Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1990-12, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
:o8 Bulletin 3,50$ Décembre 1990 des agriculteurs Enfin! Les hybrides de mais Jacques sont arrivés.Ils ne demandent qu' à produire pour vous.Semez les remarquables hybrides Jacques ' dans vos champs! 2650 Nouvelle variété hâtive - hybride vigoureux - potentiel (2550 UT) ^e rendement élevé.2750 Exceptionnelle combinaison de rendement potentiel, (2575 U.T.) de robustesse de la tige et de précocité hâtive.4170 Hybride de haut rendement - plant spectaculaire - tige (2775 U.T.) très forte produisant du grain de haute qualité.^ Au printemps, semez les produits Jacques pour des S bénéfices accrus.Pour plus d'information sur les hybrides Jacques à haut rendement, voyez votre concessionnaire ou composez le 1-514-427-3516 1990 Jacques Canada Inc. Sommaire La terre est notre mère: elle enfante nos corps et le ciel y joint Vâme.Pacuvius (220-130 av.JC.) Conseil consultatif auprès de la rédaction Donald Côté Directeur regional des ventes pour le Québec.Ciba-Geigy Pierre Courteau Conseiller en communications, Agriculture Canada Marcel Couture Vice-doyen, Collège Macdonald Denis Désilets Vice-doyen à la recherche, Faculté d'agriculture.Université Laval Pierre Doyon Consultant en publicité agricole Louis-R.Joyal Producteur de céréales, Yamaska Serge Lebeau Directeur-adjoint du GRÉPA, Université Laval Denise H.Paré Responsable de secteur, abonnement Jean-Marie Proulx Producteur de lait, Oka Lise Sarrazin Productrice de porcs, Saint-Jean-de-Matha Technique Une leçon de marketing 8 Les Cousineau ont développé, en moins de sept ans.deux marques de prestige dans le brocoli.Le « Downer Cow» est une 10 complication, pas une maladie Les dommages aux muscles, dus à une trop longue position couchée, seraient la cause de la paralysie.Il n'y a pas de fourrages magiques 12 Mais espérer alimenter avec un fourrage unique peut être problématique.Somatotropine: pourquoi laisser le 15 choix aux consommateurs?C'est à l'industrie à influencer le marché, mais sur la base d études précises.La vaccination protège mère et veau 16 Certains vaccins sont moins pas efficaces si l'hygiène et la régie font défaut.Comment produire 140 porcelets 18 par cage de mise bas?// faut augmenter le nombre de truies en inventaire par cage de mise bas.20 Une nouvelle loi protège la production des cultivars La loi sur la protection des obtentions végétales vise à protéger les investissements de la recherche.Faut-il enterrer le secteur 23 maraîcher québécois?La crise actuelle touche durement les entreprises les plus capitalisées.Chauffer.en récupérant l'air froid 28 Le MAPAQ et l'Université Laval ont testé un récupérateur de chaleur qui fait entrer l'air par des tuyaux enfouis dans le sol.SPÉCIAL FINANCE L'information: un intrant comme les autres La gestion de l'information financière est aussi importante que les techniques de production.31 34 Avec la TPS, les rapports mensuels seront plus avantageux Plus souvent on produira de demandes de remboursement, moins la TPS coûtera cher.Que faire lors d'un sinistre?35 // faut bien préciser les clauses du contrat a vant de réclamer quoi que ce soit.Une expérience malheureuse 38 Les Laçasse n 'ont été indemnisés que deux ans et demi après l'incendie de leur porcherie, juste avant leur procès.Des changements 42 en faveur des agriculteurs Pour ceux qui vendent du quota, l'impôt pourrait bien diminuer.Les producteurs sont inquiets Dans le cadre des négociations du Gatt, des producteurs québécois dénoncent la passivité du gouvernement canadien.43 Famille-vie rurale Quand le couple et la ferme se séparent Le divorce d'un producteur agricole Ta obligé à vendre son entreprise.45 Chroniques Actualité Agenda Agro-force Artisanat Autour de la ferme Cuisine Finance Forêt Index des annonceurs Météo Nouveaux produits Nouvelles de l'industrie Onésime Viens jaser 6 6 52 51 54 53 35 25 27 22 26 27 48 50 Le Bulletin des agriculteurs/décembre 1990 3 gu/t-k-ckamp C'est le temps des récoltes et vos pneus de tracteur font défaut.Que ferez-vous?Téléphonez au service de dépannage express de Goodyear.Nous nous rendrons chez vous sur-le-champ.Nous réparerons vos pneus sur-le-champ.Vous vous remettrez au travail sur-le-champ.iï\l\CE DE DÉPANNAGE EXPRESS DE GOODYEAR.MUS VOUS MEUOUS EN MDE GOODWYEAR ALMA Distr.Centropneus Inc.(418) 668-7988 AMOS Pneus Abitibi Inc.(Div.Rechapex) (819) 732-5321 BEAUCEVILLE Distr.Centropneus (418) 774-6279 BEAUHARNOIS Pneus IX Inc.(514) 429-4580 BEDFORD Centre du Pneu Pelletier (514) 248-7130 DRUMMONDVILLE Les Pneus Vanasse Inc.(819)478-8119 GRANBY Les pneus Ovila Bernard (514) 378-7968 GRONDINES Faucher et Frères Inc.(418)268-3587 HUNTINGDON Les Equip.Bonenberg Inc.