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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Le monde
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1980-04-26, Collections de BAnQ.

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[" t » Il - Surprise et inquiétude dans le monde C2 Téhéran avait été prévenu du raid il y a 2 semaines Sévère mise en garde de l'Iran C2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AVRIL 1980 CAJ II»; G L'OPERATION FIASCO Plusieurs questions restent sans réponse d'après UPI, AFP et AP Une mission de sauvetage ultra-secrète montée par l'armée américaine pour tenter de libérer les otages de Téhéran s'est soldée par un échec, dû à la malchance qui était également au rendez-vous.Mais les grandes lignes de l'opération ont été fournies hier au Pentagone par le secrétaire à la Défense, M.Harold Brown, qui a confirmé la mort de huit des participants dans un coin reculé et désertique de l'Iran et qui a toutefois ajouté que les Etats-Unis sont déterminés plus que jamais à mettre fin à cette crise irano-américaine, d'une façon ou de l'autre, sans préciser davantage.Des ennuis mécaniques aux hélicoptères impliqués dans cette mission extrêmement délicate sont la cause directe de l'échec de cette mission.C'est pourquoi, dans le monde entier on se pose maintenant des questions qui demeurent sans réponse, savoir: «Que se serait-il passé si les hélicoptères n'étaient pas tombés en panne?» M.Harold Brown, en apportant hier des informations incomplètes sur le déroulement de l'opération, est resté muet à ce dernier sujet.À aucun moment, il n'a même évoqué comment se serait déroulée la deuxième phase de l'opération.11 n'a pas dit non plus si le commando américain était assuré de certaines complicités à Téhéran pour se rendre maître de l'ambassade où sont détenus les otages.Et à supposer que les otages aient pu être libérés, leur transport vers le point de rendez-vous où les attendaient les avions C-130 aurait-il pu s'effectuer sans intervention de l'armée de l'air iranienne?C'est jeudi soir, à 22 heures, à Washington, dans la salle de commandement ultra-secrète du Pentagone, que le général David Jones, chef d'état-major interarmes, déclenche l'opération.Vers minuit, les rotors de huit gros hélicoptères RH-53 se mettent à tourner sur le pont du porte-avions Nimitz, au large des côtes iraniennes, dans la mer d'Oman.Trois heures plus tard, ils doivent se poser à Posht Badam, une petite localité poussiéreuse à 300 kilomètres au sud-est de Téhéran, lieu de rendez-vous.La malchance les attend.Un premier hélicoptère n'arrivera jamais à destination, un ennui technique le forçant à se poser en catastrophe ailleurs.Son équipage est récupéré par un deuxième hélicoptère tandis qu'un troisième appareil géant fait aussi demi-tour à la suite d'un mauvais fonctionnement de ses instruments.Rien ne va plus.Le général Jones téléphone au président Carter et il faut annuler l'opération, d'autant plus qu'un bus iranien circulant dans la nuit repère les avions militaires américains.Le commando américain s'empresse de placer les 53 passagers sous bonne garde et peu après Tordre arrive définitivement de plier bagage.Dans la précipitation du départ, un des six avions de transport Hercules C-130 qui s'étaient posés à l'endroit convenu, heurte de plein fouet un hélicoptère.L'explosion des deux appareils fait huit morts et quatre blessés, ces derniers affreusement brûlés.Les morts sont abandonnés sur place, les blessés hissés dans les cinq autres C-130 qui décollent pour une destination inconnue, peut-être l'Egypte ou le Pakistan.Le commando composé de 90 hommes qui s'entraînait en vue d'une telle opération depuis plusieurs semaines et de façon intensive depuis deux semaines, abandonne derrière lui les otages non libérés, des cadavres, les carcasses fumantes de deux appareils, un hélicoptère en panne et quatre autres en parfait état.Tous les membres du commando étaient des volontaires, a spécifié M.Brown.«Nous pouvons être fiers d'eux et le peuple américain leur doit beaucoup de gratitude.Ils se sont conduits avec courage.Quant aux dépouilles mortelles de ceux tombés en Iran, nous avons entrepris des démarches diplomatiques afin de les recouvrer».Incidemment, leurs noms n'ont pas encore été divulgués.Enfin, le président Carter.et M.Brown ont laissé entendre que les USA pourraient tenter une autre mission de sauvetage des otages, ou une opération mi-litaire.