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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
Le séchage des petits grains à l'air forcé
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1975-05, Collections de BAnQ.

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Le séchage des petits grains à l'air forcé Cet article sur le séchage des petits grains est publié dans le but de contribuer à la production de grains de meilleure qualité en utilisant judicieusement, comme source de chaleur et de force motrice, l'électricité ou toute autre forme d'énergie.Le séchage des grains a pour objectif premier la réduction de la teneur en eau (humidité) du grain.Si l'on ne désire qu'uniformiser et abaisser la température de la masse de grain entreposée, on aura recours à la technique d'aération décrite, entre autres, dans une publication de l'Hydro-Québec, le Progrès à la ferme, 22e année, no 2.Dans les pages qui suivent, les températures sont données en degrés Celsius.Par contre, les autres unités sont exprimées dans le sytème anglais.par Denis Désilets, agronome et ingénieur, professeur d'électrification rurale à la faculté des Sciences de l'agriculture et de l'alimentation, Université Laval. Les petits grains (avoine, blé.orge) occupent une place do plus en plus importante parmi les productions végétales au Québec.En 1973.les superficies ensemencées en avoine, blé, orge et grains mélangés furent respectivement de 675 000.38 000.51 000 et 120 000 acres.Il parait évident que.dans un proche avenir, on devra produire davantage de grains si l'on veut maintenir une agriculture dynamique et efficace.L'accroissement de la production céréalière dépend de l'utilisation de variétés nouvelles, de l'exploitation de fermes de plus grande superficie et de la mise en valeur de techniques modernes.Le séchage des grains à l'air forcé figure parmi ces techniques.La source d'énergie Le séchage des grains consomme une grande quantité d'éneigie tant thermique que mécanique.Comme les coûts du pétrole ou de ses dérivés augmentent constamment, de nombreux fermiers pensent à utiliser l'électricité comme source d'énergie.Ce choix peut c'-tio judicieux, à condition que l'on respecte les normes de l'Hydro-Québec qui s'efforce de fournir à ses abonnés le meilleur service possible à un coût raisonnable.Bien que nous possédions d'excellents moyens de production et de distribution d'électricité, il faut voir à utiliser sainement cette énergie afin d'en tirer le meilleur profit possible.Les méthodes de séchage décrites dans ces pages sont toutes bonnes, mais on ne peut les appliquer partout, soit à cause de la dimension de l'exploitation agricole, soit à cause de sa situation géographique.Les avantages Les avantages du séchage sont a la fois nombreux et bien connus.Qu'il suffise de rappeler que le séchage permet une récolte plus hâtive, qu'il réduit les pertes au champ, qu'il rend l'agriculteur moins dépondant du climat et, finalement, qu'il assure une meilleure conservation.On voit donc que le séchage, lorsqu'il est bien réalisé, peut procurer au producteur agricole une augmentation do revenus.Quant aux inconvénients, on constate qu'ils sont moins nombreux et surtout moins importants.Le premier qui vient à l'esprit est sans doute l'investissement et les frais d'exploitation.Lo second, et non le moindre, réside dans la main-d'œuvre requise par ce procédé et par la manutention additionnelle qu'il peut exiger.Bien que l'on puisse difficilement oublier le premier inconvénient, on peut atténuer les effets du second grâce a une bonne planification avant l'achat et l'instal -lation de l'équipement.Revenons aux avantages pour voir d'abord comment le séchage peut diminuer les pertes au champ.Dans le séchage de l'avoine, on peut se permettre de battre lorsque la teneur en eau (humidité) se situe