Le bulletin des agriculteurs /, 1 novembre 1926, jeudi 18 novembre 1926
T/-vTTT?TV A T nTTinOM A n ATUT7 publié par là Cic DE PUBLICITE RURALE Ltée DIBEC/TEUR : .T.-N.Ponton REDACTEUR: Firrnin Lctourneau Le sol est notre plus grande force VOLUME 11 — No 46 3, RUE NOTRE-DAME EST, Mon Ire ni Téléphone: Main 2651 MONTREAL, 18 NOVEMBRE 1926 Abonnement: 1 an.81.00.; 3 ans, 82.50.Montréal cl pays étrangers, $0.50 de plus par année.Tirage Certifié par t'A.B.C.CINQ SOUS LE NUMERO mes rie Sur le Congrès de l'Union Catholique des Cultivateurs La deuxième assemblée annuelle de l'Union Catholique des •('ulli\tileurs de Québec vient de prendre Tin.Gommé la première réunion, où prit naissance l'U.C.C, et la deuxième dans laquelle s^àffirmèrenl, pour la première J'ois, les cultivateurs de c'cllc' province, celle-ci fut un solennel événement agricole, qui a rempli le* coeurs des plus belles espérances.11 n'y a plus à douter de la survivance de l'Union Catholique «lis Cultivateurs de la province de Québec, c;ir nous avons ie témoignage de la plus haute autorité de l'Eglise en cette, province.Monseigneur l'Archevêque Rouleau, et de tous les hom-de bien qui se.sont associés à cette fôte, pour attester la essite absolue de cette union et sa solidité parfaite.De plus, les délégués ont donné une preuve patente de leur détermination à rester fidèles à la constitution de leur associa-lion cl à se dépenser sans compter pour son développement.Celle, dernière réunion est aussi un hommage non équivoque aux artisans de la première heure.Nous nous joignons bien volontiers à Ions ceux qui ont chanté les bienfaits de l'association pour exprimer notre reconnaissance à ses fondateurs.Toutefois, le Bulletin des Agriculteurs se trouve, niainte-nanl.vis-a-vis de l'Union, dans une situation nouvelle.Autrefois, il lui donnait son concours en exerçant ses activités au sein même de l'association; à l'avenir, il l'aidera en exerçant ses acli-\ilés en dehors.Ce changement dans noire situation est le résultai de l'attitude extrêmement hostile du ministre de l'agriculture, M; Caron, envers le Bulletin des Agriculteurs.M.Caron.l'an dernier et celte année encore.- - celle fois il parlait comme premier ministre de la province — a montré le Bulletin des Agriculteurs, c'est-à-dire, son directeur, ses rédacteurs cl ses correspondants, comme un organisme dangereux qu'il l'aul à tout prix démolir.Après avoir l'ait du journal lui-même cl de tous ceux qui y correspondent des objets de répulsion, il s'esl appliqué à prouver que le Bulletin (1rs Agriculteurs était l'organe officiel de l'U.C.C.Il avail bien pour l'arrêter dans celle manoeuvre politique 1rs déclarations du directeur même du Bulletin des Agriculteurs ri cilles du président de l'Union Catholique des Cultivateurs, M.Barrp.à l'effet que les deux étaient absolument indépendants l'un de l'autre; il les Toula au pied et maintint, pendant une heure au delà, la fausseté qu'était son assertion que le Bulletin des Agriculteurs était l'organe officiel de l'Union Catholique des Cultivateurs.Par respccl pour l'autorité qu'il représentait, l'assemblée, bifii qu'elle protestât à plusieurs reprises contre les attaques injustifiées de M.Caron contre le Bulletin, le.toléra.Il reste cependant que M.Caron csl le ministre de l'agriculture il qu'il délient un pouvoir considérable.Afin de l'empêcher d'exercer ce pouvoir contre l'Union Catholique des Cultivateurs de Québec, en s'abritanl derrière le Bulletin des Agriculteurs, j'ai décidé de séparer conipjètemenl le journal de l'association.C'était un sacrifice; je n'ai pas hésité à le faire pour le plus grand bien de l'Union.Tant que les puissances occultes qui s'opposeiil à l'épanouissement complet des initiatives individuelles de.s éléments ruraux n'auront pas été.démasquées, il faudra que nous cl lotis les autres qui comprenons le problème agricole el qui désirons coopérer n sa solution, fassent de tels sacrifices.Nous avons cependant pour notre pari l'extrême plaisir de remettre dans les mains des cultivateurs eux-mêmes une association pleine de vie.qui cadre parlailemenI avec les idéaux des cultivateurs cl qui repose sur les principes sains de l'organisation professionnelle appliqués pour le plus grand bien de là société.A partir d'aujourd'hui, nous serons donc plus libres que jamais.Je déclare, immédiatement à nos adversaires que nous ne cesserons pas la lutte; bien au contraire, nous allons la faire plus ardente quo jamais.Ce ne sera ni les menaces de la MAIN NOIRE, ni la PRISON, de.s administrateurs de la Coopérative, ni I les DECLARATIONS EXTRAVAGANTES du ministre de l'agriculture qui nous empêcheront de poursuivre notre but.Nous restons avec, nos mêmes convictions sur l'organisation ; agricole.Nos moyens d'action se t-rouvenl étendus par la non- i vrlle .situation dans laquelle nous nous trouvons.Notre CREDO\ est le même que celui - permettez-moi de le dire — que nous avons couché nous-mêmes dans les constitutions de l'Union Catholique des Cultivateurs de la province de Québec.El nous entendons rosier fidèles à ce CREDO, et nous entendons faire loul l'apostolat possible pour le faire accepter par tous les eul-livnleurs de la province de Québec.* * * Quanl a la forme que prendra la 411110 Future, nous serons bien loi en étal de l'exposer, car nous nous mettons ianinédiate-inénl en communication avec les tètes dirigeantes des campagnes pour décider avec elles des mesures à prendre pour donner •'i l'agriculture ln puissance dont elle a besoin pour effectuer son développement normal.Nous invitons, ici même, tous les agriculteurs d'esprit public à nous exprimer leur opinion en celle matière, Il est temps que nous prenions des pour retenir à la terre ses fils et pour arrê Ç 'ait au Soleil quand il s'agit, ¦Juri rote du distingué, archevêque J|c 'a province r'" r»nAk«^ «,f «4«» l'autre, de M de Québec, et de Caron.Bien que ?a.nsfunc réunion, le vénérable àr gfcvcque.adresse, la parole le pre ' avec toute la dignité qu'on! composition de ce titre du Soleil lui connaît, et que M.Caron adresse la parole en second lieu, le Soleil, faisant rapport de.cette réunion s'exprime ainsi : "L'honorable ministre de l'agriculture et Sa Grandeur Atgr Rouleau adressent la parole aux hommes du sol — At.Caron reprocho à l'Union de lo vilipender dans son bulle-tin officiel, sans aucune raison fondée — Atgr l'Archevêque conseille la pratique de la justice et de la charité.'' Au deuxième, plan.I'liglisc! Voilà la leçon qui se dégage de 1a Or.il arrive que M.Lucien Du-puiSi comme vous le voyez, est l'agent de la Coopérative, et que M- Lambert, est l'homme, qui était en cause dans la lettre, de M.Thi" bodeau- M- Lambert est un employé du gouvernement, inspecteur de.beurreries et fromageries.Ce sont ces deux messieurs qui "m'ont descendu à Québec", notez bien l'expression, "m'ont descendu à Québec", dit M.Thibodcau.Avant de publier la rétractation de M- Thibodcau, il me reste à savoir qui M.Thibodcau a rencontré à Québec.Quand je pourrai l'affirmer le public, verra alors, avec moi, où est la bonne toi ! Quant à la lettre publiée dans le.Bulletin de la Ferme, lettre que l'on dit venir d'un cultivateur de Saint-Fabien, mais qui ne porte pas de signature, et dans laquelle on lit ce qui suit : "M.Ponton pourrait retirer M.Thibodcau de là tout seul, sans qu'il lui en coûte un sou; il n'aurait qu'à se rétracter," je demande le nom de l'auteur ! Je n'ai rien à retirer; je ne suis pas le demandeur, je suis le défendeur- Je veux que justice soit rendue.La lettre de M.Thibodcau a été ubliée arce qu'elle avait un caractère d'intérêt général et qu'elle contenait deux faits indiscutables.Nous n'en changerons la teneur que quand nous saurons qu'il y va encore de l'intérêt général.Nous n'humilierons pas Thibodcau pour excuser les sotti-jpecté.Le discours d*1 M.Caron L'on trouvera présent numéro, ailleurs, dans le de copieux extraits du discours de M.Caron à l'assemblée annuelle de l'Union catholique, des cultivateurs- Comme je ne me suis pas donné la peine d'y répondre, je ne me donnerai pas non plus le mal de le commenter.Tous les intéressés savent parfaitement à quoi s'en tenir sur ces déclarations de M.Caron.Us le savent d'autant mieux que c'est au moins la centième fois que M.Caron les leur impose- Les protestations de l'assemblée suffisent à faire corn" prendre à M.Caron qu'il était dans l'erreur, et je le laisse volontiers sous le.coup des protestations de cette assemblée- Pour les prochaines ôleclions permettre de tou-loutes les faiblisses c Afin de lui cher du doigt de l'agriculture, nous allons taire à notre ministre de l'agriculture, M.Joseph-Edouard Caron, les suggestions suivantes : lo Qu'il abandonne le comté des iles de la Madeleine, où la principale industrie est la pêche; 2o Qu'il revienne dans son comté agricole de.l'Is'lct où les électeurs lui ont autrefois refusé leur suffrage- Qu'il s'empare de ce comté maintenant qu'il a été au ministère de l'agriculture depuis 17 ans! Si le comté de IMslct ne veut pas lui donner la convention, qu'il aille dans le.comté de Richmond, convié essentiellement agricole et représenté actuellement par un entrepreneur de pompes ïùnè" bres! il y a 100 à parier contre 1 que les libéraux du comté de Richmond lui donneront la convention-Alors nous aurons conscience, au moins, d'avoir un ministre de l'agriculture qui représente un comté agricole ! imener si Le lac Saint-Jean J'invite mes lecteurs à donner une attention toute spéciale, à la partie du rapport de l'assemblée annuelle, qui a trait à la question du lac Saint-Jean.Tous les cultivateurs devraient pétitionner le gouvernement en faveur de ces pauvres malheureux chassés de leurs domaines- Le droit de propriété est ici en jeu.Comme celui de la liberté de parole, il faut faire comprendre, à qui de.droit que nous entendons qu'il soit rés- out operafur terrain «uam satia-bitur panibus.VIr firielis mul-tum laudabitur.Celui qui cultive sa terre sera rassasié de pains.L'homme fidèle sera comblé de bénédictions.livre de Proverbes.XXVIII, 19 et 20.Mes frères, Vous avez tenu à venir, cette année, pour implorer les bénédictions du ciel sur vos délibérations, adorer le Seigneur dans eo vénérable tenrple de Notre-Dame, au coeur même de la paroisse du premier cultivateur de la Nouvelle-France, l'immortel Hébert, l'ancêtre de cette grande famille des laboureurs canadiens-français, que Mgr Paul-Eugène Roy appelait en D'OS "la noblesse de la charrue".Soyez-en félicités en remerciés.Soyez-en félicités, ear nulle enceinte sacrée, me senible-t-il.ne pouvait mieux convenir à cet hommage collectif des enfants du sol canadien.A cette imposante manifestation de foi de l'Union catholi- j reur que des Cultivateurs de la province de Québec.C'est à deux pas d'ici, en effet, que la charrue du courn-1 geux Hébert traça le premier sillon qui devait donner :\ la colonie naissante sa première gerbe de blé.le premier pain de chez nous.Agenouillés aujourd'hui tout près de ce premier .sillon creusé en terre de Nouvelle-Ecosse, ne sentez-vous pas votre foi plus vive et votre courage plus fort?N'élèvercz-yous pas votre coeur avec, plus de confiance vers le souverain Maître de la terre et du ciel, vers Celui qui.de sa main toute-puissante, féconde le sol et fait croître la moisson?L'action de grâces du grand grand aïeul, se continuant par ses fi'ls de la huitième génération, ici-mème.dans la première église paroissiale du Canada, ne scra-t-cllc pas particulièrement agréable au Créateur?Soyez aussi remerciés d'avoir ainsi, en groupant las membres de votre belle association dans noire chère et vénérable église, donné h nos paroissiens, comme h tous les citoyens de Québec, un noble exemple de foi et de fidélité religieuse.Nul homme, après le prêtre, ne vit pins près de Dieu que l'agriculteur.Accoutumé dès son enfance à contempler le ciel, autant pour y chercher protection que pour tn-rhe.r d'y découvrir le secret du lendemain dont dépend parfois le ! sort de toirte une moisson, le cultivateur apprend vile a lire nu ' grand livre de la nature.Levé avec I le soleil, il ne cesse de le suivre dans son mouvement et de marcher dims sa lumière; sa Journée est la sienne.Dans le rayonnement de ce iroi des astres, il voit, pour ainsi dire, i\ chacun de ses pns, naître la vie: il voit sortir du grain qu'il a jeté lui-même en terre, la frêle lige ffui se couronnera demain de l'épi d'or, bientôt freinent de l'homme sur la table de famille et pain des anges sur l'autel du Seigneur.De cette terre en onpnrence morte, la vie ne cesse de jaillir, et c'est la vie seule qui y produit la vie, car pour faire le moindre brin d'herbe, il faut une graine, si petite solt-ellc.C'est la démonstra- tion constante, sous les yeux menu's 'lu cultivateur, de l'existence nécessaire d'um Etre suprême, première source di- vie de tous les êtres vivants.Quand l'agriculteur quitte des yeux le .sillon où sa main vient de jeter à grandes volés la semence de vie, c'est lo spectacle de la nature, qui ravit son admiration.Monts et vallées, forêts et rivières, larges horizons, paysages variés aux gracieux contours, nappe d'azur sans limites, c'est partout la splendeur de la création - telle que le bon Dieu l'a faite — qui lui apparaît dans toute sa beauté.Kl.dans uns bonnes campagnes si profondément chrétiennes, quand le soleil, baignant de lumière les vallons ci les prés, annonce le milieu du jour à l'homme penché sur la charrue train, scandant parfois la cadence du clocher paroissial éveille tout naturellement en son ame le sentiment de la prière et »le la reconnaissance: A cette minute bénie, l'homme de-s rhamps se sent encore plus près du Créateur.Bientôt, réconforté, il a repris le dur labeur avec plus de courage et d'entrain, candant parfois la cadence »e ses pas dans le sillon de quel-unes pieux cantique on rie quelque vieille chanson du terroir.Et, lorsque, a la tombée du jour, le soleil déclinait l'invité à finir avec lui sa course, le laboureur fatigué bénit