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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1980-05-17, Collections de BAnQ.

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[" référendum: c'est NON OÙ Le Président et Éditeur de LA PRESSE, M.Roger Lemelin prend position page A 6 75 CENTS MONTRÉAL, SAMEDI 17 MAI 1980, 96e ANNÉE, NO 117, 232 PAGES, 13 CAHIERS ABONNEMENT.LUNDI AU SAMEDI M .75 LEVESQUE ET RYAN FONT LE POINT AVEC LA PRESSE Quoiqu'il advienne.Les deux chefs ont confiance en l'avenir LE CONSEIL DU REFERENDUM ET LA PUBLICITÉ FÉDÉRALE Quoi qu'il advienne à l'issue du référendum de mardi, le premier ministre René Lévesque estime qu'il sera de son devoir d'«accompagner le gouvernement au moins jusqu'aux prochaines élections» dont les résultats, eux, seront déterminants pour son avenir politique.De son côté, le chef libéral, Claude Ryan, s'il ne va pas jusqu'à s'attribuer le mérite d'une éventuelle victoire du camp du «non», se dit très conscient qu'il devrait assumer personnellement le blâme d'un triomphe du «oui».Aucun des deux leaders, interrogés par LA PRESSE lundi et mardi de cette semaine, n'a voulu se montrer trop alarmiste quant aux réactions violentes que, de part ou d'autre, un résultat très serré pourrait provoquer.M.Lévesque est d'avis qu'il faudra «avoir de bons nerfs» pour demeurer calme si le vote non-francophone fait pencher la balance en faveur du «non» malgré une adhésion massive de l'électorat francophone à la thèse du «oui».De son côté, M.Ryan, qui déclare avoir confiance dans l'esprit de tolérance et de démocratie de ses concitoyens, déclare qu'en définitive, il appartiendra au gouvernement de prendre les dispositions pour faire respecter la loi si des abus sont comm is.Au terme de cette campagne passionnée qui s'achève, chacun des deux chefs a fait pour LA PRESSE son propre bilan de la lutte et révélé les grandes lignes de son programme d'action au cours des prochains mois dans la double hypothèse de la victoire ou de la défaite du «oui» ou du «non».NOS INFORMATIONS SUR LA CAMPAGNE RÉFÉRENDAIRE ; EN PAGES A 2 ET A 7 à A 14 Photo Robert Nadon Photo Pierre McCann Photo Jean-Yves Létourneau «Les dépenses encourues par le gouvernement du Canada, même si elles favorisent ou défavorisent «directement ou indirectement une HUÔUiTtC LAPRISE option soumise à la consultation populaire» ne peuvent être des dépenses réglementées».Dans la salle 13.07 du Palais de Justice, après 24 heures de délibérations, le sort en est jeté.Le Conseil du référendum, seul tribunal ou cour institué par la Loi sur la consultation populaire (loi 92) et formé de trois juges de la cour provinciale, vient de statuer que la Couronne \u2014 soit-elle provinciale ou fédérale \u2014 ne peut être soumise à une f9lle loi à moins que le législateur ne Tait prévu.Ce qui n'a pas été fait.Par conséquent, la masse de publicité fédérale qui s'est abattue sur la province pendant la période référendaire, alors même que le gouvernement du Québec interrompait sa propre publicité jugée trop pro-oui, par exemple, celle vantant le programme Opération Solidarité Economique, ne peut être comp-.tabilisée.«Nulle loi n'a d'effet sur les droits de la couronne, à moins qu'ils n'y soient expressément compris», a expliqué le président du Conseil du référendum, le juge Alan B.Gold, juge en chef de la Cour provinciale.Ou encore à moins de l'avoir acceptée, ce qui n'est pas le cas ici, en sorte que même le gouvernement du Québec n'est pas lié par la Loi sur la consultation populaire».Le directeur général du financement des partis politiques du Voir PUBLICITÉ, page A 2 Goldbloom: le nationalisme du PQ est ouvert aux minorités page A 13 > FANTASTICA s'impose à Cannes Gilles Carie est fier de son coup, nous dit Serge DUSSAULT qui a rencontré le cinéaste à Cannes.Son dernier film « Fantastica », mettant en vedette Carole Laure et Lewis Furey, a ouvert le Festival et a ainsi bénéficié d'une publicité extraordinaire.En outre, il a plu aux critiques, contrairement à ce que les comptes rendus publiés au Québec laissaient croire.page D 1 ; »r2 ¦ Yeurcenar: la terre et les lettres Dans le supplément de «Perspective», une : entrevue de Madeleine Ouellette-Michalska avec la première femme nommée à l'Académie française, nous fait découvrir une Marguerite Yourcenar non seulement grand «homme de lettres», mais aussi femme proche de la terre, qui cultive son jardin, cuit son pain et partipe au* r,ùni-festations anti-nucléaires.> REFERENDUM Lundi Cahier spécial de 16 pages Sx Wftf ¦ 1 Les Floralies: musée vivant des jardins du monde SOMMAIRE m* Annonces classees:F 1 à F 8, G 1 à G 8, H 1 0 à H 18 Arts et Lettres: D 1 àD21 Bandes dessinées: \u2022\u2022 19 Bricolage: E 16 Carrières et professions: \u2022\u2022 1 à \u2022\u2022 15 Décès, naissances, etc.: E 22 Échecs:* «17 Economie: C 1 à C 7 Etes-vous observateur?: G 5 FEUILLETON Holocauste: G 1 Gastronomie: D 23 Le cruciverbiage d'Aral: F 8 Jardinage: E 17 Loisirs et récréation: \u2022\u202216 Nos amies les bêtes: G 8 Quoi faire la semaine prochaine: D 8 Restaurants: D 21 à D 24 Sports: E 1 à E 12 Vacances-voyage: \u2022 1 à \u2022 16 Vivre aujourd'hui: H 1 à H 9 .-¦s > \u2022m 1 .- ; I i se lu-.-là Ml y »\u2022 «s mm ODS lO GROS LOTS DE e mm II Le rendez-vous de l'élite mondiale de l'horticulture que constituent les Floralies internationales de Montréal, dont l'ouverture est prévue pour 8h ce matin au Vélodrome olympique, se traduit par la participation de 25 nations, soit 12 de plus que le record établi aux Floralies internationales de Vienne, en Autriche, en 1973.On estime que le visiteur aura besoin d'au moins cinq journées pour bien apprécier tous les aménagements paysagers de l'île Notre-Dame pages A 4, et H 1 à H 5 Photo Pierre McCann uper Lot A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 17 MAI 1980 On sait que la loi de la radiodiffusion interdit toute publicité partisane en ondes la veille et le jour du référendum.K Ces commerciaux d'Unité Canada, qui portent entre autres sur l'utilité de la Voie maritime, de deux paliers de gouverne- Les commercifivx d'Unité finissent dimanche soir Il n'y aura plus de commerciaux d'Unité Canada à partir de lundi prochain.Les trois grandes stations commerciales de Montréal, CKAC, CJMS et CKVL ont toutes trois confirmé à LA PRESSE hier que le Centre d'information Unité Canada leur a signifié de stopper ces commerciaux dimanche soir.4M **3 ; ment, sur les bienfaits du gouvernement fédéral envers l'industrie du cuir, n'émanent pas du comité parapluie pour le «non», même si leur message implicite est de maintenir le fédéralisme.Ils n'étaient donc ., pas soumis au budget référendaire du comité du «non».Le fait qu'ils soient retirés de l'horaire juste au moment où commence l'embargo sur les messages partisans n'est pas une coïncidence.Les contrats originaux entre le Centre d'information Unité Canada et la station CKAC commençaient le 31 mars et devaient prendre fin le 1er juin.Or, le 21 avril, soit après l'émission des brefs référendaires annonçant la date du référendum, le contrat était révisé et prenait dorénavant fin le 18 mai.; A la télévision, des porte-parole de Radio-Canada et de TVA ont par ailleurs déclaré que la publicité des différents ministères provinciaux et fédéraux (style «-J'ai un beau pays») continuerait en ondes lundi et mardi comme à l'accoutumée, puisqu'il ne s'agit pas de messages partisans.Il ne semble pas qu'il y ait un blitz plus prononcé que d'habitude en cette dernière fin de se- us garnet amMgaîn maine de campagne, mais le rythme plutôt allègre des fins de semaine précédentes se main-; tiendra.La marée cubaine À'-CKVL, M.Malcolm Scott, le directeur des programmes, a 'déclaré qu'il avait reçu une commande de dernière heure du comité du «oui» pour CKOI-FM, qu'il avait pu la satisfaire en partie mais pas complètement, manquant d'espace disponible.M.Scott a précisé qu'il regrettait de n'avoir pu prendre toute la commande, d'un montant substantiel.«Nous sommes toujours heureux d'avoir des grosses commandes», a-t-il dit.Les Communes n'ont pu débattre le sort des Cubains OTTAWA (PC) \u2014 Un député libéral de l'Ontario n'a pu obtenir hier le consentement unanime des Communes pour débattre une motion demandant au gouvernement fédéral de s'entendre avec les Etats-Unis, Cuba et autres gouvernements pour essayer de mettre fin à la «situation tragique» des Cubains qui fuient leur pays.Leur sort est d'autant plus grave, a dit M.James Schroder, député de Guelph, que les Na- tions Unies ne considèrent pas ces Cubains comme des réfugiés.Pour cette raison, ils ne sont pas acceptés automatiquement par d'autres pays.Le Canada a consenti à accueillir jusqu'à 300 des quelque 10,000 Cubains qui ont envahi il y a quelque temps les terrains de l'ambassade du Pérou à La Havane.Depuis cet incident, plus de 40,000 Cubains ont fui leur pays vers les Etats-Unis.PUBLICITE SUITE DE LA PAGE A 1 Québec, Me Pierre Olivier Boucher, subissait son deuxième échec cette semaine.Lundi, sa requête en injonctions interlocutoires pour bloquer toute la publicité du gouvernement fédéral a été rejetée par le juge Gérald McCarthy de la Cour supérieure.Le matin même, il .avait alors décidé de soumettre ta cause devant le Conseil du xJÉférendum lui demandant dans an premier temps de déclarer ïes dépenses du fédéral ^dépenses réglementées» au Sens de la Loi sur la consultation populaire».Après que les juges outre le juge Gold, les juges Georges Chassé et Gaston Rondeau aient demandé, en cou, à Me Boucher et à son procureur, Me Jean-Pierre Lussier, ce qu'ils exigeaient d'eux exactement, un jugement déclaratoire, une ordonnance, ou tout bonnement une interprétation «morale» ou d'éthique», une seconde requête ou amendement à la première requête a été soumise: «Ordonner que les intimés (Mediacom, CFGL-Fm et La Presse) cessent de publier ou de diffuser les annonces publicitaires décrites dans certaines parties de la requête, le tout sous peine de droit».Bien sûr, puisque le Conseil du référendum a défini que les dépenses du gouvernement du Canada ne pouvaient être régle- mentées, ces «intimés» agissant pour et au nom du gouvernement du Canada n'ont pu contrevenir aux dispositions de la section 3 du chapitre 6 de la loi (réglementant les dépenses faites au cours du référendum), qui ne sont toutefois pas déclarées, a tenu à préciser le juge Gold, ultra vires, tout en affirmant seulement qu'elles sont inopérantes vis-à-vis du gouvernement du Canada.A l'issue des travaux du Conseil du référendum, le directeur général du financement des partis politiques, Me Pierre-Olivier Boucher, s'est éclipsé, refusant de faire tout commentaire aux journalistes.Par contre, son procureur Me Lussier s'est dit content non pas du jugement, «mais d'avoir été éclairé» sur la question, à savoir s'il s'agit ou non de dépenses réglementées.«Nous le savons maintenant, a-t-il précisé, tout en ajoutant qu'il est content, niais non satisfait».Quant à la seconde requête qui bien sûr, compte tenu des prémisses, ne pouvait être accordée, Me Lussier explique qu'il l'a faite parce que le juge Gold lui a demandé à maintes reprises, «qu'attendez-vous de nous?».Par ailleurs, le Conseil du référendum a rejeté aussi le grief de Me Boucher relatif à l'affichage de deux panneaux publicitaires, parce que estime-t-on, «la preuve est loin de nous convaincre qu'une infraction a été commise».