entre 18 et 22 p.cent.Cette teneur en eau est atteinte de deux à trois semaines plus tôt que celle de 1 3 ou 14 p.cent à laquelle on recommande généralement de récolter sans séchage.L'avoine demeure exposée moins longtemps aux intempéries ; de plus, il n'est pas nécessaire de l'andaincr et les pertes au champ sont réduites d'autant.Il y a donc économie de temps, la récolte se fait dans des conditions plus favorables et les rendements réels sont plus élevés.Ceci est tout aussi vrai pour l'orge et le blé.La teneur en eau au point d'équilibre Lorsqu'on traite de séchage, il faut retenir la notion de teneur en eau (humidité) au point d'équilibre du grain avec l'air.Chaque type de grain possède des caractéristiques telles que.si on le place dans un milieu où la température et l'humidité relative de l'air sont constantes, il atteindra une teneur en eau constante.A titre d'exemple, prenons du blé à 20 p.cent d'humidité mis en présence d'air à 32'C (90'F) et à une humidité relative de 60 p.cent : il séchera jusqu'à ci: que sa teneur en eau descende à 11 p.cent.Cette dernière valeur s'appelle la teneur en eau au point d'équilibre du grain.Elle ne variera pas.tant et aussi longtemps que la température et l'humidité relative de l'air ne changeront pas.Les valeurs de la teneur en eau au point d'équilibre figurent au graphique 1 pour l'avoine et l'orge, et au graphique 2.pour le blé.Graphiques 1 et 2 Teneur en eau au point d'équilibre % 281 24 20 5 16 5 12 4 h 24 20 16 3 5 • 12 S 2 c o | 8 o £ - VC .32 C , 49 C y y ê t_, 'A 0 ê 0 y e- 20 40 60 80 Pou» rnt.HI.- il huniritit.' Irl.il.v.' il.' I .H' ino 20 40 60 80 Pnwci-ntiKic d'humulitc du 1.1» 100 .AvoMM .0»i- VC (30 F) 32T (90-F) -19 C 1120 F| - 77 C (170 Fl A-2 A titre d'exemple, un séchoir fonctionnant à 49'C (120'F) et à une humidité relative de 20 p.cent, pendant un temps suffisamment long, séchera le blé à une teneur en eau de 5 p.cent.Si l'on réfère au tableau 1 indiquant les teneurs en eau des divers grains pour une bonne conservation, on voit que, dans cet exemple, le blé à 5 p.cent sera sur-séché.Les teneurs en eau au point d'équilibre varient d'une sorte de grain à une autre, mais ces différences ne sont généralement pas significatives sur le plan économique.Afin de profiter pleinement de tous les avantages du séchage, sans subir le contrecoup des inconvénients, il faut appliquer les techniques convenablement.Elles sont nombreuses.Le séchage en cellule (silo), le séchage en fournée (batch) et le séchage continu sont les trois principaux modes de séchage.Il peut aussi se faire à l'air naturel, à l'air tiède ou à l'air chaud.Dans ce dernier cas, on peut refroidir le grain dans le séchoir ou dans la cellule d'entreposage.Le tableau 2 donne les débits d'air les plus couramment utilisés pour le séchage des grains.Ces débits peuvent varier selon que l'on veut récolter du grain plus ou moins humide.Le choix du système de séchage dépend de la superficie cultivée, du type de fonctionnement, que ce soit à grand ou à faible débit, et de la mobilité du système.Il faut insister ici sur l'utilisation rationnelle de l'énergie.Tout comme il est économiquement impensable d'installer une ligne de distribution triphasée pour apporter l'énergie électrique à un séchoir d'une capacité de 3 000 boisseaux par année, il est également inopportun d'utiliser des tracteurs, comme source de force motrice, là où un moteur électrique de 5 HP pourrait actionner le ventilateur si le séchoir avait été bien choisi.Le séchage en cellule pleine Le séchage en cellule pleine est sans contredit le mode qui convient le mieux à la majorité des producteurs de céréales.Des expériences ont démontré qu'il est possible, sans aucun risque, de sécher des petits grains en cellule si l'on respecte les normes suivantes: Débit d'air : 2 à 5 pcm par boisseau.Température : air naturel, si le grain est récolté à moins de 20 p.cent de teneur en eau et si le séchage est fait en moins de 10 jours; air tiède, si le grain récolté a une teneur en eau supérieure à 20 p.cent au moment de la récolte ou si le climat de la région est plus humide; air chaud: débit d'air d'au moins 30 pcm.