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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Le bulletin des agriculteurs /, 1989-03, Collections de BAnQ.

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des agriculteurs 3.50$ ¦ Il 1 12 000 de nos au Venezuela en 1988 Le Canada exporte aussi son savoir-5 UNE BANQUE QUI CONNAÎT L'AGRICULTURE A la Banque Nationale nous sommes conscients que les besoins financiers des agriculteurs et des agricultrices sont vraiment particuliers.Voilà pourquoi nos directeurs et nos spécialistes agricoles se rendent disponibles pour vous offrir un service complet et personnalisé.Dynamisme, compétence et accessibilité sont des atouts que nous déployons pour vous aider à réaliser vos projets.La Banque Nationale, au service des entreprises agricoles.BANQUE NATIONALE No 30 de carte du service des lecteu» Bulletin des agriculteurs La terre nous en apprend plus long sur nous que tous les livres.Parce qu'elle nous résiste.Saint-Exupéry Sommaire Production laitière Venezuela: second marché 10 d'exportation Le Canada détient 50% du marché d'importation vénézuélien de bovins laitiers.par Nicolas Mesly Nous, on reste! 19 Emile-Eugène et Francine Soucy, de Nouvelle en Gaspésie, ne craignent pas l'isolement.par Aubert Tremblay Les meilleures productrices 23 du PATLQ Productions végétales Hausse modérée du prix des engrais par Maurice Hardy 26 Faites rougir vos tomates 30 Une fertilisation azotée de 45 kg/ha peut donner d'aussi bons rendements que 135 kg/ha.par Nicolas Tremblay La production en bouteilles Un million de plantules à partir d'une seule plante-mère.par Hélène Gadoury Pholo couverture: Nicolas Mesly 35 Le génie génétique au secours 47 des tubercules Des sondes qui «reconnaissent» les pathogènes.par Danielle Jacques et Alain Asselin Qualité de vie Maîtres de poste en voie de disparition par Sylvie Bouchard À l'ombre des grands 50 Claude Coulombe, producteur de légumes de serre, se sent menacé —- par les grands complexes serricoles.Economie par Aubert Tremblay ^^mmm^^^m La rotation des semoirs 55 Jean Asnong a adopté la culture du maïs et du soya sur billon en bandes alternées.par Simon-M.Guertin La compétition vient de l'Ouest 64 Les pommiers nains commencent à s 'implanter dans la vallée de l'Okanagan.par Erin Ellis Les pesticides: une loi à finir 71 par Aubert Tremblay Machinerie Billonner et rechausser 67 en sol lourd par Simon-M.Guertin Un tracteur pour trois séchoirs 68 par Simon-M.Guertin La valeur des fermes au Québec 80 par Jacques Doran Chroniques Actualité agricole 5 Agenda 8 Autour de la ferme 106 Courrier 8 Cuisine 102 Forêt privée 92 Horticulture 94 Impôt 76 Livres 99 Météo 97 Nouveaux produits 85 Onésime 98 Recherche et développement 60 Santé 96 Tissage 105 Viens jaser 74 Courrier de 2e classe/em CONSEIL CONSULTATIF AUPRÈS DE LA RÉDACTION Donald Côté, directeur régional des ventes pour le Québec, Clba-Geigy Pierre Courteau, conseiller en communications, Agriculture Canada Marcel Couture, vice-doyen, Collège Macdonald Rudl Dallenbach.ex-directeur de la ferme du Collège Macdonald Denis Désilets, vice-doyen à la recherche.Faculté d'agriculture, Université Laval Yvon Dumoulin, directeur des services agricoles.Samson Bélair Guy Jacob, sous-ministre adjoint, MAPAQ Jean-Marie Proulx, producteur de lait, Oka Use Sarrazin.productrice de porcs, Saint-Jean de Matha Le Bulletin des agriculteurs/mars 1989 3 ESTRUMATE PROSTAGLANDINE Offert en fioles de 10 mL et de 20 mL.Procurez-vous cette prostaglandine chez votre vétérinaire.Coopers Agropharm Inc.Ajax, Ontario L1S3B9 La société qui oeuvre uniquement en santé animale. Bulletin des agriculteurs Mars 1989 Vol.72, No 3 Éditeur: Suzanne Lamouche RÉDACTION Rédacteur en chef: Marc-Alain Soucy Journalistes: Slmon-M.Guertin, ingénieur et agronome, Aubert Tremblay, B.Sc, Sylvie Bouchard, agronome Adjointe à la rédaction: Monique Lalonde Secrétaire: Murlelle Marineau ADMINISTRATION Présidente et directrice du marketing: Lucille Fontaine Secrétaire: Sylvie Dugas PUBLICITÉ Bureau de Montréal: (514) 382-4350 Suzanne Lamouche directeur de la publicité André Léger, représentant Bureau de Toronto: (416) 925-5991 Peter Salmond 612 Sherbourne Street Toronto (Ontario) M4X 1L6 Coordonnatrlce: Rochelle Meilleur-Leroux TIRAGE Directeur: Normand Thérien Adjointe: Lise Tremblay Préposée aux abonnements: Micheline Morln Tarif de l'abonnement: un an deux ans trois ans 23,95$ 43,95$ 59.95$ A l'extérieur du Canada, un an: 35$ Le Bulletin des agriculteurs est publié 12 fois l'an par Maclean Hunter Limitée HO, boul.Crémazie ouest, bureau 422 Montréal (Québec) H2P 1B9 Tél.: (514) 382-4350 Fax: (514) 382-4356 Vice-président, Publications du Québec Jean Paré Président, Éditions canadiennes: Jim K.Warrlllow Impression: Maclean Hunter Limitée Tous droits réservés Maclean Hunter1' 1989 Courrier de 2e catégorie Enregistrement no 0068 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 L'actualité agricole Un nouveau rédacteur en chef Marc-Alain Soucy vient de joindre l'équipe du Bulletin des agriculteurs.Membre de l'Association canadienne des rédacteurs agricoles, M.Soucy oeuvre dans le domaine de l'information agricole depuis plus de 5 ans.Il a, entre autres, dirigé la rédaction d'un magazine spécialisé en production laitière, secteur le plus important de l'industrie agricole québécoise.Marc-Alain Soucy Détenteur d'un baccalauréat en pédagogie, M.Soucy est en outre diplômé de l'Université du Québec à Montréal en communications.Il nous apporte 18 années d'expérience, tant dans l'enseignement (encore aujourd'hui à l'Université du Québec, à l'École de Technologie Supérieure), l'animation, l'information, les relations publiques (membre de la Société canadienne des relations publiques), que dans le domaine agricole où il a acquis une renommée depuis ces dernières années.Revenu agricole à la baisse Selon les économistes d'Agriculture Canada, la croissance qu'a connue le revenu agricole au cours des trois dernières années ne se poursuivra pas en 1989.Le revenu agricole net réalisé, qui a atteint en 1988 le nouveau record de 5,24 milliards de dollars, devrait chuter de près de 16% pour s'établir à 4,43 milliards de dollars.Les économistes s'attendent à ce que les recettes des cultures s'accroissent de 6% en 1989 grâce aux perspectives prometteuses qui se dessinent pour les pommes de terre, le tabac, les légumes et les produits horticoles et que les recettes d'élevage connaissent une hausse de 2%.La diminution globale du revenu agricole sera engendrée, semble-t-il.par la hausse de plus d'un milliard de dollars des dépenses d'exploitation.«Pour un semis rentable L'Association canadienne des producteurs de semences (ACPS) a préparé un document d'information intitulé «Pour un semis rentable» dans le but de promouvoir l'utilisation de la semence certifiée au Canada.Conçu de façon modulaire sur vidéocassette, ce document est disponible en trois formats: version canadienne 55 minutes; version régionale 25 minutes et stimulant publicitaire 4 minutes.On peut se procurer chacune des cassettes au coût de 20$ en s'adressant à l'ACPS.Boîte Postale 8455, Ottawa, Ontario, KIG 3T1.Erratum Dans L'actualité agricole de janvier dernier nous mentionnions que le MAPAQ allait fournir une garantie de prêt de 500 000$ pour la création d'une banque de sirop d'érable servant à régulariser l'écoulement des surplus.Cette banque a été créée le 4 décembre dernier sans que le MAPAQ n'ait encore concrétisé son offre d'aide financière.C'est Agriculture Canada qui a fourni 500 000$ comme fonds d'opération et qui s'est engagé à acheter pour quatre millions de dollars de sirop provenant de la récolte de 1988.La banque, qui gère ces surplus, a accordé les contrats de la cueillette et de la transformation du sirop à trois entreprises: Les produits de l'érable Bolduc et Fils, de Saint-Victor-de-Beauce, Les produits de l'érable SAMT.de la Guadeloupe (Beauce), et Les industries Bernard et fils ltée.de Saint-Victor.Ces opérations ne sont donc pas effectuées par la coopérative de Plessisville «Les producteurs de sucre d'érable du Québec», comme nous l'avions écrit.Nos excuses.Pour la fraise de transformation Une récolteuse mécanique permettant de réduire de 55 cents / kg à 3 cents / kg le coût de la cueillette des fraises, offrant ainsi aux producteurs canadiens la possibilité de concurrencer les fournisseurs de fraises importées sur le marché de la transformation, est actuellement à l'essai à la Station de recherches d'Agriculture Canada, à Kentville en Nouvelle-Ecosse.La récolteuse, qui pourrait être commercialisée dès cette année, a été conçue pour les fraisières d'au moins 10 acres, par la société Bragg Industries de Nouvelle-Ecosse.Dialogue agro-alimentaire C'est sous le thème «Dialogue agroalimentaire, un rendez-vous avec le consommateur» que se déroulera, du 29 juin Le Bulletin des agriculteurs/mars 1989 5 L'actualité agricole au 1er juillet à Saint-Hyacinthe, le Congrès 1989 de l'Ordre des agronomes du Québec.Pour la première fois la partie «colloque» du congrès sera ouverte à l'ensemble des intervenants du secteur agro-alimentaire: transformateurs, distributeurs, producteurs, consommateurs et autres.Semaine de l'agriculture, de l'alimentation et de la consommation La Semaine de l'agriculture, de l'alimentation et de la consommation aura lieu du 30 mars au 3 avril 1989 à la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation sur le campus de l'Université Laval.Cette activité éducative, qui donne aux étudiants de la faculté l'occasion de vulgariser les connaissances acquises, se déroulera sous le thème «Nos ressources.une richesse à protéger».Pour plus d'information, on peut communiquer avec le Bureau d'extension de la faculté en composant (418) 656-5693.Réédition de «Vivres du Québec» Le répertoire «Vivres du Québec», recueil d'informations qui regroupe les principales coordonnées des entreprises impliquées dans la transformation agroalimentaire au Québec, sera réédité prochainement.Pour en faciliter la mise à jour, un questionnaire a été envoyé en janvier à chacune des entreprises inscrites sur les listes du Ministère.Les entreprises du secteur agro-alimentaire n'ayant pas reçu le questionnaire peuvent se le procurer en écrivant à: Vivres du Québec, Direction de la Statistique et de la conjoncture, Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, 200-A, chemin Sainte-Foy, 10e étage, Québec, G1R4X6 tél.: (418) 643-2460.Des gagnants Le concours organisé par Le Bulletin à l'occasion du Salon des agriculteurs a obtenu un franc succès.Six abonnements de trois ans au Bulletin et six chandails ont été distribués.Voici les heureux gagnants: Conrad Ruel, Plessisville Georges Fontaine, La Présentation Georgette Santerre, Saint-Ignace Luc Lussier, Saint-Hyacinthe Lucien Paradis, Saint-Léonard d'Aston Céline Lauzière, Knowlton Club 4-H à la Royale Le 14 novembre dernier, 248 jeunes, membres du Club 4-H à travers le Canada, participaient à la 4e édition de la Classique de la Banque de Nouvelle-Ecosse, la «Scotiabank Contact Hays Classic», tenue dans le cadre de la Royale d'hiver de Toronto.C'est Martin Bouvet du Québec qui a présenté le veau «Grand Champion» catégorie Conformation.Quant à Terry Beckett d'Ontario, il a reçu, pour son veau, le prix de Champion de réserve.Le Club 4-H compte plus de 4 000 membres admissibles chaque année à des concours régionaux de veau de lait.Nomination Monsieur Gaston Rioux a été nommé en janvier dernier directeur général de la Coopérative «Les Producteurs de sucre d'érable du Québec».Monsieur Rioux agissait depuis cinq ans à titre de secrétaire général et responsable des communications de la coopérative.Au Temple de la renommée Claude Hayes du Centre d'insémination artificielle du Québec a été nommé en novembre dernier au Temple canadien de la renommée agricole pour ses réalisations dans le domaine de l'insémination artificielle des bovins.On le voit ici avec le portrait qui le représentera dans la galerie du Temple de la renommée, à Toronto.Claude Hayes Longford à Boucherville Langford inc., compagnie oeuvrant dans l'industrie pharmaceutique et biologique vétérinaire, a ouvert récemment un bureau à Boucherville.Le département des ventes et du service vétérinaire peut être rejoint à l'adresse suivante: Langford inc., 1550, Ampère, bureau 209, Boucherville, Québec, J4B 7L4; tél.: (514) 449-2293.Prix du Roundup à la baisse Monsanto a annoncé au début de janvier une réduction du prix de l'herbicide Roundup, pesticide utilisé pour le contrôle du chiendent.Le prix de détail suggéré sera dorénavant de 14,50$ l'acre.Pour avoir le dessus sur la terre Tel était le message principal à la grande soirée «Casino» qui avait pour but de sensibiliser les principaux intervenants dans les milieux agricoles du Québec, en créant des échanges dans un climat de détente.Par le théâtre, les mises en situation via le jeu de société Défi-relève, tous les participants ont pu se rendre compte que la vie n'est pas toujours facile pour les agriculteurs.Félicitations à l'équipe des syndicats de gestion agricole pour cette belle initiative.Méritas de la Fédération des maraîchers La Fédération des producteurs maraîchers du Québec a profité de son banquet annuel tenu le 10 février dernier à Saint-Rémi-de-Napierville, pour procéder à la remise de méritas destinés à souligner l'apport exceptionnel d'individus ou d'entreprises au domaine horticole.C'est à Michel Lareau de la Station de recherches de Saint-Jean qu'est allé le méritas «FREDERICK TRUDEL» alors que Les Fermes Cardinal, représentées par Jean-Pierre et Richard Cardinal, recevaient, pour leur part, le méritas «JEAN DESJARDINS».¦ 6 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1989 I ifJ V)us voulez savoir ce qui me met dans un tel état?Hé bien, écoutez ça! L'an passé, j'ai appliqué beaucoup d'atrazine sur mon maïs; ça avait bien du bon sens l'an passé, mais pas cette année.Pourquoi?Parce que, cette année, je ne peux pas cultiver ce que je veux.Pas avec tous ces résidus de l'an passé! Ce que je vais utiliser cette année?C'est assez clair, il me semble.L'image à droite n'est pas là pour rien, non?Avantages de Bladex.• Excellente répression de la sétaire et de la digitaire ainsi que des mauvaises herbes à feuilles larges sensibles aux triazines.• Pleine liberté de rotation des cultures.• Se mélange à d'autres produits pour permettre une répression totale des graminées et mauvaises herbes à feuilles larges annuelles, y compris les mauvaises herbes à feuilles larges résistantes aux triazines.• Peut être incorporé en présemis ou appliqué en prélevée ou tôt après la levée.