\"Moi j'ai fait mon choix'* j'ai vécu l'expérience des ?gences de rencontres et, par .a suite, j'ai fait mon choix; \u2014 ALTER EGO La, on m'a bien compris et on 2 su répondre exactement à mes aspirations.J'ai rencontré une partenaire qui correspond vraiment à ma personnalité.Le choix d'une partenaire compatible dépend directe ment de la compétence de l'agence que vous choississer.ALTER EGO LTÉE.-SERVICE DE RENCONTRES O »u fi 13 rue «2f SEUL?SEULE?SE 871-9675 .Jy suKa 3238, Mtî, P.rcllUT C0p£ Ma m^^^^m ae^ate^ Lbbméé ei^e* m Ensemble, vous pourriez former un couple heureux.Ne laissez pas la solitude « empoisonner votre vie.AGISSEZ! Xous ilt'ii.v, une agence sérieuse et efficace vous accueillera avec compréhension et discrétion.Pour un rendez-vous sans obligation: 861-0488 Agence de rencontres Vou-s thin Int: 1440.rue Sainte-Cathenne o.bureau 512.Du lundi au vendredi, de I3h à 21 h.«M ftluu* m r Inter Union Montreal 388-5761 Pot» rencontrai to lveiw cv ! hoew» o* ««/o *o*e jo\"t bc+eur.faft cpp»* c one SOOrE '«o*** pou» *c Usât mo-rob rjrtPtfCi 3 lOtt* caw* H ic Montreal, mttro ïrtmant, SO ou*}' Mm Oêmaiiê, \u201e\u201e.,\u201e tara» itt-sjti Stteov ir>d «pendant Ht U» 3-S-tO WASHINGTON \u2014 31,000 réfugiés cubains en moins de deux mois.Il y a dix jours, de la Maison-Blanche, le président Jimmy Carter, réitérant que les ftats-Unis se peuplèrent grâce aux réfugiés du monde entier, autorisa l'immigration massive «de ces Cubains voulant se libérer de la domination communiste et du sous-développement économique instaurés par le régime de M.Fidel Castro».Cette décision fut accueillie d'abord avec sympathie.L'arrivée de familles entières qui voyagèrent dans des embarcations de fortune les 90 milles les séparant du continent, constituait aux yeux d'une majorité d'Américains la preuve irréfutable de l'échec de la révolution cubaine.\u2022 * » \u2022 Puis, les choses se gâtèrent.Les services d'immigration, débordés par cette marée soudaine et les Floridiens inquiets de leur propre prospérité économique, firent pression sur Washington afin que le gouvernement fédéral modifie sa stratégie.M.Carter dut donc s'acquitter de cette tâche mardi dernier.Dorénavant, décréta la Maison-Blanche, seuls les Cubains ayant de la famille aux Etats-Unis auraient le droit d'y immigrer.En outre, seuls la marine américaine ou un pont aérien artificiel pourraient leur assurer un sauf-conduit en Amérique.Ceux qui s'aventureraient à traverser de leur propre initiative seraient donc expulsés.Par cet i»r« endement, Washington comptait atteindre deux buts.Le premier, convain- cre La Havane d'ouvrir ses frontières et de permettre une émigration ordonnée de ses ressortissants mécontents.Le second, rassurer l'éiectorat américain qui depuis un mois conteste le droit d'asile des réfugiés même la statue de la Liberté accueille à New York «les masses de la terre aspirant à la liberté».«s»- ¦ \u2022 i \\ \u2022 t f i ' '\u2022 *** t s c*r '# » i.¦» ¦ La tragédie dans cette nouvelle crise cubaine c'est qu'elle génère une vague profonde de racisme aux Etats-Unis.Alors que les Cubains débarquent à Miami, les Haïtiens sont refoulés dans leur pays, leur régime en étant un dit «mi».i t \u2022 * \u2022 t M » ri?Une ballerine soviétique peut obtenir sans difficulté un permis de séjour à New York, \u2014 on tentera même d'interdire son départ vers Moscou si on ne le juge pas délibéré \u2014 mais un Pakistanais ou un travailleur mexicain devra courir le risque d'etre emprisonné.Les experts en la matière quant à eux se voient incapables de dénouer de dilemne.De toute évidence, un Cubain de La Havane jouit de plus de privilèges qu'un Haïtien de Port-au-Prince mais un Cubain fuit le communisme tandis qu'un Haïtien,.selon le préjugé classique, «ne vient ici que pour faire des sous» «Ces gens ne seront jamais de vrais Américains», pouvaient-on entendre fréquemment sur les lignes ouvertes de Washington la semaine dernière.Ce raisonnement insidieux, quel pays prospère en Occident ne l'entend pas aujourd'hui?TUILE DE TOIT IMBRIQUÉE\tMINI-LOTO INTER-LOTO Les trois numéros suivants (non Le billet numéroté 942780 Lef détenteups de billots por- décomposables) gagnent protection contre SOLEIL SSiESSE?GLACE, rVff~~5S3l tferfipLace gravier zS,fl^zgjj^BJFi^^sfl malpropre IMBRITEC LTÉE 460-3856 1436, rue Girouard, Marieville.Québec.\trapporte $50,000 tant, (dan» un ordre contécutif^ $25,000 chacun.au début, à !a fin ou au milieu 319616 265107 470667 LOTO 6/36 - \u2022*» \"ora*~> wivont» Le gro.lot de $250,000 décon,-Le» six numéro» gagnant.»ont: jouent: E^\"?** £m__n 3 - 18 - 30 - 33 - 34 - 36 Ur 748 9«gnent $50 267128 gagne $250,000 2e 4866 gagnent $250 coi complémentaire: 20 30 26179 gagnent $2.500 LA QUOTIDIENNE D-O-O q LA ROUSSIN LAVAL yli Hiki SITE EXCEPTIONNEL AU BORD DE L'EAU MAISON DE STYLE EN BETON 5 MODELES DISPONIBLES IMMÉDIATEMENT \u2022 Construction à l'épreuve du feu et des bruits.\u2022 20 minutes du centre^viHe \u2022 Près future station de métro.\u2022 Piscine, rrtarino, tennis ITINÉRAIRE: Par l'autoroute 13 (Mirabel), sortie boul.Samson ouest, prtnex le rang du bord de l'eau, roulez vers Laval-sur-le-Lac (1 mille) et surveillez notre enseigne.HEURES D'OUVERTURE Lundi au vendredii 1 Oh p.m.à 18h p.m.et samedi, dimanche, 13h p.m.à 18h p.m.^ La enne en?autorisée à d*ffuser les informations çJe -LA PRESSE \u2022 et celles des services tfa la Pressa Associé* at da Reuter Tous droits da reproduction das informations particulier es à LA PRESSE sont éga-lement rééarvé*.-Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400».Port de retour garanti.TARIFS d'abonnements LIVRAISON À DOMICILE : lundi ou samedi Lundi au vendredi Samedi seulement $1.75 $1.25 0.75 abonnements PAYÉS d'avance Notabft Se mmsinm par courrier :Conoda 13 26 52 lundi ou samedi $37.00 $74.00 $148.00 lundi ou vendredi $24.00 $41.00 $96.00 Somedi seulement $13.00 $26.00 $52.00 ÉTATS-UNIS - 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André Boily vend des fleurs, et il le fait avec un zèle peu commun.De sa chaire du commissariat général des Floralies internationales de Montréal, éloigné des difficultés quotidiennes de l'organisation, il peut plus facilement laisser déborder son enthousiasme.Car voyez-vous, André Boily ouvre sa boutique aujourd'hui.Et quelle boutique.le vélodrome, digne d'une présentation internationale de par sa beauté architecturale même s'il est très difficile d'être d'accord avec le coût du bâtiment.Tant qu'à l'avoir à sa disposition, autant l'uti-lisr au maximum! Sans doute enivré par le parfum des milliers de fleurs qui embaumeront le parc olympique pendant les deux prochaines semaines, André Boily ne voit que la vie en rose.Il refuse de croire un instant que son «show» souffrira le moindrement de l'incroyable four créé par le ministère de l'Agriculture au chapitre des communications.Après avoir côtoyé le destin de maintes façons, à titre d'ex-chroniqueur de l'aéronautique et d'ex-rela-tionniste d'Air France à Montréal, deux emplois qui l'amenaient à voyager régulièrement à bord d'à* *ons, il s'en remet encore une /ois à la «main invisible» (une expression chère au regretté Dick Irvin, à l'époque où il pilotait le Canadien, pour expliquer une défaite de son équipe).Mieux encore, Boily affirme, sans le moindre sourire, que dans le fond, «y a rien-là».Il assure, sans ambages, que toute publicité faite trop à l'avance représente autant de coups d'é-pée dans l'eau.après avoir précisé que dès son entrée en fonction, il avait offert ses talents de communicateur à ses collaborateurs.«Pourquoiaurions-nousdûfaire de la publicité pour les Floralies intérieures?» demande Boily.De fait, nous devrons inciter les gens à NE PAS venir, du moins à certaines heures et à certains jours.Nous avons déjà trop de monde.On ne nous reprochera quand même pas d'avoir privilégié le milieu scolaire! » «Et pour le Floralies extérieures, je suis convaincu que le blitz de mai produira d'excellents effets.En outre, il ne faut pas croire que nous avons complètement négligé la promotion.Les principaux magazines d'horticulture d'Europe et d'Amérique (que nous avons privilégiés) ont publié de nombreux et d'importants articles sur le Floralies,» renchérit Boily, en précisant qu'un budget serré force les administrateurs à faire preuve d'ingéniosité et, partant, à éviter les gaspillage.André Boily, commissaire général des Floralies.Une fois cette inévitable barrière franchie, le commissaire général des Floralies étale un verbe coloré, j'allais dire «fleuri».Boily, c'est un moulin à paroles qui ne profite des pauses provoquées par son interlocuteur que pour mieux repartir sur un autre dithyrambe encore plus enflammé que le précédent.I) parle par exemple du goût que laisseront les Floralies aux Québécois pour les fleurs, les aménagements paysagers.Il parle des retombées économiques tant pour l'industrie touristique (les prévisions atteignent $40 millions selon les plus optimistes) que pour le milieu de l'horticulture.Il parle de la splendeur et des arômes qui jailliront des aménagements floraux et paysagers, à l'intérieur du vélodrome comme dans l'île Notre-Dame, pendant les quatre mois des Floralies.Il parle de l'impact que laissera la présence de 25 pays sur les visiteurs aux Floralies.Mais ce dont il est visiblement le plus fier, c'est le choix de l'île Notre-Dame, décrié par certains qui lui auraient préféré le parc Maisonneuve adjacent au Jardin botanique.En effet, Boily y voit plusieurs avantages: récupération d'un emplacement splendide; implantation dans un milieu aux installations dramatiques qu'il suffisait de rafraîchir; présence d'une infrastructure impressionnante, avec canaux, pavillons, langues de terre, expansion facilitée, etc.; assurance par la Ville que la permanence des aménagements de cette année, avec mêmes fleurs et arbustes sera respectée.Tout en reconnaissant que le choix émane du maire Jean Drapeau, qui cherchait depuis 1973 l'occasion de redonner de son éclat à l'île Notre-Dame, André Boily affirme que cette décision aura permis d'économiser d'importantes sommes d'argent.A3 : : \u2022 S'il est vrai que la proximité des Floralies et du Jardin botanique se serait révélée avantageuse sur certains points, Boily affirme qu'en revanche, les Floralies auraient coûté plus cher que la dizaine de millions de dollars investis par le gouvernement Lévesque, parce qu'il aurait fallu construire l'infrastructure et les canaux requis pour donner à l'emplacement des Floralies un cachet bien particulier.D'ailleurs, une étude effectuée en 1973 pour des Floralies prévues pour 1976, année des Jeux, laissait voir un coût de $20 à $30 millions en dollars de l'époque ($35 à $55 millions en dollars actuels).La conclusion?Boily nous en promet plein la vue et plein le nez aussi.Tant au vélodrome que dans l'île Notre-Dame, les visiteurs aux Floralies pourront pendant des heures voir la fleur de l'horticulture internationale présentée dans un environnement champêtre à souhait.Quant aux accidents de parcours, ils seront sans doute oubliés rapidement si les Floralies s'avèrent le succès attendu.Dans le cas contraire, nombreux seront les prophètes pour rappeler à Boily et à ses collègues que si «mieux vaut tard que jamais», des communications bien planifiées auraient permis de dire au monde entier, bien