encore une fois le Seigneur d'avoir ainsi sasement ordonné la journée de travail, pour le plus grand bien de l'homme: très sage ordonnance que louait le saint roi David, qui fui berger avant d'être chef ,]e nation, quand i] disait à Dieu, dans son langage inspiré: iin/irialrnne liui prrxcrrra! dirs CPs.VJPil* donc, mes Frères, ie beau litre de noblesse de la profession 'I agriculteur : son contact journalier, avec l'oeuvre du Créateur.intime, gra ndioso Mais cette noble profession rapproche encore 1(.cultivateur de Uieu par sa nécessaire dépendance •les phénomènes de la nature el son besoin toujours urgent de la protection du souverain Maître.Alors mie •nomme des professions libérales el I ouvrier peuvent travailler et gagner leur pain en toul temps, ou 8 peu ores, h- laboureur, lui.doit attendre les sourires d'un beau ciel pour cultiver sa terre.Aussi, on le voit souvent lever des veux charges d inquiétude vers le firmament, vers cette voûte azurée d'où lui viennent la lumière cl |a chaleur mais d'où tombe aussi parfois la' grêle dévastatrice, quand ce n'est pas l'ouragan qui en descend en trombes mortelles.I.e métier d'agri-eulteur es! donc rempli d'incertitudes «1 assez souvent d'angoisses.La pluie elle-même, pourtant si bienfaisante, la pluie que le laboureur appelle de ses voeux, peut la ruine à ce même labou-elle dure seulement vingt-quatre heures de trop.I.e champ | du cultivateur peut donc recevoir 1 tous les jours du ciel ln vie ou la | mort.El c'est pourquoi l'agricul-! [pur sent chaque jour, plus que l'homme des villes, le besoin urgent de la protection de Dieu: c'est pourquoi il implore les bénédictions de l'Eglise sur ses graines rie semence, et sur ses champs eux-mêmes.La belle noblesse He la profession de l'agriculteur provient donc rie ce que celui-ci n besoin dans son oeuvre de la collaboration immédj.atc de Dieu: de ce qu'il est pour ainsJ parler l'associé du Créateur dans le travail nui fait de la terre la grande nourricière dos hommes.Avec cette aide de Dieu qu'il demande pour oblenir la fécondité d.son travail et pour en diminuer les risques, il Seni aussi le besoin de s'assurer Iç concours de ses frCres.Voilà précisément, nies bien chen amis, le but de voire association, qui eut l'honneur d'être approuvée par le cardinal Bégin el d'être bénie par Notre Saint Père le Pape Pie XL Elle veut, lisons-nous dans ses constitutions, "substituer h la faiblesse individuelle la force de l'union"; elle a été organisée, disent encore vos statuts, "non dans un but de guerre de classe, mais afin de procurer aux cultivateurs les qu apportent aux autres la société leurs associa- avantages classes de lions professionnelles"; elle se fait gloire de "porter le signe de notre foi et d'être basée sur les enseignements de nos pasteurs; elle a son "aumônier général" cl ses "aumôniers des cercles locaux"; bref, elle mérite bien son titre d'Union catholique, des Cultivateurs de la Province rie Québec." Combien vous avez eu raison, mes Frères, firièlr.s en cela à nos meilleures traditions, de mettre sous la protection de l'Eglise votre noble profession d'agriculteur.I.'agi-ieul-lure, en effet, doit être nécessairement à la 'base de toul progrès économique qui veut durer, comme elle est une assise puissante de la stabilité sociale.Au milieu des fluctuations incessantes de l'industrie un peu fiévreuse d'aujourd'hui, la terre demeure, comme elle l'était hier, comme elle l'était aux premiers ages du monde, la mère nourricière de 'l'humanité.Que la charrue soiL tirée par des chevaux ou par des machines, qu'elle creuse son sillon plus lentement ou plus vile, c'est encore la charrue qui ouvre la terre au grain de vie.cV.st toujours l'agriculture qui donne aux enfants des hommes le pain quotidien, c'est elle qui reste et qui doit rester l'industrie fondamentale.Et ses développements n,e pourront toujours que favoriser le progrès moral rie la société.File est en effet l'un des meilleurs éléments de l'ordre social: par la permanence que la terre assure, au bien paternel, elle fixe la famille et en garantit la survivance: par 1» travail rude, viril, courageux, qu'elle demande pour donner ses fruits, elle devient presque aussi chère au laboureur que son foyer lui-même; par sa fécondité quasi inépuisable et par la variété île ses produits. Dr^j AGiui/UninuiK' 18 NOVEMBRE 192fi Rapport officiel dè la deuxième assemblée annuelle de PU.C.C.1ère page) les ¦délégués.(Suite de la Après la messe, un défilé magnifique, se rendirent ;i l'hôte.l de ville où S.H.le mnire.Martin leur souhaita la bienvenue.S.H.le maire Martin 11 voir, salle me fait plaisir de vous rece-iv mutin.J'ai rarement vu la .M.l'aumônier général de l'Union prit ensuite la parole.' M.l'abbé J.-A.Picotte vorre son/jours ne Le Bulletin ties Agriculteurs, après .avoir donné une noie de reconnaissance b'en méritée à votre premier aumônier général, vous annonçait, dernièrement, la nomination d'un • nouvel aumônier.Le Bulletin «les Agriculteurs vous demandait en même temps de vous tourner avec I confiance vers le nouvel aumônier général, ("est un ami de la terre, tli-[sait-il.Je n'ai pas d'autre litre, mais celui-là.Je nie présente doue a : j ai -laipcs parties de la province que vous êtes ici aujourd'hui, ('es qucs-IVons connue votre ami.aussi çoni-tions, vous allez les discuter vous- me prêtre et comme représentant même: pour moi.je n'ai qu'une cho-Mu clergé.T>- se à faire, je l'ai dit l'an dernier à Nous Minimes, dit M.I abbe Pi-Vlontréal.et je le répète: je suis vu- ; cotte, dans le siècle du syndicaliste" serviteur, cl le role d'un bon\mc, des associations de -toutes sortes, serviteur consiste à exécuter les ôr- jjc |n coopération, mais pour l'oeil jres de celui qui est son maître, à observateur, pour l'homme averti, une condition, bien entendu, que les on se rend bien rompit que ce n'est ordre-; ne soient pas contraires aux pas l'esprit chrétien qui règne, mais dictées de sa conscience.C'est vous' dire que sur- toutes les questions, c'est voire opinion :> vous les cultivateurs de la province qui devra prévaloir sur la mienne et que truand vous prendrez une décision, ic ne protesterai pas, je n'exprimerai même pas mon opinion, je pren «Irai la votre.Le seul droit que i> me réserve, c'est tie signaler parfois les dangers que peuvent anie- 'jnlércl individuel qui, partout, 'veul travailler seul à la solution des Iproblèmes socicux.Sous le mantiau de l'union et de la coopération, il y I a des intérêts personnels tpii veulent tout régler.Vous venez de loin, vous faites ides sacrifices considérables ieu qui donne la croissance.Kapporl annuel Les 9 rt II) novembre, ll'liô.l'Union Catholique des Cultivateurs de la province de-Québec tenait, à la salle Saint-Sulpicc.Montréal, sous la présidence de M.Laurent Barré, sa première assemblée annuelle.Plus de 1.000 membres, dont .'îOO délégués officiels venus des quatre coins de la province: de la Matapédia.du Lac St-.lean, des Cantons de l'Est, du Témiscnmin-gue v assistaient.Le clergé y était largement représenté.L'assemblée commença par une messe célébrée par l'aumônier généra! de l'Union.M.l'abbé A.-YV.à l'église Notre-Dame ^lc i_HuU BluraniTrnrBfftTBIlWrBBI V, ri I LA MAISON vieille de années rt qui est LA PLUS COMPLETE ET LA PLUS PUISSANTE ORGANISATION DU GENRE AU CANADA OFFRE aux CULTIVATEURS Les meilleurs avantages pour la vente de leurs produit3 UFS-VOLAÎLLI Porc frais et OUI VOUS SERONT PAYES AUX MEILLEURS PRUX DU MARCHE EN TOUT TEMPS DE L'ANNEE Non?sommes r.USSÎ aoliPtrurs de LAIT et POUR LA KSIDE DA CHEMIN ST-LOUIS, QUEBEC QUI EST UNE DE NOS AFFILIATIONS ET DONT NOUS GARANTISSONS LES PAIEMENTS REGULIERS 2 EOTS PAR MOIS Pour tous renseignements^ écriyèîc-nous immédiatement J.B.Renaud & Cie, Inc.152 rue ST-PAUL .Québec ( I Meunier Lourdes M.Henri Gauthier, p.s.s., curé de la paroisse St-Jacques, prononça le sermon de circonstance.Après avoir félicité Jcs cultivateurs d'être] venus en aussi grand nombre assister à la messe et prendre part au congrès, il leur exprima les senti-ments qu'il éprouvait en présence I d'une telle assemblée d'agriculteursI syndiqués, catholiques.".T'ai devant moi, dit-il.des agri-! culteurs, des syndiqués, des cafcho-liques." Il rappela que le Créateur est ¦ partout mais rpie c'est dans la vie f paisible des campagnes, que l'on se sent presque seul avec Lui.qu'on le retrouve plus facilement et qu'on peut plus à .son aise converser avec : Lui.Le prédicateur Tarie ensuite de: l'utilité du travail de l'agriculteur, qu'il considère d'une absolue néce.s-l iité poor la vie et le bien-être de! toute la société et il déplore le dé- ] peuplement -des campagnes.Vous avez eu raison, dit-il, de vr.tj., unir rn des syndicats.Quand vous vous réunissez, vous mettez en commun vo.s connaissances les plus utiles.Il termine ainsi: "Le Canada sera prospère parce qui ses fils le serviront loyalement l'Eglise sera heureuse parce que nais ses fils ne la consisteront." \près la messe.In foule se diri- .rs la salle Saint-Sulpice.M.Laurent Barré ouvrit l'assemblée."Je vous avoue franchement, dlt-ii.que ni moi, ni messieurs les directeurs, ni personne de ceux qui îc sont dévoués pour l'Union s'attendaient à une assistance aussi nombreuse.Aussi, permettez-moi de vous remercier d'avoir répondu a cet nppel en aussi nrand nombre, le remercie Messieurs les membres du clercé qui nous honorent de leur présence, Je remercie aussi les cultivateurs et tous ceux qui s'intéressent à la classe agricole."Vous avez à discuter des problèmes nombreux, d'une solution difficile, des problèmes, disons-le franchement, qui embarrassent non seulement Jes hommes d'F.tat et les économistes avertis de notre pays, •nais aussi les hommes d'Etal et les économistes les mieux renseignés dç l'univers entier.C'est donc dire que ces problèmes vous devrez les étudier avec attention et y mettre loute la bonne volonté possible.Vous devrez vous rappeler que nous ne sommes ici pour faire la guerre à personne, ni faire des reproches n personne, ni faire le prunes de personne: nous sommes ici pour travailler il notre bien et montrer aux autres classes de la société one le cultivateur vent .s'occuper profit toutes vos connaissances et expériences personnelles.Dans ces conditions, je puis espérer que «•ette assemblée annuelle aura les plus heureux résultats.Un drapeau est un emblème, un symbole.Le drapeau d'une, association est l'emblème de cette association.Il doit exprimer et traduire l'unie de cette association, son esprit, son caractère, son but, ses aspirations et son idéal.Vous1 êtes l'association Catholique des Cultivateurs.Votre nom exprime deux pensées: il dit votre croyance cl votre profession par les deux mots catholique Cl cultivateurs.Quand vous portez votre drapeau c'est vous-mêmes que vous représentez et que vous manifestez publiquement.Votre drapeau, c'est vous-tnênie.Quanti on le salue, celte marque de respect s'adresse à vous, l'ne injure faite au- drapeau d'une nation est une injure faite à la nation elle-même.Quand un drapeau, est déployé el porté en procession .saluez ce drapeau, c'tsl la patrie qui passe.C'est la patrie toute entière, ses institutions, ses lois, ses hommes de fiénie et leurs faits glorieux, ses héros, ses martyrs.Aussi, toutes les nations sont attachées à leur drapeau.On le porte sur les champs de bataille pour enflammer le couraRC des soldats.Si on est malheureux, si même beaucoup de sang a été répandu .sans avoir obtenu la victoire, on se console si le drapeau a été sauvé.Pour vous, messieurs, vos combats sont bien différents de ceux qui se livrent sur les champs tie bataille, dont le succès dépend de tant de circonstances.Votre succès et vos victoires dépendront toujours de votre volonté .Une connaissance éclairée, une volonté ferme, tenace et persévérante vous assureront toujours le succès et la victoire." Le secrétaire-trésorier general donna lecture du premier rapport i annuel de l'U.G.C, lequel fui adopté.L'assemblée se mit ensuite nu tra- que procure une tasse de véritable est rendu doublement agréable par l'arôme exquis du produit.Etiquette brune, 75c Mélange Orange Pekot, 85e, P.POULIN & Cie, Limitée 39, Marché B^nsecours, Montréal.NOUS ACHETONS LES VOLAILLES, 12 mois LES OEUFS, Nos expéditeur» reçoivent la plei-\ Dx valeur de leur» LE BEURRE Produits.par année.PAS DE COMMISSION DEDUITE rail.Elle étudia le problème agricole sur toutes ses faces avec entrain et .compétence.Elle adopta, à la fin de ses délibérations, les résolutions suivantes: CREDIT AGRICOLE Kta-nt donné que le comité de Crédit agricole organisé au Congrès des -cultivateurs, tenu à Québec, en 1924, n'a pas réussi h solutionner lh question d'un crédit agricole dont la nécessité devient de plus en plus pressante en notre province.Il est résolu qu'un nouveau comité soit formé.Ce comité sera composé de trois membres de l'U.¦ C.C.Ces membres seront choisis par le bureau tie direction de VU.C.C.Ce comité aura le pouvoir i de s'arljoindri" d'autres membres, dp consulter les autorités financtè-I res et autres; de conférer avec des .groupes, en un mot de prendre les | mesures nécessaires pour élaborer j un projet qui devra être présenté ! aux cercles locaux pour discussion ! et approbation.Si 60% «les cercles locaux approuvent ce projet, le co-! mité devra alors le présenter aux autorités compétnnte.s pour obtenir son établissement; autrement 11 devra considérer les observations oui lui auront été faites par le.s cercles i locaux et formuler un nouveau pro-; iet qui sera de nouveau soumis aux i cercles locaux.La majorité des 1 'cercles suffira, cette fois, à auto-1 : riser le comité a présenter son pro-; j )et aux autorités.Si les dépenses de ce comité dé-passent la somme de $300 elles seront réparties, proportionnellement j I au nombre de membres, entre les ; | différents cercles de la province: lies dépenses totales resteront sous! 