La presse, 6 septembre 1980, Cahier A
[" \\ Le temps est-devenu fou?¦ Ouragans, sécheresse et éruption de volcans aux États-Unis, tempêtes de neige, inondations, températures estivales les plus basses jamais enregistrées en Europe.S'agit-il de phénomènes isolés ou reliés entre eux?Le temps est-il devenu fou?Qu'est-ce qui pourrait expliquer ces étranges événements?Dans la chronique Sciences et Techniques, en page 18, on tente de répondre à ces questions.I 4 «se fr » mm LA CAGE AUX FOLLES Réal Giguère veut en faire un hit page C 1 photo J.-Y.Létourneau, LA PRESSE mm ut 75 CENTS MONTRÉAL, SAMEDI 6 SEPTEMBRE 1980, 96e ANNÉE, no 210, 262 PAGES, 16 CAHIERS DtrD ABONNEMENT.LUNDI AU SAMEDI »1.75 / j& Montréal Trust dont bimdvwti HRMANI LE MARATHON DE MONTRÉAL Ils seront un peu plus de 9,000 au milieu du pont Jacques-Cartier à attendre en se dandinant que le coup de canon les libère enfin.Un peu plus de 9,000 à s'attaquer aux 42 kilomètres du Marathon.Un beau dimanche matin en.perspective pour ceux-là.Aujourd'hui les 80 coureurs d'élite vont tracer la route.Parmi eux, Jacqueline Gareau.Jean Beaunoyer Ta rencontrée.pages D 1, D 4, D 5 photo J.-Y.Létourneau, LA PRESSE Gierek évincé en Pologne Hospitalisé pour une «crise cardiaque», selon le communiqué officiel, Edward Gierek est remplacé à la tête du parti communiste polonais par Stanislaw Kania, un homme discret qui apparaît comme un choix de compromis.Porté au pouvoir par les émeutes ouvrières de la Baltique en 1970, Gierek n'a pu survivre, comme son prédécesseur Gomulka, à la révolte des travailleurs.page A 14 > SOMMAIRE Annonces classées: F 1 à F 23 Arts et Lettres: C 1 à C 23 Bandes dessinées: \u2022 \u2022 20 Bricolage: D 14 Carrières et professions: 1 à** 17 Décès, naissances, etc.: E 6 Échecs: \u2022 \u2022 19 Economie: B 1 à B 6 Etes-vous observateur?: F 8 FEUILLETON: F 9 Gastronomie: C 25 Le cruciverbiage d'Aral: F 1 1 Jardinage: D 15 Le monde: A 14, A 15 Nos amies les bêtes: F 16 Quoi faire la semaine prochaine: E 5 Restaurants: C 24 à C 26 Sports: D 1 à D 10 Ron Le Flore: D 6 Vacances-voyages: \u2022 1 à \u2022 10 Vivre aujourd'hui: E 1 à E 3 UNE RÉALITÉ DES ANNEES 80 Le Québec, un pays pauvre en eau douce INTENTIONS DE VOTE DES QUÉBÉCOIS SELON UN SONDAGE DE LA FIRME SORECOM EDFFO UNE CONFÉRENCE QUI S'ANNONCE DÉCISIVE PAR MARCEL ADAM page A 6 page A 9 Le troisième age ¦ À compter d'aujourd'hui, sous la signature de Claire Du-trisac, LA PRESSE présente à ses lecteurs une nouvelle chronique hebdomadaire qui sera consacrée au troi-âge.Cette chronique touchera bien des aspects de la vie des retraités et des pré-retraités: leurs relations entre eux, avec les institutions, gouvernementales et autres, et avec les professionnels de la santé et des services sociaux.Ce texte sera publié dans la première page de la section Vivre Aujourd'hui.page E 1 ¦ Si des élections générales avaient eu lieu au Québec le mois dernier, les libéraux auraient défait aisément le Parti québécois et auraient formé le prochain gouvernement.C'est ce qu'indique un sondage d'Opinion effectué pour le içnoment%: 843-6481 Permis d enseignement de ( ullure personnelle Cl MIS de U MonURne rnâfXj Suite bit).Mil HJG 1/H LA METEO à Montréal AUJOURD'HUI Minimum: \u2014 Maximum: 22 Ensoleillé avec des passages nuageux DEMAIN Peu de changement au Québec RÉGIONS Mk Abttibi \u2014 Outoouait \u2014 Laurentides \u2014 Cantons de l'Est \u2014 Mauricie \u2014 Québec \u2014 Lac-Saint-Jean \u2014 Rimouski \u2014 Goipetie _ Baie-Comeau \u2014 Sept-ties \u2014 au Canada Colombie-Britannique Alberta Ma, AUJOURD'HUI 18 Nuageux, éclairciea 22 Ens., pass, nuageux 20 Ciel variable 22 Ens., pass, nuageux 20 Nuageux, poss.d'averses 20 Ens., pass, nuageux 20 Nuageux, éclaircies 18 Nuageux, éclaircies 18 Nuageux, éclaircies 18 Nuageux, poss.d'avers** 18 Nuageux, poss.d'averses DEMAIN Ciel variable Peu de changement Ens., pass, nuageux Ens., pass, nuageux Nuageux, éclaircies Peu de changement Peu de changement Peu de changement Peu de changement Nuageux, éclaircies Nuageux et éclaircies AttmifrfTmt Averses EnsoUillé Victoria Edmonton Min 10 6 Moi 17 23 Saskatchewan\tEnsoleillé\tHegina\t6\t22 Manitoba\tEnsoleillé\tWinnipeg\t12\t24 Ontario\tEnsoleillé\tToronto\t14\t26 Nouveau-Brunswick\tEnsoleillé\tFredericton\t7\t23 Nouvelle-Ecosse\tTemps clair\tHalifax\t7\t24 Ile-du-Pnnco-Edouard\tTemps clair\tCharlottetown\t10\t22 Terre-Neuve\tAverses\tSaint-Jean\t12\t19 si vous partez aux États-Unis M* Ma.Boston 18 23 Buffalo 12 28 Chicago 20 31 eee Miami New York Nlle-Orléans Min.Mex.25 31 17 25 28 28 Pittsburgh San Francisco Washington Min.16 12 24 Moi.31 20 34 la presse LA PRESSE est oublie» o«' IA PRESSE LTEE 7 rue Samt Jacques.Montreal M2V 1K9 Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuter les informations de - L A PRESSE - et celles des services de la Presse Associée et de Reuttr Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont ega lament reserves -Courrier de la deuneme classe \u2014 Enregistrement numéro 1400- Port de retour garanti TARIFS D'ABONNEMENTS LIVRAISON A DOMICILE : Lund.ou somed.$1 75 Lundi ou »endrtdi SI 25 Samedi seulement 0 75 vers les capitales Amsterdam\t19\t23\tHong Kong\t26\t29\tOslo\t13\t20 Athènes\t20\t26\tLe Caire\t21\t33\tParis\t14\ti9 Berli\t!1\t2.r.\tLi.-.honnc\t!6\t26\tRome\t11\t30 Bruxelles\t15\t25\tLondres\t14\t19\tSéoul\t18\t27 Buenos Aires\t12\t19\tMadrid\t20\t31\tStockholm\t14\t18 Copenhague\t12\t21\tMoscou\t11\t15\tTokyo\t23\t31 Genève\t14\t23\tMexico\t15\t24\tVienne\t8\t21 vers les plag\t\tes\t\t\t\t\t\t Acapulco\t25\t33\tBermudes\t23\t29\tSan Juan\t26\t33 Barbade\t24\t31\tNassau\t24\t32\tTrinidad\t24\t33 ABONNEMENTS PAYÉS D'AVANCE No*nb»f o» temomti 13 26 S2 $3700 $7400 $14800 $24 00 $48 00 $96 00 $13 00 $2600 $5200 par courrier Conodo Lundi Ou somedi Lund* ou vendredi Somedi seulement ETATS-UNIS - PAYS ÉTRANGERS per courrier Lundi ou somedi Lundi ou vendredi Somedi seulement Nor*bt àt i#e*oiriet 13 26 52 $55 25 $110 50 $22100 $34.45 $6190 $137 80 $20 80 $4160 $83 20 4 INFORMATION GENERALE 285-7272 REDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 RELATIONS DE TRAVAIL 285-7383 ANNONCES CLASSEES Commandes 285-71 11 ?zjt chongtf 285-7205 J.I««d ov >f>rv>f o !6\"30 GRANDES ANNONCES De'oilbntj 285-7202 Not.ono', Tele Presse 285-7306 Voconces.voyages 285-7265 Carrière» e» p»ûfr>SiCrni, fiOflWKlfiûfll 285-7320 COMPTABILITE Grondes annonces 285-6892 Annonces closiees 285-6901 Psur tout r enm d ' cèo»v>»mentt, not bureaux teet evvurti ee % à 1% (tanedh 91 è 16k) 2854911 1 IA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 SEPTEMBRE 1980 Dossier des avions à hydrogène: valse-hésitation du fédéral Vous vous souvenez peut-être qu'en avril dernier, je vous soulignais l'ambition des administrateurs du Pare industriel et commercial aéroportuaire de Mirabel (Pica-Mirabel) de faire du parc le centre de ravitaillement en hydrogène liquide pour tous les vols trans-océani-ques au-dessus de PAtlantique-nord.Je vous disais aussi que le Québec avait pris une bonne longueur d'avance sur tous ses concurrents des autres provinces et qu'il se devait de protéger ce qui sera vraisemblablement le mode de transport de fret privilégié des années 1990 et suivantes.Or, depuis, le dossier a sensiblement évolué.Sous l'égide de la société Lockheed Aircraft, plusieurs représentants des pays intéressés participeront, les 12 et 13 septembre, à Munich, à l'élaboration d'un programme de recherches et au partage des responsabilités inhérentes, à partir du document préparé à la suite de la réunion d'avril, à Mirabel.Ce document prévoit des dépenses initiales de $76 millions qui seront investis dans la recherche de base, la vérification de la viabilité de la technologie nouvelle, la sécurité du transport par avions fonctionnant sur hydrogène liquide et les moteurs requis pour les propulser.Le document prévoit également des dépenses de $700 millions pour la production des quatre prototypes (dérivés du L-1011 du moins pour le moment), puis ultérieurement $7 milliards afin d'acquérir la flotte d'avions requis pour la bonne marche du système.On ne prévoit qu'un aéroport dans chaque pays participant à cause du coût élevé de la construction de l'infrastructure (usine de transformation de l'eau en hydrogène liquide, stockage et système de distribution), évalué à $1 milliard.Le Canada et les Etats-Unis, à cause de leurs dimensions géographiques, risquent fort de se retrouver avec deux aéroports du genre chacun, un dans l'est et possiblement un dans l'ouest au Canada.Dans l'est canadien, seuls les aéroports de Mirabel et de Mal-ton peuvent aspirer à cet «honneur».Pendant qu'en Ontario, le gouvernement provincial travaille avec acharnement à combler le retard, Jacques Rostenne, le vice-président de Pica-Mirabel et le responsable du dossier, peut voir venir les coups.Malgré les tiraillements qui persistent quant à l'avenir du parc industriel, son équipe multidiscipli-naire a fort bien fait ses devoirs.Rostenne trépigne d'impatience d'aller participer, à Munich, à la distribution de la manne, en compagnie de pays comme les Etats-Unis, la République fédérale d'Allemagne, la Grande-Bretagne, l'Arabie Saoudite, la France et le Japon, nouvellement intéressé au projet.Le fédéral en sera-t-il?Cependant, il y a un «hic».Pas plus tard que jeudi après-midi, John Mitchell, de Transports-Canada, délégué par le chef de mission habituel Neil Gore, ne savait toujours pas s'il serait du voyage.Il m'a expliqué qu'il attendait toujours l'autorisation de son ministère d'aller représenter le Canada à ce rendez-vous important.Absence* stratégique du Canada?Négligence de fonctionnaires à Ottawa?Nul ne peut expliquer avec certitude ce retard à prendre une décision pour un rendez-vous dont les dates ont été arrêtées il y a plusieurs semaines.Mais délégation canadienne ou pas, Jacques Rostenne sera sur les lieux, car le Québec et plus particulièrement Pica-Mirabel ne veulent pas rater leur chance.Evidemment, sans couverture fédérale, Jacques Rostenne devrait se contenter d'assister aux délibérations sans droit de vote.à moins évidemment qu'il ne soit invité à représenter également le Canada par délégation de pouvoir.L'important, c'est d'y être, car comme dit Rostenne: «Pour une fois que nous avons pris l'ascenseur au sous-sol, ce n'est pas le moment de débarquer à mi-chemin».Saint-Léonard poursuit deux compagnies pour bris d'égouts Les autorités municipales de Saint-Léonard ont intenté hier après-midi des poursuites totalisant $549,000 contre deux compagnies de cette localité spécialisées dans le traitement des métaux, pour dommages causés aux canalisations d'é-goût.La poursuite la plus importante a été enregistrée contre Cal-var Métal Inc., dont l'usine est située au 6405 rue Le Creusot.Elle s'élève à $424.000.Dans l'autre cas, il s'agit de la Compagnie de Placage Lavoie et Moreau, qui est l'objet d'une action en dommages de $125.000.Alors que cette dernière opère depuis 1966, la première n'a commencé ses opérations il y a deux ans seulement, mais une enquête récente a démontré que, dans le voisinage des deux établissements, les tuyaux d'égoût étaient affectés d'un vieillissement prématuré, et qu'à certains endroits, ils étaient même désagrégés.Saint-Léonard soutient que ces dommages ont été causés parce que les deux usines y ont effectué des déversements de liquides hautement corrosifs, chargés notamment d'acides chlorydri-que et sulfurique, alors que des dispositifs auraient dû être mis en place pour installer, à chaque endroit, un système de traitement des eaux usées.la presse A 3 r- ni *S *o', V j-.V.\" \\ I ^1 4** ¦4» VA'.\u2022 y.t 4p \u2022' f ma ,'11 photo Pierre McCann, LA PRESSE Des photos d'époque ont permis de redonner exactement à la vieille caserne de pompiers de la Place d'Youville l'aspect qu'elle avait au début du siècle.PLACE D'YOUVILLE La caserne des pompiers retrouve son style d'an tan Abandonnée depuis 1972, la caserne no 1 des pompiers de Montréal, sise Place d'Youville, dans le Vieux-Montréal, vient de subir une transfiguration qui lui redonne exactement l'aspect qu'elle avait au moment d'être construite, en 1903.DENIS MASSE C'est grâce à des photos d'époque trouvées au Musée McCord et au Service des incendies de Montréal-que l'entreprise de restauration a pu être menée à bien, sous la direction de l'architecte Pierre Ronco, du Service municipal des Travaux publics.La restauration complète de l'édifice, estimée à $1 million, se poursuivra jusqu'en 1981.Pour cette année, il s'agissait de refaire le gros oeuvre du bâtiment dont les murs menaçaient ruines.Tous les joints de maçonnerie ont été tirés à nouveau; le toit a été refait entièrement en lui redonnant son aspect d'an-tan.Ainsi, la lucarne et les deux oeils-de-boeuf qui avaient disparu au cours des années, ont été remis en place de même que le mât et les fleurons qui ornent le faîtesde l'immeuble.Le toit a été refait en cuivre étamé recouvert d'une mince feuille de plomb afin de lui redonner ses couleurs d'antan et lui assurer une dura-biiité pour plusieurs années à venir.La restauration complète de ce bâtiment classé est comprise dans un protocole d'entente intervenu en juin 1979 entre la Ville de Montréal et le ministère des Affaires culturelles du Québec.Celui-ci y va d'une participation de $610.000 versée en deux tranches égales, tandis que l'administration municipale de Montréal consacre $360,000 au projet.L'édifice ancien qui a repris en 1903 le numéro 1 attribué antérieurement à une caserne vétusté qui s'élevait au coin des rues Craig et Chèneville, doit abriter le premier centre d'interprétation de l'histoire de Montréal.Le projet vise à représenter sous une forme vivante et attrayante l'histoire de la ville de Montréal, des origines à nos jours.On voudrait imiter en ce sens le musée municipal d'Amsterdam ou encore le «Héritage Trail» de Boston.La Société d'archéologie et de numismatique de Montréal qui administre le château de Rame-zay, s'est vue récemment confier par la Ville le mandat d'élaborer le programme qui pourrait alors être montré, tout en tenant compte des dispositions offertes par l'ancienne caserne.La restauration intérieure de l'immeuble, par ailleurs, devra tenir compte du programme élaboré par le groupe de travail et de recherche du château de Ramezày.NEW YORK (Reuter) \u2014 Un machiniste de 21 ans a été accusé hier du meurtre de la violoniste Helen Mintiks, tuée le mois dernier, lors d'une représentation des Bailers de Berlin au Metropolitan Opera House de New York.La mise en accusation du jeune homme, Craig Crimmins, par un jury fédéral constitue l'aboutissement de Tune des enquêtes les plus approfondies jamais effectuées par la police Craig Crimmins accusé du meurtre de Helen Mintiks newyorkaise: les détectives interrogèrent en effet un millier de personnes, dont tous les employés du Met, ainsi que tous les membres des Ballets de Berlin.Les détectives auraient été amenés à soupçonner Crimmins par le signalement qu'en avait donné un membre de la troupe allemande, par une empreinte digitale partielle relevée sur le toit de l'immeuble et par le fait que le corps de la victime avait été ligoté au moyen de noeuds spéciaux utilisés par les machinistes.STE-ANNE-DE-BELLEVUE Des citoyens veulent sauver la maison Deslauriers FLORIAN BERNARD_ Plus de 200 citoyens de Sain-te-Anne-de-Bellevue.aubord du lac Saint-Louis, multiplient leurs démarches et exercent des pressions auprès du maire et du conseil dans le but de préserver de la démolition une vieille maison victorienne de 25 pièces.Malheureusement pour eufc, comme la maison en question n'est pas encore centenaire, elle n'est pas classée «historique» par le gouvernement.En mai dernier, la propriétaire de la maison a signé une prq-messe de vente en faveur d'un groupe d'hommes d'affaires di rigé par M.Maurice Cousineau.Cependant, depuis quelques mois et à la suite des pressions des citoyens, la propriétaire de la vieille maison ne veut plus vendre.Elle a appris, par les journaux locaux, qu'on allait purement et simplement démolir la vieille maison pour faire place à un petit centre commercial.Or, selon la propriétaire, il n'avait pas été question, originalement, de démolir cette maison historique, mais tout simplement de la transformer en immeuble à bureaux Emus par ce projet de démolition \u2014 et aussi parce qu'ils voudraient conserver un accès libre au bord du lac \u2014 les citoyens du quartier ont pris l'affaire en main.Ils ont proposé au conseil municipal d'acheter la maison et de la transformer en centre culturel et en bibliothèque.Dans un deuxième temps, les citoyens voudraient qu'un terrain vacant adjacent soit transformé en parc de verdure.À ce propos, 238 contribuables ont signé une requête qui a été remise au maire Marcel Mari eau.Mais la requête a été écartée.Le conseil a choisi la solution^i'u petit centre commercial.Il a motivé son choix en expliquant que la ville a besoinjfe revenus additionnels et qu1^ centre rapportera des taxes.-lin membre du conseil, toutefois, Mme Denise Cypihot a brisé Kp-nanimité et s'est rangée darrs^e camp des adeptes du parc la conservation historiques^ qui lui a valu la guerre ouv£*fre avec le maire et ses collègues.Changement de zonage s Pour qu'un centre commercial soit érigé sur l'emplacement de la vieille maison «Deslauriers», il faudra modifier le zonage de la rue Kent.Le enseil a déjà signalé son intention de présenter un règlement en ce sens, mais les contribuables ont décidé de mobiliser tous ceux qui s'opposent au projet lors de la signature du registre des électeurs.Ces mêmes contribuables ont également l'intention de contester tout permis de construction en alléguant que les espaces de stationnement disponibles ne seront pas conformes au règlement de construction.Quant à la propriétaire de la vieille maison, elle a retenu les services d'un avocat dans le but de protéger ses intérêts et de faire casser la promesse de vente.ttfifiîf PERSONNE N'A U4^J REGRETTÉ UNE LOUTRE RASEE DE QUALITÉ V x FOURRURES INC.MANUFACTURIER ' 4435, rue de la Roche Stationnement £T O \"7 0*o»'s yr.,tu.t D^/-ODD4 1914 Lauréat POULIOT, propriétaire OUEST LADA INC.4S02, B0UL.ST-CHARLES PIERREFONDS sortie 50, route Transcanadienne 620-6400 Vous êtes les bienvenus.LESAGE LAMOTHE COSSETTE OPTICIENS D'ORDONNANCES LUNDI.MAR., MER.: 9 h a.m.