avant l'événement, que Montréal offrait encore une fois son hospitalité légendaire à la communauté internationale.LE SECRETAIRE DE SHAW DÉBOUTÉ Une sommation de cour en français parfaitement valide Un automobiliste du Lake-shore, M.Merrick Walsh, qui occupe le poste de secrétaire du député indépendant de Pointe-Claire à l'Assemblée nationale, M.William Shaw, devra se défendre, devant la cour municipale de Montréal, d'avoir négligé de se conformer à un signal d'arrêt réglementaire.LEOPOLD LIZOTTE Et ce même si la sommation qui lui a été envoyée par le tribunal, pour l'enjoindre de se présenter rue Bonsecours, avait été rédigée uniquement en français, sauf quant à la description du délit.C'est ce qu'a décidé le juge Gérard Tourangeau, de la cour municipale, en rejetant la requête en annulation de l'accusation qu'avait présentée l'avocat de la défense, requête que l'on avait voulu faire reposer, notamment, sur l'article 133 de l'Acte de L'Amérique Britannique du Nord.Selon l'accusé, ses droits constitutionnels n'auraient pas été respectés, et il avait demandé que le procureur-général de la province soit lui-même assigné en cour comme intervenant.Un premier refus devait lui être opposé sur ce point, le juge soulignant que, pour ce faire, il aurait dû tout d'abord contester la constitutionnalité du règlement 1319, ou d'une loi.Il n'avait fait qu'alléguer irrespect de ses droits.Quant à l'article 133 de l'A.A.N.B., le magistrat souligne qu'il a été l'objet d'une interprétation fort élaborée, récemment, dans un premier temps par le juge-en-chef Jules Deschênes, de la Cour supérieure du Québec, puis par la Cour suprême.Or, ce qui est ressorti clairement devant ces deux cours, c'est que les documents émanant des tribunaux québécois, peuvent être rédigés dans l'une ou l'autre langue.Ce qui est garanti par cet article de la constitution canadienne, c'est donc l'usage facultatif du français et de l'anglais de- vant les tribunaux, et dans les.pieces de procédure qui en émanent.L'accusé, de dire le juge Tourangeau, veut donc trouver ià une disposition qui n'y apparaît pas.«Alléguant qu'il a le droit d'employer l'anglais devant les cours, dans ses plaidoiries orales ou écrites, il voudrait obliger le dénonciateur, francophone, à l'interpcler en anglais.Le magistrat de la cour mon- ; tréalaise ajoute alors: » ^.tt «Si on lui appliquait ce raisonnement, il serait le premier fautif, puisque, par l'entremise de; son avocat, il s'est adressé au soussigné en anglais, dans sa plaidoirie écrite, alors que celui-; ci est francophone.» Telle que rédigée, en français, l'assignation de comparaître; adressée à l'accusé est donc valide.; Agence «Detec of Canada Ltée» PIERRE D.-MASSUE DÉTECTIVE «Autorisé sous l'Acte concernant les agences de détectives du Québec».Licencié par la Cité de Montréal \u2022 INVESTIGATION \u2022 SURVEILLANCES \u2022 FILATURES \u2022 TOUTES PREUVES POUR LA COUR \u2022 INFIDÉLITÉ CONJUGALE CONFIDENTIEL \u2014 UiSCn£TiON ASSUREE \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 387-8757 ^^^^^^^^^^^^ ^¦»m*^«^M^»^H»i^*e«i*»^M^^^à^#»,i»*^«*^»^^«»»^^t^»»»^^^W^^*>a^»* ^ OU MO* *> 4 S.CREVETTES ^m^m^àâM PETONCLES f frais de Dig by (salon disponibilité; ¦ *_ FLETAN , frais de l'Atlantique, 3 à 5 Ib.SAUMON FRAIS r Chinook rouge (Red Spring).selon grosseur PETITS HOMARDS 8 à 15 on., vi- inm| vanti ou frais S^/oS bouillis.£m Ib ( »ur commande de 50 Ib OU plus) HOMARDS VIVANTS 1 à 7 Ib.^3 2 aucuni frais pour la cuisson Prix 5055 ouest, boul.Htnn-Bourassi (coin in »cuf.Laartrrtiea) Saint-Laurent 336-3163 3677, chemin Saint-Jean (Bfet Hiivm Ctirtrt cfschiti ) Dollard-des-Ormeaux 626-7838 3192, boul.Saint-Martin (F*c« a Hypermarché) Chomedey, Laval 681-6781 384-4990 » \u2022 \u2022 ¦ - m ' - \u2022 \u2022 ¦_ .CLOUT! 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I ¦ / V 'M^mm J**à r- m ¦ .i \\mwm photo Armand Trortier, LA PRESSE Devant ('exhibit du Québec, le ministre de l'Agriculture Jean Garon.,-.iàL.m ê i m m PM ^ , .1 \u2022 \u2022 \u2022 ; \\ i i y \\ \\ : S ; - I \u2022 : i y y I y s y \\ y I - : » t.i i T ; ! 4 » 4 : J : i i * * \u2022 4 m 4 \u2022 1 t : : î i « i f t f f f t # f r u Séminaire sur Ses gesnériacées Le premier des vingt colloques des Floralies internationales de Montréal, auxquels le public est cordialement invité à prendre part, aura lieu lundi prochain, à compter de 9 h, au Jardin botanique de Montréal.Ce séminaire international portera sur les gesnériacées (violettes africaines, épiscies, etc).Voici la liste des conférenciers et du sujet exposé par chacun d'eux: Frances Batcheller (E.-U.), «Introduction à la recherche sur la famille des gesnériacées».Larry Skog (E.-U.), «Les gesne-rias et autres gesnériacées, grandes et petites».Patrick Woods (Ecosse), «Recherche sur les gesnériacées, au Jardin botanique royal, à Edinburgh, Ecosse».Isamu Kawaguchi (E.-U.), «Les gesnériacées comme plantes extérieures».Bill Saylor (E.-U.), «Points importants à démontrer sur le croisement des gesnériacées».Hans Wiehler I (E.-U.), «Exploration pour la i^iécouverte de gesnériacées».Sater (E.-U.), «Multiplication des gesnériacées incluant des situations inusitées».Corinne Côtér l'épouse du premier ministre Lévesque, s'est vue remettre cette gerbe de fleurs par le maître de cérémonie Serge Laprade à l'ouverture des Floralies, hier soir.Les Floralies ouvrent «pour faire oublier un peu le béton nos photo Armand Trottier, LA PRr'SSE L'épouse du maire Jean Drapeau admire des arbres nains de plus de 100 ans que l'on n'avait jamais pu voir à l'extérieur de la Chine.Il était quelques minutes avant huit heures, hier soir, quand le ministre de l'Agriculture du Québec, Jean Garon, a déclaré les Floralies internationales de Montréal ouvertes.Assistaient au Vélodrome à cet événement attendu depuis trois ans, près de 4,000 invités: des ministres, des maires, des dépu- PAUL ROY tés, des diplomates et une foule de gens d'ici et d'ailleurs intéressés de près ou de loin au monde de l'horticulture.Dans son discours, M.Garon a fait remarquer que ce n'est pas la première foisqu'une tradition européenne chois.it le Québec comme porte d'entrée en Amérique du nord.«Mais jamais auparavant, ce rôle de pont privilégié entre l'ancien et le nouveau continent qu'a si souvent joué le Québec par le passé n'aura été aussi gratifiant qu'avec les Floralies internationales.Comment en effet ne pas adhérer de tout coeur à un événement qui n'a pas d'autre but que de nous montrer ce que la Terre, travaillée par la main de l'homme, peut produire de plus beau?» Puis, troquant son habit de poète pour celui de ministre de l'Agriculture, M.Garon a souligné que la prestigieuse exposi- tion florale que le public est à même d'admirer depuis ce matin au Vélodrome «constitue un tremplin pour la jeune industrie horticole québécoise qui n'a jamais eu une occasion aussi grandiose de se faire vaioir, d'apprendre des autres et de se développer».Avaient précédé M.Garon au micro, le premier ministre René Lévesque; le maire Jean Drapeau; le député fédéral Marcel Ostiguy, en remplacement du ministre André Ouellet; et le commissaire général des Floralies, André Boily.À moins de quatre jours du référendum, le premier ministre Lévesque n'a pu s'empêcher de «sortir» de son texte à quelques reprises pour faire allusion à Cet autre événement historique.'Ainsi, parlant des fleurs qui ornaient le Vélodrome, il a glissé: «J'espère qu'il en restera, mardi prochain, pour une autre grande occasion.» Un peu plus tard, il devait déclarer: «De deux façons, ce printemps restera dans l'histoire du Québec comme une saison parmi les plus heureuses de notre histoire.» Ce qui ne l'a pas empêché d'y aller lui aussi d'un peu de poésie quand il a attribué aux Floralies la daculté de «faire un peu oublier le béton de nos existences, dissoudre les éléments de pollu- tion qui nous menacent aujourd'hui à l'échelle du monde et restituer à notre environnement technologique et urbain les admirables créations et la fraîche beauté de la nature».Quant au maire Drapeau, il a parlé de cette «splendeur aux nuances infinies» révélée par les plantes et les fleurs.«Partout sur terre, chez les faibles comme chez les puissants, on reconnaît qu'une relation existe ainsi entre la présence des fleurs et la qualité dé la vie.» Après avoir rempli son rôle d'hôte des Floralies et souhaité la bienvenue à tous et à toutes, M.Drapeau a fait l'éloge du ministre Garort, qui a «réussi à présenter à ses collègues du gouvernement une image heureuse, prémonitoire du succès de cet événement, et ainsi à'obtenir leur consentement indispensable quant au principe et quant au financement des Floralies».Il a aussi remercié le premier ministre Lévesque et réitéré l'assurance que les Floralies extérieures de l'Ile Notre-Dame deviendront un parc floral permanent.Après les discours, l'épouse du premier ministre, Corrine Côté, s'est vu offrir une gerbe de fleurs, après quoi, les invités ont pu descendre admirer les exhibits qui les attendaient.4 t Pour v«svaca«ce^oS wSo.NS QUELS '?\u2022 m ¦ _ ub Corinne Côté-Lévesque a reçu hier midi une pétition de 19,421 noms de gens oeuvrant dans les milieux de la santé.Et justement, c'est pour cette raison qu'hier midi elle a parlé devant une salle bondée de gens des milieux de la santé, qui lui ont remis une pétition de 19,421 noms qui ont signé une formule d'adhésion en faveur du «oui».Après la gaffe des «Yvette» commise par le ministre Lise Payette, c'est presque le dossier de Mme Côté-Lévesque de rassembler les femmes dissidentes en faveur de l'option défendue par son mari, le premier ministre René Lévesque.Ainsi, elle a profité de l'occasion pour rendre un hommage particulier aux femmes qui oeu- vrent en grand nombre dans les milieux de la santé.«Toutes ces femmes qui aujourd'hui comme hier sont encore présentes et actives dans les moments décisifs de notre histoire», a ajouté Mme Côté-Lévesque, prouvent par cette pétition, qu'elles viennent parler aux* Québécois de leur santé collective.» «Nous dirons «oui» pour soigner cette maladie pernicieuse de l'inégalité que nous avons toujours diagnostiquée comme la grande cause de nos anémies, de nos malaises et de nos crises», a-t-elle conclu.d'un cran nu La FTQ semble devenue l'ennemie numéro deux du Parti libéral du Québec, tout ofe suite après le Parti québécois.Hier, la dure lutte de mots que se livrent le chef libéral Claude Ryan et les dirigeants syndicaux Louis Laberge et Fernarid Daoust a monté encore d'un cran pierre vennat n» i Dernier appel du Conseil des gens d'affaires en faveur du OUI » »-¦\u2022 \u2022 \u2022\u2022¦ y ¦ pi ; «ras \u2022 * \" '¦'-il André Charbonneau Le Conseil des gens d'affaires du Québec, le pendant de la Chambre de commerce du Québec, a lancé un dernier appel aux dirigeants des PME du Qué- oeoroes lamon \" bec non encore acquis au «oui», pour leur rappeler l'importance de mandater le gouvernement du Québec par un «oui» majori taire.Au cours d'une conférence de presse, hier midi à Montréal, M.M.André Charbonneau, président de l'organisme qui regroupe quelque 900 gens d'affaires essentiellement liés aux PME et dont 500 se sont déjà prononcés pour le «oui», a insisté sur le fait qu'il ne s'agit pas de «calculer si ie Québec peut ou non se payer la souveraineté-association.