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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1980-10-04, Collections de BAnQ.

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[" 2 0 * « * Paul et Paul: avant le cinéma ¦ Paul et Paul, qui sont trois, avaient fait relâche après trois années durant lesquelles ils avaient monté deux spectacles totalisant 285 représentations.Après une année sabbatique, ils sont de retour.Leur succès ne se dément pas.Déjà 12,000 billets vendus pour le seul spectacle à Montréal qui débute le 11 octobre à l'Arlequin.Selon Jacques Grisé, Claude Meunier et Serge Thériault (photo), le nouveau spectacle est encore plus solide.f» m photo j.-y.Létourneau.Pa9e t I la presse 1 ft «t Toscan relance l'Opéra de Montréal H Cinq ans après la disparition de l'Opéra du Québec, l'Opéra de Montréal est prêt à prendre la relève.Son premier lever de rideau s'effectuera mardi prochain à la Place des Arts.La direction, dans l'espoir de donner un excellent départ à la troupe, a choisi la Tosca, de Puccini, un des ouvrages les plus populaires du répertoire.Les vedettes, mardi: le ténor Luis Lima, la soprano Nicole Lorange et le baryton Garbis Boyagian.nnno C 1 photo Denis Courville.page \\- i la presse / ft' ¦ Les Expos n'ont plus le choix B Au lendemain d'une défaite de 2-1, les Expos ne peuvent plus se permettre de perdre face aux Phillies de Philadelphie dans le dernier droit de la course au championnat.Un circuit de Mike Schmidt, en sixième manche, a procuré le point décisif des Phillies.L'offensive des Expos, Gary Carter inclus, a été tenue en échec.Aujourd'hui, Steve Rogers sera au monticule pour les Expos tandis que Larry Christenson sera l'homme de confiance des Phillies.page F 1 photo Denis Courville.la presse 75 CENTS MONTREAL, SAMED1 4 OCTOBRE 1 98C, 96e ANNEE, no 234, 336 PAGES, 1 7 CAHIERS GQQDtro abonnement, lundi au samedi m .75 Do RAPATRIEMENT DE LA CONSTITUTION À Québec, l'unanimité est faite sur le projet Trudeau de rapatriement de la constitution: «Atteinte pernicieuse à nos droits», s'écrie M.Lévesque, alors que M.Ryan l'invite à saisir les tribunaux des moyens utilisés par le fédéral et que M.Lemoignan réclame la convocation de l'Assemblée nationale.Voici le dossier de LA PRESSE sur le projet Trudeau: Il Texte intégral de la proposition Trudeau, page A 12 ¦ M.René Lévesque a bien pesé ses mots, selon Louis Falardeau et Pierre Vincent, mais il a été très dur: «Projet injustifiable, insultant et menaçant pour les provinces.page A 8 M Jacques Bouchard explique pourquoi M.Claude Ryan invite le gouvernement à saisir les tribunaux des moyens utilisés par le fédéral, tout en donnant son accord de principe à la réforme.page A 2 B Rhéal Bercier signale le refus catégorique oppose à Ottawa par MM.Lougheed et Bennett, premiers ministres de r Alberta et de la Colombie-Britannique.page A 8 Lysiane Gagnon affirme qu'en renversant la politique linguistique du Québec, le projet Trudeau se livre à une intrusion inacceptable, tandis que pour Paul Longpré, il s'agit d'un chambardement majeur dans la loi du pays.page A 7 ¦ En éditorial, Marcel Adam se demande si ce coup de force politique sans précédent dans l'histoire canadienne n'est pas justifié pour briser l'impasse dans laquelle la règle de l'unanimité a plongé les espoirs de réforme constitutionnelle.page A 6 Autres informations en pages A 2, A 8f F 12 ét F 23 photo Michel Gravel.LA PRESSE Les assureurs perdent $50 millions à cause de l'inefficacité du B V A Q > page A 5 SOMMAIRE Annonces classées: D 1 à D 1 9, ElàE8,F19àF22 Arts et Lettres: C î à C 24 Bandes dessinées: 1 6 Bricolage: D 1 9 Carrières et professions: 1 à 14 Décès, naissances, etc.: F 23 Économie: B 1 à B 8 Etes-vous observateur?: D 1 2 FEUILLETON: D 13 Gastronomie: C 27 Jardinage: D 1 Le monde: A 1 4 Nos amies les bêtes: E 2 Quoi faire la semaine prochaine: F18 Restaurants: C 25 à C 28 Sciences: \u2022\u2022 1 5 Sports: F 1 à F 1 2 Timbres: \u2022 9 Vacances-voyages: \u2022 1 à \u2022 1 0 Vivre aujourd'hui: F 1 3 à F 15 £QE30 UN COUP DE FORCE POLITIQUE SANS PRÉCÉDENT par MARCEL ADAM page A 6 CONSOMMATION COOPRIX LARGEMENT EN TÊTE page B 8 LE MONDE ATTENTAT ANTISÉMITE À PARIS page A 14 LES NOUVELLES '.1 \u2022y: NUITS DE 1 MONTREAL page F 13 1 ¦>l  LA SAGA DE GERALD BULL Du grand prix à la prison d'Allenwood page A 9 4 3 JjQ'fjJ et 10millions en un seul tirage bpnis de100 000$ TIRAGE LE octobr ù \u20acy cLes sact\\ets pi^cieu^, 0 .DÉJÀ E3 k)to(|U('lm\u2022< A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 OCTOBRE 1 980 \\ : NOTES POLITIQUES Léger fait rigoler avec constitution québécoise \u2022 i' \u2022 4 'm m % La proposition du ministre Marcel Léger de créer une commission «Pépin-Robarts» sur la constitution au Québec est tombée comme un pavé dans la ntare.hier, à l'ouverture du conseil national élargi du Parti québécois.>'Chez les dirigeants du parti Interrogés par LA PRESSE, les réactions allaient de la rigolade, *2£i'incrédibilité, en passant par He fatalisme.Un conseiller au programme, Pierre Harvey, s'est contenté de paraphraser les paroles de son chef René Léves-que en disant: «Ce n'est pas là la trouvaille du siècle.»Les ministres Denis Vaugeois, Jacques Léonard et Pierre-Marc Johnson ont tous admis implicitement que jamais une telle proposition n'avait été étudiée au conseil des ministres ou à toute autre instance du parti.Ils ont refusé de faire tout commentaire en se réfugiant dans un vaste éclat de rire.Du Marcel tout craché Le député de Terrebonne, Elie Fallu, quant à lui, s'est dit étonné par cette déclaration intempestive faite par l'actuel ministre de l'Environnement.«C'est âu Marcel tout craché, a-t-il dé-Claré, il lui arrive même parfois d'annoncer des nouvelles des autres ministres.» Le président de Montréal-Centre, Marc La-^vallée, s'est dit pour sa part ;étonné que Léger fasse une telle -déclaration sans consulter au .préalable les instances décisionnelles du Parti québécois.«Même M.Lévesque avant de faire une déclaration importante quant à l'avenir et à l'orientation du PQ, sent généralement le besoin de consulter autour de lui les militants, les dirigeants du parti ainsi que ses proches collaborateurs.» Pas d'autre référendum Le comité exécutif du PQ, réuni mercredi, malgré le fait qu'il ait adopté une quarantaine de résolutions à être proposées et discutées lors de la réunion de fin de semaine, en a confié d'autres à certaines délégations.Il en est ainsi par exemple pour les délégués du Saguenay/Lac Saint-Jean, qui vont proposer une résolution à l'effet que le PQ s'engage, advenant le cas où il est reporté au pouvoir, de ne pas tenir un autre référendum, et ce pour une période d'au moins quatre ans, sur la souveraineté-association.Selon un informateur, l'exécutif n'a pas osé présenter lui-même cette résolution.Toujours pas de rapport du Comité directeur Les membres du Conseil national du PQ qui espéraient recevoir aujourd'hui le fameux rapport du Comité directeur, dont ils ont été frustrés à Québec il y a deux semaines, risquent d'être déçus.On se rappelle qu'à la dernière réunion régulière du Conseil, l'assemblée avait très mal réagi à la décision du Comité directeur, chargé de voir à l'exécution des décisions du Conseil national, de ne pas présenter de rapport en raison de divergences de vues entre ses trois membres.On avait alors accor- hiter Union Montréal 50 ouest, place Crémazie ' Construire une relation durable ceci est votre but, après un choix décisif et d'autant plus sûr qu'il aura été préparé avec coeur et intelligence.C'est dans tous les cas, une évo-j lution certaine de vous-même vers un mieux-être dans votre peau et une chance formidable de plus que vous vous donnez de décider de votre avenir.I NE LAISSEZ PAS LE TEMPS PASSER 388-5761 Service personnel et confidentiel Inter-Union se garde le droit de refuser une adhésion \t \t \t \t Cél.\t.divorcéfel.Veuf(ve).\t DESTINATION SERVICE Montréal et sa banlieue TÉLÉPHONE: 342-2060 Appelez Eaton pour la réparation rapide de téléviseurs, machines à laver, sèche-linge, cuisinières, lave-vaisselle et appareils de réfrigération.Nous réparons les appareils Viking Eaton ainsi que la plupart de ceux de marques connues.Plan d'entretien prolongé.Vente de pièces à l'unité.EATON dé un délai de deux semaines au Comité directeur pour se mettre d'accord et présenter son fameux rapport.Le délai se termine aujourd'hui mais ce n'est qu'hier après-midi que les membres du comité se sont rencontrés pour obéir à la directive du Conseil national.Comme la réunion qui se déroule en fin de semaine est une séance spéciale consacrée exclusivemnt à l'étude du rapport du Comité des neuf, le texte du Comité directeur n'est pas à l'ordre du jour et ne sera donc pas officiellement déposé.Il sera expédié aux membres pour discussion à la prochaine réunion régulière.Le Parti libéral comme le PQ Après avoir reporté la date de son conseil général élargi à plusieurs reprises, le Parti libéral du Québec a décidé de tenir cette réunion, le 18 octobre, soit deux semaines après le Conseil national élargi du Parti québécois.Ironie du sort, les assises des libéraux provinciaux se dérouleront dans les mêmes locaux où a lieu en fin de semaine la réunion des militants péquistes, à l'Université de Montréal.Finalement ces deux réunions ont sensiblement le même but, soit de mettre au point le programme électoral en vue des élections générales qui doivent normalement avoir lieu cet automne au Québec.Chrétien commence à vendre le plan Trudeau Le ministre fédéral Jean Chrétien était hier de passage à Montréal, première étape de sa tournée au Québec en vue de «vendre» le projet Trudeau de rapatriement de la constitution.M.Chrétien a rencontré des éditorialistes auxquels il a remis les divers documents mis au point à Ottawa à ce sujet.Il a ensuite accordé une brève conférence de presse au terme de laquelle la plupart des journalistes présents se demandaient ce qu'il avait bien pu dire de nouveau.Pour l'essentiel, en effet, le ministre a repris les arguments évoqués jeudi soir à la télévision par M.Trudeau au moment de l'annonce de son programme destiné à débloquer la crise constitutionnelle.M.Chrétien s'est surtout employé à justifier une action unilatérale d'Ottawa en cette matière et à minimiser ses conséquences sur la loi 101 au Québec.Pressé de questions aux sujet de ses implications sur la liberté de choix de la langue d'enseigenement, passablement restreinte par la loi sur le français langue officielle, M.Chrétien a été forcé d'admettre que la réforme proposée entraînerait, au moins pour les citoyens canadiens, le retour au critère, si Controversé dans le passé, de la langue maternelle.Boily devra choisir Le gouvernement du Québec a décidé de prolonger d'un mois le mandat du Commissaire général des Floralies internationales, M.André Boily.Ce dernier est en train de mettre la dernière touche au rapport des activités de cette manifestation qui a amené, à Montréal, au cours de la saison estivale, une représentation de plus de 20 pays.Après la présentation de ce rapport, M.Boily pourra accepter l'une des deux offres que le gouvernement lui a faites.Il s'agira pour ce dernier, affirme-t-il, d'une mission qui l'appellera à représenter le Québec sur la scène internationale.Selon lui, il n'est pas question, du moins pour le moment, d'accepter un poste de Délégué général du Québec à l'étranger.Pendant ce temps, Claude Morin cherche un Québécois parlant japonais pour occuper le poste ae aeiegue général à Tokyo.Aux dernières nouvelles, M.Boily n'a pas précisé s'il s'était inscrit à des cours de japonais.LEGâBMET LA QUOTIDIENNE (TIRAGE D'HIER) 3 \u2014 9 \u2014 8 LOTO 6/36 Les six numéros gagnants sont: 6\u2014 12\u2014 14 \u2014 20 \u2014 22 \u2014 31 complémentaire: 13 MINI-LOTO Les détenteurs des billets portant le no 870590 gagnent $50,000 INTER-LOTO Numéros mobiles: 1er numéro mobile 079 donne $50 2e numéro mobile 7399 donne $250 3e numéro mobile 83028 donne $2,500 B.Les trois numéros suivants (non décomposables) donnent $25,000 chacun 274415 011691 287201 C.Pour le gros lot de $250,000, le numéro (decomposable) est: 617154 Souffrez-vous d'Obésité ?C\"BON peut vous aider à votre poids CETBON de Montréal 276-2573 m WASHINGTON \u2014 Il insista cette fois pour que nous allions prendre une bière au Press Club, au 13e étage.Le décor, pensai-je en entrant dans l'ascenseur, se prêterait bien à une rencontre avec un deuxième secrétaire soviétique.Le vieux bar d'époque, le garçon en veste rouge à l'avant bras tatoué, ces pilliers de l'endroit, deux columnsists du Middle West qui au second Martini soutiennent avec passion qu'il faudrait ramener Nixon à la Maison-Blanche et cette odeur de bière en fût qui pourrit dans le tapis depuis sans doute la fin de la prohibition, tout cela imprei-gnerait de suspense nos échanges sur l'état de la planète.Serguei G.alors que la guerre fait rage dans le golfe Persi-que en ce jeudi de fin de septembre se montrait plus loquace qu'à l'ordinaire, comme si c'était un jour de paye ou encore que son patron l'ambassadeur l'avait félicité pour services rendus.Dans l'ascenseur il me confia, l'air complice: «J'ai quelque chose pour vous», en tapotant de sa main droite la poche gauche de son veston.Dans le lobby du Press Club la caissière toisa le second secrétaire en retroussant son long nez sur lequel trônent des demi-lunettes de comptable.Serguei lui fit une petite courbette, elle rit et se replongea aussitôt dans ses factures.Les deux pilliers étaient là appuyés au bar devisant sur Reagan et les Yankees.«Deux bières please», lança Serguei.Silencieux on observa tous les deux le barman manipuler ses verres sous le robinet.«Vous connaissez ghotzabeh?» me dit Serguei pensivement, «Eh bien, j'ai quelque chose à son sujet».Il fouilla dans sa poche de veston et me sortit une coupure écornée.Serguei G.ne lâche pas C'était écrit en russe.«Vous ne lisez pas le russe, j'oubliais.Dommage.je vais traduire.» L'article, extrait de la Pravda, racontait que le ministre des Affaires étrangères de l'Iran aurait reçu un million de dollars de Washington via l'ambassadeur iranien à Paris.Comme sources on citait de vagues ragots tirés de la presse française.«Vous croyez à cela?» lui dis-je en souriant.Serguei tout étonné pointa du doigt le second passage du texte.«La Pravda ne dit pas toujours tout, mais ici c'est très clair.Il y a quelque chose là dessous.vous devriez fouiller cela».Il me fit un clin d'oeil.à la KGB.«Mais songez-y une seconde.Pourquoi les Américains payeraient-ils Ghotzabeh et via une ambassade en plus?» Serguei se pencha sur sa bière.Jeta un regard furtif en direction des pilliers et chuchota: «Pour les otages.les otages».Ses petits doigts rongés récupérèrent la coupure pour la réglisser dans le veston.En observant Serguei siroter sa bière, je m'imaginais le même homme assis dans son bureau, peut-être sous la photo de Lénine, en train de découper son bout d'article au nom de l'intérêt supérieur de la nation.Je changeai de sujet.«Exportez-vous toujours des armes à l'Irak?» Serguei a horreur de ces boutades et quand il s'énerve, son air de communiant s'efface.Il termina son verre cul sec.«Je dois partir», dit-il poliment.Dans l'ascenseur, l'air attristé, il m'expliqua que quoique fasse son pays, on lui imputait toujours les pires motifs.L'air résigné, il prit congé.YOGA pour la détente et la santé week-end de l'Action de Grâces du 11 au 13 octobre Progwre sp«oa' de jrogo et concert de rruiiqve o«ec Ak«! Nogitoîhy \u2022 To* et Honf WogsKoll Gu'fore et violon cîois.aue Sivananda Ashram camp de yoga Val-Mo«ïn, Québec \u2014 Transport organise 279-3545 fi CHEMIN DE LA RENCONTRE VOUS HABITEZ LES LAURENTIDES Nous sommes l'agence de rencontre de chez-vousl Profitez du service personnalisé à notre région.Pour plus d'informationi écris-nous ou tour simplement téléphona à ces numéros.Chemin de la rencontre CP.7, St-Jérôme, J7Z 5T7 \"Moi j'ai fait mon choix\" J'ai vécu l'expérience desagences de rencontres et, par la suite, j'ai fait mon choix: ALTER EGO Là, on m'a bien comprise et on a su répondre exactement à mes aspirations.J'ai rencontré un partenaire qui correspond vraiment à ma personnalité.Le choix d'un partenaire compatible dépend directement de la compétence de l'agence que vous choisissez.ALTER EGO LTÉE.SERVICE DE RENCONTRES O 438-4444 432-2224 Du lundi ou vendredi de )2h a 21 h.288; À25 Pré*id«fct-Konnedy 4e éta8o, Mt», P.O.» .M«tfoMs le bovl uvesque iutqu o lo Promenode des Iles 4045, Promenode Poton Ile Poton, Que Tél.: 688-8440 OCCUPATION SEPTEMBRE 8i r_.- ¦s.A PARTIR DE $90,000 ?oo/ont* KXXOVWlOf (timnunoN as ma*s.*a | Competence et %oiv.it»hte' Do m Ai ne dE 1' I Ie Paton A 4 .JNFQRMffrKINS NATIONALES LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 OCTOBRE 1980 te dialogue reprendra lundi entre Ottawa et les commis i i 4 ¦ ; Espoirs de règlement et craintes d'extension du conflit se côtoient maintenant dans la grève des quelque 10,000 commis fédéraux déclenchée lundi dernier.Alors même que le président du Conseil du trésor et celui du Congrès du travail du Canada, MM.Don Johnston et Dennis McDermott, convenaient hier de se rencontrer lundi en vue de mettre fin au débrayage, les dirigeants de l'Alliance de la fonction publique du Canada, qui compte 300,000 cotisants, don-: j*ajt jusqu'au 15 octobre au gouvernement pour s'entendre avec \u2022iÇjfc commis, sinon ils «déclencheront des moyens de pression collectifs».MM.Johnston et McDermott ont conféré durant 30 minutes hier après que le dernier eut annoncé une escalade dans la grève.M.Johnston a répliqué en menaçant tout fonctionnaire de mesures disciplinaires advenant une action illégale et en mettant M.McDermott au défi de «s'aventurer à la table des négociations».Résultat, les deux se rencontreront officiellement à quatre heures, lundi après-midi.Hier matin, au terme d'un véritable conseil de guerre dans les locaux du CTC, les dirigeants de l'Alliance avaient invité le gouvernement à régler le conflit ou à «en subir les conséquences».Le président du syndicat, Andy Stewart, a demande aux 120,000 autres cotisants de son syndicat de respecter, ù compter de dimanche soir, les piquets de grève qui seront dresses devant les édifices fédéraux.Et, le 5 octobre, si aucun accord n'est intervenu, ce pourrait être la paralysie totale pour 300,000 fonctionnaires fédéraux.Le Conseil du trésor, par ailleurs, a réclamé du Conseil des relations de travail de juger illégale toute grève déclenchée en appui aux commis fédéraux.La requête doit être entendue ce matin.Le gouvernement, incidemment, a déjà obtenu des injonctions limitant le nombre de grévistes sur les piquets de grève, à Montréal et Québec, notamment devant les terminaux postaux et les bureaux des douanes.A Hull et Ottawa, entre-temps, quelques milliers de grévistes ont manifesté hier après-midi devant les bureaux du Conseil du trésor, réclamant de nouveau l'indexation des salaires et une GRANDE OUVERTURE 5e de notre «I succursale Ici moi/on du cadre au 10962 ouest, boul.Gouin, Pierrefonds (Centre d'achats Ste-Geneviève a l'est du boni, des Sources) réduction de la semaine de travail: demandes formellement rejetées par les autorités.Plusieurs autres manifestations frôlant la violence ont été signalées un peu partout au Canada.A Toronto, les commis ont tenté, mais en vain de bloquer les bâtiments administratifs de l'aéroport.Ils ont été plus heureux à Dorval, où envolées et arrivées ont subi des retards moyens d'une heure.Les autorités ont fait savoir que ces délais pourraient se prolonger encore plus et même interrompre complètement le trafic.Le conflit, à cet endroit, porte sur le refus des assistants-contrôleurs de parler français.A Québec, les grévistes ont par ailleurs paralysé le terminal postal local pour une troisième journée consécutive en interdisant l'accès des lieux aux camions livrant le courrier en vrac.A Vancouver, le piquet de grève a par ailleurs été levé devant le terminal postal où la livraison du courrier a pu reprendre à un rythme normal.Les grévistes s'en sont toutefois pris à l'édifice des douanes, provoquant un fort ralentissement de travail.Ce conflit risque maintenant de toucher l'industrie privée.À téléphoto PC Des milliers de commis fédéraux ont envahi hier la colline du Parlement pour manifester leur mécontentement.Ottawa, un porte-parole de l'industrie des pièces d'automobile a faitsavoirquejusqu'à 20,000 ouvriers pourraient être mis à pied, d'ici une semaine à 10 jours, advenant que les opéra- tions douanières continuent d'être paralysées.Pour sa part, la Canadian Direct Mail Association a menacé postiers et facteurs de poursuites advenant qu'ils se livrent à une grève illégale pour appuyer les commis.Depuis 1 semaine C'est la fiesta SUPER-SPÉCIAL D'OUVERTURE PEINTURES À L'HUILE Format divan incluant cadre de bois sculpté m « 1 ET POUR CONTINUER OUVERT CE DIMANCHE 4 OCTOBRE À PIERREFONDS SEULEMENT de 11 h à 17 h w TEL QU'ANNONCE A LA TELÉ Pour tous les styles de décor.Choix parmi: Paysages, natures mortes, fleurs, etc.Recours aux injonctions ¦ \u2022 I ¦ Ici mai/on du cadre 5 succursales pour mieux vous servir 3r A L'EST CENTRE D'ACHATS MAISONNEUVE 2975 tst.rut Sherbrooke 521-3019 RIVE SUD LES GALERIES TASCHEREAU 739.boul Taschereau Greenfield Pick 465-6040 A L'OUEST LES GALERIES SAINT-LAURENT 7031 boul Ijurentien (faceaCanjdair) 332-3097 A DUVERNAY (LAVAL) CENTRE D'ACHATS DUVERNAY 3100 boul de la Concorde (i les! de Papineau)' 661-2345 ; PIERREFONDS CENTRE D'ACHATS SAINTE-GENEVIÈVE 1096?ouest, boul Gouio 683-3950 Le gouvernement fédéral a décidé de prendre les grands moyens pour venir à bout du militantisme de ses commis de bureaux travaillant au Québec, dont la grève perturbait sérieusement ses services depuis une semaine.PIERRE VENNAT C'est ainsi que le juge Ruston B.Lamb, de la Cour supérieure, a ordonné aux grévistes de l'Alliance de la fonction publique du Grand Montréal de cesser immédiatement de se tenir en groupes compacts et d'obstruer les voies d'accès et de sortie tant des personnes que des véhicules devant les principaux édifices du gouvernement fédéral du Grand Montréal, notamment les bureaux du ministère du Revenu, boulevard Dorchester, les Centres d'emploi et de main-d'oeuvre, le bureau régional de la Commission de l'emploi et de l'immigration, face à la Place des Arts, l'édifice des douanes et accise, carré Youville.et les principaux bureaux de Poste, dont le principal, rue Peel, et celui de Ville Saint-Laurent.L'injonction interlocutoire limite à un maximum de 10 pi-queteurs toute ligne de piquetage établie aux abords des immeubles importants comme ce- lui des Douanes, du ministère du Revenu et des gros bureaux de Postes et à cinq devant les autres, quel qu'en soit le nombre de portes d'entrée ou de sortie.En pratique, cela revient à dire que le piquetage ne sera plus que symbolique si l'injonction est respectée, compte tenu que la plupart de ces édifices ont plusieurs portes.La grève des commis demeure ainsi légale, mais elle ne pourrait plus empêcher la livraison du courrier, par exemple, ou le libre accès aux édifices gouvernementaux de ceux qui veulent y entrer.Compte tenu qu'il n'existe pas de législation antiscab au niveau fédéral, cela voudrait dire que non seulement les autres fonctionnaires, non en grève (actuellement la grève ne touche que les quelque 15,000 à 50,000 commis aux écritures du pays, dont 12,000 au Québec) pourraient entrer, mais cela permettrait également à ceux qui voudraient abandonner la lutte, parmi les grévistes, de le faire.On sait qu'à Ottawa, de forts contingents de commis ont abandonné la lutte et sont rentrés au travail.Au Québec, toutefois, le mécontentement contre Ottawa, visant à la fois l'employeur, le Conseil du trésor et la direction nationale du syndicat est grand et le militantisme très fort.Les lignes de piquetage, encore hier matin, étaient très fortes dans le Grand Montréal.Le syndicat a toutefois avisé ses membres des injonctions émises et leur a recommandé de les respecter «pour l'instant», a-t-on indiqué hier après-midi à LA PRESSE.Selon un porte-parole du ministère fédéral de la Justice, rencontré hier matin par LA PRESSE dans ses bureaux de Montréal, de semblables injonctions ont été émises à Québec et à Matane.où se trouve une forte concentration de fonctionnaires fédéraux, mais pas ailleurs au pays, semble-t-il.Le courrier a donc pu circuler hier dans la Vieille Capitale pour la première fois en cinq jours.Au bureau régional de l'Alliance de la fonction publique, à Montréal, on nous a indiqué hier qu'on comptait tenir une grande assemblée générale des commis, lundi, alors qu'on pourra constater de visu la détermination des commis à poursuivre la grève.On sait que c'est du Québec, et de Montréal en particulier, qu'est parti le mouvement de contestation national qui devait mener à la grève actuelle des commis fédéraux, la première grève générale de ce groupe de fonctionnaires dans l'histoire du pays.Où cueillir son chèque.