'c contrôle du bureau central.109ième anniversaire Depuis 10° ans qu'elle existe, la Banque r)c Montréal n'a fait qu'accroître sa puissance financière et ses moyens d'action.C'est le 3 novembre, 1817.qu'elle ouvrit ses portes au public.A l'heure actuelle, au début de sa I lOicme année, avec les 600 succursales qu'elle a au Canada, aux Etats-Unis, au Mexique, à Terre-Neuve, en Grande-Bretagne et en France, la Ba/ique de Montréal offre des facilirés insurpassables pour les affaires de banque d'ordre national ou international.La Banque de Montréal 1 'actif d f.tasse i7."rf),000.000 de ses problèmes.qu'il les comprend et nu'il vpot les faire coni-.prendre aux autres classes et mon- j Ircr aussi que ses demandes ne sont ; pas faites pour le caprice de quel- ! ques individus, mais pour le bien général de l'agriculture de notre province," L'assemblée adopt.n par des ap-olaudissements prolongés le dm-! peau de l'Union et l'insigne ties membres.; partie rouge avec une croix blanche, partie verte nvec une gerbe tic hlé.M.l'abbé A.-W.Meunier, aumônier général, prononça l'allocution suivante : ",1e suis en ci> moment témoin d'un beau spectacle ,1e vois ici, devant mol.toute la nation, les représentants de tout un peuple.Vous êtes réellement les descendants île crux qui ont fondé le pays, créé la race.Vous Mes venus de tous les coins de la province, an prix de sacrifices de temps et d'argent pour vous déclarer pour toutes les bonnes résolutions que l'on vous soumettra.L'avenir, messieurs, est à ceux qui s'occupent dp leurs propres affaire n eux et a eux seulement.Votre présence ici me réjouit beaucoup et réjouira, j'en suis persuadé, tous les vrais amis tie l'agriculture.Messieurs, permette/.-moi de vous souhaiter, en mon nom el au nom de lout le clergé dont je suis le représentant, la plus cordiale bienvenue.Vous êtes venus pour discuter le grand problème de l'agriculture.p*rcç one si l'agriculture va bien elle entraînera avec elle le succès fie toutes les autres industries.Le succès en agriculture est le baromètre de la prospérité et tie la richesse d'un peuple, C'est pour?ouoi je vous prie, messieurs, de donner votre plus grande nttnnlion à iout-ee-qui-«e dira.pcndant_oe&, CO OPC RATION Attendu que la coopération agricole en cette province est encore j dans un période de développement et qu'afin de recueillir finalement j l'adhé-sion de tous les cultivateurs., elle doit être constituée et dirigée; tîe manière a leur donner la plus! grande satisfaction possible.Attendu que la Coopérative Fédé-rée est considérée comme l'organe j central île ln coopération en celte' province, Attendu que divers cercles locaux ont adressé nu bureau central de cette Association îles résolutions1 demandant des réformes dans celle i société, Attendu que le résultat de l'en-, quête faite par I'll.C.G, au cours) de l'été 1925.en vue tie renseigner | sis membres sur la situation agricole, a révélé qu'un bon nombre'de ceux qui traitent avec la Coopérative ne sont pas satisfaits, Mtcndu que l'U.C.C.désire don- ¦ ner son entière coopération à l'établissement fie coopératives reposant sur des bases solides el apte.s n rrn- • dre le maximum de services aux cultivateurs, particulièrement dans la vent* des produits de la ferme.\ J.es membres de l'U.C.C.de ' Québec, pour un bon nombre ac- : tionnaircs de la Coopérative Fédé-rée] réunis en assemblée annuelle, i à Montréal, «-e dixième jour de no- ! vembre, 1925.expriment aux ni cm- ! bres de la Coopérative Fédérée le voeu une.a leur prochaine asseni- ; blée annuelle, ils prennent les moy- ; ens tie découvrir les causes qui en- ; gfiitlrent la dissatisfaction chez les membres de la Coopérative Fédérée et d'y remédier afin d'assurer le j plus trtt possible le parlai! épa-nouisscmenl de l'oeuvre tic la coopération en notre province.Les cultivateurs membres de l'Union soumettent humblement : lo —Que le bureau de direction de la Coopérative Fédérée devrait être composé île présidents ou fie gérants fie coopératives locales: 2o- Qu'un comité coopératif permanent île surveillance, composé d'un représentant fie chaque coopé- I rétive locale, dont les dépenses seraient défrayées par leur coopéra-' tive locale respective, ayant pour! mission fie faire, par l'intermédiaire d'un comité qu'il appointera, une enquête sur l'étal présent tie la coo-tiéralion, sur l'état présent île la Coopérative Fédérée cl sur ('administration île la Coopérative Fédérée, flans le but de travailler à faire disparatre le.s causes fie dissatisfaction et inspirer confiance, en leur association coopérative, aux cultivateurs.¦ Pour sa part.l'U.C.C.crée un comité, composé de trois membres qui seront choisis à ln présente assemblée et qui aura pour mission THE NOUS VOUS INVITONS A NOUS ENVOYER VOTRE CREME.VOUS SEREZ PAYES DE HAUTS PRIX.NOUS SAVONS QUE LORSQU'UN PATRON EST SATISFAIT, IL NOUS RECOMMANDE.VOUS AUREZ SATISFACTION.\ VEUILLEZ NOUS ECRIRE POUR NOS CONDITIONS.975, SAINT-ANDRE W.M.JTEB MONTREAL (Suite kj%.pa«e-:3).Dépression Maux de reins Un homme qui ne sent moins cie résistance, est affaibli, souffre de maux cie tête, de rhumatisme, de digestions lentes, dort mal et perd courage, doit penser tout de suite à sauvegarder aa santé en ae servant d'un remède qui relèvera rapi-dement aeo forces physiques et nerveuses et rétablir* le* fonctions régulières de l'organisme.Les PILULES MORO «ont celui qui lui réussira le mieux.Des preuves multiple» de leurs seccès nous autorisent à les recommander."Le travail rude et constant auquel j'étais assujetti depuis des années avait peu il peu miné mes forces.De robuste et courageux quo j'étais auparavant, jo me trouvais déprimé, amaigri et.je, travaillais péniblement.Mon estomur.était devenu capricioux, mon appétit irrègulier; souvent jo souffrais de mani de tête et ce qui m'incommodait surtout, c'étAient des maux de rein?.N» le jour, ni la nuit, ils ne cessaient.Un camarade m'ayant parlé, des Pilule» Moro et du bien qu'il en avait retira, j'adoptai moi-même ce remède qui, en quelques mois fit.de.moi ce quo j'étati auparavant, un homme fort, actif e.t ayant de l'ambition".M.Thomas Villeneuve, 10, Howard Place, Springfield, Ma»».CONSULTATIONS GRATUITES aux homme», par l*ttr(* w à no$ bureaux.1570, rru> Saini-Denù.Notre medetin est h voire dùpotHio* tou* ksjourêi de 9 héuree du.maiin à S heure» du toir (excepté U» dmaïuk* ttfiU» relifiewei).Vout teres taiùfait» de» eontcil» qu'il wim dmner» pour rien.Il vous est impo»»ih!e de voué soigner h meilleur mare.hi.*->s Bn.vent» partout, ou par la pott», SO tout la hotte.WTMPACNW HÈOiCiLS KOS», Un.! M.TKomus Ville 1. 1» •*t/-kTTTr>)tfnoir iqoa jbULLkuN ujb^i AGRICULTEURS -—- Panport officiel de ia deuxième assemblée annuelle de TU.G C.(Suite de la page 2) • reDi-cscntcr l'Uniqja Catholique I Cultivateur* en toutes circons-L^ces où il sera question de réfor-r! di> réorganisation et de diifu-ftoîi c Craig ouest, W envoyer uns.Jnnipc a lu jours '"•u.sans frais;* bu même h en , ¦ "'i une gratuitement à m pre-" i' personne de chaque localité m n aidera a l'introduire.licri-g - in aujourd'hui jnôme et il vous jonnern les.details.Demandez-lui oliiiM,;',',.Vf"ls expliquer comment ffin MRnnFSS8! ct consequemment QLt ){ \5500 mois, sans ex* vericiicc préalabb- .à charbon ¦ T.Johnson, 210 Montréal, offre de CHEVALIERS D'INDUSTRIE L'U.C.C.désire atlirer l'atlen-lion du gouvernement de la province de Québec, sur les pertes que font souvent subir aux cultivateurs les chevaliers d'industries qui parcourent les campagnes, offrant des propositions d'affaires ou des objets en vente, dont la valeur est soih vent .incontrôlable ou promettant des garanties illusoires fournies par des maisons non cotées par les agences mercantiles ou insolvables.Cette assemblée propose et adopte unanimement que le gouvernement provincial établisse une loi rendant 1res difficile ou impossible les escroqueries et exploitations de ce genre déjA dénoncées d'ailleurs à diverses reprises pur le gouverne* mnl on ses officiers.RENTES SEIGNEURIALES Que les rentes toient abolies.• Immédiatement après l'assemblée annuelle, le bureau central de direction tint une réunion ct nomma les comités de crédit et de coopé-I ration.Ces comités présenteront I leurs rapports durant la présente ] assemblée.Un autre comité: le comité d'étu-; de de la loi du foin fut aussi nom-! mé dans le cours de l'année.Ce co-j mité étudia le projet de loi du gouvernement fédérnl sur le pressage et In classification du foin.Il sug-; géra d'importants amendements.Ce : comité fera aussi rapport durant la ! présente assemblée.! Le président, M.Barré, el l'un i des directeurs.M.Gatincau firent.! dans le cours de l'automne de 1925.trois visites: l'une chez le ministre I de l'agriculture, à Québec, une deuxième chez le ministre de la co-I Ionisation au bureau du gouverne-ment provincial à Montréal, une j troisième chez le ministre de l'a-| gricultnre a Ottawa.Les représentants de l'Union discutèrent avec ces différents ministres les résolutions de l'assemblée annuelle et obtinrent d'eux l'assurance qu'elles seraient, dans la mesure du possible, mises en pratique".L'Union suivant une résolution de l'assemblée annuelle organisa, durant l'année, trois concours: rotation .contrôle laitier et comptabilité.Avec l'aide de M.J.-B.Trndcl, du Service du Contrôle laitier d'Ottawa, trente-neuf cercles de contrôle ont été organisés dans la province par les cercles de l'U.C.C.Quinze cents membres de l'Union prirent part nu concours de comptabilité.Des rapports de ces concours seront faits à rette assemblée, par les concurrents euN-mèmes.Suivant une nuire résolution de l'assemblée annuelle, l'Union fit signer des requêtes par une centaine de municipalités de la région de Montréal, en faveur de l'agrandissement du Marché Bonsecours.L'Union a continué sa campagne de propagande.M.Barré a parcouru durant l'été, les diocèses de Sherbrooke ct de Québec.Une cinquantaine de cercles ont été fondés.Des commandes pour 00 drn-«cigneurialcsj peaux de l'Union et R.000 insignes \ont été remplies par le bureau. PAGE QUATRE LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 18 NOVEMBREjî)26 | Rapport officiel de ia deuxième assemblée annuelle de VU.C.C.(Suite de la page 3) iiiion Catholique des Cultivateurs, un grand nombre de eercles se sont or-vous dire n* Olorlri Sw&nson, Norma Tnlmndfle, Bobo Danlela.Clnrn, How, Vllma Br\nkya Polrt Negri.Viola Dunn, Florence Victor, Marlon T).' '-.Maria Prévost» Loin Wilson, Mary Drlan aux consotnasateurs pur rintermédlalre *ic la chaîne de rr.Sterling et pnr le service personnel, directement nut maisons.Des milliers de personnel connaissent déji et portent fies Bonneteries S*erlin^ mais nou* désirons atteindre des iïmIÎùtj d'autres de virte qu'elles noissent connaître la.Qualité Sterling, et les valeurs Sterling tti bonneteries pure «oie, noie et laine et pute laine pour toute la famille.ENVOYEZ VOTRE ENTREE AUJOURD'HUI Cligner.5100.00 extra pour promptitude Quand nous recevrons vos réponses A ce easse-téte fiocinateur, nous vous écrirons pour vous dire combien de points vous aves gagnés pour «voir dir-it nui prix, et nout.VOUS dc-rnatideront de Lieu voulotf nous aider dims notre cttinpngnc de publicité, en faillit c»n-nxltro la bonneterie Sterling A vos amis.Ceci esl une condition très simple et trtt fticile i\ remplir, et qui ne vous roftterri pAl un SOU, mais qui qualifiera votre entrée pour concourir pour lea plu* grands prix.Vous n'ftvcz pas n acheter quelque ce soit pour concourir.Nou» nous engageons il voua payer en plus* quel que soit le prix *tue vous pourries gagner, pour vos eff*>rts tendant à augmenter U vente de bonneterie Sterling Premier Prix Voiture Fermée?CheVrolei Valeur 5910 Premier Prix Voiture Fermno Chevrolet 1927 Valeur 2mc.- Ei pèces $150.00 3mc.- - - sioo.oo •Jnio.$75.00 Stuc.- " .«50.03 6me, » - - 525.00 7 m c.- - - $15.00 8me.au 12mc.55.00 choque t STERLING HOSIERY MILLS Ltà» Dept.F J 7 SUIVEZ CHS SIMPLES REGLEMENTS l.Kcrivrt vos réponses h.l'entre eue un enté du papier reniement.Ecrives votre nom et nddrc\es.I.'nc isculc seulement peut remporter un prix.4.Les membres différents d'une famille peuvent concourir.Un prix seulement sera attribué par ménage.U.Les décisions Snalèfl seront rendue* pnr trois messieurs de Toronto qui n'ont aucun rapport avec notre mal on.Leurs noms seront publiés.Les concurrents doivent s'engager a accepter leurs décisions.Les pris:seront donnés relon nombre de pf.int*:.«i'iU pr.iui^, b :m:isI-intim, remporteront le premier prix.2Ï* p .inti frtiunt donné*! pour chriqrr n- iri de Vedette (ïî cinéma; écrit correct etnent et placé selon la position occupée t\ la fin de la course; 50 points pour les soins généraus, l'apparence, l'ortographct la ponctuation, le Style (t la rntligraphic do l'entrée et 75 pointa pour remplir les condition! du concours.Le concours prend finie 30 juin 10*7.Les entrées devraient être envoyé es prompte ment, Un prix supplémentaire «le 1100 rera donné pour ïn promptitude* 0.Cheque concurrent rera requis de faire connaître l.i bonneterie STERLING a un certain nombre de f.ei a mil qui ne connaissent pas encore ces merveilleuses valeur .s.11 leur sera demandé d'essayer de faire de nés «mis des clients pour la bonneterie Sterling, Vous n'aurez rien ii acheter pour concourir.Ceci n'cÉ.t pas un concours de vente.La chattce de gagner eu 1* u:cme pour tout le monde.