«Puisque pour les PME, selon lui, le choix est clair: «Il faut changer les choses.» Il est d'ailleurs évident, selon le porte-parole de l'organisme, que pour les PME, il faut «un gouvernement qui négocie et qui rapatrie nos pouvoirs pour met-treen oeuvre une planification économique favorisant le développement des entreprises québécoise».Car, à son avis, «nous ne pouvons plus nous payer le luxe de deux gouvernements agissant chacun selon ses priorités et ses objectifs».M.Charbonneau, a rappelé que depuis 76, avec l'élection du PQ, il s'est créé comme un vide par l'incertitude des grandes A entreprises, vide qui a permis aux PME de rempiir ce «vacuum», tant et si bien qu'en 79, 60 p.100 des 83,000 emplois créés au Québec furent l'oeuvre des PME.Le président du Conseil a, par ailleurs, invité les dirigeants des PME à ne pas tomber dans le piège, sachant très bien le rôle que jouent les grandes entreprises au niveau de ce «quasi chantage» qu'elles ont exercé auprès du gouvernement du PQ.Il a rappelé que ces mêmes grandes entreprises ont la mainmise sur les approvisionnements en matières premières, accordent des contrats de sous-traitance représentant la plus grande proportion du chiffre d'affaires des PME manufacturières et monopolisent de plus en plus l'arrivée des produits sur les marchés, par le biais des réseaux de distribution.Il n'y a donc qu'une alternative selon le Conseil des gens d'affaires du Québec.Ou bien l'on en reste à un statu quo qui risque de régresser ou bien l'on choisit de négocier avec nos actuels associés pour obtenir une part plus équitable de l'entreprise canadienne.M.Charbonneau n'a pas cha-ché que le changement faisait très peur aux hommes d'affaires, ce phénomène qui est actuellement omniprésent, et pourtant, il s'est dit aussi très surpris du nombre d'adhésions officielles pour le «oui».alors que la FTQ a répliqué aux dures attaques du chef 1 ibéra! faites la veille en prétendant?qu'elles sont le fait d'un politicien qui n'arrive pas à pénétrer dans les milieux de travail.La FTQ, du même souffle, at nié consacrer quelque argent que ce soit à la campagne référendaire, d'autant plus que ses finances sont on ne peut plus précaires.«M.Ryan rêverait sans doute d'être accueilli dans une usine comme il Test lorsqu'il se prë^ sente dans le West Island, a lancé hier le secrétaire-général) Fernand Daoust dans un*, déclà^ ration écrite.Mais le fait qu'il * fasse équipe avec les milieux-financiers et patronaux explique' son impopularité chez les travailleurs.» Quant au travail de la FTQ en' faveur du «oui», M.Daoust ex-'' plique qu'il a consisté uniquement à diffuser auprès de ses membres la position votée démocratiquement, à,plus de 90 pour cent, par les 2,100 délégués, venant de tous les milieux, qui participaient à son congrès.La FTQ n'a engagé aucune dépense supplémentaire.,* «La FTQ n'a fait qu'exercer y droit démocratique reconnu pa_ la loi.Il est totalement ridicifté* de comparer l'exercice de ce droit avec l'orgie de publicité* venant du gouvernement fédéraj et financée à coup de millions pris à même l'argent des contri-buables.Une telle comparaison ne vise, de la part du chef du «non» qu'à camoufler les agisse .\" ments scandaleux de ses parte naires fédéraux», conclut le se crétaire-général dans sa décla ration.v A 14 LE RÉFÉRENDUM LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 17 MAI 1980 4 9 7 » ï it**'.Gilles Marcotte: il n'y a que.1 Uv^ ¦ photo Réal St-Jean.LA PRESSE pas de lien entre la culture et la politi- Le cas paradoxal un écrivain pour le NON «Je ne crois pas que les écrivains aient des compétences spéciales pour décider du destin 'd'un peuple», laisse tomber, avec ia tranquille assurance d'un homme qui les a beaucoup lus et beaucoup côtoyés.Gilles CLAUDE GRAVEL Marcotte, directeur du département des Etudes françaises de l'Université de Montréal.« Critique, romancier, professeur, auteur d'ouvrages sur la littérature québécoise qui se sont attirés les éloges de la critique et de beaucoup d'intellectuels, Gilles Marcotte est un paradoxe vivant: évoluant dans le milieu des lettres, qu'il avoue être majoritairement pour le «oui», il défend, avec le sourire, le fédéralisme.«Il est certain qu'on peut imaginer une certaine aisance pour les écrivains dans un Québec indépendant, purement francophone.Mais, pour moi, il n'est pas nécessaire qu'une communauté culturelle ait un Etat complètement indépendant pour s'épanouir.Je fais la distinction entre culture et politique; ce n'est pas une distinction très populaire en ce moment.» D'aucuns croient que les écrivains, à ca-:se de leur sensibilité plus développée que la moyenne, sont à l'avant-garde des combats politiques et que leurs idées finiront par triompher.Gilles Marcotte conteste carrément cette conviction, celle de «l'écrivain-prophète», qui a pris naissance en France avec la Révolution.«Les écrivains peuvent avoir une influence, qui sera plus ou moins grande selon les circonstances.Mais si on étudiait leurs positions politiques sur une période d'un siècle, on aurait toutes sortes de choses, dont certal nés admirables et d'autres regrettables.» Il est certain, admet le responsable de l'impressionnante .An thologie de la littérature québécoise, que des écrivains, et notamment des poètes, peuvent devenir les voix de leur collectivité.«Toutefois, je ne pense pas que ces écrivains aient des compétences particulières pour dessiner les conditions proprement politiques de vie de cette collectivité.«Je n'ai pas tendance à surfaire l'importance de la politique.Je n'attends pas d'un Etat qu'il me donne des raisons de vivre, je n'attends même pas qu'il me donne tous les moyens de vivre.A mon avis, la politique est un - < domaine spécifique qui ne couvre pas l'ensemble de la vie humaine.» M.Marcotte affirme que le thème moderne du pays dans la littérature québécoise commence vers le milieu des années 50, avec un poète comme Gaston Miron.pour se terminer vers 1967.Pendant cette période, assez courte, quelques autres écrivains ont abordé le thème (Hubert Aquin, avec Prochain Episode, notamment) alors que quelques-uns n'ont fait que l'effleurer.«Depuis 1967, le thème du pays n'est pas très présent en littérature, même s'il reste présent dans les préoccupations des écrivains.On dirait qu'ils se disent: Le PQ est au pouvoir, on se dirige vers l'indépendance, il va falloir trouver d'autres thèmes.La littérature devra exister par elle-même, sans référence au thème du pays.» De ce point de vue, M.Marcotte signale qu'un romancier comme Jacques poulin, de Québec, représente beaucoup plus la nouvelle génération d'écrivains québécois.Leurs thèmes touchent beaucoup plus au langage, à la parole; ils sont beaucoup plus personnels, ce qui ne va pas sans incidences collectives, parfois.C'est une littérature de recherche, plutôt qu'une littérature de proclamation, dit-il.D'ailleurs, les écrivains québécois sont venus au nationalisme après avoir été antinationalistes sous Maurice Duplessis.«Quand le nationalisme s'est donné d'autres perspectives, cela leur a permis d'y entrer.Le cheminement de René Lévesque est assez exemplaire de ce qui s'est passé chez les écrivains.» Non seulement n'établit-il pas de lien entre la culture et la politique, mais Gilles Marcotte affirme que la culture française n'a jamais été aussi «forte» que présentement au Canada et au Québec.«Quand on parle du danger que coun ia langue française au Québec, je rigole.La francisation du Québec est un phénomène irréversible.» M.Marcotte admet toutefois que le «non» est une position qui n'implique «pas d'exaltation au niveau des émotions.C'est le «oui» qui exalte».Même chose pour le fédéralisme.«Vous ne pouvez pas avoir une émotion forte pour quelque chose de complexe.Vous pouvez avoir une émotion forte pour quelque chose qui se donne, au moins, les apparences de la simplicité et de l'évidence.» LE DEBAT A «L'ENJEU» Match nul Pariseau-Haynauld C'est à un match nul que sont arrivés les critiques financiers des deux camps, Jacques Parizeau et André Ray-nauld, dans le premier débat ALAIN PUBUC ~\" contradictoire qu'ils se sont livrés depuis le début de la lutte référendaire.Les deux hommes, qui s'affrontaient hier soir sous les feux de la caméra à l'émission «L'Enjeu» de la télévision de Radio-Canada, se sont donné la réplique de façon sobre et froide, presque terne, mais ont fourni un excellent résumé des positions des deux camps sur les thèmes économiques.Ce débat, très formel, où des interventions de deux minutes, sans interruption, se succédaient pendant une demi-heure, a été en quelque sorte favorisé par LA PRESSE, puisque c'est dans nos pages que le critique financier libéral André Raynauld a accusé son vis-à-vis de «se cacher» et que le ministre des Finances Parizeau a répondu en lançant un défi «n'importe où et n'importe quand».Les échanges ont essentiellement porté sur les trois volets à incidence économique de la question sur laquelle voteront les Québécois le 20 mai: le rapatriement des impôts, la monnaie commune et les avantages économiques de la souveraineté-association, auxquelles se sont greffées les questions connexes de l'énergie et du désir de négocier du reste du Canada.Les deux hommes se sont limités à reprendre les arguments qu'ils ont répétés soir après soir tout au cours de la campagne et qu'ils avaient déjà fignolés il y a plus d'un mois dans un débat à l'Assemblée nationale.Les taxes C'est André Raynauld qui a entamé le débat en affirmant qu'en 1978, si le Québec avait instauré la souveraineté-association et avait rapatrié tous ses impôts, «il y aurait une perte d'environ $4 milliards qu'il faudrait combler soit par une hausse des taxes, soit une baisse des services ou par une augmentation du déficit».«Comment pouvez-vous dire que vous pourrez maintenir les services sans augmenter les taxes» a-t-il lancé.M.Parizeau, admettant la véracité de ces chiffres, estime que «cela ne veut rien dire», parce que ce déficit resterait moins important par rapport aux dé- penses que ce qu'encourt le gouvernement fédéral.«La situation financière du Québec en 1978 aurait été plus saine que celle du fédéral».Pour Jacques Parizeau, la souveraineté-association implique deux choses, la souveraineté, soit le rapatriement des impôts comme levier économique, et l'association, «le maitien des choses qui existent déjà», la libre circulation et la monnaie commune.André Raynauld se demande d'une part quel est l'avantage de tout ce processus, s'il ne change rien, et ensuite affirme que les restrictions que proposent les tenants du «oui» réduiront le niveau d'association, rappelant les bienfaits du fédéralisme, notamment la péréquation et le prix du pétrole.M.Parizeau s'inquiète peu de la perte du pétrole canadien à bon marché puisque d'ici quelques années le prix du pétrole canadien rattrapera les prix mondiaux.«On ne prendre pas un bail de 100 ans avec le fédéral pour un avantage qui durera 3 ou 4 ans».A cela, M.Raynauld rétorque, soulignant que les transferts au titre du pétrole ont atteint deux milliards en 1979, que rien ne permet d'affirmer que les prix canadiens rattraperont ceux de Chicago.Ironique, André Raynauld, se demande quelle est la vraie position des tenants du «oui».La position officielle, celle de l'union monétaire, ou celle qu'a professée pendant des années le ministre Parizeau, la monnaie québécoise?Pour le critique financier du Parti libéral, le Canada ne négociera pas cette union moné- A taire et l'on se retrouvera avec une devise québécoise, avec tout ce que cela peut comporter d'inconvénients, de coûts et de risques.