La presse, 8 décembre 1979, Cahier A
[" s* IM I d 4 m m i # m t .A \" m i as i &.*!** 1 '¦& m EDITION ( ) V 75 CENTS MONTRÉAL, SAMEDI 8 DÉCEMBRE 1979, 95e ANNÉE, no 287, 284 PAGES, 15 CAHIERS LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE ABONNEMENT LUNDI AU SAMEDI S1 76 \u2022rrr Malgré les critiques Nordair: Gagnon cédera si Ottawa choisit Québecair Bouey reste gouverneur de la Banque du Canada 3 % % 1 T par Laurier CLOUTIER Parce que le gouvernement Clark n\u2019arrive pas à choisir le nouvel acheteur privé de Nordair, toujours contrôlé par Air Canada après un an, Jacques Gagnon, des Caisses d\u2019entraide, vient d\u2019offrir à Alfred Hamel, de Québecair, ses 10.9 pour cent du transporteur aérien régional «à condition» qu\u2019Ottawa en fasse d\u2019abord autant avec ses 86.46 pour cent.C\u2019est «la bombe» que LA PRESSE a découverte hier après avoir rencontré Alfred Hamel, tout souriant, en compagnie des deux conseillers de Jacques Gagnon, dans le dossier Nordair, MM.Bernard Fortin et Jean Guy.On devait découvrir bientôt qu\u2019ils sortaient de chez M.Gagnon.1* Par son geste surprise, M.Gagnon incite fortement Ottawa à prendre une décision, rapidement, en faveur de Qué-becair.«Il faudrait que le dossier aboutisse la semaine prochaine», a déclaré M.Gagnon au cours d\u2019une entrevue.Quelqu\u2019un devait bouger, quitte à marcher sur son orgueil.» % Dans l'opposition, les conservateurs avaient fait de Gerald Bouey une de leurs principales têtes de turc.Le premier ministre Clark le confirme aujourd\u2019hui gouverneur de la Banque du Canada pour sept autres années.>%; \u2014 page A 12 Voir NORDAIR, page A 2 Le neveu dsy chah v -A > i Les fédayin islamiques ont eu leur première victime: le prince Chahryar Mustapha Cha-fik, 34 ans, fils de la princesse Achraf, soeur jumelle du chah.L'ayatollah Khalkhali a revendiqué immédiatement l'attentat, en remarquant que la véritable cible recherchée, la princesse Achraf, la «tigresse noire», n'ait pas été trouvée.Le prince a été abattu en plein Paris par un jeune homme qui lui a posément tiré deux balles dans la tête.Pour ;V It m .## i# ïiài'.v/ Khalkhali, ce n\u2019est qu'un début car les fédayin islamiques sillonnent l\u2019Europe et les Etats-Unis, \u2014 page B 1 »-¦ L\u2019existence h@yB@y$e de l\u2019enquête GCeeolbfl© -\t'\t''N iiS ' V* 'i 9k ik mg#»- ?Tig S&lâüi m 9 V mm : V.: ¦ pages A 6 et E 1 ; m Vfi \u201c% t « 1/ f.\u2022 j?t*- .aa Hie Nastase: sO©wm ©t tragédien LeFlore avec les Eîcpes iiâSêf à r WA* % M: & Jv v.:, am \u2022«i \u2022* \" Ç5- o o o WÉi EF -,-:4 ;^pfV «.\u2022T?' photoloter AP, Merveilleuse féerie de planètes \u2014 pages DI et D 4 Ce merveilleux montage photographique publié cette semaine par la NASA présente six planètes de notre système solaire telles que vues par différents satellites.Au premier plan, sur un horizon de Lune, on voit la Terre coiffée d'un morceau de Soleil.La première planète que l'on aperçoit au-dessus de la Lune est Vénus.Puis,! en haut, à partir de la gauche, gravitent tour à tour Jupiter, Mercure, Mars et Satur-v ne.© Le retour à La société blessée l\u2019école confessionnelle par Jean-Guy DUBUC \u2014 page A 4 Les services essentiels: un cul-de-sac ?SOMMAIRE -1- ble que les effets des grèves des infirmières, au printemps et à l'été, de même., que ceux du récent débrayage de quatre jours, aient été moins nocifs pour tes malades que bien des grèves des 15 dernières années, y compris celle des médecins spécialistes en 1970.N\u2019importe.;On ne fait plus de nuances.Comme le dit.le ministre Parizeau, «la population en a assez même d\u2019une grève appréhendée».Et au fond de ce peuple patient ressurgit une vieille sagesse: «La vie et la mort, on ne joue pas avec ça.» Le mécontentement pour la première fois, a rejoint le centre-gauche, et ceux qui traditionnellement prenaient parti pour les syndicats dans quelque conflit que cq soit.\tI~>: Arts et Lettres: Cl àC26 \u2014Horaires: C 16 Bondes dessinées: ««19 Bricolage: D 18 Bridge: «20 Carrières et professions: «*l à »»17 Décès, naissances, etc.: F 30 Échecs: ««20 Économie: A 12 à A 11 \u2014L\u2019économie qui s\u2019écrit: A 16 Éditorial: A 4 Etes-vous observateur?: F 17 FEUILLETON \u2014Sophie Laron: E 6 Gastronomie: C 31 Brille des mordus: F 15 Horoscope: «19 Jardinage: 0 19 61èB4 y a dans ce bilan plus de positif que de négatif, le premier ministre René Lévesque réfléchit lui aussi.Dans son grand bureau tapissé de moquette blanche qui donne sur lesJPlaines d\u2019Abraham, il paraît seul, à vrai dire plus seul que jamais.Il revient d\u2019une émission de lignes ouvertes où une fois de plus montait la voix confuse, brutale, énervée, d\u2019une population excédée et démunie: «Faites cesser les grèves dans les hôpitaux».On ne prend même plus le temps d\u2019ânalyser les choses: il y a eu moins de jours de grève, cette année, qu\u2019en 1972 ou en 1976; cet automne, le tiers seulement des membres de la Fédération des Affaires sociales de la CSN ont suivi les mots d\u2019ordre de grève illégale, et il est possi- Lolslri et récréation: »®18 Météo: « 2 Mot» croisés: **19 Nos amiss las bâtas: M 9 Patltas annonces: E4éE7, F94F27 Plains faux: À 5 à * S Quel taire la semaine prochaine: 0 12 Radio et télévklen: D 12 Religion: F 23 Restaurants: C 27 à C 32 Sciences: E 2 Sports: 01 è011 \u2014Tennis: D 7 \u2014Canne et fusil: D 4 Timbres: *«20 Vacance-voyages: \u2022! è «16 YbreaejeunThik F 1 è F 5, F8 \u2014Monsieur Popote: F 2 Le président de la Corporation professionnelle des médecins, le Dr Augustin Roy, n\u2019y va pas par quatre chemins: «Le jour où un parti politique aura le courage de mettre à son programme l\u2019abolition du droit de grève dans les hôpitaux, il gagnera ses élections.» Le porte-parole du Parti libéral dans le domaine des Affaires sociales, le député Thérèse Lavoie-Roux, est plus nuancée: «En ce moment, nous réfléchissons: Comment éviter d\u2019enlever le droit de grève dans les hôpitaux tout en assurant la protection des services de santé essen tiels.Mais j\u2019ai peur qu\u2019on ne se trouve dans pn cul-de-sac.On va en arriver au point où les partis politiques seront obli- Lysiane GAGNON de notre bureau de Québec gés de faire leur campagne électorale sur le thème des relations de travail.» Pendant que le grand responsable des négociations dans le secteur public, le ministre Jacques Parizeau, fait ses comptes et juge qu\u2019en dernière analyse il \u2022- c \u2014Voir HOMMES, pogeÂT Ù '¦ «a./ A - mm / > %?- Pour le chef du service de sécurité de l\u2019association des banquiers canadiens, les attaques du premier policier de la CUM sont d\u2019au tant plus surprenantes que ce dernier ne doit pas ignorer l\u2019étroite collaboration existant entre le personnel des deux organismes pour faire échec aux pilleurs de banques.«Il est difficile d\u2019avancer des chiffres précis pour le Québec, mais je sais que les banquiers dépensent près de $30 millions annuellement pour se protéger contre les escrocs de tout acabit.Chose certaine, près des deux tiers des quelque 150 officiers spécialisés en sécurité, pour la plupart des ex-policiers, sont cantonnés à Montréal et travaillent main dans la main avec les enquêteurs de la police de la CUM», a souligné M.Ballard.Quant à l\u2019association, le problème des vols à main armée à Montréal pourrait être atténué seulement par un effort concerté des victimes, parmi lesquelles il inclut évidemment les banques, les tribunaux et, selon son expression.