«Nous sommes désappointés, mais nous n'abandonnerons pas nos eîîorts», a déclaré M.Carter.Le porte-avions Nimitz, point de départ téléphoto PA Coup redoutable pour Carter aux USA et à l'étranger WASHINGTON (AFP, UPI, PA) \u2014 Le dramatique échec de la tentative de sauvetage des otages américains a porté un coup redoutable à la position du président Carter, aussi bien sur le plan politique américain que sur le plan international.«Si cela avait réussi, il aurait été un héros, mais puisque cela a échoué, tout le monde se retourne contre lui,» constatait avec amertume un jeune fonctionnaire de la Maison-Blanche.Il est vrai qu'il y avait peu de défenseurs du président hier alors que toutes les chaînes de télévision diffusaient sans interruption les réactions critiques des politiciens, des familles d'otages, des Américains moyens et de personnalités étrangères.Aux Etats-Unis, la première conséquence du fiasco iranien risque de se faire sentir rapidement sur le plan électoral.La popularité de Carter avait rebondi de façon spectaculaire il y a quatre mois grâce au sursaut patriotique provoqué par les crises successives d'Iran et d'Afghanistan.Mais cela s'est usé au fil du temps.Depuis plusieurs semaines la cote du président était à nouveau en baisse.La déception de voir échouer tous les efforts pour faire libérer les otages y a joué une aussi grande part que la dégradation de la situation économique.Le premier test de l'impact politique de l'opération manquée aura lieu aujourd'hui au Michigan, où se tiennent les conventions locales démocrates pour l'attribution de Ml délégués à la convention nationale du parti.Les observateurs prévoyaient déjà un match serré après les primaires de Pennsylvanie, qui ont ravivé les espoirs du sénateur Edward Kennedy.Au Congrès, plusieurs hommes politiques influents, démocrates aussi bien que républi- cains, ont manifesté leur stupéfaction et leur amertume de n'avoir été ni consultés ni prévenus d'une opération dont le gouvernement leur avait toujours dit qu'elle était trop risquée pour être tentée.Plusieurs familles d'otages, terrifiées à l'idée que leurs proches puissent subir les consé quences de l'aventure avortée, accusaient le président Carter d'irresponsabilité.À première vue, la majorité de l'opinion pu- Un premier raid avait été tenté en novembre WASHINGTON (AFP, PA) \u2014 Les Etats-Unis avaient tenté une première opération de commando en Iran moins de 72 heures après la prise d'otages à Téhéran, le 4 novembre dernier, affirmait hier un journal de Caroline du Nord.Selon le «Lumberton Robesonian», un commando avait débarqué dans la région de Téhéran avant d'être rappelé, le président Carter ayant décidé d'obtenir la libération des otages par la voie diplomatique.C'est la même unité d'élite qui a entrepris l'opération infructueuse de jeudi soir, indique le journal.Le Pentagone s'est refusé à commenter cette information.Par ailleurs, une nouvelle opération destinée à libérer les otages en Iran est pratiquement exclue par l'administration Carter pour au moins six mois, a dit hier un haut fonctionnaire.Pour un certain nombre de raisons physiques, météorologiques notamment, les conditions ne seront pas bonnes avant plusieurs mois, a-t-il expliqué.Les conditions ne seraient pas aussi favorables avant octobre ou novem- \u2022rc blique partageait cette sévérité.À l'étranger, aucun des gouvernements alliés n'avait été prévenu à l'avance.Tout au plus, a-t-on laissé entendre au département d'Etat, quelques-uns d'entre eux ont été informés directement de l'échec de Topé-ration avant qu'il soit rendu public par la Maison-Blanche.Une fois de plus, cette absence de consultation risque de tendre les relations entre Washington et les capitales européennes, au moment où les alliés, en Europe et au Japon, commençaient à prendre des sanctions économiques et diplomatiques contre l'Iran pour tenter de hâter la libération des otages.Plusieurs gouvernements, d'ailleurs, dont celui de la France, n'avaient pas caché leur réticence à prendre des sanctions contre l'Iran.Ils s'étaient finalement laissé convaincre de «faire quelque chose» parce que Carter avait annoncé que si les pressions économiques et diplomatiques internationales sur l'Iran n'étaient pas suffisamment fortes, il n'aurait d'autre choix que de recourir à la force.Même si M.Carter a affirmé hier que l'opération de sauvetage n'était pas un coup de force dirigé contre l'Iran, mais une «mission humanitaire» pour sauver les otages, il va tout de même se heurter à la méfiance croissante de ses alliés qu'il pressait de coopérer avec lui en leur cachant ce qu'il préparait.Dans l'immédiat, les appels à l'unité nationale ont pris le dessus tandis que les Américains