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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
samedi 19 octobre 1918
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1918-10, Collections de BAnQ.

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1.N14T.VOL.3 No 3 S g /, Montréal, 19 Oct.1918 ! bp,^ ta» @.j9|«.FABRIQUE DE ROBERT LEFEBVRE, Grande Plaine, La Baie du Febvre, comté de Yamaska, par quelques patrons et leur fabricant.FABRIQUE DE ST-LUDGER, comté de Beauce, Napoléon Choquettc, secrétaire-propriétaire.FABRIQUE DE STE-CECILE DU BIC, comté de Rimouski, Joseph Chcnnrd, (ils de Charles, propriétaire-gérant.FABRIQUE DU PONT DE BATISCAN, comté de Champlain, Ephrem Si-Mars, président ; Jos.Lacoursière, secrétaire ; Ovide Lacoursière.propriétaire.FABRIQUE DE ST-BERNARD.comté de Dorchester, Alfred Grégoire, président ; F.E.Moorc, secrétaire.FABRIQUE DE ST-VALIER, comté de Bcllcchassc, Jos.O.Roy, président ; Alphonse Bonn eau.propriétaire et secrétaire.FABRIQUE DE CHENEVILLE, comté de Labelle, Nap.S.Laplantc, président ; Joseph Jolv, propriétaire.FABRIQUE DE HEBERTVILLE, comté du Lac St-Jean, Aima Gaudrcault, propriétaire-secrétaire.LABR1QUE DE LABONNEVILLE, comté de Complon, Paul Labonnc, président ; " Elzéar ('hoquette, secrétaire.Nous nous permettons de demander encore une fois aux fabriques qui ont décidé de faire quelque chose pour cette œuvre de guerre de nous envoyer leur souscription au plus tôt pour plusieurs raisons : d'abord les besoins sont, parait-il, très pressants.Plus tôt viendront les fonds nécessaires, plus tôt pourra être exercée l'œuvre d'assistance auprès des soldats.Ensuite, la Coopérative voudrait pouvoir faire un rapport complet dans le plus court délai possible afin d'enlever le plus tôt possible ce surcroit d'ouvrage occasionné par cette souscription, à son personnel déjà surchargé. G LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Le Commerce des Animaux de Boucherie Vivants NOTES DIVERSES L'expérience que nous avons eue la semaine dernière (la Coopérative des Fromagers ayant reçu dix chars d'animaux) nous permet de faire certaines remarques au point, dont devront faire leur profit ceux qui se proposent de nous expédier des animaux de boucherie pour être vendus à commission.PESAGE Dans certains chars, aucun des animaux n'avaient été pesés.C'est un point sur lequel pourtant nous avons souvent attiré l'attention des expéditeurs.L'on ne saurait croire tous les ennuis que cette négligence nous occasionne : la perte de temps n'est pas la moins considérable.L'on comprend que, si tous les animaux contenus dans un char appartiennent au même expéditeur, il ne saurait y avoir de difficultés.L'on pèse en bloc ceux qui se vendent dans la même catégorie et l'on fait les retours d'après les pesanteurs obtenues.Mais il en va autrement lorsque, comme c'est toujours le cas pour la Coopérative des Fromagers, les -10 têtes de bétail contenues dans un char peuvent appartenir à une dizaine de propriétaires différents.Four faire les remises, il faut absolument avoir la pesanteur exacte de chaque animal.' Encore une fois, nous le répétons : pesez séparément chaque animal avant de le charger à l'endroit de l'expédition.Il y va de votre intérêt.En effet la Coopérative des Fromagers a pris le parti bien arrêté de faire a l'avenir les remises en bloc pour tous les animaux vendus dans une même catégorie, sans s'occuper même des numéros distinctifs qu'ils peuvent porter, lorsque la pesanteur de chaque animal ne lui aura pas été fournie par l'expéditeur.Celui-ci se débrouillera comme il le pourra.Mais l'on comprendra que ce travail ne peut être fait aux abattoirs où il faut procéder avec grande diligence.Certaines gens ne pèsent pas, parait-il, parce qu'elles n'ont pas de balance spéciale à cette fin.Mais une balance ordinaire de 1,500 à 2,000 livres peut faire tout aussi bien l'affaire.Il suffit de fabriquer une boite ou plateforme qui puisse