Le bulletin des agriculteurs /, 1 avril 1947, mardi 1 avril 1947
ez-vo en profiter CHAMBRE A COUCHER DE 8 MORCEAUX Régulier $166.00 vous épargnez $17.00 Voici une réelle aubaine, plus avantageuse que les prix d'avant-guerre.Un joli mobilier combiné de 8 morceaux comprenant les articles illustrés.Les quatre articles de chambre à coucher renferment un bureau à trois tiroirs, une vanité à six tiroirs, avec espace pour vos genoux, un chiffonnier à cinq tiroirs et un lit de 4 pieds et 6 pouces, bureau et vanité surmontés d'un miroir, carré.Le mobilier est solidement fait de merisier et inclut deux oreillers bien remplis, un matelas confortable rembourré de coton et un sommier solide.DEPOT $14.90 18 PAIEMENTS DE $7.45 ','> del"' d'intérêt mensue.su.balance non payée La CompagniQ Légaré Limitée 1200 rue AMHERST MONTREAL 142 rue ST-JOSEPH QUEBEC de dépôt Postez ce COUPON aujourd'hui La CIE LEGARE LTEE 1200 rue Amherst, Montréal 142 rue Si-Joseph, Québec Sans aucune obligation de ma part veuille! m'envoyer les renseignements sur le mobilier de chambre à coucher tel qu'annoncé à $ 1 49.00 NOM.B.P.Mois pour payer COMTE.R.R.N-ui rayon- a l'cvane- l'»ti d'expédhon de ecte le- commandes dan la provfnet de Quebec.r- cu W C CD O.CD CO > >-i >-" n Ci >—» cf fl> c co CO Avril.1947 Le Bulletin de .s Agriculteurs 3 LE BULLE! 11S DES AGRICULTEURS Aithur Fontaine.président René Soulard.administrateur délégué et rédacteur G Mcisan.gérant de la publicité Paul A.Brien.gérant de la circulation CE MOIS-CI Avril 1947 Vol.XLItl No 4 ROMANS ET NOUVELLES LE PERE BOUGONNEUX.CLAUDE-HENR' GRiGNCN 4 AMOURS JUVENILES.REX DESMARCHAIS 8 LA DEMOISELLE DE CARENTAN.E1IENNE GRIL 14 ARTICLES ET REPORTAGES POUR AMELIORER L'ORGE.11 JULIETTE, VILLE DE L'INDUSTRIE.TERNAND LACROIX 12 DRAINAGE ET BETTERAVE.PAUL BOUCHER 18 CHRONIQUES FURETAGES.GEORGES MAHEUX 6 LA SANTE DES ANIMAUX.20 GERBES ET GLANURES.ABBE ARTHUR MAHEUX 22 POUR LES JEUNES.72 ONESIME.ALBERT CHARTIER 77 VOTRE DOMAINE, MADAME UN PEU DE PEINTURE.ALICE BER 59 LES PATRONS.60 LES DOUBLURES.YVONNE CLOUTIER 62 TISSU POUR MANTEAU.CLAUDE PAYSAN 66 CHAUSETTES POUR HOMME.GERMAINE ROBERT 67 PAYER POUR SON BONHEUR.DOCTEUR ADRIEN PLOUFFE 68 COURTEPOINTE.69 DES OEUFS SOUS PLUSIEURS FORMES.BERTHE MIREPOIx 70 LE COURRIER D'ALICE BER.74 DEMANDES DE NOS ABONNES.78 ! '10 DE LA PAGE COUVERTURE COURTOISIE DU PACIFIQUE CANADIEN 'l'.'.J.-.Ti-V't.i.Gabriellc Roy, l'auteur de "Bonheur d'occasion", le plus célèbre roman canadien-français dont le retentissement s'étend aujourd'hui aux Etats-Unis et en Europe, accordera de nouveau, à ses amis du 'Bulletin des Agriculteurs", une primeur mais, cette fois-ci, ce ne sera ni un roman ni un reportage.Mlle Roy devenue, sans n'aveir rien perdu de sa simplicité et de sa modestie, une grande célébrité a été forcée de prendre quelque repos et de refuser tout engagement.Cependant, elle a bien voulu accorder à un autre collaborateur du ' Bulletin des Agriculteurs", M.Rex Desmarchais, romancier réputé lui-même, une entrevue exclusive pour nos abonnés.Vous êtes c;ns doute curieux de connaître sa vie personnelle, de savoir comment elle a été amenée à concevoir et à écrire le livre qui a franchi les frontières provinciales d'un maître coup d'aile et atteint au zénith de la renommée.Cette entrevue accordée à M.Desmarchais et aux abonnés du "Bulletin des Agriculteurs" satisfera votre curiosité.Elle vous est offerte le même mois que "Bonheur d'occasion" paraît dans sa version anglaise aux Etats-Unis.LK BULLETIN 1>ES AGRICULTEURS UN MAGAZINE MENSUEL londé en 1918 Pour lea familles rurales.Ln ili- Publication Rurale lue.'le.'! droits leserves sur le Bulletin rlciiltcura.Ces droits réserves tant, ii moins d'autorisation spéciale.,'."«Production totale ou partielle de ce qui y est publie.BONNEMENT Canada et Urandc-Breta-¦" • ¦ conta la copie.40 cents pour un H" OUEST, RUE STE-CATHERINE an.$1.00 pour trois ans.payable d'avance.Ile (le Montréal et pays cirane,crs, 25 cents île plus par année d'abonnement.Les renouvellements doivent être signés du nom et des mêmes Initiales apparaissant sur la bande d'adresse, alln de prévenir la duplication.Les abonnés en donnant leur changement d'adresse, devront aussi mentionner leur adresse précédente et l'adresse du nouveau bureau de poste.MONTREAL Autorise comme envol Ue deuxième classe, Ministère des Postes.Ottawa.Quand les larmes de Bébé sont dues à la Constipation des enfants donnez d u Castor ia! "Bénin mais efficace, il est préparé spécialement pour les nourrissons et les enfants." QUAND votre bébé pleure à cause de la "constipation infantile", la chose sage à faire est de lui faire prendre du Casloria.Sûr et bénin, ce laxatif des enfants est d'une efficacité assurée.Il ne risque jamais de déranger leur système digestif délicat.Contrairement aux laxatifs pour adultes qui seraient trop violents, le Castoria, préparé spécialement pour les petits, ne contient pas de drogues drastiques et ne provoque ni coliques ni malaises d'aucune sorte.CASTORIA Le laxatif SUR préparé spécialement pour les enfants D'autre part, le Castoria a un goût agréable que les enfants aiment.Ils le prennent toujours de bon gré.Achetez Castoria aujourd'hui chez votre pharmacien le plus proche ou votre magasin général.Demandez le laxatif préparé spécialement pour les enfants. Le Bulletin des Agriculteurs Avril, 3947 VOICI LA BONNE COMME tout fermier !c sait, les lames de scies qui ne coupent pas occasionnent de sérieuses pertes de temps.Vous travaillez deux fois plus tort pour scier la moitié moins de bois de pulpe ou de chauffage.La meilleure façon de raviver une scie paresseuse est de l'aiguiser avec la lime qui convient — la lime "Black Diamond" pour lames de scies.Sa forme en *'V" facilite l'aiguisage des dents et permet de leur donner la (orme et l'angle voulu.Les dents sur ses 4 .surfaces, et sur les deux côtés son conçues spécialement pour un limage rapide, doux et précis, et parce qu'elle est fabriquée avec une grande précision, d'acier de haute qualité, vous pouvez vous fier qu'elle vous donnera un grand nombre de coups de lime supplémentaires.Votre marchand de machines aratoires ou votre quincaillier possède des lames lilack Diamond pour limaue de scies — procurez vous-cn à votre prochaine visite.Demandez notre feuille: d'ins tractions gratuites sur le limage des lames de scies.NICHOISCN FIIE CO.Pc Hcic Cnlv.r LIMES BLACK éouR tous lejs}bésoins;' CIGARETTES SWEET CAPORAL "la formo la plus pure sous laquelle h tabac peut être fumé" ©MIEUX Par CLAUDE-UENlil GlitG(\Oi\ ef veux pas faire comme Josué.J'ai pas envie d'arrêter le soleil.Quand j'ai vu venir les temps doux, j'me suis dit: "les grives sont pas loin astheure." L'hiver tire à sa fin.Passé le temps de tisonner mes vieux souvenirs, les deux pattes sus la bavette du poêle.J'ai trouvé l'hiver ben longue.Cest par rapport que j'vieillis, j'suppose ben C'est pas l'idée du père Ma-thias, mon voisin, qui continue à faire le jeune pis qui s'trouve cousu de rhumatimes.C'est pus le temps de faire des fions que j'i al dit d'mème toute en faisant à semblant de rien.I a pas eu l'air a aimer ça.I m'a dit: —Père Bougonneux si j'voulais j'pourrais encore marchailler dans l'bois.—Vous iriez pas loin père Mathias —Vous essaierez de me suivre, qui repond en rentrant chez eux Avec ça qui bougonnait.C'est lui, le père Bougonneux Pas moi.Si vous voulez le savoir pis si ça peut vous faire un p'tit v'iours j'm'en vas vous couler dans le tuyau de l'oreille que j'aime la jeunesse si j'fais pas mon jeune au lieurre que le père Mathias fait son jeune mais qui aime pas la jeunesse.C'est toute la différence, une rôdeuse de différence.On peut faire une trompe.I faut jamais s'ostiner dans des menteries qui peuvent tourner mal.hn parlant de menteries j'songe à Ti-Noir Desbouleaux du temps que j'trimais sus ma terre de roches dans le dixième rang.C'était pas vargeux dans c'temps-là pis on était pauvres qu'on beurrait notre pain rien qu'a toutes les deux bouchées.C'était le beau temps pareil.On se plaignait pas.On trouvait la vie belle.Ti-Noir encore plusse que nous autres par rapport qui était né menteur, qui a vécu menteur pis qui est mort comme i avait vécu.Ça l'arrivé des aventures comme ça.f peut y en avoir de pires.Ecoutez-moi ben.Ti-Noir quand je l'ai connu, était matillon de son méquier.J'veux pas dire que tous les matillons sont menteurs mais celui-là était difii-cile à battre.J'ie vois encore dans la cuisine chez eux, entouré de sa femme la douce Delphina, mère de cinq enfants vivants.Ça paraissait qui vivaient par rapport qui braillaient tout l'temps.Delphina se trouvait rendue au boutte des fois pis a disait d'mème.—Ti-Noir, on va t'y en arraché encore ben longtemps?—Décourage-toi pas, sa vieille.J'attends une belle heritage d'un de mes oncles en Amérique.Delphina disait pas un mot pis a se r'mettait à laver 1 plancher de cuisine, un plancher plein de noeuds pis qui était marqué d'ia misère.Qui c'est qui a pas eu un oncle ben riche en Amérique?Vous pis moi, tout l'inonde en a eu.En seulement l'oncle mourait pis on se trouvait plus pauvres qu'avant Ti-Noir, lui, i était ben sûr d'allégir ses pensées en contant des menteries qui finissait par crère dur comme pierre.Pauvre Ti-Noir! J'me rappellerai toujours la fois de c'te fois qui avait vendu une jument à un de mes amis.I la garantissait pour trotter en d'dans de trois, comme i disait.Pas mal aux pattes comme de raison, plus de souffle qu'un chien pis du coeur plein l'ventre.—R'garde z'y les dents, faisait Ti-Noir en d'sour la r'mise à l'hôtel r'garde-moi ça, si a l'est jeune.1 avait l'tour de matillonner.A part de ça qui parlait comme un orateur des grands jours.C'te fois-là, i avait fini par convaincre son acheteur.I a vendu la jument Un bon prix.Ti-Nolr riait de ses deux yeux en forme de noisettes pis noirs comme des boutons de bottines.Ça faisait pas un arpent que la jument trottait qu'a l'a tombé à terre comme une poche.A l'était morte.J'ai pas besoin de vous dire que c't'histoire-la a couru tout l'canton.î a eu un procès.Ti-Noir a été oblige de payer.—On peut pas gagner tout l'temps qui a dit comme ça à sa femme qui avait la larme à l'oeil.—On était pourtant assez pauvres de même, répétait Delphina en brossant le vieux plancher de misère.—On se r'prendra, disait Ti-Noir pour se consoler.On se console comme on peut.Laissez-moi vous dire tout uniment qui aimait itou à faire des magies blanches.Quand i donnait une soirée dans les rangs i se faisait payé deux piasscs, le p'tlt coup en plusse.Les belles filles pis* les beaux gars venaient du fond d'ia paroisse.On s'ennuyait pas avec Ti-Noir.On savait ben qui contait des menteries.Mais on savait pas le jour qui dirait une vérité.Un bon soir i s'amène a moi pis i me raconte qu'une de mes vaches venait de tomber dans la riviere.—Viens pas rire de mol.Ti-Noir.J'sus trop vieux pour toi.—Créyez-moi.créyez-moi pas.C'est vrai pareil.C'te fois-la, Ti-Noir avait dit vrai.J'ai pardu ma vache qu'on a trouvée ben neyée en bas d'la damme.Deux jours plus tard j'rencontre mon Ti-Noir qui me dit comme ça en clignant des yeux: —Ça m'arrive des fois que j'dise la vérité.C'est pour avoir un changement dans ma vie.Cre enfant ahissable! Ça n'avait du chien.I pouvait ben boire des tassées de whisky.A part de ça qui était en-canteur.I avait presquement tous les méquiers.I était pas plus riche pour tout ça mais i encantait.Sa-vez-vous comment c'est qui chargeait?Un cinq demiards de gin.Pour un cinq demiards i pouvait encanter pendant deux jours Par après, c'est lui qui "cantalt" Mol oui vous parle j'vous conte pas de menteries.Lui, par exemple.Vous allez voir.» • • Justement, le père Mathias, mon voisin, avait faite encan, le jour qui avait décidé de venir vivre au village pour mourir comme du monde C'est lui qui parlait d'mème pou: se donner des grands airs de notable d'la place.J'vlvrais encore dix fois dix ans que j'oublierai jamais c't'encan-la Mon Tl-Noir, grimpé sur un Dogue vous criait ça de sa voix de stentor Ça l'arrivé pas souvent que des p'tits hommes ont une grosse voix Tl-Noir était pas plus haut que la chatte assis, pis l vous avait une voix à faire trembler les montagne* —Comment c'est que vous offrez pour la belle commode à sa mère, le plus beau meuble d'la maison, toute en chêne doux, pas une égrati-gnure?Une armoire qui vient de l'arrière grand-mère qui avait connu le vieux Colborne en 1837.Un curieux avait mis cinq piasses dessus.—Cinq piasses une fols, cinq piasses deux fois.Vite, messieurs, laissez pas partir une belle armoire comme ça.Ça n'en vaut cingt-cinq au moins.—Dix piasses, cria un colon du fond d'la cour.—Dix piasses, reprenait Ti-Noir, dix piasscs, une fois, dix piasses deux fois C'est pour rien.C't'ar-moire-là si vous voulez le savoir ça vient d'la Reine Victoria.Ainsi de suite.Finalement j'me rappelle que j'avais hérité de l'armoire pour dix-sept piasses.Depuis le matin que Ti-No'.r encantait i commençai a perdre de sa belle voix.