• Nouvelle formule granulée, diluable et facile d'emploi.Toujours lire l'étiquette avant l'emploi.L'herbicide sans résidus pour le maïs.Bladex* est une marque déposée de Shell Canada Ltée dont CIBA-GEIGY CANADA LTÉE est l'usager inscrit. Le courrier du lecteur Correction pour la ferme Laurelou L'article de Monsieur Tremblay sur la formation d'une compagnie a suscité beaucoup d'intérêt.De nombreuses personnes ont communiqué avec nous pour discuter de notre expérience.Nous désirons apporter une correction à la légende de la photo en page 39 du numéro d'octobre dernier.Au lieu de 110 hectares, on devrait lire 110 acres (ou 45 hectares), ce qui est bien différent! Louiselle Pelletier Saint-Augustin de Desmaures Une visite à la ferme Petitclerc Les membres du cercle de jeunes ruraux de Saint-Valère ont été fort intéressés par l'article sur la ferme Petitclerc, gagnante de la médaille d'or de l'Ordre du mérite agricole.Tellement intéressés que nous organiserons une visite chez eux.Nous voulons profiter de l'occasion pour vous féliciter de votre bon travail.Julie Lavigne C.J.R.Saint-Valère Plus de fantaisies J'apprécie beaucoup mon magazine qui est très intéressant.J'aimerais y lire en plus quelques poèmes, contes ou nouvelles qui ajouteraient une touche particulière à la revue.De plus j'apprécierais grandement des conseils sur l'entretien des jardins potagers.Lucille Provost Sorel Des contacts diversifiés Je ne suis pas un grand lecteur mais je prends toujours un grand plaisir à lire Le Bulletin dont j'apprécie la qualité des articles et des photos.Je constate que vous portez une attention soutenue pour les idées nouvelles sur la culture, la conservation, la production, la machinerie, etc.De plus, en lisant la page 9 du numéro d'octobre, j'ai remarqué que vous côtoyez des personnalités du milieu touchant tous les aspects de l'agriculture du Québec.Félicitations pour l'excellence de la revue.Yves Girard Saints-Anges Une ferme qui va trop vite Je ne peux rester indifférent devant l'article de M.Aubert Tremblay paru dans l'édition de décembre 1988 et intitulé «Une ferme qui grandit vite».(.)Je ne mets pas en doute les qualités de gestionnaires de M.Laliberté et de son épouse mais je crois que certains facteurs importants ont été oubliés.(.) Vous dites que les deux seuls investissements qui ont nécessité un emprunt ont été la nouvelle étable et les deux silos hermétiques.Alors, dans ce cas, vous voudriez bien m'expliquer de quelle façon M.et Mme Laliberté ont pu payer «cash» à tous les ans un investissement majeur de 439 300$ depuis huit ans, et je ne compte pas le drainage qui est remplacé à chaque année.(.) Il serait absolument nécessaire que vous replaciez les faits.(.) Yvon Tremblay, D.T.A., Gentilly N.d.l.r.Si on tient compte des années pendant lesquelles Jean-Marie Laliberté était co-propriétaire de la ferme paternelle avec son frère, on peut considérer qu'il possède son entreprise depuis 13 ans déjà.Agenda Mars olympique, Montréal du 6 au 13 Salon international de la machine agricole, Paris les 15 et 16 Salon de la courtepointe, le 30 Collège Mont Notre-Dame, Sherbrooke Colloque sur la viande bovine (CPAQ), Centre municipal des congrès, Québec du 22 au 27 du 30 au 3 avril Assemblée annuelle, Association Semaine de l'agriculture, Faculté Holstein du Canada, Hilton Québec- d'agriculture, Université Laval, Sainte-Foy Mai et juin Avril les 31 et 1er du 14 au 23 Congrès du porc, Pavillon des Salon de la femme, Vélodrome Pionniers, Saint-Hyacinthe Allez voir les tracteurs Ford chez un des concessionnaires suivants: Aima Équipements J.M.A.R.Inc Black Lake G.Guillemette Inc.Cap Santé Richard Piché Inc.Caplan M.J.Brière Inc.Chicoutimi Gobeil Équip.Ltée Dalhousie Sta Fernand Campeau & Fils Drummondville Machinerie Simard Inc.Granby Aubin & St-Pierre Inc.Huntingdon Les Équip.Bonenberg Inc.Iberville Guillet & Robert Inc.Lachute B.Lussier Inc.Lennoxville Équip.B.Morin Inc.Maskinongé Équip.G.Gagnon Inc.Montmagny Équip.Bolduc Inc.Napierville SCA du sud de Montréal Parisville Henri Côté & Fils Inc.Pike River Guillet & Robert Inc.Pointeau-Père Gar.Daniel Lévesque Inc.Rivière-du-loup Équip.Agricole KRTB Inc.St-Agapit Machineries Jean Roy Inc.St-Célestln C.Lafond & Fils Inc.St-Eustache Gar.Bigras Tracteur Inc.St-Gervais FRS Goulet et Fils Inc.St Guillaume Machinerie St-Guillaume St-Hyacinthe Aubin & St-Pierre Inc.St-Jacques Les Équip.Bruno Roy Inc.St-Jean-de-Dieu Garage Y.Sirois & Fils Inc.St-Laurent Les Équip.Manutech (Mont) St-Lpuis-de-Gonzague Les Equip.St-Pierre Inc.Si-Narcisse Trudel & Piché (AG) Inc.St-Rémi Gar.J.L.Lelrançois Inc.St-Thomas Joli Raymond Lasalle Inc.St-Victor Les Équip.AG L.Boucher Inc.(418) 588-6891 Ste-Foy Les Équip.Manutech Inc.Ste-Hénédine J.Dubreuil & Fils Ltée Varennes Equipements Inotrac Inc.Victoriaville Maheu & Frères Limitée West Brome Machinerie Agri Page Inc.(514) 263-1700 Wotton Équip.Proulx & Raiche Inc (819) 828-2661 (418) 668-0145 (418) 423-4737 (418) 285-1811 (418) 388-2166 (418) 549-3956 (514) 269-2737 (819) 474-1910 (514) 378-9822 (514) 264-6673 (514) 347-5596 (514) 562-4124 (819) 569-9611 (819) 227-2245 (418) 248-0458 (514) 245-3801 (819) 292-2000 (514) 248-4311 (418) 775-2218 (418) 867-1062 (418) 888-5111 (819) 229-3664 (514) 473-1470 (418) 887-3327 (819) 396-3088 (514) 774-5356 (514) 839-7244 (418) 963-2122 (514) 332-3911 (514) 371-0920 (418) 328-3788 (514) 454-2233 (514) 756-2121 (418) 871-1555 (418) 935-3633 (514) 652-6991 (819) 752-5575 FORD l€WHCUAr\D 8 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1989 Avant d'établir les caractéristiques des diesels compacts Ford, nous avons étudié vos caractéristiques.VOTRE TETE.Nous changerons votre opinion des diesels compacts.Ces tracteurs ont été conçus pour convenir à votre corps et à vos besoins.La qualité Ford s'y voit très bien.Nous avons enlevé le travail de la conduite d'un tracteur pour que vous puissiez accomplir plus de travail.VOTRE DOS.Le siège rembourré et les coussins de chaque côté offrent un appui latéral qui assure votre confort et votre sécurité.Des blocs isolants uniques réduisent la vibration de la plate-forme.VOS OREILLES.Moins de bruit veut dire moins de tension et ceci augmente votre productivité.Lorsque comparés aux modèles précédents, les niveaux sonores des modèles 1120 à 1720 ont été réduits de jusqu'à 33%.VOS YEUX.Les commandes à l'avant et les instruments faciles à lire vous permettent de voir rapidement ce que vous faites et où vous vous dirigez.VOS BRAS.Pour faciliter l'utilisation, vous avons placé toutes les commandes à une portée confortable de la main.Le levier principal de vitesses et l'accélérateur sont placés à côté du volant.Il n'est plus nécessaire de s'étirer, se courber et se tortiller.VOTRE SIEGE.Les nouvelles glissières inclinées du siège se soulèvent lorsqu'elles glissent vers Tanière, s'abaissent lorsqu'elles glissent vers l'avant.Vous obtenez une position idéale du siège qui vous place près des pédales, mais assez éloigné du volant.VOS JAMBES.Le nouveau plancher non encombré vous permet de monter et descendre facilement et la voie est libre jusqu'au siège.Il n'y a plus de tunnel de boîte de vitesses, de leviers ou de commandes pour vous gêner les pieds.Votre tracteur est-il construit comme un Ford?FORD !\EWHOLLAI\D Production laitière Venezuela: second marché d'exportation Le succès de nos exportations de génisses au Venezuela passe par la qualité du service après vente.par Nicolas Mesly Les vaches canadiennes sont alimentées à l'extérieur avec un fourrage frais, récolté dans des champs irrigués.En 1988, environ 12 000 vaches laitières, dont la majorité du Québec, ont gagné le Venezuela.Ce petit pays d'Amérique Latine talonne les Etats-Unis pour la première place dans nos exportations.Ces animaux contribuent à un ferme objectif d'autosuffisance laitier.Et ces «canadiennes», établies en perma- Nicolas Mesly est agro-économiste et travaille à la Section de la mise en marché internationale à Agriculture Canada.Il est responsable du bureau de l'Amérique Latine et des Caraïbes.nence sous les tropiques, s'adaptent généralement très bien à leur nouvel environnement.La gestion est la clé de ce succès: ce à quoi les exportateurs canadiens, Agriculture Canada et les producteurs vénézuéliens s'emploient.Ces efforts conjugués expliquent pourquoi le Canada détient 50% du marché d'importation vénézuélien de bovins laitiers.«Le pétrole qui représente plus de 80% des revenus du pays nous avait permis, jusqu'en 1984, de vivre comme un nou- veau riche.Nous avions négligé le secteur agricole car nous pouvions importer tous nos aliments à peu de frais.Toutefois, la chute du prix du pétrole et l'accroissement du prix des denrées a vite fait de menacer notre stabilité sociale et économique.Le rêve était terminé et il nous a fallu changer catégoriquement de cap.A l'époque, le prix de la poudre de lait était de 1 500$ la tonne.Avec ce même montant, je pouvais importer une vache qui allait me donner plusieurs 10 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1989 génisses, du lait et de la viande.» C'est à partir de ce raisonnement que le Dr Felipe G.Alvarez, ministre de l'Agriculture jusqu'à tout récemment (voir entrevue), donne un encadrement et des outils aux producteurs vénézuéliens pour leur permettre de développer une agriculture stable et prospère.Dès 1984, le Dr Alvarez subventionne l'importation de vaches laitières par le truchement du taux de change.Les producteurs vénézuéliens peuvent ainsi importer, après l'obtention de permis spéciaux, des animaux au quart du prix qu'ils paieraient normalement.Ainsi pour une vache de 1 500$ US, ce qui représente l'équivalent en monnaie vénézuélienne de 45 000 Bolivares (1$ US = 30 Bolivares), l'importateur ne débourse que 11 250 Bolivares (1$ US =7,5 Bolivares).Ce taux de change très avantageux pour l'importateur vénézuélien est appelé «dollar préférentiel».Cette politique du «dollar préférentiel» explique en grande partie l'augmentation singulière de nos exportations.Ces der- nières ont augmenté de 1 362 animaux en 1984 à 7 234 bêtes en 1987.«Ça, ce sont les statistiques officielles», explique Doug Lousley, Premier secrétaire commercial à l'ambassade canadienne à Caracas, capitale du Venezuela.«Toutefois, les permis d'importation de vaches canadiennes alloués aux producteurs par les autorités vénézuéliennes en 1987 et 1988 sont beaucoup plus élevés.On peut s'attendre à ce que le nombre d'animaux canadiens livrés au Venezuela cette année soit d'environ 12 000 bêtes.Ceci représente un marché d'environ 22 millions de dollars canadiens.» Derrière ces chiffres, garants de succès, un suivi après vente de premier ordre a permis au Canada de damer le pion à ses concurrents, notamment la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis et l'Ile de Cuba.Par où commencer?Vendre des vaches dans un pays, où l'infrastructure d'une industrie laitière reste à bâtir, pose tout un défi.Comment les animaux vont-ils réagir à leur nouvel environnement?Quels sont les modes d'alimentation et de santé animale employés par les producteurs?Quels sont les genres de services offerts aux éleveurs par le secteur privé (vétérinaires, meuneries) et par le gouvernement?Des réponses apportées à toutes ces questions dépend le développement d'une industrie viable.Si la plupart des producteurs vénézuéliens n'ont pas de tradition laitière, certains élèvent cependant depuis des décennies des bêtes destinées principalement à la production de viande, communément appelées «CRIOLLOS».Ces éleveurs possèdent des troupeaux de 400 à 2 000 bêtes qu'ils laissent paître sur plusieurs centaines d'acres.Ces bêtes ne produisent guère plus de 4 à 10 litres de lait par jour.Quand ces mêmes producteurs voient débarquer chez eux des animaux canadiens pouvant produire de 25 à 50 litres de lait par jour, ils sont un peu pris au dépourvu.Les besoins nutritifs et les soins à apporter à ces animaux de «haute technologie» sont très différents de ceux des CRIOLLOS.D'autres éleveurs n'ont aucune expérience en production animale puisqu'ils ont décidé de devenir producteurs laitiers que sous l'impulsion de politiques gouvernementales favorables.L'ajustement est à double sens.De un, les producteurs doivent se familiariser avec un animal de haute performance.De deux, les animaux canadiens doivent produire dans un nouvel environnement.Un suivi après vente hors pair Tout le succès ou l'échec de ce commerce particulier repose sur l'habileté des producteurs vénézuéliens à soutirer le plein potentiel de production des animaux canadiens.La compagnie d'exportation «Ventes internationales d'animaux du Québec Inc.».de Sainte-Julie, a innové en ce sens.Elle a retenu, via son agent vénézuélien, les services de deux agronomes canadiens installés au Venezuela.Ceux-ci sont responsables du suivi technique aux clients.«Ce n'est pas tout d'acheter une automobile de haute performance; ça prend un manuel d'instruction pour maintenir la mécanique en bonne condition afin que cette voiture donne son plein rendement.Le même principe s'applique à la vache canadienne», explique Pierre Trudeau, un des directeurs de cette compagnie.Ce genre d'initiative explique pourquoi cette entreprise exporte avec succès le plus grand nombre d'animaux vers ce pays.Pour appuyer les efforts des exportateurs canadiens.Agriculture Canada et l'ambassade canadienne au Venezuela organisent des séminaires techniques de concert avec le secteur privé canadien et les éleveurs vénézuéliens.Jusqu'à maintenant trois de ces séminaires ont été réalisés.L'équipe canadienne est généralement composée d'un vétérinaire, d'un Commerce Canada-Venezuela (principales exportations/importations agricoles, 000$) Exportations 1985 Denrées - céréales (blé principalement) - vaches laitières - semence, taureaux laitiers - poussins - pois - lentilles - pommes de terre de semence Exportations agricoles totales Exportations totales 96 650 3 567 44 111 8 273 3 745 4 735 122 443 307 140 1986 22 552 14 188 575 596 1 616 2 926 7 323 55 576 323 186 1987 57 543 10 413 864 253 1 479 2 825 10 939 86 819 336 684 Importations café fruits et noix Importations agricoles totales Importations totales 593 395 1 331 1 092 126 2 743 589 3 409 516 069 1 093 830 5 134 551 238 Note: Le Venezuela est notre troisième partenaire commercial en Amérique latine après le Brésil et le Mexique.Le commerce agricole représente entre 20 et 40% de nos exportations dans ce pays.Le Bulletin des agriculteurs/mars 1989 11 LES SEMIS INTERCALAIRES AVEC NEW IDEA New Idea offre de nouveaux semoirs pour semer entre les rangs Les nouveaux semoirs de la série 9000 sont tout désignés quand on a besoin de semer entre les rangs.Le nouveau semoir II Plus Frame à deux membres de bâti porte-outils de 5" sur 7" permet d'avoir un écartement des rangs d'aussi peu que 15".Vous avez aussi le modèle porté 9100, qui offre la manoeuvrabilité recherchée par bien des producteurs, en plus de permettre un écartement des rangs de 15" pour les semis intercalaires.Si vous avez besoin de semer entre les rangs, vous vous féliciterez d'avoir choisi New Idea.les nouveaux semoirs de la série 9000.NEW IDEA QUEBEC ACTON VALE (514) 546-3207 Les Équipements Acton (1986) inc.AMOS (819) 732-6296 Services Agricoles Fortier inc.AMQUI (418) 629-2521 Garage Thériault & Couture inc.COATICOOK (819) 849-4465/4646 Service Agricole Orner Madore inc.GBANBV (514) 378-9891 R.Viens Equipement inc.HUNTINGDON (514) 264-6871 Les Équipements Colpron inc.LA POCATIÈRE (418) 856-3807 Co-op de la Cote Sud LORRAINVILLE (819) 625-2290 Garage J.G.Neveu inc.LOUISEVILLE (819) 228-4848 Machineries Patrice Ltée L'EPIPHANIE (514) 588-5553 Les Machineries Forest inc.MONT-LAURIER (819) 623-1458 Entreprises D.Raymond inc.NOTRE-DAME BON CONSEIL (819) 336-2130 Machinerie Benoit & Frère inc.POULARIES (819) 782-2604 Machineries Horticoles d'Abitibi inc.ST-ANDRÉ AVELLIN (819) 