Le bulletin des agriculteurs /, 1 janvier 1923, samedi 13 janvier 1923
VOL.8 No 2 MONTREAL LE 13 JANVIER 1923 Prix: 10c.le numéro Chez M.Lucien Blanchelle, à La Presentation, Co da St Hyacinthe "Korndy^c Sciis Copra", taureau Holstcin appartenant à M, Blanchetlc.D'ACTION ECONOMIQUE, POLITIQUE ET SOCIALE I*AGE (2) 18 \ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 13 JANVIER 1523 LES PRIX DE LA DERNIERE HEURE CETTE LISTE DONNE LE PRIX COURANT EN GROS DES PRODUITS CI-DESSOUS A MONTREAL DERNIERE CORRECTION: LUNDI DERNTER.A 1.00 HR.P.M.CE QUE VOUS VENDEZ BEURRE lu lb.PASTEURISE.$0 3RJ-Ï No I."0 iiyA No.2 .$0.36Ji FROMAGE \a 'I SPECIAL BLANC.$0.1854 No.I ."0 1S SPECIAL COLORE.O.lStf No.I.0.18 OEUFS la dot STRICTEMENT FRAIS $0 52 No.1 ._ ."0.33 VOLAILLE Vivante Abu I tue la Ib.la lb Poule» choix $0 24 No 1 "0 20 Poulet- E.Choix"0.28 Clioix ."0.25 Oie» Choix___."0.— No 1________"0.— Dinde» Choix_"0.— ^¦o.1______"0 — Canurd» Choix."0 25 No.1 ."0.23 .$0 27 ."0 26 ."0 .17 ."0 33 ."0 -_"0 23 "0.-_"0 40 _"0.-••a— LAPINS Le couple _.________ .$0 35 MIEL Ib BLANC «4 14 AMBRE BRUN No No No.No No No Mr, 1 .$0.10'3 2 ."0 09# 3 ."0 07 1 ."0.O8 2 ."0.06U I ."0.07 1 "0.06 SIROr D'ERABLE |< gall EN BIDON No I .$2.00 No 2 ."1.80 No.3 ."I 65 EN BARIL No.I ."I 80 No.2 ."1.75 Il No.3 ."1.45 SUCRE D'ERABLE la Ih EN PAINS (lib) No I $0.21 No.2 "0 20 EN GROS PAINS No I "0.19 " !' No.2 ."0.IS PAT A TES 80 II- BLANCHES .$o S0 ROUGES.AU CHAR BLANCHES .ROUGES .FEVES le mt BLANCHES No I .$3.00 No.2 ."2.75 POIS le rut.No.1 .$2 75 No.2."2 55 AGNEAUX VIVANTS 'et '00 !b« NO I.?0.00 \ .-1100 ^O 2.S 9.O0 i *10 00 MOUTONS Sur pieds les 100 lbs Bons.S 5.25 Moyens.5.00 Communs.$4.75 PORCS VIVANTS la II ABACON(l50A225Ib»)__$0 llji A ETAL (120 ù 150 lbs.)__$0 I \VÀ LOURDS (225 s 3001b.) ._Î0 10^ LEGERS (100 a 120)____ EX TRA LOURDS 30Ô et plus.$.9# VEAUX Sur pieds les 100 lb DE LAIT Bon.$11.00 i «12.00 Moyens.$10.00 11.00 Communs.$ ù î DE CHAMPS Bons .$- $- Moyens.$ $- Commua».$3.75 à $4.25 BOUVILLONS SUR PIEDS les 100 Ib.CHOIX .J6.75 Bon» .liPO » S6:50 Movrns.15.25 i $5 75 Communs .S4.50 à $5.25 VACHES SUR PIEDS Us 100 lbs CHOIX._.Bonnes.$5 0'1 i$6.00 Moyennes.13.00 i 4.00 Commune» .S2.25 A 2.50 TAURES SUR PIEDS les 100 lbs.CHOIX .$ — à — Bonne».$- à- Moyenne».$4-75 i 5.25 Commune».$3.00 à 4.50 TAUREAUX SUR PIEDS les 100 lbs.CHOIX .Bon» .$— a $ — Movens_.$— à $ — Communs.$2.75 à $3.50 PEAUX DE VEAUX DE LAIT (U lb) $0.14 DE VEAUX DE CHAMPS "0.10 DE MOUTON (La peau) "0.55 DE TAUREAU 'Lourde.1 le lb"0.06 "(enbs.dr 471b.) "0.12 DE CHEVAUX (le piece) $2.40 FOIN PRESSE eu char par tonne MIL NO I .$ NO 2 sur place$13 00à $14.00 TREFI E NO.I .$- NO 2 .$- M" ET TREFLE MELES .$11 00 » $12 00 CE QUE VOUS ACHETEZ *fOULEES la tonne.SON .$24.25 CRU BLANC .$30 2s CRU ROUGE .$26.25 MIDLINGS .$33.25 FARINE alimentaire.$44 00 BLE D'INDE moulu.$41.00 BLE D'INDE cassé.$40 00 TOURTEAUX de lin.$54 00 CRIBLURES moulues $26 00 DRECHE .Échée.$30 00 TOURTEAUX de coton.î 60.00 GRAINS ALIMENTAIRES.AVOINE le minot (34 lbs) No.1 C.W.- No.2 C.W.$0 65 No.3 C.W.$0 59 No.1 .$0.57 No.2 .$0.55 BLE D'INDE le minot (56 lbs) No.t.$0.— No.2."0.94 CRIBLURES la tonne Non moulues $21.00 ORGE le minot (48 lbs) No.2 C.W.$0.- No.3."0.77 FARINE A PAIN Le 100 lb No.I.$3.40 No.2 .$3.10 No.3 .$3.00 SUCRE Le 100 lb.GRANULE .$8.15 CASSONADE.$7.75 Au gall.MELASSE .$0 67 Au tac SEL .«145 CORDE A LIEUSE Corde à lieuse $0.14 c I.lb (net p.yé «ur 200 Ibi et plus) AU MARCHE BONSECOURS.Quelques prix de détail pour la semaine finissant le 6 janvier 1923 TABACS: qucsnel.40c: grand rouge, 25c; havane fort, 35c: havane doux, 30c; miel, 35c; haubourg, 35c; parfum d'Italie, 40c; petit rouge, 35c,; rose quesnel, 45c.SALADE: 35c.la douzaine.OIGNONS: de $1.25 à $1.50 le sac de 70 lbs.BETTERAVES: $1.30 le sac de 70 lbs.PERSIL: 5c.les 2 paquets.CELERI: de 25 à 40c.le paquet de 12 pieds.CHOUX: 40c.la douzaine.AIL: 25c.la tresse.NAVETS: 70c.le sac de 70 lbs.CHOUX DE BRUXELLES: 30c la Nota—Le* prix ci-dessus étant sainement approximatifs.mesure.CAROTTES: $1.00 le sac de 70 lbs.CHOUX-FLEURS: $2.00 la douzaine.CHOUX DE SI AM: 75c.le sac de 70 lbs.PATATES: 90c.à $1.00 le sac de 80 lbs.POIREAUX: 50c.les 3 paquets.EPINARDS: 60c.la boîte.SAUGE: 5c.le paquet.SARIETTE: 5c le paquet.MARJOLAINE: 5c.le paquet.THYM: 25c.les 12 paquets.CITROUILLES: 25c.pièce.SALSIFIS: 15c.les 2 paquets.PANAIS: $1.00 le sac de 70 lbs.des prix moyens, ils sont néecs- U JANVIER 1928 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE (3) 1» JOURNAL HEDDOMADAIRE Publlt par la I.A COMPAGNIE DE PUBLICITE RURALE Limitée.Rldattian tt AdmtnltUaUon 688 rue St-PAUL MONTREAL TELEPHONE; OJCl .MAIN 6001 DtrfcHnr: J.N.PONTON: B.A.B£.A.RUbcUkt; PIR.LHTOURNHAU BS.A.DES VOL.S MONTREAL, LE 13 JANVIER 1923 NO 2 ABONNEMENT: 1 mi $1.50 Z ni Z.S0 3 rdi 3.00 Ajoutai SI.00 par année Parahtu d •fin».TARIF DES ANNONCES Peiîtaa Annenroi: 2b roui» »0ct» pour chaque imei tion : 2 cent» pnr mot additionnel minimum, 50 cent» p*t annonce Grinrl*- i-n>nc*i: Dtninnder condition» au tarant de publicité.Toute annonce «a» ¦ujelte 1 l'approbation tlu dire* leur La copie doit être fournir au miiini 10 jour» event ta la h de ta publication.No.24 Imprime au» atelier» de l'Agenco Canadienne de Tu blicite Lirnitfe.284 eucat.rue Le_-*—heliore MentreV LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ET LA POLITIQUE.Depuis que le gouvernement Taschereau parle d'en appeler au peuple pour lui demander d'endosser les lois qu'il a adoptées et la conduite qu'il a tenue durant son règne, plusieurs comtés ruraux ont résolu de tenter d'introduire dans le prochain gouvernement des représentants agricoles indépendants pour maintenir un juste équilibre entre le peuple et l'élément qui gouverne présentement.Nous avons déjà reçu, au Bulletin des Agriculteurs, de nombreuses communications à ce sujet et, afin d'éviter tout malentendu, nous répondrons ici même aux diverses questions qui nous ont été posées et qui se ramènent toutes aux suivantes: lo—Le Bulletin des Agriculteurs appuiera-t-il les candidats fermiers qui se présenteront avec le programme du 21 juin 1922, et suivant la résolution de la convention agricole tenue à cette date ?2o—Le Bulletin est-il en mesure d'aider les candidats fermiers en publiant les renseignements nécessaires et en leur fournissant des hommes pour la campagne électorale?3o—Quel sera le nombre de candidats fermiers ?A la première question, nous répondrons en répétant la profession de foi que nous faisions au moment même où le "Bulletin" faisait la conquête de son indépendance, au mois d'octobre 1921 : "Le Bulletin des Agriculteurs" est et restera l'organe de la cause agricole.Si le service de cette cause exigeait qu'il se rangeât, dans un cas particulier, avec un parti, il le fera avec toute la sincérité qui l'anime sans cependant contracter de mariage indissoluble." Le programme politique adopté "par la convention du 21 juin est l'expression des idéals de la classe agricole; le Bulletin des Agriculteurs ne pourrait donc pas, sans faillir à sa tâche, refuser son appui aux candidats qui s'engageront à le défendre et à le faire appliquer, une fois élus.Ces candidats sont, du reste, choisis et supportés par les cultivateurs indépendants et, à titre de journal agricole indépendant, le Bulletin se trouve en face d'une route bien tracée et il la suivra.; En réponse à la seconde question, nous pouvons assurer nos lecteurs que nous ferons tout en notre pouvoir pour leur fournir tous les renseignements que nous possédons; mais nous les prierons de se rappeler que le Bulletin a tout juste le personnel indispensable à son administration et qu'il lui est im- possible de s'engager à le mettre à la disposition des candidats.Du reste, la campagne qu'entreprendront les comtés ruraux sera une campagne pour le peuple; elle devra donc être faite par le peuple.Ce seront les électeurs eux-mêmes qui devront la faire dans leur domaine respectif.Le peuple n'a pas d'argent; il n'a pas d'orateurs; il n'a qu'une conscience et des convictions et ce sont sa conscience et ses convictions qu'il devra mettre en oeuvre pour travailler à son salut.Y aura-t-il beaucoup de candidats fermiers, demandc-t-on d'un peu partout.Nous ne sommes pas encore en mesure de répondre à cette question.La plupart des comtés ruraux semblent avoir l'intention de présenter des candidats agraires indépendants; différentes questions, entr'autres la fusion des coopératives agricoles, le crédit agricole, les taxes et le contrôle général du gouvernement , la loi des élections, etc, etc.ont apparemment monté la population des campagnes au paroxysme contre l'administration actuelle; cependant, nous ne sommes pas encore en état de dire combien de comtés exprimeront leur désenchantement et leur dissatisfaction par la voix d'un candidat de leur choix et représentant leurs vues.Quoi qu'il en soit, le Bulletin des Agriculteurs se fera, en cette circonstance comme en toute autre, l'interprète de la voix libre de l'agriculture et le serviteur des intérêts ruraux.De même qu'il s'est donné sans réserve à l'organisation professionnelle des cultivateurs, de même il donnera son appui aux candidats agraires qui défendront le principe de cette organisation, car il est de plus en plus convaincu que le gouvernement provincial devra être amené à reconnaître l'association professionnelle agricole comme du reste toutes les autres associations professionnelles.Il est évident que le mouvement agraire dépasse de beaucoup les cadres de l'association agricole et que l'action politique de la population rurale n'a d'autres limites que la liberté des électeurs indépendants.Nos lecteurs comprendront donc que, dans ces conditions, le devoir du Bulletin consiste à travailler à les renseigner plutôt qu'à les diriger, ce qui est d'ailleurs la seule alternative compatible avec les principes d'indépendance et le développement des initiatives individuelles sur lesquels reposent ses enseignements.J.N.PONTON Toir notre deuxième page éditoriale concernant rétractation au sujet do M.J.E, Phaneuf, M.P.P.pour Bagot. PAGE (J) 20 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 18 JANVIER 19M ENTRE NOUS —— j ! \ B LAC ST.JEAN.I.ors de mon premier voyage dans la région du I-ac St-Jcan, l'automne dernier, je faisais part aux lecteurs du Bulletin des impressions favorables qu'avaient crées chez moi sa population laborieuse, progressive, religieuse el patriote et ses terres fertiles que jonchaient alors d'abondantes moissons.Une seconde excursion (pie les amis de la cause agricole de cette région m'ont engagé a faire et (pli m'a valu l'occasion de nouer de nouvelles amitiés, non moins précieuses (pie les premières, m'a confirmé dans mon opinion (pic la population du l.ac St-Jeau constitue le plus beau groupe agricole canadien-français au pays.Contrairement A ce (pie l'on croit en certains milieux' le l.ac St-Jean n'est pas simplement une région de colonisation.J'y ai visité une vingtaine de magnifiques paroisses où l'agriculture est aussi avancée sinon plus que dans les meilleures paroisses des comtés du sud, comme on dit là-bas, et je n'hésite pas a affirmer que nos compatriotes du nord sont plus modernes, en ce (pie le modernisme agricole a de bon, (pie nous, des vieux comtés, l.a construction y est bonne et jolie; les fermes et les troupeaux sont bien tenus: presque tous les cultivateurs mu un appareil téléphonique; plusieurs paroisses ont un système d'aqueduc et d'éclairage électrique: les fabriques de beurre et de fromage ont, en général, un cachet de propreté qui attire l'attention du passant: les écoles sont belles et nombreuses et les églises ne le cèdent on rien à celles des autres régions de la province.Bien qu'elle conserve religieusement dans ses foyers— j'entends encore la sainte conservation de cette grande maman apprenant à sa petite fille, le soir de la messe de minuit, (pie "les faveurs du petit Jésus ne s'achètent pas avec les sous de la tirelire, mais b'en avec la générosité, la charité, la bonté."