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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
samedi 28 mai 1921
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1921-05, Collections de BAnQ.

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V0I G MONTREAL, LE 28 MAI 1921 p ^ 2j Ce que la coopération peut accomplir.; exemple frappant dans le présent numéro.10c le numéro B PAGE 50G (2) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 28 MAI 1921 CRISES Demandes notitliTTtt gratuit donnant tout rrrucignciDcnti ¦ut let préparation! universel-lement réputées de Trench pour l'tpilef et lea crissa.Traitement facile pour ioÎ.chez Plus dc V) année* de succès.Témoignages de toutes les parties du monde: plu* de 1000 en un an.Ecrivez de suite à t TRENCH'S REMEDIES LIMITED Z707 Si.Jamai' Chimfaart, 71 ma Adalaids E.Tarants, Ontarls.JEAN TRUDEL, B.A., L.LL.AVOCAT Ancien directeur du " Bulletin des Agriculteur! " Edifice 14 La Sauvegarde" 92, Notre-Dame Est, Chambre 41 Montreal Pratiquez l'Economie systématiquement : c'est la meilleure manière d'accumuler un petit capital.— Pour cela, ouvrez un compte d'épargne à La Banque Nationale Siège Social: Québec Fondée en 1X60 La plus vieille .Banque Canadienne-Française, 325 Succursales et Agences auCanada.Actif: plusde$72.000,000.Correspondants dans le monde entier.Coopérative Canadienne des Producteurs de Laine Limitée VENDEZ VOTRE LAINE par l'intermédiaire dc votre Association des producteurs dc laine la plus proche.Nous la manipulerons.Notre but est d'obtenir les meilleurs prix pour votre tonte, d'encourager la sélection, pour augmenter la production ct d'améliorer l'élevage du mouton au Canada.La laine dc chaque producteur est classifîcc séparément ct clic est empaquetée dc façon à satisfaire les manufacturiers.Chaque producteur en reçoit la pleine valeur, moins les frais dc vente.Nous ne faisons aucun profit, parce que nous sommes l'organisation des éleveurs de moutons, qui travaille au bénéfice des éleveurs de moutons.C'est par nos efforts qu'enfin la laine canadienne a été reconnue à sa juste valeur ct qu'elle est recherchée par les manufacturiers d'Angleterre, des Etats-Unis ct du Canada.Pour tous renseignements au sujet dc l'expédition de votre tonte dc 1921, écrivez à la succursale la plus rapprochée ou au bureau principal.BUREAU PRINCIPAL — TORONTO SUCCURSALES A L'EXECUTEUR DES HAUTES OEUVRES ! 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PAGE SOS (4) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 28 MAI 1921 L'Exposition de Québec Il a été décidé de tenir cet automne, comme tous les ans passés, une grande exposition provinciale à Québec.Elle aura lieu du 3 au 10 septembre.La commission de l'exposition a été récemment organisée.Elle est présidée par le maire de la ville de Québec.Le vice-président en est M.J.-A.Grenier, sous-Ministre de l'Agriculture.MM.Frank Byrne, cultivateur & Charlesbourg, Arthur Marier, industriel ct Jos.Savard, négociant, à Québec, en sont les autres membres.Le secrétariat reste aux mains de M.G.Morrissctte, qui tient ce poste depuis une dizaine d'années.Cette nouvelle est d'autant plus agréable que certaines rumeurs avaient laissé entendre qu'il n'y aurait peut-être cette année d'exposition.Ce sera pour l'agriculture "L'année de la Colonisation et du Retour à la terre." L'amour du sol u toujours inspire les actes de la maison Vcrsailles-Vidricairc-Itoulais (ltée).Vous pouvez avoir confiance en elle: vous avez en elle une amie.NOUS OFFRONS $75,000.MONTREAL PUBLIC SERVICE CORPORATION Obligations-Or à 6|% Remboursables n la Banque d'Hochclaga, à Montréal et à Québec, le 2 juillet 1924 Coupures de $500 et $1,000 PRIX: au pair (100%) et l'intérêt couru BEA USOLEÎLy LIMITEE DONS ET OBLIGATIONS 112 rue St-Jacques, - - MONTREAL.Le feu ne peut pas endommageâtes piquets d'acier "BURLINGTON" Un feu désastreux est souvent causé par une étincelle^ de locomotive ou une allumette négligemment jetée.Vos clôtures sont en sûreté si elles sont faites de piquets d'acier "BURLINGTON".Etant en acier carbone supérieur, ils sont à l'abri du feu et des cléments.Us durent indéfiniment.Les piquets d'ncier " BURLINGTON " vous épargnent du temps — ils sont si faciles à placer.Pas de trous à creuser, il n'y a qu'à les enfoncer.Des agrafos commodes tiennent le fil solidement et votre clôture est permanente.En vente chez 1er.marchands do quincaillerie, de clôtures et de machines agricoles.S'ils n'en ont pas, demandez directement notre brochure.BURLINGTON PRODUCTS, LIMITED 309 SHERMAN AVENUE NORTH, HAMILTON, CANADA.Vendus par P.T.LEGARE, Limitée, QUEBEC.GRATIS 111(10 MONTRES ABSOLUMENT GRATUITES, l'iiurqncis payer .f.Vl.Oll pour une montre en or.< inn ml roui pouvez i-ri obtenir une gratuitement, cl qui tiendra 1i' temps aussi régullùrcmciil qua n'importe quelle montre en or massif?Ajoutez a lu phrasa suivante les lettres qui manquent, indiquées pur un TUAIT — C-S M-TR-S S-T C-PL-T-M-NT G-R-NT-ES.Ajoutez lea lettres nui manquent et envoyez-nous lu réponse nvee une lettre n (franchie sur laquelle vous écrire/, lisiblement voira nom et votre adresse, do sorte que nous puissions vous informer sans délai si vous Ku remplissant ces simples conditions vous pourrez gagner uno montre absolument gratuite nue vous serez fier de porter.Bien que le puzzle soil assez difficile, il n'en coûte rien pour l'essayer.Box Miituifncttirlni; Co.Dept.52 117 rue îles Commissaire-*, Montréal svez réussi on non.CMDARQUQNS TOUS POUR REJOINDRE ^ HIRAM JOHNSONliéeI 410 ST.PAUL ouest MONTREAL ona.jQ, VALEUR REÇUE Etablis depuis au-delà de 47 ans comme marchands de Pelleteries brutes Demandez notre liste de prix ct des étiquettes pour l'expédition._ EST POSSIGLE.MAIS QU'A5-TU a T'c'pjiiuTER J SI SOUVENT?MOM MÉIOTTE NE MC DON.SC PAS DE PEINE COMME TA MACHINE.MON GRAND PEU l'A ac HI.IL QUAND java; 3 SEPT ANS, rroN n'a jamais eu CÉAVAS • - .ÇA rONCTtONNC TOUJOURS *A LA PCRTLCTIOM On ne peut comparer la à aucune autre écrémeuse Ne gaspillez pas votre temps ct votre argent avec une vieille machine usée.Une écrémeuse de qualité inférieure ou imparfaite peut perdre plus de crème dans le cours d'une année qu'il n'en faut pour payer une Mélotte.L'écrémeuse Mélotte est l'écrémeuse de réputation mondiale, avec le bol suspendu et s'équilibrant de lui-même.Elle écréme parfaitement, tourne aisément et fait son travail fidèlement bon an mal an.Elle est facile à nettoyer aussi.Nous nous ferons un plaisir de vous envoyer la brochure Mélotte, qui décrit en détail tous les avantages de cette machine, si vous nous envoyez votre nom et votre adresse.Quand vous viendrez ù Montréal, arrêtez-vous à nos sullcs d'échantillons et examinez-y la Mélotte.Distributeurs pour la province Je Québec, b Agence de distribution, R.A.Lister, 122 RUE ST-ANTOINE OUEST, MONTREAL, QUE.Vcuillez, s'il vous plaît, mentionner le "Bulletin des Agriculteurs" en vous adressant à nos annonceurs.71 28 MAI 1921 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS (5) PAGE 509 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS DIRECTION ET ADMINISTRATION : 63, RUE WILLIAM MONTREAL LE JOURNAL INDISPENSABLE A TOUS LES FOYERS Le trait d'union entre le producteur et le consommateur TELEPHONE MAIN 2 6 5 1 VOLUME 6 MONTREAL, LE 28 MAI 1921 NUMERO 21 LEÇON RETENIR li \ TOUS! avons vendu au prix de 90 sh.2000 boîtes de fromage, dont ]\ la moitié blanc; qualités: Belleville, Brockville ou "Q.F.C.SPECIAL." Faites votre mieux et expédiez proinptcment le fromage coloré à Liverpool et le blanc à Londres à notre adresse." Tel est le texte de la commande que nous transmettaient récemment par cable les agents de la Coopérative Centrale à Londres, Angleterre.Cette communication renferme une leçon grosse de conséquences pour les patrons de fabriques, pour les fabricants de fromage, pour les cultivateurs en général et pour tous les producteurs de notre province à quelques catégories qu'ils appartiennent.Il n'est peut-être pas inutile, pour l'intelligence dc la question, de définir les trois termes qui donnent à ce cablogramme la signification sur laquelle nous désirons attirer l'attention et de rappeler l'interprétation qu'il faut donner aux termes BELLEVILLE, BROCKVILLE, Q.F.C.SPECIAL L'on sait que depuis longtemps le fromage canadien était offert au commerce anglais sous son nom d'origine locale plutôt que d'après sa valeur intrinsèque.Les régions de Belleville, Brockville ainsi que certaines autres localités de la province d'Ontario et des Cantons de l'Est avaient réussi à se créer, de bonne heure, chez le consommateur anglais, une réputation exceptionnellement favorable.Le fromage de Québec,'pour des causes que nous avons déjà expliquées longuement, était au contraire considéré comme un produit de qualité inférieure, bien que des autorités compétentes lui eussent reconnu, durant les dernières années, une valeur pratiquement égale à ceux plus haut mentionnés.Impuissant à remédier à cet état de chose qu'il déplorait comme nous, nous aimons à le croire, le commerce d'exportation canadien tirait le meilleur parti possible de la situation en affublant nos bons fromages des noms de Belleville, Brockville, etc.Lasse de cette exploitation, de ce genre d'extorsion, peut-être involontaire mais par trop réelle, la Coopérative2 Centrale comme représentant des Agriculteurs dc Québec, tenta un suprême effort pour leur faire rendre justice: elle entreprit d'exporter elle-même le fromage dc Québec et de le mettre sur le marché anglais sous son propre nom.Cependant, comme il n'est pas toujours bon de dire tout haut tout ce que l'on pense," la Coopérative crut sage de procéder graduellement dans l'introduction du fromage dc Québec dc première qualité sous son véritable nom sur le marché anglais, afin de vaincre plus sûrement le préjugé qui existait contre lui.Elle se contenta donc d'adopter comme marque dc commerce ses seules initiales.C'est ce qui fait lire dans le cablogramme plus haut cité " Q.F.C." c'est-à-dire QUEBEC FARMERS