La presse, 26 novembre 2011, C. Arts
[" HUGO DUMAS LES AILES DU DÉSIR PAGE 2 ARTS www.lapresse.ca/arts SUR LE DIVAN AVEC.STÉPHAN BUREAU PAGE 18 BLOGUE Quelle est votre application préférée?Répondez sur le blogue de Nathalie Collard.lapresse.ca/collard DISQUES DE NOÊL NOS SUGGESTIONS PAGE 12 HATSUNE MIKU L\u2019ULTIME POUPÉE DESON Elle possède un air coquin, un registre capable d\u2019atteindre des notes surhumaines et ses rares performances publiques suscitent un enthousiasme délirant.Hatsune Miku n\u2019a pourtant rien de l\u2019idole adolescente ordinaire, car\u2026 elle n\u2019existe pas.La fille aux longues couettes turquoise est la plus célèbre des «vocaloïds», une nouvelle génération de chanteurs assistés par ordinateur qui font sensation au Japon, et dont les tubes, les clips et les costumes de scène sont créés par les internautes.UN REPORTAGE D\u2019ALEXANDRE VIGNEAULT À LIRE EN PAGES 10 ET 11.MONTRÉAL SAMEDI 26 NOVEMBRE 2011 JENNIFER ALLEYN & NANCY HUSTON CINÉMA ET LITTÉRATURE DENYS ARCAND & ADAD HANNAH CINÉMA ET ARTS VISUELS MELISSA AUF DER MAUR MUSIQUE GENEVIÈVE CADIEUX ARTS VISUELS MARIE CHOUINARD DANSE COLLECTIF RITA DESIGN CLAUDE CORMIER DESIGN URBAIN EN MASSE ART MURAL JEAN DEROME MUSIQUE PIERRE LAPOINTE & JEAN VERVILLE MUSIQUE ET ARCHITECTURE RENATA MORALES MODE WAJDI MOUAWAD THÉÂTRE JEANNOT PAINCHAUD ARTS DU CIRQUE ROLAND POULIN SCULPTURE MICHEL RABAGLIATI BANDE DESSINÉE GILLES SAUCIER ARCHITECTURE EN MASSE 2011 6 NOVEMBRE \u2014 22 JANVIER 2012 mbam.qc.ca/BIGBANG GRATUIT 1380, rue Sherbrooke Ouest Guy-Concordia Peel Des artistes contemporains s\u2019inspirent des oeuvres de la collection du Musée pour vous enchanter CARTE BLANCHE À LA CRÉATIVITÉ ARTS TÉLÉVISION «Pis, c \u2019est-tu annulé, Pan Am ?» Cet t e quest ion, lou rde, dénuée d\u2019empathie et à la limite malicieuse, on me la pose presque tous les jours.Et chaque foi s , el le me hérisse, tel un porc-épic qui sort ses aiguilles.Comme si plusieurs d\u2019entre vous avaient quasiment hâte que Karine Vanasse rentre en braillant à Montréal et qu\u2019elle aille déverser son amère déception chez Guy A.Lepage avec sa « vraie » famille, nous, les Québécois.Comme si la réussite aux États-Unis, pour une francophone, c\u2019était encore perçu comme une haute trahison à l\u2019égard de la nation.Bon, une autre qui s\u2019est plantée dans sa percée américaine, c \u2019était tellement prévisible, vous entends-je quasiment persifler sur une base quotidienne.Peut- on seu lement se réjouir un instant qu\u2019une actrice de chez nous, belle, t a lentueuse et déterminée, brille chez nos voisins anglophones, dans un marché plutôt fermé aux artistes s\u2019exprimant avec un léger accent ?Que l\u2019envolée de Karine Vanasse dure 8, 12 ou 22 épisodes, peu importe, le fait d\u2019atterrir dans une émission aussi prestigieuse que Pan Am sur un grand réseau comme ABC, c \u2019est déjà un exploit en soi.Peu de vedettes d\u2019ici peuvent griffonner ça dans leur CV.Ce qu\u2019on lit au jour le jour sur Twitter et dans les journaux, c\u2019est plutôt : Pan Am perd de l\u2019altitude, les cotes d\u2019écoute plongent, les masques à oxygène viennent de tomber, y a-t-il un pilote dans l\u2019avion?Mayday ! Tout le monde, il me semble, attend le crash final avec une fébrilité franchement malsaine.Comme si l\u2019accident était prévisible, inévitable : une grande télésérie où joue une Québécoise en heure de grande écoute, pfft, ça ne décollera jamais, c\u2019est clair.A-t-on fait la même chose avec Caroline Dhavernas, qui a percé avec Wonderfalls sur Fox en 2004, puis dans la série Off The Map à ABC en janvier dernier ?Non, pas du tout.Pourtant, Off The Map a dégringolé dans les sondages Nielsen et l\u2019émission a rapidement disparu de la carte, mais personne n\u2019en a fait tout un plat.Alors, pourquoi le traitement réservé à Karine Vanasse me paraît-il différent, plus hostile?Est-ce parce que nous l\u2019avons vue grandir à l\u2019écran et que nous avons peur de la perdre?Encore aujourd\u2019hui, avoir de l\u2019ambition (et, surtout, le dire publiquement) est mal vu.En entrevue ce printemps, François Arnaud, star de la minisérie The Borgias de la chaîne Showtime, m\u2019a confié : «Je ne vois pas pourquoi je dirais non à un rôle dans un film de Steven Soderbergh pour continuer à jouer dans Caméra café.» Cette déclaration-choc a beaucoup fait jaser.D\u2019accord, la formulation était peut-être maladroite et baveuse, mais sur le fond, François Arnaud avait raison.Ce n\u2019est pas dénigrer ses collègues québécois que de vouloir, pour un acteur, se frotter à des réalisateurs étrangers et espérer \u2013sacrilège ! \u2013 rafler un Oscar ou un Emmy.Désirer une carrière hollywoodienne n\u2019équivaut pas à cracher sur ce qui se fabrique ici, loin de là.C\u2019est peut-être pour cette ra ison qu\u2019à chacune des entrevues qu\u2019elle accorde à Julie Snyder, Céline Dion ne rate pas une seule occasion de nous rappeler ses origines québécoises modestes et qu\u2019elle se noue presque une ceinture fléchée à la taille, tout en jouant de la cuillère et en barattant son propre beurre.Pour ne pas passer pour une traîtresse, une ingrate qui a décampé à la minute où elle a terminé son cours d\u2019immersion anglaise chez Berlitz.Nous avons établi une relation bipolaire avec les artistes francos qui s\u2019illustrent au sud de la frontière : on les applaudit tout en en agitant l\u2019index de façon désapprobatrice : tut, tut, n\u2019oublie pas d\u2019où tu viens, OK?Et si tu l\u2019oublies, compte sur nous pour te le rappeler.Au moment où vous lirez ces lignes, peut-être que la série Pan Am aura été torpillée, qui sait.Pour Karine Vanasse, cette aventure aura été tout sauf un échec.Depuis la mise en orbite de cette émission rétro, elle a jasé avec les filles de The View moulée dans une belle robe Mackage et elle est apparue en lutin coquin dans les pages du magazine Esquire.Le vol sur les ailes de Pan Am s\u2019arrêtera un jour, mais pas la trajectoire de Karine Vanasse, qui se poursuivra ailleurs.Et encore plus loin.Je lévite Avec Le sourire de la petite juive d\u2019Abla Farhoud.Paru en mai chez VLB, ce livre fort sympathique regroupe une série de portraits de résidants de la rue Hutchison, à Montréal, à cheval entre Outremont et le Mile End des juifs hassidiques.En 209 pages bien tassées, l\u2019auteure nous catapulte habilement à l\u2019intérieur d\u2019appartements où groui l lent notamment une romancière, un critique redouté, une dépressive accro aux polars et une jeune fan de 12 ans de Gabrielle Roy.Très joli.Je l\u2019évite L e r a p de s F êt e s de Walmart.Des commis qui chantent du hip-hop sur l\u2019air de Fa La La dans les allées d\u2019un magasin ?Non, merci.Ça donne simplement le goût de se téléporter au 2 janvier 2012 pour ne plus subir cet assaut musical.S Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca Les ailes du désir PHOTO SONY PICTURES TELEVISION Que l\u2019envolée de Karine Vanasse dure 8, 12 ou 22 épisodes, peu importe, le fait d\u2019atterrir dans une émission aussi prestigieuse que Pan Am sur un grand réseau comme ABC, c\u2019est déjà un exploit en soi.Tout le monde, il me semble, attend le crash final de «Pan Am» avec une fébrilité franchement malsaine HUGO DUMAS CHRONIQUE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 6 N O V E M B R E 2 0 1 1 avecMARC BÉLAND, ANNE-MARIE CADIEUX, SOPHIE CADIEUX, FRANÇOIS PAPINEAU COMPLET JUSQU\u2019AU 10 DÉCEMBRE SUPPLÉMENTAIRES! MARDI 13 DÉC.+ JEUDI 15 DÉC.«Époustouflant ! Absolument ludique, vraiment jouissif.À voir ! »\u2013Bouillant de culture, R-C «(\u2026) exaltantemise en scène! (\u2026) De ce spectacle se dégage une insatiable soif de liberté, un grisant anticonformisme (\u2026) Du beau travail porté par une distribution férocement engagée.» \u2013 Le Devoir «Dominic Champagne, parfaitement en contrôle dans ce théâtrepolitico-psychédélique qui nevieillit pas! Une distribution extraordinaire.» \u2013 Marie-Christine Trottier, EspaceMusique, R-C «Les acteurs sont exceptionnels ! Anne-MarieCadieux et Sophie Cadieux sont délirantes dans Sophie et Mimi.Jevous encourage à aller voir ça ! » \u2013Puisqu\u2019il faut se lever, 98,5FM «Anne-Marie Cadieux livre une des plus grandes performances des 10 dernières années.Marc Béland (\u2026) et François Papineau (Roger) sont exceptionnels.» \u2013 La Presse «Un feu d\u2019artifice, une oeuvre inclassable, viscérale.Unemise en scène éclatée de Dominic Champagne »\u2013 Téléjournal Montréal, R-C TNM.QC.CA / 514.866.8668 UNE PRÉSENTATION création de Stéphane Brulotte mise en scène de Stéphane Brulotte Michel Dumont Bénédicte Décary Marc Legault Marie Michaud Linda Sorgini décor Richard Lacroix costumes François St-Aubin éclairages Luc Prairie vidéo Yves Labelle musique Christian Thomas accessoires Normand Blais en collaboration avec Du 26 octobre au 3 Décembre 4DERNIÈRES REPRÉSENTATIONS Dans l\u2019ombre d\u2019Hemingway ARTS À 30 ans, Jake Eberts croyait avoir raté sa vie.Quarante plus tard, après avoir remporté plusieurs Oscars à titre de producteur d\u2019une cinquantaine de films dont Gandhi, Chariots of Fire, Driving Miss Daisy et Dances with Wolves, ce natif de Montréal peut difficilement prétendre à l\u2019échec.Pour sa peine, son ami Denys Arcand lui remettra, lundi, au Centre des sciences, la Clé de la connaissance, à l\u2019occasion d\u2019une soirée de financement pour son nouveau projet : Jerusalem en IMAX 3D.NATHALIE PETROWSKI En ouvrant la porte du magnifique appartement montréalais qu\u2019il occupe un mois par année, Jake Eberts jubilait.Pas d\u2019être de passage à Montréal.D\u2019être revenu à temps pour la première neige.«Hier soir en arrivant, j\u2019étais déçu de ne pas voir la moindre trace de neige.Mais ce matin, c\u2019est magnifique, le bleuet du Saguenay en moi est comblé », lance-til dans un français presque impeccable qu\u2019il a eu le loisir de bonifier à Paris où il vit avec sa femme depuis 20 ans.Le fait que Jake Eberts se définisse comme un bleuet du Saguenay est en soi une hérésie.Pas seulement parce qu\u2019Eberts est le dernier des trois enfants d\u2019un contremaître (lire boss) anglophone de l\u2019Alcan.Mais parce qu\u2019il a grandi à Arvida, ville saguenéenne où le bleuet est le voisin qui vit au Lac-Saint-Jean.Mais l\u2019important, c\u2019est que même si Jake Eberts est devenu un producteur émérite doublé d\u2019un homme du monde et d\u2019un grand voyageur, il revendique encore ses racines québécoises pour lesquelles il garde une sincère affection.C\u2019est ce qui explique l\u2019appartement montréalais, le camp de pêche à La Tuque et la maison de campagne au lac Massawippi, où il a passé tous ses étés, enfant.À la mort de ses parents, il a repris la maison de North Hatley.Il l\u2019a rénovée et agrandie en 1989, l\u2019année où Driving Miss Daisy, qu\u2019il avait produit avec 7,5 millions, a remporté quatre Oscars, dont celui de film de l\u2019année, et fait des recettes mondiales de 145 millions.Autant dire que la rénovation fut grandiose.Depuis, Eberts se fait un devoir de retourner à North Hatley chaque été et d\u2019y recevoir ses trois grands enfants.Mémoires Pour le reste, à 70 ans, Eberts ne songe toujours pas à la retraite.Il n\u2019y songera probablement jamais.Il a recommencé à rédiger un livre de ses mémoires.Le premier, paru en 1990, s\u2019intitulait My Indecision is Final (Mon indécision est sans appel).Il y racontait comment, après des études d\u2019ingénieur à McGill et un premier boulot chez Air Liquide à Montréal, puis à Paris, il s\u2019est lancé dans la production cinématographique et a fondé avec le producteur et acteur David Puttnam le mythique Goldcrest Films.Il écrit actuellement la suite de ses aventures dans le merveilleux monde du cinéma.Le livre s\u2019intitulera Never Again.Jamais plus.En attendant, Eberts a trois projets en chantier pour les six prochains mois.D\u2019abord l\u2019adaptation du best-seller de Bill Bryson, A Walk in the Woods, avec Robert Redford dans le rôle d\u2019un homme qui a réussi sa vie et qui entreprend, avec un homme qui a tout raté, de traverser à pied les Appalaches.Le deuxième projet est un film campé dans le Grand Nord canadien, mettant en vedette un ado de 14 ans et un ourson polaire qui a perdu sa mère.Le tournage doit débuter en avril 2012 dans le nord du Manitoba sous la direction de Hugh Hudson, avec qui Eberts n\u2019avait pas travaillé depuis le succès mondial de Chariots of Fire.Et finalement, Jerusalem, documentaire en IMAX 3D qui lui tient particulièrement à coeur et qui raconte la journée de trois jeunes, un juif, un musulman et un chrétien, à Jérusalem, berceau des religions monothéistes.Pas un film politique «Le film, insiste-t-il, ne sera pas politique.Nous ne traiterons pas du conflit israélo-palestinien, nous ne prendrons pas pour un parti plus qu\u2019un autre.Notre but, c\u2019est de montrer qu\u2019il y a une vraie vie à Jérusalem, qu\u2019on peut y vivre en paix sans croiser à tout bout de champ des terroristes qui veulent se faire sauter.Ce ne sera pas tant un film sur la religion que sur les modes de vie qui viennent avec les différentes religions », affirme celui qui, malgré son passé de fils de protestant, se définit aujourd\u2019hui comme un animiste.Eberts a mis deux années à convaincre les autorités israéliennes de lui accorder les permis pour tourner dans la ville sainte.«En Arabie Saoudite, ça nous a pris trois ans, alors je suis habitué aux longues négociations.Pour Jerusalem, on a soumis notre scénario à plusieurs ministères, mais aussi aux différentes autorités religieuses de la ville.On a eu un accord presque immédiat de l\u2019imam de la ville et du grand rabbin, mais ce sont les chrétiens qui ont été les plus lents à embarquer.Il faut dire qu\u2019ils ont plusieurs chefs et que ceux-ci ne s\u2019entendent pas toujours entre eux.Mais notre plus grand problème était de convaincre l\u2019armée de nous laisser survoler la ville en hélicoptère pour tourner des plans aériens.L\u2019armée, au départ, était réticente, pour des raisons évidentes de sécurité.Mais, finalement, elle nous a donné le feu vert et nous a offert sa collaboration.» National Geographic Depuis 2002, Eberts est président de la branche cinéma de National Geographic.C\u2019est à ce titre qu\u2019il a commencé à s\u2019intéresser de plus près au Proche-Orient et à la Chine, pour les tournages, mais aussi pour les marchés que ces pays représentent.«En tournant Voyage à La Mecque, j\u2019ai découvert que le cinéma était interdit en Arabie saoudite et qu\u2019il n\u2019y avait pas un seul cinéma dans tout le pays.Or, afin de pouvoir présenter notre film, les autorités ont fait construire un cinéma IMAX à Khobar, ville où vivent plusieurs étrangers.C\u2019est quand même incroyable de penser que le seul cinéma de l\u2019Arabie saoudite existe à cause de notre film.En Chine, c\u2019est le contraire.Il y a actuellement 7500 écrans.Il y en aura 15 000 dans trois ans et en 2020, il y en aura 60 000! C\u2019est un peu affolant, mais tellement inspirant» dit-il avec enthousiasme.Lundi soir, au Centre des sciences, lors de la remise de la Clé de la connaissance qui lui est décernée par l\u2019Association des amis canadiens de l\u2019Université hébraïque de Jérusalem, Eberts présentera les sept premières minutes de Jérusalem dont le tournage doit reprendre en janvier.Il profitera de l\u2019occasion pour lancer une campagne de financement pour mener à terme son projet.«C\u2019est la première fois que je finance un film avec des dons, en m\u2019engageant à ce que 100% des recettes soient remises aux bonnes oeuvres de Jérusalem.Et ça marche très bien.Nous avons déjà ramassé la moitié du budget de huit millions.» Amateur d\u2019Arcand Lundi soir, c\u2019est Kevin Costner qui fera le discours de présentation par vidéo.Puis, Denys Arcand remettra à son vieil ami, la fameuse Clé de la connaissance.«Denys et moi, on se connaît depuis longtemps.Je suis un grand admirateur de son travail.J\u2019adore son choix de sujets, la façon dont il dirige ses acteurs.En plus, il ne fait pas du cinéma pour l\u2019argent, mais pour dire quelque chose.Il est de loin mon cinéaste québécois et canadien préféré.» Arrivé au cinéma un peu par hasard et sans grande culture cinématographique, Jake Eberts a produit plus d\u2019une cinquantaine de films.Il aurait pu en cours de route passer à la réalisation.