La presse, 8 mars 1980, Cahier A
[" - Chance ultime pour le F-16 Le répit occasionné par le changement de gouvernement donne un nouvel espoir à la General Dynamics de vendre son chasseur F-16 au Canada.On fera valoir ses qualités indéniablement supérieures et son prix plus modique pour tenter d'amener le comité de sélection, favorable au F-18 de McDonnell Douglas, à changer d'avis.\u2014 page E 1 EDITION m 1 Le phoque, l'or noir des Escoumins Le phoque fait partie de l'histoire des Escoumins: de mémoire d'homme, on l'a toujours chassé durant les mois d'hiver, mais c'est un gagne-pain encore insuffisant pour une population qui demeure économiquement sous-développée.La Coopérative des artisans de la mer, fondée l'été dernier, se propose de modifier cette situation, pour faire du loup marin l'«or noir» de la Côte Nord.\u2014page H 1 gOdddqsdddc© LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE MONTRÉAL, SAMEDI 8 MARS 1980, 96e ANNEE, no 58, 300 PAGES, 16 CAHIERS 75 CENTS ABONNEMENT.LUNDI AU SAMEDI *1 75 Des m es dans la rue Aujourd'hui, une «journée d'environnement total» Aujourd'hui, c'est la fête internationale des femmes.Hier soir, des milliers de Québécoises appartenant à des groupes féministes autonomes ou affiliées à différents syndicats ont manifesté pacifiquement dans les rues de Montréal (notre photo) et d'autres villes de la province et d'ailleurs.Dans toutes les villes du Québec, différentes manifestations sont prévues aujourd'hui pour souligner cet événement.À Montréal, c'est au pavillon Judith-Jasmin, de l'UQAM, que se tient l'événement majeur qui débute à midi, sous le thème «Femmes toutes ensemble»; un événement qui se veut une «journée d'environnement total».C'est pour participer pleinement à cet événement que Marie Décary et Lise Nantel, deux jeunes femmes qui ont fait revivre l'art des bannières, en ont conçu de toutes spéciales pour la manif d'hier.Jocelyne Lepage les a rencontrées et nous explique leur démarche en page H 3.Photo Piorro Côté.LA PRESSE La sécurité du public est en danger, dit la cour Pas de con pour les contremaîtr par Leopold LIZOTTE En dépit des craintes qu'ils peuvent entretenir et des sévices que quelques-uns d'entre eux ont pu subir au cours des dernières semaines, les 463 contremaîtres de la Ville de Montréal devront continuer à accomplir des tâches qui sont normalement dévolues aux 5,600 «cols bleus» en grève.Employés dont ils coordonnent et surveillent le travail en temps ordinaire.C'est ce qu'a décidé le juge Samuel Bard, de la Cour supérieure, hier après-midi, en refusant à leur association l'injonction qu'elle avait réclamée contre l'administration municipale.Le juge a appuyé son refus sur le principe clé de la balance des inconvénients.«Les actes illégaux commis par quelques malfaiteurs, tant à l'endroit des contremaîtres que du public, de dire le juge Bard, ne sauraient modifier l'obligation de la Ville d'assurer au public le maximum de sécurité possible dans l'état actuel des choses.» Le magistrat avait précédemment noté qu'il était de notoriété publique que la sécurité des piétons et des automobilistes était gravement atteinte, et que \u2014 Voir CONTREMAÎTRES, pago A 2 SOMMAIRE\t Arts ft L \u2022 ttr t s : D 1 à D 23\t¦ Moi aystoro*: \u2022 \u2022 19 \u2014hiatal D 12\tMots croisés: 19 Banfes 6*ttm*4i: \u2022\u2022 19\tNos saies los bôtos: H 12 IrkoUgt.E 12\tPotitos wmn BrMcr.\u2022 19\tF7AF11, Carrièrts tt professions:\t81 à \u2022 12, \u2022 \u2022 1 à\u2022\u2022H\tH 7 à H 23 Décès, ihUsoaoos, ne: H 26\tPloins fous: A 7 s A 11 !\u2022*\u2022««\u2022 11\tQuoi Irira II somotoo ÊtOS-VMS\tprochain*: D 24 obi«nrittuf?: H 9\tRadio ot télévision: D 24 FEUILLETON\tR\u2022 stoorantx: D 25 \u2014 Holocaust*: 6 9\taD2t ttostriniwU: D 27\tScioocos: \u2022 \u2022 29 Qrttf dos mtétti G 19\tSports: 11 iB 11 Hkoicoo* \u2022\u2022 19\t\u2014 CORMOttofcl 11 Mnmmm\tT'wbros: \u2022 19 notionslos: A 12\t Jordkiogt: E 13\t\u2022là* 20 Moto* A 2\tYhrro oojowtfwfc N 1 à H 9 ÉCONOMIE Le prime rate américain à 173/4% Les principales banques américaines ont décidé de monter leur «prime rate» au niveau record de 17^%.Au Canada, malgré la mauvaise tenue du dollar, M.G.Bouey a déclaré qu'il ne hausserait pas pour le moment le taux d'escompte.\u2014 page E2 Une majorité de au sondage de C Une majorité absolue des électeurs québécois auraient voté «NON» à un référendum sur la souveraineté-association tenu le mois dernier, selon un sondage réalisé pour Radio-Canada par le Centre de recherche sur l'opinion publique.Cette majorité aurait été constituée par une forte minorité des citoyens francophones (46 p.100 contre 48 p.100 de «OUI») plus la quasi-totalité des non-francophones.Réalisé au moyen d'une nouvelle technique de «boîte de scrutin» destinée à éliminer presque complètement les indécis, ce sondage est le premier de trois que Radio-Canada compte rendre publics au cours de la campagne référendaire.Il révèle également que l'option souverainiste pèse comme une pierre au cou du Parti québécois qui, quoique perçu comme un «bon gouvernement» et dirigé par un premier ministre populaire, subirait une cuisante défaite s'il déclenchait une élection générale.Note ironique: pour la publication du sondage, Radio-Canada s'est fait «scooper».par son équivalent anglophone, la CBC! \u2014 pages A 10 Ail ES DISCOURS Les textes que LA PRESSE publie aujourd'hui sont ceux des discours qui ont été prononcés jeudi à l'Assemblée nationale._ - ._ _ .r 1 \u2014 pages C 2 à C 11 Raffineries: De nouveau l'impasse _ page A 3 Au caprice du temps Guay, l'homme d'affaires de Roger Lemelin page A 7 ÉDITO \u2022 L'opinion demeure relativement stable par Marcel ADAM page A 6 MARDI, dans LA PRESSE LA PRESSE publiera mardi un cahier spécial destiné aux nouveaux mariés.Pour mieux comprendre quels préparatifs sont nécessaires lorsqu'un jeune couple veut se marier, pour s'informer également des nouvelles tendances 80.ne manquez pas de suivre, mardi, dans LA PRESSE, nos deux tourtereaux, Christine et François, qui préparent leur futur mariage.AR75Ô SP\u20acCinCL\u20acS De l'isolement aux spectacles Alors qu'en France, on peut subsister deux bonnes années avec le même spectacle, les chanteurs et chanteuses québécois doivent au contraire se renouveler tous les ans.Les années sabbatiques sont ainsi de plus en plus populaires dans la colonie artistique, et Jean-Pierre Ferland explique son interruption de deux ans par le fait qu'il lui fallait faire le point et prendre le temps d'écrire sans pressions extérieures.\u2014 pageD 1 é De la comédie à l'écriture Comédienne elle-même, Maryse Pelletier a décidé, à l'instar d'un nombre sans cesse croissant de ses collègues, de tenter sa chance dans l'écriture dramatique.«A qui le p*tit coeur après neuf heures et demie», qui a pris l'affiche jeudi dernier au Théâtre d'Aujourd'hui, est le résultat de ce désir de jouer un rôle différent dans le complexe équilibre de l'activité dramatique.page D 1 i A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 MARS 1980 Menaces de «non» au référendum Bourgault dénonce le chantage syndical par Pierre BELLEMARE Ge n'est pas à l'occasion d'un référendum sur l'avenir du peuple, celui du Québec, que l'on peut se permettre de faire du chantage du genre: «Je dirai non, si mes conditions de travail ne sont pas meilleures».Que ce «chantage» vienne des professeurs, des fonctionnaires ou de tout autre groupe québécois, cela reste inacceptable.Bien plus: «Ce n'est pas une façon de faire un pays», a déclaré vivement hier soir M.Pierre Bourgault devant plus de 650 invités au Pierre Bourgault était en grande forme hier.banquet de la Ligue d'action nationale.Cette soirée, du reste, était sous la présidence d'honneur de M.Jacques et Mme Alice Parizeau qui, comme l'ensemble de ces «vrais nationalistes» de la première heure, ont littéralement «bu» les paroles de M.Bourgault.Qui se sentait vraiment parmi les siens, comme au temps du RIN.ou presque.«Bravo, Pierre!» «Je n'aimerai pas beaucoup parler de la question (référendaire).Si vous voulez, je parlerai plutôt de la.question», a-t-il entrepris son discours-fleuve, ponctué de plusieurs rondes d'applaudissements de son auditoire «convaincu» qui, à plusieurs moments, criait: «Bravo, Pierre!».Présenté par M.François-Albert Angers, nationaliste de longue date, le conférencier a ainsi voulu souligné la présence à la table d'honneur du nouveau consul mexicain à Montréal, M.Artu-ro Puente.«Je ne voudrais pas créer d'incident diplomatique, mais je serais prêt à remplacer le pétrole de rAlberta par celui du Mexique».Quelques instants plus tard, le silence revenu, il a doucement laissé tomber: «Ça ne serait pas bête du tout finalement».Georges Dor, compositeur québécois, aussi à la table d'honneur, avait d'ailleurs «réchauffé la salle avec sa «Manie» et avec son autre succès «Une boîte à chanson».LA METEO à Montréal AUJOURD'HUI Minimum: -9 Maximum: Neige faible et vent modéré -2 DEMAIN Dégagement et venteux au Québec RÉGIONS m*.Abitibi -19 Outaouais -9 Lauren tides -15 Cantons de l'Est -9 Mauricie -15 Quebec -11 Lac-Saint-Jean -18 Rimouski \u201415 Gaspésie -15 Baie-Comeau -17 Sept-lles -17 Max.AUJOURD'HUI -4 Ennuagement -2 Neige faible, vent modéré -2 Ennuage.suivi de neige 0 Neige faible, vent modéré -4 Ennuage.suivi de neige -2 Ennuage.suivi neige -4 Ensol., ennuag.par la suite -4 Ensol., ennuag.par la suite -4 Ensol., ennuag.par la suite -6 Ensol., ennuag.par la suite -6 Ensol., ennuag.par la suite DEMAIN Ciel variable Dégagement et venteux Ciel variable Nuageux, neigeux et venteux Nuageux, neigeux et venteux Nuageux, neigeux et venteux Nuageux, neigeux et venteux Neige ou pluie, venteux Neige ou pluie, venteux Neige et vent modéré Neige et vent modéré au Canada \tAujourd'hui\tCopHaltt\tMm.\tMol Colombie-Britannique\tEnsoleillé\tVictoria\t-1\t9 Alberta\tNuageux\tEdmonton\t-21\t-8 Saskatchewan\tEnsoleillé\tRegina\t-24\t-11 Manitoba\tEnsoleillé\tWinnipeg\t-24\t-12 Ontario\tNeige\tToronto\t4\t2 Nouveau-Brun s wick\tNeige\tFredericton\t-3\t-1 Nouvelle-Ecosse\tPluie\tHalifax\t-2\t0 He-du-Princo-Edouard\tNuageux\tCharlotte town\t-5\t-4 Terre-Neuve\tEnsoleillé\tSaint-Jean\t-4\t-1 si vous partez.aux États-Unis New York Washington Boston Amsterdam Athènes Berlin Bruxelles Casablanca Genève Hong Kong Min.Max.\t\tMm.\tMol\t\tMm.\tM«x.3 7\tChicago\t-6\t-3\tNUe-Orléans\t17\t18 4 10\tSan Francisco\t6\t15\tMiami\t19\t26 -4 7\t\t\t\t\t\t capitales\t\t\t\t\t\t 5 9\tLondres\t4\t8\tStockholm\t-1\t5 6 10\tLe Caire\t8\t25\tSydney\t20\t26 2 5\tLisbonne\t10\t15\tTokyo\t6\t7 4 9\tMadrid\t0\t18\tTunis\t\u2014\t14 \u2014 16\tMoscou\t-15\t-4\tVienne\t0\t5 6 10\tParis\t6\t11\tVarsovie\t\u2014\t6 18 26\tRome\t6\t16\t\t\t vers les plages Acapulco Mexico 23 10 32 26 Bermudes Bar bade 18 23 29 Nassau Rio de Janeiro \u2014 29 la presse LA PRESSE est publié* par LA PRESSE LTEE.7, ru* Saint-Jacques.Montréal H2Y 1K9.S«uie la Press* Canadienne est autorité* a diffuser let Informations de « LA PRESSE \u2022 et celles des services de le Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières é LA PRESSE sont également réservés.«Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400>.Port de retour garanti TARIFS D'ABONNEMENTS LIVRAISON A DOMICILE : Lundi ou samedi $1.75 Lundi ou vendredi $1.25 Somedi seulement 0.75 ABONNEMENTS PAYÉS D'AVANCE par courrier: Conodo 13 26 52 Lundi ou somedi $37.00 $74.00 $148.00 Lundi au vendredi $24.00 $48.00 $96.00 Somedi seulement $13.00 $26.00 $52.00 ÉTATS-UNIS - PAYS ÉTRANGERS por courrier i Lundi au samedi Lundi au vendredi Samedi seulement 13 26 52 $55.25 $110.50 $221.00 $34.45 $68.90 $137.80 $20.80 $41.60 $83.20 INFORMATION GÉNÉRALE 285-7272 RÉDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 RELATIONS DE TRAVAIL 285-7383 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-7111 Pour chonger 285-7205 du lundi ou vcndrfdi 9ti o 16h30 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National, Tdé-Presse 285-7306 Voconces, voyoges 285-7265 Carrières et professions, nominations 285-7320 COMPTABILITÉ Grondes annonces 285-6892 Annonces dassées 285-6901 Pour tout gtmtt d'abonnements, net bureaux sont owrn de 8 h è 1% (Somedi : 8k è 16k] 285-6911 AUJOURD'HUI DANS lisez les cahiers suivants: \u2022 SIMPSONS \u2022 K-MART \u2022 CASTOR BRICOLEUR M.Bourgault a longuement fait état de l'histoire du Québec, à partir de l'arrivée des Français en Amérique jusqu'à aujourd'hui faisant allusion, au passage, à la façon dont s'est préparée l'indépendance américaine.