Le bulletin des agriculteurs /, 1 octobre 1991, octobre
Octobre 1991 des agriculteurs MERITE AGRICOLE 1991 FIGARO \V K127 V -K222*N K416 rides de Aaufegamm Grâce à notre réseau commercial bien implanté au Québec nous pouvons vous offrir un service sur mesure et des hybrides imbattables.Pour obtenir plus d'informations contactez votre agent PRIDE local.SEMENCES PRIDE C.P.26085 Comptoir Postal Normandie Montréal, Quebec Canada H3M 3E8 Téléphone (514) 334-2835 Fax (514) 334-6486 "Sujet à enregistrement Le Bulletin des agriculteurs L'équipe au grand complet: Marie-Anne dans les bras de Carole Chassé, Marie-Marthe Pouliot, Paul Bessette, Claude Couture, Ginette Bessette et, devant, Guillaume et René Bessette.Conseil consultatif auprès de la rédaction Pierre Courteau Conseiller en communications, Agriculture Canada Marcel Couture Vice-doyen, Campus Macdonald Pierre Doyon Consultant en publicité agricole Victor Girouard Producteur de porcs, Sl-Valérien Denise H.Paré Responsable de secteur, abonnement Louis-R.Joyal Producteur de céréales, Yamaska Serge Lebeau Directeur-adjoint du GRÉPA, Université Laval Stéphane Mailloux Association de la jeunesse rurale du Québec Jocelyne Martel-Parisé Répondante à la condition féminine, MAPAQ Michel Forest Association des marchands de machines aratoires du Québec .La Médaille d'Or 9 du mérite agricole 1991 Technique Le Veau de Charlevoix: un original 14 Une arme contre l'éloignement: un veau de lait et de grain à la fois.La différence dans le bovin, 17 c'est l'analyse de votre comptabilité Elle permet de distinguer les éléments à améliorerdesfacteursqu'on ne peut changer.Porc: un nouveau vaccin 22 contre le Streptococcus suis On cherche un vaccin plus efficace pour ce problème majeur de l'industrie porcine.Au Wisconsin, le maïs et le soya 24 c'est sérieux Une visite aux États-Unis, organisée par Le Bulletin, en a mis plein la vue aux participants.Les cultures commerciales 27 ont besoin d'un renouveau Le canola, le tournesol, le sarrasin, le lin, la féverole et le lupin diversifient les rotations.Incendies: une solution pointe 49 Un nouveau détecteur de fumée entre en action alors que le feu couve encore.Dossier horticulture Des semences enrobées 35 de nouvelles technologies Semences nues, pelliculées, graduées, calibrées, activées, traitées, elles évoluent à grande vitesse.Le doryphore résiste encore 38 On doit user de stratégie et surveiller les nouvelles techniques de lutte.Serriculture: on se serre les coudes 41 Un nouveau regroupement veut élaborer une stratégie de marketing.Pommes: l'optimisme est de rigueur 42 Les producteurs souhaitent l'établissement d'un comité de prix et de qualité.Économie Le courrier du gestionnaire 55 Quand on manque d'argent, il ne faut pas nécessairement augmenter sa marge de crédit.La restauration des sols coûte cher 56 I! coûte moins cher d'acheter de la terre que de restaurer un sol dégradé.Vie rurale Ces agronomes 64 qui viennent d'ailleurs Selon l'un d'eux, il y a trop peu d'employeurs prêts à laisser sa chance à l'immigrant.Chroniques Actualité 8 Agenda 8 Autour de la ferme 68 Cuisine 67 Éditorial 5 Forêt 48 Index des annonceurs 70 Lettres des lecteurs 4 Météo 46 Nouveaux produits 69 Nouvelles de l'industrie 70 Onésime 66 Petites annonces 59 Point de vue 45 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 3 LETTRES DES LECTEURS Réponse à Gilles Bissonnette Lorsque j'ai lu votre lettre qui a été publiée dans Le Bulletin des agriculteurs (juillet/août 1991), une image m'est venue à l'esprit.Limaginais un Noir sud-africain raconter ses malheurs et un bon Blanc de lui répondre: «Tu n'avais qu'à naître blanc, mon ami!» Du moins, c'est l'esprit qui se dégage de votre lettre, monsieur, car j'ai cru comprendre que vous résumiez le conflit du lait d'une façon fort simple, c'est-à-dire simplement une question de prix payé aux producteurs et de la valeur des quotas.Affirmer une telle chose démontre un manque évident d'information de votre part.Le problème est beaucoup plus complexe, mais il se résume en un seul mot: ÉCRÉMAGE, un mot de huit lettres bien anodin à première vue, mais qui a le don de déclencher les passions par les temps qui courent.En bref, ce petit mot signifie que les excédents de gras de pool I sont transférés au pool II, faisant