«Ça ne m\u2019a jamais intéressé dit-il.Je n\u2019ai pas la concentration ni le côté obsessionnel des réalisateurs.Moi, ce que j\u2019aime, c\u2019est développer des projets, lire des scénarios, rencontrer des gens, voir du paysage.Je pense que je souffre d\u2019un déficit d\u2019attention et que la meilleure façon de me soigner, c\u2019est de mener plusieurs projets à la fois.» Autant dire que Jake Eberts sera heureux au cours des six prochains mois.En janvier, il retournera à Jérusalem pour tenir des auditions afin de dénicher les trois jeunes vedettes principales du film au sein d\u2019une ville où l\u2019âge moyen de la population est de 23 ans.Selon le producteur, ce sont les jeunes qui ramèneront la paix au Moyen-Orient.Et si jamais un film IMAX 3D peut y contribuer, ce sera encore mieux.JAKE EBERTS HOMME DU MONDE PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE À 70 ans, Jake Eberts ne songe toujours pas à la retraite.Il n\u2019y songera probablement jamais.«Je n\u2019ai pas la concentration ni le côté obsessionnel des réalisateurs.Moi, ce que j\u2019aime, c\u2019est développer des projets, lire des scénarios, rencontrer des gens, voir du paysage.Je pense que je souffre d\u2019un déficit d\u2019attention et que la meilleure façon de me soigner, c\u2019est de mener plusieurs projets à la fois.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 6 N O V E M B R E 2 0 1 1 A R T S 3 Ni le feu, Ni le veNt Le nouveL aLbum de maryse Letarte En vente maintenant ! maryseletarte.com facebook.com/LetarteMaryse SylvainCormier, Le Devoir : « À ceux qui ont attrapé le traîneau en chemin, vous avez été 20 000 à vous procurer Des pas dans la neige, ce disque de Noël qui n\u2019en était pas un, voici l\u2019occasion de confirmer l\u2019impression : oui, tout ce qu\u2019enregistre Maryse Letarte est à chérir.» Son spectacle Des pas Dans la neige sera à l\u2019affiche de la Place des Arts du 14 au 23 décembre.laplacedesarts.com \u2022 514 842-2112 ARTS LECTURES CHANTAL GUY LIVRES Vous avez toujours été du côté de ceux qui croient à la suite du monde.Vous n\u2019avez pas douté une seule fois qu\u2019il y en ait une, suite, mais sous quelle forme?Ah! Ne pas le savoir, c\u2019est justement ça qui met du piquant dans la vie.Et puis, vous tombez sur le collectif Plaidoyer pour l\u2019enseignement d\u2019une littérature nationale, dans lequel vous apprenez qu\u2019il n\u2019existe pratiquement plus de romans québécois dans les listes de lectures scolaires déjà faméliques.Que les professeurs de français sont beaucoup plus formés à la pédagogie qu\u2019à la littérature.Qu\u2019ils doivent subir des règles absurdes du Ministère qui exigent des ratios égalitaires entre personnages masculins et féminins ainsi que des communautés ethniques, ce qui exclut d\u2019office la plupart des classiques de n\u2019importe quelle littérature.Et puis, vous vous rappelez votre adolescence, qu\u2019il y a 20 ans, vous entendiez à peu près les mêmes doléances concernant l\u2019éducation.Vous avez, vous aussi, été désignée un jour comme futur barbare.Vous vous dites: comment se fait-il que rien n\u2019ait évolué?Vous vous demandez comment votre société est passée d\u2019un enseignement à coup de règles sur les doigts à cette espèce de gentillesse qui masque tant de mépris?Les réformes et la diminution des exigences n\u2019ont pas fait reculer le décrochage scolaire, ni rendus les élèves plus enthousiastes, c\u2019est plutôt limpide.Vous pensez à ces élèves d\u2019un cégep qui ont voulu vous interroger pour un travail de fin de semestre.Vous leur aviez demandé pour quel cours, et ils vous avaient répondu : « Intégration des acquis.» Ce qui ne veut strictement rien dire.Étaient-ils évalués sur l\u2019intégration ou les acquis?Quels acquis?Quand on ne nomme même plus les disciplines enseignées, pour les rebaptiser acquis et compétences, c\u2019est que même les mots font peur.Vous avez été peinée pour ces élèves, empêtrés dans ce charabia de pédagogues.Ce qu\u2019on leur fait subir vous désespère, mais les jeunes, jamais.Ils étaient allumés, c it a ient Noam Chomsky maladroitement , mais i ls avaient des questions plein la tête.Vous savez qu\u2019ils vont s\u2019en sortir.Comme vous.Vous vous souvenez que dans votre temps, l\u2019école semblait devenir une annexe de la DPJ.Aujourd\u2019hui, vous pensez que c\u2019est presque devenu un prolongement des CLSC, où l\u2019on distribue plus de pilules que de livres.Vous avez pitié des profs aussi, qui sont plus évalués sur la « gestion de classe » que sur leur enseignement, et qui ont forcément perdu le respect dû à leur profession.Ensuite, l\u2019on s\u2019étonne que la jeunesse en quête de modèles et de mentors se précipite chez Star Académie et les autres concours télévisés où elle acceptera d\u2019être jugée sans pitié aucune, devant caméras, humble et docile comme on ne la présente jamais dans les reportages.Cette docilité vous choque souvent plus que la délinquance.Et puis, vous vous ressaisissez.À force de vous indigner, vous en aviez oublié la nature même de la littérature, de ce qu\u2019elle a fait pour vous.Elle ne vous a sauvé d\u2019aucun abîme, mais elle était là, dans le noir.Vous savez que c\u2019est avant tout affaire de solitude.Que les lecteurs ne formeront jamais une milice et que vous n\u2019avez pas à vous sentir investie d\u2019une mission, ni à vous soucier de recruter.Qu\u2019est-ce qui vous prend de faire la morale?Vous les haïssiez, autrefois, ces adultes qui vous débitaient un chapelet de clichés sur l\u2019importance de la littérature, nationale ou autre, mais qui ne vous parlaient jamais de leurs lectures.Vous n\u2019avez qu\u2019à prêcher par l\u2019exemple, protéger jalousement votre indépendance, et continuer sur la route tracée par les livres qui, jusqu\u2019à présent, vous a menée dans les endroits les plus inusités.Ce n\u2019est pas bien grave que ce ne soit pas le chemin le plus fréquenté, au fond.Comme les saumons, chaque génération finit par se frayer un chemin, et en chacune d\u2019elles se côtoient ceux qui préfèrent rester dans le noir et ceux qui cherchent un peu de lumière.C\u2019est tant pis et c\u2019est tant mieux.Ça ne va pas changer demain.L\u2019écrivain et les indignés «C\u2019est aux Indignés de se définir, de choisir leurs mots pour leur cause et convaincre le monde.Kessé qu\u2019une gang d\u2019écrivains, des bons et des pourris, ne représentant personne à part eux, et certainement pas les écrivains, kessé qu\u2019ils ont d\u2019affaire là s\u2019ils sont pas prêts à coucher dehors?» \u2013 Lu sur le blogue de l\u2019écrivain Christian Mistral, à propos de l\u2019appui des écrivains du Salon du livre au mouvement des Indignés dimanche dernier.(vacuum2scrapbook.blogspot.com) S Pour joindre notre journaliste : cguy@lapresse.ca Décrochages Avec Hôtel Septième-ciel, recueil d\u2019histoires porté par un style chatoyant, Claire Dé nous transporte dans le Montréal d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui, dans ses souvenirs et ses rêveries.Entre le métro de Paris et la rue Ontario, l\u2019obsession de la mort côtoie la pure joie de vivre dans un livre tonique, sensible et brillant.JOSÉE LAPOINTE On se souvient de Claire Dé pour le recueil de nouvelles Le désir comme catastrophe naturelle, qui l\u2019a catapultée en 1989 «auteure érotique», bien malgré elle.On n\u2019avait pas revu le nom de cette vedette littéraire, qui a traversé avec flamboyance les années 80 et 90, sur une couverture de livre depuis Bonheur, oiseau rare, en 1998.« Pour moi, ce n\u2019est pas un retour parce que dans ma tête, je ne suis jamais partie.Ce n\u2019est pas parce que je n\u2019ai pas publié de livre que j\u2019ai arrêté d\u2019écrire », précise l\u2019auteure de 58 ans.Elle nous reçoit chez elle, dans l\u2019appartement du quartier Centre-Sud qu\u2019elle partage depuis 15 ans avec sa soeur jumelle Anne Dandurand, comédienne et auteure \u2013 elles ont signé ensemble leur premier recueil de nouvelles, La louve-garou, en 1982.Une joaillière Après avoir travaillé dans l\u2019ombre pendant une dizaine d\u2019années \u2013 traduction, textes d\u2019exposition \u2013 et s\u2019être cassé les dents sur un roman qu\u2019elle a fini par jeter à la poubelle, revoici donc Claire Dé avec Hôtel Septième-ciel, recueil qui rassemble de nouveaux textes avec d\u2019autres plus anciens, mais qu\u2019elle a retravaillés.«Il n\u2019y a pas que du vieux stock! De toute façon, j\u2019ai tout revu, corrigé et augmenté pour qu\u2019à la fin, ça forme un ensemble cohérent, qu\u2019on ne sente aucune différence.» Un effort qui a porté ses fruits et qui lui a prouvé que c\u2019est dans la nouvelle qu\u2019elle est au sommet de son art.«Moi, mon affaire, c\u2019est le style.Je suis une joaillière, j\u2019aime faire des bijoux.J\u2019ai l\u2019ambition de la perfection, qui est impossible dans le roman, mais que je peux viser dans la nouvelle.» De toute façon, son univers est trop peuplé, et chevauche trop d\u2019époques, pour qu\u2019elle puisse tout regrouper dans une seule histoire continue \u2013même un recueil thématique n\u2019était pas envisageable.«Si j\u2019avais écrit un roman, il serait cousu de gros fil blanc, alors qu\u2019avec les nouvelles, j\u2019ai fait dans la haute couture ! » Théâtrale, Claire Dé éclate de son grand rire, s\u2019agite avec sa tasse de café à la main, tire une bouffée de son fume-cigarette.On pense à Rencontre avec une ogresse, première nouvelle de son recueil, dans laquelle elle se décrit en se mettant dans la peau d\u2019une journaliste italienne venue l\u2019interviewer.L\u2019autodérision est donc au rendez-vous.«Il faut être dur quand on fait son autoportrait.» En fait, Hôtel Septième-ciel est le portrait en plusieurs dimensions de son auteure, formé de ses souvenirs d\u2019enfance, de ses amitiés et de ses amours, de rencontres marquantes, d\u2019auteurs fétiches.«Tout est vrai et tout est faux, dit-elle.C\u2019est-à-dire que l\u2019émotion est vraie, mais que les détails sont faux.Je réinvente mes histoires pour en faire de la fiction.» Fantaisiste À t ravers l \u2019histoi re de l\u2019auteure se mêlent des personnages étranges et des marginaux, et Hôtel Septièmeciel est rempli de rencontres miraculeuses et magiques.Claire Dé est une éternelle curieuse \u2013 « rien d\u2019humain ne me sera étranger, c\u2019est ma première devise » \u2013 qui aime le contact humain et apprécie en particulier les «personnages », fournisseurs de bonnes histoires.«Je suis dans la lignée d\u2019Originaux et détraqués, de Louis Fréchette, qui pour moi est un livre fondateur de notre littérature.En chacun de nous, il y a un personnage.» Ce choix fait d\u2019Hôtel Septièmeciel un livre fantaisiste \u2013 l\u2019héritage de son père, dit-elle \u2013 mais aussi mélancolique: il y plane l\u2019ombre du suicide et de la mort, qu\u2019elle conjure à coups de mots inusités, de discussion imaginaire avec George Sand ou d\u2019échange littéraire avec un inconnu.«J\u2019ai la misère dorée.Le merveilleux, je le vois », dit-elle en admettant souffrir de dépression chronique \u2013 la dysthymie \u2013 et se soigner en conséquence.«C\u2019est vrai que ça donne des beaux livres, mais quand on est trop enfoncé, on ne produit plus rien!» Elle a donc écrit ce livre « avec son âme », avec ses côtés sombres et son humour, parlant du Montréal qu\u2019elle aime et connaît par coeur et laissant éclater sa nostalgie d\u2019une enfance qu\u2019elle juge «merveilleuse ».Et chaque mot a été choisi avec soin pour que chaque nouvelle ait «sa propre vérité ».«Je réécris beaucoup», dit cette grande «liseuse et reliseuse » qui a de nombreux maîtres en style et qui dit soigner particulièrement le titre et la chute d\u2019une histoire.«On doit tout comprendre d\u2019un livre dans son titre, sans qu\u2019on ait besoin de lire la quatrième de couverture.» Et quand elle nous raconte que la chute est souvent ce qu\u2019elle écrit en premier, on la croit, tellement chaque dernier paragraphe de chaque histoire d\u2019Hôtel Septième-ciel est un bijou poli à la perfection.Le secret?«Il faut que ce soit ouvert et fermé à la fois.Le temps est circonscrit dans une nouvelle, et à la fin, il y a l\u2019heure, le glas, le tocsin sonne.Dites-le comme vous voulez, mais il faut que la question soit tranchée.» Elle l\u2019est admirablement à la fin du livre, alors que l\u2019auteure s\u2019imagine à l\u2019hôtel Septièmeciel, sorte de paradis où elle trouve tout ce qui lui fait plaisir \u2013 bouffe, cigarette \u2013, croise Baudelaire qui la console, rencontre amis et anciens amants.«S\u2019il s\u2019éteint souvent, écritelle, l\u2019amour, le magnifique amour ne meurt pas.» Hôtel Septième-ciel Claire Dé Triptyque, 153 pages CLAIRE DÉ / Hôtel Septième-ciel Une affaire de style PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE Hôtel Septième-ciel est le portrait en plusieurs dimensions de Claire Dé.Chaque génération finit par se frayer un chemin, et en chacune d\u2019elles se côtoient ceux qui préfèrent rester dans le noir et ceux qui cherchent un peu de lumière.«Moi, mon affaire, c\u2019est le style.Je suis une joaillière, j\u2019aime faire des bijoux.J\u2019ai l\u2019ambition de la perfection, qui est impossible dans le roman, mais que je peux viser dans la nouvelle.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 6 N O V E M B R E 2 0 1 1 ARTS MUSIQUE Sa voix a porté un peu plus haut un peu plus loin les grandes chansons de Burt Bacharach et Hal David dans les années 60.Vingt ans plus tard, elle a écrit une page d\u2019histoire avec la chanson That\u2019s What Friends Are For qui a joué un rôle-clé dans la lutte contre le sida.Dionne Warwick repasse par Montréal alors qu\u2019elle célèbre ses 50 ans de carrière.ALAIN DE REPENTIGNY Cousine de la soprano Leontyne Price et de Whitney Houston \u2013 et nièce de sa mère Cissy \u2013, Dionne Warwick avait peutêtre un bagage génétique qui la prédisposait à faire carrière dans la chanson.Pourtant, c\u2019est presque par accident qu\u2019elle a connu la fabuleuse carrière dont elle célèbre aujourd\u2019hui le cinquantenaire.Au début des années 60, la jeune Dionne était choriste sur un enregistrement des Drifters quand un compositeur promet teur du nom de Bur t Bacharach l\u2019a repérée.Il lui a aussitôt proposé d\u2019enregistrer des maquettes de quelquesunes des chansons qu\u2019il venait d\u2019écrire avec le parolier Hal David.À l\u2019écoute des maquettes, la présidente de Scepter Records, Florence Greenberg, a tout de suite voulu rencontrer la chanteuse.Peu de temps après, Scepter Records lançait Don\u2019t Make Me Over, le premier d\u2019une longue série de succès de Dionne Warwick signés Bacharach/David dont Do You Know the Way To San Jose, Walk On By, Anyone Who Had a Heart, Message To Michael et I\u2019ll Never Fall In Love Again.«Ce fut un conte de fées, une relation merveilleuse avec deux des artistes les plus créatifs de notre époque.Ils écrivaient des chansons pour moi qui ont laissé une marque indélébile dans nos vies», a-t-elle raconté au téléphone quelques heures avant de participer, à Los Angeles, à un hommage à Hal David qui célébrait son 90e anniversaire de naissance.En 1963, Dionne Warwick chanta it à l \u2019Olympia de Par is en lever de r ideau de la légendaire Marlene Dietrich.Au même moment, en Angleterre, des producteurs de disques un peu chauvins préféraient faire enregistrer ses chansons par des chanteuses britanniques.Aujourd\u2019hui, à presque 71 ans \u2013 le 12 décembre \u2013, elle est flattée que d\u2019autres artistes reprennent les chansons qu\u2019elle a popularisées: «C\u2019est probablement l\u2019un des plus beaux compliments qu\u2019un artiste puisse me faire.Pas seulement Diana Krall (Walk On By), mais aussi Luther Vandross que j\u2019aime vraiment beaucoup.Je trouve qu\u2019ils ont du goût.» Sida et amitié Au milieu des années 80, Dionne Warwick était du collectif de We Are The World et elle a participé au mégaconcert Live Aid.Toujours en 1985, elle a rassemblé ses amis Stevie Wonder, Gladys Knight et Elton John pour enregistrer la célèbre That\u2019s What Friends Are For qui a permis d\u2019amasser des millions pour la recherche sur le sida tout en contribuant à faire parler davantage de cette maladie qui était un immense tabou à l\u2019époque.