«Les premiers Canadiens français se sont d'abord révoltés contre leur patrie d'origine, un peu comme l'ont fait les Nouveaux-Anglais d'Amérique à l'égard de Londres.Mais le petit incident de la conquête en 1759 nous a empêchés de suivre l'exemple de nos voisins du Sud», de dire M.Bourgault.Depuis ce temps, dit-il encore, on n'a pas cessé de se battre, avec notre âme, notre foi et, au fil des temps, on a toujours perdu de nos droits et.de nos frères.Les Patriotes de 1837.La conscription de 1917.Celle des années 40.«Et ce Canada qu'on veut encore nous «vendre» aujourd'hui, tant à Ottawa (le French power) qu'à Québec», a lancé M.Bourgault devant une salle survoltée.Longuement aussi, le conférencier a refait la genèse du mouvement indépendantiste québécois, depuis le député Francoeur qui, à Québec, a proposé pour la première fois une motion en ce sens le 23 janvier 1918.Il en est finalement arrivé au Premier Lévesque, en passant toutefois par les André D'Allemagne et Marcel Chaput qui, présents sur le parquet, ont reçu un long «standing ovation».«Mais il y a seulement 10 ans, un certain P.E.Trudeau jetait encore le Québec en prison (crise d'octobre)», d'interjeter l'orateur.A ces mots, on a entendu du fond de la salle: «Qu'il mange de la marde».Et une salve d'applaudissements.M.BourgaUlt a cependant rendu hommage à M.Trudeau pour son «courage» d'avoir tenté de bilin-guiser le Canada.«Nous avons donc à choisir: être une minorité au Canada ou une majorité au Québec.on a mis 350 ans à élire un gouvernement souverainiste à Québec».Pas d'amélioration prévue avant 1985 Le chômage constitué le principal problème du Québec OTTAWA (PC) \u2014 Le chômage, qui a grimpé de 7.3 pour cent en 1971 à 10.9 pour cent en 1978, constitue le principal problème du Québec, selon le sous-ministre de l'Expansion économique régionale, M.Robert Montreuil, qui ne prévoit pas d'amélioration de la situation avant le milieu de la décennie.M.Montreuil s'est livré à une analyse relativement pessimiste de la situation économique du Québec au cours d'une allocution qu'il prononçait hier à l'Université d'Ottawa à l'occasion d'un colloque sur les stratégies nationales et régionales de développement économique.Avec 26.5 pour cent de la population totale du Canada et 33 pour cent du chômage national, une tendance qui n'a pas changé depuis 1975, le sous-ministre du MEER estime que cette situation traduit les «faiblesses structurelles de l'industrie manufacturière québécoise».Pour lui, un tel phénomène «devient source de préoccupation si l'on considère la proportion sans cesse décroissante de la population de cette province par rapport à la population du Canada».Développement économique La concentration d'un grand nombre d'emplois dans des secteurs nous vient illustrer «cette faiblesse de l'assise manufacturière du Québec», selon M.Montreuil, qui a fait remarquer qu'on y retrouve 50 pour cent des emplois du textile au Canada, 61 pour cent de la bonneterie, 65 pour cent du vêtement, 41 pour cent du meuble ainsi que 45 pour cent des articles de cuir.Les taux de croissance de ces secteurs, a-t-il également noté, «ont été pour la plupart négatifs et ont diminué plus rapidement au Québec que dans les autres provinces».Ceci devrait le porter à conclure «qu'au Québec, s'il ne se produit pas de changements dans le climat économique et politique, on prévoit que le niveau de performance économique continuera à baisser, en raison notamment des faiblesses de la structure industrielle de la province en général, et de la plaine de Montréal en particulier, et de sa vulnérabilité à la CONTREMAÎTRES SUITE DE LA PAGE A1 l'entretien de certaines artères (notamment les côtes) pouvaient non seulement empêcher l'accès à certains hôpitaux, mais également entraver de façon désastreuse le travail de secours des pompiers.La requête deposed mercredi réclamait incidemment qu'aucun contremaître ne soit astreint à un travail ne découlant pas de ses fonctions ordinaires.En cours d'audition, toutefois, leur procureur, Me Robert Casti-glio, avait convenu qu'on avait peut-être demandé plus pour obtenir moins, et que ses clients n'avaient pas d'objection à continuer à travailler aux endroits où ils pouvaient être effectivement protégés, notamment au chauffare des immeubles municipaux, à celui de l'incinérateur de la rue Des Carrières, et surtout au Jardin Botanique, où une baisse prolongée de température pourrait mettre en danger (rien de moins) les Floralies internationales de juin, danger que le procureur de la ville, Me Neuville Lacroix, avait nettement mis en exergue.Ce dernier avait par ailleurs souligné que c'était l'épandage d'abrasifs qui prenait évidemment le plus d'importance pour la sécurité du puboic, de même que l'entretien constant non seulement des réserves de l'aqueduc, mais de son réseau de distribution.Me Castiglio, lui, a rétorqué en soutenant que c'étaient à ces deux tâches que la sécurité des contramaltres était le plus sérieusement mise en danger, la présence de policiers ou d'agents de sécurité dans le voisinage ne suffisant pas à rebuter les «agresseurs», qui auraient même tiré dans la direction d'une voiture d'un agent.Il a suggéré par ailleurs que la ville ait recours à l'article 99, qui permet au procureur-général de réclamer lui-même une injonction fort rapidement, quand la sécurité du public est réellement en danger.Mais Me Lacroix a répondu que ce geste ne pouvait être de l'initiative de la ville, mais du cabinet provincial lui-même.Le procureur de Montréal avait par ailleurs lancé que si l'injonction était accordée, le gouvernement n'aurait d'autre choix que d'adopter une loi spéciale, et à quelques heures d'avis seulement.LA QUOTIDIENNE TIRAGE D'HIER: LOTO-PERFECTA Les tlx numéros gagnants tant: 1\u20149 \u2014 21\u201431\u201434 \u2014 35 complémentaire: 10 MINI-LOTO h Mit numéro 864947 DONNE $50,000 INTER-LOTO 2086986 1755187 2010568 promiof oouxiomo troisiémo quatrième cinquième sixiémo soptièmo huitième 1682370 2298289 2289148 1247004 1453729 SPÉCIAL MINI-LOTO Us numéros suivants (non décom po sa bias) donnent $10,000 729-J-512 2 3 8 - H - 8 6 2 616-0- 786 462-J-861 911 -J-380 297-H-850 437- J-256 890-H-913 680-F-968 591-J-834 S concurrence grandissante des fabricants étrangers».Du point de vue du développement économique, pour lui, la question de l'adaptation industrielle du Québec constituera une «préoccupation majeure» au cours des années qui viennent.le carnet américain JEAN PELLETIER de notre bureau de Washington WASHINGTON \u2014 A défaut d'autres sources ou par simple désoeuvrement, l'ambassade de l'Union soviétique dépêcha son second secrétaire la semaine dernière au bureau de LA PRESSE à Washington afin d'en savoir plus long sur les intentions «olympiques» du premier ministre M.Pierre Elliott Trudeau.L'ambassade soviétique évite d'ordinaire les journalistes, une attitude réciproque en ces temps de crise, alors que le Washington Post et son rival le Star publient depuis deux ans de longues analyses sur les activités d'espionnage des milliers d'agents du KGB aux USA.Le second secrétaire, un homme de taille moyenne au complet sombre style département d'Etat, parle un français hésitant mais correct sur un ton toutefois tellement bas qu'il donnait l'impression que quelque agent secret devait sans doute enregistrer ses moindres soupirs en-dessous de mon pupitre, le seul meuble de mon bureau.Ne voulant pas aborder la question olympique de front il se perdit dans une longue suite de questions sur l'énergie, le partage des pouvoirs, le référendum, les pêcheries, Terre-Neuve et l'hiver, pour ensuite aligner son tir sur les relations Canada-Etats-Unis.La teneur de ses propos laissait entendre qu'une crise sourde grondait entre Ottawa et Washington, que M.Trudeau, un fervent de l'olympisme, ne se laisserait pas bousculer par Jimmy Carter qui (selon les Russes) réagit fort mal à une simple «opération de police» en Afghanistan commandée après tout en toute légitimité par Kaboul.Lorsque je lui demandai quand son pays se retirerait de l'Afghanistan, il toussotta puis tira sur sa cigarette et me répondit gravement: «Lorsque l'Afghanistan ne sera plus menacé par ses voisins impérialistes.» Ce qui étonne le plus dans ce long échange c'est que l'URSS, en apparence du moins, semble mordre à l'hypothèse selon laquelle le Canada pourrait se rendre seul à Moscou même si l'Allemagne ou la France se joignaient au boycott américain.Plusieurs officiels américains la semaine dernière évoquèrent du reste la même hypothèse à LA PRESSE, lisant dans le discours du 18 février dernier un revirement chez Trudeau dans sa politique américaine.Cet étonnement chez notre Oncle Sam laisse d'autant plus perplexe qu'il laisse croire à une intimité insoupçonnée des rapports Ottawa-Washington au cours des neuf mois qui dura le régime conservateur.Le second secrétaire souligna en fin de conversation que l'absence des Etats-Unis à Moscou Tété prochain ne décevrait pas le peuple soviétique.Il en serait toutefois bien autrement pour le Canada.«Car si vous acceptez de continuer à nous vendre du blé il est logique après tout que vous veniez à Moscou» s'enquit-il avec espoir.M.Trudeau au cours des prochaines semaines parlera sans doute à Helmut Schmidt qui parlera à Jimmy Carter qui reparlera à Giscard d'Estaing.Les blindés de l'Armée rouge demeureront à Kaboul pendant ce temps des mois, et qui sait même des années.C'est Duverger qui disait: «Lorsque le diable est notre voisin, vous pouvez lui faire la guerre ou négocier avec lui mais il n'existe pas de troisième solution.» ÇANCES DE YOGA Bahamas Retraite de Yoga Paradise Island $442 / Une Semaine $547 / Deux Semaines TOUT COMPRIS Libman Travel \u2022 Permit Que \"»^\\ 279-3545 Centre de Yoga Sivananda Vedanta COURS DE YOGA POUR* 4 semaines d DÉBUBANTS, LE 11 MARS 5178 Boul St Laurent1! 4 0 % Swami Vishnu Devananda SEUL?SEULE?Ensemble, vous pourriez former un couple heureux.Ne laissez pas la solitude empoisonner votre vie.AGISSEZ! 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travail.Petrofina, seul des trois raffineurs (Shell et Texaco étant les autres) à opérer exclusivement au Canada, n'accepte toujours pas de perdre un certain droit de gérance dans la sous-traitance, et le Syndicat des travailleurs unis du pétrole (STUP) n'entend pas céder là-dessus, y voyant une menace à la sécurité d'emploi des 300 ouvriers.C'est l'unique point sur lequel la compagnie veut revenir, elle qui, dans les locaux du ministère du Travail, la semaine dernière, pressée par une manifestation de syndiqués, confirmait qu'elle acceptait «en totalité» le rapport de médiation.Complètement abasourdis par cette volte-face de Fina, les porte-parole syndicaux ont simplement déclare: «Fina nous a menti en pleine face et c'est Blain qui re- Amnistie pour des détenus qui deviennent policiers MEXICO (AFP) \u2014 Les détenus de la prison mexicaine de Santa Maria Acatitla ont eu cette semaine la plus grande surprise de leur vie quand le chef de la police, le général Arturo Durazo leur annonça: «Les portes de la prison sont ouvertes à tous ceux d'entre vous qui désireraient entrer dans la police».Le premier étonnement passé, les prisonniers auraient manifesté leur accord et réclamé qu'on leur remette immédiatement des armes, considérant comme détails secondaires et superfétatoires la question de l'entraînement et de l'uniforme, selon une version qui reste toutefois à confirmer.Il reste que l'offre du général Durazo promet d'allumer une belle polémique parmi ses concitoyens qui verront sans doute d'un mauvais oeil d'anciens malfaiteurs se reconvertir en défenseurs de la société.photo LA PRESSE Clarence Campbell a écopé hier d'une journée de prison et d'une amende de $25,000, tout comme Gordon Brown.LESAGE LAMOTHE COSSETTE * OPTICIENS D'ORDONNANCES LUNDI, MAR., MER.: 9 h a.m.à 6 h p.m.JEUDI, VENDREDI: 9 h a.m.