à 6 h p.m.JEUDI, VENDREDI: 9 h a.m.à 9 h p.m.MONTREAL LAVAL PRESCRIPTIONS DE LUNETTES LENTILLES CORNEENNES SOUPLES OU RIGIDES LENTILLES PROGRESSIVES \u2022 3425 rue St-Denis (Métro Sherbrooke) \u2022 POLYCLINIQUE DE MONTREAL 12245 rue Crrwt (Gmierville) \u2022 5000 Boul St-Laurent (Boni.SMoseph) \u2022 POLYCLINIQUE MEDICALE CONCORDE 3U0est Bouf.de la CONCORDE (Duvernay) UN SEUL NUMERO DE TELEPHONE 845-4221 /Agence «Detec of Canada Ltee» PIERRE D.-MASSUE DÉTECTIVE «Autorise sous l'Acte concernant les agences de détectives du Québec».Licencié par la Cité de Montreal \u2022 INVESTIGATION \u2022 SURVEILLANCES \u2022 FILATURES \u2022 TOUTES PREUVES POUR LA COUR \u2022 INFIDÉLITÉ CONJUGALE CONFIDENTIEL \u2014 DISCRETION ASSUREE - ¦ .387-8757 \u2022 ¦ \u2022 ¦ ¦ .i i i i i JOUB et SOU*, r**fflf a&43 1221 estj^ rue Fleury 384-4990 ez Serge Parent, propriétaire Nouvelle succursale au 2595, rue de Salaberry (Près de l'autoroute dos Laurentidot) ouvert de 9h à 22h Fiducie du Québec dépôts garantis \u2022 » \u2022 \u2022 5 ans \u2022 intérêts verses annuellement \u2022 dépôt initial minimum Sl.OOO.I taux d'intérêt garanti, de la date d'émission du certificat jusqu'à son échéance: certificats d'une durée pouvant aller de 1 jour à 5 ans; possibilité d'intérêts composés sur les certificats de 5 ans; un choix dans la fréquence du paiement des intérêts pour les certificats de 1 an à 5 ans; i possibilité d'enregistrer les certificats à un plan d'épargne-retraite; > non encaissaoïes avant terme, sauf en cas de décès, » aucuns frais d'administration.Pour information, venez ou telephonez-nous Montréal: Complexe Desjardins (514)281-8840 De l'extérieur, sans frais: 1 -800-361 -6840, poste 8840 Laval: Place Vai des Arbres (514)668-5223 De l'extérieur, sans frais: 1-800-361-3803 La Pîducîe du Québec.pour un choix de modes d'épargne.T«ua tU|Ql à Ch»f>florr#nt 1#p« '» 1»- .\u2022\u2022\u2022! ; desjardins » i k i * I b k \u2022 a < > A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 SEPTEMBRE 1980 Les rues de Montréal ALFRED-DUR ANLEAU, rue (1973) Cette voie est ainsi dénommée pour honorer Alfred Duranleau (1871-1931), homme politique et magistrat né à Farnham II fut député de Montréal à l'Assemblée législative (1923-27), bâtonnier de Montréal et de la province de Québec en 1931, député à Ottawa et ministrede la Marine (1930-35), puis juge à la Cour supérieure en 1935.Axe est-ouest au sud de Rosemont, a l'ouest de Louis-Veillot- TILLEULS, allée des (1971) Nom d'un arbre aborigène choisi pour identifier une des trois allées du projet de la Pépinière dans le quartier Mercier.Axe ouot-est.devant l'Hôpital Maixm neuve.ANDRÉ-AMPÈRE, avenue (1972) En souvenir d'André Ampère (1775-1836), physicien et mathématicien français qui créa l'é-lectrodynamique et inventa l'é-lectro-aimant et le télégraphe électromagnétique.Axe est-ouest au nord est d'Armand-Bombardier.ERIC, avenue (1974) Voie sise dans le prolongement de l'avenue du même nom dans Anjou, et d'abord choisi par cette dernière municipalité sans motif spécifique.Axe est-ouest à Test de Roi-René.12,000 Québécois rendent hommage à Vigneault photo Armand Trottier, LA PRESSE Une ovation qui a semblé insuffler à Vigneault des énergies nouvelles.Ils étaient plus de 12,000 «gens du pays» à s'être entassés sur la Place des nations de Terre des hommes hier soir, afin de témoigner du vibrant hommage qu'on a voulu rendre à Gilles Vigneault.DENIS LA VOIE Si Vigneault a perdu «le goût du spectacle» depuis un certain 20 mai cet hommage qu'on a décidé de lui rendre a semblé lui insuffler des énergies nouvelles pour répondre de l'ovation qu'il a reçu dès son entrée en scène.Entouré de Monique Leyrac, Fabienne Thibeault, Nicole Croisille, Pauline Julien, Michel Rivard et Claude Léveillée venus entonner une bonne partie du répertoire de l'un de nos plus grands noms de la chanson, Gilles Vigneault n'avait pour répondre au public enthousiaste que: «C'est le coeur qui fait danser le corps».Il était cependant impensable de danser sur cette grande place qui regorgeait de monde avant même que le spectacle ne se mette en branle, car il y avait foule comme jamais vu autour de cette scène qui a pourtant vu défiler de grandes vedettes étrangères.Mus par un même enthousiasme pour Vigneault et son oeuvre qui constituait l'essentiel de ce spectacle devant être la première «fête de la santé» à s'intégrer au marathon de Montréal comme activité culturelle, les milliers de gens réunis sur la Place des nations ont entonné d'un même accord les plus célèbres refrains du créateur de l'hymne «Gens du pays».Véritable célébration, ce spectacle en hommage à Gilles Vigneault est sans contredit le plus imposant événement à s'être déroulé dans la métropole cet été.S'il y avait surtout des jeunes, il y avait d'abord des Québécois témoignant de leur foi et de leur attachement à une oeuvre impérissable dont bien des mots, beaux et vrais, grands et profonds comme le «pays à faire», sont sur toutes les lèvres.Chantant seuls, en duo ou tous ensemble, prêtant leur voix et leur talent à faire résonner l'oeuvre de Vigneault, Monique Leyrac, Pauline Julien, Fabienne Thibeault, Michel Rivard, Claude Léveillée, Nicole Croisille et Gilles Vigneault lui-même ont défilé sur la scène comme pour nous redonner ce goût de la fête que tant de Québécois semblaient avoir perdu.Elevez-vous au-dessus de tout! Vous n'aimez plus le golf?Vous vous ennuyez, maintenant, quand vous poussez sans conviction de petites balles à la queue-leu-leu?Elevez-vous au-dessus de tout ça.joignez-vous à la douzaine de Québécois qui ont fait de la montgolfière LEUR sport! Achetez-vous une montgolfière demain matin et vous pourrez encore participer au troisième Festival de montgolfière du Québec, en cours depuis jeudi, à Saint-Bruno.Deux prérequis cependant: ne pas avoir le vertige et posséder un compte en caisse populaire assez solide pour survivre à un retrait de $12,000.Pour le reste, c'est du gâteau.Quand vous aurez frôlé vos premières vaches à bord de votre aéronef à air chaud, c'est garanti, vous ne serez plus le même.En attendant ce jour, vous pouvez encore vous rincer l'oeil aujourd'hui et demain en vous rendant à Saint-Bruno, où 12 disciples des frères Montgol-fier comptent décoller matins et soirs.Jusqu'ici, ils n'ont pas joué de chance les conditions météorologiques, les empêchant de partir pour la gloire, jeudi et hier soir.Jeudi, le vent les aurait dirigés droit sur l'aéroport de Saint-Hubert s'ils n'étaient pas restés sagement attachés par des câbles à une centaine de pieds du sol.Hier, seuls deux aéronostiers ont décollé, les autres trouvant le vent un peu trop violent à leur goût.Les météorologues prédisaient de meilleures conditions pour aujourd'hui.Dagenais faisait des menaces à la ronde Au pénitencier, lorsqu'on menace quelqu'un de mort, on est mieux d'être sérieux et avoir l'intention ferme d'aller jusqu'au bout de son projet, car on risque de devenir la victime si on a bien compris la loi du milieu carcéral expliquée hier par deux détenus alors qu'ils témoignaient pour la défense, au procès de Charles Simard, accusé d'avoir tué Robert Dagenais, à coups de barre de fer, le 7 novembre dernier.LEOPOLD LEZOTTE Et puis chaque semaine, une attaque contre un Big Mac0 te vaudra un permis d'attaque différent dont tu pourras profiter à ton restaurant McDonald's® préféré! Voici donc ton premier permis d'attaque.» i PERMIS D'ATTAQUE Ce b«»n donne droit a UN DEUXIÈME BIS MAG, sans frais supplémentaires, à chaque attaque contre un Big Mar! Valable dans tous les restaurants McDonald's participants du 6 au 14 septembre 1980.Presque à l'aise dans ses chaînes et ses menottes lorsqu'appe-lé devant le jury que préside le juge Claire Barrette-Joncas par le procureur de Simard, Me Jacques Rioux, Michel Lechasseur, 38 ans, est le premier à exposer cette «philosophie» généralement acceptée par ceux qui purgent de longues peines.Il raconte que deux jours avant le drame de novembre, Dagenais, qui faisait des menaces à la ronde lui avait demandé un marteau pour tuer Simard.C'est qu'il avait comme tâche, au cours de ces semaines-là, de poser une tablette dans la cellule de chaque prisonnier, et qu'à ce titre, il était en charge d'un coffre d'outil.Il refusa cette demande, mais Dagenais l'aurait quand même assuré que Simard allait mourir prochainement.Dans l'après-midi du crime, d'autre part, Lechasseur dit avoir à nouveau entendu le défunt qui annonçait la fin de ses jours à l'accusé, en vociférant et en frappant les barreaux de sa cellule d'une barre de fer.Quarante-cinq minutes plus tard, à «l'heure des cabarets», de sa cellule, il entendait du bruit et il crut d'abord que c'était Simard qui venait d'être «passé».Le procureur de la Couronne, Me Pierre Sauvé, demande alors à Lechasseur pourquoi il n'a pas prévenu les autorités des menaces proférées par Dagenais à l'endroit de Simard.Le témoin répond au représentant du ministère public que «si j'avais fait cela, j'étais un «stool», et c'était ma vie à moi qui était en danger.Alors, entre la vie de Simard et la mienne, j'ai choisi.» Michel Beaulieu, 37 ans, dont la dernière condamnation (vingt ans pour 27 vols à main armée) remonte 'à 1969, prend place à la barre.Lui aussi a entendu les menaces faites à Simard, mais pas les coups de barre de fer sur les barreaux, même s'il était le voisin d'«en bas» de Dagenais.Alors d'où pouvait-elle venir, cette barre?Alors qu'il rappelle à son tour la théorie des menaces qui ne peuvent rester sans lendemain, il répond sans hésiter que si Dagenais l'avait «essayé», il l'aurait lui-même tué.Sans hésitation.Personne peut faire ça comme McDonalds _\\ McDonald's Le corps d'un nouveau-né retrouvé dans le Saint-Laurent Le corps d'un nouveau-né a été retrouvé au debut de la semaine dans le Saint-Laurent, à la hauteur de Pile Saint-Ignace, dans le comté de Berthier.Le bébé, de sexe féminin, aurait séjourné dans l'eau une dizaine de jours.L'unité des crimes con- tre la personne de la SQ a entrepris des recherches pour retrouver la mère du nouveau-né, et prie toute personne qui pourrait lui fournir des renseignements à ce sujet d'entrer en contact avec elle aux numéros de téléphone 395-4044 ou 395 4120. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 SEPTEMBRE 1980 Le PSBGM fermera ses écoles lundi À MOINS D'UNE REPRISE DES NÉGOCIATIONS (d'après UPC et CP) \u2014 A peine rentrés en classe, les 35,500 enfants des écoles élémentaires et secondaires protestantes se trouveront en congé dès lundi prochain à cause d'un conflit de travail opposant l'Association des enseignants protestants et ia Commission scolaire protestante du Grand Montréal.C'est la présidente de la commission scolaire, Mme Joan Dougherty, qui a déclaré hier que les écoles seraient fermées lundi et les enseignants mis en lock-out mardi si les négociations en vue de régler le conflit ne reprenaient pas au cours du week-end.Selon Mme Dougherty, le refus des enseignants d'accomplir certaines tâches connexes à l'enseignement en guise de protestation contre l'attitude patronale, crée un climat de plus en plus malsain dans les écoles.Pour sa part, le syndicat des enseignants considère la décision de la commission scolaire injustifiée et fait remarquer que l'enseignement est donné aux enfants malgré les activités de protestation des enseignants.Le syndicat a promis de cesser ses activités de protestation si la commission scolaire dépose devant les enseignants une offre de contrat ferme.Les syndiqués doivent se réunir en assemblée générale lundi.Pour Mme Dougherty, le comportement des enseignants est intolérable, et il faut mettre un terme à ce genre de tactique employé par les syndiqués.Selon elle, comme les enseignants ne renseignent pas les élèves sur les changements d'horaires et refusent d'accomplir des tâches de surveillance, il est impossible de savoir combien d'élèves sont inscrits aux cours et quels sont ceux qui fréquentent vraiment l'école.GROUPES DE THÉRAPIE GESTALTISTE \u2022HEBDOMADAIRES:matin ou soir \u2022MENSUELS :1 week-end sur 4 exigence: au moins une entrevue préliminaire information : JEAN GAGNON, psychologue 3433, rue des érables, montréal h2k 3v6 514-526-4827 QUELQU'UN PEUT T'AIDER! Si tu ressens le besoin de mieux te comprendre, d'améliorer la qualité de ta vie.Si tu as participé à des cours de personnalité ou de relations humaines et que tu voudrais approfondir la connaissance de «TOI».Si tu fais face à des problèmes émotifs, culpabilité, anxiété, timidité, insécurité, communication avec les autres, etc.etc.Si tu es aux prises avec l'alcool, les médicaments, I obésité.THÉRAPIE DE GROUPE (1 5) Basée sur «S'aider soi-même» Lucien Auger Consultation personnelle sur rendez-vous: Psychothérapeute.MONTREAL 728-8076 Atelier initiation au développement emotivo rationnel (A.I.D.E.R.) 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gouvernement péquiste qui a, avec son référendum, donné à la crise constitutionnelle une acuité sans précédent, et à M.Trudeau qui aura su exploiter à fond l'impact psychologique créé dans la population canadienne par cet événement.M.Trudeau a tellement insisté sur sa détermination à faire débloquer les choses de concert ou unilatéralement qu'il est difficile de n'y voir qu'une simple intoxication psychologique destinée à faire bouger les gouvernements provinciaux dans une i direction donnée.Après être allé aussi loin M.Trudeau ne pourrait sans se discréditer se résigner à l'échec et ne pas donner suite à son projet.On peut donc parier qu'il y aura des résultats concrets, que les onze gouvernements s'entendent ou non.Se croyant justifié d'agir avec célérité par l'état de la crise et de l'opinion publique, M.Trudeau vient de recevoir des encouragements précieux dans les milieux d'affaires du pays.Notamment de la part de la Chambre de commerce du Canada, la semaine dernière, et du Business Council on National Issues, qui regroupe les chefs de quelque 140 sociétés parmi les plus importantes du Canada et qui vient d'adresser aux onze premiers ministres une lettre les pressant de résoudre au plus tôt ce contentieux qui endommage sérieusement la vie économique du pays.Nous assistons donc depuis trois mois à la mise en place, par le fédéral, d'un coup de force politique sans précédent qui aura des conséquences considérables sur révolution de notre régime constitutionnel.Que les choses débloquent avec l'accord unanime de tous les gouvernements ou autrement, le mérite ou le démérite en reviendra à M.Trudeau qui aura pris le risque énorme de mettre le pays sur la voie d'un renouveau salutaire pour la fédération ou dune évolution de celle-ci vers l'union législative ou confédérale.Quand dans une fédération les deux ordres de gouvernement en sont rendus à vivre dans un climat de guerre froide, que le gouvernement fédéral décide de prendre les choses en main en invoquant l'opinion publique qu'il institue arbitre du différend, qui peut prévoir la na- ture du pays qui surgira d'un affrontement aussi grave?Une chose me paraît en tout cas certaine.Que la stratégie de monsieur Trudeau réussisse ou échoue, celle-ci aura à ce point exacerbé l'hostilité et la méfiance entre les deux ordres de gouvernement que la négociation constitutionnelle ne pourra plus se poursuivre dans le format actuel.Ou M.Trudeau devra laisser à un successeur le soin de continuer la réforme, ou la tâche devra être confiée à une assemblée constituante qui pourra reprendre les pourparlers dans un climat moins belliqueux.Quand on considère l'état déplorable des rapports entre les deux ordres de gouvernement on a de la difficulté à concevoir que l'idée de base, la pierre angulaire d'une fédération, c'est la paix.Les fédérations se forment d'habitude pour permettre aux États constituants de vivre et de prospérer ensemble dans la sécurité par rapport aux menaces extérieures, et résoudre pacifiquement des divergences et des conflits qui appellent souvent la guerre quand ces États sont séparés.Il y a donc à la base d'une fédération normale une volonté de paix qui stipule l'esprit de conciliation, le respect mutuel des gouvernements et la recherche du compromis afin d'assurer le fonctionnement harmonieux de l'union et sa pérennité.Ces qualités essentielles d'une fédération ne paraissent plus exister au Canada, du moins au niveau des gouvernements, car je ne suis pas sûr que ceux-ci reflètent parfaitement en cela la mentalité de leurs commettants.Par une opération fédérale drastique M.Trudeau pourra peut-être provoquer un déblocage constitutionnel qui pourrait s'avérer positif à terme \u2014 ça reste à voir \u2014 mais elle ne restaurera pas la confiance nécessaire au bon fonctionnement d'une fédération.La restauration de l'esprit fédéraliste demeurera la tâche la plus urgente et la plus difficile à réaliser.Et M.Trudeau ne sera certainement plus l'homme pour le faire; peut-être pas non plus son parti qui pourrait traîner longtemps les conséquences d'un tel coup de force.MARCEL ADAM Reproches et idéaux du «testament Picard» Qui a raison: les media qui ont décrit l'état d'urgence durant le dernier conflit dans le secteur hospitalier ou le Conseil sur le maintien des services de santé qui affirme que la situation était moins grave que par le passé?Dans le rapport de ce Conseil, que l'on qualifie déjà de «testament de Gérard Picard», les media en ont pour leur compta: ce sont eux «qui ont tréquemment dramatisé et ont failli semer la panique dans la population».L'accusation est çjrave: elle lave les parties en conflit et s'en prend uniquement a ceux qui informent.Elle loue l'action du Conseil qui aurait alors bien accompli son travail, quoi qu'on en ait dit ou pensé.Efcelle fustige ceux qui se sont portés au secours de la population en dénonçant une situation qui n'aurait rien eu d'alarmant, .