Le bulletin des agriculteurs /, 1 août 1928, jeudi 2 août 1928
Rédaction et Administration .- 3, RUE NOTRE-DAME EST, Montréal.Téléphone: Harbour 2830 Abonnement:'! an, $1.00; 3 ans, S2.50.Montréal et pays étrangers, S0.50 de plus par année.Le sol est notre plus grande force JOURNAL HEBDOMADAIRE publié par la Cie DE PUBLICITE RURALE Liée DIRECTEUR: J.-N.Ponton REDACTEUR: Finnin Létoumeau Tirage Certifié par l'A.B C.MONTREAL 2 AOUT 1928 CINQ SOUS LE NUMERO VOLUME 14 — No 31 La cotisation de l'U.C.C.Saint-Marc-des-Camères, 26 juillet 1928, Monsieur le Directeur :— Il y a une question qui.depuis quelque temps, a fait couler beaucoup d'encre et fait rendre des jugements plus ou moins téméraires, je veux dire le projet d'augmentation de la cotisation à l'U.C.C, pour pouvoir procurer un organe à cette belle association.Comme cette question m'intéresse beaucoup, j'ai pris note de tout ce qui a été écrit dans le Devoir et dans le Bulletin ries Agriculteurs.De plus, j'ai eu l'avantage de rencontrer privément les cultivateurs de ma paroisse et aussi des paroisses â voisinantes où j'ai été invité à assister aux assemblées.Après avoir entendu les opinions qui se donnent, j'en suis venu à la conclusion que les délégués du congrès annuel de l'U.C.C.de 1927 ont bien agi en s'oppesant a ce que la contribution des membres fût portée à $2.00 par année.L'assemblée annuelle aurait pu faire ce changement et donner un journal obligatoire; oui.On pourra imposer un journal aux cultivateurs qui voudront bien rester membres rie l'U C.C.mais n ne pourra jamais forcer un individu à faire partie d'une union, et le jour où cette grande vérité sera méconnue.l'U.C.C.aura connu ses beaux jours.Une remarque en passant: il ne.faudra jamais oublier que l'U.C.C.est née des sacrifices des promoteurs de cette Union, aidés des cultivateurs qui ont assisté au premier congrès et qui se sont rappelé les belles paroles de M.Laurent Barre et les out mises eu pratique.Quelle meilleure preuve peut-on donner pour établir^ue le programme tracé par notre premier président était l'idéal1?U suffirait de '•ompter les nombreux cercles qu'il a.fondés et les milliers f\r- membres de l'U.C.C.qu'il a enrôlés.C'est pourquoi, après avoir été à la peine comme il l'a été.il me semble que «es conseils devraient être écoutés et considérés, car ils sont donnés en connaissance de cause.Jé ne veux blesser personne, mais il me semble que nous assistons à une tragédie qui inspire des craintes à ceux qui aimeut assez l'Union Catholique des Cultivateurs pour décourager tout mouvement qui lui ferait perdre l'influence que donne, le nombre.de ne crois pas à la uéeessité d'injurier ou de méprise]' les cultivateurs que l'U.C.C.laisse trop indifférents.Si l'Union veut être aimée, qu'elle se rende aimable par ses rep r éventants officiels.11 y a des endroits où il faudrait plus dé sacrifices et plus de dévouement pour amener les cultivateurs à l'U.C.C.Est-eè qu'il ne serait pas possible, par une meilleure entente dans les paroisses, de faire en sorte que tous les cultivateurs puissent se rencontrer sans arrière-pensée?La politique fédérale, provinciale ou municipale laisse trop de rancune; l'U.C.C.souffre de cet état de choses.Je ne dirai pas que nos cultivateurs souffrent de cette maladie, car 9ôr'r de ceux de ma paroisse sont unionistes.Tout dç même ce mal existe.De plus, faudra-t-il que la discorde se mette dans nos rangs?Faudra-t-il que ceux'qui ont fondé leur cercle et ceux du voisinage voient le fruit de leur travail détruit ?Mes opinions pourront paraître bonnes pour certains membres et mauvaises pour d'autres.U est temps cependant de réfléchir.[1 ne faut pas compter exclusivement sur ceux qui assistent aux assemblées gênés et muets devant les orateurs étrangers à notre profession.Prenons le vote de tous les membres de nos cercles et nous serous renseignés.Joseph DUFRESNE Billet du dimanche Monsieur Chose Posera-l-on une petite question à M.Liguori Lacombe?"Dimanche, le 1!» août prochain, annonce le Canada, une grande manifestation libérale aura lieu à La-val-de.s-P,apides en l'honncir de Me Liguori Lacombe, député Je Laval-Dcux-Montagnes aux Communes."Ce ralliement qui est organisé par les jeunes libéraux de cette partie du comté.Ajoute Je mémo journal, promet de prendre des proportions importantes.Il aura lieu sur le vatsc terrain de l'Association Athlétique, au haut de l'avenue du Parc et groupera sûrement plusieurs milliers de personnes.Plusieurs orateurs de marque prendront la parole à cette réunion libérale qui fera époque dans les annales politiques de la métropole.Oh annonce déjà que plusieurs ministres et députés seront nu programme et feront l'analyse de la situation politique actuelle du Canada."Le ralliemeii:, dit en terminant le Canada, commencera à 2 heures de l'après-midi, heure avancée, et nous aurons l'occasion d'en parler d'ici dimanche le 19 août." Donc, on fêtera M.Liguori La-cembe, député de Laval-Deux-Montagnes aux Communes.Profitera-t-on de l'occasion pour poser une petite question, rien qu'une petite question, à M.Lacombe?Voici: Lors de la dernière session, l'honorable M.Tolmie qui vient de remporter une si éclatante victoire en Colombie Anglaise, a proposé une motion pour demander au gouvernement de protéger les cultivateurs canadiens contre les cultivateurs et les maraîchers américains qui viennent dumper leurs œufs, leurs fruits, leur legumes,, etc., sur no: marchés.M.Lacombe a parlé en faveur de cette motion,.Il a dit, entr* autres chose», ceci: En ma qualité de représentant d un comte presque exclusivement agricole, surtout dans cette partie du comté de Laval-Deux-Monta-Rnes qui porte le beau nom de jardin de Montréal, je liens à réclamer auprès du gouvernement toute la somme de protection, d'assistance et de justice possibles à l'égard de la population agricole de mon comté, .le tiens de plus à réclamer, et en cela je fais écho aux élo quentes paroles.de l'honorable députe de Laprairie-Napierville.(M.Lanctot), je tiens n réclamer un tarif saisonnier pour les Jardiniers-maraîchers du comté de Laval-Deux-Montagnes et de la province de Québec.Peut-être le gouvernement adoptcra-t-il bientôt cette politique; je l'espère pour l'avantage de.la classe agricole.Ne l'oublions pas, monsieur l'orateur, la classe agricole dans.ee pays est à la hase de toutes les industries.Si l'agriculture périclite, nous verrons diminuer notre prospérité.Et c'est pourquoi la motion présentée par l'honorable député de Victoria touche un point des plus importants de notre vie économique." On a ensuite pris le vote sur la motion Tolmie.Or.M.Lacombe a voté contre.Après avoir parlé pour, il a voté contre.Ça demande une explication." C'est difficile i comprendre.Qu'on se fasse expliquer ça le 10 août, à Laval-des-Rapidcs! On l'appelle Chose.Il des-eend en ligne directe, de Chose l.'nlel et de Machin Chose.Ce.n'est pas un mauvais sujet.Quand, dans son jeune, temps, il cultivait les oignons, à Cinq-Poils-des-Tètes-de-Pio-che, il passait pour un bon (liable.Depuis, il est devenu orgueilleux.C'est que.voyez-vous, il cultive, les peanuts, en attendant la carolle.Chose doit aixn'r un autre nom, comme tout le monde; mais il s'imagine, que Chose, c'est lui.Aussi il est en furie.Hier, ses yeux lançaient des éclairs; ses bras s'agitaient en îles gestes de menaces et de vengeance à l'adresse de ce sacripant de journaliste qui a eu l'audace, d'écrire que l'U.C.C.peut, et va faire, de grandes choses, si Chose ne la lue pas.— Vois-tu, Baptiste, qu'il me dit, ce scélérat qui écrit que Je vas tuer l'U.C.C, ça prend un cliélif, un bon à rien, un sardu-napale, un .— Pauvre Chose, que je lui dis.mets-loi pas en colère, ça te [ait du tort.Ce Bulletin ne t'a ]>as nommé, ça peut tout aussi bien être un autre Chose; il g a tant de monde qui s'appellent Chose.— Je.te dis que c'est moi qu'ils visent.— Pourquoi toi plutôt que moi?On est deux Chose.— Comprends donc, espèce de cruche.Toi, le chapeau ne peut pas te faire.Quand même tu serais Chose comme moi, tout le monde, sait bien que tu n'as jamais rien fait, que tu ne fais rien qui }>uisse.tuer l'U, C.C.Personne, n'a de doute.Alors, ça ne te fait rien.A moi, ce n'est pas pareil, ça fait quelque chose.— Ecoute donc, espèce, de furieux: c'est toi-même qui te condamnes.Tout le mande s'appelle Chose on Machin ou Cntel; alors ce n'était jtas ]>lus j>our toi que pour un autre.Si tu saules dessus à pieds joints', ça veut dire quelque chose.