Le bulletin des agriculteurs /, 1 mars 1917, samedi 17 mars 1917
r^T -W=\ BULLETIN / SOCIETE COOPERATIVE AGRICOLE DES FROMAGERS DE QUEBEC Vol.2 MONTREAL, Can.le 17 MARS 1917 No 10 1 £ft.rl, ¦"|5QClE.TL CrPPfBATivL AÇHiÇCLL | 0 ?A'\0' ÇLri Mil PRODUITS DE LA FERME ^ CLASSÉS ET SÉLECTIONNÉS DU PRODUCTEUR AU CONSOMMATEUR PAR.LA COOPÉRATION SUCRE ET SIROP D'ERABLE VOIR DANS CE NUMERO TOUT CE QUI CONCERNE CES PRODUITS.LA SOCIETE COOPERATIVE AGRICOLE DES FROMAGERS DE QUEBEC 6 1-63, Rue William.MONTREAL, Can. La Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec 61-63 Rue William 61-63 NOTE.—La Société n'acheté aucun des produits agricoles; elle les vend simplement pour le compte de ses membres.Les prix que nous donnons sont ceux qui ont été obtenus du- • rant la semaine finissant à la date que porte le Bulletin.SEMAINE DU 17 MARS BEURRE Nol.41Hc No 2.41c No 3.J°c Marché ferme.Les arrivages sont presque nuls.On ne prévoit aucun changement dans les prix jusqu'à la nouvelle saison de fabrication.Arrivages du 1er moi jusqu'à date: 510,418 Ijoites ; date correspondante 191$: 399,371 boites.FROMAGE Le seul fromage actuellement olTcrt est pour le marché local Les p'ix varient entr.' 21 Yic.et 24c.la livre suivant la qualité.Arrivages du 1er mai jusqu'à date: 2,258,721 boites; date correspondante I'M : 1,997,556 boites.Veaux Engraisses au Lait No I—19K-C.No 2—17c.No 3—15c.Marché ferme, quoique la forte augmentation des arrivages ait fait un peu baisa les prix.PORCS ABATTUS No 1—22c.No 2—21c.No 3—20c.Marché très ferme.AGNEAUX ABATTUS No 1—19c.No 2—18c.No 3—17c La demande est bonne pour les agneaux de bonne qualité, pesant de 40 à 50 livres.BOEUF ABATTU Bouvillons : No 1—14J^c.No 2—13c.No 3—llj^c.Taures: " —13c." —12c." —lO^c Vaches: " —12}^c " —HMc " —10c.Taureaux: " —12c." —11c." —9^ Marché très ferme.PEAUX Peaux de vaches ou taures.22c.la livre Peaux de taureaux.21c." Peaux de moutons.S3 25 à S4 00 chacune Peaux de veaux de champs.32c.la livre.Peaux de veaux engraissés au lait.38c.la livre.Morché très ferme.OEUFS Strictement frais.,17c No 1 3lc (LIVRÉ A MONTREAL) Marché ferme.L'abondance de la production a fait fléchir les prix, mais on croit généralement qu ds se maintiendront dans les limites actuelles.z,, A;,r'vaBes du !" mai jusqu'à date: 661,286 caisses; date correspondante 1915.561,760 caisses 1 MIEL Miel en rayons: Hlanc No 1.Hic Miel extrait: Blanc No 1.12c ." No 2 (ou ambré No 1) 13jc " No 2 (ou ambré No 1).11c .Brun No 1.12c " " Brun No 1.11c .No 2.11c " " " No 2.10c Aucun changement dans les prix.SIROP D'ERABLE N'o 1 .$140 No 2 .$1.30 No 3 .S1.20 SUCRE D'ERABLE N'o 1.14c.No 2.13c.No 3.12c.Marché ferme.On croit que les premiers arrivages se vendront à des prix plus élevés que l'an dernier.FEVES Blanches No 1.12c la livre Blanches tachées de jaune.No 1.9ic la livre Blanches No 2.11c " Jaunes No 1.9îc " Blanches No 3.101c " Marché ferme.Les petites fèves blanches (pea-beans), surtout celles de qualité recherchée pour la semence, sont en grande demande.POULES VIVANTES POULES No 1.26c No 2.24cï No'3.21c Marché ferme et a la hausse.Nous avons obtenu le de plus par livre cette semaine.VOLAILLES ABATTUES POULETS: Extra choix.28c POULES: No 1.23c Choix.26c No 2.20c No 1.24c No 3.17c No 2.22c No 3.18c COQS:.17c DINDES: No 1.28c No 2.25c.No 3.23c Marché très ferme.La demande est bonne.NOTE Sur clinquc article expédié, le nom cl l'adresse de In Société doivent être écrit» 1res lisiblement.On no doit pas non plus oublier de mentionner le nom de l'expéditeur.Chaque semaine nous recevons des produits dont nous ne connaissons pas In provennnee.Dans ci* ras, il nous est absolument Impossible do falro les remises.Montréal, le 17 mars 1917.NOTES C'est actuellement le temps propice de faire vendre les vieilles poules qui ne pondent plus, car le marché est très avantageux.Expédiez nous vos poules vivantes : est par notre entremise que vous obtiendrez les meilleurs