Le bulletin des agriculteurs /, 1 mars 1933, jeudi 2 mars 1933
4 ~: Rédaction et Administration: 3, RUE NOTRE-DAME EST, Montréal.Téléphone: H Arbour 2830 Abonnement.I an, $1.00; 3 ans, $2.50 Pays étrangers.1.50 Montré.I .2.00 Le sol est noire plus grande Force JOURNAL HEBDOMADAIRE public par Ta COMPAGNIE DE PUBLICITE RURALE LIMITEE Directeur: Donat-C.NOISEUX CULT Tirage Certifié par l'A.B.C Les producteurs de lait et il C.C.Est-ce bien le plus important?Nous lisions quelque part, il n'y a pas longtemps, que le député de Berthier, M.Cléophas Bastien.venait d'inscrire à l'ordre du jour de la Législature de Québec une motion au sujet de la propagande relative à l'amélioration des sols, des semences et de l'industrie de l'élevage.Et le journal ministériel ajoutait: "Le débat actuel fournira aux députés l'occasion de remercier le gouvernement de ce qu'il a déjà fait pour la classe agri-1 cole." Trêve, de remerciements au gouvernement; il en faut grosl de cela pour soulager un cultivateur sur le point d'être dépossédé de sa terre, parce qu'il est momentanément dans l'impossibilité de faire face à ses obligations et qu'on lésine pour lui accorder les mesures protectrices qui s'imposent.Personne ne conteste que le gouvernement ait fait quelque chose pour l'agriculture; on ne dépense pas des millions supposés pour l'agriculture sans en mettre un peu quelque part, même s'il est mal dépensé ou dépensé moins profitablemcnt qu'il pourrait l'être; mais il reste que tout cela n'a pas été et n'est pas suffisant puisque nos cultivateurs par centaines sont à la porte de la banqueroute.Les cultivateurs ont donc besoin d'autre chose que des rerherciements au gouvernement.MM.les députés pourraient s'en aviser quand ils passent leur temps en vaines parlottes.ironie des mots! Au lendemain du discours de l'honorable ministre de l'Agriculture, où il s'évertuait, en citant force chiffres que par charité nous n'entreprendrons pas aujourd'hui de contredire, à démontrer que l'agriculture chez nous est plus prospère qu'ailleurs, notamment en Ontario, un journal ministériel du matin annonçait pompeusement que l'hon.M.Codbout allait présenter un projet de loi "pour relever l'agriculture".Comment notre agriculture si prospère peut-elle donc avoir besoin d'une loi pour la relever?Tribunal d'équité.Et ce projet de loi destine à relever l'agriculture ne serait autre chose que la création de tribunaux d'équité.Ce projet de loi comportera, dit-on, que les juges de la Cour supérieure, sur demande du débiteur, auront droit de retarder d'un an l'échéance I des créances hypothécaires sur les fermes, à condition que les taxes soient payées et que le créancier ne soit pas lui-même débiteur en besoin de cet argent."Le Canada'- du 22 février, nous donnait les .explications suivantes au sujet de ce projet: "L'hon.Adélard Codbout sera le parrain de l'un des plus importants projets de loi de la session actuelle.Désireux de protéger les cultivateurs contre certains débiteurs trop exigeants, le ministre de l'agriculture présentera un bill permettant aux tribunaux existants de juger une cause d'après l'équité.On a beaucoup parlé de moratoire, de tribunal d'équité.Tout le monde admet la nécessité de protéger le cultivateur qui a manifesté de la bonne volonté dans le paiement de ses obligations.Le point difficile est de trouver une formule.Le ministre de l'agriculture croit avoir trouvé cette formule.Quand le cultivateur sera menacé de vente, par un débiteur, il aura le droit de s'adresser à un juge, de lui exposer son cas.Si le juge estime que le cultivateur a suffisamment établi ses bonnes dispositions en payant bien jusqu'ici ses intérêts ou autres obligations et que le débiteur n'a pas, par ailleurs, un réel besoin d'argent, j ie juge pourra protéger le cultivateur et dire au débiteur de pa-1 tien ter." I Ceci demanderait assurément des précisions que le bill devrai nous apporter.Le débiteur qui demandera du délai devra-t-il supporter tous les frais ordinaires d'un procès pour convaincre le juge qu'il ne doit pas permettre à son créancier de lui faire un autre! procès?Comment le débiteur, qui n'a pas pu rencontrer ses obligations pour être forcé de demander du délai, sera-t-il en finance pour supporter ces frais?S'il y a un cultivateur qui a réellement besoin d'être protégé par un moratoire ou tribunal d'équité, c'est bien celui qui n'a pas même réussi à payer ses taxes ni la totalité de ses intérêts.Si on exige cette condition qu'aucun paiement d'intérêt ne soit en retard, pour accorder ce moratoire d'un an sur les "hypothèques, cette mesure sera inopérante.Et ce n'est certainement pas cela que l'U.C.C.a voulu en demandant un tribunal d'équité.Et cela nous ramène à rappeler ce que nous avons dit maintes fois au cours de l'été dernier: Il n'y a qu'un moyen pour stabiliser ia situation des cultivateurs en attendant les jours-meilleurs; moratoire sur les hypothèques et les billets, complété par un crédit d'urgence aux cultivateurs méritants pour leur permettre de payer leurs taxes et intérêts au taux de 3 ou 4%.sinon en entier afin de d iminuer les embarras occasionnés à certains créanciers-rentiers par la suspension complète du paiement de leurs intérêts.Seule une mesure qui pourvoira à ces deux conditions sera pleinement efficace.Autrement, nous aurons une autre loi inopérante de plus.Ce sera comme la loi d'achat des terres à SI00 dont on avait fait grand état l'an dernier, lorsque M.Lafcrté présenta cette loi.mais qui a donné des résultats nuls, comme il est noté ailleurs.Le maintien à la terre.Et nous terminerons par ces mots: Ce qui presse le plus c'est le maintien à la terre par tous les moyens possibles, par des moyens oui sortent de l'ordinaire puisque nous avons à faire face à une situation qui sort de l'ordinaire.Le retour à la terre, le crédit agricole pour l'établissement des fils de cultivateurs, ont assurément leur importance, mais le maintien à la terre de tous ceux que h crise malmène, devrait être au premier rang des préoccupations de nos législateurs.D.