—la population du Lac St-Jcan est animée d'un esprit do progrès qui captive ceux qui la fréquentent et plus particulièrement ceux qui prêchent l'évangile de l'union de la classe agricole, plutôt nouveau en notre province.Je ne connais pas de comté où l'idée d'association ait fait de plus rapides progrès parmi les cultivateurs.Désenchantés, par tin très grand nombre, de la tournure (pie vient de prendre la société, premier résultat de leurs efforts coopératifs, ils ne veulent pas abandon, ner la partie, niais sont résolus à donner leur entier concours à la création, pour la classe agricole de la province, d'un organisme d'union qui sera la chose des cultivateurs, inspirée et dirigée par eux.L'Association des Fermiers-Unis compte maintenant dans cette région 17 organisations locales avec,en plus, un comité régional composé des présidents des associations locales.Le travail déj.\ accompli par les différentes associations témoigne du bel esprit d'initiative de nos compatriotes qui sont déterminés à mettre tout en oeuvre pour assurer le progrès permanent de leur belle rég;on.Nous publierons, la semaine, prochaine la liste des huit nouvelles succursales des Fermiers-Unis établies au cours de la semaine dernière.UN PRIVILEGE POUR LES CULTIVATEURS.Durant la session de 1920, le gouvernement a passé une loi qui empêche les cultivateurs de choisir leurs agronomes comme candidats.En effet, ceux-ci ne peuvent accepter la candidature à moins d'avoir démissionné au moins six mois avant les élections.Comme on ne sait jamais quand auront lieu les élections six mois a l'avance, c'est assez embêtant de présenter sa résignation à son emploi en temps.Cette loi a pour but de protéger les cultivateurs en éloignant la possibilité de perdre leurs agronomes.il est à supposer.Les colons sont moins chanceux.Deux employés du département delà colonisation qui, comme employés du gouvernement, tombaient sous la même loi, ont itc exemptés et il se présenteront aux prochaines élections.Qu'en diront les cultivateurs en allant déposer leur vote dans la traditionnelle boîte de tôle galvanizéc, ce jour du mois de février où le gouvernement leur demandera de braver la tempête pour aller le réélire et lui donner le droit de continuer à accorder de tels privilèges à la classe agricole ?UNE PETITE DIFFERENCE.Les salaires des cultivateurs qui charroient du gravier dans les chemins ont été réduits de $2.50 a S 1.50 par jour.Les salaires des sous-ministres ont été augmentés de 84000 ù $6000 par année, c'est-à-dire de S13.33 à $20.00 par jour, pour 300 jours de travail.Les sous-ministres gagnaient auparavant, en chiffres ronds, cinq fois plus (pie les cultivateurs qui charroyaient du gravier pour faire des bous chemins pour eux-mêmes et pour les automobilistes; aujourd'hui, (pie les produits agricoles et le coût de la vie ont baissé considérablement, les mêmes sous-ministres gagnent treize fois plus que les mêmes cultivateurs.C'est une nouvelle manière de favoriser les cultivateurs et de rétablir l'équ'libre en travaillant à diminuer les taxes, que vient d'inventer le gouvernement actuel, qui ne veut pas du mouvement agraire! ET LE PRESIDENT! l.e président du conseil exécutif de la Coopérative Fédérée scra-t-il nommé avant les élections?On parle couramment d'un certain employé du gouvernement, qui se fait déjà un salaire connu d'au delà de $7600 par année, a ce qu'on rapporte, comme futur président.Se rappellera-t-on, quand on choisira ce grand administrateur, qu'a la coopérative, contrairement ;\ ce qui arrive dans les ministères, il faut commencer par faire l'argent avant de le distribuer.L'on peut être bon distributeur et mauvais faiseur d'argent! L'avenir se chargera d'ailleurs d'établir les faits mais, peut-être aux dépens des actionnaires et de la coopération.QU'EST-CE QUE C'EST QUE CETTE COMBINE?Le "Soleil" n'a-t-il pas déjà dit que le "Bulletin delà Ferme" n'était pas la propriété du gouvernement, mais la propriété d'un certain particulier ?Cependant, d'après "The Gazette", de Montréal, le ministre de l'agriculture aurait dit à M, Sauvé, en Chambre, que le gouvernement payait $5000 de salaire au directeur de ce journal et que le "Bulletin de la Ferme" a reçu du gouvernement des contrats d'impression pour $4900.Le "Soleil" voudra-t-il nous dire: lo.le nom du directeur du Bulletin de la Ferme; 2o.le nom de son ou ses rédacteurs; 3o.Comment il se fait que le "Bulletin de Ferme", qui n'a pas de presses et qui est imprimé au "Soleil", reçoit des contrats d'impression du gouvernement.Faut-tl croire que ce journal, qui est supposé être l'organe des coopératives et qui se morfond a crier contre les commerçants, en est rendu ù spéculer sur les contrats d'impression du gouvernement, qu'il s'est converti en intermédiaire entre le gouvernement et le "Soleil"?Les cultivateurs voudraient savoir si c'est l'argent du ministère de l'agriculture qui prend ce chemin.De plus.jls tiennent à connaître le nom du directeur ainsi que du ou des rédacteurs de ce journal afin de pouvoir apprécier davantage leurs renseignements.L'on dirait que la direction du "journal jaune" s'attend à ce que tous les cultivateurs vont mourir cette année tant il insiste, dans ses souhaits de bonne année, sur l'importance pour eux de faire leur testament.Aurait-il donc déjà perdu foi dans l'influence vivifiante de la coopérative politique?RETRACTATION.Le Bulletin des Agriculteurs, dans son édition du 23 décembre 1922, publiait ;\ la page septième du fascicule, page 955 du volume de l'année, un article intitulé "DANS BAGOT", et qui contenait ce qui suit: "Le député du comté a la Législature, M.Phaneuf, assistait à cette assemblée.Se croyant sans doute en Chambr- , il n'a posé aucune objection.Le lendemain matin, cependant, sur les chars, dans le fumoir, il s'est déboutonné.Il a déblatéré contre l'Association des Fermiers-Unis et s'est moqué des cultivateurs qui s'organisent.Que redoute-t-il ?A-t-il peur de vendre moins de foin?Sontce les chemins en ciment de 2-1 pieds de largeur qu'il a.fait construire qui le tourmentent ?A-t-il peur que ces chemins-là le jettent dans le chemin?C'est dur, le ciment! Que M.Phaneuf nous envoie ses objections par écrit et nous les publierons.Il a eu peur de parler à l'assemblée, qu'il parle maintenant dans les journaux.Autrement, il passera pour un homme qui attend d'être sur un train qui file 30 milles a l'heure pour parler contre les cultivateurs et se moquerd'eux!" Monsieur J.F.Phaneuf, maire du village de St Hugues et député du Comté de Bagot à la Législature Provinciale, nous a représenté que cet article était à la fois, en ce qui le concerne, faux, incorrect et libelleux.Nos lecteurs sont priés de prendre note que M.Phaneuf avait pirfaitement raison de se plaindre de l'inexactitude de tout ce qui a été publié, tel que susdit, sur son compte; et après avoir fait une enquête minutieuse des faits, nous prenons plaisir à lui rendre aujourd'hui justice en lui faisant la présente rétractation.Monsieur Phaneuf n'a pas assisté ;\ l'assemblée dont il est fait mention.Ce n'est pas Monsieur Phaneuf qui, dans le train conduisant de St Hugues a St Hyacinthe, le lendemain de l'assemblée, a tenu les propos que nous lui attribuons.Bien plus, nous savons que Monsieur Phaneuf, invité par certaines personnes à se joindre à ceux qui faisaient la discussion, a refusé catégoriquement, et nous lui savons gré d'avoir par la montré qu'il savait respecter toutes les opinions.Aucune parole désagréable ne fut articulée par monsieur Phaneuf contre l'association des Fermiers-Unis et tout ce que nous avons rapporté à ce sujet est le résultat d'une erreur déplorable, provenant d'une confusion de personnes.Nous ne connaissions pas Monsieur Phaneuf, en consequence nous n'étions pas du tout en état de porter un jugement sur sa conduite comme maire du village de St Hugues ou comme député du Comté de Bagot.C'est pourquoi les propos que contenait l'article dont il se plaint relativement a l'administration municipale du village de St Hugues, étaient sans fondement et ont été faits par nous sur des informations que nous reconnaissons non fondées.Notre article n'avait aucunement pour but de faire douter de l'honorabilité de monsieur Phaneuf ni de le discréditer dans l'estime et la confiance de ses concitoyens et de ses électeurs, a aucun de ces titres.Mais si, dans l'esprit de quelques-uns, nos remarques ont fait naître quelque doute, nous voulons le dissiper et prions nos lecteurs de croire que tout ce que nous avons écrit à ce sujet n'était pas justifié. is janvier 1923 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE (fl) 21 L'Association des Fermiers-Unis n'a pas eu à souffrir, en cette circonstance, de remarques désagréables de la part de Monsieur Phaneuf.Nous le prions donc en conséquence d'accepter nos regrets pour les ennuis que peut lui avoir causé la publication de cet article et nos excuses pour l'avoir mis en cause sans ra'son ni justification.Le Bulletin des Agriculleurs.NOTRE POLITIQUE D'IMMIGRATION A DE CURIEUX EFFETS.On trouvera ci-après un excellent article que nous empruntons à "La Presse" de la semaine dernière et qui, à notre avis, est de nature à intéresser grandement nos lecteurs: "Il ressort du rapport officiel d'Ottawa que l'Ontario avait prélevé l'année dernière à son profit 38.4 pour cent du total des immigrants (S9.999) entrés au Canada.Poussons plus loin l'analyse de ce rapport; voyons de quoi se compose cette immigration reçue par l'Ontario.Le rapport officiel divise en deux catégories principales l'immigration venue au Canada: celle venant des Etats Unis et celle qui nous arrive par les ports océaniques.En ce qui concerne la première, celle des Etats-Unis, l'Ontario a reçu 30.1 pour cent du total, c'est-à-dire S.S49 sur 29,345.La plus grosse partie se dirige vers l'ouest, qui a reçu 15,035 des immigrants venus des Etats-Unis, soit 51.36 du total.La part