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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1981-11-20, Collections de BAnQ.

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[" kNSPOR MALGRE LA SURTAXE, CLAIR SERA PAS PLUS GÉNÉREUX MATCH NUL FACE AUX NORDIQUES £2$ m Photothèque LA PRESSE page A 3 im MARIO ^ TREMBLAY SAUVE LE CANADIEN pages 2, 3, 4 et 12 * * m 3W> OtTôto Denis Courville.LA PRESSE jflP CôntS MONTRÉAL, VENDREDI 20 NOVEMBRE 1 98 î, 97e ANNÉE, no 275, 68 PAGES, 4 CAHIERS SELON UN EX-DIRIGEANT DE LA GRC Pendant ce temps-là, à Ottawa, les ministres Goyer et Lalonde formaient le groupe Vidal pour infiltrer les milieux séparatistes.page A 4 M.Robert Bourassa quelque temps après son élection en 1970 Photothèque LA PRESSE CASTONGUETT page A 8 lùll CAISSES D'ENTRAIDE: DESJARDINS SOUMET UNE OFFRE FINALE À JACQUES PARIZEAU page B 1 NOUVELLE BAISSE DU TAUX D'ESCOMPTE: CETTE FOIS À 1 5.40% page B 1 LE GROUPE COMMERCE PREND LE CONTRÔLE DE BELAI R page B 1 otf/r es ?/& à t/UfDeAC/.Mon \" photo Paul-Henri Talbot.LA PRESSE ÉTJEtTO UN RÔLE DE SUPPLÉANCE POUR LES FÉDÉRAUX PAR VINCENT PRINCE page A 6 SOMMAI] < Annonces classées: B 1 2, B 1 3, C lOàC 14 Ats et spectacles \u2014informations: C 4 à C 8 Décès, naissances, etc.: C 15 Economie: B 1 à B 7 FEUILLETON: B 13 Horoscope: C 11 Jardinage: C 13 Le monde: B 10 Météo: A 2 Mots croisés: C 10 Mot mystère: C 10 Quoi faire aujourd'hui: C 9 Télé-câble: C 4 Télévision: C 7 \u2014 Horaires: C 9 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: C 1 à C 3 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées: 16 Mots croisés: 16 vff /I Les certificats de dépôt garanti du Trust Général: un mode d'épargne supérieur où chacun trouve son avantage.i ts ve ode de 1 an.Dépôt minimum 500$.D'autres certificate a des taux différents sont offerts pour des périodes allant de 30 jours à S ans.Taux sujets à confirmation.Demandez le poste 2000 Montreal 909.boul Dorchester ouest 866-9641 Outremont 1 Vincent d'Indy 739-3266 Vous pouvez obtenir notre dépliant et notre carie de taui dans nos succursales de courtage immobilier.TRUST GENERAL Institution inscrite à la Rog»e de l assurance dopots du Quebec Membre de la Soc»eté éassurance-depôts du Canada -^Jp^BBBipjBPjBBjpa A 2 Le malade a perdu son statut de personne humaine dans les hôpitaux QUEBEC \u2014 A tous les figes de la vie, le malade à la remorque des budgets restreints, de la bureaucratie et de la technique a perdu son statut de personne humaine à l'hôpital.«Nos hôpitaux québécois deviennent aliénants, inhumains.Les Québécois riches vont commencer à aller se faire soigner là où existent de meilleures ambiances hospitalières.Les condamnés vont de plus en plus choisir de mourir à la maison plutôt que dans l'indignité.Il me semble que le peuple québécois n'a jamais été assez méchant pour mériter ce qui arrive maintenant à ses malades.» NICOLE BEAUCHAMP Ces propos du Dr Pierre Biron, à titre «d'usager», résument bien la teneur des témoignages d'expériences vécues, exprimées dans les divers ateliers de discussion au congrès de l'Association des hôpitaux du Québec.A côté du thème de cette rencontre \u2014 le malade* raison d'être à l'hôpital \u2014.le langage des tripes fait surgir le fossé entre le beau principe et la réalité subie, ou entrer à l'hôpital par la porte de l'urgence ou celle des admissions programmées équivaut à pénétrer dans une usine à soins dispensés par des robots à des objets insignifiants.«Etre hospitalisé comme un robot, mourir caché par deux rideaux pendant que du rock joue dans le lit d'à côté et que les employés placotent au poste, passer un mois dans un lit d'hôpital sans avoir noué de liens (fussent-ils négatifs) avec qui que ce soit, sauf le laveur de plancher dont le père connaissait votre cousine, avoir été trimballé d'analyse en analyse avec la peur du cancer pendant 10 jours pour se faire dire en vitesse avant le départ que DE MONTRÉAL CHESTER, ruelle (?) et avenue (1927) Nom de la capitale du Cheshire, en Angleterre.L'avenue s'étend d'est en ouest, croisant Cavendish au nord de Somerled.Quant à la ruelle, elle s'étend vers l'est à partir de Saint-Dominique, au nord d'Ontario.CARDINAL, rue (1911) Préalablement nommée 4e rue/ cette voie honore Joseph-Narcisse Cardinal (1808-1838), notaire, député et patriote exécuté le 21 décembre 1938.Elle s'étend vers le nord-ouest à partir de Lauren-deau, à l'ouest de Jolicoeur.BUSBY, rue (vers 1823) Voie ouverte à travers la propriété d'un nommé Thomas Busby.BRITANNIA, rue (?) Nom symbolique de la Grande-Bretagne.BOYER, rue (?) Voie cédée à la Ville par les héritiers de Louis Boyer, propriétaires de la terre à travers laquelle le premier tronçon fut construit.Axe nord-sud croisant Mont-Royal à l'ouest de Papineau.BOUTET, place (1958) En souvenir de Martin Boutet, professeur laïc de mathématiques au collège des Jésuites de Québec.Le Conseil souverain ordonna aux arpenteurs du temps (17e siècle) de faire vérifier leurs instruments par Boutet.Axe nord-sud à partir de Marseille, à l'ouest de Lange-lier.vous n'avez rien.», c'est le sort fait à une «clientèle adulte» dans les hôpitaux selon la description de M.Biron.Aux deux bouts de la vie, on attrape aussi froid jusqu'aux os en l'absence de chaleur humaine.Les enfants, les jeunes et les vieillards Une mère, qui traverse en ce moment l'épreuve de lutter auprès de son enfant de trois ans pour la survie de celui-ci atteint d'une tumeur cancéreuse logée entre les deux poumons, redoute sa réhospitalisation à Montréal pour avoir goûté aux tourments de la solitude et de l'éloignement de son domicile à Sept-lles.«Durant la première hospitalisation, je suis passée par les sentiments les plus divers: la culpabilité, la peur et l'angoisse de ne pas savoir de quoi demain serait fait.Je me sentais très seule.TreN souvent mes journées se passaient à attendre le médecin.J'aurais aimé que les médecins me présentent des parents dont l'enfant avait un cancer et qui vivait une vie normale, cela m'aurait rassurée pour l'avenir», a témoigné Mme Magella Parent.Quant aux enfants hospitalisés, le porte-parole des malades de l'hôpital Sainte-Justine.Mme Francine Bergeron, a signalé deux réalités pénibles pour eux dans un gros centre hospitalier universitaire: au cours d'une même journée, ils subissent les examens répétés des apprentis-médecins (résidents et internes); le changement fréquent du personnel infirmier augmente l'angoisse du dépaysement.Pour les adolescents affectés par une maladie chronique sérieuse, l'hôpital joue un rôle essentiel cependant escamoté dans ses dimensions p s y c h o \u2022 s o c i a 1 e s.Christian Auclair, 17 ans.souffre de fibrose kystique et doit donc se soumettre à des visites périodiques de contrôle.«Pour moi, cela représente beaucoup de temps soustrait à mes études.Je désire donc la qualité des soins, mais aussi un service accéléré et la possibilité d'adapter les jours de rendez-vous aux exigences des cours et des examens», a-t-il dit.En outre, les inquiétudes qui assaillent des jeunes astreints d'apprendre à vivre avec leur maladie ne trouvent pas toujours une oreille attentive.«Il y a l'évolution de la maladie et son impact sur la vie personnelle.Viennent s'ajouter les études interrompues ou compromises par les séjours à l'hôpital, l'accès au marché du travail qui doit être soigneusement évalué en termes de capacités physiques.À cause de notre avenir incertain, il nous faut communiquer avec les personnes compétentes.Encore faut-il que l'on puisse en avoir la possibilité, que le personnel de l'hôpital soit disponible pour les besoins individuels», a expliqué M.Auclair.Enfin, les personnes âgées demeurent les laissées pour compte du vaste réseau des institutions des affaires sociales.«La personne âgée voudrait un endroit qui réponde à ses besoins, mais à chaque porte ou elle frappe, on lui dit qu'on n'a pas de place pour elle.Dans un hôpital de soins de courte durée, elle dérange et nous n'aimons pas soigner ce genre de malades», a affirmé Mme Gisèle Boyer du centre hospitalier d'Youville.[LA MÉTÉO\" AUJOURD'HUI: MINIMUM: -4 MAXIMUM: 5 NUAGEUX ET FLOCONS DE NEIGE DEMAIN: NEIGE La Quotidienne Tirage d'hier 4-5-2 Québec Abfttbi Outoouots LaurontkJei Canton de l'Est Mourkte Québec Loc-Somt -Jron Rimoutki Gaspéiie Baie Comeao StpMIts Canada Victoria Edmonton Rogina Winnipeg Toronto FreaWicton Halifax ChoHottetown Saint-Jean États-Unis Min Max -4 O O 0 0 0 -2 -3 -3 -3 -3 0 5 3 3 3 3 0 2 2 0 O Nvooeux, neige Boston Buffalo Chkogo Miami New York MIN.MAX.8 12 3 3 21 11 8 8 25 14 Nlle-Oi léans Pittsburgh Son Francisco Washington MIN.MAX.22 28 0 7 7 16 3 7 les capitales \u2022i MIN.MAX.\t\tAwtouctfMM 6\t9\tPluie -7\t-4\tNuageux -9\t-6\tNeigo -9\t-4\tNeige 0\t4\tPluie 0\t3\tNuageux 0\t4\tNuageux 2\t5\tBrume 6\t8\tNuageux \tMIN MAX.\t\t\tMIN\tMAX Amsterdam\t1\t7\tModrid\t4\t18 Athènes\t6\t18\tMoscou\t-4\t-5 Acapulco\t22\t33\tMexico\t20\t25 Berlin\t2\t10\tOslo\t0\t7 Bruxelles\t2\t4\tParis\t5\t9 Buenos Aires\t13\t23\tRome\t-2\t13 Copenhague\t6\t9\tSeoul\t-2\t7 Genève\t1\t3\tStockholm\t2\t5 Hong Kong\t18\t21\tTokyo\t5\t14 Le Caire\t2\t11\tTrinidad\t22\t30 Lisbonne\t12\t21\tVienne\t1\t12 Londres\t5\t9\t\t\t Ryan accuse Montréal de faire payer par les autres villes ses .\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 programmes de «revitalisation] Le programme de revitalisation des artères commerciales de Montréal, dont l'une des conséquences et de réduire la largeur des rues et d'y accroître les transports publics, coûterait une somme additionnelle d'environ $2 millions par année à la CTCUM.FLORIAN BERNARD Ce sont les villes de banlieue qui, par le truchement de la répartition des coûts du transport en commun, sont appelées, dans une large proportion, à assumer ces dépenses.Bref, selon l'exposé présenté hier soir à rassemblée du conseil de la CUM par le maire Yves Ryan de Montréal-Nord, l'administration Drapeau-Lamarre, sans consulter les autres villes, a trouvé le moyen de faire absorber par les autres une dépense qu'elle a provoquée de façon unilatérale.Visiblement outré, le maire Ryan a reproché au président de la CTCUM, M.Lawrence Hani-gan, de s'être laissé aussi facilement embarquer dans une telle aventure.Il ui a aussi demandé de préparer, dans les plus bref dé lais, un rappoit qui établira de façon claire et precise les coûts réels que ce programme -RCA» entraînera sur le budget de la CTCUM.Un mille = $20 millions Un élément de la réponse réclamée par le maire Ryan a quand même été fourni lorsque le président Hanigan a expliqué que s'il fallait réduire d'un mille à l'heure les autobus sur l'ensemble du réseau du transport en commun, ceci signifierait un coût annuel supplémentaire de $15 à $20 millions.Or, à cause du programme PAC de Montréal, les autobus doivent réduire actuellement leur vitesse d'au moins cinq milles à l'heure.En outre, à cause du rétrécissement des artères commerciales et de la diminution de vitesse des autobus, la CTCUM est obligée d'ajouter des véhicules sur plusieurs lignes, ce qui entraîne des coûts additionnels.Le programme de revitalisation des artères commerciales de Montréal a donc une incidence importante sur le budget de la CTCUM, budget qui est assumé par l'ensemble des villes.Le maire de Montréal-Nord s'r^i élevé contre ce type de projet qui, selon lui, devrait faire l'objet d'une consultation générale avant d'être mis en vigueur, parce qu'il force tout le monde à payer, et ceci à la grandeur du territoire de la CUM.«Qu'arriverait-il si, soudainement, toutes les villes de la CUM décidaient de lancer un programme de revitalisation de leurs artères», de conclure le maire de Montréal-Nord?Favoritisme à l'endroit de Montréal Le maire Ryan devait décocher une autre flèche contre l'administration Drapeau - Lamarre, l'accusant cette fois d'avoir ni plus ni moins exercé des influences dans le but d'obtenir la part du lion dans l'installation des abris d'autobus.A titre d'exemple, le maire Ryan a déclaré qu'au moment où Montréal-Nord ne recevait que cinq nouveaux abris d'autobus, le quartier Rivière-des-Prairies, pour sa part, en était littéralement pavoisé.«J'en ai compté six ou sept sur le boulevard Gouin seulement», devait-il ajouter.Puis, s'adressant directement au pdg Hanigan, il lui a posé la question: «Vous qui êtes très près de Montréal, serait-il possible que des personnes bien placées exercent une influence telle que vous décidiez de modifier vos programmes d'installation d'abris?» M.Hanigan n'a pas répondu directement à la question, préférant attendre un rapport qu'il fera préparer sur les installations d'abris et rappelant que dans le cas de Montréal-Nord, cinq nouveaux abris ont été installés durant le dernier exercice.Un budget difficile Le représentant du RCM, Michael Fainstat, a vainement ti nté de savoir, hier soir, s'il y aura une nouvelle hausse du tarif des transports en commun.Des réponses ne seront pas fournies avant la semaine prochaine à ce sujet.Toutefois, plus tard dans la soirée, M.Hanigan a laissé entendre que la CTCUM étudiait une possibilité de porter le cosùt de la cartt mensuelle CAM à $21 ou lieu de $19, ce qui apporterair environ $5 millions de plus par année dans les coffres.Le RCM a rendu public un télégramme qu'il a fait parvenir au ministre des Transports du Québec, Michel Clair, s'opposant à toute hausse des tarifs du transport en commun.Le débat a été ajourné à la semaine prochaine alors que les élus commenceront à étudier les dépenses de la police et des autres services de la CUM.Du courrier pour le ministre Pierre-Marc Johnson.photo Michel Gravel, LA PRESSE Les garderies se mobilisent contre le MAS Le ministre des Affaires sociales Pierre-Marc Johnson va recevoir un volumineux courrier des parent-, usagers des garderies.Hier, un groupe allait de poser, à son bureau de la rue Saint-Denis, des boîtes contenant pas moins de 600 lettres.El ce n'est qu'un début.Venue du Regroupement des garderies de la région 6-C, cette action fait partie d'une stratégie globale qui devrait, dans les prochaines semaines, mobiliser tous les parents usagers de garderies de la province.On veut sensibiliser le ministre aux principales revendications des garderies, qui sont clairement réaffirmées en trois points: \u2022 Indexer l'échelle d'aide financière accordée aux parents à $12 par jour, et que celle-ci soit révisée pour qu'elle devienne accessible à un plus grand nombre de familles biparenta- les; \u2022 Que les frais de garde redeviennent déductibles de l'impôt, à leur coût réel, c'est-à-dire $3,000 par année par enfant, et; Que la subvention directe ac- cordée aux garderies passe de $2 à $5 par jour par place au permis, rétroactif au 1er avril 1981.Un père a déclaré: «Avec toutes les augmentations que nous subissons, il est à prévoir que bien d'autres femmes devront aller travailler.Où feront-elles garder leurs enfants?» SELON LE CONSEIL SUPÉRIEUR DE L'EDUCATION system former La CEQ va bondir.Dans son rapport annuel rendu public hier, le Conseil supérieur de l'éducation prend fait et cause pour la formation d'élites via le système scolaire, une position aux antipodes de «l'égalitarisme» défendu par la Centrale de l'enseignement du Québec depuis des années.scolaire doit nouvelles élites MARIO FONTAINE_ La formation d'élites est nécessaire au développement d'une société, son émergence est même souhaitable, lit-on dans le document du CSE.A condition, bien sûr, que cette élite reçoive une formation sociale plus intense qu'actuellement et que l'école donne une chance égale à tous.«On ne peut pas.dans le Québec d'aujourd'hui, laisser sur leur faim des jeunes qui ont des possi bilités supérieures.La recherche d'égalité sociale n'élimine pas l'excellence.La démocratisation ne doit pas conduire au nivellement par la base et à la médiocrité», de déclarer Mme Hélène Ché-nier, membre du comité de direction du Conseil.Selon le rapport annuel, former des élites ne signifie pas automatiquement que l'école formera des dominants.De plus, dit-il, permettre et encourager l'émergence des meilleurs ne sous-développe pas les autres pour autant.Ses auteurs pensent que cette position n'est pas irréconciliable avec celle des syndicats de professeurs en ce qu'elle implique, en corollaire, la nécessité d'une formation de base de qualité pour tous.Ce qui, hélas, n'existe pas dans le moment: l'excellence et la compétence que l'on réclame constamment ne semblent pas s'imposer dans l'action quotidienne des divers intervenants scolaires, affirme le rapport du Conseil.A l'école primaire, c'est au niveau du développement intégral de la personne que cette qualité devrait surtout porter.Quant îi l'école secondaire, le CSE estime qu'elle doit relever le défi de dispenser une bonne formation générale à tous les élèves et préparer bon nombre d'entre eux à entrer dans le monde du travail.Le Conseil s'inquiète toutefois qu'à peine 30 p.c.des élèves du secondaire accèdent au niveau collégial, et que les jeunes de milieux économiquement faibles s'y retrouvent très minoritaires.En plus de faire le bilan des activités de l'année 1980-81, le rapport dévoilé hier est à très forte teneur sociale.Un tome entier du rapport y est consacré, où on apprend par exemple que l'individualisme devenu chronique chez beaucoup de jeunes inquiète les autorités et qu'il revient à l'école d'encourager leur engagement social.On affirme aussi que la transformation des modèles sociaux dominants passe par une connaissance approfondie de ces modèles.