en sorte que moins de quota soit disponible aux producteurs de lait de transformation.Qui plus est, ce transfert se fait sans aucune entente préalable, ni aucune compensation aux producteurs lésés.Certains producteurs affirment que le système actuel fonctionne bien tel quel et qu'il ne doit en aucun temps être modifié.En effet, pourquoi modifier un système qui fait en sorte que le pool I n'a pas de coupure de quota, un prix plus élevé pour le lait et des frais d'écrémage qui diminuent malgré le fait que les quantités de gras provenant de l'écrémage augmentent d'année en année! Mais si on inversait un moment la situation et que l'on envoie les excédents de lait du pool II sur votre quota de lait de consommation, quelle serait votre réaction?Après tout, nous répondons aux mêmes normes de qualité et nous sommes régis par les mêmes règlements de transport.Je suis convaincu que les consommateurs seraient heureux d'avoir un lait d'aussi bonne qualité à moindre coût.Si une telle situation venait à arriver, ce serait corriger une injustice en en créant une autre et ce n 'est pas le but poursuivi par les producteurs de lait de transformation.Nous voulons que l'on respecte notre quota.Nous voulons que les producteurs de pool I acceptent de se responsabiliser sur leur quota de la même façon que les producteurs de pool II le font sur le leur depuis des années.René Fouquette Chesterville L'agriculture, trop subventionnée?On entend souvent parler, ces années-ci, de subventions gouvernementales offertes par le Québec et le Canada.Celles-ci sont accordées à différents types d'entreprises qui créent des emplois, y compris à l'entreprise agricole, le premier chaînon de notre industrie alimentaire.On peut se demander quelle sera la survie de l'agriculture alors qu'il est de plus en plus difficile pour les jeunes de s'établir dans ce domaine.Bien sûr, certains diront qu'une prime à l'établissement leur est offerte pour les aider à démarrer, mais plusieurs ignorent également que cette prime de 15 000 $ (accompagnée d'une réduction du taux d'intérêt de 4 % durant la première année, de 3 % la deuxième année, de 2 % la troisième année et de I % durant la quatrième année) ne sera accordée dorénavant qu'à ceux qui détiendront un D.E.C.(diplôme d'études collégiales) ou trois A.E.C.(attestations d'études collégiales).Cette mesure, même si elle aura des effets positifs sur tous ceux qui bénéficieront d'une formation agricole, limitera donc l'accès à l'agriculture aux jeunes Québécois (es) et aux nouveaux arrivants.De plus, que valent 5000 $ accordés pendant trois ans à un jeune agriculteur lorsqu'on sait que le capital nécessaire pour acquérir une ferme moyenne s'élève aujourd'hui à environ 400 000 $?L'agriculteur québécois a dû, au cours des années, prendre de l'expansion pour pallier la faible augmentation du prix de ses différents produits.II a dû produire toujours plus pour combattre l'inflation, tout en tenant compte de la qualité des produits ré- clamés par le consommateur.Nous aimerions conclure en vous rappelant que les agriculteurs sont aujourd'hui confrontés aux besoins du marché et doivent périodiquement ajuster leur production.Rien ne les empêche pour autant d'être continuellement à l'écoute des consommateurs, une classe dont ils font eux-mêmes partie.Les étudiants (es) adultes du Cégep Lévis-Lauzon Groupe St-Odilon Indépendance du Québec Toute velléité d'indépendance de la part du Québec risque de compromettre gravement l'industrie agro-alimentaire de la province et tout particulièrement l'industrie laitière.Le lait industriel est transformé en divers produits comme le fromage, le beurre et la crème glacée.Le système de gestion des stocks attribue, à l'heure actuelle, 48 % du quota laitier industriel canadien au Québec alors même que le Québec ne représente que 25 % de la population totale du pays.Le lait industriel produit au titre de ce quota est transformé au Québec et expédié sous forme de divers produits dans les autres provinces du Canada.En accédant à l'indépendance, le Québec perdra ce marché qui sera attribué à d'autres provinces canadiennes.Cette perte se chiffrera entre 600 et 700 millions de dollars par an.Dans la mesure où l'industrie laitière alimente d'autres secteurs de l'économie, le fléchissement de