(Cette méthode est déconseillée si l'épaisseur du grain dans la cellule dépasse 3 pieds: il y a alors danger de surséchage).Afin d'atteindre un débit de 30 pcm par boisseau, il faut généralement des moteurs de plus de 5 HP et on doit obtenir l'autorisation de l'Hydro-Québec.au bureau d'affaires local, avant d'acheter des moteurs de cette puissance.Retenons enfin que l'on considère comme "humides" les régions où l'humidité relative moyenne de l'air est supérieure à 70 p.cent au moment du séchage.Tableau 1 Teneur en eau et température de séchage Espèce de grain Teneur en eau lors de la récolte (%) Teneur en eau pour la conservation (%) Température de séchage Semence Utilisation commerciale Alimentation du bétail Avoine 15-20 14 49'C (120"F) 66'C (150"F) 82C (180'F) Blé 18-20 14 54-C (130'F) 66'C (150 F) 82C (180-F) Orge 18-20 13.5 43 C (110'F) 60C (140F) 82'C (180F) Tableau 2 Systèmes de séchage Débit pcm/ Refroidisse- Système Température boisseau* ment Entreposage Cellule pleine Air naturel Ambiante 2-5 Aucun Dans la cellule de séchage Air tiède Ambiante, augmentée de 3à6'C (ou de5à10"F) 2-5 Aucun Dans la cellule de séchage Fournée Cellule en couche 43-82*C (110-180^) 8 15 Obligatoire Dans une cellule séparée Colonnes verticales 54-260'C (130-500'F) 30-100 Obligatoire Dans une cellule séparée Continu 54-260'C (130-500'F) 30-100 Obligatoire Dans une cellule séparée * pcm/boisseau .piods cubes par minute par boisseau A-3 Figure 1 Zones d'échanges dans une cellule Zone de sortie d'air Zone d'entrée d'air Air humide tttfM t Grain humide y////////// Zone de /////////// séchage Grain sec Air sec 1 es zones de séchage dans une cellule Au cours du séchage, le front séchant se déplace verticalement dans une cellule.On se trouve donc en présence de trois zones bien distinctes: la "zone d'entrée d'air", dans laquelle le grain est sec et sa teneur en eau est au point d'équilibre avec l'air (figure 1 ) ; la "zone de séchage", où le grain cède son humidité à l'air, c'est-à-dire là où le grain sèche et où l'air s'humidifie; la "zone de sortie d'air", où l'air humide traverse les couches de grain humide.L'épaisseur de la zone de séchage varie en fonction de la vitesse de l'air; à une vitesse faible correspond une faible épaisseur.et à une vitesse élevée, une plus grande épaisseur.La zone de séchage se déplace vers le haut de la cellule au fur et à mesure que le séchage progresse.La figure 2 montre le profil de teneur en eau du grain et les profils de température et d'humidité de' i'air dans une cellule.La cellule-séchoir est généralement composée des éléments suivants (figure 3) : 1.une cellule en acier ou en bois (circulaire, carrée ou rectangulaire) ; 2.un convoyeur de remplissage ; 3.un distributeur de grain ; 4.un convoyeur de vidange; 5.un ventilateur; 6.une source de chaleur; 7.un plancher ajouré ou un réseau de gaines; Figure 2 Profils de température et d'humidité relative de l'air et de teneur en eau du grain 100 80 60 40 "G (F) 19 (65) 16 (60) 13 (55) 10 (50) % 25 20 15 10 ¦ ¦ y/ \ \ y Humidité de l'air Température de l'air Teneur en eau du grain Zone d'entrée d'air Zone Zone de de sortie séchage d'air Figure 3 Cellule-séchoir A-4 8.des bouches d'aéralion; 9.un crible; 10.un thermostat.Le distributeur de grain et le crible sont deux éléments que l'on oublie trop facilement; ils sont absolument nécessaires.Le plancher ajouré fabriqué en usine est préférable, mais on peut utiliser des gaines de fabrication domestique dans les petites cellules.Le tuyau de drain en plastique