\u2022\u2022 Un porte-parole du ministère de l'Emploi et de l'Immigration, M.Pierre Fallue, a indiqué hier que la situation en ce quia trait aux chèques d'assurance-chômage pourrait se rétablir assez rapidement, dans le courant de la semaine prochaine, si de nouveaux problèmes ne surgissent pas d'ici là.Interrogé par LA PRESSE, M.Fallue a admis que l'émission et la distribution des chèques d'assurance-chômage avaient connu un «certain ralentissement» au cours de la semaine qui se termine, mais il s'est dit confiant que la plupart des problèmes pourraient être réglés à la suite d'une injonction, accordée hier matin, limitant le nombre de piqueteurs reliés à la grève des commis fédéraux aux écritures.Si de nouveaux problèmes ne surgissent pas, M.Fallue pense que les retards relatifs à l'émission des chèques pourraient être résolus en début de semaine, cependant qu'il ne semble pas, à son avis, y avoir de véritable problème.CAT et RAA D'autre part, les victimes d'accidents du travail ou d'accidents d'automobile de l'Ile de Montréal et de l'Ile Bizard peuvent toucher leur chèque en se présentant au bureau régional de la Commission de la santé et de la sécurité du travail, au Complexe Desjardins, tour de l'Est, 27e étage.Auparavant, les bénéficiaires doivent téléphoner aux bureaux de la commission (873-3990) en indiquant leur numéro d'assurance sociale.Si le chèque est déjà arrivé à la commission, le bénéficiaire pourra aller le chercher au moment qu'on lui indiquera.Attention! Il faut apporter sa carte d'assurance sociale et une pièce d'identité.Pour les accidentés de Laval, la distribution se fait au bureau régional de la Commission, 1200 ouest, boulevard Saint-Martin.Enfin, la distribution des chèques aux accidentés de la Rive sud se fait, à compter d'aujourd'hui, soit au bureau régional de Longueuil, soit aux bureaux locaux de Sorel, Granbv et Vallevfield.On demande aux bénéficiaires de téléphoner au préalable à 873-7143 pour connaître l'endroit où ils doivent se présenter.LBS KUES DE MONTBÉAL PONCHEVILLE, rue de (1922) En souvenir de Thellier de Poncheville, orateur sacré et combattant de la guerre 1914-18.Cette voie s'appelait auparavant rue Jeanne-d'Arc.Axe nord-sud, entre Gouin et Henri-Bou-rassa, à l'est de Papineau.Prtney Bowos du Canada Ltée.Service 103.150 Ferrand Drive.Don Mi0s, Ontano M3C 3B5 4 j= Pitney Bowes Demandez-Nous Une Démonstration! m*- MARTIGNY, rue de (?) Présumément en l'honneur de J.-B.Le Moyne de Martigny (1662-1709), un officier né à Montréal qui fit l'expédition contre le fort Nelson en 1694 sous les ordres de son cousin d'Iberville, et commanda ce fort de 1697 à 1699.Axe nord-sud à partir de Port-Royal, à l'est de Papineau.HENRI-BOURASSA, boulevard (1952) et place (1963) Evidemment en l'honneur d'Henri Bourassa (1868-1952), homme politique et journaliste, fondateur du «Devoir».Certaines parties du boulevard situé dans l'axe est-ouest ont déjà porté les noms suivants: boulevard Grand, avenue Paradis, rue Sainte-Hélène, 46e avenue, rue Kelly, rue Perras et boulevard Leduc.Quant à la place Henri-Bou-rassa, elle est située tout près du boulevard du même nom, à l'ouest de l'Acadie.\u2022 OXFORD, avenue (?) Ville d'Angleterre célèbre pour son université.Axe nord-sud, croisant Côte Saint-Antoine, à l'ouest de Décarie.\u2014\u2014\u2014\u2014-\u2014-____ LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 OCTOBRE 1980 A 5 Un cas flagrant L'inefficacité du B.V.A.Q.laisse le champ presque libre de provocation OUX fraudeurs et voleurs d'autos policière Quand je trouve une contravention sur mon pare-brise, je ne la regarde pas, je la mets avec les autres: sous le siège de mon auto.Cette amusante façon de procéder comporte cependant un inconvénient majeur: elle entraîne une faillite personnelle à plus ou moins longue échéance.Sous le siège d'une auto les contraventions prennent du poids en prenant de l'âge.Elles atteignent généralement leur taille adulte un an plus tard, c'est ainsi qu'une contravention qui valait $15 le 3 juin dernier, devrait valoir dans les $87 le 3 juin prochain.C'est payer très cher l'innocent plaisir d'ignorer la loi.Et ce n'est pas tout.Je sais que si je me fais arrêter par un flic, comme ça arrive souvent pour une vérification quelconque, si jamais il «m'enquête», je suis fait! Je suis bon pour passer la nuit en dedans.Je n'ai évidemment pas le cash sur moi pour payer mes tickets en retard.Je ne me promène jamais avec $883 dans mes poches, il faut alors téléphoner pour les trouver ailleurs, téléphoner pour dire aux gens qui m'attendaient pour souper de commencer sans moi, téléphoner pour avertir le bureau qu'il n'y aura pas de chronique demain.Une fois, je me suis même fait arrêter alors que j'étais en train de déménager, des meubles plein le camion.je ne me suis jamais rendu à mon nouvel appartement.Le pire c'est que je déménageais justement parce que j'étais tanné de recevoir des menaces d'emprisonnement de la police.Il n'y a qu'une manière de ne pas en arriver là: c'est de faire le ménage sous le siège de son auto au moins une fois par année.C'est une résolution que j'avais prise la dernière fois que j'avais passé la nuit en prison, et je m'y suis tenu.Une fois par année donc, je ramasse tous les tickets qui sont sous mon siège, je me rends à la police avec, et je demande un délai pour les payer.Il est relativement facile d'obtenir ce délai, il suffit de répondre correctement aux questions d'un greffier qui veut savoir: a) \u2014 Pourquoi êtes-vous négligent?b) \u2014 Le serez-vous encore à l'avenir?\u2014 La réponse à la seconde partie de l'interrogatoire est facile: «Non monsieur, je ne recommencerai plus».La première partie, par contre, demande un peu d'imagination.A force de fréquenter les greffiers, j'ai remarqué qu'au fond c'était de grands enfants qui aimaient les belles histoires tristes.J'en ai mis une au point qui a obtenu un certain succès \u2014 Eh bien voici, je viens de laisser ma chemise dans l'élevage des chèvres.Après avoir investi jusqu'à mon dernier sou dans un troupeau, mes chèvres se sont mises à crever une par une dans d'atroces douleurs, ravagées par les gonocoques de la blennorragie.Le dernier greffier à qui j'ai raconté ça m'a répondu qu'il comprenait parfaitement mon problème, il m'a avoué que lui aussi avait déjà eu une blennorragie et qu'effectivement ça faisait très mal.Il reste que tout cela est bien compliqué.Beaucoup de temps de perdu, beaucoup d'argent, toutes sortes de soucis qui donnent des boutons.Hier donc, en faisant mon ménage annuel sous le siège de mon auto, j'ai décidé qu'à l'avenir, je paierais mes billets dans les 48 heures.Mieux que ça, je me suis promis que je n'en aurais plus de billets.Désormais, je ferai attention.Et c'est exactement ce que j'ai fait, une heure plus tard en me rendant au bureau.J'ai descendu comme d'habitude la petite côte qui longe la rue Berri, et rendu à Ontario, j'ai fait le petit crochet habituel à gauche pour rejoindre justement la rue Berri.C'est interdit, mais ça évite d'aller aboutir dans le gros trafic de la rue Saint-Denis.C'est interdit, mais je le faisais tous les jours, en niaiseux, sans même vérifier si la police était dans le coin.Hier, j'ai fait attention: coup d'oeil à droite, coup d'oeil à gauche.pas de flic.je peux y aller! Le flic était 300 pieds plus bas, stationné devant le Palais du Commerce.Il m'a fait signe de me tasser.J'ai tout essayé pour l'amadouer: \u2014 Mes pauvres chèvres.\u2014 Pardon?\u2014 Je disais, mes pauvres chèvres.elles ont la gonnorrhée, et les médicaments coûtent si cher.Comme il continuait d'écrire, j'ai essayé autre chose.\u2014 Ma pauvre grand-mère.\u2014 Quoi, elle aussi?\u2014 Ah non, elle c'était une grosse grippe.Elle en est morte hier.On est si peu de choses.C'est le Seigneur qui décide.Justement je me rendais au salon funéraire.Il est resté de marbre le gros sournois.Parfaitement, sournois.Qu'est-ce que c'est que cette façon de se cacher?S'il ne voulait pas que je tourne à gauche sur Ontario, il n'avait qu'à se poster au coin, bien en vue.En le voyant, j'aurais tourné à droite, je ne suis pas idiot.Mais non, au fond, il voulait que je tourne à gauche, il le souhaitait même au risque d'un accident.Des témoins m'ont raconté qu'il se tapait sur les cuisses de plaisir quand il m'a vu m'engager sur le mauvais chemin.Mais évidemment, que je dise n'importe quoi, il faudra que je paie.Traqué, piégé, le citoyen d'un Etat policier n'a aucun recours.$30 piastres que ça m'aurait coûté si j'avais payé dans les 48 heures.Imaginez la fortune que ce billet-là va me coûter dans un an, quand je vais refaire le ménage sous le siège de mon auto.$ 1,000 SUBVENTION GOUVERNEMENTALE AVANT 1961 JUSQU'À Mousse Rapco Laine soufflée Permis no: 1526-5176 \u2022 Service 24 heures \u2022 20 ans d'expérience \u2022 Garantie écrite Financement sans intérêt Estimation gratuite 270-9238/270-3833 Mousse ISOLATION* GÉRALD L'ITALIEN, PROP.6341, rue Fabre Montréal \u2014 270-9238 DÉVELOPPEMENT HUMAIN L'équipe multidisciplinaire du centre, composée de professionnels(les), unit leurs connaissances et leur expérience afin de vous présenter un programme adapté à vos besoins.\u2014 Sessions en croissance personnelle \u2014 Groupe de thérapie \u2014 Thérapie individuelle \u2014 Consultation en orientation \u2014 Service d'animation Au plaisir de se rencontrer L'équipe (Marie, Serft, Nicole, Franchie, Claude, Denis, Céline et François) P.S.\u2014 Sur demande, un programme détaillé vous sera expédié.CENTRE MULTIDISCIPLINAIRE j'anim 32 ouest, rut Soint-Charks, Longueuil Le Bureau des véhicules automobiles du Québec a perdu le contrôle de son administration.Cette situation a grandement facilité la tâche des malfaiteurs qui.Tan dernier, ont fraudé les assureurs pour une somme évaluée à quelque $50 millions.Ce montant ne tient pas compte des sommes qui n'ont pas été versées au trésor public en raison du laisser-aller général du B.V.A.Q.ANDRE PEPIN_ Cet organisme gouvernemental, malgré un budget d'opérations de près de $10 millions, n'était pas en mesure Pan dernier d'identifer correctement tous les véhicules qui circulaient sur le territoire québécois.Un document confidentiel, rédigé à la demande du Conseil du trésor par une firme spécialisée (CGI inc.), démontre clairement l'état dans lequel se trouve l'administration du B.V.A.Q.Selon ce rapport, la situation ne pourra être redressée complètement avant l'année 1981.LA PRESSE a pu, par le biais d'une source gouvernementale, consulter ce document qui signale, entre autres, les anomalies suivantes: \u2022 l'immatriculation de 1979 a entraîné le traitement de 3,900,000 transactions dont 874,000 ont été jugées invalides par le système informatique; \u2022 au 1er septembre 1979, cinq mois après l'opération d'immatriculation, 671,231 transactions n'étaient toujours pas corrigées, donc inaccessibles à la police pour les vérifications; \u2022 au total, 20 pour cent des dossiers du fichier étaient erronés; \u2022 le B.V.A.Q.n'avait pas effectué plus de 100,000 remboursements au public; \u2022 trois millions des transactions financières n'étaient pas traitées et la comptabilisation des $550 millions encaissés à cette date n'était pas faite.Même la provenance des fonds n'était pas déterminée; \u2022 des recouvrements pour un montant d'environ $5 millions consécutifs à des erreurs de facturation n'avaient pas été faits; \u2022 aucune demande de retrait -3> $ INC.Tél.: 651-7170 Les vols d'autos non résolus représentent, selon les analyses policières qui s'appuient sur les études des groupes d'assureurs, le tiers de tous les vols rapportés.n'avait donc été logée auprès de la Sûreté du Québec au sujet d'immatriculations payées à l'aide d'effets bancaires sans provisions; \u2022 le contrôle effectué sur l'inventaire des quelque deux millions de plaques d'immatriculation distribuées dans les Caisses populaires n'était pas étanche; Selon les informations recueillies au ministère des Transports, il appert que ce rapport avait été commandé par le ministre des Finances lui-même, qui s'inquiétait du rendement financier de son organisme.La firme d'experts a signalé que cette situation ne pouvait être redressée avant 1981.Les sommes englouties par ce laisser-aller ne peuvent encore être précisées, tout le système informatique du B.V.A.Q.devant être complètement revisé.Cette réorganisation, en plus de permettre au trésor public de récupérer des sommes considérables, permettrait de plus une réduction du budget au B.V.A.Q.de l'ordre de $6 millions de dollars, tout en le rendant de beaucoup plus efficace.Le redressement Le rapport commandé par le Conseil du trésor conclut que la situation au B.V.A.Q.est à ce point lamentable que des changements radicaux s'imposent.Tout est à refaire: «Certaines déficiences sont si fondamentales qu'il est difficile de développer des recommandations au niveau des opérations», précise le document.Depuis la rédaction de ce rapport, le ministrère des Transports a procédé à de premiers changements.D'abord, le directeur du service a été changé.M.Guy Laberge a succédé à M.Ghislain-K.Laflamme.Interrogé par LA PRESSE, M.Laberge a déclaré: «La réévaluation d'un système ne se fait pas en quelques mois; mais nous croyons être en mesure d'annoncer d'importantes nouvelles au cours du mois d'octobre.» Le nouveau directeur du B.V.A.Q.a refusé de commenter davantage les informations parues dans le rapport commandé par le Conseil du trésor, se contentant d'affirmer qu'une conférence de presse serait bientôt donnée par son bureau.Les fraudeurs Dans cette confusion, les fraudeurs pouvaient donc \u2014 et peuvent toujours \u2014 immatriculer n'importe quel véhicule, accidenté ou pas, volé ou pas, avec la complicité de n'importe qui, sans que le B.V.A.Q.ne soit en mesure de réagir immédiatement.Les documents de transac tions offerts par le B.V.A.Q.sont accessibles à tous dans les bureaux et les concessionnaires.La Sûreté du Québec a récem- ment mis à jour un réseau de fraudeurs qui avait utilisé plus d'une cinquantaine de formulaires d'immatriculation volés chez un concessionnaire.Ce réseau avait facilement trompé la vigilance du B.V.A.Q.qui enregistre les transactions plusieurs mois après leur réalisation.L'an dernier, 27,000 vols d'automobiles étaient signalés.Près du tiers de ces délits n'étaient que des vols simulés par les propriétaires qui trompaient leurs assureurs.Des voitures neuves et usagées disparaissaient chez les ferrailleurs malhonnêtes par les procédés les plus variés: voitures volées avec fausses immatriculations, propriétaires complices, accidents simulés, etc.Au total, quelque 10.000 véhicules, évalués à quelque $50 millions, n'étaient pas retrouvés et les assureurs \u2014 assurés aussi î payaient la note.Les fraudeurs, qu'il s'agisse de propriétaires malhonnêtes où de voleurs professionnels, ont tout le temps d'agir.Assurant peu de surveillance au niveau des transactions effectuées chez les concessionnaires ou chez les ferrailleurs, le ministère des Transports ajouté à l'inertie du B.V.A.Q.face au crime, le rendant plus facile à commettre.Les policiers des différents corps agissant au Québec ne peuvent pas recourir facilement, dans de brefs délais, aux informations que devrait normalement leur fournir le B.V.A.Q.PERTES DE $50 MILLIONS L'AN DERNIER Un fléau qui ne cesse de grandir «Les vols simulés d'automobiles et l'utilisation de fausses immatriculations constituent un véritable fléau.Les assureurs paient la note et le phénomène grandit.» ANDRÉ PEPIN Le responsable de la section des vols d'autos à la Sûreté du Québec à Montréal, le sergent Marcel Comtois, a fait cette déclaration à LA PRESSE au cours d'une entrevue, précisant que son escouade entreprenait immédiatement une vaste opération dans le but d'identifier les fraudes commises à l'aide de fausses représentations auprès des assureurs et de l'utilisation de fausses immatriculations.Au cours des prochaines semaines, soixante plaintes de vols enregistrées à Montréal seront minitieu-sement scrutées: les plaignants, de même que leur entourage seront interrogés, le polygraphe sera utilisé, etc.Les méthodes Il est beaucoup trop facile d'immatriculer un véhicule au Québec.Les formulaires utilisés (SVIT) sont disponibles et non contrôlés.En fait, on peut enregistrer à peu près n'importe quoi sous de fausses représentations, même un véhicule volé.Le policier donne un exemple: «On vient de porter des accusations contre un jeune homme qui avait immatriculé un véhicule précédemment volé par un autre.II avait payé sa «Trans Am» 1980 la modique somme de $4,000.Trois semaines plus tard, il l'a déclaré volée et toucha près de $10,000 de son assureur.Ce n'est que par le biais d'une perquisition chez un ferrailleur que nous avons pu identifier la voiture.Le jeune homme s'en était tout simplement débarrassée.» Le ferrailleur, ou encore le concessionnaire de voitures usagées, ne font pas l'objet d'une surveillance soutenue de la part du ministère des Transports: peu ou pas de comptabilité, pas de compte bancaire, pas de pièces justificatives donnant les détails d'une vente.Depuis le début de l'année, la SQ a procédé, dans la région de Montréal, à quatre perquisitions importantes qui leur a permis de retracer 300 véhicules impliqués dans ce genre de fraude.La refonte du code de la route, qui doit être proposée à l'Assemblée nationale cet automne, prévoit une législation plus sévère pour les ferrailleurs.Ils devront tenir un fichier complet de toutes leurs transactions.Ce fichier obligatoire pourra être consulté par le BVAQ ou les agents de la paix.La question se pose: le BVAQ est-il en mesure d'administrer une telle législation?VILLE DE MONTRÉAL VENTE PAR HUISSIER AVIS est par les présentes donné que MARDI le SEPTIEME jour d'OC-TOBRE 1 980 les biens et effets des personnes ci-après nommées et désignées, actuellement sous saisie pour non-paiement de la taxe de l'eau et de services et la taxe d'affaires, seront vendus par encan public aux heure et endroit ci-après mentionnés, savoir: CAUSE NO 68-01 432 et 69-01 149 NOM: Le Lucerne Motel Cie Ltée Lieu de la vente: 4950, 5000, rue Sherbrooke est Heure de la vente: 1 1 hOO DESCRIPTION: Équipement de motel et de restaurant CONDITIONS: Argent comptant Hôtel de Ville Léo Power Montréal, le 4 octobre 1 980 Huissier de la Cour Municipale RENSEIGNEMENTS: 872-3178 GRANDE EXPOSITION DE TIMBRES ET i m - >1 Environ 70 exposants, nombreux exhibits > ACHETEZ, VENDEZ et ÉCHANGEZ timbres et monnaie à$ëj plus imposante exposition de Montréal avec plusietïâK vendeurs canadiens et américains.¦am J J \t\t \tf VNA1 > \\\t \t\t \ty* i /\t \t.\u2022> * .\tÉi \t\t -9 û a MONNAIE CANADIENNE, E.-U., ÉTRANGÈRE EN OR ET ARGENT.JEUX D'EPREUVES, TIMBRES, MÉDAILLES, DOLLARS EN ARGENT.BILLETS DE BANQUE, CARTES POSTALES, ENVELOPPES DU PREMIER JOUR.2 formidables encans de monnaie.7 gros encan de timbres Enfants de moins de 1 2 ans accompagnés d'adultes admis gratuitement.Pour seulement $1.00 d'entrée, vous aussi pouvez être un des milliers de collectionneurs heureux d'avoir visité cette magnifique exposition.Obtenez une évaluation GRATUITE de votre collection de timbres ou de monnaie.à l'HÔTEL WINDSOR, 1170, rue Peel, Montréal Heures: vendredi et samedi, 10 a.m.à 9 p.m.dimanche, 10 a.m.à 6 p.m.Pour plus de renseignements, appelez: MONEX INTERNATIONAL 482-3801 1429 A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 OCTOBRE 1980 EDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration la presse ROGER LE ME LIN président et éditeur FERN AND ROY vice-président exécutif JEAN 8I8TO éditeur adiomt YVON DUBOIS directeur de f information MARCEL ADAM editonahste en chef * ¦ Un de force politique sans précédent ¦En décidant d'agir unilaté-r n ralement, à rencontre des ^conventions constitutionnelles !T>ëft de la volonté des gouvernements provinciaux, le gouvernement fédéral commet un véritable coup de force politique qui n'a pas, que je sache, de précédent dans l'histoire canadienne.H t En imposant aux provinces /.dés contraintes législatives, en fixant des échéances et des conditions aux gouvernements provinciaux quant à la formule d'amendement, en se donnant le pouvoir de court-circuiter éventuellement ceux-ci en consultant la population par-dessus leur tête, le gouvernement fédéral pose des gestes qui sont impensables dans une véritable fédération en dehors de situations d'extrême urgence.Face à une action unilatérale aussi risquée, on doit se demander deux choses: la gravité de la situation appelle-t-eile une me- sure aussi draconienne?Le gouvernement fédéral a-t-il le mandat pour ce faire?À la télévision, M.Trudeau s'est expliqué jeudi soir.Il y a 53 ans que les gouvernements fédéral et provinciaux échouent dans leur tentative pour rapatrier la constitution, élaborer une formule d amendement et réformer la constitution.Il n'est pas.normal que le Canada, pays indépendant, soit le seul à ne pouvoir amender sa constitution sans passer par un gouvernement étranger.De plus, l'impasse constitutionnelle durera aussi longtemps que persistera la règle de l'unanimité, laquelle donne à chaque gouvernement le pouvoir de bloquer toute réforme.Enfin, il est nécessaire de garantir les droits et libertés des citoyens en les enchâssant dans la constitution, particulièrement les droits linguistiques des minorités des deux langues officielles.Quant au mandat, M.Trudeau semble le tirer uniquement des engagements pris lors du référendum québécois par le gouvernement canadien, les chefs des autres partis nationaux, chacun des premiers ministres provinciaux, les milliers de citoyens qui ont signé des pétitions, etc.Mais il n'a pas de mandat électoral.Et il n'a pas cru devoir consulter la population canadienne par référendum.Aussi prêtera-t-il flanc à ceux qui l'accuseront de ne s'être laissé guider que par les sondages, qui appuient ses objectifs mais pas nécessairement la façon radicale de les atteindre.En dehors des temps de guerre ou d'insurrection il se produit parfois, en temps de paix, des situations très graves, de nature économique, politique ou sociale, qui peuvent justifier un gou- vernement fédéral de déroger exceptionnellement aux règles établies.Alors un gouvernement qui en a le courage prend ses responsabilités, la population et l'histoire jugeant ensuite s'il a été prudent ou téméraire.Ici, un problème grave se pose: le gouvernement Trudeau évoque une situation pressante qui n'est pas perçue de la sorte par les gouvernements provinciaux.Sans doute pas non plus par la population en général, même si elle est lasse de cet interminable imbroglio constitutionnel.On peut douter au surplus que les Canadiens \u2014 sauf les francophones hors Québec \u2014 sentent leurs droits et libertés menacés au point de justifier le gouvernement fédéral d'imposer leur enchâssement dans la constitution.Dans ces conditions il court le risque qu'éventuellement une partie de la population, surtout au Québec et dans l'Ouest, doute de la pureté de ses intentions et voit dans cette entreprise une savante manipulation de l'opinion pour mieux réussir un coup de force dangereux pour le pays.Ces réserves étant faites sur certains aspects de cette action unilatérale, il faut convenir que le problème constitutionnel se trouve actuellement dans une impasse et que l'intérêt du pays exige qu'on s'en sorte au plus tôt.Ces échecs répétés non seulement rendent-ils toujours plus difficiles les réformes devenues urgentes, mais ils coûtent à l'économie canadienne un prix inestimable en créant un climat d'incertitude et en empêchant les gouvernements de concentrer tous leurs efforts sur des problèmes urgents et lourds de conséquence pour l'avenir.Sans oublier que ces échecs endommagent sérieusement la crédibilité des gouvernants qui manifestent une impuissance chronique.Comme la règle de l'unanimité a paralysé toute réforme constitutionnelle depuis cinquante ans, n'est-il pas temps que le gouvernement fédéral prenne sur lui de briser l'impasse et qu'il force tous les gouvernements à s entendre sur une formule d'amendement avant de remettre en marche le processus révisionnel?À cet égard je crois que M.Trudeau a raison d'agir.Quant à la portée générale de son action et à ses modalités, le débat qui commence fournira l'occasion de les analyser et d'en apprécier les conséquences, bonnes ou mauvaises, pour l'avenir du pays.MARCEL ADAM Les habitants de l'île Bizard ont le goût de la séparation I : I 'M, L'île Bizard veut se séparer de la Communauté urbaine de Montréal.