La presse, 20 décembre 1979, Cahier A
[" L\u2019Assemblée nationale perd son do -a Forcé, Bellemare s\u2019en va pour le siège électoral de Johnson», a-t-il déclaré à la Chambre, la gorge serrée d\u2019émotion.«Les circonstances», c\u2019est en fait là profonde divergence d\u2019opinion qu\u2019il y a entre lui et son chef Rodrigue Biron au sujet de l\u2019avenir de l\u2019Union nationale.M.Belle-mare, qui est le deuxième fondateur de l\u2019Union nationale, qu\u2019il a littéralement ressuscitée en 1974, estime que M.Biron s\u2019apprête à faire disparaître à jamais le parti de M.Duplessis par ses fréquentations particulières avec les conservateurs de Joe Clark.La motion qu\u2019il a présentée hier .matin, la dernière de sa carrière commencée en 1944, a donné lieu à plusieurs interventions de députés et ministres.Ce fut toujours chaleureux ou au moins sympa- par Pierre VINCENT «Adieu, au revoir, mission accomplie! » M.Maurice Bellemare, le doyen de l\u2019Assemblée nationale, a officiellement démissionné de son ; poste de député de la circons-'¦ cription de Johnson, hier matin.Il ; avait déjà démissionné de son poste de leader parlementaire le .mois dernier, mais il avait espéré, jusqu\u2019au dernier moment, ne \u2022 pas devoir aller au bout de sa démarche, ne pas quitter la politique active.«C\u2019est avec beaucoup de regrets et d\u2019émotion qu\u2019après plus de trente ans de politique active je me vois forcé, à cause de circonstances que vous connaissez tous, de démissionner officielle ment comme député unioniste thique à l\u2019endroit du « vieux lion»; ce fut parfois émouvant, parfois gai.Mais presque toujours les hommages rendus à M.Bellemare furent teintés de bonne vieille partisanerie, celle propre à chaque parti.Dans son message d\u2019adieu, l\u2019exdéputé de Johnson a exprimé, à l\u2019intention du Premier ministre, «des voeux de courage et de fidélité pour la défense des droits autonomistes de tous les Québécois».Au chef de l\u2019Opposition, il a souhaité «santé et aussi un grand respect du parlementarisme, tel qu\u2019il en a fait preuve depuis son arrivée dans cette Chambre, pour faire valoir fermement notre option fédéraliste».Il n\u2019a rien adressé à M.Biron personnellement, mais il a dit: «A mon parti de l\u2019Union nationale, que je ne quitte pas, je souhaite la prudence dans les alliances projetées.Notre fondateur, l\u2019honorable Maurice Duplessis, disait et répétait que l\u2019Union nationale était et devait toujours demeurer un parti strictement provincial, avec des amis et non des maîtres à Ottawa.» Il a aussi précisé qu\u2019il quittait la Chambre «.sans rancune envers qui que ce soit».Sitôt que M.Bellemare eut terminé sa courte allocution, le chef de l\u2019Union nationale s\u2019est levé pour dire, essentiellement: «Je comprends ses raisons, je le remercie, je lui souhaite un repos bien mérité.» \u2014 Voir LE PLUS PRÈS, page A 12 \\ 25 CENTS V LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE MONTRÉAL, JEUDI 20 DÉCEMBRE 1979,* 95e ANNÉE, no 297, 60 PAGES, 4 CAHIERS ABONNEMENT, LUNDI AU SAMEDI *1 75 0 MÉTEO O T» Ensoleillé et vent modéré Minimum:\u201414 Maximum:\u201410 Demain: Beau et moins froid Détails à la page A 2 Industrie de la chaussure Le Canadien: 6e échec d\u2019affilée \u2014 page B 1 Des fonctionnaires causent la perte de 1,600 emplois % H jourd\u2019hui à aller camper durant le temps des Fêtes à Ottawa pour régler la question avec le ministre Robert-René de Cotret, du Développement économique et de l\u2019Industrie et du Commerce.par Laurier CLOUTIER L\u2019industrie canadienne et québécoise de la chaussure vient de perdre 1,600 emplois et doit effectuer de nombreux congédiements temporaires parce que de hauts fonctionnaires d\u2019Ottawa «n\u2019ont pas fait leur travail» et n\u2019ont pas bloqué des importations d\u2019environ quatre millions de paires de chaussures de trop, au-dessus des contingentements Imposés par l\u2019ex-ministre libéral