Le bulletin des agriculteurs /, 1 avril 1949, vendredi 1 avril 1949
MONTRÉAL — AVRIL 1919 C/-PI\S!>1 'S: f.a faucheuse tVarr'ure-train.tlu type éiétatoire* La commande hydraulique Ford, actionner au toucher, lèw et baisse aisément la barre coupeusc.ON COMPTE PLUS DE 60 INSTRUMENTS ARATOIRES DEARBORN CHARRUE » VCRSOIR CHARRUE l DISQUES CULTIVATEUR A QUEUES RIGIDES CULTIVATEUR A QUEUES A RESSORT HERSE A DISQUES (SIMPLE) HERSE A OISQUESiEN TANDEM) FAUCHEUSE 0 ARRIERE.TRAIN FAUCHEUSE LATERALE ^7 REFOULEUSE ANGULAIRE CHASSE NEIGE EN V SCIERA BOIS A CORDEE COMBINLE CHARGEUSE -POIOS-LOURDS" TRACTEUR FOREUSE A TARIERE VOYEZ UN DÉPOSITAIRE FORD CHARIOT DEARBORN INSTRUMENTS ARATOIRES Sun ('laldis-iiiictii est le "quartier général" «les tracteurs Ford, des instruments aratoires Dearborn, des pièces (do tracteurs) Ford il origine, et «lu service crac ces machines peuvent exiger* eofeoO PLUS DE BESOGNE en MOINS DE TEMPS! La culture mécanisée n'est vraiment profitable que si vous obtenez de voire outillage un maximum d'utilité.Les heures perdues à attacher et détacher des remorques sont une perte nette.Mais, grâce à lu motoculture Ford, vous pouvez, en quelques minutes, exécuter ce travail et vous mettre en route.En d'autres termes—l'utilité do votre tracteur en est prolongée d'autant, et il vous est, presque sans interruption, profitable.Si la motoculture Ford s'avère ainsi plus lucrative, c'est que le Iraetrur l'uni et les remorques Dearborn sont agencés de façon à ne former qu'un seul et unique dispositil.I.a plupart des remorques Dearborn étanl portées au lieu d'être traînées sur le sol, vous gagnez du temps en allant aux champs et en en revenant.Mu outre, grâce à la commande hydraulique Ford, actionnée au toucher, il est facile de les lever cl de les baisser, aux abornements, pour virer promptement.Le tracteur ford vous procure à la fois les avantages d'un tracteur léger cl d'un tracteur lourd, l'reste et rapide pour les opérations qui n'exigent pas un grand déploiement de puissance, il peut tout aussi bien exécuter des "travaux d'Hercule"', avec un BUrcroîl de traction portant sur les runes arrière.Ft les remorques Dearborn, de construction simple et robuste, sont faciles à ajuster et à mettre au point.Demandez au dépositaire régional des tracteurs Ford do vous renseigner en détail à ce sujet.Vous pouvez aussi obtenir nue démonstration gratuite de lu motoculture Ford—avec un tracteur Ford et des remorques Dearborn.DIVISION DES TRACTEURS ET REMORQUES Ford Motor Company of Canada, Limited Seul le tracteur Ford vous offre ces 3 AVANTAGES IMPORTANTS grâce à la commando hydraulique Ford, actionnée au toucher levées et b.Ttssécs nu lonelier H ru All tin touulier la levier tir l;i ri un m.m ill- li vili .iiili° jolis tes yeux ; ils sont grands et très francs et puis.ils sont surtout très bons, ce qui ne gâte rien.N'importe ! Us sont verts.On n'ébranle pas si facilement ma conviction.Et puis, dis-je encore, j'ai des cneveux châtains, ce n'est pas une couleur bien riche.Parle-moi au des cheveux blonds ! Mala tu n'as pas besoin d'indé-i.le, répond grand'mère, et, sans teinture, tes ondulations posât de naturels et beaux effets rés; ta chevelure est magnifique, crois-moi ! i aère bonne vieille ! Cette fois, .et je vais l'embrasser, mais je veux achever le portrait: -Et regarde, tiens, regarde! il-je en caressant mon men-.nue mon pouce et mon index, sez ridicule ! Il s'amenuise, lui manque qu'une barbiche, lire que j'ai une vraie figure de chèvre ! oui, mais oui, chère petite tu as raison, approuve-t-elle •iant, tu es laide à faire peur! Tiens, au lieu de dire des sottises, la lettre de ton cousin, joli masque! Alors je bouscule mon ami à qua-tre pattes qui vient de sauter autour de moi.—Monsieur Marquis, ne m'ennuie pas; c'est dans le calme tu entends, je veux prendre connaissance .lettre de ton cousin! I! s'en moque bien du beau licute-de vaisseau, Marquis; il se re-el plaque ses pattes de dc-sur ma poitrine; alors je lui une légère tape sur le museau et je passe sa tête sous mon bras.Et dans cette position tous deux nous avons l'air de lire la prose du cher cousin Raymond.• * » J'ai feuilleté avec un intérêt particulier l'album de photographies que possède grand'mère.Je me revoie a toutes les pages: en bébé, en e petite fille, en grande fillette et.en jeune fille.Ma dernière photo date de six mois.Sur le pa-je me trouve gentille.On ne pas, là-dessus, la couleur de mes yeux.lois, ce n'est pas mon image qui m'intéresse le plus, mais bien du cousin Raymond aux différents âges de sa vie.Je souris en voyant son petit dodu, à plat ventre sur un sin-, sa tête chauve redressée et tons en l'air; j'ai bien de' la peine à le reconnaître.nsieur le lieutenant de vais-vous avez bigrement changé us étiez bien mignon quand vous étiez petit! l'admire plus loin, suçant son au cou de sa mère; puis te-¦ tin ballon, puis poussant un au; enfin en collégien, en ente de vaisseau, et plus loin, ie il doit être et comme je me réjouis de le voir.1 st ce soir qu'il va venir.Il n'a beé l'heure de son arrivée; mais id'mère l'attend au train de huH heures trente.J'imagine déjà notre première entrevue.J'ai beaucoup changé en cinq ans.Je l'entends s'exclamer; -Mais c'est Ni ta! Quelle déli- cieuse jeune fille maintenant! Hum! pensera-t-il ainsi le cousin Raymond?N'empêche que je ne suis pas fâchée à présent d'avoir obtenu mon bachot.M.l'officier de marine n'aura pas le droit de me traiter en gamine insignifiante.Il n'y a pas à dire, les grandes personnes possèdent tout de même beaucoup plus de logique qu'une jeune fille.Maman avait raison d'être si fière de moi.Pourvu que grand'mère ait la bonne idée d'annoncer à son petit-fils.—Tu sais Raymond, notre Nita est bachelière! .A quoi je répondrais d'un petit air détaché: —Je t'en prie, bonne maman, ne parlons pas de ça?.Et le lieutenant de vaisseau, flatté d'avoir une cousine qui fait honneur à sa famille, m'adresserait des compliments que j'essaierais d'accepter sans rougir.Mais oui, c'est très ennuyeux de rougir à tout propos, on a l'air d'une petite fille.Ma vieille Nita, dès aujourd'hui, il faut te blinder d'une certaine assurance et faire en sorte de te corriger.Je sais déjà comment je vais m'habiller pour recevoir notre officier de marine: je mettrai ma robe fleurie de petits bouquets champêtres, agrémentée d'une écharpe qui rappelle d'assez près les fichus Marie-Antoinette, robe que j'ai baptisée: ma toilette Trianon.Je choisis celle-ci, parce que le comte de Rochebrune, un monsieur d'une élégance! .et qui ne manque pas de goût, bien sûr, m'a dit mon père, qui est notaire et dont it est le client, que j'étais ravissante clans cette robe gaie et fraichc et que, lorsque j'étais entrée inopinément dans l'étude, il avait cru voir l'apparition même du printemps.A ce moment-là, je n'étais pas autrement flattée, mais je tiens é-normément à faire une très bonne impression sur mon grand cousin Raymond, et c'est pourquoi cette particularité me revient à la mémoire.Ah! que la matinée me semble longue! .Je suis tellement émue par cet événement que c'est à peine si je touche au repas que la vieille Annette a préparé.Après le déjeuner, je ne vais pas, comme d'habitude, rêver dans le jardin qui s'étend derrière la villa.Je reste bien sagement assise dans le fauteuil qui était autrefois celui de bon papa.Et grand'maman, dans sa bergère, tricote auprès de la fenêtre.Moi, j'ai entre les mains un livre de Lamartine: Gruziclla, que je connais par coeur et que je ne lis pas.Cette mise en scène est pour tromper grand'mère.Je pense à l'adolescent dégingandé qui me faisait pleurer par des taquineries excessives alors que je n'étais qu'une fillette de quatre ou cinq ans; puis à l'enseigne de vaisseau auprès duquel je me tenais fièrement.Ah! cette horloge! comme son balancier va lentement! (lire la suite à la page 44) vu/jfoweauf liest sans égal ! CÉRÉALE SERVEZ CETTE CEREALE BE CES DEUX FAÇONS Délicieux Froid J Oui, vous aimerez ces biscuits de pur blé complet, frais ec dorés, servis froids/ Cuit ou froid, le NABISCO Shredded Wheal contient les cléments nutritifs dont votre famille a besoin pour bien commencer la journée.Ht.avec cette céréale économique, vous avez 12 gros biscuits de 1 once dans chaque carton.Demandez donc du NABISCO Shredded Wheat à votre épicier.N'oubliez pas que cela revient moins cher d'en acheter 2 cartons à la fois.Voici la nouvelle et excellente recette de gruau ; Amenez à ebullition, dans une casserole, 1 tasse d'eau légèrement salée, ajou- sh>"£ tez-y 2 biscuits de NABISCO Shredded Wheat grossièrement émiettes.Faites cuire 1 minute, en remuant constamment.Servez avec du lait ou de la crème et du sucre.Prêt en "1 minute"! SV/.9FPF NABISCO SHREDDED WHEAT MESDAMES, MESDEMOISELLES!! 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Nouveau "Hoe-Trac" LE GARE Jusqu'à 24 MOIS pour payer Fret Payé à votre gare -m le seul a voies offrir 23 accessoires différents Exactement tel qu'illustré.De 1.5 C.V., consommant la gaioline ordinaire.Tracteur idéal sur les petites fermes, les exploitations maraîchères et fruitières, se prête a tous les travaux de la préparation du terrain, labour, enlèvement des mauvaises herbes, ameublissement du sol, ensemencement, sarclage, coupe et ramassage du foin, enlèvement de la neige et nivellement du terrain.Peut aussi actionner une scie ronde pour le coupage du bois, un compresseur d'air, une pompe centrifuge pour vider les caves inondées, arroser les récoltes, éteindre les incendies, etc.C'est véritablement le tracteur le plus pratique et le plus économique qui soit.Le tracteur, sans accessoires.10% Comptant Aussi le "Plow-Trac" LEGARE Un véritable tracteur à 3 vitesses le "Plow-lrac" est muni d'un moteur puissant, souple, durable, développant 3.2 C.V.Arbre à palier en acier forqé, réservoir à essence d'une caparité de 1 gallon, le moteur ne consomme que trois chopincs d'essence à l'heure.Dégagement de 101/2", la longueur totale 85", hauteur 35", largeur 26".Livré complet avec outils, fusil à graisser et instructions générales.Le poids du tracteur seul, 300 lbs.La CompagniQ Legaré Limitée 1200, rue Amherst, Montréal —POSTEZ CE COUPON—- La Cie Legaré Ltéc, 1200, rue Amherst, Montréal Veuillez m'adrcsser, sans obligation de ma part, les renseignements concernant |c "Hoe-Trac" Legaré LJ ou le Plow-Trac" Legaré Q et les accessoires de culture.Nom .B.P.Comté.R.R.PAS DE SOLS INERTES «» POMICULTURE PAUL-OÎVaER ROY, IL existe une trop grande relation entre les systèmes de culture et la fertilisation pour ciuc nous"entreprenions l'étude des sols à verger en négligeant l'une ou l'autre de ces opérations.Quand on considère les programmes de culture et de fertilisation préconisés aujourd'hui, on constate une certaine contradiction avec l'enseignement d'il y a quelques années.Non pas mie nous soyons scandalisés par ces différentes opinions qui se produisent souvent en agriculture comme ailleurs, mais le changement, à vallc, est radical.15 ans d'iïitcr- Nos faibles rendements et leurs causes En 1040, où en sommes-nous?Y a-t-il lieu de changer la formule de fertilisation en vogue depuis près de 20 ans?Nous admettons que cette formule, (engazonnement, paillis et engrais 9-5-7), ne peut pas et n'a jamais pu s'appliquer dans les jeunes vergers d'abord et ensuite dans tous les districts indifféremment.Pas plus d'ailleurs que tout autre programme, si parfait et si complet