Ça tirait à la fin 1 restait presquement pus rien du menage pis de tout le drigaille du p^rc Mathias.Vers les huit heures du soir, Ti-Noir brandit au bout des bras un p'tit coffre en fer.—Comment pour le coffre en fer, un beau coffre pour mettre vos papiers.Vous Psavez pas, c'te coffre là contient t'ête ben un trésor.Une voix cria: Une piasse! —Une piasse Vous voulez rire, l'ami.Un colfre de même ça vaut au moins cinq piasses.Si parsoni.e l'acheté j'm'en vas l'acheter nu i Cinq piasses une fols, cinq piasses deux fols D'abord que j'vous dis que c'est un trésor.Dépêchez-vousi Le grand Bardeau, un pauvr colon, a mis cinq piasses dessus.Le coffre 1 est resté.Ti-Nolr riait à fendre l'air.Ça l'empêche pas que le coffre contenait cent belle piasses La père Mathias a perdu connaissance drès là.Ti-Nolr itou.37 Avril.Mi L.e Bulletin des Agriculteurs AINT Deux fameuses NOUVELLES trayeuses DE LAVAL d'Ap rès-Guerre Les ingénieurs DE LA VAL vous apportent une traite DE LA VAL encore meilleure, convenant au plus petit comme au plus grand troupeau! TRAYEUSE AUTOMATIQUE DE LAVAL SPEEDWAY La voici — la fameuse nouvelle trayeuse magnétique "SPEEDWAY" DE LAVAL d" après-guerre vous offre une traite De Laval encore meilleure, et plusieurs avantages importants.Les ingénieurs De Laval travaillent continuellement en vue d'une amélioration .c'est pourquoi les producteurs laitiers recherchent toujours De Laval pour la meilleure traite .et l'obtiennent ! Demandez à votre marchand De Laval de vous expliquer ces nouveaux avantages si importants pour vous : Une traite encore meilleure Conditions sanitaires améliorées Une plus longue durée Une sûreté encore plus grande Une construction robuste Nettoyage plus facile Dessin et construction simplifiés Installation plus compacte-Frais d'opération moins élevés INOXYDABLE POUR PROPRETE ET DUREE LE PULSATEUR A TRAYONS SPEEDWAY Un cylindre de métal spécial CI une course réduite du piston assurent une plus longue durée L't une valeur liable.LA NOUVELLE PULSO-POIWPE SPEEDWAY \ basse vitesse, type roiatoire— vide uniforme.Les hunes rotatives compensent automatiquement l'usure.Lubrification économique et efficace.Réservoir d'huile à la base — plus compacte— réserve de vide au»i-nientéc.TRAYEUSE Sterling DE LAVAL Les ingénieurs DE LAVAL ont encore ajouté à la supériorité tic la trayeuse Sterling DE LAVAL sur d'autres types de trayeuses à pulsateur pneumatique, grâce à de nouvelles caractéristiques importantes, semblables à celles que possède la nouvelle trayeuse magnétique "Speedway" DE LAVAL.Parmi ces dernières, notons : Le couvercle "Sani-Cover" en acier inoxydable, aussi facile à nettoyer qu'une soucoupe; le nouveau "Sani-CIaw" que l'on peut brosser entièrement, et en constater la propreté, et la nouvelle pompe vacuum Sterling avec lubrification à compteur.Cette fameuse Sterling DE LAVAL vous offre une série d'avantages de traite que vous n'avez pas les moyens d'ignorer.COMPAGNIE DE LAVAL, LIMITEE QUEBEC PETERBOROUGH MONTREAL WINNIPEG VANCOUVER 6 Le Bulletin des Agriculteurs Avril, 1947 BURGESS ia batterie Pour lAMPEPORTAT/VE •p""«'3"'ACA,on,e.BURGESS UNI-CEL FLASHLIGHT BATTERY BURGESS BATTERY CO." '-Niagara Falls.- Canada - STEELE,BRIGGS SEED CO.LIMITED TORONTO • WINNIPEG REGINA • EDMONTON *7F VENÙUlS:PAR:llS MltlltURS MARCHANDS'* gseaaa aasaxmammmmaa JOUEZ DE LA GUITARE APPRENEZ A ,JOUER la Guitare Hawaïenne par correspondance.Cours complet, method* très îaclle.Examens, diplôme, rte.Buperbe guitare hawaïenne fournie O II A T I S avec la première leçon.Termes do paiements faciles.13 années d'expérience.Des milliers d'élèves diplômés recommandent notre cours.ILE CONSERVATOIRE DE MUSIQW HAWAÏENNE ENR.L22-D Blvd.Charcot, Québec Par GEORGES M A HEU X, agronome membre de la Société Royale du Canada LE PAILLIS AMELIORE LES SOLS PAUVRES R.E.Stevenson et C.E.Schuster, de la Station Expérimentale de l'Oregon, rapportent dans "Soil Science" (No 3, 1946) les résultats des expériences qu'ils ont poursuivies pendant cinq ans dans le but de déterminer les effets sur le sol de la paille de blé formant un pail-lis de six pouces d'épaisseur.On s'est servi du tournesol — connu aussi sous le nom de "soleil" — comme plante-indice.Les comparaisons ont été faites avec d'autres parcelles dépourvues de paillis.Le sol enrichi par la paille en décomposition a donné le maximum de croissance.La terre renfermait une plus forte proportion de potasse soluble, était plus riche en humus et ses particules d'un millimètre et plus en diamètre étaient beaucoup plus nombreuses que dans les parcelles témoins.Nos pomiculteurs ont l'habitude de faucher l'herbe dans les vergers et de l'accumuler sous les pommiers afin d'enrichir le sol et Ils s'en trouvent bien.Sur des terres très appauvries, l'incorporation de paille, de foin inutilisable et de divers débris végétaux a déjà démontre qu'il est possible de transformer en quelques années une terre épuisée en une terre productive.Il ne manque assurément pas dans le Québec de terres à rendements insuffisants et susceptibles d'être restaurées par l'addition de matières organiques.RESTAURATION DES TROUPEAUX EN GRECE Dans ce malheureux pays déchiré par la guerre, ruine par trois armées d'envahisseurs et en proie à de féroces conflits politiques, l'agriculture a subi de rudes coups.La Grèce sort de la guerre avec une population bovine diminuée de moitié.Et, comme le boeuf est la bète de trait du paysan grec, 11 s'ensuit que le sol n'est encore qu'à moitié labouré, ensemencé, et que la misère est générale.Dans "Farm Research" (janvier 1947) G.W.Salisbury rappelle que les premiers essais de restauration commencèrent en 1942 sous les auspices de la Near East Foundation, organisation philanthropique, et sous la direction de deux experts américains.A cause de son aptitude à résister à la chaleur et à la sécheresse, la race Suisse brune fut choisie.De plus, les boeufs de cette race font de solides bètes de trait.L'UNRRA se mettant de la partie, on importa des taureaux des Etats-Unis et deux centres d'insémination artificielle furent finalement établis en août 1945.Dès la première année, 2,299 vaches furent fécondées artificiellement.Les troupeaux sont de race croisée et se composent d'ordinaire de 5 à 6 vaches.Les pâturages sont rares; les paysans recueillent au loin tout ce qu'ils peuvent trouver en fait d'herbages pour nourrir leurs bètes.Déjà l'agriculture grecque montre des signes de renaissance; la confiance revient du seul fait de l'aide reçue de l'étranger.On vise à accroître la production du lait.chose urgente pour la santé des enfants dont l'alimentation laisse beaucoup à désirer.Il est probable que d'autres sujets seront expédiés en Grèce afin de stimuler cette si désirable restauration.Cette façon fort pratique de secourir un peuple aux prises avec la misère est assurément l'une des plus belles entreprises au crédit de l'UNRRA.» • • UN NOUVEAU VENU FAIT PARLER DE LUI Cultivé depuis plusieurs années aux Etats-Unis, le trèfle Ladino n'a connu la faveur d'essais en terre québécoise qu'en 1942.Le mérite de l'introduction de cette Intéressante légumineuse revient à la direction de la Ferme Expérimentale de Len-noxville.Dans le numéro de décembre 1946 du trimestriel "Agriculture", Paul Gervais présente le Ladino à ses confrères agronomes et leur fait part des résultats des expériences menées depuis quatre ans.Divers mélanges ont été mis a l'essai pour le peuplement des prairies, les uns renfermant une proportion de Ladino.les autres en étant dépourvus.Dans chaque cas le trèfle nouveau a haussé le rendement, l'augmentation variant de 11.84 à 22.80 p.100.Le Ladino a tenu bon dans les pâturages en voie de rénovation.Soumis à un broutage intensif dès la première année, il nous montrait quand même une croissance vigoureuse en fin de saison: un excellent point qui augure bien de son adaptation future.Les herbages, les fourrages dans Québec sont sur le chemin de la révolution.Révolution tardive, mais urgente.Il s'agit, en effet, de remplacer au plus tôt les fourrages pauvres qui nourrissent pauvrement, par des fourrages à riche mixture de légumineuses capables de soutenir la production de chair et de lait.Dans cette très désirable transformation, le trèfle Ladino aura vraisemblablement un rôle à jouer En attendant que les expériences soient définitives, il est permis d'engraisser les pâturages, de se mer des mélanges d'herbages où les légumineuses (trèfle, luzernei occupent une bonne place, une place trop longtemps usurpée par le fourrage traditionnel et si rude sous la dent des bêtes, le mil.QUE VIENNE L'HIVER !.LE CULTIVATEUR L'ATTEND DE PIED FERME La crise du charbon, la rareté de l'huile combustible ont tout récemment affecté nombre de villes.Par ailleurs, la pénurie de transports oblige à de sévères rationnements, quand ce n'est pas la famine qui monte à l'assaut de l'humanité resserrée dans l'enceinte des cités.Tout cela fait ressortir violemment le contraste entre la campagne et la ville.D'une part sécurité; d'autre part insécurité.Pour le cultivateur, l'hiver est une saison qui ne fait pas peur.Il est prêt à l'affronter; il n'est pas à la merci des éléments et des machines.Sur la terre, clans la forêt, il a prélevé à peu près tout ce qu'il faut à la subsistance de sa famille.Au marchand du village, Il ne demandera que quelques denrées, farine, sel, sucre.Dès octobre, le hangar à bols déborde de bois sec et de bûches qui le tiendront au chaud six mois durant; la cave regorge de légumes, de fruits (confitures ou conserves), de pommes de terre; du lard plein le saloir; la dépense abrite sacs de farine, pois, fèves; l'etable fournit chaque jour le lait, la crème, le beurre; le poulailler donne des oeufs, des volailles; on fera boucherie au besoin, et il y a peut-être un mouton, un veau qui varieront tantôt le menu.Voilà du solide, voilà de la prévoyance! Ce n'est pas faire de la poésie, du lyrisme que d'envier le sort du cultivateur et de plaindre celui du citadin à cette période de l'année.Les événements récents donnent une nouvelle actualité aux propos que Merle Crowell écrit dans "Farm Journal" de février 1946, sous le titre "Let winter come!" Heureux ceux-là oui voient venir l'hiver en ami dans le confort de leur maison habillée de neige et avec la certitude que les provisions — quoi qu'il arrive — ne manqueront pas de sitôt.Il est bon de savoir que des bûches d'érable, de merisier, de bouleau donneront leur chaleur quand on le voudra, que la famille a tout près de quoi satisfaire sa faim.UN RUCHER EXPERIMENTAL DONNE UNE RECOLTE MONSTRE L'Université du Wisconsin est dotée d'un rucher expérimental qui est une sorte de laboratoire d'apiculture pour tous les états du centre-nord des Etats-Unis.Par l'application des meilleures méthodes d'aménagement, selon C.L.Farrar, VV.C.Roberts et W.A.Stephen (Rapport du directeur.Station Exp.Wisconsin, 2èmc partie, 1946), les 250 colonies de ce rucher produisirent une moyenne de 256 livres de miel en 1945.A cela, ajoutons 60 livres pour l'hiverné-ment et on atteint une moyenne de.316 livres par ruche ! La meilleure récolte depuis huit ans: 79.000 livres de succulent miel en une saison ! La raison de cette magnifique récolte ?Les auteurs l'attribuent à la nourriture qu'ils donnent aux abeilles au printemps pour leur permettre d'édifier de fortes colonies avant la miellée.Cette période d'attente dura trois mois en 1945.Beau temps et cueillette de pollen en mars, puis froid, pluie, vents retiennent les butineuses captives jusqu'au 22 juin.Laisser les abeilles à leurs seules ressources alimentaires, c'était les condamner à dépérir, tandis qu'en les alimentant avec un mélange de farine de soi/a et de pollen on les préparait à fournir le rendement maximum (40 colonies accumulant chacune la masse imposante de 435 livres de miel).Entre les mains de nos apiculteurs avertis, la recette aurait probablement d'aussi bons résultats dans Québec.Et, sans doute, ne serait-elle pas d'application purement accidentelle ? Avril, 1947 Le Bulletin des Agriculteurs 7 « , \SSAUT DES MAUVAISES HERBES Le Manitoba considère la lutte contre les mauvaises herbes tellement importante qu'il a mis sur pied une commission spéciale chargée d'organiser une campagne de destruction systématique des plantes nuisibles aux cultures.Dans le bulletin 207 du Ministère de l'Agriculture du Manitoba, H.E.Wood, président de la commission, et P.j Oison, professeur de grande cul-turc donnent les résultats obtenus jusqu'Ici par l'emploi d'herbicides chimiques clans les champs de blé, d'orge et de lin.Des démonstrations ont été faites chez les cultivateurs depuis 1944; elles ont prouve : 1) que les mauvaises herbes peuvent être mises en échec; 2) que — de ce fait — les rendements peuvent être accrus; 3) que le coût de traitement est ù la portée des cultivateurs; 4) que la réapparition de mauvaises herbes va à un rythme décroissant au cours des deux années suivant le traitement; 5) qu'il est relativement facile de débarrasser une.terre des mauvaises herbes annuelles avec des traitements appropriés.Des