Jean Chrétien en décembre 1977.En livrant ces informations à LA PRESSE, le président Jean-Guy Maheu de l\u2019Association des manufacturiers de chaussures du Canada a immédiatement ajouté toutefois que ce sont des «hauts fonctionnaires (qui sont) à blâmer et pas les politiciens».Il n\u2019en reste pas moins qu\u2019il «faut que ça (ce problème) se règle au début de janvier» car les «commandes ne rentrent plus» à un rythme suffisant chez les fabricants de chaussures, et en particulier chez ceux des souliers pour dames installés surtout au Québec.M.Maheu, qui vient de rentrer de Genève, se prépare au- ï >¦ Campagne électorale i Le président a poursuivi que les manufacturiers de chaussures n\u2019ont pas de chances à prendre et qu\u2019ils participeront donc à la campagne électorale fédérale.«On va rencontrer chacun des candidats dans chacun des comtés où on trouve des usines de chaussures».C\u2019est au Québec que sont établies la majorité d\u2019entre elles.Le Canada en dénombre en effet de 135 à 140 dont 90 au Québec.m » y U g ^ r'\" i : A S# V « iii i i En mai dernier, on notait des changements dans les importations.«Depuis trois mois», des avis formels sont transmis à Ottawa.Malgré tout, «36.5 millions de paires de chaussures, selon les chiffres lès plus optimistes non contestés par les importateurs et le gouvernement», ont été importées durant l\u2019année 1979 au lieu du maximum de 32.5 millions de paires autorisées par les contingentements Chrétien dans les X> SS ?M.Jean-Guy MAHEU ;= f catégories sous contrôle, sans parler des six millions de paires dans les autres, non réglementées.«Des gens au MIC (ministère fédéral de l\u2019Industrie et du Commerce) n\u2019ont pas fait leur \u2014 Voir CHAUSSURE, page A 6 St ! i - | y-**- I * édit® L\u2019enjeu de la conférence de Caracas par Ivan GUAY [Prêtre deems yme paroisse pcsuw© m m # Féerie d\u2019hiver aü parc Angrignon \u2014page A 4 CO CO La féerie d'hiver du parc Angrignon a été inaugurée hier soir par le président du comité exécutif de Montréal, M.Yvoti Lamarre.L\u2019entrée est gratuite et on peut visiter ce merveilleux village jusqu\u2019au 1 9 février, de 1 Oh à 22h tous les jours y compris les jours de Noël et du Nouvel An.C'est évidemment le soir que le site est le plus enchanteur à cause des multitudes de lumières et d\u2019éclairages divers qui en font un monde de rêve.On y trouve illuminés des dizaines de sapins, un château, un moulin à vent, une fontaine de lu- rrjières, une glissoire de blocs de glace, une patinoire qui permet aux adeptes du patin de glisser dans Un univers merveilleux.il y a aussi la maison de Hansel et Gretel (qu'on ne peut manger que des yeux!), celles du Petit Poucet et de Blanche-Neige, ainsi qu'une chapelle entourée de quelques habitations québécoises.De plus, à proximité, on peut visiter les quartiers d'hiver des animaux et assister à un spectacle d'otaries, moyennant un modique prix d\u2019entrée.Dans le quatrièmè'et dernier article de sa série sur «des prêtres comme tout le monde», Georges LAMON nous présente aujourd'hui Laurent Ravenda, 30 ans, vicaire chez les moins bien nantis, peu pratiquants mais très ouverts et directs avec leurs prêtres./ CAüCe De l'esPOirDfs Fere?, M fAUaiâ 'PARDON._ A66 ADX CAMARADES sym'ûuEs*pe 'WWNOD mLcMsif y 5 /\u2022 / a J I i ii page C 1 photo Robert Nadon.LA PRESSE TSH 9\u2019 sommaire Paiement jubile: la Cour arrête l\u2019enquête sur Laval 4% Arts et spectacles \u2014\tInformations': C 8 à C 1 0 \u2014\tHoraires: C 1 3 '\u2022V Bandes dessinées: C 14 Carrières et professions: A 1 4, A 1 5 Décès, naissances, etc.: D 1 3 Économie: D 1 à D 5 Êtes-vous observateur?.- D 8 FEUILLETON Sophia Loren: D 9 tloroscope: C 14 a mode du jour: D 1 1 Te monde: D 6 Mot mystère: C 14 Mots croisés: C 14 ag6 des lecteurs: A 5 elites annonces: D 7 à D 1 2 :-fr < .Pleins Feux: A 10 \u2022:î a' » m ri Girerd m * * * des pannes de courant), aux res- 18 Fiducie du Québec Connaissez-vous la Rente à versements invariables?