La presse, 24 novembre 1979, D. Arts et spectacles
[" a SP6CTACL6S LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 NOVEMBRE 1 979 CAHIER D > m B Sv'4 m m m A ï T xi y V: \u2022\u2022\u2022\u2022 :¦ : 'K* B# # m n it ¦s m Z \u2022Z I 0 Z##' A m m :: : 4 m .1 WfcÀ G m :Z; % Î2 m a s -1 # 1 m! Y, ### x.U ÿ \u2022z %» sm X % \u2022\u2022z * m H m m im y.-M ¦A ' *5/ W m :: » % V\"j \u2022\u2022 E« 1 IS;.mi I m w zzz Ü % a m - ' > :Z x ü mmm m 1 - ¦ m a à \u2022\u2022 m.z-: Û msm Z y: ¦ 5ft « ' ' W- :%ÿ.5^ 111 - -z ,/Xj m 0 I rnmMme, m-æ F I - â \u2022Z; fi?m =: H -'is.VS.m \u2022Zi?mm » & M «: > % 9 % - t *: 4 \\ fij A.V >- F I g:: M *1 ras £ ¦ m < m * W >¦- % ; # ^ à m »Æ A m 3 h* S'- il s&s- H > H \u2022Zx X W 2 k V' ¦ f * m M am# f.-> a ï ¦Æ& m Ï-.S X i Z & m w Sift s ft: 7 m : -X 4 Photo Yves Beauchamp \u2022 \u2022 ¦ \u2022' \u2022 \u2022 \u2022\u2022 ¦ \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 e \u2022' \u2022 \u2022\u2022 \u2022 # #* * * \u2022 ¦ \u2022 \u2022\t\u2022\u2022\t\u2022\u2022\u2022 \u2022\t\u2022 e \u2022\t\u2022 \u2022\t\u2022\u2022\u2022\u2022 e \u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022' \u2022 \u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022 #* \u2022 \u2022 \u2022 * \u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 *# * PAR CLAUDE GINGRAS Bella Davidovitch.C\u2019est le dernier nom à s\u2019ajouter à la liste déjà imposante de musiciens soviétiques qui, pour des raisons d\u2019ordre politique, ont choisi de vivre hors de leur pays.(Après Vladimir Ashkenazy, après Mstislav Ros-tropovitch et Galina Vishnevskaya, après Kyril Kondrashine, pour ne mentionner que les plus célèbres.) D\u2019un point de vue strictement artistique, Bella Davidovitch, c\u2019est, assure la publicité, «la nouvelle sensation soviétique du piano».(Après cet ouragan pianisti-que qui a nom Lazar Berman, mais qui, lui, reste fidèle au Kremlin tout en poursuivant ses tournées à l\u2019étranger.) Les dissidents déjà nommés se sont tous révélés des artistes de première pendamment de certaines considérations d\u2019ordre stylistique chez un ou deux d\u2019entre eux); ils avaient d\u2019ailleurs grandement impressionné dès leurs premières apparitions en Occident, c\u2019est-à-dire à l\u2019époque où ils étaient encore «délégués du régime».Même chose pour Berman, qui s\u2019est révélé un géant du piano (bien que, là encore certains esthètes ne soient pas d\u2019accord avec sa façon de jouer les classiques).Par contre, quelques-uns de ces transfuges ne nous sont pas apparus précisément comme des acquisitions pour notre monde musical.C\u2019est le cas, par exemple, du violoniste Albert Markov et de la pianiste Oxana Yablonskaya.¦ \u2022 \u2022 \u2022 ses» \u2022 \u2022\u2022 \u2022 es ,e \u2022 O - \u2022 e \u2022 \u2022 \u2022 » \u2022\u2022\u2022 see see se ses Page D-2 Photo Denis CourviHe ' % düy îuuooaiiu > * votre tour.w n 0 Q ^ tf=^ 1 r\\ V COI Q, > PAR JEAN-PAUL BROUSSEAU .de vous laisser parler d\u2019amour, pourrait-on chanter avec Vigneault pour les cinq ans de la Compagnie de Danse Eddy Toussaint.Et lui et ses danseurs n on seraient pas fâchés, car tout Haïtien d\u2019origine qu\u2019il soit (sa famille est arrivée ici quand Eddy avait douze ans, il y a déjà de ça plus de vingt ans \u2014 malgré que des journalistes ou des officiers de conseils des arts le traitent encore d\u2019immigrant) Eddy Toussaint, à maints égards, est plus Québécois que le pape est catholique.Vers six ans et demi, à Port-au-Prince.parce qu\u2019il fait de l\u2019asthme, le médecin suggère à sa famille de lui faire donner des leçons de ballet.Et c\u2019est à une académie de ballet fondée dans la capitale haïtienne par une Noire américaine qu\u2019on doit les fondements du credo artistique d\u2019Eddy Toussaint, pour qui l\u2019art doit partir de la vie et du grouillement populaire même.Il m\u2019a raconté un jour, au cours d\u2019un agréablement long dîner, comment la danseuse Lavinia Williams, cette Noire émigrée en Haïti après avoir dansé aux Etats-Unis avec les Catherine Dunham et Alvin Alley, comment, dis-je, au risque de scandaliser toute la bonne société haïtienne (à laquelle faisait partie, d\u2019ailleurs, la famille même d\u2019Eddy Toussaint) Lavinia Williams allait dans les rues, dans les champs et même, en jeep, dans les forêts reculées pour observer les séances de vaudou, notant les pas des danses populaires haïtiennes pour les intégrer plus tard à des ballets dansés par des professionnels ayant travaillé sur la base de la technique classique.Ainsi fut marqué Eddy Toussaint, à qui une Noire américaine a fait comprendre combien riche était Haïti, du point de vue du folklore \u2014 du point de vue de la culture, même, «car laisse-moi te dire, de souligner Toussaint, que la culture noire américaine n\u2019a rien à voir avec la culture noire antillaise».c* w M K ¦ 4 # a* Z & < grandeur (indé- k K » 5 # % ?* ¦\u2019 i a ¦ % Ji :V '< ¦ gs r 1 .x .¦ ¦h* 1 > Suite à la page D-7 Suite à la page D-18 # # * % # 4 D 2 la PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 NOVEMBRE 1 979 as THÉÂTRE Ce soir, on improvise: Montréal 6, Québec 5 ¦ 1 ' PAR MARTIAL DASSYLVA sur le cercle vicieux et une autre consacrée aux «grandeurs et aux misères d\u2019une mère célibataire».\t1 Les trois étoiles de la soirée choisies par Claude Leblanc, le 3,500c spectateur de la noüvel- '(¦ le série de matches de la LNI, ce qui lui a valu un grille-pain vieux modèle > tout neuf, ont été Nor- | mand Brathwaite, Ger- If main Houde et Gaston I Lepage.Jean Asselin et Y,van Ponton agissaient comme arbitres en chef.Ils < avaient comme assistants Mireille Deyglun et Pierre Lavoie et comme juges de ligne Sophie Faucher et Jean-Marc Lavergne.Pierre Martineau, en veston .blanc et «taquet noir», jouait le rôle de maître de cérémonie.A l\u2019orgue, on retrouvait André Lacoste et Pierre Lenoir.Et comme statisticien, François Grenier.NDLR \u2014 N\u2019ajustez pas votre appareil: vous ne vous êtes pas trompés de section, les typographes n\u2019ont pas interchangé les textes et l\u2019équipe des «Arts et Lettres» n\u2019est pas en train de succomber à la polyvalence en envahissant les plates-bandes du sport.Le compte rendu qui précède veut tout.bonne- j, ment témoigner d\u2019une fièvre qui s\u2019est emparée du milieu théâtrali\u2019an-née dernière et d\u2019une expérience qui se poursuit, tous les lundis et vendredis, sous les auspices du Théâtre Expérimental de Montréal.La nouvelle série de la Ligue Nationale d\u2019improvisation étant très popu- i laire, on sera bien inspi- j ré de faire des réserva- I lions pour les «matches» prévus d\u2019ici au 20 dé- I cembre.C\u2019est par la faible marge d\u2019un point, soit 6 points à cinq, que l\u2019équipe des Blancs de Montréal, dirigée par l\u2019auteur dramatique et poète bien connu Michel Garneau, a remporté lundi soir dernier le match qui l\u2019opposait