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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1978-11-17, Collections de BAnQ.

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[" n .-r - i : Les 24 mois de René Lévesque i * \u2018(I S ¦ .Entre un bon gouvemen et un pays incertain % I, Î ¦ IT r .I Lévesque représente le mieux les aspirations des Québécois J:.-k .j.¦ l 1 ¦ Z m \u2022*# lV 'A 1/ â f À lire en page A 7 w V % 8 I V \u20194 Aux finances, la poigne de fer de Parizeau (par Alain Dubuc) Un gros défi: négocier avec les employés de l\u2019État (par Pierre Vennat) À lire en pages A 8 et A 9 / * V, SAMEDI: Oui ou non à un mandat de négocier la souveraineté-association t r m // ?} I * 25 CENTS LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS DAMERIQUE MONTRÉAL, VENDREDI 17 NOVEMBRE 1978 94e ANNÉE, no 164, 56 PAGES, 4 CAHIERS ABONNEMENT LUNDI ALI SAMEDI SI 7*i : Z2l «& O METEO 0 Ennuagement tôt en matinée et pluie Minimum:\u20142 Maximum: 7 Demain: nuageux et venteux Détails à la page A 2 Chrétien n \u2019a pas cédé aux pressions su .Un budget prudent i i v, - -*¦ par Paul LONGPRÊ de notre bureau d\u2019Ottawa OTTAWA \u2014 Le ministre des Finances Jean Chrétien a réduit hier de trois pour cent la taxe fédérale sur les produits manufacturés en déposant un budget très prudent qui entraînera un déficit sans précédent de quelque $12 milliards.Les dépenses fédérales en 197879 seront de $47.3 milliards et les emprunts gouvernementaux totaliseront $10.7 milliards.Peu ou pas d\u2019augmentations de taxes, des réductions d\u2019impôts touchant les particuliers de l\u2019ordre de $230 mil- lions et des mesures incitatives fiscales à l\u2019entreprise de l\u2019ordre de $1 milliard.Le discours du budget de M.Chrétien fait une analyse modérément optimiste de la situation économique et des perspectives d\u2019avenir.Une analyse qui tient prudemment compte de (\u2019instabilité où se trouve présentement le dollar canadien et la politique des taux d\u2019intérêt en Amérique.Pas un mot dans le discours sur la situation du chômage.Le ministre prévoit même que l\u2019économie canadienne ne créera que 250,000 emplois au cours des prochains mois, comparativement à plus de 360,000 emplois pour l\u2019année dernière.Par ailleurs, les mesures budgétaires ne touchent pas directement le secteur du logement et de la construction domiciliaire, l\u2019une des principales causes de chômage au pays et plus particulièrement au Québec.Iniection de $1 milliard A compter d\u2019hier soir, la taxe fédérale sur les produits manufacturés et les importations est passée de 12 pour cent à neuf pour cent pour tous les produits, sauf l\u2019alcool et le tabac.Selon les cal- culs du ministère des Finances cette mesure constitue une injection de $1 milliard dans l\u2019économie pour l\u2019année 1979-1980.Dans son discours, le ministre Chrétien supplie presque les producteurs et les importateurs de refiler cette réduction aux consommateurs- et il lés avertit que le gouvernement suivra la situation de prés.Contrairement aux requêtes pressantes des partis de l\u2019opposition, du Conseil économique du Canada et de plusieurs groupes de pression, le ministre Chrétien a refusé de réduire massivement \u2014 Voir MILLIARD, page A 10 \u2022:\u2022\u2022\u2022 - : IF*® - % m# WM': % 5 F i &\" ; % Un fonctionnaire de la ville de Montréal, Jacques Maillé, vendait de la publicité sympathique sur ses heures de travail.' ; » Fraudeurs à la rescousse d\u2019un Canada menacé i » ¦¦¦¦ Tragédie aérienne:! ÏW .pèlerins meurent li * m ! - & l: - / :W ¦¦'¦-J 4 n Persuadées que l'unité du Canada était en péril, plusieurs agences de publicité sont parties en croisade pour sauver le pays en recueillant des fonds, qui n'ont en général servi qu'à améliorer l'ordinaire des instigateurs de ce projet.M.Pierre-Paul Arcand a précisé hier, devant la CECO, que ses collègues et lui sollicitaient au téléphone en se faisant passer pour des agents du ministère fédéral du Revenu.\u2022- t / % «% f * I \u2014 page A 3 >X ï 1 »¦ e monde Un juge franquiste assassiné & -y\" Commonwealth m i F B Katunayake, à une trentaine de g | Wm kilomètres de Colombo au Sri\"; Lanka.gll Ce désastre constitue non seu- ' l lement le pire accident ayant «TT jamais impliqué un avion nolisé,,, mais aussi la troisième tragédie, .en ce qui concerne le nombre des J morts, de l\u2019histoire de l'aviation,! « fii commerciale: elle n\u2019est surpas- .1 * sée que par la collision au soi de I ' deux appareils survenue en 1977.I i! : -j à Santa Cruz de Teneriffe, qui fit g « 582 morts, et l\u2019écrasement d\u2019un | ) DC-10 turc près de Paris en 1974,.g * lors duquel 345 personnes perdi- 1 | rent la vie.\t,1 $ > Plywood: ce serait réglé V - \u2022< I M I-W 5 -X k ¦ .ï % S a \u2022 A ¦; m \u2022 e o i m < O r .F \u2014 page D 1 mm Rhodésie: les Noirs devront attendre '-é O % i > h Cadbury: un ultime sursis > mmm * ¦¦ < 1 t $ r ¦i f m \\ I îi Des sauveteurs dégagent le cadavre de l\u2019un des passagers qui ont trouvé la mort dans l\u2019écrasement d'un DC-8 de la pagnie Icelandic Airlines survenu mercredi à Colombo, dans le Sri Lanka.com- téUpholo UPV \u2014 pages B 6 et B 7 \u2014 page A 2 édite \u2022 Un cadeau .quelque peu embarrassant par Guy CORMIER \u2014page A 4 Ottawa irait rencontrer les 2,500 réfugiés vietnamiens 4 ' APBèS à ÏA MêiAfPÊ « 4 ; i è sr : *\u2022 i i.! t que le Canada se doive d\u2019être prudent.Jusqu\u2019ici la Malaisie n à présenté qu\u2019une demande officielle au Canada: lui faire connaître les conditions reqûisés pour l\u2019acceptation des réfugiés.Selon des sources diplomatiques à Kuala Lumpur, les autorités *de la Malaisie accorderont temporairement asile aux passagers du navire une fois qu elles auront l\u2019assurance concrète que le Canada et la France les accepteront comme Immigrants.L\u2019agence AP rapportait hier que des diplomates occidentaux et un représentant de l\u2019ONU ont demandé au gouvernement malais - un délai de deux jours pour trouver des lieux d\u2019accueil avant de forcer le caboteur Hai Hong à quitter ses eaux et à reprendre la mer; C\u2019est en vertu de son programme de réunification des familles \u2014 Voir RÉFUGIÉS, page À 6 I par Hueuette LAPRISE Dès que le Hal Hong aura trou-I vé un port hospitalier et que les 2,500 réfugiés vietnamiens qui y * vivent dans des conditions déplorables depuis trois semaines auront temporairement trouvé refuge, le Canada pourrait dépêcher une mission qui se rendra sur place pour les interviewer afin d\u2019en accueillir éventuellement au pays.Le gouvernement canadien n\u2019avait pas encore reçu, hier, la demande du gouvernement malais qui veut une confirmation officielle de son Intention de recevoir les Vietnamiens, au moment où il laisserait entrer le caboteur.Selon un porte parole du ministère des Affaires étrangères les déclarations des ministres Cullen et Jamieson sont sans ambiguïté.La confirmation exigée par la Malaisie n\u2019est qu\u2019une question de «formalités», bien Si?>'< s@mm@]DF© ! ai \u2022 ^ Su X> Arts et spectacles \u2014\tInformations: C 5 à C 11 \u2014\tHoraires: Cil\t\\ Bandes dessinées: B 10 Décès, naissances, etc.: D 11 Économie: C 1 à C 4 Êtes-vous observateur?: C 15 FEUILLETON D2 Horoscope: B 10 Jardins et maisons: D 7 Le monde: B 6, B 7\t> Mon oeil sur Montréal: C 1 1 Mot mystère: B 10 ' Mots croisés: B 10 Page des lecteurs: A 5 J Petites annonces: C 13 à C 15, D 2 à D 10 Radio et télévision: C 10 Sports: B 1 à B 5 Vivre aujourd\u2019hui: A 13 à A 16 *! m % m \u2019 * i y % I 11 & ç m 5 : rt m X < ÜE-î Y/J m I 'I i.: 4 < ¦ ¦> ) - >i i z mi Cette photo d'un écran de télévision diffusant un reportage du roseau ABC montre un homme .tenant son jeune fils à bord du navire Mai Hong, \" io*«pi>«>\"> .! ,3 Girard >5 AP >< i if i* .i: \u2022i 'f i .% ¦ & < i 9* V i \\ r* -, ¦f- V A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 1 7 NOVEMBRE 1 978 Tremblay fléc Powell KANE\u2019S SUPER DRUGMART 3 Cadbury: ultime sursis StiPEI Chemin Lucerne et Métropolitain, V.M.R.Téléphone 731-2728 Boul.Saint-Charles et la Transcanadienne, Kirkland Téléphone 694-3074.par Gilles GAUTHIER de notre bureau de Québec Selon le ministre, le président de l\u2019entreprise admet qu\u2019il a des obligations morales et sociales envers ses 500 employés et la population montréalaise, qu\u2019il doit se comporter en «good corporate citizen» et que, si les conditions financières étaient équivalentes, «il serait logique qu\u2019il répare l'erreur qu\u2019il a commise en 1974 de construire l\u2019usine de Whitby».Une réponse positive du conseil d\u2019administration de Cadbury amènera une nouvelle rencontre lundi prochain aux bureaux montréalais du ministre.S\u2019amorcera alors la recherche de solutions concrètes.Période de transition Dans une première étape d\u2019environ deux ans, l\u2019équilibre financier entre la production à la vieille usine de Montréal et l\u2019ex-nouvelle de Whitby, beaucoup plus efficace, pourrait être amené par une équivalence des salaires ($1 de qu\u2019il n\u2019était absolument pas question que le syndicat abandonne l\u2019avantage comparatif de $1 par heure qu\u2019il possède.Il serait par contre prêt à accepter une diminution de 500 à 425 ou 450 du nombre d\u2019employés dans une nouvelle usine montréalaise.M.L\u2019Heureux a également dit que le seul fait de la présence de M.Powell à la rencontre d\u2019hier, lui qui avait été Inaccessible, pour le syndicat, pendant les deux premiers mois qui ont suivi l\u2019annonce de la fermeture, suffit à susciter un certain optimisme.M.Tremblay a quant à lui déclaré que «tous les espoirs sont permis si Cadbury veut rester au Québec et négocier de bonne foi.Nous voulons une solution permanente et non donner des subventions pour colmater les brèches».M.Powell a catégoriquement refusé de répondre à toute question des journalistes.plus par heure à Montréal présentement), soit une économie de $1 million et une diminution des frais de $2 millions à $2.5 millions (main-d\u2019oeuvre, administration, etc.) en ne produisant qu'à un seul endroit.Les programmes de réorganisation industrielle des ministères provincial et fédéral de l\u2019industrie et du commerce pourraient éponger les pertes de la période de transition.Dans la deuxième étape, le MIC québécois, par le biais de la Société de développement industriel, pourrait collaborer à la construction d\u2019une nouvelle usine, faisant ainsi disparaître les avantages que présentent les installations de Whitby.Aubaine de la semaine chez KANE\u2019S SUPER DRUGMART QUÉBEC \u2014 Quelques heures après la fermeture de son usine de Montréal, le président de la Cadbury, M.T.C.Powell, a accepté de demander à son conseil d\u2019administration d\u2019étudier le principe d\u2019une relocalisation de toute la production dans la métropole, donc de fermer sa nouvelle usine de Whitby en Ontario.Si la réponse est affirmative, le gouvernement du Québec serait prêt à collaborer, après une période de transition de deux ans, à la construction d'une nouvelle usine dans la région métropolitaine.C\u2019est ce qu\u2019a déclaré le ministre de l\u2019Industrie et du Commerce Rodrigue Tremblay, à l\u2019issue d\u2019une rencontre de deux heures avec M.Powell et les représentants syndicaux, dont le vice-président André L\u2019Heureux de la CSN.Smoke Alarm» de Water Pik « *'\\-À Détecteur de fumée à alerte rapide.Piles incluses.0 29.95 i SUPER _____x.BONI & mm % m & K Un certain optimisme Cependant le vice-président L\u2019Heureux de la CSN déclarait, dans un autre coin de la salle, m 0 -üsâfoœr du salon bleu__ Uâliis V iii^iiCÜStjicysiS 7 Amateurs de plein air pratiquez votre sport A LOUE MAGNIFIQUES CHALETS SUISSES SITUES AU DOMAINE DU GOLF NEW GLASGOW Ce n\u2019est pas tous les jours que le président de l\u2019Assemblée nationale doit suspendre les travaux de la Chambre parce que, de son propre aveu, il est incapable de maintenir l\u2019ordre.C\u2019est pourtant ce qui est arrivé, hier après-midi, après que le ministre de l\u2019Industrie et du Commerce, M.Rodrigue Tremblay, et le leader de l\u2019Union nationale, M.Maurice Bellemare, se furent lancé des injures par la tête.Le tout a commencé lorsque M.Bellemare a accusé le ministre Tremblay de mentir à la Chambre, alors que ce dernier donnait des explications sur la fermeture de l\u2019usine Cadbury.Comme on s\u2019en doute bien, le ministre n\u2019a pas apprécié ces propos et s\u2019est levé sur une question de privilège pour affirmer qu\u2019il était prêt à mettre son siège en jeu si on pouvait prouver qu'il avait menti à la Chambre.Là où les choses se sont gâtées, c'est lorsqu\u2019il a ajouté à l\u2019adresse du vieux leader unioniste: «Comme disait le général de Gaulle, la vieillesse est un naufrage.Je constate l\u2019épave que nous avons devant nous.» Propos regrettables, on en conviendra, même s\u2019il arrive que le doyen des députés à l\u2019Assemblée nationale se permettre parfois des écarts de conduite impardonnables.Quoi qu\u2019il en soit, les deux députés ont accepté de retirer leurs propos lors de la reprise de la séance, cinq minutes plus tard.lion des terres agricoles.Or, selon nos informations, le débat a été long et laborieux pour la bonne raison que le rôle d\u2019une opposition, la plupart du temps, est de s\u2019opposer aux projets de loi gouvernementaux, mais que, dans le cas présent, nombreux sont les députés libéraux qui trouvent le projet de loi très bon.Entre-temps, on a ait appel à l\u2019ex-ministre de l\u2019Agriculture dans le cabinet Bourassa.M.Normand Toupin, qui fut battu lors des élections de 1976, pour seconder le député Julien Gias-son, le critique libéral en matière agricole, dans le débat sur le projet de loi.Les libéraux prennent d\u2019ailleurs la chose au sérieux puisqu\u2019ils ont mis sur pied un groupe d'étude d\u2019une quarantaine de personnes, qui s\u2019est réuni deux fois jusqu\u2019à maintenant.pour scruter les diverses dispositions du projet de loi.Lors de la dernière réunion du groupe, lundi soir dernier à Drummondville, Claude Ryan y assistait personnellement.Pierre-Paul GAGNÉ % V a \u2014\t29 milles au nord de Montréal (entre Saint-Lin et Saint-Jérôme) \u2014\ttoutes commodities incluses \u2014\t2 ou 3 chambres à coucher \u2014\tmeubles et décoration soigneusement choisis \u2014\tfoyer \u2014\tski de fond ( 18 milles de piste) \u2014\tmotoneige \u2014\tdisponibles à la saison ¦T*' t ¦ t: % SK M.Maurice Bellemare Informations: Les héros canadiens Dans cette période préréférendaire, souverainistes et fédéralistes tentent de faire flèche de tout bois pour se gagner de nouveaux appuis.Ainsi, lorsque les nationalistes essaient de se chercher des héros du passé, ils n\u2019ont aucune difficulté.Les noms abondent: Chénier, Papineau, Delorimier, Riel, etc.La chose est plus difficile, lorsqu\u2019il s\u2019agit de trouver des héros typiquement canadiens et qui, contrairement à Wolfe, ne se sont pas illustrés en combattant contre les Français.Le colonel Michel-Charles de Salaberry, héros de la bataille de Chàteau-guay, en 1812, contre les méchants envahisseurs américains, doit probablement répondre aux critères des fédéralistes, car on a décidé de fêter avec grande pompe son deux-centième anniversaire de naissance, dimanche prochain.C\u2019est le Comité Québec-Canada qui a organisé la cérémonie qui se déroulera au Manège militaire de Beauport, à 14 heures, sous la distinguée présidence de Mme Renaude Lapointe, présidente du Sénat canadien.