— Ça veut dire: je vais les dompter, les scélérats, les sacripants, les chétifs, les "vlimcu.r.".les sardanapales, les .Sur ce.Chose est parti, marmottant des imprécations où j'ai cru comprendre ceci: "Cet "alimaux" de Ponton, je vas lui montrer à vivre; il a voulu me sortir de mes oignons de Cinq-Poils-des-Tètes-de-Pioche: sans lui.sans son Bulletin, j'y serais encore: bien, je vas les accommoder aux petits oignons." Tout de même, c'est dur à gagner, une carotte.Dernière nouvelle: Chose a entrepris une organisation : il va faire dire au Bulletin que Machin peut tuer l'Union; ensuite, rien de.plus simple: tout le monde étant Chose ou Machin, deux actions collectives en coopération et le Bulletin est pris, avec tout le monde.Petit conseil an Bulletin : Laissez faire les Chose qui peuvent tuer l'Union : ça pourra leur rapporter une carotte.Baptiste CHOSE Nouveau chef du service des stations de démonstration La situation de l'agriculture Le Pronrtx (I;; Snniienail poursuit son étiquete économique.Il publie.', de ce tenips-cl, une étude fort intéressante de M.Albert Gos-selin sur In situation de l'àgrlçul-lurr.M.Albert Gosselin, qui était, autrefois, attaché a In rédaction du Bulletin des agriculteurs, est aujourd'hui l'un des experts agricoles de lu ferme expérimentale centrale d'.Ollawa.Nous reproduisons ei-uprès le travail de NI.Gosselin: LA SITUATION 1)1 ALL AtVIUCOLli MON- Deux nouveaux docteurs Depuis le mois de juin dernier, l'Institut agricole d'Oka compte parmi ses professeurs deux nouveaux doctei>-: le R.P.Louis-Marie, professeur de botanique et docteur en sciences (Ph.D.1 de l'Université Harvard, et le IL Fr.Gabriel, assistant professeur d'élevage et docteur en médecine vétérinaire de l'Université de Montréal.Ottawa, 31 — M.J.C.Movnan.R.S.A., vient d'être nomme chef du Service des stations de démonstration de la division des fermes expérimentales.Il était chef intérimaire depuis la mort fie M.John Elxtcr, dont il avait rte le premier aide.M.Moynan est né dans la province de Ouébec,.il a reçu ses diplômes au College Macdonald en 1910.U a été nommé au personnel du collège à titre d'adjoint au professeur de grande culture.11 a quitté cette position en till 7 pour prendre du service dons l'artillerie pendant la grande guerre.A son retour au Canada en 1018 il a été nommé directeur de l'enseignement de formation pour le rétablissement des soldats à la vie civile, avec quartiers généraux au collège Macdonald.En 1920 il a été nommé adjoint au chef du Service des stations de démonstration de la division de la Ferme expérimentale.Ce service dirige actuellement les opérations de 195 stations «le démonstration dans tout le Canada.Avant d'étudier la situation agricole do la province de Québec en particulier, il est bon ds: Jeter un coup d'oeil sur lu situation agricole mondiale afin d'avoir une vue d'ensemble et de saisir les répercussions directes et Indirectes du commerce, International des produits agricoles sur l'agriculture mi Canada cl plus iwrticullôrcmonl dims la province de Québec.Qu'il existe line crise agraire plus ou moins aiguë dans la plupart des pays, Il est facile de le constater.La population rurale des diverses contrées n'est pas satisfaite de sa situation économique et sociale.Elle ne semble pas avoir sa quote part des avantages de la civilisation moderne.Le revenu monétaire de l'agriculteur et l'ensemble des compensations Inhérentes à sa profession ne lui permettent pas de vivre sur un pied d'égalité avec ses contemporains engagés dans d'autres sphères d'activité et qui n'ont ni plus d'habileté ni plus d'aptitudes.La valeur d'échange des produits qu'il vend est trop inférieure ù celle des articles qu'il nc.lièlo.Quelle est done.In cause de la différence qui existe entre la valeur d'échange de ces divers groupes de produits?Est-ce que l'offre des produits agricoles sur le marché mondial, est trop considerable pour la demande.Y nuralt-4J par conséquent trop d'agriculteurs duns le monde pour ce qu'il y a de consommateurs ou de citadins?SI l'on consulte les statistiques, on voit «n'en 1890 la population mondiale était approximativement de 1.190,000,000 d'hommes et qu'en 1925 elle était de 1,870,900.000, soit en 35 uns une augmentation fie 380,900,000 ou environ 20 pour cent de la population globale.D'autre part, la production mondiale du blé et des autres grains (le riz non Inclus) élaie en 1891) de 8,086,468,000 minois el de 10,812.-204.000 en 1925, soit pratiquement le double.Comme la consommation per capita n'a pas sensiblement augmenté, Il n'est donc pas hardi el Imprudent de dire que le marché mondial s'cmhlo encombré de produits agricoles ou du moins qu'il y a trop d'agriculteurs pour se partager les bénéfices que peut laisser l'industrie agricole.D'ailleurs, quand on songe nu développement rapide de la production agricole dû ou machinisme moderne et a la mise en culture d'étendues Immenses de terrain vierge naturellement très fertile, il est facile de réaliser que l'accroissement naturel de la population urbaine n'a pas été suffisant el que le mouvement des ruraux vers les villes n'a pas été assez rapide pour contrebalancer les effets de celte surproduction agricole durant le dernier quart de siècle et âurloul depuis dix ans.Que résulle-t-il de cet état de choses?Une véritable Iv.te commerciale et économique entre les pays cpii ont un fort surplus de produits agricoles à exporter pour la Conquête de marchés capables de les absorber.D'autre part, beaucoup de pays cherchent à se protéger OU moyen de tarifs douaniers contre l'invasion des produits étrangers qui leur font une concurrence ruineuse.L'offre étant trop considérable pour la demande, les prix baissent et les agriculteurs des divers pays en subissent les conséquences déprimantes.Pour que l'équilibre se rétablisse, il faut donc, qu'il se produise un rajustement entre l'offre el la demande des produits agricoles dans le monde, non pas par la limitation de la production individuelle, mais par la diminution du nombre des citadins et par uite plus grande utilisation industrielle des produits agricoles autres que ceux qui sont destinés à la consomma-lion.Ceci implique naturellement le développement des industries de toutes sortes el l'augmentation de la population urbaine dans divers nays un peu aux dépens rie la po-oulalion rurale.Qu'on fasse circuler les capitaux.-— il doit en exister cl nul doute que si une nouvelle guerre se déclarait, on trouverait encore le moyen d'y engloutir des milliards qu'on multiplie les entreprises de tout genre afin de fournir du travail à ceux qui veulent travailler et il se produira peut-être un rajustement économique général.Le nombre des consommateurs s'ac-croilra en même temps que leur puissance d'achat! les cultivateurs vendant leurs produits plus cher seront en mesure de se procurer plus d'articles manufacturés el les industriels auront ainsi un marché plus étendu pour écouler leurs produits.L'équilibre économique restera tout de même plus ou moins instable.N'en déniaise aux philanthropes el à certains moralistes qui prêchent contrr tout mouvement de la population rurale vers les villes et même le retour des citadins à la campagne comme moyen d'améliorer la situation actuelle de l'agrlcul- V lure: mais nous ne voyons pas comment ils peuvent justifier leur altitude dans les circonstances.Qu'une population rurale suffisamment nombreuse et prospère soit un facteur d'ordre social important dans le monde, soit; mais nous ne voyons pas quelle valeur économique el sociale peut avoir une population rurale proportionnellement, trop nombreuse et obligée île mener un train de vie relativement inférieur à celui de la population urbaine.11 est bien difficile d'entraver la marche d'une civilisation et.sans vouloir faire le partage des avantages et des inconvénients de la civilisation moderne, l'on peut constater que, depuis vingt-cinq ans, les agriculteurs ont, dims certains pays, doublé el même triplé leur production grâce au développement du machinisme sans que la consommation i>er capita soit sensiblement augmentée.Nous ne comprenons pas bien alors comment II scroll sage de travailler il retenii à la campagne un nombre d'agriculteurs plus considérable que celui nécessaire pour alimenter la population locale.Il y a tout lieu de croire qu'A mesure que le besoin s'en fera sentir, lu capacité de production des agriculteurs pris individuellement s'accroîtra encore davantage, Chose certaine, c'est «pie, si Jamais l'agriculture devient plus rémunératrice, Il ne sera pas nécessaire de faire du zèle pour garder à la campagne une bonne proportion de la population.H- -Y- -V- CEQUI MANQUE A L'AGRlCULTU-ItK DE LA PHOVINC.E DE QUEBEC Eludions maintenant la situation de l'agriculture de la province de Ouébec d'une façon particulière à la lumière des considérations gene rules one nous avons faites précédemment.Les prix des produits agricoles, sur le marché mondial, sont très bas.cl a moins d'un rajustement graduel entre l'offre et ln demande dans les divers pays, les agriculteurs ne peuvent pas s'attendre d'obtenir des prix plus satisfaisants pour leurs produits.Quant aux agriculteurs de la province de Québec, ils ont des marchés locaux tout aussi avantageux (pie n'Importe où ailleurs pour la plus glande partie des produits qu'ils ont à vendre, l'as plus cependant que les agriculteurs des autres pavs.Ils ne peuvent obtenir des prix plus élevés que ceux qui leur sont offerts sur leurs marchés locaux ou sur les marchés étrangers.Tout ce qu'ils peuvent faire c'est d'obtenir une protection suffisante contre les produits des pays étrangers qui envahissent leurs propres marchés el qui peuvent faire baisser les prix sur ces marchés.Toutefois.Ils ne peuvent pas empocher les provinces voisines d'alimenter les marcliés de la province de fjué-bec, cl Ils n'ont qu'une alternative, c'est de se mettre en mesure de produire aussi économiquement que ces provinces pour supporter leur concurrence et rester maîtres de leurs marchés locaux.A l'heure actuelle, les cultivateurs de Québec sont loin de suffire à l'approvisionnement de leurs propres marchés, sauf des produits laitiers et quelques autres produits, la province de Québec exporte très peu de produits agricoles à l'étranger, el elle en vend très peu aux autres provinces.Si nous consultons l'Annuaire statistique du Canada, nous voyons que.durant l'année fiscale finissant le 31 mars 1925, la province de Québec a vendu aux autres provinces canadiennes 18,138.718 livres de viande et en a exporté 10.445,075 livres à l'étranger.Par contre, la province d'Ontario en a vendu aux autres provinces 07,089,568 livres et en a exporté 1 18,871,590 livres à l'étranger.Le Manitoba en a vendu 48,312,-574 