«Nous en avions assez de perdre des êtres chers fauchés par le sida, notamment dans la communauté artistique, explique- t-elle.Mais à l\u2019époque, la plupart des gens qui s\u2019impliquaient dans la lutte contre le sida ne voulaient pas qu\u2019on le sache.Or tout le monde pouvait contribuer de façon anonyme en achetant le disque.Puis, petit à petit, cette chanson a été associée à l\u2019amitié, ce qui m\u2019a beaucoup fait plaisir.On l\u2019entend partout: dans les bals de fins d\u2019études, les mariages, les baptêmes.Mais chaque fois qu\u2019on achète le disque, l\u2019argent va toujours à l\u2019organisme AmfAR (l\u2019Association américaine pour la recherche sur le sida).» Ce que l\u2019on sait moins, c\u2019est que cette chanson de Burt Bacharach et Carole Bayer Sager existait bien avant que Dionne Warwick et ses trois amis ne se l\u2019approprient.«Rod Stewart la chantait dans le film Nighshift, en 1982.J\u2019ai vu ce film par hasard et quand j\u2019ai suggéré à Burt et Carole d\u2019enregistrer leur chanson, ils étaient très surpris que je l\u2019aie entendue.\"Nous sommes maintenant quatre à la connaître: Carole, moi, Rod et maintenant toi\", m\u2019a dit Burt.Comme tous ceux qui me connaissent, Burt savait l\u2019importance que j\u2019accorde à l\u2019amitié.Je lui ai donc dit que je voulais la chanter avec des amis et, bien sûr, the rest is history.» À Montréa l , vendred i , Dionne Warwick interprétera avec ses six musiciens des chansons que les gens ont aimées au fil de ses 50 ans de carrière ainsi que quelques extraits de son plus récent album Only Trust Your Heart, dans lequel elle reprend des chansons de Sammy Cahn et Jack Wolf.Dionne Warwick, à la salle Wilfrid-Pelletier, le 2 décembre.En première partie, le trio Oliver Jones et Ranee Lee.DIONNE WARWICK La voix de chansons immortelles PHOTO FOURNIE PAR Dionne Warwick a longtemps été la voix de Burt Bacharach et Hal David.«Ce fut un conte de fées, une relation merveilleuse avec deux des artistes les plus créatifs de notre époque.Ils écrivaient des chansons pour moi qui ont laissé une marque indélébile dans nos vies.» «Comme tous ceux qui me connaissent, Burt savait l\u2019importance que j\u2019accorde à l\u2019amitié.Je lui ai donc dit que je voulais la chanter avec des amis et, bien sûr, the rest is history.» \u2013 Dionne Warwick à propos de son succès That\u2019s What Friends Are For llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 6 N O V E M B R E 2 0 1 1 A R T S 5 Concert-lancement du nouvel album de La Bottine Souriante, Appellation d\u2019Origine Contrôlée.Téléchargez gratuitement deux nouvelles pièces en visitant le www.bottinesouriante.com Québec, 28 novembre 2011 20 h 30, Théâtre Impérial Billetterie : 418-523-3131 Montréal 30 novembre, 2011 20 h 30, La Tulipe Billetterie : 514-529-5000 Coût : 15$ ARTS MUSIQUE / LIVRES À l\u2019aube d\u2019une nouvelle tournée prévue pour 2012, Daniel Lavoie revisite ses plus grands succès sur l\u2019album J\u2019écoute la radio et publie en même temps son premier recueil de textes en prose, Finutilité.Rencontre avec un homme qui a survécu à la crise de la cinquantaine, mais qui n\u2019a pas forcément envie de survivre à lui-même.CHANTAL GUY «Je n\u2019aurais jamais pu écrire ce livre-là il y a 20 ans.J\u2019étais beaucoup plus pris dans mon ego et plus coincé dans mon corps et mon âme », confie Daniel Lavoie, rencontré peu de temps avant le lancement de son livre, Finutilité, au Salon du livre de Montréal.Drôle de titre, quand même.«Oui, concède-t-il.C\u2019est un mélange d\u2019utilité et de futilité, de fini et d\u2019infini.Ce livre, c\u2019est un regard que je dirais amoral et sans compassion sur la vie.C\u2019est un regard froid, sans sentimentalisme aucun.Mais je me réserve quand même la tendresse et l\u2019humour, qui pour moi sauvent tout ça.Autrement, le sentiment d\u2019absurdité est insupportable.Je pense que ce livre, c\u2019est une crise de la cinquantaine bien vécue ou survécue ! (rires)» Même s\u2019il ne croit pas au bonheur, Daniel Lavoie semble respirer la sérénité, mais il demeure sans pitié pour lui-même, dans cette humilité qui a toujours été un trait de caractère, moins maladive qu\u2019autrefois et maintenant assumée.Cela transpire dans son recueil, cette impression d\u2019être bien peu de chose, au fond, dans un monde qui n\u2019a aucun sens.Il écrit même : «Je crains que petit à petit, je ne devienne un vieux con.J\u2019ai vraiment tout fait pour l\u2019éviter, mais ça vient, malgré tout.» Daniel Lavoie, un vieux con?Voyons donc ! «Je trouve ça drôle.C\u2019est une grande liberté d\u2019être un vieux con, vous savez.» Certes, il amorce la soixantaine, mais son charme est parfaitement intact et ses propos d\u2019une surprenante franchise, voire d\u2019une verdeur étonnante.Est-ce bon de vieillir?«Mais ça me fait chier comme tout le monde ! répond-il.C\u2019est la décrépitude, la perte de la force, mais en même temps, j\u2019ai compris que le recul, l\u2019accumulation des expériences, la distillation de 60 années de vie font que tu as un regard plus calme et enjoué sur le monde.» Les textes de Finutilité sont parmi les plus anciens qu\u2019il a écrit il y a presque 20 ans, au retour de la « folie Notre- Dame de Paris », qui a fini par lui donner une «écoeurantite aiguë».Daniel Lavoie s\u2019était alors imposé la discipline d\u2019écrire une chanson tous les jours.Plusieurs textes ont finalement servi « d\u2019amusegueule » lors de spectacles, des t ransit ions lues par l \u2019auteur ent re les pièces musicales.Beaucoup de spectateurs voulaient les lire, et c\u2019est ce qui a fini par mener à une publication, après beaucoup d\u2019hésitations.« Parce que j \u2019a i l \u2019insécur ité des Franco-Manitobains au sujet de mon français, qui fait que j \u2019ai toujours une certaine réticence envers mon écriture, et beaucoup de gêne.» Il n\u2019était pas question qu\u2019il publie ailleurs que dans une maison d\u2019édition f rancomanitobaine, et il a choisi les éditions Plaines.pour la beauté du nom.Faire du neuf avec du vieux Dans la foulée, Daniel Lavoie a eu envie de revisiter ses plus grands succès, parce qu\u2019il trouvait que plusieurs de ses chansons «méritaient mieux ».Cet album réalisé par Marc Pérusse, contient plusieurs surprises, malgré des titres archi-connus comme Tension Attention, Ils s\u2019aiment, Jours de plaine ou Je voudrais voir New York.«Je ne voulais pas que ce soit juste des reprises, ni un «best-of », mais vraiment une relecture, avec 20 ou 40 ans de recul, qui respecterait autant ceux qui ont aimé ces chansons que moi-même.» I l est vrai que certains a r rangement s or igi nau x vieillissent mal \u2013 les années 80 et leurs synthétiseurs n\u2019ont pas toujours été heureuses \u2013 et la nouvelle mouture country de Tension attention est une véritable redécouverte.«Avec les années, je me suis rendu compte que je ne la chantais plus en spectacle.Je n\u2019avais plus envie de la faire, je ne l\u2019aimais pas.Mais c\u2019est un bon texte, qui se défend encore.C\u2019était une protest song, en fait.» Daniel Lavoie espère que les gens comprendront à quel point il s\u2019agit de nouveaux textes, même s\u2019il s\u2019agit des mêmes chansons.Elles n\u2019ont plus la même portée ni le même sens pour lui, des décennies plus tard.«Si elles sont encore là dans ton répertoire, c\u2019est que les mots ont pris un autre poids, que l\u2019émotion s\u2019est transformée.» Une façon de les sauver, de faire le bilan d\u2019une carrière prolifique ?« Je ne fais pas un gros bilan, laisse tomber Daniel Lavoie en soupirant, d\u2019un air amusé.Mon attitude reste assez cohérente avec le livre.Je n\u2019essaie pas de survivre à moi-même, je n\u2019ai aucun besoin ni aucune envie de faire quelque chose qui va rester ou de léguer quoi que ce soit.Je le fais parce que j\u2019aime ça.Je n\u2019ai pas une longue vue là-dessus, je sais que le monde peut sauter du jour au lendemain.On ne sait jamais.Il ne faut pas trop miser sur le futur.» Daniel Lavoie sera en tournée au Québec à compter du 24 février 2012.Infos : lavoiedaniel.com DANIEL LAVOIE Les relectures de Lavoie CHANSON DANIEL LAVOIE J\u2019ÉCOUTE LA RADIO SPECTRA MUSIQUE PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Au début de la soixantaine, Daniel Lavoie apprécie le recul qu\u2019il a acquis au fil des années.C\u2019est cet état d\u2019esprit qui a permis la naissance de son livre et de son album de reprises.«J\u2019ai compris que le recul, l\u2019accumulation des expériences, la distillation de 60 années de vie font que tu as un regard plus calme et enjoué sur le monde.» Finutilité Daniel Lavoie Plaines, 85 pages.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 6 N O V E M B R E 2 0 1 1 Pour célébrer le double anniversaire de Georges Brassens, 90 ans de naissance, 30 ans de disparition retrouvez le talent immortel avec un coffret intégrale et un best of de ses 46 succès incontournables.LE BEST OF EST DISPONIBLE PARTOUT OÙ VOUS ACHETEZ VOTRE MUSIQUE Devenez fan de la page Facebook DEP/Universal Music - TIRAGE LIMITÉ ET NUMÉROTÉ - PRÉSENTATION LUXE - PLUS DE 430 TITRES MASTERISÉS EN HAUTE DÉFINITION - LIVRE DE 52 PAGES - RARETÉS ET VERSIONS INÉDITES 19CD 2CD COFFRET INTÉGRALE LE TEMPS NE FAIT RIEN À L\u2019AFFAIRE LE BEST OF ARTS MUSIQUE Guitariste par passion et par conviction, Thomas Dutronc est devenu « chanteur par accident afin de défendre un projet musical de copains ».THOMAS DUTRONC Plus pop, pour aller ailleurs PHOTO YANN ORHAN Le nouvel album de Thomas Dutronc «résulte d\u2019un travail commun.Une volonté née de notre expérience de live.Quand on dit pop, donc, on ne se dit pas : tiens, on va faire du commerce.On se dit plutôt qu\u2019il faut élargir la palette», dit le principal intéressé.POP THOMAS DUTRONC SILENCE ON TOURNE, ON TOURNE EN ROND MERCURY/UNIVERSAL ALAIN BRUNET Assortie d\u2019un album solo, l\u2019aventure sur scène a commencé il y a près de quatre ans.Il a fait les grands festivals, il a beaucoup tourné, acquis la confiance nécessaire à la suite des choses.D\u2019où Silence on tourne, on tourne en rond, son deuxième album qu\u2019il défend pour nous, en direct de son domicile parisien.«On adore la tournée, on s\u2019amuse beaucoup, amorce-t-il non sans enthousiasme.Ça m\u2019a donné de l\u2019énergie rock, comme chanteur.Et j\u2019ai eu envie de faire un deuxième album différent du premier, question de ne pas le faire moins bien.Voilà, il y a toujours une problématique du deuxième album, vachement dur quand le premier a bien marché.» Et qu\u2019a-t-il voulu faire, Thomas Dutronc ?«Un album de chansons.J\u2019aime écrire des textes de chansons.Quand j\u2019ai une amorce au départ, j\u2019essaie d\u2019aller jusqu\u2019au bout.Chaque fois, c\u2019est une espèce de jeu, une manière très ludique de trouver des casse-tête, trouver le mot qui va le mieux sonner avec le sens.Ainsi, mes textes sont un peu moins timides, moins planqués derrière des formules et des jeux de mots.J\u2019ai essayé de faire de mon mieux en m\u2019amusant.» L\u2019énergie d\u2019abord Va pour l\u2019auteur.Le compositeur?Très bon guitariste, Thomas Dutronc dit avoir mis de côté l\u2019album acoustique de haut niveau dont on serait attendu de lui.Du moins pour l\u2019instant.«Je voulais que ce soit un peu plus pop.Ce qui compte au fond, c\u2019est l\u2019énergie des musiques, les mélodies, l\u2019esprit, les performances instrumentales qui y sont associés.J\u2019aimerais un jour mener un projet avec des invités que je mettrais au devant mais.Aujourd\u2019hui, il n\u2019y a pas beaucoup de diffusion pour qui choisit de faire des pompes (guitare rythmique dans le jazz manouche) avec violon et contrebasse.«Cette musique des années 20 ou 30 est encore là dans ma musique, son esprit demeure.J\u2019ai déjà tourné avec Biréli (Lagrene), je connais les grands comme Stochelo (Rosenberg), Tchavolo (Schmitt), Dorado (Schmitt), Rocky (Gresset), etc.Ma passion reste Django, mon truc préféré, mais je me dis qu\u2019il vaut peut-être mieux s\u2019en écarter.C\u2019est tellement beau, cette musique, que c\u2019est difficile d\u2019y rester dans l\u2019ombre.Autant essayer autre chose.Plus pop.» Et.que signifie plus pop?«On ne se refait pas, tient-il d\u2019abord à préciser.Je n\u2019ai ni la culture folk ni la culture rock pour prétendre à de telles approches.J\u2019essaie d\u2019aller par là, mais, au fond, je joue ce que je connais bien en essayant de mener ça ailleurs.La musique de ma chanson Demain, par exemple, est manouche à la base, alors que le résultat final est différent.Je ne viens pas des Beatles et des Stones, mais j\u2019ai ça qui traîne dans l\u2019oreille.J\u2019ai aussi envie d\u2019aller par là.«Et puis, j\u2019ai envie de profiter d\u2019autres influences, c\u2019est pourquoi j\u2019ai ouvert cet album à mes amis musiciens \u2013 Méo, David Chiron, Jérôme Ciosi, etc.Cet album résulte d\u2019un travail commun.Une volonté née de notre expérience de live.Quand on dit pop, donc, on ne se dit pas: tiens, on va faire du commerce.On se dit plutôt qu\u2019il faut élargir la palette.» Dans cette optique, Thomas Dutronc estime avoir progressé et non dilué ses propositions initiales pour rayonner davantage.«C\u2019est plutôt pour se rendre là où l\u2019on ne nous attendait pas, insiste-t-il.En studio, on a bossé avec les mêmes arrangeurs, Frédéric Jaillard et Xavier Bussy, je trouvais intéressant qu\u2019on puisse trouver ensemble cet ailleurs.Finalement, ça a un côté frais, et c\u2019est certainement mieux que de la grosse variété prédigérée.» Sur scène, par ailleurs, la démarche se poursuit.«Nous sommes encore en train d\u2019ajuster, mais nous sommes vraiment contents et fiers du nouveau spectacle.En plus, ça peut devenir drôle: nous reprenons la Compagnie créole en slam, Barbara en zouk ou Claude François à la flûte à bec! Nous cherchons de nouveaux habillages pour les chansons, marquées par de belles performances instrumentales.On ne se la joue pas sérieux, mais on met haut la barre.On n\u2019arrête pas de bosser car on cherche sans cesse à s\u2019améliorer.À faire en sorte que ce ne soit pas anecdotique mais plutôt poétique.Au bout du compte, ça reste organique et convivial.» Évidemment, parler au fils de Françoise Hardy et de Jacques Dutronc, implique au moins une allusion, si minuscule soit-elle.«Je sais bien qu\u2019on ne peut l\u2019éviter, convient-il.Enfin, je fais de mon mieux, et je sais qu\u2019il est difficile de rivaliser avec les moments magiques que mes parents ont vécus dans la création.Eux-mêmes ont du mal à rivaliser avec eux-mêmes! Alors?J\u2019ai hâte de créer de nouvelles chansons!» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 6 N O V E M B R E 2 0 1 1 A R T S 7 Susie Arioli en spectacle featuring Jordan Officer Album en vente partout En tournée au Québec \u2022 susiearioli.com montrealjazzfest.com Vendredi 9 décembre, 20h Maison symphonique de Montréal La Médiathèque Jazz/La Presse \u2022 3e étage La Galerie Lounge TD \u2022 2e étage L\u2019Expo Bell des Légendes du Festival \u2022 2e étage 305, rue Sainte-Catherine Ouest \u2022 maisondufestival.ca Lundi : fermé Mardi : 11 h 30 à 18 h* Mercredi au samedi : 11 h 30 à 21 h Dimanche: 11 h 30 à 17 h* * jusqu\u2019à 21h les soirs de spectacle à L\u2019Astral heures d\u2019ouverture Pour toute la programmation, consultez sallelastral.ca Jeudi 1er décembre \u2022 20h Mercredi 7 décembre \u2022 20h 23 et 24 février \u2022 20h Vendredi 2 décembre \u2022 20h Al Di Meola Duo avec Peo Alfonsi 1re partie: Julie Lamontagne Solo Eddy Shaw & The Wolf Gang Steve Hill MErcrEDi bLuES revIveZ Les CoNCerts PAssÉs du FestIvAL sur ÉCrAN Ce mercredi 30 novembre: Johnny Clegg et Savuka, 1986 7 décembre: leS géantS du blueS, 1980 Projection gratuite! touS leS MeRCRedI SoIRS À 19h À l\u2019affiche à billetterie 1 855 790-1245 admission.com - ticketmaster.ca Molly Johnson Délicieuse cuisine d\u2019inspiration française et club de jazz.Réservations: 514 288-5992 du Balmoral Club de jazz Week-end manouche Week-end blues Maânouche Swing Trio 26 novembre Ce soIr! Maintenant avec la collection du regretté Len Dobbin.rick L.blues Duo 1-2-3 décembre \u2022 20 000 CD de jazz \u2022 30 000 photographies \u2022 Des centaine de livres et de magazines jazz \u2022 Plus de 1 000 heures d\u2019archives vidéo \u2022 Près de 5 000 magazines et plus encore! Consultez gratuitement notre Centre de doCumentation unique au monde: Calendrier des activités en collaboration avec Gratuit dès 21 h ARTS MUSIQUE Pendant tout le feuilleton judiciaire portant sur ce que la Société Radio- Canada peut garder confidentiel et ce qu\u2019elle doit accepter de divulguer au grand jour, l\u2019image d\u2019un muffin n\u2019a cessé de me hanter.Cette semaine encore, quand la Cour d\u2019appel fédérale a tranché en faveur de la Commissaire à l\u2019information du Canada, lui donnant le pouvoir de consulter les documents de la SRC qui en principe ne sont pas assujettis à la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information, le muffin est apparu dans mon esprit comme une icône intempestive.Notez qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un muffin ordinaire dont je ne peux même pas dire s\u2019il est aux pommes ou aux canneberges.Tout ce que je sais dudit muffin, c\u2019est qu\u2019il a été acheté par Sylvain Lafrance, l\u2019ex-viceprésident à la programmation française et qu\u2019il a coûté aux contribuables canadiens la somme de 1,65$.Pourquoi est-ce que ce muffin me hante et qu\u2019a-t-il à voir avec la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information?Disons qu\u2019à mes yeux, ce muffin est le symbole d\u2019une certaine dérive de la notion du droit du public à l\u2019information.Ou mieux encore: ce muffin est la goutte qui fait déborder le vase de l\u2019absurdité.J\u2019ai pris connaissance de son existence l\u2019an passé dans un article de Canoe qui commençait ainsi: «Ce sont les contribuables qui paient la note pour les bouteilles de vin prises durant les repas d\u2019affaires qui s\u2019étirent et pour les voyages à Paris en classe affaires d\u2019un dirigeant de haut niveau à Radio- Canada/CBC.» L\u2019article se poursuiva it avec la l iste exhaustive des dépenses du vice-président, où figurait le muffin à 1,65$.Durant tout l\u2019article, le ton était le même: un ton démago, de morale à la petite semaine, s\u2019indignant du fait qu\u2019un haut dirigeant d\u2019une grande télé publique ne tienne pas ses repas d\u2019affaires chez McDo et ne voyage pas dans la soute à bagages des avions.Le message entre les lignes était clair: pendant que les pauvres cochons payeurs de taxes mangent des sandwiches pas de croûtes sur le coin de la table, les grosses légumes de Radio- Canada boivent du vin dans les restaurants, s\u2019envoient en l\u2019air en première classe et mangent des muffins le matin.Scandale! Je vous concède que ce muffin n\u2019a rien à voir avec le jugement rendu par la cour fédérale cette semaine.Les dépenses des hauts dirigeants de la SRC/CBC sont en effet accessibles à tous sur le site de la SRC où apparaît toujours le détail du muffin à 1,65$.Mais ceux qui ont à l\u2019oeil la télé publique en veulent plus.Ils veulent savoir combien gagnent Liza Frulla, Marie Grégoire et Jean-Pierre Cha rbonneau pou r leu r participation au Club des Ex.Combien a coûté le concours pour trouver un nouveau thème musical pour Hockey Night in Canada.Combien la SRC/CBC a misé pour obtenir les droits de diffusion des Juex olympiques qu\u2019elle n\u2019a finalement pas obtenus.En tout, 16 demandes d\u2019accès, refusées par la SRC/CBC, faisaient l\u2019objet du litige.Certaines demandes étaient légitimes.Savoir combien de millions la télé publique était prête à flamber pour les Jeux olympiques est d\u2019intérêt public.Connaître la somme sans doute très substantielle dépensée par la SRC en publicité dans toute la région montréalaise l\u2019est aussi.La télé publique n\u2019est pas au-dessus des lois.Elle doit rendre des comptes aux citoyens qui en font la demande.L\u2019ennui, c\u2019est que ces citoyens épris de transparence sont la plupart du temps des concurrents commerciaux ou des ennemis politiques.Or, avec le jugement de la cour fédérale qui vient en partie de donner gain de cause à ces «citoyens», la chasse est ouverte.Radio-Canada risque bientôt de devoir divulguer tout ce qu\u2019elle aimerait garder pour elle, y compris le nombre de muffins qu\u2019elle consomme chaque année.S Pour joindre notre chroniqueuse: npetrows@ lapresse.ca Le muffin du vice-président NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE La Société Radio-Canada doit rendre des comptes aux citoyens qui en font la demande.L\u2019ennui, c\u2019est que ces citoyens épris de transparence sont la plupart du temps des concurrents commerciaux ou des ennemis politiques.Il fallait ne rien comprendre au design du disque ou être audacieux (ou culotté) pour créer une pochette aussi simpliste.Charles Dubé, pour son troisième album, a opté pour la sobriété : une simple photo de lui, pas retouchée, fond blanc, sans artifice.Le titre de cet opus : Charles Dubé III.SOPHIE GALL LE SOLEIL « Ça s \u2019insc r it dans mon approche pour cet album, dit Charles Dubé.C\u2019est simple, ça me ressemble, c\u2019est épuré.c\u2019est peut-être de la sagesse », dit-il sur un ton un brin ironique.Textes et musiques suivent la même dynamique, « je ne voulais pas habiller les choses pour rien ».La seule excentricité, ce sont les dessins que l\u2019on retrouve dans le livret.C\u2019est parti d\u2019un croquis d\u2019Émile, le fils de Charles.«Ses personnages, ce sont des lignes, c\u2019est un peu comme Miró.Le graphiste a simplement nourri le personnage de base », explique le chanteur.Ça a donné ces bonshommes noirs à la mine heureuse, qui ont de grandes mains pour mieux s\u2019emparer de la vie.Des dessins qui collent bien à l\u2019ambiance de l\u2019album.Le bonheur simple, Charles Dubé aime ça.«J\u2019aime apprécier le temps », confie Charles Dubé, qui chante l\u2019amour, les petits et les grands plaisirs, dont celui de s\u2019être acheté une voiture qui a fière allure.« Je suis dans l\u2019été de ma vie», ajoute-t-il.On l\u2019écoute, et on veut bien le croire.Il a même organisé son lancement de disque le jour de son anniversaire (le 2 novembre) à l\u2019insu de toute son équipe, pour vivre un moment doublement heureux.Pourquoi se priver ?Les mélodies et les paroles sont toutes de l\u2019artiste-psychologue \u2013 entre deux disques, c\u2019est son autre métier.Mais il s\u2019est laissé emporter par deux textes, de la poésie venue de la plume de Verlaine et de Rimbaud (pour les chansons Que pour toi et La flamme d\u2019or).Rien de moins.«J\u2019aime la dimension existentielle de la poésie, elle permet de pouvoir écrire de façon plus lumineuse les tourments », explique l\u2019auteur-compositeur.S\u2019il y a de nombreux rayons de soleil et de joie dans cet album, le chanteur se défend de flirter avec la naïveté.«La possibilité de changer les choses ne passe pas forcément par la lourdeur de la réflexion, c\u2019est possible d\u2019être heureux et lucide et de ne pas laisser de côté ce qui est à changer.» Un temps d\u2019arrêt Ses deux premiers albums, Réverbère (2004) et Sortir de soi (2007), ont connu un bon succès.Puis un temps d\u2019arrêt s\u2019est imposé.« Je me suis reposé », lance Charles Dubé comme une évidence quand on lui demande ce qu\u2019il a fait entre 2007 et 2011.«J\u2019ai vécu la vie, incubé la vie, j\u2019ai boudé ma guitare et je n\u2019ai pas écrit.» Il a ressenti le besoin de faire du ménage autour de lui : changement de maison de disques (il était chez Tacca Musique et travaille maintenant avec les Productions de l\u2019onde, maison de disques fondée et dirigée par Edgar Bori), et retrouvailles heureuses avec ses complices du premier album, Rick Haworth et Jocelyn Tellier.« Je suis revenu aux sources, affirme-til.Sortir de soi a été un album de compromis, difficile à construire, ça explique mon temps d\u2019arrêt.Là, je suis dans des dimensions plus vraies et c\u2019est comme ça que je veux faire de la musique.» CHARLES DUBÉ Bonheur simple «Je suis revenu aux sources.Sortir de soi a été un album de compromis, difficile à construire, ça explique mon temps d\u2019arrêt.Là, je suis dans des dimensions plus vraies et c\u2019est comme ça que je veux faire de la musique.» PHOTO HUGO-SEBASTIEN AUBERT, LA PRESSE Charles Dubé chante les choses simples sans sombrer dans la naïveté.«C\u2019est possible d\u2019être heureux et lucide et de ne pas laisser de côté ce qui est à changer.» CHANSON CHARLES DUBÉ CHARLES DUBÉ III PRODUCTION DE L\u2019OMBRE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 6 N O V E M B R E 2 0 1 1 SALLE DE MUSIQUE DE CHAMBRE DE LA MAISON DES JMC LÀ OÙ LA RELÈVE PREND SA PLACE CONCERTS GRAND PUBLIC SURUNPLATEAU LAMUSIQUE Billetterie: 514.845.4108 (du lundi au vendredi de 9h à 17h) 305, avenue du Mont-Royal Est Montréal (Québec) H2T 1P8 www.jmcanada.ca · info@jmcanada.ca MERCREDI 30 NOVEMBRE 2011 18h, apéro offert dès 17h15 TRIO CAFE MUSIC CAROLINE CHÉHADÉ, violon · MICHAEL NICOLAS, violoncelle MARIE-HÉLÈNE TREMPE, piano PAUL SCHOENFIELD Cafe Music JOAQUIN TURINA Trio no 2 opus 76 en si mineur ASTOR PIAZZOLLA Oblivion & Las cuatro estaciones porteñas (Les Quatre Saisons de Buenos Aires) ARTS MUSIQUE Malgré lui, James Blunt possède le don d\u2019exacerber les passions : ses fans l\u2019adulent follement et ses détracteurs le méprisent tout autant.JAMES BLUNT Fruit de la passion «Les critiques n\u2019ont jamais aimé mes albums, mais ce ne sont pas eux qui achètent mes disques.» \u2014 James Blunt PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE L\u2019accueil du public réconforte James Blunt.Il lui permet de faire fi des mauvaises langues et des ventes à la baisse de ses albums.ANDRÉ LAROCHE LA TRIBUNE En six ans, l\u2019ancien capitaine de l\u2019armée de Sa Majesté a vendu près de 20 millions d\u2019albums dans le monde.Il a détenu le record de l\u2019album le plus vendu au Royaume-Uni au XXIe siècle avec plus de 3 millions d\u2019exemplaires écoulés de son premier disque, Back to Bedlam, avant d\u2019être surclassé, en août, par Amy Winehouse.Sa chanson Goodbye My Lover a même été déclarée la pièce la plus utilisée lors d\u2019enterrements en Grande-Bretagne, ces dernières années.Pourtant, en même temps, des auditeurs exaspérés ont supplié des radios de retirer des ondes les chansons sirupeuses du troubadour britannique jouées ad nauseam.Sur YouTube, les parodies de You\u2019re Beautiful (rebaptisée My Cubicle) sont regardées avec délectation par des centaines de milliers d\u2019internautes.L\u2019été dernier, une mauvaise blague du chanteur à Auschwitz à propos de la décrépitude d\u2019un immeuble a déclenché l\u2019ire de milliers d\u2019internautes, accusant l\u2019artiste d\u2019entretenir une attitude de diva.Réactions rapides À l \u2019autre bout du f i l à Genève, James Blunt, qui se produit mardi au Centre Bell, ne cherche pas de fauxfuyant.Il reconnaît qu\u2019entre l\u2019idolâtrie et la dérision, il ne semble exister aucune place pour l\u2019indifférence à son endroit.Mais il assure ne pas prendre la situation de façon personnelle.«Aujourd\u2019hui, la technologie accélère les réactions.Elle provoque une forte division des opinions en deux camps, croit-il.Il est tout aussi facile de cliquer \" J\u2019aime \" que de trouver d\u2019autres personnes dans le monde qui n\u2019aiment pas ma musique.Il devient alors à la mode de trouver les pires injures pour faire rigoler les autres.Ceux que j\u2019indiffère n\u2019apparaissent nulle part.» L\u2019auteur-compositeur garde le même flegme tout britannique face aux commentaires tièdes suscités par son troisième album.Some Kind of Trouble est passé sous les radars des palmarès radio, et les critiques ne se sont pas gênés pour ridiculiser la mièvrerie de ses nouvelles pièces.«Les critiques n\u2019ont jamais aimé mes albums, mais ce ne sont pas eux qui achètent mes disques», répond-il calmement, très heureux de son virage pop-rock effectué avec l\u2019aide du réalisateur Steve Robson (Lily Allen, Jonas Brothers, Tina Turner, James Morrisson.) rencontré au hasard d\u2019une bière dans un pub.Cet album a été composé à la guitare électrique, contrairement aux deux premiers disques.Il s\u2019agissait de son premier instrument, apprivoisé à l\u2019adolescence.Il l\u2019avait cependant troqué contre une six-cordes traditionnelle, plus pratique à trimballer en mission militaire.La mélancolie acoustique a ainsi été chassée par l\u2019énergie électrique, ce qui procure une nouvelle ambiance à ses spectacles.Belle période L\u2019accueil du public réconforte d\u2019ailleurs James Blunt.Il lui permet de faire fi des mauvaises langues et des ventes à la baisse de ses albums.«Quel artiste peut se vanter d\u2019une hausse de vente de ses albums ces dernières années ?», lance-t-il.«Honnêtement, je ne vois pas comment je pourrais me plaindre.Je vis une belle période de ma vie: je suis en tournée mondiale pour pratiquer un métier que j\u2019aime profondément.Je rencontre des gens formidables partout dans le monde, ravis de venir à mes spectacles.Nous passons du bon temps ensemble », dit-il.C \u2019e s t d \u2019a i l leu r s à l a demande de sa maison de disques qu\u2019il a accepté de revenir au Canada pour une deuxième tournée.Le printemps dernier, il avait déjà fait une tournée canadienne à Montréal, Toronto, Vancouver et Victoria.Cette fois, sept concer t s sont prévus au Québec, en Ontario et dans les Maritimes, dont un passage au Colisée, vendredi.« Il y a une réaction forte pour ma musique au Canada.Alors, quand on m\u2019a proposé de revenir pour rejoindre des fans ailleurs que dans les grandes métropoles, je ne pouvais évidemment pas refuser.J \u2019a i toujours du plaisir à donner des spectacles, peu importe la taille de l\u2019endroit.» A-t-il un nouvel album en préparation?«Pas du tout », répond-il en riant, tout occupé à sa tournée.Inutile alors de lui demander si l\u2019étonnante Turn Me On, la dernière pièce de Some Kind of Trouble, sexy et rock à souhait, indique la voie qu\u2019il aimerait emprunter pour l\u2019avenir.« Je n\u2019ai pas de direction tracée à l\u2019avance.Je suis mon instinct, selon mes préoccupations et mes envies quand vient le moment d\u2019écrire », ditil, inspiré par ses réflexions marquées en partie de sa mission au Kosovo.Est-il désespéré de voir que la guerre éclate sans cesse un peu partout dans le monde?«On ne s\u2019y habitue jamais.Il ne faudra jamais s\u2019y habituer.» James Blunt, en spectacle au Centre Bell le mardi 29 novembre à 20h.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 6 N O V E M B R E 2 0 1 1 A R T S 9 Motown Christmas 14 DÉC.20H30 Forever Broadway 4 DÉC.19H30 La vie est Belle! 5 DÉC.19H30 Réveillon 2012 31 DÉC.21H Souvenir de Noël 6 DÉC.19H30 Cantique de Noël 15-30 DÉC.Banquettes - Loges - groupes - Location de La saLLe: 514 268-7069 / ecarosieLLi@gmaiL.com 514 770-7773 tHeatreriaLto.ca pour la première fois DaNs la maisoN symphoNique Nos plus graNDs chaNteurs lyriques réuNis sur scèNe évéNemeNt béNéfice LEGALA 16E édition AVEC marc hervieuX / marie-Josée lorD / lyNe fortiN PhilliP Addis / GiAnnA Corbisiero / AlAin Coulombe / GreGory dAhl / Antonio FiGueroA / soniA rACine / lAuren seGAl / AlexAndre sylvestre accompagNés De l\u2019orchestre métropolitaiN DimaNche 4 Décembre 2011 à 14h seulemeNt à l\u2019opéra www.operaDemoNtreal.com ARTS ALEXANDRE VIGNEAULT NEWYORK Elle a des cheveux turquoise, des jambes longues comme ça et ses rares concerts sont marqués par le ballet des milliers de glowsticks fluos agités par ses admirateurs.Hatsune Miku, qu\u2019on dit âgée de 16 ans, est la plus célèbre des vocaloïds, une nouvelle génération de chanteurs qui font sensation au Japon.Pourtant, cette diva japonaise n\u2019existe pas.L\u2019idole virtuelle, dont le nom signifie «premier son du futur», préfigure peut-être la pop de demain.Sa voix inhabituellement aiguë est générée par un logiciel de synthèse vocale.En spectacle, elle apparaît sous la forme d\u2019une projection en trois dimensions capable de danser le twist ou le charleston sans échapper une goutte de sueur.La prouesse technologique est indéniable.L\u2019émotion qu\u2019elle suscite l\u2019est tout autant.«La première fois que j\u2019ai vu des images de Miku sur scène, j\u2019en ai versé des larmes», avoue Rebecca, fan croisée en octobre au New York Comic Con (NYCC), gigantesque salon consacré au jeu vidéo, au comic book et à l\u2019animation japonaise.L\u2019adolescente de 17 ans a découvert Hatsune Miku, il y a trois ans, sur l\u2019internet.«Au début, j\u2019étais sceptique.Je ne comprenais pas trop de quoi il s\u2019agissait», admet-elle.Deanna, 15 ans, a eu une réaction semblable lorsqu\u2019une amie l\u2019a initiée.