à 9 h p.m.PRESCRIPT IONS Dt UNETfES LEN MLLES CORNEES NES SOUPLLS OU RIGIDES LENTILLES PROGRESSIVES MONTREAL \u2022 3425 rue St-Denis (Métro Sherbrooke) \u2022 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week-end: de 1 3h à 1 7h çoit la claque».Le médiateur André Courchesne a déjà été averti.Et dans les prochains jours sinon d'ici les prochaines heures, le ministre du Travail Pierre-Marc Johnson sera appelé à commenter la «nouvelle position de Fina».Selon des spécialistes des relations de travail, Fina, qui avait pourtant accepté le principe de l'indexation des salaires \u2014 une première dans l'industrie du pétrole \u2014 joue à l'heure actuelle le jeu du chat et de la souris «pour gagner du temps».Il faut comprendre que le règlement chez Fina (acceptation en bloc du rapport de médiation, du protocole de retour et de certaines clauses négociées en conciliation) aurait créé un précédent dans l'industrie des raffineries.Déjà, Shell et Texaco (cette dernière négociant à Toronto) n'acceptent pas l'esprit du rapport qui doit être «signé en totalité ou rejeté dans sa totalité», et surtout pas la clause d'indexation qui, si elle était retenue par ces deux compagnies, créerait un précédent lourd de conséquences pour les employés américains (60,000 environ sans contrat) qui attendent cette «jurisprudence du conflit québécois» pour négocier.Shell a ouvert la porte plus tôt cette semaine en recevant une délégation.Le STUP est un syndicat en nait toujours pas le STUP comme unité de t ra va il dans la négociation.La STUP est un syndicat en pleine montée qui s'impose de plus en plus chez les travailleurs du pétrole.L'affaire Sky Shops Une journée de prison et $25,000 d'amen à Campbell et Brown par Leopold LIZOTTE Clarence Campbell, président pendant trente-et-un ans de la Ligue Nationale de Hockey, et Gordon Brown, un homme d'affaires à la retraite qui avait rapidement atteint le «sommet» dans le commerce maritime au pays, ont tous deux été condamnés à une journée de prison et à $25,000 d'amende, hier, pour leur participation à l'affaire Sky Shops.Tous deux avaient été reconnus coupables, par un jury, d'avoir conspiré pour offrir un pot-de-vin de $95,000 au sénateur Louis de Gonzague Giguère, afin d'obtenir le prolongement du bail de leur boutique hors-taxe de l'aéroport de Dorval.Il y a plusieurs mois déjà, le politicien libéral avait lui-même été acquitté d'accusations connexes, comme récipiendaire de ce pot-de-vin.Sitôt leur sentence prononcée par le juge Melvin Rothman, les deux hommes ont dû prendre place dans le box des prisonniers, mais leurs avocats, Mes Harvey Yarosky et A.J.Campbell ont obtenu qu'ils y soient gardés pendant une heure, avant d'être conduits définitivement aux cellules.On a alors compris que les deux avocats voulaient s'entretenir avec leurs clients sur l'opportunité de réclamer immédiatement leur libération sous cautionnement, pour éviter cette incarcération que le tribunal avait lui-même qualifiée de symbolique.Et l'on avait même fait venir au Palais, dans ce but, plusieurs personnes qui étaient apparemment prêtes à se porter caution pour eux.Mais après une vingtaine de minutes, il était décidé que si l'on allait toujours en appeler du verdict du jury, il n'y aurait pas d'appel du châtiment lui-même, les deux hommes ayant par ailleurs obtenu un délai de trois mois pour solder leur amende.Après avoir conversé tout ce temps avec leurs avocats, des membres de leur parenté et quelques amis, ils franchissaient finalement la porte des cellules, parfaitement résignés, semble-t-il, après qu'on leur eut expliqué que leur «journée» de détention se terminerait dès 4 h.p.m., comme c'est coutume en pareil cas.Quant au juge Rothman, tout en soulignant la gravité du délit reproché aux deux hommes et le fait que la corruption d'un officier public constituait un affront aux valeurs fondamentales de la société canadienne qui devait être fortement dénoncé, il a fait valoir que Campbell et Brown n'avaient pas été les instigateurs de cette conspiration et que leur participation avait été définitivement moindre que celle d'un troisième accusé, aujourd'hui décédé.Et surtout, \"dit-il, il ne s'agit pour chacun d'eux que d'un geste isolé, au terme ou au cours d'une vie exemplaire, où chacun a non seulement réussi d'éclatante façon dans sa carrière, mais a montré beaucoup de dévouement au service de la communauté et du pays.- ; En évoquant la demande faite par le procureur de la Couronne, Me Bernard Beaudry.pour une peine d'emprisonnement dans chaque cas, le juge Rothman a souligné que celle-ci était vraiment indiquée pour un crime de ce genre, mais que, d'autre part, elle ne devait pas être trop prolongée à l'endroit d'un homme comme Campbell, qui en plus d'avoir 75 ans, est atteint d'une brochette inquiétante de malaises et de maladies qui pourraient lui être funestes, au cours d'un séjour quelque peu prolongé aux cellules Et qui a par ailleurs été profondément humilié par la publicité qui a entouré son cas pendant les cinq dernières années, et surtout par sa condamnation.En imposant la même peine à Brown, le magistrat a déclaré qu'il n'y avait pas lieu, en l'espèce, d'une disparité de sentence qui ne serait d'ailleurs pas justifiée.384-4990 1221 est, rue FLEURY Livraison 5 jours par semaine Serge Parent Pharmacien 1221 est, rue Fleury 7 jours par semaine de 9 heure à 23 heure Service de livraison 363 jours par année Fiducie du Québec Le Plan de participation différée aux bénéfices.un plan d'épargne-retraite à même les bénéfices de votre entreprise La Fiducie du Québec, une institution du Mouvement Desjardins, vous offre un excellent complément à votre plan enregistré d'épargne-retraite et un autre moyen de différer l'impôt.Dans le cadre de ce système, un employeur peut déposer au plan, chaque année, une partie de ses profits à son nom et au nom de certains employés.Ces contributions sont déductibles du revenu imposable de l'entreprise.Les sommes accumulées dans un plan de participation différée aux bénéfices au nom d'un employé ne deviennent imposables qu'au moment où celui-ci les touche.Les P.P.D.B.de la Fiducie du Québec La Fiducie du Québec offre deux types de plans de 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1-800 463 4792.La Fiducie du Québec.# pour un choix de Modes d'épargne > desjardins A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 MARS 1 980 » t \u2022 i ! i » ! / I I SB sa » M % 4' % Thetford respire un peu mieux: pas de grève à Lac d'amiante par Paul ROY envoyé spécial de LA PRESSE THETFORD-MINES \u2014 Thet-ford-Mines respire un peu plus librement depuis hier midi.A Tissue d'une assemblée de près de trois heures, les 576 métallos (FTQ) de la mine Lac d'amiante se sont en effet prononcés dans une proportion de 60 pour cent contre la grève, acceptant du même coup les dernières offres patronales, comme le leur recommandait leur exécutif syndical.Leur convention aura une durée de trois ans au cours desquels leur salaire moyen passera graduellement de $9.74 à $13.65 l'heure, augmentation calculée en fonction d'un taux d'inflation de 9 pour cent par an.Quelques gains appréciables, notamment au niveau du fond de pension et du plan dentaire, mais aussi quelques faiblesses, entre autres aux chapitres des primes de nuit et de l'horaire de travail.En outre, les syndiqués exigeaient un contrat de deux ans et ils en auront un de trois ans.Leur président, Benoit Pou-lin, leur a fait valoir qu'ils pourraient être avantagés par une convention de plus longue durée si le gouvernement de Pierre Trudeau s'avisait de recourir à nouveau à un contrôle des prix et des salaires.Ils n'ont pas insisté.Cette entente est cependant loin de régler tous les problèmes de la population de Thetford.Quelque 1,900 autres mineurs y sont en grève depuis le début de la semaine; et si l'entente conclue hier midi à la Lac d'amiante pourra leur servir de modèle du côté salarial, chacun des deux groupes de grévistes a ses propres problèmes à régler avant de conclure quelque entente avec son employeur.A la mine Bell, les 450 Métallos semblent décidés à ne pas rentrer tant que les relations de travail n'auront pas été assainies.Au cours de l'année qui vient de s'écouler, les préavis leur ont littéralement plu sur la tète, 324 en tout.Pour le moment, ils attendent une invitation à négocier de leur employeur et ils prétendent ne pas être pressés.Pour leur part, les 1,400 grévistes des quatre mines de la Société d'amiante (Asbestos Corporation), membres de la CSN, doivent se réunir aujourd'hui pour discuter de questions relatives à leur grève.Ils profiteront vraisemblablement de l'occasion pour examiner dans les détails le règlement intervenu à la Lac d'amiante.Leur président, Oliva Lemay, a toutefois indiqué à LA PRESSE que cette entente pourrait ne pas avoir une grande influence sur les négociations de son groupe.«Chaque syndicat a ses priorités, a-t-il expliqué, cette entente-là, c'est pour des gars qui ne sont pas sortis dehors.quand on est obligé de sortir, ça coûte un peu plus cher pour rentrer.» Comme André Filion, le président des Métallos de la Bell, Oliva Lemay admet toutefois que l'aspect strictement monétaire de l'entente conclue à la Lac d'amiante pourrait avoir une influence sur les autres négociations.Son groupe doit incidemment rencontrer la partie patronale en présence d'un conciliateur lundi.A la Bell, les négociations sont au point mort et l'on ne prévoit pas de reprise imminente.Mais le moral semble bon.Hier midi, à la sortie de rassemblée des mineurs de la Lac d'amiante, quelques grévistes de la Bell se sont installés aux portes et ont récolté plusieurs centaines de dollars dans un grand sac que l'on remplit habituellement de l'amiante qu'ils vont chercher au fond des mines.Le président des métallos de la Lac d'amiante, Benoît Poulin, avait bien prévenu ses membres de faire un gros effort pour les camarades grévistes de la Bell: «Laissez tomber de quoi qui sonne pas, dans les sacs! » i ¦ ¦ i #¦ I photos Jean Goupil.LA PRESSE Habituellement, ces mineurs en grève de la Bell remplissent ces sacs d'amiante.Hier, ils s'en sont servi pour recueillir les dons de leurs camarades de la mine Lac d'amiante, qui ont choisi de ne pas les suivre dans la grève.Un oeil et des poumons pour une vie à mine En grève, Daniel Willard a plus de temps à consacrer à sa femme, Diane, sa fille, Patricia et sa jument Vanessa, qu'il traîne dans des concours western.Agé de 26 ans, il compte bien travailler dans les mines d'amiante jusqu'à sa retraite.C'est l'occupation la plus payante dans la région de Thetford.par Paul ROY envoyé spécial de LA PRESSE THETFORD MINES \u2014 Georges Dionne et Daniel Willard ne se connaissent pas.Le premier a 64 ans, de l'amiante plein les poumons et un chèque de la Commission des accidents du travail entre les mains ($508.74 net pour deux semaines).Georges Dionne a travaillé 43 ans à la King Beaver, une des quatre mines de l'Asbestos Corporation dans la région de Thetford, d'où le titre du livre qu'il publiait récemment: «43 ans dans leur trou».Daniel Willard, lui, n'a que 26 ans.Il travaille à la mine Bell depuis trois ans.Il ne souffre pas d'amiantose et il n'a pas peur de «l'attraper»; depuis la loi 52, votée en 1975, l'air des mines d'amiante est censé être pas mal plus respirable.Mais ça ne l'a pas empêché de goûter à une autre «médecine» des mines, il y a un an.Un «cap» de dynamite est parti tout seul.Aujourd'hui, Willard ne voit à peu près plus de l'oeil gauche.Georges Dionne, lui, a encore de bons yeux.Mais il arrive essoufflé au bout de ses phrases, surtout quand il oublie d'y mettre des virgules.Georges Dionne: «43 ans dans leur trou!» Qu'à cela ne tienne, il allume une «Player's plain» et continue de jaser.Parce qu'il a pas mal de choses à dire.Quelques souvenirs Entré à la King en 1933, à l'âge de 17 ans, il a été 20 ans président de son syndicat CSN.11 l'était déjà lors de la célèbre grève de 1949.Il a bien connu Jean Mar- chand, qui a été président de sa centrale, et il se rappelle avoir rencontré Pierre Trudeau lors d'une manifestation.«Il portait des sandales et des petites culottes courtes, comme il aimait le faire dans ce temps-là.» Daniel Willard n'a pas autant de souvenirs, mais son présent est très chargé.Une femme, Diane, couturière dans un atelier; une fille de quatre ans, Patricia; un gros chien lavrador et.dans retable à l'arrière de son bungalow flambant neuf, une chèvre et une jument pru-sang de deux ans et demi qu'il traîne dans des concours western.Un animal payé $3,000.Les mineurs d'amiante font de bons salaires: entre $8 et $11 dollars l'heure.Et Daniel Willard aime bien son travail.Natif de la région, pour lui, c'était tout naturel de chercher à travailler dans les mines.La grève?Ça ne l'inquiète pas trop.