s'y adapter.L'on n'a plus ensuite qu'à y placer l'animal que l'on veut peser.LES MARQUES Les bœufs, vaches, bouvillons, taures, veaux, etc., doivent être numérotés en chiffres romains.De préférence ces chiffres doivent être découpés dans la robe de l'animal au moyen de ciseaux ou de tondeuses, sur la croupe.11 faut faire attention de mettre, autant que possible, les numéros, sur le même côté.Malgré tout, quelques expéditeurs préfèrent marquer les animaux à la peinture.Eh bien ! si l'on y tient ! Mais encore faut-il.s'arranger de façon à ce que les chiffres restent imprimés.Four cela il faut faire un mélange contenant moitié peinture et moitié vernis et avoir la précaution de passer plusieurs couches.Si l'on observe tous ces détails l'on pourra être assuré que les numéros ne s'effaceront pas durant le trajet.Car lorsque les animaux sont marqués de façon illisible, c'est encore autant de difficultés pour le vendeur que s'ils n'avaient pas été pesés : impossible de faire la classification et de faire les remises de façon exacte : aussi, comme nous l'avons dit plus haut, dans des cas semblables, les remises seront-elles faites en bloc.C'est un point sur lequel nous insistons fortement : LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 7 LES GROS ANIMAUX DOIVENT ÊTRE MARQUÉS EN CHIFFRES ROMAINS, ET DE PREFERENCE CES CHIFFRES DOIVENT ÊTRE DÉCOUPÉS DANS LE POIL".D'ailleurs la Coopérative des Fromagers ne fournira à l'avenir des numéros en fcrblnnc que pour marquer le petit bétail seulement: : moutons, agneaux, pores, etc., parce que c'est la seule façon dont ceux-ci peuvent être marqués.MENTION HONORABLE Entre tous ceux qui ont jusqu'ici expédie des animaux vivants, il nous fait plaisir de mentionner Monsieur Honorais Tliéberge, d'Ar-magli, comté de Bel léchasse, qui a suivi à la lettre toutes les explications que nous avons données.Le numérotage de ses animaux était bien fait et les feuilles d'envoi parfaitement rédigées.Nous suggérerions à ceux de son voisinage qui se proposent d'expédier des animaux de boucherie d'aller lui demander conseil sur la façon de marquer les animaux et de rédiger les feuilles d'envoi.CHARS INCOMPLETS Une autre recommandation que nous avons souvent faite, c'est de n'expédier que des chars complètement remplis.Il en est qui s'étonneront de n'avoir pas reçu autant qu'ils espéraient.Dans bien des cas, cela dépend de ce qu'ils ont expédié des chars à demi remplis.Or le coût de transport est le même pour un char incomplet que pour un char complet, et le coût doit être reparti sur un nombre moins grand de têtes.Les expéditeurs qui veulent économiser doivent donc faire grande attention à ce détail.PERSPECTIVES MEILLEURES Le marché qui avait été dans un état plutôt stationnairc depuis quelque temps semble se raffermir.L'on prévoit qu'il sera sensiblement meilleur surtout pour les agneaux et moutons.Aux cultivateurs donc d'être sur leurs gardes et de ne pas céder aux sollicitations des commerçants qui pourraient bien se hâter d'aller à la campagne offrir des prix qui pourraient de prime abord paraître avantageux étant donné la dépression des dernières semaines.Qu'ils s'organisent plutôt pour les vendre en coopération et s'assurer pour eux-mêmes le bénéfice.C'est ce que semblent avoir compris un grand nombre de cultivateurs, car l'on nous informe (pie pour le début de la semaine, il y a déjà 12 chars d'animaux vivants aux abattoirs pour la Coopérative des Fromagers.J.IL l'A PIN EAU.Ventes Avantageuses Pour ne mentionner (|ue ceux-là, la Coopérative des Fromagers a vendu durant la dernière semaine huit chars d'animaux complets.Nous en donnons ci-après le détail : ABATTOIR COOPERATIF DE PRINCE-VILLE, pour le compte de cultivateurs de celle localité et des localités environnantes : 2 chars complets contenant 85 têtes de bétail : boeufs, bouvillons, taures, veaux, agneaux, moutons, qui ont rapporté la somme totale de $1,017.30.GEORGES TREMBLAY, fils