«Je trouvais ça étrange», dit-elle.La fascination a pris le dessus et Deanna affiche désormais ses couleurs: elle s\u2019est présentée au NYCC habillée comme Miku et coiffée d\u2019une perruque avec de longues couettes turquoise qui sont sa marque de commerce.Elle ne passait pas inaperçue avec son groupe d\u2019amies aussi déguisées en vocaloïds.La voix de tous Hatsune Miku est un vocaloïd de deuxième génération (voir autre texte).Elle est née en 2007 lorsque la firme japonaise Crypton Future Media a mis en marché un logiciel à son nom et à son image.Quelques données factuelles lui faisaient office de personnalité: âge, mensurations, registre et tempos préférés.«Le principe d\u2019Hatsune Miku, c\u2019est que chacun puisse s\u2019en faire sa propre idée», explique Hiroyuki Itoh, président de Crypton.L\u2019entreprise établie à Sapporo, quatrième ville du Japon, a lancé d\u2019autres vocaloïds par le passé.«C\u2019était avant YouTube», précise Hiroyuki Itoh.Le site de partage de vidéos et son cousin japonais, NicoNicoDôga, ont servi de rampe de lancement aux chansons créées avec la voix de Miku.Des fans de la première heure ont même commencé à créer des clips animés pour la diva aux couettes turquoise.En 2009, deux ans après son lancement, Hatsune Miku s\u2019est imposée comme la figure de proue du phénomène des vocaloïds au Japon.Une compilation de «ses» chansons a même atteint la première position du palmarès nippon.En conférence à New York cet automne, Hiroyuki Itoh a avancé des chiffres ahurissants: Miku prêterait sa voix à plus de 200 000 chansons en vente sur iTunes et son image à plus de 350 000 clips en circulation sur l\u2019internet.Ces statistiques ne sont pas colossales, elles sont carrément surhumaines.Hatsune Miku, de fait, n\u2019est pas le produit d\u2019un seul esprit ni même d\u2019une équipe de création, mais d\u2019une communauté grandissante de fans qui mettent la main à la pâte.Masataka P fait partie de ces artistes que le personnage a inspirés.«J\u2019ai trouvé intéressant qu\u2019une chanteuse qui n\u2019existe pas chante d\u2019aussi bonnes chansons », explique-t-il.Le jeune Japonais a réalisé plus de 20 clips animés mettant en vedette Hatsune Miku à l\u2019aide de MikuMikuDance, un gratuiciel développé par un fan pour faciliter la création de ce genre de vidéos.L\u2019engouement monstre suscité par Miku a incité Crypton à commercialiser une panoplie de produits: des figurines Hello Kitty avec des cheveux turquoise, des DVD, des mangas et même des craquelins au riz à son effigie.Un jeu vidéo axé sur la danse développé par SEGA a eu un effet collatéral inhabituel: la mise sur pied de spectacles mettant en vedette l\u2019idole virtuelle.«Puisqu\u2019on avait le data pour le jeu, on s\u2019est dit qu\u2019on pouvait essayer de s\u2019en servir pour faire un concert», explique Hiroyuki Itoh.Sa première apparition sur scène a été un choc pour tous chez Crypton.Et un succès.Miku en Amérique Les concerts d\u2019HatsuneMikudemeurent néanmoins rares en raison des coûts qu\u2019ils engendrent.Elle s\u2019est produite à quelques reprises en Asie et a fait ses débuts en Amérique en juillet, à Los Angeles, grâce à une association avec Toyota, qui a choisi la diva japonaise comme porte-parole publicitaire pour sa Corolla.Ian Condry, professeur auMassuchusetts Institute of Technology (MIT), était parmi les quelque 7000 spectateurs.«Toute l\u2019énergie qu\u2019on voit dans un clip de U2, on la sentait dans le concert, raconte-t-il.Juste à côté de moi, deux jeunes gens costumés en personnages animés se disaient à l\u2019oreille qu\u2019ils avaient l\u2019impression d\u2019assister à un événement historique.Je crois que c\u2019était le cas.» Miku pourrait-elle conquérir l\u2019Amérique.Ses fans n\u2019en doutent pas.Hiroyuki Itoh croit qu\u2019elle pourrait se tailler une place en Occident, mais pas au point de faire concurrence aux stars en chair et en os.«C\u2019est un phénomène de niche, mais c\u2019est très gros pour un phénomène de niche, constate Ian Condry.Je présume que c\u2019est ce qui pourrait se produire aux États-Unis.Il faudrait toutefois que Crypton arrive avec une version anglaise convaincante.Hiroyuki Itoh prévoit qu\u2019elle sera au point au printemps 2012.L\u2019autre élément qui pourrait freiner la popularité de Miku aux États-Unis est le taux de pénétration du karaoké, activité dans laquelle ses chansons sont très populaires au Japon «Nous n\u2019avons pas cette culture du karaoké», constate le professeur du MIT.La célébrité en question Qu\u2019el le conquiert l\u2019Amérique ou non, Hatsune Miku jette déjà un éclairage nouveau sur la célébrité.«Ça explique, selon moi, le succès de toutes ces idoles sans talent», lance Ian Condry.On cherche souvent à expliquer la célébrité en disant qu\u2019untel a un petit quelque chose de spécial, qu\u2019il est authentique ou qu\u2019il ressemble justement à monsieur ou madame Tout-le-Monde.Miku remet tout ça en question.«Ce qui est fascinant avec Hatsune Miku, c\u2019est qu\u2019elle prouve que tout cela n\u2019est peut-être pas vrai, avance Ian Condry.Elle prouve que la présence d\u2019une personne n\u2019est même pas nécessaire.L\u2019énergie et l\u2019enthousiasme de la foule portent peut-être davantage les vedettes que leur talent intrinsèque.» «Hatsune Miku prouve que l\u2019énergie et l\u2019enthousiasme de la foule portent peut-être davantage les vedettes que leur talent intrinsèque.» \u2014 Ian Condry, professeur au MIT Penser que rien ne pourrait jamais remplacer l\u2019expérience de voir un chanteur en chair et en os sur scène a rassuré l\u2019industrie de la musique ces dernières années.Or, c\u2019est faux.Hatsune Miku attire des milliers de spectateurs à ses rares concerts où elle apparaît sous la forme d\u2019une projection 3D.Plan large sur la pop de l\u2019avenir, créée en ligne par des internautes bien réels.HATSUNE MIKU L\u2019IDOLE VIRTUELLE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 6 N O V E M B R E 2 0 1 1 ARTS Hatsune Miku est un logiciel imitant une voix humaine qui s\u2019appuie sur une technologie de synthèse vocale développée par Yamaha baptisée vocaloïd.Pour créer une chanson, l\u2019utilisateur doit entrer des paroles et une mélodie qui seront accolées ensuite à une piste musicale.La voix humaine à l\u2019origine de celle de Miku appartient à Saki Fujita, une actrice japonaise de 27 ans qui prête sa voix à des jeux vidéo et des dessins animés.Le terme vocaloïd est appliqué, par extension, aux «chanteurs» virtuels créés à l\u2019aide de cette technologie.Hatsune Miku est la plus célèbre de tous, mais il en existe plusieurs autres: Kaito, Meiko, Megurine Luka, ainsi que les jumeaux Kagamine Rin et Len.\u2014 Alexandre Vigneault VOCALOÏDS CHANTEURS EN BOÎTE ALEXANDRE VIGNEAULT Des humains qui se pâment devant une idole virtuelle, c\u2019est déconcertant.Mais ce n\u2019est peut-être pas ce qu\u2019il y a de plus révolutionnaire dans le phénomène Hatsune Miku.«Ce qui est vraiment historique, c\u2019est la manière dont elle est devenue populaire», analyse Ian Condry, professeur de sociologie au Massachusetts Institute of Technology (MIT).Hatsune Miku serait la première célébrité issue d\u2019un travail collaboratif à grande échelle sur l\u2019internet (crowdsourcing).«Les icônes et les vedettes sont fabriquées par des promoteurs.Hatsune Miku, elle, est le produit du travail d\u2019une foule de gens au Japon et dans le monde.C\u2019est ce qui la rend différente», affirme aussi Toshihiro Fukuoka, éditeur de magazines consacrés à la culture populaire japonaise.«C\u2019est comme si tu pouvais écrire des chansons pour Lady Gaga et qu\u2019elle les chantait pour toi», illustre Ian Condry.Deanna, une fan de 15 ans, juge d\u2019ailleurs que la possibilité de participer fait d\u2019Hatsune Miku un personnage plus «universel» que d\u2019autres vedettes de la pop.«Avec Miku, tout le monde peut sauter dans le train, s\u2019enthousiasme aussi Rebecca, 17 ans.Tout le monde peut la dessiner, acheter le logiciel et faire de la musique pour elle.Tu peux interagir avec d\u2019autres fans et collaborer avec eux.On se sent faire partie d\u2019une communauté qui travaille pour créer quelque chose.» Écosystème créatif et économique Hatsune Miku constitue un paradoxe intéressant: elle est totalement désincarnée tout en étant l\u2019incarnation de l\u2019imaginaire d\u2019une collectivité.Crypton Future Media, entreprise qui a créé Hatsune Miku, a bien exploité cette contradiction en plaçant les fans au coeur de son «écosystème » créatif.«Ils peuvent l\u2019utiliser et la reproduire tant que c\u2019est à but non lucratif ou qu\u2019elle n\u2019est pas placée dans un contexte violent ou érotique», précise son président, Hiroyuki Itoh.Le fabricant de logiciels ne peut dompter l\u2019internet tout seul.Il existe des images et même des films pornographiques (animés ou non), mettant en vedette la diva japonaise.«Quand on en a connaissance, on leur demande d\u2019en cesser l\u2019utilisation», assure le président de Crytpon.Les produits dérivés officiels, eux, sont gérés par l\u2019entreprise, qui passe des contrats avec des fans pour la commercialisation de leurs oeuvres et développe des partenariats avec des marques telles SEGA ou Hello Kitty.Ian Condry croit qu\u2019il fallait une entreprise qui n\u2019était pas directement impliquée dans le domaine de la musique pour innover de la sorte.«Comme cette entreprise vend des logiciels, je pense qu\u2019elle était plus ouverte que d\u2019autres à l\u2019idée que des gens puissent faire de la musique et la vendre, ouverte à ce que d\u2019autres utilisent le personnage dans des illustrations et des clips parce que, au bout du compte, ça fait vendre des logiciels», explique le sociologue.Hatsune Miku, selon lui, est moins un personnage qu\u2019une plate-forme qui permet la participation des internautes, l\u2019émergence de communautés et la circulation des idées.Il croit à l\u2019émergence d\u2019un monde «hybride» où les utilisateurs trouveront un chemin vers la professionnalisation et où les professionnels trouveront des manières d\u2019exploiter le potentiel du crowdsourcing.Ce principe de création collective sur l\u2019internet n\u2019est d\u2019ailleurs pas limité à la musique ou à la vidéo.Des cinéastes amateurs ont déjà mis en commun leur talent \u2014 et leur humour \u2014 en refaisant, plan par plan, des films tels Star Wars (starwarsuncut.com) et Footloose (thefootlooseremake.com).«Ça ne remplacera pas les formes d\u2019art existantes, mais ça va s\u2019ajouter à ce qui existe, croit le professeur du MIT.Ça me semble plein de promesses.» PATERNITÉMULTIPLE 16 C\u2019est l\u2019âge symbolique donné à Hatsune Miku par son créateur, Crypton Future Media.11,5 MILLIONS Le clip de la chanson World Is Mine «live à Tokyo» a été vu 11,5 millions de fois sur YouTube.Le nombre de visionnements a augmenté de 1,5 million depuis un mois.200000 Nombre de chansons d\u2019Hatsune Miku en vente sur iTunes, selon Crypton Future Media.500000 Nombre allégué d\u2019illustrations sur Piapro, un site consacré aux chansons et images de Miku.NOTRE VIDÉO Dans l\u2019oeil des enfants Hatsune Miku, une chanteuse virtuelle venue du Japon, préfigure-t-elle la pop de l\u2019avenir ?Des enfants réagissent au phénomène.www.lapresse.ca/miku llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 6 N O V E M B R E 2 0 1 1 A R T S 11 ARTS LE CHOIX EST GRAND DISQUES DE NOËL ÉMILIE CÔTÉ On a beau pester contre la musique de Noël quand elle fait son apparition dans les magasins après l\u2019Halloween, il faut être «Grinch» pour ne pas du tout succomber à sa magie.Histoire d\u2019y voir plus clair dans la grande offre de disques du temps des Fêtes \u2014 qui nous réserve le meilleur comme le pire \u2014, voici quelques suggestions.A Very She&Him Christmas, She&Him C\u2019est le disque de Noël cool de l\u2019année, mais c\u2019est aussi fort charmant, avec la voix de la belle Zooey Deschanel, accompagnée de Mr Ward.Le duo She&Him reprend des classiques avec des arrangements indierétro propres à ses deux albums précédents.Coup de coeur pour Baby, It\u2019s Cold Outside.The Most Wonderful Time of the Year, Scott Weiland Quoi ?L\u2019ex-chanteur toxico de Stone Temple Pilots sort un album de Noël ?N\u2019ayez crainte, Scott Weiland est toujours délinquant : il a même annulé deux fois l\u2019entrevue qu\u2019on devait avoir avec lui.Il joue les crooners de cabarets d\u2019époque quand il chante des classiques de Noël.Et ma foi, on se prend au jeu.Une étoile m\u2019a dit, Chloé Sainte-Marie Sous forme de conte et de chansons, Chloé Sainte-Marie a adapté un scénario de film musical de Noël de Gilles Carle, en collaboration avec son fidèle réalisateur Réjean Bouchard.Résultat : 12 chansons aux arrangements folk et traditionnels, que Chloé chante avec plusieurs invités, dont Bernard Adamus, Yves Lambert, Émile Proulx-Cloutier, Éloi et Jonathan Painchaud, Florent Vollant et Le Vent du Nord.Beau, drôle et touchant.Christmas, Michael Bublé On sait à quoi s\u2019attendre avec le crooner canadien Michael Bublé : des reprises de qualité, avec un petit côté pop qui met du pétillant sans décoiffer votre grandmère.Son album de Noël est même double, et il comprend un duo avec Shania Twain, un autre en espagnol avec Thalia et deux titres qui mettent en vedette les Puppini Sisters.Under the Misteltoe, Justin Bieber Ce disque est destiné avant tout aux adolescentes.Si certains titres ont un côté pop sucré agaçant avec la voix de jeune falsetto qui mue de Bieber, d\u2019autres ont des arrangements motownesques intéressants, sans compter un duo rap surprenant avec Busta Rhymes sur Drummer Boy.Mais c\u2019est comme le sucre à la crème, c\u2019est à consommer avec modération.À la longue, ça tombe sur le coeur.Petit Noël, Alain Lefèvre Un premier album de Noël pour le célèbre pianiste Alain Lefèvre, fait en collaboration avec le violoniste Philippe Dunnigan et l\u2019arrangeur Richard Savignac.On y retrouve trois pièces originales, des classiques de Noël et une reprise d\u2019Un Canadien errant, le tout enregistré dans l\u2019intimité de l\u2019église Saint-Benoît de Mirabel.NICOLE MARTIN LA PRO DES DISQUES DE NOËL Les fans de Nicole M a r t i n p e u v e n t enfin se procurer son classique album de Noël, sorti en 1979.«On en avait vendu 300 000 à l\u2019époque.On avait invité 90 musiciens.Dans le temps, on faisait des grosses productions», rappelle la chanteuse.Noël avec Nicole Martin fait partie d\u2019un album double qui réunit des titres de son album Un Noël d\u2019amour, lancé en 1994, de même que six nouveaux titres, dont Vive le vent et Les enfants oubliés.«J\u2019adore Noël », lance Nicole Martin, qui portait un gilet rouge scintillant lors de notre entrevue, mardi dernier, alors qu\u2019elle sortait des studios de l\u2019animateur du 98,5 Paul Arcand, qui est responsable de son grand retour.Avant d\u2019être invitée à une émission pour les 20 ans de carrière de Patrick Huard, Nicole Martin ne pensait plus chanter.Mais après une proposition de Musicor est venu l\u2019album de reprises Cocktail de douceur, lancé en mars 2010, puis Cocktail Lounge, au printemps 2012.«Tu n\u2019as pas chanté pendant 18 ans et tu sors maintenant un album aux six mois », lance Lee Abbott, l\u2019amoureux de Nicole Martin, qui a coproduit avec elle la collection à succès Ce soir on danse ! «Nous sommes ensemble depuis 27 ans ! » signale la chanteuse, qui se dit plus heureuse que jamais.MARC HERVIEUX CHANTER NOËL AUTREMENT Jeune, Marc Hervieux a perdu son père deux jours avant le jour de l\u2019An.Pour lui, le temps des Fêtes a longtemps été une période à oublier.«Noël m\u2019est revenu dans la face quand j\u2019ai eu des enfants.» Il y a deux ans, le ténor a sorti un disque de Noël «traditionnel».Mais en faisant le sapin de Noël en famille, l\u2019an dernier, Hervieux s\u2019est rendu à l\u2019évidence: les Ave Maria et Çà, bergers, assemblons-nous, «ça ne veut tellement rien dire pour mes trois filles».Marc Hervieux s\u2019est alors lancé un grand défi : faire un album de Noël de chansons originales.Résultat : Un air d\u2019hiver, en magasin depuis le début du mois, fait en étroite collaboration avec Daniel Mercure et qui réunit des chansons de France d\u2019Amour, Marc Dupré, Frédérick Baron et Nelson Minville, sans compter un duo avec Brigitte Boisjoli et une seule reprise, Mon pays de Gilles Vigneault.