«Take-over** du bureau du PM?A la suite de la nomination de Louis-Marie Dubé au poste de responsable national de l\u2019organisation au Parti québécois, d\u2019aucuns se demandent s\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019un «take-over» en bonne et due forme du bureau du premier ministre Lévesque sur ce poste stratégique.En effet, M.Dubé était, avant sa nouvelle nomination, l\u2019adjoint de Michel Carpentier, un des hommes forts du cabinet du premier ministre Lévesque.La nomination de M.Dubé a été entérinée, en fin de semaine dernière, par l\u2019exécutif national du parti, lors de sa réunion de Sherbrooke.Avant d\u2019entrer au cabinet du premier ministre, M.Dubé était permanent du Parti québécois en Gaspésie.Quant à son prédécesseur au poste de responsable national de l\u2019organisation, M.Jacques Rochefort, on raconte de plus en plus dans les milieux péquistes que c\u2019est l\u2019élection partielle dans Notre-Dame-de-Grâce, en juillet dernier, qui lui a donné son coup de mort.On se souviendra que le PQ n\u2019espérait pas gagner cette élection, mais qu\u2019on souhaitait vivement au moins le maintien du vote de 1976 dans les coins francophones du comté, notamment ville Saint-Pierre.Or, ce fut la débandade totale et d\u2019aucuns, haut placés, ne l\u2019auraient pas pardonné à M.Rochefort.Caucus libéral Une bonne partie du caucus des députés libéraux, hier matin, a servi à tenter de se mettre d\u2019accord sur ce que sera la position du parti face au projet de loi du ministre Garon sur la protec- m mÉm?655-1324 1-438-1520 Benoît Ferras Robert Girard z .mwruwiwliirtyji AUJOURD\u2019HUI DEMAIN Minimum: \u20142 Maximum: 7 Ennuagement en matinée pluie en après-midi Nuageux et venteux \t au Québec A votre service RÉGIONS mu.AUJOURD\u2019HUI DEMAIN Min.Abitibi Outaouais Laurentides Cantons de l'Est Mauricie Québec Lac-Saint-Jean Rimouski Gaspésie Boie-Comoou Sept-lles 3\tNeige, chang.en pluie 7 Ennuagement, pluie 4\tEnnuagement, pluie 3 Ensol., nuageux, pluie 2\tEnsol., nuageux, neige 3\tEnsol., nuageux, pluie 2 Ensol.nuageux, neige 2 Ensol., nuageux, neige 2 Ensol., nuageux, pluie 2 Ensol., nuageux, pluie 2 Ensol.nuageux, pluie Nuageux, neige, venteux Nuageux, venteux Nuageux, venteux Nuageux, venteux Pluie, neige Nuageux, pluie Pluie, neige Pluie Pluie Pluie Pluie Ce ne sont là que trois mots .mais ajoutés aux Services immobiliers du Trust Royal, ils revêtent une grande importance à l\u2019achat ou à la vente d\u2019une propriété.lement importants si vous vendez votre maison.Les contacts que nous suscitons entre vendeur et acheteur ont été couronnés de succès, au cours des années.Et si nos conseils peuvent vous être utiles, téléphonez-nous.Ainsi, que ce soit pour la vente ou l\u2019achat d\u2019une propriété, faites-nous part de vos projets.C\u2019est à ce moment que notre façon d\u2019être \u201cà votre service\u201d se traduira par une relation professionnelle qui ne peut qu'engendrer un climat de confiance .etdes résultats probants.Si 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Saint-Jacques.Montréal H?Y 1K9 Seule la Presse Canadienne est autorisée à dilfuser les mlormalions de LA PRESSE el colles des services de lu Presse Associée el de Reuter Tous droits de reproduction des mlormalions particulières a LA PRESSE sont également réservés Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro i a00 Port de retour TARIFS 0'ABONNEMENTS INFORMATION GENERALE REDACTION EDITORIAL PROMOTION RELATIONS DE TRAVAIL 286 7272 235-7070 2115 7030 285-7100 285-7383 $1.75 LIVRAISON A DOMICILE: lundi au samedi Lundi au vendredi Samedi seulement $1.25 0.75 PETITES ANNONCES (sussasdmtul 285 7111 TrusfRoyal SERVICES IMMOBILIERS Commandes du lundi au »end'tdi 9h a 17n ABONNEMENTS PAYES D'AVANCE Pour changer ou annuler du 'undi au vtndied' 3h a \u2022 6 30b GRANDES ANNONCES 285 7205 par courrier: Canada 13 Lundi au samedi Lundi au vended! Samedi seulement 26 52 $35.00 $23.00 $12.00 $70.00 $140.00 $46.00\t$92.00 $24.00\t$48.00 Détaillants National Tele Presse Vacances voyages Gametes et professions nominations 285 7202 285 7306 285 7320 ETATS-UNIS - PAYS ETRANGERS Nombre de lamaw COMPTABILITÉ Grandes annonces Relues annonces 285 6892 285-6901 13 28 52 par courrier Lundi au samedi Lundi au vendredi Samedi seulement $52.00 $104.00 $206.00 $32.50\t$65.00\t$130.00 $19.50\t$39.00\t$78.00 UM «mm t« a a 191 JJ ISum* B i lt*l 285-6911 1 < / LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 1 7 NOVEMBRE 1 978 A 3 MONTREAL, VENDREDI 17 NOVEMBRE 1978 page A3 e les fraudews Après le PQ dCHir : ; CC3sc«,tdCï © © © * par André PEPIN Au moment où elles ont cru l\u2019u-« nité canadienne en péril, quelques «¦ agences de publicité sympathique -\tsont parties en croisade pour sau* ver le pays en recueillant des ; fonds.Les quelque $30,000 ainsi -\trecueillis n\u2019ont cependant servi 1 qu'à enrichir les instigateurs du î projet.Mais un de ces derniers, Pierre-Paul Arcand, a déclaré hier devant la CECO que de la publicité serait faite au moment du référendum, juste à temps pour sauver le Canada.Les agences «Publicité Condor Inc.», «Unité Canada» cl «Canada Unity» dirigées par MM.Gagné.Hervé Hébert et Paul Lavallée n\u2019ont que quelques dollars en banque, les fonds recueillis ayant servi à défrayer les coûts de voyages à l\u2019étranger, de logement, de téléphone, etc.Hier, M.Arcand a déclaré aux commissaires: «La CECO nous a empêché de mener a bien notre mission».Les méthodes L\u2019unité canadienne, c\u2019est la préoccupation de plusieurs industriels et commerçants.Ainsi, la firme «London Records» a souscrit $1,000 à cette cause, somme qui a permis à M.Pierre-Paul Arcand de se payer quelques jours de repos à Miami.M.Arcand et son groupe sollicitaient au téléphone en ces termes: «Je suis M.X (toujours un faux nom) pour le ministère fédéral du Revenu.Je lance une campagne pour l\u2019Unité nationale, etc.» Inquiété par les fonctions du sollicitant, l\u2019interlocuteur souscrivait.«Personne ne résiste a cette présentation», a souligné M.Arcand.Toutefois, même si Arcand est convaincu que sa méthode est infaillible, il déclare qu\u2019il ne se serait jamais fait prendre par un officier du ministère au téléphone.D\u2019ailleurs, M.Arcand ne fait pas de déclaration d\u2019impôt sur le revenu puisqu\u2019il retire des prestations du ministère des Affaires sociales.La drogue M.Arcand et son groupe se sont aussi intéressés au problème de la drogue au pays, mais là encore, les sommes recueillies n'ont jamais servi à venir en aide aux jeunes aux prises avec des problèmes de narcomanie.Le témoin Arcand allait même jusqu\u2019à déclarer que les jeunes avaient entrepris de se droguer dans les écoles en employant une substance contenue dans la mayonnaise de leurs sandwichs.Un officier municipal M.Jacques Maillé, inspecteur des travaux publics pour la ville de Montréal a travaillé à la pro- motion de l'unité canadienne avec M.Pierre-Paul Arcand.Sur ses heures de travail, M.Maillé se rendait au bureau de l\u2019agence Condor pour solliciter au téléphone.L\u2019idée de recueillir des fonds pour sauver le pays vient d\u2019ailleurs de lui.«Nous prenions un verre, a soutenu le témoin, et on faisait cela pour s\u2019amuser.» Une écoute électronique relatant une conversation entre MM.Maillé et Arcand a permis de déterminer que M.Maillé classait ses clients: «Entre Noël et le Jour de l\u2019An, je ferai les plus pourris».Cette catégorie, c\u2019étaient ceux qui se montrent réticents à souscrire.En fin de journée, à la suite des nombreux témoignages livrés par les promoteurs de l\u2019unité canadienne, le juge Dionne a fait une sortie pour encore faire appel aux véritables officiers des ministères du Revenu: «Avant de sauver le pays d\u2019un océan à l\u2019autre, vous devriez commencer par payer vos impôts.J\u2019ose espérer que les ministères concernés communiqueront avec vous.» Fin des audiences Les audiences publiques dans ce dossier sont terminées pour la région métropolitaine, la commission se déplaçant à Québec à compter de mercredi prochain pour entendre d'autres témoins sur la publicité sympathique.L\u2019actuel mandat de la CECO se termine le 31 décembre prochain, mais plusieurs enquêtes sont en cours sur différents dossiers, notamment celui des clubs de motards oeuvrant sur l\u2019ensemble du territoire québécois.Enfin, le juge Dionne a confirmé hier publiquement la nouvelle parue dans LA PRESSE récemment voulant que le commissaire Roméo Courtemanehe prenne sa retraite le 20 décembre prochain.; En mars dernier, après l\u2019affaire Marion L\u2019est pour enlever Paul Desmarais que Valence avait offert $225,000 par Léopold LIZOTTE I René Chalifoux, qui a décrit en cour comment il avait participé à l\u2019enlèvement de Charles Marion, avait déclaré dans son témoignage au procès de Valence, il y a deux semaines, que Claude Valence lui avait offert un jour une somme de $225,000 pour «aller chercher» un type dont il lui avait montré la photo, dans un magazi- Sous le matelas, d\u2019autre part, ils ont également trouvé un numéro du «Journal de Montréal», édition du 10 mai dernier, qui relatait l'assassinat du premier ministre d\u2019Italie, Aldo Moro, suite à son propre enlèvement et à sa propre séquestration par les Brigades rouges.Puis un numéro d'un autre journal, intitulé «Contact», mais ne portant aucune date, et qui portait comme manchette principale, en toute première page: «Autopsie de Pierre Laporte».Se transportant par la suite au domicile de Michel De Varennes, qui est accusé de conspiration dans cette affaire, les policiers y avaient fait une autre «trouvaille».terminer, elle a pu comparer sa calligraphie avec celle de documents qu'il avait signés au cours des dernières années, et surtout avec une demande d\u2019emploi qu\u2019il avait «remplie» en 1974, auprès d\u2019une agence de sécurité de la métropole.La secrétaire de la compagnie S.G.S.est elle aussi catégorique.Tout ce document de deux pages, à l\u2019exception de quelques chiffres, a été rempli par l\u2019accusé, devant elle.En fait, il a obtenu l\u2019emploi, mais ne l\u2019a occupé que pendant une semaine.Pendant cette courte période, il a toutefois rédigé un rapport sur son travail, à l\u2019intention de ses patrons, et ce rapport a lui-même servi à l\u2019expert pour l\u2019amener à déclarer carrément que la «liste» était de sa main.Billets de la rançon chez De Varennes L\u2019agent Roch Gaudreault, également de la S.Q., a par ailleurs raconté les circonstances de l\u2019arrestation de De Varennes, le 23 juin dernier, dans une discothèque de Sherbrooke.Nanti d\u2019un renseignement à l\u2019effet que le jeune homme, qui était incidemment évadé de prison depuis 1971, était là, il se rendit avec un confrère «Chez René», mais ils n\u2019eurent pas la tâche facile pour l'appréhender.Dès qu\u2019ils voulurent se saisir de lui, en effet, il sauta dans les airs, et prestement entraîné vers l\u2019extérieur, il fut fort difficile à maîtriser.Pour sa part, l\u2019agent Gaudreault soutient qu\u2019au terme de cette épisode, il avait un bras bleu et des morsures sur les jambes.Et d\u2019ajouter: «Je suis à peu près sûr que ce n\u2019est pas mon partenaire qui m\u2019avait mordu là».Il convient qu\u2019il a dû avoir échange de coups, ce qui expliquerait les blessures que portait lui-même le détenu, dans les heures suivantes.En fouillant subséquemment ses goussets, on trouva sur lui un billet de $20 qui, après vérification, se révéla «en provenance» de la rançon Marion.Chez lui, dans un sac qui contenait un total de $5,392, et qui était attaché sous un Lazy-Boy, il y avait six autres billets de même dénomination qui faisaient apparemment partie de la somme versée pour obtenir la libération du gérant de crédit.Un «Taser» chez Valence aussi Les policiers avaient déjà décrit la découverte d'un appareil «Taser», destiné à lancer des flèches tranquillisantes ou paralysantes, chez De Varennes.Hier, ils ont dit en avoir trouvé un semblable chez Valence.Le physicien Bernard Pominvil-lc est alors venu expliquer le fonctionnement de cet appareil quelque peu «sophistiqué» que l\u2019on voulait surtout employer pour maîtriser ceux qui tentent de s\u2019emparer d avions en plein vol.L\u2019expert de l\u2019Institut médico-légal explique que cette arme lance simultanément deux fléchettes contenues dans une capsule, à une distance maximale de quinze pieds, ces fléchettes restant toutefois reliées à l\u2019appareil par des fils.jk Lorsqu\u2019elles pénètrent dans le corps d\u2019un animal ou d\u2019un homme, elles y créent une oscillation électrique de haut voltage, mais de faible ampérage.Il s\u2019agit d\u2019une décharge ou d\u2019un courant électrique qui provoque une douleur vive, des contorsions musculaires, et qui décoordonne l\u2019activité motrice de la «cible», sans toutefois lui causer de blessures graves.Et évidemment pas la mort.ne.Hier après-midi, l\u2019opérateur de ! machinerie lourde a mis un «nom» sur l\u2019homme-mystère.C\u2019était M.Paul Desmarais.Revenant dans le box, au procès que subissent les prévenus devant un jury présidé par le juge Marc Beauregard, il a identifié la photo du président de la Power Corporation comme celle qui lui a été exhibée par le prévenu, à la page ouverte du Maclean d\u2019avril 1976 où débutait un article intitulé «Paul Desmarais existe-t-il?».Interrogé par le procureur de la couronne.Me Pierre Sauvé, il soutient que Valence lui a dit, «Lis ce qu\u2019il a fait, cet homme-là».Le témoin déclare qu\u2019il a rejeté le périodique sur le lit, dans la chambre à coucher où ils se trouvaient alors seuls, en disant: «Je reviendrai chercher cela demain.» Mais il ne fut plus jamais question entre eux de l\u2019affaire.L\u2019incident, selon lui, s\u2019est produit après la libération de Marion, l\u2019hiver dernier.Et plus précisément en mars de la présente année.; m m ;cï v\" m g Les procureurs de la défense tentent d\u2019amener le témoin à déclarer que cet appareil était en vente libre dans plusieurs états américains, mais ce dernier dit n\u2019avoir pas vérifier le fait dans le pays voisin.Ce qu\u2019il sait, toutefois, c\u2019est que plus ou moins récemment, l\u2019administration américaine a posé un geste pour en limiter, sinon en interdire le commerce courant.m Si ; Il a i % B f ; K wm f.photo Réal St-Jcan, LA PRESSE Pierre-Paul Arcand voulait sauver le pays.rm f 1 g » t* mm f m 'Si t- i : ; 1 g $ B v.1 i » ## Les procureurs de la défense, Mes Jean-Pierre Rancourt et François Gérin, lui demandent à leur tour s\u2019il n\u2019a pas pris cela pour une blague.«Vous n\u2019avez pas pensé qu\u2019il se moquait de vous?» lui demandent- i i V i ¦ > i !, I F i photo Real Saint-Jean.LA PRESSE # ?Paul DESMARAIS 1 n MB i 6 \u2022v m ÿ< II i Dans un rayon de la billiothèquc mur-à-mur du salon, il y avait un livre intitulé «A B C.de police scientifique».Et puis, entre la couverture et la première page, deux feuilles de papier réunies par une broche.Sur ces deux feuilles, on retrouvait à peu près tous les noms des membres masculins de la famille Bronfman et celui de M.Edmond Frenette, et son adresse, boulevard Vincent-d\u2019Indy.Intercalé dans cette liste, il y avait aussi celui de M.Desmarais, et une indication à l\u2019effet qu\u2019il demeurait avenue Ramesay, à West mount.a m ils., f: il! Le témoin répond alors simplement «qu\u2019il n\u2019a pas porté attention».Mais il rappelle que c\u2019est lui qui, à un certain moment, a rappelé ce fait à un agent de police qui venait le rencontrer périodiquement.Le Maclean dans son tiroir Me Sauvé fait alors relater à deux agents de la S.Q.comment, lors de perquisitions dans le domicile des Valence, à Fleurimont, ils ont trouvé ce numéro du magazine Maclean, dans un tiroir de bureau de sa chambre à coucher.Tout à côté se trouvait le livre fraîchement paru sur l\u2019enlèvement et la séquestration de Marion, d\u2019ailleurs «écrit» par ce dernier.' i i SI :?: :< m ¦ s ? m i Vincent PRINCE Droits réservés Morsel Adlam la cfé du problème monfréafafs; /Vnformaffon Ceux qui ont analysé attentivement le rôle joué par la presse dans la politique montréalaise depuis 1960 savent qu\u2019il n'y a peut-être pas un pouvoir politique au Canada qui a été aussi peu ennuyé par la presse dans le secteur de l\u2019information, et aucun homme politique n\u2019a été adulé aussi longtemps dans les pages éditoriales.Après avoir prouvé durant 18 ans qu'un homme politique peut défier la presse, se moquer des journalistes et poursuivre une carrière politique exceptionnellement réussie, le maire Drapeau ne s\u2019est pas privé, mardi, devant la Chambre de Commerce, de narguer les journalistes, éditorialistes et autres politicologues qui lui avaient refusé leur appui, comme s\u2019il avait encore une fois triomphé d\u2019une immense force déterminée à l\u2019abattre.construire l\u2019image mythique et intouchable de l\u2019homme sans peur et sans reproche.Pour cette raison je pense qu\u2019en toute justice M.Drapeau devrait éprouver une immense gratitude à l\u2019endroit de cette presse peu agressive, qui l\u2019a laissé en paix durant presque tout son règne, alors même qu\u2019il la ridiculisait en l\u2019accusant périodiquement de mal faire son travail.Il est vrai que M.Drapeau s\u2019en prend principalement aux éditorialistes parce que beaucoup ne l\u2019appuient plus.D\u2019abord il faut dire que c\u2019est un phénomène relativement nouveau puisque, jusqu\u2019en 1968, l\u2019unanimité dans l\u2019admiration était quasi totale chez les éditorialistes francophones.Par contre, depuis dix ans, les éditorialistes l\u2019attaquent davantage; mais comme l\u2019information nunicipale de qualité est rarissime, les occasions de formuler des critiques solides et constructives en pages éditoriales ne se présentent pas souvent.Or quand on sait, de plus, que les pages éditoriales exercent une influence fort limitée puisqu'elles ne sont lues que par une minorité de gens, ne pas pouvoir supporter les rares critiques qui s\u2019v trouvent dénote chez M.Drapeau une susceptibilité inquiétante et une arrogance qui n\u2019a pas de commune mesure avec celle que l\u2019on prête à M.Trudeau.Si je fais cette longue mise au point ce n\u2019est pas pour m\u2019offrir le plaisir futile de démentir les allégations de M.Drapeau, mais pour souligner le problème de fond de la politique montréalaise, qui en est un d\u2019information.Ces jours-ci des journalistes dénoncent les structures politiques de Montréal qui empêchent non seulement l\u2019opposition d\u2019être adéquatement représentée à l\u2019Hôtel de ville mais d\u2019y jouer pleinement le rôle qu\u2019on attend d\u2019elle dans une démocratie parlementaire.Et on le fait évidemment au nom des grands idéaux démocratiques.Mais les motifs sont-ils totalement purs?C\u2019est vrai qu\u2019il n\u2019est pas normal que 55.5 pour cent d\u2019électeurs soient représentés par 96 pour cent des élus.Mais cette distorsion n\u2019est pas plus acceptable que celle qui permet au PQ d\u2019occuper 64 pour cent des sièges avec seulement 41 pour cent des suffrages.Le respect des règles démocratiques appelle un correctif aussi bien à Montréal qu\u2019à Québec à cet égard.Chez les adversaires du maire Drapeau, qui s\u2019affichent comme des démocrates exemplaires par rapport à lui, j\u2019ai remarqué qu\u2019on pressait beaucoup moins que lui les électeurs à aller voter afin que le peuple s'exprime sans équivoque.Etait-ce parce qu'on souhaitait profiter de l\u2019abstentionnisme?Or s\u2019ils avaient obtenu la victoire à la faveur de la paresse populaire, auraient-ils douté de la légitimité démocratique de leur mandat?A ce point de vue se sont-ils montrés plus démocrates que M.Drapeau?Quand on considère à quel point la pureté démocratique est difficile à pratiquer dans' l\u2019opposition, on comprend qu\u2019elle le soit encore plus quand on a goûté aux douceurs du pouvoir et on ne s\u2019étonne pas que M.Drapeau ait en horreur un changement des structures qui l\u2019avantagent.Les vrais démocrates savent qu\u2019un changement de structure pourrait peut-être refléter plus justement la volonté populaire.Mais il ne changerait pas pour autant les gens qui ont un comportement électoral qui déroute la plupart des commentateurs et des adversaires de M.Drapeau.Si on croit qu\u2019un changement serait désirable dans la perception que les Montréalais se font de