COOPERATIVE ou LA COOPERATIVE DES AGRICULTEURS DE QUEBEC.Tel qu'on pourra le voir ailleurs dans le présent numéro, elle a cette nnée fait un pas de plus en expliquant au long cette marque ct en indiquant de façon à être comprise par tous les consommateurs, la provenance de ses fromages.Si nous retournons maintenant à ce message et si nous l'étudions à fond, nous voyons que nos agents sont déjà en état d'offrir pour le fromage spécial de Québec, c'est-à-dire " Q.F.C.SPECIAL," les mêmes prix qu'ils offrent pour les Belleville et les Brockville, puisqu'ils le classent dans la même catégorie: "qualités BELLEVILLE, BROCKVILLE ou Q.F.C.SPECIAL." C'est donc à dire que nos agents ont réussi, dans l'espace d'une courte année, à convaincre un grand nombre de leurs clients de la valeur des fromages de Québec Voilà ce que l'intervention et l'action directe et personnelle de la Coopérative a pu produire pour ses membres et pour les cultivateurs de notre province; voilà comment en s'occupant de leur propre affaire les membres de la Société ont pu assurer à l'industrie laitière des revenus additionnels qui s'élèveront à des milliers et des milliers de dollars chaque année.Nous n'avons nullement l'intention de réclamer en faveur de la direction de la Société qui a obtenu ces résultats un litre de thaumaturge, de fascinatcur ou de génie commercial transcendant; nous désirons seulement apporter ce fait à l'appui du principe général d'affaires qui veut que l'on ne remette jamais à autrui le soin de la surveillance et de la protection de ses inlérêts.N'cst-il pas vrai que dans le commerce de nos produits agricoles comme dans celui de la plupart de nos autres produits, nous avons, dans le passé, volontairement cédé à des maisons et à des pouvoirs étrangers le rôle du panier pour ne conserver que celui de l'anse; nous avons consacré tous nos efforts à la production sans trop nous préoccuper du commerce de nos produits.Dans le même ordre d'idées nous avons, par nos actes, confessé une incompétence en affaires dont nous ne souffrons pourtant pas.Nous ne sommes pas prêts à affirmer, pour revenir à la question du fromage de notre province, que la partie est complètement gagnée.Il faudra, si nous voulons hâter l'évolution que nous avons provoquée, si nous voulons faire connaître notre fromage au plus grand nombre possible de consommateurs anglais, si nous voulons maîtriser complètement la situation, porter à son maximum la quantité de fromage " Q.F.C.SPECIAL " sur le marché anglais.L'on comprend, en effet, que si tout le fromage de Québec s'écoulait sous son véritable nom en Angleterre, ce ne serait affaire que de quelques années que dc le faire connaître par la population entière des Iles Britanniques.A cette heure où nos forces économiques, notre production, nos industrie et nos institutions financières prennent des proportions qui attirent l'attention des pays étrangers, au moment où notre système d'enseignements scientifiques, techniques et pratiques par son développement prodigieux nous offrent l'espoir d'une puissance intellectuelle et mécanique future égale à celle de tous nos compétiteurs, il semble que l'occasion est favorable de nous arrêter et prendre conscience de nous-mêmes.Nous ne devons plus douter de nos forces: elles existent; leur multiplication est en bonne voie.Il ne nous reste plus pour assurer leur plein rendement qu'à les coordonner, qu'à les réunir.La coopération en commerce, en industrie, comme en agriculture, pourra seule nous porter au rang que nous devons ambitionner, à la place qui nous revient.L'amélioration que, par la coordination dc leur volonté et de leurs forces — l'entreprise était trop colossale pour des individus pris séparément — les membres de la Coopérative Centrale des Agriculteurs de Québec ont pu apporter à leur commerce de fromage, les autres forces économiques de notre province peuvent la produire chacune dans sa sphère respective en procédant dc la même façon.AUG.TRUDEL.SOMMAIRE Pages EDITORIAL—I-cçon à retenir.509 ENTRE NOUS—Et pour cause—Un pas en arrière.—Crédit rural—Recensement décennal—Statistiques agricoles.510 Les bureaux agricoles aux E.-U.—Mangeons plus de fromage—Avantages d'une fabrique de produits laitiers bien tenue .511 Pages La Coopérative a-t-cllc oui ou non amélioré le commerce du fromage.512 Pages L'Elevage des poulains—Dca botteries—Il nous laut du bacon dc'qualité.511 PARMI LES POULES—Une lettre de Madame Cliantccler—Cabanes à poulets—Les clubs d'amateurs vont-Ils dicter les stand- Pages La Revue des marchés.521 Autour du Foyer—Courrier de Ninon.522 L'Information fédérale.515 La part dc chacun dans l'amélioration du fro- mage dc Québec.ards dc races?.518 j^, mou-e.].523 Nos magasins coopératifs.52-1 Le blé Marquis aux E.-U.52S 510 Le marché.520 Lettre nouvelle sur l'Industrie laitière.520 L'Histoire d'une petite fabrique de fromage.510 PAGE 510 (6) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 28 MAI 1921 Le BULLETIN des AGRICULTEURS JOURNAL HEBDOMADAIRE Vu'Mt par la COOPERATIVE CENTRALE DES AGRICULTEURS DE QUEBEC Rédaction et Administration: 63, rue WILLIAM, MONTREAL TELEPHONE: OCC1 .MAIN Le 100! Journal agricole hebdomadaire publié en français au Canada Organe officiel de l'Association Avicole Provinciale Représente particulièrement la Société Générale des Eleveurs'dc la Province.Ridaclem: J.N.PONTON.B.A.B.S.A.ABONNEMENT: x Canada, excepté Montréal : .$2.00 par année Montréal et paya étrangers : .13.00 " " payabbj d'avance.TARIF DES ANNONCES Petites Annonces: 25 mots, 50 cts pour chaque insertion: 2 cents par mot additionnel; minimum, 50 cents par annonce.Grandes Annoncer: Demandez conditions au gérant de publicité.Toute annonce est sujette a l'approbation du directeur.La copie doit être fournie au moins 10^ jours avant la date de la publication.Imprime aux atetien de l'Agence Canadienne de Publicité Limitée.284.oueet.rue Lagauchetiere.Montréal.les multiples avantages qu'elle leur a procures en suscitant et en prenant une très large part au progrès dont nou- bénéficions aujourd'hui.ET POUR CAUSE Nous consacrons une grande partie du numéro de cette semaine à la question du fromage.Non pas que nous n'ayons pas d'autres sujets importants à traiter, mais parce que la baisse soudaine des prix de ce produit nous engage à ne rien négliger pour permettre au cultivateur de prendre les moyens nécessaires pour tirer le meilleur parti dc la situation.Il ne faudra pas considérer la question complètement vidée, car le travail dc la Coopérative dans le développement de ce commerce a été tellement fertile en leçons pratiques que nous devrons y revenir souvent, aussi souvent qu'il sera nécessaire dc démontrer les avantages tic la coopération par dos faits tangibles ct indéniables.Il est, dans notre opinion, peu dc mouvement agricole qui ait reçu autant dc publicité ct qui ait produit d'aussi bons résultats que la vente coopérative tlu fromage de la province tic Québec.Cependant il existe encore un grand nombre dc cultivateurs ct dc fabricants qui semblent l'ignorer complètement, si nous jugeons par leur attitude vis à vis dc la Coopérative ct par leur indifférence apparente, à l'intérêt général.Il se rencontre encore des gens qui, faute dc renseignements, prêtent l'oreille aux critiques malhonnêtes ct aux arguments pleins dc la plus manifeste ambition personnelle dc certains agents locaux ct dc certains commerçants, qui s'acharnent à détruire, au prix même des intérêts ct du progrès dc la classe agricole entière, l'œuvre dc la Coopérative afin dc conserver leur petit négoce.Nous revenons donc sur la question du fromage; ct pour cause.Nous voulons mettre dans les mains de tous les cultivateurs soucieux de l'avancement dc notre principale industrie, notre industrie laitière, et capables d'apprécier notre progrès dans ce commerce, des faits qui leur permettent de convaincre les Saint-Thomas de leur connaissance.Il faut se rappeler en ceci que la tache du travail de propagande n'incombe pas seulement aux officiers et aux employés de la Coopérative, mais bien à tous les membres et à.tous les cultivateurs qui comprennent UN PAS EN ARRIERE Les producteurs dc sucre et de sirop d'érable n'ont certes pas oublié le mal qu'ils durent se donner, il y a quelques années, pour assurer la protection dc cette industrie particulière à notre Province, que les fre-lalcurs étaient en train dc ruiner par la falsification de nos sucres et sirops d'érable purs.Les effets bienfaisants de la législation de 1915 ne semblent pas avoir été compris puisque le gouvernement fédéral entreprend aujourd'hui dc la détruire complètement par l'amendement proposé par l'IIon.IL F.Béland, député du comté de Bcaticc qui ne se contente pas dc tolérer la falsification mais qui la constitue pratiquement loi.Cet amendement permet, en effet, l'emploi du mot " Erable " dans la dénomination dc tout produit ou aliment, imitation contenant du sucre ou du sirop d'érable à condition que la proportion du sucre ou sirop d'érable contenue dans le mélange soit donnée clairement sur l'étiquette ou l'empaquetage.Si l'on se rappelle qu'il est pratiquement impossible dc déterminer d'une façon précise la proportion du sucre ou sirop d'érable dans dc tels composés, l'on conçoit que les frclateurs sont assez bien à l'abri de la loi, et qu'ils pourront, à leur guise, exploiter l'ignorance du consommateur non averti, causant ainsi un tort considérable à cette industrie.Il eut été souverainement difficile d'imaginer une législation plus néfaste à notre industrie sucrière, car l'on ne pouvait procéder mieux pour arriver à perdre la confiance entière du consommateur.Le simple fait que la .loi tics produits sucriers passée en 1915, à la demande des vingt-deux mille cultivateurs qui pétitionnèrent auprès du gouvernement pour lui ^ demander une mesure de protection efficace pour leurs produits, avait provoqué une augmentation dc millions de livres dans la production durant les quinze dernières années suffisait à établir l'à propos