«sûrement de la police».m X 0# S m i Cyüieiyx Xxxx ohotalcser CP Si tout le monde soit que le dollar canadien vaut 84 cents américains, personne n'ose se prononcer sur la valeur du billet de $1 que tient Mike Fundytus, un ancien garagiste de St.Catherines, en Ontario, M.Fundytus possède ce billet, imprimé d'un seul côté et ne portant pas de numéro de série, depuis 1 954.«Si l\u2019on prend pour acquis, a-t-il ajouté, que la CUM regroupe 587 des 7,100 bureaux bancaires a travers le pays, il résulte que 62.5 pour cent des hold-up de banque sont perpétrés sur le territoire de la CUM, qui ne possède que 8 pour cent des institutions bancaires.» «Il est donc évident, poursuit-il.que l'absence de personnel et d'équipement de sécurité, même si elle existait réellement, ne peut expliquer l\u2019incidence élevée des vois à main armée contre les banques sur le territoire de la CUM Dawson fictifs à College: des étudiants récole linguistique (d\u2019après CP) \u2014Selon un rapport rendu public hier par le gouvernement, un cégep montréalais, le Dawson College exploitait une école linguistique à l\u2019aide d étudiants fictifs, de bureaux situés dans un «penthouse» et d\u2019un personnel qui passait son temps à voyager à l\u2019étranger à l\u2019aide d\u2019un compte de dépenses alimenté à même les fonds publics.Le rapport a été soumis à l\u2019Assemblée nationale par le ministre de l\u2019Education Jacques-Yvan Morin, qui avait ordonné, en juin dernier, l\u2019ouverture d\u2019une enquête sur les activités du Dawson Colle- Lc rapport critique sévèrement l\u2019administration du Dawson College pour n'avoir pas exercé une surveillance financière suffisante: selon ses auteurs, le contrôleur a failli à sa tâche et la responsabilité financière n\u2019a pas été exercée proprement.«De sévères mesures doivent être prises pour rectifier cette situation», souligne-t-on.Le Centre, dirigé par Roger Evrard, fonctionnait séparément du collège et n\u2019était apparemment soumis qu\u2019à un contrôle financier et pédagogique superficiel.Il occupait sept appartements luxueux coûtant quelque $4,000 par mois et payés par le collège bien que l\u2019approbation requise par le ministère de l\u2019Education n\u2019ait jamais été accordée.Les formules d\u2019enregistrement était souvent remplies et signées par des membres du personnel, et des 2,530 inscrits à des cours de français à l\u2019automne 1978, 65 n\u2019étaient que des noms fictifs et 573 autres n\u2019assistèrent jamais aux cours; ceux qui n\u2019assistaient qu\u2019à un cours du samedi dans le programme obtenaient automatiquement une note de 60 et un crédit.>> «Dans le cas contraire comment le directeur Vignola explique-t-il alors les milliers d\u2019autres hold-up qui sont commis ailleurs que dans les banques, soit dans les dépanneurs, les stations-services.CONDOMINIUM TOUT UN INVESTISSEMENT! ï LA BELLE WOE! \\ i 1 LESAGE 1| LAMOTHE Z] COSSETTE OPTICIENS D\u2019ORDONNANCES 4» ge.Le document souligne que l\u2019institution a été dupée pendant trois ans par les administrateurs de son programme linguistique, qui utilisaient les fonds du collège pour exploiter une école linguistique privée, le Centre de linguistique appliquée.66 99 î -H * *\u2022 .¦4 SSè i .EZ3V21» X ¦ w^lpp8H3™| >S1 #1 te# e 5 ans e intérêts verses annuellement \u2022 dépôt initial minimum: S1,000.m V m \u2022 T.m asm T.I\tM \u2022\ttaux d\u2019intérêt garanti, de la date d\u2019émission du certificat jusqu'à son échéance; \u2022\tcertificats d'une durée pouvant aller de 1 jour à 5 ans; \u2022\tpossibilité d'intérêts composés sur les certificats de 5 ans; \u2022\tun choix dans la frequence du paiement des intérêts pour les certificats de 1 an à 5 ans; \u2022\tpossibilité d\u2019enregistrer les certificats à un plan d'épargne-retraite; \u2022\tnon encaissables avant terme, sauf en cas de décès; \u2022\taucuns frais d'administration.Pour information, venez ou téléphonez-nous.Montréal: Complexe Desjardins (514) 281-8840 De l'extérieur, sans frais: 1 -800-361-6840, poste 8840.Nouvelle succursale de Laval: Place Val des Arbres (514) 668-5223 De l\u2019extérieur, sans frais: 1-800-361-3905.¦ ¦ H - Ce n\u2019esf qu'une des raisons qui font que les gens aiment tant demeurer ici.En voici d\u2019autres: air pur.pas de hruit cause par la circulation autonutbile cl un système de sécurité qui tous permet de partir en voyage sans avoir à vous inquiéter pour tos biens.t L\u2019ACHAT D\u2019UN CONDOMINIUM: UN ACHAT REMBOURSABLE K Nous croyons fermement en l'avenir du Québec et sommes conscients de l'impact de l'inflation sur les prix dans le domaine immobilier.C'est pourquoi nous nous engageons à racheter votre appartement-condominium dans un délai de 2 ans après l'investissement initial.Cette offre s\u2019applique uniquement aux condominiums de $60.000 et plus et elle est assujettie aux termes du contrat de rachat.La Fiducie du Québec.pour un choix de modes d'épargne.FAITES VITE! 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T l \u2019I « < A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 DÉCEMBRE 1979 ?editorial PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER LEMELIN président et éditeur YVON DUBOIS directeur de I information MARCEL ADAM éditorialiste en chef r ' JEAN 8ISTO éditeur adiomt FERNAND ROY vice-président exécutif ft' û< a I Le retour à l\u2019école confessionnelle ; ; La décision de la Commission des écoles J catholiques de Montréal, concernant le statut Fémo er zepais j TATApc Pasp'éfiæT&'&rtf, P9S V'CMOfmœZ mOSÉ et il est WÉém aucun groupe m % MM SM v j.Zxo >z 5-* m iz \\ A- I v m y: W : III du Ces mot.I Vincent PRINCE Droits réserves » i v \u2022 .9 U !\\r L'Alberta et la politique énergétique ¦ Al P S- A» ¦ m permis à la société Syncrude d\u2019exiger les prix internationaux.Question de rentabilité, parait-il.Depuis ce temps, la société Syncrude a encouru de nombreux problèmes techniques qui ont fait grimper ses coûts; de plus, l\u2019inflation n\u2019a pas cessé d augmenter.Il semble donc de plus en plus évident que l'exploitation rentable des sables bitumineux exigera une majoration des prix.Non pas qu'il faille automatiquement suivre toutes les traces de l\u2019OPEP si, par exemple, cette organisation devait hausser le prix d\u2019un baril de pétrole à $100.Mais il faut reconnaître qu\u2019à $13.75 le Canada ne peut pas espérer devenir autosuffisant.L'adaptation ne sera pas facile pour les industries manufacturières du Québec et de l\u2019Ontario.Il reste qu\u2019à mesure que la production canadienne de pétrole augmente, la sécurité des approvisionnements est mieux assurée.Voilà un avantage enviable dont pourront jouir les industries manufacturières de l\u2019Ontario et du Québec.En outre, dans la mesure où les pays industrialisés peuvent augmenter leur autosuffisance en matière énergétique, la stabilité du marché international se raffermit.Il ne faudrait pas que dans le conflit actuel l\u2019Ontario, surtout, perde de vue ces objectifs et ces avantages à plus long terme.Par ailleurs, il ne faut pas non plus que l'Alberta néglige les implications à plus long terme de ses revendications et de son entêtement.D\u2019abord dans la mesure où l\u2019augmentation des prix du pétrole engraisse les coffres de (\u2019Heritage Fund, un transfert de pouvoir d\u2019achat s\u2019effectue entre les diverses provinces canadiennes.Il s\u2019agit en quelque sorte d\u2019un microcosme du changement que nous observons dans la structure de l\u2019économie internationale, où un transfert de pouvoir d\u2019achat