\" M.Parizeau défend l'idée de monnaie commune parce que c'est «commode» pour les deux économies et parce que de toutes façons, le Québec ne peut espé- | rer avoir de politique monétaire indépendante quand même le Canada n'en a pas, tout étant décidé à New York.Et quant à savoir si le reste du Canada acceptera de négocier avec le Québec.«Bien sûr, affirme M.Parizeau, et surtout l'Ontario, parce que c'est dans son intérêt».«On va négocier des petits détails ici et là», se limite à prédire André Raynauld.2000 fonctionnaires fédéraux disent OUI photo Robert Mailloux.LA PRESSE Un groupe de 200 fonctionnaires fédéraux ont remis hier au ministre Claude Morin une pétition regroupant les noms de 2,000 de leurs collègues oeuvrant dans les différents ministères et sociétés d'État à Montréal.Ces sympathisants de la cause souverainiste sont des employés du gouvernement central: «Malgré l'in- timidation de nos employeurs, nous n'hésitons pas à dire publiquement notre «oui» au représentant du gouvernement du Québec», a déclaré leur porte-parole, un facteur de la métropole qui, incidemment, se nomme André Ouellet.«LE MONDE» ET LE REFERENDUM Aucun article signé par un Québécois francophone PARIS \u2014 Il n'est pas question de juger un journal sur un article ou une page.Le Monde reste, de tous les journaux à Paris, celui qui a toujours consacré le plus d'espace \u2014 même en dehors des situations de «crise» \u2014 à la question québécoise.Depuis plusieurs années, ses LOUIS-BERNARD ROBITAILLE collaboration spéciale correspondants font des reportages à la fois équilibrés et plutôt sympathiques au gouvernement du Québec.Sans excès.On était d'autant plus étonné de trouver hier dans les pages «idées» (équivalent d'une «tribune libre» plutôt intellectuelle) quatre articles assez peu représentatifs du débat actuel sur le référendum au Québec.Comme toujours dans ce genre de page, on essaie de réaliser un certain équilibre.Donc, quatre «papiers» constituent le bon nombre.Jusque-là tout va bien: deux «oui» et deux «non», le premier nuancé, l'autre plus tranché dans chaque «camp».A croire que les comités-parapluie projettent leur ombre jusqu'à Paris.La seule bizarrerie, c'est que les tenants (durs et mous) du «oui» sont des Français, tandis que ceux du «non» sont Tun Franco-Ontarien, et les autres Canadiens anglais de Montréal.Bien sûr, on trouve, trois pages plus loin, un reportage fort complet du correspondant montréalais du journal (le troisième ou quatrième depuis un mois), et le même journal avait publié, tout récemment, deux «appels» de personnalités intellectuelles françaises et européennes, en faveur du «oui».A-t-on voulu «équilibrer» \u2014 souci tout à fait compréhensible \u2014 les deux «appels» trop fortement marqués de sympathie pour le «oui»?A-t-on eu de la difficulté à trouver des Québécois pour participer à cette tribune de discussion?Toujours est-il que, dans ce débat qui concerne quand même les Québécois francophones, on n'en trouve aucun dans cette page.Les deux prises de position en faveur du «oui» sont à la fois nuancées et assez bien documentées.La plus tranchée est celle du président (centriste) de l'Association Québec-France, qui dresse un tableau bien connu au Québec mais utile en France du débat en cours.On connaît les arguments: contrairement aux alarmistes, le Québec a tout à fait les moyens matériels pour réaliser la souveraineté, et par la population et par son développement technologique et économique, etc.Si le «non» l'emporte, dit-il, il est acquis en tout cas que la majorité des francophones se sera prononcée en faveur du «oui», et que l'évolution vers la souveraineté a un caractère historique.Un professeur de droit de la faculté d'Orléans, Vivier Guif-fault, lui aussi favorable au «oui», explique la stratégie «très habile» du gouvernement de René Lévesque, et le processus complet du référendum.C'est-à-dire: un «oui» n'implique pas la proclamation, mais le mandat de la souveraineté, etc.Une façon de replacer en le minimisant un peu l'enjeu du 20 mai.Un Franco-Ontarien dont on ne sait rien sinon qu'il s'appelle Loic Conquer, reprend de son côté \u2014 de façon également très nuancée mais sans aucune surprise \u2014 les arguments de type «minorités francophones».D'un côté, dit-il, l'affirmation du Québec est une chose nécessaire et \"n Québec souverain pourrait n .e défendre les minorités des autres provinces; de l'autre, ce serait la fin «d'un grand rêve d'un Canada unilingue».Conclusion: il faut un «oui» massif, préalable à une négociation sérieuse, mais un «non» majoritaire.Le dernier texte contient, lui, des surprises importantes.De la part de deux professeurs \u2014 de l'université McGill et Lower Canada College, MM.Kelebray et Brooks \u2014 l'intention est certainement louable: il n'y a pas de conflit entre deux peuples, disent-ils, mais entre deux idéologies.Dans un survol rapide - où ils laissent de côté le fait que les anglophones ont surtout évolué à partir du moment où ils ont été soumis à une certaine-pression \u2014, ils concluent que Canadiens \\ anglais et français ont le même mode de pensée et le même mode de vie et que, du moment que les anglophones commencent à s'intégrer à la majorité française, «les problèmes de communication deviennent moins graves».Quel est donc l'enjeu du 20 mai selon eux?Un problème d'idéologie essentiellement.C'est-à-dire: d'un côté le libéralisme \u2014 c'est-à-dire la libre entreprise, le monde libre, etc.\u2014 de l'autre le «socialisme» incarné selon eux par le Parti québécois, c'ést-à-dire selon leurs propres termes la centralisation, la bureaucratie, etc.Une thèse pour le moins discutable, quand on la compare à ce qui se passe en Europe, dans des sociétés dites libérales, et quand on pense également au NPD, qui a déjà gouverné trois provinces du Canada, et n'a pas une politique moins «socialiste» que le PQ, bien au contraire.Que ces «opinions» fassent partie de celles qui s'expriment au Québec et au Canada est une chose.Qu'on les présente comme un reflet du débat actuel sur le référendum est plutôt étonnant. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 17 MAI 1980 LE BÉÎ^RSNBIM A 15 SAINT-JACQUES ET SAINTE-MARIE Une et écoeuremenf généralisé m » » i t I », .'H Claude Charron Dans les deux comtés les plus fortement populaires de Montréal, l'indécision d'une bonne partie de Pélectorat et Pé-cocurement généralisé de la population ressortent plus particulièrement en cette dernière semaine de la campagne référendaire.Dans ces deux circonscrip- PAMIEl MARSOLAIS tions du centre-sud de Montréal \u2014 Saint-Jacques et Sainte-Marie \u2014, une même pauvreté évidente qui s'étale comme une dentelle aux coloris légèrement décrépis dans un dédale de petites rues sympathiques et joyeusement animées par des grappes de gamins pourqui bitumeestsy-noyme de terrain de jeux, d'espaces verts.Deux comtés jumeaux à plus '1 n titre où la tristement célèbre image du «peuple de locataires» qu'on a longtemps utilisée pour décrire les Québécois demeure encore ue cruelle réalité.A preuve, ces quelques données statistiques tirées du tome V de l'Atlas électoral du Québec pour le comté de Saint-Jacques: 63% de la population a d'un à huit ans de scolarité; 41% des citoyens occupent des emplois non elassi-fiables (chômeurs, assistés sociaux, pensionnés, etc.); 85% habitent des logements construits avant 1946 et.93% occupent des logements locatifs.Saint-Jacques et Sainte-Marie, deux comtés péquistes (le premier depuis 1970 et représenté par Claude Charron et le second depuis 1976 par Guy Bisaillon) où le «oui» sort victorieux de la «guerre des banderolles», comme l'admet Jean Pérusse, responsable de l'organisation du «non» dans Sainte-Marie, mais où les contradictions par trop évidentes qui ressortent du pointage effectué de part et d'autre révèlent une division très nette de Pélectorat.Ainsi, selon l'organisateur du «oui» dans Saint-Jacques, Gaétan Holmes, le dernier pointage, effectué cette semaine donnerait 50% de «oui», 25% de «non» et 25M d'indécis ou qui refusent de répondre.Son vis-à-vis dans le camp du «non», Gérard Latulip-pe, affirme que le «non» l'emporterait avec 39% des voix contre 24% pour le «oui» alors que 27% des citoyens se rangeraient dans la catégorie des discrets.Divergence sur la répartition du vote Autant les deux organisations font sensiblement la même éva- luation du nombre de discrets, autant ils divergent fondamentalement d'opinion pour ce qui est de la répartition de leur vote.Gaétan Holmes croit que 55% d'entre eux voteront «oui» alors que Gérard Latulippe estime pour sa part à 60% le nombre de ceux qui voteront «non».Dans Sainte-Marie, même confusion dans le pointage.Selon Michel Gagné, de l'organisation du «oui», 51% des électeurs répondraient «oui»; 26% «non»; 8% seraient indécis et 16% refuseraient de répondre.Jean Pérusse, lui, affirme que le pointage du «non» donne 40% au «non», 25M au «oui» et un pourcentage singulièrement élevé de discrets, soit 35%.Par delà les évaluations respectives faites de part et d'autre, une chose demeure cependant certaine: très peu de gens connaissent la question référendaire.Méconnaissance de la question référendaire «Beaucoup de gens ignorent la question de dire Jean Pérusse, en expliquant que la connaissance du débat se limite à ce qu'ils entendent à la radio et à la télévision».Le député de Sainte-Marie, Guy Bisaillon, fait la même constatation.«Non seulement y a-t-il méconnaissance de la question, dit-il, mais de nombreux citoyens ne savent pas ce que veut dire le mot mandat».Autre observation: le degré de saturationdes citoyens est largement atteint depuis au moins une semaine.«Les gens sont tellement tannés, de dire Jean Pérusse.que j'ai dit à nos troupes d'y aller mollo avec les indécis de peur qu'ils se revirent contre nous».Le dépanneur Lasan-té, dont l'établissement est situé rue Ontario, à l'intersection de la rue Champlain, en arrive à la même conclusion.«Au début, les gens ne parlaient que de ça.Maintenant ils sont complètement écoeurés.Moi-même je ne veux plus rien savoir.Je ne lis même plus les journaux telle- ment ils sont bourrés de nouvelles sur le référendum».Dans l'après-midi de jeudi, les habitués de la taverne du Faubourg, rue Ontario, discutaient bien plus de la finale de hockey que de référendum.Le garçon de table, Ti-Guy, a noté lui aussi une baisse sensible de l'intérêt de la clientèle pour la question référendaire, ce qu'a également constaté son collègue de la Taverne Panet.«C'est ben trop long ct'affaire-là».dit-il en prenant soin, toutefois, d'ajouter que le débat fut relativement «élevé», c'est-à-dire qu'il n'y a pas eu de bataille rangée ente tenants du «oui» et du «non»! L'indécision, quoique plus évidente chez les personnes âgées, est observable aussi ailleurs dans la population.Michel Gagné, organisateur du «oui» dans Saint-Marie, note qu'au début de la campagne même les membres du PQ hésitaient à poser des affiches du «oui» sur leur balcon.Ce qui distingue la campagne référendaire d'une campagne électorale ordinaire et ce qui la complique davantage en particulier dans ce milieu, c'est que ce n'est pas l'homme et le programme d'un parti qu'il faut vendre à Pélectorat, mais une idée.C'est la grande confusion qui règne Or, et cela est d'admis de part et d'autre, non seulement ne connaît-on pas le libellé de la question, mais on er.ignore même le sens.On comprend dès lors la grande confusion qui peut régner dans l'esprit des gens lorsque soumis à la propagande des deux camps.