convient parfaitement à la fabrication des gaines.L'espacement entre les tuyaux ne devrait pas dépasser 18 pouces.Le séchage en cellule pleine requiert un minimum de surveillance même si, au moins deux fois par jour durant toute la durée du séchage, on doit vérifier le fonctionnement du ventilateur et des éléments chauffants.Il faut aussi vérifier la teneur en eau du grain pour s'assurer que le séchage progresse et pour constater l'état du grain afin de détecter la présence de taches de moisissure.Si l'électricité est utilisée comme source d'éneigie thermique, on peut laisser les éléments fonctionner continuellement On règle le thermostat à 38"C (100'F) de sorte que le chauffage s'arrête si le ventilateur venait à faire défaut.La puissance requise pour le chauffage est déterminée de la façon suivante: puissance en kW nombre de boisseaux x pcm x élévation de température (*F) 3 000* "3000 iTCtOUr constant.Pour une cellule (silo) de 3 000 boisseaux avec un débit d'air de 3 pcm/boisseau et une élévation de température de 3'F.la puissance des éléments chauffants sera de : 3 000 boisseaux x 3 pcm x 3°F 9 kW 3 000 Si l'on désire prévenir le sur-séchage des grains, il faut éviter d'avoir une élévation de température supérieure a 5'F.Il n'est pas recommandé non plus de remplir une cellule avec du grain dont lateneur en eau dépasse 22 p.cent, surtout si le niveau de stockage dépasse 8 pieds de hauteur, car les températures d'août sont encore assez élevées pour qu'il y ait risque de moisissure dans les couches supérieures.Il faut toujours aérer le grain une fois le séchage terminé.Les avantages du séchage en cellule pleine sont les suivants : 1.remplissage très rapide ; 2.surveillance et manutention réduites.3.efficacité thermique élevée ; 4.élimination du sur-séchage du grain .5.élimination de la pollution de l'air par les poussières.Les inconvénients du système sont.1.période d'attente (le grain doit avoir 22 p.cent de teneur en eau avant la récolte) : 2.période de séchage possiblement Ion gue.Le choix du ventilateur On doit tenir compte des facteurs suivants avant de déterminer la capacité du ventilateur: a.le débit d'air requis: b.la pression statique; c.le bruit : d.le coût d'achat : e.l'énergie disponible Il est préférable de demander conseil à l'ingénieur agricole de sa région pour faire un choix judicieux.Afin d'illustrer l'application rin la technique de séchage en cellule pleine, on présentera deux exemples, l'un pour une superficie de 40 acres d'avoine et l'autre pour une superficie de 80 acres de blé.Le premier exemple Un producteur agricole cultive 40 acres d'avoine dont le rendement moyen est de 50 boisseaux à l'acre.Il possède déjà une remise à grain rectangulaire de 20 pieds sur 30, qu'il désire utiliser pour sécher et entreposer son avoine.Quantité récoltée : 40 acres x 50 boisseaux/ acre : 2 000 boisseaux Volume : 2 000 x 1.25 pi'/boisseau : 2 500 pi' Epaisseur du grain ; 2 500 pi> 4.2 pieds 20 pi x 30 pi Débit d'air pour de l'avoine a 18 ou 20 p.cent de teneur en eau (humidité), un dé-hit de 2 pcm/boisseau ne présente pas de risque.A-5 Tableau 3 Pressions statiques* relatives à l'épaisseur du grain Epaisseur du grain (en pieds) Avoine Blé Orge Débit d'air (pcm/boisseau) 5 2 5 2 5 2 Pression statique en pouces d'eau 2 0.5 0.3 0.6 0.4 0.5 0.3 4 1.3 0.6 1.9 0.8 1.3 0.6 6 3.1 1.1 3.8 1.6 2.7 1.0 8 5.9 1.9 - 2.5 5.1 1.5 10 - 3.1 4.3 - 2.2 12 - 4.5 - - - 3.9 • Ces valeurs incluent 0 25 pouce d'eau pour les pertes dans les tuyaux.2 000 boisseaux x 2 pcm/boisseau: 4 000 pcm Pression statique: dans le tableau 3.on voit que, pour 4 pi d'avoine à 2 pcm/boisseau.la pression statique est de 0.6 pouce d'eau.Plancher: comme il s'agit d'une construction existante, on conseille d'utiliser des tuyaux de drainage en plastique, espacés de 18 pouces.Il faudra une longueur d'environ 