s\u2019effectue entre les pays industrialisés et les pays de l\u2019OPEP.Autant il en est important, à l\u2019échelle mondiale, que ces fonds soient recyclés et réinvestis, autant un tel processus s\u2019impose au Canada même.La croissance économique en dépend, surtout que depuis les années 70 les investissements au Canada ont connu un rythme d\u2019accroissement ralenti.Paradoxalement, une bonne partie des fonds du Heritage Fund est consacrée à des placements à court terme.Le gouvernement conservateur de l\u2019Alberta, pour des raisons idéologiques, est certes hésitant à se porter acquéreur du capital-ae- Ceite étude du GATT nous rappelle également que le taux d\u2019inflation en Europe, aux Etats-Unis cl au Canada a commencé a augmenter de nouveau au cours du premier semestre de 1978.avant la nouvelle hausse des prix du pétrole et, au contraire.au cours d\u2019une période où le pétrole était abondant.On ne peut donc pas attribuer l\u2019inflation aux seules augmentations du prix du pétrole.Finalement, l\u2019augmentation du prix rend exploitables et rentables des réserves additionnelles.Les coûts de production du pétrole synthétique des sables bitumineux augmentent.Les coûts d\u2019explojtation et de transport du pétrole de l'Arctique sont énormes.Les substituts au pétrole telles l'énergie hydro-électrique.l\u2019énergie géothermique, solaire ou nucléaire sont également devenus plus coûteux depuis quelques années.Il faut donc que les prix soient suffisamment élevés pour justifier le développement de nouvelles formes ou de nouvelles sources d\u2019énergie.L\u2019Opposition officielle soutient maintenant que les prix du pétrole doivent augmenter plus lentement que le propose le gouvernement, mais quand elle formait le gouvernement, elle a lions de plusieurs entreprises.Le gouvernement est également réticent à projeter une image d\u2019Etat entrepreneur.Mais sans doute existe-t-il des moyens de gérer de façon plus agressive, plus dynamique et plus efficace les fonds du Héritage Fund afin que l\u2019Alberta alimente plutôt qu elle ne freine les investissements.Certains ont proposé comme modèle la Caisse de dépôts et de placements du Québec.D'autres souhaiteraient que l\u2019Alberta se lance dans le domaine du financement des exportations.dans des sociétés mixtes, dans des projets d\u2019infrastructure.Les suggestions abondent.Il est à souhaiter que l\u2019Alberta participera plus activement au développement économique.De même, de lourdes responsabilités incombent à l'Alberta sur le plan politique.L\u2019envie \u2014 la plus démocratique des émotions, prétend-on \u2014 ronge plusieurs provinces.Mais, en plus, dans un Etat fédéral, les disparités de revenus, le fardeau accru des démunis et des personnes à revenus fixes sont inquiétants.Dans la mesure où l'Alberta participera au développement économique canadien, ce problème de redistribution est allégé.Dans la mesure où les prix du pétrole n'atteindront les prix internationaux que dans trois ou quatre ans, le gouvernement fédéral peut continuer, grâce à une taxe à l\u2019exportation, à subventionner en partie les consommateurs canadiens.Dans la mesure aussi où le gouvernement fédéral introduit des incitations au réinvestissement des profits des sociétés pétrolières au Canada, le gouvernement albertain se doit de l'appuyer.Quant à la proposition du gouvernement Clark qui vise à taxer les revenus des entreprises pétrolières, c\u2019est autre chose.Le gouvernement propose une taxe d\u2019accise qui en fait est une taxe sur le pétrole canadien qui ne s'applique pas en réalité sur le pétrole importé.En même temps, nous voulons subventionner le pétrole importé.L'erreur de logique est flagrante.Mai$ cela ne doit pas inciter l\u2019Alberta à utiliser cet argument pour abandonner ses responsabilités dans le domaine de la redistribution des richesses.A ce moment historique, l'Alberta peut se montrer à la fois exigeantequant au prix du pétrole et efficace et créatrice quant à la répartition des bénéfices» C'est une façon plus certaiitti pour l\u2019Alberta d\u2019augmenter sop pouvoir politique aussi bien qu\u2019«S conomique.3 o .V > 11 M I ar Marie-Josée DROUIN \u2022 i UN POINT DE VUE strictement économique, l'Alberta a un peu raison de vouloir majorer les prix du pétrole.Le prix canadien est de $13.75 alors que sur le marché international le pétrole a atteint un prix moyen officiel d\u2019environ $24.Le Canada étant devenu un importateur net de pétrole, il ne peut pas se permettre de subventionner indéfiniment les provinces consommatrices.Deuxièmement, des prix plus élevés sont une incitation à l\u2019utilisation plus efficace du pétrole.Un rapport publié récemment par le GATT indique que la consommation mondiale de pétrole a baissé considérablement depuis la flambée des prix.En effet, le taux de croissance annuel de la consommation de pétrole est passé de 8% de 1963 à 1973 à 1.6% de 1973 à 1978.Ce ralentissement a été particulièrement prononcé dans les pays industrialisés.Par exemple, au Japon, le taux d\u2019augmentation de la consommation de pétrole est tombé de 15.8% à 0.5% alors qu\u2019en Amérique du Nord, il est jV^passéde 5.1% à 1.3%.D \u2022 i * .ïi \u2022 t \u2022 ) SI et » A! \u2022 1 A \u2022 < Ai ¦ I A' ,i £ Ai >\u2022 9i \u2022 i Ai - \u2022i \u2022i I \u2022i i II i 1 et *i e: \u2022I il I ü »> 1 ¦ y !\u2022 k I T \\ #/ s ! pleins feux u\tSUR L ACTUALITE conss: MONTRÉAL, SAMEDI 8 DÉCEMBRE 1 979 > i ' 1 s K J 1\u2014LE CLUB DES MILLIARDAIRES Huit francophones contrôlent $$© milliards d 9 épargné Alfred Rouleau dira du Québec- establishment» qu\u2019il est le résultat des efforts persévérants, dans l\u2019ombre, de haeun.«Personne n'a planifié cela.» i- orces de par leur importance même dans la vie économique québécoise de collaborer, ils n\u2019en entretiennent pas moins des divergences de vue.qui il travaille à Power Corporation, en soulignant que c\u2019est un «ancien chauffeur d\u2019autobus».Germain Perreault, président du Conseil de la nouvelle Banque Nationale, a gravi tous les échelons, ayant débuté comme simple commis.Léo Lavoie, vice-président du conseil de la même institution, a complété sa formation après son entrée sur le marché du travail.«Fils de cultivateur du Lac-Saint-Jean.jamais je n\u2019aurais cru, à 12 ans, que je jouerais un jour avec des millions de dollars», avoue Marcellin Tremblay, président des Prévoyants du Groupe Prenor.Après des études en sciences sociales et économiques, M.Tremblay, s\u2019est installé à Ottawa comme fonctionnaire aux Finances, une entrée sur le marché du travail qui ressemble à celle de Michel Bélanger.Plusieurs rôles Chez les membres de «l\u2019establishment», rares sont ceux qui.bardés de diplômes, se sont lancés directement dans le secteur privé.Claude Caslon-guay est de ceux qui ont fait ce choix, avec Paul Desmarais qui s était donné un an pour remettre sur pied la corn pa- vanait de l\u2019acquérir d\u2019Argus Corp.de Toronto.L élite financière francophone compte aussi ses experts.Sans être responsables eux mêmes de l\u2019administration de milliards de dollars d\u2019actifs, ils n'en conseillent pas moins régulièrement ces dirigeants d\u2019entreprises.Roland Giroux, qui réalisait il n'y pas si longtemps des investissements annuels de plusieurs milliards de dollars alors qu'il présidait Hydro-Québec.meuble ses loisirs (!) de la retraite à siéger sur les conseils d\u2019administration.Il demeure en outre un «Superman» des milieux financiers, servant depuis la fin des années 50 de conseiller aux premiers ministres du Québec et d'intermédiaire avec les milieux financiers.De son côté, Ed.Lemieux continue de s'occuper des emprunts gargantuesques d\u2019Hvdro-Québec alors que le comptable Marcel Bélanger collectionne littéralement les conseils d'administration.Peu à la retraite malgré son âge.Jean-Louis Lévesque continue de faire fructifier son imposante fortune personnelle.Financier depuis le début des années 50, il préside toujours le Conseil d\u2019administration d\u2019entreprises comme l\u2019industrielle et la maison de courtage Lévesque.Beaubien Inc.en plus de siéger à plusieurs conseils d'administration.comme celui du Trust Général.elles choisissent de s'en défaire, elles, , disposent d\u2019environ deux ans pour réali-ser le projet, selon la loi.Même Prenor., avec 10 pour cent des actions, s\u2019intéresse à la Banque d\u2019Epargne.