983-2016 Garage André Parisien ST-CASIMIR (418) 339-2011 S.C.A.Régionale de St-Casimir ST-CLÉMENT (418) 963-2844 Services Agromécaniques Ltée ST-CULBERT (514) 636-3626 Pierre Aimé Houle inc.ST-DENIS SUR RICHELIEU (514) 787-2812 Garage Bonin Limitée ST-HERMAS (514) 258-2448 J.René Lafond inc.STE-MARIE DE BEAUCE (418) 387-2377 Faucher & Faucher inc.ST-VALLIER (418) 884-3114 / 2854/5/8 Meunerie Co-Op St-Charles VICTORIAVILLE (819) 758-0671 S.C.A.Des Bois-Francs WATERLOO (514) 539-1114 Équipement Agricole Picken GÉRANT DE DISTRICT Yves Ouellette 741, rue Currie Boisbriand (Québec) J7G 1H8 (514) 430-0237 Le nutritionniste John Osborne, de Kitchener en Ontario, et Michel Hébert, de la clinique vétérinaire Iberville-Missisquoi dans un champ de foin «Taiwan» qui donne de bons rendements.Les vaches autochtones du Venezuela.nutritionniste, d'un généticien et d'un expert en commercialisation internationale.L'équipe travaille en organisant des «Dias de campo» qui sont l'équivalent de nos journées champêtres.Dans la matinée, l'éleveur vénézuélien et ses employés (vétérinaire et nutritionniste) échangent avec leurs homologues canadiens.C'est une consultation privée.Les programmes de nutrition et de santé animales sont passés au peigne fin.Les vaches présentant des problèmes de santé ou de reproduction sont auscultées par les deux vétérinaires.Dans l'après-midi, des producteurs voisins, des représentants de meuneries, des vétérinaires, des agronomes se joignent au groupe.La discussion est très ouverte en s'appuyant sur la gestion et les rendements de la ferme hôte.Ces échanges d'idées sont cruciaux.En effet, des rumeurs comme «les vaches canadiennes ne peuvent pas produire sous nos conditions.Les vaches canadiennes connaissent de gros problèmes de reproduction», peuvent — dû à un manque de connaissance — enlever toute la crédibilité du Canada.Ainsi, ces discussions, basées sur l'exemple de la ferme hôte et sur le moyen de remédier à certains problèmes, placent les choses dans leur juste perspective.L'alimentation (ration équilibrée) est de loin la partie faible de l'ensemble de la gestion des fermes visitées.Il n'est pas rare d'observer une suralimentation de moulée par rapport aux fourrages servis et au stade de lactation.Cela, en plus de ne pas être économique, se traduit par des problèmes de production et de reproduction.Dans le calcul d'une ration alimentaire équilibrée, les éleveurs vénézuéliens font aussi face à une autre difficulté: les meuneries locales changent régulièrement les ingrédients des moulées.Ce qui peut causer des variations de production.La solution à la plupart de ces problèmes réside en l'augmentation des fourrages dans la ration de base.Patrice Biron, président de l'Association Holstein du Canada, qui a passé près de 40 jours à sillonner les pays de l'Amérique Latine abonde dans le même sens: «La période de sécheresse est au Venezuela ce qu'est l'hiver au Canada.Il s'agit de s'adapter.Les producteurs vénézuéliens auraient avantage à creuser des étangs pour recueillir l'eau durant la saison des pluies.Cette eau permettrait d'irriguer les champs durant la période de sécheresse.Les éleveurs pourraient ainsi bénéficier de trois ou quatre récoltes de fourrages de qualité au cours d'une année.» Des trucs rentables Toutes sortes de petits trucs peuvent ajouter au confort des animaux.Certains éleveurs ont construit des toits abritant les mangeoires et les abreuvoirs, protégeant Le Bulletin des agriculteurs/mars 1989 13 ainsi les animaux du soleil pendant les repas et procurant une eau toujours fraîche.Autre formule gagnante, les éleveurs, qui augmentent la fréquence et l'alternance des rations - fourrage - moulée - ensilage, voient augmenter le rendement des animaux.L'ingéniosité des éleveurs et les conseils techniques pertinents permettent d'établir, sans l'ombre d'un doute, qu'une vache - bénéficiant des soins appropriés à son environnement - peut tout aussi bien produire au Venezuela, au Canada, en France ou en Israël.La demande est là «Le potentiel de développement d'une industrie laitière au Venezuela est excellent parce que la demande pour les produits laitiers est présente», indique à nouveau Patrice Biron.«Toutefois la marge de profit des producteurs est beaucoup plus mince qu'au Canada» enchaîne-t-il.Cette marge de profit des producteurs vénézuéliens a perdu un peu de terrain en raison de la reprise de l'inflation.Le gouvernement n'ose pas, pour le moment, augmenter le prix du litre de lait en pleine période pré-électorale, mais il est possible que ce prix soit réajusté prochainement.Au chapitre de la demande, on ne pourrait passer sous silence les 200 000 touristes canadiens qui ont visité le Venezuela cette année.Assoiffés de «milk shake», de crème glacée et de «café con lèche», ces visiteurs contribuent à l'essor de l'industrie.Les séminaires techniques et les services après vente offerts par le gouvernement et le secteur privé canadiens sont grandement appréciés des producteurs vénézuéliens.Le Canada a tout à gagner commercialement en offrant ce genre de services.CA TIC0P0R0- miuiiuu ui11uu AD BOLIVIA^* Le collège d'agriculture Simon Bolivar, de niveau collégial, voudrait échanger des étudiants et des professeurs avec les institutions canadiennes.A droite, Doug Lous-ley, agronome, premier secrétaire commercial à l'ambassade canadienne, au centre, Beat riz Cisneroz, du collège.1.Plus la qualité de la gestion dans les élevages vénézuéliens augmentera, meilleurs seront les débouchés pour des animaux de plus haute productivité, par conséquent plus dispendieux.2.Au fur et à mesure que la gestion se raffine, il y aura place pour l'utilisation à la ferme - tout comme ici - de microordinateurs et de logiciels pertinents à cet élevage.Une compagnie québécoise a déjà commencé à pénétrer ce marché.3.Plus les éleveurs vénézuéliens vont se familiariser avec l'élevage laitier, plus ils vont être exigeants quant aux services et produits offerts (qualité, homogénéité) par les meuneries et les compagnies pharmaceutiques locales.Ce qui laisse place par exemple à des «joint venture» pour la fabrication de moulée, de substituts laitiers pour les veaux, etc.Ne pas s'asseoir sur ses lauriers Bien encadré par des politiques gouvernementales appropriées, l'éleveur vénézuélien est en voie de développer une industrie viable et prospère.Ce dernier est d'abord et avant tout un investisseur.Et il désire que ses investissements dans la vache laitière canadienne soient rentables.Le gouvernement et le secteur privé canadiens ont conjugué leurs efforts pour effectuer le transfert technologique requis par ces investisseurs.Toutefois, d'autres formules de service après vente doivent être envisagées, car la concurrence est féroce.L'une de ces formules serait d'inclure, dans le prix de vente des animaux, la formation du personnel de ces grandes fermes au Canada même, notamment à l'École internationale de gestion des troupeaux (une filiale de Semex Canada).Après un séjour sur des fermes canadiennes, le personnel vénézuélien (vétérinaires, gérants de ferme) constitue de bons ambassadeurs.C'est une option à envisager sérieusement pour assurer l'avenir des transactions commerciales avec ce pays mais également avec d'autres pays.DURA-DOME DURA-SPECIAL Sis* Érigez vous-même ou nos spécialistes s'en chargent • Estimation gratuite • Livraison rapide • Assistance technique • Plans: structure, fondations incl.140, RUE ST-EUSTACHE ST-EUSTACHE J7R-2K9 514-472-3560 14 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1989 Pour _ passer de comme.ceci Le temps et les efforts requis pour régler un semoir conventionnel en fonction des différentes grosseurs de semence deviennent vite prohibitifs.Hé bien, il y a fort à parier que vous aurez à faire beaucoup de réglages le printemps prochain, à cause de la petitesse inhabituelle des semences résultant, bien sûr, de la sécheresse de 1988.La petitesse des semences de cette année va aussi engendrer des problèmes avec certains semoirs au niveau de l'uniformité des peuplements.Voilà pourquoi il vous faut avoir recours, plus que jamais, au semoir pneumatique Cyclo Early RiserMD de Case IH.Le réglage du semoir pneumatique Cyclo Early Riser en fonction de la grosseur des semences se fait en un clin d'oeil.Vous tournez quelques boutons et le tour est joué! Mais la souplesse de ce semoir ne s'arrête pas là.Le semoir Early Riser passe en un rien de temps du mode conventionnel au mode de préparation minimale du sol et au mode sans préparation.Et vous n'avez à ajouter ni masses ni herses encombrantes.Vous passez moins de temps arrêté et plus de temps dans le champ à travailler.Le printemps prochain, plantez plus vite et plus rapidement.Voyez ensuite vos cultures pousser avec précocité grâce au semoir le plus souple sur le marché.le semoir Early Riser série 9000.Voyez votre concessionnaire Case IH aujourd'hui même.J I Case Canada Une Division de Ten ne co Canada Inc 3350 S.Service Rd., Burlington, ON L7N 3M6 Entrevue avec le Dr Felipe Gomez Alvarez, ministre de l'Agriculture du Venezuela de 1984 à 1988 Le Dr Felipe Gomez Alvarez Obnubilé par sa soudaine richesse procurée par le pétrole, le Venezuela délaisse presque complètement son agriculture.A un point tel que le pays devient dépendant à 75 % des marchés extérieurs pour se nourrir.En 1984, c'est le choc: le prix du pétrole chute et la facture de l'épicerie grimpe à 1,5 mil- liard de dollars US.C'est trop, beaucoup trop pour l'équilibre socio-économique de ce petit pays d'Amérique Latine, détenteur du record de démocratie (30 ans) dans son hémisphère.Le Dr Felipe Gomez est alors nommé ministre de l'Agriculture avec un mandat clair et précis de son président: instaurer une politi- que d'autosuffisance alimentaire.Sous son impulsion, le pays n'importe plus que 20% des denrées essentielles.Le Dr Gomez peut être considéré comme le principal responsable de la modernisation du secteur agricole vénézuélien.Il a tout récemment laissé son poste de ministre de l'Agriculture pour ne s'occuper que de politique active.Le Bulletin l'a rencontré.Nicolas Mesly — Monsieur Gomez, quand vous avez été nommé ministre en 1984, quelle était votre philosophie quant au développement du secteur agricole ?Felipe Gomez - Quand j'ai accédé à ce poste, le Venezuela n'avait aucunement conscience de sa dépendance alimentaire, ceci pour deux raisons.La première, nous disposions de beaucoup de pétro-dollars et la deuxième, nous avions une monnaie surévaluée.Alors nous pensions que nous pouvions importer notre nourriture à peu de frais.De plus, personne ne voyait à l'époque que les denrées importées des Etats-Unis et de la Communauté Economique Européenne (CEE) étaient fortement subventionnées.On estime que les Etats-Unis dépensent entre 20 et 30 milliards$ pour subventionner leurs pro- Trois faits ne peuvent vous échapper à propos des mauvaises herbes tenaces du maïs Fait #1 Pour contrôler les mauvaises herbes à feuilles larges les plus coriaces, telles que l'abutilon et les plants de chénopode et d'amarante résistants aux triazines, il faut plus que les assommer avec un herbicide de contact.Vous devez aussi enrayer les nombreuses levées tardives.Un contrôle tout au long de la saison En plus d'une action de contact rapide, l'herbicide Marksman a une action .résiduelle dans le sol qui enraye les j germinations tardives d'abutilon et de I mauvaises herbes résistantes aux triazines.Fait #2 Sans l'aide d'un herbicide à effet résiduel, vous devez attendre que l'abutilon et les mauvaises herbes résistantes aux triazines émergent avant de les vaporiser pour les contrôler.Si vous vaporisez trop tôt, les mauvaises herbes échappent à votre contrôle vous coûteront cher.Fait #3 Alors que vous attendez l'émergence des mauvaises herbes tardives avant de vaporiser, votre maïs doit faire concurrence aux mauvaises herbes.Pour chaque jour d'attente, le potentiel de rendement diminue.SANDOZ AGRO CANADA,INC Une répression complète Avec l'herbicide à effet résiduel Marksman, les mauvaises herbes ne vous glissent plus entre les doigts, vous prévenez les levées tardives tout au long de la saison, et vous avez le libre choix des rotations pour l'année qui suit.Une meilleure performance L'herbicide Marksman peut être appliqué sur le maïs de l'émergence au stade de cinq feuilles afin de le protéger tôt - au moment où la compétition des mauvaises herbes est le plus nuisible.Suite 302.Plaza 4.2000 Argentia Rd., Mississauga, Ontario L5NÎWI 416-821-7850 .et la conclusion ne peut vous échapper: Marksman - pour une répression complète des mauvaises herbes à feuilles larges coriaces du maïs.16 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1989 ducteurs tandis que les chiffres pour la CEE se situeraient aux environs de 90 milliards$.Quelles ont été les conséquences de cette attitude?Principalement de quatre ordres.La première conséquence fut une migration soutenue des gens de la campagne à la ville; la seconde, une dépendance alimentaire quasi complète; la troisième, une augmentation du chômage en milieu rural et, enfin, la quatrième conséquence fut d'assister à une urbanisation qui dévalorisait le monde agricole.Quels ont été les moyens pris pour enrayer ces problèmes?La priorité fut de donner confiance aux agriculteurs.Comment?Nous avons créé dans chacun des Etats une unité de développement rural sur laquelle siègent des représentants de producteurs et des représentants du secteur public dont le ministère de l'Agriculture et le «Fondo Nacio-nal de Credito Agricola» (l'équivalent de la Société du crédit agricole).Le but de ces unités fut et est encore d'étudier les problèmes liés au développement rural.En second lieu, nous avons convaincu les citadins de payer un juste prix pour les denrées produites ici par nos producteurs.Comment?Nous les avons disons.«obligés» à payer un certain prix tout en menant une campagne publicitaire à la radio et à la télévision sur l'importance de développer notre propre agriculture.Nous avons aussi «invité» les banques privées à prêter aux agriculteurs ainsi qu'aux industries en milieu rural afin de générer une activité économique dans les campagnes.Les banques privées prêtent à un taux d'intérêt moindre de 4 à 5% du taux normal.La plupart de ces prêts sont offerts aux producteurs qui ont les reins solides.Tandis que le «Fondo Nacional de Credito Agricola» prête aux nouveaux éleveurs et aux jeunes désireux de se lancer en agriculture.Pensez-vous que la politique agricole va changer après l'élection présidentielle prévue le mois prochain?Je ne pense pas.Nous avons dans le passé déjà gaspillé 1,5 milliard de dollars US pour importer des aliments avec une monnaie surévaluée.Nous n'avons plus les sous pour répéter une telle erreur.C'est une simple question de bon sens.L'économie réalisée sur l'importation de denrées est maintenant utilisée non seulement à développer notre propre agriculture mais aussi à développer divers programmes sociaux.Aujourd'hui, par exemple, tous les écoliers du pays ont gratuitement chaque jour un verre de lait, une crêpe de maïs et un morceau de fromage.Nous avons également des programmes d'amélioration de la qualité de la vie dans les «barrios» (bidonvilles) où l'on construit des aqueducs et où l'on achemine l'électricité.Pensez-vous que la politique du dollar préférentiel (subvention du taux de change), par exemple pour l'achat de bovins canadiens, va continuer dans le futur?Non, du moins nous allons éliminer une partie de la subvention au taux de change au fur et à mesure que notre autosuffisance alimentaire s'accroîtra.Par exemple, nous avons importé jusqu'à maintenant plus de 50 000 vaches laitières, ce qui nous a déjà permis d'atteindre certains objectifs.Je pense que nou5 allons continuer d'importer à l'avenir des bovins laitiers et autres produits agricoles avec cependant un taux de change moins avantageux que le cours actuel.M.Gomez, je vous remercie.Note: Bien entendu, avec un taux de change moins avantageux, il est fort possible qu'à l'avenir le Venezuela importe, par exemple, moins de vaches canadiennes.Toutefois, à mesure que ce pays augmentera son autosuffisance, la demande s'ajustera en conséquence.C'est-à-dire qu'il y aura place pour l'exportation d'animaux et de semence de meilleure qualité, et de toute une gamme de services reliés au secteur laitier.