la demande de produits laitiers transformés exercera une influence négative sur les autres secteurs de l'économie.Roger B.Buckland Vice-principal, Campus Macdonald, Université McGill OSEZ DONNER VOTRE OPINION! Nous nous ferons un plaisir de publier vos lettres, surtout si elles concernent un article paru dans nos pages.Le Bulletin se réserve le droit de les abréger.Les lettres doivent être signées et envoyées à: Lettres des lecteurs Le Bulletin des agriculteurs 75, rue de Port-Royal Est, Bureau 200 Montréal (Québec) J3L 3T1 4 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 Bulletin des agriculteurs OCTOBRE 1991 VOL.74.No 10 Éditeur: Suzanne Lamouche, c.a.Éditeur adjoint: Slmon-M.Guertin, MBA.Secrétaire à la direction: Sylvie Dugas RÉDACTION Rédacteur en chef: Marc-Alain Soucy Journalistes: Sylvie Bouchard, agronome Simon-M.Guertin, ingénieur et agronome Secrétaire: Murlelle Marlneau PUBLICITÉ Bureau de Montréal: Tél.: (514)382-4350 Fax: (514)382-4356 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3TI Directrice de la publicité: Isabelle Poutre Représentant: Claude Larochelle Bureau de Toronto: Tél.: (416)486-4446 Fax: (416)486-6636 501 East, Egllnton Avenue, suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1N4 Directeur de la publicité: Peter Salmond Coordonnatrice à la production: Rochelle Meilleur-Leroux GRAPHISME Design Express ABONNEMENTS Montréal : 382-4350 Extérieur : 1-800-361-3877 Directeur: Normand Thérien Adjointe: Lise Tremblay Tarif de l'abonnement: (TPS non incluse) un an deux ans trois ans Régulier 23,95$ 43,95$ 59.95$ Agricole 19,95$ 35,95$ 49,95$ À l'extérieur du Canada, un an: 35$ Éditions spéciales: Le Lait (6/an), Le Porc (5/an), Aviculture (6/an) Tous droits réservés 1991 Envoi de publication Enregistrement no 0068 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 ft Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par les Magazines Maclean Hunter Québec 1001, bout de Malsonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A3E1 Président: Jean Paré Adjointe au président: Suzanne Lamouche, c.a.Maclean Hunter Limitée Président du Conseil: Donald G.Campbell Président et chef de la direction: Ronald W.Osborne Président de l'imprimerie: Matthew B.Fyte Président, Éditions Maclean Hunter Canada: James K.Warrilow EDITORIAL Des animaux élevés humainement Les groupes de pression pour le bien-être des animaux ont bouleversé l'agriculture de plusieurs pays.Quel sera leur impact au Québec?par Marc-Alain Soucy Après le libre-échange, le GATT et la récession, l'émergence de groupes de pression pour la défense des droits et du bien-être des animaux pourrait bien s'ajouter à la longue liste des préoccupations des agriculteurs québécois d'ici quelques années.La morosité qui prévaut actuellement dans notre agriculture ne les prédispose certainement pas à une grande ouverture d'esprit face à ce nouveau phénomène international.Pourtant, les mouvements de protection des droits des animaux se développent partout, particulièrement en Europe et aux Etats-Unis.Tout le monde s'entend pour dire qu'un jour ou l'autre, ils traverseront les frontières du Québec.Ces groupes dénoncent d"abord les traitements réservés aux animaux de laboratoire et à fourrure, mais leurs grands chevaux de bataille agricole sont le confinement, particulièrement des veaux, des poules pondeuses et des truies allaitantes.La production laitière n'y échappe pas.On lui reproche de donner aux vaches une alimentation trop riche en grain et pauvre en fourrage, l'écornage, la séparation hâtive du veau et de sa mère, le manque d'exercice à l'extérieur, etc.Comme aujourd'hui en Amérique du Nord, plusieurs producteurs européens ne prenaient pas très au sérieux, il y a 20 ans, ces Don Quichotte des temps modernes.Ils ont adopté dès le départ des attitudes défensives à leur égard, refusant tout dialogue.Mais devant leur puissance et leur ténacité, ils ont dû changer d'idée et collaborer.A tel point qu'en Suède, c'est un office de mise en marché de la viande qui a aidé à préparer et à mettre en place une loi sur le bien-être des ani- maux.Aux Pays-Bas, on construit maintenant des poulaillers adaptés aux besoins des poules pondeuses.Chaque poule a accès à une zone pour s'alimenter et s'abreuver, un plancher avec litière pour