(514) 264-6673 JULIETTE David Lépine Inc.(514) 753-3712 L'ANGE GARDIEN Distr.Centropneus Inc.(418) 822-0427 LA CONCEPTION Pneu Legault (819) 686-2522 LAC MEGANTIC Centropneus (1989) Inc.(819) 583-1614 LASARRE Pneus Abitibi Inc.(Div.Rechapex) (819) 333-5567 LAVALTRIE Prod.Centropneus Inc.(514) 589-6368 RIVIÈRE DU LOUP Distr.Centropneus (418) 867-3963 SHERBROOKE Centropneus (1989) Inc.(819)567-5283 MATANE Distr.Centropneus (418) 562-4611 ST-ANTOINE Service de Pneu Sarrazin Inc.(514) 438-3730 SHERBROOKE Pneudis (Sherbrooke) Inc.(819) 569-9493 MONT-JOLI Centropneus (1989) Inc.(418) 775-5322 ST-BARNABÉ-SUD Garage Gaston Chartier S Fils Inc (514)792-3240 TROIS-RIVIÈRES Vanasse (Div.Rechapex) (819)375-4949 MONTMAGNY Centre D.P.Inc.(418) 248-7270 ST-EUSTACHE Les Pneus Argenteuil Inc.(514) 472-7506 VERCHERES Distr.Centropneus Inc.(514) 583-6163 NICOLET Les Pneus Jutras (819)293-8545 ST-JEAN-SUR-RICHELIEU Les Pneus Robert Bernard Ltée (514) 656-0312 VILLEMARIE Pneus Abitibi Inc.(Div.Rechapex) (819) 629-2515 PAPINEAUVILLE Les Pneus Robert Bernard Ltée (819) 427-6494 ST-JEAN-SUR-RICHELIEU Prod.Centropneus Inc.(514) 347-8349 WARWICK STL Centre de distribution (819) 358-2774 RIMOUSKI L'As Rechapeur (418) 724-4104 ST-PAUL-ABBOTSFORD Les Pneus Robert Bernard Ltée (514)379-5757 Pour autres renseignements, téléphoner: (514) 334-1112 L'équipe du Bulletin des agriculteurs vous souhaite Bulletin des agriculteurs Décembre 1990 Vol.73, No 12 Éditeur: Suzanne Lamouche c.a.RÉDACTION Rédacteur en chef: Marc-Alain Soucy Journalistes: Simon-M.Guertin, ingénieur et agronome Aubert Tremblay, B.Se.Sylvie Bouchard, agronome Secrétaire: Murielle Marineau ADMINISTRATION ET PUBLICITÉ Bureau de Montréal: Tél.: (514) 382-4350 Fax: (514) 382-4356 110.boul.Crémazie Ouest, bureau 422 Montréal (Québec) H2P 1B9 Suzanne Lamouche directrice de la publicité Isabelle Poutre, représentante Bureau de Toronto: (416) 486-4446 Peter Salmond, éditeur associé 50) Eglinton Avenue East Suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1N4 Fax: (416) 486-6636 Secrétaire à la direction: Sylvie Dugas Coordonnatrlce à la production: Rochelle Meilleur-Leroux Adjoint: Claude Larochelle GRAPHISME Design Express TIRAGE Montréal : 382-4350 Extérieur: 1-600-361-3877 Directeur: Normand Thérien Adjointe: Lise Tremblay Tarif de l'abonnement: un an deux ans trois ans 23,95$ 43,95$ 59,95$ À l'extérieur du Canada, un an: 35$ Tous droits réservés Maclean Hunter 1990 Courrier de 2* catégorie Enregistrement no 0068 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Le Bulletin des agriculteurs est publié et Imprimé par les Editions Maclean Hunter Canada .Président: James K.Warrlllow Vice-président directeur: Terry L.Maiden Vice-président.Publications du Québec: Jean Paré Maclean Hunter Limitée vA Président du Conseil: Donald G.Campbell Président et chef de la direction: Ronald w.Osborne Président de l'Imprimerie au Canada: Matthew B.Fyfe Le Bulletin des agriculteurs/décembre 1990 5 L'actualité La famille agricole C'est la famille de Jean-Yves Rodrigue et Patricia Lebel.de Saint-Anaclet, qui a £té désignée «famille agricole de l'année 1990» par la Fondation de la famille terrienne.Deux de leurs sept enfants, Francis et Réjean, gèrent maintenant l'entreprise familiale de 44 vaches Holstein et 310 hectares.La deuxième mention est allée à une autre famille de Saint-Anaclet, celle de Joseph Proulx et Jeanne-d'Arc Picard.Les Lys d'Or Sept entreprises se sont partagées cette année les douze Lys d'Or, saluant les fabricants de produits laitiers de qualité exceptionnelle.Il s'agit de Na-trel (lait, crème glacée et beurre), Sapu-to (fromages caciocavallo, ricotta et féta), Agropur (yogourt, fromages gouda, Oka et cheddar), Tournevent (fromage de chèvre frais), Lactantia (poudre de lait).C'était la 26ème édition du concours.Tous les fabricants de produits laitiers y participent grâce aux échantillons prélevés chaque mois par les inspecteurs du MAPAQ.Les produits sont évalués d'après leurs qualités physiques, chimiques et bactériologiques.Les gagnants sont ceux qui respectent le mieux les normes gouvernementales.Vers un même langage comptable Au début de 1991, tous ceux qui travaillent en comptabilité agricole devraient pou voir parler la même langue.Ils pourront en effet utiliser les règles de présentation et la terminologie «officielle» qu'auront adoptées les principaux intervenants (banques, gouvernements, sociétés de crédit.) à la suite de plusieurs rencontres.Le cabinet de conseillers en gestion Samson Bélair/ Deloitte et Touche devrait en effet publier sous peu un «rapport de consensus» à ce sujet.Augmentation des prêts Le nombre de prêts agricoles à long terme a augmenté en 1989-1990, signale l'Office du crédit agricole du Québec dans son rapport annuel.Le