du Revenu, a l'Office de là langue française du Québec.En attendant, bon prince, il a quand même fait parvenir un chèque à ce ministère couvrant le montant qu'on lui demandait de verser dans les fonds du seul État francophone en Amérique du nord.Evidemment, au ministère, on a lait valoir à M.Garceau que c'était tout simplement une erreur de la part d'un méchant fonctionnaire.Mais ce dernier attend le verdict de l'Office de la langue, avant de savoir s'il prendra des procedures judiciaires, en vertu des dispositions de la loi 101, contre le ministère, a-t-il laisse tombera la blague.RENAULT RENAULT RENAULT' MONTRÉAL DAUPHINE LTÉE Le doyen des concessionnaires Renault du grand Montréal.Liquidation des modèles 1981 Renault 18 Renault 5 1982 à partir de $5595 12050 boul.Laurentien (au nord de Canadair) Tél.: 331-6130 RENAULT RENAULT RENAULT RENAULT RENAULT RENAULT SERGE PARENT, PROPRIETAIRE 384-4990 1221 est, rue FLEURY 2595, DE SALABERRY / Serge Parent, Pharmacien vous SORTEZ AU CENTRE-VILLE?Stationnement gratuit en soiree ou en tin de semaine, avec repas ou consommation a l'un des 4 établissements licenciés de la Grande Boude ('Tous les details sur place ) LA-GRANDE niveau de la Place Complexe Dosjardins 1 221 est, rue Fleury Ouvert de 9h à 23h 2595, rue de Salaberry Ouvert de 9h à 22h Service de livraison 7 jours par semaine Venez visiter Je PERE NOEL tous les jours dans son décor enchanteur.\u2022 bonbons gratuits pour tous if PLACE VERSAILLES arrête a la porte) -, - - SORTIE RADlSSON Constitution: Trudeau inclut » 4 son compromis «québécois» à la résolution LES DROITS DES FEMMES RESTENT EN PLAN OTTAWA \u2014 La résolution constitutionnelle du gouvernement canadien sera déposée aujourd'hui aux Communes d'Ottawa et comprendra les amendements offerts samedi par le premier ministre i rudeau au Québec, mais n'offrira pas de solution au mécontentement des femmes dont les droits ont été soumis a l'arbitraire de-» législatures provinciales.8h f ¦ \\ GILBERT LA VOIE (de notre bureau de d'Ottawa) Le dépôt du projet de résolution, qui devait se faire hier, a été reporté d'une journée à la suite d'une ultime tentative du fédéral auprès des provinces anglophones pour les convaincre de ne pas soumettre l'article 28 sur les droits de la femme a une clause «nonobstant».En fin dv journée hier, le ministre Serge Joy al a révélé que trois provinces s'objectaient encore a cette demande.Le gouvernement fédéral a obtenu par ailleurs Tas-sentiment des provinces anglophones aux concessions offertes samedi par le premier ministre Trudeau au Québec.Le ministre de la Justice M Jean Chrétien et le titulaire des Affaires intergouvemementales du Quebec.M.Claude Morin.ont échangé un coup de fil en fin d'après-midi, mais pour constater simplement que toute reprise des négociations était carrément impossible.Le projet de résolution que le ministre Chretien déposera aujourd'hui aux Communes, com prendra donc le libelle de l'offre servie par le premier ministre en fin de semaine devant les militants libéraux du Québec M.Trudeau avait alors parlé de la clause Canada sur la question des droits scolaires, de compensations financières advenant l'utilisation par une province de son droit de retrait d'un amendement constitutionnel touchant la langue et la culture, et de la négociation de modalités permettant au Québec d'adopter des mesures restrictives advenant une immigration anglophone massive en provenance des autres provinces.Le caucus lies libéraux fédéraux du Québec s'est réuni hier matin pour étudier le détail du jargon juridique de cette proposition.LA PRES SE a appris également que le chef du Parti libéral du Québec, M.Claude Ryan, avait été informe de la teneur des amendements qui seront présentés aujourd'hui.En ce qui a trait aux femmes, Ottawa n'a pas perdu tous ses espoir d'amener les provinces récalcitrantes à accepter que leurs droits ne soient pas soumis à la clause du nonobstant.Le ministre Joy al a declare que les discussions s^ poursuivront au m .iT.,.cours des jours à venir, et il a signalé qu'une fois déposé, le projet de resolution sera tou-jours amendable puisque l'entente d'un débat de deux jours ne tient plus et que les parties pourront suggérer des modifications au texte.Par contre, il n'est pas question qu'Ottawa impose les droits des femmes aux provinces qui s'y opposent, car un tel geste aurait pour effet de violer l'entente conclue à la sortie de la conférence constitutionnelle.Même si le gouvernement Trudeau a promis de parler d'économie cet automne, il devient é\\ ident que la constitution sera encore l'un des principaux sujets de discussions au cours des semaines à venir.Les conservateurs entendent présenter des propositions d'amendement à la résolution, et le lobby des groupes insatisfaits de la charte des.droits se fera de plus en plus fort.Déjà deux conférences de presse ont été convoquées pour ce matin dans la capitale nationale: l'une par un groupe de femmes, et l'autre par des autochtones.Les droits de ces derniers ont été rayés de l'entente d'Ottawa avec les provinces anglophones.Pour répondre aux critiques qui fuseront à gauche et à droite et tout particulièrement au Québec, le ministre Serge Joy al a fait savoir hier que le gouvernement investira environ *J millions dans une vaste campagne de publicité.LE SALON DU TIMBRE ET DE LA MONNAIE QUEBEX r \u2022y/ aura lieu les 20, 21 et 22 novembre à la Salle Dorée de r Hôtel Sheraton Mont-Royal 1455, rue Peel à Montréal \u2022 50 marchands de timbres fit dp monnaip Hm Canada et des États-Unis \u2022 Le kiosque des Postes Canada \u2022 Encan de monnaie en 2 sessions, préparé par M.Dick Robinson et dirigé par Les Encans Trans-Québec 1 re session: vendredi le 20 novembre à 1 9h, salle Terrasse 2e session: samedi le 21 novembre à 1 9h.salle Terasse \u2022 Prix de présence quotidien \u2022 Entrée gratuite pour tout enfant accompagné d'un adulte détenteur dun billet.