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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
jeudi 9 septembre 1926
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1926-09, Collections de BAnQ.

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JOURNAL HEBDOMAD* TR* publié par la Cie DE PUBLICITE RURALE Ltée DIRECTEUR : J.-N.Pontob REDACTEUR : Firmin Létourneau VOLUME 11 — No 36 MONTREAL, 9 SEPTEMBRE 1920 Le sol est notre plus grande force des evi rs Rédaction et Administration; 3, RUE NOTRE-DAME EST, Montréal Télépiione: Main 2651 Abonnement: 1 nn, 51.00; 3 ans, $2.501 Montréal et pays étrangers, $0.50 de plu! par année.CINQ SOUS LE NUMERO Tirage Ceriijié par l'A.B.C Entendons-Nous Bien Nous avons écrit, la semaine dernière, qu'il existait un courant qui entraîne des campagnes vers les villes un nomibre considérable de cultivateurs canadiens.Nous avons démontré que ce biouvement de la population était dû à diverses causes qui trouvent leur origine dans l'évolution — certains appellent cela les Raffinements de «la civilisation — que produisent graduellement les sciences appliquées.Nous avons démontré que, dans les cir-iconsiances présentes, il est pratiquement impossible d'opposer !à ce courant un barrage qui puisse en mater les flots.Noua lavons soumis que.puisque nos gens émigrent d'ans les propor-itious que les statistiques nous révèlent, malgré les instances du 'clergé et de nos plus grands sociologues, le temps était venu de prendre des mesures pour faire absorber par les villes canadiennes l'élément rural canadien qui s'enfuit vers les Etats-Unis.Il s'est trouvé des personnes bien intentionnées qui ne nous ont évidemment pas compris.Elles ont prétendu que nous conseillions aux cultivateurs de déserter la terre pour aller vivre en ville.Elfles ont de plus avancé que nous avions omis de considérer le remède à la difficulté agricole, à savoir l'organisation professionnelle.Or, pour qui voudra lire attentivement notre article de la semaine dernière, il sera impossible de trouver que nous ayons directement ou indirectement conseillé à un ou à plusieurs ou à >Lous les cultiva leurs de déserter la terre pour aller vivre en ville.Nous avons constaté le fait qu'un bon nombre faisait cela; mais, encore une fois, nous ne l'avons nullement conseillé.Au contraire, notre journal a été le premier à prévenir, dès 1918, la population contre les conditions économiques qui allaient se produire et que nous déplorons aujourd'hui, fl a, depuis cette éopque, sonné l'alarme, a tel point qu'on l'a accusé, de pessimisme.En gens pratiques, nous avons cru devoir appeler les choses >par leur nom cl c'est pour cela que, après avoir constaté que tous les efforts passés n'avaient pas réussi à intercepter l'exode des ruraux vors les villes, nous avons exprimé l'opinion que le mieux pour le pays, c'était d'essayer de retenir dans les villes canadiennes les ruraux qui abandonnaient la terre.Dans cet article, nous n'avons pas considéré l'aspect de l'organisation professionnelle.Quel est cependant celui qui a suivi notre journal qui ne sait pas que nous plaçons au tout premier plan, comme remède à l'abandon des oampagnes par les cultivateurs, l'organisation professionnelle?Le Bulletin des Agriculteurs n'est-il pas, en effet, le journal qui a lancé l'Union Catholique des cultivateurs de.la province de Québec?N'est-il pas le journal qui a, le premier, posé en principe, que l'agriculture devait se donner une association qui agirait vis-à-vis d'elle comme la fête agit vis-à-vis du corps humain, c'est-à-dire, une association qui penserait pour l'agriculture, une association qui coordonnerait et dirigerait les efforts de tous les cultivateurs?Et non seulement le Bulletin des Agriculteurs a lancé cette idée, mais il y est allé de tous ses efforts pour aider cette association qui.soit dit à l'honneur de tous les cultivateurs qui en font partie, constitue déjà un obstacle considérable à l'exode rural en tant qu'elle relève l'agriculture, dans l'estime du cultivateur, qu'elle inspire à celui-ci confiance en sa profession et qu'elle l'amène graduellement à des méthodes qui lui permettent de contrôler et de diminuer le coût de.production et qu'elle \r préparc graduellement à améliorer le commerce de "ses produits.Il est donc évident que le Bulletin des Agriculteurs a foi en l'association professionnelle.Ceux-là qui savent ce qu'il fait '.nus les jours pour l'Union des Cultivateurs n'ont pas à en rhercher d'autres preuves.Malgré tout cela, un grand nombre de cultivateurs quittent les campagnes et un nombre par trop considérable, en même Innps qu'ils quittent les campagnes, quittent le pays.C'est ce fait que nous avons voulu mettre sousles yeux de nos lecteurs et c'est le remède à ce dernier mal que nous avons cherché.Nous comprenons bien que ce n'est pas du jour au lendemain que le Canada pourra édifier des villes pour absorber tous ceux-là qui quittent les campagnes; nous avons dit et nous maintenons que si les conditions économiques sont telles qu'un certain nombre de cultivateurs doivent quitter leur terre, il est du devoir des dirigeants de prendre les mesures pour les empêcher, autant que possible, de quitter le pays, en créant ici les conditions qui les attirent ailleurs.En fin de compte, nous ne pouvons pas admettre que les 37,000 Canadiens qui ont traversé la frontière durant les cinq premiers mois de cette année étaient tous des gens dépourvus de sens moral, national elpralique.Peut-être y en a-t-dï parmi eux qui se sont laissés attirer par l'attrait des villes ou éblouir par les représentations exagérées de parents habitant par delà les frontières.Mais nous restons d'opinion que la grande majorité de ceux qui ont émigré du Canada, sont partis parce qu'ils ne pouvaient plus tenir ici.C'est pour cela que nous considérons que 1 os gouvernement du pays devraient orienter leur politique vers l'exploitation des ressources naturelles sur une grande échelle et, conséquemment.vers le développement des villes.En d'autres termes, c'est un second remède que nous avons proposé comme complément au développement de l'association professionnelle avec tout eé qu'elle comporte dans l'ordre moral, sncia], national et économique.Nous serions heureux que.la presse s'emparât de cette question pour la considérer sous tous ses aspects, car le fait de l'exode, des ruraux vers les villes et l'émigration dés Canadiens vers les Etats-Unis est grave et il mérite l'attention, non seulement des théoriciens, mais plus particulièrement celle des hommes pratiques.J.-N.PONTON.Les Enchères Publiques Nous n'avons pas encore l'honneur de pouvoir accuser réception de la réponse de Messieurs les administrateurs de la Coopérative Fédérée à notre question : Pourquoi avez-vous dis-mntinuè les ventes publiques?Ces messieurs croient-ils servir les meilleurs intérêts des cultivateurs en agissant ainsi?Si oui, pourquoi ne répondent-i's pas à notre question légitime?; Les cultivateurs s'inquiètent et déjà l'on entend un peu partout le Usqucquo tanden de Cicéron.lis ont en effet raison de se demander "jusques à quand l'on tirera sur leur patience".Un petit coup de coeur, donc, et dites-nous, Messieurs, pour" )quoi vous avez discontinué les ventes publiques! UN CONCOURS-UNE LETTRE L'U.C.C.LANCERA, LA SEMAINE PROCHAINE, UN GRAND CONCOURS ET PUBLIERA, A CETTE OCCASION, UNE LETTRE DE SIR LO-MER GOUIN.NE MANQUONS NI LE CONCOURS NI LA LETTRET Une plaie, le tourisme .Revenant un jour d'une localité voisine, j'avais à parcourir un mulo et demi sur une route nationale.Pendant ce temps, soit vingt à vingt-cinq minutes, j'ai été rencontré ou dépassé par trento-six voitures automobiles portant licenco américaine.A part quelques-uns, cinq ou Bix, tous allaient à une vitesse insensée.Il faut se tenir dans les fossés et encore il y a danger.Ces gens se croicnt-ile en pays conquis ?A les voir, on dirait, qu'ils sont venys ici pour 60 tuer ou nous tuer.L'embarras résultant des manières arrogantes de ces gens qui se croient tout permis en Canada est tel que les cultivateurs doivent se priver d'aller sur les grandes routes où l'esprit humain semble avoir fait place à l'esprit de "Whisky" ou de bière.Et les chemins s'usent, et les trous se creusent, et les accidents se multiplient et les dépenses d'entretien et de réparation augmentent.Il faut des taxes pour les rencontrer.C'est le peuple canadien qui les paye.Est-il raisonnable qu'un peuple gémissant sous le poids do ses obligations financières se saigne encore pour des visiteurs dont un grand nombre n'ont même pas assez de savoir-vivre pour respecter un hôte qui les reçoit si bien ?Dernièrement un journal à nouvelles disait qu'une descente de police dans une maison de désordre avait amené l'aircstation d'une demi-douzaine de gaillards.Un fort pourcentage de ceux-là étaient venus de la république étoilée.Certes, ils n'étaient pas là pour dire le chapelet.N'avons-nous pas assez de nos ordures et de nos vices sans ramasser ceux d'ailleurs ?Dimanche j'avais le plaisir de passer la journée dans ma famille.Dans l'après-midi, étendu sur l'herbe, je regardais jouer un groupe de hambin6 do 8 à 12 ans , dont les miens, leurs petits cousins et petits voisins.L'un d'eux de dire: Quand je serai grand, j'aurai un beau cheval et une belle voiture.Un autre de répondre: moi, j'irai aux Etats, faire de l'argent pour m'acheter une machine fermée, puis je ferai du 60 milles.Parmi ceux qui viennent des Etats-Unip il y a certes, bien des gens respectables et raisonnables.Ceux-là ne se formaliseront pas ai je dis qu'il y en a aussi qui ne valent pas cher.Ils savent que c'est vrai.Il y en a qui ne valent pas l'auto qui les traîne.Même souvent en sont-ils les propriétaires ?Cela n'empêche qu'ils viennent ici comme des millionnqiïes, étalent un luxe souvent factice, mais que la jeunesse envie tout de même et c'est naturel.Alors rien de plus naturel aussi que plusieurs petits Canadiens grandissent avec cette idée que, pour eux, le mieux h faire, une fois grands, ce sera d'nller aux Etats.On dira ce que l'on voudra/ Que les journaux vantent le tourisme tant qu'ils le voudront.Les débits de la commission deF liqueurs peuvent vendre bien des bouteilles: un fait brutal re6te: c'est que.tout ce qui tend à attirer nos gens h l'étranger est une pluie et le tourisme est cela.Et tout l'argen des liqueurs payé aux agents de colonisation et de rapatriment ne peut contrebalancer l'attraction exercée sur nos populations rurales par le luxe tapageur d'une foule de ces touristes américains.Avons-nous un moyen d'empêcher cela ou au moins d'en atténuer les effets?A cela je réponds oui, il y a un moyen ou au moins des moyens combinés.Premièrement, exercer