«J\u2019en ai par- '' lé avec Michel Bélanger», déclare Marcellin Tremblay.\t.: par Laurier CLOUTIER et Alain DUBUC c Ainsi, Marcellin Tremblay, président des Prévoyants, dira de Desmarais et de Rouleau «qu\u2019ils se rejoignent dans qu\u2019ils veulent faire du Québec».M.Desmarais n\u2019est pas du tout d\u2019accord.Jugeant «très individualistes» les hommes d\u2019affaires canadiens-français, il estime qu\u2019ils ne partagent pas une vision commune de l\u2019avenir économique du Québec.« Ils forment peut-être une sorte de club malgré tout.On se connaît, on se rencontre souvent.» En plein milieu de son entretien avec LA PRESSE.M.Desmarais reçoit chez lui un appel de M.Rouleau.On nous permettra d'assister à l\u2019entretien amical.à condition de ne pas en dévoiler l\u2019objet.Ces personnes ne représentent toutefois que la première ligne de celte élite financière.Gravitent autour d\u2019elles des dizaines d\u2019autres qui.elles aussi, jouent avec des dizaines voire des centaines de millions de dollars et se voient associées directement ou indirectement aux manoeuvres financières du «Club».Elles ont nom, Marcellin Tremblay.Jean- Quand au Trust Général, qui vient de prendre le contrôle d\u2019une société ontarienne.le Sterling Trust, pour s'étendre au Canada anglais (comme plusieurs autres, à commencer par la Banque Nationale), il a soulevé l'intérêt de plu- ' sieurs financiers dans le passé.La Banque Nationale détient au départ un bloc d\u2019actions de 18 pour cent, soit l'ensemble des titres détenus par BCN et la Banque Provinciale au moment de la fusion: reste maintenant à savoir ce que fera Prenor.avec 1:1 pour cent et La Laurentienne.avec 10 pour cent.Power Corporation, tout en réalisant des transactions a l'extérieur du Qué^V, bec.fait preuve de vitalité dans seS'^ échanges avec les autres membres du,.Club des milliardaires.Ainsi, la société de gestion de Paul Desmarais a vendu la compagnie de finances Lauren tide à la Banque Provinciale qui venait du , poser un autre geste d'expansion impôt - ; tant en fusionnant avec l'Unité.Banque du Canada.DES $35 MILLIARDS d\u2019épargne québécoise contrôlée par les trancophones.plus de 85 pour cent sont entre les mains d'une poignée d\u2019h mes.Sur ia base des avoirs propres et des actifs sous contrôle, cette élite se compose de huit personnes : sept financiers et un homme d'affaires, qui gèrent tous des institutions riches de plus d\u2019un milliard de dollars.Une concentration du capital peu perçue par le grand public.Le ministre d\u2019Etat au développement économique, Bernard Landry, doit déposer au cours des prochains mois un document sur l\u2019épargne québécoise qu\u2019on aura mis plus de deux ans à préparer.A la veille de la présentation de cette pièce maîtresse du portrait économique québécois,*LA PRESSE a fait une étude poussée du phénomène pour en arriver à deux grandes conclusions : Les Québécois contrôlent maintenant leur épargne et à la faveur de cette reprise en main de leur patrimoine financier s\u2019est développée une super-élite financière qui a la main haute sur la plus grande partie des capitaux québécois.C'est le «Club des milliardaire «L\u2019establishment québécois.» Un qualificatif que ces hommes hésitent à s'attribuer mais certains en ont reconnu volontiers l\u2019existence dans les faits lorsque LA PRESSE a pu les rencontrer entre deux meetings, ou voyages au cours des dernières semaines.Ces hommes sont au coeur de toutes les transactions importantes qui se bâ- a ce om- iS, -x De celle façon, Power est devenue détentrice de sept pour cent de la nouvelle banque.Une autre transaction avec Power a permis à Lu Lanrentienne de Jean-Marie Poil ras de prendre Iç contrôle de l'impérial Life.Même le Mouvement Desjardins et la Banque Nationale, malgré la concurrence féroce qu\u2019ils se livrent pour attirer les dépôts des épargnants, ont tissé des liens étroits au fil des ans.Puisqu'il détenait environ 25 pour cent de la Banque Provinciale, le Mouvement Desjardins se retrouve avec 11 pour cent de la Ban- ^r-^GORPo *4 Oz Z l: S » .Z % q 'U A % Ai , c*.43 mm t; Montréal Trust Great West Investor's Domtar Q s X G \\» © ov -7 V clent au Québec; ils cumulent les directorats d\u2019entreprises et leurs noms figurent invariablement au générique des conseils d\u2019administration des grandes entreprises et institutions financières.A part Paul Desmarais, probablement le milliardaire canadien-français le plus connu qui, par l\u2019intermédiaire du Power Corporation, règne sur un empire dont les actifs sous contrôle atteignent $8 milliards, tous se retrouvent dans le secteur financier.Le groupe compte trois gros canons: Michel Bélanger, Banque Nationale du Canada, $15.5 milliards d\u2019actifs; Alfred Rouleau, Mouvement Desjardins, plus de $12 milliards; Marcel Cazavan, Caisse de dépôt et placement du Québec.$10 milliards.M.Cazavan est, en fait, un haut fonctionnaire, mais l\u2019importance de son rôle et sa marge de manoeuvre considérable lui valent d\u2019emblée une place au sein du club.Les quatre autres milliardaires québécois sont André Mardi, Banque d\u2019E-pargne; Louis Archambeault, Trust Général du Canada; Jacques Gagnon, Caisses d\u2019entraide économique; et Jean-Marie Poitras, La Laurentienne.^VRENTy .v \u2019 A - t- V < f It Famille Simard 'M % % % Sterling Trust f- ;< 4 A que Nationale.Il y a plus tort: il y a i deux ans.MM.Rouleau et Bélanger ont fait équipe pour prendre le contrôle de' ; la Banque d\u2019Epargne.Mais celle-ci s\u2019est tirée d\u2019affaires en appelant d'autres amis à la rescousse: sont alors apparus Marcellin Tremblay, ! Jean-Marie Poitras, Claude Caston- '.guay.Germain Perreault.Toujours les ! mêmes ! Bataille de titans.Match nul., ! La Prévoyance Imperial Life Fonds FIC Société nationale de Fiducie gnie d'autobus de son père en graves difficultés financières.Des trois géants (BNC.Mouvement Desjardins, Caisse de dépôt), c\u2019est probablement le grand patron de la Caisse de dépôt.Marcel Cazavan.qui est le moins connu.Pourtant, l\u2019organisme administre les capitaux énormes de la Régie des rentes du Québec et prête des milliards de dollars aux secteurs public et parapublic québécois.En plus, la Caisse a contribué à mettre au monde des compagnies comme Provigo, Bombardier, Logistec et la Corporation de gestion La Vérendrye.Ayant fourni un coup de main dans la prise de contrôle de la chaîne M.Loeb d\u2019Ottawa par le groupe Provigo, elle aide maintenant la direction du géant québécois de l\u2019alimentation à résister aux ambitions du groupe Sobey\u2019s d\u2019Halifax.Elle a acquis récemment le contrôle de