attendent la réaction de l'Iran envers les otages, mais le fiasco d'hier restera grave dans la mémoire des électeurs comme un véritable échec pour Carter, renforçant l'image d'un président incapable de régler les graves problèmes qui le confrontent.Le secrétaire à la Défense Harold Brown et le chef d'etat-major David Jones expliquent l'opération.300 i miles - milles Soviet Union - URSS Tehran - Téhéran o / Hostages - Otages Mission avortée -collision entre un transport C-130 et un hélicoptère - 8 morts - la ' force d'assaut se retire, laissant des morts et de l'équipement endommagé.IRAN Z VU Tabas AFGHANISTAN 2 hélicoptères en panne huit hélicoptères et 6 C-l 30 en route vers Tabas, point de ravitaillement PAKISTAN UAE Emirats Arabes Unis Gulf of Oman Golfe d'Oman OMAN The Nimitz - Porte-avions Nimitt ¦ Arabian Sea - Mer d'Oman Colère et frustration aux USA d'après UPI, AFP, PA, Reuter L'échec de la tentative de sauvetage des otages américains de Téhéran a provoqué des réactions diverses, allant de la colère à l'approbation, parmi les membres du Congrès et les personnalités politiques aux Etats-Unis.Chez les Américains en général, on notait surtout une grande frustration teintée de tristesse pour les huit pertes de vie.L'opération ratée a aussi ouvert un débat sur la question de savoir si le président aurait dû consulter le Congrès, aux termes de la loi sur «les pouvoirs en temps de guerre»» qui fut imposée au président Nixon pendant la guerre du Vietnam et qui prévoit que le président consultera le Congrès avant d'engager les forces armées dans des hostilités.Toutefois, au cours de rencontres avec les principaux responsables démocrates et républicains du Congrès pour les informer de la situation, le président Carter semblait les avoir convaincus qu'il n'avait pas outré-passé ses pouvoirs en décidant de l'opération.Les principaux dirigeants du Sénat et de la Chambre ont affirmé en sortant de la réunion qu'ils soutenaient M.Carter et que l'échec de l'opération était dû à une «série incroyable» de problèmes techniques, mais qu'elle avait au départ toutes les chances do réussir.«J'aurais fait la même chose», a déclaré M.Howard Baker, leader de la minorité au Sénat.Cet échec «n'épuise pas nos possibilités d'obtenir la libération des otages», a-t-il estimé.Le représentant Clement Zablocki, président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre, qui avait précédemment critiqué le président, a déclaré qu'il «comprenait très bien» pourquoi celui-ci n'avait pas prévenu le Congrès, étant donné les risques de fuites.De leur côté, les sénateurs Frank Church, président de la commission des affaires étrangères du Sénat, et Henry Jackson et d'autres membres de la commission des forces armées ont fait savoir qu'ils demanderaient une enquête sur l'opération et ont reproché à M.Carter de n'avoir pas consulté le Congrès.Le président a par contre reçu l'appui des anciens présidents Richard Nixon et Gerald Ford et de M.Henry Kissinger, ancien secrétaire d'Etat.Par ailleurs, les drapeaux américains flottant devant les édifices publics ont été mis en berne hier sur tout le territoire américain en signe de deuil pour la mort de huit «marines» au cours de la collision d'un hélicoptère et d'un avion-cargo au milieu du désert iranien.Gromyko a le triomphe modeste LOUIS-BERNARD ROBIT AILLE collaboration spéciale PARIS \u2014 Andrei Gromyko a eu hier matin le triomphe modeste.Un comportement plutôt modéré.«Quand j'ai entendu la nouvelle, a-t-il dit de façon plutôt ironique, au cours de sa conférence de presse à l'ambassade soviétique à Paris, je n'y ai pas cru tout d'abord! » Peut-être était-il réellement pris de court par les événements, puisqu'il était 11 heures du matin, ou n'aurait-il pas reçu d'instructions de Moscou.En tout cas le ton laconique et plutôt modéré de ses commentaires avait quelque chose d'étonnant: comme si le ministre soviétique des Affaires étrangères, déjà satisfait du désastre subi par le président Carter renonçait pour l'instant a exploiter la situation.