^ Toronto, Ont.Pour la troisième fois, les iru-m-de l'U.C.C.ont à ctudior et ii demander l'organisation d'un crédit j agricole pour les cultivateurs .r»rm»ndrr 1* Manutl IraiUnt dr» Bl d'invention.XUrqur», «te.MARION & MARION VU, rur L*niv«r«ilc, Mcntrl».ANTIKOR-LA U R t NCÈr Cunc Radicale: Des Cors Aûnt.C'"CACt.5«s» DouLluit En VeNTEPAirrotrr 2S # A.J.UUBENCt.MONTREAL."in St-rtcnis ri Ontnrin baser sur un taux raisonnable.M.Barré, président ¦Si dans volic paroisse on prèle 'là •"> pour cent, ne demandez pas mieux que cela.Mais dans certaines (.autres parties de la province, on ne ne peut se procurer de l'argent à , moins de payer un taux de 8 pour : cent, cl si vous empruntez à la Banque et faites une avance, c'est 12 i pour cent, l'n homme que je ne nom-; nierai pas.un homme de 5-1 ans qui la élevé 17 enfants, avec sa hache, me rencontrait dernièrement au presbytère de Sl-Fabien de Panel et me (lisait qu'il était venu me demander un conseil, lit ce brave homme pleti-: rail comme on voit souvent plcu-rrer des enfants.Il me dit : je dois $250, j'ai une propriété de 70(1 arpents évaluée à §6,000 cl ils vont me : lasser jusqu'à ce que je leur aie donné une .hypothèque claire sur ma propriété, .le conclus que si vous n'avez pas besoin de crédit agricole.,jil en fallait nécessairement un pour ce pauvre père de famille.Dans no- l'ar- N'aimez-Cous bas à avoir une belle montre?•if: Plus dp lon.non homme* 't wiitticfl ont répondu à notre nnnôn-• sonl maintenant flern d'avoir urn: montre STUDEBAKER.J.n mnnlrc finiurre ENV()YBZ SËULEMBNT OOen acompte Une offrr surprenante, Bcttlffliif.nl fl.00 ni «catnplp pI vous nurpr. Choix.$ Xo 1.0.1S No 2.0.10 No 3.AGNEAUX VIVANTS lu» 100 lb* No 1.$11.25 A 11 .40 Xo 2.10.00 h 11.00 AGNEAUX ABATTUS ln lb Choix.$ No 1.0 00 No 2.'.0.00 No 3.0 00 PORCS VIVANTS lea 100 Iba Porcs.$10.75 a I l .75 Sélects (A bjreon).12.00 :\ 12 7fi Truies.8.00 a S.25 PORCS ABATTUS les 100 lbs No 1 il20 à 160 lbs).17.00 Xo 2 0 50 ii 200 lbs).15.00 No 3 (250 et plus>.PEAUX VERTES ¦ la 11) Peaux de bceufsfmoins fie 4S Ibs'.$0.11 Peaux de boeuf (plus de 4=.Ibs 1.0 OS Peaux de taureaux.0.00 Peaux de veaux de lait.0.13 Peaux do vcaux(chacune POr :\ 1.00 Peaux d'npncauX'Ila peau!.50c a 1.00 Peaux de ohevèauxQa peau).3.25 / v : ^ : VlCTORIAVILLE.QIJEv;;.:;;^:|||| —- r —-1 ¦ ¦' -^waHHB 'UN PRÊTREU'ABBÉ tfAMON' paquets de trois, à ;">0 cents la __ , douzaine.Le chou rouge, 2.> centr.Les marchandages se sont faits la douzaine; les rainettes, dites au froid, vendredi.Place .Jacques- pommes d'amour, 50 cents la hol-Cartier.Maraîchers et maraîchères,, te; les épinards, -5 cents la hoilc: biiltant de la semelle, se frottant les, jf-, petits oignons pour marinades, mains contre le picotement de l'on- 75 cents la boite; le* cornichons.Rlée.offraient de rares produits à des prix partant assez, élevés et qui vers midi ne fléchissaient que très légèrement.Iles vendeurs ne consentaient à des rabais que pour des ventes en bloc, leur permettant d'aller dîner au plus vite dans les SI.60 le seau; trois douzaines de laitue gelée, 75 cents.Sous les abris, en arrière du chateau de Ramezay, de belles pommes wealthy s'offraient à $5.le baril; des fameuses^ à ÇO.">().Tout pensions d'en face d'où surgissaient : Pr*S de .là, les pommes de terre, des odeurs grasses de.soupe au I garanties .ne valaient plus que «•hou quand, par hasard, une porte | SI .40 sac.s'entrebâillait.Les légumes étaient raidis par le froid et n'avaient pas leur Donne mine des jours de soleil.l'nc Italienne, près de la colonne Nelson, offrait un choix assez varié de produits: de la chicorée 0 trois paquets pour 25 cents; des oignons ronges à Çl.iïO le sac; des poireaux Une vente d'agneaux à l'enchère 1 Bulletin de la Ferme, 1 novembre, l'J_0.) Cette année encore, les cultiva ARGENT à PRETER Arc*nt k prêter et k placer «or hypothènae et nutren a*«rantle« en villi rt ft lu r*m p ne-ne.aux piirt Initier*, mix fnhrlquei rt aux municipalité^, ÀdminUtnilinn de «occe**lon*.OrKftni"Ol;on de romparpile* n fonds Knrlal.ED.BOISSEAU-PICHER Notftlrp t'RKTS ET PINCEMENTS ft ru* Pt-rifrr« - QCEBEC Tri.2-3rOd.Z-33M à 15 cents le paquet, 2 pour 25 cents heurs de St-Coeur-de-Marie et St-ou 23 cents la douzaine de poi-1 .loseph-d'Alma purent jouir du reaux; des salsifis a SI la douzaine: : spectacle et des avantages livres, .«'J.OO; S0UFFLERÎNE fînrimtie pmir la CiOL'R-ME.la TOL'X.le SOI T-l't.('.de votre CHEVAL, I^s certificn's que nous déteiiiins nl-tfslciil le vrai mérite de "SOUFFLBRtNE".Ne négligez pas de vous renseigner, prenez le temps écrire de suite.Itolte de â lbs.Is.fd - 10 lbs.Livré par la poste O.O.D.MA1N1.aprert.hnitr pnMale I53T, Montréal.J5.00.vendeurs.iLn gagez-voua dans un commerce profitable 6 commission, np;wr- | tenant a voua-me.uie.f^liacrue propriétaire est un client ou le deviendra.000 variétés d'arbres ruvtiques .Ettauettea Rouges.Retour chaque Kemaloe.EquJpemeul complet; eonstlLs d'innés gratuitement.S'adresser li la CIIî PEPINIERE DOMINION, MONT 11 (".AI- HOMMES DETM ANDES : S00 fermiers »l fils de fermiers demandés, Cessez d'être i» loyer et commencez a vendre les produits "RAWI.l-.IiiH" nux consommateurs.Soyez e.n nfl'aircs pour vous-mêmes.Faites tl" fl.ïO il Î400 par mois de profits nets.Pas besoin d'expérience.Vous ne risquez p^r d'argent.Nous fournissons tout: Pro-dullS, accessoires et metliodcs ilç vente.Vous vous laites un gros salaire dès In première Journée.l.es profils augmentent ' tous les mois.Pas d'arrêt.Ventes a l'année .Les plus bas prix pour lea meilleures s-aieurs.Service le plus cmnplet.!.es méthodes Ruwlelgh obtiennent les meilleurs ¦ résultats partout.Pour details, s'adresser I h W.T.RAWLEIGH rt Cie, Dept.C.N.1521S, Montréal, Que.Le système d'éclairage FAIRBANKS - MORSE Vous apporte le confort, la joie rt lr bonheur A trën peu de frais, vous ptoivcz avoir la lumière élertrirruo a la maison, à )n grange et mix nurres dépendances.Ynus Jouirez en menu: temps des nombreux avantages fie posséder un producteur de force motrice.I^e système d'éclairage et producteur de force motrice FAIRBANKS-MORSE fournit la lumière électrique, ci, en plus, l'engin "Z" cnii en fonne partie, vous fournit la force motrice pour d'autres ouvrages.Vous avez un service douille d'un seul système cl nu même prix.CHASSEURS Voulez-vous capturer do trois à six renards par semaine?Nouvelle inétlitvir.Ecrivez a O.Sauvé, Rte 3, Hem-nibigford, Oué.Clt-46-47) HEURRERlF.a VENDRE.Très bien outillée, fabricant S S,000 livres de beurre par année, située dnns le village.Vernira il très bonnes conditions.Pour plus de renselgrienienls.s'adresser a Orner Barl-beau.Ste-lirneTiève de Raliscan, Cbam-plain.(45-46-47.JCerivcz pour prix et détails.4KI - Déprimée par un travail constant, sou de maux de tête, de douleurs de dos et ne peut plus travailler.Mme Fred.Chevalier nous le dit dans son témoignage qui suit: "J'étais affaiblie, ma digestion était lente, souvent j'avais de gros maux de tête ou des douleurs de dos qui nr empêchaient de travailler comme il l'aurait fallu, puisque r avais à pourvoir à ma subsistance.Si je montais un escalier, la respiration me manquait avant d'etre arrivé» ati haut et mon cœur battait très vite.Mme Fred.Ori»v«diT r.l 1B p.qun, H - lr»iBM Iurdin.un paquet .!.rh»qu, .Betterave.l> Iil'lnilr.j.«hou, citrouille, coiicniiibn tr'' n liriinc.-mlmlr.n;n,i., |„„, Slnm, oignon mugr.p,,:, ,j rl In, radis, Intnnl Donnez vos noms et adresses pour i».»"!""! (t'' Brnine» llA.llvc r| riniri jar.recevoir le nouveau catalogue Iran çais qui sera prôi en janvier.% melange rie lv rsj>r.,„.Otlf hrllr "Coll^rlinn H* f«m||| pnur M.00.Si vous mentionnez le "Bulletin des Agriculteurs11 et fnilps une commande d'au moins $1.00 avant le 1er janvier, un joli calendrier vous sera envoyé (iRATlS rn même lenins rjne In, "Collection de Famille".Commandez de suilc Hector L.Dery 17 à 2.'1 Notre-Dame Est, Montreal.ÏLA.fi2fi en a qui tombent, il y a îles portes de granges qui penchent : je n'ai peut-être pas d'excuses, mais il nie semble que j'ai bien ie droit de dire un peu de rjuoi ça dépend: quand un homme s'occupe des affaires des autres il ne s'occupe pas des siennes.C'est ce que j'ai fait depuis trois ans.Pourquoi l'ai-jc fait?Parce que j'ai cru que les cultivateurs de ma province avaient le droit d'avoir, eux aussi, une association professionnelle; je ne nie suis pas trompé; nous en avions besoin d'une organisation.Pourquoi'.' Pour faire de la critique, etc'.' Non! Mais peut-on faire des demandes sans admettre en même lemps qu'il manque quelque chose el que tout n'est pas parfait ?C'est ce que l'Union fait depuis son existence; c'est ce que j'ai fait et ti j'ai un reproche à me faire.| c e.sl d'avoir clé peut-être pai fois c» ou'on appelle un "chien couchant" Je vais dire les choses telles rjU'j| |é L'L'.C.C.a demandé bien dci choses; peut-être en avons-nous trop demandé, mais nous en avions tant besoin.Je ne veux faire tie reproche à personne mais io (jj, que ce serait un crime pour nos cultivateurs, plus particulièrement pour les têtes dirigeantes ,)Ue États-Unis et le OaruuJi! rt mèma en qu*?l-pays étrangers.DanA ce« centAinra foyers «i libère la rniirrueus* du catarrhe.Cette croûte adh»*iviite aux conduits reculés rn caî délogée et le ncx et la porpe rerdenneat h leur «Mat normal, \s nez et la Kf»rK«* rrprrrirurvt en outre suffisamment ')*• rigueur pour résfstrr à de [tourelles attaquât.CcAt un exee.)IoTït rrmiltti et ane rranrft ri*c&mpenw d** savoir que chaque Jour rjoutf QUeSqtMC nom», À lu liste déjà !o;i-çue de ftui qui st< "ont fi ' .inn*'>n etnl de fonctionne-nirut.oxe.-upt de cette acidlt/ qui Keîle ou jpnrnlys^ travail de digestion.lit le moyen le meilleur el le plus facile d'obtenir cela *ât de prendre, nprèfl chn-iftiç repas, une petite «luantite dc inajçné-ile biatiréé piirr, forme narénble, Inoffen-is'vr el pesi couteuac de magnésie qui ncu-i:-.dlse prompt amont l'ncldlté et conserve l'estomac PTopr; et sain.L'n é^hnntlllt.:.d'une semaine île Majrné-fïe Hlsurée que vous pouvez vous procurer chez n'IniporU.que] pharmacien i>our quel-ijueH c^nts seulement vous convaincra facilement de ln grande valeur de cette vieille rec*tte anglaise.Amurez-vm» bien crue l'on vous donne lu Jifngnrslo Dlaur^e et non pus un laxatif.* * * Permettei-mol dc faire pendant: qticlques instants une àtiide brève de la présente résolution et surtout ! du paragraphe 2 qui se lit comme suit: Attendu que la Cour, etc.j N'est-ce pas un peu audacieux?Non, ; c'est la pure vérité, et je le prouve.I Oyez, ovez, pour employer tin terme de Cour, oyez les faits suivants, ils parlent par eux-mêmes.Voici l'histoire de causes prises1 i au hasard dans les rapports judiciaires de la Cour suprême du Canada et de la C.our d'appel de la i province de Québec: Vandrv et ni.demandeurs, vs The Quebec Railway I.iqht.Heat and; ! Power Co.défenderesse.11 s'agissait dans cette cause de : décider la responsabilité des dom-! mages causés par des fils électri-1 i ques, propriété du Quebec Ry.I-n I ! compagnie prétendait ne pas être responsable de ces dommages, vu que l'incendie était, d'après elle/ ; dû à une tempête dc neige et de | vent qui avait brisé ses fils.I En vertu de l'art.1053 du code! ' civil toute personne qui cause du I dommage à autrui par sa faute, né-' gligence ou imprudence est responsable de ce dommage.La Cie dé-, fenderesse niait toute faute d'imprudence ou de négligence.Les faits ont été prouvés et il s'agissait d'à-' nalyseï' ces faits et dc les faire concorder avec la loi.La Cour supérieure du district de Québec, M.' le juge Horion siégeant, donnait gain de cause à la demande et a condamné le Quebec Railway à payer les frais.La Cour d'appel, présidée par les bons, juges Arc.hambault, La-vergne.Pelletier, Cross et Carrell, a renversé ce jugement donnant gnin de cause au Quebec Ry.Cette cause a été portée devant la Cour suprême du Canada.C'est le idus haut tribunal du Dominion.La Cour suprême a n-nversé.le jugement de la Cour d'appel maintenant celui de da Cour supérieure.Les demandeurs gagnaient donc en Cour suprême ayant en leur faveur ; six juges et contre eux, cinq.Et ! d'une.Lamoureux, dem., vs Craig, déf.Il s'agissait dans cette cause de juger de la validité J'un testament oiographe et celle d'un testament fait suivant la form-e dérivée de la j loi d'Angleterre.I/es deux testaments ayant été faits le même jour I par la même personne et dans des conditions spc-ciales.La Cour su-! périeure, présidée par l'bon.juge Bonncau, a décidé en faveur du testament olographe dont la signature "ait illisible.La Cour d'appel composée de cinq juges a renversé ce jugement maintenant l'autre testament.La Cour suprême composée de six juges a renversé le jugement de la Cour d'appel maintenant l'autre testament.Enfin, Je Conseil privé d'Angleterre a renverse le jugement de la Cour suprême et celui de la Cour supérieure maintenant celui de la Cour d'appel.S'il y avait eu possibilité de soumettre le cas à d'autres tribunaux, on peut se demander quels auraient été les résultats.Et d« deux.i Enfin au cours du mois de novembre 1D2-), les journaux ont rapporté les titres dc vingt causes jugées en appel et 11 sur 2u ont été renversées par la Cour d'appel et de plusieurs j'en passe et des meilleures, on pourrait remplir des volumes avec des cas semblables.ces faits sont assez éloquents par eux-mêmes pour me dispenser di-faire des commentaires.Seulement je dirai sous forme de conclusion que les cultivateurs dc notre province n'ont pas les moyens financiers de subir les risques et les in-' certitudes des cours.A quoi bon en effet aller trainer devant un tribunal entièrement étranger à notre vie familiale et qui nous est par contre tout à fait désintéressé au point de vue économique nos légers différends et ! nos bagatelles judiciaires, quand ion peut nous-mêmes en famille régler ces questions?Pourquoi plutôt ne pas appeler à votre secours l'U.I G.C.qui se doit dc resserrer les ! agriculteurs entre eux! L'Union ne ¦ fut-elle pns formée dans un but ! d'aide, dc conseil et de soutien mu-!tuel?Une occasion se présente de j montrer à quel point ses membres I peuvent sV.idcr en fraternisant.' Que chaque cercle y adhère en for-| rnant chez lui un tribunal d'arbitra-| ge composé d'homme intègres et dé-I voués qui sauront juger les causes avec impartialité, empêchant des ] procès et sauvant des sommes con-I sidérables qui autrement sont une perte nette pour l'agriculture.J'espère que vous avez pleinement compris, ce qu'est un tribunal, son but, sa formation, son fonctionnement, je vous laisse maintenant en vous conseillant fortement d'essayer ln chose chez vous, alors Je vous souhaite plein succès et Je vous dis aurcvolr à 1927.M.J.