aux Bleus de Québec sur sa propre patinoire de l\u2019Atelier Continu, au 1200 est de la rue Laurier à Montréal.Le comédien Rémi Girard dirigeait l\u2019équipe de Québec et c\u2019était la première fois dans l\u2019histoire de la Ligue Nationale d\u2019improvisation qu'une équipe de la Vieille Capitale se mesurait à un groupe de la métropole.Selon les chiffres officiels, quatre cent dix spectateurs ont assisté à rencontre «historique», marquée de trois punitions, l\u2019une pour non-respect du thème, l\u2019autre pour obstruction et la dernière pour confusion.Une centaine d\u2019amateurs qui n\u2019avaient pas pris la précaution de réserver des places à l\u2019avance se sont vu refuser l\u2019entrée des gradins.Un porte-parole de la LNI nous a d\u2019ailleurs révélé que tous les billets disponibles avaient été vendus au moins deux heures avant le début du match.g lJ < ¦ II « ¦ ;:Gè r- ¦ àfàjÈ < \u2022:£ 1 k I cette î 1 ;% photo Denis Courville.LA PRESSE Une «joute» mémorable, au Théâtre Expérimental d'improvisation.opposant les trois membres féminins de chacune des deux équipes: Pierrette (chandail no 2), Marie-Gagnon (chandail no 11) et Diane Garneau (chandail no 41) pour les Bleus, et Johanne (chandail no 4), Jocelyne Goyette (chandail no 2) et Hélène Mercier (chandail no 3) pour les Blancs.Bleus, Yves Jacques (chandail no 3) et Germain Houde, grâce à un numéro de mime tout à fait extraordinaire donné à une vitesse vertigineuse.A douze minutes, cinquante-quatre secondes de la troisième période, le compte était donc: Montréal 5, Québec 3.Une improvisation comparée sur le fou rire fournissait ensuite l\u2019occasion aux Blancs d\u2019enregistrer un sixième point, alors que les Bleus remportaient les deux dernières manches, avec une improvisation mixte un peu laborieuse alors que Québec réussissait à récolter un deuxième point, grâce à une remontée spectaculaire de Germain Houde (chandail no 10), le capitaine de l\u2019équipe québécoise.Les deux points des Blancs couronnaient une improvisation mixte, catégorie libre, d\u2019une durée de cinq minutes, à partir d\u2019un thème sur le baiser et une improvisation mixte, «ad libitum», catégorie absurde, d\u2019une durée d\u2019une minute tren- \u2022majorité de voix et un second point, à 20 minutes 22 secondes dans cette seconde période, à l\u2019issue d\u2019une improvisation mixte, «ad libitum», catégorie dramatique, sans unité.Profitant de cette lancée, Houde devait contribuer puissamment à faire gagner un troisième point à son équipe, à quatre minutes, 52 secondes du début de la troisième période, à la suite d\u2019un échange d\u2019une durée de 12 minutes sur le thème «En plein été: une plage étouffante et bondée à Naples*.Et cela malgré les efforts déses- pérés et méritoires du capitaine des Blancs, Lepage rée.ayant pour titre «La vue d\u2019une étoile filante au mois d\u2019août par deux clochards».Dans ce dernier cas, le public appelé à se prononcer sur la prestation des deux équipes a donné 226 voix à l\u2019équipe de Montréal et 118 à celle de Québec.Au cours de cette même période, l\u2019équipe de Québec devait s\u2019assurer un premier point en gagnant, à la majorité des voix des spectateurs, une improvisation comparée, catégorie mélodramatique, sur le thème «Trois femmes privées d\u2019avenir» et Gaston Robitaille (chandail no 1).Hélène A l\u2019esbrouffe L\u2019équipe de Montréal devait prendre sa revanche quelques minutes plus tard en remportant à l\u2019esbrouffe l\u2019échange suivant, une improvisation «mixte et muette» de 6 minutes sur le thème «Vous avez des regards compromettants».Secondé par sa coéquipière Johanne Fontaine, Normand Brathwaite (chandail no 6) devait déclasser complètement les deux joueurs des Avance des Blancs Dès la première période l\u2019équipe des Blancs a pris une avance de deux points en remportant deux des trois improvisations; l\u2019une, mixte, sur le thème «J\u2019aurais dû faire un artiste» et qui nous a valu une imitation du cri de la grenouille tout à fait inédite par Yves Jacques (chandail no 1) de l\u2019équipe de Québec et l\u2019autre, compa- Fontaine Remontée spectaculaire En deuxième période, Montréal devait recueillir deux autres points, pour un total de quatre, te.De son côté, Germain Houde permettait à Québec de rafler une , * ) les editions la presse T» , MOI MON CORPS MON ÂME MONTRÉAL ETC.\u2022 par Roger Fournier Un roman acclamé dés sa parution en 1973 par ja critique française:\tQ \u2014Le ton est juste.Rogéf Fournier nous convaïnb-.Un bon, un excellent ro» man.qu'il faut se hâtêf de lire.\u2014(Le Point) Ce roman a inspiré lê .film «Au revoir à lundi» rfie't: tant en vedette l'actfigé québécoise Carole Laurel 256 p./*6 rogerîoumk'r .V*V7 , moi mon corps mon âme montreal etc f ce qu\u2019il y a de mieux dans la variété y : : m v.-ÿriÿ-; i ; *«%.SS \":v I S.K i i * m m* S: Si * > m ' « 'lIFtWi .m t f v/ /\u2019Nv \u2022 \u2022a Vÿ «g % ^ ; ^ * % m % ! m > Ov n>nvm ) W%» \\ .if \u2022** L\u2019INTERNATIONALE DES ROIS par Roger Duhamel Un livre d histoire passionnant sur les principales dynasties européennes.On y apprend une foule de détails sur l\u2019étroite parenté qui existe entre la plupart d'entre elles.258 p./'9»s ¦ LA PETITE PATRIE< par Claude Jasmin ' ' \u2019>* Cette deuxième édition ôte La petite patrie, enrichie d\u2019une couverture nouvelle et des réflexions de l\u2019auteur sur le succès de cette oeuvre, consacre sa popularité en librairie.; 142 p./s4 i ! mm i i % < \u2022>n | LA PETITE BSSfRIE t * % v .DUPLESSIS ET SON ÉPOQUE par Bernard Saint-Aubin Des recherches minutieuses ont permis à l'auteur de reconstituer la vie de celui qui fut le premier ministre du Québec pendant plus de 18 ans.278 p./$995 95 ' ¦ k -* » vajw* , V-* \"»\u2022 » LE CURÉ LABELLE par Robert Lévesque et Robert Migner Vous lirez avec plaisir la biographie alerte et attachante du Curé Labelle, grand colonisateur québécois du 19e siècle.204 p./s8 i Mm - -> >- m ¦r\\' ?PH0ÏÏLX B >': > .LA SOLUTION CANADIENNE par Richard Bastien Pour y voir clair, dans le grand débat politique canadien, Richard Bastien, politicologue et économiste, étudie dans la Solution canadienne la thèse fédéraliste, avec autant de compétence que d'objectivité.1 68 p./*795 4 N 95 T m Vf .L\u2019AVENTURE DE LA RADIO AU QUÉBEC par Gilles Proulx Dans un récit vivant et nourri de faits, Gilles Proulx raconte l'histoire de tous les postes de radio qui ont existé au Québec, depuis CFCF-Mar-coni, le premier poste de Montréal, jusqu\u2019au récent CIEL-FM.142 p./*695 -, (,»¦ UN TOURMENT EXTRÊME par Gilbert Choquette C Après quelques années de silence, Gilbert Choquéite effectue une brillanteVfënr trée.Avec son roman Un TqBf-ment extrême, les lecteurs apprécieront la finesSÜR|te son analyse psychologique et son habileté â cérr ner la vérité de ses personnages.216 p./s8 GILBERT CHOQVE'ITK les éditions la presse les éditions la presse seront au Salon du livre de Montréal stands nos 412 et 414 SÉANCES DE SIGNATURES: Mercredi 28 novembre à 19h (Gilles Proulx) Vendredi 30 novembre à 19h (Richard Bastien) Samedi 1er décembre à 19h (Bernard Saint-Aubin) mW# I V.