de Toussaient ; B.P.Bouchard, Charlevoix, 23 têtes : vaches, bœufs, bouvillons, qui ont rapporté la somme totale de $1,202.84.CHARLES VILLENEUVE, St-Isidorc, Pres-coll, Ont., 20 (êtes : bœufs, Inures, cochons qui ont rapporté la somme totale de SS30.82.HONORIUS THEBERGE, Armagh, Belle-chasse, 30 têtes : bœufs, vaches, taures, qui ont rapporté la somme totale de $1,102.49.M.L.O'CONNOR, St-Odilon, Dorchester, 90 têtes : agneaux, moutons, qui ont rapporté la somme totale de $1,014.25.UBALD ROY, Sl-Ephrcm, Beauce, 33 têtes : bœufs, vaches, bouvillons qui ont rapporté la somme totale de $1,389.06.L.LA VIGNE, Notre-Dame des Bois, Frontenac, 35 têtes : bœufs, vaches, taures, qui ont rapporté la somme totale de $1,433.55.Calendrier Apicole pour Octobre 1.Pour ne pas exposer les rayons à être endommagées par la fausse-teigne durant: l'hiver, mettez-les dans un endroit sec et froid.2.Dans la première quinzaine d'octobre, c'est le temps de mettre les ruches en silo.ô.Les ruches qui hivernent eu cave doivent être protégées contre le froid jusqu'à leur entrée.4.Faites votre bilan pour l'année.Combien vos abeilles vous ont-elles coûté ?Combien vous ont-elles rapporté?Y a-t-il eu perles ou gains.5.Si vous n'avez pas réussi, faites une enquête et demandez-vous quelles ont été les causes de votre insuccès.Si vous ne pouvez trouver le " pourquoi ", écrivez-nous, nous vous le dirons.C.VAII.LANCOURT, 8 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS CHR ONIQUE A GRIC OLE Réflexions d'un Bonhomme qui est allé à plusieurs expositions La grippe espagnole, que certains appellent, la grippe allemande, que d'autres appellent l'in-fluenza, que d'autres enfin appellent la grippe tout court, et qui changera de nom probablement d'ici à quelques jours, nous a empêché de faire parvenir plus tôt à la direction du Bulletin des Agriculteurs les brèves impressions suivantes sur les expositions agricoles.Nous prions donc le lecteur d'excuser ce retard.On peut dire, d'une manière générale, que les expositions agricoles, pour employer un terme de la campagne, n'ont pas été traîtres celte année.La chose est assez curieuse vu que la production agricole a considérablement augmenté cette année à la suite de la propagande que l'on connaît.D'un autre côté, il est plusieurs raisons à ce mantille d'entrain à organiser, patronner et fréquenter les expositions.Avec l'aplomb d'un marchand qui veut motiver la hausse dos prix de sa marchandise, nous dirons: "En temps de guerre!.et c'est tout ce qu'il sera nécessaire de dire.Avec cela on est calé.La guerre se sert à toutes les sauces.Il est certain qu'elle a considérablement ralenti le zèle des " fair goers ", comme dit l'argot anglais.Nous ferons grâce au lecteur de considérations plus amples et surtout plus solennelles qu'il y aurait à faire sur ce sujet fertile en déductions.Cette année, sauf quelques exceptions, la crise économique et sociale que nous traversons par suite de la guerre a affecté dans une certaine mesure les expositions agricoles dans notre province.Un point, c'est dit.On pourrait dire qu'à la vérité bien peu de cultivateurs sont en passe de gaieté cet automne.On n'a pas une folle envie de se divertir ces temps-ci et pour bien des raisons.Mais ceci se rattache à la guerre et nous avons promis fie ne pas en gloser plus longuement.Il est inutile de rappeler ce que tout le monde sait et sait trop bien.De même, mentionnons tout juste en passant la mauvaise température qui gâche maintes organisations.Pas tie soleil : on gelait et puis de l'eau et encore de l'eau.En est-il assez tombé ou bien s'il en est pas assez tombé ?Nous connaissons un représentant du Ministère tie l'Agriculture à une exposition dans les environs de Québec, notre "bibitologistc provincial " pour ne pas le nommer, qui est parti de chez lui digne et astiqué comme un ambassadeur mais qui est arrivé à destination trempé comme un canard.Il n'en a pas moins pourtant fait un discours