Le bulletin des agriculteurs /, 1 février 1987, février
VOS VACHES SONT-ELLES SENSIBLES À VOS PROFITS?i Sûrement pas.LxW\r EUes ignorent que leur alimentation influence directement vos bénéfices.Cependant, vsec courriez faire plus d'argent en adoptant le nouveau programme PERFO-LAIT SHUR GAIN pour vaches laitières.Les résultats de nos recherches menées au Centre de recherche et à la Ferme de recherche Shur-Gain, puis auprès d'éleveurs-élite, ont démontré qu'un éleveur pouvait économiser plusieurs tonnes de moulée par année.Ces recherches, conduites en appliquant les conditions opti- males de régie et une bonne génétique, ont aussi démontré que le producteur: - augmente considérablement la production laitière de chaque vache; des augmentations annuelles allant jusqu 'à 1 000 kilos par vache ont été enregistrées.- améliore la qualité de son cheptel par un meilleur état de santé du troupeau.En adoptant le nouveau programme d'alimentation PERFO-LAIT SHUR-GAIN, vous obtiendrez un rendement maximum de chacune de vos vaches et, par conséquent, une augmentation substantielle de vos profits.Ne laissez plus vos vaches s'alimenter à même vos profits.C'est à vous de décider de la bonne alimentation et de la rentabilité de votre troupeau.Renseignez-vous à propos du programme PERFO-LAIT à votre Centre de service Shur-Gain.SHUR-GAIN Nutrition et Santé DÉSISTEMENT DE RESPONSABILITÉ: Les résultats obtenus par l'usage de ce produit peuvent varier selon le degré individuel de régie, d'environnement, de génétique, de santé et d'hygiène.En conséquence, les résultats individuels ne peuvent être certifiés ou garantis par Canada Packers Inc.et les Centres de service détenteurs d'un Mémorandum de contrat de franchisage SHUR-GAIN. Sommaire Vol.69 ?12 Février 1987 des agriculteurs Production laitière Commentaire Les productions supérieures du PATLQ Le contrôle des performances des génisses Jean-Jacques Simard 55 58 Vivre en milieu rural Rénald Bourgeois 5 Viens jaser une minute! La recherche de nouveaux marchés.Maurice Hardy Les rétentions placentaires.encore un problème?Gilles Rivard 60 7 Une plus stricte sélection Georges 0 Shaughnessy 62 Point de vue Briser les barrières de l'individualisme Bernard Chartier 28 Productions végétales Un nouveau cultivar du professeur Klink 12 Foresterie Georges 0'Shaughnessy Du dépérissement au désastre écologique 74 La luzerne au Wisconsin 22 Monique Brunelle-Ferland André Piette Reportage La formation: un investissement indispensable Simon-M.Guertin Le canola est lancé au Québec Simon-M.Guertin 32 80 Nos sols se dégradent Louise Dion 34 L'Express 8 La culture qui améliore le drainage 40 Les pronostics de mars 18 Simon-M.Guertin Dates à retenir 27 Se préoccuper des mauvaises herbes Michel Perron 80 Furetage 17,78 C'est nouveau 39,46,72 Gestion Mots croisés 88 De l'usure d'un bien loué 36 Horoscope 100 Comptabilité d'exercice focelyn Thibault 49 INTÉRÊT GÉNÉRAL La refonte du régime québécois de financement agricole Bernard Malo 65 Tissage Une jupe pour fillette 84 Production animale L'engraissement des agneaux '¦ JW.G.Nicholson Jacqueline Bérard 43 Cuisine Quelques bonnes bouchées Germaine Gloutnez 92 ; L'alimentation du cheval Jean-H.Côté 86 Crochet Une dentelle sur l'épaule Marie-André Brière 96 Fleurissez vos fenêtres 94 Les tapisseries de Baie-Saint-Paul 98 Lucie Dumoulin : Ph°to page couverture: Barry McGee Charlevoix: un pays où l'art a sa place 102 FÉVRIER 1987 L?gu]leuncies ylgriCTilteuis Voici JOURS DEKALB » du 9 au 13 mars 198'/ Profitez dès maintenant d'économies formidables offertes par DEKALB.Rendez visite à votre vendeur DEKALB au cours des «JOURS DEKALB», du 10 au 15 mars 1986, pour prendre votre commande de maïs et de luzerne, et économisez 5% en faisant un paiement comptant précoce.Si votre commande consiste de plus de 10 unités et si vous la payez au cours des «JOURS DEKALB», vous recevrez GRATUITEMENT un blouson DEKALB.En choisissant les produits de qualité DEKALB, vous êtes déjà gagnant.Et avec de telles économies, vous ne pouvez être perdant.DEKALB CANADA INC.CP.301 730, rue Marquette Ste-Rosalie, Québec JOH 1X0 Denis Giard Dir.terr.