/Chez Il s'agit d'un contrat qui vous permet d'étaler sur un certain nombre d'années vos revenus exceptionnels et d'en différer l'impôt.Votre argent vous revient en versements égaux et réguliers.Seuls certains types de revenus sont admissibles à un contrat de rente à versements invariables, comme les gains de capital imposables.la récupération d une déduction pour amortissement suite à la vente d'un b,en.les paiements uniques reçus au moment de la cessation d'un emploi, les revenus irréguliers provenant d\u2019activités artistiques ou sportives, etc.La Rente à versements invariables de la Fiducie du Québec constitue un placement intéressant, qui rapporte un intérêt élevé et garanti pour la durée du contrat.î ^ * ï L' Serge Parent propriétaire Joyeux Noël et heureuse année à chacun de nos clients Pour on savoir plus long sur la Rente à versements invariables, venez nous rencontrer ou téléphonez nous.Montréal: Complexe Desjardins: (514) 281-8834 De l'extérieur, sans frais: 1-800-361 6840.poste8834.Nouvelle succursale de Laval: Place Val des Arbres: (514) 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internationale susceptible de fttoititer_un règlement négocié y ^êc Israël.%»Tout ceci paraît bien confus.@Kjr peu, toutefois, qu on suive rês événements au Moyen-Orient, constate sans peine que l'ac- §des Khomeiny et des Kadhafi spire nettement d'un militante reliqieux ardent et fort essif.Cette action se conju-en vue de soustraire progrès-âfitement le monde islamique de influence de I Occident, de son idéologie, de sa culture, de sa %bhnologie.ÊKhojneiny ne s© manifeste au grèhcf-jour que depuis un an, tan-ëîàyioeçKadhafi fait figure de pré-&curseuddu fait qu'il prêche de- L\u2019exit de M.Beilemare Le projet de loi 57 l'Union nationale était un homme entier et très sensible.Il pouvait s\u2019emporter facilement, mais ne tardait jamais à le regretter et à s'en excuser.Il avait des adversaires, mais peu d'ennemis.Ce qui l\u2019aura surtout caractérisé aura été sa fidélité à son parti, dans les bons comme dans les mauvais moments.Il n\u2019a pas toujours apprécié la façon dont il a été traité par Maurice Duplessis ou par Jean-Jacques Bertrand, mais il a toujours marché sur son amour-propre pour accepter les décisions de ses chefs.Il n a jamais refusé les corvées qu'on lui proposait.Il était aussi de toutes les batailles.Il trouvait du temps pour tout, comme ses électeurs peuvent en témoigner.Sa fidélité à l\u2019Union nationale l'a même probablement empêché de juger plus froidement et avec plus de nuances le projet de son chef actuel d'effectuer un regroupement des forces de droite.Il en a oublié qu'il avait caressé un plan semblable alors qu\u2019il était chef intérimaire de son parti, en novembre 1975.Mais il semble s'être ravisé à la dernière minute puisqu'il a surtout invoqué des raisons de santé pour son retour à la vie privée et qu'il a tenu à proclamer qu'il demeurait un partisan de l'Union nationale.Avec le départ de M.Maurice Beilemare de l'Assemblée nationale c'est, comme l'a dit M.Rodrigue Biron, une importante page d histoire qu'on tourne.Le doyen des députés était le seul véritable lien avec l'époque de Duplessis.Sa longue carrière politique pourra être appréciée de diverses façons, tous ne pourront cependant s\u2019empêcher d admirer son sens de la disponibilité et son ardeur au travail.L'homme n'avait peut-être pas fait de longues études comme certains de ses collègues mais, grâce à ses lectures et à l\u2019expérience acquise à l'école de la vie, on peutdirequ\u2019iladonnétoutela mesure de son talent.Il a été notamment, à un moment donné, un bon ministre du Travail.Pour d'aucuns, il était devenu, en quelque sorte, un monstre sacré de la politique.Ce qualificatif se voulait parfois plutôt péjoratif.On le voyait comme un des derniers représentants de la vieille garde qui a trop tardé à tirer sa révérence.Pourtant, ses dons d'orateur savaient encore remuer des