du Québec a été de 14 pour cent.Mais en ce qui concerne l'immigration d'outre-mer, celle qui débarque dans nos ports océaniques, l'Ontario, à lui seul, a reçu l'année dernière 25,741 sur les 60,645 entrés au Canada, soit 42.44 pour cent du total! c'est-à-dire plus que toutes les provinces de l'ouest réunies, car elles n'ont reçu que 17,796 immigrants de cette catégorie, c'est-à-dire 3S.7 pour cent du total! Voilà qui va surprendre bien des gens, et servira, peut-être, à éclairer quelques lanternes.Mais poussons l'analyse plus loin.Le gros de cette-catégorie d'immigrants est composé des apports venant des lies Britanniques: anglais, écossais, irlandais, gallois, formant un total de 39,020 entrées, soit 64 pour cent du total des 60,654 immigrants d'outremer.Or, l'Ontario a reçu 11,350 Anglais sur 23,225, soit 4S pour cent du total; Ontario a reçu 5,550 Ecossais sur les 11,596 entrés au Canada, soit 47 pour cent du total; Ontario a reçu 1,824 Irlandais sur les 3,572 venus au Canada, soit 51 pour cent; Ontario a reçu 223 Gallois sur les 627 immigrés, soit 35 pour cent du total.En tout, de cette immigration venue des Iles Britanniques, Ontario a reçu l'année dernière 48 pour cent, tout près de la moitié à lui seul du total! Les huit autres provinces se sont partagé l'autre moitié, à raison de 3,000 en moyenne pour chacune des provinces de l'ouest et le Québec.De cette immigration des Iles Britanniques, qui formait près des deux-tiers de l'immigration d'outremer, l'année dernière, et qui en constituait l'élément le plus vanté, l'Ontario a reçu pour sa part 18,947, et chacune des autres provinces, Québec, Manitoba, Saskatchewan, Alberta, Colombie, seulement 3,000 en moyenne.Cet apport des Iles Britanniques constitue près des trois-quarts du contingent d'immigrants d'outremer que reçoit Ontario; le reste se compose d'Israélites polonais et autres, de Polonais, d'Italiens, de Finlandais, de Belges.Sur 5,216 Israélites polonais entrés au pays l'année dernière, 2015 sont allés dans l'ontario; sur 2413 immigrants italiens, 1,355, c'est-à-dire 56 pour cent du total, se sont établis en Ontario; la presque totalité des Finlandais (202 sur 274) sont également allés en Ontario; mCmc pour les Belges, 129 d'entre eux, soit 35 pour cent des 503 immigrés en Canada, se sont dirigés vers l'Ontario.Que faut-il conclure de ces constatations?Evidemment que, de toutes les pro\ inecs, c'est l'Ontario qui profite le plus de l'immigration des Iles Britanniques; elle en absorbe la moitié à peu près à elle seule.Il faut donc se rendre à l'évidence; les plaidoyers en faveur d'une politique d'immigration intense et principalement de source anglo-saxonne, qui se réclament du besoin de développements des provinces de l'ouest, trompent le public; les faits sont là pour le démontrer.Ne serait-il pas temps d'écarter tous ces subterfuges et de reconnaître franchement que jusqu'ici notre coûteuse politique d'immigration a surtout bénéficié à la vieille province d'Ontario, et non pas même pour développer son agriculture, mais bien surtout ses industries.Ne nous laissons pas leurrer plus longtemps: il y a là une situation qui appelle sérieuse réflexion de la part de la province de Québec comme des autres." QUELQUES REFLEXIONS DES CULTIVATEURS QUI S'ORGANISENT.L'association professionnelle agricole fait chaque jour des progrès marqués, en notre province.Les obstacles que lin opposent ses adversaires semblent plutôt l'activer.Ainsi, malgré la verte critique des Fermiers-Unis que présenta à la convention de l'industrie laitière, tenue récemment à Roberval, un gros politicien, huit nouvelles paroisses de cette région viennent d'entrer dans l'association.Ce même phénomène se produit un peu partout.Les causes qui provoquent ce grand mouvement sont nombreuses, mais il en est une qui, dans notre opinion, prime toutes les autres, et c'est l'impuissance clans laquelle se trouve la classe agricole, présentement incapable, par suite de la division et de l'éparpille-ment de ses forces, de réagir contre une situation intenable.En effet, les obligations du cultivateur augmentent continuellement, alors que ses revenus diminuent, ce qui éloigne de plus en plus la possibilité, pour ceux qui n'ont pas de fortes réserves, de boucler leur budget.Le propriétaire, à la campagne, n'ignore pas que l'énorme dette nationale, qui s'est accrue de $40,000,000 durant les douze mois finissant en novembre dernier, constitue pour lui une véritable menace.De plus, il est trop familier avec la situation faite aux municipalités, par la politique des chemins, entr'autres, pour n'en pas apprécier les effets.D'un autre cOté, le nouveau tarif sur les produits agricoles canadiens entrant aux Etats-Unis aggrave encore sa situation puisqu'il engendre l'encombrement des marchés canadiens et, conséquemment, l'abaissement des prix.En tout ceci, il reconnaît des facteurs nouveaux qui l'affectent sérieusement et contre lesquels il ne peut réagir ni directement, ni indirectement, comme individu pris séparément.Et c'est alors qu'il se prend à réfléchir.Privé du capital qui lui permettrait de réduire le prix de revient de ses produits, en achetant à meilleur compte les machines et les autres articles qui entrent dans la production, il demande au gouvernement d'établir, à l'exemple de presque tous les autres pays du monde et de toutes les autres provinces du pays, un système de crédit agricole.Car, comme l'affirmait dernièrement un cultivateur du Lac St Jean, il faut que, par un système de véritable coopération, nous arrivions à acheter aux prix du gros tout ce qui est utilisé dans la production.Pour cela, l'on ne peut pas compter sur des coopératives remplissant les fonc- tions d'intermédiaires ordinaires; il faut une organisation appuyée sur un système de crédit spécial et débarrassée de toute influence étrangère aux intérêts agricoles.Le cultivateur comprend, du reste, que le plus sûr moyen d'augmenter aujourd'hui la valeur de l'unité de production, c'est de travailler à en réduire le coût.Cela exige la coopération de toute la classe agricole, d'abord pour amener le gouvernement à saisir la portée et la nécessité urgente d'un système de crédit agricole et ensuite pour agencer rationnellement tous les facteurs de production.Ce n'est pas sans une vive émotion que les cultivateurs tie cette province constatent qu'avec ses 1,170,000 vaches, la province d'Ontario a produit pour S47.510, 622 de beurre , fromage, lait condensé et en poudre, tandis que la province de Québec, avec 1,030,S09 vaches, n'a produit (pie $24,620,945 de beurre et de fromage, ce qui veut dire un rendement de $40.50 par tête pour les vaches d'Ontario et $23.50 pour celles de Québec.D'un autre côté, par défaut d'organisation,nous avons perdu, par le fait que notre beurre contient 3% de sel, alors qu'il n'en devrait contenir (pie 1 %, pour commander les plus hauts prix sur le marché anglais, fies sommes considérables, puisque les prix (pie nous avons obtenus, au cours de l'été, étaient de un à deux sous par livre plus bas que ceux obtenus par la Saskatchewan, par exemple.Le commerce de notre fromage ne s'est pas non plus amélioré, cet été! -Si nos renseignements sont exacts, nous sommes encore à 7/S de sou par livre en bas de Brockvillc.Et nos frais de vente se sont encore accrus, paraît-il,depuis l'intervention du ministère de l'agriculture dans les affaires de la Coopérative.Les membres des coopératives pourront se faire dire, à l'assemblée annuelle, quelle commission nous avons payée aux agents exportateurs en 1921 et quelle commission il a fallu leur allouer en 1922.Et les nouvelles industries secondaires,qui se greffent sur la grande industrie laitière et qui prennent de l'importance tous les jours, reçoivent-elles de nos gouvernants, trop éloignés de l'agriculture pour comprendre sa situation, l'attention qu'elles méritent?Pour ne citer que deux cas: l'on nous dit qu'il est impossible de se procurer, en cette province, les services d'experts dans la fabrication de la crème glacée et des fromage spéciaux.Ce sont pourtant là d'importants débouchés pour le lait.Comme les cultivateurs sont les premiers à sentir les effets de l'inaction relative de ceux à qui ils ont laissé le soin de surveiller les intérêts de cette industrie comme de toutes leurs autres industries, ils sont naturellement les premiers à penser à réagir quand le mal devient trop grave, et c'est encore là l'un des mobiles de l'organisation professionnelle agricole.Les cultivateurs n'ont pas l'ambition—qui serait aussi légitime pour la classe agricole que pour les hommes de profession, les manufacturiers, etc, de réduire la production, ni même de l'affecter tel qu'ils pourraient le faire en s'opposant à l'immigration agricole: ils veulent travailler à établir le prix de revient exact de la production et ensuite faire l'éducation du consommateur qui refuse rarement de payer au moins le prix de revient d'un article dont il a besoin.Ainsi, au lieu de chanter, pour des besoins politiques, la prospérité d'une agriculture qui se meurt, ils feront connaître les faits tels qu'ils sont au public; ce sera un moyen plus sûr de protéger et le producteur et le consommateur.Enfin, le cultivateur comprend que l'agriculture étant la principale industrie et l'occupation de la majorité de la population du pays, toutes les lois qui le gouvernent l'affectent au moins indirectement, lît comme nul mieux (pie lui ne connaît ses besoins, il veut encore organiser sa classe afin de pouvoir inspirer efficacement ses représentants dans les parlements, Voilà quelques-unes des réflexions que se font les cultivateurs qui travaillent présentement à s'organiser; le bien fondé de leurs vucb est clairement établi par les progrès rapides et constant* dt leur association. PAGE («) 28 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 13 JANVIER 192* TRIBUNE LIBRE Les communication* que nous publions sous cells rubrique n'engagent en rien la responsabilité de ce Journal.Elles sont néanmoins sujettes au contrôle de la direction qui reste libre de les publier ou non, ou de les abréger.A PROPOS DE FUSION.Waterloo, 10 décembre 1922.M.N.Ponton, directeur Du Bulletin des Agriculteurs, Montréal.Monsieur, Pour la première fois, depuis que y suis abonne à votre journal, je viens solliciter un peu d'espace pour répondre à un certain article du Bulletin de la Ferme, cette petite feuille jaune que je reçois gratuitement depuis quelque temps.L'article en question est intitulé: "Le Comptoir Coopératif de Montréal et la fusion":—Il a paru dans le numéro du 14 décembre courant.Oli! en lisant ces lignes, je nie mis trouvé si révolté, que je n'ai pu cacher mon indignation ni taire mon mépris pour celui qui les a écrites- Le phénix du Comptoir Coopératif' désireux de s'afficher et d'attirer sur son illustre personne les regards du gouverne, ment et la reconnaissance des cultivateurs i a écrit un article qui pourrait se résumer comme suit: "Grace au Comptoir Coopératif, la fu.lion des Coopératives Agricoles de la Province de Québec s'est opérée.La nouvelle Coopérative fédérée de Québec ne s'est pas assurée une aide ordinaire lorsqu'elle a admis dans son sein le Comptoir Coopératif et son digne gérant." Oui ! il en a du toupet, celui-là! Lorsque, monsieur le Directeur, on est membre île la Coopérative Centrale, et que, par cette fusion des Coopératives Agricoles, on a vu diminuer la valeur de ses parts, et que, pour comble, on se trouve tout à coup en présence d'un merle de ce calibre, pour nous crier que la Coopérative Fédérée s'est constituée un précieux actif dans le Comptoir Coopératif, nécessairement on juge que cet individu est ou un hypocrite ou un ignorant.Hypocrite?On ne saurait préciser! Ignorant ?oui; il le prouve lui-même lorsqu'il écrit que la nouvelle Coopérative ne pratiquerait pas le commerce.Il faudrait lui demander comment il appelle celte action qui consiste a acheter et à vendre des produits; n'est-c pas du commerce que d'échanger une marchandise pour de l'argent et réciproquement?Pas de commerce dans la nouvelle Coo.pérative; c'est là que les choses vont marcher rondement! Sans s'en apercevoir, il a peut-être dit vrai, car il n'y a rien de surprenant à ce que la nouvelle soiété s'en aille bien vite à la débâcle avec une telle mentalité."Certaines forces réfractraires a la fusion ont été éliminées", dit-il.Voudrait-il nous expliquer ce qu'il entend par "forces réfractaires à la fusion."