«C'est un milieu très perméable à la peur, d'expliquer le député Guy Bisaillon.Quand on rencontre les gens, un theme qui revient souvent c'est celui de la séparation du Québec.Ils se demandent si un «oui» signifie la séparation illico du Québec du reste du Canada.Quand tu leur expliques le sens de la question, les appréhensions disparaissent presque aussitôt.Et ces gens-là, Guy Bisaillon lorsqu'ils sont branchés, ils sont d'une fidélité à toute épreuve.» Cette question de la séparation joue en effet beaucoup plus que la crainte de perdre les pensions de vieillesse et les allocations familiales.Ce dernier thème a certes joué au début de la campagne, reconnaisent également les organisateurs du «non», mais ii s'est rapidement résorbé.«La vraie crainte des gens, dit Gérard Latulippe, c'est la séparation du Québec».Il y a évidemment des exceptions et Michel Benoît, 32 ans, un commerçant de meubles usagés et d'antiquités de la rue Ontario en est une.«Pourquoi j'aurais peur, moi, dit-il en avalant prestement une tranche de poulet pressé.Je suis fier d'être Québécois et je \"n'ai pas peur de l'afficher et de le dire».Son échOppe, placardée de pancartes du «oui», il en a fait le lieu d'un regroupement en faisant signer la pétition en faveur du «oui» à 50 clients.ce qui lui a valu bien sûr un certificat signé de la main du premier ministre Lévesque.» - ¦ 1 » i » \\ ,4 i0 ¦ Jean-François Bertrand Jean-Claude Rivest Claude Morin Claude Castonguay m Rodrigue Biron LES NEUF CIRCONSCRIPTIONS URBAINES DE QUÉBEC Raymond Garneau I Jamais une campagne politique n'aura créé autant de remous et mobilisé autant de gens Tirant de l'arrière par dix points, lors du premier sondage en décembre 79, le «oui» se trouve maintenant en confortable avance sur le «non» par une marge de dix points.Le sondage Hamilton - Pinard publié hier indique que le «oui» récolterait 45 pour cent du vote contre 35 pour cent pour le «non» dans les PIERRE VINCENT (de notre buretu de Québec) neuf circonscriptions urbaines de Québec, et le sondage de l'IQOP, qui sortira demain, porterait l'avance du «oui» à quelques points de plus.Jean-François Bertrand, président du caucus des députés de la région métropolitaine de Québec, explique cette spectaculaire remontée du «oui» dans l'opinion Joan Lesage publique au cours des derniers 17 mois de la façon suivante: «L'élection de Trudeau, ça été la première police d'assurance pour les gens; c'est comme s'ils s'étaient dit: «On peut dire «oui» maintenant, Trudeau sera là pour dire «non».Ensuite, il y a eu cette garantie que nous avons donné de ne faire aucun changement avant de tenir un deuxième référendum: avec une ceinture en plus de ses bretelles, on ne peut plus perdre ses culottes.Enfin, dans Québec, on a suivi, comme probablement nulle part ailleurs, le débat de l'Assemblée nationale, que la télévision par câble retransmettait en direct.» Les vertus du pointage Dans le camp du «non», on refuse d'ajouter foi à ces résultats de sondages, on préfère croire aux vertus du pointage, qui annonce une victoire du «non» à plus de 60 pour cent.Là où tenants du «non» et du «oui» s'entendent, c'est pour reconnaître que jamais une campagne politique n'aura créé autant de remous, suscité autant de passions et mobilisé autant de gens dans cette ville pourtant réputée pour son conservatisme et sa discrétion quasi excessive.La fièvre politique n'a pas gagné les Québécois de la Vieille Capitale de la même manière que dans les belles années du duplessisme, quand, par exemple, en 1946, des milliers de personnes étaient allées accueillir, à la gare, Duplessis qui venait de dire «non» à McKcnzie King, «mais ça ressemble étrangement, constate Jules Blanchet, vieux routier de la politique et président du «non» dans Jean- Talon, aux premières années de Lesage.A la campagne de l'étatisation de l'électricité et du «Maître chez nous».Et, cette fois-ci, les gens s'impliquent aussi passionnément dans le débat politique parce qu'ils ont peur de voir le pays se casser en deux.» Succession d'assemblées monstres Les assemblées monstres avec des centaines et des milliers de personnes se sont succédées tout au long de la campagne: 1200 Yvette au Château Frontenac dès le premier week-end: 2000 anglophones de la plus française de toutes les grandes villes d'Amérique du Nord.Pour Pierre Berton: 8000 personnes pour Trudeau dans la Haute-Ville, pendant que 8000 autres se groupaient, le même soir, devant Félix et Lise Payette dans, la Basse-Ville; les 10000 personnes pour les artistes du «oui»; 6000 personnes pour René Lévesque jeudi dernier; deux assemblées monstres de Jean Talon avec près de 1000 personnes chaque fois, pour Claude Castonguay et pour Raymond Garneau; sans compter les centaines de personnes que les organisateurs réussissaient toujours à ramasser sous prétexte d'un lancement de campagne, de l'annonce du nom d'un président de Comité du «oui» ou du «non», de l'arrivée en scène d'une nouvelle personnalité ou encore d'un débat sur «la question» dans un collège.Parallèlement aux ralliements du «O Canada» et du «Gens du pays», qui servaient essentiellement à charger les batteries des militants et à faire les manchettes dans les media, la campagne se poursuivait et se poursuivra d'ailleurs jusqu'à la toute fin à ras le sol, de porte-à-porte, dans les cuisines, aux arrêts d'autobus, dans les stationnements de centres commerciaux, dans les repas de clubs sociaux, dans les hôpitaux, chez les vieux, chez les religieux, enfin, partout.Deux armées de bénévoles Et pour mener au combat les deux armées de bénévoles, constitués d'une part des militants péquistes et d'autre part des organisateurs des machines libé- D'UN COMTE À L'AUTRE raies fédérales, des pelotons de commandos: Jean Lesage, Claude Castonguay, Raymond Garneau ainsi que tous les députés fédéraux de la région pour le «non», alors que le «oui* pouvait compter sur les ministres .?-!_\u201e-.,.T\"*_T»_tl-.-i -a.»r\u2014j\u2014\\ V.vt.,1 i un, i'Ci)nir\\,ii Cl iVlUUIi; et les députés péquistes de la région (qui n'a, du reste, qu'un seul député non péquiste), de même que sur les réserves considérables d'artistes, d'économistes et d'ex - toutes - sortes - de -choses, comme Jean-Paul L'Allier, Rodrigue Biron.Au niveau du discours référendaire à proprement parler, le «non» a très certainement marqué des points importants en profitant de l'occasion pour faire la promotion du «beau, grand Canada», pendant que le «oui» évitait soigneusement de vanter les vertus d'un Québec libre.«Le référendum n'aura pas été inutile, ne serait-ce que parce qu'il nous aura permis de faire redécouvrir ie Canada aux gens», constate Jean-Claude Rivest, le seul député libéral provincial de la Vieille Capitale.«C'est le PQ qui a voulu faire porter sa question seulement sur son option, dit Claude Castonguay, il a rejeté tous les amendements qui nous auraient permis de débattre les deux options en cause, alors c'était tout à fait normal que nous évitions de parler à fond de fédéralisme renouvelé.» Mais les fonctionnaires, les parents et les amis de fonctionnaires auront peut-être été plus sensibles à l'argument du ministre Claude Morin qui leur a fait miroiter de beaux plans de carrière advenant une victoire du «oui», qui pourrait éventuellement conduire à consacrer véritablement Québec, capitale nationale.Prédictions des sondeurs A trois jours du jour R, les sondeurs prévoient uuïk une victoire du «oui», ce qui signifierait que le vote péquiste de 76 se traduit par un appui au «oui», et que la majorité du dix pour cent de votes unionistes se range du côté de Rodrigue Biron.Toutefois, il est certain que le «oui» ne l'emportera pas partout.Dans Jean-Talon, par exemple, le «non» est presque assuré de l'emporter.«Les élections partielles de 79, ça été notre référendum», explique Jean-Claude Rivest, qui a augmenté de huit pour cent l'avance libérale de l'ancienne circonscription de Raymond Garneau.Le Comi- te du «oui» de Jean-Talon estime qu'il est bon pour aller chercher entre 36 et 42 pour cent du vote, tout au plus.Inversement, aucune autre des neuf circonscriptions de la région urbaine de Québec n'est concédée à l'avance au «oui» bien que les tenants du «non» reconnaissent que Vanier et Louis-Hébert, les fiefs de Jean-François Bertrand et de Claude Morin, soient difficiles à pénétrer.Idem pour Taschereau et Limoilou, mais à un degré moindre.Quant aux circonscriptions de Charlesbourg, Montmorency, Lévis et Chauveàu, la lutte devrait être serrée.Mais, bien sûr, au bout du compte, c'est celui qui aura ob tenu la majorité des quelque 375000 électeurs de la Vieille Capitale qui l'emportera.* < I i i * i i 9 I f l i t I I I I ¦ t r f ?: r t } 9 A 16 LA PRISSE, MONTRÉAL, SAMEDI 17 MAI 1 980 ï r - Malgré leurs importantes concentrations francophones, les comtés de Saint-Henri, tricotté serré de Sainte-Anne, l'insolite, et de Verdun, trempé dans le rouge vif, basculeront du côté du «non».Les votes pour le «oui» NICOLE BEAUCHAMP dans ces comtés, qui s'étirent sur la bande sud-ouest de l'île de Montréal, ne contrebalanceront pas le poids écrasant de l'option adverse dans les comtés plus à l'ouest et plus anglophones.Tout se passe comme si le balancier référendaire y décalquait son mouvement sur celui de la migration de la population du sud-ouest.Ce mouvement migratoire, que soustend le sens de la promotion sociale, file en effet vers l'ouest sur la trace de l'industrie.Beaucoup de gens, indistinctement anglophones ou francophones, partent de Pointe Saint-Charles (comté de Sainte-Anne) ou de Ville Emard (comté de Saint-Henri) pour traverser Verdun et s'installer à Ville LaSalle (Marguerite-Bour-geoy).Dans deux de ces trois comtés, vieillissants et conservateurs avec un petit «c».le chômage traque les ouvriers en proportion majoritaire aux côtés des cols blancs.En 30 ans, les fermetures d'usine dans le quartier de Saint-Henri ont fauché plus d'une dizaine de milliers d'emploi, et depuis 1967, près d'une quarantaine de manufactures ont fermé leurs portes dans la Pointe Saint-Charles.Saint-Henri où le vote se tricote serré Près de 70 pour cent de francophones peuplent, avec des anglophones et des citoyens d'origine italienne, le comté de Saint-Henri.Même si les machines libérale et péquiste ronronnent à plein rendement, l'organisation de la campagne référendaire se plie beaucoup plus à la mentalité des électeurs qu'elle n'épouse les lignes partisanes.De longues traditions sociales animent les SAINT-HENRI, SAINTE-ANNE ET VERDUN Le chômage traque les ouvriers quartiers (la moitié de Saint-Henri, Côté Saint-Paul, Ville Emard, extrême sud de Notre-Dame-de-(îrûce) de ce comté, et le sens de l'appartenance à sa paroisse demeure très vif.Tant le comité du «non» \u2014 co-présidé par Donat Taddeo, candidat libéra! aux élections de 76, et Jean-Guy Lafaille.actif unioniste jusqu'en 76 \u2014, que le comité du «oui» \u2014 présidé par l'animateur vedette de CKVL Matthias Rioux, candidat péquiste défait aux élections de 73, \u2014 ratissent une à une les paroisses