\u2022 Heures d'ouverture: Vendredi et samedi 1 Oh à 1 9h Dimanche 1 Oh à 1 6h Pour renseignements: appeler le soir: M.Guy Lestrade au 656-7756 A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 18 NOVEMBRE 1981 EDITORIAL PAUL DES MAHALS président du conseil d administration ROGER-D.LANDRY président et éditeur JEAN SISTO éditeur adjoint YVON DUBOIS directeur de I information MAJICEL ADAM éditorialiste en chet Après le départ de Claude Forget On ne saurait passer sous silence le départ de Claude Forget de la scène politique provinciale.Il convient, en effet, de rappeler au moins brièvement ce que l'homme a été et de faire écho à l'analyse qu'il a faite lui-même des causes de son retour à la vie ordinaire.Ce dernier point nous permettra de parler particulièrement du climat politique créé au Québec par le débat constitutionnel et des tiraillements qui se manifestent plus spécialement à l'intérieur du Parti libérai.' Il est indéniable que l'Assemblée nationale et la vie politique québécoise ne seront plus les mêmes sans M.Forget.Ce dernier laisse un vide considérable.On se souviendra surtout de lui comme ministre des Affaires sociales dans l'ancien cabinet du Premier ministre Robert Bouras-sa.M eut l'occasion de donner là sa pleine mesure.Tout le monde s accorda alors à lui reconnaître une haute compétence d'administrateur.Sa formation juridique mais surtout sa formation d'économiste l'avaient admirablement bien préparé à s'occuper des affaires de l'État.Ces mêmes qualités ne l'abandonnèrent évidemment pas quand il passa du côté de l'opposition, mais il donna parfois au moins l'impression de se trouver mal à l'aise dans son nouveau rôle.M.Forget préférait construire plutôt que détruire.Il acceptait mal d'avoir à s'opposer de façon quasi systématique aux initiatives du gouvernement.Peut-être n'était-il simplement pas assez partisan pour fonctionner à l'intérieur d'un parti?Il a signalé, par exemple, qu'il aurait préféré appuyer les coupures budgétaires du PQ plutôt que de chercher des excuses pour en faire la critique.Probablement qu'il voyait là une démagogie trop facile.il a dit qu'il songeait à ce départ depuis les dernières élections.On veut bien le croire.Par contre, il est difficile d'imaginer que la position qu'il adopta pendant et après le débat sur la motion Lévesque du mois d'octobre n'ait pas été l'élément déterminant de sa prise de décision.Il ne lui était pas facile de demeurer dans un parti après avoir demandé à celui-ci d'expulser les neuf dissidents qui avaient voté contre leur chef, et s'être fait refuser cette requête.Sa position devenait alors intenable, tant vis-à-vis des dissidents que de ses collègues qui se refusaient à les désavouer.Cette question constitutionnelle lui aura rendu la vie extrêmement difficile aussi à divers autres égards.Il n'a pas caché notamment, et on le comprend, aue le climat de haine suscité par cet interminable débat, l'ait passable-lement écoeuré de la vie politique.Les insultes, ies sarcasmes qu'on s'échange, selon qu'on appartient au camp fédéraliste ou au camp souverainiste, ne facilitent pas rétablissement de rapports normaux entre des gens qui, pourtant, même s'ils diffèrent d'av:s sur les moyens, veulent servir de leur mieux les intérêts de leurs concitoyens.Il aura noté, au surplus, que les discussions constitutionnelles ont même réussi à susciter des divisions déplorables dans le camp des fédéralistes.Chez ces derniers, on ne s'entend pas sur le degré d'autonomie que le Quebec doit réclamer dans la confédération et sur les luttes qui, dans certains cas, pourraient être menées conjointement avec les partisans de l'indépendance.En somme, ce que nous dit M.Forget, c est qu'un député vit actuellement les mêmes déchirements que les simples citoyens et qu'il les vit plus intensément en- core parce qu'il occupe le devant de la scène.Et il ne nous révèle aucun secret quand il évoque à mots couverts les dissensions qui ravagent son propre parti.Sa sincérité lui aurait interdit de cacher ce qui constitue une évidence pour tous les observateurs les moins avertis delà scène politique.C'est probablement d'ailleurs aussi un trait de sa sincérité qu'on peut percevoir dans l'aveu assez clair qu'il a fait devant les journalistes de son désir de voir l'ancien premier ministre Robert Bourassa présenter sa candidature dans le comté qu'il laisse vacant.M.Forget n'a pas caché, en effet, qu'il trouverait normal qu'un homme qui a été traité aussi durement que M.Bourassa veuille «régler ce compte-là avec l'opinion publique et le monde politique».M.Forget avait appuyé la candidature de M.Ryan lors du congrès qui a choisi ce dernier com- me chef libéral.Il lui aura été fidèle jusqu'à la fin mais il aura été, en même temps, assez honnête pour exprimer au sujet de M.Bourassa une opinion que le député d'Argenteuil ne partageait pas, du moins jusqu'à ces derniers temps.M.Forget aura probablement estimé que les circonstances ne sont plus les mêmes que lors des dernières élections et que M.Ryan, de toute façon, est un esprit suffisamment fort pour ne pas redouter la présence à ses côtés d'un ancien premier ministre.Le retour de M.Bourassa pourrait bien être, au fait, la dernière contribution pour l'instant de M.Forget au parti qu'il quitte.Un parti, admet-il lui-même, qu'il pourrait réintégrer un jour, probablement quand il sera possible de laisser un peu de côté les questions constitutionnelles pour s'attaquer aux graves problèmes d'ordre économique.VINCENT PRINCS Les coupures &ux universités risquent de nous affecter tous Ces jours derniers.l'Université de Montréal et l Université de Sherbrooke ont exprimé publiquement leur réaction à l'ensemble des coupures que le ministère de lÉducation les oblige d'intégrer dans leurs budgets.Le sujet n'a peut-être attiré l'attention que des universitaires, s'y mêlant quelques étudiants et des employés directement concernés.Là comme ailleurs, la nouvelle touche d'abord le milieu visé.Mais il serait faux de prétendre que l'université ne peut intéresser que ceux qui la fréquentent.D'abord, elle vit des taxes de tout le monde; et surtout, elle conditionne une société entière.Car la société qui ne respecte pas ses chercheurs, son enseignement supérieur et ses leaders intellectuels demeurera toujours petite, dépendante et soumise.C'est pourquoi les coupures que doit s'imposer l'université nous concernent, comme membres de cette société.Et s'il est juste que des coupures s'imposent dans tous les secteurs de vie, celles de l'université doivent être bien étudiées.Selon le recteur Paul Lacoste, de I Université de Montréal, la situation du Québec est simplement lamentable quant au nombre de maîtrises et doctorats décernés par nos universités.Il faut bien admettre que l'effort de scolarisation entrepris au début des années 70, dans les collèges et dans les universités, n'a produit que bien peu de fruits au niveau des 2e et 3e cycles, c'est-à-dire au niveau des diplômes d'importance.On peut considérer souhaitable d'envoyer le plus d'étudiants possible sur les bancs universitaires; mais il ne faut pas oublier que les chercheurs et ceux qui font progresser la science, la réflexion et la société se trouvent chez les diplômés du 3e cycle.C'est peut-être vrai qu'on a subitement accouché, dans nos universités, de trop d anthropologues, de sociologues et de nouveaux manipulateurs de sciences humaines.C est peut-être vrai que la multiplicité des cours offerts à tout ie monde mais suivis par une faible clientele engendre des coûts excessifs et inutiles.Mais il est également vrai que ies universités ont été forcées, le printemps dernier, par le ministre des Finances, de considérablement réduire leur budget après qu'elles eurent pris des engagements fermes.Et il est vrai que la recherche constitue une donnée de gratuité et d'avenir que les hommes politiques ne savent pas apprécier.Comme, en plus, les nouvelles vagues bourgeoises-populistes refoulent loin d'elles dout ce qui pourrait ressembler à certaines formes d'élitisme.considéré comme antisocial, les uni- versités risquent fort de mener un combat solitaire.