\" On peut ne pas accorder d'importance à la chose.Ce n'est quand même pas une toute petite municipalité de 5,800 habitants qui peut ébranler les fondements de la CUM.En fait, .qu'elle se retire du tout ou qu'elle y demeure ne changera pas la vie de l'ensemble.Et ce n'est oas la plus petite partie de l'ensemble qui va pouvoir imposer ¦ ses volontés, brisant un pacte déjà vieux de dix ans et mettant en doute la valeur dune structure qu'on ne va sûrement pas abolir.Passe encore pour la réforme de la CUM, mais sûrement pas pour sa dislocation.C'est sûrement le raisonnement que l'on se fait à Québec quand les élus de la petite communauté de l'île Bizard se présentent pour demander le retour à I autonomie d'autrefois avec la pleine responsabilité de I administration municipale sur les services offerts aux administrés.Car c'est au chapitre des services que la population de l'île entretient des sujets de mécontentement.L île Bizard remet annuellement à la CUM un montant de taxes qu'elle évalue à $1,5 million.Ce qui représente une somme appréciable pour une aussi petite population.En re- * j tour, les contribuables attendent les mêmes services que tous ceux de la CUM: un service de police et un service de transport en commun équivalant à ceux dont bénéficient les autres partenaires de la CUM.Or, selon l'administration municipale, l'île ne compte même pas un poste de police.Et le service d'autobus serait extrêmement déficient.Les administrés se disent que le montant qu'ils versent à la CUM pourrait pourvoir à de meilleurs services et à meilleur prix.Ils en ont assez de se plaindre: ils demandent la séparation, ou, tout au moins, une certaine souveraineté-association.Le gouvernement de Québec est mal à l'aise, cela se comprend, de dire non à la proposition.Regardons froidement la situation: est-il bien certain que l'île Bizard doive appartenir à la CUM?Il va de soi que I île Bizard ne se situe pas sur le territoire ae l'île de Montréal.Elle est aussi près de l'île Jésus, au milieu de la rivière des Prairies, reliée à la rive nord de Montréal par un petit pont qui signifie autant son isolement que son rapprochement.Comme les autres municipalités de la CUM, l'île Bizard n'a pas choisi d'appartenir à la Communauté urbaine que le gouvernement de Québec a créée en 1970.Comme les autres, elle a espéré y trouver, malgré tout, un certain profit qu'elle ne reconnaît pas aujourd'hui.Comme tous ceux qui se sentent lésés par une association défavorable, l'île Bizard, pouvant utiliser, plus que n'importe qui, l'avantage de sa situation géographique, demande de retrouver son autonomie d'antan.Mais ce n'est pas une question de situation ou de territoire: il y a là une question de participation.L'île Bizard n'est pas seule à se plaindre de la faible qualité des services offerts par la CUM en relation avec le prix qu'ils leur coûtent.Si la plus petite réussit à se séparer du tout, il ne faudrait pas être surpris que plusieurs autres la suivent.Et ce serait dommage.Car malgré ses faiblesses et ses déficiences, la CUM demeure encore le meilleur outil de partage de services pour les habitants de l'île de Montréal.On ne peut se permettre de s'en passer.Mais il est urgent que les membres de la CUM, et non le ministère des Affaires municipales, s'occupent de répondre aux attentes de la plus petite qui, comme dans les familles, doit crier le plus fort pour se faire entendre.JEAN-GUY DUBUC Droits réservés Où va notre politique pétrolière?Le Québec ne produit pas un seul baril de pétrole.K/Tais il en utilise pour sa propre consommation et ses exportations en produits dérivés environ 600,000 barils par jour, soit le .tiers de la consommation canadienne.C'est beaucoup plus : que la proportion de sa population comparée à celle du Cana-*da' Le Québec a donc besoin, 'plus que toute autre province, ' d'ûpe politique pétrolière réaliste! C'est dans cet esprit que les contribuables doivent juger la politique pétrolière de leur gouvernement.Le gouvernement québécois a lancé officiellement mardi l'entreprise mixte Pétromont.un consortium formé de trois partenaires égaux, en principe: Gulf Canada, Union Carbide du Canada et Ethylec.Les deux premiers partenaires sont des filiales canadiennes de puissantes multinationales américaines.Quant à Ethylec, c'est une filiale de la SGF (Société générale de financement), une société d'Etat québécoise.Le but de Pétromont est de relancer l'industrie pétrochimique du Québec dont la production d'éthylène est passée de 51 pour cent de la production canadienne en 1975 à 22 pour cent actuellement.La transformation du pétrole en ethylene, propylene, benzène, comme produits de base pour lea plastiques, les peintures, les isolants, etc., engendre de nombreux emplois par la création d'industries fabriquant ces produits.C'est pourquoi le gouvernement a mis l'accent sur cet aspect en présentant son nouveau-né, Pétromont, qui était en gestation depuis plus d'un an.Cependant, les contribuables québécois ont le droit de poser certaines questions.Entre autres: combien leur coûtera la participation du gouvernement à l'entreprise mixte Pétromont?Et surtout: quelles sont les chances de succès d'une telle entreprise?Dans le court terme, soit d ici a deux ans, il en coûtera $34 millions aux contribuables, puisque c'est le montant que leur gouvernement versera comme partenaire et actionnaire de l'usine de la société Gulf à Varen-nes.La contribution de Gulf à Pétromont est précisément l'usine de Varennes et la contribution d'Union Carbide est son usine de Montréal-Est.En d'autres termes.Pétromont est, dans un premier temps, l'addition de $34 millions de fonds publics à deux usines privées.C'est ce qu'il est convenu d'appeler une société mixte.Malheureusement, l'expérience a démontré que l'alliance du gouvernement et de l'entreprise privée n'était pas un gage infaillible de succès.Le ministre de l'Industrie et du Commerce, M.Yves Duhaime, a) déclaré lors du lancement officiel de Pétromont que la participation du gouvernement était une police d'assurance pour Gulf et Union Carbide.Il ne pouvait dire plus juste.Ces sociétés privées n'ont en effet rien à perdre et tout à gagner puisque très souvent, pour ne pas dire toujours, dans de telles alliances les gouvernements épongent les déficits (pour conserver des emplois, pour sauver leur prestige, etc.) et les sociétés privées partagent les profits.À cet égard, le vice-président de Gulf a admis honnêtement que le succès de Pétromont reposait sur le prix qu'il paiera pour sa matière première, le pétrole, qui devra être inférieur non seulement au prix mondial mais au prix américain pour que ses produits soient concurrentiels.C'est d'ailleurs pourquoi l'industrie pétrochimique a glissé de Montréal à Sarnia et en Alberta.Le gouvernement québécois ne peut donc artificiellement renverser cette tendance en investissant des millions de dollars dans des usines en perte de vitesse si le prix du pétrole à Montréal rend l'entreprise moins concurrentielle.Bien sûr, le gouvernement a confié à*sa société d'Etat SOQUIP (Société québécoise d'initiative pétrolière) la responsabilité d'obtenir du pétrole par des travaux d'exploration hors du Québec.Le bucf* get de SOQUIP sera augmenté à cette fin de quelque $88 millions au cours des cinq prochaines années.Si cette somme est fort lourde pour les contribuables, elles est pourtant infime pour une véritable prospection et exploitation pétrolière.Afin d'obtenir du pétrole en quantité suffisante pour le rendre rentable, c'est-à-dire à un prix pour rendre Pétromont concurrentiel par exemple, SOQUIP aurait besoin d'un budget de plusieurs milliards de dollars.C'est évidemment prohibitif pour le Québec.Il faut en conclure que la politique pétrolière du Québec, autant que l'avenir de Pétromont, a des chances de succès dans la mesure où le Canada pourra devenir relativement autosuffisant en pétrole.Car c'est la seule façon d'obtenir du pétrole à des prix inférieurs aux prix mondiaux et d'être ainsi concurrentiel pour les produits qui en dérivent ou en sont grandement tributaires.Les citoyens peuvent alors se demander si la nouvelle mission de SOQUIP et la création de Pétromont ne sont pas davantage des mesures inspirées par des préoccupations social-démocrates que par des réalités économiques.Rodrigue Biron, le nouveau péquiste IVAN GUAY Comme l'ont déjà souligné plusieurs chroniqueurs politiques, le passage de lex-chef de l'Union nationale.M.Rodrigue Biron, au Parti québécois n'aura surpris à peu près personne.Son évolution était déjà manifeste depuis un bon moment.Ceux qui ont eu l'occasion de rencontrer M.Biron depuis un an en particulier ont pu se rendre compte que l'homme était torturé.Il ne parvenait pas a se définir clairement.Il se voulait fédéraliste, mais, en même temps, on le sentait très sensible aux arguments de ceux qui désespéraient de négocier un statut acceptable pour le Québec au sein de la Confédération.Il faut dire qu'il était chef d'un parti qui.depuis Daniel Johnson en particulier, a vécu passablement dans l'équivoque sur le plan constitutionnel.Sous sa direction, le parti a d'ailleurs continué à chercher sa voie, tiraillé tantôt dans un sens, tantôt dans l'autre.Jusqu'à la dernière minute avant le déclenchement de la campagne référendaire, M.Biron a hésité.Il aurait visiblement aimé ne pas avoir à prendre parti pour un camp ou l'autre.Il crut finalement pouvoir se ranger avec les tenants du oui en expliquant qu'il s'agissait simplement .de renforcer les positions ^Ju Québec face à Ottawa.Il dut démissionner parce que la majorité de ses députés ne le suivait pas.Aujourd'hui, son cheminement est terminé.Il accepte le programme du PQ et son projet de souveraineté-association.Il espère même être élu sous la bannière de René Lévesque.La boucle est bouclée.Celui qui avait sonné le réveil de l'Union nationale en 1976 et qui en a peut-être sonne le glas en la quittant, ce printemps, ne laissera pas que d'excellents souvenirs à ses collègues d'hier.Il n'avait jamais réussi à faire accepter vraiment son leadership.Mais sa sincérité pourrait difficilement être mise en doute, de même que son intégrité et son honnêteté.Sa décision doit être respectée.Sa venue au PQ ne devrait pas tellement influer sur le cours de la prochaine campagne électorale.Son expérience dans le domaine de la petite et moyenne entreprise pourrait tout de même être utile à sa nouvelle formation qui compte plus de théoriciens que de praticiens.Reste à voir, en supposant que le parti garde le pouvoir, comment il pourra faire valoir des idées qui ne correspondent pas toutes avec celles de la plateforme péquiste.VINCENT PRINCE LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 OCTOBRE 1980 A 7 SUR L'ACTUALITE LE PROJET DE RÉFORME CONSTITUTIONNELLE DE TRUDEAU Un chambardement majeur dans la loi du pays et un coup de farce politique A Sans rien céder sur ses priorités de départ, le premier ministre Trudeau a modelé son projet de réforme constitutionnelle de manière à passer pardessus la tête des gouvernements provinciaux et à avoir aux Communes l'appui des néo-démocrates.Ainsi donc, le débat majeur qui s'engagera aux Communes lundi débouchera sur la concrétisation du grand rêve de toute la carrière politique de Pierre Trudeau: \u2014Le Canada aura enfin, après 113 ans d'existence, sa propre constitution et ne sera plus régi par aucune loi britannique.\u2014Les droits fondamentaux des citoyens seront consacrés dans la constitution et ne pourront pas être modifiés par la seule volonté d'un gouvernement fédéral ou provincial.\u2014Au plus tard dans quatre ans après le rapatriement de Londres, le Canada disposera d'une formule lui permettant d'amender lui-même sa constitution et cette formule n'imposera plus la règle de l'unanimité, comme c'est le cas présentement.\u2014A défaut d'entente avec les provinces sur un amendement constitutionnel qu'il voudrait faire, le gouvernement fédéral pourra en appeler directement au peuple par voie de référendum.\u2014 La Loi sur les langues officielles, que le gouvernement Trudeau considère comme son monument politique, se trouvera inscrite dans la constitution.\u2014 Partout où le nombre d'enfants le justifie, les gouvernements provinciaux devront assurer à leur minorité anglophone ou francophone l'enseignement aux niveaux primaire et secondaire.Ce ne sont pas les gouvernements provinciaux, mais les tribunaux qui interpréteront le principe «du nombre» justifiant de tels services.Défi majeur Quand on considère que les gouvernements provinciaux.lors des récentes discussions constitutionnelles, ont formulé des objections majeures sur la plupart de ces sujets, sauf l'Ontario qui a appuyé indéfectible-ment Ottawa, la réforme proposée par M.Trudeau apparaît comme un défi majeur aux provinces et à l'Oppostion.On peut s'attendre à un débat virulent aux Communes et au Sénat.Sur cette scène M.Trudeau s'est assuré l'appui de principe des néo-démocrates de M Broadbent.Dès jeudi soir, le leader néo-démocrate a repris un des slogans de M.Trudeau: «C'est le temps d'agir».Il pose une condition: que soit «clarifiée» la question de la propriété des richesses naturelles à la satisfaction des provinces de l'Ouest, région où les libéraux n'ont que deux députés.Comme il y a fort peu de chance que les libéraux se rendent à cette requête, les néo-démocrates voteront probablement contre la réforme, mais ils auront endossé les trois grands principes: rapatriement, charte des droits et formule d'amendement.Trahison \u2022 Le leader conservateur, Joe Clark, dont la base politique occupe presque tout l'Ouest du pays, va s'opposer à fond à la réforme proposée» par M.Trudeau.A sa face même, le projet de loi lui est apparu jeudi comme une «trahison» à l'égard des Québécois qui ont voté «non» au référendum du printemps dernier.Trahison aussi, a-t-il dit, à l'égard de tous les Canadiens qui ont souhaité une vraie réforme constitutionnelle.Pour M.Clark, l'action unilatérale d'Ottawa, malgré les objections clairement formulées par ses partenaires dans la Confédération, sera un facteur de division sans précédent au pays.Sachant que la bataille se fera autant par voie de propagande qu'en Chambre, où le gouvernement dispose d'une solide majorité, M.Clark en appelle lui-même au peuple.Mais outre le lait qu'il n'a pas le charisme de son adversaire, le gouvernement dispose d'une longueur d'avance.A coup de millions, une équipe a déjà mis au point, au Centre d'information sur l'unité canadienne, une campagne orchestrée de publicité pour défendre le projet de M.Trudeau.En fait, si le projet de réforme constitutionnelle de M.Trudeau apparaît comme «modéré», ce n'est pas par sa substance.Il constitue un chambardement majeur dans la loi fondamentale du pays et un coup de force politique important contre les provinces, notamment le Québec, Terre-Neuve et l'Ouest.C'est plutôt parce que le cabinet s'est finalement rabattu sur l'un dis scénarios les moins radicaux que les stratèges du gouvernement avaient mis au point au cours de l'été et qu'ils avaient habilement tenus, comme une épee de Damoclès, au-dessus de la tète des premiers ministres provinciaux.Des concessions Dans la version finale de son projet.M.Trudeau jette du lest.Il laisse tomber son projet de déclaration de principes qui avait été sévèrement critiqué par le gouvernement québécois.Il n'inclut pas dans la constitution le principe de «l'union économique» canadienne dont l'objectif était d'empêcher les gouvernements provinciaux de dresser entre eux des barrières ou des quasi barrières à la libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes.Il n'impose pas a l'Ontario, comme il menaçait de le faire.le bilinguisme dans sa législature et dans ses tribunaux.Enfin, il laisse deux ans aux provinces pour s'entendre sur une formule d'amendement à la nouvelle constitution plutôt que d'en imposer une immédiatement.Mais il les place devant une alternative pour le moins radicale: à défaut d'entente dans un délai maximum de quatre ans après le rapatriement sur une formule d'amendement, c'est Ottawa qui en appellera directement au peuple (ou aux peuples) du Canada.Selon le sénateur conservateur Arthur Tremblay, principal conseiller de M.Clark en matière constitutionnelle, la réforme proposée par M.Trudeau constitue dans les faits «une destruction de la fédération».«Voilà, dit-il, une bien curieuse de fédération, c'est-à-dire une fédération où l'un des deux ordres de gouvernement peut écarter ses partenaires et aller directement au peuple pour faire modifier la constitution selon ses vues.» M.Tremblay lait valoir que le projet est inéquitable pour les provinces, puisqu'il donne au seul gouvernement fédérai la possibilité d'imposer ses visées constitutionnelles.Le recours au référendum constitutionnel lui apparaît comme le piège le plus insidieux que comporte le projet de loi.Si les gouvernements provin eiaux ne réussissent pas à s'entendre entre eux et avec Ottawa sur une» formule d'amendement à la constitution qui vienne briser la règle impossible de l'una-numité (celle qui a cours présentement).Ottawa imposera deux ans après le rapatriement la formule dite de «Victoria modifiée »>.Pour toute modification à la constitution, cette formule exige l'approbation du Parlement d'Ottawa et celle des législatures provinciales.Au cas où Ottawa ne s'entend pas avec les provinces sur une modification constitutionnelle, il y a référendum national.Pour que le référendum soit exécutoire, il faut que la mesure proposée soit appuyée par «une majorité des électeurs d'une majorité des provinces comprenant: \u2014toute province ayant, ou ayant déjà eu, une population au moins égale à 25 pour cent de la population du Canada (c'est le cas de l'Ontario et du Québec); \u2014au moins deux des provinces de l'Atlantique dont la population réunie représente au moins 50 pour cent de la population de l'ensemble de ces provinces: \u2014et au moins deux provinces de l'Ouest dont la population réunie représente au moins 50 pour cent de la population de l'ensemble de ces provinces.Le premier ministre Trudeau avait déjà indiqué qu'il tenait à faire la réforme constitutionnelle avant Noël.Malgré les hauts cris de l'opposition et des gouvernements provinciaux, avec toute la gamme des mesures juridiques que ces dernières pourraient entreprendre, il reste ferme sur l'échéancier.Le projet de résolution sera présenté lundi sur le parquet d\u20ac\\s Communes puis il sera confié à un comité parlementaire, devant faire rapport le 9 décembre.Pour bien indiquer sa détermination, le gouvernement envoie dès ce week-end des émissaires à Londres afin d'expliquer le projet au premier ministre Margaret Thatcher et aux parlementaires britanniques.Et pendant que la résolution sera débattue en comité, la Chambre se verra confrontée à deux dossiers qui ne lui laisseront pas le temps de souffler: le budget et l'énergie.Autant dire qu'on ne s'ennuiera pas dans la capitale, fédérale clans les prochaines semaines.METROAUTOBUS VS TRAINS DE BANLIEUE Des visions contradictoires de transport en commun à la CUM Cinq ans seulement après sa création, soit en 1959, la Commission du Toronto Métropolitain adoptait un protocole d'intégration des différents modes de transport en commun, y compris le train.Aujourd'hui, dans le «Greater Toronto», tous les modes de transport urbain et trans-urbain sont parfaitement intégrés, y compris le «Go-Train», sous l'autorité du Toronto Metro Transit System.FLORIAN BERNARD Dans la région de Montréal, on discute d'intégration des modes de transport en commun depuis au moins 20 ans, sans en arriver à une entente.L'échec de mardi soir, au conseil de la CUM, concernant l'intégration des trains de banlieue au réseau régional de transport en commun a marqué, une fois de plus, l'impossibilité d'en arriver à une entente au niveau de Montréal et des banlieues.Ce qui laisse maintenant présager, à court terme, une intervention d'autorité de la part de Québec.Deux conceptions fondamentalement opposées sont mises de l'avant par Montréal, d'une part, et par la banlieue, d'autre part, concernant l'intégration des trains de banlieue: \u2022 Pour Montréal, cette intégration va favoriser l'exode des citoyens du centre-ville vers la périphérie.\u2022 Pour la banlieue, cette intégration permettra d'étendre le réseau à un coût minime par rapport à de futures extensions de métro ou de lignes d'autobus.Le projet du gouvernement.La banlieue favorise, à 100%, le projet mis de l'avant par le gouvernement du Québec, ce qui augmente sensiblement les possibilités d'une intervention d'autorité advenant que le blocus de Montréal se maintienne.En effet, tout récemment, soit en décembre 1979, le ministre des Transports dans le cabinet Lévesque, M.Denis De Belleval, déposait un projet régional d'intégration.Le projet De Belleval prévoit, à court et à moyen terme, la réalisation de cinq lignes de trains de banlieue; la ligne Deux-Montagnes, la ligne de Laval, la ligne de Repentigny, la ligne de Do-rion et la ligne de Beloeil.Ce plan comporte un ensemble d'éléments qui constituent un tout.Sa réalisation exige la participation de la CUM car le plan touche aux responsabilités propres de cet organisme en matière d'aménagement du territoire et de transport en commun.La banlieue a immédiatement souscrit au plan De Belleval, et ceci pour de nombreuses raisons.Tout d'abord, le gouvernement accepte de défrayer 100% des coûts d'implantation et d'achat d'équipement lourd.Par ailleurs, ce plan permet de faire l'acquisition des réseaux ferro-aiaires actuels pour lesquels le gouvernement fédéral accordera une aide de $50 millions.Il en coûterait $50 millions du mille pour étendre le réseau souterrain de métro vers la périphérie du centre-ville.Il en coûterait moins de $2 millions du mille pour «convertir» le réseau ferroviaires actuels pour lesquels le transport rapide en surface.Mais ces arguments d'ordre économique n'ont pas réussi à faire fléchir l'administration Drapeau-Lamarre qui veut plutôt favoriser la construction d'une ligne parallèle et qui accorde un préjugé favorable aux extensions métro autobus.C'est l'impasse.Des enquêtes nombreuses Les comités d'étude et les enquêtes se sont multipliés depuis dix ans concernant l'intégration des différents modes de transport en commun dans la grande région métropolitaine.Mais le plan récent De Belleval \u2014 appuyé par la banlieue \u2014 est celui qui, jusqu'à maintenant, a retenu les plus grandes adhésions, notamment celles du Co- mité des transports de la région de Montréal (CTRM), du Conseil des transports de la région de Montréal (COTREM) et du Bureau d'aménagement du réseau express métropolitain (BAREM).En outre, le 5 octobre 1978.dans le rapport du sous-comité de la CUM sur les objectifs du schéma d'aménagement, rapport signé par MM.Jean Corbeil et Yvon Lamarre, il était recommandé expressément d'intégrer les trains de banlieue au réseau de métro et d'autobus.Les maires de banlieue se demandent maintenant pourquoi, en deux ans, l'attitude de M.Lamarre a pu faire une telle volte-face?C'est ce paradoxe qui a été à la source de l'orageux débat qui a confronté les maires de banlieue et les représentants de la Ville de Montréal, mardi soir, lors de la séance extraordinaire convoquée à la suite de la divulgation du projet de protocole d'intégra tion des trains de banlieue.On connaît les résultats.Appuyés par le gouvernement, les maires de banlieue souhaitent maintenant un décret de Québec, au risque de voir s'éroder davantage la juridiction de la CUM.Pour eux, toutefois, il n'y a pas d'autre issue possible à l'impasse actuelle.Une île diversifiée Le territoire de la CUM possède plusieurs configurations qui ne se prêtent pas toutes à un même type de transport en A__ Trudeau renverse la loi 101 Il y a, dans le projet Trudeau de rapatriement de la constitution, une disposition qui renverse la politique linguistique du Québec et constitue une intrusion inacceptable.Le reste, pour l'essentiel en tout cas, ne change pas grand-chose à la situation actuelle.Parlons-en, en gardant la pilule, le bouquet d'épines, pour la fin.Le rapatriement: en soi, il ne rend ni plus facile ni plus difficile la démarche visant à apporter des modifications à la constitution.L'unique conséquence d'un rapatriement unilatéral, pour le Québec en particulier, c'est que cela enlève à nos gouvernants provinciaux une arme de négociation dont ils se sont souvent servi, en disant qu'ils voteraient pour le rapatriement si Ottawa cédait sur tel autre point.Mais, l'histoire le prouve, cette tactique n'a jamais été fructueuse.En pareil domaine, ce qui compte, la seule arme efficace, c'est l'appui de sa population.On peut dire la même chose d'ailleurs du fameux «droit à l'autodétermination» que le Québec voulait faire inscrire dans la constitution.Que ce droit soit formellement reconnu ou pas, on sait très bien qu'une volonté d'indépendance clairement exprimée par les électeurs québécois aurait été respectée par le reste du Canada.La procédure d'amendement: avec l'imposition de la règlede l'unanimité pour deux ans, c'est le statu quo qui est à prévoir.Cette donnée prête à bien des interprétations.La mienne, c'est que le statu quo est préférable à une décentralisation qui entraînerait des transferts de pouvoir à toutes les provinces indistinctement.Tant qu'à rester en régime fédéral, les Québécois ont intérêt à ce que ce régime continue d'être centralisé, quitte à revendiquer le statut particulier dû à notre spécificité culturelle.La centralisation, telle qu'elle existe, nous assure au moins un accès plus facile aux ressources de l'Ouest et aux réserves énergétiques, maintient l'emprise séculaire des deux provinces du centre sur le pouvoir politique outaouais, et permet au moins un minimum de planification économique.Le problème, à ce chapitre, vient du fait que le projet Trudeau permet théoriquement la récupération de tous les pouvoirs par Ottawa, suite à un référendum, s'il n'y a pas entente entre le fédéral et les provinces d'ici deux ans sur une réforme de la constitution.C'est là un risque très réel, que commente ci-contre, notre collègue Paul Long-pré.