en cognant aux portes.Les rares assemblées auront mis en vedet- D'UN COMTÉ À L'AUTRE te Claude Ryan d'un côté, et la brochette Parizeau-Joron-Char-ron-Biron de l'autre.Pour sûr, Donat Taddeo drainera le vote des non-francophones, qui s'agglomèrent surtout dans les paroisses de St-Ray-mond, St-Jean-Bosco et Ste-Eli-sabeth-du-Portugal.Quant au vote francophone, c'est dans les paroisses de St-Jean-de-Matha, St-Zothique et Côte St-Paul, où habite la classe moyenne, que l'issue référendaire se tricote serré.Là se concentrent les influences locales qui irradient dans le comté.Le «oui» y a grappillé un certains nombres d'adhésions, notamment auprès des marchands du boulevard Monk à Ville Emard, habituellement associés au vote libéral.Ces gains ne signifient en rien une consolidation dans le sens du vote péquiste, stable depuis 70 et gravitant autour de 40 pour cent.Une anecdote l'illustre.Dans un restaurant du boulevard Monk, un citoyen accoste le député-ministre Jacques Couture en lui disant: «Je suis péquiste mais je voterai «non».Jacques Couture Exception à la règle?En tous les cas, le comité du «non» a même passé au peigne fin le quartier Saint-Henri, fief péquiste par excellence délaissé par la machine libérale depuis de nombreuses années.En fait, celle-ci profite de toute évidence du référendum pour prospecter le terrain des prochaines élections.Dans cette veine, l'organisation du «non» a d'ailleurs développé un thème local, aiguillé sur la tendance sécuritaire de la population: la fuite des industries, l'absence de développement économique.Pour sa part, l'organisation du «oui» a beau jeu pour faire vibrer la corde très sensible de la fierté auprès de citoyens souven-tes fois humiliés par les stéréotypes sociaux qu'on leur accolle.Les vocables désignant certains regroupements de «oui» en témoignent: «Les pas pea soup», «Ceux qui ont du cran», «Les pas chieux de NDG».Pour le reste, les deux camps se disputent les personnes âgées (presque 2C p.c.) auprès desquelles le ministre Jacques Couture, dont la popularité s'est grandement effritée, déploie particulièrement ses efforts.Sainte-Anne, l'insolite N'importe quel résultat, s'é-cartant des pourcentages globaux du scrutin provincial, peut sortir de l'insolite comté de Sainte-Anne.À tel point que les deux camps doutent de leurs pointages respectifs et avouent sans ambages que le comté leur donne du fil à retordre.Composé à 63 pour cent de francophones, ce comté pas comme les autres a fait un pied de nez aux partis politiques en élisant, de 1948 à 70, l'indépendant Frank Hanley.A plus forte raison, un vote sur une option promet des surprises.Toutefois, Tissure référendaire reflétera dans une certaine mesure la satisfaction de la population, portée à jeter son dévolu sur un homme plutôt que sur un parti, à l'endroit de son député péquiste Jean-Mar: Lacoste.Ainsi, la campagne menée par le «oui» s'est l'entrée de jeu différenciée du style national.Les préoccupations locales la teintent et l'incarnent, déterminent même l'approche.L'organisation du «oui» se colle donc sur le terrain.Car, le comté de Sainte-Anne se présente comme une mosaïque de villages lotis par le réseau routier que coincent deux quartiers nantis: une partie de Westmount au centre-ville de Montréal, un morceau de la Petite Bourgogne, la moitié du quartier Saint-Henri, la Pointe St-Charles, une portion de Verdun et l'île des Soeurs.La campagne se déroule par quartier, activée par les personnalités de chaque coin à l'image du dépliant «Sainte-Anne» pour le «oui/yes».L'organisation du «non» s'est Si tout peut arriver dans Sainte-Anne, par contre la campagne référendaire trempe trop dans le rouge vif à Verdun pour donner du piquant à l'issue référendaire.' \\ Le député-maire Liicien Ca-ron, et derrière lui presque tout le conseil municipal, de même que le député libéral fédéral Raymond Savard n'ont eu qu'à tourner le bouton de contact de leurs machines électorales pour aplatir le «oui».Les têtes dirigeantes de la ville-comté où M.Ryan passera la soirée dù 20 mai ont tout de même lancé leur «non» en présence du ministre fédéral Monique Bégin v7 Frank Hanley embrayée en retard pour silon-lier le comté en le découpant en quatre secteurs.Elle ne pouvait guère s'appuyer sur la machine libérale, bringuebalante à cause des querelles intestines tout comme aux élections de 76.Le responsable qui orchestre la campagne vient de LaSalle, et le conseiller municipal Nick Auf Der Maur préside le comité.J,es slogans diffusés par la télévision \u2014 la séparation du Canada \u2014 et les images personnalisant le débat \u2014 Trudeau versus Ryan \u2014 soutiennent leur porte-à-porte.Pour compléter le décor, Frank Hanley refait surface et promène son sourire de music-hall pour le «oui», mais en indépendant farouche qui ne veut pas s'abriter sous le parapluie.Afin de neutraliser un impact possible auprès du troisième âge (environ 27 p.c.de la population a plus de 55 ans), Frank Hanley fils va clamer son «non» à la Pointe aux côtés de George Springate.Le long règne rouge a comme ankilosé la vie politique au point que la tension inhérente à l'enjeu actuel agace la population.Une forte proportion de francophones acceptent mal la distinction ethnique que charrie le référendum.Ils se définissent d'abord comme Verdunois.\u2022 De son côté, l'organisation du «oui», à rencontre de cette mentalité prédominante, a complètement tourné le dos à la population anglophone, surtout massée dans la partie ouest.j Enlignée sur la percée péquiste de 76, elle mise sur deux secteurs de l'est francophone, adossés aux frontières du comté de Sainte-Anne.Les organisateurs du «oui» éprouvent du mal à stimuler la ferveur des troupes péquistes.Les seuls éclats nationalistes colorant la campagne, viennent de la Société Saint-Jean-Baptiste qui se démène auprès des personnes âgées (Verdun compte environ 30 pour cent de retraités de plus de 55 ans), et des.ma-delinots! On dénombre près de 20,000 descendant des Iles-de-la-Madeleine, concentrés dans Ville Emard, Côte Saint-Paul et* Verdun, où habite la soeur du député péquiste Denis Leblanc.Ce fait a suscité la formation d'un regroupement des madeli-nots pour le «oui» sous la présidence de Harvey Azad, conteur des légendes insulaires.L'ACADIE ET SAINT-LAURENT Une mosaïque I Le nord de l'île de Montréal, sa partie centrale qui s'étend de part et d'autre de la frontière de la ville de Saint-Laurent, n'est pas habité par le bloc de citoyens d'origine franco-québécoise qu'on imagine.Dans ce territoire qu'englobent les com- \u2022 - tés de l'Acadie et de Saint-Laurent, on trouve une mosaïque de ghettos ethniques s'intégrant à la culture anglaise et les forces libérales favorisant le rejet du projet gouvernemental de souveraineté-association y trouvent un terrain fertile.Les responsables des deux comités référendaires pour le «oui» estiment effecMvement que, dans les meilleures des hypothèses, seulement 35 pour cent des électeurs feront l'option souverainiste.Les Juifs, à l'ouest du boulevard Laurentien, dans le secteur du boulevard nommé Côte Vertu, les Grecs et les Italiens à l'est, près du boulevard Métropolitain et les anglo-saxons, devant les usines de Canadair, vont faire bloc pour le «non» comme prévu.Dans les comités du «non» les adjoints des deux députés libéraux Claude Forget (Saint-Laurent) et Thérèse Lavoix-Roux (l'Acadie), des personnages rayonnants de confiance, font coller des enveloppes rouges à des troupes de bonnes dames qui ont l'air de sortir d'une réunion de cercle de couture.Ils nous apprennent que les citoyens de nouvelle souche (ils sont trente mille sur quatre-vingt mille dans les deux comtés) vont pratiquement voter «non» à cent pour cent parce qu'ils se sentent solidaires de la majorité canadienne.Les responsables de la campagne du «oui» confirment ce fait.Ils nous confient, à cet égard, que le bloc le plus monolythe est celui des Juifs des duplex de la région du boulevard Côte Vertu, au sud des usines Canadair, où les contacts avec la réalité franco-québécoise sont pratiquement .inexistants.Dans ce secteur, effectivement, on semble voter «non» comme pour éloigner un éventuel malheur et aucun des 8,000 électeurs de cette communauté n'affiche ses couleurs sur les balcons.On veut se faire oublier.Le directeur du comité du «oui» de Saint-Laurent, M.André Beaulieu, nous explique que son organisation a été invité, à parler, dans les synagogues, et 'que la réaction de l'auditoire a été empreinte de «violence verbale» à l'endroit du projet de souveraineté - association.La Claude Forget bataille est pour lui également perdue chez les Grecs et les Italiens, sourtout chez les moins de 45 ans qui ont quasi tous obtenu leur instruction dans les institutions scolaires de culture anglaise.Dans toute règle il y a des exceptions.II y a certes celle d'une poche d'Egypto-Libanais, ceux que les Québécois ont coutume d'appeler les Syriens, dont la culture, à bien des égards, s'apparente à celle des franco-québécois \u2014 leur formation secondaire de caractère classique est semblable à la nôtre \u2014 qui se sentent culturellement en harmonie avec le milieu dans lequel ils ont choisi de vivre.L'ethnie sémite libanaise (1,500 électeurs environ) et, à un moindre degré D'UN COMTÉ les Juifs sépharades (un autre millier d'é!»1 'ours), ces immigrants de culture française venus d'Afrique du Nord, doivent actuellement faire un choix déchirant et subir de fortes pressions contradictoires.Il y a quelques jours, justement, une batterie de députés libéraux fédéraux s'est lancée à l'assaut des Egypto-libanais et, pour les convaincre de choisir le «non», le député Pierre de Bané (celui-ci représente une circonscription du Bas du fleuve) a sorti l'arme de ses origines palestiniennes.Jeudi dernier c'était au tour du vice-premier ministre M.Jacques-Yvan Morin.Le ministre de l'Education, de toute la force de sa redoutable éloquence et de sa solide patience a Dassé quatre bonnes heures de son temps, au CEGEP Bois-de-Bou- X 'ethnies logne.à tenter de convaincre deux ou trois cents arabophones du caractère «ouvert», «pluraliste», «ordonné» et «libérateur» du projet gouvernemental de la souveraineté-association.Devant ce «Regroupement égypto - libanais pour le «oui», M.Morin et son collègue haïtien Jean Alfred ont fait valoir avec vigueur que la formule constitutionnelle confé-dérative \u2014 par opposition à la fédération \u2014 proposée par le gouvernement, et fondée sur le principe de l'égalité collective, est «moderne» et correspond à l'évolution internationale.Le projet québécois n'a pas pour but de fermer les frontières, au contraire, leur a-t-il expliqué, il exprime plutôt le désir des citoyens de mieux communiquer avec l'étranger, de la même manière que les membres des «nouveaux grands ensembles» de type confédératîf, tel la Communauté économique européenne et l'alliance Scandinave, communiquent entre eux et avec les autres.Le vote francophone Le plaidoyer de M.Morin a été entendu chez ce petit groupe convaincu.Son porte-parole, M.Joseph Barberis, a dit appuyer le désir des franco-québécois de se faire reconnaître «comme nation» et de changer une «constitution vétusté».Plusieurs orateurs ont dit reconnaître le caractère «généreux et charitable» des Québécois, mais on a pu constater, d'après les questions passionnées de l'auditoire, que bien des Libanais craignent les effets éventuels d'une présumée xénophobiaquébécoise.On estime par ailleurs que les franco-québécois des deux comtés, eux, devraient voter «oui» à 75 pour cent.Ce sera le cas dans l'enclave de la ville même de Montréal, sur la rivière des Prairies, et dans la vieille partie de Saint-Laurent, dans cet ancien village cassé par l'étalement urbain périphérique.On dit, d'autrepart, que les 700 détenus de Bordeaux pencheront pour le «oui».Quant aux habitants des immeubles pour vieillards la partie serait plus serrée.Ce que l'on sait de source certaine, toutefois, c'est que les 2,500 employés de culture française de l'avionnerie Canadair \u2014 ceux-ci forment la moitié du personnel \u2014 voteront tous «oui».On explique, à cet égard, que les autorités de cette compagnie n'ont pas une conscience bien vive de leur présence en milieu français.Chez Menasco, où l'on fabrique des pièces d'avion par ailleurs on votera «oui» parce que les contrats de construction du F-16 sont allés en Ontario.