essais semblables se poursuivent depuis plusieurs années dans Québec, principalement pour l'éra-dication de la moutarde sauvage.La preuve est faite que la moutarde dans les céréales disparait presque totalement après l'application opportune d'une solution de sulfate de cuivre.Québec perd des millions de dollars chaque année par suite de la concurrence ruineuse que les végétaux inutiles font aux plantes cultivées.FINI LE REGNE DES MOUCHES DANS LES ETABLES Les recherches faites par C.L.fluke et Richard Dobson à la Station Expérimentale du Wisconsin (Rapport annuel du Directeur, 2ème partie, 194G) démontrent que le puissant insecticide DDT peut tenir les mouches en échec dans les étables pendant plusieurs semaines.Cela confirme les observations faites dans Québec par nos entomologistes.L'efficacité de l'insecticide peut s'étendre sur une période de trois pourvu que les murs n'aient pas été récemment blanchis à la chaux.Voici un cas typique des ré-tats obtenus.Une établc traitée le 23 mai n'avait pas une seule mouche vivante trois mois plus tard.Des milliers de mouches moururent tous les jours.Entre le 9 et le 20 août, on compta en moyenne 100 mouches mortes par verge car-rée de plancher.Les auteurs recommandent d'ob-server les instructions suivantes: 1) Employer une solution de DDT a 5 p.loo, à raison d'un gallon par 1000 pieds carrés; 2) arroser absolument tout ce sur quoi les mouches peuvent se poser (murs, plafonds, poutres, poteaux, cordes) et protéger les abreuvoirs avec de vieux sacs avant d'arroser; 3) il est non de traiter, à l'extérieur, le tour des portes et fenêtres, et aussi les autres bâtisses (porcherie en particulier) où les mouches peuvent trouver refuge — ce qui constituerait une source de réinfection; 4) la personne qui fait l'arrosage doit se couvrir la bouche et le nez pour ne pas aspirer de DDT; le lavage des mains et de la figure est de rigueur, à l'eau et au savon, une lois le travail complété; 5) 11 faut tiaitcr les animaux qui ont accès à 'ftable en été.Comment les pro- téger des mouches ?Tout le monde connaît les huiles à mouches.Par ailleurs, certaine forme de DDT dilué à l'eau et spécialement préparé pour le bétail n'affecte pas la peau et tue les mouches.Si le nouvel insecticide garde une durable efficacité en application sur les bêtes, on dira sans regret adieu aux vaporisations répétées une ou deux fois par Jour tout le long de l'été.RENDEMENT DES PATATES ACCRU PAR LE DDT De deux points géographiques distants de 800 milles et soumis à des conditions climatiques fort différentes — a savoir Ithaca, N.Y.et St-Roch des Aulnaies, Que., — nous viennent des rapports de concordance parfaite sur l'efficacité du DDT dans les champs de pommes de terre.Dans "Farm Research" (janvier 1947), M A.Rawlins salue le retour à la vie civile d'un vétéran qui s'est couvert de gloire sur le théâtre de la guerre en Europe, en Asie, en Afrique.Le DDT (c'est le vétéran en question), maintenant au service de l'agriculture, a contribué à lui seul à hausser de 85 minots le rendement à l'acre.Il s'agit, en l'espèce, de champs affligés d'une forte population d'insectes, ce qui fait ressortir à la fois les dégâts des ravageurs et les gains que l'insecticide nous permet de faire.Le DDT utilisé se présentait cette année sous forme de solution miscible, c'est-à-dire pouvant se mêler facilement à l'eau.Pour chaque traitement, la solution insecticide était mêlée aux fongicides (bouillie bordelaise, cuivres neutres, composés organiques).L'augmentation attri-buable au DDT fut de l'ordre de 137 minots dans un cas, le plus fort accroissement enregistré.D'autre part, on note que l'absence ou la rareté des insectes amène des résultats tout différents, parfois un simple accroissement de trois minots, tant il est vrai de dire que l'insecte est agent de destruction.A St-Roch des Aulnaies, où se trouve la station expérimentale des pommes de terre, le professeur E.Campagna, directeur des expériences, fournit la preuve que le DDT a si bien préservé le feuillage des piqûres et grignotages d'insectes que les rendements ont subi — là aussi — une remarquable ascension.Ajoutons que dans le Bas de Québec en 1946, année sèche par excellence, il y avait pléthore d'insectes et pénurie de maladies.VARIETE DE TOMATE D'ORIGINE QUEBECOISE Née à la ferme provinciale de Deschambault, baptisée "Québec 5", élevée, soignée, multipliée par le génétiste J.O.Vandal, son apparition a été récemment saluée par la presse.Les principales qualités qui la recommandent à l'attention des horticulteurs sont: précocité, fruit globulaire de très belle apparence, peau lisse d'un beau rouge vif, fine attache du pédoncule et grande productivité.Il nous est très agréable de signaler la création de cette nouvelle variété parce qu'elle marque une date dans l'histoire des recherches agricoles au Canada français.Depuis plusieurs années, le Collège Macdonald a mis à jour des variétés de céréales, plantes fourragères ou horticoles.La Québec 5 est le premier-né, nous l'espérons, d'une série de variétés sorties des mains (lire la suite à la page 25) M* le Naturellement, il importe peu de savoir lequel arriva le premier.Ce cjui est important, c'est le profit que vous faites.Il dépend de la qualité de voire troupeau et du nombre d'oeufs qu'il pond.Les jeunes poussins sont votre source de profits futurs.Nourrissez-les avec soin, pour être sûr d'obtenir ces profits.La moulée de début Blatchford est scientifiquement formulée en vue d'une digestion facile.— Elle contient tous les éléments nutritifs nécessaires dont les jeunes poussins ont besoin, comprenant une teneur augmentée en vitamines et en minéraux, grâce à Vita-Dine.Vous pouvez augmenter vos profits en servant la Moulée de Début Blatchford pour poussins.Los volailles nourries avec lîlafehford sont en meilleure santé.Vos poulettes en croissance ont besoin d'une diète spécifique, spécialement durant leur pre- mier stage, alors qu'elles ne sont pas en productivité.La moulée de croissance Blatchford stimule leur croissance, les rend à maturité rapidement et d'une façon convenable.Vos oiseaux obtiendront une plus haute teneur en protéines et ils auront besoin de moins de nourriture; ils retireront plus de force et une réserve de vitalité pour résister :\ toutes les maladies.La moulée de Croissance Blatchford les développera et lorsqu'ils seront prêts à pondre, vous obtiendrez des oeufs plus pros, en plus grande quantité et de plus gros profits plus à lionne heure.Nous reconnaissons que les poussins sont éclos plus à bonne heure cette année.Nous en avons tenu compte dans la formule de notre Moulée de Croissance.Moulée de Début Blatchford Moulée de Croissance Blatchford Jjlatcl *jford Feeds 61-77 PELHAM AVE.TORONTO/ONTARIO .7/oici ce que voeu cAvtcAcej.,.La "Hornet Power Chain Saw" Coupe considérable • Prix modique • Efficacité étonnante • Source de Profits La "Hornet" coupe, abat et met en billots, en bois de corde, ou en bois de poêle, les arbres de bois brnnc ou de bois mou de toutes les grosseurs.Elle coupe les souches courtes, ce qui veut dire plus de bois—excellente occasion d'augmenter votre rendement.La "Hornet" est leperc, puissante et facile a manier—elle pèse environs CO livres.Son coût minime et sa fnible consommation d'essence en font la meilleure valeur sur le marché.Elle se paie par elle-même en un rien de temps.Ecrivez o voire plus proche distributeur "Hornet" pour plus renseignements: JOCKEY GRINDER LTD.D.J.SMITH SALES LTD.Uii kit.m.Montreal.Qui.41 rue n, Truro.N.S.Wl ni Sank.Ottawa.Ont Hornet Power Chain Saws sonts dessinées, fabriquées Ol assemblées oar: HORNET INDUSTRIES GUELPH LIMITED ONTARIO 8 Le Bulletin des Agriculteurs Avril, 1947 f'JA vie de journaliste amateur et de romancier de vocation m'a conduit en bien des milieux divers, m'a initié à une foule d'histoires, m'a fait connaître des personnages et des aventures bizarres.Pourtant, je n'ai jamais poussé mes explorations en dehors de Montréal et de ses environs.Lorsque j'ai voyagé, je l'ai fait uniquement pour mon plaisir, sans me soucier d'étudier et d'approfondir les différents milieux que je ne faisais que traverser.Après quinze années d'investigations et d'explorations, j'avoue que ma ville natale est loin de m'avoir révélé toutes ses richesses et que je découvre en elle, chaque semaine, chaque jour presque, de nouveaux trésors.Les gens vivent trop vite, ne prennent pas le temps de regarder autour dieux, d'observer avec attention ce qui les entoure et ils perdent ainsi, parfois, de très beaux, de très émouvants spectacles.Us demandent aux livres d'auteurs étrangers les récits romanesques et peut-être la vie en déroulc-t-elle de plus touchants à leur porte môme?Ah! si seulement, on voulait ouvrir les yeux, ne pas laisser mourir le germe de curiosité naturelle qui git en chacun de nous! Je raconterai aujourd'hui les amours de deux tout jeunes gens, des enfants presque: Pierre Aubert, jeune canadien-français de vingt-trois ans, et Sari Wariza, viennoise de dix-neuf ans.H y a dans ces amours une flamme, un noble courage, une pureté et un romanesque qui les élèvent bien au-dessus de la médiocrité ordinaire de la vie.Le lecteur en jugera lui-même par ce qui va suivre.Ma première rencontre avec Pierre Aubert remonte à l'automne 1935, à un des moments les plus sombres et les plus aigus de la crise du chômage, qui fit tant souffrir notre peuple et diminua pour longtemps ses forces vives.Les hommes et les jeunes gens, on s'en souvient, ne trouvaient guère d'emploi en ces temps difficiles et misérables.Un grand nombre vivaient des maigres secours de l'Etat.Vivaient, c'est une façon de dire: tout au plus ils ne mouraient pas de faim et de froid.Les années de prospérité, survenues depuis, nous ont fait oublier cette noire période.Les gens n'aiment pas à se souvenir de leurs maux; dès que le bonheur esquisse un sourire, ils oublient les grimaces de la détresse et du malheur.Par une journée grise et froide de la fin de septembre 1935, je me promenais dans une des régions les plus désolées de la métropole.J'avais flâné dans le quartier St-Henri puis, traversant le canal de Lachine, je poursuivais ma flânerie dans la Pointe-Saint-Charles.Peu à peu, sans m'en rendre compte, je m'étais rapproche des abords du pont Victoria.Y a-t-il un endroit plus morne au monde par une après-midi brumeuse d'automne ?Je marchais lentement, sans but, comme il m'arrive souvent.C'est la meilleure manière de faire des rencontres, des découvertes intéressantes.Les gens pressés, toujours sous vapeur, ne découvrent jamais rien.Cette après-midi là, j'avais vu s'étaler sous mes yeux toute la misère de Montréal mais je n'avais lié conversation avec personne; dans les petits restaurants où je m'étais arrêté un moment sous des prétextes futiles, je n'avais aperçu aucun visage, entendu aucune réflexion dignes d'attention.Je commençais à songer que ma flânerie ne me rapporterait qu'un pauvre butin, que j'avais perdu mon après-midi.A cinq minutes d'intervalle, il est impossible de prévoir ce que nous réserve la Providence, les heu- reuses ou désagréables surprises qu'elle nous menage.Le brouillard se résolvait en une pluie fine et glacée.J'enfonçai sur ma tête mon vieux feutre, je relevai le col de mon trench.Ma montre que je consultai marquait quatre heures et cinq minutes.Je levai les yeux: des vieux murs de pierre grise et mouillée cernaient la rue étroite comme une tranchée; au loin, vers le sud, la rue débouchait vaguement sur un espace étouffé de brouillard.L'affiche d'une taverne attira mon regard.Je hâtai le pas, entrai.A première vue, la salle rectangulaire, très obscure, me parut' vide.Je m'assis, commandai un verre de bière, allumai une cigarette.Puis, je promenai sans hâte les yeux sur la pièce.Alors, dans un coin particulièrement sombre, Je distinguai une forme humaine, une silhouette imprécise.L'homme — qui me parut très jeune — me tournait le dos.Sa main gauche était posée sur son pantalon; son coude droit était sur la table et son menton se cachait dans la paume.Devant lui, un verre et une bouteille vide.Peut-être sommeillait-il?Ou bien 11 rêvait éveillé.Peu à peu, mes yeux s'habituèrent à la pénombre.Je remarquai qu'il portait un veston usé Avril, 1947 Le Bulletin des Agriculteurs 9 à la corde, un pauvre pantalon de toile bleue, rapiécé, déchiré par endroits.Ses souliers d'une nuance t;:ise avaient perdu toute forme.En somme, un pauvre hère comme on en rencontre habituellement dans ces lieux.Le buveur ne dormait pas.Soudain, il se tourna vers moi.me regarda un moment, tira un mégot de sa poche, s'approcha: — Du feu, monsieur, s'il vous plait?Je lui tendis une allumette et l'observai vivement à la flamme.Dieu, qu'il avait l'air jeune! Puis, son visage maigre aux traits réguliers, respirait l'intelligence, une noblesse d'âme que la misère n'avait pas détruite encore.Quel âge avait-il?Dix-neuf?Vingt ans?l'as beaucoup plus, assurément.