«'au grand désappointement des prophètes de malheur».Il faut se rappeler que la population avait des exigences, au plan des services essentiels, qui semblaient souvent ne pas avoir d'échos; que l'information était dépendante de ses sources; et que la défense des droits des personnes, pour alarmiste qu'el- le puisse paraître, est un devoir que la presse n'a pas le droit d'omettre.C'est d'ailleurs, souvent, son empressement à pointer du doigt un danger qui empêche ce dernier de se réaliser.D'autre part, le rapport du Conseil présente des recommandations intéressantes, qui peuvent servir à l'amélioration d'une situation qui doit bien être relativement déficiente puisqu'elle mérite qu'on la transforme.Il faut donc lire ces recommandations avec l'espoir qu'elles puissent reformuler la question des services essentiels, dans les hôpitaux ou autres centres de services sociaux, au moment de conflit.Si tout va bien, n'en parlons plus; mais si la population a quelques vagues raisons de s'inquiéter, étudions les recommandations.Le Conseil recommande le maintien du droit de grève dans le secteur hospitalier: on peut, en effet, supposer que dans le contexte actuel, le retrait de ce droit engendrerait des conflits illégaux aux répercussions sociales relativement graves.Même si la population inquiète, probablement à juste titre, veut voir aboli un droit de grève mal utilisé, il n'est pas question, pour le morne'.*, de le nier à ceux qui en usent.Lui ajouter un code d'éthique, cependant, peut représenter une idée valable.Rendre plus humain un conflit qui prend souvent l'apparence d'un injuste agresseur est un idéal auquel tout le monde doit nécessairement souscrire.Ce code d'éthique, que le Conseil appelle un «protocole-cadre», pourrait, théoriquement, résoudre le problème central des services essentiels.Le problème réside cependant dans la préparation du protocole: s'il satisfait la population ou les administrateurs, il perd sa force de négociation; et s'il satisfait les syndicats, il n'atteint pas son but social.Le problème en est donc un de bonne volonté et de respect des personnes, dépassant les points de litige et les intérêts particuliers.Le Conseil croit pouvoir trouver cet esprit dans les parties en cause.Au lendemain de la parution des recommandations du Conseil de la Fédération des syndicats d'infirmières et d'infirmiers, on est porté à craindre ou à douter.JEAN-GUY DUBUC fit Zzc&aj^ efa&*b*& Droits réservés Le «miracle québécois» du ministre Bernard Landry Le jeune Terry Fox, bel exemple de dépassement humain Le ministre Bernard Lan-[™ dry dressait la semaine jdernière le bilan économique des 'activités du gouvernement provincial, qualifiant de «miracle québécois* la performance du tjtfêbec au cours des dix-huit derniers mois.Plus particulière-jment, le ministre Landry faisait {état de la situation de l'emploi !au Québec et faisait ressortir {qu'au chapitre de la création {d'emplois le Québec avait dépas-jséJ'Ontario depuis un an et demi.Mais de là à crier au {miracle.j On a souvent parlé de miracle jéconomique pour décrire la {remontée spectaculaire du Japon à la suite de la Seconde vGuerre mondiale.Le succès ful-îgurant qu'a connu l'économie jnippone au cours des années soixante, confirmé par des taux îde croissance dépassant souvent \u2022les 10%, en termes réels, une ^augmentation soutenue de la ^productivité, une percée vigoureuse sur les marchés internationaux, ont bien valu à l'économie japonaise l'éloge des économistes du monde entier.[ De même la performance de ^'économie ouest-allemande a Couvent mérité le titre de miracle économique.Tout en atteignant des taux de croissance économique élevés, la Républi-que fédérale allemande a su res- treindre la hausse de son taux d'inflation et de son taux de chômage.L'attention du monde entier s'est aussi tournée sur tout le programme de reconstruction de l'économie allemande depuis vingt ans.Il faut une imagination passionnée pour maintenant parler de miracle pour décrire l'économie québécoise des dix-huit derniers mois.D'abord le taux de chômage au Québec, le mois dernier, était toujours de 9,9% comparativement à la moyenne nationale de 7,6% et à un taux de chômage de 6,9% en Ontario.La création d'emplois pose toujours un défi énorme.Bien sûr, le ministre Landry prétendra que 130,000 nouveaux emplois ont été créés au Québec depuis dix-huit mois.Ce chiffre est tiré d'une étude préparée par le ministère québécois de l'Industrie qui projette des chiffres pour 1980 et les additionne aux 82,000 emplois créés en 1979.Il est imprudent sur la base de projections non confirmées de se livrer à des déclarations aussi fulgurantes que celles de monsieur Landry.Le taux de création d'emplois a diminué ces derniers mois et si la performance de l'économie était inférieure aux prévisions du ministre, le «miracle» pourrait être moins éclatant.Et même si les projections du gouvernement s'avéraient justes, y aurait-il lieu de parler de miracle?Il faut se rappeler qu'en 1973, donc en douze et non pas en dix-huit mois, 125,000 emplois avaient été créés au Québec.La performance de 1979 constituerait donc la seconde performance en importance pour les années 70 et non pas le miracle mirobolant dont on a parlé.On répondra sans doute qu'en 1973, la création d'emplois dans l'ensemble du pays avait atteint un sommet.Mais il suffit d'ajouter que l'an dernier également la création d'emplois au Canada a été vigoureuse, augmentant à un rythme de 4,2%, sur une base nationale, comparativement à un rythme de 3,8% pour le Québec.Au-delà des batailles de chiffres et des ronronnements évidemment électoraux, il serait utile aussi de s'interroger sur la qualité des emplois créés depuis quelque temps.Depuis cinq ans, la progression des emplois à temps partiel a pris une importance grandissante au Québec.En effet, depuis 1975, les emplois à plein temps ont connu une hausse de seulement 3,9% par rapport à une augmentation de 47,1% dans les emplois à temps partiel.Si on se compare à l'Ontario, l'emploi à temps complet u augmenté de 9,9% alors que l'emploi à temps partiel s'est accru de 28,6%.Une foule de raisons explique la croissance de l'emploi à temps partiel, par exemple les obligations familiales, la fréquentation scolaire et le choix personnel.Mais viennent s'ajouter à ces motifs personnels les difficultés de trouver un emploi à temps complet, étant donné l'état de l'économie.S'il s'agit réellement de bâtir le Québec, plutôt que de colmatage, c'est à ce genre de problème qu'il faudra apporter des solutions.S'eh tenir à des déclarations fracassantes n'ajoute rien.Au contraire, cela fausse le débat et détourne l'attention des problèmes véritables.De nombreux problèmes existent encore au niveau de la structure industrielle du Québec.Si la province a exhibé une certaine vigueur depuis un an, cela reflétait aussi la situation de l'économie américaine et la faiblesse du dollar canadien par rapport à la devise des USA.Cette situation nous rend plus concurrentiels et il aurait fallu profiter de cette marge de manoeuvre pour pousser encore plus sur la modernisation et la rationalisation de notre appareil de production.Si on ne fait que multiplier les emplois à temps partiel, sans pour autant investir des montants suffisants pour devenir encore plus productifs et compétitifs, on ne peut pas prétendre bâtir le Québec.Il aurait été souhaitable que le ministre Landry souligne cette distinction et annonce des mesures qui répondent réellement au besoin de bâtir le Québec.Les théoriciens de l'économie peuvent peut-être se cacher derrière des grands agrégats et des chiffres très généraux.Mais comme homme politique, M.Landry se doit de se rapprocher de la population québécoise et de la réalité que vit notre main-d'oeuvre.Si tel était le cas, il n'oserait pas parler de miracle québécois.Un jeune homme de 22 ans allait accomplir l'impossible.Parti en avril des rives de l'Atlantique, il allait traverser un territoire immense comme un continent, pour atteindre le Pacifique en octobre.Le plus extraordinaire est que ce marcheur infatigable n'a pas deux jambes comme vous et moi.il a été amputé d'une jambe.Terry Fox souffre du cancer.N'empêche que sur une seule jambe et une prothèse il atteignait au début de cette semaine la ville de Thunder Bay et qu'il allait entamer la dernière étape de son courageux périple.Il a dû s'arrêter, parce que la maladie a étendu son emprise et que le cancer s'est attaqué à ses poumons.Le plgs extraordinaire est que Terry Fox paraît beaucoup plus ennuyé par un contre-temps qui l'oblige à interrompre sa course que par l'annonce des progrès dune maladie terrible.Il y a dans la jeunesse des valeurs rédemptrices.On comprend que les gens, que le pèlerin de la douleur a croisés sur sa route, émus par son courage, aient jeté l'argent à pleines mains, au profit des sociétés bénévoles qui luttent contre le cancer.On n'a même pas une idée exacte des sommes recueillies, tant elles sont élevées.Le chiffre de deux millions de dollars est conservateur et certainement au-dessous de l'addition finale.Un poste de télévision (le 12) va consacrer presque toute sa soirée de dimanche à l'intrépide marcheur.Pourtant, ce n'est nullement la publicité pour sa personne que recherche ce brave gars.Comme la plupart de mes contemporains, je ne connais Terry Fox que par les images que j'en reçois.Il me laisse l'impression d'une volonté très forte qui dit «non* à l'épreuve, qui refuse de se rendre, qui veut surmonter un défi et qui dit à la maladie: «Tu ne m'auras pas!» Un pareil exploit est peut-être au-dessus des forces humaines.Mais quelle leçon aux bien-portants douillets, gâtés, épris de confort, ennemis de l'effort que nous sommes tous! Et quel message d'espoir pour les autres! En temps et lieu, on se demandera pourquoi il faut l'exemple d'un courage surhumain pour mobiliser la société dans la lutte contre la maladie.Les États vont consacrer 450 milliards de dollars cette année à l'armement.Quant aux sommes, relativement modestes, en comparaison, qui sont réservées à la recherche scientifique pour la lutte contre la maladie, on a quelquefois des raisons de douter qu'elles soient sagement employées.Que vive Terry Fox, splendide aventurier des temps modernes! ___GUY CORMIER RAPATRIEMENT SUE L'ACTUALITE LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 SEPTEMBRE 1980 Les provinces ®nt des recours que judiciaires Les provinces ne pourraient guère se servir des tribunaux pour empêcher le gouvernement fédéral de procéder au rapatriement unilatéral de la Constitution.L'état actuel du droit permettrait certes aux provinces de consulter les cours de justice sur la validité d'un tel rapatriement, mais ce référé ne pourrait aucunement suspendre les délibérations du Sénat et des Communes.Le «sub judice» ne gèlerait pas les débats du Parlement, de sorte qu'une décision judiciaire, même favorable aux provinces, surviendrait trop tard.\u2022ill Me Gérald Beaudoin: Il s'agit d'un domaine où les concepts juridiques baignent constamment dans des considérations politiques.Au cours d'une entrevue qu'il accordait cette semaine à l'auteur de ces lignes, le professeur Gérald-A.Beaudoin, constitu-tionnaliste dont les talents avaient été mis à contribution lors des travaux de la Commission Pépin-Robarts, affirme avoir réfléchi à la question: aucune cour ne pourrait empêcher le Parlement canadien de délibérer sur un rapatriement unilatéral ni d'en arriver à une décision dans cette direction.Une opinion légale qui étonne Cette opinion légale étonne d'autant plus que quelques dirigeants provinciaux, choqués d'apprendre, par la fuite du document Pitfield, qu'Ottawa voulait exercer un rapatriement unilatéral, avaient évoqué la possibilité de recourir aux tribunaux.Puis, l'avocat Robert Décary, jadis (comme M.Beaudoin) à l'emploi de la Commission Pépin-Robarts, soulignait récemment dans le Devoir la possibilité que le rapatriement soit contesté devant les tribunaux, ce qui entraînerait de nombreux délais.Me Décary rappelait que dans l'affaire de la Chambre haute, il s'était écoulé un an entre le moment où le cas fut soumis à la Cour suprême et le moment où la décision a été rendue.Soulignons, toutefois, que lorsque la Cour suprême avait été saisie du problème de la transformation du Sénat, le gouvernement Trudeau se trouvait heu- Le premier ministre Trudeau a besoin politiquement de l'approbation de plusieurs provinces ou de quelques-unes plus importantes à cause de leur composition interne ou de leurs richesses naturelles.reux d'appliquer lui-même les freins à une réforme qu'il sentait fort peu populaire et s'est abstenu de procéder aux discussions parlementaires pendant que la Cour suprême examinait la question.Voyons comment les choses se dérouleraient si les provinces voulaient attaquer un rapatriement unilatéral initié par M.Pierre Trudeau.Celui-ci procéderait par voie de résolution pour faire approuver par le Sénat et les Communes une adresse à l'intention de Sa majesté la Reine et du Parlement de Londres.Les provinces saisiraient une de leurs cours d'appel (le second palier et non l'ultime) par un rétéré (contrairement au fédéral, elles ne peuvent acheminer leur demande directement en Cour suprême).Il n'est pas nécessaire que le référé porte sur un texte de loi car l'on peut saisir la Cour d'appel d'une question de droit.Jusque-là, tout va bien pour les provinces.Une procédure sans effet immédiat Toutefois, la procédure entamée ne pourrait suspendre la discussion au sein du Parlement canadien, selon Me Gérald Beaudoin.En matière criminelle, la tradition veut que les députés s'abstiennent, malgré leur immunité individuelle, de discuter de cas personnels dont les tribunaux sont saisis.Mais ce «sub judice» pourrait difficilement jouer dans une question aussi éminemment politique et rattachée à l'intérêt public que l'avenir de la Constitution.Voilà une situation où le principe de la souveraineté du Parlement s'applique sans aucune entrave.Et cela vaudrait aussi pour les discussions tenues à Westminster.En fait, si M.Pierre Elliott Trudeau obtient l'accord d'une majorité aux Communes, cela le place en position de force vis-à-vis de Londres.Par contre, politiquement, cette force serait nettement amoindrie s'il avait la désapprobation de plusieurs provinces ou de quelques-unes, que leur composition interne ou leurs richesses naturelles rendent importantes (le Québec ou 1'Alberta, par exemple).La demande de rapatriement unilatéral serait peut-être légale (encore que les avis sont partagés là-dessus) mais elle serait teintée d'une certaine illégitimité, car elle méconnaîtrait les véritables rapports dans le Canada.Il n'y aurait peut-être pas coup d'Etat, comme l'affirme M.Claude Forget, mais certainement un coup de force.Le seul palliatif politique resterait alors un référendum transcanadien où la population, dans son ensemble, approuverait le processus de rapatriement.En termes clairs, cela signifie Contrairement au fédéral, les provinces ne peuvent acheminer leur demande directement en Cour suprême dont on voit trois des juges ici.que les recours réels des provinces sont beaucoup plus politiques que judiciaires.D'ailleurs, comme le souligne Me Gérald Beaudoin, l'on se trouve dans un domaine où les concepts juridiques baignent constamment dans des considérations politiques.Ainsi, Londres choisira la décision qui placera le gouvernement britannique dans la situation la moins inconfortable: le Parlement de Westminster évitera de se mêler des affaires internes d'un pays indépendant et votera le rapatriement s'il paraît voulu par un nombre suffisant de forces en présence au Canada.Pour ne pas demander le rapatriement à rencontre de la volonté d'une ou plusieurs provinces importantes, le gouvernement Trudeau devra nécessairement faire des concessions la semaine prochaine sur le partage des pouvoirs.Auprès de la population, M.Pierre Trudeau pourra ensuite faire valoir la notion de déblocage (comme René Lévesque le fit pendant le référendum québécois).Car le Canada reste un cas unique, dans les démocraties parlementaires issues de Grande-Breta- gne: l'Inde et l'Australie sont des pays indépendants mais qui possèdent chez eux le pouvoir d'amender leur constitution.«Cela n'a aucun sens» Dès qu'il parle de la formule d'amendement, M.Beaudoin s'enflamme: «Cela n'a aucun sens de rapatrier la Constitution sans prévoir une formule d'amendement, car rapatrier c'est transférer de Londres non pas simplement un parchemin mais la faculté d'amender la Constitution dans ce qu'elle a de plus essentiel».On demande à Londres d'abdiquer un pouvoir, dit-il, et logiquement cela doit être fait en faveur de quelqu'un.La formule d'amendement pourrait être permanente si les provinces arrivaient à s'entendre.Autrement, elle sera nécessairement transitoire et contiendra l'exigence d'un accord unanime des provinces.Mais certains y voient un danger.M.Claude Ryan croit que cette règle rigide, désormais consacrée dans un texte officiel, rendra encore plus difficile tout progrès constitutionnel à l'avenir.M.Gérald Beaudoin est également peu favorable à la formule d'unanimité car cela donnerait, selon lui, à chaque province un droit de veto écrit, alors que présentement ce droit n'est qu'informel et tacite.D'ailleurs, l'on voit mal aujourd'hui la minuscule lle-du-Prince-Edouard bloquer une décision d'Ottawa et des autres provinces, si eiJe ne peut se prévaloir d'une dispositiô'n écrite.Pourtant, les hommes politiques qui se réuniront JundPà Ottawa ont tous à se faire réélire.On n'imagine pas un seul d'entre eux abandonnant son droit de veto implicite actuel au profit d'une formule d'accord par régions (toutes les provinces comptant 25% de la population, deux des provinces atlantiques, deux des provinces de l'Ouest etc.).Pour atteindre pareil objectif, il faudrait que les concessions de M.Trudeau, sur le partage des pouvoirs, s'avèrent considérables.Autrement, la règle rigide de l'unanimité risque de figer dans le ciment toute possibilité de changement constitutionnel.Le droit d'amender sera certes rapatrié au Canada J mais \u2014 cruelle ironie \u2014 on n'ar-rivera pas à l'exercer.CONSTITUTION La strate Convaincu d'avoir repris l'initiative du débat et d'avoir l'opinion publique derrière lui, le gouvernement fédéral s'amène à la conférence constitutionnelle en prévoyant un scénario catastrophique qui lui permettrait de sauver la face.