«Le Conseil affirme que l'institution scolaire doit être partie prenante dans les transformations socio-économiques et culturelles de la collectivité québécoise», conclut par exemple l'organisme.POUR L'ÉCOLE PLURALISTE Le président du Conseil, M.Claude Benjamin, a par ailleurs profité de l'occasion pour com- menter les récentes réflexions du comité episcopal de l'éducation de l'Assemblée des évêques, qui l'ont visiblement déçu.«On était en droit de s'attendre à plus et à autre chose», soutient M.Benjamin.Il trouve que les évêques posent plus de questions qu'ils n'apportent de réponses, it critiquent davantage qu'ils n'Innovent.M.Benjamin comprend leur attachement à l'école catholique, mais affirme aussi qu'une pluralité d'écoles est nécessaire pour répondre à la diversité des attentes de la population.«Il faut permettre à chacun de pouvoir vivre au Québec», décla-re-t-il, dans l'attente que les autorités religieuses et scolaires surtout celles de Montréal, signifient clairement à la population leqr désir véritable de modifier le statu quo actuel.Présent lors de l'intervention de M.Benjamin, le nouveau président du comité catholique du Conseil, M.Beau-champ, a soigneusement évité de se mouiller.On étudie justement la question en ce moment, s'est-il contenté de répondre aux interro gâtions des journalistes. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 20 NOVEMBRE 1981 A 3 POUR CONTRER LES EFFETS DE LA SURTAXE SUR L'ESSENCE # I Pas question de subventionner davantage le transport en commun, dit le ministre Clair QUEBEC \u2014 Il n'est pas question d'augmenter les subventions gouvernementales aux commissions de transport en commun pour contrer les effets de 4a surtaxe Parizeau sur l'essence.GILLES GAUTHIER de notre bureau de Québec C'est ce qu'a déclaré hier à LA PRESSE Marie-Lyne Ethier, attachée de presse du ministre des Transports, Michel Clair, qui précise que ce dernier s'en tient à sa décision, annoncée il y a quelques semaines, de plafonner ces subventions pour limiter les sorties de fonds des coffres du ministre des Finances.On sait que la CTCUM, en particulier, faisait savoir mercredi que cette surtaxe provoquerait une augmentation de son deficit de $500,000 cette année et lui coûte-\u2022 rait $4.5 millions l'an prochain.Le député péquiste de Rose-mont, Gilbert Paquette, avait par ailleurs souhaité, après la présentation du budget supplémentaire, que des subventions compensatoires soient versées.La seule action gouvernementale qui est présentement envisagée pour permettre à la CTCUM d'augmenter ses revenus est l'intégration tarifaire clans la région de Montréal.Cette mesure est au stade de l'étude de diverses hypothèses.On estime également que l'augmentation de la taxe sur l'essence aura pour effet d'inciter un nombre croissant de citoyens à délaisser leur automobile et à s'en remettre aux transports en commun, ce qui permettra un meilleur coefficient d'utilisation et partant une rentabilité améliorée.Le cabinet du ministre reconnaît, sur un autre plan, que les dernières hausses de tarifs accordées à l'industrie du taxi seront sans doute insuffisantes à la suite de l'augmentation du prix de l'essence.Tout en admettant que cette industrie devra demander à nouveau à la Commission des transports l'autorisation d'augmenter ses prix, l'attachée de presse de M.Clair indique que ce dernier étudie de nouvelles propositions qui pourraient être soumises au taxi, sans toutefois préciser davantage.Par ailleurs, un porte-parole de la compagnie Voyageur, qui exploite quelque 360 autobus à travers le Québec et l'Ontario, a fait savoir qu'une augmentation des tarifs reflétant la nouvelle hausse du prix du carburant serait annoncée des aujourd'hui.Entre-temps, les stations-service de la région d'Ottawa signalent que de nombreux automobilistes québécois franchissent le pont interprovincial, venant de Hull, pour acheter de l'essence ontarienne, qui leur coûte environ 6.5 cents de moins le litre.À ce propos, un porte-parole du gouvernement du Québec a défini le Québécois loyal comme un individu «qui refusera do se rendre en Ontario pour profiter du prix avantageux de l'essence dans cette province».Jean-Yves Tutelle, attaché au bureau du ministre Bernard Landry, responsable de la région de l'Outaouais.a précisé que «les bons péquistes n'iront pas acheter leur essence à Ottawa, même si elle y est moins chère».et a qualifié d'«alarmistes et exagérés* les rapports voulant que des centaines d'automobilistes n'aient pas hésité, dans cette conjoncture, à décevoir quelque peu leur gouvernement.Parallèlement, les garages situés a la frontière du Vermont constatent la fin des ventes record d'essence des deux dernières années, les Américains ne jugeant plus avantageux de se rendre au Québec pour faire le plein: dans l'Etat de New York et dans ceux de la Nouvelle-Angleterre, l'essence ordinaire se vend de 44 à 46 tents le litre.Mais ce sont les concessionnaires automobiles, déjà affectés par la stagnation générale de l'économie, qui craignent le pire: les concessionnaires General Motors de la région de Montréal, qui ont déjà vendu 22 pour cent d'automobiles de moins, entre janvier et septembre, que durant la période correspondante de l'an dernier, prévoient que la tendance à l'achat de voitures plus petites s'intensifiera, et soulignent que beaucoup d'entre elles sont importées.¦ » **** mm A JÉF (Photo Paul-Henri TALBOT, LA PRESSE) C'est en scandant des slogans que les syndiqués de l'hôpital Rivière-des-Prairies ont accepté de reprendre le travail hier.HÔPITAL RIVIÈRE-DES-PRAIRIES rentrent au trav L'injonction signifiée mercredi par le juge Jules Beau-regard de la Cour supérieure aux quelque 1,000 grévistes de l'hôpital psychiatrique Rivière-des-Prairies a été observée et les em- HUGUETTE ROBERGE ployés sont retournés au travail hier.Mais cette injonction dite «provisoire» n'est valable que jusqu'au 27 novembre, à 16 heures 30.La rentrée forcée n'est peut-être que temporaire, mais à l'intérieur de l'hôpital, la consigne des cadres est de «faire comme si tout était revenu à la normale».Hier matin, dès que les grévistes eurent accepté de se soumettre à l'injonction, le directeur général de l'institution, le Dr Jacques Mackay, complètement épuisé, a demandé à sa régie quelques heures de repos.11 était au poste ce matin.En son absence, le directeur du personnel de RDP, M.Richard Comeau, a expliqué à LA PRESSE que tous les cadres ont reçu la directive de rester vigilants, mais d'éviter toute provocation à l'endroit des employés.«Nous voulons compter sur la bonne volonté et le sens humanitaire de nos employés.Du moins pour la durée de l'injonction qui permettra aux cadres de récupérer.en vue d'une nouvelle flambée de contestation possible! » Si, à l'échéance de l'injonction provisoire, vendredi de la semaine prochaine, les employés décidaient de débrayer de nouveau, il faudrait, toujours selon M.Comeau.que le curateur public ou le Comité de protection de la jeunesse adresse à la cour une demande d'injonction permanente.Il va de soi, pour la direction, qu'à l'exception des salariés dissidents qui ont défié les piquets de grève, aucun employé ne recevra un salaire pour les six jours d'«absence non justifiée».0 * \u2022 Quant à la possibilité de poursuites, suspensions ou autres formes de représailles contre les «locomotives» du débrayage illégal (une centaine de syndiqués tout au plus, sur le millier d'employés, au dire de la direction), elle reste en suspens «Pour l'instant, nous laissons retomber les poussières, dit M.Comeau.Ensuite, avec l'aide de nos avocats, nous étudierons froidement la question, analyserons les faits, et prendrons les décisions qui s'imposeront.Les responsables de cette grève illégale ne peuvent s'attendre à ce que l'hôpital passe tout bêtement l'éponge sur leur action.»» .en scandant des slogans C'est en chantant et en scandant des slogans comme «ce n'est qu'un debut, continuons le combat», que la grande majorité des syndiqués de l'hôpital Rivière-des-Prairies, sont rentres au RAYMOND GERVAIS travail peu avant onze heures hier matin, respectant ainsi une injonction de la Cour supérieure.Le président du syndicat, M.Gilles Mathieu, a déclaré a ses membres réunis en assemblée spéciale hier matin, que les syndiqués rentraient au travail la tête haute et que pour une fois, l'injonction favorisait les travailleurs au lieu du patron.M.Mathieu a explique cette affirmation en précisant que le syndicat com- prenait l'injonction dans le sens qu'il ne fallait pas accepter la mobilité, le curateur public ayant demandé aux syndiqués de faire consciehsieusement leur travail et de donner les meilleurs soins possibles.Ce qui, au dire du président, est impossible à réaliser si les travailleurs acceptent la mobilité que préconise l'employeur.Toujours selon M.Mathieu, si l'on veut maintenir des liens effectifs avec les patients, il faut une organisation de type familial au sein des groupes, ce qui est incompatible avec la mobilité au sein des groupes.Les travailleurs ont donc accepté d'obéir à l'injonction émise mercredi soir par le juge Rémi Tessier, mais on en contre partie adopté une résolution à l'effet de convoquer sur les heures de travail une assemblée générale, si l'administration de l'hôpital adoptait des mesures de représailles à l'égard d'un syndiqué.Piquets de grève Tôt hier matin, près de 75 grévistes avaient érigé des piquets de grève devant l'entrée de l'hôpital Rivière-des-Prairies sur le boulevard Perras, mais les employés qui se présentaient à leur travail ontpu traverser sans encombre les piquets de grève, la consigne étant de laisser libre accès à l'hôpital.Lors du passage de l'autobus qui transportait les secrétaires, les syndiqués ont crié: «Les scabs au poteau, on va se revoir en dedans».Gilles Mathieu Une mesure dangereuse pour le transport en commun La décision du ministre des Finances Jacques Parizeau de ne pas exclure les entreprises de transport collectif de la toute dernière hausse du prix de l'essence pourrait contribuer à retarder la conversion de citoyens au transport en commun, même si l'occasion était belle de creuser un fossé entre le tarif du transport collectif et le coût engendré par l'utilisation de la voiture pour se rendre à son travail.En effet, la mesure fort impopulaire décrétée mardi par le ministre Parizeau entraînera des déboursés additionnels (et, faut-il le préciser, absolument imprévisibles) de l'ordre de $4,5 millions à la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal.Et ces déboursés additionnels, le président-directeur général Laurence Hanigan devra forcément les refiler aux usagers en augmentant encore une fois les tarifs.Or, c'est bien connu, chaque augmentation de tarifs se traduit par une baisse du moins momentanée de la clientèle (le covoitu-rage peut alors devenir aussi attrayant sur le plan financier), créant de la sorte une diminution des revenus et par voie de conséquence une diminution de la subvention gouvernementale (la subvention étant depuis 1981 reliée directement aux revenus).La solution la plus logique aurait consisté à ne pas imposer la taxe «ascenseur» aux entreprises de transport public, afin d'inciter de plus en plus de gens à abandonner leur voiture et à utiliser ce mode de transport.Evidemment, une telle mesure aurait forcé le ministère du Revenu â imaginer une méthode afin de permettre aux entreprises de transport collectif d'échapper à cette taxe (c'eût pu être par exemple sous la forme d'une remise d'un montant équivalent à la taxe, sur présentation au ministère des factures pour l'achat de carburant), mais ce n'était certes pas impossible.Hélas, dans le contexte actuel, les usagers du transport en commun (qui sont loin d'être les mieux nantis et qui souvent n'ont pas d'autre mode de transport) seront parmi les plus touchés par cette taxe, même si la chose se fera par la bande, c'est-à-dire par une augmentation des tarifs.Réponse o un lecteur au sujet de Loto-Québec Lors de la redaction d'une récente chronique consacrée à la situation financière de Loto-Québec depuis sa création en 1971, j'avais, au nom de la simplification, préparé un tableau comparatif qui ne traitait que des ventes, des lots remis aux gagnants et des sommes perçues par la province.Or, un lecteur a immédiatement tiré la conclusion que la différence entre les ventes brutes d'une part et la somme des lots payés aux gagnants et des montants versés au gouvernement provincial d'autre part, représentait ipso facto les frais d'exploitation de la société d'Etat.Ce lecteur de Saint-Hyacinthe s'élevait donc contre ces présumés frais d'exploitation qu'il jugeait exagères.Et j'imagine qu'ils sont nombreux ceux qui se sont astreints a un calcul similaire, de sorte qu'en toute justice pour Loto-Québec, il importe d'apporter la précision suivante.11 ne faut pas oublier d'inclure dans cette différence les frais de distribution et de vente, c'est-à-dire les sommes versées aux distributeurs et aux détaillants de Loto-Québec.Or, depuis 1971, Loto-Québec a ainsi versé pas moins de $104.88 millions à ses marchands de rêve, soit 5.34 pour cent de ses ventes globales de $1.96 milliard.Il faut aussi se rappeler que Loto-Québec doit verser une certaine somme annuelle au gouvernement fédéral depuis que ce dernier a abandonné le champ des loteries, le 31 décembre 1979.Cet abandon du fédéral a coûté tout près de $11 millions à Loto-Québec.Quant aux trais d'administration comme tels, ils se sont chiffrés à $75.8-1 millions depuis le début de Loto-Québec, somme qui représente 3.86 pour cent des ventes brutes.Admettons quand même que ce n'est pas énorme, même si cela paraît toujours trop élevé pour les contribuables qui se font systématiquement déshabiller par leur ministre des Finances.En revanche, la missive de ce lecteur a permis de constater qu'il a raison au moins sur un point.Depuis 1978, les frais d'administration ont connu des bonds spectaculaires par rapport aux années précédentes, soit 96.3 pour cent en 1979.225.8 pour cent en 1980 et 26.6 pour cent en 1981.Et après s'être toujours maintenus annuellement à trois pour cent ou moins des ventes brutes, les frais d'administration ont représenté 7.5 pour cent ($23.98 millions) des ventes en 1980, et 7.4 pour cent ($30.35 millions) en 1981.Ces augmentations s'expliquent de deux façons.D'une part, depuis 1979, en abandonnant l'ordinateur de la Société des alcools du Québec et en informatisant ses opérations, Loto-Québec a dû assumer des dépenses additionnelle de $21.27 millions.D'autre part, la société a mis le paquet dans la publicité (ce qui est beaucoup plus discutable) au point d'y investir $23.5 millions au cours des deux dernières années.C'est d'autant plus étonnant que depuis le retrait du fédéral, Loto-Québec aurait pu réduire considérablement son budget de publicité puisqu'elle exerce un monopole et que sa clientèle est captive et fort bien sensibilisée.MEURTRE DU POLICIER CLOUTIER Les parents de Perreault arrêtés pour recel de l'argent volé s Des agents de la section des homicides de la police de la Cl.'M ont procédé, hier matin, à l'arrestation des parents de Christian Perreault, 23 ans, accuse du meurtre de l'agent Emmanuel Cloutier.tue au cours d'un vol à main armée perpétré le 6 novembre dans le centre-ville.Selon le service des relations publiques de la police, les parents de Perreault ont été trouvés en possession de l'argent volé par leur fils lors de ce coup de main Ils doivent être accusés de recel.Entre-temps, Christian Perreault a été formellement accusé hier du meurtre qualifié de l'agent Cloutier, lors de sa comparution devant le juge André Cha-loux, qui a fixé pro forma au 27 novembre la tenue de son enquête préliminaire.En raison du caractère accablant de la preuve, le procureur l L do la Couronne avait décidé do passer outre à rétape de l'enquête du coroner ot do procéder directement devant le tribunal.Perreault est demeuré silencieux lors de sa comparution mais son avocat, Me Jacque< Riou, a demandé la tenue d'un procès devant jury.C'est Me Serge Authier qui sera saisi du dos.sier au nom du ministère public.D'autre pari, un adolescent do 15 ans, dont l'identité ne peut être révélée, doit comparaître devant le Tribunal de ld jeunesse pour v être accusé de meurtre simple relativement au même hold-up Par ailleurs, c'est en principe aujourd'hui que doit s'instruire enquête du coroner sur le meur ih ,.