— Asseyez-vous ici, mon ami, lui dis-je.Nous boirons une bouteille ensemble.Il s'assit sans se faire prier, posa les coudes sur la table, se prit les tempes dans les mains.Sa physionomie suait la mélancolie, le découragement total.Il ne levait pas les paupières de sur ses yeux bruns, très vifs et pénétrants, je l'avais remarqué un instant plus tôt.Je remplis son verre mais il n'y toucha pas.— Buvez, lui dis-je, ça chasse les idées noires.Il considérait le verre plein en silence.— Boire?Boire! soupira-t-il.Depuis des mois, je bois, je bois sans arrêter .tous les sous que je gagne.Je ne réserve presque rien pour manger.Je n'ai pas faim, d'ailleurs.Une ou deux bouteilles, ça vaut un repas.Puis, l'effet est tellement meilleur, plus désirable pour moi! Après quelques verres, tout.com- mence à se brouiller dans ma tête, mes souvenirs s'estompent et se mêlent, la vie devient facile, toute colorée de rose: Pierre Aubert est riche, sa réputation d'écrivain est reconnue, il épouse Sari Wariza.Le jeune homme se tut.Il rêvait C'est ainsi que j'appris qu'il se nommait Pierre Aubert, qu'il caressait le rêve de devenir un grand écrivain et qu'il aimait Sari Wariza.A cette époque, j'allais beaucoup au cinéma: une fois, deux fois par semaine.Le nom de Sari Wariza ne m'était pas inconnu.C'était une toute jeune étoile montante au ciel d'Hollywood Elle avait joué déjà dans quelques films assez bien cotés.Je me souvenais de l'avoir admirée, ces temps derniers, justement, clans "Honeymoon".Les magazines américains de cinéma parlaient beaucoup d'elle, reproduisaient ses photos.La jeune comédienne montait vers la gloire.Pour ma part, je lui trouvais moins de talent que de beauté et un certain charme exotique auquel il était difficile déchapper Sari était d'origine viennoise.Sa famille appartenait à la noblesse autrichienne et se trouvait même apparentée à la célèbre dynastie des Habsbourg.En quelques années, la révolution avait détruit et dispersé la famille des Wariza.Orpheline et sous la tutelle d'un oncle aussi âpre au gain que dépourvu de scrupules, Sari, dès sa quinzième année, avait dû gagner sa vie et celle de son tuteur.Elle dansa et joua dans les théâtres de Vienne.Son oncle lui faisait la vie dure, la surveillait jalousement et alla même jusqu'à lever la main sur elle.L'adolescente se dégoûta de cet esclavage et de ces traitements indignes.Un jour, disposant de quelque argent, elle s'enfuit à Paris d'abord, puis à Londres.De là.dé- guisée et sous de faux noms, elle réussit à s'embarquer pour l'Amérique après avoir surmonté bien des obstacles.Hollywood finit par la recueillir.Elle y trouva de puissantes protections et son avenir se dessina dans l'art cinématographique.Telle était, en bref, l'histoire de Sari Wariza que racontaient les magazines américains .J'estimais d'une grande naïveté et profondément chimérique que le jeune Pierre Aubert fut épris de la petite comédienne de l'écran.L'adolescent, dès qu'il commence à fréquenter le cinéma, tombe fatalement amoureux des stars.Mais ça lui passe vite et il s'attache bientôt à des réalités plus accessibles, plus tangibles.Je m'étonnais que Pierre Aubert songeât à épouser Sari Wariza qu'il n'avait vue que sur l'écran, qui vivait à des milliers de lieues, dans un royaume où il n'aurait pas même accès.Quoi qu'il fit me disait-je, il ne pourra même jamais approcher son idole, lui adresser quelques mots.Et il imagine qu'il pourrait l'épouser! Quel enfantillage! J'étais déjà un garçon raisonnable, en 1935, je méprisais les songes creux, les rêves irréalisables, les chimères.Je me disais qu'il faut ne souhaiter que ce qu'on peut obtenir.Aubert, qui voulait décrocher la lune, me faisait pitié.Qu'il devint un écrivain considéré dans notre pays, qu'il réussit à acquérir une certaine aisance, c'étaient la des choses possibles, raisonnables, qu'un jeune Canadien français peut ambitionner Mais épouser Sari Wariza, allons donc! Etait-il permis à un cerveau équilibré de concevoir de pareilles folies?Soudain, mon compagnon se détendit comme un ressort, fut debout.D'un geste brusque, il saisit un verre sur la table et le fit écla- ter sur le plancher.Ses yeux lançaient un feu extraordinaire, il siffla entre ses dents serrées: — Sari, je l'aurai! J'avais d'abord décide de me tuer.Mais non, c'est lâche, c'est trop facile! Je gagnerai Sari, oui, je la gagnerai! Elle ne répond pas à mes lettres?Tant pis! Elle répondra à ma voix, je la forcerai bien de me répondre! Il me prit par le bras: — Sortons, voulez-vous?Je sens le besoin de marcher, d'apaiser le feu qui me brûle.Je ne suis pas fait pour m'abrutir devant une bouteille de bière, crever au fond d'une taverne infecte.Ça, non! non! J'agirai et vous m'aiderez, monsieur, je devine que vous consentirez à m'aider.Mon histoire est triste mais elle ne manque pas d'intérêt et elle n'est pas finie, ah! non! Vous aimez à entendre conter des histoires, vous, hé?Ne protestez pas, ça se voit.Eh bien, je vous raconterai la mienne et vous m'aiderez- à bâtir la fin, l'épilogue.Il y avait dans la voix d'Aubert une force persuasive, entraînante, a laquelle il était impossible de se dérober.Je me levai et le suivis.Maintenant, la nuit était venue, épaisse à couper au couteau.La pluie fine et glacée tombait toujours.Mon compagnon m'entraînait d'un bon pas vers l'ouest de la ville.Il ne soufflait mot.Parvenus au pont du canal de Lachine, je lui demandai: — Où allons-nous donc?— Au cinéma Cartier de Saint-Henri.On y montre le film Honeymoon" avec Sari connut vedette.Je l'ai vu quinze fois dans les divers cinémas de la ville Ce soir, j'éprouve le besoin de le revoir.avec vous.de voir Sari encore une fois sur la toile avant de la (lire ia suite à la paye 261 10 Le Bulletin des Agriculteurs Avril, 1947 examen des échantillons aux éli-inatoires provinciales du Concour-lational de l'Orge.Le comité des uges se composait d'experts des ministères fédéral et provincial de 'Agriculture.A gauche, on remarque M.Henri Gonthicr, gérant général, M.Jean-Paul Galipault, président,, de .'Association des Brasseries de a Province de Québec.L'ORGE Devant le succès remporté en 1946, les brasseries du Canada ont décidé de commanditer un autre concours de l'orge en 1947 /-.u.n.uipiovinciine^ oe .t» au canada, o province de Quebec ciaii i*pie»em« par quatre iuges: de gauche à droite, MM.Paul Méthoi.du ministère provincial de l'Agricu lure,- Rober Ihonus du nvnislèr; lédéia! de l'Agriculture; Emile A.Lods, prolcsscu .Collège MacDonald, c: André Auger, du ministère provincial de l'Agriculture JvORGE est l'une des plus anciennes plantes cultivées Aux temps préhistoriques, les habitants des cités lacustres de Suisse cultivaient l'orge et les récits chinois les plus anciens font mention de cette culture.Certains auteurs de la Grèce antique parlent de 'oige a six rangs.On a même trouve de l'orge en faisant des fouilles dans les monuments égyptiens.L'industrie de la brasserie est aussi très ancienne.Selon des recherches authentiques, ses origines remonteraient à dix m.lle ans au moins.Six mille ans avant Notre-Seigneur, les Babyloniens buvaient de la bière, et on trouvait des brasseries sur les bords du Nli bien avant l'époque de la reine Cleopâ-tre.De siècle en siècle les procédés de brasserie se raffinèrent: ce sont les moines du Moyen-Age qui découvrirent comment faire vieillir la -bière en la conservant dans les caves fraîches de leurs monastères.A travers l'histoire, la brasserie et la culture de l'orge ont toujours été intimement liées; elles le sont encore aujourd'hui.Rien d étonnant, donc, a ce que l'industrie canadienne de la brasserie ait mis à part S25.000 de prix en aruent et institue l'an dernier le Concours National de l'Orge.Le concours aura lieu de nouveau cette année, non seulement à cause des excellents résultats obtenus, mais pour accentuer encore la bonne entente qui règne entre l'industrie de la bière et les producteurs de sa matière première principale; l'orge de brasserie.Pour bien comprendre la situation de l'orge au Canada 11 faut faire un retour en arrière Une des première grandes culture au pays, la culture de l'orge y était très florissante au siècle dernier a venir jusqu'en 1890, alors que les Etats-Unis adoptèrent la loi tarifaire Mc-Kinley.Au cours des années mil suivirent, la culture de l'orge au Canada dégénéra tant en quantité qu'en qualité.La situation s'aggrava durant les années de prohibition, alors qu'il y avait moins de raisons de soigner la récolte.L'industrie du malt institua alors un plan scientifique, grâce auquel on accumula des stocks de semence pure, permettant ainsi d'améliorer et d'Intensifier la culture de l'orge La superficie consacrée a cette pmntc passa de 3,-500.000 acres en 1927 à 8,390.000 en 1943.L'orpc cl le plafonnement des prix Cette renaissance de l'orge au Canada se poursuivit Jusqu'aux années de guerre alors que le Gouvernement imposa le plafonnement des prix En temps normal, il existait, entre les diverses qualités d'orge, une différence de prix qui s'élevait parfois jusqu'à 20 cent.» le boisseau.Le prlx-piafond pour l'orge, cependant, fut établi sans tenir compte de cet écart comme on le fit dans le cas du ble et du lin L'orge de fourrage de qualité inférieure rapportait autant que l'orge de brasserie de la plus haute qualité.Ceci causa, presque du lour au lendemain, une détérioration de toute l'orge offerte sur le marche De plus, on plaça un embargo sur l'exportation de l'orge, de peur qu'il n'en reste pas suffisamment au Canada pour l'alimentation des animaux.Pour dédommager les cultivateurs et encourager la mise de l'orge sur le marché, le Gouvernement accordait une prime de cinq cents le boisseau sur la vente de l'orge.Cette prime, ajoutée a l'octroi dit d""égalisatlon" équivalait à un subside de 20 cents le boisseau de la part du Gouvernement Malgré tout, les diverses qualités d'orge, Avril, 1947 Le Bulletin des Agriculteurs 11 v compris le dur ou "Tough", se vendaient toutes le même prix.A la suite de cet ordre du Gouvernement plaçant toutes les qualités d'orge sur le même pied, la production de No 3 C.W.et autres orges de qualité supérieure tomba à moins de trois pour cent du total.Le but du Concours National de l'orge Devant la gravité de la situation, l'industrie canadienne de la bière, par l'entremise de son organisme national, la Dominion Brewers Association, délibéra Avtc les membres du Comité National de l'Orge et autres autorités sur les moyens à prendre pour maintenir la qualité de l'orge de brasserie.A la suite de ces consultations, l'industrie de la brasserie, de con-, t avec celle du malt, décida de commanditer le Concours National de l'Orge et d'octroyer une somme de $25,000 de prix en argent.Le but du Concours est de favoriser l'amélioration de l'orge de brasserie, la substitution d'orge de haute qualité aux variétés mélangées ou infé-rieures et l'accumulation d'orge de .semence très pure.Les procédés de culture et de mise sur le marché étant fort différents clans l'Ouest et l'Est du Canada, on a divisé le Concours en ci e u x section intcrprovinciales.Celle de l'Est comprend le Québec et l'Ontario; celle de l'Ouest, le Manitoba, la Saskatchewan, l'Alberta - : le district de la Rivière-à-la-en Colombie britannique.Le montant des prix a aussi été divisé, e basant sur la production de i iiaque région: 813,500 pour l'Ouest ;.f)00 pour l'Est.L'Est a cepen-été quelque peu favorisé, si tient compte que la proportion produite par les provinces de Ouest est légèrement supérieure à la part des prix qu'on leur a réservée.Le (Juébec à l'honneur ' Concours clans la division de s'est terminé le 11 février dernier, à Toronto, alors que M.Armand Fortier, de Chambly Québec, a été couronné "Roi de l'Orge de l'Esl du Canada." En plus, d'un Certificat d'Honneur, M Fortier a reçu le premier prix interprovincial de $200.Il avait précédemment gagné le 2e prix aux éliminatoires provinciales du Québec et le 1er prix dans sa région, ce qui porte le total de ses primes à $375.La ferme du Séminaire do Sainte-Thérèse, qui avait remporté le premier prix provincial, a mérité le 3e prix au concours interprovincial portant le total de ses récompenses à $325.l'abbé J.-A.Lemay, régisseur du Séminaire, qui s'est rendu à Toronto pour recevoir le Certificat d'Honneur, Les noms des vainqueurs de la di-vision Ouest seront annoncés à la Foire d'Hiver de Brandon.Manitoba, le 1er avril prochain.Le Concours aura lieu de nouveau en 1947 et suivra, dans ses grandes " >nes les mêmes règlements que l'an dernier.Le Concours de 194G a donné plusieurs beaux résultats: a stimulé l'enthousiasme des cultivateurs d'orge, assuré un stock suffisant de semence pour la récolte de 1947, amélioré la qualité de l'orge de brasserie et raffermi encore l'amitié qui règne entre d'excellents Partenaires: les brasseries et les producteurs d'orge.FIN Les quatre lauréats primés lors des finales Ontario-Québec eu Concours National de l'Orge tiennent fièrement leurs certificats d'honneur et leurs prix en argent.Ce sont, de droite à gauche, l'abbé J.