prix.Nous fournissons gratuitement une cage spéciale à tout iétairc qui a au inoins 15 poules à nous expédier.Par mesure de prudence, les sociétaires doivent toujours envoyer l'argent par ettre recommandée, mandat ou bon de poste, ou chèque accepté payable au pair Montréal.Les sociétaires qui ont des petites jçvcs blanches a offrir (pea-beans), feraient iicn de communiquer immédiatement avec nous.Nous pourrons leur obtenir prix exceptionnellement avantageux, 'Is ont dos fèves de la qualité requise.Qu'ils nous envoient le plus tôt possible un échantillon en mentionnant la quantité dont ils peuvent disposer.VENTES AVANTAGEUSES: Nous avons vendu celte semaine pour li- compte de : ALPHODE SABOURIN, Stc-Justine île Newton : 2 veaux classés No 2, pesant 112 livres, qui ont rapporté $22.30.A.TREMBLAY, membre de la société coopérative de St-Théodore d'ac-ton : 1 veau classé No 2, pesant 70 livres qui a rapporté S10.S0.ALP.LEBLANC, St-Louis de Blxnd-ford, par l'entremise de l'Abattoir Coopératif de Princeville : 1 veau, classé No 1, pesant 76 livres, qui a rapporté S13.17.T.F, DESCOTEAUX, Ste-Mbriiquc (Nicole!) : 1 veau classé No 2, pesant 72 livres, qui a rapporlé $11.15.JOS.DESROCHERS, lils de Lazare, Warwick, par l'entremise de l'Abattoir Coopératif de Princeville, un veau classé No 1, pesant 84 livres, qui a rapporté $1-1.60.3 Le problème de la Main d'oeuvre Agricole Nous avons à plusieurs reprises parlé dans le " Bulletin " de la concurrence faite à l'agriculture par l'industrie et le commerce.Ceux-ci, grâce aux salaires (levés qu'ils sont en état de payer, enlèvent à l'agriculture les bras dont elle a un besoin urgent.Et nous disions qu'en conséquence les produits agricoles doivent se vendre à des prix très rémunérateurs et rapporter au producteur des bénéfices qui lui permettent de payer des salaires très élevés et d'ainsi garder chez lui sa main-d'œuvre.Nous sommes heureux, [>our appuyer notre thèse, de citer ici un article publié récemment dans un journal de l'Ontario, entièrement dévoué à la classe agricole : "Il faut avoir soin de ne pas déplacer l'équilibre des choses", disait feu le Dr C.C.James, à une assemblée de cultivateurs à Toronto il y a un peu plus d'un an." Pour mener la guerre a bonne fui, il nous faut des hommes dans l'armée, des hommes dans les fabriques de munitions, et des hommes sur les terres.Nos ressources en homines doivent être justement réparties dans ces trois catégories.En donner à l'une au détriment de l'autre, ce serait aller à un désastre "." 11 se peut que les choses n'aient pas été délibérément désiquilibrées, mais on a permis qu'elles le deviennent.11 va falloir envisager l'hypothèse d'une forte diminution dans la production agricole, parce que l'agriculture manque d'hommes.Des rapports qui nous viennent de différentes parties du pays confirment notre avancé.Cette situation a été d'ai.leurs parfaitement mise à jour à toutes les conventions agricoles qui se sont tenues durant le cours de l'hiver." A la convention de l'Union Expérimentale tenue à Guelp, un délégué attira l'attention des membres de la convention sur le fait que les villes où il si; fabrique des munitions enlèvent les hommes à la terre et entraînent vers elles les populations des campagnes.A la convention des sociétés d'agriculture tenue à Toronto, M.Andrew Elliott, professeur de (lait, cita le cas de certains manufacturiers qui parcouraient les campagnes en offrant des salaires fabuleux dans le but d'attirer les ouvriers de ferme.Une fabrique de munitions de l'une de nos petites villes demanda récemment par la voix (les journaux des hommes, et en moins de trois jours reçut au-delà de cent demandes qui venaient toutes d'ouvriers de ferme des campagnes environnantes.De toutes parts l'on nous cite le cas de certains cultivateurs qui ont pour la pro- chaine saison 100 et 200 acres de i cultiver, avec la perspective de l'iti sibilité absolue de ne pouvoir