À Montréal, le recteur propose des réductions dans l'éventail des cours et dans l'hyperspécia-lisation: c'est peut-être sain et nécessaire et l'occasion est bonne de limiter les excès.Mais c'est insuffisant.À Sherbrooke, l'université retient trois hypothèses de solution pour résorber le déficit prévu.Dans tous les cas, il faut envisager une importante fermeture de postes d'enseignants.Une hypothèse de Sherbrooke, par exemple, prévoit la fermeture de 1 30 postes en 1 982 et de 1 25 en 1 983.C est la pire hypothèse, mais elle fait peur, car elle s accompagne d'une augmentation de la clientèle étudiante.Ou bien l'université a vécu en riche, ou bien elle sera excessivement pauvre.Et Sherbrooke et le Québec s appauvriront d'autant.Il fautdoncdemanderauxdi-rections d'université de bien analyser les tâches de leur personnel, la qualité de sa production dans les revues et dans les publications scientifiques, la qualité même de son enseignement: cette appréciation nous concerne tous.Et du ministère, il faut exiger plus de discernement, plus de respect des personnes et, finalement, des valeurs intellectuelles québécoises.JEAN-GUY DUBUC Droits réserves Alimentation : Brejnev lance de nouveau l'alarme Irlande: des bonnes pensées aux arrière-pensées Tel un leitmotiv, le problème de l'alimentation revient sur le tapis en URSS En octobre 1 980, le président Brejnev avait publiquement déploré le manque de viande, de lait et de produits de première nécessité dans son pays.Au 26\" Congres du PCUS, en février dernier, il avait lancé un programme alimentaire spécial appelé à opérer des miracles.Enfin, avant-hier, il revenait sur la question, devant le plénum du comité central, et en faisait, cette fois, le problème le plus préoccupant de tout le quinquennat.À force d'agiter la sonnette d'alarme, les autorités soviétiques vont'nous faire comprendre \u2014 sans le vouloir sans doute \u2014 qu'elles commencent à subir des pressions très fortes de la part de consommateurs exaspérés d'avoir toujours à se serrer la ceinture.\" ;* Le président Brejnev voit deux causes aux pénuries alimentaires: la sécheresse (bouc émissaire fort usé) et la relance de la course aux armements (bouc émissaire de premier choix).Mais apparemment, ces boucs émissaires en ont tellement plein le dos que plus personne ne les prend au sérieux.Aussi, M.Brejnev se voit-il dans l'obligation de trouver autre chose.Il a eu, lundi, un aveu qui a dû faire se retourner Khrouchtchev dans sa tombe, à puisqu'il a discrètement mis le doigt sur la cause des insuffisances du système, et cette cause c'est la difficulté où se trouve l'URSS d'accroître, dune part, la productivité des travailleurs dans tous les secteurs de l'économie, et d accroître, d'autre part, la quantité des produits, ainsi que leur qualité.On cite des chiffres affolants.Chaque année, l'URSS a besoin de 240 millions de tonnes de céréales.Or, la production de cette année oscille entre 1 70 et 1 80 millions de tonnes.La sécheresse ne suffit pas a expliquer une production aussi déficiente.On dit que 40% des récoltes se perdent faute de moyens de transport, d'entrepôts de stockage ou d'usines de conditionnement.On signale de plus que l'État doit dépenser chaque année $40 milliards pour équilibrer la différence entre les coûts de production et le prix de vente des produits agricoles.Enfin, l'URSS est en proie à la corruption sous toutes ses formes.Le marché noir et le patronage font partie des moeurs.Quant aux abus de favoritisme et de népotisme à tous les échelons de la hiérarchie, ils feraient pâlir le Watergate si la presse soviétique avait la faculté de les démasquer.Est-ce que les peuples qui forment l'URSS sont vicieux, cor- rompus ou paresseux?Pas le moins du monde.En mars 1 975, un économiste soviétique révélait que 27% de la valeur totale des produits fermiers soviétiques \u2014 environ $32,5 milliards par an \u2014 provient de lopins de terre particuliers qui occupent moins de un pour cent des terrains agricoles de la nation (un peu plus de huit millions d'hectares).(,) Ces chiffres indiquent que les Soviétiques, quand ils travaillent à leur compte, se révèlent tout aussi productifs que les travailleurs capitalistes.Ils produisent 27% des produits fermiers dans leurs temps libres, c'est-à-dire après avoir fourni leurs heures réglementaires dans une entreprise d'État.Quand ils travaillent dans leur petit potager, ils sont productifs et efficaces, mais quand ils travaillent pour l'État, ils manifestent beaucoup moins de zèle.On leur fixe des objectifs qu'ils se gardent bien d'atteindre, car s'ils allaient faire du zèle, ils feraient monter les objectifs à atteindre et seraient mal vus de leurs camarades.Vice de structure et baisse de la ferveur idéologique ; ce sont là des causes inavouables mais combien profondes \u2014 causes qui se trouvent en transparence dans le discours de M.Brejnev.JEAN PELLERIN ;i ) A Yomelyanov.cité par Hedrick Smith, in Lot Hot-i.Livre de poche.No 5012.p 290 K» Sur le principe de la non-™\" violence, comme base de règlement du problème de I * Ulster, l'accord est réalisé entre Mme Thatcher, premier ministre de Grande-Bretagne, et M.Garret Fitzgerald, premier ministre de la république d'Irlande.C'est même parce que l'accord des deux gouvernements s'est étendu à quelques propositions concrètes que la violence a repris de plus belle ces derniers jours en Irlande du Nord.Pour comprendre ce paradoxe; pour comprendre le déchaînement du révérend Paisley dans l'enceinte du parlement de Londres et la suspension qui le frappa immédiatement; pour comprendre les manifestations des protestants sur le tombeau du révérend Bradford, dont la liquidation physique par les soins de l'IRA a été vengée par l'assassinat d'un jeune catholique dans les rues de Belfast, il faut savoir que Londres et Dublin se sont donné le 6 novembre les instruments d'une concertation en vue d'une solution politique à la question irlandaise.