{ A l'analyse, c'est ce qui res-' sort des déclarations du premier ministre Trudeau, à l'issue d'une journée de discussion, au comité des priorités de son cabinet, cette semaine, au Lac Louise.Ce qui peut paraître comme une position radicale est en fait une formule de compromis dont il n'est pas certain que les provinces ne pourraient pas s'accommoder.Depuis une décennie, les négociations constitutionnelles s'embourbaient entre les mains des bureaucrates et faisaient bâiller d'ennui les Canadiens.En vue de la bataille référendaire québécoise et de ce qui allait suivre, le premier ministre Trudeau a enlevé ce dossier des mains de son ministre-bureaucrate Marc La-londe pour le confier au plus «politicien» de ses ministres, Joan Chrétien.Le ton du débat a changé et, selon les plus récents sondages, l'intérêt du public s'en est trouvé accru.Le ministre Chrétien et son entourage parlent ouvertement de stratégie, donc de jeu politique.Il ne s'agit plus de «s'enfarger» dans les virgules, mais de profiter de l'esprit postréférendaire pour enfin sortir le débat constitutionnel de l'ornière le plus tôt possible.Discussions franches sinon cordiales Avec son collègue Roy Roma-now, de la Saskatchewan, le ministre Chrétien a mené tout au long de l'été quatre semaines de pourparlers avec les ministres provinciaux.Il y a eu bien sur des moments de pessimisme, mais, dans l'ensemble, même le ministre québécois des Affaires intergouvernementales, M.Claude Morin, a jugé que les discussions avaient été franches, sinon cordiales, et avaient pour la première fois permis aux interlocuteurs d'aller «au fond des choses».A la réunion du Lac Louise, le ministre Chrétien a fait rapport à ses collègues du cabinet.Il a indiqué les convergences et les divergences sur les 12 points que la Conférence constitutionnelle, des premiers devra discuter cette semaine.Il a expliqué le sens des propositions fédérales et des requêtes des provinces.Il a enfin esquissé un certain nombre de scénarios possibles pour Ottawa, selon que la conférence se termine une fois de plus en queue de poisson ou qu'elle donne lieu à des accords plus ou moins significatifs.À l'issue de cette séance d'une journée, le premier ministre Trudeau a fait savoir qu'il se fixai.4 un triple objectif advenant une impasse: rapatriement de la constitution avant la fin de l'année; inclusion d'une charte des droits de l'homme comprenant mm Claude Morin: Des discussions franches sinon cordiales.bouffé les droits linguistiques et inclusion d'une formule d'amende ment.De Québec, la réplique ne s'est pas fait attendre.«Coup de force sans précédent du gouvernement fédéral», a déclaré le ministre Claude Morin.Et il ne sera pas le seul, la semaine prochaine, à s'opposer à une telle action unilatérale d'Ottawa.Même le leader libéral québécois Claude Ryan a dû faire front commun sur ce point avec le gouvernement Lévesque.Si on ne tient pas compte des stratégies, on pourrait donc penser que la conférence du 8 au 12 septembre débouchera sur une crise politique majeure.Mais il faut signaler que le premier ministre s'est bien gardé, au Lac Louise, de donner la plus mince idée de ce que pourra être la formule d'amendement et de ce que seraient les droits linguistiques envisagés dans son scénario-catastrophe.Si, par exemple, la formule permettant d'amender la constitution, une fois rapatriée au Canada, comprenait un droit de veto effectif des provinces les plus populeuses, ce qui est tout à fait prévisible compte tenu des diverses formules étudiées jusqu'à ce jour, Queen's Park et Québec auraient bien du mal à convaincre leurs électeurs qu'il s'agit là de la trahison du siècle.Les provinces bien mal placées De même pour les droits lin-k photo Jean Goupil, LA PRESSE, Le ministre Jean Chrétien a fait changer le ton du débat.\u2022 TO\" majoritaire dans les deux Chambres du Parlement, le gouvernement Trudeau ne fasse adopter une requête au Parlement de Londres.Pour le moment, on sait ce que sont les exigences maximales d'Ottawa et des provinces.Mais on ignore ce que recèle le jeu de la politique, c'est-à-dire les concessions que chaque partenaire est vraiment disposé à faire pour traduire dans les faits la volonté de renouvellement du fédéralisme canadien exprimée à travers le pays par les forces du «non» lors du référendum québécois.On ne «s'enfarge» plus dans les virgules, mais la situation est tout aussi confuse.guistiques, sur lesquels le premier ministre ne s'est pas clairement expliqué, les provinces ne pourraient pas batailler bien longtemps si la Charte des droits ne faisait que consacrer la situation présente, c'est-à-dire exiger que les citoyens canadiens puissent obtenir dans la langue officielle de leur choix les services du gouvernement fédéral à la grandeur du pays.Quant au rapatriement, même si plusieurs provinces s'y opposent avant qu'on ait réglé un cer-tain nombre de questions fondamentales touchant le partage des pouvoirs, il sera bien difficile pour les provinces de mobiliser les masses et empêcher que, I ft ) ¥ i 9 A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 SEPTEMBRE 1980 SUR L'ACTUALITE LA GUERRE DU CAMBODGE À Nong Chan, vaste rassemblement de charrettes utilisées par les Cambodgiens de l'intérieur pour venir chercher des vivres à la frontière khmer-thaïe.Ce «pont terrestre» nourrit 2 millions de personnes.La Thailand Face à la poussée vietnamienne vers l'ouest, la Thaïlande, nation puissante par ses traditions nationales mais faible par ses inégalités sociales et économiques, est devenue du jour au lendemain un pays «de première ligne».¦ Dans la foulée de l'après-Viet-nam (la Thaïlande avait participé à la guerre aux côtés des États-Unis), elle avait identifié la Chine comme sa principale ennemie en raison de la guérilla prochinoise solidement implantée dans le nord-est depuis plusieurs années.La perte soudaine de son tampon cambodgien au profit du Vietnam Ta acculée dans une position des plus inconfortables, provoquant un profond réexamen de la politique extérieure à Bangkok.Surtout depuis la brutale attaque vietnamienne de juin dernier contre le village thaï de Ban Non Mark Moon: les Thaïs sont désormais face à face avec les Vietnamiens qui, s'ils le décidaient, pourraient être à Bangkok en moins de six heures.Le régime militaire du générai Prem Tinsulanonda.prend tellement au sérieux la menace vietnamienne qu'il a remplacé les officiers corrompus à la frontière par deux divisions d'élites et creusé des tranchées antichars sur plusieurs centaines de kilomètres.Cette armée thaïe est déjà occupée à la frontière ouest avec la Birmanie, où opèrent les maquisards Mon et Karen, et à la frontière sud avec la Malaysie où les séparatistes musulmans ont repris vie, mais dans Test, à la frontière khmère, elle est partout.Refouler les Khmers Après avoir longtemps soutenu les Khmers sereï contre Siha- JOONEED KHAN nouk et contre Pol Pot, Bangkok a décidé d'y mettre de Tordre et de regrouper toute la Résistance khmère en un seul mouvement.Mais il ne veut pas de bases sur le sol thaï.Officiellement, Bangkok se veut neutre dans le conflit.Au Vietnam, qui demande la fermeture du «pont terrestre», elle répond qu'il faudrait alors fermer également le pont aérien avec Phnom Penh et le pont maritime avec Kompong Som.Quand Hanoï, impuissant à «bloquer» la frontière khméro-thaïe, propose l'établissement d'une zone démilitarisée, Bangkok répond: «Oui, mais en territoire cambodgien, pas sur le sol thaï», sachant très bien que les Vietnamiens n'y arriveront jamais tous seuls.En accédant au poste de premier ministre au printemps, le général Prem, dit-on, était favorable à la reconnaissance du régime Heng Samrin: l'attaque de Ban Non Mark Moon a tout changé.Plus même, des troupes vietnamiennes au Laos avant ouvert le feu, en juin, contre un patrouilleur thaï sur le Mékong, le général Prem a fermé la frontière avec le Laos enclavé.Il Ta rouverte partiellement cette semaine, mais en précisant que c'était purement «humanitaire».Hanoï et Pékin avaient multiplié les assurances à l'endroit de Bangkok selon lesquelles ils ne soutiendraient pas le Parti communiste thaïlandais (PCT), mais pour le moment, les faveurs thaïes vont à la Chine et le PCT est divisé depuis le début de Tannée.Signe des temps, le journaliste japonais Naoki Mabuchi, arrêté et malmené plusieurs fois par les militaires thaïs qui le trouvaient trop sympathique envers le Khmers rouges, est désormais persona grata, surtout depuis qu'il a filmé l'abattage d'un avion thaï par les Vietnamiens à Ban Non Mark Moon.Bangkok n'est pas seul La Thaïlande, heureusement, n'est pas seule.C'est toute l'A-SEAN (Association des nations ne»» du Sud-Est asiatique groupant également la Malaysie, l'Indonésie, Singapour et les Philippines), les Etats-Unis, la Chine et le Japon qui redoutent la poussée vietnamo-soviétique vers le détroit de Malacca.Mais pour le moment, ce sont les Thaïlandais qui sont en première ligne, face à la 2e puissance militaire du bloc soviétique et à la 3e puissance mondiale de par le nombre de ses troupes déployées hors de ses frontières (300,000 hommes).Il semble bien qu'ils n'aient plus grand choix: leur sort est désormais lié à celui de la Résistance cambodgienne, et même à celle de la guérilla antivietnamienne au Laos.«Les Thaïs se battront jusqu'au dernier Khrner», disait quelqu'un.À moins que, comme le soulignait un journaliste thaï, le Vietnam n'offre la rive-ouest du Mékong à la Thaïlande, qui est en brouille avec Sihanouk depuis que celui-ci a eu gain de cause à la Cour internationale de La Haye sur les revendications thaïes touchant la province cambodgienne de Preah Vihear.Mais, a lancé un collègue, pourquoi le Vietnam partagerait-il quand il peut tout avoir, avec en supplément, comme le craint le vice-ministre des Affaires étrangères Thanat Khoman, une quinzaine de provinces orientales de la Thaïlande, sans aller nécessairement jusqu'à Bangkok?¦ Hanoi peut s'adapter à la paix ?En envahissant et en occupant le Cambodge, les dirigeants de Hanoi ont fait un terrible pari sur la révolution vietnamienne elle-même.La décision ne semble d'ailleurs pas avoir été unanime, la vieille garde (Le Duan.Pham Van Dong et Giap) ayant prévalu dans la stratégie de «la fuite en avant» contre l'avis des plus jeunes prônant la reconstruction à l'intérieur et la paix avec les voisins.Cette cassure idéologique a valu à Hanoi quelques embarrassantes défections comme celles du vice-président de l'Assemblée nationale Hong Van Hoan, qui a gagné Pékin, et de l'ancien ministre de la Justice du GRP sud-vietnamien Truong Nhu Tang, réfugié à Paris.Selon Khieu Samphan, Hanoi, qui connaît d'énormes difficultés économiques, s'entête à consacrer 40 p.cent de son budget à la Guerre du Cambodge et s'endette envers l'URSS au rythme de $3 millions par jour.Sylvana Foa parle de $4 millions par jour.L'invasion du Cambodge semble avoir été longuement mûrie car elle signifiait, pour Hanoi, la rupture avec la Chine et le rapprochement avec l'URSS.Hanoi a donc préparé le terrain en expulsant de façon systématique les Hoa (Vietnamiens d'origine chinoise, les fameux «boat people»), en se joignant au Comecon (le marché commun d'Europe de l'Est) et en signant avec Moscou un Traité d'amitié et de coopération garantissant une intervention soviétique en cas de menace contre le Vietnam.Dépendance sur l'URSS A ceux qui pensent que le Vietnam est trop indépendant pour tomber entièrement sous la coupe de l'URSS, Khieu Samphan déclare que c'est vrai pour le Vietnam et le peuple vietnamien, mais faux en ce qui concerne les actuels dirigeants de Hanoi.Ceux-ci, dit-il, ont dénaturé l'essence de la révolution vietnamienne, agressé un paisible Ëtat voisin dans le plus pur style colonialiste, et enlisé leur pays dans une guerre d'usure.Selon plusieurs sources, à la résistance cambodgienne s'ajoutent de plus en plus une résistance armée au Laos et un mécontentement croissant à l'intérieur même du Vietnam, notamment dans le Sud, contre le leadership en place à Hanoi.aLes dirigeants de Hanoi sont obligés de se cramponner davantage au char de guerre de l'URSS, affirme Khieu Samphan.C'est maintenant une question de vie ou de mort pour eux.Et l'URSS a besoin du Vietnam pour tenir le Chine hors de l'Indochine».L'installation de bases soviétiques à Cam Ranh, Danang, Bien Hoa et KompongSom ainsi que la mainmise vietnamienne sur les îles pétrolifères cambodgiennes de Wey, dans le Golfe de Thaïlande, inquiètent vivement l'ASEAN, Tokyo et Pékin.«Comme le Kampuchea, le Vietnam est un pays dévasté par la guerre, poursuit Khieu Samphan.Il n'est pas une puissance économique.Il y a des pays agresseurs plus riches et plus puissants qui, malgré tout, n'ont pu soutenir une guerre de longue durée».Les Sud-Vietnamiens C'est en partie pour soulager la pression démographique sur son propre territoire que Hanoi procède à l'installation massive de familles vietnamiennes au Cambodge et au recrutement de jeunes Sud-Vietnamiens pour combattre la Résistance khmère.Hing Kunthon.du FNLPK, déclare que ces recrues sud-vietnamiennes, dont beaucoup de Khmers krom, sont considérés par les nordistes comme des traîtres amollis par l'influence américaine sous le régime Thieu et qui ont besoin d'être aguerris.«Mais quand Hanoi prétend que son occupation du Cambodge est irréversible, il se trompe grossièrement», affirme Hing Kunthon, qui cite Son Sann: «Dans le bouddhisme, tout est réversible.Comme le courant du Tonlé Sap (le Grand lac cambodgien), qui coule vers l'ouest durant les pluies et vers l'est pendant la saison sèche».Sans toutefois aller jusqu'à entrevoir avec Hing Kunthon une éventuelle Grande alliance des peuples du Laos, du Cambodge et du Sud-Vietnam pour freiner l'appétit expansionniste de Hanoi, il est certain que les dirigeants vietnamiens imposent présentement à leur propre peuple, à peine sorti de 30 années de guerre, une nouvelle suite de privations et d'épreuves.Problèmes économiques A l'occasion du 35e anniversaire de la République, lundi, le premier ministre Pham Van Dong critiquait pour la première fois publiquement la gestion de l'économie vietnamienne en parlant d'«insuffisances» et de «lacunes».Les milieux diplomatiques de Hanoi estimaient à près de 2 millions de tonnes de riz le déficit de la présente récolte et le Bangkok Post accusait, à la une, le Vietnam de détourner à son profit «une partie importante de la nourriture envoyée au Cambodge».Mais Pham Van Dong, sans parler de 300.000 hommes que Hanoi doit armer et nourrir au Laos et Cambodge, parlait de ces «pays frères qui resserrent leur union pour préserver l'indépendance nationale» et accusait la Chine de «saper quotidiennement notre économie».Les réfugiés continuent entretemps de quitter le Vietnam, par tous les moyens.Lors de mon escale, à la mi-juillet, les journaux de Hong-Kong rapportaient de nouveaux arrivages de «boat people» et à Bangkok, on parle de plus en plus des «land people».Il s'agit des Vietnamiens qui traversent tout le Cambodge pour chercher refuge en Thaïlande où un camp spécial, baptisé NW-9, a été aménagé pour eux.S'y trouvent également de nombreux déserteurs de l'armée d'occupation vietnamienne au Cambodge.Faut-il croire, avec Elizabeth Becker, du Washington Post, qui visitait le Vietnam au début de 1979, que les dirigeants de Hanoi, après tant d'années de guerre, sont incapables de s'adapter à la paix?F I N Se pourrait-il que fa marche mal à l'année dans les hôpitaux?Si un sondage avait lieu aujourd'hui au sein de la population pour savoir si elle est favorable au maintien du droit de grève dans les hôpitaux, les chances sont fortes qu'une majorité se prononce en faveur de son retrait immédiat.Les libéraux de Claude Ryan jouent donc gagnants en préconisant, depuis quelque temps, son retrait pur et simple, même si ce droit, en fait, avait été accordé par un gouvernement libéral, en l'occurrence le gouvernement Lesage.Pourtant, se pourrait-il que les syndiqués des affaires sociales aient raison de prétendre que la situation n'est pas pire dans les hôpitaux en temps de grève qu'en temps normal?Bref, se pourrait-il qu'on dramatise et qu'on constate, avec raison, des lacunes (et des lacunes graves \u2014 en temps de conflit), mais que ces lacunes-là, en fait, persistent à l'année au point qu'on finît, sinon par les trouver acceptables, du moins par s'y habituer?La question revient d'actualité cette semaine.D'un côté, LA PRESSE publiait en primeur le rapport du PIERRE VENNAT Conseil sur le maintien des services de santé et des services sociaux (le «Conseil sur les services essentiels» dans la phraséologie populaire;, lequel affirme que «la situation n'a jamais été dramatique pour la santé et la sécurité du public».De l'autre côté, un quotidien de la métropole titrait le même jour que «la fièvre monte dans les salles d'urgence», un patient (impatient) s'en étant pris à une infirmière, las qu'il était d'attendre qu'on le traite.Sans compter que la polémique entourant la menace de cessation des opérations de Télé-Médic a rappelé à la population une évidence qu'elle avait tendance à oublier: pour avoir des soins médicaux d'urgence à domicile, mieux vaut se fier à une entreprise, privée mais fiable, qu'aux entreprises d'Etat: des médecins la nuit et les week-ends, on n'en trouve plus pour se déranger.Un service d'ambulance rapide, ia nuit et les week-ends, surtout là où la police ne dispose pas d'ambulance, comme c'est le cas sur le territoire de la CUM, ça n'existe pratiquement pas.Ce qui renvoie à une boutade souvent lancée par les syndiqués des affaires sociales et peut-être plus vraie que l'on croit: «On meurt moins, dans les hôpitaux, lorsqu'il y a une grève qu'en temps normal».Ce qui est certain, c'est que lors d'un décès dans un hôpital pendant une grève d'infirmières, la famille aura tendance à vouloir toujours placer ce décès sur le dos des grévistes.Pourtant, en temps normal, il décède, malheureusement, des centaines de Québécois toutes les semaines dans les hôpitaux.Le