oh1 aucune aide.Dans certaines parti' pays, il ne reste pas sur la terre un lu par 100 acres de terre.Des culiiv ont cherché en vain d'obtenir des de ferme, même en offrant des prix élevés.En tin de compte, ils ont dt de faire de leur mieux et de laisse reste à la grâce de Dieu."La constatation de semblables est déjà alarmante.Mais voici pai croit, le professeur Lcacock, de II versité Met'.ill, qui déclare «pie imu-chons à une famine telle que le moi n'en a jamais vue, et que nous de adopter immédiatement des mesures < giques, si nous voulons éviter un dé tre non seulement national, mais versel." La rareté de la main-d'œuvre i.cole, les champs non cultivés, la die Million de la production, la famine nous menace, tout cela démontre fois de plus que, comme d'habit l'agriculture est l'industrie que I sacrifie dans les moments de crise.I effet les fabricants de munitions font tl tels profils qu'ils peuvent offrir à l'o vrier des gages autrement plus élevé-cpie ceux que le cultivateur peut jamais espérer payer.Le résultat, c'est qli jamais l'exode des campagnes vers l< villes n'a été plus considérable que CCI hiver, là l'on a passivement permis qu les choses s'arrangent de telle façon qti ce mouvement de la campagne vers I ville ne fasse que s'accélérer.Il 1 temps maintenant (pie l'on fasse uni réaction énergique, les exhortations .produire, beaucoup, a produire davantage, et encore davantage, ne sont pas suffisantes, mais il faut encore facilite aux cultivateurs les moyens de produin davantage." Cet article est peut-être un peu pessimiste, mais il n'en démontre pas moins combien le problème est sérieux.L'on exhorte sur tous les tons les cultivateurs de faire de la culture intensive, de ne pas laisser le moindre espace de leur ferme improductif, mais il faut qu'on leur pro cure les moyens de le faire, là ce moyen, qui est le seul selon nous, c'est (pie l'on paie les produits agricoles assez cher pour (pie les cultivateurs puissent offrir à leurs ouvriers des gages qui dépassent même ceux qu'ils pourraient obtenir dans les fabriques de munitions et dans toute autre industrie.• «.AUGUSTIï TrUDEL.4 Production de la Viande LA RACE YORKSHIRE Origine i Itiand on parle dans notre pays de la " Yorkshire ", c'est la grande race Improved large Yorkshire) qu'on veut désigner.Il y a cependant trois variétés Yorkshire : la petite, la grande el l'intermédiaire.la petite variété est la plus ancienne.Jusqu'au milieu du XVIII siècle, PAn-'•-terre, comme les attires pays d'Europe possédait guère que des cochons du celtique.C'étaient de grandes bêles i i -, à poitrine étroile, à dos rond, evées sur pâlies, plutôt faites pour rir que pour produire de la graisse, i leur surnom caractéristique dç " i oureurs ".En croisant ces porcs grands et rusti-avec des porcs chinois, petits, larges ; précoces, constituant de véritables • •nie.- île graisse, on oblinl le petit ¦hire (Small Yorkshire).Cette race - disait d'une façon idéale, presque n at male, le type producteur de graisse : ut cylindre de graisse avec une lète minuscule sur des membres ridiculement it-.C'était un produit de laboratoire ! Son excès de graisse, sa petite taille, son inque de fécondité, sa délicatesse ne pouvaient permettre à celte merveille technique de devenir un animal de ferme.Aussi, suivant, l'expression d'un tuteur anglais, " celte race n'est plus aujourd'hui représentée que par quel-" ques spécimens conservés dans un but "d'intérêt historique plutôt qu'utile." Le grand mérite du petit Yorkshire tut de produire, par croisement avec les ires communs, la grande race Yorkshire.verrat " Thompson " et la truie Matchless" exposes en 1851, à l'exposition de Windsor, par le tisserand ' Uley, furent les ancêtres de nos nioder-Yorkshirc.Depuis, cette race .s'est répandue dans le monde entier.Son introduction au Canada remonte probablement à 1880, Les premières importa-Lions aux Etats-Unis se firent en 1892.A