La presse, 26 janvier 1980, Cahier A
[" Steinberg et A&P: les deux chaînes où les prix ont le moins augmenté Des sept grandes chaînes d'alimentation qui font plusieurs fois par an l'objet d'un relevé organisé par LA PRESSE, c'est Dominion qui, au cours des douze derniers mois, a le plus augmenté ses prix, tandis que Steinberg, au contraire, se révélait le moins gourmand dans ce domaine.L'enquête souligne par ailleurs l'effort remarquable accompli par A&P pour maintenir ses prix.\u2014 page A 1 2 Eagleson près de la porte, pour lui succéder: Dryden Depuis la fusion avec les clubs de l'AMH, l'été dernier, certains joueurs de la ligue Nationale de hockey commencent à s'interroger sur l'efficacité du directeur exécutif de leur association, Alan Eagleson.Lors de la fusion, les joueurs n'ont eu que deux jours pour donner leur accord, et des gars comme Mike Milbury et Brad Park ont trouvé que c'était beaucoup de précipitation pour accepter une entente qui ne leur a pas donné satisfaction du tout.Milbury et Park, justement, croient que Eagleson devrait laisser son poste de directeur au profit d'un gars comme Ken Dryden, beaucoup plus disponible.C'est ce qu'ils ont confié à Jean Beau-noyer.- .\u2014 page C1 EDITION LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE MONTRÉAL, SAMEDI 26 JANVIER 1980, 96e ANNÉE, no 22, 220 PAGES, 10 CAHIERS 75 CENTS ABONNEMENT.LUNDI AU SAMEDI M 75 Chrysler, la pointe de l'iceberg Si les concessionnaires automobiles de la région de Montréal affirment connaître un excellent mois de janvier, avec des ventes à la hausse \u2014 même les ventes de grosses voitures \u2014 one crise extrêmement sérieuse sévit par contre dans cette industrie aux Etats-Unis: les experts attribuent au prix de l'essence, à la réduction de la vitesse à 55 milles à l'heure, et à la décision d'un nombre grandissant d'Américains d'abandonner les grosses voitures au profit des petites automobiles importées la situation désastreuse dans laquelle se voit actuellement plongée la société Chrysler.Reste à savoir si l'intervention du gouvernement américain suffira pour remettre cette entreprise à flot et sauver du chômage des milliers de travailleurs, tant au Canada qu'aux Etats-Unis.\u2014 pages A 6, A 7, A 13 ËDITO Une autre grève dans renseignement par Vincent PRINCE page A 4 Huit un mort ; *.«Comme mblement de terre» UJ UJ c C c (0 O o 2 a> C O Q.O O \u2022c a par André CÉDILOT «J'ai d'abord pensé qu'il s'agissait d'un tremblement de terre et que la bâtisse allait s'écrouler.Un mur est tombé, les vitres ont éclaté, puis j'ai aperçu une boule de feu au-dessus de ma tête.A travers la fumée et la poussière, je me demande encore comment j'ai pu me rendre jusqu'à l'escalier pour ensuite gagner l'air libre.» Debout dans l'aire de stationnement de la Coopérative fédérée du Québec, M.Clément Grimard, les vêtements rendus grisâtres par les débris de béton qui l'ont touché, décrit ainsi d'une voix fort nerveuse la terrible explosion qui a fait un mort et sept blessés, hier, et détruit presque complètement les installations de l'usine où il travaille depuis 24 ans, dans le quartier Saint-Henri.Moins chanceux, son frère Paul-Emile, âgé de 49 ans, devait-il apprendre un peu plus tard, y a laissé la vie, emporté par le souffle de la déflagration, alors qu'il s'affairait au déchargement de deux lourds camions, à l'entrée de l'élévateur à grain qui, lui, a été littéralement éventré.Son partenaire qui l'assistait dans cette tâche, Henri Laprise, 58 ans, a pour sa part été écrasé sous la charge des larges morceaux de béton qui se sont détachés du mur, haut de quelque 110 pieds.Tard hier soir, ce dernier reposait toujours dans un état jugé critique à l'Hôpital général de Montréal.Quant aux deux camionneurs, Richard Lanouette, 19 ans, et Yvon Green, 21 ans, dont les véhicules ont été lourdement endommagés, ils ont également été blessés par des débris,mais leur état est considéré comme satisfaisant par les autorités de l'hôpital Ready Memorial.Quatre autres travailleurs ont également subi des blessures.11 s'agit de Robert Duguay, 27 ans et Richard La-pointe, tous deux de la compagnie Vinet Electrique, ainsi que Robert Proulx et Guy Legault.Sauf ce dernier, ils ont tous pu réintégrer leur domicile après avoir été pansés dans des institutions hospitalières de l'ouest de la ville.Pour un, Robert Duguay, qui souffrait de malaises à un genou, s'est dit estomaqué d'être encore en vie.«J'effectuais des travaux d'électricité entre le plancher et le plafond du second palier, lorsqu'une boule de feu est apparue et m'a projeté d'une hauteur d'environ 18 pieds», a-t-il relaté à un policier delà CUM.Ce sont d'ailleurs les agents Emile Robillard et Gilles Lamarre, du poste 23, qui ont donné l'alerte, après avoir Suite à la page A 21 Qui a peur du réalisme?L'exposition que présentent au Musée d'art contemporain 24 créateurs ouest-allemands est une dénonciation des structures sociales modernes qui prend souvent des allures d'Apocalypse: le choc est total, explique Gilles Toupin._page B 1 Au caprice du temps Chacun son mur de Roger Lemelin page A S Le Salon de la philatélie se fait voler ses 25 timbres de $500,000 page A 23 SOMMAIRE Arts tlltttrts: 11 è \u2022 20 Im4*s étnh^ti, \u2022 \u2022 22 MeeUfr A 20 IrWj* \u2022 »24 Centtrts tt professions: e e 1 t \u2022\u2022 20 tant: ?24 fundi A12àA10 s'écrit A 11 tus-ms \u2022èitnritsiir?: 0 » FEUILLETON «Hofec\u2014sfe»: C 27 \u2022 23 étsMrteM \u2022 \u202222 A27 Lt Menée: A 20 UMn ft réocéatit* \u2022 \u2022 23 Hets orsHés: \u2022 \u2022 22 les kilts: 01 C 13 AC 21 0 8 à D 19 Hekiiftw: ASà A9 Qee4 ftfcrt la MMÉM fàSê et mtàm i 4 M0m: Cil testante 121 à 124 Sciences: \u2022 \u2022 21 SeertrC 1 AC 10 \u2014 Canne tt tuiH: C I IkÊànr.\u2022 \u2022 24 Veeences rtyif ti: \u2022 1 i \u2022 12 VWrt \u2014jeenlaL D1 A D S IS photo Michel Grovel, LA PRESSE Crosbie fait rire mais lui ne rit plus page A 8 4 4 ( A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JANVIER 1 980 Crise en Afghanistan Clark prêt à passer aux actes par Mario FONTAINE de notre bureau d'Ottawa OTTAWA \u2014 Le Canada a décidé de durcir sa position en matière de politique étrangère, afin d'inciter l'Union soviétique à retirer ses troupes de l'Afghanistan.Le gouvernement Clark songe à deux mesures précises: Empêcher les athlètes canadiens de se rendre à Moscou pour les Jeux Olympiques l'été prochain, si jamais Ottawa se résout à les boycotter.Pour y arriver le fédéral pourrait couper les fonds aux participants, voire même leur retirer leurs passeports.Cette dernière possibilité semble toutefois très peu probable; Accroître la participation canadienne à l'Otan, en augmentant par exemple le nombre de soldats canadiens stationnés en Europe.C'est ce qu'a annoncé hier le premier ministre Joe Clark au cours de sa conférence de presse hebdomadaire.Tout en adoptant ainsi sa position la plus rigide dans le domaine de la politique internationale depuis qu'il tient les rênes de l'Etat, M.Clark s'est toutefois gardé de tout alarmis-me.En ce qui regarde les Jeux Olympiques par exemple, il continue de favoriser leur transfert dans une ou plusieurs autres villes plutôt que leur annulation pure et simple.M.Clark prend ainsi au sérieux la suggestion de son homologue britannique Margaret Thatcher de les disséminer dans plusieurs pays si le temps manque pour les regrouper dans une seule ville.'mmm photo PC En route pour sa conférence de presse hebdomadaire, le premier ministre Clark salue les passants.En réunion à Québec Neuf ministres de l'Education s'inquiètent beaucoup de la qualité de l'enseignement du français LA METEO à Montréal AUJOURD'HUI | Minimum:-20 Maximum: -12 Ensoleillé avec passages nuageux.DEMAIN Beau.r au Québec \u2022r I RÉGIONS Abitibi Outaoua:* Laurentides Cantons de l'Est Mauricie Québec Lac-Saint-Jean Ri mou ski Gaspésie Baie-Corn eau Sept-lles Mk\tMax.\tAUJOURD'HUI\tDEMAIN -20\t-12\tCiel var., neige légère\tBeau et venteux -20\t-12\tEnsol., pass, nuageux\tBeau -20\t-12\tEnsol., pass, nuageux\tBeau -20\t-12\tEnsol., pass, nuageux\tBeau -23\t-14\tCiel variable\tBeau et venteux -23\t-14\tCiel variable\tBeau et venteux -20\t- 8\tNuag., éclaircies, flocons\tBeau et venteux -14\t- 5\tNuag., éclaircies, flocons\tBeau et venteux -14\t- 2\tNuag., éclaircies, flocons\tBeau et venteux -14\t- 5\tNuag., éclaircies, flocons\tBeau et venteux - 4\t0\tNuag., éclaircies, flocons\tBeau et venteux au Canada\t\t\t\t ?\tAujourd'hui\tCapttoJes\tMin.\tMax.Colombie-Britannique\tEnsoleillé\tVictoria\t- 5\t0 Alberta\tEnsoleillé\tEdmonton\t-25\t-17 Saskatchewan\tEnsoleillé\tRegina\t-30\t-23 Manitoba\tNeige légère\tWinnipeg\t-30\t-20 Ontario\tPart, nuageux\tToronto\t-10\t- 6 Nouveau-Brunswick\tEnsoleillé\tFredericton\t-17\t- 9 Nouvelle-Ecosse\tNuageux\tHalifax\t-12\t- 6 ile-du-Prince-Edouard\tNuageux\tCharlotte town\t-16\t- 8 Terre-Neuve\tNeige légère\tSaint-Jean\t-10\t- 5 I si vous partez.aux Etats-Unis \tMm.\tMax.\t\tMin.\tMax.\t\tMin.\tMax.New York\t- 6\t- 6\tChicago\t- 4\t0\tNlle-Orléans\t11\t17 Washington\t0\t1\tSan Francisco\t6\t13\tMiami\t8\t18 Boston\t- 8\t- 5\t\t\t\t\t\t vers les capitales\t\t\t\t\t\t\t\t Amsterdam\t\u2014\t4\tLondres\t_\t5\tStockholm\t\u2014\t-10 Athènes\t\u2014\t16\tLe Caire\t\u2014\t\u2014\tSydney\t\u2014\t27 Berlin\t\u2014\t0\tLisbonne\t\u2014\t14\tTokyo\t\u2014\t5 Bruxelles\t\u2014\t3\tMadrid\t\u2014\t12\tTunis\t\u2014\t18 Casablanca\t\u2014\t24\tMoscou\t\u2014\t- 9\tVienne\t\u2014\t5 Genève\t\u2014\t6\tParis\t\u2014\t3\tVarsovie\t\u2014\t0 Hong Kong\t\u2014\t18\tRome\t\u2014\t16\tt\t\t -18\u201416 vers les plages Acapulco Mexico 20 29 Bermudes 8 14 Barbade 16 22 Nassau 11 25 26 29 Rio de Janeiro \u2014 27 QUEBEC (PC) \u2014 Neuf ministres provinciaux de l'Education se sont exprimés exclusivement en anglais hier, au cours d'une conférence de presse tenue à Québec même à l'intention de journalistes en grande majorité francophone.Les ministres provinciaux de l'Education s'inquiètent beaucoup de la qualité de l'enseignement du français, a dit aux journalistes le président du CMEC le Dr Patrick McGeer, ministre de l'Education de la Colombie-Britannique.La conférence de presse a été tenue à l'issue d'une réunion de deux jours du Conseil des ministres de l'Education du Canada, à laquelle le ministre québécois Jacques-Yvan Morin n'a pu participer, étant retenu ailleurs par le problème du débrayage des enseignants.M.Morin était l'un des deux ministres qui n'ont pu participer à la réunion du CMEC.L'autre étant le ministre de l'Education de la Saskatchewan.Neuf ministres participaient quand même à la conférence de presse étant donné que l'Alberta possède deux ministres de l'Education.À une question d'un journaliste, les ministres provinciaux de l'Education ont admis qu'aucun d'entre eux ne pouvait s'exprimer en français.Seul M.James Hors-man, ministre de l'Education avancée de l'Alberta a pu dire quelques mots en français.Il a expliqué privément par la suite qu'il étudiait cette langue depuis deux mois.Les provinces canadiennes font de grands efforts pour améliorer la qualité de l'enseignement du français, a dit M.McGeer.Même si les choses ne sont pas ce qu'elles devraient être, elles sont mieux qu'elles étaient hier et elles seront mieux demain.C'est dans cette optique qu'un des quatre comités d'étude mis sur pied par le CMEC a comme mandat d'étudier les problèmes du bilinguisme.la près LA PRESSE est oubliée par LA PRESSE LTEE.7 ouest rue Sotnt-Jocquoa.Montréal H2V 1K9.Seule le Prêtée Canadienne ett autorisée a diffuser les informations de -LA PRESSE- et celles d«s services de la ^IW-êggqy g d« Neuter Tous dro«ts de reproduction des informations particulières a LA PRESSE tWOaKSl -Courrier de la deuneme classe \u2014 Enregistrement numéro 1400- Port de re- TARIFS D'ABONNEMENTS UVUISON A DOMICILE: lundi ou somed.$1.75 Lundi ou vendredi $1.25 Samedi seulement 0.75 ABONNEMENTS PAYES D'AVANCE Nombre Of MSjim 13 26 52 $3700 $7400 $148.00 $24.00 $43 00 $96 00 $13.00 $2600 $5200 par courrier - Conodo Lundi ou somedi lundi ou vendredi Somedi seulement ETATS-UNIS \u2014PAYS ETRANGERS por courrier: Lundi ou somedi Lundi ou vendred» Somedi seulement 13 26 52 $55.25 $110.50 $221.00 $34.45 $46 90 $137 80 $20.80 $4160 $83 20 INFORMATION GENERALE 285-7272 REDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 RELATIONS DE TRAVAIL 285-7383 PETITES ANNONCES (\u2014met eUtsétt) Commoner 285-7111 Pour changer ou onnuter 285-7205 Ou 1*4 ou **0>Kl 9fc o 16*30 GRANDES ANNONCES DetoiBonts 215*7202 Notionol, Teie-Presse, Voconces, \"cyoges 285-7306 Carrières et professions, nommotions 285-7320 COMPTABILITE Grondes onnonces 285-48*2 Petites onnonces 285-6901 Peur tout genre d'aboensmsnts, nos buctovi \u2022eat emrem il % o 1% ( Somedi : ft o |ffc) 285-6911 LA QUOTIDIENNE (tirage d'hier) 1 -2-4 MINI-LOTO Le billet numéroté 177876 donne $50,000 LOTO-PERFECTA Les six numéros gagnante sont: 1-5-13-17-24-29 complémentaire: 7 Rappelant que Québec et Montréal ont mis sur pied un groupe de travail afin d'étudier les possibilités qu'offre la métropole à ce niveau, le premier ministre a aussi mentionné le nom des villes ontariennes de Kingston et de Toronto-Hamilton comme sites éventuels pour la présentation de certaines disciplines.Selon M.Clark, le déménagement ou le boycottage des Jeux de Moscou se justiHe facilement.Ce serait une fiction que de voir une distinction entre le gouvernement (soviétique) qui envahit l'Afghanistan et celui qui veut être l'hôte des Jeux Olympiques, soutient-il.Pas de conscription Le leader tory a par ailleurs fait preuve d'une fermeté prudente lorsqu'interrogé sur la participation militaire canadienne dans le Golfe persique pour contraindre l'avance russe.Premièrement le Canada n'y joue aucun rôle militaire dans le moment, de dire M.Clark et nous ne sommes pas non plus enclins à aller en guerre dans cette région.Donc pas question de remettre le processus de la conscription en marche comme c'est le cas aux Etats-Unis.Le Canada préfère sen tenir aux pressions économiques et diplomatiques pour amener l'URSS à retirer ses forces d'Afghanistan.Un objectif important dit M.Clark car «l'un des buts de l'expansion soviétique est le pétrole du golfe persique.Il faudrait être naïf pour croire le contraire».Et, à l'instar du président Carter, le premier ministre considère les Etats du golfe comme vitaux pour le Canada.Pour cette raison, et malgré les difficultés économiques actuelles, M.Clark affirme vouloir accroître les dépenses militaires canadiennes, allant même au-delà des hausses promises de trois pour cent par an en terme de budget et de 4,000 hommes sur une période de quatre ans.L'armée serait ainsi en mesure de contribuer à l'Otan au même niveau qu'elle le faisait il y a dix ans, avant que le premier ministre de l'époque, M.Trudeau, décide de réduire sa présence dans cet organisme international.Cela ne pourrait toutefois se faire avant six mois ou un an minimum.le carnet américain *T< JEAN PELLETIER de ïitltrv hurmu dr Washington Reste à Kennedy l'élection de 1984 WASHINGTON \u2014 En 1968 Lyndon Baines Johnson n'avait pas perdu les primaires du New Hampshire.En fait il ne les avait pas assez gagnées contre Eugene McCarthy dont la popularité grimpait grâce à son opposition systématique à la guerre du Vietnam.Lyndon Johnson, se sentant battu, démissionna, et on connaît la suite.Ted Kennedy après avoir perdu le caucus de l'Iowa doit à tout prix remporter les primaires du New Hampshire et le caucus du Maine le mois prochain s'il veut se maintenir dans la course.Or tout indique que Jimmy Carter restera le favori des démocrates même dans le jardin traditionnel des Kennedy.Afin de se refaire une image, le sénateur du Massachusetts lundi entend prononcer un discours «capital» sur l'avenir de la nation, une sorte de réponse à l'adresse sur l'état de l'Union que prononça Jimmy Carter mercredi dernier.Tom Southwick, conseiller de presse de Kennedy, confiait hier aux journalistes que son chef «souhaitait pour la première fois depuis le lancement de sa campagne attaquer la politique étrangère de Carter afin qu'aux yeux de l'élec-torat il devienne enfin une alternative légitime au président».Dans le clan de ce dernier, on ne manifeste pas la moindre inquiétude.«Kennedy finale- ment doit accepter l'odieux de contester un président alors que l'électoral manifeste une réaction inverse à cause de la conjoncture internationale.Dans notre système, de conclure l'adjoint du président, il s'agit d'un pari impossible à relever.» Mais Ted Kennedy fait face à d'autres difficultés dans sa campagne.Financières d'abord.Son organisation en Iowa a dépensé plus d'un million de dollars compromettant la campagne du New Hampshire.À Washington le sénateur du Massachusetts au cours des quatre derniers jours dut venir quotidiennement servir des «pep talks» à ses organisateurs \u2014 dont plus d'une trentaine furent exclus de la liste de paie pour les deux prochains mois \u2014 afin d'au moins préserver son image.En Nouvelle-Angleterre, l'organisation Kennedy a mis à pied ses permanents salariés pour ne recruter maintenant que des volontaires.Enfin, Ted Kennedy se promène dorénavant en voiture et en autobus préférant ainsi économiser les $5,000 par jour qu'il lui en coûtait pour noliser un avion.La nouvelle loi sur le financement des campagnes électorales interdit à Ted Kennedy d'investir sa propre fortune dans la course, ce qui l'oblige à mener en parallèle, une campagne de levée de fonds à travers les Etats-Unis.Au Maryland la semaine dernière un dîner à $100 le couvert dut être annulé faute de contributeurs.Kennedy n'a donc plus le choix que d'espérer que le vent tourne.Cela s'est déjà vu dans l'histoire américaine, mais rarement.Cela faisait d'ailleurs conclure à plusieurs de ses admirateurs qu'il restait toujours à Ted Kennedy l'élection de 1984.Mais le plus grand paradoxe de l'échec Kennedy en Iowa c'est combien il a servi Jimmy Carter.Ce dernier sans doute pour la première fois depuis son accession à la présidence jouit de la confiance presque unanime des Américains, non pas seulement parce que les crises iranienne et afghane réveillent leur patriotisme mais parce que Carter est «l'underdog» qui refusa d'abandonner.Ted Kennedy est le premier de son clan à avoir perdu une élection capitale, il est douteux qu'il s en remette.VIN ET BIÈRE À FAIRE CHEZ VOUS Nécessaire pour faire: \u2022 vin et bière \u2022 livres \u2022 liqueurs fortes \u2022 recettes \u2022 les instruments Bienvenue aux débutants le Seigneur vous attend Ouvert: mardi et mercredi de 1 2 h à 1 8 h jeudi et vendredi de 1 2 h à 21 h samedi de 9 h à 16 h LES VIGNES DU SEIGNEUR 542, boul.des Laurentides Pont-Viau, Laval 388-9208 VACANCES DE YOGA Bahamas Retraite de Yoga Paradise Island $404 / Une Semaine $509 / Deux Semaines TOUT COMPRIS Libman Travel \u2022 Permit Que 279-3545 Centre de Yoga Sivananda Vedanta COURS DE YOGA 4 semaines ri À TOUS LES JOURS 5178 Boul St Laurent1^ Swami Vishnu Dev.manda SEUL?SEULE?4\" ' ¦ m Ensemble, vous pourriez former un couple heureux.Ne laissez pas la solitude empoisonner votre vie.AGISSEZ! XiMisdrux.une agence sérieuse et efficace vous accueillera avec compréhension et discrétion.Pour un rendez-vous sans obligation: 861-0488 Agence de rencontres Xints r/n#.v #m \\ 1440, oie Sainte-Catherine o., bureau 512.Du lundi au vendredi, de 13h à 21 h.vivre c est choisir À chaque instant de votre existence, vous choisissez.Une voiture, une maison, un travail, vous choisissez.Lorsqu'il s'agit de votre vie affective, présente ou future; Quel est votre choix?Laissez-vous au hasard des occasions cette part si importante de votre vie?cAerefio, une agence de rencontres sérieuse, honnôte et efficace connaît l'art de la rencontre et saura bien vous diriger vers cette personne que vous recherchez.Avant de choisir votre partenaire, il est très important de bien choisir votre agence de rencontres.La compatibilité du partenaire dépend directement du sérieux de l'agence que vous choisirez.A u jou rd ' h u I est le premier Jour du reste de votre vie Pour une entrevue sans obligation .de votre part, composez 871-9673 du lundi au vendredi de 13hreà21 hre.AUJOURD'HUI DANS Jjsez les cahiers suivants: \u2022 CASTOR BRICOLEUR \u2022 GROLIER \u2022 LIVRE LOISIRS \u2022 LES AMIS DE L'HISTOIRE 1- découverte de soi-même Le Centre interdisciplinaire de Montréal Inc.(CIM) présente UNE SESSION DE DEUX JOURS DIRIGÉE PAR Lucien Auger, Ph.D.Auteur de S'aider soi-même.Vaincre ses peurs.L'amour: de l'exigence à la préférence, Vivre avec sa tête ou avec son coeur.CompweVt let rnecomtmtt fondomontoui des êtres humains Emotion \u2014 R arson \u2014 Action.La confrontation des reatrstet.Amelioration des relations mtefpersoonoWot.Vrvrt heureux dont un mono» déraisonnable.À Montréal: le* 11 \u2022?2 mars 1980 A Quebec: lai 8 «t 9 mort 1980 cim Ron\\cigncmenti et inscriptions: 5055, rue GATINEAU Montréal, Québec H3V 1E4 tél.: Montréal: (514) 735-6595 Québec: (418) 681-3028 iltn r ?diter ego esta ego limiter 1 Place Ville-Marie Suite 3235, Montréal, P.Q.4 ( MONTREAL, SAMEDI 26 JANVIER 1980 page A3 \u2022 \u2022 \u2022 » v.photo Paul-Henri Talbot, LA PRFSSE Une grève longue Gaulin «Ce sera possiblement une grève très dure et très longue», avertissait hier M.Robert Gaulin en évoquant le débrayage qui paralysera lundi les écoles primaires et secondaires.«Mais c'est une grève que nous voulons active, sérieuse, engageante», a-t-il poursuivi en invitant les délégués au conseil général qui se tient présentement à Montréal, à bien structurer Tin-formation et les activités pendant la grève.«C'est la quatrième fois en 13 ans que les travailleurs de l'enseignement doivent recourir à la grève générale pour défendre leurs revendications, pour assurer la protection de leurs acquis et pour régler une fois pour toutes des questions fondamentales», a-t-il rappelé en signalant que l'organisation du travail, les horaires, la classification, bref la tâche et de la sécurité d'emploi sont prioritaires.Il a également rappelé que la question salariale n'est pas réglée pour la CEQ.Agence «Detec of Canada Ltee» PIERRE D.-MASSUE DÉTECTIVE «Autorisé sous l'Acte concernant les agences de détectives du Québec».Licencié par la Cité de Montréal \u2022 INVESTIGATION \u2022 SURVEILLANCES \u2022 FILATURES \u2022 TOUTES PREUVES POUR LA COUR \u2022 INFIDÉLITÉ CONJUGALE CONFIDENTIEL \u2014- DISCRETION ASSURÉE .*.¦ .\u2022.\u2022\u2022\u2022\u2022 .\u2022 .»\u2022' i i H'\" ii* i¦iI I ÙééM 1 II I II I I I I 387-8757 LESAGE LAMOTHE COSSETTE OPTICIENS D'ORDONNANCES LUNDI, MAR., MER.: 9 h a.m.à 6 h p.m.JEUDI, VENDREDI: 9 h a.m.à 9 h p.m.PRESCRIPTIONS DE LUNETTES LENTILLES CORNEENNES SOUPLES OU RIGIDES LENTILLES PROGRESSIVES MONTREAL \u2022 3425 rue St-Denis (Métro Sherbrooke) \u2022 POLYCLINIQUE DE MONTREAL 12245 rue Grenet (Cartierville) \u2022 5000 Boul.St-Laurent (Boul.5t-Joseph) LAVAL \u2022 POLYCLINIQUE MEDICALE CONCORDE 300 est Boul.de la CONCORDE (Duvernay) UN SEUL NUMERO DE TELEPHONE 845-4221 La grève inévitable Un million de jeunes chassés de l'école lundi par Mariano FAVREAU Ce qui n'était hier qu'une demi-grève se transformera lundi en grève générale alors que la quasi-totalité des école primaires et secondaires, catholiques et protestantes, seront touchées, ainsi qu'un grand nombre de cégeps.Hier, c'étaient les employés de soutien CSN qui dressaient leurs piquets.Lundi, ce sera au tour des enseignants de joindre les rangs des grévistes.Environ un million d'élèves et d'étudiants seront ainsi «remis en liberté».Massives ou symboliques, les lignes de piquetage des employés de soutien CSN de commissions scolaires et de cégeps ont été en général respectées, hier, par les enseignants.Ce qui a entraîné la fermeture de la majorité des écoles secondaires et d'un certain nombre d'écoles primaires de 80 commissions scolaires où cette centrale est implantée, de même que la paralysie de 23 des 32 campus de cégeps où elle est représentée.Lundi, la situation sera beaucoup plus claire: tous les enseignants du primaire et du secondaire se mettent en grève (sauf les anglo-catholiques) paralysant ainsi totalement les écoles des commissions scolaires.Les enseignants de cégeps CEQ débraieront aussi tandis que ceux de la CSN tiendront des assemblées tout au cours de la semaine pour dégager, à leur tour, un vote de grève générale.Les employés de soutien CSN n'ont pas fait grève hier, dans neuf cégeps sur 32, mais des votes de ralliement à la grève sont en train de se prendre.Dans les commissions scolaires, 13 des 73 m* VENTE DE JANVIER FOURRURES INC.MANUFACTURIER 4435, rue de la Roche Stationnement ^ gratuit 527-8664 Depuis 1914 E.TURGEON FOURRURES INC.Vente ^ de Janvier Directement du mànufacturie) Grande variété de fourrure Plan mise de côté 8039, rue Samt-Denis, Montréal «»o.w TéL3S2-1330 Jo\"y ® -¦M CONDOMINIUM NOUVEAU PROJET avec taux d'intérêt de 11% '\u2022««CHAMBORD/12% CHANTILLY (poor une durée de 5 ans) LAVAL li ¦ low* U y* MONTREAL DOMAINE OE L'ILE PATON Pour » y rendre, prenei l'autoroute 1 3, puis le boul.Samson ou encore l'autoroute des Lau-rentides puis le boul.Levesque jusqu'à la Promenade des Iles.4045, Promenade Paton Ile Paton, Que.Tél.: 688-8440 V I m %Hl LA BELLE VIE! 1\" » if Domaine dE I' I Le Paton * 4 I syndicats n'avaient pas encore, hier, un mandat de grève.Quant au soutien CEQ, il est lié, au niveau primaire et secondaire, par une entente de principe dont il reste à négocier les dernières modalités.Le soutien CEQ, niveau cégep, ne semble pas rechercher de mandat de grève.Grève iour 1 Le bilan de la première journée de grève parait donc plus que satisfaisant à la Fédération des employés des services publics (FESP) qui regroupe les syndicats CSN d'employés de soutien (secrétaires, concierges, surveillants, etc.).Si des écoles ont pu continuer à fonctionner, les services de cafétéria, d'entretien ou autres étaient fermés.A l'Ecole des métiers de l'Automobile (CECM), ce sont les élèves qui ont ramassé les vidanges, avec les cadres, signale un enseignant.Dans la région du Bas Saint-Laurent, on a renvoyé chez eux, par avion, les élèves qui sont pensionnaires dans certains établissements des commissions scolaires.A Huntingdon, la police a été mandée pour faire dégager les lieux tandis que dans les Bois-Francs, on a dû déplorer du vandalisme étudiant.Certaines commissions scolaires avaient déclenché des journées pédagogi- ques (es Le Gardeur, Charlevoix, L'Amiante) pour éviter tout désagrément aux élèves.Là où les écoles sont restées ouvertes, dans les territoires exposés à la grève, on signale des absences d'élèves, particulièrement à Montréal.On déplore également, dans certaines écoles de la CECM, quelques serrures bloquées, portes enchaînées ou problèmes de chauffage.Les écoles anglaises de la CECM ont également été touchées, quelques-unes fermées, d'autres ayant des problèmes de chauffage.On craint que la situation ne leur soit difficile lundi car, contrairement à leurs confrères de la CEQ, les enseignants anglo-catholiques ne font pas grève: leur convention ne se négocie pas en même temps.