s'amuser un peu, un perchoir pour y passer la nuit et un nid pour y pondre ses oeufs en paix.Aux États-Unis, on distingue deux types de militants.Les premiers sont plus nuancés et parlent de bien-être des animaux (Welfare).Ils sont davantage préoccupés de leur fournir un traitement adéquat et humain.Ils s'entendent généralement assez bien avec les agriculteurs.Mais il y a aussi les défenseurs des droits des animaux (rightist), beaucoup plus agressifs et, heureusement, moins nombreux.Ce sont eux qui ont occasionnellement recours à des activités terroristes; pillages de fermes avicoles et d'élevages de veaux.Des militants ont même incendié les bâtiments d'un encan d'animaux et un laboratoire.Comment ces mouvements affecteront-ils la production agricole du Québec?Il est encore tôt pour le prédire.En général, les Québécois réagissent avec plus de modération à ces grands courants internationaux.Les agriculteurs d'ici peuvent cependant profiter de l'expérience des producteurs agricoles européens qui se sont vu imposer des législations coercitives.Ils déplorent tous aujourd'hui de ne pas s'être dotés plus tôt de règles de conduite précises en élevage.Ceci leur aurait éviter, avouent-ils.de se faire imposer des nonnes par des gens de l'extérieur.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 5 sHonda n'arrêtent jamais de travailler.ou presque .En fait, rares sont les personnes !^ qui pourraient fournir un effort aussi constant qu'un Véhicule Tout Terrain ou une génératrice Honda sans prendre une pause de temps en temps.Nos VTT sont construits pour vous donner le maximum.Ils vous conduiront sans problème en pleine forêt et sur les terrains les plus accidentés.En fait, où un camion ne pourrait s'aventurer.De plus, grâce à leurs porte-bagages avant et arrière, vous pourrez transporter tous vos outils.Nos VTT sont propulsés par le légendaire moteur 4 temps Honda, puissant et économique.Nous vous offrons cinq modèles: du 200 au 350 ce avec 2 ou 4 roues motrices.Et ils sont construits pour durer.Ce n'est donc pas surprenant que les VTT Honda soient ceux qui se vendent le mieux au Canada.Les génératrices Honda ne manquent pa: d'énergie non plus.Leurj fiabilité est telle qu'elles sont le choix préféré de] travailleurs.Nos modela industriels sont aliment^ par un robuste et silencieux moteur à arbre à soupapes en tête.Notre gamr| de modèles s'étend du 350 au 6 500 watts et plusieurs sont protégés par u| cadre complet.Si vous recherchez des travailleurs acharnés qui n'arrêteront pas à tout bout de champ, arrêtez-vous chez un concessionnaire Honda.Nous vous mettrons au courant des nombreux avantages de nos génératrices.Et va serez transporté par les multiples que I lités de nos VTT.Pour connaître le concessionnaire le plus près, composez le 1 800 263-28q CONDUISEZ INTELLIGEMMENT.CONDUISEZ PRUDEMMENT.Assurez-vous que voue FOURTRAX Honda est en bonne condition de fonctionnement et que vous avez suivi un cours i d'apprentissage au préalable.Portez toujours un casque, des vêtements appropriés et des lunettes de sécurité.Ne conduisez jamais en état d'ébriété.N'acceptez aucun passager Hors route, dépla^ vous en groupe et surveillez de près les conducteurs moins expérimentés.Respectez les régies en vigueur sur les pistes que vous parcourez, les droits d'autrui ainsi que l'environnement. CHANGEZ POUR UN MOTEUR DE RECHANGE AST HONDA ET VOUS NE VOUDREZ PLUS LE CHANGER Les moteurs de rechange Honda jouissent d'une réputation légendaire.Nos ingénieurs sont des maniaques du détail et cela, tant au niveau de la conception que de la fabrication.Les Honda ont la couenne dure parce que nous les munissons de segments de piston plaqués chrome, de vilebrequins à roulement à billes et de chemises de cylindre en fonte.Ces avantages incontestables sont une des marques de commerce de Honda.Et l'ingéniosité ne s'arrête pas là.La conception spéciale de l'arbre à Produits soupapes en tête (AST) vous procure un débit de puissance plus élevé, une plus grande économie de carburant et une consommation réduite en huile, en comparaison avec les modèles à soupapes latérales.Vous avez en plus un choix de moteurs allant de 3,5 à 13 chevaux, avec axe vertical ou horizontal.Inutile de dire que les Honda ^^^^^ pourront redonner vie à n'importe quel appareil