livres aux autres provinces et en a exporté 19,801,077 livres à l'étranger.Bien que nous ne puissions établir au juste combien la province de Québec a acheté de viande de ces deux provinces, nous pouvons dire qu'ele en a acheté une forte partie, soit peut-être de 50,000.000 à 75,000,000 de livres.Ceci pour la viande seulement.Si nous faisons le total de tous les autres produits agricoles que nous avons achetés des autres provinces: légumes, fruits, tabac, etc., nous constatons que ce ne sont pas les marchés qui manquent aux cultivateurs de la province de Québec.Est-ce à dire que la province de Québec n'a pas un climat aussi favorable el un sol aussi fertile que l'Ontario et le Manitoba pour la production du boeuf et (lu porc?Est-ce à dire que l'on ne pourrait pas produire les légumes, les patates, les pommes et les petits fruits pour satisfaire en grande partie la demande locale?Puisque ce ne sont pas les marchés qui manquent aux agriculteurs de Québec, que leur reste-t-il donc à faire pour tirer le meilleur parti de la situation?N'est-ce pas d'organiser la production agricole de manière à pouvoir produire assez économiquement pour supporter la concurrence des agriculteurs des autres provinces qui sont en train d'accaparer leurs marchés les plus avantageux?U faut de toute nécessité que les agriculteurs de la province de Québec accroissent la somme des béné-(Suite à la page S) Pourquoi une section économique dans i'U.C.C.Salnt-llonoré, Dcauce, 28 Juin 1928 M.le directeur, A noire dernière assemblée du comité régional de l'U, C.C.de Bcaucc et Frontenac tenue à Saint-Evaristc Station, le 28 Juin dernier, après une assez longue discussion sur l'importance et la nécessité de l'organisation d'une section économique par l'U.C.C., lu resolution suivante fut adoptée uur les représentants de dix cercles présents: "Proposé pur Belonlo Poulln, maire de la paroisse Saint-Georges de Bcaucc, secondé par Albert Du-til.président du cercle de cette même paroisse, que: lo Les cercles locaux el le comité central de l'U.C.C.organisent une section économique; 2o Qu'a cette fin, tous lev membres qui voudront coopérer à cette organisation garantissent la solvabilité de leur cercle comme suit: o> En fournissant au cercle local, et pour un an.un billet de garantie de S40.00; M lin fournissant nu cercle centra) et de la même manière, un autre billet de $10.00; Ceci en vue de permettre au co-mité central et aux cercles locaux de faire les achats demandés par les membres et pour permettre aux cercles ou comités rie financer les achats: U est entendu que ces billets ne seront déposés que comme garanties et ne seront povnbles qu'au cas de pertes qui pourraient survenir dans ces transactions." Adopté unanimament.* * * lo Pourquoi une organisation économique, agricole?2o Pourquoi une telle organisation incorporée à l'U.C.C.7 3o Pouvons-nous réellement, sous les statuts présents de notre association professionnelle y incorporer une telle section?Voilà les trois grandes questions auxquelles j'essaierai, suivant mes faibles connaissances, de répondre (ians cette article, laissant à d'autres la tache d'éclaircir les points que je pourrais laisser un peu obscurs.D'abord, je dois avouer que je ne suis pas un ouvrier de la première heure, ne recevant pas le Bulletin des agriculteurs dans le temps; j'ai pris connaissante de l'organisation du premier congrès de 1921 qu'à la réunion qui eut lieu dans ma paroisse quelques semaines avant pour nommer des délégués à ce congrès, el je n'ai pris la direction du cercle de ma paroisse que dix-huit mois plus tard.Mais si je n'ai pas été de ceux qui ont conçu l'Union, je me suis toujours efforcé de suivre leurs principes.Première question: Pourquoi une organisation économique agricole?Dans toute chose il doit y avoir une direction, et celui qui marche sans aucun guide court à sa perte.Or, notre agriculture a bien certains aides qui sont très appréciables, mais nous devons avouer franchement que nous n'avons encore aucune organisation qui soit complète et où la classe agricole peut trouver tous les renseignements dont elle a besoin d'une manière générale, et qui soit à sa portée et uniquement :' son service.Dans une foule de transactions, le cultivateur, par celle organisation qui serait en même temps coopérative, pourrait supprimer avantageusement des intermédiaires qui lui permettrait de réaliser de meilleurs revenus de son exploitation.De plus, cette organisation pourrait faire une élude assez approfondie des besoins des divers marchés el étudier les possibilités de production de chaque région afin de faire produire a la terre québécoise tout ce qu'elle peut produire pour les besoins de son peuple d'abord, el pour les marchés étrangers ensuite.Enfin, cette organisation s'occuperait de tout ce qui a rapport à l'économie rurale, telles que questions de production, de marché, de ventes et d'achats, de crédit, d'assurances, etc.On pourra peut-être remarquer que nous n'avons lias paru vouloir entreprendre une tâche aussi vaste duns notre résolution du 28 juin: nous avons voulu commencer par la question de ventes el d'achats, sachant que cette organisation étant faite, cela nous donnera beaucoup plus de chance pour enfreoren '•¦ les autres et qu'à celle-là se rattachent presque toutes les autres.Deuxième question: Pourquoi une telle organisation • incorporée à l'U.C.C.?On a voulu se donner une organisation professionnelle pour promouvoir cl sauvegarder les intérêts de lii classe agricole.Or, si je comprends bien cet article de nos statuts, nous devons nous organiser pour avoir le meilleur moyen possible de garder nos organisations agricoles pour le bénéfice de la classe agricole après qu'elles seront fondées.Comme il y aura toujours des exploiteurs et des profiteurs qui chercheront n mettre lo main sur nos organisations pour en faire leur profit, nous avons cru que le meilleur moyen de les mettre à l'abri de ces exnloitcurs et profiteurs était de les incorporer à notre association professionnelle dans permettant aux cultivateurs syndiqués d'avoir toujours le premier et le dernier mots dans leurs organisations.Troisième question: Pouvons-nous réellement, sous les statuts présents de notre association professionnelle y incorporer une section économique?Des personnes plus compétentes que mol pourraient répondre avec plus de Justesse et de précision, mais, pour ma part, même s'il fallait faire quelques changements à nos statuts, Je ne crois pas que ce devrc't ôlre une raison de refuser de considérer l'importance de la suggestion de notre comité, régional, parce que d'abord, cela n'attaque pas les principes de l'Union qui dit.si franchement qu'elle doit promouvoir et sauvegarder les intérêts de la classe agricole.On nous a chanté sur tous les tons que notre Associotion professionnelle était calquée sur celles d'Europe, qui ont si bien réussi à améliorer la situation fie la classe agricole dans ces pays, tels le Danemark, la Belgique et la France, or, les organisations professionnelles agricoles de ces pays s'occupent de la question économique et c'est peut-être ce qui i contribué le plus à les faire ce qu'elles sont.Alors, pour que notre Union grandisse et qu'elle puisse rendre tous les services qu'on est en droit d'attendre d'elle, je crois qu'il faut la compléter en organisant une sec-lion économique même au prix des plus durs sacrifices.Georges DROLTN.président cercle régional l'U.C.C.Bcauce el Erontenar La tête doit diriger, non la queue M.le Directeur.Dans la Terre de jeudi le secrél.iire nonce en vente .le Chez nous de de l'U.C.C.an-la ficelle d'en- gén PUi gerhage et du phosphate.Il n'y a rien dans les statuts de l'Union qui défende nu secrétaire de l'U.C.C.de faire le commerce pour son compte personnel et s'il en a le goût et les dispositions, libre a lui de vendre toute la corde à lieuse et tout le phosphate qu'il pourra: seulement il ne faudrait pas mêler comme on en a l'air l'U.C.C.à ces transactions et lui faire prendre de la sorte des responsabilités qu'ell?ne peut pas et qu'elle ne doit pas prendre.En effet, les statuts de l'Union nous disent expressément que l'U.C.C.ne fera pas de commerce et, les dirigeants de l'Union, r'e.st-a-dire les directeurs et le président n'Ont certainement pas reçu de mandai des assemblées générales pour changer ces dispositions des statuts.S'il y a dans l'Union des gens qui voudraient la transformer en une simple boutique, je crois (pie le moins que l'on puissp -leur demander c'est d'élaborer un plan bien défini el de le présenter el de le faire adopter s'ils le peuvent, à la prochaine assemblée générale de l'Union.En attendant, je demande à M.Lalondc.le président, et aux directeurs de l'Union de faire respecter les statuts de l'Union.Ce sont eux qui ont les responsabilités de la bonne gestion de l'Union et qui devront en rendre compte à la prochaine assemblée énéralc.Le secrétaire général de nion n'est dans l'association qu'un salarié, qui n'a d'autres responsabilités que d'exécuter de son mieux les ordres de ses maU très.C'est donc aux directeurs de voir à ce que ce subalterne ne dépasse pas les bornes, et, comme disent les Anglais d'empêcher la queue de faire marcher la tête.Bien à vous.Joseph COMEAU Bilan du Canadien National Le bilan officiel du chemin de fer National du Canada pour le mois de juin et les six premiers mois de l'année 1928, accuse un6 augmentation importante des recettes brutes et des recettes nettes.Durant les six premiers mois de l'année 1928, les recettes brutes se sont élevées à ?123,213,526 contre •?11 i.137.683.03 durant la période correspondante de 1927.soit un* augmentation de 98.775,842.97 ou de 7.67 pour cent: les dépenses d'exploitation se sont élevées -î ?l 03.3 13.150.74 contre ?98.547.775.