«Je voulais parler de Noël d\u2019une autre façon», explique Marc Hervieux.Garder les valeurs et les thèmes propres au temps des Fêtes (nostalgie, famille, partage), mais évacuer les références religieuses.En studio, il a travaillé de façon intime piano/voix, ce qui l\u2019a amené à chanter tout en douceur.«Ces chansons-là n\u2019avaient rien de l\u2019opéra et des cantiques.La plupart des chansons m\u2019inspiraient une voix plus retenue et feutrée.J\u2019ai même baissé la tonalité de la chanson pour que la voix ne monte trop.» Marc Hervieux passera Noël en famille avec ses trois filles de 4, 7 et 10 ans.«J\u2019en ai deux qui croient encore au père Noël!» NADJA NOËL, C\u2019EST SACRÉ « Je voulais que ça sonne comme Walt Disney», lance Nadja, dont l\u2019album de Noël a pris la tête du palmarès des ventes après sa sortie, avec plus de 5000 exemplaires vendus.Pour reprendre son expression, Nadja a «de la broue dans le toupet» depuis quelques mois.«J\u2019ai fait deux albums en milieu de tournée.Disons que ce n\u2019est pas le genre d\u2019année que tu peux faire trois fois de suite!» Quand la chanteuse du Lac-Saint-Jean a signé un contrat avec Mario Pelchat, son producteur, les disques de Noël étaient en «option», explique-t-elle.C\u2019est quelque chose de «sacré» qui ne peut pas être imposé à un artiste.«C\u2019est trop personnel et spirituel.» Chrétienne, mais pas catholique, Nadja ne voulait pas ignorer «le côté spirituel de la chose».«La naissance de Jésus, c\u2019est important pour moi », dit-elle.Nadja chante pour la première fois en français sur son disque de Noël.«Cela été une grosse décision, mais le public me le demande depuis mes débuts.» Pour Nadja, ce sont les titres en français, dont Ave Maria et Minuit, chrétiens, qui reflètent le mieux le caractère sacré de Noël.«Dans les arrangements, je voulais quelque chose d\u2019épuré et qui respecte la dimension de prière.» Sur d\u2019autres titres comme Jingle Bells et SantaClaus is Coming to Town, Nadja que ce soit énergique et «vintage».«Je suis pognée avec ça! J\u2019aime le vieux jazz et les chansons de films.«Je voulais de la harpe, des clochettes et beaucoup de cordes, conclut-elle.Nowël avec un w!» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 12 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 6 N O V E M B R E 2 0 1 1 ARTS STÉRÉO LE DISQUE DE LA SEMAINE Turlutons en choeur Porté par cinq interprètes enjouées \u2014 Bïa, Florence K, Geneviève Bilodeau, Gaële et Jorane \u2014, le livre-disque J\u2019ai un bouton sur le bout de la langue, qui réunit 11 chansons de La Bolduc, est mené tambour battant, sans temps mort.Au-delà de la turlutte, la chanteuse et multi-instrumentiste avait un véritable sens du rythme, accentué ici par des arrangements enlevants qui ne dénaturent pas l\u2019esprit des chansons.Même la rumba de Florence K dans le refrain de Danse en souliers de boeuf et le rap de Bïa sur Les vacances sont justifiables.Départies de l\u2019aspect un peu rêche de l\u2019interprétation originale, les chansons nous laissent aussi redécouvrir leurs qualités mélodiques, et les textes réalistes et rigolos conviennent bien à un univers enfantin \u2014 on apprécie le lexique inclus dans le livret, qui explique par exemple ce que signifient bougrine, ramancheur et watcher.C\u2019est un véritable plaisir d\u2019entendre les cinq chanteuses mordre dans les mots de Mary Travers \u2014 mention spéciale à Gaële et Geneviève Bilodeau \u2014, faire rimer «tomate» et «varte » sans sourciller (Florence K sur Le commerçant des rues) et turluter avec coeur.Une autre réussite de La montagne secrète.\u2014 Josée Lapointe À télécharger : Les médecins JEUNESSE COLLECTIF J\u2019AI UN BOUTON (.) HHH 1/2 LA MONTAGNE SECRÈTE Amour merveilleux Avec les Leclerc, Léveillée et Gauthier, Sylvain Lelièvre fait partie du club sélect des grands chansonniers du Québec.Formé d\u2019artistes qui créent des poèmes sonores et imagés, sans aucune parole de trop; dont les airs nous accompagnent dans nos moments de doute ou de solitude.De la musique qui berce l\u2019âme, depuis des générations.Voilà près de 10 ans que l\u2019auteur-compositeur-interprète nous a quittés.Mais son oeuvre est inépuisable.La preuve, cette nouvelle compilation qui nous fait découvrir l\u2019amoureux fidèle, le grand romantique, grâce à 13 chansons portant sur le thème de l\u2019amour.Sa quête ou son quotidien.Son absolu ou sa fin (Lettre sans adresse écrite pour Danielle Oddera qui en fait une magnifique interprétation).Créées entre 1973 et 1998, ces pièces ont été triées par le producteur Pierre Lachance, et par la veuve du chanteur, Monique Vaillancourt-Lelièvre.Le titre Au milieu de nous deux fait référence à leur couple, qu\u2019on voit en 1963 sur la photo de la pochette, en jeunes et beaux amoureux.Finalement, avec cet album, Lelièvre démontre que s\u2019il est difficile d\u2019aimer, il y aura toujours des amours heureux.\u2014 Luc Boulanger, collaboration spéciale À télécharger : Je descends à la mer CHANSON SYLVAIN LELIÈVRE AU MILIEU DE NOUS DEUX HHHH GSI MUSIQUE World au carré Ce trio n\u2019aborde pas la musique traditionnelle de façon traditionnelle, c\u2019est-à-dire par les recettes désormais éprouvées de « l\u2019ancien servi à la moderne ».Pellerin et ses complices s\u2019approprient textes et musiques, n\u2019hésitant pas à les mettre «à leur main», en en changeant ici le rythme, là le refrain.Quitte à faire dresser quelques poils chez les purs et durs de l\u2019oreille traditionnelle.On dit trad ici, mais ailleurs, il faudrait parler de world beat, voire de musique du monde au carré, comme dans Trégate, chanson traditionnelle bretonne dont les Hurleurs québécois ont africanisé le rythme.en plus d\u2019ajouter un quatuor à cordes.La modernité de cette musique tient d\u2019abord au rythme \u2014 à la contrebasse, Simon Lepage ! \u2014 tant dans les «adaptations » de pièces anciennes (Cabaretier) que dans les compositions comme Jour J.La voix de Pellerin porte bien et les harmonies sont à l\u2019avenant, mais la guitare (et la mandoline et le dobro) de Simon Marion, instrumentiste de grand talent, pourrait prendre plus de place sans porter ombrage au violon.Bon fiddler dans les reels, Nicolas Pellerin a encore à explorer le potentiel mélodique de son instrument.\u2014 Daniel Lemay À télécharger : Le monde TRAD LES GRANDS HURLEURS PETIT GRAIN D\u2019OR HHH1/2 TEMPÊTE Allongée sur la neige Difficile de circonscrire la forme de 50 Words for Snow, un album d\u2019exception.La plus courte des sept pièces au menu dure 6,49 minutes, la plus longue compte 13,32 minutes ! Quelque part entre chanson pop et musique de chambre ?Au fond, rien ne sert d\u2019en identifier la catégorie.Il vaut mieux goûter ces mots qui se mettent à glisser sur la neige.Qui s\u2019articulent autour de lentes manoeuvres pianistiques, au-dessus desquelles se posent cordes élégantes, choeurs voluptueux, lutherie actuelle.Il vaut mieux goûter la voix contagieuse de maman Kate ou celle de fiston Albert Bertie McIntosh \u2014 servie en ouverture.Plus proches du jazz que de la musique romantique, les choix harmoniques ouvrent la porte à des orchestrations modernes que chapeautent des mélodies suaves dont seule Kate Bush a le secret.Toujours capable d\u2019une relation intime avec les grands esprits de la musique, la célébrissime Britannique réussit même à rafraîchir la facture vocale d\u2019Elton John (dans un duo : Snowed In At Wheeler Street), ce qui n\u2019est pas peu dire ! \u2014 Alain Brunet À télécharger : Misty POP KATE BUSH 50 WORDS FOR SNOW HHHH FISH PEOPLE Fred s\u2019éclate Ce deuxième album de Fred Pellerin est un disque plus assumé, avec des chansons originales qui collent à l\u2019univers du conteur de Saint-Élie-de-Caxton tout en l\u2019amenant ailleurs.Une chanson comme Il faut que tu saches \u2014 l\u2019une des meilleures parues au Québec cette année, toutes catégories confondues \u2014 a un petit quelque chose de rock, avec sa guitare et son groove, qui sert aussi bien Pellerin que le texte prenant de René Richard Cyr.Ozone, un autre grand cru signé Raymond Lafond également mis en musique par Pellerin avec le réalisateur Jeannot Bournival, ramène habilement sur le terrain de la chanson d\u2019amour ce qui aurait pu n\u2019être qu\u2019une chanson militante convenue, et en décuple l\u2019impact.Entre la fort belle C\u2019est un monde et l\u2019hymne La Mère-Chanson, Pellerin passe du folk (Rentrer chez nous) à la chanson fantaisiste sur un air de jazz à la française (Chanson cloche) et il flirte avec le conte (Roland), la chanson traditionnelle (La complainte du Saint-Maurice) ou d\u2019inspiration chansonnière (Vienne l\u2019amour) avec en prime une chanson savoureuse qui carbure à l\u2019humour et à l\u2019ironie (Y en a qui partent).Le choc est un peu violent entre l\u2019émouvante Ozone et la guillerette Relish, mais ça reste du Fred Pellerin en totale liberté.Comme on l\u2019aime.\u2014 Alain de Repentigny À télécharger: Il faut que tu saches, Ozone CATÉGORIE FRED PELLERIN C\u2019EST UN MONDE HHHH TEMPÊTE/DEP llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 6 N O V E M B R E 2 0 1 1 A R T S 13 VOUS PERMET DE CHOISIR: BILLETS 1RE CATÉGORIE 3SPECTACLES VOUS DONNE LE DROIT DE VOIR: UN SPECTACLE DU FESTIVAL GRATUITEMENT CHAQUE JOUR! + 90$* TAXES En SuS POuR SEuLEMEnT seulement 3 000 passeports disponibles *Certaines conditions et restrictions s\u2019appliquent.Quantité limitée.Offre d\u2019une durée limitée, jusqu\u2019au 31 décembre 2011.Selon les disponibilités à la Billetterie Dernière Minute Capital One® durant la période du Festival Juste pour rire 2012.Tous les détails au hahaha.com.LA SÉRIE ComÉdie musiCale LES Galas VIDÉOTRON Juste pour rire LE GALA DU 30E DE JUSTE POUR RIRE ANIMÉ PARstÉpHan bureau, 12 ET 13 JUILLET LE GALA QUI DIT DES AFFAIRES ANIMÉ PARlaurent paQuin, 16 ET 17 JUILLET LE GALA SUR LA FAMILLE ANIMÉ PAR raCHid badouri, 21 ET 22 JUILLET LE GALA « OCCUPONS JPR » CatHY GautHier, pHilippe laprise, dominiC paQuet NOUVEAUX priX, NOUVEAU Format 100 minutes, sans entracte ANIMÉ PAR , 20 JUILLET POUR SES 30 ANS JUSTE POUR RIRE VOUS OFFRE UN CADEAU VOYEZ AUSSI: Aussi disponibles: LE GALA FRANÇAIS, LE GALA DU FUTUR, LE GALA MUSICAL ET LE GALA DE CLÔTURE THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE 514 845-2322 Tous les détails au ARTS THÉÂTRE Le grand manitou des Contes urbains, Yvan Bienvenue, réintègre la nouvelle Licorne avec un concept original pour ses 25 ans : mettre en scène des personnages marquants de notre enfance télévisuelle : Passe-Partout, la Souris verte, Fanfan Dédé, etc., mais dans un registre différent de celui qu\u2019on leur connaît.JEAN SIAG Imaginez André Richard (Fanfan Dédé) qui narre l\u2019histoire d\u2019un ex-prisonnier ; Marie Eykel (Passe-Partout) en femme de la haute société ; Jean-François Gaudet (Félix et Ciboulette) dans des scènes sexuelles explic ites ; ou alors Anne Casabonne (Macaroni tout garni) en femme introvertie.C\u2019est un peu à ce jeu des contre-emplois que se prêtent les sept comédiens, de toutes les générations, qui font partie de la distribution des Contes urbains 2011.Les autres étant Louisette Dussault (La Souris verte), Linda Wilscam (Picotine) et Marcel Sabourin (La Ribouldingue).«Nous nous sommes tournés vers des voix qui ont marqué notre imaginaire quand nous étions enfants, explique Martin Desgagné, qui signe la mise en scène des Contes pour la deuxième année.Cette fois, dit-il, nous avons demandé aux interprètes d\u2019identifier les auteurs avec qui ils voulaient travailler.» C\u2019est ainsi que Michel Marc Bouchard a écrit pour Anne Casabonne; Chrystine Brouillet pour Marie Eykel ; Fabien Cloutier pour Jean-François Gaudet ; Dominick Parenteau- Lebeuf pour Louisette Dussault.Tandis que Marcel Sabourin, André Richa rd et Linda Wilscam ont choisi d\u2019écrire leurs propres textes.Le thème: une histoire qui se passe en ville, durant le temps des Fêtes.Comme le veut la tradition de ces Contes « pour adultes », les sept monologues d\u2019une quinzaine de minutes chacun seront présents l\u2019un à la suite de l\u2019autre.Desgagné et Bienvenue ont de nouveau fait appel aux musiciens Charles Papasoff et Eric Asswad (vus récemment dans Tout ça m\u2019assassine) pour lier la sauce.Marcel Sabourin donnera le coup d\u2019envoi avec un numéro improvisé, qui changera de soir en soir.C\u2019est le seul artiste qui n\u2019a pas « vraiment » de texte.Parmi les autres interprètes, certains joueront leur propre personnage (Louisette Dussault, par exemple, qui mêle le vrai et le faux de sa vie) ; tandis que d\u2019autres seront dissimulés derrière leurs personnages.L inda Wil s c am, a l i a s Picotine, fera le récit d\u2019un souvenir d\u2019enfance en 1924 (La petite fille aux grosses bottines).Si le personnage de Jean-François Gaudet est aux antipodes de celui de Félix, celui de Linda Wilscam ne sera pas étranger à l\u2019auteure, qui remonte sur scène après de nombreuses années d\u2019absence.«On ne peut pas tricher sa couleur», dit-elle simplement.Marie Eykel, elle, a dû composer un personnage plutôt éloigné d\u2019elle.«Ça été une surprise lorsque j\u2019ai lu le texte de Chrystine, avoue-t-elle.Heureusement, mon âge me rend crédible dans le rôle de cette femme, qui éprouve de la lassitude à l\u2019égard de son mari.Ce n\u2019est pas aussi épouvantable que ça!» Anne Casabonne jouera quant à elle un drame imaginé par Michel Marc Bouchard.«Elle est dans le déni d\u2019une tragédie qu\u2019elle a vécu, indique Martin Desgagné, avare de détails.Son personnage est très intérieur.C\u2019est très intéressant de la voir jouer dans cette zone-là.» Comme il s\u2019agit de monologues, les acteurs ne se sont pas rencontrés depuis le début des répétitions.Martin Desgagné a plutôt fait des rencontres individuelles.Peaufinant à l\u2019occasion les textes des auteurs.«Le décor est assez épuré, dit-il.Le but est bien sûr de laisser toute la place aux mots, à l\u2019histoire.Mon travail a donc été centré sur la direction d\u2019acteurs.» Alors, qu\u2019est-ce qui a le plus étonné le metteur en scène à l\u2019écoute de toutes ces voix qui ont bercé sa jeunesse ?«Ce que j\u2019ai trouvé fantastique, répond-il, c\u2019est de voir évoluer ces comédiens sur des terrains inconnus.De voir la richesse et la profondeur de leur interprétation.Plusieurs d\u2019entre eux sont encore associés aux personnages qu\u2019ils ont interprétés il y a 30 ans.L\u2019idée, c\u2019est aussi de les voir sous un autre jour.» Les Contes urbains à La Licorne du 29 novembre au 17 décembre.CONTES URBAINS Pour adultes seulement Créée à Québec au printemps 2010, le Cabaret Gainsbourg jouit d\u2019une rumeur extrêmement favorable.Ce spectacle de marionnettes «pour adultes» imaginé par le Théâtre Pupulus Mordicus s\u2019arrête enfin à Montréal, après une tournée québécoise d\u2019une quarantaine de représentations.JEAN SIAG L\u2019idée de ce Cabaret a germé dans la tête de Martin Genest après l\u2019écoute d\u2019une compilation de Serge Gainsbourg, Du jazz dans le ravin.C\u2019était en 2002, à Québec.Le confondateur de Pupulus Mordicus, qui signe la mise en scène de ce spectacle, y relevait la qualité des textes, «riches de sens étranges», composés entre 1958 et 1964.Gainsbourg était alors fortement influencé par des artistes comme Dave Brubeck, Django Rheinhardt ou Art Tatum.Le projet s\u2019est précisé au fil des ans.Chacune des 14 chansons de la compilation a été transformée en numéro.Les six comédiens, chanteurs et musiciens ont créé des univers où se mêlent humour et poésie.Dans une forme musicale qui puise dans le théâtre d\u2019objets, avec masques et marionnettes manipulés à vue.La spécialité de la troupe.L\u2019artisan de ces marionnettes, c\u2019est Pierre Robitaille, l\u2019autre cofondateur de Pupulus, qui fait également partie de la distribution et que l\u2019on connaît grâce à ses nombreuses collaborations avec L\u2019Ubus théâtre.Il a conçu une vingtaine de personnages, dont un Gainsbourg de 7 pieds.En plus des nombreux masques portés par les comédiens.