Le bulletin des agriculteurs /, 1 juillet 1931, jeudi 30 juillet 1931
Rédaction et Administration t 3, RUE NOTRE-DAME EST, Montréal.Abonnement: 1 an, $1.00: 3 3»s, $2.50.Montréal et payj Arrangera.$0.50 do plus par innée.Le sol est notre plus grande fore JO UKN'Ât HEBDOUfAVAIRE public par ïa COMPAGNIE DE PUBLICITE RURALE LEVIITEE Rédacteur: Donat-C.NOISEUX Tirage Certifié par rA.B.C.MONTREAL, 30 JUILLET 1931 CINQ SOUS LE NUMERO VOLUME 16 No 31 s m petites?Prime sur le beurre AI.Emile Benoist, chroniqueur parlementaire du Devoir, » Ottawa, écrivait, vendredi dernier, dans ses commentaires sur le travail de la session: "Il n'est pas impossible que le gouvernement soumette à la Chambre un bill accordant une prime sur le beurre, de même qu'il a delà soumis un bill accordant une prime pour le transport du blé." Prime d'exportation par Ottawa; prime de production nar Québec.Les deux gouvernements fédéral et provincial doivent coopérer pour aider l'agriculture à traverser la crise.Si, pour de mesquines considérations ou divergences politiques, nos gouvernements tirent an renard sur une question aussi importante, les "habitants" peuvent bien se mettre dans la léte de changer ça, ces gouvernants-là.Pour donner de l'ouvrage Les journaux nous rapportaient, l'autre jour, que le premier ministre de la province, l'hon.L.A.Taschereau.avait eu une entrevue avec les magnats de la pulpe et du papier, dans notre province, pour les inciter à faire travailler plus d'hommes dans les chantiers, l'hiver prochain.Pour cela, la province sacrifie-rail, à l'avantage des exploiteurs de nos forêts, une partie de la rente foncière annuelle et peut-être aussi réduirait-on les droits de cou- Pc> ., Nous désirons porter a l'attention de notre premier ministre de Québec, la suggestion de notre collaborateur Charles Desehamps, par laquelle le gouvernement provincial paierait, pour sa part, $10.00 par mois aux chômeurs qui prendraient du travail sur une ferme, à condition que le gouvernement d'Ottawa et le -cultivateur employeur en mettent aillant.Si la province est prête à sacrifier de l'argent à l'avantage des compagnies de papier, pour envoyer plus de nos gens dans les chantiers, on ne devrait pas hésiter à en faire autant à l'avantage des cultivateurs pour placer des chômeurs sur les terres.L'agriculture vaut bien les chantiers, il nous semible, à plus d'un point de vue.On parle beaucoup de retour a la terre, de ce temps-ci: accepter le plan Deschamps, serait un moyen pratique d'aider ce mouvement.Nous vendons plus que nous achetons Le Canada, depuis déjà plusieurs années, en était rendu à acheter plus que nous vendions à l'étranger.En juin dernier, notre pays — serait-ce encore la faute à Bennett?— a retrouve s.i lu anc» favorable de commerce.En effet, nous lisons, dans Le Bulletin commercial de la Banque do Montréal, du 2:5 juillet : "Le commerce extérieur du Canada, en juin, a été plus faible en valeur qu'il n'y a longtemps, mais il accuse, chose encourageante, une balance favorable d> $1,841,000 au lieu d'une balance défavorable de $12,840,000, le même mois, l'an dernier." Nous sommes à maintes reprises revenus sur ce sujet, à savoir que ce n'est pas autant le total des achats et des ventes qui fait le profil, mais rexscédent des ventes sur les achats.Ce serait tellement ridicule de prétendre qu'un cultivateur, par exemple, qui achète pour 3925 et vend pour seulement $795 est plus riche, à la fin qu'un autre cultivateur, qui, dans le même temps donné, ne vendrait que poùr$550,mais n'achèterait aussi que pour 6530.«pie celui qui oserait le prétendre seulement une fois serait tout de suite jugé mûr pour Longue-Pointe ou Beauport.Pourtant on ne raisonne pas autrement quand on prétend juger de la prospérité d'un pays par le chiffre total de son commerce extérieur sans tenir compte si ce sont les exportations ou les importations, c'est-à-dire les ventes ou les achats qui sont les plus élevés.Cette année, nous vendons moins que l'an dernier, mais la différence c'est que cette année nous vendons plus que nous achetons de $1,841,-QÔO, tandis que.l'an dernier, nous avons acheté pour $12,840,000 de plus que nous avons vendu.Qu'est-ce.qui est le mieux?Poser la question, c'est y répondre.Il n'est pas improbable, cependant, qu'il se trouve un ou des journaux pour prétendre que la politique du "produisons chez nous ce que nous consommons chez nous" a fait perdre des millions au pays parce que le total de notre commerce achat et vente a diminué.Mais, comme on le voit, vaut.lions de chemins, que les municipalités auraient eu à faire plus lard el sur lesquels travaux le gouvernement provincial n'a eu à payer i> au lieu de 50% du coût Au cours de la dernière que nous avons faite dans pésie et au Lac Saint-Jean, arrivé qu'à Chicoulimi, tournée | est