montant global de ces prêts a grimpé de plus de 45 % tandis que les subventions qui leur sont associées ont augmenté de 30 %.Un prix pour un de nos collaborateurs Jean Pierre Girard a reçu dernièrement le prix Adrienne-Choquette, décerné au meilleur recueil de fiction au Québec.C'est son premier livre de nouvelles, Silences, publié par les éditions de L'instant même, qui lui a mérité cet honneur.Jean Pierre Girard est auteur de l'article «Le cerf: un marché en pleine croissance» publié dans notre numéro de septembre.Nouvelle écurie à La Pocatière L'Institut de technologie agricole de La Pocatière fait de l'industrie chevaline un de ses chevaux de bataille.Le MAPAQ ayant accepté d'aider financièrement son programme spécialisé en courses attelées, l'institut s'est doté d'une piste d'entraînement et bénéficiera bientôt d'une nouvelle écurie.Le programme, nommé «techniques équines», est d'une durée de.deux ans et demi.Championne québécoise à Madison À la «World Dairy Expo» de Madison, au Wisconsin, une Ayrshire du Québec a été nommée grande championne de sa race: Sunnymead Jade's Silk, propriété de S.A.Mount, Allan Barr, Allen Turnbull et Larry Skillen, de Knowlton.L'expo a attiré cette année 62 000 personnes.Plus de 2300 vaches y ont défilé.Les voyages de formation sont retardés Le mois dernier, Le Bulletin des agriculteurs lançait un nouveau service de voyages de formation en annonçant Israël comme première destination.En raison des troubles politiques qui sévissent actuellement au Moyen-Orient, nous avons dû retarder la mission exploratoire.Celle-ci aura lieu dès que la paix sera revenue afin de donner suite au voyage déjà annoncé.La coop de sirop remonte la pente Les finances de la coopérative Les producteurs de sucre d'érable du Québec se sont redressées cette année.Son directeur, Gaston Rioux, était fier d'annoncer en assemblée générale que la coop avait dégagé un trop perçu de 838 000 dollars en 1989-1990.L'exercice financier précédent s'était soldé, lui, par une perte de 1,6 millions.AGENDA 9 et 10 janvier Salon de l'Agriculteur Auberge des Seigneurs Saint-Hyacinthe Cliniques du maïs 15 janvier Auberge Salaberry Valleyfield 16 janvier Roussillon Saint-Jean-sur-Richelieu 17 janvier Domaine de l'érable Sainte-Rosalie 22 janvier Motel 4 Saisons Notre-Dame-du-Bon-Conseil 23 janvier Carignan Louiseville 5 au 8 février Canadian International Farm Equipment Show Toronto International Centre of Commerce 6 Le Bulletin des agriculteurs/décembre 1990 Lorsque votre troupeau laitier compte sur le maïs vous pouvez compter sur Piekseed, ickseed s'est taillé une excellente réputation auprès des producteurs laitiers, avec des semences parmi les meilleures au Canada.Nos variétés de luzerne Arrow et Oneida VR sont celles qui fixent les standard en production fourragère.celles qui sèment de point de comparaison aux autres variétés.Piekseed a aussi élaboré des mélanges à fourrage et des hybrides de maïs permettant aux producteurs laitiers d'obtenir des récoltes qui contribuent à l'augmentation de production de leur ferme laitière.Le défi proposé à notre équipe de recherche a été de développer de nouveaux hybrides de maïs.Des hybrides qui répondent aux normes «Nos cinq nouvelles variétés présentent une combinaison gagnante de caractéristiques qui nous ont été demandées par les producteurs de maïs.» d'excellence exigées par les producteurs laitiers.Les résultats expérimentaux ont été consignés.et ils sont concluants: Piekseed offre, pour la saison de croissance 1991, les hybrides de maïs les plus performants réalisés en quarante-trois ans d'histoire.Nos cinq nouvelles variétés présentent une combinaison gagnante de caractéristiques qui nous ont été demandées par les producteurs de maïs: meilleur rendement, bonne résistance à la verse sous différentes conditions de croissance, poids élevé des grains, séchage naturel rapide et résistance aux maladies, hybrides s'échelonnant de 2400 U.T.à 3200 U.T., il y en a nécessairement un qui correspond à votre région.Parlez-en à votre représentant Piekseed dès cette semaine.Et choisissez, parmi nos fourrages et nos 18 hybrides de maïs, ceux qui conviennent le mieux à votre programme alimentaire.PICKSEED PICKSEED CANADA INC.CP.151 St-Hyacinthe (Québec) Canada J2S 7B4 Téléphone: (514) 799-4586 Fax: (514) 799-1026 Nous acceptons les frais d'appel Portrait Une leçon de marketing En identifiant correctement leur marché, les Cousineau ont imposé, en moins de sept ans, deux marques de commerce de prestige dans le brocoli.par Simon-M.Guertin Plutôt que de se limiter au marché de Montréal, où la concurrence se joue sur les prix, les Jardins Paul Cousineau et fils de Saint-Constant ont opté pour une stratégie nord-américaine.