la chose municipale, il faut être moins pressé de s\u2019emparer du pouvoir, fut-ce en utilisant à son avantage l\u2019atrophie démocratique des électeurs, que d\u2019analyser en profondeur l'ampleur et la cause de ce phénomène.Ce faisant, la première chose que l\u2019on découvrira c\u2019est que si M.Drapeau a réussi à se fabriquer une image de mythe national, c\u2019est qu\u2019il a pu utiliser tou- tes les ressources du pouvoir pour y arriver, grâce à une presse indifférente qui n\u2019a pas informé adéquatement la population, ni contribué à développer la conscience politique des citoyens.A cet égard les intellectuels ont aussi une grave responsabilité, eux qui, dans l\u2019ensemble, n\u2019ont jamais accordé d\u2019importance à la politique municipale.Mais c\u2019est la presse qui doit jouer le rôle moteur puisque le fondement même, la sine qua non de la vie démocratique, c\u2019est l\u2019information.Or s\u2019il faut un exemple des manquements de la presse à ce chapitre on n\u2019a qu\u2019à considérer l\u2019ampleur et la qualité des efforts qu\u2019elle déploie pour bien «couvrir» la politique provinciale, fédérale et internationale, par rapport à ceux qu\u2019elle consacre à Montréal où, en plus, l'information est complètement inaccessible et les moyens de contrôle du Conseil, dérisoires.Seule la presse, tant écrite qu\u2019audio-visuelle, peut briser le cercle vicieux actuel.Le manque d'information a permis au maire Drapeau de faire de son personnage un monstre sacré; en même temps ses adversaires n\u2019ont pu, pour la même raison, démystifier ce personnage par une critique solide de sa performance, ni élaborer des politiques de rechange sérieuses.Si on compare le rôle de la presse montréalaise au niveau de l\u2019information municipale, à celui joué dans ce domaine par la presse des villes canadiennes et américaines comparables, la vérité oblige à dire que la presse de Montréal a été d\u2019une passivité incroyable, voire d\u2019une indifférence coupable, si on admet que le premier devoir d\u2019un organe de presse c\u2019est de bien «couvrir», en priorité, les événements locaux.Prenant prétexte du fait que le maire Drapeau avait verrouillé l\u2019information, elle s\u2019est immédiatement résignée, renonçant à déployer des efforts proportionnés à l\u2019obstacle.Je m\u2019étonne de cette inimitié de M.Drapeau envers la presse montréalaise.Il semble lui en vouloir comme si elle avait toujours été liguée contre lui, comme si elle avait tout fait, depuis 1960, pour le déloger du pouvoir, alors qu\u2019en fait il lui doit ses süccès.Je crois que cette attitude de M.Drapeau est non seulement injuste mais ingrate; elle dénote en plus une fausse interprétation du rôle que joue la presse dans les affaires politiques de Montréal, en même temps que beaucoup de susceptibilité et d\u2019arrogance.Il laisse entendre que la presse montréalaise a toujours scruté son administration afin d\u2019en déceler les moindres failles, erreurs et manquements, qu\u2019elle a systématiquement joué un rôle d\u2019opposition à l\u2019égard de son administration.La non-intervention de la presse d\u2019information dans les affaires municipales a donc permis à M.Drapeau de gouverner à sa guise, en toute tranquillité, alors qu\u2019il n\u2019y avait même pas au Con-une opposition capable d\u2019exercer un contrôle valable sur son administration, lui permettant.en conséquence, de se soi \"A 5 lettres 6 MONTRÉAL, VENDREDI 17 NOVEMBRE 1978 DES LECTEURS A En 1975, de nombreuses enquêtes 1 avaient démontré la pauvreté déconcertante du français écrit par la plupart des étudiants de tous les niveaux -.En 1976, l\u2019accession au pouvoir du Parti québécois permettait tous les espoirs quant à la revalorisation du «fait français» 3.La promulgation de la loi 101 ainsi que la promotion «JE PARLE LE FRANÇAIS PAR COEUR» du regretté juge Cliche nourrissaient l\u2019enthousiasme de tous ceux qui souhaitaient (depuis «Les Insolences du Frère Un-tell») la naissance d\u2019une mentalité nouvelle axée sur le respect fondamental de notre entité retrouvée et sur la recherche de l\u2019excellence dans tous les domaines où, enfin, les Québécois ont de plus en plus la possibilité de s\u2019affirmer.Mais pour s\u2019affirmer, les jeunes ont besoin d\u2019être bien guidés dans leur montée vers l\u2019avenir.Eternelles victimes d\u2019expérimentations de toutes sortes, devant subir l\u2019écrasante aliénation de leurs potentialités les plus riches et les plus dynamiques dans un système scolaire mésadapté, soumis aux idéologies ronflantes de professeurs incompétents, ces étudiants-cobayes sortent du secondaire «brûlés».D\u2019ailleurs, quand ils parlent des écoles secondaires, ils en parlent en termes «d\u2019enfers» ou de «bordels».Ils n'évoquent pas en cela la trop grande chaleur des rapports humains et pédagogiques, ni les plaisirs de la cohabitation des deux sexes! Au contraire, ils avouent même avoir perdu leur temps et, ce qui est plus grave, leurs talents.Nombre d\u2019entre eux soulignent la vacuité de leur apprentissage livré aux incongruités les plus farfelues: recherches de mots cachés dans les journaux à po- pour une large part, au rattrapa ge de notions, de méthodes et de pratiques mal véhiculées au secondaire quand elles n\u2019ont tout simplement pas été vécues.En plus d'étre gavés par une société de consommation qui leur donne tout sans le prix de l\u2019effort.est-il étonnant que ces étudiants, habitués à «passer» facilement dans les rouages huileux du secondaire, se sentent désemparés et désarticulés au niveau collégial où, de façon générale, il leur est demandé plus et mieux?Jean BARRETTE CEGEP de Rosemont 1.\tLysiane Gagnon, Le drame de l'enseignement du français, La Presse, 19o>.Gilles Bibeau et alii.Enquête sur le français écrit dans les Cegeps, 1975 2.\tLysiane Gagnon, «Qu\u2019est-ce qu\u2019on va fer?», La Presse.5 avril 1975.p.5.3.\tDepuis deux ans, le «fait français» a des résonances politiques, culturelles et sociologiques: il est urgent de faire entendre la résonance scolaire! tins, travaux non corrigés, cours improvisés avec du Deschamps (à la tonne! ), professeurs qui racontent leur vie, leurs expériences, leurs voyages.quand ils ne commentent pas l\u2019actuali- Ils apprennent leur langue maternelle au son sans s\u2019arrêter au sens, ils écrivent le français par oreille.A titre d\u2019exemples: «le roche de la drug», «un n\u2019oi-seau», «la poupée qui fait son hocket», «les encients croyaient», «le H, la Marie et le Pot»! Vous demandez à ces écrivassiers de vous expliquer un tel phénomène, ils vous répondent à peu près tous ceci: plusieurs professeurs nous ont dit que nous pouvions écrire comme nous voulions pourvu que nous nous fassions comprendre; d\u2019autres nous ont «enseigné» le caractère bout-geois-exploiteur-élitiste caché dans les notions de «parler bien» et «penser bien»; d\u2019autres enfin ne nous ont jamais initiés aux valeurs de la lecture et de l'écriture.Au collégial, vous avez beau leur dire que la langue et la pensée bien articulées sont des armes utiles pour eux dans des situations concrètes (obtention du D.E.C., d\u2019un diplôme universitaire, d\u2019un emploi, etc.), qu\u2019elles leur ouvrent de vastes horizons sur le plan de la communication, qu\u2019elles les aident à s\u2019affirmer et à progresser, vous leur parlez un langage qu\u2019ils ne comprennent pas! D\u2019anciens idéologues verbeux, camouflés en professeurs, ont déjà accompli leur triste besogne, parfois admirés par une certaine jeunesse qu\u2019ils ont condamnée au prolétariat de la langue et de la pensée.Certains cégeps, dont Bois-de-Boulogne et Rosemont, ont dû modifier leur séquence de cours face à une situation aussi déplorable.La dimension littéraire proprement dite a été sacrifiée, le F d® p®§m® d*6##aw@?:\\A/uOL'Q A: 5:AA;:':J U-C : :'A x' j\u2019,': Vu ef enfendu ou pefff écran Madame Lise Fayette Québec Madame le Ministre, C\u2019est avec beaucoup d\u2019intérêt que j'ai pris connaissance du projet de loi sur la protection du consommateur.Il constitue un progrès gigantesque sur la loi qui régissait ce domaine depuis 1971, notamment en s'appliquant à toutes les ventes et non seulement aux achats à crédit.qu\u2019il place sur chaque pièce importante de la voiture le numéro de série en question permettant alors au consommateur de constater qu\u2019on a bel et bien procédé au changement de la pièce pour laquelle on lui réclame paiement.Cette même disposition pourrait également s\u2019appliquer pour les réparations de certains appareils domestiques, tels cuisinières, réfrigérateurs, téléviseurs, etc.M.Léopold Senghor, a/s La Presse, Monsieur.Il y a quelques années, la petite municipalité de Plessisville.au Québec, recevait avec beaucoup de chaleur et d\u2019amitié des visiteurs sénégalais qui séjournaient dans notre province à l\u2019occasion de la «Super Franco Fête».La sympathie s\u2019établit spontanément et sincèrement.J\u2019étais une de ces personnes qui ont fraternellement accueilli deux de vos compatriotes.L\u2019intérêt qu\u2019ils éveillèrent en moi pour tout ce qui se rapporte à votre pays n\u2019a fait que grandir depuis ce temps.C\u2019est à partir de ce moment que j\u2019ai pris connaissance de vos poèmes, qui m\u2019ont émue.Chef d\u2019Etat et poète, combinaison douteuse vous étiez sans doute l\u2019exception qui confirme la règle.Or, quel ne fut pas mon étonnement de vous entendre, le soir du 2 novembre dernier, à l\u2019antenne de Radio-Canada, débiter maladroitement le texte suivant: «La réunion du Commonwealth francophone aura lieu en 1980, mais sans la participation du Québec.Seul le Canada y sera présent.» disparités régionales de notre pays?Naïveté calculée?Toujours est-il que, du grand homme-politique ou je vous avais placé, vous êtes devenu, en l'espace de quelques secondes, «l\u2019homme de peine au service d\u2019Ottawa».Quelle dégringolade Votre balbutiement «le problème (en l\u2019occurrence le Québec) est.c\u2019est-à-dire la question est donc maintenant tranchée».Hésitation, nervosité, message mal transmis parce que trop gênant.Mais, rassurez-vous, ce guillotinement râlé, loin de nous faire perdre la tête, nous fit.au contraire, comprendre toute la misère morale de votre situation, le chantage inavouable que vous avez dû subir, les choix impossibles auxquels on vous a acculé.Argent, argent que de bassesses on commet en ton nom! traitant de la vie intime des vedettes.Je souhaite donc une-remise en question du contenu de l'émission.Qu'on fasse donc-confiance à la femme en faisant appel à son information, son sens critique, sa réflexion.M.Réal Barnabe-Rédacteur en chef des nouvelles Télévision franc a i s e de Radio-Canada a Monsieur Barnabé.Je me permets humblement devons suggérer deux amendements possibles pour éviter que-certain chapitre de cette loi ne demeure des voeux pieux.B Le projet de loi veut accorder au consommateur l\u2019éclairage suffisant et le temps nécessaire avant de s\u2019engager et on y accorde des délais de 48 heures en matière d'un contrat de crédit et de- 10 jours dans les cas d\u2019un contrat avec un vendeur itinérant.Dans la nouvelle formule du téléjournal de fin de soirée, vous avez inclus à l'émission une période spéciale consacrée à la météo.Période que vous avez dû, à certains moments, regretter amèrement.Sauf mon respect pour Mlle Blouin, qui dans toute cette affaire ne fut qu\u2019une victime à l'état pur.vous avez fait maintes prouesses et gymnastiques publiques, pour donner à cette demoiselle toutes les qualités d'une animatrice expérimentée en météorologie.Vous étiez prêt à tout.Vous avez même changé son allure de la tête aux pieds, et je ne fais pas là une figure de style.Bref, après toutes vos expériences, sans vous être soucié du respect de Mlle Blouin ni de celui des téléspectateurs, la météo rouie relativement bien.Aux fêtes ça ira beaucoup mieux, et au printemps, elle aura acquis l\u2019expérience que vous lui auriez voulue en débutant.Mais pour l\u2019amour de Dieu, ou celui de Mlle Blouin, laissez-lui au moins sa météo.Dans une initiative personnelle.ou sous vos indications, et avec une intention qui est de moins en moins claire.M.Déroute présente le bulletin de la météo à la fin de la lecture des nouvelles, en le résumant, tout simplement, au public.De cette façon, dans un bulletin de météo ou on n'a que faire des détails de température de l'Ontario et des Maritimes (au cas où ça ne vous serait pas venu à l\u2019idée, ce que je doute fort), vous diminuez de 80% l\u2019intérêt qu\u2019on porte audit bulletin.Et si l\u2019on s\u2019acharne, se disant qu\u2019il y a peut-être des subtilités qui préciseront l\u2019imprécision des prévisions, il devient vite plus intéressant d\u2019analyser les progrès de la météorologie que de se faire détailler ce qui vient d\u2019être résumé.Il faudra donc que M.De nonuse contente de présenter Mlle Blouin et non la météo, et que cette météo ne soit plus une interminable énumération de villes et de chiffres qui embarrassent tout le monde, y compris Mlle Blouin.Mais je voudrais surtout m\u2019en prendre à l\u2019attitude de l\u2019animateur, une espèce d\u2019attitude «play boy» que je trouve tout à fait déplacée.Je me demande pourquoi on insiste tant sur le baiser que l\u2019animateur distribue si généreusement à chacune des concurrentes, tant au début qu\u2019à la fin de l\u2019émission.La caméra se plaît souvent à présenter cette scène touchante en gros plan et on a même cru bon de lui donner plus d\u2019importance en ajoutant parfois un espèce de bruit qui semble déterminer la durée de cette tendre manifestation, c'est vraiment le comble! La même-attitude «chaleureuse» se manifeste tout au long de l\u2019émission où les «mon chou» et les «mon petit chou» se succèdent durant trente minutes.Autant je suis pour la manifestation de la tendresse quand ça correspond à de vrais sentiments, autant cette forme fausse et superficielle s\u2019adressant à de pures inconnues, sonne faux à mes oreilles et à mon coeur, surtout que j'ai trop souvent l\u2019impression qu\u2019on se moque carrément des concurrentes.J'y reconnais l\u2019attitude dégueulasse dénoncée par Jean-Claude Lord dans son film S3 Cette section oblige le commerçant à fournir aux consommateurs une évaluation écrite des réparations effectuées et on suggère que le consommateur puisse exiger au moment où il demande d\u2019effectuer des réparations une remise de toutes pieces qui auraient été remplacées.H Pour s\u2019assurer que le consommateur dispose d\u2019une liberté de décision, il faut éviter que son esprit ne soit capté par les dernières trouvailles «commerciales».On utilise de plus en plus dans les journaux, à la télévision et ouvertement sur les ondes d\u2019une station FM de Ste-Adèle et aussi dans les marchés d alimentation au moyen de la musique qu\u2019on y fait entendre toutes sortes de messages incitant les consommateurs à acheter tel ou tel bien sans que consciemment on ne puisse s\u2019en rendre compte.Ces techniques sont à bannir à moins qu'on ne veuille s\u2019y prêter volontairement et la loi devrait formellement les interdire et punir sévèrement toute personne y ayant recours.Jacques R.ROY Laval Mais Voilà, monsieur, l'autopsie mon illusion.Le veau d\u2019or est toujours debout.Adieu amitié fraternelle, adieu «homme noir», adieu Léopold Senghor.et vive les grands sauveurs de l\u2019humanité tels les P.E.Trudeau, R.Nixon, M.Begin, Vorster, Ian Smith, Général Pinochet, ldi Amine Dada.ainsi que l'O.M.P.P.U.(Organisation mondiale des pantins politiques unis).de Les connaissances de l\u2019ensemble des Québécois au point de vue de la mécanique d'une voiture sont fort modestes et il est possible qu\u2019ils se fassent passer facilement «des vessies pour des lanternes».Certains garagistes malhonnêtes pourraient très bien avoir des quantités considérables de pompes à eau, de pompes à huile, etc.et ils feraient remise d\u2019une pièce au consommateur qui proviendrait d\u2019une autre voiture alors qu'on n\u2019aurait nullement changé quoi que ce soit.Chaque voiture comporte un numéro de série et il y aurait lieu d\u2019exiger du manufacturier Le ridicule ne tue pas, M.Senghor, parce que, ce soir-là, vous auriez été foudroyé sur-le-champ.Un Canada francophone sans le Québec, ça n'existe tout simplement pas! Ignorance des Jacqueline RICHARD (Mme) Ville de Laval A AS: ALAÜCAkv) 'AA / «Parlez-nous d'amour».Ceux qui l\u2019ont vu comprennent, j\u2019en suis sûre.m a! » Dans un commentaire qu\u2019il faisait à la télévision, le soir de l\u2019élection à la mairie, Michel Roy, du «Devoir», déclarait que le RCM et le GAM n'avaient pas réussi à faire passer leur message auprès de la population.Nous ne sommes pas de cet avis; les raisons de la victoire de monsieur Drapeau sont plus profondes et plus psychologiques que le simple fait d\u2019un message incom- B yeux et dans la réalité l\u2019idéal à suivre.Nous venons d\u2019en avoir ia preuve.Quand bien même le GaM (champignon opportuniste de dernière heure) et le RCM (dont une certaine gauche u terni I image) auraient eu les meilleurs programmes au monde, tant que leurs chefs n\u2019auront pas le charisme d\u2019un cré», ils ne seront même pas considérés parla pooulation.À CA Hélène ARSENEAULT-GAUTHIER, Sainte-Sophie ES A e i Maurice Dubois réalisateur Radio-Canada TOUT DOIT ETRE VENDUE monstre sa- Ù- Plus de 3,000 peintures à l\u2019huile directement du grossiste à vous.Cher monsieur.J'ai toujours éprouvé ce que je qualifierais de «préjugé favorable», face aux émissions que nous présente Radio-Canada et cela mêmesi, quelquefois, on a abusé de nous, téléspectateurs, en nous présentant des émissions laissant à désirer.Mais je croyais avoir vu le pire.Or.j\u2019ai assisté le dimanche soir 29 octobre, dans le cadre des «Beaux Dimanches», à ce que je qualifierais de farce monumentale! pris # EN SUPER SPECIAL A DES PRIX JAMAIS VUS Il faut voir dans la victoire La victoire bien méritée d\u2019un Jean Drapeau prouve que le peuple préfère le chef et le grand homme à tous les programmes faits par des «nains» qui ambitionnent de prendre la place du grand homme.Ce n\u2019est donc pas, à notre avis, une simple question de programme à faire accepter par la population.Les citoyens aiment mieux s\u2019identifier à quelqu\u2019un qui les a grandis parses oeuvres que de s\u2019identifier à des «futuribles» plus ou moins connus.sans équivoque de Jean Drapeau le besoin et le désir des citoyens de s\u2019identifier à un homme qui les valorise par les résultats fantastiques de ses réalisations depuis 20 ans.