ou presque.Changez votre vieille réguine pour un Honda et vous ne voudrez plus le changer.Mécaniques Moteurs DISTRIBUTEUR DES MOTEURS HONDA (E.S.F.Ville Vanier (Québec) 418-683-2318 INC.) Acton Vale Lac Megantic Laliberté Moto Sport Inc.Garage Réjean Roy Enr.514-549-4717 819-583-5266 Beauport 583-3059 Mini Moteur Hébert Enr.Levis 418-666-5163 Benoit Bilodeau Inc.Breakyvllle 418-837-3686 Equipement Lavertue Inc.Louiseville 418-832-6143 Jacques Sicard Inc.Cap-de-la-Madeleine 819-228-5803 Major Mini Moteur Inc.Luskville 819-372-0399 Yvon Robert Château Richer 819-455-2497 Claude Cinq Mars Inc.Maniwaki 418-824-4261 Équipements M & R Enr Cornwall, Ontario 819-449-3083 Irwin Supply (Cornwall) Ltd Matane 613-933-4600 Amable Caron Enr.Disraeli 418-562-1108 Rouleau S Frères Sport Inc.418-449-2176 Mont-Laurier Ste-Agathe-des-Monts Location R.Chalifoux M.Page Inc.819-623-1341 819-326-6442 Plessisville St-Andre Avellin Gilles Roberge Inc.Équipement St-Andrè Inc.819-362-7164 819-983-2229 Portneuf-Station St-Augustin Équipement Double "L" Inc.Reparation 418-286-6248 Carl Lambert Enr.Rimouski 418-878-2153 Rimouski Scie à Chaîne St-Bruno (Lac St-Jean) (1987) Inc.Dallaire Équipement Enr.418-723-5132 418-343-3758 Rivière-du-Loup St-Césaire Scie à Chaîne Belzile Inc.St-Césaire Moto Sport Inc.418-862-4357 514-469-2733 Roberval St-Charles (Bellechasse) Dany Girard Inc.Roy Mini Moteur Enr.418-275-0996 418-887-3653 St-Félis D'Ortis Valcourt Garage Outillage Valcourt Inc.Rosaire Tremblay Enr.514-532-3828 418-544-7217 Victoriaville St-Gedeon (Beauce-Sud) Location dOutils S.B.Inc.Equip.R.Turgeon Inc.819-752-5510 418-582-3711 Ville Marie St-Hyacinthe Centre ATC Inc.Laganière Mini Moteur Enr.819-629-3367 514-774-9035 Ville-Vanier (Québec) St-Nicéphore Dist.des Moteurs Honda Alcide Mini Mécanique Inc.(E.S.F.Inc.) 819-478-4739 418-683-2318 St-Sylvère Ville-Vanier (Quebec) Atelier M.B.Service Bélan Inc.819-285-2038 418-687-1612 Ste-Therèse-de-Blainville West-Brôme Réparation R.CIoutier Inc.Petits Moteurs de l'Estrie 514-430-0303 514-263-3047 L'ACTUALITÉ Les jeunes agriculteurs d'élite Le concours Les jeunes agriculteurs d'élite, section provinciale, s'est trouvé de nouveaux commanditaires cette année: la Coopérative Fédérée et le Centre d'insémination artificielle du Québec.L'ancien commanditaire, la Banque de Montréal, avait décidé l'an dernier de ne plus parrainer l'événement.Au niveau national, le seul commanditaire est John Deere et le budget attribué au concours a sensiblement rétréci cette année.A tel point que l'organisation qui s'en occupe, les Jaycees du Canada, a demandé à tous les commanditaires provinciaux de payer les frais nécessaires pour envoyer les candidats de leur province à Toronto.Auparavant, c'était l'organisation nationale qui couvrait ces dépenses, et les candidats se réunissaient à Calgary.Le gagnant québécois de cette année a été Vital Vouligny, de Saint-Célestin près de Nicolet.Des commissaires agro-alimentaires La région du centre du Québec s'est dotée, avec 1 ' aide du MAPAQ, de deux commissaires au développement agroalimentaire.Leur rôle est identique, dans leur domaine, à celui des bien connus commissaires industriels.Ils essaieront d'aider les entrepreneurs qui veulent investir dans l'agro-ali-mentaire, particulièrement dans la transformation.Ils pourront suggérer eux-mêmes des avenues intéressantes de développement si l'occasion se présente.Celui du sud du fleuve se nomme Alain Roy et son bureau est à l'UPA de Nicolet.Celle du nord se nomme Murielle Langlois.Il s'agit d'un projet pilote de deux ans issu d'une demande formulée lors du sommet économique de 1990.La Fédérée déménage La Coopérative Fédérée du Québec se dote d'un nouveau siège social sur le site du Marché central métropolitain.Actuellement, la Fédérée loge dans des locaux datant de 1958, sur le même site.Les cercles des fermières lauréates L'Ordre des agronomes du Québec a décerné le prix «Mérite spécial Adélard Godbout» aux Cercles des fermières.Ce prix a été créé pour souligner l'apport exceptionnel d'un individu ou d'un organisme au développement de l'agro-alimentaire québécois.Adélard Godbout, qui a été premier ministre du Québec et sénateur, était agronome.Il a, entre autres choses, donné le droit de vote aux femmes il y a 51 ans et