À Paisley et à son monde, cet accord apparaît comme un complot pour anéantir les protestants du Nord.De son côté, l'IRA reste fidèle comme jamais à ses méthodes violentes.Mme Thatcher et M.Fitzgerald n'en renouvellent pas moins leur foi dans des solutions pacifiques.La rencontre du 6 novembre, la première entre Mme Thatcher et M.Fitzgerald, est assez naturelle quand on s'arrête à réfléchir au fait que Londres fait partie (comme l'Irlande) de la Communauté européenne, que le gouvernement anglais accepte les cadres de tant de programmes de coopération avec l'Allemagne, avec la France, pour ne rien dire des relations avec la lointaine Amérique.On peut même s'étonner que les instruments d'une coopération active entre Londres et Dublin, la souveraineté de l'un et de l'autre étant sauve, n'aient pas été recherchés plus tôt.Il est vrai que dès décembre 1 980 les deux gouvernements avaient commandé des études pour examiner la possibilité d'inventer de nouveaux cadres propres à favoriser la coopération.Ces études ont largement inspiré le communiqué conjoint du 6 novembre et l'annonce qu'un conseil intergouvernemental est créé.Il est chargé de prospecter toutes les avenues de la coopération entre les deux pays.Or, l'Irlande du Nord non seulement se sent hors du coup, mais elle voit dans la création d'un conseil anglo-irlandais la premiè- re étape d'une réunification de l'Irlande dont elle ne veut absolument pas.Les assurances du contraire, distribuées généreusement par Mme Thatcher, n'ont eu pour tout résultat jusqu'ici que d'accroître la méfiance.Au premier ministre anglais sont prêtées par Paisley et les siens de dangereuses arrière-pensées sur lave-nir de I Ulster.Le seul fait que Mme Thatcher «parle» à M.Fitzgerald, qui passe pour favorable à la réunification de l'Irlande, suffirait à expliquer l'état d'agitation extrême dans lequel Paisley est tombé.Le communiqué du 6 novembie reste très laconique sur beaucoup d'aspects touchant à la sécurité.Il a été émis au moment où la radio et la presse écrite signalent que le FBI enquête sur l'aide apportée aux nationalistes de l'Ulster par des organisations américaines.Lundi soir, le directeur de Northern Aid, organisation soupçonnée de fournir des armes à l'IRA, a affirmé que les fonds (dollars US) ne servent qu'à des oeuvres de bienfaisance.Convaincra-t-il ?Quoi qu'il en soit, il faudrait être d'une innocence exquise pour douter de l'existence d'un lobby irlandais aux États-Unis.Washington ne connaît-il pas bien d'autres lobbies?GUY CORMIER TRIBUNE A 7 LIBRE «Oui, madame, ça va être le massacre du siècle! Ça fait assez longtemps qu'on se retient !.» «J'AI TUÉ!.J'AI TUÉ !.» Le 31 octobre dernier, j'étais à la campagne.Je savais que les chasseurs représentent, encore ce qu'il y a de plus primitif et de plus violent dans notre société, mais là c'était vraiment l'euphorie! La «Loi du mâle» étant abolie pour une journée, c'était le «par-ty» et on s'en promettait.Mot d'ordre: tirer sur tout ce qui bouge.La circulation était presque aussi dense qu'une fin de semaine de la St-Jean, car tout ce qui était encore en état de tirer s'était donné rendez-vous pour ce week-end mémorable.C'est bon pour l'économie régionale! Etrangement, les femmes rencontrées lors de cette fin de semaine semblaient mal à l'aise avec les chasseurs.Serveuses, caissières ou secrétaires osaient timidement dire: ça va être un massacre, vous allez détruire le cheptel! La casquette rouge sur le bout de la tête (je crois sincèrement qu'à cette époque de l'année ils prennent même leur bain avec pour montrer qu'ils sont des vrais), l'air mi-débile, mi-fendant, les chasseurs répondaient: «Oui, madame, ça va être le massacre du siècle! Ça fait assez longtemps qu'on se retient! Les femmes la veulent l'égalité, ben y vont l'avoir! » Sans compter tous ceux qui se préparaient à braconner jusqu'au lundi soir.Au magasin général, j'ai entendu un homme entrer en criant: «J'ai tué.j'ai tué!» Il était complètement euphorique et montrait fièrement ses mains tachées de sang.Ça faisait cinq ans qu'il n'avait pas tué, dit-on.«Je l'ai ben eue, la ch.» Plus certains détails savoureux que je vous éviterai.Combien de biches sont tombées sous les balles à la place d'une belle-mère, d'une femme ou d'une secrétaire ce 31 octobre 1981?L'homme est vraiment une pauvre bête.Pierre CHARBONNEAU Montréal LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 18 NOVEMBRE 1981 Le PQ sur la scène fédérale, aventure politique fort risquée Devant la provocation d'Otta wa, des leaders du Parti québécois s'impatientent et proposent une action politique sur la scène fédérale.Si, à la rigueur, cette action peut se justifier du strict point de vue de la stratégie, elle demeure une aventure politique qui comporte d'énormes risques pour le parti.Elle procède aussi d'une mauvaise lecture du contexte social actuel.D'abord, on a utilisé un procédé douteux pour mettre de l'avant cette idée.Au dernier conseil national du Parti québécois (3 et 4 octobre), la question n'a pas été proposée aux militants, et le lendemain, le 5 octobre, les trois principaux journaux du Québec publiaient en manchette: «Le Parti québécois songe à se lancer sur la scène fédérale.» Le lecteur non averti pouvait conclure qu'il s'agissait d'une décision du conseil national.Mais à la veille de ce conseil national les ministres Lucien Lessard et Marcel Léger avaient présenté à l'exécutif national du parti une proposition prônant la présence du Parti québécois sur la scène fédérale.Puis, les militants apprirent par la voix des journaux la formation d'un comité d'étude (non ratifié par le conseil national et l'exécutif national) composé en majorité de têtes d'affiche favorables à l'engagement du Parti au niveau fédéral: MM.Marcel Léger, Lucien Lessard, Philippe Bernard, Michel Leduc et Michel Dufour.Ce sont les journaux qui apprirent encore une fois aux militants qu'un sondage réalisé par le P.Q.indiquait que le vote francophone dans une élections fédérale serait favorable aux candidats péquistes.Les militants se présenteraient donc au congrès national des 4, 5 et 6 décembre dans un climat très bien préparé d'avance en faveur d'une action politique fédérale, mais le 2 novembre, le comité exécutif national corrigeait la situation en formant un comité composé de deux tenants favorables et deux défavorables, et qui devront faire rapport au prochain conseil national de février.Les délégués au congrès national n'auraient donc pas l'occasion de se prononcer sur le fond de la question.Les