$795| Toile 8\" x 10\" incluant cadre, à partir de Toile (format divan) 24\" x 48\" incluant cadre à partir de i EGALEMENT DISPONIBLES Le peuple ne s\u2019arrête pas à quelques dollars quand il reçoit des services et du prestige.Ce ne sont pas les partis qui font les grands hommes, ce sont les grands hommes qui font les partis, mais la population ne s\u2019identifie pas à un parti, elle s\u2019identifie à un homme qui incarne à ses ¦ $9.00 $15.00 $20.00 $25.00 $35.00 $45.00 20\" x 24\u2019 8\" x 10\" 24\"x 36\" Rychard THERIAULT Montréal 12\"x 16\" 16\"x 20\" 24\"x 48\u2019 L\u2019émission «Faut voir ça», avec ses airs de «freak show», était purement débile «capotée» au sens le plus strict du terme.Guy M1LOT, .* Montréal > voire A la direction de Télé-Métropole.i ! / > y fi.FAUT VOIR Je voudrais dénoncer ici la mauvaise qualité de certaines émissions s\u2019adressant plus spécialement aux femmes.Je parlerai plus particulièrement de l\u2019émission «Personnalité» présentée sur vos ondes à 13 heures du lundi au vendredi et animée par Emile Gcncst.1! s\u2019agit d\u2019un quiz où les concurrentes doivent deviner les mots manquants à certaines entêtes de journaux.Je trouve bonne l\u2019idée de présenter un jeu à cette heure où j'aime m\u2019asseoir un peu pour refaire mes forces pendant que les marmots font la sieste.Le quiz est en soi une forme d\u2019émission reposante mais qui pourrait être combien plus enrichissante si elle traitait de questions de fond touchant à l\u2019actualité, car qu\u2019y a-t-il de plus trompeur qu\u2019une entête de journal choisie avant tout pour attirer l\u2019attention du lecteur en cherchant à faire sensation?Ce qui se vérifie davantage quand on puise abondamment dans des journaux N» Louis DUHAMEL Etudiant Montréal 4 POUR LE y CROIRE gg *>\u2022 - ii B q- ;.V B*5 » « * -?i as a Jga LA PRESSE pu üVnSh^mËsbbsl« blie avec plaisir les opinions personnelles de ses lecteurs sut des questions d\u2019interet general Ch a que lettre doit eue signee de la main de son auteur, qui en assume alors l enüeie responsabilité l'auteur dml en ou\"e ms mie en lettres moulees son nom el son adresse au complet ainsi que son numéro de telephone au cas nu il nous serait ne cessaire de communiquer avec lui Vu I abondance du \u2019courrier.IA PRESSE ne peut s'engager a publier toutes les lettres ni a justifier au telephone ou pai écrit chaque non publication Elle se reserve aussi le droit il abieget les lettres selon l\u2019espace disponible Autant que possible oneie d écrite a la machine, a double in leiligne Adressez vos lettres comme suit tellies des lecteurs \u201d Service de l'ediln rial.IA PRESSE CP 4?0G succursale Place d\u2019Aimes, Monireal Quebec % ; amfe \\ ci MW# * Pourquoi payer plus cher alors qu'un des plus importants grossistes en oeuvres d'art vous offre des peintures à l\u2019huile originales de très haute qualité en plus d\u2019un vaste choix d\u2019encadrements a prix réduits qui a instruit des générations de croyants est réédité \\\\ .Vaste choix de cadres, venant directement de notre manufacture, offerts à PRIX TRÈS BAS SERVICE D\u2019ENCADREMENT AU PRIX DU GROS Un album de 68 tableaux expliqués: le Credo, les sacrements, les fins dernières, d'après le catéchisme romain.ù , \\ SA i \\ 2 JOURS SEULEMENT Vendredi, 17 novembre de 10 h a 21 h et samedi; 18 novembre de 10 h a 17 h.\u2022\tHoliday Inn Le Chateaubriand 6500, Chemin de lo Cote-de-liesse 739-3391 Stationnement gratuit \u2022\tArena Paul Sauvé 4000 est, rue Beaubien Vaste stationnement gratuit 1 -AM Dédié aux parents et à leurs enfants.\\ SALON DU LIVRE DE MONTREAL Stand: 401 OU ^ entrée gratuite i AU Place Bonaventure Diffusion: par la poste aux poste incluse Coût: EDITIONS SAINT-RAPHAEL, ( M.XRC.KX et chèques personnels acceptes .Tel.: 1-819-567-8453 31 ouest, rue King, Sherbrooke, Québec VISA J1H 1N5 L_ 1 A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 1 7 NOVEMBRE 1 978 Deux autres projets de loi de Garon Saint-Hilaire veut sauver le verger de Stoneridge terres arables pour 5o relève Une banque de et plus d\u2019argent par Jean-Pierre BONHOMME Malgré la vive lutte que VAssociations des citoyens pour la protection des verges de Mont Saint-Hilaire a l\u2019intention de poursuivre sans rémission pour empêcher la réalisation d\u2019un projet domiciliaire dans la zone agricole de Stoneridge intention a été exprimée clairement hier au cours d'une conférence de presse \u2014 le gouvernement du Québec ne parait pas devoir intervenir et soumettre le secteur aux dispositions contraignantes du projet de loi sur le zonage agricole.Un porte-parole du ministère de l\u2019Agriculture a en effet indiqué hier que si les quelque 300 acres de vergers appartenant à des spéculateurs immobiliers n\u2019ont pas été soumis aux dispositions législatives gelant temporairement les sols agricoles c\u2019est probablement à cause «des droits acquis des promoteurs, depuis sept ans.de ne pas être protégés par la nouvelle loi».Les promoteurs immobiliers Sogesdev, rappelons-lc.détiennent la propriété d\u2019un verger, sur le flanc sud du mont Saint-Hilaire.Ceux-ci et des propriétaires antérieurs ont laissé les arbres sans soin, depuis sept ans, et une partie des pommiers \u2014 25 pour cent environ \u2014 ne peuvent plus être récupérés.Le porte-parole du ministère de l'Agriculture a dit que, d\u2019ici deux ans tout au plus, le verger serait complètement irrécupérable.Il s\u2019est par ailleurs demandé si, par conséquent, le gouvernement pouvait contraindre un promoteur privé à faire de l\u2019agriculture lorsque cela n\u2019est pas son désir.Il a précisé qu\u2019à l\u2019égard de l\u2019application de cette législation nouvelle la démarche gouvernementale sera «logique et politique» même si elle vise à une plus grande densification du domaine habité.Hier les principaux porte parole de ! association des citoyens de Saint-Hilaire ont fait valoir que leurs membres n'ont pas pour objectif de protéger les arbres actuels ils reconnaissent que plusieurs pommiers du verger de Stoneridge sont vieux ou irrécupérables, mais de protéger les sols eux-mêmes sur lesquels de nouvelles essences pourraient être replantées.Ils ont montré une carte établissant que les sols propices à la plantation des vergers sont très rares dans la région et que ces sols sont déjà tous occupés.taire au Québec ne pourra pas se développer davantage.Et on ne trouve rien, dans ce projet, qui puisse vraiment stimuler la production laitière, porcine, maraîchère et céréalière au Québec», fait valoir le député de Montma-gny-L'IsIet.«La seule mesure d\u2019aide financière à l\u2019agriculteur consiste dans la hausse de \u2022! à 70 pour cent du remboursement des taxes fondé res, ce qui ne lui donne en moyenne que $150.de plus par année,» a poursuivi le critique de la députation libérale en matière d\u2019agriculture.«Et encore, cette aide n\u2019est-elle accordée qu\u2019aux agriculteurs qui résideront dans la zone agricole permanente», a-t-il souligné.Le député a par ailleurs déploré que le projet de loi 90 ne prévoie aucun mécanisme obligeant à une meilleure utilisation des sols.arables non utilisées ou sous-utilisées».Quant aux subventions, elles seront doublées et varieront désormais de $2,000 à $6,000 dépendant des fins pour lesquelles elles sont versées.Libéraux mécontents Le projet de loi 90 sur la protection du territoire agricole est de la poudre aux yeux et ne garantit en rien une meilleure utilisation des terres agricoles du Québec».QUEBEC Le gouvernement du Québec entend constituer une banque de terres arables en vue de favoriser la relève en agriculture.cette a / m s.Il entend de plus doubler le montant maximum des subventions consenties pour l\u2019établissement de jeunes sur des fermes d\u2019exploitation agricoles.Le ministre de l\u2019Agriculture, M.Jean Garon, a déposé deux projets de lois en ce sens hier à l\u2019Assemblée nationale.Il s\u2019agit de la loi 99, modifiant la Loi du ministère de l\u2019Agriculture, et de la loi 100.favorisant la mise en valeur des exploitations agricoles.a / S \"ï » Rappelons d'autre part qu\u2019à l\u2019occasion d\u2019un référendum tenu le 28 octobre dernier une majorité de citoyens de ce secteur, 259 contre 131, ont entériné un règlement proposé par le conseil municipal permettant la construction d'une école primaire et d\u2019un développement domiciliaire dans le verger du flanc sud.L'association des citoyens a prétendu hier que cette décision a été emportée par le moyen du chantage et ils ont indiqué que plusieurs hommes politiques, en instance, se trouvent dans une situation de conflit d\u2019intérêt.Dans un télégramme expédié au ministre de l\u2019Agriculture et à la Commission de protection du territoire agricole devant être formée par la loi du zonage, l\u2019association des citoyens demande la «protection intégrale» du verger dont la capacité de production est de ti millions de pommes par année environ.Du côté gouvernemental, par contre, tout en excluant pas la possibilité d\u2019un «oubli» en ce cas, on fait valoir que le verger de Stoneridge ne constitue que le cinquantième des vergers du secteur de Saint-Hilaire.H m M m décla- qu\u2019a C\u2019est ré hier le député libéral de Mont-morency-L\u2019Islet, M.Julien Glas-son.qui commentait au nom de la députation libérale le projet de loi 90 débattu en deuxième lecture à l\u2019Assemblée nationale.ce -¦ - - -, La banque de terres arables contient des terres qui pourront être louées «pour favoriser la relève en agriculture, l\u2019agrandissement ou la consolidation de fermes de type familial et l\u2019exploitation de terres «Si, au-delà de la législation, on n\u2019engage pas des sommes très fortes pour encourager l\u2019agriculture, le secteur de l\u2019agro-alimen- M.Jean Garon U PA se dit satisfaite I autres que l\u2019activité agricole sont pour la plupart satisfaites.Cependant, la Commission pourra permettre une dérogation à cette interdiction.Il est de notoriété publique qu\u2019environ 500,000 acres de terre du Québec appartiennent à des non-résidants.Par ailleurs, moins de 12 p.100 d\u2019entre elles sont encore cultivées.Le projet de loi du ministre Garon ne contient aucune disposition interdisant l\u2019achat de terres agricoles par des non-résidants et ordonnant qu\u2019elles ne puissent être revendues qu\u2019à des résidants.Une autre demande de l\u2019UPA qui n\u2019est pas satisfaite concerne la création d\u2019une banque de terres afin de servir à la consolidation des exploitations existantes ou encore à l\u2019établissement de nouveaux exploitants.Le président de l\u2019Union des producteurs agricoles, tout en félicitant le gouvernement du Québec d\u2019avoir trouvé le courage politique d\u2019agir pour protéger le territoire agricole de la province, a indiqué qu\u2019outre les premières réactions mentionnées ici, l\u2019UPA fera valoir son point de vue officiel et global devant la Commission parlementaire qui sera appelée à étudier le projet de loi 90.de quelques recommandations qui n\u2019ont pas été honorées dans le projet de loi présenté à l\u2019Assemblée nationale par le ministre de l\u2019Agriculture, M.Jean Garon.L\u2019UPA retrouve dans le projet de loi 90 déposé à l'Assemblée nationale le 9 novembre beaucoup des recommandations qui étaient contenues dans son mémoire soumis au ministre Garon lors de la récente tournée de consultation de ce dernier.On note par exemple que le projet de loi propose que soit portée de -10 à 70 p.100 la proportion des taxes foncières qui sont remboursées par le gouvernement provincial.Par ailleurs, il semble que les membres de l\u2019Assemblée nationale seront saisis de deux projets de loi qui compléteront le bill 90.Une législation permettrait à l\u2019Office du crédit agricole de créer une banque des terres et l'autre hausserait substantiellement les sommes disponibles en vertu de la loi de la mise en valeur des terres.L\u2019ensemble du territoire Alors que dans son mémoire l\u2019UPA demandait que tout le territoire soit protégé par une loi cadre, la région agricole designée comprend essentiellement les basses terres du St-Laurentetde l\u2019Outaouais, soit une superficie d\u2019environ 4.5 millions d\u2019acres, dans une zone qui compte les meilleures terres, celles qui sont les plus menacées.Le projet de loi prévoit la formation d\u2019une commission de protection du territoire agricole du Québec dont les cinq membres seront nommés par le gouvernement.On sait que l\u2019UPA a beaucoup insisté auprès du ministre de l\u2019Agriculture pour que les agriculteurs, les premiers concernés par cette loi, puissent, par le biais de leur organisation professionnelle, nommer la majorité des membres de la Commission.Il est à remarquer, en outre, que selon le projet de loi 90, la Commission transigera au niveau local avec les municipalités et que c\u2019est à travers elles que les producteurs agricoles devront faire valoir leur point de vue.Pourtant, l\u2019UPA avait demandé que la Commission soit en relation avec un organisme par région agricole qui aurait regrou pé les parties intéressées par le zonage sous la coordination des représentants de l\u2019UPA.Pas de lotissement ni de non résidants Les demandes des agriculteurs quant à l\u2019interdiction de construire en zone protégée pour des fins par Paul POULIOT L\u2019Union des producteurs agricoles (UPA) se réjouit du fait que le Québec protégera bientôt l\u2019agriculture par une loi du zonage des terres agricoles.Toutefois, le président général de cette association qui représente la vaste majorité des agriculteurs de la province, M.Paul Couture, a fait part, hier, aux représentants des media d\u2019information.au cours d\u2019une conférence de presse tenue à Montréal, i i h # a t ! lift > r m : l > I ih .$¦ ~ > » s J# .Û i.J I î; M liBgg i < * :: 1 t 1 WW m Ia.i': S Wj'l l' Jlhr TË * H i m M : I % i w&f# Ihl \u2019 \u2019 -\t» - .i' Bk m iiiiiMii ii tiid nu rn nui < m meiMii n cuti ton »\u2022» r m Qm ms&m N I' I sa® 8%^ l -J- ^TERRITOIRE 22! S ,,, ¦ ' m mm m s % .: PU 1' m «non,* ¦à ¦ m m .w 8 i 3 m > £ marna k \u2022 m Si %, \" \" se g iji inumt U («ici un mu m a L8BHÀ %#& m s 36 ETOILESl L£COW-œOV H «» V \u2022v.\" ililBs m :: ¦¦ ¦S.m v;W > iS ' \\ 1 % B %: i' 1> t.t % \u20ac m | L-#.è i >7 .W a Z2 ra S * %: IC .-\u2022 .v I % ¦II- V ¦j % Æ.R u Ll CCW-SOf TSCT Vi tts Contre le nucléaire V x j» 4 LE REVEIL DU PATRATOMAC \u2022 t siieuni li cnn n V 1 i 3 Des manifestants antinucléaires se sont rassemblés hier devant le Château Frontenac à Québec où se tenait la conférence fédérale-provinciale des ministres de l'Energie.I K % J n i ^2 tSTwBüQB.ti Q*5Twi i *i {LES DISPARUS N' f 2 \u2022 LDU MIRIF1C [tW -V.-\t:¦ K RÉFUGIÉS mécaniques que l\u2019embarcation a connues depuis qu\u2019il a quitté un port à proximité de Ho-Chi-Minh Ville, le député Blank a ajouté «qu'il faudra cinq semaines au navire pour veni r à Québec.Et que d'ici là, l'Assemblée Nationale aura adopté son nouveau projet de loi sur l\u2019immigration».Dans l'une de ses critiques les plus sévères à l\u2019égard du gouvernement de Hanoi, Washington a condamné les pratiques qui consistent à forcer à l\u2019exil des dizaines de milliers de personnes en monnayant leur départ.Selon une dépêche de l'agence française AFP, un porte-parole du secrétariat d\u2019Etat, Mlle Jill Schu-ker, commentant la situation du fiai Hong, a dénoncé l\u2019état des droits de l\u2019homme au Vietnam.me passagers: huit d\u2019entre eux sont morts.L\u2019un des passagers qui survécurent à la catastrophe a déclaré que la tour de contrôle guidait le pilote vers le sol, lorsque l\u2019avion, pour une raison qui n\u2019a pas encore été établie, perdit de l\u2019altitude et s\u2019écrasa sur une plantation de cocotiers, à plus d\u2019un kilomètre de la piste: il arracha 35 arbres avant de se scinder en trois sections et de prendre feu.Les autorités espèrent que l\u2019enregistreur de vol, qui a été récupéré, leur permettra de déterminer la cause de cette tragédie.En tout, 63 des 262 personnes qui se trouvaient à bord du DC-8 ont survenu à la tragédie; cinq d\u2019entre elles sont dans un état critique, mais plusieurs autres avaient pu gagner l\u2019aéroport par leurs propres moyens.Un représentant du gouvernement du Sri Lanka a déclaré qu\u2019il était «absolument incompréhensible» que qui que ce soit ait pu sortir vivant de cet accident./ I i SUITE DE LA PAGE Al que le ministère canadien de l\u2019Immigration pourra ces réfugiés.Seront reçus prioritairement les Vietnamiens ayant des parents au Canada, ainsi que ceux qui possèdent déjà des lettres de promesse de visa remises lors de la chute de Saigon, et qui répondront aux conditions du programme «réfugiés des petits bateaux».En 1975, dans le cadre de son programme d\u2019aide aux réfugiés Indochinois, 7,000 familles vietnamiennes ont immigré au Canada.En 1977, lorsque l\u2019exode s\u2019est intensifié, le Canada a mis en place un nouveau programme appelé «Small Boat Refugees» et a reçu 350 familles.En janvier 1978, le ministère a fixé à 50 par mois le nombre de familles pouvant entrer au pays.Mais en septembre dernier, à la demande des Nations unies, la situation s\u2019étant aggravée, le Canada a augmenté son «quota» à 70 familles.339 familles ou 561 sonnes ont pu bénéficier de ce programme.De son côté, le ministre de l\u2019Immigration du Québec, M.Jacques Couture, a déclaré hier qu\u2019il était prêt à recevoir 200 des 2,500 réfugiés qui se trouvent à bord du cargo, en réponse au député libéral de St-Louis, Harry Blank, qui a suggéré de «tous les accueillir pour montrer la vraie générosité humaine du Québec».Visiblement pas au courant de l\u2019état de santé des passagers du Hai Hong, ni des difficultés i V v ¦V.' \\ r \\ - r recevoir il : cxk.» »».t luw »J- #\u2022 \u2019K\u2019f .J 1 1 LES MILLIONS DEKIDORDtNN 'HI* Il tlltl llll M> lltlt\tt - / \"^pyump I tll IMITlHt II Ml Cl 1.11 #.r HUI V\u2014; V.L\u2019BTOILI y \\ 'PsBk ( *> & ,c .XV.' i Lv, x; x A Xi 1 , : VN C»«|ÇA èu.1 e* T O ¦ X S .LULLH.J'ON\t/L.'