¦ Conçu par un producteur de lait pour les producteurs de lait— le FloTest 1000 UN COMPTEUR DE LAIT DANS LA PAUME DE LA MAIN?MAIS OUI! • Détection électronique • Actionné par piles • Mesure en lb, en kg ou en $ • Installé en quelques minutes • Calibré pour tout système • Idéal pour étable ordinaire ou salle de traite Autres rensiegnements - communiquer avec Lecture numérique Haute précision $È Nu Puise; Inc.908 Stewart Street Madison, Wisconsin 73513 USA (608) 274-2722 BLANEY ET CHABOT 255, Principale St-Narcisse Neubois-Lotbinière Québec (418) 475-6704 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1989 17 5 Voyez ce qui nous rend à part.Les seules garanties à long ternie sur toute la gamme de machines agricoles.Comparez la performance et la qualité puis.comparez les garanties.Vous verrez ce que puissance durable veut vraiment dire.Et les garanties à long terme ne se limitent pas à quelques modèles.Nous avons assez confiance en nos moissonneuses-batteuses et en nos tracteurs de 40 hp et plus pour les garantir tous.L'une des raisons: notre diesel Deutz refroidi à l'air, qu'on trouve désormais dans tous nos tracteurs et nos moissonneuses-batteuses Gleaner.Pas de radiateur, de pompe a eau, de conduite! ni d'autre pièce de refroidissement par liquide (qui occasionnent t.d'ordinaire 40% des pertes de temps des moteurs).Ce diesel a la f réputation enviable de demeurer à la tâche.Grâce à tous ces atouts, les frais d'utilisation sont moindres | et les machines passent plus de temps aux champs à vous rapporter.Rendez-vous en compte par vous-même dès aujourd'hui.chez le concessionnaire Deutz-Allis."Moins franchises aptes un an.Renseignez*vous a tond chez le concessionnaire. Production laitière Nous, on reste! Emile-Eugène et Francine Soucy font partie de la poignée d'irréductibles Gaspésiens qui gardent la foi en l'agriculture, contre vents et marées.par Aubert Tremblay, B.Se.Emile-Eugène et Francine Soucy ne craignent pas l'isolement.I e n'accepte pas qu'on me dise féf M qu'on n'a pas le climat, ici en ^^l^ Gaspésie, pour vivre de l'agriculture!» Emile-Eugène Soucy ne mâche pas ses mots.A Bonaventure, sur la rive nord de la Baie-des-Chaleurs, il est possible de produire du lait à bon compte, affirme-t-il.Il s'agit simplement d'être bon gestionnaire, et d'y croire.Avec son épouse Francine, Emile-Eugène Soucy est à la tête de l'une des neuf dernières fermes laitières du village.Rien que l'an dernier, trois producteurs de Nouvelle ont abandonné leur exploitation.La laiterie d'Amqui vient de fermer ses portes.De toute évidence, un vent de pessimisme souffle sur les côtes de la Gaspésie.«Le tissu agricole est de plus en plus ténu dans la région», résume le Les Soucy attendent avec impatience une rationalisation du transport du lait._ directeur régional adjoint du MAPAQ.secteur Gaspésie-est, Jean-Yves Bourdages.Mais les Soucy résistent.Leur troupeau de 80 têtes dont 40 vaches, Ayrshire, a une moyenne de production de 7 400 kg.Et les 120 hectares de terre légère donnent des surplus d'orge que les Soucy échangent contre du maïs.Avec les 50 hectares de luzerne, récoltés deux ou trois fois pendant l'été, la ferme a amplement de fourrages.Seule ombre au tableau: les frais de transport.Transport de pièces de machinerie, d'abord: «pour chaque pièce il faut payer l'autobus, dit Emile-Eugène Soucy, ça augmente les frais d'un bon 10%, et ça prend une heure et demie pour venir d'Amqui.» Transport du lait, ensuite: les Soucy estiment qu'ils paient près de 4 000$ de plus par année que les autres producteurs de la région, de par leur affiliation à la Laiterie de Choix d'Amqui (Agropur).«On est deux producteurs qui font affaire avec la Laiterie de Choix à Nouvelle, dit Emile-Eugène Soucy; un camion vient jusqu'ici seulement pour nous deux.» Une rationalisation des transports à l'échelle régionale serait souhaitable.Le résultat des négociations entre la Fédération et les transporteurs, ils l'attendent donc avec impatience.Le manque de support technique, autre conséquence de la distance, est aussi un sujet d'inquiétude pour ces deux tenaces producteurs.Les seuls conseillers dispo- Le Bulletin des agriculteurs/mars 1989 19 nibles.ceux du MAPAQ.ne se déplacent plus autant qu'avant, estiment-ils.Or, quand on demeure si loin des grands centres, les visites des agronomes revêtent une grande importance.Comme il y a peu de chances que des bureaux privés de consultation s'ouvrent dans la région, les agriculteurs se sentent un peu seuls.Le manque de support technique est un sujet d'inquiétude.Les Soucy, eux, se tournent également vers les programmes gouvernementaux spéciaux.Agriculture Canada, par son programme de développement de l'est de la province, leur a permis de construire une étable froide.Il s'agissait d'un projet d'étude comparative d'élevage des taures.Au coût de 6 000$, la nouvelle étable s'est révélée très économique: plus besoin de nettoyeur, l'entretien est beaucoup plus rapide et les coûts d'élevage ont diminué de près de 60%.Il faut compter aussi une amélioration de la conformation des taures, qui ont de meilleurs membres et sont plus lourdes au vêlage depuis qu'elles sont élevées en étable froide.Par un autre projet d'Agriculture Canada, les Soucy ont aussi tâté de l'informatique.C'était il y a deux ans.Mais cette expérience-là a été moins concluante que la première: l'ordinateur dort aujourd'hui dans un coin de la maison, utilisé seulement par les enfants.«Ça me prenait une demi-heure pour entrer tou- Ferme La Gaspésienne Nature juridique: société à deux partenaires (depuis un an) Superficie: 120 ha cultivés 50 ha boisés Cultures: 50 ha luzerne 30 ha pâturage 40 ha orge Revenu: 90% lait 10% vente de sujets Animaux: 80 têtes dont 40 vaches Classement: 5 TB 20 B + 10 B Quotas: 440 litres de transformation 4 900 kg de gras MCR: 207-202 Moyenne: 7 400 kg Meilleure MCR: 238-240-284 Meilleure productrice: 10 200 kg Alimentation: ensilage foin sec moulée (maïs, orge) Les terres ne sont pas vallonnées et elles sont situées près de l'étable.tes mes données, se rappelle Emile-Eugène Soucy, ça n'avait pas de sens».Découragés, les Soucy se sont tournés du côté de l'UPA.Le bureau de Rimouski, par l'intermédiaire du programme OUTIL, leur offre de l'assistance en comptabilité.Pour les rations du troupeau, les Soucy se fient au PATLQ et au programme de Suki, 12 ans, une des doyennes du troupeau.leur meunerie.Ils sont fiers de pouvoir dire qu'ils sont les seuls producteurs de Ayrshire à être inscrits au PATLQ officiel dans le comté.Ils font eux-mêmes leurs moulées.Avec l'insémination artificielle, la qualité du troupeau ne cesse d'augmenter, malgré que les Soucy n'achètent plus d'animaux depuis quatre ans.Le nombre de têtes n'a pas augmenté en huit ans, mais il leur a fallu acheter du quota à chaque année.Aujourd'hui, le troupeau comprend 5 TB, 20 B+ et 10 B, avec une moyenne de poids de 530 kg.Pour le choix des taureaux, les Soucy se concentrent maintenant sur la conformation.La productivité du troupeau a augmenté sensiblement depuis que l'espace pour chaque vache a été agrandi à 4,5 pieds.Des haut-parleurs diffusent continuellement de la musique dans l'étable.Au-dessus des animaux, les Soucy ont installé des barres électriques pour empêcher qu'ils ne se salissent.Le climat n'est pas une limite importante pour ces courageux agriculteurs.En Gaspésie, le printemps est tardif mais l'automne compense un peu le temps perdu.Les terres fournissent assez de fourrage avec deux coupes.Il n'est donc pas vraiment nécessaire d'en faire une troisième, plus difficile à faire sécher.20 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1989 Octobre MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI DIMANCHE 1 6 7 8 "UT ir 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 Vous travaillez dur jusqu'à la fin de la saison?Dual aussi.Dual travaille aussi dur que vous, pendant toute la saison.Contrairement à certains herbicides qui perdent leur efficacité au bout de 10 semaines, Dual agit jusqu'à 14 semaines, vous préservant ainsi des mauvaises herbes à germination tardive.Et Dual réprime même les mauvaises herbes coriaces, dont le souchet comestible* et la sétaire géante.Sans compter que Dual vous pro- cure toute la souplesse voulue puisque vous pouvez l'appliquer en prélevée, tôt après la levée, ou encore par incorporation en présemis.Répression toute la saison même des mauvaises herbes les plus coriaces et souplesse totale : quoi de mieux que Dual?Après tout, vous n'abandonnez pas tant que le travail n'est pas terminé.Dual non plus.CIBA-GEIGY DualMC est une marque de commerce de CIBA-GEIGY CANADA LTÉE.K 960EJ Toujours lire l'étiquette avant l'emploi.'Incorporé en présemis. "Il faut que ça bouge.Et j V vois" Merrill Allard, agent Shell Charny (Québec) Merrill Allard se fait souvent .tirer du lit par un appel d'urgence.Et chaque fois, peu importe l'heure ou la saison, Memll arrive tout de suite à la rescousse! Un soir, très tard, on l'appelle pour réparer un réservoir de carburant qui présente une fuite."Il s'agissait vraiment d'une urgence, et partout où le client avait téléphoné, il avait essuyé un refus." Mais grâce à Merrill, le réservoir est réparé une heure plus tard.Pour suffire à la tâche, Merrill a mis sa famille dans le coup.Ses deux fils l'aident à faire les livraisons, tandis que sa femme s'occupe du travail de bureau.Ensemble, les Allard font en sorte que ça bouge.Les clients de Mercill savent qu'ils peuvent compter sur lui et sur les produits Shell de qualité qu'il leur offre.Parce que, comme tous les agents Shell partout au Canada, il croit fermement que son travail consiste d'abord à s'occuper de vous. Production laitière • Productions acceptées en octobre 1988 ayant une MCR cumulative de 690 et plus • Lactation sur une base de 305 jours • Le nom du taureau (père de l'animal) est généralement inscrit entre parenthèses à la suite du nom de la vache Nom de la vache No d'enr.ou NIP Date de vêlage Âge Lait (kg) % de gras % de prot.MCR lait MCR gras MCR prot.Ayrshire — Classe adulte — 5 ans et plus Val Brillant Col Armana (BP) (Colonial Acres Betty's Master) Marc-A.Turcotte, Val Brillant, Matapédia 0666968 12-87 8-03 12 234 4,78 3,40 292 348 302 Ayrwick Oly Bettie (TB) (Maska Olympique) Ferme Parkhurst Inc., St-Patrice de Beaurivage 0673345 12-87 6-03 10 320 3.92 3,68 249 242 279 Stonehouse Kelly's Style (TB) (Oak Ridge Flashy kellogg) Marcel Rondeau, Victoriaville, Arthabaska 0671250 09-87 6-11 8 874 4,46 3,73 225 245 255 Ayrshire — Classe senior — 4 ans Ruisseau Clair Roucet (BP) (Deschambault Vag Benny 75M) Marcel Rondeau, Normandin, Roberval 0686445 10-87 4-10 8 800 4.15 3,46 226 227 238 Ayrshire — Classe junior — 4 ans Rallonge Reine (BP) (Io-Wayside Rhetoric) Emile Boulenaz, Farnham, Missisquoi 0696726 11-87 4-05 10 080 3.68 3,25 261 233 258 Batiscan Marnie (B) (Simsons Vag Gabriel) Ferme Batiscan Inc., Batiscan, Champlain 0697837 12-87 4-02 8 639 4,49 3,47 225 249 238 Ayrshire — Classe junior — 3 ans Du petit Bois John Aurise (B) (St-Césaire Johnny) 0703408 09-87 3-04 8 511 4,01 3,57 248 239 269 M.Delage et M.Laroche, St-Valérien Les meilleures productrices du PATLQ-Officiel Ayrshire — Classe senior — 2 ans Kildare Eliza's Lady (B) (Kildare MR B Roughin) Léo et Céline Simard, St-Ambroise, Joliette 0711449 11-87 2-08 8 346 3,82 3.04 251 231 233 Lessard Gramb Delia (B) (Granbyenne Royal Command) Léon Lessard, St-Joseph, Beauce 1122958-B 11-87 2-09 8 285 3,60 3,32 247 213 250 Beaulieu Ayr Gitane (St-Césaire Johnny) Ferme Beaulieu Inc., St-Valérien, Rimouski 0715422 12-87 2-10 7 954 3.91 3,44 234 221 244 Ayrshire — Classe junior — 2 ans Riviera Targette (BP) (Woodlands Blue Bells Triumph) Normand Poirier, Ste-Elisabeth, Joliette 1126125-C 09-87 1-10 7 549 3.78 3,34 266 239 271 Rimouskoise Cea (B) (St-Césaire Johnny) RR SS Du St-Rosaire, Rimouski 071411-B 08-87 2-04 7 500 4,17 3.39 253 252 262 Jalaude Terry Cine (B) (De Ayr's V C Terry) Jean-Claude et Noëlla Demers, St-Albert, Arthabaska 0718850 12-87 2-00 7 238 4.21 3,33 241 242 244 Lebel Turlu (B) (Hardy Farm Mr B) Huguette et Denis Lebel, St-Narcisse, Rimouski 0718253 11-87 2-02 7 565 4,03 3,23 245 236 242 Beauland Matador Elossie (B) (Des prairies Matador) M.Delage et M.Laroche.Rang St-Valérien 0718028 12-87 2-03 7 208 4.44 3,40 230 244 238 Holstein — Classe adulte — 5 ans et plus Jupier Sheik Mol Loli (BP) (A Puget Sound Sheik) Ferme Jaton et Gremion Enr., Coaticook, Stanstead 3573047 05-87 6-02 14 138 4,16 3,31 274 310 282 A Terrebonne T T Dina (TB) (Hanover-Hill Triple Threat-Red) Léo et René Bernier, St-Félix de Kingsey, Drummond 4055289 09-87 5-11 12 027 3,97 3,46 231 245 254 Vachalê Tempo Christina (BP) (Roybrook Tempo) Ferme Vachalê Enr., Ste-Anne des Plaines, Terrebonne 3530054 09-87 6-10 13 031 3,21 3.14 248 214 251 Vertume Amie (A Robthom Elevation Gaylord) Réjean Proulx, Lennoxville, Compton 0652249-C 10-87 6-10 12 909 3,50 3.06 237 222 235 Granby Anthony Arlêne (TB) (Willowholme Mark Anthony) Jean-Paul Laçasse, St-Anselme, Dorchester 3636852 12-87 6-02 12 236 3,59 3,43 224 218 248 Holstein — Classe senior — 4 ans Delaberge Aladin Brise (BP) (A Kuipercrest Aladin) Ferme Mariro Inc., St-Louis de Gonzague, Beauharnois 3826931 11-87 4-11 i: 143 4,18 3,25 227 255 241 Plainelac Line Starbrighl (TB) (Cherry Lane Slarbright) Christian Laçasse, St-Vallier, Bellechasse 3829699 07-87 4-08 11 684 3,61 3,28 238 233 244 Vachalê Tempo Roxie (BP) (Roybrook Tempo) Ferme Malio, Crabtree 3814107 12-87 4-11 12 698 3,60 3,13 238 232 241 Monicdale Blero Mono (BP) (A Sterk ha ' 1L précis sw ie \w meilleures récoltes variétés dans votre régon.512 - 885 Mcadowlands Dr., Ottawa, K2C 3N2 avait vu là-bas.«J'ai essayé tout de suite la laine de roche dans une serre.Mes rendements sont passés de 6 à 13 livres par plant!» L'année d'ensuite toutes les serres y passaient.«L'inconvénient de la laine de roche, c'est qu'elle coûte cher», dit Claude Coulombe.Il estime toutefois que ses rendements ont augmenté d'environ -30% depuis que la culture en sol a été abandonnée.Le printemps dernier, ils ont été de près de 15 livres par plant pour la tomate et 24 à 30 fruits par plant pour le concombre.A l'automne, les plants de concombre ont produit en moyenne 14 fruits chacun.Pour les concombres, toutefois, il s'agit de la première année de production hydroponique, les rendements risquent donc de se modifier.