?Puis, plus loin, il écrit encore."Nous avons pu, avec l'aide précieuse de vrai» coopératcurs, réaliser la fusion." L'aiile précieuse de vrais coopératcurs; quelle immense farce! Est-ce le gouvernement et lui, le gérant du comptoir Coopératif, qui seraient, par hasard, les vrais coopératcurs ?Qui sait ?J'ai peut-être mal saisi; ce monsieur en question peut avoir voulu dire qu'ils coopérèrent ensemble pour mettre la griffe sur les cultivateurs, et pour faire leurs affaires au dépens de ces derniers.C'est tout de même un genre de coopération non pas agricole, mais exploiteuse.Ce grand coopérateur dit aussi: "Avant de conclure la fusion nous avons exigé: (il met nous et non pas je—pour sauver les apparences, sans doute)—que le Comptoir Coopératif de Montréal soit traité sur un pied d'égalité avec les deux autres Coopératives intéressées." Il faut donc croire que le Comptoir Coopératif n'était pas ce qu'il y avait de ni'cux, pti'sque son gérant a exigé qu'il soit traité sur un pied d'égalité avec la Coopérative Centrale.Quel précieux actif la Coopérative Centrale s'est-e!lc donné dans cette fusion.'Connue elle va piosp^'rer, comme elle va grandir maintenant qu'elle est assurée du soutien et de la bonne réputation du Comptoir Coopératif! Puis, pour nous prouver qu'il est un vrai coopérateur, qu'il a le sens de la Coopération au plus haul degré-, il nous avertit que ce n'est pas un "trust" qui a été constitué, mais une fédération de coopératives."Que personne ne soit sous l'impression que le Comptoir Coopératif a englobé les deux autres".Il vallait bien la peine de mentionner cela ; a-t-on déjà vu une souris englober un éléphant ?Il aurait pu se contenter de signaler que le Comptoir Coopératif n'avait pas été englobé par les deux autres, car il aurait fait preuve de moins de forfanterie.Enfin, lui,le gérant du Comptoir Coopératif, qui ne sait plus quoi dire ni quoi écrire pour prouver à tous qu'il est entièrement dévoué aux intérêts des cultivateurs, annonce dans la revue du marché du comptoir "du sirop de table, du beurre tic sucre"—des produits frelatés qui feront concurrence aux produits purs des cultivateurs.Ceux-ci ayant à combattre des produits de qualité et de prix inférieurs, devront baisser le prix de leur marchandise de première classe, et même faire des sacrifices s':ls veulent les écouler.Et voilà ce qu'on appelle, Monsieur le Directeur, un vrai coopérateur, un homme entièrement dévoué aux intérêts de la classe ajricole?Espérant que vous porterez attention à cette lettre, je demeure votre tout dévoué J.B.A.Leduc.Expédiez-nous vos oeufs! des Nous voici bientôt au début de la saison oeufs.Les cultivateurs sont certainement anxieux d'obtenir, durant toute la saison, les plus hauts prix actuellement offerts, surtout pour les oeufs strictement frais.Le meilleur moyen de se les assurer, c'est de nous en confier la vente par l'intermédiaire de vos organisations locales.Nous avons un département spécial, parfaitement organisé pour les recevoir, les classer et les écouler aux plus hauts prix du marché pendant toute la saison.Demandez-nous tout renseignement sur la façon d'expédier les oeufs.Nous fournissons aussi, sur demande, des caisses pour l'expédition.Notre clientèle de choix vous garantit une vente profitable et des retours prompts.Confiez-nous la vente de tous vos oeufs.Volailles Abattues! Nous sommes toujours en mesure de vous obtenir les plus hauts prix du marché pour vos poules, poulets, oies et dindes abattus.Préparez soigneusement avant d'expédier.Demandez nos cartes d'expédition.Avis.— Nous prions nos amis de prendre note que nous sommes pas encore prêts à recevoir de la volaille vivante.renseignements et des cartes Continuez à nous expédier vos porcs abattus.Notre nombreuse clientèle nous permet de vous obtenir les plus hauts prix du marché Voyez, en effet les prix par nous retournés la semaine dernière pour les porcs de diverses pesanteurs.Abattez-les bien et enveloppez-les soigneusement afin que, durant le transport, ils ne puissent ni se salir, ni se détériorer.Demandez-nous des d'expédition.A tous nos expéditeurs nous garantissons satisfaction et prompts retours.Consultez nos prix de remise sur la page voisine.Cultivateurs, expédiez tous vos produits à Trudel Ayer Limitée 689, St-Paul Ouest MONTREAL A VENDRE A NOS MAGASINS BEURRE T.A.L.Spécial, (pasteurisé) en pains d'une livre, (par bottes de 50 Ibs).$0.41 la Ib.T.A.L.Spécial, (pasteurisé), solide, (par boites de 56 lbs).$0.40 " " T.A.L.No.1 Choix, en pains d'une livre, (parLoilesde'50 Ibs).$0.40 " " T.A.L.No.1 Choix, solide, (par boites de 5G Ibs).$0.39# " ' FROMAGE "CANADIEN" En meules de 80 Ibs.$0.23 la lb.En meules de 40 Ibs.(2 meules par boîte).$0.24 " " En meules de 2u livres (4 meules pu.- botte) .$0.25 la lb.FROMAGE CANADIEN KRAFT En boite de 5 Ibs., expédié psr paquets de 5 boites 32 la lb.OEUFS Choisis, par cnlsse de 30 douzaines, (caisse comprise) .$0.39 ladoz No.1 (même empaquetnjré) .$0.34 *' " Occasions exceptionnelles en beurre et oeufs No.2 ou de cuisine.Prix sur demande.FEVES ET POIS FEVES, (par sacs de 120 livres) POIS, ( " " 120 Ibs.) Blanches No.1 .6#c Pois à soupe bien cuisants .5 XX Par quantités de 5 lacs ou plus: Blunches No.1.6c Pois .5c in lb.la lb.MIEL BLANC: - En chaudières de 5 livres (par caisse de 12 chaudières) .En chaudières de 10 livres.(pur caisse de 6 chaudières) En chaudières de 30 Ibt.BRUN: ICn chaudières de 30 Ibs.Miel ambré chaudières 20 Ibs.14c la lb.14c 13c .08c .09c Il • I it JAMBON FUME De 8 a 14 livres .27c la lb.De 14 it 20 livres .2Sc " " A ces prix il faut ajouter 2Î4% pour la taxe.PUR SAINDOUX En chaudières de 5 livres (pai "crate" de 12 chaudières).En chaudières de 3 livres (par "crate" de 20 chaudières) .En seaux de 20 livres, (par seau).17 19c 19 Lit».En seaux de 21 livrai (5 seaux cl plus h la fois).En tinettes do 60 Ibs.Saindoux compose En chaudière de 20 Ibs (3 par rnissc)." chaudière " 5 Ibs (12 pnr caisse) ." chaudière ,, 3 lbs (20 par caisse) .I«H 12^ 13# 14 la lb LARD GRAS DE DOS Lard américain épais, qualité "extra choix"."Clear Eat Back" Contenant de 30 à to morceaux (par baril de 200 Ibs) .$38.00 Contenant de 10 à 50 morceaux (par baril de 2(10 lbs) .$36.00 Contenant de 10 à 50 morceaux par baril de 100 Ibs.$21.00 A ces prix il faut ajouter 2'.i% pour la taxe.TABAC Comstock: En paquets de 25 lbs.mains de 1 lb.18c Petit rouge: En paquets de 25 lbs.mains de 1 /2 lb 18c Petit Havane: En paquets de 25 lbs.mains de 1/2 lb.18c Petit Canadien: En paquets de 25 Ibs.mains de 1/2 lb.21c A ces prix il faut ajouter 2K7o pour la laxe.Ces prix sont sujet à changement sans aois.Satisfaction de tout repos dans toute transaction.Les plus hauts prix du marché ou vente à commission.PRIX PAYES PAR LA MAISON TRUDEL AYER LIMITEE DURANT LA SEMAINE FINISSANT LE 6 JANVIER 1923 BEURRE BUTTER Past.— No.1—$0.37% No.2— BEURRE DE FERME DAIRY BUTTER No.1—Stl.32 No.2—S0.31 No.3—SO.29 FROMAGE BLANC WHITE CHEESE Spécial — $0.19 No.1—S0.1SK No.2—50.1S FROMAGE COLORE COLORED CHEESE Spécial —Su.19 No.1—S0.18Î-* No.2—SO.18 OEUFS-EGGS Strictement frais Gros — SO.tiO Petits — S0.52 No.1— S0.33 SUCRE D'ERABLE MAPLE SUGAR Pain d'une lb.No.1— SO.21 No.2-S0.20 SIROP D'ERABLE MAPLE SYRUP Bidons M ou 1 gall.imp.No.1— S 2.(M) No.2—$1.80 MIEL BLANC WHITE HONEY No.1—S0.l0>f No.2—$0.09^ No.3—SO 07 AMBRE AMBER No.1— S0.08 No.2—$0.06# BRUN BROWN No.1— $0.07 No.2—$0.06 No.3—S0.04K VOLAILLE ABATTUE DRESSED POULTRY Poulets Extra Choix $0.37 Choix:—S0.33 No.1—$0.27 No.2—$0.22 No.3—$0.17 POULES FOWLS No.1—$0 25 No.2—SO 20 No.3—SO 17 Coqs —SO.15 VEAUX DE LAIT ABATTUS DRESSED M'LK FED CALVES Choix:—$0.20 No.1—SO 19 No.2—$0 17 No.3—$0.15 Nous ne retenons pas de commission pour le vente.Lièvres: 35c.le couple PORCS ABBATTUS, iras DRESSED HOGS, 1res h No.!>• 1-90 A-to MO Ibs ?c 2-111 à-to 175 lbs .11c 2-176 .Vto 225 Ids.13c ones GEESE No.1—St).23 No.2—$0.20 No.3—SO.18 < T.A.L.