«Du seul fait de notre absence, les écoles finiront par être paralysées d'ici quelques jours», explique un porte-parole de la FESP qui assure que les syndicats répondent toutefois aux besoins d'un service d'urgence s'il y a lieu.Les problèmes en suspens Pour les employés de soutien CSN, rien n'indique un règlement d'ici lundi.Ils assurent au contraire que les offres sont encore inférieures au statu quo sur les conditions de travail: mouvement de personnel, sécurité d'emploi, ho- raires de travail et contrats donnés à forfait à l'extérieur par les commissions scolaires.Chez les enseignants de cégeps, on est encore bloqué, aux tables de négociation, sur les droits de gérance et la participation, l'éducation aux adultes, la sécurité d'emploi, les salaires et la tâche: La FNEQ représente 40 des 49 campus de cégeps; les autres sont affiliés à la CEQ._ La FNEQ avait déjà conclu une entente de principe à la table des négociations mais une majorité dg ses membres font rejetée tandis ou'une majorité des syndicats l'acceptaient.Il est donc difficile de prévoir si la FNEQ obtiendra, au cours de la semaine prochaine, le mandat de grève qu'elle demand de.Quant à la CEQ, c'est en fin de semaine que les représentants des enseignants aviseront sur la conduite À tenir: six de leurs neuf cégeps sont déjà décidés d'aller en grève lundi.Chez les enseignants du primaire et du secondaire de la CEQ (66,000 membres) et de la PAPT (6,000) qui négocient ensemble, la tâche, l'éducation aux adultes, les salaires restent à régler.11 semble qu'on ait avancé sur la sécurité d'emploi.Les négociations se poursuivent toute la fin de semaine.ILE DES SOEURS TOUTES LES MERVEILLES DE LA VIE DES CONDOMINIUMS PYRAMIDE 77 associe une architecture exceptionnelle à un cadre agreste, tout en n'étant qu'à 5 minutes du centre-ville.PYRAMIDE 77 offre une vue superbe sur le Saint-Laurent, Montréal et le Mont-Royal.PYRAMIDE 77 offre un personnel de sécurité efficace et stylé qui s'occupent des immeubles 24 heures sur 24 pour enlever tous les soucis aux résidants.PYRAMIDE 77, un condominium construit en tenant compte de la hausse des prix de l'énergie.Des fenêtres triples émaillées, la possibilité d'un chauffage d'appoint à l'eau chaude, ainsi qu'une puissante génératrice d'urgence permettent d'éviter les gaspillages d'énergie.3* UN GRAND CHOIX D'APPARTEMENTS AVEC TERRASSES SONT DISPONIBLES.Visites sur rendez-vous seulement.Semaine: 13 à 19 heures Fin de semaine: 13 à 17 heures 2 chambres à partir de 3 chambres à partir de $66,000 $ 120,000 766-7794 Il est également possible de visiter une selection de studios et appartements à une chambre avec terrosse.Financement en première hypothèque à 10V2% Fiducie du Québec Le Plan d'épargne-retraite Dépôts garantis.5 ans intérêts paves annuellement aucuns frais 5 ans intérêts composés La Fiducie du Québec, une institution du Mouvement Desjardins, vous offre un grand choix de Plans enregistrés d'épargne-retraite parmi lesquels figure le Plan Dépôts garantis.Le capital et les intérêts sont entièrement ga rantis.Il n'y a aucuns frais d'adhésion, d'admmis tration ni de fermeture.Le dépôt minimum n'est que de $500.Pour obtenir le nouveau guide 1980 des Plans enregistrés d'épargne-retraite ou pour tout autre renseignement, venez ou téléphonez nous Montréal: Complexe Desjardins (514) 281 8840 De l'extérieur, sans frais: 1 800 361 6840, poste 8840.Nouvelle succursale de Laval: Place Val des Arbres (514) 668 5223 De l'extérieur, sans frais: 1 800 361 3803.Québec: Complexe Centre Ville.Sainte Fov (418)653-6811 De l'extérieur, sans frais 1 800 463 4792.Institution inscrite a la R^qie de l'assurjncr dépôts du Québec Nos bureaux seront ouverts Du 4 février au 20 février jusqu à 18 heures.Les 21 et 22 février jusqu'à 21 heures Du 25 février au 29 février jusqu'à 21 heures.Les samedis 16 et 23 février de 9 30 heures jusqu'à 15 heures.La Fiducie du Québec.pour un choix de Modes d'épargne desjardins A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JANVIER 1980 éditorial PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration la presse ROGER LEMEL1N président et éditeur FERNAND ROY vice-président exécutif JEAN 8I8TO éditeur ad|0»nî YVON DUBOIS directeur de I information MARCEL ADAM éd.tonatiste en chef ;ï II Une autre grève dans l'enseignement !3 La grève générale qui, à moins d'un miracle de dernière heure, paralysera tout le système scolaire du Québec à partir de lundi, comporte de sérieux enjeux.On voit mal comment les parties pourraient concilier facilement et rapidement les objectifs opposés qu'ils poursuivent.L'État pourrait bien être obligé, une fois de plus, de trancher le débat d'autorité, ou, en tout cas, de forcer le personnel enseignant, comme le personnel de soutien d'ailleurs, à reprendre le travail quand il aura jugé que l'affrontement a causé suffisamment de dégâts.Il y a évidemment plus d'un point en litige.Et la Centrale de l'enseignement du Québec (CEQ) pourrait bien profiter du déclenchement des hostilités pour en soulever d'autres ou pour accroître ses exigences sur des clauses que l'on considérait, à toutes fins utiles, comme réglées.Mais la bataille rangée se fera autour de la tâche d'enseignement.Et c'est cette bataille qui sera dure parce qu'elle comporte de sérieuses connotations pédagogiques.On a parlé à ce sujet de lutte de pouvoir entre les commissions scolaires et la CEQ pour savoir qui dirigera la pédagogie dans nos écoles.Cette façon de voir apparaît passablement fondée, du moins quand on prend connaissance de l'analyse des positions des parties que faisait récemment le Conseil d'information sur les négociations dans les secteurs public et para-public.Selon cette analyse, par exemple, la CEQ voudrait que l'enseignant ait le contrôle du contenu pédagogique de son enseignement, des méthodes d'apprentissage, de l'évaluation et de l'aide pédagogique, etc.Elle n'accepterait pas non plus que ce dernier soit obligé de remettre à la commission son plan de cours.Encore selon la CEQ, les enseignants ne devraient pas être tenus d'appliquer nécessairement le système d'évaluation des élèves prôné par la commission scolaire.Ils ne devraient pas être forcés également d'appliquer aveuglément son système de contrôle des absences et des retards.Surtout, la CEQ répugne apparemment à accepter que ses membres soient tenus de présenter leurs cours «dans les limites des programmes autorisés».Et elle n'est pas prête à souscrire à toutes les fonctions d'encadrement que souhaitent les commissions scolaires, même si ces fonctions ont un rapport direct avec le rôle d'éducateur.Encore moins est-elle disposée à laisser aux commissaires la liberté d'en inventer de nouvelles en cours de route.En réalité, la centrale de l'enseignement, par le biais de la convention, cherche à remettre en question le rôle de l'enseignant et l'autorité des commissions scolaires, voire du ministère de l'Éducation.En effet, on ne doit pas confondre ici tâche d'enseignement et charge de travail.Ce qu'on veut modifier à ce chapitre c'est la nature et non la durée des périodes qu'on doit considérer comme fonction d'enseignement.Il existe des désaccords sur la charge de travail, mais ils sont beaucoup moins profonds.La partie patronale ne saurait céder à la plupart des exigences de la CEQ.Bien sûr, toutes les commissions scolaires ne sont pas parfaitement outillées pour s'acquitter adéquatement de leur mandat et l'on doit éviter de leur laisser une trop large part de discrétion.Mais, outre le fait que les éducateurs n'ont pas pour mission de décider de la qualité et de la nature de l'enseignement qui doit être dispensé, il reste que les orientations générales du système viennent, au moins indirectement, des élus du peuple au niveau de la province, et que ces orientations doivent continuer à relever de décisions politiques et non dépendre d'un rapport de forces à la table de négociation.La CEQ a dans ses tiroirs un projet d'école qu'elle n'a pas encore soumis à l'approbation de ses membres, encore moins du grand public.Elle ne doit pas essayer de profiter du présent affrontement pour nous le refiler.1 Pour le reste, c'est-à-dire en ce qui concerne les conditions de travail, les avantages sociaux, les salaires, etc., elle est en droit, comme n'importe quel autre groupe de travailleurs, de faire valoir ce qu'elle considère être de justes réclamations.Mais, encore une fois, même si l'enseignement n'est pas un service vital au même titre que les hôpitaux, la police ou les pompiers, il yi a en cause des droits qui ne sont pas moins sacrés, soit ceux des enfants à l'éducation et, con-séquemment, les écoles ne pourront demeurer fermées indéfiniment.Car le droit à l'éducation, s'il doit s'accommoder du droit à la grève, n'a pas à lui être complètement sacrifié.i La recherche d'un compromis, là où des compromis sont concevables, doit donc se faire fébrile dans les jours qui viennent.Un règlement négocié de bonne foi reste préférable à tout autre type de solution.Mais que, de part et d'autre, on fasse preuve du sens des responsabilités en ne multipliant pas les accrochages inutiles sur des points secondaires.! Vincent PRINCE Est-ce la mort de la détente?Comment les Américains ont-ils pu croire en la possibilité d'une détente avec l'URSS?Faut-il comprendre que le climat de détente qu'on a tenté de créer est à jamais compromis?Telles sont les questions qui se posent à la suite de la promulgation de ce qu'on appelle «la doctrine Carter».Tout à coup, un grand nombre d'observateurs et de critiques découvrent des raisons de mini-rrtiser l'importance de ce qu'on a appelé la politique de détente, et ils assurent que cette politique n'a en somme produit rien qui vaille.D'autres vont même jusqu'à affirmer que la détente n'est rien d'autre qu'un mythe: une chimère qui n'aurait jamais existé.Ces jugements en disent long sur l'ampleur du désenchantement qui s'est emparé de l'opinion depuis quelques mois, et les faits se révèlent vraiment trop criants pour qu'on ose contester la justesse, au moins partielle, de pareils jugements.Mais d'un autre côté, on ne peut s'empêcher de voir dans ces affirmations une exagération qui, pour être compréhensible, ne rend pas tout à fait justice à la réalité.11 faut tout de même convenir que la détente a favorisé des rapprochements qui avaient longtemps paru impensables.En moins d'une décennie, on a vu les États-Unis se corriger d'un anticommunisme puéril et consentir à un rapprochement prometteur avec l'URSS d'abord, et avec la Chine ensuite.Ces deux initiatives ont eu un effet d'apaisement certain.Mais il y a plus.En contribuant à réduire les tendances dominatrices des Américains, la détente a prédisposé Washington à des contraintes et à une modération qui, pour candides qu'elles paraissent aujourd'hui, n'ont pas moins contribué à réduire sensiblement les tensions est-ouest.Ainsi, la Maison-Blanche a réussi, tour à tour, à museler le fameux «business and military complex» dénoncé par Eisenhower, à freiner le zèle souvent intempestif de la CIA, à réduire les tensions entre les deux géants nucléaires en inaugurant la série des négociations Sait et, surtout, Washington a réussi à se conformer à une politique de désengagement propre à faciliter le libre jeu du principe de l'autodétermination des peuples.En raison du climat de détente, les Américains se sont abstenus d'intervenir un peu partout comme ils en avaient l'habitude.Ils ont certes poussé trop loin leur politique de désengagement, mais il faut reconnaître qu'en agissant ainsi, ils se conformaient aux pressions de leur opinion publique.L'URSS a vu les choses autrement.À son point de vue, la détente n'a pas rapporté les profits qu'elle en attendait.Le Kremlin s'est senti humilié du fait qu'il dut modifier ses politiques d'émigration pour avoir droit à certains crédits américains.Il n'a pas vu d'un bon oeil le rapprochement sino-américain et le traitement de faveur que Washington a semblé accorder à Pékin.Il a subi avec irritation la campagne menée par le Président Carter en faveur des droits de l'homme.Enfin, l'installation des Pershing-2 en Europe l'a amené à croire qu'à toutes fins utiles, Sa't-2 était mort et enterré.L'URSS n'a pas fait autant d'efforts que les États-Unis pour favoriser la détente.Elle a continué à accroître ses effectifs de sorte qu'aujourd'hui, elle dispose de 4,3 millions d'hommes en armes contre seulement 2,1 millions aux États-Unis.Elle a fait fi du droit à l'autodétermination des peuples en intervenant, par valets interposés, en Angola, en Ethiopie, au Sud-Yémen, au Cambodge, et voilà qu'elle intervient directement en Afghanistan.C'est vraiment tenter le diable.Pendant que les Américains cherchent à corriger leur arrogance passée, l'URSS poursuit une lutte idéologique dont les effets se font sentir de mille et une façons, notamment par le noyautage d'une certaine opinion internationale.Au moindre geste des Américains, des majorités automatiques poussent les hauts cris à l'ONU mais restent également muettes quand les Soviétiques sont en faute.Puisqu'il faut bien appeler un chat un chat, convenons que les Américains ont fait preuve de naïveté et d'un manque de vision en croyant que les Soviétiques régleraient leur conduite sur la leur.Mais les Soviétiques ont fait preuve d'une incroyable duplicité en ne négligeant aucune occasion de proclamer leur attachement à la détente tout en continuant à poser des gestes de nature à la détruire.Comment qualifier autrement que d'hypocrites des gens qui n'ont toujours eu que le mot «paix» à la bouche et qui ont tout fait pour provoquer l'affrontement qu'ils jugent eux-mêmes impensable \u2014 car enfin, tout affrontement majeur comporte désormais l'arme nucléaire à la clé.Interrogé par un journaliste américain, lord Carrington a refusé de répondre «non» à la question de savoir si la détente était morte.Il est possible qu'en parlant fort, le Président Carter n'ait pas tué la détente mais qu'au contraire, il ait contraint les Soviétiques à la prendre plus au sérieux, car enfin, Moscou appréhende, autant que Washington, l'affrontement nucléaire.Les dissidents soviétiques sont unanimes pour affirmer que le Kremlin ne comprend que le langage de la force.S'ils disent vrai, la détente a peut-être encore une chance.Jean PELLERIN Le programme électoral de M.Trudeau i par Marie-Josée DROUIN LE CHEF de l'Opposition, monsieur Pierre Elliott Trudeau, dévoilait il y a quelque temps, les tètes de chapitre du programme électoral libéral.Monsieur Trudeau s'en est tenu à des principes très généraux, promettant de mieux gérer les finances de l'Etat, d'assurer la sécurité énergétique du Canada à un prix «juste», de promouvoir le développement industriel en vue de stimuler la croissance économique, de créer des emplois et de permettre aux Canadiens de reprendre en main leur économie.Le chef libéral d'ajouter que son gouvernement s'attaquerait avec acharnement aux inégalités régionales, définirait des politiques aptes à aider les Canadiens les plus démunis et verrait à mieux promouvoir une plus grande qualité de vie.Quoi de neuf?On pourrait croire que monsieur Trudeau reprend un discours de la campagne électorale de 1968.La conjoncture économique est fort différente mais monsieur Trudeau a de la suite dans les idées.D'ailleurs comment ne pas Souscrire à des objectifs si louables.Reste à voir comment le Parti libéral entend atteindre ces fins.Reste à connaître les Jrands principes qui sous-ten-ent ces objectifs.Monsieur Trudeau, ayant dirigé le pays pendant onze ans, a acquis une expérience incomparable dans la gestion de notre développement économique.Les Canadiens sont donc en droit de s'attendre qu'il exprime des vues claires et prospectives sur l'évolution du pays.L'élection n'étant que dans trois semaines, il est raisonnable d'espérer que le chef libéral précisera sa pensée d'ici là.Voici quelques ambiguïtés et interrogations qui méritent son attention.D'abord, pourquoi monsieur Trudeau n'a-t-il rien dit sur le mal chronique de la dernière décennie, l'inflation?La montée des prix inquiète les Canadiens d'un bout à l'autre du pays.L'inflation crée des distorsions multiples dans presque tous les secteurs économiques, lesquelles distorsions brisent les initiatives et retardent le développement.Monsieur Trudeau trouve peut-être un bon alibi dans le fait que le problème de l'inflation n'est pas unique au Canada.Mais il reste que dans la lutte contre l'inflation, chaque pays jouit d'une marge d'autonomie.Et c'est justement cette marge d'autonomie qui définit le champ de la politique, qui distingue, par exemple, la politique économique de la France de celle de la République fédérale allemande.Comment un chef politique peut-il prétendre stimuler la croissance économique, promouvoir le développement industriel, assurer une plus grande sécurité aux gens à faibles revenus sans pour autant s'attaquer à l'inflation?Il ne suffit pas de promettre une hausse moins rapide du prix du baril de pétrole ou de s'engager à mieux gérer le budget fédéral.Ce sont là, bien sûr, certains éléments d'une solution.Mais il est surprenant que monsieur Trudeau ait accepté de naviguer ainsi, au hasard, sans s'attaquer plus directement au grand problème économique de l'heure, l'inflation.Ainsi, au cours de la campagne électorale, il faut demander aux chefs d'exprimer plus clairement leur vision du développement économique.Selon monsieur Trudeau, un gouvernement libéral axerait son programme économique sur une administration plus rigoureuse des finances du pays.Jusqu'à ce jour, la seule précision apportée au programme du Parti libéral reste la promesse d'augmenter le supplément de revenu aux personnes âgées.Par ailleurs, les libéraux s'opposent manifestement à la taxe d'accise de $0.18 proposée par les progressistes-conservateurs.De plus, si le prix du baril de pétrole augmente moins rapidement que ne l'avait prévu le budget Crosbie, les subventions versées aux provinces consommatrices de pétrole augmenteront.Où puisera-t-on les revenus additionnels?Comment réduira-t-on le déficit fédéral?Les libéraux anticipent-ils un nouveau partage des responsabilités entre les provinces et le gouvernement central, afin d'alléger le fardeau des dépenses?Envisagent-ils des coupures massives dans certains secteurs?De telles intentions, qui reposent sur des principes fondamentaux, méritent d'être discutées avec l'électorat.En outre, au dire de certains candidats libéraux, le déficit fédéral pourrait être comblé par le biais d'augmentations des impôts des entreprises.Qui, justement, paiera ces taxes additionnelles imposées aux entreprises?De façon générale ce seront les actionnaires, petits ou grands, dont les dividendes seront réduits.Ou bien les consommateurs, parce que les prix seront majorés.Ou bien l'entreprise réduira ses investissements.Cet impôt n'est donc pas aussi béni que l'on voudrait le croire.On en est donc aux principes.Quel rôle une administration libérale entend-elle confier aux mécanismes de marché et à la planification gouvernementale?Quelle place un gouvernement libéral donnerait-il aux initiatives privées et aux interventions publiques?Bien sûr, vivant dans une économie mixte, le secteur privé et le gouvernement ont tous les deux un rôle à jouer au chapitre de l'investissement.Un gouvernement libéral chercherait-il, par hasard, à changer le partage actuel, à limiter la capacité d'investissement du secteur privé pour donner plus d'importance aux initiatives gouvernementales?Pourquoi ne pas le présenter ainsi?Il faut aussi se demander ce qu'entend monsieur Trudeau lorsqu'il parle de stratégie industrielle et de prise en main de l'économie par les Canadiens.Parle-t-il d'une stratégie de régulation globale visant à créer un climat des investissements qui, tout en permettant une très grande flexibilité aux hommes d'affaires, leur imposerait une plus grande part de responsabilité pour leur performance?Ou rêve-t-il à une planification gouvernementale plus rigoureuse, orientée vers des politiques sectorielles, plus nationalistes, plus protectionnistes, plus interventionnistes?Où se situe le Parti libéral?Le libéralisme est fondé sur une notion assez flexible du bien commun.À la base du libéralisme, il existe un grand scepticisme quant à l'habileté de qui que ce soit à définir cette notion de bien commun.Le contrat social qui s'ensuit suppose donc, non pas l'anarchie, mais un consensus très flou dont le dénominateur commun le plus important reste la liberté des individus.Les opinions, les choix, les préférences des individus sont perçus comme étant, en général, supérieurs à une définition quelconque du bien commun.Rien n'empêche un parti se disant libéral d'aider des individus moins favorisés à mieux exprimer ces choix.Mais il ne faudrait pas pour autant qu'un groupe quelconque tente d'imposer ses valeurs, sa définition du bien commun.Voilà un des principaux risques qui découlent de la planification gouvernementale.En outre, les candidats libéraux parlent depuis quelques jours de politique sociale, sans pour autant définir le degré de pression fiscale qu'ils voudraient imposer aux divers agents économiques.On distute d'inégalités régionales sans aucune allusion aux arbitrages douloureux qu'il faut, consé-quemment, eptrevoir.Il serait illusoire de s'attendre à des solutions magiques, à des réponses à toutes ces questions, en pleine période électorale.Ces questions sont trop difficiles, trop complexes pour que l'on puisse y trouver de bons arguments pour le combat électoral.Il reste que si jamais le Parti libéral songe sérieusement à se rebâtir, à mieux se définir \u2014 comme monsieur Trudeau le souhaitait très récemment \u2014 il y a là matière à réflexion.Monsieur Trudeau en a peut-être dit long.En évitant de préciser son point de vue, il indique peut-être une volonté de \u2014 ou une résignation à \u2014 poursuivre des politiques essentiellement pareilles à celles qu'il avait adoptées au cours des dernières années.Mais il est peut-être allé un peu plus loin.S'exprimant un peu comme le Trudeau de 1968, il entend peut-être mettre un accent plus poussé sur des politiques keynésiennes de stimulation de la demande et de redistribution du revenu, tentant de les accompagner d'une plus grande responsabilité individuelle.Pour le moment, il semble le seul à connaître l'orientation de son parti.¦ LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JANVIER 1980 A 5 3un son mur Au caprice du temps À mes amis d'enfance DEVANT les angoisses du présent, tout homme part à la recherche du temps perdu.Cette aventure est particulière aux écrivains, chez qui les souvenirs recréent de défuntes et plates réalités quotidiennes en feux d'artifice aux couleurs de légendes.Heureux mais inquiétants individus, ceux qui, par la magie de la transposition, font métier de transfigurer le vrai! Point n'est besoin d'être écrivain pour remonter le fil du temps et chercher l'heure, le jour de son enfance, où un incident anodin a fait de soi un être à part, dans l'optique que tout individu est exceptionnel.Il n'est pas question ici de classer les hommes en imbéciles, en quelconques animaux à deux pattes, ou en génies, il s'agit de cerner le jour J de son enfance où l'on a construit un mur autour de soi, pour toujours, afin de résister aux assauts divers qui menacent la vie du moi fragile.Je me rappelle exactement ce jour-là.C'était le huit septembre 1930, à cinq heures et demie de l'après-midi, donc il y a cinquante ans.Été heureux, le dernier été insouciant de la petite bête anonyme et aventureuse qui.avec une dizaine d'autres, avait parcouru les champs à la cueillette des fraises, des framboises, des mûres, des bleuets, des cerises à grappes, des pommes blanches; été heureux qui m'avait vu pécher la truite des ruisseaux, participer à des festins inoubliables sur feux de rondins, en plein champ.Dans une vieille chaudière se plaignait le saindoux bouillant qui réclamait les pommes de terre que je m'esquintais à tailler sur le long pour en tirer des frites superbes, en chantant avec mes copains qui s'affairaient soit à vider la truite, soit à plumer la poule, soit à laver les légumes, soit à cacher à l'ombre les biscuits au chocolat Viau.Sauf la truite, les victuailles avaient été chipées à quelque épicerie, à quelque poulailler, à quelque jardin.Nous finissions l'après-midi par une baignade au Remous des Hirondelles, dans la rivière Saint-Charles, à l'époque fort limpide, et nous rentrions à la maison vers six heures, bouquet de fleurs sauvages à la main pour notre maman, au cas où quelque marchand, quelque jardinier lésé aurait porté plainte.C'était en pleine crise économique; des pères de famille sans travail, assis sur les perrons, fumaient rageusement leur pipe; des camions bondés de jeunes gens féroces, pelle sur l'épaule, se dirigeaient vers Valcartier au chant de: «Nous sommes les vingt-cennes de Valcartier, belle job permanente à l'année.» (1) Que nous importaient le chômage, la misère! C'était l'affaire des adultes.Notre été ne se terminait-il pas en apothéose par la foire de l'Exposition provinciale?Je m'y étais rendu à neuf heures du matin, ce huit septembre, en sautant la clôture, car je n'avais pas les vingt-cinq sous du prix d'entrée.Nous nous ruons vers le contremaître du cirque et nous sommes engagés pour le montage des tentes et les divers travaux afférents.Je ne sais plus comment cela arriva, mais je fus happé par la charmeuse de serpents, qui fit de moi son valet pendant quelques heures.De toute façon, nous fûmes payés par des tickets qui nous donnaient droit aux chevaux de bois, aux montagnes russes, aux cuves et à soixante-quinze sous de nourriture.Que de sensations inoubliables de vertiges, de cris, de vitesse, d'exaltation, de multiplication de soi, dans cette succession de machines qui menaçaient à tout instant de vous lancer en orbite dans le firmament! Cela me donna une faim telle que je dévorai quinze cornets de frites à cinq sous chacun.Je revins à la maison dans un état d'exaltation indicible.Je me calai dans la chaise berçante de maman, presque toujours occupée par mon père qui ne travaillait que trois jours par semaine, et je fermai lee yeux.Il se produisit un phénomène étrange.Non seulement je revivais cette grande journée par une évocation méticuleuse, mais dans ma chaise, les yeux fermés, elle était plus présente que quand je la vivais vraiment.Mes narines humaient exactement l'odeur des diverses nourritures, mes yeux voyaient in- tensément les couleurs multicolores des tentes, les teintes des différentes machines dans un kaléidoscope éblouissant, le blond des frites et des cheveux de la charmeuse de serpents, mes doigts retouchaient sa toison d'or que je l'avais aidée à répandre sur ses épaules, ils se rappelaient les aspérités de la clôture sautée, mes oreilles entendaient encore mieux les cris des saltimbanques, la musique des orgues de Barbarie des manèges et le murmure enchanté des foules enfantines qui fréquentent les foires, les coups de fusil à bouchon, le cric-crac des roues de fortune et le barrisse- ment des éléphants.Dans ma bouche pleine, ma langue s'humectait de plaisir, goûtant encore mieux les frites imprégnées de vinaigre et de ketchup Heinz 57.Cette découverte de la résurrection du souvenir par les sens me bouleversait, me faisait peur, comme si j'avais été choisi pour une apparition divine.J'ouvris les yeux, inquiet, et demandai à maman qui préparait un pâté chinois: «Maman, quand tu fermes les yeux, est-ce que tu vois exactement ce que tu as vu hier, ton nez se rappelle-t-il toutes les odeurs, tes doigts tout ce que tu as touché, ta bouche ce que tu as mangé, tes oreilles tout ce que tu as entendu, comme si c'était encore plus vrai?» Ma mère me regarda fixement de ses petits yeux rieurs, haussa les épaules: «Qu'est-ce que tu racontes là?Est-ce que je sais, moi.Sors de tes rêveries et va me fendre du bois.» Dehors, je posai la même question à mon frère, puis à son ami.Même réponse.Je compris vaguement que j'étais le dépositaire d'un étrange secret, d'un curieux privilège.Je me sentais propriétaire d'un trésor à moi tout seul.Ma première propriété, la seule au fond à laquelle j'aie jamais tenu.Autour de ce trésor, j'ai érigé un mur très haut.La vie m'a forcé et me force à le sauter pour vivre avec les autres tout en leur disant des bribes des miracles qui se passent dans ma seigneurie; et quand je me sens menacé par l'amour ou la haine, par les deuils ou les regrets, par les ventouses du quotidien, je ressaute mon mur, vérifie si le temps y creuse des failles et j'y reconstitue par le souvenir des sens et du coeur, le paradis.Car, comment peut-on être créateur, dans n'importe quelle discipline, si on ne possède pas cet équipage à cinq sens sous le double fouet du cocher coeur et imagination, dans la sublime aventure de la recréation du monde par la recherche du temps perdu, avec des mots qu'on suce comme des bonbons français?Roger LEMELIN ( 1 ) Pour calmer les chômeurs, on les occupait a casser des cailloux à vingt sous par jour, au camp militaire de Valcartier.près de Québec.