-C.N.A une assemblée à Marieville, on étudie un projetj d'association, qui serait une filiale de TU.C.Cl - Le rapport du Dr Bond sur le coût de distribution du lait à Montréal - On demande un cultivateur sur la Commission permanente de l'industrie Laitière La question du (ait question du lait sera d'ici quoique temps île première actualité.Nos lecteurs ont suivi avec in-lérêl li- travail cl le rapport deja Commission des Industries Laitières nommée par le gouvernement provincial; ils verront par le rapport de l'assemblée tenue à Marie-ville dimanche dernier qu'il reste encore des problèmes épineux à régler, et ils apprendront sans doute avec satisfaction que le gouvernement fédéral a ordonné une nouvelle enquête sur cette même (pies-lion du luit.Un fail intéressant, c'est (pie l'en-qùêlc organisée pnr le provincial n'a pas paru émouvoir les laitiers de Montréal, tandis que celle du fédéral leur a donné la frousse.Les grandes laiteries de Montréal ont diminué le prix du lait d'un sou la pinte aux consommateurs sans le diminuer aux expéditeurs.Depuis nombre d'années, les laiteries ont vendu le lail '.' "ils par gallon de plus que le p.alitant, sans s'occuper si le cultivateur recevait .'25 ou .10 cents par gallon, ; et depuis l'an dernier, malgré la diminution des salaires et du coût d exploitation, ils n'ont diminué I leur marge de profit que d'un .demi-sou par gallon: 'Jli1.au lieu ! de 27 sous par gallon, quand les I cultivateurs ne recevaient (pie de S a 11 sous.Avant de commencer son enquête, le fédéral a rendu un grand service aux consommateurs cl nous espérons qu'il finira par rendre un autre service aux producteurs qui en mil besoin.Nous suivrons cette enquête avec beaucoup d'intérêt cl nous tiendrons nos lecteurs au courant.Oscar GATINEAU Réflexions d'un prêteur d'argent Un ami du Bulletin des Agriculteurs, qui, il y a quelques années, a failli, bien malgré lui.sur sa ferme, pour ensuite liés bien réussir dans le commerce d'épicerie, prouvant ainsi que ceux (lui ne réussis- A une assemblée tenue à Marie-ville, dimanche le 2G février, les producteurs de lait de l'endroit cl de la région, oui étudié la possibilité de se grouper en association sous l'égide de l'Union Catholique des Cultivateurs.Le projcl leur a été exposé par M.Alberl liioux.président de l'U.C.C., qui était accompagne du II.I'.I.ebel.S.J., aumônier général de l'U.C.C.MM.I.aurenl Barré, M.l'.P., Gco.-V.Mayrnnd, agronome du comté, .Î.-E.Larcau, cultivateur de Richelieu, cl Donal-C.Noiseux, dirccleur du Bulletin des Agriculteurs, ont aussi porté la parole.L'assemblée fol sons la présidence de M.Frédéric Morricr, maire de la paroisse.M.Albert Rioux Le président général de l'Union Catholique des Cultivateurs rappelle en débutant la nécessité de la coopérai ion pour les expéditeurs de lail en nature comme pour Ions les autres cullivaleurs."Vous cherchez une solution à vos problèmes, dit-il, vous avez, déjà une association professionnelle qui travaille pour vous, pourquoi ne pas vous en servir?" lit il demande aux producteurs présents ce qu'ils pense raient d'une organisation qui serait une filiale de l'U.C.C.M.Rioux dil qu'on lui a suggéré de demander au gouvernement d'obliger par une loi tous les expéditeurs de lait de faire partie d'une association, mais il n'a pas confiance qu'on obtienne cela, attendu qu'on a déjà reproché au gouvernement de trop contrôler les associations agricoles.Le seul moyen, d'après M.Rioux, est de grouper les producteurs dans une organisation comme il le leur propose.Sans débourser un sou de plus que leur contribution de $2.00 à l'U.C.C.les producteurs de lait auraient à leur disposition un bureau tout organisé, celui de l'U.C.Q.; ils auraient gratuitement les services du secrétaire et de l'organe la Terre de Chez Nous.M.liioux termine en demandant aux cultivateurs présents ce qu'ils pensent de celle proposition.M.Laurent Barré Le députe de Rouvillc à la Législature déclare d'abord qu'il a très peu d'expérience comme expéditeur de lai| à Montréal, puisqu'il a commencé seulement depuis peu à disposer de s°n lail de celle façon.Kl i| déclare vouloir plutôt s'en tenir aux généralités du problème.I| abonde un peu dans le sens de M.liioux en déclarant qu'il ne t:ini pas trop compter (pule gouvernement pcul loul faire par des lois, même ce que nous devons faire nous-mêmes.Il ne s'agit pns pour le moment d'organiser une grosse coopérative, mais il s'agit de se grouper pour bien examiner le problème sous louies ses faces.L'U.CC.pcul certainement aider beaucoup les pro-ducleurs dans ce domaine.\l.Barré termine par quelques conseils aux cultivateurs.Quand nous nous formons en coopératives ou en associations, dit-il, il ne faut pas Irop attendre d'elles; il fau-drnil commencer par bien apprendre ce que nous devons leur donner, à nos associations.M.Barre rappelle aussi une tournée qu'il a faite avec un inspecteur de lail de la ville de Montréal, pour dire qu'il y a parfois aussi quelques manquements chez les producteurs qui se plaignent de la sévérité des règlements, sent pas en angricullurc, au dire de quelques-uns, par manque d'intelligence, sont encore suffisamment intelligents pour réussir dans le commerce, nous rapportait, il y a quelques semaines, les réflexions d'un employé de chemin de fer.C'est un conducteur, qui a prêté de l'argent à un cultivateur eu même temps qu'un curé.Il racontait que tous les deux ont demandé à leur débiteur de s'efforcer de leur payer .'I pour cent d'intérêt et qu'ils lui donneraient quittance pour la balance.Cette bonne volonté esl un encouragement réconfortant pour les cultivateurs cl celui-ci réussi à payer ce qu'on lui demande.L'employé de chemin de fer, après avoir raconté ceci, ajoutait que les argents prêtés aux cultivateurs sont encore ceux qui rapportent le plus, même si les intérêts sont réduits, "f.es gens se plaignent, disait-il, des paiements fails par les cultivateurs, niais ils ne se plaignent pas.ou beaucoup mains, des artinns achetées à Ç1â0.qui ne valent pins que $15 on S20 aujourd'hui et ne paient même pas d'in-tercts".VA il citait plusieurs placements qu'il avait faits lui-même cl qui lui causaient des perles beaucoup plus considérables que la diminution des intérêts sur son hypothèque sur une terre.Voilà des réflexions qui nous semblent tout à fail justes.Le R.P.Lcbcl L'aumônier général de l'U.C.C.esl d'avis que c'est par l'association proposée que les producteurs de lait obtiendront des résultats.Il dit que ce n'est pas une bonne lactique de décrier les mosses laiteries, car ce sont elles qui liaient le mieux les cultivateurs cl elles su-bissenl lu concurrence déloyale de petits laitiers peu scrupuleux qui coupent les prix de vente à .Montréal, et souvent finissent par faire perdre de l'argent à leurs expéditeurs.Le R.P.Lcbcl souligne un danger découlant de l'enquête sur la distribution du lail qu'entreprend le gouvernement fédéral.Si on trouve que les laiteries font trop de profils, dil-il.on va les forcer à baisser le lail au consommateur, mais va-t-on s'occuper du producteur qui n'est pas assez payé actuellement '•' Il faut montrer nu public de .Montréal que le cultivateur ne retire pas assez de la vente de son lait pour couvrir ses frais de production.La Coopérative de lail de Minneapolis retourne aux cultivateurs une fraction de 50 pour cent du prix que paie le consommateur.A Montréal, le cultivateur ne reçoit pas tout à failMl-.'i) un Mers dit prix payé par le consommateur.Le fi.P.Lcbcl termine par quelques mois sur la coopération, pour déplacer qu'on ne L'enseigne pas assez, même dans nos écoles d'agriculture.Au Danemark, on enseigne la coopération même à la petite école.L'an prochain, les Cours à domicile de IT.C.