La presse, 3 décembre 1981, Cahier A
[" 60% page A 2 25 Cents Montréal,jeudi3décembre i981,97eannée,00286,92 pages,6cahiers photo UPC Photothèque LA PRESSE Photothèque LA PRESSE RECHERCHE SCIENTIFIQUE IO A C'est ce que soutient le ministre Jacques-Yvan Morin.eu page A 5 OTTO LE QUÉBEC A-T-IL VRAIMENT RENONCÉ AU VETO?PAR MARCEL ADAM page A 6 «MAIRE < Annonces classées: D 13 à D 18 Arts et spectacles: B 1, C 9 à C 12 Décès, naissances, etc.: D 19 Économie: C 1 à C 8 Etes-vous observateur?D 15 FEUILLETON: D 15 Horoscope: D 14 Le monde: E 1 Météo: A 2 Mots croisés: D 16 Mot mystère: D 16 Quoi faire aujourd'hui: B 2 Télé-câble: C 11 Télévision: C 12 \u2014Horaires: B 2 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: D 1 à D 10 \u2014La Loi et vous: D 3 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées: 18 Mots croisés: 18 /tour vendre ou acheter une maison jYJ fODD BONNES BftlSQHS mmmmm Trust Royal .ENSEIGNE QUI FAIT 'ENDRE Le Trust Royal vous ouvre des portes.i .1__;___ _____ A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 DÉCEMBRE 1981 DECISION ADMINISTRATIVE SUR LE TERRITOIRE DE LA CUM CETTE ANNÉE 2SSrS^I«0% des vols de banque «déportés» en Ontario et élucidés DW au Nouveau-Brunswick ^1 v\"**** 1^ police Si un certain nombre de résidants anglophones du Québec, dépités par les retombées de la loi 101 ou mus par d'autres raisons, ne se cachent pas pour soutenir qu'ils quitteraient allègrement le Québec, il y en a par ailleurs un certain nombre, et d'une catégorie quelque peu spéciale, qui ont commencé de lutter pour éviter ce que l'on pourrait appeler une «déportation» en Ontario et au Nouveau-Brunswick.LEOPOLD LIZOTYE A la suite d'une décision administrative qui n'a incidemment rien à voir avec.le débat constitutionnel, on a décidé, à Ottawa, de transférer dans des geôles des deux provinces voisines, les détenus anglophones ou allophones présentement gardés dans des pénitenciers fédéraux situés en territoire québécois.Cette décision a été définitivement motivé, semble-t-il, par l'état de surpopulation qui sévit présentement dans ces bagnes fédéraux, et principalement à l'Institut Archambault, de Ste-Anne-des-Plaines.Menacés d'un tel «exil», contre lequel ils ne se seraient peut-être pas insurgés aussi fortement, s'ils avaient été en liberté, quelques prisonniers ont même entrepris des démarches pour tenter de faire annuler la décision, dans leurs cas.C'est ainsi qu'un ancien employé de banque récemment condamné à 42 mois de prison pour sa participation à la mise en marché d'une forte quantité de haschisch, a demandé à son procureur de tout faire pour lui éviter ce séjour carcéral outre-frontière,alors qu'il vient tout juste d'entamer sa peine.Il a expliqué à Me Philip Schneider que tout ce qu'il avait pu dire aux dirigeants de l'institution des Basses-Laurentides n'avait pas réussi à les faire fléchir.A Me Schneider lui-même on a expliqué que les ordres venaient d'Ottawa et qu'il leur fallait les suivre en raison du manque sérieux d'espace ici.En décidant par ailleurs «d'expatrier» les anglophones, on a voulu vraisemblablement éviter un tollé encore plus fort, si on avait incorporé des francophones dans le groupe.Dans le cas de M.R., un citoyen du West Island qui a femme et fils de 18 mois, son procureur a invoqué, mais sans succès que son épouse n'a pas de voiture, et que lorsqu'elle veut le visiter à Ste-Anne-des-Plaines, elle doit prendre l'autobus.Et que cela lui entraînerait évidemment des déboursés fort élevés, chaque fois qu'elle voudrait aller le visiter dans la province voisine, ces visites étant généralement considérées par les autorités pénitentiaires, non seulement comme fort réconfortantes pour les détenus, mais encore comme un des meilleurs moyens de mener à leur réhabilitation.Mais il y a pis, dans le cas de ce prisonnier en particulier.C'est qu'après son arrivée à Archambault, on s'était vite rendu compte qu'on n'avait aucunement affaire à un criminel endurci, et il avait été immédiatement placé dans le secteur de sécurité minimum de l'institution.Il a cependant appris que lorsqu'il sera conduit en Ontario, la semaine prochaine, c'est au bagne de Millhaven, un pénitencier à sécurité maximum qu'il «échouera» parce qu'on manque de place à l'endroit ou on aurait dû normalement le placer.Ce qui est loin de l'enchanter, évidemment.On se rappellera par ailleurs que, jusqu'à ces toutes dernières années, toutes les femmes qui étaient condamnées à deux années de détention et plus, au Québec, devaient obligatoirement prendre le chemin de Kingston ou d'un pénitencier encore plus éloigné, parce qu'il n'y avait pas de pénitencier fédéral pour elles, dans cette province.On a toutefois fini par corriger la situation par une entente Ottawa-Québec qui permet maintenant à une détenue de purger sa peine, même si elle excède vingt-quatre mois, dans une geôle provinciale, Ottawa devant solder une partie de ses frais de séjour dans cette prison non naturellement destinée à l'héberger.Dans leurs cas, ces femmes avaient évidemment un argument additionnel à faire valoir contre leur «transplantation» non souhaitée dans la province voisine ou ailleurs.C'est qu'elles se retrouvaient dans un milieu complètement différent du leur, en plus d'être éloignées de leur parenté et de leurs amis.On a par ailleurs appris que c'est dès le début de la semaine prochaine que les premiers transferts seront faits pour donner effet aux directives précises reçues d'Ottawa au cours des dernières semaines.L'AFFAIRE PIPERNO Le gouvernement italien s'adresse à la Cour suprême Dans l'affaire du physicien italien Franco Piperno, qui subi épisodiquement un procès en extradition à la demande des autorités de son pays d'origine, le .gouvernement italien a décidé de porter l'affaire du mandamus concernant trois témoignages non assermentés provenant de la justice italienne devant la Cour suprême du Canada.*t (V Le procureur du gouvernement italien, l'avocat Montréalais Me Joseph Nuss, a déposé la semaine dernière une demande d'autorisation d'en appeler devant le plus haut tribunal du pays pour tenter d'obliger le juge Jean-Guy Boi-lard, de la Cour supérieure, agissant comme commissaire à l'extradition à accepter en preuve les trois documents.C'est seulement le 14 décembre que Franco Piperno devait se représenter devant le juge Boilard, mais son cas sera étudié par la Cour suprême le 8 décembre prochain.riiA MÉTÉO AUJOURD'HUI : Min.: -2 Max.: 5 A MONTREAL: Nuageux avec averses de pluie DEMAIN: Peu de changement: Nuageux et averses de neige.La Quotidienne Tirage d'hier 2-3-8 Québec i\t«In.\tMon\tAviovrd'hvl Abrtibt\t-5\t2\tfaWerwioe Outoôuais\t-2\t5\tNvoonk et (wj« lourtntkies\t-4\t2\tNuogevi, w.neige Contant dt l'Est -\t-2\t4\tNwogeui, ovenei Mouncit\t-5\t0\tFoibk neige QuéUc\t-4\t2\tfoible neige loc-Sotnt-J«an\t-5\t0\tfoible neige Rknooiki\t-5\t0\tNeige, pluie verg.Gosoétw\t-6\t0\tm ii \u2022\u2022 loitComtau\t-ô\t0\tIl m m StpMks\t-7\t0\tIl II Canada\t\t\t » -\tMM\t.MAX\t Victoria\t5\t9\tPluie Edmonton\t-1\t3\tNuageux ', Rogina \u2014\t10\t-5\tVenteux Winnipeg\t\u20228\t-3\tPetite neige Toronto\t!\t3\tNuageux rrwowfXTOfi\t1\t5\tAverses \u2022 Hohfox\t3\t7\tAverses \\jnoK iOttwt o w n\t2\t6\tAverses ^ - *-.' - -\t0\t4\tPluie LOTO-SELECT EST: 2457 États-Unis Boston Buffalo Chicago Miami New York Amsterdam Amènes Acapulco Berlin Bruxelles Buenos Aires Copenhague Genève Hong Kong Le Caire Lisbonne Londres MM.