(Tous droits réservi - Samedi prochain: Le rouleau à vapeur n i ii » pleins feux ¦ SUR L ACTUALITE Un blitz » pré-référendaire qui ne survient pas au meilleur moment I^ïarc LAURENDEAU (collaboration spéciale) LES MINISTRES du gouvernement péquiste ont profité d'un moment d'accalmie dans la vie parlementaire pour effectuer, d'ici au 29 février, un «blitz» pré-référendaire visant à promouvoir la souveraineté-association.La période est tout à fait oportune, sous l'angle du calendrier législatif, mais il faut se demander également si les ministres du gouvernement Lévesque, en effectuant cette tournée maintenant, ne se placent pas à contre-courant des préoccupations économiques, énergétiques voire même internationales de leurs concitoyens.En théorie, cette tournée pré-référendaire devrait permettre aux «gros canons» du gouvernement péquiste de se donner un peu d'avance à l'égard de la fausse consultation populaire de juin.Il s'agit de prendre contact avec les élites locales, les «décideurs» dans les régions et de recruter des personnalités qui adhéreraient au Comité du oui.Mais ce «blitz» vise surtout à rejoindre directement les citoyens.Tous les ministres participent à ce «blitz» et le chef du gouvernement, M.René Lévesque, doit se lancer dans sa propre tournée intensive en février.Mais l'on n'est pas officiellement en campagne référendaire: la place de choix dans les media est réservée à l'élection fédérale et à l'augmentation de la tension au Moyen-Orient.Bien sûr, le document du PLQ, lancé par M.Claude Ryan et intitulé «Une nouvelle fédération canadienne», est venu apporter de l'eau au moulin.Plusieurs ministres, au cours de la tournée, ont attaqué le document dans la perspective qui leur est particulière.Ainsi, M.Jacques Parizeau semble dire que les transferts fiscaux envisagés par le document Ryan ne sont pas assez consistants: il décrit le travail de la Commission politique du PLQ comme «une thèse de constitutionnalistes» qui s'inscrit, selon lui, dans la tradition juridique qui continue à dominer notre pro- vince.M.Jacques-Yvan Morin a fustigé le document parce que, selon lui, il ouvre trop grandes les portes vers l'école anglaise.Le ministre d'Etat au développement économique, M.Bernard Landry, pour sa part, insiste sur l'aspect industriel.Accepter ce document, selon M.Landry, c'est trouver normale la concentration des décisions économiques à Ottawa, qui a placé 80% de l'industrie sidérurgique ét 90% de l'industrie automobile en Ontario, c'est se satisfaire que tout le développement de l'industrie pétrochimique se soit fait à Sarnia au cours des 15 dernières années.Le ministre Pierre Marois, quant à lui, affirmait que le document Ryan propose un recul du Québec en matière de politique sociale, voire même un changement d'opinion chez M.Ryan lui-même depuis 1971.Pour le ministre Jean Garon, il n'y a rien dans ce document qui améliore la position des provinces en matière d'agriculture.Même *>i la réforme proposée par la Commission politique du PLQ a fourni une cible au gouvernement péquiste et a pu alimenter les discours des ministres, les citoyens ont-ils particulièrement le goût, ces temps-ci, d'entendre parler de constitution?Lors d'une récente assemblée de M.Landry, l'assistance était disséminée.Même si les officiers du v parti allèguent, dans ce cas précis, une carence de l'organisation locale, quelques observateurs voient tout de même là un certain indice.Cette tournée coïncide avec la campagne électorale fédérale.Même si M.Trudeau, de façon fort peu démocratique, se dérobe à l'obligation de fournir un programme precis et de prendre un engagement chiffré sur le prix du pétrole, même si tout semble se jouer sur une question de charisme personnel, les enjeux économiques restent omniprésents.A quoi peuvent penser, ces temps-ci, les citoyens du Québec?Certainement au prix qu'ils paieront pour leur essence et leur huile à chauffage.Ils songent à l'inflation qui mord inlassablement dans leur pouvoir d'achat.La menace de conflit mondial qui se profile implacablement n'est sûrement pas sans les inquiéter.Surtout depuis que Jimmy Carter (en grande partie pour des raisons électoralistes et de politique intérieure) a durci le ton et endossé l'attitude belliqueuse d'une large partie de la population américaine.Disons-le franchement: ce n'est pas la meilleure période pour inciter les gens à prendre une décision audacieuse quant à l'avenir du Québec.Dans le réseau des institutions scolaires, l'utilisation de la grève avait été reportée au début de 1980.Nous sommes en plein dans le feu de l'action.Les ministres péquistes, en tournée référendaire, risquent de se faire poser beaucoup de questions par leurs électeurs sur le fameux «climat social», comme cela avait été le cas lors des élections partielles.En somme, sans le soutien d'une machine publicitaire omniprésente à la télévision et dans les journaux, la tournée pré-référendaire pourrait heurter de front les préoccupations économiques, sociales et même internationales des Québécois.Cette fois-ci.le gouvernement péquiste semble avoir décidé d'observer la plus stricte stratégie de non-intervention dans l'élection fédérale.Le minis tre Jacques-Yvan Morin a tenu à déclarer qu'il avait été mal cité par le quotidien Le Monde (pourtant un journal beaucoup plus rigoureux que la moyenne) lorsqu'un article avait fait état de certaines préférences tactiques que le ministre de l'Education semblait exprimer.Par ailleurs, selon une consigne dont l'application serait attentivement surveillée par le ministre des Affaires intergouvernementales, M.Claude Morin.les porte-parole du gouvernement péquiste s'abstiennent rigoureusement de tout commentaire sur l'élection fédérale.Seul M René Lévesque.à Toronto jeudi soir, s'est permis une brève remarque favorable au personnage coloré et plein d'humour qu'est John Crosbie.Pourtant, il n'est pas indifférent au résultat du référendum que le premier ministre du Canada soit, par exemple, M.Joe Clark.Lors de la fameuse consultation populaire.M.Clark intervenait, les Québécois pourraient difficilement s'identifier à lui; M.Trudeau élu avec deux tiers des sièges au Québec, aurait nettement plus d'emprise.De plus, M.Clark est le seul leader fédéral qui se soit engagé à négocier, peu importe l'issue du référendum.En mai 79, on s'était réjoui, dans les cercles du pouvoir péquiste.de la défaite de cet anti-nationaliste qu'est M.Trudeau.Or voici que, selon les rumeurs, des ministres souhaiteraient sa victoire, ne serait-ce pour affaiblir M.Ryan sur la scène provinciale.Quelles que soient les préférences du gouvernement péquiste.il se garde de les exprimer, sachant que ses directives auraient peu de chances d'être suivies.À cet égard, le gouvernement Lévesque a tiré les leçons de ses incursions passées aux paliers scolaire et fédérai.Il se contente donc d'effectuer en sourdine et à contre-courant sa tournée pré-référendaire.Bernard Landry photo Yve* Bcouchomp, LA PRESSE Jacques Parizeau photo Michel Grove I.LA PRESSE Pierre Marois < t f A 6 pleins feux ¦ SUR L'ACTUALITE MONTRÉAL, SAMEDI 26 JANVIER 1980 Chrysler craque: nouveau * \u2022 \u2022 .^'\"* T.' .Une Dodge au montage; une espèce en voie de disparition.Des mesures sociales ont empêché un éclatement Frank LaSorda, président de la section locale 444 de Windsor.PLUSIEURS mesures sociales ont empêché jusqu'ici que la crise de l'automobile transforme ses dizaines de milliers d'ouvriers-chômeurs en force de frappe mobilisée contre le système capitaliste.«Les mécanismes de correction au chômage apportés graduellement depuis la crise des années '30 expliquent pourquoi les ouvriers ne sont pas dans la rue», d'expliquer M.Bobbie Barbee, relationniste des UAW, avec l'accord de son «patron», le vice-président de la division Chrysler des UAW, M.Marc Stepp.A ce chapitre, les ouvriers-chômeurs américains sont mieux protégés que leurs camarades canadiens puisqu'ils bénéficient du «Trade Readjustment Assistance», le TRA.C'est un régime qui ne s'applique qu'au chômage causé par l'importation.Ils bénéficient, en vertu de ce régime fédéral qui s'ajoute au régime d'assu-rance-chômage (UI: Unemployment Insurance), d'allocations hebdomadaires représentant 70% de leur salaire brut (avant déductions) moyen.Le gouvernement américain, par le biais du Labor Department (l'équivalent du ministère du Travail) a reconnu aux deux tiers des 35,000 chômeurs de chez Chrysler le droit au TRA, et ce depuis décembre dernier.Les bureaux locaux d'assurance-chômage physiquement étant incapables d'inscrire au TRA un aussi grand nombre de chômeurs à la fois, les fonctionnaires ont dû se rendre aux bureaux des sections locales des UAW pour effectuer leur travail! Ce qui donne une petite idée de l'ampleur du désastre.Depuis le début de la crise, à l'automne 1978, les travailleurs ont bénéficié, tant au Canada qu'aux Etats-Unis, d'allocations provenant des fonds privés appelés \"Supplementary Unemployment Benefits*, les «SUB», et ce, en plus de l'assurance-chômage.Il s'agit là de fonds mis sur pied par chaque compagnie, à la suite de négociations avec les UAW, dans l'éventualité de mises à pied d'une durée indéfinie, ou plus simplement de licenciements définitifs.Chaque fonds accorde jusqu'à un maximum de $85.par semaine à l'employé mis à pied, en plus de ce qu'il reçoit de l'assurance-chômage.Mais les SUB ne peuvent faire face à des licenciements aussi massifs.Chez Chrysler, il est à toutes fins utiles vidé puisqu'il ne verse plus d'allocations qu'aux ouvriers qui ont plus de lOans d'ancienneté et qui ne reçoivent pas de TRA.Chez Ford, le SUB fournit encore à la demande, mais on s'attend à ce qu'il s'épuise à son tour et ce très prochainement.Il n'y a finalement que chez le super-géant qu'est GM où le SUB n'est pas en difficulté.Et cela se comprend facilement, puisque selon Fortune, GM, qui emploie 839,000 personnes (y inclus les 460,000 qui sont membres des UAW), a réalisé des ventes de $63,221,100,000 et des profits nets de $3,508,000.000 durant l'année 1978! Pour les chômeurs de Chrysler-Canada, qui n'ont pas droit au TRA (un régime américain) et qui n'ont plus maintenant le supplément à l'assurance-chômage qu'est le SUB, cela signifie qu'ils deviennent rapidement des chômeurs ordinaires.«Bon nombre de nos membres ont même épuisé leurs allocations d'assurance-chômage, d'où l'importance d'un redressement rapide de l'industrie», de dire M.Frank LaSorda, le président de la section Chrysler-Windsor des UAW.Les UAW: une force de 1,500,000 travailleurs IES UNITED AUTO WORKERS, de i son véritable nom la United Automobile, Aerospace & Agricultural Implement Workers of America, est, après les Teamsters, la deuxième plus importante organisation ouvrière des Etats Unis.Et, contrairement aux Teamsters, la UAW n'a jamais vu la probité de ses leaders mise en cause et n'a jamais été associée aux différentes organisations criminelles qui de tout temps ont infiltré certains syndicats américains.Les UAW regroupent la moitié de leurs 1,500,000 adhérents dans l'industrie automobile où ils y représentent un peu plus de la moitié de toute la main-d'oeuvre à l'emploi des quatre grands de l'auto.Comme son véritable nom l'indique, la UAW représente aussi 750,000 travailleurs de l'industrie aérospatiale et de l'industrie de la machinerie agricole.Laval LE BORGNE Marc Stepp, vice-président de la division Chrysler des UAW.DETROIT \u2014 Le prix du gallon d'essence, la réduction de la vitesse à 55 milles à l'heure, et la décision d'un nombre grandissant d'Américains d'abandonner les «gros chars» au profit des petites voitures importées, telles sont les raisons les plus fréquemment avancées pour expliquer le fiasco Chrysler.«Les dirigeants des grands de l'auto n'ont pas cru que les consommateurs américains se résigneraient un jour à acheter ces petites voitures japonaises ou européennes qu'ils regardaient avec beaucoup de condescendance, de mépris», de dire M.Marc Stepp, des UAW.L'inflation aux Etats-Unis s'ajoute à ces raisons: elle vogue au-dessus de 12% présentement, alors qu'elle se tient en bas de 10% au Canada.Concrètement, cela veut dire que le gallon d'essence américain coûte présentement environ $1.25 à Détroit, ce qui équivaudrait à $1.72 pour un gallon canadien.Avec un déficit de $200,000,000.en 1978, un autre de $1,000,000,000.prévu pour l'année 1979 et une production marginale de sous-compactes, Chrysler ne pouvait faire autrement que couler.Suite a la page A 7 Les ouvriers acceptent d'aider Chrysler DES $3,400,000,000 que devront fournir différents agents économiques pour renflouer Chrysler, $462,500,000 proviendront des poches des ouvriers de cette lOème plus importante entreprise privée américaine.De cette somme, $203,000,000 ont été sacrifiés volontairement par les quelque 85,000 ouvriers américains et les 8,000 ouvriers canadiens qui travaillent encore chez Chrysler, lors des négociations conclues entre le syndicat et la compagnie, en novembre dernier.Cette «subvention» d'environ $2,000 de chacun de ces ouvriers, ils ont accepté de la donner à Chrysler dans une proportion dépassant 80% lors d'un scrutin secret décrété par les UAW.Les TUA ont quand même obtenu que leur président, M.Douglas Fraser, devienne un des 18 membres du conseil d'administration de Chrysler, dès le printemps prochain.«Je ne crois pas que ce précédent historique changera grand'chose chez Chrysler du jour au lendemain, mais il se peut que certaines décisions, qui pourraient nuire aux intérêts des travailleurs, soient modifiées parce que le c.a.entendra le point de vue des ouvriers avant de les appliquer», de commenter M.Fraser.Par ailleurs, le gouvernement américain, lorsqu'il a finalement décidé de sauver Chrysler, en décembre dernier, a décrété une coupure additionnelle de $259,500,000 dans les salaires des ouvriers, soit une somme d'environ $2,500 qui devra s'ajouter à celle de $2,000 déjà consentie en novembre.Les ouvriers américains de chez Chrysler votent présentement sur la façon dont ont convenu leur syndicat et la compagnie d'arracher cette somme supplémentaire de leurs chèques de paye.L'issue du scrutin, le deuxième, ne semble cependant faire aucun doute.En effet, tous savent qu'il s'agit là d'une condition sine qua non du Congrès américain au refinancement de Chrysler.De plus, leurs leaders syndicaux ne manquent pas de leur souligner qu'ils n'ont guère d'autre choix dans les circonstances que de plier.Pour sauver les meubles, les UAW ont obtenu de Chrysler un seul avantage majeur et tangible: en 1982, dernière année de cette convention de trois ans, les ouvriers de Chrysler retrouveront la parité perdue avec GM et Ford.D'ici là, les augmentations annuelles de 3% que les trois grands de l'auto doivent verser aux ouvriers le 16 septembre de chaque année, seront retardées de plusieurs mois chez Chrysler.Dans une lettre adressée à leurs membres américains le 8 janvier dernier, MM.Douglas A.Fraser, président des UAW, Marc Stepp, vice-président Chrysler et Joe Zappa, président du comité de négociations des UAW ne mâchent pas leurs mots: «Nous sommes convaincus cependant que si les conventions collectives ainsi modifiées (en fonction du décret du Congrès américain) ne sont pas entérinées, Chrysler va disparaître et avec elle les emplois de ses ouvriers».L'avenir dira évidemment si cette évaluation de la situation faite par les trois leaders syndicaux est correcte.En attendant, elle est déjà une réalité vécue pour plus de 30% des ouvriers de chez Chrysler, membres des UAW qui ne sont pas touchés par ces coupures: ils sont déjà en chômage! MONTRÉAL, SAMEDI 26 JANVIER 1980 pleins m 01 id SUR L'ACTUALITE ilemme pour les ouvri Suite de la page A 6 Reste à savoir si l'intervention du gouvernement américain, qui endosse les $1,5 milliards d'emprunts et force la compagnie à emprunter une somme additionnelle de $1,900,000., suffira pour remettre Chrvsler sur la route des profits.Mais Chrysler n'est pas le seul manufacturier atteint.Ford pourrait lui aussi tomber.Troisième plus importante compagnie américaine (après GM et Exxon), elle n'est pas à l'abri de l'engouement des Américains pour les petites importées, même si elle a réalisé des profits de $1,588,900,000.en 1978 après avoir enregistré des ventes de $42,784,100,000.A titre d'exemple, Ford s'attend à enregistrer un déficit de $1 milliard sur la vente de ses voitures américano-canadiennes durant l'année 1979.Mais ces pertes seront probablement épongées en tout ou en grande partie par les profits que réalise la compagnie avec ses petites voitures et ses compactes qu'elle produit sous différents noms en Angleterre, en Europe et en Amérique du sud.Cette diversification sauve Ford pour le moment.Enfin AMC, qui fabrique déjà des petites automobiles, n'est pratiquement pas atteint par les fermetures d'usines.C'est d'ailleurs le président de cette entreprise, M.W.Paul Tippett.qui a emboîté le pas à Doug Frazer, le président des UAW en suggérant, la semaine dernière, que la solution à la crise était d'inviter les producteurs japonais d'au- tomobiles à construire des usines et des autos aux Etats-Unis même.Les automobiles importées ont accaparé 21.5% du marché américain Tan dernier, et de cette proportion, les Japonais ont pris 76%.«Peut-on douter un seul instant que les Japonais exportent en fait du chômage» de dire M.Tippett.A l'heure actuelle seul le producteur allemand Volkswagen exploite une usine américaine; elle est située a New Stanton, Pensylvanie.VW songe d'ailleurs à construire une autre usine prochainement.Aucun des fabricants japonais n'est installé en sol américain.Honda songe cependant à construire une usine à Marysville, on Ohio alors que ces deux plus proches compétiteurs, Toyota et Nissan, qui sont aussi les deux plus gros exportateurs d'autos aux Etats-Unis, n'envisagent pas cette possibilité pour le moment.Dimanche, le président Phraser, des UAW, a lancé l'idée de forcer les Japonais à fabriquer leurs voitures aux Etats-Unis en rejetant l'idée d'imposer des quotas, qu'il considère comme trop rétrograde.«Ce n'est pas Chrysler que nous voulons sauver, ce sont les emplois de nos membres», d'expliquer Marc Stepp que les travailleurs de l'auto gagnent leur vie chez un fabricant japonais ou chez Chrysler, ça ne fait aucune différence de conclure le vice-président Chrysler des UAW.La guerre est aussi avancée comme solution possible à la crise.mais avec l'air de ne pas vouloir le dire.S* a dressant à des conseillers en gestion la semaine dernière, le professeur Roger Mendels de l'Unh ersité de Windsor a répété à au moins trois reprises qu'il n'entrevoyait pas de solution à la crise de l'auto au cours des quatre ou cinq prochaines années «à moins qu'une guerre ou quelque chose du genre se produise».Tout en se défendant bien de vouloir prôner une telle solution, M.Mendel a dû rappeler à son auditoire que l'usine des tanks de Chrysler, entre autres, pourrait engager beaucoup de monde s'il y avait un conflit.Dans toute l'industrie automobile améri 200,000 chômeurs! Carter, Iacocca et Fraser, lors de la signature de l'entente finalisant le refinancement de Chrysler.THANK YOU AMERICA! Ainsi commence et se termine le message télévisé optimiste que débite à la télé américaine par les temps qui courent le président de Chrysler, M.Lee.A.Iacocca.Optimiste, M.Iacocca assure le peuple américain que le refinancement de $3,400,000,000 qu'a imposé le gouvernement à sa compagnie permettra de construire des automobiles qu'il aimera.en 1981.Derrière ce message, se cache une crise d'envergure dans l'industrie automobile américaine; avec plus de 200.000 travailleurs de l'automobile en chômage et des ventes qui périclitent alors que celles des petites voitures importées montent en flèche, l'industrie clef de l'économie américaine traverse une crise qui n'est pas sans rappeler celle de 1930.Les plus récentes statistiques indiquent que le creux de 1975 \u2014 lors de la première crise du pétrole \u2014 a été dépassé: le 1er janvier dernier, il y avait une réserve de 1,661,718 voitures dans le parc automobile des quatre grands alors qu'à la même date en 1975, il y en avait 1,654,500.Alors que les media ont accordé beaucoup d'attention à l'effondrement spectaculaire de Chrysler, la dixième plus importante entreprise américaine, selon le magasine Fortune, et à son renflouement, peu de choses ont été dites, ou écrites, sur les trois autres fabricants américains, General Motors, le géant, Ford et American Motors Corporation (AMC).Les chiffres remis à LA PRESSE par les United Auto Workers (UAW), le syndicat industriel qui compte normalement dans ses rangs entre 750,000 et 800,000 travailleurs de l'automobile, montrent qu'environ 150,000 de ces travailleurs sont en chômage indéfini et qu'environ 50,000 autres le sont cette semaine, pour une période d'une ou deux semaines.G M a mis à pied pour une durée indéfinie 71,000 de ses employés aux Etats-Unis; Ford 37,100: Chrysler 35,400; et enfin AMC 1,200 seulement, soit ceux qui étaient affectés au montage des Jeeps.Par rapport à des effectifs américains de 160,000 ouvriers (ce chiffre est celui de !a dernière période faste dans l'industrie automobile), on constate que 15.4% de la main-d'oeuvre syndiquée chez les UAW de GM est en chômage.Ce pourcentage est très conservateur parce que d'une part, il n'y a plus 460,000 travailleurs chez GM depuis plusieurs mois et d'autre part, parce qu'il ne tient pas compte des cadres non syndiqués qui sont eux aussi touchés par les fermetures d'usine.Le chômage chez Ford touche 18.9% de sa main-d'oeuvre syndiquée; chez Chrysler, il est présentement de 32.1%, et enfin, chez AMC, il est de 7.05%.Ça c'est le portrait américain; le portrait canadien est de la même eau.«Qui veut d'une usine qui fabrique des moteurs de huit cylindres par les temps qui courent», de dire, désabusé de l'incurie de Chrysler, M.Frank LaSorda, président de la section locale 444 des UAW, section qui regroupe les ouvriers de Chrysler Canada, à Windsor.À l'heure actuelle, pas moins de 6,000 des 14,000 membres que représente M.LaSorda sont en chômage, dont au moins 2,500 pour une durée indéfinie qui peut devenir définitive.«J'espère que quelqu'un du côté de la compagnie sera assez intelligent pour transformer notre usine de moteurs V-8 en usine de moteurs de quatre cylindres au plus tôt», a-t-il ajouté.Il espère une reprise au printemps prochain, mais il ajoute: «Si l'industrie de l'automobile ne se ressaisit pas ce printemps, je suis convaincu qu'elle le fera à l'automne, lors de l'arrivée des modèles 1981.» A ces chiffres déjà alarmants, viennent s'ajouter ceux des fournisseurs de l'industrie automobile.Avec quelque retard par rapport aux quatre grands de l'auto, ces derniers sont maintenant entrés dans la danse des mises à pied.Au moment où ces lignes sont écrites, il y a plus de 20,000 travailleurs d'une ENTREPRISES OUVRIERS _MIS A PIED Armstrong (pneus) .1,200 Budd (châssis).4,500 Bendix (démarreurs).1/300 Dana (moteurs, transmissions, etc).462 Doehler-Jarvis (pièces moulées) .200 Eaton (soupapes).2,300 Great Lakes Stell (acier laminé) .1,000 Good Rich (pneus) .3,300 Good Year (pneus).3,000 Libbv-Owens-Ford (vitre) .1,000 McLouth Steel (acier laminé) .700 UniRoyal (pneus) .3,000 12 20,962 douzaine de ces fournisseurs qui sont en chômage et leur nombre augmente de plusieurs milliers à la fois d'une semaine à l'autre (voir le tableau dans cette page).Pour compléter ce sombre tableau, il faut ajouter la grève de 10,000 ouvrier de Budd, un des plus imponants fournisseurs de l'industrie automobile, grève commencée cette semaine dans toutes les usines américaines ou l'UAW est accréditée.Cett< grève a déjà amené Ford à annoncer 4,500 mises à pied et en provoquera aussi des milliers d'autres chez les sous-traitants de Bud'i.Selon Cy Alpert.des UAW, le refus de la compagnie d'accorder le règlement intervenu à GM \u2014 «Budd nou< offre moins que ce que le gouvernement a décrété pour Chrysler», dit-il \u2014 indique que l'entreprise entend profiter de la situation dramatique que traverse l'industrie automobile américaine.Ce genre de conflit, chez Budd.entraîne ce que les Américains ont baptisé le «ripplc effect*, c'est-à-dire qu'il fait des «vagues.de mises à pied» dans d'autres entreprises, tout comme le font déjà 1rs fermetures d'usines d'assemblage d'automobiles.Contrairement à ce que disent Lee Iacocca, président de Chry>ler.Marc Stepp, vice-president de- la division Chrysler de la United Auto Workers et d'autres, plusieurs analystes, dont le professeur d'économie ck l'Université de Windsor.M.Roger Mendels.qui a u£\\ en tant que conseiller pour plusieurs commissions mises sur pied par le pré-sident Jimnn Carter, pensent que la crise ne se rê-orbera ni au printemps ni à l'automne.Le mouvemenl de retour vers la ville aux dépens des banlieues, I augmentation de la part des budgets consacrés au transport en commun, par rapport a une diminution des budgets consacrés au transport prr é le vieillissement de la population (ce qui diminue le temps consacré aux déplacements en automobile), sont autant de raisons qui font dire à M.Mendels que la cris» de l'auto mobile va se poursuivre durant presque toute la décennie, et non pas pendant quelques mois encore, comme le souhaitent les plus optimistes.Les Canadiens rejettent les coupures américaines LA CRISE CHEZ Chrysler a provo-I que une chicane entre les ouvriers canadiens et américains qui vient mettre fin au seul Front commun qui existait dans cette industrie entre les deux pays.La cause immédiate de ce désaccord: la décision du Congrès américain de décréter une coupure additionnelle d'environ $2,500 dans les salaires des ouvriers de Chrysler.Les ouvriers canadiens, et, jusqu'à ce jour, la direction de Chrysler-Canada, ont refusé de participer à cette coupure.Depuis plus de 30 ans, les principales dispositions des conventions collectives des travailleurs de l'automobile sont négociées exclusivement par des ouvriers américains.Une fois l'entente de principe intervenue aux USA, les comités de négociation syndicaux et patronaux canadiens des grands de l'auto se réunissent pour effectuer quelques aménagements locaux et somme toute mineurs aux conventions négociées par les Américains.Depuis 1968, les 14,000 ouvriers cana- diens de Chrysler ont mis fin à cette pratique; ils ont demandé et obtenu des UAW que le comité syndical de négociations soit formé de représentants américains (10) et canadiens (3).