('.porteront sur la coopération.M.Geo.Mayrand L'agronome du comté communique à l'assemblée quelques chiffres contenus dans le rapport du Dr Bond, de l'Université agricole de Cornell, qui, l'an dernier, à la demande de la Commission de l'industrie laitière, a enquêté sur le coût de distribution du lait dans la ville de Montréal.M.Mayrnnd dit qu'il n'a pas eu le temps d'étudier tout le rapport qu'il vient seulement de recevoir, mais il en extrait des chiffres intéressants.Ainsi, en 1010.le consommateur à Montréal payai! le lail 7 cenls la pinte.Le cultivateur en recevait •t cls et le coûl de distribution étail de 12 fl-10 cls.Le cultivateur recevait donc (Wl pour cent du prix payé par le consommateur.En 1!l2(ï.le consommateur payait là cls la piulc.Je cultivateur recevait l-'J cls.Le cullivalcur ne recevait plus que t.'l pour ccnl du prix payé par le consommateur.Pour les six premiers mois de lii.'t'J.c'csl-à-dirc jusqu'à juin, dale à laquelle le Dr Bond a enquêté, le consommateur a payé le lait en moyenne !l N-Itl.le cultivaleur en a reçu .'t I-2 cls el le coul de distribution était de 6.3 cls.soil plus cher qu'eu I920.El le cullivalcur ne reçoit plus que 35 pour cent du prix pavé par le consommateur.El de plus, par la discussion qui a suivi cl In comparaison des chiffres, ou esl venu à la conclusion que ce prix de .'i 1-2 cts ta pinte, attribue aux cultivateurs, étail le prix rixè, cl qu'il fallaii en déduire les coupes de prix pour le lail à l'écrémage, ce qui baisse encore le pourcentage retourné aux cultivateurs.M.|.-E.Larcau M.Larcau, de Richelieu, esl d'avis que si les cultivateurs voulaient se dresser comme un seul homme, ça ne prendrait pas'plus d'un an pour avoir des résultats.Quand nous nous plaignons aux gens des autres classes, tout le monde nous répond: ".Mais les cultivateurs SOIll donc bien hèles qu'ils ne veulent pas s'unir." M.Larcau dil que la grève du lail n'a pas élé une bien bonne chose parce que les cultivateurs n'onl pas prolesté quand les laiteries ont manqué de tenir leur parole donnée lors du règlement de la grève au bureau du ministre l'erron.Mais cela a donné de l'expérience aux producteurs.Les compagnies, de l'avis de M.Larcau, oui toujours travaillé à a-voir un surplus de lait, afin de pouvoir couper les remises aux producteurs ce qui fail bien leur affaire.Il faut Iron ver moyen d'empêcher ces coupes de prix, conclut M.Laurcau.M.Donat-C.Noiseux Le directeur du Bulletin des Agriculteurs ajoute linéiques mots, plutôt pour faire une mise en garde.Il note d'abord que la proposition du président de l'U.C.C, «le donner aux producteurs de lail une filiale qui ne leur coulerait rien, esl sans doute une proposition alléchante, surtout en ce lenips de crise, mais il y a aussi les résul- tats à obtenir qu'il faut envisager.Il rappelle à l'assemblée qu'il, existe actuellement une autre association de producteurs de lait, qui recrute ses membres parmi les producteurs anglais de l'ouest de Montreal el un grand nombre de membres en Ontario.Sur 4,500 expéditeurs de lait à Montréal, il y en a maintenant presque 2,000 résidant en Ontario./' Ce sérail une erreur d'ignorer complètement celle association el de partir un autre groupement trop distinct à côté.Ce serait diviser en.core les producteurs en parlant de les unir.L'U.C.u-lilly el Duehanne.aussi de l'Angc-Gardicn, de MM.1 livaleur de l'Ange frid Floury, cour ce.à Montréal.Nous offrons à M.cl Mme Barré, ainsi qu'à la famille Floury, nos plus sincères sympathies, en leur assit-rant des prières des lecteurs du Bulletin ilrs Agriculteurs pour le repos de l'ànic de Madame l-'leury D.-C.N.'.mile l-'leury, cul-Gardien, cl Wilder en assurait- Sur le lait Les Communes onl vole hier une motion autorisant une enquête fédérale sur la production, la distribution et le commerce du lait.Knut-il croire que celte enquête ira aussi petit train et ne se rendra pay plus loin que relie, dont on n'entend plus parler, sur le prix du charbon au Canada?Un journal de Montréal affirmait, il y a quelques heures, que le lait vendu aux consommateurs de notre ville 4(1 sous le gallon n'est payé que S sous le gallon au producteur.Certes, il y a les frais de transport, d'emniaga-siiieincnt, de pasteurisation, d'embouteillage, de livraison à domicile, etc.; mais ce même journal affirme que, tous frais compris, le lait ne coule pas, à la porte du consommateur, plus que 2-1 sous le gallon, alors qu'il s'y vend 40 sous.Le profit serait d'environ (il) pour cent, en ce cas.C'est à voir.Ce qui est sur, c'est qu'un syndical qui a fait presque le trust dil lail à Montréal.Ottawa, Hamilton, Toronto et Winnipeg, a obtenu en 1929 dos profils nets do $432,258 et en 1932, de 8301,689.Pareils profits, à memo la distribution d'un aliment de première nccCssiaé, ne seraient-ils pas exagérés?G.P.Ce bill L'on vient de rendre puhlic, à Québec, le projet de loi ministériel selon lequel un citoyen qui se croira lésé par la publication ou la distribution continues ou répétées d'écrits ou d'articles dans un journal, une publication, tin "pamphlet" — ne serait-ce pas plutôt une bro-churette?— ou nu moyen d'imprimés quelconques, pourra demander ii un magistrat une injonction interlocutoire pour faire cesse cette sorte de campagne.Le magistrat décidera si pareille publication ou distribution est de la nature (lu libelle diffamatoire.El cela pose loul (le suite la question de savoir s'il peut y avoir libelle diffamatoire d'une race ou de tout un groupe do population.Si tel journal affirme catégoriquement pendant quelques semaines que "les Doukhobprs sont des indésirables au Canada", un citoyen qui sera OU se prétendra Doukhobor pourra demander, aux termes de la nouvelle loi.une injonction interlocutoire contre ce journal.Peut-être ne l'obtiendra-!-il pas; mais, entre temps, le journal devra se faire représenter par des avocats, plaider, faire des frais, et dans maints cas les payer peut-être.Le bill présent est le fils du bill Bcrcovilcli de l'an dernier, donl la rédaction était telle qu'elle autorisai! les pires manoeuvres de chantage contre une presse respectable.Le bill Tnschercau esl plus enveloppé, d'apparences plus bénignes, mais, nu vrai, il esl de portée tout aussi grave.Il n'existe pas de législation de ce genre ailleurs, au Canada.En temps d'éleelions, il pourra servir à n'importe quelle tentative d'intimidation contre une presse libre.Il est de la catégorie des lois plus dangereuses que.les abus contre lesquels elles paraissent dirigées.Ce qui ne veut pas dire que la majorité ministérielle refusera de le voler.G.P.L'heure d'été On recommence à annoncer que l'heure d'été sera en vigueur de telle date à telle date.El la confusion va recommencer.Ici l'heure d'été, là l'heure régulière.Et de laquelle parlez-vous?Il serait pourtant si simple, sem-blc-t-il, de garder partout l'heure régulière, quitte à ceux qui le désirent de déclarer: De telle date à telle dale, nos bureaux, nos fabriques seront ouverts do telle à telle heure, au lieu de tell ou tllc autre.De la sorte, ceux qui le désirent auraient le bénéfice de l'heure d'été, on ne dérangeraiI point les autres, et c'en serait fini du niéli-tnélo qui revient chaque été ennuyer tant de gens.