400 pieds de tuyau.Ouverture : il faut prévoir au moins 8 pieds carrés d'ouverture afin de permettre à l'air humide de sortir de la bâtisse.Ventilateur: un ventilateur conçu pour le séchage des grains (Crop Drying Fan), équipé d'un moteur de VA HP, suffira (voir tableau 4).On sait que chaque manufacturier a ses propres spécifications, mais si l'on s'en tient aux ventilateurs du type axial avec ou sans vannes, les caractéristiques sont très près les unes des autres.Les ventilateurs centrifuges sont moins bruyants, coûtent plus cher et doivent être à pales droites ou recourbées vers l'arrière.Le deuxième exemple Le deuxième exemple démontre que le choix du diamètre de la cellule peut permettre d'utiliser un moteur moins puissant pour sécher la même quantité de grain.Ici, on doit à la fois choisir le ventilateur et la cellule.Superficie: 80 acres de blé Rendement: 50 boisseaux/acre Quantitérécoltée : 80 x50:4 000boisseaux Volume : 4 000 x 1.25: 5 000 pieds cubes Débit d'air: 2 pcm/boisseau x 4 000: 8 000 pcm Épaisseur du grain: dans le tableau 3, on voit que pour le blé, un débit unitaire de 2 pcm produit une pression statique de 4.3 pouces d'eau en supposant une épaisseur de 10 pieds, et de 2.5 pouces d'eau à 8 pieds d'épaisseur Ventilateur: pour choisir le ventilateur, on consulte le tableau 4:10 pieds d'épaisseur débit : 8 000 pcm pression statique: 4.3 pouces d'eau moteur de 10 HP.Vu la puissance du moteur et étant donné les normes de l'Hydro-Québec, on ne pourra utiliser ici qu'un moteur triphasé et un convertisseur de phases rotatif.Cette solution est assez coûteuse, mais elle permet d'augmenter la capacité du système.Il faut obtenir l'autorisation de l'Hydro-Québec avant d'installer un moteur de plus de 5 HP.Voici un exemple complémentaire illustrant l'utilisation d'un moteur de 5 HP Épaisseur de grain : 8 pieds Débit d'air: 8 000 pcm Pression statique : 2.5 pouces d'eau Puissance du moteur: 5 HP Diamètre de la cellule: 10 pieds d'épaisseur - 25.3 pieds 8 pieds d'épaisseur - 28.2 pieds On conseille alors d'installer un plancher métallique ajouré.Il faut comparer les prix des cellules à ceux des moteurs et des convertisseurs.Il existe une autre solution pour sécher ce blé avec un moteur de 5 HP et une épaisseur de 1 6 pieds de grain dans une cellule de 20 pieds de diamètre : le ventilateur propulse l'air dans un réseau de tuyaux de plastique installé à mi-hauteur dans la cellule et la gaine est supportée par le grain (figure 4).L'air sort à la fois en surface et au bas où on l'aspire à l'aide d'un ventilateur de 'A HP relié à un autre réseau de tuyaux.Le ventilateur du bas devra être mis en marche dès le début de la récolte.Puissance du moteur: 5 HP Pression statique: 2.5 pouces d'eau Débit d'air: 8 600 pcm On conseille fortement de se procurer un élément chauffant pour pallier les problèmes causés par les périodes de grande humidité.Dans le dernier cas.blé à1 6 pieds d'épaisseur, une élévation de température de 3"F nécessitera un élément de 8 000 x 3'F = 8 kW.3 000 Le séchage en cellule pleine est très efficace car on utilise à bon escient la chaleur de l'air ambiant et l'énergie électrique.On peut utiliser le séchoir à foin pour sécher les grains en cellule mais, dans ce cas, l'épaisseur du grain ne doit pas dépasser 4 pieds.Brièvement, pour sécher les petits grains en cellule pleine, il faut: 1.un débit d'air de 2 à 5 pcm/boisseau ; 2.un plancher ajouré; 3.un thermostat réglé a 3&-C ( 10G'F) ; 4.du grain à moins de 22 p.cent d'humidité: 5.une ou deux vérifications quotidiennes; 6.une période d'aération à la fin du séchage.Séchaçje en fournée Le séchage en fournée est fait.soitdans une cellule-séchoir, soit dans un séchoir à colonne verticale avec recirculation du grain.Nous ne retiendrons ici que la deuxième installation.Le séchoir à colonne verticale La