-D.Trudel M.J.-D.Trudel.président du cercle de Sainte-Geneviève, parla de la taxe sur les successions.Il suggéra qu'on la modifie do façon à en exempter certains biens des* cultivateurs.M.Irénéc Duguav, de St-Méthode M.Irénéc Duguay, de Si-Méthode, fit part ii l'assemblée des initiatives prises par le cercle de sa paroisse quant a la spécialisation des pro- duits ngrlcolcs et au groupement de ces produits pouf la vente.11 proposa la résolution suivante qui fut adoptée: Spécialisation de la production et groupement pour la vente j Après avoir pris connaissance des résultats obtenus par les divers cercles locaux qui se sont spécialisés dans la production de certains produits agricoles spéciaux, et qui ont groupé ces mêmes produits pour les offrir au commerce, l'assemblée annuelle de l'Union catholique des cultivateurs de la province de Québec forme Je \ocu que tous les cercles locaux, chacun dans sa sphère, et selon ses conditions particulières, suivent l'exemple déjà donné.L'assemblée recommande particulièrement l'étude du rapport présent par le cercle de Saint-Méthode du lac Saint-Jean.CENTRE D'EPREUVES L'assemblée discuta la loi du paiement du lait suivant sa richesse en gras.Certains membres se prononcent pour cette loi, d'autres, contre.Quelques-uns suggèrent que les fabriques soient libres de payer suivant la richesse ou aux cents livres.On accepte de remettre la question à l'étude et de s'en tenir â la ré.solution suivante: Epreuves au Babcork Etant donné que les plaintes sur l'application actuelle de la loi des épreuves au babcock continuent de se faire nombreuses, 11 est proposé et unanimement Lé tarif Les membres de l'Union Catholique des Cultivateurs expriment le voeux que:— Le gouvernement fédéral nomme un cultivateur des (provinces de l'Est du Canada comme membre de la Commission du tarif.L'U.C.C.pour sa part nomme un comité pour étudier la question du tarif et faire des suggestions ti la Commission, adopté que le gouvernement provincial soit de nouveau prié d'établir des laboratoires régionaux où seraient expédiés les échantillons de lait et dc crème prélevés aux fabriques par le fabricant et par le producteur, lorsqu'il le désirera.Les résultats des épreuves faites par les experts en charge dc ces laboratoires devraient être affichés publiquement à chaque fabrique, ou envoyés directement aux culti-j vateurs qui expédient leur lait ou; leur crème dans les cités.RESOLUTIONS GENERALES L'assemblée adopta encore les résolutions suivantes: Voirie Attendu que plusieurs cercles locaux réclament l'appui de la part du gouvernement touchant l'entretien des grandes routes; Attendu que le besoin général demande la coopération assurée du ministère de la Voirie pour l'entretien desdites roules: Le comité central de.-.Résolutions générales propose ce qui suit: ni Que le gouvernement provincial continue d'allouer f>0 p.c.pour la confection des routes régionales; bl Que le gouvernement se charge tie l'entretien du principal chemin amélioré de chaque municipalité: cl Que le gouvernement se charge de l'entretien des cours d'eau verbalisés longeant lesdites routes dans la même mesure que les fossés ordinaires le long des clotures de ces routes.PROTECTION DES .MOUTONS Attendu que dans la région de la ! Beaucc dc terribles ravages sont | causés par les ours qui mangent ; beaucoup de moutons, il est résolu ce qui suit : a) Que le gouvernement accorde! le droit à n'importe qui de chasser l'ours n'importe quand dnns les régions où les ravages s'effectuent; j ht Que le gouvernement accorde] audit chasseur une prime de S25 pour chaque ours adulte abattu et I 510 pour un ourson.Attendu que depuis un certain nombre d'années les pillards font d'immenses dégâts, il est résolu ce qui suit: Que.lorsqu'il y aura vol dans les arrondissements d'une municipalité cl que le conseil municipal recommandera au procureur de la province de prendre des procédures pour faire l'arrestation des pillards, ic-diti-s procédures soient faites au nom tic la Couronne.Attendu que depuis une dizaine d'années la vente dc l'automobile prend des proportions gigantesques ; Attendu que les accidents et les victimes se font très nombreux; Attendu que la plupart de ces accidents proviennent de l'abus de l'alcool; Attendu que en plusieurs cas le proche de la victime ne peut revenir pécuniairement sur le conducteur ou le propriétaire dc la machine; Il est résolu ce qui suit: Que le gouvernement contrôle la loi des licences, en exigeant du demandeur de licence .un rapport fie conduite satisfaisante et surtout une caution, qui pourrait ètri l'étude.mise a ECOLES RURALES Vu les temps difficiles que traversent les cultivateurs de cette province et les difficultés qu'ils ont à prélever les argents nécessaires au maintien de nos écoles primaires îles campagnes, les membres de l'U.U.C.demandent h M.le secrétaire de la province de bien vouloir contribuer d'une manière efficace au maintien dès dit es écoles el croient qu'il serait possible d'accorder un octroi fie 8100 (cenl piastres) par école primaire, ce qui constituerait un montant de six à sept cent mille piastres par année, et ce qui, dans notre opinion, serait un des moyens d'aider n enrayer In desertion de nos campagnes.Enquête agricole Il eevt proposé et unanimemrnt résolu que demande soit fai(c an ministre de l'Agriculture provincial d'instituer une enquête pour découvrir aussi exactement que possible la nature et la quantité des produits de provenances agricoles consommés par les villes de la province fie Québec, et pour déterminer la quantité dc ces mêmes produits que le commerce et les consommateurs de la province dc Québec vont chercher en dehors fie In province, afin d'aider le gouvernement el l'U.C.C.h diriger la production des cultivateurs flans le sens tic la demande locale, en premier lieu.Glaisage des terres Après avoir pris connaissance du rapport du cercle de Saint-Raymond île Portneuf, l'assemblée annuelle endosse la demande de ce cercle, à l'effet que le gouvernement provincial maintienne sa politique antérieure de glaisage des terres sablonneuses appliquée durant les années passées.Comptabilité Le cercle dc Saint-Edmond de Coaticook propose: Attendu que la comptabilité agricole est devenue pour les cultivateurs une chose nécessaire nous de-1 mandons au Conseil de l'instruction j publique de bien vouloir inscrire | cette matière au programme sco-.laire et de se servir pour l'enseigner du livre de comptabilité publié par le ministère de l'agriculture.Adoptée.| Amendements aux statuts Les amendements suivants furent apportés nux statuts: Que le dernier paragraphe de l'article quatrième se lise comme suit: Les cultivateurs non catholiques de la province seront également admis dnns l'Union comme simples membres.Que l'article dix-huitième se lise comme suit: L'Union est administrée par un Bureau central composé de l'aumônier général, d'un président.d'Un vice-président, d'un directeur pour chaque diocèse de la province et d'un secrétaire-trésorier choisi en dehors du Bureau.HOMMAGE A MADAME BARRE M.le chanoine Elzéar Roy et M.E.-A.Chartier, vice-président du comité de réception, ont fait l'éloge de Mme Parré.Mlle Marie-Antoinette Grégoire, directrice rie la pane féminine du Bulletin des Agriculteurs, lui a présenté une superbe gerbe fie fleurs.M.le chanoine Roy.aux applaudissements de l'assemblée, lut la résolution suivante: Attendu que Madame Laurent liarré.la digne épouse dc notre distingué et estimé président, a permis à son mari en le remplaçant à la direction tie sa ferme de parcourir la province pour faire connaître l'U.C.C;;- Attendu que Mme Barré a aidé-plus d'une fois son mari dans les nombreuses correspondances qu'il a entretenues avec les membres de l'U.C.C; Attendu que Mme Barré en plus fie son dévouement a notre cause pendant les deux dernières années a eu la bienveillance d'encourager les présentes assises par sa présence; II est résolu que l'assemblée exprime toute sa reconnaissance à Madame Barré.Madame Gérin-Lajoie.de Coaticook, fit entonner Yii! vendre pour noua t^rinl vos |,|, telllea de parfum Erol a Me i; boute»» Quand voue fiurct vendu ce parfum ei v nous luirona reçu l'nrRont mua m¦'.«¦= ,'„,,.qualifier dan" notreeonctliir» et «HBiowffiJjS concourir pour nn de" prix.I-» .,VvT tion ri.ua haut est absolument la SEULE QUE NOUS EXIGONS W que VOUS QUALIFIEZ.Quand no.i.aurnna reçu votro rpponac, noua , verrona le pnrfum pour vendre, pour n"» Sinner, le coupon plna baa.et *nyojn noua do aulte.N'ENVOYEZ pa- PAR- CENT.COUPON .——q| Cl-lncliia voire repo-eo nu «'["¦"""'vos elle rit rorrerte, envoyer, mnl.ft FRAIS.10 boutelllea do Tarfum qu« j vendrai parmi mea ami» a 2IM a Miiir et Je voua retourtierer.l'arifent l'aurai vendu.SI Je ne peut ra> le parfum Je voua le retournerel.Nom «.h.—•."~ Adresse."£t (Seulement les personnes ak-l"es il» t'I"" 18 nna aont permla de eonsourir.if Adresse» votre réponse a KHOL MANUFACTURING COMFANI.feyfc 32 JC»t»nU «, O*, - { 1 X8 NOVEMBRE 1926 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE ONZL Billet de Grande-Soeur W • '-:- "" O la capricieuse, que celle imagination! Je lui ai demandé loid à l'heure, très polimenl, car elle est fort ombrageuse, dc „ir trouver un sujet pour mon éditorial, un quelque cljose d'un peu passable, au nom de la charité, chrétienne, pour l'amour de mes lecteurs.Un instant, j'ai cru qu'elle allait se cabrer et crier il l'exigence de celle hebdomadaire chronique.Ion jours (t sa porte, les mains tendues; puis, sur ses ailes de libellule, sans trop d'hésitation, elle partit sous le ciel de novembre où le soleil se prélasse dans un azur que la froidure, el l'humidité n'ont pas encore, défraichi.Allait-elle.me.servir une analogie quelconque ni accord avec celle limpidité du ciel?Je le croyais devant son iiolsoutenu dans Vimmensité; mais, au même instant, elle redescendait vers la tristesse morne des érables aux bras tendus, et ,le nies cerisiers, penauds d'être ainsi nus et laids.Le contraste m'affligeait ; par bonheur deux moineaux, renfrognés dans leur col emplurué.perchés sur deux rameaux frères, t'absorbaient da:u: un djàlogue animé, qu'elle allait peut-être me.traduire.Mais les vilains se prirent soudain de dispute, des cris niqus s'entrecroisèrent et mon imagination leur tourna lr dus vins plus dc façon.l'eu après, elle rasait la terre désolée du cimetière, tournait autour de la grande croix noire, s'immobilisait sur des pierres arises ou blanches, d'humbles croix de riches monuments où les inscriptions ne retrouvaient bien souvent qu'un souvenir indécis, ou déchiraient la mémoire avec, un cri de reproche à l'oubli déjà lourd.Noms de vieillards longtemps vénérés, de parents chéris, de.jeunes gens et de jeunes filles, compagnons des jours passés, et dc tout petits anges dont l'évocation des têtes blondes et des gestes graciles fait sourire encore, mais d'un sourire oit tremble l'rni'olion pendant que les vers du poète reviennent instinctivement aux lèvres: L'enfant, parti sans être un homme, Xc grandit pins dans notre esprit.Mais reste pur rt faible comme Il était quand la mort le prit.Sous avons beau river et dire: 'Il aurait vingt ans aujourd'hui!" ''.'est avec son petit sourire Que nous nous souvenons dc lut.Plus rien n'efface en nous -l'image Oil leurs traits ont correspond u.Ils pardent toujours le même ô.ge.L'âge où nous les avons perdus! Il est, dans ces vers, une tristesse sans lourdeur, un regret tans amertume, un quelque chose d'imprécis el d'immatériel qui fait rêver nostalgiquement.Mon imagination, cette "folle du logis", comme on dénomme généralement toutes ses soeurs, se pénétra de gravité: immobile,, elle devenait songeuse, mélancolique, éi demi prise-par ce souffle, d'infini qui flotte sur les tombes avec, la brise de novembre; et découvrant son impuissance de créer quelque chose de mieux qu'une gauche description de sentiments lrof> profonds pour se soumettre à l'analyse, qu'un appel vide tf nouveaux clans de joie.Au dehors, lr foin rraichenient coupé exhalait ses meilleurs parfums, les deux lilas qui venaient de fleurir afec juin mêlaient leurs parfums Mir chèvrefeuilles, .le prenais plaf-0i.llnnné gratis nvec Le THE et CAFE VERT.NOIR ou JAPON EN VENTE PARTOUT DEMANDEZ-LE GLOBE TEA.CO.•"*« Vntri'-rmnie Ourit.tél.main so30 Montreal propreté vint jusqu'à moi: i'v dormis toute la nuit comme je ne l'avais pas fait ilepuis un an., car en ville il se fail plus de bruit la nuit que lo jour, ici pas de train dc charrette passant à la grande vitesse, pas dc fouet sifflant dans l'air, rien ne vient troubler le calme do la iiiiil: il n'y a que la lune qui fait son chemin sans bruit, faisan! semblant dc vouloir jouer avec mes vous qui no la voyaient pas.Le matin ce ne sont pas les chevaux' battant les rues qui nous éveillent, niais bien le chant matinal du coq et l'angelus du matin égrenant ses Ave ii Mario.Ce malin là je crois qu'elle se fil phis douce que d'habitude, mi aurait dit une musique jouée par les anges.Je revis l'éta-blo.do belles vaches ruminant, les deux gros chevaux île mon père, le fenil qui regorgeait do foin.Mais ce qui éinolionna le plus mon coeur fut de revoir la petite église du village, coquette sous les murs blancs cl son clocher gigantesque; j'y entrai cl reconnus mon ancienne place tout près do la colonne d'en avant, ("cite même petite Vierge qui m'accueillit el reçut nies voeux lorsque je fus nommée chrétienne, me reçut comme une ancienne amir.J'al-lai voir le cimetière et a genoux, la tète basse sur .les tombes fleuries ie priai pour ses "habitants".Les coteaux n voisinants avaient revêtu leur robe de verdure qui miroitait aux derniers feux du soleil couchant offrant à mes yeux une splendeur indescriptible.Un air Dur venait embaumer le tour de notre gentille maisonnette.Debout sur la verte pelouse qui brillait de mille pâquerettes, j'allais embarquer pour mon départ ne pouvant croire que j'allais quitter ce lieu où mes pieds semblent attachés; mais je me résigne en pensant que le bon Dieu me ramènerait sur celte terre bénie pour y rouler mes jours et les terminer comme Je les ni commencés el aller mo coucher sous les cyprès pointus du vieux cimetière de campagne.En l'écrivant ces choses il me semble que.assise au fond de la classé, je suis prisonnière.Mais au fond, sous les veux do ma Soeur chérie, je passe des heures bien douces.Donc adieu el à bientôt.Ton amie.M.