\u2022 \u2022 f Les libertés fondamentales: même si ce secteur n'est pas d'exclusive juridiction fédérale, qui peut s'opposer à ce qu'on reconnaisse formellement les libertés de pensée, de presse, les droits démocratiques, et à ce qu'on interdise la discrimination fondée sur la race, la religion ou l'ethnie?On ajoute deux préventions nouvelles, qui interdisent la discrimination fondée sur l'âge et le sexe, dispositions qui malgré leur caractère bien théorique, pourront éventuellement établir une jurisprudence utile aux femmes et aux gens âgés.La péréquation: le Québec est loin d'être la province la plus riche, la richesse s'est déplacée vers l'Ouest, et le partage nous avantage.C'est même le principal intérêt qu'on puisse trouver à faire partie du Canada, que cette assurance de bénéficier au moins de ses retombées économiques! (Sans compter, soit dit moins cyniquement, qu'il est normal que les provinces riches partagent avec les moins riches.C'est sur ce principe aussi qu'est fondé l'impôt.) Les droits linguistiques: c'est ici que le bât blesse pour la deuxième fois.Le projet Trudeau dit textuellement que «les citoyens canadiens dont la première langue apprise et encore comprise est celle de la minorité francophone ou anglophone de leur province de résidence ont le droit de faire y- instruire leurs enfants aux niveaux primaire et secondaire dans la langue de la minorité, dans toute région de la province où le nombre des enfants de ces citoyens justifie; la mise sur pied, au moyen dé fonds publics, d'installations (sic) d'enseignement dans cette langue.» Cette disposition va beaucoup plus loin que ce qu'on appelle, dans le jargon des initiés, «la clause Canada», en vertu de laquelle les citoyens d'autres provinces pourraient, une fois déménagés au Québec, continuer de faire instruire leurs enfants en anglais, contrairement à ce que prévoit la loi 101.S'il ne s'agissait que de cela, ce ne serait pas si grave; même le gouvernement Lévesque songe à amender sa loi en ce sens, compte tenu du nombre infime d'«immigrés» de l'intérieur du Canada.Mais le projet Trudeau entraîne de plus graves atteintes à la loi 101, dans la mesure où tous les immigrants parlant déjà anglais venus s'installer ici après l'entrée en vigueur de la loi auraient le droit, une fois citoyens, de choisir l'école anglaise.Actuellement, la loi 101 ferme le robinet de l'anglicisation des nouveaux immigrants, quelle que soit leur langue maternelle.Exemple: un Australien ou un Pakistanais immigre au Québec.Sous la loi 101, ses enfants vont obligatoirement à l'école française.Mais avec le projet Tru-.deau, ces enfants peuvent être transférés à l'école anglaise sitôt la citoyenneté acquise.Théo: riquement.le projet Trudeau n'offre pas ce libre choix aux immigrants dont la langue maternelle n'est pas l'anglais, mais il va de soi qu'en trois ans ur> enfant peut apprendre l'anglais! suffisamment pour être admis à; l'instruction en anglais, à moins qu'on n'utilise des critères de sélection de type policier.\u2022 \u2022 \u2022 S'il y a intrusion et coup de; force dans le projet Trudeau,j c'est là qu'il se trouve.D'une part, l'enchâssement dé ces supposés droits linguistiques va carrément à rencontre de l'une des dispositions les plus capitales de la loi 101, met en jeu la mince protection culturelle que la majorité francophone s'est démocratiquement donnée en 1977, et entre de plain-pied dans le secteur de l'éducation, pièce maîtresse de l'identité culturelle du Québec.D'autre part, c'est, pour les francophones du Canada, un marché de dupes: le projet Trudeau en donne encore plus à la minorité la plus privilégiée de tout le Canada, alors que nos minorités françaises, éparpillées, très largement assimilées, ne bénéficieront jamais du dixième de ces avantages: presque partout les francophones ne seront pas «en nombre suffisant» pour «justifier» l'ouverture d'écoles françaises.Le «droit» de faire instruire ses enfants dans une langue ou dans une autre n'a rien d'un droit fondamental.Nulle part au monde cette notion n'est reconnue.Cela peut être une politique, un privilège, un droit acquis, une chance, une habitude, etc., etc.,! mais cela ne fait pas partie du patrimoine international des' grandes libertés «sacrées».En plus, avec une constitution' vraisemblablement inchangée, le Québec restera encore pris, au ; chapitre linguistique, dans le vieux carcan qui le force, seul \\ avec le Manitoba, à «bilinguiser» sa législation et ses tribunaux, et qui accorde d'autres garanties encore, confessionnelles celles là, à sa minorité.Cela, c'est inacceptable.Comme l'est, d'ailleurs, cette remarque de M.Trudeau en conférence de presse, au sujet de la loi 101, qu'il dit avoir été faite «dans l'esprit de forcer les Canadiens français à étudier en français», comme si tel était le but essentiel de la loi! Est-ce pure arrogance ou ignorance crasse?On ne sait pas.Chose certaine, c'est là une affirmation totalement erronée.commun, parce qu'elles ne sont pas le résultat d'une même forme de développement.Les rapports touchant le transport ont noté que la partie centrale du territoire, celle qui abrite une grande densité de population, s'est développée par vagues concentriques à partir du centre-ville.Le métro urbain et l'autobus sont sûrement indispensables à de telles zones.Par contre, la partie ouest de l'ile s'est développée autour du réseau ferroviaire construit au début du siècle.Les maires de banlieue estiment que tout projet d'intégration des différents modes de transport en commun doit tenir compte de ces réalités sociales et géographiques.Ils entendent poursuivre leurs pressions pour que le futur système intégré comprenne non seulement le métro et l'autobus, mais également les trains de banlieue. A A 8 \u2022 INFORMATIONS NATIONALES.LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 OCTOBRE 1 980 Lévesque accuse Trudeau de trahison flagrante «Le projet qu'a dévoilé le premier ministre fédéral (de rapatrier la constitution) est injustifiable politiquement, insultant et menaçant pour les provinces et représente une atteinte directe et pernicieuse à certains de nos droits les plus essentiels.Il constitue une trahison flagrante des espoirs de renouveau que le même M.Trudeau avait fait flotter dans le paysage pendant la campagne référendaire.» LOUIS FALARDEAU et PIERRE VINCENT de notre bureau de Québec_ C'est par ces mots très durs \u2014 et bien pesés, a-t-il précisé \u2014 que le premier ministre du Québec, René Lévesque, a réagi hier soir à la décision fédérale de rapatrier unilatéralement la constitution et d'imposer une Charte des droits qui rend illégaux certains articles de la loi 101.M.Lévesque a tenu ces propos devant l'auditoire partisan que constitue le Conseil national de son parti mais il a précisé qu'il ne parlait pas en tant que chef du PQ mais comme premier ministre du Québec.Dans un moment aussi grave, a-t-il ajouté, il faut laisser tomber les attitudes partisanes.C'est pourquoi, avant d'arrêter les moyens qu'emploiera le Québec pour s'opposer à cette tromperie proprement inqualifiable», M.Lévesque prendra quelques jours pour consulter ses députés et ses ministres, bien sûr, mais aussi les partis .6 Le premier ministre Lévesque d'opposition.Il a également conversé hier avec quelques-uns des premiers ministres des autres provinces et s'est dit d'accord pour participer à une réunion avec ses homologues «d'ici à deux semaines».M.Lévesque n'a pas ménagé les reproches à M.Trudeau qu'il a qualifié d'«homme politique obsédé».Citant les deux premières phrases de son discours de jeudi, dans lequel le premier ministre du Canada faisait naître ce pays il y a 113 ans, M.Lévesque a dit: «Nulle part il n'a été question d'une histoire ou de racines plus longues.Pourtant notre pays n'a pas 113 ans mais bien 372 ans.Le Québec est trois fois plus ancien que le régime fédéral.» Parlant des raisons de s'opposer au geste de M.Trudeau, M.Lévesque a surtout insisté sur «une proposition vertueusement cachée dans une Charte des droits et qui viendrait nous arracher un pan important de nos pouvoirs absolus en matière d'éducation, que nous avions obtenu en 1967».Rappelant que M.Trudeau avait justifié sa décision de protéger constitutionnellemcnt les droits linguistiques par le consensus intervenu entre les provinces à Montréal, en 78, alors qu'elles s'étaient engagées à donner l'enseignement dans leur langue maternelle dans leur là où le nombre le justifiait, il lui a reproché d'avoir ignoré le deuxième paragraphe de ce consensus.Les provinces y disaient clairement* qu'en raison de leur compétence exclusive en matière d'éducation, il appartenait à chacune d'elles de définir comme elles l'entendaient l'application de ce qui précède.M.Lévesque a aussi reproché à son homologue fédéral de ne choisir que les consensus qui lui plaisaient et d'avoir ignoré les plus récents intervenus entre les provinces à la conférence constitutionnelle d'Ottawa.Acerbe envers le premier ministre ontarien, Bill Davis.M.Lévesque a noté que le désir de bilinguisme de M.Trudeau n'était pas allé plus loin que ce qu'acceptait M.Davis, de sorte que seul le Québec et le Manitoba seront tenus d'adopter les lois et d'administrer la justice dans ies deux langues.Il a par ailleurs eu un bon mot pour le chef conservateur Joe Clark,le seul leader fédéral à avoir parlé des droits du Québec alors qu'il n'avait pas de raisons électorales de se rappeler qu'ils existaient.Par ailleurs, revenant à des préoccupations plus partisanes, le chef du Parti québécois a affirmé qu'il n'est pas question d'abandonner, ni d'oublier l'option de base du PQ, la souveraineté - association.«Ce serait trahir les 10 pour cent et plus de Québécois qui ont voté oui.» M.Lévesque a toutefois indiqué qu'il cherchera à éviter que les prochaines élections générales ne soient transformées en un deuxième scrutin référendaire, affirmant, du même souffle, que le meilleur moyen de réaliser, un jour, la souveraineté - association, c'est de conserver le pouvoir.Le premier ministre Lévesque n'a cependant pas précisé comment il évitera le piège de débattre, à nouveau, de constitution avec ses adversaires.Il s'est contenté de révéler quelques-uns des grands thèmes qu'il s'efforcera de maintenir au centre de la prochaine campagne électorale: performance économique exceptionnelle de son administration, citation du Financial Times à l'appui; lutte au chômage dont sont victimes les moins de 25 ans; nouveaux investissements dans l'hydro-élec-tricité; «déchinoisement» des appareils administratifs; revenu minimum garanti pour tous.Aujourd'hui et demain, les délégués péquistes s'appliqueront à adopter leur prochaine plate-forme électorale.RYAN CONTESTE LES MOYENS Québec devrait s'adresser aux tribunaux Le gouvernement du Québec devrait prendre l'initiative de porter devant «les tribunaux» le projet constitutionnel dévoilé par le premier ministre fédéral Pierre Trudeau, afin d'obtenir un avis juridique sur cette délicate question.JACQUES BOUCHARD C'est ce qu'a affirmé, hier, le chef du parti libéral Claude Ryan au cours d'une conférence de presse.M.Ryan a dit qu'il était d'accord sur le principe de l'ensemble de la proposition de rapatrier la constitution, mais il conteste les moyens mis de l'avant par le chef de l'Etat canadien.Coincé devant les énoncés de Pierre Trudeau qui remet ainsi en cause le principe fondamental de la fédération canadienne qui doit être une responsabilité des deux ordres de gouvernement, M.Ryan a dit que cette formule était «impensable à accepter».v a\\ Claude Ryan Ainsi M.Ryan soutient que le Québec devrait porter la cause à l'attention de la Cour d'appel du Québec, qui elle pourrait éventuellement la référer à la Cour suprême du Canada.A ce sujet, M.Ryan a rappelé qu'en 1978, le plus haut tribunal du Canada avait déclaré, dans un jugement, la proposition de réforme du sénat canadien d'inconstitutionnelle, ce qui pourrait sans doute se produire dans le cas présent.Du moins cette procédure permettrait d'avoir un avis sur cette question.Le chef du Parti libéral redoute que les propositions de Trudeau, si elles se réalisaient, amènent des changements profonds dans notre système politique, en ignorant le principe d'égalité des deux ordres de gouvernement.Selon lui, la méthode proposée affirme clairement une prépondérance du gouvernement fédérai sur les autres provinces, ce qui est tout à fait «inacceptable».Ce n'est donc pas la voie souhaitable sur laquelle le gouvernement Trudeau veut engager le pays.Avant de procéder plus avant dans son intention de rapatrier unilatéralement la constitution qui dort à Londres depuis 1867, M.Ryan estime que M.Trudeau devrait au moins attendre l'avis des tribunaux.Contestation Le chef libéral conteste aussi les interprétations des résultats du référendum faites aussi bien par M.Trudeau que par le premier ministre du Québec, René Lévesque.Le premier prétend que c'était un «oui» pour le changement constitutionnel alors que l'autre prétend de son côté que c'est une dernière chance que la population a voulu donner au fédéralisme canadien.De part et d'autre, a précisé M.Ryan, ce sont de «fausses allégations», car le véritable résultat de la campagne référendaire a été le rejet par la population de la thèse de souveraineté-association proposée par le Parti québécois.Comme les événements se sont drôlement bousculés depuis lors avec notamment la convocation de la conférence constitutionnelle de septembre dernier, le Parti québécois n'était donc pas préparé à aller négocier avec le gouvernement fédéral, a souligné le chef du PLQ.Et M.Ryan s'est aussi posé des questions concernant la bonne foi de M.Lévesque, qui le matin porte une casquette affichant son intention de vouloir négocier le renouveau du fédéralisme, et le soir devant ses partisans, il coiffe la casquette de la souveraineté-association.Devant la confusion qui existe, M.Ryan a réaffirmé l'urgence de convoquer des élections générales au Québec, afin de permettre à la population de trancher, en quelque sorte, le débat.Car, a-t-il ajouté, le Parti québécois, qui est à bout de terme, n'est pas en position de «parler fort» avec Ottawa et le Parti libéral, qui n'est que l'opposition officielle, n'a pas plus de moyen qu'il ne faut de faire entendre sa voix sur la colline parlementaire.«Il faut au Québec, dans le présent contexte, un gouvernement qui soit investi de la confiance de la population», a conclu le chef du Parti libéral, qui trouve la situation actuelle pas tellement facile, selon un de ses proches collaborateurs, mais qui reconnaît qu'il va devoir lui faire face au cours des élections générales prévues pour l'automne.DROIT DE TRAVAILLER N'IMPORTE OÙ AU CANADA Pas de remous dans la construction La question du droit des travailleurs d'occuper un emploi n'importe où au Canada, ne semble pas créer trop de remous dans le domaine de la construction, au niveau de l'application des règles actuelles du placement et des cartes de compétences.LAVAL LE BORGNE «On peut vivre avec ça», dit-on au ministère du Travail et de la main-d'oeuvre, après une première étude de cette partie de la loi Trudeau.On \\ \u2022 r» î t nraint h nrimn uhnrH V i ' i ¦ \u2022 i < \u2022 i > i i i i i i i n f / i I l 1 i ' U Ml/1 Vt que la partie de loi qui rend illégale toute loi limitant aux résidents d'une province l'accès à un emploi aurait pour effet de jeter bas tout l'édifice du placement et du contrôle de la main-d'oeuvre au Québec.Deux piliers On sait que ce système repose sur deux piliers: la priorité aux véritables travailleurs de la construction et la priorité aux travailleurs de la région où la construction se fait.Le Québec émet une carte de compétence à ceux qui ont accompli le nombre d'heures minimum requis pour être qualifiés comme ouvriers de la construction; elle n'émet cette carte qu'à des résidents du Québec.Le «Red Seal» Cette exigence semble aller à prime abord à rencontre de la nouvelle loi Trudeau.Mais au ministère on croit que l'existence d'une entente pancanadienne par laquelle les véritables ouvriers peuvent circuler d'une nrnvinr#» h l'autre Q*fle vmit mn.f * \u2022 1 - \u2022 i \u2022 ¦ *¦ * *\u2022 \u2022 v \u2022 v \u2022 » » » .» \u2022 * > >>v/n w a \u2022 \u2022 v* nis d'un «Red Seal», et la carte de compétence du Québec, pourraient faire en sorte que la loi proposée par le premier ministre du Canada serait respectée.Du côté de la priorité aux travailleurs en chômage d'une région, on ne craint pas la nouvelle loi puisque cette partie là du règlement québécois prévoit déjà que les employeurs peuvent engager n'importe quel ouvrier reconnu, qu'il soit résident du Québec ou non./.y rc /h MM.Bennett et Lougheed, hier, à Edmonton.CONSEIL DE GUERRE CONTRE OTTAWA Lougheed et Bennett ne veulent rien savoir EDMONTON \u2014 Les deux premiers ministres représentant les provinces les plus populeuses de l'Ouest ont rejeté catégoriquement hier le projet dévoilé jeudi par Pierre Trudeau.RHÉAL BERGER envoyé spécial de LA PRESSE Peter Lougheed de l'Alberta, et Bill Bennett de la Colombie-Britannique, comptent prendre «tous les moyens à leur disposition» pour contrer le rapatriement de la constitution avec les amendements qui y sont reliés.Sans vouloir préciser leur stratégie d'intervention, ni s'impliquer plus profondément dans ce qu'ils trouvent acceptable ou pas dans ce projet, ils ont quand même souligné qu'ils avaient demandé à leurs conseillers juridiques «de se mettre à la tâche».Pour M.Lougheed, qui est déjà engagé dans une bataille rangée avec Ottawa sur la litigieuse question des ressources naturelles, il n'est nullement question de capituler sur cette autre question.Sa principale objection dans le projet fédéral, c'est de donner un droit de veto au Québec et à l'Ontario en matière de changement constitutionnel et «faire des provinces atlantiques et de celles de l'Ouest des citoyens de seconde zone».«Donner suite à ce projet de façon unilatérale d'Ottawa, serait tragique pour l'avenir du Canada», a-til dit d'un ton qui n'entendait aucune réplique.Quant à M.Bennett, qui représente quelque 2.3 millions de citoyens, le «projet Trudeau» a-t-il soutenu, divisera le pays et a plaidé contre l'action arbitraire d'Ottawa.«Dans ces conditions, il n'existe aucune chance d'entente.Le projet reflète les intérêts individuels de Trudeau et non pas le consensus des dix provinces en matière constitutionnelle qui a été convenu dans la semaine du 8 septembre.» Le chef du gouvernement de la Colombie-Britannique a ajouté: «On dirait que Trudeau a assisté à une autre conférence que la nôtre le mois passé.Le seul chef de gouvernement qui n'était pas d'accord, ce n'était pas Ottawa mais Trudeau.» Les deux chefs de gouvernement provinciaux de même que les membres de leurs conseils de ministres respectifs se rencon- traient hier à Edmonton pour la deuxième fois en l'espace de trois mois.La dernière fois, la réunion se tenait à Victoria.Il s'agit, étant donné que les deux gouvernements ont une approche philosophique similaire, de ce que Ton appelle ici un «conseil de guerre».Hier, la plus importante question qui a fait l'objet de discussions, outre le rapatriement de la constitution, fut le projet fédéral d'imposer une taxe sur les exportations de gaz naturel, ce sur quoi les deux gouvernements ne sont pas d'accord.Pour MM.Lougheed et Bennett, qui sont convaincus qu'Al-lan MacEachen introduira cette surtaxe dans son budget, il s'agit là d'une décision qui sera ¦divisive*.Là aussi, le recours aux tribunaux n'est pas exclu: «Un gouvernement n'a pas le droit de taxer la propriété d'un autre gouvernement», a soutenu le premier ministre de l'Alberta.Quant à M.Bennett, il soutient que cette surtaxe constitue ni plus ni moins qu'une expropriation de la juridiction des provinces sur leurs ressources naturelles déguisée sous le couvercle d'une politique énergétique.M.Lougheed a encore expli que que ce n'est pas le client qui devra absorber cette nouvelle taxe, mais bien le gouvernement provincial et les producteurs de l'Alberta.et conséquemment tous les Albertains.«C'est une question de principe pour nous.C'est notre juridiction sur nos propres ressources qui est en jeu.C'est du pillage.» Pour appuyer sa these.M.Lougheed s'est appuyé sur les données d'un récent sondage que son gouvernement a commandé à la firme Gallup.De ce sondage, il ressort que la question constitutionnelle vient au troisième rang quant aux préoccupations des Canadiens, après le chômage et les questions énergétiques.Il mentionne aussi que la majorité des Canadiens (58.3 p.cent) croient que les provinces sont les propriétaires de leurs ressources naturelles et que 75.3 p.cent de la population canadienne est également d'avis qu'on devrait payer au Canada le prix international pour le pétrole.Dans tous ces cas, les pourcentages sont très élevés dans les provinces de l'Ouest de même qu'au Québec.IL SE DIT CEPENDANT MAL A L'AISE Pépin: Trudeau est justifié d'agir OTTAWA \u2014 Tout en reconnaissant qu'il est mal à l'aise devant l'action unilatérale d'Ottawapourrapatrierlacons-titution canadienne, le ministre des Transports et ex-coprésident de la Commission Pépin-Ro-barts, M.Jean-Luc Pépin estime que le premier ministre Trudeau est «parfaitement justifié» d'agir actuellement en ce domaine.GILBERT LA VOIE (de notre bureau de d'Ottawa) «J'ai été particulièrement peiné de l'attitude que les provinces ont prise le vendredi de la conférence constitutionnelle, lorsque les premiers ministres sont allés voir M.Trudeau avec une série de demandes.Ils ont mis le paquet de façon vraiment énergique.J'ai été peiné, j'ai été humilié, j'en ai braillé», a expliqué le ministre, pour ajouter que devant une telle situation, le gouvernement est justifié d'agir unilatéralement pour «briser l'impasse».M.Pépin, qui rencontrait deux groupes de journalistes hier pour faire le point sur la situation des transports en général, a accepté volontiers de sortir du silence qu'il s'était imposé depuis son entrée au cabinet, sur la question constitutionnelle.Il a tout d'abord déclaré que les opinions sur ce sujet ne doivent pas être perçues comme des thèses religieuses ou théolo- gique.«Il n'y a pas de credo là-dedans; on parle de choses sur lesquelles des gens forts intelligents et sages peuvent avoir des idées fort différentes.Il v en a m qui disent que parce que j'ai dit des choses dans le rapport Pé-pin-Robarts, je suis engagé à vie, c'est faux».Signalant qu'on parle de politique, de «conjonctures changeantes», le ministre a fait valoir que ce n'est pas «manquer d'épine dorsale que de nuancer ses opinions».Sur cette base, M.Pépin s'est dit en accord avec le contenu de la réforme suggérée par M.Trudeau.Selon lui.le rapatriement est fort souhaitable.la formule d'amendement proposée aussi, de même que l'enchâssement des droits.Reconnaissant la valeur des arguments présentés par des premiers ministres comme M.Allan Blake-ney contre l'enchâssement des droits, M.Pépin a signalé que la tendance contemporaine favorise l'enchâssement, et que même le rapport de la commission sur l'Unité nationale faisait des propositions en ce sens.Réserves sur les moyens Tout en se disant d'accord avec le contenu de la réforme qu'il aurait d'ailleurs souhaité être plus globale.M.Pépin a émis des réserves sur la méthode utilisée.Il a reconnu sa diver- v Jean-Luc Pépin gence d'opinion avec le premier ministre Trudeau sur la question de l'égalité des deux paliers de gouvernement (fédéral et provincial) au Canada.Se disant -mal à l'aise» sur ce point, il a toutefois déclaré qu'il ne pretend pas avoir le monopole de la vérité, et que même la théorie de M.Trudeau se défendait bien.Il a reconnu que l'utilisation de l'ao-*- proche unilatérale va à rencontre du principe de l'égalité des deux paliers de gouvernements défendu par la Commission Pé-pin-Robarts.et il a admis qu'il ne partage pas l'opinion du premier ministre Trudeau quant à la préséance du gouvernement central.M.Pépin s'est dit convaincu que l'action du gouvernement fédéral n'affectera pas l'équilibre des deux ordres de gouvernement.Il a soutenu que l'enchâssement d'une Charte des droits n'enlève rien aux provinces pour le donner au fédéral, puisque «c'est la constitution et non le fédéral qui détient une nouvelle autorité».Il a reconnu que le gouvernement central «est sur la marge» de violenter l'équilibre avec les provinces dans ses propositions sur la formule d'amendement, mais il a fait valoir que le rapport Pépin-Robarts donnait des pouvoirs similaires au Parlement.Le ministre, qui a affiché au cours de l'entrevue une ignorance surprenante des détails de la proposition fédérale en ce qui a trait à la formule d'amendement, a conclu ses remarques en disant que même s'il ne partage pas totalement l'opinion de ses collègues sur la méthode utilisée, il accepte leur décisison, et il ne voyait pas de points de désaccords suffisamment grands sur cette question pour justifier un départ du cabinet. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 OCTOBRE 1980 SUR L'ACTUALITE A 9 GERALD BULL FONDATEUR DE SPACE RESEARCH - \u2022 frustration la L histoire de Gerald Bull pourrait être celle d'un homme de science qui s'est fourvoyé dans les dédales de la politique, de la haute finance et de l'administration.Ça l'est.et ça ne l'est pas: c'est plus simplement l'histoire d'un homme qui sort de l'ordinaire.publiq nullum vucuec-vermoni), qui s'est reconnu coupable aux USA, e mars dernier, d'avoir livré des armes à l'Afrique du sud, en viola twn d'un embargo des Nations Unies, et qui s'est vu condamner à u gnie frontière Québe viola- , et qui s'est vu condamner à un an de prison avec six mois de sursis.Une presse généralement hostile s'était alors emparée de l'événement.En effet, ne fallait-il pas être dissimulé et fourbe pour enfreindre de la sorte un règlement *respecté» par nombre de nations, dont les Etats-Unis et le Canada?Image qui ne cadre pourtant pas avec celle que connaissent les amis et les proches de Bull.Pour eux, c'est un homme qui n'a jamais connu le proverbe : 'toute vérité n'est pas bonne à dire».Sa franchise, un peu brusque et impatiente, lui avait gagné de solides inimitiés en des milieux peu enclins à oublier; mais aussi le respect de bien d'autres personnes, notamment celui d'ouvriers à qui il avait enseigné les premiers rudiments d'un métier hautement spécialisé, et dont certains ont même offert de purger sa peine d'emprisonnement.De ces ouvriers, Bull se sentait solidaire et responsable.Mais pourquoi, s'il était innocent comme il l'affirme, s'est-il reconnu coupable?Et de quoi?Jusqu'ici, personne n'avait songé à lui poser la question.Dans la série de textes qui suivent, Bull se raconte: son enfance douloureuse et heureuse; des études brillantes, à un âge plus tendre que celui de ses collègues; un don particulier pour l'aêrophysique et la balistique; dix ans de succès et de difficultés dans la Fonction publique fédérale à Valcartier; la gloire et les avatars du projet i roïçj rtlël l 143 nog HARP, entrepris de concert avec McGill.l'armée américaine, le gouvernement canadien; la courte vie du Space Research Institute.Vermont; les premiers pas dans le monde des affaires.Space Re-search Corp (US), Space Research Corp.(Quebec), Shefford Electronics, Valleyfield Chemical Products, les liens internationaux^ l'endettement, les promesses oubliées; finalement, l'affaire sud-â&l fricaine et les rêves brisés.\u2022 ^ Gerald Bull n'est pas homme à se laisser abattre.Il étudie actuellement des propositions de travail venues de divers pays comme la Chine, l'Argentine et le Chili.Il peut suivre (mais pas nécessairement) sa technologie qui a pris le chemin de l'étranger avec le consentement des autorités canadiennes.Comme l'a dit à LA PRESSE le général Creber.sous-ministre associé de la Défense à Ottawa: «M.Bull peut disposer de sa propre vie comme il l'entend! » i À la clinique du Connecticut où il reprend lentement des forces, après épuisement physique et moral, Gerald V.Çull médite et démêle un à un les fils enchevêtrés de sa vie tumultueuse.C'est l'enfance de l'orphelin, à la fois pénible et heureuse: ce 1 ANDRE CHENIER sont les plus hautes palmes académiques au début de la vingtaine; la brève carrière dans la Fonction publique fédérale et les premiers démêlés avec une politique aux revirements brusques et imprévisibles; l'apogée et le périmée désastreux du projet HARP: la plus grande distinction du monde canadien de l'aéronautique (prix McCurdy 1968); l'incessante lutte pour bâtir une technologie originale et rentable, pour débloquer des fonds maintes fois promis, parcimonieusement versés, pour dépan ner des centaines d'employés, pour soutenir une réputation déjà internationale.C'est aussi l'appui constant d'une famille que l'on voit trop peu souvent; l'envie, la férocité ou les machinations de ceux qu'on n'a pas voulu flatter dans le bon sens du poil, ou qui ont changé de cap en cours de route: la duplicité de ceux qu'on a pu se mettre à dos: l'envol de ces «Corbeaux» chers à Henry Bec-que; l'hostilité d'une presse qui tient le «bon scoop».C'est, enfin, le poteau d'exécution: cette accusation étrange d'avoir livré des armes à un pays sous embargo, l'Afrique du sud.Si le passé peut expliquer le présent, il témoignera de l'avenir.Kt Gerald Bull médite.Les premières années Mais qui est Gerald Bull?Celui que ses amis, et même ses adversaires, considèrent comme un génie authentique en son domaine, l'aêrophysique et la balistique, se raconte lui-même dans un mémoire autobiographique.Naissance à North Bay, en Ontario, le neuf mars 1928, avant-dernier des neuf enfants du criminologue George Bull et de Gertrude Isabelle LaBrosse.Lorsque son père disparut sans laisser d'adresse, la famille alla s'installer à Toronto où Mme Bull mourut en 1931.Gerry fut laissé aux soins de sa soeur Laura, qui succomba au cancer moins d'un an plus tard.L'enfant passa de parents en parents jusqu'à l'âge de six ou sept ans.et trouva enfin un foyer définitif chez un frère de sa mère, M.Philip LaBrosse, dans les grands vergers de Glen Lawrence Orchard, à quelques milles de Kingston*.Gerald Bull avait huit ans et venait de passer en quatrième année à l'école de rang lorsque ses parents adop-tifs, désireux d'aller passer l'hiver en Floride, le mirent en pension chez les .Jésuites du Collège Regiopolis, à Kingston.Comme il était très avancé pour son âge, les religieux lui firent apprendre, en six mois, tout le programme de la première année de High School, l'équivalent d'une 9e année.En juin, il passait les examens avec une moyenne de 70 pour cent.Gerry continua ses études secondaires à Regiopolis, avec des confrères de classe de cinq ou six ans plus âgés.La médecine constituait son intérêt principal mais, en 1943, il était encore trop jeune pour s'inscrire à l'Université de Toronto, dans cette discipline.Comme il s'intéressait aussi à l'aéronautique, son père adoptif lui ménagea une entrevue avec le professeur T.R.Loudon, vice-maréchal de l'Aviation canadienne, cadre aux avionneries De Havïl-land et membre» du Conseil national de recherche.Entrevue décisive: l'adolescent fut accepté comme élevé, pourvu que son âge ne lui confère aucun privilege particulier.Bachelier en sciences appliquées en 1918, Gerald Bull commença a préparer sa maîtrise, tout en assumant la responsabilité de la conception et de la cons- truction d'une grande soufflerie supersonique \u2014 la plus vaste du genre au pays \u2014et en poursuivant en même temps des études supérieures de mathématiques non linéaires.Maître en sciences appliquées en juin 1919, il devenait, deux ans plus tard, le plus jeune docteur en aérophysique de l'institution torontoise.Le fonctionnarisme Gerry Bull aurait pu suivre les autres diplômés de l'Institut d'aérophysique aux Fiats-Unis.où tous trouvaient un emploi intéressant et bien rémunéré: il ne le fit pas.On lui fit valoir que le gouvernement canadien, ayant assumé presque entièrement les frais de l'Institut, une certaine reconnaissance était de mise et que le gouvernement avait justement besoin d'un expert en aérodynamique pour un programme secret de missile téléguidé, le Velvet Glove.C'est ainsi que le jeune homme fit son entrée dans la Fonction publique fédérale où il devait passer dix ans, plus spécifiquement aux Etablissements de recherche pour la Défense à Valcartier (CARDE), dont il devint successivement le principal conseiller en aérodynamique puis le surintendant de la division d'aérophysique.Ce fut son premier contact prolongé avec le Québec, qu'il épousa en quelque sorte en même temps qu'une jolie Québécoise.Noémie-Louise Gilbert, fille du docteur Paul Gilbert, de Charny.Ce fut aussi, à son avis, l'époque de ses premiers contacts avec «l'hostilité presque illimitée de collègues d'Ottawa, qui se sentaient naturellement négligés et dépréciés», le gouvernement utilisant ses succès techniques comme moyen publicitaire pour accélérer le recrutement de commis de l'Etat.Ce fut.finalement, son désenchantement devant une politique canadienne qui.après la guerre mondiale et la guerre de Corée, cherchait douloureusement sa voie en matière de défense et traduisait un nationalisme exacerbé en fièvre antiaméricaine.Mais laissons parler l'autobiographie: «Durant les années 1939-1940, le Canada disposait, avec le transfert de certaines activités du Royaume-Uni.d'un des plus vastes réseaux milita ro-indus-triels dans le monde occidental.Il possédait des établissements de première importance en matière de radar, de petites armes, de véhicules blindes, d'artillerie, d'explosifs et de poudre à canon, ainsi qu'une dizaine d'avionne-ries.«Si.de toute évidence, ce gigantesque animal devait être contrôlé dans l'après-guerre, il était non moins évident qu'il fallait une politique bien conçue et conséquente.» Mm y.: m te» z ¦ n y 7 I w V % Gerald Bull s'apprête à crier «feu» et à faire tonner le grand canon de HARP, durant l'envoi d'un projectile de recherche téléguidé en haute atmosphère.OCTOBRE 1970 Les questions en suspens «Est-ce que Pierre Laporte était un otage difficile?» «Non, non!» «Ce n'est pas vrai qu'il se débattait, qu'il cherchait à s'en sortir?» «Non, moi, je ne l'ai pas vu en tout cas se débattre.» Cet échange rapide, au cours de l'entrevue télévisée entre Paul Rose et l'auteur de ces lignes, en dit quand même beaucoup.Il tend à prouver la thèse soutenue par le rapport Duchaîne: Paul Rose n'était pas là au moment de la mort de Pierre Laporte.Car Pierre Laporte, la veille de son décès, a tenté de s'évader en passant par la fenêtre, à travers la vitre, mais fut vite rattrapé par ses ravisseurs.Paul Rose, le 13 octobre, venait de semer la filature des policiers de la SQ, sur la Rive sud.Il décida de ne pas revenir au 5630 rue Armstrong.S'il avait été là le 16, il aurait vu Pierre Laporte «se débattre».Paul Rose ne nie pas non plus la thèse de la mort accidentelle.Il rejette simplement la pertinence de cette théorie en affirmant que la mort de Pierre Laporte est la responsabilité collective des membres du FLQ.Il refuse toutefois de livrer des précisions qui lui apparaîtraient implicitement comme une délation envers ses ex-camarades.Entendons-nous toutefois sur le terme «accident»: il n'implique pas que la mort ait été tout à fait fortuite, excluant toute responsabilité criminelle.Le terme s'oppose plutôt à la thèse de la préméditation, dans la mort de Pierre Laporte.Une mort peut être accidentelle, en ce sens qu'elle n'a pas été l'objet d'un calcul à froid mais entraîne quand même des responsabilités: ses auteurs peuvent être accusés, par exemple, de «négligence criminelle» ou d'«homicide involontaire».Quelle est la situation juridique dans le cas du décès de Pierre Laporte?Les felquistes qui étaient sur les lieux au moment où Ton tentait de le maîtriser pourraient être trouvés coupables de «manslaughter», c'est-à-dire d'homicide involontaire.Cela entraine une sentence, bien sûr, mais généralement celle-ci est beaucoup moins lourde que dans le cas de condamnation pour meurtre.Quant aux felquistes qui ne se trouvaient pas sur les lieux, la logique suppose qu'on les accuse uniquement d'enlèvement et de séquestration.Peut-on dire que Paul Rose est coupable de meurtre par interprétation, au sens de l'article 213 du Code criminel?Il s'agit du meurtre qui survient comme conséquence normale de la commission d'un autre crime et qui en découle naturellement.Même si certains juristes ont soutenu que cette disposition s'appliquait dans le cas de Paul Rose, on doit souligner ici que le législateur la restreint à des crimes très spécifiques et qu'en 1970.l'enlèvement et la séquestration n'en faisaient pas partie (cela fut ajouté par amendement en 1976).Paul Rose devait être jugé en fonction de la loi existante lors de la commission de l'acte.Une avocate a même affirmé publiquement qu'on pourrait faire condamner Paul Rose pour meurtre par la voie du «complot» (article 21 du Code criminel).Cela n'est pas si clair.Même si les quatre ravisseurs de Pierre Laporte s'étaient entendus pour Penlever, il faudrait aussi démontrer qu'ils étaient tous d'accord pour l'étrangler, bref que le meurtre faisait partie du complot.Jean-François Duchaîne, qui a examiné les circonstances de la mort de Pierre Laporte, semble en arriver à des conclusions différentes.Bernard Lortie n'était pas là quand Pierre Laporte est mort.Il avait quitté la veille.Il ne fut trouve coupable que d'enlèvement.Paul Rose, pour sa part, était parti trois jours avant.Comment se fait-il qu'on l'ait trouvé coupable de meurtre?On pourrait rappeler que Paul Rose, en ne contestant pas une confession de valeur très douteuse déposée à son procès et en interpellant le juge de manière à se faire expulser, durant de longues périodes du déroulement de l'instruction, a collaboré lui-même largement à l'erreur judiciaire.Mais, s'il est vrai que l'accusé a droit à une défense pleine et entière, rien dans la Loi n'oblige celui qui a plaidé non coupable à se défendre ou à présenter une contre-preuve.Même si l'accusé néglige sa défense, le tribunal garde un devoir de vigilance quant à l'évaluation de la preuve de la Couronne.Le dossier du procès de Paul Rose est à revoir: sa condamnation pour meurtre constitue une anomalie juridique.Le cas de la «mystérieuse jeune femme» Une autre question non résolue touche la «mystérieuse jeune femme» dont, suivant l'article du criminologue Jean-Paul Brodeur, il est question dans le rapport Duchaine.Selon nos informations obtenues à plusieurs autres sources, cette jeune femme n'aurait pas été parmi les six participants à l'enlèvement mais aurait plutôt collaboré à la séquestration.Diverses raisons font aussi que le ministère de la Justice pourrait ne pas prendre dans son cas la même décision que dans celui du sixième ravisseur de Cross.Des motifs humanitaires, notamment, inciteraient le ministère de la Justice à ne pas entamer de procédures judiciaires contre la jeune femme.Une telle discrétion appartient d'ailleurs au ministre Marc-André Bédard.Un jeu dangereux Plusieurs organes d'information se livrent présentement à un jeu dangereux qui consiste à risquer ici et là un nom, une description.Dans certaines salles de rédaction, l'identité de la jeune femme est mise à prix.Voilà certes une chasse aux sorcières qui a peu de rapports réels avec le vrai journalisme.Il est utile de souligner la negligence des autorités publiques dans les cas flagrants.Mais on peut trouver beaucoup plus malsain que la presse s'acharne contre une personne, alors que le ministère de la Justice, saisi de tous les aspects du dossier (y compris la valeur de la preuve), pourrait, comme il en a le droit, décider de ne pas intenter de poursuites.Au moment où l'on s'interrogeait justement sur l'identité de la mystérieuse jeune femme, le Globe and Mail de Toronto publiait samedi en page couverture un article de l'informatrice Carole Devault qui laissait planer des doutes sur la culpabilité de Mme Suzanne Lanctôt.Or l'épouse de Jacques Lanctôt n'était pas dans le FLQ et, contrairement à ce que l'article suggérait tout en subtilités, elle n'est pas la mystérieuse jeune femme qui a collaboré à la séquestration.A cet égard, les propos de Mme Carole Devault sont, à notre connaissance, calomnieux.Le journaliste William Johnson aime donner des leçons d'éthique journalistique à des confrères.Peut-être pourrait-il en profiter pour prodiguer ses précieux conseils a Mme Carole Devault (alias Jeanne Du Sablon) maintenant sa compagne.M.Bill Johnson trouve que la couverture des fuites du rapport Duchaine est très sélective (quand elle ne conclut pas hâtivement en manchette, comme son propre journal, que le fédéral est innocenté) mais lui-même n'est venu qu'une seule fois de Québec assister aux audiences de la Commission Keable pour lancer dès le lendemain dans son journal le nom d'un haut fonctionnaire péquiste qu'il pouvait stigmatiser comme membre du FLQ.Bel \u2022 ¦ ) i « » \u2022 \u2022 \u2022 « \u2022 \u2022 i : .t i } i En 1958, le gouvernement Diè-fenbaker gela le budget de la défense à S 1.7 milliard, ce qui eut pour effet d'assécher la majeure partie (les contrats et subventions en ce domaine.L'année suivante.John Diefen-baker ordonnait qu'on mette la hache dans le programme du CF-105, le fameux «Arrow» supersonique dont on espérait beaucoup mais on n'avait plus la patience, ou les fonds requis, pour le conduire a bonne fin sur les marchés internationaux.Eh miettes, ce projet d'avant-garde, qui avait coule jusque-là près de $100 millions de dollars de l'époque.«Au cours de la décennie suivante, on vit les forces armées et les industries militaires du Canada complètement démoralisées.Les industries militaires' disparurent presque entièrement, à l'exception de celles qui travaillaient pour les USA diî*.rant la guerre du Vietnam.Le£?armées canadiennes n'achetaient guère plus d'équipement neuf el leurs effect its.se retrouvèrent inférieurs à ceux d^, la police de New York.» Bull, qui avait intéresse de jeunes savants cl ingénieurs américains aux travaux de CARDF.sur la foi de promesse'** gouvernementales, devait main»\" tenant passer presque tout son temps a leur remonter le moral Il protesta, en vain, et s'attira l'inimitié de la capitale.Bref, il démissionna au début de 19(iî.mais qui.dans ces milieux, allait se soucier de la démission d'un génie, fut-il authentique, s'il m suit pas la ligne établie?Sa demission, toutefois, devait ouvrir la voie à une aventure nouvelle, sortir la recherche du laboratoire pour l'éprouver sur un champ beaucoup plus vaste.Le projet HARP (High Altitude Research Program) venait de naître à partir d'une idée élaborée à CARDE: l'utilisation de gros canons pour sonder les mystères de T ionosphere, avec-la collaborât ion active de l'armée américaine, de McGill et.ultérieurement, du Canada.LUNDI: Le projet HARP ¦ ?¦ i ?i i i l I t t » l i i i i i i î \u2022 î i i i i exemple de couverture sélective.La prévision de la crise La dernière question en suspens concerne la prevision de la Crise.Le rapport Duchaine conclut que les événements n'ont pas ete téléguidés.Il utilise l'argument de la vraisemblance, à partir de l'examen des faits.Mais soulignons qu'il manque des pieces au dossier; les documents fédéraux et surtout ceux de la GRC.La conclusion de Me Duchaine ne peut être endossée que de prime abord, jusqu'à ce qu'on ait une vue complète.Divers renseignements des corps policiers ainsi que des informateurs de la police de Montréal (à la périphérie et non au centre du noyau felquiste) rendaient cependant la crise prévisible sur papier.En pratique, les corps policiers ont été désemparés et ce n'est qu'après coup que certains hommes politiques auraient utilise les événements à leurs fins.Il serait intéressant aussi de savoir si les corps policiers seraient aujourd'hui capables de maîtriser une telle crise, voire de faire de la prévention, ou s'ils seraient aussi pris de court et mal coordonnés qu'en 1970.i l « l i ! i I : i - i : A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 OCTOBRE 1980 La projection dans les salles de cinéma du film sur l'affaire Coffin a suscité bien des commentaires et des réflexions.LA PRESSE présente aujourd'hui à ses lecteurs le fruit des réflexions et les observations de deux personnes bien; placées pour se prononcer sur une affaire de cette complexité: le juge en chef de la Cour supérieure, qui s'exprime à titre purement personnel, Jules Deschênes, et Me Paul Miquelon, qui avait été le procureur de la Couronne dans cette affaire.Cinéma et justice M |«ig« J«l«» DESCHÊNES SU Cordelia Viau, Samuel ^ Parslow et Wilbert Coffin: to«us trois exécutés pour meurtre, les deux premiers à la fin du siècle dernier, le troisième il y a vipgt-einq ans.Ces ombres malheureuses, nos cihéastes se devaient un jour de lejj conjurer, à la suite d'écrivains qui les avaient à leur tour évoquées.Ainsi venons-nous d'assister tour à tour à la projection de deux récentes oeuvres cinématographiques: Cordelia, un film de Jean Beaudin inspiré du récit de Pauline Cadieux: La lampe dans la fenêtre et L'affaire Coffin, un film de Jean-Claude Labrecque visiblement inspiré du pamphlet de Jacques Hébert: J'accuse les assassins de Coffin.Dans les deux cas, on ne saurait nier l'influence de l'écrivain sur l'oeuvre filmée.Pauline Cadieux apparaît sur la couverture de son livre, photographiée avec le producteur Jacques Gagné en plein tournage.Pour sa part Jacques Hébert est inscrit comme «conseiller» au générique.Mais dans les deux cas il faut reconnaître que le fim assurera à l'oeuvre écrite une diffusion inespérée et une vaste pénétration dans les masses populaires.Aussi importe-t-il de s'interroger sans délai: vu que ces deux films sont basés sur des événements réels, quelle image de la justice transmettent-ils à la population?La réponse est simple: ce cinéma agit comme un miroir déformant et donne de la justice une réflexion blessante.Q'je les auteurs, tant écrivains que cinéastes, soient profondément opposés à la peine de mort ou'qu'ils croient honnêtement à une erreur judiciaire, personne ne'leur en fera grief: ils ont droit comme chacun à leurs convie- ¦ tions personnelles.Mais un droit qu'ils n'ont pas, c'est d'infléchir la vérité des faits au gré de leurs convictions et ^d'ainsi tracer, pour le public, unjportrait calomniateur de la justice.A ce chapitre, les deux films pèt'hent gravement: par ce qu'ils montrent et, peut-être plus encore,,\" par ce qu'ils omettent.