mobilité est la qualité qui rend populaire le séchage en fournée dans un séchoir à colonne verticale avec recirculation.Le grain est remonté au haut du séchoir à l'aide d'une vis verticale.La colonne de grain a environ 18 pouces d'épaisseur et un cycle complet prend environ 15 minutes.L'installation est très simple car le ventilateur est généralement entrainé par la prise de force d'un tracteur.La durée du séchage est conditionnée par la teneur en eau du grain.Il faut environ 5 heures pour enlever 6 p.cent d'humidité à une fournée de blé à 66"C (150'F).Ce temps inclus la demi-heure prise pour le refroidissement et l'autre demi-heure nécessaire au chargement et à la vidange.Si l'on peut refroidir le grain dans une cellule, on épargnera une demi-heure par fournée, ce qui se traduit par un accroissement de capacité de 10 p.cent.Il est préférable d'orienter le séchoir de façon que le ventilateur soit orienté face au vent dominant.Le thermostat peut être une source de problèmes; on le fixera dans un endroit abrité du vent et du soleil.Il est aussi conseillé d'installer des thermomètres en divers points et de faire une moyenne des lectures.Le séchage en fournée dans un séchoir a colonne verticale n'est pas trop coûteux, si l'on ne considère pas le coût de fonctionnement du tracteur qui actionne l'appareil; c'est un séchoir mobile qui travaille d'une façon assez uniforme.Par contre, il requiert une surveillance quasi constante; il est peu efficace et la recirculation peut endommager les grains.Afin d'obtenir un bon rendement, on conseille de vérifier souvent la teneur en eau et d'abaisser la température à la fin de la période.La manutention supplémentaire peut être aussi un inconvénient si les convoyeurs sont de faible capacité.A-6 Tableau 4 Débits en pieds cubes par minute Puissance et type de ventilateurs Pression statique — pouces d'eau 1 1.5 2.0 2 5 30 40 5.0 60 70 Y, HP axial 1880 960 800 620 380 1 HP axial 2500 2000 1020 660 380 1 % HP axial-vannes 3675 3475 3275 3000 2425 1375 3 HP axial-vannes 6025 5775 5500 5200 4825 2250 5 HP axial-vannes 11050 9600 7500 5200 7 HP axial vannes 13200 11650 9800 7200 10 HP centrifuge 13600 13000 12000 11000 10000 8500 6500 15 HP centrifuge 16000 15100 14200 13100 11800 10000 7400 20 HP centrifuge 18800 17900 17000 16000 15000 13700 12100 Figura 4 Séchoir à deux niveaux Ventilateur centrifuge Générateurs tie chaleur 16 pieds de grain Tuyau de drainage ~)zz:zS.^1 4z Z^Z - y- Zy.Z^Z Zy * Z $Z y Z^Z ZyZ^z: Conduits principaux k ] _ \IAI TT Ventilateur axial S M F I/' I Support Tuyau de drainage per Ion- (en plastique) 8' A-7 Figure 5 Gi.im Gr.nll r A — Séchoir en continu, à colonnes V.it.,-t«.B — Séchoir-tour Sortis du' grain sécha* Résana diMiMin Ituiimli- Gt.llM sor GlOffl hamkfa 1 * i Vnrt«- |M M'ni|iliss,K|i> Vis de vitf.nif !•• V«;nf il.ifi-ut C — Séchoir en continu, horizontal Le séchage continu L'utilisation du séchage continu n'est justifiée que dans les cas de superficies de 800 acres et plus.On le rencontre donc plus fréquemment dans les régions où l'on cultive le mais et les petits grains.De nos jours, trois types de séchoirs en continu connaissent le plus de vogue.Ce sont: le séchoir à colonnes, le séchoir-tour et le séchoir horizontal (figures 5a.5b et 5c).Le séchoir à colonnes possède deux colonnes verticales de 6 à 12 pouces d'épaisseur dans lesquelles le grain descend.La partie supérieure est utilisée pour le séchage et la partie inférieure sert au refroidissement.Le thermostat permet de contrôler la température qui serviia de guide pour le réglage du débit de grain ,i la sortie, ce type de séchoir est donc soumis aux mémos contraintes de fonctionnement que le séchoir en fournée.Le séchoir-tour est surtout utilisé pour les gros postes de séchage.Son usage à la ferme est assez peu commun mais de nouvelles adaptations le