> \ 4P MARQUE DE COMMERCE DE LA MAISON EXPEDIEZ TOUS VOS PRODUITS A LA MAISON © AUG.TRUDEL Président et Gérant 678, rue St.Paul Ouest, MONTREAL ALBERT J.AYER Vice-Président et gérant des exportations Prix spéciaux aux organisations agricoles qui nous adresseront d'importantes commandes. LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 13 JANVIER l»23 Pour faire du pain, des pâtisseries, des gâteaux délicieux Qui plairont aux estomacs les plus capricieux, Rien n'égale LA FARINE REGAL Sacs de 7 lbs, 14 lbs, 24 lbs, 49 lbs et 98 lbs.ST LAWRENCE FLOUR MILLS CO ltd.MONTREAL LE THE PRIMUS est le thé préféré de îa ménagère.Il donne donne, à l'infusion, un thé d'une richesse d'arome incomparable.UN GRAND REVEIL D'ESPRIT COOPERATIF DANS L'ONTARIO.PAGE (8) 24 — Celery King est ce qu'il faut pour stimuler l'action du foie, nettoyer les intestins purifier le sang, mettre fin aux maux de tete et vous donner lo bienfmt d'un santé et d'une force nouvelles.Le laxatif, les racines et les herbes fortifiantse de la Nature' sont Celery King.Paquets de 30c, et de 60c.Toussez-Vous ?Pourquoi ne pas vous guérir aujourd'hui même?Quelques goutte* de Shiloh soulagent ce chatouillement de ta gorge qui vous irrite.Quelaue* doaes cicatrisent fee tisauea enflammé* de In gorge et éteiKncnt veritable* ment cette toux.30c, 60c et $1.20.Chez tout lea phaniiaciena.UN NOUVEAU BULLETIN SUR LES ENGRAIS POUR LES RECOLTES DE LA FERME Le service de la chimie (les fermes expérimentales vient de faire paraître un bulletin très complet sur la question des engrais pour les récolles de la ferme.Oc bulletin est l'oeuvre du Chimiste du Dominion et du Spécialiste en fertilité du sol, qui ont eu, tous deux, une longue expérience des engrais au laboratoire aussi bien qu'en pratique, et qui ont conduit des expériences sur les engrais pendant bien des années dans toutes les provinces canadiennes.Nous venons de dire que ce bulletin est complet; il traite non seulement des engrais chimiques—leur nature, leur fonction et leur application—mais aussi de la situation qu'ils doivent occuper dans une méthode rationnelle d'exploitation du sol, tendant h augmenter une récolte.Il étudie également, au point de vue pratique aussi bien qu'au point de vue scientifique, la valeur des fumiers de la ferme, des engrais verts, du chaulage, etc., et discute la façon dont ces engrais doivent être utilisés en vue de maintenir et même d'augmenter la fertilité du sol.C'est un ouvrage éminemment pratique d'un bout à l'autre.Il doit servir de guide au cultivateur qui se propose d'employer des engrais chimiques et également ;\ ceux qui cherchent des renseignements précis et concis sur la question si importante de la production des récoltes et sur l'amélioraticn écenen-ique du roi, et tous y trouveront des indications instructives et intéressantes.Une caractéristique importante de ce bulletin c'est que les conclusions et les conseils donnés sont le résultat direct de recherches exécutées au Dominion; c'est, sous ce raport, la première publication du genre au Canada,et clic constitue un progrès sensible sur tous les bulletins précédents qui traitent du sujet.Frank T.Soutt.LE REMPLOI DES FONDS.Des sommes importantes ont été distribuées en décembre sous forme de dividendes, d'intérêts ou di remboursements de capital.Une partie des épargnants ont placé ces argents sur des obligations ou des valeurs de tout repos.Quelques-un:.,|>,u contre, attirés par de belles paroles et alléchés par la perspective de gros profits, se sont fiés au premier venu et leur ont confié leurs épargnes.Souhaitons tpie leurs espérances se réalisent! Il en est d'autres cependant qui ont encore ces sommes en portefeuille.Comme les autres, ils ont rencontré le solliciteur, mais ne se sont pas encore décidés.Il ne manque pas à l'heure actuelle de "compagnies nouvelles", "d'entrepiiscs minières" de toutes sortes, "situéesprès de t~ lie autre mine justement réputec"-d'obligations allemandes, autrichiennes, polonaises ou autres.Il serait malheureux cependant que l'argent si péniblement gagné dans la plupart des cas, soit employé dans ces entreprises plus ou moins hasardeuses et souvent fort risquées.Les profits qu'on offre sous forme de dividendes ou d'intérêts, peuvent paraître alléchants.Qu'an ne s'y fie pas trop.Il vaut cent fois mieux retirer de plus petits profits et savoir qu'ils vont toujours être payés."Les petits ruisseaux font les grandes rivières ', 11 ne faut jamais oublier cet adage.C'est l'économiste Babson, cité par la Rente, qui indiquait tout récemment le moyen (le se constituer en vingt ans, avec une économie de §1200 par année, un portefeuille de 850,000 et un revenu de plus de S-00 par mois."Prenons, par exemple, un homme de 30ans.S'il place en obligations bien choisies S100 par mois ou $1200 par année, et qu'il continue à remployer de la même façon le produit de son placement, il pourra à l'âge de 50 ans, se retirer avec un portefeuille d'obligations d'environ S50.000 et un revenu (le S200 par mois."Même si, entre l'âge de 50 et 60 ans, il ne gagne (pie ses dépenses, son capital, durant cette période augmentera tout seul de plus de 60 pour cent, et son revenu en conséquence.Il atteindra la soixantaine avec un revenu mensuel de plus de S.iOO, somme égale â trois fois le montant du placement pratiqué chaque mois durant la période d'accumulation.Pour une économie de SSO par mois, le revenu serait la moitié aussi considérable."Ces chiffres vous surprendront peut-être.Ils n'ont cependant rien de mystérieux.Ils supposent un rendement annuel légèrement inférieur à 5 pour cent.Actuellement quelques-unes des meilleures valeurs à revenu fixe donnent beaucoup plus que ce taux d'intérêt.Outre le revenu en intérêt, on peut augmenter pour les vingt prochaines années une appréciation d'au moins 1 pour cent par année sur le capital.Les circonstances sont donc des plus favorables au placement de l'épargne en obligations." Ces placements valent certes autant que bien d'autres.Il faut eu profiter pendant qu'il eu est encore temps.("L'Information" Montréal.) Pour effectuer une transaction rapide et profitable, le cultioateur possède un moyen infaillible : c'est la petite annonce du " BULLETIN DES AGRICULTEURS.Le travail fait par l'honorable M.Dohcrty, ministre de l'agriculture, et l'association des Fermiers-Unis pour laire naître un véritable esprit de coopératif parmi les cultivateurs de l'Ontario, porte déjà des fruits Pt tout fait espérer qu la prochaine saison verra le marché-coopératif établi sur des bases solides dans plusieurs comtés de notre province.Fait remarquable, c'est dans les centres les plus riches, chez les cultivateurs qui pourraient plutôt s'en dispenser, que les idées coopératives font le plus vite leur chemin.Faut-il avouer que ces cultivateurs voient mieux qur les autres 1rs besoins d« Uur profession ?L'été dernier les quatre cinquièmes des fruits récoltés en Ontario ont été vendus par l'entremise di la coopérative de Niagara; les résultats obtenus sont si satisfaisants que les cultivateurs s'occupent d'antres produits de la ferme, parlent de former de semblables organisations pour l'écoulement de tous leurs produits.Cette coopérative de Niagara a été organisée sous la direction de M.Sapro, le fameux économiste qui a tout fait pour la prospérité des producteurs de fruits de la Californie et de la Colombie Anglaise.C'- st le même M.Sapiro qui est venu , a la demande de M.Dohcrty, raconter aux eultivateurs ontariens ce que Obtenez plus de lait de la même vache.Dca cultivateurs nous écrivent tous les tours, disant qu'ils obtiennent plus de lait, rt du plus riclic, depuis qu'il?tondent leurs vaches: "de A a 10 lus de lait de plus par jour" dit l'un; "2 Mis de plus de «ras de beurre par semaine", dit un autre.I.a tonte est facile avec la tondeuse mécanique A vachf s Stewart No.1.Complète et prête A servi: polir la vie.Ç12.7.S chez votre fournisseur, (Ouest canadien: $13.25) ou envoyez Si.00 et payez la balance sur réception.Pleinement garantie.Module universel.FLEXIBLE SHAFT COMPANY LTD.341 Carlaw Avo., Toronto, Cnn.Les plu* grands fabricants de tondeuses mécaniques de l'univers, l'a assortiment complet de toadtusea électriques pour tout voltage. 13 JANTIER 192* LE BULLETIN DES AGRICULTEURS $.95 et plus à l'essai PARFAITEMENT GARANTIE •ECRE-MEUSE Avruvdccvn.UNE PROPOSITION AVANTAGEUSE Pour vous luire connaître notre ECREMEUSE.bien finie, de maniement facile, et icti-m»nt h merveille, pour >/•>;*?• Ecréme également bien le lait froid ou ebaud Donne une crime épaisse ou lé«ère.Le bol ré|»nd au» lois sanilri'es et se nettoie facilement.Diffèrent de la gravure, qui illustre des machines à plus fort rendement.Mettex-vous au courant de notre SYSTEME DE PA1MENTS MENSUELS Expéditions faites rapidement de Winnipeg, Man., Toronto Ont.St-Jean N.B.Que votre installation soit considérable ou non.demandez notre catalogue mil vous seraenvoyé gratuitement et notre système de paiements AMERICAN SE PARATOR CO.Box 320G Bainbridgc, N.Y.l'on a fait en Colombie et en Californie pour arrivr aux merveilleux résultats obtenus depuis linéiques années.M.Doherty s'occupe plus particulièrement de l'Industrie Laitière, vu que c'tst la principal industrie de la province.11 sn garde bien cependant de pousser les •ultivateurs malgré eux, il cherche à les ;onvaincrc surtout qu'il y a pour eux un besoin, une nécessité de vendre en coopération s'ils veulent quelque peu les bénéfices de leur rude travail.Dans ce but les directeurs de "L'Association Coopérative des produits de laiterie dr l'Ontario (a responsabilité limitée)" ont déc!dé de visiter tousles comtés de la province, de causer avec un certain groupe de gens intéressés et de laisser à ce groupe le gros du travail d'organisation.Le point nouveau que cette association met de l'avant, c'est qu'elle exige des membres un contrat de trois ans par lequel les membres s'engagent à vendre tout ce qu'ils produiront dans les fabriques de beurre mi de fromage par l'entremise de la coopérative.Cette condition est bien naturelle.Comment les directeurs peuvent-ils faire les préparatifs nécessaires pour manipuler, payer et vendre le fromage ou le beurre, s'ils ne savent pas, approximativement du moins, la qualité de fromage ou de beurre qu ils auront en mains?1 VSX.V »-yîl«S ! m 'ton, .LIVRE i:ur it» Mal»- aie* des Chiens et comment on 1rs nsunrït Kr.v .-.KratU) par ' 'anus* à votre uàmze.H.CL* ï -Cl O V KK (is Sic I» t.i:.iv.v Cette clause effraye beaucoup certain! des extrémistes qui vont jusqu'à dire que c'est entraver la liberté, etc.Tout cela c'est de la frime.On admet bien que la coopération est nécessaire, indispensable, alors pourquoi ne pas accepter les conditions qui assuieront la vie de ces coopératives?lit ceux qui ont bien compris la question ne veulent plus entendre parler de coopérative s'il n'y a pas au premier plan ce contrat qui assure la vie permanente de l'association.' Qu'on y pense sérieusement et l'on verra qu'il n'y a là que rien de juste et de ra:-sonnablc.Vous ne pouvez, dites-vous, vous fier à la parole d'un tel et d'un tel; vous devez admettre cependant qu'il y a aussi des gens qui vont douter de votre propre parole.Alors un contrat qui lie tous les intéressés permettra à tout le monde de dormii tranquille en mfme temps qu'il assurera la vie permanente que l'Association doit nous donner.Sans coopération sérieuse les améliorations aux conditions actuelles des cultivateurs sont très problématiques, et sans contrat bien et dûment signé, pas de coopération sérieuse possible.Il n'y a pas seulement dans les domaines des fruits et de l'industrie laitière (pie cet esprit coopératif se réveille pour tout de bon.Les apiculteurs de la province ont eu leur convention annuelle ces jours derniers à Toronto, ils ont nommé un comité pour faire les arrangements nécessaires afin de vendre la prochaine récolte en coopération; et le fameux contrat de trois ans est là; les plus intéressés, ceux qui comprennent le.niieux le système, les promoteurs ne veulent pas en être si l'on retranche le contrat de trois ans.h en est de même pour les éleveurs de pourceaux; et cette association est plus avancée que les autres; on est actuellement à faire signer les contrats pour une période de trois ans: ces contrats obligent aucun pourceau sur le marché autrement que par l'entremise de la coopérative.Il y a exception naturellement pour les ventes au détail, entre voisins, etc.Dans le voisinage de Torontocinquantc pour cent au moins des cultivateurs