soit-il, ne couvrira jamais tous les cas.C6 serait vraiment trop facile de cultiver si tout était réglé à l'avance pour toutes les conditions.On sait que les rendements, dans la plupart des vergers de nos meilleurs districts, ont baissé.Indépendamment des diminutions de récoltes de certaines années comme en 1945 lorsque la gelée des fleurs a anéanti pratiquement toute la récolte prévue, ou en 19-16, lorsque la tavelure a fait ses ravages, ou même en 1948 quand la pyralc a réduit considérablement le pourcentage de la récolte vendable, il n'en reste pas moins vrai que nos rendements sont trop bas.inférieurs en tout cas à ce qu'ils étaient.Est-ce dû au système de culture, à la fertilisation?Nous avons écrit plus haut qu le système d'engazonnement était préconisé depuis au moins 25 an Mais, ce que presque tous les producteurs ont oublié, c'est la deu> ième partie du système, le pai lis.Durant les premières ann< d'un verger, quand le foin est abon dant, les arbres moins gros, les arrosages moins fréquents, le paillis récollé sur place est assez con : ràble.Combien de producteurs 1 apporté, de l'extérieur du ver les matériaux nécessaires à I'él blissement d'un bon paillis ?Da .trop de vergers actuellement, non voulons produire des pommes des .sols artificiels.Ce sont des sols lavés, il ne reste que le sable ou gravelle plus ou moins grossi L'humus ou la matière organiqi étant presque complètement absi le pouvoir absorbant de ces sols ; presque nul.Le gazon est clair plus ou moins long selon qui pluies prlntanières se prolongent 0 que prévaut la sécheresse avec Ii chaleurs de l'été.Les fortes applications d'engrais chimiques ne corrigent pas ces conditions.Le manque de pouvoir absorbant du si peut empêcher le lavage de ments fertilisants et seuls se fixeront les éléments minéraux qui demandent du temps et de l'eau leur décomposition.La cultun des sols inertes peut être pos jusqu'à un certain point à condition d'être contrôlée parfaitein chose possible en laboratoire seulement.En plus des éléments fertiUsanl que les pommiers requièrent en quantité adéquate et à temps voulu, l'humidité qui entoure les racine doit être disponible pour assur une pousse de bois en juin et jùlllel et ensuite pour favoriser le dévi loppement des fruits.Si l'eau est mal répartie, si les engrais ne sonl pas disponibles, c'est toute la vé- ilirc la suite à la paye 64) 30 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS —AVRIL.IW par L.TRACHET f"/.;.SEYEZ-VOUS monsieur le cure.Je n'attendais plus que vous pour commencer.Avec un soupir d'aise, M.le curé des Amandines cala tant bien mal sa corpulente personne dans l'étroit fauteuil qu'on lui offrait, et tirant de sa soutane un vaste mouchoir à carreaux, il essuya son ; ruisselant.Le saint homme avait parcouru à pied les six kilo-cs qui conduisaient de sa cure — plantée juste à mi-chemin des Amandines: Amandine-le-Haut et Amandinc-lc-Bas — à l'étude c maître Paturon, le notaire du chef-lieu de canton.Six kilomètres, :e n'est pas rien lorsqu'on pèse ses deux cents livres bien comptées et faut marcher, faute d'auto, sous un coquin de soleil comme seule rovence est capable d'en inventer.-Puisque nous sommes enfin au complet .reprit maître iron, je vais donc procéder à la lecture du testament de feu line Pascalet, ma cliente, de qui vous êtes les légataires .El l'honorable tabellion jeta un regard circulaire sur lc=; quatre tiers qui attendaient, figés sur leur siège, la suite de cet alléchant tirs.Il y avait là le cousin Amédéc.le cafetier dont chacun savait était son meilleur client; puis Justine, la nièce, paysanne sèche noire comme un sarment, et guère plus bavarde; enfin Césarin, le veu, qui vivait à la ville on ne savait trop de quelle manière.Quant estin Bédarride, il n'avait avec sa défunte paroissienne aucun n de parenté, et les Pascalet, qui se délestaient furieusement, étaient ndant d'accord pour considérer d'un oeil agressif ce gros curé qui ¦ ridait participer au festin.Car Honorine Pascalet — que Dieu eût me ! — passait pour avoir du bien, et moins il y aurait d'héritiers, les parts seraient grosses.Hans un silence impressionnant, maître Paturon ouvrait déjà une rande enveloppe cachetée.Il en tira un as-.cz mince feuillet qu'il lentement, avec toute la solennité désirable, et se mit à Lire à te voix après avoir ajusté ses lunettes sur son nez crochu: "Aujourd'hui 9 juillet 1933, moi Pascalet Honorine, saine de corps d'esprit, je déclare laisser à ma nièce Justine Pascalet, ma ferme lu Gros Caillou, comprenant le mas et toutes ses dépendances, ainsi ' quo lev; terres qui vont avec.Puisque le ciel ne m'a point donné d'enfants, il faut bien que je fasse comme ça.Justine est une voleuse " >t une effrontée .—Pour sûr ! ricana le neveu Césarin, tandis que sa soeur pinçait laigneusement les lèvres.Hum ! Hum ! toussota maître Paturon en enchaînant: ".mais c'est une bonne travailleuse qui saura faire valoir mes propriétés mieux que ce fainéant de Césarin.ce galvaudeux.—Ah que oui donc ! s'exclama à son tour la Justine tout heureuse d'être vengée, d'autant plus que la ferme du Gros Caillou valait bien quelques affronts.—Je vous en prie mes amis: ne m'interrompez pas sans cesse.observa sèchement le notaire.Je ne suis pas là pour partager vos querelles de famille.Et il reprit non sans surveiller les autres héritiers du coin de l'oeil, pour arrêter net toute nouvelle manifestation: ".ce galvaudeux à qui je laisse tout de même dix mille écus, parce " qu'il me rappelle mon crétin de frère qui était plus bête qu'un cochon." Je donne aussi dix mille écus au cousin Amédée.C'est un ivrogne, " mais un bon bougre qui m'a fait souvent rire.Et puis ça fera crever "les autres de jalousie.Je les connais mes neveux: ils aiment mieux " les sous que le Bon Dieu.Enfin je donne à M.le curé des Amandines, " qui est un homme pieux et charitable, cinq mille francs pour ses " pauvres, et pour lui ce qu'il y a dans le paquet que j'ai confié au "notaire, ,l'espère qu'il ne m'oubliera point dans ses prières." Suivaient quelques dispositions sans importance dont les héritiers écoutaient distraitement la lecture.—Si c'est pas malheureux ! sifflèrent la Justine et le Césarin entre leurs dents, celui-ci pensant à la ferme qui lui passait sous le nez, celle-là à cause des vingt mille écus, "de l'argent jeté par la fenêtre, assurément".Amédée Pascalet, lui, se contenta d'un rire silencieux.Cinquante mille francs, c'était bon à prendre, et il y avait belle lurette qu'il ne se vexait même plus d'être traité d'ivrogne.Quant à Célestin Bédarride.il était en proie à divers sentiments parmi lesquels la déception — il avait espéré davantage en apprenant par maître Paturon qu'il était couché sur le testament de la vieille Honorine — la curiosité — que pouvait bien contenir ce fameux paquet ?— et la consternation.Non point d'apprendre sur le compte des Pascalet ce que personne n'ignorait, mais de découvrir tant de noirceur chez une créature qui s'était toujours montrée bonne chrétienne.11 était désolé le pauvre curé des Amandines, oui, vraiment désolé.—Je la savais femme de tête et de bon sens.se dit-il en songeant à la défunte, mais je ne la croyais pas aussi vindicative.Que Dieu lui pardonne et la reçoive dans son royaume ! Là-dc-sus, ayant achevé sa lecture, le notaire sortit un petit paquet d'un tiroir et le tendit à Célestin Bédarride en se levant pour marquer la fin de l'entretien: —Voici votre affaire monsieur le curé.Je vous ferai parvenir la somme dès que la succession sera réglée, dans une quinzaine de jours.En attendant, toujours à votre service.(lire la suite à la pane.87) Hll.liUO — if: VU1.LF.TIN DES AGltlCUI.TtUllS 31 QUE LE NETTOYAGE DOMESTIQUE SOIT UN PLAISIR! QUE VOS RÊVES SE RÉALISENT ! TENU PAR PROCTER 6 GAMBLE ! EN ARGENT VENTE POUR NETTOYAGE DE mm Hirtez-vous! Demandez des Formules d'Inscription ChezVotre Fournisseur VENTE SAlSOt/MèM M PRODUITS VE NETTOYAGE^ UN PRIX POUR CHAQUE PROViï >» W V3 mm M m t* ik ^^^•"Jggga^.- CHAQUE CANADIEN A PES CNANCESPE GAGNER f VOUS N'AVEZ QU'À COMPLÉTER LA PHRASE SUIVANTE: zto pRtx £N AneeRT #*»*«r*5000.M -(NOM DU PRODUIT)- en 25 mots additionnels ou moins.Suivez bien les règlements que nous vous indiquons pour ce concours.Votre Fournisseur Peut Vous Aider à Gagner Un Procter and Gambie yjour accomplir chaque des prix quo Représente la somme de s8,800.phase de votre nettoyage.Ecrivez-nous Profitez de sa grande vente de produits de ensuite ce que vous pensez de votre produit nettoyage! 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DREFT—lavo la vaisselle sainement propre—cTimino 1a pellicule.REGLEMENTS DU CONCOURS 1.Complotez cette phrase: "Parmi les produits de Procter and Gamble, mon produit de nettoyage favori est.parce que." en 25 mots additionnels ou moins.Envoyez autant d'essais que vous le désirez.2.Demandez à votre fournisseur votre formule d'inscription.11 peut vous fournir un blanc officie! d'inscription, ou si vous lu préférez, voua pouvez écrire sur un côté seulement d'une feuille de papier.I )ans un cas comme dans l'autre, ayez soin d'écrire lisiblement—en lettres moulées— votre nom et votre adresse, ainsi que le nom et l'adresse de votre fournisseur.Si vous gagnez un prix il en gagnera un également.3.Adressez comme sui t : "Concoursde Nettoyage Domestique," Boite 131, Toronto "A", Ontario.Joignez a chaque participation 3 enveloppes d'emballage ou dessus de boîtes provenant de trois produits différents de Procter and Gamble — (Spic and Span.Oxydol, Dreft, Ivory Soap, Chipso, Tide, Ivory Makes, P & G Naphtha, Ivory Snow, Camay).Ayez soin d'affranchir suffisamment votre envoi.4.Los inscriptions doivent ûtre mises :\ la poste et oblitérées avant minuit, le 31 mai, et être reçues pour le 13 juin, 1949.5.Tous les résidents du Canada peuvent concourir, ;\ l'exception des employés de Procter and Gamble, ceux de leurs Agences de Publicité et leurs familles.Le concours est soumis a tous les règlements du Dominion.6.Les inscriptions seront jugées d'après leur originalité, leur sincérité: et leur justesse de pensée.I.a décision des juges sera finale et les essais Juges Ici meilleurs seront primés selon l'ordre établi par eux.Chaque conclurent n'aura droit qu'à un seul prix.En cas de points égaux, le plein montant du prix disputé sera adjugée chaque concurrent.Aucune participation ne sera retournée.Les participations, leur contenu, les idées qu'elles renferment deviennent la propriété de Procter and Gamble.7.Premier Prix.