(514) 799-5228 5% d'économies et un blouson gratuit Commentaire Vivre en milieu rural t Renard Bourgeois Avec les changements technico-économiques qu'a connus l'agriculture au cours des vingt-cinq dernières années, le mode de vie des ruraux a beaucoup évolué.La culture du milieu rural se rapproche beaucoup de celle des villes, à quelques exceptions près.En revanche, l'isolement s'accentue à mesure que la campagne se vide.De plus, la population québécoise, comme celle des autres pays industrialisés, vieillit.La population rurale connaît une évolution similaire.Les familles y sont à peine plus nombreuses que dans les villes et les enfants devenus grands doivent, pour la plupart, chercher du travail en ville.La superficie des fermes s'accroît et la campagne se vide.Les fermes sont devenues de petites industries où le capital a remplacé la main-d'oeuvre.Ces transformations ont eu des répercussions considérables sur la façon de vivre et la mentalité rurales.L'isolement relatif qui avait favorisé la préservation de certains traits culturels n'existe plus.C'est d'un autre isolement —celui des services— dont il est question maintenant.La facilité des communications a permis une homogénéisation des valeurs.La dispersion du peuplement et l'exercice de l'agriculture sont pratiquement les seuls critères qui distinguent maintenant les urbains des ruraux.Le critère de la qualité de la vie et de l'environnement supérieurs en campagne ne tient plus.La pollution industrielle a depuis longtemps envahi le milieu rural et la vie est aussi trépidante qu'à la ville.L'industrie agricole peut présenter certains risques pour l'environnement; ainsi, les agriculteurs et leur famille risquent leur santé et leur intégrité physique.Les communautés rurales et urbaines des pays industrialisés subissent les mêmes influences.Les moyens de communications de masse rejoignent tous les membres d'une société.Depuis la venue des véhicules motorisés, les citadins ont un accès facile à la campagne et les ruraux, à la ville.Mais cette tendance de fond en cache une autre qui défavorise grandement le mi-ueu rural: l'accès aux services y est beaucoup plus dispendieux.Dispersés sur le territoire, les ruraux doivent parcourir des distances souvent considérables pour des services sociaux que l'on juge aujourd'hui élémentaires.Pensons seulement aux soins médicaux.De plus, des services que l'on a pu prendre pour acquis, comme la distribution du courrier, sont remis en question.D'autres exemples: le ministère de l'Agriculture pense depuis quelques années à fermer des bureaux locaux; les transports en commun sont pour ainsi dire inexistants hors des grands centres.Et on pourrait allonger la liste de l'évolution et des décisions qui isolent les ruraux.A cette cause d'insécurité, il faut ajouter le stress.En effet, diverses enquêtes révèlent que le métier d'agriculteur est parmi les plus stressants de notre société.C'est facile à comprendre quand on s'y arrête un peu.D'une part, le succès de l'agriculture dépend beaucoup du climat.Le volume et la qualité de la production reposent sur la température et les précipitations.On est certes parvenu a réduire de beaucoup les effets du climat, mais le risque reste important.D'autre part, les agriculteurs travaillent avec des animaux et des plantes.Ces organismes vivants ne se comportent pas toujours comme on le voudrait.La maladie peut les affecter et entraîner des effets dramatiques.Les facteurs précédents et plusieurs autres ont des conséquences sur les prix de vente, de sorte que les revenus sont incertains.Une année favorable, et la production trop abondante fait chuter les prix.Une maladie ou un accident, et le travail d'une ou de plusieurs années ne rapportera rien.Pourtant, il faut vivre et rencontrer les engagements pris en regard de la capitalisation énorme nécessaire à la production.Le dollar investi en agriculture ne rapporte pas autant que celui investi dans d'autres secteurs.Pourtant, la faim de capital de l'agriculture ne semble pas rassasiée.L'efficacité devient un impératif et doit se manifester dans un nombre considérable de domaines d'activité.Il faut être à la foi un peu gestionnaire, mécanicien,vétérinaire, agronome, ouvrier, opérateur de machinerie lourde, etc.Il y a de quoi être préoccupé quand on pratique une profession comportant autant d'incertitudes.Enfin, le bon fonctionnement de la ferme dépend beaucoup, trop peut-être, de la santé d'un petit