\t\t\tMM.\tMAX.1\t2\tNlle-Orlèons\t11\t26 5\t6\tPittsburgh\t5\t8 1\t8\tSan Francisco\t9\t16 23\t27\tWashington\t5\t7 3\t5\t\t\t vitales\t\t\t\t MM.MAX.\t\t\tMM.\tMAX.0\t9\tMadrid\t1\t16 10\t15\tMoscou\t0\t2 23\t33\tMexico\t10\t24 1\t2\tOslo\t-10\t-2 3\t6\tParis\t5\t7 12\t23\tRome\t4\t12 1\t2\tSéoul\t-9\t0 2\t4\tStockholm\t1\t2 15\t12\tTokyo\t5\t10 24\t12\tTrinidad\t24\t35 9\t21\tVienne\t3\t4 3\t7\t\t\t NOTE PARFAITE (58/58) POUR LES POLICIERS EN NOVEMBRE Des 821 vols commis depuis le début de l'armée dans les banques et autres institutions financières de l'Ile de Montréal.60 pour cent ont été élucidés par la police de la CUM.ANDRÉ CÉPILOT_ En novembre dernier, les policiers ont été saisis de 58 affaires de vols de banques et, fait sans précédent, ont trouvé des solutions à.58 d'entre eux.Les trois quarts de ces vols qui ont été éclaircis, tient toutefois à préciser le capitaine-détective Gilles Forgues, ont effectivement été perpétrés en novembre.Les autres ont été commis antérieurement.M.Forgues, qui est responsable de la section des vols qualifiés à la police de la CUM, attribue ces succès à deux facteurs principaux: à la cueillette et à l'analyse plus rigoureuse des informations concernant ces vols, ainsi qu'à l'étroite collaboration des banquiers avec la police.«Il a fallu environ 18 mois pour unifier le travail de tous les membres de l'escouade afin d'être efficaces.Connaissant mieux leurs besoins mutuels, les analystes, les agents de renseignements et les enquêteurs échangent maintenant des indices plus pertinents, ce qui permet de dresser plus facilement une liste de suspects.», a expliqué le capitaine Forgues.Il souligne que son personnel se réunit quotidiennement pour passer à la loupe chacune des nouvelles plaintes reçues.Selon lui, la publication dans les journaux et les circulaires internes du service de police de la CUM de photographies de suspects pris en flagrant délit de vol dans les banques a aussi contribué à améliorer le taux de solution de ces crimes.Même s'il ne peut fournir de chiffres précis pour l'année en cours, M.For- y, - V i y- S: gues croit que ce système donne des résultats dans 75 pour cent des cas.Autre détail intéressant, dans quatre cas sur cinq ce sont des citoyens qui fournissent les informations permettant l'arrestation des suspects.Une prime de $500 est alors remise à celui qui communique le premier «la bonne identité» a la police.Depuis 1977, a indiqué un porte-parole de l'Association des banquiers canadiens, on a ainsi versé $20,000.A partir des 229 photographies que l'organisme avait publiées en date du 10 décembre 1980, 157 ont été identifiés et arrêtés, permettant de fermer 427 dos- siers d'attaques à main armée dans les banques à charte sur le territoire de la CUM et d'ailleurs.«Ce programme, estime M.Forgues, incite aussi les gens à collaborer avec les policiers.Certains nous refilent l'information sans même vouloir toucher la récompense.» Les hommes du capitaine Forgues ainsi que les directeurs de districts maintiennent également des relations étroites avec les services de sécurité des banques.Les deux groupes s'échangent informations et suggestions.«On a noté une sensible amélioration de la sécurité dans les banques.Les gardiens sont maintenant postés à des endroits statégiques.Les vitrines sont aussi moins encombrées d'affiches, ce qui permet au public .et aux policiers de voir ce qui se déroule à l'intérieur.L'idéal, bien entendu, serait que les comptoirs de tous les établissements soient dotés de vitres pare-balle, comme dans les caisses populaires, mais il semble que ce soit trop coûteux.» Avec ses 821 vols commis depuis le début de Tannée, soit le même nombre à peu près qu'en 1980, Montréal demeure en tête de lice à ce chapitre au Canada.Elle surpasse même New York qui, au 31 octobre dernier, en avait répertorié 656 comparativement à 728 pour la CUM.Pendant que près de 900 vols de banques étaient commis sur le seul territoire de la CUM, l'an passé, on en relevait à peine 80 partout en Ontario.La CUM compte quelque 1,500 institutions financières, dont 845 banques à charte et 80 caisses populaires.La majorité des vols sont commis dans le cente èt dans le nord de la ville.Quant à l'Ontario, elle en possède plus de 2,850.«La situation est tout à fait illogique», de dire le capitaine-détective Forgues, qui déplore la clémence des tribunaux québécois.«Que les juges deviennent au?-si sévères qu'en Ontario ou dans les provinces de l'Ouest et je suis sûr que le nombre de vols de banques va diminuer de moitié.A Calgary, des Montréalais viennent d'être condamnés à 25 ans d'emprisonnement pour un holdup.A Montréal, les 196 adultes que nous avons traduits en cour Tan dernier ont écopé en moyenne de trois années de détention.Quand on sait qu'un prévenu qui écope de sept ans peut, en vertu du régime de libération conditionnelle, recouvrer sa liberté, il ne faut pas se surprendre de revoir souvent les mêmes individus à la porte de nos banques.» photo Réal St-Jean.LA PRESSE T T Offensive des assistés sociaux pour obtenir une augmentation de 20 p.cent sur leurs prestations Les assistés sociaux du Québec ont décidé de prendre les grands moyens afin que le montant de leurs prestations soit augmenté de 20 pour cent d'ici le 1er Janvier._ HIMI VINNAT Les divers organismes les représentant à travers le Québec planifient quelque chose pour aujourd'hui, dont ils n'ont pas voulu parler hier, sans doute pour éviter que la police ou quiconque ne lui enlève son caractère spectaculaire mais leur première «action d'éclat», hier, donne une idée assez juste de ce que l'Orjp- nisation populaire des droits sociaux (OPDS) et ses différentes constituantes entend faire.Hier, donc, des dizaines d'assistés sociaux, membres de l'OPDS de la région de Montréal, ont décidé d'occuper le bureau de M.Claude Charron, député de Saint-Jacques, ministre et leader du gouvernement en Chambre.Un certain nombre de personnes encombraient le petit hall du bureau du député de M.Charron, angle Amherst et Ontario, la plupart des autres manifestaient à l'extérieur, avec pancartes, autour du thème «se loger, se nourrir, c'est un droit-, | Les assistés sociaux se plaignent de vivre en dessous du seuil de la pauvreté, que leur budget est grugé par le logement et la nourriture, puisque l'augmentation moyenne des prix au niveau de l'habitation est de l'ordre de 106.2% et celle de l'alimentation de 199.2%.Mais pourquoi manifester contre Claude Charron?Parce que, affirment les contestataires, en plus d'être leader du gouvernement au parlement, ministre et député et d'occuper une place importante au sein du PQ, il est d'abord et avant tout député d'un des quartiers les plus défavorisés » i itù de Montréal, le centre-sud, où l'on compte la plus forte concentration d'assistés sociaux du Québec.*Jj Le secrétaire de comté de Mi\u201e.Charron a bien tenté, en présence 1 des journalistes, de «sauver les-meubles» en déclarant que le conseil des ministres, dans les pro- ¦\u2022 chaînes heures, devait justement décider de hausser les prestations des bénéficiaires de l'assistance sociale, les contestataires, eux, persuadés à l'avance que la hausse accordée sera en deçà de celle demandée, ont décidé de continuer leurs pressions afin d'obtenir leur 20 pour cent.^ LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 DÉCEMBRE 1981 la presse À 3 LES QUÉBÉCOISES EMPRISONNÉES L'avocat guatémaltèque n'avait pas complété toutes les procédures d'adoption GUATEMALA \u2014 La dramatique mésaventure des quatre Québécoises appréhendées par la police du Guatemala est due au fait que l'avocat-notaire guatémaltèque, Edmond Mulet-Lesieur n'avait pas complété toutes les procédures légales requises dans sonpayspourpermettreauxcinq enfants de quitter sans anicroche leur pays pour le Québec.MICHEL GIRARD (envoyé spécial de LA PRESSE) Mais Me Mulet-Lesieur s'était tout de même engagé (par le biais d'une promesse faite en bonne et due forme au ministère de l'Émigration de la République de Guatemala) à finaliser dans un laps de temps déterminé les quelques procédures légales laissées en suspens avant le départ des enfants.C'est d'ailleurs en se basant sur cette promesse que le ministère de l'Émigration du Guatemala lui avait remis les passeports des enfants.À cause cependant de cette façon de procéder, c'est le nom de Me Mulet-Lesieur qui apparaissait à titre d'escorte sur le passeport de chaque enfant et non celui des quatre Québécoises.Tel est essentiellemeni le présumé acte illégal posé par Me Mulet-Lesieur dans cette affaire et qui implique les quatre Québécoises pour en avoir présumément bénéficié.Est-ce illégal ou pas d'avoir tenté de procéder de cette façon-là?C'est là la grande question que le juge de la cour pénale du Guatemala aura à trancher d'ici quinze jours.Une chose semble certaine cependant: c'est que les quatre femmes ne savaient absolument pas que les procédures légales effectuées par l'avocat guatémaltèque n'étaient pas entièrement complétées.D'autre part, l'enquête effectuée par les juges saisis de cette affaire a permis d'éclairer deux points très importants.Premièrement, l'arrestation des quatre mères de famille n'est absolument pas due à un complot politique organisé par le gouvernement actuel de la République du Guatemala dans lcbutde miner la crédibilité du Parti Renouveau Populaire, parti d'opposition dont Me Mulet-Lesieur est le se crétaire général.En second lieu, toute l'histoire reliée à l'hypothétique réseau de trafic d'enfants guatémaltèques en vue d'un marché noir a été carrément rejetée par le pouvoir judiciaire du Guatemala.Les circonstances Tout indique que c'est à la suite d'une plainte logée par un employé de l'hôte! où les quatre Québécoises séjournaient que la police du Guatemala a décidé de procéder à leur arrestation.La plainte était à l'effet que les mères de famille avaient présumément agi «de manière douteuse» en hébergeant avec elles, la veille de leur départ, les cinq petits guatémaltèque: elles avaient omis d'enregistrer le nom des enfants.L'hôtel a cru qu'elles avaient sciemment posé ce geste dans le but de cacher les enfants ou de les kidnapper.En fait, le seul motif qui a poussé les Québécoises à agir de la sorte est, selon elles, le fait qu'elles devaient le lendemain matin se rendre à l'aéroport à 6 heures du matin.Comme l'orphelinat n'ouvrait pas ses portes si tôt le matin, elles n'avaient donc pas d'autre alternative que celle de faire coucher les enfants dans leur chambre durant le nuit précédant leur départ pour le Québec.«Maintenant si on n'a pas enregistré les enfants, c'est tout simplement parce qu'on ne savait pas que cela était nécessaire.De toute façon, on était tellement accaparées par les enfants, qu'aucune d'entre nous n'a eu le temps de se poser cette question», a expliqué Mme Monique Magown.En ce qui concerne les procédures légales que devait préparer Me Mulet-Lesieur, les quatre Québécoises disent qu'elles se sont fiées entièrement à lui.«Il nous a dit que tout était en règle.Que voulez-vous qu'on dise.On l'a cru.Et personne d'entre nous n'était de toute façon en mesure de savoir si les documents légaux qu'il nous a remis étaient complets ou pas.On ne connaît pas les lois de ce pays», a renchérit Mme Lise Francoeur.Quant au fait que leurs noms n'apparaissaient pas sur les passeports des enfants, elles disent qu'elles n'en avaient absolument pas vérifié le contenu, trop occupées à jouir de la présence des enfants.Pour sa part, si la police du Guatemala les a arrêtées subito presto lorsqu'elle a reçu la plainte de l'hôtel, c'est parce que deux semaines plus tôt elle était intervenue dans un cas de trafic d'enfants qui avait fait scandale au Guatemala.Et comme les procédures légales n'étaient pas toutes complétées, que certaines pièces manquaient et que les noms des Québécoises n'apparaissaient pas sur les passeports des enfants, la police a cru dès le départ qu'il s'agissait là d'un deuxième réseau de trafic d'enfants.En temps normal, il semble que dans de tels cas, la pire situation qui peut survenir c'est d'interdire aux gens de sortir des enfants du pays tant et aussi longtemps que toutes les procédueres légales ne sont pas complétées.Mais les gens ne sont pas jetés en prison! Mais cette fois-ci, à cause de diverses circonstances, la police a pris panique et tout le monde s'est retrouvé en prison.La caution fixée à $ 10,000 GUATEMALA \u2014 Durant certaines journées, tout était si confus dans leur tête, que les trois Québécoises incarcérées à la prison de Santa Teresa de Guatemala City en étaient rendues à n'espérer qu'une seule chose: «Se faire immédiatement tuer».MICHEL GIRARD (Envoyé spécial de LÀ PRESSE) C'est en ces termes dramatiques que Mmes Diane Werminlin-ger, Monique Magown et Lise Francoeur ont décrit à LA PRESSE les moments sombres de leur emprisonnement.L'autre Québécoise appréhendée en même temps qu'elles, Mme Simone Bédard, est détenue pour sa part à l'hôpital Bella Aurora en raison des problèmes de santé.Lorsque LA PRESSE les a rencontrées hier à la prison, les trois détenues avaient la mine passablement réjouie parce que leur avocat guatémaltèque dans cette affaire leur avait annoncé officiellement qu'elles seraient libérées sous un cautionnement de $10,000 aujourd'hui ou demain au plus tard.Mais de peur de se faire des fausses joies, elles refusent encore de crier «victoire» et ce tant et aussi longtemps qu'elles n'auront pas «mis les deux pieds en dehors delà prison».«On ne sait jamais, tout d'un coup qu'ils (le juge et les policiers) trouvent encore d'autres motifs incroyables pour nous garder en-dedans», a ajouté Mme Diana Werminlinger, la plus inquiète des trois détenues.Même si elles savent pertinemment que leur «calvaire» achève, les trois femmes n'oublieront jamais d'avoir été «traitées pendant quelques jours comme de vulgairesvoleusesd'enfants alors qu'on est venues ici dans le but de poser un geste humanitaire en ramenant ces orphelins au Québec.» «Nous étions gardées à vue par des policiers armés de mitraillettes.A la belle étoile.Il faisait excessivement froid.Les cinq petits pleuraient de faim et de froid.Nous étions effrayées.On ne comprenaient absolument, rien à ce qui se passait.Personne ne parlait notre langue.On nous interrogeait sans qu'on puisse s'ex- pliquer.C'était un incroyable cauchemar», a expliqué Mme Lise Francoeur afin de démontrer de quelle façon elles ont vécu durant les deux premiers jours de leur arrestation.Après, la cour a placé les enfants dans un orphelinat public et elles, pour leur part, ont été jetées en prison.Mme Simone Bédard a «craqué» et la police a été obligée de la transporter d'urgence à l'hôpital et ce, dit-elle, pour la première fois de sa vie.En dépit du fait qu'elles étaient relativement bien traitées en prison, les trois Québécoises ont broyé du noir jusqu'à mardi midi.