* \u2022 \u2022«U 'évi 50 j* \u2022U \u2014¦K* «P» a .s M Vr^.,Aÿ\" A\t» $ $ s # % / LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 NOVEMBRE 1 979 D 3 LITTÉRATURE.Autour et à propos d\u2019un prix de roman PAR RÉGINALD MARTEL Ce n\u2019est gentil pour personne mais il faut poser la question: si les Jardins secrets est le meilleur des cinquante-cinq manuscrits reçus pour le concours du prix du Cercle du livre de France, à quoi donc peut ressembler le pire?Certes, le roman de Normand Rousseau n\u2019est pas entièrement mauvais; il s\u2019y trouve ce qu\u2019il faut pour en faire une oeuvre litté-.raire, à condition que le travail , d\u2019édition se fasse.Peut-être vaut-il la peine de dire ici ce qu\u2019est le travail d\u2019édition.Il ne s\u2019agit pas d\u2019envoyer un manuscrit à la composition, de corriger approximativement les épreuves et d\u2019imprimer le livre.Il s\u2019agit plutôt de susciter la collaboration entre deux personnes de profession, un écrivain et un éditeur, pour que de cette collaboration naisse le meilleur livre dont les deux sont capables.C\u2019est un travail essentiel, qui exige beaucoup de temps et de foi, de la diplomatie aussi de la part de l\u2019éditeur, de la confiance de la part de l\u2019écrivain.Dans le monde québécois de l\u2019édition, tout se passe comme si on croyait qu\u2019une littérature peut exister sans lecteurs; tout se passe comme si la concurrence étrangère n\u2019existait pas.On court après les subventions, on fait faire le travail d\u2019édition proprement dit \u2014 le travail sur le texte même \u2014 par d'aimables incompétents et on essaie de mettre les livres en pleine lumière en multipliant les prix littéraires.Ce que tout le monde devrait savoir, c\u2019est que les subventions n\u2019ajoutent rien à la qualité et que s\u2019il y a quelqu\u2019un qui devrait être subventionné, c\u2019est le lecteur (qui fournira au fisc, en même temps que sa déclaration d\u2019impôt, ses reçus de librairie); c\u2019est que les bénévoles qui aiment la littérature ne sont pas nécessairement capables de transformer en oeuvre intéressante n\u2019importe quel manuscrit soumis à un éditeur; c\u2019est enfin que la presque totalité des prix littéraires n\u2019ont aucun ' impact.Pour intéresser les Québécois à leur littérature nationale, il faudrait mener une lutte sur tous les fronts.Puisqu\u2019il est question ici du prix Esso du Cercle du livre de France, contentons-nous seulement de dire que ce prix a couronné parfois des écrivains qui le méritaient.Il y a longtemps cependant que le prix a perdu toute crédibilité.On est en droit d\u2019exiger que le roman qui a retenu l\u2019attention d\u2019un jury soit non seulement la promesse d\u2019une oeuvre future de qualité, mais aussi qu\u2019il soit déjà quelque chose d\u2019achevé.Quand on pense qu\u2019un lecteur néophyte risque de faire connaissance pour la première fois avec la littérature québécoise parce qu\u2019il est sollicité par la mention en page couverture «prix Esso du Cercle du livre de France 1979», il y de quoi frémir: voilà un lecteur perdu peut-être à jamais.Les paumés du secondaire Encore une fois, les Jardins secrets n\u2019est pas si mauvais; il reste qu\u2019au moins une vingtaine de romans, bien meilleurs, paraissent chaque année sur lesquels aucun prix n\u2019attire l\u2019attention.Voyons tout de même de quoi il s\u2019agit.Normand Rousseau a écrit, en parallèle, le journal d\u2019un garçon de seize ou dix-sept ans et une enquête policière.Le garçon est brillant, pas du tout intégré à ses camarades de l\u2019école secondaire, obsédé par une volonté de puissance que rend plus aiguë encore ce qu\u2019il croit être son impuissance sexuelle.Il fait partie de ces paumés que produit le système scolaire sans que l\u2019école ne s\u2019en aperçoive, sans que quiconque vienne à leur secours.Le milieu familial n\u2019est guère plus favorable; le père et la mère démissionnent très tôt devant ce fils malheureux et solitaire qu\u2019ils croient fort et indépendant alors que la venue d\u2019une petite soeur le laisse blessé à jamais.Le journal de Contran Gauthier est souvent pathétique et l\u2019accent est généralement juste.Il est possible qu\u2019un garçon brillant en tout, y compris en français, puisse rédiger des «compositions» du genre, fidèles à ses états d\u2019âme et à cé qu\u2019il vient de vivre, sans grandes trouvailles de forme, cent aura atteint le plus profond de l\u2019humiliation, quand même l\u2019armée le refusera, lui qui espérait écraser les hommes à qui il commanderait de tuer d\u2019autres hommes, alors il inventera une action dramatique et finale, dont il sera un des sacrifiés, le plus exemplaire.Un Maigret bien minable Si Normand Rousseau s\u2019en était tenu à ce journal, il aurait été inutile de faire le partage du réel et de l\u2019imaginaire.C\u2019est la parole même de l\u2019adolescent qui aurait pris toute la place.Hélas! l\u2019auteur a préféré tout compliquer en transformant son roman en une invraisemblable enquête policière.Le défi en soi pouvait être intéressant: semer dans le texte de journal les indices dont le lecteur aurait pu se servir, comme tout lecteur de roman policier, pour évaluer le déroulement de l\u2019enquête policière.Mais il arrive qu\u2019il n\u2019y a pas de rapport entre le journal et l\u2019enquête, ou s\u2019il existe il est ténu.Pour éviter le chaos total, il suffisait que la chronologie des deux parties parallèles soit sans erreur.En cela l\u2019auteur a réussi mais c\u2019est bien peu.Ce qui aurait pu donner au journal un éclairage intéressant, ç\u2019aurait été un autre journal, ceui du narrateur par exemple.A cette solution simple et efficace, Normand Rousseau a préféré la solution simpliste et parfaitement ridicule du mauvais roman policier.Les pages de journal sont séparées par des interrogatoires.Un policier parfaitement débile (un «commissaire» plutôt, ce qui ne court pas les rues ici), à quelques jours de sa retraite, sorte de Maigret des pauvres, fait défiler devant lui tous les personnages que le malheureux Contran Gauthier a pu rencontrer avant le meurtre et le suicide qu\u2019il a commis.Apprend-on quelque chose déplus sur la «vraie» personnalité de Contran?Pas du tout.Les témoins défilent et à chaque fois le minable flic se gratte la tête en se disant que tout cela est trop clair et donc pas assez obscur et qu\u2019il y a quelque chose qui échappe et qu\u2019il faut rattraper.A quoi au juste pense le commissaire?Le lecteur n\u2019en saura rien et le policier lui-même n\u2019aura pas le pif qu\u2019il faut pour expliquer un autre meurtre.L\u2019autre meurtre, c\u2019est celui que revendique Contran dans son journal.Il