«Leur présence à la table centrale a fait qu'ils ont pu obtenir facilement l'appui des ouvriers américains à certaines de leurs demandes.Ils ont donc ainsi bénéficié de leur force depuis plusieurs années, alors que ceux de chez GM et Ford doivent se satisfaire de ce que nous négocions outre-frontière sans y participer», de dire le vice-président Américain Marc Stepp.Mais les Canadiens n'ont pas jugé que cet «avantage» justifiait une coupure de salaire de $2,500.«Nous ne pouvons être asservis à un décret d'un gouvernement étranger»., de dire entre autres M.Robert White, vice président canadien des UAW, pour justi fier le fait que les trois représentants canadiens des UAW se sont retirés de la négociation.«Nos camarades américains peuvent toujours parler à leurs «congressmen», même faire campagne contre eux, s'ils sont mécontents du décret de leur gouvernement.Nous, du Canada, n'avons pas notre mot à dire dans la gouverne des Etats-Unis et nous ne voyons pas pourquoi nous serions assujettis à ce gouvernement», d'ajouter M.White.«La situation politique canadienne que nous connaissons tous ici, fait en sorte que nous ne savons pas et nous ne pourrons pas savoir avant les élections fédérales ce que fera le gouvernement canadien face à la crise chez Chrysler», d'ajouter M.White.Les dirigeants canadiens des UAW ignorent en effet si Ottawa, et Queen's Park (le gouvernement ontarien) ne décideront pas, eux aussi, de décréter une coupure de salaires pour faire accepter des subventions par le grand public.Du côté américain, MM.Fraser et Stepp reprochent aux dirigeants ouvriers canadiens d'avoir «lâché leurs confrères à un moment difficile».Tant que le front commun faisait leur affaire, ils en ont profité; maintenant que va mal, ils nous abandonnent», de dire Marc Stepp.Pour bien manifester leur désapprobation du geste posé par les Canadiens, les UAW américains ont conclu une entente avec Chrysler à l'effet que les sommes économisées en raison de la décision du congrès américain, seront dépensées exclusivement aux Etats-Unis.Cette petite vengeance peut, dans les circonstances, amener la fermeture définitive d'usines canadiennes au profit de l'expansion d'usines américaines.Les UAW américains ont aussi couve nu avec Chrysler que les négociations de 1982 se dérouleront entre Américains seulement.Réunis jeudi de cette semaine, les ouvriers de Windsor do chez Chrysler ont entériné sans aucune réticence la position défendue par leurs trois ex-membres de la table américaine de négociations.Les jeux sont refaits.pour le moment.Robert White, directeur canadien et vice-president international des UAW. A 8 pleins feux ¦ SUR L'ACTUALITE MONTRÉAL SAMEDI 26 JANVIER 1980 \u2014-T Le père du budget conservateur et la cote de popularité de son parti » s John Crosbie mène une bataille » presque une croisade John Crosbie, ministre conservateur des Finances.Tdephoto PC qi JE PARLAIS français, j'irais me battre au Québec pour mon budget»! Ce regret, c'est John Crosbie, ministre conservateur des Finances, qui l'a formulé cette semaine lors d'une entrevue qu'il a accordée à LA PRESSE, au cours d'une pause dans sa course folle en Ontario.C'est en effet une bataille, presque une croisade, que mène le père du budget conservateur mort-né, à travers le Canada anglais.Principal ténor du gouvernement Clark, il lui reste à peine trois semaines pour convaincre les Canadiens que son budget d'austérité est nécessaire et pour ainsi faire remonter la côte de popularité déclinante de son parti.Toujours le même message «J'ai tellement à dire» confie-t-il souvent à ses auditeurs à qui il répétera inlassablement le même message: le budget de son gouvernement est inévitable si le Canada veut faire face à deux enjeux cruciaux: la croissance du déficit budgétaire et la rareté de l'énergie.Selon M.Crosbie, ce budget est plus impopulaire qu'il ne devrait l'être.«La seule chose qui choque dans ce budget, c'est la taxe de 18 cents sur l'essence, et si vous ôtez cette taxe d'accise c'est un bon budget pour les revenus moyens et faibles.» «Quel dommage», murmure-t-il épuisé, entre deux discours, dans sa chambre d'hôtel, les yeux presque fermés pendant la majorité de l'entrevue, et les pieds, nus, croisés sur une table.«C'est une question de communications, poursuit-il, la réaction est positive lorsque l'on explique le budget».Pourtant, si c'était à refaire, ajoute le Alain DUBUC Terre-neuvien, on recommencerait.«On a décidé de prendre le risque.Changer d'idée aurait été complètement cynique de notre part.» Déficit et énergie Les gens ne comprennent pas que pour chaque baril de pétrole consommé dans l'Est le gouvernement verse un subside de $17.40 qui est payé à même leurs taxes.Le Canada, affirme M.Crosbie ne peut pas maintenir sa politique actuelle de prix bas pour le pétrole domestique conventionnel parce que ces ressources s'épuiseront au cours des années 80 et qu'il faut éviter la catastrophe dans les prix et l'offre d'approvisionnement de pétole.Pour M.Crosbie, la hausse des prix est le seul moyen d'y arriver.«Bien d'autres choses doivent être faites mais à moins de rationner, avec les terribles problèmes de marché noir que cela pose, le jeu sur les prix est la seule.» Du côté budgétaire, le gouvernement, selon les propos du ministre, a manifestement du mal à réduire le déficit en coupant les dépenses.«Le mieux que nous pouvions faire est dans le budget» soit un déficit de $10.4 milliards, malgré un nouveau système de contrôle.«Nous avons découvert, ajoute-t-il, que les déficits accumulés depuis 5 ou 6 ans ont été provoqués par des réductions de revenus.Sans compter l'indexation, les baisses d'impôt depuis six ans totalisent $9 milliards pour cette année.» Pour les conservateurs, la seule issue qui s'offrait était donc la hausse des impôts.«S'il n'y avait pas eu la situation énergétique, nous aurions trouvé d'autres façons d'augmenter les taxes»! Fait curieux, dans les deux domaines où M.Crosbie concentre ses efforts, |es choses ont impiré depuis la présentation du budget.Du côté énergétique, les prix mondiaux du pétrole en décembre s'élevaient en moyenne à $25.75 le baril» et les spécialistes fédéraux s'attendaient à ce qu'il grimpe jusqu'à $27.93 en l980-Aujourd'hui, ils sont déjà rendus à $32.65.Ces hausses imprévues ont un double effet sur la situation canadienne.Tout d'abord, il sera plus diffici,e pour le Canada de s'approcher des prix mondiaux.Pour l'instant, M.Crosbie explique que son gouvernement n'a pas l'intention pour autant de modifier sa politique de prix, des hausses de 00 cette année et $4.50 par an ensuite.«H est vraiment évident, ajoute-t-il cependant, que si les hausses continuent, il faudra repenser notre politique.» En termes budgétaires, cette hausse du brut a un effet direct, en augmentant les subsides qu'Ottawa doit verser aux provinces de l'Est qui ont à payer les prix mondiaux.«Cela fera un milliard de plus à verser, explique M.Crosbie.On a ce problème, il faudra trouver un autre milliard.» Il est probable, qu'à moins de revenus imprévus, le gouvernement, s'il est réélu, devra soit réduire ses dépenses, soit supporter un déficit plus élevé que prévu.JOHN CROSBIE est probablement le «Newfie» le plus célèbre au Canada.En un an.ce Terre-Neuvien est en effet passé du plus parfait anonymat à une réelle popularité au C.tda anglais.Certains l'aiment, d'autres le craignent, mais il ne laisse personne indifférent.En Ontario, il éclipse sans peine son chef Joe Clark, dans l'Ouest, on le vénère, et le plus important quotidien du pays, le Globe and Mail, en a fait son «homme de Tannée».Ce vent de popularité n'a cependant pas touché les Québécois qui peuvent difficilement comprendre comment un ministre des Finances, conservateur de surcroit, peut devenir populaire en frappant les gens à coups de matraque fiscale et en faisant grimper les prix es Pommes de terre Tomates Laitue Longe de boeuf Ronde de boeuf Boeuf haché Bacon Jambon fume Longe de porc Saucisses hot dog Saucisses Veau Poulet Détersif en poudre Javelisant Papier hygiénique Estuie-tout Shampooing Dentifrice Savon de toilette la moins chère la moins chère la moins chère la moins chère Kraft Cracker Barrel doux Marque du magasin doux Catégorie A.gros la moins chère Viau au chocolat (Whippet) Sara Lee au chocolat Xellog Corn Flakes Robin Hood tout usage Marque du magasin Catelli.coupe Cateili.coupé Marque du magasin, coupe Monarch (moile.végétale) Marque du magasin (molle à l'huile végétale) moins chère Clover Leaf, emiette Maxwell House Marque du magasin Coca-Cola Caramels Kraft la moins chère Heinz Marque du magasin Campbeli aux tomates Marque du mag.aux tomates Fraises de Kraft Jelio a la saveur de fraise Jello a !a saveur vanille Macaroni Kraft Marque du m jgasin Libby s Marque du magasin Moitiés de pèches Del Monte de fantaisie Marque du magasin, la moins chère Del Monte, pois assortis de fantaisie Marque du magasin, la moins chère Humpty Oumpty (Sunkist 113) (Mcintosh) Unité de mesure des prix indiqués PRIX COMPARATIFS PAR UNITE MAGASINS A GRANDE SURFACE PETITS MAGASINS Nombre de ces unités achetées en 4 semaines A A P C O O p R I X Iceberg Steak T-Bone (steak d'aloyeau) avec filet Bifteck de ronde, sans os tranche entière Ordinaire (régulière) Canada Packers fumé Marque du magasin Fesse, prêt a manger entier avec l'os Côtelettes de porc centre Hygrade (ordinaire) Marque du magasin (si tout au boeuf (spécifier) La Belle Fermière Côtelettes de veau (filet) Ailes Tîde Marque du magasin (en boite) Javei Marque du magasin Cotonnade Marque du magasin Viva Marque du magasin Halo, cheveux normaux Colgate, régulier Camay Dépense moyenne par famille moyenne par mois $231.38 Pourcentage de changement depuis la dernière étude inscrit en dessous de chaque chiffre +3.5% Viande seulement Legumes et fruits frais seulement Autres produits comestibles seul Total aliments seuls Articles non comestibles TOTAL 1 litre 1 litre 2 litres 1 livre 1 livre 1 livre 1 douz.24 oz 14.1 oz 13 oz 675 g 2.5 kg 2.5 kg 1 kilo 1 kilo 2 livres 1 livre 1 livre 12.5 oz 6.25 oz 10 oz 10 oz 750 ml 14 oz 2 kg 15 oz 15 oz 10 oz 10 oz 24 oz 60/ 4 75 oz 7.9 oz.7.25 oz.19 oz 19 oz 19 oz 28 oz.14 oz 19 oz 200 gr.1 douz.3 livres 1 livre 10 livres 1 livre * pomme 1 livre 1 livre 1 livre 1 livre 1 livre 1 livre 1 livre 1 livre 1 livre 500 gr 1 livre 1 livre 2.4 kg 2 kg ou 2.4 kg 64 oz 64 oz ou 70.4 oz| 4 roui.4 roui.2 roui.2 roui.225 ml 100 I F.bain 12 11 1 2 4 4 3 14 4 3 1 .44 .44 1.8 2 2 5 5 5.12 5 2 2 14 2 2 3 3 8 8 1 1.5 1.5 3.67 4 3 3 7 4.75 4.5 3.3 3 2 3 7 4 6 5 4 .57 .54 1.63 1.59 2.19 NIL 1.10 .62 1.85 2.04 1.24 1.68 1.35 1.19 1.19 .97 .99 NIL .74 NIL 6.85 5.89 .47 .99 1.56 .80 (67) .28 .26 1.97 .57 .57 .41 .30 .46 .36 88 .57 .54 1.67 1.59 2.10 2.46 1.08 .62 1.80 NIL 1.21 1.66 1.41 1.12 1.12 .89 .86 .72 .80 1.57 6.83 5.65 .47 .95 1.53 .78 (.63) .26 .25 1.81 .56 .56 .39 .31 .45 .33 .80 D O M I N I 0 N NIL 1.03 .57 .54 1.69 1.57 2.13 2.25 1.09 .63 1.89 2.04 1.23 1.68 1.39 1.22 1.22211 .82 .99 .84 .84 1.59 6.85 5.85 .46 1.03 1.52 .82 .73 .29 NIL 2.00 .57 .57 .40 .32 .35 .36 .96 NIL P R O V I G A I N S T E I N B E R G I G A M E T R 0 .57 .54 1.66 1.60 2.20 2.62 1.10 .67 1.79 1.87 1.20 1.67 1.31 1.13211 1.13211 .931 kg .99 .82 .78 NIL 6.63 5.77 47 1.05 1.51 .82 (.67) .29 .26 1.94 .57 .57 .40 .33 .46 .35 .88 .89 .51 9.48 .49 .38 .51 .39 .51 .36 .57 .54 1.66 1.57 2.13 2.09 1.09 .63 1.79 1.82 1.23 1.68 1.35 1.12 1.121 .82 .94 (.74) .92 1.59 6.49 4.27 .47 1.05 1.52 .80 .73 .29 .26 1.94 .57 .57 .37 .33 .46 NIL (.88) (74)| .69 .50 NIL .57 .54 1.68 1.60 2.23 2.46 1.12 .62 1.92 2.05 1.24 1.70 1.39 1.22 1.22 .921 kg 1.01 .85 .79 1.63 6.34 5.86 .46 1.05 1.45 .83 (.75) .31 .26 2.05 .59 .60 .38 NIL .45 .34 .88 .99 .53 .41 1.09 1.09 1.08 1.09 1.08 1.09 1.64 1.29 .36 1.04 .79 .69 1.80 1.19 .36 .88 79 .66 3.98 3.57 1.68 1.36 .31 82 .76 .68 3.63 8 1 1 3 3 18 3.17 2.93 mi maig-t 1.74 2.07 2.02 1.85 1.68 1.58 1.29 NIL NIL 1.49 1.38 1.56 1.84 I 1.87 1.90 1 4 8 .45 .57 .45 1 1 .9 1.5 1.5 2 2 2 1 3 1.49 NIL 2.09 339 1.09 1.72 NIL 2.15 3.08 .54 3.541 3.5Î NI.2.49 2.' 1.85 1.50 2.11 3.45 .98 3.54 2.52/2 .93\t.81\t.93 68 .64\t.61/.64\t.66/64 1.32\t1.42\tI 1.45 1.29\t1.35\t1.29 1.09\t1.42\t1.45 1.22\t1.35\t1.32 1.49\t(138)\t1.46 1.32\t1.24\t1.39 .60 I\t.58\t60 1.62 1.19 .34 .91 .72 .69 4.06 3.28 1.90 1.65 1.17 1.43 1.83 1.72 1.65 2.15 3.68 .93 3.54 2.7*2.4 M 65/70.4 1.45 1.14 1.22 1.27 1.58 .99 .60 NIL 1.19 .35 .69 .74 69 3.98 1.76 1.12 .34 .96 .75 .58 4.12 3.28 3.29 1.98 1.55 1.17 1.18 1.89 1.61 1.34 1.31 1.79 2.24 1.81 1.52 1.99 3.35 .85 3.54 2.43/2.4 .93 69.70 1.39 1.28 1.29 1.27 1.56 .79 .60 1.50 1.56 1.92 3.99 .85 3.57 NIL .93 .66/64 1.49 1.40 1.43 1.43 1.82 1.33 .62 Mi! 4 .57 .54 1.81 1.61 2.13 2.39 1.11 .66 1.96 1.99 1.25 1.68 1.37 1.16 1.16 .82 .94 .79 .77 1.58 644 586 .47 .99 1.51 .81 .72 .29 .26 1.84 .57 .57 .39 .34 .45 36 .87 .91 .52 .39 1.08 1.61 1.2Û .30 1.03 65 64 3.97 3.18 1.95 1.78 1.08 1.64 2.16 1.56 1.43 1.92 3.51 .91 3.52 NIL .91 6^.70 1.38 1.28 1.36 1.27 1.34 1.29 .61 94%\t7963\t75.31\t79.56\t81.60\t78.88\t82.39\t81.10 \t\u20140.7%\t40.9%\t42.4%\t43.8%\t42.6%\t45.7%\t43.2% 99%\t22.02\t21.25\t20.85\t20 60\t20.04\t20.50\t20.14 \t\u20142.8%\t49.3%\t41.5%\t411.2%\t40.8%\t\u20142.2%\t40.6% 3.7%\t118.79\t115.88\t119.63\t118.08\t115.37\t118.88\t118.21 \t43.2%\t46.3%\t45.3%\t43.7%\t44.1%\t43.7%\t44.5% 4.4%\t220.44\t212.44\t220.04\t220.28\t214.29\t221.77\t219.45 \t^1.1%\t44.6%\t43.9%\t44.4%\t43.2%\t43.9%\t43.7% 15.1%\t12.77\t12.98\t13.26\t12.54\t12.39\t14.27\t12.77 \t\u20145 8%\t+4.2%\t44.6%\t42.0%\t40.8%\t484%\t?5.0% 4.7%\t233.21\t225.42\t233.30\t232.82\t226.68\t236.04\t232.22 \t408%\t44.6%\t43.9%\t44.3%\t43.1%\t+4.1%\t4 3.7% REMARQUES NIL.à la ptece d un prix, aignif* qua r article n était pas an vanta dans la chaîna an quastion.Pour la calcul du pamar la prix da l'articla a aie celui da la moyenne des autras chaînas.Un pr t*.indique antra parantheses couvra un article disponible mais dans un format différant da celui daa concurrents.Son pn* a ete ramena au montant désira par «impie régla de t'ois.Las pourcentages qui suivent las totaux à la fin du tableau représentent les haussas ou les baissas par rapport a I enquête précédente.tembre a dépassé celle de toutes les autres chaînes (4.(>0 pour cent).Les produits frais Une autre constatation frappante vient des fruits et légumes frais dont le panier d'ensemble a baissé au lieu de monter, depuis un an.Comme l'illustre le tableau correspondant, la baisse moyenne entre les sept chaînes est de $1.06 soit une diminution de 4.9 pour cent sur le prix de janvier 1979 (seul Cooprix s'inscrit en hausse légère).C'est Provigain qui marque la baisse la plus sensible avec $2.27.Au cours des quatre derniers mois, seules les chaînes A&P et IGA ont baissé le prix pour cette catégorie d'aliments.La viande La viande est restée le secteur le plus inflationniste, ayant dû supporter une hausse moyenne de 16.20 pour cent au cours des douze derniers mois.L'évolution de son prix depuis septembre (précédent relevé de prix) laisse toutefois apparaître un certain ralentissement du rythme de hausse avec seulement 2.8 pour cent en quatre mois.Là encore, c'est A&P la seule chaîne en baisse par rapport à septembre, Cooprix suivant avec une hausse de $0.68 seulement, à comparer à la moyenne d'ensemble de $2.19.Steinberg, Métro et A&P ont réalisé la meilleure performance sur une année, dans ce secteur de la viande, avec des hausses respectives de $9.23, $9.27 et $9.37.C'est toutefois Cooprix qui garde la place incontestée de leader au niveau du prix avec $75.31, distançant toutes les autres chaînes de plusieurs dollars.Autres aliments Les autres aliments qui constituent le panier de la famille montréalaise moyenne, ont subi au cours des douze derniers mois une hausse de 12.7 pour cent, dont 4.4 pour cent au cours des quatre derniers mois (voir tableau).Entre janvier 1979 et 1980 c'est Steinberg qui a connu la hausse la plus faible ($10.61, à comparer à la moyenne des sept chaînes de $i:i.32) et Dominion la plus hausse ($17.24).Depuis septembre c'est A&P qui est en tête avec une augmentation de $3.70 seulement, par rapport à $4.96 pour l'ensemble des sept chaînes.Les prix des fruits et légumes ont, à denrées, baissé au lieu d'augmenter.Photo Jton Goupil, LA PtCSSt la différence de ceux des autres Dans cette catégorie d'aliments les principaux responsables sont les produits reliés aux céréales, comme la farine (qui passe de $1.19 en janvier 1979 à $1.66), le macaroni ($0.84 à $1.12) les gâteaux (Sara Lee: $1.26 à $1.82), les céréales Kellog ($1.01 à $1.20).Ont également beaucoup augmenté au cours des douze mois, le sucre et le café.Le relevé des prix commandité par LA PRESSE couvre six magasins des chaînes Dominion, Provigain, Steinberg, IGA et Métro, ainsi que 2 magasins A&P et Coop, soit 34 magasins au total.Les magasins choisis se situaient dans les régions suivantes: Ville Mont-Royal et Ville Saint-Laurent, Laval, Anjou, No-tre-Dame-de-Grâce, Boucherville et Longueil et Montréal.Sud-Est.Le contenu du panier d'aliments s'appuie sur une enquête de Statistique Canada auprès des consommateurs.L'objectif principal de LA PRESSE est d'informer ses lecteurs sur l'évolution des prix des aliments dans les principales chaînes qui leur offrent ces produits.Il s'agit avant tout de montrer l'évolution des prix à l'intérieur d'une chaîne plutôt que de comparer à une date donnée deux chaînes concurrentes: le but est ainsi de comparer le panier de Dominion en janvier, par exemple, avec Dominion en septembre, ce qui élimine les contestations possibles de différences dans les qualités.Les évolutions de prix différentes sont ensuite mises en lu mière pour permettre au lecteu de tirer ses propres conclusions.LA PLUS FORTE ET LA PLUS FAIBLE HAUSSE EN UN AN PARMI LES SEPT CHAINES\t\t 1) VIANDE Panier en janv.80 en janv.79\tSteinberg $78.88 69.65\tDominion $79.56 67.46 HAUSSE EN UN AN\tS 9.23\t$12.10 II) TOUS ALIMENTS SAUF VIANDE ET PRODUITS FRAIS Panier en janv.80 en janv.79\t$115.37 104.76\t$119.63 102.39 HAUSSE EN UN AN\t$ 10.61\t$ 17.24 HAUSSE TOTALE EN UN AN\t$ 19.84\t$ 29.34 \tou 11.4%\tou 17.3% Tableau No 3 LEGUMES ET FRUITS FRAIS \tA &P\tCoop\tDomin.\tProvig.\tStbg\tIGA\tMétro Janvier 1980\t\u202222.02\t21.25\t20.85\t20.60\t20.04\t20.50\t20.14 Septembre 1979\t'22.64\t19.44\t20.54\t18.53\t19.88\t20.97\t20.01 Janvier 1979\t\u202223.04\t20.80\t22.20\t22.87\t21.35\t22.05\t20.48 Hausse en 4 mois Baisse en un an\t\u2022-0.62 *-1.02\t1.81 0.45\t0.31 -1.35\t2.07 -2.27\t0.16 -1.31\t-0.47 -1.55\t0.13 -0.34 Hausse moyenne en 4 mois: $0.48 ou 2.4% (Baisse) moyenne en 1 an: -$1.06) ou -4.9%) Métro a le plus gros écart en un an, puis IGA et A & P.\u2014 Les autres bougent peu +¦ 5% Apparemment la baisse est due plus aux fruits qu'aux légumes (voir notes ACP) Tableau No 1\t\t\t\tVIANDE\t\t\t \tA&P\tCoop\tDomin.\tProvig.\tStbg\tIGA\tMétro Janvier 1980 Septembre 1979 Janvier 1979\t\u202279.63 \u202280.23 \u202270.26\t75.31 74.63 65.28\t79.56 77.67 67.46\t81.60 78.61 68.55\t78.88 76.86 69.65\t82.39 77.94 67.75\t81.10 78.57 71.83 Hausse en 4 mois Hausse en un an\t\u2022-0.60 \u20229.37\t0.68 10.03\t1.89 2.99 12.10 13.05 Hausse moyenne:\t\t2.02 4.45 2.53 9.23 14.64 9.27 \u2014 en 4 mois: $2.19 ou 2.8% \u2014 en un an: $11.11 ou 16.2%\t\t » P 1\t\t\t\t\t\t\t Tabl.au No 2\tTOUS ALIMENTS SAUF LÉGUMES ET FRUITS FRAIS I\t\t\t\t\t\t \tA&P\tCoop\tDomin.\tProvig.\tStbg\tIGA\tMétro Janvier 1980 Septembre 1979 Janvier 1979\t\u2022118.79 *115.09 M07.20\t115.88 108.96 101.17\t119.63 113.58 102.39\t118.08 113.84 104.50\t115.37 110.85 104.76\t118.88 114.63 105.44\t118.21 113.14 106.13 Hausse en 4 mois Hausse en un an\t\u2022 3.70 \u202211.59\t6.72 14.71\t6.05 17.24\t4.24 13.58\t4.52 10.61\t4.25 13.44\t5.07 12.08 Hausse moyenne \u2014 en 4 mois: $4.96 ou 4.4% \u2014 en un an: $13.32 ou 12.7% LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JANVIER 1 980 économie A 13 Le Pacte de l'auto, un bienfait pour I Canada malgré les déficits périodiques MEME si le marché de l'automobile se porte merveilleusement bien au Canada malgré la situation économique actuelle, le pays se retrouve devant une contradiction de taille: plus il assemble de véhicules automobiles, plus son déficit dans le commerce des produits automobiles augmente.La cause?Le Pacte de l'auto Canada/USA, sans l'ombre d'un doute.Pourtant, il serait faux de Je condamner irrémédiablement et d'entreprendre une campagne pour le répudier.^ Le Pacte de l'auto est en vigueur depuis 1965.Et selon Don McEwen, responsable du secteur des véhicules automobiles, division de l'Industrie du transport, au ministère fédéral de l'Industrie et du Commerce, les objectifs primordiaux du pacte, soit l'amélioration de l'efficacité des usines canadiennes et la possibilité pour le consommateur canadien d'acheter une voiture identique au .même prix que son homologue américain (taxes et différence du \u2022cours des monnaies évidemment non comprises), ils ont été atteints.Le succès ne paie pas toujours! Alors, direz-vous, comment expliquer qu'en l'espace d'un an, le déficit de la balance commerciale Canada-USA soit passé dans le secteur de l'automobile de $505 millions à $2.14 milliards (une augmentation de 324 pour cent! ) pour les neuf premiers mois de l'année?M.McEwen apporte la réponse, par ailleurs fort simple à comprendre: le Canada subit actuellement les retombées du ralentissement des ventes de véhicules automobiles outre frontière.En 1979, les ventes des véhiculés automobiles aux Etats-Unis ont diminué de 11 pour cent.Cette donnée peut ne pas paraître énorme, mais en chiffres absolus, la diminution se traduit par 971,225 véhicules.Pendant ce temps, les concessionnaires canadiens con- naissaient une hausse modeste de 3.6 pour cent, soit 41,486 véhicules de plus qu'en 1978, malgré les records établis par General Motors.En Amérique du Nord la diminution nette des ventes s'établit donc à 929,739 unités.Rationalisation de la production Selon M.McEwen, au moment de la ratification du pacte en 1965, les usines canadiennes fabriquaient plusieurs modèles de voitures et elles n'étaient donc guère efficaces.En guise d'exemple, il mentionne une usine Chrysler de Windsor où l'on fabriquait six ou sept marques.Textes Guy Pinard Pour que les usines soient plus efficaces, il fallait donc rationaliser la production, d'où la décision de n'assembler qu'un ou deux modèles par usine, des deux côtés de la frontière.L'usine de Sainte-Thérèse assemble pour sa part les Grand Prix de la famille Pontiac, et les Cutlass du groupe Chevrolet-Oldsmobile.Ce sont là, dit M.McEwen, deux des modèles les plus populaires en Amérique du Nord, et normalement l'usine devrait donc produire à plein.Pourtant, elle a dù fermer ses portes pour deux semaines récemment.McEwen explique qu'au moins 70 pour cent de la production de Sainte-Thérèse est destinée à l'exportation vers les Etats-Unis.Or, dit-il, tout ralentissement aux Etats-Unis se fait ressentir, même s'il s'agit d'un modèle populaire.Les voitures importées Pour profiter des avantages douaniers prévus par le Pacte de l'automobile, les quatre grands de l'industrie nord-américaine doi- vent respecter un rapport prévu par le pacte, et selon M.McEwen, ce rapport (nombre de véhicules assemblésynombre de véhicules vendus) approche sensiblement du chiffre 1.En d'autres mots, les quatre grands doivent vendre au Canada presque autant de véhicules qu'ils en assemblent dans leurs usines.McEwen explique que si ce rapport (M.Terry Collins-Williams, du Bureau des affaires américaines, à Ottawa, avait parlé d'un minimum) n'était pas respecté, le constructeur coupable devrait alors payer la douane habituelle sur tout véhicule importé au-delà, du quota fixé par le rapport, d'où prix inévitablement plus élevé pour le consommateur.Or, comme les usines canadiennes tournent actuellement presque au maximum de leur capacité afin d'assembler presque autant de véhicules que le nombre d'unités vendues au Canada, le nombre des pièces requises et provenant des Etats-Unis est beaucoup plus élevé que le nombre de produits canadiens utilisés dans les véhicules assemblés aux Etats-Unis, d'où l'énorme déficit de la balance commerciale.M.McEwen mentionne à cet effet que les achats sont centralisés à Détroit.Les constructeurs décident dans leur planification que les bougies d'allumage de tel modèle proviendront de tel manufacturier.Ce denier est donc directement touché par toute augmentation ou diminution de la production du modèle concerné, qu'elle se fasse au Canada ou aux Etats-Unis.M.McEwen reconnaît que la formule comporte un certain risque, soit qu'une usine donnée assemble le mauvais modèle.Mais ce risque est largement compensé par les avantages certains du Pacte de l'automobile.D'ailleurs, M Collins-Williams affirme que de manière générale, le Pacte de l'automobile a surtout profité au Canada.Il reconnaît par ailleurs qu'au chapitre des pièces, le Canada peut difficilement espérer atteindre la parité avec les Etats-Unis.Et c'est là la source du déficit de la balance commerciale.Et si on reposait la question: faut-il préconiser l'abolition du Pacte de l'automobile?Sans doute pas.Et surtout pas quand le président de l'Association des industries de l'automobile du Canada, M.WalterHalden (par ailleurs pdg de Champion Spark Plug of Canada Limited) admet que «sans le pacte, il est inéluctable que nous fabriquerions moins de voitures».Il ne reste qu'à espérer une reprise du marché de l'automobile.aux Etats-Unis! Exception faite de Chrysler Excellent mois de janvier pour les concessionnaires Pas de resserrement des :rédits dans les banques t t ; Les consommateurs désireux Id'obtenir un prêt pour changer de ivoiture ne devraient rencontrer îaucune réticence de «l'aimable igérant de banque de leur quartier».[L'argent est là, il suffit de le îdemander.à la condition bien !sùr d'assumer des taux d'intérêt plutôt élevés.Voilà la conclusion qui découle » d'une vérification rapide effectuée 'par LA PRESSE au cours de la semaine, auprès de certaines grandes banques.! M.Yvon Fortier, directeur du tout nouveau centre Autoplan de 1 la Banque Royale, affirme d'entrée que le financement des automobiles est très disponible, qu'il y a peut-être plus de possibilités, et qu'il n'y a pas eu de resserrement des crédits disponibles.En revanche, comme les taux d'intérêt sont plus élevés, le con-isommateur est perplexe devant la situation, il se fait plus prudent, même si les ventes records d'uni-ités enregistrées en 1979 ten-1 draient à prouver le contraire.Selon M.Fortier, le marché des prêts pour l'achat d'une automo- bile a considérablement évolué au cours des récentes années, si bien qu'avant de s'engager pour une période de 36 ou 48 mois, voire 60 mois dans certains cas, le consommateur y pense à deux fois devant le total des intérêts qu'il devra payer.Mais dit-il, le consommateur est actuellement dans une meilleure position que le concessionnaire qui doit financer à court terme d'importants inventaires.Le marché des prêts pour l'achat d'une voiture comporte des risques, selon M.Fortier, mais ils ne sont pas nécessairement plus grands que dans d'autres secteurs, d'une part parce que la banque Eeut reprendre possession du vé-icule en cas de défaut de paiement, et d'autre part parce que le consommateur effectue toujours les paiements de sa voiture en priorité, par souci de protéger son «standing» social.