«Je n'avais jamais vu de production aussi belle et uniforme que celles de Hollande.» La laine de roche, parce qu'il s'agit d'un milieu «à solution perdue», permet d'éviter des problèmes de contamination.Autre avantage, par rapport au système à circulation continue: la laine de roche n'oblige pas à effectuer de trop grandes modifications aux serres puisqu'il n'est pas nécessaire d'avoir un sol en pente.Pour le chauffage, les Coulombe utilisent la bi-énergie, les fournaises étant situées dans un bâtiment isolé des serres pour éviter l'humidité.Des tuyaux d'eau chaude passent au bas des plants.Us servent aussi de rails pour les chariots, qui sont de hauteur réglable pour que les employés puissent être à l'aise pour travailler.Cette année s'est posée l'épineuse question de l'entretien hivernal de ces tuyaux.Est-il plus avantageux de les vider ou de les garder à une température raisonnable, ce qui coûte, selon les Coulombe, 50 dollars par jour pendant les pires mois de l'hiver?Avec la faiblesse actuelle des prix, la possibilité d'allonger la période de production n'est pas très attirante.Les tuyaux ont donc été vidangés.Les Coulombe possèdent un entrepôt et font le classement de leurs produits, ce qui leur occasionne passablement de travail supplémentaire.Ils vendent 60% de leur production de tomate au marché central, 20% à la ferme, et le reste aux détaillants.Quand on leur demande s'ils restent optimistes quant à leur avenir, les Coulombe balancent entre le «non» et le «on verra».«Si les grands ensembles réussissent à obtenir un prix équivalent à leur coût de production plus les bénéfices, tout ira bien, avance Claude Coulombe.Mais j'ai peur qu'ils n'y parviennent pas.Si c'est ce qui se produit, on aura à traverser une période très difficile.» ¦ 54 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1989 Conservation La rotation des semoirs Jean Asnong vise, en même temps, l'augmentation des rendements, la diminution des coûts de production et la conservation de son sol.par Simon-M.Guertin Jean Asnong cherche continuellement à augmenter ses rendements et, pour lui, un objectif de 200 minots à l'acre semble réaliste.En 1987, sa recherche l'a amené chez un agriculteur ontarien qui semait en alternance six rangs de maïs et six rangs de soya sur billons.Ce dernier réussissait à augmenter passablement ses rendements avec une machinerie réduite mais bien adaptée.Jean Asnong et son épouse, Hélène Campbell, exploitent une ferme de 600 acres à Pike River près du Lac Cham-plain.Leur plan de production pour 1989 prévoit 400 acres de maïs et de soya en culture alternée dont la moitié sera sur billons.Le reste de la production sera en régie conventionnelle et comprendra 40 acres de fève blanche.Ça semble audacieux mais, en dépit de la sécheresse qui a sévi en 1988, certains rangs de maïs ont rendu 229 minots à l'acre avec leur nouvelle régie.Un premier essai En 1988, Jean Asnong a réservé 43 acres de sa ferme pour faire un essai.Le sol avait été préparé de façon conventionnelle avec un passage de chisel à l'automne à six pouces de profondeur et un autre passage de vibroculteur au printemps.Comme pour l'ensemble de sa ferme, la fertilisation a été prévue en fonction d'un rendement-cible de 200 minots à l'acre.A l'automne, il a épandu 250 livres de 0-0-60; au semis, il a enfoui 250 livres de 15-38-4; lorsque le maïs eut six pouces de hauteur, il injecta 30 gallons d'une solution d'azote à 41 % et une autre fois lorsque le maïs arriva à deux pieds.Toutes ces applications donnaient une formulation complète de 290-95-160.Le soya a aussi reçu les 250 livres de 0-0-60 à l'automne et, au printemps, 100 livres de 18-46-0 ont été ajoutées avec le semoir.Il a fait l'essai de 18 variétés de maïs dont la maturité variait de 2 600 à 3 000 unités thermiques, et cinq variétés de soya de 2 600 à 2 900 unités thermiques, pour vérifier leur comportement dans ces nouvelles conditions.Dans le maïs, il a calibré son semoir six rangs pour obtenir une population de 30 000 plants à l'acre pour les quatre rangs du centre et 40 000 plants Jean Asnong croit fermement qu 'un maïs bien éclairé peut rendre davantage.à l'acre pour ceux situés de chaque côté.Dans le soya, il a effectué un semis uniforme au taux de 70 livres à l'acre.Tous les semis ont été réalisés à 30 pouces d'écartement.Jean Asnong a opté en partie pour des variétés nécessitant jusqu'à 3 000 unités thermiques en raison des statistiques qu'il accumule depuis 17 années confirmant le microclimat plus favorable dont il jouit.Le contrôle des mauvaises herbes a été effectué en partie chimiquement.Mais il croit fermement aux vertus du sarclage et c'est pour cette raison qu'il a fait un premier passage lorsque le maïs atteignait sept pouces de hauteur et un second à deux pieds.Toutefois, lors du second pas- sage, il a utilisé un modèle spécial qui visait à rechausser le maïs pour former des billons, qui seront permanents.Le maïs et le soya y seront semés en alternance, et seul le sol sur le dessus de la butte sera travaillé au moment du semis.Des résultats prometteurs Le maïs exige beaucoup de chaleur et de lumière.Or, la technique de semis permet au tiers du champ de recevoir beaucoup plus d'ensoleillement.Le soya aime aussi la lumière, mais il aime plus encore la chaleur et le calme.Le maïs agit comme brise-vent et le protège durant tout l'été.Toutefois, après une année, il reconnaît que le soya a soufffert d'un Le Bulletin des agriculteurs/mars 1989 55 Belarus VENTE DE CHEVAUX-VAPEUR!! 74 hP - 2194100$ àlap.def l Tracteur à 4 ROUES MOTRICES AVEC CABINE OU MOINS MODÈLE 825 Ne donnez pas votre tracteur usagé actuel à un de nos concurrents - pour rien.* * NOUS ACCEPTONS LES REPRISES GARANTIE DE im NOMBRE LIMITÉ DE TRACTEUR NEUF TRACTEURS DISPONIBLES La qualité Belarus - des tracteurs de classe mondiale pour les fermes canadiennes L'économie Belarus - moins chers à l'achat, fonctionnement moins coûteux et moins d'entretien Rapport qualité/prix Belarus - vous en obtenez plus pour votre argent Belarus Belarus Equipment of Canada Ltd., Toronto, Régina, Montréal, Moncton ' Le prix comprend l'équipement de base - barre d'attelage oscillante, masses d'alourdissement avant et un jeu d'alourdissements aux roues arrière.Le prix indiqué est f.à 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l'enroulement Grâce à la création d'une variété de pomme de terre résistant au virus de l'enroulement de la pomme de terre, les chercheurs espèrent mettre fin aux importantes pertes causées par ce virus.S'ils réussissent, on sera peut-être en mesure de réduire sensiblement l'utilisation de pesticides.Le virus de l'enroulement de la pomme de terre cause la maladie la plus dévastatrice de cette culture à l'échelle mondiale.Les pertes de récolte de certaines variétés peuvent atteindre jusqu'à 50%.Un petit insecte, le puceron, sert de vecteur au virus et le transmet d'une plante à l'autre.Les chercheurs de la Station de recherches d'Agriculture Canada à Vancouver tentent de créer une variété de pommes de terre résistant au virus, en faisant appel au génie génétique.Us ont jusqu'ici réussi à isoler un gène du virus qu'ils implanteront dans la pomme de terre.«Le transfert dans la pomme de terre de ce gène devrait permettre de freiner la reproduction du virus à l'intérieur de la plante», explique Bob Martin, chercheur à la Station de recherches.M.Martin ajoute que les pommes de terre de semence sont les plus menacées par la maladie.Il faut plusieurs campagnes exemptes du virus pour que les producteurs obtiennent une récolte suffisamment abondante qui leur permette de vendre des tonnes de pommes de terre de semence aux producteurs de pommes de terre de consommation.Une fois la plante attaquée, tous les tubercules qu'elle porte sont touchés et, compte tenu de l'action du puceron, la récolte peut être massivement détruite.«Dans la vallée du Fraser, dit-il, les producteurs doivent généralement tuer les plants de pommes de terre en août afin d'empêcher la propagation du virus.Cette pratique réduit le rendement, puisque c'est à la fin de la campagne que la croissance des tubercules est la plus importante.» M.Martin croit aussi que la plantation d'une variété résistant à cette virose augmenterait la compétitivité des agriculteurs canadiens sur les marchés extérieurs.«L'obtention d'une variété de pommes de terre offrant une certaine résistance à la maladie, ajoute-t-il, permettra aux agriculteurs canadiens de réduire qu d'éliminer l'usage de pesticides.Aux États-Unis, où les populations de pucerons sont beaucoup plus abondantes, on devra malgré tout mettre en oeuvre un programme de pulvérisation.C'est la baisse du coût de production qui avantagera les agriculteurs canadiens.» Ce nouveau produit du génie génétique ne sera pas immédiatement offert sur le marché, mais M.Martin espère qu'on entreprendra les essais en serre au printemps.Si ceux-ci sont couronnés de succès, il faudra une autre année avant de commencer les essais sur le terrain.Contrôle de la jambe noire Un traitement efficace, que l'on croit être le premier à pouvoir être utilisé par les producteurs commerciaux, a été découvert contre la grave maladie de la jambe noire de la pomme de terre, qui est due à une bactérie, Erwinia carotovora.La nouvelle méthode tire parti du fait que la bactérie ne peut vivre à une température supérieure au seuil relativement bas de 50°C environ.Elle se fonde donc sur un traitement continu à l'eau chaude mis au point en collaboration par deux organisations écossaises, la société Aberdeen Biotechnology Ltd et l'Institut écossais de recherche sur les cultures de Dundee.Le procédé est rapide et efficace.Il consiste à laver tout d'abord les tubercules pour les débarrasser de la terre qui y adhère, puis à les faire tremper pendant cinq minutes au plus dans de l'eau dont la température se situe entre 50 et 57°C suivant la quantité de pommes de terre à traiter, et enfin à les sécher complètement au moyen de couteaux d'air avant de les conserver en caisses ou en sacs.On peut traiter ainsi de 4 à 10 tonnes à l'heure.Au cours des essais, un taux de contamination des semences s'élevant à l'origine à 10 millions de bactéries par tubercule a été abaissé à moins de 1 000, et la maladie n'a plus atteint que 1 % au lieu de 50% des pieds dans des parcelles cultivées.La méthode présente encore cet avantage qu'on peut lui adjoindre un traitement fongicide pour élargir l'éventail des maladies combattues.¦ PULVÉRISATEUR [M-SI INC.Laissez-nous vous en fabriquer un VASTE GAMME • Modèles portés de 210 à 950 litres.• Modèles remorqués de 1 500 - 191 5 - 2840 - 3800 litres avec nouveaux châssis "évasés" pour 1 989.POMPE • Pompe à rouleau de 32 et 53 li/min.(porté seulement).• Pompe à pistons-membranes de 60 - 105 et 1 71 li/min.CONTRÔLE • Manuel, ou électrique avec compensateur de rampe et proportionneur de débit à partir de la cabine du tracteur.RAMPE • Rampe au design moderne se repliant sur elle-même.• Largeur de 1 5'.20'.26\ 33', 40', 47'.• Jet anti-gouttes et interchangeables par système Twist-cap ".• Oscillateur à partir de 33' de largeur.• Treuil à relevage manuel ou hydraulique à partir de 40'.• Correcteur hydraulique du niveau de la rampe.Les pulvérisateurs M-S sont vendus partout au Québec par plus de 30 concessionnaires.Fabriqué au Canada par: PULVERISATEUR M"S] INC.4300 Vachon, R.R.#4, Drummondville (Québec) Tél.: (819) 474-1910 - Fax: (819) 474-5317 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1989 59 Recherche et développement Des oeufs «pauvres en cholestérol» Si l'industrie avicole n'a pas encore endossé le programme de John Albright touchant la production d'oeufs «plus pauvres en cholestérol», les consommateurs de quatre Etats de l'Est des Etats-Unis, eux, l'ont bien accueilli.Dans les supermarchés du Delaware, du Maryland, du New Jersey et de la Pennsylvanie, ces oeufs se vendent actuellement de 25 à 30 cents plus cher que les oeufs ordinaires.L'entreprise d'Albright, Environmental Systems Inc., établie à Lancaster, en Pennsylvanie, est propriétaire de la marque «Full Spectrum Farms» (FSF) sous laquelle se vendent ces oeufs.On allègue qu'ils apportent moins de calories et plus de protéine et qu'ils sont plus pauvres en cholestérol, soit 190 à 200 mg par oeuf de catégorie «gros», à comparer à la norme américaine de 274 mg (USDA).Pour vérifier si les prétentions d'Albright étaient légitimes, nombre de laboratoires privés et publics de renom, sur la côte est et sur la côte ouest, ont comparé les oeufs FSF aux oeufs-témoins de production locale pour déterminer la teneur en cholestérol des deux groupes.Bien que les oeufs FSF aient contenu moins de cholestérol que les oeufs-témoins dans la plupart des essais et que leur teneur ait été bien inférieure à la norme de 274 mg, les oeufs-témoins, eux aussi, avaient dans tous les essais une teneur en cholestérol inférieure à cette norme.Cette constatation a porté l'industrie avicole à mettre en doute la validité de la norme du gouvernement américain (USDA).Si elle n'a pas été vérifiée ni modifiée depuis dix ans, il se peut qu'elle soit de 7 ou 8% trop élevée, c'est-à-dire que la teneur moyenne en cholestérol de tous les oeufs de catégorie «gros» vendus aujourd'hui pourrait fort bien être de 254 à 258 mg.Comme les recommandations médicales d'abaisser la consommation d'oeufs se fondent sur la norme USDA de 274 mg, le fait de réduire de 8 % cette norme pourrait faire augmenter de quatre oeufs ou plus par an la consommation d'oeufs par personne.Quel que soit le succès à venir du programme de production d'oeufs plus pauvres en cholestérol de John Albright, il semblerait donc que l'industrie avicole et le peuple américain auraient avantage à ce qu'une norme plus exacte serve de fondement à la consommation d'oeufs des personnes présentant des «risques» de troubles coronariens.La farine de poisson Des essais pratiqués sur des vaches laitières recevant une alimentation mixte à base d'ensilage et contenant 4 ou 8% de farine de poisson (pourcentages calculés sur la matière sèche) ont révélé une production laitière supérieure de 2 à 4,5% à celles des témoins ne consommant pas de farine de poisson.Des animaux recevant 12% de farine de poisson ont eu une production laitière encore plus forte au début mais ont été sujets ensuite à des crises répétées de cétose.Malgré un bilan énergétique négatif durant cette expérience de 15 semaines, les vaches recevant la faible quantité de farine de poisson ont eu un état sanitaire parfaitement satisfaisant.Empêcher les truies de s'ennuyer Des chercheurs étudiant les moyens de réduire le stress chez les truies reproductrices s'intéressent aux aliments grossiers, dont la consommation demande plus de temps et d'effort.Ce serait peut-être une bonne façon d'empêcher les truies de s'ennuyer et d'avoir à répéter toujours les mêmes gestes, dans les stalles où elles sont confinées.Des travaux précédents avaient déjà indiqué qu'une alimentation peu abondante entraîne un stress.Le comportement des truies placées dans les cages de maternité sera comparé à celui des bêtes qui mettent bas dans des «nids», où elles sont moins à l'étroit.L'étude devrait aboutir à la découverte des systèmes d'alimentation, d'hébergement et de régie du troupeau qui permettent de réduire le stress au maximum sans amoindrir en même temps la performance des animaux.