la Gas-il est certain que 25 parce que le gouvernement en fournissait 25Ç'r?Comme le comité du chômage avait élé placé sous la juridiction de M.Francoeur, c'est lui qui peut nous donner ces chiffres.Quand nous connaîtrons ces détails, nous saurons exactement jusqu'à quel point t'aide aux chômeurs a endetté les municipalités pour des travaux non urgents el pour quel montant le gouvernement provincial a été soulagé.Quand M.Francoeur nous aura révélé ces chiffrés, nous demanderons à notre premier minisire l'ho-norables Taschereau.de rembourser aux municipalités, qu'il plaint tant d'avoir été endettées par le plan Bennett, le 25% des travaux de chemins dont le gouvernement provincial a bénéficié.S'il est sincère, le premier ministre de Québec devra rembourser ce 25% aux municipalités ou cesser de les plaindre.Il faut être logique.Cultivateurs! c'est de vos affaires pas Saviez-vous ça qu'un cullivaleur n'a pas le droit de s'occuper de politique, qu'il n'a pas le droit d'être candidal, ni député?C'est YEclaireur, de Beauceville, qui dit cela.En effel, dans un entrefilet où il s'en prenait à M.Barré, YEclaireur de Beauceville du 22 juillet, écrivait ceci: "El M.Houdc se fait accompagner de M.Laurent Barré, cultivateur au petit "satchel en carton peint', pour mieux démontrer sa pauvreté, d'attirer la pitié publique! Voilà où en est rendu le parti conservateur de Québec: Houdc et Barré! Le public se demande quelle espèce de cultivateur peut être Laurent Barré.Ce n'est toujours pas pendant qu'il accompagne son chef houdiste qu'il peut faire ses semences et soigner ses animaux.S'il a du monde pour faire faire son ouvrage, il n'est toujours pas aussi misérable qu'il le dit.A moins d'être indwépehdant de fortune, un vrai cultivateur a-t-il le temps de s'occuper activement de la politique?" Eh! oui, c'est ça, un cultivateur n'a pas le temps de s'occuper de politique.Les cultivateurs n'ont pas le droit d'avoir des leurs pour défendre les intérêts agricoles.Les cultivateurs, d'après Y Eclaireur, n'ont qu'un droit: c'est celui d'être attaché à un parti et de voter en aveugle.Ils n'ont pas le droit d'élire un des leurs comme député.Ce domaine-là doit être réservé exclusivement aux hommes de professions libérales ou au directeur de YEclaireur.Nous espérons que les cultivateurs de Bcauce se souviendront de celte déclaration du journal de Beauceville.I).C.N.' personnage m'a attribué certaines I déclarations à l'effet que j'aurais i dit : "que nos écoles d'agriculture fédéral ne ^'f'"'0111 rien, qu'il fallait les fermer parce qu'elles n'avaient produit que peu ou pas de cultivateurs pratiques".Puis-je espérer que je serai compris si je donno sur ce point deux explications claires autant qu'il est possible de donner?Qu'avons-nous comme système éducationnel dans celle province?En premier lieu, nous avons la petite école pour enfants.Dans nos campagnes, garçons et filles vont à la même école.L'anneau suivant est, d'une part, le couvent ou l'école normale pour filles, le collège classique, le collège commercial et l'école d'agriculture.Que produisent ces institutions?eDs professionnels, des commerçants, des commis, pour les collèges.Quant aux écoles d'agriculture, elles produisent très peu de cultivateurs pratiques.Elles ont duit surtout des professeurs, fonctionnaires, des agronomes, des vendeurs d'engrais chimiques, etc.: en fait des gens utiles, la plupart honorables et respectables.Dire qu'il nous manque quelque chose, ce n'est pas dire que ce que nous avons ne vaut rien.Jamais je n'ai dit que nos écoles d'agriculture ne valent rien, mais je prétends qu'i Inous faut quelque chose que nous n'avons pas et qui nécessaire à l'instruction plus complète, plus efficace de nos fils de la terre qui veulent y rester.le voudrais être bien compris! Ce que je réclame, ce sont des écoles petites, mais chez nous, où nos fils pourront aller, sans un costume spécial, sans aller en pension, sans payer de gros frais de chars, sans être obligés de laisser le foyer et devenir des déracinés.Des écoles cpii instruiront nos enfants sans les enlever à leurs parent et en privant ces derniers le moins possible des services qu'ils sont en droit d'attendre de leurs enfants.Ce ne sont donc pas ni des écoles régionales .ni de comté, mais des écoles de paroisse.Et maintenant, pouvons-nous, du jour au lendemain, établir de ces écoles dwans toutes les paroisses de la province?Non.Il faut un commencement.Quelques écoles d'abord, ensuite d'autres.Les écoles d'agriculture peuvent nous donner des professeurs compétents qui pourraient, en même temps ,être cultivateurs de leur terre, modèles, pour leurs co-pa-roissiens et en même temps, si l'on veut, des conseillers dispensant au-pro-I tour d'eux le fruit de la science des agricole.Je ne donne pas le projet