-A.Lemay, régisseur du Séminaire de Sainte-Thérèse, 3e prix,- Armand Fortier, de Chambly-Bassin, 1er prix; H.K.Nesbitt, de Bri'.tan-nia Bay, Ontario, 2e prix; e{ Clifford Dale, de Glanworth Ontario, 4e prix.Les présenta-lions furent faites à Toronlo le 11 février, au banquet annuel de l'Ontario Crop Impro vcmen Association.La préparation des échantillons eux laboratoires du Ministère fédéral de l'Agriculture, à Montréal, où l'on a procédé au choix des vainqueurs provinciaux du Concours National de l'Orge.Le Stand du Concours National de l'Orge à la Foire d'Hiver de Toronto, enue en novembre 1946.Ce) étalage mettait en valeur les usages de l'orge non Seulement pour la fabrication de la bière mais aussi dans le domaine de l'alimentation et autres branches de l'industrie canadienne. 12 Le Bulletin des Agriculteurs Avril, 1947 M * via.**» !"-;C.«il LES VILLES DU QUEBEC Jolicttc vue de la tour du clocher de la Cathédrale .IOLÎETTE-VILLE DE L'INDUSTRIE Par FERN AND LACROIX Photos par Henri Paul LwN 1043.Joliette fêtait le centenaire de sa fondation.Cette petite ville de 15,000 habitants commence aujourd'hui à sentir un peu trop le poids des ans et ce n'est pas sans besoin qu'elle entreprend depuis quelque temps une campagne de rejuvenescence, car il y avait longtemps qu'à Joliette rien n'avait changé.Mais on ne peut pas plus résister à l'élan du progrès qu'aux forces de la Nature et c'est ainsi que Joliette, éperonnée par l'exemple de plusieurs petites villes modernes, relègue au passé — auquel du reste il appartient—mais non sans regret ni une certaine nostalgie, car la tradition est tenace, les derniers vestiges du style victorien qui y fut si longtemps à l'honneur, dispersant ainsi aux quatre vents- la poussière d'un passé opiniâtre qui menaçait de substituer la tradition à la vie.Jolieti* se souvient opportunément auj §ird'hui que son fondateur, Barthélémy Joliette, descendant de Louis Joliette, découvreur du Mississipi, avait baptisé la ville du nom évocateur à l'époque de L'INDUSTRIE.Ce n'est que plus tard, en hommage au fondateur de L'INDUSTRIE que ses concitoyens reconnaissants lui donnèrent son nom.Aujourd'hui une trentaine d'industries sont établies à Joliette.Ce sont de petites et moyennes indus- tries produisant de la chaux du manganèse, de la laine, du cuir, des articles de nouveautés, des meubles, des engrais et autres produits chimiques, des fournaises, du papier d'emballage.C'est en outre un centre important de culture de tabac, l'une des plus vieilles industries de la région.Mais la prospérité de Joliette ne dépend pas essentiellement de ses industries.Le commerce y joue un très grand rôle.Joliette est en effet le centre géographique, religieux, judiciaire, éducationnel, industriel et commercial d'une région comptant plus de 100 paroisses.Ces paroisses environnantes constituent en effet un marché considérable et c'est ce qui explique que le commerce soit si florissant à Joliette.Mais Joliette est avant tout une ville de province typique.Un grand nombre de ceux qui y habitent depuis plus d'une génération y ont amassé un modeste pécule et l'on devine que les rentiers y sont nombreux.La vie y est calme, relativement prospère et facile.La ville baigne dans une atmosphère un peu vieillotte, en dépjt de certains quartiers neufs, et chacun sent confusément que si jamais une révolution éclate dans la province de Québec, elle ne commencera pas à Joliette.Est-ce un mal, est-ce un bien, on ne saurait dire, mais ce trait dénote assurément la stabilité do la population.Barthélémy Joliette était un homme d'une activité débordante, doué en outre du sens des affaires.Il est né à St-Thomas de Montma-gny en 1789, issu d'une famille apparenté à Louis Joliette puisque aussi bien c'est son grand oncle.La famille est originaire de l'ancienne province de Bric, dans cette partie de la France aujourd'hui constituée par l'arrondissement d'Epernay.Le père de Barthélémy Joliette était notaire, mais peu fortuné puisqu'il ne put faire poursuivre à son fils des études classiques.A l'époque, cependant, les études classiques n'étaient pas indispensables à l'accès aux professions libérales.C'est ainsi que Barthélémy embrasse la carrière de son père et qu'il fait sa cléricature au sortir de l'école du village.Lors des deux campagnes de 1812 et de 1813 il s'enrôle dans les armées britanniques et s'élève aux grades de capitaine, de major, puis de lieutenant-colonel, dans la division du lieutenant-colonel Fleury-Deschambault; Entre les 'deux campagnes toutefois, Barthélémy Joliette, revenu parmi les siens, épousait Mlle Marie-Charlotte Ta-rieu Taillant de Lanaudière, qui lui apportait en dot une partie de la seigneurie de Lavaltrie.La guerre terminée, il revient à la pratique de sa profession à l'Assomption et conçoit le dessein ci' fonder un nouvel établissement, dans la région qu'il habite II est jeune, plein d'ambitions, énergique, capable d'assumer des responsabilités et relativement à l'aise.A peine a-t-il 30 ans qu'il est élu député et nommé ensuite au Conseil législatif.Son projet mûri, il parcourt la seigneurie de Lavaltrie à la recherche d'un site propice à la réalisation de son grand rêve.Il s'arrête à l'endroit qui est aujourd'hui Joliette pour y fonder un petit village qu'il nomme INDUSTRIE.C'était en juin 1823.Déjà Barthélémy Joliette manifestait sa confiance en affirmant que le petit bourg bâti sur les bords de la rivière l'Assomption qui à cet endroit roule en cascades, grâce à sa position stratégique entre Québec et Montréal, deviendrait l'une des villes industrielles et commerciales les plus importantes de la province.Il voyait juste.Chef-lieu d'un district judiciaire important, siège d'un éveche, pourvue d'un collège classique, reliée à tous les grands centres par des communications aussi faciles que multiples sise à l'entrée des Laurcntldcs, Joliette a dépassé les espérances de son fondateur. Avril.1947 Le Bulletin des Agriculteurs 13 Le boulevard Manseau Mais en 1823 les soucis du fondateur commençaient.Il entreprend tout d'abord la construction de moulins et de manufactures diverses dans le but de fournir de l'emploi à la population qu'il se propose d'établir dans son village.En i!',36 il construit un nouveau moulin et en 1837 un marché.Cinq ans plus tard il élève à ses frais l'église paroissiale et en 1845 il fonde le collège de Juliette.Ce n'est pas tout En 1848 il construit en clïet un chemin de fer, ce qui n'était pas ne entreprise banale à l'époque, lût de $50,000, qui devint le chemin de fer de l'Industrie.Un an plus lard enfin il faisait don de églisi à l'évêché de Montréal ainsi que d'une vaste étendue de terrain, et i! cédait le collège aux Clercs de St-Viateur.Barthélémy Joliette s'éteignit le 21 juin 1850.Il avait été puissamment aidé dans son oeuvre par de précieux collaborateurs: MM.DeLa-uaudière, Leodel et Leprohon dont plusieurs descendants vivent encore p Joliette.?• » Depuis un peu plus d'un siècle la population de Joliette n'a cessé de < roitre à un rythme régulier.Même la guerre n'a pas rompu ce rythme, ! i elle a contribué dans une certaine mesure à la prospérité de la ville.Par exemple, en 1917 Joliette comptait 9,000 habitants; en 1927 10.800; en 1939 12,500.Aujourd'hui filiation se chiffre par 15,000 habitants.La rue des affaires Le quartier commercial gravite autour des Places Bourget et Laval-tric, sises au coeur de la ville.Une soixantaine de commerces et de bureaux d'affaires rayonnent en effet autour des édifices municipaux.Plusieurs nouveaux magasins et restaurants aux lignes nettes et modernes, situés place du marché et symbolisant l'aile du progrès, ont finalement eu raison de la persistance des édiles municipaux à se réunir dans un Hôtel de Ville qui est — il faut bien le reconnaître ¦— un chef-d'oeuvre de laideur et de mauvais goût.Au moment où l'on écrit ces lignes des travaux de rénovation sont en cours qui ne peuvent qu'améliorer l'aspect général tic l'immeuble dont la laideur atteint, si l'on peut dire, le sommet du laid et qui est ainsi immunisé contre le pire.Par contre, les quartiers résidentiels sont délicieusement intimes et frais.Les rues sont larges et les fleurs abondent.C'est là un souci que n'ont pas malheureusement la plupart des petites villes de la province dont le seul souci semble d'entasser leurs habitants les uns aux côtés des autres, les uns pardessus les autres sur la surface la plus étroite possible, quelle que soit par ailleurs l'abondance des terrains disponibles.Depuis 1927 la (lire la suite à la page 50) Li Cathédrale La place du marché Une 'ic; trente industries de Joliette 14 LLc Madeleine Hurtot abandonna Carentan par un dimanche morose, grisâtre.Il ne pleuvait pas.mais l'air était mouillé et, à onze heures, à la fin cie la grand'messe, le brouillard blanc ouatait encore les rives de la Tante et de la Douve.Léonie, la domestique de Mlle Hurtot.était arrivée alors que l'office était commencé.Elle avait déjà assisté à la messe de sept heures et, d'ordinaire, elle s'en contentait.Sa réapparition dans l'église étonna; on remarqua alors que Mlle Hurtot n'était pas là.On remarqua aussi que la domestique était émue.Comme elle se glissait, au fond, derrière le dernier rang de chaises, Mme Complat.la femme de l'horloger, lui demanda à voix basse: — Mlle Hurtot n'est pas malade?— Je ne sais pas, répondit Léonie sur le même ton.Elle s'en va et elle m'a payée.— Que racontez-vous ?Quatre femmes assises ne s'occupaient déjà plus de la messe.Mme Complat se leva, se glissa entre les chaises et entraîna Léonie derrière un pilier.— Elle vous a mise à la porte?demanda-t-elle.— C'est tout comme, puisqu'elle m'a payée.Elle m'a bien dit qu'elle me reprendrait à son retour, si j'étais libre; en attendant, il me faut chercher une place.— Elle s'en va où?— Elle ne me l'a point dit.Tout à l'heure, lorsque je suis revenue de la première messe, elle m'a demandé d'aller lui chercher sa malle et sa valise au grenier.Elle a commencé tout de suite à emplir la malle.Elle n'avait pas envie de parler, mais je lui ai demandé pourquoi elle remplissait sa malle.Elle m'a répondu: "Je pars en voyage!" Ensuite, elle m'a dit qu'elle n'avait plus besoin de moi; elle ma payé mon mois et six mois de plus.— Elle a reçu un télégramme?— Non, et 11 n'y avait pas de lettre au courrier de ce matin.— C'est curieux.— Oh! oui.c'est curieux.Mme Complat regagna sa place et annonça la nouvelle à ses voisines.De proche en proche, on se communiqua que Mlle Hurtot avait fait sa malle, payé sa domestique et qu'elle partait en voyage.L'abbé Palière remarqua une effervescence dans la nef, sans en deviner la cause.Quand il montait en chaire, les regards convergeaient vers lui.Cette fois, les tètes restèrent penchées les unes vers les autres.Son sermon avait un titre de circonstance: "Faut-il prêcher, même dans le désert?" L'église était pleine, mais les phrases harmonieuses auraient aussi bien pu être prononcées en plein Sahara.— Ile, missa est ! Les ouailles ne se le firent pas répéter.Il y eut une poussée vers la sortie et les deux pauvres, à la porte, furent oubliés.A la pâtisserie Blambène, en face de l'église, quelques femmes se reunirent, comme elles le faisaient chaque dimanche.Elles choisissaient le dessert de la famille et, debout mangeaient un ou deux gâteaux.La femme de l'horloger y Bv3it été entraînée, bien que ce ne un pas dans ses habitudes de venir perdre une demi-heure dans cette boutique, alors que son mari et ses Le Bulletin des Agriculteurs Avril, 1947 Dès les premiers toun de roues, Madeleine Hurtot ouvrit son sac, en tira sa glace cl •'examina sans pitié.par ETIENNE GRIL trois enfants attendaient leur déjeuner.On épilogua a perte de vue.Mlle Hurtot n'avait aucune raison de quitter Carentan, sauf pour se rendre à Saint-Lô et y faire des achats, ce qui lui arrivait trois fois par an, régulièrement.L'année précédente, elle était pourtant allée à Veules-les-Roses, en Normandie, passer trois semaines de vacances.Elle y avait été entrainée par la femme du notaire, Mme Brézel, qui y avait de la famille et qui.chaque année, y accompagnait ses enfants pour deux mois.L'assiette et la petite cuiller en mains, Mme Brézel mangeait un baba au rhum.— Madeleine, dit-elle, m'a beaucoup remerciée de l'avoir emmenée, mais je voyais Dien qu'il lui tardait de rentrer à Carentan et de retrouver sa maison.Elle était dépaysée.— Elle m'avait avoué qu'elle n'aimait pas voyager, dit la femme du percepteur.Où est-elle allée?