Le bulletin des agriculteurs /, 1 janvier 1943, vendredi 1 janvier 1943
MONTR EA L-.l AMI ER 1ssssv gratuitement servo tatt abonnement «if* !t «uex "Mon Missel Dominical" est un livre de messe de 360 pages, abondamment illustre en couleurs.Il contient le calendrier de la messe; il enseigne une méthode simplifiée de se servir du missel; il donne des explications de chaque thème de la messe et des explications liturgiques populaires des prières et des actions de la messe; il possède aussi une courte revision du catéchisme et une messe diaîoguce en latin et en français.Ce missel compte en outre 33 pages d'instructions liturgiques sur les vêtements du prêtre et sur les ornements de l'autel ainsi que 23 pages de prières quotidiennes.Un a'oonnenient de 3 ans vous donne aussi le droit de participer à ce concours l'un des 38 prix en Profiter de ce concours pour nous envoyer votre abonnement aujourd'hui.Il suffit de compter le nombre de points dans le dessin.Vous inscrivez le chiffre auquel vous êtes arrivé, dans le coupon au bas de cette page; vous insérez le prix en argent ou en mandat de poste de votre abonnement; vous signez le coupon et vous nous le retournez.Notre tarif d'abonnement est de SI.00 pour un an ou de $2.00 pour trois ans.dessin et gagner urgent $200.00 DISTRIBUÉS COMME SUIT 5.15 $15 !0 20 8 7* 5 65 4 76 1 prix de 2 prix de 3 prix de 1 3 prix de 1 9 prix de iFAITKS RIMISI PAR MANDAT DE POSTE I 38 gagnonts $200.00 Ce COUPON est NECESSAIRE LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 1117 ouest, rue Sfc-Cofhcrinc, Ch.701 Montréal, P.Q.Vcuillci trouver ci-inclus la somme de S2.00 pour un abonnement de 3 on» ou Bulletin des Agriculteurs, avec PRIME No NOM B.P.— COMTE Inscrivez votre réponse dans cet espace J'ai compte I c '¦ points dans le dessin et ma réponse est Autres primes à votre choix.No 3—Livre de rcecttlcs No 15—Couteau à dépecer No 29—Couteau à légumes No 30—Chansonnier Règlements du Concours 1 .Compte/ les points qui forment le dessin ri-contre ri tnsrriver voir* réponse d«n* : < s;> i, r réservé « cet effet «u bat de I» fruilU 2 Pour être tallde.voire réponse au contour* doit être acrnjnpiiKnrr de votre abonne' tuent nu Hulletin dei Agriculteurs.Celle formalité fvi importante.Servi /-vous du roupon r i-inclui.t.Si plu* de ÏH COrWurrenU donnent la r rpon\c exacte, ta rort relion, la propreté *-t iori.-tn.iln.- de la présentation décideront.».Un seul »e: «nitnr.pi IV altiibi une mrtnr 3.Tous crin qui participeront a ce con-cour» acceptent de se conformer à 'a décî-*ion du Jury.6.Le* employé» du liullelin des Acrictlltctirs et leur famille n'ont pa» le droit de participer n ce concours.7.Aucune réponse nr «eta accepter après le 28 janvier 19-4 3- A.I r> noms de* ^agitant* seront publiées dans l'édition de février 1 f> i ; du liullelin des Agriculteur*.9* Toutes les réponse* .1 ce Concourt de-viennent la propriété du hulletin des Agriculteur*. Janvier 1 Le Bulletin des Agriculteurs volume >:>:xix No i ROMANS ET NOUVELLES lanvlor 19"*i treà rarement l*ii|>p6til iiii tji ttlsv ttiori.Men dosé, il facilita IV'liittinution ."uns provoquer "i rolirpics ni irritation.i Parlez-nous du lion.— Le lion est un carnassier dont la chair est très remnrqunble, car le saucisson de Lyon est fort estimé.Le lion n donné son nom à un golf.— Très bien ! Parlez du boeuf.— Le boeuf est doux: son oeil sert à faire des fenêtres; mais ainsi que la plupart des génies méconnus, le boeuf ne devient à la mode qu'après sa mort.— Parfait.Mais avant d'être boeuf, il est veau.Que savez-vous à ce sujet'.' — Le veau, lorsqu'il est verni, fait d'élégantes chaussures.Le veau des champs est très sensible et pleure souvent et les gens tristes pleurent comme des veaux.J.e veau de ville, au contraire, est très gai et fait rire.— Que sovoz-vous encore en histoire naturelle?y — Le morse a montré de bonne heure des dispositions pour la télégraphie, Il est l'inventeur de l'appareil du même nom.— Le cygne est un oiseau qui doit venir d'Allemagne, puisqu'on dit le "signalement" et qui se trouve aussi bien sur terre que sur l'eau puisqu'on parle souvent de "signataires".Jeune mariée.- "Mon mari avait aussi son coffret de cèdre avant son ma riage".Voisine.— "Que renfermait-il?" Jeune mariée.— "Des bas à repriser, .le n'ai pas encore fini." a * Mon fils veut, se marier à toute force.Il s'est fiancé à u:io jeune fille qui porte le nom du premier homme, Adau.— Beau mariage?— Mon fils est content.Il avait le désir d'entrer dans une très vieille famille.Sergent, au conscrit : "Ave/-vous quelque préférence !" Le conscrit: "Oui, monsieur." Le sergent: "Qu'est-ce que vous aimeriez à être?" Le conscrit: "Un vétéran avec une pension de .Slô't par mois." Le professeur.- Elève Simon, qu'entendez-vous par fleuve?Simon.— Les fleuves, ce sont des privilégiés; ils suivent leur cours sans sortir de leur lit, — Comment se nourrit la mouche?— Comme l'éléphant, mais en plus petit.Le patient: "Docteur, pourricz-VOUS me puéril' de ce ronflement?.le ronfle tellement que cela m'éveille".Le docteur, un peu distrait: "Dans mi u/n ce cas.je vous conseillerais de changer de chambre à coucher." Un curieux demandait un jour à une veuve combici son défunt mari lui avait laissé d'argent, La veuve: "Un peu plus de $165-0C0." Le curieux: "Et il ne savait ni lire ni écrire!" La veuve: "Non, il ne savait pas nagelj non plus." l'n aviateur vient d'atterrir.— Pourquoi êles-vous redescendu si vite?— Malheureux! Je ne pouvais pas continuer, j'étais dans la voie lactée, cl mon hélice faisait du beurre! Sur un paquebot qui est en roule pour le Canada.Un passager nerveux demande au capitaine: — Qu'arriverait-i! si votre bateau frappait un iceberg'.' — L'iceberg continuerait son chemin, tout simplement.* • « » L'homme d'affaire: "J'ai passé un»' journée terrible au bureau: j'avais envie de tout mettre en pièce." Sa femme: "Très bien, j'ai justement du bois à te faire fendre pour allumer le poêle." 0 6 0 — Vous ne pensiez plus du tout à votre neurasthénie, les nuits de bombes?— Pas du tout, docteur.— Eh! bien, pour vous guérir complètement, vous n'auriez qu'à vous faire homharder tous les soirs.L'amateur de vitesse, ralentissant sur une côte, dit à son ami: "lia! ne trouves-tu pas qu'il fait bon vivre?" L'ami: "non seulement je trouve cela bon, niais je m'étonne tpie nous soyons encore vivants." Léon, combien as-tu pris de carpes hier à la pêche?— Trois, j'ai eu assez de mal.Bon sang! — Eh bien, le marchand de poisson se trompe, il •¦!! marque quatre sur sa facture.Bcrlureau fils fait son service militaire.Hier soir voulant aller prendre l'air, il se présente au sergent de garde.— Allez-vous mettre en tenue, lui ilit celui-ci.vous avez une épaulette (pli n'est pas pareille à l'autre.— Tiens! questionna Merluicau, laquelle donc?"Ma blonde a bien confiance en moi.Elle m'a fait promettre de lui envoyer un poil de la moustache d'Hitler!" Janvier 1943 Le Bulletin des Agriculteurs 5 LES NATIONS UNIES ONT MAINTENANT L'INITIATIVE En ce début d'année, où nous formulons des souhaits pour J'avenir, la situation mondiale, envisne;ée dans son ensemble, n'a jamitis autant paru justifier la confiance, sinon un optimisme aveugle et cela pour une raison qui est facile à discerner.Après trois ans de guerre qui avaient vu lea Alliés subir successivement les pires échecs et render devant les coups de l'ennemi, voici que les Nations Unies sont aujourd'hui en mesure de ravir à l'Allemagne l'instrument de combat avec lequel t-llo avait remporté toutes ses premières victoires.Cet instrument de combat, c'est l'initiative, c'est-à-diro la faculté de choisir l'heure et le lieu de la bataille et d'imposer à l'adversaire l'obligation de se défendre dans l'ignorance des coups qui l'attendent Un coup d'oeil sur le monde révèle que les Nations Unies ont partout l'initiative: c'ii Russie, où les armées soviétiques reprennent avec succès leur stratégie d'hiver et percent des trouées dans les lignes ennemies de-vim! Moscou et (levant Stalingrad; en Extrême-Orient, où Américains et Australiens sont en train de chasser les Japonais de la Nouvelle-Guinée; dans l'ouest de l'Europe, où l'aviation de la Grande-Bretagne et du Canada multiplie ses raids sur l'Allemagne et sur l'Italie; en Afrique du Nord, où le maréchal Rommel voit son armée s'enfuir eu Tripolitaine devant les co-lonncs du généra] Alexander, pendant que les troupes américaines et francs rétrécissent de jour en jour le cercle de fer autour de Tunis et de Uizertc; sur la frontière des Indes, où k general Wavell lance une contre-offensive en direction de la Birmanie, sans rencontrer de résistance.* * a LA PUISSANCE MILITAIRE ALLIEE SE FAIT SENTIR PARTOUT Ha us cette guerre où s'est révélée des le début le rôle de la machine, trois années ont amené les Nations l'aies au point où se fait sentir la puissance militaire que devait leur donner la supériorité de leur production industrielle.Ce que ni M.Roose-velt ni M.Churchill ne pouvaient dire il y a un an, ils peuvent le proclamer aujourd'hui: les usines alliées, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et au Canada, produisent plus aujourd'hui que l'énorme machine de guerre créée par l'Allemagne et alimentée par le travail forcé de milliers d'ouvriers européens.L'ennemi ne l'eut plus désormais augmenter sa production industrielle, tandis que celle des Nations Unies est encore en plein développement.Il n'y a pas à se cacher que dans "' programme de production industrielle, le rôle que jouent les Etats-I nis est prépondérant.Depuis son entrée dans la guerre, provoquée par l'agression japonaise du 7 décembre 1941 contre Pearl Harbor, la grande nation américaine a accompli les merveilles (pie l'on pouvait attendre de son génie organisateur: c'est elle qui joue le premier rôle sur le front indus-tncl tandis (pie sur le front militaire ses combattants sont aujourd'hui dis-l'crsés sur tous les points de l'univers.Cette supériorité de la production de guerre des Nations Unies ouvre donc la perspective, plus ou moins rapprochée, d'une grande offensive générale contre le continent européen, ou l'ennemi sera forcé de se défendre «la fois à l'est, n l'ouest et nu sud._ Allemagne ne peut plus désormais J*«i• Pierru Garon échapper à l'obligation de combattre sur deux et même sur trois fronts en Europe et elle ne saurait le faire qu'en se tenant sur la défensive partout, ce qui marque un tournant stratégique dans la guerre.L'issue de ce combat gigantesque dépendra du poids des armements et, principalement, de la part qu'y prendra l'aviation.Or, M.Churchill déclarait il y a quelques jours (pie l'aviation ennemie est devenue un capital déclinant.» * * OFFENSIVE CONCERTEE CONTRE L'ITALIE AU NORD ET AU SUD C'est l'Italie qui sera la première à subir les premiers assauts alliés.Déjà, les grands centres industriels du nord.Gênes, Turin et Milan, ont.connu l'horreur des bombardements aériens répétés, effectués par des escadrilles parties de Grande-Bretagne.Au sud, le grand port de Naples, ainsi (pie la Sicile, subissent les raids de l'aviation américaine postée en Algérie.Le peuple italien voit ainsi s'exécuter la menace proférée il y a quel-ques semaines par M.Churchill et l'hiver lui promet la perspective d'un redoublement de ces attaques dévastn-t rices.Les dépêches de Suisse rapportent (pie le gouvernement italien a décrété l'évacuation des grandes villes et notent (pie le moral du peuple italien, en dépit des exhortations de M.Mussolini, ne semble pas être capable de supporter une longue offensive de ce genre.Le but des Alliés est, en effet, de démoraliser la nation italienne et de l'amener à se débarrasser du gouvernement fasciste qui lui a attiré les éprouves de la guerre.Sitôt la conquête de la Tunisie complétée, c'est vers le sud de l'Italie que se porteront les attaques des troupes alliés, américaines et françaises, massées en A frique.Le moral italien a de quoi être ébranlé.Outre les privations que la guerre lui impose, le peuple italien se voit progressivement passer sons la domination allemande, La Gestapo nazie s'est répandue dans toute l'Italie pour y réprimer les soulèvements.L'Italie voit s'effondrer son empire africain et n'entend même plus parler de son armée d'Afrique, qui a été faite prisonnière après avoir été abandonnée par les Allemands dans le désert.Dans le but de prévenir une révolte, M.Mussolini vient de décréter une réorganisation du grand conseil fasciste, dans l'espoir de raffermir son ascendant politique sur la nation.C'est une Italie divisée et politiquement instable qui fait aujourd'hui face à l'épreuve suprême de la guerre.* • * HITLER NAZIFIE SON GRAND ETAT-MAJOR MILITAIRE En Allemagne aussi l'approche de l'épreuve a des répercussions significatives.Depuis que Hitler, se fiant à ses "intuitions", a pris, l'an dernier, la direction des opérations militaires, par dessus la tête des généraux prussiens (pii avaient eu jusque là la responsabilité de conduire la guerre, la machine militaire nazie n'a pas fait des merveilles.Après avoir fait l'erreur d'une étonnante sous-estimation de la puissance militaire soviétique, Hitler a échoué devant Moscou et devant Leningrad, à l'automne de 1941 et il a dû reculer durant l'hiver.L'été dernier a donné à l'Allemagne la conquête de la Crimée et du bassin industrie] du Don, mais la poussée nazie s'est arrêtée devant Stalingrad et n'a pas pu pénétrer jusqu'à la chaîne du Caucase et jusqu'aux puits d'huile de Bakou.Nouvel échec, plus grave que le premier, car ces longs mois de campagne ont dangereusement épuisé les réserves en hommes et en matériel de l'armée allemande et la laissent devant la perspective d'un second hiver qui voient de nouveau les Russes à l'offensive.11 n'est pas improbable que dès l'automne dernier les généraux prussiens du grand état-major ont prévu que l'Allemagne ne pourrait jamais imposer une défaite militaire à la Russie et que, faute de cela, elle doit nécessairement perdre la guerre.Re-fussent-ils d'assumer désormais la responsabilité de conduire la guerre.Ce qu'on sait, c'est qu'Hitler vient d'appeler à ses côtés, pour prendre la place de ces vieux militaires de carrière, de jeunes généraux de la nouvelle école nazie, qui sont des partisans aveugles du Fuehrer.Hitler, sans aucun doute, veut s'éviter si possible le sort qui échut au Kaiser, en 1918, quand l'état-major de l'armée, devant l'imminence de la défaite, le força à s'exiler, pour faciliter à l'Allemagne des négociatons de paix avec les vainqueurs.Les Alliés n'écartent pas la possibilité d'une nouvelle offensive de paix de l'Allemagne.En s'entourant de généraux qui lui sont dévoués.Hitler se met en mesure de conduire à sa guise la guerre politique et la guerre militaire et de tenter les mesures les plus désespérées pour échapper au sort (pli l'attend.?* * TOUTE L'AFRIQUE DU NORD AUX MAINS DES ALLIES En Afrique du nord, où l'intervention des Etats-Unis marque le tournant de la guerre en faveur des Alliés, les événements se déroulent normalement.Ceux qui avaient escompté une victoire complète plus rapide ne tenaient pas compte du facteur géographique, des distances à parcourir.et des ressources de l'ennemi.Lorsqu'elles débarquèrent à Alger, les troupes américaines étaient encore à 700 milles de Tunis et de Bizertc.C'est mal connaître le problème du transport d'une armée que de croire que les Américains pouvaient franchir cette dislance en une semaine et devancer l'ennemi en Tunisie.Quoi qu'il en soit, le dernier mois a vu les Alliés, par l'habileté de leurs négociations politiques, se rendre maîtres, avec un minimum de pertes et de coups de canons, du Maroc, de l'Algérie et de toute l'Afrique Occidentale française, où se trouve le grand port de Dakar.La complète militaire de ces territoires aurait pu prendre tout l'hiver; leur conquête politique s'est faite en quelques jours, avec la collaboration de l'animal Dar-lan, qui a ainsi jeté dims la balance, du côté des Nations Unies, toute la puissance militaire et économique de l'empire français en Afrique.Un événement sensationnel a marqué ces négociations politiques.L'Allemagne, espérant s'emparer de la flotte française mouillée dans le port de Toulon avant (pic ces navires ne prennent la nier pour se rendre en Afrique, ordonna, une nuit, l'occupation militaire de la rade de Toulon et la saisie des vaisseaux.Les marins (lin: lu suite à la imm 24) LE TRANSMETTEUR Dégagez les lignes de téléphone pour faciliter la PRODUCTION DE GUERRE Le téléphone est nécessaire à la production de guerre.Tontes les lignes téléphonique.!, dépendent les unes des autres: ne permettes pus que des délais inutiles retardent des messages d'importance vitale pour le pays.Dtp *'at«otB Renseignèi-voùs sur le REFROIDISSEUR A LAIT "NADEAU" Il solutionne pour les cultivateurs le problème du refroidissement du luit.Il est Indispensable sur In ferme bien organisée, Bn construction vxi de première qualité et il refroidit le Init à une température de 50 sous zéro en moins d'une lieure.11 vous est offert dans les capacités de 4, 6, 8, 10 ou 12 bidons.DEMANDEZ NOTRE CATALOGUE ET NOS PRIX LA MAISON J.A.NADEAU 4831 Are.Pnpincau — Montréal.PHOTOGRAVURE NATIONAL làl RUE ONTARIO OUEST | PKES BLEURY MONTREAL 6 L c B u Ï 1 c t i n" d c s A g r i c u 11 c u r s Janvier 194.1 TllH'ES PAS m EPUIS quo Lambert est parti pour représenter, à Ottawa, la firme qui l'emploie depuis sa sortie du col-lèpc.Françoise est d'une tristesse inquiétante.Elle a toujours un prétexte pour entrer dans la chambre-studio laissée par l'absent comme un cadre bien vivant, dont l'image un instant délogée, ne tardera pas à reprendre sa place.Pourtant, il est parti depuis sept mois.Et Françoise a besoin d'un crayon, dix fois par jour.Ou bien, c'est le dictionnaire encyclopédique qu'il lui faut absolument feuilleter pour terminer un tableau de mots croisés .Elle regarde la photo de son frère, lui sourit, lui parle tout bas.et bien souvent, essuie une larme furtive avant de repasser le seuil.Ce soir, Françoise porte la petite robe de toile bleue, si simple, mais qui moule si finement sa taille de jeune fille de dix-neuf ans, celle dans laquelle Lambert lui disait toujours, en la taquinant, qu'elle avait l'air d'une princesse vingtième siècle, en robe courte et en bas de soie.C'est pour mieux penser à lui qu'elle porte cette robe d'un bleu teinté de mauve qui s'apparente à ses yeux, car elle s'ennuie ce soir.Après lui avoir fiévreusement écrit une longue lettre «le quatre pages, elle s'isole dans un coin du vivoir où veille toute la l'a-mille, comme c'est l'habitude.Elle a prié qu'on ne l'interroge pas car elle s'applique à un tricot très difficile: une paire de gants, pour son frère chéri, naturellement.De beaux gants souples et chauds qu'il portera l'hiver prochain.Elle pense aux innombrables scènes qu'ils se faisaient, étant petits .Que de fois, leur maman, découragée et craignant qu'ils ne parviennent jamais à s'entendre, les obligeaient à se serrer la main, et à se dire bonsoir avant d'aller se coucher.Rien de plus pénible pour Françoise surtout qui sentait gronder au fond de son coeur, une sourde rancune, et qui jetait alms avec un souverain mépris, ces mots sur losqiu 1s elle tirait la langue à son aîné: Je t'aime pas, t'es pas mon frère! Quand Lambert d'images déchirés, leurs baignant En conséquence elle écrivit une longue lettre à Lambert, mais elle s'appliqua à tempérer l'ardeur do ses sentiments.Vav •Ivuntiv A third trouvait ses livres , ses crayons de coûtas l'eau, son ballon crevé, c'était toujours Françoise qui avait fait le coup.Et ce soir, elle regrette toutes ces malices de son enfance, comme si elle venait seulement île s'en rendre coupable.Du coin de l'oeil, sa mère la surveille, hausse les épaules et murmure à son mari: Toujours aussi songeuse.Qu'allons-nous faire?Brusquement, le père plia son journal, et commande: —Françoise, viens faire la partie de cartes.— Papa, je ne puis pas laisser mon tricot sur ces mailles difficiles.Tu les rattrapperas un autre continues, la langue va Tu deviens bien avare jour.Si tu te paralyser, de tes mots.—Ce n'est de cartes que —Au moin! de cours pas a faire une partie je vais jaser davantage., tes pensées changeront Les parents de Françoise se doutaient-ils du sujet de cette mélancolie dans laquelle elle s'enveloppait comme on s'enroule dans une niante confortable?Non.Ils se rendaient compte qu'elle coincldait avec le départ de son frère, mais cela suffisait-il?Après tout, même s'ils étaient bons camarades il n'est pas normal que les sentiments fraternels prennent une pareille tournure.Il devait plutôt y avoir un petit roman qui ne marchait selon les rêves de son jeune coeur.Le docteur Kéuis Despins vient un pou moins souvent depuis que Lambert est parti.Il y avait le prétexte commode d'emprunter dos livres à son ami, de discuter sur la politique à laquelle on commençait à s'intéresser.Et maintenant Françoise a tout juste une visite par semaine.On ne se doute pas que c'est la fantasque jeune fille qui a fixé elle-même eetto limite, malgré les protestations de celui qui reste toujours son admirateur, et qui s'est juré que, malgré tout, cette déesse serait sienne un jour.NI le père, ni la mère n'osait réprimander ouvertement Françoise qui semblait s'engager sur une pente où de l'ennui, on tombe vite dans les sombres plaines de la tristesse et de la mélancolie.Parce qu'on ne pouvait pas diagnostiquer le mal, il était assez difficile d'y trouver un remède.On s'ingéniait à la distraire, sans grand succès.La mi-juillet devait marquer pour la jeune fille sa quinzaine annuelle de vacances.Elle était à l'emploi d'une grande firme canadienne, comme sténo-dactylo, depuis bientôt quatre ans.Des amies l'invitaient à se joindre à elles pour aller vivre dans un chalet rustique, sur les rives d'un beau lac du Nord laurentien, deux semaines d'enchantement et de repos.Son père, dont la période de vacances correspondait à la sienne, avait proposé do s'éloigner do la ville et «le louer une petite maison de campagne où s'installerait toute la famille; on parlait de Belle-Plage, du Lac des sept-îles, do la Baie Missis quoi, mais jamais l'enthousiasme de Françoise ne répondait à ces suggestions.Elle ne savait pas encore, elle songeait parfois à voyager .Après tout, idle n'avait que cette quinzaine par année, pour connaître son pays, visiter dos villes étrangères.I lébordanlc soir à la maison triomphe qu'elle gaieté, elle entre un annonçant comme un avait retenu ses billets pour aller passer dix jours à Ot tawa.Il était bien temps qu'elle fasse la révérence à la Capitale fédérale du pays qu'elle n'avait entrevue que sur des cartes postales illustrées.N'était-ce pas l'occasion puisque son frère s'y trouvait et qu'il pourrait lui consacrer uni' partie de ses loisirs?En conséquence, » gUO lettre à Lanibe pliqua à tempérer F timents, car plus le jeune homme F; sujet de sa dcrnièl quelle elle s'était 1 lyrisme débordant, crise sentimentale, conservait la lettre Ile écrivit une Ion il.mais elle s'ap-itrdcur de ses sen-age que sa soeur, avait grondée an e lettre, dans In-uisséc aller à un à une véritable Ki pourtant, il volumineuse dont "Vois-tu, je n'ai pas encure rencontré le jeune homme qui ressemble à tous points à mon frère, et d'ici-!;'», c'est lui .seul (pie j'aime". Janvier 1043 L c B h ] 1 c 13 h d e s A g ri c u J t c u r s 7 B avait plusieurs fois relu les pns-¦ages suivants: "Non, tu n'es pas mon fnre, co n'est pas possible! J'ai beau nie raisonner, rien en mon coeur ne ressemble à l'attachement que je t'ai voué depuis deux uns; l'affection fraternelle que j'ai pour Pierre est un sentiment bien pâle à côté du véritable délire qui un.' possède quand je pense a toi, et que je m'ennuie à mourir.Tu n'es pas mon frère! Tu .s l'ami vers qui se porte toutes mes pensées, l'ami que l'âme et le coeur choisissent instinctivement parce que h» rencontre est marquée de toute éternité.Je ne puis nie faire à cette pensée «pie tu aimes une autre jeune fille que moi, je suis jalouse, entends-tu?" Lambert a pressenti le danger d'une telle exaltation, il avait exhorté sa soeur à se distraire, craignant véritablement pour sa sauté physique et même morale.C'était maladif, ce sentiment passionné, et il voulait le i.riser avant qu'il ne soit trop tard.Mais la lutte était difficile avec lui-même, car sa soeur était l'image idéale de Celle dont il rêvait.Il se souvenait de ses insomnies de collégien, de cette admiration effrénée dont il entourait l'adolescente de seize ans qui s'était un jour révélée à ses yeux éblouis dans la blancheur d'un robe de lainage; que d'inquiétudes il avait du faire calmer par le digne et bon Père Sarrassin, alors aumônier de l'Institution où il était pi nsionnaire! Il pensait à ces longs colloques avec son directeur qui le persuadait qu'il devait orienter vers des sentiers plus droits et plus naturels, le débordement de son imagination et de ses sens.Il comprenait lui-même l'anormalité d'un tel sentiment, car son jugement par ailleurs était sans défaut.Lambert en était-il venu à dompter iléfinitivement cette inclination fausse?.Il est certain qu'il y apportait beaucoup de bonne volonté et d'application.Nu) ne se doutait en • ffet, qu'il avait sollicité ce poste dans ¦ • ville étrangère, afin dé s'éloigner, de tenter de retrouver la paix du .tu-, et surtout de la rendre cette paix qu'il sentait menacée, à sa soeur aimée qui souffrait du même mal mystérieux et incroyable, Aussi, la lettre de Françoise ne manque pas du l'atterrer.Il y a moins d'une semaine qu'il la grondait amicalement, tendrement, mais avec fermeté.Une faire?Soudain, un plan de bataille se dresse dan.» son esprit.Il n'écrit qu'un mot de bienvenue, disant à sa soeur qu'il r-.vait tout préparé pour la recevoir et que, pour lui éviter un séjour à l'Hôtel, toujours un peu compromettant pour une jeune fille seule, disait-il en la taquinant .il lui cédait sa propre chambre, se réservant de loger temporairement dans le boudoir d'un ami.El Françoise arrive, pimpante et heureuse.Son frère l'attend it la Karc et l'amène à sa garçonnière déposer ses malles, puis au restaurant le plus en vue de la rue Rideau, pour un bon souper.Il parle de ses projets pour le lendemain et promet des iirprises à la voyageuse qui insiste pour en savoir "la couleur", niais .sans succès.A bonne heure Lambert qui loge à ileux portes de son domicile habituel, frappe à la chambre cédée à Sii soeur, après l'avoir prévenue par téléphone, pour l'éveiller, selon leurs conventions de la veille.Ils assistent à une messe matinale, dans la chapelle des Pères Dominicains, et conduisant une voiture "drive yourself" louée pour la fin de semaine, ils se dirigent vers la banlieue de la ville, où de jolis cottages ¦"'échelonnent en bordure d'une route accidentée.C'est alors que Françoise apprend que son frère a rendez-vous avec une jeune fille qu'il désire à tout prix lui présenter.— Une flamme nouvelle?interroge-t-elle.anxieuse, en sentant tout à coup un peu de désordre au fond de son coeur.