comme parfait, mais je crois que l'idée vaut quelque chose et je crois avoir au moins le droit de demander à mon peuple de ne pas permettre aux gouvernants actuels de Québec d'empoisoner le plan que je préconise, comme ils ont gâté et empoisonné une foule de bonnes idées.Laurent RARRE COUPS DE CBAYOS Le fils de cultivateur Chronique Le veau ça vaut ce que ça Nous aimerions savoir Le ministre des travaux publics, l'hon.M.Francoeur, dans un rapport remis aux journaux, la semaine dernière, a déclaré que les travaux de secours aux chômeurs, jusqu'au 24 juillet courant avaient coûté les montants suivants: au gouvernement provincial, $2,973,492.50, aux municipalités, $4,265,115.00, et au gouvernement fédéral, $2,849,-992.50.Il y a aussi une autre chose que nous aimerions aussi savoir: du montant de $4,265,115.00 payé par les municipalités, combien a été dépensé pour des travaux d'améliora- C'èlait chc: celui qu'on appelle: "L'homme du Bulletin des agriculteurs".// y avait un veau qui ne voulait pax vivre.L'homme du Bulletin était parti peut-être organiser les habitants! Peut-être les défendre! Toujours que.son garçon avail bien de quoi faire: ramasser l'eau d'érable, faire bouillir, faire du sirop cl puis ce satané veau qui avait l'air bête, faudrait pourtant s'en débarrasser.Alors, le voisin tic dire, au fils de l'homme du Bulletin: "l'a faire ta tournée, mon fils va le le pleummer ton veau el demain on ira te voir, boire du "réduit" et mander de la trempette".Ce qui fut dit fut fait.La peau salée, mise dans une poche, le corps du veau Irainé au poulailler où les poules firent un merveilleux festin.Le lendemain, éi la cabane, il y avait de.la visite: à part les deux (jars de l'homme du Bulletin, il y avait le voisin, ses deux fils el aussi un voyageur de commerce qu'un commerçant du village avail amené à la cabane, histoire de voir celte terre dont les ministres ont tant parlé.El voici que le voyageur parlai! avec le voisin, des vaches qu'il avail vues en passant à l'etable, des grosses roches vues en cloture, des pommiers à l'air vigoureux, de la sucrerie si nette, aux érables si droits cl il demandait au voisin: "Où est-il cet abreuvoir en ciment dans le champ?Je ne l'ai pas vu." — Mais il n'y en a pas: il n'y en a jamais eu sur cette lerre-ci.— Et puis le veau mort qui empeste, près de l'abreuvoir en ciment?Le voisin ne répondit pas et changea de couleur malgré lui; il fit.le.tour des évaporatcurs, offrit du réduit en pensant à celte carcasse de veau que son fils avait donne aux poules.• ' A peine le commerçant et le voyageur furent-ils partis que le voisin dit à son fils: "Où as-tu mis le veau que lu as "plcummè" hier matin?— Je l'ai jeté, aux poules, comme on fait chez nous.L'hon.Adélnrd Godbout.ministre de l'Agriculture, disait, il y a déjà quelque temps, à Saint-Eloi de Té-mlscouata: ".le compte beaucoup plus sur les qualités du cultivateur que sur les miennes pour résoudre la crise actuelle.Votre prospérité dépend de vous-mêmes, de votre sens politique, qui doit être assez raffiné pour trouver chez nos dirigeants politiques les connaissances, la culture et les aptitudes nécessaires pour diriger." Commentant ces paroles.M.Eugène L'Heureux, aujourd'hui à l'.lc-tion Catholique, félicitait M.Godbout de faire appel à l'initiative et à l'espril progressif des culfva-leurs.Mais M.L'heureux donnait .iiissi, en même temps, une série de bons conseils dont le ministre de l'agriculture ne parait pas avoir encore su profiter."Nous profitons de cette bonne occasion, continuait M.L'Heureux, pour l'appeler à M.le Minisire que c'est l'association professionnelle i|iii contribuera le plus à stimuler l'initiative chez nos cultivateurs et que celte association professionnelle ne fera toujours que vivoter, si on limite sa sphère d'action au domaine de l'éducation, si on enlève de son programme l'article le plus secret et le plus attrayant pour ses membres présents et futurs: la coopération.H- ¥ ¥ Puisque le gouvernement veut développer au .sein de la classe agricole une mentalité progressive, il doit rompre non pas seulement un peu.mais entièrement avec, les médiocres traditions el méthodes qui remontent aux origines mêmes de noire vie coopérative, et qui ont constamment entravé la marche ! vers le succès.Cela est ennuyeux à dire el probablement plus ennuyeux encore à admettre.Mais il ne faut pas renoncer à l'améliorai ion de nos méthodes d'administration publique, par crainte d'exposer à la critique l'oeuvre d'un disparu.iM.Perron fit vraiment preuve de courage et de force en donnant un énergique coup de volant qui améliora l'orientation considérablement.Si iM.Godbout veut faire une oeuvre agricole digne de ses talents, digne surtout de la Province, il doit continuer à tourner le volant.La Coopération, salut de la