«-Les prisonnières et les gardiennes ont toutes été extrêmement gentilles avec nous.Les mères naturelles des cinq enfants (jetées également en prison) nous répétaient sans cesse qu'elles nous aimaient et qu'elles voulaient à tout prix nous donner leur enfant parce qu'on était pour en prendre soin dans notre pays.Les gens de l'ambassade du Canada nous supportaient.Mais en dépit de tout cela, nous étions complète- ment démoralisées», d'ajouter Mme Monique Magown.Ce qui rendait encore plus pénible leur situation, c'est le fait de se retrouver emprisonnées dans un autre pays que le leur, sans pouvoir recevoir aucune communication de leur famille immédiate et sans comprendre par surcroît quoi que ce soit à cette mésaventure.Puis, mardi midi, une première bonne nouvelle est arrivée: Je diplomate canadien chargé de leur dossier leur a apporté un paquet de lettres provenant de leur famille.Un peu plus tard dans l'après-midi, elles apprenaient officieusement qu'elles seraient bientôt libérées sous cautionnement, ce qui les a évidemment comblées de joie.Puis hier, leur avocatguatémal-tèque leur confirmait cela de manière officielle.Mais tant qu'elles ne seront pas sorties de cette prison et exonérées de tout blâme, disent-elles, elles vont rester inquiètes.Je n'ai pas besoin d'un permis, dit l'avocat Jean Francoeur «Selon la loi 13 modifiant la loi de l'adoption, seul un gouvernement, un ministère ou un organisme agissant conformément à une entente avec le gouvernement peut servir d'intermédiaire pour faire placer au Québec en vue de l'adoption un enfant domicilié ou résidant hors du Québec.HUGUETTE ROBER&F.«Si un avocat, de son propre chef et sans entente avec le ministère des Affaires sociales, sert effectivement d'intermédiaire entre des candidats à l'adoption et des enfants étrangers, notre contentieux est d'avis qu'il agit de façon illégale.» .Me Monique Perron, du contentieux du MAS, dit bien «si».L'illégalité de l'intervention de Me Jean Francoeur, procureur des quatre Québécoises arrêtées récemment au Guatemala, est encore loin d'être prouvée.Il faudrait pour cela pouvoir affirmer que le rôle tenu par l'avocat dans une cinquantaine d'adoptions internationales réalisées par ses clients au cours des quatre dernières années peut être assimilé à celui d'«intermédiaire» au sens de la loi.Or, jusqu'à présent du moins, le ministre Pierre-Marc Johnson n'a ordonné aucune enquête sur cette question.«Nous suivons cette affaire de près», ajoute l'avocate; Quatre organismes reconnus Bien des gens intéressés à l'a- doption internationale se perdent en conjectures à la suite de l'aventure vécue au Guatemala par les quatre mères québécoises, laquelle approcherait, semble-t-il de son dénourment.La question s'est posée: Me Francoeur doit-il posséder un permis ou une autorisation quelconque du MAS pour s'occuper d'adoption internationale?Interrogé là-dessus par LA PRESSE, M.Roland Guérin, chargé du programme d'adoption internationale au ministère des Affaires sociales, répond: «Oui, s'il veut administrer une agence d'adoption et servir d'intermédiaire entre les candidats-parents et les enfants étrangers disponibles pour adoption.Et alors il faudrait qu'il respecte les conditions du MAS, soit agir à titre bénévole et soumettre obligatoirement toutes les demandes à l'évaluation professionnelle d'un centre de services sociaux.Non, s'il ne fait que son métier d'avocat en s'occupant de dresser le dossier d'adoption.» Nous avons, au Québec, quatre organismes accrédités, en vertu d'une entente écrite avec le MAS, pour procéder en matière d'adoption internationale.A savoir, les agences Terre des Hommes, Soleil des Nations, Familles pour enfants et Accueillons un enfant.«Ces organismes, explique M.Guérin, sont en liaison avec d'autres organismes similaires dans les pays où ils ont un programme d'adoption internationale en accord avec les lois en vigueur dans ces pays \u2014 Terre des Hommes et Soleil des Nations ont, justement, un programme au Guatemala \u2014 et l'évaluation de tous les candidats qui leur adressent une demande est pratiquée par un praticien du Centre des Services sociaux de leur région.Ces organismes ont réalisé en 1980 environ 160 adoptions internationales.En raison du nombre élevé des demandes (1,400, enregistrées présentement), l'attente peut être de trois à quatre ans.» Trop long, trop compliqué Me Francoeur se défend d'être un «intermédiaire» au sens de la loi du Québec.«Je suis avocat.Et il ne me semble pas nécessaire d'obtenir un permis du MAS pour faire mon métier.» L'avocat se montre plutôt amer, face à certaines déclarations récentes de fonctionnaires du MAS qui laisseraient planer quelque doute sur la pureté de ses intentions.«Je comprends que tout aille de travers au ministère des Affaires sociales, lance-t-il.Le ministre est mal informé par des fonctionnaires incompétents.«Tout avocat a parfaitement le droit de constituer un dossier d'adoption, lequel soit dit en passant comporte pas moins de 21 documents légaux, et de présenter une requête en adoption à la cour.Je mets quiconque au défi de prouver qu'un tel dossier peut être pris en charge plus efficacement par des bénévoles, tout dévoués soient-ils, que par un avocat.Or, les organismes reconnus par le MAS pour s'occuper d'adoption internationale sont formés de bénévoles qui n'ont pas nécessairement la compétence pour suivre efficacement le dossier.Les procédures sont longues et parfois incomplètes (certains actes d'adoption internationale ne portent pas le sceau du consulat).«Moi, je ne sers pas d'intermédiaire.Je n'ai pas d'enfants à «vendre».En m'occupant des procédures, je permets tout simplement à mes clients de se passer d'intermédiaire et d'effectuer eux-mêmes les démarches nécessaires pour réaliser l'adoption d'un enfant étranger.Quant à l'évaluation des candidats, il faut savoir qu'elle est souvent faite, au CSS, par une technicienne plutôt que par une travailleuse sociale professionnelle.Or, certains pays présentent des exigences très sévères à ce chapitre.La Colombie, par exemple, exige un certificat signé par un médecin, un autre par un psychologue et un troisième par un psychiatre! «Les dossiers d'adoption internationale ne constituent que 10% environ de ma pratique.Et même si le travail est plus exigeant que pour une cause de divorce, mes honoraires sont moins élevés, soit $300, plus $500 si l'adoption se réalise (à cause de la vérification du travail fait à l'étranger).En tout, avec les frais d'avocat à l'étranger, les frais de procédure, les frais de voyage du couple de parents adoptifs (ou de l'escorte qu'ils enverront à leur place) et de l'enfant, mes clients déboursent au maximum $5,000, ce qui est moins que bien des adoptions réalisées par l'intermédiaire d'organismes reconnus par le MAS.» Une décision qui se fait attendre Lorsque le gouvernement du Québec a convoque une com/* mission parlementaire, à la fin d'octobre