Le bulletin des agriculteurs /, 1 juillet 1929, mercredi 24 juillet 1929
Rédaction et Administration 3, RUE NORE-DAME EST, Montréal.Téléphone: HArbour 2830 Abonnement: 1 an.$1.00; 3 nns, $2.50.•Montreal et pays étrangers, $0.50 de plus par année.Le sol est notre plus grande force JOURNAL HEBDOMADAIRE.publié par la Cie DE PUBLICITE RURALE Ltée DIRECTEUR: J.-N.Ponlon REDACTEUR: Firmin Lctourneatl Tirage Certifié par l'A.B.C, MONTREAL.24 JUILLET 1929 CINQ SOUS LE NUMERO VOLUME 14 — No 30 Ça sent le vieux Le Soleil bénéficiait autrefois de la collaboration d'un scribe qui, bien qu'il ne signât jamais ses articles, était, en fait, l'un de ses principaux collaborateurs.Lé sort voulut qu'il disparût de la vie publique et qu'à l'avenir sa correspondance fût payée à "Commission".Aussi lit-on dans l'édition de ce journal du .18 juillet un article anonyme intitulé: "Pourquoi exagérer?'' L'auteur, qui semble avoir un passé à défendre, entreprend de nous prouver que.après tout, la situation de l'agriculteur n'est pas si mauvaise, puisque les prix qu'il obtenait de ses produits, en .1928, par comparaison avec ceux qu'il obtenait en 1913.sont plus élevés.Dans l'exposé de sa thèse, le scribe en question oublia toutefois un point fort important; En voici une illustration.Vous fabriquez une padre de bottes au coût de.$5.00.Vous la vendez $6.00.Vous faites un profit d'un dollar.Vous fabriquez une autre paire de bottes au coût de $6.00 et vous la vendez au prix de $6.50.Vous faites un profit de 50 sous.Le coût de production entre donc en ligne de compte dans le status financier du producteur.C'est ce qu'oublia de considérer L'ex-scribe du Soleil.Fort heureusement, les lecteurs du Soleil s'en sont rendu compte et ils ne négligeront pas de considérer cet aspect important du problème rural.En vérité, nos agriculteurs reçoivent aujourd'hui des prix un peu plus élevés qu'en 1913.mais leur coût de production dépasse tellement ceux de cette période qu'un bon nombre d'entre eux se trouvent dans l'obligation d'agir à la manière du jeune homme dont parle M.dos.Comeau dans Je présent numéro.Pour la millième fois, je le reoote, la principale difficulté que rencontrent aujourd'hui nos agriculteurs réside dans les conditions de finance auxquelles ils doivent faire face.Le nouveau ministre de l'agriculture s'en est rendu compte et c'est ce qui l'a amené à mettre à son programme la clause qui se rapporte à la finance de l'agriculture.De voir le Soleil nous revenir avec ce sujet qui sent le vieux, ce sujet devenu îanee.nous rappelle des jours que ni nous ui les agriculteurs de cette province ne tenons à revivre.Comme disait la bambine: "Parlez-nous donc, dans vos moments de loisir, de d'autres choses." Pour envisager sous son aspect pratique le problème agricole, il faut tenir compte non seulement du prix de vente des produits de la ferme, mais aussi du coût de production de ces mêmes produits.Tout ceci dit au détriment de personne et à l'avantage des agriculteurs, en particulier, et de la population de cette province, en général.J.-N.PONTON Les analyses bactériologiques!:! du lait à Montréal liant le dernier numéro du Bulle-, mage, mouillage', addition de pré-tin du service île saule de.la ; serval ifs ou de substances éiran-Citë de.Montréal, le Dr t.Bol- gères'.Il n'entre pas dans les cadres duc.sunrintendanl de la divi- 3ei celle 'communication de vous'dés/on des laboratoires, publie, l'ar- | crire les différentes techniques licit suivant lériologiqucs sur les analyses bac-du luit, à Han.irfi.al : L?métropole canadienne avec sa population de sept cent cinquante n-.iile habitants, consomme journellement environ soixante-cinq mille gallons de lait.) ' e lait provient de trois mille cinq cents fournisseurs ou producteurs cl csl livré à la consommation par soixante-six laitiers — compagnies ou particuliers.Treille de ces laitiers, avec un débit total d'environ deux mille cinq cents gallons, vendent leur produil à l'étal nature (lait spécial et certifié); les trente-six autres en font la pasteurisation au préalable - au-delà de soixante mille gallons.Il existe à Montréal, depuis 1925, un .règlement spécial concernant le lait, connu sous le nom de règlement No 891.11 comporte cent cinquante neuf articles et sa mise n exécution exige un personnel assez considérable.Prèscnlcmcnl, vingt-six employés sanitaires, divisés en deux groupes, sont chargés de ce travail conjointement avec le laboratoire du Service de Santéi Le groupe de l'inspection générale, comprenant un inspecteur en chef, dix inspecteurs ruraux cl sept inspecteurs locaux, contrôle la qualité du lait depuis la ferme jusqu'aux établissements des laitiers.Les inspecteurs ruraux visitent les fermes el loient à ce que tout y soit en conformité avec .le règlement.Ceux de la ville surveillent l'arrivée du lait aux gares et aux quais, s'assurent que la propreté du produil, son degré d'acidité et sa température ne laissent en rien à désirer.Ce sont eux qui prélèvent les échantillons pour analyses chimiques.Lè groupe de l'inspection spéciale, composé d'un inpcctcur en c/.icf et de sept inspecteurs, s'occupent particulièrement des diverse.» operations cl manipulations dans les usines 'de pasteurisation cl les établissements d'embouteillage de lait spécial el de lait certifié.Tous ces fonctionnaires sont sous la dépendance du Surintendant de la Division de l'Inspection des Aliments, qui est lui-même responsable auprès du Directeur du Service de Santé.Le travail du laboratoire, en rapport avec le lait, consiste en analyses chimiques et bactériologiques, lia chimie nous permet do déceler les principales falsifications: ècré- que nous suivons: nos mélhodes sont celles de ".'American Public Health Association.Les analyses bactériologiques oui pour objet principal le contrôle les points suivants du Règlement No 891 : a) Le lait ne doit pas contenir de bactéries pathogènes; il ne doit pas avoir été souiillé par des mouches ou autres insectes, par des matières fécales ou par une autre substance quelconque.b) Le lait spécial ne doit pas i contenir plus de cinquante mille I (50,000) bactéries par centimètre cube, de juin à septembre inclusivement, ni plus de vingt-cinq mille (125.00(1) bactéries par centimètre cube d'octobre à mai inclusivement.Il ne doit avoir été ni pasteurisé ni stérilisé.c) Le lait pasteurisé ne doit pas contenir, au moment de la 'livraison au consommateur, plus de cent mille (100,000) bactéries par centimètre cube.Votre travail de routine en bactériologie
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