foules, comme on a pu le constater au dernier congrès de l'Union nationale.Et I ex-premier ministre Lesage avait aussi appris à le respecter comme parlementaire.Celui qu'on a surnommé le de.la qualité des services complémentaires.Ces arguments m'apparaissent démagogiques et biaisés.Je m\u2019interroge beaucoup actuellement sur l\u2019attitude de nos commissions scolaires concernant la loi 57 (réforme de la fiscalité municipale).Ce projet de loi devant être adopté avant le 1er janvier 1980, devrait faire l\u2019unanimité puisqu\u2019il fut élaboré en collaboration avec les autorités municipales et scolaires durant les deux dernières années et fut réclamé à cor et à cri par toutes les municipalités depuis plus de trente ans.Cette réforme fiscale vise essentiellement à augmenter d\u2019environ 330 millions la marge de manoeuvre fiscale des municipalités, ceci grâce au transfert de l\u2019impôt foncier scolaire en leur faveur.Par conséquent une diminution de la taxe foncière municipale est possible, (dépendant des conseils municipaux), sinon à tout le moins enrayera les augmentations fantastiques que nous subissons systématiquement et annuellement depuis si longtemps.Malheureusement, il y a une note discordante provenant de la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec.Elle se plaint de la perte d\u2019autonomie des commissions scolaires et craint conséquemment leur disparition à plus ou moins long terme.A mon avis, si cela se produisait, ce serait faute de n\u2019avoir pu évoluer avec le temps.De plus, elle affirme qgie la loi 57 signifie la réduction v)e La situation véridique se résume à ceci: le ministère de l\u2019Education, depuis qu\u2019il existe, a graduellement pris à sa charge les finances scolaires, c\u2019est-à-dire que,d\u2019année en année, la part du budget financé par le gouvernement provincial augmentait, alors que l\u2019impôt foncier scolaire (qui sera aboli après l\u2019adoption du projet de loi 57) diminuait d\u2019autant pour devenir en 1979 le cinquième seulement des dépenses normalisées.Il faut spécifier que les commissions scolaires seront autorisées à taxer jusqu\u2019à un maximum de six pour cent de leurs dépenses nettes ou 0.25 du $100.00 d\u2019évaluation pour les dépenses dites inadmissibles, et ceci en plus du 100 pour cent du budget scolaire qui sera financé à partir de 1980 par l\u2019impôt provincial.Il est donc clair que la perte de leur autonomie «fiscale» était 1 depuis belle lurette irréversible.Pourquoi alors avoir attendu si longtemps pour contester?Serait-ce parce que le Parti québécois forme le gouvernement actuel?Quoi qu'il en soit, cette controverse émanant de la FCSCQ ressemble étrangement à de la politicaillerie.i fondateur» «deuxième Vincent PRINCE orace ROY Vaudreui! ! X A 5 lettres - MONTREAL, JEUDI 20 DÉCEMBRE 1979 - DES LECTEURS X Le fédéralisme est rentable pour I*Ontario, non pour le Québec e (ration fédérale ignorait les caractéristiques culturelles, politiques et sociales du Québec et que dans plusieurs cas, les fonctionnaires fédéraux ne prenaient pas la peine de s\u2019informer sur les besoins et les priorités du Québec avant de formuler des politiques spécifiquement destinées à cette province.Ce document, qui a fait l\u2019objet d'une fuite dans le Globe and Mail de Toronto avant qu\u2019Ottawa n\u2019en confirme l\u2019authenticité, souligne que les conflits entre les deux gouvernements ont été exacerbés par le fait que les représentants fédéraux ne tenaient aucun compte de la constitution du Canada et intervenaient dans des domaines de juridictions provinciales et ce sans consultation préalable avec le Québec.Ce document constitue en quelque sorte un rapport intérimaire préparé par le Groupe d\u2019évaluation et d\u2019analyse du Bureau des relations fédérales-provinciales.Il s\u2019appuie notamment sur dix études d'activité.Selon le quotidien LA PRESSE du 13 novembre dernier, le gouvernement! fédéral refuse de rendre public le contenu