«On a des problèmes à régler et on rentrera quand on les aura réglés.» De commenter Georges Dionne: «Il y a beaucoup de jeunes dans les mines aujourd'hui.Souvent, leurs femmes travaillent, ils ne sont pas pressés; en grève, ils peuvent manger.En 49, on n'avait pas ça.» SYMPOSIUM DU PRINTEMPS SPIRITUEL 1980 «LES DIFFÉRENTS VISAGES DU SOLEIL» Organisé par le Cenfre Cosmique à L'AUDITORIUM DU PAVILLON LAF0NTAINE de l'Université du Québec à Montréal\u2014 1301 est, rue Sherbrooke samedi le 22 mars de 9h30 a 22h30 et le 23 mars de 9h30 à 18hOO Les conférenciers seront: DANIEL LA BONTE - DENIS SCHNEIDER - ALEXANDRE LACHANCE - NATACHA KOLESAR Admission: $30.00 Pour information-.523-61 32 (de 1 0h à 1 2h) a LA ROUSSIN LAVAL SITE EXCEPTIONNEL AU BORD DE L'EAU MAISON DE STYLE EN BETON b 5 MODELES DISPONIBLES IMMEDIATEMENT \u2022 Construction à lépreuve du feu et des bruits \u2022 20 minutes du centre-ville *9rès future station de métro.\u2022 Piscine, marina, tennis ITINERAIRE: Par l'autoroute 13 (Mirabel), sortie boul.Samson ouest, prenez le rang du bord de l'eau, roulez vers Laval-sur-le-lac (1 mille) et surveillez notre enseigne HEURES D'OUVERTURE: Lundi au vendredi: 1 Oh a.m.a 1 8h p.m.et samedi, dimanche, 1 3h p.m o 1 8h p.m.^ La 2.î> p.cent des suffrages pour le parti de Robert Mugabe; 24.1 p.cent des voix pour Joshua Nkomo et 8.2 p.cent des votes pour l'évéque Abel Muzorewa) traduisent primordialement le poids des différentes ethnies qui composent la population noire du Zimbabwe.Le grou pe des Shona (77 p.cent) a voté majoritairement pour Robert Mugabe qui en est originaire et a éparpillé le reliquat de ses voix sur l'évéque Abel Muzorewa, lui aussi appartenant à cette ethnie.De son côté, Joshua Nkorno a fait le plein de son vote chez les Ndebele ( 19 p.cent), engrangeant le reste de sa moisson dans les autres groupes minoritaires noirs In ce sens, le réflexe de la solidarité ethnique a joué à fond et Robert Mugabe y a table ouvertement.Le raz de marée de la ZANU-FP ne saurait pourtant se justifier uniquement par un vote tribal qui s'est exercé, en fait, dans le prolongement d'une action politique.La carte de la victoire de Robert Mugabe épouse précisément les contours de son action politique menée à travers la guérilla.En décidant de s'implanter directement sur le territoire et y mener une lutte politique quotidienne plutôt que de se lancer dans des opérations d'éclat suivant la tactique chère aux troupes de Nkomo, la ZANU-FP a pay** très lourdement ce choix, lors de la guerre, mais raflé la mise durant les elections.Ainsi, pendant que les troupes de Nkomo demeuraient stationnées en '/ imbie, le gros des forces de Mugabe MONTRÉAL, SAMEDI 8 MARS 1980 Combien pour le gallon d'essence?Trudeau n a pas menti, mais il n'a pas tout dit Gilbert LAVOIE MARC LALONDE, LE MINISTRE de l'Energie, a suscité tout un émoi cette semaine, en déclarant que les libéraux n'avaient donné aucune garantie à l'électorat sur le prix du pétrole après 1980.«Tout ce qu'on a promis, c'est qu'on ne collecterait pas la taxe de $0.18 sur le gallon d'essence prévue dans le budget Crosbie, et que la hausse du prix du baril de pétrole serait inférieure à $1.00 en 1980».Il n'en fallait pas davantage pour amener les media à conclure que le ministre venait de renier les promesses électorales de son chef.La réalité n'est pas aussi simple.Tout ce dont M.Trudeau peut être accusé, c'est d'avoir refait aux Canadiens un coup similaire à celui de 1971 sur le contrôle des prix et des salaires.Pendant cette campagne électorale, M.Trudeau avait martelé le programme de contrôle des prix et des salaires de son adversaire, M.Robert Standfield, pour le mettre en pratique deux ans plus tard.Encore aujourd'hui, il explique cette volte-face en disant qu'en 1974 il n'était pas opposé en principe à un tel contrôle mais que son application n'était pas approprié à ce moment-là.M.Trudeau ne ment pas, mais la lecture de ses discours du temps montre bien qu'il avait pris soin, alors, de ne pas faire de bruit au sujet de la possibilité future d'un tel contrôle, axant sa campagne sur une dénonciation du programme tory.C'est un peu la même chose que M.Trudeau a fait pendant la dernière campagne électorale au sujet du prix du pétro- le.Il a dénoncé la taxe de $0.18 sur le gallon d'essence, et il a qualifié d'iné quitable la décision des conservateurs de hausser le prix du baril de pétrole de $1.50 par années à partir de l'an prochain dans le but de diminuer l'écart entre le prix du pétrole» canadien et les prix mondiaux.Il a promis aux électeurs que la formule d'un prix moyen présentée par son parti, assurerait aux consommateurs des prix moins élevés que ceux prévus dans le budget Crosbie.Les omissions Mais ce sur quoi il s'est bien gardé d'élaborer, c'est le fait que le $1.50 d'augmentation annuelle prévue par les conservateurs pourrait être insuffisant, même pour un gouvernement qui ne cherche pas à porter le prix canadien à 85 p.cent du prix de Chicago.Il n'a pas expliqué qu'advenant des hausses importantes du prix du pétrole importé, le Canada devrait suivre d'une façon ou d'une autre, parce que le gouvernement, pour maintenir un prix uniforme au pays, subventionne à coups de milliards le baril de pétrole importé par les provinces de l'Est, et qu'il n'a pas les moyens d'augmenter cette cubvention qui pèse déjà lourd sur notre déficit.Neserait-ce qu'au chapitre du retrait de la taxe de $0.18, M.Trudeau n'a pas menti en promettant un prix inférieur à celui des conservateurs.Mais il a certainement berné les électeurs en n'élaborant pas davantage, et en laissant croire ainsi que les hausses de $1.50 le baril de pétrole prévues pour les années à venir étaient exagérées.Le prix à payer pourrait bien, somme toute, dépasser ce montant.Clark aussi coupable Le chef conservateur est d'ailleurs aussi coupable que son adversaire libéral à ce sujet.Le 15 janvier, son ministre M.John Crosbie a tenté d'ouvrir les yeux des Canadiens, en declarant qu'au rythme de croissance des prix mondiaux, les hausses de $1.50 proposées par son gouvernement pourraient être Marc Lalonde.Aucune garantie après 1980.insuffisantes.Dès le lendemain, M.Clark a ramené son ministre à l'ordre, en déclarant qu'il n'était pas question de dépasser le $1.50.Bref, les deux chefs politiques ont préféré ne pas envisager le pire devant l'électorat, sachant fort bien que la première technique d'un bon vendeur consiste à rassurer l'acheteur.Mais M.Trudeau a été un meilleur vendeur que M.Clark, et c'est à lui qu'incombe maintenant la responsabilité de faire avaler la facture qui s'annonce pour les années à venir.s \\ jZANU(PF)! L'emblème électoral de la ZANU investissait la place et minait politiquement toute influence adverse.Cette tactique délibérée de déployer ses hommes dans le pays a permis, en fait, à Mugabe de mener, comme l'a souligné son porte-parole, «une campagne électorale pendant sept ans».Mais, par-dessus tout, l'électorat africain a plébiscité le tenant d'un changement radical qui a longtemps préconisé la lutte armée pour renverser le cours des choses.Dans cette optique, la haine que lui vouait la minorité blanche Ta particulièrement servi dans la mesure où son rival, Joshua Nkomo, se faisait décerner un brevet de respectabilité par Ian Smith.Appelée à choisir, la population noire, a, certes, privilégié les mouvements nationalistes qui ont combattu, par les armes, le régime de la minorité blanche, directement ou par personne interposée, mais opté, en dernier recours, pour le plus intransigeant.A mesure que l'intention de barrer la route à tout prix à Mugabe se précisait, la sensibilité de la population s'est aiguisée davantage, persuadée de ce fait que seul Mugabe pouvait arracher à la minorité blanche ses privilèges.Ainsi s'explique la débâcle de l'évéque Muzorewa pour avoir non seulement pactisé avec Ian Smith mais combattu les mouvements de guérilla.En jouant la carte «modérée», c'est-à-dire en faisant alliance avec Ian Smith et Pretoria, l'évéque Muzorewa s'est comporté en agent électoral de Mugabe et ravivé le presti ge du guérillero rentrant en vainqueur dans son pays.Les attentats ont complété le travail La bataille des lendemains 1 Il n'en demeure pas moins qu'au-delà De la brousse de la guérilla à la pelouse du pouvoir ou Robert Mugabe en compagnie de Lord Soames.de cette première victoire qui permet à Mugabe de mettre le pied à Pétrier, la véritable bataille va se jouer.Elle se livrera d'abord sur le plan intérieur, face à une minorité dont les extrémistes pourraient avoir la tentation de succomber aux entreprises du type OAS de la guerre d'Algérie.Elle se jouera aussi face aux ethnies qui éprouveraient le sentiment de laissés-pour-compte dans le nouvel Etat par suite de la prépondérance des Shona.Elle s'engagera, en premier lieu, dans le propre camp des vainqueurs condamnés à dominer leur victoire et à faire régner un climat favorisant, avec un minimum de heurts, le transfert réel du pouvoir de la minorité blanche et contrariant tout exode mas sif.Sur le plan extérieur, le point d'interrogation demeure l'attitude de l'Afrique du Sud.En dépit de ses déclarations relativement modérées, Pretoria, en effet, ne saurait oublier qu'il est désormais assiégé.Quant à Mugabe, tôt ou tard, il devra choisir: ou rejoindre les Etats de «la ligne du front» ou pratiquer la politique préconisée par Muzorewa.Politique d'autant plus périlleuse que dans cette nouvelle ère de confronta-lion, Washington et Londres n'entendent nullement se fairedamerle pion dans cette région stratégique d'Afrique.Ainsi il est clair que l'Afrique australe entame désormais une nouvelle épreuve où certains participants visent visiblement à transformer certains coqs de combat en vulgaires.chapons. MONTRÉAL, SAMEDI 8 MARS 1980 ins feux SUR L'ACTUALITE La cohabitation linguistique ou le libre marché .des langues Mariane FAVREAU LA RESISTANCE des parents de Ville Mont-Royal à l'intégration de 250 élèves anglophones à leur école française Pierre-Laporte n'aura pas été inutile.Elle aura suscité une étude exploratoire du Conseil de la langue française qui soulève de nombreuses questions quant à la cohabitation, dans une même école, de classes françaises et anglaises.Le Conseil lance un appel à la prudence que les administrateurs scolaires, et en premier lieu, le ministère de l'Education, ne devraient pas prendre à la légère: la cohabitation peut créer de nombreux problèmes et ses effets sont loin d'être tous connus.Aussi, le Conseil recommande-t-il qu'on ne se lance pas dans de nouvelles initiatives de ce genre sans en avoir étudié toutes les implications.Il est bon de préciser que ces écoles ne sont pas vraiment «bilingues».En fait, chaque secteur linguistique est bien délimité, avec ses professeurs propres qui n'enseignent qu'à l'un des groupes.Dans les meilleurs des cas, les groupes anglais et français auront chacun leur directeur responsable et des services connexes; dans les autres cas, le groupe minoritaire dépendra des services du groupe majoritaire.Selon les relevés du Conseil de la langue française, on trouve ainsi, au Québec, 18,000 élèves ou 4 p.c.de la population scolaire qui fréquentent des écoles dites mixtes.De ce nombre, 27,000 étudient en français et 21,000, en anglais.Le phénomène touche davantage les élèves de niveau primaire et se concentre en grande partie dans la région métropolitaine.Le Conseil explique le recours à la cohabitation tant par la diminution des clientèles scolaires que par la divison confessionnelle du système scolaire.De plus, la création de classes d'accueil dans les écoles anglo-protestantes contribue à accroître le phénomène.Ce sont avant tout des impératifs administratifs et financiers qui poussent les administrateurs scolaires à faire ainsi partager leurs écoles par des élèves de langues différentes.La cohabitation, constate le Conseil, ne répond à aucun objectif d'ordre culturel, elle ne s'inscrit dans aucun ordre de finalités pédagogiques et constitue, en quelque sorte, «un libre marché des langues» où l'attraction de la plus forte, de la plus prestigieuse, l'anglais risque d'agir comme pôle d'attraction.Divisions des commissions On pourrait s'étonner que le phénomène soit plus répandu dans la région montréalaise alors qu'on y retrouve le plus d'écoles au mille carré.C'est que les écoles se voisinent.et ne se ressemblent pas: ici, une école catholique, là une école protestante, administrées par deux autorités différentes.Plutôt que de regrouper dans l'une les jeunes francophones catholiques et protestants, et dans l'autre, les jeunes anglophones catholiques et protestants, on préférera séparer les catholiques des protestants et faire de la cohabitation linguistique.