¦ LES PRODUITS AGRO-B inc.Depuis maintenant trois ans, j'utilise TUB-O-NET de la compagnie Les produits AGRO-B inc.Étant producteur biologique de sirop, je sais que TUB-O-NET est biodégradable et n'est pas nuisible à la terre.Je recommande TUB-O-NET à cause de son efficacité et de son rendement lors du lavage des tubulures, de même que le produit PAN-O-NETpour les chaudières d'égouttement.Je suis fier d'utiliser un produit du Québec.Cela a certainement aidé à l'essor de ma réussite.Je vous les recommande.— Gérald Brisebois LES PRODUITS AGRO-B inc.115, Saint-Jean-Baptiste Mercier (Québec) J6R 2L1 Tél.: (514) 691-6278 60 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1989 COMMENT RÉDUIRE LES FRAIS DE TRANSPORT.On construit un véhicule appelé Fourtrax.On le voit ici à droite.Dans ce cas, il fait le même travail que le pick-up.Il le fait aussi vite.Il le fait plus économiquement.Coûtant beaucoup moins cher qu'un gros véhicule, le Honda Fourtrax 4x4 à quatre roues motrices en prise constante est équipé d'un moteur quatre temps de 282 ce.Assez puissant pour les gros travaux.Boîte à cinq vitesses avec marche arrière et embrayage automatique.Attelage de remorquage standard d'une capacité de 385.5 kg (850 lb).Porte-bagages avant et arrière d'une capacité combinée de 90 kg (198 lb).Démarreur électrique.Suspensions avant et arrière renforcées.Des options comme une baladeuse amovible, des rallonges de porte-bagages et une charrue à neige.De plus, c'est un Honda.Bien construit.Très fiable.Donc, si votre véhicule est parfois trop gros pour vos travaux, pensez à un Fourtrax 4x4.Il ne remplacera pas complètement votre gros équipement, mais vous lui trouverez bien quelque chose à faire tout en réduisant vos frais d'exploitation.^HONDA Fourtrax 4x4 C EST BRILLANT Assurez-vous que voire Honda Fourtrax est en bon ordre de marche et suivez un cours de formation avant de conduire.Portez toujours un casque.des lunettes de sécurité et des vêtements protecteurs approprias.Neconduisezjamaisenétatd'ébriété.Ne transportez pas de passagers.Hors route, con-U cl RL PRUDcN 1.duiseztoujoureengroupeetsupereiseztoujouislesjeunesconducte^^ Découvrez le Sutan+ Au cours des vingt dernières années, des milliers d'agriculteurs ont adopté le Sutan+ pour s'assurer d'un désherbage fiable dans leurs champs de maïs.Et ce n'est pas surprenant : fLe Sutan+ enraie d'une façon efficace et constante sept importantes graminées annuelles, de même que le souchet.fMélangé en réservoir avec l'atrazine ou le Bladex®, son spectre de répression s'étend jusqu'à 18 mauvaises herbes.Le Sutan+ peut être pulvérisé avec de l'eau ou appliqué comme élément d'un programme de désherbage et de fertilisation (mélangé en réservoir avec un engrais liquide ou imprégné sur un engrais sec).fLe Sutan+ ne nuit pas aux plantules délicates du maïs; grâce à son sécuriseur breveté, il est toujours bien toléré par la culture.fLe Sutan+ est offert 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Sutan + Herbicide Sélectif Liquide emulsion nable Herbicide sélectif pour le maïs sucre et fourrager (grain et ensilage) dans les sols minéraux GARANTIE u ¦ i Ij> B00 ij.i'- .1 - ¦.f> ¦ im EPWREGISTREMENT N" 11312 LOI SUR LES PfiOOUnS ANTlPARASTTA RES Selective Herbicide Emulsmabte Liquid Selective Herbicide for field, sweet and silage Com In Mineral Soils COMMERCIAL GUARANTEE QUTYLATE 800 9>am» par kn lEGlSTRATlON NO.11312 PEST CONTROL PROOUCTS ACT Keep oui ol Reach ol Crmortn URE LÉTKHJETTE ET ATTENTION LE UVRET CJ-JOtHT AVANT L'EMPLOI CONTENU NET 10 LITRES NET CONTENTS 10 LITRES ICI AMERICAS INC.Concord Pike and New Murphy Road, Wwnmgïon.DE 19897 Le Sutan+ réprime: Le Sutan+ et l'atrazine répriment: le pied-de-coq la sétaire verte le panic capillaire la folle avoine la digitaire la sétaire glauque le panic d'automne le chénopode blanc le pourpier l'amarante à racine rouge l'abutilon la renouée persicaire la renouée liseron les moutardes l'herbe à poux la renouée le trèfle spontané le souchet comestible Ai Chipman ^••J^rJ»™' membre du groupe C I L Inc Stoney Creek.Ontario L8G 3Z1 Longueuil, Québec J4G 1R9 Pomiculture La compétition vient de l'Ouest Les pommiers nains, déjà bien implantés au Québec, commencent maintenant à donner des fruits dans la vallée de l'Okanagan, en Colombie-Britannique.par Erin Ellis DJ après les ministères provincial et fédéral de l'agriculture, les plantations de pommiers nains à haute densité constituent le meilleur moyen pour les pomiculteurs de demeurer compétitifs sur le marché international.Dans cette vallée au climat très chaud en été, la pomiculture a toujours été une industrie importante.En 1985, la production de la Colombie-Britannique la plaçait au deuxième rang derrière l'Ontario, et la presque totalité des 138 000 tonnes de pommes produites venaient de la vallée de l'Okanagan.Située juste au nord de la frontière américaine, au centre de la province, la vallée de l'Okanagan profite d'un climat exceptionnellement chaud en été.C'est la deuxième région agricole de la Colombie-Britannique et elle est aussi très réputée pour ses abricots, ses cerises, ses pêches, ses poires et ses prunes.De plus en plus de producteurs parlent maintenant avec passion des pommiers nains.Certains y voient le meilleur moyen de rester en affaires.Il y a quelques années, Earl Sutherland, un pomiculteur de Peachland, a décidé de changer ses méthodes en constatant que son verger de 20 acres (8 hectares) n'était plus rentable.A 63 ans, voulant léguer un verger rentable à son fils, il décida d'investir dans les pommiers nains.Une conversion dispendieuse Il a d'abord dépensé 35 000$ dans la conversion de trois acres (1,2 hectare), une bonne partie de ces coûts est allée aux modifications apportées au terrain et à la pose du système d'irrigation.Il estime le coût réel d'achat, de plantation des arbres et de l'équipement de soutien à environ 7 000$ l'acre.M.Sutherland a été parmi les premiers de sa région à adopter les pommiers nains.Son verger offre une image très différente des autres que l'on trouve autour du grand lac Okanagan.La nouvelle section de son verger compte environ 1 000 arbres à l'acre, 10 fois plus que dans les Erin Ellis est rattaché à l'agence Canadascope.En dirigeant les branches de cette façon, Granny Smith de meilleure qualité.plantations traditionnelles.Pour lui, le changement est d'autant plus important qu'il n'avait planté que 50 arbres à l'acre à ses débuts comme pomiculteur.Ce nouveau défi le fascine.«En 46 ans, je n'ai jamais été aussi intéressé par ce métier.» Mais qui dit nouvelle technologie dit aussi expérimentation, essais et erreurs.En quatre ans, il a eu deux bonnes récoltes et deux récoltes maigres de Spartan et de Mcintosh.Earl Sutherland estime qu 'il obtient des Méthodes de palissage Sa décision la plus difficile a eu trait aux méthodes de palissage.Son verger est presque devenu une station de recherche miniature où on mène des expériences avec deux méthodes, et c'est en partie dû au fait que le père et le fils Sutherland ne s'entendent pas sur la meilleure des deux.L'aîné préfère la méthode selon laquelle chaque branche est attachée et pliée vers le bas avec soin.Elle requiert beaucoup de travail, mais produit des fruits de 64 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1989 grande qualité.Quant à son fils, il prône une méthode moins exigeante en temps, celle où chaque arbre semble entouré et dirigé par une clôture composée de quatre ou cinq fils de fer.Une chose est sûre; même si le nouveau verger des Sutherland n'est pas encore dans ses meilleures années de production, on y remarque déjà une amélioration de la qualité.La proportion de pommes de la meilleure qualité représente maintenant 95% de la récolte, comparativement à 60% dans les autres arbres.C'est probablement à cause de la façon dont les rayons solaires touchent la pomme.Les pommiers nains ont moins de feuilles, ce qui crée moins d'ombrage sur les fruits.La dernière récolte des pommiers nains de M.Sutherland lui a rapporté 400 boisseaux à l'acre, comparativement à 500 pour le reste de son verger.C'est encore très loin des prédictions idéales de 2 boisseaux l'arbre pour une acre contenant I 000 arbres (donc 2 000 boisseaux).Le rendement devrait continuer d'augmenter dans les années à venir, mais n'atteindra peut-être jamais ce niveau élevé, à cause du sol assez sablonneux du verger.Etant l'un des premiers à avoir tenté l'expérience des pommiers nains dans l'Okanagan, M.Sutherland s'est senti laissé à lui-même.Les conseillers du ministère ont fourni des recommandations en se basant sur des études menées dans l'Est du Canada et en Europe, l'une des principales différences étant le climat semi-aride de l'Okanagan.Mike Saunders, un expert en arbres fruitiers, estime que les expériences menées jusqu'à maintenant dans la région sont encourageantes, même si elles demeurent encore trop peu nombreuses.II estime que les vergers à haute densité (plus de 400 arbres à l'acre en Colombie-Britannique) permettent d'obtenir une récolte rapide et de bonne qualité.Cela procure plus de revenus avec des coûts de production plus bas puisqu'on n'a plus besoin des échelles pour la cueillette.«Les deux méthodes de palissage ont jusqu'à maintenant dépassé nos attentes», dit-il.Le plus sérieux problème réside évidemment dans le coût élevé qu'exige la conversion d'un verger traditionnel.Avec leurs grandes branches qui viennent très bas, les arbres risquent aussi d'être victimes du gel.Aux dix ans environ, un gel particulièrement dur fait des victimes parmi les pommiers de l'Okanagan.Un atout important Toutefois, l'un des principaux atouts des pommiers nains provient du rendement de qualité qu'ils offrent à peine quelques années après avoir été plantés.Cela permet aux pomiculteurs de s'adapter aux goûts actuels et aux besoins du marché.Soixante-cinq pour cent des revenus des (k) kongskilde UN NOM À RETENIR.DES PRODUITS CANADIENS La nouvelle dent "Conser-Tine" • Conserve l'humidité et la terre végétale • Aide à obtenir des récoltes plus abondantes Bon labourage interne L'action des dents crée une bonne couche arable dans la partie inférieure du lit de semence.Le contact entre la terre et la semence est amélioré.L'humidité capillaire est retenue puis utilisée, pour assurer une germination plus rapide et plus complète.La dent "Conser-Tine" est supérieure aux tiges traditionnelles La nouvelle dent "Conser-Tine" renforcée de Kongskilde travaille bien mieux que les tiges conventionnelles.Elle passe plus facilement au-dessus des débris, réduit les frais d'entretien et offre plusieurs autres avantages.CULTIVATEUR QD kongskilde Le modèle SBC est idéal pour les grands travaux.Quant au modèle PGB, il convient particulièrement bien aux tâches intermédiaires.Territoires disponibles—pour plus d'informations communiquez avec: Pierre Lamoureux Pre-Ver Inc.869, boul.Harwood Dorion, Québec J7V 5V5 (514) 455-7946 Fax: (514) 455-3503 Qf) KONGSKILDE Siège social au Canada Thames Road East, Box 880 Exeter, Ontario MOM 1S0 (519) 235-0840 Telex 064-5818 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1989 65 Malgré son climat semi-aride, la vallée de l'Okanagan offre des conditions exceptionnelles pour la production de fruits, grâce à l'irrigation.pommiers de l'Okanagan proviennent encore des variétés traditionnelles (Mcintosh, Red Delicious, Golden Delicious et la Spartan, presque exclusivement produite dans l'Okanagan).De plus en plus, cependant, les producteurs s'intéressent à de nouvelles variétés, notamment là Gala, de Nouvelle-Zélande, et la Fuji, du Japon, qui font l'objet de recherches.On tente aussi de développer une nouvelle pomme, la «Jonagold», à partir de la Jonathan et de la Golden Delicious.Ce n'est pas tous les pomiculteurs qui s'intéressent à ces nouveautés.Plusieurs s'en tiennent aux fruits traditionnels et aux méthodes connues, soit par goût, soit parce qu'ils n'ont pas les moyens de changer.Mais avec l'évolution du commerce nord-américain, ils n'auront peut-être pas toujours le choix.«JJ y a des gens qui hésitent et d'autres que les nouvelles idées n'intéressent pas, admet M.Saunders.Mais si vous ne faites pas appel à la technologie moderne, vous vous refusez des avantages auxquels d'autres gens, dans d'autres régions, ont accès, et qu'ils utilisent.» ¦ l Ses V^^gihsSS, -Mc^èlejJ^lSISi^-¦- PIÈCES ET ACCESSOIRES DE PULVÉRISATEURS Teejet.fourches a roches vretBn 3 a 33 p'»eds CASQUES RESPIRATOIRES AGROFILTER' 4915, boul.Laurier Ste-Rosalie, Qc JOH 1X0 (514) 799-1080 66 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1989 Billonner et rechausser en sol lourd Machinerie et construction La billonneuse animée a été conçue pour faciliter la culture des pommes de terre en sol lourd.Elle brise les mottes, empêche le verdissement et économise du temps.par Simon-M.Guertin La culture de la pomme de terre s'accommode bien des sables mais comporte certains inconvénients en sol moins pulvérulent.C'était justement le problème de Noël Lafortune, de Saint-Thomas de Joliette.Il cultive depuis 20 ans la ferme paternelle qui compte maintenant 300 hectares.Bien que le sol soit généralement d'une structure légère, certaines parties de la ferme ont un contenu en limon ou en argile nettement plus élevé.Ces sols requéraient des surplus de travail.C'était également l'endroit où il retrouvait le plus de pommes de terre vertes, en plus d'avoir des ennuis avec les mottes.Pour solutionner ses problèmes, il recherchait une machine adaptée à des sols autres que le sable.Il a finalement découvert une billonneuse-rechausseuse, conçue en Hollande, où la majorité des sols sont argileux.Les Hollandais veulent éviter les labours inutilement profonds et la préparation excessive du lit de semence.En effet, un trop grand nombre de passages coûte très cher et entraîne souvent une détérioration de la structure du sol.La compaction et la semelle de labour sont les principales causes de la réduction des rendements.D'autre part, une préparation de sol exagérée peut provoquer des line rechausseuse bien adaptée économise temps et argent, en plus d'augmenter la qualité de la récolte.problèmes à la levée et aussi réduire les rendements.De plus, la base du lit de semence ne doit pas être trop profonde.Ceci aurait pour conséquence une réduction des remontées d'eau depuis les couches profondes du sol.En raison des risques importants de création de mottes et du risque de dessèchement, il convient de travailler à moins grande profondeur en faisant suivre la billonneuse-rechausseuse deux ou trois L'ère de la robotisation Les nouvelles technologies envahissent le monde agricole.Le Salon de l'agriculteur en présentait un généreux étalage en janvier dernier.L'électronique et la micro-informatique sont en train de transformer le machinisme agricole.D'ici 10 ans, on prévoit que 90% de l'équipement sera doté de composantes électroniques.Les applications actuelles de l'électronique permettent d'alléger la tâche des opérateurs tout en