la lin de 1915, le nombre total de généa-ies enregistrées s'élevait à 54,1-18.e>l, île beaucoup, la race la plus popu-lirc au Canada.Du Yorkshire intermédiaire, il y a peu i dire.C'est le résultat d'un croisement ait entre le petit et le grand Yorkshire.Il convient plutôt pour la production du lard.DESCRIPTION La race Yorkshire est la plus pesante «les races anglaises.D'après le professeur Wallace de l'Université d'Edimbourg, un verrat adulte prêt pour le concours, peut peser plus de 1000 livres.Depuis déjà assez longtemps, au Canada, on n'a pas recherché les géants.On admet les poids types de 700 livres pour le verrat el de 000 livres pour la truie.La sélection a porté de préférence sur la conformation.On est arrivé à faire disparaître les défauts très sérieux de la race primitivement importée : " la soie et ies taches noires, une robe grossière, un groin court, des genoux rentrés, des creux derrière les épaules." Le Yorkshire est aujourd'hui un superbe porc d'apparence vigoureuse et de belle conformation.Voici, d'après les meilleurs auteurs anglais et canadiens, ce que doit être le grand Yorkshire : La lète de longueur moyenne, avec un front large, la face légèrement creuse, les joues légères et le groin presque droit.L'ancien type a joues chargées et à nez retrousse est mis de côté.Les oreilles de bonne grandeur, minces et frangées de soies fines ; bien que les oreilles légèrement tombantes en avant puissent être tolérées chez les vieux animaux, des oreilles bien droites et bien plantées sonl a préférer.Les épaules légères et bien lisses.Le CÔté long.Le dos moyennement large, niais régulier et fort, le liane plein et descendant bas.Le jambon bien descendu et à viande ferme, sans molesse.Une ossature assez line et sèche, plus forte cependant que chez les porcs à gros lard.La robe de couleur blanche cl sous poils frisés.Les taches noires disqualifient un animal et les soies ondulées appréciées en Angleterre sont considérées, et avec raison, comme un défaut, au Canada.APTITUDES Le porc de la grande race Yorkshire est très robuste, il craint cependant le grand soleil et il n'utilise pas aussi bien les pâturages que le ¦Berkshire ou d'autres races.Les truies sonl généralement très fécondes ; les portées de 10 à 14 petits sont communes ; celles de 16 ne sont pas extraordinaires.Le poids des portées peut parfois dépasser 10 livres.On peut aussi considérer les truies Yorkshire comme de bonnes mères el de bonnes laitières.Les verrats, bien soignés, sans excès, sont vigoureux cl ils sont ordinairement 1res bons raccurs, lorsqu'on les emploie dans les croisements.(A suivre à la page 7) S aux lecteurs du "bulletin" LES COOPERATIVES DANOISES POU R L'EXPORTATION DES ŒUFS (suite) Si l'on voulait que l'exportation des œufs et l'élevage de la volaille se développassent au point d'acquérir une certaine importance, il fallait, tout d'abord, organiser d'une manière plus effective le commerce des œufs sur les bases suivantes : ramassage rapide des œufs des divers producteurs, expédition régulière et rapide de la part des acheteurs et des revendeurs en gros, et, en même temps, un examen soigneux, la constitution d'un assortiment et la réalisation d'un système d'emballage.En outre, il fallait chercher à libérer les producteurs de la dépendance en laquelle ils se trouvaient vis à vis des acheteurs de manière a leur permettre de contrôler les prix fixés par ceux-ci.Cependant, on voyait clairement que les commerçants en œufs n'étaient pas en mesure d'accomplir isolément cette réforme, et, en tout cas, ils n'étaient pas capables d'effectuer des réforme* suffisamment étendues et rapides, telles que les auraient voulues les circonstances.En outre, ils étaient trop esclaves de la concurencc qui leur faisait du tort.Vers 1890, il se présenta une occasion pour réglementer ce commerce d'une manière meilleure, car l'usage se généralisa alors de payer les œufs au