et la justesse de celle loi.Cependant, il appert que certains spéculateurs détiennent aujourd'hui des quantités énormes dc -sucre d'érable dc qualité inférieure, lesquelles ils ont payé jusqu'à 30 cents la livre ct lesquelles ils ne peuvent plus écouler sans subir des pertes considérables.Apparemment la voix dc ces quelques spéculateurs a été plus forte que celle des 22,000 cultivateurs; elle l'enterra.C'est là une nouvelle démonstration dc la façon dont la masse tic nos députés ruraux nous représentent à Ottawa el dc la conception qu'ont certains individus du développement et de la conservation des ressources naturelles dé notre pays.L'on continuera cependant à nous chanter qu'il est facile d'administrer le pays sans représentants, agricoles au parlement! CREDIT RURAL Nous invitons chaleureusement tous ceux qui possèdent des renseignements sur cette question et qui désirent discuter ce sujet, à nous envoyer leur collaboration qui recevra toujours un accueil favorable.i L'établissement d'un système de^çrédit rural dans notre province constitue un problème de la plus haute importance: personne n'a le droit de rester indifférent; tous ceux qui sont susceptibles d'aider la cause de notre agriculture, doivent leur contribution au développement d'un crédit rural.RECENSEMENT DECENNAL C'est le premier juin prochain que commencera le recensement décennal général du pays.Outre qu'il sert à déterminer la représentation parlementaire fédérale, les 65 sièges fixes dc la province de Québec servant à établir la représentation des autres provinces qui est calculé au pro rata de la population, le recensement constitue encore l'invcntaire'authcnlique de nos forces économiques ct numériques.Il est donc de la plus haute importance que la population rurale de la province dc Québec ne néglige rien pour faire connaître sa vraie valeur.Dès que l'on connaîtra rémunérateur de la paroisse, il serait bon de s'aboucher avec lui afin d'obtenir une idée au moins générale de cet inventaire et dc se mettre en état de donner des réponses dont la valeur, au point de vue statistique ct du point dc vue national, ne saurait être surestimée.STATISTIQUES AGRICOLES L'idée de l'établissement d'un crédit rural dans la province de Québec fait du chemin.Les adeptes de cette politique se font dc plus en plus nombreux à mesure que sa nécessité devient plus impérieuse.En plus du recensement général, la province de Québec possède maintenant un service dc statistiques destiné à rendre aux cultivateurs d'immenses services à la condition que chacun accepte dc fournir la part de renseignements que lui seul possède.Comme par les années passées, un questionnaire agricole sera distribué parmi les cultivateurs avec prière d'y inscrire les superficies consacrées aux différentes cultures et le nombre d'animaux domestiques dc chaque exploitation.La valeur de l'information exacte est trop clairement établie pour que nous insistions sur ce point auprès des lecteurs du Bulletin des Agriculteurs.Nous sommes, en effet, certains que tous les cultivateurs qui se donnent la peine de nous lire, comprennent que ni les départements d'agriculture ni leurs sociétés professionnelles ne peuvent leur indiquer la voie à suivre sans qu'eux-mêmes leur aient au préalable exposé clairement ct exactement leur situation.La statistique agricole vient pratiquement de naître dans notre province; son allure déterminée est un gage sûr de sa rusticité.Elle vivra; elle se développera pour le plus grand bien de tous.Souhaitons que M.Georges Marquis, Ic-clief dc ce service, à qui revient le mérite dc sa conception et de son progrès, trouvera chez tous les cultivateurs clés collaborateurs sincères ct zélés.M.Marquis est un de ces excellents canadiens qui se donnent tout entier à la cause qu'ils servent.Il ne faut pas craindre dc s'adresser à lui en cas de besoin ni hésiter à lui fournir les renseignements qu'ilcompilcra ensuite pour nous.Si par hasard, vous n'aviez pas reçu votre questionnaire, ne négligez pas de le demander au Chef du Bureau, des Statistiques, à l'Hûtcl du Parlement à Québec.J.N.PONTON 28 MAI 1921 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS (7) PAGE 511 Les Bureaux Agricoles aux Etats-Unis (FARM BUREAUX) Pour celui qui se tient au courant de la situation agricole chez nos voisins, rien n'étonne comme le développement et le succès des organisations connues là-bas sous le nom de "Farm Bureaux" ou "Bu-'reaux agricoles" que l'on pourrait comparer, à certains points de vue, à nos cercles agricoles.Conçues, il y a une dizaine d'années seulement, ces organisations ont pris un tel développement qu'aujourd'hui leur nombre s'élève à près d'un millier, groupant plus d'un million de membres.Les premiers "Bureaux agricoles" a-.vaient été organisés conjointement par les banques locales, les représentants des compagnies de chemin de fer ct les cultivateurs.Les représentants de la finance et du transport avaient^réalisé la nécessité pour leur propre intérêt d'une organisation judicieuse des cultivateurs pour relever certaines branches de l'agriculture; c'est mus par cet esprit de protection personnelle qu'ils avaient initié le mouvement.Depuis quelques années cependant, les cultivateurs se sont rendus compte que leurs organisations devaient leur appartenir sans réserve, qu'ils étaient assez forts pour les supporter eux-mêmes cl An tracer le programme eux-mêmes.Apssi les Bureaux Agricoles sont-ils aujourd'hui des organisations purement agricoles composées de cultivateurs seulement, propriétaires ou locataires de fermes et absolument indépendantes; indépendantes des organisations financières, indépendantes des organisations de transport, indépendantes même du gouvernement dont elles ne retirent aucun subside, aucune faveur d'aucune sorte.L'unité de l'organisation est le Bureau agricole de Canton (qui correspondrait un peu à nos cercles agricoles).Les Bureaux agricoles rie Canton s'unissent en Bureaux agricoles de Comtés, dont le bureau de direction est composé d'un représentant de chaque canton du comté.Le comité du Bureau Agricole de Canton, qui régit les affaires du canton, se compose du/ représentant ;\ la direction du Bureau de Comté ct de deux autres membres.Les Bureaux de Comté sont amalgamés en une Fédération d'Etat, (qui correspondrait à une province chez-nous) et les fédérations d'Etat sont réunies elles-mêmes en une organisation fédérale, la Fédération Américaine des Bureaux Agricoles.Nous verrons plus tard, l'activité extraordinaire que cette Fédération déploie, les résultats importants qu'elle a obtenus en matière législative économique.Nous comprendrons son importance ct son influence, d'autant mieux que* nous souffrons actucllemenL-m>.Les boileries sont divisées en passagères ou de courte durée et chroniques ou dc longue durée.Les premières sont les plus fréquentes, et si elles sont traitées convenablement au début, elles durent rarement plus dc quelques jours ou tout au plus trois ou quatre semaines.Cependant, il arrive souvent que, faute de soins, elles passent „ dans la seconde catégorie et peuvent devenir permanentes.On ne saurait donc trop se hâter de donner les soins voulus aux plus légères boileries, dans la crainte qu'elles ne deviennent chroniques.G.Entorses diverses.—On appelle entorses des tiraillements qui ont lieu sur les jointures, ou sur les tendons, ou les muscles dans le voisinage des jointures.Elles sont causées par des chutes, des glissades, des efforts considérables de traction, des sauts d'une grande étendue en hauteur ou en longueur.Les entorses peuvent être légères, alors elles ne durent (pie quelques jours; elles peuvent être très graves ct durer des semaines ou même des mois, si elles ne sont pas soignées.Les parties le plus souvent affectées d'entorses sont, chez le cheval, les tendons postérieurs, le boulet, le jarret, le paturon; quelquefois, mais très rarement, l'épaule; chez le boeuf, ce sont surtout les tendons postérieurs.Symptômes.—Il y a boiteric, dc la partie, et, au bout d'une journée, ou deux, enflure.Dans les entorses légères, la boiteric diminue avec l'exercice; ainsi on verra assez souvent un cheval se mettre à boiter subitement en route; au boutade 10 à 15 minutes, la boiteric disparait.L'animal s'est donné une légère entorse.Dans les entorses graves, au contraire, la boiteric augmente avec l'exercice.Traitement.—Le repos est nécessaire; appliquez fréquemment dc l'eau froide ou de l'eau chaude sur la partie soit en compresses, soit en lotions, soit en douches.Si au bout de 5 ou 6 jours de ce traitement, la boiteric persiste, il faudra appliquer un vésicatoirc (mouches) Rasez la partie, frottez vivement durant 10 minutes un ou deux onces de l'onguent qui suit: 7.Vésicatoirc ou mouche dc cantha-rides.—Prenez: Cantharides en poudre, 1 partie, Saindoux, 8 parties, Mêlez.Attachez l'animal de manière qu'il ne puisse pas se lécher.Lavez la partie à l'eau chaude et au savon au bout de 24 heures; asséchez ct appliquez une bonne couche dc saindoux.Enfin, si la boiteric persiste, consultez un vétérinaire expérimenté.8.Clous de rue.— Il n'est pas rare qu'un clou pénètre dans la sole du sabot.Ces cas sont quelquefois sans gravité; d'autres fois, ils sont des plus sérieux, causant une boiteric longue et quelquefois permanente.Si le clou pénètre dans le corps de la fourchette, c'est ordinairement peu grave, même s'il y entre profondément.S'il pénètre au bout dc la fourchette dans la sole ou dans l'espèce de fosse qu'il y a chaque côté dc la fourchette, le cas est généralement très grave, même si le trou est ixrtt profond.Quand un cheval se met à boiter subitement, il faut toujours examiner attentivement le sabot, dans la crainte qu'il n'ait ramassé un clou ou un autre corps pointu.Traitement.