*5,000.00 9 Deuxièmes Prix, chacun *200.00 pour le meilleur essai provenant de chaque province (après avoir choisi le gagnant du grand prix).200 Troisicmes Prix chacun'10.00 Le nom du gagnant du premier prix, ainsi que les noms des gagnants des i> deuxièmes piix seront annoncés aux programmes' "Big Sister", "Life Can he Beautiful, "Jack Smith Show", et "Grande Soeur", peu de temps après la fermeture du concours.Tous les gagnants seront avertis par lettre.La liste des gagnants sera envoyée sur demande environ six semaines après la fermeture du concours.i ¦ 32 LE mil.LF.TlN DES AGRICULTEURS — AVRIL, 1910 VOZKS WMAJM, MAVÀMS Chapeaux Fleuris! r/AQUES ramène toujours les chapeaux fleuris.Pourquoi en accuser les femmes et la mode?C'est le printemps qui en est cause.Et Pâques est une fetc printanièrel Elle a toujours place au calendrier entre le 22 mars cl le 25 avril.Jamais avant, jamais après, car Elle se célèbre le dimanche après la pleine lune qui arrive le jour de ïéquinoxe, ou dans le mois qui suit.Le jour de l'équinoxe du printemps.L'équinoxe, c'est le temps de l'année où les jours sont égaux aux nuits, parce qu'alors les deux pôles de la lerre se trouvant à me distance égale du soleil, sa lumière se répand de l'un à l'autre cl éclaire la moitié de la terre.Il y a deux equinoxes par année, un au printemps, l'autre à l'automne.C'est Pâques, et toutes les fêtes mobiles de l'année dépendent de celle-là: la Septuagésimc, la Quinquagésime, la Passion, Quasimodo, /'Ascension, la Pentecôte, la Trinité, la Fêle-Dieu.Les coeurs n'ont-ils pas raison d'être joyeux, et les âmes de se recueillir ?Pâques, c'est le centre d'un long cortège.Jours après jours les matins se feront plus clairs, la brise apportera des Vallons lointains l'arôme des fleurs nouvelles .les sources recommenceront à chanter .les arbres n'en finiront plus de bourgeonner, de fouiller et se feront sous nos yeux, par des tours de passe-passe, d'immenses chapeaux verts.• Printemps ! Chapeaux fleuris t Qui donc a donné l'essor ?Ce sont les arbres et les arbustes auxquels le printemps a chuchoté de se faire beaux, de renaître avec le Christ cl de s'épanouir en beauté.On peut bien cueillir les premiers lilas, les brins de muguet, les narcisses et les marguerites pour en orner nos têtes.On peut bien, comme l'artiste, en copier la grâce cl leur prêter une vie moins éphémère.Si seulement le fabricant de ces petitçs soeurs matérielles des vraies fleurs songeait à leur donner un peu plus de vie en glissant une goutte de parfum approprié entre les pétales de soie, de toile ou de velours .L'illusion serait plus parfaite.C'est un petit truc qu'il ne nous est pas défendu de pratiquer 1 Nos chapeaux ont bien le droit de sentir bon autant que nos mouchoirs.El nous blâme qui Voudra, nous mettrons des fleurs sur nos iêles pour fêter Pâques cl le printemps.Il y en a des bouquets mesdames, à profusion.De toutes les couleurs cl de lotis les prix, comme disent les réclames.Mais je ne suis pas une marchande, je suis seulement une femme comme Vous, Votre amie 1res heureuse de l'être, et je Voudrais qu'il y ail des fleurs sur toutes les têtes, ci de la joie dans tous les coeurs, parce que les cloches sonnent aux carillons de Pâques, et aux : lis du printemps.Des /leurs sur tous les chapeaux .Ce n'est pas complique ni coûteux.Si vous ne pouvez en acheter de nouvelles, êtes-vous bien sûres qu'il n'en reste pas sur une capeline oubliée dans le fond d'une armoire, ou dans la boîte à toul mettre?Grand mère en a porté de très belles à son cor-.elles n'ont pas dû être mises aux rebuts dans ces années passées où l'on ne jetait rien parce qu'il y avait au grenier de s malles et des commodes à tiroirs .Les femmes cl les jeunes filles adroites peuvent bien en fabriquer avec des retailles de soie, de velours ou de toile fine.El clic:, seront bien plus personnelles.Ce n'est pas si difficile que ça.ScrVcz-Vous d'un patron à fleurs de papier, il s'en vend aux loirs de librairie.Il y a encore un autre moyen de réussir .On défait pétale par pétale un Vieux bouquet qui sert de modèle pour en tailler un plus frais.Travail délicat et joli.Toutes celles qui n'ont pas les doigts trop gourds et qui ont des idées plein la tête, vou-sc mettre à l'oeuvre.On fait joliment de besogne dans une heure ou une soirée; si on s'y met à plusieurs, cela devient une de plaisir.Il est pcul-êlrc un peu tard pour Pâques .mais il y a Quasimodo et la Trinité ! Ce n'est même pas nécessaire d'attendre closes, il fera beau dimanche prochain, cl c'est toujours le temps d'êtrenner un bouquet neuf.On groupera les retailles dans tous les tons de mauve jusqu'au Violet, cl dans toutes les nuances de gris; puis les tons de bleu, de rose; paille, jonquille et or, les rouges géranium cl les rouges Vin .Il y en aura pour toutes les femmes de la famille, aura soin de mettre de côté toul ce qu'il y a de vert, du plus tendre au plus sombre; il n'y a rien qui donne plus de relief bouquet que le feuillage.Le velours s'allie très bien à la soie, un pelit feutre mince ou une toile cirée formeront des feuilles lesquelles se poseront gentiment les fleurettes de colonnade.On peut facilement cire artiste.Vous voyez, et fleurir soi-même son chapeau de Pâques./Jùce Be/i ».-'• «•.«' • '• »: î:'.-i - ' 2 c.i the do poudro .1 pâto 4 tasses do farine 3 c.A thô do zeste do citron » inutiHUti'ifi "In AVRIL, 1019 —LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Vous serez enchantée de ce MERVEILLEUX POÊLE! Fabrique et brûle son propre Gaz ! , Allumez-le.Employez-le N'IMPORTE OU ! Le voici.Le poêle à gaz Instantané J Coleman 1 Oui.voici le poêle qui vous enchantera ! Un poêle qui vous assurera îles jours plus gais, plus heurciix.Moins de travail .des plats mieux réussis pour toute la famille .des ustensiles qui se garderont plus propres et une cuisine plus fraîche.Fabrique son propre gaz de la gazoline.C'est le Coleman 975L)—un GROS poêle, possédant trois brûleurs pleine grandeur, illustré ici sur l'unité de support No 97-i LB.Se place facilement dans toute cuisine ordinaire .pour cuisiner à la fraîche durant l'été! Les brûleurs à flamme bleue s'allument instantanément ! Voici ! Un poêle à Gaz P-L (pétrole liquéfié) entièrement nouveau.Voir! ta que W > nv'-nn^Arps altcn'l.'iii'nt depuis lom: temps .un potta :\ rr:ir P-L Cotoman.FA 1«i voiri.lo modèle No 07S :*i trois brûleurf, pour usage partout où il y îi fin 15:17.F.-l* rlisponlblo.II e.t prbnro, raoido et silencieux ! Modèle ilo lublo ou sur support au choix.Des milliers de ménagères font toute leur cuisine, cuisson et mise en conserve sur un Poêle Coleman durant la saison chaude.Vous aussi vous pouvez jouir des avantages que vous offre ce nouveau modèle de poêle.Voyez-les à l'étalage chez votre marchand général, quincaillierou magasin à rayon.Riez-vous des chaleurs d'été en cuisant sur ce nouveau Coleman 1 ¦H -aKtrriitr*^ Voyez ce nouveau poôlc tic table commode et portatif à la prochaine visite chez votre marchand ! Fabrique son propre gaz .employez-le n'importe où, à l'intérieur comme à l'extérieur! Peut cuire de e.ros repas aussi ! Pour plus de renseignements écrivez à : The Coleman Lamp & Stove Company, Ltd.Dept.403-B, 9 Davics Ave., Toronto 8, Canada.eicux pour ton cousin, reproche grand'mère.Je mords ma lèvre et, de pâle que j'étais, je me sens devenir pourpre.Mademoiselle la bachelière, il vous faut accepter cette petite leçon de savoir-vivre.—Ma petite cousine, le spectacle du jardin est-il si passionnant Qu'il réussit si bien à nous priver de ta présence ?.Allons ! viens ! Ah ! si tu .pouvais te voir ! On te devine à demi-morte de frayeur.Il passe délibérément son bras autour de ma taille et m'entraîne clans le salon.Ah ! le délicieux instant ! Tous mes griefs ont disparu.Avec la facilité qui me caraCléme, de morose que j'étais, je redeviens subitement gaie.Avec quelle ardeur je dresse moi-même la table à thé, et mon rire s'égrène, à propos de tout et pour rien, et cela malgré l'orage qui gronde toujours avec fracas.Tout est prêt.Avec quel plaisir je bavarde ! —A table, vite ! Les petits pains aux anchois et les petits-fours sont bien appétissants.J'adresse aux bonnes choses un sourire gourmand.Nous sommes à peine installés que le timbre de la porte d'entrée résonne.L'abeille cl la guêpe sucent les mêmes flours, mais toutes deux ne savent pas y trouver le même miel.Je regarde à la fenêtre.—Ce sont deux dames, annoncé-jc tout en restant clouée à ma place.Grand'mainan s'empresse d'aller ouvrir, et les intruses, un instant plus tard, pénètrent dans le salon.La plus petite est une femme d'âne mûr; la mère de la plus grande, sans doute, â en juger par leur ressemblance assez frappante.Je ne l'aime guère la grande.Elle rit de toutes ses jolies dents en tapotant son imperméable et en fixant hardiment mon cousin, qui lui fait un accueil charmant.Moi qui prétendais aimer les cheveux blonds, je trouve sa blondeur insolente.En outre, je réfléchis que je ne prise guère son genre de beauté.Son teint de brune s'harmonise d'ailleurs assez mal avec sa chevelure artificiellement dorée.Grand'mère, avec urbanité, invite les dames â quitter leur "trench-coat" et à partager notre dinette.Elles refusent, pour la forme; histoire de se faire prier, car ensuite elles acceptent.Raymond dévore la jeune femme du regard et, tandis qu'elles s'installent, moi, je fais un effort pour dompter mes nerfs qui m'incitent à me tortiller sur ma chaise.Ah ! si seulement Marquis était près de moi ! Mais mon aïeule l'a congédié.Que ne puis-jc m'éclip-scr à l'anglaise! J'ai conscience d'être reléguée au second plan, et je grignote en silence des petits-fours, tandis que ces dames nous apprennent qu'elles sont en villégiature pour un mois dans ce pays.Elles rient encore d'avoir été surprises aussi malen- contreusement par ce mauvais temps et s'en félicitent affirment-elles, puisque ce contretemps leur ,i permis de faire notre connaissant Ah ! ouiche ! elles auraient mit fait de se réfugier ailleurs que , ce toit, que je trouve vraiment p trop hospitalier pour ces d e u x étrangères.Grand'mère me glisse de tel en temps des regards Inquiétant La chère vieille ne peut pas comprendre.Lorsque nous nous levons de table, la très jeune femme s'arri devant le vieux piano où tronc ,.buste de Beethoven.—Le piano tente vos doigts, n dame ?interroge mon cousin.Elle répond, dans un éclair ii .noirs, avec son large sourire qui i couvre ses dents élincelantes: —Nullement, cher monsieur.mire seulement ce buste.Qui c Avant que Raymond n'ait .la bouche, j'articule tranquillement: —U est beau ce buste, a' pas?C'est Andromaque, mad Mon cousin me lance un t ahuri et se demande si je suis de bonne foi ou si je la mystifie.Il va donner un démenti à m sotte réplique, mais la jolie dan me répond fort gentiment: —'En dromaque"?.Tiens, j'aurais juré que c'était en bronze! Ah! je l'ai ma revanche! Quel gard de triomphe j'adresse â mon cousin.Raymond pince les lèvres, mécon lent de mon espièglerie, et s'en presse de détourner la conversation sur un terrain moins épineux.L'orale a cessé.De nouveau le soleil brille.Granci'maman huit hôtesses de circonstance à talrt tour dans le jardin avant qu'i ne repartent.Evidemment, je n'ai lias la politesse de les accompagner, niai me réfugie dans l'embrasure de l( fenêtre de la cuisine, où je sur1, leurs faits et gestes.Je rage de ne pas entendre ce qu'ils peuvent ra-conter et je regrette de ne pas avoir suivies.Voilà enfin la promenade u: termine.Us passent à deux pas d la fenêtre.Je me recule pour ti pas être vue et je les entends ]>:; —La belle rose blanche! s'exchiii la jeune femme, quel beau velo —Permettez-moi, m a d a ni e vous l'offrir, dit mon cousin d'un voix suave.Vous n'y voyez ai; inconvénient, grand'mère ?—Mais comment donc! répond mon aïeule.Je ne résiste pas à la tentât! de m'approcher de mon poste d'observation, et je vois Raymond ten tire galamment la fleur à l'exécrai0 blonde, qui le remercie d'un Sourire lumineux.Je comprends alors pourquoi mon beau cousin se mon tre si galant.En aparté, il dit encore, et m< ongles s'enfoncent dans mes paumes en l'entendant: —Puisque vous êtes en villegi:1 turc, faites-moi, chère madame, ! plaisir de revenir demain; les deux seuls boutons de roses que possèd1 le.rosier seront peut-être ouverts, et mon plaisir sera grand de pouvoir vous les donner.