(Le Devoir) O.IL A nos a&oisnés Que tous nos abonnés n'oublient pas de payer leur abonnement des qu'il est échu.Une stricte attention sur ce point peut rendre sans que vous vous en doutiez de grands services à votre journal.Que ceux dont l'abonnement est échu s'efforcent d'envoyer jour renouvellement' dès la première occasion.LA DIRECTION 2 MARS 1933 TRIBUNE LIBRE i Le rapport de ia Commission de l'industrie laitière Lncollc.7 fév.1933 M.le Directeur.JLn question du lait pour la vllie de .Montréal est.non seulement une des questions des plus Importantes, mais certainement la plus importante, pour les producteurs de la légion de Montréal.La commission que M.Godboul a nommée s'est efforcée; sans doute, de trouver le meilleur meyen possible pour aider non Feulement ie producteur mais aussi les outres intéressés ilaiis ce commerce.Ils ont eu à étudier le côté «lu producteur, celui du consommateur et ¦ 111 distributeur, et je regrette de devoir «lire que le programme ••'"is a celle enquête n'est pas.certes, ton! à l'avantage des intéressés, spécialement ceux de la région de Montréal.H v n dans leur programme deux points qui sont certainement de nature a nuire considérablement plutôt que d'aider, c| je ne comprends pas bien que les commissaires n'ont pu le comprendre.Jo De conseiller aux villes de pasteuriser leur lait tie la même manière que Montréal afin de pouvoir envoyer du lait d'une ville à l'autre, et d'abord la pasteurisation, telle qu'exercée à Montréal '-si.nous pouvons dire, trop d'une bonne ebose devenue uni' mauvaise chose, c'est l'excès.'.01 pour cent dos consommateurs à Montréal se plaignent du mauvais goût du lait, ce qui empêche l'augmentation de la consommation.2o M y a un surplus de lail .i Montréal qui est la bête noire du commerce, non seulement pour les producteurs mais aussi pour les .nitres intéressés.Par ce moyen d'uniformité d'inspection dans les villes.Québec, Sherbrooke, Trois-Rivicrcs pourront facilement envoyer leur surplus à Montreal, nr.le seul moyeu d'améliorer la situation du lail entier à Montréal es!' de régulariser la consommation el la production, par conséquent faire disparaître le surplus.Autre mesure dommageable pour les intéressés et celle-là qui a prouvé èlre défectueuse quand on a fondé l'Union des producteurs de lail île la province de Québec, et M.le ministre Godboul veut lancer au plus loi.ses organisateurs pour fonder mie union de producteurs de lail pour toute la province de Québec.Nous, les intéressés, avons eu me expérience assez coûteuse que nous pouvons dire à M.le ministre Godboul (pie l'union qu'il projette de fonder, pour toute la province, sera aussi nuisible à la prompte amélioration du sort des expéditeurs de lait en nature que celle association le fut.De celle manière, au lieu de Pouvoir contrôler l'approvisionnement a Montreal, il va faciliter à tous les producteurs de ls.it de la province i envoi de leur lail à Montreal alors qu'aujourd'hui il v a trois fois trop «le lail disponible pour la ville de Montréal, et en moins d'un an ou peut-être après que cette union sera en plein fonctionnement, il y aura certes une politique agressive cl unr grève plus grande que nous n'ayons encore vue pour le lail à Montréal.Une union régionale à base coopératrice pourrait être efficace, niais se rend-on compte de In difficulté de fonder une union provinciale ou régionale aujourd'hui?Il est nécessaire (pie 1rs producteurs soient représentés; alon nu lieu de vouloir une union doitl seulement 50 à 00 p.e.font généralement partie.Il vaudrait mieux élire des représentants de tous les producteurs, et quelle différence y aurait-Il, entre les représentants des producteurs de lait, qui ke-raicnl nommés en assemblée e| les officiers d'une union, si ci n'est la contribution pavée a l'union.I.e commissaire qu'on veut nommer pour faire les lois et règlements pour l'industrie laitière ne sera pas capable île faire grand chose pour aider le producteur, s'il n'y a pas une commission représentative de tous les intéressés avec un principe de coopération, afin de limiter le champ d'approvisionnement pour la ville de Montréal, l'invitation qui pourrait être faite par le consommateur lui-même pour suffire amplement à ses besoins, i.es représentants des unions ouvrières el surtout l'hôtel de ville de Montréal sont les représentants du consommateur, et c'est avec eux surtout (pie nous devons coopérer snns toutefois laisser de coté les dis'iî-butcurs.Qu'on envisage cette question sur tontes ses faces, on arrivera toujours n trouver qu'il faut en venir à contrôler le surplus, c'est-à-dire proportionner la pro- duction et la consommation: sans cela, vous pouvez cedes apporter de petites améliorations mais le trouble, la désorganisation du commerce du lail entier à Montréal continuer» d'être.Il y aurait long à dire sur ce sujet mais j'espère qu'avant que M.Godboul organise cette union provinciale, qu'il étudiera lui-même celte question.Il csl bien regrettable que la commission n'ait pas vu cela, elle semble mettre le ministre dans la même situation que M.Perron quand il fit faire une enquête pour trouver le coût du luit.Il savait moins combien un gallon de lait coulait après qu'avant l'enquête.II a en effet trouvé que Ça coulait de 12 à 5(1 cents le gallon pour produire du lait.¦l'espère, M.le Directeur, que les producteurs de lait de la région de Montréal se rencontreront quelque part pour étudier la question.(Vest urgent et rien n'est plus important.Merci.M.le Directeur, de l'espace que vous voulez bien mettre à ma disposition.Bien à vous.J.-A.CHAMPOUX, cultiv.Lacollc, Saint-Jc in.La misère des vrais colons Ainos, Abilibi, !T fév.1SI33 M.Donat-C Noiseux, Lt.Bulletin tirs Agriculteurs, Montréal.M.ie Directeur, I.e Bulletin tics Agriculteur* du courant publie une communication de M.l'abbé G.-M.Bilodcau, missionnaire colonisateur, intitulée "Les colons de l'Abitibi n'ont pas de misère".Le litre est un moins de nature à induire eu erreur.Il est vraiment curieux de constater avec quel sans-gène, ou ignorance, tous ceux «nii s'occupent officiellement de colonisation, traitent ce sujet.M.l'abbé l'.iloileau parait oublier qu'il existe d'autres colons que ceux qui bénéficient d«' In "loi du retour à 'a terre de 1932".La Terre île Chez Sous du S février publie une lettre de M.I.