classe | agricole ici comme ailleurs, ne prospérera pas chez nous avant que le gouvernement l'ail envisagée avec générosité, abandonnant sa direction aux cultivateurs eux-mêmes par l'entremise de leur association professionnelle.Aussi longtemps que l'on n'en sera pas venu là, l'union des énergies sera irréalisable et le succès fuira notre classe agricole.Allez voir si le Boerenbond belge I s'abstient de faire du commerce, el : s'il se contente de faire l'éducation de ses membres.Or.je ne vois enco-j re, dans les organisations coopéra-, lives gouvernementales de chez i nous, rien de supérieur au Boerenbond.Encore une fois, nous ne manquons pas de confiance en M.Godbout, niais nous craignons qu'il : n'hésite trop à rompre avec notre I passé coopératif, pourtant assez piteux.Peut-être la confiance qu'il affiche flans les "qualités du cultivateur" finira-1-ellc par le rendre plus audacieux en face d'une tradition cpii n'a rien de vénérable ni d'inla ngible, Ce qu'il faut à la Province de Québec, c'est une reconstruction de son agriculture.C'est ce qu'avait fort bien compris M.Perron.C'est aussi ce cpie doit comprendre encore davantage M.Godbout.maintenant que la Province de Québec est plongée, avec tout le monde civilisé, dans une crise qui ne peu! se résoudre partout que par l'amélioration de l'agriculture." "La Coopération ne prospérera pas chez nous tant que le gouvernement n'en aura pas abandonné la direction aux cultivateurs Cux-mé-mcs.", écrit M.L'Heureux, dont les conseils, dbarrassés de la forme qu'y a mise son auteur, pourraient se résumer ainsi: "Vanter l'initiative privée du cultivateur et y faire appel, r'est très bien; l'aider el l'encourager là où cette initiative privée existe déjà, rlest mieux." Nous ajoutons: si la coopération a.ericole.vaut au point de mériter (i'èire primée.l'Union Catholique des Cultivateurs en fait de la coopération, et les cultivateurs qui font de la coopération par.J'entremis* de VU.C.C.méritent d'avoir des octrois comme les autres.¦M.Godbout ferait bien de s'en aviser avant les élections.D.-C.N.— Tu ne sais pas qu'ici c'est pas comme chez nous?— Quelle différence?— Tu dois savoir que quand on I est l'homme, du Bulletin, on n'a pas I le droit de faire ce que Ton fait I chez nous.Quand on a donné des leçons de savoir-vivre an premier ministre, on n'a pas le droit de jeter la viande de veau dans le poulailler.— Sapré mille noms, où voulez-vous que je le mette ce bougre de.veau?La terre est encore, gelée, je pouvais pas l'enterrer, el puis les poules en tirent profit.— Ça (ait rien.Us sont capables de venir prendre des photos.Le corps du veau, c'était de l'enterrer à la dynamite, de le mettre dans tes poches, de le faire disparaître, n'importe comment, de le cacher, n'importe, où, mais il ne faut pas qu'i! paraisse.Ce qui est permis chez nous, chez les autres cultivateurs, ce.n'est pas permis, chez l'homme qui a donné la moitié de son temps pour organiser et défendre les cultivateurs.Le fils de l'homme du Bulletin arrivait à la cabane avec un voyage d'eau d'érable el demanda: — Voulez-vous me dire ce.qu'il y a?—// y a que.par la faute à ce gars-là, le commis-voyageur va dire que c'est vrai, que chez Barré il y a des veaux morts dans le poulailler.— Faites-vous pas de bile, ce matin les poules avaient finies de man- \ger la viande et j'ai monté les restes du veau et je les ai jetés dans le grand trou au coin du bois.•— Et si les ministres viennent prendre des portraits au coin du bois?Ils en sont capables! — Je comprends qu'ils aiment ça les affaires sales, mais que le diable les trotte, on ne peut toujours pas la manger cette carcasse de veau.Et puis, elle ne pue pas et là où je.l'ai mise, elle ne nuit il personne.Mais plus tard, il a quand même fallu enterrer les ossements du veau, parce qu'on aurait pu venir prendre des photos, et ce qui est permis c'hez d'autres cultivateurs, ce n'est pas permis chez Barré, l'homme qui a donne la moitié, de sa vie pour organiser et défendre les cultivateurs.VOYAGEUR Je commence à croire qu'il existe une Providence pour les pauvres diables de.journalistes-cultivateurs de mon espèce.J'avais, en effet, l'attention de donner, cette semaine, un peu de répit aux lecteurs cl t) mon crayon, lorsque le courrier m'a apporté le Bulletin du 2:t juillet cl la bonne lettre de M.Ernest Paulin, de Saint-Vital de Lamblon, relativement à la suggestion que je faisais, ici même, il II a linéiques semai nés, pour remédier au chômage.Dusse-je être accusé de.suffisance ou de puérile vanité, je ne cacherai pas que la lettre de M.Paulin m'a fait plaisir.Je me croyais pourtant cuirassé contre les compliments, mais ceux de cette nature sont appréciables.Bien des fois, jusqu'ici, je m'étais dit en me relisant dans le.journal: "Deschamps, tu as peut-cire le coeur