À la Banque Nationale Réaction similaire de la part de M.Paul Villers, directeur corpo- ratif des services spécialisés à la Banque Nationale.«Les disponibilités sont là, dit-il.Il n'y a pas eu de compression de crédits.Mais la propension à l'achat a diminué chez les consommateurs, en novembre et décembre, dans une proportion de 25 à 30 pour cent.» Selon lui, le phénomène s'est fait sentir en cascades à l'échelle du Canada, et la région de Québec a été la dernière atteinte.Il l'attribue à la prudence des consommateurs face aux taux d'intérêt particulièrement élevés qui sévissent présentement.Les données de M.Villers contredisent quelque peu la situation notée chez les concessionnaires, mais elles reposent sur des prêts négociés justement chez les concessionnaires par les succursales de la Banque Nationale.Il est donc possible qu'un grand nombre d'acheteurs paient leur achat argent sonnant.Il sera possible de confirmer ou d'infirmer cette hypothèse lorsque Statistique Canada publiera les données du mois de janvier relativement à l'épargne des Québécois.Si on fait exception des concessionnaires Chrysler de manière générale, et des grosses voilures de manière particulière, l'industrie des autos neuves connaît actuellement d'excellents résultats, même si janvier est habituellement un mois «tranquille».Alors que LA PRESSE croyait découvrir, par son sondage-maison, toute une série de concessionnaires marqués par le découragement, le sondage a plutôt fait la preuve du contraire: les gérants des ventes de voitures neuves parient d'un mois de janvier presque exceptionnel, notent des augmentations des ventes et confirment derechef le caractère assez spécial du marché québécois de l'automobile.Assaut sur la \u2022 \u2022.Cadillac ! En effet, peut-il exister un symbole plus flagrant de la grosse voiture gloutonne en essence et vendue à fort prix que la Cadillac?Pourtant, elle se vend bien, merci.Le gérant des ventes chez Champlain Pontiac Buick Cadillac GMC Limitée, M.Ronald McGillivray, admet d'entrée qu'il avait déjà 23 Cadillac en janvier et qu'il lui restait six jours pour ajouter à ce total.Et la Cadillac n'est pas la seule grosse voiture de la gamme offerte à jouir d'une popularité certaine auprès de sa clientèle: «Les grosses voitures se vendent spé cialement bien», dit-il, pour expliquer l'augmentation de 15 pour cent de son volume de ventes en janvier, un mois où traditionnellement, les concessionnaires se contentent de rencontrer leurs frais.La voiture la plus en demande reste évidemment les tractions-avant lancées le printemps dernier par General Motors.L'attente varie de 12 à 15 semaines actuellement.Mais le succès des grosses voitures peut étonner.M.McGillivray explique que ce phénomène ne se vérifie pas dans l'est de Montréal.Et vérification faite auprès de son collègue de chez J.-P.Charbonneau Limitée, il est exact que ce dernier, également concessionnaire de produits GM, éprouve plus de difficultés à écouler ses familiales.Toutefois, en ce qui a trait aux tractions-avant, aux compactes et aux sous-compactes, M.Julien BoiJy abonde dans le même sens que M.McGillivray.Et lui aussi note une augmentation du chiffre des ventes, qu'il situe entre 7 et 10 pour cent.Chrysler.un boulet à traîner Les concessionnaires Chrysler doivent évidemment traîner le boulet des difficultés financières connues par la maison-mère aux Etats-Unis.Le sentiment d'insécurité qui s'est emparé des consommateurs quant à l'avenir du constructeur et la mauvaise presse ont contribué à une réduction sensible des ventes en novembre et décembre.Heureusement, le programme de redressement ratifié par le Congrès américain au début du mois a quelque peu contribué à rétablir la situation.Pendant que Bernard Caron, de Boulevard Dodge Chrysler, dit que «ça va bien, mais ça pourrait être meilleur», Gilles Martel, de Carrefour Dodge Chrysler, parle d'atteindre au moins ses objectifs pour le mois de janvier.Il ne semble donc pas que ces deux concessionnaires soient sur le point de subir le même sort que A.L.Robert, Garage Rosemont et Plateau Dodge Chrysler, qui ont été obligés de fermer leurs portes au cours des derniers mois.Mais curieusement, alors que M.Martel éprouve, de son propre aveu, d'énormes difficultés à écouler ses grosses voitures, M.Caron admet que ses modèles 79, même les lourds Le Baron et Diplomat, s'enlèvent bien.«Je n'ai jamais vu le consommateur marchander autant qu'actuellement.Il cherche à obtenir un bon prix.Et comme il sait que nous sommes pris avec les modèles 1979, il négocie fort.Dans certains cas, nous acceptons même de vendre à perte au lieu de financer un gros inventaire, surtout dans l'état actuel des taux d'intérêt», dit M.Caron.Quant à M.Martel, qui se dit heureux des résultats obtenus lors du récent Salon de l'automobile où il a réussi plusieurs ventes, il souligne qu'il met surtout l'accent sur les modèles 80, au lieu de tenter d'écouler ses modèles 79.C'est comme s'il voulait tourner la page sur «l'année noire de Chrysler» et sur la mauvaise publicité qui en a découlé.En revanche, M.Martel cause une certaine surprise en soulignant que POmni (une sous-compacte avec traction avant) ne se vend pas aussi bien que l'an dernier.Il impute cette situation au prix relativement élevé de POmni.Au tour de Ford de connaître des difficultés ?Chez Versailles Ford, M.Jean Balthazar reconnaît que le mois de janvier est tranquille, et qu'il accuse une baisse de 10 à 15 pour cent dans son chiffre d'affaires, attribuable en partie à la mévente des grosses voitures.Tout en reconnaissant que janvier est un mois traditionnellement tranquille (il vend habituellement 125 voitures), M.Balthazar voit cependant l'avenir avec optimisme.«J'ai tellement confiance de la reprise prochaine des activités que je viens d'engager du personnel additionnel», a-t-il dit, en précisant que les quatre et six cylindrées demeuraient les plus populaires.Deux remarques provenant de concessionnaires, plus la situation précaire des opérations nord-américaines de Ford en 1979 (déficit de $1 milliard heureusement corrigé par les résultats des usines d'outre-mer) peuvent nous amener à spéculer sur d'éventuelles difficultés pour le deuxième des quatre grands américains.M.Balthazar reconnaît dans un premier temps que même dans ses modèles les plus populaires, il parvient à répondre à la demande, ce qui n'est pas le cas chez ks concessionnaires GM et Honda par exemple.Dans un deuxième temps, M.Cory Khartschenko, gérant des ventes de voitures neuves chez Honda Sigi Motors Limited, reconnaît que les acheteurs de voi tures Honda se retrouvent en grand nombre parmi ceux qui veulent se débarrasser de leur grosse voiture, «et tout particulièrement des produits Ford», souli-gne-t-il.Quant à Honda Sigi, l'entreprise connaît le meilleur mois de janvier de son histoire.M.Khartschenko évalue l'augmentation du chiffre d'affaires à 70 pour cent dans un mois traditionnellement tranquille.Une explication plausible selon lui, l'absence de neige.Les affaires sont tellement bonnes que dans certains types de modèles, les clients doivent attendre avant de prendre livraison de leur nouvelle voiture.«Ce que nous avons, les clients n'en veulent pas», dit M.Khartschenko.La Jepp reste populaire Quant au concessionnaire AMC-Jeep Le Cartier, il connaît également un excellent mois de janvier, avec une augmention des ventes de 20 pour cent selon M.Gilles Gauthier.Ce résultat peut étonner du fait que les conditions climatiques difficiles sont propices à la vente de Jeep avec traction sur quatre roues, et que le coût d'une Jeep sans accessoires (environ $8,000) est relativement élevé.Acheté, selon M.Gauthier, par l'homme d'affaires ou comme deuxième véhicule dans un foyer où l'épouse souhaite éviter les problèmes de circulation, l'hiver, la Jeep reste donc populaire contre vents et marées.Dans le cas des Spirit et Concord d'AMC, M.Gauthier dit que le résultat est bon sans être excel lent.Par ailleurs, il n'a pas à affronter le défi de vendre de gros ses voitures, puisque AMC a sagement abandonné ce marché depuis plusieurs années.¦ est ndécent que des sociétés publiques soient membres du CPQ par Pierre BELLEMARE M.Bernard Landry, ministre d'Etat au développement économique, a déclaré hier à LA PRESSE qu'il lui apparaîtrait «indécent» que des sociétés publiques québécoises continuent d'adhérer au Conseil du patronat du Québec, «un organisme patronal qui s'est transformé en un mouvement de combat».Toutefois, le ministre Landry, rejoint par téléphone au cours d'une tournée qu'il effectuait dans la Beauce, a dès lors tenu à préciser que les sociétés d'Etat «conservent leur pleine autonomie administrative», autonomie qui leur a été traditionnellement \"consentie depuis leur création.Les sociétés visées sont surtout la Société générale de financement et Sidbec.dont les dirigeants interrogés par LA PRES SE semblent hésiter à emboîter le pas à Hydro-Québec qui, cette semaine, décidait de quitter le CPQ pour se dissocier clairement des positions politiques de cet organisme.Ainsi M.Michel Pelletier, vice-président de Sidbec, a commenté au nom du président, M.Robert de Coster, que la «question du CPQ» n'avait pas encore été soulevée, «chose qui devra rebondir bientôt sur la table du conseil d'administration».Cependant, M.Jean Houde, collaborateur du p.d.g.de la SGF, M.Guy Coulombe, a note que cette société n'envisage pas de se retirer du CPQ, ajoutant que la SGF, très peu active au sein du mouvement patronal, se contente finalement de consulter la documentation qu'on lui fait parvenir.Une chose est donc claire: pas question pour M.Landry (pas plus pour ses collègues du cabinet Lévesque) d'adopter une quelconque politique incitant les sociétés publiques à rompre des rangs du CPQ, qui regroupe 126 associations patronales et plus de 300 membres corporatifs, dont quelques sociétés d'Etat.Dur coup Entre-temps, M.Ghislain Dufour, vice-président exécutif du CPQ, a laissé entendre lors d'un entretien qu'Hydro a por-téundurcoupen se retirant du CPQ.d'autant plus que ce geste sera possiblement suivi de deux «branches» du Mouvement Des jardins.La Sécurité et la Société d'assurance des caisses populaires, dont l'adhésion au CPQ a forte- ment étonné M.Alfred Rouleau, président du groupe Desjardins (il ignorait ces adhésions jus qu'à tout récemment), doivent également se prononcer pour un retrait du CPQ.«C'est une erreur de parcours qui ne se répétera pas», a confié M.Rouleau, qui tient avant tout à préserver la neutralité politique de son mouvement, ainsi qu'il l'avait justement réitéré il y a 15 jours devant la Chambre de commerce de Montréal.C'est d'ailleurs ce même souci de neutralité que veut observer Hydro-Québec qui.de dire cependant le président, M7 Lucien Saulnier, acceptera à l'occasion de collaborer avec le CPQ dans la réalisation d'études bien spécifiques.IIy a déjà plus d'un mois que le CPQ était préoccupé par ce problème, qui aura finalement éclaté à la face de tout le monde, en raison du geste d'Hydro, geste qui a, somme toute, pris de court le CPQ.Cet organisme avait même étudié la question, en novembre dernier, dans le cadre d'une mission en Grande-Bretagne et au retour, a précisé M.Dufour, l'objectif était de modifier le règlement interne, de façon à exclure automatiquement tous les membres «publics» (comme Hvdro) des prises de position politiques du CPQ.Quoi qu'il en soit, le règlement sera incessamment modifié «Hydro était, au sein du CPQ.une des plus importantes associations avec srs quelque 12,000 employés», a noté M.Dufour.Pour sa part, le ministre Landry s'est dit «sympathique» à la decision d'Hydro et il souscrit, dit Bernard Landry il, au geste du Mouvement Des jardins.«Je pense comme eux.», a-t-il conclu.B Landry: «.un oigàmsm- patronal qui s'esl transforme en un moincment de comKif » \u2022«-\u2014\u2014\u2014»\u2014 A 14 économie LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 26 JANVIER 1980 (REGIME ENREGISTRE D'EPARGNE-RETRAITE) TELE INF Nous vous renseignerons sur nos six régimes enregistrés d épargne-retraite et sur les plus réeentes mesures fiscales visant les REER.Pour en savoir davantage, adressez-vous à ceux qui s'y connaissent, composez le numéro ci-dessus à Montréal, de 9h00 à 17h()() en semaine.Trust Royal Les REÉR du Trust Royal.Ça vous évite les chocs.Transfert de Montréal à Toronto BP a pris une décision logique et rationnelle par Pierre BELLEMARE «La décision de British Petroleum de déménager son bureau exécutif de Montréal à Toronto me semble tout à fait rationnelle», a déclaré hier à LA PRESSE le ministre d'Etat au développement économique, M.Bernard Landry.Il recoupait ainsi les propos tenus par un porte-parole de BP Canada qui, quelques heures plus tôt, confiait que ce geste n'avait rien à voir avec le débat référendaire.«11 s'agit pour nous de nous rapprocher du chef-lieu canadien de l'industrie pétrolière, quelque part entre l'Ontario et l'Alberta», de dire le dirigeant de BP Canada.BP a d'ailleurs toujours établi son siège social canadien à Toronto, dès son arrivée en 1953, mais ses principaux dirigeants résidaient à Montréal (le bureau exécutif) depuis la fin des années duples-sistes, juste avant la révolution tranquille.Mais lors de l'établissement de la ligne Borden, au tout début des années 60, la compagnie BP Canada, comme l'ensemble du monde pétrolier, a commencé à songer à réajuster son tir, conformément à cette nouvelle politique.Politique qui consistait à ériger une «frontière imaginaire» entre les provinces de l'Est, dont le Québec, et celles de l'Ouest, dont l'Ontario.En ce sens que l'Ouest (y compris l'Ontario) aurait à consommer le pétrole albertain et l'Est aurait à se rabattre sur le pétrole importé.D'où l'émergence de la pétrochimie en Ontario et d'où l'intérêt pour les raffineurs à côtoyer le marché ontarien et, depuis la crise énergétique de 1973, celui de l'Alberta.Cette ligne Borden a toutefois été levée avec la crise de 1973, «mais le mal était fait», de laisser entendre M.Landry.Le ministre en charge du développement économique voit d'ailleurs et l'épargne des Québécois par Alain Dubuc et Laurier Cloutier.Des 35 milliards d épargne québécoise contrôlés par des trancophones, plus de 85 pour cent sont entre les mains de huit personnes Un document qui analyse ce phénomène majeur des 20 dernières années au Québec.Cette plaquette vous est offerte pour seulement $1.00 frais de port inclus Pour recevoir votre plaquette «Le club des milh.tr daires».remplissez le coupon ci-contre en I accompagnant d un chaque ou d un mandat-poste (S1 00 trais de port inclus) au nom de LA PRESSE LTEE I I I I I I I I I I Le club des milliardaires et l'épargne des Québécois LA PRESSE Service de i information 7 rue St-Jacques MONTREAL (Quebec) H2Y1K9 Veuillez m expédier la brochure exemplaire(s) de LE CLUB DES MILLIARDAIRES Ci-joint S-($1 00 I exemplaire, frais de port inclus) NOM ADRESSE APP.VILLE CODE TEL dans la décision de BP, décision prise mercredi dernier, une conséquence indirecte (sinon directe) de la politique fédérale des années 1960 (la ligne Borden).Peu à peu, le centre des «affaires pétrolières» a suivi l'axe Alberta-Ontario, le Québec étant laissé pour compte, si ce n'est la construction du pipe-line Sarnia-Montréal qui alimente le Québec de pétrole albertain, ainsi que les Maritimes, à raison de 315,000 barils par jour.Entretemps, on en importe dans l'Est 250,000 par jour.On a également insisté 8.Landry à BP Canada pour préciser que le déménagement de Montréal à Toronto doit être perçu comme étant rationnel, logique.«On pourrait éventuellement poursuivre notre «marche» jusqu'en Alberta, dépendant de la conjoncture des prochaines années», a signalé le porte-parole de BP, qui a tenu à garder l'anonymat.En fait, ce déplacement touche directement quelque 200 personnes à Montréal, notamment le président du conseil d'administration, M.Derek Mitchell, ainsi que cinq vice-présidents.Clark veut augmenter le budget militaire Devant l'invasion des Soviétiques en Afghanistan, le gouvernement canadien compte consacrer un budget plus important à la Défense.C'est ce qu'a déclaré le premier ministre Joe Clark hier, au cours de sa conférence de presse hebdomadaire.Il a ajouté qu'il s'était engagé devant l'OTAN à accroître de 3 p.c.le budget de la Défense et nue.compte tenu des circonstan- ces actuelles, il est prêt à faire encore plus.Le premier ministre compte étudier les moyens que le Canada pourrait prendre pour augmenter sa participation à la défense de l'occident et n'a pas exclu la possibilité d'accroître la taille des forces armées canadiennes ni d'augmenter le nombre de soldats dans les forces canadiennes de l'OTAN en Europe.LE GROUPE DESJARDINS ASSURANCES GÉNÉRALES ANDRl PLOURDt REAL BARON M.Conrad LeBlanc, Président et Chef de la direction du Groupe Desjardins - Assurances générales informe la population que par suite de l'implantation de nouvelles structures administratives au sein du Groupe, M.ANDRÉ PLOURDE accède au poste de Directeur à l'exploitation pour la division Est et M.RÉAL BARON, f.i.a.c.au poste de Directeur à l'exploitation pour la division Ouest.M.Plourde assume ses nouvelles fonctions au siège social du Groupe, à Lévis et M.Baron à nos bureaux du Complex*1 Desjardins à Montréal.°g°gc- SsÉ 00°000° IDËALOUAGE CHRYSLER CONDITIONS: 36 MOIS/ s350 PAR MOIS +8% de taxes AVEC $3000 COMPTANT Appelez si intéresse: M.Gilles Bouchard ou M.Lionel Gendron LONGUE-POINTE AUTO LEASING INC.7150.boul.Langelier 256-5092 économie /t 15 Clark promet à Québec les $200 millions de LaPrade Le Conseil de Commerce canadien-chinois a l'oreille de Pékin de notre bureau d'Ottawa OTTAWA \u2014 Lu Québec peut compter sur les $200 millions promis par le fédéral eu compensation de l'arrêt de la construction de l'usine de LaPrade, et les dépenser pour développer des ressources énergétiques renouvelables.C'est ce qu'a laissé entendre hier le premier ministre canadien, M.Joe Clark, qui avait déjà pris à son compte de respecter une promesse du précédent gouvernement libéral de compenser la cessation des travaux de l'usine nucléaire.Tout comme le gouvernement Trudeau, le sien n'est toutefois pas pressé de dédommager le Québec, malgré les pressions du gouvernement provincial.Selon M.Clark, des dis- cussions ont actuellement cours entre les gouvernements d'Ottawa et de Québec et concernent des projets spécifiques auxquels cette somme serait consacrée.Un accord est en vue.assure le chef conservateur, qui se dit tout à fait prêt a encourager les désirs du Québec de consacrer une partie de cette somme au développement de ressources renouvelables (bio-masse, éoliennes, etc.).Thomson cherche $90 millions Thomson Newspapers Ltd.pourrait emprunter plus que les $90 millions (Can.) prévus pour financer son projet d'acquisition de PP Publications Ltd, projet qui doit être complété à la fin du mois, à déclaré hier M.Peter Bogart, vice-président aux finances de Thomson.Il a ajouté que FP, qui publie huit quotidiens, dont le Globe and Mail, manque de liquidités et que le montant total pour effectuer ce «take-over» serait finalement celui que Ton avait prévu à Poriginel Thomson a acheté FP au prix de $164.7 millions.Le Conseil du commerce canadien-chinois et la Société chinoise internationale de gestion et d'investissement ont conclu une entente de principe le 22 janvier 1980, en vue de coopérer au développement des investissements et des échanges commerciaux entre la République populaire de Chine et le Canada.MM.Paul Desmarais et Calvert Knudson, coprésidents du Conseil de même que M.Chen Shuzi, vice-président de la société chinoise ont sijjné l'entente devant l'ambassadeur de Chine au Canada, M.Wang Tung, une délégation de l'ambassade chinoise et la direction du Conseil.En vertu de cette entente, la Société chinoise internationale de gestion et d'investissement accepte de trouver les entreprises chinoises qui seraient en mesure de coopérer avec les entreprises canadiennes recommandées par le Conseil du commerce canadien-chinois.Selon M.Paul Des-marais.l'entente permettra d'assurer une meilleure promotion des entreprises canadiennes en Chine.«Nous avons l'intention de travailler en collaboration avec la Société chinoise internationale en vue d'accroître la participation du Canada aux programmes d'expansion économique en Chine et pour fournir à la Chine l'information et les services dont elle a besoin pour réaliser la modernisation qu'elle a entreprise», a-t-il déclaré.L'or a clôturé à $670 l'once LONDRES (AFP) \u2014 L'or a clôturé, vendredi à Londres, à $670, soit $35 de moins que la veille.Les spéculateurs ont continué de chômer et la journée a été l'une des plus calmes que le marché ait connu depuis longtemps.Le cours le plus bas a été enregistré au deuxirnu' fixing avec Au marché des changes, le dollar s'est nettement raffermi à la suite de la généralisation du relèvement à 15,25 pour cent des (aux d'intérêt bancaires privilégiés aux Etats-Unis.CENTRE D'ACHAT INTÉRIEUR LOCAL DISPONIBLE VILLE DE VARENNES Local de 6400 p.c.\u2014 Peut être redivise \u2014 Fixtures déjà existantes ¦\u2014 Excellent pour PHARMACIE \u2014 Deja tout équipé (tablettes plus comptoirs a prescriptions, etc.) Lundi a vendredi 336*5232 ^^^^^^^ CANADIEN -9/20 85,97 LES CONSTRUCTIONS daniel inc.ENTREPRENEUR GÉNÉRAL GÉRANCE 350 RAYMOND-CASGRAIN.LAVAL, QUE.H7N-5N3 663-801 6 BÂTIMENTS COMMERCIAUX ET INDUSTRIELS / RÉGIMES ENREGISTRES D'ÉPARGNES RETRAITE Taux garanti pour 5 ans >ur le capitcl.Intérêts réinvestis au taux courant.Date limite: 29 février 1 980 ( OPTION INTERETS COMPOSÉS 5 ANS: 1112°o ) Institution inscrite a la Régie de lassurance-depots du Quebec et membre de la Société d'assurance depots du Canada.Taux sujets a changements sans préavis.FIDUCIE NORD AMERIQUE 85 ouest, wSN-Colhtrin».Montreol.Ou» H2X 3P4 \u2014 (514) 281-1818 861 «I, tu» Shcibfook», Montreal.Out H21 1K8 \u2014 (514) 527.9257 PROJET «CLEF EN MAIN» CEST LE BON TEMPS POUR INVESTIR CONFIEZ-NOUS VOTRE PROJET.CONSTRUCTION À PARTIR DE SI 8.LE PIED CARRÉ (bureau climatisé) OBTENTION DE VOTRE FINANCEMENT | Adresse.I CP- Une épargne-impôt à rendement supérieur Le régime enregistré d'épargne-retraite uturen Nous offrons actuellement un taux de \u2022 1 \u2022 ft depots 5 \u2022f*?.**** GARANTI JUSQU'EN DECEMBRE 1986 \u2022 PAS DE FRAIS D'ADMISSION \u2022 FRAIS D'ADMINISTRATION FIXES $50 par année, peu importe la valeur accumulée du régime Nous avons un assureur-via près de chez vous.Communiquez avec notre agence.l'assurance-vie desjardins siège social : lévis (québec) Prenez le temps de rencontrer un conseiller en régimes d'épargne-retraite du Trust Général Les conseillers en services financiers et fiduciaires du Trust Général vous diront comment vous pouvez tirer le meilleur profit de vos épargnes en les investissant dans l'un des 6 types de placements que nous offrons: Le fonds d'actions Le fonds d'hypothèques Le fonds d'obligations et d'hypothèques Les placements à capital garanti Les placements à capital et intérêts garantis intérêts crédités annuellement Les placements à capital et intérêts garantis/intérêts composés annuellement.Vôtre conseiller demeure à votre disposition à l'année longue.Il t.ut en sorte que vous soyez bien informé des avantages de votre régime d épargne-retraite; L'épargne-impôt: les sommes que vous versez ci.ns votre régime d'épa» ^ne-retraite sont déductibles de votre revenu imposable.Le rendement supérieur: grâce à la compétence de notre service de placement;.voire investissement vous rapporte un rendement supérieur.La sécurité pour l'avenir: songez qu'un taux annuel accru de l % sur vos épargnes peut vous procurer des bénéfices accrus de 20 °o à la ret rai tt Aucuns frais: au Trust Général, vous ne payez aucuns frais pour l'administration de votre régime d épargne-retraite.Agissez maintenant Evitez les choix précipités de dernière minute et prenez rendez-vous avec un conseiller en régimes d'épargne retraite du Trust Géner,il Nous acceptons les frais d'appel.TRUST GÉNÉRAL DU CANADA Soot-lies 96MS30\u2014Qrfcomlnrt, S49-6490- Aimj, c*8-33°l- Rimouski, 724-4106 Rivttre-dtfLoup, Scl!-:*:^ Québec, 688*0690 Uvis, 833-4450 Trote-R.vières.37*-7230 - Montréal, 866-^41 -Outremont.7^-3265 Hull,771-3227 - Ottawa, 2*8-4*00 Institution inscrite à la Régie de l'assurancc-dépôts du Québec.Membre de la Société d'assuranc» -il.'pots du \u2022 jp dj.NÉGOCIANT INSTITUTIONNEL ACTIONS v.I i S i 1 1 Merrilll Lynch Royal Securities Limitée est à la recherche d'un négociant institutionnel \u2014 actions (Institutional Stock Trader), pour son bureau de Montréal.Le candidat desire possédera: \u2014 de l'expérience dans une institution financière ou une maison de courtage, dans le domaine des actions.\u2014 parler couramment le français et l'anglais.\u2014 l'expérience du marché américain serait un avantage.Si vous possédez ces qualifications et de l'ambition, cette position vous intéressera.Les conditions sont un traitement de base intéressant, plus boni au mérite.Faire parvenir votre curriculum vitae ou téléphonez à: Monsieur Jean Durivage Suite 2400, 800 ouest, boul.Oorchester Montréal, Québec H3B 1Y1 392-7140 1 I 1 .v I I Merrill Lynch Royal Securities Limitée i .v \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022_ Le Théâtre Arlequin pre lente dans le cadre de la nouvelle série L'ARGENT une %erie de conferences audio-visuelles pour comprendre les règles du |eu économique et faire fructifier ses econom.es Comment affronter LA CRISE MONÉTAIRE une conference audio-visuelle de SERGE MARTIN et le 27 janvier à 20h30 \u2022 ta \"lonno-f de pop.«?i du 20e siècle nique de \\ e'*on.dm r» de di-Je'>'h»- la veritable grand* c mw RLEQUIN 1004 est, roe Sainte-Catherine Metro Berri ou Beaudry 288-2943 ou 527 0766 Théâtre POUR SOIGNER VOS AFFAIRES, ANNONCEZ-VOUS DANS LE BOT TIN VERT.mm ran \u2022 Tirage de plus de 1.500.000 exemplaires repai tis en 47 secteurs.\u2022 Distribution postale: résidentielle, commeraa'e.industrielle.Très forte penetration du marché.\u2022 Frequence d'utilisation prouvée: 85°o des foyers le consultent régulièrement.\u2022 Format pratique, facile et rapide à consulter; pages memo.