dernier, afin d'étudier la recommandation de la Régie des installations olympiques pour couvrir le Stade olympique, le ministre responsable Claude Charron avait émis l'opinion qu'il fallait prendre une décision rapidement dans le but de faciliter la reprise des travaux avant que l'hiver ne s'installe confortablement.D'ailleurs, seule cette rapidité d'action aussi souhaitable que souhaitée pouvait justifier la manière d'agir du gouvernement lors de cette commission parlementaire, soit de se contenter d'entendre les porte-parole de la RIO et de son mandataire (la' Société d'énergie de la baie James), plutôt que d'ouvrir le débat à tous ceux qui pouvaient proposer une solution viable pour couvrir le stade.Avec le résultat que plusieurs propositions venant de sociétés etbu d'individus n'auront été soumis à aucun examen sérieux par l'équipe gouvernementale.Or, un mois s'est passé depuis cette commission parlementaire sans qu'aucune décision ne soit communiquée.Elle se fait toujours attendre même si les premières traces de neige ont déjà fait leur apparition.Et plus on retarde, plus il sera difficile de relancer le chantier avant les gros froids d'hiver.Sans être dans le secret des dieux, il m'est permis de croire que le gouvernement Lévesque a choisi de bien réfléchir sur le sujet avant de donner son aval à un investissement additionnel de $64 millions dans un projet qui a déjà coûté beaucoup trop cher.Evidemment, il sera très difficile de faire accepter un tel investissement par la population, à un moment ou le ministre des Finances doit imposer des coupures budgétaires dans les domaines de l'éducation et de la santé, puis appliquer de nouvelles taxes pour joindre les deux bouts.Mais il faudrait quand même que le gouvernement fasse connaître sa décision, tôt ou tard, pour que la RIO et ses locataires sachent enfin à quoi s'en tenir.L'incident de Minneapolis En revanche, sans qu'il ne l'ait évidemment planifié ainsi, le gouvernement se voit offrir sur un plateau d'argent l'occasion de se pencher très sérieusement sur la solution proposée, surtout à la lumière de l'incident survenu à Minneapolis récemment, alors que la toiture du Metrodome Hubert Humphrey s'est déchirée sous le poids de la neige.Le plus inquiétant demeure le fait que la toile devait résister à une épaisseur de trois pieds de neige, et qu'elle a croulé sous 12 pouces.Evidemment, le fabricant de la toile impute l'incident au fait que le système de fonte de neige ne fonctionnait pas, un raisonnement qui eût été compréhensible si l'épaisseur de la neige avait été supérieure à 36 pouces.Mais passons.A tout événement, il serait peut-être bon de profiter de l'occasion pour revoir les données qui ont prévalu dans les différents calculs de la future toiture du Stade olympique, question de s'assurer que rien n'a été néglige, y compris le système de fonte de neige, ainsi que le système de déclenchement d'urgence de la toiture en cas d'une accumulation dangereuse de neige sur la toile proposée par l'architecte Roger TàiUibert.Revitalisation coûteuse pour la CTCUM Lors d'une récente réunion du Conseil de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal, le président-directeur général de la CTCUM, Lawrence Hanigan a concédé que son organisme avait fait part à l'administration municipale de Montréal de ses préoccupations quant au programme de revitalisation des principales artères de la métropole, programme qui a tendance à rétrécir la chaussée et.par voie de conséauence.à ralentir la circulation.Par contre, à une question du maire Yves Ryan, de Montréal; Nord, qui soulignait le caractère unilatéral de la décision dé.l'administration montréalaise, le pdg de la CTCUM a refusé de dire si cette revitalisation entraînera des dépenses additionnelles à la CTCUM, d'autant plus qu'il n'écarte pas la possibilité que le rétrécissement de la chaussée contribue à améliorer l'achalandage du transporteur public.En vigueur dans une douzaine d'artères, ce programme ne fait donc pas que des heureux.D'ailleurs, je l'avais souligné il y a quelques semaines, après avoir constaté que les ilôts artificiels construits à même la chaussée avaient contribué à ralentir considérablement la circulation sur le boulevard Saint-Laurent, au nord de la rue Sherbrooke.Et nous n'avons probablement rien vu.Attendons la première bonne tempête de neige.Attendons aussi au printemps prochain pour voir les dégâts causés aux pavés par les deneigeuses.Nous risquons d'avoir de très désagréables surprises.__ Une assurance contre les agressions de rue ?NEW YORK (Reuter) \u2014 La chose est tellement évidente que les Newyorkais s'étonnent qu'on n'y ait pas pensé avant: deux petites sociétés viennent de lancer des polices d'assurances contre les agressions de rue.La première, Bankers Insurance, est basée à Miami et entend limiter ses opérations à l'Etat de Floride.La seconde, RLI, a son siège à Peoria, en Illinois, et entend couvrir tous les États-Unis.M.William Applegate.pdg de RLI, a précisé que les contributions seraient fixées en fonction de la profession de l'assuré, le gérant d'un commerce de bois- sons alcooliques, par exemple,, étant susceptible de payer davantage qu'un tailleur travaillant à domicile.Les indemnités s'échelonne^ ront de $5,000 à 250,000.Dans \\e\\ dernier cas.le tailleur paierait $250 de contributions par an et le gérant $360.Comme il est impossible d'assurer contre l'agression propre-' ment dite, le contrat portera sur les coûts médicaux, voire d?en-£ terrement, encourus après l'attaque.Curieusement, RLI est le plus important assureur de verres dé, contact aux Etats-Unis.Le Québécois: «Un romantique attardé à la remorque de sa femme» QUEBEC (PC) \u2014 Selon une étude d'un anthropologue québécois, les femmes au foyer «rêvent de travail et d'amants» alors que les hommes sont «soumis» à Leur femme qu'ils vénèrent en même temps qu'ils voudraient bien pouvoir se libérer.Auteur d'un livre devant paraître prochainement: «L'imaginaire québécois».M.Pierre Maranda, de l'université Laval, estime que la Québécoise confi-i née au foyer n'est pas satisfaite de son sort et cherche à donner plus de «piquant» dans sa vie qu'elle trouve monotone.Mais comme les rêves ne se réalisent pas toujours, inriique-t-il, un fort pourcentage d'entre elles optent pour les valeurs traditionnelles, la religion et la sécurité dans lesquelles elles semblent trouver un réconfort.Quant à l'homme, estime l'anthropologue, c'est un romantique attardé à la remorque dè sa femme, qui le domine.Il vit encore pour idéaliser sa partenaire comme c'était le cas au XIXe siècle».Selon lui, le Québécois se fait une idée très élevée de la femme à qui il demande d'être bonne, accueillante, fidèle, dévouée, belle, séduisante, etc.