poids.Précédemment, le paiement se faisait au nombre, de manière que les producteurs gardaient pour eux les œufs les plus gros.En outre, quelques-uns des plus grands exportateurs avaient essayé d'obtenir des œufs frais, en faisant se former des cercles de localité pour le ramassage des œufs, el en encourageant les laiteries à s'en occuper elles aussi.Mais ces tentatives ne réussirent pas, surtout à cause de la concurrence des acheteurs opérant dans les localités qui en subissaient un certain tort.L'unique remède à cela, c'était que les producteurs prissent l'initiative comme ils.l'avaient fait pour la production du beurre et du lard.Le premier projet en ce sens parut en 1891 ; il fut alors décidé de créer une société coopérative, qui étendit son activité a tout le pays, el, arrivant à exclure tous les intermédiaires, exportât directement les œufs de ses sociétaires sur les marchés étrangers.Après une propagande préliminaire efficace, cette société qui prit le nom de Dansk Andel—Aegeksport put commencer ^^».à fonctionner an cours dus premiers mois de 1S95.Dans la suite, les adW ions vinrent avec tant de rapidité, que i'.is-sociation comptait déjà 14,000 socii l'année suivante, et elle était devenue un facteur si important du commerce des œufs tpte l'on peut, à bon droit, désigner l'année 1895 comme le cornu ment, pour le Danainark d'une ère non.velle dans cette branche de commerce.Les années suivantes, le nombre des sociétaires de cette nouvelle société alla toujours augmentant, et d'autres SO commencèrent à s'intéresser à l'cx| lion des œufs.Elles adoptèrent les mêmes principes que la Dansk Andel Aegeksport.Cependant, aucune d'elles n'arriva au degré de développement de cette dernière.En outre, vers la lin de ki période de 10 années 1S90-1900—il -,¦ constitua dans diverses provinces du Danemark, une série de petites socii coopératives pour l'exportation des o main elle durèrent peu.En effet, la plupart trouvèrent plus avantageux de • fondre avec la Dansk Andel—Àcgekspo Une seule grande société, qui av.it; uni l'exportation des œufs à celle beurre et qui avait atteint un grai développement, après quelques insucci .céda son exportation des œufs à a société, tela nuisit très peu au mouvi ment coopératif dans son ensemble, i les sociétés coopératives d'exportati des œufs n'ont toujours compris qu'uni petite partie des producteurs d'oui Et si malgré cela, en exerçant leur coi curcncc vis-à-vis des gros négociants isolés, elles ont pu dès le début avoit nue influence presque révolutionnait sur le commerce des œufs, la cause en doit aussi être recherchée dans la forci donnée à ce mouvement par leur conceit tration en une ou deux sociétés, qui occupèrent une position dominante par rapport aux maisons particulières plus faibles, intéressées au même commerce Actuellement, en dehors de la Dansk Andel—Aegeksport, il n'y a que quelques abattoirs coopératifs, 7 en tout, qui foin l'exportation des œufs suivant les principes coopératifs.Ils se sont associés en établissant quelques règles communes el un tarif commun pour leurs produits.Quelques-unes de ces sociétés ont même atteint un chiffre de vente qui n'est pas négligeable, si surtout l'on tient compte de leur caractère purement local.Toutefois, le mouvement d'ensemble de 7 sociétés atteint à peine les 2-5 de celui de la Dansk Andel—Aegeksport.Le tableau suivant servira à donner une idée générale _ du mouvement effectué par les associations coopératives pour l'exportation des œufs en 1917. Abattoirs i impératifs Krcdcriksund.Siagclsc.Koskilde.Naskskov.ICalundborg.I laslcv.Logstor.