Domtar, jusque-là contrôlé par McMillan Bloedel de Vancouver, qui Louis Lévesque, Roland Giroux, Germain Perreault, Claude Castonguay, Edmond Lemieux, etc.Débuts modestes Les membres de l\u2019establishment québécois ont souvent connu des débuts modestes.Ainsi, Jean-Louis Lévesque rappelle que Jean-Marie Poitras, du «Club des Huit», a commencé sa carrière comme vendeur d\u2019assurances et que l\u2019homme d\u2019affaires Marc Carrière, expropriétaire de Dupuis Frères et de la maison de courtage René-T.Leclerc, a commencé comme agent de relations publiques chez les Ayers de Lachute.Quant à Roland Giroux, ex-président d\u2019Hydro-Québec et maintenant président du conseil de Consolidated-Ba-thurst, il taquine Paul Desmarais avec Des projets Comme il se doit, le secret le plus hermétique entoure tous les projets de transactions des membres de l'establishment, mais les financiers eux-mêmes n\u2019hésitent pas à en parler, à l'occasion.On sait par exemple que Power prépare une importante acquisition de $300 à $500 millions, dans l\u2019Ouest canadien ou aux Etats-Unis.Les caisses finiront par vendre leurs actions à Provigo.Entre-temps, le président de la Banque d'Epargne.André, Mardi, sautait sur l'occasion pour prendre le contrôle du Crédit Foncier Frani co-Canadien et constituer ainsi un groupe pan-canadien comptant plus de $3 milliards d\u2019actifs.\t> Un club forcé Les membres de cette élite francophone, tout en se concurrençant, se voient souvent et collaborent à l\u2019occasion.Tous fédéralistes, ou peu s\u2019en faut, et tous nationalistes, leur collaboration tient beaucoup plus à ce qu\u2019ils ont suivi l\u2019évolution de la société qu\u2019à un complot \u2018qu\u2019ils auraient ourdi contre quelque groupe que ce soit.Par ailleurs, on peut prévoir sans se tromper que des blocs d'actions de la Banque d\u2019Epargne et du Trust Général devraient changer de main dans un avenir plus ou moins éloigné.La Laurentienne et la Banque Nationale détiennent trop d\u2019intérét dans la Banque d\u2019Epargne (20 et 18 p.cent respectivement) pour «ne pas bouger».Si : ' LUNDI: «Révolution tranquille» et «success story» si à ' Z 1 « / 4 A pleins feux ¦\tSUR U ACTUALITE «aasE» MONTRÉAL, SAMEDI 8 DÉCEMBRE 1 979 qu'ils devront remiser leurs voitures, .stopper les trains et les camions, couler les flottes de navires par suite d'une pénurie de carburant et de combustible.La vérité est tout autre.Les ressources énergétiques existent en quantités plus que suffisantes, et ce à l'échelle de la planète, pour subvenir aux besoins de l'humanité pour des siècles à venir.La conférence de l'UNITAR l'a prouvé.«Le problème énergétique du vingtième siècle résulte beaucoup plus de l'incurie des hommes que de l\u2019avarice de la Certaines « sont maintenant épuisées.Fini le pétrole bon marché.I.e pétrole devient de plus en plus difficile à trouver, l'exploration de plus en plus coûteuse, l\u2019exploitation des nouveaux puits a fait grimper les coûts des nouveaux arrivages à un niveau inabordable pour la plupart des nations.Les prix du pétrole exercent actuellement des ponctions mortelles sur les budgets des nations riches et de leurs citoyens consommateurs.Que dire alors de la situation catastrophique des pays pauvres.«Les pays du tiers monde n'ont même pas eu la chance de profiter des bienfaits du pétrole que déjà cette denrée est devenue trop coûteuse pour elles et qu\u2019on leur demande de restreindre leur consommation», souligne M.A.K.N.Reddy, représentant de l'Inde à la conférence de Montréal.Et personne à la conférence n\u2019est venu verser de baume sur les plaies des nations du tiers monde.Pas plus qu\u2019on a rassuré leurs représentants sur la situation des prix.Que non.Tous comprennent clairement que les prix du pétrole ne peuvent que grimper.La rareté a fait que le prix de l\u2019or noir s\u2019exprime maintenant en terme de prix de rempla- cement de l\u2019équivalent énergétique.Non plus en terme de coût d'exploration, d\u2019exploitation, de raffinage, de livraison, de transport.Seule désormais la notion du coût de remplacement compte.Ce nouveau concept a cependant eu des effets positifs.Les sources d'énergie qui avaient fait les délices des générations anciennes, et qu\u2019on avait reléguées aux oubliettes avec l\u2019arrivée du pétrole, deviennent de plus en plus attrayantes.Alors que la disponibilité en quantité d\u2019un liquide miracle avait engendré la facilité, la rareté suscite la créativité.Les énergies de remplacement, devenues il est vrai rentables et dont la rentabilité est directement proportionnelle au rythme et à la cadence des hausses des prix du pétrole, redeviennent à la mode.Nécessité fait loi.Les Danois ont rejeté l\u2019option nucléaire.Ils ont choisi les énergies douces.Les Israéliens sont en train de mettre au point des capteurs solaires à même les étangs salins de leur désert.Les Scandinaves et les Irlandais ont fait confiance à la tourbe.La France a construit la première usine marée-motrice du monde.Les Brésiliens sont en mesure ac- tuellement de prouver que l\u2019alcool distillé à partir de la canne à sucre les affranchira de l\u2019or noir d\u2019ici trente ans.L\u2019abondance et la disponibilité de ressources dé rechange au pétrole ont été prouvées par les experts des pays venus à Montréal échanger les données qui ont permis de dresser le bilan des réserves énergétiques de la planète.Il ressort de ces échanges de deux semaines que l\u2019ère du pétrole et du gaz.est loin d\u2019être finie et que les nations devront recourir aux hydrocarbures pour des décennies encore.Il serait faux cependant de croire que cette source sur laquelle on a trop exclusivement compté parce qu'elle était abondamment disponible à peu de frais est tarie et que rien ne pourra jamais remplacer le pétrole.Les sources de rechange existent.Les nations devront cependant choisir entre les multinationales du futur, telle la Sunsat qui veut mettre en orbite des satellites géants pour transmettre à la terre l'énergie du soleil ou de petites unités locales de production de sources énergétiques, des PME de l\u2019énergie, qui assureront l\u2019autosuffisance à de plus petites comunautés.Les Danois l\u2019ont fait.\u2019Jean-Guy DUGUAY ! LA CRISE de l\u2019énergie est une monumentale imposture.Il y a, bien sûr.et il y aura pour des années a venir, un gigantesque cafouillage au niveau des approv isionnements pétroliers: les écarts entre l\u2019offre et la demande d'hydrocarbures causeront des maux de tête gigantesques aux dirigeants des nations.tant productrices que consommatrices.Les solutions de rechange existed! et en abondance.il est faux de prétendre, selon les témoignages d\u2019une bonne centaine d\u2019experts entendus ces deux dernières semaines lors de la conférence de l'I\u2019MTAR.un organisme qui relève de I ON U sur les ressources énergétiques mondiales, que les humains ne pourront plus d\u2019ici quelques années cuire leurs aliments, chauffer leurs demeures; nature.gardistes sont d\u2019ailleurs en train de avant- nations prouver cet avancé.» Au rythme actuel nous aurons épuisé en deux siècles ce que ia nature a mis des millénaires à créer.En 10.000 ans d'existence sur la terre, la «génération du bitume » n'aura occupé au rythme actuel de la consommation qu\u2019un intervalle infime.200 ans.Bien piètres résultats.