une surveillance sévère sur les routes; réprimer tout excès do vitesse par une sévère amonde et à tout récidiviste, imposer la prison.Ensuite, imposer à tout touriste automobiliste traversant la frontière un droit d'entrée assez élevé, lequel droit d'entrée pourrait être remboursé au retour, moins une taxe basée sur la durée du séjour en Canada, de manière quo ces gens soient forcés de contribuer à l'entretien des chemins qu'ils usent.J'entends les objections et les cris de protestation: vous voulez détruire le tourisme.Ces gens-là nous apportent de l'argent.Pardon, ils apportent un peu d'argent à la commission des liqueurs, aux vendeurs de gazoline et aux restaurateurs.A part In.dernière catégorie de gens, les autres retournent leur argent aux pays d'origino de la gazoline et des vins.Mais les touristes apportent aussi bien d'autres choses: ils apportent des manières de vivre et des modes que nouB n'avons aucun avantage à adopter.Ils nous apportent encore, un luxe qui se répand dans nos populations.Luxe qui peu à peu passe dans nos moeurs.Et ensuite, l'on prêchera l'économie à nos populations rurales.Mais cette prédication de l'économie sera d'autant, plus inefficace qu'elle sera moins appuyée par l'exemple de ceux qui la font et plus combattue par le luxe tapageur des touristes.On me dira encore: la moitié du peuple canadien-français est de l'autre côté do la frontière; il ne faut pas mettre d'obstacle aux relations entre les deux groupes.La moitié de notre Bang canadien est aux Etats-Unis.C'est un peu vrai, mais ce n'est pas une raison pour faire en sorto qu'il y en ait encore plus.Et s'ils 6ont là, c'est qu'ils y ont été attirés par quelqu'un ou quelque chose.Devons-nous encourager ce qui est le plus efficace, moyen de recrutement pour l'émigration des nôtres aux Etats-Unis ?Et que l'on comprenne bien que si nous nous amusons à faire du sentiment avec nos voisins du sud, nous serons toujours les victimes.D'ailleurs s'occupent-ils de nous quand ils imposent à nos produits des droits quasi prohibitifs?11 n'y a qu'un moyen d'être respecté: c'est de répondre du tac au tac.Vous tuxez notre crèmo , notre beurre, nos légumes et fruits, notre foin en un mot, nos produits agricoles, eh bien, nous, Canadiens, taxons vos promeneurs assoiffés.C'est un moyen de nous créer des revenus qui nous aideront, à payer nos dettes, à améliorer notre voirie, à aider nos cultivateurs et nos colons qui certes en ont, bien besoin.LAURENT BARRE, pres.de l'U.C.C.Prospérité-Emigration-Tarif Nous nous faisons souvent dire, de ce temps-ci.que les cinq dernières années ont, été.cinq années de grande prospérité pour le pays.Si tel est le cas, les statistiques doivent accuser un accroissement de la population pour cette période.En effet, la prospérité a ceci de particulier qu'elle appelle, dans les milieux où elle règne, les humains arides de progrès.Ceux-ci forment la majorité de la masse.Or voici ce qui est, arrivé à la population du Canada depuis 192L Durant la période commençant au mois de janvier, 1921, et finissant avec le mois de mai.1026, 579,149 Canadiens furent admis régulièrement aux Etats-Unis.Plusieurs observateurs n'hésitent pas à affirmer qu'un bon nombre encore, soit au-delà de 500,000 émfgrèrent sans avoir subi la loi d'immigration américaine.Voici comment s'est comporté cette émigration canadienne durant les douze mois de chacune des années mentionnées.CANADIENS ADMIS AUX ETATS-UNIS 1921 1922 1023 1924 102.5 1926 Janvier 5,611 3,015 7,863 15,598 9,150 7.156 Février 4,306 2,780 7,312 14,092 5,680 6.0S7 Man 4,600 3,323 8,896 13,474 4,326 6,401 Avril 6,000 6,309 16,317 17,517 6,544 9.047 Mai ô,6S0 5,253 18.66S 17,216 6,594 8,327 Juin 4,844 4,899 18,879 19,177 6,568 Juillet 3,010 4,678 16,310 7,814 6,127 Zoût 3,763 4.012 4,016 16.685 10,154 6,771 Septembre 5,747 16,674 9,005 9,161 Octobre 3,654 7,286 15.85S 10,143 8,535 Novembre 3,683 7,615 20,962 12,312 8,494 Décembre 3,057 7,468 17,559 11,773 6,808 52,920 62.2S9 181,973 159,184 85,757 37,017 Il est à noter que, même en l'année 1926, ce cou rant désastreux existe encore et qu'il est même plus considérable qu'il ne l'avait été durant les années 1921* et 1922.En effet, durant les cinq premiers mois de cette année, 37,017 canadiens avaient déjà traversé les frontières régulièrement, alors qu'en 1921 il n'en était passé que 26,106, pour la même période, et 19,680 en 1922 Les électeurs qui prendront connaissance de ces chiffres officiels auront peine à comprendre que c'est là un indice de prospérité.pour le Canada.Evidemment, nous avons le coeur trop tendre ou nous comprenons mal nos intérêts.Nous per-6istoâB à maintenir notre tarif en bas de celui que nous oppose les Etats-Unis.Le résultat, c'est que pendant que les industries américaines fleurissent, un très grand nombre des nôtres périclitent.t, Le résultat secondaire, c'est que nos ouvriers trouvent moins de.travail et que nos cultivateurs écoulent moins do produits sur les marchés locaux.Ces derniers sont obligés d'exporter une forte proportion de leurs produits sur des marchés où ils rencontrent les producteurs d'autres pays dont le standard de rie est infériour au nôtre et dont les conditions climatériques sont meilleures que les nôtres.Ces produits coûtent nécessairement inoins cher que ceux du Canada et peuvent se vendre meilleur marché.Pour écouler les nôtres en leur présence, il faut rencontrer leurs prix.Encore une fois, ces prix sont insuffisants pour les cultivateurs canadiens et c'est là la principale cause des difficultés qui se présentent aujourd'hui à eux.Si, par un tarif convenable, nous réussissions à créer chez nous des marchés pour écouler nos produits agricoles qui souffrent de la compétition mondiale sur les marchés mondiaux, nous avancerions la solution du problèmo agricole canadien.Eu ce qui a trait à nos importations des Etats-Unis, il est évident que tant que nous maintiendrons un tarif défavorable aux cultivateurs canadiens, qui existe présentement, nous continuerons à souffrir.Il n'y a.en effet, qu'à jeter un oeil sur le tarif comparé des Etats-Unis et du Canada pour réaliser que le.courant des produits agricoles ne peut pas s'établir du Canada aux Etats-Unis, mais bien des Etats-Unis au Canada.Voyez plutôt.DROITS AMERIC.50 cta par 100 lbs 8 eta par dor 8 cts par lb 5 cts par lb 40% $4.par tonne S2.04 par baril 42 cts par minot 15 cts par minot 35% 100% 75% 75% 33 «4% 75% PRODUITS DROITS CAN AD.Patates Oeufs Beurre Fromage Bétail Foin Farine de blé Blé Blé d'Inde Certains fruits Lainage Vêtements de laine Bas de laine Chapeaux Couvcrtures(dc laine) 35 cts par 100 lbs 3 cts par doz 4 cts par lb 3 cts par lb 25% 12.par tonne 50 cts par baril 12 cts par minot.En franchise ¦2n% 27 H % 27 H% 25% 22 h% 22 ^% Et.que dire de l'effet du traité australien sur le commerce des produits laitiers par exemple ?Depuis l'existence de ce traité, novis avons déjà im^ porté environ 100,000 boîtes de bourre, ce qui représente approximativement 10% de la production totale de la pro rince de Québec.Or, l'on sait que, (Suite à la page 10 Impressions de voyage St-Honoré.Benuce, le 28 août 1926 M.le directeur, Permettez-moi de venir, en Tribune Libre, raconter mes impressions d'une visite faite en juillet dernier dnns l'Etat du Vermont, aux Etats-Unis.D'abord, lnisscz-moi vous dire one mon seul but était de.me rendre compte si la prospérité que nous démontre l'émigration des nôtres aux Etals-Unis, est exacte, et si réellement le cultivateur américain vil plus à l'aise que le cultivateur canadien.A ma grande surprise, j'ai rencontré plusieurs Canadiens qui avaient perdu leurs capitaux n cultiver en Canada cl qui, avant réalisé 81,000.81,500 ou Ç2.000 se sont acheté des fermes au Vermont, de dix à douze mille piastres.Ils ont donné ce qu'ils avaient, paient la bnlance avec.In moitié des revenus de leurs fermes, et réussissent n faire une bonne vie avec l'autre moitié.Chez nous on est souvent h court pour vivre avec lous nos revenus et, si on on a des redevances, on est souvent obligé d'nller les gagner en dehors rie la ferme.Après avoir visité pendant trois jours, je n'ai remarqué que deux maisons de ferme abandonnées, pourtant j'ai visité jusque dans les campagnes les plus reculées.J'ai causé avec plusieurs cultivateurs émigrés depuis plus ou moins longtemps et tous se sont déclarés satisfaits de leurs revenus, ,1c discutais avec un fils de fermier et je lui demandais s'il ne préférerait pas la ville à la campagne, et sa réponse fut la suivante: "Ici, en fait assez d'argent à cultiver pour ne pas avoir honte de rencontrer nos amis de la ville et c'est pourquoi nous nous proposons d'y rester." D'OÙ vient-il que ce soient tous des Canadiens a peu près comme nous qui vivent là-bas et qui se déclarent satisfaits, et que la jeunesse également aime à vivre sur In terre malgré la proximité des villes, tandis qu'ici on ne rencontre que découragement et murmure?Ln cause est la suivante: Les cultivateurs du Canada aiment leur profession autant que ceux de n'importe quel autre pays.Ce qui les ennuie c'est qu'en faisant de leur mieux ils ne peuvent arriver qu'à de très maigres résultats, quand ce | n'est pas à ln ruine.Les jeunes gens | dégoûtés de voir tant de travail et d'économies sans rémunération se ! disent que leur profession est trop ! ingrate et c'est pourquoi ils cher-I client ailleurs les moyens de gagner | leur vie plus facilement.Si vous les croyez trop paresseux pour cultiver, suivez-les dans les j chantiers et vous vous apercevrez I vite qu'il y a encore des travail I leurs.Alix Etats-Unis on ne cbanle pas i les gloires du cultivateur et on ne [lui crie pas non plus qu'il est ïr roi de la terre.On lui donne le; moyens de vivre de sa profession et les campagnes sont toutes peuplées.Qu'on fasse de même nu Canada et on s'apercevra vite que le cultivateur sera plus satisfait, or le trouvera moins braillard et no.