«Nous sommes depuis le début contre toute mesure militaire contre l'Iran», s'est-il contenté de commenter, mais il a refusé d'envisager l'hypothèse d'un appel à l'aide de la part de Téhéran.Aucun engagement dans ce sens de sa part, puisqu'il s'agit «d'une situation tout à fait hypothétique».M.Gromyko, en somme, sa- vourait son triomphe sans en abuser.Interrogé en anglais par la télévision américaine, il s'est contenté d'ironiser: «C'est un chemin plus pacifique que les Américains devraient utiliser pour voyager.» Apres avoir infligé ù une cinquantaine de journalistes un exposé d'une heure \u2014 sans la moindre nouveauté \u2014 sur ses conversations à Paris avec le président Giscard d'Es-taing, sur la reprise de la course aux armements, et sur «l'intervention limitée en Afghanistan à la demande de la direction du pays», M.Gromyko pouvait se permettre de faire la leçon aux Américains, mais sans insister, presque en grand seigneur.Une modération qui tranchait curieusement avec les condamnations virulentes au même moment dans la presse soviétique \u2014 mais qui indique en tout cas que Moscou n'aurait pas encore décidé d'exploiter à fond cette «opération fiasco» contre les Américains.Pour le ministre des Affaires étrangères, c'est le premier contact avec les responsables occidentaux depuis l'intervention en Afghanistan, et tout le monde y attachait beaucoup d'importance.Des rencontres de jeudi avec le président Giscard d'Estaing et le ministre des Affaires étrange- res, M.François-Poncet, rien n'a évidemment filtré, sinon le fait que les discussions avaient été «graves, approfondies, franches».On ne mentionnait même pas la fameuse «cordialité» qui est généralement de mise dans les communiqués diplomatiques.Au cours de sa conférence de presse \u2014 qui a duré deux heures et demie \u2014 M.Gromyko s'est contenté de parler «de convergences et divergences», mais a évidemment insisté sur certaines positions françaises, celles bien sûr qui sorit distinctes de Washington et qu'il considérait donc comme «positives».De part et d'autre, c'était une manière de maintenir «ou reprendre» le contact entre l'Est et l'Ouest, avant des rencontres qui sont éventuellement prévues avec Cyrus Vance et le chancelier Schmidt.r \\ C 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AVRIL 1980 LE MONDE L'Iran se réjouit mais lance une sévère mise en garde d'après AFP, CP, Rcuter et UPI L'ayatollah Khomeiny a qualifié de stupide l'action de Carter, les étudiants islamiques ont ajoute que le président américain s'était conduit comme un veritable satan, tandis que les autorités iraniennes ne dissimulaient pas leur joie à la suite de ce qu'ils appellent la défaite des Etats-Unis dans le désert iranien.L'avertissement a été donné que les 50 otages américains de l'ambassade de Téhéran seront abattus si le président Carter ose tenter une autre opération militaire de sauvetage tandis que le ministre des Affaires étrangères Sadegh Ghotbzadeh a menacé d'embraser tout le golfe Persi-que en le recouvrant d'une nappe de pétrole, si un autre coup semblable se répétait.Dans un violent discours, I'avatollah Khomeinv a rendu responsable hier soir le président Carter des conséquences de l'opération américaine ;.our tenter de libérer les otages.«Si Carter refait une chose pareille, ni moi ni le gouvernement ne pourront contrôler les jeunes militants chargés de la garde des otages.Et si les Américains avaient atteint le nid d'espions, ils n'auraient trouvé aucun des otages vivants», a-t-il affirmé.«Carter se trompe s'il pense que des manoeu\\ res aussi idiotes vont détourner notre peuple de sa voie.Carter, qui commettra n'importe quel crime pour être réélu, y compris la guerre, ne comprend pas qu'il a affaire à un peuple qui est un peuple de sang et affronte une idéologie qui est celle de la mobilisation».L'ayatollah Khomeiny a ajouté: «Carter doit savoir que celte Une foule euphorique de milliers d'Iraniens a entouré l'ambassade de Téhéran où sont détenus les otages, criant son mépris envers Carter et les USA.tentative dévoile toute son incompétence.Carter a prouvé qu'il a rompu avec toute logique, qu'il est donc incapable de gérer un grand pays comme les Etats-Unis».Il a ensuite dénoncé «le mensonge» du président américain en disant que ce ne sont pa> huit mais des dizaines d'Américains qui ont trouvé la mort en Iran et que des di/aines d'autres se trouvent encore dans le désert.Mais à Washington, on a démenti cette dernière assertion.Quant au président Bani-Sadr, il a annoncé hier soir que l'Iran ne protesterait pas officiellement après la tentative du commando américain, «car ce serait d'aucune utilité», a-t-il affirmé, «car les Américains ne cesseront pas d'intervenir dans les affaires intérieures de l'Iran».Les étudiants islamiques ont pour leur part indiqué qu'ils n'hésiteront pas à immoler les otages si les USA répétaient leur tentative de libération.Ils se félicitent de l'impuissance des USA contre l'Iran et de «l'aide divine qui s'est manifestée une fois de plus».Le ministre des Affaires étrangères Ghotbzadeh a invité hier soir M.Kurt Waldheim, secrétaire général de l'ONU, à