-08 durant les six premiers mois de 192/.une augmentation de $4,795.-375.00 ou de 4.87 pour cent; les recettes nettes se sont élevées à 819.-870,375.26 par rapport à 315.889,-90(.35 en 1927.une augmentation de .^.OSO.IO?^ ou de 25.05 pour cent.Le quotient d'exploitation pour cette période des six premiers mois de l'année 1928 a été réduit à 83.87 pour cent.Les recettes brutes du réseau national pour le mois de juin 1928, se sont élevées à §22.032.767 contre $20,097,590.59.une augmentation de ?1,935,176.41 ou de 9.63 pour cent.En juin 1928.les recettes nettes sr sont.élevées à ?2.806,638.33 con-, tre 81.534.285.96 - en juin 1927, une une section complètement séparée augmentation de SI,272,372.37 pour njals en dressant des règle/ncnisIiutn 1528 ou de 82.93 pourcenL.: ¦ ••• vt .4, FAtifc LlliUA LE BULLETIN DES AGRICULTEURS =f«r= AOUT 1928 L'agriculture et les qui s'y rattachent mes L'agriculture est intimement liée à tous nos problèmes sociaux — Son influence sur la question ouvrière — La production intensive, source de bien-être et de confort — Faux principes et hérésie sociale.Notre époque est, ou du moins on ln croirait, toute à l'aviation et bu radio; celui-ci est maintenant considéré presque indispensable à celle-là: la malheureuse expédition Nobile au pole nord l'a prouvé.Sans un minuscule poste de 'I'.S.F.les prisonniers des glaces, introuvables jusque là.n'auraient jamais pu indiquer à leurs sauve-leurs leur position exacte.Rien d'étonnant que les deux, ainsi liés par une triste actualité, captivent l'attention publique.Les chroniqueurs d'aviation pullulent — tous les journaux de la métropole ont le leur, depuis la semaine d'aviation à Montréal — et s'en donnent à ca>ur joie.Les idées premières qui ont précédé l'invention, les tâtonnements, les progrès.Inconcevables au début, nous ont amenés au perfectionnement :ic-tuel, encore ouvert au mieux; ce- ftendant, tout est mis à jour et les ecteurs s'y intéressent.D'aucuns, probablement, rêvent déjà d'un Moth" pour leurs voyages de fins de semaine à la campagne.On pourrait être porté à croire que rien autre ne peut intéresser le public que ces deux choses qui nous passionnent, surtout quand, à ces deux choses, on peut en ratta-rher une troisième: le tourisme.Quelqu'un récemment n'a-t-il lias même proclamé le tourisme une industrie plus importante que l'agriculture! Et c'est précisément d'agriculture qu'il nous faut parler aujourd'hui; mais nous ne crai- Snons pas qu'il se trouve beaucoup e lecteurs chez qui l'intérêt porté aux choses ci-dessus énumérées.ait eu pour effet d'embrumer la conception de la nécessité et de l'importance île la terre tout de même encore plus solide et surtout plus sûre que l'espace.IMPORTANCE DE TURE i/acricul- L'agriculture qui.de tout temps et toujours, fut à la base de la pros- JIONS - ' r ¦ m • - ' - i F*T» • • - - : le Manuel tr attar* d«a Brevet», j" de commert*.etc.MARION & MARION f*«{U «¦ un 3M.rue Montreal.AUX INVENTEURS uhiiVEAU *M ANUBL [HvoTf svn otMAwet • tctiivir-Mom AuJOuap'wu Je peux disposer de 40 à .V) couples de renards argentés enregistré» de première qualité.L'ne visite à mon "Ranch" est sollicitée.Agents demandés.Ecrivez pour détails à: - C.-E.BOUCHARD.Ste-Anne de la I'ocatière périté des peuples, a une histoire trop ancienne pour qu'on prétende en expliquer les débuts; il y a actuellement besogne plus utile et plus nécessuiro.Quant à son origine primitive, rien n'est plus connu.Elle a subi des hausses et des baisses, mais partout elle a eu, elle aussi, ses perfectionnements, moins apparents peut-être parce que moins rapides et d'une marche qui date de plus loin.La comme ailleurs, dans toutes les recherches qui concernent le sol et sa culture, la science et le génie tie l'homme ont eu un aussi vaste champ d'action où se développer et s'exercer librement.a un autre point de vue bien supérieur à celui-là, la place qu'occupe l'agriculture dans l'économie des nations, son rôle social, son influence sur l'enfant, la famille, la race, sont autant de vastes sujets d'études, dignes de fixer notre attention.Choses déjà dites sous des formes différentes, on pourrait dire; peut-être.Mais cependant ce sont des sujets d'études qui.pour uvoir le désavantage de n'être pus du nouveau, n'en rivalisent pas moins d'importance avec les découvertes merveilleuses et captivantes qui permettent aujourd'hui à l'homme de voler dans des appareils cent fois plus lourds que l'air, de communiquer au moyen de la T.S.F.à des milles et des milles de distance.LA QUESTION OUVRIERE Notre attention est captivée plus facilement par tout ce qui a un cachet de nouveauté; c est naturel.Rien ne doit cependant nous faire perdre de vue qu'à l'agriculture, à la question agricole, si l'on veut, se rattachent toutes les autres questions sociales.On ne réglera jamais, par exemple, la question ouvrière par l'augmentation, même illimitée des salaires.Le seul résultat immédiat et le plus apparent serait d'attirer a la ville, par l'appât du gain, un nombre plus considérable d'iiom-mes des champs.L'argument sonnant restera toujours msKheureusèment le plus convaincant: inuUle rie prêcher au cultivateur l'amour de la terre et rattachement au sol, si on ne commence pas par lui procurer ou au moins lui concéder erflcle fl?nt Vii arpents .dus p.ir .triture avec bonne maison*, deux Kranfir.*» ! granges ri autres flép;ndnner«., erablicre .I de lïûo arbres, sitm'r 1er rang d'Ac ton, UJVCrS , |>i,roUsr Slr-Chrisliiif, cinq milles de South ___ Durham Station, (.X.Il>.l'rix M.550.00.m^i/.r.>.,4 1 termes £1,200.00 comptant, balance H50.0U jumx>ieres, tuiouea,, par nni;(i„ ,1VM.lnlrn.t - pc< ,,our vjsH„r- inipeniieables, COU- iiUrssser au voisin de !.i terre, M.Adélard ,,iu, lonlpï : Dupont OU an wndrur DEXAUI.T URAIN seller, ten tu», • A (,R„V .o.i.ti.snERBnooKE, que.de 1 ar-1 3i-3a-33 Bu'.'.ïnes rliemises.verturas de ii provenant du surplus niée.Catalogue sur demande.: SEKTISSEL SE BONNE MENAGERE Magail~l dU r-UrplUS nillltairrr, i on cherche des mines nor nlors que 2H-1 rue >'otre-Daine ouest.la llrrc .$0.28 .0.2« i Moyenne.4 lbs et plus.0 24 , Faisable, 3 lbs et plus.' 0.22 POULES ABATTUES ' 'n 'ivrfr j Choix S lbs et plus.n — Bonne, 4 \z nos prix.Uaiihcrté, fabricant d?la Bonne Ménagère, Suint-Anselme, comté .la main i Unrcmliealcr.IMJ.__ k'ikvp.•'-! 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Il entrera, en août prochain.fonctions le 15 Le chef conservateur n le courage de proclamer bien haut que l'immigration a pour effet, dans les conditions où elle se pratique, de condamner à l'exil les familles canadiennes.Un pays qui pretend avoir besoin d'une population plus forte, mais qui ne parvient pas à garder les enfants du sol est un pays mal gouverné.Totil prouve que le Canada n'a pas tant besoin d'une grosse population que d'une j population de qualité.Les statistiques démontrent que | la production agricoles el indus-! Irielle de la nation dépasse ses pro I près besoins.Nous exportons des centaines de millions de boisscaus de céréales et des articles ouvrés pour des centaines de millions de dollars.Nos compagnies de transport réalisent des profils énormes.En dépit de celle prospérité relative, nous avons une moyenne de 100,000 chômeurs, en toute saison.C'est bien la preuve que ce ne sont pas les bras qui nous manquent.La politique d'immigration nous est imposée par la conspiration des services ferroviaires qui exploitent cette mine au détriment des intérêts nationaux.Nous leur devons Conférence de S.G.Langlois, évêque de Vallevfield LE COMITE RE'JIONAL DE LA.C.J.C.ORGANISE UN TRAIN SPECIAL POUR ST- H Y A CI NT H E A CETTE OCCASION Celte année la conférence de clôture de la Semaine sociale sera un événement que tous ceux qu'intéressent les oeuvres sociales et intellectuelles ne doivent pas manquer.Il est vrai que Saint-Hvacinthe ou auront lieu (es assises, n'est pas 1res facile d'accès.Cependant, le Comité regional dp l'A.CI.C.voulant ii loul prix que ses amis da Montréal ne manquent pas ce reliai intellectuel, a résolu de noliser un train spécial à celte occasion.Ce convoi du Canadien National partira de Montréal, gare Bonaven-ture, vendredi soir, le 31 août* vers 7 heures, el reviendra à Mont-iral.le même soir, vers onze heures 30, quittant Saint-Hyacinthe immédiatement iiprès la conférence de l'évêque de Vallevfield.Comme on le voit tous ceux qui tiendront ce train feront un voyage agréable °t assisteront à une soiree idéa'e.Tous cens qui veulent faire cê voyage voudront bien s'adresser sans retard nu secrétariat régional de l'A.CI.C.cha mbre 202, immeuble Versailles, 113 rue Saint-Jacques ouest, Tél.Harbour 8441.Le prix nu ^passage est de SI.45 aller et retour.L'entrée dans Isusall» à St* Hyacinthe est libre, "fiOBHPA PAGE QUATRE LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Beurre Le marché du beurre demeure ferme.Les arrivages à Montréal durant la semaine finissant le 2S juillet courant se sont totalisés à S,077 boites, contre 15,368 la semaine précédente et 11,545 In semaine correspondante de l'an dernier.Du 1er mai au 28 juillet 1928.Les arrivages à Montréal se sont établis à 140,008 boites, contre 156,330 durant la période correspondante en 1927.Fromage Le marché du fromage est plus faible et accuse une légère diminution de prix.Les arrivages à Montréal durant la semaine finissant le 2S juillet courant se sont chiffrés par 42,631 boites, contre 50.464 la semaine précédente, et 49.570 la semaine correspondante de l'en dernier.Du 1er mai au 28 juillet, 192S, les arrivages a Montréal se sont élevés à 456.926 boites, contre 465,04(1 durant la période correspondante en 1927.Ventes à l'enchère Voici le résultat des dernières Ventes publiques de beurre et de îromage aux halles rurales dans lus {provinces de Québec et d'Ontario: ST-HYACLNTHE.