— Enlevez le clou, creusez le trou en entonnoir jusqu'au sensible, sans faire saigner.Mettez le pied dans un gros cataplasme de son ct d'eau glacée ou, si la glace manque, dc mixture réfrigérante (voir article 6); continuez ce traitement jusqu'à ce que la douleur ait disparu.Si ce traitement n'a pas l'effet désiré, c'est que le clou a blessé l'os du pied, ou l'articulation, ou toute autre partie délicate; il s'y forme peut-être du pus, etc., ct l'on se trouve en présence d'un cas généralement très grave.Discontinuez les cataplasmes prescrits plus haut et employez: Acide carbolique pur, 2 cuillerées à soupe.Eau chaude, 3 pintes.Faites un cataplasme avec cette solution ct du son.Continuez-en l'usage durant 8 à 10 jours, et, s'il n'y a pas de mieux, il sera peut-être nécessaire dc faire une opération chirurgicale, que, seul, un vétérinaire peut entreprendre.(ù suiyfçjr J.A.COUTURE.Il nous faut du Bacon de Qualité Une campagne agressive vient d'être inaugurée par la branche fédérale dc l'Industrie Animale ct les départements provinciaux dc l'agriculture, pour maintenir à son haut degré la qualité du bacon canadien qui nous a valu, il y a quelques années, la conquête du marché anglais.Plusieurs pays étrangers sont en train dc nous faire une concurrence qui pourrait devenir désastreuse si nous ne maintenons pas, par la qualité, le volume de notre commerce, qui s'évaluait en 1920 à 834,000,000.L'effort principal de la campagne tendra à l'organisation ct à l'encouragement des clubs dc jeunes éleveurs dc porcs, tels qu'il en existe déjà dans plusieurs provinces.On stimulera dans ces clubs l'intérêt au type ct à la qualité du porc qui produit le bacon recherché par le consommateur anglais.Des prix attrayants seront offerts aux clubs dont les membres élèveront le type de porcs désiré ct qui exposeront les animaux à leur exposition locale.On cherchera tout spécialement à développer l'esprit de coopération qui est reconnu comme un des plus grands facteurs pour obtenir l'uniformité d'une production profitable.¦ On organisera aussi des concours d'appréciation.Tous les concours seront tenus dc façon à faire coïncider la production avec les exigences du marché et on s'en tiendra à un type standard dans tout le pays.Cette campagne sera soutenue par toutes les organisations de cultivateurs ct par tous les officiers des différents départements, car il s'agit dc sauvegarder une grande industrie nationale dont le succès est basé sur la qualité du produit ct qui a une valeur financière considérable pour le pays, représentant une des principales sources de revenus •de la ferme./{Suite à la pagc'JS) 28 MAI 1921 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS (11) PAGE 515 L'Information Fédérale CORRESPONDANCE D'OTTAWA Le 21 mai 1921.Continuation assez terne du débat sur le budget, sauf la part qu'y ont prise les deux chefs de la double opposition, M.Cre-rar et M.King, sur les discours desquels nous reviendrons plus loin.De moindres illustrations se sont fait entendre depuis la harangue prononcée vendredi 13 — un vendredi treize ! — par M.Mcighcn, mais c'est surtout du côté gauche, car les ministériels ont une tendance à s'abstenir et à laisser palabrer la gauche sans paraître y attacher d'importance.Cependant le grand fabricant d'instruments agricoles Cockshutt a défendu comme à son ordinaire la thèse protectionniste et y a apporté l'abondance verbale et la grosse voix que l'on est toujours surpris d'entendre sortir de ce petit corps.Son argument principal,,c'est que les manufactures sont plus importantes que l'agriculture, et il tente de l'établir au moyen de statistiques sur la production comparée des deux en valeur monétaire.Ainsi, prenant le rapport du statisticien officiel pour 1919, il découvre que la production agricole de cette année fut de 1 milliard, 976 millions, le total des fermes en culture de 2 milliards 800 millions, avec des bâtisses pour S927,500,000, des machines agricoles pour 390 millions et du bétail pour 1,300 millions, formant un actif agricole total d'environ 7 milliards.Or, comment ces chiffres se comparent-ils avec ceux fournis par l'industrie?Au lieu de 1,976 millions de production d'une année, M.Cockshutt découvre 3,458 millions de produits manufacturés pour l'année correspondante, soit environ le double.Par conséquent, conclut-il, l'industrie est plus essentielle que l'agriculture à la prospérité du Canada.Le raisonnement est plutôt tiré par les cheveux, pour ainsi parler, ct les Fermiers n'ont pas pris de temps à le faire ressortir.M.Maharg, le principal lieutenant de M.Crerar n'a prononcé qu'un mot, qui en disait long: " Munitions de guerre," disait-il.Et c'était exact, car les chiffres industriels donnés par M.-Cockshutt sont ceux de l'année 191S, alors que toutes les usines du pays grondaient littéralement d'activité ct produisaient des obus et des bombes à des prix fantastiques.Un autre député, libéral cultivateur, M.White de i'Albcrta, a encore précisé davantage le cas: — N'cst-il pas vrai, dcmnndc-t-il, que votre gros chiffre dépend en grande partie de la hausse extraordinaire qui a prévalu depuis cinq ans sMr tous les produits manufacturés?' — Peut-être répond M.Cockshutt, mais ils ont subi une baisse depuis.— Pas plus que les produits de la terre, qui dégringolent aussi, a riposté M.White.Et l'on n'était pas beaucoup plus avancé qu'avant.La vérité aime reposer entre deux extrêmes, et il est puéril ;\ l'une ou à l'autre des deux activités essentielles du pays de prétendre au monopole de l'utilité: M.Roch Lanctôt, de Laprairic, a présenté un autre aspect de la question, parlant en français immédiatement après le représentant des manufacturiers.Sans vouloir donner une analyse complète d'un discours qui a duré plus d'une heure, nous croyons intéresser le lecteur en citant un extrait*j{cs paroles de M.Lanctôt relatives aux dépenses militaires préconisées par le ministre de la Milice, M.Guthrie, ancien libéral resté ¦ unioniste.' " Je me suis toujours élevé, dit le député de Laprairie, contre la folie du militarisme dans cette Chambre ct dans ce pays.Quand le ministre nous a fait ses comparaisons entre pays, l'autre jour, il nous a conduits jusqu'en Europe, en Asie ct en Afrique, concluant que nous sommes le pays qui dépense le moins, de tout l'univers, pour des fins militaires.Le ministre oublie de dire à la Chambre que le Canada est situé, géographiquement parlant, de façon à ne pas faire de dépenses militaires obligatoires, ct que les autres colonies britanniques ne sont pas dans le même cas que nous.C'est pour cela'que je ne voudrais pas dépenser même un sou d'ici à cinq ans; mais pour faire plaisir aux impérialistes, je veux bien leur accorder la moitié de ce qu'ils nous demandent: six millions au lieu de douze.C'est bien assez, c'est déjà beaucoup trop.Y a-t-il un gouvernement à Ottawa qui serait prêt à enter dans une autre guerre en Europe, s'il y en avait une, alors que la dernière nous a pratiquement ruinés?Pour ma part, je suis opposé à envoyer un seul homme en Europe pour prendre part à une autre guerre.Est-ce que nous n'avons pas combattu les Prussiens pour mettre fins aux guerres et tuer le militarisme dans le monde?" Maintenant, continue M.Lanctôt, que nous avons la Société des Nations, certains hommes d'Etat prétendent que notre situation est changée, et que nous life sommes plus les mêmes.J'admets que c'est vrai lorsqu'il s'agit de payer au même tarif que les grandes puissances européennes, mais lorsqu'il s'agira de recevoir des indemnités, nous retournerons à l'état de colonie, on nous répétera que c'est Downing street qui nous gouverne ct nous n'aurons pas un sou de l'indemnité de guerre.Quand il s'agit de payer, nous sommes de gros bonnets, mais quand il y aura quelque chose à recevoir nous serons en arrière clans la cuisine et nous fumerons notre pipe de plâtre pour nous consoler de nos dépenses." On dit que notre dette publique est de 2 milliards 350 millions, mais j'affirme qu'elle est au moins de trois milliards, car ce que nous inscrivons parfois à l'actif n'est pas toujours réalisable.Et je vais prouver mon chiffre par un exemple Nous payons cette année 142 millions d'intérêt, une augmentation de S519,000 sur l'année dernière.Ayant un déficit de 101 millions pour l'année courante, notre intérêt augmentera en proportion pour 1922-23, c'est-à-dire que nous paierons d'ici un an ou deux ans bien près de 150 millions d'intérêt par année.Et ce n'est pas tout: il y a le déficit annuel des chemins de fer, ct si nous achetons le Grand-Tronc, qui nous coûtera je suppose dans les 400 ou 500 millions, avant cinq ans notre dette aura atteint 5 milliards.Alors, je dis où allons-nous avec une dette aussi écrasante, et pourquoi cette dette ?Par «îotre folie de guerre ; par notre folie d'avoir acheté des chemins de fer en banqueroute; par notre folie d'avoir suivi le système McAdoo.Encore une fois, pourquoi cette journée de huit heures pour nos employés de chemin de fer?Aujourd'hui les conducteurs el les mécaniciens gagnent plus qu'aucun professionnel de nos campagnes.II y a des conducteurs qui gagnent S5500, d'autres $4500, d'autres $4000.Il est notoire que beaucoup d'employés de chemins de fer ne travaillent pas huit heures, mais bien quinze"'et seize heures par jour, et même dix-huit heures par jour, afin de se faire payer temps et demi.Dans ces conditions, il n'est pas étonnant qu'on ait des déficits." Nous avons cru que ces extraits intéresseraient nos lecteurs tant par leur forme claire ct franche que par les détails qu'ils donnent sur certains aspects des finances publiques.Ce discours a été prononcé en français, de sorte que seule à peu près le bloc françaj>'a pu les comprendre; il ne sera tradtfit que lundi prochain, 23 courant, de sorte que la deputation anglaise n'a pas encore été mise à même d'en prendre connaissance au moment où nous écrivons.Le débat sur le budget s'est terminé dans la nuit de jeudi, le 19, par un vote donnant au gouvernement une majorité de 20 voix seulement.Le chef libéral, M.Mackenzie King a prononcé jeudi après-midi un grand discours dont ses partisans ont éprouvé une vive satisfaction ct qui a fortifié sa réputation d'orateur au-dessus de la moyenne.M.King a réitéré et