—Ce n'est encore qu'une petite flamme, mais elle peut devenir la lumière de nia vie car si jamais je prends femme, je crois que ee sera Laurence Bergère, elle a de beaux grands yeux qui ressemblent aux liens, et son caractère me rend un peu do ce que j'aime en toi.—Tu ne m'avais rien dit de cette idylle.Pourquoi deviens-tu si cacha-tièr?—Ce n'est qu'une ébauche d'idylle.Il ne faut pas prendre cet air boudeur.Laurence est une camarade de bureau, une gentille partenaire au tennis, et je compte sur toi pour être charmante avec elle, se fait une fête de t'accueillir et de te connaître.Allons, souris, nous voilà chez "ma belle".("est connue si un gros nuage voilait tout à coup le soleil resplendissant de ce jour d'été.Mais, Françoise est une jeune fille bien élevée, et comprimant les battement s de son coeur, elle descend de l'auto à la suite de son frère et tend la main, d'assez bonne grâce à la jeune fille qui vient à leur rencontre, sur le tapis vert de la pelouse.Laurence a mille paroles gracieuses à l'égard de la visiteuse.On s'installe sous l'immense parasol de coutil bleu appuyé à une petite table laquée de Liane, lourde comme un champignon magique surgi en plein centre du parterre.Il y a des jours où Françoise est plus loquace.Cependant, son frère qui, à l'instar du papillon, va d'une fleur à l'autre, s'imagine que cette réserve n'est qu'un peu de gêne qui se dissipera très vite.11 s'ingénie à mener la conversation par des sentiers où sa soeur pourra briller.C'est ainsi qu'il la fait causer sur les travaux d'etain et de cuivre re- poussés auxquels elle occupe ses loisirs, sur ses visites répétées à la Ca-lerie des Arts lors d'un récente exposition, sur tout ce qu'on peut créer de beauté dans ce domaine.Jetant un coup d'oeil sur sa montre, il se lève un peu brusquement: —Il est grand temps que nous partions, vous êtes prête Mademoiselle Bergère, car il est entendu que je vous enlève pour la journée?— Le temps de prendre mon chapeau et d'embrasser maman! Durant les quelques minutes qui s'écoulent en l'absence de la jeune fille.Lambert en profite pour avertir sa soeur: ¦—J'ai une autre surprise pour toi, j'espère quo tu la trouveras agréable.C'est absolument en l'honneur de ta visite que je l'ai préparée.—Je vois que tu t'y entends en fait de surprises, réplique-t-elle avec un peu d'humeur.Et connue son frère allait pour demander des explications ou répondre d'une façon un peu embarrassée sans doute.Laurence apparut et sauva la situation.En route, Françoise retomba dans un mutisme gros de réflexions.Quelle pouvait bien être cette nouvelle surprise ménagée par Lambert, et où les conduisaient-il?Ils ne tardèrent pas à arriver à l'immeuble où logeait ordinairement le jeune homme.Un auto stationnait à la porte.—Pourvu que Françoise ne le reconnaisse pas tout de suite, pensa-i-il.Aucune remarque de la part de sa soeur ne vint l'alarmer.Elle n'avait pas dû remarquer que la voiture portait une licence de Québec et que le Chrysler bleu ressemblait étrangement à une automobile bien connue.Il y en a tant de même couleur et de même type! Lambert passa le premier et monta posément l'escalier, suivi des deux jeunes filles, tout en se demandant ce que son ami avait dû penser en se heurtant à une porte close, et où il pouvait bien être un ce moment.Un billet était épingle nu chambranle: —Nid vide.Où sont les oiseaux?Je vous guette au restaurant d'en face.Régis.Il glisse le papier dans sa poche, non sans que Françoise intriguée remarque: —Mon frère a de nouveaux moyens de faire sa correspondance.—Des moyens expéditifs, comme tu peux en juger, dit-il en se dirigeant vers la porte, car on venait d'y frapper.—Salut, vieux ! —Comment vont les gens do la Capitale?.Sur ces deux exclamations entrecroisées, les jeunes nens se donnèrent un vigoureux shakc-hand.Françoise resta stupéfaite en reconnaissant le docteur Despins.Comment pouvait-il se faire?.Ce n'était pas possible que ce soit une coïncidence! il est vrai qu'il n'y a pas au monde plus grande paire d'amis que son frère et lui.Si elle avait su qu'aussitôt sa dernière lue.Lambert s'était dirigé vers une station de télégraphie pour adresser le message suivant: "Au docteur Rée;is Despins, Montréal.Stop.Viens donc passer fin de semaine ici.Stop.Françoiso y sera.Stop.Paraît bien disposée.Stop.Lambert." A qui se plaindre, sinon au frère de sa dulcinée, d'une indifférence qui le faisait souffrir?Chaque semaine une épître partait de Montréal vers Ottawa, parlant un peu de sa grande activité de jeune médecin, de ses rares distractions, et beaucoup des craintes qu'il éprouvait de ne jamais réussir à toucher le coeur de Françoise.11 n'avait donc pris qu'une minute à se décider à ce voyagé, toujours remis à cause de ses nombreuses occupations.Une seule minute avait également suffi à Françoise pour adopter une ligne do conduite.Son plus beau sourire sur les lèvres, elle tendit la main au docteur: — Quel plaisir de vous retrouver ici ! —Ce plaisir est vraiment bien petit en balance avec la joie que j'éprouve, aimable amie.La rusée jeune fille s'était dit: Montrons-nous charmante, afin d'aiguiser la jalousie de Lambert.Un psychologue s'y perdrait dans le dédale de ces sentiments! Et la journée passa en excursions joyeuses; le lunch commandé la veille fut pris sur l'herbe dans la belle campagne verdoyante, à un endroit d'où l'on semble dominer la ville et d'où l'on entend encore l'écho des carillons du Parlement.Françoise semblait réellement sans soucis, pleinement heureuse, et son compagnon jubilait visiblement.—Ma cause est gagnée, songeait-il en reprenant le soir la route de Montréal.A qui.ou à quoi dois-jc ce miracle?Le lendemain, et les jours suivants, la jeune fille se trouva abandonnée à elle-même de longues heures.Elle n'avait pas prévu (pie quand son frère serait pris par son travail, elle se trouverait seule alors dans une ville étrangère.Mademoiselle Bergère avait bien fait le projet de solliciter d'une compagne de son bureau la faveur de changer avec elle la période de ses vacances, mais elle ne peut obtenir que trois jours de congé.Le temps lui sembla mortellement long durant les quatre premiers jours de la semaine.Soit qu'elle lise, enfermée dans une chambre, alors (pie dehors le soleil bondissait et semblait inviter à la promenade, soit qu'elle fasse les cent pas dans un parc, qu'elle visite les magasins ou arpente les corridors des Palais du Gouvernement "Je l'avais bien senti va.que lu ne pouvais cire mon frère". L e 15 ni 1 eti m d e s A g rie u'11 c ù r s Janvier 19+3 LE SACRIFICE DE PERMETTE i Jk porto de l'humble maison sou-.•rit toute grande sous la pousséed'une petite main autoritaire et Hermine de Prcsles parut, ravissante, dans une robe de baptiste brodée, ses boucles Mondes dansant autour de son visage espiègle .Bllo avait onze ans à peine mais déjà l'air décidé et hautain habituel aux membres de sa famille.— Bonjour, nourrice, s'écria-t-cllc.La jeune fermière, occupée à allumer son feu pour le repas flu soir, se releva vivement, on essuyant, à son :al)lier bleu, ses mains souillées.Sans attendre la réponse à son salut.Hermine continua: — ,IL.veux que Perrette vienne au château, jouer avec moi.— C'est que Perrette n'est pas habillée: elle trait la vache, en ce mo-ment.— Où?Dans l'établc! — Oui .—l'y vais, et je la ramène.I.a fermière reprocha timidement: — Hermine, vous allez vous salir.Mais, haussant ses jolies épaules.sans daigner répondre, la fillette se dirigea vers l'établc.La, dans une lobe de colonnade bleue, un fichu noir cachant, en partie, ses cheveux sombres soigneusement natés, un enfant du même âge qu'Hermine était occupée à remplir un seau «le lait mousseux et chaud.Elle leva la tête en entendant arriver sa soeur de lait : — Décidément, ma chère, qui t'entend croit entendre ta mère! Donne-moi plutôt à boire.Perrette s'empressa de tremper dans le seau une jatte (le terre qu'elle tendit à Hermine.Celle-ci fit une moue: — C'est tout ce que tu as, comme tasso?Perrette allait répondre mais une autre silhouette s'encadra dans la porte, tandis qu'une voix claire de jeune garçon ironisait: — Voyons, Perrette, comment h'as-tu pas deviné que ma distinguée cousine: vicomtesse Hermine de Prcsles te rendrait visite dans ton établc .••t comment n'as-tu pas pensé à apporter ici ton service de Saxe à seule fin de lui donner une tasse de lait frais tiré ?Le nouveau venu pouvait avoir quatorze ans: ses souliers vernis à boucles, ses lias blancs, sa culotte gris-perle et les dentelles qui dépassaient en poignets et jabots de son pourpoint de drap prune, indiquaient un jeune garçon de bonne noblesse, dont les parents devaient, fréquenter à la Cour.Il s'avança pour embrasser sa cousine mais (die l'écarta du geste: —¦ Doucement, je vous prie, André.Boire mon lait est plus pressé qu'embrasser un freluquet ! — Les mots aimables ne se font pas attendre, à ce que je vois! Kh bien, je me résignerai aisément à être privé de votre baiser si Perrette m'accorde le sien.Il s'approcha de la petite paysanne qui rougit comme une pivoine, mai.n'osa pas refuser sa joue aux lèvres du jeune garçon.Il se tourna vers Hermine: — Klle a la peau plus douce que vous, cousine .— Vous dites cela pour m'être désagréable, mais je n'en crois rien.Puis elle se retourna, d'une pièce, vers la cour de la ferme et sortit.Perrette, désolée, soupira: — — Vous l'avez fâchée, monsieur de Vieuxvillc.— Tu crois, Perrette ?— Oui, oui .Klle venait sûrement me cherche»' pour jouer au château, avec vous .Maintenant, elle ne voudra plus! — Oh! tu In connais mal! .Klle est orgueilleuse, mais pas méchante.Tu vas voir! Perrette se pencha vers le seau pli in de lait mais André de Vieuxville.la devançant, s'en empara: — ("est trop lourd pour toi, cela! Perrette, affolée, protesta: — Ce n'est pas à un monsieur comme vous de porter ce seau, voyons, monsieur André! Vous allez me faire gronder par ma mère .Mais, sans vouloir l'écouter, le jeune homme continua sa route jusqu'au seuil de la maison.Là, il s'arrêta, et, souriant : — Maintenant, dit-il, porte-le pour entrer .Ainsi ta mère ne saura pas que je t'ai aidée.Hermine les avait devancés.Klle avait fouillé dans les tiroirs de sa soeur de lait et elle attendait, impatiente, une robe de cotonnade à fleurs et un fichu de soie sur le bias.Dès que Perrette parut, elle s'élança vers elle: — Allez! Laisse là ton seau et viens t'habillcr.le vais l'aider.Nous t'emmenons goûter au château.André lança à Perrette un regard qui signifiait: "Qu'est-ce que je t'avais dit?" Et la fillette, rougissante de plaisir, suivit Hermine dans la chambre.Quelques instants plus tard, dans le parc du château, les enfants jouaient à l'escarpolette.André, sans souci des cris d'effroi de ces demoiselles, les poussait hardiment et l'envol de leurs jupes atteignait les premières branches des tilleuls.Mais, voyant Perrette pâlir, il arrêta ses taquineries et l'aida à descendre: — Pardonne-moi .Tu as eu très peur ?Klle répondit, dans un souffle: — Oh! oui .Et ses beaux yeux bruns se mouillaient de larmes .Hermine s'emporta: — Tu vois, gtupide garçon! .le vais demander une tasse de café à Nanette.Ca la remettra, cette nauvre petite! ft III ! Klle s'en fut, dans la direction dej cuisines.André, désolé, tapotait doucement lu main de Perrette qui recommençait à sourire .Cependant, une larme, la dernière, glissait encore, lente et incertaine, sur le fin duvet d'une joue.Alors, le jeune garçon se pencha et doucement, dans un baiser, effaça la petite goutte tremblante , .Sans savoir pourquoi ils étaient émus tous deux par cette tendre caresse, et leur coeur battait très fort.A mi-voix.André demanda: — M'aimos-tu un peu.Perrette?Penses-tu quelquefois à moi, lorsque je ne suis pas là ?Uaissant la tête, la petite avoua: — Je pense à vous tout le temps, monsieur André .Depuis toujours .11 la serra contre lui, dans un élan joyeux : — C'est vrai?.Quel bonheur! Moi aussi, je t'aime bien, tu sais! .Et, même .Il hésitait, comme pris tie pudeur; enfin, il termina sa phrase: — Et même j'ai pensé que, pltn tard, quand je serai un homme, je l'épouserai .Veux-tu?Les mains de Perrette se joignirent en un geste de prière: — Oh! ne vous moquez pas, monsieur André! — Mais je ne me moque pas.Perrette! ("est très sérieux! Réponds-moi: veux-tu?Klle ne put parler, tant l'émotion lui serrait la gorge.Alors, tout joyeux, rêvant déjà de ce bonheur futur, il baisa les petites mains rougeaudes (lire lu fuite « lu /«'//c 20) "Pas de pitié pour les traîtres, citoyen .et encore moins pour les jolie, filles qui comptent sur leur beau c pour attendrir les juges!.Allô;:,.va!" Janvier 1943 Le Bulletin des Agriculteurs 9 iT'«r Vabbê Arthur Muhvux Archiviste de l'Université Laval «le Québec Tgr^ T voilà.Les fêtes sont finies.M\ Elles ont été gaies, encore, niais U y eut un quelque chose qui les n amoindries; c'est le lourd manteau des préoccupations de guerre, qui pèse sur nos esprits; on ne se sent pas aussi libre; les restrictions de guerre nous tji i ent, un peu ou beaucoup, selon les .On a fait moins de cadeaux; ou bien ils étaient plus petits, moins somptueux.N'est-ce pas vrai?Mais la gaieté naturelle du Canadien français est bien difficile à comprimer] Et les réunions de Npël, (lu .lour de l'An, dos Rois, celles des dimanches entre ces fêtes, puis les veillées îles soirs de semaine, tout cela a été marqué de la même gaieté que telle d'il vaut-truerre.Toi, mon cher Habitant, tu gardes sou* ton sourire, la préoccupation des jours prochains.Tu te demandes ce que sera l'été.Sera-t-il sec ou trop pluvieux?Les insectes vont-ils gaspiller la récolte?C'est à quoi tu penses, en fumant la pipe devant le poêle qui ronronne, ou bien en regardant les étoiles, lorsque, le soir, tu reviens de l'établc après avoir fait le train.As-tu pensé, parfois, qu'il y a d'autres étoiles que celles que tu admires depuis ton enfance?As-tu sonne qu'il y a d'autres cieux que celui de Québec, celui du Canada, celui du Nord?Khi oui, il y en u d'autres.Bien que notre ciel de Québec soit grand, celui du Canada l'est encore plus.D'autres habitants, Canadiens français eux aussi, vivent sous les mêmes étoiles, dans nos provinces maritimes où sont nos frères les Aeadions, et dans l'Ontario et dans les provinces de l'Ouest; d y en a.aussi, dans plusieurs régions des Etats-Unis, dans l'Est, dans le 'entre, dans l'Ouest, et dans la Louisiane, bien loin au Sud.Ces habitants-la ne sont pas des étrangers pour t"i; ils «ont tes frères; les connais-tu?Sais-tu leurs expériences, leurs difficultés, leurs travaux, leurs espoirs et leurs déceptions?Ton journal en par-le-t-il?Entre eux, des pays lointains, et toi, du Québec, il y a une solidarité; il existe des liens de parenté, des liens d'intérêts professionnels; dans une certaine mesure il y n, entre eux et toi, une concurrence.Le snis-tu?Y penses-tu?Parfois je mç demande si tu ne vis pas trop ren- fermé dans ton petit monde, dans ton milieu rural, dans ton rang.11 est bon do regarder plus loin, il est utile d'élargir son horizon, il est profitable de connaître ses concurrents.A l'heure actuelle la guerre te favorise dans une bonne mesure, en t'as surant des marchés au proche ou au loin.Mais lorsque la guerre serti finie, le tableau changera.Il changera même beaucoup.Il y aura des jours difficiles, parce que les marchés éloignés fermeront leurs portes, et parce que les marchés proches seront ^éiies par la concurrence.Les barrières de tarif ou bien tomberont ou bien seront abaissées; il en sera ainsi entre le Canada et les Etats-Unis.As-tu pensé aux mesures qu'il faudra prendre pour te garantir?Et c'est maintenant qu'il faut y penser, car il faudra être prêt tout de suite.Le retard, tout retard pourra être fatal A-t-on étudié cette possibilité dans le Cercle que tu fréquentes?ou bien dans les pages agricoles des grands journaux?ou bien dans les revues agricoles?As-tu réfléchi, toi.mon cher Habitant, que lit concurrence pourra venir de bien plus loin?Car.en vérité, il y a d'autres cieux que le tien.11 y a d'autres étoiles que celles que tu contemples par les belles nuits île notre hiver canadien.Par exemple, il y a l'Australie, la .Nouvelle-Zélande, et l'Afrique «lu Sud, trois pays faisant partie, comme le Canada et comme le Québec, de la grande famille britannique.Les produits agricoles de ces pays, éclairés par d'autres étoiles, viendront les rivaux des tiens et si ces produits se vendent mieux que les tiens, c'est ta bourse qui en souffrira.Essaie, mon cher Habitant, de porter ta pensée encore plus loin.Il y a des pays qui, après la guerre, deviendront indépendants, comme l'Inde en Asie, comme les lies hollandaises en Océanie, et bien d'antres.Or.à quoi pensent les chefs de ces pays?Eh! bien, ils pensent à développer leur agriculture; ils veulent produire tout ce qu'il faut pour nourrir leurs peuples, et.donc pour ne pas acheter h l'étranger; ils veulent même pro «luire assez pour aller sur les marchés étrangers et pour venir sur nos marchés canadiens, sur nos marchés canadiens-français.Dans quelle me- sure seras-tu prêt à soutenir cette rivalité?Pense, encore, à ce qui se passe présentement en Angleterre.Actuellement tes produits vont jusque là.si les sous-marins ne les envoient pas at, fond de l'océan.Mais s'ils vont en Angleterre c'est pour nourrir des soldats qui retourneront, après la guerre, dans leurs pays; leur retour diminuera tes exportations Tiens compte, aussi, que l'Angleterre a augmenté de six millions d'acres ses terres en culture, qu'elle entend bien maintenir très haut sa production agricole, qu'elle veut se suffire à elle-même dans toute la mesure du possible: ce qui lui manquera elle le cherchera en Europe même, par exemple au Danemark.Et tout cela diminuera beaucoup tes chances de vendre à l'Angleterre tes propres produits agricoles.Tu vas donc entrer, à la fin de la guerre, dans une période de concurrence intense, et cette période n'aura peut-être pas de fin.C'est à quoi il faut méditer en regardant les belies étoiles de ton ciel.Comment, mon cher Habitant, pourras-tu soutenir une si forte concurrence?N'est-ce pas là une grave question?La première chose à faire, à ce qu'il semble, sert» de mettre sur le marché des produits d'une qualité supérieure ii celle des produits étrangers.La supériorité se manifestera, je présume, dans les dimensions, dans la couleur, dans l'uniformité, et surtout dans la valeur nutritive.N'oublie pas que l'on parle bcuucoup, aujourd'hui de la richesse alimentaire des produits agricoles; >n parle de sels minéraux et de vitamines; on en parle tant, que les produits vantes par leur contenu en vitamines et sels minéraux mirant beaucoup plus de chances de se vendre que les autres.C'est là une question de science, sans doute, mais ne va pas te rebuter tout, juste parce que c'est de la science! Tu as de l'intelligence, lu possèdes des talents; tu peux comprendre ces choses; tu as à ta dis* position des hommes compétents, ca- pables de t.'expliquer ces choses; tu as un Cercle et un local où tu peux l'asseoir pour écouter des conférences et pour poser des questions.Ne néglige pas de le faire; c'est de la plus grande importance.Il y aura aussi la question des prix: tu suis déjà jusqu'à quel point le prix affecte l'écoulement d'une marchandise.Comment arriveras-tu à baisser le prix sans diminuer la qualité du produit?N'est-ce pas par le moyen de la coopération?Coopération dans la production et dans la mise sur le marché.Par tempérament, je le sais, tu es individualiste; tu aimes à faire tes affaires seul; tu n'aimes pas que les voisins mettent le nez sur ton territoire.Mais prends garde, mon cher Habitant : beaucoup d'autres habitants, sous d'autres cieux, ne sont pas comme toi.Dès maintenant ils s'organisent en coopératives afin du s'emparer des marchés, et même de tes marchés à toi.Vas-tu les laisse] faire sans te défendre?Pense bien, encore, que les gouvernements «le certains pays voudront pratiquement imposer à leurs agriculteurs les coopératives.Toi, tu resteras libre de les prendre ou non.Cette liberté est un avantage, mais idle a son danger.Si tu ne marches pas dans les voies de la coopération, lu pourrais bien signer ton arrêt de mort.A l'oeuvre donc, mon cher Habitant.Que ce soit en regardant les belles étoiles ou bien en fumant la pipe devant le poêle à deux ponts, il faut penser à l'avenir et à ce qu'il comporte «le menaces à ta sécurité.Je me demande, parfois, pourquoi tu doutes de tes aptitudes à étudier, à l'instruire, à acquérir de la science, ne doute plus de toi-même: étudie, lis, écoule et questionne; ce sont là les moyens d'acquérir la science.Ces moyens sont à ta portée.Sans eux pas de science.Sans science pas de succès.Sans succès pas de prospérité.Voilà ce que te diront les étoiles «lui scintillent dans le beau ciel de l'hiver canadien.N'esi-ce pas vrai, mon cher Habitant?AKTII l'If M A H EC X.prêtre 10 Le Bulletin d c s A g r i c u I t c n r s Janvier 19+J PEUPLES DU CANADA FeiiifliieN de dur Labeur i*4tr Gabrielie Itou Les Men non î tes, ni gais ni malheureux, contents d-ctre chez-nous au Canada, doivent surtout à leurs famines lu paix et L'humble prospérité de leurs foyers.^J» E vis mourir un jour une vieille femme mennonitc à l'hôpital dans une salle commune.Elle était atteinte d'urémie et souffrait horriblement.Mais ce que je démêlais à travers ses plaintes, qui ne s'élevaient pas très haut, ce n'était lias l'angoisse ni le regret de perdre la vie, mais une grande honte qu'elle la pauvresse, fût couchée dans un lit bien blanc, bien propre, à rien faire, pendant qu'il devait y avoir tant d'ouvrage qui, là-bas, sur la petite ferme ne se faisait pas.Elle tentait de grands efforts pour se soulever.Epuisée, elle se retournait contre le mur et disait d'une voix triste, peinée: —Mon homme doit être obligé d'aller traire les vaches.Il doit en être fâché.—C'est bien son tour, disait la sarde.—Pensez-vous I répliquait la malade.C'est un ouvrage de femme.Et jusque dans ses derniers moments de lucidité, jusque dans son délire, elle suppliait qu'on lui apportât ses vieux souliers de travail, son mouchoir de peine et qu'on la laissât aller traire ses vaches.Avec la vieille Martha est morte sans doute un peu de la grande misère des femmes mennonites.Mais pas toute, pas toute.Il reste encore trop de vieilles et jeunes Martha qui, jusqu'au bout, jusqu'à la fin, jusqu'en Paradis, il nie semble, portent leur pauvre désarroi et leur crainte d'avoir oublié quelque corvée terrestre, pour que je donne toute mon amitié à ce peuple qui, d'ailleurs, possède de grandes vertus.Ainsi que les Huttéritcs et les Doukhobors, les Mennonites vinrent d'abord au Canada pour sauvegarder un idéal religieux.Ils forment le troisième et le dernier des groupes de mystiques.Avec les Huttéritcs, ils ont tant île points de ressemblance qu'on a souvent confondu les deux peuples.Comme eux, ils sont des anabaptistes et se ressentent des enseignements du réformateur suisse Zwingli; comme eux, ils se vêtent simplement; comme eux, ils restent des pacifistes et.comme eux, ils conservent le goût du renoncement.Mais nanus ascètes, moins sévères, moins portés aux extrémités, ils aiment et pratiquent davantage les vertus so-ciales.Ces paysans mennonites que l'on trouve surtout au Manitoba et en Saskatchewan, en groupes, casaniers, attachés à la terre, furent de grands voyageurs et s'en ressentent.Ni complètement allemands, ni complètement russes, ils se réclament un peu de tous les pays qui les virent passer à la recherche de la liberté.Des lias-Pays, où ils vécurent longtemps et où ils connurent les enseignements de Menno Simonis, ils ont gardé une politesse un peu compassée: dans leur maison, de vieux bahuts patiemment sculptés à la main, des horloges au timbre cassé et fluet; et.de la cuisine à l'etable, de petites cours carrelées qu'ils lavent à grande eau et frottent avec une propreté toute hollandaise.De l'Allemagne, ils ont une précision dans le détail et la langue du sud lorsqu'ils n'ont [His adopte le russe.Enfin, des steppes du Dnieper, ils ont le samovar, relégué il est vrai au grenier, le borsch et une certaine chaleur, un certain fatalisme aussi qui les humanise.Bien à eux, le souvenir du prêtre hollandais Menno Simonis qui se rangea à leur avis dans les discussions religieuses du seizième siècle et dont ils prirent plus tard le nom.Bien à eux, surtout, une patiente, une infatigable endurance.Moins aidés que les Doukhobors, moins riches à coup sûr que les économes Huttéritcs, c'est par de petits moyens, des sous comptés un à un, à très petites étapes qu'ils arrivèrent au modeste succès matériel qu'on leur reconnaît aujourd'hui au Canada.Lorsque j'étais petite fille, ma mère pour me récompenser me conviait à une promenade qui toujours faisait mes délices.Nous partions de bon matin avec notre goûter et gagnions à travers les cours d'usine, les rues les moins élégantes de Winnipeg, un vieux petit quai branlant, aussi fou de voyage que moi, car il paraissait toujours prêt à partir à la dérive; de là nous prenions un drôle de petit bateau qui, une fois ou deux par semaine, je crois, remontait la Rivière Rmige jusqu'aux environs de Selkirk.C'était presque tout d< sortir de la ville, une belle placide et qui ouvrait un large horizon.Des maisons blanchies à la (lire lu xiiilr à In ixine 25) 1) Vm 2) l.a maison de Mennonites aisés rappelle souvent le confort hollandais.'il Le chien courait dans la roue qui tirait Venu.•t) Dans plusieurs villages mennonites on fabrique encore la "mist." charbon de terre domes- | tique.