— Vendredi, 640 boites de beurre de crémerie •pasteurisé, vendues à 38]4c la livre, une augmentation de Uc sur le prix de la vente précédente, il y a deux semaines, et de 4c sur le prix de l'an dernier à date correspondante.Sur 257 boites de fromage régulier.210 furent vendues à 21 %c la livre, une diminution de 9-lOc par livre sur le prix obtenu à la vente précédente, mais une augmentation de 2 11-10c par livre sur le prix de l'an dernier n date correspondante, alors que 300 boites furent vendues à 18 ll-16c la livre.Un lot de 140 boites de 20 livres chacune fut vendu a raison de 20c la livre.BKLLLV1LLE.— 1.937 boites de fromage blanc, vendues, samedi, a 21T=c la livre, une augmentation dej YsC par livre sur le prix de la vente précédente.L'an dernier, à date correspondante.2.U91 boites de fromage furent adjugées à 18 9-16c et 18% c la livre.NAPAXEE.— 1.464 boites de fromage coloré et 287 boites de j frontage blanc, vendues a 21 15-16c la livre, une augmentation de 3-16c par livre, comparativement au prix de la vente précédente, et de • 3';t- par rapport au prix de l'an dernier à date correspondante, alors que 1,600 boites de fromage furent adjugées à 18 7-16c la livre.IROQUOIS.-— 353 boites de fromage coloré et 321 boites de fromage blanc, vendues à 217^c la livre, soit le même prix qu'à la vente de la semaine précédente, mais une augmentation de 3*sc par livre sur le prix de l'an dernier à date correspondante, alors que 804 boites de fromage furent adjugées à 189$ c la livre.LONDON.— 290 boites de fromage coloré offertes en vente samedi, mais l'offre .à 80.50.MARCHES DES PORCS MONTREAL vendait 2761 porcs j sur un très bon mnrehé.La qualité n'était pas bonne, car il y avait plusieurs porcs légers et un bon pourcentage de pesants.Les ventes se firent de 812.75 à 813 par cent livres, selon la qualité.Les truies se vendaient, en majorité, 88.50.MARCHE DES MOUTONS ET DES AGNEAUX MONTREAL vendait 1958 moutons et agneaux sur un marché amélioré.Les agneaux se vendaient 1 2.50 à $14.et les vendeurs étaient prêts à expédier à d'autres marchés si Ce prix n'avait pas été offert localement.Les moutons rapportaient S3, à 87.le cent livres.MARCHE BRITANNIQUE DU PORC A BACON Porc à bacon canadien, tranquille.94 à 102 (20 1-3 22 1-8); Irlandais 106 à 114 (23 24%).tranquille: Danois 109 à 112 (23 2-3 24V,): Suédois, ferme 99 à 104 (21 'i 22'i); Hollandais, irrégulier, 80 à 92 (17 1-3 20).Abattages de porcs danois 81,700 t£te.s.être trop inférieur à la lâche que vous m'avez confiée."Au moment où s'ouvre une législature nouvelle, il appartient à! tAne ri ^il 1 etn t .Il i I C: P/inillin f» Al 1 A_tf* i I ' niF.ES, 1ère HYPOTHEQUE, 5 1-2 P.C., SERIE A Gaz sur l'estomac "Comme remède pour l'estomac", écrit Mme B.1.Voss, de !¦¦ 1 nr> l'emporte, n me» pied» lu la conduiras.Lui montrant la Vierge Marie, pnr elle, »nr-tout, dla-lul d'cnpcrnrt ¦1>» euprlta oeMeaten di»la a'«SI oignaient.Dieu bc lovo.eon reward a'Illumliui d'un feu nouveau ; J'écoutai ara parolca.Fol, espérance, grandes verlua, mais ver-tua i|ul soutiennent, vertus irai consolent; au coeur tihrétlen doux besoin, don précieux, Fol, soutiens; espérance, attenda! C'est une PCCOUipCn&e, luiR félicité: Icl-hna déjà, c'est recevoir.Ame prédestinée, j'attends davantage de toi, car J'aime surtout la vertu qui se donne.Il en eut une lui du malheureux sait adoucir la souffrance, elle n'a pour aucun, ni haine, ni rancune, plie fait de lTnunn-nlté an famille, elle volt rai chacun un frère a aimer, n secourir.Tille s'Ingénie n calmer le» douleur», elle »imloss(!r.lea rosea sont fanées,*, maïs, rnirc deux pajjes d'un Hvre ntm**'.JVll fnrde In pnrfmnt Alfrrd il'IVJW Snlrvt-Jean, H ferler 1«M.Courrier des Abeilles I Rendez-vous gaspéftien feuillets inanimés.El le vent a balayé ses cendres, et le néant a Ù^ffill plané sur lui, mais son âme s'en est revenue vers la mienne, I frêle» ••>»» dans Vinacessible sanctuaire du souvenir où veillent les immortelles vestales île l'amour el de In constance! "Il était du monde où les plus belles choses Ont le pire destin" .! Adieu donc, mon pauvre carnet, adieu! Un jour, n'étions-nous pas destinés à nous voir séparés dans celte vie où le deuil après le deuil, l'adieu après l'adieu est le loi de chacun?Tout ce qu'on chérit el vénère n'esl-il pas condamné à nous être, enlevé, et n'est-ce pas un charmant enfantillage de tenir à quelque chose?"L'épie de Damoclès" se balance inflexible sur chaque, tète, bien que nous feignions l'ignorer el ne tombe-l-elle pas sur les fronts de vinyl ans comme sur ceux de quatre-vingt?Parle ion deuil, âme.ma sensitive, sans l'alourdir de regrets.Ne vaut-il pas mieux, en celle déconceoanle fulililé de.notre siècle, souffrir la mort des objets qui nous tiennent au coeur, que de les savoir condamnés au dédain, à l'inexorable, destruction par ceux mêmes que l'on aime lorsque la tombe nous emprisonne?Il est si peu d'affections qui survivent au tombeau, si peu de choses en ce monde que ne ronge l'oubli! MARIE-ANTOINETTE l'heure rose du crépuscule; dans ln lande nouvellement revêtue de ,a 11- prendre sa personnalité, sa petite âme bien vivante' dans ses l£*.pr&\n£Z, T^nS^'tUg au pltd de lu falaise ! Les roseaux ployaient leurs Une* lu enresno de la "Hrlsr dec nulls".blotti» sou* la rnmec.les oiseaux ne faliatent plut rnU-ndre que des petits cris '.ui» alors voti» jM^n»erez.a celle qui signe rêve nm.SE A TOUS, — Je serai» heureuse »i uns gentille abeille viendrais égayer un peu ma vie monotone et grl»e comme un Jour île pluie.HBVT.HRISE A TOUS.— Un claor bienvenu a sonné pour mol.Déllcatease de notre cher' t",iondc-Sixur.Oui d'entre ces nbeillr» el hourdons donnera un peu d'nmltlé h une nouvelle petite omlr7 LII.Y Evite?les mouches SSLLiTT Une cuillerée à ih6 de Lessive Gillett répandue dan9 la boîte aux vidanges empêche les mouche» de se multiplier* Employez la Lessive Gillett pour nettoyer et désinfecter- Coûte que peu mais toujours effective."mu, j -.-,— - - i seNin-1 r j'lis.,,,,,, .«.#- vous furent agréables, et Je souhaite qu el- | .lollr „,„(_ si vous n'avez pas reçu de ré .____.1______.I.I rin.m -Ail.,., I S I .1___.___I____ _.„.-, „ — .Splendeur des hol» de mon pays.Vous toutes les feuille» que j'aime.A.PP.lll.ASD Je t'aime bosquet solitaire, Quand l'été, goûtant le repos, beul sous ton arabre tutelalre.J'entends, des serins, lC6 duos.Je t'aime bosquet solitaire.Quand mon esprit, tout en rèvanl.Partout, navigue dans les sphères.Bonheur, satisfaction, cherchant.¦le t'sime, bosquet solitaire, Ouand douer.» muses inspirant.Font chanter, hoi» et soit mystère, pleur» odorantes, flot» berçants.Je t'aime, bosquet solitaire, lorsque ma mémoire refait.Sons l'ombrage de les lierres.Des amis, les doux bienfaits.Je t'aime, bosquet solitaire, Même quand tes feuilles tombées.Au gré du eer.t, Jon.-hnnl la terre.Te font Torêt r!ésenrlinnléç.MYOSOTIS — Ue» Trois-nivlères, décembre 1°27.Aux soeurrttrs AMOUR.— Tendre consolatrice, amitié sainte et pure, loi qui vins comme moi du céleste séjour, Irl-bas te p!ai»-tu?I.a terrestre nature l-.st-elle a l'amilié re qu'elle e.»| pour l'Amour?AMITIE.— One dis-tu là, mon frère.Oh ! Car Dieu qui nous cre.i "Affectueusement! " Je vlejij de savourer quelques pages dlhia-tolre sur l'action des premières femmes nu Canada.Ce qu'elles furent hé.ôîques.ces nobles filles de France! En admirant leurs sellons, n'esl-ce pas que chacune de vous, soeurettes, n désiré, un Jour, vivre aux temps qui marepièrent les débuts de ln colonisation de notre citer Canada?— Je vous entends vous écrier: "Mol, Marie Itol-let.Je serais l'épouse du vaillant Louis Hébert." "Mol.Jeanne Mance, Je viendrais fonder un hôpital sur l'Ile de Montréal".— 'VMoi, Madeleine de Vercliérnes, je ferais face a l'Iroquois"! — Et voilà que chacune devient fictivement llhérolnc de son choix! Mois, 11 n'est plus ce temps ou l'Iroquois s'embusquait derrière les arbres de la forêt, où les pauvres enfants des bols regardaient avec un effroi mêlé d'admiration les "visages pales".Vaillante.» soeurettes, ne regrettez pus trop ces "temps héroïques".Consolez-vous en pensant que vous avez, toutes, une mission qui vous permet de déployer de l'activité, du courage, el qui vou» permet même d'aller JusquYi Hiéroïsme.Dans vos familles, où chacune »e fait l'ange du foyer en sourlnnl pour relever un courage rbattu, en chantant pour calmer une souffrance, en essuyant une larme, en un mot, eu vous iiiihllairt pour le bonheur de ceux qui vous entourent.Allons, soeurettes, n'êtes-vous pas un peu héroïques dans voire gaieté bien souvent simulée, dans voire sourire qui dissimule parfois x-os propre» souffrances, dons vos refrains qui, sous-ent, refoulent vos larmes?-— Vous devenez, héroïques encore h ta petite école, en vous penchant sur les Ames des petits pour leur communiquer le meilleur de vous-méime», en leur inculquant 1rs principes qui en feront demain d*honnêLs cl-toyvns et de lions chrétiens.En volPi bien assez, Jetltes soeurs, pour ne plu» envier ces filles de la "doulce Franco".Dieu voit vos actions.obscures, mais grandes; en souriant, Il vous bénit.Madeleine de VER CHERES Ainsi Je te nomme nous mit nu , , , berceau! F.nfanl que 1e plains-tu?Sur le coeur de ., tout homme, N as-tu |ins tout pouvoir?Ton empire est .si beau ! Non.tu n es point Jaloux.Vols-mol.de , .mes fidèles Le nombre e»t »| restreint, et je ne me , plains pas.