«Gainsbourg touchait à tout, explique Pierre Robitaille.Il voulait d\u2019ailleurs devenir peintre à ses débuts.Pas chanteur.Après, il a touché à tous les genres musicaux, comme le jazz, bien sûr, mais aussi le reggae, le rock, le yéyé, le funk, etc., d\u2019où le côté hétéroclite de ce Cabaret où nous jouons, nous dansons, nous peignons.C\u2019est très organique!» Exemple: Les sucettes, chantée par France Gall, alors qu\u2019elle avait à peine 15 ans.«Nous avons choisi de mettre en scène une petite chaperonnette à pois qui mange des champignons magiques et voit apparaître des fleurs! révèle Pierre Robitaille.Évidemment, France Gall ne pouvait pas comprendre le double sens des paroles de Gainsbourg.Elle chantait avec beaucoup de naïveté.Nous jouons là-dessus.» Parmi les autres titres, mentionnons Les femmes, c\u2019est du chinois, où l\u2019un des comédiens porte un chou en lieu et place de sa tête.Il l\u2019effeuille et l\u2019effeuille jusqu\u2019à ce qu\u2019apparaisse une petite geisha de 10 pouces.«C\u2019est pas compliqué, il y a des femmes dans toutes les chansons de Gainsbourg, dit Pierre Robitaille.Avec les personnages des chansons, nous avons construit de petites histoires.» «Dans La fille au rasoir, poursuit- il, nous avons imaginé un plateau de télévision.Une femme se met à chanter avec Gainsbourg en chantant dans un micro ayant la forme d\u2019un Remington.Elle fait mine de se raser les jambes avec le micro, pendant que lui devient le rasoir.et se frotte sur ses jambes! Toute la théâtralité est dans dans le personnage de Gainsbourg.» Mais toutes les chansons ne sont pas aussi grivoises.La chanson de Maglia («Vous êtes bien belle, et je suis bien laid.») est un texte de Victor Hugo, rappelle Pierre Robitaille.«C\u2019est une chanson très émouvante où nous avons placé quatre miroirs qui déforment Gainsbourg.Cette fois encore, une femme fait son apparition sur scène.» En plus des 14 chansons, quelques autres numéros ont été ajoutés, dont une chanson écrite par Anne-Marie Olivier, «à la manière de Gainsbourg».«Cette chanson est une sorte de slam, explique encore Pierre Robitaille.Bien sûr, ça parle des déchirements homme-femme.Mais c\u2019est tellement bien interprété que plusieurs personnes nous ont dit: tiens, on ne connaissait pas cette chanson de Gainsbourg.» La création de ce Cabaret Gainsbourg, neuvième opus de Pupulus Mordicus (L\u2019oiseau vert, Jacques et son maître), a notamment été présenté l\u2019an dernier au Festival international des arts de la marionnette de Saguenay où il a été particulièrement remarqué.Des discussions ont lieu présentement pour faire une tournée en France.Mais rien n\u2019a encore été confirmé.La famille de Gainsbourg a-t-elle vu le spectacle?«Nous les avons invités, répond Pierre Robitaille.Sa fille Charlotte l\u2019a peut-être vu, on ne sait pas.Son entourage nous a dit qu\u2019elle n\u2019a pas l\u2019habitude de voir des hommages à son père.On nous a dit que si elle venait, nous ne le saurions pas.Quant à Jane Birkin, nous verrons.Elle ne l\u2019a pas vu encore, mais elle pourrait y être cette fois.» C\u2019est que Jane Birkin sera au Métropolis le 8 décembre.Le garçon de Serge Gainsbourg, Lulu, sera également à Montréal (du 7 au 10 décembre) pour faire la promotion de son premier album, From Gainsbourg to Lulu.Cabaret Gainsbourg, à la Cinquième salle de la Place des Arts, du 1er au 10 décembre.CABARET GAINSBOURG Gainsbourg touche-à-tout PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Marie Eykel, qui sera une des vedettes de ces Contes urbains, et le metteur en scène Martin Desgagné.PHOTO FOURNIE PAR CABARET GAINSBOURG Avec Cabaret Gainsbourg, le Théâtre Pupulus Mordicus a créé un univers où se mêlent humour et poésie.C\u2019est à un jeu de contre-emploi que se sont prêté les sept comédiens, de toutes les générations, qui font partie de la distribution des Contes urbains 2011.«Avec les personnages des chansons, nous avons construit de petites histoires.» \u2014 Pierre Robitaille llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 14 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 6 N O V E M B R E 2 0 1 1 ARTS ILS, ELLES ONT DIT «Comme comédien, t\u2019es extraordinaire Rémy, mais comme gars, t\u2019es assez ordinaire.» - Jean-François Mercier à Rémy Girard (Un gars le soir).«C\u2019est bête.Avant, je n\u2019avais pas d\u2019aide pour faire mes tourtières, mais j\u2019avais du monde pour les manger.Maintenant, j\u2019ai de l\u2019aide pour les faire, mais personne pour les manger.» - Natalie Rivard (Anne Dorval) bouleversée parce que son fils Thomas (Joey Scarpellino) sera chez sa copine pour le réveillon.ENTRACTE entracte@lapresse.ca ÉMILIE BILODEAU EN HAUSSE.EN BAISSE Austin Powers (Mike Myers) Vincent Vallières SÉPARÉS À LA NAISSANCE Avec ses lunettes inspirées de la mode des années 60, le chanteur Vincent Vallières ressemble drôlement au photographe, agent secret et sex-symbol Austin Powers.Leur coiffure et leur bouche sont pas mal semblables.Mais le plus important, c\u2019est que l\u2019un et l\u2019autre séduisent les femmes ! Merci à Lorraine Roy pour la suggestion.RBO Les politiciens ont laissé de côté leurs rancoeurs cette semaine pour remettre la Médaille d\u2019honneur de l\u2019Assemblée nationale aux membres de Rock et Belles Oreilles.Et la bande n\u2019a pas perdu de son humour au fil des années.Durant la courte cérémonie, les voix du sergent Bigras, de Mme Brossard et de l\u2019extraterrestre Stromgul se sont fait entendre.Par ailleurs, lundi, Radio-Canada lèvera le voile sur les émissions spéciales qui seront présentées pour souligner le 30e anniversaire de RBO.RIHANNA Il y a une dizaine de jours, un organisme de l\u2019Irlande a reproché à Rihanna de fumer la cigarette dans sa dernière vidéo.Voilà que la France a décidé d\u2019interdire la diffusion du clip de la chanson We Found Love, avant 22h, à cause du comportement «autodestructeur » de la vedette.Dans certaines scènes, on peut voir Rihanna fumer la cigarette, voler à l\u2019étalage et se faire violenter par son compagnon.Ce n\u2019est pas la première fois que la chanteuse s\u2019attire les foudres des autorités à cause d\u2019une vidéo provocante.S&M avait été interdite dans une dizaine de pays.LA PHOTO D\u2019HERBY Pour la première fois depuis qu\u2019elle est devenue créatrice de mode, la comédienne Marie-Chantal Perron a accepté de laisser entrer une caméra chez elle.C\u2019est au deuxieme étage de sa chaleureuse maison située à deux pas du centre-ville qu\u2019elle a confectionné les jupes de sa nouvelle collection Digne par Dandine avant de les envoyer à la boutique Kamikaze de la rue Saint-Denis à Montréal.Marie-Chantal vous ouvre les portes de sa maison pour vous faire découvrir son lieu de création dans une vidéo exclusive que vous pouvez découvrir sur Lapresse.ca PHOTO HUGO-SEBASTIENAUBERT, LA PRESSE PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE «As-tu déjà entendu du monde dire: les deux meilleurs films de l\u2019histoire québécois, «c\u2019est Les invasions barbares» pis «Bluff» ?C\u2019est comme comparer de la pisse pis du champagne.» - Martin Matte à Simon-Olivier Fecteau (En audition avec Simon).llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 6 N O V E M B R E 2 0 1 1 A R T S 15 COUREZ LA CHANCE DE VOIR L\u2019EXPOSITION En tout, 20 familles profiteront d\u2019une visite de l\u2019exposition.Pour tous les détails et pour participer, rendez-vous sur lapresse.ca/concours La date limite pour participer est le 28 novembre.Le règlement est disponible à LA PRESSE et sur lapresse.ca.Le tirage aura lieu le 29 novembre 2011 aux bureaux de LA PRESSE.La valeur totale approximative des prix est de 730 $.concertcontrelecancer.com UNE EXCELLENTE IDÉE CADEAU POUR NOËL! COMMANDITAIRE Pour achat de billets assortis d\u2019un don à l\u2019Institut du cancer de Montréal et donnant droit à un reçu pour fins d\u2019impôts pour la portion admissible, téléphonez au 514 890-8213.Billets réguliers : 35 $, 50 $, 60 $ et 75 $ (frais et taxes en sus) En vente à la billetterie et au laplacedesarts.com 3 février 2012, 20 heures La Maison symphonique de Montréal 5e édition La diva Marie-Josée Lord dans un concert lyrique avec l\u2019Orchestre Métropolitain sous la direction de Stéphane Laforest.Au programme des oeuvres de Bizet, Puccini, Gershwin, et un extrait de Starmania.L\u2019albumde Serge Gainsbourg est un chef d\u2019oeuvre délicat et moderne de pop orchestrale.Chacune des chansons raconte l\u2019histoire d\u2019une adolescente anglaise dénomméeMelody Nelson (interprétée par Jane Birkin) qui rencontre un homme français de 40 ans (interprété par Serge Gainsbourg).Le tout réalisé par Jean-Claude Vannier.En vEntE maintEnant ARTS ARTS VISUELS Wanda Koop est une des rares Canadiennes à avoir fait l\u2019objet d\u2019une exposition d\u2019envergure au Musée des beaux-arts du Canada.Autant militante des droits de l\u2019homme que peintre de la couleur, l\u2019artiste de Winnipeg expose en solo pour la première fois à Montréal.ÉRIC CLÉMENT Même si Wanda Koop a une cinquantaine d\u2019expos solo à son actif, au Canada et à l\u2019étranger, elle n\u2019avait participé qu\u2019à des expositions collectives au Québec : en 2009, à la galerie Leonard&Bina Ellen, en 1998, au Symposium de Baie-Saint-Paul , et en 1991, aux Cent jours d\u2019art contemporain de Montréal.Sa présence à la galerie Division jusqu\u2019à Noël est donc un événement en soi.Avec No News, elle présente des oeuvres réalisées cette année.Wanda Koop est une paysagiste moderne, une peintre de l\u2019esprit qui dispose patiemment de minces couches de couleurs vives sur de grandes toiles posées à terre, y reproduisant des images gravées dans sa tête.L\u2019artiste trouve dans les canevas d\u2019envergure une intimité fusionnelle.«Pour moi, c\u2019est alors une expérience personnelle et un engagement corporel», dit-elle.Sa peinture est un hymne à la lumière et aux couleurs.Sa toile Friendly Fire offre un jaune à la fois éblouissant et tendre.« Je suis une chercheuse en langage visuel, dit Wanda Koop.Je parle la langue des couleurs.J\u2019ai passé ma vie à étendre mon vocabulaire de couleurs et à penser d\u2019abord aux couleurs quand je travaille.» Ces couleurs donnent aux tableaux une grande tranquillité, l\u2019abstraction étant soutenue par un dessin à peine esquissé où l\u2019on devine une cité, une plaine manitobaine ou une succession de lacs.«C\u2019est un travail très cérébral, dit Wanda Koop.Je me promène actuellement entre abstraction et représentation figurative, dans la même peinture.» Plusieurs oeuvres, plus petites, proviennent de sa série Green Zone (2003-2009), pér iode i nt ense de son expression artistique.«Elles découlent de l\u2019époque où je voyais les images de la guerre en Irak.J\u2019étais choquée et horrifiée, ne sachant que faire.J\u2019ai commencé à penser que créer de l\u2019art est le contraire de faire la guerre.» Mil ita nte reconnue au Manitoba, qui défend les droits de la personne, Wanda Koop a ouvert un centre d\u2019art en 1998 pour éveiller les jeunes à l\u2019art et donner du sens à leur existence.«J\u2019ai vécu dans un quartier très dur de Winnipeg où j\u2019ai essayé d\u2019améliorer les conditions de vie des gens, dit-elle.On avait un gros problème de gang de rue.Je pensais que l\u2019art avait la puissance de changer la vie de ces jeunes.On a donc créé Art City, qui offre à 6000 jeunes par an des programmes, des ateliers de céramique, de photographie, etc.Cela a transformé le quartier.» Wanda Koop a reçu l\u2019Ordre du Canada en 2006.Pour son art riche et profond et pour son rôle social, indissociable de son oeuvre, qui a donné des couleurs à Winnipeg.No News, de Wanda Koop, à la galerie Division (2020, rue William), jusqu\u2019au 23 décembre.WANDA KOOP À LA GALERIE DIVISION La grande dame de Winnipeg Âgé de 42 ans, Davide Bertocchi expose quelquesunes de ses oeuvres pour la première fois au Canada, à la Galerie Pangée, dans l\u2019édifice Belgo de la rue Sainte- Catherine Ouest.DAVIDE BERTOCCHI À LA GALERIE PANGÉE La science infusée dans l\u2019art PHOTO FOURNIE PAR LA GALERIE Collider, sculpture constituée d\u2019un trépied, d\u2019un disque 45 tours et d\u2019une sphère comprenant un mélange de gelées de type Skifidol Slime.PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE Wanda Koop: «Je suis une chercheuse en langage visuel.» « L\u2019être humain n\u2019a pas été programmé pour comprendre l\u2019espace.Dans l\u2019espace, où finit la connaissance scientifique et où commence l\u2019imagination?» \u2014 Davide Bertocchi ÉRIC CLÉMENT Tout comme bien de ses prédécesseurs italiens, l\u2019artiste installé à Paris depuis 11 ans est complètement fasciné par la science, la recherche fondamentale et les questions existentielles reliées à notre situation d\u2019êtres humains à la présence si singulière au sein de l\u2019univers.Il a d\u2019ailleurs un projet ambitieux.Il veut envoyer d\u2019ici 2020 une météorite dans l\u2019espace.Il en est à la recherche de commanditaires.«Une livraison dans l\u2019espace coûte 300 000$ par kilogramme, dit-il, en entrevue à Montréal.À moins que je puisse utiliser des vols expérimentaux?» Quel est le but de ce projet ?«Abandonner la roche dans l\u2019univers vers une destinée inconnue et des conséquences imprévisibles.» Quand on parle de fascination.Depuis une vingtaine d\u2019années, Davide Bertocchi combine ainsi ses interrogations, son goût de la science-fiction et ses talents de metteur en scène pour créer des installations, notamment sonores, des sculptures et des photographies qui reflètent ce souci de questionner avec humilité le sens de la vie.L\u2019exposition Tentatives de résolution empirique propose l\u2019oeuvre Spazio (« L\u2019espace »), un total de 1260 petites photographies alignées sur un mur, des photos réalisées à partir de logiciels de la NASA et qui représentent des interprétations d\u2019objets célestes pouvant exister dans l\u2019univers : planètes, météorites, constellations, astres, Voie lactée, etc.OEuvre en expansion « J\u2019ai commencé Spazio en 1999 et j\u2019y ajoute des photos régulièrement, dit-il.L\u2019oeuvre est en expansion tout comme l\u2019univers.» Il présente aussi Alpha & Omega : la question de l\u2019oeuf et la poule, une sculpture d\u2019acier chromé comprenant un oeuf pris dans un disque, le tout ressemblant au sys tème solaire avec l\u2019astre en son centre.Pour illustrer l \u2019univers en expansion, il a pris des photos d\u2019un ballon bleu en suspension dans l\u2019air.«Un modèle de représentation de l\u2019univers qui évoque les théories d\u2019Einstein qui semblent dégonflées depuis la découverte des neutrinos qui vont plus vite que la lumière », dit-il.L\u2019exposition propose aussi Collider, sculpture constituée d\u2019un trépied, d\u2019un disque 45 tours et d\u2019une sphère comprenant un mélange de gelées de type Skifidol Slime.L\u2019oeuvre \u2013 qui ressemble à un satellite \u2013 a été inspirée par ses enfants et par l\u2019impact de l\u2019énergie solaire sur les éléments terrestres.« J\u2019étais intéressé par la combinaison des gelées qui donne une planète aux couleurs variées et dont la densité capture ou ralentit les rayons et particules cosmiques, ditil.C\u2019est aussi une référence au Large Hadron Collider, l\u2019accélérateur de particules de Genève.» Ni moraliste ni critique, Davide Bertocchi crée un espace comme source de dialogue et d\u2019expression sur notre univers.Avec génie, mais aussi une pointe d\u2019humour.«L\u2019aspect humoristique permet de dédramatiser et de transmettre quelque chose en évitant les discours », conclut-il.Tentatives de résolution empirique, de Davide Bertocchi, jusqu\u2019au 18 février 2012 à la Galerie Pangée (Édifice Belgo, suite 412, 372, rue Sainte- Catherine Ouest) llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 16 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 6 N O V E M B R E 2 0 1 1 lapresse.ca/concours SOLUTIONde la semaine dernière MOTS CROISÉS DESARTS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 www.nicolehannequart.com 1767 HORIZONTALEMENT 1 Auteure de Bonheur, es-tu là ?2 Humoriste en vedette à la Place des Arts les 1er et 2 décembre prochains \u2013 Trop libre.3 La Grande-Bretagne y a un siège permanent \u2013 Ancienne capitale d\u2019Arménie \u2013 Me comporte.4 Écho produit dans l\u2019esprit \u2013 Dieu solaire.5 Périodes historiques \u2013 Vêtements usagés et misérables.6 Rejeté comme faux \u2013 Inclina.7 Initiales du cinéaste Chabrol \u2013 Pièce satirique \u2013 Boeuf sauvage noir.8 Cynique \u2013 Il assure un éclairage localisé pour un artiste.9 Auteure de L\u2019os manquant.10 Son pourtour est creusé \u2013 Tentes le coup.11 21 est le titre de son deuxième album \u2013 Garnis.12 Prénom du concepteur de Et Dieu créa.Laflaque \u2013 Ouverture dans la table d\u2019harmonie d\u2019un violoncelle.VERTICALEMENT 1 Une des chanteuses qui revisitent les chansons de la Bolduc sur l\u2019album J\u2019ai un bouton sur le bout de la langue \u2013 Bradype.2 Prénom du metteur en scène de Contre le temps, au Théâtre d\u2019aujourd\u2019hui jusqu\u2019au 3 décembre.3 Divertie \u2013 Enlevées.4 Conjonction \u2013 Problème \u2013 Absorbé par les voies respiratoires.5 Degré \u2013 Metteur en scène de théâtre français, un des animateurs du Cartel \u2013 Fin de verbe.6 Ville d\u2019Allemagne \u2013 Qui blesse par sa cruauté.7 Complexées.8 Son dernier album s\u2019intitule Le ciel de mes combats (ses initiales) \u2013 Compartiment d\u2019un tiroir \u2013 Préfixe sign.