-K.Laforce, du Chemin de fer National, recommandant le canton Pas-calls aux fulurs colons.Ce canton n'est niénie pas arpenté, et de plus, tout piqueté eu terrains miniers.Lors de l'avènement de l'hon.Hector l.aferté au poslc de ministre de la colonisation, la rumeur voulait (pie ce ministre "il promis de ne pas faire de zèle.L'on voit maintenant que la, rumeur disait In vérité, car lOUS ceux qui ont la permission de s'occuper de colonisation officiellement, ovec un ensemble parfait, fout lout leur possible pour que la colonisation marche "à pas de tortue", sinon plus lentement.Si 1(.mol d'ordre ne partait pus de lj| léle.l'étal de choses actuel n'existerait pas.Ce n'csl pas la plume d'un colon niais celle d'un (llivar Assclin de 1910, qu'il faudrait pour faire comprendre aux 'eeteurs du Bulletin des AfiricuUcttrs comment cl pourquoi, les colons de l'Abitibi, les vrais colons (pas ceux des villes) n'ont pas de misère.Essayons quand même! D'abord ont chance de réussir, les cultivateurs ou fils de cultivateurs qui n'ont pas.par un séjour plus ou moins prolongé en ville, perdu le goût et l'habitude du travail de la terre.Tous n'ont pas l'avantage d'avoir des familles de "> ou 0 garçons en âge de travailler, et ce n'est pas par ces années de crise qu'une f.i-mille peut gagner 7 on 88,000 par hiver, comme l'a fail In famille Crotcau, d'Amos, il v a quelques années.Sans diminuer en rien le mérite de celle dame, les publicisiés (lu ministère de la colonisation pourraient au moins, y mettre plus de mesure, et ne pas tenter de faire croire a toute une province que l'argent fait avec le bois et le commerce des autos Ford l'a été avec les revenus de la terre durant la période de défrichement.Tous savent ce qu'est aujourd'hui le commerce du bois, Est-CC un mal?Peut-être, mais pour un plus grand bien pour nous Canadiens français.Reste le travail des mines réservé aux Anglais el aux Slaves de toutes nationalités.Cependant les Anglais, directeurs des mines, poussent la générosité jusqu'à faire couper le bois de bouilloire nécessaire par nous.Ne sommes-nous lias une race de scieurs de bois! .\ part cela les travaux du gouvernement permettent aux colon, de gnener quelques piastres mais en passant par les mains d'un entrepreneur la plupart du temps d'une rapacité extraordinaire, (pie nous appellerons jobbers.Voici pourquoi, t'n jobber ô Voua pratiquez une sain?éconmie —de temps et d'argent—quand voos vous rasez avec la "LAME BLEUE." Son tranchant dur comme la vitro | vous donne parfaite satisfaction après que d'autres lames auraient été mises de coté.Constatez ces faits.Rasez-vous avec la "LAME BLEUE" et éconmisez de l'argent.Votre marchand vous offre maintenant le Ravoir De L.ure de Gillette de S5.00 pour 93.79.MMMHWi L VWÊLWkWkWÊkWkWMàWBkWakWna l est généralement un être humain d'apparence, mais qui doit avoir une roche à la place du coeur, et qui ne sait pas ce que les mots conscience et honneur veulent dire.La plupart du temps, il repasse son contrat en tout ou en partie à des sous-jobbers, qu'il est plus prudent de ne pas qualifier ici.Les colons de l'Abitibi sont livrés à ces sortes de gens.Ceux qui n'ont pas ' de misère sont ceux que leurs forces physiques et leur jeunesse rendent à vrai dire, invulnérables, mais, comme le fait remarquer M.Charles Gagne, ('eminent professeur de l'Ecole de Sic-Anne de la Poealière.dans le premier numéro du cours à domicile publié par l'U.C.C: Rendus à .1â ou -tu ans ils seront ruinés de snnlé pour avoir travaillé en fous.Or, la plupart des jobbers exigent cette façon de travailler de leurs serviteurs, et avec quelle arrogance! Si l'on fait la part du temps et des moeurs, le sort des esclaves du temps îles Romains était enviable, à comparer à celui des colons de l'Abitibi.obligés de travailler pour les jobbers el sous-jobbers du gouvernement provincial.Quelques faits de pratique courante dans la région feront mieux comprendre In situation.Au cours de l'été 1932, le ministère de la voirie et des mines a fait entreprendre trois ou quatre routes conduisant aux différentes mines de la région.Le contrat pour la route, en à 35 cents par 01) lbs.celui des hétes à cornes était peut-être le plus faible, et les prix des veaux et des moulons el agneaux était ferme.Il n'y a pas eu d'exportation de bestiaux cette semaine pour la bonne raison (ju'il n'y avail pas d'es-pac disponible sur les vaisseaux quittant Saint-Jean et Halifax.C'est la première semaine celte, année qu'il n'y a pas d'exportation.On remarquera (pie l'an dernier elles n'ont commencé qu'en mars.Il y a eu jusqu'ici 4,798 bêtes à cornes exportées, el il y a actuellement des commands pour lout l'espace disponible sur les vaisseaux organisés pour le transport des bestiaux qui partiront d'ici quelques mois.On trouvera le détail des pris dans la "nouvelle des prix" ri-deS-liOUS.en une l'Ontario, aient été l'on pré- dernière, a été changée hausse de quelques sous.l.e marché est incertain dans toutes les villes du Canada.Dans les villes de l'Ouest il y a plutôt rare-lé.Il n'en esi pas ainsi dans les villes du Québec et de bien que les arrivages moins considérables que voyait.A Montréal, les arrivages ont été de 5,105 caieses, comparativement à (!,.r)17 la semaine précédente el 4,542 durant les mêmes jours l'année dernière.La demande pour les oeufs s'esl améliorée a cause de la diminution des arrivages, et les commerçants paient actuellement les prix suivants aux expéditeurs des campagnes: Extras, 22-23c; Premiers, 211-21e.; Extras de potiloitos, |0c.Les prix de gros aux détaillants Oeufs SEMAINE FINISSANT LE 28 FEVRIER 1933 La diminution des arrivages a eu un bon effet sur le marché aux oeufs oeufs.I.a baisse que nous avons eu à signaler la semaine sont les suivants: Extras, 25-27c; Premiers.23-25c.; Extras de poulettes, 22-24c.Les prix aux consommateurs sont: Extras, 28-35C; Premiers.27-:i:tc.; Extras de poulettes, 2.r.:i2.On dit que le mouvement des volailles habillées est bon, spécialement en ce qui concerne les poulets cl les poules.Le mouvement des dindons est plus lent, l.e marché I des volailles en vie est soutenu cl les arrivages à peine suffisants pour .satisfaire la demande.Les prix sont approximativement les mêmes que la semaine dernière.LES ARRIVAGES SONT ENCORE LEGERS A QUEBEC Québec, 25 février.—- Les arri-! viiges d'oeufs locaux sont encore légers et les commerçants continuent de recevoir des expéditions de Montréal.Il a été reçu environ 3110 caisses durant la semaine.Les marchands de gros cotent les prix suivants aux expéditeurs de campagne: Exlras.181-22c; Premiers, 7-2le; Extras de poulettes, lG-20c.Fruits et légumes Semaine finissant le 10 février i!i:i:i: POMMES DE TENUE Québec: par camions, 2 Que, I N.11.abondantes, demande modérée, marché soutenu.Que.blanches, KO lbs.no I, 75 à 80 cents; N.I».Montagnes Vertes, SI) lbs, no I.80 cents.Montréal: 75 N.11.Que., peu ahond.; demande modérée, marché soutenu, N.11., el I.P.E., nbond., demande passable, marché plus ferme.Que., blanches, 80 ihs.110 1, 70 cents.N.H.Montagnes Vertes, 80 lbs.no I.80 cents.I.P.E.Montagnes Vertes, no I.00 lbs, 1)0 ccnls.OIGNONS Québec: abondants, demande modérée, marché soutenu, Ont., rouges, qtl, no I, $2.50 à 62.75: no 2.*2.25: jaunes, qtl, no I, $2 à 62.-25, 50 lbs.no I.*L25 à 81.50; Valence.50 Ihs.gros, S2 à $2.25.Montréal: par camions.2 Onl.2 d'Espagne, abondants, demande modérée, marché soutenu.Que.rouges.70 Ihs.nu I, 70 ;i 80 cents.Ont.rouges, qll, no |, Çf.50 à 81.00, jaunes, qll., no I, $1.30 à $1.40.Espagnols, 50 lbs, no 1.SI, Cal., Valence, caisse, no 1, -S:t à $3.75, Espagnols, 1-2 caisse, $2.25.CHOIX Québec: par camions.ahond., don.mod., marché soutenu, Oué., NOUVELLES DES PRIX CE QUE VOUS ACHETEZ PRIX DU GROS, PRIS A MONTREAL FARINE A PAIN ï.e rKar.'*¦ -«mi:.