cas de l'hôpital Laval L'affaire n'est pas nouvelle.Lors du dernier conflit hospitalier, l'opposition libérale, particulièrement les députés Claude Forget, Thérèse Lavoie-Roux et Michel Page, n'ont jamais manqué d'attacher le grelot chaque fois qu'ils pensaient, à tort ou à raison.!a santé du public en danger à cause des conflits ou menaces de conflit.Le ministre Denis Lazure, lui-même médecin, ancien directeur d'un important hôpital (Louis-H.Lafontaine), a fait entendre un autre son de cloche.Aux médecins de l'hôpital Laval, à Québec, qui se plaignaient dans les journaux des effets de la grève des infirmières, il répondit: «Si la situation est si grave que cela, pourquoi n'avez vous pas opéré lors du dernier week-end, alors que votre hôpital était ouvert et tous ses effectifs présents»?Quelques jours plus tard, les journalistes affectés à la couverture du dossier de la fonction publique dévoilaient, ce qui ne fut pas contesté, que la salle d'opération dudit hôpital avait été fermée un mois, à cause d'une épidémie, mais que personne n'avait alors ébruité l'affaire.Le Dr Lazure, pour sa part, avait rappelé que bien plus d'opérations sont retardées à cause du fait que les chirurgiens, règle générale, n'opèrent pas les week-ends ou encore prennent des vacances durant l'hiver pour se rendre dans le Sud qu'à cause des grèves.Les conséquences de salles d'urgence archibondées seraient beaucoup plus néfastes pour la santé publique que celles d'un hôpital temporairement vidé par ses employés.Dans son rapport, le Conseil sur les services essentiels «croit opportun de souligner que la situation régionale n'a suscité aucune difficulté majeure comme on aura pu le laisser croire.On a parfois annoncé la fermeture de quelques urgences mais lorsque l'on constate que d'autres établissements, offrant les mêmes services, n'étaient nullement affectés par une grève, on peut affirmer que la situation n'a jamais été dramatique pour la santé et la sécurité du public».Tl serait étonnant, toutefois, que les politiciens se réfèrent souvent à ce rapport.Les gens sont plutôt émotifs lorsque l'on parle de leur santé, et il ne fait aucun doute que la thèse du retrait du droit de grève dans les hôpitaux est politiquement plus rentable que celle de son maintien. I SUR L'ACTUALITE A 9 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 SEPTEMBRE 1980 UNE RÉALITÉ DES ANNÉES 80 Moins moins hmw qu&Iiî Pays de lacs et de rivières, pays mieux pourvu d'eau douce que la plupart des autres dans le monde, le Québec n'est cependant plus au-dessus de ses affaires dans ce domaine.Le Québec est devenu au fil des dernières années un pays pauvre en eau douce Terminé le mythe de la source intarissable, du robinet qui coule sans fin.PIERRE VINCENT (de notre bureau de Québec) Le problème de déficit en eau dans ce Québec, où les précipitations sont plutôt assez abondantes, merci, tout au long d'une année, s'explique de deux façons: nous consommons aujourd'hui plus d'eau que nous ne l'avons jamais fait et nous ne pouvons compter que sur une petite partie de nos immenses réserves d'eau douce, qui du reste, sont soumises, depuis deux générations en particulier, à une pollution de plus en plus forte, reliée en grande partie à l'évolution de l'urbanisation et de l'industrialisation et des techniques agricoles.De 500 à 600 litres d'eau par jour Nous consommons en moyenne de 500 à 600 litres d'eau'par jour, par personne, aujourd'hui, au Québec, ce qui est nettement démesuré par rapport à la consommation d'eau que faisaient nos arrière-grands-peres, qui, bien sûr, ne disposaient pas de toutes nos machines à laver.Mais le pire, c'est qu'en quittant les campagnes où nous étions dispersés encore au début de ce siècle, nous sommes venus nous «entasser» sur une bande de terre relativement étroite, où nous ne pouvons compter que sur trois bassins hydrographiques \u2014 le Saint-Laurent de la frontière de l'Ontario à l'embouchure du Saguenay, la rivière des Outaouais et la rivière des Prairies.Nous sommes donc, à toutes fins utiles, loin de cette illusoire abondance de nappes d'eau douce.Une réalité des années 80: moins d'eau, et surtout de moins bonne qualité qu'autrefois! On estime qu'au Québec une proportion importante de la population consomme une eau qui n'a reçu aucun traitement et qui est alors susceptible de contenir des bactéries, des virus ou autres substances nocives, tels les toxiques par exemple, présentant des dangers pour la santé publique.On a récemment évalué qu'un nombre considérable de Québécois étaient affectés par la mauvaise qualité bactériologique de l'eau potable; on a alors pointé du doigt des dizaines de municipalités fournisseuses d'eau, et notamment Baie-Co-meau.Hauterive, Sept-Iles, Matane, Rimouski, Sherbrooke, Saint-Georges-Ouest de Beauce, Sainte-Thérèse et Saint-Bruno-de-Montarville.Depuis la dramatique affaire de Farnham, la perspective de disettes d'eau au Québec ne fait désormais plus partie de l'univers de la fiction.A qui le tour?Nécessité de freiner le gaspillage et la pollution Il va pourtant bien falloir se résoudre, un jour ou l'autre, à cesser pour de vrai de gaspiller notre eau.A stopper la pollution de nos eaux.Il va falloir faire quelque chose contre l'industrie des pâtes et papier, dont la pollution en matières organiques exprimée en DBO.s équivaut à celle que n'arri- veraient même pas à produire quinze millions de personnes.Il va falloir faire quelque chose pour arrêter les raffineries de pétrole de polluer plus à elles seules que neuf millions de personnes ne pourraient le faire ensemble.Il va falloir prendre des mesures vraiment efficaces contre l'industrie du textile; contre les manufactures; contre les agriculteurs qui déversent, dans nos cours d'eau les plus précieux, insecticides, herbicides et quantités faramineuses d'engrais de toutes sortes; contre les gouvernements, aussi, qui continuent à répandre des centaines de milliers de tonnes de sel sur nos routes glacées.Il va falloir que nous nous prenions nous-mêmes en main, qu'on cesse de se prendre pour le pays le plus riche du monde en eau douce, qu'on s'arrête de gaspiller cette source d'énergie, qui, si elle est renouvelable lorsqu'elle est transformée en électricité dans le Grand Nord, demeure éminement périssable ici, dans le Sud.Dans un avenir rapproché, nous devrons consacrer des sommes d'argent importantes pour le traitement des eaux usées, afin de pallier aux efforts qui n'ont pas été déployés dans le passé.Une facture de plus de $400 millions, seulement pour la Communauté urbaine de Montréal.Pour réparer des négligences passées, il faudra aussi dépenser plus d'un milliard de dollars pour la canalisation et le traitement des égouts de la CUM; $150 millions, pour l'épuration des eaux de la Communauté régionale de l'Outaouais; $10 millions pour un nouveau réservoir nécessaire pour assurer l'approvisionnement d'une petite ville comme Granby.Une étude de l'Office de planification et de développement du Québec, remise à la presse, cette semaine, fait le point sur l'état de nos cours d'eau, fait un inventaire des dégâts qu'il faudra réparer et dresse une série de recommandations très précises qu'il faudra envisager dans toutes les régions du Québec.Région de Montréal \u2022 Traiter les eaux usées des municipalités localisées en bordure des rivières Rouge, du Nord et l'Assomption, ainsi que celles en bordure des lacs Mas-son et Achigan.Ces mesures de traitement des eaux usées de ces municipalités devraient en outre être assorties d'un contrôle sévère des fosses septiques.\u2022 Procéder au traitement immédiat des eaux usées de la municipalité de Waterloo, située à la tête de la rivière Yamaska Nord et en amont de Granby.En ce moment, Waterloo déverse ses eaux usées dans le nouveau réservoir Choinière, récemment aménagé pour approvisionner Granby en eau, si bien que les Granbyens ne sont pas encore au bout de leur peine avec ce réservoir où s'accumule des matières nutritives et des métaux lourds provenant de Waterloo.On devra éventuellement vider le lac-réservoir, afin d'y enlever partiellement les éléments polluants qui s'y accumulent.\u2022 Limiter l'utilisation d'herbicides et d'insecticides dans les établissements agricoles au sud du Saint-Laurent.En ce moment un poisson sur deux dans le Richelieu dépasse les normes de consommation humaine concernant les pesticides.\u2022 Procéder au traitement des eaux usées des principales villes des bassins de la Yamaska, de la Richelieu et de la Chàteauguay.\u2022 Procéder au dragage des sédiments du lac Saint-Louis, afin d'y enlever les éléments toxiques accumulés.Région de l'Outaouais \u2022 Dépolluer la rivière Outaouais, et plus particulièrement le tronçon situé en aval de l'agglomération de Hull-Ottawa, le plus détérioré de tous les cours d'eau de la région.Il reçoit les eaux de quatre usines de pâtes et papier du côté québécois ainsi que celles d'une autre du côté ontarien, qui sont responsables de 90% de la pollution totale en matière organique de la rivière.L'OPDQ recommande donc l'accélération de la mise en vigueur des règlements concernant les rejets des usines de pâtes et papier.L'OPDQ suggère même d'envisager l'arrêt du flottage du bois dans le bassin.Région de l'Estrie \u2022 Assurer un traitement adéquat des effluents des usines de pâtes et papier de East Angus, Bromptonville et Windsor, qui sont les principales responsables de la dégradation de l'eau de la rivière Saint-François.Faire de même pour les eaux usées des usines de Dominion Textile à Magog et de Celanese à Drum-mondville.\u2022 Procéder à la désinfection des eaux usées des principales municipalités le long de la Saint-François, de la riviere Magog et du lac Aylmer.\u2022 Afin de protéger les lacs de villégiature, nombreux dans cette région, prendre des mesures correctives pour l'épuration des eaux usées des maisons, mais aussi des mesures préventives qui viseraient, par exemple, à limiter la densité de population autour des lacs et à reboiser les rives.ion de Québec \u2022 Traiter les eaux usées de la papeterie Reed avant de les acheminer dans le fleuve; la charge de pollution organique de cette usine est supérieure à celle produite par l'ensemble de la population de la région de Québec.\u2022 Procéder à la désinfection des eaux usées des municipalités de la région métropolitaine de Québec.Le président de la CUQ a, cependant, déjà fait savoir, dès la publication de ce rapport cette semaine, qu'il n'imposerait]; pas de nouveau fardeau fiscal aux contribuables à cette fin, «tant et aussi longtemps que les autres municipalités en amont de Québec ne traiteront pas leurs eaux usées».\u2022 Assurer la conservation des battures de Beauport.Région de la Mauricie-Bois-Franc \u2022 Contrôler les substances toxiques des eaux usées des usines chimiques de Shawinigan, traiter les eaux usées des usines de pâtes et papier de La Tuque, Grand'Mère et Shawinigan, étudier la possibilité d'arrêter le flottage du bois sur la Saint-Maurice et procéder à la désinfection des effluents de la Saint-Maurice par chloration ou ozoni-sation.\u2022 Implanter un mode de rétention des déchets d'amiante confinés dans les terrils des mines de Thetford-Mines et Asbestos.Enfin, l'Office de planification et de développement du Québec préconise toute une série d'autres solutions pour toutes les autres régions du Québec, y compris celles qui paraissent les plus éloignées des agents pollueurs.Ainsi, par exemple, dans le Nouveau-Québec, pays de l'eau pure par excellence, des méthodes tout à fait rudimentai-res sont utilisées pour assurer] l'approvisionnement en eau et la I disposition des eaux usées: à certains endroits, un camion citerne sert au transport des eaux usées avant d'être réutilisé pour rapporter de l'eau potable.f i « < i 4 LE RAPPORT HALL ET LE QUEBEC Peu ou pas de répercussions Hors le fait qu'il flatte l'amour-propre de bien du monde en citant le régime québécois d'assurance-maladie comme un exemple à suivre, le rapport Hall sur l'état des programmes d'assurance santé au Canada connaîtra peu ou pas de répercussions concrètes au Québec.Sa seule pertinence tient à une conjoncture.Il arrive en effet au moment où divers groupes d'intérêts dans le système de santé potassent chacun de leur côté un bilan d'une réforme amorcée il y a 10 ans pour mieux s'enligner sur la décennie H0.En ce sens, le rapport Hall éclaire d'une certaine façon le chemin parcouru au pas de course par une province jalouse de ses différences, les points de non retour et les seuils de saturation.Avec ses accents socialisants, le Québec a donc distancé les autres provinces et s'en est démarqué.C'est cette tendance socialisante, davantage imprimée par le gouvernement Lévesque et marquée au coin d'une intervention accrue de l'Etat, qui amène surtout chez nous des soubresauts tant du côté de la population lourdement taxée, mais choyée par la gamme des services assurés, que du côte des médecins passablement satisfaits du régime, mais tracassés par l'hypertrophie bureaucratique.Les plus récentes études démontrent qu'au Québec, le régime de soins assurés profitent manifestement aux familles à bas revenu, même s'il comporte, des lacunes.Une prescription pour guérir le mai Ailleurs, notamment en Ontario, en Alberta et au Nouveau-Brunswick, les problèmes qui y sévissent \u2014 la désaffiliation d'un nombre croissant de médecins et le phénomène de facturation d'honoraires supplémentaires \u2014 émoussent les principes d'universalité et d'accessibilité sociale et menacent de saper les programmes d'assurance-santé.Le juge Hall a ainsi prescrit comme remède: l'abolition des honoraires supplémentaires réclamés aux malades et un mécanisme d'arbitrage obligatoire pour éviter les grèves en cas d'impasse dans les négociations entre la profession médicale et le gouvernement.Le juge Hall étend sa recommandation à toutes les provinces.Celle-ci colle plutôt mal à la réalité québécoise.La législation québécoise a toujours interdit la facturation d'honoraires supplémentaires aux tarifs fixés dans le cadre du régime d'Etat.Il y a 10 ans, dans le tohu-bohu qui a entouré l'instauration du régime québécois d'assurance-maladie, les médecins spécialistes avaient déclenché une grève de dix jours pour obtenir le droit de réclamer des honoraires additionnels en brandissant la sacro-sainte liberté du médecin.Pas d'autre levée de boucliers C'est cette même raison qu'invoquent les médecins d'autres provinces pour s'opposer au bannissement de cette pratique tel que préconisé par le rapport Hall.Au Québec, à en croire les déclarations du Dr Augustin Roy, président de la Corporation des médecins du Québec, il n'est pas question de faire renaître cette levée de boucliers qui appartient désormais à un passé révolu malgré un vent qui tourne à droite.Quant à l'arbitrage obligatoire pour éviter les grèves, la formule risque plus de s'attirer de sérieuses réticences que de séduire.Sauf l'épisode de grève qui a ponctué la naissance du régime d'Etat, les médecins n'ont pas fourni à nouveau cette arme malgré qu'ils aient âpremenl croisé le fer avec le gouvernement pour renouveler leur première entente relative à leur participation au programme de soins assurés.Du reste, la profession médicale tient comme à la prunelle de ses yeux à La négociation.Dès le début, la participation des médecins au régime d'Etat s'est établie par cette voie.Ce «pouvoir de négociation»» leur a permis de consolider leur statut de libres entrepreneurs au sein de la médecine conventionnée et d'avoir une emprise, si faible soit-elle, sur les politiques de santé.Qu'un tiers vienne s'interposer entre eux \u2014 qui n'ont jamais cessé d'ambitionner d'être reconnus comme des partenaires de l'Etat \u2014 et le gouvernement pour décider de l'issue de négociations embourbées, ne gagnera pas beaucoup de supporteurs spontanés.Toutefois, le recul des ans nous fait constater que les pourparlers entre les «syndicats» de médecins et les autres groupes impliqués dans le régime (dentistes, optométristes, pharmaciens-propriétaires) prennent l'allure d'épreuves de force qui traînent en longueur.Ces batailles lassent le public, immanquablement pris à témoin et charrié quand le duel culmine.L'arbitrage obligatoire en cas d'impasse constituerait-il un moyen persuasif pour mener rondement les négociations jusqu'à présent toujours ardues?Ou serait-il un remède pire que le mal en devenant une autre protubérance de l'appareil technocratique?Il accroche les médecins québécois D'autre part, ce qui préoccupe le juge Hall à travers ses principales recommandations, c'est de favoriser une «rémunération adéquate» des médecins.Sur ce point, il accroche les médecins québécois.Ceux-ci, mieux rétribués que leurs confrères du reste du Canada, se plaignent amèrement du couperet fiscal et de l'érosion de leur pouvoir d'achat dans le cadre du régime actuel.Mais le rapport Hall n'explicite en rien ce qu'il entend par une rémunération raisonnable.Cependant, il se prononce contre le «salariat pour tous les professionnels de la santé» tel que prôné par l'Association canadienne des infirmières.Au Québec, la question de remplacer ou non le paiement à l'acte par une forme quelconque de salariat a été étudiée par le «comité sur les modes de rémunération des professionnels de la santé» qui a ébauché un système qui chambarderait passablement le régime que nous connaissons présentement.Ce rapport laisse perplexe.Un ancien sous-ministre en titre aux Affaires sociales l'a déjà condamné aux oubliettes.Les bons mots du rapport Hall au sujet du régime actuel d'assurance-maladie convaincront peut-être le grand public, réfractaire à changer pour changer après ia digestion d'une réforme bousculante, de lui réserver ce même sort.Entre-temps, le gouvernement et les médecins ont déjà convenu d'une entente provisoire jusqu'en mai prochain, un statu quo qui ménage les intérêts politiques de chacune des parties.LE RAPPORT SUR L'ÉPARGNE AU QUÉBEC Un diagnostic moins sombre a fait disparaître l'agressivité Lorsqu'ils auront pris connaissance du document gouvernemental sur l'Epargne, les milieux financiers risquent fort