«Montréal offre un marché de 6 millions de personnes, tandis que la Côte-Est américaine compte plus de 100 millions de consommateurs», remarque François Cousineau, responsable des ventes.Il attire l'attention sur le fait que la principale zone de production de brocolis est située en Californie.D'ouest en est, la distance minimale est de 5000 kilomètres, alors que Saint-Constant est à moins de 3000 kilomètres de la Floride et 600 de New York.Les Californiens doivent donc débourser trois dollars américains la boîte de brocolis en frais de transport pour approvisionner ces marchés; les Cousineau s'en sortent avec une facture maximale d'un dollar américain.Malgré des frais de douanes de 20 %, ils arrivent à déjouer la concurrence du principal producteur de brocolis en Amérique du Nord.Ils ne cachent toutefois pas qu'ils attendent avec impatience la disparition des barrières promise avec le libre-échange.Une culture exigeante Cette entreprise qui rapportait la première médaille de bronze au concours de l'Ordre du mérite agricole 1990 suscitait les commentaires suivants des juges: «.ils ont eu l'audace de choisir une production horticole très spécialisée et peu répandue au Québec».Mais cette réussite n'est pas fondée que sur un avantage de proximité des marchés.En fait, leur stratégie de marketing s'appuie sur trois facteurs clés; qualité du produit, régularité dans les approvisionnements et volumes de livraison importants, leur permettant de commander des prix plus élevés, «en moyenne 15 % au-dessus du Pour obtenir la qualité totale, ça prend la participation permanente de tout le personnel.marché», dit François avec le sourire.En fait, les Cousineau ont développé deux marques de prestige, Briana et J.C.(pour Jardins Cousineau).Bien que la fondation de l'entreprise actuelle date de 1983, l'établissement des parents Paul et Jeanne d'Arc Cousineau à Saint-Constant remonte à 1965.Jardiniers dans l'âme, et malgré des conditions hostiles au départ, ils ont tôt fait de soustraire quelques arpents à la culture de grains pour produire des légumes, principalement des tomates au début.Puis, on a essayé les navets, piments, aubergines, maïs sucré, brocolis, choux, choux-fleurs, etc.Si bien qu'en 1983, il était devenu impérieux de faire un choix.Une tendance observée qui favorisait la consommation de légumes frais les fit opter pour le brocoli, recommandé par les médecins.De plus, c'était un des légumes les plus difficiles à produire, fait remarquer François Cousineau.En fait, les Cousineau voulaient une culture qui avait du potentiel et qui éliminait au départ les opportunistes.De 25 000 boîtes en 1983,l'entreprise a rapidement pris de l'expansion.Elle mettra en marché 250 000 boîtes de brocolis cette année, produits sur 180 hectares (la surface moyenne de production au Québec est de 10 hectares).«Tout a dû être construit à partir de rien, souligne Jean-Marie Cousineau, soudeur de profession.On n'a d'autre choix que de grossir, car à chaque année de nouveaux membres de la famille s'ajoutent comme salariés permanents.» Ils sont déjà les plus gros producteurs de brocolis au Canada, ce qui leur donne une position de leader sur les marchés; en fait, compte tenu de la qualité, de la régularité et des volumes qu'ils offrent.Les Jardins Paul Cousineau et fils inc.peuvent imposer les règles du jeu.Ils écoulent 25 % de leur production ici, tandis qu'ils expédient 70 % de leur volume total en Ontario et aux États-Unis, où le marché se joue sur la qualité.Les Maritimes absorbent le dernier 5 %.Transferts technologiques Comme le disait de façon sous-entendue les juges, ils ont dû importer la technologie d'ailleurs, car le Québec n'a pas d'histoire dans cette production.Il a fallu pas moins de neuf excursions en 8 Le Bulletin des agriculteurs/décembre 1990 Californie pour ramener des idées nouvelles valant leur pesant d'or.A titre d'exemple, on a changé la régie en plein champ pour resserrer les rangs de brocolis.Alors que l'écartement standard produit une densité de 20 000 à 30 000 plants par hectare, les Cousineau ensemencent par groupes de deux rangées rapprochées, ce qui donne 70 000 plants à l'hectare.Cette stratégie vise à mieux répondre à la nouvelle tendance du marché qui préfère les paquets de deux ou trois brocolis à la place des têtes traditionnelles.Grande productivité Ce n'est pas tout, on utilise 1 'irrigation pour influer sur la croissance des plants afin d'harmoniser la production à la cadence des ventes.En période de surplus, on ferme le robinet forçant le brocoli à développer des racines au détriment des parties aériennes; autrement, en période de forte demande, on arrose continuellement pour stimuler la croissance, et ainsi mieux répondre à une clientèle moins sensible au prix.C'est pour cette raison que les Cousineau n ' hésitent pas à effectuer du nivellement au laser afin de donner au sol un profil affichant une légère pente nécessaire à l'irrigation par gravité.En effet, on a opté pour ce type d'approvisionnement qui consiste à laisser couler l'eau en bout de champ entre les rangs de brocolis.Cette technique offre l'avantage de limiter les dépenses en énergie nécessaire pour arroser par aspersion et limite l'évaporation de l'eau, rendant donc le système plus efficace et économique.Dans un marché où c'est la loi de la jungle qui prévaut et où il n'existe aucune protection des prix, les Cousineau n'avaient d'autre choix que de rogner sur les frais de production.