(Quelques efforts de rationalisation commencent toutefois à se manifester, tel au Dorval High School qui accueillera en septembre des anglophones sans distinction de religion.) C'est au niveau des classes d'accueil que la confusion linguistique risque de devenir tragique.Jusqu'à récemment, on n'autorisait de telles classes qu'en milieu français.Quand on sait qu'une classe d'accueil ne fonctionne qu'en français et vise à faire apprendre cette langue à ceux qui y sont étrangers, on comprend que le milieu environnant la classe d'accueil soit important.De plus, les élèves qui sont passés en classe d'accueil doivent normalement poursuivre leurs études en français.Or, le ministère permet maintenant l'ouverture de classes d'accueil en milieu anglophone espérant sans doute que, d'année en année, le secteur francophone s'y taille une place.(Ainsi, une commission scolaire de la région de Montréal compte ouvrir 30 classes d'accueil en milieu anglophone.) On peut sans doute comprendre la mansuétude du ministère de l'Education, soucieux d'aider les commissions scolaires anglo-protestantes à colmater les brèches que cause la loi 101 dans leurs rangs.En leur donnant la permission d'augmenter leurs effectifs décroissants à même les classes d'accueil, il calme sûrement leurs angoisses et leurs récriminations mais quelles garanties obtient-il en retour pour ces jeunes allophones?Jusqu'à quel point cette politique va-t-elle dans le sens francisant de la Charte de la langue française, se demande le Conseil.Garantir l'avenir C'est le mois prochain que la commission scolaire Sainte-Croix doit faire connaître sa décision sur la question d'inclure un groupe anglophone à la polyvalente Pierre-Laporte, de Ville Mont-Royal.Sera-t-elle sensible à l'appel à la prudence du Conseil de la langue française?Les parents le souhaitent, eux qui réclament pour leurs jeunes un milieu culturel «robuste», c'est-à-dire donnant toutes les garanties possibles d'épanouissement en français.On peut également se demander comment réagiront d'autres commissions scolaires qui font de la cohabitation linguistique une sorte de preuve de bon ententisme entre leurs communautés.Mais c'est surtout vers le ministère de l'Education que se tourne l'attention.Revisera-t-il cette politique curieuse qui lui permet de croire que la francisation de nouveaux arrivants peut se faire en milieu anglophone, par des classes d'accueil noyées au sein de classes anglaises?L'étude du Conseil de la langue française, encore toute préliminaire, aura du moins eu le mérite d'attirer l'attention sur le nombre énorme d'élèves soumis à ce régime bâtard de la cohabitation que l'on associe volontiers à la survivance française de l'Ouest ou même de l'Ontario.Mais dans le Québec d'aujourd'hui, ce genre d'exception est beaucoup trop répandu pour qu'on ne le remette pas en question.V.mit * ' ¦ t v% I iff ï *., y, \u2022 * it 11f ' ¦ L'achat d'un train LRC est plus visible que la modernisation de 100 kilomètres de voie ferrée.photo réal st-jean« la presse Les parcours trop longs Un cancer qui freine la relance des trains Guy PINARD La résistance des parents de Ville Mont-Royal n'aura pas été vaine pour empêcher la cohabitation linguistique à l'école Pierre-Laporte.photo j.-y.Létoumeau.la presse TANT ET aussi longtemps que les compagnies de chemin de fer continueront d'offrir des parcours inutilement longs, le train ne regagnera jamais ses lettres de noblesse auprès du voyageur nord-américain, même si elles devaient dépenser des millions pour faire l'acquisition de puissantes locomotives et de voitures ultra-modernes et confortables.Voilà la conclusion qu'on doit tirer après quelques voyages en train au cours de la dernière année, et suite aux pénibles audiences de la Commission canadienne des transports (CCT) au sujet des trains qui relient Montréal au lac Saint-Jean et au Nord-Ouest québécois.C'est un secret de polichinelle que les trains «se traînent les pieds en Amérique du Nord».Exception faite de quelques liaisons, comme le parcours Washington-New YOrk, où le Metroliner d'Amtrak mettait deux heures et demie (maintenant trois) à franchir la distance de 224 milles à une vitesse moyenne de 89.6 milles à l'heure, les trains, tant au Canada qu'aux Etats-Unis, sont d'une lenteur désespérante, bien souvent injustifiable.Pourtant, Amtrak aux Etats-Unis, tout comme Via Rail au Canada, ne craignent pas d'investir des centaines de millions dans l'achat d'un matériel capable de rouler à de grandes vitesses, susceptibles d'assurer la compétitivité du train face aux autres modes de transport collectif.Alors, direz-vous, où se situe le problème?Pourquoi les trains ne roulent-ils pas plus vite?La réponse \u2014 les audiences de la CCT nous ont fourni quelques éléments \u2014 réside chez les opérateurs qui, par souci de ponctualité rémunératrice, imposent des horaires trop longs aux exploitants, donnent trop souvent priorité aux convois de marchandises, puis plaident non coupable en évoquant le mauvais état de la voie ferrée.Autrement dit, on se retrouve devant une perspective désespérante: on achète du matériel moderne pour rouler vite, mais on ne roule pas vite parce que la voie ferrée ne le permet pas.D'abord la voie ferrée! L'évidence même semble le commander: il faudrait d'abord investir dans la voie ferrée, sinon l'exploitation rationnelle du matériel moderne est irréalisable.Malheureusement, le dilemme ne se résoud pas aussi facilement.D'autre part, pour un exploitant (Amtrak ou Via) désireux de relancer le train, l'achat d'un train LRC est beaucoup plus visible que la modernisation de 100 kilomètres de voie ferrée.Bonne décision de marketing sans doute, mais c'est hélas mettre la charrue devant les boeufs! Les compagnies ferroviaires ne sont pas les seules responsables de la situation.Depuis 20 ou 30 ans, les gouvernements nord-américains ont surtout investi dans les autoroutes, les aéroports et les routes.Et on pourrait même ajouter que le chemin de fer est le seul transporteur public qui est propriétaire de son infrastructure, qui doit l'entretenir, et dans lequel aucun gouvernement n'investissait jusqu'à ce que la faillite menace les compagnies les unes après les autres, au cours des années 60.Imaginez-vous ce que coûterait un billet d'avion si les sociétés aériennes devaient construire, financer et exploiter les aéroports, ou le prix d'un billet d'autocar si les sociétés de transport routier devaient assumer une partie du fardeau financier de l'infrastructure routière.Pour que le train effectue un retour fructueux dans l'esprit des gens et contribue à combattre l'éventuelle pénurie de carburants, le gouvernement fédéral devrait s'assurer que l'exploitant (Via Rail) comme les opérateurs (CP Rail et.CN Rail) vont prendre toutes les mesures possibles pour que les trains LRC puissent être exploités à leur maximum.Pour y parvenir, deux impératifs s'imposent: a) le parachèvement de la modernisation de la voie ferrée (déjà entreprise entre Montréal et Toronto) dans le corridor Québec-Windsor quitte à ce que le fédéral écope de la facture; b) le respect péremptoire par l'opérateur (CP Rail ou CN Rail) de la primauté des trains de passagers sur les convois de marchandises, afin d'offrir des horaires compétitifs.Toute planification qui sortait de ce cadre rigide risque de s'avérer un gaspillage de fonds publics et de provoquer une rentrée au musée très hâtive pour le train LRC.C'est là un des nombreux défis qui confronteront le futur ministre fédéral des Transports.I m 1 » i k : I \u2022 1 1 A 10 M c < c X r < t t.< r : r V SI w I pleins feux ¦ SUR L ACTUALITE MONTRÉAL, SAMEDI 8 MARS 1980 La maj orité des Québécois envisage de dire « NON 1 Non seulement une bonne moitié des Québécois sont portés à voter «NON» au référendum, mais encore ils croient et souhaitent que le gouvernement pé-quiste perde ce référendum et que l'option souvcraineté-asso-ciation soit défaite.Pour les auteurs du sondage CROP-Radio-Canada, la corrélation étroite entre les pourcentages de réponses à ces trois questions (52, 52 et 50 p.c.respectivement) est un bon indice de la justesse des résultats globaux de leur enquête.On peut aussi souligner le rapport étroit entre la proportion de tenants du «OUI» et celle de gens favorables à la souveraineté-association (41 et 42 p.c), et TEXTES: Pierre GRAVEL Yves LECLERC dans l'autre camp, entre les partisans du «NON» et ceux qui sont favorables au fédéralisme renouvelé (52 et 53 p.c).Dans l'ensemble, on peut donc supposer que les chiffres de ce sondage indiquent bien quel est Sondage CROP-Radio-Canada Par ailleurs, les Québécois sont plutôt sceptiques sur les chances de changements constitutionnels majeurs en cas de victoire du «NON» au référendum.Une bonne moitié d'entre eux pensent que le Québec ne pourrait obtenir que des changements mineurs à la Constitution (34 p.c.) ou même qu'il ne pourrait obtenir aucun changement (16 p.c), contre seulement 38 p.c selon lesquels des changements importants seraient encore possibles.Dernier point important quant à l'intention de vote des gens au référendum: dans la grande majorité des cas, que l'option choisie soit le «OUI» et le «NON», c'est une intention très ferme: les trois-quarts des répondants, dans les deux camps, affirment qu'il est «certain» ou «très probable» qu'ils voteront de la même façon au printemps qu'ils l'ont fait au cours du sondage, et un autre 12 à 15 p.c prévoient que c'est «assez probable».On peut donc, face à cette détermination, s'interroger sur l'efficacité que peut avoir, d'un côté comme de l'autre, la campagne référendaire, autrement que pour conserver les positions déjà acquises.Le facteur qui risquerait d'influencer le plus le résultat final serait qu'une partie des «indécis» habituels, éliminés par la technique de sondage choisie, décident de ne pas aller voter.Ce qui, avouent les auteurs du sondage, pourrait favoriser légèrement l'option souverainiste, car le profil de l'indécis moyen ressemble plus à celui du partisan du «NON» qu'à celui du tenant du «OUI».Tableau IV EFFETS ÉLECTORAUX \tOUI\tNON Vcte au référendum\t41\t52 \tP.Q.\tLIBÉRAUX Vote à l'élection\t36\t52 \tPLUS\tMOINS Satisfaction à l'égard du\t52\t47 gouvernement\t\t \tLÉVESQUE\tRYAN Popularité du chef\t44\t34 l'état d'esprit actuel des Québécois face à la question référendaire.Dans cette optique, il est intéressant de voir comment les répondants envisagent l'avenir, selon l'hypothèse d'une victoire ou d'une défaite du «OUI».Scénario du OUI Environ les deux-tiers des Québécois (63 p.c) considèrent que si, avec la question posée le 20 décembre, le gouvernement gagne le référendum, cela lui donne le mandat de négocier autant la souveraineté que l'association économique.Mais pour un nombre presque égal de répondants, la simple majorité des suffrages ne suffirait pas: 60 p.c estiment qu'il faudrait 55 pour cent de «OUI» et plus pour que le gouvernement ait un véritable mandat.Sur deux autres points, les gens sont fort divisés.Ce n'est que par 46 contre 43 pour cent que remporte le groupe qui juge que le résultat positif au référendum lierait tout autre parti qui prendrait le pouvoir.De même, 42 pour cent (contre 40) croient qu'en cas de victoire de l'option souverainiste, le reste du Canada accepterait de négocier.La thèse «optimiste» à ce sujet semble perdre du terrain: en novembre dernier, il n'y avait que 29 p.c des répondants qui croyaient que le reste du pays refuserait de négocier une nouvelle entente.Scénario du «NON» Dans le cas, au contraire, où le gouvernement du PQ perdrait le référendum, une pluralité des électeurs estiment qu'il devrait déclencher immédiatement des élections générales (42 p.c), tandis qu'une bonne minorité jugent qu'il devrait «décider de rester dans la Confédération» (34 p.c).Enfin, un groupe marginal mais en croissance (15 p.c.contre 7 en novembre) croient qu'il devrait tenir un autre référendum.Tableau I ÉVOLUTION DE L'INTENTION DE VOTE AU RÉFÉRENDUM QUESTION HYPOTHETIQUE: MANDAT DE NÉGOCIER QUESTION CONNUE 20 ]\t\t1 1 i i i i : i 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1\ti i i\ti i i i [ AOUT 77 SEPT 78 nOv 78 79 juin 79 nOv 79 F6V 80 Pour la première fois en deux ans et demi, l'option du «NON» au référendum sur la souveraineté-association a dépassé les 50 pow cent dans le sondage réalisé pour Radio-Canada par CROP.Anglophones opposés francophones divisés La majorité des Québécois qui a l'intention de voter «NON» au référendum se compose d'une forte minorité (46 p.c.) (tes électeurs francophones plus la quasi totalité (81 p.c.des électeurs non francophones.Les tenants du «OUI», eux sont pratiquement tous francophones (48 p.c.) (de ce groupe pour seulement 10 p.c.des non-francophones).En d'autres termes, le sondage de