° agenl Michel Vinclm abattu au cours dim hold commis le 3 novembre à fS gueuil, en banlieue sud de Mon\"- b .i INF-ORMiffTONS NATIONALES.LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 20 NOVEMBRE 1981 Bourassa a demandé l'aide de la GRC pour organiser son système de renseignements John Sïarnes photothèque LA PRESSE John Starnes, ex-directeur des services de sécurité de la Gendarmerie royale du Canada, a déclaré hier que l'ancien premier ministre Robert Bourassa lui avait demandé, vers la fin de 1970, de l'aider à organiser un service de renseignements provincial.leopold l1zotte_ M.Starnes comparaissait, devant le juge Maurice Rousseau, ù l'audience demandée par onze agents de la GRC pour faire rejeter avant procès les poursuites criminelles intentées contre eux à la lumière des conclusions de l'enquête Keable.Au cours d'une entrevue accordée au quotidien The Gazette hier soir, M.Bourassa a nié les propos de M.Starnes «C'est une grosse farce» a dit l'ex-premier ministre.L'ancien membre de la GRC a précisé qu'il avait été contacté, à la fin de novembre 1970, par Robert Deniers, qui agissait en qualité d'envoyé personnel de M.Bourassa, récemment élu à la tète du gouvernement.M.Demers représentait alors le gouvernement québécois aux négociations visant à la libération du diplomate britannique James Cross, kidnappé le 5 octobre 1970 par le Front de libération du Québec.Il aurait souligné que le premier POUR DES RAISONS POLITIQUES Lawrence accuse Ottawa de tenter de cacher la vérité Refuser de poser des gestes illégaux ministre avait l'impression qu'il se produisait des fuites importantes sur des activités qui se déroulaient dans son bureau, et même sur des discussions qui devaient être limitées au cabinet.La GRC accepta donc de collaborer pour mettre sur pied ce qui prit le nom de Centre d'archives et de documentation (CAD), un organisme qui ««passa au peigne fin», selon l'expression d'un autre témoin, le surintendant Joseph Ferraris, de 2,000 à 5,000 person nés, et qui fut plus tard démantelé M.Ferraris a souligné à ce pro pos que si l'on n'a pas trouvé des terroristes à la centaine à la suite des événements d'octobre, ce n'est pas parce qu'on n'avait pas pris tous les moyens pour en dénicher un peu partout, du cégep à l'université, des rangs syndicaux jusqu'à l'entourage immédiat des dirigeants politiques de l'époque, et des confins du Nouveau-Bruns wick jusque dans Test de l'Ontario.Le policier soutien: toutefois que la GRC ne voulait pas être mêlée directement aux operations du CAD.Apres avoir prêté son concours pour sa mise en marche, c'est à la SQ que, par la suite, elle refila les renseignements utiles que ses membres pouvaient colli-ger dans leurs propres enquêtes.A peu près à la même époque, à Ottawa, le solliciteur général Jean-Pierre Goyer, et Marc La-londe, alors conseiller spécial du premier ministre, parrainaient, si l'on peut dire, la formation du «groupe Vidal.» Interrogé par Me Pierre La-montagrie, qui représente les prévenus avec Mes Harvey Yarosky, Morris Fidh et Michel Proulx, le surintendant Ferraris et l'ex-di-recteur J.Starnes ont soutenu que (était M.LrJonde qui avait la direction de ce groupe (une douzaine de personnes peut-être), qui opérait d'un local de la rue Laurier, à Oitawa, sous le couvert d'une agence de recherches.Pour contrecarrer les menée s séparatistes et les tentatives de terrorisme; on voulait notamment infiltrer des informateurs dans tous les milieux, et non seulement au Québec, mais dans l»»s régions des deux provinces voisines, à l'est comme à l'ouest, où les francophones étaient en nombre.M.Ferraris soutient que sa division policière n'a pas fonctionné longtemps de concert avec le groupe Vidal, mais que ses hommes ont continué à fournir sporadiquement des renseignements à celui-ci.Quant a M.Starnes, il a soutenu que le groupe Vidal, qui relevait à peu près directement du bureau de M.Trudeau par le truchement de Lalonde, voulait faire face au séparatisme tout autant au niveau politique que du point de vue ter rorisme.Et on était apparemment prêt à mettre toutes les ressources du parti libéral à l'appui de cet objectif.Entre autres, il a dit s'être opposé à semblable collusion de la force policière avec une formation politique, et i! aurait même démissionné si on lui avait imposé de le faire.Mais on n'aurait finalement pas insisté en faveur dç relations directes.A ce moment-là, incidemment, on trouvait rapidement les effectifs nécessaires, au sein de la GRC, pour tenter de répondre aux pressions sans cesse plus fortes des autorités, et on résolut bientôt d'étendre les recherches et les enquêtes au Parti québécois lui-même qui, selon M.Ferraris, était susceptible d'avoir dans son sein un bon nombre de militants prêts à prendre tous les moyens pour faire triompher la thèse séparatiste.On ouvrit donc des enquêtes sur les structures de ce parti, ses finances, ses objectifs et ses dirigeants, et c'est apparemment dans le cadre de ces recherches que se déroula l'opération Hani, qui est à l'origine des présents démêlés judiciaires de; quelques-uns des prévenus, pùifr qu'ils son accusés d'avoir dérobe des listes de membres du PQ.OTTAWA \u2014 C'est pour des raisons politiques que le gouvernement Trudeau tente d'empêcher le tribunal de connaître la vérité dans l'affaire des policiers de la Gendarmerie royale qui comparaissaient hier à Montréal, a dit hier le député conservateur Allan Lawrence.GILLES PAQUm de notre bureau d'Ottawa L'ancien Solliciteur généra! du gouvernement Clark a porté cette accusation en quittant la Chambre des communes après avoir vainement tenté d'obtenir des explications du premier ministre.A deux reprises, M.Law rence a demandé à M.Trudeau de préciser le mandac des deux avocats qui, au nom du gouvernement fédéral, interviennent pour tenter de restreindre les déclarations des policiers accusés de divers délits à la suite de l'enquête Keable.Selon M.Lawrence, il n'est pas normal qu'Ottawa paie des avocats pour nuire au travail du tribunal.La cause implique un ancien adjoint du premier ministre (M.Marc Lalonde).ne touche pas aux affaires étrangères et ne risque pas de révéler les secrets du cabinet a ajouté M.Lawrence, il ne s'agit donc pas de sécurité nationale.Agacé par l'insistance du député, M.Trudeau s'est réfugié derrière le fait que le tribunal était saisi de la question pour refuser de répondre à M.Lawrence.Ce dernier ne tentait que de connaître le mandat des avocats cependant.Pour M.Lawrence, il s'agit d'une tentative de «bâillonner la cour», cela est inadmissible surtout quand on parle de la liberté de 12 ou 11 personnes.«Je crois qu'il s'agit d'un travail de vier-à-bras politique» a-t-il dit.Pendant des années le gouvernement a dit ici qu'il ne savait pas ce qui se passait dans la police, particulièrement dans le service de sécurité, l'espionnage, voilù que le contraire nous est dit de l'autre côté, a poursuivi M.Lawrence.Apres avoir bâillonné ! opposition et la police pendant quatre ans en attendant que la Commission McDonald produise son rapport, on tente maintenant de bâillonner le juge pour éviter que des témoignages importants soient connus.«Je suis convaincu que les hommes politiques savaient que ce que faisaient les policiers, a conclu M.Lawrence, nous allons poser de nouvelles questions sitôt que les audiences de la cour seront terminées » Le ministre de l'Energie M.Marc Lalonde a pour sa part refusé de commenter les declarations des policiers se contentant de mettre leur crédibilité en doute.n'entraînait pas de punition, mais pouvait provoquer un «transfert» «On doit toujours avoir à l'esprit que si un policier est amené à accomplir une tâche qui peut le forcer à contrevenir a la loi ou à utiliser des moyens qu'il peut prévoir comme étant illégaux, c'est dans son droit de refu- lépold liiotte_ ser de poser un tel geste illégal.Il ne saurait être puni pour ce faire.Mais même si des mesures disciplinaires ne sont pas prises contre lui, un «transfert» peut être indiqué dans une semblable situation».Ce qui précède est l'article 8 d'un projet de mémo mis sur papier par le directeur de l'organisation et du personnel de la R.C.M.P.), M.E.H.Stevenson, en juillet 1970, et qui avait été porté à l'attention du commissaire W.Higgitt pour qu'il y appose sa signature.Mais dans un geste de prudence qu'il qualifie d'élémentaire, le commissaire du temps ne l'a pas signé.Mais au recto de la lettre qui lui suggérait de le faire, il a souligné, de sa main, que sous quelques circonstance que ce soit, ce texte ne devait circuler de façon orale ou écrite, même s'il était évident, d'après lui, que la G.R.C.serait toujours au côté de ses hommes, quelles que coient les «mésaventures» qui leur arrivent.Hier, toutefois, ce sacré memo non signé s'est retrouvé entre les mains du témoin J.Starnes qui a du y identifier l'écriture de son ancien commandant.Pour leur part, les procureurs de la défense, dans l'affaire des onze policiers accusés de divers crimes suite à l'enquête Keable, ont voulu l'utiliser pour démontrer à la cour que ce n'était pas nécessairement de leur propre initiative qu'ils avaient posé les gestes qu'on leur reproche.Dans le premier paragraphe du mémo, on leur faisait d'ailleurs remarquer qu'il avait été jugé nécessaire, dans le passé, et qu'il pouvait être encore nécessaire, dans l'avenir, de transgresser les lois civiles ou criminelles du pays pour en arriver au but que Ton recherchait.Dans ce document qui devait demeurer secret, évidemment, on voulait leur promettre la plus grande protection possible contre toutes les accusations qui pou vaient être portées contre eux.La «Force», disait-on, prendra la responsabilité de toute amende ou de tout autre pénalité imposée.Dans le cas d'un emprisonnement, le policier sera payé comme d'habitude, et il pourra reprendre son poste à sa sortie de geôle.Mais qu'est-ce qu'un crime?d'autre part.C'est ce qu'a difficilement tenté d'apprendre le procureur chef de la couronne, Me Jean-Pierre Bo-nin.Se disant à la fois non avocat, et un simple civil conscrit hors les cadres de la G.R.C, M.J.Starnes n'a pu dire si un homme qui avail des relations sexuelles forcées avec une femme qui n'était pas la sienne commettait effectivement un viol.Et puis même s'il entre armé et masque dans une banque, un autre, commet-il un hold-up en repartant avec la caisse?Là encore, il se rabat sur son ignorance du droit pour lever les épaules.Puis les avocats des prévenus viennent a sa rescousse pour souligner que, de fait, un gunman peut être bien acquitté s'il a agi sous l'influence de l'alcool, ou s'il avait été forcé d'agir ainsi, par exemple.Chaque cas est différent, disent-ils, et personne ne peut dire si.dans telles ou telles circonstances, un homme est vraiment cout pable et sera nécessairement jugé comme tel.Mais finalement mis en présent ce du memo de malheur, le témoin doit bien admettre qu'au sein de la «Force» on avait effectivement bien prévu que des crimes seraient commis au nom de l'unité du pays, et qu'on savait également que de tels gestes illégaux avaient déjà été posés.L'interrogatoire de M.Stanres est par la suite ajourné à mardi, dans l'attente de la décision que prendra le gouvernement fédéral, sur le secret qui doit être invoque, ou non, sur une vingtaine de documents que la défense veut faire produire devant le juge Maurice Rousseau.Ces documents, Mes Lamonta-gne.Yarosky Fish et Proulx di-.sent ies avoir réclamés avec insistance depuis des mois, mais ne pas les avoir obtenus.Quant aux procureurs du cabinet fédéral.Mes Michel Robert et Jos Nkuss.ils doivent eux - même attendre la décision d'Ottawa avant de les livrer.Ou non.BÉDARD LE SOMME DE METTRE FIN A SES INSINUATIONS Le êtr QUEBEC \u2014L'affaire s'annonçait grosse, énorme: «Certains députés de l'Assemblée nationale seraient victimes d'une pratique, légale ou illégale, d'écoute électronique! », a lancé de pierre Vincent\" de notre bureau de Québec son siège le libéral Michel Page, «au nom de l'intégrité des droits des parlementaires».La nouvelle a vite fait bondir le ministre de la Justice qui, dans un premier temps, a formellement démenti que cela se fasse et, dans un deuxième temps, a insisté auprès du whip de l'Opposition pour qu'il dépose sur-le-champ des preuves à l'appui de son information, «ou qu'il cesse ses insinuations».L'affaire a duré presque tout l'après-midi d'hier: il a même fallu suspendre les travaux de l'assemblée nationale pour permettre un entretien à huis elos entre MM.Bédard et Page, après quoi M.Page est revenu pour désamorcer lui-même sa bombe.Ce qui devait être une dénonciation d'une surveillance légale ou illégale des lignes téléphoniques de «certains» députés s'est, en fin de compte, transformé en une plainte d'un député, qui croit que sa ligne téléphonique est illégalement surveillée.«Ça ne visait que moi et ma propre ligne téléphoni ié libérai Miclie aint l'objet d'écoute électronique : ; que», est revenu dire Michel Page, qui faisait ainsi, en quelque sorte, amende honorable.Toute cette histoire a commencé au moment où Michel Page revenait à la charge, au moment de la période des questions, sur l'enquête de la Sûreté du Québec portant sur l'écoute électronique qu'on aurait pratiqué à l'endroit de certains fonctionnaires, suri des commerciaux de télévision qu'on aurait tournés aux frais des contribuables et sur des films pornos qu'on aurait produits dans des bureaux du Parlement avec l'équipement sophistiqué de la télévision des débats.Le ministre de la Justice n'avait pas d'informations neuves à apporter sur le sujet, si ce n'est pour dire que «le procureur de la Couronne, chargé de l'analyse du dossier, a demandé un complément d'enquête aux policiers».Puis, devant l'insistance de Michel Page, qui cherchait, par toutes sortes de moyens détournés, à en savoir plus long sur «ces faits troublants et inquiétants qui peuvent porter atteinte à la plus haute institution démocratique du Québec», le ministre Bédard, d'abord simplement agacé et ensuite de plus en plus rouge de colère, a fini par accuser Michel Page «d'essayer de jouer au policier et d'essayer de se faire du capital politique avec tout ça.N'essayez Photothèque LA PRESSE Michel Page.pas de donner l'impression à la population que c'est grâce au Monsieur Justicier-député-de-Portneuf qu'on s'occupe aujourd'hui de cette affaire, parce qu'au moment où vous avez soulevé le problème ici, nous avions déjà donné instruction pour qu'une enquête de police soit instituée.» Photothèque LA PRESSE Marc-André Bédard Le whip libéral, se rendant sans doute compte qu'il ne pourrait aller plus loin dans cette voie, a alors soudainement fait éclater sa «bombe» sur l'écoute électronique «légale ou illégale, pratiquée actuellement chez certains députés» demandant au ministre de la Justice de confirmer ou d'infirmer sa nouvelle.\u2022 Une seconde! Une seconde!.s'est écrié M.Bédard.Ce que vous dires n'est pas la moindre des choses.Vous prétendez qu'au moment où on se parle, il y a des membres de l'Assemblée nationale qui font l'objet d'écoute électronique.Avant d'y aller d'insinuations comme celles-là, soyez en mesure d'apporter des preuves.Parce que moi, je suis en mesure de vous dire, avec les informations que j'ai, qu'il n'y a aucune écoute électronique légale ou illégale qui peut se faire chez des membres de l'Assemblée nationale.* Le dialogue ne devait pas en rester là.Le ministre se faisant accuser de mal connaître les rouages de son ministère, le whip libéral se faisani traiter «d'irresponsable», les injures pleuvant de part et d'autres de la Chambre, les questions de privilèges pour intervenir dans le débat se multipliant dans les deputations libérale et péquiste, le leader parlementaire Claude Charron s'est finalement levé pour demander qu'on prolonge la discussion au-delà du temps permis, normalement.«Nous ne pouvons permettre que cet échange se termine dans le vague, nous ne pouvons laisser planer le doute pendant cinq jours, soit jusqu'à la reprise des travaux de la tham-bre, mardi prochain.» | i Cette volonté ferme des minis*;* tériels de vider la question a, da ^ toute évidence, embarrassé le député accusateur, qui n'avait ; pas prévu aller aussi loin.Mais ni «j Claude Ryan, ni Fernand Lalonde;.-.et ni Gérard-D.Lévesque ne sont^ parvenus à faire lâcher prise au*rv; députés péquistes, qui jubilaient^ de voir l'un de leurs plus redouta-!?bles adversaires se faire prendre^ à son propre piège.^ Les péquistes ont néanmoins*-; permis à Michel Page d'aller- ; chercher, hors de l'enceinte de~ \u2022 l'Assemblée nationale, un moyen\" élégant pour se tirer de ce mau- : vais pas.Le whip libéral est donc-revenu, au bout de trente-cinq -minutes et après un entrelien ; avec le ministre de la Justice.\".* pour déclarer que les révélations; qu'il avait faites plus tôt sur l'é- ~* coûte électronique «ne visaient*:;* que le député de Portneuf et laJJJ ligne téléphonique 2301 de monC^ bureau.J'ai donné au Procureurs^ général les informations que je£5 possède et je peux affirmer, de^ ^ mon siege, que je ne peux meure* \u2022 en doute la parole personnelle diw \\ Procureur général du Québec, eÇ', les engagements qu'il entend;*; prendre.» Le ministre Bédard a promis de^ faire les vérifications «normales^ et nécessaires dans les cir-;^; constances.» l II- LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 20 NOVEMBRE 1981 INFORMATIONS NATIONALES A 5 RECONNAISSANCE DES DROITS DES FEMMES ET DES AUTOCHTONES opposition exige que Trudeau modifie sa charte OTTAWA \u2014 Conservateurs et néo-démocrates se sont ligués contre le gouvernement Trudeau hier exigeant qu'il modifie de nouveau son projet constitutionnel dépose la veille pour y reconnaître les femmes et les autochtones.GILLES PAQUIN de notre bureau d'Ottawa Peu aprè^ une réunion spéciale de ses députes hier matin le chef néo-démocrate Ed Broadbent a indiqué que son parti allait retirer son appui au gouvernement à moins que la Charte des droits soit amendée sur ces deux points.