\u2022 Numéros des services pubi»cs et d urgence \u2022 C'est lorsque les gens ont besoin de vos services qu'ils consultent le Bottin Vert' Nous travaillons présentement dans la région du Grand Montréal Métropolitain C'est plein de bon monde! MOI, J'Y SUIS! -^- INSCRIVEZ VOUS DES MAINTENANT 254-5302 \\ 93 Bl A 18 économie LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 26 JANVIER 1 980 Les entrepreneurs canadiens-frança BÉNÉFICES DES SOCIÉTÉS PÉTROLIÈRES^ n Quatrième trimestre Année 1979 Profit net Changements Profit net Changements ent homologues «Canad par Jean POULAIN LA majorité des Québécois anglophones à leur compte vit à Montréal (69.80 pour cent), alors que la grande majorité des Québécois francophones (80.60 pour cent) ayant le même statut, est installée ailleurs dans la province.Il ressort de cette première constatation statistique que de l'ensemble des individus à leur compte à Montréal les francophones essayer de comprendre plus profondément pourquoi ils ont choisi d'en fonder dans des secteurs* comme le secteur socio-culturel, le commerce, et peu dans les secteurs manufacturer, financier et celui des communications.» Les mêmes caractéristiques La question se justifie d'autant plus que l'auteur, s'appuyant sur des recherches antérieures, affirme que l'entrepreneur canadien- Véconomie qui s'écrit représentent 54.60 pour cent, alors que leur poids démographique est de 62.0 pour cent (population de 15 ans et plus).Inversement, les anglophones indépendants regroupent donc 45.40 pour cent de tous les individus à leur compte à Montréal, alors que la population anglophone de 15 ans et plus à Montréal s'établir à 38 pour cent du total.Que peut-on en déduire?.pas grand-chose, du moins pour le moment.En effet, le reste de la province témoigne de très faibles diffère n ces entre le niveau «d'entrepreneurship» de Tune comme de l'autre communauté linguistique: 92.1 pour cent des personnes à leur compte sont francophones pour un poids démographique de 94.20 pour cent.L'idée fort louable du professeur Jean-Marie Toulouse dans son étude intitulée: L'entrepre-neurship au Québec, l'a convaincu \u2014 et le lecteur lui donne raison, quand il suit avec lui les implications du problème \u2014 que «le sujet est beaucoup plus complexe que le sens commun ne le laisse croire».Il s'agit en effet de trancher un débat qui irrite les esprits depuis fort longtemps et qui nous fait nous demander si oui ou non les Canadiens français souffrent d'un manque de propension à fonder des entreprises, ne serait-ce que par inaptitude: rassurons-nous, le professeur Toulouse répond «NON».\u2022 L'origine des problèmes, dit-il.il faut la chercher dans une toute autre direction que celle de la Capacité: «Plutôt que de chercher à expliquer si les Québécois (lire francophones) sont capables de fonder des entreprises, il faut les obligations Les renseignements fournis ont été obtenus de sources que nous considérons dignes de foi.Cependant, iWCCOVAM ne saurait en garantir l'exactitude.GOUVERNEMENT DU CANADA français a exactement les mêmes caractéristiques sociologiques (âge, milieu social, éducation), managériales (style de gestion, mode d'exercice de l'autorité, tendance à centraliser) et personnelles (besoin de réussir, image de soi, agressivité \u2014 au sens anglais \u2014, individualisme) que les entrepreneurs canadiens-anglais et américains.La différence ne réside donc pas dans le type d'individu, mais dans la nature du choix qu'il fait.Or ce choix l'amène en dehors de Montréal et dans des secteurs tertiaires \u2014 donc nouveaux \u2014 alors que les anglophones ont choisi.ont choisi ce qui est le plus rémunérateur.Les Canadiens français pouvaient-ils faire autrement?Le professeur Toulouse répond à ceci que «le coût social et psychologique de tout autre choix était élevé pour ceux qui s'y aventuraient» (même s'il admet que de nos jours la situation a changé, les structures ont évolué, l'idéologie aussi.La grande question à se poser est ainsi de se demander pourquoi les incorporations d'entreprises francophones nouvelles se sont situées dans le socio-culturel, malgré son caractère moins lucratif.Deux facteurs expliquent ce résultat, note le professeur Toulouse.Le premier est la faible capitalisation nécessaire pour monter une entreprise dans ce secteur.Le deuxième facteur parait moins réaliste.Il s'appuierait sur le fait que ce type d'entreprise «est celui qui colle le plus parfaitement à l'idéologie que l'on observe chez les Canadiens français depuis fort longtemps», tournée vers le collectif, la préservation de l'identité de groupe et le contrôle des risques.En fondant une entreprise de service, note l'ouvrage, l'individu est à la fois utile à sa collectivité et très peu exposé au risque financier puisque sa mise de fonds est très limitée.Un tel concept de l'entrepre-neurship, comme l'appelle l'auteur, qui le préfère à «l'esprit d'entrepreneur», laisse des doutes sur le dynamisme de départ, le besoin de défi, bref sur l'aspect plus qualitatif des entrepreneurs que celui que nous révèlent les statistiques d'incorporation, qui répondent souvent à des stimulations de tous ordres y compris fiscales (programme OSE pas exemple).ŒNTREPRENEURSHIP jean-marie tou louse Lesf-ressesHEC fides Ce dynamisme, cette mentalité individualiste, est tenu en suspicion croissante par rapport à la «morale sociale», ce qui fait que le Canadien français à l'esprit d'entreprise serait, selon la thèse de l'auteur, ballotté entre son penchant vers l'individuel plutôt que vers le collectif, tout en ressentant le besoin d'appartenance à sa communauté, qui se traduit par une certaine responsabilité sociale.L'ouvrage, d'autre part, cherche à effacer certains mythes, comme celui de donner à certaines régions du Québec, des vertus de dynamisme plus grandes les unes que les autres: les statisti- PARACCOVAM \t\t\tOffre\tDem.9\t1er fév.\t1980\t100\t\u2014 .7%\t1er fév.\t1980\t100\t\u2014 (O 9\t1er oct.\t1980\t97 50\t97.70 7%\t1er juin\t1980\t98 30\t\u2014 ' 3V.\t1er juin\t1981\t95.20\t95.40 \u2022;- 8%\t15 déc.\t1981\t93.30\t93.50 1 1%\t15 dec\t1982\t98.40\t98.60 ; 9%\t1 er fév.\t1982\t95 40\t95.60 » 7%\t1 er avril\t1982\t91 10\t91.30 5- 8\t15 oct.\t1982\t90\t90 20 \t15 oct.\t1982\t96.30\t96.50 * 4 v,\t1 er sept.\t1983\t79%\t80 10%\t1er oct.\t1984\t94H\t94% ¦ 10\t1er juin\t1984\t93\t93% \" 9V,\t1 er fév.\t1984\t92%\t92% * 10':\t1er oct\t1989\t91%\t91% «'» 9%\t15 juin\t1994\t82%\t82': : io\t1er oct.\t1995\t85\".\t85% 9%\t15 mai\t1997\t79%\t79% \t15 oct.\t1999\t76%\t76% 9V4\t15 déc.\t2000\t81%\t82 i 9%\t1 er oct.\t2001\t79%\t80 ;* 11%\t1 er mai\t2002\t83%\t83% \t15 déc.\t2002\t92%\t93 ul 9V»\t1er oct.\t2003\t79%\t79% .10%\t1er fév\t2004\t84%\t85 o [ 10tt\t1 er oct.\t2004\t86%\t86% (g) Echangea^ nnur d«s ohiin»tinn»\t57.*\tv4 AlâSk A\t9\t36\t5'e\t5\t5\"t-\t Amdhl\t25\t877\t257e\t247/»\t25Vt-\t Anglo C\t10\t165\t21\t20%\t21 ?\t Anthonv\t4\t19\tIOV4\t10 9\t10li +\tV» Apld Ov\t20\t73\t4%\t4^4\t47/«\t Asamer\t\t671\t23'1\t22'4\t23 ?\tVi Afco Ind\t\t5\t1\tTa\t1\t Auto Ra\t\t95 u 37»\t\t3?\t3ft+\t** Avemc\tn\t84u13\t\t12*8\t127»*\t Banlstr\t\t72\t16\t15*»\t16 +\t'/4 Barnwl\t\t179 ul9V,\t\t17' a\t187/a + 2'a\t Bartons\t\t5\t2^4\t234\t2*4\t Baruch\t49\t97\t15*4\t14'/i\t15*4*\tV» Beverlv\t13\tni\t11%\tnv»\tIW\t Bic Pen\t9\t106\t12\" 4\t11V2\t12\t Bink Mf\t7\t7\t18\t17 V»\t16 f\tV» Bow Va II\t\t2538 U44\t\t42J4\t43Vj4-l 2\t Bradf Cm\t9\t199\t13' 4\t12'»\t13 -\t'» Brascan\t10\t88\t21\t20S\t20H-\t Brwn F\t12\t253\t39V2\t39\t39 -\tVj Calcomp\t\t62\t14^4\t14 2\t14*4 f\tV.Camco In\t12\t8\t33*»\t33'4\t33'/4 -\t*\u2022 Cdn Mar\t11\t104\t19^4\t19 .\t19*a\t Chmp Ho\t\t742\t1 :\t1H\tV/7\t Colemn\t8\t133\t197/i\t18\":\t19V» -\t Com'nc\t\t423\t4834\t47V2\t48V2 +\t Comdint\t12\t134\t52 :\tsm\t52V«*\tv« Condec\t11\t112\t19J4\t19'4\t19'; -\tV» Con OG\t\t207\t24^4\t24'»\t243 4 +\tH Con?Ma\t10\t26\tVa\tr 2\t7Vi-\t Cook in\t6\t152\tVb\t7\t7 -\t4 D2ta Pd\t18\t232\t23>a\t23\"»\t23V4 -\t'4 Delhi Oil\t35\t284 u33V,\t\t31%\t33 V» 4.iv,\t Dev Am\t3\t5\t20>4\t20 :\t20Vj-\t*» Dome P\t\t841\t5234\t51^8\t52 -\tH Domtar\t\t72\t70*\t24'4\t2434-.\tVa Dur Tst\t14\t124\t14',\tl4'/4\t14Vj\t Dvnalec\t93\t390\t13V4\t12*4\t13 -\tV» ElAuaD\t\t52\t3\t2>4\t3 ?\t'/\u2022 Fannv F\t4\t2 ul9Vi\t\t19>.»\t19V» ?\tV» Fed Re\t31\t346\t934\t9H\t934*\tv» Fin Gen\t8\t11\t183»\tI8V4\t18** +\tV4 Forest L\t\t117\t24'«\t24\t243/4 4-1\t Front A\t5\t5\t11\t10*4\tÎOV4\t Gnt Yel\t13\t196 17 Va\t\t16'/j\t16Vj -\t*4 Goldfld\t\t2346\t2*4\t23»\t2V.-\tV» Great Am\t4\t11\t9'/4\t9Vi\t9'/»\t GtLk Ch\t16\t12\t40*4\t40V7\t4OV2\t Gulf Cn\t\t671\t104\t101V4\t101*4-\t2'/4 HouOM\t17 1\t\t26J 4\t26V»\t26V4 4.\tVa HBav O\t\t181\t87V4\t86\t86*4 + 1\t Husky O\t\t75\t66\t637'»\t66 +2V2\t Imp Oil\t\t935 36H\t\t35\".\t36'/4 +\t¦4, instr Sv\t16\t977\tIV4\tIV»\tIV»\t IntCtv G\t\t691\t18\t17'4\t175%\t Int Bnkn\t7\t322\t3Vt\t\t3 2-\tv.int Str\t18\t12\tIV4\tIV4\tIV4 +\tv.irow Bd\t9\t202\t14^4\t13 -\t14'.2 +\tVa Jetronic\t7\t10\t3\tm\t2T,.-\tVt Kais In\t\t465\tVU\t2 «\t2V.\t Kln Ar\t9\tAS\tv4\t3Vi\t3'/4\t Valeur»\tPB Wtnfx Haut\t\t\tBat\tF«rm N*»\t Lake Sh\t\t139\t7'»\t7'4\t7V2-\tt Landmk\t113\t95\t137«\t13%\t13V:-\t*% Llovd E\t\t15\t2\t2\t2\t Lodge S\t13\t125\t5V3\t5'*\t5»-\t*.Loews wt\t\t1607 U427»\t\t38V4\t42 +234\t Marnda\t17\t676\t3'4 2 15-16\t\t3 -\te McCul\t12\t662\t12ft\t12';\t12'.-\t Mego int\t2\t31\t7*4\t7 :\t7V2-\tV, Mite Cp\t6\t9\t18*s\t18'/»\t18V.-\tVt Nat Hit\t9\t5\t19\t1834\t19\t Nt Pat\t\t173\t9\t83/4\t8*4-\t'/4 N idria\t10\t482\t2'/4\t2\t2 -\tV.Newb En\t\t16\t13'/.\t\t12% -\tV» Norln\t5\t130 ul5\t\t14\t15 +\t7/» Nortek\t6\t63\t83»\t8\t83% +\tV.NCdn Oil\t29\t102\t19V2\t18*\t187/»-\tV.Numac O\t\t527\t39V3\t36'.4\t3834 + 2V3\t OOk iep\t34 zl\t\t\t71\t71 Va\t Phoenix\t\t31\t3V.\t3\t3 -\tV» Placer\t\t3\t52\t51 Va\t52 +\t*4 Plant In\t32 1:\t\t\t10»4\t113/4 +IVa\t Poloron\t3\t44\t2\tm\t2 +\t»/4 Prairie\t29\t130 u28'/4\t\t26'»\t27V, 4-1 a>4\t Preston\t7\t1\t25\".\t25'»\t25V.+\t Rath\t16\t106\t7\"2\t7\t7*»-\tv4 Redlaw\t\t7\t1*4\t1*4\t1*4-\tV.Reeves\t12\t6\t43/4\t4*4\t4V4\t Res Ctl\t17\t82\t19'4\t19\t19V, +\tV» Resrt A\t5\t719\t33\"a\t32V.\t33Va +\tV* Rest Asc\t6\t12\t2V»\t2V»\t2V,\t Rex nor\t8\t21\t6V2\t6V4\t6*»\t Rio Alg\t\t4\t30'/2\t303»\t30:*\tVi Roblin\t8\t42\t9*.\t9'.\t9H\t Salem C\t10\t6\t16 Va\t16Va\t16 Va -\t'/4 Scur Rain\t14\t9\t74*4\t73Va\t74344.\t'/a Sheltr\t6\t116\t4*%\t4V.\t4V,-\t*% Solitron\t15 1305\t\t67/»\t5*i\t67/.+\t'/» Sonder\t10\t3\t30\t30\t30\t Soundsn\t4\t25\t8'.4\t8'4\t8V4-\t'.4 StProd\t13\t2\t17%\t177»\tI7%4\t% Sundnc\t\t396\t67\t643»\t64*»-\tV/% Susqhan\t7\t37\t4*t\t4 a\t414-\t Svnalov\t11-\t133 UIOV4\t\t87a\tIOV4 + IH\t Svntex\t11\t400\t41\".\t40 4\t407/» +\tV, Svst En\t16\t284\t217/»\t203»\t21Va +\tv, Tech T\t\t25\t2V.\t2\t2 +\tV, Teleflx\t13\t38\t323*\t32\t32>/«f\tVa Totl Pet\t\t185\t23*8\t231»\t23'/» -\t*i Twin Fr\t7\t13\t4'' :\t4V4\t4V2 +\t'a UNat C\t28\t21\t47»\t4V4\t4'4 -\tV.UNat C wt\t\t10\tV»\t't\tV»\t US Flit\t9\t419\t163B\tIS3 -\t16V4 -\tVa Vernit\t8\t180\t10' 8\t97»\t10 -\t'* Wackht\t8\t90\t9*4\t9Vi\t9V,-\tV, Wainoco\t62\t324\t36V4\t34'4\t34'/»-\tVa Wang\t26\t48\t39'a\t3834\t38V4-\t34 Wstburn\t\t646 t'30H 26'4\t\t\t28'e\t Work W\t7\t28\t1T'4\t11\"»\t11'/4\t Wr Harg\t\t295\t4V,\t4'4\t4*.-\tVa VANCOUVER VoUur» V.ntrt Howt Bat Ftrm ch.Invx Wt\t12200\t82\t76\t82\t?5 Jet str w Z518O0\t\t2\t1\t2\t Krin Ik w\t14900\t35\t23\t30\t Knob y w\t1000\t37\t37\t37\t+2 Las w\t19900\t47\t40\t43\t-2 Mol co w\t16600\t45\t40\t45\t?5 Mutua w\t6000\t30\t28\t28\t Nw est w\t16100\t48\t45\t48\t+3 N Astn w\t28900\t1\t1\t1\t Nth sth w\tZ400\t26\t26\t26\t Osec w\t1000\t18\t18\t18\t?Va Pgsus wt\t1000\t155\t155\t155\t Our w\t35700\t35\t22\t35\t?12Va Rosm w\t1500\t5\t5\t5\t Svrdo w\t54400\t32\t25\t30\t+ 8 Sunva w\t20500\t6\t5\t6\t Terra w\t14100\t450\t375\t375\t-105 Vernx w\t5000\t25\t19\t25\t?1 \tINDUSTRIALS\t\t\t\t Balco\t900\tS6V2\t6V4\t6V4\t BCRIC\t154035\t790\t750\t790\t?15 Buck h\t2000\t90\t90\t90\t Cdn Jvln\t4500\t180\t175\t175\t+ 15 Çanlan Comput\tZ50\t690\t690\t690\t \tSOO\t21\t21\t21\t GN Land\t600\t120\t120\t120\t Gr Mtn\t1100\t80\t80\t80\t keg Res\t3700\t190\t190\t190\t N Gestlt\t51000\t235\t210\t235\t?35 Nw sport\tZ30\t275\t275\t275\t Potter A\t660\t148\t147\t148\t- 1 Potter B\t419\t225\t225\t225\t?10 Protlex\t250930\t43 Va\t34\t38\t+ 5 Renn In\t2000\t160\t155\t155\t Sartoga\t200\t$8\"2\t8Va\t8V3\t Taro\t500\t395\t395\t395\t W Redek\t1000\t595\t595\t595\t VANCOUVER CURB\t\t\tEXCHANGE\t\t Suite de la page A17 VoUur» V.n.e, Haut Bat F.rm N.I Total sales: 7,870,000./'or o terme MARCHÉ DE WINNIPEG Ccttt d»i contrat! à -*-t ot Tor, »n dollon omtri-comj, o la Boom oVs derrétt at) Wirmipccj Contran o> 400 onc»* Ouv.Hou» Bat Janv.Anil Oct.Janv Volumt dc tfuoV oucun contrat Contrat» d» 100 ©nd 640 00 680 00 702.00 749 00 790 00 l'or Le prix de lonce d'or hier à Londres, était coté en dollars américains à $665.50 \u2014 à Paris à $667.15 \u2014 à Francfort à $691.50 \u2014 à Zurich à $682.00 \u2014 à Hong Kong à $703.50.le dollar Mon 67400 Juin 7129C S* Me Morj Voh»mtd»|ft*4 8 contron 677.90 712.90 649 00 680 OC 64 9 00 680 00 723.00 749 00 789 OC MONTRÉAL \u2014 Le dollar américain par rapport à la devise canadienne était en hausse hier de H à $1.1632 et la livre sterling en baisse de 17-20 à $2.6253.NEW YORK \u2014 Le dollar canadien par rapport à la devise américaine était en baisse de 9-20 à $0.8597 et la livre sterling de 1 90 à $2.2570.AVEC UNE ANNONCE ENCADREE tout la rubrique carrières FT PROFESSIONS 285-7320 Acacia Adola Aegean Al cum Allna Int All Star Allwest Alto Exp Amark x Amca Amlgo A more Antrm Arbor Arles Arizako AR K Arowtid Ashcrtt Ashnla Aurus Avance Ayerok Banbrv Barone Beach Beaver Belmnt Bencrp BED Bonevil Brazos Bronsn Bur Gld Cal Dyn Calor Cmron Cmrlco Cannon Canzna Cardro Carme Crpnter Cascda Catalna Cathdrl Cherke Clytron Clear Cleaver Cst Int Cold Lk C Reactr Cont Mrl Cornwl Crescnt Cumo Çusac Cyclon Datatc Denvr Diana Donegl Dorado D eagle Dune Eaglet Edina El Coco Eldor Electra El paso Erl Res Exclibr Farrah Fletwd Futura Gavex Gillian Gld Angl Gold cuo GSR Grangr G Cerrtrl G World Hit Crk Hedlev Hmspr Hesca Hillside Himac Hoko I Geogrh t Wetlgn island M Jalna Jewel Julia Justen Kenver Kerry Klna Kln Lansco Llghtng Loredi Luaarn Lustre Mcknze Maggie Malabr March Marco Mr guis Mecca Merldn Moly Mit Mngrm Morn Str NCA Mrl Neptne N Congr Nithex X Nomad Noroes Ntn engy N Lights N Hrzon N nuclar 13800 155 10900 135 1000 140 Z200 82 6500 128 21180 135 500 13000 150 155 125 135 140 140 82 82 70 70 1800 150 3833 41 30 52 81 76 45 60 2500 500 3500 3000 100 12100 48 1000 42 15000 105 1500 4000 5000 8650 240 5000 54 16700 110 1075O 50 15000 70 24000 90 5375 260 1441 85 38240 170 21300 205 5150 24500 48600 250 15100 415 60400 175 17966 54 5000 185 2000 111 77 37 9000\t60\t55\t60\t+8\tNugold\t11600\t195 11000\t47\t40\t47\t+ 7\t8SST\t4400\t75 14500\t120\t117\t117\t-3\t\t19000\t60 1400\t125\t115\t115\t-10\tOriana\t14000\t38 1500\t75\t75\t75\tt\tPanthr\t5500\t65 11000\t63\t60\t60\t-2\tParagn\t5500\t185 4400\t340\t310\t330\t-10\tPawne\t8800\t135 2500\t120\t120\t120\t-10\tPembk\t1000\t55 13300\t375\t350\t365\t+30\tPenn E\t1000\t240 87280\t250\t215\t250\t+ 30\tPentag\t17500\t47 4500\t44\t43\t44\t+4\tPetrox\t3500\t85 3000\t115\t110\t115\t\tPhilco\t16220\t85 5000\t100\t97\t99\t\tPhoenx\t1200\t66 6500\t61\t55\t61\t+4\tPoney\t6600\t63 4060\t130\t120\t120\t-14\tPsidn\t6500\t61 3220\t32\t32\t32\t-1\tQuinto\t3000\t116 2000\t130\t130\t130\t-10\tRainbw\t1000\t57 14000\t40\t37\t40\t\tRebel\t46200\t80 5400\t315\t300\t310\t+ 10\tRedlnd\t7100\t150 1500\t80\t80\t80\t\tReef\t10795\t430 13200\t\t29\t30\t\tRegis\t500\t25 2500\t75\t75\t75\t\tRvr Mtn\t3900\t47 44200\t170\t160\t170\t\tRoanke\t2000\t43 6500\t140\t135\t140\t+5\tRonrco\t15900\t285 1000\t375\t375\t375\t\tRuskin\t6600\t100 28000\t70\t68\t70\t?1\tSa noua Samsn\t10000\t75 2000\t150\t150\t150\t\t\t2600\t140 33000\t75\t70\t72\t?2\tSan Ant\t24000\t110 2000\t65\t65\t65\t\tSan Rati\t15222\t30 11000\t130\t116\t128\t+ 13\tSands M\t1300\t350 12000\t37\t35\t35\t+ 3\tSanta S\t40710\t775 3000\t105\t100\t105\t+ 5\tScheer\t22100\t238 3000\t38\t37\t37\t+2\tSenator\t3125\t47 13430\t60\t53\t60\t\tSevmor\t11000\t110 4000\t170\t165\t170\t+ 5\tSibola\t520000\t80 7420\t120\t105\t115\t+5\tSienna\t12000\t95 18000\t75\t63\t72\t?10\tS Acorn\t5300\t130 33500\t40\t37\t38\t+ 2\tS Cloud S Prncss\t1500\t74 12200\t140\t125\t130\t\t\t22000\t228 6000\t73\t70\t73\t+ 3\tSpectm\t3000\t39 14000\t85\t75\t85\t+ 5\tStatesd\t5500\t105 2000\tX\t30\t30\t?3\tSuntco\t14720\t189 22800\t230\t190\t205\t-20\tSunrise\t6500\t41 8000\t49\t46\t46\t+ 1\tSS icecr\t4041\t25 6800\t350\t310\t325\t-20\tSvnrgy\t6000\t60 Z200\t70\t70\t70\t\tTagus\t18300\t200 17500\t70\t67\t67\t\tTally\t13500\t60 8200\t140\t138\t140\t\tTandm\t21000\t43 17850\t225\t215\t220\t?5\tThnrWt\t3800\t107 7000\t23\t20\t23\t\tTormx\t3200\t275 35500\t90\t75\t85\t-S\tTotem\t1000\t41 1500\t120\t118\t118\t-2\tTracer\t1600\t160 14500\t50\t43\t50\t+6\tTrn Pac\t1000\t140 23145\t254\t180\t210\t-50\tTrio\t3500\t261 10600\t255\t250\t255\t+5\tTungco\t1500\t75 4430\t250\t225\t240\t-11\tTunkw\t10000\t126 1500\t115\t115\t115\t-5\tUke res\t1000\t65 4570\t600\t550\t560\t-35\tU Gunn\t8020\t61 22076\t61\t56\t60\t?5\tUnlvex\t1000\t29 5500\t18\t15\t15\t\tvaldez\t5300\t» 4000\t148\t140\t140\t\tVal Dor\t24500\t175 7500\t40\t39\t40\t\tVelvet\t8200\t76 11500\t1S1\t149\t150\t+ 5\tViscont\t14700\t175 2000\t50\t50\t50\t+2\tWarlor\t3000\t380 5000\t53\t50\t53\t-8\tW Jay\t3900\t195 5000\t45\t45\t45\t-3\tW Trend\t246700\t290 11400\t142\t140\t142\t-2\tWward\t15300\t425 5000\t40\t36\t40\t+ 10\tWildcat\t16500\t150 12725\t700\t685\t700\t\tWlldwd\t8600\t155 37700\t150\t140\t150\t+6\tWlndra\t1000\t73 4000\t80\t80\t80\t+5\tWrld c\t17633\t140 2333\t95\t90\t95\t-5\tYmoto\t18500\t275 3500\t50\t49\t50\t\tZodiac\t19100\t165 1000\t165\t165\t165\t\tWarrants\t\tand 4300\t395\t385\t395\t+ 10\tBnbry w\t13500\t25 3100\t300\t300\tJ00\t-5\tEaglet w\t3000\t38 2100\t191\t175\t191\t-14\tHi me w\tM0C\t22 16500\t40\t38\t38\t?1\tMSR w\t3000\t12 5800\t115\t111\t113\t-2\tNOT w\t10700\t300 900\t190\t190\t190\t\tNUO w\t1000\t82 51500\t79\t75\t71\t+ 3\tReef w\t25500\t150 184600\t108\t90\t100\t?9\tSanta s w\t3SO0\t.'\u202200 2000\t36\t35\t35\t-3\tSienna w\t1000\t3 4300\t69\t62\t69\t?9\tS A cm w\t1400\t3 35500\t107\t90\t101\t?11\tThdbt w\t7700\t10 4AO0\t140\t135\t135\t?5\tTr Pac w\t2200\t40 500\t75\t75\t75\t-1\tTunco w\t2000\t10 8900\t210\t196\t210\t?25\t\t16000\t25 9300\t470\t425\t450\t?25\tV.a\t\u2022/c\t135 13500\t45\t44\t45\t?2\t\tE\t 74 31 32Va ?Va 239 240 - 5 400 400 -5 155 170 52 53 179 179 110 111 180 180 72 72 51 35- 405 415 25 25 45 47 -1 43 43 -2 265 285 ^20 99 100 +1 70 15 +5 135 135 -5 85 90 +5 25 30 +7 350 350 -25 750 770 ?10 195 220 ?» 44 47 105 110 60 75 +19 80 95 +15 125 125 -5 69 69 +4 205 225 +5 37 39 ^2 105 105 150 175 - 10 37 41 ?! 25 25 55 60 +2 190 194 .4 55 58 ?! 39 39 +4 106 106 270 275 +10 41 41 -4 153 155 140 140 - 1 259 260 ^2 75 7S -4 -10 120 65 60 29 25 170 73 155 125 65 60 ?r 29 *4 25 174 73 170 360 365 185 190 220 260 ^25 400 400 - 25 140 146 150 155 73 73 115 140 -3 ?3 -2 ?25 ?5 ?7 250 251 150 155 Rights 20 25 37 37 21 21 12 12 275 290 80 80 140 140 280 300 3 3 3 10 40 10 20 115 ?15 -29 -5 ?1 -2 -15 -6 -2 -3 22V» -2Va 115 -19 8,950.974 3 10 40 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JANVIER 1 980 A 19 rapports financiers express Compagnies Profits (pertes) (sooo) Revenus bruts isoooi Cons.Bilhunt (paUt \u2022« pO.) Mon» , Que.année Sj dec.Éxxon Corp.(pétroU) NY, NY onnéf 31 dec._ Norton Sinon (alimentation) NY, NY 1ersem.3) déc._ Staff C*.(Mach.a coudre) NY, NY Qnçétjj déc.DuoontCo.(prod, chlm.) Wilmiog., De*.année 31 déc._ Kaiier Resetircts (mine») V«MK.CB onnée 31 déc._ Standard ON Of OMo (pétrole) Ctav., O*-.»-onnée31déc.Libbey-Owens-Ford (verres) Toledo, Ohio onne\u20ac31 déc._ Nova Scotia Sav.& Loan (C.d'Eporyn.) Halifax, N.E.jnnéc3l déc.COURANT L v' Wf DERNIER 98,300 4.27 4,295,< 9.74 69,200 1.41 (92,300) 939,000 6.42 59,100 2.60 vm 6.19 63,600 1 29 60,300 3.19 787.1 5.39 VARIATION +66* +55% +8% COURANT LQFARNN1ER VARIATION + 19% 12,600,000 10,600,000 + 18% 61,676 2.19 62,144 2.32 484,100 369,100 +31% 9.83 58,078 4.80 450,200 +164% 4.00 65,800 5.50 -11% 1,208,061 1,107,128 +9% 834 0.56 1,674 1.44 -50% 42,400 38,800 +9% à lire BUNTING (Montréal) \u2022 Les titres du secteurs pétroliers^ sont plus sensibles aux changements de politique, janvier 1980 MAISON PLACEMENTS CANADA INC.(Montréal) \u2022 Simpsons-Sears Limited, 3 décembre J979.MERRILL LYNCH *¦ » (Montréal) \u2022 ttoadian Pacific Limited, novembre 1979.Hiram Walker Gooderham & Worts Limited, novem-bre«f979.\u2022 C?& Resources Limited, novembre 1979.MEAD & CO.(Montréal) \u2022 La situation économique in ternationale: 15 janvier 1980 \u2022 Le marché obligatoire, 15 janvier 1980 McLcOD, YOUNG, WEIR (Montréal) » Le marché monétaire et celui des obligations, 18 janvier 1980 NESBITT THOMSON (Montréal) \u2022 Norcen Engergy Resources.27 novembre 1979.\u2022 Energie: l'huile lourd et les producteurs Husky et Murphy, 30 novembre 1979.RICHARDSON SECURITES (Montréal) \u2022 Le placement, février 1980 \u2022 Le marché monétaire et celui des obligations, 30 novembre 1979.WOOD GUNDY (Montreal) \u2022 Guide des placements: Croissance, décembre 1979 ten français).o Perspectives: dividendes, intérêts et gains en capital novembre 1979 (en français) NOTE Ces études sont publiées en anglais, sauf indication contraire; elles sont disponibles pour les clients des maisons de courtage.IMjtJ terme de 2 ons onnuellement termes de 3-4 et 5 ans annuellement AUCUNS FRAIS MINIMUM $500.i AUTRES OPTIONS Régimes: Capital-actions\".\"Obligations-hypothèques\".Épargne' garanti.12 1/2%.Adressez-vous auprès des Fiduciaires u\\ Aioui i*a v.vuim vif a AU r.LE TRUST OE LA BANQUE D EPARGNE ' Taux sujets à changement Les certificats émis n'en sont lomais affectés MONTRÉAL: 1253, av.McGill College 6633 est, rue Sherbrooke ROSEMERE: 401, boul.Labelle 8783351 253-1720 621-0710 marché des options-CHICAGO Option «t pria\t\tFév.\tMai A**» Nm.|\t\t\t\tPév.J\tAmi Ai\t»» N\t\t\t\t\tMa.A\tOUÏ fi\t?on A E P\t15\t3*%\ta\tJ*4 Î8V4\tr< Gif\t40\tb\t8'/.\t13 .\t45V.\tEas Kdp\t60\t10Va\t10%\tb\t4V*.A E P\t20\t1-16\tH\t9-16 I8V4\tTx Gif\t45\tb\t5'/.\t7Va\t45V.\tExxon\t50\t8%\ta\t9%\t58 V.Am H05\t30\t3> Reuter, UPL PA Ragaillardi par l'apparent raz de marée populaire qui semble confirmer sa victoire à la présidence de la République d'Iran, le ministre des Finances Abolhassan Bani-Sadr a déclaré qu'il chercherait à mettre un terme au siège de l'ambassade américaine où sont gardés, depuis 11 semaines, 50 diplomates américains en otages.Les résultats, en effet, provenant de diverses régions du pays confirmant que M.Bani-Sadr est en voie de s'adjuger 80 p.cent des suffrages.Le ministre a déclaré que «le peuple iranien tout entier a reconnu l'homme qui peut répondre à ses besoins et résoudre ses problèmes.Je suis heureux, a-t-il ajouté, que la nation tout entière ait fait montre de maturité politique.» M.Bani-Sadr a, par ailleurs, déclaré faire partie de la minorité du Conseil de la Révolution, «mais les candidats en présence sont convenus de coopérer avec le président élu, quel qu'il soit.Je ne crois pas que le Conseil puisse s'opposer à cette poussée du sentiment populaire», a souligné celui qui semble devoir devenir le premier président de la République islamique et révolutionnaire de l'Iran.Participation massive La radio iranienne a annoncé une «participation massive» et sans incidents dans tout l'Iran.L'ayatollah Khomeiny, qui est hospitalisé depuis mercredi soir à l'hôpital Mehdi Rezai de Téhéran à la suite d'un ennui cardiaque, officiellement qualifié de mineur, a, de sa chambre d'hôpital, été l'un des premiers à voter.Pour sa part, l'ayatollah Chariat-Madari, qui n'est pas sorti depuis plusieurs semaines de sa maison de Qom, a voté chez lui, au moyen d'un bureau de vote mobile.En province, aucun incident notable n'avait été signalé en fin de matinée.M.Abdolrahma (ihassemlou, leader du PDKI (Parti démocrate du Kurdistan Iranien) qui n'avait pas donné de consigne de vote aux électeurs, a annoncé une «participation normale» des Kurdes.Pour sa part, Cheikh Ezzedine Husseini, le leader sunnite kurde, qui prônait l'abstention, a parlé de «non-participation générale».Tous deux ont fait état de la présence de petits groupes de manifestants à Mahabad.Enfin, à Qom, la participation, selon les observateurs sur place, a été massive et de nombreux ayatollahs se sont rendus aux urnes.D'après les premiers résultats, il semble donc que le ministre des Finances Bani-Sadr, qui fut un moment ministre des Affaires étrangères, devrait l'emporter largement sur l'amiral Ahmad Madani et le porte-parole du Conseil révolutionnaire, M.Hasan Habibi.Régler la crise Cette victoire éventuelle de M.Bani-Sadr \u2014 les résultats des élections seront annoncés demain après-midi \u2014 pourrait inciter le secrétaire général de l'ONU, M.Kurt Waldheim, à reprendre au milieu de la semaine prochaine ses contacts avec Téhéran pour essayer de résoudre le problème des otages détenus à 1'ambas.^adedes Etats-Unis.C'est avec M.Bani-Sadr que M.Waldheim avait esquissé un projet de règlement de la crise.D'ail- leurs, le porte-parole du Département d'Etat, M.Hodding Carter, a souligné que les élections présidentielles pourraient faciliter une solution de la crise des otages dans la mesure où cette élection devrait aboutir à la mise en place «d'un canal à travers lequel engager la discussion».Les Etats-Unis, rappelle-ton, n'ont jamais réussi à entrer directement en contact avec la principale autorité en Iran, l'ayatollah Khomeiny.Mais déjà le ministre des Finances a fait savoir, advenant la confirmation de son élection, que la politique étrangère de l'Iran sera basée sur l'indépendance.«Je demeure attaché, a-t-il affirmé, à une coopération étroite avec l'Europe et le Japon et je suis en faveur d'aider les mouvements de libération dans le monde entier.» M.Bani-Sadr a insisté lourdement, comme sa priorité fondamentale, sur la nécessité de reconstruire l'économie de l'Iran.Il a plaidé pour une grande liberté politique et s'efforcera, a-t-il souligné, de résoudre les problèmes des minorités ethniques et religieuses sur la base de l'égalité.Afghanistan: Waldheim demande aux deux Grands de cesser l'escalade d'après AFP, UPI, PA, Reuter Alors que le fossé continue de se creuser entre Moscou et Washington et ses alliés depuis l'intervention militaire soviétique en Afghanistan, le secrétaire général de l'ONU, M.Kurt Waldheim, a mis les deux Grands en garde contre le danger dune escalade et fait appel à la modération de part et d'autre.Soulignant que les deux superpuissances sont conscientes des «conséquences désastreuses* d'un affrontement militaire direct, M.Waldheim, qui revient justement d'une tournée en Asie a exprimé l'espoir qu'une escalade de la présente crise pouvait être enrayée.En cette ère nucléaire, a-t-il dit.il ne peut y avoir de vainqueurs, mais seulement des perdants.Malgré le danger que présente la crise actuelle, a-t-il ajouté, nous ne sommes pas au bord de l'abîme et il faut éviter l'hystérie, rester calme et ferme.Cependant, les consultations se poursuivent dans plusieurs capi- L'Egypte a recouvré les deux tiers taies pour contrer le coup soviétique en Afghanistan.