«L'an dernier a été une mauvaise année, rappelle François, mais la production a quand même été rentable.» En fait, chaque opération est passée au peigne fin afin d'y déceler tout manque d'efficacité qui mériterait d'être corrigé.À titre d'exemple, le contingent de personnes qui accompagnent la récolteuse de brocolis coûte 300 dollars l'heure; il est facile de comprendre que les pertes de temps survenant sur cette machine sont très coûteuses.On a été jusqu'à utiliser une caméra vidéo pour analyser les mouvements de chaque ouvrier.Résultat: on a modifié l'ordre de certaines interventions et procédé à une répartition judicieuse des tâches.Le travail du raffinement de la productivité dans les champs ne s'est pas limité aux machines.En effet, pour régler les problèmes reliés aux agressions par les maladies et les insectes, on s'est lancé dans un impressionnant programme d'échange de surfaces qui permet d'allonger les rotations.Les Cousineau sont localisés en plein milieu d'un bassin laitier, ce qui leur permet de cultiver sur des terres vierges, alors que leurs 200 hectares servent de monnaie d'échange.On essaie bien entendu de favoriser des regroupements de surfaces.Pour ce faire, on limite à 20 hectares la dimension minimale des surfaces prises en échange.Compte tenu des problèmes évités et de la qualité supérieure qu'il est possible de produire, les Cousineau ne ménagent pas sur les travaux de mise en valeur des sols même si ceux-ci ne leur appartiennent pas.En effet, leur plan directeur prévoit que le terrain sera utilisé deux années consécutives pour la culture du brocoli, après quoi il sera remis au propriétaire.Une affaire de famille L'image de marque développée par les Cousineau est attribuable à la qualité supérieure de leur produit.Or cette qualité est reliée à une contribution de toute lafamille.Leurmère, Jeanne d'Arc, s'occupe du contrôle de la qualité sur la récolteuse.Sa marotte: ne pas mettre dans les boîtes ce qu'elle-même ne La famille Cousineau Formation scolaire Responsabilités principales Paul (père) 66 ans Président Jeanne d'Arc (mère) Contrôle de la qualité Véronique 37 ans Administration Gestion comptable François 36 ans Technologie agricole Achats et ventes Jean-Marie 31 ans Soudure professionnelle Régie des travaux au champs Laurent 27 ans Gestion informatisée Ressources humaines Martin 25 ans Gestion et exploitation de ferme Traitements chimiques et serres Jacinthe 24 ans Marketing Marketing Pascal 23 ans Mécanique diesel Entretien et irrigation Vincent 18 ans Administration Entretien des champs Budget par hectare Le MAPAQ a préparé, en 1989, un budget de production concernant le brocoli cultivé sur sol minéral.Celui-ci permet de mettre en lumière les revenus et dépenses reliés à cette production.Il ne peut toutefois être identifié à la situation de la ferme Cousineau, en raison des grandes différences qui existent.En premier lieu, la surface moyenne au Québec est de 10 hectares et les Cousineau cultivent 180 hectares de brocolis.Le rendement standard utilisé dans le budget est de 850 boîtes de brocolis par hectare; les Cousineau obtiennent près de 1400 boîtes.Par ailleurs, la densité de semis standard est de 20 000 à 30 000 plants par hectare, alors que celle des Cousineau est de 70 000 plants par hectare.Revenus 850 boîtes de 14 paquets de brocolis /ha x 8,50$ / boîte 7 225 $ Frais variables Semences 480 Fertilisants et amendements 342 Pesticides 206 Contenants 1250 Opérations culturales 211 Mise en marché 617 Main-d'oeuvre 1 170 Assurance récolte et marge de crédit 352 Total Marge brute 4 628$ 2 597$ choisirait pas au marché.Pour atteindre la qualité totale, il faut non seulement accorder une attention spéciale à la gestion technique et au contrôle de la qualité, mais aussi donner la priorité à la gestion du personnel.Les valeurs clés en sont la communication, la motivation et l'esprit de corps que les Cousineau ont su mettre en pratique.En fait, chaque personne se sent essentielle tout en sachant qu ' un autre peut très bien prendre sa place en conservant l'objectif commun.En un mot, chacun est responsable.Même si la gestion d'une entreprise familiale comporte des défis importants à relever en raison de la multitude de valeurs qui se confrontent, il n'en demeure pas moins que bien gérée, on peut atteindre des sommets qui autrement seraient difficiles, voire impossibles à réaliser.