placé Mes envies, de.si ou de ça.Et il faut penser à l'avenir.Vous savez tout ce qu'on écrit sur les fils de mit,valeurs, comment les retenir sur la terre, les envoyer se faire ffiî/Al Par lSi mari"aouins dans I Abltiln OU ailleurs, etc.C'est „„ grand problème et je comprends parfaitement bien votre sufgcsUon mon cher M.Poulin.et jTcrains bien qu,en définillve nJ< cram, vrons compter que sur nous-mêmes lrs habitants- I Tiens, M.Poulin, je viens de penser à un autre plan (j'ai le corps plein de.plans) pour faire bénéficier nos grands garçons de l'aide qui pourrait être accordée aux chômeurs de la ville.Si jamais les gouvernements viennent à accepter d envoyer les chômeurs sur les terres .on pourrait commencer à envoyer nos fils en ville s'enregistrer comme chômeurs et ceux-ci' nous reviendraient dans quelques jours avec leur feuille d'engagement.Qu en dites-vous?Mais je doute que les autorités gouvernementales exécutent nos plans.M.Taschereau lient absolument à ses grands ponts, tellement qu'un de mes voisins me disait, aujourd'hui: "Tiens.Deschamps, je vais dire, comme on dit, mais avec ses maudits grands ponts, Taschereau va finir par se faire sacrer à l'eau".Ca serait fran chement de valeur si notre pre M est temps de changer de façon de dépenser le budget agricole Lac aux Sables, 22 juillet, 1931 M.le Rédacteur, S'il vous plaît, un petit espace ! flans vos colonnes.Amis lecteurs.Depuis quelque temps, vous voyez comme moi.une grande propagande en faveur du retour à la terre, cela a sa raison d'être et c'est très louable, mais il faut se rendre Compte qu'en augmentant la production fies produits fie la terre, cela aura pour effet d'encombrer nos marchés davantage, Mais il y a moyen d'améliorer la situation parce que flans notre province, nous avons toutes les matières premières pour faire fie l'industrie el principalement fie l'industrie greffée sur l'agriculture.En plus, nous avons toutes les voies de communications faciles pour faire de l'ex-portalion.Ce qui a fait le progrès de l'agriculture aux Etals-Unis, el chez nos voisins flans l'Ontario, c'est l'industrie greffée sur l'agriculture.Il est malheureux fie constater que nous allons chercher à l'étranger une grande partie des produits consommés dans notre province.Notre gouvernement provincial, tous les ans, vote un montant considérable au profit de l'agriculture, mais remarquez, comme moi, que SO'ô de ces octrois ne valent rien aux agriculteurs.le n'entrerai pas dans les détails de crainte de blesser quelques-uns, mais je vois nue vous, amis lecteurs, vous le constatez comme moi, cela n'empêche pas que notre gouvernement est bien intentionné: c'est une lacune qui lui vient fie.son manque de renseignements sur les besoins de l'agriculture et cela s'explique parce que la grande majorité de nos parlementaires ont étudié tous les arts de la science moins l'art de la science agricole.Bientôt, nous aurons une élection provinciale et, en cette circonstance, un grand devoir nous incombe à nous de la classe agricole.Comme nous sommes à une époque flu retour à la terre, c'est un grand besoin primordial d'envoyé en Chambre des députés bien renseignés sur les besoins fie l'agriculture.Mes bons amis, les conservateurs et mes bons amis, les libéraux, ic me permets fie vous donner un conseil: Que dans tous les comtés ruraux, vous, messieurs les libéraux, dites-vous: il nous faut un cultivateur pour nous représenter en Chambre et que les conservateurs en disent autant.Par conséquent, nous aurons deux candidats cultivateurs; évidemment, nous aurons un député bien renseigné sur les besoins fie l'agriculture et en agissant ainsi, nous suivrons l'exemple des autres classes fie la société.Je reviens sur l'industrie greffée sur l'agriculture.Tous les ans.nous allons chercher dans l'Ontario pour des cent mille piastres d'amidon.Pourquoi ne pas produire cette marchandise ici, cela se produit avec des patates et depuis deux ou trois ans que nous nous livrons à la culture des patates, dans la nro-vinec, et que notre marché, dans la province, est très limité, pour ce produit, alors cela serait un nouveau marché pour les producteurs de patates.L'argent pour ce produit ne serait pas exporté à l'étrange el, en même temps, cela donnerait de l'ouvrage à nos ouvriers.Il y a aussi l'alcool fie bois Dour lequel les pays Scandinaves nous donnent un marché illimité.C'est connu qu'une corde de bois rapporte dix à douze piastres «l'alcool.Combien s'est-il perdu de millions fie piastres dans la province, seulement dans les déchets de moulin et fie bûcher?Alors, le gouvernement devrait nécessairement changer la manière d'application du budget de l'agriculture et donner de bons octrois à ceux qui voudraient bien commencer à implanter dans la province des petites industries.Je ne