d'émettre un «ouf» de soulagement.Les recommandations du volumineux rapport du «groupe de travail sur l'épargne au Québec», rendu public jeudi par les ministres Bernard Landry et Guy Joron, se caractérisent en effet par la souplesse, un respect des lois du marché et un souci de ne pas affronter les institutions financières.C'est là l'aboutissement d'une longue trajectoire idéologique de la part du gouvernement Lévesque.C'est en effet avec agressivité que celui-ci a commencé à s'intéresser au dossier de l'épargne, lorsque Jacques Parizeau s'est attaqué à certaines compagnies d'assurances et surtout à la Sun Life, qui exportaient vers l'extérieur des sommes qu'elles avaient recueillies au Québec.Le début des travaux sur l'épargne s'est donc amorcé, il y a trois ans, dans un climat tendu, où l'on dénonçait la «fuite des capitaux» et où l'on parlait de «canalisation» et même de «nationalisation» de l'épargne.De cette agressivité première, il ne reste rien.Et la question de la fuite des capitaux n'accapare plus qu'un chapitre de l'ouvrage, à peine trente pages sur 687, où les auteurs recommandent même «que les politiques gouvernementales continuent de privilégier la mobilité du capital entre le Québec et l'extérieur».Cette évolution tient sans doute au fait que le diagnostic du système financier québécois réalisé par les auteurs de l'étude s'avère moins sombre que ce que ne le veut la croyance populaire.Les experts notent en effet deux choses.Tout d'abord que le Québec est un importateur net de capitaux depuis 1973, c'est -à-dire qu'il rentre ici plus d'épar-1 gne étrangère qu'il ne sort d'épargne québécoise.Ensuite, les outils financiers dont le rapport fait la revue semblent remplir en bonne partie leurs fonctions, contrairement à il y a quelques années où le Québec souffrait d'un manque chronique de capitaux.Le document note toutefois certaines carences, surtout en ce qui a trait au financement des entreprises à moyen terme ou par le biais d'actions, où les institutions financières québécoises sont peu présentes, ce qui a entre autres pour effet de priver les entreprises québécoises, et surtout les PME, de sources de financement dont elles auraient besoin.La solution préconisée pour combler cette carence n'est cependant pas coercitive.Au contraire, elle consiste à libéraliser les règles qui régissent les institutions financières québécoises, pour leur permettre d'augmenter leur champ d'activité et même de concurrencer davantage les banques.Autrement dit, pour favoriser l'émergence d'institutions financières québécoises fortes, et pour améliorer le système financier québécois, on ne songe pas à entraver la concurrence extérieure, mais tout simplement à libérer les institutions québécoises des entraves juridiques qui limitent leur marge de maneou-vre.I^éme si les compagnies'd'as-surances, les fiducies et les fonds de pensions sont touchés par la brochette de recommandations, ce sont essentiellement les caisses d'épargne.^et de crédit, comme le Mouvement Desjardins et les Caisses d'Entraide, qui semblent être la pierre d'achoppement de ce rééquilibrage des institutions financières au Québec.Cela s'explique entre autres par le fait que c'est là le principal secteur financier authentiquement québécois et qui, de surcroit, est totalement sous juridiction québécoise.Et ces recommandations, même si elles ne remettent pas en cause les règles du jeu de notre système économique, bouleversent profondément les règles du jeu qui régissent le fonctionnement quotidien de ces institutions.Elles permettent entre autres aux caisses pop, traditionnellement plus à l'aise dans les prêts aux consommateurs d'accroître leur présence dans le financement des entreprises, d'assouplir leurs politiques de placement, de créer des filiales de services financiers, de diversifier leurs prêts et leurs achats d'actions.Des changements qui ne se feront pas sans heurts et sans une profonde adaptation.C'est semble-t-il dans ces bouleversements qu'il faut voir les raisons pour lesquelles ce document, rendu public avec une bonne année de retard, a vu dégringoler son statut au fil des mois.Décrit au départ par les proches du ministre Landry presque comme un chapitre géant de l'énoncé de politique économique gouvernementale «Bâtir le Québec», ce qui devait être un livre blanc sur l'épargne n'a finalement pas joui de l'approbation gouvernementale et n'est devenu que le rapport d'un groupe de travail.Son principal défaut serait de n'avoir été qu'un document d'experts préconisant des changements avant que ceux-ci n'aient été discutés avec les principaux intéressés, soit les institutions financières.Cela serait surtout vrai pour le mouvement coopératif, le seul secteur du monde des affaires* non hostile au gouvernement et que Québec n'a aucun intérêt à prendre à rebrousse-poil dans une période où l'on parle d'élections.Le document pourrait par ailleurs fournir au gouvernement Lévesque quelques minutions pour la prochaine bataille électorale, en offrant un programme d'action inédit, mais aussi en renfermant potentiellement certaines promesses électorales.C'est ainsi que la partie de l'étude, tout à fait originale, qui porte sur l'épargne des ménages, préconise l'élaboration d'une politique intégrée d'accès à la propriété.Si l'on se rappelle la victoire de Joe Clark en mai 1979, on sait que c'est là un thème qui a déjà fait ses preuves.i LA «ES», MONTRÉAL, SAMEDI 6 SBTEMME 1980 SUPER SPÉ04L ! UPER SPECML! SAINDOUX TENDERFLAKE MAPLE LEAF PQT DE 1 LB EAUX GAZEUSES ICE CASTLE AU CHOIX CAISSE DE 24 BTES DE 10 OZ LIQ.SUPER SPECML! MELONS HONEY DEW DE CALIFORNIE.GROS FORMAT 8 PIÈCE Les prix indiqués dans ces pages sont valables lundi et mardi prochain seulement.Nous nous réservons le droit de limiter les quantités.Pas de vente aux marchands.Si un article en réclame venait à manquer en rayon, demandez un coupon de garantie de prix au comptoir d'information. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 SEPTEMBRE 1980 A 11 Prime d'assurance remboursée; pas le prix de la Lincoln Une résidante de Farnham, Mme Jeanne Harrison, qui avait réclamé $8,460 pour la perte de sa Lincoln Continental Mark IV, volée dans une rue de Montréal, ne pourra en fin de compte que récupérer les $147 en prime d'assurance qu'elle avait versés à la Federal Insurance Company.C'est ce qu'a décidé hier le juge Paul Reeves, de la Cour supérieure, en justifiant de deux façons son jugement.De deux choses l'une, dit-il: ou bien la requérante a véritablement acheté pour elle-même un véhicule volé, sachant qu'il était vvolé.Dans ce cas.l'achat était *\u2022 nul; d'autre part, un assureur ne * peut assurer un véhicule volé au \"bénéfice de celui qui le sait.Ou ; bien la demanderesse n'était que ; le préte-nom de son mari, Gé-5rard Robert.£ Dans ce cas, son intérêt dans * le véhicule n'était pas celui d'un ^propriétaire réel, mais simple-; ment celui d'un créancier béné-^ficiant d'une condition particulière, à savoir que le propriétai- re ne pouvait disposer de la voiture sans son consentement.En se présentant comme propriétaire réel à la compagnie d'assurance, elle décrivait donc faussement le risque supporté par cette dernière, et le contrat d'assurance est conséquemmeni annulé.Au procès, la preuve avait par ailleurs démontré que c'était dans des circonstances fort particulières que cette Lincoln avait été achetée, et tout semble indiquer qu'elle avait été préalablement volée, même si le fait qu'on ne l'a jamais retracée a empêché l'enquête sur ce point d'être poussée au bout.Quant à Robert, ancien garagiste déjà condamné pour le recel de seize autos volées dans les années précédentes, il était en faillite au moment de cette transaction.Dans les circonstances, le juge Reeves soutient qu'il s'est servi de son épouse comme prête-nom pour soustraire cet actif à sa faillite, et celle-ci a cornplaisam-ment accepté, dit-il.\t\t1 11\t \tJ i\t1 1 J\t1 J : % ; - MM! PLAN D'ATTAQUE À1A PAGE 41 Si i McDonald's : ¦¦ La CPCV met 29 employés à pied VALLEYFIELD (PC) \u2014 Vingt-neuf employés de la Corporation des produits chimiques de Valleyfield ont été mis à pied hier.Depuis l'accident de travail qui a causé la mort de deux travailleurs la semaine dernière, le gouvernement fédéral a ordonné la fermeture des opérations dans les bâtiments de séchage de poudre pour la durée de l'enquête, ce qui a provoqué une impor- tante chute de la production.Un autre groupe de 150 travailleurs pourraient être mis à pied la semaine prochaine si la compagnie ne reçoit pas la permission de reprendre normalement ses opérations.Les employés de la Corporation, affiliés à la Confédération des syndicats nationaux, doivent se réunir en assemblée générale mercredi pour faire le point sur la situation.PEAUX DE MOUTON ET DE CUIR À BAS PRIX ACHETEZ DIRECTEMENT DE LA TANNERIE MEILLEURS PRIX EN VILLE CONDOMINIUMS TAUX D'HYPOTHÈQUE ANS) S Le Service d'impôt sur le Revenu vous offre comme tous les ans UN COURS SUR L'IMPÔT i SANS FRAIS DE SCOLARITÉ Apprenez aujourd'hui à gagner votre vie demain.Les cours sont gratuits, vous ne payez que $50.00 pour les livres et fournitures, etc.Faites votre demande dès maintenant.Le nombre des élèves est limité.HÂTEZ-VOUS! 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PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 SEPTEMBRE 1980 MacEachen présentera son budget entre le 1S et 31 octobre OTTAWA (PC) \u2014 Le ministre des Finances.M.Allan MacEachen, a déclaré hier qu'il ne présentera pas son budget avant le 15 octobre et pas plus tard que le 31 octobre.Il a déclaré à la presse qu'il avait demandé au cabinet que le budget soit la premiere mesure présentée au Parlement à l'automne.Toutefois, si le Parlement était convoque avant le 15 octobre, il ne pourrait pas presenter son budget avant cette date.Le ministre sortait d'une» interminable séance du cabinet au cours de laquelle on avait discute notamment de la date de pré-sentation du budget.Il n'y a pas encore d'entente sur le prix de l'énergie et M.MacEachen a pris bien soin, sans attacher trop d'importance à cette possibilité, de ne pas nier que son budget pourrait être basé sur une structure des prix imposée aux provinces par le gouvernement fédéral.Il a dit qu'il devrait tenir compte de la situation comme elle est.Les partis de l'opposition réclament un budget depuis plusieurs semaines.Quand les libéraux furent dans l'opposition, ils reprochèrent aux conservateurs d'avoir attendu six mois avant d'en presenter un.Si M.MacEachen présente le sien le 15 octobre, le gouvernement libéral aura attendu sept mois et 12 jours.Il est d'usage de présenter un budget au moins une fois par année.Au moment où M.MacEachen parlait à la presse, hier, M.Clark, chef du Parti conservateur, publiait une lettre au ministre des Finances dans laquelle il lui reprochait ses atermoiements.D'autre part, une réunion prévue entre M.MacEachen et les ministres provinciaux des Fi- La FTQ fera un bilan avant d'appuyer le PQ téléphoto PC M.Allan MacEachen nances a été ajournée et M.MacEachen a déclaré qu'il discuterait d'une nouvelle date la semaine prochaine.La FTQ entend convoquer ses instances décisionnelles pour «dresser le bilan du gouvernement actuel» en cas d'élections à l'automne.Au cours d'une conférence de presse M.Louis Laberge, le président de la centrale, a refusé d'appuyer le Parti québécois à ce moment-ci.«Avant de nous impliquer dans quelque démarche que ce soit, nous voulons que le gouvernement clarifie la situation actuelle.S'il y a des élections à l'automne, la FTQ entend bien intervenir en toute autonomie dans le débat », a-t-il expliqué.M.Laberge s'est réjoui de la décision de reporter à une date ultérieure la conférence de la Malbaie.«Nous croyons qu'elle n'avait pas été préparée avec assez de soin et que le mouvement syndical risquait d'être entraîné par la bande dans une manoeuvre électorale», a poursuivi le syndicaliste.La centrale que dirige M.Laberge, la plus importante en nombre au Québec, avait recommandé à ses membres de voter pour le PQ le 15 novembre 1976 et de voter «oui» le 20 mai dernier; elle a aussi appuyé le ministre Pierre Marois dans ses démarches qui ont finalement abouti à l'adoption de la loi 17, la loi traitant de la santé et de la sécurité au travail.Boycotter la TP 7 Dans un tout autre domaine, la centrale a invité ses syndicats affiliés à ne pas remplir la formule «TP 7» du ministère du Revenu du Québec, formule qui demande entre autres au syndicat d'indiquer les montants versés en allocations de grève à leurs membres.La centrale juge la formule «ambiguë» et demande des éclaircissements.LE CARNET AMÉRICAIN I \u2022 U % « -3 F Russes et Américains se préparent à la guerre Accès à l'information WASH INC TON \u2014 D'ici 1990 les Américains auront mis au point un a\\ion de reconnaissance et une escadrille de chasseurs capables d'échapper à tous les systèmes existants de détection radar Dans le jargon du Pentagone cet appareil s'appelle le STEALTH.Il ressemble, croit-on.à un avion de plastique qu'un entant aurait laissé fondre >ous la lunette arrière d'une voiture garée en plein soleil.Ses ailes sont gondolées, son nez ondule vers lo haut, ses moteurs sont moulés à la carlingue et sa couleur est un composé de peinture anti-radar contre laquelle les rayons existant ne peuvent rebondir.Le STEALTH selon le secrétaire à la défense, M.Harold Brown, existe déjà mais sa technologie n'est pas encore tout à fait au point, comme du reste à peu près toutes les technologies militaires à l'exception sans doute du tir à l'arc, de la fronde ou du gourdin.Lorsque l'existence du STEALTH fut révélée à la presse, inutile de dire que tous s'en emparèrent faisant grand état de la technologie américaine et des avantages insoupçonnés qu'un tel appareil fournira à la supériorité militaire des Etats-Unis érodée par la menace soviétique.Bien sûr, le Pentagone après une conférence de presse fort brève enjoignit les journalistes à ne pas chercher à en savoir plus long sur l'avion invisible.C'était le 14 août dernier.Nous étions en pleine convention démocrate, les média n'avaient cure de l'ar-ïnée.s'intéressant beaucoup plus à la «visibilité» de Jimmy Carter.Mais jeudi dernier, Ronald Reagan fit réapparaître le STEALTH.Il a accusé le président d'avoir orchestré lui-même les fuites sur l'avion invisible afin de replâtrer son image de président peu porté sur la puissance militaire des Etats-Unis.«Jamais, de déclarer Reagan, un secret plus vital à la sécurité des Etats-Unis ne fut ainsi trahi.Le KGB doit être en liesse.Carter a donné dix ans aux russes pour neutraliser le STEALTH.» Au Pentagone les généraux s'en- fermèrent dans leur suite, laissant à leurs officiers de presse la \u2022tâche ingrate de défendre les thèses du commandant suprême.Les accusations de M.Reagan ont porté un dur coup à la crédibilité du président.«Alors que même la vitesse du F-18 est un secret d'état de déclarer à LA PRESSE, le vice-amiral George E.R.Kinnear II, comment pouvons-nous révéler l'existence de l'avion invisible?» Mais ce débat, à entendre les généraux au-delà de la campagne présidentielle, entraine une conclusion bien plus fondamentale.Il ne fait plus aucun doute que russes et américains se préparent à la guerre.«Elle sera menée selon l'amiral Kinnear, au nom de la survie énergétique des Etats-Unis.Chaque nouveau gadget que nous concevons ne remettent qu'à plus tard une échéance inévitable».gouvernementale: Jean Paré présidera la commission d'étude Jean Gérin-Lajoie quitte les Métallurgistes Le leader syndical bien connu, M.Jean Gérin-Lajoie, directeur des Métallurgistes unis d'Amérique pour le district 5 (Québec et les Maritimes) a décidé de ne pas m» représenter à ce poste qu'il occupe depuis 1965; il doit donner lundi les raisons qui l'ont amené à prendre une telle decision.Les élections a ce poste, auxquelles participent environ 10,000 ouvriers métallurgistes, auront lieu l'an prochain.La retraite de M.Gérin-Lajoie, qui est âgé de 52 ans, a relancé la rumeur voulant qu'il se présente comme candidat du Parti québécois aux élections provinciales prévues a l'automne.PAPETERIE DU BAS-SAINT-LAURENT Québec choisit Causapscal QUEBEC.(PC) \u2014 C'est M.Jean Paré, directeur général de la revue Actualité, qui présidera la commission d'étude sur l'accessibilité à l'information gouvernementale, a fait savoir hier le ministre des Communications, M.Denis Vau-geois.La création de cette commission avait été annoncée le 18 juillet dernier par le premier ministre, M.René Lévesque.Les autres membres de la commission seront MM.Gaston Beauséjour, ex-sous ministre au ministère des Communications, Jules Brière, ancien sous-ministre aux Affaires intergouvernementales, André Laroc-que, secrétaire associé à la réforme électorale, Marcel Pépin, éditorialiste au quotidien Le Soleil et Pierre Vadeboncoeur, écrivain et syndicaliste.Les membres de cette commission devront remettre leur rapport en mars 1981.La commission a pour mandat de définir et de recommander au gouvernement «les principes, les exemptions et les modalités d'application et d'administration d'une éventuelle loi d'accessibilité à l'information gouvernementale, y compris les renseignements personnels que le gouvernement détient sur les citoyens».Selon le ministre Vaugeois, le gouvernement possède une abondante documentation sur le sujet.Aussi, le mandat de la commission est de trouver des applications concrètes au droit des citoyens d'accéder à l'information gouvernementale.Le ministre a convenu que la commission d'étude pourrait préparer un avant-projet de loi sur la question, et entendre des citoyens sur ses projets de recommandations.Un fonctionnaire du Conseil exécutif, M.Jocelyn Lavoie, a été prêté à la commission pour agir comme secrétaire.Les ressources humaines et matérielles nécessaires au travail de la commission seront fournies par le ministère des Communications.M.Jean Gérin-Lajoie RIMOUSKI.