\u2022J v 4 i i A 4 LE TEMPS QUI PASSE Richard, Claude, Serge et les autres Il y avait Richard, Guy, les deux Claude, celui qui-a-vu-une-soucoupe-volante, et l'autre Claude qui habite au-dessus de chez Richard.Il y avait Serge qui s'en allait souper chez sa mère comme à tous les mercredis soir.Et il y avait moi et Ti-Fixe, ce dernier étant le chien du Claude qui-a-vu-une-soucoupe-volante.Nous étions dans l'arrière-bou-tique de Richard et Guy, chez Phebus-Déco, au coin de Laurier et Fabre.C'est Richard qui m'a reçu.Quand il a vu que je voulais jaser, il m'a emmené en arrière.J'ai tout de suite reconnu l'endroit: l'agora, la place du village, !e salon, le garage de campagne, appelez-ça comme vous voulez, en tout cas c'est le lieu où les amis du quartier vont passer des heures, le rendez-vous quotidien de «la gang».Un lieu essentiellement mâle et mémère.Un lieu de pla cotage, ce qui n'empêche pas Richard de continuer à décaper ses tables.Richard vous jureriez qu'il est Arabe.25 ans, grand, les cheveux très noirs et très bouclés, un peu raide quand il reçoit le client.bref, le genre qui plaît.Tout pour lui: Beau comme un Arabe sans l'être et après réflexion pas si raide que ça, comme un slack discret dans la colonne.Paraît qu'il y a dans le quartier une association des ex-blondes de Richard qui compte assez de membres pour remplir le sous-sol de l'église Saint-Stanislas lors de leur réunion annuelle.Richard est un peu tapissier, un peu antiquaire, un peu rembour-reur, un peu restaurateur de vieilles affaires.il travaille aussi l'hiver sur les patinoires de la ville et l'été, il conduit la balade de Terre des Hommes.Il faut bien manger.C'est lui qui m'a reçu, je vous l'ai dit.On en était encore aux banalités quand Claude qui-a-vu-une-soucoupe-volante dans un champ du côté de Berthier est arrivé avec son chien Ti-Fixe.Pour le moment Claude est chômeur, mais il est aussi architecte «sans diplômes» précise-t-il, vidangeur, et bien d'autres choses.11 parle souvent de l'univers, de l'énergie et de Dieu qu'il appelle «Le grand Total».j'imagine que c'est plus planétaire comme ça.Claude entretient avec son chien Ti-Fixe une relation du type de celle qu'on entretient généralement avec sa blonde.Quand la bête le talonne, il dit: «Que je suis donc tanné de l'avoir dans les jambes».Quand il ne l'a pas vue depuis trois jours et qu'il la croit perdue, il sanglote dans l'arrière-boutique de Richard: -Tu sais, Ti-Fixe, c'était bien plus qu'un chien pour moi.» Mais il arrive parfois que c'est le maître qui disparaît pendant trois jours, alors, immanquablement, le chien va brailler à la porte de «Phebus Déco».Et Richard a beau lui dire: «Y'est pas là Claude», Ti-Fixe refuse de partir tant qu'on ne lui a pas laissé le temps de faire le tour de la boutique, de l'arrière-boutique et même de la cave où travaille Guy.Il faudrait bien que je vous parle de Guy, l'associé de Richard.Ce sera pour une autre fois.Je vais plutôt vous présenter Serge qui vient d'arriver.Serge dit «le téteux» n'habite plus le quartier, mais il est quand même là presque tous les soirs.Il étudie en littérature à McGill: «J'évais à l'UQAM, c'était trop flyé.J'ai changé pour McGill, c'est trop straight.je pense que je vais aller faire ma maîtrise à l'UdeM! » Son problème c'est la blonde qu'il n'a pas.Ce qui amuse beaucoup les autres.\u2014 Il a une trop grande bibliothèque pour avoir une blonde, dit Richard.On lui a expliqué que ça ne pognait plus de citer par coeur des grands bouts «du discours sur les fondements et l'origine de l'inégalité parmi les hommes» de Jean-Jacques Rousseau, mais il s'obstine! Il nous répond en citant Kierkegarde: «Le désespoir est une forme supérieure de la critique! \u2014 Ça veut dire quoi au juste?demande quelqu'un.\u2014 Ça veut dire que je suis pogné pour aller voir des films de cul! répond Serge.Il faut lui donner ça à Serge, il a le mot pour rire de ses lettres! Là-dessus quelqu'un a parlé d'aller souper: «On devrait aller chez madame Duquette.Elle fait son jambon à l'ananas ce soir.» \u2014 Pas moi a dit Serge, je soupe chez ma mère.A moins que.\u2014 A moins que rien ont dit les autres.Tu soupes chez ta mère comme tous les mercredis.Tu sais bien qu'elle serait déçue.J'avais oublié comme ça pouvait être tendre, parfois, des gars ensemble.i 1 VENTE PRIME DE NOËL j TÉLÉCOULEÙR ^ ItC/1 *GRATUIT à l'achat prime de noël 2fi\" Téchnko 4t % ^7{%9S ATLANTIQUE * I / V YAMAHA P550 table tournante BRMnfNMMl Afld, wrNMfce rVJrwinç i&cLie.prix atlantique $26995 Hauf-oarleurs Howf-pofWr haute fidélité* 30w RMS ftumiumw M 49\" « SANYO BETA Programmable affichage digital PRIX ATLANTIQUE $79995 ncji CAMÉRA COULEUR urtro-légère, zoom, monitor PRIX ATLANTIQUE $74995 ou «SANYO VHS Panasonic + ItfSJt J k ¦ vhs Vidéo Pcmosonic portatif 3 \u2022o;limeototiort$ * programmables 14 jours FISHER Ensemble stéréo comprenant \u2022 Récepteur am-fm de 40 watts RMS \u2022 Egali-sateur inclus \u2022 Table tournante semi-automatique Fisher \u2022 2 haut-parleurs Hendrix CAMERA RCA ULTRA-LÉGÈRE 2oom \u2014 modèle 1982 O a ra\\ ha» Akm>*« fît étagt) mmbi 6060 boU.MémpoMml MONTAUPlazoSm^bjrl OTTAWA Içarix Sinw» tkâ rOiCTI^UX-TBAmES CWtx.d.la Port.LES PRODUITS OFFERTS DANS CETTE ANNONCE SONT EN VENTE SEULEMENT KHMTVCLAHi Ci», cownwrool f qrrUv QUteCn» Carte (Mal St4W.J CaUnti ¦ ¦ Conor Jwi Pkx» PW 9.Ip ¦AÛU9Q Comfaw mam lOaKNBT Ran fort lÛflMfliGaUmdtiMMi $1 WOT FVr» Loxar STMOYpTooiSWor ST-mAOllMi Cotant S^H^i* NOS DEUX MAGASINS-ENTREPÔTS CI-HAUT MENTIONNÉS.LES ILLUSTRATIONS PEUVENT DIFFÉRER DES MODÈLES EN VENTE MARANT7 \u2022 IUXMAN \u2022 CERWIN VEGA \u2022 JANIS \u2022 JBl \u2022 BOSE \u2022 KEF \u2022 FISHER \u2022 TEAC \u2022 AKAI \u2022 ALX ¦ SOUNLXSIGN \u2022 AWAI\u2022 MARANT2 \u2022 LUXMAN VT-UHKaiitaPVo-Yli 9UWM0.AW rsoa Mouno.l»,r*W*-/an«rd 6S,nNC«rgn Cafariti T«Tibonn.TMETTO» IMS Cantfeur rrortwoc Tw&4rvte(>tn^w« TIOUMÉBO.iS47 boU loH YA14T0tCarr^ouduNord VUI fWAAMHT Cùtarw Nonwid» Mill ÏIANtDfl {Moot V«H» Ai#io) VMSl-UUJWfTFW.^ LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 DÉCEMBRE 1981 LE PROJET LAURIN (1) Qui trop embrasse.Dans son message inaugural, le premier ministre Léves-que a semblé mettre la pédale douce sur le projet de restructuration scolaire auquel travaille depuis quelque temps le ministre Laurin.M.Lévesque a insisté sur la nécessité de mul-tipluu consultations et d'en arriver à des «consensus» avant de se lancer dans cette réforme.Même si la restructuration scolaire de l'île de Montréal s'impose depuis longtemps, M.Lévesque a raison d'être prudent.Car ce qu'on connaît du projet du ministre Laurin comporte plusieurs risques assez sérieux.On connaît, grâce à diverses fuites, l'hypothèse retenue par ce dernier: plutôt que de viser uniquement l'île de Montréal, ou sont pourtant les vrais besoins, la réforme couvrirait toute la province.Les commissions scolaires perdraient le peu de pouvoirs qu'elles ont gardés au profit des écoles, lesquelles seraient dorénavant des corporations publiques gérées par des conseils analogues à ceux des cégeps, constitues de représentants des parents, des enseignants et de la direction auxquels S'ajouteraient, au niveau secondaire, les représentants des élèves.La participation du milieu se ferait par cooptation au sein du conseil de l'école.Chaque école déléguerait un représentant au niveau de la commission scolaire, ou siégeraient aussi des représentants du milieu nommés plutôt qu'élus.Abolition, donc, du suffrage universel.Il y aurait, comme aujourd'hui, des écoles anglaises et françaises, mais ce serait au conseil d'école à définir le «projet éducatif», à partir de la minée marge de manoeuvre laissée par les conventions collectives et les programmes du ministère, ainsi que le statut confessionnel de l'école.Par ailleurs, chaque école serait dorénavant tenue d'offrir le choix entre un cours de religion et un cours