*n sses Première patente .2.15 Deuxième patente .1.85 Porte à boulanger .1.80 FARJNE A ENGRAIS I r cb*** 1» T*âr!l.:-n sac» Première patente .1.45 Deuxième patente .1.30 SOUS-PRODUITS DC BLE lu tones Son.lfi.25 Gril rouge .17.25 Dlé mou lu.17.25 Gru blanc Lauren tin .20.25 Middlings exila .22.25 CRAINS Avoine C.W.no 2 .1ô Avoine C.W.no !l .33 Avoine d'alimentation no 1 .32 Orye C.W.un ,'1 .40 nié Northern no 2 .57 .Maïs sud-africain .52 qll.$1.45 à $1.50, lbs, I 1-2 n 2 1-2 cents.Montréal: par camions el wag., mélangés, abondants, déni, mod., marché soutenu.Locaux, bar., non (tinsses.50 à 00 cents.Texas, cageot.83 à $3.25.CELERI Québec: par wag., melanges; abondant, demande modérée, marché soutenu.Cal.cageol de I à 4% don/., -*I2; doux.$3.25 à $3.50.Montréal: 7 Onl.1.Flo 3.Cal.Abondant, demande passable, marché, Onl.plus ferme; importe soutenu.Ont., cageot, no 1.*2 à 82.50.Cal, cageol.no I, 84.50 à $5.; gros cageol.no -, $9; Flo.cageot no 1.$4.50 à $5; Bermudes, cagcal nu I.63.25 à $3.50.BETTERAVES.Québec ; par camions.Abondantes, demande modérée, marché lent.Locales, 70 lbs, 70 à 75 cents.Montréal: par camions cl wag.mélangés.Abondantes, demande passable, marché soulcnu; locales.75 lbs., 10 à 50 cls.Texas, cageol, 82.50.CAROTTES.n Québec.Par camions el wai», mélangés.Abondantes, demande modérée, marché soulcnu.locales, 7u lbs 75 cls.Importées, cageol de 5 tlx.81.25 à $4.50.Montréal: par camions cl wag.mélangés.Abondantes, demande passable, marché soutenu.Locales.75 cls, to 5 50 ils.Texas, cageol $3 :'i 83.25.POMMES.Québec.N.-i:.I de barils.N.H.Fameuse, bar.no 1.$5 à $5.25; Que.Mcintosh, caisse, belles.$2.50.Fameuse, -^2.25 à 82.50.Mcintosh, bar.no I, 85.50 à $5.75, Dom.85.25, Fameuse au I, 85.25, Dom., 85.Onl.Mcintosh, bar.no I, $5.50 à 85.75.Dom., 85.25, Baldwin.Reinette, Greening, no I.$4.75 à $5.00, Dom.$4.50, bois.Dom.Greening, Baldwin, $1.40 ii 81.50, Spy l>;ii-.no L 85.50 à 85.75.Dom., $5 à 65.25, 1-2 bar.ç.'I à 83.25.Pcwaukce, bar.no I.$4 a $4.25.Dom.83.75, Stark, no 1, $4.25 à $4.50, Dom.83.75 C.II.Mcintosh, caisse, belles, $2.25 à 82.50, 1res belles.$2.45 à 82.00.Arrivages de fruits et légumes Semaine finissant le 10 A MONTREAL fev.P.133 Pommes de lerre: 75 wagons venant tous du N.B.; oignons: I wagons dont 2 (l'Ont, cl 2 d'Espagne; céleri: 11 wagons dont 7 d'Oui, cl •1 des E.U.; laitue: 13 wagons des E.-U.; choux-fleurs: I wagon des lî.-U.; tomates: Il wagons dis ites Bahamas; pommes: 12 wagons d'( Inlario.\ QUEBEC Pommes de lerre: 3 wagons dont 2 de Que.el I de N.B.; pommes: I wagon de N.E.De plus de grandes quantités par fret, express et wagons mélangés.A QUEBEC Montréal.P i r camions cl fret.DRECHE DI Drcchc, 21 pour cent SUCRE ( i rànulé, sac de jute Granulé, sac de coton Cassonade no 1 .Cassonade no 2 .BRASSERIE I,n tonne.10.00 100 livres •1.20 4.2C 3.011 3.8(1 TOURTEAUX 1)K LIN i*e chsr, :a tonna Première qualité .32.25 MELASSE (BARBADES) lys gallon No 1.baril de 25 gais.42 No I, tonneau de !I0 gals.30 SEL Sel fin.sacs de 200 Ihs.Gros «.cl.sacs de 110 Ihs .Sel en pierre, sacs rte 100 Ihs LARD SALE Lo bn'M i» 7CM livre» Grfls de dos (30 ;ï 10 more.) 33.On Gras de dos (40 à 50 more.) 31.00 (iras d'épaule (25 à 35 mord 28.50 Le «no 2.10 , 1.01) SAINDOUX Tinette de 00 Ihs Seaux de 20 lbs .La H VI .08'.: .00 PETROLE Imperial Rovalitc: Barils de bois de 12 gnl Imperial Royalite: Barils d'acier de 47 gnl.CiAZOLINR r.-e galion .15 .15 l* r.niioa Ont., 0 de barils.2 de mannes.1 en vrac, 3 mélangés.Abondantes, demande pauvre, marché un peu moins ferme.Que.Mcintosh, caisse.1res belles.SI.75 à 82.85: Indies; $1.60 à 81.70.Cee.61.10 à.81.45, manne, no 1, 81.35 à $1.45.Dom., 81 à 81.15.Fameuses, caisse, belles.81.00 à 81.05, Snow, manne, no 1, .81.25 à $1.35, Que.Onl.Mcintosh, bar., no I, 81.25 à $4.50.Dom.83.25 53.50.Spy.Greening, no Imperii,I Dircc Star: Barils de 17 gallon?.¦Sibyl .ENGRAIS CHIMIQUES SIMPLES L« tor.no Par chars complets, F.O.B.Québec Superphosphate, 20 p.e assimilable .Phosphate Thomas .Muriate de potasse 4lJ#>, sac de 200 lbs .10 .10 S 10.75 .«10.00 I.83.00 -, 8.).iii.Dom., $3.a -.1.1 n Reinette no I, 83.80 à 61.Fameuse, no 1, 83.50 :'i 83.75.Spy.man ne.no 1, 8L25, Out.Stark, bar.no 1.83.25.C.-B.Mcintosh, caisse, belles, SI.30 à $1.50, Snow, caisse, Cee, $1.15 à 81.25.Sulfate de potasse IS p.i sac de 200 lbs.45.50 855.50 Sulfate d'ammoniaque, 20 p.c.d'azote, sac de 125 Ihs .833.00 xitraie de soude.lîi D.c.d'azote, sac de loo Ihs .81/.00 NOUVELLES DES CE QUE VOUS VENDEZ Prix de gros, ncr.livre h Montréal — Dernières corrections, mercredi, 1 heure BEURRE DE BEURRERIh i.» livr» .23 ni .23 M .22-Ji Pasteurise no I Pasteurise no 2 .Non pasteurisé no i FROMAGES LOCAUX ' joli à -I" FROMAGE COLORÉ Meules de 5 lbs .Meules de 20 Ihs .i: >,i i No 2 FROMAGE BLANC No 1 No 2 MILL BLANC Récipients de 30 Ihs .Récipients de 5 lbs.Récipients de 2,!j lbs .¦ MILL AMBRE Récipients de 30 Ihs .Récipients de 5 |bs Récipients de 2% lbs .MIEL BRUN Récipients de 30 lbs • • Récipients de 5 Ihs .Récipients de 2 Ihs 1-2 OEUFS lirais exlras .Frais premiers .POULES ABATTUES Qualité A .Qualité B .Qualité C .POULES VIVANTES A.POULETS ABATTUS (engraissés au lait) i.» iiou^Mn» .20 La livra .20 .17 .14 .20 .14 .12 La Uvr» .06% .07 .7% La llvro .04'.i .04 V4 .05 La livre .04 'A .04 Va .05 VEAUX DE CHAMPS VIVANTS Les 100 livre» Nos 1 el 2 .1.50 à 2.00 VEAUX DE CHAMPS ABATTUS Les loo livres Le marché d'exportation Il s'esl exporté celte semaine .sillies marchés du Royaume-Uni 35,-010 barils cl 17.71!) caisses contre 41,029 barils el 40,577 caisses la semaine précédente.C'est là une baisse de 13 p.c.et de 58 p.c.respectivement.Les exportations saisonnières jusqu'au 17 février onl baissé de 21 p.c.pour les barils el augmenté de 275 p.c.pour les caisses par comparaison à la même date l'année dernière.Voici les chiffres: barils, 1032-35.963,996; 1031-32, 1,270,245 — caisses.1932-33, L-668,000; 1031-32.115,214.Pendant la semaine finissant le I février, les exportations de pommes américaines se sont chiffrées par 27.000 barils cl 43,192 caisses contre 20.100 barils cl 107.708 caisses la semaine précédente, soit une augmentation de 0 p.c.pour les barils et uii(.diminution de Ou p.c.pour les caisses.Les exportations .saisonnières pour la même date oui diminue de 3,7 p.c.pour les barils c! de 21 p.c.pour les caisses par comparaison à la saison précédente.Les exportations de barils jusqu'à dale celle saison se chiffrent au total par 022.300 contre 1.150.-836 par comparaison à la même dale l'année dernière, tandis (pic celles de pommes se montent à L-581.121 contre 2,069,269 par comparaison à la même dale l'année dernière.No 1 No 2 No I No 2 MOUTONS VIVANTS MOUTONS ABATTUS 5.00 4.00 3.50 2.00 ( '.hoi.