¦>) Elle ne sort de sa soumission que pour traduire l'hospitalité.G) .l'eau se déversait dans un conduit (pii aboutissait au corral. Janvier 1943 Le Bulletin des Agriculteurs Le film dans nos 11 paroisses rurales iBar A iphonse ProMilx Extraordinaire impulsion du cinéma éducatif dans nos paroisses rurales.o ^"VUAND, nu cours do janvier 11112, l'Office Nationnl du Film lança cette vaste entreprise connue sous le nom «lu Campagne d'Education Civique par le Film, les promoteurs du mouvement trouvèrent dans le service provincial de Ciné-Photographie un organisme tout prêt à mettre le plan à exécution.Pour l'Office National du Film, il s'agissait «l'atteindre par le cinéma les régions isolées «les centres populeux; de mettre le film à la portée des gens que leur éloignement prive du cinéma; de tenir, par l'intermédiaire de l'image animée, les populations rurales au courant «les actualités canadiennes ou internationales, tout en les instruisant sur des sujets de culture générale: agriculture, industrie, commerce, géographie, etc.etc.C'était là une tentative d'autant plus difficile qu'elle visait toutes les pro-vinecs du Canada, c'est-à-dire qu'elle s'adressait à un auditoire immense, de mentalité, d'habitudes, de croyances et d'aspirations des plus variées.C'était aussi la première initiative de cette envergure tentée un Canada.Pour la réaliser, l'Office National du Film, travaillant de concert avec le Service «le l'Information et le Conseil Canadien d'Education Civique, obtint le concours «le certains organismes provinciaux «lans chucune des provinces du Dominion.Pour le Québec, ce fut le service provincial de Ciné-Photographie qui «¦ut la charge d'administrer le plan, avec la coopération «lu Département «ie l'Instruction Publique.M.Joseph iMorin, directeur de la ciné-photographie mit son organisation à la disposition de l'Office National du Film pour en assurer le fonctionnement.Comme dans les autres provinces du Canada, le Québec fut divisé en un certain nombre de districts ruraux, ou circuits, chacun de ces derniers se composant de 18 à 20 localités.Un projectionniste muni de tout l'équipement cinématographique nécessaire fut assigné à chaque district, avec mission de visiter les localités inscrites sur son programme suivant un itinéraire préalablement fixé.Le plan était organisé de telle façon que le projectionniste, après être passé par une vingtaine de paroisses, se trouvait à revenir, tous les mois au même endroit, avec un nouveau programme de films.A la fin d'avril 1942, il y avait de la sorte quarante* "cinémas ambulants" à travers tout le Canada.La province de Québec, pour sa part, en comptait cinq qui étendaient leurs ramifications à travers les comtés de l'Islet, Kamouraska, Témiscouata, Rivière «lu Loup et Rimouski, pour le bas St-Laurent; les comtés «le Beauce, Dorchester, Bellechasse, Montmagny, Lotbinière, Mégantic et Arthabaska, pour les comtés ruraux de la rive-sud; au nord, c'étaient les comtés de Chi-eoutimi, Lac St-Jcan, et Roherval, tandis que Gatineau, Hull, Papineau, La-belle et Terrebonne figuraient sur les circuits de l'Est de la province.Au printemns de 1942, on ajoutait sur l'itinéraire les comtés de Portneuf, Champlain, St-Maurice, Laviolette et L'affiche qui annonce le prochain programme de la Campagne d'Education Civique par le Film attire rapidement l'attention.Dans quelques Heures, tout le village le saura.L'arrivée «lu projcctionnaîrc de l'Office National du Film ne passe jamais inaperçue.C'est maintenant un visage familier dans la paroisse, et les enfants surtout le voient venir de loin.Bcrthier.Le plan de la Campagne d'Education Civique couvrait donc un immense quadrilatère englobant les plus grandes régions agricoles du Québec.C'est dans la dernière semaine do janvier que les jeunes projectionnistes de l'Office National du Film partirent en campagne.Voyageant en automo-Dile, en chemin de fer, en voiture, voire même en traîneau; beau temps ou mauvais temps, malgré le froid, la pluie ou la neige, il leur fallait être au poste au jour prévu, h l'heure fixée.L'après-midi, c'était les écoliers qui étaient convoqui's à ces spectacles cinématographiques gratuits; le soir, les séances réunissaient encore à titre gratuit, les adultes dans les salles que les autorités paroissiales voulaient bien prêter à cette fin.Une brève causerie donnée par un conférencier délégué par le département de l'Instruction publique, ou par le projectionniste lui-même à défaut de conférencier, ouvrait d'habitude la séance.A la fin de la première Campagne d'Education Civique les autorités de l'Office National du Film ont bien voulu attribuer au travail du service de Ciné-Photographie une large part du succès remarquable de ce mouvement dans la province de Québec.Ce succès, de l'aveu même «les promoteurs de la cnmpagne, dépassa les espérances les plus optimistes.Ce mouvement où l'on se proposait, entre autres, d'instruire les masses, de les rendre plus conscientes des formidables événements internationaux qui marquent notre époque, avait quelque chose de si nouveau: cette formule inaccoutumée «lu cinéma éducatif là où on ne le considérait guère encore que comme un moyen «le distraction, offrait un caractère si particulier qu'il était difficile d'en prévoir les premières réactions dans un public si di- vers.En maintes campagnes reculées, nombreuses encore étaient les personnes qui n'avaient que très rarement vu des films; qui n'étaient que très peu souvent entrées dans une salle de cinéma et pour lesquelles le film sonore devait être toute une révélation.Le fait est que les populations rurales se portèrent en masses aux leçons filmées de l'Office National du Film, et du début à la fin «le la première campagne, pas un instant leur intérêt ne s'est démenti.A travers tout le Canada, plus d'un quart de million de ruraux assistèrent, chaque mois, à ces séances cinématographiques, et dans le Québec ces séances eurent régulièrement, chaque mois, leurs quelque 50,000 spectateurs.C'est chez nous que la Campagne d'Education Civique a remporté le plus franc succès; c'est dans la province de Québec (life la mite à la par/n 20) Fidèle à sa mission d'éducateur, le curé du village contribue par sa présence comme par sa parole au succès de la Campagne d'Education Civique.Installé au beau milieu de l'assistance, et muni de tout son attirail, le projectionniste donne sa séance.Le soir, toute la paroisse se réunit à la salle publique, et, pendant plusieurs jours, les films de l'Office National du Film feront le sujet de toutes les conversations. 12 Le Bulletin des Agriculteurs Janvier 19+3 Programme agricole pour l'année 1943 l*nr Adrien Morin Sous-ministre de l'Agriculture Le pays a besoin de laitières bien engendrées et bien développées.Ces quatre vaches sont la progéniture du taureau De Kol lîaron, 1er prix de progéniture à l'exposition provinciale de Québec en 1912.Propriété de M.Wilfrid Verville, Artabaska, P.Q.L'ANNEE qui vient de s'écouler laissera dans l'esprit du cultivateur québécois un souvenir réconfortant.La récolte a été abondante, les marchés ont absorbé la production sans fléchir et les prix se sont maintenus excessivement avantageux.L'agriculteur a touché ce dont il avait, droit.Sans doute, il a eu bien des problèmes à résoudre au cours des derniers douze mois, et la guerre ne lui a pas ménagé les soucis.L'année 19-12 laisse tout de même la classe agricole en excellente posture: ses greniers sont remplis et sa situation financière est bonne.Heureux présages pour l'année qui commence! Ampleur du programme agricole En 1943, il faudra intensifier encore davantage nos productions.Le cultivateur devra continuer dans la voie du progrès où il est engagé.Ses cultures seront orientées vers la satisfaction des besoins créés par la guerre.D'un côté nous avons la population civile et les armées territoriales à nourrir, de l'autre les forces alliées à ravitailler.Les demandes des unes et des autres se font de jour en jour plus pressantes.C'est que l'agriculture est une industrie de guerre essentielle qui doit progresser au même rythme que la mobilisation des forces humaines et industrielles.De prime abord, le programme de production pour l'année qui commence ne manque pas d'exigence et d'audace.Sa réalisation va nécessiter de la part du cultivateur un travail ardu et une organisation parfaite.En retour, il trouvera dans la satisfaction du devoir accompli l'encouragement dans le labeur, et dans le prix obtenu pour ses déniées, la juste rémunération de son travail.Progrès réalisés en 1912 Avant de préciser l'objectif fixé pour chacune de nos productions de guerre pour les mois à venir, résumons brièvement les progrès réalisés en 1912.Cette revue rétrospective sera une source d'encouragement dans l'accomplissement de la tâche qui incombe au cultivateur du Québec, en 1943.Au chapitre des productions animales, nous avons progressé sensiblement dans la fabrication du fromage.Une augmentation de 77% sur l'année précédente a été enregistrée, soit 28 millions de livres de plus.La production des oeufs a haussé de plus de 2 millions de douzaines.En 1941, nous avons mis sur le marché 24 millions de livres de viande de volaille, alors qu'en 1942 nous en avons vendu 27 millions de livres, soit une augmentation de 13%.On peut dire que la production porcine est restée stationnaire.Le nombre de porcs expédiés sur les marchés publics a diminué de 100,800, mais la consommation au pays ayant augmentée au cours de l'année, le marché local a absorbé cette différence.Grâce à une température favorable et à de bonnes méthodes culturales, nos productions végétales ont été excellentes.L'estimation de3 récoltes des grandes cultures marque une augmentation de 10.1% sur 1941.A de Bares exceptions près, tous les grains ^accusent un' meilleur' rendement à l'arpent.Il en est de même pour les plantes-racines, le maïs et le foin.Une hausse marquée dans la production des grains mélangés est à souligner.Nous avons une augmentation de 42% en cette culture.La récolte des pommes de terre a diminué de 10% malgré une augmentation de 3% dans la superficie ensemencée.Enfin, en 1942, 46 nouvelles coopératives agricoles se sont formées dans la province et nous en comptons mnin-nant 418 avec un effectif de 33.000 membres.Depuis quelques années, ces organismes ont rendu de précieux services aux cultivateurs et tout laisse prévoir qu'ils seront encore plus utiles dans la période difficile de l'après-guerre.Au total, 1942 laisse l'impression d'une très bonne année pour le cultivateur québécois.C'est un motif d'espérance pour l'an qui commence.Objectif de 'lannée 1913 pour le Canada.Lors de la conférence agricole fédérale-provinciale qui s'est tenue, à Ottawa, à la mi-décembre, les délégués ont adopté un vaste programme de production dont les grandes lignes peuvent se résumer à ceci: diminution dans la culture du blé et augmentation dans celle des autres céréales, dans le cheptel et les produits laitiers.Le cultivateur canadien devra diminuer de 18% l'étendue des terres cultivées en blé et de 31% celles ensemencées en seigle.Par contre, il faudra augmenter de 15% la production des pommes de terre, de 1% celle des grains-mélangés, de 11% l'orge, de 12% l'avoine, et de 68% la graine de lin.Les augmentations prévues dans les produits animaux sont les suivantes: Boeufs 9%, porcs 28%, moutons 12%, oeufs 29%, viande de volailles 10%.Les produits laitiers devront être accrus dans les proportions suivantes: lait en nature G%, beurre 15%, lait évaporé 5%, lait en poudre 41%.On prévoit qu'une production fromagère à peu près égale en 1943 à celle de 19 12, permettra au pays de remplir les engagements contractés.Le lecteur trouvera en cette même page un tableau donnant, en résumé, l'état comparatif de diverses productions en 1941 et 1912 avec objectif pour 1943.Ces quelques chiffres donnent une idée de l'ampleur du programme agricole adopté à Ottawa.Sa réalisation exigera que chaque cultivateur canadien fasse de son mieux.Autrement, il faudrait imposer à notre population de nouvelles restrictions.Objectif de l'année 1943 pour Québec A la conférence fédérale-provinciale, chaque province a pris sa part de responsabilité dans le programme adopté.Pour leur part, les représentants du Québec se sont engagés, au nom des cultivateurs, à accroître la production porcine de 25%, celle du beurre de 10%, celle des oeufs de 15% et celle de la viande de volailles de 14%.En ce qui concerne les récoltes de grande culture, nos efforts porteront surtout sur l'orge dont la superficie ensemencée devra augmenter de 8% , et sur les pommes de terre dont la production devrait s'accroître de 20%.Pour atteindre l'objectif fixé, l'industrie porcine devra prendre sur nos fermes une expansion considérable.Hausser notre production de 25'% sera une tâche difficile mais réalisable.Nous voyons des indices de succès dans les faits suivants: l'éleveur possède de bonnes truies d'élevage dont une partie a été placée sur les fermes par les soins du ministère en vertu d'une politique spéciale.D'autre part, le cultivateur a en mains les grains nécessaires à l'alimentation des porcelets.On admettra que ce sont-là deux importants facteurs pour réussir.Quant à la production des oeufs et des volailles, nous sommes engagés dans la bonne voie.Il s'agit de continuer.Il n'y a lias de raison pour que les progrès réalisés dans ce domaine en 1942, ne se maintiennent pas au cours des prochains mois.Restent les produits laitiers.Nos efforts devront tendre vers l'augmentation des rendements de nos troupeaux.H nous faut plus de lait par vache.Il ne peut être question de hausser notre production beurrierc au détriment de celle du fromage.Produisons plus de beurre en produisant plus de lait.La prime substantielle de 10 sous la livre de gras de lait est un précieux encouragement jour le cultivateur.Elle l'incitera à mieux alimenter ses animaux à l'étable et à bien préparer ses pâturages, au printemps, par une fertilisation adéquate.On demande une augmentation de ¦ 20'% dans la superficie ensemencée en pommes de terre.A ce propos, le cultivateur se rappellera que c'est-là une récolte qui complète à merveille le système de culture d'une ferme.Comme culture sarclée, la patate contribue puissamment à l'amélioration des sols.La facilité avec laquelle on peut aujourd'hui acheter les engrais chimiques et les prix avantageux auxquels se vend la pomme de terre, rendent alléchante cette production, sur de grandes étendues.On devrait donc en ensemencer davantage ce printemps dans les districts où cette culture est particulièrement à l'honneur.¦ Deux problèmes à résoudre La rareté de lh'rnàih d'ocùvrc'ct du la machinerie agricole seront les deux {lire la suite à la page 21) Janvier 1943 Le Bulletin des Agriculteurs 13 abrege datii ^mentation pour JANVIER V>a—26M 2:1 —23 H 20; i 20—23 21—2:: 16—30 28 22—23 26—27 2a déc .il'i—32 2li —26M 23 —23(2 20.'ii 21—25 22—21 23—211 22-21 19- 20 ïl — 25 .11 dé 35»4 la livre la livre la livre la livre 32 —32' 20H—30H la livre .la livre 27'a—28 24) à—25 la livre la livre 26W—27) 24 H—36 la livre la livre la livre 25—27 la livre 21—25 la livre 22 21 la livre .la livre 23—2fi 22—21 18—211 N.B.—Les prix pay;- aux expéditeurs soul de un à deux sous inférieurs à ceux du cros.PRIX DES ANIMAUX VIVANTS au cours des périodes hebdomadaires close., respectivement le 18 déc la livre la livre la livre la livre la livre la livre Il déc BOUVILLONS ijusqu'ù 10.91 Ihs.) Choix.__ lt,ms .10.85—11.00 M„yénS'.9.fVl—10.50 Communs.7.50—; 9.2a BOUVILLONS (au-dessus de 1050 Ihs) Choix.Bons.Moyens.Commun- .déc 10.85—11.00 9.50—10.25 7.50— 9.20 12.1*1 11.00—11.50 9.75—10.50 8.50— 9.00 12."" il.on—it.so 9.75—10.50 8.50— 9.f>l 11.00—11.60 10.00—10.50 0.00— 9.75 11.00—11.GO TAURES Cli'ht.Pontics.Moyennes ., Communes.VACHES rîonncs.Moyennes.Communes .Très communes, .0.59—10.00 8.59— 9.25 7.25 —8.00 8.50— 8.75 7.5-1— 8.0.1 fi.51)— 7.00 5.50— fi.50 10.00—11.00 0.00— 9.50 7.50— 8.50 8.75— n.oo 7.5(1— 8.25 fi.75— 7.5'J 5.50— G.50 10.00—Il .00 9.00 - 9.50 7.(Kl— 8.50 8.75— 0.00 7.50— 8.50 fi.75— 7.25 5.50— 6.50 31 déc.les 100 Ihs 11.(m)-12.(hi les uni Ihs I0.0O—1II.5O les 100 Ihs B.00— 9.75 les I0U lbs 11.«I—12.00 les 100 Ihs 11.on —11.GO les 1(x) lbs .les 100 Ihi .les 100 lbs .les 100 Ihs 10.(xi—11.00 tes 10 1 Ihs 9.(xi— 9.50 les 100 Ihs 7.0O— 8.50 les i > - • IIk 8.75— 9.25 les 100 Ihs 7.50— 8.50 les loo |bl G.75— 7.25 les 100 Ihs 5.50— fi.50 les 100 llw le TAUREAUX lions .8.50— 9.00 7.50— 8.25 11.00— 0 7.50— 8, .50 00 0.25— 9.75 8.0O— 0.00 9.25— 9.75 8.00— 9.00 les les loo 1011 11/ lin la livre la livre ' la livre .VEAUX Choix el lions.Moyens et communs.IVllerbc.15.1X1 .12.00—14.50 .9.1X1— 9.75 I5.0O—15 13.00—14 9.50—10 ,50 fit) ,00 15.50—16.00 13.(XI—15.(X) 0.00—10.40 16.50—16.00 13.1X1—15.1X1 0.00—10.10 les Ii -les nxi 100 100 11,.Hrs lbs tCNEAUX 13.25—13 ,50 13.50 18.50 les IIK) llr Lourds.Communs.Non châtré».les 100 r s le .11.(Kl—11.25 .12.(Kl—12.25 11.25—11 12 '_?[t_J •_> 60 .50 11.50 12.50—13.(XI ¦ ii.50 12.50—13.00 les les 100 KHI lu 11, la livre la livre.MOUTONS Lourds.Communs.K.00— 8.75 .ti.00— 7.00 8.00— 0 fi.00— 7 (x> ,50 8.00— 9.1X1 5.1X1— 7.5(1 18 (XI— 9.00 ; 5.00— 7.00 les les KKI 100 Ihs II» PORCS Classés abattus Catégorie Bl.!.16.60—16.65 Catégorie A,.Prix des III les 112.I'rix des III les H3 .IG.6n-16.65 Cl.Prix ries Bl les C2.IVix ries 111 les C3.Prix ries 111 les Ligcrs.I'rix ries 111 les Lourds.I'rix ries III les Truies no I.12.00—12.25 Truies no 2.12.00—12.20 Ifi.liâ - !(>.(.5 16.60—16.65 16.60—16.70 les KX) il* 100 llw plus prime de SI.IXI par tête.- KKI jba plus prime rie $0.50 par letc.16.60—16.65 16.fil 1—1 fi.fif> 16.60—16.65 les KX) II» loo Ihs moins couiic rie Sl.lK) par lêlc.KKI Ihs moins coupe rie SI.IXI par letc.KHI |l>s moins COUpC rie S2.IX) par tête.100 Ihs moins coupe rie S3.00 par letc.KX) Ihs moins coupe de $3.00 par tête.12 (X)—12 50 12.59 12.00 les 100 11» 12.00—12.50 12.00—12.20 12.00—12.25 les 100 ll>s PRIX DES FARINES ET CONCENTRES au cours des rériodes hebdomadaires closes respectivement le Il déc 18 déc.20 déc.31 déc FARINE DE PAIN Première patente.2.15 2.15 2.15 2.15 les 08 Ihs.Deuxième |>atente.2.2" 2.20 2.20 2.20 les 98 11k Porte a boulanger.2.10 2.10 2.10 S.10 les 98 lbs.FARINE A ENCRAIS Qualité inférieure.1.90 1.90 1.90 1.90 le* 08 Iba.SOIS PRODUITS DU BLE Son .29.50 29.50 20.50 29.50 la tonne Cru ronce.30.50 30.50 30.5" 30.50 la tonne Cru blanc.33.50 33.5" 33.00 33.00 la tonne GRAIN Orcc d'alimentation rie l'Ouest no 2.1.75 .175 1.75 1.75 les 100 Ihs P.lé C.arnett no 2.1.75 1.75 1.75 1.75 les IIS) llis Gluten Feed de mais____ S6.00 :trais chimiques composés Azote Acide phosphori'iue Polassc En sacs de Prix Il 111 fi khi ou 125 livres 30.50 la tonne 0 12 6 100 ou 125 livres 30.50 la tonne 2 12 10 KKI ou 125 livres 31.(X) la tonne 2 16 G KKI ou 125 livres 31.00 la tonne 4 8 10 100 ou 125 livres 34.00 la tonne Azote Acide phosphorique Potasse MiO En sacs de Prix 2 12 8 .100 ou 125 livres 36.00 la tonne 2 12 10 .KHI ou 125 livres 39.1,0 la tonne 5 8 7 ¦ 10(1 ou 125 livres 37.50 la tonne 5 8 10 ¦ 100 ou 125 livres 42.50 la tonne Azote Acide phosphorique Potasse En sacs rie I'rix 2 12 G 100 ou 125 livres 30.50 Is tonne 2 12 10 1(h) ou 125 livres 34.50 la tonne 1 8 10 100 ou 125 livres 31.50 Ii tonne N.B.• 1-e» encrais chimiques se vendent en «ncs de iutes ou en sacs de pipier.lorsque le- expédition* se font en sac rie papier 'es prix ci-riessus subissent une soustraction rie 75 cents la tonne.Le film flans nos paroisses i-arales (lire ici la unite de la paye 11) que la population rurale a accordé la plus grande attention aux problèmes que l'Office National du Film lui a soumis par l'intermédiaire de la pellicule animée; c'est dans la province de Québec encore que la population rurale a le plus spontanément accueilli cette généreuse initiative de l'Office National (lu Film.Quand l'Office National du Film lança son mouvement en présentant cette magnifique pellicule intitulée LES PEUPLES DU CANADA, elle posa un geste qui reste encore comme le symbole de la Campagne d'Education Civique par le film.On offrait ainsi à l'esprit de nos populations une synthèse de l'unité nationale, et en acceptant avec autant d'enthousiasme ;[>le mouvement de l'Office National, le rural québécois montra qu'à ce point de vue il savait être plus progressif, plus large d'esprit, plus conscient des friands problèmes de l'heure, plus "canadien'-, en somme qu'on ne veut l'admettre en certains quartiers.Au mois de septembre 1042, l'Office National lança donc sa seconde campagne, en élargissant les cadres, puisqu'on y ajoutait un nouveau district dont le territoire englobait jusqu'aux limites de la Caspésie.Et aujourd'hui, d'une semaine à l'autre, jeunes et vieux attendent impatiemment dans nos campagnes l'apparition sur les murs des salles paroissiales et des écoles des affiches qui leur annonceront le passade prochain du "cinéma ambulant".Chaque dimanche, jeunes et vieux apprennent avec plaisir, du haut de la chaire, la visite du projectionniste qui leur don- nera sur l'écran des nouvelles du grand théâtre international, qui leur dévoilera des coins inconnus du pays canadien, qui leur révélera des beautés insoupçonnées de chpz-nous.C'est que, pour avoir su comprendre la mentalité de ht population rurale du Québec; pour lui avoir présenté de beaux films en langue française, pour l'avoir initiée aux angoissants problèmes de l'heure, sans heurter ses idées, sans la faire sortir de son milieu, l'Office s'est gagné la population rurale du Québec, s'assurant par là-même du succès de son entreprise.La Campagne d'Education Civique par le Film fuit aujourd'hui partie des activités paroissiales en maints endroits.Il faut dire qu'au clergé rural, qu'au maître d'école du village revient une bonne part du succès de cette campagne.Quand il s'est agit de lancer le mouvement, c'est avec eux (pie le service provincial de Ciné-Photographie, de concert avec le Département de l'Instruction Publique, fit établir les premiers contacts; c'est avec eux que l'on jeta les bases du plan général.Fidèle à sa mission d'éducateur, le curé de campagne eut vite fuit de comprendre la magnifique opportunité que l'Office National du Film offrait à ses ouailles de s'instruire, de prendre contact avec le monde extérieur, de mieux se tenir au courant des activités humaines, un peu dans tous les domaines.Et si l'on s'est intéressé si rapidement, dans les districts ruraux du Québec, à cette entreprise nouvelle, c'est beaucoup parce que le curé_ en dit un mot à ses paroissiens, le dimanche, et qu'il les accompagne Janvier 1943 Le B u lie tin des Agriculteurs souvent à ces spectacles; c est beaucoup parce que le maître ou la maî-tresse d'école en parle à ses élèves, en classe, commente d'avance, terâce à un fascicule rédigé à :on intention, les films qui leur seront montrés, et les guide sur les principales leçons qui s'en dégagent.La seconde campagne d'éducation civique par le film en est à son troisième programme avec le mois de décembre et se continuera après les vacances de la période des fêtes.L'attention que les populations campa-•rminles lui accordent est toujours aussi vivace, aussi intelligente, aussi éveillée qu'au début.On peut en conclure que l'éducation populaire par le film a trouvé chez nous une formule pratique qui peut être exploitée avec beaucoup de profit au bénéfice des populations rurales.A dire le vrai, depuis que la Ciné-Photographie provinciale a mis son organisation au service de l'éducation populaire par le film, ce mouvement a napné une impulsion encore inconnue dans la province de Québec.C'est que notre Province s'est rapidement réveillée à une grande réalité: l'importance capitale du cinéma dans l'éducation des niasses.Et dans ce domaine, le Québec montre la voie aux autres provinces grâce à l'étroite collaboration qui existe entre l'Office National du Film et le service provincial de Ciné-Photographie.Programme agricole (lire ici la suite de la paye 12) grands problèmes que le cultivateur aura à solutionner, en 1948.On résoudra le premier en utilisant au maximum la main d'oeuvre dont on dispose Les cultivateurs travaillent beaucoup, mais ne savent pas toujours rc porter chaque coup.Des sarclages faits à temps, par exemple, évitent plus tard des dépenses d'énergie extraordinaire.La fenaison hâtive libère le cultivateur pour les travaux des récoltes.Profitons des loisirs de l'hiver pour mettre à point le programme de travail pour la belle saison.Quant à la machinerie agricole, conseillons d'en prendre bien soin.Que les cultivateurs demandent retard les pièces de rechange dont ils ont besoin ou prévoient avoir besoin.Comparativement à 19-10, la machinerie agricole disponible sera réduite de 75%.Par contre, la fabri-cation des pièces de remplacement sera portée à 15% de ce qu'elle était en 19-10, que l'on considère comme l'année normale.Malgré les problèmes qui se posent, nous sommes d'opinion que nous ob-tiendrons la production demandée, si nous bénéficions d'une belle tempéra-turc au cours de la prochaine saison.titration du ministère Est-il besoin de dire que le ministère provincial de l'Agriculture entend coopérer avec les autorités du Fé-déral et les cultivateurs de la province dans la réalisation du programme agricole de 1943.Comme par le passé nous faciliterons la tâche d'Ottawa dans l'application de ses politiques de subvention: primes sur les engrais chimiques, paiement du transport des grains, boni sur la livre de gras de lait, etc.Les techniciens de nos divers services seront à la disposition des cultivateurs pour diriger leur travail, orienter leur production et fournir tous les renseignements dé-" sirés.Et pour terminer quelques conseils: Nous recommandons aux cultivateurs d'acheter leurs engrais chimiques à bonne heure afin de s'en assurer la livraison à temps.Préparons cet hiver nos plans de culture pour le printemps prochain.Le temps des semailles arrivé, ne confions au sol (pie des grains de choix dans un terrain bien préparé.C'est un premier gage de succès.Enfin, surveillons la santé de nos troupeaux et organisons la lutte contre les fléaux agricoles, insectes et maladies.Au début de cette nouvelle année qui verra assurément le triomphe de nos armées, nous souhaitons à la classe agricole succès et prospérité.Malgré les sacrifices que la guerre lui impose, qu'elle traverse allègrement l'épreuve! Puisse la Providence donnci encore à notre pays une température des plus favorable à nos cultures! Nous espérons que chaque cultivateur fera de son mieux pour que notre peuple ait, en 1943, de quoi se nourrir convenablement.ADRIEN MOK1N, BOUS-ministrc de l'Agriculture PROVINCE DE QUEBEC Augmentation ( + ) ou l'tixluciion Production diininutin (—) de 19-12 dc_1941 de 1912 (1) sur 1911 p" Quantité l'nurccntaRC Augmentation (-f-*o„ Objectif diminution (—) de 19-4:* te sur 1912 19-12 Quantité Pourcentage Porc* , - in le marché tnombre de) 450.813 350,000 — 100.843 ¦¦¦¦22 409,500 + 59,500 + 25% Beurre tlbsde) 76,461.000 71.000.001) — 5.461,000 — 7 78.100.000 + 7.100,000 + 10 Promage (Ita de) 30,709,000 05,130.000 + 28,361,000 +77 58,617.000 — 0,513.000 —10 lirais (douzaines) 35,021.000 38.110,000 + 2,189,000 + 6 43,826.000 + 5,716,000 + 15 Viande de vo- laille tlbsde) 21.172.000 27.3-l8.0tX) + 3.170.000 + 13 31.177.51H) + 3,829,000 + 11 Avoine (ocre* d'1 1,605,000 1,686,000 — 9.000 — 0.5 1,700,000 + 11.000 + 1 Orcr (actes d") 111.000 138.000 — 5,100 — 4 150,000 + 11,400 + 8 Craint më- langea | acres de) 191.0(H) 272,000 + 81.001) +42 255.0(H) — 17.000 — 6 Pommes de terre (acres •10, 153,000 157.000 + •i.ooo + 3 188,000 + 31,000 +20 Il est en déroute! Attention Hitler! Je suis à tes trousses ! Derrière chacune des charges à la baïonnette des alliés, — derrière chaque canon contre les chars d'assaut dans le désert — derrière chaque bombardier qui détruit tes villes — derrière chaque puissant vaisseau de guerre qui crache ses bordées de mort sur toi et tes bandits, se trouve le facteur vital de la parfaite alimentation des forces armées.Et c'est ici M.Hitler que nous apparaissons nous — les porcs a bacon du Canada — Le bacon Canadien remplit bien sa tâche — qui est de tenir les forces de nos armées bien nourries — anxieuses d'entrer en action.675,-000,000 de livres de bacon ira en Grande-Bretagne cette année.Il traverse l'océan pour se battre avec les Alliés — pour vous détruire, toi et tes supposés SURHOMMES.Donc, tiens-toi bien.Hitler! Nous voicil Nous t'avons mis en déroute — et tu y resterasl Une alimentation équilibrée produira plus de porcs et de meilleurs porcs S,.II n'y a pas un seul cultivateur qui veut réel* aUCFUIt1* VT Icmcnr garder des porci pendant 7 ou 8 mois.COJJj^^^flf j| s'il, peut les mettre sur le marché dans 5Vi mois ou 6 mois.Et c'est1 ce que vous pouvez faire si vous leur donnez une alimentation équilibrée, — contenant les protéines, les matières minérales et les vitamines indispensables pour une croissance rapide — et pour leur donner le fini qui les fera se classer "A'*.Vous pouvez faire cela très facilement.Equilibrez simplement vos grains de ferme avec le Concentré SHUR-GA1N 41% pour les porcs.Faites cela et vous pourrez élever plus de porcs et de meilleurs porcs—des porcs qui traverseront l'océan pour nourrir nos armées d'invasion.Aidez vos porcs à donner tout ce qu'ils ont pour battre Hitler—eo voyant à ce qu'ils reçoivent l'alimentation qui leur permettra d'accomplir leur cache • .vos grains de ferme en mélange avec le Concentré SHUR-GAIN 41% pour les porcs.rimiiii • Riraiii • muuts MO D'CNNa.1141 M|âUl| OWANTIÇ pfiOTtiwt.