-HEINE.Une veillée de la Toussaint est toujours continuellement en ma compagnie, il voulut être mon aimable guide el me fit faire le tour du ciel.D'abord, " je me présentai aux pieds du Père Eternel, aux pie-ds du Itoi des rois, ,1e ne paraissais qu'une pauvre mouche à coté de ce Dieu, noire l'ère! Mais, croyant qu'il était mon Père, je lui fis'mes salutations, je l'ai remercié de m'a voir créée dans sa pure bonté, de m'avoir fait naître dans un pays chrétien et de m'ayoir donné de si bons parents, je lui ai aussi rendu grace de m'a voir donné des frères el des soeurs avec lesquels je suis si heureuse.Après 'l'avoir adoré et remercié, je demandai aussi à ce bon l'ère beaucoup de grâces précieuses.La première est celle-ci: ''.Mon Dieu, faites-moi mourir entre les bras de .lésus et de Marie: préservez-moi des Flammes ilu purgatoire, surtout de cellos de l'enfer.Accordez-moi celle grAro à moi ot à toulp la famille.'' Après Dieu lo Père je saluai Dieu le I*ils, assis à sa droite.Oh quel bonheur je ressentis! .le voyais lr Coeur de .lésus, ce teneur si bon, si tendre, si miséricordieux! .le J'ai remercié de lout mon pouvoir de m'nvoir rachetée du feu éternel auquel j'étais condamnée, s'il n'eût souffert la morl sur la croix pour nous racheter tous! Oui! jamais nous no pourrons lui rendre assez d'adoration el dp remerciements, .le nir reposai longtemps sur son coeur.Oh! que je me sentais consolée, réconfortée, encouragée par les douces paroles de ce Divin Sauveur et Frère.Bon bon ange me présenta A la sainte Vierge, placée tout'près de son Fils, ,1e me jetai dans ses bras on la suppliant de m'aecepler, car jr suis sa fille chérie.Avec.joie.Elle me reçut.Quelle satisfaction de me voir entre les mains d'une Mère si tendre.Mon coeur était ému et je pouvais à peine parler.Mais, 'la sainte Vierge comprit toul ce que mon coeur désirait lui dire.Elle me parla dc toutes sortes' do belles choses qu'une mère doit dire à sou enfant.Enfin, mon bon ango me' fit faire le tour du ciel.Alors! combien d'anges entouraient le trône de Dieu! Quelle douce mélodie! Quels chants d'allégresse retentissaient en ce palais sacré! Combien de saints ol do saintes ai-jc vus?., .le ne puis vous on déterminer le nombre, car il esl infini.Et quel no fut pas mon en apercevant parmi ces bonne maman toute resplendissante de beauté! Avec quel élan do joie pure je m'élançai vers elle, et me jetai-jc dans les bras qui m'ont bercée el sur le sein sur lequel je me suis endormie tant de fois étant pe-tite! Impossible •d'essayer de vous décrire tout le bonheur cpie je ressentis; jamais je n'oublierai ce doux mrvmeut.J'aurais voulu rester blottie, longtemps, toujours, sur ce coeur si doux, mais mon bon ango me dit qu'il fallait continuer.Alors je m'arrachai dc ses bras en la prinnt de no pas oublier sa petite fille, de l'aider à traverser le rude sentier de la vie.à souffrir avec résignation loules les croix, afin d'aller la rejoindre un ioùr.Puis, je m'arrêtai de nouveau près d'une grande soeur chérie., do petits frères et petites soeurs, joyeux petits anges, tir grands-parents, je leur donnai à chacun rleux baisers on leur recommandant de mo préparer une place ou milieu d'eux.'^Quelle tournée imaginaire ai-jc faite, me suis-je dit'."' lorsque'je me retrouvai dans ma chambre, à genoux au pied de mon crucifix! Quel songe mystérieux ct vraiment consolant! Quels doux moments de pur bonheur j'avais passés! Violette de S AI NT F.-ANNE.Le (hujil des bois! jours à son rêve.Si, par hasard, l'aquilon devient si grand qu'il renverse sa chimère, qu'elle no se laisse pas abattre, qu'elle se relève plus forte el plus courageuse, qu'elle suive un sentier mieux battu par la réalité ol qu'elle songe à se parer surtout d'un manteau de vertus pour l'éternel printemps! J'entends le vent pleurer autour de mon castel désolé, c'est lo prélude de l'automne dont les mélancoliques accords font trembler les vieux arbres dénudés.Je n'ai jamais pu entendre la plainte altris lée du vent sans frisonner, sans évoquer quelques pages amèros au livre de mes jours."Je pleure on mon coeur tant d'étoiles éteintes", hélas! J'oubliais pourquoi aujourd'hui je ne suis pas attristée.N'ai-jo pas à la ruche des petites abeilles douces et bonnes qui m'aiment?O.que j'aime, moi.mes petites soeurs! Votre petit 'Criquet dos Rois.2t octobre 1926.«an ce véritable.— Votre article aura sa large place h la tribune et je ne doute pas qu'il n'intéresse beaucoup les Abeilles qui vous connaissent depuis si longtemps favorablement.— Vos relations avec R.d'E.m'enchantent, puissiez vous les continuer longtemps aussi aniicalement! — Lisez beaucoup d'amitié entre les lignes! MA MIE.Vous revenez ron-lento; j'en suis fort heureuse, il est toujours triste l'absence de voir revenir les amies (rainant de l'aile.Puissent vos succès scolaires se poursuivre toute l'année! Je ne||;ln,.,.soj| sj crois pas que la mode des cheveux |suis positive avec j feriez vous, presque bonheur élus ma C'était par une belle veillée de la Toussaint! Seule dans ma chambrette.j'élevai «non esprit au ciel en pensant a In joyeuse fête que l'Eglise célébrait en ce jour.Comme mon bon ange sait tout ce qui se pnsse au dedans de mol et qu'il Octobre.messager d'automne, avec son cortège dc vent ot dc pluie, achève de dépouiller de leur chatoyante parure les grandes arbres de nos bois.Déjà, les harmonieux 1 Iri 11 os des oiseaux, leurs mignons : habitants se font de plus on plus rares el lo joyeux chant de lit cigale depuis longtemps s'est lu.Si vos nas do rêveurs, en quête de vraies beautés, vous dirigent encore par les sentiers moussus vnu' sentez quelque chose comme un brisement à marcher sur ces délicates feuilles, lesquelles hier encore, attachées à l'arbre aimé, caressées dos tlèdos ravons du soleil d'automne, avaient des couleurs si Jolies ct si chaudes et qui maintenant, séchées el flétries, jonchent le sol.Quelques-unes encore, avec une fidélité désespérée se retiennent à la branche qui les n vues naître fragiles el éphémères, bourgeons du printemps el nos regards charmes et émus s'etnplisenl uno dernière fois de leurs tous agréables el variés: leur font un dernier adieu car vous savez bien que l'impitoyable vent du nord les guette ol que bientôt, les enlevant aux beaux arbres désolés, ira.par les chemins humides, les faire tourbillonner à son gré.les pauvrettes! Triste et mélancolique valse des feuilles! Los hols ainsi denudes d'ornements et de voix maison I truand même par leur attitude résignée: ils semblent nous llTçcher le sacrifice par ce dépouillement: ils vivent dans l'espoir et la certitude nue ce ne sera que nassaffer et.qu'à un printemps plus loin, leur riche manteau leur sera rendu.Ainsi, de nous, pauvres mortels.Notre Ame ot notre coeur, comme les hols sombres el mystérieux ont l"urs saisons de chaudes et vertes illusions, de mystères chéris caressés avec amour.Cependant, il arrive quelquefois que comme les grands arbres, nom ne pouvons les mettre à l'abri do»' vents de l'incertitude ol du doute nln«i quo des événements.Mais l'espoir est si vivace en nous il est la vie.nue notre àme.pauvre fcullto un Instant désemparée, dcsespêremment.se raccroche tou- longs soit prêt de revenir Pautoniric on parle toujours un peu de l'été il est difficile de croire n «a renaissance.Quant aux robes j'ignore complètement si elles allongeront avec l'an prochain: le principal c'est qu'elles ne s'éeour-lent pas davantage! — Pour l'hiver le vclour.le satin, les flanelles, font de jolies toilettes.Genêt Fleuri, Si je vous disais que j'ai reconnu tout de suile votre écriture sur l'enveloppe, à vous qui redoutiez d'avoir élé oubliée! ,1c suis heureuse de vous retrouver, j'avais un peu peur du contraire-, vous êtes si loin! Vous l'avez deviné, je gage, c'est pour cela que vous me parlez ainsi dr ce qui fait votre vie avec son passé et son présent, choses qui m'intéressent toutes, n'en doutez pas.Jp ne connais pas du tout cette maison ou compagnie dont vous me parlez.Est-elle de Montréal ou de Toronto?Pour le moment du moins, vous voyez que jp suis dans la complète impossibilité dp vous en donner l'adresse.En fait de correspondante vous aimeriez beaucoup j Pighini, je ne sais cependant si elle aurait le temps do correspondre, vous • pourriez toujours lui adresser un premier billet.Butineuse vous sérail également nue amie idéale.Cendrillon.Vous m'avez fait sourire quand vous avez parié de "petite, fille", mais je ne vous permets pas de vous appeler "vieille fille" pour cela, non plus que je ne suis pas 'fâchée de votre decouver-: te.je suis si habituée à l'enveloppe RAMON nODMIGL'EZ.— Je ne 1 d'une idée contraire à la réalité m'étonne pas que vous n'avez sup- chez les gens.L'impression es! votre première lettre' égarée.! sans doute salutaire, qui sait si j —- Votre "vieille rodovenue jeune" i n'a peut-être pas tout à fait tort mais j'ai plus confiance en une certaine modération qu'à ces grands transports, c'est plus durable.et vaut mieux ce qui dure que ce qui éblouit, n'est-ce pas?- liepnrlez-; m'en encore je serai peut-être à 1 même de vous consulter mieux.| L'adresse rie l'Abeille affligée dont Vous me parlez est toujours la mé-I me : Sanatorium; Lac Edouard.Toile d'Araii/nèe- Eu lisant votre billet où vous nie disiez que "si ; j'étais près do vous.", je mo suis ! sentie mordue de regrets que la dis-jrandc entre nous: je avec vous, que vous Le peuple le plus religieux du inonde, le plus soumis à l'autorité, qui ne lirait que de.mauvais journaux, deviendrait au bout de trente ans, un peuple d'impies el de révoltés.Humainement parlant, il n'y a pas de prédication qui tienne contre la mauvaise presse.Cardinal Pie.COURRIER dos miracles! Our voulez-la vie n'est pas toujours gâteau, elle se permet dos tisanes plus ou moins délicieuses.niais qu'y | faire?Le venl n'a pas loot emporté ce dont vous me parliez, il lest voué aux "mauvais coups'' celle I année, mais n'empêche que ça va i légèrement ctescendo.Je vous re-Inicrcie de Votre exquise sollicitude, I elle m'est toujours très sensible, j J'essaierai de vous Irouvor ce que vous demandez à la fin de voire billet, mais sov cz patiente, n'est-ce pas?' GRANDE SOEUR BOULANGEZ VOTRE PROPRE AVEC Qualité fi lus élevée pour au-dela de so citis Entre ami-* pose C'est que, voyez vous, ifî m'est tout à fait impossible, quelqu'urgence qu'il y ait, de donner réponse au courrier avant trois semaines après réception: ct parfois, quand Je courrier est trop volumineux.il faut même qu'on attende quatre.C'est parfois dé.sagréable pour les correspondants, j'en connais, mais enfin.! Je suis contente de deviner dr la patience chez-vous, je vois que voiw savez bien comprendre 'les choses et je m'en réjouis; comme ça nous nous entendrons au plus que parfait.J'ai deux autres lettres de vous dnns la grosse pile de billets reçus, je leur répondrai la semaine prochaine, sans doute.En attendant ne doutez pas qu'on vous refuse jamais cette amitié que vous sollicitez.Voyez comme déjà on s'intéresse à vous.INON-ROSE.-.le ne force personne n demeurer sous mon ciel, car j'ai toujours scrupuleusement tenu à ne jamais' m'imposer n qui que ce soit.Vous m'assurez de vo vous même.Cendrillon, ne regrettez pas ce qui n'est pas.,pour maints motifs! - J'espérais des nouvelles plus rassurantes au sujet de votre frère, la convalescence est donc bien longue! Je comprends toulcs les angoisses qui ont logé cher, vous drpuis ces tristes événements, mais je souhaite ardemment que bientôl lotîtes ces ténèbres se dissipen! pour faire place au bonheur.L'épreuve est dure mais elle ne sera pas éternelle.Avez confiance.Mes vacances no m'ont pas portée dans la région do l'Ontario dont vous me parlez, il est certain donc que nous ne nous sommes pas croisées.— Je ne nie souviens pas des correspondances de votre frère, mais j> ne crois pas que Florian-ne de St.F.soit de leur nombre.Ecrivez lui donc une première lettre.C.oeur qui souffre.- - On voit souvent, ici et là.l'annonce de médecines ou autres choses dont la propriété est d'engraisser les personnes qui se iplaignen! de leur mai-_ igreur.Si .vous voulez les essayer, à vous, je n'ai rien à dire à ce bre constante souvenir, je l'aocep-iv, te avec joie, mais si vous jugez'1 | jujtl j/uii i iiiuii n'en ai jamais fait 'usage et que je ne connais personne qui on ail l'expérience.Tout de même, il me semble 'qu'il vaut tout aussi bien ne pas se servir de ces procédés.Si vous n'êtes nullement malade.avoir des raisons " valables pour i sujet pol,r n,on ,otll|l!c pu,s«uc ^ vous retirer définitivement, je ne saurais en avoir pour vous retenir de force.Tout ce que j'exige de vous, et je ne doute pas que vous ne me le refusiez, c'est la discrétion complète, envers qui que ce soit, concernant les incontrôlables événements passés que vous connaissez.Je suis d'une discrétion à toute épreuve pour ma part ct j'aime à ce qu'on agisse dc la même manière pour moi: je tiens à n'être connue publiquement que superfli-1 péramcnl.2c:-Pierre l'Ermite cièllemcnt; ce mii fait ma vie in-jun journaliste el romancier de vous ne devez pas être maigre au poinl d'être décharnée?Alors, prenez une nourriture très substantielle et légumincuse.n'ayez pas d'exercices violents et si vous n'engraissez pas.ne vous désolez pas; votre maigreur est peut-être de leni- qui time n'a pas a être connue ' à l'étranger.Vous comprenez que je ne suis pas blâmable de la chose, n'est-ce-pas?- Vous m'avez dit de bonne choses, je vous en remercie.C'est de tout mon coeur que je vous souhaite la réalisation de vos espoirs, l'atteinte de votre idéal, le seul digne d'un grand coeur comme le vôtre.CHIMENE.