va de soi que le manque de preuve meilleure exige une enquête policière.Heureusement, le vrai meurtrier choisit de cider à son tour et d\u2019avouer son crime.Tout s\u2019explique, mal d\u2019ail- leurs, et on ne saura jamais ce que sont ces indices contradictoires qui rendaient si perplexe le policier.On ne saura pas non plus pourquoi Normand Rousseau a saboté ce qui pourrait être une assez bonne étude d\u2019une névrose adolescente, en fabriquant grossièrement une enquête policière qui ne tient pas debout.C\u2019est le vrai mystère du prix Esso du Cercle du livre de France cette année.jg\t¦ V se sui- LES JARDINS SECRETS, roman de Normand Rousseau.256 papes.Le Cercle du Livre de France, Montréal, 1979.C'était comment grand-mère dans ton temps?Normand Rousseau structure et style.L\u2019intérêt de ce journal est documentaire plus que littéraire.Avec beaucoup de flair, Normand Rousseau invente les rapports probables du jeune psychopathe avec son milieu scolaire et familial, avec un étrange ami qui semble être son guide en érotisme et aussi en littérature, puisque c\u2019est ce jeune homme au charme ambigu qui lui fait lire Franz Kafka et qui l\u2019initie \u2014 passivement d\u2019ailleurs \u2014 aux gadgets érotiques qu\u2019écoule en douce le marchand de tabac, avec ses professeurs enfin.Malade d\u2019aimer et d\u2019être aimé, mais incapable de l\u2019une et l\u2019autre choses, Contran glisse de plus en plus profondément dans la névrose.Parce qu\u2019il est laid et parce qu\u2019il le sait, il croit que l\u2019amour lui sera refusé toujours.Parce qu\u2019il est intellectuellement supérieur et parce qu\u2019il le sait, il se verra contraint, presque lucidement, à choisir un des envers de l'amour, la haine, et aussi la violence et la mort, en quoi il sera lui-même entraîné.«Je n\u2019aurai jamais vingt ans.», «je ne serai jamais adulte.» écrit-il ici et là.Quand l\u2019adoles- Le Passé oublié.par tout le monde peut-être, mais pas par Lorraine Nacké qui dans ce qui semble être le mitan de sa soixantaine nous raconte, comme si c\u2019était hier, le temps de son enfance et de son adolescence.Elle le fait tout simplement, avec l\u2019émotion qu\u2019il faut et le plus souvent \u2014 mais pas toujours! \u2014 sans cette aigreur détestable qui fait dire qu\u2019hier était l\u2019âge d\u2019or et que nous courons les yeux fermés vers le plus profond du désastre.L\u2019auteur a choisi le ton de ces confidences en forme de contes que savent si bien dire les grand-mères, quand elles trouvent oreille pour les écouter.La principale qualité de ces deux douzaines de textes, c\u2019est la simplicité.Lorraine Nacké ne cherche pas du tout à épater ses lecteurs.Elle se contente de dire le comme il lui revient, sans excès d\u2019artifices, et sans doute avec dans le coin de l\u2019oeil un brin d\u2019ironie, dans l\u2019autre un brin de nostalgie.Pour les enfants d\u2019aujourd\u2019hui.tout ce que raconte cette grand-maman est inconnu: il n'en reste rien, sinon ce qu\u2019on a volontairement reconstitué.C\u2019est le cas des choses matérielles.Quant au reste, c\u2019est-à-dire ce qui fui l\u2019art de vivre dans la première moitié de ce siècle, il n\u2019existe plus que dans la mémoire des moins jeunes et dans les livres, dont celui-ci qui sait lui rendre sa fraîcheur.Ces textes courts nous parlent des saisons, des fêtes religieuses.des petits métiers disparus, du doux temps des enfances heureuses.Voilà une heure de lecture qui nous replonge dans l\u2019âge heureux des certitudes et du merveilleux.R.M.passe I.E PASSE OL BI.IË, p.-ir Lorraine Nacké.13ti pages.Illustrations.F ides.Montreal.1979.III g IE1I ï I à A A ANTONINE MAILLET PÉLAGIE-LA-CHARRETTE \u2022 > Îf^1 antonine maillet y?PÉLAGIE i i i $ i % ' ' Ln % HA ü%5: : S: >T er%4: X m D D 8 I CHARRETTE i .% \u2022.! m roman iiaiiii: B I 4 i 1 WM s- \u2022/ A m i i I i i :« A \\\\ i i m b « ; m 1 P! A: % D\u2019UN GRAND ÉCRIVAIN i ¦ : a# - c [\u2022' : 'Æi 7 7 î§j&- 7 ,ir£l la cachet! A.1 mon petit lutin s\u2019endort \u2014A ; 7 foes haîtpes raagiqaes w» «H \u2022V ; DOUILVIEN 2 [at.v- Une fenêtre dans ma tète ' o : $ x- y * i & H 1- y- a > m wm* \u2022 \u2022\u2022} v'.\u2022v l \\EdRs 4 i % & 8 il m WA ¦a (A Les Marionnettes - il f r * 1 BBÉ # i* % ë D 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 NOVEMBRE 1 979 LITTÉRATURE SÉLECT \"i £'7 O Blâitâa®! G]EÏ:r:frm Un son de cloche original.Les romans de Maurice Métrai abordent sans concession les vérités et les mensonges de l\u2019existence.Son oeuvre est plus qu'imposante, et servie par une langue à la fois riche et rigoureuse.Devant l\u2019importance des sujets évoqués, le lecteur ne peut rester indifférent: c\u2019est ce que l\u2019on doit attendre de la part d\u2019un grand écrivain.les best sellers de lo semaine 1 Holocauste G.Green Laffont 11 LE TEMPS DES REGRETS L'éclatement d une famille lorsque les contlits de l\u2019adolescence font se lever le voile sur des mystères entretenus, cachés depuis trop longtemps.2 Pélagie-la-charrette Antonine Maillet Leméac 8 3 Histoire du Québec contemporain En collaboration Boréal Express 4 m3i 4 La nouvelle entente Québec-Canada Gouvernement du Québec Editeur officiel du Québec Il arrive parfois qu'éditeurs et auteurs ont la bonne fortune de pouvoir faire paraître un livre au moment précis où le besoin s\u2019en fait le plus sentir.C\u2019est le cas d\u2019un livre qui vient de paraître chez Hurtubise HMH, dans la collection «Brèches».Intitulé Le Territoire imaginaire de la culture et ayant pour auteurs deux ardents professeurs de philosophie, MM.Michel Morin et Claude Bertrand, cet ouvrage parait au moment où deux graves questions s\u2019imposent à l\u2019attention de l\u2019opinion au Québec: la question du référendum et celle du comportement syndical dans les services publics.En leur qualité de philosophes, les auteurs s\u2019emploient, comme il se doit, à définir le plus précisément possible les termes qu\u2019ils utilisent dans leur texte et qui sont justement ceux dont se gargarisent à qui mieux mieux politiciens et syndicalistes en cette époque de fiévreuse transition au Québec.Les mots dont ils s\u2019emploient le plus à cerner le sens sont ceux de culture.de nationet d'Etat: mots que tout le monde emploie sans savoir au juste ce qu\u2019ils représentent.L\u2019exercice de nos deux philosophes se ré-véléra éclairant pour quiconque cherche à se retrouver à travers le fouillis d\u2019idées toutes faites et de clichés ronflants que colporte une propagande tapageuse et agressive.Ceux qui ont un tant soit peu fréquenté l\u2019histoire, savent quelle servitude et quel chaos peut engendrer pour une collectivité, un concept séduisant mais fallacieux comme l'est, par exemple, le concept de l\u2019Etat-nation.MM.Morin et Bertrand ne prétendent certes pas avoir innové en procédant, comme ils l\u2019ont fait, à l'examen critique de redondances et de faux dogmes