>te« plu» s-|vc» ardeurs ne sont point .éternelles.Ah.lout n est polnl parfait, vois-tu, frè-, re, ici-bas.AMOUR.— C'est niai a toi, ma soeur.Ne me domine point! Ah! L'amour et l'amitié AMITIE.— Aht dis, pourquoi pleurer.Amour aux yeux \ ne flamme, Dis, pourquoi prodiguer les pe.tes de tes yeux?Pourquoi té.désoler quand le monde t'acclame, Quand pirtovl l'on te fête, A noble cn-V„ fanl des deux?.Oh ! non.la Jalousie mala si tu — , , ., , savais: Tu fuirais loin .le nml, comme la Poésie Hnt mon eulle avili par de triste» excès, On abuse de moi; sous les traits de ma , , , ,, flamme, l.a passion, héla»: subjugue les humains; Sous prétexte d'aimer s'avilit plus d'une El le hideux péché ,-onrt par ions les!'' ,, , , chemins.Mon empire est plus Brand, ta puissan- Ce est plus sure.Mes sujets sont changeants, les tiens jusqu'au trépas Sont soumis m tes lois.Ah ! les maux que J'endure, Douce amitié, ma soeur, ru ne les connais pas.AMITIE.— Comme loi.cher Amour, J'ai connu Pln- , ¦ j .fortune, J ai vide comme toi I» coupe du chagrin, les tourments sont le» miens, tn douleur ,., .m'est commune; Ma.l» après 1 ouragan brille un jour plus ,., -, ., serein, frère, console-loi, vols ta brillante étoile Toujours guides tes pas, te protège en , , , tout lieu.Déjà le ciel est pur et ton astre est sans i , ,., .voile, \n.régis l'univers »ou» la garde de Dieu! Pourquoi le plaindre, enfant.Ion destin ,., a ses charmes, Ion culte, tu le sais, A Jamais revivra.Quand PF.nvIe et l'Orgueil déposeront les .armes, I.Amour pur, l'Amour yral, l'Amour seul régnera! AMOUR.— Tes accents, A ma soeur, ont pénétré, mon âme, Je crois en ta parole et demeure avec toi: Aux coeurs trop lot blasés par ma can-_ '.' • .dlde flamme Snobes faire goûter les douceurs de ta loll FRID-OLTN — Envol dr l'ERMITE.les se continuent ainsi Donc reposez-oous bien, et revenez-nous souvent.REVE BRISE.• I-n science ne donne rien à la gentillesse, ma petite «mie, et ne regrettez pas iv qui vous manque de ce eoté-lù, car \-ous avez lout ce qu'il vous faut pour la remplace et pour vous attirer i's coeurs.— Ne désespérez pus.les plus cruelles épreuves ne coudulsenl-elles pas au plus grand bonheur?El consolez-vous en songeant aux grands mérites que vous avez accurrmlés grAce à votre sacrifice.r.VETVN'E DE K.UNI.1S.- Vos succès scolaires, dont Je vous fétlcllc, ne m'étonnent pas de la couroceuse rt studieuse enfant que sou» êtes.Viai» mérlt'z de beaux lauriers et Je ne doute pas qu'il» vous ponses » vos deux missives, c'est certainement parce que Je ne le» al pas reçues.Je le regrrtte bcaucup.croyer-le.Voulez-vous vous remrcndrc au plus toi pour remplacer cette perte vraiment regrettable?SPHINX BLANC.— J'étais contente de votre-belle missive toute fleurie de riches pensées, el d'aussi bMlé amitié.Aussi Je ne voudrais pour rien au monde que vous me les priviez.J'ai une secrétaire c/-s teiiYps-s'l que vou» connaissez bien d'ailleurs, et avec elle nous causons souvent de vous, car Migny sons aime beaucoup aussi.Il me faut être brève aujourd'hui.chuts une autre fols Je répondrai longuement.GRANDE SOEUR M.le juge Choquette critique la politique d'immigration du gouvernement fédéral qu'ils ont créé n été tel qu'il n nécessité une conférence tics gouvernements provinciaux et fie toutes-les municipalités de l'Ouest, M.le Itiae Choquette nloutc : "On a jeté (le .'argent k pleines mnlns pour amener ici des cens de l'autre coté, et l'on n'n rien fnlt, ou presque rien, pour rapatrier le» Canadiens qui avalent émigré aux Elnts-Unls, """Co« Canadiens reviendraient volontiers au pays si scuile-mcnt le gouvernement leur donnait la meute aide qu'aux étrangers," Le problème de ln population du Canada sa trouve là: !o gouvernement dépense des millions pour attirer Ici des immigrants qui, au point de vue économique, ne sont pas désirables et 11 ne s'occupe pas de garder ici la population agricole ou de rapatrier des Canndlens qui feraient d'excellents agriculteurs.Au cours de ln dernière session, 11 y a eu une longue enquête sur l'immigration.Quels ont été ses résultats?l'eu encourageants; T>es dé-Noua lisons, dans le Droit d'Ol- pûtes se sont plus occupés de faci-tawa, l'article suivant: liter l'accès nu pays des imml- cours d'un récent procès eon-1 grunts britanniques que de suggé-tre deux Jeunes Ecossais qui, avaient I rer les movens de garder au pay' voulu s'en retourner dans leur pays ]a population essentiellement ca-natal aussi économiquement qu'ils I nadienne.en étaient partis, mais cette fois; ,, .,,„.„,, „, n f\p.illégalement, M, le juge Choquette a L Dans ces ^constances et a de sévèrement critiqué la politique1 '«« etot.ver'«u e i .^< UX qui d'immigration .lu gouvernement fé- j «¦hnrKi;» '">' fV/'.P 'Rendre Sa déral- "les accusa n-l-il dil mit o'» font bien de fane entendre ta itérai, t.es accuses, u-i-ti dit, ont • , , conscience nationale, ete amenés en ce pays sous de faux! %olx 11 prétextes.Ils ont été attires par des__ annonces qui paraissent dans les] journaux anglais avec l'assentiment du gouvernement canadien.L'agent d'émigration canadien de Glasgow leur a conseillé d'emigrer.Us n'avaient aucune aptitude pour les travaux de la ferme.On les a cependant assuré qu'ils trouveraient sur les fermes canadiennes de bonnes places et de bons gages."; Cette déclaration de M.le juge Choquette ne nous surprend pas.Au cours de l'avant-dernière session, un député a porté à la connaissance de ses collègues qu'il se distribuait alors en Angleterre des prospectus demandant quatre mille) garçons de ferme pour le Canada.Les Papiers à Mouches WILSilS «s _ ir-¦• f>.-te -!J.ii> .¦•>:-.Bourdonnements ri?m Légende FILLES DU CIEL Du haut de* mont» deucendnlt la nuit «ombre, le« trnMirra envahlmalcnt ln terre.Je sommeillais quanti soudain élevant mol s'entr'ouvrircnl les porte» d'or du pnradln.Dr» saintes phalanaes, un nnge se détacha, tout blanc, tout .gracnut.Dit trftnc de l'Iîtcrnel, avec, un Ineffable sourire, il s'approcha.Alors Dieu lui romit mie.croix r.tlncriantr.Ange de la fol, lui dit-il, pars, descends vers la Terre; »ur ce btr» ccou de l'enfant nul vient de naître, tu la déposeras.Tu lui diras de croire au Seigneur qui pardonne, au Sel«neur mort pour racheter les hommes; tu lui diras que, si cruelle est la lutte de ln vie.in-hnut, pour lui, se drewe une immortelle et rayonnante couronne.Il dit.l'ange allait prendre son essor.Dieu l"Brr*la.Je vis s'avancer une ombre vaut INI tel tableau! 1^5 Jolies "princesse» aux grands yeux velouten, les pimpantes "Marquises" les gentilles Jouvemcnlles au "eur tendre" el "l'ragllr", A l'"Ame Idéaliste" et "flésvuse", même les "Dobés roses' et capricieux, les délicieuses "Benjamines", tous étalent en extase devant la Mplen-deur de ce paysage nocturne; apréji une minute de réve, ce fut une réalité, plus rlotuv?encore que "Ondine rôveusc", qu! folâtra 11 sur tfes galet», annonça d'une \oix captivante: "Voici notre doulce.Reine".— "Accorder, vos harpes et vos" violoncelles" recommanda "TVtlt Reetliovrn" aux musiciens, "car 11 faut accueillir dignement colle qui vient & noua".— "Vite, une gerbe de Heurs" cria ln prévoyance "Gnnllne"! Kn un clin d'oeil, "Lis du printemps", "Violettes de?prés»", "Tulipe»" "PAq-urrettcs"."Roses du chemin", "Marguerites"."Mlgnonnettcf.", "Blancs muguets", "Fleurons d'espérance" s"oiarmonl-sérciit a\e«: leo "Feuilles de lierre" et le "Wins de France" et formèrent un magnifique bouquet que 'xMhjuyt se cliargen de présenter a\*ec une petite mue "CA-line" et clmmiaoïte.Guidée par lea gem tes "Fées au bras tie son royal én-xiux et survie tic "Petit Page" qui portail graclesisemont an "traîne", notre doulce "Reine Morlc-Antol-neMe" avait quitté les "tuileries" pour faire a sa "Bretagne" moult aimée, l'honneur d'une vlprite.KM «on mélodieux de la 'THanpc éollcnne", aux olinnls modulés du "Rossignol", de ln "Fauvette", de ln "Colombe" et du "Roifge-s^orge", nu murmure endinnteur du "Ruisseau cristallin" qui serpentait sous la feuillée, Grandr-éSocur entra trlomphaJeineiil dans la lande gaspé-slcnne.Tous les rogards, tous les coeurs se tournèrent vera elle.Chacun sentait son Ame vibrer dtvlncoiicinl et monter vers l'amr sombre en ime sublime prière.Une a une les heures de On milt s'é«rciièrent dans les délices d'une Intimité toute familiale, puis a va tu que l"'Auri>re prlnlanlè-re" vint foire scintiller une "Perle de satin" au coin de chaque feirllle et Ualgner la lande d'une "Rose^e mntlomle".Il fallut se séjparer.Il y eut des soupirs, des larmes de regrel, car plusieurs avalent été conquis (par le oliarme.prcna.nt de ce coin gaspéslen, mais la distance n effectuer pour lé retour était grande el l'heure du départ ne pouvant plus se retarder I .Te conserve oncore .sur mes pétales, l'empreinte deu baisers d'odlru et J'ai renfermé dans mon coeur toutes les Innnes.qu! «ont tombées sur ma corolle frémissante.Mais hélas! de nouveau.Je-suis seule sous le ciel gaspéslén.¦ L'circhaoïtement «Vst dissipé comme un -beau songe.Mnls Je ne veux pas m'altrlster sur des souvenirs.Pas plus «îuaprès Inbnndon du "PaplUon rose" de la "légende".Je ne veux me rejpllor sur mol-méime! Au contraire, Je vans vivre en cnressnnt l'espoir d'un nouveau "render-vous" qui ne me sern pas refusé, dites, frérots el soeurettes?SI .vous aver, nlmé ln Liuide cl ses Marguerites, si vous ne rrgTCttej: pas les heures de votre "render-A,LA.