«Les problèmes actuels de l\u2019humanité tiennent beaucoup plus d\u2019une mauvaise planification de l\u2019utilisation et de l\u2019exploitation des ressources pétrolières que d\u2019une rareté soudaine», d\u2019expliquer le père du mouvement écologiste américain.le professeur Barry Commoner.Les réserves facilement accessibles i \u2022I I La protection des sources policières .\" / - ,,v m ¦ 0R1 i SB# ;é i Le dilemm .x:'; 04 y\" .XB 4 wm xi -, : :: : #.\u2022< $ v': m de il f ;x> Dr M -A, Béd v.I X ; à un véritable alter ego et confident du premier ministre, soit M.Fernand La-londe s I?f < les titulaires de ministères à vocation «sociale»comme M.Mat ois, du Develop-peinent social, ou M.Denis Lazurc.mini sire des Affaires sociales, d'autant plus qu'une majorité au cabinet estime ! qu'il y a eu assez de mesures sociales et .1 qu'il faut s'occuper du redressement économique.\tI! ; \u2022'» pfics.^r Pm \u2019< Pi.or.C Le premier ministre Lévesque n\u2019envisage pas de légiférer pour interdire le droit de grève dans les hôpitaux parce que ça ne servirait à rien.\u2022\u2022I Lévesque: La loi sur les services essentiels devra être révisée syndicale qui justifie son existence à tous les trois ans.» \u201cTout le monde se noie dans les interprétations sémantiques.Plus personne ne se comprend.Prenez le problème de l\u2019information: même les syndiqués eux-mêmes ne savent plus où ils en sont.L\u2019information, c\u2019est la liberté.Autrement, vous risquez la dictature larvée.Ce que je trouve effrayant ce n\u2019est pas lânt le défi à la loi que le fait que dans bien des syndicats seulement le quart des membres avaient voté.Ça veut dire que la démocratie syndicale, la démocratie vivante, ça n\u2019existe plus, elle meurt «dret là», et à la place on a.d\u2019un côté, beaucoup de manipulation, et de l\u2019autre, beaucoup de lâcheté.On devrait exiger que toute grève ne puisse être déclenchée qu\u2019avec l\u2019accord de 55 p.cent de tous les membres du syndicat, et qu\u2019ils s\u2019expriment au besoin par référendum.«Prenez, un cas extrême dont on m\u2019a parlé: une réunion locale des syndiqués de l\u2019Hydro.La question, de faire ou non la grève, est rédigée de façon tellement impérative que 71 membres, par réaction, déchirent leur bulletin de vote.Il y en a quatre qui restent.Le vote so AI SSE R aux syndicats le soin de définir eux-mêmes les services essentiels dans l'hôpital en temps de grève, ça n\u2019a aucun maudit bon sens.Ça ne tient pas debout.Quand on a décidé de leur donner par une loi (la loi 59.adoptée en 1978) une responsabilité pareille, je n\u2019étais pas trop rassuré.mais on s\u2019est dit: Faisons-leur confiance.Mais c\u2019était risqué, c\u2019était sc mettre, comme société, la corde au cou.» Le premier ministre René Lévesque, vieux démocrate têtu, n\u2019envisage pas pour autant de légiférer pour interdire le droit de grève dans les hôpitaux.«Ça ne servirait à rien, ça n\u2019empêche pas les grèves illégales.Et puis, après 15 ans, c\u2019est devenu un droit acquis pour les syndiqués.» .Il n\u2019empêche qu\u2019il a toujours été contre l\u2019exercice du droit de grève dans les hôpitaux: «C\u2019est là qu\u2019on évalue le degré de barbarie ou le degré de civilisation d\u2019une société.On peut dire qu\u2019en cette manière, on n\u2019est pas brillants.» Il ne cache pas son irritation devant les gros appareils syndicaux mis en plaice'à chaque ronde de négociations dans 'le secteur public: «Il y a une oligarchie «L prend.L\u2019un s\u2019abstient, les trois autres votent pour la grève.Et après on vient nous dire que 75 p.cent des membres étaient en faveur de la grève! «Peut-être faudrait-il légiférer un peu dans le sens de ce qu\u2019on a mis dans la loi (>2: faire en sorte que les syndicats soient obligés d\u2019aller jusqu\u2019au bout du processus de négociation, jusqu\u2019aux offres finales, avant de prendre un vote de grève?Les services essentiels: il ne sait pas, il ne sait plus: «La loi 253 (sous Boura.x-sa) qui remettait ça à des arbitres a échoué.cette loi avait été faite à chaud, dans le cours d\u2019un conflit.La loi 59 (de son propre gouvernement), elle été faite à froid, bien avant les négociations.Ça ne marche pas non plus.» .Il est évident que M.Lévesque répugne à aborder la question des soins aux malades sous l\u2019angle, essentiellement technique, des «services essentiels».Il continue de réfléchir tout haut: «Elaborer une définition des services essentiels.établir, disons, des pourcentages, selon les secteurs, selon le type d\u2019hôpital.?» Il regarde l\u2019heure, la demi-heure cordée au reporter de LA PRESSE est sur le point de se terminer.Il revient terrain mieux connu, avec ce réflexe commun à tous les vieux journalistes qui.en fin de compte, ne croient plus qu\u2019à une seule chose, l\u2019information: «Dans une ronde pareille, quand on négocie à un rythme de fou.jour et nuit, comment voulez-vous que les gens \u2014 les syndiqués comme le publie en général \u2014 puissent avoir une information cohérente?» Durant la grève de cet automne, il a pris lui-même le telephone pour demander au président de la CSN.M.Norbert Rodrigue, d\u2019envoyer des renforts dans trois hôpitaux \u2014 dont le centre psychiatrique Robert Giffard.ex-Saint-Michel-Arehange à Québec \u2014 où la situation était particulièrement grave: «Le syndicat ne respectait même pas sa propre liste», éclair de colère, éclair de tristesse.«On va tenter de réfléchir.Il y a un colloque prévu à Montréal, en janvier, organisé par des milieux de la santé.Peut-être que des idées vont en sortir.On va peut-être changer la loi.Avant le référendum?Je ne pense pas.Avant les élections.» Mais cela s\u2019est dit sur le ton de l\u2019homme qui sait que les lois ne changent pas toujours le cours des choses.Ainsi, le gouvernement a amendé l\u2019an \" dernier un règlement qui prévoyait l\u2019indexation automatique des prestations 4 d'aide sociale, sous prétexte que le fédéral avait injecté des sommes addition- ; ne II es dans le système.Le ministre Lazure avait tout au plus réussi à maintenir l'indexation sur une partie du mon- .tant.Cette année, prévoit un fonction- ; naire du MAS.il serait bien étonnant que le gouvernement t consente aux assistés sociaux ce qu'il a accordé aux I! syndicats du secteur public, soit le ; maintien, lut-il aléatoire et imparfait, du pouvoir d\u2019achat.Ainsi vont les systèmes fondés sur les rapports de force.! Dans les prochains articles de cette série, nous verrons plus en détail coin- ; ment a fonctionné la loi sur les services î essentiels dans le secteur de la santé, et nous présenterons un éventail d\u2019opinions sur le régime de négociation dans * le secteur publie.t.LUNDI: Les soins essentiels: un nouveau champ de bataille n ac- \u2022 1 i » en » « il tL.- < c 4 4 % y A 8 ¦pleins feux ¦\u201d*\"\tSUR U ACTUALITE MONTRÉAL, SAMEDI 8 DÉCEMBRE 1 979 De Terre-Neuve à Vancouver K ¦ L\u2019organisation pro-Turner prend forme à l\u2019extérieur dim caucus i :si Ï # II § i m i .( m Y ¦ M mm » 0- Ï y;'-: i $ John Turner (le fils du sénateur Keith Laird) et Jeff Kin\u201d uni appelé M.Turner, le priant de se porter candidat, et l'assurant de leur support.Dans l'entourage immédiat de M.Turner, trois avocats bien initiés à la politique, sont particulièrement actifs: Jim Peterson, le candidat libéral qui est venu à un cheveu de prendre le comté io run to is de Willowdale des mains de l\u2019actuel ministre Bill Jarvis, le 22 dernier, Gerry Grafstin.membre du comité national de la campagne libérale de mai dernier et David Smith, adjoint ministériel de M.Turner, et candidat à la mairie de Toronto aux dernières élections.Le caucus anglophone Dans la capitale fédérale, une minorité encore marginale travaille ouvertement pour M.Turner au sein du caucus anglophone.Le député d'Etobicoke-Lakeshore.M.Ken Robinson, a offert ses services à l\u2019avocat torontois dès le lendemain de la démission de M.Trudeau.M.Robert Kaplan, de York-centre.le cousin de Gerry Grafstin, appuie également M.Turner.Mark MacGuigan.de Windsor-Walkerville et Gilbert Parent, de Welland, sont également des supporters de M.Turner, même s\u2019ils ne l\u2019ont pas encore confirmé officiellement.