(NDLR: LA PRESSE ne reproduit ici que les remarques du juge sur l'affaire Coffin.) Cette fois-ci, la production du film a bénéficié de l'apport des deniers publics: par le truchement de la Société Radio-Canada et de l'Institut québécois du cinéma nos taxes fédérales et provinciales ont aidé à la résurrection cinématographique du drame gaspésien des années 50.La critique publique en tire donc une légitimité accrue.On se souvient de l'épisode.En juin 1953 trois chasseurs originaires de Pennsylvanie sont assassinés dans les forêts de la Gaspésie.Un prospecteur, Wilbert Coffin, est accusé et trouvé coupable de meurtre.Il sera exécuté le 10 février 1956.La justice, au sens le plus large du terme, avait suivi un cours extrêmement minutieux.Sous la présidence de l'un des juges les plus respectés de la Cour supérieure à l'épo-quÇ, le procès se déroula, comme-il se devait, devant douze juries de la région; ceux-ci étajent les seuls maîtres des faijs.L'accusé Coffin était re- présenté par trois avocats: deux de Québec, le troisième de la Gaspésie, qui se tenaient eux-mêmes en communication téléphonique avec un eminent avocat criminaliste de Toronto.Après avoir entendu 80 témoins, les jurés trouvèrent l'accusé coupable.Il n'était donc demeuré dans leur esprit aucun doute raisonnable qui eût conduit à son acquittement.Avant de libérer les jurés, le juge déclara: «.Messieurs les jurés, la Cour doit dire qu'elle endosse votre verdict.» Coffin porta sa cause en appel.Le plus haut tribunal du Québec, à l'unanimité de ses cinq membres, confirma le verdict et rejeta l'appel.Coffin demanda la permission d'en appeler à la Cour suprême du Canada.Le juge saisi de cette requête ne lui trouva pas de fondement et la rejeta.La Cour suprême refusa de réviser cette décision.Survint alors un développement sans précédent qui constituait une précaution additionnelle en faveur de Coffin: le cabinet fédéral référa le dossier de sa propre autorité à la Coursu-prême et lui demanda quel avis elle aurait donné, si l'appel de Coffin avait été permis.La Cour suprême entendit l'affaire et, par une majorité de cinq à deux, déclara qu'elle aurait rejeté l'appel et confirmé le verdict de culpabilité.Restait l'appel à la clémence de la Couronne.Le cabinet fédéral le considéra et conclut que rien ne justifiait son intervention dans le cours de la justice.La sentence reçut finalement exécution.La culpabilité de Coffin a donc été reconnue par les douze jurés, le juge présidant le procès, cinq juges de la Cour d'appel, cinq juges de la Cour suprême du Canada et les membres du Cabinet fédéral.Pourtant on n'a cessé de mettre cette culpabilité en doute et voici que?le cinéma se joint à la partie.Qu'est-ce qui explique ce battage publicitaire?Et quel fondement pos ède-t-il?Et la justice doit-elle continuer d'en souffrir?A l'époque, en 1953, deux journaux de Toronto: The Toronto Daily Star et The Toronto Evening Telegram se livraient une lutte sans merci.Le régime Du-plessis n'avait pas que des amis dans les milieux anglophones.La peine de mort suscitait des débats passionnés.Ces trois éléments conjugués trouvèrent un admirable terrain de combat dans l'affaire Coffin.C'est ainsi que, durant le procès, les deux journaux torontois rivalisaient de reportages à sensation et que, la veille de l'exécution de Coffin, un journaliste du Telegram accompagnait la mai-tresse de Coffin tandis qu'un journaliste du Star se tenait avec l'un des avocats du condamné.On verra d'ailleurs plus loin le triste résultat de cette dernière démarche.Puis en 1956 le reporter du Toronto Daily Star, John Edward Belliveau, publiait un livre: The Coffin Murder Case où il ne cachait pas sa conviction opposée à la peine de mort.Deux ans plus tard un journaliste de Montréal, Jacques Hébert, publiait Coffin était innocent.Au début des années 60, à leur tour mais à Montréal cette fois, deux journaux entrèrent en vive concurrence: La Presse et Le Nouveau Journal.C'est dans ce contexte que Jacques Hébert publiait en 1953 un second ouvrage, d'une violence inégalée: J'accuse les assassins de Coffin.Ensemble La Presse et Radio-Canada et Télé-Métropole donnaient à l'ouvrage une énorme diffusion.Le 8 janvier 1964 le gouvernement du Québec créait une commission d'enquête, sous la présidence de l'honorable juge Roger Brossard, avec mandat principal de jeter définitivement la lumière sur «la préparation et l'exposé de la preuve qui a servi dans toutes les procédures qui ont abouti à l'exécution de Wilbert Coffin».La commission d'enquête est allée au fond des choses: 144 séances publiques (aucune à huis clos), 18 avocats, 214 témoins de partout en Amérique, 436 exhibits, 16,041 pages de preuve.Le 27 novembre 1964 le juge Brossard déposait un rapport circonstancié de 693 pages.L'espace manque ici pour rapporter les dix pages où il a ramassé ses «conclusions générales» qui dégonflaient le mythe Coffin.Qu'il suffise d'en rappeler deux paragraphes.«L'ensemble de la preuve soumise à cette commission tend à confirmer \u2014 et non à contredire \u2014 le verdict du jury de Percé et les décisions de nos tribunaux à l'effet que Coffin n'était pas innocent du meurtre dont il fut accusé.Le procès Coffin n'a pas été une injustice.«L'affaire Coffin» en a été une; plusieurs personnes ont contribué à la perpétration de cette injustice.Cette affaire n'en fut pas une dont aient pu se réjouir ceux qui, par leurs qualités intellectuelles et morales s'efforcent de maintenir les traditions de dignité et de grandeur du Barreau et du journalisme d'information.» En 1964 le juge Brossard avait comparé l'affaire Coffin à une boule de neige qui grossit, en dévalant la pente, de la neige et des détritus qu'elle rencontre, et il exprimait la conviction que «l'enquête qui se termine devrait être le mur sur lequel sera venue s'effriter cette boule de neige monstrueuse et dangereuse».Le cinéaste Jean-Claude Labrecque vient de mettre cet espoir à néant.Il déclarait récemment, il est vrai, en écartant du revers de la main l'enquête Brossard: «.Il n'y a jamais eu de remise en cause du procès, ni de réouverture du dossier»).Probablement se basait-il sur les dires de son «conseiller» Jacques Hébert.En effet celui-ci avait tout aussi allègrement écarté de ses préoccupations le dossier du procès de Coffin avant de lancer ses accusations.Il s'en vante presque devant le juge Brossard en 1964.Q.«Sur les 80 témoins, il y en a un: Péclet, dont vous avez lu tout le témoignage; deux, Doyon et Synnett, dont vous avez lu des extraits, et 77 dont vous n'aviez jamais lu le témoignage, au moment de la publication de votre volume?R.Oui, parce que je n'en sentais pas le besoin; ils ne m'intéressaient pas particulièrement.» A la même époque, Jacques Hébert avait lancé sur les ondes 3r ( K Wilbert COFFIN.de la télévision de Radio-Canada: «Je pense que jamais dans l'histoire de la justice au Canada un procès n'aurait jamais été aussi mal mené, où la justice aurait été aussi bafouée à mon sens.» Devant le juge Brossard, Hébert reconnaît: Q.«Est-ce que là, c'est le procès dont vous parlez, dont vous n'aviez pas lu 77 des 80 témoins?R.C'est exactement ce procès-là.» Et voici que Jacques Hébert collabore maintenant à la réalisation d'un film qui épouse étroitement ses anciennes prétentions.Une journaliste écrivait récemment: «Si une image vaut mille mots, un film de Jean-Claude Labrecque vaut peut-être mille manuels d'histoire».Mais c'est bien là le malheur: ce film déforme l'histoire et.comme dans l'exemple de Cordelia, encore plus par ce qu'il omet que par ce qu'il montre; et même ce qu'il montre constitue, en divers endroits, pure invention de théâtre.Les exemples abonderaient; trois suffiront ici, sur des questions essentielles.1er exemple.Le verdict de culpabilité était basé sur des preuves circonstancielles.On en tire argument pour mettre en doute son bien-fondé.Or, en Cour suprême du Canada, Coffin a abandonné cet argument et a.concédé la suffisance de la preuve.Il était alors représenté par l'un de ses avocats au procès \u2014 celui que le film présente sous un jour sympathique \u2014 ainsi que par Me Arthur Maloney, de Toronto.L'honorable juge Robert Taschereau, rendant le jugement de la Cour suprême, écrit expressément: «Avec cette preuve, le jury légalement instruit, et maître des faits, pouvait raisonnablement trouver l'accusé coupable.C'est donc avec raison que devant cette Cour, le procureur de l'accusé a abandonné l'un de ses moyens d'appel, qui était à l'effet qu'il n'y avait pas de preuve suffisante pour justifier un verdict de culpabilité.» Le juge Taschereau ajoute: «Les circonstances établies ne laissaient aucune alternative au jury.Elles sont entièrement compatibles avec la culpabilité de l'accusé, et incompatibles avec toute autre conclusion rationnelle.» Le film ne parle pas de l'appel de Coffin en Cour suprême du Canada et ne dit évidemment rien de l'attitude qu'il y a prise par ses procureurs.Peut-être le cinéaste trouvait-il cela «inutile», comme il avait trouvé «inutile de souligner l'alcoolisme» de Coffin.Chose certaine, une scène montrant cet aveu de Coffin en Cour suprême aurait mal cadré avec la thèse du réalisateur du film et de son conseiller.Mais la vérité due à la justiceen réclame la mise en évidence.2e exemple.On a beaucoup glosé sur la décision de Coffin de ne pas témoigner à son procès.Les commentateurs regrettent généralement cette décision \u2014 cela est plus facile après l'événement \u2014 et ils en imputent le blâme à celui des avocats que le film représente sous un jour plutôt défavorable.Le cinéaste, ici, va plus loin: il montre une sorte de conspiration des représentants de la Couronne pour éviter le témoignage de Coffin lors de la reprise de l'enquête du coroner et il laisse le spectateur sous l'impression que c'est là la raison du silence de Coffin à son procès.La vérité est tout autre et, là-dessus, l'enquête Brossard avait pourtant fait toute la lumière: tous les intéressés, y compris les trois avocats de la défense et Me Arthur Maloney, ont apporté leur témoignage.En conclusion d'un long chapitre intitulé Pourquoi la défense s'est tue, où chacun peut lire une analyse détaillée de la preuve verbale et documentaire, le juge Brossard conclut: «Je vous fais en conséquence rapport que, dans mon humble opinion, la décision de ne pas faire entendre Coffin et de ne pas faire entendre des témoins en sa faveur ne fut pas prise contre son gré, qu'elle fut prise, au contraire, à sa connaissance et avec son acquiescement, du commun accord de tous ses défenseurs, pour des motifs sages et sérieux afférents à sa conduite et pour éviter le risque presque fatal de le faire entendre.» Néanmoins, quinze ans plus tard, le cinéma perpétue la légende et contribue ainsi à accréditer la thèse d'un déni de justice.Est-il donc si difficile d'admettre la vérité?3e exemple.Voici sans doute l'épisode le plus pénible et le moins connu.Il met en cause l'avocat sympathique que l'on voit, à l'écran, quitter en larmes ¦ la cellule de Coffin.Le matin suivant l'exécution de Coffjn, le Toronto Daily Star publiait un document qu'il qualifia de «Last Will and Testament» de Wilbert Coffin.Au mieux, c'était un pseudo-testament.Voici les faits.Le jour de l'exécution, l'avocat en question visite son client.Seul avec lui, l'avocat écrit de sa propre main un texte qui fourmille de ratures et de modifications et dont certains mots sont illisibles.L'avocat fait signer le document par Coffin, non sans avoir jugé opportun d'y insérer la phrase suivante: \u2022Allow François (c'est l'avocat) to write for public a true story of my case».Quelque temps auparavant, l'avocat s'était fait relever par son client de son secret professionnel.De retour à sa chambre d'hôtel, l'avocat attend en compagnie du journaliste Belliveau, du Toronto Star, la nouvelle de l'exécution de son client.Puis, la nouvelle venue, au milieu de la nuit il vend le «testament» de son client au Toronto Star pour la somme de $3,000.Le lendemain matin, le Star publiait le document, mais après l'avoir corrigé, trituré et expurgé.Le Star jugeait particulièrement opportun d'en rayer purement et simplement le passage cité plus haut.C'était, témoigne Belliveau, sur les instructions de l'avocat; celui-ci déclare ne pas s'en souvenir.«Tout ceci n'est guère édifiant», constatait laconiquement le juge Brossard.Pourtant il y avait là matière à une superbe scène de cinéma: mais pourquoi donc l'a-t-on négligée?Serait-ce qu'elle n'aurait pas cadré avec les sanglots de l'avocat quittant la cellule de Coffin?Trois exemples: un de commission, deux d'omission; voilà comment on manipule la vérité au profit d'une thèse après avoir décidé, la conscience légère, à quelles sources il y avait lieu exclusivement de s'abreuver.Si l'un ou l'autre film avait été un four, on aurait la consolation de saluer sa disparition du marché.Le malheur, c'est qu'ils ont été réalisés de main de maître avec des protagonistes de talent.Le public n'a pas les moyens de faire la critique interne des deux oeuvres.De plus, on lui affirme sans vergogne qu'il s'agit d'un récit «véridique».Commeut refuserait-il de croire ce qu'il voit à l'écran?De surcroît, un grand quotidien de Montréal donne l'hospitalité à la prose d'une journaliste qui écrit: «Selon lui (Jean-Claude Labrecque), l'affaire Coffin fait partie des meubles et du folklore de la province, elle exprime le malaise d'un système judiciaire passablement corrompu que personne n'a cherché à réhabiliter.» On voudrait saper la confiance du public dans ses institutions judiciaires et insulter ceux qui les président qu'on ne s'y prendrait pas autrement.Les autorités civiles et le Barreau gardent le silence.Mais les juges peuvent-ils demeurer indifférents, ces femmes et ces hommes qui consacrent leur vie exclusivement à l'honnête administration de la justice et qui ont fait serment de la servir selon les dictées de la loi et de leur conscience?Seules, les oeuvres de la justice lui portent témoignage.Elle ne prétend pas à l'infaillibilité, mais elle est en droit de réclamer le respect de la vérité.Voilà qui devait être dit.Hier une vengeance, aujourd'hui une question d'argent.?| Ma Paul MIQUELON .f'ai assisté à la premiere du filrji de l'affaire Coffin.Cachant dans quel esprit on avait conçu la production de cette {>euvre.je savais qu'on ferait en M>rte de tenter de mettre dans la iête des spectateurs que Cof-fin.aurait dû être acquitté.Je ne dirai pas que la preuve rapportée dans le film justifiait un verdict de meurtre.Seulement, ce n'était pas là toute la preuve! J'ai eu l'avantage d'occuper à chacune des séances de la cause, de plaider et devant les jurés et devant les juges de la Cour suprême.J'ai même eu l'occasion de rencontrer à Ottawa, où j'avais été convié, et le Solliciteur général du temps et le sous-ministre de la Justice.Me Gravel y était allé la semaine précédente seul ou avec son Conseil, Me Arthur Maloney de Toronto.Cette rencontre arrivait après que toutes les cours du pays eussent confirmé le verdict rendu à Percé.Lors de cette rencontre dans la capitale du pays tout le dossier a été épluché encore une fois.Toutes les fameuses «découvertes» de Me Gravel furent passées en revue.On a jugé qu'il n'y avait là rien de sérieux.Plus tard, le Cabinet fédéral a certainement fouillé tout le dossier avant de décider que la loi devait malheureusement suivre son cours.Pendant ce temps-la, à Québec, un nommé Jacques Hébert, lui, avait décidé que Coffin était innocent.Il avait même écrit deux livres sur le sujet.Il est vrai qu'au cours de l'enquête tenue ici par le juge Brossard Hébert admettait «honteusement» que jamais il s'était donné la peine de lire un mot de toute la preuve apportée au procès.Monsieur Hébert avait tout bonnement deviné tout cela, évidemment pistonné par son ami Monsieur Gravel.Dommage qu'il ne soit pas allé chercher l'opinion de Monsieur Maloney ou encore du juge Doi-ron, également au banc de la défense à Percé.Mais que Monsieur Hébert se console.Un grand juriste, et un ministre de notre gouvernement, un ministre de la Culture par surcroit, partage son opinion.En effet, le soir même, Monsieur Vaugcois proclamait tout bonnement l'innocence de Coffin, et sa grande autorité, c'était justement ce Monsieur Hébert qui ne se donne même pas la peine de lire, prenant ses renseignements chez ceux qui ont intérêt à lui raconter des «sornettes», et qui, incapables de gagner une cause en Cour tentent de la gagner sur la «place publique».D'ailleurs, il ne faut pas s'en faire.Tous ceux qui ont intérêt à voir le public s'engouffrer dans le cinéma vont crier bien fort l'innocence de Coffin.Pourquoi vous attendre à autre chose; on est là pour faire de l'argent avec le film.Celui qui joue le rôle de Coffin a emboîté le pas à la télévision anglaise de Radio-Canada.Mon excellent ami et confrère Arthur Maloney contre qui j'ai eu le plaisir de plaider la cause devant la Cour suprême a cependant été plus prudent; je l'ai entendu sur le même programme.Et il faut bien comprendre qu'un procureur n'a pas le droit de dire que son client était coupable.Le film Coffin nous aura au moins appris ce que nous soupçonnions, à savoir que l'arme de Coffin avait été enlevée par un procureur même de la défense.Il en fut question en l'absence du jury; Monsieur Gravel s'en souvient, et il se souvient peut-être d'une conversation tenue en dehors de la Cour.C'est là que je lui ai appris qu'un tel geste constituait de la complicité après le fait.De toute façon, c'est là un fait unique dans ma longue expérience, et si la preuve en avait été faite devant le jury, j'ai bien l'impression qu'il aurait «pesé» dans l'esprit des jurés.Puis, enfin, on parle beaucoup du silence de Coffin.La décision de lui conseiller de se taire est celle de la défense; ce fut là une décision dont tous les avocats en défense doivent être solidaires.Un avocat de la défense qui n'accepte pas une telle décision n'a qu'à se retirer.Monsieur Gravel peut dire ce qu'il veut aujourd'hui, son ami Monsieur Maher n'est pas là pour lui répondre.Si je voulais être indiscret, je pourrais mettre d'autres personnes en cause.Je sais ce qui s'est passé et le téléphone fonctionnait bien entre Gaspé et Toronto, n'est-ce pas Monsieur Gravel?D'ailleurs, cette décision était sage.Je n'aurais pas décidé autrement.On avait au moins là une chance d'avoir un «mistrial» Un second procès est généralement plus facile pour la défense.J'avais, certes, quelques petites questions embarrassantes pour Monsieur Coffin.Et des réponses, il n'en avait pas.Ainsi, et je termine par cela, on ne vous a pas dit un mot de la mallette trouvée chez la mère de Coffin.Les deux jeunes, en quittant leur père pour aller passer la nuit à quelque 3 milles de là, avaient apporté cette mallette qui contenait deux serviettes de toilette et une paire de «jeans».Ils avaient glissé cette mallette dans le camion qui devait les transporter à l'autre camp.Ces serviettes, les deux jeunes ne s'en sont jamais servi; ils ont été tués avant.Mais voilà que cette mallette aboutissait chez Coffin.Comment expliquer cela?Est-ce que par hasard c'était la camionnette de Coffin qui avait fait ce trajet?Est-ce que par hasard le conducteur de cette eamiennette avait ignoré la présence de cette mallette dans son camion?On sait peut-être que Coffin n'avait même pas eu la curiosité de regarder à l'intérieur quand il l'a trouvée à son retour.On ne vole pas deux serviettes, on les oublie! Dans une preuve circonstancielle, c'est souvent un petit fait comme celui-là qui fait pencher la balance.On devrait reprendre le film et y insérer cette preuve avec les commentaires et explications de nos «experts».Car, qu'on ne s'y trompe pas, le meurtrier a tué le père pour son argent, et les deux jeunes parce qu'ils le connaissaient.Quand Coffin va visiter ses claims avec son compagnon, on n'apporte pas de «carabine».Pourquoi en avoir apporté une à son dernier voyage?Quand on se laisse, le compagnon se voit remettre $20.00 pour acheter la mangeaille du lendemain; et il doit prendre Coffin chez sa mère à six heures du matin.Pourquoi Coffin part-il seul à trois heures sans prévenir?Ce sont autant de questions qui demandent des réponses.quand on en a! L'affaire Coffin serait classée si on ne s'en était pas servi pour assouvir une petite vengeance contre Duplessis.Et aujourd'hui on tente de la monnayer. A 12 MTORMAXiONS NATIONALES A I LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 OCTOBRE 1980 Texte du projet de loi sur la constitution Projet de résolution portant adresse commune à Sa Majesté la Reine concernant la Constitution du Canada Le Sénat et la Chambre des communes du Canada réunis en Parlement, considérant: que le Parlement du Royaume-Uni a modifié à plusieurs reprises la Constitution du Canada à la demande et avec le consentement de celui-ci; que.de par le statut d'Etat indépendant du Canada, il est légitime que les Canadiens aient tout pouvoir pour modifier leur Constitution au Canada; qu'il est souhaitable d'inscrin dans la Constitution du Cana da la reconnaissance de certains droits et libertés fondamentaux et d'y apporter d'autres modifications, ont résolu de présenter respectueusement à Sa Majesté la Reine l'adresse dont la teneur suit.A Sa Très Excellente Majesté la Reine, Très Gracieuse Souveraine: Nous, membres du Sénat et de la Chambre des communes du Canada réunis en Parlement, fidèles sujets de Votre Majesté, demandons respectueusement à Votre Très Gracieuse Majesté de bien vouloir faire déposer devant le Parlement du Royaume-Uni un projet de loi ainsi conçu: ANNEXE A Loi modifiant la Constitution du Canada Sa Très Excellente Majesté la Reine, considérant: qu'à la demande et avec le consentement du Canada, le Parlement du Royaume-Uni est invité à adopter une loi visant à donner effet aux dispositions énoncées ci-après et que le Sénat et la Chambre des communes du Canada réunis en Parlement ont présenté une adresse demandant à Sa Très Gracieuse Majesté de bien vouloir faire déposer devant le Parlement du Royaume-Uni un projet de loi à cette fin, sur lavis et du consentement des Lords spirituels et temporels et des Communes réunis en Parlement, et par l'autorité de celui-ii, édicté: \" 1.La Loi constitutionnelle de 1980, énoncée à l'annexe B, est ÎJâictée pour le Canada et y a force de loi.Elle entre en vigueur conformément à ses dispositions.2.Les lois adoptées par le Parlement du Royaume-Uni après Pentrée en vigueur de la Loi constitutionnelle de 1980 ne font pas partie du droit positif du Canada.3.La partie de la version française de la présente loi qui figure à l'annexe A a force de loi au Canada au même titre que la version anglaise correspondante.4.Titre abrégé de la présente loi: Loi sur le Canada.ANNEXEB Loi constitutionnelle de 1980 Partie 1 Charte canadienne des droits et libertés Garantie des droits et libertés 1.La Charte canadienne des droits et libertés garantit les droits et libertés énoncés ci-après, sous les seules réserves normalement acceptées dans une société libre et démocratique de régime parlementaire.Libertés fondamentales 2.Chacun a les libertés fondamentales suivantes: a) liberté de conscience et de religion; b) liberté de pensée, de croyance, d'opinion et d'expression, y compris la liberté de presse et des autres grands moyens d'information; c) liberté de réunion pacifique et d'association.Droits démocratiques 3.Tout citoyen canadien a le droit de vote et est eligible aux élections législatives fédérales ou provinciales; ce droit ne peut, sans motif valable, faire l'objet d'aucune distinction ou restriction.4.(1 ) Le mandat maximal de $ Chambre des communes et des assemblées législatives est tie cinq ans à compter de la date du rapport des brefs relatifs aux élections générales correspondantes.(2) Le mandat de la Chambre des communes ou celui d'une assemblée législative peut être prolongé respectivement par le Parlement ou par la législature en question au-delà de cinq ans en cas de guerre, d'invasion o'j d'insurrection, réelles ou appréhendées, pourvu que cette prolongation ne fasse pas l'objet d'une opposition exprimée par les voix de plus du tiers des députés de la Chambre des communes ou de l'assemblée législative.5.Le Parlement et les législatures tiennent une séance au moins une fois tous les douze mois.Liberté de circulation et d'établissement 6.(1) Tout citoyen canadien a le droit de demeurer au Canada, d'y entrer ou d'en sortir.(2) Tout citoyen canadien et toute personne ayant le statut de .¦J résident permanent au Canada ont le droit: a) desedéplacer dans tout le pays et d'établir leur résidence dans toute province; b) de gagner leur vie dans toute province.(3) Les droits mentionnés au paragraphe (2)sont subordonnés: a) aux lois et usages d'application générale en vigueur dans une province donnée, s'ils n'établissent entre les personnes aucune distinction fondée principalement sur la province de résidence antérieure ou actuelle; b) aux lois prévoyant de justes conditions de résidence en vue de l'obtention des services sociaux publics.Garanties juridiques 7.Chacun a droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de sa personne; il ne peut être porté atteinte à ce droit qu'en conformité avec les principes de justice fondamentale.8.Chacun a droit à la protection contre les fouilles, les perquisitions et les saisies abusives dont les motifs ne sont pas fondés sur la loi et qui ne sont pas effectuées dans les conditions que celle-ci prévoit.9.Chacun a droit à la protection contre la détention ou ou l'emprisonnement dont les motifs ne sont pas fondés sur la loi et qui ne sont pas effectués dans les conditions que celle-ci prévoit.10.Chacun a le droit, en cas d'arrestation ou de détention: a) d'être informé dans les meilleurs délais des motifs de son arrestation ou de sa détention; b) d'avoir recours sans délai à l'assistance d'un avocat; c) de faire contrôler, par habeas corpuSy la légalité de sa détention et d'obtenir, le cas échéant, sa libération.il.Tout inculpé a le droit: a) d'être informé dans les meilleurs délais de l'infraction précise qu'on lui reproche; b) d'être jugé dans un délai raisonnable; c) d'être présumé innocent tant qu'il n'est pas déclaré coupable, conformément à la loi, par un tribunal indépendant et impartial à l'issue d'un procès public et équitable; d) de ne pas être privé d'une mise en liberté assortie d'un cautionnement raisonnable, sauf pour des motifs fondés sur la loi et dans les conditions que celle-ci prévoit; e) de ne pas être déclaré coupable en raison d'une action ou d'une omission qui, au moment où elle est survenue, ne constituait pas une infraction; f) de n'être poursuivi ou puni qu'une fois pour une infraction dont il a déjà été définitivement acquitté ou déclaré coupable; g) de bénéficier de la peine la moins sévère, lorsque la peine qui sanctionne l'infraction dont il est déclaré coupable est modifiée entre le moment de la perpétration de l'infraction et celui de la sentence.12.Chacun a droit à la protection contre tous traitements ou peines cruels et inusités.13.Chacun a droit, s'il est contraint de témoigner, à ce qu'aucun témoignage incriminant qu'il donne ne soit utilisé pour l'incriminer dans d'autres procédures, sauf lors de poursuites pour parjure ou pour témoignages contradictoires.14.La partie ou le témoin qui, lors de procédures, ne comprennent pas ou ne parlent pas la langue employée ont droit à l'assistance d'un interprète.Droits à la non-discrimination 15.