CROP-Radio-Canada indique qu'alors que les allophones québécois sont massivement opposés à la souveraineté-association, les francophones sont divisés en deux camps presque égaux à ce sujet.Dans la région de Montréal, où se retrouve la très grande 'majorité des anglophones du Québec, il y a par contre une majorité absolue de francophones qui voteraient «OUI» (51 p.c face à 41 p.c.de «NON»).Innovation méthodologique Le seul autre sous-groupe où le «OUI» recueille une majorité est celui des jeunes de 18 à 24 ans.Dans l'ensemble, si on tentait de faire les «portraits-robots» des partisans types des deux camps, on aurait ce qui suit: Le tenant du OUI C'est un homme, jeune, Montréalais francophone, de revenu moyen ou un peu au-dessus de la moyenne, ayant fait des études secondaires ou universitaires.Le tenant du NON C'est une femme, plus âgée, anglophone ou vivant à l'extérieur de Montréal, de revenu très bas ou nettement plus élevé que la moyenne, ayant fait des études secondaires.L'indécis C'est une femme, âgée de 55 ans et plus, Montréalaise, ayant quitté l'école après le primaire et gagnant moins de $10000 par an (la plus basse catégorie économique du sondage).Dans l'ensemble, les constantes remarquées dans les sondages précédents sur le même sujet demeurent: plus les gens sont jeunes et plus ils possèdent une scolarité élevée, plus ils sont favorables au «OUI», et vice versa.Les tenants de cette option se recrutent aussi surtout dans les catégories économiques moyennes, et sont à leur plus faible chez les «moins de $10000» et les «$30000 et plus».Par ailleurs, les auteurs du sondage soulignent une tendance constatée à leur enquête précédente en novembre, et qui se confirme encore plus nettement cette fois-ci: alors que jadis, les 18-24 ans et les 25-34 avaient tendance à réagir à peu près de la même façon, ils se distinguent nettement maintenant: par exemple, alors que chez les premiers il y a une nette majorité de «OUI», il y a une mince majorité de «NON» chez les seconds.Des caractéristiques différentes dans le déroulement du sondage Les résultats du sondage CROP-Radio-Canada rendus publics hier doivent être analysés en tenant compte à la fois d'une caractéristique ponctuelle et d'une innovation méthodologique qui les différencient des exercices du même genre effectués précédemment sur le même sujet.Il convient en effet de noter que les entrevues ont été effectuées entre les 29 janvier et 15 février derniers c'est-à-dire au paroxysme de la récente campagne électorale fédérale.Rien dans les résultats du sondage ne permet de quantifier l'impact réel du débat électoral sur les intentions de vote lors du référendum mais les responsables de l'enquête ont néanmoins tenu à mettre en garde les observa- teurs contre ce chevauchement des deux batailles: «Le fait que le sondage se soit déroulé en pleine campagne électorale fédérale (.) a sans doute aidé le Parti libéral du Québec» puisque les sondages effectués à la veille d'un scrutin fédéral révèlent habituellement un accroissement de la popularité du PLQ.Par ailleurs, au plan méthodologique, le présent relevé d'opinions présente deux caractéristiques qui le différencient de la plupart des autres sondages du même genre.Selon ce qu'indique le rapport officiel de synthèse, «Il fut réalisé au domicile des répondants.Un plus grand nombre de thèmes purent alors être examinés, ce qui est souvent difficile sinon impossible lorsque le sondage est conduit par téléphone».Les enquêteurs ont en outre «utilisé des bulletins de vote afin de permettre aux répondants d'exprimer leurs intentions de vote au référendum et à de futures élections provinciales.Chaque répondant déposait ses deux bulletins dans une boite, semblable à une boite de scrutin, ce qui lui assurait l'anonymat vis-à-vis de l'interviewer».Cette méthode a, bien sûr, permis d'abaisser à un niveau exceptionnellement bas le nombre des indécis mais les auteurs du sondage soulignent également le risque d'une telle démarche.Il demeure en effet que le fait que les interviewers se rendent au domicile de certains électeurs peut inciter certains d'entre eux qui n'ont nullement l'intention d'aller voter expriment spontanément aujourd'hui une intention de vote qui ne reflétera peut-être pas le jour du scrutin s'ils persistent dans leur intention plus ou moins avouée de ne pas se déplacer pour remplir leur devoir d'électeur.Au total l'échantillonnage de départ comportait 1,500 noms choisis selon la méthode proba-biliste dans la liste officielle des électeurs.Après exclusion des personnes ne correspondant pas aux critères retenus (déménagés, handicapés, etc.) 906 personnes sur 1,264 acceptèrent de répondre aux questions des enquêteurs ce qui représente un taux de réponse de 72 pour cent pour l'ensemble du Québec.Tableau III\t\t VOTE AU RÉFÉRENDUM\t\t SELON LES CARACTERISTIQUES\t\t \tOUI\tNON Hommes\t46\t49 Femmes\t36 \u2022\t56 Scolarité:\t\t 0-7 ans\t35\t55 8-12 ans\t42\t51 13 ans et plus\t45\t51 Montréal:\t\t francophones\t51\t41 non-francophones\t10\t80 Reste du Québec\t44\t51 TOTAL GÉNÉRAL\t41\t52 MONTREAL, SAMEDI 8 MARS 1 980 pleins feux ¦ SUR L'ACTUALITE La question référendaire est considérée «claire et honnête» La majorité des Québécois considèrent honnête et claire la question référendaire telle que proposée par le gouvernement Lévesque.Les questions posées lors du sondage CROP-Radio-Canada permettent de vérifier, à huit points de vue différents l'opinion des électeurs en ce qui a trait à l'option défendue par les partisans du OUI.Sur ces huit aspects mentionnés, sept reçoivent une évaluation positive de la part d'au moins la moitié des Québécois.Entre autres faits marquants, 64 pour cent des personnes interrogées estiment que la question telle que formulée est plutôt conforme à l'option constitutionnelle du Parti québécois alors que 57 pour cent la jugent plutôt honnête.Par ailleurs, 53 pour cent des répondants indiquent qu'à leur avis, la fameuse question permet aux Québécois de dire clairement s'ils sont en faveur ou non de la souveraineté du Québec et qu'elle indique bien ce à quoi les électeurs s'engagent en votant en sa faveur.Tableau II ÉVOLUTION DE LA POPULARITÉ DES PRINCIPALES OPTIONS FEDERATION RENOUVELEE \\ \\ \\ \\ STATU QUO t.SOUVERAINETE ASSOCIATION INDEPENDANCE .NOv 77 1U N 78 t~VT1 76 \u2022 ?79 s 79 79 iC.> 80 Tout en demeurant la plus populaire des quatre grandes options constitutionnelles, le «fédéralisme renouvelé» a suivi depuis deux ans une courbe généralement descendante, tandis que les trois autres choix demeuraient à un niveau presque constant.Sondage CROP-Radio-Canada Plus de la moitié des Québécois (52 p.c.) affirment en outre que la question leur apparaît claire alors que 51 pour cent d'entre eux prétendent qu'elle permet aux électeurs de dire clairement s'ils sont d'accord ou non avec une association économique avec le reste du Canada.Seul point sur huit qui ne rallie pas les vues de la majorité absolue des répondants même si le plus grand nombre s'en déclare satisfait: 43 pour cent des Québécois considèrent qu'elle permet aux électeurs de dire clairement s'ils estiment que la souveraineté-association telle que proposée est la meilleure manière d'arriver à un tel type d'accord avec le reste du Canada.Fait à remarquer, il n'y a pas de parfaite adéquation entre le fait de juger positivement de la question référendaire et celui de voter OUI.Ainsi, 19 pour cent de ceux qui ont l'intention de voter affirmativement jugent négativement la question comparativement à 31 pour cent qui sont dans la situation inverse.On note également une distinction linguistique importante dans l'appréciation de la question référendaire: 57 pour cent déclarent en avoir une perception positive alors que seulement 27 pour cent des non-francophones émettent un jugement semblable à ce sujet.Résultat paradoxal Un gouvernement dont la population est généralement satisfaite, dirigé par un chef populaire, mais qui subirait une cuisante défaite s'il déclenchait une élection: voilà le tableau paradoxal que trace le sondage CROP-Radio-Canada de la situation politique actuelle au Québec.D'une part (voir le tableau IV) le premier ministre René Lévesque jouit d'une popularité plus forte que celle de son parti (44 p.cent contre 36); de l'autre, le chef libéral Claude Ryan est nettement à la remorque de sa formation politique (34 p.cent contre 52).Vu sous un autre angle, on a un degré de satisfaction fort respectable (52 p.cent) qui, dans un contexe normal, suffirait à assurer la réélection du gouvernement qui en jouit.Pour les politi-cologues, le taux de satisfaction est habituellement un aussi bon, Tendance à voter comme son parti L'option référendaire colore fortement toute la scène politique au Québec, s'il faut en coire les résultats du sondage CROP-Radio-Canada.En effet, il existe une très forte corrélation entre la proportion des gens ayant l'intention de voter pour chacun des grands partis politiques, et celle des électeurs qui entendent appuyer les options de ces partis au référendum.Ainsi, 52 pour cent des Québécois auraient voté pour le Parti libéral dans une élection il y a un mois, précisément la même proportion que pour le «NON» au référendum.De même, 36 pour cent auraient favorisé le Parti québécois, à peine un peu moins que ceux qui auraient opté pour le «OUI».Les très faibles scores réalisés par les tiers partis (2 p.c.chacun à l'Union nationale et aux crédi-tistes) et l'absence d'indécis (à peine 6 p.c.) confirment bien le retour massif du bipartisme en politique québécoise.Cette polarisation est visiblement liée aux options constitutionnelles: 76 pour cent des tenants du «OUI» auraient choisi le P.Q.dans une élection, et 81 pour cent des tenants du «NON» le Parti libéral.Des correspondances presque aussi étroites se produisent quand on analyse l'é-lectorat selon la langue parlée: les francophones sont également divisés entre les deux grands partis (43contre 44 p.c), alors que les non-francophones sont «tout rouges» (86 p.c.contre 5).Il n'y a qu'au plan des groupes d'âge qu'on constate certaines différences entre les votes électoral et référendaire: ici, les 18-24 ans et les 25-34 ans votent également pour les deux partis (47 contre 47, et 44 contre 46), alors qu'ils sont en majorité dans les camps opposés pour le référendum.Cependant, les électeurs plus Agés favorisent les libéraux de la même façon qu'ils privilégient le «NON».Une autre légère dérogation à ce respect scrupuleux pour la «ligne de parti»: un 20 pour cent de «OUI rouges» qui d'ailleurs se retrouvent, depuis un certain temps d'un sondage à l'autre.Même si le sondage n'élabore pas à ce sujet, il semble clair qu'il s'agit là d'une minorité nationaliste encore existante, quoique fort discrète, parmi les fidèles libéraux.Ce qui paraît confirmer ce fait, c'est qu'alors que la quasi totalité (87 p.c.) des électeurs du P.Q.favorisent l'option constitutionnelle souverainiste, seulement 7 libéraux sur 10 sont favorables au fédéralisme renouvelé.Phénomène qui, lui aussi, se perpétue d'une enquête à l'autre.sinon meilleur indice, des fortunes d'un régime que l'intention de vote.Or, notent les auteurs du sondage, «sans répartition des indécis, le Parti libéral est maintenant plus populaire qu'il ne l'a été à aucun moment depuis sa défaite de novembre 1976», alors que le Parti québécois se retrouve légèrement au-dessous du niveau où il tendait à se maintenir depuis cette époque.Même s'ils n'en parlent pas dans leur texte, les gens de CROP et du Service des recherches de Radio-Canada l'ont indiqué clairement au cours d'un «briefing» des journalistes hier midi: cette situation contradictoire est l'effet direct des réactions de l'électorat aux enjeux constitutionnels.En effet, ont-ils souligné, la courbe de popularité des partis répond non pas aux facteurs habituels (popularité des chefs, taux de satisfaction ou d'insatisfaction), mais de façon presque exacte aux fluctuations des opinions sur la question constitutionnelle et référendaire.Ce qui, a avancé un analyste, pourrait avoir un effet curieux.Il se pourrait qu'une défaite de l'option souveraineté-association au référendum dégage une partie de l'électorat de ses inquiétudes quant à l'avenir du pays et lui permette de voter pour un «bon gouvernement» péquiste! Certains éléments souverainistes: oui; le concept : non ! Considéré globalement, le concept de souveraineté-association ne recueille l'assentiment que d'un peu plus de quarante pour cent de l'ensemble des Québécois.Envisagés séparément, cependant, les dix attributs les plus importants d'un Québec souverain tel qu'imaginé par le Parti québécois sont beaucoup plus largement acceptés.En fait, ainsi que l'indique le tableau V, la moitié de ces différents points emportent l'approbation de plus de cinquante pour cent des Québécois.Au total, la majorité des personnes interrogées (51%) sont tout à fait d'accord ou plutôt d'accord (48%) avec les éléments souverainistes ou asso-ciationnistes qui leur ont été mentionnés par les enquêteurs.