«icrtr CUI.* % C '¦ * •¦ .tO% ru"t i'»ar\U« | (| .»Ot CHC'UM-J III nTMn IO« riPi»i.n.in - i.ti , .* ru.i - ^ - i : ! - ' I Canada PAants_LiwnD^ I SHUR-GAIN CONCENTRÉ 41% POUR LES PORCS FABRIQUE'PAR CANADA PACKERS LIMITED — DIVISION ALIMENTAIRE MON'im'Al .-TO B ONTO WINNtr-tO tOMONTON 22 Le B u 11 e t ï A !j r i eu 11 e u r s Janvier 194.1 Pour soulager UN RHUME EN VITESSE.DOULEUR ET COURBATURE ENRAYÉES PRESQUE INSTANTANÉMENT! 1.Pour simlnccr les mnlnisrs et le mnl do tête, prenez 2 romprimos (TAspirin et btIVM un trruiid verre d'rau.Itépé-tez ln dose 2 heure* nprés.3.Vérif icz votre temprrn-ture.Si vhuh avez In fièvre si elle persiste, si votre mal dr Korce n'est pas bientôt Soul&ffé, faites venir U* médecin.C'est important.Observez les 3 recommandations qu 'expliquent nos gravures et vous vous sentirez mieux presque tout de suite.Tel est le moyen vraiment rapide de soulager un rhume — des millions de personnes y ont recours et le recommandent.Douleurs, malaises, courbature, mal de gorge disparaissent en un tournemain.Il suffit de se servir d'Aspirin de la façon expliquée ci-dessus.On dit que c'est un des sédatifs les plus prompts et les plus sûrs qui soient.L'Aspirin agit en vitesse parce qu'elle se désagrège dès son ingestion — 2 secondes après son premier contact avec l'humidité, elle est prête à exercer son effet.Si vous avez le rhume, essayez cette méthode rapide et sans risques.L'Aspirin coûte aujourd'hui moins de le le comprimé (dans le flacon économique); clic est donc à la portée de toutes les bourses.Exigez l'Aspirin, préparée au Canada.Le mot "Aspirin" est la marque de la Cic Bayer, Ltée.Pourquoi l'Aspirin agit-elle si vite?I peine felé dans tie Venu, un comprimé d'Aspirin columnar à se désagréger.En 2 stimules, il est prêt à agir.Conséfiuetnmentf on se sent mieux en un clin d'ail ! ATTENTION! Cette croix (?) figure sur chaque comprimé d'Apirin MOINS DE 1c LE COMPRIMÉ dans le flacon économique.VOLAILLES VIVANTES ET ABATTUES, OEUFS Marche considérable pour oeufs.Demande aussi très forte pour poulets, poules.Expédiez-nous tout ce que vous ayez, nous payons les meilleurs prix.ED.SYLVAIN, Enrg.48 rue Champlain, Québec, P.Q.ACHETEZ encore plus de Timbres d'Epargne de Guerre II CANADA WEST INDIES MOLASSÇS CO.LIMITED MONTREAL.GRATIS Montre Nécessaire de toilette, Projecteur.Coutellerie.Couverture.ItoUc, tnlilier jupon.Cnnif.Chapelet, etc.PLUS DE 200 PRIMES données GRATUITE.MENT aux personnes qui vendront $5.00 ET l'LUS de nos icrnines de jardin à .08c LE TAQUET.Demandez 63 paquets et notre catalogue de cadrnux GRATIS.ALLEN NOUVEAUTES Dept.B — ST-ZACHARIE.P.Q.Médecine Vétérinaire Comment protéger les poumons «les ehevanx Un grrand nombre d'éleveurs de chevaux ont connu la triste expérience de compter dans leur troupeau un animal qui souffrait du souffle, maladie incurable qui empêche le cheval d'exécuter de durs travaux.Une bonne alimentation empêchera la maladie de s'aggraver mais les animaux malades ne pourront être employés qu'à des travaux légers.Vu que cette maladie ne peut se guérir, il est très important de voir à la prévenir.En conséquence, l'éleveur devrait être au courant de quelques-unes des causes de cette maladie.Les poumons sont des organes très complexes.Ils sont composés d'un tissu délicat qui forme un très grand nombre de cellules ou d'alvéoles.Chez l'être humain, le nombre des alvéoles est calculé à 725,000,000; chez les chevaux le nombre des alvéoles est encore plus grand à cause de la taille même de l'animal.Chaque alvéole expose ses murs à l'air qui est aspiré dans les poumons; toute la surface qui prend contact avec l'air est environ 125 fois plus grande que la surface du corps.Les murs des alvéoles contiennent plusieurs vaisseaux sanguins délicats qui recueillent l'oxigène et transmettent les déchets.Quand un animal travaille fort, il doit respirer plus vite afin d'augmenter la vitesse de cette opération.Dans les poumons d'un cheval qui souffre du souffle, les murs d'un grand nombre des alvéoles sont brisés et au lieu de compter plusieurs millions de petites cellules, il n'y a qu'un nombre inférieur de cellules plus grandes.En outre, les murs perdent leur faculté de s'étendre.Dans ces conditions l'air aspiré dans les poumons est exposé à une trop petite surface, de sorte (pie le corps reçoit moins d'oxigène et est incapable de disposer des gaz de déchets.C'est la raison pourquoi un cheval souffleux ne peut travailler fort.lîien qu'on ne soit pas au courant de toutes les causes du souffle, la science vétérinaire en sait assez lone; pour recommander des méthodes efficaces de prévenir cette infection des poumons.On admet que l'alimentation joue un grand rôle au sujet du souffle.Du foin grossier ou de la paille qui possèdent une basse valeur nutritive sont les principales cause;, du souffle.Si les aliments contiennent beaucoup de poussière et si l'étable n'est pas bien aérée, le cheval souffrira souvent d'un rhume qui diminuera sa résistance à d'autres maladies.Une cause très commune d'infection aux poumons est la gourme ou bronchite.Tout état qui permet l'entrer d'une trop grande quantité de sang dans les poumons rend la respiration difficile et si un animal malade n'est pas soigné convenablement et si particulièrement on le force à travailler, il est presque certain qu'il s'ensuivra une blessure permanente.Nous devons donc prendre en tous temps les moyens suivants de prévenir cette maladie.D'abord, ne servir à l'animal que du bon foin contenant un fort pourcen tage de mil.Il faut balancer cet aliment avec une ration de grain dont la quantité dépend du travail exigé de l'animal; employer du sel en tous temps.Quand le foin n'est pas vert, il faut servir des aliments frais tels que des carottes.Ne donnez jamais du foin poussiéreux à des chevaux et ne forcez jamais ces derniers à travaille» fort, immédiatement après un repas.Ne donnez jamais du foin comme repas du midi à un cheval, car il est presque impossible de le laisser reposer longtemps à cette heure-là; il faut plutôt servir du grain et seulement une petite quantité d'aliments grossiers.Les chevaux qui manifestent des symptômes d'infection aux poumons devraient être mis au repos jusqu'à ce que leur état se soit amélioré.Un vétérinaire peut traiter des cas de bronchite avec succès, mais il est impuissant devant un cas de souffle.Consultez le vérérinaire avant qu'il ne soit trop tard.N'employez jamais des chevaux souffleux comme reproducteurs car la maladie est susceptible d'être transmise.Conseils saisonniers Les fermes compteront, au cours du mois de janvier, un grand nombre de nouvelles portées de petits cochons.Ces petits animaux doivent dès maintenant, être protégés parce qu'ils ont aujourd'hui, plus de valeur que jamais.Nourrissez la truie avec une bonne ration balancée et ajoutez, chaque jour, une cuillerée à thé d'huile de foie de morue à sa nourriture.Donnez aux porcelets quand ils ont un ou deux jours, autant de fer réduit que peut en porter une pièce de dix sous; posez ce fer sur leur langue afin qu'ils l'avalent.Placez ensuite dans l'auge, une motte ou une pelletée de terre et renouvelez cette quantité quand ce sera nécessaire.Fournissez un abri aux petits porcs afin qu'ils ne s'entassent pas près de la truie et surtout qu'ils ne s'écrasent pas.Nous recommandons fortement l'étude attentive du bulletin "L'élevage du porc à bacon" préparé par monsieur X.N.Rodrigue, Ministère de l'Agriculture de Québec.Les porcs nés en hiver peuvent être sains et profitables.Plusieurs maladies de la volaille sont causées par une insuffisance de minéraux et de gravier durant l'hiver.Voyez à ce que vos oiseaux aient en abondance des écailles d'huîtres et du gravier.Ne laissez pas vos volailles s'infester de mites.De temps en temps, examinez un oiseau avec une lumière forte, le soir, pour voir s'il n'a pas de ces petits parasites.Si vous en découvrez, vous devriez employer une solution de sulfate de nicotine à 40% sur leurs perches; vous appliquez cette solution juste avant que les oiseaux aillent se percher.La chaleur de leur corps fait vaporiser le liquide.Un des remèdes les plus efficaces contre les poux des animaux de la ferme, la poudre "Derris", n'est plus disponible maintenant.Lorsque les bêtes à cornes sont infestées de poux, on doit les traiter avec de l'huile de lin cru.Cette huile devrait être appliquée légèrement sur les parties de la peau infestées de poux mais on ne devrait pas frotter la peau avec cette huile.Le tabac en poudre est aussi particulièrement efficace à cette fin.Les reflets du soleil sur la neige causent quelquefois des blessures aux yeux des animaux, particulièrement des moutons des races Leicester et Cheviot.Les animaux qui souffrent de ce malaise devraient être placés dans une étable obscure et on devrait leur laver les yeux avec une solution de deux cuillerées à thé d'acide borique dans une chopine d'eau.Si un animal se gèle un membre, on doit le masser avec de la neige ou appliquer sur le membre malade, de l'eau froide jusqu'à ce qu'il devienne rouge.Asséchez le membre complètement et appliqucz-y de la vaseline.Le Uniment de téré-bentine est aussi utile dans les cas sans gravité.Tenez les animaux malades du froid, loin de la chaleur.Les animaux de la ferme souffrenl souvent do constipation durant les mois d'hiver.Donnez-leur du son de blé avant d'essayer des purgatifs.Les cas graves de constipation requièrent les services d'un médecin vétérinaire. anvier 194-3 Le Bulletin des Agriculteurs 23 LE RATIONNEMENT DU BEURRE Le rationnement du beurre par coupons ne saurait être efficace à moins que les cultivateurs qui font du beurre et qui sont à toutes fins pratiques des fabricants de beurre, ne soient soumis à la nouvelle ordonnance.Aux termes de la loi visant le rationnement du beurre, tous les cultivateurs qui font du beurre sont requis de s'enregistrer comme fabricants de beurre au plus proche Bureau du Rationnement, avant le .'11 janvier 1943 et ils devront exiger des DATES D'ENTREE EN VIGUEUR ET DATES D'ECHEANCE DES COUPONS DU BEURRE Pour Tachât de beurre, on se servira des coupons bruns "Supplémentaire C" du carnet de rationnement contenant aussi les coupons de sucre, de thé et de café.Valides à après le compter du Nuls Coupons No 1 "Supplémentaire C" 21 décembre 3 janvier Coupon No 2 "Supplémentaire C" 28 décembre 3 janvier Coupons Nos 3 & 4 "Supplémentaire C" 4 janvier 17 janvier Coupons Nos 5 & G "Suplémentaire C" 18 janvier 31 janvier Coupons Nos 7 & 8 "Supplémentaire C" 1 février 14 février Coupons Nos 9 & 10 "Supplémentaire C" 15 février 28 février Coupon No 11 "Supplémentaire C" 1 mars 14 mars , NOTE: A la fin de janvier et à la fin de chaque mois suivant, les cultivateurs devront remettre un nombre de coupons équivalents à la consommation de beurre de leurs familles et aux ventes qu'ils auront faites à d'autres personnes.Durant les mois d'hiver et jusqu'au 30 avril 1943, les prix en gros du beurre de crémerie seront maintenus au niveau actuel, de sorte que les producteurs de gras de beurre seront protee.es contre la baisse.Une prime additionnelle de le par livre, sur le gras de beurre employé dans le beurre de crémerie, sera payée aux producteurs de crème afin de leur garantir un revenu égal au maximum prévu antérieurement.LA COMMISSION DES PRIX ET DU COMMERCE EN TEMPS DE GUERRE coupons valides durant les périodes prévues, chaque fois qu'ils vendront du beurre.Les cultivateurs qui fabriquent du beurre pour leur propre usage n'ont pas le droit de s'en procurer ailleurs, si cela est de nature à augmenter la consommation de la famille et à dépasser ainsi la ration légale d'une demi-livre par personne par semaine.Les cultivateurs qui consomment le beurre qu'ils fabriquent doivent remettre les coupons de rationnement inutilisés au prochain Bureau du Rationnement.I La Coopération des Cultivateurs est nécessaire Les cultivateurs canadiens ont coopéré sincèrement à l'effort de jrnerre du Pays.Les cultivateurs voudront bien coopérer encore en évitant tout ce qui pourrait nuire, même de loin, au succès du nouveau système de rationnement. 24- L e Bulletin des A g r i c irl t e u r s WÊÊËmm il Une délicieuse céréale de grain entier Complexe naturel de la Vitamine B ^OGILVIE FLOUR MILLS COMPANY LIMITED Achetez îles CERTIFICATS D'EPARGNE DE GUERRE régBilièreiBieiit \m B o y T1D IL !L Cl OU EN FÛT w\ Janvier 1943 Le ) elées et les infectent ensuite l'année suivante en y semant des grains mélangés de graines de mauvaises herbes.C'est toujours la même conclusion qui s'impose: "Ne semez que des grains bien nettoyés".On peut à la rigueur faire un bon criblage avec un petit crible à main, mais ce n'est pas facile parce qu'il est presqu'impos-sible de.tenir nets les tamis de ces petits cribles.S'il y a dans nos environs un tfros crible moderne, n'hésitez pas à y faire cribler vos grains de semences et voyez à ce que le crible soit bien conduit.Quand nettoyer les grains de semence?Ne retardez pas trop, n'attende/, pas que vos carrés soient presque vides, car alors vous aurez peur de manquer de semence et vous demanderez un criblage "pas trop sévère".C'est le contraire qu'il faut faire et c'est ce que font un jrrand nombre de cultivateurs de l'Assomption, qui ont commencé dès l'automne à faire faire le nettoyage des semences qu'ils emploieront le printemps prochain.J.E.MONTKEUIL.D'un front si l"nulr«k (lire ici la suite de la page 5) français déjouèrent ce projet en faisant sauter ou en sabordant les belles unités de la flotte française.Immense sacrifice, où nombre de marins français perdirent la vie et qui vint démontrer que la France refusait d'aider l'ennemi.La nouvelle de ce Reste héroïque s'est répandue dans tout l'univers et a suscité partout la plus grande admiration pour la nation française.CONTROVERSE POLITIQUE AU SUJET DE L'AMIRAL DAKLAN Une vive controverse s'est élevée, particulièrement en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, autou rdes accords conclus en Afrique du nord entre le (rénéral américain Eisenhower et l'amiral Harlan.Les dénonciateurs de cette collaboration des Nations Unies avec celui qui a été si longtemps le bras droit du maréchal Pétain.redoutaient de voir l'amiral Darlan prendre de l'ascendant politique en Afrique du nord.Les révélations faites par M.Churchill au parlement de Londres, au cours d'une séance secrète, ont paru apaiser les inquiétudes en Grande-Bretagne.De son côté, M.Roosevelt a affirmé (pie les accords conclus en Afrique avaient été dictés par les exigences militaires de l'heure et qu'ils ne signifiaient aucunement que les Etats-Unis favoriseraient plus tard l'imposition au peuple français d'un gouvernement dirigé par l'amiral Darlan.Ce dernier, à son tour ,fit une déclaration où il affirmait que son seul but est de prêter main forte aux Alliés contre l'Allemagne et qu'il n'entretient aucune ambition politique personnelle.Enfin, on a pu voir que toutes les forces armées de la France en Afrique sont sous le commandement du général Henri Giraud, dont personne ne discute le patriotisme et les intentions.Lu controverse semble apaisée et l'attention se porte maintenant sur les opérations militaires qui ont pour théâtre la Tunisie et la Tripolitaine.Là se joue une partie décisive.L'ennemi est fortement retranché à Bi-zerte et à Tunis mais de jour en jour se resserre le cercle d'acier qui isole ces deux places fortes, tandis qu'en Tripolitaine ce qui reste de l'armée allemande du maréchal Rommol retraite en déroute.'• Janvier 1943 Le Bulletin des Agriculteurs 25.Femmes de dur labeur (lire ici la suite de la page 10) chaux, très petites mais propres et avenantes, apparaissaient au long de la rivière: Nous voyions ties femmes coiffées de mouchoir d'indienne travailler aux champs.Nous en voyions qui, soulevant de grosses gerbes au bout des fourches, édifiaient îles veil-lottes en un rien de temps.Nous passions près de la berge—la rivière n'étant pas très large—et nous entendions grincer les roues des charrettes à foin, crier la poulie des puits ,i nous voyions parfois un visage de femme se lever un instant.La Men-nonitc regardait passer le bateau de plaisance sans étonnement, sans joie, curiosité, sans comprendre peut-être.Elle essuyait un peu de sueur du coin de son tablier, puis se remet-lait au travail.Elle était à toutes les besognes, cette femme-là.Elle semait le grain à poignée, au printemps.Elle sarclait et arrosait le jardin, à l'été.A l'automne, elle récoltait les pommes de terre.Elle était si souvent penchée sur la terre brune que rarement la voyait-on se redresser tout à fait.Elle allait quelquefois à la ville, à pied par le chemin poussiéreux, avec de gros paniers de légumes aux bras.Elle en revenait, la main serrée sous soft châle et, dès en rentrant seulement, elle déserrait la main et laissait tomber la monnaie dans celle du maître et rendait compte, jusqu'au dernier sou, de ses recettes.Kilo élevait une famille nombreuse.Elle portait son enfant pendant les ees.pendant les labours, à la fenaison, dans les lourdes chaleurs des récoltes; souvent elle lui donnait le jour aux champs entre deux besognes Plissantes.Elle n'avait qu'une joie; (die de voir jouer sa petite fille blonde et de se dire: "Celle-là aura moins de peine que moi." C'était la femme de la première colonie mennonito au Canada; le village n'a pas tellement grandi depuis temps-là.Les Mcnnonitcs y vi-I toujours tranquillement, petites gens industrieux, ni très liants, ni ni absolument pauvres, des gens simples dont on ne parle pas lu nucoup.Mais leurs blanches maisons, leurs cours de ferme raclées et râ tissées, leurs bâtiments à la chaux sent aux environs de Winnipeg cc que cette ville, assise dans la plaine, peu favorisée dans ses abords, a bien de plus charmant et de plus pittoresque.Les derniers Mennonites qui émi-nt au Canada entre 192H à 1927 .i arrivèrent au pays dans la seule année de 1923—venaient pres-que tous de la Russie.Ils sont établis dans l'arrondissement de Rosthern, gros bourg de la Saskatchewan.Au village même, ils habitent de gracieuses maisons enfoncées dans les sapins et les fleurs; ils forment un noyau cultural et religieux dont la dévotion se répand dans tout le pays mennonito.Rosthern serait un peu, si l'on veut, comme le foyer de la survivance mennouitc.Les nouveau arrivés y ont leur temple, blanc et sévère, leurs assemblées et, surtout, mi" agence très nctive de colonisation mennonite, fondée par le Révérend David Toews, grand ami de son peu-Pic.,1e n'ai pas eu l'honneur de rencontrer le Révérend David Toews.Mais de partout, j'ai entendu des louanges à son égard.Nul pasteur mennonito n'a travaillé aussi efficacement que lui snns doute au progrès matériel et spirituel des siens.On «ut qu'il s'employa énergiquement au transport de plusieurs mille réfugiés «e la Russie au Cannda.On sait •m il obtint à cette fin, et sur sa seule parole d'honnête homme, des prêts importants des compagnies de chemin de fer canadiennes.Tout à l'honneur des nouveaux emigrants, tout à l'honneur de celui qui leur avait fait confiance, il faut bien le dire, cette dette fut promptement acquittée.Dès leurs premières récoltes, dès leur arrivée pour ainsi dire, les Mennonites de Russie commencèrent à rembourser leurs créditeurs, comme de petites gens qui, avant tout, ne peuvent souffrir les dettes.Et pourtant ils durent s'engager lourdement eux qui entrèrent au pays sans le sou ! Certains pionniers mennonites.établis depuis une vingtaine d'années dans cette région de Rosthern, s'étaient laissés tenter par l'inconnu et, désireux de s'en aller au Mexique, vendirent leurs terres à bas prix.Ce furent les nouveaux emigrants mennonites qui les achetèrent, aidés, conseillés par leur bureau de colonisation.Des Mennonites partaient, d'autres arrivaient; on aurait pu croire que rien n'était changé.Durant mon séjour à Rothern où je pensionnai dans une hôtellerie canadienne-française, soit dit en passant—les nôtres se retrouvent aux endroits les plus imprévus dans l'Ouest —j'eus loisir de l'aire connaissance avec un granil nombre de ces nouveaux emigrants mennonites.Plusieurs étaient lettrés, d'un beau savoir et d'une haute tolérance.Certains s'étaient lancés dans les affaires et y réussissaient fort bien; mais c'était le petit nombre.Lorsqu'ils s'intrui-sirent, les Mennonites, portés avant tout aux choses éternelles, se livrent plutôt à l'enseignement, au professorat et même à l'évangélisation.Leurs missionnaires sont partout dans le monde, jusqu'en Chine.Cependant, ils restent surtout gens de la terre.Et les nouveau-venus vivent aux environs de Rosthern, à Hague surtout, dans de petits villages, point si jolis que ceux de la rivière Rouge, mais beaucoup plus mécanisés.Il n'est pas toujours aussi facile qu'autrefois de préciser vite, au détour du chemin: "Voici une ferme doukhobor." Ou bien: "Voici une ferme mennonite." Certes, on ne se méprend jamais à l'intérieur de la maison.Il y a là une certaine méfiance; ici.une hospitalité qui ne trompe pas.Mais de loin, la ferme de l'Ouest n'a rien de singulier.La silhouette qu'on y aperçoit montée à l'arrière du trac-tour peut être aussi bien celle d'un immigrant que d'un vieux et prospère fermier.La machine n'est plus le signe de la richesse et du progrès.Bile est une nécessité.On l'achète quelquefois avant les vêtements, avant le superflu de la table assurément.J'ai passé une heure ou deux chez un fermier mennonite qui était occupé à réparer ses machines agricoles.Il possédait l'outillage moderne le plus complet : deux charrues, un disque, un cultivateur, une herse, un tracteur, une moisonneuse-lieuse.Et j'en passe.11 n'employait presque plus de chevaux pour aucun travail de la ferme.11 prétendait, comme bien des fermiers de l'Ouest, que l'emploi des machines agricoles coûte moins cher que l'utilisation des chevaux.Même il parlait d'acheter une combine pour diminuer un tant soit peu le coût de la production.Il en parlait comme on parlerait de s'acheter une faucille en Abitibi.Avec tout ça, il nageait bien plus souvent dans les embarras pécuniaires que dans l'argent.Mais il était dans le courant, dans la voie de l'Ouest.Cependant, sous cette adhésion au système qui l'entraînait, je distinguais encore chez-lui l'irrésolution d'un homme habitué à de petits calculs, à de petits risques, habitué à compter les sous et qui s'effarait devant l'effroyable perspective de l'exploitation agricole laissée à l'initiative privée.Les plus beaux succès mennonites ne sont pas toujours ceux qui correspondent à notre idée du progrès.Ils sont loin, ces petites gens précautionneux d'avoir tous mécanisé l'agriculture à l'exemple du fermier que je viens de citer.Ils voient plutôt en petit et plutôt au jour le jour, selon le caractère d'un peuple qui a mis sa confiance dans la Providence.Rangés, peu dépensiers, peu-exigeants, ils vivent encore, beaucoup d'entre eux, comme au temps de leur première installation au Manitoba.Ils sont encore un peuple de petites gens qui subsistent comme ils peuvent, un peuple qui gratte la terre, tient compte des sous, paie ses dettes et ne réussit lias à mettre grand chose de côté poulies mauvais jours.Ce qui explique que, selon les standards de l'Ouest, ils sont jugés misérables et souvent arriérés.Et pourtant, ils n'ont rien perdu de la patiente ingéniosité qui faisait dire aux premiers agents colonisateurs qu'ils étaient la crème des emigrants.J'avais entendu parler d'un Mennonite en particulier.Sa terre était si appauvrie qu'elle ne convenait plus à la culture; petit à petit, patiemment, en commençant par l'achat de trois ou quatre brebis, il en était arrivé à transformer sa ferme en ranch de moutons.Il n'avait pas de crique, pas de mare, pas de bourbier sur son quart de section, rien qu'un puits profond; et chacun avait prédit à cet homme, dès le début de son entreprise, qu'il échouerait là où d'autres n'avaient pu réussir, à cause de la difficulté de l'approvisionnement de l'eau.Je passai en fin de juillet chez ce Mennonite qui habite non loin de Saskatoon.Et île la route nationale, je vis comment il avait résolu le problème d'une façon simple et ingénieuse.Au-dessus du puits, il avait construit une grande roue de bois, creuse à l'intérieur, de sorte qu'un chien pouvait s'y glisser.Le collie courait dans la roue qui tirait l'eau; l'eau se déversait dans un conduit qui aboutissait au corral.Rien que ça; il s'agissait d'y penser.' Au village de New-Anlage.