que les gens de la campagne d'ordinaire peu démonstratifs, ont plusieurs fois souligné d'applaudissements approbateurs.La température a donc été exécrable, c'est entendu.Un ami nous faisait remarquer (un ami ou' nous afllrmo que ça sent l'amour le dimanche soir en campagne.et surtout dans les rangs), que peu d'amoureux sont allés à " l'exposition " cette année.C'est pourtant le meilleur public, si l'on en croit les organisateurs.Ils arrivent avec la plus belle voiture, la voiture de garçon, et le cheval des grandes circonstances.Ils sont très bien attifés et, on peut le dire, ils sentent le bonheur à plein oeur.Le cavalier est d'une magnanime générosité ces jours-ci.Si l'on ne jette qu'un coup d'ccil rapide et distrait aux produits agricoles (que l'on déserte.comme la campagne), par contre, on fait l'inspection consciencieuse des petites tentes.Il y a la palmiste, la cartomancienne, qui disent le passé et l'avenir sans compter le présent pour dix sous.Mais peut être ont-elles augmenté leurs prix depuis la guerre.On entre sans grand confiance, il faut le dire à l'honneur de nos campagnards, mais les amoureux sont naïfs et d'une admirable bénévolence.Et puis il y a des choses qu'ils aiment savoir ou s'entendre dire.Au fond, le passé ne les intéresse pas et si le présent a des charmes indiscutables, c'est l'avenir qu'on aimerait connaître.L'avenir, le passera-t-on toujours aussi agréablement que le présent, voilà un point intéressant à savoir, l'eut être même y aurait-il moyen de savoir si on peut le passer plus agréablement encore.El puis ça ne coûte que dix sous, vingt sous pour deux—ce qui donne amplement raison aux mathématiciens pro-conjugo d'affirmer que ça coûte moins cher vivre à deux (pie vivre seul.On décide donc d'entrer dans la teille mystérieuse.Ce rpi'il y a de plus charmant, c'est d'entrer tous les deux ensemble.I.cs vingt "coppes" versées, on se lance à la poursuite de l'avenir.Mais, auparavant on " leste " la diseuse en l'interrogeant sur le passé, chose à laquelle elle répond d'une manière vague ou équivoque, en lout cas on s'empresse de demeurer satisfait.Quant à l'avenir, il reste pas très bien éclairci, mais on apprend " qu'on est à la veille de faire un beau voyage ".Ce voyage, après rapide interprétation, ne serait-il pas le voyage de noces?I.a "blonde" se met alors à rougir.et rougit encore le dimanche quand on se rencontre.Voilà pourquoi le public pacifique des aniou-eux est très bien vu des organisateurs d'expositions.Inutile d'ajouter qu'après cette tente on [lasse à une autre.On rentre le soir très heureux cl c'est déjà beaucoup.Nous ferons dans une prochaine causerie, des réflexions plus sérieuses sur les expositions, l'our aujourd'hui il ne faut pas se forcer le cerebral rapport à la grippe.Et puis eu temps d'épidémie, ne faut-il pas rire un peu.ARMAND LETOURNEAU. LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 9 PROPOS ^COMMENTAIRES tel EU-r-r Ecoulement spontané du lait : L'écoulement spontané du lait en dehors de la traite est dû généralement à un relâchement ou sorte de paralysie partielle du petit muselé qui ferme l'ouverture du canal excréteur de la mamelle.On l'observe le plus souvent chez les vaches déjà âgées donnant un lait abondant mais un peu aqueux*.Si l'écoulement est intermittent et ne se produit que peu avant la traite, lorsque le muscle ne peut plus résister au poids du lait, le mieux est cle traire trois fois par jour.lin outre, il est recommandé de laisser les animaux en repos le plus possible et de les traire lentement.Quand l'écoulement est continu, il faut fermer le canal artificiellement avec un anneau élastique avec soin au bout du trayon ou, ce qui est encore préférable, avec un doigtier en caoutchouc.Chez certains animaux, ou pourrait donner à l'intérieur des poudres toniques et baigner le trayon dans un liquide astringent comme du sulfate de fer à 5'','.I.e relâchement du sphincter étant difficile à