«Il est inconcevable au'en 1981, on ignore les droits légitimes des autochtones et qu'on prive les femmes de l'égalité en rédigeant une constitution» a-t-il dit.Son homologue conservateur, M.Joe Clark, est allé encore plus loin.Non seulement les conservateurs réclament-ils, eux aussi, que le gouvernement fasse une place aux femmes et aux autochtones, mais il doit également tenter de faire un pas de plus pour satisfaire le Québec.A cette fin, l'opposition officielle présentera un amendement au projet permettant aux provinces d'obtenir la compensation financière dans tous les cas où elles voudront refuser un changement à la constitution.Cette dernière proposition rejoint ce que réclamait le premier ministre Lévesque il y a une dizaine de jours, elle assure une province qu'il n'y aura aucune sanction advenant qu'elle refuse de se joindre aux autres pour confier certaines de ses compétences à Ottawa.Elle a cependant été refusée par M.Trudeau lors de la dernière conférence des premiers ministres pour ne retenir que les cas où il s'agit de questions de cul-turc ou d'éducation.Rien n'indique qu'il soit prêt à adopter cette version plus généreuse.Pendant que ce débat animé se poursuivait aux Communes, plusieurs milliers d'aborigènes manifestaient au son des tambours devant le parlement.Le NPD qui compte des députés autochtones dans ses rangs ne pouvait faire autrement que de presser le gouvernement pour qu'il force la main des provinces.Le premier ministre Trudeau rencontrera d'ailleurs ce matin des représentants des groupes aborigènes.Le porte-parole du parti en matière constitutionnelle, M.Jim Fulton, a cependant semblé très embarrassé lorsqu'on lui a demandé comment il expliquait que son parti fasse si peu de cas de la reconnaissance des droits des francophones hors Québec.Il avoué que le projet Trudeau ne mettait pas sur le même pied ces groupes et la minorité anglophone du Québec.«Nous n'avons pas reçu de pression de la part des minorités francophones a-t-il dit, ils ne nous ont rien demandé.Leur lobby n'était pas organisé».Selon lui, la dualité canadienne n'est pas présente dans le projet Trudeau.«Elle devrait l'être, au moins s'ajouter avec le temps».Le président du caucus des députés libéraux du Québec, Jacques Olivier a pour sa part mani- festé une certaine satisfaction devant les changements apportés dans la nouvelle version de la résolution constitutionnelle.«C'est un début, ce n'est pas fini», a-t-il dit.Ses collègues avaient incité leur chef à endosser les compromis suggérés par leur parti frère au Québec, mais M.Trudeau n'en a retenu que la moitié.11 leur reste donc des points à gagner.À l'issue d'une réunion du cabinet jeudi le leader du gouvernement aux Communes, M.Yvon Pinard, a de nouveau mis les partis d'opposition en garde contre de trop grands changements au projet déposé la veille.Avant de modifier l'accord du 5 novembre conclu entre Ottawa et les neuf provinces anglophones il faut le consentement de toutes les parties a-t-il expliqué, on ne peut le changer sans l'appui unanime de tous les gouvernements.Il réagissait ainsi aux demandes du NPD laissant entendre qu'il allait se passer de cet appui plutôt que de changer le texte en risquant de perdre des appuis des provinces.Seul Blakeney refuse de céder sur les droits des femmes OTTAWA \u2014 Le premier ministre néo-démocrate de la Saskatchewan, M.Allan Bla- GILBERT LA VOIE de notre bureau d'Ottawa keney, est maintenant isolé dans son refus de soustraire les droits des femmes à l'arbitraire des EN ONTARIO législatures provinciales dans le projet de charte des droits.Le premier ministre de la Nouvelle-Ecosse, M.John Buchanan, a fait parvenir hier un télégramme au premier ministre Trudeau, acceptant que l'article 28 de la charte sur l'égalité des sexes ne soit plus soumis à Expansion du français dans les tribunaux une clause de «nonobstant».La nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre sur la colline parlementaire.Le chef conservateur, M.Joe Clark, a fait savoir que c'est à la suite dune conversation téléphonique entre Mme Flora MacDonald et M.John Buchanan, que ce dernier avait accepté de revenir sur sa position.Le dernier obstacle à la cause des femmes demeure le premier ministre de la Saskatchewan, M.Allan Blakeney.Il a déclaré hier qu'il accepterait à contrecoeur de modifier sa position, à la condition que les autres provinces et le fédéral acceptent d'inclure les droits des autochtones dans la charte.La Saskatchewan compte une forte proportion d'Amérindiens parmi son électorat.À Ottawa, les Communes ont adopté à l'unanimité une résolution demandant à M.Blakeney d'acquiescer aux droits des femmes.Le député néo-democrate Pauline Jewett de la Colombie britannique a déclaré de son côté que M.Blakeney n'a pas d'opposition de principe à l'égalité des sexes, et elle s'est dite confiante d'obtenir l'appui de cette province au cours des jours à venir.TORONTO (PC) \u2014 Le procureur général de l'Ontario, M.Roy McMurtry, a annoncé jeudi que, suite à une expansion des services judiciaires, plus de 80 pour cent des francophones de la province pourront a l'avenir utiliser le français dans le cours des procédures de presque tous les tribunaux.Depuis 1979, l'Ontario garantissait à chacun de ses citoyens le droit à un procès de matière criminelle en français ou en anglais.Dans dix régions spécifiquement désignées, on offrait depuis plus d'un an des services limités en français dans les cours familiales, les cours de petites créances et pour d'autres questions légales.Avec les nouvelles mesures, toutefois, le droit à des procédures en français est assure dans toutes les causes de matière civile devant les tribunaux de comtés, ceux de district et devant les juges substituts, dans les 10 régions désignées et dans deux nouvelles.On a ajouté le district judiciaire de York, qui couvre la region de Toronto et englobe la Cour suprême de l'Ontario, ainsi que le comité de Renfrew, près d'Ottawa.En général, une région est désignée pour avoir des tribunaux en langue française, là où la population est francophone.Dans une de ces régions, Port Colborne et Niagara Falls ont déclaré officiellement que leur langue maternelle était le français.Dans Essex, près de Windsor, environ sept pour cent de la population, ou 22,000 personnes,sont d'origine française.Environ cinq pour cent des 8 millions d'habitants que compte l'Ontario sont francophones.M.McMurtry a parlé d'une étape historique, en annonçant ces améliorations apportées aux tribunaux ontariens.Il a en plus indiqué que son ministère avait publié un manuel pratique de la terminologie judiciaire, donnant le terme anglais et son équivalent français «Le premier document du genre offert par quelque gouvernement que ce soit au Canada».«Avec ces modifications, un large éventail de services judiciaires.depuis les causes tombant sous la Loi de la circulation jusqu'aux procédures de divorce, sera disponible à 83 pour cent des francophones.» FACTORERIE DE PEAU DE MOUTON créations d'excellente qualité pour HOMMES ET FEMMES confectionnées avec des peaux importées d'Europe VENTE AU PRIX DE GROS Ce qui signifie des économies allant JUSQU'A 50% ef pas de taxe de vente Retouches faites sur place, sans frais, et généralement pendant que vous attendez.Ouvert du lundi au samedi Garantie écrite d'un an (téléphoto UPC) Les Indiens manifestent A la tête d'un millier de manifestants réunis sur la Colline parlementaire, le chef Ojibway Senapor Shingwauk, âgé de 87 ans, écoute l'ex-ministre des Affaires indiennes Warren Allmand affirmer qu'il ne soutiendra pas la nouvelle résolution constitutionnelle.Des centaines d'Indiens ont défilé hier dans les rues de la capitale et de neuf autres villes du Canada, pour exiger que les droits des autochtones soient garantis dans la charte projetée.M.Allmand, qui a été éliminé du cabinet à l'issue des dernières élections, a déclaré aux Indiens qu'il ne pouvait voter pour cette résolution «parce qu'une charte des droits qui ne reconnaît pas les droits des autochtones constitue une hypocrisie flagrante».SELON PAWLEY La charte est édulcorée ^ÊÊÊÊÊÊ^ jêê ht René Lévesque Photothèque LA PRESSE ce Le Québec n'acc jamais QUEBEC \u2014 La nouvelle version de la résolution fédérale de rapatriement de la constitution n'est pas plus acceptable que l'ancienne au gouvernement du Québec, parce qu'elle ne respecte aucune des quatre conditions minimales qu'il avait posées.LOUIS FÂLARDEAU de notre bureau de Québec Et le premier ministre, qui profitait de son droit de conclure le débat sur le message inaugural pour commenter les amendements apportés au texte fédéral, a déclare que son gouvernement n'acceptera jamais «ni cette manoeuvre, ni ses effets», indiquant clairement qu'il n'entend pas se soumettre aux conséquences qu'il implique.«Et plutôt que d'en parler à nouveau, a poursuivi M.Lévesque, nous allons continuer d'arrache-pied à préparer concrètement ce que nous devons faire désormais».Le premier geste que fera le gouvernement sera d'amorcer l'étude de sa motion d'opposition.Le leader parlementaire, Claude Charron, n'a pas caché qu'on le fera coïncider avec le débat qui se déroulera à Ottawa sur le projet de rapatriement, de sorte qu'on pourrait bien aborder la question mardi prochain à Québec si le Parlement fédéral se met à l'oeuvre de son côté ce jour-là.M.Lévesque a souhaité que les libéraux «retrouvent ce sursaut de solidarité nationale qui les a brièvement inspirés le mois dernier», mais il a dit en douter compte tenu des «propositions de compromis, en fait de compromission, que le chef de l'opposition s'est laissé quelque peu souffler par Ottawa depuis deux semaines».On sait que M.Ryan a déjà clairement laissé entendre qu'il n'était pas question qu'il s'allie au gouvernement péquiste.même s'il n'est pas satisfait de la résolution fédérale et s'il s'oppose à ce que la constitution soit modifiée sans l'accord du Québec.C'est encore une fois en termes très violents que le premier ministre a fait l'analyse du texte fédéral.«M.Trudeau et les libéraux fédéraux prétendent avoir fait leur lit en matière constitutionnelle, a-t-il dit.Pour quiconque a le courage de l'examiner un tant soit peu, cette couche sur laquelle ils ont fini par s'étendre est une chose à laquelle un seul qualificatif peut convenir vraiment: elle est répugnante.» Ce texte, a-t-il poursuivi, est le plus terne et le plus mesquin qu'on a vu, «celui dont l'inspiration est la plus franchement méprisable».Puis M.Lévesque a réaffirmé, en soulignant qu'il le faisait «peut-être pour la dernière fois», que son gouvernement restait prêt à signer une entente de rapatriement de la constitution avec le reste du Canada, à condition toutefois que soient respectées «ces exigences minimales en deçà desquelles nous ne pourrions plus, comme Québécois, ni comme gouverne- LEVESQUE ment du Québec, nous respecter nous-mêmes».Ce «plancher absolu», contenu dans la motion qu'il rendait publique la semaine dernière, le premier ministre a passé en revue les quatre points qu'il contient pour faire ressortir comment le projet fédéral rénové ne répondait de façon satisfaisante à aucun.La résolution fédérale, a-t-il dit, bien que ce soit «d'une façon tron-quéeelsouillée parles marchandages», accorde «une sorte de reconnaissance au rabais» à la minorité-anglophone et aux minorités francophones.Elle enchâsse même la; notion «complètement abstraite; et foncièrement absurde qu'on \u2022 appelle le multiculturalisme».Mais si elle reconnaît; «l'inexistant», il n'y a pas un mot, du peuple québécois, «de cette \u2022 nation qu'ot le Quebec français».C'est pourquoi le premier article de la motion Lévesque exige la reconnaissance de l'égalité des deux peuples qui ont fondé le Canada et du fait que le Québec forme une société distincte.Quant au droit de veto, le premier ministre a souligné que la condition à laquelle le gouvernement québécois s'était dit prêt à ; l'échanger contre un droit de retrait, ne se retrouvait toujours \u2022 pas dans le projet fédéral.«La compensation (financière) n'exis-terait plus que pour les seuls ; domaines de l'éducation et de la culture, a-t-il remarqué, comme si l'identité d'un peuple ça pouvait vivre en vase clos».Et, de noter le premier ministre en abordant le troisième point de sa motion, on a décidé, avant : même que le Québec puisse exer- \\ cor son droit de retrait, de com- \" mencer par «déchirer, d'une façon qui se voudrait irrémédiable, le coeur même de nos droits et de nos pouvoirs dans ces mêmes sec- ; teurs essentiels de l'éducation et ' de la culture», en forçant le Que-, bec à modifier sa loi 101.Le Québec, a-t-il dit, est toujours prêt à négocier de bonne foi et sur une base de réciprocité les droits scolaires des minorités, mais pas à se le faire imposer unilatéralement.M.Lévesque a finalement évoqué la clause de mobilité, qui est restée inchangée dans le projet fédéral, pour ridiculiser le lien qu'elle établit entre les droits et des pouvoirs et le taux de chômage., Le premier ministre a également profité du fait que les femmes et les autochtones sont devenus ses alliés objectifs pour évo- » quer avec sympathie leurs revendications.Disant de M.Trudeau qu'il vient de se conduire comme «le moins scrupuleux des marchands de tapis», il a dénoncé le troc «des droits des femmes contre l'appui de quelques-uns des gouvernement les plus réactionnaires du monae occidental».Les peuples autochtones, selon M.Lévesque, ont pour leur part été victi- \u2022 mes de «certains coins, hypocrite- ^ ment, foncièrement racistes du ' Canada anglais».Manteaux d agneau, pleine Ion- SI'; «5?u; J350 a J475 1 625 ouest, rue Chabanel, Bureau 410 (à l'ouest de I Acadie, 2 rues au nord du Métropolitain) Tél.: 381-9630 WINNIPEG (d'après CP) \u2014 Le nouveau gouvernement NPD du Manitoba insistera pour que les droits des femmes et des autochtones soient inclus dans la constitution.C'est ce qu'a affirmé hier le premier ministre désigné, Howard Pawley, en précisant que son parti soutenait la charte originale proposée par le gouvernement fédéral le printemps dernier, qui prévoyait de plus fortes garanties pour les femmes et les autochtones.M.Pawley, dont le parti a défait les conservateurs du premier ministre Sterling Lyon et enlevé 34 des 57 sièges de la Législature, a décrit l'accord conclu entre Ottawa et neuf des dix provinces comme une version édulcorée, et a laissé entendre qu'il projetait de faire part au premier ministre Trudeau de ses inquiétudes à ce sujet.Il a souligné toutefois que sa position définitive sur la question ne serait annoncée qu'après la réunion du nouveau cabinet, la semaine prochaine.Déficit aux Postes OTTAWA (PC) \u2014 Pour l'année qui prend fin au 31 mars 1981, les postes canadiennes accusent un déficit de $187 millions, comparativement à $279 millions l'année précédente.C'est ce qui ressort du rapport annuel des postes canadiennes qu'a déposé hier aux Communes le ministre responsable, M.André Ouellet.En 1981, les revenus ont augmenté de $46 millions ($1.5 milliard) par suite d'une augmentation de 1.7 pour cent de la quantité du courrier, mais les dépenses se sont accrues de $251 millions pour atteindre $2.2 milliards, indique ie rapport'annuel.Le ministre Ouellet a expliqué que l'augiih motion du déficit était le résultat de l'accroissement des coûts doublé d'une absence d'augmentation des tarif*) postaux depuis 1979.\\ I A 6 EDÏTORiAL LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 20 NOVEMBRE 1981 PAUL DESMARAIS president du conseil d administration ROGER-D.LANDRY president et éditeur la presse JEAN SISTO éditeur adioinl YVON DUBOIS directeur de I information MARCEL ADAM éditorialiste on chef .v*^» .