« campagnes se peupleront vite.On n'aura plus besoin d'essayer de lever des barrières assez hautes pour les empêcher de passer h' frontière.Qu'on mette surtout de! barrières contre certains produits | qui viennent encombrer nos tnar-' rhés A certaines époques de l'année.le sais qu'il est à peu près impossible nu Canada d'avoir d'aussi bons marchés pour nos produits agricoles qu'aux Etats-Unis, parce qu'il faudra compter longtemps encore sur le marché d'exportation avec toutes les incertitudes qu'il comporte.Notre production est supérieur à la consommation du pays, alors que le cultivateur américain possède un bon marché intérieur bien protégé contre les produits étrangers.Mais si l'agriculture canadienne était aussi bien protégée que l'agriculture américaine, je crois que le cultivateur canadien pourrait vivre et espérer en l'avenir.A ce sujet permettez-moi de vous citer quelques mesures de protection dont jouissent nos voisins du sud et que nos gouvernants pourraient nous procurer s'il étaient convaincus du réel besoin du cultivateur.lo Tubereulinisation des troupeaux gratuitement tout comme ici mais avec indemnité des deux tiers de.la valeur pour tous les sujets atteints de tuberculose qu'ils soient pur sang ou croisés cela ne fait rien, il n'y a que l'estimation qui est plus élevée dans le premier cas et cette somme est payée moitié par le gouvernement américain et l'autre moitié pnr le gouvernement de l'Etat où ces animaux se trouvent.Les cultivateurs ont 30 jours pour les abattre, ce qui leur permet de choisir le moment qui leur semblera bon pour les envoyer n la boucherie.Il me semble qu'un système d'indemnité semblable serait possible de la part de nos Gouvernements provincinux et fédéral.2o Tarif mnximum d'intérêt fixé par le gouvernement: Aucun particulier n'a le droit de prêter de l'argent dans le pays à un taux d'intérêt dépassant 5 p.c.et les banques à un taux plus élevé que fi p.c.Ne serait-il pas possible dans ce cas aussi d'imiter nos voisins?Ce iscrait une grande aide, pour la population en général.Cela paralyse- rait du coup une bonne partie d?nos spéculateurs d'argent et les contraindrait à faire un commerce honnête.Cela forcerait également les capitalistes (voyant le taux d'intérêt diminué) à investir leurs, capitaux flans des entreprises, ce qui donnerait de l'expansion à l'industrie, au commerce et même à l'agriculture.Hijfin cela aiderait directement ces trois dernières branches fie notre vie économique en leur fournissant les capitaux nécessaires à un intérêt moins élevé et tout cela sans grands inconvénients pour les autres classes.3o Taxes municipales: Plusieurs cultivateurs m'ont aussi fait remarquer qu'ils sont exempts de taxes pour un montant d'évaluation pouvant s'élever aussi haut que la valeur de leur roulani en autant qu'ils onl des obligations envers une banque, et ce pour protéger le pauvre d'une manière encore plus prononcée.Je m'arrête car ie m'aperçois que j'ai été déjà heaucoun tron long mais non pas parce que je n'ai plus rien à dire.le prie mes lecteurs de ne pas croire, qu'on peut vivre à rien faire aux Etats-I nis.Non.In loi du Iravail est de rigueur partout et l'économie est n la base de toute prospérité, mais avec le travail et l'économie, même avec une petite mise de fonds on lient se faire un "home" et avoir foi de le garder, .le ne veux non plus encourager personne à émi-;;rer flu Canada, restant toujours !a j vraie pairie ,|{.tol,| Canadien bien ne.Si j'ai écris ces lignes c'est afin de démontrer que le cultivateur ne se plaint pas par habitude mais bien puree qu'il \ ;, quelque chose nui ne va pas cl que ce même cultivateur, «lu moment qu'il se trouve dans des conditions acceptables ne se cache pas de manifester son fontenteni'iil cl '.on attachement à In terre.J'invite aussi tous ceux que mon rccil pourrait intéres-ser a ouvrir une discussion lovale en tribune libre sur quelqu'un ' des sui"ts que |*ai traité.Vous remerciant, M.I" directeur, de votre bonne hospitalité et demandant pardon à mes lecteurs d'avoir été aussi Ion-,', i'ose me souscrire un fies fervents de la cause asrri-colc.Georges DROUIN.cultivateur.En marge d'un article fîe M.Lambert Papineauville, le SO aoùl 1fi2fl Monsieur le directeur Cher monsieur, .le ne puis taire l'étonnement que ''ni éprouvé en lisant d.in.- le Bulletin de la Ferme, 12 aoùl, qu'il fallut considérer très sérieusement article de M.Lambert sur la "dé-erlion des campagnes".Nous ne •ontestons pas que M.Lambert s'v •onnnit en désertion; maintenant es lettres ne paraissent plus sur 'citains journaux et il a écril un irlicje sans parler du "nie Marlins .Mais M.Lambert s'obstine à nous servir toujours de l'inmtelli-jible; il ne quitte pas sa manière I écrire fies articles décousus.Quelle différence entre l.i doctrine de M.Lambert et ctlli d« M.Magnan exprimée dans l'Action rançatse, en avril je ci ois.Ici c'est égoïsme qui inspire, la c'est l'amour du sol; l'un n.Leur importance dans l'ensemble de ln circulation a donc augmenté de 2.5'"r.LE TOURISME EN AVANT L'an dernier, la moyenne des automobiles étrangers enregistrés chaque pour était de 180.En 1920.cette moyenne a atteint 209.L'augmentation .absolue, par conséquent, est de 16.1%.Os mémo automobiles représentaient 24.9Çi de la circulation totale l'an dernier.Cette an-: née.ils en représentent 25.2%., d'où un gain de 0.3%.Le recensement de 1920 indique donc un fait très intéressant, et c'est que la circulation étrangère sur nos grandes routes représente [Apparence fies récoltes dans la province de Québec Québec.1er septembre 1920.— D'après les rapports reçus des agronomes officiels, voici quelle est, à date, l'apparence des récoltes dans les différentes régions agricoles de la province.Bas île la province.— La récolte des céréales n'est pas encore commencée mais d'après l'apparence elle sera bonne si la chaleur solaire en active la maturation.Les pommes de terne font présager un bon rendement.Peu de pommes et de prunes mais beaucoup de légumes.Les céréales ont souffert de la sécheresse.Les pâturages sont dans des conditions assez bonnes.Le marché local.sans être actif est assez bon.District de Quebec.— A part quelques rares localités, où l'on a coupé l'orge, ln récolte des céréales n'est pas encore commencée.L'apparence générale varie entre excellente et bonne.Les pommes de terre donneront une excellente récolte à l'exception de quelques endroits oii elles ont souffert de la sçcheres-se.La récolte du blé d'Inde à grains sera moyenne et celle du blé d'Inde fourrager médiocre.Dans les localités ou l'on cultive le tabac ln récolte en sera bonne.Les pommes et les prunes donneront un rendement médiocre mais les léjntmes seront abondants.Les pâturages sont rasés.Lé marché local est bon et firme.District de Montréal.— Dans ce district la récolte des céréales est à peine commencée dans quelques endroits.La qualité et la quantité de cette récolte varieront entre excel- i lentes et bonnes.Les pommes de terre seront abondantes à part de quelques rares localités.La récolte du tabac s'annonce comme bonne, celle du blé d'Inde à grains et du blé d'Inde fourrager sera médiocre.Il y a beaucoup de pommes et de prunes et les légumes sont beaux et abondants.La sécheresse a causé du tort fiix pâturages mais ils sont I en assez bonne condition à date.Les conditions du marché local sont ; bonnes.j Cantons de l'Est.Ln récolte des céréales n'est pas encore corn- I mencée.elle a cependant une belle npparence.Les pommes de terre sont abondantes.I.c blé d'Inde fourrager est moyen.Les pommes, les prunes et les légumes font prévoir une bonne récolte.Au début de ln saison les grains, dans quel-ques localités ont un peu souffert de la sécheresse.Les pâturages sont bons.Le marche local est bon et ferme.Xord de la province.— Comme le reste de la province la récolte des céréales ne fait que commencer dnns quelques endroits.L'apparence générale est assez bonne- Les pommes de terre seront abondantes dans quelques localités niais dans la majorité des cas eiies seront d'une venue moyenne.Tl y aura beaucoup de légumes si les gelées ne leur font pas de tort.La sécheresse, la pluie, la gelée, la rouille et les insectes ont causé peu de dommages aux légumes et aux céréales.L'on rapporte cependant de Pa-pineauville que l'avoine a souffert du charbon en certaines localités et qu'il y a 2ô?i- de dommages causés par cette maladie et que la rouille en certains endroits n fait beaucoup de dommages surtout sur les terres basses ou l'on a semé tard; le grain mûrit mal".Les pâturages sont bons.Les conditions du marché local varient entre excellentes et bonnes.Agriculture et industrie Il est beaucoup question, dans notre province, de l'attention que nous devons accorder à l'industrie et des avantages que celle-ci nous procure.D'autre part, on parle beaucoup également, surtout depuis la guerre, de ce qu'on est convenu d'appeler "notre problème agricole".Voilà certes deux questions de grande envergure, intimement liées l'une a l'autre et qui.bien qu'elles ne sauraient se résoudre du jour au lendemain, demandent néanmoins d'être étudiée soigneusoment et sans retard.A elles seules, elles résument toute notre politique écono- Comme tous les autres produits "BELANGER" cette fournaise est ce qu'il y a de mieux sur le marché.La SEULE qui s'ouvre FACILEMENT pour la NETTOYER.Elle fournit L'HUMIDITE NECES5ASRE ce qui la rend HYGIENIQUE.T.a fournaise à air chaud, SANS TUYAUX, "BELANGER", dont vous pouvez juger do la MAGNIFIQUE APPARENCE par la vignette ci-contre no diffôrc pa?des autres quant au PRINCIPE, mais les AMELIORATIONS IMPORTANTES quf nous y avons incorporées pour assurer 1 "application aussi PAR-FA ITE qu- poussins; Attende* pour nourrir les p'ousm'ns qu'ils nient au moins quarante huit heures; ayez suffisamment de cha- leur dans l'éleveuse pour empeener l'encombrement; donnez un peu k la fois toutes les trois heures; ne vous servez pas île nourriture nu fie litière mojsie; fournissez beaucoup d'eau fraîche dans des fontaines propres; faites graduellement tous les changements de now.ri tu re.l.r travail, pour devenir fécond, doit rire régulier et représenter rr-Titableme.nl un effort, an approfondissement des choses.ELIZABETH LESEVR Ce Journnl cm miprim* .iu.x Nos SS8.3W, rur Nolrr-D.imr I.sl.n Montréal, L'lMI'MMKmi: l'OPL't.AinH ii rrsponw h\\W limitée).GEORGES PF.IJ.ETtr.n, ¦rlmlnlstniteui iîl serrrtnlrr.des orteils.On lient toujours dp l'eau fraîche n la disposition des poussins, et l'on introduit graduel- MAUVAIS ESTOMAC Si vous avez des étourdissements, si votro travail vous fatlgne, si votre estomac bo refuse à digérer votre repas, fii voue avez des g&î, si lo matin votre boucho est mauvaise, votre langue chargée, ei après vos repas vous sentez uno pesanteur nu creux do l'estomac et vous êtes portés n dormir, c'est, cnie votre estomac frf.votre foie sont dans une mauvaise condition.Prenez garde à ces symptômes et f&itcâ usago des PILULES MORO pour les Hommes Elles vous débarrasseront do vos malaises.Lieez la lettre suivante et dites-vous bien qu'il n'y a pas do raison pour que les Pilules Moro ne vous réussissent pas n.vous aussi."J'ai souffert pendant trois ans d'une très mauvaise digestion, au point que je ne pouvais rien garder do ce que je prenaisj j'éprouvais des battements do cœur qui me faisaient presque pordro connaissance; j'avaiB des maux do t6to quo ni cachets, ni pilules, ni poudres no réussissaient à calmor ; j'avais aussi des douleurs aux reins et dans lo dos.On m'a recommandé los Pilules Moro ot jo les ai prisos avec confiance.La premier© amélioration», été uno digestion plus facile; mon appétit est devenu plus régulier, mes maux do této ont diminué, puÏB tous rocs roalnises ont disparu.Jo suis parfaitement bien aujourd'hui et jo reconnais quo je lo dois M.Jo».Smnt-Laurent aux pi]u]eB Horo quo.j0 recommends.comme lo meilleur remèdo pour los hommes.Mon flls los prend aussi avec grand profit".M.Joa.St-Laurent, 16 Knox, Lewiaton, Mo- Les Pilule* Moro »onl en vente partout.Nous let enifoyone sm" V* la poète sur réception du prix, 50 tous ln botte.Compagnie Médicale Moro, 1566, St Dénia, Montréal. 