«L'establishment travaille pour M.Macdonald et c\u2019est ce même establishment qui nous conduira à un autre 22 mai», a déclaré M.Robinson à LA PRESSE en expliquant que seul John Turner pourrait sans l\u2019ombre d\u2019un doute.mener les libéraux à la victoire prochaines élections.M.Robinson a dit estimer que sur le plan de la popularité auprès clv l'électoral canadien.M.Jean Chrétien aurait plus de chance que M.Macdonald de remporter une élection générale.«Mais l\u2019alternance veut que le futur chef soit un anglophone et M.Turner est notre homme», a-t-il expliqué.Le député a révélé qu'un groupe d\u2019une dizaine de personnes travaillent depuis deux semaines sur la colline parlementaire.pour évaluer les appuis éventuels au sein du caucus.Cette première étape est maintenant complétée, et on tente maintenant de connaître la force de M.Turner à l\u2019extérieur du caucus.Le point d\u2019interrogation des partisans de M.Turner, est la décision que prendront des ex-ministres comme Herb Gray, Judd Buchanan et Robert And ras a savoir s\u2019ils seront ou non candidats.Tous les trois, sauf peut-être M.Buchanan.sont favorables à M.Macdonald.Mais s\u2019ils décidaient de se présenter, ils pourraient enlever un nombre important de délégués à M.Turner dès le premier tour de scrutin.M.Gray était à Toronto mardi pour évaluer ses chances.M.Buchanan a passé la semaine à consulter ses amis, et M.And ras demeure silencieux.Goyer et Ouellet.Au Québec, l\u2019appui officiel de M.Turner est connu et se regroupe derrière l\u2019ancien solliciteur général M.Jean-Pierre Goyer.Mais il est de plus en plus évident que l\u2019ancien organisateur en chef du parti, M.André Ouellet, travaille de pair avec M.Goyer.Tout le monde, jusque dans l\u2019entourage immédiat de M.Trudeau en a la conviction, mais M.Ouellet a évité de retourner ses appels depuis une semaine, et demeure muet à ce sujet.«Vous pouvez être assuré qu\u2019il sera du côté du gagnant», a déclaré en riant un membre du groupe pro-Turner.En fin de semaine dernière, une douzaine de députés libéraux fédéraux du Québec favorables à M.Turner se sont réunis dans la métropole.Tous les noms ne sont pas connus, mais on pense que l\u2019appui de l\u2019avocat torontois, se situe actuellement autour de députés comme MM.le sénateur Ray Perrault, et plusieurs jeunes'avocats qui ont déjà travaillé pour M.Turner à Ottawa, tels Mike Hunter et Keith Mitchell préparent activement sa campagne.Ce qui explique un peu l'empressement qu'a mis le seul député libéral du coin, M.Art Phillipps.à annoncer qu\u2019il supporterait M.Macdonald.Il aura fort à faire toutefois pour éviter un raz de marée dans sa province.En Alberta, la candidate libérale défaite dans Calgary-centrc, Mme Frances Wright, qui travaille actuellement pour le parti, est sur la liste des partisans de M.Turner.Au Manitoba, on semble persuadé que M.Lloyd Ax-worthy.le député de Winnipeg-Fort Garry qui sera probablement candidat au leadership, appuiera M.Turner au deuxième tour de scrutin.L\u2019ancien président de l\u2019association libérale de la province.M.Richard Good, est également sur la liste des partisans de l\u2019avocat torontois.En Saskatchewan, le sénateur Dave Stewart refuse de reconnaître son appui à M.Turner, mais il dit «espérer le voir entrer dans la course».Dans les Maritimes, l\u2019appui de M.Turner est encore mal connu, mais il tourne autour de députés comme MM.Maurice Harquail (Restigouche, N.-B.) et George Baker (Gander-Twillingate, T.-N.).Encore là, le représentant de l\u2019establishment du parti.M.Don Jamieson.serait favorable à M.Macdonald.Bref, la victoire n\u2019est pas acquise pour M.Turner s\u2019il se présente.«Il devra diviser l\u2019establishment et passer par-dessus de nombreux députés pour marauder les délégués», a expliqué un membre influent du parti.Gilbert LAVOIE 1 Mf de notre bureau d\u2019Ottawa m mai Gérard LanicI (Beauharnois-Salaberry), Jacques Guilbault (Sl-Jacques), Louis Desmarais (Dollard).Alexandre Cyr (Gaspé).Rosaire Goudron DISCRETEMENT mais Gm-mcni.l'organisation pru-Turner est a l'action depuis deux semaines pour évaluer les chances de l'avocat torontois de remporter le congres au leadership du Parti libéral fédéral.Il ne s'agit pas d'une organisation nationale structurée.C'est par petits pes souvent isolés, d'une province a l'autre, et particulièrement actifs au niveau des comtés que les partisans de M.Turner sondent le terrain et c niquent les résultats à son bureau, situé à la Royal Bank Plaza, angle Bay et Front street dans la Ville reine.Un point commun cependant, c'est a - l\u2019extérieur du caucus et de l\u2019establishment libéral que se situent, à quelques ?, exceptions près, les principaux artisans ».de la pré-campagne Turner.C\u2019est la machine libérale, plus pragmatique et davantage préoccupée par les victoires politiques qui semble constituer la force initiale de John Turner.L\u2019initiative est venue de l\u2019Ontario.Immédiatement apres l\u2019annonce de lu décision de M.Pierre Elliott Trudeau, le président du Parti libéral fédéral de l\u2019Ontario, M.Norman McCloud, et deux prédécesseurs.MM.Bruce Laird ancien (Kamouraska-Rivière-du-Loup), Gaston Isabelle (Hull) et Maurice Du-pras (Labelle).Même si on a tendance à croire que les éléments plus jeunes du parti, qui refusent actuellement de s\u2019engager.de même que les Francis Fox.Pierre de Bané.Jean Chrétien.Monique Bégin et compagnie supporteront le candidat de l\u2019establishment, il est impossible d\u2019en avoir l\u2019assurance.«Les députés ne contrôlent pas tous leurs délégués», a révélé à LA PRESSE le député de Laprairic, M.Pierre Deniger.en ajoutant que les principaux organisateurs de M.Raymond Garneau lors du congrès pronvicial sont des résidants du son comté, et qu\u2019ils sont déjà actifs en faveur de M.Turner.I grou- iimmu- L\u2019Ouest et les Maritimes C\u2019est dans l\u2019Ouest canadien, probablement parce que l\u2019establishment du parti libéral n\u2019y a plus de racine, que le groupe Turner part avec une longueur d\u2019avance.En Colombie-Britannique, l\u2019ancien président du parti, M.Shaun Sullivan, l\u2019ex-ministre de l\u2019Environnement du cabinet Trudeau.M.Len Marchand, aux ses % Le sénateur Arthur Tremblay m % m I A pied d\u2019oeuvre - m %: Ri 1 $'\u2022/ Ci 8 h % k ipour preparer ll\u2019après-référendum :¦ %\" A Ig# i sE ü X Le sénateur Arthur Tremblay.SKf malicieux qui vont toujours plus loin que son discours pondéré de bureaucrate.Tel se présente Arthur Tremblay, à 02 ans, cet homme qui a été derrière le' pouvoir québécois depuis les premiers jours de la révolution tranquille, avant d\u2019être créé sénateur conservateur et conseiller spécial du premier ministre Clark en matière constitutionnelle.Curieuse de trajectoire.A la demi-retraite depuis 1977, l\u2019ex-sous-ministre des Affaires intergouvemementales du Québec était revenu à ses premières amours, l'enseignement universitaire.Il était chargé d'un cours sur les relations fédérales-provinciales à l\u2019Ecole nationale d\u2019administration publique de Québec.Il ne reprendra pas son cours après les Fêtes.Aux premiers contacts lui venant du bureau du premier ministre, il a trouvé un peu farfelue l\u2019idée de finir sa longue carrière dans la peau cüun sénateur.