de morale.Ouf! Que voilà un menu indigeste! Et c'est précisément là que loge le bobo de cette réforme: on veut tout régler d'un seul coup .Mais qui trop embrasse mal étreint.La confessionnaiité: le projet ne regie rien quant au problème de fond.Il y a fort à parier qu'encore une fois les minorités non-confessionnelles seront sacrifiées presque partout à la loi de la majorité.Pour une école comme Notre-Dame-des-Neiges, située en milieu intellectuel et néo-québécois, et pour laquelle une majorité de parents souhaiterait un statut pluraliste, il y aura cent écoles qui maintiendront \u2014 pour des raisons diffuses touchant surtout à la discipline et aux valeurs traditionnelles \u2014 le statut confessionnel actuel .avec le risque que certaines écoles, dominées par des militants de droite, se donnent un «projet éducatif» carrément intégriste dans l'approche pédagogique et l'engagement der enseignants.Dans ce contexte, le sort qui attend les minorités non-confessionnelles, c'est le «busing»: les enfants seront regroupés dans des écoles marginales, loin du quartier et du voisinage naturel.La gestion: le projet Laurin repose essentiellement sur la participation massive des parents, des enseignants et, au secondaire, des élèves.Or, l'expérience des dernières années, tout autant que le sens commun, soulevé bien des doutes.Pour des raisons absolument légitimes, mais que les politiciens qui, eux, vivent autrement, ne semblent pas comprendre, l'immense majorité des parents ne veulent pas consacrer le peu de loisirs que leur laissent le travail et la vie familiale à des réunions, des comités et autres séances participationnistes.Ils veulent en général déléguer à des gens en qui ils ont confiance la tâche d'instruire leurs enfants, quitte à jeter un coup d'oeil critique sur le processus quand ils ont l'impression que quelque chose va mal à l'école.Exception faite de certains milieux où un nombre raisonnable de parents est déjà, par exceptionnelle conviction ou par formation, enclin à ce type d'engagement, il est probable que bien des conseils d'école tomberont aux mains de parents et de citoyens qui militent dans diverses causes, cause d'extrême-droite comme l'Association des Parents catholiques, d'ex-trème-gauche comme SOS-Garderies.ou alors dans des partis politiques.Le déplacement du centre du pouvoir risque d'amener sur le terrain même de l'école \u2014 un terrain infiniment plus fragile que celui des commissions scolaires, parce que les enfants y sont et que le milieu est plus petit \u2014 des débats et des luttes politiques susceptibles de gêner l'activité pédagogique.Par ailleurs, la participation des parents «ordinaires» reste un peu illusoire parce qu'ils sont nécessairement de passage, et moins en prise sur les dossiers que la direction, les enseignants et les citoyens-parents militants.La participation des enseignants au conseil d'administration pose un problème différent, tout aus*i classique: comment être à la fois gestionnaire et syndiqué?Ce dilemme se pose en période de négociation dans les cégeps et les universités ou les professeurs participent à la gestion.La CEQ, qui regroupe tous les enseignants des commissions scolaires francophones, est d'ailleurs opposée à cette sorte de cogestion.Quant aux élèves, encore là l'expérience montre que la majorité des étudiants, même à l'université, ne ressent pas le besoin de participer assidûment à la gestion des institutions.(Même à l'UQAM, l'expérience de la participation étudiante apporte des résultats mitigés selon les modules).Imposer cette responsabilité à des adolescents qui, à cet âge, ont bien d'autres préoccupations et qui ne l'ont d'ailleurs jamais demandée, n'est-ce pas faire passer une idée avant la réalité?DEMAIN: Un casse-cou politique.LA PAIX DANS LE MONDE 78 personnalités font appel à Trudeau OTTAWA (PC) \u2014 Soixante-dix-huit personnalités canadiennes ont demandé au gouvernement de mieux travailler à l'instauration de la paix et de l'équilibre dans le monde, en commençant par déclarer notre pays affranchi de l'arme nucléaire.C'est M.Andrew Brewin, ancien député néo-démocrate et un des organisateurs du mouvement, qui a fait parvenir cette déclaration de principe au premier ministre Pierre Trudeau.Au bureau de ce dernier, on a répondu que M.Trudeau allait accorder une attention particulière à cet appel et qu'il donnerait une réponse à ce message plus tard.M.Murray Thomson, depuis longtemps avocat du désarmement, a expliqué hier aux journalistes que le mouvement avait en vue la prochaine sessionspéciale des Nations-Unies sur le désarmement et songeait aux tentatives présentes de mettre en branle des S : f discussions globales sur le marasme économique des pays pauvres.La déclaration suggère une marche politique visant trois buts: éliminer la menace d'une guerre nucléaire, le renforcement des Nations-Unies et des organismes internationaux du même genre, et l'adoption de propositions économiques plus efficaces pour les pays pauvres.Parmi les suggestions pouvant collaborer à l'établissement de la paix dans le monde, le groupement cite une Agence internationale de surveillance des satellites, qui vérifierait les mouvements des puissances nucléaires.Et il se prononce en faveur d'une zone affranchie de l'armement nucléaire au Canada.Certains des signataires ont noté qu'il fallait bannir la circulation des navires transportant des armes nucléaires dans les eaux canadiennes.\\ LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 DÉCEMBRE 1981 LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE DE 1973 À 1980 Ontario a reçu 4 fois plus de subventions du fédéral que Québec QUÉBEC (PC) \u2014 De 1973 à 1980, l'Ontario a reçu 60 pour cent des subventions fédérales pour la recherche et le Québec seulement 15 pour cent.«C'est essentiellement injuste pour le Québec», a commenté hier le ministre du Développement scientifique, M.Jacques-Yvan Morin.en répondant à l'Assemblée nationale à des questions du député de Vimont, M.Jean-Guy Rodrigue.\u2022 «Dans le système des subventions fédérales à la recherche scientifique, le Québec est bon dernier de toutes les régions par rapport à sa population», a dit M.Morin.Selon le ministre, tous les gouvernements du Québec, y compris le gouvernement libéral de M.Robert Bourassa.ont dénoncé cette situation qui «pénalise non seulement les chercheurs québécois mais l'économie du Québec en général».M.Morin a affirmé que de 1973 à 1980, l'Ontario touchait annuellement des portions de subventions fédérales allant de 53 pour cent à 61 pour cent du budget total tandis que le Québec devait se contenter de 15 pour cent.C'est pourquoi le Québec a dû créer ses propres organismes de recherche, comme le Centre de recherche industrielle (CRIQ), le Fonds de soutien à la recherche universitaire ou le Fonds de recherche en santé.