^ U RUEE VERS L'EAU ^/TEMPETE ROSE k / P» 1 F -%, g / â \\ * .' *s«a: ¦ \\ V \u2022n miiHu n cuti lui Hi»in :v b'j cuBwwm ,V- y TRAGÉDIE \u2014 RT III IIIHMII i«« miTint n tmi nu m» mu « CB HMWllUIDl R - j.J6UflinwtterTO ;y Bantuwug k r*'- SUITE DE LA PAGE AT Toutes les victimes cep)ion des membres de l\u2019équipage \u2014 sont des Indonésiens qui revenaient d\u2019un pèlerinage à La Mecque et à Médine, les deux lieux saints de l\u2019Islam.Hier, douze heures après la catastrophe, les pompiers dégageaient encore des cadavres des débris calcinés de l\u2019appareil, et les effets personnels des passagers étaient disséminés sur une superficie de près de 800 mètres de diamètre.La compagnie a fait savoir que 13 de ses employés, tous islandais.se trouvaient à bord du DC-8.huit en tant que membres d\u2019équipage et les cinq autres corn y ut iniiiiii n cxii lu mu à l\u2019cx- III Mlllrui II M M nu M OKI X > yv r RÊOGRANDi N ï:.& ii» iMumi :\u2022 ta ci i.i Or k LCMIGMAT1QU1 1 TIBET] > per- & Le gouvernement du Sri Lanka a décidé de décréter une journée de deuil national m V < ;ç- à.'-r.vj pour aujourd\u2019hui, et le président de pays, M J.H.Jayewardene, adressé un message de condoléances à son homologue indonésien.'L rr.-rir ' V, I ' \\ï à -\\) ce Em-' // \" h ,1 m \u2019 / r.v.i , ^.0.f i M fl J / : ïfi B \u2019 %% I O ) ?« Il s\u2019agit de l\u2019accident d\u2019avion le plus meurtrier de l\u2019histoire du Sri Lanka: il y a quatre ans déjà, 191 pèlerins musulmans revenant de La Mecque avaient péri dans une catastrophe aérienne survenue au Sri Lanka.- &.* i r\"' r a mm I t : S\u2019S-W':- m m À À m -Z L a E v.y MW \u2022 «m m ¦ * ' Le Québec i connaît T Kl\t\u2022\u2019 \u2022 » Is \u2022\t\u2022 B : moins de ! conflits :.W \u2022A.* Le gouvernement Lévesque avait placé-beaucdup d'espoir sur la concertation Paul Desmàrais, de Power Corporation, René Lévesque et Louis Laberge, le ,\t> gouvernement-patronat-syndicalisme.A part cette photo historique prise à La président de la FTQ, il n\u2019en fut pour ainsi dire plus question, l\u2019opération ayant \u201e Malbaie, lors du fameux sommet de mal 1977.où l\u2019on voit côte à côte MM.échoué.rôle des syndicats dans la bataille à vehir du référendum.\u2022 Au début de 1978, le président de la CEQ d\u2019alors, Yvon Charbon-lançait l\u2019idée d\u2019une «stratégie syndicale du référendum».Même si Charbonneau n'est plus président de la CEQ, l\u2019idée n\u2019en a pas été rejetée pour autant.Le mouvement syndical, avait-on dit à l\u2019époque, doit éviter de se .laisser duper par une simplification des débats sur le référendum et ne doit pas donner un appui inconditionnel à l\u2019un ou l\u2019autre des principaux groupes, ou s\u2019opposer au projet de souveraineté-asso-' ciation.On avait alors lancé l\u2019idée de l\u2019élaboration d\u2019un «programme social original» qui rallierait la majorité des syndi-catsquébécois.Même si, à la CEQ du moins, les énergies de toutela centrale se tourneront, ces prochains mois, vers les négociations, cela n\u2019empêchera pas la tenue d\u2019un congrès spécial sur la question nationale, du moins on l\u2019espère.A la CSN, on prépaie aussi un tel débat, tandis qu\u2019à la FTQ, on semble adopter une attitude at-tentiste du genre « ça ne presse pas, profitons au maximum du gouvernement actuel ».En bref, sauf dans certains syndicats, la question de l\u2019indépendance du Québec n\u2019a pas enco-\ttravailleurs., Le secteur public: C\u2019est mal parti Le plus grand risque d'affrontement réside évidemment dans les négociations touchant la fonction publique.Le moins que l'on puisse dire, c'est qu\u2019elles sont mal a indiqué, il y a quelques jours, que «plus ça change, plus c\u2019est _ neau, pareil».En un mot, Si le Parti québécois .¦* ¦ l- sait qu\u2019en demandant la conciliation, le cartel des organismes professionnels de santé (COPS) L\u2019exécutif de la CSÎNa déjà résumé ainsi la question: « L\u2019oppresSion particulière dès travailleurs francophones dû fait qu\u2019ils soient Canadiens français, est un fait admis.Aussi, plusieurs s\u2019interrogent sur les effets que l\u2019indépendance pourrait avoir sur la lutte contre le capitalisme qui est responsable.de l\u2019oppression.Autrement dit, est-ce une étape vers le socialisme?» re été sérieusement .débattue à la base.Lorsqu\u2019elle le sera, il n\u2019est pas certain que ce sera dans le sens désiré par le gouvernement Lévesque.3*.' 1 y engagées.\t'.Le Syndicat des fonctionnaires provinciaux, l\u2019été dernier, a réus- ,\t., .STATISTIQUEMENT, le\tsi, pour la première fois de l\u2019his-\ts enorgueillit, à juste titre, de son Québec connaît moins de\ttoire du Québec, à empêcher l\u2019As-\tbilan législatif, même si le proconflits.de travail qu\u2019en 1975-76,\tsemblée nationale de siéger.\tfesseur André Thibeaudeau des } aux derniers jours du gouvehie-\tChauffé à bloc, il ne veut riefï\t1 HEC, chargé par le ministre de ment; Bourassa- Mais cela ne\tsavoir del\u2019appel de M.Parizeau à\tsonder le terrain, constate que le veut.rien dire, car le véritable\t«se serrer la ceinture» et n\u2019ac- .monde du travail est «essouflé» test est à venir, soit lors du re-\tceptè pas de se voirrètirer l\u2019inde-\tpartoutescesnouvelleslois.du nouvellement des conventions xàtion.\t\u2019 ,\t', côté syndical, on fait état des la- l collectives dans le secteur public\tLà CEQ, en bravant des injonc-\tcunes qu on y voit: la loi 45 serait {ét dans là construction.\ttiohs au début du mois à Paspé-\tpleine de trous, la négociation J Bref, les statistiques sorit un\tfcpac, en Gàspésie, ou 12 ensèi-\tsectorielle ou l\u2019accréditation * moyen bien imparfait, et sou-\tgnants devront comparaître én\tmultipatronale qui permettrait I vent même trompeur, d\u2019évaluer Justice, a déclaré la guerre au une syndicalisation plus massive, | l\u2019aSsairiissèment-du climat des\tgouvernement, son nouveau pré-\tn a pas vu le jour, etc.Meme le | relations de travail.¦\tsident Robert Çaqlln, quoique\tLivre blanc sur la santé ne va pas t Que disent-elles, ces statist!-\t\" plus près de la base que sonprédé-\tassez loin selon les centrales.îquesTl\t,\tcesseur, ne semblant pas pour ' D ailleurs, il y a longtemps, | Elles établissent que le Qué-\t' autant plus doux qu\u2019Yvon Char-\tdepuis le sommet économique de ! bec, en 1976, sous le gouverne-\tbonneau.C\u2019est d\u2019ailleurs M.Gau-\tLa Malbaiè en mai 1977, quel on ¦ment Bourassa, pérdait 6,583,000\tlin qui déclarait: «C\u2019est peut-être\tconstate que la «collaboration» Hours/personnes à cause de grè-\tün nouveau gouvernement, mais\tque ;aTLT(* offre au gouverne- Ives oü de lock-oüt.Si l\u2019on exdlut\tdans le fond On négocie aveè M.\tment Lévesque vise d abord, si- \u2018lé secteur public pour 1976, on\tParizeau depuis lès beaux jours\tnon essentiellement, à renforcer \u2018arrivé, à 4,938,000 jours/person-\tde Daniel Johnson», indiquant\tson pouvoir dans les secteurs în- nes perdus, et pour 1975,\tpar là qu\u2019il considère le ministre\tdustnels.au elle domine déjà, et à $\u202231,137,000 jours / personnes per-\tv des Finances comme un vieil\taccroître le pombre de ses adhé- dus.!\t-\t:\t, ./adversaire.\t, x \u2018 ren s.politiqueqmsemblerap- i Or, en .1977, leQdébec n\u2019à con- ' La Fédération des affaires so- H\tplUs fruits que celle nu què 1,433,000 jours/personnes\tclaies tA+ l \u2022 I.VV-i V \u2022\u2022 v ' T T.\u2022' A 9 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI.1 7 NOVEMBRE 1 978 et un pays incertain »«-> i 50 * ¦ à .fSi L\u2019économie du Québec Le PQ a surmonté l\u2019incertitude #ffX\" j Les mesures qu\u2019u prises le PQ ont atteint leurs objectifs, et plusieurs économistes s\u2019entendent pour dire que, dans les circonstances, «il a fait ce qu'il pouvait faire.» Les deux principales mesures de relance ont pris leur envol durant la seconde année du mandat du PQ: l\u2019Opération-solidarité économique (OSE), un programme conjoint de création réduction sélective de la taxe de vente dans les secteurs du cuir, des vêtements, du textile et des meubles.A cela s\u2019ajoute une réduction des impôts personnels de quelque $300 millions.Les deux programmes de relance font montre de sélectivité, c\u2019est-à-dire d\u2019un souci du détail dans l\u2019utilisation des fonds publics, ce qui permet d\u2019en concentrer au maximum les effets.Ces programmes semblent aussi atteindre leurs objectifs.L\u2019abolition de la taxe de vente permettra en effet de créer 12,000 emplois tout en ayant un effet direct sur la relance de la demande, tandis que le programme OSE stabiliserait ou créerait 30,000 emplois d\u2019ici mars prochain.Au-delà de ces politiques de relance, le Parti québécois a initié un ensemble de moins tangibles, qui ne peuvent être que positives, mais dont l\u2019ampleur des effets reste encore une inconnue.Les conférences socio-économiques pour les secteurs mous, les «mini-sommets», par exemple, ont pour l\u2019instant plus permis d\u2019identifier des problèmes que d\u2019apporter des solutions.La politique d\u2019achat chez nous, de même que la création de l\u2019Institut de la productivité, deux projets pilotés par le ministre de l\u2019Industrie et du Commerce M.Rodrigue Tremblay, prendront également quelques années avant de porter fruit, de même que la création de SODEQ (Société de développement de l\u2019entreprise québécoise).Pour l'instant cette stratégie sectorielle de développement s'est concentrée sur trois secteurs; l'énergie, avec le Livre blanc du ministre Juron, l'amiante avec le projet d\u2019achat par le gouvernement des actifs de Asbestos Corp.et les péripéties que cela suscite, et les pâtes et papier, où Québec prévoit moderniser le secteur, un projet bien reçu par l\u2019industrie.Bien sûr, seul le temps permettra d évaluer la pertinence et l\u2019efficacité de ces politiques.< i ' « ' I \" m i ALAIN DUBUC y s# g \\ i i :;»X; m.LORSQUE le Parti québécois a pris le pouvoir, il avait, contrairement aux gouvernements précédents, un double défi à relever sur le terrain de l\u2019économie.II ne suffisait plus aux titulaires de ministères à vocation économique de démontrer leurs talents de gestionnaires ou de planificateurs, ou leur capacité à remettre à flot une économie déjà chancelante.Il fallait également briser le mur de méfiance qui a accueilli le nouveau gouvernement, faire la preuve que l\u2019incertitude invoquée sans cesse par les hommes d\u2019affaires ne provoquerait pas le marasme.ü- \u2019 ïf 3BEKI* ; - -\u2022 ' SU é 7\" % d\u2019emplois, et a a y' < ' i \u2019\"r, SS : !- f ^ 3 .i .Une démarche conservatrice Dans l\u2019ensemble, ces diverses mesures peuvent toutefois être regroupées sous le signe de prudence, voire du conservatisme économique.Au fil des mois, le souci d'amadouer les milieux d\u2019affaires méfiants semble avoir en effet poussé le Parti québécois à se fair rassurant, à fair des concessions, à reviser certaines positions tant au niveau pratique que théorique.En l\u2019espace de deux ans, le Parti québécois aura promis de limiter les nationalisations au seul secteur de l\u2019amiante, d\u2019accueillir à bras ouverts les investissements étrangers, à abandonner ses velléités de planifier l\u2019économie, et aura accouché de budgets fort traditionnels.De la même façon, on observe une modification de sa conception du rôle de l\u2019Etat dans l\u2019économie.Le parti que les hommes d\u2019affaires définissaient comme un parti social démocrate, voulant étendre les tentacules de la pieuvre étatique, insiste maintenant sur le rôle moteur de l\u2019entreprise privée, même multinationale.et admet qu\u2019il faut contenir l'expansion du secteur public.Il en résulte que les relations entre le gouvernement et les entreprises privées se sont nettement améliorées, comme le montrent les statistiques économiques ou les déclarations de porte-parole patronaux, malgré certains accrochages, surtout sur des mesures de nature à portée sociale prises par lePQ: la hausse du salaire minimum, la loi 101 ou l\u2019augmentation des impôts pour les revenus élevés.En ce sens l\u2019incertitude s\u2019est malgré tout atténuée du moins jusqu'à la période référendaire.Mais pour cela il aura fallu payer un prix, en faisant de nombreuses concessions, et peut-être, en abandonnant certains idéaux.ijSS ' a i * i * \u2014.% 1 U %: W ' î , im y a » T ¦ ¦ 8 , ,TT^ V .» » r?ï l (Y-%_ 3i aj :; m; h r : »*»¦ ¦ t M3 38 I !: i t gai K LTT Æ; */ S 5 k* E*me*.v,w>w8RR255^a.1* %\") \u2022x ¦\u2022 s C\u2019est ainsi que l\u2019histoire des premières années du règne pé-quiste dans le champ économique a été celle de ses difficiles relations, souvent dramatisées, avec une entreprise privée qui se méfiait viscéralement du changement et des incertitudes qu\u2019impliquaient les thèses sociales et constitutionnelles du PQ.La question économique est rapidement devenue par le fait même un champ de bataille politique où l\u2019on scrutait le moindre phénomène indice, un emprunt à l\u2019étranger\u2014 pour déceler un faux pas du nouveau gouvernement.Une reprise s\u2019annonce Cette polarisation et cette inquiétude ont contribué à masquer le fait que, dans le domaine économique, le PQ a été un bon gouvernement, qui a manifesté des qualités de gestionnaire, soucieux de respecter les règles du jeu, tant dans ses mesures à court terme que dans ses projets à long terme.Deux ans après la prise du pouvoir, la catastrophe que certains attendaient n\u2019a d\u2019ailleurs pas eu lieu.Au contraire, I économie québécoise montre des signes indéniables de reprise.Un bref diagnostic de l\u2019état de la santé de l\u2019économie québécoise indique en effet qu\u2019il n\u2019y a pas eu de rupture depuis le 15 novembre 1976.L\u2019activité économique s\u2019est poursuivie sans bouleversement majeur, c\u2019est-à-dire qu elle a maintenu son rythme de croisière faible, inférieur photo- Pierre McConn, LA PRESSE Le projet d achat par le gouvernement Québécois des actifs de Asbestos Corp.fait partie de la stratégie sectorielle de développement.à celui du Canada et de l'Ontario, ce qui reflète ses problèmes structurels à long terme.Après un net ralentissement en 1977, le taux de croissance devrait atteindre 3.0 pour cent, selon les prévisions du Conference Board du Canada.Cela se situe encore légèrement au dessous de la moyenne canadienne, mais ce résultat est presque deux fois plus important que ce qui a été enregistré l\u2019an dernier.Cette reprise, modeste, s\u2019appuie toutefois sur des bases saines pour l\u2019avenir économique du Québec affirment la majorité des analystes: un regain de la production manufacturière et une reprise de la demande, tant domestique qu\u2019extérieure.Pour les cinq premiers mois de l\u2019année, à titre d\u2019exemple, les expéditions des entreprises manufacturières québécoises ont augmenté de 19.fi pour cent, soit sensiblement plus que les 11.2 pour cent enregistrés en Ontario, et plus du double que ce qui a été atteint au Québec pour les trois années précédentes.Paradoxalement, les secteurs qui traînent de la patte cette année sont ceux sur lesquels l\u2019on a d\u2019habitude tendance à s\u2019ap- mesures soutient la croissance en 1978 est au contraire celui de l\u2019industrie manufacturière, où domine l\u2019entreprise privée, tant au niveau de la production que des efforts d\u2019investissements.Ces chiffres ne sont certes pas assez réjouissants pour permettre au gouvernement de crier victoire, mais en l\u2019espace de deux ans, le Parti québécois aura maintenu la barque à flot dans un contexte de crise économique, de détérioration graduelle de l\u2019économie québécoise.Des moyens limités Dans cette conjoncture difficile, le gouvernement Lévesque est intervenu à court terme, pour pallier aux effets les plus dramatiques de la crise, et à long terme, pour modifier la structure économique québécoise.A court terme, dans la gestion quotidienne, dans ses politiques de relance ou dans ses interventions d\u2019urgence, le gouvernement a dû manoeuvrer avec un minimum de moyens; il disposait de peu d\u2019argent, et, chose importante, de peu de temps, vu le caractère urgent de certains dossiers, notamment celui du chômage.puyer: les mines, la construction et les services.Et à ces zones d\u2019ombre conjoncturelles s\u2019ajoute ce que l'on pourrait appeler l\u2019échec du PQ: l\u2019effarant taux de chômage qui, malgré un certain redressement, devrait continuer à osciller entre 10 et 11 pourcent.Hausse des investissements manufacturiers Du côté de l\u2019investissement, sûrement l\u2019indicateur que les observateurs surveillent de plus près lorsqu\u2019ils veulent évaluer la performance du PQ, on retrouve les mêmes tendances que dans le domaine de la production.Dans l\u2019ensemble, Statistique Canada prévoit une hausse fort moyenne des dépenses en capital, 4.7 pour cent en 1978, contre 7.0 pour cent en Ontario; mais les investissements du secteur manufacturier atteignent un sommet, avec une hausse de 20.7 pour cent, tandis qu\u2019ils stagnent dans la province voisine.Les résultats de cette année montrent donc que les relations difficiles du PQ avec l\u2019entreprise privée ne se reflètent pas dans les statistiques.Le secteur qui la variation d\u2019un Des innovations à long terme C\u2019est cependant dans un ensemble de mesures à long terme que le Parti québécois a consacré la meilleur de ses énergies.A ce niveau, le gouvernement a innové, en exprimant clairement des volontés politiques de changement, en voulant influencer le cours des événements.Finances et fiscalité La poâgne de fer de Parizeau i m i 3Q i :F ; À IL EST un domaine où l\u2019intervention du Parti québécois s\u2019est fait sentir rapidement, c\u2019est bien celui des finances publiques.En moins de deux ans, le nouveau gouvernement aura enregistré des succès tangibles dans le contrôle des dépenses, l\u2019assainissement des finances et la réduction du fardeau fiscal pour les contribuables.Quatre mois après son arrivée au pouvoir, le Parti québécois présentait en effet un budget qui montrait son intention de mettre fin au «feu d\u2019artifice» du précédent gouvernement.Avec une poigne de fer, le ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, J réduisait de 30 pour cent le déficit budgétaire du gouvernement.La hausse des dépenses gouvernementales était réduite à 12.5 pour cent pour l\u2019année fiscale 1977-1978, contre plus de 16 pour cent pour le dernier budget Garneau.Tandis que son prédécesseur avait dû emprunter la dernière année S 1.35 milliard, le PQ ramenait cette somme à $955 millions.Il s\u2019agit là d\u2019une bonne performance, surtout si on la compare à la situation ontarienne pour cette même année, où le déficit atteignait $1.6 milliard.Les emprunts du Québec ne constituent que 9 pour cent du budget, contre 25 pour cent au Cana- S' d'autres termes, la part de l\u2019Etat dans le PNB sera réduite cette année.Les dépenses atteindront néanmoins $12.67 millions, pour des besoins d\u2019emprunts de $1.163 milliard, soit moins que dans le budget Garneau d\u2019il y a trois ans.Mais même si cela a permis au Parti québécois de faire rapidement preuve de son professionnalisme de gestionnaire, il lui fallu faire des choix, se serrer la ceinture, chose difficile pour un gouvernement qui arrive au pouvoir, et prendre des mesures impopulaires, comme l\u2019imposition de la taxe de vente sur les vêtements d\u2019enfants.l\u2019indexation des impôts, réclamée à grands cris par le PQ lorsqu\u2019il était dans l\u2019opposition, a été remise à plus tard.Ce n\u2019est que cette année que le gouvernement a commencé à atténuer la pression et à s\u2019attaquer à son objectif souvent exprimé de réduire le fardeau fiscal des salariés moyens, les plus taxés au Canada.