de ces études de peur de discréditer l\u2019administration fédérale et de donner raison au Québec d\u2019exiger le retrait du fédéral de certains secteurs d\u2019activité.Après tout cela, on se demandera encore pourquoi la souveraineté-association?Québécois par choix.la valeur des contrats accordés par son ministère dans les différentes provinces.La réponse du ministre l\u2019a plutôt mis dans l\u2019embarras.En effet, elle indique qu\u2019au cours des trois dernières années, l\u2019Ontario a touché presque deux fois plus de contrats que le Québec, soit près de $442,4 millions accordés à des firmes ontariennes, contre seulement $263,5 millions à des entreprises québécoises.Un autre député fédéral québécois, le créditiste Armand Caouette, d\u2019Abitibi, a obtenu une réponse analogue en ce qui concerne cette fois-ci les subventions à la recherche universitaire.Les universités ontariennes ont reçu $392.8 millions en subventions fédérales pour la recherche, contre seulement $190 millions aux universités du Québec.D\u2019autre part, on apprend qu\u2019entre le 1er avril et le 30 septembre 1979, le ministère fédéral des Approvisionnements et Services a adjugé des contrats de recherche d\u2019une valeur totale de $69 millions.De cette somme, $34 millions ont été adjugés à des entreprises de l\u2019Ontario, tandis que celles du Québec n'obtenaient que $10 millions, soit moins du tiers de la part octroyée aux entreprises de la province voisine.Une étude entreprise par le gouvernement fédéral au lendemain de la prise du pouvoir par le Parti québécois en novembre 1976 démontre que les frictions entre Ottawa et Québec sont essentiellement causées par l\u2019attitude du gouvernement fédéral L\u2019étude précise que l\u2019adminis- Après l\u2019avalanche de déclarations hostiles au Livre blanc sur la souveraineté-association émanant du Canada anglais, d\u2019autres sons de cloche commencent à se faire entendre.Ainsi, le 7 novembre dernier, à Toronto, quelque 300 personnes ont assisté à un colloque («Pour une association d\u2019égaux et liberté de choix pour le Québec») présidé par le professeur Gregory Baum, de l\u2019Université de Toronto.Les participants ont approuvé à l\u2019unanimité le texte d\u2019un message qui sera adressé aux chefs des trois partis politiques fédéraux, dans lequel ils se disent inquiets du refus de ceux-ci de reconnaître le droit du Québec à l\u2019autodétermination et soulignent la nécessité d\u2019éviter une confrontation entre les deux peuples (nations).Le sociologue David Livingstone, qui participait au colloque, a indiqué que cette manifestation avait notamment pour but de démontrer que le premier ministre Davis, de l\u2019Ontario, en condamnant le projet de souveraineté-association, ne représente pas tous les Canadiens anglais, comme il l\u2019a prétendu.Ce n\u2019est pas pour rien que M.Davis veut protéger le système actuel: le fédéralisme est rentable.pour l\u2019Ontario.La preuve.Le député fédéral de Vau-dreuil aux Communes, M.Mal Herbert, voulant sans doute apporter sa contribution aux tenants du statu quo constitutionnel et prouver que le Québec retire beaucoup du régime fédéral actuel, a demandé au ministère de la Défense de lui indiquer N.B.9 \u2022\tPriorité est accordée dans cette page aux lettres breves, d'interet general, se rapportant a des articles parus dans LA PRESSE.e Les correspondante doivent inscrire lisiblement leurs nom, adresse et numéro de telephone.e LA PRESSE ne s'engage pas à publier toutes les lettres reçues, ni a retourner les lettres, manuscrits ou autres documents non publies.