«Vous savez, aurait-il dit à M.Clark, mes racines conservatrices sont fort minces! » Ses deux enfants sont péquistes.Sa fille, Suzanne, s\u2019est même présentée à un congres de mise en candidature pé-quiste aux dernières élections.Tous deux l\u2019ont encouragé à accepter le poste que luioffraitM.Clark.Aleuravis,il est important qu\u2019un interlocuteur québécois se trouve au coeur de l\u2019action, à Ottawa, pour les négociations post-référendaires.Il s\u2019est finalement décidé sur deux intuitions.La première découle de sa longue expérience des palabres constitutionnelles entre les provinces et Ottawa.A tort ou à raison, M.Tremblay est d\u2019avis que tout le grenouillage des dernières années, malgré les ratés et les pannes prolongées, a modifié à ce point le rapport de forces qu\u2019une entente globale est maintenant du domaine du possible.C\u2019était le sens de son premier discours au Sénat.Nul doute que l\u2019allusion aux deux «peuples» a dû faire tiquer bon nombre des honorables sénateurs.La deuxième intuition dé M.Tremblay, c\u2019est que le premier ministre Clark est sincèrement désireux d\u2019apporter un nouvel esprit d\u2019ouverture dans les relations fédérales-provinciales.Il partage \u2014 et inspire aussi sans doute \u2014 la politique de M.Clark: d\u2019ici le référendum, poser des gestes concrets qui indiquent clairement dans quel sens pourrait s\u2019orienter le fédéralisme canadien; après le référendum, jeter les bases d\u2019une réforme globale de la confédération de 1867 dans laquelle la plupart des membres se sentent de plus en plus à l\u2019étroit.M.Tremblay note avec insistance que le premier ministre Clark a réaffirmé récemment, à Chicoutimi, qu\u2019Ottawa devra négocier quelle que soit l\u2019issue du référendum québécois.De son côté, le ministre des Relations fédérales-pro-vinciales, M.William Jarvis, confiait ces derniers jours à LA PRESSE qu'il songeait à mettre en place une équipe de fonctionnaires chargée de s\u2019attaquer à un projet global de réforme constitutionnelle.Pressé de préciser sa pensée, M.Jarvis se faisait plus discret, comme s\u2019il était avant tout soucieux de ne pas mettre la charrue devant les boeufs.Le temps du travail à la pièce achève, indiquait-il, cela devra déboucher sur un projet global.A titre de conseiller spécial de MM.Ciark et Jarvis, le sénateur Tremblay sera l\u2019un des principaux architectes de ce projet constitutionnel.Si on en juge par les positions qu\u2019il a prises depuis l\u2019accession du PQ au pouvoir dans différents colloques et devant un comité mixte du Sénat et des Communes, il ne lui sera pas facile de faire digérer par certains technocrates fédéraux sa vision nationaliste du Québec et sa version très personnelle des «deux nations».Pour l\u2019instant le conseiller spécial se garde bien d\u2019indiquer ce qu\u2019il entrevoit comme «nouvelle entente» devant sortir des ateliers Clark.Au bout du compte, faisait-il valoir devant le comité mixte, l\u2019an passé, il devra de toute manière y avoir une négociation à deux, c\u2019est-à-dire le Québec et le reste du Canada.Agréablement surpris du fait que le Livre blanc du gouvernement québécois établit sans ambiguïté le caractère «souverainiste» du projet péquiste, il attend de voir ce que les fédéralistes québécois auront à mettre sur la table.Même si le référendum doit porter, cela va de soi, sur le projet du gouverne- ment Lévesque, c\u2019est-à-dire la souveraineté-association, M.Tremblay pense qu\u2019il est de la plus grande importance que le parapluie du NON repose sur un projet positif.«Je souhaite même que le projet de M.Ryan soit radical», précise-t-il, ajoutant que ce projet ne peut quand même pas être moins revendicateur que ne l\u2019a été le dernier gouvernement non souverainiste du Québec, celui de M.Bourassa.Ainsi, c\u2019est dans la mesure où le débat référendaire identifiera clairement les exigences maximales et minimales des Québécois que le , gouvernement fédéral et le reste du pays se trouveront forcés de présenter une «nouvelle entente» susceptible de rallier la majorité des Canadiens.Sénateur depuis à peine deux mois, M.Tremblay n\u2019a pas encore eu le temps de s\u2019atteler à la tâche que le gouvernement Clark attend de lui.Il lui fallait siéger au Sénat et terminer les engagements qui le retenaient à Québec.Il est maintenant à pied d\u2019oeuvre.Il entend aborder ce défi peu commun en partant de zéro.Impossible bien sûr de rayer d revers de la main toute l'expérience accumulée depuis Lesage à Lévesque, en passant par Johnson, Bertrand et Bourassa, mais il s\u2019agit pour lui de se placer devant la question canadienne, une fois de plus, comme devant se tête dont il faut décrypter chacun des éléments avec la foi tenace du vieux sage qui n\u2019a rien à perdre.Mission impossible.Peut-être bien que non?j Paul ?LONGPRÉ ».: de notre bureau d\u2019Ottawa «Je ne crois pas me faire illusion en disant qu'une large prise de conscience à cet égard (la nécessité du renouvellement du fédéralisme) est en voie de se dégager parmi les gouvernements et parmi les peuples du Canada.» I) [! 25 octobre 1979 premier discours au Sénat.U AND LES QUEBECOIS auront tranché démocratiquement entre le projet de souveraineté-association du gouvernement Lévesque et le projet de fédéralisme renouvelé de M.Claude Ryan, il faudra qu\u2019Ottawa, quel que soit le verdict, offre aux Canadiens une réforme globale de la constitution.C\u2019est dans ce but-là que le sénateur Arthur Tremblay s\u2019est attelé à la galère fédéra- Q II le.: ' un eas- Du paysan il a la démarche lourde, la ruse et le sens de la continuité.Une tête chauve, forte et bien faite au sens ou l\u2019entendait Montaigne, des yeux bleus I U % t; T V\" Î k \u20223 A LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 DÉCEMBRE 1 979 A Au courant du danger depuis l\u2019été dernier De peur de susciter la panique, Clark a évité de parler de pénurie tout droits réservA Toys craignent \\ pü pénurie ET \u2022J 733-8261 Nilî a < / / J w î (Anonyme Arvida) I r : I'll : it Au 6/36, on peut aussi gagner avec 5 et même 4 bons numéros! : ; ! U; Brader Moutons\" / 7 7.m ( («CŒ9 i :: deux .: , >;vy, Un mode ¦ ÿ i 1 AJA B mme^outhe i :r.1 v !l % :< iie«=>*' T \\r.Père Anselme l! «s S.A.Q.628 D $4.08\u2019\t-\t0 :\t'O\t.52 Sc ; % .\tS\u20194>; T 6 j \u2014 £6 : *50 t ¦ 6- 4 59 .6\" 20 S* *C ; jÇ -Ç :« SJ?: 30 : 3C S-?- 5\".c 08 Can : 529\t25 A $'2%\t7-, S32 ; :c .$22% > -\u2022 s: .:?r .-iàArker Holla A 8 ¦ $47\t36 \u20196 $2: : 595 42-a 42% '.\u201995 T 35\t325\t53 24% 25% ?% $30'= 24 : 22% 22% - % $28 4 20% $24 * 21 325\t195 South Pete vJ $\"1-4\t1 .\t522\t: B .$95 -* t $28 ,\t9 4 24 4 *\t4 $35 : * %\t$24 h bav VS h Bav Cû h Bav ur \u2022» MB O'I MvSk V O'I : *%$' c : Caul : C Cellulose ¦\u2019\u2022.u Bank *9% :C( % \u2022 c >\u2022 vd- .$99\t5?.-4 $77 ; 43 4 '% $22 - 12 e '7 20 AC var cor.s - I Hip 0 A imôSCO masco P-\u2022 r.dril $15 5-16 4 24'- ;4\" 25 2 75\t$42\t42\t:\t43 - .\tS4' 2:0\t225\t:J5\t3 j&a\t5'2\t*2 :ît%\t224- *oo\t 4\t22 S' ; \" -ÿn\u2019oi x : - 2 544-, p; $4890 S5 5 8 - '8 \u20198 $2\u2019 \"5 :a\t\"6\ti :50C\t49\t43\t43 38997\t
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