à quelques vingt ' milles de Rosthern, je suis tombée comme par hasard, comme par chance, sur un groupe' de pionniers mennonites, fidèles à leurs anciennes traditions.Les Mennonites n'essayèrent jamais de vivre en communauté comme les Huttérites, mais ils bâtirent souvent leur maison de ferme en groupes serrés, autour d'un pâturage commun plutôt que sur leur concession.De sorte qu'ils habitent quelquefois à quatre ou cinq milles de leurs champs.Mais la vie au village se prête aux petites réunions chez ces gens qui ne voisinent guère qu'entre eux; elle offre aux femmes qui besognent toujours l'occasion d'échanger les nouvelles par-dessus les clôtures; pour tout dire, elle défie l'ennui, elle défie la plaine où les Mennonites, à ce qu'il me semble, paraissent toujours un peu perdus.A ce village de New-Anlage, les femmes fabriquent de tout; et ce n'est pas un village pauvre; il est plutôt dans l'aisance.Mais comment cesseraient-elles de travailler, ces femmes qui n'ont jamais appris à se distraire?Autrefois, pour recouvrir les poutres équnrries de leur maison, elles mêlaient du fumier, du .sable et de la boue qu'elles tassaient et travaillaient de leurs pieds nus.Les maisons de bois, souvont élégantes, ne demandent plus cette corvée.Mais .les femmes n'ont pas cessé d'en sortir dès l'aube, les cheveux cachés lous un bout d'indienne coloré, et de courir au travail.Elles ont, derrière leur logis, des petites cabanes d'été où elles s'enferment, seules, pour les gros travaux du ménage: la lessive, la cuisson du pain; le repassage.La maison; c'est pour le repos, pour la détente; le maître en entrant n'y trouve qu'un calme frais et une ménagère qui a eu le temps de poser la soupe sur la table.Là, à New-Anlage, les Mennonites fabriquent encore le charbon de terre, tout comme en Ecosse, ou plutôt un mélange combustible de tourbe et de fumier pétris, puis coupé en morceaux et mis sécher au soleil.Cela ne coûte rien et donne quand même une certaine chaleur.Brûlant à petit feu dans de grands fourneaux enfoncés dans le mur et recouvert de briques, cela parvient même à réchauffer toute la maison.Cette maison, la plus humble peut-être de la plaine, est encore celle où le passant reçoit la plus chaude hospitalité.Vous ne faites qu'y entier et déjà la cafetière est sur le poêle et la Mennonite russe, cette femme d'habitude osseuse, les pommettes en relief, le visage triste avec des yeux qui brûlent au fond, cette femme qui ne sort de sa soumission que pour traduire l'hospitalité, cette femme économe et silencieuse en tout, active le feu et ouvre le dressoir et choisit sa plus jolie faïence; elle prend dans la huche un pain frais et court à la laiterie et prend en passant, dans la chaudière qui pend dans le puits, du beurre bien frais; elle beurre le pain et remplit les tasses et, toujours grave toujours soucieuse de vous plaire, se tient derrière vous, droite, son ombre faisant une tâche effacée sur le mur blanc, et demande à tout propos: —Encore un peu de café?Encore un peu de pain?Encore du beurre?Des confitures?Et quand vous avez bien mangé de ces fruits sauvages qu'elle a cueillis dans les bois et faits en gelée ou en confitures, de ce pain croustillant qu'elle a longuement pétri, de ce beurre qu'elle a moulu de ses mains fatiguées, quand vous avez bu de ce café qui est cher et rare et que l'on conserve pour les jours de fête, quand vous én avez pris une deuxième, une troisième fois, quand vous avez sans sourciller redemandé de la crème, du sucre, douceurs dont elle se juive elle-même à l'ordinaire, alors seulement elle a parfois, comme pour vous remercier, un si lent sourire qu'il vous étreint le coeur.Bien qu'ils chantent parfois, bien qu'ils aiment a tirer une chaise au coin du feu et écouter le passant, les Mennonites restent quand même un peuple silencieux.Un peuple qui n'a pas livré d'orageuses batailles pour garder sa foi, sa langue, mais qui, tranquillement, ' d'une façon douce et têtue, en arrive à suivre sa volonté.Un peuple sans éclat, qui a ses souffrances cachées, si humbles qu'on ne les mentionne guère, un peuple qui n'est pas gai ni cependant malheureux, un peuple content d'être chez-nous, que dis-je, chez-lui, un peuple qui dure surtout par le courage do ses femmes, un peuple à qui bien des vieilles Martha en mourant on dû léguer leur tenace souci d'être toujours à la peine, à la besogne, au devoir.Dans la région1 de la Saskatchewan, partiellement ouverte par le chemin de fer Canadien National, se développe une colonie juive inspiréo d'après le mouvement sioniste.Xolre reporter qui est allé faire une enquête ¦ sur place nous livrera le mois prochain un article plein de saveur et de nouveauté»: "L'Avenue l'alestine," 26 Le Bulletin des Agriculteurs Janvier 1943 Les dents brillent mieux si on les brosse avec de la poudre et de l'eau.Tu n'es pas mou f rèro Les dents ne peuvent avoir un lustre éclatant que si elles sont propres.Et, de tous les agents nettoyeurs (qui sont innombrables), aucun n'est plus efficace que cette combinaison bien simple: de la poudre et de l'eau.Cela posé, servez-vous tous les jours de la Poudre Dentifrice du Dr Lyon, sur une brosse humide.La cavité buccale éprouve sur-le-champ une sensation de fraicheur et les dents retrouvent leur éclat presque tout de suite.La poudre Lyon ne se compose que de poudre.Elle nettoie intégralement et ne renferme rien qui puisse abîmer la dentine — ni acides ni pierre ponce.A égalité de prix, elle durera deux fois plus longtemps qu'une pâte dentifrice.Demandez, sans tarder, de la poudre Lyon au pharmacien.¦Server-vous de POUDRE DENTIFRICE du Dr.LYON sur une brosse humide Moav.nanti Corootli.beirwrt cKiomH •Ml AUUC5 HIMES dwtnm MbtolBBiMl ffjralU poe* U tent.tKib de lentement 24 bon* t«.n« dt PARFUM i IX «EDUITS Von.m'a.aacma déboaroé ¦ (alrr.ECRIVEZ pour nêctluim dt •mrc n t L ['.PACE Cl-OtSÎOUV frew tua cm co_ Hll.>»¦•• D.lorlmlci.Mnti.aL Ouverts aux visiteurs, elle n'était qu'une pauvre âme en peine, s apercevant tout à coup qu'il est ennuyeux d'entreprendre un voyage seule, sans compagne ou amie pour embellir ces courses et ces visites.Quand Laurence fut là, les choses changèrent, et très vite, elles devinrent (le bonnes amies.Il n'était jamais question de Lambert entre elles, bien que cette réticence étonnait celle qui avait cru pouvoir dire quelques mots aimables de ce compagnon de travail, courtois et réservé, qu'elle n'était pas la seule d'ailleurs à admirer.Lambert ne la courtisait pas.Aucune promesse entre eux, aucun projet d'esquissé, ils étaient de bons camarades, sans plus.Elle interprétait cet étrange et farouche silence de la soeur du jeune homme à une petite jalousie fraternelle qui la porterait à juger, il critiquer peut-être impitoyablement celle sur qui il porterait les yeux, quand il songerait au mariage.Mais comme elle n'avait pas d'illusions, elle ne se rendit pas malheureuse à cause de cela, et tâcha d'intéresser son hôte sur d'autres sujets.Dès que Laurence eut repris son travail, malgré les amabilités que son frère lui prodiguait en lui consacrant toutes ses heures libres, Françoise abrégea sa promenade.Elle partit le lendemain et termina sea jours de vacances à Vaudreuil, chez une compagne de pensionnat avec qui elle restait toujours en étroite amitié.Celle-ci qui se nommait Florence Àubuis, recevait bien des confidences de la compagne avec laquelle elle avait organisé tant d'espiègleries au couvent.Mais au chapitre des inclinations amoureuse de Françoise, elle ne pouvait tirer que cet aveu: —Vois-tu, je n'ai pas encore rencontré le jeune homme qui ressemble en tous points à mon frère, et d'ici-là, c'est lui seul que j'aime.—Le docteur Despins ne te cour-tise-t-il pas?—C'est un ami de la famille, l'alter ego de Lambert, je ne puis lui signifier son congé, mais tu sais bien que je no l'épouserai jamais.—Pourquoi?—Est-ce que je le sais?.C'est une impression tout simplement, mais même s'ils sont des amis ayant des goûts identiques, il y a une trop grande différence entre les deux.Folle que tu es! Je m'embarrasserais bien d'un tel prétendant.—Jette-lui tes filets.Tu sais fort bien être enjôleuse à tes heures.Si peu que j'ai de droits sur ce don Juan, je te les cède.Procure-moi l'occasion, et de mon côté, je te promets de me mettre en quête clu sosie de ton frère.—Tu vas courir longtemps! La vie normale reprit sa trame, avec des heures lourdes d'inquiétude jalouse pour Françoise, des ennuis que ni la lecture ni le cinéma ne pouvaient assoupir, car ils étaient faits de chimères et d'idées romanesques que les intrigues de l'écran et des romans à l'eau de rose ne faisaient qu'aggraver.Le coeur de Lambert semblait s'assagir.Il se forçait tellement à écouter la voix de la raison.Et pour ne lias retomber dans la sombre mélancolie qu'il avait aussi connue, il sortait régulièrement avec Laurence Bergère, La présence d'une jeune fille sage et réservée, dont la conversation était un charme véritable, (lire ici la suite de In page 7) changeait le cours de ses pensées.Il trouvait moins de temps pour écrire à sa soeur, car il se tenait occupé, et on le voyait deux ou trois fois la semaine aux conférences.Les autres soirs il s'appliquait à l'étude des langues qu'il avait choisie comme dérivatif.De nouveau, le docteur Despins se plaignait à son ami d'être souvent rabroué par sa soeur.Il ne comprenait rien à ses brusques changements d'humeur.Tantôt, elle était gaie et semblait vouloir souscrire aux rêves d'avenir qu'il se permettait d'ébaucher, et tantôt elle se cabrait lui disant qu'elle le trouvait bien présomptueux, car elle ne lui avait jamais permis de compter sur un sentiment réciproque.Plus que jamais, il aurait voulu s'attacher l'élue de son coeur, car, son stage à l'Hôpital finissait cette année et il comptait bien installer ses bureaux, profitant du mobilier et de la bibliothèque que son père lui avait légués en mourant, s'il devait avoir le goût d'étudier la médecine et de continuer un nom qu'il nvait essayé de mettre en lumière.Régis n'avait que cinq ans quand son père mourut.Fidèle aux recommandations écrites de la main du cher disparu.Madame Despins s'isola ians la grande maison de famille, avec ses enfants auxquels elle se consacra.Elle ferma le bureau, le laboratoire et la salle de consultations, espérant que plus tard on pourrait remettre à la porte du cottage de la rue Saint-Hubert, la jilaque de cuivre au nom ¦ du docteur Régis Despins, sur laquelle on ajouterait simplement, Fils.Les années passent si vite, l'heure allait bientôt sonner de la réouverture de ces pièces qu'il faudrait moderniser, éclairer de cuir et de tentures claires, car le jeune médecin déclarait ne vouloir que des salles blanches, comme à l'Hôpital.—C'est non seulement moderne, mais hygiénique disait-il.La bibliothèque avait ses visites fréquentes, car sa mère lui en avait donné la clef dès que ses études furent assez avancées.Religieusement, il se glissait de temps à autre dans les pièces voisines, examinant à travers les vitres bombées des cabinets, les instruments soigneusement rangés.Il avait conservé un véritable culte à son père et n'entrait jamais dans le bureau où trônait toujours son portrait, sans enlever son chapeau et sans le saluer avec déférence.Il lui parlait tout bas: Père, veille sur moi.Que je sois un praticien honnête et laborieux comme toi.Je veux aimer tous ceux qui viendront vers moi avec confiance, leur faire du bien, les sauver.Mais je voudrais aussi une épouse comprehensive et discrète comme tu eus le bonheur d'en avoir une à tes côtés .Il pensait à Françoise, rien qu'à Françoise.Quand il était sur le point de se décourager, se disant qu'après tout elle avait un fichu caractère et qu'elle ne saurait jamais prendre une décision, la jeune fille redevenait sereine et il se reprenait à espérer.Se faisait-elle enfin une raison?Le docteur Despins était admis une fois ou deux la semaine au logis de la rue Chcrrier, où Françoise l'accueillait, sans enthousiasme délirant, mais d'assez bonne grâce.Elle essayait de ' combattre elle aussi, ce sentiment déréglé qui aurait dû ne coifhaître toujours que les bornes de l'affection fraternelle.Sou frère ne cessait de l'y encourager.Elle souffrait encore, au fond de son coeur, de se voir préférer cette jeune fille à qui Lambert s'attachait de plus en plus.Les dernières confidences faisaient pressentir un engagement sérieux pour la prochaine fête de Noël.Il l'exhortait à suivre cet exemple en répondant aux instances de Régis, et parlait d'une double fête où ils communieraient aux mêmes émotions, après avoir toujours été un frère et une soeur particulièrement attachés.Lasse, ne sachant plus où s'égaraient ses pensées, elle se laissait aller au gré des événements, trop morne et insouciante pour être heureuse.Dans des accès de franchise qui se répétaient à mesure que le temps des fiançailles se rapprochait, elle racontait à son ami Régis l'étrange sentiment qu'elle vouait à son frère, succédant vers la quinzaine à une espèce d'antipathie que sa mère ne pouvait réussir à dompter dans leur enfance.Lui-même étant au courant de l'inclination extraordinaire du frère pour la soeur, il se demandait s'il n'était pas en présence d'un phénomène physique ou mental.Sa situation était extraordinairement délicate, mais aucun doute ne venait entame l'attachement qu'il conservait à u jeune fille élue de son coeur.Les fiançailles jumelles furent célébrées au réveillon de Noël, à l'issue de la messe de minuit, ainsi qu'il en était question depuis quelques temps.Heureusement que Françoise avait choisi une robe rose qui avivait un peu son teint, car ses joues étaient d'une pâleur cirée, et son sourire se figeait par instant alors que ses yeux semblaient regarder au dedans une vague vision.Elle avait beaucoup pleuré, la veille de ce jour qui comble ordinairement les voeux des jeunes filles.Son amie -Florence lui avait écrit une longue lettre dans laquelle elle la taquinait un peu rappelant le badinage de leur rencontre du dernier été, badinage qui était alors, de part et d'autre, tout ce qu'il y avait de plus sérieux.Elle adressait à sa compagne de pensionnat, comme sou\cnir de fiançailles, un joli cadre d'argent dans lequel il y avait place pour deux photos.Le début de juin devait voir la consécration de ces deux mariages.On procédait lentement à l'installation des nids.La maison de la rue Saint-Huborl subissait une transformation qui faisait place au futur ménage, tout *n gardant à la maison son logis assez vaste et indépendant.A Ottawa, l'installation était plus difficile à cause de la rareté des appartements, mais on se mettrait en quête avec confiance, et dans les longues soirées de tête à tête, on échangeait ses goûts pour tel genre de mobilier, telles couleurs, tel arrangement du vivoir, de la chambre et de la cuisine.En remuant de vieux livres et des papiers poussiéreux, ayant appartenu ù son père, le docteur Despins tombe un soir, au retour d'une visite à sa fiancée, sur un carnet qu'il se mil à feuilleter.Horaire des visites, noms de clients, prescriptions numérotées, réclames de certaines médecines.Il brûlerait ces pages, mais non, c'est quelque chose de mon père pensa- janvier 19+3 Le Bulletin des A.gr i c u 1 t e u r s 27 t-il.C'est bien son écriture à la-.,,,11,.des annotiitions tout le loup ,|e |S livres d'étude l'avaient habi-,„/.H caressa le cuir usé, rouvrit ,1,.nouveau les feuillets jaunis, comme s»j| y cul cherché "de précieux renseignements.Tout à coup, un nom le frappe, le .:l.it Madame Horace Mirande, rue , i, i.C'est bien le nom de la mère- de Françoise.Il se souvient en effel (|iie son père était médecin de famille chez les Mirande.Il en avait :i maintes reprises entendu parler •iv.c reconnaissance et attachement.C'est un peu de cela peut-être qu'était son amitié pour Françoise.Il re-levo des dates .1921 .L'année ,: |o naissance de Lambert .C'est vrai, le regretté docteur Despins avait mis au monde son futur beau-frère.1! parcourut plusieurs pages de mêlées quand ses yeux se fixè-: vu- quelque cliose d'anxieux sur la page qui venait de tourner sous ses doiiris.I l'une écriture plus fine, plus sor-p cl visiblement tremblée, ces mots se détachaient à l'en-tête: Ma confession.Dois-je lire ou brûler ces secrets d'outre-tombe qui s'offrent après tant d'années?.''nulle alternative.Scrupule qu'il ne peut vaincre.Il referme le carnet, !• glisse dans la poche intérieure de veston assurant sa complète sécurité par une épingle à ressort, se promettant qu'il irait dès le lendemain consulter son directeur de conscience.Il se met au lit, et comme le sommeil retarde jusqu'à s'obstiner à as vouloir venir, il se lève, passe une robe de chambre et s'installe dans autcuil où il fume cigarettes sur cigarettes.N'y tenant plus, poussé par une voix intérieure qui lui dit que son père ;i sans doute voulu lui léguer ces documents, à lui qu'il faisait l'héritier de tout ce qui avait été sa ear-de médecin, il reprend le carnet met en train de lire.De grosses sueurs perlent à son front.Ses mains tremblent comme celles d'un vieillard, une fièvre intense le brûle aux yeux et à la tête, sa respiration devient difficile.Quel drame, murmure-t-il d'une voix étouffée.Sans fermer l'oeil de la nuit, il lutte désespérément et s'arrête tantôt u une décision, tantôt à une autre.que son jugement est droit, sa conscience impérieuse et nette, il sait ien qu'il a beau échafauder toutes de plans, que sa conduite est désormais tracée et son sort suspendu à cet événement.*'û trouver les paroles qui s'imposent?A qui faire d'abord cette confidence, cette révélation qui le boulc-et bouleversera toute une famille?.II a beau réfléchir, se dire que les parents doivent d'abord être avertis, c'csl à Françoise qu'il pense, et elle ¦ ra la première à subir le coup qu'il ' 1 1 ra de lui adoucir.u des aveux lui remontent maintenant à la mémoire.Il commence à comprendre.Sous prétexte de détails d'aménagement, il la fait done venir à son bureau.L'oeil perspicace de la fiancé la moins ardente, ne tarde pas à ouvrir toutes traces d'inquiétudes ou de peine sur le visage de l'homme qu'elle s'est habituée à déchiffrer.- Qu'avez-vous donc Régis, un excès de fatigue?Il ne fnut pas vous surmener ainsi.Songez qu'il ne nous reste plus que six semaines avant le grand jour.Ma bieu-aimée.C'est à votre su-J" que je me tourmente.~ Il ne faut pas.Je me demande a ailleurs comment je puis vous en tournis l'occasion.—Vous êtes bien innocente de tout ce qui est arrivé, et de tout ce qui peut survenir à cause de cet incident.—Mais, je ne comprend pas.Veuillez vous expliquer C'est alors que doucement, en ménageant ses mots et en guettant le reflet sur sa figure, il fait le récit de la tragique histoire apprise la veille, par la confession de son père.La jeune fille pâlit, mais pas un cri ne sort de ses lèvres.Elle presse seulement très fort son coeur, sous ses mains jointes et ferme les yeux comme si le poids était trop lourd à la fois pour son cerveau et pour sa poitrine.Il n'ose pas demander ce qu'elle va faire.Il sent bien que c'est à lui qu'incombe le devoir d'avertir sa famille.L'émotion est vraiment trop grande de part et d'autre pour que rien ne parvienne à la dissiper.Il reconduit Françoise à bonne heure, l'engageant à se reposer et à ne pas trop penser â cette tragédie qui fond sur su vie.—Tout s'arrangera.Il ne peut surgir de grandes difficultés maintenant.D'ailleurs les preuves sont là, signées par mon père.On retrouvera la confirmation de celles-ci, dans les registres du temps, pour ce qui est des faits accomplis.Françoise se laisse bercer par ces paroles.Muette, elle les écoute, mais elle a IlûtC d'être seule dans sa chambre pour reprendre le fil de ses pensées.Le lendemain, elle demande à sa mère de téléphoner au bureau pour avertir qu'elle ne pouvait s'y rendre à cause d'une forte migraine.Elle ne quitte pas sa chambre de la journée d'ailleurs, et après avoir fait le plus silencieusement possible ses bagages, elle annonce le soir qu'elle prend le train pour Ottawa.—Il faut absolument que je vois Lambert.C'est urgent.Je reviendrai demain.On s'étonne, on s'inquiète même d'une si brusque et mystérieuse décision, mais étant donné la précipitation de ce voyage et le prompt retour annonce on ne s'alarme pas trop, songeant qu'il y a probablement quelques détails à régler au sujet des noces.Pour le coup, Lambert croit sa soeur folle, en recevant un télégramme ainsi conçu: "Tu n'es pas mon frère! Arrive ce soir chez toi.Attends-moi à la gare.Histoire incroyable.Françoise." Bile est terriblement agitée, mnis elle n'a pourtant pas l'air démente quand il la reçoit dans ses bras, à la gare Union.—Emmène-moi chez toi tout de suite, .l'ai «les révélations extraordinaires à te faire.Je ne pouvais lias tarder à venir.Tu comprendras.Les voilà dans la petite chambre que Françoise reconnaît bien, car rien n'y est changé, sauf qu'une grande photo au pastel de Laurence remplace la sienne qui avait sa place d'honneur sur le bureau de Lambert.Lui tournant le dos pour n'être pas tentée de la renverser, elle va droit au but, maigre l'air ahuri de son frère qui se demande de nouveau si Françoise n'a pas le cerveau dérangé.—Non, tu n'es pas mon frère, et tu en auras la preuve.Il faut que tu reviennes avec moi demain, à Montréal.Papa et maman ne savent rien encore.Le docteur Despins, le père de Régis, qui n présidé à ta naissance, l'a substitué au véritable bébé qui venait de naître de maman.C'était la deuxième naissance malheureuse, maman ayant eu une fille morte-née seize mois avant.Elle étnit dans un était de faiblesse qui ne la gardait à l'existence que par un fil.Elle criait et tendait les bras vers l'enfant qu'elle avait tant désiré, suppliant qu'on la laissât mourir si le bébé ne devait pas vivre.On venait d'accoucher de son premier-né une jeune mère, dont le mari s'était tué trois mois auparavant dans un accident d'automobile.Elle ne s'était pas remise du terrible choc subi, et succomba à son tour laissant seul au monde un enfant assoiffé de vivre, qui criait de toute la force de ses poumons.C'était toi, toi! Tu n'es donc pas mon frère ! —Mais, la preuve de tout cela Françoise.—La preuve, Régis l'a dans un calepin où son père écrivit cette confession, un soir où il se sentit frappé des premières atteintes du mal qui devait l'emporter quelques semaines plus tard.Il obtint même la signature de la garde-malade qui l'assistait et qui eut connaissance de cet échange.Nous pourrons peut-être la retracer.Mais la parole de cet homme suffit.Il explique comme cette alternative lui parut la seule pour sauver ma mère.Il se proposait de la préparer lentement à la vérité, mais devant sa tendresse intense pour le petit être qu'elle croyait le sien, il reculait toujours.—Maman ! A laquelle des deux femmes pensait-il, ce grand garçon qui se sentit accablé par ce récit?.Lambert et Françoise reprirent ensemble le train de Montréal, dès le lendemain, ayant passé la nuit dans des fauteuils à parler de cette aventure comme on n'en voit que dans les histoires d'imigination .Il laissa un mot à sa fiancée, demanda à ses patrons un congé de quelques jours pour affaires de famille, et se sentit gêné en entrant chez ses parents.Mais ils avaient tout appris.Devant la fuite de Françoise, le jeune docteur Despins qui sentait d'ailleurs passer ses responsabilités sur sa conscience, avait demandé à Monsieur et Madame Mirande de le recevoir privément.On se remettait à peine du choc causé par ces révélations inattendues.Sur les registres de l'hôpital, on avait retrouvé le nom de cette femme, accouchée le même jour et à la même heure que madame Mirande, et morte aussitôt.On déclarait son fils mort, tandis que Lambert, enregistré comme le fils de Madame Mirande, fut baptisé sept jours plus tard, des que le père fut revenu d'un voyage d'affaires à Winnipeg.Aucune ressemblance physique, ni du côté de sa pseudo famille maternelle, ni du côté des Mirande, chez Lambert.Ce qui dissipait les derniers doutes.Il y avait aussi cette étrange antipathie de leur enfance entre Françoise et lui, puis cet attachement maladif qui paraissait tellement anormal, à l'âge de l'éveil de leurs sentiments.On n'avait retrouvé aucune trace de la famille véritable du jeune homme, les papiers établissent que sa mère possédait une petite assurance qui lui permettait tout juste de régler les frais d'hôpital et d'enterrement.Ceux qui inconsciemment en avaient fait leur fils à l'aurore de sa vie, lui ouvraient encore les bras et ne voulaient pas le perdre, après l'avoir considéré comme leur durant plus de vingt ans.Monsieur Mirande lendit la main à Lambert: —Tu seras toujours notre fils, à moins que tu n'en décides toi-même autrement.Le jeune homme retint la phrase qui lui montait aux lèvres, et balbutia simplement, à voix basse mais chaude: —Merci.Les jours suivants, il s'employa à trouver quelques traces de sa véritable famille, elles se bornaient à un .vieil oncle habitant aux Etats-Unis, Des limes comme celles-ci donnent un essor victorieux à des instruments comme ceux-ci La période moins occupée de l'hiver permet au fermier de mettre «on outillnne en condition pour les activités du printemps, (enr les exicences de In Ruerre font que les pièces neuves sont de plus en plus difficiles à obtenir).C'est maintenant le temps de vous procurer une provision de limes pour vus réparations, mises nu point et aicuÎMiKes.Dt* bonnes limes tont à peu près les meilleure outils que vous puissiez, avoir pour fuire durer votre outillage agricole, équipement d élablc et de KraiiK'e et les accessoires domestiques plus longtemps.Procurcz-voua en — chez, votre quincaillier ou marchand d'instruments.Kn obtenant des limes lilnrk Diamond, vous obtenez les meilleures au Canada — douze limes parfaites GARANTIES dans chaque douzaine.NICHOLSON FILE COMPANY, Port Hope, Ont.LIMES BLACK -POUR TOUS LES BESOINS UNE VRAIE Montre-Bracelet la venta de quelques bouteille; de Parfum de 5' i 30' EXACTEMENT CE QUE VOUS DESIREZ k RIEN A DEBOURSER Catalogua et néceauire de venta envoyai aur demande.NATIONAL PREMIUM00."., : 1227 EST DUE DcRCHESTER MONTREAL 'AnAonc.GRATIS Montre.Nécessaire de toilette.Projeeteur.Coutellerie.Argent 30%, eouverlure.robe, tablier, jupon, canif.Chapelet ou PLUS ni: 200 PKIMES d.Miner* GRATUITEMENT .-mv personnes qui vendront $5.00 et plmt de nos craïnes de jardin à .OSc le paquet.Demandez 63 paquets et notre catalogue de endeaux.ALLEN NOUVEAUTES Dept.B — ST-ZACHAR1E, P.Q.37 28 Bulletin des A y r i c u 1 t e u r s Janvier 194"! croises 1 2 3 fl- 5 6 7 8 9 10 11 12 13 1* 1 2 3 A 5 6 7 8 9 10 II 12 15 141 7.—Rivière de France.— Administrée pour autrui.S.—Ville de Russie.— Nom générique de plusieurs espèces de poire*.— fleuve d'Espagne.ft.—Negation* — («au lois de naissance.— Terminaison d'infinitif.— Aventurier.10.—Donner de la vigueur.— Oubliée.11.—Fils de Jupiter.— Habitude de manger de la chair crue.l'2.—Amoncellements de Rlacons dans un cours d'eau.— Prénom féminin.13.—Pleuve de France.— Qui font la traite des nènres.11.—Epoque.— Entretien particulier entre deux personnes.Solution du dernier problème A S « ?0 4 10 U U II H HORIZONTALEMENT 1.—Action de rendre.— Exprime identité ou parité.2.—Cérémonie, prière pour chasner les démons.— Qui a une saveur désagréable* 3.—«-o^rs dents.— Terre légère, maicre et qui réclame de fréquentes additions d'engrais.4.—Pronom indéfini.— Un des Etats unis d'Amérique.6.—Traite une affaire.— Lettre de l'alphabet «rec.— Adjectif démonstratif.6.—Siè^re de cérémonie des rois.— Sicne qui baisse la note d'un demi Ion.7.—Petit ronecur.— Sans appuyer.8.—Homme* très forts.— Liquide qui se divise en gouttelettes.9.—Chose frivole.— Se suivent dans "garage".10.—Signifie réunion.— Appartenir.— Ivoire de morse et d'hippopotame.11.—Kn graissée avec du grain.— Habitude bizarre.12.—Préposition latine.— Pâte frite à la poêle, et qui renferme ordinairement une MihMance alimentaire quelconque.13.—Excite* — Jeune fille vertueuse.14.—Recueil de bon* mots.— Menée de nouveau.VERTICALEMENT I.—Observations ayant un caractère de reproche.2.—Action de dispenser d'une charge, d'une obligation.— Indiqua le lieu.3.—Fraude, tromperie.— Ville d'Allemagne.— Kn 1198, il découvrit In route des Inde* par le cap de Uonne-F*-pérnncc.4.—Monstre fabuleux.— Plante grimpante.toujours verte.0.—Adverbe de lieu.— (lui vient de Dieu.— Ville de Chnldée.6.—Traçai.