précisé ses accusations diverses/ contre le gouvernement; pourquoi celui-ci ne tient-il pas la promesse qu'il a mise au début de la session dans la bouche du du gouverneur-général, de reviser' le tarif sans plus de retard ?Selon M.King la raison en est bien simple, c'est que.le cabinet, est contrôlé par les grands intérêts financiers, lesquels se sont opposés à l'accomplissement de cette promesse.C'est une " sinistre influence " que celle exerc e conjointement par les " autocrates de la politiques ct les ploutocrates de l'industrie." On voit que le successeur de Laurier ne mâche pas les mots à ses adversaires; H a aussi protesté contre les interprétations malveillantes données par M.Mcighcn à ses, discours ct son altitude relative au tarif.Accusé de ne jamais dire toute sa pensée, de se porter libre-échangiste dans l'ouest et protectionniste dans l'est, M.King affirme qu'il n'a fail qu'un seul et même discours, à Toronto comme dans les villes des prairies, et qu'il n'y a rien changé.Il définit assez clairement le point de vue libéral et le point de vue ministériel sur cette question: les libéraux favorisent un tarif visant primordialcment à fournir les revenus nécessaires à la marche des affaires, à l'administration du pays, ct secondairement au développement normal des industries.Tandis que 1rs tories sont en faveur tout d'abord de l'engraissement des industries et des industriels, et ne pensent aux revenus qu'en second lieu.Autrement dit, "tarif de revenu " se rapproche davantage tie la conception libérale, el " tarif de protection industrielle " exprime mieux la tendance tory.Les électeurs s'y retrouveront comme ils pourront.Une cérémonie assez importante s'est déroulée vendredi après-midi aux Communes, celle de la remise d'un fauteuil monumental offert au parlement canadien par l'Association dis parlementaires de Londres, en signe d'amitié et pour resserrer les liens qui unissent les deux parlements.Ce fauteuil esl tout un monument, tie dix à douze pieds de hauteur, sculpté dans toute son étendue et ressemblant en tout, sauf la teinte du bois, à celui de l'OràtcsV ties Communes anglaises, à Londres.11 a été présenté vendredi aux autorités canadiennes par M.James Lowthcr, qui a présidé depuis quinze ans aux séances du Parlement anglais.11 a prononcé un aimable discours en anglais ~ et en français, car M.Lowthcr s'exprime facilement dans notre langue, et la deputation de la province île Québec l'a chaleureusement applaudi lorsqu'il s'est mis à parler français.M.Georges Boivin, vice-président tie la Chambre, et M.Rodolphe Lcmicux, ont aussi prononcé en notre langue îles distours très gofités.M.Rhodes, président des Communes, a fait ressortir le principe du bilinguisme dans l'ensemble de la cérémonie, qui a laissé à tous le meilleur souvenir.L'Informé.Soleil et blé-d'Inde dans l'Ouest Une superficie considérable dans le district île Lethbridgc, Alberta, sera ensemencé en blé-d'lnde, cette année, par d'anciens cultivateurs tlu Nord du Dakota, qui en ont fait un succès dans leur pays ct qui comptent réussir aussi dans le nôtre.On annonce de ce district que l'étendue ensemencée en soleil sera beaucoup plus considérable que l'année dernière.Pour que la Coopérative Centrale puisse vous être encore plus utile, souscrivez quelques-unes des actions, nu dividende de 8% l'an, dont elle a confié l'émission à la maison Versailles-Vidricnire-Boulnis (ltte).ann.Centrifuge Fab riquc "Magnet" au Canada VOULEZ-VOUS voir une machine construite solidement et non pas comme un jouet ?Une machine à engrenage carré faite pour écrémer deux fois par jour sans avoir jamais besoin de réparation!.Ecrivez-nous et nous irons vous donner une démonstration de la machine chez-vous gratuitement.Remarquez, cette écrémeuse d'un seul morceau, si facile à laver, bien supérieure aux nombreux disques dans les bols d'autres centrifuges.Epargne des heures d'ouvrage, sépare toute la crème, produit une meilleure qualité de beurre, parce que les globules du lait ne se brisent pas sur cette surface unie.PETRIE MANUFACTURING CO.Limited 3, rue Saint-Nicolas, MONTREAL, Que. PAGE 516 (12) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 28 MAI 1921 La part de chacun dans le maintien de la réputation du fromage de Québec Conseils pratiques aux fabricants et aux patrons.Taire du fromage est un'e chose facile, quand la matière première, le lait, est de bonne qualité, quand la fabrique est dans de bonnes conditions sanitaires et outillée et aménagée convenablement.Il va sans dire qu'il faut en plus, connaître son métier et surtout les principes de fabrication pour pouvoir modifier au besoin le procédé suivant la composition du lait ct sa qualité.Les gens du métier savent que la composition du lait varie non seulement d'une saison à l'autre, mais même du jour au lendemain, ct qu'elle n'est pas la mOmc dans toutes les parties de la province.Il importe, pour pouvoir appliquer les principes, dc bien connaître le lait que l'on reçoit.Le fabricant peut arriver à cette connaissance en se servant du Babcock pour déterminer sa richesse en matière grasse ct dc l'acidimètre pour connaître son acidité; l'épreuve au caillé le renseignera sur les soins dc propreté que ce lait a reçu.Ces renseignements obtenus, il sera en état d'appliquer les règles de fabrication qui conviennent au lait qu'il aura en main.S'il n'a pas ces données ou s'il néglige d'en tenir compte, il court le risque de faire même avec du bon lait, un fromage de qualité inférieure.Ainsi, il sera impossible de produire un fromage dc même qualité en suivant le même procédé avec un lait dosant 3.5% gras, et un autre dosant 4.5%.Si la température de cuisson est la même dans les deux cas, la première sera trop ferme et le second trop humide.II sera également impossible dc réussir en mettant en présure, au même degré d'acidité, des laits ayant une acidité initiale différente.On peut dire que dans la plupart des cas où le fabricant ne réussit pas, c'est dû à la négligence à se rendre compte des conditions du lait: ou à suivre le développement dc l'acidité pendant la fabrication.C'est une erreur de croire que nous pouvons avoir des fromages réguliers au point de vue dc l'acidité, en laissant développer le même degré d'acidité aux différentes phases dc la fabrication, notamment à l'empresurage et au soutirage du petit lait; il faut considérer les conditions du lait ct du caillé.L'acidimètre indique bien le pourcentage d'acidité du lait ou du caillé au moment de l'épreuve, mais il ne peut fournir d'indice du développement de cette acidité, à moins que les épreuves ne soient répétées.Nous ne saurions trop insister sur la nécessité dc se rendre compte du développement plus ou moins accentué dc l'acidité par des épreuves répétées.C'est assurément le seul moyen d'éviter dc se faire prendre par surprise.Ln pratique de s'en rapporter à la marche de la fabrication de la veille est des plus condamnable, parce qu'il arrive rarement que l'acidité dans le lait ou le caillé se développent pareillement.A part l'observation du développement plus ou moins rapide dc l'acidité, il faut, quand il s'agit du caillé, tenir compte dc sa fermeté, ct des conditions qui peuvent être produites par le soutirage d'une partie du petit lait après la cuisson.Il est peut-être inutile d'insister sur la nécessité dc laisser développer plus ou moins l'acidité du caillé suivant son état de fermeté, parce que les fabricants sont généralement bien renseignés sur ce sujet.La pratique de recourir à une cuisson élevée pour raffermir le caillé au lieu dc chercher à obtenir le même résultat en faisant marcher le caillé plus lentement, est cause qu'il se produit un assez fort pourcentage de fromage qui manque d'acidité, étant cuit à une haute température, le caillé conserve en bloc, une température assez élevée qui a pour effet de ramollir, en apparence, le caillé.Certains croient alors, que ce ramollissement est causé par la fermentation, et que tout marche normalement.Cette pratique qui induit en erreur, devrait disparaître.Le caillé traité dc cette façon, produit un fromage qui porte dans le commerce, le nom de "rubbery" i.e., texture de caoutchouc et a la réputation de mûrir très lentement.Nous avons constaté que ce fromage qui a d'ordinaire, une bonne texture, à l'état frais, avec l'Age, devient très ouvert ct acquiert une saveur plus ou moins mauvaise.Il est vrai que ce défaut est pratiquement disparu, niais il faudrait s'efforcer de le faire disparaître complètement, parce qu'il pourrait compromettre la réputation dc notre fromage.Quant au changement dc condition produite dans le caillé par le soutirage d'une partie du petit lait après la cuisson, je me contenterai de vous faire part de l'expérience faite à l'école de laiterie.Nous avons pris un lot de lait que nous avons divisé en deux; nous avons suivi, dans les deux bassins, le procédé de l'école de laiterie, sauf que nous avons soutiré d'un bassin, une partie du petit lait après la cuisson.Au soutirage définitif, le petit lait du bassin de contrôle accusait .23 d'acidité tandis que l'autre en accusait .2$.On serait tenté dc croire que le caillé de ce dernier était plus acide; cependanr, lors du passage au moulin, les 2 caillés avaient le même % d'acidité.La leçon à tirer dc cette expérience est que le caillé dont une partie du petit lait a été soutiré trop tôt, est dans les conditions ordinaires, exposé à manquer d'acidité, si l'orTne donne que le même % d'acidité au soutirage définitif.11 est entendu que l'on tombe dans le défaut contraire en soutirant le caillé trop mou, ou en lui donnant le même % d'acidité, quand le caillé marche trop vite dans le petit lait.Ces quelques points ne sont pas les seuls qu'il faille prendre en considération pour obtenir un fromage dc qualité supérieure; ils constituent cependant des causes importantes dc succès ou d'insuccès ct doivent conséquemment Gtre surveillés de très près si l'on veut arriver à fabriquer un bon fromage.J'ajouterai ;\ ces conseils