¦ Le Bulletin des agriculteurs/décembre 1990 9 Santé Le «Downer cow» est une complication, pas une maladie! Les dommages aux muscles, dus à une trop longue position couchée, seraient la cause de la paralysie.par Gilles Rivard Parfois nommé «décubitus prolongé» par les médecins vétérinaires francophones, le «Downer cow syndrome» ou «syndrome de la vache couchée» est une affection qui fait souvent suite à une fièvre vitulaire (environ 36 % des cas).De multiples autres causes ou maladies seraient aussi à l'origine de cet état pathologique sévère.Bien qu'assez difficile à cerner, on peut définir ainsi cet état pathologique: une vache couchée sur son sternum durant plus de 24 heures, incapable de se lever et de se maintenir sur ses quatre membres, sans autres signes cliniques ou maladie systémique.Des antécédents multiples.et cachés Plusieurs théories ont été proposées pour expliquer les raisons de l'incapacité de ces vaches à se lever.La plupart de ces théories proposaient comme explication la présence de problèmes métaboliques, tels que l'hypokaliémie (déficience en potassium), l'hypocalcémie (déficience en calcium), l'hypophosphatémie (déficience en phosphore) et l'hypomagnésémie (déficience en magnésium).Ceci n'est pas surprenant, car beaucoup de vaches souffrant de «Downer cow» avaient présenté des symptômes de fièvre vitulaire (déficience en calcium dans le sang).Après plusieurs traitements avec du calcium, cependant, l'hypocalcémie est corrigée.Et si ces vaches sont placées en des endroits où elles peuvent se mouvoir librement (extérieur, stalle de mise bas.), elles peuvent ramper en s'aidant de leurs membres antérieurs.Par ailleurs, lorsque ces vaches sont levées au moyen d'appareil de suspension, elles peuvent généralement se tenir sur leurs membres Gilles Rivard, médecin vétérinaire, est consultant en santé animale au MAPAQ, Rock Forest.Wj - «Mit \ • S»» r.* •A.iT La vache paraît normale mais est incapable de se lever.antérieurs, mais sont incapables de soutenir leur poids avec leurs membres postérieurs.Cette observation est suffisante pour réfuter la théorie impliquant la présence de problèmes métaboliques.D'autres théories suggèrent que des dommages aux nerfs et aux muscles (surtout dans les membres postérieurs) seraient la cause de la paralysie postérieure, principal symptôme du «Downer cow».Pour prouver cette théorie, le Dr V.S.Cox de l'Université du Minnesota a reproduit expérimentalement cette condition en anesthésiant des vaches et en leur attachant un membre postérieur de manière à le maintenir sous elles durant l'anesthésie.Sur les 16 animaux de l'expérience, seulement huit ont pu se lever après leur réveil (6,9 et 12 heures).A l'autopsie, les changements remarqués étaient la décoloration et l'oedème du nerf sciatique, des hémorragies, de la nécrose et des déchirements de muscles.Les dommages musculaires n'étant pas assez sévères en certains cas pour causer de la paralysie, on a alors avancé que les dommages aux nerfs causés par la pression exercée par les muscles enflés étaient la cause première de la paralysie des membres postérieurs.Le Dr Cox et ses collaborateurs en ont conclu que les dommages aux muscles, se produisant quand la vache demeurait couchée pendant une longue période de temps, étaient la cause de cet état plutôt que la cause initiale du «syndrome de la vache couchée».Certains facteurs particuliers caractérisent le «syndrome de la vache couchée».La vache atteinte semble être capable de se lever, mais ne le peut pas.La plupart des cas sont observés durant la période de la mise bas (péri-partum).Et la plupart des animaux atteints du «Downer cow syndrome» peuvent se tenir sur leurs membres antérieurs lorsqu'ils sont levés au moyen d'un appareil de suspension enserrant les pointes des hanches, mais les membres postérieurs sont sans force; certaines vaches se lèveront spontanément du devant et prendront la position du «chien assis» durant de courtes périodes.Dans un tel cas et à cause de l'évolution de l'état pathologique (voir schéma de l'évolution), le médecin vétérinaire doit poser un diagnostic rapidement.Deux options se présentent: la mise en place d'un traitement et des précautions et soins destinés à éviter les complications ou l'envoi à l'abattage dans les meilleures conditions écono- 10 Le Bulletin des agriculteurs/décembre 1990 Schéma de l'évolution du "Downer Cow" Décubitus primaire Décubitus secondaire Décubitus terminal "Fièvre vitulaire" métabolique Mammite /métrite toxiaues