institué la gratuité de 1 ' instruction publique.Vétérinaires, attention au français! Dorénavant, pour devenir vétérinaire au Québec, il faudra bien maîtriser la langue française.La Commission des études de l'Université de Montréal a en effet décidé que la maîtrise du français serait une condition pour l'obtention du diplôme de médecine vétérinaire à partir de 1992.Les étudiants qui auront échoué à leur test de langue n'auront pas leur diplôme, tout simplement! Ils pourront toutefois s'inscrire à des cours de rattrapage.L'an dernier, 13 étudiants ne l'ont pas réussi, cette année 12.Champs de pommes de terre détruits Le gouvernement fédéral compensera les pertes des producteurs de pommes de terre qui ont vu leurs champs détruits dans le cadre des mesures d'éradication du virus PVY-N.Le montant qui sera accordé n'est pas encore connu, mais il tiendra compte de la variété de pomme de terre produite et, évidemment, de la surface détruite.Quatre provinces ont été touchées.Sur l'île-du-Prince-Edouard, 83 champs ont été trouvés infectés, dix en Ontario, un en Nouvelle-Ecosse et un autre au Nouveau-Brunswick.C'est la guerre?On stocke! Inquiets à cause de la guerre du golfe, les Français se seraient mis à congeler et congeler des quantités anormales de viande au début de l'année 1991, en plus de stocker farine, lait et sucre.Ils ont acheté quelque 9000 tonnes supplémentaires de viande de porc en janvier et février! C'est du moins ce que rapporte le magazine L'Aviculteur dans son édition de juillet-août derniers.Base de données sur le soya Le Département d'agriculture des États-Unis est en train de monter une banque de données informatiques qui rassemblera toute l'information disponible sur le soya.La station de recherche fédérale de Harrow contribue à son élaboration.,-AGENDA-s 16 au 18 octobre Congrès Association canadienne des rédacteurs agricoles, Saint-Jean-de-Matha 21 au 27 octobre Semaine de la santé animale Complexe Desjardins, Montréal 21 au 27 octobre Semaine de la santé et de la sécurité du travail 29 au 31 octobre Salon de l'environnement Centre des Congrès de Laval 5 au 16 novembre Royal Agricultural Winter Fair, Toronto 6 novembre Colloque en production porcine Auberge Universel, Drummondville 6 au 10 novembre Exposition internationale de l'industrie de la machinerie agricole, Foire de Bologne 21 au 23 novembre Cinquième conférence nationale des agricultrices London, Ontario 23 novembre au 1" décembre Salon agriculture et alimentation Stade olympique, Montréal 26 novembre Colloque sur le développement durable Stade olympique, Montréal S__À 8 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 MÉRITE AGRICOLE Médaille d'or 1991 Ferme Bessette et frères .Le goût du beau et du travail bien fait sont la marque de commerce de cette ferme laitière.par Aubert Tremblay Vous roulez sur les jolies routes estriennes, dans le coin de North-Hatley.Vous traversez Water-ville et, au bout de la rue principale, vous découvrez une grande ferme étincelante.Sur les silos, l'inscription «Bessette et frères».Première impression: les propriétaires de cette entreprise-là ne ménagent rien pour se rendre le travail agréable.Silos hermétiques, fosse à fumier en métal, laiterie moderne, tout y est.Même le chien, un magnifique setter anglais, montre que ses maîtres aiment les belles choses et les beaux animaux.Et un coup d'oeil sur les grandes Holstein qui broutent dans le champ à droite confirme le tout.En y regardant de plus près, on constate que l'impression était bonne.Les cent vaches de cette ferme impeccable produisent en moyenne 9400 kilos de lait par an.Et les propriétaires aiment effectivement le travail bien fait.Ils sont trois: Paul Bessette.le spécialiste de la mécanique et des champs, Claude Couture, l'expert en génétique, et René Bessette, qui est, disons, le généraliste de l'équipe.Claude et René, qui sont cousins, ne sont devenus co-propriétaires qu'en 1983.Les assises de la ferme, ce sont leurs parents Paul et Victor (aujourd'hui décédé) qui les ont édifiées quand ils ont décidé eux-mêmes de s'associer, neuf ans auparavant.Avec leurs épouses Marie-Marthe et Ginette, ils avaient alors chacun une quarantaine de vaches et se partageaient déjà leur machinerie depuis longtemps.Grâce à ce sens de la famille, qui