combattre on ne peut guère compter sur l'efficacité d'un traitement médicamenteux et c'est encore l'occlusion artificielle du canal qui donnera les meilleurs résultats.Nous espérons que ces données satisferont notre correspondant.Le silo, caisse d'épargne : Un bon silo est une véritable caisse d'épargne pour le cultivateur.Avec un silo bien rempli, il peut voir arriver l'hiver sans crainte.11 est " posté ", comme on dit.Il faut donc ces jours-ci prendre toutes les précautions possibles pour ne pas faire de l'ensilage acide.Un point important est de tasser l'ensilage uniformément dans toutes les parties du silo : de là dépend en grande partie la qualité de l'ensilage.Il faut aussi remplir le silo jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'en haut, le laisser tasser, puis le remplir de nouveau.Il faut continuer à remplir ainsi aussi longtemps que possible.La question de la couverture de l'ensilage, c'est-à-dire comment couvrir le haut de l'ensilage, est controversée.Chacun a sa méthode et c'est probablement la meilleure, sauf chez ceux qui hâtent leur ensilage.Nous connaissons un grand nombre de cultivateurs qui, pour sauver les premières couches de leur ensilage, répandent par dessus cinq ou six " chaudièrées " d'eau et y sème de l'orge très dure, ou bien répandent de la balle sur le sommet et l'humectent à fond.Cette méthode, si nous ne nous abusons, est recommandée par M.Grisdale.D'autres cultivateurs sans chercher loin, ne mettent aucun genre de couvertures sur leur ensilage.Il s'y forme bientôt une couche en partie composée de six à sept pouces d'épaisseur, tout à fait imperméable, assurent-ils, servant de protection pour le reste de l'ensilage d'au dessous.Les six à sept pouces sont évidemment pourris, mais cette méthode est expeditive.Il y a des gens, par contre, qui lui nient toute efficacité.Preuve que chacun a sa méthode.Evidemment, c'est mieux d'avoir la bonne tpie la mauvaise.• Enfin, dans dans un autre cas, nous avons vu chez un cultivateur de Bedford, le procédé suivant mis en opération avec succès.On faisait passer le fourrage haché, à mesure qu'il tombait du boyau de soufflage, à travers un tube improvisé composé de sacs à sel sans fond et cousus ensemble bout à bout.De cette manière, nous dit le propriétaire, et il avait visiblement raison, on peut beaucoup mieux et plus facilement mêler ensemble, les feuilles et les tiges qui, en égalisant la surface à l'aide d'une fourche.Voilà un plan, comme on dit.lù c'est un bon plan.ARMAND LËTOURNEÀU. 10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS L'engraissement des Poulets Au moment où l'on conseille d'engraisser les volailles pour les expédier abattues sur le marché, il est tout à fait à propos de reproduire ici l'article que publiait l'an dernier à peu près à pareille date, l'un de nos collaborateurs les plus autorisés sur la manière d'engraisser les poulets.C'est, on n'eu peut douter, une excellente recette pour obtenir, au temps propice, les plus hauts prix du marché.Quand ont été choisis les heureux coquelets |K)ur la reproduction, les autres ne peuvent plus cpie sombrement envisager l'avenir.Pauvres petits ! Ils sont si débordants de vie : lorsque celle-ci leur sourit plus que jamais, il leur faut lui dire adieu et déjà marcher à l'échà-faud comme de vils criminels, eux pourtant si innocents.Ils ne demanderaient qu'à vivre, mais voilà quelqu'un, un humain s'il vous plaît, qui veut les manger ; pour lui ils doivent mourir.Auparavant toutefois il les faut replets : donc en prison, les condamnés, pour engraisser pendant un mois, après quoi ce sera le trépas.La prison qui les attend est une épinette.Celle-ci n'est rien autre chose qu'une prosaïque cage de 12 pieds de longueur sur 18 pouces de profondeur et 24 de hauteur, soutenue par des pattes de 18 pouces de hauteur.Cette cage est divisée en trois compartiments égaux et de toutes parts entourée longitudinalemcni de lattes, excepté sur sa