populariseront sans doute au cours des prochaines années.Le séchoir horizontal fonctionne en continu mais le lit de grain est immobile.Deux vis de balayage, une en surface pour remplir et une au plancher pour vider, tournent ensemble.Le grain sec est ramoné vers la sortie située au centre alors que le grain humide est répandu à la grandeur du séchoir.La vitesse do balayage est réglée en fonction de la teneur en eau du grain.La réserve humide est située directement au-dessus du séchoir.L'efficacité thermique des séchoirs en continu est de l'ordre do 30 à 40 p.cent.Le criblage Quoi que soit le système de séchage utilisé, il faut toujours cribler le grain avant le séchage, car il ne sert à rien de sécher des mauvaises graines.Los cribles utilisés à cette fin sont assez rudimentaires et peu coûteux.I e dosage de ra teneur en eau La détermination de la teneur en eau est une opération qui se répète souvent en cours de séchage.II y a sur le marché une foule d'appareils dont les prix varient de SI 00 à S800.Les doseurs électriques (Moisture Meter), qui mesurent les caractéristiques diélectriques du grain, sont très pratiques.Mais il ne faut jamais dépasser l'échelle ou modifier le poids de l'échantillon, sinon des erreurs très graves peuvent s'ensuivre.Si le grain est trop humide ou si l'on no possède pas de doseur, on peut utiliser deux méthodes: l'étuve ou la distillation.La méthode de l'étuve Un échantillon d'environ 2 grammes est moulu, pesé et placé dans une étuve à 135°C (275T) pendant 2 heures: Calculs: Poids du plat vide: PV Poids du plat plein (avec échantillon) : PP Poids à la sortie de l'étuve : PF Teneur on eau : TEE Pourcentage de TEE (PP-PF)xlOO PP PV La méthode de distillation Cette méthode est très simple et ne requiert pas d'équipement spécial.Elle peut être utilisée assez facilement par un fermier et s'applique tout aussi bien au foin qu'au grain.• L'équipement: 1.une balance à ressort graduée en grammes (500 ou 1 000 grammes) : 2.un thermomètre à friture ou à bonbons 204'C (400'F) ; 3.un chaudron d'une chopine; 4.une grille circulaire de cuivre ou d'aluminium (percer un trou dans la grille pour permettre d'y insérer le thermomètre) ; 5.une source de chaleur (cuisinière) ; 6.une paire de ciseaux s'il s'agit de foin, ou un hachoir â viande s'il est question de grain : 7.une pinte d'huile végétale.• Le procédé: 1.placer le chaudron et la grille sur la balance et noter le poids: 2.verser 1 00 grammes do grain ou do foin dans le chaudron, recouvrir de la grille et placer le thermomètre au centre: 3.verser de V: à 'i de pouce d'huile dans le récipient et peser: 4.chauffer lentement jusqu'à 146°C (295°F) pour le foin ou 1 90°C (375°F) pour les grains (en s'évaporant.l'eau formera des bulles: lorsque celles-ci disparaissent, c'est qu'il n'y a plus d'eau dans l'échantillon) : 5.retirer rlu feu et peser; 6.la différence de poids notée entre (3) et (5) exprime la teneur en eau du grain.Il faut de 25 à 30 minutes pour réaliser ce test.Conclusion Il est difficile de choisir judicieusement le système do séchage approprié à ses besoins.Les appareils sont nombreux et de bonne qualité, mais ils doivent d'abord être rentables et choisis en fonction de l'importance de l'entreprise agicole.Comme le producteur désire de plus en plus d'autonomie, tant du côté des fournisseurs que du côté du climat, cette technique s'imposera davantage au cours des prochaines années.Un système de séchage, ça se planifie en décembre, ca s'achète en janvier et ça s'installe en juin.Tout cela pour être utilisé en août et septembre! On conseille fortement de communiquer avec le bureau d'affaires local de l'Hydro-Québec afin de s'assurer que le système que l'on se propose d'acheter est compatible avec le réseau de distribution de l'Hydro-Québec.A-8
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