9 SEPTEMBRE 1920 \ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE TROIS AG RICULTURE Etape nouvelle à franchir dans l'organisation systématique de la production du porc.On a beaucoup parlé en ces dernières années, au cours d'une propagande entreprise par les ministères d'agriculture provincial et fédéral, de l'importance économique, pour les cultivateurs québécois, de l'élevage du porc à bacon notamment.Pour apporter aux ardents promoteurs do cet élevage l'appui auquel ils ont droit, et pour stimuler dans la bonne voie les cultivateurs intéressés dans cette branche de l'agriculture, mais trop hésitants encore, il serait peut-être utile de démontrer si la qualité de nos porcs s'est améliorée, de "rechercher si la production porcine dans notre province possède aujourd'hui le volume qu'elle devrait normalement avoir, et enfin d'étudier comment cet élevage pourrait encore être développé.LA-QUALITE DE NOS PORCS Tout de suite, admettons qu'au point de vue de la qualité de nos porcs expédiés sur les marchés, il s'est opéré, dans notre province, un progrès remarquable depuis quelques années.En effet, il n'y n pas déjà si longtemps qu'était considéré encore par nos cultivateurs, comme sujet de choix, l'animal plutôt lourd, do gros format, dit sujet à lard gras.Ce type était celui qui avait répondu pendant de nombreuses années h la masse des consommateurs.Mais durant la guerre, notre commerce d'exportation amorcé pour de bon avec la Grande-Bretagne où l'on demande un porc special plutôt léger; la fermeture des chantiers dans les forêts, durant la crise d'après guerre, qui a fait perdre les marches spéciaux ries porcs lourds; le développement du tourisme au Canada, qui amène chaque année dans nos villes, voire même dans nos campagnes, des milliers et des milliers de consommateurs qui s'accommodent mal de viande trop grasse, ont modifié ra- dicalement la demande et fixé les exigences actuelles du marché dans un type de porc dont le poids oscille autour de deux cents livres.Les autorités chargées dcidiriger la production du porc'avaient plus d'une fois, au cours dus vingt-cinq dernières années, cherché a orienter cet élevage vers la production du type à bacon, mais jamais elles ne le firent avec autant de vigueur, en rnison des circonstances nouvelles, que durant ces cinq dernières années.Nous considérons l'adoption des règlements concernant le classement des porcs, règlements gazettes officiellement en octobre 1922, comme étant à la fois l'expression nette de la pensée des directeurs de notre élevage, et le motto à suivre par tous les producteurs.D'après ces règlements, les porcs de première, deuxième et troisième qualité correspondent respectivement à la catégorie des porcs dit à bacon, épaisse lisse et de boucherie, c'est-à-dire aux sujets dont le ERNEST SIMARD, B.C.L.AVOCAT xAvlMOf d« 1 "Onion Othollcpie de» Cultivateurs dp Québec 20\St Jacques, Ch.36, Montréal Til.Main 1997 BMTIS Magnifique service en porcelaine, li morceaux.(Valeur ?4.50).Donné gratis avec Le THE et CAFE MIKADO VERT, NOIR ou JAPON E.V VENTE PARTOUT DEMANDEZ-LE GLOBE TEA CO.305 Notre-Dnme Ouest.MontréAl Tél.Main 503A.L'Epargne du cultivateur Le cultivateur doit placer ses épargnes dans sa ferme d'abord.S'iî lui en reste, il les placera ni OBLIGATIONS, première hypothèque, des industries qui font vivre l'agriculture, en commençant par celles' de sa province, ou en titres d'emprunts émis par le gouvernement, les municipalités, les fabriques, les écoles de cette nièiiie province.Pour toutes indications cl suggestions utiles', s'adresser à la maison qui a le plus fait pour l'émancipation économique du Cp*"ida français.Versailles - Vidricaire - Boulais, (limitée), Montréal, rue St-Jac-ques, Immeuble Versailles.Invention épargnant des millions î.nmpr roniumant 0i' OEUFS FRAIS.VOLAILLES VIVANTES et VOLAILLES ABATTUES, PORCS et VEAUX ABATTUS, BEURRE DE CREMERIE ET DE FERME, FROMAGE, El Le.Satisfaction garantie — Demandez nos prix Gunn, Langlois & Compagnie LIMITEE Main SfiOO - - - Montréal.Que.IL Etabli on 1S84 Téléphones Main 3978-2292 George Hqdge & Son Limited 120 King Street, Montréal Expédiez-nous votre beurre et fromage, vous recevrez les plus hauts prix du marché et serez payes promptement.Nous desiron?traiter avec vous.P.POULIN & Cie, Limitée 39, Marché Bonsecours, Montréal.NOUS ACHETONS LES VOLAILLES, Il mois LES OEUFS, par année.LE BEURRE.Nos expéditeurs reçoivent la pleine valeur de leurs produits.PAS DE COMMISSION DEDUITE FABRICANTS.Pourquoi ne pas avoir un produit de qualité supérieure?Quel que soit l'endroit où vous vendez vos produits, soit à la ville ou au marché local, ce sera avantageux pour vous.Votre produit sera recherché et votre clientèle .MUgmentera.Vous connaissez sans doute les avantages de la pasteurisation hien faite, mais ce que vous connaissez moins.C'est l'efficacité relative des pasteurisateurs de différentes marques.LAISSEZ-NOUS ATTIRER VOTRE ATTENTION sur nos bnsr.ins pasteurisateurs "LACOURS1ERE" et "GOSSE-LIN" qui sont les résultats de nombreuses expériences et de recherches dispendieuses.Tous deux sont faits de matériaux de première qualité q| possèdent un mécanisme simple, fort et durable.Tous deux jouissent d'améliorations modernes et quel que soit celui que vous décidez (Tacheter, l'avenir vous dira que vous avez fait un bon placemen!.Ecrivez-nous, demandez nos catalogues, nos experts sont à votre disposition.i : EL & CIE Ë 36 et 38.Place d'Youville, Montréal •Boîte postale 484 Tél.: Main 011b DERNIERE HEURE Ce que vous vendez Prix du gros, net, livrés à Montréal Dernière correction, mardi, à 1 heure p.m.BEURRE DE BEURRERIE.ft No 1.0.2SH No 2.0.2i\v BEURRE DE FERME , PIGEONS VIVANTS : Xo 1.No 2.FROMAGE COLORE FROMAGE BLANC a ib 0.15 0.14 Jeune.Vieux.LAPINS No 1 (4 lbs et plus).Je couple .«0.45 .0.30 la lb .$0.13 No 1.0.15 No 2.0.14 OEUFS Va dmu.Frais Ppociaus.'.SO.IS Frais Extras.1.40 Frais Premiers.0.36 Frais Seconds.0.31 POULES VIVANTES lo couple LIEVRES No 1.7.S0.00 MIEL BLANC .,v la :b No i.:.:____.so.i2 No 2.0.09 No 3.0.No 1.No 2.No 3.bv ib Choix, 5 lbs et plu?.$0.26 ; Bonne 4}5 lbs et plus.0.24 ; Moyenne, 4 lbs et plus.0.22 I Passable, 3 lbs et plus.0.19 MIEL AMBRE MIEL BRUN SIROP D'ERABLE l> lb .$0.07 .0.00 .0.00 la lb .50.07 .0.05 .0.00 le nul.VEAUX DE CHAMPS ABATTUS .les 100 lb» No i.T.T.T.T.» 00 NTo 2.00 MOUTONS VIVANTS ]«s 100 lbl.cho«.~.7.".T.'.~ .'rrrrr.ï.s No 1.7.00 No2.5.0D No 3."NOUS" ' VOUS:':-lNVrrONS a nous envoyer VOTRE creme.• VOUS SEREZ PAYES de HAUTS PRIX.NOUS SAVONS QUE LORSQU'UN PATRON EST SATISFAIT, il NOUS RECOMMANDE.VOUS AUREZ SATISFACTION.veuillez NOUS ECRIRE POUR NOS CONDI.TIONS.MOUTONS ABATTUS Choix.No 1.Ne, 2.No 3.la lb 0.00 0.00 POULES ABATTUES U lb I ! Choix 5 lhs et pitis.$0.30 ; Bonne, 4>; lbs et plus.0.2« : Moyenne, 4 lbs et plus.0.24 Passable, 3 lbs et plus.0.21 POULETS VIVANTS la 'h I Choix.4,'i lb* et plus. .Choix.$0.14 k lb No 1.0.13 .50.is .0.16 la ib No 2.No 3.0.10 0.00 Bon, 5 Iba et plus(jeune«).A 23 ! No 1.Moyen, 4 1ns et plus.à 2] I No 2.VEAUX DE CHAMPS VIVANTS les 100 lbl .S A 6.00 .A 4.50 AGNEAUX VIVANTS les 100 lbs No 1.~.7.7:.512 50 12.75 No 2.10.50 à 11.50 AGNEAUX ABATTUS la lb Choix.".".'.i„ „ Nol.0.00 No 2.0.00 No 3.0.00 PORCS VIVANTS les 100 lbs.Porcs.312 50 à S12.S0 Select* (A bacon).$13.00 Truies.$10.00 A $10.50 PORCS ABATTUS les 100 lbs.No 1 (120 à 1601b»).18.00 No 2 (150 A 200 lbs)._____ 17.00 No 3 (250 et plus).PEAUX VERTES Peaux de bceufs (moins do 48 lbs} .$0.11 Peaux de bo?uf plus de 48 lbs) .0.0SM Peaux de taureaux.O.Ofi'-j Peaux de veaux de lait.0.14,W Peaux de veaux(ehaoune).00e A 1.00 Peaux d'agneaux(la peau) — 60 A 0.75 Peaux de chcveauxfle.peau).3.25 MONTREAL TRUDEL AYER Limitée Entrepôts de la Commission du Havre Montréal.Nous payons le plus haut prix du marché .pour BEURRE ET FROMAGE Nos retours sont faits promptement Ecrlrez-nouii pour renseignements.LAINE la lb Lavée Nol.'.28 A 0.30 Lavée No 2.à 0.26 Non lavée No 1.18 A 0.21 Non lavée No 2.16 A 0.18 Non lavée No 3.0.00 FOIN DE MIL au char, la tonne Extra No 2.(point d'exp.).811.00 No 2.1000 No 3.;.Q00 FOIN DE TREFLE la tonne Nol (trèfle môle).58.00 No 2.7.00 PAILLE la tonne Bonae.7.;.«5.00 A 6.00 l — - - 1 ¦ ¦ ^^^^waiaai i c ¦ -.U/V PRETREJJABBÉ HAM0N «w« possédé le moyen radical de guérir: DIABÈTE.' ALBUMINE.CŒUR.REINS.-FOIE.ESTOMAC.RHUMATISME; BRONCHES\d tout» la maladies chroniques réputées incurable»'.aucun» RtOlME''&~lz.>~'?'-~% wef^ que "wVlaNTUJ Brcctiure iiplititiv- et trb InKruitntt; InnfiU eu irjVi, 1 tnlL et frtaon iur oaMnd.Adrutet ¦ ¦ ¦ laboratoires' botaniques'*» et*marins: 430, rue St-Plerre Montréal ••¦¦aaBjaaaaaaal PATATES Montréal FEVES No 1.No 2.«0 lis 1.30 la mt.$2.45 .2.35 POIS le sat.Noi.;r.r:.52.50 No2.2.00* JE MARCHES CE QUE VOUS VENDEZ BEURRE Les arrivages de beurre à Montréal, pour la semaine se terminant le 4 septembre se sont chiffres à U,98â boites contre 23.008 la semaine précédente et 23,181 l'année dernière durant la même semaine.Il y a donc eu une diminution de 8,083 boites dans les arrivages de la semaine dernière.L'exportation est toujours tranquille, on ne prévoit pas de changement d'ici à quelques temps du moins.Le marché anglais est encombré.On rap-porte qu'il v a plus d'un million de boites dans les entrepots.FROMAGE Les arrivages de fromage durant la même semaine se sont chiffrés à Ô4.558- boites contre 56,490 la semaine précédente et 60, 135 l'année dernière durant la même semaine.Il n'y a pas de demande rie la part des importateurs anglais; les prix restent les mêmes.OEUFS Les arrivages d'oeufs durant la même semaine s esont chiffrés a T.K.'M caisses contre 7,11 fi la semaine précédente et 1 0,505 l'année dernière durant la même semaine.Le marché est hon pour les "eufs frais.Les prix sont à la hausse.VANKLEEK HILL.ONT.— 038 boites de fromage blanc, l.ïcts offert, pas de vente.BELLEVILLE.ONT.— 2.238 boites de fromage blanc.332 de coloré, vendues 15 3-4cts la lb, f.o.b.Belleville.ST-HACINTHE, QUE.