semble toujours prévaloir, la ferme est devenue une grosse corporation à trois actionnaires.Et comme chacun peut Aubert Tremblay est journaliste pigiste.Une corporation dynamique à trois actionnaires: Claude Couture, René Bessette et Paul Bessette.compter sur les deux autres, et un employé à plein temps, on ne se gêne pas pour s'impliquer socialement.Paul est maire du village et premier administrateur de la Société d'agriculture de Sherbrooke.Claude est président provincial des CAB et siège aux conseils d'administration du CIAQ et de Boviteq.Les trois hommes ont suivi un cours d'agriculture: Paul, le cours «moyen» à Sherbrooke, les deux fils sont allés à l'ITA de Saint-Hyacinthe.Quant aux femmes, l'épouse de René.Carole Chassé, est elle aussi allée à l'ITA de Saint-Hyacinthe, mais en technique horticole.Marie-Marthe, l'épouse de Paul, est secrétaire du CAB de Sherbrooke et du CAB régional.C'est la comptable de l'équipe.Depuis que René et Claude sont devenus actionnaires, l'entreprise s'oriente de plus en plus vers la vente d'animaux.«Maintenant que tout le troupeau est pur sang, on peut se le permettre», explique Paul Bessette.«Et le troupeau est exempt de leucose, précise son fils René, ça nous ouvre des marchés d'exportation.» «On a vendu 20 embryons en Belgique et plusieurs dans la région», continue Claude Couture, le spécialiste de la question.De belles vaches La ferme restera quand même une ferme d'élevage.«On ne veut pas devenir des commerçants d'animaux.» Actuellement 96 % du troupeau vient de l'entreprise.Toutes les génisses sont élevées à la ferme, sauf quelques exceptions, comme les deux qui ont été vendues à un éleveur français ce printemps.Les Bessette-Couture visent tellement la conformation qu'ils en ont fait baisser la moyenne de production.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 9 Entre 1989 et 1990, en effet, elle est passée de 9700 à 9400 kilos.Pourquoi recherchent-ils autant les vaches bien faites?Pas seulement pour des raisons commerciales.«On aime ça travailler avec des vaches bien conformées», avoue Claude.«Et tant qu'à travailler, ajoute son cousin, on aime bien le faire avec des vaches de qualité.C'est plaisant de traire une belle vache.» Ce goût du beau et du travail bien fait se retrouve même dans l'atelier à machinerie.Dans l'ordre qui y règne et dans certains petits détails: par exemple, une génératrice mobile, qui peut être fixée au tracteur tout en traînant la soudeuse électrique, permet d'aller jouer de l'arc n ' importe où sur la ferme.Et il n'y a qu'à voir la boîte que Paul Bessette a érigée sur le camion neuf pour deviner combien il aime le travail bien fait.Des innovateurs L'autre caractéristique des Bessette-Couture, semble-t-il, c'est qu'ils guettent toujours les innovations technologiques prometteuses.Au point qu'il ont souvent été en avance sur les subventions! Ça a été le cas, par exemple, du séchoir à foin acheté en 67.«Victor et moi on a été les premiers à en avoir dans le coin», se souvient Paul Bessette.A Waterville, les nuits sont fraîches et la rosée abondante, les séchoirs étaient particulièrement utiles.Aujourd'hui, la ferme en a cinq.De la même manière, les Bessette-Couture ont adopté la ration totale mélangée (RTM) en 1980, soit avant que ce système ne soit devenu populaire.À cette époque, le CPVQ n'of- Paul Bessette, le père de René, est le responsable frait aucune recommandation pour ça.Il a fallu improviser.«On a été parmi les premiers à avoir un mélangeur», affirme Paul Bessette.Il avait été séduit par le système au cours d'un voyage au Wisconsin.«C'est plus simple, dit son fils René.Et quand on est absent, c'est plus facile pour l'em- des champs et de la machinerie de ferme.ployé.» Pour entreposer le maïs-grain humide qu'ils mettaient dans leur RTM, ils ont aussi dû acheter un silo hermétique.Une autre initiative avangardiste, puisqu'ils sont allés le chercher en Ontario.«Ça a été un de nos investissements les plus rentables», affirme Paul Bessette.Avant, il fallait Claude Couture est le spécialiste de la reproduction: «Tant qu'à travailler, on aime bien le faire avec des vaches de qualité».10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 acheter de la moulée commerciale, ce qui est plus dispendieux, et on n'utilisait pas de maïs-grain.Les Bessette-Couture continuent à utiliserde la moulée commerciale pour les animaux de remplacement, mais seulement l'été.Car l'hiver, ils font leur propre moulée à partir de drèche de distillerie, ce qui leur ferait épargner 300 dollars par semaine.S'ils ne font pas la même chose l'été, c'est que le maïs-grain humide ne se conserve pas bien à la chaleur.