-On savait déjà que Mlle Hurtot avait pris le car de dix heures cinquante pour Saint-Lô.Sans se concerter, en sortant de la pâtisserie, au lieu de se séparer, les femmes, tout en continuant de bavarder, firent un détour pour gagner la Douve, devant laquelle s'élevait la maison Hurtot.C'était une construction confortable, à deux étages et à mansar- des; elle était en pierre de taille et le toit en ardoise.Les femmes s arrêtèrent devant la grille qui, sur cinquante mètres, bordait le jardin.Celui-ci, qui, devant la maison, n'étalait que quelques plates-bandes, s'étendait derrière la bâtisse, et, avec ses hauts arbres, se transformait en parc.Les premiers bourgeons avaient éclaté l'avant-velllc et les jeunes feuilles poussaient leur tendre verdure.Le soleil, qui luttait depuis le matin, avait enfin raison du brouillard.L'herbe était tondue ras.La terre des plates-bandes, bien travaillée, s'arrondissait au pied des rosiers en tige, dégagés de leurs paillons d'hiver depuis deux semaines.Le jardin était un des mieux Avril, 1947 Le Bulletin des Agriculteurs 15 entretenus de la ville, car Mlle Hurtot avait pour les plantes la même passion que son père; c'était .son luxe.Les femmes s'avisèrent que la maison avait un air sinistre.Elles ne l'avaient jamais vue qu'ouverte; même pendant les absences de Mlle Hurtot, Léonic poussait chaque jour les persiennes et aérait les pièces; , lie donnait de la vie.Avec ses persiennes fermées, la villa était morte et devenaient sensibles les traces de vétusté: des manques à la peinture, le défaut d'équerre des volets.Mme Brézel, que l'on écoutait volontiers, résuma les pensées communes: — On s'habitue a la décrépitude, dit-elle.Moi-même, je ne l'avais pas remarquée.J'en parlerai à Madeleine, quand elle reviendra.Il y eut un silence, comme si les pnroles eussent sombré dans un abîme.Quand Madeleine reviendrait! Il fallait savoir auparavant pour quelle raison elle était partie, .sans avertir personne, alors que jusqu'alors elle ne faisait pas un pas sans en aviser quelqu'une de ¦ses connaissances.Elle avait une vie lumineuse, .surtout depuis six ans qu'elle vivait seule, après la mort de sa mère.En peu de temps, clic avait perdu son père, une soeur de celui-ci qui semblait être leur seule parente, enfin sa mère.Elle avait vingt-cinq ans, lorsqu'elle s'était trouvée tout à fait seule.On la traitait encore en enfant et elle avait eu de la peine à se mettre au courant de la direc-tion d'une maison.Pourquoi était-elle partie ?Si cette disparition avait eu lieu l'année précédente, après les courtes vacances, Mme Brézel aurait pensé à un peintre de Paris, Pierre Lebriset, avec lequel elles étaient • ntrées en relations.C'était le seul homme qui eût vraiment approché [lie Hurtot.Encore Mme Brézel.a l'affût pourtant, pouvait-elle jurer que l'artiste et Madeleine n'avaient i ; que quelques conversations, en présence.Elle y pensa fugitivement, fut tentée d'en parler à ses amies et s'abstint.Les 1 e m mes se retrouvèrent l'après-midi dans son salon.Il y avait aussi des hommes, le notaire d'abord, que sa femme avait entrepris de confesser au cours du déjeuner et qui avait donné un renseignement: ces temps derniers, Madeleine Hurtot n'avait fait au-nine opération; ses titres, son ar-• ni étaient à la banque.En dépit du secret professionnel et de la discrétion du receveur des postes, les femmes apprirent que Madeleine avait retiré trois mille francs la semaine précédente de la Caisse d'épargne, dont elle se servait comme d'un compte courant.Elle en faisait autant, chaque mois, pour les dépenses de sa maison.Elle n'avait donc pas emporté beaucoup d'argent.— Elle restera peu de temps absente, dit la femme du receveur des postes.Peut-être veut-elle nous faire une surprise.La surprise, elles l'eurent les jours suivants Dans une lettre qui arriva le surlendemain, M.Brézel reçut des ordres précis de Mlle Hurtot.qui demandait le transfert de ses titres et de son argent dans une banque du boulevard des Italiens, à Paris, et la mise en vente de sa propriété.M.Brézel en demeura pantois et vexé.Sa femme le fut davantage, car la lettre de Mlle Hurtot ne contenait pasun mot pour elle.Dans les salons, on prononça le mot de fugue.Mais, si fugue il y avait, elle s'entourait d'un tel mystère, les renseignements faisaient si totalement défaut, que les hypothèses échafaudées péniblement sombrèrent aussitôt dans l'indifférence.* • • Seule dans son compartiment de deuxième classe, dans le train qui l'emmenait vers Paris, Mlle Hurtot chantonnait à la cadence des roues sur les coupures du rail.Sur cet air, elle ne mettait qu'un mot: — Enfin! Enfin! Enfin! Enfin, elle avait pris une décision, brusquement, mais froidement.Elle était partie, abandonnant derrière elle cette vie qui, en quinze ans, avait grignoté sa belle jeunesse, ses couleurs, son exubérance et qui l'enveloppait d'une chape de plomb et de brouillard, chaque jour plus lourde aux épaules.La veille, il n'y avait rien! Du moins le croyait-elle.Le matin, après le départ de Léonie pour la messe de sept heures, elle s'était levée, avait fait sa toilette, tiré de l'armoire son linge du dimanche et sa robe de messe; la possibilité du départ avait suspendu ses gestes dominicaux Pour la premiere lois, elle s'avisait qu'elle était majeure, qu'elle n'avait de comptes a rendre à personne et avait de quoi vivre sans s'inquiéter du lendemain.Les liens qui la rattachaient à Carentan et qui jusqu'à ce matin étaient des câbles, s'étaient effilochés en quelques minutes Plus rien ne la tirait en arrière et qu'impor- tait l'opinion de quelques femmes qui tournaient en rond! Pourtant, elle s'était assise devant son secrétaire et avait commencé une lettre: Chère amie, mon départ vous surprendra.Une lettre impersonnelle, qu'elle adresserait à Mme Brézel ou à une autre.Elle n'était pas allée au bout de la première phrase.A quoi bon expliquer ce que ces femmes ne comprendraient pas ! Madeleine Hurtot avait déchiré la lettre et ouvert son armoire et sa penderie.Quand Léonie était revenue de la messe, ce que sa maîtresse allait emporter était étalé sur le lit.Mlle Hurtot s'était hâtée d'emplir sa malle, sa valise, de régler son compte largement à Léonie et de courir au car, qui l'emporterait vers Saint-Lô, non pas dans la crainte d'un remords, d'un regret, ni pour se placer devant le fait accompli; elle courait vers une liberté merveilleuse, avec la seule appréhension de perdre encore une.heure Elle ne s'était pas Inquiétée de sa toilette et avait mis à la diable, pour voyager, un tailleur qui datait de deux ans et qu'elle aimait, parce qu'il lui faisait une silhouette mince.On lui avait souvent dit qu'elle était jolie et élégante Elle le croyait.Elle le crut encore jusqu'à ce que montât dans un compartiment une femme d'une trentaine d'années, dont un homme avait mis le bagage dans le filet Cette femme respirait la joie de vivre.Elle s'installa avec aisance.sourit à sa compagne de voyage et ouvrit une revue.De taille moyenne, elle était vêtue aussi d'un tailleur, aux larges revers et d'une teinte claire; sur ses cheveux blonds, bouclés dans le cou.elle portait une calotte, dont la pointe arrivait au milieu du front.Son maquillage ombrait ses yeux bleu sombre, donnait de la couleur aux joues et faisait plus blanches ses dents petites et nacrées.En la détaillant, Madeleine fut envahie par une gêne pénible et eut, pour elle-même, une sensation de déclassement.En dépit de ses trente et un ans, elle se sentit petite fille, provinciale et empruntée.Elle regrettait presque son départ et s'avisait qu'il ne lui suffirait pas de prendre le train, de changer de ville, pour acquérir d'un coup la faculté de jouir d'une vie nouvelle.La voyageuse descendit cent kilomètres plus loin et lui laissa de nouveau le compartiment tout entier.Le train repartit.Dès les premiers tours de roue.Madeleine Hurtot ouvrit son sac, en tira sa glace et s'examina sans pitié Jolie, elle l'était encore, sans conteste: le visage allongé; le nez qui lui avait valu des compliments, droit, mince et plutôt court; les cils longs et relevés; le sourcil sans épaisseur et bien dessiné: les cheveux châtains, très fins Tout y était, mais, dans l'étroit rectangle de sa glace, Madeleine Hurtot vit autre chose: son teint n'avait plus la fraîcheur, le duveté de la jeunesse: elle dut mettre longuement son visage au repos pour être certaine que la peau ne plissait pas en rides naissantes au coin (lire la suite à la page 42) 16 Le Bulletin des Agriculteurs EDITORIAL Avril, 1947 AVEC DES -,;n-: A MIA N f £ i.: - TOITURE D'AMIANTE en rouleaux r-t Q Canadian Johns-Manvillo, Dep.dA37 g Édifice Sun Life, Montréal, P.G}.Envoyez-moi gratis et sans aucun engagement des notices descriptives des Matériaux J-M pour la Ferme.J'indique ce qui m'intéresse: j Toiture bardeaux muraux D; isolation thermique fj; Flcxboard pour _ doubler laiteries et poulaillers f_j.Nom.,.~ j Adresse.| * Village .Prov.' I->:-•¦ I>";'l- et humide*, île Uonnir.I.i po lîle* chevaui „„„|,i- .ili-'rin.i.li-nn-ru.je* »1.1x w acnlviil i„ji.in, nul plua d'activité et aoiil otrilléa eu lu .m* ¦!» ti'inp».Ln Tondeuse STEWART ., la main ii.n.l rhavaux.vaehea.ehicna, rnpi-,|, iitent il illiil'irliii'liiinl.(•im«lrui- iii.h robuste, coua.'i» à bille*, lui» ti.nii-iit ladle, bngrcnaas ll'a k i machine1 dan* un bollicr a ¦.n-iivi- île la poueaMfe.Coinplele i.«lu'illiialree avee :irlin- lia ctMt-, he flexible île 0 pieda •¦< la plu» nour v.Ile lête 1)1 alnali|U»lajne*.n acier ÙV coutelleria qui reatenl aiguisée* lir* ¦, : ; ¦ 1 • lu J''- CLIPMASTER STEWART électrique I ii.- tom.i'tif** :\ un mmiI homme Lu mm-hitie lit |illM rapide cl la plus fucil»! à manier encore construite, l'ubwâiite, eoussinets à bill?*, nioteur re-IruiUi ii l'air, modèle exclusif à m iwwrt, eom- I |.ti liM-ilt M'iift'lliit'r .i.iii- un mimchc «l'une H-ult; i.iio - pouces de diamètre.ÀG ou DCi 110*120 volts, PLUS D'UNE MEILLEURE LAINE ili* chaque mouton.l.-ii attachement pour tondra ii- mouton- peut s'attacher à toutou les ninchincu ¦ ihIcmus.Obtient lfi% plus do lui nu.Uns lalno i,iu onuéinont plus longue coiniitniido un meilleur |iril MncliincB Slcwnrt pour moulons — « In mailla « l'clcctricitc ou lypcri à courroie — loutei sont robustesi efficace* et de longue durée, l'.u vente cheat les marchand*.Sunbeam Corporation iCanndni Limited (antérieurement Mi'xihlt- Shaft Co.Ltd.) Mn it uf «cl ure : Wct.ton Kil.S., Toronto 'J La clôture électrique qui les garde à leur p'a:c ' Une longueur fait le travail I Le but de toute clôture tsl de sarder le bétail là où il doit être.La clôtuie GEM fait ce Iravsi efficacement au moyen d'un icul fil.Facile à pour ou à enlever-Dcmandei*la a votre marchand.MATERIAUX DE CONSTRUCTION Tôle galvanisée, Bardeaux d'asphalte, Papier à couvertures, Planche isolante "Donna-cona", Produits "Modernité", Donnacona Hardboard, Peintures aluminium cl métalliques.Peinture — Vernis — Email "Nepto-Lac" , TOLE GAUFRÉE DE QUEBEC ENR.38, ru«' St-Francois rél.: 1-080:-; _____QUEBEC, P.Q.LORSQUE VOUS ECRIVEZ AUX ANNONCEURS, VEUILLEZ MENTIONNER LE BULLETIN DES AGRICULTEURS chant à s'instruire davantage ont la force d'un million, si on les compare à ceux qui ne sont pas instruits et surtout à ceux qui ne veulent pas s'instruire.Bonne rencontre J'ai parle tout un soir avec un habitant.C'était un dimanche soir, mais il avait ses habits de semaine, qu'il avait mis pour faire le train.Il est venu me voir, et on a parlé, toute une veillée, des choses de la terre.Jadis il aurait pu avoir mieux que ce qu'il a, mais il avait fait une folie, en préférant la ville.Aujourd'hui il se contente de ce qu'il a.On a parlé de bois et de ce qu'il lui en reste à couper; d'avoine et de ce qu'il en faut pour toutes les bêles; de pacages et de comment il faudrait les améliorer; de poules et des soins qu'elles exigent; de navets et comment certaines terres glais-seuses en produisent d'excellent goût.Sous nos pieds s'étendait un tapis crocheté fait par les mains habiles de bonnes Canadiennes: grand, épais, solide, et beau clans ses dessins noirs, blancs et rouge brique sur un fond gris.Combien de mains, cet hiver se sont exercées à ces travaux! Chez mon voisin, en ham de la cote, on a installé un poék clans le hangar attenant à la maison: là trône le métier à tisser, et j'ai vu des merveilles s'enrouler sur un cylindre complaisant.Cependant, je ferme les yeux un instant.N'est-ce pas hier qu'une cousine m'écrivait ses souhaits du Nouvel An?Elle parlait de ses fils établis ça et là: L'un est resté sur le bien paternel.Dans les lignes écrites par la veuve on aperçoit une mélancolie: "Il reste sur la terre, mais il n'aime pas ça".Mots terribles, qui me font froid dans le dos.Voilà un solide gaillard, qui s'ennuie sur un beau bien paternel.Quelle misère! Sait-il bien ce qui! fait?Et l'autre qui est là devant moi?A 52 ans il a des idées bien différentes de celles qu'il avait dans sa jeunesse.Il tire des bouffées du cigare que je lui ai offert.Ses yeux '.