nombre de personnes, deux, parfois, une seule.La structure familiale est fragile et avec elle, l'entreprise qu'elle exploite.Et après avoir fait ce rapide inventaire des contraintes de la vie en milieu rural, et plus particulièrement sur les fermes, on n'a pas encore envisagé les difficultés de communication entre individus.Les membres de la famille vivent sur et de l'entreprise, sans pouvoir facilement s'en sortir.Les difficultés de l'un ou l'autre se répercutent sur cette communauté et sur l'entreprise.C'est dans ce contexte et avec ces contraintes que doivent vivre les ruraux présentement.Il faut trouver les meilleures stratégies pour s'adaptera un monde qui change rapidement.Le défi est de taille, à la fois déroutant et stimulant.B FÉVRIER 1987 5 Itfguiïetindes .dgriculleuis DIRECTION Luciile Fontaine présidente RÉDACTION Rénald Bourgeois rédacteur en chef Georges O'Shaughnessy Simon-M.Guertin rédacteurs Lucie Dumoulin responsable des pages d'intérêt général Réjean Labonté adjoint à la rédaction Louise Charette secrétaire à la rédaction PRODUCTION Rachelle Meilleur-Leroux coordonnatrice PUBLICITÉ (514) 382-4350 (Montréal) (416) 925-5991 (Toronto) Jacques Lauzon responsable des comptes spéciaux André Léger Jules Côté représentants (Montréal) Bureau de Toronto: 612 Sherboume Street Toronto (Ontario) M4X 1L6 Peter Salmond responsable des ventes TIRAGE Lise Tremblay responsable Micheline Morin adjointe aux abonnements Tarifs de l'abonnement 1 an: 15.95$ 2 ans: 29.95$ 3 ans: 39.95$ \ à l'extérieur du Canada: 1 an: 23$ Le Bulletin des Agriculteurs 110 bout.Crémazie Ouest, suite 422 Montréal (Québec) H2P 1B9 (514) 382-4350 Fondé en 1918, le Bulletin des Agriculteurs est publié 12 fois par année par la Cie de publication rurale inc.Le contenu du magazine ne peut être reproduit sans autorisation écrite.L'éditeur ne peut être tenu responsable de la perte de manuscrits, photos ou illustrations non sollicités.Conception graphique : Wolf SchelUConceptcom Séparation des couleurs et petlit ulage: Techno-couleur inc.Impression: Imprimerie canadienne Gazette Courrier de 2e classe Enregistrement N" 0068 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Ce mois-ci.Ce numéro met en vedette les productions végétales.Du Québec, où le dr Harold Klink a développé de nombreuses variétés de céréales pour le Québec au Wisconsin, où notre reporter André Piette a fait le point sur la production de luzerne.De plus, le canola est lancé au Québec.Sans être un phénomène nouveau, l'intérêt porté aux grandes cultures mérite une attention spéciale car elles sont la base du succès.Ensuite, le sol, support de l'efficacité de notre agriculture, est présentement en danger.Le sujet fait la manchette, mais il faut aller plus loin.C'est dans cet esprit que nous abordons le problème.Il existe des solutions qui peuvent s'appliquer facilement à condition d'y être sensible.Ces mesures doivent être considérées comme des investissements pour maintenir la fertilité des sols.Au chapitre de la gestion, vous trouverez une présentation sur les avantages et les inconvénients de la comptabilité d'exercice.Avec des entreprises fortement capitalisées, l'agriculteur doit de plus en plus disposer des éléments comptables pour prendre les bonnes décisions d'investissement ou couper là où ça s'impose.De plus, vous trouverez un important article de réflexion sur la refonte des lois sur le financement agricole.Il apparaît que l'État devra trouver le moyen de laisser le capital de production dans l'agriculture et non pas obliger chaque génération à l'acheter.L'État devrait moins taxer le capital investi, ce qui aurait pour effet de favoriser la relève tout en réduisant le besoin de subventionner le capital.En ce qui concerne la production laitière, nous mettons l'accent sur le contrôle de la performance des génisses, un aspect trop souvent négligé.Compte tenu de l'importance des coûts de l'élevage des sujets dé remplacement, il faudrait y voir de près.Plusieurs l'ont déjà fait et peuvent témoigner des résultats.Nous terminons par un exposé sur les rétentions placentaires.Enfin, notre anniversaire sera souligné de façon spéciale dès le mois prochain par un concours auquel nos lecteurs seront invités à participer.Il vous suffira de répondre à quelques questions pour avoir