— Elles m'ont été d'une douceur Incomparable, les quelques minute» prise» dans votre roquet clic/ vous au coiira du petit voyage improvisé.Mais 11 aurait fait bon de ouiser plus, iws?FRAXTll.'F.FlUVOl-lCrrr.Vous me manquer.Iteverrez-mol ! ANGBLICO FRAiNOE.M'nl!cn,|ez-vous encore?Patience, ma jolie.Il paraît que "tout vient 0 point « qui .sait attendre t" PETOTE OU GRANiDE, JOYKl'SF.YVFJTTF.— A s'ous.et o toutes celle» qui | m'ont écrit.J'offre mes remerciements.— Mon amitié v»u« reste fidèle mais, sous comprcndrci que si vous .prener place dans mes bottes, Je ne puis entretenir des relation» étroite» avec toutrs celles qui veulent bien s'y loger.A l'heure actuelle, ce pauvre minou ne snit vraiment où tourner la tête.Pitié! MAOIQUXS T>F.CARARAS.A vos ordres, beau Marqul».Comptez *nr mon absolu dévouement.• AUX ABEILLES.— Celles d'entre vou» qui rendront hommages et resiwcts a l'Illustre "Marquis".seront "coupes menu comme chair A pAtée".Miaou.Minou.M-Un-o-u!.AFFECTUEUsSi:.- - Non.Je ne ronronnerai pas près de vous.Ça vous apprendra n vouloir "blaguer".Apiirener.une fois pour toutes, que Je suis un "Intime" de Brin de Chnrmr.MTGUY.— (SI Je vous écxlvol».répondrier-vous ?OAOTUGE, — .le fnmiie.un peu., beaucoup.par amour.par fantaisie.etc .ly-quel?CHAT ROTTE ^TllCrNX BUAINC — Depuis 1res longtemps déjft, Je voulais ncqulcsccr votre désir de vous réipondre dans les Bourdonnements.Excuser mon retnrd.Oui.mon cher Sphinx.Je vous comprends malgré la brivelé dans vos lettres, mais l'écriture est pour ainsi dire le reflet de votre figure.On y volt bien des choses .•.n'est-ce pas vous qui vous connaisse* dnns cette étude.très lntércs»ente7 Au revoir.J'AIME SES YEUX, MARGUERITE DE LA L.VNTJE.FLEURON D'ESPERANCE.— Hello! Les Gaspésicuncs.le trio toujours enchanté au milieu de la lnnde fleurie! L'on s'amuse fort.Je crois.l'on capUve Mhie "I-olselle" ou c'est M.'"I-olsenu" qui l'aoeapore?.Venez vite madame ! Amitiés.' GERVA.ISE DU SOI.BTL.— Po» de rfia-grl.n celte fois aux bourdonnements.—.l'y tull et peut-être même, J'irai bourdonner 1res fort d.in» votre ohez vous de Salnt-F.soils peu.Bon accueil ! FREROTS, SOEURETTES.- Joyeuses vacances! mes chers.Soyons gais, mais n'oublions pas "notre clière G.S." Qu'elle se rétablisse afin de pas nous priver trop longtemps de son bon et ses petits billets.A tous bonjour.LIANE AUX ABEILLES.— Un étudiant en repos désirerait se distraire par lo correspondance.Celles de 20 il 22 nns qui désireraient lui éorlrv un premier billet seront les bienvenues.CYRANO PtEIRROT.— Me mftle/.-vous au roghnr, par hasard?Toujours J'attends une réponse.Alliais, quanti finira mon atteinte?BRIN DE CHARME.— Acceptrricz^vous de correspondre avec mol?Anxieuse de savoir.JOYEUX COUCOU THERESE RIEUSE Vous vous êtes trompé petilr nmle.Je ne suis pos celle que vous doute*.Je vous aime quand nlê-ine.et vous?CENIWTLION.J'étais bien facile à re-i-'innallre.n'est-ce pas?C'est chez cousine Limre que-^vons m'avez connu, Pctll-êsTe A notre excursion de p/v.he que nous avons fait dernièretnr-nt.Dites donc?l'IERHOT.¦ - Joyeux bonjour en passant.FLORANDE RIEl'SE.FEUI'IiLE DE ULERHE.- Je suis un porte bien mnl assorti.non pas un de ces poètes que la rime court.mais un pauvre poète qui court après ln rime.COLIJG1TTE FRAGMENTA.— L'Amie C est un vrai "cordon bleu", en effet.Cuisinière, ménagère, niîjllresse île maison, tout lui va à ravir! Oui n'a pas gonté A ses bclgues n'a aucune idée île son expertise! MARQUIS DE CARAI1AS REN.IAMINE.- l'n premier bonjour, en vous tendant la main, iwttte abeille: une certaine petite soeurette m'a dit un bon mot de Benjamine.CARMEN GISELE.- MUE n'étudiera peut-être plu» avec l'intime Carmen, certainement qu'elle vu regretter ces beau!* Jours.Au revoir! LA RtC.- Bonjour amical.Oil Mlle La Rie vn-t-elie s'orienter en sept?PETIT BEETHOVEN.Aeveplerier.-vous l'affiv.tion d'une petite abeille qui déMrr-rall vous connaître?CX3RRBSPOÎSDANTES.Cordial merci pour vos généreuses prières, ainsi je ni'al-t-nds qu'août développe un beau rouleau.A TOUS.Oui de vous, aimable» soeurettes, seraient ln première n me faire parvenir In clinmon "J'avais juré vivre sans maîtresse", et "Ne fait Jamais pleurer ta mère"?Merci n l'avtinrr.Affectueusement ROSEE PRINT A NI ERE CHAT ROTTE: ".'otre gracieux compliment.M'a plu Infiniment! F.t Je veux olujour», noble »lre.Accomplir vos moindres dé»lrs.Vous n'aurez quVi le formuler Et x-ons le» verrez exaucer 1" Je s-ous bonjoure et vous souris amicalement.Tueront bien plus de mouche3 poor le prix (|tie tout attire sttrape-C'élail sans tloute un prétexte | mouche.Chaque papier tuera des pour^ attirera ici les chômeurs «les mouches toute la journée, chaque jour, pendant trois semaines.Dans gratifies villes anglaises puisque six et demi pour rent seulement de la population anglaise est adonnée aux travaux agricoles el que c'est un rêve de croire que les véritables agriculteurs des Iles britanniques émitfrcronl au Canada.Il est venu également à notre connaissance qu'eu U)25 les journaux anglais, alors que Toronto souffrait d'une crise de chômage, annonçaient que Toronto avait besoin de cinq mille ouvriers.L'année précédente, quand l'c-migratiein (les nôtres vers les Clats-l'nis battait son plein et que notre pays était incapable de garder sa population, le ministère de l'immigration distribuait $300,000 d'annonces aux journaux anglais.Cl quelles annonces! I.a ville de London.Ontario, était comparée à la capitale anglaise; on s'y extasiait devant le progrès rapide de Winnipeg, de Régina el d'Edmonton; on y laissait entendre qu'il suffirait de l'arrivée au Canada de quelques milliers de sans-travail anglais pour faire surgir d'immenses villes, aux rues bien tracées, aux maisons coquettes, où ceux qui vivaient auparavant des 1 aumônes du gouvernement anglais feraient une fortune facile et rapide.L'attention du gouvernement a été attirée sur ces annonces mensongères, mais il ne semble pas qu'on se soit décidé à changer de conduite.Le mol d'ordre du ministère de l'immigration semhle être: "Obtenons des immigrants britanniques (ie toutes les manières et coûte que coûte." Sur la foi de ces annonces, des milliers de chômeurs de Londres, de Liverpool et d'ailleurs sont arrivés au Canada el le problème les épiceries, pharmacies cl magasins généraux—10c et 25c le paquet.Kn vente à toutes les épiceries, pharmacies el magasins généraux.10 sous le paquet.RAFRAICHISSEZ VOS YEUX APRES VOS PROMENADES EN AUTO Quand on va en aulo.la poussière nous vole dans les yeux, les irrite el les fatigue.Une application fie MURINE rafraîchit immédiatement les yeux et les débarrasse de toute particu-1" irritante, gardant ainsi les yeux on bonne condition.Pour (îO cents vous pouvez en acheter pour un mois.Ussayez-la.pour vos YEUX O ut imprima aux Nos SM-S40, i-j- N'-itrr-n-imr Est, à M on triai, par L'IMPHIMER'K POPULAIRE (* responvt.bllltr l'mltélii.OEOROES PET .LUTTER, mlniintstrntru» et «crétatr» MODELE 1929 SERTISSEUSE "Domestic" éprouvée et améliorée (Mt 0u_J*0di««fc.Cette machine est la meilleure et la plus pratique pour fabriquer vos conserves "DOMESTIC".Tous les cultivateurs qui font de la conserve payante l'emploient.Sa vitesse double, sa simplicité d'ajustement, sa facilité d'opération vous assurent le plus complet -succès dans la fermeture des bottes.Les meilleurs appareils vous rapportent toujours le plus.Tout ce qui est nécessaire pour la mise en conserve "Domestic" vous sera fourni aux meilleurs prix et conditions: boites en fer-blanc de l'American Can, étiquettes (marques très en demande), bouilloires ou stérilisateurs, etc.Ln vente de vos produits garantie aux meilleurs prix moyennant hfe do commission seulement.GARDENER'S CANNING, Limited La Conserve du Jardinier 439, RUE BONSECOURS, MONTREAL PAGE SIX litS BULLETIN DES AGRICULTEURS ,__szfii xnov z Assemblée politique à Saint-Pascal DISCOURS DE M.DUPRE Les docteurs du comte de Ka-mouraska et des comtes voisins ont tenu une grande assemblée, mercredi dernier, n Saint-Pascal.Cette, réunion, prelude do In campagne conservatrice de l'automne prochain, avait été organisée par M.Maurice Dupré.cx-candidal dans Kaniouraska.Plusieurs orateurs adressèrent la parole à la foule massée devant les bâtisses du | terrain de l'exposition, M.Joseph Langlais.maire do Kumouraskn et préfet du comté, présidait.Il avait .-.^es •côtés: Thon.André Fauteux, C.R.ancien solliciteur général.M.Maurice Dupré, C.R., M.Armand Lavorgne.C.R., président de l'Association conservatrice de Quéhrr.M.Léo Bérubé.avocat, ex-député, .V.Charles-Eugène Dubé, maire de la Rivière du Loup.M.Xavier Pelletier.M.Damase Robilaille, M.C.A.Blondeau, président du comité conservateur du comté.M.Wilfrid ! Lévesque, le Dr J.-E.Fortin.M.À.Ducharme.de St-Eleuthcre, M.Alb.Gagné.C.R.M.L.-G.Gravel.M.Réiançer, M.H.Deschènes.M.1 Lavoie.M.Rochettc.M.I.Laçasse.M.J.-E.Chapleau.C.R.M R-A.i.louin, M.J.Normand.Mesdames Charles Frémont.Arthur Langlois.E.-H, Cuion, de Pivièrr du Loup.C.-E.Dubé.Léo Bcrube, Hector Ducharme, de St-Eleulhere, Xavier Pelletier, de Stc-Annr.Rois, de Ste-Anne, P.-J.Jolicoeur.de (.(uéber.-If.Desjardins.Paradis, de Rivière du Loup, et nombre d'autres.L"assemb!ée fut présidée par M.Joseph Langlais.maire de Kaniouraska et préfet du comté.M.Maurice Dupré.secretaire fiançais de la Convention nationale dû parti conservateur à Winni-).cc.fit le principal discours: "Vous devez vous demander quel est ie but de cette assemblée.Il y tu a plusieurs, dit M.Dupré ch commençant.A l'nnnonre de cette ri union, 'mes bons amis libéraux m'ont demandé si j'allais rendre compte d'un mandat que vous ne m'aviez pas confié.Je leur ai répondu qu'en effet, j'allais rendre compte d'un mandat et que j'en bvais plus long à dire que celui qui est actuellement votre représentant ! à Ottawa.Nos adversaires politi-i ques oubliaient que vous m'aviez confié un mandat l'automne dernier.Te.' viens vous rendre compte de la convention nationale de Winnipeg oui a affirmé le bilinguisme de notre pays et s'est déclaré favorable aux droits des minorités".M.Dupré félicita M.J.