mentionne que ces deux-là, mais il v en a beaucoup d'autres el dans l'ensemble, ces petites industries donneraient à la province un revenu incalculable avec, pour la plupart, des matières premières qui se sont perdues à venir jusqu'à aujourd'hui.Le gouvernement ne devrait pas permettre aux compagnies d'exploitation forestière de bûcher nos era-1 blières sur le terrain «le la couronne, comme cela se pratique actuellement.C'est une richesse unique et nationale.Nous avons un privilège que les autres pays n'ont pas et même ici au Canada, on est presque les seuls du Dominion à avoir cette richesse pt dire qu'on l'abat.Dans le temps que le sucre se vendait 4 et 5 cents In livre, les cultivateurs, sur le bord du fleuve, faisaient plusieurs milles dans la foot, dans le temps des sucres, pour profiter de cette aubaine.Aujourd'hui qu'il se vend 15 et 20 cents la livre, et qu'il y a tant de chô- meurs, que le gouvernement conserve donc cette richesse naturelle et la génération présente finira par suivre l'exemple de nos courageux devanciers.Merci.M.le Rédacteur, de votre hospitalité.Arthur MORISSETTE.cultivateur.Candidats cultivateurs indépendants Poinle-au-Bouleau, Co.Saguenay, 17 juillet 1931 Le Bulletin,des agriculteurs, Montréal, M.le Directeur: — Pour la première fois, je viens jaser dans votre Tribune libre, que je juge, preuves en mains, si hospitalière.Je voudrais donner mon opinion aux nombreux lecteurs de voire estimable journal, sur un sujet qui fait déverser beaucoup de paroles, de ce temps-ci: je veux parler sur le choix d'un bon député.La province de Québec, possède, au moins, un million de personnes qui sont attachées à l'agriculture, donc un pou plus du tiers de notre population.Maintenant, je me demande combien cette classe a «le représentants, de députés au parlement, peut-être une dizaine, peut-être moins.Est-ce assez?Non.Vous allez sans doute me dire, qu'un cultivateur n'a pas la compétence voulue pour représenter un comté.Erreur, je connais des cultivateurs qui, quoique manquant d'instruction, ont assez de connaissances diverses pour remplir ce poste, et puis, est-ce qu'il n'y aurait pas au moins, dans tout un comté agricole, seulement 5 ou 6 bons fermiers pour faire le choix d'une convention?J'en suis persuadé et je dis oui.Je ne veux pas dire que parmi nos députés de classes libérales, il n'y en a pas qui ne font pas même plus que leur devoir, même j'en connais qui ne craignent pas fie dépenser toutes leurs énergies pour bien servir la classe agricole, mais ceci n'ôle pas la valeur d'un député conservateur.Maintenant, en choisissant un homme de la classe agricole pour candidat, dans quel parti le choisirons-nous, rouge ou bleu?Je laisse aux braves lecteurs du Bulletin le soin de ce choix, mais dans mon humble opinion, je crois que le titre d'indépendant serait tout indiqué.Mais, me direz-vous, si aux prochaines élections, on élisait par exemple 25 ou 30 candidats • cultivateurs indépendants, le parti au pouvoir aurait de la difficulté à passer ses lois! Tant mieux, Messieurs, ce sera alors que pour obtenir le vole d'un indépendant il faudra que la Chambre, ait des égards envers lui.Ce serait alors que nous verrions quel bien pourrait faire pour son comté le candidat cultivateur indépendant.Merci anticipé, M.le Directeur, René SAVARD, fromager.Le remède au chômagi St-Eugèno, Témiscaraingue, 20 juillet 1931, M.le rédacteur.Permettez-moi fie venir donner mon opinion sur le remède au chômage qui est discuté depuis si longtemps et qui ne semble pas encore avoir été trouvé.Plusieurs donnent comme remède les secours flu gouvernement, mais il faut bien réfléchir: que c'est l'argent tic tout le monde, du pauvre comme «lu riche.La preuve nous en est donnée par les taxes nouvelles qui sont imposées au peuple et que, si nous avons recours à la dépense quand bien même ce sera sous le régime libéral ou conservateur, il faudra toujours finir par payer, et pensons-y bien, après la baisse survenue dans tous les produits agricoles, s'il nous faut payer des taxes comme en temps de guerre, quel désastre ce sera pour l'agricluture! D'autres donnent comme remède, le retour h la terre.Mais il y a encore un inconvénient.Dans l'abondance des produits agricoles où nous sommes, s'il faut qu'ils soient doublés, triplés, quelle avalcur au- (Suite à la deuxième page) mier ministre ne savait pas nager.El sur celle perspective, je vous lire ma révérence.Charles DESCHAMPS \ Les timbres-poste sur les chèques Ottawa, 24.