(1) Tous sont égaux devant la loi et ont droit à la même protection de la loi, indépendamment de toute distinction fondée sur la race, l'origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, l'âge ou le sexe.(2) Le présent article n'a pas pour effet d'interdire les lois, programmes ou activités destinés à améliorer la situation des personnes et des groupes défavorisés.Langues officielles du Canada 16.(1) Le français et l'anglais sont les langues officielles du Canada; elles ont un statut et des droits et privilèges égaux quant à leur usage dans les institutions du Parlement et du gouvernement du Canada.(2) La présente charte ne limite pas le pouvoir du Parlement et des législatures d'améliorer le statut du français et de l'anglais ou de l'une de ces langues, ou d'en développer l'usage.17.Chacun a le droit d'employer la langue officielle de son choix dans les débats et travaux du Parlement.18.Les lois, les archives, les comptes rendus et les procès-verbaux du Parlement sont imprimés et publiés en français et en anglais, le.c deux versions des lois ayant également force de loi et celles des autres documents ayant même valeur.19.Chacun a le droit d'employer la langue officielle de son -L choix dans toutes les affaires dont sont saisis les tribunaux établis par le Parlement et dans tous les actes de procédure qui en découlent.20.Chacun a, au Canada, à titre privé, droit à l'emploi de la langue officielle de son choix pour communiquer avec le siège ou l'administration centrale des institutions du Parlement ou du gouvernement du Canada ou pour en recevoir les services; il a le même droit à l'égard de tout autre bureau de ces institutions situé dans une région du Canada où il est reconnu, conformément aux modalités prévues ou autorisées par le Parlement, qu'une partie importante de la population emploie la langue qu'il a choisie.21.Les articles 16 à 20 n'ont pas pour effet, en ce qui a trait à la langue française ou anglaise ou à ces deux langues, de porter atteinte aux droits, privilèges ou obligations qui existent ou sont maintenus aux termes d'une autre disposition de la Constitution du Canada.22.Les articles 16 à 20 n'ont pas pour effet de porter atteinte aux droits et privilèges, antérieurs ou postérieurs à l'entrée en vigueur de la présente charte et découlant de la loi ou de la coutume, des langues autres que le français ou l'anglais.Droits à l'instruction dans la langue de la minorité 23.(1) Les citoyens canadiens dont la première langue apprise et encore comprise est celle de la minorité francophone ou anglophone de leur province de résidence ont le droit de faire instruire leurs enfants, aux niveaux primaire et secondaire, dans la langue de la minorité dans toute région de la province où le nombre des enfants de ces citoyens justifie la mise sur pied, au moyen de fonds publics, d'installations d'enseignement dans cette langue.(2) Le citoyen canadien qui 1 change de résidence d'une province à une autre a le droit de faire instruire ses enfants, aux niveaux primaire et secondaire, dans la langue, française ou anglaise, dans laquelle l'un de ses enfants recevait son instruction dans la province, dans toute région de sa nouvelle province de résidence où le nombre d'enfants de citoyens jouissant d'un droit reconnu au présent article justifie la mise sur pied, au moyen de fonds publics, d'installations d'enseignement dans cette langue.Droits et libertés non expressément visés 24.La présente charte ne nie pas l'existence des droits et libertés qu'elle ne garantit pas expressément et qui existent au Canada, notamment les droits et libertés des peuples autochtones du Canada.Dispositions générales 25.La présente charte rend inopérantes les dispositions incompatibles de toute autre règle de droit.26.A l'exception de l'article 13, les dispositions de la présenté charte ne portent pas atteinte aux lois sur l'admissibilité de la preuve en justice, ni aux pouvoirs du Parlement et des législatures de légiférer en cette matière.27.Dans la présente charte, les dispositions qui visent les provinces, leur législature ou leur assemblée législative visent également le territoire du Yukon, les territoires du Nord-Ouest ou leurs autorités législatives compétentes.28.La présente charte n'élargit pas les compétences législatives de quelque organisme ou autorité que ce soit.Application de la charte 29.(1): La présente charte s'applique: a) au Parlement et au gouvernement du Canada, ainsi qu'à tous les domaines relevant du Parlement, y compris ceux qui concernent le territoire du Yukon et les territoires du Nord-Ouest; b) à la législature et au gouvernement de chaque province, ainsi qu'à tous les domaines relevant de cette législature.(2) Par dérogation au paragraphe (1), l'article 15 ne s'applique que trois après l'entrée en vigueur, exception faite de la partie V, de la présente loi.Titre 30.Titre de la présente partie Charte canadienne des droits et libertés.Partie II Péréquation et inégalités régionales 31.(1) Sous réserve des compétences législatives du Parlement et des législatures et de leur droit de les exercer, le Parlement et les législatures, ainsi que les gouvernements fédéral et provinciaux, s'engagent à: a) promouvoir l'égalité des chances de tous les Canadiens dans la recherche de leur bien-être; b) favoriser le développement économique pour réduire l'inégalité des chances; c) fournir à tous les Canadiens, à un niveau de qualité acceptable, les services publics essentiels.(2) Le Parlement et le gouvernement du Canada s'engagent à prendre les dispositions propres à mettre les provinces en mesure d'assurer les services publics essentiels visés à l'alinéa (l)c) sans qu'elles aient à imposer un fardeau fiscal excessif.Partie III Conférences constitutionnelles 32.Avant l'entrée en vigueur de la partie V, le premier ministre du Canada convoque au moins une fois par an une conférence constitutionnelle réunissant les premiers ministres provinciaux et lui-même, sauf si la majorité d'entre eux décide de ne pas la tenir une année donnée.Partie IV Procédure provisoire de modification et règles de remplacement 33.Avant rentrée en vigueur de la partie V, la Constitution du Canada peut être modifiée par proclamation du gouverneur général sous le grand sceau du Canada, autorisée par des résolutions du Sénat et de la Chambre des communes et par l'assemblée législative ou le gouvernement de toutes les provinces.34.Avant l'entrée en vigueur de la partie V, les dispositions de la Constitution du Canada applicables à certaines provinces seulement peuvent être modifiées par proclamation du gouverneur général sous le grand sceau du Canada, autorisée par des résolutions du Sénat et de la Chambre des communes et par l'assemblée législative ou le gouvernement de chaque province à laquelle la modification s'applique.35.(1) L'initiative des procédures de modification visées aux articles 33 et 34 appartient au Sénat, à la Chambre des communes, à l'assemblée législative d'une province ou au gouvernement de celle-ci.(2) La résolution adoptée ou l'autorisation donnée, dans le cadre de la présente partie, peut être révoquée à tout moment avant la date de la proclamation qu'elle autorise.36.Les articles 33 et 34 ne s'appliquent pas aux cas de modification constitutionnelle pour lesquels une procédure différente est prévue par une autre disposition de la Constitution du Canada.La procédure visée à l'article 33 s'impose toutefois, pour modifier la Charte canadienne des droits et libertés, ainsi que les dispositions relatives à la modification de la Constitution, y compris le présent article; cette procédure peut également servir à toute codification ou révision générales de la Constitution.37.La partie V entre en vigueur à la première des dates suivantes: a) avec ou sans modification, à la date fixée par proclamation prise conformément à la procédure visée à l'article 33; b) deux ans après l'entrée en vigueur, exception faite de la partie V, de la présente loi.Il demeure entendu que, si la tenue d'un référendum s'impose conformément au paragraphe 39 (3), la partie V entre en vigueur conformément à l'article 39.38.(1) Les gouvernements ou assemblées législatives d'au moins huit provinces dont la population confondue représente, selon le recensement général le plus récent à l'époque, au moins quatre-vingts pour cent de la population de toutes les provinces peuvent présenter une proposition commune en vue de remplacer la procédure prévue à l'alinéa 41 (l)b).(2) Chaque province concernée peut déposer le texte de la proposition visée au paragraphe (1) auprès du directeur général des élections du Canada dans les deux ans suivant l'entrée en vigueur, exception faite de la partie V, de la présente loi, étant entendu qu'elle peut retirer le texte au cours de cette période.(3) Dans les cas où, deux ans après l'entrée en vigueur, exception faite de la partie V, de la présente loi, au moins huit provinces remplissant les conditions démographiques visées au paragraphe (1) n'ont pas retiré leur texte, le gouvernement du Canada fait tenir, dans les deux années suivant l'échéance des deux ans, un référendum pour déterminer laquelle des procédures suivantes sera adoptée: a) celle qui est prévue à l'alinéa 41 (l)b) ou l'éventuelle procédure de remplacement proposée par le gouvernement du Canada après dépôt de son texte auprès du directeur général des élections au moins quatre-vingt-dix jours avant la date du référendum; b) celle qui fait l'objet de la proposition des provinces.39.Dans les six mois suivant la date du référendum, une proclamation sous le grand sceau du Canada est prise en vue de faire entrer en vigueur la partie V, éventuellement modifiée dans la mesure nécessaire pour incorporer la proposition approuvée par la majorité des votants et pour intégrer les autres aménagements justifiés qui en découlent.40.(1) Sous réserve du paragraphe (2), le Parlement peut légiférer pour réglementer la tenue du référendum visé au paragraphe 38 (3).(2) Tout citoyen canadien a le droit de vote à l'occasion du référendum visé au paragraphe 38 (3).Ce droit ne peut, sans motif valable, faire l'objet d'aucune distinction ou restriction.Partie V Procédure de modification de la constitution du Canada 41.(1) La Constitution du Canada peut être modifiée par proclamation du gouvernement général sous le grand sceau du Canada, autorisée: a) par des résolutions du Sénat et de la Chambre des communes; b) par des résolutions des assemblées législatives d'une majorité des provinces; cette majorité doit comprendre: (1) chaque province dont la population, avant la date de cette proclamation, représentait, selon un recensement général antérieur quelconque, au moins vingt-cinq pour cent de la population du Canada, (ii) au moins deux des provinces de l'Atlantique dont la population confondue représente, selon le recensement général le plus récent à l'époque, au moins cinquante pour cent de la population de l'ensemble de ces provinces, (iii) au moins deux des provinces de l'Ouest dont la population confondue représente, selon le recensement général le plus récent à l'époque, au moins cinquante pour cent de la population de l'ensemble de ces provinces.(2) Les définitions qui suivent s'appliquent au présent article, «provinces de l'Atlantique» Les provinces de la Nouvelle-Ecosse, du Nouveau-Brunswick, de l'Ile-du-Prince-Edouard et de Terre-Neuve, «provinces de l'Ouest» Les provinces du Manitoba, de la Colombie-Britannique, de la Saskatchewan et de PAlberta.42.(1) La Constitution du Canada peut être modifiée par proclamation du gouverneur général sous le grand sceau du Canada, autorisée par un référendum tenu dans tout le pays conformément au paragraphe (2) et lors duquel la modification a été approuvée: a) d'une part, à la majorité des votants; b) d'autre part, à la majorité des votants de chacune des provinces dont les résolutions de leurs assemblées législatives suffiraient, avec les résolutions du Sénat et de la Chambre des communes, à autoriser la proclamation mentionnée au paragraphe 41 (1).(2) L'ordre de tenue d'un référendum mentionné au paragraphe (1) est donné par proclamation du gouverneur général sous le grand sceau du Canada, autorisée par les résolutions du Sénat et de la Chambre des communes.43.Les dispositions de la Constitution du Canada applicables à certaines provinces seulement peuvent être modifiées par proclamation du gouverneur général sous le grand sceau du Canada, autorisée par des résolutions du Sénat, de la Chambre des communes et de l'assemblée législative de chaque province à laquelle la modification s'applique.44.La Constitution du Canada peut être modifiée par proclamation, dans le cadre du paragraphe 41 (1) ou de l'article 43, sans une résolution du Sénat autorisant la proclamation, lorsque, dans un délai de quatre-vingt-dix jours suivant l'adoption par la Chambre des communes d'une résolution à cet effet, le Sénat n'a pas adopté une telle résolution et si, après l'expiration de ce délai, la Chambre des communes adopte de nouveau la résolution.Dans la computation du délai ne sont pas comptés les jours pendant lesquels le Parlement est prorogé ou dissous.45.(1) L'initiative des procédures de modification visées au paragraphe 11 (1) et à l'article 43 appartient au Sénat, à la Chambre des communes ou à l'assemblée législative d'une province.(2) La résolution adoptée dans le cadre de la présente partie peut être révoquée à tout moment avant la date de la proclamation qu'elle autorise.46.(1) Le Parlement peut, sous réserve du paragraphe (2), légiférer pour réglementer la tenue du référendum visé à l'article 42.(2) Tout citoyen canadien a le droit de vote lors du référendum visé à l'article 42; ce droit ne peut, sans motif valable, faire l'objet d'aucune distinction ou restriction.47.Les articles 41, 42 ou 43 ne s'appliquent pas aux cas de modification constitutionnelle pour lesquels une procédure différente est prévue par une autre disposition de la Constitution du Canada.La procédure visée aux articles 41 ou 42 s'impose toutefois pour modifier les dispositions relatives à la modification de la Constitution, y compris le présent article; la procédure visée à l'article 41 peut également servir à toute codification ou révision générales de la Constitution.48.Sous réserve de l'article 50, le Parlement a compétence exclusive pour modifier les dispositions de la Constitution du Canada relatives au pouvoir exécutif fédéral, au Sénat et à la Chambre des communes.49.Sous réserve de l'article 50, la législature de chaque province a compétence exclusive pour modifier la constitution de celle-ci.50.Toute modification de la Constitution du Canada portant sur les questions suivantes se fait selon la procédure visée aux articles-11 ou 42: f a) les fonctions de la Reine, celles du gouverneur général et celles des lieutenants-gouverneurs: b) la Charte canadienne des droits et libertés: c) les engagements énoncés, en matière de péréquation et d'inégalités régionales, à l'article 31; d) les pouvoirs du Sénat; e) le nombre de sénateurs représentant chaque province au Sénat et les conditions de résidence qu'ils doivent remplir; /) le droit d'une province d'avoir à la Chambre des communes un nombre de députés au moins égal à celui de ses sénateurs; g) les principes de la représentation proportionnelle des provinces à la Chambre des communes prévus par la Constitution du Canada.51.La rubrique 1 de l'article 91 et la rubrique 1 de l'article 92sde la Loi constitutionnelle de 1867 (antérieurement désignée sous le titre: Acte de l'Amérique du Nord Britannique.1867), l'Acte de VAmérique du Nord Britannique (no 2), 194.9, mentionné au no 21 de 1annexe I de la présente loi, et les parties III et IV de la présente loi sont abrogés.Partie VI Dispositions générales 52.(1) La Constitution du Canada comprend: a) la Loi sur le Canada; b) les textes législatifs et les décrets figurant à l'annexe I; c) les modifications aux textes législatifs et aux décrets mentionnés aux alinéasa) ou b).(2) La Constitution du Canada ne peut être modifiée que conformément aux pouvoirs conférés par elle.53.(1) Les textes législatifs énumérés à la colonne I de l'annexe I sont abrogés ou modifiés dans la mesure indiquée à la colonne II.Sauf abrogation, ils restent en vigueur en tant que lois du Canada sous les titres mentionnés à la colonne III.(2) Toute loi, sauf la Loi sur le Canada, qui fait mention d'une loi figurant à l'annexe I par le titre indiqué à la colonne I est modifiée par substitution à ce titre du titre correspondant mentionné à la colonne III; tout Acte de l'Amérique du Nord Britannique non mentionné à l'annexe I peut être cité sous le titre de Loi constitutionnelle suivi de l'indication de l'année de son adoption et éventuellement de son numéro.54.Le ministre de la Justice du Canada est chargé de rédiger, dans les meilleurs délais, la version française des parties de la Constitution du Canada qui figurent à l'annexe I; toute partie suffisamment importante est, dès qu'elle est prête, déposée pour adoption par proclamation du gouverneur général sous le grand sceau du Canada, conformément à la procédure applicable à l'époque à la modification des dispositions constitutionnelles qu'elle contient.55.Les versions française et anglaise des parties de la Constitution du Canada adoptées dans ces deux langues ont également force de loi.En outre, ont également force de loi, dès l'adoption, dans le cadre de l'article 54, d'une partie de la version française de la Constitution, cette partie et la version anglaise correspondante.56.Les versions française et anglaise de la présente loi ont également force de loi.57.Sous réserve de l'article 58, la présente loi entre en vigueur au jour fixé par proclamation du gouverneur général sous le grand sceau du Canada.58.La partie V entre en vigueur dans les conditions prévues à la partie IV.59.Titre de la présente annexe: Loi constitutionnelle de 1980; titre commun des lois constitutionnelles de 1867 à 1975 (no 2) et de la présente loi: Lois constitutionnelles de 1867 à 1980.* MONTRÉAL, SAMEDI 4 OCTOBRE 1980 A 13 Du 4 octobre 1980 au 11 octobre 1980 inclusivement Choix de dictionnaires en solde de 15%à20^i DICTIONNAIRES Webster's sans index Webster's avec index Harrap's vol.# 1 Harrap's vol.# 2 Harrap's vol.# 3 Harrap's vol.#4 Harrap's Shorter Micro-Robert Petit Robert # 1 Petit Robert # 2 Robert & Collins Synonymes et antonymes «Dupuis» De poche Larousse De poche franc-espagnol Apollo Jupiter moderne Petit Larousse illustré Petit Larousse couleur Pluri Larousse des débutants Plus petit Larousse Français de poche Synonymes Genouvrier Difficultés de la langue française Lexis Mots croisés Synonymes de poche Larousse médical |70\tRABAIS PRIX\tPRIX REG.\tPILON $12.95\t$1095 $13.95\t$1195 $47.50\t$3795 $47.50\t$3795 $47.50\t$3795 $47.50\t$3795 $22.95\t$1995 $15.95\t$1355 $44.95\t$38\" $54.95\t$4395 $22.95\t$183* $14.95\t$l27o $5.50\t$440 $5.50\t$440 $9.65\t$820 $23.00\t$1840 $28.00\t$2195 $76.50\t$6495 $29.95\t$2545 $16.80\t$1425 $6.45\t$545 $5.95\t$545 $24.60\t$1 Ç68 $24.60\t$1968 $45.00\t$3595 $28.45\t$22\" $9.65\t$770 $64.00\t$4995 r réduites de oa 35a^ F LAMPES # 94-308C Dal-1 Dal-5 S-26 S - 27 Lampe collège #94-151 # 1067 Lampe clampette #9109 Lampe collège - tube et base en métal PRIX RÊG.$23.95 $58.50 $57.00 $40.26 $26.73 $46.95 $34.95 $27.34 $27.50 $59.95 $51.65 $65.00 $86.00 $26.50 $29.00 $19.98 $19.98 $42.00 $67.50 $15.55 $21.95 «sic s Toutes nos lamp f PARKER Sous le signe de la distinction un nom qui a ses lettres.Stylos «Parker» en vente à 257< O de rabais STYLOS «PARKER» A bille «Jotter» =r 31251 pour base $4.98 A bille «Jotter» #31331 $4.98 A bille «Jotter» #33251 pour base $3.98 Stylo à mine ~ 37831 -Cartridge Pencil » $4.98 A bille rechargeable #45921 - assortis $5.98 PRIX PILON 74 Avec courroie #46801 $5.98 *3 $374 $2\" 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FNE.Lors de ces récents attentats visant des institutions juives (école, crèche, synagogues et le mémorial du martyr juif inconnu), on n'avait déploré aucune victime.Mais, hier soir, au moment où le grand rabbin Williams, d'origine britannique, lisait la prière des morts, une voiture piégée a explosé devant la synagogue du I6ème arrondissement de Paris, située rue Copernic.Selon de premières informations, il est vraisemblable que les victimes de cet attentat soient non pas des juifs, mais des passants.D'après Jean-Pierre Bloch, président de la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA), l'explosion a été prématurée, ce qui a évité un véritable carnage car l'office religieux, assisté par plus de 300 personnes, devait se terminer une deni-heure après l'explosion.La violence de la déflagration a été telle que les cinq immeubles les plus proches ont toutes leurs fenêtres détruites et que de nombreuses voitures ont été ou carbonisées ou renversées.L'explosion a eu des effets jusqu'à 150 mètres de la synagogue.Dès l'annonce de l'attentat, le premier ministre, M.Raymond Barre, a décidé d'écourter la visite qu'il effectuait à Lyon et de regagner Paris.Le président Giscard d'Estaing, «après avoir exprimé sa très profonde émotion et son indignation», a demandé «une action exemplaire de la police».Pour sa part, le ministre de l'Intérieur, M.Bonnet, a déclaré qu'il demandait à sa police de mettre le plus vite hors d'état de nuire les coupables «afin d'éviter l'escalade».D'ailleurs, l'enquête policière est dirigée personnellement par le directeur de la Police judiciaire parisienne, M.Guyot.Dans la communauté juive, c'est la colère.Parmi les centaines de jeunes juifs accourus immédiatement sur place, on parle un langage précis: celui, séculaire, de la loi du talion.Si, sur place, le rabbin Williams fait part de son émotion: «Français, ce qui vient de se passer est honteux pour la France», le grand rabbin Jacob Kaplan a demandé à la communauté juive française de «garder son calme».Cet attentat, survenant après celui de Munich, confirme qu'une vague de terrorisme d'extrême-droite est en train de balayer l'Europe.Iran-Irak: guerre des communiqués d'après AFP, Reuter, UPI, PA Tandis que, sur le plan diplomatique, les autorités iraniennes mettaient en cause certains pays arabes, accusant ainsi «Bahreïn, le Koweit, les Emirats Arabes Unis, la Jordanie, l'Egypte et l'Arabie Saoudite d'accorder une aide militaire, économique et logistique à l'Irak», Téhéran et Bagdad se sont livrés, hier, à une véritable guerre de communiqués.Notamment à propos de la ville iranienne de Khorram char, sur lei Chattel-Arab.Ainsi Bagdad a affirmé que ses forces ont pris le contrôle de la ville, atteignant de ce fait les objectifs qu'elles s'étaient fixées le long d'un front de 480 kilomètres.«Il n'y a plus trace d'un seul soldat iranien à Khorramchar» a précisé Radio-Bagdad.«La ville est sous un ferme contrôle irakien.» Radio-Bagdad a qualifié d'hallucinations les affirmations iraniennes selon lesquelles l'armée iranienne serait en train d'écraser les forces irakiennes dans cette ville.«Les quelques soi-disant Gardiens de la Révolution qui se trouvent encore à Khor- ramchar sont pourchassés et débusqués.» Par contre, l'agence officielle iranienne PARS a affirmé que les soldats irakiens s'étaient retirés de la ville après avoir abandonné chars et matériels militaires bien que «le bâtiment des douanes et d'autres quartiers de la ville mis à feu par les Irakiens brûlaient».De plus, selon Téhéran, la ville frontalière de Man-ran a été reprise, ce que Bagdad dément.Par ailleur, Radio-Téhéran a appelé les Kurdes à se révolter, répliquant ainsi à l'appel à la révolte lancé aux «frères» arabes du Khouzistan parles Irakiens.Par ailleurs, à Téhéran, lors des prières du vendredi, de véritables accusations assorties de menaces ont été lancées par les ayatollahs contre un certain nombre de pays arabes.