\u2022\u2022li Un rôle de suppléance pour les «fédéraux» - u * Comme le gouvernement du Québec a décidé de se retirer sous sa tente et de ne plus négocier avec Ottawa, il faut espérer que les députés fédéraux de la province voudront essayer d'améliorer le projet de résolution constitutionnelle de M.Trudeau avant que celui-ci ne prenne le chemin de Londres.Le premier ministre Trudeau, suite aux suggestions faites publiquement par le chef des libéraux provinciaux du Québec, M.Claude Ryan, a déjà apporté quelques modifications à son projet original, modifications qui respectent davantage le caractère particulier de la «belle province».L'école anglaise, par exemple, n'est plus ouverte à tous les enfants de citoyens anglophones, mais seulement à ceux dont les parents ont fait leur cours primaire en anglais au Canada.D'autre part, le Québec aura droit à une compensation monétaire si jamais il devait se retirer de certains programmes que les autres provinces pourraient vouloir confier à Ottawa dans le domaine de l'éducation ou de la culture.D'autres améliorations peuvent sûrement encore être apportées.M.Ryan avait notamment suggéré, à propos de la clause sur la mobilité des personnes, que le Québec pourrait être autorisé à pratiquer une discrimination positive en faveur de sa main-d'oeuvre dans les cas où les mouvements migratoires deviendraient tels que l'équilibre entre francophones et anglophones pourrait être sensiblement modifié.Les députés fédéraux du Québec pourraient s'intéresser également à d'autres points du projet Trudeau qui touchent l'ensemble du pays, comme la question des droits des femmes et celle des droits des autochtones.Le Québec fait encore partie de l'ensemble du pays.M.Trudeau s'est dit ouvert aux amendements qu'on pourrait lui proposer.Il est impérieux qu'on mette sa bonne volonté et sa sincérité à l'épreuve.Dans les jours qui viennent, l'exercice le plus profitable serait probablement celui qui consisterait à évaluer le plus objectivement possible les effets prévisibles de l'application du projet Trudeau sur le caractère francophone du Québec.Dans quelle proportion la mise en vigueur de la «clause Canada», par opposition à l'actuelle «clause Québec», augmenterait-elle la clientèle des écoles anglaises?Le Québec, avec la mobilité de la main-d'oeuvre, serait-il vraiment perdant?Estime-t-on, d'autre part, que la loi 101 avec ses clauses sur la langue de travail, ou que notre loi sur les professions ne constituent pas des garanties suffisantes pour assurer la prédominance du français dans la province?Certes, on peut répéter «ad nauseam » que M.Trudeau ne devrait pas agir sans le consentement du gouvernement légitime du Québec, mais le choix actuellement n'est pas entre un rejet ou une acceptation du projet, mais entre le projet tel qu'il se présente et un projet susceptible d'être amélioré.Il est regrettable que le gouvernement Lévesque ait opté pour la politique du pire.D'ailleurs, on comprend de plus en plus difficilement l'attitude générale de ce gouvernement.Il avait mentionné l'intention, entre autres, à un moment donné, de s'adresser à la Cour suprême pour tenter de faire dire à celle-ci que le concours du Québec était requis pour tout amendement modifiant l'équilibre des pouvoirs entre Ottawa et les provinces.Dans son jugement historique du 28 septembre dernier, le plus haut tribunal du pays déclarait que le gouvernement central devait, en de tels cas, obtenir un consensus des provinces avant de procéder.Il aurait pu être intéressant de faire préciser par cette cour la nature exacte que doit prendre ce consensus.Une telle démarche de la part du Québec aurait pu avoir comme effet d'amener Ottawa à temporiser une fois de plus avec son projet eu de provoquer des hésitations chez les parlementaires britanniques.Mais non, on préfère bouder dans son coin.Bien plus, on commence à laisser assez clairement entendre qu'on pourrait opter pour la désobéissance civile.On laisserait aller M.Trudeau avec sa résolution à Londres, mais on en bloquerait tous les effets au Québec.On continuerait d'agir comme si rien ne s'était passé.La désobéissance civile n'est pas plus acceptable de la part d'un gouvernement qu'elle ne l'est de la part de syndicats ouvriers, par exemple.Il n'y a que deux façons pour le Québec de se soustraire à l'application de la nouvelle constitution: obtenir un jugement de cour qui nous y autorise ou nous séparer du reste du Canada en exerçant notre droit à l'autodétermination.Dans ce dernier cas.comme on l'aura compris, c'est une décision qui doit être prise oar le peuple dans le cadre d'un référendum.Le gouvernement Lévesque, pas plus que ceux qui l'ont précédé, n'a reçu le mandat de faire la sécession.Tant que les tribunaux n'auront pas invalidé le projet Trudeau ou que le peuple n'aura pas exprimé clairement sa volonté de se séparer, il n'y a pas d'autre choix pour le Québec que de respecter la loi du pays.VINCENT PRINCE Aspects fascistes d'un débrayage sauvage La consoeur Huguette Rober-ge de LA PRESSE, a été injuriée et molestée, mercredi, dans l'exercice de ses fonctions, par des grévistes de l'hôpital psychiatrique Rivière-des-Prairies, où les quelque mille employés poursuivent depuis quelques jours une grève illégale.Assignée à la couverture de cet événement.Madame Laberge s'était rendue a la salle où se tenait une assemblée générale, comme le font ordinairement les journalistes dans les conflits qui comportent un intérêt public évident.Désireuse d'interviewer un membre de l'exécutif après l intervention policière qui avait permis à des employés non grévistes de rentrer au travail, la journaliste a été accueillie par un individu mal engueulé qui l'a copieusement insultée à cause d'un article signée par elle sur ce conflit, pour ensuite, aidé d'un comparse, l'expulser de la salle manu militari, sous les cris haineux et les injures de la foule de grévistes.Madame Roberge, qui couvre avec mesure un secteur où les conflits et le spectacle des misères humaines rendent souvent difficile la pondération, n'a pas traité autrement le cas de l'hôpital Ri-vlere-des-Prairies.Mais elle n'a pu taire les aspects dramatiques de ce débrayage sauvage.Ce qui fut insupportable pour ces grévistes qui accusent les journalistes de dramatiser et qui, à travers Mme Roberge, ont sans doute voulu régler un compte avec tous les autres qui rapportent les effets d'une grève qui témoigne, au dire du ministre Pierre-Marc Johnson, d'une attitude «irresponsable», «rigide» et «inhumaine».Quand des grévistes n'hésitent pas à tenir ainsi en otage les êtres les plus misérables de notre société, sous prétexte de mieux les servir alors qu'en réalité ils visent surtout à améliorer leurs conditions de travail, on ne s'étonne pas de les voir se comporter en voyous à l'égard d'une femme qui fait honnêtement son métier de journaliste.On comprend qu à cause de la règle sacrée de la solidarité les syndicats répugnent en général à censurer les excès commis parfois par certains d'entre eux dans le feu de l'action.Or comment jouera la solidarité dans ce cas-ci, alors qu'une journaliste syndiquée a été la victime d'un comportement fasciste de la part d'autres syndiqués?Les intérêts corporatistes prévaudront-ils sur le droit du public à l'information et celui du journaliste de s'acquitter en toute sécurité de son devoir?Beau dilemme! MARCEL ADAM Droits reserves Un ministre du Revenu qui désire des casinos M.Reynald Frechette, ministre du Revenu du Québec, s'est fait le défenseur de l'implantation des casinos au Québec.Il paraît qu il a en main des études et des rapports, des calculs et des opinions diverses qui le conduisent a vouloir des casinos pour Montréal, Québec et quelque coin des Cantons de l'Est.Il paraît même qu il n'a encore rencontré personne capable de lui fournir des arguments pour le dissuader: il veut des casinos.C'est peut-être question de hiérarchie des valeurs ou des fins qui justifient tous les moyens.M.Frechette est peut-être piqué de la mouche du ministre des Finances, prêt à toutes les contradictions idéologiques ou même politiques pour financer les objectifs de la social-démocratie.On peut au moins espérer que M.Frechette a pris le temps de lire lé rapport sur les casinos rédigé par l'Attorney General Robert Abrams, de l'État de New York, et résumé dans deux récents articles du collègue Guy Pinard.Et qu'il a pu y réfléchir.Retenons seulement quelques-uns des chiffres cités par Robert Atjrams, qui était lui-même parti-sap des casinos et qui a honnêtement changé d'avis en faisant son étiquete.'^at dù Nevada, paradis des îinos qui remplissent les villes de Las Vegas et Reno, vient au premier rang de tous les États américains pour le nombre de crimes per capita.Dans une ville aussi petite que Las Vegas, on compte présentement 10,000 prostituées.Et à Atlantic City, où quelques casinos sont apparus depuis 1 978, le crime a connu une augmentation de 1 71 pour cent en trois ans.Bien sur, on est prêt à tout quand on perd tout son argent: en 1 980, dans les six casinos d'Atlantic City, il s'est parié S854 millions.Et il faut tout le commerce des choses illicites pour ceux qui se sont crus riches un soir de chance.Plus que cela: toutes les sortes de crimes augmentent en même temps.Atlantic City a connu des augmentations de 111 pour cent d'assauts graves, de 297 de vols mineurs et de 3,526 pour cent de vols à la tire! M.Frechette admet que l'Etat profite peu des revenus des casinos.Mais il y voit une occasion d'élargir la population touristique du Québec.On se croirait à cet hôtel de Port-au-Prince où le propriétaire (un Canadien français) a engagé un personnel composé uniquement de prostitués de toutes sortes pour attirer sa clientèle québécoise.Il est évident que le ministre du Revenu a orienté toute sa préoccupation vers le revenu au point d'en oublier le coût social.Car on sait que les casinos attirent la pègre de toutes les spécialités.Que les casinos européens qui réussissent à conserver un certain niveau de respectabilité sociale se trouvent strictement dans les lieux de villégiature huppés.Qu'un prix d'entrée de $50, comme le suggère le ministre, pour éliminer les pauvres, ne peut en aucune façon, quoi qu'il en pense, se comparer au ticket modérateur que proposait son collègue Jacques Parizeau pour les visites chez le médecin.Je ne sais quels rapports a lu le ministre.Mais il faudrait qu'il s'informe également du référendum qu'a tenu la Floride sur cette question, il y a deux ans.Après des semaines d'intense campagne menée par les promoteurs, après des échanges multiples et des débats de toutes sortes, la population, dans une proportion d'environ 80 pour cent, a refusé l'implantation de casinos dans cette région pourtant touristique.Là-bas, on a consulté la population qui, elle, a eu le droit de s'exprimer et de faire son choix.Au Québec, il serait normal que les citoyens aient le même droit.Bien informée, il serait alors fort surprenant quelle opte pour la dégradation sociale que lui suggère son ministre du Revenu.La réaction de TASS contraste avec la modération de Brejnev JIAN-GUY DU SUC La brusquerie avec laquelle l'agence soviétique TASS a rejeté l'option zéro mise de l'avant par le président Reagan avant-hier, tranche singulièrement sur la modération avec laquelle le président Brejnev avait abordé le même sujet la semaine dernière.Le discours du président Reagan se voulait «simple et direct», et c'est ainsi que l'ont perçu \u2014 avec «une grande satisfaction» d'ailleurs \u2014 plusieurs alliés européens ainsi que le Japon.Bien sûr un discours n'est qu'un discours, mais ce qui est dit est dit, et nous disposons désormais de deux documents de première main, soit ce discours «historique» que vient de prononcer le président Reagan en présence des membres du National Press Club à Washington, et l'entrevue non moins lourde de substance que le président Brejnev accordait à la revue ouest-allemande Der Spiegel tout récemment.La première chose qui ressort de ces deux documents, c'est que les deux leaders paraissent animés des meilleurs sentiments et déterminés à se départir de l'habitude qu'ils avaient contractée ces derniers temps do toujours parler au bout de leur voix.Il appert également que les deux leaders s'ingénient à courtiser l'Europe.M.Brejnev dit à l'Europe occidentale: refusez l'hospi- talité aux missiles américains et vous n'aurez rien à craindre de nous.M.Reagan affirme de son côté: «Aucune arme de l'OTAN, ni conventionnelle ni nucléaire, ne sera utilisée en Europe, sauf pour répondre à une attaque.» Autre point frappant des deux discours: les deux hommes se barricadent dans leurs certitudes pour apprécier la situation.M.Brejnev estime que la parité existe entre l'OTAN et l'URSS en ce qui concerne le nombre d'armes à portée moyenne dont les deux disposent.M.Reagan, au contraire, assure qu'une évaluation objective des experts en la matière prouve que «l'URSS a un avantage écrasant de l'ordre de six contre un» sur ce chapitre.Partant de ces certitudes, les deux leaders mettent sur la table leurs propositions.M.Brejnev dit aux Américains: renoncez à votre projet d'implantation de Pershing et de Cruise et nous, non seulement nous nous engageons à ne plus installer de SS-20, mais nous sommes disposés à considérer le retrait d'une partie de ces missiles.A cela, le président Reagan répond aux Soviétiques: démantelez vos 530 missiles SS-20 et l'OTAN abandonnera l'installation des 572 Pershing-2 et missiles de croisière prévue pour 1983.Qui croire?Le Kremlin ou la Maison-Blanche?Ce qu'il y a de certain, c'est que l'URSS- jouit d'un avantage géographique de taille puisqu'elle n'a aucune permission à demander pour installer autant de SS-20 qu'elle veut, car ses missiles à elle se trouvent tous en territoire soviétique.Ce n'est pas le cas de l'Europe et des États-Unis.L'Europe occidentale ne dispose pas de missiles de moyenne portée et doit compter sur ceux des États-Unis pour se protéger.Mais voilà, M.Brejnev lui dit: «Je ne vous ferai pas de mal si vous dites non aux missiles américains.» C'est peut-être vrai, mais il reste que les SS-20 sont déjà en place et ils pointent tous, non sur les États-Unis, mais sur des capitales d'Europe occidentale.Cette dernière a à choisir entre la parole de M.Brejnev et celle de M.Reagan.Comment interpréter l'attitude de TASS?Faut-il comprendre que M.Brejnev renie les propos qu'il a tenus l'autre jour?Repousse-t-il le rameau d'olivier qu'on lui tend?Le président Reagan a eu recours à un style et des sentiments qui sont pour le moins comparables à ceux du président Brejnev la semaine dernière.Il a parlé de «réduction importante» des forces et, surtout, de contacts établis «avec ouverture d'esprit et créativité, et non plus avec le secret et la méfiance».Ce sont là des vues avec lesquelles M.Brejnev serait susceptible de tomber d'accord.JEAN NUIRIW TRIBUNE LIBRE\" A 7 r LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 20 NOVEMBRE 1981 \u2014N.B.- Priorité est accorde* dans ccffe page aux lettres d'intérêt général m rapportant à dot articles parut don» LA PRESSE.La concltion ett reomman-di#.Ui correspondants doivent inurire lisiblement tours nom, adresse et numéro do telephone.LA PRESSE ne t'engage pas à publier toutes les lettres reçues, ni à retourner les lettres, manuscrits ou autres documents non publiât.L'auteur assume l'entière responsabilité de tet opinions.Tout en respectant ta pensée de l'auteur, LA PRESSE se réserve le droit d'abréger tes lettres telon l'espace ditponible.Si possible écrire à la machine, à double interligne.Prière d'adresser vos tettrot comme Will » Tribune libre», LA PRESSE, CP.4200, suce.Place d'Armes, Montreal, H2Y 3M1.Aux grands maux les grands remèdes.En ce jeudi 5 novembre 1981, le Canada anglais, réuni à Ottawa, n'a pas trahi le Québec.Ce sont les Trudeau, Chrétien & Cie, c'est-à-dire nos propres députés fédéraux du Québec qui ont trahi le Québec.Le Canada anglais a clé tout simplement logique avec lui-même comme il Ta toujours été par le passé.Le Canada anglais, lui, sait ce qu'il veut: il veut assimiler le Québec à la lan- gue anglaise.Tout est là et pas ailleurs.S'il se trouve des «fédéralistes» au Québec qui n'auraient pas encore aperçu le vrai visage du Canada anglais après ce qui vient d'arriver, ils ne l'apercevront jamais.Il n'est pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir; pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.C'est à NOUS, Québécois, de devenir, nous aussi, logiques avec nous-mêmes.C'est à NOUS de sortir de cette tombe «fédérale» dans laquelle nous avons déjà un pied.Si le rapatriement unilatéral de Trudeau, Chrétien & Cie a réellement lieu, le gouvernement du Québec, issu du Parti québécois, après avoir pris toutes les mesures et dispositions préalables, c'est-à-dire après s'être assuré de la loyauté indéfectible du commandement de la Sûreté du Québec et de chacun des commandements des principaux corps policiers municipaux du Québec, devra prendre son courage à deux mains et promulguer une loi décrétant unilatéralement l'indépendance politique du Québec.Et l'une des dispositions de cette loi devra prévoir, bien sûr, le paiement au gouvernement du Québec de TOUS les impôts perçus sur le territoire québécois.Quant au reste, c'est-à-dire la liquidation administrative du lien fédéral sur tous les plans, nous aurons tout le temps nécessaire pour la réaliser dans les délais qu'exige évidemment le simple bon sens.Au rapatriement unilatéral, s'il a vraiment lieu, il faut opposer l'indépendance unilatérale.C'est une question de vie ou de mort.Et nous choisissons la VIE.Quant à l'intervention possible de l'armée, Ottawa peut s'attendre à des petites surprises de ce côté-là.G.BROSSEAU Saint-Jean-sur-Richelieu Après la Bande des Dix, gare à celle des Neuf ! L'article de M.Marcel Adam, éditorialiste en chef à LA PRESSE, sous le titre «Québec n'a d'autre choix que de négocier,» publié le jour de l'Armistice, jette le blâme \u2014 ou presque \u2014 sur M.Lévesque pour son refus de ne pas se plier à la sommation de la Bande des Dix lui ! demandant d'aller se mettre à genoux, comme un petit mouton, devant le général en chef à Ottawa pour recevoir son pardon et sa bénédiction.M.Adam, vous êtes assez com-préhensif pour savoir que négocier avec M.Trudeau c'est pas facile.Surtout si M.Trudeau est épaulé par un groupe qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau, alors l'avantage est du côté du plus fort.Voyons un peu ce qui a pu pousser M.Lévesque à mettre fin à cette aventure rocamboles-que: À la suite de la «nuit des longs couteaux», M.Lévesque a été confronté par la Bande des Dix et tous, armés jusqu'aux dents, lui ont présenté un ultimatum sur un document que lui, M.Lévesque, devait signer sans poser de question.Ce qui sauva sans doute la vie à M.Lévsque ce fut un geste qu'il fit, geste qu'il fait plusieurs fois par jour d'ailleurs.Nonchalamment, M.Lévesque mit la main dans la poche de son veston.Voyant ce geste, la BdD recula avec effroi, croyant qu'il allait sortir une arme, mais en souriant légèrement il sortit un paquet de cigarettes, en alluma une et, regardant ses adversaires dans les yeux, murmura très calmement: «Fu.yo.j'en ai assez, je retourne chez nous.» Et, profitant du désarroi de ses opposants, il fila.