«Non seulement les Québécois paient avec leurs taxes pour de la recherche en Ontario, mais ils sont obligés de se donner ici des institutions de recherche, autrement il n'y aurait pas de recherche au Québec», a dit M.Morin.Secteurs Selon M.Morin, les secteurs les plus touchés par cette privation de subventions fédérales sont la chimie, l'électronique, la géologie, la métallurgie et les sciences naturelles.Au niveau des subventions du Conseil fédéral de la recherche scientifique (CFRS), le Québec n'a reçu entre 1972 et 1978 que 20 pour cent des montants disponibles, soit $96 millions sur un budget de $483 millions, bien que la population québécoise représente 27 pour cent de la population canadienne.M.Morin a tenté de rencontrer son homologue fédéral, M.John Roberts, pour débattre le dossier, mais il «s'est heurté à un mur de briques, les résultats sont nuls et les fédéraux ne veulent pas discuter de la chose», a dit M.Morin.Pour sa part, le député de Vimont, M.Rodrigue, a soutenu que les dernières données du ministère fédéral des Sciences et des Technologies établissaient que le Québec reçoit moins que toutes les autres régions du Canada en subventions de recherche scientifique.Selon M.Rodrigue, les déboursés du fédéral par habitant en 1980 seraient de $87 en Ontario, de $71 dans les Maritimes, de $44 dans l'Ouest canadien et de seulement $36 au Québec.Les députés libéraux ont protesté lorsque M.Rodrigue, un député péquiste, a posé sa question.Il s'agit d'une question «plantée», ont-ils dit.Jacques-Yvan Morin LE FILIBUSTER CONTINUE Parizeau: Hydro-Québec ne rapportera pas plus que les courses à I' QUEBEC (PC) \u2014 Le ministre des Finances, Jacques Parizeau, s'est bien défendu hier de vouloir siphonner les profits d'Hydro-Québec avec le projet de loi 16 présentement à l'étude à l'Assemblée nationale.Au cours du débat sur ce projet de loi, M.Parizeau a souligné que le gouvernement est loin de vider la caisse d'Hydro-Québec si l'on considère que cette société d'Etat ne versera que $28 millions en dividendes en 1982.«C'est moins que ce rapportent les courses de chevaux», de signaler le ministre.Selon lui, la formule de dividende mise au point va rapporter sur tout le capital investi dans Hydro, 0.58 pour cent en 82, 1.36 pour cent en 83 et 2.96 pour cent en 1984.«Ce sont des dividendes bien faibles compte tenu du capital investi et compte tenu des usages qui existent dans les entreprises lorsqu'elles font des profits», a-t-il ajouté.M.Parizeau a reconnu que les dividendes anticipés augmentent rapidement à partir de 1985, en raison des besoins d'investissement de la société hydroélectrique.LES CONSEILLERS PAYETTE NE SONT PAS DE SIMPLES VENDEURS.ILS CONNAISSENT LA TECHNIQUE ! 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A 19 HARCELEMENT SEXUEL La Commission des droits est prise à partie Le groupe Au bas de l'échelle accuse la Commission des droits de la personne de faire le procès des victimes de harcèlement sexuel au travail au lieu de faire une simple enquête sur un fait précis.La Commission, selon cet organisme voué à la défense des non-syndiqués, prend à la légère certaines plaintes, soumet les victimes à la confrontation pour déter- LISA BINSSE miner leur crédibilité, cherche à connaître ses intentions et en somme, met le fardeau de la preuve sur le dos de la victime.Devant cette situation, Au bas de l'échelle a dénoncé hier en conférence de presse les pratiques d'enquête «abusives, opprimantes et pénibles» à l'égard des victimes de harcèlement sexuel.Le groupe demande à la Commission d'établir des règles de pratiques pour leurs enquêtes portant sur ce genre de plainte et réitère sa demande au ministère de la Justice d'inscrire dans la Charte des droits et libertés le harcèlement sexuel au même titre que la discrimination.Au bas de l'échelle a pu constater que trois plaignantes qu'il avait référées à la Commission se sont faites renvoyer à l'accueil même, en se faisant dire qu'il «n'y avait rien là».Or, une quatrième plaignante (il s'agissait du même employeur dans les quatre cas) s'est également présentée et cette fois, sous l'insistance du groupe, la Commission a fait enquête et a donné raison à la plaignante et aux autres dont les dossiers avaient été fermés.En guise de règlement, l'enquêteur a offert une compensation monétaire «en bas de $1,000» à chacune des victimes en spécifiant que les quatre devaient ac- cepter «ou rien».Ce genre de compensation ne règle pas le cas de l'employeur.Selon Jody Freeman du groupe qui reçoit les plaintes, les femmes qui se plaignent sont généralement rendues au bout de leur rouleau.Le problème principal, selon elle, se situe à l'embauche et elle donne comme exemple le cas d'une femme, jeune et sans expérience, qui se présente pour l'entrevue avec son employeur éventuel à 19h, tel qu'il a demandé, un soir de semaine.Elle doit subir des questions sur sa vie personnelle et plus tard des attouchements.Elle n'obtient pas l'emploi.Le tout se déroule sans témoin et Au bas de l'échelle décide d'envoyer une de ses membres pour vérifier si l'entrevue se passe de la même façon.Avec cette confirmation en main, l'organisme s'adressera maintenant aux tribunaux.Il s'agira d'une cause type.Selon l'avocat conseil du groupe, Me André Legault, devant les tribunaux, le fardeau de la preuve repose sur la victime (comme anciennement dans les cas de viols) mais il ne croit pas que ça devrait être la même chose devant une Commission qui a des pouvoirs d'enquête.Quant à la pratique de confronter la victime avec son agresseur, il n'y voit pas la pertinence sinon qu'en agissant ainsi «on diminue la victime ou on rit d'elle».Face à ce problème, l'organisme a récemment formé un comité d'action sur le harcèlement sexuel.Ce comité a profité de l'occasion hier pour dévoiler un texte de fond sur ce qu'est le harcèlement sexuel ainsi qu'un questionnaire qui sera d'abord distribué dans le public et ensuite dans certains secteurs clés comme le commerce au détail, la restauration, et les manufactures.Des affirmations globales, selon la Commission Quoique reconnaissant qu'il y a des améliorations a apporter à ses procédures d'enquête, la Commissiion des droits de la personne est d'avis que les accusations de l'organisme au bas de l'échelle sont des «affirmations globales» sur quelques cas et aimerait bien que l'organisme lui soumette des faits additionnels pour étayer ces affirmations.Un porte-parole de la Commission a par ailleurs affirmé que les dossiers de harcèlement sexuel sont traités prioritairement et avec infiniment de délicatesse par la Commission qui a présentement 45 dossiers en enquête.Rappelons qu'à l'instar e Au bas de l'échelle et de la CSD, la oCom-mission a demandé que le harcè-lementsexuel soit inclutdans la Charte, tout comme la discrimi-natio, lors de la commission parle-mentaifre en octobre dernier sur la Charte des droits et libertés.«Entreteps, notre interprétation de l'article de la Charte qui traifte du xexe couvre aussi le harcèlement sexuel».Les enquêteurs de la Commission, continue le porte-parole, doivent recueillir des faits, sans blesser personne, qui permettront à la Commission d'aller devant les tribunaux s'il n'y a pas de règlement à l'amiable, «ce qui ne veut pas difre poser des questions indiscrètes».Le porte-parole de la Commission a déclaré que les enquêteurs ne recouraient pas à la confrontation lorsqu'une victime de harcèlement sexuel n'avait pas de témoin.Par contre, une victime avec des témoins pourrait se voir confronter avec son agresseur.La confrontation «peut aider à obtenir un règlement hors cour «conformément au mandat de la Commission) et peut même accélérer un règlement.Les tribunaux ne sont qu'un dernier recours». 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