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS — AVRIL.«MO je n'en entends pas davantage.Ils vont rentrer, je n'ai que le temps du courir m'installer bien sagement dans la salle à manger.Ils rentrent en ellet.Les deux anus revêtent leurs imperméa-I et, prennent aussitôt congé.Je chante en sourdine: "Bon e, monsieur Dumollet!" lorsque Raymond se dresse en juge devant moi.Nita je ne te fais pas de com-plioii nts! Tu n'as pas été très chic rs cette charmante personne.Je hausse les épaules, toise mon in et riposte d'une voix que je • connais pas encore: Pouvais-je prévoir à quelle sorte de niaise j'avais affaire! Tu pourrais être polie, grogne iond en fronçant les sourcils.;.sans façon, il me tourne le i i va probablement rejoindre jrand'mère qui se trouve dans le .Quant à-moi, je descends à tour dans le jardin et je re les deux boutons de.roses lies qui s'ouvriront peut-être in, mais dans le cornet de cris-,i se trouve dans nia chambre sur un bijou de guéridon.; lie est revenue.sans sa mère, ;1 fallait s'y attendre.Et."Elle" n'a pas eu les fleurs promises.Mon cousin a cru nécessaire de faire sa tite enquête.Il m'a interrogée d'un ton bourru: : toi, Nita, qui a cueilli les deux boutons de roses blanches ?|'ai répondu d'un ton très na-¦ .in'efforçant de sourire gentiment: Vous tenez à les voir, mon coulis sont à peine épanouis, mais déjà ils parfument bien agréable-an ut ma chambre.Il n'a pas osé faire des remarques désobligeantes.La blonde jeune femme partage, m égard, je crois, l'antipathie que j'ai pour clic.Quant à grand'mèrc ! .Son opinion, je pense, égale la mienne.Ce .j'ai surpris involontairement le conseil qu'elle donnait à son pe-.d'un ton moitié rieur, moitié grondeur: i grand, disait-elle, je me nde si j'ai bien fait de faire si bon accueil à ces dames inconnues.Méfie-toi, mon enfant, cette jolie personne pourrait bien n'être qu'une aventurière.Mon entrée inattendue a dispensé mon cousin de répondre, mais je devine qu'il l'aurait défendue en disant: —La veuve d'un capitaine ne peut pas être une aventurière, grand'mèrc.Et personne ne saurait blâmer la coquetterie d'une jeune femme de vingt-cinq ans.Cai-j dans le jardin — je l'ai su plus tard — Madame a raconté à mon nigaud de cousin qu'elle s'était mariée à dix-huit ans avec un officier depuis toujours ami de sa famille, et qu'à vingt-deux ans elle avait eu la douleur de perdre cet époux bien-aémé.Quoi qu'il en soit, elle ne parait pas être bien farouchement inconsolable, la jolie veuve ! et j'ai bien peur que le cousin Raymond ne tombe dans le filet de sa séduction.Mais j'ai beau n'être qu'une petite fille, je veille; je saurai bien empêcher Raymond de commettre une irréparable bêtise.Cet après-midi, monsieur le lieutenant de vaisseau demande à la charmante veuve si elle éprouve le désir de visiter les châteaux de la Loire, son intention étant de faire quelques randonnées en auto.Il serait heureux, assure-t-11, de l'avoir pour compagne.La demande n'a rien d'extraordinaire, puisque nous sommes dans un petit village de Touraine.Naturellement, la dame accepte, et moi je m'invite carrément.—Quelle bonne idée ! dis-je en battant des mains, il y a si longtemps que je désirais les voir ! Raymond me regarde, un peu interloqué, faisant contre mauvaise fortune bon voeur.11 n'ose pas refuser.Et le sourire que je vois flotter sur les lèvres de grand'mèrc me parait enchanté; elle m'adresse même un regard qui me semble plein de gratitude et quelque peu complice.Mon beau cousin, nous serons deux pour vous sauver.Ma joie déborde, mais la jolie COUVRE- LITS en chenille DIRECTEMENT DU MANUFACTURIER special ni; mois, modèle "anneau niO MAlilACi;" $10.20 taxe incluse.Couleurs: Rose cendré, Bleu, Vert, Turquoise, Beige, American Beauty, Pèche, Rouge Vin, Mauve, Blanc, Jaune.Autres Modèles: SG.12, SS.G7, S10.20, $14.70, taxe incluse.Spécialiii"; : Hôtels, Touristes, Cabines.' Condition ('.E.Arcand, Prop.C.U.n.ou Mandat Posle.WONDER SPREAD enrg.976 RACHEL EST, MONTRÉAL *Vou& decotcvnùief NOTRE OEUVRE DANS CETTE VIGNETTE DE FERME beau troupeau que l'on voit sur cette ferme a été formé grâce aux services et à l'aide financière de la Banque Canadienne de Commerce.Vous, aussi, pouvez avoir besoin d'acheter des animaux pour développer votre ferme.Examinez, les nombreux: avantages que comporte le Plan de Prêts pour l'Amélioration des Fermes.Venez discuter vos besoins financier» avec notre gérant local.LA BANQUE CANADIENNE DE COMMERCE 113F-47 AVR'L, 1949 — LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 47 le poêle LISLEI est un bon poêle! Madame Marcel Gosselin, 56 rue Desjardins, Levis, Que.déclare:— " Il y a déjà quelques années que je possède mon poêle"L'ISLET" et je suis plus que satisfaite.C'est bien ma conception d'un-poêle moderne, facile à entretenir.Grâce à lui je réussis tous mes plats et mes pâtisseries.De plus il chauffe parfaitement et avec économie." _ Les nombreux témoignages que nous recevons tous les jours sont unanimes à louer la beauté, l'efficacité et l'économie des poêles "L'ISLET".C'est que rien n'a été épargné pour en faire des poêles modernes dans toute l'acception du mot.Tout a été étudié et conçu pour donner à la ménagère pratique les commodités les plus variées et les avantages les plus marqués.Ne manquez pas de voir les nouveaux modèles 1949 — ils vous émerveilleront par leur nouvelle beauté et leurs qualités pratiques.Rendez-vous au magasin "L'ISLET" le plus rapproché et vous comprendrez pourquoi les ménagères avisées disent toujours MOI JE X WLEI La fbnofRif dc LIslct Ltcc /¦/ LÊSlET STATIC M §>Q .50 magasins et pins tic 1000 agents V pour vous servir blonde n'a pas du tout l'air en-.chanté.L'excursion est pour le lendemain.J'ai revéti'i, à cette occasion, un pratique costume beige qui moule ma taille souple, et sur le revers de ma jaquette, j'ai épingle, comme un défi, une magnifique rose blanche maintenant tout à fait épanouie.Quand je fais mon apparition, Raymond n'a d'yeux que pour la fleur, puis il me regarde et sourit.C'est drôle ! il n'a plus l'air fâché.Il me donne sur la joue une tape amicale et me dit sur un ton aimable: —Sais-tu, Nlta, que tu es délicieuse ! et, ma foi, cette rose, est très bien à sa place.Et grand'maman de répondre aussitôt: * —Et sais-tu.qu'il n'y a pas au monde une meilleure petite fille que Nita ?—Ça, c'est à voir, réplique en riant mon cousin.Qu'importe ! je suis ravie.Il faut bien peu dc chose pour me mettre en joie.Je ne sais quel immense bonheur aussitôt me submerge.J'ai une envie folle de me pendre à son cou pour lui prouver que je suis bien contente, mais la jolie veuve, introduite à cet instant môme par Annette, endigue ce débordement de reconnaissance.Et maintenant, je n'existe plus.—Il fait encore bien lourd, aujourd'hui, remarque mon aïeule; il se pourrait bien que nous ayons de l'orage.Je pousse un soupir qui prouve assez mon état d'âme.Ah ! si seulement le tonnerre avait le pouvoir de projeter au loin ceux que nous n'aimons pas sans leur faire mal ! Mais mon souhait, malheureusement, ne peut pas se réaliser.La voiture est avancée devant la villa, et ma "très chère amie" prend place au côté de Raymond.Moi, je m'installe seule sur la banquette arrière.Pourquoi donc ai-je le coeur si gros ?Est-ce que je vais pleurer ?En voilà une histoire ! Si j'avais des épingles, je crois bien que je prendrais plaisir à les piquer dans le dos de ma jolie voisine.Avant que l'auto démarre, à grand'mère qui m'embrasse et me souhaite de m'amuser, je demande brusquement: —Bonne-maman, donne-moi donc Marquis ! Ma voix s'étrangle dans ma gorge et la chère vieille me regarde tristement en hochant la tète, tandis que Raymond se récrie que je perds la raison.Et grand'mère, en m'em-brassant tendrement, me glisse gentiment à l'oreille: —Sois sage, ma toute petite ! Alors je lui réponds, en étouffant sur mes lèvres la note rauque d'un sanglot: —Je n'ai plus envie de visiter les châteaux de la Loire avec lui, je vais descendre et rester avec toi.Mais elle me répond d'une voix nette: —Reste avec eux .Et ne t'ennuie pas trop, ma petite chérie.L'auto démarre.C'en est fait.Me voilà partie.Et je ne regrette point de n'être pas restée auprès de mon aïeule maintenant que je suis de retour.Nous avons vu ies châteaux de Chambord, de Chenonceâux, de Blois, et comme je vantais, avant de les visiter, les mérites de François 1er, ma pacifique ennemie, croyanl m'ètre désagréable, a cru bon de me faire remarquer, sur un ton aigre-doux, mais plus aigre que doux, sans doute pour m'inviter à me taire: —Je me demande ce que viennent faire là vos dissertations sur ce roi de France qui n'a rien à avec ces vieux châteaux.Et je me suis vengée impoliment et méchamment en répondant dans un rire narquois qui fit affluer le sang au visage dc Raymond: —Madame, voyons ! .Vous ne vous donnez certainement p peine de réfléchir, car vous n riez pas si inconsciemment ; les preuves d'ignorance.Vous 8 dû vous documenter avant de tir.Voyons !.; Voyons .Chambord .Chenonceâux.Allons ! vous y êtes ?.Son sourire n'était qu'une grimace et elle restait muette comme une carpe.Il a fallu tout le tact de Raymond pour nous sortir de cette insoutenable situation.—Eh ! bien ! dis-je à mon cousin, aussitôt qu'il m'a été permis de lui parler en tète à tête, au lieu du chapeau extravagant qui la coiffe, il me semble qu'un bonnet d'âne lui irait parfaitement bien.—Je n'aime guère tes façons, Nita.m'a-t-il répondu d'un ton bourru.Que t'a donc fait cette pauvre femme pour mériter tes petites rosseries ?Et sais tu que je te trouve affreusement mal élevée ?J'ai répondu, soudain très pâle, et des larmes plein les yeux: —Je veux empêcher que vous l'aimiez et vous ouvrir les yeux, Raymond; c'est une femme qui ne vous vaut pas.Le cliquetis des aiguilles de grand'mère qui tricotait près de la fenêtre a cessé son tintement discret.J'ai baissé la tête, mes lèvres tremblaient; j'avais encore envie de pleurer, mais mon cousin est sorti en frappant la porte et a crié avant de disparaître: —Ma cousine, tu es une petite sotte ! Alors, sur cette sentence, Je n'ai pu retenir mes larmes, et bonne-maman m'a consolée en couvrant mes Joues de baisers.9 Des douleurs rendent meilleur q et des plaisirs rendent pire.Alors ces douleurs sont un • bien.Je suis vaincue.Mes petites méchancetés n'ont pas porté leurs fruits.Mon beau cousin continue à sortir avec sa buse, et j'ai renoncé 5 les accompagner.Je sentais trop que j'étais gênante et, malgré mon désir de sauver Raymond d'un danger, mon sublime dévouement s'est lassé.Mon âme n'a pas la dose d'héroïsme nécessaire pour mener à bien ce sauvetage.Je souffre trop pour le bulletin des agriculteurs — avril.1M" persévérer dans la tâche que je m'étais imposée.En cachette, je continue à verser des larmes de regret.Ah ! M.l'officier de marine ne connaît guère le grand coeur d'une petite cousine!.voudrais tant qu'il soit heureux ! et son bonheur, s'il le confie à cette [i mie t]U(;i.e traite en ennemie, me dt vraiment compromis.Grand'mère est soucieuse depuis quelques jours.La jolie blonde ne vi ni, même plus à la villa, et mon cousin n'y fait que de très rares ap-ons.H n'est présent qu'à ure des repas, et pas toujours, : bien souvent il part en automobile et se restaure où il se trouve.Dinette à deux, bien entendu.De ses randonnées, il revient l'air joyeux, mais avec du vague plein les yeux.Il m'est facile de deviner à : il songe et, plus il parait con-plus mon âme attristée s'assombrit.Aujourd'hui, grand'mère lui a fait remarquer: Raymond, regarde un peu la mine de Nita ! Elle a un pauvre pe-Isage qui commence à me faire pitié.Mon cousin a daigné me regarder, en ce moment j'étais très rouge.Il a souri, amusé sans doute par rougeur furtive; puis il a dit igemment en rectifiant son i de cravate devant la glace: -Elle ne sort pas assez.Elle dédier dans les champs, clans bois, afin de prendre l'air.