— Comme le ministre des Postes reçoit beaucoup de demandes de ,renseignements de personnes qui désirent savoir s'il est permis de se servir de timbres-poste sur les chèques, reçus, etc., en paiement de la taxe de revenu de 2 cents, il désire faire connaître au public qu'il est permis de se servir à cette fin de timbres-poste ou de timbres d'accise. \ i»AGE DEUX UE BULLETIN DES AGRICULTEURS 30 JUILLET 1931 Pour connaître la Saskatchewan (par M.Raymond Denis) L'on parle beaucoup de la Saskatchewan depuis quelques mois, et l'on peut dire saris exagération que tout le Canada français suit avec une extrême attention ce qui se passe dans cette province.Malheureusement, à cause des distances énormes qui nous séparent les uns des autres, il semble que nos problèmes scolaires ou économiques ne sont pas toujours compris dans l'Est.Les journaux de la "doulce province" consacrent de temps à autre quelques articles, mais ce n'est pas suffisant pour que le grand public puisse suivre nos luttes en connaissance de cause.Nous savons ici ce qui se passe dans Québec, parce que presque tous nous recevons les journaux de là-bas.mais nos journaux de l'Ouest ne sont pratiquement pas lus dans l'Est, el c'est extrêmement regrettable.Le prix de leur abonnement n'est cependant pas élevé.S2.00 par année.Il semble donc que beaucoup de nos familles québécoises devraient pouvoir consentir ce léger sacrifice dans le double but d'aider des minorités qui, par leur vaillante défense, servent les intérêts de la race, autant que pour se tenir au courant de ce qui se passe dans les groupes dont la survivance est intimement liée au maintien de l'influence de la province de Que-bec dans la Confédération.C'est ainsi que dans un récent vovage accompli dans l'Kst.j'ai pu constater qu'un grand nombre des nôtres étaient sous l'impression que notre groupe de la Saskatchewan ne luttait' que depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement provincial actuel, alors que nous luttons depuis 15 ans el, en réalité, sous des formes diverses depuis 1008.De même, dans certains autres milieux l'on est sous l'impression que la Constitution nous accorde certaines garanties et qu'il nous suffirait de nous en prévaloir devant le Conseil Privé pour faire respecter nos droits de minorité.Autre erreur profonde.La Constitution de 190;>.celle qu fut volée par le parlement federal au moment de la création des provinces de l'Alberto et de la Saskatchewan, garantit aux minorités religieuses le bénéfice du système d'écoles existant au moment de l'entrée des nouvelles provinces dans la Confédération.Or ce système d'écoles était profondément défectueux, à cause des différents amendements votés par la legislature des Territoires du Nord-Ouest, amendements qui d'ailleurs étaient probablement "ultra vires parce qu'ils détruisaient les effets d un.loi fédérale régissant les Territoires.C'est pourquoi on reproche aux Législateurs de 1905 d'avoir base la Constitution des nouvelles provinces, au point de vue scolaire, sur an état de choses existant il est vrai mais inexistant illégalement.Quoi qu'il en soit des responsabilités passées, que nous n'avons pas ici à établir, il nous reste à reconnaître que.d'après la Constitution je la province, les différentes dénominations religieuses ont droit, il est vrai, à leurs écoles séparées.mais seulement dans les districts où elles sont minorités.U s'ensuit qu'étant groupés presque partout autour de nos clochers, nous formons des majorités dans :a pluparl de nos paroisses et comme telles, nous sommes condamnés à l'école publique.C'est ainsi qu'à Gravelbourg, siège d'un évêche, dans une école qui compte environ 415 petits catholiques sur 15 élèves, on doit trainer aux pieds, comme un boulet, ce nom d'école publique.A Duck Lake, où il existe une école séparée protestante, de sorte que seuls les catholiques fréquentent une école dont la direction est confiée par les commissaires aux religieuses, celles-ci pour enseigner onl du abandonner l'habit de leur congrégation et le laïciser, parce que cette école exclusivement catholique est de par la loi une école publique.Sur 200 écoles environ, éroles fréquentées par une majorité de petits Canadiens français, c'est à peine s'il existe dix écoles séparées; les autres sont des écoles publiques.l)e sorle que lorsque les amis du gouvernement provincial crient bien haul que M.Anderson n'a point touché aux écoles séparées, ils jouent sur les mois, puisqu'on fail ers écoles séparées n'existent pas et qu'en droit nous ne pouvons pas transformer nos écoles publi- ques en écoles séparées.Ces écoles séparées d'ailleurs sont placées sur te même pied que les écoles publiques.Elles suivent le même programme, subissent la même inspection, emploient un personnel enseignant qui doit posséder les mêmes diplômes, relèvent du même département.C'est-à-dire que séparées ou non, elles sont publiques en fait.La protection que nous accorde la Constitution est donc plutôt illusoire.Cette même Constitution, il est vrai, en garantissant le maintien de l'état de choses existant en 1905, nous vaut le droit de faire