À Islamabad, au Pakistan, les représentants des pays islamiques se rassemblent en fin de semaine pour étudier la situation et décider d'une action commune face à l'invasion soviétique.Les deux principaux objectifs de la conférence, qui débutera dimanche, seront de lancer un appel au retrait des troupes soviétiques d'Afghanistan et de fournir une aide au demi-millicn de réfugiés afghans au Pakistan, estiment les observateurs.L'ouverture de la conférence a été reportée à dimanche, à la demande de l'Iran.On a appris dans l'intervalle que l'Afghanistan ne participera pas à la réunion.Ce pays risque d'ailleurs d'être suspendu de l'organisation islamique.De son côté, la Chine a appelé le monde à apporter un «soutien maximum» à la résistance armée afghane, «un devoir auquel aucun pays épris de paix ne peut se sous- traire», selon le Quotidien du Peuple.En Afghanistan, le régime au pouvoir tente de regrouper les fractions de la population qu'il estime ne pas être hostiles à un programme de transformations sociales.Il s'agit notamment de la paysannerie, de la classe ouvrière et de certains éléments de la bourgeoisie.Kaboul semble d'autre part désireux de collaborer avec les éléments islamiques, rébellion exceptée, et notamment avec le clergé sunnite, majoritaire dans le pays.Des rumeurs circulent en Afghanistan concernant un prochain limogeage du président Babrak Karmai, qui aurait été désavoué pour n'avoir pu éviter les luttes de factions à l'intérieur du parti communiste afghan.C?s rumeurs ont été évoquées par le département d'Etat américain, qui n'a toutefois pas été en mesure d'en préciser la provenance.De Peshawar, au Pakistan, on rapporte que les sept principaux groupes de la rébellion afghane ont décidé de reporter les négociations sur la formation d'un front commun dans l'attente des résultats de la conférence islamique d'Islamabad.Le projet n'est nullement remis en cause, souligne-ton, et les négociations ne doivent porter que sur des aspects techniques qui peuvent être modifiés par la conférence.On indique également que les chefs rebelles espèrent obtenir une aide militaire et diplomatique.L'un des leaders rebelles, Zia Khan Nassry, président du Conseil révolutionnaire islamique et nationaliste afghan, a proclamé hier une «république islamique libre» dans l'est de l'Afghanistan et a demandé une assistance militaire pour consolider son emprise sur la région.Il affirme que ses forces contrôlent au moins trois provinces à l'exception de quelques villes occupées par les troupes soviétiques.du Sinaï d'après UPI et Reuter Israel a restitué à l'Egypte un secteur d'une superficie de 5,560 milles carrés dans le Sinai.En conséquence, depuis hier, l'Egypte contrôle maintenant les deux tiers de la péninsule.Israël s'é-tant complètement retiré de ce territoire, respectant ainsi les termes des accords de Camp David et marquant l'inauguration d'une nouvelle ere pour les deux pays.Une cérémonie toute simple qui a duré à peine dix minutes a souligné l'événement à Bir Gafgafa, une impressionnante base aérienne qui a servi de capitale militaire des Israéliens pendant presque treize ans d'occupation du territoire.Elle a marqué en même temps le début de relations normales entre le pays arabe et l'Etat juif.Les forces israéliennes se sont en effet retirées sur une nouvelle ligne de démarcation longue de 248 milles qui s'étend depuis El Arich, sur la Méditerranée, jusqu'à Ras Mohammed, à l'extrême sud de la péninsule du Sinai, sur la mer Rouge.La région recouvrée par l'Egypte comprend les cols stratégiques du centre du Sinai, Gidi et Mitla et les champs de pétrole.Il s'agissait du sixième retrait israélien du Sinai dont la totalité sera restituée à l'Egypte en avril 1982.La dernière portion abrite les importantes bases militaires israéliennes d'Eitam et Etzion.Le président égyptien Sadate a profité des circonstances pour téléphoner au premier ministre Be;;in et l'assurer que l'Egypte fera son possible pour activer la normalisation des relations qui doivent se traduire dès le 26 février par l'échange d'ambassadeurs et des liens diplomatiques normaux.Les citoyens israéliens devraient pour la premiere fois de leur histoire pouvoir se rendre librement en Egypte dan* leur voiture, à partir d'aujourd'hui, les Egyptiens jouissant d'un privilège semblable, conséquence du nouveau geste posé hier dans le 5 Sinai.I Une prise d'otages prend fin dans un bain de sang d'après UPI, Reuter et AFP La première prise d'otages par des guérilleros noirs en Afrique du Sud, hier, dans une banque de Siiverton, banlieue de Pretoria, s'est terminée dans un bain de sang.L'intervention sans pitié de la police se traduit par le bilan suivant: 5 morts, dont les trois terroristes rc»duits en charpie dans la fusillade et 17 blessés.Deux des otages ont également été tués.Peu après midi, trois Noirs armés de grenades et de fusils d'assaut de fabrication soviétique pénètrent dans la succursale de la banque Volksas, propriété d'intérêts afrikaners blancs.Aussitôt, ils ordonnent aux employés et clients, soit 25 personnes, de se coucher par terre.Ce sont leurs otages.En échange de la vie des otages, les guérilleros exigent une rançon de $1,2 million et la libération de plusieurs prisonniers politiques noirs dont celle de Nelson Mandela, ex-leader du Conseil national africain, emprisonné à vie depuis 1964 à Robben Island, près du Cap.Mais une centaine de policiers, dont des tireurs d'élite des commandos antiémeutes, encerclent la banque et des ambulances sont garées à quelques mètres plus loin Le siège commence et environ six heures plus tard, quard les guérilleros font part de leurs exigences, la police ouvre le feu.Le dénouement s'ensuit rapidement dans la terreur et le carnage.Un des guérilleros a le temps avant de mourir de lancer une grenade parmi les otages et d'ouvrir le feu conin* eux.La police se précipite dans l'immeuble, mais celui-ci ayant été piège par les guérilleros, une explosion se produit et deux policiers sont à leur tour sérieusement blessés, rejoignant à l'hôpital 15 des otages.Peu après, le premier ministre tè^ho'o pa Criblés de balles, deux des trois terroristes abattus par la police gisent sur ie plancher de ia banque ou ils avaient pris 25 otages.sud-africain Pieter Botha donnait l'avertissement suivant: «Quiconque commet un acte de terrorisme ou se met dans l'illégalité aura à se mesurer avec l'Etat._ i photo upi .une troisième voie islamique Le «fils spirituel» de Khomeiny TEHERAN (AFP) \u2014 Membre du Conseil de la Révolution, conseiller et, selon certains, «fils spirituel» de l'imam Khomeiny qui l'avait intégré dans le cercle de ses intimes à Neauphlç-le-Château, Abdolhassan Bani-Sadr n'a jamais caché son désir d'être président d'un Iran islamique et révolutionnaire.Apprécié en Iran pour son travail à la tête du ministère de l'Economie et des Finances, qu'il cumula un temps avec celui de ministre des Affaires étrangères, M.Bani-Sadr, âgé de 46 ans, entend proposer une vision globale d'une «troisième voie islamique», ni capitaliste, ni socialiste.Il faut, explique-t-il souvent, tenter de reconstruire la société, en s'inspirant de l'esprit égalï-taire du Coran, dans le cadre d'un Etat totalement indépendant des superpuissances de l'Ouest comme de l'Est.Par ailleurs, il n'a pas fait mystère de son opposition à la prise d'otages américains, l'estimant inefficace.Né le 23 mars 1933 à Amadan, dans l'ouest de l'Iran, d'une famille très pieuse, il adhère à 17 ans, alors qu'il étudiait à la faculté des sciences économiques, au Front national du docteur Mossadegh.Contrait à l'exil en 1963, il prendra contact à plusieurs reprises avec l'ayatollah Khomeiny, réfugié à Nadjaf, en Irak.En février 1979, il se trouvait dans l'avion qui ramena le «guide de la révolution» en Iran.Cheveux ébouriffés, fine moustache, petits yeux vifs derrière d'épaisses lunettes, ne portant pas de cravate, voix monocorde et démarche lente, M.Bani-Sadr paraît être resté l'étudiant parisien qu'il fut pendant plus de 15 ans.Parmi la nouvelle classe politique comme au sein du haut clergé chiite, il est souvent jugé trop «individualiste».Mais un grand nombre d'intellectuels, de religieux «progressistes» et d'ouvriers lui sont favorables.! Comme le disait un sidérurgiste d'Ispahan, «Bani-Sadr est mon candidat parce qu'il a supprimé les taux d'intérêt».M.Bani-Sadr est marié et père de deux filles et d'un fils.$600 milliards réclamés pour le développement NEW DELHI (AFP) \u2014 Le «Groupe des 77» \u2014 119 pays en développement \u2014 a provoqué l'é-tonnement hier à New Delhi en portant à $600 milliards ses revendications en matière de financement du développement industriel, durcissant ainsi ses positions.» Le plan d'action adopté par le groupe fixe deux objectifs atix pays développés: tout d'abord leur aide globale au développement doit atteindre $300 milliards au moins pour la décennie 1980-1990.Ensuite, ils doivent être les principaux financiers du «Fonds global Nord-Sud pour la promotion de l'industrialisation des pays en développement», la valeur de ce fonds devant atteindre $300 milliards au cours des 20 prochaines années. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JANVIER 1 980 A 21 26 distilleries auraient versé $1.4 million en pots-de-vin par André CEDILOT La Sûreté du Québec vient de porter des accusations criminelles contîe 26 distilleries ou maisons de distribution de spiritueux qui auraient versé, sur une période de 15 ans, un grand total de quelque $1.4 million en pots-de-vin à des fonctionnaires de la Société des alcools du Québec.Les compagnies les plus connues, d'après les actes d'accusations déposées au palais de justice de Montréal, sont celles qui auraient déboursé, selon des périodes variables entre 1962 et 1977, les sommes les plus considérables.Dans Pensemble, celles-ci varient de $1,348 à $208,628.Ainsi, c'est la compagnie John De Kuyper qui aurait distribué ce montant de $208,628, entre mai 1962 et juillet 1977.Viennenten-suite les distilleries Corby, avec $152,088; Schenley du Canada, $129,529; Joseph E.Seagram, $109,249; Thomas Adams, $112,504; McGuinness, $76,266; et enfin, la toute jeune entreprise purement québécoise, Melville, $51,878.D'après l'enquête policière, qui s'est échelonnée sur presque trois ans, ce sont généralement les représentants des compagnies qui, dans leur tournée régulière des différentes succursales du Québec, remettaient les «dons» aux employés de toutes catégories, du simple commis au gérant.Echange de ce -coffee money», comme on dit dans les milieux d'affaires, les fonctionnaires avaient seulement à promouvoir les produits de la firme, notamment en mettant ceux-ci en évidence sur les tablettes ou encore en les recommandant à des clients qui s'interrogeaient quant au choix à faire.Sauf les compagnies , qui ont toutes été invitées à comparaître en Cour criminelle le 18 mars prochain sous une double accusation de corruption de fonctionnaires, personne d'autre n'a été inculpé par les enquêteurs de la police provinciale.Dans un communiqué émis en début de soirée, hier, la Société des alcools du Québec a tenu à préciser qu'elle était au courant depuis un bon moment de l'enquê- te que menait la Sûreté du Québec.Elle dit même avoir apporté une étroite collaboration au corps policier afin que toute la lumière soit faite dans cette affaire.Dès 1973, peu après la création de la SAQ (anciennement RAQ, Régie des alcools du Québec), ajoute-t-on, tous les fournisseurs ont été formellement avertis, sous peine de sanctions sévères, «de ne pas distribuer de cadeaux ou autres bénéfices» au personnel de l'entreprise.Outre cette directive, il a été impossible de savoir si des mesures disciplinaires avaient été prises contre des employés qui ont pu participer, à une plus ou moins grande échelle, à cette pratique.; m t*' ¦¦ ¦¦¦¦ ( mm m ¦ S35 dm m.Sous la violence de la déflagration, un wagon d'un convoi du Canadien National qui était immobilisé près de l'élévateur à grain a été renversé.Photos Pierre McCann.la PRESSE Je me demande comment l'ai pu m'en tirer i Suite de la page 1 entendu l'explosion et aperçu lès débris des silos qui volaient au-dessus des immeubles avoisi-nants.Ce sont eux aussi qui, les premiers, ont porté secours aux victimes ensevelies sous les masses de béton.D'ailleurs, la secousse a été si forte que des citoyens de Verdun disent avoir senti une «vibration» à leur logis.Dans les alentours immédiats de la Co-op, les vitres de plusieurs maisons et commerces ont volé en éclats, notamment sur les rues Notre-Dame, Beaudry et Laçasse.Une demi-douzaine de véhicules et plusieurs wagons d'un convoi du Canadien National ont par ailleurs été endommagés.Une pièce de béton armé d'environ trois pieds par quatre pieds a même été retrouvée de l'autre côté du canal lachine, qui longe le complexe industriel de la rue Saint-Ambroise.D'après M.Maurice Lavallée, principal responsable de cette division de la Co-op, une cinquantaine d'employés opéraient l'élévateur à grain lors de l'explosion, survenue peu avant 15h00.«Heureusement que la plupart se dirigeaient à la pause-café, sinon la tragédie aurait pu être pire encore», a raconté l'un des opérateurs, M.Henri Racine.Comme bon nombre de ses collègues de travail, il se trouvait au deuxième étage du vaste immeuble de brique attenant aux 25 silos servant à l'entreposage de 550,000 minots de grain.D'après les pompiers, qui ont mis près de deux heures avant de prendre la maîtrise de l'in- cendie qui a suivi l'explosion dans l'élévateur, il se pourrait que du «grain surchauffé» soit à l'origine du sinistre.«Les silos sont pleins de grain, et la moindre étincelle peut provoquer une explosion», a expliqué un officier.Quand le grain est amené sous pression, il se forme une vapeur, et c'est cela qui constitue le danger.» En 1976, on s'en rappellera, une explosion semblable, mais de moindre intensité, avait tout de même fait deux morts à la même usine de transformation d'aliments pour le bétail à St-Henri.S'il avait fallu 48 heures, à l'époque, pour reouvrir les installations et reprendre la production, il en faudra beaucoup plus cette fois, l'élévateur étant à reconstruire en entier.Mû m f ' J i T \"nJfJlTfl 1 ¦ M.Clément Grimard a perdu son frère dans l'explosion.A Anchorage (Alaska) où l'avion qui le conduit à Amsterdam a fait un arrêt hier, Paul McCartney respire sans doute plus à l'aise qu'à Tokyo, où ii vient de passer dix jours en prison.Le Japon expulse Paul McCartney TOKYO (AP et AFP et UPI) \u2014 Paul McCartney a quitté le Japon hier après avoir passé dix jours en prison à Tokyo pour avoir introduit de la marijuana dans ce pays.Les autoritésqui ont décidé d'abandonner les poursuites contre l'ancien «Beatle» ont pris la décision de l'expulser immédiatement après sa libération.Le chanteur a été assailli à sa sortie de prison par une foule d'adolescents en proie à l'hystérie et par un grand nombre de journalistes.McCartney fut donc placé à bord d'un avion en partance pour Amsterdam où il devait prendre un autre avion pour Londres.Il était accompagné de sa femme et de leurs quatre enfants.Les autorités japonaises ont décidé de libérer McCartney parce que le chanteur n'avait pas l'in- tention de vendre la marijuana qu'il transportait dans ses bagages, qu'il a manifesté des signes de repentir et surtout, parce qu'il est déjà bien puni, ayant perdu des millions de dollars dans cette aventure.Pendant son séjour en prison, McCartney n'a pu voir sa femme Linda qu'une seule fois.Elle lui a alors apporté des livres de science-fiction et un sandwich au fromage pour changer un peu le menu quotidien du détenu composé de riz et de soupe au soja.Confiné dans une cellule, isolé de tous les autres prisonniers, McCartney a dormi sur un mince matelas, à la manière japonaise.Il a passé son temps à lire et à méditer, les autorités lui ayant interdit de jouer de la guitare et d'écrire.Hausse alarmante des crimes majeurs Le phénomène de la criminalité à Montréal n'a définitivement rien ù envier à la spirale inflationniste de l'or.D'après les plus récentes statistiques à la police de la CUM, il y a eu hausse de près de 28 pour cent des crimes majeurs sur l'île de Montréal en novembre dernier, comparativement au même mois en 1978.D'après les renseignements obtenus, on a en effet enregistré pas moins de 10,147 crimes considérés comme majeurs, en novembre 1979, par rapport à 7,922 Tannée précédente.Le total cumulatif pour les 1 i mois de ces deux années dénote par ailleurs une augmentation de 18 pour cent, passant de 84,953 à 100,210.Encore une fois, c'est au chapitre des vols à main armée et des cambriolages dans les résidences que les chiffres grimpent le plus, passant respectivement de 395 à 520, et de 1,628 à 2,523 pour novembre 1978 et novembre 1979.Dans le premier cas, il s'agit donc d'un bond de 32 pour cent, et dans le second de.55 pour cent! Fait à signaler, durant les onze premiers mois de 1979, les policiers montréalais ont été appelés sur les lieux de pas moins de 32,185 vols par effraction dans les maisons privées et les commerces, ainsi que de 6,201 vols qualifiés.Pour la même période, en 1978, ils en avaient noté 28,129 et 5,453, soit des hausses de près de 15 pour cent dans les deux cas.Au total 147,484 crimes ont été compilés au cours de l'année 1979 alors que l'année précédente, les statistiques n'en dénombraient que 125,411, ce qui correspond à peu près à 17 pour cent d'augmentation.Il ne faut d'ailleurs pas s'attendre à ce que le bilan final des activités criminelles sur le territoire de la CUM pour 1979 soit tellement plus reluisant, puisque ce taux de 17 pour cent à la hausse s'est manifesté presque mensuellement, par rapport toujours à 1978.Bonne vodka, mais trop russe Tous les moyens sont bons aux yeux de certains pour protester contre l'invasion des Soviétiques en Afghanistan.Deux .restaurateurs de Portland (Oregon) ont choisi de vider dans les égouts plus de $500 de bouteilles de vodka russe.Peut-être considèrent-ils que cela fera une bonne promotion pour leur restaurant?Un camion- ' t citerne en flammes Le boulevard Métropolitain a été fermé la majeure partie de la journée hier alors qu'un camion-citerne de la compagnie R.M.P.a pris feu au moment d'un accident survenu à l'angle de la rue Viau vers 9 heures.Le chauffeur du camion, Yves Boisclair, a expliqué qu'en voulant éviter une voiture dont le conducteur avait perdu le contrôle, il a fait une embardée et son véhicule s'est renversé pour prendre immédiatement feu.Les pompiers, mandés sur les lieux, ont dû lutter contre lés flammes pendant près de quatre u, heures avant de venir à bout des S 3,600 gallons d'essence du véhicu-jr le.Les automobilistes qui s'é-t taient engagés derrière le camion j ont dû également patienter penis dant plusieurs heures avant de £ pouvoir poursuivre leur route, la ?section du boulevard Métropolite tain entre Langelier et Viau ayant | été complètement fermée par f mesure de prudence. 9 COLLÈGE FRANÇAIS 185 ouest, rue Fairmount, Montreal LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JANVIER 1 980 reconnu d'intérêt public membre de LA.LE.S.et de l'A.C.Q.mixte avec programmes et examens du Ministère pensionnat Au primaire: à Longueuil (270 places) et au secondaire: à Montréal ( 130 places) INSCRIPTION en SECONDAIRE 1 (Communique* avec le Secretariat \u2014 Se presenter avec les bulletins \u2014 Etude immediate de chaque dossier \u2014 Tests ou examens d'entrée si nécessaire) Autres inscriptions: \u2014 PRIMAIRE: 1 ère à 6e année (Longueuil ou Montréal) \u2014 SEC.Il, III, IV, V (sur présentation du bulletin) \u2014 Collégial I et II (Session d'hiver et d'automne) Preparation au DEC (Diplôme d'Etudes Collégiales) Cours préparant aux structures d'accueil universitaires.\u2014 Sciences de la Santé \u2014Sciences humaines \u2014 Sciences pures et appliquées \u2014Lettres-Langues \u2014 Sciences de l'Administration À TITRE D'INFORMATION: \u2014 le College Fronçais compte une majorité d'élèves Canadiens-Français (2.500 a 3.000) \u2014 Les programmes d'études et les examens sont ceui de la Province de Quebec.\u2014 Le College Français est un des rares Colleges pnvés ou les cours sont décloisonnes avec promotion par matières.\u2014 Le College Francois assure avec ses autobus scolaires, le transport, a des prix très abordobles.Trajet des autobus scolaires \u2022 Soint-Hiloifc Bflortl Samt-Botile Soinl-Hufc*r1 Montreal rvf faumounl \u2022 Sc-nfe-Julie Soint-Bruno longueuil Montrecl rvr Fo»rmo«nt ' Brosvord lotlexhe Greenfield Pork Mont»eol rue Foirmount \u2022 Prtville Soint-lombert Irmoync.Montreal rue FoirmoUWt \u2022 Sainte-thetete-en-Hogl lorroifte Vimont.Bou-det-Fidon \u2022 So«nie-Marthe-4Uflelot Samt-luiloche Sainte-Dorothée \u2022 Ville de lorfol Somt-VincenNaV-rW \u2022 rVrrtfond\\ Roibo'O Oollord-det Ormvo** Montreal Pour renseignements, inscriptions et prospectus: 272-0754 272-1455 272-3848 274-9401 ACADÉMIE MICHÈLE-PR0V0ST INC 1517 ouest, av.des Pins Collège Privé mixte PRIMAIRE PENSIONNAT Pour inscription 80$ 1 et renseignements, téléphoner: SECONDAIRE EXTERNAT 934-0596 Le monde des ordinateurs pourrait devenir le vôtre ma - si.Fine Cuisine Familiale Professeur Henri Bernard COURS DE BASE Rccetlev Techniques-fondements 12 leçons, 1 par semaine tre leçon a litre d'essai h.7.13 ou 14 lévrier m I PERFECTIONNEMENT b leçons indepentantes: cours de cuisine de reception I par semaine commençant le 14 lev.PROSPECTUS PROGRAMMES 843-6481 n (ïlnstitut m |J M,,\"|*i»n« ( .ijIînJftrç* Suite mu m.niMji annonça pouvant I4g4r«m«nt dlfté-rét dmi mode Ut Rlutfrés.Nous défions toute compétition, aucune offre raisonnable est refusée.Les commandes postales sont acceptées.TtLtCOULEUR 20\" SANYO.RCA.PANASONIC.AOS.MAONASONK ETC J169 95 KR 2090 de 3?«oih RmS total R«g $329 95 'f** TÉLÉVISEUR 12\" *388 \u2014\u2014-\u2014^79.Plan budgétaire, plan mise de côté, chargez, master charge Prii Entrepôt M9995 RCA VIDEO CASSETTE Prix entrepôt $999.50 MAGNÉTOPHONE A CASSCTTIS AVEC DOUY ^¦H^B * MftK «t\t¦ir^wjMmaiEAJPMM \t \tRADIO D'AUTO «SI 1 TECHNICS, PIONEER, AKAl, l SANYO, TOSHIBA, ETC.\tM 59* HmiooWv ma** lo4m II |}4f00d> 9m 1 « ¦IH1#fJ0aV 1*1 UftOOcft MaMrMAt|1f7A0«k.ESCOMPTE DE 20% À 65% GROS ET DÉTAIL Panasonic VOUS POUVEZ PAYER EN AUTRE PIANS M FINANCEMENT DISPONtiUS SUK PLACES 3 MOIS 0 ET CE SANS FRAIS D'INTÉRÊT AVEC I TOUT ACHAT DE ' $200.00 ET PLUS Amplificateur, model* au 317 RAg $839 93 fMx Entr»p6f S399.95 Syntoni»ot*vr, m>W.TU 517 RAg S565 95 PM« tntropot S799.9S Amplif.cot^r.mod«l« au 21' R*g S409 93 Pria Intr«pAt $199.95 Syiitonitat^vr, modvi» T\\J-2I7 RAg S319 93 Priii Inti^oo» $189.95 ENTREPOT IMAGE ET SON r Panasonic i/mc Omi jivli ;ii mi IV Wrl3 m TÉLÉCOULEUR 20\" \u2022 Chassis 101% transistorise Alto réglée Q-LOCK 11 PRIX D'ENTREPOT SUR PUCE SEULEMENT Récepteur stéréo Technics, modèle SA-80 de 30 watts RMS total avec 2 haut-parleurs, modèle 802 ou 555 à 2 voies de 50 watts RMS total PRIX ENTREPÔT 50 439.GRATUITEMENT AVEC L'ACHAT DE L'UN DE CES ENSEMBLES CI-DESSOUS VOUS OBTIENDREZ UNE TABLE TOURNANTE CÛPIONeŒR MognAtoicop* portatif à ; a »»\u2022?'\u2022 dm 4 K«vr«t oit.o'.d*o totAmvr arme mKro \u2022ncorporé Moo^Ui PV.210OK.PK 20OK.PK-30OX K DIRECT DRIVE 7 SEMI-AUTOMATIQUE /'V D'UNE VALEUR DE CAITOUCHi IRAON AU0IO-T1CMNICA INCLUSE J252 95 PRIX SPÉCIAL D'ENTREPOT SUR PLACE SyettRlseteer stéréo Nsbtr, -3r QUÉBÉCOIS INC.88 EST- RUE st-paul VIEUX-MONTREAL ¦ .; _ RENvSFlGNFMFNTS 86fM836 1 Vf .* ***** *0 Debut des cours 18 février APPROUVÉ PAI LE MINISTÈRE 0C LtOUCATION Perrms no 749514 Entetgnement d^culturo performed* (|Our et toir) A 24 INFORMATIONS générales la presse MONTRÉAL, SAA^EDI 26 JANVIER 1980 Jacques Léonard Projet Archipel: création d'un comité technique par Jean-Pierre BONHOMME Le ministre d'Etat à l'Aménagement.M.Jacques Léonard, a fait avancer de plusieurs crans, hier, le processus d'enquête relatif à l'implantation de deux gigantesques centrales de production de l'électricité, dans le fleuve Saint-Laurent, devant les villes de LaSalle et de Montreal, en annonçant la création d'une structure administrative nouvelle, un «comité technique d'harmonisation» qui réalisera une importante étude de «faisabilité».Le ministre a présenté les huit membres de cette structure interministérielle nouvelle, dont deux d'Hydro-Québee, au cours d'une conférence de presse officielle à laquelle de nombreux haut-fonctionnaires et plusieurs journalistes ont assisté.Il a expliqué que l'étape de la «faisabilité» s'engage ainsi vraiment et qu'elle a pour objectif «d'évaluer tous les avantages et impacts éventuels des plans proposés (relatifs principalement à l'implantation d'une quarantaine d'ouvrages de contrôle des débits) et de consulter tous ceux qui seront touchés par les possibles modifications (au cadre général de la vie).M.Léonard a promis que ce processus de consultation du public sera engagé «d'ici quelques semaines».Il faut se souvenir, ici, qu'une étude de «préfaisabilité», faite à la demande de certains députes du gouvernement, a été présentée au public en septembre dernier.Dans ce document, on exprimait l'avis catégorique que «le plan d'aménagement (du complexe hydro-électrique évalué à $2 milliards et devant produire 1,100 MW, soit 10 pour cent de la production actuelle d'Hydro-Québec) est physiquement souhaitable».On exprimait toutefois des réserves «en ce qui concerne le réaménagement des rapides de Lachi-ne».Tout en précisant que les conclusions de l'éventuelle étude de faisabilité n'engageront pas nécessairement le gouvernement.M.Léonard n'a pas caché hier son préjugé favorable.Il a qualifié le projet de «drôlement intéressant» et il a dit qu'à première vue «il vaut la peine d'être réalisé».Le secrétaire-adjoint à l'aménagement, qui sera président du comité d'harmonisation, M.Jean-Paul Gagnon, pour sa part, a dit en a parte, après la rencontre, qu'il serait «fort surpris, a cause des besoins énergétiques, si le projet ne se réalisait pas un jour».Dans la pochette remise aux journalistes les organisateurs de la rencontre ont inclus une brochure en couleurs publiée par «Marine Industrie» de Tracy, où les groupes électrogenes de type «bulbe», conçus par le groupe-français Neyrpic-Alsthom et devant être installés dans les usines d'électricité, sont décrits.Les nombreuses questions qui ont été posées aux participants, elles, indiquent que la ré>ist;ince du public à l'égard de ces installations qui perturberont profondément le milieu riverain et lacustre ne sont pas encore éliminées peu Ven faut.Le conseiller municipal de LaSalle, M.Robert Cordner, qui a pris la tête d'un mouvement d'opposition, a fait valoir que le gouvernement connaît déjà les graves dommages qui seront causés à l'environnement par cette réalisation et qu'il dev rait envisager la possibilité, comme alternative, de construire des centrales hors des centres urbains habités Les membres du comité d'harmonisation sont les suivants: Denis L'Homme (Energie et Ressources): Jacques Gagnon (Office de planification); Mortimer Hendler (Environnement) Pierre Gauvïn et Dominique Egré (Hydro-Québec); Pierre Lefebvre (Loisirs); Paul Laliberte (Affaires municipales) et Normand Plante (Communauté urbaine).Le scandale de ville d'Anjou Crépeault doit rembourser $658,428 par Leopold LIZOTTE L'ancien maire Ernest Crépeault, d'Anjou a été condamné hier après-midi à rembourser $658,428.28 à cette municipalité, en raison des pertes qu'il lui avait fait encourir, de 1967 à 1969 par sa façon de «régler» l'expropriation d'une terrain pour l'aménagement d'un parc-école.Il pourra toutefois se faire aider, pour effectuer ce remboursement d'importance, par l'ancien trésorier de la Ville, Gilles Séguin qui est «conjointement et solidairement» condamné avec lui, par le juge Perry Meyer, à cause des gestes qu'il a lui-même posés à l'époque.La même poursuite a toutefois été rejetée contre l'ex-gérant Jean-Paul Pilon, le tribunal décidant qu'il n'avait alors aucun pouvoir de contrôle sur les agissements du maire et du trésorier.L'affaire avait débuté en 1966 alors que les Entreprises Lafleur avaient acquis les deux vastes Lessard choisit un procès devant jury L'agent Robert Lessard, de la SQ.a comparu devant le juge André Chaloux, hier après-midi, sous l'accusation d'homicide involontaire portée contre lui à la suite de la mort de l'Amérindien David Cross, dans les circonstances que l'on sait, le 20 octobre dernier.Représenté par Me Michel Proulx, le jeune policier, qui avait tiré des coups de feu dans la direction du jeune homme alors que celui-ci s'attaquait à sa voiture de patrouille, dans les limites de la réserve de Caughnawaga, a nié sa culpabilité et choisi de subir son procès devant jury.Avec l'accord du procureur spécial de la Couronne, Me Michel Saint-Cyr, l'enquête préliminaire a été reporté au 23 avril prochain, et on a «réservé» deux semaines complètes pour l'instruction de celle-ci.On sait que c'est peut-être au même moment que pourrait débuter le procès des trois jeunes Amérindiennes accusés du meurtre d'un chauffeur de taxi de LaSalle, meurtre apparemment commis pour venger la mort de leur compatriote Cross.terrains qui ont fait l'objet de ce long litige, en s'endettant notamment, à cette occasion, d'une commission de $150,000 à l'endroit de Crépeault, qui jouait également les agents d'immeubles tout en remplissant ses devoirs de premier magistrat.Par la suite, Crépeault et Séguin avaient ignoré les avis légaux fournis par le procureur de la Ville quant aux dangers de payer prématurément Lafleur pour l'expropriation, sans s'être préalablement assurés s'il n'y avait pas d'hypothèques sur ses terrains.Eh bien non seulement il y en avait, de la part du Trust Général et de la Eastern Development, mais Crépeault lui-même s'en fit signer une pour garantir ses commissions, qui s'élevaient alors à quelque $200,000.Le juge Meyer soutient donc que, à ce moment-là tout au moins, il a dû apprendre qu'il «y en avait d'autres», et que la mise en garde de l'avocat d'Anjou, à l'effet que l'on pourrait avoir à payer deux fois, était sérieuse.Et c'est effectivement ce qui devait se produire, le Trust Général se prévalant de ses droits, cependant que la compagnie Lafleur, après avoir cessé ses opérations, s'était tout simplement mise en faillite.En cours de route, on avait émis à l'intentiion de cette compagnie pour $89,000 de chèques en trop! Le juge en déduit que tout ce qui intéressait le maire, dans les circonstances, c'était de se faire payer rapidememt les sommes qui lui étaient dues, et qu'avec Séguin, il a agi de façon négligente alors qu'ils devaient savoir que leurs gestes pouvaient causer un tort énorme à la Ville, surtout qu'ils étaient posés sans autorisation du conseil et sans même qu'un acte de vente ait été effectivement signé.Sur de nombreux points, les témoignages des deux intimés étaient contradictoires avec ceux de l'ancien avocat de la Ville, Me Yves Laurier, aujourd'hui juge de la Cour provinciale, mais le tribunal dit n'avoir eu aucune hésitation à opter pour la version de ce dernier, en délibérant sur la décision qu'il avait à rendre.Lundi matin, par ailleurs, le juge Paul Papineau de la correctionnelle, entreprendra l'instruction de l'enquête de deux autres prévenus, André Laporte et Roland Beauregard, qui font partie du nouveau groupe de prévenus traduits en cour pour les multiples affaires de pots-de-vin mises à jour il y a déjà une dizaine d'années.Pour sa part, l'ex-gérant Pilon a été envoyé à son procès pour une telle accusation.Quant à Crépeault, on le sait, il a déjà fini de purger, l'an dernier, la peine de prison qui lui avait été imposée, ainsi qu'à l'urbaniste Charles-Edouard Campeau, pour sa participation à ces mêmes transactions.Ernest Crépeault li \u2022 ¦ I .