facade, où elles sont debout et plus distancées.Au pied de celles-ci et sur tonte la longueur tic la cage est un auget ajustable, dans lequel sont servis les repas.Dans cette prison peuvent être enfermés à la fois douze sujets.Ceux-ci doivent regorger de santé et peser au moins trois livres le jour de leur entrée en réclusion.Heureux les fluets ! penserez-vous car ils auront quelques semaines de répit.C'est bien comme en temps de guerre, puisque dans l'un et l'autre cas, ce sont les meilleurs qui sont les premiers voués à la boucherie.Quand aux poulets, leurs premières vingt-quatre heures de réclusion sont des heures de jeûne et du jeûne le plus rigoureux ; pendant ce temps ils ne reçoivent ni aliments ni breuvage.Attrapés les boudeurs s'il en est parmi eux, car après cette privation, aucun ne manquera d'êlrc en appétit.\Zt il fa ill bien qu'il en soit ainsi, si l'on veut que l'engraissement parte et continue dans de bonnes conditions.Le deuxième jour, c'est une ration mesurée, composée d'une pàlée plutôt claire, de la consistance d'une pâte à crêpe.Les repas, toujours au nombre de cinq par jour, deviennent graduellement plus abondants jusqu'à ce qu'ils soient complets au sixième jour ; également durant la même période la pâtée s'épaissit-elle doucement jusqu'au point de pouvoir être touchée de la main sans y adhérer.Ensuite oit leur distribue leur pitance sans parcimonie.Cependant la nourriture ne doit jamais leur rester chaque fois plus qu'une demi-heure.Après ce laps, on la leur enlève.Sous aucun prétexte, on ne doit se permettre de leur donner une pâtée sûrie ou du grain rond.Les pâtées, composées de gril et de moulée d'orge, seront autant (pie possible délayées au lait écrémé.On peut y introduire avec avantage des légumes, surtout des patates frites : deux fois la semaine, il est bon d'y joindre de la viande cuite et hachée, si l'on n'a pas de lait à y mettre.Chaque repas fini, on remplit l'auget d'eau pour leur permettre de boire à satiété, excepté une fois par jour où, à la place de l'eau, on leur olïre du gravier, des écailles d'huîtres ou des os concassé^-.Aux reclus ne ménagez pas l'ombre et l'air pur : tenez-les proprement et éloignez-en les petits frères et petites sœurs, qui les porteraient à s'agiter pour essayer d'obtenir autant de liberté.Faites en sorte qu'ils ne soient jamais sous des abris où existeraient des courants d'air.Les coquelets, ainsi douillettes, augmenteront aisément de 12 onces par semaine et de quelle chair succulente.Ce ne sont plus après cela les coureurs, saisis à la porte de la grange, quelque lourds qu'ils soient.Ceux-ci, qui n'ont jamais travaille qu'à se faire de la charpente et des muscles, ne peuvent offrir qu'une viande coriace.Tandis (pie ceux qui sortiront des cages après environ un mois d'immobilisation, présenteront une chair aussi fondante sous la dent que bien fournie.L'engraissement est fini, quand le poulet sent diminuer son appétit.Alors il est mûr pour l'abattoir.L'abbé J.-H.-A.ALLAI RE. LE BULLETIN DES AGRICULTEURS II M.HORACE DESLOGES Pour les fèves de belle qualité au contraire, elle est en position d'obtenir les plus hauts prix du marché.1 ous les coopératcurs apprendront avec regret la mort de Monsieur Horace Dcsloges, survenue ces jours derniers.M.Dcsloges était, depuis sa fondation, gérant du Comptoir Coopératif de Montréal.C'était UI1 fervent de la coopération agricole et, depuis plusieurs années, il travaillait avec un dévouement et une persistance inlassables, à la faire pratiquer dans la province de Québec.A la famille de M.Dcsloges et aux membres du Comptoir Coopératif, la Coopérative des Fromagers et " le Bulletin des Agriculteurs " offrent leurs plus sincères sympathies.AUX APICULTEURS La Coopérative des Fromagers a commencé de distribuer le sucre accordé par la Commission des Vivres du Canada aux apiculteurs pour la nourriture des abeilles.Ceux
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