une chance de gagner.Ceux qui se sentent des talents de rédacteurs, seront invités à réfléchir sur l'avenir de l'agriculture.Brièvement, dites-nous comment vous voyez l'avenir.Il y aura des prix et, bien sûr, publication des textes gagnants.Vous en saurez plus dans la prochaine édition.Le mois prochain dans L'agriculture au Wisconsin Les conseillers agricoles et l'hormone de croissance André Piette, agronome La relève et la formation Points de vue et considérations Le libre-échange avec les Etats-Unis Yvon Dumoulin, agronome Les huttérites des Prairies Erin Ellis, Canadascope Ne manquez pas notre petite enquête et notre tirage.I^ßulletindes -dgriculleurs 6 FÉVRIER 19« Viens jaser une minute! La recherche de nouveaux marchés, une course à la grandeur du monde Maurice Hardy, agronome Depuis au moins 20.ans, on parle d'efficacité en production agricole et voici que bientôt, si ce n'est pas aujourd'hui, un dilemme s'offre à nous où les contradictions semblent se multiplier.Ou bien encore, il faudra diminuer nos productions, puisque les marchés sont de plus en plus rassasiés.En fait, si les productions demeurent trop dispendieuses à réaliser, qu'elles ne se font pas toujours à des distances raisonnables des marchés de distribution, que les moyens de transport demeurent limités et trop dispendieux, il faudra limiter ou diminuer des productions excédentaires et invendables.D'autre part, des pays ou des régions qui sont presque dans l'impossibilité de produire suffisament d'aliments dont leurs populations ont besoin, devront abandonner des productions qu'elles destinent à l'exportation (pour obtenir des dollars) et pour améliorer celles dont les populations ont besoin.Mais alors, il leur faudra penser à d'autres façons de se procurer les fameux dollars.L'agriculteur sera toujours touché par les changements Parmi les phénomènes parfois contradictoires qu'on peut observer un peu partout, il y a l'amélioration évidente du niveau de vie de plusieurs populations autrefois beaucoup moins bien partagées.Cette amélioration a déjà apporté une kyrielle de changements dans les habitudes des gens.D'autres suivront certainement: habitudes alimentaires des habitants, publicité effrénée par tous les moyens et pour tous les produits, multiplicité des contenants et emballages, techniques de conservation et de distribution, établissement et développement des libre-services, etc.Si, chez nous, dans les pays dits développés, on a poussé si loin l'importance du porte-monnaie du consommateur, ne peut-on croire que la même chose s'infiltrera lentement partout dans le monde?En quoi le producteur d'aliments sera-t-il touché par ces mouvements?Il le sera chaque fois qu'on touchera au produit lui-même (forme, couleur, grosseur), à la régularité de la demande (répartition de la production, entreposage, transport), à la production même (évolution de la demande de viande, de céréales, de fruits, de légumes).Au fur et à mesure que les techniques de distribution se développeront et se répandront davantage dans le monde, le producteur le mieux placé pour en profiter sera celui qui pourra le plus rapidement et le plus efficacement adopter des technologies nouvelles.Si l'agriculteur est limité dans ses interventions sur la destination finale de ses produits, il doit se tenir constamment informé de l'évolution des stratégies des firmes de distribution, qu'elles soient nationales ou étrangères.C'est là qu'on pourra dire que l'avenir de nos productions agricoles reste attaché à l'adoption des meilleures techniques de productivité non seulement chez l'agriculteur, mais aussi dans toutes les industries de transformation, d'entreposage et de distribution.Des pays qui s'exercent présentement à une distribution en marchés étrangers de produits concurrentiels aux nôtres pourraient nous donner des leçons à cet égard prochainement.Le produit frais, qui n'avait de marché que celui de la consommation immédiate, voit tout à coup grandir l'éventail de sa demande, à mesure que la technologie de pointe vient lui offrir des moyens de se bien conserver et de rejoindre le consommateur le plus éloigné.Chez le plus humble marché d'alimentation québécois, on ne s'étonne plus de trouver des produits provenant des régions les plus éloignées du globe.Pourquoi ne serait-il pas