(•gardent loin.Il voit bien qu'il s'est trompé: le vin de la jeunesse lui avait tourné la tête, Maintenant il est assagi, trop tard.Lecture De plusieurs colons j'ai reçu des lettres concernant lecture, livres, revues, bibliothèques.Ce sont des appels de détresse: on n'a rien à lire, et bien peu d'argent pour en acheter.On a beaucoup parlé de bibliothèques paroissiales, mais on a peut-être oublié les paroisses de colonisation.On a dû penser que les colons sont tellement occupés qu'ils n'ont pas le temps do lire.Les lettres que je reçois disent le contraire: on veut lire.Il serait possible de mettre sur pied, tout au moins, une bibliothèque circulante, comme les Canadiens de langue française ont fait au Manitoba.Un bon coffre, plein de livres, brochures et revues, va au curé d'une paroisse pour la durée d'un mois.De là le coffre passe à une autre paroisse, puis à une autre.Avec une douzaine de coffres on contenterait bien du monde.Retenons que les colons ne demandent pas seulement du linge, des meubles, des outils: ils veulent de quoi lire.Puisons dans nos armoires à livres, faisons un bon paquet et adressons-le à un curé de paroisse de colonisation, comme noyau d'une bibliothèque circulante.FIN B4l*lli(i wiUAfD-t, Av'at, M«tfMM P-tirl »t l.nno.iri- »rr>a1v*i rl • «l>rl*nwrt r>«vli pot Irt *•¦)•¦ hantfi Vt.llm,a.I '«"«'«tiinini \ u J J .o j m Sûreté • Rendement • Longue Durée r?*?Â'jr/*'y^sy*?^''*y'~?.;X^™ ., ., WII.LAHD STORAGE BATTERY CO.OF CANADA, LTD.TORONTO, 0NT.1RIU ^t~~^~~^SERVICE \ët,mmue I ET DE CAR 6 (/RAT/OA/ TRACTEURS - AUTOS — CAMIONS "ENGINS" STATIONNAI RES Spédallstea duns i;t réparation des systèmes 6lec* triques de ces moteurs : mafinetoii ou distributeur.— fténâratcurs — démarreurs — Batteries — etc MAGNETOS) — American Bosch — Else man tv— Fairbanks — Splicdorf — Webster — VVIco — etc CARGURATCUKO — Carter — Marvel — StrombiTii — Zenith.Si v.im nr pmivi'z venir à nos ateliers, expedle/-nous la pièce défectueuse, ci, quelle qu'en soit la marque, nous la réparerons nu la Sp>;oief rempl acerons a votre entière satls-W faction.Service de 24 heures ¦— £ yr—v ** quand les places sont en mattasln — r-u li*" Nous sommes les distributeurs autorisés des moteurs QRIGGS and STRATTON l on.* t'jmr^ifieri's f/u fomp* t'f *f«" Purgent en rr/innf tl'almrit rhr* International Electric Company \ LIMITED 1037 BLEURY, MONTREAL • LA.72 51 NOUS ACHETONS LA PLUME Nous payons les PLUS HAUTS PRIX, pour PLUMES de POULE, CANARD, et OIE PLUME CANADA INC.MANUFACTURIERS D'OREILLERS 124 ouest, rue Dorchester Montréal, P.Q. 24 Le Bulletin des g r t c ult e u r s Avril, 1947 charmes primitives étaient taillées dans tien tronc* d'arbre.Vers 1800, on commença à t/«-ployer des versoirs en Joute.100 ANS DE PROGRES rix et dépliants descriptifs gratuits, en vous adressant à : L'OUTILLAGE DE FERME LAITIERE ENRG.900 BLVD DES CAPUCINS QUEGEC Une voix de femme, à l'accent étranger répondit: _A Jeudi donc! Li porte de la bibliothèque s'ou-vrit et Lcbri-set entra.Il alla à Mlle Hurtot, les mains tendues.je suis heureux de vous voir, dit-il.Nous allons passer à côté.I! ouvrit une deuxième porte et s'effaça pour laisser passer Mlle Hurtot.Us entrèrent dans l'atelier, une longue pièce vitrée sur un côte Là encore, des tapis recouvraient entièrement le plancher.Au mur.en face du vitrage, il n'y • que cinq toiles, dans des cadres dorés.Sur un chevalet, une te toile commencée; sur un tari, une palette et des pinceaux.Une table à modèle, recouverte • lourrurc, des fauteuils confies et deux bahuts anciens meublaient la pièce.- Vous imaginiez autrement un atelier?demanda Pierre Lcbrisct, qui s'amusait.- Oui, avoua Madeleine Hurtot.Sa nène s'accentuait, bien qu'elle la dissimulât.Ce cadre ne répondait pas à ce que représentait le peintre en repos à Veules-les-Iîo.ses.— Je croyais, cxpliqua-t-ellc, que lit moins bien, moins luxueux.— Avant toute autre chose, demanda le peintre en la menant à : table à modèle et en s'asseyant .;>:'è.s d'elle, dites-moi pour com-.de temps vous avez lâché Ca-rentan?— Pour toujours répondit Madeleine Hurtot.Lebriset sursauta.- Vous venez vous installer à Paris?-A Paris ou ailleurs, n'importe où je ne serai pas connue; mais à coup sur, je ne m'en retournerai pas à Car en tan.Elle exposa son besoin soudain et impérieux de rompre avec le passé et son départ immédiat pour Paris.— Vous ne faites pas les choses a moitié, dit Lebriset égayé.Je vous avais bien jugée.En réalité, il ne l'avait pas jugée.A Vcules-lcs-Roses, c'était par jeu qu'il avait déposé dans l'esprit et l'imagination de cette vieille fille le ferment de l'émancipation.Il aurait aussi bien pu essayer de la toucher au coeur et de jouer l'amour.Mais il était allé à Veules pour se reposer de l'amour, de ses plaisirs et de ses ennuis.Cette âme neuve, fraîche, dont l'enveloppe commençait à se faner, lui avait fait passer trois semaines agréables.Il avait semé sans conviction et la semence avait levé.Que faire?Il avait pris les mains de Madeleine, qu'il observait curieusement.Lui-même, à trente-huit ans, était un bel homme: le visage long, les traits fermes, strictement rasé, le nez droit, le regard vif, il avait les dents bien plantées et son sourire avait un grand charme.Pendant que Madeleine Hurtot lui parlait avec confiance et contait sa fugue avec esprit et entrain, il calculait rapidement de quelle façon il se tirerait de l'aventure et s'il en profiterait.— Vous n'avez pas de regret?de-manda-t-il.— Aucun.Pourquoi en aurais-je?Si elle en avait eu.peut-être lui aurait-il conseillé de reprendre le train et de regagner Carentan et sa vie végétative.Son sourire s'accentua.Cueillerait-il cette fraîcheur au passage?Il n'avait jamais, certes, été question entre eux d'un sentiment qui ressemblât, même de loin, à de l'amour, mais il suffirait de si peu de chose pour faire évoluer l'amitié confiante qu'elle lui témoignait sans soupçonner les risques.L'aventure se présentait sans aléa.Madeleine Hurtot avait une fortune personnelle: elle était libre et arrivait après avoir tranché les dernières amarres.Elle faisait peau neuve.Il lui suffirait de passer entre les mains d'une faiseuse de beauté et d'une bonne couturière pour prendre une place honorable.Mais Pierre Lebriset se débattait depuis des mois entre trois femmes, qui compliquaient suffisamment sa vie; la Roumaine, dont il faisait le portrait, serait la quatrième.— J'ai l'intention, dit Madeleine Hurtot.de louer un petit appartement.J'aurais besoin de vos conseils.Le peintre se mit de nouveau à sa disposition.Le sort en était jeté: il piloterait cette chrysalide et prendrait assez de joies à suivre sa transformation.— Je vous garde pour déjeuner, dit-il.Il l'emmena dans un restaurant derrière la Madeleine.L'après-midi il la promena dans les magasins.Machina A coudre A vendre A prix d'aubaines.Ces machine* sont des Singer.William.Raymond.Eaton.Demandez catalane.-I.ROSARIO FAUCHER, SAINT-'.ACHAKIE, QUE.Plantes vlvaccs de toutes sortes 12 varlé-'.és pour $2.00.Bulbes a tleurs.Glaïeuls de ¦holx.Arbres et arbustes Demande/, notre liste de prix.A.E.BEAUC1IBMIN, LAC BEAUPORT, QUEBEC.METTEZ FIN A L'HERNIE 'onfort et soulagement positif.Méthode .vancée.Pas d'élastique, pas de courroie enlrale ni d'acier.Ecrivez A Smith Manu-acttirlng Co., Dept.C.Preston, Ontario.DETECTIVES HOMMES AMBITIEUX de 18 ans et plus lemnndés partout au Q#nada pour devenir lélectlvcs.Ecrivez immédiatement a Can.Investigators Institute, Case 25, station •T", Montréal.MtATIS — Porte-Bonheur, quatre petits upldons; catalogue Illustré 85 pages, livres arcs, curiosités, nouveautés, magics, tours 'c cartes, farces, monologues comiques, reçues beauté.Envoyez 10 sous.Ko l>ar-ioc.95 Station "N" Montréal.POUR GRANDIR uaigrlr.améliorer vue.débarrasser lu-•ettes.timidité, tabac, alcool, rhumatisme, 'ousscr cheveux, remédier cheveux gris.Itlltura physique, beauté, réussir.Envoyez ÏO Evans Case ni.Station g.Montréal.Hernie?Une nouvelle Invention brevetée soulève et soutient tout comme une main lumalne.Ecrivez pour renseignements.Hand-Lock Products, 146 King st.East, Kitchener, ont.BEAUTE — SANTE Pour tous vos problèmes de Beauté et de Santé, tels que: Grandir, maigrir, pousse des cheveux, des cl's, traitement des boutons, poils follets, rldea.etc.consultez .1.Dorai, culturlste, B, P.137.Delorimlcr, .Montréal.Veuille/, inclure 10c.Pour livraison immédiate nous avons des poussins de races variées comprenant N.H.Australorps noires.'S.x N.H.Cochet' poulettes et sujets non sexes.Aussi qui < ques poussins évolués.Evitez l'encombrement du printemps.Calculez ce dont vous ave/, besoin dés maintenant et voyez votre agent ou couvolr Bray le plus rapproché.La rareté de la viande rend profitable l'é-lcvncc de la volaille.Les contrats avec ia ?ronde-Bretagne doivent être remplis a l'automne.Bray Hatchery 141 John N.Hamilton, Ont.' 51 Depot St.Sherbrooke, (Juc.A,-.mu Bernard l.afond, Parlsvlllc.Machines a tricoter A vendre.Auto-Knltters complètement remises à neuf et garantie» comme neuves.S'adresser A Mme Maurice Itlieauli, si.Bruno, Comté Lac St.Jean Que.CHEVAUX SOUFFLEUX Nouveau et précieux remède qui enraye promptement le scuffle, la toux et la gourme des chevaux.Satisfaction absolument garantie.Par malle.S1.00.Très Important de spécifier approximativement l'Age cl le poids de votre cheval.Adressez-vous A: T.!.Girard.Spécialiste de Voies ltespiratoires, St-l'élieien, Cté Itulicrval, I'.**iiii-iii ».roni plot «.NOM.».I».K.H.COMTE.PltOV.PAPIER Imitation de brique en rouleau 'l'oie gaufrée à couvert lire cil feuilles de 5, li, 7, S, 9 et 10 pieds de longueur.Nous sommes cri mesure de faire expédition immédiate.Prix et échantillons envoyés sur demande ainsi que papier à couvertures et à lumbris.Bardeaux d'asphalte.A.L.GONNEVILLE Mfg.Charcttc Cté St-Mauricc P.Que.Lames de tondeuse AIGUISÉES TOUTES LES MARQUES remises a neuf à notre lui ne 7 sur I'' paquet, voire nom cl niIrcBM ainsi que la nôtre.Envoyé» lettre d'instruction, nvec remise, et incluez le» frais île poste polir retour.SUNBEAM CORPORATION (Canada) Ltd.(antérieurement Flexible Sh.ifi Co.Ltd.) Usine: 321 Weston Rond South, Toronto 9.Fabricants des fameuses tondeuses STEWART pour animaux de forme et moutons.rait bien rompu avec son passé, de s'occuper de son installation à Paris.Elle s'extasiait, sans s'étonner, sur l'amitié du peintre.Carentan lui apparaissait dans le lointain comme un pâté de cabanes sous le brouillard et ceux qui avaient rempli sa vie les dernières années comme de pâles fantômes grimaçants.Elle avait envie ùûro et on.-dérapante.Tl„ comme un mm dans lo boue et la nc.ge __voul (oit P°»crl Procu;ez-vous le PNEU B.F.Goodrich qui est construit pour votre genre de travail! """"o do lr .-°S "-°cleUrj.POUr'«rouCJ ILK.COODHICH fournil one lipnc complète do pneui pour le service agricole, (iliaque pneu est rnhllstc cl massif, lis possèdent (uns une cous.Iruction île corde plus forte et de conception nouvelle, ties pneus vous feront décidément un meilleur travail, moyennant Un plus faillie coût.Voyez votre plus proche marchand lî.F.Coodrirh pour lea détails complets — aujourd'hui.The B.F.Goodrich Rubber Company of Canada Limited S votre envol.\ ! Avril 1947 Le Bulletin des Agriculteurs 61 le»; i i VtL-=s=- FM L'INDUST D MICHEL sont solidaires Tous les jours, à Copper Cliff, on expédie aux usines d'affinage de Port Colborne, des trains entiers de Nickel ayant subi la première phase de l'affinage et ce nickel est ensuite dirigé vers les diverses industries et les divers ports de mer de l'Amérique du Nord.D'autre part, du matériel lourd est reçu de toutes les parties du Canada.Certaines années, l'industrie du Nickel Canadien utilise, chaque jour: dix wagons de bois rond, douze tonnes d'explosifs, 2330 pieds de tuyaux, deux tonnes de clous, des machines et des fournitures d'une variété infinie.En une seule année, l'industrie du Nickel Canadien a payé aux chemins de fer canadiens, pour transport de marchandises, la somme de six millions de dollars.Un grande partie de cet argent a servi à payer les salaires des cheminots.Tous les ans, les chemins de fer achètent du matériel contenant du Nickel.Des tonnes de Nickel sont employées pour la construction des locomotives, wagons à marchandises et wagons à passagers, parce que les Alliages de Nickel sont tenaces, résistants et inoxydables.L'achat de ce matériel signifie du travail pour un grand nombre d'hommes employés tant pour la production que pour l'affinage du Nickel Canadien.Sans le Nickel Canadien, les chemins de fer canadiens ne pourraient fonctionner aussi bien qu'ils la font actuellement.Sans les chemins de fer canadiens, l'industrie du Nickel Canadien ne pourrait subsister.Chacune de ces deux industries crée du travail pour l'autre.Quelle que soit la façon dont nous gagnons notre vie, nous formons une grande famille dont tous les membres sont solidaires."The Romance of Nickel**, (m anglais seulement) un Hvret fiO pages avec nombreuses illustrations, st'ra envoyégratis, sur demande, à toute personne intéressée.V Co >v>o 5rr» MA THE INTERNATIONAL NICKEL COMPANY OF CANADA, LIMITED, 25 KING STREET W„ TOKOSTO 62 Le Bulletin des Agriculteurs Avril, 1947 LES SFCKETS I>K LA COITI'KE LES DOUBLURES par YVONNE CLOUTIER lions droits reserves) E choix des doublures est important, il se fait d'après la pesanteur et la coupe du vêtement, et suivant la teinte du manteau ou de la jaquette à doubler.On doit l'assortir au tissu.11 vaut encore mieux choisir une opposition de couleur plutôt que d'acheter une doublure qui ne serait pas exactement dans les mêmes tons que le dessus et qui lui ferait perdre de la valeur en lui donnant une apparence terne.Les tissus