\u2014 Le Québec est prêt à favoriser l'implantation d'une papeterie dans la région du Bas-St-Laurent / Gaspésie, en y consacrant au total $101,4 millions, et appuiera le site de Causapscal.dans la vallée de la Matapédia.Cette décision pourra se concrétiser lorsque les gouvernements fédéral et québécois auront convenu d'accorder conjointement aux investisseurs, Rexfor et F.F.Soucy, une subvention de $61 millions, calculée sur la base du site d'implantation le plus avantageux selon les mêmes barèmes ayant été appliqués récemment aux projets papetiers de St-Féli- cien et d'Amos.De plus, les investisseurs devront Obtenir de la part du gouvernement fédéral une proposition d'indemnisation satisfaisante pour couvrir l'accroissement des coûts du projet résultant de son implantation à Causapscal par rapport au site le plus avantageux, Matane.C'est ce qu'a annoncé hier soir au cours d'une conférence de presse télévisée le ministre de l'Energie et des Ressources, M.Yves Bérubé, en précisant que le gouvernement québécois s'était engagé à favoriser un site dans la vallée de la Matapédia sur la base de rentabilités comparables.Morin ne croit pas à un bluff de Trudeau Les objectifs du PQ sont ambigus Le Parti québécois va continuer a prôner la souveraineté-association au cours de la prochaine campagne électorale tout en s'engageant à ne pas la réaliser au cours de son second mandat s'il est reporté au pouvoir.Du moins pas avant d'avoir consulté la population a ce sujet par voie d'un nouveau référendum ou d'une élection anticipée.C'est là une des recommandations du comité de neuf membres du PQ chargés de proposer les grandes lignes d'une plate-forme électorale aux membres du Conseil national élargi qui se réuniront au début d'octobre.Au cours d'une conférence de presse, hier, les membres du groupe, sauf le ministre Pierre .Marois qu'on a vainement attendu, ont rendu public le résultat de leurs délibérations dont l'es-sentiel avait déjà fait l'objet de fuites plus ou moins voulues dans plusieurs quotidiens, dont LA PRESSE.Le document intitulé Le Québec des années 80, d'une soixantaine de pages, vise surtout à ménager la chèvre et le chou et à faciliter le retour au pouvoir du P.Q.sans trahir son programme.Ainsi, on s'est vivement préoccupé de rassurer l'aile dite nationale que les velléités de mise en veilleuse l'option fondamentale de la souveraineté-association pouvaient hérisser tout < 11 essayant de se doter a une marge de manoeuvre suffisante pour rassurer la majorité de l'électoral qui a voté «non» au référendum et améliorer ses chances de conserver le pouvoir.Tout au long de la conférence de presse, les membres du comi- NOTES POLITIQUES QUEBEC (PC) \u2014 Le ministre des Affaires intergouvernementales du Québec, M.Claude Morin, ne croit pas à un bluff du fédéral quand celui-ci affirme qu'il est prêt à rapatrier unilatéralement la constitution mais, de préciser le ministre, le Québec ne se laissera pas intimider dans cette dernière ronde constitutionnelle.M.Morin a tenu ces propos deux jours avant que tous les premiers ministres canadiens ne se rendent à Ottawa pour amorcer l'ultime rencontre sur la constitution.Le ministre estime que M.Trudeau est très sérieux quand il dit qu'il est prêt à agir seul avant la fin de l'année.«Attention, devait-il ajouter, cette fois-ci il est allé trop loin et il pourrait y avoir des « backfires*.On dit que l'ambition tue son homme et tout le monde peut frapper un noeud».té ont tenté, avec un succès des plus relatifs, de dissiper l'ambiguïté qui subsiste face aux objectifs du P.Q.à court et à moyen terme C'est ainsi qu'on a réussi à expliquer aux journalistes présents que.advenant une victoire péquiste aux prochaines élections, le chef du gouvernement du Québec, compte tenu de la conjoncture politique actuelle et des résultats du récent référendum, aurait comme mandat de continuer à négocier en toute bonne foi la réforme du fédéralisme canadien.Mais cependant, en tant que premier ministre d'un gouvernement issu du Parti québécois, il aurait également, comme mandat hérité des instances de son parti, le devoir de tout faire pour promouvoir la souveraineté-association.Sans aller cependant jusqu'à tenter d'en entreprendre la réalisation.Ce qui a fait dire a la vice-présidente du P.Q.Louise Harel.«Ce qui est mis en veilleuse, c'est notre demande d'un mandat de réaliser la souveraineté-association et non notre objectif lui-même qui demeure inchangé».Quant à savoir si un vote en faveur du P.Q.aux prochaines élections constitue un appui à la souveraineté-association ou au contraire à un bon gouverne-ment.qui devra seulement travailler au renouvellement du fédéralisme, c'est une question qu'il faudra sans doute poser aux candidats pendant la campagne.Sans pour autant avoir l'assurance que lés réponses seront plus claires que ne l'indique le document rendu public hier.À l'aide du maire Drapeau Les animateurs Jean Cour-noyer et Mathias Rioux ont décidé de profiter de leur émission quotidienne à CKVL pour aider le maire de Montréal, Jean Drapeau à prendre sa décision quant à son entrée sur la scène politique à la tête de l'Union nationale.À tous les jours, et jusqu'à ce que M.Drapeau ait fait connaître ses intentions à ce sujet, le duo Cournoyer-Rioux consacre une demi-heure d'antennes à prendre les appels des auditeurs qui se prononcent pour ou contre cet engagement du maire.Les opinions des électeurs de Montréal semblent assez partagées puisque sur 118 appels enregistrés le premier jour, les avis se partageaient exactement 59 à 59.Jeudi, sur 109 opinions exprimées les opposants à cette démarche l'emportaient par 7 voies soit 58 contre et 51 pour.Hier, le score était de 66 pour et 44 contre.Le cycle étrange se répète Au cours de la seule semaine dernière, le gouvernement du Québec a annoncé l'octroi de plus de $41 millions en subventions, protocoles d'entente ou autres promesses d'assistance financière à des municipalités, hôpitaux, petites entreprises, troupes de théâtre, etc.L'annonce de ces décisions gouvernementales n'est pas nouvelle en soi puisqu'à chaque semaine environ, on publie ainsi ia liste des heureux bénéficiaires de la générosité publique.Ce qui est plus remarquable, par contre, c'est l'inflation périodique du nombre et du montant des subventions accordées.On a ainsi remarqué depuis longtemps ce curieux phénomène selon lequel, à intervalles réguliers, le système routier à tendance à s'améliorer, les hôpitaux à se multiplier, les aqueducs à s'agrandir et les autorisations d'entreprendre des travaux à s'obtenir plus facilement que jamais.Des observateurs perspicaces ont souligné que ce cycle étrange semble se répéter à peu près à tous les quatre ans.Généralement à quelques semaines des élections.Et comme le veut la tradition électorale au Québec, le bon gouvernement péquiste a aussi accordé, en juillet seulement, un montant de SI,8 million pour l'amélioration de routes agricoles, dont seulement $150.000 dans les comtés représentés par l'opposition à l'Assemblée nationale.Harvey change de comté Le conseiller au programme du Parti québécois, Pierre Harvey, vient de vendre la maison qu'il possédait à Saint-Sauveur dans le comté de Prévost où il a subi une cuisante défaite aux mains de la libérale Solange Chaput-Rolland aux dernières élections partielles.M.Harvey, qui vient de se porter acquéreur d'une autre maison, à Sutton, dans le comté vacant de Brôme-Missiquoi, a froid dans le dos quand ses amis lui disent que le chef du parti, René Lévesque, pourrait bien lui demander de se dévouer une autre fois en posant prochainement sa candidature dans son nouveau comté d'adoption.Lise Bacon refuse L'ex-ministre libéral dans le cabinet Bourassa, Mme Lise Bacon, a finalement décidé de refuser l'invitation du nouveau chef du PLQ.M.Claude Ryan, de se présenter dans un comté de Montréal.Au cours d'un entretien avec LA PRESSE, hier, Mme Bacon a précisé qu'elle avail déjà donne sa réponse au chef libéral.Hardy veut revenir Pour sa part, un autre ex-ministre, M.Denis Hardy, a rencontré lui aussi M.Ryan, dans le but de discuter de la possibilité de se présenter dans le nouveau comté de Groulx, qui comprend les villes de Boisbriand, Sainte-Thérèse, Blainville, Rosemère, Lorraine et Bois-des-Filion.Le maire de Boisbriand, M.Nolan Filiatrault a déjà aussi annoncé qu'il serait candidat à la réunion d'investiture du PLQ.M.Hardy est pour sa part sollicité par un bon nombre de ses anciens électeurs et militants qui se trouvaient autrefois regroupés dans le comté de Terrebonne.M.Hardy a tenu aussi à préciser, lors d'un entretien avec LA PRESSE, que le chef libéral l'avait accueilli à bras ouvert et l'avait même incité à se présenter comme candidat.L'ex-ministre voulait faire taire ainsi les rumeurs qui ont circulé à l'effet qu'il ne serait pas le bienvenu dans l'équipe Ryan qui veut démontrer un certain renouveau.Pendant ce temps, l'ancien premier ministre Robert Bourassa, désirant lui aussi faire un retour, attend toujours dans sa maison de la rue Maplev/ood, la bénéfiction du chef, mais il a bien sûr ses exigences.Dans le comté de Dubuc, seul M.Jean Halley, a déposé son bulletin de mise en candidature pour le choix d'un candidat libéral.La convention sera donc une simple formalité.Ce dernier avait démissionné de son poste de président du syndicat de l'Al-can, après avoir accepté la présidence du comité du NON dans cette région lors de la campagne référendaire.Dans le comté de Portneuf, seul Michel Page, député libéral, est sur les rangs.Dans la circonscription de Papineau, la lutte se fera entre quatre candidats, soit MM.Mark Assad, ex-député, Adrien Clément, Pierre Desma-rais et Robert Lajeunesse.En ce qui concerne Vaudreuil-Soulanges, deux candidats se feront la lutte soit Daniel Johnson, jr, vice-président de Power Corporation qui affrontera M.Marcel Lalonde, frère du ministre fédéral.M.Marc Lalonde.Dans le comté de Lévis, c'est un ancien sous-ministre adjoint aux affaires sociales, M.Claude Garcia, qui a annoncé son intention de solliciter l'investiture libérale.La réunion dans Lévis aura lieu le 30 septembre.Déjà défait dans le comté de Laporte lors des dernières élections par le ministre Pierre Marois.Jean-Jacques Lcmieux, tentera à nouveau de se faire désigner candidat libéral dans cette circonscription, le 29 septembre.Il affrontera le maire de Saint-Lambrrî, Andié Bour-beau.Par ailleurs, Yves Robillard collaborateur immédiat du maire de Laval, M.Lucien Paiement, sera aussi candidat à la convention libérale en vue d'obtenir l'investiture dans le comté de Vimont. A 14 LE MOMIE.LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 SEPTEMBRE 1980 teléphoto UPI Jozef Pinkowski: les promesses seront tenues.Homme discret, Kania est préféré à Olszowski VARSOVIE (d'après AFP) \u2014 La nomination de M.Sta-nislaw Kania à la succession de M.Edward Gierek à la tête du Parti ouvrier unifié polonais (communiste) apparaît comme le résultat d'un compromis.On tenait en effet M.Stefan Olszowski, rentré en force au Bureau politique et au secrétariat après une éclipse de six mois, comme le principal rival de M.Gierek.Mais le comité central semble lui avoir préféré une personnalité moins marquee, qui soit susceptible de représenter aux yeux de la population et des pays frères le «changement dans ia continuité».Homme discret qui a fait sa carrière dans l'ombre de Gierek, M.Kania, né le 8 mars 1927.est originaire d'une famille paysanne de Rzeszow, dans le sud-est de la Pologne.Il a adhéré au parti dès la fin de la guerre et a milité dans les rangs des jeunesses communistes de sa région natale avant d'entrer au secrétariat du comité central en 1971.Il y a pris la succession du général Moczar, l'ancien chef du groupe dit des «partisans» et s'est vu confier la responsabilité des affaires de l'armée, de la sécurité publique, de la santé et de l'Eglise.La même année, il accede au Bureau politique en qualité de membre suppléant et devient membre de plein droit de cet organe suprême du parti en 1975.M.Kania est tout à coup apparu sur le devant de la scène à l'occasion des deux derniers plénum s des 24 et 30 août, où il avait fait un exposé de la situation du pays aux membres du comité central.Il accède au pouvoir à la suite dune crise comme celle qui avait porté son prédécesseur au premier rang du parti.En effet M.Gierek avait succédé à Go-mulka après les émeutes meurtrières de décembre 1970 dans les ports de la Baltique.M.Kania aura maintenant la tâche délicate de faire appliquer les promesses faites aux travailleurs de la Baltique et des mines de Silésie, tout en rétablissant la cohésion du parti et en protégeant l'acquis socialiste pour ne pas déplaire à Moscou.OFFICIELLEMENT VICTIME D'UNE CRISE CARDIAQUE, LE CHEF DU PC POLONAIS EST REMPLACÉ PAR KANIA d'après UPI, AFP, Reuter et AP Le leader du parti communiste polonais, M.Edward Gierek, a été évincé de son poste ce matin, quelques heures après qu'un communiqué officiel du gouvernement eut annonce laconiquement qu'il avait été victime d'une crise cardiaque.Convoqué d'urgence, un «plénum» du comité central du parti communiste se réunissait à 11 heures hier soir, et deux heures plus tard, M.Stanislaw Kania était désigné officiellement pour remplacer M.Gierek au poste de premier secrétaire du parti ouvrier unifié polonais.L'absence qualifiée d'étrange de M.Edward Gierek, 69 ans, à la réunion extraordinaire du parlement tenue à Varsovie quelques heures plus tôt, au cours de iaquelie d'importantes nouvelles mesures ont été annoncées, avait causé beaucoup d'étonne-menl et alimenté bien des rumeurs, surtout qu'émergeait en même temps un scandale de corruption dans lequel est impliqué un associé et ami intime de M.Edward Gierek.Le bref communiqué diffusé à Varsovie par l'agence officielle polonaise PAP déclare notamment: «Le sixième plenum du comité central du parti ouvrier unifié polonais s'est réuni sous la présidence de M.Henryk Jablon-ski, membre du bureau politique et président du Conseil d'Etat.«En raison de la sérieuse maladie dont souffre Edward Gierek, le comité central l'a déchargé de ses fonctions de premier secretaire et de membre du bureau politique du comité central.En conséquence, le comité a nommé à l'unanimité Stanislaw Kania, premier secrétaire du comité central.Il a aussi nommé Kazi-mierz Barcikowski et Andrzej Zabinski membres du bureau politique, Tadeusz Grabski, Zozi-slaw Korowki et Jerzy Wojtecki, secrétaires du comité central».Le nouveau titulaire, M.Kania, 53 ans, était responsable jusqu'à maintenant de l'armée, de la police et de l'Eglise.Au cours de la dernière guerre, il avait été employé dans une forge et avait adhéré au parti communiste en 1945.Quant à M.Edward Gierek, qui a reçu le coup de grâce à cause des grèves des mineurs de Silésie, il subit le même sort que son prédécesseur, M.Wladyslaw Gomulka, qui avait été évincé de la même façon, à la suite des grèves de 1970.On avait tout d'abord annoncé qu'il souffrait de troubles de circulation sanguine.Golulka est toujours vivant et a maintenant 75 ans.Des rumeurs courent également à l'effet que M.Gierek aurait été sommé de se rendre à Moscou pour expliquer son comportement durant les grèves et les concessions accordées aux travailleurs.De plus, un scandale retentissant impliquant l'un de ses amis intimes vient d'éclater.En effet, Maciej Szcepanski, chef de la télévision d'Etat, congédié le 24 août dernier, est l'objet d'une enquête approfondie.On l'accuse notamment d'avoir amassé une fortune personnelle à même les fonds de l'Etat, d'avoir utilisé cet argent pour construire une maison de campagne extrêmement luxueuse, avec piscine adjacente à fond de verre, et d'avoir aménagé une vidéothèque pornographique de $120,000.On ajoute que Szczepanski possède une île privée en Méditerranée, un campement au Kenya et une maison de 42 pièces complètement rénovée, dans le sud de la Pologne.Quant à la réunion du parlement polonais, hier, à Varsovie, elle a surtout été marquée par une intervention du premier ministre Jozef Pinkowski.Tout en reconnaissant que le mouvement des grèves n'était pas encore complètement freiné, il a déclaré que le gouvernement «augmentera le rôle des syndicats comme partenaires du régime».Mais il s'est abstenu d'employer le terme «indépendant» dans son discours-programme qui a été faiblement applaudi.M.Pinkowski a dit que son gouvernement remplira ses promesses de geler les prix de la viande, d'augmenter les appro- visionnements de tous genres pour améliorer le niveau de vie des Polonais.«Nous allons nous efforcer de stimuler la confiance de la nation, spécialement de la classe ouvrière.En même temps, nous allons nous opposer vigoureusement à toutes les tentatives des anti-socialistes qui minent notre système», a-t-il dit.Il ajoutait que la coopération économique et scientifique avec l'URSS et les autres pays du Bloc communiste reste d'une importance capitale pour la Pologne.Le premier ministre a aussi promis une nouvelle loi allégeant la censure d'ici la fin de l'année; que le salaire minimum sera augmenté de $13.50 par mois le portant à au moins $80: que la semaine de cinq jours sera introduite en 1981; que le temps de travail hebdomadaire sera ramené de 46 heures à 42 heures et demie; que le samedi sera jour de congé à partir de l'année prochaine.Néanmoins, l'ampleur des mesures annoncées n'a pas empêché un déferlement de critiques contre les autorités de la part des députés.Entre autres, un député catholique, M.Janusz Zablocki, a reproché au premier ministre de n'avoir rien annoncé de concret à l'égard de l'Eglise catholique, qui a pourtant apporté un soutien au gouvernement pendant les grèves.NOUVELLE POLEMIQUE SUR LA SÉCURITÉ Reagan accusé de dépasser les bornes de la politique partisane WASHINGTON (AFP, UPI) \u2014 La Maison-Blanche, réagissant vigoureusement aux accusations portées par Ronald Reagan selon lesquelles le président Carter aurait sanctionné la divulgation de secrets militaires pour des fins politiques, a accusé hier le candidat républicain de «dépasser les bornes de la politique partisane».La violente polémique qui domine depuis deux jours la campagne électorale porte sur la manière dont M.Harold Brown, secrétaire à la Défense, a évoqué le mois dernier dans une conférence de presse les progrès des Etats-Unis dans la mise au point d'un avion «invisible», le «Stealth».M.Reagan a déclaré que les révélations de M.Brown visaient à redorer l'image du président, mais qu'en réalité elles portaient un «coup sérieux» à la sécurité nationale en mettant l'URSS au courant de cette technique secrète.