— 154 bottes de beurre pasteurisé, 94 boites vendues 30 l-4cts la lb, 202 boites de fromage dont 50 vendues 14 7-8 cts la lb.MARCHE DU FOIN (Etats-Unis) Le marché américain est généralement ferme; les arrivages sont plus "faibles que la semaine dernière.La température s'est mal comportée, à ce que l'on nous avise, et la récolte a été retardée dans plusieurs sections.Le vieux foin est rare et se vend à SI.à 82.par tonne de plus que le foin nouveau.La qualité des arrivages varie entre passable et bonne, les prix sont restés à peu prés au niveau'de ceux de la semaine dernière.La liste suivante indique les plus hauts prix ainsi que les prix du numéro 3 pour le mil, durant la semaine du 27 août: No 1 New-York .829.00 r Boston .Philadelphie Baltimore Kansas City Kansas Citv prairie 28.00 24.00 26.50 15.50 14.no Ventes publiques de beurre et de fromage SAMEDI, t SEPTEMBRE CORNWALL, ONT.— 1164 boi-les de fromage blanc, 843 de colo-ré, lôcts offert, par de vente.NA PANEE, ONT.— 1,400 boites de fromage vendues 15 3-4cts la lb, f.o.b.Napanee.MÂDOC, ONT.429 boites de fromage vendues 15 11-1 fi cts la lb, f.o.b.Madoc.LONDON.ONT.- 100 boites de fromage coloré, lôcts offert, pas de vente.BROCKVILLE.ONT.— 1145 boites de fromage coloré, 1484 de blanc, lôcts offert, pas de vente.No 3 324.00 18.00 20.00 24.00 12.00 17.00 lfi.00 1 16.00 20.00 lfi.00 Chicago .'.25.00 Chicago, prairie .19.00 St-Louis.24.00 St-Lbuis, prairie .20.00 Minneapolis .21.00 Minneapolis, prairie 18.50 San-Erancisco .17.00 Détroit.23.00 Richmond .25.00 Pittsburg.22.00 ANIMAUX VIVANTS A MONTREAL (Semaine finissant le 2 septembre) On offrait en vente, au cours de la semaine, 1261 ' hètrs à cornes, 2972 veaux, 4068 porcs et I860 mou.tons et Agneaux; en outre, en cours d'expédition directe, il y avait 1375 bêtes à cornes pour l'exportation.Dites à cornes.— Les ventes se faisaient lentement-., à l'ouverture du marché.Les acheteurs recherchaient, des animaux de boucherie à 86.50 et moins.Une charge de bouvillons, pesanteur moyenne de 1225 livres et en très bonne condition, rapportait 87.La majorité des bouvillons, cependant, se vendaient entre 85.25; les bonnes vaches de types convenables, se vendaient 85 et les vaches mises de côté par les propriétaires de trou- Jeaux laitiers se vendaient de 83.25 84.50, selon la chair qu'elles avaient.Les animaux pour la mise en conserves et ]a coupe se vendaient entre 81.75 à 82.75.Une commande venant d'un endroit étranger pour des taureaux pour la saucisse de Boulogne, rapportait certains bénéfices et les taureaux pesants se vendirent 83.50 et les légers de 83 à 83.25.Les qualités communes et intermédiaires de génisses étaient en assez bonne demande pour la boucherie et le prix général était entre 85.25 et 86.25; celles de bonne qualité donnaient jusqu'à 86.75.Veaux.— Les veaux se vendaient bien à de bons prix; on payait de 810.50 h 811 pour les bons veaux nourris à la mamelle.Les veaux nourris à la mamelle de qualité commune et ceux nourris à la chaudière, se vendaient de 86 à 89 et ceux nourris à l'herbe de 84.50 a 85.Porcs.— Les porcs se vendaient bien à 813; ceux de choix don-naient SI3.50 et quelques légers rapportaient 812.50 à $12.75.Les truies donnaient de 89 h 310,50 et la majorité des ventes aux commerçants'se firent de S10 à 810.50.Moutons, — Les agneaux .ve vendaient, lundi, 812 pour les charges de wagons composées d'agneaux de qualité moyenne.Les prix devinrent plus élevés au cours de la journée et pour le rcst'f de la semaine les bons agneaux étaient cotes Jusqu'à $12.50.La majorité des qualités intermédiaires donnaient de 811 à 8U.50 et les agneaux légers ict communs rapportèrent de 510.50 en montant.L'exode des Canadiens français L'exode des cultivateurs canadiens-français avec, leurs femmes et leurs enfants, du district; de Québec aux?Etats-Unis^'.a , augmenté constamment depuis ,1c commencement de l'année jusqu'à ce que fut atteint le point où les autorités américaines rie l'immigration dans la vieille capitale furent forcées de disposer de trente à 40 requêtes par jour l'admission dans la république américaine.Cette information a été obtenue au bureau local de l'immigration des Etats-Unis, de Québec, où une foule d'environ 40 hommes femmes et enfants, parlant tous la langue française, attendaient avec anxiété leur tour d'être examinés.L'exode ne se confine pas aux célibataires et aux femmes.Non, il y a plusieurs familles de trois à quatorze enfants dont les membres ont tous traversé la frontière durant ces dernières semaines.« M.Charles Dcsedirio, agent de l'immigration pour le port de Québec, a déclaré que la gr.indc majo-i rite de ceux -qui partent pour les Etats-Unis s'en vont pour y cher-; cher de l'ouvrage, avec l'Intention de devenir des habitants permanents de ce pays.I Quatre-vlogt-dix pour cent d« i ceux qui demandent leur admis-i sion aux Etats-Unis sont des culli-I vateurs et ils viennent de toutes 1rs i parties de la province, quand J'an j dernier les emigrants venaient d'un t nombre limité de villages de la section ouest de Québec.11 est impossible de donner !p nombre des résidents de cette province qui ont traversé la frontière cette année à cause du fait que lorsque le bureau local de l'immigration américaine fut ouvert en avril dernier, un nombre considérable d'émigrants en perspective reçurent \et> instructions de se rendre sux ports d'entrée, à la frontière, pour y prendre les dispositions nécessaires à leur admission, comme le personnel du port de Québec n'était pas assez considérable pour disposer de tous les cas.Depuis avril, cependant, environ 850 personnes ont obtenu la permission des autorités locales de ee département américain d'entrer aux Etats-Unis.On n appris que les Canadiens-français qui désiraient s'en aller avaient une réputation sans tache et que c'est pour cette raison que très-peu de demandes ont été rejetées.____ L'homme patient vaut mieux que l'homme courageux.Salomon.! Les joies commencent ou finissent selon qu'un souvenir aimé se ! lève ou se.tait dans une Ame.Lacordaire.Sans le don du libre arbitre, l'homme n'eût pu ni choisir, ni se dévouer, ni, par conséquent, aimer i dans le sens véritable et généreux du mot.Crème Cette question vous intéreste-t-elle ?f OUI MONTREAL DAIRY .• COMPANY LIMITED .se fera un devoir de vous donner tout renseignement même si vous n'expédiez pas à notre Compagnie Est 3000, 290 Ave Papineau p SEPTEMBRE 1926 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE CINQ |'~Ëtoffe' du Pays Son Excellence l'honorable M.Narcisse Pérodcau, licutenant-fiou-verheUB; de la province de Québec, , présidé l'ouverture officielle de l'exposition des lainages, à l'Exposition nationale de Toronto.Quand Son Excellence, a ouvert'l'exposition, il avait à ses côtés Mm-" McKcnna et son aide tic cunip, ainsi line Son Excellence le lieutenant-gouverneur d'Ontario, l'hon.M.Harry Cockshutt, madame Coek-shutt cl le col.Alex.Fraser, a.d.c.du rfouverneux de l'Ontario.Tous les six portaient des vêtements fabriqués avec des étoffes et tissus! exclusivement canadiens.Les orateurs, au lunch des directeurs de l'Exposition, ont été l'hon.M.Pérodcau et M.T.A.Russell.Un magnifique paletot de laine, fabriqué par un moulin de Hranlford, a etc remis à M.le lieutenant-gouverneur Pérodcau.Dans une interview qu'il n donnée aux journaux de Toronto, le lieutcnanl-Rouvcrncur de la province île Québec a déclaré c|ue le commerce et un intérêt mutuel pouvaient rapprocher considérablement les provinces de Québec cl Ontario, "Dans cette direction, a-t-il ajouté, nous faisons de grands progrès.Le sentiment des deux provinces, l'une pour l'autre, est infiniment meilleur qu'il était il y a trente ans." L'hon.M.Pérodcau a aussi déclare que la question du bilinguisme se résolvait elle-même.A l'ouverture de l'exposition des lainages, M.R.L.Baker, membre de l'exécutif tde l'Association des manufacturiers de lainages du Canada, a souhaité la bienvenue à l'hon.M.Pérodcau dans les termes suivants: Votre Kxccllcnce, Les producteurs de laine et les fabricants de lainages et de Iricota-grs du Canada désirent vous exprimer l'admiration profonde qu'ils ont ressentie devant voir.- patriotisme exprimé d'une manier.' si pratique en portant des vêtements faits tir laine produite au Canada, tissée par des ouvriers canadiens de la province de Qi^bcc, et confectionnés au Canada.Us désirent également vous remercier de l'honneur en parcourant la distance qui sépare la cité de Québec de celle de Toronto pour ouvrir notre exposition de lainages et tricotages.Il n'est que juste que ce soit un représentant de votre langue qui inaugure cette exposition, car les Français ont toujours été les émules de l'industrie du lainage.Les illettrés ne savent pas que les premiers Brc-lons s'habillaient de fine .'aine teinte (li plusieurs couleurs, ou de tissus à dessins faits de rayures ou de carreaux, de même qu'ils s'étaient toujours fait noter pour leur habileté a fabriquer les laines.L'histoire dé-monlre que la fabrication de ses propres vêlements est principaux de la civilisation de n'importe quelle rontrei, cl nous lies certains que votre exemple patriotique el l'intérêt que vous montre dans cette industrie indigène si importante ne manqueront pas d'n.\oir des effets éten-(jus, L! vous avez les bons voeux, bons souhaits et 1rs meilleurs nciits des -10.01111 fermiers éle-ilc moutons au Canada, des 23,000 ouvriers des fabriques de lainages cl des lissages du Canada rt drs nombreux employés de ces fabriques.L plaisir et l'honneur que nous nions tous, de la présence en ecl i occasion de voire fiile, Mme Yvonne McKcnna, n'ont pas été mentionnes parce que le président de l'Association des fabricants de lainages el tricotages canadiens, M.n y a enco-ejenre, nous .1.A.Burns, a insisté pour que ce soit son privilège.M.J.A.Burns, président de l'Association canadienne des manufacturiers de lainages, en présentant une gerbe de glaïeuls à Mme McKcnna, fille de Son Excellence l'hon.M.Pérodcau, déclara: "Comme président de l'Association canadienne des manufacturiers de lainuges, je désire, madame, vous exprimer la )oie qu'éprouvent tous les membres de notre association à vous voir ici, dans un costume "bien canadien".Nous voulons vous marquer notre appréciation de ce beau geste d'une fr-çon tangible et nous avons cherché dons toutes les serres de l'Ontario une fleur qui pourrait porter le nom de°notre charmante visiteuse.!)ans les jardins de M.Archibald GHchriol, de Toronto, nous avons enfin trouvé une nouvelle variété de glaïeuls, et de la même série que ceux qui sont connus maintenant de "Lady Byng".'M.Burns fit une description de ta nouvelle fleur ,el déclara: "Malheureusement, comme il re qu'un glaïeul de ce ne pouvons vous l'offrir tout de suite, mais voici, en attendant, une autre gerbe de fleurs provenant du jardin de M.Gilchrist.Permottez-nous de vous la présenter en hommage." L'hon.M.Pérodcau répondit par le discours suivant: Lorsqu'il s'agit de produits canadiens, la province de Québec ne .saurait rester indifférente, elle dont toute l'histoire est si étroitement liée à la production du sol canadien et a la reproduction de l'élément canadien.C'est pourquoi clic vous a délégué le chef de son exécutif, qui met sa plus grande fierté à se proclamer un produit du Canada, son coeur étant véritablement fait, comme nous disons dans Québec, "de L'étoffe du pays", c'est-à-dire défi sentiments d'uttacliemcnt au sol et aux traditions canadiennes qui s'inculquent dans chaque génération, depuis que de vaillants fils de France ont résolu de faire de ce pays leur patrie, et ont trouvé dans leurs amis anglais, favorisés par le sort des armes, de francs et permanents alliés.LES PRIX DE LA DERNIERE Ce que vous achetez Prix du gros, pris a Montréal Derrière correction mardi, à 1 heure p.m.HEURE DANS STOMA C CAUSE D'INDIGESTION Oct — Aridité — Douleur* rnntrole Moyen, de i Des autorités medicates testifienl que prrs d/- fin',;, des trouble» d'estomac: lltdï-• mis, acidité, broiements, xnr, nausées, proviennent ri*tm excès d'acide liydro-chtorlque dans l'estomac el non comme d'aut :ir\ I.