% : - :r< i m# s a « a a Par sa réforme de la fiscalité, le ministre Parizeau, en modifiant les tables d\u2019impôt, en augmentant les exemptions person-nellles et en instaurant un crédit d\u2019impôt foncier, a réduit les taxes personnelles d\u2019un total de $313 millions pour cette année.Cette réforme profite essentiellement à ceux qui gagnent moins de $22,000.Tandis que les mieux nantis paieront plus d\u2019impôts, un contribuable marié qui gagne le salaire moyen économisera près de $300.Selon le ministre Parizeau, les contribuables salariés moyens paieront maintenant moins que les équivalents ontariens.L\u2019indexation des impôts, pourtant promise pour l\u2019an prochain, ne sera cependant pas accordée, car c\u2019est ainsi que le gouvernement compte récupérer les sommes que le fédéral a remises directement aux contribuables lors du débat sur la taxe de ven- : : % sfs - « ¦ .Une rigueur sévère L\u2019essentiel de ces réductions de dépenses se fait cependant dans les coulisses.Après avoir obligé chaque ministère à élaguer ses besoins avec la méthode des budgets de base, le ministre Parizeau les a forcés à les réduire davantage en prévoyant une baisse des effectifs de un pour cent.L'assainissement budgétaire a par ailleurs amené le ministère des Finances à mettre fin à des politiques à courte vue qui prévalaient depuis nombre d\u2019années dans le cas des fonds de pension des fonctionnaires et des subventions aux municipalités, où les gouvernements antérieurs ne remplissaient pas leurs obligations et se contentaient de laisser une dette s\u2019accumuler, qui n\u2019apparaissait pas dans les prévisions budgétaires.Cette rigueur a cependant un corollaire: le gouvernement a été moins généreux envers les contribuables.C\u2019est ainsi que, lors du premier budget péquiste.K & MK?# @8 M kSsSSsSkHE* premier budget, était sans contredit le désir de rassurer les milieux financiers, surtout américains, dont l\u2019inquiétude face au PQ a culminé après la visite à New York du premier ministre Lévesque.fiait une baisse de confiance dans le Québec et impliquait une hausse du coût des emprunts pour la province.mant que la société d\u2019Etat, malgré le contexte politique, méritait la cote triple-A.En fait, après deux ans de règne péquiste, la question des emprunts et des finances a été ramenée à un plus juste niveau.Néanmoins, à l\u2019heure actuelle, comme l\u2019incertitude subsiste à un certain degré, cela se reflète encore; le Québec paie un peu plus cher qu\u2019avant pour ses emprunts, il emprunte à moins long terme, et M.Parizeau a encore tendance à éviter le marché américain au profit des prêteurs européens.Les choses se sont cependant tassées assez rapidement, en quelque six mois, grâce au sérieux du gouvernement, mais aussi en raison du fait que les financiers, comme tout être humain, se sont habitués à la situation après avoir cédé à un accès d\u2019émotivité.Le rapprochement a été concrétisé par la publication par la firme newyor-kaise Kidder Peabody d\u2019une étude sur l\u2019Hydro Québec affir da.Un certain vent de panique s\u2019est alors emparé des marchés financiers dont le Québec et l\u2019Hydro avaient besoin pour réaliser des programmes d\u2019emprunts annuels de plus de $3 milliards.L\u2019écart de rendement entre les obligations ontariennes et québécoises s'est alors considérablement accru, ce qui signe te.Le gouvernement a poursuivi sa lancée pour l\u2019année en cours, en contenant à 10.5 pour cent la hausse de ses dépenses.C'est la première fois, depuis très longtemps, que les dépenses publiques s\u2019accroissent à un rythme inférieur à celui de la dépense nationale en termes réels.En Un rapprochement avec les milieux financiers Une des raisons derrière la prudence et le conservatisme de la politique fiscale du gouvernement péquiste, surtout lors du ; » I A 10 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 1 7 NOVEMBRE 1978 gr un budget très prudent t *3 (9 Chrétien risque de diéo >;VV tout le monde Le deficit s'accroît malgré les récentes coupures budgêiraSreu iî ¦ m s a / A- strict contrôle sur les dépenses.Les prévisions de $47.3 milliards pour 1978-79 n'ont pas été révisées à la hausse, tandis que l'on s\u2019attend à dépenser à peine $52.6 milliards en 1979-1980, une hausse de 8.9 pour cent, soit bien moins que l\u2019augmentation prévisible du produit national brut.En somme, le ministre Chrétien n\u2019est pas dépensier: il redonne, du moins en partie, aux agents économiques, sous forme de réductions d'impôts, ce qu\u2019il a réussi à économiser en rationalisant l\u2019appareil d\u2019Etat.Ses fonctionnaires estiment que les sommes totales injectées dans l\u2019économie en 1979-1980, soit $1.38 milliard, permettront une hausse du PNB d\u2019un tiers ou un demi de un pour cent, compensant ainsi les effets néfastes qu'aurait pu avoir la réduction de ses dépenses.Optimisme économique M.Chrétien a d\u2019ailleurs fait preuve d\u2019optimisme dans son discours, tant dans son évaluation de la situation actuelle que dans les perspectives qu\u2019il entrevoit, contredisant ainsi les prévisions des principaux organismes de prévision économique, le Conference Board ou le Conseil économique du Canada.«Je prévois, pour l'an prochain, une augmentation réelle de la production de 4 à 4.5 pour cent.J\u2019anticipe une augmentation d\u2019au moins 250,000 emplois.Selon les prévisions, la hausse moyenne des prix à la consommation devrait être de 6.5 pour cent par rapport à 1978», précise le ministre dans son discours, ajoutant que «le Canada est capable de se lancer dans la période d\u2019expansion soutenue que j'ai décrite à la conférence des premiers ministres en février.» Le tableau qu\u2019il dresse de la situation actuelle n\u2019est pourtant pas idyllique, puisqu\u2019il admet que la plupart des indices économiques ont évolué de façon moins favorable que prévue: une croissance plus faible, une inflation plus forte.Sa description est cependant fort incomplète, plus politique qu\u2019économique, omettant de faire état d\u2019indices aussi importants que le nombre de chômeurs ou la hausse du PNB.Il se base sur la performance de certains secteurs, notamment l\u2019énergie et l\u2019industrie manufacturière, de même que le rétablissement de la confiance dans l\u2019économie des entreprises et des consommateurs, comme «des signes de la vigueur des forces expansionnistes à l\u2019oeuvre».M.Chrétien estime par ailleurs que la réduction de 3 points de pourcentage de la taxe de vente permettra, en plus de faciliter la relance, de réduire d\u2019un demi de un pour cent l\u2019indice des prix à la consommation, et par conséquent, d\u2019avoir un effet indirect sur les hausses salariales.Les économistes du ministère affirment de leur côté que, dans le passé, une réduction de la taxe de vente imposée aux producteurs s\u2019est répercutée de façon assez complète sur le consommateur, qui pourrait ainsi bénéficier d\u2019une réduction de quelque trois pour cent du prix de bon nombre de produits.C\u2019est ainsi qu\u2019au ministère des Finances, cette réduction est considérée comme un transfert aux consommateurs et non aux entreprises.par Alain DUBUC chroniqueur à l\u2019économie OTTAWA \u2014 Contrairement à ce qu'avaient pu laisser prévoir les spectaculaires coupures de dépenses annoncées en septembre dernier, le déficit budgétaire du gouvernement fédéral augmentera cette année et l\u2019an prochain.Pour l\u2019année fiscale qui se termine au mois de mars prochain, les fameuses coupures s\u2019avèrent en effet inférieures aux réductions d\u2019impôts annoncées, hier soir, par le ministre des Finances Jean Chrétien.Les besoins financiers du gouvernement, c'est-à-dire les sommes qu\u2019il devra emprunter au Canada ou à l\u2019étranger, passeront ainsi de $11.8 à $12.1 milliards en 1978.En soi, cette augmentation est relativement faible, mais elle risque de décevoir les nombreux analystes et associations patronales qui s\u2019étaient publiquement réjouis de voir Ottawa faire preuve de prudence dans son utilisation des deniers publics.C\u2019est pourtant l\u2019an prochain, pour l\u2019année fiscale 1979-1980, que ces déficits seront les plus marqués.Le chiffre de $9.7 milliards, avancé par M.Chrétien lorsqu\u2019il faisait état de restrictions budgétaires de quelque $2.5 milliards, a été révisé à la hausse, passant à $10,750 milliards, soit un milliard de plus.La réduction apparente du déficit l\u2019an prochain provient du fait qu\u2019Ottawa a dû rembourser quelque deux milliards d\u2019obligations d\u2019épargne cette année.En gros, la moitié des coupures de août et septembre ont en quelque sorte été mangées, à peine deux mois après avoir été rendues publiques.Contrôle des dépenses Même si les besoins financiers du gouvernement augmentent, le budget Chrétien fait néanmoins état de la ferme volonté de son gouvernement de maintenir un m m ¦ S 1 1 & m ¦ Ü M L : H j : § Une analyse de Alain DUBUC -s M T - ma w Pressenti de toutes parts, en proie à des pressions diverses pendant la rédaction de son budget, le ministre des Finances, Jean Chrétien, ne pouvait se permettre, au moment où son parti lutte pour remonter sa cote de popularité, de s\u2019aliéner d\u2019importants secteurs de la population canadienne.Son budget s\u2019en ressent.r m urn ills M m - : m M m vs a# IV' m i 8% .0# M à Le ministre Chrétien, écartelé entre deux tendances difficilement conciliables, a voulu plaire à tout le monde.Le Conseil économique du Canada, ou le Nouveau Parti démocratique, le pressaient d\u2019injecter d\u2019importantes sommes dans l\u2019économie au nom d\u2019un objectif louable, la relance économique et la réduction du nombre inacceptable de chômeurs.L\u2019entreprise privée, de son côté, inquiète de certains excès du secteur public, demandait des réaménagements fiscaux, mais surtout une réduction du rôle de l\u2019Etat.Le ministre a tenté de faire un peu de tout; injecter des dollars dans l\u2019économie (mais pas trop), $1.38 milliard l\u2019an prochain, dont la grande partie se retrouvera dans les goussets des consommateurs et un train de mesures fiscales qui ne coûtent pas très cher mais qui amélioreront le sort des entreprises.En fait, il a répondu à moitié au Conseil économique, qui lui demandait des réductions d\u2019impôts de $2 milliards, notamment par une réduction de 6 points de pourcentage de la taxe de vente fédérale.! : i E i mm# f 1 1 g ¦ .:u U: Si ¦ budgétaires permettront évidemment de favoriser plus directement la croissance, estime M.Chrétien.Les investissements seront stimulés par l'amélioration du crédit d\u2019impôt à l\u2019investissement.La consommation bénéficiera de l\u2019augmentation du pouvoir d\u2019achat des Canadiens résultant des diminutions d\u2019impôt sur le revenu et de la taxe de vente.«Mes mesures : % MB ^ a Face aux pressions qui lui venaient de toutes parts, le ministre Chrétien a choisi la prudence.Ce qull faut retenir des derniers efforts économiques de Chrétien m 'A, %-' Dans l\u2019ensemble, ces mesures risquent cependant d\u2019être en deçà des espoirs que ce budget pouvait avoir suscités; et surtout de ne pas frapper l\u2019imagination des contribuables qui n\u2019en sentiront pas l\u2019effet d\u2019ici les prochains mois et probablement pas d\u2019ici les élections.3f tih OTTAWA (PC) \u2014 Voici les points saillants du budget qu\u2019a déposé, hier aux Communes, le ministre des Finances, M.Jean Chrétien.pour les employés et de $2.10 à $1.89 pour les employeurs.Extension du crédit d\u2019impôt aux investissements en matériel de transport ferroviaire, aérien, maritime et routier de longue distance.V 111 Pour l\u2019industrie minière, le taux de déduction des dépenses d\u2019aménagement est porté de 30 à 100 pour cent.i E En effet, tandis qu\u2019il faudra que les stocks actuels de marchandises des détaillants soient écoulés avant que le consommateur ne profite de la réduction de la taxe de vente, ce n\u2019est qu\u2019en mars 1981 que les contribuables bénéficieront, lorsqu\u2019ils rédigeront leur déclaration d\u2019impôt pour 1979, des déductions pour les frais relatifs à un emploi.O Réduction immédiate de 12 à 9 pour cent de la taxe fédérale de vente perçue au niveau des fabricants.Augmentation de 5 à 10 pour cent du taux de base du crédit d\u2019impôt à l\u2019investissement pour la recherche et le développement, sauf dans les provinces atlantiques et en Gaspésie, où il est porté à 20 pour cent.O Le crédit d\u2019impôt à l\u2019investissement, devant expirer le 30 juin 1980, est prolongé pour une période indéterminée.ê.O Hausse de $250 à $500 de la déduction permise pour les frais relatifs à un emploi.4 Va Le crédit d'impôt passe de 5 à 7 pour cent de manière générale, de 7.5 à 10 pour cent dans les zones à croissance lente et de 10 à 20 pour cent dans les provinces atlantiques et en Gaspésie.Joe Clark: «Le budget Chrétien incapable de redonner confiance.» photo PC Instauration d\u2019un crédit d\u2019impôt spécial de 25 pour cent pour la recherche et le développement à l\u2019intention des petites entreprises partout au pays.chez l'opposition Diminution du taux hebdomadaire des primes d\u2019assurance-chômage, soit de $1.50 à $1.35 par $100 de gains assurables L\u2019entreprise, de son côté, risque de ne pas se laisser amadouer par des améliorations fiscales réelles, comme les crédits d\u2019impôts à l\u2019investissement et pour la recherche et le développement, en voyant les besoins financiers du gouvernement augmenter de $300 millions cette année et de $1.05 milliard l\u2019an prochain.$1 milliard pour ¦ïïiiider : ' srœrepnse OTTAWA (PC) \u2014 Les partis d\u2019opposition ont accueilli sans grand enthousiasme le budget du ministre Chrétien alors qu\u2019ils se sont entendus pour dire, hier soir, qu\u2019il ne contenait aucune mesure importante susceptible de stimuler l\u2019économie et réduire le nombre des sans-emplois.Le chef du Parti conservateur, M.Joe Clark, a dit que budget aurait dû redonner confiance aux Canadiens, mais que cela est désormais impossible puisque le déficit va encore augmenter.«Un budget qui prévoit une augmentation du déficit ne peut rien faire pour augmenter la confiance», a-t-il commenté.M.Clark a répété que les conservateurs, s\u2019ils étaient au pouvoir, stimuleraient l\u2019économie en réduisant l\u2019impôt sur le revenu ou en coupant, de façon sélective, la taxe de vente.Pour sa part, le critique des conservateurs en matière de finances, M.Sinclair Stevens, a reconnu que le gouvernement avait eu raison d\u2019adopter des mesures pour encourager la croissance industrielle, mais a vivement déploré le fait que M.Chrétien n\u2019ait pas donné suite aux propositions de son parti, afin de permettre la déduction des intérêts sur les hypothèques.Il a prédit que les conservateurs sauront mettre cette mesure en oeuvre lorsqu\u2019ils seront au pouvoir.Si les conservateurs ont critiqué le déficit parce qu\u2019ils estiment qu\u2019il nuit à la situation du dollar, déjà fort mal en point, les néodémocrates estiment, pour leur part, que le gouvernement aurait pu augmenter le déficit.Reprenant les propositions qu\u2019il avait mises de l\u2019avant à la veille du budget, M.Ed Broadbent a dit que le ministre des Finances aurait dû augmenter les dépenses gouvernementales pour stimuler l\u2019économie.Bien sûr le déficit augmenterait, a-t-il reconnu, en expliquant que la situation serait corrigée au bout de deux ou trois ans.Le leader du NPD n\u2019a pas manqué de souligner que le budget n\u2019aiderait vraiment pas les familles à revenu moyen qui sont aux prises avec l\u2019inflation.Le porte-parole du Parti du Crédit social, M.Lionel Beaudoin, député de Richmond, n\u2019a guère été plus élogieux lorsqu\u2019il a été appellé à commenter le dernier budget de M.Chrétien.