* ! * g II '» '» .» t» «« i A î' o i< »ï .i ii i» M ii ii t » .\u2022 ?l m ii «\u2022 ___I» Robert Lessard *wm«mh* m A 26 SE LOGER aujourd nui MONTRÉAL, 5 ET SAMEDI 26 JANVIER 1980 ~V fe bricolage Toute demande de copie ou de reproduction des articles de cette chronique doit être adressée à Lou'S Thivierge, LA PRESSE.7.rue Saint-Jacques.Montreal.H2Y 1K9.L auteur remercie les lecteurs qui lui font confian» e en lui soumettant leurs problèmes de bricolage, mais on comprendra qu il lui est impossible «le répondre a chacun AVEC LOUIS THIVIERGE Comment clouer ou visser les panneaux de gypse Clou annelé .mr-gl Clou enduit de ciment Vis à tête trompette \u2022\u2014S\u2014S\u2014I\u2014T\u2014S-S-RT-T ; CLOUAGE DOUBLE ENFONCEZ LES SECONDS CLOUS QUANO LE PANNEAU EST ENTvlRE/VXENT CLOUE DOUBLE CLOUAGE CLOUS ESPACES A 6 LE LONG OES BOCPè^ S (suite) La pose à sec des panneaux de gypse sur des supports de bois (montants, solives, lattes) se fait au moyen de clous ou de vis, mais pas n'importe quel clou, ni n'importe quelle vis, mais des clous et vis conçus spécialement pour les panneaux de gypse.On trouve ces clous et ces vis chez les marchands de matériaux de construction.Les clous sont soit annelés, soit enduits de ciment.Les vis ont, quant à elles, une allure bien particulière.Elles ont la tète en trompette (voir dessin).On se sert de clous annelés d'une longueur de iW (31.7 MM) ou de clous enduits de 1%\" (41.3 mm) pour les panneaux épais de H\" (9.5 mm) et de Vz\" (12.7 mm).Pour les panneaux de %\" (15.9 mm), on recourt à des clous annelés de W (34.9 mm) ou à des clous enduits de lVs\" (47.6 mm).Les vis d'une longueur de 1%M (31.7 mm) suffisent pour la fixation de panneaux de Tune ou l'autre des trois épaisseurs mentionnées.Il est possible de se procurer des vis et des clous beaucoup plus longs, fort pratiques lorsqu'il s'agit de fixer des panneaux de gypse sur une charpente dissimulée sous un premier revêtement tel que crépi, carton pressé, etc.Ainsi, on peut obte- Cous tous les 7\" aux plafonds \t\u2022\t* \u2022\t\u2022 A\t\\r, * \\ Clous a / pas moms de \\\tCLOUAGE SIMPLE\t\u2022 .1/\tdu bord\tx \\ Clous îous les\t¦ t\t\u2022\t8 aux murs 9* m\t9 \t\t\u2022 \u2022\t nir des vis à tète trompette mesurant jusqu'à 3\" (76.2 mm) de longueur.Il y a également des vis spéciales pour fixer les panneaux de gypse aux charpentes métalliques.Fixation avec clous.Pour retenir les panneaux de gypse, on recourt soit à la méthode de clouage simple, le plus fréquemment utilisée, soit à la méthode de clouage double (voir dessin).Le double peut être effectué sur les murs et surtout sur les plafonds où les panneaux de gypse plus épais sont appelés à supporter un poids supplémentaire, tel que le stuc.Dans la méthode du clouage simple, les clous sont espacés au maximum de 7\" (178 mm sur les solives au plafonds, et de 8\" (203 mm) sur les murs.Dans la méthode du clouage double, une première série de clous est enfoncée à tous les 12\" (305 mm) puis une deuxième série à environ deux pouces (51 mm) des premiers, sauf sur le pourtour du panneau où on s'en tient à un clouage simple.Le clouage double prévient le desserrage des panneaux et la saillie des clous.Toutefois, si le bois de charpente est très humide, il y aura toujours risque de saillie lorsque le bois séchera éventuellement.L'importance de la saillie serait proportionnelle à la longueur des clous.Ainsi, il faut s'en tenir à la longueur recommandée.Que l'on utilise une méthode ou l'autre, on enfonce les premiers clous dans le centre du panneau, en étalant ensuite sur les côtés.Les clous doivent être enfoncés bien droit, non pas en biais.On se sert d'un marteau à tête bombée afin qu'au dernier coup, la tête du clou soit enfoncée très légèrement sous la surface, sans déchirer le papier de revêtement.La tête du marteau laisse une petite dépression qui sera remplie de pâte à joints (photo A).Il ne faut jamais se servir de chasse-clou, il faut éviter de taper trop fort afin de ne pas égrener le noyau de gypse ou de crever le papier de surface avec la tête du clou.Si un clou est enfoncé trop loin, on pose un autre clou tout près.Fixation avec vis.Les bricoleurs ne se servent pas très fréquemment de vis pour l'installation des panneaux de gypse.C'est un tort.Les vis sont de beaucoup préférables et présentent de multiples avantages.Elles ont une résistance 100 fois plus grande à l'arrachement et à la poussée, elles fournissent une fixation plus solide et présentent des dangers moindres pour la rouille.Comme il faut moins de vis que de clous, il y a aussi i moins de trous à boucher au stade de la finition.Au plafond, les vis peuvent être espacées au maximum de 12\" (305 mm), et sur les murs, de 16\" (406 mm).Toutefois, les vis devront être rapprochées à 12\" (305 mm) si les montants sont écartés de 24\" (609 mm) au lieu de 16\" (406 mm).Il en est des vis comme pour les clous.Il faut les enfoncer bien droit et il ne faut pas que la tête crève le papier de revêtement.Pour poser les vis, on peut se servir d'une perceuse à vitesse variable munie d'une lame s'a-daptant à l'encoche cruciforme de la tête de la vis (type Phillips).Si la perceuse n'a pas de vitesse variable, on recourt à un réducteur de vitesse (photo B) muni d'une lame semblable.Avec ou sans réducteur, il faut savoir lâcher la vis à temps pour qu'elle ne s'enfonce pas sous le papier.On s'habitue vite.Par ailleurs, si l'on a un grand nombre de panneaux à poser, il serait indiqué de louer, dans une entreprise de location d'outils, une visseuse conçue pour ce genre de travail.La tête de la visseuse arrête automatiquement lorsque la tête de la vis a atteint la profondeur voulue.Recommandations générales.Il ne faut pas enfoncer de clous ou de vis à moins de 3/8\" (9.5 mm) des bords des panneaux.Pendant la pose, on appuie fermement le panneau pour qu'il soit en contact avec les pièces de charpente et qu'il n'y ait pas d'espace vide.Après la pose, on frappe légèrement sur la surface des murs et du plafond afin de découvrir s'il n'y a pas de vis ou de clous mal enfoncés.On consolide au marteau ou avec la lame-tournevis les attaches mal fichées.A suivre t,t 4 \u2022 t c.11 h .'V La maison de la semaine Une maison compacte à entrée à mi-étage PLAN N° 79-1283 (G): 1 19,3mV 1283,5 pi* : 12,2m/40 pi % Cette maison compacte, avec ses trois chambres à coucher et presque 1,300 pieds carrés de surface habitable, est conçue pour un terrain étroit ou de grandeur moyenne, et serait la maison idéale pour une jeune famille.L'entrée principale, à l'abri des intempéries, s'ouvre sur un petit hall où se trouvent deux escaliers, l'un menant au niveau inférieur et l'autre au niveau supérieur.Une grande salle rectangulaire qui sert de salon et de salle à manger se trouve à la gauche de l'escalier, au niveau supérieur.Dans le coin salon, un foyer en brique et une fenêtre en mansarde s'harmoniseraient bien au mobilier traditionnel ou contemporain, dépendant des goûts et du mode de vie de la famille.Au fond de la salle à manger, une paire de portes vitrées coulissantes donnent accès à une galerie qui serait idéale pour les barbecues, les jours ensoleillés.Le comptoir de la cuisine est en forme de L, et l'évier est placé en coin, tout près de la fenêtre et d'une porte qui s'ouvre sur le balcon.Un grand coin pour les casse-croûte et un garde-manger/placard complètent le tout.Les trois chambres à coucher sont à l'écart du salon et de la cuisine \u2014 loin des activités familiales et des bruits.Des lucarnes répandent une belle lumière naturelle dans chaque chambre, et des banquettes ou des petits bureaux pourraient être encastrés dans les niches de ces fenêtres.Chaque chambre a un grand placard.La chambre principale est très spacieuse.Elle est dotée d'une salle de bains deux-pièces et sa fenêtre donne sur la cour arrière de la maison.La plomberie brute nécessaire pour une deuxième salle de bains se trouve au niveau inférieur.Ce niveau pourrait facilement être transformé en salle de jeux, en atelier, ou en chambres à coucher supplémentaires.Cette maison, avec son toit mansardé et son revêtement de brique, s'harmoniserait bien avec les maisons voisines dans un aménagement urbain, qu'elles soient modernes ou traditionnelles.On peut se procurer les plans de cette maison (No 78-1 283) au prix de $85 pour le premier jeu de plans et de $14 pour chaque jeu additionnel.On peut aussi acheter un ensemble de cinq jeux, y compris le premier, au prix économique de $1 20, ou encore un ensemble de huit jeux, comprenant aussi le premier, pour seulement $1 50.Ajoutez à toute commande $5 pour les frais de poste et d'emballage.Procurez-vous le tout dernier numéro de Select Home Designs, Série 42, rempli d'idées de décoration et de conseils pratiques, et contenant 320 plans de maisons de toutes sortes.Seulement $2.75 ($2 plus .75 cents de frais de poste et manutention).Pour commander des plans ou le magazine, envoyer un chèque ou mandat postal, payable à LA MAISON DE LA SEMAINE.Postez le tout à l'adresse suivante: La Maison de la semaine, a/s de La Presse, service de l'information, 7, rue Saint-Jacaues Montréal, P.Q.H2Y 1 K9.' (Tous droits réservés \u2014 1980: Select Home Designs) I ,E LOGER ujourd'hui A 27 > MONTREAL, SAMEDI 26 JANVIER 1 980 fe jardinage PAUL POULIOT répond, le lundi et le vendredi, a toutes vos questions avant trait au jardinage Veuillez prends-note que seules les lettres signées et comportant une adresse recevront une réponse Écrive/ a Paul Pouliot.Chronique de jardinage.Service de I information.LA PRESSE Ltee.7.rue Saint-Jacques.Montre il H2Y 1K9 PAR PAUL POULIOT Voici comment réaliser un superbe jardin sur plat Un bosquet naturel composé de bûches à demi-décomposées, de feuilles et de mousse, une scène de désert ou encore un paradis tropical ou un coin de jardin, tout cela vous pouvez le recréer chez vous dans votre salon.Il vous suffit d'un peu d'imagination et de rassembler çà et là les petites plantes qu'il vous faut.A vrai dire l'expression jardin sur plat n'est pas le terme exact pour ce genre de jardin miniature, car le récipient utilisé pourra aller d'un plat à un bassin en terre cuite, un terrarium ouvert ou un vieil évier.Le mot est entré ojans le jargon des fleuristes il y a déjà longtemps avec l'arrivée sur le marché de petits jardins japonais tout équipés de plantes, ponts, lanternes et figurines miniatures.Les fleuristes se servent aussi du mot pour désigner des petits plats contenant des plantes tropicales.Récipients appropriés Un jardin sur plat, bien composé, demande un type de récipient qui convienne au type de jardin que vous projetez.\u2022 Prenez-en un assez profond pour une plante provenant d'un pot de deux pouces et demi.Ménagez-y un moyen d'égoutte-ment et assurez-vous avant de commencer que le récipient est assez vaste pour recevoir les plantes et les accessoires nécessaires à la réalisation de votre projet.Les récipients en poterie sont les plus populaires pour la confection de jardins sur plat.Il y en a de toutes les formes: ronde, carrée, rectangulaire ou ovale avec le fond troué pour laisser s'échapper l'excédent d'eau.Vous aurez sans doute du mal à trouver des pots percés de la sorte et ce n'est pas non plus facile d'y pratiquer des trous.Si le pot n'est pas troué, servez-vous d'un mélange de sol très poreux et, pour le drainage, disposez au fond des débris de pots de faïence, de la pierre ou de la brique concassée, en les recouvrant d'une couche de mousse de sphaigne pour que le sol ne s'y infiltre pas.Quel terreau choisir?Un bon mélange de sol, aéré et poreux, pour toutes sortes de plantes peut se» préparer comme suit.Mélangez quatre pintes de mousse de tourbe, deux de sable grossier et quatre de bonne terre à jardin.Incorporez-y une cuillerée à thé de muriate de potasse, une de superphosphate et trois de farine de sang.Les mélanges tout faits de sol à empoter, que l'on trouve dans le commerce, sont excellents à condition d'ajouter, pour en améliorer la porosité, deux pintes de sable à mortier pour chaque deux gallons de mélange.Paysage sylvestre Les plantes destinées à un paysage sylvestre naturel pourront dans bien des cas s'obtenir simplement en allant, au début du printemps, ramasser un seau de terreau feuillu.C'est étonnant de voir les plantes qui peuvent pousser d'un mélange en apparence si inerte.Une fois qu'elles sont assez grandes pour être repiquées, choisissez celles que vous voulez et disposez-les à votre goût.Ces plantes ont besoin de beaucoup d'humidité et il faudra les garder à la température la plus fraiche que vous pouvez leur procurer.Parmi les accessoires d'un paysage boisé, il devrait y avoir des morceaux d'écorce de branches mortes, de petits cailloux couverts de lichen et des tapis de mousse arrachés à des rochers ou au sol.Scène du désert Une scene de désert est peut-être celle qui, tout en étant la plus facile à réaliser, constitue le jardin sur plat le plus durable et sous bien des aspects le plus satisfaisant.Les cactus et autres plantes succulentes, que l'on devrait choisir pour ce genre de composition, poussent lentement, requièrent beaucoup moins d'entretien que la plupart des autres plantes et s'adaptent très bien aux pièces les plus sè- ches de nos habitations.Il existe chez ces plantes une telle variété de formes et de couleurs qu'on n'aura aucune difficulté à constituer un arrangement agréable à partir de plantes achetées au magasin à rayons.Employez les grands cactus pour suggérer les sahuaros géants du désert de rArizona et les plantes grasses plus petites pour représenter les v autres plantes du désert.Complétez le jardin avec une couche de gntvier fin, des cailloux de couleur, ou du sable disposé entre les plantes.On peut aussi se procurer chez le fleuriste ou au magasin à rayons,'des ponts, des figurines et des pièces d'eau miniature.\u2022fcSc^fcJ '.V Jardin tropical Un autre type de jardin assemblé dans des récipients de dimension moyenne, est celui qui est fait de plantes tropicales.Elles sont tout indiquées pour agrémenter des tables à café ou d'autres tables ordinaires.Ne choisissez pour cela que des plantes présentant les mêmes exigences quant au sol, à l'eau et à la lumière.Les plantes aux feuilles panachées ou dotées d'autres couleurs que le vert ont besoin de plus de lumière et on devrait les grouper dans le même récipient.Les plantes à tiges fines qui pourraient plus tard avoir besoin de soutien sont à éviter.Tâchez de ne pas encombrer le jardin sur plat; quelques plantes bien choisies vous donne- ront beaucoup plus de plaisir qu'une mulitude de plantes toutes tassées dans le même plat.Voici quelques bonnes plantes par lesquelles vous pourrez commencer vos plantations: Petites plantes tropicales.\u2014 Aglaonèmes, lierres grimpants, chlorophytes, dragonniers, san-sevières, peperomias et syngo-niums.Broméliades.\u2014 Bille bergias, aechmeas, vriesias, dyckias et cryptanthus.Plantes foliacées plus volumineuses (pour récipients plus grands).\u2014 Caoutchoucs, figuiers à feuilles de violon, scheffleras, panda-nus, dragonniers et fatsias.Plantes grasses.\u2014 Crassulas, echeverias, orpins, joubarbes, aloés, haworthias, agaves et tous les cactus.Amélioration difficile des roses Bel exemple d'un jardin sur plat de conception japonaise.La rose constitue l'un des ornements les plus appréciés et les mieux connus des jardins canadiens mais peu de gens qui les cultivent se rendent compte des difficultés que présente son amélioration.Les spécialistes de la Ferme expérimentale centrale d'Ottawa qui travaillent à mettre au point des roses assez rustiques pour résister aux hivers souvent rigoureux du Canada, se sont trouvés à maintes reprises en lutte avec les caprices de cette plante vis-à-vis la reproduction.On sait, par exemple que la germination des semences de roses est très sporadique, quelques semences prennent jusqu'à sept ans à germer après leur mise en terre.Cela crée une situation impossible pour les chercheurs qui doivent alors trouver des moyens d'interrompre la dor-mance des semences.Ces scientifiques ont essayé différents traitements qui tous ont eu une part de réussite.Ainsi, des semences ont été exposées à diverses températures, elles ont été trempées dans des acides, et on a enlevé le dur tégument séminal par abrasion mécanique.Il a été constaté que les semences de roses rustiques de la région d'Ottawa peuvent germer si on les garde pendant un mois en milieu humide à 20 degrés C et pendant cinq mois en chambre frigorifique à 4 degrés C.Ces travaux de recherches sont importants pour les Canadiens, car les jardineries, les pépinières et autres commerçants de plantes du Canada, importent chaque année des millions de dollars de roses qui.en général, ne sont pas parfaitement adaptées à nos conditions climatiques.Le plus cher désir des rosiéristes et des amateurs de roses, c'est de cultiver des variétés bien adaptées au climat canadien, et qui ne seraient pas des victimes si faciles de l'hiver.\\ » * t I Faust à l'Oratoire Saint-Joseph L'imprésario Concerts et Artistes Canadiens annonce qu'il présentera une production de l'opéra Faust, de Gounod, les 29 et 31 mai, 2 et 4 juin, à IjOratoire Saint-Joseph.Il s'agit d'une production identique à celle qui fut présentée récemment au Palais des Papes, d'Avignon.La distribution sera la même qu'à Avignon, à savoir: Salvatore Fisichella en Faust, Françoise Garner en Marguerite, Pierre Thau en Méphisto et Robert Massard en Valentin.Cette production comporte le célèbre ballet de la Nuit de Walpurgis, où on verra Denys Ganio, vedette des Ballets de Marseille.Le dispositif scénique, très stylisé, sera construit à Montréal, sur le modèle de celui d'Avignon, et le spectacle sera donné avec le concours de l'Orchestre Symphonique de Montréal et le choeur des Disciples de Massenet, dirigés par Yvon Leenart, qui dirigeait les représentations à Avignon.La Compagnie de danse Èddy-Toussaint participera également au spectacle.Ç~ Cette offre expire le 29 février 1980.En échange de votre rampe de métal 20 de rabais.Choisissez la distinction maintenant et économisez! m UJHM' HIIJiJM^.~'.: \u2022 1 ^ il; I m Saviez-vous que.c'est le bon temps de rénover en remplaçant votre rampe de métal par une belle rampe en pin ou en chêne des maîtres de Boiseries Raymond Inc.?Nos représentants couvrent Montréal et la banlieue (jusqu'à Sorel.St-Jean, Valleyfield et Si-Jérôme).Estimation gratuite sur demande.Demandez notre catalogue .les mois d'hiver, alors que la construction est moins active, rendent la main-d'oeuvre plus disponible pour la pose d'une jnouvelle rampe?Installation rapide.rrï BOISERI ES INC \\ Salle de montre et bureaux 9500.botll, Maurice-Duplrssis, Montréal.Oué.H1E1M9 tél.:326-2202 i GAGNER NE MAISOl d'une valeur de $50,000.00 / h ¦ / z Abonnez-vous dès maintenant à MAISONS D'ICI» Pour chaque numéro, vous recevrez un billet de tirage par la poste ET PLUS ENCORE.Plus de 68 pages Des reportages Un cours de décoration intérieur L'aménagement paysager Des centaines de photos Comment choisir sa maison?L'architecture Le bricolage ;S A \u2022M»noo d >ci.*«t i# mitQu» d*po%é« dm Mèd>*dn Lté* OUI, je désire recevoir «Maisons d'ici »! Nom .Adresse .I i paytoNM dffVfi Kf*mkt urv mil -H.\" j, qu.O'tK.iti.in Cochez ?$ 2.\u2014 1 numéro \u2014 1 billet de tirage ?$ 6.\u2014 3 numéros \u2014 3 billets de tirage ?$20.\u2014 11 numéros \u2014 12 billets de tirage Ville .Code postal Expédiez votre chèque ou mandat à: MAISONS D'ICI 859, St-Jacques CP.607 St-Jean-sur-Rkrhelieu J3B 6Z8 A 28 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 2ô JANVIER 1 980 F T Q BRIQUETEURS!!! ATTENTION!!! Tous les briqueteurs, membres du Local 4 de l'Union Internationale des Briqueteurs, F.T.Q., sont invités à une assemblée spéciale qui aura lieu le mardi 29 janvier 1 980 au Centre social des policiers, 480, rue Gilford à Montréal (métro Laurier), à 8:00 p.m.Le but de cette assemblée est de vous renseigner sur les difficultés et retards patronaux dans nos négociations et decider s'il y a lieu de prendre un vote de grève et éventuellement déclencher la grève afin d accélérer les négociations.Il est de votre devoir d'y assister car ce sont de vos conditions de travail qu'il s'agit.Jean-Noël GUINDON, Gérant d'affaires Union Internationale des Briqueteurs Local 4.F.T.O.CTV: premier réseau d'information occidental autonome en Chine l.o réseau de télévision CTV vient d'obtenir des autorités chinoises l'autorisation d'utiliser ses propres caméras et ses propres cameramen sur le territoire chinois, ce qui fait de ce reseau le premier bureau occidental de nouvelles télévisées entièrement opérationnel en Chine.M.Don Cameron, vice-président de CTV pour les nouvelles, les reportages et la programmation de l'information, a souligné, en annonçant la nouvelle hier, que «CTV venait d'être choisi comme modèle en vue de rétablissement éventuel dans la République populaire chinoise d'autres entreprises d'information télévisée».En juin 1979, les autorités chinoises avaient fait de CTV le premier bureau de nouvelles télé- visées nord-américain à Pékin: Dennis Mcintosh fut nommé correspondant dans la capitale chinoise, et il transmet depuis régulièrement ses rapports au réseau.La société Radio-Canada possédait elle aussi un représentant à Pékin en la personne de M.Jean Larin, mais il a démissionné récemment et son successeur n'a pas encore été nommé.\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 S V.I ¦ \u2022 «LE NOCTURNE» OPAQUE - LAVABLE - LAMINE 3 EPAISSEURS Blanc.Jaune - Vert \u2022 Or \u2022 Rouille \u2022 Bleu - Brun EXTERIEUR DE LA TOILE BLANC PRIX DU MANUFACTURIER STORES DE FENÊTRES DIRECTEMENT DU MANUFACTURIER 55 28% x 58 28V4x70 31'/4 x 70 37 Va x 70 43 Và x 70 49VÏ x 70 55 Vé x 70 64V4 x 58 64 'A x 70 73 V« x 58 73 V.x 70 78'/«- x 58 78V4 x 70 .UNIS 4.99 6.99 6.99 6.99 8.99 10.99 12.49 19.99 20.99 22.99 32.99 FRANGES 6.99 8.99 8.99 8.99 10.99 14.99 15.99 22.99 24.99 25.99 27.99 36.99 38.99 STORES SUR MESURES (Prêts en 3 jours) RÉPARATIONS LIVRAISON GRATUITE (Montréal et bcnlieue*) STORES \"FIBROPAC DE LUXE» UNIS ET FRANGÉS Oimentiont régulières de 27\" à 120\".Prêts à emporter ou livrer.SERVICE DE DÉCORATION COMPLET \u2022 DRAPERIES \u2022 C0UVRE4ITS \u2022 TAPISSERIE \u2022 TAPIS \u2022 STORES À LAMELLES VERTICALES OU HORIZONTALES OUVERT DU LUNDI AU MERCREDI - 9h30 a 18h JEUDI - VENDREDI \u2022 9h30 a 21 h - SAMEDI - 9h à 17h.I i y.\u2022 \u2022 \u2022x # e> 78/4x70 34.99 ','38.99 Aussi disponible - PRETS A EMPORTER OU C1VRER - Largeur - 85' » - °7' i -109'j-î2T'i - UNIS ET FRANGES (BLAP.C) SUPPORT INCLUS ' * « , CLAUDE JOLY - propriétaire RÉSIDENTIEL - COMMERCIAL - INSTITUTION 3532 est.boul.DE LA CONCORDE.LAVAL (2 rues à l'est du boul.d'Auteuil) SvXXvXXXvXt::^^^ >XvX-X- aecp oui manufacturier c j inc X I ! Technics \u2022 Le récepteur AM-FM stereo TECHNICS modèle SA-300 de 70 won* RMS total, de 20 HZ a 20,000 HZ, sou* 3 ohm* di*ror sioo fcarmoniQue 0.04' - 70 watts RMS total Le tourne-disque TECHNICS modèle SL-220 pleurage et sautillement 0045% Les hcut-parleurs a 3 vo>es de 60 watts RMS total Prix ordinaire $ 1049.95 Spécial M.T.L.s699 1 44 watts RMS total \u2022 AmpMiroW TECHNICS moo>le SU-8080 de 72 >»att» RMS par conol \u2022 le tyntomvotour TECHNICS module ST 8080 \u2022 Le toym«-d.»que TECHNICS modèle SI 220 it miaotomatique Pleurage et tortillement 0 045% \u2022 let hou» parleur* BlC a 3 *o
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.