Paralysie au vêlage Autres facteurs Dommages par pression - Ischémie (anémie) des muscles et des nerfs Dommages consécutifs à des déchirures Muscles et ligaments déchirés miques possible.On peut distinguer de très nombreuses causes de décubitus chez la vache (voir encadré).Les facteurs métaboliques sont les plus fréquemment mis en cause et la fièvre vitulaire en est la manifestation la plus souvent observée.Lorsqu'une vache est incapable de se lever après un traitement classique avec des injections de calcium, trois possibilités peuvent être considérées.D'abord, on peut considérer que le dosage du calcium a été inadéquat pour le poids de l'animal et le degré de l'hypocalcémie.Il peut aussi y avoir la présence d'une autre déficience que le calcium, tels le potassium, le magnésium ou le phosphore.Enfin, la troisième cause possible de la non-réponse au traitement peut être la suivante: le problème du calcium a été corrigé, mais la vache est incapable de se lever à cause des dommages par pression aux muscles et aux nerfs.Les facteurs toxi-infectieux les plus souvent impliqués dans le «syndrome de la vache couchée» sont les mammi-tes et les metrites toxiques.Les toxines alimentaires pouvant causer des hépatites et des lésions au système nerveux central peuvent aussi être impliquées dans l'étiologie du «Downer cow syndrome».Les paralysies obstétricales sont le résultat de lésions aux nerfs de la région lombaire ou lombo-sacrée survenant au moment du vêlage.Ces paralysies seraient dues principalement à une com-pression des nerfs sciatiques et obturateurs.Parmi les autres causes, il faut citer d'autres affections d'origine nutri- tionnelle ou infectieuse, ou des fractures, surtout au bassin.Les expériences du Dr Cox ont démontré qu ' un décubitus même inférieur à 24 heures peut entraîner un syndrome grave d'écrasement ou «crush syndrome».Le poids élevé de la vache reposant pendant des heures sur la même masse musculaire provoque de l'ischémie ou anémie de ces tissus, le sang ne pouvant y circuler librement.Parfois les trau-matismes causent des dommages mécaniques comme des déchirures musculaires.D'autres fois, les deux phénomènes se produisent en même temps.Il y a alors accumulation de liquide (sang, sérum.), compression sur les nerfs (surtout le nerf sciatique) qui.associées à l'ischémie des tissus, entraînent la perte fonctionnelle de masses musculaires considérables.Ces muscles ne peuvent travailler; ainsi, à cause des efforts faits pour se lever, il peut y avoir des déchirures musculaires, car certains muscles sont alors trop sollicités.Les ruptures de muscles et de liga- ments amènent généralement un pronostic très sombre.Cependant, étant donné que plusieurs de ces lésions ne seront découvertes qu'à l'autopsie de l'animal, celui-ci est souvent gardé à la ferme trop longtemps, inutilement.A la phase terminale, les lésions étant généralement très étendues, chaque effort de l'animal pour se lever entraînera souvent d'autres lésions ou problèmes encore plus graves: rupture de tendons, luxation de la hanche, fracture du bassin, etc.Mesures préventives et traitement Puisque les effets des fortes pressions sur les masses musculaires et les nerfs peuvent se faire sentir après seulement six heures de décubitus, il est très important pour l'éleveur et son vétérinaire d'intervenir rapidement.Pour prévenir cette affection, il faut d'abord appliquer les méthodes connues de prévention des fièvres vitulaires (diète pauvre en calcium, vitamine D, etc.).Autant que possible, les mises bas doivent se faire dans des stalles sur plancher rugueux (sable - paille).L'observation des vaches au moment du vêlage permet de détecter au plus tôt les symptômes de la fièvre vitulaire et de la mammite toxique.En attendant l'arrivée du vétérinaire, l'éleveur replacera ou retournera les vaches souffrant de fièvre vitulaire le plus tôt possible: ceci évitera les stases sanguines et les dommages aux muscles par la pression.Des massages, des flexions et extensions des membres stimuleront la circulation du sang; la vache doit être retournée à toutes les trois ou quatre heures.Dès que l'animal veut se lever, il faut l'aider, soit en le supportant manuellement ou soit avec un appareil de suspension.Le calcium doit être fourni en quantité suffisante, surtout pour les grosses vaches.Il peut être nécessaire de transporter la vache en un autre endroit, si le plancher est glissant et l'espace trop restreint.