- Ma petite amie, vous avez d'impardonnables scrupules ol je suis bien tentée de vous donner la grosse pénitence, celle de rattrapper au plus tôt tout le temps perdu.Qui est allé vous met-Ire en tète que vous êtes aussi faible en matière- littéraire ?Quelqu'un qui no s'y entend pas.pour sûr! En conséquence ne parlez plus de ces choses cl surtout n'y pensez plus! Les trois petites correspondantes vous écriront, je n'en doute pas.et elles vous aimeront bien, gentille Chimène.PETITE MIE.- Avcz-vous reçu mon billet personnel concernant ce dont vous me parlez dans votre lettre ot le mauvais vouloir des événements! Ce m'eût été un si I grand plaisir de connaître Madame j votre mère et de vous faire plaisir j on même temps! —-"'J'ai envoyé le montant de votre ''abonnement a l'administration' el j'attends de j vous une prochaine autre visite.JEAN DE LA GLBRE.Certainement que vous avez eu du goût; il est très joli votre pseudo et vous sied tout partieivlièrement bien.Ici crois que vous n'auriez rien pu i choisir de mieux.Je suis contente de votre entrée en relations avec la | petite amie el je souhaite que vous sympathisiez bien avec elle, s'il est vrai qu'où juge les gens à leurs amis.Je suis positive, de par une relation féminine très étroite que je lui connais, qu'elle est fine el sérieuse, capable donc de voois intéresser ct de goûter votre correspondance.Que diriez-vous maintenant d'un correspondant Sim able, instruit, rt dont certains états d'âme me semblent n-parentes aux viStrcs?Si la chose vous agrée, dites m'en un mol et je connais quelqu'un qui sera content de vous écrire, Je vous remercie do vos souhaits el de vos paroles sympathiques, j'ai dc Tes-pérance plein Famé on dépit de tout! i AME CONFIANTE.- Comme il m'a fait plaisir dc vous mieux connaître, avec votre figure jolie toute de bonté sympathique et de délicatesse! Vous m'avez plu sur pho-lo autant qu'il est possible de plaire et je vous rrmereie cordialement de l'envoi: je ne souhaite plus maintenant que la connnls- ris.Ce nom est un pseudo.le veritable est l'abbé Lotit il.3e: Pour vous guérir ei-vez.et plus que cela.presque ébahie sous le charme! Réellement, je m'attendais si peu à la chose! Tout de même, pour que vous ne me fassiez pas une intempestive "paire d'yeux", je vous avertis que vous êtes mieux de ne pas perdre trop de temps si vous ne voulez pas que je vous "joue ie tour" cl i; 11 •_- je passe avant vous; nous on .muerions toutes deux "Perrette et le pot au lait".- Ma chère amie,.ces sentiments que vous ne parvenez pas à saisir sont sans doute plus profonds (pie vous ne le croyez, il vous faudrait une épreuve pour que vous le réalisiez bien.mais, va sans dire que Je ne vous la souhaite pas! Migup.— J'ai bien entendu murmurer voire ioli nom l'été dernier.Je suis fuit contente une vous m'avez adresse un polit mol.Cependant, êtes-vous certaine de ma personnalité?Un l'on baiser pour renilre A.jalouse.! 7'o/iv d'Araignée.Enchantée rie voir que vous avez remarqué ma petite frimousse.Si j'étais cantatrice ou harpiste, je tue ferais un plaisir do vous bercer aux harmonies dc Jocelyn.Je n'ai qu'une seule manière de vous l'offrir, c'est aux accords do mon c.oeur.Amicalement.Ramon Bud tiquez.Oui.ri; nions même quand la vague est agitée, ramons pour trouver un peu du repos lumineux qui ramène l'espérance et le bonheur.N'oubliez pas que Jouberl a dit: "Le vrai bonheur est dc sentir son âme bon no; à vraiment parler il n'y en a pas d'autres." Ponsoz-v et donnez-m'en des nouvelles, n'esl-oo pas?Jncelgtï Dn Bois, Petit Sauvage.Merci dc vos bons baisers; mille tendresses on retour.Etes-vous nouvelle?Fée d'Amour.Mon coeur a battu bien fort en vous lisant et j'ai re vée-u la petite heure passée ensemble.Mon affection sincère.Migonnc Chérie.Avcz-vous reçu mes fleurs avec les baisers qui les accompagnaient?Angelica.¦ Reviendrcz-vons en- : core au Foyer?Je m'ennuie dc vous! Vieille Abeille.- Je ne puis pas-, scr au Foyer sans vous donner une grosse caresse.Est-ce votre santé qui vous empêche de venir souvent?Miguy, Toile d'Araignée.Fleuron tir ouvrage d* fantaisie.]« tout port payé.Adressez: ALLEN NOUVEAUTES St-Zacharic - - Québec ABONNEZ-VOUS au Journal Mensuel de BRODERIE et MUSIQUE V E N N A T .1770.SI-Denis, Monréal 25c PAR AN BRODERIE FRANÇAISE Avec le» mois il'niilomne commencent le» lonini" «olrr-* 11 fnit txut r-*tr»r chez, sol hlrn nu chaud.C!csl lr inonirnt tt'entrrprcndre ik* loiifis.»rnvau\ rl- liitxlri-i" qui 5- frronl jiiMquc seuls tout ni i-.uih.iiiI.Olic élisante nappe tentera certainement toutes nos leclrlcra.l.e coin est du plus l,rl rfTrt nvrr la corn/, rl'nhondnnre au rirh?-lleu d'où l'échappent dev epis dr hlé luoiîés pleins el «1rs mariruorit-s rnil srralriK également Jolies plelnca ou a jour.Lorsque 1rs rieurs sont plriutrs, lr> feufilesVdplvcni £tre a Jour, mi lr contraire, or qui produit uu heureux cpntrnsle.lv motif tirs ci'»!r» .'cxêrutr dr menir numl^rr.avec tr paSiier rt les papillons au rlchelleu.I* centre assorti pour I" milieu dr la nappe, disposa légèrement ru ovale enrichi! re beau morernu.Cependant il peut s[.faire indépomlnnl avec le fcMon assortI, IV» .crvlrttrs de plusieurs grandeur, suivant demande sont établies pour aller avcij l-i nappe, les dessins plus ou moins compliques au rhols.Comme toujours nous sommes 0 la ulsposllioii des aimables lectrices du BulleUu de.Aarlrulteur.RAOUL, VENN AT, 3770 St-Denls, Montreal.Tél.Hit 3085-Fjt OiAX.I PAGE DOUZE Nos Lradili el religieuse* îles (.Suite de lu pane 10) descendants qui ont fondé l'Union Catholique des Cultivateurs.C'est le inétnc esprit de solidarité qui inspira à nos aïeux la bol le coutume nationale des corvées et qui détermina, il \ n dcit\ ans.la fondation de |'U.C.C Nos ancêtres .limaient à travailler en commun, ils organisaient des corvées pour les pauvres, pour aider aux débutants, pour faire les semences ou les récoltes d'un cultivateurs cloué sur son lit par la maladie.D'ailleurs, tout prétexte était hou pour faire une corvée: la construction d'une église ou d'une maison d'école, le "levage" d'une maison ou d'une grange, les "épluchet-les" île blé-d'Inde, le fenaison, le ¦'broyage" du lin, la préparation j rl "m n morceau de terre neuve, ctr.| Nos pères ne faisaient pas ces I corvées dans l'unique but de s'amu-1 scr et de causer.Non! Cette coiitu-j me est une des plus belles manifes-, talions de leur socîalibilitc cl de leur charité: Ils organisaient des j corvées pour s'entr'aider et se ren-dre service.Inspirée par cet esprit lie solida- Imenls de culture: ils vous exhorte-I raient au contraire à bien profiter des découvertes scientifiques, des machines perfectionnées et des organisations coopératives qui ont révolutionné l'agriculture depuis 50 ans.Mais ils demanderaient compte à leurs descendants des deux millions et demi de Canadiens français qui filent actuellement le coton américain cl qui ont traversé la frontière parce qu'ils ne pouvaient plus subsister sur la terre canadienne, capable pourtant, par son sol fécond, de faire vivre vingt-cinq millions d'habitants.Ils nous demanderaient, à nous qui voulons rester ici pour continuer leur oeuvre et remplir la mission que la 'Providence vous a confiée, de conserver plus fidèlement que jamais les traditions religieuses el nationales qu'ils apportèrent de France, qu'ils acclimatèrent sur notre sol el qu'ils transmirent à leurs descendants comme la plus précieuse partie de l'héritage national.'uE BULLETIN DES AGRICULTEURS 18 NOVEMBRE lg2fi Le miel et sa valeur solides.De plus, elle donne aux cultivateurs bien des avantages pour l'expédition eu achetant tous ses produits à la fois.Vos tout dévoués, J.-B.RENAUD tt- CIE INC.Département de la publicité, Par J.-U.VOYER.es" ! L nutritive rite el stimulée pat l'universel.éveil d'union professionnelle qui caractérise notre époque, notre elite agricole a organisé l'immense corvée qu'est l'Union Catholique des Cultivateurs.Notre association constitue done, en elle-même, une tradition nationale.Chez nos ancêtres plus il y avait de travailleurs à la corvée plus on abattait de besogne dans une journée.Ainsi, la puissance de notre union sera en raison directe du nombre ct de l'enthousiasme de ses membres.Quand .tous les cultivateurs de la province en feront partie, nous pourrons greffer sur l'union professionnelle toutes ces organisations annexes qui ont fait le succès de "Bocremhond" belge et qui transformeront notre agriculture.Dans la rédaction des stptuls.les fondateurs de notre association se sont inspirés de la doctrine sociale catholique.Ils ont promis d'"ndhé-rcr toujours a toutes les directions et à tous les enseignements de l'Eglise catholique qui ont Irait aux matières qui font partir des activités dc l'Union." (Statuts de l'U.C.O" C'était encore suivre une dc nos meilleures coutumes nationales: l'attachement traditionnel de nos pères à l'Eglise et au clergé, qui fui notre plus sûr guide dans tout Ici cours de notre histoire.Aussi.M.Omrr lîéroux avait-il raison, au lendemain du congrès de 1024.d'écrire que IT'nion Catholique des Cultivateurs a été constituée "dans la droite ligne de nos traditions et île nos croyances".Individuellement el collective-! ment les membres rie l'U.C.C.se! sont doue engages à conserver e! à propager dans nos campagnes "les traditions canadiennes-françaises qui sort le fondement de notre existence économique ct religieuse".Ce! un devoir quotidien, mais pourquoi chaque cercle n'aurait-il pas sa journée des traditions en organisant dans sa paroisse la célébration de la fête nationale?M.Magnan disait hier que les cultivateurs fêlent chaque jour la Saint-Jean-Bapliste; mais ne conviendrait-il pas de la célébrer spécialement le 24 juin! Sans compter que ce serait un excellent moven de rehausser le prestige de l'U.C.C., de faire du recrutement et même l'enseignement agricole si on met au programme.Quel doit être le cérémonial celle fête?Il va sans dire que toute célébration de la Sainl-Jcan-Baptis-le doit commencer par une messe solennelle (I un sermon qu'il jugerai opportunes ou accentor celles qui seront sugeérécs, quelques semaines ayant la fête, par l'Organe de l'Union.Mais tout le programme dis-1 cours, chars allégoriques, visite au cimetière, érection d'une croix du chemin, oie.devrait viser un objectif bien précis: l'attachement au I sol natal el la conservation de nos' coutumes religieuses et nationales.Qu'on fasse du 21 juin un jour d'enseignement patriotique vivant, pratique, qui parle aux sens et à l'imagination: un jour d'examen de conscience cl de résolutions efficaces.La célébration do la Saint-.Iean.Baptiste par tous nos cercles serait un puissant facteur d'éducation nationale.Pourquoi ne demanderait-on pas à la Société Saint-Jean-Baptiste de voter, chaque année, quelques prix qui seraient tirés a notre assemblée annuelle entre les cercles qui auront célébré la fêle nationale'.' Nos deux associations n'ont-elles pas en somme le même but?Ainsi nos deux sociétés les plus traditionnelles s'uniraient pour conserver et-propager chez notre population ru-; les coutumes qui nous relient ; île en dc raie aux ancêtres ol qui sont l'exprès-1 rien.Voici des notes transmises par le : serriee provincial d'apiculture'.O précieux liquide pourrai) 1 être défini: Nectar des fleurs cueilli et transformé par l'abeille.Rien do plus naturel alors que le miel soit une nourriture saine.Aussi voit-on dans l'histoire, que bien I avant que les première* raffineries.| qui nous donnent le sucre granule.1 eussent été construites, lo mie! était en grand honneur.Sa supério-! rite sur le sucre granulé principalement consiste dans ce fait.'que ce dernier, par lr grand usage que l'on en fait, finit par engendrer quelques douleurs dans l'estomac.I! n'en est pas do même du miel qui.d'une assimilation plus facile, ne produit généralement aucun mauvais effet.Le mici.avons-nous dit.se digère beaucoup plus facilement que le sucre ct s'assimile aussi plus rapidement à notre organisme.Ln voici la preuve: Une fois dans l'estomac, avant que la digestion commence, lo sucre ordinaire (sucre granulé) doit's'intervenir, se trans-; former en glucose.Ce sont des! glandes salivères qui sont chargées' de ce travail.Il n'en est pas ainsi pour le su-j cre dc miel qui est interverti avant; qu'on l'absorbe.Cette transformation s'opère dans le jabot de l'abeille.Alors, dès que le miel est rendu' dans l'estomac, sa digestion ou plu-! toi assimilation commence immédiatement ct produit son effet beau-, coup plus rapidement.Aussi com-, me les glandes salivères ne sont pas pratiquées par le travail de transformation - travail constant et parfois laborieux - l'estomac se.irouve moins épuise rt la digestion s'opère plus ptomptemeiit rt plus facilement.Ce n'est pas la seule raison quii devrait donner la préférence à] l'emploi du miel sur le sucre frelaté; mais aussi et surtout sa grande supériorité sur tous ces produits factices.On doit, compter la valeur alimentaire d'un aliment par la chaleur qu'il produit, avons-nous dit.Voici un tableau comparant la valeur énergitique du miel à celle des différents surres et substituts que l'on vend sur ies marchés: Miel: 1 cuillerée à table fournit 100 calories.Sucre granulé: 2 cuillerées à table fournissent 100 calories.Sirop d'érable: l's cuillerée à table fournit 100 calories.Molasse: 1'-j cuillerée à table fournit 100 calories.Sirop do Blé d'Inde: 1-1» cuillerée à table fournit 100 calories.Sucre brun: 2 ruillerée à table fournissent 100 calories.Ce tableau dit clairement la supériorité du miel sur tous ces produits sucrés qu'on lui préfère parce qu'ils sont à plus bas prix.Ainsi donc, si pour sucrer votre breuvage ou dans la préparation d'un aliment quel qu'il soit, vous employez au lieu du miel la même quantité d'un de ces sucres ci-haut nommés, votre produit aura la même apparence mais ne produira pas la même substance; et vous devrez compenser par une autre chose la valeur énergitique qui manque.Si l'on se contente de ces choses qui ne donnent que l'illustration fin sucre, inévitablement ce sera peu à peu l'amaigrissement et la misère physiologiq uo.Dans ce.siècle de.falsification où l'on cherche à tout transformer ot à donner l'ombre pour la proie, on ne pourra tout de même convaincre tout notre organisme qu'il peut se maintenir et se surtenter aVcc Que l'espace d'un matin Peut-être ne durent-elles que I" pace d'un matin! Mais, comme elles sont belles, ces roses! Comme lo Créateur a prouvé sa grande bonté quand il les a livrées a la délectation de noire odorat ol do noire vue! L'exposition nationale de Fleurs a été tenue à l'hôtel Windsor.In se-niiiine dernière.Ma bonne fortune a voulu que j'aie le privilège de la voir.