Œufs fournis pendant l'année Valeur totale Kilogram nies Couronnes 866.126 609.427 527.660 4I2.7S5 311.742 SO.743 22.321 1.OS2.85S 804.550 656.706 534.279 400.315 106.484 27.975 Pour l'ensemble des 7 abattoirs.I ,i I l.uisk Andels Acgcrksport — 2.830.804 3.613 167 4.6S5.275 5.692.096 Total.7.516.579 9 305.263 Dans leur ensemble, les sociétés coopératives nut donc vendu environ 7 millions el demi de kilogrammes d'oeufs, ce nier cas, elle est même fatalement mortel Toutefois l'homme n'a rien à craindi de cette maladie pour lui-même, qui qu'elle soit microbienne et par conséquen éminemment contagieuse.D'abord i bacille de la diphtérie humaine differ de celui de la diphtérie aviaire, puis l'un et l'autre ne se propagent pas indifféremment sur nous et sur les oiseaux.D'ailleurs les expériences les plus probante?ont été faites pour trancher la questio: longtemps discutée.Les symptômes de la diphtérie sont sensiblement les mêmes que ceux du coryza contagieux, mais sont particulièrement caractérisés par la formation de fausses membranes jaunâtres, qui tapissent la langue, le fond du bec ou la gorge et toutes les voies aériennes ; alors la respiration est râlante.Après un diagnotic sûr, si les atteints ne sont ni trop nombreux ni trop précieux, il vaut mieux les sacrifier sans hésiter, puis les briller ou les inhumer profondément et procéder à la désinfection de tout ce qu'ils ont contaminé : ce traitement, quoique radical, n'en reste pas moins le plus pratique.Si en effet vous soignez votre malade, il va ou guérir ou mourir : s'il meurt, qu'avez-vous gagné?S'il guérit, quand rapportera-t-il?En fin de compte point ou peu de bénéfice à l'entourer de notre sollicitude, sans calculer que vous risquez grandement d'infecter les sains, en allant des uns aux autres.(i4 suivre à la page 10) EXHIBIT DE LA SOCIETE COOPERATIVE DES FROMAGERS A L'EXPOSITION PROVINCIALE DE QUEBEC Société avail exposé à Québec, au l-a Société a ainsi démontré au pu-d.- septembre dernier, dans l'espace blic consommateur et producteur ce que lui avait été spécialement réservé par peuvent faire les cultivateurs grâce à la leur- de l'Imposition, toutes les coopération.Car c'est à la cooperation nies sortes de viandes fumées pré- que l'on doit nombre de réformes actes à s.-.- Abattoirs ainsi (pie les autres complies en ces dernières années en agn-luils agricoles qu'elle vend |>our le culture, et c'est encore à la coopération li .1.- ses membres, sucre et sirop que l'on doit ces abattoirs régionaux qui érable, miel, œufs, etc., etc.I.a haute vont développer dans notre Province dite de ces produits ainsi que leur l'industrie des viandes fumées, de telle hallage mit été grandement reniai- façon que sous peu d'années nous nau-par tous les visiteurs de l'exposi- rolls plus à recourir aux autres provinces pour obtenir ces produits.VIANDES FUMÉES PR,x i imbons: 8 à 14 livres.28c.IS à 20 " .2lc- " 20 à 25 " .2cc.mbons fumés et désossés: 3c.de plus par livre que les prix ci-dessus mentionnés.ms à déjeuner: 8 â 12 livres (Breakfast-bacon).^Oc.• - désossées et fumées: 8 â 12 livres (Windsor Bacon).32c.nies fumées (Pique-nique).-^c- "lions désossés et roulés: 4 à 8 livres (Cottage rolls).2,c- SAINDOUX PUR .24c.linotte: 50 livres.24c.mdière: 20 livres.10 " .243^>c.5 •< .24j^c.3 » ;;;;;;;;;;;;;;;;;!'.'.!!!!!!!!.24^c- n pains de une livre.25c.9 Conseils pratiques aux fabricants de Sucre et de Sirop d'Erable Tour l'avantage de ceux qui n'étaient pas membres l'an dernier de notre Société ou qui n'auraient pas conservé la série Bulletin, nous répétons ce que nous avons publié au sujet de la fabrication du sucre et du sirop d'érable.Les chaudières doivent être en fer blanc, bien soudées en dedans et exemptes de rouille et autres impuretés, bien lavées et échaudées avant de les mettre en usage.Pour une sucrerie de moins de 1,000 vaisseaux, on peut se servir de chaudières de moins d'un gallon et demi, mais celles de deux gallons sont préférables ; pour 1,000 vaisseaux et au-delà, ne vous servez pas de chaudières de moins de deux gallons.Les chalumeaux doivent être en métal qui ne rouille pas, car la rouille gâte l'eau d'érable et le gout des produits, sans compter qu'elle noircit le sirop et le sucre.Les chalumeaux étantes rouillent moins.Ils doivent