un autre qui s'adresse plutôt aux patrons dc fabriques combinées.Les prix du fromage sont, dans le moment, comparativement plus élevés que ceux du beurre.Cette différence pourrait induire les patrons des fabriques qui font actuellement du beurre à demander que l'on fasse du fromage afin d'obtenir pour leur lait plus d'argent.C'est là un désir fort légitime; mais avant de changer et de passer du beurre au fromage, il serait peut-être bon de s'arrêter à peser le pour ct le contre dc ce changement.Dans le but dc vous Gtre utile, je vous soumets quelques considérations qui, j'espère, vous aideront à vous guider, afin que votre décision serve à la fois, votre intérêt et l'intérêt général.Les prix actuels constituent la première considération.Comme je l'ai dit plus haut, le fromage obtient aujourd'hui des prix plus élevés que le beurre.Combien de temps durera cette différence?Nous ne saurions le dire, parce que personne ne peut dire à l'avance, la variation des prix de ces produits, pas plus que ceux qu'obtiendront les autres produits.Mais il y a une chose que tout le monde sait: c'est que nous sommes dans une période de rajustement, que ce rajustement a causé plus d'une surprise ct qu'il en causera très probablement dc nouvelles.Donc, les prix futurs du beurre et du fromage sont problématiques.Une deuxième considération et la plus importante peut-ôtre, parce qu'elle peut affecter l'industrie fromagère est celle-ci: dans ces fabriques combinées, qui font généralement du beurre, le fabricant, s'il a ses certificats de compétence comme fabricant dc fromage, ne peut pas, s'il n'a pas fait de fromage depuis longtemps, faire un bon travail.L'on peut dire sans exagération, que dans la plupart des cas, il est rouillé comme l'est son outillage qui n'a pas fonctionné depuis plusieurs années.J'ai été à même de constater ce fait, malheureusement, trop souvent.Je citerai à l'appui, un certain comté que j'appellerai comté A, pour ne blseser personne, où ¦ toutes les fabriques à l'exception d'une ou deux, faisaient du beurre.Pour les mêmes raisons qui existent aujourd'hui, l'on décida un jour de passer du beurre au fromage.Pendant le premier mois, qui suivit le changement, le fromage produit fut de qualité tout à fait inférieure.Un assez fort pourcentage fut mCmc considéré comme rebut.Ce fromage avait cependant été fabriqué par des fabricants qui avaient déjà été compétents.S'il est vrai de dire que l'histoire se répète, comme l'expérience le démontre d'ailleurs, il y a lieu dc craindre que ce qui s'est passé dans ce comté ne se répète ailleurs, si les patrons placent leur fabricant dans les mêmes conditions, c'est-à-dire le forcent, du jour au lendemain, à faire du fromage au lieu du beurre.Du point de vue d'argent, le comté A fut loin d'obtenir un succès.II est enfin, une troisième considération qui prime toutes les autres, c'est celle de la réputation dc notre fromage.Comme vous le savez déjà et si vous ne le savez pas, le présent numéro du Bulletin vous en donne la preuve, notre fromage jouit, grâce aux efforts constants et conjoints dc tous les intéressés, durant ces dernières années, d'une réputation enviable sur le marché anglais.En plus de nous être agréable, cette bonne réputation nous est surtout bien profitable.Risquerions-nous dc porter nous-mêmes atteinte à cette réputation même si ce risque nous assurait un gain immédiat, qui ne peut être que passager?Ce serait certainement jouer gros jeu ct nous exposer à perdre le fruit du travail déjà accompli et à sacrifier les résultats qui ont exigé tant d'efforts.Pour ma part, je dis non, et je crois que les patrons qui sont encore plus intéressés que qui que ce soit dans cette matière, ne prendront pas une décision définitive-tive avant d'avoir bien réfléchi.Je ne voudrais pas que l'on me pense opposé à la fabrication du fromage dans les fabrique s combinées; ce n'est pas là mon point.Ce que je voudrais faire éviter, dans l'intérêt des patrons comme dans l'intérêt de notre industrie laitière, ce sont les changements du beurre ail fromage ou du fromage au beurre, en pleine saison de fabrication, parce que l'expérience prouve que ces changements effectués dans ces circonstances, sont toujours préjudiciables à la qualité de nos produits laitiers.Cet inconvenient est moins grave lorsque le changement se fait au début de la saison.Dans ce cas, le fabricant a l'avantage de se familiariser avec cette nouvelle fabrication dont il peut avoir oublié certains détails, pendant que la saison est favorable alors que la quantité dc lait reçue est peu considérable.Les faits sur lesquels j'attire aujourd'hui l'attention des fabricants de beurre ct de fromage et des cultivateurs qui alimentent nos fabriques sont d'autant plus importants qu'ils affectent directement la qualité de nos produits laitiers.Ce n'est pas au moment où nous avons réussi à nous créer la position avantageuse que nous tenons maintenant que nous pouvons nous laisser aller à la négligence, à l'indifférence, à l'irréflexion.J'espère donc, que ces remarques recevront l'attention qu'elles méritent.E.BOURBEAU, v Insp.gén.des beurrerics ct fromageries.Pommes de terre de semence enregistrées Le département provincial de l'Agriculture du Manitoba a distribué, ce printemps, 9 chars dc pommes de terre de semence certifiée, de la variété "Irish Cobbler," parmi 2,500 cultivateurs du Manitoba.Cette distribution est un des items de la campagne entreprise par le département pour s'assurer une bonne récolte de pommes de terre de semence certifiée et exemptes de maladies.Fromage blanc Nous croyons devoir conseiller encore cette semaine, aux fabriques qui avaient l'habitude dc faire du fromage blanc les années passées dc ne plus faire de fromage coloré, car la différence de prix en faveur dc ce dernier est complètement disparue.Si plus tard, le marché prenait une autre tournure, nous les aviserons ct elles pourront alors commencer à employer de la couleur qu'elles devraient toujours garder en stock, afin d'être prêtes, s'il se présentait une demande imprévue.Jusqu'à nouvel ordre donc, il faut fabriquer du fromage blanc.Traitement électrique du grain de semence Plusieurs des milliers de cultivateurs du Sud dc l'Albcrta vont essayer cette année, de semer du grain traité par un nouveau procédé électrique, dont le résultat est supposé devoir augmenter le rendement, contrôler les maladies fongueuses ct améliorer la qualité de la recolle.Une usine pour ce traitement électrique des semences a été établie à Carmangay, Alberta.La semence pour traitement y arrive en telle quantité que l'on se voit déjà obligé d'agrandir l'usine.w«Tës vo& topis AVEC des v/eox CHIFFOMS H B a arm miniianm DES milliers dc femmes font leurs tapis à la maison.Vous pouvez, vous aussi, apprendre facilement cet ouvrage attrayant.Avec de vieux chiffons de toutes sortes, vous pouvez faire dc superbes tapis veloutés, qui dureront beaucoup plus longtemps que ceux que vous achetez.Demandez il voire marchand les patrons de jute de Garrett, pour tapis crochetés, ou bien demandez notre feuille de modèles; 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et Charlevoix ct Nicolet, de l'autre, ct au sud, jusqu'au comté dc Mégantic, les semailles ont été commencées dès les premiers jours de mai.A l'heure actuelle, cils sont presque terminées.Au sud dc Québec les prairies ont généralement belle apparence pendant que, au nord et dans le bas, la croissance du mil et du trèfle a été retardée par la sécheresse.Peu de bestiaux étaient aux pâturages dans le district de Québec, vers le 15 du mois courant, si l'on excepte les comtés du sud.Le vent d'est a soufflé pendant plusieurs semaines.On remarque, dans le" district, qu'il y a augmentation d'animaux dans les espèces bovine ct porcine.La récolte du sucre d'érable a été inférieure à celle dc l'année dernière: les érables ont produit de Mi à 1 livre, chacune, en moyenne.Dans certains comtés du sud, il reste encore 1-3 de la récolte du sucre d'érable de 1920, et les 2-3 dc celle de 1921.Dans les comtés du nord dc Québec, il reste aussi des quantités considérables de sucre non vendu.Les arbres fruitiers promettent une bonne récolte.Plusieurs agronomes constatent un retour prononcé à la terre de la part des rapatriés ct des déracinés.Dans toute la région, on demande de la pluie-et dc la chaleur à grand cri.District de Montréal.— Dans cette région, les semailles ont été commencées entre le 15 et le 25 d'avril; à l'heure actuelle, elles sont terminées presque partout.Les prairies, dc même que les pâturages, sont déjà abondants et les bestiaux sont aux pâturages.Dans cette région les agronomes constatent qu'il y a une légère augmentation chez les espèces bovine et porcine.La récolte dc sucre d'érable a été environ 50% inférieure à celle dc l'année précédente si l'on excepte, toutefois, les comtés de Soulanges, Vau- drcuil, Montcalm, Terrebonne, où elle a été plus considérable.Les arbres fruitiers ont fleuri à bonne heure et ont belle apparence, bien qu'une gelée asez forte ait causé certains dommages aux arbres fruitiers dans les comtés avoisinants Montréal, le 12 de mai.La culture du tabac est retardée par la sécheresse et le froid, de même que la croissance des céréales.Dans cette région, comme ailleurs," la sécheresse et le froid retardent les travaux dc la terre.Nord de la Province.— Au Lac Saint-Jean, les semailles ont été commencées dès les premiers jours dc mai; elles sont plus de la moitié faites.Les prairies ont belle apparence et la plupart des bestiaux sont aux pâturages.Le nombre des moutons augmente rapidement.La sécheresse empêche la continuation des travaux des champs.La cessation presque complète de la coupe du bois ct l'arrêt des scieries et des pulperies a déterminé un retour à la terre assez marqué.Dans l'Abitibi ct le nord du Témiscaminguc, à la fin d'avril, les semailles battaient déjà leur plein; les prairies sont grasses et, en maints endroits, les bestiaux sont aux pâturages.Il y a augmentation dans toutes les espèces animales.Le commerce dc bois, étant diminué considérai) ement à cause dc la baisse des prix, l'on s'adonne davantage aux défrichements ct à la culture.Les colons arrivent nombreux chaque semaine dans la région de l'Abitibi, rapporte l'agronome.Cantons de l'Est.