— Un temps fort Jung.DEMANDEZ - LEUII CETTE CARTE Los agents qui recueillent fies abonnements au nom du Bulletin des Agriculteurs sont tous porteurs d'une carte de créance valable seulement pour le mois courant.Assurez-vous, en demandant aux solliciteurs de vous présenter cette carte de créance, qu'ils sont réellement nos représentants et non pas des imposteurs.Voici un fac-similé de cette carte de créance qui est crème pour le mois de janvier.TE il1 mm BEBE HIE 301 Le Bulletin des Agriculteurs CETTE LETTRE DE CREANCE AUTORISE dont U signature parait ci-dessous, à solliciter des abonnements pour LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Valable pendant le mois de janvier 1913 seulement É AVIS Le porteur de cette lettre de créance n'a aucune autorité pour solliciter ou accepter des abonnements pour une publication autre que celle mentionnée plus haut.Si une telle tentative en était faite, cette publication ainsi que vos autorités locales devraient en être avisées sur le champ.Il ou elle n'est autorisé ni à encaisser des chèques ni à transiger au nom de la Compagnie, sauf pour le recrutement d'abonnement» Signature du représentant.Directeur de 1a Circulation.VALABLE PENDANT LE MOIS DE JANVIER 1943 SEULEMENT à des cousins éloignés, car sa mère était fille unique et devint orpheline très jeune.On la confia à des religieuses et c'est nu couvent même, alors qu'à seize ans elle occupait un poste de portière, qu'elle rencontra Jules Ronblunc, représentant d'une maison d'affaires avec laquelle opérait la communauté.La cour fut discrète et brève.Tous deux dans la même situation de famille à peu près nulle, il se mirent en ménage et vécurent heureux durant des mois trop courts, car à peu d'intervalle survinrent les doux catastrophes qui les conduisirent dans l'autre monde.Lambert fit les démarches nécessaires pour reprendre un nom dont il n'avait pas à rougir et l'accoler, avec la permission de son père adoptif, à celui sous lequel il avait grandi, fait ses études, entrepris le voyage de la vie.Madame Mirande subit très mal le coup d'abord, elle fit une fièvre qui dura trois jours puis se remit lentement.On l'entourait d'attentions et de petits soins.Françoise surtout était toute douceur et prévenance.Elle avait définitivement quitté son emploi et son humeur devenait paisible, sinon joyeuse.Le docteur Despins venait presque tous les jours à la maison mais on ne parlait plus momentanément, du mariage dont la date approchait.Lambert semblait ne pas penser à ses projets lui non plus, trop absorbé qu'il était par les démarches que nécessitait la situation actuelle.Il écrivait de courts billets à mademoiselle Bergère.Ainsi donc, en apparence, rien n'était changé, et l'état des choses se stabilisa sans trop de bruits.—N'ous gardons notre fils, dit monsieur Mirande à sa femme en l'embrassant, après avoir serré la main au jeune homme.— Pour Consacrer cette adoption, mon cher père, voulez-vous m'accor-der la main de votre fille Françoise?Le premier moment de surprise fut assez vite dissipé.Tous comprirent que c'était l'aboutissement naturel de cet attachement que l'on jugeait extraordinaire, alors que tous étaient dans l'ignorance de la vérité, ceux-là surtout qui essayaient de lutter contre un sentiment inexplicable, aussi longtemps qu'il fut inexpliqué.Jamais on ne vit épanouissement plus grand sur le visage de Françoise.Ce bonheur qui lui semblait aussi impossible à atteindre que la lune elle-même, ou le soleil, elle le tenait maintenant.Tout s'était réglé durant cette longue nuit de conversation intime à Ottawa, lors des révélations sensationnelles.II resterait à une petite fiancée douce et bonne, à se consoler, au docteur Régis Despins à chercher le sérum qui lui guérirait le coeur d'une blessure douloureuse.—Peut-être .pourraient-ils ensemble trouver le même bonheur qu'elle connaîtrait avec Lambert .pensait Françoise.A moins que ce ne soit Florence qui se mette à la conquête de son ex-fiancé.Elle était peinée sans doute du chagrin de ces bons amis, mais comment ne pas être ravie de sentir tous ses rêves épanouis dans son coeur comme une gerbe odorante de roses qui croule sous les parfums enivrants qu'elle répand?.A l'oreille de son bien-aimé, elle mu rmurc: —Je l'avais bien senti va, que tu ne pouvais pas être mon frère.—Surtout quand tu étais petite et et que tu ne pouvais pas me souffrir .répond-il en la taquinant.—Non, surtout quand j'ai cru que ton coeur m'échappait pour toujours.Jeanne ALLARD.populaires CIGARETTES sweet caporal "La forme ta plus pure sous laquelle le tabac peut erre fumé".Maintenant, soulagement plus rapide DES RHUMES D'ENFANTS avec le nouveau Linimenr BUCKLEY à action rapide Ce liniment a nrtinn pénétrante, npporte un soulagement rapide aux rhumes obstiné* chci les enfanta et lea adultes.Frottez-en vigoureusement |n poitrine, la gorgi et l'omoplate.Le liniment blnne de Buckley, gui ne tnehe pan.produit une vive ehnlein nctive la circulation, fait disparaître la congestion et le serrement il In poitrine.L'inhalation des vapeurs médienmentées dégage le cerveau, réduit In toux, détache le phlcgme.adoucit et facilite l'action bronehialc.Le lini' ment blanc île Buckley, nui ne tache pas.doit vous soulager en moins de temps que t.autre remède ou voire argent vous est rentix Prix iiuc.SUe.Kn vente partout.(ZcAêtêj /2ucJU&tf'4 àt/yze*uiq vpthe monfteue.en TtfnMtoi çù'£paÂ^n&.iil souvent ilfle nu mnuvnis fonction» *•>*¦"» du rein et de In vessie.Généralement '«"« res ens.In première dose do Cyntex rrII niim.i,:,t.ineiit en nidnnt votre rein n éliminer ''• .neiiles et des im|iuretés.Son notion toynntc et purifiante sur le rein dims un '«eux, peut fncllement vous faire iniir plug jeune, plus fort et mieux portant 'tue ilipiiH ||, remboun ¦innées.La iriuuntii- rigide ornent de Cystex vous assure le do - ™ ruun nni-ui v »v TO* jour Immédiat ilu roftt total, si vous n'Hea pnn "U.ivni.nt satisfait.Vous over, tout o «nirncr ,.,.o " " '"r,lre.tcrfico ft retto Bnrnntio do ¦•'•nient ainsi procurcs-voun Cystex des mcîtlsc"' C,,M volre pharmacien.Scule- une étroite meurtrière située presque ou plafond et où les araignées avaient tissé tant de toiles que même la lumière avait de la peine à se frayer un chemin jusqu'à la pauvre petite prisonnière.Soudain, un bruit de pas résonna dans le couloir sonore.Un rayon de lumière, pauvre et blafarde, passant par la meurtrière, annonçait l'aube .Perrette frémit, serra frileusement son fichu sur sa poitrine, comprimant, de ses deux mains engourdies de froid, les sourds battements de son coeur.Les pas s'arrêtèrent à sa porte.Une clef chercha la serrure, tourna avec-un bruit grinçant, crispant et aigre .Le lourd battant s'ouvrit, et Paulin parut.Un gardien le suivait, l'éclairant d'une lanterne à huile tenue à bout de bras.Paulin fit deux pas, fixa Perrette qui se faisait toute petite, et que la terreur faisait trembler .Il se tourna vers l'homme: — Tu peux retourner dormir .La donzelle n'aura plus besoin de tes services .plus jamais! L'autre eut un mot de pitié: — Déjà! Palivre jeunesse! .- — Pas de pitié pour les traîtres, citoyen .Et encore moins pour les jolies filles qui comptent sur leur beauté pour attendrir les juges! .Allons, va! Comme à regret, le gardien tourna les talons, Paulin le rappela: — Laisse-nous ta lanterne .Nous avons à causer, mademoiselle et moi .Il termina sa phrase par un ricanement.Perrette se mordit les poings pour ne pas crier.Ayant pris la lanterne, Paulin referma la lourde porte .Les pas du gardien décrurent, s'éloignèrent, devinrent imperceptibles .Perrette était seule devant son bourreau.Une heure plus tard, les murs de la prison répercutèrent le bruit d'une détonation.Dans la salle de garde, les hommes se signèrent .Le gardien-chef, tout pâle, murmura: — Quelle pitié ! Un lourd silence suivit durant lequel ces hommes durs devaient prier pour l'enfant pure et martyre qui quittait ce monde cruel .La porte du cachot s'ouvrit toute grande et Paulin parut, tenant sur son épaule un grand sac dans lequel on devinait le corps de Perrette.11 passa devant la salle de garde et, s'adressant aux geôliers: — J'enlève le corps tout de suite car on va vous amener un autre condamné, d'ici une heure.— Où allez-vous mettre ce corps, citoyen".' — Pourquoi demandes-tu cela?— Pour savoir si .s'il faut que l'aumônier prépare la chapelle .Paulin eut un rire: — Elle n'a même pas reçu l'extrê-mc-onction, que veux-tu qu'elle fasse dans une chapelle?.le vais la jeter à la rivière, tie ce pas .Nous n'avons pas de temps à accorder à des singeries.La révolte sonna dans la voix d'un des gardiens: — Et la sépulture?— Pas de sépulture pour les chiens qui trahissent la République! Sentant, chez ses hommes, gronder une sourde irritation, il les mata du regard : — Et pas de pitié! ajouta-t-il.Tel qui montre tie la pitié m'apparnit comme suspect.Entendez-vous?Baissant le front, ils montrèrent qu'ils avaient compris.S'adressant au chef, Paulin ajouta: — Maintenant, si tu veux nie décharger de lu corvée et porter toi-même cela à la rivière, à ta guise! 12 VKIK.ES DE COUPONS DE SOIE 99c.Environ 15 coupons du Soie taffetas.Hayon, Cclancse.7 ù 30 pouces du largeur.2 livres.Envoy ci î*ï*c plus 23u.frais du Poste.Word's 33.Montréal.12 VCS.DE COUPONS 99c.Environ! 15 coupons du broadcloth imprimé 10 à 36 pouces du largeur.Envoyez 99e plus 15c pour frais du poste.Garantie du remboursement.Wards, GO.lioite 2523, Montreal.18 VKIK.ES DE TISSU DE LAINE $1.98 Coulions.12 morceaux, longueur 66 pouces, largeur 5 n 10 pouces.Pour jupes, vêtements d'enfants, salopettes, casquettes, couvre-lit.Envoyés $1.00.solde de .98c plus frai3 de poste n payer sur livraison.Garantie de rcm-bou moment de Sl.'JS.Wards 61, Montreal.3 RODES DE PL ANN ELLE 53.40.Pour dûmes.:; i n 44.Chaude flannellu Shetland, derniers modules, jolis patron», valeur *2.50 chacune, Manches longues.Vert, brun, bleu.vin.Tailles fortes 16 à 52.3 robes $3.98.CO.D, Quelques sous pour frais de poste.Garantie du remboursement.Wards 64, Montréal.C'est le résultat nui compte.Commencez bien ut vous réunirez.Ne gaspillez pns du la bonne nourriture ut de bons soins sur des poussins du qualité* secondaire.Spécialisez-vous dans l*élevage du poussins robustes, en santé, pro* fiiailles, approuvés par lu Gouvernement en \ttu> les procurant des CouvoirS Tweddle.Ils proviennent du sujets du haute qualité, ayant subi Pépreuve du sang.Elevés pour le poids, une croissance rapide et la productivité.Lu demande canadienne et britannique pour lus oeufs et lu volaille brisera tous les records et vous n'avez pas à vous préoccuper des Profits Nets si vous comencez otre élevage avec des sujets Tweddle reconnus profitables.Un mol aux gens avisés : Donnez votre commande du bonne heure et assurez-vous de recevoir vos poussins.L'an dernier, nous n'avons pu remplir toutes les commandes.Prenez livraison de bonne heure ut vous ferez des profits addition nuls durant les mois d'automne lorsque le prix dus oeufs est à son plus haut niveau.Participes au concours de poussins Tweddle, 1943* 12(H) poussins sont donnés absolument gratis.Demandez notre dépliant concernant le concours, notre liste de prix et notre catalogue de 1943, 4 verges d'étoffes worsted $2.29.Don matériel pour jupes pour Dames et pour l'an talons.Habits, etc.pour hommes et garçons.Solidement tissé, très fort.2S pouces de largeur.Prix rég.$1.00 la verge.Couleurs gris, brun, vert ut bleu marine .12 VCrgCS pour $6.50.Ward's 71.Montrent.Poulettes de tout ûkc du lf> semaines jusqu'à la période du ponte, plusieurs races.Aussi poussins éclos du l'automne pour livraison immédiate.Catalogue gratuit.Tweddle Chick Hnt-chcrles Limit cil.Fergus, Ontario.12 PUS BAS LAINE EPAISSE POUR HOMMES — $3.69 3\'> livres, tricot de laine à côtes.Qualité bûcheron.Gris.Envoyés CO.D.Garantie de remboursement.Words 75 Montréal, La nourriture — la rareté en augmente tous les jours.Préparez-vous n faire face à la demande de 1943 un vous procurant du bon* poussins.Servez votre pays avec profit pour vous même.Nous apprécierions recevoir vos commandes à bonne heure afin de pouvoir vous donner ce que vous désirez ù la date voulue.Demandez not ru catalogue ut notre livre du prix.Dray Hatchery 111 John St.N., Hamilton, Ont.4 CHEMISES INDECHIRABLES $3.49 Type militaire, bien façonnée:* Matériel Co-vert.Durera dus années.Bleu, Kris, khaki.Toutes les grandeurs.Autre aubaine à moitié prix ; 3 chemises de toilette en broadcloth $2.99 prix rég.S2.00 chacune.Couleur rayé assorties.Garantie de remboursement.CO.D.plus (luehiuus cents pour frais de poste.Wards Dept.82« Montréal.CULTIVEZ DES BLEUETS GEANTS Catalogue gratuit, prix sensationnels.Un vur-ger domestique qui vous garantit dos fruits, petits fruits, raisins, asperges à bon marché.Tube's Trccry.Niacnra-nn-t hr-Lakr, Ontario.8,000 VGS.DE FIL $1.95.Noir, blanc, fil à machine No.40, 50, bobine» de 2.000 vgs, Envoyez $1.95 plus 10e pour frais de poste.Garantie du remboursement.Wards.S3.Ilnïtr 2523.Montréal."VERGER DOMESTIQUE IDEAL" Vous garantit une abondance du fruits, petits fruits, raisins, asperges à bon marché.Pépinière inspectée par le Gouvernement Catalogue gratuit.Tobc's Trccry, Niagnra-ou-thc-Lake, Ontario.MESDAMES.VOYEZ, $1.19.Paquet aubaine.Has do soie rayons, sous-vêtements de solei robe imprimé, ustensiles de cuisine, boîte du poudre faciale de $1.00.Les six articles $1.19, plus ,16c pour frais de poste.Valeur $5.00.Ward's 84.Montréal."L'INDEPENDANCE SUR 5 ARTeNTS" Détails sensationnels, catalogue gratuit fruits, petits fruits, vignes, asperges.Pépinière Inspectée par lu Goucrnomcnt, Tone's Trccry.Nlngnrn-on-llic-I.akc, Ontnrio.Pantalons "Wonted" pour hommes $2.21) Valaient $4.50 la paire.Superbes modulus de toilette, gris, marine* brun.Coupe parfaite Grandeurs 30 à 40.2 paires $4.25.Oversize 48 :\ 52 — 2 paires $5.75.Protection de remboursement.Expédiés CO.D.quelques cents pour frais de poste.Wards, II.Box 2523.Montréal, 30 VGS DE SERGE A RODE $1.98.Coupons tout laine provenant de ln manu foc-t n re.Longueu r 5(i pouces, large" »' 5 " 10 pouces.aVfa Tous d'une même couleur.Pour robes par laizes, jupes, vêlements d'en- fants, salopettes, édrudona.Envoyez $1.00.solde 98c plus frais de poste.Garantie de remboursement.Ward's 32, Montrénl.12 vKs de matériel ù robe $2.1*8.Crêpe Spun Homespun Tweed, Soie de Culanese.Valeur $8.00.Longueurs 2 à 4 verges.Ecoulement de coupons.Nouveaux patrons.C.O.D.plus quelques cents pour frais de poste.Garantie de remboursement.Word's C12 Montréal.Aiguisage garanti Clipper toutes marques.30c le set.Coupe durable n chaque set.Képarunx têtus clippers.Service prompt.Adressez : 11.II.Eontuine & Fils.Pierrevillc, P.Q.20 VERGES D'ETOFFE A ROBE $2.98 40 verges, $5.79 spun crêpe rayon ; imprime-voile; broadcloth.Vente d'écouIcmenL Longueurs de 2 à 5 verges, nouveaux dessins, nuances u lu mode valant jusqu'à $1.00 la verge.Envoyé C.O.D.plus quelques contins pour frais de paste.Garantie de remboursement.Wards, G.Dox 2523 Montréal.Aiguisage garanti Clipper toutes marques.35c le set.Aiguisé sur machines derniers modèles spéciales.Clippers barbier .25c.Réparons et vendons tous les accessoires pour clipper.Surviec prompt.Adressez: Hector Fontaine, A i v.ii i si'rie.Picrrcville, P.Q.4 ROUES POUR DAMES $3.15.Crêpe spun rayon, broadcloth, imprimée.Patrons nouveaux.Valeur $1.69 chucunu.Toute» les couleurs.34 n 44.Grandes tailles, 46 ii 52.4 robes $3 99.Protection de remboursement, C.O.D., plus quelques cents pour frais du poste.Wards, II, Box 2523, Montréal.Souffrez-vous de hernie 7 Notre méthode perfectionnée, vous procurera secours, confort et support.Pas d'élastique, ni de bandage, ni de lames, d'acier.Ecrivez n Smith Manufacturinc Co.Dept.198 Preston, Ont.Pour grandir, rester jeune, améliorer vue.débarrasser rhumatisme, etc.Maigrir, culture physique, psychologie, réussir.Envoyez 10c Loadstone.IfiG DcMonligny, Montrénl.Aux fermiers ut autres.—A cause de la rareté du métal pour la fabrication des tracteurs et dus piùcus de rechange, en raison aussi du rationnement de l'ussunce et du caoutchouc, plusieurs cultivateurs se serviront de chevaux.Les fermiers de la Saskatchewan offrent en vente plusieurs jeunes chevaux, doux, bien dressés, élevés sur ln ferme.Ces chevaux nu sont pas "brouco3".Pour plus amples détails concernant l'endroit où l'on peut avoir ces chevaux de ferme et d'où se fait la livraison, veuillez vous ndresser au Commissaire de l'Industrie Animnlc.Département de l'Agricul-lurc, Régina, Saule Gratis: Porte Bonheur, quatre beaux petits cupfdons.Nouveau Catalogue, livres frnnrui«* magie : trucs ; fnrees : recettes ; secret faire ennuyer, aimer : parfums charmeurs ; eurinsi-lés ; nouveautés : monologues comiques.Envoyez 10 sous.Ko Dnrnoc.Enregistré.93 SU-lion "N".Montréal._ Detectives.Agunts-Seeruts.Hommes ambitieux du 18 ans et plus demandés partout au Canada pour duvunir détectives.Ecrivez immédia tu-ment à M.H.JULIEN.Cnsc 25.Station T.Montréal.Paquet Victoire Gratis — comprenant timbres de Tanganyika — Cayman — d'animal — Tète du bébé — Couronnement — Epoque victorienne — Poste aérienne — Mnppe-monde — avec gros catalogue — le tout gratuit — Envoyez 5c pour frais de poste.Gray Stamp Company, Dépt.L.B.Toronto.Cours Commercial par Correspondence.Demandez prospectus.Adressez: Casier 5, St-Hyurinthc.Que, 10 POUSSINS GRATIS Poussins de premiere qualité.Nos poussins sont de races pures, vigoureux et pleins de vitalité, provenant du troupeaux ayant subi Pépreuve du samr, étant reconnus pour la pontu de gros oeufs du 21 à 32 onces la douzaine.Poussins mélangés mâles ut fuma lus : 9.00, 10.00 ut 11.00 le 100.Poulet lus Enrnntius '.tO^Î, poulettus: 18.00, 20.00 et 22.00 le 100.Coehcts du races pesantes: 6.00 le 100.Nous donnerons 10 poussins gratis avec toute commande du 100 poussins et plus, reçue et payée en entier durant le mois de janvier.Nous livrerons vos poussins vers ln date que vmw désirerez.Demandez notre liste de prix.B.Barrette, 2261 rue Visitation, Montréal P.Q.ROUPIE.RHUMES, CATARRHE Ne leur coupez pns le cou, donnez-leur quelques gouttes de ZEV, le remède vétérinaire remarquable, fabriqué par les manufacturiers du mélange Buckley.Un fameux aviculteur dit: "C'est lu remède le plus actif que j'nie encore employé." .50c et $1.00 à la pnarmacic ou de W.K.Buckley Limited, Toronto; Lrduc et Leduc ; Montréal ; Au Bon Secours, Ri-mouski; Gacnon Pharmacie, Malanc; W.Bru net et Cic, Québec.POUSSE.SOUFFLE COURT Un cheval qui n le souffle court nu vaut pa* la peine d'être gardé, mais ZEV lui rendra bientôt son utilité.Ce remède remarquable, fabriqué par les manufacturiers du mélange Buckley contrôle les nffections respirât ni rc« là ou tout autre remède n'a pas réussi.$1.00 à la pharmacie ou de W, K.Buckley Limited, Toronto : Leduc et Lrduc, Montréal ; Au Bon Secours, Rimouski ; Cngnon Pharmacie, Ma-tone; W.Rrunct et Cle.Québec.Aiguisons Lames Cllppcurs .35e Set, sur Muulu-Kmury.Sur machinu-n-l'huilu ,75c set.garantie comme neuve.Vndons lames, nc-cussolres, CHppcura-n-manivullu ut électrique.Coupe-Corne à, Bétail.Chavrnr-à-Neîge.Adi*essez-vous—:Ï/Usine D'Aiguisage Fnntntnc, Pierrevillc, Que. 3+ Le Bulletin des Agriculteurs Janvier 194.1 Une sueur froide perla au front de l'homme; péniblement; il articula: — A moins que ce soit un ordre, citoyen commissaire, je vous laisse cet honneur.Paulin sourit et, de son pas large et égal, quitta la prison.Un des geôliers, traduisant la pensée de tous, murmura dans son dos: — Sale boucher! Paulin marcha longtemps, en suivant le bord de l'eau.Il franchit un petit pont rustique, s'enfonça dans la forêt.Il regardait autour de lui.comme avec l'espoir d'apercevoir quelqu'un.Enfin il eut un sourire, siffla doucement; on lui répondit par le même signal .Il marcha dans la direction d'où était parti le sifflet.Une berline était là.dans laquelle avaient pris place le comte et la comtesse de Pres-les, accompagnés d'Hermine .Quand ils virent Paulin et son fardeau, une même émotion se lut sur leurs traits .Incapable île se maîtriser.Hermine éclata en sanglots sur la poitrine de sa mère.Paulin avait atteint la voiture .Avec d'infinies précautions, il se déchargea de son sac et l'installa commodément aux pieds des voyageurs.Personne ne parlait: le vieux comte de Presles saisit la main de Paulin et la serra, puis, d'un même élan, les deux hommes s'étreignirent.D'une voix altérée, Paulin questionna : — Votre laissez-passèr est-il parfaitement en règle?— Voyez! répondît le comte en lui tendant un document.Paulin y jeta les yeux: — Parfait! .Alors, en avant! Le cocher leva son fouet et la berline, enlevée au trot de deux forts chevaux, s'engagea sur la route semée d'ornières que la glace comblait.Paulin était resté au milieu de la route, immobile .11 ne bougea pas tant que ses yeux purent distinguer, au loin, la voiture qui emportait les exilés volontaires.VI Le général Bonaparte, devenu Napoléon 1er, rappelle en France, afin d'orne]' dignement sa Cour, quelques-uns parmi les nobles qui furent contraints, jadis, d'abandonner le territoire.L'amnistie est complète et, peu à peu, les proscrits reviennent, rachètent leurs biens.Le comte et la comtesse de Presles sont des premiers à regagner leur chère patrie.Le marquis André de Vieuxville, sa jeune femme Hermine et leurs deux enfants les accompagnent.Mais quelle est cette jeune femme souriante, dont les beaux yeux bruns caressent avec amour le paysage familier retrouvé?C'est Perrette, Per-rette sauvée de la mort, jadis, par l'amour et le dévouement de Paulin, et qui sourit à la pensée de la joie que vont éprouver le père et la mère Gaucher, restés en France .Dans une salle du château, quelques mois plus tard, deux petits enfants blonds, Jean et Henriette de Vieux-ville, écoutent Perrette leur raconter un belle histoire.— Il était une fois un joli prince qui aimait une ravissante princesse.Leurs parents avaient décidé qu'ils s'épouseraient et leur destin paraissait devoir être heureux."Or, le jeune prince était aimé, aussi, d'une petite bergère qui, nuit et jour, rêvait de lui.— Et la bergère a été méchante, elle a empêché le mariage du prince et de la princesse?— Pas du tout, Jean .C'était une gentille bergère, qui voulait le bonheur de celui qu'elle aimait et de sa fiancée, dont elle était la soeur de lait .— Et elle, la bergère, personne ne l'aimait?— Oh! mais si! .Un bon géant très doux, qui était venu la demander en mariage.Mais la bergère, toute à ses rêves, l'avait repoussé.— Alors, il ne l'aimait plus, après?— Si, il continuait à penser à elle, parce que c'était un homme très bon et très généreux."Or, un jour, un vilain nain tout noir, qui était jaloux du bonheur des autres, voulut détruire celui du prince et de sa fiancée."Il accusa donc injustement le jeune prince de trahison et il lança, à sa poursuite, des soldats qui devaient le tuer.Mais la bergère veillait.Elle revêtit les habits du prince et, tandis que celui-ci s'enfuyait, elle attira sur elle la colère des soldats et du vilain bonhomme."Ils la jetèrent au cachot, au pain et ii l'eau, en compagnie des rats, et ils décidèrent de la tuer, pour la pu- nir d'avoir protégé la fuite de celui qu'elle aimait."Le bon géant, qui savait bien que l'accusation portée contre le prince était fausse, et qui continuait d'aimer la bergère, cherchait comment il pourrait l'arracher aux griffes du vilain nain, et la sauver de la mort.La fillette, avec une moue, interrompit le récit: — Oh! ça, ce n'était pas difficile! — Comment ça, Henriette?— Eh! bien, voyons, Perrette, réfléchis un peu! Puisque, lui, c'était un géant et l'autre un petit nain de rien du tout, il n'avait qu'à l'écraser d'un coup de pouce ! — Tu crois cela?Mais ce n'était pas possible, parce que le nain était sorcier! — Ah! ça, tu ne nous l'avais pas dit! — En effet, j'ai oublié .Henriette haussa les épaules, du même geste que sa maman, Hermine de Presles.lorsqu'elle était enfant.Puis, d'un ton supérieur, elle ordonna: — Bon, continue, mais ne te trompes plus .Avec un sourire, Perrette reprit: — Donc, le géant cherchait comment sauver celle qu'il aimait.Et une idée lui vint.'Il fit semblant d'être tout à fait d'accord avec le nain, et de détester la bergère.Il disait: "Ah! elle n'a pas voulu de moi, jadis! .Elle va me le payer, la vilaine!" "Et il faisait de gros yeux, prenait une voix terrible, qui le rendaient épouvantable à voir.La pauvre bet- Qtt'entendez-vous par isolement "a tr/p/e-f/n"?Voilà une question sensée M.le Cultivateur.Posez-en d'autres semblables! VOUS: Très bien—c'est ce que je vais Faire.Dites-moi donc d'abord ce que vous entendez par IS( >LKM ENT.NOUS: L'isolement rend vos bâtisses de Ferme plu.- chaudes en hiver et plus fraîches en été.Il vous permet de mieux contrôler la température.Les chutes soudaines de température affectent invariablement la santé et la production de vos animaux, et on isolement vraiment efficace est une pro-tection sûre contre ces changements, VOUS: C'est intéressant—mais y ii-t-il autre chose '.' NOUS: L'isolement vous tissure de plus une protection—uni' protection contre les intempéries pour vos troupeaux laitiers, vos porcs et vos volailles.VOUS: Voulez-vous dire qu'une protect ion efficace sous forme d'isolement des bâtisses affecte vraiment la product ion animale ?NOUS: Naturellement — parce qu'avec un bon isolement la température est plus égale dans vos établis et, écuries, la ventilation est meilleure et vos bâtisses se gardent, plus propres.Ce sont là les facteurs qui vous permettent, d'avoir des bêtes en bonne santé—qui vous assurent une meilleure production de vos melus, de vos limes et de vos /mutes.VOUS: Si c'est comme cela, je suis en faveur de l'isolement.Mais dites-moi, qil'cst-cc que c'est (pie cet, isolement, "é triple fin".Est-ce spécial?NOUS: Ce n'e:t pas spécial, mais supérieur.C'est Ten/Test la planche isolante rigide "ù triple fill", qui fait que la protection est incorporée dans les bâtisses mêmes.VOUS: Et quelles sont les trois fins de l'isolement Ten, Test ?NOUS: Les voici, monsieur: lisez plutôt vous-même la définition concise et claire de la planche Ten/Test, 1.ELLE ISOLE! .protège les animaux contre les intempéries durant les 12 mois de l'année .empêche la pénétrai ion du vent, des courants d'air, de ht pluie et de la chaleur .conserve la chaleur normale des animaux—et des animaux logés confortablement sont moins difficiles à nourrir.Ten/Tkht fait que vos établcs, porcheries et poulaillers sont plus chauds en hiver, plus frais en été.2.elle rend possible le controle de la température ! .permet, de mieux aérer les bâtisses, facilite la circulation de l'air chaud et empêche la chaleur (le s'échapper par les murs.Avec Ten/Test, les ventilateurs fonctionnent mieux, les établcs ont une senteur plus propre et les planchers sèchent plus vite.Vous avez des animaux et des volailles en meilleure santé et une production d'oeufs, de lait et de porcelets supérieure.3.elle est permanente! '.:-| s- .donne plus de force aux murs et aux plafonds des bâtisses .empêche l'humidité de so ramasser et épargne les frais de réparation futurs.Ten/Test vous donne un isolement qui dun?la vie.mi cotU modique de à peu près 5c le pied carré.Et le posage en est très FACILE.Ce sont, là des avantages que tout cultivateur doit apprécier.Consultez votre murclunul concernant Ten/Tesï.POUR MIEUX ISOLER ET MIEUX PROTÉGER LA PLANCHE ISOLANTE ET RIGIDE INTERNATIONAL FIBRE BOARD LIMITED, GATINEAU, P.Que., Dept.C-206 J'aimerais recevoir — gratuitement — des plans, devis et listes de matériaux pour la ou les bâtisses indiquées ci-dessous.Poulailler.Porcherie.'