signent ces contrats.On rapporte même tpie dans un certain district -16 cultivateurs sur -IS ont signé.I.cs éleveurs de moutons sont en frais de compléter les arrangements nécessaires pour en arriver au même point: et les aviculteurs parlent de faire de même pour les poulets et les oeufs.On objectera sans doute que cela va créer une multitude de coopératives, multiplier les associât ions, les dépenses.etc A certain point de vue c'est vrai, mais il faut bien se rappeler qu'un des principes de la coopération est de spécialiser afin de perfectionner les systèmes de vente et de production.Comment spécialiser si l'on s'occupe de toutes sortes de choses?C'est ce tpie l'on a comprs au Danemark en Belgique et en France; dans ces pays il est rare de trouver une coopérative qui s'occupe de plus de deux ou trois exploitations.Ici même on a compris la folie de la concentration économique.M.Morrison, secrétaire général des l'crmicrs-Unis, disait au dernier congrès, à Toronto, qu'il faudrait dei apécialis es en tête de chaque ligne d'affaires et i le le fait d'avoir trop centralisé avait eul causé les défic-ts.Mais qu'il y ait cinq ou s x coo pérativec si chacune peut assurer 1 succès d'uns cxplo'tation.cela vaut hier la peinequ'elle-viyent.Rien n'empêche qu'il y ait en suite une fédération afin de donner de la cohésion aux efforts - de chacune des coopératives.D'ailleurs - la chose est déjà faite grâce aux efforts et" à l'esprit d'initiative de M.W.C.Good, député de Brant aux Communes et l'un des membres les plus dévoués des Fermiers-Unis.Ce n'est probablement pas la perfection encore, mais c'est un pas immense vers le progrès réel de l'cspnt coopératif, et ce progrès ne s'opère pas par poussées violentes, m lis par convictions, c'est u n En tous pays.Demandes le GUIDE DE L'INVENTEUR qui sera enroyé gratis MARION A.MARION 3B4 roe DnWerillt, ~2H, roe St.Pierre Montréal QnekM ri Wuhtnulon.D.C.mouvement du peuple qui sent ses besoins et qui applique les remèdes à"sa disposition.G.Dcchâmps (Le "Droit", Ottawa.) Réparations - - Réparations.Fabricants, soyez prêts, N'attendez pas au dernier moment! Aujourd'hui est le meilleur temps pour nous envoyer vos machines pour réparation si vous voulez être prêts pour la réouverture de vos fabriques à la prochaine saison.Pourquoi attendre au dernier moment alors que forcément la livraison est lente parce que tout arrive en même temps ; sachez prévoir pour vous éviter des ennuis.Une longue expérience, un outillage perfectionné et une main-d'oeuvre experte vous assureront chez nous la plus entière satisfaction.Envoyez-nous vos Centrifuges, Barattes, Pasteurisateurs, Engins à vapeur, Bouilloires, Pompes, etc., etc.Vous pouvez aussi profiter de notre service chez vous; demandez nos experts et mettez leur compétence à l'épreuve.B.TRUDEL & CIE 36-38 Place Youville, MONTREAL.Casier Postal 484.Tel Jour: Mnln 118.Soin Westmount 4120.COUPON D'ABONNEMENT Bureau de Circulation du Bulletin des Agriculteurs 688, Rue St-Paul, Ouest, MONTREAL Inclus la somme do $.N om.pour.ans d'abonnement.(Nombro d'annoos) Bureau de poste.R.R.No.comté do.Vous pouvez vous abonner pour 3 ans pour $3.00.1 an: $1.50; 2 ans: $2.50.Veuillez, s'il cous plaît, mentionner le "Bulletin des Agriculteurs" en cous adressant à nos annonceurs. page (io) a« LE BULLETIN DES AGRICULTEURS M JANVIER 1923 REVUE DES MARCHES Du 1 au 6 janvier, inclusivement.BEURRE.Ce marché a été absolument inactif, dans le cours de cette semaine, ce qui n'a nullement surpris le commerce, vu qu'il en est ainsi , à l'époque des fêtes.On ne prévoit aucun changement dans la situation de ce marché d'ici au 15 janvier.Toutefois on croit (pie les prix se maintiendront fermes.FROMAGE.Les importateurs anglais ont continué a faire des demandes pour le fromage, mais l'on rapporte que peu de transactions ont été faites, les quantités disponibles étant à peu près nulles.On paraît n'offrir que quelques lots de fromage de fabrication de décembre, pour lequel on obtient de 20 à 21c la livre.On ne prévoit aucun changement dans les prix.OEUFS.Les arrivages d'oeufs frais augmentent toujours de plus en plus, ce qui a eu pour effet de prodirre une baisse de plusieurs sous par douzaine, dans le cours de cette semaine.Si les temps doux continuent, ce qui favorisera la ponte, d'autres baisses sont a prévoir.Les oeufs d'entrepôt sont en quantités limitées et les prix se maintiennent fermes, soit -Ile pour les choisis et de 34 à 35c.pour les Ko.1.MIEL.Durant l'époque des fêtes, le marché au miel a été à peu près nul.On croit qu'il s'activera quelque peu vers la mi-janvier.Les stocks disponibles sont toujours considérables et les apiculteurs d'Ontario paraissent détenir encore de grandes quantités.Les prix restent à peu près les mêmes.SUCRE ET SIROP D'ERABLE.Nous n'avons aucun changement important à noter sur l'état île ce marché.Quelques petits lots sont actuellement offerts qui trouvent facilement preneurs au prix de S2.25 pour le sirop et de 22 et 23 sous pour le sucre.FEVES ET FOIS.Le marché aux fèves, quoique n'étant que très peu actif, indique que les prix restent les mêmes.Les fèves canadiennes semblent ou être rares ou détenues par les producteurs de l'Ontario.On demande jusqu'à S3.60 le minot, par quantités de chars, livrées à Montréal, pour les fèves de bonne qualité.Les fèves autrichiennes et belges s'offrent à S3.15 le minot.Les prix pour les bons pois sont fermes.Pour les pois bien cuisants, on demande jusqu'à S2.90 le minot , par quantités de chars, livrés à Montréal.Ce marché sera ferme pour quelques semaines au moins.ANIMAUX DE BOUCHERIE VIVANTS.Boeufs.Durant la semaine finissant le S janvier les arrivages de bêtes à cornes sur nos deux marchés à Montréal se sont chiffre?à environ 200 têtes Les offres n'ont pas été suffisantes pour répondre à la demande et nous avons eu à enregistrer une légère hausse des prix.Ce marché s'est ouvert mardi avec assez d'activité et le peu qui fut offert en vente s'est enlevé en quelques instants.Les prix pour les bouvillons (steers) bien fin's et venant de l'Ouest se sont élevés jusqu'à Sô.00 par 100 livres, soit environ 50c de plus que durant la semaine précédente.Les prix pour les steers et les taures de qualité un peu moindre ont varié entre SL00etS5.OO par 100 livres.Un lot de vaches de très bonne qualité a trouvé pre- neur au prix de $4.75 par 100 livres.Les vaches de qualité commune ont été vendues à des prix qui ont varié varié entre SL50ctS2.50 par 100 livres.Pour la semaine commençant le S janvier nous prévoyons un marché assez ferme.Veaux Environ 275 veaux de champs et de veaux de lait ont été offerts en vente durant la semaine finissant le S janvier.Les veaux de lait qui furent offerts qu'en très petit nombre ont été très vite enlevés à des prix qui se sont maintenus fermes.La demande pour les veaux de champs a été assez bonne et tel que pour les veaux de lait les prix se sont maintenus fermes.Nous ne prévoyons pas grand changement pour la semaine à venir.Agneaux.Les arrivages d'agneaux et moutons se sont chiffrés durant celle dernière semaine à environ 225.La demande pour celte classe d'animaux a été assez bonne durant toute la semaine et les prix se sont maintenus fermes.Pour la semaine prochaine nous prévoyons un marché très ferme.Moutons.La demande pour l-s moutons a été un peu meilleure durant cette dernière semaine et nous avons eu à enregistrer une légère hausse des prix.Ce marché c'est fermé avec une meilleure demande et un prix ferme.Porcs.Environ 2500 porcs furent offerts en vente durant la semaine finissant le 5 janvier.Ce marché a été très actif et les prix se sont maintenus fermes.Pour la semaine commençant le 8 janvier nous ne prévoyons pas de changement.VOLAILLES VIVANTES.Les arrivages de volailles vivantes ont été un peu moins forts durant cette dernière semaine.Ce marché n'a pas été très actif.Comme toujours à celte époque île l'année la demande pour les volailles vivantes n'est pas très forte et nous pouvons difficilement disposer de toutes les offres.Pour quelques jours encore le marché restera plutôt stationiiairc.ANIMAUX DE BOUCHERIE ABATTUS.Porcs.La demande pour les porcs abattus a été un peu meilleure durant la semaine finissant le 5 janvier.Les arrivages furent un peu plus forts et nous avons pu disposer de toutes les offres à des prix qù" n'ont pas beaucoup varié.Ce marché s'est clos avec une tendance plutôt ferme.Veaux.Le marché pour les veaux engraissés au lait a été assez actif.Les arrivages ont été plutôt faibles et les prix se sont maintenus fermes au niveau de la dernière hausse.Ce marché s'est fermé ferme.VOLAILLES ABATTUES.Contrairement aux années passées à cette époque de l'année les volailles abattues nous arrivent encore en assez grande quantité.La demande durant cette dernière semaine a été un peu plus forte et nous avons pu disposer de toutes les offres à des prix qui n'ont pas beaucoup varié.Ce marché s'est fermé »vec une tendance très ferme, ce qui nous fait prévoir des prix peut-être un peu plus élevés pour la semain» à venir.FARINE.Le marché' reste ferme pour la farine de blé de printemps.Par chars, la première patente s'est traitée à $7.10, la deuxième, à S6.60, et la forte farine à pain, à $6.40 le baril, en sacs de jute, "cx-track", moins 10c, sur paiement immédiat.Quant à la farine de blé d'hiver, elle se maint-'ent à des prix relativement fermes, bien que le volume des affaires traitées soit plutôt restreint.Des lots de choix ont été vendus de S5.65 à S5.75 le baril, en sacs de jute usagés, "cx-track", alors que de plus petites quantités ont rapporté de S5.90 à S6.00 le baril, pris en magasin.Les patentes d'hiver se sont écoulées à S6.50 le baril, en sacs de coton neufs, pris en magasin.11 n'y a pas eu de changement quant à la farine de mais blanc, qui est peu demandée en ce moment et se vend de S5.20 à $5 30 le baril, en sacs de jute, livrée aux commerçants.BLE D'INDE.Le marché est de plus en plus ferme, les prix continuant leur marche ascention-ncllc.Cela tient à ce que, en présence d'une demande accentuée provenant de diverses contrées européennes, les disponibilités paraissent être relativement restreintes par suite d'une récolte encore moindre que celle de l'an dernier, laquelle était considérée, à l'époque, nettement insuffisante pour faire face aux besoins de la consommation, tant locale que du dehors.AVOINE.La demande locale est nulle, dit-on.Les expéditions de l'Ouest sont beaucoup plus considérables qu'elles ne l'étaient depuis plusieurs semaines.DERNIERE HEURE! Marché au bétail vivant.Prix cl conditions prévalant le S janvier, à 10.30 a.m.Bêles à cornes:—Arrivages 533 têtes.Qualité meilleure et prix plus fermes de 1 à 1 1 /le la Ib de plus qu'il y a huit jours.Marché très actif.Dispon bilités vendues de bonne heure: Bons bouvillons de l'Ouest ontarien rapportent 6 3 /4c la Ib.Un lot de vaches de choix, de bouvillons de qualité moyenne et un bon taureau s'est vendu à raison de 6 c la Ib net.Le boeuf de boucherie de bonne qualité a rapporté Ct} tasse d'eau, 2 cuillerées à dessert de beurre et une de vinaigre, 1 pincée de sel, 1 pincée tie crème de tartre, 1 tasse de noix.Faites dissoudre le sel, vinaigre et crème de tartre dans l'eau, faites ramollir le beurre et ajoutez au sucre puis ajoutez l'eau.Quand le bonbon est à moitié fini, mettez les noix et brassez jusqu'à ce qu'il soit cuit.Versez dans un plat beurré et quand il est presque froid, marquez et coupez en carrés.MESSAGERE LOINTAINE.