augmentant la qualité du travail.En matière de pulvérisation par exemple, les outils proposés rendent l'utilisation des produits phytosanitaires beaucoup plus sécuritaire.D'une part, la manutention est réduite au minimum; d'autre part, des senseurs électroniques corrigent au besoin le taux d'application.Ces outils réduisent donc le coût des traitements et permettent un plus grand respect de l'environnement.L'électronique se retrouve partout où l'intervention exige un effort de surveillance soutenu de la part de l'opérateur.En pratique, les systèmes informatisés contrôlent le fonctionnement de plusieurs équipements dont les distributeurs automatiques de concentrés, la gestion du chauffage et de la ventilation des bâtiments d'élevage, les ordinateurs de bord sur les tracteurs et les moissonneuses, etc.Le développement de l'informatique en agriculture passe par l'automatisation et la réalisation de capteurs intelligents capables de traiter un grand nombre d'informations dont le taux de semis, le rendement et la performance, par exemple.Ces systèmes-experts aideront l'agriculteur à prendre les bonnes jours après la plantation.Cette machine a l'avantage d'éclater les mottes par le choc des lames et par projection contre le tablier pour obtenir un sol pulvérulent.Les effets seront accentués par une augmentation de la vitesse de rotation du rotor ou par une réduction de la vitesse d'avancement.Dans les conditions normales, un tracteur de 125 chevaux tire une machine à quatre rangs à une vitesse de trois à cinq milles à l'heure.La machine accumule de la terre ameublie près du rang, ce qui favorise une bonne disposition des tubercules.Ce billon volumineux est particulièrement important pour éviter le verdissement.De plus, ce type de billon est particulièrement apprécié au moment de la récolte, car il élimine les mottes.Enfin, une seule opération suffit pour toute la saison de végétation; il n'est plus nécessaire de procéder au rechaussement des champs qui ont été travaillés avec cette machine.Bien que cette machine semble très efficace, Noël Lafortune continue à utiliser la butteuse conventionnelle dans les sols sablonneux.En effet, cette machine, conçue pour les sols limoneux et argileux, ne comporte aucun avantage dans les sols sablonneux.Au contraire, elle occasionne une dépense inutile d'énergie.¦ décisions.Un peu plus en amont, la télédétection est actuellement utilisée dans une série d'activités reliées à l'agriculture.Elle sert à déterminer l'occupation des sols, la nature et l'évolution des végétaux, etc.On peut penser que les agriculteurs auront accès à cette technologie afin d'apporter des traitements localisés et d'optimiser les rendements.Les développements actuels de l'électronique et de la robotique sont en voie de transformer considérablement le portrait de l'agriculture.Maintenant, elle participe à la révolution technologique amorcée il y a déjà 30 ans.Avec la globalisation des marchés, il importe de bien utiliser ces outils afin d'exploiter adéquatement nos avantages comparatifs et de conserver notre compétitivité.Le Bulletin des agriculteurs/mars 1989 67 Trouvailles Un tracteur pour trois séchoirs Le regroupement de petites unités de séchage a permis d'allier qualité, efficacité et économie.abituellement les agriculteurs échangent leur petit séchoir contre un modèle plus gros, plus rapide.Lucien Tétreault de Sainte-Madeleine, près de Saint-Hyacinthe, a préféré en regrouper trois pour tripler la capacité tout en obtenant la même qualité de grains.Tout a commencé par un premier séchoir de 400 minots capable de sécher 2,5 tonnes à l'heure.Ce séchoir n'est pas tellement coûteux en plus d'être facile à installer.A l'usage, il consomme moins qu'un séchoir en continu sans recirculation et donne souvent un grain de qualité supérieure.En effet, le séchoir en fournée (à batch) recircule continuellement le grain pour éviter qu'il surchauffe.D'autre part, ce principe favorise un séchage plus uniforme parce que chacun des grains viendra à un moment ou l'autre près de la source de chaleur.Selon des essais réalisés par une agence gouvernementale de l'Ouest canadien, ce séchoir détériore peu les grains.Satisfait, Lucien Tétreault se décide d'en acheter un deuxième, pour doubler la capacité.Enfin, il en a récupéré un troisième, endommagé par un incendie.Les trois séchoirs ont été réunis sur une même plateforme et il a utilisé des boîtes d'engrenage provenant de souffleuses à neige pour les entraîner tous avec un seul moteur.Un embrayage par friction isole l'un des séchoirs des deux autres, et le tout est actionné par un tracteur de 90 che- Cette installation permet de sécher le maïs aussi rapidement qu 'un gros séchoir.vaux.Lorsque les trois séchoirs fonctionnent en même temps, ils peuvent traiter huit tonnes de maïs à l'heure à condition qu'il soit refroidi à l'extérieur des séchoirs.Pour atteindre cette performance, le système doit être manoeuvré par un homme bien entraîné.En effet, dès qu'une fournée est complétée, l'opérateur doit vider le séchoir, puis le remplir avec du grain humide; il poursuit ensuite avec les autres séchoirs, à tour de rôle, sans s'arrêter sauf si le grain est très humide et que le séchage dure longtemps.Il faut préciser que la mécanisation est réduite au minimum et que le remplissage se fait avec un tracteur équipé d'un chargeur avant.La capacité de séchage est environ la moitié de celle de sa moissonneuse.De cette façon, il peut effectuer tout le travail à lui seul.Il sèche donc en 20 heures ce qu'il a récolté en 10 heures et traite 700 tonnes en un temps fort acceptable.Lucien Tétreault évalue cette installation à 40 000$.Selon des essais réalisés dans l'Ouest canadien, ces séchoirs se classent très bien lorsqu'on compare leur performance à d'autres.Ils nécessitent environ 45 litres de carburant à l'heure et réussissent à enlever 10 points d'humidité dans le maïs, soit 20,4 litres par tonne.L'air atteint 150°C alors que le maïs se maintient à 60°C.Cela permet normalement d'obtenir un grain de qualité.S.-M.G.CLOTURES ELECTRIQUES.PROBLEMES D'APPROVISIONNEMENT?.NOUS AVONS LA SOLUTION À PRIX IMBATTABLES! \ I ?ISOLATEUR U» ROUGE À VISSER (SUISSE) ilmiiiumiiuuiuilL., POIGNEE VÉRIFICATEUR ISOLATEURS VARIÉS: "DARE" M "MIDLAND" 'HALLMAN" GRANDE VARIETE DE PRODUITS DE 1ère QUALITE POUR REPONDRE A TOUS VOS BESOINS: PARMAK—HALLMAN—BAYGARD—DARE—MIDLAND—Isolateurs rouges à visser (suisse) et autres.Catalogues disponibles: 3.00$ remboursables dès votre premier achat.TOUT POUR LE CONFORT ET L'ENTRETIEN DES ANIMAUX.NOUS RÉPARONS TOUT CE QUE NOUS VENDONS.VENTE GROS ET DÉTAIL VEUILLEZ NOUS CONSULTER POUR DE PLUS AMPLES INFORMATIONS.O 0 Corne au 411, 3e Rang, Iberville, (Québec) J2X 4M9 Tél.: (514) 347-2895 68 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1989 La résistance aux triazines au Québec Le Québec est l'une des dernières régions d'Amérique du Nord à être touchées par la résistance aux triazines.Le problème s'y aggrave rapidement, cependant.Une étude de l'université Laval a révélé que dans pas moins de 15% des champs de maïs du Québec prolifèrent des mauvaises herbes résistantes aux triazines, notamment parmi les populations de chou-gras et d'amarante.Cette proportion risque d'augmenter très vite si l'atrazine continue à être utilisée de façon excessive.On a décelé la résistance aux triazines pour la première fois au Canada en 1974, près des rives du lac Huron.Depuis ce temps, le phénomène s'est répandu à la plupart des régions agricoles de l'Ontario.Et c'est maintenant au tour du Québec.Ce type de mauvaises herbes a toujours été présent, en pedtes quantités non nuisibles et peu compétitives, dans nos champs.Mais la monoculture de mais et l'utilisadon continue d'atrazine, en éliminant les types susceptibles et donc la concurrence, permettent aux populations résistantes de se multiplier et d'éventuellement devenir les membres dominants de la population de mauvaises herbes.Notre mode de culture a ainsi, de façon non intentionnelle, sélectionné et encouragé ces populations.Les mauvaises herbes résistantes ressemblent en tous points à leurs cousines susceptibles, mais elles montrent des caractéristiques de germination différentes.En effet, la capacité de dormance de leurs graines est en général plus prononcée et leur permet de germer plus tard et d'ainsi échapper au contrôle.Grâce à cette adaptation, les types résistants peuvent aussi maintenir un réservoir de graines dans le sol pour de plus longues périodes de temps que les types susceptibles.Il est important de savoir qu'aucune dose d'atrazine ne viendra à bout de ces plantes nuisibles, puisque cet herbicide n'a aucun effet sur elles.La solution au problème n'est donc pas d'augmenter la dose d'atrazine, mais bien de changer d'herbicide.L'utilisation d'un herbicide à activité résiduelle comme Banvel peut vous aider à obtenir un contrôle uniforme malgré la germination irrégulière et tardive.Un traitement en préémergence suffit à maintenir un champ exempt de chou-gras et «ANNONCE» d'amarante résistants aux triazines durant la période où le maïs est le plus susceptible à la compétition.Banvel est le seul herbicide qui procure un contrôle résiduel des mauvaises herbes à feuilles larges résistantes aux triazines.Cette action résiduelle, ainsi que son innocuité pour le maïs, donnent à Banvel une flexibilité sans égale: il peut être appliqué en préémergence, en postémergence hâtive, ou en postémergence tardive.La présence au Québec de la résistance aux triazines oblige les producteurs de maïs à en surveiller l'apparition dans leurs champs et à ajuster leurs méthodes de culture en conséquence.Le contrôle de l'apport en graines de mauvaises herbes, la pratique de rotation des cultures, et la connaissance des herbicides de remplacement font partie d'une bonne stratégie de lutte contre ce phénomène.Banvel est l'herbicide le plus populaire auprès des agriculteurs canadiens pour la répression des mauvaises herbes à feuilles larges résistantes aux triazines dans les champs de maïs.Ne tardez pas à l'inclure dans votre programme de lutte.AVEC BANVEL, RESISTANCE! • Il élimine les chénopodes et amarantes résistants aux triazines • Il offre un contrôle durable grâce à son activité résiduelle dans le sol • Il anéantit la compétition des mauvaises herbes tôt en saison par une application de préémergence ou de postémergence hâtive Protégez vos rendements avec Banvel: c'est l'herbicide le plus employé au Canada pour le contrôle des mauvaises herbes résistantes aux triazines dans le maïs SANDOZ AGRO CANADAJNC.Suite 302, Plaza 4,2000 Argentia Rd.Mississauga, Ontario L5N1W1 416-821-7850 BanvelMC est une marque déposée de Sandoz Ltée. Protection des cultures Les pesticides: une loi à finir Malgré ses qualités, la nouvelle réglementation fait la vie dure aux producteurs de pommes de terre et laisse un trou juridique à combler: l'entreposage.Les producteurs de pommes de terre devront dorénavant demander une autorisation spéciale pour utiliser le Temik, un insecticide systémique très efficace contre les doryphores.par Aubert Tremblay, B.Se.Malgré les contraintes qu'elle impose, la nouvelle loi provinciale sur les pesticides semble avoir été bien accueillie par l'industrie.Les vendeurs de produits chimiques, qui doivent composer avec une opinion publique de moins en moins favorable, ne pouvaient que voir d'un bon oeil la venue d'une réglementation aussi rassurante.On saura désormais où vont les produits dangereux et qui sont ceux qui les utilisent.Impossible, donc, d'accuser à tort les producteurs et leurs fournisseurs.«Je crois que personne, dans le domaine des pesticides, n'est contre la nouvelle loi», résume le directeur de la chimie agricole à la Coop Fédérée, Claude Roger.La plupart des détaillants se prêtent donc de bonne grâce à leurs nouvelles obligations: vérification des cartes d'agriculteurs, vérification de leur inscription auprès du ministère de l'Environnement, tenue de registres de vente très précis pour chaque produit, chaque client, chaque région.«Il y a une logique derrière tout cela, estime Jacques Dion, un détaillant de Saint-Hyacinthe, le ministère veut connaître la quantité de produits déversés dans chacun des réseaux hydrographiques.» La nouvelle réglementation oblige aussi les représentants à suivre un cours pour exercer leur métier.Théoriquement, on ne pourra plus s'improviser vendeur de pesticides sans d'abord prouver sa compétence.«Ça va assainir le marché» dit Claude Roger, traduisant la pensée de plusieurs détaillants et grossistes.Des mécontents Du côté des agriculteurs maintenant, le sacrifice n'est pas très grand.La plupart auront à suivre un cours de formation pour obtenir un certificat de compétence valide pour trois ans (voir encadré).Et ils ont jusqu'au mois d'avril 1991 pour passer leur examen.Une exception cependant: les producteurs de pommes de terre, qui se considèrent vraiment lésés.Le ministère vient de leur enlever le droit d'utiliser à leur guise un outil de production presque essentiel: le Temik.Le problème c'est que ce produit est fait d'aldicarb, un insecticide de classe 1 particulièrement soluble dans l'eau et donc des plus dangereux pour l'environnement.A chaque fois qu'ils veulent utiliser le Temik, les producteurs doivent d'abord en demander l'autorisation au ministère, qui leur demande un plan de ferme avec des détails sur la texture de leur sol, les applications des années antérieures, etc.Le délai entre la demande et l'obtention de cette autorisation est d'au moins deux ou trois semaines.«Il nous faut démontrer la nécessité d'utiliser ce produit.explique le président du Syndicat des producteurs de pommes de terre de Nicolet, Sylvain Richard, mais il est impossible de savoir à l'avance s'il y aura ou non une infestation de doryphores dans le champ, ce n'est pas réaliste!» Les producteurs de pommes de terre sont très dépendants du Temik car il est pour eux le seul insecticide vraiment efficace contre le doryphore.Comme cet insecticide est résiduel et systémique, il suffit de l'appliquer au semis pour éviter que les plants ne soient dévorés dès leur germination.D'après l'agronome respon- Le Bulletin des agriculteurs/mars 1989 71 ® D'1 OPTEZ POUR.PROMUTUEL j& Société mutuelle de votre région est membre de Promutuel, l'un des plus important assureurs au Québec.L'ASSURANCE La Société mutuelle vous propose une gamme complète de services en assurance de dommages et en assurance-vie.LE SERVICE La Société mutuelle vous offre un service personnalisé, basé sur le professionnalisme et l'expertise d'une équipe gagnante.LA SÉCURITÉ La Société mutuelle membre du Groupe Promutuel, est partenaire d'un fonds de garantie, unique au Québec, de plus de 4 millions $.FAITES LE BON CHOIX ! OPTEZ POUR.mil iïiïii PROMLTTUEL sable du réseau de dépistage de Nicolet, Gilles Hamel, les autres insecticides ont le désavantage de devoir être appliqués après la levée des plantules, lorsque les doryphores ont déjà commencé à faire leurs ravages.Et puis, les arrosages plus fréquents occasionnent des baisses de rendement.Sans compter que, selon Gilles Hamel, certaines souches de doryphores auraient développé une résistance aux insecticides autres que le Temik.