- croient à lui mnni|uc d« suc digestif, l-n membrane dp l'estomac est Irritée, lu digestion ésl paralysée, les aliments s'iicldlflcnli ce our 'MSBl gratuit dr noire méthode.Quel que "'II' rllninl fie votre région, voire Age, '' que soit voire occupnllon, si sous tourrrej d'asthme ou dr In fièvre du foin, nclrt méthode vous gurrlrn proriiptement.omis désirons renvoyer surtout a ceux ;•• " " cas est désespéré el nul n'ont, pas lagés par les préparations d'opium rations pour respirer nu fumer, etc.• ; .Snint-Ipnnce, il y n une jolie fnbri-jque de lainages que Lord Grey avait visitée avec un intérêt très-vif et Idont il se plaisait à'dire qye c'ét»i* FARINE A PAIN le char, le baril, en s»" Première pntenle.CS.30 Deuxième patente.7.1-0 Fort c n houlaugec.« .60 FARINE A ENGRAIS la char, le bnril.en sars 1ère.S.ï.30 2èmé.4-80 SOUS-PRODUITS DU BLE le char, la tonne Fen.r.$20.25 Cm rouj;e.31.25' Cru blanc fLaurcntin.).34.25 Cn'blurts de blé moulues.30.50 Middlings.38.25 MOULEES la tonne, au char "Succeea".$38.25 "Uuicn".30.25 GRAIN MOULU le sac de OR lbs Blé djndc moulu.$2.0') Blc d'Inde casai''.,.2.00 TOURTEAUX DE LIN la tonne, ou char Première quilité.$53-25 DRECHE DE BRASSERIE la tonne Fiche.528.00.BLE D'INDE le chnr.le mt.Argentine.SO.87 No 2 jaune .•.SO.00 No 3 jaune.0.S9 AVOINE le char, le Tit.•Ne ! C.W.10.5S il 0.00 M 3 C.W.0.53 à 0.00 No 1 d'alimentation.O.ôl à 0.00 Nu2.0 40 a 0.00 I ORGE No 3 C.W.No 4 C.W.le char, le ml.0.72 .0.72 SUCRE les inn lbs GranuJé («ne de jute).86.25 Granu1,5 f«e de coton).0.35 Cassonade No 1.•r>.05 Cassonade No 2.5.85 MELASSE 1» «ni.No ] fBaril rie 25 gallons).?0.57 No 1 (Baril de 00 galions).0.52 No 2.0.49 SEL ls JSC Sel fin (sacs do 200 Ibs).SI.66 Gros eel (sacs de 140 lbs).1.40 Sel en pierre («acs de 100 lbs).1.25 Crnp de dos.Grns d'épàuld., LARD SALE ls baril de 200 lbs .839.00 .30.00 SAINDOUX Tinetto de 60 lbs.Sceaux de 20 lbs.50 , 0 POISSONS FRAIS Haddock.$ Morue cn tranches.Doré.Brochet.;.Flétan, moyen.Maquereau.¦.Harengs.Truite des Lace.Poisson Blanc.Saumon de Gaspé .POISSONS FUMES Harldork fum.* frai".botte« 15 lbs.Haddock fumé, petit.la Ib 18H 18 la 1b .On 0.24 0.11 0.25 0.10 0.07 0.22 0.18 0.24 In Ib 0.12 Haddook, nouveau», filets Niobé.Kippers, 15 livres par botte, botte.Hareng fumé désosse, 10', botte.0.13 2.75 1.75 Harengs, POISSONS SALES le bnril de lbs .S Truite.Turbot.Moruo vorto, moyenne No.1.HUITRES Huîtres en écailles Bouctouche, brl.$18.01 TABAC par balle de .10 1b», îa lh Grand Rouge.S0.32 Grand Havane.O.30 pnr halle de SI lbi, ln lli Pctit-csnadicn.0.30 Rougo Queancl.¦.0.45 PETROLE Imperial Rnvalito: 1 barils de bois de 42 galls Imperial Itoyalite: (barils d'acier 47 gall* .le «ni.80.24 Le Premier $100 d'un Enfant Economisez d'abord $1.00 Puis, portez-le à la Banque Vous recevrez un Livret Et aurez un Compte d'Epargne.Si vous continuez à en ajouter régulièrement, vous aurez bientôt $100.00 En procédant ornai, tout petit garçon 03 fittttt* piat ieonomiicr cette lo-ame.La Banque Royale du Canada 0.24 GAZOLINE Imperial premier: (barils de 47 galls .Queens.HUILE Alhro a marhine: (le baril de 40 call?.Albro à automobile: (le baril de 40 galU .INSECTICIDES Par 25 Arstfniate do plomb en poudre.Aeseniate de chaux en poudre.Vert de Paris.FONGICIDES Hnr 25 Bouillie bordelaise en poudre.le Rel.'.S0.201-J 0.29 y, le «ni.S0.52 .1.10 Ibn, ln lh .3-0.25 .0.15 .0.29 lh».In lh .SO.101 .10 1 Bouillio souffrée en poudre.0.12 petites annonces (50 sous par insertion de 25 mots ou moins; 2 sous par mot additionnel) Animaux domestiques A vendre A VENDRE.— Lue vnche canadienne iulie.un taureau fie 2 an5, Canadien, gé-ssc 1 nns el une d'un nn.Un veau mûlc, •î\ *?,,("' S'ndre.ssrr n Joseph Perron, Lac-[X'-Sables, Co.Portncuf, Que.A V IIS 11 1RES ET YORKSHIRES — A vendre "Mn SIMON", fils dr Sin ANDREW, Imp.taureau éprouvé, excellent reproducteur, réunissnni In forme, In pesnuleur el de tfrnnde qualité!, laitière?.Champion *.ur toutes les rnces h SI Hyncmthe, 102.*».Ke-lliellea .Yorkshire* de premier choix, pe-s.int fie 125 n 175 livres.Une visite e>t sol-llcitéc.t.n Ferme Hellevxw, St-Hyaclnlhe, R.H.!.Tel.Sie-nnjnlle.provenant du surplus de l'armée.Catalogue sur demande.Magasin du surplus militaire, 294 rur Notre-Dame ouest.SOUFFl.ERINE Bar.inlle pour • "f te souffle ,1e votre chcvnl.Les certifient! 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étaient très concluants il qu'il était évident qu'il n'était pas nécessaire de les confirmer' à nouveau, nous avons décidé de moili-(¦!>!• cette expérience en 19*J3 pour fuir** une comparaison de la pulvérisation de bouilie bordelaise cl de calcium -ireéniaté combinés et tic plusieurs préparations de poussière commerciales cl faites sur la ferme.En ces deux dernières années, l'expérience a été conduite en double, sur la variété Montagne Verte.La bouillie bordelaise au calcium arséniaté se compose de cinq livres de sulfate de cuivre, douze livres de chaux hydratée et quarante ({alloua d'eau.Cette pulvérisation a été appliquée avec un petit baril "Spray Motor", et les différentes préparations de poussière ont été appliquées avec une saupoudreuse "Perfect" conduite à la main.Les premières applications ont été faites le 30 juin 1923 et le 24 juin 1921.el elles ont été répétées aux intervalles nécessaires pendant la, saison, jusqu'à ce que les tiges eussent été détruites par In K'elée.Au total, chaque parcelle a reçu cinq applications chaque saison.Pout connaître la puissance destructive des matériaux, les botes et les larves en vie ont été comptées sur une partie de chaque parcelle avant l'application et vingt-quatre heures nprès chaque application.A l'arrachage, les pommes de terre de chaque parcelle ont été classées el pesées.Voici les résultats obtenus: Pl'l VER1SATION COMPAREE AU SAUPOUDRAGE ".Militai-, moyens .te 1923 m de 1321 PourrenbiKr moyen de tiei.-s et de larves Rendement A l'ncre «irtniltev par cinq nppllcntttoiM Marchand marchand hnlss.Ilv.bolss.Ilv.Ilv.poussière |'ou«»!trfs et pulvérisations employée! Hnu'.llir boMelalte .'>-l2-to.calcium arséniaté, 1 r».iu> hydratée, S Ilv., calcium nrsrnliité, 1 Ilv Pnmmes de terre \ ertes,'pomslére .Mulllte bordelaise nrsénlatée, poussière .'"•nime brune, poussière .37 202 30 70 40 ni 200 30 on 30 03 i'lft ici s 7 •13 si 300 30 sb 40 7R 238 s «1 On voit par le tableau qui précède, qu'aucune îles préparations de poussières n'a donné d'aussi bons résultats que le mélange de bouillie bordelaise et tie calcium arséniaté.Ost *ans doute parce qu'elles érenl pas au feuillage.La bouillie bordelaise sèche et forme un enduit que les ondées n'enlèvent l>« faiilement mais les poussières essayées ont été enlevées entièrement ou en partie par la première pluie qui a suivi leur application.En Ces deux dernières «saisons, la pluie est tombée à intervalles fréquents, donnant ainsi l'avantage :i In pulvérisation.I.e Bortox.un poison fourni par; la Delora Chemical Company, a étéi essayé pour la première fois en 1024.Différents titres de concentration ont été employés, en rombi-; unison avec la bouillie bordelaise tn.iji n-'tis avons constaté qu'une concentration dépassant 30 onces fluides de Bortox pour quarante gallons de bouillie bordelaise a brûlé le feuillage.Nous avons obtenu cependant un contrôle très efficace de la bète à patates en employant 25 à 30 onces.Ces parcelles ont ddnné également un peu plu* lie pommes de terre que celles qui avaient été traitées avec d'autres bouillies nu poussières.OIGNONS ESSAI DE VARIETES.Là ré.coite d'oignons a été assez forte, quoique la maturation ait été retardée par le temps frais et couvert el par les fortes pluies de la fin d'août et de .septembre.Vingt variété:, étaient à l'essai en 1924; voici les cinq qui ont donné les meilleurs résultats en ces cinq dernières années:— qu'elles aient produit leurs oeufs.L'aubergine n'a pas bien réussi jus~-qu'ici h Lennoxville, car même lorsque la graine est semée en couche chaude le 1er avril, la saison est généralement trop courte et les gelées du commencement de septembre, détruisent les plantes avant que la récolte ne mûrisse PIMENTS Six variétés de piments ont été essayées en 1924, mais elles n'ont produit qu'une récolte partielle, à cause de la température fraîche et humide d'août et de la première partie de scpleml-re.Parmi les gros piments, ce sont le Napolitain et le Précoce-de Harris qui ont donné la meilleure récolle, tandis que le Long rouge de Cayenne est le plus productif des petites espèces.ASPERGES La Washington, qui est In seule, variété cultivée sur cette station, a continué à donner d'excellents résultats et parait bien convenir pour ce district.En 1923, le rendement a été d'environ 1,000 bottes a l'acre sur une parcelle de plantes de trois ans.En 1924, cette même parcelle a produit une récolte do £.150 boites à l'acre.POIS DE JARDIN La saison à I-ecnnoxvillc parait être idéale pour les pois de jardin.II est rare que les chaleurs soient excessives et les sécheresses prolongées sont presque inconnues.Aussi, les pois produisent des tiges vigoureuses et continuent longtemps ù produire.Essai de variétés.