«Chrétien vient de prouver qu\u2019il a une étroite marge de manoeuvre.il n\u2019y a rien qui vaille dans ce budget», a-t-il dit.«C\u2019est un bel effort», a-t-il ajouté en précisant que le ministre des Finances aurait dû penser aux petits salariés et aux chômeurs.En somme, les recommandations du ministre Chrétien sont peu spectaculaires, assez pour qu\u2019il soit peu probable qu\u2019il se présente avec si peu devant l\u2019électorat au printemps prochain.Mais, tout comme les coupures budgétaires spectaculaires annoncées en août et septembre derniers par le premier ministre Trudeau et les ministres Chrétien et Andras, ce troisième budget Chrétien dénote une certaine improvisation, ou du moins une absence de clarté dans les objectifs.Suite de la page A 1 les impôts en vue de stimuler l\u2019économie.Il a également défoncé d\u2019un milliard le plafond d\u2019emprunts que ces divers milieux lui recommandaient.Il a plutôt tablé, dit-il, sur la «marge de manoeuvre» que lui donne le programme de restrictions budgétaires instauré en août dernier pour stimuler l'investissement.Les investissements Au chapitre de l\u2019incitation a l'investissement, le budget prévoit toute une série de mesures qui représentent un «sacrifice» fiscal de l\u2019ordre de $1 milliard pour le gouvernement.Par des modifications au régime fiscal des entreprises et par le prolongement d\u2019un certains nombre d\u2019allégements fiscaux qui avaient été consentis à titre temporaire dans les derniers budgets, le ministre Chrétien incite tout particulièrement les petites et les moyennes entreprises à investir dans la recherche et le développement.Quant à l\u2019impôt sur lu revenu des particuliers, le ministre maintient la règle de l\u2019indexation de l\u2019impôt au coût de la vie, une politique maintenant bien établie ù Ottawa, et il fixe le taux d\u2019indexation à 9 pour cent pour la prochaine année fiscale.Il double par ailleurs le montant maximum qu\u2019un contribuable peut réclamer au titre de «frais relatifs à un emploi», somme qui se situera à $500.Selon les calculs du ministère, celte mesure touchera la majorité des travailleurs canadiens et leur fera économiser quelque $270 millions.Assurance chômage Après avoir sérieusement resserré l\u2019accès au régime d\u2019assurance-chômage, le gouvernement a décidé cette fois de réduire les primes payées par les employés et par les employeurs.Pour les employés, le taux des primes passera de $1.50 par $100 de gains assurables à $1.35.Pour les employeurs le taux sera ramené de $2.10 à $1.89.Pour combattre l\u2019évasion fisca- le, le ministre annonce par ailleurs qu\u2019il modifiera prochainement le régime fiscal des entreprises pour éviter que des particuliers présentent au fisc comme des revenus d\u2019entreprise leurs revenus professionnels ou de placement.C\u2019est là paraît-il un truc qui coûte des millions au fisc chaque année.Dans l\u2019ensemble, le budget déposé hier par M.Chrétien est marqué au coin de l\u2019attentisme.Le ministre n'a pas voulu donner un coup de barre radical vu le caractère incertain de la situation monétaire et industrielle.Si la conjoncture évoluait favorablement d\u2019ici le printemps, signalaient hier un certain nombre de fonctionnaires du ministère des Finances, il ne serait pas étonnant alors de voir le ministre Chrétien présenter un autre budget qui pourrait être plus alléchant au plan électoral, à quelques semaines des élections générales.Dans le sillage du sommet de Bonn, le gouvernement Trudeau se sera fait pendant quelques mois le champion de l\u2019austérité fiscale et des coupures budgétaires pour, par la suite, injecter un milliard dans l\u2019économie et augmenter son déficit.M.Chrétien risque ainsi de perdre les appuis qu\u2019il s\u2019était gagnés avec difficulté au cours de l'automne et de porter coup à la reprise de la confiance tant des consommateurs que des entreprises.un f LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 17 NOVEMBRE 1 978 A 11 M un budget très prudent «K U .;Vf U_ Fardeau fiscal g .hm !U ¦ regime ccmeeiiee se compare à eske dbsiSfate-yrtss : M 89! Ai % : $ î-Wm : H m % \u2022 X .xx: par Paul LONGPRÉ : 8 eluent pas moins sans équivoque que le régime fiscal canadien «se compare avantageusement à celui des Etats-Unis».Il est vrai, souligne ce rapport, que les recettes fiscales de tous les niveaux de gouvernement ont été de 1.8 point de pourcentage du Produit intérieur brut plus élevées au Canada qu\u2019aux Etats-Unis en 1977.Mais les Canadiens ont profité de services publics de santé et d\u2019allocations diverses qui n\u2019ont pas cours aux Etats-Unis pour une somme d\u2019environ $11.7 milliards.Cela dépasserait de beaucoup la différence des taux d\u2019imposition entre les deux pays.Parmi les différences de structure fiscale qui peuvent faire croire à un désavantage pour les Canadiens, l\u2019étude signale que la répartition des recettes fiscales entre les divers niveaux de gouvernement est très différente d\u2019un pays à l\u2019autre.Au Canada, la part du gouvernement fédéral dans le total des recettes fiscales a été de \u202217.9 pour cent en 1977, comparativement à 63.6 pour cent aux Etats-Unis.«Il en résulte que les administrations provinciales et municipales ont des responsabilités beaucoup plus grandes en matière de fiscalité au Canada et que la nécessité de coopérer et de coordonner sur le plan fiscal à tous les paliers d\u2019administration au Canada est plus grande.» Les impôts globaux des particu-iiersfrevenu, sécurité sociale, successions et dons) sont plus faibles au Canada, en pourcentage du revenu personnel, qu'aux Etats-Unis.Le Canada et la Suis- .se sont les deux seuls pays membres de l\u2019OCDE qui n\u2019imposent pas les successions et les héritages au niveau fédéral.Les impôts sur le revenu des particuliers constituent un pourcentage plus élevé du revenu personnel au Canada qu\u2019aux Etats-Unis, mais cette situation se trouve inversée par des niveaux plus bas des impôts de sécurité sociale et les impôts de succession.* ! f % de notre bureau d'Ottawa H : : B fiüWÈ: n .\u2022 i OTTAWA \u2014 Le régime fiscal canadien se compare avantageusement à celui des Etats-Unis et ne devrait donc pas avoir d\u2019effet dissuasif sur les investisseurs, selon une étude du ministère fédéral des Finances publiée, hier, par le ministre Jean Chrétien lors du dépôt de son budget aux Communes.1 m : H m mêu m 8 m# ; : -y m BÊ m# I I H mm** lÿi Cette étude, a déclaré M.Chrétien en Chambre, détruit un mythe.Il en ressort que le fardeau fiscal des particuliers au Canada se compare avantageusement à celui des Américains, tandis que le régime fiscal des entreprises est«très concurrentiel» par rapport à la situation qui prévaut outre-frontière.Dans leur analyse comparative, les spécialistes du ministère des Finances insistent sur le fait que les deux régimes fiscaux diffèrent considérablement, traduisant en cela les différences marquées de priorités sociales et économiques qui caractérisent les deux pays.Toute comparaison doit donc porter sur l\u2019ensemble des régimes pour avoir quelque valeur d\u2019analyse.Il n\u2019est pas inconcevable que certains particuliers ou certaines entreprises puissent porter un fardeau fiscal plus léger ou plus lourd de l\u2019un ou l\u2019autre côté de la frontière.Ils évitent également de présenter leur étude comme une critique du régime fiscal américain ou des priorités politiques des Etats-Unis.Mais ils n\u2019en con- Dans l\u2019ensemble, la plupart des contribuables à revenu faible et à revenu moyen, au Canada, jouissent d\u2019un revenu disponible (revenu net) plus élevé qu\u2019aux Etats-Unis.De même le fisc canadien est moins lourd pour les familles dont le père et la mère sont sur le marché du travail parce qu\u2019il impose ces revenus séparément, tandis que le fisc américain s\u2019en prend, lui, au revenu familial.Contrairement aux Etats-Unis, le taux d\u2019impôt est indexé à l\u2019évolution du coût de la vie.Quant au fardeau fiscal des entreprises, les taux effectifs de l\u2019impôt ont toujours été plus faibles au Canada qu\u2019aux Etats-Unis entre 1972 et 1977.En 1977 ces taux ont été de 6 points de pourcentage plus faibles au Canada que les taux américains.La plupart des secteurs industriels subissent par ailleurs des taux d\u2019imposition plus faibles au Canada.Cela provient de ce que les taux réduits de l\u2019imposition des petites entreprises s'appliquent jusqu\u2019à $150,000 au Canada, tandis qu\u2019ils ne s\u2019appliquent qu\u2019à la première tranche de $50,000 du revenu imposable aux Etats-Unis.¦ ¦ y:;;\u2019 : -* ' > m mi \u2022\u2022\u2022: ?¦: : i $ ! « È : S; \\ «I i % : X \u2022: g; » 9 B ¦¦¦ m m M m HH A3 *5 |S i*.:' m ¦ Kg ¦ i Ü 1 m i % ¦p ; : ¦ \u2022/' %v ¦w * :: - : m : ¦ i #i $e :: S Mi 'ïî »; H I « 1 :: s \u2022 >:>?\u2022\u2022\u2022 ::.g :: :.v » g,: m s a™ SH % a g H ¦ s ; >.s « ts: A é :\u2022 il S V Ke HH : EX! k V y % 'x ¦ 1 # i # % .f : Si ¦ H M ¦ m .Télcphoto CP Le ministre des Finances, Jean Chrétien, et le premier ministre Trudeau, à leur entrée à la Chambre des Communes à l'occasion de la présentation du budget, hier.'\"SpC:0iïi1vi(Xg7;: d@ê dépenses LkCi; d® Ci Ci' CtiCfiSGciC eau petit contribuable IMPOT-PERSONNEL' SUS LE / REVENU AUTRES 20< TRANSPORT ET COMMUNICATIONS TAXE DE VE 42< 12< 18< 7( 8( SANTE ET'^x BIEN-ÊTRE SOCIAL* II IMPÔT SUR LES BÉNÉFICES _ AUTRES iLU I ü 17< les moteurs marins et les avions particuliers ainsi que celle de 5 pour cent qui touchait les motocyclettes.Le ministre a aussi ajouté les chauffe-eau fonctionnant à l'énergie solaire à la liste des produits exemptés de taxes en vue de favoriser la conservation de l\u2019énergie.Assurance-chômage Enfin, deux mois après que le ministre de l\u2019Emploi et de l'Immigration Bud Cullen cut annoncé qu\u2019il réduisait les prestations d assurance-chômage de plus de six pour cent tout en restreignant l\u2019accessibilité à ce programme, M.Chrétien a déclaré qu\u2019il réduisait maintenant les cotisations ouvrières et patronales.Le taux hebdomadaire des primes pour les employés passera de $1.50 à $1.35 par S100 assurables à compter du premier janvier prochain pendant que celui des employeurs sera ramené de $2.10 à $1.89 par sem aine.Pour le travailleur qui a un salaire de $12,000 par année cela se traduit par une économie de moins de $18 par année, mais celui qui est au-delà du maximum assurable en retirera des bénéfices moins grands.par Gilles FAQUIN de notre bureau d\u2019Ottawa Devant la réticence des provinces et les mauvais souvenirs que lui ont laissés ses relations avec le Québec dans ce dossier, M.Chrétien a choisi de réduire sa propre taxe.Théoriquement donc, tous les produits qui étaient soumis à la taxe de vente fédérale, sauf l\u2019alcool et le tabac, subiront une baisse de prix de 3 pour cent.L'essence, qui n\u2019était pas soumise à ce régime, échappe à cette diminution tout comme les matériaux de construction qui continueront d\u2019être frappés d'une taxe de 5 pour cent.Craignant que les réductions ne soient pas toujours transmises aux consommateurs, M.Chrétien a indiqué qu\u2019il avait demandé au ministère de la Consommation et des corporations, à la Commission de lutte contre l\u2019inflation et au Centre d\u2019étude de l\u2019inflation et de la productivité de «suivre la situation de près Taxe d'accise Estimant par ailleurs que la taxe d'accise (taxe sur les produits importés) avait des effets négatifs sur l\u2019économie, M.Chrétien a annoncé qu\u2019il supprimait la taxe spéciale de 10 pour cent sur ill 11! 34< DETTE PUBLIQUE OTTAWA En dépit de l\u2019approche des Fêtes et surtout des élections, il n\u2019y a guère de cadeaux pour le petit contribuable dans le budget déposé, hier, par le ministre fédéral des Finances Jean Chrétien si ce n\u2019est de la DROITS DE DOUANE ET D'ACCISE \\ 114 EXPANSION 1U\\ ET SOUTIEN ÉCONOMIQUES 14< REVENUS 6< DEFENSE T-, 'lil paiements'1 |W|| III II lllllji 1978-1979 taxe fédérale de vente qui est ramenée de 12 à 9 pour cent.Ce rabais qui coûtera $1 milliard au trésor en 1979-80 n\u2019est que conditionnel cependant puisque ce sont les hommes d\u2019affaires qui décideront si les prix seront diminués d\u2019autant comme le souhaite Ottawa.En effet, cette taxe est ajoutée au prix de gros alors que la taxe provinciale est ajoutée au prix de détail, on ne peut donc que difficilement constater sa disparition dans le quotidien.C\u2019est d\u2019ailleurs pourquoi M.Chrétien a lancé un appel aux manufacturiers, grossistes et détaillants «pour que les consommateurs en bénéficient».L\u2019an dernier, M.Chrétien avait rejeté cette solution pour adopter plutôt la réduction de la taxe de vente provinciale ce qui est visible sur les factures des clients et frappe plus le consommateur.E TRANSFERT FISCAUX DEPENSES m Le graphique ci-dessus montre où le gouvernement prendra l'argent et où il le dépensera au cours de l'année fiscale prenant fin le 31 mars 1980.!D@s réactions ymlêet OTTAWA (PC) Les représentants du mouvement syndical et du monde des affaires s\u2019accordent pour dire que le budget déposé aux Communes hier par le ministre des Finances Jean Chrétien n\u2019a rien de «politique», en ce sens qu\u2019il ne propose pas de mesures normalement prévues en période préélectorale.Au cours d\u2019une conférence de budget indique que le gouvernement base son programme économique des six prochains mois sur des postulats très optimistes.«Si ce jugement est exact, le budget est on ne peut plus adéquat», a-t-il dit, «mais si le pari s\u2019avère erroné, le déficit sera de $-1 à $5 milliards plus élevé.» De son côté, M.Laurent Thibault, directeur des services économiques de l\u2019Association des manufacturiers canadiens, pense que M.Chrétien a présenté un budget «responsable» si l\u2019on considère les pressions qui l\u2019invitaient à réduire massivement les impôts pour relancer l\u2019économie.Selon lui, si le ministre avait accru sensiblement le déficit du gouvernement, il s\u2019en serait suivi une hausse de l\u2019inflation et la valeur du dollar canadien aurait de nouveau périclité.Très positif Le président de la Chambre de commerce du Québec, M.Roger Hamel, a qualifié de «très positif» le nouveau budget fédéral, louant particulièrement l\u2019engagement pris par M.Chrétien de maintenir le déficit gouvernemental à $10.8 milliards, les milieux d\u2019affaires, a-t-il dit, ayant toujours soutenu que les déficits de l\u2019Etat constituaient la principale cause de l'inflation.Economiste pour la société de courtage Lévesque Beaubien, M.Jean-Luc Landry s\u2019est dit d\u2019avis que le nouveau budget exercera de grandes pressions sur les marchés financiers.Il a expliqué que le gouvernement avait emprunté à l'étranger cette année à cause de la chute du dollar; l\u2019an prochain cependant, le fardeau sera assumé par le marché domestique, parce que le dollar ne peut pas continuer à descendre.L\u2019économiste a affirmé par ailleurs: «Ce budget démontre un sens des responsabilités: on ne dirait jamais qu\u2019il doit y avoir des élections dans six mois».Vice-président du Centre des dirigeants d\u2019entreprises, M.Jean Brunelle a qualifié le budget d\u2019attrayant, «compte tenu des circonstances».Selon lui, il s\u2019agit d\u2019un prolongement naturel des coupures annoncées en août par le gouvernement, qui encourage le secteur des affaires à contribuer au relèvement de l\u2019économie.Circonspect Dans les provinces de l\u2019Atlantique, M.Gérard Doucet, président du Conseil économique de ce secteur, a déclaré que le budget était un document circonspect ne dénotant pas de stratégie industrielle d\u2019ensemble et qui ne contribuerait guère à accroître l\u2019emploi.Et pour M.Paul LePage, président de la Fédération du travail du Nouveau-Brunswick, le budget ne contient rien qui soit susceptible de stimuler l\u2019économie et de ramener les gens au travail.Selon lui, le budget aurait dû réduire les taux d\u2019intérêt sur les hypothèques et stimuler l\u2019industrie de la construction, et il aurait fallu prévoir plus d\u2019argent pour les municipalités.».m presse, le président du Congrès du travail du Canada, M.Dennis McDermott, s'est dit d\u2019avis que le budget de M.Chrétien était très prudent et ne visait que le court terme.«Je crois que nous pourrions avoir au printemps un autre budget qui annoncerait des mesures plus électorales», a-t-il préci- S L'aviation privée y goûte aussi Hausse de taxes pour les transporteurs aériens î se.Demission Pour M.Norbert Rodrigue, président de la Confédération des syndicats nationaux, ce budget en est un de démission.