\ No l .Le* 100 livres .5.00 .3.50 SIROP D'ERABLE No I No 2 SUCRE D'ERABLE Le galion La Uvr»' AGNEAUX DU PrtINTEMPS La livre No I .0.00 No 2 .5.50 AGNEAUX M5ATTUS No I Nu 2 BOUVILLONS VIVANTS In livre A, R .23 POULETS ABATTUS (sélectionnes) *.a ii'"» .23 .20 .17 DINDES ABATTUES livra .10 .17 No I No 2 No 3 No I .No 3 .No 2 .No I No 2 No 3 .4.25 à 4.5(1 .3.25 à 4.00 .2.75 à 3.00 TAURI-S VIVANTES Vob 100 livre» .3.25 à 3.75 .1.75 à 2.25 .50 à 2.25 vaches vivantes •vj.loo livrai .2.75 à 3.00 .2.25 à 2.50 .1.75 à 2.0(1 Choi \ No I No 2 La livra .12 .1 1 .10 TAUREAUX VIVANTS OIES ABATTUES pues.10 Ihs et plus.bennes, 8 lbs cl plus .CANARDS ABATTUS La livra .11 .09 No I No 2 100 llvro» 2.50 à 3.00 .1.25 à 2.25 POP.CS VIVANTS Les lOil livres Porcs .LOO à 4.25 Truies .2.50 à 3.00 Porcs à engrais.4.00 ! No I.00 à 150.5.85 porcj An a rrus te» 100 livres No I.90 à 150 .5.75 No 2.100 à 225 .No 3, 250 Ihs cl plu».PEAUX VBRTES De boeuf, moins de 48 lbs De taureau .De boeuf, plus de 48 Ihs .De veau, chacune .De veau, engraissé.De cheval, la peau ., 1.50 La Uvr» ____ .03 .01 V.02 .25 .04 !4 .81.00 Produits taifiers et oeufs en entrepôt Les quantités de beurre en entrepot onl subi une forte diminution dura ni le mois de février.La diminution du beurre dans les entrepôts de Montréal a élé en janvier de 37,413 huiles, ou 2,095,-128 Ihs, et en février, bien que le mois ail eu trois jours de moins, la diminution a élé de 57.380 boi-Ics.ou 3.213.280 Ihs.Au commencement de l'année, le beurre en entrepot se chiffrait à 105.810 boites, 9,285,096 Ihs.cl à la fin de février il ne rcslnil plus que 71.130 boites, ou 3.083.010 Ihs.C'est dans les entrepots de Montréal que se trouve la plus forte partie de ce beurre.Des ventes considérables nul clé faites an dehors, cl même Toronto s'approvisionne à Montréal.Les arrivages de beurre frais soul presque nuls el le commerce se fait surtout aver le beurre d'entrepôt.A cause dr l'incertitude si la production d'hiver sera suffisante pour attendre la saison de production, e| aussi à cause de la Ccrli-hule du fail qu'il ne sera lias permis d'importer du beurre de Nouvelle-Zélande, le marché du beurre est très ferme.Voici les quantités «le beurre, de boiles de fromage el de caisses d'oeufs en entrepôt à Montréal le 28 février cl les jouis correspondants : LAINE A » lbs et plus .BJ I lbs et plus.CANARDS VIVANTS ., 5 lbs e Iplus.Rt4 Ihs à 5 lbs.Il No 1 Uvr» •so 2 .17 No 3 .15 livra .10 Chois .13 No 1 .VEAUX DE LAIT VIVANTS les 100 livres .6,50 .4.25 n 0.00 .2.50 à 1.00 Lnvée 1 Non lavée Lfi livra .10 iï .12 .00 à .07 VEAUX AIJA7TUS t„« livra .09 .08 FOIN Dlv TREFLE 31 ian.20 fév.1033 1032 128.645 75.300 07.210 .13.310 12.0 M 3.050 5,886 5,515 Production de tabac au Canada, en 1932 Type Beurre Fromage Oeufs frais d'entrepôt 28 fév.1033 71.130 50.180 7.141 2.185 No 1, très mêlé No 2 .PATATES No I.Québec .No L N.-Brunswick .La tonna .00 ,., .00 .65 Clair, séché au grand air Hurley.Tabac à cigare .-Noir, séché à l'air chaud Grand tabac à pipe .Petit tnbae h pipe .Lbs 7,000,000 7.000,000 4,200,000 1.500.000 2.100,000 350,000 (Suite de la Oénie Uiwîe) travaillent à la démolir.Quels que soienl les efforts de quelques particuliers, noire travail pour répandre la mentalilé vers la coopérai ion se poursuivra intensivement.Nous avons actuellement 105 coopératives auxquelles nous prêtons de l'argent el auxquelles nous donnons de l'argent.Nous cherchons des marchés dans l'Ouest, à Londres, a Paris, aux Etats-Unis." M.Du plexitis: Le ministre vjcn.l de parler de la Coopérative Fédérée.Pourquoi le gouvernement n'a-l-il pas fait construire l'entrepôt frigorifique que M.Perron disait in-dispcnsablc cl urgent'.' Pourquoi avoir fait voter l'argent?M.Godbout: Cet entrepôt sera construit lorsque la Coopérative! en aura réellement besoin.À l'heure actuelle, elle ne le requiert pas.Je crois qu'il importe plus de travailler à répandre l'esprit de coopération que de construire des entre-pots.1/.Duplcssis: Est-ce que cette construction n'a pas été décidée il y a trois ans'.' H me semble qu'une somme de 8300,000 a été volée à celte fin.M.Godboul: Dans le temps, on croyait que la prospérité continuerait el que cet édifice serait bientôt nécessaire.C'est que dans le Icinps la marge de profil sur les produits agricoles était plus grande, parce que les prix pour chaque article vendu étaient beaucoup plus élevés.Aussi l'entrepôt frigorifique qui pouvait être nécessaire alors ne l'est plus aillant aujourd'hui.Un fait la faible marge de profils sur le nombre de ventes ne défraierait pas les frais.L'éducation agricole Le minisire de l'Agriculture passe ensuite à l'éducation agricole.La province possède à l'heure actuelle trois écoles supérieures, plusieurs écoles moyennes, six sections agricoles dans nus collèges ruraux, nos collèges classiques.Des cours post scolaires sonl donnes aux fils de cultivateurs; trente groupes de cinquante jeunes gens en moyenne stiivcni des cours abrégés qui dureront deux mois cl qui sonl donnés par nos agronomes.Le député de Hou ville a parlé l'autre jour de certaines écoles qui existent dans son comté.Je suis heureux de lui dire que le curé de Sl-.Ican-Baplisle de Rouvillc >n'a écril une lettre pour nous remercier de ce que nous faisions pour sou école".M.Barré: Le ministre pourrait-il nous dire combien d'argent il consacre actuellement pour ces cours du soir qui se donnent il an s plusieurs paroisses?M.Godboul: Il est bien difficile de donner des précisions là-dessus parce que certains cours ne sonl pas organisés par nos officiers.Je puis cependant dire (pie quand nous avons des demandes pour ces cours, nous les recevons avec plaisir cl nous lâchons de donner satisfaction aux organisateurs.M.Godboul parle alors des concours organisés pour les jeunes: concours d'alimentation de veaux, d'appréciation de bétail, de grande culture, de productions spéciales.Les dames ne sonl pas négligées.La province compte actuellement 144 cercles de fermières qui groupent 7.000 membres.Nous avons aussi 171 cours d'Economie domestique, La section des Arts domestiques a donné 157 semaines (le cours qui ont été suivis par 7.200 élèves.Celle même école des Arls domestiques donne aussi des cours de lissage, des cours sur les cuirs, la poterie et les bois.Comparaison avec Ontario M.Godboul répond à ceux qui prétendent que la province de Que-bec est dans une situation désavantageuse par rapport à l'Ontario.En 1030-31.Québec consacrai! 9.402 p.c.de sou budget à l'agriculture, alors qu'en Ontario le pourcentage n'atteignait une -t.(i p.c.Ontario donne 81.38 par tête en agriculture, alors que Québec donne $3.64.Ontario donne st.'t.