-Emmène-la, propose grand'ma-man.Il se garde de répondre.Emmène-la aujourd'hui se pro-r en voiture, tu me feras plaisir, insiste grand'mère.i I est gêné.Il me regarde distraint, et moi je lève vers lui mes rands yeux verts dans lesquels je monter mon âme malheureuse.Il me sourit, cette fois, mais si ment que je me sens toute ivirée.Il s'approche de moi, end mon visage entre ses mains me demande affectueusement: Pourquoi me regardes-tu ainsi, lté Nita?.Sais-tu qu'on ne it rien refuser à ces beaux yeux-Aucun sentiment de coquetterie m'effleure.J'ai seulement le i très gros.J'ai l'impression que un • prunelles s'enfoncent dans cel- les de mon cousin et puis je ne vois plus rien.Sans hoquets, sans sanglots, je pleure silencieusement.Il parait bouleversé par mon chagrin.—Mon pauvre petit, dit-il en plaquant sur ma joue mouillée de larmes un fraternel baiser, je suis désolé de celte grosse peine.Va mettre ton costume, Nita, je t'emmène.J'obéis sans répondre et, à travers un brouillard, je crois voir des pleurs briller dans les yeux bleus de grand'maman, qui vient de lever la tète et rebaisse aussitôt le nez sur son tricot.Un grand espoir vient de naître en moi: l'espoir insensé d'être seule avec Raymond et de m'as?.eoir à son côté.Hélas ! mon espoir est déçu.Il ouvre la seconde portière et m'engage à prendre place sur la banquette arrière.Je devine, naturellement à qui est réservée la place d'honneur.L'auto stoppe devant le plus important hôtel de notre petite ville, et, au coup de klaxon bien connu, la jolie blonde parait.Son visage se contracte en me voyant.Elle pose sur Raymond un regard de reproche, et moi, la saluant d'un petit signe de tête .impertinent, je la dévisage durement.Mon cousin nous emmène dans un petit pays où est aménagée une plage artificielle; nous sommes à peine descendus de voiture qu'une exclamation joyeuse nous fait tourner la tête: —Par exemple ! Mais c'est Devil-lars ! Bonjour, mon vieux Raymond ! gnée de mains qui semblait s'éterniser .Mon galant cousin ne pouvait se résoudre à rendre libres les doigts menus qu'il gardait prisonniers entre les siens.¦—Vous me cachez quelque chose, murmura-t-il timidement et d'une voix altérée trahissant son angoisse.J'ai l'impression que vous n'êtes plus la même .Elle eut un mouvement d'épaule, rit d'un rire qui sonnait faux et lança d'un ton plein d'assurance: —En voilà une idée ! .Allons ! ne vous tourmentez pas.Au revoir, cher monsieur.Il salua, puis, stupidement, resta immobile à la même place, contemplant la chère silhouette qui n'allait pas tarder à disparaître.Peut-être attendait-il que la jeune veuve se retournât dans Pintcn- Src/cM Tu souffres peut-être autant que moi, papa, mais pas au même endroit ! ?Pas du w;„ -k jr Pas du 25% jf ir l'A S DU 50% jç * Mais du 100% 00.annuellement pour vendra en camnagno nos accessoires ménager;, ma-nucl ou électrique?.Appareils uniques, nombreux ignage; d'efficacité, chaque ménagère intéressée Belles chances tie promotion.Territoires disponibles dans tout le Canada.Ecrire mentionnant qualifications.Casa postait; 1781, Ouébec.COUPONS, Linge usagé.Machine A coudre, bons terrnos, Catalogue Gratis, Hosnrio Faucher* Saint-Georges Est, Oufi.PRIX SPECIAUX POUR POUSSINS DE MAI ET JUIN — Réduction importante sur poussins pour livraison en Mai et Juin.Races légères — Leghorn, Leghorn x Rock, Leghorn x Rouges.— Poulettes garanties 95% SI' 1.00 lo 100 Non :.cxôs SI 1.00 lo 100, Cochcts 52.00 lo 100.Races Lourdes —Sussex, Rock Barrée*.Hampshire x Rock, Rhode Island Rouges, New-Hampshire.Susr.cx x Rouges, Sussex x Ilamp, Rouges x Rock, — Roulottés 122.00 le 100.non ?cxés 512.00 lo 100, Cochcts SS.OO 1c 100.Evitez les délais, commandez directe- ment de cette annonce.Chacun des reproducteurs est étiquete par le Gouvernement et a subi l'épreuve contre la pullorose.Catalogue sur demande.M cul, n .n Poultry Farms, Monkiim, Ontario.Machines a coudre — 124,50 et plus.Portatives Singer Electriques, $55.00 avec nouveau caisson et nouveau moteur.Demandez !e catalogue BELL FURNITURE EXCHANGE.316 Queen West, Toronto.SERVICE DU MEME JOUR Films développés ot imprimés.25c.chacun.Impression n'importe quelle grandeur, itc chacune.Chaque commande finie et retournée en 21 heures.STUDIO RAPIDE, Dept."C.2.D." 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Le Frère Marcien trouve de plus le temps de fabriquer dix mille livres de beurre d'érable de coco ou de chocolat, ainsi que quatre mille boites rie pâté de foie dont lui seul connaît la recette.Et enfin, c'est par milliers de boites qu'il prépare un succulent sirop de table dont le goût et la couleur peuvent tromper les plus habiles connaisseurs, tellement ce sirop superfill (nous nous en sommes délecté) ressemble au plus riche sirop d'érable.Comme la ferme ne peut fournir tout ce dont elle a besoin, il faut acheter chaque année ce qui suit: 500 paniers de pèches; autant de poires; 300 paniers rie prunes; 100 caisses d'ananas; 200 caisses d'abricots; 50 cageots de bleuets; 100 cageots de fraises, et enfin, pour mettre le tout en conserves ou en confitures, 30,000 livres de sucre, soit le joli total de quinze tonnes! Disons enfin que tous ces produits peuvent facilement égaler les meilleurs denrées du genre offertes sur le marché public.Mais nous voici trop tôt au terme de cette promenade à Villa Grand Coteau.On en revient émerveillé.Il se dégage de paitout une atmosphère de travail ardu, de propreté et de bien-être qu'on ne trouve guère que dans les institutions religieuses où tout se fait dans l'harmonie, l'obéissance et le pieux souci de bien accomplir son devoir.GRATIS Montre» bracelets pour bommeh ou daines, donner* arnlift pour lu vente tie .10 bouteille* tie parfum de .10 elN ù .30 cIh.Ou enenre: KimIiiU, Coii-lellerit-w, rouverte», fer A repn-Hi-r, Rrille-piiiu.Prime «ipéeiub* urulia.I i.111.111 - ! i / non f.U.II.-lN.UES UTILITES PRIMÉES 116-1) Boulevard Gitan-ut, Ouébee.REMEDES FABRIQUES PAR LES PÈRES TRAPPISTES TONIQUE DE LA TRAPPE.Ktnptoye7.-|c contre anemic, Iironehlte.perte d'appétit, nervosité, rhume, crtppc.Bouteille de 12 once*, SI.M).ONGUENT MONACAO.Contre eczéma, tié-mûm>Idi-s.«aie.boutons, dartrei.et autrrj mata-dit» de la p*-au- imite de 2 onces, Sue.REMÈDES DES OUVRIERS.Uniment pour traitetnrnt Interne et externe: rhurr.atLimc, entor-raid'-ury.rhume, crippr.mal de t;orue.mal de tlte.Hoiiuille de 4 onces, 40c.Autre préparation du même Uniment pour Ici animaux.Bouteille de S onces 75c.Adroti* : LES REV.PERES TRAPPISTES, North RoRonvillo, N.B.PROTEGEZ les TRAYONS en conservant aux vni-^caiiT conducteur* leur forme normale tout en adoari«stinl et en réduisant les obstructions.DOUX FLEXIBLE Les dilnlcur* Ban Halm, doux comme l'îvoire s'adaptent parfaitement aux contours des vaisseaux eon-'/ ductc'irs.ne se dissolvent pas, ne se brisent pas et ne idisscnt pa.i au dehors.Us n'ab+orbfiit pas le pus et ne dé ten lent pas les tissus délicats.Lai OOtéfl cm-nelés i:.' : - I .; ¦ un onguent adoucissant et cicatrisant.DI- LATEURS stérilisés empaquetés dam l'onguent snUsaptlqua, S! .rte d'appétit, perd* tic poids, manque de sommeil.Voici une offre cxliaordinatrc Ne vous décourage; pas ! 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Voilà en résumé ce que renferme la circulaire No 375 de l'Université du Wisconsin et intitulée "Plants, Soil and People." Il suffit de s'arrêter un instant à ce rêve insensé pour rendre graces au Créateur de nous avoir donné les merveilles du monde végétal.En même temps, nous mesurons mieux la dette de reconnaissance que nous devons aux humbles travailleurs du soi, nourriciers du genre humain.Grains de sascs.se terrienne Au cours des siècles, l'homme de la terre a exprimé, en formules d'une naïve simplicité, de grandes et durables vérités.Quels qu'aient été les progrès de la civilisation, la variété des découvertes de la science et l'emploi généralisé des machines, la sagesse des terriens est toujours actuelle.En voici quelques exemples empruntés à Jacques Bujault: —Ruiner sa terre, c'est semer la disette.—Qui néglige son champ le livre à l'usurier.—En soignant sa ferme, on soigne ses enfants.—Une mauvaise herbe tue trois pieds de froment et prend la place (lire ici la suite de la paye 22) erre, sent pro- ft de d'un quatrième.—Semer sans nourrir sa t c'est enfouir et perdre son an —Ménage mal tenu mange le fit des meilleurs champs.—Perdre une journée, c'e; vent perdre toute une semain travail.—Travaille le jour, songe le dors la nuit et tout ira bien i toi: la ferme et le fermier.Même augmentés, n«s rendements pourraient être plus élevé-.Le dernier bulletin du Bi de la Statistique concernant |i coites des champs démontre que rendements des céréales ont .mente d'environ 40% en 1948 rapport à 1947.Si consolants q soient ces résultats, il est évid que la moyenne provinciale a gi besoin d'être remontée.Ju vous-même.Pour l'avoine, Qucbi a une moyenne de 28.5 minol l'acre; mais le Nouveau-Brun Wick en a 38 et l'Ontario 41.8.tre exemple, le grain mêla Québec 31.2, Nouveau-Bru nsv 37, Ontario 43.5.Je m'expliqu supériorité de l'Ontario (qualité sol, climat), mais je ne vois comment nous ne pourrions : aussi bien que nos voisins de !' Que les rendements puissent sensiblement haussés, même di Québec, j'en trouve la preuve da le rapport du Mérite Agricole pour l'année 1947.Chez le commit: ¦I.-A.Rheault, lauréat du conc les rendements à l'acre s'éfabli comme suit: Grains mêlés 48 minois Maïs .12 tonnes Foin .,.2'/i " Patates.310minots A quoi il conviendrait d'ajouter que la production moyenne du trou peau de M.Eheault était de I; livres en 1947 (15 vaches) et le pourcentage de gras de 3.78.N sommes bien loin de la moy n provinciale qui ne déliasse pas livres.Evidemment, l'agriculture partout le résultat de la coopér; lion totale entre le sol, le citai l'habitant.Le bon habitant améliore son sol et le climat fait le reste.J'en ai assez! C'est fini entre nous! Et puis voici toutes tes lettres d'amour! 