«Toute insinuation de la part du gouverneur Reagan ou de qui que ce soit d'autre que le président ou le secrétaire à la Défense ont agi d'une manière qui porte atteinte à la sécurité de ce pays est erronée, irresponsable et dépasse de beaucoup les limites acceptables de la politique partisane,» a déclaré M.Jody Powell, porte-parole de la Maison-Blanche.Celui-ci a ajouté que M.Carter avait «rarement été plus en colère* qu'en lisant les remarques de son adversaire républicain.Quant au secrétaire à la Défense, il s'est déclaré «offensé» et «indigné» hier par les propos tenus la veille par M.Reagan, qui l'avait notamment accusé d'avoir «donné une avance de 10 ans au Kremlin pour trouver les moyens de contrôler la technologie révolutionnaire» du Stealth.M.Henry Kissinger, ancien secrétaire» d'Etat, a apporté sa contribution à la polémique en disant que îa recherche sur Stealth.visant à faire échapper les avions américains de l'avenir à la détection par radar, était considérée par le gouvernement du président Gerald Ford comme «un des secrets les plus sensibles du pays».M.Kissinger a fait cette déclaration à l'issue d'un entretien de deux heures avec M.Reagan au cours duquel ils ont fait un tour d'horizon international.Il a toutefois précisé qu'il n'avait pas été question d'une collaboration permanente à la campagne du candidat républicain et n'avoir pas discuté de sa nomination à un poste clé au cas ou M.Carter serait défait en novembre.«Je ne cherche pas un poste, je ne m'attends pas à un poste.J'appuie M.Reagan dans les intérêts de la nation», a dit M.Kissinger.Au cours de la journée, M.Carter a rencontré les directeurs de la conférence des maires, qui lui ont demandé de mettre immédiatement en application les principaux points de son plan de renouveau économique.) J I j >| I I Civiletti nie tout «marché» dans l'affaire Billy Carter -s BRZEZINSKI MIS EN CAUSE WASHINGTON (UPI, PA, AFP) \u2014 Le ministre de la Justice Benjamin Civiletti a affirmé hier qu'il n'avait fait aucun «marché» avec le président Carter pour épargner a son frère Billy des poursuites criminelles et qu'il n'avait pas demandé de suspendre pendant quelques jours l'enquête contre billy Carter après que celui-ci eut admis avoir reçu un «prêt» du gouvernement libyen.Témoignant sous serment devant une sous-commission spéciale du Sénat, M.Civiletti a défendu la conduite de son ministère dans cette affaire, mais il a admis qu'il avait commis une erreur en affirmant le 24 juillet qu'il n'avait jamais parlé de l'affaire Billy au président.En fait, a-t-il expliqué, son en- trevue du 17 juin, révélée le 25 juillet seulement, avec le président avait justement pour but d'indiquer à M.Carter qu'il «ne pouvait pas parler avec lui de l'affaire» Billy.Il n'a jamais ordonné ou même suggéré de retarder l'enquête et elle ne l'a pas été, affirme-t-il.M.Civiletti a déclaré à la commission que Billy Carter a commis des actes «repréhensibles» mais «non illé-* gaux» en se rendant deux fois en Libye, en acceptant $220,000 du gouvernement Kadhafi et en parlant au nom de Tripoli.On sait que Billy s'est finalement enregistré comme un agent de la Libye le 14 juillet après 18 mois d'enquête et de pressions de la part du ministère de la Justice.L'interrogatoire de la commission a également mis en cause une autre personnalité de l'administration, M.Brzezinski, conseiller du président en matiè- re de sécurité nationale.M.Civiletti a confirmé que le ministère de la Justice enquête pour savoir si «Zbig» n'aurait pas violé les lois sur l'espionnage en discutant avec Billy ce qui a été iden-rifié comme un message intercepté par les renseignements américains.M.Brzezinski a téléphoné à Billy le printemps dernier pour l'avertir qu'une transaction pétrolière qu'il envisageait avec la Libye pourrait embarrasser le président.Toute cette affaire ne manque pas d'embarrasser le président Carter dans la présente campagne électoral, ses adversaires étant bien décidés à ne pas laisser échapper une telle arme.Aussi attend-on sans doute avec anxiété à ia Maison Blanche le rapport préliminaire que les enquêteurs du Sénat ont promis de rendre avant le 4 octobre, un mois avant l'élection présidentielle.téléphoto UPI Henry Kissinger et Ronald Reagan à Middleburg: un tour d'horizon international.v téléphoto UPI Edward Gierek: une crise cardiaque Khomeiny propose un compromis à Boni Sadr TEHERAN (AFP.Reuter.UPI) \u2014 L'ayatollah Khomeiny semble avoir tranché hier en faveur du président Bani Sadr dans le conflit qui l'oppose depuis plusieurs jours à son premier ministre.M.Ali Radjai.sur la composition du gouvernement.Le 31 août, M.Radjai avait soumis à l'approbation du président une liste de 20 noms et M.Bani Sadr en avait refusé quatre.Selon radio-Téhéran, l'imam a conseillé au président de présenter dès à présent à l'approbation du Parlement les ministres sur lesquels un accord était intervenu.Pour les autres, l'ayatollah a demandé que les postes soient laissés vacants en attendant que des gens dignes et capables aient pu faire l'unanimité sur leur nom.Ces postes seront comblés au furet à mesure que les titulaires seront nommés.Selon un porte-parole de la présidence, M.Bani Sadr devrait faire connaître les noms des ministres qu'il a acceptés dans les prochains jours.Les ministres proposés par M.Radjai sont, selon ses propres termes, «des hommes qui ont affronté les balles», de tendance dure.Mais M.Bani Sadr a déclaré à plusieurs reprises que la compétence était aussi importante que le zèle révolutionnaire.L'un des quatre candidats contestés serait M.Hossein Moussa-vi.directeur du quotidien du Parti républicain islamique, que M.Radjai a nommé aux Affaires étrangères.Pour sa part, le ministre sortant des Affaires étrangères, M.Sadegh Ghotbzadeh.a de nouveau dénoncé le premier ministre Radjai comme «incompétent pour cette fonction» et déclaré que la solution du problème des otages américains est d'une importance primordiale à la survie de la révolution islamique du pays.Dans une interview à l'agence UPI, M.Ghotbzadeh estimé aue le gouvernement Radjai n'a aucune chance de survivre.Par ailleurs, l'Iran a donné 48 heures à l'Union soviétique pour fermer son consulat de Recht, sur la mer Caspienne.Dans une note remise hier à l'ambassade d'URSS à Téhéran et publiée par l'agence officielle Pars, le ministère des Affaires étrangères prie Moscou d'achever d'ici une semaine le transfert de toutes ses activités consulaires dans la ville d'Ispahan.dans le centre du pays.L'Iran avait demandé récemment à l'URSS de fermer soit son consulat de Racht, soit celui d'Ispahan, mais Téhéran vient d'enlever à Moscou la possibilité de choisir.Ces derniers mois, le gouvernement iranien a attaqué l'URSS à plusieurs reprises, lui reprochant son intervention en Afghanistan, l'accusant d'armée l'Irak et de soutenir le parti Toudeh (communiste).Chili: le référendum inquiète l'Eglise SANTIAGO (d'après AFP) \u2014 Le cardinal Raul Silva Henriquez a exprimé hier sa crainte pour la paix et la stabilité du Chili, si le référendum constitutionnel de jeudi prochain ne correspond pas aux ennditions demandées par l'Eglise catholique.Mgr Henriquez, qui se définit comme un démocrate et a manifesté son aversion pour les dictatures, a laissé entendre que le référendum décidé par le président Augusto Pinochet, s'écartait des garanties précisées par les évêques chiliens il y a quinze jours.«Nous craignons, a-t-il dit, qu'on ne puisse fonder sur ce référendum un ordre institutionnel stable, qu'il y ait par conséquent une instabilité d'ordre social chaque fois plus grave.Nous craignons aussi pour la paix dans notre patrie, si l'on ne nous écoute pas».La plus grande autorité de l'Eglise catholique chilienne a rejeté les critiques officielles qui l'accusent d'intervenir dans îa politique actuelle et a déclaré que la politique était également sujette à la morale et à l'évangile.Par ailleurs, M.Luis Corva-lan, secrétaire général du parti communiste chilien interdit, a appelé à la violence révolutionnaire pour renverser le régime du président Pinochet, a indiqué hier le quotidien chilien El Mer-curio.Dans un discours prononcé à Moscou, à l'occasion du dixième anniversaire de la victoire électorale de l'Unité populaire, M.Corvalan a déclaré que pour fermer à Pinochet les chemins de l'évolution dont certains ont rêvé, le peuple recourra à toutes les formes de combat, v eomnris la violence aiguë, et défendra son droit à la liberté et à la vie.Dans son discours devant le comité soviétique de solidarité ave 1er.démocrate, chiliens, M.Corvalan a qualifié le plébiscite sur la constitution chilienne de tromperie envers les sentiments démocratiques du peuple chilien.Le résultat est déjà connu mais les masses interviendront a-t-il ajouté. » » LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 6 SEPTEMBRE 1980 \u2014-LE MONDE- DÉPÊCHES UNI BOMBE de forte puissance a explosé hier devant le palais présidentiel dans la capitale du Guatemala, tuant sept personnes dont un enfant et blessant 150 autres.L'engin avait été déposé dans une automobile dans un parking et la déflagration a détruit quatorze véhicules.Dix minutes plus tard, deux autres bombes explosaient, Pun dans l'immeuble de la Cour suprême de justice de Guatemala City et l'autre à 400 mètres du palais présidentiel.L'attentat est attribué à des éléments de gauche et qualifié de manoeuvre d'intimidation pour empêcher la manifestation de soutien qui doit avoir lieu dci.idin.LE SECRÉTAIRE général de l'Organisation des Etats américains, M.Alejandro Orfila, s'est prononcé hier en faveur de l'admission du Canada au sein de l'OEA.Il estime qu'elle pourrait se produire dans un «avenir proche» et qu'elle ne dépendait que du Canada.«Le Canada doit être membre de l'OEA et je pense que tous les pays membres sont de cet avis», a-t-il dit à une conférence de presse.Le Canada possède le statut d'observateur et est représenté à l'organisation par un ambassadeur spécial.LE PREMIER ministre Adolfo Suarez a confirmé hier l'imminence d'un remaniement ministériel ainsi que la démission de .son plus proche collaborateur, M.Fernando Abril Martorell, vice-président du gouvernement et responsable de l'économie.On estime à Madrid que M.Suarez pourrait annoncer la composition de la nouvelle équipe gouvernementale au début de la semaine prochaine, après l'entrevue qu'il doit avoir avec le roi Juan Carlos lundi.A L'EXCEPTION de l'Inde, les pays du Commonwealth d'Asie et du Pacifique ont condamné hier l'intervention soviétique en Afghanistan et l'intervention vietnamienne au Cambodge, à l'issue de deux jours de congrès régional à New Delhi.Mme Indira Gandhi a affirmé, pour sa part, que la seule issue au problème afghan était de réunir les parties concernées pour créer les conditions propres au retrait des Soviétiques.Mais elle s'est trouvée isolée face à l'Australie, la Nouvelle-Zélande, Singapour et la Malaisie.PLUS DE 85 pour cent des réfugiés cubains arrivés aux Etats-Unis au cours des derniers mois par la «flotille de la liberté» ont A 15 pu quitter les camps de transit et être réinstallés, a-t-on indiqué hier de source officielle.Il ne reste plus dans les camps de transit que 22,000 réfugiés sur les 122,000 ayant quitté Cuba.On englobe dans ce chiffre «les criminels, malades mentaux, homosexuels et asociaux» pour lesquels il est très difficile de trouver des parrains ou des familles d'accueil.LA SITUATION alimentaire en Afrique est «dramatique» et un effort international est urgent, a affirmé le président du Conseil mondial de l'Alimentation, M.Arturo Tanco, à l'assemblée spéciale de l'ONU sur le dialogue Nord-Sud.Toute la région de l'Afrique orientale, de l'Ethiopie à la Tanzanie, fait actuellement face à une situation grave et la situation est également menaçante dans plusieurs pays du Sahel.La FAO doit tenir une réunion d'urgence à Rome le 19 septembre pour discuter de ce problème.LE PROCÈS du chef de l'opposition coréenne, Kim Dae-Jung, qui devait reprendre aujourd'hui, a été reporté sine die sans aucune explication.M.Kim est accusé de sédition et violations de la loi martiale.Le report intervient alors que, selon une source informée, le gouvernement américain aurait averti Séoul que le verdict affecterait «directement» les relations entre les deux pays.LE MINISTRE turc des Affaires étrangères, M.Hayrettin Erk-men, a démissionné hier soir après avoir été déchu de ses fonctions par l'Assemblée nationale, qui a adopté une motion de censure déposée par le parti du Salut national.M.Erkmen avait contribué à ranger la Turquie davantage dans le camp occidental et avait abandonné la politique d'équilibre entre les deux blocs pratiquée par le gouvernement précédent de M.Ecevitr LÉS NATIONS UNIES doivent encore trouver au moins $37 millions pour empêcher la famine au Cambodge avant la récolte de riz du mois de novembre.Cet argent est indispensable pour acheter de toute urgence 40,000 à 50,000 tonnes de riz qui doivent être immédiatement envoyées au Cambodge, a indiqué hier à Bangkok M.Cay Long, coordo-nateur adjoint du programme d'assistance de l'ONU.Le coût total du programme humanitaire, d'octobre 1979 à décembre .1981, est évalué à $530 millions.x-x:::;:.::-x;;-:.;v>: tt Par sa tradition, par son programme, par ceux qui le dirigent et l'animent, par son travail de renouveau des dernières années, le Parti libéral du Québec répond mieux que tout autre à cette attente normale de nos concitoyens.Il a dirigé la campagne référendaire.Grâce à votre générosité de l'an dernier, il a pu en assumer tous les coûts.Il faut maintenant l'aider à donner le \"grand coup\" qui permettra de compléter l'oeuvre commencée le 20 mai dernier.\" Claude Ryan I'll donne i ¦ % ~* : Y Faites parvenir votre chèque ou mandat poste à l'ordre de: Parti libéral du Québec 460 Gilford Montréal, P.Q.H2J1N3 grand coup Je souscris généreusement au Parti libéral du Québec Crédit d'impôt: La loi permet de déduire directement de son impôt à payer et non de son revenu imposable une partie de sa souscription soit 50% du premier SIOO et 25% du deuxième $100.Exemple: Votre crédit d'impôt Oui je veux donner moi aussi \"LE GRAND COUP\" Je vous fais parvenir ma contribution au montant de $_ NOM Votre souscription $ 24.00 100.00 150.00 $12.00 50.00 62.50 Coût réel de votre souscription $12.00 50.00 87.50 ADRESSE CODE POSTAL TÉL.COMTÉ RENSEIGNEMENTS: Signalez sans frais de n'importe où au Québec: 1-800-361-7524.TTTWrrVFZINA 243 A B O U L.DES LA l '~R E NI 7 D /\u2022' S.LAVAL 669 1 751 1 A 16 S LA PKfcSSg, MONl REAL, SAMEDI 6 SEPTEMBRE î 980 ^ Rabais 25% à 40% sur peinture d'intérieur < 40% Peinture d'intérieur Simpsons \"Carrousel\" Coloris disponibles: rose lotus, parchemin, ronce de noyer, vert satiné, blanc cassé, lilas foncé, bleu aurore, crème d'abricot, blanc antique, ananas, sable désertique ou blanc (Latex mat ton blanc pour plafonds, aussi disponible.Non conseillé pour salles de bain et cuisines) Prfaford.A.Latex mat s1\"**™ Gallon.;.17.99 10.79 Pinte.L.,.5.49 3.29 B.Latex semi-lustre ( .Gallon.t.19.99 11.99 Pinte.5.99 3.59 C.Alkyde semi-lustre Gallon.19.99 11.99 ; Pinte.\\.5.99 3.59 \"Peinture Déco\" Coloris: blanc camée, ivoire, beige, jaune lumineux, bfou ombrage, vert gitan, rose coquillage, mousse aux pêches, blanc.Disponible en format gallon seulement.D.Latex mat 'Une peinture facile à appliquer sur plâtre, brique, panneaux muraux, béton et métal apprêté.Fini peu luisant lavable.Appliquez deux couches pour meilleur résultât.Un gallon recouvre jusqu'à 550 pl.ca.Prix ord.Simpsons 13.99 8.39 E.Alkyde semi-lustre.Una peinture de bonne qualité è base d'huile pouvant être appliquée sur murs, boiseries, garnitures, béton et métal apprêté.Coloris identiques à ceux de la peinture \"D\" latex mât.Prix ord.Simpsons 15.99 9.59 Si Peinture d'intérieur \"CIL\" F.Fini mat \"Super Latex'*.Tout indiqué pour murs et garnitures.Rebelle à la plupart des taches, idéal aussi pour la cuisine, chambre d'enfants, chambre à coucher et pour le vivoir.Disponible dans les coloris suivants: ivoire, mercure (blanc cassé), bois de santal (beige ci air), vert frais, jonquille (jaune), bleu \"West Point\", (bleu ciel), crème \"Allegro\", pêche fauve et blanc.Prtx ont Prtxord.k Simpsons Simpsons Gallon.1&.98 14.98 Pinte.6.49 4.86 G.Fini semi-lustre \"Super Latex\".Présente lés même caractéristiques que ceux de l'article F ci-dessus.Le fini plus lustré vous permet d'appliquer cette peinture dans la cuisiné, salle de bain et autres pièces requérant beaucoup de nettoyage.Coloris identiques à ceux de l'article ri-dessus.Prtxord.Simpsons Gallon.23.50 17.50 Pinte.Prtxord.Simpsons .6.98 5.23 \"Dura Parquet\" de \"CIL\" H.Pour surfaces à l'intérieur comme à ('extérieur: planchers, escaliers, balcons, meubles.Peut être appliquée sur brique, béton et bois.Renforcés de polyuré-thane.Les accessoires se lavent avec eau et savon.Choix de coioris: gris brouillard, terre cuite, bleu grotte, bleu polaire, brun brumeux, blanc nénuphar, gris palais, vert lierre, raisin sultana, hale du sud, amas stellaire et olive farci.Prtx ord.Simpsons Gallon.21.95 Prix ord.Simpsons .6.98 16.45 Pinte.6.98 .5.23 Rayon 690, au sous-sol, centre-ville.Aussi à Fairview, Anjou, Laval et St-Bruno.Venez, écrivez.ou composez 842-7221 jour et nuit Venez rencontrer les spécialistes de peinture \"CIL\", lis vous aideront dans votre choix de peinture et couleurs aux heures suivantes: Centre-ville: vendredi le 12 septembre samedi Se 13 septembre de 7h à 9h du soir de 11 h du matin à 3h de l'après-midi Fairview, Anjou, Laval et St-Bruno: jeudi et vendredi les 11 et 12 septembre de 7h à 9h du soir samedi le 13 septembre de 11 h du matin à 3h de l'après-midi.s Habais 11% à 20% ^ Accessoires pour peinturer Pnx ord J.^Escabeau en aluminium s.mpvDns 6çi.51.98 44.99 f 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Québec\".v i "]
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