\u2022\tL'auteur assume l'entière responsabilité de ses opinions.e Tout en respectant la pen see de l\u2019auteur, LA PRESSE se reserve le droit d'abreger les lettres selon l'espace disponible.e Si possible écrire à la machine, a double interligne.e Pricre d'adresser vos lettres comme suit: i * - ¦  6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 20 DÉCEMBRE 1 979 C\u2019est aujourd\u2019hui enfin la question! LAVAL CHAUSSURE SUITE DE LA PAGE A 1 journalistes par le relationniste de Ville de Laval un communiqué reproduisant le célèbre poème «Si.» de Rudyard Kipling, précédé de la note suivante: «J'ai toujours pensé qu\u2019il était préférable de bâtir Laval sur la base de l\u2019amitié, de la fraternité et de la sérénité plutôt que sur la haine, la vengeance et l\u2019intrigue».Du poème en question, il est intéressant dans le contexte de retenir la strophe suivante: «Si tu peux supporter d\u2019entendre tes paroles / Travesties par des gueux pour exciter les sots,/Et d\u2019entendre mentir sur toi leurs bouches folles/Sans mentir toi-même d\u2019un mot; /Si tu peux rester digne en étant populaire,/Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,/Et si tu peux aimer tous tes amis en frère/Sans qu\u2019aucun d\u2019eux soit tout pour toi.» De «si» en «si», le maire Paiement irradiait un savoureux triomphe.Au bas du texte, on pouvait lire cette note manuscrite: «Je refuse tout commentaire», dûment paraphée.Le jugement Mais qu\u2019en est-il de ce jugement qui, s\u2019il ne tue pas pour de bon la commission, la plonge à tout le moins en catalepsie?C\u2019est qu\u2019après avoir pris en délibéré pendant une semaine la requête du maire Paiement, le juge Savoie s\u2019est finalement rendu aux arguments de son procureur.Me Claude Tellier, dont le principal, inséré à la dernière minute, soutient que depuis 1926, à l\u2019occasion d\u2019une modification à la Loi concernant les enquêtes sur les affaires publiques, gouverneur en conseil perdait juridiction de décréter une enquête sur quelque administration municipale que ce soit.De plus, en 1968, de soutenir le procureur du requérant, toute enquête en cette matière relève exclusivement, de par ia loi, de la Commission municipale du Québec.Le procureur de la commission, Me Jean-Yves Bernard, n\u2019a pas réussi pour sa part à faire valoir que l\u2019article no 1 de la Loi sur les commissions d\u2019enquête, de par la très large définition de son mandat, peut très bien englober une enquête sur l\u2019administration municipale.Le juge Savoie signale que «l\u2019exposé de la question conduit à la conclusion logique qu\u2019en 1926, le gouvernement du Qué- SUITE DE LA PAGE A 1 travail.Ils se sont endormis et ont laissé entrer des millions de paires.Je ne comprends pas encore qu\u2019il n\u2019y ait eu aucun contrôle».a lancé M.Ma heu.' Il a toutefois immédiatement le MIC fédéral î attendrait la dernière minute de la session pour en dévoiler le contenu.C\u2019est un peu en quelque sorte ce qui se produira puisque, interrogé par LA PRESSE hier, le leader du gouvernement, Claude Charron, s\u2019est dit d\u2019avis qu\u2019il demeurait toujours très possible que la session puisse se terminer dès ce soir.mis au point par un groupe très restreint de personnes comprenant notamment, outre le premier ministre Lévesque et des membres de son entourage, des ministres comme Claude Morin, Claude Charron, Marcel Léger et Marc-André Bédard.par Pierre-Paul GAGNÉ rie notre bureau rie Québec QUEBEC \u2014 C\u2019est cet après-midi.vers 15 heures, que les Québécois connaîtront, enfin le libellé de la fameuse question référendaire.C\u2019est dans le cadre d\u2019une déclaration ministérielle à l\u2019Assemblée nationale que le premier ministre Lévesque dévoilera le contenu de la question, formule qui permettra aux chefs des partis d\u2019opposition de prendre officiellement position sur le champ.Par contre, ce n\u2019est que vendredi.lors d'une conférence de presse portant sur le bilan de la session, que le leader du gouvernement, Claude Charron, dévoilera à quel moment précis l\u2019Assemblée nationale sera appelée à discuter, lors d\u2019un débat de 35 heures, du contenu de la question.Selon toute vraisemblance, ce débat n\u2019aura probablement pas lieu avant la mi-février et on peut même penser que le gouvernement Lévesque attendra le résultat