à l'anglaise.L'affaire est-elle close?Oh non! Voilà maintenant que M.Ryan embarque dans le conflit.Mais attention, monsieur Ryan.Dans votre clan vous avez la Bande des Neuf (formée récemment à Québec pour donner un coup de main à la Bande des Dix à Ottawa), et cette Bande des Neuf attend le moment propice pour vous détrôner.Sournoisement dans les coulisses un mouvement de «grattonage» concernant votre leadership se dessine à l'horizon et il semble que ce «grattonage» commence déjà à porter des fruits.Donc, monsieur Ryan, soyez vigilant.J.BÉCHARD Montréal Les Anglo-Québécois devraient se réjouir.» Les Anglo-Québécois devraient se réjouir du refus opposé par M.Lévesque à l'entente entre M.Trudeau et les neuf provinces.L'article 23 de cette entente enchâsse un «traitement égal» pour les minorités françaises hors Québec et la minorité anglaise du Québec.Cela serait effroyable pour les Anglais du Québec! Si, en effet, M.Lévesque acceptait la constitution canadienne de Trudeau, il n'y aurait d'école anglaise au Québec que «là où le nombre le justifie», c'est-à-dire moins que maintenant.Et ce ne serait que des écoles primaires et secondaires.Finies les subventions gouvernementales aux universités et cégeps anglais.De plus, si Ton suit Trudeau et les neuf provinces, ces écoles seraient dirigées par les commissions scolaires françaises, comme dans les autres provinces où les écoles françaises sont dirigées par l'administration de la majorité.Pire encore, avec ce principe de «traitement égal», la minorité anglaise du Québec ne contrôlerait plus ses organismes de services sociaux.Qu'en serait-il même des subventions aux hôpi- taux Royal Victoria et Jewish Memorial?Je ne sais pas si les francophones hors Québec peuvent facilement se faire soigner dans leur langue.Heureusement pour la communauté anglaise, le Parti québécois protège sa minorité cent fois mieux que les autres provinces ne protègent leurs minorités francophones.Il a l'intention de continuer ainsi, à condition que le gouvernement fédéral n'oblige pas le gouvernement québécois à changer d'habitude.Chantai M ALL EN Saint-Laurent Québec n'a pas ««abandonné» son droit de veto Par quelle étrange perversion de la logique et du sens moral certains éditorialistes et commentateurs en viennent-ils à reprocher au gouvernement Lévesque d'avoir «abandonné le droit de veto du Québec» au cours des dernières négociations constitutionnelles?La vérité, c'est que le Québec n'a jamais «abandonné» ce droit.Il a offert de l'échanger contre une formule d'opting out avec compensation qui permettrait au Québec de maintenir à l'avenir ses droits, mais sans empêcher les autres provinces de céder les leurs au fédéral si jamais elles souhaitaient un jour le faire.C'était donc une offre conditionnelle, mais Ottawa et ses comparses anglophones ont décidé de nous enlever unilatéralement le veto, tout en refusant de Toujours à la même place Rien ne sert, pour les députés péquistes, de s'abandonner au défoulement collectif suite au scénario de la nuit des longs couteaux où le Québec fut exclu de l'arrangement constitutionnel final.Une autre insulte et un autre coup de pied, toujours à la même place, ça vient par faire moins mal à la longue.L'orgueil en prend un coup mais, que voulez- vous qui s'assemble se ressemble, non?.les premiers ministres anglophones dans le même lit et le Québec faisant chambre à part.C'est ça la dualité canadienne.Les vieux routiers de la politique, les vieux indépendantistes et même certains fédéralistes qui espéraient encore l'ont compris depuis belle lurette.(.) Guy BLANCHARD, m.d.Montréal RENSEIGNEMENTS 285-7272 i a PPF^SE LTEE 7.rue SomtJocques, Montreal H2Y IK9.Seule la LA PRESSE «t publ.ee par LA PRESSE Itt , onl dc .lA pReSSE .e.celles de.P,e»e Conad,enne 1tM droit, de reproduce de, ,nformo.,om .«««,.de la g^\"£mÊ* reserve,.- Caurner de la deu,.eme cla,,e - particulières o LA rKt j jC io™ cyw .Enreg.,.remenr numéro 1400 \u2022 Par.de retour garant,.ANNONCES CLASSÉES Commcndti du lundi ou vtfldrtdi % o 17h ABONNEMENT ^^]\\ U tow dot abonnement» est ouvert de 7h à 18h (*omedi : 7h a 15h) 285-7070 285-7111 285-7205 REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grondtt onnoncts Annonce» clatteet 285-7100 285-6892 285-6901 Pour changer du lundi au vtnoVtdi 9h o 16h30 GRANDES ANNONCES Dttoilbntt 285-7202 Not.onol Mt-frem 285-7306 Voconctt, voyogei 285*7265 Carrière» tt professions, nomination» 215-7320 donner en retour l'opting out avec compensation.Que diraient nos brillants commentateurs d'une personne qui, sollicitée par des voisins intéressés à acquérir sa maison, se déclarerait prête à leur vendre celle-ci, c'est-à-dire à l'échanger contre une somme d'argent suffisante pour lui permettre d'en acheter une autre?Et que diraient-ils si ces voisins, des fiers-à-bras sans scrupules, s'emparaient de la maison de notre homme et refusaient de lui donner un seul sou, tout en criant: «C'est toi-même qui nous a offert ta maison, tu n'as qu'à t'en prendre à toi».Gageons que nos analystes, au lieu de condamner les voleurs, épouseraient la logique des gangsters et accableraient la victime.Car, malheureusement, nos analystes sont des faibles-que fascine la raison du plus-fort.Vivianne ST-ONGE Longueuil Bravo! Monsieur Gerald Godin Ministre de l'Immigration Québec Monsieur le ministre, Je suis sûr d'exprimer le sentiment de plusieurs en vous félicitant pour avoir parlé au ministre Serge Joyal comme il le méritait, à l'émission de Pierre Na-deau, le 9 novembre dernier.Il était temps que l'on entende ce cri du coeur: il n'y a pas seulement de l'hypocrisie, mais aussi de l'arrogance chez les élus libéraux du Québec.(.) On vous appuie! Robert BISSON Montréal.Mulroney invite Trudeau et Lévesque à un tête-à-tête Extraits d'un discours qu'a prononcé sahiedi dernier, à Baie Comeau, le président de la compagnie minière Iron Ore.(.) Quoi penser de l'imbroglio constitutionnel?Faut-il se surprendre du résultat?Regardons la situation froidement.La mission que Monsieur Lévesque s'est donnée dans la vie, c'est l'indépendance du Québec.Ceci implique fatalement le démembrement du Canada.Le Québec deviendrait donc, selon cette hypothèse, un pays étranger en ce qui concerne le reste du Canada.Monsieur Lévesque est un homme honorable.Il n'a jamais caché son option.Il l'a dite carrément.C'est même l'objectif numéro un du programme électoral de son parti.En outre, Monsieur Lévesque a posé un geste des plus courageux, en 1968, lorsqu'il a quitté la sécurité d'un parti traditionnel, mettant en péril toute sa carrière politique, pour donner naissance à son idée de l'indépendance.Rares sont les hommes politiques canadiens qui en ont fait autant.Ceci étant dit, pourquoi aujourd'hui être surpris du fait que Monsieur Lévesque ait refusé de poser le moindre geste concret et durable de nature à prouver que le fédéralisme canadien est éminemment flexible et peut fonctionner.Le faire serait contribuer à démolir toutes ses croyances et miner toute son action politique.Est-ce que le Québec a été isolé par ses alliés à Ottawa?Ou est-ce qu'en acceptant l'idée référendaire de Monsieur Trudeau, le fameux mercredi, Monsieur Lévesque n'a pas abandonné lui-même sans préavis ses collègues du front commun qui étaient tous rébarbatifs à une pareille idée.En fait, la forme même du front commun contenait un vice de fond qui ne pouvait que lui être fatal.Elle reposait au départ sur une base on ne peut plus fragile et illusoire\u2014 sept provinces en faveur d'un fédéralisme renouvelé et une en faveur d'un fédéralisme complètement démantelé.L'euphorie des délégués québécois de se retrouver dans un front commun (leur permettant de camoufler ainsi leurs vraies intentions derrière un écran «des provinces») les a-t-elle amenés à faire des erreurs de tactique des plus fondamentales?Car, en essayant de faire indirectement et par personnes interposées ce que la population du Québec lui a formellement interdit de faire directement en mai 1980, le Québec ne suivait-il pas une politique défectueuse à sa base même et qui ne pouvait résister aux impulsions les plus fondamentales de ses associés?Voilà l'as de coeur qui était parti.Faut-il se scandaliser de l'effritement abrupt du front commun devant les réalités limpides suivantes: une volonté fédérale d'agir rapidement; une population, tant canadienne que québécoise, qui voulait, par une majorité énorme, les garanties constitutionnelles énoncées; et des alliés dont la vision même du Canada est fondamentalement différente de celle d'un gouvernement indépendantiste.Dans un éditorial du «Devoir», Michel Roy écrit ce qui suit: «Dans une joute électorale ou un congrès de leadership ces duels de tactique et ces batailles d'ombres dans la nuit présentent un intérêt qui captive, voire divertit.Mais, s'agissant de l'avenir d'un pays ébranlé, les péripéties et les intrigues de couloirs ne réjouissent que les inconscients.» De façon modeste, mais non moins pénible, j'ai connu les dures réalités que représentent «certaines nuits à Ottawa» et dont fait état Monsieur Roy.Pour cette raison, je comprends et je sympathise avec le sentiment de déception qu'éprouve aujourd'hui Monsieur Lévesque.En anglais, ça s'appelle «a fling with fair weather friends».Mais la politique, c'est fait pour les grands garçons.Si on est incapable d'encaisser les contrecoups sans amertume inconvenante, vaut mieux rester chez soi.D'ailleurs, j'ai l'impression que la brillance des tactiques d'un Marcel Pépin ou la personnalité attachante d'un Louis La berge qui déguise un talent de négociateur hors pair auraient peut-être mieux servi le Québec qu'une armée de fonctionnaires-théologiens du PQ qui n'ont pas encore appris, semble-t-il, que les réponses humaines et acceptables à des questions complexes ne s'apprennent pas dans la quiétude de nos meilleures universités.Est-ce que quelqu'un a volé le veto historique du Québec en matière constitutionnelle ou est-ce que le Québec ne l'a pas cédé quand la Cour suprême a décidé, à sa demande d'ailleurs, que l'unanimité n'était plus requise?Et le Québec n'a-t-il pas signé en avril un document cédant son veto traditionnel en faveur de la formule d'amendement de Vancouver?Voilù que l'as de pique a disparu.Est-ce que quelqu'un a imposé au Québec une limitation en matière linguistique ou est-ce qu'il n'a pas troqué ce pouvoir en 1977 dans une proposition faite aux premiers ministres provinciaux à St.Andrews: «Protégez les droits linguistiques des minorités hors du Québec et nous garantirons ceux des minorités ici.» L'entente d'Ottawa fait précisément ça.C'est donc l'as de carreau qui a été joué à ce moment-là.Il ne reste donc au gouvernement du Québec qu'une seule carte \u2014 celle de la négociation bilatérale.Brian Mulroney Une solution s'offre immédiatement aux parties comme point de départ sur les trois principaux points en litige: la formule Rvan.Si Claude Rvan a eu le courage de risquer l'effritement de son propre caucus il y a quelques semaines afin de promouvoir les intérêts supérieurs du Québec, nous devons maintenant, comme Québécois, lui rendre honneur en acceptant comme valables les ébauches de solution qu'il a soumises au sujet des questions en litige.Comme bien d'autres, j'ai toujours cru qu'une refonte constitutionnelle aurait pour effet, d'une manière quelconque, de renforcer la position du Québec et celle des autres provinces si elles le souhaitaient.Pour des raisons linguistiques et culturelles évidentes, le Québec aura toujours besoin de mécanismes de protection pour assurer la survie du seul peuple francophone en Amérique du Nord.Que le gouvernement fédéral obtienne, par le biais d'une refonte constitutionnelle, l'enchâssement des droits des minorités linguistiques hors du Québec, j'en suis fort heureux.Il ne faudrait cependant pas que cet accomplissement noble et combien valable soit terni par un amoindrissement possible des pouvoirs du Québec de légiférer dans les domaines qui lui sont cruciaux.Je reconnais que le lendemain d'un affrontement brutal et parfois difficile, les esprits s'échauffent et les paroles dépassent la pensée.L'amertume de Monsieur Lévesque est étalée au grand jour et son avertissement, gratuit et mesquin, à la minorité anglophone du Québec cette semaine n'impressionne guère et ne lui fait nullement honneur, surtout parce que le Québec a toujours traité ses minorités avec justice.Le gouvernement actuel du Québec romprait avec cette tradition seulement à ses propres risques et périls.Le verdict des historiens, y compris les historiens canadiens-français, serait pour lui d'une sévérité extrême.Mais si Monsieur Trudeau se sent victorieux aujourd'hui \u2014 et, pourquoi pas?n'a-t-il pas su habilement négocier un consensus national bel et bien «légitime» \u2014 il devrait, toutefois, se rappeler la phrase de Churchill qui.Dieu le sait, a connu des défaites, des déboires et finalement des moments des plus exaltants: «Lorsqu'on est victorieux», a-t-il écrit, «la qualité dont on doit toujours faire preuve, c'est la magnanimité.» Monsieur Lévesque et Monsieur Trudeau, il ne faut pas l'oublier, ont été élus pour être nos serviteurs et non nos maîtres.Ils sont là pour exécuter la volonté populaire, la volonté du peuple.Ils ont donc une obligation morale, lourde et conjointe, de se rencontrer seuls \u2014 sans conseillers et technocrates \u2014 dans les plus brefs délais afin de conclure une entente honorable qui nous permettra tous de passer à l'action dans les domaines prioritaires économique et social.Bref, Monsieur Trudeau et Lévesque doivent maintenant mettre de côté toute partisane-rie, toute considération électorale, toute perception de victoire fédérale ou provinciale et travailler ensemble vers un but nettement supérieur et plus noble: celui du bien-être du citoyen ordinaire.A cette fin, et si cela n'est pas indûment présomptueux de ma part, je leur offre l'usage de notre maison d'invités à Scheffer-ville pour leurs délibérations.Ils ne pourraient pas trouver au Canada un endroit plus serein, un climat plus propice ou un accueil plus chaleureux.C'est un endroit qu'ils aiment et où ils sont aimés.Ces deux grands leaders d'origine québécoise ont reçu de la population de Schef-ferville des mandats étonnants de confiance à l'occasion des derniers scrutins.Ce serait une occasion magnifique pour eux de se retremper dans la réalité quotidienne, loin des coulisses des grands hôtels métropolitains, et de trouver des solutions pour le peuple, auprès du peuple.Cette rencontre est urgente parce que, si le Québec n'y est pas, que fait-on de la fameuse «dualité canadienne»?Est-ce que c'est un mot que l'on doit rayer tout simplement de notre vocabulaire?Et que fait-on du sort déplorable réservé aux femmes et aux autochtones, par exemple?Doit-on maintenant prétendre que leurs droits fondamentaux comme personnes humaines sont d'importance secondaire et seront réglés peut-être, un jour possiblement, quand on aura le temps!.Nos deux chefs trouveront sur place à Schefferville, à 500 pieds à peine de leur maison, des représentants extrêmement légitimes de ces deux groupes s'ils ont besoin de conseillers vivants et réels dans ces domaines.Pour ma part, j'ai appris que rien n'est écrit dans le ciel.Je suis très heureux du progrès remarquable fait dans le dossier constitutionnel mais je ne me sentirai pas moins viril ou plus traumatisé si tout le processus n'est pas bâclé d'ici Noël.D'ailleurs, je n'ai rien contre Pâques et j'ai toujours aimé le printemps.Prenons, maintenant, le temps de compléter le dossier avec honneur.Ceux qui refuseront de négocier de bonne foi en pareilles circonstances et devant un enjeu aussi considérable, paieront le prix ultime à l'occasion de la première consultation populaire.