««*p Même si le ciel leur tombe sur la tête, les citoyens de Laurier semblent devoir massivement voter pour le «non» alors que ceux du comté voisin, Do-rion, vont probablement voter «oui», par une faible marge.Pourquoi?Parce que Laurier est un comté à majorité non-francophone, alors que Dorlon est majoritairement francophone.Parce que Laurier est de plus un comté libéral alors que Do-rion est un comté péquiste.Par- LAVAL LE BORGNE ce que dans Laurier, les libéraux, le «non», a une organisation très forte animée par un objectif enthousiasmant: battre le camp adverse à plate couture avec, devant eux, des lambeaux d'organisation péquiste démoralisée parce qu'assurée d'une défaite.Lise Payette sur la Plaza Dans Dorion (Saint-Denis à ; ouest, Bordeaux à l'est, Crémazie au nord et Saint-Zotique au sud), le comté situé autour d'une partie de la Plaza Saint-Hubert, deux organisations solides se font face.Chez le «non», l'organisation est confiée à Daniel Kochenburger; à 40 ans, cet avocat, fils du quartier, est le «nième» organisateur libéral de la famille Kochenburger.L'ancêtre était organisateur libéral en 1908; dans la campagne actuelle, pas moins de dix jeunes Kochenburger, âgés entre six ans et 22 ans, apprennent le métier d'organisateur libéral.Reconnaissant que le «oui» a une légère avance au sein de l'é-lectorat francophone, l'organisateur libéral s'attend à ce que le «non» l'emporte grâce au vote des allophones, soit environ 4,000 électeurs (sur 36,000), dont 3,400 sont d'origine italienne.Ces derniers devraient voter à plus de 90% pour le «non».Les deux camps s'attendent à une participation de plus de 90% des électeurs inscrits.Le «oui» devrait l'emporter dans Dorion, en dépit de la prédiction de M.Kochenburger, parce qu'il jouit d'Un avantage énorme, celui d'avoir non seulement un député, mais un député-ministre, Mme Lise Payette.Mais cette dernière est '.rès prudente.«À mon avis, on s'en va des deux côtés sans savoir qui va gagner.Ce sera une surprise», dit-elle.Mathématiquement parlant, en supposant une participation à 90%, et une majorité de 90% pour le «non» chez les non-francophones du comté, il faut une majorité de 60% pour le «oui» chez les francophones, pour que le «oui» remporte dans Dorion.Ce qui explique pourquoi M.Kochenburgerest convaincu que le «non» va l'emporter par une faible marge.Dernier atout, pour le camp du «oui»: un peu plus de la moitié LAURIER: Les jeux sont faits DORION : Une surprise site Lise Payette des électeurs ont moins de 35 ans.André Marchand et Parc Extension Le député André Marchand et sa machine bien rodée, bien motivée, dit avoir effectué un pointage dans tout son comté; le président du «non» Louis Marando-la, dit: «Ecoutez, M.le journaliste, je vais vous donner des chiffres honnêtes, je vais vous dire la vérité.Nous avons rejoint 19,322 électeurs; 9,249 sont pour le «non», 2,663 pour le «oui» et 7,420 ne veulent pas se prononcer ou disent qu'ils sont indécis.» Voilà l'image, et probablement D'UN COMTÉ À L'AUTRE\u2014 la réalité du comté libéral de Laurier.Leurs adversaires, eux, n'avaient pas encore complété le pointage de la partie francophone du comté le 13 mai, à sept jours du référendum; ils n'ont pas effectué de pointage dans la partie non-francophone, convaincus que «Parc Extension», va voter «non» en bloc.En fait, Laurier c'est un comté où les jeux sont faits avant que la partie ne commence, et ce pour une multitude de raisons qui s'additionnent, pour ne pas dire se multiplient: on y dispose d'une organisation bien rodée depuis 1970, année où André Marchand a acquis une certaine notoriété en battant René Léves-que.Du côté péquiste, tout est à refaire et peu a été refait depuis cette défaite-là.Le comté est libéral, à cause André Marchand de sa composition ethnique principalement.Vu du haut des airs, le comté entoure le Parc Jarry; le marché Jean-Talon, l'Hydro-Québec et la gare Jean-Talon; vu du côté ethnique, le comté est formé de minorités.S La minorité francophone (43.6 en 1976, probablement moins aujourd'hui) demeure principalement entre la rue Saint-Denis et la rue Saint-Laurent, entre Bellcchasse, au sud, et Crémazie au nord.C'est là que se situent «les petites patries» rendues célèbres par l'écrivain Claude Jasmin.Les panneaux bleus de toutes dimensions y fleurissent; mais même en supposant que le «oui» y atteint son objectif,, 50% du vote francophone, ce qui est loin d'être certain cela ne représente que 20% pour l'ensemble du comté.La deuxième plus importante minorité est grecque; elle habite Parc Extension, quartier délimité à l'ouest par l'Acadie (limite entre Ville Mont-Royal et Montréal) à l'est par le chemin de fer qui longe le parc Jarry, et par la rue Querbes, au sud par Jean Talon et au nord par Crémazie.Y habite aussi la minorité irlandaise (les anglophones du comté); les Italiens, tout aussi nombreux que les Irlandais habitent autour du marché Jean Talon et aussi dans le nord de la partie française du comté.Il y a d'autres ethnies, 22 en tout selon les libéraux.Les maisons sont plus neuves les gens sont plus à l'aise, dans la partie nord du comté, vers Crémazie; au sud, en bas de Jean-Talon on retrouve des gens de condition beaucoup plus modeste; y habitent principalement des Italiens, des Haïtiens et des Canadiens-français. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 17 MAI 1980 A 17 1 f ¦ Tt fi ' -.*j ARRÊTÉ À SON DOMICILE L'avocat Hébert accusé de trafic de stupéfiants A i S 1 Me Maurice-S.Hébert, un criminaliste fort connu à Montréal, appréhendé dans son appartement de «La Cité», jeudi soir, a comparu devant le juge Roger Vincent, hier, sous diverses accusations de conspiration, de possession et de trafic de stupéfiants.LEOPOLD L1ZOTTE_ Agé de 55 ans, l'accusé, qui pratique le droit avec grand succès depuis plus de trente ans, dans la métropole, avait été précédé dans le box par une jeune femme de 31 ans, Andrée Marquis, qui avait également été appréhendée dans son appartement de l'avenue du Parc, et par un résidant de la rue Gauthier, Pierre-Alexandre Lalime, 30 ans, qui aurait été le «courrier» régulièrement utilisé pour les transactions de drogues qui ont inené à cette triple arrestation.C'est le jeune homme qui avait tout d'abord été appréhendé sur le trottoir, près de la maison de rapport que la police de la CUM surveillait depuis plusieurs semaines déjà.Puis les agents de l'escouade montréalaise des drogues ont fait irruption dans l'appartement 629, au 3600 avenue du Parc, où seule Andrée Marquis se trouvait, à ce moment-là.Ils auraient alors trouvé rapidement 48 grammes de cocaïne et 21 grammes de marijuana, valant environ $6,000.ainsi qu'une balance et divers autres objets ordinairement utilisés par les trafiquants.Un peu plus tard, Me Hébert devait arriver sur place.Rien de compromettant ne fut trouvé sur sa personne, mais les policiers auraient découvert, dans la poche intérieure d'un veston lui appartenant, une petite quantité de stupéfiants.Devant la cour, c'est Lalime qui a fait face au plus grand nombre d'accusations, ayant apparemment effectué une demi-douzaine de transactions avec un agent double de la police locale.Il a reconnu sa culpabilité à tous les délits substantifs de possession et de trafic, mais a nié toutes les accusations de conspiration avec les deux autres prévenus.Et à la requête de son procureur, Me Frank D.Shoo-fey, le prononcé de sa sentence a été reporté au 3 juin prochain.Représentée par Me Claude Grant, Mme Marquis, qui, à plusieurs reprises, a semblé sur le point de fondre en larmes, a adopté la même attitude.Elle a admis les accusations de trafic et de possession, mais nié toute conspiration.Le juge Vincent a également fixé le 3 juin à la fois pour sa sentence et pour les enquêtes qu'elle devra également subir.Quant à Me Hébert, c'est un peu pâle et menottes aux poignets, qu'il est entré dans la salle bondée de curieux principalement «recruté» chez les employés du palais.Son procureur, Me Jacques Dupuy, après avoir dispensé le greffier de lire les accusations, a choisi un procès par jury dans tous les cas, et il a réclamé sa libération sous un cautionnement de $5,000 en soulignant que son confrère avait une adresse fixe, celle qui apparaissait au dossier.Le procureur de la Couronne, Me Claude Parent, ne s'est alors pas objecté à cette requête, en disant motiver son assentiment sur les aveux que venaient de faire les deux autres accusés, et sur le fait que le prévenu avait déjà déposé son passeport entre les mains des autorités.Dans son cas, c'est le 29 mai qui devait être choisi comme date possible de son enquête préliminaire.Me Hébert, on le sait, attend présentement que la Cour suprême étudie son pourvoi contre une condamnation à six mois de prison qui lui a été imposée, il y a déjà un bon moment, pour une fraude bancaire de quelque $135,000.Il y a quelques années, par ailleurs, un de ses jeunes associés de bureau avait été appréhendé, dans des circonstances à peu près semblables, mais par des agents de la GRC, et il avait été subséquemment condamné à deux années de pénitencier au terme d'un procès qui avait fait beaucoup de bruit.ignifie Apple C'est la première chese à savoir lorsqu'on parle d'ordinateurs personnels Découvrez la joie toute spéciale de posséder un ordinateur personnel.tel un Apple! 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a fait remarquer à SUPER SPÉCIAL PIONEER PIONEER SUPER SPÉCIAL PIONEER PIONEER SUPER SPECIAL PIONEER SUPER SPÉCIAL PIONEER 60 watts RMS total Ensemble comprenant: \u2022 le récepteur AM-FM Pioneer modèle SX-680 de 60 watts RMS total \u2022 le toune-disque Pioneer modèle PL-512 a commande par courroie \u2022 (es haut-porteurs Rcdcc modèle 60 de 60 watts RMS par boite Prix ordinaire $959.95 m.t.l $ 2335 est, rue Bélanger (coin des Ecores) 721-1106 916 est, rue Mont-Royal , Métro Mont-Royal 527-9511 699, boul.Taschereau Galeries Taschereau Rive-Sud 4026B, ouest rue Sainte-Catherine Face à Alexis-Nihon Ensemble comprenant: \u2022 te récepteur AM-FM Pioneer modèle SX-i 9fl0 de $40 watts RMS total \u2022 le tourne-disquo P.-oneer modèle PL-200 a entraînement direct \u2022 les naut-parieurs Rodec modèle 350 de 350 watts RMS par boite 6952 est, rue Sherbrooke Metro Radiison 255-2893 (Bureau chef) \u2022 MoQneropfKH* o camrt»! 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