À Tokyo, les autorités japonaises ont catégoriquement démenties les accusations irakiennes selon lesquelles le Japon avait livré des armes à l'Iran.Au Caire, le président Sadate a offert à Washington de défendre l'Arabie Saoudite à partir du territoire égyptien.la La guerre surprise déclenchée par l'Irak contre l'Iran approche de sa 3e semaine, et jusqu'ici rien n'indique une fin prochaine des hostilités.C'est dire que la surprise première n'a pas tardé à s'épuiser mit les sables chauds du Khouzistan (Arabistan, pour Bagdad), au milieu des carcasses de chars, des épaves de Migs et de Phantoms, des débris d'installations pétrolières et des cadavres.JOONEED KHAN i A la «guerre-éclair» voulue par Bagdad, qui propose maintenant une «trêve-éclair» voire un «cessez-le-feu unilatéral», Téhéran, agressé, a décidé d'opposer la résistance prolongée, refusant toute discussion «tant que l'Irak violera notre souveraineté».Pour braucoup d'observateurs, il incombe maintenant aux forces irakiennes de «tenir» les positions avancées qu'elles occupent en territoire iranien et, à moins d'une victoire rapide, Bagdad perdra toute crédibilité en tant que champion de la cause arabe.Saddam Hussein y laissera peut-être sa tète, ajoutent-ils.Les raisons et, surtout, les intérêts précis qui ont poussé le président irakien «aux ambitions planétaires» à se lancer ainsi à l'assaut de l'Iran des ayatollahs restent aussi obscurs qu'au début des hostilités.Et compte tenu de l'étroite rivalité entre les deux superpuissances dans cette région stratégique, tout est encore possible, y compris le pire, malgré les protestations de neutralité de part et d'autre.Mais s'il est encore trop tôt pour tirer le bilan du conflit, deux semaines de destruction mutuelle (estimée à plus de $20 milliards par le journal libanais An-Nahar) permettent de dégager une série de constations susceptibles d'éclairer les dessous de cette guerre aussi étrange qu'inattendue.«Le 3e larron» Comme l'affirmait mardi le président soviétique Léonide Brejnev à son homologue indien Sanjiva Reddy, au Kremlin, «ni l'Irak ni l'Iran ne gagneront quoi que ce soit du sang versé et du torpillage de leurs économies respectives, mais c'est le 3e larron, à qui les intérêts des peuples de cette région sont étrangers, qui en profitera».Outre la conclusion évidente Plusieurs voitures ont été démolies et carbonisées vont une synagogue parisienne.téléphoto PA par l'explosion d'une puissante bombe de- Pologne: succès de la grève d'avertissement VARSOVIE (d'après AFP) \u2014 Les ouvriers polonais ont effectué hier une démonstration de force sans précédent dans un pays communiste en répondant massivement au mot d'ordre de grève d'avertissement d'une heure lancé par le syndicat indépendant «Solidarité» de Gdansk.La grève a en effet été largement suivie dans toute la Pologne, sans provoquer aucun incident.Elle avait été organisée, à la veille de la réunion du plenum du comité central, pour protester contre le retard des autorités à appliquer l'ensemble des accords conclus, fin août et début septembre, avec les comités de grèves de Gdansk, Szczecin et Jastrzebie.Les doléances des fondateurs portent notamment sur les augmentations de salaires et sur leurs difficultés d'accès aux organies de presse.Les hausses de salaires auraient dû, selon l'accord de Gdansk, être accordées à tous les travailleurs polonais en date du 30 septembre.Dans les ports de la Baltique qui avaient été en août à la pointe des revendications ouvrières, la grève a été pratiquement suivie à cent pour cent.Dans les autres régions du pays, un nombre limité d'entreprises, et à l'intérieur de chacune d'elles, un seul atelier, avaient été désignées pour cesser effectivement le travail, de façon à limiter au maximum les perturbations économiques.A Varsovie, les autobus et les taxis se sont arrêtés pendant une heure et, dans la banlieue industrielle, les ouvriers ont sorti des pancartes réclamant le «respect des accords».Les organisateurs de la grève ont déclaré que le mouvement avait dépassé leurs espérances.Au chantier Lénine de Gdansk, le chef de file des syndiqués, Lech Walesa, a déclaré: «Notre organisation a passé son examen.Nous avons montré que nous savons commencer et finir éclair que déjà, la demande sur les produits de l'ensemble des pays industrialisés, armements et installations économiques (y compris de l'Union soviétique et des pays de l'Est) augmentera de plus de $20 milliards, cette guerre profite d'abord à l'Alliance de Camp David (Etats-Unis, Israël et Egypte).Deux adversaires clés des Accords de Camp David, en l'occurrence l'Irak et l'Iran, se sont en effet mis mutuellement hors de combat, enlevant du même coup toute menace de guerre réelle du «Front de la fermeté» contre Israël pour au moins quatre ou cinq ans.La présomption de voir la main de Washington derrière l'offensive irakienne se renforce quand on y ajoute l'amorce de normalisation depuis la chute du chah entre Bagdad et Washington (qui sont sans relations diplomatiques depuis la Guerre israélo-arabe de 1967); la présence d'une forte section d'intérêts américains de 14 diplomates à Bagdad; les échanges commerciaux de plus de $1 milliard entre les deux pays en 1979; le rêve de l'Irak de remplacer l'Iran comme «gendarme du Golfe»; et le rêve avoué d'un très grand nombre d'Américains, surtout en cette période préélectorale, de taper sur les ayatollahs qui défient depuis une grève.Revenons maintenant au travail et rattrapons ce qui a été perdu.Nous avons montré que nous existons et que nous ne nous laissons pas faire.» Un peu plus tard, M.Walesa a indiqué qu'il était prêt à reprendre les pourparlers avec le gouvernement, notamment avec le vice-premier ministre Jagielski.«Avec ces gens-là, il y a encore \u2022 des possibilités de s'entendre,» a-t-il dit.Une, nouvelle rencontre avec M.Jagielski pourrait avoir lieu dans le courant de la semaine prochaine, pense-t-on dans l'entourage de M.Walesa.La discipline des ouvriers a été soulignée par la radio nationale, qui a consacré la plus grande partie de son bulletin d'informations de la mi-journée à la grève.La radio officielle a souligné que la grève se traduirait par une perte économique pour le pays, mais a évité de prendre à partie les grévistes.Les correspondants de province ont fait état d'interruptions de travail dans pratiquement toutes les régions du pays, soulignant toutefois que les services essentiels avaient été maintenus.La lutte s'annonce serrée au Portugal LISBONNE, (d'après AFP) \u2014 Les Portugais vont aux urnes dimanche pour élire une assemblée législative de 250 députés.Le scrutin, le quatrième depuis la «révolution des oeillets», promet d'être le plus serré depuis que de jeunes capitaines ont mis fin en avril 1974 à Tune des plus anciennes dictatures d'Europe.La campagne électorale a pris fin à minuit hier soir.Toute propagande électorale est désormais interdite et les journaux d'aujourd'hui ne peuvent même pas rendre compte des dernières assemblées politiques de la veille.Les deux principales formations qui s'affrontent dans ce scrutin de liste sont l'Alliance démocratique, au pouvoir depuis décembre 1979, dirigée par M.Francisco Sa Carneiro, et le Front républicain et socialiste, dirigé par M.Mario Soares, chef du parti socialiste.L'Alliance démocratique, qui détenait 128 députés dans le der- nier parlement, est formée du Parti social-démocrate de M.Sa Carneiro, du Centre démocratique et social et du Parti populaire monarchique.Le Front républicain et socialiste, qui détenait 74 députés, est formé du Parti socialiste, de l'Association scale démocrate indépendante et de l'Union de la gauche démocrate et socialiste.Au troisième rang des 10 autres listes vient l'Alliance Peuple Uni, 17 députés, formée du parti communiste de M.Alvaro Cun-hal et du Mouvement démocratique portugais.La campagne a tourné autour de la défense de la démocratie et des «conquêtes d'avril».Elle a été en général calme, à l'exception d'incidents mineurs.Le scrutin de dimanche sera suivi en décembre prochain d'une élection présidentielle dans laquelle le président Antonio Ramalho Eanes, appuyé par les socialistes, sera opposé au général Antonio Soares Carneiro, soutenu par l'Alliance démocratique.LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 OCTOBRE 1980 DÉPÊCHES LA JUNTE militaire argentine a désigné hier le général Roberto Viola, ancien commandant en chef de l'armée, pour succéder au président Jorge Rafael Vide-la.Agé de 5(i ans, le général Viola entrera en fonction le 29 mars 1981 pour une durée de trois ans.La désignation du successeur de Videla, qui devait être faite lundi dernier, a été retardée en raison de laborieuses tractations au sein de la junte.Celle-ci est au pouvoir depuis 1976, alors qu'un coup d'Etat militaire a renversé le gouvernement d'Isabel Peron.SIMON MALLE Y, directeur de la revue «Afrique-Asie», publiée à Paris et consacrée au Tiers monde, a été expulsé de France et a quitté hier le territoire français pour les Etats-Unis.D'origine égyptienne, M.Malley séjournait en France depuis 11 ans et bénéficiait de permis de séjour renouvelables tous les trois mois.En juin dernier, ses titres de séjour et de travail lui avaient été retirés et il avait été «invité» à quitter la France, mais il avait décidé de ne pas obtempérer à l'invitation.Le ministre de l'Intérieur lui reproche d'avoir «manqué au devoir de réserve qui s'impose à tout étranger».Selon Le Monde, Paris aurait cédé aux «pressions» de divers chefs d'Etat africains.LA FUSILLADE qui a opposé pendant quatre heures, hier, un groupe de guérilleros non identifiés avec les troupes de l'armée et de la Garde nationale, aux abords de l'Institut national général Francisco Menendez, au nord-est de la capitale, a fait au moins quatorze morts et de nombreux blessés.L'échange de coups de feu a eu lieu à la suite d'une fouille effectuée par les forces de sécurité dans le centre enseignant.L'affrontement a bloqué la circulation et semé la panique parmi la population.TOUT INDIQUE que la coalition des sociaux-démocrates et des libéraux dirigée par le chancelier Helmut Schmidt sera reportée au pouvoir dans les élections législatives de dimanche en République fédérale allemande.Les derniers sondages favorisent nettement la coalition contre les chrétiens-démocrates de M.Franz Josef Strauss, dans l'opposition depuis 1969.La campagne électorale a été axée sur les personnalités en présence plutôt que sur les programmes.L'OPPOSITION, -en Haïti, par la voix de M.Sylvio Claude, chef du Parti démocrate-chrétien haïtien, a dénoncé, hier, dans un communiqué, les «persécutions» dont sont victimes certains de ses membres de la part de miliciens duvaliéristes cantonnés dans la banlieue sud de Port-au-Prince.M.Sylvio Claude souhaite néanmoins la poursuite du dialogue «constructif» entre le Parti et le ministère de l'Intérieur et de la Défense nationale, tout en soulignant que M.Jean-Claude Duvalier «perd le contrôle de ses subalternes».ENDOSSANT la requête syrienne pour l'expulsion d'Israël de l'assemblée générale de l'ONU, le ministre des Affaires étrangères d'Arabie Saoudite a préconisé une lutte totale de «centaines de millions» de chrétiens et de musulmans pour «libérer Jérusalem de l'emprise du sionisme raciste».Le prince Saud Al Fay-cal a invoqué le fait qu'Israël a ignoré les deux résolutions du Conseil de sécurité déclarant nulle et invalide la décision de faire de Jérusalem sa capitale.la plus d'un an la toute-puissance des Etats-Unis.Du coup, le «point chaud» du Moyen-Orient s'est déplacé de la Méditerranée orientale vers le Golfe.Israël et l'Egypte soulignent d'une même voix la menace de «l'hégémonisme iranien».Bagdad parle de «libérer les territoires arabes occupés par l'Iran».Washington, et Moscou, évoquent la nécessité de navigation dans le détroit d'Ormuz.Yasser Arafat, le grand oublié, invite les organisations palestiniennes à la «neutralité totale» entre l'Irak et l'Iran.L'URSS désintéressée?Mais l'URSS est-elle aussi désintéressée que le prétend Brejnev?L'affaiblissement du «Front anti-Camp David» est certes un autre revers pour Moscou, mais pourquoi Brejnev, lié à l'Irak par un «Traité d'amitié et de coopération» et dont l'armée occupe le massif afghan surplombant le Béloutchistan iranien et pakistanais, a-t-il attendu neuf jours avant d'inviter les deux belligérants à «négocier dès aujourd'hui»?La Révolution iranienne n'a pas dérangé que les Américains.Elle fait peur à beaucoup de régimes islamiques, arabes no tamment du voisinage.Et elle hante aussi les Républiques soviétiques d'Asie centrale.Aussi, le Kremlin a dû être tout aussi enchanté que la Maison-Blanche de voir Saddam Hussein infliger «une leçon» à l'Iran islamique qui refuse le fait accompli en Afghanistan et qui représente «un mauvais exemple» aux frontières de l'Asie soviétique.Il est pour le moins suspect que Brejnev, occupé certes en Afghanistan, au Cambodge et en Pologne, ait attendu l'essoufle-ment de la poussée irakienne et le redressement surprise de la résistance iranienne avant de lancer son appel aux «deux pays voisins et amis de l'URSS».La conquête du Khouzistan par l'Irak, à l'ouest, aurait-elle amené par contre les troupes soviétiques en Afghanistan à concrétiser leur poussée vers le Béloutchistan, sur le front est iranien?Spectre exorcisé?Autre surprise du conflit, jusqu'ici en tous cas, c'est qu'il a démontré qu'une guerre limitée est possible dans cette poudrière qu'est le Golfe, exorcisant en quelque sorte le spectre de cette 3e Guerre mondiale qui, selon certains, éclaterait à la moindre étincelle entre Chatt al-Arab et le détroit d'Ormuz.Le pre- usure mier est à feu et à sang mais le second reste ouvert aux pétroliers.Mais pour combien de temps?Un homme seul, celui qui a tout commencé, Saddam Hussein, détient la réponse.Son blitz s'est enrayé avant d'avoir atteint les villes de Dez-foul, Ahwaz, Khorramchar et Abadan.Les Iraniens auraient même commencé à refouler les Irakiens, dont le «cessez-le-feu unilatéral» promis pour le 5 au 8 octobre parait vain et dérisoire.Ses visées minimales se limitent à une rectification des frontières dans le Chatt al-Arab Mais au-delà, il se veut, si possible, le nouveau Saladin, le tombeur de Khomeiny, le gendarme du Golfe «arabe» et le symbole du non-alignement qui se réunira à Bagdad en H)K2.< Il est maintenant clair que si Saddam Hussein a choisi le moment idéal pour attaquer l'Iran (au non-alignement irréprochable, soit dit en passant), il a par contre dangereusement sous-estimé la ténacité de l'adversaire, isolé mais combatif.Que fera maintenant Saddam Hussein face à la guerre d'usure que lui oppose l'Iran?Une nouvelle «fuite en avant» de sa part pourrait, cette fois, coûter cher au monde entier. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 OCTOBRE 1980 A 15 rn| flutO- rratiQwe Ensemble d étagère* audio RM KSI - Complet ivfC II ¦facuitat-» \u2022S .1e Ç>0 Q\"»et \u2022 \u2022 m »»ial Le GXF-80 Cassette Stereo Tout ce que vous exigez *V '.y venez visiter une maison-témoin de ia L.Q.(S E Que vous soyez déjà propriétaire ou futur acheteur, venez voir comment vous pouvez économiser de la chaleur, donc de l'argent, en habitant une maison conforme aux recommandations du programme d'efficacité énergétique ^ en ce qui a trait à l'isolation, à l'aération-ventilation, au chauffage, au chauffage de l'eau, à l'éclairage, etc.La section LAURENTIDESde ia L.E.Q.vous invite à voir la maison réalisée par CONSTRUCTION RENÉ VOYER INC au 320, rue Raymond-Casgrain.à Laval-des-Rapides, LAVAL.La section BAS-RICHELIEU de i LEO.vous invite à voir la maison-témoin construite par LES MAISONS MODULAIRES L.G.INC., à la Place Bonaventure.coin Mansfield et Saint-Antoine, à MONTRÉAL.La section METROLEC de la L.E.Q.vous invite à visiter la maison du 2890, rue Beaudoin.à VILLE SAINT-LAURENT, réalisée par GIDAL CONSTRUCTION INC.et B.L.R CONSTRUCTION INC.; et la maison construite par LUIGI BARONE, rue Clément-Ader, près de la rue Biaise-Pascal, à MONTRÉAL.: - » \u2022 « r Les 17 maisons-témoins de la L.E.Q.à travers le Québec sont ouvertes durant les week-ends, du 27 septembre au 13 octobre, de 10 h à 17 h 30.La maison de la Place Bonaventure à Montréal est ouverte tous les jours sans exception, de 9 h 30 à 21 h 30.Des spécialistes répondront à toutes vos questions au sujet du programme d'efficacité énergétique & mis de l'avant par l'Association canadienne de l'Électricité, en collaboration avec Hydro-Québec.r l 6) Ligue de T Électricité du Québec - Z' \u2022 - r nis Lazure a fait connaître hier rétablissement gagnant.Le jury pour l'attribution de ce prix spécial, était composé de Mmes Madeleine Blanchet (Conseil des Affaires sociales et de la famille) Laurette Robillard (Office des handicapés) et Jeanne d'Arc Vaillant (Conseil du Statut de la femme), de MM.Claude Brunet (Comité provincial des malades), Claude Paradis (professeur, Université Laval) et Patrice Tardif (Fédération de l'Age d'Or).Défection des CLSC Pour sa part, la Fédération des CLSC a décliné l'invitation que lui a faite le ministre Lazure de désigner un représentant au jury formé pour la sélection de l'établissement gagnant.Le président de la Fédération, M.Pierre Ouimet, a expliqué à LA PRESSE, la raison de cette défection: «La Fédération approuve entière- ment l'idée d'attribuer un prix d'excellence à un établissement de soins prolongés.Cependant, nous ne pouvions absolument pas, dans des délais très courts et sans critères de base auxquels nous référer, favoriser un des établissements du réseau en particulier.Si nous sommes tout à fait d'accord avec le principe, nous considérons que les modalités du «concours» donnent dans l'arbitraire et cela nous gène un peu.»_ AVIS Bureau du Directeur general du financement dea partit politiques Conformément aux Oisoositions de l'article 56 de la Loi sur les elections dans certaines municipalités.!e Directeur genera! du financement de?partis politiques donne avis qu'il a autorise le Parti dj Ralliement Officci des Lavallois Le représentant otticiei du Pan.du Ralliement Officiel des Lavallois est monsieu' Regent Watier.625.rue Aunol.Duvernay.Viiie de Lava!.H7E 4J7 Le Parti du Ralliement Officiel des Lavaiiois entend exercer ses activités dans la municipalité de Lavai Montreal.ie 26 septembre 1980 La Secretaire ME JOHANE CANNING-LACROIX 41 Assemblée nationale du Quebec Bureau du Directeur général du financement des partis politiques 1 Complexe Desiardms Tour du Sud Bureau 2204 Montreal H5B 1B3 873-7131 Partout a-iieurs au Quebec l-800-361 -6017 leaseway COMBAT L'INFLATION ! 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VENDREDI DE MIRABEL A FREEPORT OEPARTS LE JEUDI DE MIRABEL A NASSAU OEPARTS LE SAMEDI OE OORVAL A SAN JUAN OATES\tDU LUNDI AU VENDREDI\tSAMEDI ET Dl MA NC H F\t\tLONG SEJOUR\t\tENFANTS 2 A 12 ANS\t\tDE QUEBEC ) VENOREDI SAMEDI DIMANCHE\t\tOATES\tTARIF ABC\tENFANTS A 2 A 12 ANS \tK\t\tx\t\tX\tMTL QUE\t\t\tK\t\tK\t 01 Sept \u2022 14 Dec\tS 169 S-\tS179\tS 170\tS 309\tS293\tS 165\tS 185\tS 199\t$190\t14 Dec 27 Dec\tS289 S274\tS 190 15 Dec /19 Dec\t239 227\t259\t246\t309\t?93\t186\t206\t279\t266\t28 Dec 31 Jan\t169 160\t155 20 Dec /25 Dec\t309 293\t309\t293\t309\t293\t'86\t206\t329\t313\t14 F*v 14 Avr\t229 218\t185 26 Dec 31 Dec\t259 246\t259\t246\t309\t293\t186\t206\t279\t266\t\t\t 01 J»n /29 Jjn\t179 170\t189\t179\t309\t293\t165\t185\t209\t199\t\t\t ^30 Jan 30 Ayr\t219 208\t239\t227\t309\t293\t186\t206\t259\t24^\t\t\tJ f DATES \u2022\tTARIF ABC\tENFANTS^ 2 A 12 ANS\t\tr OATES\tTARIF ABC\tENFANTIN 2 A 12 ANS \tX\t\t\t\tX\t 12 Oèc 14 Dec\tS229 $218\t$175\t\t20 Dec 27 Dec\t$369 $354\t$300 15 Dec 26 Dec\t309 293\t200\t\t28 Dec /31 Jan\t279 270\t250 29 Dec ' 10 Few\t229 2'8\t175\t\t07 Fev /21 Mars\t339 326\t300 1 1 Fev 27 AV'\t269 255\t190\t\t28 Mars 25 Avr\t339 326\t300 27 Avr 24 Ma.\t229 ?18\t175\t\t\t\t V\t\t)\t\tV\t\tJ paiement (mai 42 jours \u2022 «,our maximum 30 jou's avant le depart \u2022 séjour minimum le retour doit se faire 'e premier dimanche suivant votre dopar» CONSULTEZ VOTRE AGENT DE VOYAGES ou votre bureau de reservflt,on de QUEBECAiR le plus proche \u2022 reservations minimum 14 jours avant le depart \u2022 dépôt de 10% non remboursable \u2022 ta»es d aéroport en sus X tarif escompte si vous réserve/ et paye/ 90 lours avant le départ © ® .3 y 0 GARANTIE 0 VACANT f S Oui BE C A'* © Venez déguster les célèbres huîtres Malpèque et notre soupe aux huîtres tous les mercredis de I7à23h chez Desjardins.Il men coûte que $1750 par personne et vous en mariez à volonté.Amenez-vous avec de vieux amis ou venez vous en faire de nouveaux.L'atmosphère est à la fête et 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tout simplement perdu leur commerce de voitures Honda, aux mains du prévenu, et ce commerce aurait pu facilement valoir, à ce moment-là, quelque $200,000.Selon la preuve pré- INFORMATION Les 7,8,9 octobre 1980 LA BANQUE FÉDÉRALE DE DEVELOPPEMENT en collaboration avec.\u2022 Le Ministère de l'industrie, du commerce et du tourisme du Québec \u2022 La Commission de l'emploi et de l'immigration du Canada \u2022 Le Ministère de l'expansion économique régionale \u2022 et le Ministère de l'industrie et du commerce du Canada .tiendra des seances d information d une durée de trois (3) heures chacune aux dates et endroits suivants 7 octobre 1980 de 13h30 a 16h30 Salon Saint-Maurice Hôtel Reine Elizabeth 9 octobre 1980 de 9h00 a 12h00 Salon la Galerie Numéro-Quatre Hôtel Reine Elizabeth 8 octobre 1980 de 19h30 à 22h30 Salon Maricourt -C Hôtel Holiday Inn 999 rue de Serigny LONGUEUIL Ces seances d information ont pour but de renseigner les gens en affaires, ou sur le point de l être de même que les conseillers en affaires, sur les critères d admissibilité et le contenu ries Programmes d'aide gouvernementale susceptibles de satisfaire a leurs besoms Pour plus de renseignements, veuillez composer le (514) 283-8069.IMPORTANT: Il n est pas nécessaire de s inscrire ou de reserver a i avance pour assister a ces seances d information REMARQUE: Des seances d information du même genre seront également presentees dans les principaux centres de la Province sous I initiative des succursales régionales de la Banque Fédérale de Développement sentée en cour par Me Bernard Beaudry.de la Couronne, c'est en 1976 que le prévenu aurait été présenté aux associés Labarre, qui étaient en butte à certaines difficultés financières, par un comptable, qui était leur ami d'enfance.Selon ses dires, il leur fallait se trouver du capital liquide et surtout un associé qui prendrait la gérance de rétablissement.Un homme d'affaires aguerri qui pourrait choisir le personnel adéquat, réduire les dépenses, un homme qui aurait fait ses preuves ailleurs.Selon l'ami d'enfance, Pomerleau était cet homme.De toute façon, il avait de l'argent liquide.Et il injecta rapidement quelque $34,000 dans l'entreprise.Mais, toujours selon la preuve de la poursuite, non seulement devait-il se rembourser largement, mais, à la fin, devenir le véritable propriétaire du garage, les Labarre n'y ayant plus aucun intérêt ou presque.Résultat net, le principal actionnaire a même été renvové (le son garage, et jeté clans la rue sans emploi et sans le sou, de souligner le juge Sylvestre.Fort heureusement, toutefois, Pomerleau n'a pas bénéficié longtemps de son titre caché de grand garagiste.La police, sur plainte des actionnaires frustrés, est venu saisir tous les livres, et même fermer l'établissement.Quant à l'accusé, il reviendra devant le tribunal, le 30 octobre, pour le prononcé de sa sentence.Rabais exceptionnels à letendue du pays.Voici APEX de VIA Les nouveaux tarifs APEX de VIA: Offerts des mois durant, ils s'appliquent à tout voyage aller-retour dont le coût de l'aller simple est d'au moins 37S.Avec APEX, vous obtenez une réduction de 40% non seulement sur le tarif de base, mais aussi sur le supplement pour place réservée, comme en voiture superconfort ou en voiture-lits.Pour profiter du tarif APEX, vous devez réserver et payer votre billet au moins 30 jours avant le départ.Il y a des places offertes à prix APEX tous les jours et dans tous les trains, mais leur quantité est limitée.Hâtez-vous donc de réserver I les tarifs APEX ne sont qu'une des façons de voyager à bon prix avec VIA.Il y a aussi, pour les distances plus courtes, les tarife un-jour ou les tarifs sept-jours.Sans oublier les tarifs spéciaux pour les groupes ou pour les gens de 65 ans et plus.Les tarifs APEX s'appliquent aux voyages effectues entre le 1er novembre et le 14 mai.sauf entre le 15 décembre et le 4 janvier.Voici des exemples de tarifs APEX: Tarifs coach aller-retour Montréal à: Windsor Gaspé Winnipeg $52 $50 $104 i ACTA .Les billets aller-retour doivent être achetés au moins 30 jours avant le depart.L'achat des billets doit toujours se faire dans les 7 jours suivant ia reservation.Les billets sont valides pour 6 mois après le jour du depart.Pour de plus amples renseignements ou pour reservations, communiquez avec votre agent de voyages ou VIA.TRAITEZ-VOUS BIEN, PRENEZ LE TRAIN.NOTRE POLITIQUE D'ACHAT MINIMUM NE S'APPLIQUE PAS AU GENS DE L'AGE D'OR.(PIECES D'IDENTITES RECUISENT) Tous les prix dans cette annonce sont en vigueur lundi et mardi le 6 et 7 octobre 1980 q des h aubaines 1 LUNDI S ET MARDI S SEULEMENT! z 11 Nous nous réservons le droit de limiter les quantities aux besoins normaux de chaque famille! 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