78 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS — AVRIL, 1949 Le premier citoyen du pays est né dans le village de Compton, province tie Québec.Après avoir fait ses études classiques au séminaire de Sherbrooke, et ses études de droit à l'université Laval, à Québec, il est devenu l'une des lumières légales du Canada.Marié à Jeanne Renault, de Beauceville, il a cinq enfants.Il a été appelé à la vie publique en 1941 pour succéder à l'honorable Ernest Lapointc; en août 194S, il était unanimement choisi chef du parti libéral.Louis ST-LAURENT votre premier ministre, c'est votre sécurité.Organisation Libérale l ;: BULLETIN DBS AGRICULTEURS 79 AOX ASTHMATIQUES Procurez-vous un Boulagemcnt réel do la respiration pénible, iln sifflement et de la suffocation causes par l'Asthme.Prenez du RAZ-MAM, spécialement prepare pom Soulager rapidement et sans danger la misère causée par l'Asthme; ions dormirez en paix et travaillerez à l'aise.Ne souffrez pas inutilement.Ne perdez pas une autre nuit de sommeil.Prenez du KAZ-MA1I aujourd'hui.60c, $1.25 toutes pharmacies.R-32F HEMORROÏDES Essayez ce fameux traitement combiné interne et externe.Si voua touffrez a" hémorroïde* aoua quelque forme que ce «oit —Si vousêtc» fatigué et malade, m vous ¦vos des demangeaiaon* et oca aajgnemcnta, noua déalrona qui- vous essayez le traitement combiné contre les hémorroïdes que constituent Ira tablettes internes de Page.Nom voua enverrons avec plaisir un lormut d'étui gratuit.Votre nom cl votre adresse sur une irai te suffiront à voua l'obtenir par retour du courtier.Trail.C.B.2245 ave Columbia.1 *ensex-y; il y n dix uns j'ai suivi deux de vos traitements et je n'ai pas eu d'al laques depuis.J'ai parle de votre remède à bien de» Ken*, mai" il est rliffîrile de faire réaliser aux autres ce que volic remède peut faire.Peut-être sont-ils comme moi: j ai essayé certains remède» à la pharmacie, mais je n'ai obtenu aucun soulagement avant d'avoir essayé votre traitement qui a été pour moi une bénédiction.Je travaille encore à la fonderie cl je rue porte bien.J'aurai 61 an» à mon prochain anniversaire.FRANK M.BARGE Plusieurs de» cas les plus e,ra-VCS répondent à cette méthode.Demande* un traitement d'essai dès aujourd'hui et apprenez par vous-même son effet adoucissant.Quelle différence il y aura si vrus n'avez plus à souffrir ces douleur» et ce» démangeaisons qui vous prennent ordinairement au coucher.Ne tarde/, pas un jour de plus, demandez votre échantillon cru luit dès maintenant AU JOUR-U'HUI MEMK.E.R.GRATIS PAGE CO.DEPT.31 II 11IRONTO, ONT.Essayez les Gin Pîlls aujourd'hui et éprouvoz-oo, par l'emploi, les flrôrites* Les Gin Pills ont procuré un soulagement bienvenu à des milliers de Canadiens qui souffraient do mal de dos, maux do tête, de troubles des reins et de la vessie.Satisfaction, sans quoi l'on rembourse votro argcntl Formai régulier 40 pilules Format économique 80 pilules Gratis ! 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les causes des maladies dont souffrent les animaux et les plantes.Mais les autres universités canadiennes, direz-vous, poursuivent des travaux et enseignent des sciences tout aussi précieuses ?C'est juste.Pourtant, rappelons-le, Montréal compte deux universités.D'où sa supériorité sur les autres centres et son titre de capitale de la science.La qualité de nos savants On dit parfois, et non sans quelque justification, que les Canadiens de langue française souffrent d'un complexe d'infériorité.Aussi soin-mes-nous portés à admirer plus volontiers les savants étrangers et, malheureusement aussi, à déprécier les nôtres.N'y a-t-il pas surtout que nous connaissons mal nos propres compétences ?On connaît l'Institut Neurologi- que de Montréal, et surtout s< directeur, le Dr Wilder Penfield, |ul est l'un des plus grands spécialistes du monde dans la chirurgi» du système nerveux.Sa science concourt puissamment à la répul m scientifique de Montréal.On naît moins les savants montn de langue française.Sait-on.par exemple, que le Dr Léon Loni professeur agrégé à l'Universi Montréal a été invité à donn mois de cours en anesthéstdoi l'Université de Genève, en Su Sait-on que le Dr Victor Fn de l'Université de Montréal, remporté cette année le pr< prix national pour ses découve tes?Sait-on qu'en une seule aim -tes sur la gangrène gazeuse?Sait-on qu'en une seule année, trois professeurs de chirurgie dentaii l'Université de Montréal oui nommés "fellows" de l'Americ tn College of Dentists et de lin' tional College of Dentists, ce qt;i l'un des plus hauts honneurs qu'on puisse leur décerner pour reconnaître la valeur de leur scien Sait-on que M.Jules Brunei, tour de l'Institut botanique de l'Université de Montréal, a été vice-président de la Phycoloi Society of America, lors d'un congrès tenu on septembre dernier ?Non ! On ignore généralement faits, dont le faisceau établit tout de môme la gloire d'une ville en des pays où l'on est moins modi Et encore ne pouvons-nous donn : ici qu'un faible aperçu.Montréal, capitale de la sci< On s'en rend compte dès q ouvre un peu les yeux.Ainsi, l'écc de radar du CARC, qui avait inaugurée à London, Ontario transférée à Montréal, parce que !.i métropole offre plus de commodi scientifiques.C'est à Montréal g trouve des établissements spéi ses comme l'Institut du Radium et la clinique BCG dont nous parti plus haut.C'est à Montréal qu'un savant de haute classe, fou le Marie-Victorin, a présidé à 1 ; nagement des plus beaux jar botaniques du pays.Montréal ci seule ville canadienne où.grâce te fois à une subvention du gotiv nement d'Ottawa, se créera bl< un deuxième institut contre le cai cer, sous la direction du Dr ! Simard, de l'hôpital Notrc-Dam.(le pri mier institut de diagnostic du cancer existant déjà depiiis une couple d'années à McGill 1.Ci Montréal, toujours, que les lumicr de la science européenne, connu par exemple le Dr Paul Millii le 'Dr Kourilsky, viennent don des cours à l'invitation de nos propres savants.Un jour, on apprend que la bliothèque de Montréal achète une série de microfilms reproduisant i ' entier les anciens journaux cana dions, au bénéfice des historien Une autre fois, on peut lire dans les journaux: "L'ACFAS et la Socié royale d'Astronomie du Canada ol frent une série de conférences publiques sur l'astronomie par M.Valéry Giscard d'Estaing, ingénieur diplômé de l'école polytechnique de 80 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS — AVRIL, JPi" paris, professeur au collège Stanislas ii' Montréal." Et puis, c'est la Société de mathématiques et de physique de Montréal qui se réunit pour entendre des communications sur "lea axiomes de l'arithmétique" et sur 'la photometric des trajectoires rte particules ionisantes dans | Ion photographique".Un au-| .Mais on n'en verrait plus la fin! Ci us pourtant un dernier cas, iit-ce que pour illustrer de assez typique le cas que l'on lême dans les pays les plus des competences de la métropole canadienne.L'été dernier, six étudiants de l'Ecole Normale Cartier, de Montréal, sont partis a destination d'Addis Abbcba, d'Ethiopie.On avait retenu services pour enseigner à la ire école d'état fondée par l'empereur Ilailé Sélassié, à son retour d'exil.que certains, à l'instar de nos deux compères du tramway, mépriseront la gloire de la capitale ii ane de la science et diront comme eux: "A quoi bon tant de ¦ S'il y en avait moins, ça irait neut-ctre mieux!" La chose seyait d'autant moins étonnante que le même mépris, la même incom-préhi nsion, ont déjà été manifestés en assez haut lieu.Certain chef de gouvi rnemeht n'a-t-il pas déclare il y a une couple de mois que "les savants ne créent rien" et que "la science ne peut rien créer'?Au moment même où il faisait cette étonnante déclaration, deux savants de l'Université de Montréal étaient vic-d'unè explosion survenue au laboratoire de pharmacie, où ils procédaient à des expériences.!• il travaux devaient bénéficier à tout if inonde.à un monde qui ne comprend pas toujours la grandeur de leur tâche.Trop de savants ?Voici, là-dessus, le témoignage d'un article signe-Cyrias Ouellet dans "La Revue de l'Université Laval', de Québec.Selon cei article, les Canadiens de langue française ne comptent qu'une quinzaine de mathématicien-, sur un total de quelque 300 au Canada; que de 20 à 25 physiciens sur un total de 300 à 500; que de l!0tl à 300 chimistes sur un total de -1,000 à 5,000; que 20 géologues m un total de 200 à 300; qu'environ 250 ingénieurs forestiers sur un total de 1,000; que 20 métallurgistes sur un total de 000; qu'une quinzaine d'ingénieurs électriciens sur un total de plus de mille.'Pour satisfaire aux besoins normaux de ce pays et posséder une populi n scientifique proportionnée à notre population démographique, nous devrions produire, d'ici dix ans, au moins 100 mathématiciens, 400 physiciens, 2,000 chimistes, -loo géologues, 500 biologistes, 500 métallurgistes, 1,000 ingénieurs miniers, 1,000 ingénieurs électriciens, i- je ne sais combien d'autres IngénU tirs forestiers, mécaniciens, civils, etc." A toui événement, on voit que les personnalités les plus éclairées de notre province; apprécient justement la valeur de la science et des savant ne serait-ce que pour noire bien-être matériel à tous.Aussi la métropole a-t-ellc raison d'être fiè-re de constituer la capitale canadienne de la science, capitale qui possède la plus importante université françauc d'Amérique.La gloire en rejaillit sur toute la province de Québec ! Capitale des Arts Que Montréal soit la capitale des Arts au Canada, le cas ne peut l'aire aucun doute quand on étudie le nombre, la variété et l'étendue des manifestations artistiques auxquelles s'adonnent les deux groupes ethniques principaux de la métropole.Les artistes de langue française et de langue anglaise assurent à Montréal une floraison des arts libéraux qui reste sans rivale au pays, car nulle autre ville, on l'admet volontiers, n'offre côte à côte, en excellent voisinage, le produit d'une double culture artistique, latine et saxonne.On ne saurait certes oublier la dualité artistique d'Ottawa, surtout dans le domaine du théâtre, mais son importance ne peut évidemment soutenir la comparaison avec celle de la métropole.Ce litre de capitale des Arts, Montréal le justifie par le nombre et la valeur de ses artistes dans toutes les sphères: théâtre, musique, peinture, chant, danse, cinéma.De tous les grands centres canadiens, c'est celui que visitent le plus souvent les vedettes internationales de l'Art.Certes, bon nombre d'artistes canadiens-français se sont révélés et affirmés à Montréal, qui sont pourtant nés en d'autres lieux de la province de Québec ou du pays.Le fait n'en reste pas moins qu'il leur a fallu se produire à Montréal pour connaître la gloire.Il serait injuste et impardonnable de ne pas reconnaître ici le rôle prépondérant du public montréalais dans l'épanouissement des arts et le succès des artistes.Il importe d'autant plus de tenir compte de cette participation qu'elle est somme toute assez récente.Longtemps, seule une élite d'ailleurs assez rare assistait plus ou moins assidûment aux manifestations artistiques, elles-mêmes peu nombreuses.En 1930, par exemple, avant même que la crise économique eût vraiment asséché les portefeuilles, la troupe Barry-Duquesne s'évertuait à tenir l'affiche au théâtre St-Denis et jouait le plus souvent devant une énorme majorité de fauteuils déserts.Cette troupe, qui comptait quelques-uns des meilleurs artistes dramatiques de l'époque — Fred Barry, Albert Duquesne, Marthe Thiéry, Gaston Dauriac, Bella Ouellette, Elzéar ITamel.Jeanne Demons — alla chercher le succès dans une salle moins vaste et mieux appropriée aux représentations théâtrales, le Stella.Malgré le renfort de Jeanne Maubourg, des soeurs Giroux et d'artistes français comme Liliane Dorscn et Lucien.Coedel, ces comédiens durent finalement abandonner la partie et accepter, pour vivre, les maigres cachets que payaient alors les quelques postes de radio de la métropole.Mais après la crise, malgré la guerre qui s'ensuivit, et peut-être CONSIDERABLEMENT REDUITS! Accordéons-Boutons tant qu'il y en aura ! 