nationalistes ou syndicalistes, mais le fait qu\u2019ils aient cru bon diriger de nouveau les feux de la rampe sur l'ambiguïté de termes que trop peu de gens se donnent la peine de définir constitue une initiative bénéfique: une entreprise de déblayage des plus salutaires.Le Territoire imaginaire de la culture n'est certes pas sans défauts.On pourrait, par exemple, lui reprocher tout dans les deux premières parties \u2014 l'abus d\u2019un jargon philosophique qui fera paraître hermétiques certains passages de l\u2019ouvrage.Par bonheur, la troisième partie délaisse le jargon initial et tranche, avec ardeur et courage, dans le vif du sujet.Le livre plaira aux uns et déplaira aux autres, mais il ne laissera indifférent aucun de ceux qui auront la curiosité de le lire.En tout cas, il fait entendre un son de cloche original et qui tranche sur ceux qu\u2019on entend généralement.Il faut savoir gré à Hurtu-bise HMH d\u2019avoir permis à deux jeunes et dynamiques professeurs d\u2019exprimer un point de vue fort valable et des plus nécessaires.Jeon PELLERIN v 3 g] ti'-i 5 Capitaines et rois Taylor Caldwell Les Presses de la Cité g 2 II 6 Q.B.7 Leon Uris Laiton! 6 .e.\u2018j 7 Pourquoi pas le bonheur?Michèle Morgan Libre Expression 4 H 8 Les enjeux du référendum Denis Monière S a Québec-Amérique?\" KM, 9 Tim Collen McCullough Belfond 16 N p£ 10 La peau et le toucher Ashley Montahu Le Seuil 1 Si Les listes nous ont ete gracieusement fournies par écrit par les librairies suivantes: Dussault.Carneau.Guérin.Martin (Joliette) et Sons et Lettres Notre derniere colonne indique le nombre de semaines .best-seller, de chaque titre L\u2019ENFANT REFUSÉ y a-t-il une plus grande joie pour un couple que l'attente d'une naissance?Mais l'entant qui se présente est anormal, dit!orme, et I espoir se transforme en drame.Deux jeunes parents.en face d'une terrible question.m&m m ; Z i * ÉDITIONS SÉLECT Veuillez m'envoyer sans frais ni taxe: ?\tLE TEMPS DES REGRETS ?\tL\u2019ENFANT REFUSÉ Ci-joint.$ ( $6.95 $6.95 ?mandat 1555 ouest, rue de Louvain Montréal, Québec H4N 1G6 Tél.: 387-6268 ?chèque ïïjM® HW) ADRESSE NOM TÉLÉPHONE CODE VILLE sur- L P 24-1 t-79 (N oubliez pas d inclure votre paiement) Numéro |/î Hiver I 1\u2022 ?Dix poètes : André km Firm- i,al«Tge François Marti! .laïques Renaud Jean Barbeau, dramaturge Entrevue Louis Saia et Louise Kos dramaturges ai îù PRINCIPES POLITIQUES.PHILOSOPHIQUES.SOCIAUX ET RELIGIEUX.par Ayatollah Khomeiny, textes choisis el traduits par Jean-Marie Xaviere.163 pages.Éditions Libres-Hallier EVA HITLER.NEE BRAUN.Jean-Michel Charlier et Jacques de Launay, 270 pages.La Table Ronde.L AMOUR AU 6e SENS, par Mario de Sabato.234 pages Editions Jacques Grancher.LA CUISINE FRANÇAISE.Irad.de Françoise de Lorimier.avec la collaboration de Louis Rérnillard.68 pages.Editions Héritage inc.Prix $4.95 CATHERINE DE MÊDICIS.par Ivan doutas, illustrations.704 pages.Éditions Fayard PARUTIOflô Ni Tout À Fait La Même Ni Tout À Fait Une Autre Flora Groult \u2014 Une femmes, ses trois entants devenus adultes, ses amies de toujours \u2014 un cercle d\u2019êtres en évolution constante, dont le voyage intérieur nous est relaté avec sensibilité et intelligence par un auteur dont le nom n\u2019est plus à taire.flora grotilt par < HISTOIRE DES AUTOCHTONES DU NORD CANADIEN, par Keith Crowe, trad par Denis Lachance.266 pages Coll «Cultures amérindiennes» Éditions Hurtubise HMH VICTORIA LA SCANDALEUSE, par Nicole Blondeau, Jean-Paul Feuil-tebois avec la collaboration de Anne-France Dautheville.illustrations.406 pages.Éditions Men-gès ¦££?*** ^ vim Rivard, romancier ni tout à fail fa même; ni lout à fait une autre Keliçe Robert Elit' et Robert de Roquebruae I De plus en plus de personnes lisent roivmn fiümntiMikm Lettres québécoises \u2014 514.50 (8) WH SMITH De plus en plus de personnes s\u2019abonnent à Lettres québécoises il doit y avoir de bonnes raisons.lecminms] Un genre de vie.Quel est le but de la vie?Ai-je vécu auparavant?Qu'y a-t-il derrière le voile de la mort?LETTRES QUÉBÉCOISES est la seule revue de l'actualité littéraire au Canada français.Elle parait quatre fois par année (fév., mai fin août novd Pnncpaies rubriques: roman, poésie, théâtre, études littéraires' rééditions, autobiographies, arts, entrevues, porte ouverte dits et faits de la saison.en vente dans toutes nos succursales \u2022 Place Vertu \u2022 Les Promenades St-Bruno \u2022 Centre D'Achats Fairsievs \u2022 Place Ville Marie \u2022 Place Victoria \u2022 Gare Centrale \u2022 1004 ouest.Rue Ste.Catherine PRÉSENTATION D'UN FILM DOCUMENTAIRE TOUS LES DIMANCHES 14 HEURES Soirée d\u2019information (Entrée libre) Tous les lundis.20h00 Format 8 x 11 Vi.Abondamment illustrée.80 pages.Si vous vous intéressez vraiment a la littérature québécoise et à nos écrivains pourquoi ' ne pas vous abonner des maintenant?Vous pouvez aussi trouver Lettres québécoises librairies du Québec et d'Ottawa.1319 est.rue Sainte-Catherine (métro BvUudry) Montréal 521 \"6518 V y dans la plupart des H SU AJ AJ Or LETTRES QUÉBÉCOISES C.P.1840, STATION B MONTRÉAL, QUÉBEC H35 3L4 % Comité de régie Adrien Thério André Vanasse Donald Smith Réjean Robidoux .JL sOjjfrjL'\t) ^vu2v -çAÂrLfc- vJL AS.S/T\\êJU%J il sà$J A / %% 5 ETA6ES ?Asl> Aslu SIoj SJXjiêjjJbJtjL dû/J X ABONNEMENT O NOM.ADRESSE VILLE D y 4^ A A CODE POSTAL.Q CANADA $8.USA $9.EUROPE $12.Institutions 10.de soutien 15.O as À commencer le no % %?^ O /£ ^ Rotynû^>- aktvulj J2aj zyvo^ 4 MiLLioNS Aso JÈÀaHULAa St£/ yVTTVUdJ JVW tàSü AfbQAPTD W X 1 COMPLEXES 11* v.J Pour fêter les 75 ans de St-Émile (Entrelacs), cette enquête économique et sociale effectuée au cours des années 4445 veut rendre hommage aux habitants d'alors: «Je ne puis m'empêcher de voir ces gens dans la poésie de leur cadre.Ils ont gardé un resplendissement de grande nature.Ils sont de la race des forts.» à la portée de tous.x>,e6 Née à Montreal, l'autour Munel-Bousquet-Dupuy o fait ses études primaires chez ¦ soeurs de Sainte-Croix, j secondaires chez les I soeurs de Sainte Anne et collégiales chez les Jésus-Marie veNx°v y *.* A les Les drames tragiî * comiques l'enfance, mour à vingt ans » et une prise, de * conscience * ma- .numentale .de \" l'adulte avec le -mouvement\t\u2022.'* «ESTx» voilà de \u2022 quoi faire sou- ' rire, émouvoir et \u2022 renseigner.* Le tout dons un style simple et à la portée de tous.K tx mtxtxnp ?%; rt: ¦ % % sçw d'Outremont.Elle est diplômée des universi- ¦ \u2022J îA * y * F! tés do Montréal et de la fa Sorbonne, Paris.Outre *(|* ses oeuvres littéraires, |rij de nombreux articles de S| l'auteur ont éto publiés dans «Le Devoir», et un H courrier du coeur dans Ffl «Écho-Expansion» (Rive Ç2 En avril 48, elle épousait Louis-Philippe Dupuy et leur fa- lî mille compte sept enfants.m c l i o m 2f B.l\\' «Vi O (Jvk Sf.Bawfi/ \u2022 ill Muriel B.Dupuy De style simple, ce livre est V *: RDEZ m WT^pc,; Prix: $3.95 AAJJXj Jbu sjuS&su sàaAJ AoJlifyASAj.4^-£d«i «Compleies» H recevez gratuitement II y a 35 ans, Somi Êrmle de Wewford (Entrelacs) Titres.NOM.ADRESSE.VILLE.Frais d'envoi 75j^ XJ PLACEMENTS ST LAMBERT INC.C.P.130 - ST LAMBERT - P.