possible de trouver, un jour, des produits québécois sur les tablettes de tous les marchés d'alimentation du monde?Cette possibilité pourrait devenir une réalité (elle l'est déjà pour quelques produits) mais à certaines conditions dont l'implication financière des producteurs n'est pas la moindre.Il est évident qu'aujourd'hui, celui qui désire profiter d'un marché, y découper sa quote-part, la maintenir et, si possible, l'agrandir, doit prendre tous les moyens pour parvenir à cette fin.L'exemple des producteurs d'agrumes de la Floride est intéressant.Tous les jus d'agrumes exportés hors de la Floride sont maintenant bien identifiés grâce à un symbole soulignant que ces produits ont été préparés selon les plus hauts standards mondiaux de qualité.Pour en faire la publicité, la Commission d'État sur les agrumes dispose d'un imposant budget provenant d'une cotisation levée sur chaque boîte de fruits ( 1,6 boisseau).Ce budget est appliqué à la recherche, à la mise en marché, à la conquête de nouveaux marchés étrangers, à la publicité qui reçoit à elle seule les trois cinquième du budget de près de 59 millions de dollars.Chez nous, on peut se demander ce que serait devenue notre industrie laitière sans les cotisations annuelles versées à l'organisme national qui programme la publicité des produits du lait à travers le pays.La recherche de nouveaux marchés, le respect des exigences d'un nouveau consommateur, la contrainte d'une nouvelle transformation ne sont que quelques aspects que tous les producteurs agricoles d'ici et d'ailleurs ont intérêt à identifier et à étudier.Mais, pour qu'un minimum d'avenir soit assuré à nos productions dans ce vaste monde qu'est celui de la concurrence mondiale, le consensus entre producteurs, industriels, commerçants, gouvernements et chercheurs doit être aussi parfait et solide que possible.Chacun doit y mettre tout ce qu'il peut; autrement, on arrivera en retard dans la course aux marchés mondiaux.B FÉVRIER 1987 7 li?gujietindesi4giiculleurs Stabilisation du veau Le régime d'assurance-stabilisation des revenus pour les producteurs de veaux de grain a été modifié en décembre dernier de façon à permettre dorénavant aux producteurs de veaux de lait et de veaux de grain de s'assurer distinctement en fonction de leur coût de production respectif.Ces modifications ont été renduesjiécessaires en raison de l'essor important que la production du veau lourd d'abattage a connu au cours des dernières années et qui a permis à la production de veaux de lait et à celle de veaux de grain de se différencier quant aux techniques de production et de mise en marché.Pour plus d'informations, contacter le bureau régional de la Régie des assurances agricoles du Québec le plus près de chez-vous.Protection du territoire En décembre dernier, un amendement a été apporté à l'article 31 de la Loi sur la protection du territoire agricole.Cet article porte sur les lots vacants dans une zone agricole désignée et s'adresse aux propriétaires qui désirent construire une résidence sur de tels lots.Les modifications apportées prolongent, entre autres, le délai accordé pour déposer la déclaration d'intention de construire auprès de la Commission de protection du territoire agricole du Québec.Pour plus d'informations, s'adresser au Service d'information de la Commission: à Québec (418) 643-3314; à Montréal (514) 670-0990.Planification financière Les agriculteurs possédant un ordinateur personnel peuvent se procurer maintenant un nouveau logiciel pour leur planification financière.Cé logiciel nommé «Consultant financier AgriRoyal» a été conçu par Homestead Computer Services Ltd, une société canadienne spécialisée dans la production de logiciels pour le secteur agricole, dans le cadre d'un contrat avec la Banque Royale.Il est maintenant disponible chez les dépositaires et les distributeurs Homestead à travers le Canada.Le logiciel comprend une bande vidéo et un guide qui en expliquent le fonctionnement.Pour plus de renseignements, communiquer avec Lagevin-Côté, à Montréal, au (514) 874-6660.Résultats de recherche Le Groupe de recherche en économie et politique agricoles (GREPA) du Département d'économie rurale de l'Université Laval a publié divers documents que vous pouvez maintenant vous procurer.Pour cela, il suffit de faire parvenir votre demande accompagnée d'un chèque à: Groupe de recherche en économie et politique agricoles, Département d'économie rurale, Pavillon Paul-Comtois, Université Laval, Québec, G1K 7P4.Parmi les publications disponibles, mentionnons: Méthodologie de calcul des coûts de production sur les fermes laitières du Québec, 443 p.