membres du parti ne devront pas se laisser tromper par les apparences.Ils doivent se livrer à une sérieuse réflexion avant de plonger dans cette aventure.Pourquoi tenter de renverser un gouvernement Trudeau qui, par son entêtement unilatéral à vouloir violer l'esprit du pacte confédératif sans l'accord de ceux qui l'ont bâti, pousse les Québécois à choisir entre Québec et Ottawa?Pourquoi aller battre les députés libéraux fédéraux alors que leur manque de courage à défendre les intérêts du Québec démontre aux Québécois que c'est au Québec, là où nous sommes les plus nombreux, là où notre peuple est majoritaire que nous pouvons vraiment décider de notre avenir?Pourquoi lancer le Parti québécois dans le paradoxe?Un parti dont l'idéologie rejette la structure fédérale canadienne mais dont la pratique impliquerait une action politique fédérale?Il y a plus! Même si cette aventure fédérale s'avérait un succès, elle engagerait le Parti québécois sur la voie de la division politique.L'histoire et la politique récente démontrent que la discorde idéologique devient souvent inévitable au sein d'un parti qui oeuvre simultanément à deux niveaux d'action politique différents.Rappelons-nous la faillite du Bloc populaire entre 1942 et 1947 ou encore les tiraillements récents du Parti libéral provincial sur le coup de force d'Ottawa: les droits du Quebec sont menacés et les députés et militants libéraux hésitent entre accorder leur fidélité à M.Trudeau ou leur loyauté à M.Ryan.Et c'est normal.Quand les membres d'un parti travaillent selon des angles différents, les perceptions et les positions évoluent de façon différente.Les stratèges qui nous proposent cette aventure à Ottawa n'ignorent pas qu'elle coûtera financièrement très cher.Ils n'ignorent pas que ceux qui vont servir de chair à canon, ceux qui vont faire marcher la machine électorale, faire le porte-à-porte et distribuer l'information élec- torale, seront les bénévoles du parti.Mais ces stratèges sous-esti-ment un facteur important: en ouvrant le combat sur deux fronts, ils risquent d'épuiser l'énergie de la base militante.Les bénévoles de notre parti s'acharnent à la tâche depuis déjà treize ans sur la scène provinciale: référendum, élection provinciale, campagne de financement, etc.Sur le front provincial, les troupes n'ont jamais été trop nombreuses et les bénévoles devront y regarder de près avant d'accepter de diviser leurs forces et de pécher par excès de confiance.Ils disposent d'un terrain solide à partir duquel ils peuvent mettre facilement en évidence les faiblesses du système fédéral et la nécessité d'en sortir.Ferncmd HARVEY, Président du Parti québécois de Taschereau.ENERGIES DE DEMAIN UN AUTRE POINT DE VUE Un article de l'agence France-Presse (AFP), paru dans LA PRESSE du 28 octobre et s'inti-tulant «Les énergies de demain», dresse un tableau fori sombre et très biaisé des formes et utilisations des énergies dites «nouvelles».Je voudrais ici faire ressortir et essayer de rectifier les principales erreurs de ce texte.L'auteur commence pourtant son article par une question fort intéressante: «Va-t-on pouvoir se passer des centrales nucléaires?» Cependant elle a tôt fait de verser dans l'irrationnel en nous présentant les opposants de cette forme d'énergie comme des gens essayant par «tous les moyens, y compris la violence (.) à imposer leur point de vue».Il est cependant bien connu que les «adversaires» du nucléaire sont des pacifistes convaincus et que ceux qui imposent vraiment leur point de vue sont plutôt les dirigeants des monopoles énergétiques qui n'hésitent pas à taxer lourdement le futur de toute une population sans aucune consultation populaire véritable.Au Québec, les gens qui s'opposent au développement de l'énergie nucléaire ne tentent pas d'imposer leur point de vue, mais joignent plutôt le Front commun pour un Débat public sur l'Énergie.Ce Front commun, constitué de quelque quatre-vingt groupes de citoyens, de- mande en effet une consultation large et éclairée sur les engagements pris par les dirigeants de notre monopole énergétique national.Hydro-Québec La suite de l'article nous sert alors un argument sûrement indiscutable en faveur du nucléaire: «Les hommes de science nous disent, chiffres en main, que l'on devra recourir au nucléaire.» Cependant, on ne dit pas sur quoi on se base pour faire de tels calculs.C'est que pour ces gens, c'est implicite; on se base sur l'évolution actuelle de la demande énergétique.C'est qu'on est convaincu, parce que ça a toujours fonctionné ainsi, que r économie ne peut progresser sans augmentation de la consommation d'énergie.Pourtant, et des économistes le prouvent chiffres en main, on peut en arriver à consommer en l'an 2025 la même quantité d'énergie qu'aujourd'hui.Et ceci, sans modification radicale des modes de vie et en supposant une forte croissance économique.(.) Tout le reste de l'article se veut un plaidoyer en faveur des sources d'énergie centralisées, à haute technologie, et pouvant fournir des quantités énormes d'énergie.On comprend pourquoi les énergies nouvelles y font si piètre figure: on peut difficilement les centraliser et les gigan-tiser.Elles gagnent à être dis- persées et à petite échelle, échappant donc à l'emprise des experts pour devenir accessibles à toutes et à tous.De plus, elles doivent souvent être utilisées de concert avec une isolation adéquate et une source d'énergie d'appoint (un petit poêle à bois par exemple).Les énergies douces pourraient permettre à nombre de consommateurs de se débrancher du réseau d'Hydro-Québec et d'entrer en concurrence avec l'électricité dans plusieurs domaines.Comment donc se fait-il que les énergies nouvelles ne compteront que pour 2% du bilan énergétique du Québec en 1995?Pourquoi l'énergie nucléaire est-elle acceptée comme inévitable?Pourquoi remplace-t-on le pétrole, un combustible liquide, par l'électricité alors que rationnellement on devrait plutôt utiliser des combustibles liquides formés à partir de biomasse?Je crois qu'il y a une réponse unique à toutes ces questions, et la voici: on n'a jamais remis en question le bien-fondé de la hausse constante de la demande d'énergie (malgré la stabilité de notre population) et on tente de répondre à cette demande par des sources d'énergie centralisées, gigantesques, et hors du contrôle des citoyennes et citovens.Scott McKAY Montréal Au sujet du site des Sulpiciens Ni Jean-Pierre Bonhomme journaliste En tant qu'Econome provincial des Prêtres de Saint-Sulpice, je me dois de rectifier certaines de vos affirmations parues dans La Presse du vendredi 6 novembre.Au cours de votre appel