—Ces raisons ne sont que trop suffisantes, il m'est pénible d'en constater la triste réalité.Le baromètre de la vie monte et baisse pour chacun, pour vous, il est plus souvent en faiblesse mais il n'en sera pas toujours ainsi et je m'aperçois avec bonheur que vous reprenez déjà le dessus.Il me serait doux infiniment d'être tout près de vous pour vous distraire aux heures moroses et vous faire oublier définitivement toutes ces épreuves si dures à votre âge.Soignez-vous bien et dorlotez-vous, pensez à cette femme dont parle le Père Marcha qui se prétendant l'image de Dieu disait qu'elle soignait cet te image.—Si je viens à passer chez vous, je ne manquerai pas d'aller vous embrasser.BLANCHE DE LA CAMPAGNE.—Ces difficultés sans cesse renouvelées en classe doivent vous exaspérer bonne amie, je lisais dernièrement dans la Presse quelques conseils sur l'Esprit de la classe, pour assurer une éducation chrétienne et un travail efficace à l'école, pour maintenir l'observation du règlement et conserver l'influence du maître sur ses disciples.Amenez vos élèves à vous saluer le matin, et répondez à tous avec une égale bienveillance.Cherchez, au moins de temps en temps, à faire des avances d'amabilité à ceux qui auraient lieu de ee croire tenus par vous A l'écart.Cette gracieuse provocation fera peut-être tomber des préventions et donnera à ces élèves envie de faire de nouveaux efforts pour se réhabiliter.Ne tutoyez pas les enfants, et ne vous permettez jamais avec eux des actes de camaraderie.Il faut élever ses élèves et non s'abaisser à leur niveau par un manque de dignité.Qu'on ne vous voit pas causer fréquemment à quelques éco-calins soit à l'école soit au dehors et ne leur confiez jamais un poste qui vous permette d'avoir avec eux des entretiens particuliers.Pendant la classe, contentez-vous, autant que possible, d'un regard ou d'un mot bref pour rappeler à l'ordre ceux qui se mettent en défaut.Evitez d'imposer de fortes punitions aussitôt après la faute qui les provoque, surtout si vous ou le délinquant êtes dans un moment d'humeur.Ne punissez jamais toute une classe, c'est injuste.Ne punissez pas pour plusieurs jours, c'est exaspérant.Une forte punition, loin de changer le caractère ne fait souvent que l'irriter, mais un long traitement moral intelligent et patient vient à bout de l'amender".Je vous ai copié tous ces conseils car ils sauront mieux que moi vous guider dans le domaine qui vous est quelque peu cruel.LA GRONDIERE.—Vous êtes tout simplement charmante, bonne amie, de venir m'offrir si gentiment vos servies: soyez assurée que si les circonstances ne me permettent pas d'accepter votre aide aujourd'hui, j'irai la solliciter humblement avant longtemps, car j'approuve votre plan et vos suggestions pour sa mise en oeuvre.Donc, ne soyez pas froissée si je ne publie pas votre lettre aux Soeurettes vous ne perdez rien pour attendre.J'ai att'ré l'attenf'on du Directeur du Bulletin sur la question de renouvellement d'abonnement, et il doit voir à changer la date imméditament.Que! charmant voyage vous avez fait et en si bonne compagnie! J'aurais été si heureuse d'avoir complété le trio des Abeilles chez votre père: "Don Quichotte", "La Grondière' et Ninon, qurl beau trio de bavardes nous aurions fait!!.Vous pourrez vous procurer de la porcelaine pour peindre en vous adressant à The Art Emporium, 23 Me Gill College Ave, Montreal.Je demande pour vous la correspondante que vous désirez, et je vous fais nus m illcu-res caresses.PETITE SAVANE DE GRAND PAPA- Nc vous inquiétez de rien, j'arrangerai tout cela et y ai pensé en demandant à "Grive Ontaricnne" de correspondre avec vous.En effet, il est à considérer certains détails avant de se choisir une correspondante mais celte fois vous ne serez point déçue.Votre nouvelle amie est une vraie encyclopédie, a un esprit d'initiative peu commun chez une jeune fille de son fige et puis, et puis.Je me garde de vous en dire davantage vous réservant le plaisir de faire d'intéressantes découvertes.AUX ABEILLES.—"Renée-Jeanne" demande la chanson avec musique: "Aimer c'est forger sa peine," et "Un Fiancé qui louche." En retour elle donnera: "Lorsqu'on aime," "Les Blés d'or" et plusieurs déclamations."Vive La Langue Française" désirerait recevoir la chanson avec accompagnement: "Coeur Brisé", elle donnera en retour: "Belle Amoureuse.', VIVE LA LANGUE FRANÇAISE.—Le douze mars mil neuf cent sept était un mardi.Pour nettoyer le mouton de perse gris je crois qu'il serait bon de le frotter à plusieurs reprises avtc de la fa- rine chaude.Vous pouvez faire développer des films dans n'importe quelle pharmacie ou chez tous les photographes; en suivant les annonces vous aurez vite découvert ce qu'il vous faut.Si vous n'obtenez rien, envoyez-les moi j'ai un ami qui se Chargera de la chose.RENEE-JEANNE.—J'ai voulu voir la joie de mon amie Renée et savez-vous quel moyen je pris ?Aussitôt votre lettre terminée je me suis regardée au miroir, et je m'y suis vue si souriante que j'en ai conclu que celle qui avait provoqué une aussi grande joie ne pouvait que la ressentir doublement; me suis-je trompée?Non car en considérant les causes de cette énorme satisfaction j'ai découvert qu'elles provenaient des effets tie la vôtre.On n'est plus au temps des excursions et pourtant je relis encore celle que vous fîtes cet automne et je me promets d'aller visiter ce Pérou rapproché.Les villes de ce pays sont plus ou moins accessibles aux êtres humains; elles n'ont pour toutes habitations que les arbres où logent les oiseaux et moi je n'ai jamais pris d'exercices pour grimper, je suis tellement friponne.Vous serez là pour m'aider et puisque ce sera vous, toutes mes craintes tomberont si vous me tendez la main.Cette fois ne vous faites plus reconnaître si vous tenez au pseudo.Quant à moi, je vous avouerai, ne vous en déplaise, que j'aime tout autant que vous conserviez celui-ci.LINETTE AUX YEUX NOIRS.—Vous avez trouvé là le noeud de tout le méli-mélo, il ne s'agit plus que de le faire couler, bien resserrer et mettre en conserves afin qu'il ne s'évapore; vous pourrez alors vous en servir à l'occasion et découvrir tous mes moyens, "agraires" et littéraires.Vous m'avez parlé de ce que vous n'aimiez pas: est-ce à dire que vous aimez tout le reste; il faudra m'en informer afin que non seulement, j'évite ce qui vous déplaît, mais je recherche aussi ce qui vous serait agréable.A vous les conseils sont des intrus vous seniblcz si courageuse, votre rôle est si grand dans son obscurité! Puis-siez-vous toujours demeurer telle au moral tout en vous prodiguant dans la mesure de vos forces.Ne vous dépensez-vous pas un peu trop ?Je suis d'un an plus Agée que vous.Pour les ouvrages manuels vous pouvez vous adresser, comme nous l'avons déjà dit,aux demoiselles Aubin, 540 rue St-Denis, Montréal. 13 JANYlBlt 1*33 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE (13) 29 FLEUR MARTINIENNE.—Votre lettre m'a fait songer longtemps, si longtemps que l'obscurité m'a surprise si clandestinement que je me demande encore comment elle est venue.Ainsi se succèdent comme vous en avez eu hélas la preuve, les malheurs et les joies, oh mais celles-là si minimes et qui nous sont données semble-t-il dans un temps où on n'en sait que faire, puis on demeure morne et silencieux en mCnic temps que surpris d'être choyé un peu.La souffrance et les épreuves nous étaient déjà des compagnes intimes et l'on se réveille encore tout imprégnés d'elles.Je vous engage à oublier tout cela, à renaître aux plaisirs, à la joie, au bonheur.Si le destin enfin vous favorise, vite laissez-vous faire et feignez de le fort bien connaître de crainte qu'il ne se retire s'il se sentait en pays étranger.Il est si timide le bonheur qu'il lui faut pour l'accueillir un coeur accoutumé et sûr qui le maintienne avec des bras d'airain.—Laver la laine au Lux puis laissez à la gelée et recommencez deux ou trois fois, elle blanchira certainement.Un habit bleu-marin genre matelot serait assez joli en serge ou gabardine, ou un pantalon retenu à une chemise d'un autre genre par de gros boutons ou encore une combinaison de serge blanche est assez appropriée pour un enfant tie cet âge.ANDREA.—Si ces courts instants passés au milieu de vos soeurs vous semblent agréables, il n'en tient qu'à vous, gentille amie, de les rendre fréquents et interminables.C'est magnifique, dites-vous, de voir toutes ces jeunes filles devenir abeilles; cette transformation s'opère sous l'aile de la charité prenante et féconde secondée de cette activité joyeuse qui ne se lasse de donner ce que sa généreuse auxiliatricc a promis.Je vous quitte mais considère que c'est fort malheureux; ma consolation réside dans l'espérance d'un prompt retour.J'ai fait votre message et vous remercie aussi beaucoup pour les "cahiers" conservateurs, d'amusements; si j'étais capitaine d'un transatlantique, je leur ferais faire pour rien le tour du monde.AUX ABEILLES.—"Lucienne G." demande les déclamations suivantes: "Le chapelet ensanglanté", "Le rêve du soldat "A une jeune mariée," "Où est le bonheur," "La vocation perdue," "La rançon des baisers".Elle donnera en retour: "Le pain de chez nous", "Une larme dans l'océan," "L'assassin," "Mademoiselle Houdcusc"."i'Ius de poches aux robes," "Ce n'est pas juste." LUCIENNE G.—Vous reconnaîtrez-vous, petite Abeille du comté de Joliette qui m'a écrit deux fois sans donner de pseudonyme?J'ai fait tout de même votre commission et n'attends que le moment propice pour donner un grand signe de vie, cependant je ne veux point vous faire peur par une irruption trop bryante après un silence à causes mi-cachées et mi-devinées.Vous jalousez les soeurettes; voudriez-vous donc qu'en vous prodiguant mille attentions je leur fisse subir semblable "démangeaison" ?Revenez-moi avec une liste de pseudos afin que je fasse mon choix; j'en veux plusieurs car il y en a tellement déjà que sur six il pourrait n'y en avoir qu'un de non-adopte.AUX ABEILLES.—"Chaîne d'Or" offre à ses soeurs, sur réception d'une enveloppe affranchie, les chansons suivantes-"Les mamans," "Le infime ciel." "Nous étions encore deux enfants," et "Le Gilet de laine", ainsi que les déclamations: "L'Ave maria," "Les Adieux de la Mariée", "et l'Attente du Chéri".Elle demande en retour: "Le fiancé qui louche" ou "Le chapelet ensanglanté." "Fleur de Lys" désirerait recevoir les déclamations "La veille du Mariage" et "Le Contrai de Mariage." BRUNE HIRONDELLE.