\u2022.CODE POSTAL.C.P.130 - Saint-Lambert, J4ft£N4 - 274-7); A -Z Q^4P3N4 .1 D 7 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 NOVEMBRE 1979 LITTÉRATURE Tchaikovsky, et que le compositeur, dit-on, autorisa.C'est la version de Siloti que jouera Bella Davidovitch.Elle fait cette précision en poussant un soupir de soulagement, que l\u2019interprète traduit ainsi: «Ouf! C\u2019est déjà bien assez long comme ça! » Bella Davidovitch se range donc, avec Gilels, Cherkassky, Moiseiwitsch et Edith Farnadi, du côté des pianistes qui ont choisi la version remaniée.Par contre, les pianistes de la nouvelle génération qui s\u2019intéressent au deuxième Concerto de Tchaikovsky préfèrent \u2014 et c\u2019est normal \u2014 la version originale et intégrale: Igor Zhukov, Werner Haas, Sylvia Kersenbaum et Michael Ponti.Gary Graffman, lui, propose un composite des deux éditions.Les neuf pianistes mentionnés ont tous enregistré l\u2019oeuvre.Gilels et Cherkassky l\u2019ont même gravée deux fois chacun.Un intérêt très faible pour le concerto qu\u2019elle vient jouer à l\u2019OSM: c\u2019est à peu près tout ce que Bella Davidovitch a pu corn muniquer au cours de la rencontre de septembre dernier.Mais il faut dire, à la décharge de madame.que la demoiselle de chez PolyGram (distributeur des disques Deutsche Grammophon et Philips) chargée d'organiser ces rencontres de presse avait commis, ce soir-là.une belle erreur.La pianiste, après avoir passé la journée à enregistrer, sous les réflecteurs, l\u2019émission qu\u2019on verra demain soir, se retrouvait avec une douzaine de personnes ne parlant pas sa langue, au beau milieu d\u2019une salle à diner bruyante d'un grand hôtel (le Ritz Carlton, pour ne pas le nommer), et.comme si ce brouhaha n\u2019était pas suffisant et comme si elle n'avait pas eu assez de piano toute la journée, les quelques phrases qu elle laissait échapper (en russe, avec traduction simultanée) étaient automatiquement accompagnées des obbligatos d'un virtuose du genre «cocktail lounge» qui pianotait, à quelques pas.Qui est donc Bella Davidovitch et d\u2019où vient-elle?Heureusement, quelques documents de presse nous fournissent les renseignements que l\u2019intéressée n'a pu ou n\u2019a pas voulu nous communiquer lors de cette non-interview.Madame a 51 ans.Elle a étudié avec Yakov Fliere et a obtenu le premier prix au Concours international Chopin de Varsovie en 1949 (ex aequo avec Halina C/.erny-Stefanska.pianiste polonaise entendue à Montréal il y a plusieurs années).Elle a joué 28 saisons consécutives avec la Philharmonique de Leningrad, elle a égale ment joué beaucoup en Europe occidentale, notamment avec l\u2019Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam, et elle était professeur au Conservatoire de Moscou jusqu\u2019à son départ d'URSS l\u2019an dernier.Elle a fait ses débuts nord-américains lors d'un récital à Ottawa au printemps dernier cl elle faisait, le 12 octobre, ses débuts au Carnegie Hall, jouant notamment les mêmes 24 Préludes de Chopin qu\u2019elle vient d'enregistrer.ainsi que le Carnaval de Schumann, qu elle a également gravé pour Philips mais qui n'a pas encore paru.Ce qui nous fait nous poser des questions sur l'étendue de son répertoire.Le répertoire de récital n'est peut-être pas très vaste.Mais pour ce qui est du répertoire avec orchestre, on peut être rassuré: il parait que madame joue 27 concertos ! r ¦\\ LITTÉRATURE ÉTRAACÈRE Émouvant, mais peu vraisemblable ayant été présentée au Festival de Cannes 1979.Tim, c\u2019est une histoire plutôt invraisemblable.Il est difficile d\u2019imaginer comment une femme comme Mary Horton, célibataire, 43 ans, très intelligente, cérébrale même, puisse tomber profondément amoureuse de Tim, un jeune débile mental beau comme un dieu et âgé de 25 ans.L\u2019auteur répond en partie à cette question au début du livre, déclarant que Mary Horton «était aussi retardée émotionnellement qu\u2019il (Tim) l\u2019était, lui, intellectuellement» (p.51).Malgré tout, c\u2019est difficile à avaler.On peut facilement concevoir que Mary Horton s\u2019attache à quelqu\u2019un comme Tim Melville, et le considère un peu comme le fils qu\u2019elle n\u2019a jamais eu.Mais il est plutôt étonnant qu\u2019une telle femme envisage de partager la vie de quelqu\u2019un d\u2019aussi peu développé intellectuellement, elle qui a appris à aimer les livres, la musique, etc.Le personnage de Tim, par contre, est beaucoup plus vraisemblable et Colleen McCullough nous décrit merveilleusement son évolution sous l\u2019influence de Mary Horton.On le voit s\u2019ouvrir sur le monde, à la mesure de son intelligence, bien sûr.Avec Mary, Tim découvre également sa sensualité, que ses parents avaient volontairement gardée en veilleuse.Dans ce domaine, Mary Hor- ton fait preuve d\u2019une naïveté peu commune, semblant la plus surprise du monde lorsque ses relations avec Tim deviennent plus intimes physiquement.On peut se surprendre également de la réaction de l\u2019entourage des principaux personnages devant cette liaison.Seule la soeur de Tim, Dawnie, est indignée tandis que les parents de Tim, les voisins ou le patron de Mary acceptent le plus naturellement du monde cette union pour le moins hors de l\u2019ordinaire.Le livre est bien écrit, se lit bien, mais est un peu long.L\u2019auteur sait émouvoir son lecteur et des scènes comme celles de la mort de la mère de Tim feront probablement verser quelques larmes.On se demande parfois si Colleen McCullough ne prend pas plaisir à jouer avec les sentiments de son public.La traduction d\u2019Anne Villelaur est honnête, mais on y trouve de ces choses un peu recherchées comme «Tim est moins pendu à ses basques» (p.97) ou des expressions qui sonnent faux comme «sale vieille râleuse» (p.208).Enfin on ne peut que se réjouir du bonheur de Tim et Mary.Tim ne s\u2019exclame-t-il pas: «Oh! Mary, tu es bien plus agréable que mon ours en peluche! » (p.303).Colleen McCullough, Tim, Belfond.Paris, 312 pp.$12.95.¦j * : s PAR FRANCINE OSBORNE Lorsqu\u2019un auteur publie un best seller, il n\u2019est pas rare que les éditeurs décident de profiter au maximum de la «manne» et rééditent ou traduisent une autre oeuvre de l\u2019écrivain qui avait connu un succès moindre.Peut-être pensent-ils que les lecteurs étaient passés à côté d\u2019un autre chef-d\u2019oeuvre?Malheureusement, bien souvent, le premier ouvrage n\u2019était pas devenu un best-seller tout simplement parce qu\u2019il n\u2019en était pas un.C\u2019est un peu ce qui se passe avec Tim, de Colleen McCullough, l\u2019auteur de The Thorn Birds (Les Oiseaux se cachent pour mourir) qui a connu un succès mondial.Avec The Thorn Birds, Colleen McCullough avait séduit des millions de lecteurs, l\u2019oeuvre constituant une véritable épopée australienne.Tim, par contre, est une histoire sentimentale toute simple et émouvante, qui pourrait se situer n\u2019importe où.Tim a été écrit en 1974 et traduit en français chez Belfond en 1977, l\u2019année où fut publié The Thorn Birds.On a également l fait un film de Tim, l\u2019oeuvre V.