•table.Maison de ferme.Nom.Adresse.I Localité.Province. [anvier 19+3 Le Bulletin des Agriculteurs 35 gèrc tremblait de tous ses membres.Mais le nain était tout content, et il disait au géant: "Tu as raison, ven- ge-toi!" "Quand le bon preant vit que sa co-médic portait ses fruits il demanda qu'on lui permit de tuer lui-même la bergère.Le sorcier, sans défiance, lui octroya ce qu'il désirait.Et c'est ici que l'histoire devient bien plus belle! "Faisant semblant d'être plus méchant que jamais, le géant se rendit dans la cellule de la bergère.Devant |cg gardiens de la prison, il grinçait des dents avec un bruit effroyable, tellement que ces hommes eux-mêmes le craignaient."Mais, lorsqu'il fut seul devant la jei.fille qui grelottait de peur, il tomba à ses genoux, lui demanda pardon des tourments qu'elle avait endurés et lui jura de la snuver, parce qu'il l'aimait toujours."Rassurée, elle accepta de lui obéir.Auparavant, elle lui donna un baiser, le premier, et le pauvre géant était tremblant comme un petit enfant en le recevant.l'uis, elle lui promit que si, plus tard.Ii' sort les remettait en présence, elle l'épouserait.Alors, tout heureux, il go hâta de réaliser le plan qui devait sauver la bergère."Et c'est ainsi que, ficelée dans un sac.celle' qui aurait dû être morte passa, toute tremblante mais bien en vie, de son pays dans le pays voisin;-où, pour elle, plus rien n'était à craindre.I.e petit Jean avait écoulé, les yeux arrondis et bouche bée, le récit de I'.nette.Quand elle s'arrêta, il soupira: — El le bon géant, il est resté là?— Oui, il est resté là, parce qu'il avait encore à travailler pour le bonheur de sa patrie.Henriette était restée songeuse.Levant sur Perretle son beau regard clair, elle demanda: — Mais alors .le nain a été puni .mais tu ne nous dis pas si le uit.lui, a été récompensé! h puis un moment, une porte s'était uvertc sans bruit, derrière Per-L'huis s'écarta tout à fait et Paulin parut.Ce fut-dui qui répondit: Soyez contente, Henriette .Le : .111' a eu une magnifique récompen-'.1 i - ileux enfants avaient bondi, ix, au-devant de Paulin, Jean s'écria: l'ii! toi aussi, tu connais cette histoire?Je la connais très bien.C'est une belle histoire, et vraie, vous savez, aies enfants .Alors, quelle récompense a-t-il eue.le bon géant?li a retrouvé la bergère, et elle a tenu sa premesse: elle l'a épousé.Et il a été très, très heureuxI Henriette fronçait les sourcis: Qu'elle l'ait épousé, c'est très bien, puisqu'elle l'avait promis! Mais l'aimait-clle?Paulin eut une hésitation: — Ah! là, je ne sais plus .Demande/, à Pcrrette .La jeune femme leva vers son mari ¦ni plein de tendresse, tëh! bien, répondit-elle .Elle h d'abord éprouvé pour lui une af-i qu'elle croyait fraternelle et inspirée par une douée reconnaissance .Mais, peu à peu, ce sentiment •'''-! modifié, et, maintenant, oui .lime vraiment! .De toute '"":i.• de tout son coeur, parce qu'il ' t bon, fort et qu'il a su la rendre, «le aussi, très, très heureuse! "Le passé ne compte plus, seuls le I"1' ' m et l'avenir lui paraissent beaux, car elle sait qu'ils seront illuminés par ce tendre et solide amour M'u ne peut naître que de l'estime .• .LA QUALITÉ EST LA © Lorsqu'ils achètent, les Canadiens se fient aux marques de commerce bien établies.Cela est très sensé, surtout en temps de guerre, quand ce que vous acheté: doit durer longtemps.Aujourd'hui, comme toujours, la fameuse marque de commerce Penmans—illustré ci-dessus—est une garantie de la qualité que vous connaisses et que vous recherchez dans les Articles Tricotes .Sous-Vêtements, Bas, Vêtements* Achetez avec soin.Ménagez ce que vous achetez* Vous trouverez probablement que la quantité, les dessins et les modèles de vêtements tricotés Penmans sont limités, dans un but d'économie de temps de guerre.Cependant, la répartition des articles disponibles sera maintenue d'une façon aussi équitable que possible par l'intermédiaire des marchands.ARTICLES TRICOTES kp3f-42f SOUS-VETEMCNTS .BAS .VETEMENTS Lorsque vous écrivez aux annonceurs veuillez mentionner Le Bulletin des Agriculteurs ., VOLAILLE Moulées p°ur p°RCS r ACHETEZ — ACHETEZ TIMBRES D'EPARGNE DE GUERRE CERTIFICATS D'EPARGNE DE GUERRE OBLIGATIONS DE LA VICTOIRE Toujours bonnes — meilleurs résultats — plus profitables 61_77 Ave.Pclham, Toronto (Membres de l'Association Canadienne des fabricants de moulées.) A4$A 36 Le Bulletin des Agriculteurs Janvier 1943 LES ALLIES VIENDRONT A BOUT DE L'AXE M.S.H.Logan, Président de la Banque Canadienne de Commerce, fournit un clair exposé de la grande force des alliés.M.A.E.Arscolt, gérant général, commente l'état annuel — il demande de souscrire davantage aux Obligations de Guerre et Certificats d'Epargne de Guerre Lors de l'assemblée annuelle (les actionnaires de la Banque Canadienne de Commerce, tenue au siège social de cette institution en la cité de Toronto, le S décembre.M.S.H.Logan, président et M.A.E.Arscott, gérant-général ont commenté les opérations de la banque au cours de l'an dernier et ils ont fait en même temps une revue de l'état des affaires.M.Arscott déclara en partie ce qui suit: Le rapport annuel qui vous est présenté aujourd'hui couvre la 75ième année d'opération de votre banque.Cette dernière a, en effet, ouvert ses portes en mai 1SG7, soit quelques semaines avant la Confédération.A mesure que la vie économique du pays s'est développée, cette banque voyait ses affaires augmenter.Par ses ramifications un lieu partout, elle a grandement aidé à la prospérité du pays et elle s'est toujours tenue à la page pour répondre aux nouvelles exigences.Ce n'est pas sans exagération que l'on dit un peu partout que l'histoire de la Banque est intimement liée à l'histoire du Dominion.Son actif global s'établissait à SS86.6GO.000, soit $125,253.000 de plus que l'an dernier.Quant à son actif réalisable, il était de $591.303,000.soit $70.79 pour cent de ses engagements envers le public.Les dépôts se totalisent à $792,-559,000.soit un record et soit une augmentation de $124,33-1,000.L'ACTIVITE ECONOMIQUE La production a grandement augmenté au pays dînant le cours de l'an dernier.A la suite de la découverte d'une capacité inconnue de production et comme conséquence de l'utilisation des moindres usines dans un suprême effort dans le but de répondre aux demandes de l'Etat, nous en sommes rendus à consacrer près de la moitié de la capacité productive du pays à des fins de guerre.Notre production industrielle a augmenté de 20 pour cent—l'accroissement marqué dans les commandes de guerre compense pour la baisse accusée dans la fabrication des marchandises civiles.Suivant une analyse de la banque, 55 pour cent environ de toute la machinerie industrielle travaille présentement pour les besoins de la guerre et certaines industries présentent même un pourcentage beaucoup plus haut.E.-U.D'un autre côté, le revenu national n'a cessé d'augmenter et il serait actuellement de huit milliards de dollars environ par année.Plus de la moitié de ce total proviendrait des gages et environ 15 pour cent représenterait le revenu de la ferme, compte non tenu des produits consommés sur la ferme.Quant aux revenus provenant des placements, ils ne dépasseraient guère 10 pour cent du total.Nous pouvons donc dire que nous sommes dans une situation anormale — "un total de marchandises civiles disponibles fort réduit et un accroissement marqué du pouvoir d'achat".Si le surplus d'argent pouvait être dépensé au lieu d'être économisé, il en résulterait une pression telle sur le système de contrôle des prix que même le rationnement le plus sévère des marchandises et denrées n'aurait guère d'effets.Heureusement qu'il existe un débouché sûr et profitable pour ce surplus d'argent, soit son placement dans des Obligations de la Victoire et dans des Certificats d'Epargne de Guerre.Bien que les gens ont souscrit abondamment à ce genre de valeurs, les souscriptions recueillies peuvent être encore plus élevées, particulièrement «le la part de ceux qui reçoivent la majeure partie du revenu national, de même que par ceux qui possèdent d'abondantes économies.Pour ces derniers, ils n'ont qu'à convertir leurs épargnes en obligation du Dominion et en certificats d'épargne de guerre, lesquels constituent des valeurs facilement négociables.Le Canada est entre dans cette guerre financièrement sain et il s'est heureusement maintenu tel durant trois années d'efforts soutenus.11 pourra entrer dans la période de reconstruction, après la guerre, également sain, au point de vue financier, si le peuple canadien consacre la plus grande partie possible de son revenu et de ses épargnes à l'effort de guerre national.M.S.II.LOGAN PASSE EN REVUE L'OEUVRE DES ALLIES Grâce à l'entrée des Etat-Unis dans le présent conflit, les Alliés disposent, maintenant d'une plus grande capacité de production et d'approvisionnements militaires en quantités beaucoup plus considérables qu'antérieurement.C'est ainsi que, par exemple, l'industrie chi- LES FINANCES DE GUERRE Cette exécution des commandes de guerre n'est pas sans avoir de relations directes avec les finances de guerre du pays.Jusqu'ici, on s'est efforcé d'éviter les maux de l'inflation ainsi que l'injection de tout excès de crédit dans notre système économique—ce dernier présenterait autant de dangers que l'inflation monétaire elle-même.Le gouvernement fédéral s'est efforcé, jusqu'à date, de financer, en autant que faire se peut, ses dépenses de guerre, à même les impôts et en ayant recours, pour une bonne partie de la balance aux emprunts de guerre et aux certificats d'épargnes de guerre.Tomme je l'ai déjà dit, près de la moitié de la capacité de production du pays sert déjà aux fins de guerre et le reste pour satisfaire aux besoins des civils.11 y a en plus quelques réserves de stocks de produits essentiels que nous devons importer de l'étranger.Naturellement, le montant global de marchandises, disponibles pour les civils est beaucoup moins élevé que par les années passées.Il est, toutefois, beaucoup plus considérable, par Af^.têtc, que celui de toute autre nation mjfc'} belligérante, exception faite pour les mique de l'Amérique du ÎS'ord, qui égalait il y a un an.nu moins celles de l'Allemagne, de la Franco et de l'Angleterre réunies, a depuis, considérablement augmenté.Sa transformation complète pour les besoins de guerre est un grand facteur.L'emploi de produits synthétiques et d'autres substituts, permet présentement de remplacer en partie le caoutchouc, la soie, les huiles végétales, les epices, le chanvre et les autres produits asiatiques que nous importions avant la guerre.Nous contrôlerons heureusement, cette année près des deux-tiers de la production mondiale de produits aussi essentiels que les grains, le sucre et les animaux vivants, 90 pour cent du coton, de la laine, du pétrole et du cuivre et un pourcentage encore plus grand de nickel, 00 pour cent du charbon et de l'acier et enfin, d'importants dépôts de chrome, de molybdène et de vandium, soit autant de minerai d'importance vitale.Grâce à des ressources aussi abondantes, notre production d'armements ne cesse d'augmenter — elle serait près de deux fois aussi élevées qu'il y a un an, alors que son rendement égalait presque celui de l'ennemi.Et, cependant, la production d'arme- ments chez les Alliés n'a pas encore atteint la cime.Avant longtemps, toutefois, le programme de construction des usines de guerre aura été en majeure partie exécuté et c'est alors que la production des armements se poursuivra à pleine capacité — soit à un rendement de près du double de celui de nos adversaires.PROGRAMME DE GUERRE DE LA GRANDE-BRETAGNE ET DES ETATS-UNIS Dès le début de la guerre, la Grande-Bretagne a procédé à la réorganisation de ses ressources et, durant les années subséquentes, il y eut mobilisation complète et utilisation de ses forces humaines, industrielles et économiques.Aucun pays, pas même l'Allemagne, n'a mobilisé aussi entièrement sa population que l'Angleterre l'a fait, en ce qui concerne son effort de guerre, et, aucune nation n'a obtenu, par travailleur, une production d'armements aussi élevée que l'Angleterre.Incidemment, nous tenons à dire que plus des deux-tiers de toutes les ressources du RoyaumP-Uni servent à la production de guerre et que la semaine de travail est en moyenne de 56 heures.Le rendement de certaines industries vitales a même augmenté de -10 polir cent depuis un an.La production des armements serait telle présentement en Angleterre, qu'elle égalerait celle de l'Allemagne, bien que la population de cette dernière soit le double de la population anglaise.En outre, plus de 1,000.000 de soldats anglais combattent à l'étranger et elle y envoie plus des 3-1 de sa production de guerre.Quant à la production de matériel de guerre par les Etats-Unis, elle serait présentement quatre fois plus élevée qu'il y a un an.Elle n'est pas surpassée par aucune nation du monde et serait même égale à celles de l'Allemagne et des nations européennes conquises par elle.Il en coûte à l'oncle Sam plus de $70,000,000,000 par année pour son effort de guerre, soit le tiers du coût global «les dépenses do guerre et de tous les belligérants lors du conflit de 191-1-18.L'an prochain, ces mêmes dépenses atteindront probablement $100,000,-000,000 et la production des armements doublera le total de 19-12.LA CONTRIBUTION DU CANADA A LA CAUSE ALLIEE Le Canada poursuit un vaste programme d'armements.Ce pays est devenu le 3e arsenal des nations unies, comme importance.Cette transformation remarquable d'un des pays les moins outillés pour la guerre en un pays producteur de matériel militaire sur une haute échelle, à destination de tous les champs de bataille du monde, a été possible, grâce à l'emploi le plus possible de nos industries et, aussi, à la suite de la conversion de maintes industries à de nouvelles tâches ainsi «m'a la distribution adéquate de toutes les matières premières disponibles.Nous fabriquons actuellement des canons, des chars d'assaut, des vaisseaux, des avions, des munitions, en quantités trois fois plus considérables qu'il y a un an.Certains records de production sont particulièrement dignes de mention.C'est ainsi, qu'il y a eu expansion de près de 100 pour cent dans le transport mécanique et une expansion encore plus grande (environ 200 pour cent dans certains cas) dans la fabrication des vaisseaux, des avions, des munitions, des bombes, des explosifs, etc.L'on notera que moins du tiers de notre production, d'armements sert à équiper nos forces armées et que la balance va à nos alliés.C'est ainsi que le Canada s'est engagé cette année à fournir près de $900,000,000 de matériel militaire aux Etats-Uni-, en plus d'envois considérables d'armements à la Grande-Bretagne, aux Dominions Britanniques et en Russie La machine de guerre des Allié-est donc embrayée pour de bon.Ce l maintenant le devoir des civils de lui fournir toutes les matières premieres nécessaires à son bon fonctionnement, tandis que les stratèges verront à son emploi judicieux.L'on ne saurai! donc trop insister sur l'importance vitale de la responsabilité des civils dans cette guerre.De leur entière coopération dépendrait, en quelque snr-te, sa durée.Puisque nos forces armées font face aux dangers avec courage et, même, jusqu'au sacrifice suprême, nous, du front domestique, devrons montrer les mêmes qualités.Comme le Japon, l'Allemagne et l'Italie se sont, d'abord, attaqué aux populations civiles, il importe que, nous, les civils, contribuons en autant que faire se peut à leur défaite, en travaillant sans relâche et en fournissant à l'Etat tout le support financier possible.L'IMPOT SUR LE REVENU AU CANADA C'est maintenant mon intention de vous entretenir d'un sujet, d'ordre strictement domestique.Un changement dans notre mode actuel d'impôt sur le revenu serait une bonne chose qui aiderait au maintien du moral des civils canadiens, à mon opinion.Avant la déclaration de la guerre, et, de fait, jusqu'en 19-11, l'impôt sur le revenu au Canada, bien que fort élevé, se maintenait toutefois, à un niveau qui ne causait guère de soucis sérieux ou de difficultés au contribuable, toujours en dette envers l'Etat, de son vivant, ou sa succession, à son décès.Il faut bien reconnaître que la situation a bien changé depuis.A la suite de ces changements, les contribuables n'auront pas encore terminé le paiement de leurs taxes de 1912 avant juillet ou août 1943 et, à cette époque-là, ils seront déjà endettés envers le gouvernement pontiles impôts dus sur des revenus reçus durant les sept ou huit premiers mois de 1913, soit approximativement pour les 2-3 du total des taxes dont ils seront éventuellement responsables.Ainsi, le montant des impôts, reporté et devant être payé à même le revenu de l'année suivante, atteint maintenant un chiffre élevé et il en résulte une cause d'anxiété pour tout contribuable qui réalise bien sa position et la nécessité de régler éventuellement ce problème.LE PLAN RUML RECOMMANDE L'on vient do présenter une proposition, aux Etats-Unis.On la désigne sous le nom de projet Runil et, si ce dernier était adopté dans notre pays, c'en serait fini de la menace ci-dessus mentionnée.C'est pourquoi, à mon opinion, ce plan (il n'a été formulé que pour les contribuables et non poulies corporations) mérite d'être pris en sérieuses considérations par nos autorités fédérales.En résumé, le plan Ruml suggère que le Gouvernement en vienne à annuler les responsabilités de chaque contribuable en autant qu'elles se rapportent au revenu reçu antérieurement à la date de mise en vigueur du plan et, que, de cette date, il perçoive à des intervalles convenables les taxes sur le revenu qu'il reçoit couramment.En d'autres termes, chaque contribuable individuel est placé sur une base de "paiement à mesure qu'il doit". Janvier 19+3 Le Bulletin des Agriculteurs 37 cJ*.\3~nvevitaim de maison (paA Ûlicc (BsJi ^t) AN'S les petit» et les grands ma-fjasiiiK, on fait au moins une fois par année, ce qu'on appelle l'inventaire.Il faut bien au rendre compte de son avoir! Il n'est pas mauvais que les ménagères fassent de même.Janvier est le mois par excellence pour faire la revue de ses coffres et de ses armoires.On était universellement habitué à le considérer comme le mois du blanc.Des monceaux de toiles, plus blanches que la neige, ap-paraissaient derrière les facades vitrées 'lis magasins.Et c'était une procession de femmes de tous les figes qui se collaient le front aux vitrines pour examiner nappes, draps et crvicttes et supputer les valeurs offertes.Ce mois de toutes les blancheurs ne manque pas de multiplier encore celle année les tentations, en présentant aux femmes, des étalages qui, pour n'être pas aussi variés, n'en comportent pas moins des toiles et des coton: en quantités assez impressionnantes, parmi lesquelles on reconnaît avec joie quelques produits de l'industrie de chez nous.Il y a d'agréables surprises à visiter les comptoirs d'artisanat.Mais cette année, les achats doivent être restreints.On prêche l'économie en tout et partout.Est-ce à dire qu'il faudra se priver de linge de lit, de serviettes, de nappes, si l'inventaire de nos armoires nens fait constater des vides sérieux, îles manques par l'usure, plus nom-breux que nous ne l'imaginions'.' Mais non.Seulement, il faudra y pensi i- deux fois avant de faire sa liste d'emplettes et commencer par raccommoder tout ce qui peut l'être.Dans les côtés des grands draps qui usent à peine, il est si facile d'en confectionner pour les lits simples ou les lits, d'enfants.On peut en retirer aussi des taies d'oreillers.'in grande nappe peut fournir cinq ou six serviettes de table, des napperons, des bavoirs pour les bébés.On suggère même, pour économiser du lavage et du temps de remplacer les grandes nappes par des napperons individuels si faciles d'entretien.11 y en a de très décoratifs taillés dans toile cirée, où il y a des enfants, (Vt tout ce qu'il y a de plus pratique, "ans les maisons où il n'y a que des grandes personnes, ou encore, quand "" reçoit des convives, on choisit napperons et serviettes tissés en grosso toile de lin naturelle gaiement décores de broderies aux couleurs vives.e sont des nouveautés de l'heure, "wpirces par le besoin urgent d'une économie généralisée.En faisant la revue de ce tiroir Particulièrement destiné au linge de u.ie, pensons à utilier cette sugges-1U".a 1 exploiter et nous verrons lueiles merveilleuses choses nouvelles usagées qui demanderaient un raccommodage qui serait loin de les embellir.Les nappes à bordure de fantaisie sont rarement usées dans les bords, à peine sont-elles amincies par le lavage, c'est le milieu qui manque à cause du frottement des plats, des taches inévitables que l'on doit faire disparaître à coups d'eau forte et de frottage sur la planche.11 sera donc facile d'en retirer une parure neuve en taillant des napperons de dix pouces par quinze, pour chaque dessous d'assiette.La pièce du centre peut mesurer environ dix pouces par douze on peut en mettre deux ou trois si la table est très longue et la famille nom breuse.Dans de la grosse toile, on se contente d'effranger les bouts ou les quatre côtés.Besogne dent se ehar-geront volontiers les petits doigts toujours impatients de s'appliquer à un travail nouveau.S'il s'agii de toile plus fine, un bel ourlet d'un pouce avec coins soigneusement fixés qui ne tirailleront pas au lavage, suffira comme fini et comme décoration, si le tissu est à motifs de rayures ou de fleurs.Savez-vous ce qui se prêterait bien aussi à ces décorations de table remplaçant les nappes?Les bouts d'es-suie-vaisselle tout simplement.Oh, si vous avez l'avantage d'en avoir en toile du pays, éerue, c'est une richesse.Avec du fil à broder aux couleurs garanties, illustrez des motifs de fleurs ou de fruits, des abeilles contournant une ruche, ou simplement un monogramme formé de vos initiales enlacées.Fillettes et jeunes filles raffoleront de ce travail, à moins qu'elles ne préfèrent un autre genre plus rapide et bien décoratif aussi: les appliqués.Ce sont des heures de loisirs bien employés pour toutes 'les femmes de la maison, à cette époque de l'année où les soirées sont si longues.Les essuie-vaisselle de toile rayée ou de toile et coton assez grossièrement tissée, que l'on trouve dans le commerce, ne manquent pas de coloris et feraient aussi des parures de table commodes pour tous les jours.Avec les enfants, Madame, c'est bien la tenue idéale.Et parce que ce sera nouveau, tout le monde applaudira.Si votre table est vernie ou d'une peinture ne résistant pas à la chaleur des plats et des assiettes, il y a bien des petits trucs vous savez pour empêcher de gâcher les meubles.D'abord les sous-plats en amiante que l'on trouve pour quelques sous dans le commerce.On peut aussi en fabriquer de toutes sortes à la maison, à partir des planchettes recouvertes ou non de toile cirée, des retailles de gros carton servant à la construction, des bourruros d'ouate en feuilles solidement piquées .¦ .N'en_ avez-vous jamais vu en ficelle tricotée?Grand'mère en faisait ainsi que des poignées de poêle.Et c'était solide je vous assure.Ca se lave aussi en un rien de temps.Encore un travail que l'on peut mettre entre les doigts des petites filles, pour peu qu'elles savent tenir des aiguilles à tricoter ou un crochet.Cette transformation permettra de ne pas acheter de linge de table neuf cette année.Et nous aurons quand même du nouveau, de l'inédit.Cette façon moderne de raccommoder, vaut bien l'ancienne qui consistait à mettre pièce sur pièce, si bien qu'il ne restait à peu près rien du tissu primitif.Pécher uar excès contraire ne serait guère mieux si l'imagination des femmes, toujours en éveil, ne trouvait de nouveaux moyens pour réussir à faire du "neuf" avec du "vieux" sans superposer les pièces.L'avantage, c'est qu'on ne garde que les bonnes parties du linge, éliminant ainsi de prochains raccommodages.Rien, rien ne doit se perdre dans une maison bien tenue, en temps de paix et de prospérité aussi bien qu'en temps de guerre et de restrictions.C'est pourquoi il importe de donner à nos filles de bonnes habitudes.Les morceaux de toile ou de coton trop usés serviront .faire des torchons de vaisselle, des époussettes, des tampons pour frotter les vitres et les cuivres.Il en faut tellement pour l'entretien de la maison.Le cabinet de ménage y gagnera donc du fait qu'on aura terminé l'inventaire des armoires à toiles de cuisine et de lit.Et la liste d'achat sera simplifiée.On applaudira les femmes qui savent si bien faire leur effort de guerre en tout et partout, avec ingéniosité et méthode.Pour être vraiment pratique, il faut que cet inventaire se fasse le plus rapidement possible.Une corbeille remplie de raccommodage qui traîne à longueur de semaines et de mois, finit par encombrer toute l'année.On a besoin du linge qu'elle recèle et parce qu'il n'est pas à point on s'en sert avec des déchirures, des accrocs qui s'agrandissent, ou bien, on court en acheter du neuf.Après avoir décidé ce qu'elle fera de telle et telle pièce de linge, la maîtresse de maison sage et vraiment économe, taillera et préparera le tout, elle distribuera la besogne si elle a quelqu'un pour l'aider, elle saura mettre de l'émulation parmi les travailleuses afin que tout soit bien et vite accompli.Que dites-vous de cette manière d'accueillir cette année le mois du blanc, le mois de la revue des placards et des tiroirs?J'imagine qu'elle vous plaira à toutes, car elle n'est pas sans intérêt.Il y a quelque chose de féminin, de raisonnable dans cette façon de nreiidre satisfaction personnelle plus grande que celle qui consistait à noter sur un calepin le nombre de drapa et de taies d'oreillers, de serviettes et de nappes à remplacer en courant au magasin.A la campagne comme à la ville, il va s'en dire que cette habitude de faire l'inventaire est bien la meilleure que l'on puisse prendre, dès que l'on accepte les responsabilités d'une maison.Il y a des draps, des taies d'oreillers, des serviettes qui peuvent s'égarer même chez soi, surtout si l'on a dû négliger la maison certains jours de l'année, garder le lit, se faire aider par de jeunes servantes ou des personnes inexpérimentées, ou se fier aux enfants qui malgré leur bonne volonté ne peuvent venir à bout d'une besogne au-dessus de leur âge.Janvier est le mois par excellence.Que l'on ait beaucoup ou peu, sachons ce que l'on a, arrangeons-nous pour le conserver, en prolonger la durée, le transformer dès que cela s'impose.C'est une tâche à laquelle il faut initier ses filles à bonne heure afin que plus tard elles se souviennent avec émotion de cette habitude prise chez elle, en compagnie de leur mère.Quand reviendra janvier, elles ne manqueront pas de mettre cet inventaire de leurs armoires sur la liste de leur besogne à accomplir.Elles diront à leur mari, à leurs voisines, et le répéteront à leur tour à leurs filles: Maman faisait toujours cela en janvier, tout de suite après les fêtes.C'est ainsi que se fondent les traditions, que se transmettent de mère en fille les coutumes qui feront de nos Canadiennes des ménagères parfaites.Allons-y gaiement, c'est un plaisir bien plus qu'une corvée et ça reposera des fatigues des fêtes, ça prolongera la joie du compiler ses trésors, car pour une femme, rien de ce qui touche aux nécessités de la maison ne peut pas ne pas être considéré comme une richesse.Des piles bien alignées de serviettes et de toiles de toutes sortes représentent une petite fortune domestique bien personnelle.Si peu que nous en soyions dotées, aimons-la, soignons-la et quand l'occasion se présente de demander un petit cadeau à l'occasion de son anniversaire de naissance ou de mariage, c'est encore dans ce domaine des choses utiles qu'il vaut mieux faire discrètement des suggestions.Laissons aux mondaines les bijoux et les dentelles coûteuses, l'âme de la maison se loge bien plus, pour les femmes sérieuses, dans tout ce qui contribue nu confort, au bien-être, au soutien du foyer.Dans ces dispositions, Janvier sera non seulement le mois du blanc et de l'inventaire, mais celui d'une petite méditation bien féminine et bien à- 38 Le H Li 1 let i ii des A gricultcurs Janvier 1943 Comment garder la paix chez soi '/vflév/amp/asaçréao/e BARBE DIFFICILE Pana a l'habitude le Ci"^ncr lorsqu'il -t* mupe et >Yrorche Maintenant, nwc Nos-va ma, il s»' rase d'une Lu un rapide, douer et ruirairliis>aiite.MAUVAIS TEINT.Grande neuf évitait les miroirs Jusqu'à ce qu'-clli- ait découvert coiu-! i' -i Noxicma aidait a dissiper 1rs imperfections de ii : nu BRULURES DOULOUREUSES, Claude avait l'habitude de Bé* mtr.Maintenant, il crie pour avoir Noxteina qui M>ulacCt rafraîchit .t :.