égal.9 Échec \u2013 Poisson-perroquet.10 Quotidien américain (.Today) \u2013 Cétacés.11 Étendu \u2013 Vapeurs d\u2019eau.12 Désavantagés \u2013 Film de Spielberg \u2013 Division du compas.1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 C H A M P A G N E S J 2 H E L E N E O N C L E 3 L U I T F A I T A U 4 O R N E S C R E T O N 5 E T E O C L E R H E 6 L E A O U R S E S T 7 A R A T T E N D R E 8 C A C T E O R I N S 9 A N N E R O B I N A 10 S O I R S C E L E R I 11 S I S E B R E L A N 12 E R E P R E S E N T E www.nicolehannequart.com 1766 ARTS DANSE DANSE STÉPHANIE VALLET INVOLVED AU STUDIO 303 26 et 27 novembre Involved est le troisième événement de la compagnie Wants&Needs Danse, créée par Andrew Tay et Sasha Kleinplatz.Après Piss in the Pool et Short&Sweet, Involved met au défi cinq chorégraphes de créer des oeuvres de 10 à 15 minutes qui impliquent le public ou qui questionnent la relation de l\u2019auditoire à la performance.Au programme, notamment: Human Landscape Mishaps, où le chorégraphe Thierry Huard donne des t-shirts de différentes couleurs au public afin de créer des tableaux qui servent de décor, et An Archives of Accident Gestures, une pièce dans laquelle des spectateurs montent sur scène pour parler du souvenir d\u2019un accident, dans le noir alors que seules leurs mains sont éclairées.JUNKYARD/PARADISÀL\u2019USINEC 30 novembre et 1er décembre Présentée à Montréal en janvier dernier, Junkyard/Paradise est de retour à l\u2019Usine C, avec Angie Cheng, Mélanie Demers, Brianna Lombardo, Nicolas Patry et Jacques Poulain-Denis.Une pièce qui fait appel à la théâtralité comme à la musique, sans se circonscrire uniquement à la danse.«L\u2019inspiration est venue du fait de concilier les paradoxes de la vie, explique la chorégraphe Mélanie Demers.L\u2019idée de base est de trouver notre esprit sain quand on est entouré de toutes sorte d\u2019injustices, de misère et d\u2019éléments qui nous menacent.C\u2019est un peu comme marcher un pied dans l\u2019herbe fraîche et l\u2019autre dans la boue.» Le chorégraphe Dave St-Pierre livre une fois encore une pièce destinée à un public averti, créée en sept jours et rassemblant trois de ses créations (Moribonds, Libido et Jambon cuit), qui forment un cycle sur la consommation sauvage du corps.«Le cycle de la boucherie est un mashup de ces trois pièces et je me suis donné pour challenge de créer rapidement, contrairement au dernier volet de ma trilogie Sociologie et autres utopies contemporaines sur lequel je travaille depuis quatre ans», explique le chorégraphe.« C\u2019est difficile de parler d\u2019une oeuvre que je qualifie de \"placenta à expulser\".Le point de départ de ce cycle est Libido, que j\u2019avais créée pour le Dance Works Rotterdam.Puis, j\u2019ai fait Moribonds pour la jeune compagnie théâtrale Tilt.Je trouvais qu\u2019il manquait un petit quelque chose dans ces deux pièces qui ont un peu la même facture, avec des points de vue politiques très tranchés sur le sexe et la cellule familiale.J\u2019ai décidé de les réunir et d\u2019y ajouter un duo avec deux femmes rondes, Jambon cuit, qui représente la surabondance et la chair », précise Dave St-Pierre.Si avec Moribonds, Dave St-Pierre a voulu poser la question de l\u2019importance de renier ou non ses origines en s\u2019inspirant de sa propre famille, c\u2019est de la présence accrue du sexe dans la société qu\u2019il a voulu traiter dans Libido.« Il n\u2019y a plus de tabous en matière de sexualité, tu peux faire ce que tu veux ! Vincent Morelle et Sylvia Camarda forment sur scène un couple dont la seule manière de se retrouver est de se faire mal pour se sentir enfin en vie », explique le chorégraphe.Dave St-Pierre signe la scénographie, l\u2019éclairage et la musique du Cycle de la boucherie.Et on le retrouve sur scène sous les traits d\u2019un créateur omnipotent.«J\u2019essaie de faire une critique sur notre art.C\u2019est tellement épouvantable ce qu\u2019on peut se faire dire des fois en audition ! », conclut-il.Le cycle de la boucherie du 30 novembre au 17 décembre au Théâtre La Chapelle.LE CYCLE DE LA BOUCHERIE De chair et de sang PHOTO ANNA VAN KOOIJ PHOTOFOURNIE PAR L\u2019USINEC Libido Junkyard/Paradise STÉPHANIE BRODY COLLABORATION SPÉCIALE CRITIQUE Apr è s u ne p remi è r e à Vancouver et des représentations dans quelques autres villes canadiennes, la Compagnie Marie Chouinard présente sa plus récente création, Le nombre d\u2019or (Live), au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.On y retrouve feulements, respirations audibles, ventres concaves et torses bombés , petits cônes sur les mamelons, mains et orteils expressifs, tremblements, accouplements et baisers gloutons.La tribu sonore et turbulente aussi est au rendez-vous, moins cohésive que dans d\u2019autres créations, mais elle est là.Pour qui a souvent assisté à des productions de Marie Chouinard, c\u2019est du vu et revu.On n\u2019est ni charmé ni terrassé ni dérangé, et on est loin du choc sonore ou physique provoqué par certaines de ses créations précédentes.Chouinard veut ici donner à voir les mouvements de la pensée : propos complexe, mais facture trop prudente.Certes, Le nombre d\u2019or compor te cer t a ins élément s novateurs, du moins dans le contexte d\u2019un grand plateau signé Marie Chouinard, notamment un rapprochement délibéré avec le public.Depuis que la compagnie a déménagé dans l\u2019Espace Marie Chouinard, la chorégraphe est l \u2019hôtesse de conférences intimes sur son travail, qu\u2019elle anime avec un plaisir évident.Et c\u2019est dans cet esprit de rapprochement que Marie Chouinard et le scénographe Guillaume Lord ont installé une longue passerelle qui s\u2019avance assez loin parmi les spectateurs.Quelques-uns sont également assis directement sur la scène du Théât re Maisonneuve.Ainsi , les corps frémissants des danseurs, si caractéristiques du travail de Chouinard, sont presque à la portée des spectateurs.L\u2019effet est parfois assez troublant.Autre élément distinctif : un masque neutre cache souvent le visage des danseurs, ce qui leur confère un aspect à la fois inquiétant et merveilleux.Chouinard insère aussi des masques plus rigolos : 14 Stephen Harper qui exécutent une routine de show girl sexy, ça frappe ! Ou des visages de bébés trônant sur des corps nus d\u2019adultes : étrangeté garantie ! Ici et là, des instants qui retiennent l\u2019attention : une entrée en matière miroitante et sensuelle, de grosses lampes sur pied qui ressemblent étonnamment à des humains bienveillants, l\u2019apparition trop brève d\u2019un ventre rougeoyant et une amusante chorale d\u2019onomatopées.C\u2019est vers la fin du Nombre d\u2019or (Live) que l\u2019on découvre enfin le bijou, soit un époustouflant solo dansé par Carol Prieur, qui détonne parfaitement du reste.Prieur, belle, vulnérable, combative, vibrante, sans masque ni appendices, tantôt mante religieuse tantôt amoureuse lascive.Un corps à la fois hyper laxe et sous tension \u2013 apparente contradiction que Chouinard et ses interprètes manient si bien \u2013 qui régurgite ou avale de surprenantes bribes de texte.Cela donne tout à coup très envie de découvrir davantage le travail de Marie Chouinard dénué d\u2019artifices.Le nombre d\u2019or (Live) de la Compagnie Marie Chouinard, ce soir, à 20h, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.LE NOMBRE D\u2019OR (LIVE) Sans grande surprise C\u2019est vers la fin du Nombre d\u2019or (Live) que l\u2019on découvre enfin le bijou, soit un époustouflant solo dansé par Carol Prieur, qui détonne parfaitement du reste.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 6 N O V E M B R E 2 0 1 1 A R T S 17 En vente en librairie ou sur librairie.lapresse.ca « François Chartier a dépassé le simple instinct des harmonies mets et vins.Ses recherches rigoureuses lui ont procuré les clés pour réaliser des harmonies toujours réussies.» Harvey Steiman, WINE SPECTATOR François Chartier avec LE Grand rendez-vous annuel de la sommellerie au Québec ! ARTS CHOIX HEBDOS LA LISTE PLUS ULTRA D\u2019ÉMILIE CÔTÉ PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE SPECTACLE THE NATIONAL AU CENTRE BELl MAGAZINE THE WALRUS LIVRE EASY TO LIKE D\u2019EDWARD RICHE DVD THE GOOD WIFE, SAISON II INTERNET WWW.ASOS.COM STÉPHANIE VALLET Entre RBO 3.0, une série d\u2019émissions de télé et de radio soulignant les 30 ans de Rock et Belles Oreilles, et le retour de ses Grandes entrevues, Stéphan Bureau a une fin d\u2019année fort chargée.Les festivités entourant le 30e anniversaire du mythique groupe d\u2019humoristes débuteront avec une série documentaire radio, diffusée sur les ondes de la Première Chaîne tous les jours, à 10h, du 5 au 9 décembre.«Il s\u2019agit de cinq émissions d\u2019une heure.C\u2019est un documentaire sur l\u2019histoire de RBO, mais c\u2019est aussi un parallèle entre notre histoire collective et celle du groupe d\u2019humoristes.En parodiant notre télé, nos annonces et nos grands moments de l\u2019histoire politique, RBO a un peu rendu compte de l\u2019air du temps.En fait, c\u2019est plus la génération RBO, une chronique de l\u2019époque 1981 à 1995», explique Stéphan Bureau.Une série documentaire dans laquelle on va retrouver Louise Harel, Mario Dumont, Sylvain Cormier et Alain Brunet parmi les 35 personnes interviewées à propos de la génération RBO.«Guy A.Lepage, André Ducharme, Bruno Landry, Yves P.Pelletier, Chantal Francke et Richard Z.Sirois sont aussi interviewés en tant que témoins de leur époque.C\u2019est amusant de voir l\u2019histoire à travers ceux qui en ont ri », poursuit-il.RBO 3.0, c\u2019est aussi une série d\u2019émissions de télévision réalisée par Maxime Théorêt (dont la date de diffusion sera dévoilée lundi), un concept de Jacques Primeau développé par Stéphan Bureau et son équipe qui a fouillé pendant plus d\u2019un an dans les archives.«Chaque volet à une thématique : séries télé, publicités, information, politique, rapports homme/ femme et les « autres », dont l\u2019incontournable Hérouxtyville du Bye Bye.On retrouve aussi les six membres de RBO dans des segments d\u2019entrevue qui permettent une remise en contexte.Pour l\u2019essentiel de nos huit demi-heures d\u2019émissions, on fait le parallèle entre ce qui a inspiré RBO et ce qu\u2019il en a fait comme parodie.On a deux émissions consacrées à la publicité et quand on met côte à côte les originaux et les parodies, on se demande parfois quel est le plus drôle!», s\u2019amuse Stéphan Bureau.Sacrée meilleure émission, cette année, au gala des prix Gémeaux, Les grandes entrevues seront de retour au printemps 2012 avec 10 nouveaux invités.«On enregistre quatre épisodes en décembre avec Marie-Lise Pilote, Dominic et Martin, Réal Béland et Jean-François Mercier, et quatre autres début mai, notamment avec Louis Morissette», ajoute l\u2019animateur de l\u2019émission qui présentera un spécial Patrick Huard le 26 décembre à 22h30 et qui promet également une présentation spéciale 30e anniversaire de Juste pour rire.SUR LE DIVAN AVEC STÉPHAN BUREAU Abonnée depuis un an à ce magazine anglophone canadien qui s\u2019apparente au New Yorker, j\u2019apprécie la perspective que ses reportages fouillés donne sur le ROC (Rest of Canada) et sur le Québec, qu\u2019on y parle de politique ou du phénomène Arcade Fire.Il y a également de bonnes suggestions de livres et des nouvelles littéraires fort bien écrites.Un malentendu amoureux, c\u2019est un élément gagnant dans un scénario pour lancer les premiers épisodes de la nouvelle saison d\u2019une série.Si on pensait que le deuxième volet de The Good Wife allait s\u2019ouvrir sur un punch, il continue plutôt de nous garder en haleine.L\u2019avocate Alicia Florrick suivra-t-elle son coeur ou continuera-t-elle d\u2019épauler son mari politicien qui l\u2019a plongée dans un scandale financier et d\u2019infidélité ?C\u2019est un site web dangereux, mais ma garde-robe lui doit beaucoup.L\u2019entreprise britannique Asos vend exclusivement sur le web sa propre collection de vêtements pour filles et garçons (de qualité et hyper abordable), en plus d\u2019offrir les collections de marques connues, des vêtements vintage et des pièces limitées de designers.Avec l\u2019envoi gratuit au Canada, ça vaut la peine ! La formation de Brooklyn n\u2019a pas arrêté de tourner depuis sa performance à Osheaga, en 2010, et elle repasse enfin par Montréal avant de rentrer à la maison.J\u2019aurais préféré voir The National au Métropolis, mais je prévois quand même un grand tête-à-tête, le soir du 9 décembre au Centre Bell, avec son rock au spleen romantique.Easy to Like est un roman satirique, pour son personnage principal et sa vision du mandat pancanadien de Radio-Canada.On y suit un scénariste d\u2019Hollywood et aspirant viniculteur qui, en voulant partir en France avec un passeport qui n\u2019est pas en règle, se retrouve coincé dans son Canada natal à travailler pour CBC, et découvre les joies de la bureaucratie.Pour les amateurs d\u2019humour noir.Qu\u2019est-ce qui joue en boucle dans votre iPod en ce moment ?Adele, je l\u2019aime beaucoup et elle m\u2019inspire lors de mes longues marches.Quel est votre dernier coup de coeur ?Les indignés de Wall Street.Manifester en prenant le risque d\u2019être arrêté même en ne faisant rien d\u2019illégal, prendre ce risque quand on sait ce que ça peut représenter d\u2019avoir un dossier criminel aux États-Unis, ça prend beaucoup de courage ! Que détestez-vous par-dessus tout ?Ce que nous pratiquons tous régulièrement : la «scupidité».C\u2019est une combinaison létale dans laquelle cupidité et stupidité se marient.Dans quel roman aimeriez-vous vivre?Le comte de Monte-Cristo.Et je veux être Monte-Cristo, sans aucune hésitation ! J\u2019envie tous ceux qui ne l\u2019ont pas lu et qui vont le découvrir ! Quel étaient votre premier disque et votre premier livre?Je me souviens de mon premier disque acheté avec mes économies où j\u2019avais l\u2019impression d\u2019être un grand.Je devais avoir 10-11 ans et c\u2019était Breakfast in America de Supertramp.J\u2019ai eu une époque BD très forte.Ça serait donc peut-être un Gaston Lagaffe car j\u2019étais très fan de Franquin.Si vous étiez une chanson?Thank You Satan de Léo Ferré.Parce que je l\u2019aime beaucoup et que je l\u2019ai beaucoup chantée.Cette chanson est comme un programme et cette idée de remercier Satan, comme Léo Ferré le dit dans la chanson, ça change! Si vous étiez un film?Il était une fois la révolution de Sergio Leone.Probablement à cause du personnage de Sean interprété par James Coburn.C\u2019est un film que j\u2019ai vu jeune, qui m\u2019a marqué et dont le héros est un personnage romantique intéressant, un révolutionnaire irlandais désillusionné qui pense pouvoir refaire sa vie au Mexique.Mais la vie le rattrape finalement! Si vous étiez une personnalité qui a marqué l\u2019histoire ?Je serais Bach ou Mozart.Je serais musicien, quoi! Si vous étiez une guerre ?Je serais la guerre des rabais entre deux chaînes concurrentes de magasins.Mais surtout pas une guerre au terme de laquelle il y aurait des morts.Rendez-vous sur lapresse.ca pour découvrir d\u2019autres réponses de Stephan Bureau en vidéo LAPRESSE.CA Q R llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 18 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 6 N O V E M B R E 2 0 1 1 "]
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