téléphonique du jeudi 5 novembre, vous m'avez demandé de vous dire le nom de l'avocat que nous avions engagé ou approché pour défendre nos droits.Dans la conversation qui a suivi, je vous ai répété 3 ou 4 fois que tout cela était FAUX.Aucun avocat n'a été engagé, aucun avocat n'a été approché.Et cette déclaration a été faite en présence de mes trois comptables.Le titre de votre article: «Les Suipiciens iront devant les tribunaux» est donc FAUX.Nous n'entrevoyons donc pas «d'entreprendre de livrer un combat juridique et politique.aucune lutte juridique n'est à l'horizon et aucune fin de non- recevoir directe n'est donc à prévoir.» II est donc absolument FAUX aussi que j'aie déclaré à La Presse que «trois ou quatre avocats» ont déjà été approchés pour défendre les intérêts des prêtres.Ce qui est vrai cependant c'est que nous avons accepté «l'offre de collaboration faite personnellement par le ministre des Affaires culturelles du Québec, Monsieur Clément Richard, qui, soit dit en passant, a été des plus gentil avec nous.» UNE MESURE INQUALIFIABLE Suite à la longue et pénible grève des postiers de l'été dernier, j'invite tous les citoyens à protester contre la hausse des tarifs postaux annoncée par le ministre André Ouellet.Cette nouvelle hausse, tout comme les précédentes, est inqualifiable puisqu'elle ne se traduira vraisemblablement pas par une amélioration sensible des services offerts aux contribuables.Au contraire, nous assistons depuis quelques années à une détérioration de ces mêmes services, dans le nombre et la durée des arrêts de travail.A mon avis, il est temps de cesser de contribuer, par ces hausses répétées, au salaire élevé des employés des postes.Ce sera une façon pour les contribuables d'exprimer leur mécontentement à cette fraction de la population, dont l'égocentrisme et le narcissisme salarial n'est plus à prouver après la grève de l'été dernier, pendant laquelle la population entière fut prise en otage par une minorité qui réclamait un salaire de plus de dix dollars l'heure.Quand chômage sociaux, les plus lors de 1' salaire q pas! on considère le taux de et le nombre d'assistés on comprend mal que démunis contribueront achat d'un timbre à un u'ils ne gagnent même Jacques TÉTRAULT Montréal RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, roc Saint-Jacques.Montreal H2Y IK9 Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de « LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières o LA PRESSE sont également réserves « Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1 400 \u2022.Port de retour garanti ABONNEMENT 285-6911 Le service de» abonnement» est ouvert de 7ha 18h (»amedh 7h a 15h) RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grande1 annonce \\ Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6901 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-7111 du lundi eu vendredi 9h o 17h Pourchanqef 285-7205 du lundi ou vendredi % o 16h30 GRANDES ANNONCES Défaillants 285-7202 National, Tele-Presse 285-7306 Vacances, voyages 285-7265 Carrières et professions, nominations 285-7320 N.B.Priorité est accordée don» cette page aux /offres d'intérêt general %e rapportant à de» articles parus dam LA PRESSE.La concision e»f recommandé*.Le» correspondante doivent inscrire lisiblement leurs nom, adresse et numéro de telephone.LA PRESSE no s'engage pas a publier toutes les lettres reçue», ni a retourner les lettres, manuscrits ou autres documents non publies.L'auteur assume l'entière responsabilité de ses opinions.Tout en respectant la pensée de l'auteur, LA PRESSE se reserve le droit d'abréger les lettres selon l'espace disponible.Si possible écrire a la machine, a double interligne.Prière d'adresser vos lettres comme suit: h Tribune libre*», LA PRESSE, CP.4200, suce.Place d'Armes, Montreal, H2Y 3M1 Ce qui est vrai aussi, c'est ce que le sous-ministre des Affaires culturelles, M.Roland Arpin.a dit: 'Que ces fonctionnaires sont récemment entrés en pourparlers avec le père Goulet sur les modalités d'un plan de mise en valeur et que tout indiquait alors qu'une entente pourrait intervenir.» (Je fais partie moi aussi de ce même comité.) Qui plus est, les Prêtres de Saint-Sulpice ont engagé la firme La Haye et Ouellet pour terminer des études sur la mise en valeur de tous les terrains de Saint-Sulpice sur la rue Sherbrooke.Ces plans déjà commencés en 1974 seront terminés sous peu et serviront de base aux futures discussions avec les membres de la Commission des Affaires culturelles du Québec, dirigée par M.Marcel Junius.Pourquoi, Monsieur Bonhomme, des journalistes se permettent-ils de telles faussetés?L'éthique professionnelle n'existe donc plus?Maurice BOUCHARD, p.s.s.Econome provincial des Prêtres de Saint-Sulpice Nous nous réjouissons de constater que les autorités responsables du Grand Séminaire ont l'intention de s'entendre avec le gouvernement du Québec sur la mise en valeur du site historique de la rue Sherbrooke.Nous devons rappeler toutefois que, lors d'une entrevue téléphonique faite de bonne foi, l'économe provincial nous a fait part explicitement du refus des Messieurs de Saint-Sulpice d'accepter quelque classement que ce soit \u2014 «tout classement» \u2014 du terrain et des bâtisses du domaine de la rue Sherbrooke.D'autre part, les indications et les affirmations relatives à Ja prise, à cet égard, de moyens de défense juridiques, nous ont été données par l'organisateur de la campagne de financement du Grand Séminaire, M./'abbé Robert Riendcau, et par l'économe provincial.Jean-Pierre BONHOMME L'ACCORD DES DIX Monsieur Trudeau Premier ministre fédéral.Le mépris dont vous avez fait preuve, ces jours derniers, à l'égard de notre peuple québécois, n'a d'égal que le mépris qui.désormais, entourera votre nom.chez nous.«Nous nous souviendrons! » La manière sadique dont vous nous avez humiliés par L'intermédiaire de notre chef.Monsieur René Levesque, nous révolte, nous consterne, nous déçoit, nous peine profondément.Comment pouvez-vous, maintenant, faire face au peuple québécois?Comment sur un ton mielleux, qui ne trompe personne, pouvez-vous essayer de nous berner encore, par tant de mensonges et de demi-vérités?Au Québec vous avez perdu toute crédibilité.Nous ne sommes pas dupes.(.) G.GOSSELLIN Montréal Les résultats de la dernière conférence constitutionnelle sont parfaitement normaux: neuf provinces anglophones imposent leur loi au Québec.Pour tout dire, l'un des peuples fondateurs de la confédération, le peuple anglais, domine l'autre, le peuple québécois.Le système fédéral a donc très bien fonctionné.Ce régime politique a été institué pour avantager une majorité, et cette majorité est anglaise.Notre servile \u2022 French Power» à Ottawa a d'ailleurs très vite compris la logique du système.Le malheur, c'est que ce système bafoue les droits fondamentaux du peuple québécois.Et nous venons de voir encore une fois où cela conduit: la domination d'un peuple sur un autre.La domination est aujourd'hui politique.Hier, elle était militaire.