(.) Le contrat entre Québec et Terre-Neuve Le contrat actuel entre le Québec et Terre-Neuve au sujet du pouvoir électrique en provenance des chutes Churchill ne reflète nullement les nouvelles réalités économiques et énergétiques qui ont cours depuis la crise de l'OPEP.Le contrat ne peut rester immuable pour sa durée, c'est-à-dire jusqu'à l'an 2,041.Ce serait tout comme si on demandait à Terre-Neuve de vendre au Québec 55 millions de barils d'huile par année à $1.80 le baril alors que ce même baril se vend $35.00 ailleurs à l'heure actuelle.Le contrat requiert ensuite que Terre-Neuve nous vende, au cours des derniers 25 ans de la vie du.contrat, l'équivalent de 55 millions de barils d'huile par année au prix splendide de $1.20 le baril.Et quel prix alors pensez-vous payer sur le marché mondial pour un baril d'huile à ce moment-là?Je reconnais qu'il y a un con-* trat signé en bonne et due forme qui couvre cette question corn-' plexe.Le contrat est strictement légal, je le concède volontiers.Mais comme le disait la Cour suprême récemment au sujet d'une autre question, un document peut être «strictement légal» tout en étant gravement déficient au chapitre des «conventions» et de «l'équité».L'inégalité et l'absence de «fair play» dans le contrat en question sautent aux yeux.La simple décence et la justice la plus élémentaire exigent sa renégociation immédiate.Si une partie de la population canadienne a connu des situations contractuelles ou légales désavantageuses dans le passé, c'est bien celle du Québec.Parce que nous les avons connues et avons compris les effets de leur injustice, nous ne souhaitons pas leur présence ailleurs dans d'au-tres parties de la population (.) f é \u2022 \u2022 A 8 INFOMVIATiONS NATIONALES- LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 20 NOVEMBRE 1981 Johnson veut resserrer la vis a la pratique de la «castonguette» QUEBEC \u2014 Le ministre Pierre-Marc Johnson a déposé, hier, un projet de loi qui modifie substantiellement les règles du jeu dans le secteur des Affaires sociales en renforçant les pouvoirs de son titulaire et qui condi-tionnera fortement les négociations avec les professionnels de la santé.M.Johnson vise à travers celles-ci à salarier 17 pour cent des médecins spécialistes et à resserrer la vis à la pratique à la «castonguette».NICOLE BEAUCHAMP envoyée spéciale de LA PRESSE «Une commission parlementaire sur invitation à partir d'une liste d'interlocuteurs que nous dresserons, se tiendra durant la première semaine de décembre.Nous comptons adopter le projet de loi 27 avant Noël, car nous en avons besoin pour mener les négociations avec les professionnels de la santé», a indiqué le ministre Johnson au terme d'une conférence de presse où il n'a pu tracer nettement la ligne de démarcation entre les changements éventuels qui découlent du projet de loi et les objectifs fixés par les «mandats de négociation».En ce qui concerne les médecins, le gouvernement entend orienter les pourparlers dans le sens suivant: «A l'aube des négociations avec les fédérations médicales, le gouvernement veut ajuster les modes de rémunération actuels, aménager la rémunération à l'acte et contrôler la masse des honoraires.» En clair, le ministre Johnson a énuméré les points suivants: \u2022 le salariat (honoraires fixes) pour 775 médecins spécialistes de sept disciplines (radiologie thérapeutique, hématologie, microbiologie, etc.) qui pratiquent dans un hôpital; \u2022 l'exclusion de la pratique à l'acte quand les médecins oeuvrent dans les centres d'hébergement pour personnes âgées et dans les hôpitaux pour malades chroniques; \u2022 le maintien des plafonds individuels sur les revenus des omni-praticiens ($27,000 par trimestre en ce moment), mais l'imposition d'un tel plafonnement pour les dentistes dispensant des soins aux enfants de moins 1G ans.Soulignant le glissement de la pratique médicale à la «castonguette» vers les actes mieux payés, M.Johnson a ajouté que «les nomenclatures et les tarifs devront être rationalisés, notamment dans le cas des examens».Quant aux dispositions du projet de loi touchant les médecins, elles ont trait à la répartition des effectifs médicaux en régions éloignées et au statut des médecins dans les établissements.Le ministre se donne ni plus ni moins les moyens de corriger les disparités régionales par la possibilité de recourir aux mesures suivantes: \u2022 désigner et «catégoriser» les territoires souffrant d'une pénurie d'effectifs médicaux; \u2022 pénaliser en les payant moins les futurs médecins qui, durant leurs premières années d'exercice, n'iront pas s'établir dans une region désignée, et à l'inverse rémunérer davantage ceux qui y travaillent déjà; \u2022 intervenir d'autorité «pour assurer les ressources médicales requises dans le cas où la santé publique est en péril».Le ministre Johnson a également évoqué d'autres mesures à caractère administratif.Il a do plus annoncé qu'il avait commencé a consulter le minister.' de l'Education et les doyens des facultés de médecine afin d'en arriver à contingenter le nombre de candidats admis à l'université.Du côté des médecins en établissement, le projet de loi consiste «essentiellement à intégrer les médecins et dentistes a la gestion des établissements en octroyant des responsabilités additionnelles à la structure hiérarchique constituée de leurs pairs.En gros, il élargit les pouvoirs dévolus aux conseils de médecins et dentistes et aux chefs de département clinique, et il prévoit de rémunérer à la vacation (montant fixe pour un bloc de trois heures travaillées) les fonctions médico-administratives en établissement.Enfin le projet de loi 27 contient des implications directes pour les citoyens sur trois plans différents.L'Etat pourra circons-tanciellement déterminer que certains services médicaux ne sont plus assurés par la carte-soleil mais seulement dans le cadre de l'assurance - hospitalisation.Un représentant d'organismes bénévoles reconnus de santé et de services sociaux accédera au conseil d'administration de tous les établissements, sauf les CLSC, mais aussi à celui des conseils régionaux qui verront leurs pouvoirs consolidés afin de décloisonner les établissements et coordonner les services sur une base régionale Le projet de loi répond à une requête au Comité provincial des malades, à savoir la création de comités de bénéficiaires dans les centres d'hébergement pour vieillards et les hôpitaux de malades chroniques.Les réactions au projet de loi n'ont pas tarde à venir.L'Association des hôpitaux du Québec y perçoit une manoeuvre de centra-lisation du MAS et se jure bien d'exprimer leurs objections en commission parlementaire.Pour sa part, le Dr Augustin Hoy, président de la Corporation professionnelle des médecins du Québec, se promet d'analyser attentivement «ce projet de loi majeur qui ne devra pas passer à toute vapeur à la veille de Noël».Michel Clair Raymond Mailloux UTILISATION DES AVIONS DE L'ÉTAT L'opposition libérale ne peut donner un seul cas SELON DANIEL JOHNSON Québec est le seul responsable de sa mauvaise posture financière QUEBEC \u2014Selon le critique libéral en matières financières, Daniel Johnson, ce n'est pas tellement it cause de la hausse des taux d'intérêts que le gouvernement se retrouve en GILLES GAUTHIER (de notre bureau de Québec) mauvaise posture mais bien à cause de la dette énorme qu'il a contractée depuis son arrivée au pouvoir.«Il est bien évident qu'un individu qui a emprunté jusqu'aux oreilles est plus affecté par la hausse des taux d'intérêts que quelqu'un qui a géré prudemment son budget familial», a-t-il expliqué en soulignant la vulnérabilité dans laquelle s'est placé le gouvernement.M.Johnson, qui a remplacé Claude Forget a titre de critique financier de son parti et qui amorçait hier le débat sur le mini-budget Parizeau de mardi soir dernier, a également fait ressortir avec ironie à ce chapitre le fait que le gouvernement avait cru se tirer de sa mauvaise passe en percevant $150 millions en dividendes d'Hydro-Québec, somme qui est réduite à $28 millions à cause de ce même impact de l'augmentation des taux.«Imaginez-vous, a-t-il ajouté, un ministre des Finances qui, pour se protéger contre la hausse des taux d'intérêts, espérait avoir des dividendes qui eux-mêmes sont aussi vulnérables que lui.Comme illogisme, on ne fait pas mieux».«Le règlement de comptes est arrivé mardi pour une grande partie des emprunts qui camouflaient !e véritable coût des services» a dit le député de Vau- dreuil-Soulanges avant d'affirmer que les dépenses budgétaires du gouvernement avaient doublé en cinq ans alors que le déficit budgétaire et la dette net te avaient triplé.Il a également fait valoir que depuis 197f>, le produit intérieur brut du Québec avait augmenté de 10.8 p.c.alors que les revenus budgétaires du gouvernement s'accroissaient de 12.1 p.c.et ses dépenses budgétaires de 13.8 p.c.M.Johnson avait auparavant attribué la situation financière actuelle à l'affaiblissement économique du Québec, qui a un impact direct sur les revenir qui sont disponibles pour le gouvernement, et à l'absence totale de contrôle de ce dernier sur les dépenses.Le député a par ailleurs soutenu qu'il est faux de dire comme l'a fait M.Parizeau mardi que les transferts fédéraux au Québec- vont diminuer en dollars Tan prochain.«C'est impossible», a-t-il ajouté avant de dire que le gouvernement ne pouvait utiliser cet argument pour expliquer sa situation financière étant donné que, selon lui, le Québec reçoit en général Xi p.c.des revenus des transferts fédéraux et qu'Ottawa ne lui propose de subir que 25 p.c.des coupures.De plus, les paiements de péréquation augmenteront.M.Johnson a déposé la traditionnelle motion de blâme qui, cette fois, reproche notamment au gouvernement «.d'affaiblir le Quebec et rendre sa situation financière vulnérable par sa gestion désastreuse des finances publiques».Trudeau convoque une conférence sur l'économie OTTAWA (PC) \u2014 Le premier ministre du Canada, M.Pierre Trudeau, a convié hier ses homologues des provinces à Ottawa les 25 et 26 janvier prochain pour une conférence fédérale-provinciale sur l'économie.Le premier ministre répondait ainsi à une requête des premiers ministres provinciaux, qui demandaient que la conférence se tienne cet automne.M.Trudeau a soutenu qu'il ne voulait pas que cette conférence devienne le prolongement au niveau des premiers ministres de la conférence sur les accords fiscaux, qui regroupera les ministres des Finances la semaine prochaine à Halifax.«Je crois qu'il est possible, et certainement des plus souhaitable, que les ministres des Finances terminent ces négociations bien avant la tenue de la conférence des premiers ministres», écrit M.Trudeau à ses homologues provinciaux.M.Trudeau demande que la conférence sur l'économie se tienne selon la même formule mixte adoptée lors de la conférence constitutionnelle, c'est-à-dire une séance d'ouverture en public, suivie de rencontres à huis clos et d'une séance de clôture publique.Le premier ministre fédéral a dit espérer que «la conférence sur l'économie sera marquée par l'esprit de collaboration et par la résolution de parvenir à des résultats».Trafic de drogues aux Fêtes: Bédard ira aux sources QUEBEC (UPC) \u2014 Le ministre de la Justice, Marc-André Bédard, a promis de vérifier le bien-fondé des accusations selon lesquelles des employés du gouvernement, engagés pour organiser les activités des fêtes de la Saint-Jean, avaient été l'objet d'une enquête relative à un trafic de stupéfiants.C'est le députe libéral Jean-Pierre Saintonge qui avait soulevé la question en Chambre, en demandant si «le ministre de la Justice était au courant qu'en février 1981, la Sûreté du Québec avait ouvert une enquête à la suite d'une plainte concernant l'existence d'un réseau de trafic de stupéfiants impliquant de nombreux employés à contrat du Comité d'organisation de la F'ête nationale»./ , Le Comité d'organisation est constitué de groupes subventionnés dans les diverses régions de la province, qui ont pour mission de préparer la fête du 24 juin; il est totalement distinct de la Société Saint-Jean-Baptiste.M.Saintonge a demandé de plus confirmation du fait que l'enquête à ce sujet ait été soit suspendue, soit annulée le lendemain du jour où le premier ministre Lévesque avait décrété les élections du 13 avril.M.Bédard a répondu qu'il n'était pas au courant d'une telle enquête, et qu'il n'en avait certainement pas ordonné l'interruption: il s'est engagé toutefois à obtenir tous les détails pertinents.Expulsé «manu militari» Des agents de la SQ ont dû évacuer «manu militari», hier, quelque 300 étudiants de cégep qui avaient investi un édifice gouvernemental, à Québec, pour protester contre les coupures budgétaires dans le domaine de l'éducation.Par ailleurs, à l'Assemblée nationale, la période des questions a été inter* rompue par un individu qui protestait contre la hausse du prix du carburant, lançant des invectives aux députés du haut de la galerie publique; il fut immédiatement expulsé pqr les gardes.téléphoto PC QUKBFJC \u2014 L'opposition libérale a admis hier à l'Assemblée nationale n'avoir aucune indication que les avions gouvernementaux aient pu être utilisés par les ministres a des fins personnelles ou de vacances GILLES GAUTHIER de notre bureau de Québec Le premier ministre 1 évesque a pour sa part déclaré avoir la conviction, jusqu'à preuve du contraire, que depuis 197'i, les appareils n'ont pas servi à des fins personnelles ou qui rappelleraient l'ère dite des «14 soleils» sous l'administration Bourassa.11 a également dit qu'il n'avait pas d'objection à ce qu'on se penche sur l'utilisation des avions de la flotte gouvernementale depuis 197») et a promis, à la suggestion de l'opposition, d'exiger des ministres le remboursement des frais advenant qu'on découvre que des vols ont été effectués a de telles fins.Egalement à la demande des libéraux, qui lui rappelaient que le gouvernement était maintenant un actionnaire important de Qué-becair, le premier ministre s'èsl engagé à demander avec insistance que ses ministres utilisent cette entreprise le plus possible, «à re commander Québecair».Le ministre des Transports, Michel Clair, a pour sa part dévia re que -«personne d'entre nous n'a reconnu avoir utilisé les avions gouvernementaux à des fins autres que gouvernementales».Le député libéral de Charlevoix et ex-ministre des Transports.Raymond Mailloux.a par la suite admis que tout ce que l'opposition remettait en question, c'était, l'utilisation, qu'il juge abusive, des avions de l'Etat sur des circuits desservis par des compagnies et plus particulièrement entre Que bee et Montréal.M.Clair a répondu que.selon ses calculs, ie coût du transport par avion gouvernemental est très: près de celui du billet d'avion ré-; gulier lorsque plusieurs ministres* \\ oyagent ensemble, et encore plus* lorsque des fonctionnaires les! accompagnent.1 Ouellette trouve Mailloux «enfantin» HULL (PC) \u2014 Mme Jocelyne Ouellette.l'ancien député de Hull et ancien ministre des Travaux publics du Québec de 1976 à 1981, prie le député libéral de Charlevoix d'avoir !e courage de repéter en dehors de l'Assemblée nationale ses accusations «d'avoir utilisé l'avion du gouvernement pour son usage personnel» car elle le poursuivra devant les tribunaux.Réagissant à cette accusation de M.Raymond Mailloux, ancien ministre des Travaux publics dans le gouvernement Bourassa, Mme Ouellette trous e «enfantin, pas sérieux, irresponsable et pas brillant» cette allégation d'avoir dilapidé l'argent des Québécois alors qu'elle était ministre et appelée à faire son boulot en visitant toutes les parties du Québec où son ministère faisait ses affaires».«Mais j'étais ministre.Qui plus est, ministre d'une region éloignée.J'aimerais bien que M.Mailloux répète ces accusations en dehors de l'Assemblée nationale, car je le poursuivrai.J'étais ministre et j'ai été appelée à visiter le Québec.Pour se rendre dans le Nouveau-Québec ou dans le Grand-Nord, on ne prend pas l'auto.On utilise l'avion.Ils doivent savoir ces choses, eux», a-t elle declare dans une interview au ; journal Le Droit d'Ottawa-Hull.Selon Mme Ouellette.son minis- \u2022 tere était responsable de miliiers I de contrats de construction, d'in- ; tendance, de service, à l'étendue k du Québec.«C'est le travail du ministre de visiter les coins du Québec.J'avais un travail à faire.\u2022 J'ai été efficace même si je ve- ; nais d'une région éloignée.Je me ; devais d'avoir les moyens de fonc- ¦ tionner.L'avion du gouvernement ! a deux buts précis: transporter les blessés, les malades et les ; bébés prématurés des regions \u2022 éloignées et.aussi, être à la dispo- ' sition des ministres (de par leurs fonctions) pour aller rencontrer les gens de toutes les parties du Québec.Un ministre ne se rend pas en Abitibi, en Gaspesie ou au Nouveau-Québec en voiture.Il perdrait trop de temps et ne pour- \u2022 rait s'acquitter efficacement de ses autres tâches.Je ne comprends pas qu'on accuse un ministre de trop bien faire son boulot», affirme-t elle.Jim Coutts sort de son mutisme OTTAWA \u2014 Jim Coutts.l'ancien secrétaire particulier de Pierre Elliott Trudeau, qui a mordu la poussière en tentant de se faire élire en août dernier dans Spadina, sortira pour la première fois ce soir à Toronto, du mutisme dans lequel il s'est confiné depuis sa défaite.GILBERT LAVOIE de notre bureau d'Ottawa Coutts, à qui on attribuait de-ambitions au leadership uu parti lorsqu'il s'est présente en politique, sera le premier orateur invité ;\\ l'occasion du congres des libéraux ont a riens qui se tiendra au cours de la fin de semaine dans la Ville Reine.L'un des organisateurs du congrès a révélé à LA PRESSE avoir pris connaissance du brouillon de son discours, et ajouté qu'il s'agira d'un exposé intéressant.