«Le gouvernement abandonne toutes ses responsabilités à l\u2019entreprise privée, cela est maintenant clair», a-t-il dit en ajoutant que les salariés les mieux nantis continuaient d\u2019être plus favorisés, «pendant que le ministre, au moment où il annonce une réduction de 12 à 9 pour cent de la taxe de vente aux fabricants, ne peut faire mieux que de souhaiter que cette réduction soil transmise aux consommateurs», a conclu M.Rodrigue.Trop optimiste?De l\u2019avis du président de l\u2019Asso dation des constructeurs canadiens, M.Henri de Puyjalon, le qu\u2019il ramenait la taxe fédérale de vente à son niveau habituel.Les «vitres utilisées dans les constructions nouvelles» seront également frappées, même si elles économisent l\u2019énergie.par Gilles FAQUIN de notre bureau d\u2019Ottawa Ayant maintes fois déclaré que l\u2019Etat devait réduire ses dépenses, le ministre des Finances ne pouvait faire autrement que de restreindre à quelques exceptions les hausses de taxes qui accompagnent habituellement le budget.Au nombre des exceptions, les transporteurs aériens connaîtront des hausses dépassant celles qu'ils demandaient celte semaine.En effet, avant qu\u2019ils n\u2019obtiennent de réponse à leur requête d'augmentation du prix des billets de 5 pour cent, ils devront percevoir une hausse de 7 pour cent, portant ainsi la taxe sur le transport aé- rien de 8 à 15 pour cent avec un maximum de $15 pour les voyageurs se rendant à différentes destinations au Canada, aux Etats-Unis et aux îles St-Piere-et-Miquelon.Le maximum sera de $12 pour les vols internationaux hors de cette zone.Autre secteur de l\u2019aviation qui sera touché, celui des vols non commerciaux qui devront maintenant payer la taxe d\u2019accise de sept Cents le gallon d\u2019essence.Contre portes Devant l\u2019impossibilité de contrôler les exemptions accordées aux acheteurs de contre-portes et de contre-fenêtres (exemptions visant à encourager l\u2019économie de l\u2019énergie), M.Chrétien a annoncé OTTAWA Actions et obligations Le ministre a déclaré qu\u2019il modifierait le régime fiscal des entreprises pour les nouvelles émissions d\u2019obligations à intérêt conditionnel et d\u2019actions privilégiées à terme.Ces emprunts qui étaient maquillés sous forme d\u2019actions et d\u2019obligations bénéficaient du régime fiscal de tels titres, mais en rétablissant la situation Ottawa compte récupérer $150 millions l\u2019an prochain.I î » A 12 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 17 NOVEMBRE 1978 \"Tv-.*.\t.\t- X\\ % VA m ;v v: \" ~ ¦.m mw- ¦ m m m m ; ¦ m ' B BE H SB % a > m » m H a BBB a I 5 H %: M 1 58 ss-: : .* ME! % ¦ m 5 % m n 9k .',T I « 8 a I Si ; a# BEf I a ¦ u s >- ¦ V m = : 1 H ¦ mm E 81 mm * 0k s* % I aafir V' ¦ m » i w B MM# A m a mm H S H m 4 m ISS : BV $ a m m ¦ a m I W « m ¦ I ML# m a m & % - m ¦H a m S8 S# aies m 3 f* « £3 H f g B- $ E a# à* m m S ¦ .I :\u2022 :> B ta S i .B gSB 4# ¦fi- m ¦ ¦ I É ' s a ¦ ; a 1 * S v ¦m :: 3» H * a a wm ¦ m a a ¦ ¦ \" .< mm I ¦ m ¦ ; m ¦ ¦ HH m m as m m# - H v: M ¦ ¦ y £ ' a# s m m III ^ .0 WM a m - M I m 3] H Sxg K « \u2022 S H I mm s B m BS ;> 1 Mm ü H ma , W$mm ¦ ( Vttf usine Je jukes, construite au Japon.est en route vers le Brésil oit elle Sent alimentée J'arbres éi croissance rapide 'sur une petite échelle, cette usine symbolise le genre Je concurrence qui pourrait un jour influer sur notre qualité Je vie.nce à flot! c Parce que le Canada compte d\u2019immenses forêts de bois résineux, nous avons longtemps cru que nous détenions le monopole du commerce des pâtes et papiers.Or, aujourd\u2019hui, on fabrique aussi du papier à partir de brins d\u2019herbe, de canne à sucre et d\u2019arbres à croissance rapide des régions tropicales.Il y a une concurrence nouvelle dans tous les marchés traditionnels: l\u2019industrie canadienne doit donc se doter de machines nouvelles, développer une technologie plus avancée, améliorer sa productivité.Mais pour accomplir tout cela, il faut des capitaux d\u2019expansion, c\u2019est-à-dire des profits.C\u2019est sûr que l\u2019usine remorquée vers le Brésil ne représente pas, à elle seule, une menace sérieuse pour l\u2019industrie canadienne, mais c\u2019est une indication de choses à venir.On estime que la demande mondiale de pâtes, de papiers et de cartons doublera ou presque dans 1 vingt prochaines années .les trois quarts de cette demande accrue provenant de l\u2019Europe, du Japon et des États- tira plus d\u2019un milliard en équipements forestiers, camions, bateaux, debar-deuses, machines à papier, courroies de transport et toute la pléiade de machines nécessaires à la transformation.D\u2019où viendra cet argent?Des profits et des investisseurs.Les profits assurent la croissance.Rien n\u2019attire autant l\u2019argent des investisseurs qu\u2019une industrie qui se porte bien.C\u2019est ainsi qu\u2019une industrie saine et rentable a les moyens de se procurer l\u2019équipement moderne nécessaire pour effectuer la coupe du bois économiquement et en accélérer la transformation.Elle a aussi accès aux nouveaux procédés pour l\u2019utilisation maximale du bois.d\u2019apprendre qu\u2019ils augmentent constamment leur capacité de production.Pour vendre\u2014et réaliser un profit\u2014 sur le marché américain, il faut fournir, systématiquement, un produit de qualité à prix modique.Il en est de même d\u2019ailleurs pour le marché mondial.On prévoit pour la prochaine décennie une hausse considérable dans la demande de pâtes et de papiers en Europe, au Japon et ailleurs.Le Canada pourra sans doute bénéficier de cette demande accrue mais il lui faudra demeurer concurrentiel.Ce ne sera pas facile.Les pays Scandinaves et les Etats-Unis, dont l\u2019industrie des pâtes et papiers est solidement établie, vendent eurs produits dans le marché commun européen et à travers le monde.Au Pérou, on produit du papier journal à partir de la canne à sucre.Le Japon modernise certaines installations afin de doubler sa production.On s\u2019attend à une réduction importante des importations du Mexique, dès 1979, à cause de la production accrue de ce pays.Taiwan, les Philippines et le Nigeria fabriquent maintenant leur propre papier journal .autant de coups portés au potentiel canadien de croissance.Pour rester dans la course, nous avons besoin d\u2019usines à rendement plus élevé, construites à partir d\u2019une technologie plus avancée.Nous avons aussi besoin de machines spécialement conçues pour pénétrer les forêts canadiennes et en sortir le bois économiquement.Pour cela, il faut de l\u2019argent.Cette année, l\u2019industrie inves- ts 8 Quand les pays clients prospèrent, l\u2019industrie canadienne des pâtes et papiers peut aussi se porter bien: plus on fait de publicité, plus on a besoin de journaux; plus on vend, plus on a besoin de contenants fabriqués à partir de pâtes, de papiers et de cartons.Il existe donc d\u2019excellentes perspectives pour l\u2019industrie canadienne, mais elle doit faire vite pour pouvoir en profiter! m 4 I m H \u2019b: t * 1 «Kÿf-M fïm Ü %) mm I.'exportation de pâtes a de papiers rapporte à peu près 55 milliards par an au Canada.Ces rcrams \u2014$ 1000 environ ntrihuem largement à notre qualité de m bar famille- -lO l 11'.TV yi % Au Canada, la plus importante industrie manufacturière est celle des pâtes et papiers.Ses exportations nous rapportent plus que toute autre industrie (presque $1 000 par an par famille) et contribuent davantage à la qualité de vie des Canadiens.Si vous désirez en savoir plus sur l\u2019industrie des pâtes et papiers dez la brochure \"Propos sur le papier\u201d, Service des communications, Association canadienne des producteurs de pâtes et papiers, 2300 Immeuble Sun Life, Montréal H3B 2X9.dp 4 ?¦ \u2022 rXv«f K 1 % X x- Dans certains pass, on utilise la bagasse (canne à sucre dont on a extrait le sucre) pour faire la pâte utilisée dans la fabrication du papier journal.D'autres substances fibreuses de même que l\u2019herbe font l\u2019objet d'expériences lT représentent une concurrence éventuelle pour la première industrie canadienne.¦P.& de man- Les Américains, qui sont nos meilleurs clients (ils achètent presque la moitié de notre production), produisent néanmoins trois fois plus de pâtes et de papiers que le Canada.Vu leur énorme consommation, on ne s\u2019étonnera pas I industrie des pûtes et papiers du Canada A 13 ft VIVRE b\tr- r $ .< ;?: I j I V \\ : 1 a .m .I : i I J 1 f k : y \\ \\ Si vous etes de celles qui manquez de provisions de romans Harlequin parce que les étalages sont vides, ne désespérez surtout pas.La demande ayant dépassé l'offre, le déficit sera bientôt comblé.Et la Collection Harlequin reparaîtra plus généreuse que jamais dans les magasins à rayons, les supermarchés, les stations de métro, les tabagies, les dépanneurs et ailleurs.Tout pour faire votre bonheur.et vous faire redécouvrir le Grand Amour dans la Collection Harlequin.i ' I i u \\ i f \\1 I r « ! r/ ;!¦ i i! m i : i :< c HR H i /.I Dansez toute la soirée aux discos dans notre tunique cocon en polyester soyeux à col V avec le pantalon à .jambes étroites assorti Qui d'autre que Pennington aurait un modèle si chic en Y: r A ; y Ci' ÿ-c i o1 y i \\'ï>- Les pasteiles! 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V y \u2022 .I vivre aujourd'hui IA PRESSE.MONTRÉAL, VENDREDI 17 NOVEMBRE 1978 A 15 \u2014 v: :\u2022 m > ^ A Déshabillera déshabillera pas Un jour sans fumer J \u2022\u2022\u2022/ O O ».V h : dus dans tout ça jie» ' touches de «rétro» di£* temps des Harlow e{ \u2022 des Lombard et mis du\u2019 noir partout.\t'*' Bien de ces vête*! ments sont, de l\u2019avis défi; plusieurs, ridicules ou ! vulgaires.La majorité* j sont beaux.Les fem-t* mes riches iront tou jours chez Bill Blass eÇ! chez John Anthony.»; Les autres, moins for-*! tunées ou plus indlvl-ij; dualistes, s\u2019accommo>; deront ou ne s\u2019accom-! modèrent pas de cette», tournure des événe-J; ments et des vête-; ments.L\u2019expérience dit quel rien n\u2019arrête la mode£ nouvelle.On comment ce par la critiquer.On» finit par la suivre, dé-2 nudée ou pas.\t5 : NEW YORiÇ.XUlPI) \u2014 S\u2019habiller de nos Jours veut souvent dire se déshabiller,.surtout si l\u2019on çn croit le nombre de poitrines, de cuisses et de jambes qu\u2019on a pu voir défiler, 7e avenue, au cours des trois dernières semaines de mode américaine printepipg-été 1979.Le message est là et il est distinct: conscientes de leur corps, les femmes se découvrent et recommencent entre autres choses à montrer leurs jambes, mettant entièrement de côté l\u2019allure de ju-pés longues et superposées des dernières années.Les épaules sont larges, les tailles minces, on retrouve les cour- ges de sous-vêtements, les camisoles et les hauts sans bretelles, au lieu d'être réservés pour le soir, se portent partout dès huit heures du matin.Les dessinateurs trouvent toutes sortes de qualificatifs pour ces modes) de «claires et nettes» à «étroites et fuselées».A moins qu'ils ne parlent de \u2022grand chic», de «discrétion sensuelle» ou de «sexy».Bien des dessinateurs sont retournés aux années 30, 40 et 50 pour trouver leur inspiration.Peut-être sont-ils allés également chez les Français et les Italiens qui avaient lancé les tendances avant eux.Ils ont In / *-\u2022 «V V 56- 1 V m.NEW YORK (AFP) \u2014- Poor plusieurs millions de fumeurs américains le Jour le plus long de l'année a commencé, la Société américaine de lutte contre le cancer organise aujourd'hui, pour la deuxième année consécutive, une journée sans tabac.Selon cet organisme l'an dernier à la même date, 31 pour cent des fumeurs américains avaient suivi le mot d'ordre, 13 pour cent avalent tenu le pari et 10 pour cent de ces derniers déclaraient deux mois plus tard qu'llr avaient cesser de fumer.On estime que 5 millions de fumeurs, cette année, tenteront l\u2019expérience.Plusieurs manifestations ont été organisées.Les universités, -les entreprises privées, les écoles participent à leur organisation.les slogans principaux sont, «la fumée empeste», «embrasse-moi, je ne fume pas»; ¦ ë \\ % X v \"A \\WU i V, V v I .V V i :A\\- S 8 m i / Mm ## y « m i b- : ¦ ¦ ! ! \u2022> %?.; x ¦ m T-: ér.\u2022\u2022>- : ' ü « AN\u2019 Fi ISES \\ Voici dés cadeaux tout trouvés pour les jeunes qui aiment .griffonner, dessiner, découper des images ou garder *\tprécieusement les lettres de grand-maman Il y a même un journal et un alburn pour l'enfant précoce qui ., songe déjà à écrire ses Mémoires!.En jaune ou rose, un décor intitulé \"Wendy et son ami\".' Ensemble de 4 accessoires pour le bureau, comprenant un sous-main de 20\" x 14\", un classeur, un coupe-papier et un porte-cràyons, $17.50 tournai pour une année, $9.Album,$11.95.Fauteuils: Weïïrl II J Louis Voltaire, armoires,/buffets, trlnes, secréi ses, bureau/, fhefibles en pin.Ouve Jeudi et y , Louis XVI.mmodes, vl-Ifesf tables de fermes, chai- I t r Un plateau invitant en plaqué argent Birks ouïtes les semaines: I rédi de 10h00 à 21h00.de 10h00à 18h00.' So i i S.LA.FV Un cadeau qui sera apprécié aujourd'hui et demain.ce plateau rond est en magnifique plaqué argent Primrose.Ce rabaissant plateau ajouré est offert en trois diamètres:, 10», $25.00; 12», $30; 13%», $37.50 Nation d'antiquités françaises 354, rue de l\u2019Inspecteur, Suite 1109 A \u2014-Montréal.k.N.B.: Direction Notre-Dame, entre Peel et University » I TéLi 866-0572 Procurez-vous notre catalogue, le Livre Bleu de Birks, à n'importe quel magasin Birks.LB1RKS \u2022> i BIRKS J O Al I L I E R S J O A l L j.I E R .SU ïïTTüTF v ¦ i .1 % ' f.il !.H H V; w I « i ¦ â \u2022 / / vavre aujourd'hui A 16 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 17 NOVEMBRE 1 978 ¦ POUR 1 JOUR SEULEMENT ment à la constitution visant à exprimer clairement les principes de l\u2019égalité des droits entre les hommes et les femmes et l\u2019illégalité de toute discrimination entre les sexes.La commission, qui est rattachée au ministère des Affaires étrangè res, a souligné que «la Belgique est l\u2019un des seuls pays européens dont la constitution ne contient pas ces principes».Le texte a été transmis à la Chambre des représentants.Le prochain Parlement, issu des élections générales du mois de décembre, doit procéder à l\u2019amendement de plus de la moitié des articles de la constitution vieille de 150 ans, notamment dans le but de mettre un terme aux querelles linguistiques et ethniques entre Wallons et Flamands.Avortement et contraception dans les pays de l\u2019Est nid\u2019Ève ni d\u2019Adam VARSOVIE (PA) \u2014 Pour accroître leur population,les pays du bloc de l\u2019Est restreignent les possibilités de disposer de moyens contraceptifs, allant parfois, comme en Roumanie, jusqu\u2019à interdire la vente de la pilule et mettre hors la loi les interruptions de grossesse.En Bulgarie aussi, où l\u2019Etat encourage la constitution de familles nombreuses, l\u2019avortement est illégal.Il n\u2019est toléré que dans des cas de viol, d\u2019inceste, de maladie héréditaire ou si la grossesse fait courir des dangers médicaux à la femme.L\u2019interruption de grossesse ne sera autorisée que si la mère a déjà mis au monde deux enfants.Nouveau bulletin d\u2019information pour les femmes m Les bulletins d\u2019information «par et pour» des femmes se multiplient.Cette fois-ci, il s\u2019agit de «Statut» publié par le Comité national d\u2019action sur le statut de la femme.S : Ce bulletin est écrit en français pour une partie, et en anglais pour l\u2019autre.Traduit intégralement.Le premier numéro français traite des femmes sur le marché du travail.ÎAM^ûStyyi- 3 ! Mariage et enfants payés par l\u2019Etat En Hongrie, le nombre d\u2019avortements est passé il y a deux ans de 94,000 à 76,000 à la suite des mesures restrictives prises par les autorités pour encourager les femmes à mener à terme leur grossesse.D\u2019autres pays socialistes plus libéraux en ce domaine, tels que la Pologne, l'Union soviétique ou la Tchécoslovaquie, demandent aux femmes d\u2019assister à des conférences sur les mérites de la maternité ou de faire la preuve de leur détresse économique ou sociale pour être autorisées à avorter.Fort bien fait, facile à lire, très intéressant, ce premier numéro décortique véritablement les relations de la femme avec son milieu de travail.Avec son milieu de chômage.Avec son milieu de travail à temps partiel.C\u2019est Christiane Baca-ve et Madeleine Dubuc qui en sont les responsables pour l\u2019édition française.Chaque mois, un thème y sera développé.L\u2019abonnement pour un an est de trois dollars.Vous écrivez au Comité national d\u2019action sur le statut de la femme, 40 avenue St.Clair est, suite 306, Toronto.NEW YORK ((UPI) \u2014 Eventuellement Américains et les Européens devront être payés pour se marier et donner naissance à des enfants.Payés par leur propre gouvernement.les C\u2019est ce que déclarait hier un éminent professeur de l\u2019Université Princeton.Selon ce professeur, M.Charles F.Westoff, les projections laissent croire qu\u2019aux Etats-Unis et en URSS, en 2015, il y aura plus de décès que de nouveaux nés.LE 18 NOVEMBRE de 9 11 du matin à 5 h du soir e TAPIS ® MEUBLES o QUINCAILLERIE » ARTICLES MÉNAGERS » TÉLÉVISEURS ® ARTICLES DE SPORT ® APPAREILS ÉLECTROMÉNAGERS ® VÊTEMENTS POUR TOUTE LA FAMILLE Mais une fois la permission accordée, les femmes des pays socialistes ont moins de problèmes que leurs soeurs occidentales pour interrompre leur grossesse.K Actuellement, en Allemagne de l\u2019Est, les familles bénéficient d\u2019un crédit sans intérêt de 510,000 pour l'achat de meubles et d\u2019appareils ménagers.Le professeur a également dit que nous approchons de la société parfaite dans le domaine de la contraception.Une société qui ne voudra plus d\u2019enfants.Il est donc temps d\u2019agir.On demande l\u2019égalité des sexes en Belgique En Union soviétique, l\u2019avortement est le principal moyen de régulation des naissances.Une femme, interrogée par un journal, affirmait récemment qu\u2019une de ses amies avait subi 61 avortements.procurez-vous tout ce dont vous avez besoin en utilisant votre compte Simpsons BRUXELLES (PA) \u2014 La Commission consultative sur la condition de j la femme a proposé ré' comment un amende- .V D\u2019abo BF- 690 D\u2019économie, de sciences et d\u2019art le samedi à la radio sr L\u2019Econothèque 12h15 à13h30 IL® I et vous I £ 13h30à15h VANTAGE g y Au Fil % ?des Arts % 1 1\\ Vantage, 8 à la fois ^ très savoureuse et moins forte Difficile à croire?Essayez-la! 15hà17h % : Si vous en avez assez des radios avec publicité, qui effleurent les sujets IG AF t «w.w»''*?»\"-''' «Oii Quand j\u2019écoute j\u2019écoute CflF-fiSO Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l usage-éviter d'inhaler.\"Goudron\" 11 mg.nicotine 0 8 mg.t y P.ti r ) vêtements-mi dans le î - i m A ¦ .f.5S?- -A Vis s&s&wæ
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