>¦:.l la miérisoB, ECHAUFFA ISON DUE AUX COUCHES.mères troim'nt que Nuxxrma adoucit ra-pldcnient ft prutcm-vuutru l'irritation Le pot dont on se sert le plus! Il c£t surprenant de constater combien d'irritations ont pour cause les désordres de l'épiderme! C'est pourquoi le pot de Noxzcma est le plus en vogue dans des milliers de foyers.Parce qu'il n'est pas tout simplement une crème cosmétique.C'est une formule médieamentée qui contient des ingrédients médicinaux adoucissants et rafraîchissants—c'est un aide véritable contre les imperfections de la peau dues à des causes externes, mains gercées, brûlures échauffaisons, irritations après la barbe.Elle adoucit, aide à assouplir l'épiderme — amollit la barbe dure également.Appliquez-la avant la mousse de savon ou pour vous raser sans blaireau.Des centaines de personnes professionnelles, comptant un grand nombre d'infirmières se servent de Noxzcma.Constatez à quel point elle sera utile a votre famille.Procurcz-vous-cn un pot aujourd'hui à n'importe quelle pharmacie ou magasin à rayons.Format d'essai peu dispendieux aussi à .39c, 59c et £1.25.LES HOMMES EN SERVICE DESIRENT NOXZCMA employez-la contre les coups de soleil, teint hâlé, gerçures, pieds brûlants et fati-gués, et spécialement pour une barbe rafraîchissante et adoucissante! Rend la barbe plus facile même arec de l'eau froide.Soulagez la Toux, Détachez les Mucosités Par Ce Moyen Eprouvé Le soulagement des douleurs du rhume commence immédiatement! Pas de renvois, pas de détraquements d'estomac! Maintenant, on soulage lesexaspérants spasmes de toux et autres torturants symptômes du rhume, grace à la médi-cition la plus connue, la plus employée, en son genre, dans le monde entier .le VICKS VAPORUB.Les mères le connaissent bieni Faites fondre simplement une bonne cuilleréede Vicks VapoRub dans un bol d'eau bouillante.Puis respirez les vapeurs médicamentées qui se dégagent.Sentez le merveilleux soulagement, à mesure que l'action médica-trice adoucissante du Vicks VapoRub pénètre, à chaque respiration, jusque dans les voies respiratoires supérieures affectées.Elle détache les mucosités qui les obstruent, apaise la toux, calme l'irritation, et aide à dégager la tête.POUR AUGMENTER LE SOULAGEMENT, fric-tionnez-vous, au coucher, la gorge, la poitrine et le dos avec du Vicks VapoRub.Le VapoRub agit pendant des heures—de 2 façons a la fois—pour vous apporter le bien-être.Souvenez-vous .c'est le Vicks VapoRub.TRAITEMENT ECHANTILLON POI'R GRATIS! Les maux d'estomac (causés par la nurneidité gastrique) ¦¦¦¦¦¦g iub^^mh P* Shea, Campbell*! WÊL V7'' Hay, Que., écrit: "J'ni \.1 .w Souffert d'indigestion jl pendant 22 uns; j'avais k^*"*V ¦ Jr \\ o** doulcura et de» gaz I y.*^^^ après chaque repas; j'ni I A ûtè sou Initié après qu'un ; jfl nmi m'eut parlé de vo- ^^^^H tre traitement.Dès le -~~~ ' j 1"' r 11 ï * -1- juin-, ".Avec un lion chnndnil.peut hraver Ira intempérie».Idcnl sou-, le manteau ¦* fourrure.Tallica: 10 à 50.Pntron 20.11.— Ce jumper n'est pna linnnl, ln licnc princesse nrrentue In tuillc et In fermeture sur le côte est une nouvenute très irrn-cicuse et très Jeune.Tnilles: 12 a 20.Pntron 2021.— Une autre version de la rolie n bretelle*, nmlnrissnntc et d'nspect juvénile.On peut tirer de jolis cffct.4 de contrastes en portant des blouses differen-rentes.Tnilles: 10 n 20.Pntron 2.'i2l.— Kn vclour.i.en nntin.en crêpe rnyon.cette belle toilette n toutes len élrgnnecn; In découpe du corsnRe et de l'encolure ¦ ont en forme de coeur.Tnil-les: 12 i 40.¦2009 203h- ZO\7 Pntron ?00L — La vogue des jupes et des blouses suscite de jolis ensembles.Cette blouse n un cru-bet particulier.La jupe porte le no de patron 2051.Tailles: 24 h 32.Pntron 2670.— Il fnut des jupons de toutes les couleurs, et le modèle princesse est Finns doute le plus populai-re.on peut en tniller à bretelles larges ou étroites.Tail-les: 12 à 44.Pntron 2003.— line belle petite robe pour In belle petite fille! La mnmnn se ser-virn du même pntron pour en fnlrc des chaude* n ronn-ches longues, et des légères.Tailles: 6 mois à .1 nns.Patron 2017.— La fillette grandit et veut une robe deux-pièces comme mnmnn.C'est si pratique pour les réceptions enfnntines et même pour l'école.Tailles : 6 k 14 nns.Pntron 3588* — Même en combinant deux nu t mis eoupnns, on obtiendra une robe de fillette, aussi jolie que commode, et dont on peut varier un peu le genre.Tailles: 6 à 14 nns.Patron 2037.— La petite robe et le mnntenu (nillés sur le même patron sont du plus bel effet, et cela simplifie tellement le trnvnU de coupe et de couture.Tailles: 2 n 8 nns.Avis Toute demnnde doit être adressée comme suit: Service des patrons — Le Hulletin des Agriculteurs — édifice Drum mond — Montrent.Ces patrons se vendent 19 cents cbneun.Il faut ajouter 1 cent à ce montant pour défrayer le coût de la taxe de » ente provinciale.Prière de rédiger le bon de poste ou le mandat d'express à l'ordre du "Hulletin des Agriculteurs".Seuls les patrons annoncés dans cette page aont en vente à nos bureaux.On est prié : lo d'écrire lisiblement 2o de mentionner exactement In grandeur du patron désiré 3o mentionner le numéro du modèle choisi 4o de ne pu deinnnder d'autres mesures que celles qui sont spécifiées 5o d'affranchir sa lettre d'un timbre de 3 cents.Le Hulletin des Agriculteurs se verra dans l'obligation de renvoyer les commandes des personnes qui négligeront de remplir ces conditions.f.; 1 No du pntron.' t Mesure désirée .' t Nom. 40 Le Bulletin des Agriculteurs Janvier 1943 Vite! .deV Instantine ! Il faut combattre cette fâcheuse iti-disposition dès son début — avec l'INSTANTINE, remède à triple effet, composé comme la formule d'une ordonnance, et dont voici les trois grands avantages : 1—sedation de la douleur et des malaises; 2—prolttngatian de ee soulagement: 3—nouvelle énergie, qui supprime ta dépression.1.» prochaine fois que vous serez enrhumée ou que vous souffrirez de maux de tète, de névralgie ou de douleurs rhumatismales ou névritt-ques, ayez recours à l'Instantinc.Elle soulage en zitesse.Chez tous les pharmaciens.12 comprimés: 25c seulement Une carte postale à la Cie Bayer, Ltéc, service 313, Windsor, Ontario, vous apportera un paquet-échantillon gratuit, franco.MONTRES-BRACELETS GRATIS Aussi l'uur Dam» et Mesileuro et prime «pédale de promptitude.Pour la vente de M botitelllrt de parfum de lnxe de .OS à Z5 centi.Coutellerie de Tt> morceaux, 1 Taire de Couvertes, Lampe, Couverte on Edredon, Kodak, Robe do ehambre, Farftplnie, Etc.Demandez notre catalogue.AMERICAN MAIL DEALEBS 1221) Boulevard Cbareit, Québec.ES journaux et la radio nous font prévoir quo dans un avenir rapproché les restrictions et le rationnement s'étendront à toutes les mar chandises y compris les étoffes et les tissus.Déjà dans le commerce on commence à se ressentir de a rareté de certains articles mais nos ouvrières de campagne possèdent dans le tissage domestique des ressources presque illimitées qui leur permettront non seulement de passer à travers la crise sans trop en souffrir mai.aussi de suppléer dans une certaine mesure à la pénurie des articles de commerce.Le métier à main permet d'utiliser des matières de toutes qualités et même des matières de rehuts: les étoupes communes, les déchets de laine, les échiffes, les tricots et les tissus défaits, les moindres retailles, tout sert dans le tissage domestique.Alors que les machines des manufactures fonctionnent jour et nuit à plein rendement, et ne peuvent suffire à remplir les commandes militaires, nos ouvrières redouhleront d'activité et pourront produire poulie marché civil des quantités appréciables de tissus qui permettront aux populations des villes de se pourvoir de choses indispensables.Comme toujours la paysanne canadienne-française est à la hauteur do la tâche et apporte son importante contribution à l'effort de guerre.Mais nos tisseuses ne se contenteront pas de produire des choses utiles, elles voudront introduire une note de beauté et de gaieté dans chacune de leurs pièces.Nous avons le plaisir de présenter à 06 artâ pavjôanô fiaA.Qlai'jdn.(pOljMUV Pnnmre.en l^nes s V ^< K y.c c o o o o J t) o o o o a 0 G C ç o c ATTACHAGB Ros: Cho trie : a 12, 2 fi 1 s en peu coton h/6 crë-ie représenté par ° coton K/è roune " r x coc Trône: colon H/i crête et rcuije-Marchure: 1-2 une fols rcuce 2-4] 1-3J trd s toi s roure trois fo ls rour;e P-b une fols rouce ^"^J trol & fols crôno.0 I .2-4 1-3 une fols rouRe', trois fols crêmo trois fol s rou ce une foi s nos lectrices dans le présent numéro un modèle d'un genre nouveau permettant toutes les combinaisons de couleurs.C'est un quadrillé rectangulaire pour tissus d'ameublement, tentures, couvre-lits, descentes de lits, enfin tout un ensemble de chambre à coucher.On peut aussi utiliser ce motif pour nappes, serviettes de table.Pour les tentures d'une pièce basse, ce modèle donne l'impression de relever d'une plus grande longueur en ronce d'une plus grande longueur en tentures.rour.o Pour le couvre-lit, si l'on ne possède pas un métier double lnrgeur, on peut le faire en deux parties et assembler ces deux parties dans le milieu d'un carré, et l'assemblage, s'il est bien fait, ne pnratra presque pas.Il va sans dire que les cou'.eurs mentionnées dans le présent article ne sont qu'à titre de suggestion et que l'on peut tisser des ensembles dans toutes les combinaisons de couleurs qui conviennent pour harmoniser avec le papier tenture C la couleur du mobilier. Janvier 1943 Le Bulletin des Agriculteur: toile du ter en (paîL.ShrwnsL (Ù'Û&nspn, pauô /'ans le programme nrtisanal ,lt.s cercles c.à thé sel; 1 C.à soupe beurre; 1 c.à soupe graisse; tasse lait froid ou moitié lait et moitié eau.Tamisez farine, poudre à pâte et sel.Incorporer shortening froid.Ajoutez liquide froid pour faire une pâte molle.Placez sur planche enfarinée et abaissez en tapotant.VOICI une excellente façon d'utiliser le poulet—une casserole de Poulet à l'ancienne mode, préparée avec des ingrédients qu'il est facile de se procurer.Et, faites avec la "Magic", les pâtes sont légères comme lit plume et fondent littéralement dans la bouche.C'est bien là la "Magic" .une poudre à pâte de confiance.Pure et saine, elle assure des cuissons parfaites depuis trois générations.Et de nos jours, la "Magic" aide à économiser parce qu'elle protège les ingrédients précieux.Demandez toujours la Poudre à Pâte "Magic" —employez-la toujours.LA PREFEREE DEPUIS 3 GENERATIONS et pouclinqô L n'y ai pas tic meilleure saison que l'hiver, pour les pâtés et les poudings chauds, même si tout le long le l'année, ils peuvent régaler votre famille! Dans les pâtés à la viande ou au poisson, on peut si facilement employer les restes, ce qui constitue une économie notable et apporte la variété nécessaire à stimuler l'appétit les petits et ties grands dont plusieurs n'aiment pas à voir trop souvent les mêmes mets sur la table.On peut dire que les pâués ont leur place dans la cuisine canadienne.Qui ne se souvient pas d'une recette particulière de sa grand'mère, tant les fumets d'une viande bien apprêtée et la vue d'une belle croûte dorée sont des souvenirs tenaces'.' Les poudings sont d'origine anglaise, mais de plus en plus on les adopte chez nous.On prend plaisir à les confectionner, car il y a une multitude de recettes.On les sert avec la certiude qu'ils plairont, car leur aspect est aussi engageant que leur odeur.Ce n'est pas si compliqué qu'on le croit tie réussir un bon pouding quand on a les moules et les casseroles nécessaires.Les Imites de ferhlane vides, soit celles de poudre à pâte, de cocoa ou autres, sont employées avec succès, on n'a qu'à bien les graisser,, sans oublier que le couvercle doit l'être aussi.Si on avait une boite de bonne dimension, sans couvercle, on pourrait y suppléer en recouvrant de deux ou trois épaisseurs de gros papier ciré, bien ficelé, l'important est qu'il y ait suffisamment d'espace pour le développement du pouding.Quand le pouding est trop lourd, c'est parce qu'on a fait usage de trop de farine, proportionnellement aux autres ingrédients, ou parce que l'ébullition a été interrompue pendant qu'il cuisait.Cuit à la vapeur, le pouding a l'avantage d'être plus léger et plus juteux.Mais au four, ou bouilli, c'est encore un régal.Un pouding substantiel au pain, devrait être mis au menu «les enfants et ties grandes personnes, au moins une fois la semaine.Ainsi, pas une croûte ne se perdrait, et l'on aurait tin excellent dessert; comme variation, il peut être présenté tantôt avec du sirop d'érable froid ou légèrement épaissi en tire, mie sauce aux oeuf»;, de la crème, un jus de fruits.On remarquera que, dans toutes cer recettes de poudings, le sucre est employé en quantité raisonnable, c'est donc encore une manière de l'économiser que de mettre chacun, une part, de sa ration en commun, pour le dessert de famille.Si on a l'avantage d'avoir du miel, du sirop d'érable, du sucre du pays, ce sont des richesses plus que jamais appréciables qui donnent encore plus de saveur au meilleur dessert.C'est l'accompagnement de choix pour les poudings, et bien souvent, vous pourrez vous en prévaloir pour diminuer la quantité de sucre ou la remplacer par soi.équivalent en miel ou sirop.Quand le repas doit se terminer par un mets aussi important qu'un pouding, qu'importe que le plat de viande soit moins abondant, la valeur nutritive générale est sauvegardée.Pour les jouis maigres, c'est donc une bonne idée, la meilleure (pie la ménagère puisse avoir, que celle de servir un bon dessert chaud qui soutiendra l'énergie de toute la famille, en la régalant.* * * Pâté de mou Ion Eponger un carié de mouton, le cou- per en petits morceaux.Foncer un plat avec quelques petits morceaux de lard salé, placer dessus des pommes de terre crues et tranchées, sel et.poivre, l'oignon moyen, céleri ci persil hachés, ajouter la viande, ai roser le tout d'une demi-lasse bouillon.Couvrir avec une pâte a tartes, badigeonner et faire cuire a four modéré pendant 2 heures, m.(]UC la pâte it pris belle couleur, tu couvrir avec un papier brun, ; l'empêcher de brûler.4 i> a Pâté au poulet 1 poule — environ ô livres 1 petite carotte 1 petit oignon 2 branches de céleri 1 cuil.à thé sel 1 clou de girofle ."• grains de poivre.Préparer la volaille son.Débiter et placer dans un pot avec les assaisonnements.Couvrir d'eau.Faire cuire lentement, avec le couvercle, jusqu'à ce qui :., chair soit très tendre.Laisser lu luille refroidir dans le bouillon.Iv ver la volaille, couler le bo Préparer la sauce en employant cuillerée à table de graisse de VO et 1 cuillerées à table de farine poui chaque tasse de bouillon.Assniso au goût.Couper la volaille en nior-eeaux ou en gros dés et mettre II -morceaux dans une casserole.Ajouter la sauce chaude, Couvrir le d'une pâle à biscuit et mettre an à 426 degrés P., pendant '20 à 25 minutes ou jusqu'à ce que In croûte dorée.On peut ajouter au pâté di gumes cuits, petits oignons, pois, .luttes et pommes de terre hachi morceaux de grosseur uniforme.pour la c les mon ¦ Pâté aux pommes de terre Revêtir une tourtière beurrée i couche épaisse île pommes de li en purée.Remplir le centre de le mes, de viande, de poulet ou de poi son.Recouvrir le dessus de puréi pommes de terre.Parsemer le sus d'une chapelure beurrée, faite de miettes de pain ou de biscuits et faire cuire dans un four à feu modéré (;iôU°F.) pendant environ minutes.• ?* Pâté nu chou Il lbs de chou .1 c.à table de beurre Pâtisserie au fronliige 1 oignon de moyenne grosseur, ebé l.c.à thé de sel Couper finement le chou, le lavei dans l'eau froide, et faire égoutter.Faire brunir l'oignon légèrement i le beurre, ajouter le chou et le (•ouvrir la casserole, et faire bouillit lentement pendant trente minutes, ajoutant un peu de beurre si nécci «i re.Brasser fréquemment.Faire ensuite refroidir.Mettre alors dans uni assiette a tarte garnie de pâte 1,1 fromage et recouverte d'une croûti perforée, puis faire cuire â four chu (•100" F.) jusqu'à brunissement dorée, à peu près 25 à 30 minutes.Servit très chaud.La pâte de fromage c-t ainsi faite: saupoudrer du fromage râpé sur la pâte ordinaire non sucl'cc, la rouler répétant cette opération plusieurs fois en roulant la pâte.I" 1 faire refroidir avant la dernière •]» ration.• 4 * Pain de viande à l'Espagnol 1 i/,, liv.de boeuf cru moulu 1 tasse d'avoine roulée non cuite •V, tasse de tomates 1 oeuf lanvicr 19+3 I • / jeuneô LETTRE DE MARRAINE Mes chera filleuls, Tous ceux d'entre vous qui avez trouvé le moyen d'écrire à voue marraine durant les vacances des fêtes, lui ont fait un grand plaisir.II y avait les joujoux neufs à éirenner, les glissades dans la belle neige, les visites et les réceptions de famille, ce qui fait qu'il y en a beaucoup qui n'ont pas eu le temps de penser à une Marraine qu'Us ne connaissent pas.Je pardonne à ces petits, c'est si bon de s'amuser! Je nie souviens de ce temps-là où j'étais une petite fille moi aussi.Mais il y en a un bon nombre qui m'ont apporté leurs souhaits, qui m'ont écrit de gentilles lettres et qui en ont profité pour répondre aux questions du concours, t'a fait battre le coeur d'une Marraine, des attentions comme celles-là, et va récompense des heures de travail qu'elle vous consacre, des soucis qu'elle se donne pour faire plaisir à chacun.Les concours n'ont pas seulement pour but de récompenser deux ou trois entants chaque mois, sur les centaines qui m'écrivent, car il y ei a toujours plus de déçus que de joy eusement surpris.Mais il faut vou: souvenir que chaque effort compte, et que si vous avez fait le concours, vous n'avez perdu ni votre temps, ni 1.timbre que vous avez dû demundei à votre maman pour confier votri lettre au courrier.Ces concours soin instructifs, ils vous obligent à vou-appliquer; c'est un peu comme quand vous faites vos devoirs de classe, il en restera toujours quelque chose dai votre formation et votre instruct in:.Merci aux chers filleuls qui m'ont adressé des souhaits, je mets su leurs joues toutes roses du bon nir frais de l'hiver, des baisers biei tendres.Bonjour à chacun et bienvi nue à tous les petits garçons et l< petites filles qui veulent entier dan notre belle et grande famille du Bill letin.Ils n'ont qu'à écrire leurs r< ponses au concours et à adresser un mot à Marraine, si le coeur leur • dit.Marraine CONCOURS DU MOIS 11 faut répondre, en quelques lignes d'une écriture bien appliquée, aux questions suivantes: vous notre hiver cana-Pourquoi V lo Aimez dien '.' 3o Quels sont vos plaisirs préférés en cette saison?Adressez vos réponse.-, le plus tôt possible, à Marraine.Le Bulletin des Agriculteurs, Edifice 1 inimmond, 1 ! 1 7 ouest, rue Slo-Catherine, Montréal, 1'.(j.TABLEAU D'HONNEUR Félicitations à Elianc Lafontaine 11 ans, Saint-Adelphe, ('té Champlain, ainsi qu'à Fernand Deslandes, St-Va-lérien de Shofford qui ont remporté les prix du dernier concours.Mentions honorables aux filleuls dont les noms suivent pour leur travail soigné et leur application: Micheline Arsenault, Anita Guérette, Marie-Anne Baird, Rita Cloutier, Clémentine Michaud, Virginie Michaud, Claire Mercier, Thérèse Boycc, Léonie Huot, Lucie Huot, Françoise Dion, Marcel Plante, Claire Plante, Albias Plante, Fleurette Plante, Yolande Pa-try, Jean-Louis Roch, Cécile Dùbcaù, Annette Dubeau, Renée Tremblay, Colette Talbot, Pierrette Bohéniicr, Candide Talbot, Raymond et Roger Talbot, Lucille Lavoie, Armelle Provost, Eliane Berger, Orner liroehu, Pierre Mercier, Léontine Poitrns, Régine Morcau, Joseph Latulippc, Yvette Lécuycr, Leopold Bourgeois, Florence Raymond, Diane Kainville, Marie-Reine Brosseau, Françoise Pelletier, Thérèse Roy, Jacques Lévesque, Cilberte Raymond, Hervé Tardif, Marie-Ange Neveu, France St-Louis, Elise Brodeur, Jean-Baptiste Lauzon, Lionel Stanley, Marie Gallant, Albert Mailhoux, Napoléon Bertrand, Yvette Lacroix, Céline Gauthier, Jacqueline Grenier, Simonne Gravel, Pierrette Ferland, Cécile Lavallée, Michel Tremblay, Gédéon Labarre, Jeanne d'Arc Dupuis, Christiannc Déchesne, Cécile Lafrance, Adèle Ouellet, Marguerite Morin, Denis Brodeur, Jacques Rou-ville, Florida Bertrand, Marguerite Gontlron, Germaine Cyr, Lionel Vallée, Eniilienne Allard, Jeanne Pnquin, Roger Bouliannc, Jean-Marie Bédard, Gisèle Cossette, Louis Paquin, Marie-Anne Brosseau, Gabrielle Audct, Pauline Rainville, Gustave Desnoyers, Rodrigue Lavallée, Thérèse Mercier, Simonne Thorrien, Lucie Miner, Germain Thibodeau, Jeannette Belcombe, Marie-Bcrthe Boivin, Marguerite Des- longchamp, Paul Fectonu, Marie-Louise Si-Mars, Cilberte Carrier, Marcelle Bilodeau, Victoria Ouclletto, Mario-Rose Aumont, Clément Meilleur, Georgette Fontaine, Bérangèrc Dubé, Raoul Plamondon, Marie-Marthe 11" gue, Marcelle Morin, Angéline L'Heureux, Lorraine Martel, Jean-Charles Trudeau, Aline Dufour, Lucienne Gi-gnac, G ermaine Benoit, Mario-Marthe Gélinas, Marcelle Bilodeau, Marc Saindoux, Aurèle Goulet, Yvonne Robin, Gilberte Charbonneau, Leopold Gélinas, Clémence Valadc, Annette Rin-guette, Noella Dosjar 'Ins, Marie-Thérèse Desjardins, Lucille Lnbrecque, Amanda Dufour, Lucette Bernier, Juliette Descotcaux, Francine Gariépy.Rollandc Thuot, Yvonne Deniers, Al-bertinc Benoit, Jacqueline Biais, Adri-enne Clavel, Bernard Croteau, Germaine Lévesque, Aline Lcbcl, Isabelle Allard, Pierrette Simonneau, Marie Blanche Lemirc, Jean-Paul Tessicr, Rodrigue Lavigne, Fernande Desjai «lins, Marie-Jeanne Laliberté.Colette Morin, Jeanne d'Are Landry Fernanda .Saucier, Aline Dufour, Estelle Thibodeau, Céeile Désunirais, Jonn-Paui Trottier, Charles Boucher, Marie Claire Adam, Marie-Marthe Deniers, Lucille Tousignant, Pierrette Maillot, Aline Landry, Albert ine Bélanger, Virginie Dépelteau, Jean Maillet, André Gagné.Lucette Audet, Germaine Benoit, Hélène Plamondon, Simonne Brisebois, Marie-Thérèse Legault.Jeannette Paquet, Amanda Lamarchc, Yvonne Corbin, Aline Marin, Réjenn-nc Gauthier, Jetinnetto Baron, Claude Duval, Maurice Tremblay, Albina Pa-quin, Marcel Viau, Paul-Emile Cus-Kon, Adélard Papineau, Anne-Marie Beaudin.Marie-Paule Paradij, Annette Sauriol, Jeannette Grenier, Borthe Gauthier, Anita Charlevoix, Aline St-Piene, Jean Sirois, Marie-Louise Can-tin, Monique Clément, Marie-Rose Desroches, Ghislaine Duquette, Thérèse Dé prés. J.e Bulletin des Agriculteurs HAWKS11ÀW ïe DETECTIVE 48 Le Bulletin d e s A g r i c u 11 c u r s Janvier 1943 "Je veux profiter sons retard! Le gruau d'avoine Quaker est-il bon pour moi?" Absolument* mon nmi ! La nci*?no* dit que i*ays, de ce côté-ci de l'Océan.N'ous, ce sont les femmes! Aux hommes les grands devoirs, les responsabilités, les sacrifices départ avec tous ses risques ré-luement acceptés.Mais Nous qui tons, nous devons nous montrer ¦ aillantes, nous devons mettre nos bras et notre coeur au service du pays, Nations Alliées, de notre propre cause puisqu'il s'agit de sauvegarder nos fermes canadiennes, de les maintenir en attendant le retour de nos clicrs absents, de les enrichir le plus possible afin qu'ils puissent constater, quand ils reviendront, combien, à force d'efforts et de courage, nous avons réussi, sinon à les remplacer, du moins il suppléer à leur travail.Sur un grand nombre de fermes anadiennes, les femmes sont à l'oeuvre déjà; là où tous les hommes sont partis, c'est la mère, c'est l'épouse qui dirige l'exploitation des arpents de terre qui constituent la richesse de la famille.l-.es grands sont partis, impossible de trouver parmi ceux qui restent un nombre suffisant d'aides-fermiers, "lors on fait appel aux jeunes filles, aux enfants qui se hâtent, après les Heures d'école, de rentrer chez eux •tir accomplir leur part de besogne.teiir effort de guerre.El voici une nouvelle suggestion: N'y aurait-il pas place, dans l'éta-""' l"'1"' une ou deux vaches de plus'.' Cela paraîtrait-il vraiment à l'heure de la traite?.On devient plus vive, puis habile à répéter chaque jour les mêmes gestes.On se dit qu'on fait mie besogne non seulement utile, mais nécessaire et plus importante que tout, puisqu'elle mène directement à la victoire.On.sourit pour rendre la tâche Plus aisée, on s'attache à ces bonnes Butes dociles, on leur parle, oui, elles "lussent par nous comprendre, par guetter notre venue.s u erre''/ "Le lait est ce dont nous avons le plus besoin.Du lait pour les petits enfants de la Grande-Bretagne, du fromage pour les travaillants de l'Angleterre et pour nos soldats.Du beurre pour le marché local.Tous ces produits sont essentiels pour la Victoire." Les fermières comptent parmi les plus utiles des ouvriers de guerre du Canada.Le soin du lait et des produits agricoles sur la ferme est une partie tout aussi importante de notre effort de guerre que le remplissage des obus dans une usine de guerre.Sans nourriture, pas un avion, pas un char d'assaut, un canon ou un obus ne sortirait de la manufacture.Ce n'est là que l'un des nombreux moyens par lesquels les fermières aident activement à la victoire.Jamais l'aide qu'elles peuvent apporter dans l'exécution de ces tâches n'a été plus nécessaire qu'aujourd'hui.Elles jouent un grand rôle dans la production des vivres sur les fermes canadiennes pendant la guerre.OFFICE AGRICOLE DU RAVITAILLEMENT Ministère fédéral
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.