condamner ce qu'il appelle «une violation directe et éhontée de la souveraineté iranienne par les Etats-Unis.Votre silence, ajou-te-t-il, pourrait provoquer des événements irréparables».urprise et inqui dans le monde d'après AFP La nouvelle de l'opération de sauvetage malheureuse tentée par un commando américain en Iran a provoqué une surprise mêlée d'inquiétude dans de nombreuses capitales, tandis que l'Union soviétique critiquait \\iolcmment ('«aventurisme» du président Carter.Hier après-midi, le secrétaire général des Nations unies, M.Kurt Waldheim, a tait appel «à la retenue et à ia raison» dans la ( rise iranienne, et a offert se1-bons offices en vue d'en arriver à une solution pacifique du problème.Parmi les alliés des Etats-Unis, Mme MargaretTh a tcher.premier ministre britannique, a été la première à réagir officiellement, en adressant au président Carter un message lui exprimant son admiration pour le courage dont il a fait preuve dans sa tentative de libération des otages.A Bruxelles, on affirmait, de source bien informée, que l'opération avait été engagée sans consultations préalables avec les alliés de l'Otan ei l'on décelait hier, dans les milieux diplomatiques de l'Alliance atlantique, une certaine inquiétude relativement au sort des otages: il faut s'attendre, a estimé M.Joseph Luns, secrétaire général de l'Otan.à une réaction très forte de la part de l'Iran.A Paris, le Quai d'Orsay indiquait que le gouvernement français n'avait pas été informé au préalable; des porte-parole des gouvernements espagnol, italien, suisse et canadien affirmaient la même chose.Seul Sir Ian Gilmour.ministre-adjoint au Foreign Office, a laissé entendre que Londres avait été avisé antérieurement de la possibilité d'une opération américaine.Le ministre turc des Affaires étrangères, M.Hayrettin Erk-men, a démenti vigoureusement les rumeurs voulant que l'opération ait été lancée à partir de la base de l'Otan située à Incirlik.dans le sud de la Turquie.Et au Caire, le président Sadate, sans confirmer la possibilité d'une participation égyptienne à l'opération, a laissé entendre qu'il avait promis d'accorder au gouvernement américain «des faci- lités^ pour la libération des otages, ajoutant que l'échec de l'opération ne devrait pas décourager d'autres actions visant à libérer les otages.Dans un communiqué très critique, le Pakistan a qualifié d'inadmissible l'opération améri-caine et démenti «les spéculations fausses et mal intentionnées» de certains media étrangers selon lesquels les appareils américains auraient décollé du Pakistan.L'Union soviétique a réagi avec une célérité inhabituelle: Radio-Moscou a accusé le président Carter d'avoir violé le droit international en lançant cette «nouvelle aventure», précisant que l'action du commando aurait pu conduire à la création d'un foyer de guerre dans la région du golfe Persique.Les observateurs noient toutefois qu'en condamnant sans appel le président Carter, l'URSS a soigneusement évité de proférer des menaces ou de promettre à l'Iran un quelconque soutien militaire.Patience et cran, prêche Bakhtiar JEAN PELLETIER envoyé spécial de LA PRESSE PARIS \u2014 A l'issue de l'échec de l'initiative militaire américaine hier en Iran, M.Shabour Bakhtiar a déclaré à LA PRESSE au cours d'une entrevue exclusive que la seule solution à la crise des otages se limi tait maintenant à la patience et au soutien du mouvement de résistance qu'il incarne.«Toute autre alternative, a-t-il déclaré, entraînerait la guerre et éventuellement l'invasion de l'Iran par les troupes de Moscou.» L'ex-président du conseil iranien qui succéda au chah d'Iran au lendemain de la démission de ce dernier, a dit toutefois comprendre la volonté américaine de résoudre cette crise à la manière d'Entebbe.«Les Américains confrontés à la paralysie occidentale dans cette affaire sont parfaitement justifiés de vouloir prendre la justice entre leurs mains.Sauf, précise-t-il, Carter aurait dû songer à cette opération au tout début de la crise et non pas hier.» Pour autant que cette tantati-ve se solda par un échec lamentable, M.Bakhtiar ne perd pas espoir et minimise l'hypothèse qu'elle entraînera la chute éventuelle de Carter.«N'oubliez jamais, a-t-il dit, que les Américains furent battus à Pearl Harbour, mais qu'ils gagnèrent à Hiroshima.» «M.Carter n'a pas eu de chance hier soir, mais la guerre ne fait que commencer.» Dressant le bilan de la situation en Iran, M.Bakhtiar estime que la pire erreur des Américains et de leurs alliés occiden- taux fut de soutenir indirectement la venue au pouvoir de Khomeiny.