¦ Causes pouvant entraîner le décubitus lors de la mise bas A - Troubles métaboliques 1- Fièvre vitulaire 2- Hypomagnésémie 3- Acétonémie 4- Stéatose hépatique (syndrome de la vache grasse) B - Toxi-infectieux 1- Mammite à coliformes ou gangreneuse 2- Métrite toxique 3- Péritonite: gastrite traumatique, rupture de l'utérus, myocardite.4- Pyélonéphrite 5- Listériose 6- Hémophilose 7- Arthrite septique C- Paralysie et accidents au vêlage 1- Paralysie obturatrice 2- Paralysie fémorale 3- Paralysie du sciatique 4- Paralysie du peroneal 5- Fractures: membres, bassin, vertè.bres 6- Luxation: coxo-fémorale, lombo-sacrée 7- Ruptures musculaires D - Divers 1- Troubles digestifs: entérite, indigestion toxique (acidose) 2- Empoisonnements 3- Leucose 4- Rage 5- Méningite.6- Hémorragie interne Le Bulletin des agriculteurs/décembre 1990 11 Alimentation Il n'y a pas de fourrages magiques Attention aux extrêmes! Espérer alimenter avec un fourrage unique peut être problématique.par Bertrand Farmer Plusieurs se demandent encore lequel des fourrages permettra les plus hauts niveaux de production.Il n'existe pas de fourrages «magiques».Il est inexact d'associer de hauts niveaux de production à un type particulier de fourrage, tel qu'un fourrage de légumineuses ou un fourrage de graminées ou un ensilage de maïs.Une vache n'a pas besoin de légumineuses ou de graminées mais plutôt d ' une ration équilibrée en fibres, protéines, énergie, minéraux, etc.Tous les fourrages peuvent être utilisés de façon rationnelle dans votre troupeau.Espérer alimenter un troupeau avec un fourrage unique est problématique avec l'ensilage de maïs ou avec l'ensilage de légumineuses en préfloraison: excès d'amidon ou déséquilibre du rapport hydrates de carbone structuraux et non structuraux, quantité exagérée de protéines dégradables, manque de fibres, etc.Il faut tirer profit des avantages respectifs des graminées et des légumineuses et en faire un mélange rationnel capable de répondre aux exigences spécifiques de chacune des phases de production ou de croissance des bovins laitiers.Une entreprise se doit de choisir le type de fourrage qui répondra le mieux à une phase de production donnée du troupeau (début de lactation, fin de lactation, tarissement, phase de croissance d'une génisse âgée de 6 mois, de 18 mois, etc.).D'autre part, une question revient constamment: dois-je produire du foin ou de l'ensilage?La réponse à cette question dépend de la dimension du troupeau, de l'équipement de récolte et d'entreposage disponible à la ferme et des objectifs particuliers de l'entreprise.Bertrand Farmer, agronome, est nutritionniste au PATLQ.1 JÊÊf «A .-C'jTX La vache n'a pas d'exigence pour un type de silo digestibles.Il s ' agit de choisir la méthode de récolte et d'entreposage qui permettra de maximiser la qualité (valeur nutritive) des fourrages.On croit souvent que l'ensilage d'herbe est un aliment supérieur au foin! Lorsqu'une entreprise réussit à produire des fourrages de qualité avec le foin, pourquoi devrait-elle produire de l'ensilage d'herbe?Par contre, lorsqu'une entreprise par la dimension de son troupeau et par la main-d'oeuvre disponible rencontre de sérieux problèmes à produire des fourrages de qualité, considérer l'ensilage d'herbe peut être une solution de rechange très intéressante.Pour tout dire, la qualité d'un fourrage ne doit pas être associée à la méthode de fenaison ou d'entreposage mais plutôt à sa valeur nutritive.Il ne s'agit pas de comparer un ensilage d'herbe dont le contenu en énergie nette de lactation (EN1) est de 1,40 Mcal/kg à un foin dont le contenu en EN1 est à 1,15 Mcal/kg (base sèche).Dans ce cas, il est évident que l'ensilage est supérieur au foin.ou de séchoir, mais elle en a pour les nutriments Le tableau I montre la valeur nutritive des fourrages selon l'espèce végétale et le stade de maturité.Les fourrages produits doivent se situer dans les deux premières catégories de maturité spécifiques aux graminées ou légumineuses.Attention aux extrêmes! L'ensilage de maïs représente un fourrage «particulier».Cette particularité réside dans le fait que près de 40 à 50 % de la matière sèche de l'ensilage de maïs est du grain ou de l'amidon; l'ensilage de maïs est donc aussi un supplément énergétique, alors, attention aux extrêmes! Le fourrage de légumineuses récolté à un stade de maturité préfloraison est aussi «particulier».Sa particularité est qu'il contient très peu de fibres, et beaucoup de protéines, alors, attention aux extrêmes! On prétend souvent que l'ensilage de maïs n'est plus valable pour les bovins laitiers.Il est évident que lorsqu'on sert des quantités importantes (plus de 20 12 Le Bulletin des agriculteurs/décembre 1990 Effet de l'espèce végétale et du stade de maturité sur la valeur nutritive des fourrages Espèce végétale et maturité PB (%) ADF (%) NDF (%) ENI (Mcal/kg) Graminées avant épiaison"" début épiaison"" épiaison après épiaison Légumineuses préfloraison"" début floraison "" milieu floraison pleine floraison >18 13-18 8-13 19 17-19 13-17
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.