les plus usités sont les crêpes satin et les crêpes plats pour les jaquettes et les manteaux légers; on choisira du satin ou un crêpe plus lourd pour les manteaux d'entre-saison et d'hiver.Les manteaux pour le sport sont quelquefois doublés en flanelle, dans ce cas, il faut recouvrir la doublure de la manche en satin pour qu'elle-glisse mieux.On double aussi certains costumes plus habillés, de crêpe imprimé assorti à la blouse.Dans ce cas.on choisit un patron à manches larges du bas afin qu'elles puissent laisser voir discrètement la doublure, sans que celle-ci dépasse, bien entendu.De toute façon, on doit se procurer un tissu résistant qui durera autant que le dessus.Il faut éviter de fixer son choix sur un crêpe rugueux ou cloqué.Les doublures se font de tissu lisse, qui glisse bien quand on endosse le vêtement.ILLUSTRATION I La doublure se taille comme le dessus.Sur la leuille d'instruction des patrons du commerce, on conseille de plier le patron à la hauteur des ourlets du bas des devants, du dos.et des manches, mais il est plus sage de tailler la doublure de longueur identique au manteau.Sur le patron même du manteau, une marque spéciale indique l'endroit ou on doit plier sur toute la longueur les devants, cette marque est faite suivant le bord extérieur elle correspond à la largeur des parements, moins un pouce.Vous trouvez les mêmes marques suivant l'encolure du dos.c'est sur ces marques que vous ferez des points tailleur, puisqu'il est impossible de plier le patron a l'encolure comme vous l'avez fait au devant.D'après les feuilles d'instruction des patrons, vous devez couper cette partie du patron au moment de tailler la doublure, mais si vous deviez par la suite vous servir du même patron pour tailler un autre manteau, vous risqueriez de commettre une grave erreur, si toutefois vous oubliiez d'ajouter cette partie enlevée au dos du patron.Taillez donc toujours l'encolure de la doublure du dos tel que le dessus; ce n'est que si votre manteau ne comporte pas de col que vous devez retrancher cette partie suivant le tracé fait, car.dans ce cas.un faux ourlet taillé de la largeur du haut des parements termine la doublure du dos.A certains patrons de manteaux, on ajoute un patron spécial de doublure, par exemple pour une .ia-quette comportant plusieurs morceaux, telle que l'Illustration l.On taille toutes les pieces de la doublure avec le patron employé pour le dessus, sauf les devants qui.dans ce cas, seront tailles avec ce patron de coupe simplifiée, mais qui s'ajustera parfaitement au vêtement; sur cette doublure, les pinces sont de la même valeur que sur la jaquette, tout en étant de forme différente.Parfois, ce patron spécial est pour la doublure du dos.par exemple lorsque le manteau comporte des plis OU des pinces d'ornementation — à cette doublure, on avait omis l'ourlet, vous devez l'ajouter si vous l'avez donné à toutes les autres pièces du patron.Même si vous employez le patron complet du manteau pour la doublure, il y a un point important à noter: ajoutez toujours, de l'encolure à la taille, un pouce au milieu du dos, (Illustration II Ai, que la coupe soit droite ou ajustée, que le dos soit d'une seule pièce ou coupé au milieu.Suivant le dos, on ajoute cet excédent de un pouce double.Le dos est entièrement faufilé, mais sera cousu sur une longueur de 3 pouces seulement, partant de l'encolure, puis de la taille au bas.(Illustration II B.) Ce n'est que jusqu'à la taille, partant du cou, que l'on forme ce pli qui donne l'aisance requise.Sur la longueur de jupe, on ouvre la couture et à la hauteur de la taille, on crante jusqu'à la piqûre du côté gauche de façon à pouvoir placer le pli vers le côté droit.(Illustration II C.) pince-tailleur, celle qui part de l'épaule, seront modifiées, vous en piquez une partie seulement, la partie supérieure jusqu'à la di .hauteur, la balance forme un oli.ILLUSTRATION II-A ILLUSTRATION 11-1$ ILLUSTRATION Il-C U y a aussi d'autres modifications à faire lorsque vous employez le patron même du manteau pour la doublure.Les pinces de buste, (la ILLUSTRATION II1-A:I$ (Illustration III A.) A la taille, on procède de la même façon.La pince d'ajustement se fait dans la jupe et arrête a la taille, à compter de cette ligne la pince forme, telle que la pince de buste, un pli dans le corsage.(Illustration III B.) Quelquefois même, on pique la pince a la ligne de taille sur une hauteur de 3 pouces seulement, les deux bouts sont en pinces-plis.(Illustration UlC).Pour les pinces d'ajustement de taille du clos, on procède de la même façon.Les pinces d'omoplates se font comme celles du vêtement.ILLUSTRATION 1II-C Toutes les pinces étant laites, on repasse toutes les pièces de la doublure avant de les relier.Ce sont, des coutures simples que l'on fait, on les repasse ouvertes.Il est quelquefois nécessaire de surfiler le bas de la doublure qui s'effile trop.On pose même les manches sur la doublure avant de la fixer au manteau.Certaines méthodes donnent la doublure de manches séparée, ce n'est qu'après avoir fixé la doublure au vêtement qu'elle est rabattue à la main par des points de côté faits sur l'emmanchure.C'est très bien, mais 11 est beaucoup plus simple et plus facile de faire la doublure entière, comme un second manteau, moins les parements. Avril, 1947 Le Bulletin des Agriculteurs G?, &eôt àc facile c&acùte avec ta Smfe% Que vous faut-il pour faire votre couture?Voulez-vous une nouvelle Singer comportant toutes les caractéristiques mentionnées plus bas?Alors choisissez et commandez, sans délai, le modèle que vous préférez.Car, même si la production augmente régulièrement, la demande n'en est que plus forte.Ou aimeriez-vous faire réparer votre Singer actuelle par des experts?Là encore, votre cercle de couture Singer est entièrement à votre service.Et c'est précisément pourquoi vous pouvez toujours compter sur la Singer .neuve ou vieille.Oui, depuis près de cent ans, Singer a prouvé qu'elle était la meilleure machine au monde et celle avec laquelle on obtenait le meilleur service.C'est la machine reconnue pour sa durée, son fonctionnement doux et précis et l'économie qu'elle fait réaliser au cours des ans.Toutes les fermières canadiennes s'en rendent bien compte et c'est pourquoi, chez elles, le mot couture évoque toujours celui de Singer.Servez-vous du coupon ci-dessous pour demander le renseignement qu'il vous faut .une réponse vous parviendra promptement.11 CARACTÉRISTIQUES DU PEDALIER MODERNE SINGER Fabriquée pour la vie : : : adaptable à l'électricité, facilement et à peu de frais .; : la tête Singer 1 5-88 se prête bien à tout genre de couture ordinaire.Voici quelques-unes de ses remarquables caractéristiques: 1.Cadran gradué facilitant l'ajustement de la tension du fil.2.Coupe-fil bien commode.3.Pied mobile cousant par-dessus les épingles et les coutures épaisses., 4.Bobine ronde d'une bonne capacité.5.Dispositif spécial pour simplifier le reprisage et la broderie.6.Tige supplémentaire permettant d'enrouler les bobines tout en cousant.7.Guide-fil permettant d'enrouler la bobine plus uniformément et plus fermement.8.Régulateur du point assurant la longueur du point désiré dans un sens ou l'autre.9.Coud dans un sens ou l'autre, sur légère poussée de la ma nette.10.Hobineur automatique.11.Meuble moderne à quatre tiroirs hermétiques pouvant contenir vos accessoires de couture.Bâti solide en métal émaillé.GÉNÉREUSE ALLOCATION POUR VOTRE MACHINE ACTUELLE Un certain nombre de machines sont maintenant disponibles à des conditions faciles de paiement.Ecrivez au bureau de la Singer Sewing Machine Company le plus près de chez vous.700 ouest, rue Ste-Cathorino, 254 rue Yonge, Montréal, P.Q.Toronto, Ont.Pour votre protection — Singer ne vend ses machines que par l'intermédiaire des cercles de couture Singer, identifiés par le fameux "S" rouge dans la vitrine.Vous n'en trouverez jamais dans les magasins à rayons ou chez d'autres marchands.CERCLES DE COUTURE SINGER -1 MA 4-47 I A ¦ ENVOYEZ CE COUPON AUJOURD'HUI MEME j Singer Sowing Machine Company, Veuillez m'envoyer sans obligation: ?Le dépliant illustré des machines à coudre Singer actuellement I sur le marché.L'adresse du cercle de couture Singer, dans les environs, pour réparations de machine, accessoires et pièces de rechange.NOM.J ADRESSE.! i VILLE.PROV.! P.S.Trois manuels illustrés sont maintenant à votre disposition — 25é chacun ou les 3 pour 65ç! J ?La confection des robes ?Décoration du foyer | 64 Le Bulletin des Agriculteurs Avril, 1947 Meimier.eiùteptenant Faites travailler pour vous Quand vous avez besoin d'argent pour des fins utiles, c'est le temps de venir à la B de M.Voyez le gérant de votre B de M dès aujourd'hui.Demandez le dépliant: "Questions au fermier entreprenant" Banque de Montréal au itryiu dis CanaJiau Jam 1 lu tpbbu Jt la lit iltpuii 1SI7 F GARÇONS! Voyez cette montre éléganteI Obtenez-la GRATIS! C'e^t une vraie montre d'homme, avec boîtier en nickel i«>li.Ilirn rcKlée( et garantie pour un an.Envoyée j::;iti>- et fn»nrn pour la vente «le So.50 de Graines de Semences, Ecrivez aujourd'hui.CADEAU EXTRA pour la promptitude.Les Gens ne la Médaille d'Ur, Dépt.iHMiii: Van Horne, Montréal, J'.(J.GRATIS Très belles primes Garçons cl filles Cannée de très belles pri mes, portefeuille, camera, set à toilette, verrerie rte.facilement i-t gratuitement, vendez settlement lu bcllca Rrnndca Images rcllsicuaei à .2.V chaque.RI EN A DEBOURSER Ecrivez pour noua demander 2M Imacc* et notre ratalojtuc do cadcotl-i gratuits) Vous retournez l'arKent aculcment ui»rè-¦a vente, Ecrivez a : PRIMES DE LUXE trtn.Neuville Que.Avant de poser la doublure au manteau, on aura soin de la terminer parfaitement.Au devant, on fera un rentré qui sera rabattu sur les parements, ainsi qu'à la ligne d'encolure qui est rabattue sur le faux ourlet — ceci pour les vestes et les manteaux sans cols Pour les vêtements avec col, la doublure est fixée à la base même de ce col.(Illustration IV J En prévision de cela, lorsque vous assemblez la doublure d'un manteau comportant un col, piquez la couture d'épaule seulement jusqu'à la largeur de couture du bord des devants de la doublure, et c'est à cet endroit que vous faites le rentré qui sera rabattu à la main sur les parements.Le clos est plié suivant la ligne d'épaule et contournant l'encolure; comme pour toute doublure, on entaille ce rentré et on repasse parfaitement la doublure avant de la baguer sur le manteau qui a aussi été pressé et est terminé, prêt à porter.ILLUSTRATION IV Lorsqu'il est nécessaire de tendre les basques d'une tunique, ou d'une jaquette au moyen de plombs, il ne faut pas oublier de fixer ceux-ci avant de passer la doublure, mais seulement après le pressage du vêtement.On fait des petites pochettes de tissu comme la doublure pour enfermer ces plombs qui sont maintenus au vêtement par des pe-tis points de chausson lâches.Il y a différentes pesanteurs de plombs, on emploie généralement le numéro 3.Cette pesée, d'environ un huitième de pouce d'épaisseur, est à peu près de la taille d'une pièce de cinq cents.(Illustration V.) -a ILLUSTRATION V Avant de procéder au posage de la doublure, les bourrures d'épaules doivent être fixées au manteau.Le posage de la doublure se fait assez rapidement et sans difficulté.Le ILLUSTRATION VI manteau est placé à plat sur la table — le haut à votre gauche — les manches du manteau et de la doublure sont retournées à l'envers.Posez couture sur couture des manches droites, vêtement et doublure.On aura soin, toutefois, de faire temporairement une petite pince de % de pouce épinglée à l'endroit de la doublure sur la couture d'entournure.(Illustration VI.) Cela pour éviter la tension désagréable des doublures dont les manche:; sont trop courtes.Toutes les coutures sont placées l'une sur l'autre, coutures d'entournures et coutures de côté, manteau et doublure.On épingle, à compter de 3 pouces du haut de la manche, jusqu'à 3 pouces du bas.On épingle également les coutures du côté, à compter de 3 pouces de l'entournure, jusqu'à 3 pouces du bas pour les vestes et 5 pouces pour les manteaux, et puis l'on bague ces coutures.ILLUSTRATION VII On procède de la même façon pour le côté gauche.Les côtés ainsi fixés, ramenez les manches à l'endroit.Placez les coutures d'épaules couture à couture, épinglcz le rentré de l'encolure à l'égalité du faux ourlet de l'encolure — ou, selon le cas, sur la base du col.Placez ensuite l'endroit du dos à plat sur la table pour faire provisoirement de longs points de bague tenant la doublure et le dessus, c'est le moyen d'ajuster correctement vos doublures — faire quelques points n'est en somme, pas beaucoup plus long que le travail d'épingles.Faites la même chose pour les devants.Le bord de la doublure remployée est épingle au manteau, posez les épingles en travers, de cette façon, elles ne gênent pas lorsque vous faufilez.(Illustration VII.) A la hauteur du buste, la doublure doit être un peu Avril.1947 mm VOTRE BEURRE J\
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.