«Au lieu d'appuyer mon gouvernement, les Américains et les Européens nous ont lentement laissés tomber croyant bêtement à un accommodement éventuel avec Khomeiny», d'expliquer Shabour Bakhtiar, qui fut au pouvoir durant seulement 38 jours.Cette thèse qui n'est pas nouvelle certes, prend toutefois une nouvelle importance alors qu'un conseiller influent de M.Ghotbzadeh a déclaré jeudi à LA PRESSE à Paris «qu'ils (Khomeiny et ses adjoints et lui-même) ne s'attendaient jamais à ce que les Américains abandonnent si rapidement M.Bakhtiar.«Nous avons tous été pris totalement par surprise.» M.Bakhtiar a par ailleurs révélé pour la première fois hier qu'il avait vécu cinq mois en clandestinité à Téhéran avant de parvenir à s'enfuir par avion de l'aéroport de Téhéran grâce à de faux papiers et une barbe qu'il s'était laissé pousser.«Je vivais même à deux pas de là où se réunissaient les membres du Conseil de la révolution qui voulaient ma tête», a-t-il ajouté.De son exil, Shabour Bakhtiar mène un mouvement de résistance important utilisant les techniques de Khomeiny, c'est-à-dire en transmettant ses ordres et ses appels aux armes grâce à des cassettes qu'écoutent et que distribuent clandestinement ses partisans en Iran.Plus de 12,000 de ces cassettes ont été répandues en Iran depuis novembre dernier.Cet effort fait maintenant du mouvement Bakhtiar la seule force d'opposition non commu- Bakhtiar: la lutte continue.niste au régime Khomeiny.Ce que déplore toutefois le leader social-démocrate iranien c'est que depuis le début de la prise des otages, l'administration Carter «a tout fait pour nous empêcher de grandir en Iran au point où maintenant non seulement je ne demande pas l'aide des Américains mais en plus j'exige qu'ils nous fichent la paix».Ce commentaire paradoxal, M.Bakhtiar l'explique ainsi.Les Américains, soutient-il, ont tout fait depuis le 4 novembre dernier pour empêcher tout pays sympathique aux thèses de Shabour Bakhtiar de lui venir en aide.«Un pays arabe m'a offert des millions de dollars et une tête d'antenne pour que je puisse mieux orchestrer ma lutte, a expliqué M.Bakhtiar.Or les Américains, dès qu'ils eurent vent de ce qui se tramait, firent pression sur ce pays pour qu'il abandonne ce projet, tout cela, ajoute-t-îl, pour ne pas vexer MM.Khomeiny et Bani-Sadr.» Selon Shabour Bakhtiar, la crise en Iran se compaje à la montée d'Hitler durant les années 30 et à la paralysie apparente des Européens qui tentèrent inexorablement de composer avec le chantage du dictateur nazi.Comment Shabour Bakhtiar voit-il maintenant le règlement de cette crise?Par la patience et le cran, déclare-t-il.Les Améri cains de concert avec les Européens doivent maintenir l'Iran dans l'isolement et encourager en même temps la chute de Khomeiny.Rappelons que cette thèse est aussi celle du département d'Etat qui, selon des informations sûres fournies à LA PRESSE à Washington, est depuis décembre dernier totalement tenu à l'écart du vrai processus de décisions qui préside à la stratégie américaine en Iran.Les mesures de sanction, selon ces mêmes sources, ne font qu'encourager et soutenir la cause des militants iraniens et de ceux qui sont les premiers à en tirer profit, le mouvement khomeiniste.Téhéran avait été prévenu de l'opération ROBERT POULIOT ET JEAN PELLETIER envoyés spéciaux de LA PRESSE PARIS \u2014 Deux semaines avant, jour pour jour, le gouvernement iranien a été prévenu de l'imminence d'une opération militaire américaine visant à libérer les 50 otages.Au cours d'une visite éclair effectuée durant la fin de semaine du 11 avril pour «régler des questions financières personnelles» le ministre iranien des Affaires étrangères, M.Sadeh Ghotbzadeh, a été informé par des intermédiaires que la Maison-Blanche entendait réaliser une opération de sauvetage avant le 17 mai, date cible fixée par l'Europe pour emboîter le pas aux sanctions économiques américaines.C'est d'ailleurs jeudi après-midi, le 24 avril, donc quelques heures avant le déclenchement des opérations que LA PRESSE a obtenu cette information de celui-là même qui prévint Ghotbzadeh.Bien que l'échec de la tentative militaire américaine n'ait aucun lien avec cette alerte confidentielle, il ne fait plus aucun doute aujourd'hui au sein du gouvernement iranien que la crise a pris maintenant une nouvelle dimension que ni le retour du chah ni les sanctions économiques concertées des pays occidentaux ne pourront résoudre.L'ayatollah Khomeiny voit en effet aujourd'hui son pouvoir consolidé alors qu'il peut, preuve à l'appui, dénoncer «le diaboiis-me américain» sans que la Maison-Blanche ne puisse riposter légitimement.La période d'attente jusqu'au 17 mai selon les Européens devait permettre aux Iraniens de tenir le deuxième tour des élections législatives prévu pour le 9 mai et de convoquer les maj lis (Parlement), l'autorité ultime appelée à trancher le sort d'après l'imam Khomeiny.Malgré cet échéancier, Washington avait déjà perdu tout espoir d'après l'intermédiaire, entre la Maison-Blanche et Téhéran, et la décision de mener l'opération avait déjà été prise.