être ébouillantés et bien lavés, de même que tous les ustensiles de sucrerie, sans rien excepter, avant la saison des sucres.L'évaporateur et les réservoirs pour recueillir et emmagasiner l'eau d'érable doivent être ébouillantés après chaque jour de service.Les couloirs des réservoirs et celui de l'évaporateur doivent être lavés charpie jour.Les réservoirs d'emmagasinage doivent contenir un bloc de glace qui conserve l'eau d'érable tant qu'il y en a.Le sirop doit être coulé dans un couloir en flanelle et laissé dans un "sirop-tier " pendant au moins 12 heures pour lui permettre de déposer les impuretés qui auraient passé au travers du couloir.L'évaporateur me doit contenir que juste la quantité d'eau d'érable nécessaire pour couvrir le fond des casseroles, et, si vous vous servez des évaporatcurs modernes, juste assez d'eau pour couvrir les plis des grandes casseroles.Avec peu d'eau et un feu bien nourri, la sève s'évapore vite et chauffe moins longtemps, ce qui empêche le sirop de prendre une teinte rongeâtre.Comme combustible servez vous de bois bien sec.Plus le bois est sec, plus votre feu, s'il est bien fait, est fort et aussi plus vite se fait l'évaporation.Ce point est très important.Quand le sirop a commencé a se faire, le feu doit être tellement bien nourri que l'on puisse retirer du sirop de l'évaporateur au moins toutes les dix minutes.Faites un feu qui fait de la flamme el non des charbons.N'ouvrez qu'une porte de la fournaise à la fois pour éviter autant que possible les courants d'air froids sous les casseroles, ce qui rcl rail l'ébullition et ferait noircir le si La propreté est indispensable es; lieu et surtout à la sucrerie.N'oubliez pas que la sève de l'érable est plus -tible de se gâter (pie le lait.Vous ne vous servez jamais deux jours de d'un vase pour y mettre du laii ; is, sans l'avoir auparavant lavé, faite- do même pour la sève.Si cela était possible, il serait bon d'ébouillanter les chaudières tous les trois ou quatre jours durant la saison des sucres.Par là on retarderait la prod lion de ce (pie l'on appelle "le sucre 'i sève ".Ne vous servez pas d'un évapora-trop petit (pti vous obligera de -votre eau d'érable plus d'un jour, 'eau doit être récoltée tous les • It évaporée immédiatement.Empaquetez votre sirop dan-bidons d'un gallon au plus, selon la mande de votre clientèle, et mette/ étiquettes de l'Association Coopérai: des Producteurs de Sucre et de Sil d'érable Purs : Ce sera une garanl pour l'acheteur et vous fera obtenir meilleurs prix.Quand le sirop a perdu son gout d'érable, faites en du sucre mou en tinett ou du sucre dur tant qu'il durcira, vous avez une clientèle pour le sucre il sève, faites-en des pains.Le sucre se vend mieux en pains d'un livre.N'oubliez pas qu'aux Etats-Unis l'on adopté une loi prohibant l'entrée (h; sucre noir, communément appelé "suer de Bauce ".Ainsi, efforcez vous de ni faire qu'un sucre jaune de premier, qualité.Suite de la paitc huil NOS POULES Quoi qu'il advienne, si vous vous de vouez au salut des malades, suivez Ici prescriptions données plus haut pour le coryza contagieux.lin plus, tous Ici jours, après avoir nettoyé le bec et débar rassé la gorge de leurs pellicules au moyen d'une plume, d'un tampon au moyen d'une plume, d'un tampon ou de pinces, badigeonnez avec du pétrole, de l'essence de térébenthine, de la teinture d'iode ou du vinaigre fort, ou bien encore avec de l'acide phéniqiie.S'il y a chance de ramener vos sujets à la santé, c'est ainsi (pie vous y parviendrez.Dans les poulaillers froids usés intelligemment, on ne connaît guère ces maladies.L'abbé j.-B.-A.Allaire.10 Les Producteurs de Sucre et de Sirop d'Erable doivent vendre en coopération L'Association Coopérative des Producteurs de Sucre cl de Sirop d'Erable i déjà, bien ses par des Experts nommés par le Ministère de l'Agriculture de la Province de Québec.12
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