— Les semailles ont été commencées entre le 15 ct le 20 dans la partie sud tic cette région ct un peu plus lard, dans la région dc Shcfford, Mégantic, Richmond ct Wolfe.Les prairies, en général, ont bonne apparence ct les bestiaux sont aux pâturages.Il y a légère augmentation chez les vaches laitières.Le rendement moyen de la récolte de sucre a été de 1 à ly£ Ibs à l'érable.11 reste encore des quantités assez cou-considérables de sucre non vendu.Le 12 mai, une gelée a causé des dommages aux arbres fruitiers.Les semailles sont retardées par le froid ct la sécheresse ct les pâturages s'appauvrissent aussi très vite, dc ce fait.Le ralentissement d'activité dans les mines d'amiante a déterminé un certain retour à la terre, dans Mégantic spécialement.Immigration L'arrivée au Canada dc troupes d'immigrants est à l'ordre du jour depuis quelque temps, le transatlantique "Scandinavian" est arrivé la semaine dernière d'Anvers, nous amenant 50 cultivateurs hollandais qui vont s'établir dans l'Ontario ct dans l'Ouest.Le " Métagama " nous amenait aussi une soixantaine dc jeunes filles anglaises "et à peu près un nombre égal dc cultivateurs d'expérience, tous à destination de l'Ouest.ECONOMIE! 75g D'ECONOMIE FABRICANTS DE BEURRE ET DE FROMAGE i H En vous servant du moteur Johnny, "le Véritable Engin à l'Huile" voua pouvez faire tout votre ouvrage dans votre fabrique avec une dépense de 30 a 40 sous par jour.Comparez avec vos dépenses actuelles I Le "véritable moteur ft l'huile" n'a Pas de Magnéto Pas dc batteries Pas de bougies (pluga) Pas de bobines Pas de fils électriques Pas de lampes Pas de bulbes a rougir Pas de tubes ft surchauffer II ne fonctionne pas avec la gazoline.Des centaines iont déjà en utsge chez les cultivateurs.U Noua avons une proposition d'essai spéciale pour lea fabricants do beurre et de fromage A voua envoyer sur demande.Adre$aez-oous directement à LA MACHINERIE OMEGA Llmltôo 42-44, ruo Mondor .ST-HYACINTHE, Quo.nnn PETITES ANNONCES nnn TARIF : 50 cents par insertion de 25 mots ou moins ; 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Une lettre de Madame Chante cler Les clubs d'amateurs vont-ils dicter les " Standards " de races ?Aux personnes du beau et de l'autre sexe, mais a celles qui s'occupent de belles poules.i Qu'une poule se fasse journaliste, c'est du nouveau.Mais puisque, depuis quelque temps, l'on s'obstine à faire silence autour de mon nom et que j'en souffre, je tente cette audacieuse lettre.D'ailleurs, je suis femme, et, plus est, de noblesse, (mon créateur me l'assure), avec titres authentiques, généalogie certifiée, née de croisements choisis, et.mais assez, je deviendrais homme et ! sotte connue ceux qui se vantent.Cependant, l'on croît encore un peu partout que les deux expositions que j'ai tenues à Montréal, ont été mes seuls succès, déjà relégués dans le lointain passé.Mais bien ignorants sont ceux qui le croient.Je ne peux devenir hermitc, puisque celui qui m'a fait naitre au monde avicole m'a dit: "Ma basse-cour est ton lieu de naissance, mais le Canada est ta patrie." J'ai donc parcouru la terre canadienne et pays lointain pour étaler mes beautés toutes canadiennes.Je me suis La Basse-Cour Pratique de Princeville offre en vente des "Incubateurs Buckeyes" de 170.250 et 350 œufs; et des "Québécoises" de 100, 120 ct 230 œufs.Nous donnerons les prix sur domnndo Princeville.Comté Arthabaska.La Basse - Cour de St-François offre en vente au prix de $2.50 à $3.00 chacune, des poules d'un an, des variétés Rhode Island Rouge, Plymouth Rock Barrée ct Wyandotte Blanche.Ces poules sont garanties être absolument de race pure, exemptes de toutes disqualifications.Aussi très bons coqs d'un an, des mêmes variétés, prix $3.00 à $5.00 le sujet, suivant leur valeur individuelle.RAOUL DUMAINE, gérant, St-Frnnçois-du-Lac, Co.Yamaska, Que.mesurée avec les plus glorieux sujets des vieilles races.Au Cotisée.de Chicago, ma couronne de lauriers comptait vingt mentions de récompenses.Ma renommée a fait rejaillir des éclats de gloire même sur ceux qui m'abritent.Du doux lieu de ma naissance, j'ai multiplié et dispersé par tout le monde ma famille canadienne.Douze de mes cnrants partiront cet été pour aller conquérir l'enthousiasme des flegmatiques Saxons.N'ai-jc pas moussé mon président au Congrès Avicole Universel de la Haye?J'y serai moi-même par trois de mes enfants.Mais "mon pays, mes amours," c'est le Canada.Aussi, je m'applique à envoyer de l'Est à l'Ouest le fruit quotidien de ma vie pour mettre partout des petites canadiennes Chantecler.Alors, chers lecteurs, pardonnez-moi de m'Otrc faite sotte .pour dire mes récents exploits.Madame CHANTECLER, N.D.L.R., Chante haut.Pour copie conforme: EUGENE COUSINEAU, I.A.O.La Trappe.Cabanes à poulets Les cabanes à poulets doivent être construites de manière à favoriser aurant que possible la croissance.Elles doivent abriter très bien leurs habitants contre les intempéries; la ventilation doit être excellente.Les poulets ne se développent pas rapidement si' l'atmosphère de leur local est viciée; toutefois, il ne doit pas y avoir de courant d'air violent.A tout événement, l'on doit avoir en vue de icndrc l'habitation confortable, économique et convenable.La dimension de chaque cabane doit être suffisante pour accommoder 50 poulets sans les presser les uns contre les autres.Une cabane de 6 x 8 pds., répondra très bien à cette fin; elle pourra même contenir quelques oiseaux de plus sans trop d'inconvénients.Une cabane de 8 x 12 pds pourra contenir environ 150 jeunes poulets et 75 demi-adultes.Lorsqu'ils ont atteint l'âge de 10 à 12 semaines ou diminue gradu;llemcnt leur nombre dans chaque cabane afin de les accommoder.Le plancher doit être maintenu propre, la litière doit être abondante.PARCS A POULETS " Il est très avantageux de placer les cabanes à poulets dans un parc assez vaste ct où la verdure et l'ombre sont abondantes, afin que les jeunes oiseaux puissent prendre librement un exercice salutaire ct une partie de leur alimentation végétale: deux facteurs indispensables à leur croissance rapide.Si le terrain le permet, l'on peut aussi semer, dans une ' des extrémités du parc, soit de la navette, soit des pois, soit du soleil, puis l'on protège ces cultures au moyen d'une clôture portative ct on y laisse pénétrer les pou' lets lorsqu'elles sont assez développées.Cette importante question soulevée par le " Canadian Poultry Journal " doit intéresser nos aviculteurs à tel point que nous jugeons à propos de reproduire ici en partie l'éditorial en question, espérant que les membres-tic notre Association Avicole voudront bien, par la voie de notre page " Parmi les Poules," nous faire part de leurs vues à ce sujet.-L'influence des clubs d'amateurs se fait de plus en plus sentir lorsqu'il s'agit de fixer les types ct la couleur d'une ou de plusieurs de nos races ct de nos variétés Standard de volailles, dit le " Canadian Farm Journal," ct il est très possible qu'éventuellement ces clubs dicteront les règles standard ct les descriptions de ces différentes variétés.Cela dépendra probablement du développement futur et de la prospérité des clubs.Une douzaine de clubs d'amateurs qui auraient autant de membres chacun que le club des éleveurs de Rhode Island Rouges arriveraient certainement à leur but.Il semble de prime abord qu'il est absolument logique pour un club d'amateurs d'avoir un mot à dire dans la détermination du type ct de la couleur de la race de volailles à laquelle il s'intéresse, car ses membres sont sensés être plus expérimentés dans l'élevage ct l'expertise de cette race particulière que n'importe quel autre corps d'aviculteurs.Mais la question n'est pas aussi simple qu'elle paraît l'être.Lors d'une assemblée récente d'amateurs de volailles, l'éditeur du " Canadian Poultry Journal " exprimait l'opinion que les clubs d'amateurs allaient éventuellement déterminer eux-mêmes les standards de leurs variétés respectives, sujet à l'approbation d'un corps d'aviculteurs expérimentés ct familiers avec toutes les races, lequel corps constituerait un comité de Revision des Standards, tel qu'il en existe déjà un actuellement.L'éditeur se base sur la supposition d'un développement continu des clubs, tant en nombre qu'en influence.La seule condition qu'il estime pouvoir nuire à l'action des clubs, serait leur instabilité, les mouvements continuels d'augmentation et de diminution du nombre de leurs membres.Les recommandations des clubs d'amateurs n'auront-du poids et de la valeur que lorsque ces organisations seront parfaitement stables, et la question est de savoir si cette stabilité peut être obtenue.D'autre part, le nombre seul des membres n'est pas la seule condition de succès./On ne doit pas permettre au vote d'une centaine de membres sans aucune expérience de fixer ou de changer le " standard " d'une ja'cc en dépit de l'opposition raisonnable d'autres éleveurs expérimentés et d'exposants qui, bien qu'en beaucoup plus petit nombre, peuvent avoir une grande influence.Si le nombre seul décidait, il serait facile pour un certain nombre d'éleveurs intéresses de se réunir un soir, d'organiser un club ct de passer toutes sortes de recommandations, bonnes ou mauvaises.Quant aux autres éleveurs, sauf- la protection que pourrait leur donner le Comité de Revision, ils devraient simplement s'en laisser imposer par le Club d'Amateurs.Probablement que le comité considérerait le nombre des membres du club ct leur expérience ct qu'il déciderait de la valeur des recommandations d'après ces deux facteurs.Nous savons qu'actuellement les clubs d'amateurs envoient des recommandations au comité des Standards, que ces recommandations sont prises en considération comme le seraient celles de