enseigner une demi-heure d'instruction religieuse dans les écoles publiques ou séparées, ceci suivant la volonté des commissaires.Mais rien dans la Constitution, ni dans les anciennes lois des territoires ne dit dans quelle langue cet enseignement religieux doit être donné, et noire gouvernement actuel n'allait pas tarder à prendre avantage de cette situation.Au point de vue linguistique, la Constitution est absolument muette et nous sommes livrés pieds el I poings liés au pouvoir de la majo- j rite provinciale.i II faut d'ailleurs reconnaître ; loyalement que le premier texte i Laurier en 1005, texte qui fut plus tard retiré à la suite de la pression Sillon, ne nous donnait pas davantage de garanties au point de vue j île l'enseignement du français.Il est possible que ces garanties ne I pouvaient pas nous être accordées, ! puisqu'elles ne paraissent pas figu-rir non plus dans l'Acte de la Con-, fédération qui laisse aux provinces plein pouvoir en ce qui concerne l'éducation, i C'est-à-dire que si les droits des ; minorités reposent sur des textes ; légaux, les Anglo-saxons du Québec ! se trouvent placés dans une situation identique à la nôtre, et comme ; nous ils- doivent s'en remettre à ; l'esprit de justice de la majorité i provinciale.A ma connaissance il ; n'existe i>as plus de texte garantis-I sant l'enseignement, de l'anglais i dans Québec, qu'il n'en existe ga-I rantissant l'enseignement du français en Saskatchewan.Heureusement pour nous, aux j premières élections provinciales en ; 1905, le groupe Scott triompha cl nous accorda le droit de faire enseigner un cours primaire en français dans toutes les écoles où les commissaires le désireraient, i Noire situation paraissait donc satisfaisante puisque le gouvernement provincial nous accordait volontairement ce que la Constitution ne nous garantissait point.Mais il n'en était pas moins vrai que ce qu'un gouvernement venait de nous donner, un autre pouvait nous l'enlever.L'exemple de ce qui SC passait dans d'autres provinces nous montrait clairement que nous devions compter surtout sur nous-mêmes, el qu'il n'était pas toujours prudent de placer toute sa confiance pour survivre dans le British Fair Play.Dès le début nous comprimes que nous devions nous organiser et avoir notre journal, l'organisation et la presse étant sans contestation possible les armes modernes par excellence.Dès 1010 un grand congrès rén-nissail à Vonda fies centaines de délégués venus, tout exprès, de Ions les coins de la province pour jeter les bases d'une solide organisation provinciale.Pendant le cours de la même année, un autre groupe faisait les premières démarches pour fonder un journal de langue française.L'année suivante naissait dans des conditions presque héroïques notre Patriote de l'Ouest qui.de-vingt ans, est le porte-parole de no-Ire groupe, la tribune de toutes nos revendications.Kit 1912.au cours d'une deuxième convention tenue à Duck Lake, notre Association actuelle.l'A.C.F.('.était fondée à son tour.Klle n'a jamais cessé depuis, en collaboration intime avec le journal, de hitler pour la défense de nos intérêts nationaux.Notre système défensif était établi.Dans un autre article nous le verrons à l'oeuvre, mais nous pouvons dire que déjà nous commencions nos luîtes, luttes préventives,, il est vrai, mais luttes nécessaires.Raymond DENIS province; 10.—Le ministre de la colonisation, des mines et des pêcheries pourra ajouter au prix ordinaire du lot tout montant jugé convenable pour les améliorations appartenant à la Couronne et existant sur le lot vendu.Double droit de coupe Durant les cinq années qui suivent remission des lettres patentes, l'acquéreur de la concession forestière sur la partie non défrichée du lot vendu pour fins de colonisation, doit payer double droit de coupe à la couronne.Cette conditions esl insérée dans les lettres patentes.Etendue conservée en foret Durant vingt ans après l'émission des lettres patentes, une étendue de 159ô de chaque terre concédée par la couronne pour fins de colonisation, doit être | maintenue en forêt, pour l'usage domestique du propriétaire ou du possesseur.Dans le cas de contravention, ce dernier devra payer à la couronne i premier une somme égale à deux droits de | d'user c coupe.I fluencc Cette disposition est insérée dans les lettres patentes.Le défaut d'accomplissement des conditions énoncées dans l'article 38 et dans le présent article ne lient, dans aucun cas, donner lieu à l'annulation des lettres patentes.tes les machines perfectionnées soient confisquées, tant qu'il y aura du chantage.C'est certes un remède très difficile à appliquer et le premier ministre -d'un gouvernement qui sera assez énergique pour appliquer cette loi, sera appelé avec raison le "sauveur
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