—Pour recevoir le livre de recettes françaises, "Fleur de trèfle blanc" me dit qu'en envoyant dix timbres de deux sous à M.le gérant de publicité, Lake of the Woods Milling Co Ltd, Edifice Lake of the Woods.Mqntréal; vous aurez ce livre.Il serait préférable de mentionner que.vous le désirez en français, car ces livres sont imprimés dans es deux langues.CHAINE D'OR.—Que faites-vous de Ninon, vos cousines et vous, j'aimerais pour un instant Gtre transformée en un pan de mur ou coussin ou bibelot afin de vous entendre à mon aise jaser et pour et contre, tantôt heureuse et tantôt en colère du billet au bulletin que la grande amie a pourtant voulu rendre aussi tendre que possible; si elle a eu à gronder, quelles précautions n'a-t-ellc pas prises pour éviter les plus légers désappointements.Je me plais quand même à croire que tout m'a été favorable.Grand merci de vos offres que je transmets aux abei'les par le inOmc courrier.LA SCALA.—En effet "Chrysanthème Aimante" n'a pas écrit depuis assez longtemps, les multiples occupations de la citée la réclament toute.Que voulez-vous, à la ville on a à peine le temps de respirer et l'on dirait qu'on n'a pas celui de mourir et pourtant.Il faut bien le prendre celui-là.Mais tout cela est si fatiguant, reposons nous tranquillement dans nos paisibles campagnes en ayant pour tout bruit que le bourdonnement des abeilles infatlguablcs; pourtant en hiver elles devraient se calmer, alors on n'entend plus que le vent, indispensable murmure à qui sait l'écouter.Les grelots des traîneaux agiles nous apportent avec la nouvelle année un joyeux air de fêle, d'amusements candides qu'on ne trouve point à la ville et qui nous font revivre nos jeunes années.Restons donc en ces lieux où "tout n'est qu'ordre et beauté" calme et tranquilité.—Je vous assure qu'il est impossible de déterminer le choix du matériel pour la robe que vous désirez.On en voit une si grande quantité de toutes nuances et d'étoffes si différentes.Je vous conseillerais cependant de ne pas porter de bleu excepté le bleu-marin, ni de vert, vu que vous êtes brune.Pour votre seconde question, le nombre d'années cpi'il vous faut compter .s'étend jusqu'à dix.Je n'ai pas d'Abeille de ce nom Mes amitiés.AUX ABEILLES.—"LaScala" demande si une abeille pourrait lui fournir les "litanies des vieux garçons", elle donnerait en retour celles des vieilles filles ainsi que la chanson "Le long du St-I.aureiit".Elle demande aussi à emprunter les déclam-lions: "Mes trois prétendants et "Le Fiancé qui louche," qu'elle retournerait après les avoir copiées.FAUVETTE.—Avez-vous eu des nou vcllcs -des soeurettes brodeuses ?C'est ma faute si vous vous aimez, diles-vous; heureuse faute, que ne puis-je n'en avoir point d'autres.! Comme il me serait alors facile d'entrer au paradis; j'y ferais aussitôt pénétrer à ma suite toutes celles qui ont contribué à m'y conduire.Leur moyen fut si simple cependant, trois mots le résument, Travailler, aimer, servir.Savcz-vous cpie vos bonnes parties de plaisir entre amies et condisciples m'ont suggéré de nouvelles ambitions.Je m'acheminais déjà vers celte maison témoin de votre gaieté quand je me souvins des soeurettes impatientes de recevoir elles aussi ma visite.Et j'en vis un si grand nombre qui désiraient me causer (pie je m'en revins chez moi et demeurai tranquille.Et sur ce je vous dis un bien doux au revoir.Jusqu'à ce jour heureux où je pourrai vous voir.CECILE B.—La poste est trop fidèle pour avoir écarté vos lettres; alors que signifie cette place vide là où était ma nouvelle Cécile qui avait autrefois un fort joli nom pourtant, mais une confirmation régénératrice a passé depuis lors et l'a transformé! Avez-vous senti le petit soufflet sur la joue ?Cette fois ce n'était pas pour vous habituer aux affronts, Dieu merci vous serez préservée de cela, ici, qu'a-t-il à faire alors ?Cet insinuant veut tout simplement se concilier vos bonnes grâces, les lui accordez-vous?Vous étiez six Abeilles dans cette ville, mais l'une d'entre vous s'est fait religieuse dernièrement.La connaissez-vous?Je ne puis vous en donner les noms, je suis sous le sceau du secret.Il n'y a aucune correspondante dans la dernière ville dont vous parlez, mille regrets.Portez vos vues (l'un autre côté.Amical bonjour.FLEUR DE TREFLE BLANC.—J'ai expédié votre lettre à "Voulez-vous m'ai-mer" Je suis très sensible aux marques d'attention à mon égard, soyez assurée île mou dévouement.OULIKON.—Le mot affectueux viendra en effet, mais le sentiment qui l'incitera sera, lui, toujours présent.Je voudrais donner à mon coeur cet esprit qui lui permette d'exprimer efficacement ce qu'il ressent."Un bon coeur bien secondé par l'esprit sait se met Ire à la place des autres, pour mieux participer à leurs joies, compatir plus vivemenl à leurs peines.11 sait intervertir les rôles, en se substituant à la partie adverse, pour se contraindre à la justice et se disposer à l'indulgence.Ce charmant tour de force le préserve,en même temps , de l'égoisnie de ces gens paisibles qui ne s'émeuvent de rien,ne se gênent en rien, parée qu'ils ne pensent à rien." J'aimerais être tout le contrairc.de ces gens-là.Le scrais-jc?Vous m'en direz un mot.Si pour vous rendre heureuse il vous suffit d'un coin ici, le bonheur ne vous laissera aucun repos.Revenez vite abriter votre frileuse personne sous ce toit.OPERATRICE DE 56 ANS.—"Léonard" désirerait correspondre avec vous, ne laissez pas s'envoler cette occasion de vous procurer une confidente des bons et mauvais jours.AUX ABEILLES.—"Léonard" demande un acrostiche sur ce nom ainsi que sur celui île Marguerite; elle donnera îles chansons en retour.—"Poupée Gâtée" aimerait recevoir les chansons suivîmes avec musique: Caroline, Mélina, J'ai quelque chose dans le coeur, Je t'attendrai.POUPEE GATEE.—Vous êtes reçue après avoir demandé et d'une façon aussi câline et même plus si faire se peut.Les robes à deux matériels différents sont encore en vogue.I '.ois les souliers, il y a une fantaisie inouïe: une , deux, trois courroies, des jours, cuirs de toutes façons se côtoient et se mêlent.Les souliers à talons bas sont surtout recherchés.Quant aux collets et poignets île fourrure, on en voit beaucoup en oppOSSlim, écureuil gris, astrakan, kolinslci, etc.Les montres se portent toujours sur bracelets formés d'un ruban noir.Pour les années requises, il vous en faudra compter onze.Est-ce trop ?LEONARD.—Vos visites retardées sont comme ces assurances dont on a négligé le paiement pour un certain temps.Au retour il nous faut donner plus et tout revient normal.Savcz-vous que vous avez affaires à une caissière fort inhabile: J'ai oublié complètement d'enregistrer votre dette.Aussi c'est bien inutile car je vois (pie mon coeur ne fera jamais banqueroute, lisez et abusez, J'ai fait votre message à Lulu.MUGUETTE.—-J'attends toujours la lettre pour "Sombre avenir".Avez-vous donc porté vos vues d'un autre côté?C'est vrai qu'il est fort permis de changer d'idées, alors je ne vous en blâme en aucune façon.Hue ne vous ctes-voiis hâtée pendant que cette résolution était en pleine force.Une trop grande réflexion nous épargne il est vrai bien des pas inutiles, par contre elle peut aussi nous éloigner d'une bonne occasion en fait de progrès et accroissement amical, d'un acte sccourablc trop retardé, d'une promesse accomplie après le temps fixé et mille autres inconvénients des gens qui ont [leur de regretter.C'est une vraie maladie de langueur d'esprit et de corps qui veulent le premier se donner du temps, et l'autre prendre son temps.Le moyen de s'en guérir, c'est de prendre pour quelque temps du inoins une ou même plusieurs décisions à tout hasard au risque de le regretter ce qui ne serait pas là payer trop cher l'efficace remède.Vous fait-il l'effet de bains froids, je suis un docteur moderniste, vous savez, et c'est tout dire^ AUX ABEILLES.—"Hortensia" désirerait la chanson "Le petit M isson" sur l'air de "Tout doucement", en retourelle donnera: "Le Saint-Laurent ", sur l'air de "Minuit Chrétiens." ROSE TARDIVE—Est-ce bien vrai que je vous ai fait languir ainsi ?Et moi (pli croyais vous avoir répondu; c'est que j'ai si souvent votre nom présent à la mémoire et votre lettre à la main que je croyais, oui bien franchement et fermement (pie je vous avais écrit.Quelle sera ma punition, je m'y soumets en humble pénitente, espérant quand même que vous laisserez s'écouler un peu de temps avant de la choisir.Après la colère, quelle nt-titude subsistc-t-il sincn le calme; dans le calme l'csi rit reprend sa personnalité, s'élague, redevient mu mal: h' temps est alors venu de prendre une décision, savoir si oui on mai on se vengera.Et comme en bonne chrétienne on use de clémence, je crois bien augurer de votre générosité, i '«si devenu tragique, mais ne vous en inquiétez pas cl surtout ne prenez pas la fuite vous nie laisseriez l'air penaud, feuilles en mains avec mon laineux sermon.Pour qui prêcherais-je alors." "Je suis comme la voix de celui qui crie dans le désert." AUX ABEILLES.—"Amie de Rosette" désire un patron dechapeau au tricot et échangerait des papiers Comfort contre un cahier au tricot ou papiers de poudre ou de savon Impérial.LAUREAT.—Ci oyez-vous donc que toutes les abeilles soient des Snmsoh littéraires?Et quand cela serait, il ne faudrait qu'en étie fuit encouragé car il y aurait là concurrence amusante.Quel plus agréable plaisir que celte ambition qui ne peut rester modelée mais au con-Iraiie est fiévreuse, inquiète, et ne peut à force de persévérance qu'être couronnée de succès.El quand on a "fini son cours" il faut,à la minière des Jésuites, le recommencer.Oui je vous encourage fort dans vos heures de loisirs à reprendre tout CC (pie vous avez effleuré à la hâte dans la précipitation des examens finaux.Puis on apprend, mais il faut dire comment; bien des questions posées quelques mois après la soil ie des cours nous laissent paifois fort perplexes, et l'on se dit : mais comment se fait-il que je ne sache déjà plus rien! La raison est toute simple et Il isle, c'est (pie l'on a él udié pour apprendre cl non pour retenir.Le moyen d'v remédier: faire la grande revue dès qu'on est sorti vainqueurs ou vaincues de la grande parade qu'est l'examen final.Il y a quatre abeilles dans votre paroisse.Pour la seconde question; c'est le nombre dix qui l'emporte, eoinpreiiez- vous ?Amical bonjour.POILS FOLLETS ENLEVES RAPIDEMENT PAR BEAVERTONE Laisse In penu douce et cl.ilro.Savourez In satisfaction d'.ivolr uno ¦ t.- de lente et cl.ilrc, dépourvue do touto cicrolssnncochovoiuo qui d6pnrc.Echan* tlllon 1 bc.(en nrqont).MADAME LE BRUN Bolto602 Montré .I, Quo.Demi mira SO paquet» de graine» de légumes ou 30 bU jo«ilene-c*rte« Quand vendus retourna $3.00.Une prime Rr«tu Lute de prime» et • .it-i'i (fur de 300 nou-vr hum gratii.Sur réception de $1 35.vont rerevrn, pur m*He.poste payée.2 I' * de COOpOfl de roton, tri» ir* I :i:rila: an.oi'i t
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