«Mais je ne croyais vraiment pas que cela aurait été aussi rapide», précise la source, qui était littéralement stupéfiée hier.Pour d'aucuns l'échec de l'opération militaire Carter est vu comme une nouvelle Baie-des-Cochons dans un contexte international toutefois beaucoup plus troublé que ne l'était celui de 1960.La décision du président Carter et selon des explications sûres fournies à LA PRESSE à Washington est la résultante directe d'un conflit d'orientation stratégique qui sévit au sein du gouvernement américain entre le département d'Etat et la Maison-Blanche depuis le 4 novembre dernier.Il s'avère en effet que la politique soutenue par le département d'Etat tout au long de ce conflit visait à convaincre le gouverne- ment iranien de l'inutilité du chantage des militants en exerçant systématiquement la plus grande patience à leur endroit tout au cours des négociations.Ces stratégies se résumaient ainsi.D'une part les Etats-Unis ne négocieraient jamais avec l'Iran aussi longtemps que les diplomates seraient tenus en otage.D'autre part par voie de conséquence, le président Carter, tout en isolant l'Iran sur le plan international n'escaladerait jamais la crise au stade de l'équation suivante: rendez-nous les otages ou la guerre.Cette stratégie, selon les experts du département d'Etat, avait le mérite d'empêcher le gouvernement iranien de gagner des points contre Carter et de préserver en second lieu un équilibre vital à la paix mondiale.À la Maison-Blanche, particulièrement au sein du Conseil de sécurité que dirige M.Zbigniew Brzezinski, on soutenait la thèse inverse.Celle de l'escalade systématique des sanctions.Toute autre solution selon les proches conseillers de Carter nuirait à sa réélection et projetterait l'image d'une Amérique impuissante face à des terroristes aveuglés.Jimmy Carter céda finalement aux pression du clan Bre-zezinski et de ses conseillers du Pentagone ayant depuis décembre selon un officiel américain, «littéralement perdu le contact avec les spécialistes du State Department».LA PRESSE a par ailleurs appris auprès de sources sûres que les «modérés» au sein du gouvernement iranien, dont le ministre Ghotbzadeh favorisaient la thèse du département d'Etat réalisant fort bien que seuls les militants et les factions communistes y gagneraient ulti-mement à un durcissement des Etats-Unis.En dépit de l'opération américaine tout indique que le ministre Ghotbzadeh n'ait pas complètement perdu espoir quant à un règlement diplomatique de la crise.En effet, il devait s'envoler aujourd'hui pour Damas, où il s'entretiendra avec les autorités syriennes et repartira ensuite pour Alger.«Cette initiative, insiste un proche collaborateur du ministre, vise à inciter les pays arabes à faire de nouveau pression auprès de l'imam et les dirigeants iraniens pour dire en substance: «Ne nous obligez pas à prendre parti contre l'Iran et l'Occident.» Se sentant de plus en plus isolées notamment par l'Europe qui aurait préféré voir suivre une voie plus indépendante de Washington en suscitant une nouvelle initiative de règlement, les autorités iraniennes jouent maintenant leur dernière carte.«Nous avons tout fait pour tenter de joindre le gouvernement français avant la réunion du Luxembourg», ajoute la même source.«Une politique de sanctions est vouée à l'échec et il était inutile que les Européens agissent de même.Mais ce fut vain puisque aucun de nos appels ne fut retourné.» Ottawa n'avait pas été averti TRUDEAU RESTE OPPOSÉ À UNE ACTION MILITAIRE OTTAWA (PC) \u2014 Le premier ministre Trudeau a qualifié hier de «valeureux effort» l'intervention américaine en Iran pour tenter de libérer les otages, déplorant toutefois les pertes de vies qu'avait entraînées cette action.Précisant les propos qu'il avait tenus jeudi, lors d'une conférence de presse, lorsqu'il s'était dit opposé à une intervention armée en Iran, M.Trudeau a déclaré, dans un communiqué, qu'il ne voulait pas parler du genre d'opération qui semble avoir été tentée, et qu'il avait plutôt dit craindre l'éventualité d'une action militaire de vaste envergure.Le premier ministre a ajouté qu'il avait bon espoir que ces événements n'auraient aucune répercussion néfaste sur la situation des otages, non plus que sur la série d'initiatives diplomatiques actuellement en cours parmi les alliés occidentaux.Jeudi, M.Trudeau avait souligné qu'aucune personnalité américaine influente,^ sa con- naissance, ne proposait à l'heure actuelle une action militaire contre l'Iran.