\u2019 ¦ ¦ j m 'm lia > m T photo Yves Beauchamp.LA PRESSE Bella Davidovitch: de la distinction.En attendant deux disques.5 Que penser, donc, de Bella Davidovitch?Pour l\u2019instant, je préfère n\u2019y point penser.Nous en saurons plus long dans quelques heures.Demain soir.Radio-Canada présentera, dans le cadre de ses Beaux Dimanches télévisés (à 22 h), l'enregistrement du premier Concerto de Rachmaninov que la pianiste est venue enregistrer à la mi-septembre avec l\u2019Orchestre Symphonique de Montréal dirigé par Charles Dutoit.C\u2019est à cette occasion que les gens de la presse ont pu rencontrer madame.Par ailleurs, mardi et mercredi soirs, cette fois à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Bella Davidovitch jouera, cette fois «live», le deuxième Concerto de Tchaikovsky, de nouveau avec l\u2019OSM dirigé cette fois par Franz-Paul Decker.A noter que madame a au moins ceci d\u2019original qu\u2019au lieu de reprendre le sempiternel Concerto no 1 de Tchaikovsky et l\u2019aussi sempiternel Concerto no 2 de Rachmaninov, elle intervertit les chiffres.Enfin, le Tchaikovsky II! Pour ma part, je me réjouis de ce choix du deuxième Concerto de Tchaikovsky.Voici des années que je réclame la mise au pro gramme par l\u2019OSM de ce concerto que l\u2019on ne connaît que par le disque et qui est une oeuvre magnifique, avec des thèmes héroïques ou rêveurs, bref une heureuse diversion à l\u2019inévitable Concerto no I, et que le public, j'en suis sur.sera ravi de découvrir.Quant je fais part de mon enthousiasme à madame, celle-ci répond par une moue, faisant savoir par son interprète (car elle ne parle ni français ni anglais) qu\u2019«elle préférerait de beaucoup jouer un concerto de Beethoven.» Le deuxième Concerto de Tchaikovsky existe en deux versions: l\u2019originale, de 1882.et celle, quelque peu abrégée et réinstrumentée, quetyrépara en 1893 Aleksan-der Siloti, pianiste et élève de Suite de.la page D 1 A quelle catégorie appartient donc Bella Davidovitch?Pour le grand public, la chose n\u2019a aucune espèce d\u2019importance: il suffit de sortir d'URSS (ou encore d\u2019être allé y décrocher un prix au Concours Tchaikovsky, quel que soit ce prix).Quant aux gens du «milieu», qui, eux, demandent à voir de plus près, ils sont, qu'ils le veuillent ou non, également impressionnés: Bella Davidovitch n\u2019est-elle pas parrainée en Occident par le même imprésario, Jacques Leiser, qui.déjà, nous avait révélé le vertigineux Berman?.Or.donc.Point n\u2019est besoin d\u2019écouter.C\u2019est, à coup sûr, la «sensation»! Et pourtant.Une interview extrêmement décevante avec madame \u2014 aussi bien le dire: une non-interview \u2014 me permet d\u2019être sceptique.Bien sûr, une interview et un concert, ce sont deux façons bien différentes pour un artiste de se manifester, la rencontre en question s\u2019étant du reste déroulée dans des circonstances impossibles (on le verra plus loin! ).Par ailleurs, il y a les disques.Bella Davidovitch a fait 17 enregistrements dans son pays, mais il serait déplacé, je suppose, de demander pourquoi aucun n\u2019est disponible ici.De toute façon, on ne se le demande plus après avoir écouté les deux que la maison Philips lui a fait enregistrer depuis sa sortie d\u2019URSS, en octobre 1978.Le premier disque comprend deux sonates de Beethoven (l\u2019op.31 no 3 et la célèbre Clair de lune) ainsi que le petit Fur Elise (9500 665).L\u2019autre disque est consacré aux 21 Préludes op.28 de Chopin (9500 666).Le jeu est très convenable, avec partout de la distinction, mais il n\u2019y a aucun tempérament, aucune personnalité, aucune idée.En fait, on dirait un professeur \u2014 ce que la pianiste fut, du reste, au Conservatoire de Moscou.^ PARUTIOnS z AUX PRESSES DE L\u2019UNIVERSITE LAVAL COMMENT VIVRE AVEC LE TERRORISME.par Richard Clutter-buck.331 pages.Editions internationales Alain Stanké Prix: $11.95.MARTINE CAROL, par Georges Debot.préface de Mary Marque!.238 pages.Presses Select Liée.$9 95 EN VOITURE, textes et photos de Beverley Allison et Barbara O Kelly.adapt, française de Francine de Lorimier et Louis Rcmillard.94 pages.Éditions Héritage SAVOIR DESSINER, par Christiane Martel.Aline Martineau et Jacques Thisdel.138 pages.Éditions Heritage Inc.Prix: $7.95 LES CLOISONS, par Solange Levesque.103 pages.Éditions Le Biocreux.BATTUE, par Philippe de la Genar-dière, 183 pages.Editions Flammarion.BRETAGNE ET BRETONS, par Jeanne Laurent, illustrations.152 pages.Éditions Arthaud.AVANT DE CHOISIR .par Andre Hains, 199 pages Éditions Heritage.Prix: $7 50.AGENDA ASTROLOGIQUE 1980.par Marylene.Éditions Héritage.LA CUISINE ITALIENNE, recettes fournies par Luisa de Ruggieri.trad, de Louis Rémillard.67 pages Éditions Héritage PIERRE LE GRAND, par Henri Troyat.394 pages.Editions Flammarion.Prix: $33.00.LA SOLUTION CANADIENNE, par Richard Bastien.163 pages Coll «Temps présent» Éditions La Presse LES GRAVEL, correspondance recueillie par Lucienne Gravel, illustrations.329 pages Boreal Express.Prix: $12.50.LE CHANT DE GILGAMESH.récit sumérien trad, et adapt par Jean Marcel.98 pages.Éditions VLB.Prix: 59.95.BIEN VIVRE AVEC SON CORPS par Arthur Balaskas.190 pages.E ditions Belfond Prix $1 2 95.GORDON: LA THÉORIE A LA PRATIQUE, par Thomas Gordon.351 pages.Éditions Belfond.Prix: $9.95 LES MOTS À L\u2019ÉCOUTE T\" .m i Poésie et silence chez Fernand Ouellette, Gaston Miron et Paul-Marie Lapointe par Pierre NEPVEU P M m m ¦: : m z ' % vl Vie des Lettres québécoises» no 17 : \u2022 iiiZÿ La modernité, les rapports entre le langage et le silence: des notions de grande actualité, un éclairage nouveau sur le mouvement poétique québécois vu pour la première fois sous cet aspect.300 pages, $10.CES DEUX OUVRAGES SERONT EXPOSÉS AU STAND 209 DU SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL VhiÜNT l.lftiK Voccasion de la sortie des deux nouveaux albums pour enfants de Grand-père Cailloux, la courte échelle vous invite à venir rencontrer Grand-père Cailloux ainsi que les illustrateurs Tibo et Philippe Béha à la librairie A PETTIS MAITRES I TT ROUÉS PETITS MAÎTRES ET ROUÉS KvnlulHm dr lu «union d< IIIki tiiugr «Unx t.a Ai m ilPliÉft .-r>\t4 i y W- :::i; I g i % Hi :;'W ' % Autour de la maison croissent des sorbiers, des érables et des chênes.Plus loin à perte de vue, des rochers à la «Poussin», évoquent à la fois un rivage de la Scandinavie et de la Grèce.Dans le ciel passent de temps en temps des migrations d\u2019oiseaux sauvages.V > Marguerite cultive son jardin.Elle fait sa cuisine elle-même.