(.) Léger TREMBLAY Aima 88 P2AJ90 384-6222 1513 tst, rue Heury 580 est, Ste-Catherine A 8 - ÏNEmMATIONS NATIONALES\u2014 Tous les moyens sont on défend son LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 18 NOVEMBRE 1981 times Claude Morin QUEBEC \u2014 «Une chose est sûre, c'est qu'on n'acceptera jamais de contribuer, par des assentiments postérieurs à de fausses négociations, à attaquer L'intégrité québécoise.» LOUIS FALARDEAU .de notre bureau de Quebec - **at|Mz JMM't MOU Notre prix rég jusqu'à lb 3.89 POULE À OUILLIR Catégorie \"A\", surgelée b1.59 Environ 6à7lb lb CUISSES DE POULET Entières, fraîches RÔTIS DE » BOEUF désossés De croupe ou d'extérieur de ronde Coupe de boeuf du Canada catégorie \"A\" ROTI DE SOC lb 1.49 ROTI DE NOIX DE PORCoesosse l.**ÎJ DE RONDE Ou côtelettes d'épaule ou de soc Coupe de boeuf du Canada catégorie \"A\" SAUCISSES fumées 2.19 PATES à la viande «S.1.29 » * >____¦ *N I___\u2022 _1___ r- .\u2022 .il _ ._ 7^ .Tout boeuf, Schneiders DE Emb herm 1 lb 4 variétés Schneiders * 1.49 PORC HACHÉ Frais BIFTECK JAMBON Avec sauce, Schneiders VIANDES CUITES ,5T, 99° JARRETS DE PORC lb 1.49 .69° 8 variétés Schneiders SAUCISSON._______ 4 variétés, Schneiders Pqt 500 g FRUITS DE MER SURGELÉS Surgelés DE BOLOGNE 2.39 SAUCISSES PORC ET BOEUF !b 1.59 Taillefer DANS NOTRE RAYON DE CHARCUTERIE FILETS DE SOLE Surgelés, emb au magasin ,1.99 PASTRAMI Noix de ronde, Dunn's lb 3.99 I v'~™ C'est beaucoup mieux au rayon ^ des fruits à, \\ et légumes y v.V PAMPLEM Blanc, provenance de la Floride, grosseur 48 l v * X l- m urn pour Grcsbes.provenance do fjjj* f\\ ^ la Floride, Canada No.1 CJw' TOMATES ROUGES_ OIGNONS 2nr°99c CHOU VERT 2-99.Jaunes, provenance du Québec, Canada No.1 Provenance du Québec, Canada No.1 LAITUE iceberg c» 79c POMMES délicieuses » 59c i Provenance de la Californie, Canada No.1 Jaunes, provenance de la C.B., Canada No.1 CONCOMBRES»-» 99 Provenance des EU., Canada No.1 CAROTTES Provenance du Québec, Canada No.1 o PIMENTS VERTS 3 - 99 Gros, provenance des E.U.2S 99c AVOCATS ,%'.'.v Mill (Sic 3 lb 8.71 Notre prix rég 10.89 Epargnez 2.10]^ En sactaU otre prix rég 3.69 SALADA A on PEKGE îlïf GATEAUX STUART Pqt familial, variétés assorties pq QQ rJOURsi pqi QQ 9 or 31} GRUAU QUAKER Variétés assorties et à servir NOURRITURE S 3 a 99c Variétés assortis, tamisée Heinz SERVIEHESŒ Jïo2.99 Maxi régulières ou désodorisantes NOURRITURES Variétés assorties, Miss Mew 3Boites QQ 6oz 53 JOURSl , 3.49 400*9 1 «49 FROMAGE cheddar Doux, Mont StHilaire BISCUITS LIDO Meteo ou caramel DENTIFRICE Colgate XI .39 Ordinaire ou saveur de menthe fraicne FARINE five roses 3?JS3.59 Tou» usage Boite O Al\\ 6 litres DETERSIF SURF En poudre GARNITURE TARTE Aux pommes, E.D.Smith KETCHUP HEINZ Aux tomates CORNICHONS Heinz A l'aneth, variétés assorties VAISSELLE SCULPTURA.CETTE OFFRE SE POURSUIT Chaque pièce seulement Boite -I 1Q 19 oz 1 .I CJ Bout o on 1.25 litres t«05f 750 mil .49 Article vedette de ia semaine BOL À CÉRÉALE avec achat de S5.00 A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 18 NOVEMBRE 1981 FESTIN POST-BUDGETAIRE MacEachen payera sa poche.! OTTAWA \u2014 Le ministre des Finances, M.Allan MacEachen, a annoncé aux Communes qu'il paiera de sa poche la facture d'un repas «post-budgétaire» ser- GILBERT LAVOIE de notre bureau d'Ottawa vi lundi à 12 journalistes et à 6 ministres du cabinet dans un hôte! chic de Hull.«Je reconnais que je suis très cène par cet Incident et que c'était extravagant.Malheureusement, ce n'est pas moi qui avait choisi le menu et l'endroit.En revenant à mon bureau immédiatement après le repas, j'ai demandé qu'on m'envoie la facture parce que je ne voudrais d'aucune façon voir les contribuables faire les frais de cette affaire.» La tenue d'un repas post-budgétaire est une vieille tradition à Ottawa, et vise à permettre au ministre d'expliquer Uk details de son budget aux représentants des médias.Mais le nombre des journalistes invites était généralement beaucoup plus dev.*.et il ne s'agissait pas d'une aventure gastronomique.Lundi, les personnes présentes ont dégusté des pétoncles, des filets de sole et des tournedos Chateauneuf.le tout arrosé de vin blanc du Khin.et de Beaujolais.Le chef néo-démocrate, M.Ed Broadbent, a sauté sur l'occasion des hier matin, et il a convoqué une conférence de presse pour dénoncer les largesses du ministre.Il est revenu à la charge aux Communes, et a affirmé que le festin coûterait $2,000 aux contri buables.(\"est alors que M.MacEachen est intervenu pour annoncer qu'il paierait lui-même la facture.«Il est évident que le ministre ne paierait pas s'il n'avait pas été pris sur le fait», a rétorqué M.Broadbent.Selon les informations recueillies.M.MacEachen est revenu à son bureau furieux lundi, après avoir constaté les largesses de ses fonctionnaires responsables de l'organisation du repas.«C'était plus que je croyais vous offrir», a-t-il d'ailleurs lancé aux journalistes en quittant l'hôtel, ET FEMM Fabrication canadienne emballage en boite-cadeau.50% coton, 50% poly.10 coloris.Très petit à très grand Prix courant: MO00 CELEBRES BOTTES S0REL DE K AU F l\\ 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Boul.Henh-Bouras&a Place Levasseur Montréal-Nord 1791 ouest, Boul.St-Martin Près du Centre Laval Lavai Vêtements de trouoil Lundl/mârdl/fYwrcredK do 9h30 * 18h jeudi/vendredi 21ri Samftdi dttti* 17h CA»*f '0* MON iAMGLOt% 171-4461 S m _1 ON PAIT RIEN COMME LES AUTRES ¦ F * * VJU£ OC LAVAI 1 ONm 7A04ATS fl-MATM 6*7-6*17 I il \\ t ST-UONA1D 1 (MM fraoan UMMj 11/\tOCfEHfULD PARK ^ (MM D'AOUT» MMWM Vibmd \u2022 iMIHti ï V 7\t 11H\t1*1 \t KXNTT CLAItî rtAZA KMAIT 1UKM »rmm 694-3413 SAINTLAUtfNT CfKTtf D'ACHATS Lf MZAI 337-Olltl fOINWAU LAS1COURT MAU IMO.AfUtbf.