1 Rang - 10 Clés - 2 Basses $24.95 2 Rangs-21 Clés - 8 Basses $35 = Û0 Ecoutez C.K.A.C.Dimanche 1.35 p.m.ENVOYEZ MANDAT OU BON DE POSTE A P.MARRAZZA INC.308 ouest, rue Ste-Catherine, Montréal, P.Q.Lorsque vous écrivez aux annonceurs, mentionnez toujours le BULLETIN DES AGRICULTEURS Une moulée de début différente de NOUVEAU! ijm s\\ m (m Cette même forme de nourriture .les Checkers broyés que la Compagnie Ralston Purina a appelé "Checker-Etts" .a été employée avec grand succès l'an dernier par plusieurs éleveurs de dindons.Si vous élevez des dindons, demandez à votre marchand Purina des renseignements sur les Checker-Etts pour dindonneaux et sur tout le programme l'urina pour les dindons.Demandez-lui les noms de vos voisins qui ont servi du Purina.Plusieurs éleveurs de dindons rapportent des résultats remarquables en croissance et en prolits.Vous avez peut-être pensé que vos poussins ne pourraient jamais faire mieux ni croître plus rapidement qu'ils ne l'ont l'ait avec le Startena Purina pour Poussins de l'an dernier.Mai:, ils le peuvent .Ces recherches Purina ont développé une nouvelle forme et une nouvelle formule de Startena Purina .une moulée comprimée broyée en particules de grosseurs différentes.Les poussins raffolent de ces "Checker-Etts" .ils en mangent plus.Et cela combiné à une augmentation des ingrédients de croissance les fait développer encore plus rapidement et robustement.Deux livres par poussin suffisent.Procurez-vous en même temps des Chek-R-Tabs pour assainir l'eau de consommation.Vous serez émerveillés des résultats que vous obtiendrez! iVHIL.l-K BULLETIN DES ACltlCULTKUIiS ¦AU MAGASIN AFFICHANT "t 'ENS EIG N E.QUAD RI LIEE. Le Comité consultatif BLACK HORSE LOUIS BOURDON maître do cérémonies a LEON tORTIE do l'tnstttul de Chimio, Connaissez-vous la musique?" Université de Montréal HENRI GIRARD critique, ancien directeur de revue MARCEL DESJARDINS rédacteur sportif bien connu [/') Plymouth Rock linrres cnp.endrés pour la ponte cl ûtïos d'oeufs sélectionné:; cl provenant exclusivement do nos troii|>oatix do OOOO pondou.sc5.L'.s troupeaux sont Q.B .S ayant été cIioîms cl passés a Pépreuve du saw* snn'; aucune réaction, demander notn: liste de prix 1049 pour poulettes mêlées et eoeliotsi I-'.t Ferme Avicole Major KR2.(îrer-n Valley* Ontario.ATTENTION: A roux qui :,ou(Trent do mauvaise dutostion, maladie du foie.çesêma, maladie du rein, do la vessie, hémorclioïle., donrnnfOalsOns.rougeurs4, boutons, clous, douleurs rhum**, tistnales, étourdissemonts, engourdisse* monts, pronos un traitement do tisane Rox faite de racines, plantes «t éenrec, "PRODUITS NIRVANA" et vous auroà entière satisfaction.Avons7 besoin d'organlsatours pour les province, do Quoboo, Ontario et Nouvcau-Iîrunsvvick.Conditions des plus rémunératrice t.Kcriro à Distributeur «é-néml, Gosier 33 St-Romiinld, l.évls.le*.On a ueau du*e.le temps s'en va pis on s'en va avec lui.Les balises du long des chemins de travers commencent à pencher de la tête.C*est un signe que la neige fond à vue d'oeil.Ben vite i en restera pus.Ça sera le printemps pour vrai avec le premier trait d'or que fait la grive en bordure d'un horizon bleu.Le printemps ! Pour parler drette pis franc c'est pas une saison qui dure longtemps.Quand on a passe la longue hiver à bailler au ras le poêle on est pas choqué d'ouvrir un p'tit brin la porte pour laisser rentrer le premier rayon d'avril un rayon plus chaud qui fait du bien au coeur pis au corps.Cousu de rhumatimes comme j'sus là j'commence à r'iu-quer du côté du soleil.I a pas à dire le bon Dieu est ben bon ! C'est ben ce que je disais t'a l'heure au père Mathias, mon voisin.J'i disais itou dans le tuyau de l'oreille comme ça toute en faisant à semblant de rien: —Plaignons-nous pas trop, l'pèrc, i nous reste de quoi vivre sans mourir aux «rochets de la Corporation.Le père Mathias pensait comme moi mais i a trop rien dit.En seulement i fallait qui pousse son fion.Le v'ia qui ouvre la bouche: —On fera pas comme "Siffleux" qui a répondu en crachant de travers.Le "siffleux".Ouais ! c'est toute une histoire.Ecoutez-moi ça.* * * I trimait au village comme journalier.I avait ben proche quarante ans quand je l'ai connu.C'était pas vargeux.Pas grand, pas mal gros pis rond, i avait l'air d'un tonneau pis pour tout dire i roulait sa bosse.Paresseux avec ça i avait pas l'air à se douter qui était père d'une famille de huit enfants.I travaillait quand i avait l'tcmps pis comme i avait pas le temps souvent i travaillait pas fort.L'hiver i se renfermait dans la maison pour en sortir avec les premiers rayons du soleil aux alentours du milieu d'avril.C'est pour ça qu'on le surnommait "Le Siffleux".I en avait l'air à part de ça.Sa pauvre femme, Graciosa était bâtie toute sus la longueur.A se plaignait tout l'temps comme de raison pis a lavait pour les autres.Tout ce monde-là venait à bonite de vivre pareil.Ça l'arrivé.Des fois.Les villageois le jugeaient un p'tit brin emplâte le pauvre "Siffleux" pour pas dire qui était sans allure.Ça l'empêche pas qu'avec les années, ça coûtait plus cher po.ur Ira- few B0IK0M1EU Par CLAUDE-HENRI GRIGNON verser le voyage de la vie.Ça fait qu'un beau matin d'automne, sa femme Graciosa i a dit d'méme: —Siffleux, tu devrais aller travailler dans les chanquiers.On aurait de quoi vivre.J'sus tannée de laver pis r'passer lé linge des autres.—De quoi c'est que tu veux que j'fassc aux chanquiers?J'sus trop pâlotte, qui a répondu sans trop la regarder.—Trop pâlotte ?C'est toi qui dis ça que t'es trop pâlotte.Tu penses pas que la paresse te grimpe sus l'dos itou ?Tu penses pas ?—J'm'en vas te montrer si j'sus t'un paresseux.J'm'en vas y aller aux chanquiers, pas comme bû-cheux ni comme draveur, j'm'en vas y aller pour prendre soin du magasin.C'est pas trop forçant.On reste au chaud pis ça paye.—Tu feras ce que tu voudras, répondit Graciosa mais vas-y.Fais un homme de toi, j't'en supplie.Pis Le Siffleux a essayé de faire un homme de lui.Avec les premiers frettes de novembre i est parti pour la Yâblc, c'te rivière mystérieuse sus les bords de laquelle on faisait chanquier dans les hauts.Pas besoin de vous dire que les premiers temps Le Siffleux se mourait d'ennuyance.I s'ennuyait du village plusse que de sa famille; i s'ennuyait de l'auberge où presque-ment tous les soirs i jouait aux dames pour la traite.Mais i a fini par oublier le village, l'auberge pis les parties de dames.I s'occupait du magasin pis comme de raison i se trouvait l'écrivain par rapport que c'est lui Le Siffleux qui écrivait les lettres d'amour que les beaux dra-veurs envoyaient à leurs blondes par en bas.Tous les mois i manquait pas d'adresser quinze piasses à sa chère Graciosa qui continuait de son bord à travailler à toute éreinte pour faire vivre ses enfants comme du monde.Le temps passait, le temps s'en allait comme l'eau de la rivière douce.On se plaignait pas trop pis le soir pendant l'hiver qui finissait pus, Graciosa relisait les lettres du Siffleux qui rapportait des cancans pis s'informait de cclul-citte, de celui-là.C'est vrai qu'à la fin de la lettre i mouillait le papier avec son doigt pis i marquait dessus: "Tu vois icitte, c'est toute mouillé.C'est par rapport que j'ai braillé en récrivant." —Pauvre Siffleux.se r é p 0.tait Graciosa en se mouchant du bord de son tablier.C'est d'valeur em Comme de raison la créature mettait c't'argcnt-là de côté, disait de même: "i faut pas que j'dépcnse".Pas besoin d'acheti : bottines de magasin à mes filles ni pour moi des frànfrcluches pis de la soie moirée.A se privai! toute.La famille mangeait que c'était ben juste.Tous les mol femme à Siffleux mettait de côté les quinze piasses.—Ça sera pour plus tard, mes enfants.Votre père travaille trop fort aux chanquiers.Ménagez.On ménageait mais la vérité que Siffleux trimait pas d'une é à l'autre.A se chauffer les pattes sus la bavette du poêle dans le .gasin de la compagnie i avait fini par prendre une corporence i donnait l'apparence d'un ouri licurre que d'un siffleux.Ça fait rien.Les hommes l'aimaient pareil par rapport qui leur rendait des services pis ben des fois leur passait quecques piasses pour ji aux cartes en attendant la paye.Avant le jour.de Pâques, chaussé de bottes sauvages i était allé l'bois cri de l'eau de Pâques qui guérissait de tous les maux.C'te fois-là les hommes l'ont trouvé encore plus fort.I s'Était rendu comme qui dirait indispensable dai campe pis ma foi! si Le Siffleux était parti j'sais pas si le chanquier serait resté de boutte.* , * Une bonne fois, Graciosa qui avait pas reçu de lettres de lui depuis une bonne escousse (on était rendu à la fin d'avril) pis q tourmentait sans bon sens lit-y pas dans les gazettes qu'un homme de chanquier avait été trouvé mort à Montréal pis qui reposait à la Morgue.C'était Le Siffleux mais la police avait pas trouvé de lettres l'identifier.Graciosa avec des parents pis des amis sont allés à Montréal pour l'enterrer.On al prié, ben braillé pis on a faite chanter un service de première classe.Toute l'argent qu'a l'avait de côté y a passé.Un mois plus tard, jour pour jour, Graciosa reçoit une lettre de Siffleux i disant qui s'en venait avec la drave.On s'était trompé.Sus la gaz on l'avait pris pour un autre.Lui pis l'inconnu trouvé mort se semblaient comme deux gou d'eau.100 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS — AVRIL.19 L'ATELIER SUR LA FERME •-•¦^== par P.-E.ROY, agronome Accouplement h l'époque des foins, des récoltes ct en oule d'autres occasions, le culti tour a besoin d'accoupler à son fci icteur sa voiture ordinaire.Mois c ment procéder sans enlever la Ilmonière ?C'est facile puisqu'il suffit de construire un dispositif très simple, de montage très rapide.Les trois dessins reproduits Ici donnent '.rois vues différentes du même i IsposiUf, le premier donne une vue d'ensemble tandis que les deux autres fout voir les principaux détails.La pièce principale du dispositif est la ce C.C'est un bout de fer de Va" pouce d'épaisseur, ou plus, suivant les besoins, de deux pouces de largeur ct de deux pieds de longueur.Sur cette première barre de fer, on boulonne: lo.A un bout, une seconde pièce de fer convenablement courbée qui relie le dispositif, au moyen du boulon 2 à la barre de traction du tracteur.2o.A l'autre bout, une bonne pièce de boii de 2 pouces d'épaisseur, 10 pouces de largeur et d'environ G pouces plus longue que la largeur extérieure des limons.Ce sont les boulons 3 qui relient solidement le boni de madrier à l'accouplement de fer., Un seul boulon attache chaque limon au dispositif plus haut décrit.On le place dans le deuxième trou du limon, laissant chaque bout libre Est-il possible de transformer une r à mas ordinaire en une pompe actionnée par un moteur électrique ?VUE DE FACEtVU: ISOMÉTRIQUE c'cst p issiblc et mémo relativement fai lo.En consultant le dessin de cel te page, on constatera qu'il de jouer sur le bout de madrier qui le supporte.Avec ce genre d'accouplement, on peut passer rapidement de la voi- VUE ISOMETRIQUE.c i° °< PLI VUE DE PLAN.turc à cheval à la voiture remorquée par tracteur et le plus intéressant c'est qu'on n'endommage aucunement la Ilmonière qui peut continuer à servir encore lorsqu'on veut atteler.Pompe et Moteur faut tout d'abord fixer, près de la pompe à actionner, un madrier de 8 à 10 po.de largeur qui ira du plancher au plafond.Sur ce madrier, on fixera ensuite et solidement un arbre de couche (shaft) qui dépassera le madrier de façon à pouvoir porter la poulie de bois de 25 po.de diamètre qui actionnera la pompe.Ici, la poulie tourne sur l'arbre de couche.C'est dire qu'il serait opportun de la faire tourner sur un coussinet à rouleaux ou à billes (roller or ball bearing).Plus bas, sur le madrier, on fixera ensuite le moteur électrique qui doit actionner le tout.Il est de beaucoup préférable d'utiliser une poulie V sur le moteur ct de réunir la poulie V du moteur à la grande poulie de bois, par une courroie V de type A.Ceci fait, on réunit la tige de la pompe ct la grande poulie de bois par une tige de fer de l/s po.environ, celle-ci étant boulonnée à quelques pouces seulement du centre de la poulie de bois, tout dépendant de la coupe de la pompe qu'on possède.Aux fins d'obtenir un bon rende- Pompes à Eau JOHNSTON La Pompe à Eau automatique JOHNSTON pour puits de surface ou puits profond est puissante et silencieuse, économique.C'est la meilleure pompe à eau injectrice.Prix intéressant.