simples particuliers, mais toute la question se présenterait sous un angle différent si les recommandations des clubs devenaient pratiquement des instructions sujettes seulement au jugement supérieur du comité des standards pour savoir si leur acceptation serait préjudiciable ou non aux intérêts de l'industrie avicole en générale et conforme aux règles "STANDARD" généralement admises.Il n'y a pas de doute que les clubs d'amateurs continueront d'exercer beaucoup d'influence sur les standards des races ct que dans certains cas, ils les détermineront; mais aussi longtemps qu'ils souffriront, comme à présent, de l'instabilité du nombre de leurs membres ct de leur enthousiasme, ils ne pourront guère s'imposer en dictateurs aux autres éleveurs.Nous avons toujours préconisé l'organisation des clubs d'amateurs, dit encore l'éditeur du " Canadian Poultry Journal." Nous avons toujours recommandé l'élection d'officiers énergiques de ces clubs, pour en assurer le développement ct le succès.Ces clubs d'amateurs sont plus ou moins une source de profits pour leurs membres ct leur influence dans la détermination des standards de races sera proportionnée à l'esprit d'initiative et à l'expérience de leurs membres et de leurs officiers.Noies de la rédaction: Comme nous l'avons fait remarquer en tête de l'article, la question est importante ct intéressante.Nous espérons qu'elle sera vivement discutée par les membres de l'Association Avicole, dans les colonnes, " Parmi les Poules." u r • La Basse-Cour Canationale Casier B.POINTE GATINEAU, P.Q.offre au prix de trois dollars chacune, des poulettes e t poules d'un an, des variétés Plymouth Rock Barrée, Rhode Island Rouge et Wyandotte blanche ; des coqs éprouvés au prix de cinq dollars. 28 MAI 1921 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS (15) PAGE 519 ¦L'Histoire d'une petite fabrique de fromage NOTES ET FAITS N " Il nous faut du bacon de qualité Exposition de la branche fédérale de l'industrie animale Eu 1914, l'inspecteur des fromageries du comté de Champlain (aujourd'hui gérant de la Succursale de la Coopérative Centrait a Princcvillc)exposait, à quelques-uns des patrons d'une fabrique, les raisons qui militent en faveur, d'un bureau de direction comme facteur d'amélioration de la qualité du fromage; mais quelques-uns d'entrc.cux objectèrent que le fabricant regarderait d'un mauvais oeil l'intervention des patrons en cette matière.M.Bélanger leur fit comprendre qu'ils étaient tous aussi intéressés ;\ l'amélioration de leur fromage que le fabricant lui même.Mon but, dit-d, est simplement d'aider au fabricant et non pas de lui causer des ennuis.L'on décida donc de convoquer une assemblée à laquelle un bureau de direction fut formé.L'on recommanda tout d'abord de faire expédier le fromage à une organisation qui le classificrait, afin de pouvoir découvrir les défauts de fabrication au moyen des rapports de classification et de travailler à les corriger.Celte recommandation fut acceptée de bonne grâce et l'on adopta cette ligne de conduite.Les rapports arrivèrent satisfaisants, mais ils mentionnaient de temps à autre, quelques petits défauts que le fabricant s'efforça de faire disparaître; de sorte qu'il en est arrivé à faire un fromage de première qualité sauf un léger défaut dans la maturation dû au mauvais état de la chambre.Le Bureau de direction demanda alors aux propriétaires de la fabrique de construire une bonne chambre de maturation; mais celui-ci objecta que ses revenus ne lui permettaient pas une telle amélioration, ce qui fut établi à la suite d'une petite enquête.___.Le Bureau de direction lui offrit donc d'augmenter son pourcentage s'il voulait construire une chambre selon les plans du gouvernement, ce qu'il accepta; le petit octroi des ministères provincial ct fédéral d'Agriculture aida à la construction de cette chambre.L'on prépara ensuite une liste contenant tous les détails concernant les soins à donner au lait, au matériel employé ainsi qu'aux vaches, puis l'on distribua cette liste â chaque patron en lui recommandant de l'afficher en un endroit propice afin que la femme et les enfants qui s'occupent le plus souvent de manipuler le lait, s'y soumissent d'une façon absolue.L'on visait à faire apporter à la fabrique le meilleur lait possible.Aidé de la bonne volonté de tous, du plus petit patron jusqu'à l'inspecteur général, ce fabricant, M.P.Moude, de Stc-Annc de la Pérade, obtint le premie-prix pour le fromage, à l'Exposition Interprovinciale de Toronto en 1916.En 1917, il gagna le prix spécial pour le meilleur fromage de toute la saison, d'après classification, offert par le gouvernement et payé par la Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec, aujourd'hui la Coopérative Centrale des Agriculteurs de Québec.» Ces bons résultats s'expliquent en mettant en ligne de compte avec la bonne volonté de tous, le système de classification qui nous fournit par ses rapports, l'occasion de nous rendre compte des défauts de fabrication ct de préparation de nos produits pour le marché.Un autre facteur qui explique ces succès, c'est le soin donné au lait avant de l'apporter à la fabrique.Le fabricant en question se rendait lui-même chez le Ta,;ron pour l'aider, à découvrir les causes des défauts de son lait, et partant trouver les moyens de les corriger.\ L'on peut encore mentionner comme moyen d'amélioration la rémunération juste que.reçoivent les cultivateurs pour leurs produits; or cette juste répartition ne peut se faire qu'avec un système de classification qui permet de payer les produits selon leur qualité.Tous reconnaissent que le système de vente des produits par la classification a rendu d'énormes services, en particulier à l'industrie laitière, ct j'esperc que tous les cultivateurs feront tout leur possible pour soutenir une Société qui a fait tout en son pouvoir pour développer ce système, je veux dire la COOPERATIVE CENTRALE DES AGRICULTEURS DE QUE-BEC.Vous remerciant.Monsieur le Rédacteur, je vous prie de me croire, Votre dévoué, COOPERATEUR.( Suite de la page 10 ) Maintenant que les affaires reviennent à leur état normal, c'est le pays qui produira le bacon de la plus haute qualité qui aura*la suprématie commerciale sur les marchés du monde.Un autre facteur de réussite sera la production assurée et continue.C'est pourquoi il est important de s'assurer la coopération et l'enthousiasme de toutes les personnes intéressées qui sauront apprécier la valeur d'un marché qui importe chaque année plus de cinq cents millions de livres de bacon et qui désirent que le Canada se place au premier rang des exportateurs de bacon.Le département de la Production animale annonce aussi que les règles et les règlements des concours des jeunes éleveurs de bacon seront publiés sous peu et quelles copies en seront envoyées à toutes les personnes qui se trouvent inscrites sur les listes d'expédition de la banque.Les exhibits à l'exposition drula branche fédérale de l'industrie animale seront choisis de façon à illustrer à celte exposition les facteurs suivants: 1.Les perspectives pour le Canada d'exporter du bacon.Illustration de l'économie dans la production, de la qualité du produit, de la vente, la distribution ct des concurrents du Canada.2.Le marché Canadien pour les moutons et les agneaux; la valeur du travail de l'amélioration des races; la classification des agneaux canadiens, la distribution des marchés et les mesures à prendre pour augmenter la consommation locale.3.Les classes marchandes de moutons ct de porcs offerts actuellement sur les marchés en illustrant le mieux possible leur adaptation aux exigences du marché.4.L'adaptation des laines canadiennes à la fabrication de marchandises canadiennes et la vulgarisation des produits faits au Canada.LE PLACEMENT INDUSTRIEL IDEAL et les Obligations de 1ère hypothèque à 7% DE LA Machine Agricole Nationale LIMITEE Le Canada absorbe par année pour environ $70,000,000, de machines aratoires dont $30,000,000, sont importées des Etats-Unis.La province de Québec seule achète un total de près de $14.000,000.La Machine Agricole Nationale Limitée, dont la production actuelle est de' $4,000,000.mais dont la capacité est d'environ $10,000,000.a donc un champ très vaste pour ses opérations.Et ce marché lui est d'autant plus ouvert qu'elle est en mesure de FAimiQUEft dans des conditions supérieures à celles de tous ses concurrents au pays.Ses usines d'abord ct son outillage sont absolument modernes.La Machine Agricole Nationale, Limitée, est organisée pour^produire en séries.Rien n'est laissé au jugé ou à l'a peu près.Le mot d'ordre dans tous les départements est la précision.Partout où une machine peut remplacer la main-d'œuvre avec avantage, cette machine est installée.Le résultat en est des instruments parfaits dont toutes les pièces sont " standard," inter-, changeables, et une intensité de production impossible ailleurs.De plus, les instruments produits par La-Machine Agricole Nationale, Limitée, sont les meilleurs sur le marché.Elle a choisi les meilleurs modèles et les a souvent améliorés.A ces avantages d'usinage elle joint celui de produire elle-même l'acier et la fonte dont elle a besoin, ce qui la rend indépendante de tout intermédiaire ct en fait véritablement une usine nationale, sans égale au Canada.Il est donc évident que la Machine Agricole Nationale, Limitée, possédant une usine parfaite, éliminant autant que possible la main-d'œuvre et l'intermédiaire, fabriquant des instruments supérieurs, n'a pas et n'aura pas de difficultés à écouler ses produits.C'est une autre raison qui fait de ses obligations un placement idéal.Coupures de : $100.$500.$1,000.\Prix: le Pair (100) et les Intérêts Courus ECHEANCE DES COUPONS :—Les 1er mars et 1er septembre de chaque année.Les maisons d'émission se firent un devoir de vous fournir les renseignements supplémentaires dont cous pourrez aooir besoin.Leurs représentants sont à votre disposition.Ecrivez ou t
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