— L'essai de variétés eh 1924 comprenait trente-deux espèces dont onze étaient à l'essai pour la première fois.Sur ces espèces, plusieurs ont donné d'excellents résultats; celle uni a le .mieux rapporté était une espèce étiquetée Pois de semis no 1, venant de la station expérimentale fédérale, Invermere, C.B.C'est une espèce a pousse vigoureuse qui pro-' duit une forte" tige de quatre à cinq pieds de hauteur.Son rendement pou?la saison de 1924 a été de 29 livres de pois en gousses dans une rangée de 30 nieds.Une autre variété excellente qui a été éprou-! vée en ces deux dernières années ! est la Lincoln.Cette variété venait | également d'Invermere.Nous indiquons au tableau sui-: vaut celles des variétés que l'on trouve facilement dans le comm» I ce, qui ont donné les meilleurs renflements en ces sept dernières ali-'nées: Variété POIS DE JARDIN Moyenne de sept année» Saison Téléphone .Tardive Thomas Lnxton .Précoce Grot us .£'C"f'' Sutton Excelsior .Mi-saison Stratagème .lardive Merveille d'Amerlrrue .Précoce Rendement de pois en Hauteur «ousses moyenne d'une rangée de 30 pieds pieds pc.Ilv.one.r, î 17 12 3 S 10 4 3 7 1B 2 1 rt 15 B 3- là 5 14 11 10 ECARTEMENT DES SEMENCES DANS LA RANGEE.— On a généralement l'habitude de mettre les pois à un demi-pouce d'écarlemenl dans la rangée, sur cette station.Aucune expérience n'a« été faite pour voir si cet espacement était | le plus satisfaisant, nous nous ri glions les observations faites sur la récolte d'une année à l'autre.Pour obtenir des renseignements authentiques sur le sujet, nous avons conduit en 1923.une expérience qui a donné des résultats très clairs.Voici les résultats moyens tics deux entièrement'pour cela sur ' dernières saisons: POIS_ECARTEMENT DES SEMENCES DANS LA RANGEE nésuitnts moyen», 1923 (1 lt>2l Rendement d'une rangée de ricanement de la semence dans la rangea • i OIGNONS—ESSAI DE VAlHFTf» Moyenne d» cinq uns Variété Couleur Forme Rendement de deux ranaVes de 30 pieds Ilv.one.HsilKe Roupe mat 21 5 .Inune Oral 2fi 12 nZ1 1S Juillet 23 Juillet 1er août 12 nortt fi sept.30 sopt.1921 10 juillet 23 Juillet 30 Juillet Unnl'll 0 sept.3 oct.1023 23 n,¦lit 2S noilt 7 sept.3" sept.Ilanlsh llallhead 1P2I 10 nont 27 août 10 sept.Sort.nendement moyen d» 2 rangs de 30 plrds Marché de Copenhague Ilv.l'as de récolte l'as tic recolle 300 273 239 22.'.1*1 lf.O R S 12 12 Danish llallhead Ilv.«V.207 207 1K2 135 12 MAIS SUCRE Il semble qu'il soit de plus en plus difficile de cultiver du mais sucré à Lennoxville.Trente cl une variétés étaient A l'essai en ces trois dernières années et il n'y a que: les plus précoces qui aient produit des récoltes satisfaisantes.Parmi celles-ci les plus utiles sont les Malcolm HAIif et Bantam Doré.Le Pickaninny, une variété petite noir foncé, d'un excellent goût, est beaucoup plus précoce que les autres variétés essayées, mais comme elle n.'àt que de -.petits.épis,, clic ne se vend pas aussi facilement que les autres variétés.CHOU-FLEUR Essai de variétés.— Les choux-fleurs donnent généralement une| bonne récolte sur cette station cl l'on n'a que peu de difficulté ^ ! obtenir des pommes de bonne gros-! seur et de bonne qualité.Sur lesj deux variétés qui ont été essayées' depuis un certain nombre d'années, le Erfurt nain extra hâtif est le plus-.précoce et de meilleure qualité.Le i Jtarly Snowball (Boule de neige hA-l La Cure des S JiwItorJ Lw IE*/1 Pour les Femmes Pâles et Faibles rend plus parfaite la beauté de la femme, parce qu'elles enrichissent le sang en substances colorantes et donnent par conséquent aux joues et aux lèvres une couleur rose naturelle.Les Pilules Rouges améliorent la santé générale et donnent une apparence fraîche et saine contrastant avec l'aspect précocement vieilli de la femme anémique et maladive.En outre le traitement aux Pilules Rouges ramène l'appétit et les forces et soulagent toujours : MAUX DE TÊTE.INSOMNIES.MAUVAISES DIGESTIONS, DOULEURS AUX REINS, AU BAS-VENTRE, TROUBLES URINAIRES.".T'ai longtemps souiïort do douleurs aux côtés et au dos, j'avais souvent l'estomac, acide ; nia digestion était lente et douloureuse,cequi me causait de fréquents maux de tète.Jo suis allée consulter les médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine qui m'ont donné des conseils que j'ai suivis scrupuleusement en prenant les Pilules Rouges pour me tonifier.Je suis maintenant en parfaite liante et je le dois aux Pilules Rouges et aux avis des médecins de ln Compagnie".Mme Wilfrid Descent, 779, rue Centre, Pointe Saint-Charles, Montréal.Mme Napoléon Ftlton Mme Wilfrid Descent i "Cinq maternitésen six ans m'avaient rendue très anémique J'étais si faiblo quo je pouvais à peine me tenir debout ; j'avais des battements de cam r chaquefoisqueje montais un escalier, jo n'avais plus d'appétit et mon estomaese ressentait de mon épuis„c-ment général.J'avais aussi des hémorragies utérines qui contribuaient à m'afFaiblir davantage.Pur le conseil d'une voisine, je me suis décidée d'essayer les Pilules Rouges.Dès les premières boites je me suis trouvée beaucoup mieux, je me suis sentie de l'appétit et mes forces revenaient de jour en jour.Je suis très satisfaite des bons résultats oblcnus et je recommande les Pilules Ronces A toutes les femmes épuisées".Mme Napoléon Filion, 120, Cedar St., Lewiston, Me.CONSULTATIONS GRATUITES aux femmes, par lettres ou à no» bureaux, 1370, rue Sntnt-Dem».(N.B.Le, No 274 n'exUtant plu» a cause du changement fait par la ville1.Non médecins sont à votre disposition tous les jours, de 9 heures du matin à 8 heures du soir (excepté les dimanches et fêles religieuscsl.Vous serez satisfaites des conseils qu'ils vous donneront pour rien.Il vous est impossible de vous soigner à meilleur marché.AVIS: Soyez énergiques pour votre santé.Refusez les substitutions au cent, soit en bouteilles ou en boites .de carton.Les Pilules Rouges pour les Femme» Pâles et Faibles sont dan* des bottes de bois, l'étiquette porte «n No de contrôle et le nom de notre Compagnie.Les indications de notre médecin dans la circulaire sont pré-yeuses, suivez-le» bien.Chez tous les marchaiidi.au par'la poste sur réception du.prix,-50 sous la boitiv raMPACNIE' CHIMIQ^'FRANCO^ÂMËRfCAifœ Ltee/'lS70,lrui» St-DenWMonrréal.*" ____i_\_ l'AGK HUIT LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 3 SEPTEMBRE -1^ Lp fromage cottage I,.fromage Collage ou fromage blanc est le seul fromage qui .se fabrique maintenant en quelque quantité sur nos fermes.Sa fabrication nVxige que peu de temps et de travail.Comme aliment, il prend rang parmi les plus économiques et les plus délicieux.On peut utiliser de cette façon de petites quantités de lait sur qui, sans, cela, seraient gaspillées; niais il est i aussi facile d'en préparer une grande quantité.Sur les fermes, où il v a une abondance de lait écrémé, la fabrication du fromage Cottage fournit un aliment savoureux et bon marché et peut, dans certaines localités, être une bonne source de revenu.I.e lait qui a suri preimplement ou le lait doux auquel on ajoute de la présure, peuvent être employés tous les deux, mais le lait qui a suri lentement ou qui est ranee ne doit pas être employé, car il lient communiquer un goût amer.Il est tout aussi nécessaire, île même que pour les autres produits laitiers, que le lait avec lequel "it fail du fromage Cottage soit d'une bonne qualité, qu'il soit soigneusement manutentionné et que tous les ustensiles soient tenus scrupuleusement propres.Le surissage naturel du lait est dû au développement de bactéries inoffensive s.qui agissent sur le sucre du lait, produisant rte l'acide | lactique et causant le goût caractéristique de lait sur.La température la plus favorable pour le développement de ces bactéries est entre i>.ï et "0 degrés F.A crtte température le lait surit entre 24 et 36 j heures.On peut raccourcir le temps exigé pour le surissage en ajoutant, à chaque pinte de lait doux, environ deux tiers de tasse de lait sur.propre et de bon goût.Ce lait doit être tenu environ à la même température, et il surira en 18 ou 24 heures.On peut aussi coaguler le lait en y ajoutant des tablettes de "Junket", qui sont faites: avec de la présure, et qui font cailler le lait en peu de temps.Un bon fromage a un goùl propre, légèrement ;iride et une texture lisse et uniforme.On peut tirer d'une pinte de lait environ un tiers de livre de fromage blanc.Le grand nombre de façons dont le fromage Cottage peut être accommode, la facilité avec laquelle il se prépare, son goût, le bas prix auquel il se vend, donnent à ce fromage une place importante parmi i nos denrées alimentaires.FROMAGE COTTAGE: PROCEDE NO 1 2 pintes de lait sur.1 cuillerée à thé de sel, poivre, crème.Mettre le lait sur dans une casserole et tenir sur de l'eau chaude jusqu'à ce qu'il se sépare en caillé et en petit lait.Passer au-dessus d'un plat à travers une double épaisseur de roîton à fromace.Mettre le , caillé dans un bol.le battre, assaisonner avec du se] et du poivre e! humecter avec de la rréme; refroi' dir et servir.FROMAGE COTTAGE : PROCEDE NO 2 2 pintes de Sait doux.3-3 tasse de lait sur.épais.: Ajouter le lait sur au lait doux en remuant, recouvrir et tenir environ 18 heures à une température de à 70 degrés F.Tenir sur de l'eau chaude, jusqu'à séparation en caillé et en petit lait.Faire passer au-dessus d'un plat, à travers une double épaisseur de coton à fromage.Battre le caille, assaisonner et ajouter de la crème.Refroidir et i-ervir.Dans l'un ou l'autre de ces pro-lail il cédés, on ne doit chauffer le que jusqu'à ce qu'il soit tiède, pas plus: si on le chauffait plus, il serait sec et dur.Au lieu de crème on peut mélanger un peu de beurre avec le caillé.Si on préfère le fromage Cottage ayee des choses sucrées, comme le jus de fruit ou la confiture, il faut employer moins de sel et ne pas employer de poivre pour l'assaison-1 nement.En raison de la grande quantité ! de protéine qu'il renferme, le fro- j mage Cottage peut remplacer, dans bien dés repas, beaucoup des aliments plus coûteux, de composition semblable, comme la viande, le ! poisson et les oeufs, t.'ne livre de fromage Cottage contient à peu près autant de protéine qu'une livre i rlr viande modérément maigre.La ménagère qui désire préparée ses menus de la façon la plus éco-i nomique et en tenant compte de la valeur des aliments, agira sagement en se renseignant sur la possibilité' d'employer une plus grande quantité qu'elle ne fait de ce produit utile du lr.it.La protéine et la matière minérale qu'il renferme fournissent des matériaux pour le développement des muscles et ries os.