(''était ravissant.C'élail presque divin ! Mon bonheur fut cependant un peu terni par un chagrin: (pie tous nos bons amis n'aient eu l'avantage do jouir de ce spectacle féerique.Vraiment, Dieu fit bien re qu'il (il.Sans en chercher la preuve, Dans ces adorables fleurs je I rouve.âme française et cn- sion do notre tholique.Si vos grands-pères rcvenaicnl parmi vous, dans un vovagr do survivance française par exemple.' ils ne vous gronderaient pas d'avoir mis de côté leurs primitifs instru- FOURRURES BRUTES Nous sommes intéressés dans toutes sortes de fourrures brutes, spécialement RENARDS VISONS Nous payons le plus haut prix du marché.Chas.Desjardins & Cie Le ce.1170 St-Denîa, Montreal Ceux qui.jusqu'à présent, ont essayé de vivre .simplement avec do l'eau, n'ont guère réussi à prouver l'excellence de leur méthode, Au moment où la pratique aurait été suffisamment longue pour s'habituer à ce régime, ils se sont trouvés fort gênés pour continuer à vivre ct sont allés ad patres.'!.' On ne vit pas dc l'air du temps.Ne nous y trompons pas; nous nous porterons d'autant mieux que les aliments que nous mangeons contiennent de valeur énergitique ou calorifique Parmi ces aliments le miel est un des premiers.Le miel de Québec, est le produit le plus succulent et le plus doux nu monde.Lorsque vous achetez du miel, exigez que ce soit du miel de Québec.Madame Blanche Lajole-Valllan-court.Pas une heure d'heureuse ; StlhaueUe dû jour M.Caron Ce ministre de l'agriculture : est en son particulier le meil-' leur homme au monde, aimable, excellent causeur, d'une culture tout à fait originale, il quitta le collège pour les champs dès sa jeunesse, ce qu'il a appris depuis, il l'apprit au cours de ses voyages, de ses lectures, de réflexions personnelles et plus d'un homme de profession n'est ni aussi intelligent ni aussi cultivé qu'il l'est.Si d'aventure son humeur est inégale, c'est que.pour avoir beaucoup travaillé, il a une santé aujourd'hui quelque peu compromise.Au demeurant, peu d'hommes publics sont d'abords aussi faciles que lui.il en esl peu que l'exercice du pouvoir ail moins gâtés: il vit simplement et.parce qu'il est ministre, ne croit pas devoir être inaccessible, suer la morgue.Pans la vie politique, il est tenace, combatif, parfois vindi- J calif : il n'oublie qu'une, chose.ses évolutions passées.Il est bon administrateur, minisire ponctuel et jamais oisif, parlementaire expérimenté, plein dc ressources, l'un des esprils les plus agiles, les plus subtils d'une Chambre en décadence, j // esl infatigable, nerveux, remuant: i! a une manière, à soi de présenter un argument, de le ramasser, de le mettre en valeur de façon plausible, de serrer son adversaire entre deux textes, -quitte éi être lui-même mis sur le aril, à faire de singulières admissions, malgré toute sa finesse de Xormand et ses dérobades fréquentes.Il devient èt de certaines heures d'une étonnante prolixité,- c'est quand on le pique.\ qu'on attaque devant lui la Coopéra live Fédérée qu'il a fondée, éi laquelle il s'est lié, pour laquelle il déploie tant de zèle, qu'il esl douteux s'il ne lui fera pas encore plus de mal qu'il lui veut faire de bien.Aussi, après avoir pendant un temps parlé de lui comme rem-placard de M.Taschereau, le jour de plus en plus rapproché OÙ celui-ci s'en ira éi l'un des premiers tribunaux du pays, on n'y pense pas autant maintenant, même s'il est un des ministres les plus âgés et les plus habiles de la Chambre des députés.Cet homme de vif jugement, avisé, retors, insaisissable, a un amusant travers qui peut être dangereux.Il voit partout un adversaire.M.Ponton; il en parle à temps et à contretemps.Il cherche et croit trouver Ponton an fond de ses ennuis, dc ses difficultés, de ses mécomptes.Il ne peut ouvrir un journal sans y voir, dans ta moindre critique.Pardon: il ne.mange pas sans chercher sous son assiette Ponton, sans sentir dans son omelette Ponton, sans humer, dans son café.Ponton.S'il se couche, chez soi ou n'importe oit, il cherche sous son lit Ponton, dans ses draps.Pardon, à droite, ù gauche, dans le placard, derrière la porte.Ponton, S'il a le cauchemar, il rêve ù Ponton; à l'église, s'approche-f-il du bénitier, il regarde d'abord d'un oeil perçant jusqu'à la tribune de l'orgue, pour g chercher Ponton.Ponton le hante, le tracasse, le tourmente, le fait endê-ver, l'exaspère, le mine.le.foil presque rxlravagiirr./-.'' pour\ peu que cela continue, Panlon ! /(;/' empoisonnera le r>'slr de sa correspondants do u[r | talc rlo In province Méfaits de lu passion politique, chez mi homme qui.sut, s'il fut toujours un combatif, ne pas se départir de la mesure, du calme el garder d'ordinaire toute sa tête.Paul DULÂC Du hennir, 1.1 novembre 1026: Canada on 192(1, le rendement de l'an dernier étant ajouté entre parenthèses: Blé d'automne 23.6 (30): blé do printemps 17.0 (18.3); tout blé 17.8 (18.7); avoine 27 (35); orge 27.7 (27.6): seigle d'automne l/.l (10.1); seigle de printemps 13.8 (10.1); tout seigle 16.3 (16.1): pois 18 (18.6); haricots 15.5 ( 18.4 ) sarrasin 22.2 (22.5); grains gés 33.1 (38.6); graine dc (8.21 ; maïs à grain 32.2 (-M m'élan-lin 8.2 2).donner à certaines do ses déclarations antérieures leur exacte portée; — "j'ai déclaré tout simplement (tue l'Agriculture passait avant l'industrie", a-t-11 dit.* la La maison Renaud L'état de nos récoltes Ottawa, 15 — Le Bureau fédéral dc la statistique vient de publier son rapport sur l'état des récoltes à la fin d'octobre d'après les renseignements fournis par ses correspondants agricoles.Voici ce rapport : PROVINCES MARITIMES- Dans 17/r du Prince-Edouard la situation est bonne.Pans la Nouvelle-Ecosse l'été fut très sec.aussi les labours d'automne ont clé retardés par la durcie du sol.L'avoine est maigre et attaquée par la rouille.La récolte des pommes do terre est bonne.Au Nouvcau-Drunswick la recolle des céréales est mauvaise, mais les racines sont supérieures à la moyenne ct de bonne qualité.Dans les terrains humides les pommes de terre qui n'ont pas élé arrachées do bonne heure ont pourri.QUEBEC —Au nord ct au sud du Saint-Laurent les pluies fréquentes ont abaissé la qualité des céréales ot contrarié les travaux d'automne.L'avoine est maigre et attaquée par! la rouille.Les pommes de terre ont' donne de bons rendements mais; parfois l'excès des pluies les a fait 1 pourrir.Dans les Cantons de l'Est \ le temps fut frais ol nuageux mais; les récoltes sont assez bonnes, c'est-j à-dire meilleures qu'on no l'cspé-l jrait.Les travaux d'automne ont sen- j siblement progressé.Dans le dis-trict de Montréal la situation est! variable; les céréales ne sont pas, aussi bonnes que l'an dernier.ONTARIO — Dans toute la pro-j vince l'humidité continuelle durant; octobre a retardé la moisson; à la fin du mois il était difficile d'os-, limer lo rendement car une partie appréciable du grain n'était pas! encore battue.L'avoine tardive fut endommagée par la rouille; son rondement sera léger.Los labours d'automne ont été relardés; le blé d'automne semé plus lard que de coutume a belle apparence mais les emblavures ont été réduites.Les prairies ct les pâturages sont en bon état.Dans les terrains bas les pommes de terre et les racines ont I été endommagées par la pourriture, i Les pluies ont grandement gêné la .moisson et nui à toutes les cultures! tardives.MANITOBA - - L'humidité ininterrompue dc la température a fortement entravé le battage De nombreux correspondants disent n'avoir jamais vu une saison aussi désagréable que celle-ci pour la moisson et lo battage.L'humidité cul pour effet d'abaisser considérablement la classe du blé.Celui qui fut battu do bonne heure est assez beau mais la plupart du surplus est classée comme coriace ou humide La germinaison a également causé des j pertes.L'avoine est mauvaise.A la fil) d'octobre il restait encore à faire une proportion considérable! dn battage différemment estimée! par les correspondants entre 5 cil 30 p.c.A la fin du mois dans maints districts le sol est recouvert de neige Une bonne partie du lin n'est pas encore coupée et très peu dc la- i hours d'automne ont été faits.SASKATCHEWAN - - Le battage s'est opéré on octobre avec beaucoup de difficulté en raison de la fréquence de la pluie et do la neige;! le battage ne pouvait durer quoi quelques jours à la fois; nombre dc ! a partie orien-annoncent que le battage n'est pas achevé; mais dans la partie occidentale cette opération est terminée presque par-: tout.Quantité du grain est classée comme coriace.ALBERTA—Dnns la plupart des districts la température fut.très dé-| favorable au battage, la pluie et la neige étant fréquemment tombées si bien que certains correspondants disent n'avoir jamais vu une aussi , mauvaise saison.La qualité du blé ! s'est fortement détériorée; très sou-• vent les correspondants expriment ! leur opinion ainsi: "rendements Nos agriculteurs IMPORTANCE DE LEl.R INDUSTRIE Jeudi, le 11 novembre 1020 L'Union Catholique des Cultivateurs do Québec terminera ce soir son troisième congrès; l'heure n'est pas venue de souligner sa portée, mais je m'en voudrais de ne pis appuyer un peu sur certaines paroles qui ont été prononcées par Mgr La-flamme, curé dc la Basilique de Québc.par S.(i.Mgr Rouleau qui a daigné paraître au Congrès, malgré ses absorbantes occupations des derniers jours, el par l'honorable M.Caron, premier ministre intérimaire.* * * Après avoir dit que le cultivateur ' vit.après le prêtre, le plus près dc ' Dieu, Mgr Laflnmme a rappelé l'ira-' portanre do l'agriculture qui "reste et doit rester notre industrie fondamentale", qui "constitue un des plus I puissants remparts de l'ordre social, i parée qu'elle fixe la famille, garantit sa survivance, et développe des vertus solides".Sa Grandeur Mgr l'Archevêque de Québec a dit hier soir: — "Vous êtes cultivateurs ct vous appartenez ! ri une classe privilégiée.On pourrait citer plusieurs des nombreux ! débitent sans conviction privilèges dont vous jouissez, mais ! je ne parlerai que d'un seul.Vous 1 irvez le privilège de la salubrité physique el morale.La richesse est ; lions le sol.La grande richesse, c'est "nuriculturc." L'honorable M.Caron.qui a sOi-| vj Mgr Rouleau à la tribune n voulu On souligne souvent l'importance du commerce, de l'industrie, voire même du tourisme et des sports; et les réunions de toutes sortes nu bénéfice de ces derniers ne se comptent plus, 11 est heureux que l'agriculture ait son tour, el (pie des voix aussi autorisées que celles dont nous nous faisons l'écho affirment avec une sobre fermeté: — "La richesse est dnns le sol.La grande richesse est l'Agriculture.¦ - L'Agriculture reste cl doit rester notre industrie fondamentale — L'Agriculture passe avant-l'industrie.Car l'agriculture souffre de nos jours: Il suffit pour s'en convaincre de constater que dé plus en plus, et dans tous les pays, la cam- ; pagne est désertée pour la ville.El l'agriculture souffre plus que d'autres professions, parce que plus que d'autres elle est affectée par l'abaissement des caractères et le dévergondage des idées.C'est qu'il faut, pour faire un bon cultivateur, un ensemble do qualités au-dessus du commun.Il n'est donc pas-étonnant que la classe rurale constitue une élite.Il faut aussi une trempe particulière de la volonté pour résister à un entraînement général vers le moindre offer! el le plaisir apparemment fa-! elle.; La classe agricole vient de rece-: voir un hommage auquel elle n t droit, niais qui ne lui est pas d'or-I dinaire prodigué.- - Je laisse de ! coté les discours d'élection au cours 1 desquels dos orateurs quelconques < l'adresse dos travailleurs du sol des compliments quelconques.•—- Les cultivateurs actuellement en congrès à Québec peuvent donc s'enorgueillir de ce qui vienl d'être dit.à cause de la qualité ct de la sincérité do ceux qui leur ont exprimé leur pensée lia tain 1 constitue Et la presence de tels personne ges a leurs réunions montre cum bleu est justement apprécié l'eff0,i qu'ils uni commencé il y a quel ques années, et qu'ils continuent avec un sens très aigu des iiécessï' tés présentes.En effet, avec la lutte qui se f-,jt plus difficile, se fait sentir le )'„.soin de la solidarité.Chacun v" groupe pour multiplier l'efficacité' de l'effort.Notre siècle n'est plus celui tie l'individualisme, mais dô la coopération.Les cultivateurs v'v sont mis à leur tour.Ils y trouve, i-iiiiI.comme d'autres y ont trouvé le succès qui vient toujours n sait le préparer.El ce sera mieux pour eux.tant mieux pour notre élément, ol tant mieux pour pays, puisque "la classe Bgricolé //;/ (les plus puissants remparts de l'ordre social.Jules DORION, (L'Action Catholique) U- embranchement de Maimvaki On annonce, au Pacifique Cann.dieu, une les travaux occnsionn,'-par lo changement du tracé rfi; l'embranchement de Maniwaki sont maintenant terminés ci que l'on vienl de commencer à élever le niveau d" la voie sur une distance de trois milles aux environs de Poiute-do-la-l'erme Ce change-nient do tracé, qui a été effectué entre lo mille 8 et lo mille 14.at-fecte les stations de Tpnaga, Kirk's Ferry, La Charité et Bennett.o( travaux, commencés en avril
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