«Toutes les sortes de poissons grillés ou rôtis, avec des condiments choisis et peu nombreux», révèle l\u2019écrivain qui rêve d écrire un jour un livre sur la cuisine.Marguerite Yourcenar ne fera pas à la France «l\u2019impolitesse de refuser» l\u2019Académie française.Les premières oeuvres Après avoir écrit un livre sur le poète des athlètes et des héros, Pindare.la jeune poétesse publie, à 24 ans, son «Alexis ou le traité du vain combat».En 1930, Marguerite Yourcenar cède à son goût pour la Grèce.Elle s\u2019installe dans une île de la mer Egée où elle poursuit son oeuvre.En 1931, parait la «Nouvelle Eurydice», en 1934, «le Denier du rêve».Une série d\u2019épisodes unis par un lien: une pièce de monnaie symbolique qui passe de main en main.Ce dernier circule dans les milieux anti-fascistes de Rome, chez les propriétaires ruinés de Sicile.Il roule d\u2019une prostituée romaine à une actrice de cinéma, à un vieux peintre, avant d\u2019échouer dans les mains de Mussolini.Au passage, Marguerite Yourcenar traduit les plus belles pages du poète grec moderne Constantin Cavafy.En 1937, elle fait un séjour de six mois aux Etats-Unis.Deux ans plus tard, elle écrit le «Coup de grâce» où l\u2019on retrouve la même pureté de récit et la même densité de style que dans «Alexis».Pendant la drôle de guerre, elle retourne en Amérique.Elle compte rentrer en Grèce six mois plus tard.Mais la Grèce à son tour est précipitée dans le brasier.L\u2019écrivain reste aux Etats-Unis.Les Américains séduits par son immense culture lui offrent un poste de professeur de littérature com- En Angleterre Née en 1903 à Bruxelles, «par hasard», Marguerite Y'ourcenar est toute du Nord.Sa mère descend d\u2019une grande dynastie flamande, les Cartier de Marehienne qui donnèrent à la Belgique écho-vins, bourgmestres et députés, châteaux et fabriques.Marguerite n\u2019a d\u2019ailleurs pas connu sa mère, morte quelques jours après Pour l\u2019instant, elle prépare un essai sur le romancier nippon Yukio Mishima, le troisième volume de sa biographie-généalogie et envisage de faire quelques «aller-retour» Mont-Desert-Paris «afin de se pencher sur le vocabulaire de la langue française dont elle est au XXème siècle, l\u2019un des plus prestigieux artisans.Une vie cachée En 1968, c\u2019est «l\u2019Oeuvre au noir» qui donne lieu aux interprétations les plus diverses.«C\u2019est pourtant simple, explique Marguerite Yourcenar.Zénon, le héros de mon livre, est médecin, philosophe et alchimiste.Le travail alchimique au creuset comprenait trois phases: l\u2019oeuvre au noir, la Françoise MEDGYESi granMl \u2022 \u2022 \u2022 G> CFGL et Kébec Spec présentent MS CD # ' e e # e # # # e e 7 **» Nault/Tchaïkovsky e \u2022 \u2022\u2022 \u2022 e 20, 21, 22, 26, 27, 28, Billets: $12.50, $10.00.$8.00.$6.00 29\tdécembre 1979 20 h 30 23, 26 et 30\tdécembre 1979 14 h 30 \u2022 ' la* LL Étudiants et Troisième âge (65 ans et plus): Parterre, Corbeille: $6.25 Les détenteurs de billets d\u2019étudiants et du Troisième âge devront s\u2019identifier lors des spectacles.e e C \u2022 es e e 7fM e e e e Soirée du 20 décembre commanditée par: Fondation E Une farce de Alan Ayckbourn Traduction et adaptation de François Tassé Mise en scène .de Claude Maher Décors et costumes Michel Demers Éclairages Guy Simard Roger Lebel Olivette Thibault Anne Caron Michel Côté Michèle Deslauriérs Louise Gamache Normand Lévesque Marc Messier Chargex-Visa.Master Charge 487-2200 (lundi au vendredi) La #0 K a Te.SS r'' \u2019V»' % \u2022 M/ O / \u2018X H % y ( % «g.Du 12 au 15 déc.79 Du 8 janv.au 6 fév.80 Spectacle 3 0 s: 1 & & 39 i.flk.- / V VA r cAd a .tm Ip ' SALLE : Wll F RID PELLETIER l\u2019I \\( I Dis \\KI< \u2022ta l 7 Q , V ?P PS Ronseinnemcnts: 84)-.M 1J J VJ).1 u\u2022\u2022 .I l.\u2018 \\ l/\u2019l % S:; X N X X ph vente aux guichets du Forum et à tous les comptoirs TRS.Specdici inc.présente JUL a FORUM PE MONTREAL Louis Falco Dance Company THEATRE D PORT-ROYAL - Guichets du lundi au 1 samedi inclusivement/ de midi à 21 heures Pas rie réservations téléphoniques Renseignements: 842-2112 IM Y A ' PLACE DES ARTS Montréal (Québec) H2X 1Z9 (A^oyagements i .$5 AU CAFE NELLIGAN SA I I I JA'11 t KID PI I I I III K n x< i ni x xk i s cAd Église St-Jcan-Baptiste Rachel cl Drolet une rue à l'ouest de St-Denis Saint-Antoine et Metcalfe) à Westmount Billets: «6 \u2014 Étudiants et 6$e d'or: «3 550 est, boul.Dorchester Rens.: 288-9535 ;n i lu ifti.r M iii \u2022* Il II | lt» - Il V«|l«l UiiiiIumI |< t«M I.I ) ll.'.V l/*l Kl.M'I \u2022V.ilrtlti III.it | 1 II/ I D 11 LA PRESSE, MONTPÉAI SAWFH' 74 MOVFMBPF l 779 THÉÂTRE toujours aux côtés d\u2019Abel Gance, elle collabore à «Austerlitz».Il lui confie la réalisation de toutes les scènes d\u2019action de la tournage de «La Tour de Nesle».Elle devient son assistante dans le tournage et le montage du programme«Magirama» (triple écran) puis.L\u2019histoire de «Charles et Lucie» se résume en quelques mots.Elle est concierge.Lui tient un modeste stand au marché aux puces.Après trente ans de vie commune ils sont un peu las l\u2019un de l\u2019autre.Et voilà qu\u2019un miracle se produit.Un héritage inattendu arrive à point.«Mon film est une histoire d\u2019amour, mais pas tout à fait comme les autres», a déclaré Nelly Kaplan.J\u2019ai voulu montrer un couple exemplaire que les aventures qu\u2019ils vivent entraînent au fond de la misère mais qui retrouve le goût de vivre et d'aimer».Parmi les très rares femmes qui, en France, se sont aventurées dans la réalisation cinématographique, Nelly Kaplan se distingue par une forte personnalité, de l\u2019originalité à revendre et un non-conformisme qui ne craint pas de choquer, au contraire.Bien que d\u2019origine russe, cette rousse aux yeux verts et à l\u2019allure racée, féminine jusqu\u2019au bout des ongles, est née à Buenos Aires dans une famille fixée en Amérique du Sud depuis trois générations.Dans la capitale argentine elle termina des études en sciences économiques, mais rata son diplôme de fin d\u2019études, non par manque de capacité, au contraire, mais à cause du cinéma, sa passion.Elle avait séché trop de cours pour pouvoir fréquenter les salles obscures.Venue à Paris pour représenter la jeune cinémathèque argentine à un congrès international, elle y reste et devient correspondante de différents journaux argentins.Elle rencontre en 1954 Abel Gance qui lui permet de faire un premier stage avec le m Nous comptons sur vous Montréal! - r #6 M v CADEAUX ( POUR LE '^\u2022Kik.Suite a la page D-20 'I M .-% M 9 h*) V : signifient un joyeux Noël pour plusieurs enfants de Montréal.Venez voir: «Un Lutin Taquin» -spectacle de marionnettes et faire une ballade en train r GRATUIT ! J V o BALLET JAZZ \u2022\tJAZZ MODERNE \u2022\tMODERNE ° CLASSIQUE t.HIVER « ' \u2022/\" mm m ¦\\ 1980 ¦ DÉBUT DES COURS V7JANV.y ' % js.S\"® © % / / ne fh ! Déposez votre cadeau \\ C^A (neuf) dans notre A boite à cadeau %.située sur -
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.