(12$); Coûts de production de l'entreprise laitière au Québec en 1984, 150 p.(6$); Les quotas individuels dans l'agriculture et la pêche: une analyse critique, 33 p.(2$); Pour en savoir plus, communiquer avec le Bureau de l'extension de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation, (414) 656-5693.Nouvelle adresse La société Ayrshire du Québec, qui regroupe 1 000 rriembres-éleveurs, a déménagé ses bureaux, l'automne dernier, au Parc de l'Exposition, à Saint-Agapit, (Québec), G0S 1Z0.Tél.: (418) 888-4400.Nomination L'association canadienne des industries de l'alimentation animale, association nationale qui regroupe les entreprises engagées directement ou indirectement dans la fabrication des aliments pour bétail, a maintenant un nouveau directeur du service aux membres et des communications en la personne de M.Marcel Roy.Député fédéral de Laval de 1968 à 1984, M.Roy avait occupé auparavant diverses fonctions à la division des moulées Shur-Gain de Canada Packers inc.et à la Coopérative fédérée de Québec.Prix d'excellence Lors de son banquet annuel tenu à Calgary en novembre dernier, l'Association canadienne d'agri-marketing a décerné le titre de «Commercialisateur agricole de l'année» à M.Maurice Delage, vice-président et directeur général de la Division agricole de Hoechst Canada inc.Présenté pour la première fois, ce trophée vise à honorer un individu qui s'est particulièrement distingué par ses idées innovatrices, son leadership, ses efforts dans la commercialisation et ses réalisations dans le domaine agricole.C'est principalement en raison du travail qu'il a accompli depuis 1974 au sein de la section agro-chimique de Hoechst Canada inc.que M.Delage s'est mérité cet honneur.Nouvelle usine pour Purdel Purdel, coopérative agro-alimentaire inaugurait officiellement en décembn dernier sa nouvelle usine de traitemen de lait à Québec.D'une capacité d production de 125 millions de litres di lait cru par année, l'usine Purdel di Québec se caractérise par l'utilisaton di l'informatique dans l'ensemble d| cheminement du produit, de sa réceptioi à son expédition.Cette usine di traitement de lait, d'une superficie di 110 000 pieds carrés, est considéré pa les spécialistes comme la plus avancé technologiquement en Amérique.Néedi la nécessité de concentrer e d'uniformiser la production des deui usines que détenait auparavant Purde dans la région de Québec, la nouvelli usine située sur la 1ère Avenue, i Limoilou, servira à la fois de centre di transformation et de centre di distribution.Maître-fromager M.Réjean Galipeau, maître-fromager di la compagnie Les Aliments Ault ltée en Ontario, a remporté en décembn dernier les honneurs du 16( Championnat mondial des fromage! organisé par la Wisconsin Cheest Makers Association.Le fromagf présenté par M.Galipeau, un chedda! Ault fabriqué en avril 1986, a surclassi plus de 500 autres fromages provenan de pays tels l'Angleterre, la France, h États-Unis et la Nouvelle-Zélande.Le! Aliments Ault est une compagni! canadienne qui exploite des usines ai Québec, en Ontario et au Manitoba Parmi ses marques de commerce Sealtest est sûrement la plus connue ai Québec.Semaine de l'agriculture C'est du 16 au 23 mars 1987, ai! Pavillon Paul-Comtois de l'Universitt Laval que se tiendra la Semaine di l'agriculture, de l'alimentation et de li consommation (SAAC).Sous le thèmi de «L'agro-alimentaire sans frontières»} cette manifestation organisée par les étudiants de la Faculté des sciences dt l'agriculture et de l'alimentata permettra, entre autres, au grand publii de s'informer sur les plus récente: innovations en agriculture et sur recherches effectuées en technologie de: aliments.C'est gratuit et c'est ouvert: tous.Pour connaître le programme de: activités ou pour toute autK information, communiquer avec 1« Bureau de l'extension de la FSAA, Zt:rja-iiïJcl •Counter est une marque déposée de Cyanamid Canada Inc.
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