-H.Ducharme.son collègue, comme délégué du comté de Kaniouraska.de ce qu'il a fait aux assises conservatrices de Winnipeg.Puis il a donné lecture d'un télégramme de M.Bennett.L'orateur offrit ensuite dos remerciements a Mme Charles Frémont.présidente du Cercle des Femmes conservatrices.!t au comité d'organisation de Pas-.^mblte de Saint-Pascal."Je remercip également l'hon.V>.André Fauteux d'être venu ici.poursuivit M.Dupre.le n-merrie ;ous ceux cui d'unp façon quelconque ont concourru au .succès de cMte bellp assemblée".Puis M.Maurice Dupré attaqua '.e sujet de r.on discours: "A la convention de Winnipeg, dit-il, nous avons refondu Je parti et clarifié la politique.La question des minorités, celle des ressources naturelles d'Alberta ont été définies.Ce gouvernement libéral, au lieu de remettre à l'Albcrta ses terres en lui demandant de garantir les droits dos minorités, comme | tance les tribunaux les lui avaient permis a préféré ignorer ces droits, i "Le parti conservateur a procla- ; nié.n Winnipeg, que les droits dos minorités françaises et catholiques | seraient toujours respectes.Voilà | ce que nous avons fait et ce que les libéraux n'ont jamais pu faire."Ensuite nous avons étudié la question de l'immigration.Depuis I cinq ans.le gouvernement libéral a i dépensé des millions pour faire! venir des immigrants do partout.' Pendant ce temps, les nôtres, chas-j ses de leur pays par ces nouveaux i venus, quittaient le Canada pour; s'en aller au* Etats-Unis.Depuis' l'an dernier.25,000 Canadiens français ont traversé la frontière.|£a nous La population au lien d'augmenter.| soumettre a diminué considérablement.l'a dit M.Bennett Le Canada possède une démocratie qui peut, croyons-nons.servir le mieux les intérêts que nous avons en vue.Cependant, la démocratie subit dans le monde une rude expérience a l'heure actuelle, et l'on signale quelques-uns de ses défauts dans son expérience, son iiicons-son défi de l'autorité et sa facilité de corruption.Mais je suis un ardent optimiste et je sais que le monde évolue et marche sans cesse vers le progrès.Oui tentera de supplanter la démocratie par la dictature.Il est un fait acquis que nous ne chercherons pas à remplacer la démocratie par aucune forme de gouvernement cl c'est une opinion à laquelle nous tenons éncrjti-quement.Il n'y a aucune forme de gouvernement que vous ou moi connaissions qui puisse offrir les avantages cducationnels et les bienfaits moraux, que notre démocratie nous don ne.Démocratie el liberté ne sont pas synonymes.Quand les lois sont adoptées avec l'appui de la majori-evons nous préparer à notre jugemeut à celui appliquer, me "Comme c'est aujourd'hui problème oui soit, remèdes qu'il faut demanderez-vous?"II faut faire revenir rcu.v des j nôtres qui se sont expatriés et ! garder ici ceux qui choivnent à j s'en aller.Il nous faut une politi-I que de protection pour créer des ; usines et des industries de toutes [sortes qui fourniraient de l'ouvrage : à roux des nôtres qui n'en j pas."Un autre moyen d'enrayer ' j l'exode dos Canadiens serait aussi [de les diriger vers les provinces! de l'Ouest.Actuellement c'est impossible.Un immigrant qui veut se rendre de Québec à Edmonton ; paiera ?lu tandis qu'un Canadien français devra débourser un mon-tant énorme.Et.messieurs, c'est ; un gouvernement composé en grande partie de députés Canadiens français qui a fait une situation semblable.Voulez-vous d'autres chiffres?Une famille d'immigrants de 11 personnes qui fait le j voyage de Montréal on Saskatche-i wan devra payer $40.88.Une fa- ; mille canadienne-française de 1 I La situation presse_ de le démontrer à un public i de la majorité et si nous y manquons nous ne pouvons faire un > plus grave ' succès de la démocratie.Que nous Ouels sont les|sovons satisfaits ou non nous de-i i vons obéir aux lois du nays qui sont l'expression du désir de la majorité.; Tout homme el toute femme de | ce pays devrait avec sincérité con- ! sacrer un peu de son tennis aux j problèmes qui affectent noire vie nationale.Le grand malheur de la démocratie c'est ilo vouloir tenter! des expériences sur toute chose; mais quand il s'agit dç notre demount i cratic el de l'avenir de notre pays l on ne peut rien laisser à l'imprévu.•M.Bennett cite à ce point le cas rfe la Russie où la démocratie qui cherchait des expériences a été loin d'être un succès.Il dénonce également l'inconstance dans la démocratie et le manque de responsabilité nettement définie et il constate une tendance qui se généralise ses pro- ii vouloir se dérober rie près responsabilités pour mettre à son voisin el lout le blâme.son relui jeter Conseils aux moissonneurs personnes devra payer, elle.$810.- i Pour la sixième fois, à titre d'iin-38".: rien colonisateur pour l'Ouest ra- fiien.et, actuellement, comme curé dans ce mémo nays, je viens remplir : un devoir impérieux et de conscience nationale envers mes compatrio-: les de l'Est qui songent à venir fai-I re la moisson dans le cours du mois ; prochain, .le me contenterai cette année d'indiquer aux futurs mois-', sonneurs ce qu'ils ont à faire.AVANT LE DEPART N'oubliez pas de bien considérer votre situation, réfléchissez à votre , avenir, au bien de votre famille qui j est.en définitive, celui du pays tout i entier .et une fois la décision pri-| se.plus de tergiversation, d'alcr-moimcnl ou de regrets superflus.j N'oubliez pas.dans votre déci-ision, de consulter vos intérêts : d'abord en prenant l'avis de per-1 sonnes désintéressées et indépendantes.Dans votre cas, elles sont plutôt rares, mais il s'en trouve.N'oubliez nas que ces excursions à prix très réduits ne se font qu'une fois l'an el qu'il ne faut pas les manquer, car vous aurez n payer cent fois plus cher qu'un étranger l foreigner) si vous avez l'intention de M.Dupre rappela ensuite les paroles prononcées réjemment! par l'hon.juge P.-A.Choquette.au sujet de la politique d'immigration du gouvernement King.(Voir dans une autre page'."Nous sommes, dit-il ensuite, à refaire l'organisation de notre parti, qui.aux dernières élections a ; remporté -10 pour cent des votes ; tandis que les libéraux n'en re- ! cueillaient que 46 pour cent.C'est le parti conservateur qui nous a donné la politique de protection qui a conduit notre pays vers la prospérité.C'est ie parti conserva-; leur qui a aboli le Règlement XVII et rendu justice à nos compalrio-I 1rs de l'Ontario.Pendant re temps-! la.MM.Bouchard, Fafard et Pou-I Hot.vos clr-outés allaient nu Mani-loba chercher Norris et Hunier, les ennemis de notre race, pour leur offrir les plus belles positions du pays.Aujourd'hui, Norris est i membre de la Commission des rhe-I mins de fer où il est entré par la | porte d'en arrière."La province de Québec qui.— I pondant cinquante •'aux conservateurs ans été fidèle! vcm'r pllis lard nvec votre famille.REPRENEZ COURAGE !.iLUDES I DESESPERES détachée raconter au parti tier, ries Bennett.et qui s'en est parce qu'elle s'est laissé des sornettes reviendra Lafontaine, des Car- L« merveilleu?» méthode entièrement végétale qu'un prêtre à découverte, vous sauvera.-sl.igt tTBltoments l'Abbé HAMON.de comcrcr.«r.t : Diabète, Albumine, 'frostate.Rhumatisme, Arï'mifr" Ver Solitaire.N*c:f>.r;l!epit>.Coqueluche.Maladies de* Femmes.Vrrs Intestinaux, Diarrhée, Obésité.F^-a-iysle.Artérlo-Scléros*.Eou-tfrs.E: tcrr.ac.Varices, Hémorroïde».H^mcrrafie^.Ercnehi:» Asthme.Tuberculose.Coeur R?ins.Foie.Constipation, Ulcères de l'estcmac, Ulcères Variqueux.Ecîfrna, etc., etc., et toute?maladies chronique; réputées incurables.AUCUN KF.r.fMr: RfE.V QUI-; DES PLANTES Brochure explicative tr*« ïn" Blvd.Délivra librr de touj droit/, nu Canada.CHICAGO, ILL.*.my.(.: A- Voyage d'aller pour M fi -«sa **** u&r plus 3^ cent par mille au-delà pour toutes les stations dans le Manitoba, la Saskatchewan et l'Albcrta jusqu'à Edmonton, Calgary et Macîeod inclu6.65«3 Hetouss.' «Se Winnipeg plus \'2 cent par mille de la station de dtpart jusqu'à Wmrupeg M »t ?S AOUT—De loutr* 1rs stations dans In province dr Québec-Mégantle, vino de Quebec el * l'ouest Jusqu'il Dalhouslc Mills, nigaud et Lachuts Inclus.21 AOUT—De toutes 1rs station! dans l'Ontario-To-ronlo, Sudbury cl a l'est, aussi des stations, doni ln province de Québec, ft 1'ouor.t de nigaud.DalhoU-sle Mills rt l-ncliule.11 AOUT—Ile toutes les stations dans l'Ontario, et aussi fies stations, dans In province de Ouéhec, h l'ourst de nigaud, Dnlhousle Mills el Laenute.Billets bons sur trains réguliers nussl sur les TRAINS SPECIAUX De Montréal, (gnre Windsor) I2.'0.i a.m., le 14 .noftt imlnnll le 13)! 8.00 a.m., el autanl qu'il en faudra ensuite; un ft 1.00 p.m., aussi h tO.OO p.m., les 14 et 2S aofit.D'Otta-wo, 12.OS a.m., le 21 août (minuit le 20), nussl 12.10 p.m.1rs 21 et 31 août.Wagons-eolonîstes avec, bnnquettes-llls.Wagons spécln ux pour les femmes et 1ns familles voyagez par le PACIFIQUE CAMAPIEM ;pi.i «X?Mima si votre destinr.tfon finals n'retpas siluio sur lo Pccifiquo Conaditn, vouspouve* prendra votre billet do moissonneur pour Winnipeg par le Pccifiqaa Canadien Pour plu* amples rfln9elcn«nirritx et billets, ft'sdresrer & (ouf acent do PaclflqtiA Ca-nadltn.wmmmm
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