^ 9)t-7SO0 ï \u2022, ~ Johnston présente un budget supplémentaire de $3.9 milliards Le président du Conseil du Trésor.Donald Johnston, a déposé hier aux Communes un budget supplémentaire pour 1981-1982 totalisant $3,877 millions, ce qui porte maintenant le budget total de cette année à $69,055 millions.Il s'agit du troisième budget supplémentaire présenté cette année, mais le premier budget supplémentaire dit «ordinaire».Plus de 75 p.cent de ce budget supplémentaire, soit $2,972 millions, représente des modifications apportées aux prévisions de dépenses de programmes déjà approuves par le Parlement.Les $905 millions qui restent concernent des décisions du gouvernement qui doivent être soumises à l'approbation du Parlement.Dans ce budget supplémentaire, $2,345 millions iront au financement de la dette publique, en raison surtout de la hausse des taux d'intérêt.On a également accordé $501 millions en paiements de transferts fiscaux aux provinces, en raison de la révision des paiements de péréquation fiscale.Un montant supplémentaire de $280 millions a été versé au programme de sécurité de la vieillesse, au supplément de revenu garanti et à l'allocation au conjoint, en raison de l'accroissement de la population et du nouveau calcul d'indexation appliqué aux avantages de base.Enfin, on a réserve $212 millions a la fourniture d'aide en vertu des programmes d'isolation des Photothèque, LA PRESSE Donald Johnston maisons et du Programme de substitution du pétrole comme combustible.Les autres dépenses prévues dans ce budget doivent être approuva par le Parlement.MacEachen rétablit certains dégrèvements fiscaux OTTAWA (d'après CP) \u2014 Le ministre des Finances Allan MacEachen a annoncé, hier, qifafin d'encourager la reprise de la construction de milliers de logements à travers le pays, il avait décidé de rétablir certains dégrèvements fiscaux qui avaient été supprimes ou réduits dans le budget déposé jeudi soir.Cette modification signifie que les investisseurs pourront continuer de déduire de leur revenu imposable une partie du coût de construction des appartements et des projets commerciaux, entre autres les frais juridiques et comptables, ainsi que l'intérêt sur les prêts et les taxes foncières.Le ministre a pris cette décision à la suite de pressions exercées tant par ses collègues du cabinet que par l'opposition; le depute conservateur Pat Carney, en particulier, avait fail valoir que les dispositions du budget avaient eu pour effet de faire cesser immédiatement les travaux de construction de milliers de logements, et de mettre à pied des milliers de travailleurs.La restauration des dégrèvements fiscaux a été accueillie très favorablement par les porte-parole des principaux organismes intéresse- à la construction domiciliaire.SELON LE CONSEIL CANADIEN DE DÉVELOPPEMENT SOCIAL Le budget fédéral est une menace injustifiée pour les programmes sociaux OTTAWA (PC) \u2014 Marqué au coin de l'inéquité, le dernier budget fédéral constitue une menace injustifiée pour les programmes sociaux administrés par les provinces.C'est du moins ce qui ressort des critiques formulées hier par le Conseil canadien de développement social à l'égard du budget déposé aux Communes, jeudi dernier, par le ministre MacEachen.DENIS LESSARD_ Selon le conseil, le budget fait peu pour les propriétaires, «soumis cette année à une belle rhétorique, mais à très peu d'action», et ne fait absolument rien pour les chômeurs et les locataires.En revanche, en abolissant la garantie de revenus pour les programmes sociaux des provinces et en se préparant à sabrer de $5.7 milliards le montant alloué aux transferts fiscaux d'ici à cinq ans, le fédéral compromet le maintien de services sociaux indispensables.«C'est de la folie pure et simple de penser que cela n'amènera pas une diminution des fonds destines à des programmes indispensables», a dit M.Terrance Hunsley, directeur de l'organisme, selon qui le ministre MacEachen tente de duper les contribuables en dé clarant que les sommes coupées aux provinces sont épargnées.«Les impôts augmenteront et les frais d'usager seront augmentés par les provinces», estime le conseil.Se disant «tout à fait déçu de la façon dont le gouvernement a traité les Canadiens à faibles revenus», M.Hunsley a qualifié «d'ironique» les prétentions du fédéral de taxer les riches pour remettre aux plus démunis.«Selon nous, les recettes obtenues par la suppression d'échappatoires fiscales pour les revenu-élèves seront rendues aux gens de la même catégorie», a déclare M Hunsley.«Lorsqu'on tient compte de tous les contribuables qui gagnent $10,000 ou plus, 98 pour cent des impôts accrus qui émanent du budget seront redistribués à l'intérieur de la même catégorie de revenu», affirme le conseil, selon qui «il faut remettre en question la sagesse» de ce geste d'Ottawa.«Bouche-trou» Pour le conseil, les mesures contenues dans le budget pour venir en aide aux propriétaires «ont clairement un caractère de bouche-trou», et ne répondent pas du tout aux besoins de plus de 100,000 ménages qui ont à consacrer plus de 30 pour cent de leur revenus à l'habitation.Quant aux 15,000 loyers supplémentaires pour venir en aide aux locataires, «leur nombre est trop petit pour entraîner une Incidence importante», estime le conseil, qui prévoit que de toutes façons ces logements seront inabordables pour les petits salariés.Le budget laisse aussi les chômeurs les mains vides, pense le conseil en ne présentant aucune mesure nouvelle en matière de création d'emplois.Le dernier taux de chômage, 8.3 pour cent, confirme que la hausse de septembre n'était pas une aberration, indique le conseil, rappelant que le taux record prévu par le fédéral pour 1983 est déjà atteint. LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 18 NOVEMBRE 1981 A 13 S enant Les nouvelles saucisses fumées et viandes froides Lite de Schneider ne contiennent que la moitié des calories, tout en gardant tout le goût.Elles sont beaucoup plus maigres et ont moins de graisse.Elles valent beaucoup mieux pour vous.La seule chose qui leur manque, ce sont les calories, (ce dont tout le monde peut se passer).Nous savons tous de nos jours, que l'attention au régime, ainsi que les exercices périodiques, contribuent à nous maintenir en bonne forme et avoir une meilleure apparence.Et ceux qui nous sont proches bénéficient également d'une meilleure alimentation.Pour réduire le coût de la réduction des calories, découper ce bon.Tout le goût.M !*- itwtftlwitf .Sut pf&oW?v»rtd»- (» roupon pv votre diem a i M$sd ntapttetfug «»&«.lite o> Sthnefcto.J.V Schhvtdn tt HjîoufWi 10e pfett de fob (femattut-'ft-tioaliitr an* uîi!i>.»>h-n cureta*» une fraude Dt5h«iurfi«,f'vh'»ntriLfi j(d unsl» «kwISsint (aucùursdcs'J'.^iir'prN taenft) pumo writ t»>us ta (ota^m f»\"!iiû pout remboursement, (tevram n* Sedfsi.ra.tei»«,erappoMeniade«,pr.« Sears Heures d ouverture or»v> * i7*m,« \u2022 ~* ,o ,.u\u201e .,.,\u201e.| \u201e .,, I, samedi V.IK S,.L.u,.n, P , , v,.,u B,o\u201e.,d.M,,,C^ZZLT^t^^t^^T, °î ^ \"J\"' S.jMn C^too-R \u2022.¦ CopyiigniCanada .980 S,mps
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