-jo par ferme, alors que Québec en donne 838.13.M.Duplcssis: Est-ce que ces statistiques pour l'Ontario comprennent les octrois que le gouvernement accorde au prêt agricole provincial?M.Godboul: Je ne le crois pas! Mais ce que je viens dr dire suffit pour démontrer que la province voisine ne donne pas la moitié dice que nous donnons.Nous pouvons d'ailleurs faire des comparaisons au sujet de la superficie en culture, ("elle superficie est passée de 100 à 131 dans la province de Québec, de 1900 à 1030.alors qu'en Ontario celte .superficie moyenne a baissé à 99.5.M.Barré: Le ministre considère-l-il que l'augmentation en superficie au détriment du nombre de fermes est un réel progrès?M.Godbout: Si cette superficie moyenne était passée de 100 à 300 par exemple, je ne dirais pas (pie c'est un progrès, niais dans la proportion où elle a augmenté en ces trenic dernières années, c'est incontestablement un progrès.El, polissant plus loin l'analyse, je puis même ajouter que pour le rendement moyen n l'acre des cultures, Québec se compare encore avantageusement avec l'Ontario, puisqui sur dix de ces cultures, nous som- *~i la population du bétail nous sommes encore en avant sur toute la ligne.Le progrès est indiscutable pour les chevaux, les vaches laitières, les moutons, les porcs et les volailles.Ici M.Godboul donne des statistiques, puis il conclut: "Québec n donc fait plus de progrès en ces trente dernières années que l'Ontario n'en a fail".M.Duplcssis: C'est parce (pie l'Onfario avail moins de progrès à faire.M.Godbout: .le ne prétends pas de Québec est plus avancée que que l'agriculture dans la province dans l'Ontario, mais je revendique la part du cultivateur de Québec.Quand les étrangers citent nos cultivateurs en exemple, ce ne devrait pas être aux membres de celle Chambre de diminuer leur héroïsme et leur courage.M.Godboul rappelle le succès des jeunes éleveurs à Toronto.Sur cinq concours, les nôtres «ni été deux fois deuxièmes cl sur cinq outres concours, ils se soul classés trois lois premiers.L'obstacle du tarif Le gouvernement de Québec fait donc beaucoup pour aider nos cultivateurs cl pour assurer le progrès de l'agriculture dans la province de Québec.Nous avons visé sur-loul à améliorer le bétail, à améliorer les ternies, en un mot.à augmenter la production.C'est là no-Ire rôle.Nous constatons cependant que nos efforts sont paralysés à cause de la politique tarifaire d'un gouvernement qui n'est pas le noire.La grande cause du malaise actuel dans le monde entier el plus particulièrement du malaise agricole, c'est la disproportion entre les prix des produits agricoles el ceux des produits manufacturés.En prenant l'année 1020 pour base, el établissant par cent les prix à cette dale, nous constatons que ceux de 1032 soul de 70.4 pour les produits manufacturés cl de 48.3 pour les produits agricoles.C'est ce défaut de balancement entre les prix payés par le cultivateur el les prix qui lui sonl payés qui constitue la grande cause de la situation critique du cultivateur.Le pays se meurt de n'avoir pas de marchés, el c'est injuste pour la classe agricole que de barrer l'exportation de ces pro-duils pour proléger les produits industriels.M.Sauvé: Le niinislre ne croit-il pas que les obligations imposées ac-lucllcmcnl aux cultivateurs sont une des causes importantes de sa situation, dettes, hypothèques, taxes, etc'.' M.Godbout: Je .suis heureux de dire (pic c'est encore le cultivateur du Quebec, qui est le moins luxé.Dans l'Ontario, les délies hypothécaires se chiffrent à dix-huit pour cent comparativement à 10% dans Québec.M.Sauvé: Je n'ai pas a faire de comparaisons avec les autres provinces.Ce qui doit nous intéresser, c'est la situation des nôtres.Le ministre admet-il que nos cultivateurs mil actuellement trop d'obligations pour leurs revenus cl qu'en-lcnd-il faire pour les protéger?M.Codboul: |.e député des Deux-Montagncs devrai! être salisfait.me seinblc-t-il, quand je lui dis que noire cultivateur est dans une position relativement avantageuse comparativement à ses voisins.J'admets (pie le fardeau du cultivateur est rude mais il traversera la crise mieux (pie loul autre.Les fermes abandonnées L'orateur répond à ceux qui reprochent à uns agronomes de ne rien faire.Il réfute aussi l'argument des fermes abandonnées."On a cité dil-il.à la Chambre les chiffres suivants sur le nombre de fermes dans Québec en 1921 et eu 1031.pour établir que celui-ci avait diminué de mille durant les dix dernières années.Le député de Rou-ville a négligé de dire (pie sur ces mille fermes abandonnées, il y en :i 1.243 de moins de dix acres, el 36 seulement de onze à cinquante acres.Le député de Rouyillc a aussi omis de dire (pie les fermes d'au delà de 200 acres oui augmenté dans la même période de 1.358.Il a également négligé de dire que la de nos fermes a 17.257,1111(1 acres à superficie total élé portée de 17.753.000.Les hypothèques Certains membres de la gauche parlent souvent de la situation pénible de nos agriculteurs dont les fermes sonl hypothéquées.Je déplore avec eux le sort de ceux qui sont obligés de s'en aller parce qu'ils ne peuvent rencontrer leurs obligations.Tout de même, il faut être juste.Il est faux de prétendre (pie c'est pire dans Québec que dans l'Ontario, l.e nombre des fermes hypothéquées dans Québec atteint 42,192, mais en Ontario le nombre de ces fermes est de 71,001.Chez nous.31''.des fermes sonl grevées d'hypothèques; dans l'Ontario.37.20rr.L'hypothèque moyenne dans Québec est de 82.281.000.Dans l'Ontario elle est de 82,818,-000.Nous n'avons donc, pas lieu de nous décourager.Je ne suis pas de ceux qui .s'arrêtent pour voir toujours en noir.C'est vers l'avenir qu'il faut jeter les yeux.Nous multiplierons nos enquêtes agricoles afin d'intensifier le progrès.Nous intensifierons l'instruction agricole.Nous encouragerons l'organisation professionnelle cl par elle, l'esprit d'initiative, la fierté professionnelle.la sympathie et l'entente avec les outres classes.Le bill du suffrage féminin Il a été battu encore une fois celle année; on dirait même que le féminisme perd du terrain à la Législature de Québec.Lors de la dernière session, le bill avait obtenu 23 voix contre 52 Celle année, il n'a rallié que 20 voix contre 53 cl trois députés qui avaient défendu le hill, l'an dernier.MM.I.eganll.Fortin et J.-A.!•'rancoeur, l'ont combattu celle année.Petites annonces Total.52,450,000 KaâMa7 Ce Journal est imprime au No «0.rue Notre-Dame TM.a Montreal, par i'IMPRI-, M ERIK POPULAIRE 1(1 responsabilité 11-"lfs en avant dans huit cas.Quant niltce).Oeorwcs Pelletier, administrateur TARIF: Tiù sous pur Insertion de 25 mois ou moins; 2 /oas par irot additionnel.HOMMES DEMANDES Avorri besoin d'hommes terteux.actifs et.ambitieux pour détailler 100 Produits Canadiens comprenant Articles de Toilette, Médecines.Produits AMmcnlalrcs et Produits do Ferme.Système Comptant.Nos vendeurs actuels tont do $25.00 à $35 00 par semaine.Aucun risque.Meilleur temps pour partir ce commerce.Territoire Re-cervo.D.'inlls et Catiiloiçue.LA CIE FA-M1LEX.4785 Ste-Cathurlne Est, Montreal.Agents demandé pour vendre des cravater, en sole pour nous.Nous vous vendons (i des prix vous permettant de faire 100 p.c.de commission.Ecrivez Immédiatement, pour échantillons GRATUITS, et détails.Ontario Neckwear Co.Dept.55î-Toronto-K, Ont.3-10-17-:* FEMMES DEMANDEES Femmes demandées pour faire rie I* couture a la maison pour nous.Machina a coudre nécessaire.Pas de vente il fatre.Ontario Neckwear Company, Dept.251.Toronlo-8, Ontario.3-10-17-24 "ATTENTION AUX CULTIVATEURS" AIGUISAGE DE TONDEUSES — Nous aiguisons toutes sortes de lames de tondeuses que vous nous ferez parvenir psr malle au prix de $0.35 cts le set.Prompt, service et garanti- Nous vendons les limes neuves et.i.„.-
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