des élections fédérales du 18 février pour convoquer les députés.Hier, lors de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, ceux-ci ont finalement été mis au courant du libellé de la question référendaire.Il a été impossible de savoir, hier, si ce sujet avait fait l\u2019objet de discussions passionnées et si certains ministres avaient tenté d\u2019amender le texte souligne que compte de nombreux nouveaux fonctionnaires depuis les contingentements de la fin de 1977.A 1 i ( ;ï L-C $ En outre, «nous sommes aux prises avec un problème administratif.Il n\u2019v a pas assez de personnel pour vérifier, aux ports d\u2019entrée».Quoiqu\u2019il en soit.«1.600 emplois de plus auraient pu être créés en Ontario et en particulier au Québec».sans parler des mises-a-pied temporaires.Selon une enquête toute réc» rite.«17 firmes, dont 12 au Québec, accusent .41.685 hommes, jours tie moins».Les commandes ont baissé de ¦1.5 pour cent dans l'industrie, et de ;ii pour cent dans le cas des bottes, notamment ù cause de la température.«La production, quant à elle, a accusé une chute de 18.6 pour cent en septembre dernier.C\u2019est la première production négative depuis les contingentements Chrétien».De toute urgence, l\u2019Association des manufacturiers de chaussures a donc entrepris une ronde de représentations à Queen's Park, à Québec et à Ottawa.Mais la défaite du gouvernement Clark ne facilite pas la tâche des manufacturiers de chaussures.Pour tenter d\u2019éviter le plus possible le danger de fuites dans les media d\u2019information, ce n\u2019est d\u2019ailleurs que ce midi que les députés péquistes, lors d\u2019un caucus spécial, devaient eux-mêmes être mis au courant de la question.Dans les milieux politiques, on persistait à penser, hier, que cette dernière ne comportera pas beaucoup de surprises par rapport à ce qu\u2019on connait déjà.Autrement dit, il devrait s\u2019agir d'une question portant sur le mandat de négocier ou de réaliser la souveraineté-association et il faudrait s\u2019attendre à ce que la question soit accompagnée d\u2019un court texte précisant la pensée gouvernementale en matière de souveraineté-association.A son avis, au moment où le premier ministre Lévesque dévoilera le contenu de la question référendaire, il ne devrait plus rester qu\u2019une douzaine de projets de loi à adopter en troisième lecture, technicalité qui pourrait se réaliser très rapidement dépendant de la «bonne volonté» de l\u2019opposition.Selon M.Charron, la session pourrait se poursuivre très tard la nuit prochaine pour permettre l'adoption de toutes ces lois en troisième lecture et le seul projet de loi qui pourrait obliger les députés à siéger vendredi serait la législation sur la fiscalité municipale vis-à-vis laquelle les libéraux ont manifesté une opposition relativement vigoureuse au cours des dernières semaines.Quant aux autres projets de loi importants, notamment ceux sur la santé et sécurité au travail, l\u2019instruction publique et Sid.bec, M.Charron ne croyait pas, hier, qu'ils fassent l\u2019objet d\u2019obstruction systématique de dernière minute de la part des partis d\u2019opposition.».y > ¦* Le maire Lucien Paiement bec a renoncé au pouvoir qu\u2019il possédait alors de nommer une commission en vertu de la Loi sur les commissions d\u2019enquête pour enquêter sur une administration municipale.(.) Il s\u2019ensuit donc que les intimés Brabant commissaires-enquêteurs) n\u2019ont pas de juridiction pour procéder à l\u2019enquête dont ils ont été saisis en vertu des arrêtés en conseil 1-118-79 et 1615-79.» Il importe de rappeler, à ce moment-ci, que la Commission d\u2019enquête sur l\u2019administration de Ville de Laval avaitd\u2019abord été instituée sous l\u2019empire de la Commission municipale du Québec, en septembre 1978, et que ce mandat fut abrogé le 2 mai 1979.La commission renaissait dès le lendemain de ses cendres en vertu des arrêtés en conseil que conteste le requérant, mais cette fois sous l\u2019empire de la Loi sur les commissions d\u2019enquête.Reste aussi à régler, dans la requête du maire Lucien Paie- ' ment, la poursuite en dommages et intérêts au montant de $200,000 engagée contre les commissaires Brabant et Lau-, rent, de même que l\u2019intervention de Ville de Laval dans cette eau- .' se, à titre d\u2019intervenante.Reste à savoir, enfin, ce que fera le gouvernement devant le charivari juridique qu'il a lui-même créé, semble-t-il.