«Autres» options inconnues Les Québécois connaissent mieux les éléments de la question que les détails des Livres blanc et beige TABLEAU V Proportion de Québécois d'accord pour que.le Québec, s'il était souverain, ait la même monnaie que le reste du Canada 83% les anglophones du Québec gardent les droits qu'ils ont actuellement 82% le Québec, s'il était souverain, ait une association économique avec le reste du Canada 79% il n'y ait pas de douanes entre le Québec et le reste du Canada 75% le gouvernement du Québec soit le seul gouvernement à percevoir les impôts des Québécois 56% le gouvernement du Québec soit le seul gouvernement à faire des lois pour les Québécois 48% le gouvernement du Québec soit le seul gouvernement responsable des relations extérieures du Québec 45% le Québec n'élise plus de députés à Ottawa 36% le Québec ait sa propre armée 30% il y ait un passeport québécois 26% Les Québécois connaissent beaucoup mieux les éléments de réforme constitutionnelle décrits dans la question qui leur sera posée lors du référendum que les propositions plus détaillées dans les livres blanc et beige publiés respectivement par le gouvernement du Parti québécois de René Lévesque et par le Parti libéral dirigé par Claude Ryan.En fait, plus des deux tiers des personnes interrogées lors de la cueillette des données du sondage CROP-Radio-Canada, entre le 29 janvier et le 15 février, ont déclaré avoir entendu parler de la question à laquelle ils seront invités à répondre au début de juin.Plus encore, les quatre aspects de la souveraineté-association mentionnés dans la question sont connus par la majorité des Québécois: 78 pour cent savent ce qui adviendrait de leurs impôts, 69 pour cent du pouvoir de faire des lois; 65 pour cent du contrôle des relations extérieures et 59 pour cent connaissent le projet péquiste en ce qui a trait à la monnaie.Un peu plus de la moitié des Québécois (54 p.c.) savent que le gouvernement s'est engagé, s'il gagne son référendum, à en tenir un second pour permettre aux électeurs de se prononcer sur le résultat de ses négociations avec Ottawa.Cette connaissance des éléments clés de la question référendaire n'est cependant pas nouvelle puisqu'elle se dégageait déjà des autres sondages effectués par Radio-Canada-CROP depuis juin 1978.Une comparaison de ces résultats passés et actuels indique aussi que le nombre de Québécois connais- Lévesque et Morin: pas de commentaires SHERBROOKE (PC) \u2014 Le premier ministre du Québec, M.René Lévesque et le ministre des Affaires intergouvernementales, M.Claude Morin, ont refusé vendredi de commenter les résultats du sondage de la Société Radio-Canada sur la souveraineté-association.M.Lévesque a sèchement indiqué aux journalistes qu'il ne commenterait pas à fond les résultats avant d'avoir pris connaissance des détails du sondage.il sant les autres aspects de la souveraineté-association décrits dans le Livre blanc du Parti Québécois n'a pas augmenté depuis sa publication.En ce qui a trait aux autres options constitutionnelles que la souveraineté-association sur lesquelles les Québécois pourraient avoir à se faire une opinion, il est remarquable qu'au moment où les interviews ont été effectuées, près des deux tiers des Québécois (63 p.c.) n'avaient pas encore entendu parler du Livre beige du Parti libéral pourtant publié trois semaines plus tôt.Parmi la minorité d'électeurs qui a déclaré avoir eu connaissance de sa publication, la plupart savaient que ce document concerne l'ensemble du Canada.Leur nombre est cependant beaucoup plus partagé lorsqu'on les interroge sur le statut qu'aurait le Québec dans une constitution renouvelée selon les désirs des auteurs du Livre beige.Signalons enfin que la grande majorité des Québécois (86 p.c.) déclare ne pas avoir entendu parler de projets constitutionnels autres que ceux mis de l'avant par les groupes dirigés par René Lévesque et Claude Hyan. A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 MARS 1 980 Dur été pour les députés fédéraux OTTAWA (PC) \u2014 Les députés élus le mois dernier devront probablement siéger aux Communes une partie de l'été, peut-être jusqu'en août, pour régler des questions dont certaines datent de novembre 1978, ont déclaré hier des libéraux.Les députés se réuniront le 14 avril et seront mis au courant des projets du gouvernement quand le gouverneur général, M.Edward Schreyer, lira le discours du Trône.Mais il est improbable qu'ils aient à se prononcer sur plusieurs politiques nouvelles à compter de ce jour-là et jusqu'à l'ajourene-ment.Ils devront disposer de nombreuses affaires accumulées depuis un an alors que les Cana- diens ont voté et changé de gouvernement deux fois.M.Yvon Pinard, nouveau président du Conseil privé, a fait connaître, hier, l'horaire des deux premiers jours de la session.Les Communes siégeront à 9h30 le matin de l'ouverture de la session pour procéder à la formalité de l'élection de Mme Jeanne Sauvé à la présidence.À 11 heures, lecture du discours du Trône, à 14 heures, deux libéraux proposeront l'adoption de ce discours.Le lendemain, M.Trudeau reprendra son ancien rôle, répondant aux questions de l'Opposition durant la première période de questions.Ensuite commencera le débat sur l'adresse en réponse au discours, MM.Clark, Trudeau et Broadbent parlant tour à tour dans cet ordre.Avant de prendre des vacances, les députés devront aussi se prononcer sur une vingtaine de projets de loi, dont un sur les banques, approuver les prévisions budgétaires pour Tannée financière commençant le premier avril et le budget que M.Allan MacEa-chen doit présenter en fin de printemps.Les banques Le budget présenté par M.Jean Chrétien, en novembre 1978, supposait plusieurs projets de loi qui n'ont pas encore été discutés.Le gouvernement libéral a dis- Davis n'aura pas tâche facile en 1980 par Rhéal BERCIER de notre bureau de Toronto TORONTO \u2014 Les activités parlementaires à l'Assemblée législative de l'Ontario promettent d'être plus animées en 1980.Le chef de l'Opposition libérale, Stuart Smith, qui soutient le gouvernement minoritaire conservateur depuis 1977, lui a signifié récemment que ses jours au pouvoir sont comptés.Le premier ministre, William Davis, a rétorqué que les Onta-riens ne veulent pas d'une autre élection et a clairement indiqué qu'il n'entend pas faire appel au peuple avant 1981, alors que son mandat sera complété.Mais l'avertissement du chef libéral a pris tout le monde par surprise, spécialement les deux autres parties qui évoluent sur la scène politique provinciale.Quant aux observateurs à Queen's Park, ils ne croient pas à l'éventualité d'une défaite du gouvernement parce que, disent-ils, il n'existe vraiment pas de sujet controversé susceptible de renverser le Parti conservateur, bien en selle à Toronto depuis maintenant 37 ans, dont neuf ans sous le règne de M.Davis.Position des partis La composition de l'Assemblée législative de l'Ontario se lit présentement comme suit: 58 PC, 34 PL et 33 NPD.A différentes reprises, dans le passé, le NPD a tenté, par des propositions de non confiance, J Le chef du NPD.Michael Cassidy, n'a pas encore su vraiment s'imposer.Pour le chef de l'opposition libérale, Stuart Smith, les jours du gouvernement sont comptés.d'entraîner la chute du gouvernement, mais les libéraux sont constamment venus à la rescousse du parti au pouvoir.À une seule occasion, M.Smith avait menacé le gouvernement de lui retirer son appui.C'était quand le PC a voulu augmenter les primes d'assurance-maladie de plus du tiers.À la dernière minute, le gouvernement, craignant le pire, a retiré cette mesure.S'il n'y a pas d'élection cette année, le gouvernement ontarien aura complété un mandat de quatre ans; ce qui constitue une réelle prouesse politique compte tenu du fait que jamais depuis 1967 les six gouvernements minoritaires élus à Ottawa n'ont pu survivre durant un même laps de temps.Si le PC perdait le pouvoir, c'est le NPD qui risque, dans ces circonstances, de faire les frais d'un scrutin populaire.Il y est bien mal préparé.Son chef, Michael Cassidy, n'a pas encore su vraiment s'imposer après le départ de son prédécesseur, Stephen Lewis, qui avait à son compte une stature et une image qui dépassaient même le cadre provincial.Son ascension Elu chef des libéraux en janvier 1976, M.Smith, par contre, a su s'imposer en politique à Queen's Park.Elu en 1975 dans le comté de Hamilton Ouest, il faisait mor- dre la poussière au député conservateur sortant dès sa première tentative électorale.Il prenait cette circonscription aux libéraux, comté qui avait été toujours représenté par les conservateurs depuis sa création, en 1946.Il succédait au chef libéral Robert Nixon un an plus tard.Lors des élections suivantes, il élevait les libéraux au statut d'Opposition officielle, recueillant plus de sièges que le NPD.Fort de la dernière victoire libérale fédérale et de la presque déconfiture des conservateurs en Ontario, il veut aussi éviter que le PC se présente l'an prochain devant les électeurs avec la preuve qu'un gouvernement minoritaire conservateur peut très bien administrer la province.Tout comme M.Davis et Cassidy, M.Smith a pris une part active à la campagne qui a précédé l'élection du 18 février.«J'ai accepté 24 engagements, indique-t-il à LA PRESSE, spécialement dans des comtés où les libéraux ont des meilleures chances de l'emporter lors des prochaines élections provinciales.Ceux qui sont élus au niveau fédéral m'ont promis leur appui.» Egalement, il estime que M.Davis a perdu beaucoup de crédibilité lors de l'affrontement électoral fédéral.«Il a fait passer son intérêt partisan avant l'intérêt des Ontariens», souligne-t-il en rappelant le désaccord du premier ministre à l'égard du budget de John Crosbie et le fait qu'il a appuyé quand même Joe Clark et les conservateurs.Les enjeux?Mais il admet qu'il existe peu d'enjeux réels susceptibles jusqu'à maintenant de provoquer une élection hâtive.«Les Ontariens pensent que leur vrai gouvernement est à Ottawa.Pour eux, TOntario, c'est le Canada.» M.Smith ne veut pas livrer sa stratégie à cet égard.Il attend «l'occasion».Entre-temps, il donne une indication de ce que sera la session parlementaire qui s'ouvre mardi.Les conservateurs vont chercher à éviter la confrontation tandis que les néo-démocrates vont être placés dans une très inconfortable position.Pour une fois depuis longtemps, il semble qu'il y aura du sport à Queen's Park.n 5 Résurrection de Loto Canada L'Ontario prête à traîner Ottawa devant la Cour D'après UPC \u2014 L'Ontario traînera le gouvernement fédéral devant la Cour si Ottawa tente de reprendre le contrôle des loteries, contrôle transmis aux provinces sous l'ancien gouvernement conservateur.C'est ce qu'a déclaré hier le ministre ontarien des Loisirs, H.Reuben Baetz.Il répond ainsi à M.Gerald Regan, ministre des Sports sous le nouveau gouvernement Trudeau, qui a fait connaître jeudi son intention d'étudier la possibilité de redonner au gouvernement fédéral le contrôle de Loto Canada, en renversant la loi adoptée sous le gouvernement Clark.«Si M.Regan désire agir sans nous consulter, je lui dis ceci: nous nous reverrons en cour», a déclaré le ministre ontarien.Mme Campagnolo Sous l'ancien gouvernement libéral, l'entente conclue avec les gouvernements provinciaux était le suivante; le gouvernement central s'occupait des loteries où les billets valaient plus de $9 et laissait aux provinces le contrôle des loteries où les billets étaient inférieurs à $9.Sous le gouvernement Clark, toutes les loteries étaient régies par les gouvernements provinciaux.Selon M.Baetz, les provinces Gerald Regan qui n'ont jamais été satisfaites de l'entente conclue avec les libéraux, avaient accueilli favorablement la décision de M.Clark.