«S'il faut appliquer deux produits à la fois, où est l'avantage pour l'environnement?», de-mande-t-il.Et l'entreposage?Mais à part ces premières victimes, la loi risque de faire quelques autres malheureux d'ici à ce qu'elle soit complétée.Car le ministère se propose de réglementer aussi le transport et l'entreposage des pesticides.Le texte de loi prévoit la création d'un «code de gestion» qui viendrait contrôler la distribution, la vente, l'entreposage, le transport et l'utilisation des pesticides.La loi et ses règlements La nouvelle loi sur les pesticides a été sanctionnée par l'Assemblée nationale en juin 87, mais ses règlements n'entreront vraiment en vigueur que le 30 avril 1991.D'ici là, la législation a prévu un régime provisoire.Les pesticides ont été classés en cinq catégories, allant des produits les plus toxiques aux produits domestiques.Les agriculteurs qui veulent utiliser des pesticides de classe 1 doivent s'inscrire au ministère de l'Environnement et obtenir une autorisation spéciale.Ceux qui emploient des produits de la deuxième catégorie (les pesticides considérés d'usage restreint) n'ont simplement qu'à s'inscrire, tandis que tous les autres qui n'utilisent que la classe 3 (d'usage commercial, agricole ou industriel) n'ont qu'à présenter leur carte de producteur à leur détaillant.Dès le premier mai 1991, il faudra avoir suivi un cours et obtenu un certificat pour pouvoir utiliser les produits de classe 1 et 2.Le certificat, qui coûte 75$, a une durée de trois ans.Pour l'obtenir, il faut d'abord prouver sa compétence en réussissant l'examen prévu à cette fin par le ministère.Les cours de préparation sont gratuits et leur durée devrait être de 30 heures.Ils se donnent dans les commissions scolaires mais les intéressés doivent d'abord s'inscrire auprès du ministère.En janvier dernier, le ministère avait déjà reçu environ 3 500 demandes de certificat de la part des producteurs agricoles.72 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1989 Les exigences de la loi classe principaux pesticides exigences jusqu'au 30 avril 1991 après le 30 avril 1991 1 aldicarbe (Temik) chlordane endrine aldrine dieldrine heptachlore inscription et autorisation spéciale certificat (75$) et autorisation spéciale 2 produits d'usage restreint inscription certificat (75$) 3 produits d'usage commercial agricole ou industriel carte d'agriculteur carte d'agriculteur 4-5 produits d'usage domestique Les règlements actuels ne touchent que la distribution, la vente et l'utilisation.Reste donc le transport, qui est déjà en partie contrôlé par le gouvernement fédéral, et l'entreposage.Le Québec, dans ce dernier domaine, tire un peu de l'arrière.Le «Ontario Pesticides Act», par exemple, précise déjà des conditions d'entreposage incluant la ventilation et la pose d'un écriteau mentionnant le danger.Mais les détaillants québécois peuvent encore entreposer leurs produits sans devoir se soumettre à des nonnes uniformes précises.Les seules normes existantes actuellement sont celles inscrites sur les étiquettes des contenants, celles des fabricants, et celles des compagnies d'assurance.«Des études sont en cours, souligne un des responsables des pesticides au ministère de l'Environnement du Québec, Jean Sherer, et des nonnes d'entreposage devraient être adoptées très bientôt.» C'est probablement la raison pour laquelle certaines compagnies préfèrent devancer les intentions gouvernementales et adopter leurs propres nonnes, plutôt que de se voir imposer du jour au lendemain des restrictions sévères.Sans compter qu'elles veulent évidemment soigner leur image et éviter les accidents malheureux.¦ SUIVEZ LE LEADER! La précision à laquelle on peut se fier.LA GAMME HARDI DE PULVÉRISATEURS REMORQUÉS TERRITOIRES DISPONIBLES Réservoirs de 300, 500, 800 et 1000 gallons amér.Rampes de 28' à 82'; type manuel ou hydraulique Dosage automatique de débit, pression constante, corps de buse à montage rapide Gamme complète d'accessoires en option BERTRAND & BERTRAND INC.117 Boul.Sauvé, St-Eustache, P.Q.J7P 2A2 Tél.: (514) 473-1401 T1 POUR LIVRAISON AU PRINTEMPS ECONOMISEZ DES TELEPHONEZ OU ÉCRIVEZ DÈS AUJOURD'HUI POUR RECEVOIR NOTRE BROCHURE (418) 871-3939 • ai m y:yi IOC 500-220 Saint-Jean-Baptiste fVlULI 11 UPC Québec (Québec) G2E 5R9 Nom.Adresse.Ville_ Code Postal Longueur.Tél.Largeur, Hauteur.Utilisation, PROMOTION HIVERNALE - TEMPS LIMITÉ Le Bulletin des agriculteurs/mars 1989 73 Viens jaser L'exploitation des ressources L'évolution récente a augmenté les responsabilités sociales de l'agriculteur.Mais il ne doit pas en assumer seul les coûts.par Maurice Hardy, agronome d'intrants sont généralement bien éclairés; la description des ennemis de ses cultures lui est faite régulièrement et il est généralement prêt à prendre toutes les mesures pour protéger ses principaux outils de travail: ses sols et l'eau qui leur est précieuse.Avec les années, à mesure que les informations étaient plus à point, de nouvelles spécifications ont permis d'asseoir plus solidement tous les choix du chef d'entreprise agricole.Récemment on a réussi, justement parce que les revenus de l'agriculteur lui permettaient de nouveaux choix, à mieux contrôler les pertes occasionnées par une mauvaise conservation des fumiers.On parle depuis longtemps de la protection des rives de cours d'eau.Tous les agriculteurs savent qu'il est souvent difficile et parfois même impossible de maintenir en bonnes conditions ces endroits critiques, tout comme certains dénivellements de terrain.Une dénivellation trop raide de terrain, où qu'elle soit, expose les sols à l'érosion et à la perte d'éléments fertilisants ou de matière organique.Ces obstacles sont des risques continuels pour l'environnement, mais si ces obstaches sont dans une région agricole, ils ne devraient pas nécessairement être sous la responsabilité du seul agriculteur.L'agriculteur utilise et transforme des ressources qui sont autour de lui et qu'il essaie de bien conserver.Nombre d'industries font la même chose.Mais je crois que la société semble plus sévère et plus critique pour l'agriculteur.La protection des ressources en agriculture ne doit pas être une condamnation globale du passé et des technologies que le progrès actuel rend désuètes.S'il y a un prix à payer pour corriger non pas des erreurs, mais une lenteur à changer de méthodes en agriculture, faudrait que tout le monde paie sa juste part parce que tout le monde en profitera.Si l'agriculteur devra mieux savoir, mieux produire en se sacrifiant pour satisfaire les exigences des autres, le consommateur, lui, devra s'attendre à payer sa part de cette gestion globale des ressources alors que l'industrie et les gouvernements, eux, devront investir davantage dans la recherche.¦ Parmi tous ceux qui ont connu ou ont vécu l'évolution de notre agriculture depuis quarante ans, il n'est un secret pour personne que l'agriculteur et ses conseillers n'ont jamais accepté que l'arrivée et le choix de techniques nouvelles ne viennent affecter la qualité de nos sols ou de nos eaux.L'urbanisation de nos villages et petites agglomérations rurales, l'agrandissement des entreprises agricoles, la multiplication des réseaux routiers et des services publics, les exigences des nouveaux développements domiciliaires et industriels ne sont que quelques-uns des phénomènes qui ont obligé à des transformations et des concentrations que, peut-être, nos sols et nos réseaux aquifères ne pouvaient se permettre.Mais les méthodes et les techniques éprouvées, qui pouvaient permettre à l'agriculteur de mieux résister aux pressions du progrès de notre société, n'ont jamais été choisies au hasard.Il est cependant connu que les meilleures méthodes n'ont pas été toutes adoptées par tous ou ont pris beaucoup de temps avant de faire leur chemin.La prudence proverbiale de l'agriculteur et la lenteur de la majorité à changer des habitudes traditionnelles de travailler sont seules en cause si des effets moins bons pour la nature ont laissé des traces.L'agriculteur changeait parfois ses méthodes, en perfectionnait d'autres.Pour nourrir la société adéquatement, l'agriculteur s'est souvent plié à des exigences parfois très dures pour assurer à tous qualité et quantité à des prix que le consommateur avait lui-même fixés.Ça ne fait pas très longtemps que, pour certaines denrées, le producteur agricole peut lui-même établir ses prix.Pour en arriver et se maintenir à des niveaux de production qui lui laissaient un profit, l'agriculteur profitait de recommandations précieuses, toutes bien assorties des avis de prudence dans les choix et dans les adaptations.Les excès ont toujours échappé aux conseillers.L'agriculteur a été mis au courant des possibilités qui lui étaient offertes avec ses analyses de sol.Il évalue chaque année les besoins de ses sols et des plantes qu'il introduit dans ses rotations.Il apprend à connaître les techniques disponibles; ses choix Allez voir les tracteurs Ford chez un des concessionnaires suivants: Aima Équipements J.M.A.R.Inc Black Lake G.Guillemette Inc.Cap Santé Richard Piché Inc.Caplan ;apian M .1 Brière Inc.Chicou.timi Gobeil Equip.Ltée Dalhousie Sta Fernand Campeau & Fils Drummondville Machinerie Simard Inc.Granby Aubin & St-Pierre Inc.Huntingdon Les Equip.Bonenberg Inc.Iberville Guillet & Robert Inc.Lachute B.Lussier Inc.Lennoxville Équip.B.Monn Inc.Maskinongé Équip.G.Gagnon Inc.Mnntmagny Équip.Boïduc Inc.Napierville SCA du sud de Montréal (418) 668-0145 (418) 423-4737 (418) 285-1811 (418) 388-2166 (418) 549-3956 (514) 269-2737 (819) 474-1910 (514) 378-9822 (514) 264-6673 (514) 347-5596 (514) 562-4124 (819) 569-9611 (819) 227-2245 (418) 248-0458 (514) 245-3801 (819) 292-2000 (514) 248-4311 (418) 775-2218 (418) 867-1062 (418) 888-5111 (819) 229-3664 (514) 473-1470 (418) 887-3327 (819) 396-3088 (514) 774-5356 (514) 839-7244 (418) 963-2122 Parisville Henri Côté & Fils Inc.Pike River Guillet & Robert Inc.Pointe-au-Père Gar.Daniel Lévesque Inc.Rivière-du-loup Équip.Agricole KRTB Inc.St-Agapit Machineries Jean Roy Inc.St Célestin C.Lafond & Fils Inc.St-Eustache Gar.Bigras Tracteur Inc.St-Gervais FRS Goulet et Fils Inc.SI Guillaume Machinerie St-Guillaume SI Hyacinthe Aubin & St-Pierre Inc.St-Jacques Les Équip.Bruno Roy Inc.St Jean-de-Dieu Garage Y.Sirois & Fils Inc St-Laurent Les Équip.Manutech (Mont) (514) 332-3911 St-Lpuis-de-Gonzague Les Equip.St-Pierre Inc.(514) 371-0920 St-NsrcissG Trudel & Piché (AG) Inc.(418) 328-3788 St-Rémi Gar.J.L.Lefrançois Inc.(514) 454-2233 SI Thomas Joli Raymond Lasalle Inc.(514) 756-2121 St-Victor Les Équip.AG L.Boucher Inc.(418) 588-6891 Ste-Foy Les Équip.Manutech Inc.Ste Hénédine J.Dubreuil & Fils Ltée Varennes Équipements Inotrac Inc.Victoriaville Maheu & Frères Limitée West Brome Machinerie Agri Page Inc.(514) 263-1700 Wotton Equip.Proulx & Raiche Inc.(819) 828-2661 (418) 871-1555 (418) 935-3633 (514) 652-6991 (819) 752-5575 FORD tëW HOLLAND 74 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1989 Votre tracteur est-il construit comme un Ford?Personne n'est mieux placé pour évaluer un tracteur que l'agriculteur qui l'emploie au fil des jours dans les conditions les plus diverses.Voilà pourquoi nous suivons la performance des tracteurs Ford jusqu'à cinq ans après l'achat.Nous demandons aussi à une firme de sondage indépendante d'interviewer les agriculteurs au sujet de leurs tracteurs.Les réponses sont toujours les mêmes— les tracteurs Ford de 30 à 90 HP sont au tout premier rang pour la satisfaction des propriétaires, la fiabilité, la durabilité, l'entretien, le service et la qualité.La qualité Ford New Holland ne se borne pas cependant à nos tracteurs de puissance moyenne.Chaque année, toute notre gamme de tracteurs continue de s'améliorer en fait de qualité d'ensemble si on en juge par les réclamations en vertu de la garantie des concessionnaires.Toutefois, la satisfaction du propriétaire exige plus qu'une bonne garantie et qualité supérieure.Il lui faut aussi un concessionnaire de qualité.Les propriétaires de tracteurs Ford continuent de donner à leurs concessionnaires une note élevée pour les éléments essentiels tels que les stocks de pièces, le coût et la promptitude du service après-vente, ainsi que la probité en affaires.N'hésitez pas à demander au voisin pourquoi il s'en tient toujours aux tracteurs Ford.Il vous dira lui-même ce qu'il aime de son tracteur.Quand vous saurez ce qu'il sait, nous croyons que vous aussi, vous aurez bientôt un Ford. Impôt Agriculteur ou dilettante?La culture d'arbres de Noël est une activité agricole, si on la pratique selon les règles de l'art et s'il y a un espoir raisonnable de profits.par Jocelyn Thibault Les personnes qui plantent des conifères pour les vendre comme arbres de Noël peuvent-elles déduire les frais de plantation au cours de l'année durant laquelle elles encourent ces frais ou au cours de l'année de la vente des arbres?La réponse à cette question n'est pas simple.Cela dépend des faits propres à chaque cas et il est possible que le fisc conteste les frais encourus comme il l'a fait dans l'affaire Witkor Solotorow qui a déposé un appel à la Cour canadienne de l'impôt et dont la décision a été rendue le 16 septembre 1988.Jocelyn Thibault est cga, conseiller fiscal auprès de Malenfant et Dallaire.comptables agréés, à Sainte-Foy.Il est généralement reconnu que la culture, l'entretien et la coupe d'arbres de Noël sont considérés comme des travaux agricoles, et ce, peu importe que l'exploitant effectue d'autres travaux agricoles ou non.L'exploitant peut donc déclarer le revenu d'une telle exploitation sur la base de la comptabilité de caisse et déduire les déboursés reliés à cette exploitation au moment même du déboursé, ce qui entraîne une non-synchronisation des dépenses par rapport aux revenus, c'est-à-dire des pertes au début de l'exploitation et des revenus après quelques années seulement.Si la comptabilité de caisse est utilisée, les frais suivants sont déductibles: -Coût d'achat et de plantation des arbres; -Dépenses annuelles comme l'émon-dage, l'entretien, les taxes foncières, les frais d'intérêts sur l'emprunt relatif à l'achat de la terre; -Toutes autres dépenses reliées à l'exploitation (fertilisants, frais de mise en marché, cotisations à une association reconnue reliée au domaine de cette exploitation, abonnements et revues qui traitent de ce genre d'exploitation).D'autre part, si vous utilisez la comptabilité d'exercice, les frais énumérés ci-dessus sont généralement ajoutés au coût des inventaires, à l'exception des dépenses annuelles comme l'émondage, l'entretien, les taxes foncières et les frais d'intérêts.Ces dernières dépenses sont déductibles dans l'année où elles sont encou- FINI la résistance! Le temps des boucles d'oreilles insecticides pour bovins à base de dérivés de pyréthrine est révolu.MAINTENANT, MUNISSEZ-VOUS DE L'INVINCIBLE BOUCLE D'OREILLE DISVAP® AU TÉTRACHLORVINPHOS.Aucune génération de mouches ne lui résiste.Va plus loin PRODUITS VÉTÉRINAIRES DISPAR LTEE.JULIETTE, QUÉBEC J6E3Z1 76 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1989 Counter 15-G Dans le sillon **** Laisseriez • vous le vent emporter votre argent?• L'insecticide granulaire systémique par excellence.• Contrôle 4 insectes majeurs du maïs.• Sécuritaire pour la semence.
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