— Escompte spécial aux cultivateurs.Ecrivez à LEWIN'S LIMITED Distributeurs Gros et Détail .'$619, Avenue «lu Par»; - Montréal Tel: HArbotïr 6512 PELLE HYDRAULIQUE 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pour la liste des gagnants du concours de mars ADRESSEZ VOS REPONSES À: "L'EVEIL AGRICOLE" AUX SOINS DU BULLETIN des AGRICULTEURS 1117 OUEST, RUE STE-CATHERINE .MONTREAL " BULLETIN DES AGRICULTEURS — AVRIL, UMO 101 La hie de Vivre .est le propre d'une bonne santé, surtout d'un estomac bien équilibré.Par contre les troubles d'estomac l'ont plus de malheureux que tous les troubles financiers ou les autres embarras.Trois repas par jour, c'est pour un crar.:l nombre trois occasions oar jour de res«catir.parfois d'empirer dci troubles sùricux.Le mal serait facile A reconnaîtra, facile A traiter nu debut.Mais nous savons mal expliquer les premiers symptôme;, nous les ncpliccons.et sans trop le savoir nous pouvons constater ur.a irritation REGULIERE npréf chaque repas.Les symptômes peuvent prendre formé de bontotli dnns la figure, de clous, etc.• Négligée, l':iciditû stomacale peut dégénérer en ulcères ou en troubles encore plus graves.PlîKNKtf GAJtPK ! Recourez à temps à un remède sur, obtenez un prompt soulagement, employez LA POl'DHE BARI, fabriquée spé-rialement pour soulager l'irritation du système digestif.C'est un remède salutaire pour l'estomac, particulièrement recommandé pour les estomacs acides ou ulciris.Prise a faible dose, elle prévient l'acidité, la fermentation, active la di-restion, soulace rapidement l»:s malai>es dus à l'aciditô efirouiquèi ou qui résulte parfois de l'usace de boissons alcooliques.Faeikl à pren-*lre, inotfeniive, jamais dommageable, la POl'DRI'.HAKI est aussi un cv .•!!¦¦::•.tatif durant la période de prossesso.PHudeUTS l'emploient comme puritieateur du sanç.Désintoxique de l'usage du tabac comme de l'alcool.Si vous ressentez l'un ou l'autre de ces milaises, • • • la POUDRE BARI — prise selon les indications — vous surprendra par ses résultats.Nu rotar-• • • de* pas, faltcs-en l'essai aujourd'hui mémo.Connue depuis longtemps, la POUDRE BARI a imité des penonr.es rcijnnitsW.es i nous envoyer des lémotsnaies flatteurs.Des ritlgieux.des cultivateurs, des hommes d'affaires, des infirmâtes traduces y ont eu retourset nous ont ECRIT le bien que ta POUDRE BARI leur avait fait.Certains ont cm.ployé le mol "miroite" pour décrire l'effet permanent du traitement.Demande: ces témoicnnes don: plusieurs sont contenus dans notre circulaire, et dont i'oricinat est visible à n.lre laboratoire à St-GcnrccS'Oucst.Cté de Beauce.Ave/, toujours de la POUDRE BARI chez vous : au moindre malaise du genre décrit plus haut, recourez à son action bienfaisante.Demandez-la à votre pharmacien ou envovez-nous son nom avec votre commande contenant le prix de la grosse boite de POUDRE BARI : S2.50 à POUDRE BARI, ENR.J.Alfred Gigucro, prop.ST-GEORGES OUEST, CTE.BEAUCE, QUE.Fabriquât) et iniso en vente par J.Alfred Gicuôrc, La Poudre Bari c^t inscrite sous le nurr.dro Ï0.S2C.Loi deb Socialites Pharmaceutiques ou Médicaments Brevetés.UN CORDAGE POUR '^fb FOURCHE A FOIN MARQUE LIO LONGUE DUREE • L'ECONOMIQUE Consumers Cordage Co., Limitée, Montreal.P.Q.Dartmaulh, ~S.E.ment d'une installation de ce genre, il faut prendre soin de graisser et huiler régulièrement les parties mobiles.Le tout oblige évidemment une dépense de quelques dollar.-, c'est largement compensé pa heures de travail qu'on sauve Meule Avec l'été qui n'est pas très loin, l'époque des foins se présentera à nouveau et avec elle nécessairement, l'aiguisage périodique et répété des faux.On sortira de nouveau la grande ordinaire est remplacé par um- ¦•-lion de vieux pneu qu'on cloue i-dement en place sous la meule évident qu'il faut choisir la par de pneu usagé qui n'est ni ti ni fendue.meule de sable et on constatera une fois de plus que le réservoir à eau n'est pas aussi étanchc qu'on le désirerait.Le dessin reproduit ici suggère un moyen très facile de remédier à cet état de choses.Le réservoir à eau A défaut de pneu usagé on pourra employer un bout de chambre usagée, mais non trouée.Tout ici se fait très rapide: et s'avère particulièrement c quand c'est fait avec précaution.Arrache-Boî 2$ C'est le printemps, sahon des dégels, de l'eau, de la boue et cette fois encore, les bottes des hommes feront le désespoir des femmes qui voudraient maintenir leur cuisine aussi propre que possible.ment arracher vos bottes boueuses et les laisser à l'entrée.L'arrache-bottes reproduit ici peut être assemblé en un rien de temps, 11 suffit en somme ci' tailler en V, à l'un de ses bouts, une Pourquoi, messieurs, ne pas vous construire un petit arrache-bottes que vous placerez près de la porte d'entrée.Ainsi, pourrez-vous facile- planche de 2 pl.de longueur, n po de largeur et 1 po.d'épaisseur .i de la clouer solidement sur un bi hauteur voulue.Vous voulez savoir?.C'est notre édition de mai qui vous apportera les détails les plus complets et les plus récents sur tous les modèles de TRACTEURS de CAMIONS et d'AUTOMOBILES Une section entière du Bulletin des Agriculteurs sera consacrée à ces trois intéressants sujets.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS — AVRIL, 1040 102 Pinte Souvent encore, il faut faire bouillir linge pour le blanchir ou faire disparaître des taches par trop tenaces.Pour sortir le linge de la bouil-.: iment voulu, on utilise carré et de 18 po.de longueur sont réunis par une solide broche (B) qui fait penture.Pour remplacer le ressort nécessaire à maintenir ouvertes les deux mâchoires de la pince, on emploie une bande élas- toutes iortes d'objets souvent moins commodes les uns que les autres et on risque, à tout instant, de se brûler gra"emcnt.; donc, ne pas vous faire fabriquer, par votre époux ou le plus habile de vos garçons une bonne pince C'est facile, ainsi que le fait constater le dessin reproduit ici.Deux rceaux de bois (A) de 1 po.tique (C) qu'on fixe au bout des deux morceaux de bois qu'on veut assembler.La bande élastique dont il est ici question peut être taillée à môme une vieille chambre à air de pneu d'automobile ou autre.Lorsqu'on fixe la broche et la bande élastique nécessaire, on agit de façon à ce que la pince puisse s'ouvrir de 7 à 8 po.environ.suggestions nous viennent de MM.Gérard Déli.sle.r.r.Ni ' Cap Santé; Paul Bélanger, St-Jcan de Matha, Cté Juliette; itonguay, Five Fingers, N.B.; Yvon Julien, Saint-Gilbert, Cté Portneuf, et Robert Morin, Bureau Goulet.Cté Beilcehasse.m d'eux recevra sous peu un chèque au montant de S3.00.Une histoire dire ici lu suite de la page 74) un mètre, ni à deux.A trois mètres vingt-cinq, il s'arrêta, car il étail sur un banc de rochers.peu décontenancé tout de même, le grand détective Kelmès relut le papier jaune, constata qu'il avait bien toutes les indications, et, pour la première fois de sa vie, ne i omprit pas .Alors, il résolut de rentrer chez lui pour ré-.dans le calme, à ce grave problème.Il médita pendant Jours et trois nuits.Après quoi, les journaux lui apprirent que Géo-Joé avait un nouveau méfait.Il s'écait rendu à Shctton Park et emparé du trésor.nment a-t-il pu faire?se demanda Kelmès.11 en eut l'explication en trouvant dans son courrier une lettre de Géo-Joé: on pauvre Charlie, vous avez manqué de perspicacité.Le nous avions l'un et l'autre était' exact.Mais vous avez 'U lut dressé en 1912.Cela ne vous dit rien?Je vais vous Avait-on, à cette époque, l'habitude de modifier l'heure, en 1 ''on, n'est-ce pas! Alors?cure de midi, indiquée sur le document, correspond donc '¦' heure de l'après-midi d'aujourd'hui.Lorsqu'il est midi à ¦¦ ¦¦nt.rc, il est midi au soleil.Vous êtes venu une heure trop '"' uu lieu de vous guider sur l'ombre de midi, vous vous êtes l'ombre de onze heures, ce qui a fait dévier vos rechercha dès l'origine.Moi, je me suis mis au travail à une heure, 1 ' pourquoi, alors que vous aviez creusé le sol à dix ou douze trop à gauche (j'ai vu votre tranchée et admiré l'obstination i ,„,s- recherches), je trouvais sans cflort la cassette, à la profondeur indiquée.Au revoir, Kelmès.A la prochaine!" 9 NUL AUTRE SAVON AU MONDE NE REND LE LINGE PLUS BLANC! Nul autre savon n'est plus impitoyable pour la salotc , .nul autre no rend le linge plus propro linge blanc plus éblouissant que le nouveau SuperSuds ultra-mousseux.si vous souffrez de: faiblesse, courbatures, nervosité, épuisement, fatigue habituelle, manque d'appétit .PRENEZ LES PILULES MORO IS66 SX-DlHIi.MOHIMAL II Nouveau Sur Le Marché GODBNETTE Numéro du catalogue 648, pour scier le bois, la viande, le métal.S'utilise à la maison, au chalet, au magasin, à la boucherie, à l'atelier, clans les camions, automobiles, etc.Voyez votre distributeur local.V - La COMPAGNIE des SCIES CHAMPIONS Ltée.quebec canada MACHINERIES X 1HMS, SCIES DE TOUTES SORTES.JÙWTA RECOUVREMENT SUR CES QUATRE BORDS PROTECTION ABSOLUE CONTRE LES IMTEMPERIES Consulte: le vendeur de produits Carcy ou ecrioez à Le REVETEMENT SIMILI-BRIQUE ISOLANT Il est surprenant de constater comme les vieilles bâtisses délabrées et battues par les intempéries peuvent être aisément rajeunies et embellies par le pos.iqc du Revêtement isolant simili-brique CAREY I Ce produit supérieur est offert en panneaux isolants de haute qualité, robustes, rigides et ignifuges, saturés d'asphalte et comportant une surface de granules minéralisées.Le tout forme un ensemble homogène, sans laminations.Les panneaux sont pourvus d'un joint à recouvrement sur les quatre bords, de sorte qu'ils assurent une protection efficace contre les intempéries et constituent un excellent isolant.Un homme seul peut les poser facilement.Le revêtement est fabriqué dans les couleurs rouge, chamois clair et gris bleu.THE PHILIP CAREY CO.LIMITED, 1557 rue Mackay, Montréal.B BULLETIN DES AGRICULTEURS — AVRIL, 1049 103 "Pourrai-je travailler?" Question angoissante pour celle qui souffre de Douleurs Arthritiques "J'ai beaucoup souffert de douleurs aux jambes, genoux et autres articulations, ;1 tel point que je faisais mon travail péniblement," écrit Mlle Thelma Johnson, Picton, Ont."J'avais atteint le point oil je nie demandais si je pourrais continuer à travailler.J'entendis alors parler des T-R-C Templeton.Quel heureux jour pour moil J'ai été soulagée de façon très satisfaisante.Je ne voudrais pas être sans T-R-C Templeton chez moi." N'endurez pas inutilement les tourments des douleurs arthritiques.Obtenez un prompt soulagement des douleurs Arthritiques, Rhumatismales, Névriti-ques, Sciatiqucs, du Lumbago ou de la Névralgie.Commencez à prendre de T-R-C Templeton aujourd'hui.oOc et SI.25, tous comptoifs de pharmacie.T-811F t< 'S* : F, ii.' 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