«N'étant pas un stratège militaire, je ne peux, à première vue, concevoir de quelle façon une telle action pourrait nous être utile, et j'ai déclaré très franchement au secrétaire d'Etat américain Cyrus Vance que j'étais opposé à toute action militaire dans les circonstances actuelles», a-t-il précisé.Hier aux Communes, en l'absence de M.Trudeau, le ministre des Affaires extérieures Mark MacGuigan a révélé que le gouvernement n'avait pas été averti à l'avance de l'affaire.Il a ajouté que le gouvernement s'attendait à poursuivre les discussions avec ses alliés, y compris les Etats-Unis, pour tenter d'en arriver à une solution, «u problème des otages.«Les sanctions actuelles contre l'Iran vont être maintenues, et nous pourrons considérer un embargo complet, de concert avec nos alliés», a-t-il dit.À sa sortie de la Chambre, M.MacGuigan a souligné toutefois que, les relations canado-ira-niennes étant à toutes fins utiles au point mort, les mesures de représailles qu'a prises ou que pourrait prendre le Canada avaient une valeur beaucoup plus symbolique que réelle. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AVRIL 1980 C 3 RÉVISION DES LISTES ÉLECTORALES Lors de la révision des listes électorales, vous vous rendez au bureau de dépôt le plus près de chez vous pour demander: .1.que votre nom soit inscrit sur les listes élec-.torales s'il n'y apparaît pas.2.qu'un nom soit rayé si cela est nécessaire.3.que la liste soit corrigée s'il y a lieu.* Toute demande faite à un bureau de dépôt est référée à une Commission de révision qui l'étudié.Cette commission de révision a le pouvoir de vous convoquer.S'il s'agit d'une demande pour que votre nom soit rayé vous devez nécessairement vous présenter devant elle.Pour les gens d'une région rurale, il vous suffit de contacter votre président d'élection qui vous mettra en communication avec votre réviseur.Les bureaux de dépôt sont ouverts du 28 avril au 3 mai, soit du lundi au samedi inclusivement de 8 à 22 hres.Pour plus de renseignements composez SANS FRAIS 1-800-463-4378 1 ¦ Ce carré noir identifie les bureaux de dépôt accessibles aux handicapés.ABITIBI-EST VAL-D'OR Bureau du président d'élection Renée Pallagrossi 960, 5e Avenue ¦ \\ tél.825-6364 \u2014 825-6369 i * 145, Bourret \\ 25, Sigma Road BAIE-JAMES (partie)* Centre de loisirs L.G.2 CHAPAIS .43 A, 2e Rue ¦ CHIBOUGAMAU 122, 3e Avenue nord ¦ ê ê LEBEL-SUR-QUÉVILLON 65.des Frênes ¦ \u2022 : ; MALART1C (partie) Maison mobile Chemin McConnery MATAGAMI 7, des Rapides ¦ * » * SENNETERRE ¦ 93, Principale ¦ .'Seules les demandes ï*u* de rcpita «.ivhms v.^>ui »v»se .iii.^eni une iluui.t'te saul stùfu.iiuMib iuiilr.ni.\".IX'!«.*nteui ii u: P«ctnts cîu ' J \u2022 \u2022 Vacances kjiuiuiiaii Le numéro 1 des vacances-soleil.voyages KUEHNEeNAGEL 371 ru* St- JucQufts Montréal 842*9731 Voyages DlPL©MATE LTEE 8739, RUE HOCHELAGA, Montréal 351-5710 Détonttur d'un permit du Québec 342t, rv« SAINT-MNIS 842 1751 GA1BMES D'ANX)U 353-7650 1211, *v« UNION 166-938) CAMEFOUR LAVAL 618-4211 PLACE VERTU 332-4210 FAIKVKW 694-2343 ST-6IUNO 653*1162 M AU.CHAMPlAtN 46:-24 14 2357 est.»uc Bcaubien 728-9271 1570, ch.Chambly longucuil 674-6273/866-2951 MTtMTtUlfiU* VOYAGES ANDRÉ MALAVDY INC.DêtW£c» n UN wmisdjouckc 1255, rue UNIVERSITY SUITE 1220 Montréal H3B 3W9 «Ouf dit voyages, dit Molavcy* 861-2485 rentre-ville 842-3241.ext 865 Fair view 697-5780 Galeries d'Anjou 353-4360 Carrefour Laval 687 3870 St-Bruno 461 -2203 SEARS Côte Vertu 333-5340 Deltnttvr d'un ptrmii dv QvébK COM«TlNa-nOflSSK)NNALrîM\u20ac 4»»i% voyages ACTA Montambault 667-5900 ïilUîl ÉfSlureftitftl Put fwlml 738 Pour réservation appelez : AMERICAN EXPRESS 1200 PEEL 866-2511 Détenfeur d'un permit du Quebec Agence de voyager e^^\\ iué québec monde Itée q a o 11C1 agence de voyages 0HZ.\" I lu I agence ae voyage* Détenteur d'un permis du Quebec FILIALE DE VOYAGEUR SITUE AU TERMINUS VOYAGEUR Voyages Eaton Centre-VUl* 842-9331 Goltri«i d'Anjou 353-4411 Correfour Lovd St-Bruno Centre Foirview 617-1470 461-2345 697-6420 CENTRE-VILLE au 5e 281-4777 PROMENADES ST-BRUNO 653-1 237 PLACE VERSAILLES au 2e 354-8442 CENTRE LAVAL 687-4970 f v
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