à un plus bas prix que la plupart des aliments.Le goût se prête ù des combinaisons très savoureuses avec beaucoup d'autres aliments — fruits, legumes, etc.Le /romage Cottage est délicieux également lorsqu'il est servi seul, avec de la crème et du sucre, ou assaisonne de sel et de poivre.En clé.il est spécialement utile parce qu'il n'exige que peu de chaleur pour sa préparation et qu'il peut être employé avec une variété de salades nourrissantes et ! appétissantes; il .est délicieux égale- 1 ment en sandwiches, pour les "lunches" de pique-nique, etc.Il est tout désigné pour le lunch scolaire 1 à toutes les saisons de l'année, car j c'est une forme de nourriture concentré", facile à digérer cl très appréciée.C'est au bout d'un jourj environ après qu'il vient d'être fait! que ce fromage est flans son meilleur étrît pour êtrr consommé, mais' il se garde plusieurs jours s'il est j mis dans une jarre de verre ou de j granit et tenu au froid.Le petit lail qui s'égoutte (Kl caillé au cours; du procédé de fabrication du fro-: ma Cottage peut être employé rom-me breuvage s'il est sucré avec du ! sucre et parfumé avec du jus de citron.Il faut le couler et le refroi-; dir avant de servir.L'emploi du fromage blanc ou du "caillé", comme on l'appelait géné-! ralement.étail beaucoup plus répandit dans le temps de nos grand'-mères ntr'aujoûrd'hui, et aucun aliment n'était plus recherché.Il \ aurait de grands avantages au point de vue de l'économie d'argent et fie main-d'fieuvre à l'utiliser dans l'alimentation beaucoup plus qu'on ne le fait aujourd'hui.SAUCE A SALADE DE FROMAGE COTTAGE Battre une tasse de crème sure jusqu'à ce qu'elle soit épaisse.Parfumer avec, du jus de citron et y mettre une demi-tasse de fromage ttage.C'est délicieux, servi avec^.! L'Eloquence des Faits et des Chiffres AVANT DE VOTER, LISEZ BIEN CECI : La dette'nationale a été réduite cette annea de $27,706,536.00.Durant les trois dernière?années du régime~conservateurr"en 1919, 1920 et 1921, les déficits fédéraux ont formé un total de S847,604,678.Cette année, la dernière du régime King, les chiffres montrent non seulement qu'il n'y a plus de déficit, mais que la dette nationale a été réduite de $27,706, 586.Les dépenses ont été réduites par a.nnéo de $10S,341,166.00.La chose s'explique facilement lorsque l'on compare tes dépenses d'alors avec celles de l'administration libérale.Pour Tannés fiscale 1921-22, la dernière du régime Mcighen, le montant global des dépenses a été de $463,528,389, tandis que sous le gouvernement King, pour l'exercice financier 19£5-26.celles-ci sont de $355,186,423, soit une dïminutio-n de $108,341,166, grâce à l'économie pratiquée par le parti libéral.Les taxes ont été rêduites~en"1926 de $26,131,000.00.Voilà ce qui a permis au gouvernement' King d'effectuer une réduction considérable des taxes qui pèsent sur le peuple canadien.Par le budget Robb.le peuple du Canada va épargner au cours de cette année la somme de $26,181, 000 et de nouvelles réductions sont certaines si l'administration des affaires du pays est de nouveau confiée au parti libéral.Les chemins de fer nationaux ont un surplus en 1926 de $34,000,000.00.Non seulement le gouvernement King a'bien administré les" affaires du pays, mais il a vu à ce que.l'exploitation des chemins de fer nationaux ne soit plus une charge pour le'contribuable canadien.Sous les conservateurs, nous avions des déficits tous les ans: pour les deux dernières années du régime 1920-21, le déficit total fut de c43,000,000.Sous les libéraux, au contraire, des surplus augmentent d'année en année: rien que pour l'année fiscale 1925-26, nous avons un surplus Gui s'est, élevé à $34,000,000.Le commerce canaaten a une balance favorable en 1926 de $401,134,405.00.Sou6 le régime Meighen en 1921, le Canada achetait à l'étranger' plus qu'il lui vendait; cette année-là, nos importations étaient plus fortes que nos exportations de $29,730, 7 63.Sous le gouvernement King, c'est tout le contraire, le surplus de nos exportations sur nos importations augmente chaque année; pour l'année 1925-26, les chiffres accusent une'balance favorable de $401,134,405.Voilà pourquoi le dollar canadien ne valait que 86 cents en 1921 et qu'aujourd'hui il fait prime sur tous les marchés du.monde.Les dépôts d'épargne augmentent cette année de $74,522,071.00.Les dépôts d'épargne ont augmenté constamment sous le régime libéral, aussi le total qui était de $1,253,703,216 au 30 juin 1925, s'élevait à $1,328,225,287 au 30 juin cetto année; soit une augmentation de $74,522,071.Le gouvernement King a non seulement administré le pays avec sagesse et économie en remplaçant les déficits par des surplus,' mais sa politique fiscale a été un bienfait pour tous.Nos industries ont augmenté leur capital de $348,787,102.00.De 1924.à 1925, nos manufactures ont augmenté leur capital do $348,787,102ei des centaines de millions sont présent".-ment dépensés dans de nouvelles entreprises industrielles.850,718 personnes travaillent dans nos industries, le plus grand nombre de ! notre histoire.Les conditions générales du travail sont~constamment améliorées sous le régime libéral' Alors que M.Meighen était premier ministre en 1921, la situation ouvrière a été la plus mauvaise que le'Canada ait connue, tandis qu'après quatre ans et demi d'administration libérale, au 1er juillet 1926, 8 5 0, 7 1 8 personnes travaillaient dans nos industnes, le plus grand nombre dans l'histoire du pays.* La construction a augmenté de 26% sur l'an dernier.La valeur des permis de construction"dans tout le Canàda"~a augmenté de 26% pour les six premiers mc's de 1926 parrapport, à la Dériode correspondante de 1925.La production agricole a augmenté de' $358,000,000.00.La production agricole a augmenté de $3587000,000 depuis deux ans.conséquence de la réduction du tarif sur les instruments aratoires et des nouveaux marchés queje gouverne-, 'ment King a ouverts au cultivateur canadien.L'EXCELLENT BILAN DU REGIME LIBERAL S Diminution de la dette nationale, Réduction des dépense*.Réduction des taxes.Surplus dans l'exploitation de nos chemins de fèr.Excédent considérable des exportations suries importations* Le dollar canadien au pair.Le travail abonde.La prospérité se manifeste partout aujourd'hui M.MEIGHEN ET LA CONSTITUTION Il y a une question constitutionnelle dans la présente élection, quoi qu'en disent les conservateurs.' L'acte du gouverneur général, substituant sa volonté à celle du premier ministre libéral, est un fait sans exemple dans l'histoire britannique et crée un précédent plein de conséquences graves pour l'avenir de l autonomie canadienne.Dans la formation de son cabinet provisoire, comme dans la dissolution du parlement sans prorogation préalable, M.Meighen a induit en erreur Lord Byng et fait H des droits du parlement.Devant ces faits indiscutables et la conduite inconstitutionnelle de M.Meighen, tout citoyen qui a a cœur de servir la meilleurs intérêts de la patrie canadienne, a le devoir de voter pour ramener Les libéraux au pouvoir.' VOTEZ POUR LE PARTI LIBERAL LE PARTI DU if Lo Comitfi Central Liberal, 65, rue Saint-Jacques, Montréal.(1rs salades de fruits ou des salades de- légumes.BOULES OK FROMAGE COTTAGE Façonnt-r du fromage Cottage en oeliles boules rondes, et rouler dans du persil finement haché.Ser-ir sur des feuilles de laitue avec de confiture.Les boules de fromage Cottage, ajoutées n des salades de.fruits ou de légumes, font un mélange appétissant.SALADE DE FROMAGE COTTAGE ET DE BETTERAVES Laver des betteraves de grosseur ia sauce a la salade.Garnir si.on I movcjinc et les faire bouillir le-désire-avec. temps.A peine si je consacrr une demi-heure au journal, I" soir, pour savoir les nouvelles et suivre le procès et l'affaire '/.Vous comprenez, avec des enfants'.'.Et puis, ajoute-l-elle avec un sourire narquois oit passe la satisfaction et l'orgueil digne d'un Salomon, les vers, ça ne me dit absolument rien; je ne trouve rifli d'intéressant là dedans.Et la flèche Habilement tirée, la sage voisine aiguille sa verve éloquente sur un autre sujet.Le petit quart d'heure est écoulé depuis longtemps, 1rs en-lofls sont revenus de la'classe, on entend chez le voisin des échos de querelle que l'absence de toute autorité avive et la jeune maman soupire devant l'impossibilité où elle est de surveiller les siens qui menacent éi leur tour de faire un beau tapage, de préparer le souper soigné qu'elle a promis le malin et | man qu'elle tienl à servir et l'heure régulière.Mais l'aimable voisine i '"!/.!'' ne devine rien; toute au récit d'un "scandale" enrichi par les commérages, elle ne voit que l'absolue nécessité dr le raconler scrupuleusement jusqu'au boni.Enfin, elle prend congé.Ee petit quart d'heure élastique a pris les proportions d'une bonne heure cl demie et la maman, dont l'humeur s'est aigrie, retourne en hàle à sa besogne terriblement retardée et aux enfants déjét coupables de deux ou trois gâchis, ce pendant que Madame sa voisine, r/ui vient justement de rencontrer une amie, s'exclame confidentielle ; "Entre nous, Madame E.n'est pas une grande travailleuse.Figurez-vous qu'elle passe ses après-midi à lire des vers, chose que ni vous ni moi n'avons le temps de faire si nous ne voulons pas que tout l'ouvrage rest là!" Patinez tout à votre aise.Madame, et apitoyez-vous sur l'inconséquence des amis de la lecture, gonflez-vous d'orgueil devant votre prétendue sagesse; votre pitié méprisante va.en ligne directe, à la rencontre de celle dont vous enveloppent les gens sensés.Vous n'avez pas le temps de lire, voire activité, de."femme modèle" ne vous le permet pas et cependant vous n'osez pas qualifier de temps complètement perdu ces heures de flânerie sur la véranda voisine, ces arrêts avec une passante au coin des rues, rrs longs stages dans les magasins, que sais-je encore; aulant de choix nécessaires dans la vie, dites-vous, parce qu'on ne peut s'absorber dans les travaux accablants.Soil : mais de tout cela quel profil retirez-nous pour votre àme et notre intelligence?La lecture d'oeuvres belles, en prose contrite en poésie, joue un rote important dans lu vie d'une femme w r'rst pourquoi Imites devraient lire un peu chaque jour un peu d'autres choses que des' récits à sensation.La lecture élève, grandit, ennobli! l'àme, éclaire et élargit l'intelligence, développe le jugement cl multiplie nos connaissances, quelque complètes qu'aient été nos eludes.Astreinte aux travaux monol-ones, complètement livrée 'iu.y choses matérielles, la femme perd l'idéal sans lequel l'àme '•st incapable d'ascension, incapable d'oeuvres sublimes.Or la bette cl saine lecture est l'unique aliment de l'àme.Grâcf à elle, nn oublie ses soucis, ses épreuves, on relève son courage, on me! dr la poésie dans son existence.Grâce à idle, la mère apprend à mieux saisir l'àme dr son enfant, à mieux la guider dans l'éducation, mieux la préparer pour la vie.L'enfant qui a de l'idéal, le goût inné du beau et du bon.de la noblesse de caractère, l'enfant dont on est fière et sur ler/nel l'avenir peut compter a généralement une mère qui a puisé ces nobles sentiments dans la fréquentation
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