«Il traitera de l'idéologie du parti, et fera l'analyse des causes de la défaite dans Spadina», a-t-il confié.Coutts n'est pas revenu travailler au bureau du premier NHnistre après son échec dans Spadma.Il a formé une compagnie de consul-;; tant.v et il donne des cours à l'Uni \u2022 versite York.Il est toutefois de- ! meure très actif dans les milieux politiques lorontois, et sa préserç- : ce vendredi soir stimulera l'intérêt des délégués.Le premier ministre Trudeau ne sera pas présent à ce congrès qui survient une semaine à peine* après celui des libéraux québécois.Mais tous les ministres ont a-, riens du cabinet seront sur les lieux, et on s'attend à des discussions intéressantes au chapitre des politiques du parti.Au cours de la fin de semaine dernière à Québec, le départ éventuel de M.Trudeau de la politique n'a pas été un sujet de discussion dans les corridors du centre des congrès.Mais c'est un fait bien connu maintenant que la succession à la chefferie préoccupe davantage les Ontariens qui estiment que c'est à leur tour de choisir le leader.Si les participants au congrès de Québec ont surtout discutéén coulisse du leadership de M.Clau de Ryan, il ne serait pas surprenant de voir ceux de Toronto par-.1er surtout de celui de M.Trudeau.I LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 20 NOVEMBRE 1 y« I Ozias-Leduc: retour le 7 et un système de double horaire à la polyvalente de Beloeil A 9 Los quelque 1,200 élèves sinistrés de l'école polyvalente Ozias-Leduc de Mont-Saint-Hilaire retourneront en classe le 7 décembre à la polyvalente de Beloeil où un système de double horaire a été mis au point pour parer l'urgence de la situation.GERMAIN TARDIF En vertu de ce système, les 1,600 élèves de la polyvalente de Beloeil recevront leurs cours Pavant-midi, de 8 heures à 12 heures 40 tandis que ceux d'Ozias-Leduc les recevront de 13 heures 05 à 17 heures 45, l'après-midi.La mise en vigueur de ce double horaire réduira, de part et d'autre, le temps d'enseignement qui passera de 300 à 215 minutes par jour.Les cours aux étudiants de la polyvalente de Beloeil se trouveront ainsi réduits à 89 pour cent tandis que ceux d'Ozias-Loduc le seront A 80 pour cent.Les activités de récupération pour le temps perdu depuis l'incendie seront précisées d'ici quelques jours de même que les horaires du personnel affecté et du transport d'écoliers Ces détails ont été rendus publics lors d'une conférence de presse qui a eu lieu hier, à la polyvalente de Beloeil.Le président de la Commission scolaire régionale de l'Yamas-ka, M.Honorius Charbonneau.a précise que le double horaire a été adopté en tenant compte de deux contraintes: le non-dispersement des élèves affectés par le sinistre et le moindre éloignement possible du domicile des élèves.Le directeur général de la régionale.M.Jacques Dupré, a dit que tout a été mis en oeuvre de façon à ce qu'il y ait, vu les circonstances, le moins de retombées négatives possibles.Tout le personnel de l'école incendiée reprendra le travail en même temps que leurs élèves.Interrogé sur divers aspects de l'incendie.M.Charbonneau a déclaré que l'enquête se poursuit, comme pour tout autre incendie et que les causes n'ont pas encore été déterminées, non plus que le montant exact des pertes qui se chiffreront certainement à plusieurs millions de dollars, si l'on tient compte des pertes matérielles de l'école, de son équipement, des pertes matérielles personnelles des professeurs et des étudiants (matériel didactique ou autres), des pertes de temps occasionnées par le feu.des frais de relocalisation des élèves, etc.LA TÉLÉVISION PAYANTE PARLERA TELLE FRANÇAIS AU QUÉBEC?Colloque organisé par l'Association des téléspectateurs le mardi 24 novembre 1981 de 9h00à 17h30 au Centre St-Pierre, 1212, rue Pan et, Montréal (métro Boauàry ) Au programme: ALLOCUTION DE M.JEAN-FRANCOIS BERTRAND, MINISTRE DES COMMUNICATIONS DU QUÉBEC \u2014 Exposés sur le marché et le contenu de la télévision payante dans le contexte québécois \u2014 Panel avec des représentants des consommateurs et des producteurs \u2014 Ateliers Inscription: sur place au Centre St-Pierre ou à l'Association des téléspectateurs Tél.: 729-6391 Enfrée: $5.00 Spécial étudiant: $2.00 .«mm \\ .1 .«;.*'\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022.s * 'V r r 1000 OUEST RUE STE.CATHERINE .t.L'école a été détruite à 90 pour cent et Ton estime que sa reconstruction prendra un an ou plus de sorte qu'il est sûr que la nouvelle école ne pourra ouvrir ses portes avant septembre 1983.Tant qu'à reconstruire, les préparatifs comprendront une projection des besoins futurs, c'est-à-dire d'ici 1991.M.Charbonneau, qui est aussi maire de Mont-Saint-Hilaire, a déclaré que les facilités de loisir de sa municipalité tel que le centre communautaire seront disponibles l'avant-midi, aux élèves locaux qui, comme on le sait maintenant, n'auront pas de cours ravant-midi.Il répondait ainsi à l'inquiétude de parents qui sont au travail à l'extérieur du foyer.On présume que la municipalité de Beloeil fera de même.Léo Pires à nouveau déchu par i le conseil de la Ligue de taxis ?.rr Bien que la Cour supérieure ait réinstallé M.Léo Pires dans ses fonctions de président de la DENIS MASSE Ligue des taxis de Montréal, le 10 juillet dernier et que ce jugement ait été renfor-ci par une décision de la Cour d'appel le 22 juillet suivant, le Conseil d'administration de la Ligue vient de le déchoir à nouveau de ses fonctions.Une résolution dis qualifiant le président Pires a été adoptée à la dernière réunion du Conseil, le 1 novembre, et signifiée par lettre au principal intéressé hier seulement.Le Conseil justifie sa décision en invoquant l'article XVld de sa constitution qui prévoit qu'un membre du CA sera déchu s'il est absent d'au moins trois assemblées régulières consécutives du Conseil.M.Pires, constate la résolution, a brillé par son absence aux assemblées du 3 juin, du 10 septembre, du 21 septembre, du 7 octobre, du 15 octobre et du 1 novembre.Celui-ci soutient qu'il a été privé des clés de son bureau au siège social de la Ligue, au 7373 rue La-jeunesse depuis que les tribunaux l'ont reconnu comme président en dépit dune decision contraire du Conseil et qu'en plus l'accès lui en a été interdit.Les membres du Conseil nient catégoriquement ces affirmations et ne veulent pas croire non plus qu'il est malade puisqu'ils l'ont vu exercer d'autres acti- vités entre les dates des différentes réunions.Un autre alinéa du même article prévoit qu'un membre du CA est disqualifié s'il manque à plus de quatre assemblées durant Tannée et c'est principalement sur cette disposition de la constitution que les membres du Con seil s'appuient pour déchoir M.Pires de ses fonctions.LE GUIDE DE \u2022 Jacques Duval, dans la 1 6e édition de son Guide de l'auto, analyse pour ses lecteurs, l'impressionnante production d'automobiles 1 982 et leur permet ainsi de connaître à fond un marché en constante évolution et de prendre, le moment venu, la bonne décision.Acheter une voiture sans se renseigner peut causer des déceptions pendant plusieurs années.416 pages dont 64 pages sont en couleurs JACQUES DUVAL \u2022 Les meilleurs achats dans chaque catégorie ^ Le pour et le contre # Les comparaisons de toutes les nouveautés EN COULEURS vous propose les MEILLEURS ACHATS dans enaque catégorie compte tenu ae votre budget POUR ET LE CONTRE LES COMPARAISONS CT TOUTES LES NOUVEAUES LE GUIDE DE KJUITO OFFRE SPÉCIALE AUX ABONNES DU JOURNAL -LA PRESSE .9 95$ \u2022Prix' régulier - -i 129S$ BON DE COMMANDE Veuillez me faire parvenir ( ) exemplaire(s) du livre «LE GUIDE DE L'AUTO 82» au prix de 1 2.95$ chacun ou puisque je suis abonné au prix de 9.95$ chacun (No d'abonné: ) IMPORTANT Joignez a ce bon de commande un chèque ou mandat payable aux Editions La Presse.Vous pouvez également utiliser votre carte de crédit comme mode de paiement ( ) Visa ( ) MasterCard No Adressez le tout à : Les Editions La Presse, Ltée 7, rue Saint-Jacques Montréal.Québec: H2Y 1 K9 NCM.ADRtSSl VILLE PROV CODÉ POSTAL .TEL Montant ci-joint 'i v., \u2022\u2022- .\u2022\u2022\u2022C>.u;j \u2022 .; \u2022\u2022 .*>\u2022r,¦¦:v.£t LE GUIDE LE ('LUS COMPLET Q ' A M Ë8'*à ITE- \"NOUS NE SIGNONS QUE DES VÊTEMENTS.QUI VOUS VONT A LA PERFECTION': t.4 I A V m ¦ pm ! « r 1 M 1 I I ¦4 m V I V.f.y M .9 Uni \\ m SOLDE DE COMPLETS ET DE TAILLEURS FAITS SUR MESURE TAILLÉS À LA MAIN Chez nous la confection sur mesure se conjugue avec art et fiabilité en respectant les meilleures traditions (\"est toujours avec le même grand art que depuis SU ans.nous vous présentons les plus beaux vêlements taillés sur mesure par nos propres maîtres-artisans dans nos propres ateliers.Vous pouvez v OUS fier à notre doigte d'expert quant au choix des coupes qui avantageront autant l'homme mince que l'homme de taille plus forte.Professionnels et experts, nous mettons notre talent à votre service.Un maître-tailleur de notre équipe qualifiée prendra personnellement vos mesures, pour ensuite tailler et assembler un magnifique complet que vous essayerez pour un ajustement impeccable.Selon notre tradition, nous ne vous offrons qu'un produit fini parfait.ORDINAIRE 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quelques jours à peine avant la manifestation intercentrales contre les taux d'intérêts sur la colline parlementaire, les délégués ont rejeté majoritairement une résolution soumise au congrès qui invitait la FTQ à poursuivre une politique de collaboration avec les autres centrales chaque fois que l'intérêt des travailleurs ou une question à portée sociale le justifie.Cette résolution demandait également à la centrale de participer avec les autres centrales à la fête internationale des travailleurs, le 1er mai, et à celle du 8 mars.Journée internationale des femmes.La centrale fêtera ces événements, bien sûr, mais toute seule.Quant à la manifestation samedi à Ottawa, initiée par le Congrès du travail du Canada (CTC) et la FTQ, elle y sera également.Mais il est ressorti clairement de ce long débat que les affiliés de la FTQ ne sont pas prêts à marcher ensemble avec d'autres centrales qui les maraudent.Comme l'a souligné le secrétaire général de la FTQ, Fernand Daoust, «l'unité, c'est formidable, mais faut d'abord faire l'unité dans nos propres rangs.Quand cette unité sera faite, on pourra alors parler de l'unité intercentrales.Qu'on règle nos propres problèmes, ensuite on verra».Roger Laramée, directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique, était en accord avec la résolution et il est d'avis «qu'il faut travailler ensemble pour le bien des travailleurs, mais pas au prix d'une division au sein des syndicats de la FTQ.Moi, je suis prêt à attendre qu'on soit d'abord uni dans nos rangs».Le président de la centrale, Louis Laberge, s'opposait à cette résolution.Résigné, il a raconté sa propre expérience malheureuse lorsqu'il a affiché sa solidarité à la dernière manifestation pour le 1er mai, et a dû encaisser les «insultes» des autres centrales présentes.«Je ne comprends pas.Vous voulez nous forcera y aller.Allez-y.Allez-y donc! ».Lors du congres, hier, les délégués ont reçu la visite de Dennis McDermott, le président du CTC.S'adressant en anglais, ce dernier a essentiellement répété les propos qu'il a tenus plutôt cette semaine à New York devant le congrès de l'AFL-CIO.alors qu'il accusait les politiciens canadiens d'incompétence et de mauvaise administration en matière économique.Quant aux problèmes qu'a connus la FTQ-construction avec les Building Trades américains, M.McDermott n'a qu'effleuré ce sujet disant que le CTC n'avait eu d'autres choix que d'appuyer le Québec et la FTQ-construction.Un déficit «inquiétant» à la CEQ QUEBEC (PC) \u2014 La Centrale de l'enseignement du Québec fait face à un déficit «inquiétant» qui pourrait dépasser les $750,000 à la fin de la présente année financière.La situation est d'autant plus inquiétante que la centrale devra bientôt entreprendre une nouvelle ronde de négociation pour le renouvellement des conventions collectives de ses 80,000 membres.Le conseil général de la centrale, réuni à Québec pour trois jours, a été saisi du problème, hier.Le bureau national, qui a préparé une analyse de la situation financière, recommande aux syndicats affiliés de hausser la part de la cotisation qui revient à la centrale.La question sera débattue dans les différentes instances d'ici le congrès de juin prochain, qui aura à trancher.Le bureau national a exposé que la dernière ronde de négociation a coûté près de $4.8 millions, ce qui représente l'équivalent de 20 p.e.du budget annuel de la centrale sur un cycle de trois ans.Habituellement, la CEQ réussit à résorber, après chaque ronde de négociation, le déficit qu'elle a accumulé, mais on note que cette fois-ci, rien ne peut permettre d'espérer que le déficit actuel pourra se régler de la même façon.Le bureau national observe, par ailleurs, que 90 p.c.des dépenses de la centrale sont incompressibles «en raison d'obligations fixes, d'engagements contractuels, de nos responsabilités et de notre fonctionnement démocratique».FESTIVAL DES FRUITS DE MER En grand spécial tous les jours DÎNER au HOMARD COMPLET Comprenant: Soupe aux palourdes de Nouvelle-Ecosse.Homard vivant du Nouveau-Brunswick grillé ou bouilli.Salade Pavillon.Pommes frites ou au four.Choix de nos succulents desserts.Breuvage.LE TOUT POUR Ouvert tout les jours à midi; le dimanche à 5h p.m.$1675 °LcPavillon de l'atlantique 1454A, rue Peel 285-1636 In face du Sheraton Mont-Royal LA FÉDÉRATION DES TRAVAILLEURS DU QUÉBEC EN CONGRÈS L'UIOVD s'en tire avec une enquête A la grande déception de certains permanents et de plusieurs délégués, il n'y aura pas de tutelle pour l'Union in- LISA BINSSE ternationale des ouvriers du vêtement pour dames (UIOVD) comme le réclamait le Comité d'action des travailleurs du vêtement (CATV).Après deux heures d'un débat public acerbe, lesdélégués au congrès de la FTQ ont en effet préféré attendre un autre six mois et ont opté pour une enquête syndicale par un comité d'officiers élus de la centrale, et qui portera sur toutes les accusations, sur le comportement des officiers, sur les structures et le fonctionnement démocratique deTUIOVD.Ce comité doit faire rapport à la deuxième réunion du conseil général de la FTQ vers le mois de juin 1982 qui, par la suite, décidera des moyens à prendre.Par contre, dans le but de forcer le conseil général à régler le problème une fois pour toute sans attendre au prochain con- grès, cette recommandation a été renforcée avec l'ajout suivant et accepté par le comité des résolutions: le congrès ordonne au conseil général de prendre toutes les mesures nécessaires, y compris la suspension de l'UIOVD et la formation de structures d'accueil, advenant un refus de collaborer ou d'appliquer les recommandations du comité.«Sans ce mandat clair, de préciser l'intervenant qui a présenté cet ajout, le conseil général n'osera pas trancher ce li- tige-là entre deux congrès.» Quant aux membres du comité d'action, un groupe de tailleurs et de travailleuses du vêtement qui désirent épurer l'UIOVD, ils n'étaient pas surpris.Ils s'y attendaient un peu, conscients qu'il est plus que difficile de battre une résolution du conseil général.Quoique toujours convaincus du besoin d'une tutelle, ils considèrent que le fait même que ce litige ait suscité un débat de deux heures est en soi une victoire.Ils attendent maintenant le rapport d'enquête.Par ailleurs, les membres du CATV ont déclaré qu'une de leurs membres avait été congédiée hier et ils sont certains que ce congédiement est relié au fait qu'elle était membre du CATV.«La répression est commencée.» La recommandation, même avec l'ajout en question, n'a pas fait l'unanimité dans la salle où étaient réunis plus de 1,000 délégués.Elle a suscité des commentaires orageux de certains, qui ont soulevé à titre d'exemple l'ex- pulsion plus tôt cette semaine de l'Union des employés d'hôtels, bars ei restaurants «local 31», où les interventions de la centrale n'ont rien donné.«Va-t-on vivre la même chose avec l'UIOVD?» se sont demandé les délégués en faveur de la tutelle et pour qui un délai de six mois ne changera rien à la situation existante.Certains permanents, au déplaisir évident du président de la centrale, Louis Laberge, ont tenu a rappelé que l'UIOVD avait déjù fait l'objet d'une enquête de la FTQ en 1976.Cette enquête avait viré en queue de poisson et son rapport n'a jamais été rendu public.«Pourquoi ne pas réaliser aujourd'hui ce qui sera possible dans six mois?Il y a des limites à laisser des travailleurs (en majorité des femmes) dans la merde! » «Si la FTQ doit être propre, elle doit également être honnête et démocratique, de déclarer M.Laberge, et on ne peut pas trouver quelqu'un de coupable sans s'assurer qu'il l'est vraiment.» DEMAIN, LE SAMEDI 21 NOVEMBRE I I ¥ AUX S MAGASINS Centre-ville, Fairview, Anjou, Laval et St-Bruno (sauf indication contraire) Pour achat en personne seulement jusqu'à épuisement du stock Rabais 21% à 25% Solde de jeux divers Prix ord.Simpsons 59.95 à 229.95 4495 à 17995 Rayon 203 Rabais 20% Solde de calculatrices de marques connues Prix ord.Simpsons 11.99 à 34.95 159 à Rayon 203 »95 Rcdbois $100 Cuisinière 30\" \"Beaumark\"à four nettoyage facile Prix ord.Simpsons 669.95 ^569 Modele 17090 Rayon 430 (couleurs.$10 de plus) Rabais 18% à 50% Etuis et accessoires pour appareils-photo Prix ord Simpsons 19 98 à 159.98 i99 Rayon 210 129 99 Rabais 12% à 19% Téléviseurs-couleur 15 seul.Console 26 RCA ' Modèle GER630 12 seul.Console 26 \u2022RCA\" Modele GER623 Pria orû S'mosons 00 728 00 599 79900 Prix orrj Simpsons 948 00 10 seul.Console 26 \"Parkhill\" de -Electro-home .869 99 19 seul.Portatif 20 RCA\".Modele FFC468WR.789.00 Rayon 395 699 689 00 00 Rabais 37% 30% à Accessoires de rangement pour armoire Prix ord.Simpsons 3.98 a 7 98 278 à 558 Ra>or> 451 Rabais 24% » 39% Variété de reproductions et plaques murales Prix ord.Simpsons 16.95 a 39 98 999 .2999 Ra,on 451 Rabais 45% à 60% Miroirs ovales de style contemporain Prix ord.Simpsons 14.98 à 51.98 ?99 à 1 999 Rayon 451 Rabais 20% à 28% Boîtes papier mâché, aspect oriental Prix ord.Simpsons $7 à $10 499 799 Rayon 228 r Rabais 16% Ménagère 20 pces en acier inoxydable pour 4 personnes Prix ord.Simpsons 29 95 2495 Rayon 228 Rabais Combiné de cuisine \"Cuisinart\" Prix ord.Simpsons S249 s199 Rayon 426 Rabais 35% Batterie de cuisine aluminium \"Supreme\" de \"Wear Ever\" Prix ord.Simpsons 9.98 à 19.98 648 à ! 298 Rayon 426 Rabais Chaînes stéréo Rabais 40% Couteaux \"Sabatier\" de France Prix ord Simpsons $25 à $52 $15à3120 Rayon 426 Pri» O'd Simpsons 299.95\t22599 i 499.99\t399\" 259.99\t19999 649.99\t49999 599.99\t49999 629.98\t49999 Rabais 27% Mélangeur manuel 3 vitesses \"Philips\" Prix ord.Simpsons 24.98 1?99 Rayon 426 Rabais 20% Cafetière-filtre \"Philips\" Prix ord.Simpsons 62.98 4699 Raycn 426 Les rabais saisonniers débutent chez Simpsons.le magasin de l'arbre de Noël MU * IA PMSSE.MONTRÉAL, VENDREDI 20 NOVEMBRE 1981 Procès Roulea : les récipiendaires de A 11 «cadeaux des Fêtes» resteront anonymes Après un débat qui a semblé mettre tout le monde dans l'eau chaude, le juge Raymond Ber-nier a convenu d'in- terdire la publication des noms contenus sur une liste de Date Ventes NUMÉRO GAGNANT oooo '¦¦'-1 Mises de 550 Rayon 445.centre-ville seulement Rabais 12% 35°/c Ens.4 pces style colonial pour chambre à coucher Commode triple, miroir avec tablette, chiffonnier 5 tp\" tiroirs, chevet 54 60 fin: -wAf\\
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