(les Laurent et Fin de la session Le premier ministre Lévesque avait toujours dit qu\u2019il ne voulait pas que le dévoilement de la question référendaire fasse immédiatement l\u2019objet d\u2019un très long débat à l\u2019Assemblée nationale.Ce disant, il laissait entendre qu\u2019il La plus forte baisse de production en septembre dernier, c\u2019est celle des chaussures pour dames: 34 pour cent ou 700.000 paires de moins qui seraient sorties d usines québécoises surtout.Or, les quotas de Jean Chrétien ont été «votés à l\u2019unanimité à la Chambre des Communes.» lieutenant- le Le ministre Morin promet de faire l\u2019impossible pour que la rentrée de {janvier ne soit pas perturbée M.Malivu a précisé qu'il \u2022 faudrait diminuer de six à sept millions de paires les importations de 1980» pour compenser le rythme de la fin de 1979: des entrepôts sont rempli* de chaussures prêtes pour ia nouvelle année.dérouler dans l'ordre, faute de convention collective négociée.M.Morin a rappelé qu\u2019au niveau des écoles secondaires, deux points majeurs demeuraient quand même en suspend, soit les clauses concernant la sécurité d'emploi des enseignants et la définition de leur tâche.M.Morin a dit ne pas savoir si les deux questions en litige seraient réglées à temps pour la rentrée de janvier, mais il a affirmé qu\u2019on «ferait l\u2019impossible, du QUEBEC (PC) \u2014 Quatre chapitres de la convention collective ont fait l'objet mardi d\u2019une entente à la table des négociations des commissions scolaires, et les négociations «vont bon train», a indiqué hier à l\u2019Assemblée nationale le ministre de l\u2019Education, M.Jacques-Y van Morin.Le ministre répondait aux questions du député Fernand Lalonde (Lib - Marguerite - Bourgeois) qui s'inquiétait si la rentrée scolaire de janvier prochain pourrait se côté gouvernemental, pour en arriver à une convention négociée».La situation est plus critique au niveau collégial, a admis M.Morin.Les négociations sont «dans l\u2019impasse» et bloquent sur des points précis, a fait savoir le ministre.L\u2019un des points où les pourparlers achoppent est la définition du rayon de 50 km à l\u2019intérieur duquel le gouvernement est prêt à garantir la sécurité d\u2019emploi aux enseignants.Il a toutefois été impossible hier d'obtenir les intentions de 1980 et les raisons du dépassement des quotas en 1979.de la part des responsables de la chaussure au MIC.1 r Nous ne craignons pas la concurrence Nous avons le grand favori Les points tins duREL Commerce I I * + + 1 I : I Si vous envisagez de souscrire à un régime d\u2019épargne -logement, nous vous invitons à comparer les divers régimes qui sont sur le marché.Le REL Commerce présente de nombreux points forts, qui en font réellement le grand favori.N\u2019oubliez pas que vous ne pouvez souscrire % qu\u2019une seule fois, votre vie durant, % à un tel régime qui vous permet §j.d\u2019économiser pour l\u2019achat d\u2019une maison tout en réduisant vos impôts.Grâce au REL Commerce, vous pourrez faire fructifier au maximum vos contributions.Venez en discuter avec nous.o il \"Si JL1 %* 1 TAUX D'INTÉRÊT ÉLEVÉ\" I m :£.:@ l___________________________________I V %'i îft S i ¦ / AUCUNS BIAIS DE SOUSCRIPTION v task il \\-tf- V Ms r i ;v-L AUCUNS BIAIS D'ADMINISTRATION m V- -> \u2022(\u2022îas V II m m FRAIS DE RESILIATION MODIQUES a.ia.i mm a II DEPOT INITIAL PEU ELEVE: il suffit de i & O-T 1 550 pour souscrire au REL Commerce « & -4 K; 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