«Nous n'avons jamais pu nous entendre vraiment avec l'ancien ministre des Sports et Loisirs sous le gouvernement libéral, Mme Iona Campagnolo.J'espère que nous ne jouerons l'acte II de la même pièce avec M.Regan», a-t-il déclaré.Pour sa part, M.Kegan a dit jeudi que si les conservateurs ont pu modifier une entente qui avait été conclue avec les provinces du temps des libéraux, il n'y a rien qui s'oppose à ce que les libéraux modifient une entente conclue du temps des conservateurs.Le ministre a ajouté qu'il voulait être certain de disposer de fonds suffisants pour encourager le sport amateur au Canada et que Loto Canada constituait une source importante de revenus à cette fin.A ce sujet, M.Baetz a rappelé que d'après l'entente convenue avec les conservateurs, les provinces se sont engagées à remettre $24 millions par année au gouvernement fédéral en puisant dans les revenus provenant des loteries.Ce montant que le fédéral comptait investir dans les activités culturelles et sportives représentait, selon M.Baetz, dix fois plus que ce que le gouvernement fédéral a jamais investi dans ce secteur.Toutefois, M.Regan a déclaré hier, au cours d'une entrevue à la radio, que le gouvernement fédéral pouvait tout simplement établir une nouvelle loterie fédérale s'il n'arrivait pas à reprendre le contrôle du fonds de Loto Canada.7 sous les chambres en mars dernier et fixé les élections au 22 mai.Alors fut élu le gouvernement conservateur minoritaire de M.Clark.Il a présenté quelques pro-jets de loi en suspens jusqu'à sa défaite aux Communes en décembre, qui a provoqué les élections du 18 février.Les libéraux ont alors repris le pouvoir et il reste beaucoup d'affaires en suspens.L'un des projets de loi les plus importants est celui des banques.La loi qui les régit est en principe étudiée, amendée si nécessaire et approuvée par le Parlement tous les cinq ans.Pour diverses raisons, la loi des banques a été prolongée trois fois pour un an.La dernière prolonga- tion expire le 30 mai et le gouvernement a bien l'intention de faire voter auparavant les amendements.Les deux élections et le fait que le Parlement ne siégera pas avant le mois prochain font que l'on doit encore approuver $53 millions de dépenses prévues jusqu'à la fin de l'année financière se terminant le 31 mars.Les crédits furent d'abord présentés en février de l'an dernier, puis en octobre, et n'ont jamais été votés.Les dépenses du gouvernement au jour le jour sont payées grâce à des mandats spéciaux du gouverneur général, qui ne sont soumis aux députés qu'après que les fonds ont été dépensés.M.Donald Johnston, nouveau président du Conseil du Trésor, prépare actuellement les demandes de crédits pour la prochaine année financière.Selon William Davis, les Ontariens ne veulent pas d'une autre élection.Préparation du discours du Trône Le «comité de la plate-forme» se réunit demain OTTAWA (PC) \u2014 Le comité du programme du Parti libéral du Canada, dit le «comité de la plate-forme», se réunit demain, à Ottawa, pour procéder à un exament rétrospectif de la dernière campagne électorale fédérale et étudier diverses suggestions à faire au gouvernement Trudeau.Ce comité, qui a été créé peu après le déclenchement de la campagne électorale, examinera les déclarations de politiques du Parti libéral au cours de la dernière campagne et discutera des propositions à soumettre au gouvernement en prévision du discours du Trône.Cette rencontre est la troisième du comité, qui s'est déjà réuni à la fin de décembre et au début de janvier.Le comité se compose de 40 personnes, dont 20 membres au caucus et 20 représentants du parti provenant des différentes régions du pays; il est présidé par le ministre des Finances, M.Allan MacEachen, et coprésidé par Mme Lorna Marsden, vice-présidente du parti, et Mme Céline Hervieux-Payette, responsable de la commission politique libérale.note?politiques On est toujours trahi par les siens! C'est ce qu'ont douloureusement découvert hier les dirigeants du réseau français de Radio-Canada au moment de la publication des résultats de son plus récent sondage sur les intentions de vote des Québécois lors du prochain référendum constitutionnel.Une trentaine de journalistes, réunis pour la circonstance, avaient en effet été prévenus de devoir respecter une consigne d'interdiction de rendre ces résultats publics avant la diffusion d'une émission télévisée de Radio-Canada hier soir à 21 heures.On imagine facilement la consternation des autorités du réseau d'Etat lorsqu'elles furent informées que le correspondant local du réseau radiophonique anglais du CBC en avait sa manchette au bulletin de nouvelles de 13 heures.Dans les circonstances, les responsables de l'information française se sont résignés à autoriser la diffusion de certains résultats en se contentant d'inviter le public à synthoniser la télévision de Radio-Canada plus tard en fin de soirée pour en savoir plus long.Fabien Roy ferait «le saut» A peine arrivé de vacances en Jamaïque, le chef du Parti crédit social du Canada, M.Fabien Roy a eu de nombreuses rencontres avec des «organisateurs et des amis» du comté de Frontenac en vue de son éventuelle candidature dans cette circonscription pour les élections qui auront lieu le 24 mars.Au cours d'une conversation téléphonique, M.Roy a indiqué qu'il donnera une conférence de presse, dimanche, où il fera connaître sa décision.Cette élection complémentaire a été rendue nécessaire à la suite de la mort, en pleine campagne électorale, du candidat créditiste Nelson Lessard.Selon le ton des confidences de M.Roy, il semble bien que ce dernier fera «le saut» dans le comté voisin de la Beau-ce où il a été défait lors de l'élection du 18 février.«Les gens de Frontenac n'ont sûrement pas de cadeau à faire aux libéraux», a dit l'ancien député de Beauce-Sud à l'Assemblée nationale».M.Roy a fait ce commentaire avant de rencontrer, à Québec, les membres de son parti dans le but de faire le bilan de la dernière campagne qui a éliminé la représentation du Crédit social à la Chambre des communes.La retraite serait loin pour Trudeau Si ce sont les menaces à l'unité canadienne qui incitent le premier ministre Pierre Trudeau à demeurer à son poste, il n'est pas à la veille de prendre sa retraite.Du moins si l'on en juge par un certain nombre de déclarations, faites le même jour, jeudi, dans divers coins du Canada et qui permettent de croire que, cette fois, le danger ne vient plus seulement du Québec.A Edmonton, en Alberta, un homme d'affaires, Elmer Knut-son, affirme avoir reçu l'appui spontané de 600 personnes après avoir réclamé, dans une lettre ouverte à un journal local, la formation d'un Etat indépendant constitué des quatre provinces de l'Ouest canadien et qui s'appellerait le «Westfed».Du même coup, il demande que si le Québec ne quitte pas le Canada de son propre chef, il devrait en être exclu parce qu'il domine le Parti libéraTfédéral lequel domine à son tour l'ensemble du pays.Au même moment, le chef libéral de l'Alberta, Nick Taylor, lui prédit rien de moins que l'éclatement de Terre-Neuve dont le Labrador voudra se séparer afin de garder pour lui ses ressources naturelles.Parallèlement, à Vancouver, Stan Bennet, du Western National Party engage la bataille pour «la séparation totale et non la souveraineté-association» des provinces de l'Ouest auxquelles pourraient se greffer le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest.Les «dents» de Mme Leblanc Mme Denise Leblanc, député des Iles-de-la-Madeleine, a décidé de sortir les «dents» contre les «mauvais libéraux» fédéraux en ce qui concerne les «tergiversations» de ces derniers concernant le financement de l'exploitation de la mine de sel dans sa circonscription.Le député des lies n'est pas du tout contente de la dernière déclaration du nouveau ministre de l'Expansion économique régionale, M.Pierre de Bané, qui a dit qu'avant de verser les $17 millions pour permettre l'exploitation de ce gisement il fallait étudier l'ensemble du marché canadien».Le coût d'exploitation de ces mines est de $54 millions et les ambitions de SOQUEM à ce sujet ont été contestées par les compagnies canadiennes de sel de la Nouvelle-Ecosse et de l'Ontario qui approvisionnent actuellement le marché du Québec.Mme Leblanc se demande s'il ne faudrait pas une «opération dignité Madelinienne» pour corriger les travers adoptés avec «une rapidité inquiétante» par le ministre libéral.Un peu d'histoire A trop braquer exclusivement son attention sur l'avenir du Québec, on peut en venir à oublier que l'histoire n'est pas née avec l'avènement de la Révolution tranquille.Les deux plus récentes parutions des Editions du Boréal Express permettent à ce propos de retracer dans un passé beaucoup plus lointain l'origine de phénomènes sociaux qui sont encore dans la plus brûlante actualité: Le Mouvement ouvrier au Québec qui retrace l'histoire de la lutte ouvrière depuis le milieu du 19e siècle jusqu'à nos jours et Agriculture et colonisation au Québec qui couvre toute la période depuis 1850 jusqu'à la loi récente sur le zonage agricole.M I 111 ¦ MB m Fabien Roy ¦ Pierre Trudeau Denise Leblanc ¦ - - LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 MARS 1980 A 13 Chute sur un trottoir glacé Montréal devra verser $1 7,396 à la victime «Si la Ville préfère épargner du sable et encourir le risque de quelques accidents, elle doit également assumer le risque d'avoir à indemniser quelques victimes».C'est ce qu'a souligné le juge Yvan Bi-saillon, de la Cour supérieure, hier, en condamnant Montréal à verser des dommages de $17,396 à un résidant de l'avenue du Parc, M.Max Pelkowitz, qui s'était brisé une jambe en tombant sur un trottoir glacé, près de l'endroit où il travaillait, rueCasgrain.Dans ce cas, il va sans dire, la Ville n'a-, vait pu invoquer, comme elle pourrait le faire présentement, les circonstances incontrôlables ou «Pact of God» constitué par la grève des cols bleus.On s'était plutôt défendu sur le fait que si des abrasifs n'avaient pas encore été répandus à cet endroit, deux jours après la chute de 14 centimètres de neige, c'est qu'on attend généralement, pour en déposer sur les trottoirs, que non seulement le déblayage mais également le ramassage de la neige aient été faits.Et cela, évidemment, pour éviter que l'on ramasse le sable et le sel en même temps que la neige, si on répand trop tôt.Dans son cas, M.Palkowitz avait dû passer 104 jours dans un centre de convalescence, et suivre des traitements de physiothérapie pendant six semaines ensuite.Et, encore aujourd'hui, il ressent souvent des douleurs dans son membre avarié.Alain Fournier écope de 15 ans de bagne f le viol d'une ieune fil Un jeune homme de 25 ans, Alain Fournier, a été condamné à quinze années de pénitencier, hier, par le juge Maurice Johnson, après s'être reconnu coupable d'avoir violé une jeune fille de 18 ans, au dernier étage d'un immeuble d'appartements du centre-ville.La jeune victime remplaçait temporairement le concierge des lieux, au moment de l'incident.La veille, elle avait fait demander un plombier pour réparer un bris, dans un appartement.Le lendemain, Fournier se présenta lui-même comme plombier, en disant venir réparer un tuyau, au dix-huitième étage.Une fois dans un escalier de service, il menaça la jeune fille d'un revolver et d'un couteau, puis l'entraî- na dans la pièce réservée aux compresseurs, où il la força à se déshabiller.Le reste s'ensuivit.En partant, il lui recommanda par ailleurs de compter jusqu'à 500, avant de sortir de l'endroit.Devant la cour, le procureur de la Couronne, Me Philip Schneider, soumit que la preuve était à l'effet que l'accusé n'avait pas agi sous l'inspiration du moment, mais qu'il l'avait prémédité, et que même s'il n'avait pas d'antécédents pour crimes sexuels, son dossier était quand même chargé.Le juge Johnson, pour sa part, souligna, en condamnant le prévenu, que le public se plaignait peut-être à bon droit que les sentences imposées par les juges, pour des délits de ce genre, n'étaient généralement pas assez sévères.Pour ceux qui ne «prisent» pas la cigarette.Une nouvelle offensive contre les cigarettes vient d'être lancée en Grande-Bretagne.Mais cette fois le bénéficiaire en est curieusement le tabac à priser, jugé moins dangereux, notamment parce qu'il évite l'inhalation des charbons et des oxydes produits par la combustion du tabac.La prise remplace en outre «relativement facilement» la cigarette ou le cigare parce qu'elle fournit aux intoxiqués ce dont ils ont besoin, la nicotine.Voici la piscine exclusive de Kayak qui offre plus que les piscines hors-terre et creusées con-.nues.Voici quelques caractéristiques très précises à Kayak.OUVERT LE DIMANCHE De 12 h à 17 h ¦ » ¦ \u2022 s V I i COMMANDEZ MAINTENANT! 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