«Il faudrait faire de la moulée à tous les jours», explique René Bessette.La drèche comble aussi la moitié des besoins des vaches en énergie.Quant à la fosse à fumier, elle aurait aussi été construite avant que l'on ne parle de subventionner les structures Marie-Marthe Pouliot s'occupe de la tenue des livres et de la comptabilité de la ferme.René Bessette s'occupe un peu de tout, dont la supervision des employés.d'entreposage.Il ad'ailleurs fallu faire preuve d'imagination car le ministère de l'Environnement, qui les talonnait, leur proposait des modèles trop petits pour leurs besoins.Ils ont donc dû faire mieux que les normes.Et ils n'y sont pas allés de main morte puiqu'ils ont acheté une fosse en métal.C'était la solution la plus sûre, d'après eux.r Kverneland Pour l'agriculteur créatif et visionnaire ENFIN., une hacheuse-distributrice de balles rondes performante: la "Silachop" de Kverneland.- Hache (2"à 6") une balle en 5 minutes, qu'il s'agisse d'ensilage gelé, ou humide, ainsi que le foin sec et la paille.- 2 modèles disponibles: Pour balles jusqu'à 55" et jusqu'à 70" de diamètre.Force motrice requise: 60 c.v.minimum.- Robustes couteaux hacheurs montés sur un rotor commandé par p.d.f.; des moteurs hydrauliques commandent la rotation de la cuve."UN AUTRE OUTIL ISSU DU SAVOIR-FAIRE DES CRÉATEURS DU "SILAWRAP" f /lêÊÊÊ , Kverneland 1200 Rocheleau.Drummondville (Qc) J2C 5Y3.tél.: (819) 477-2055 DÉPLIANT.SILACHOP ?NOM ADRESSE MARQUE DE TRACTEUR LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 11 Car le roc à fleur de terre les empêchait de creuser.Or, ils avaient vu des fosses de ciment hors terre qui avaient littéralement éclaté sous la pression.«Et puis, une fosse de métal c'est beaucoup plus propre», précise René.Il estime que le fumier liquide leur fait épargner 12 000 dollars par an d'engrais.Déjà, en 1974, quand Victor et Paul se sont associés et qu ' ils ont dû acheter une nouveau réservoir à lait, leur vi-.sion à long terme les avait poussés à en acheter un de 1500 gallons (6800 li- tres).C'était trop grand pour leurs besoins d'alors mais maintenant, il suffit à peine à la tâche.«On voulait déjà bâtir une ferme rentable qui pourrait faire face aux années 2000», se rappelle Paul Bessette.La section d'étable qu'ils ont fait construire alors avait déjà une largeur de 36 pieds (11 mètres), avec des stalles adaptées aux grandes vaches.Le troupeau loge encore là, mais les animaux de remplacement vivent dans deux autres bâtiments.C'est toujours cette même vision futuriste qui oriente les décisions Ferme Bessette et frères Préfixe de l'élevage PAVICO Superficie 243 ha (600 acres) Cultures 60 ha boisés (150 acres) 15 hade maïs (40acres) 130 ha de foin (320 acres) 36 ha de pâturages (90 acres) Troupeau 100 Holstein pur sang (240 têtes) Classement 1 E, 30 T.B., 73 B+, 7 B.Moyenne 9400 kilos MCR 202-202-204 du trio actuel.L'étable, par exemple, est alimentée par un courant de 600 volts et 600 ampères.La pièce attenante au bureau ressemble maintenant à un avant-poste d'Hydro-Québec, avec d'impressionants disjoncteurs, une génératrice stationnaire et même un gros transformateur pour les moteurs qui fonctionnent au courant de 220 volts.«Avec le 600 volts, les moteurs neufs coûtent le tiers du prix d'un moteur au 220, explique René Bessette.Et ils sont moins dispendieux à utiliser.» Et les investissements n'arrêtent pas.En 1988, parce qu'ils commençaient à avoir de plus en plus de problèmes de comptage leucocytaire, les trois actionnaires ont changé le système de traite.Là encore, ils ont visé haut, optant pour un lactoduc de trois pouces et des trayeuses à pulsation double avec avertisseur de fin de traite.Ils ont même équipé leur laiterie de deux récupérateurs de chaleur, histoire d'économiser le chauffage: l'un utilise le système de refroidissement du lait pour chauffer l'eau de lavage, l'autre retire la chaleur du lait qui entre dans la laiterie.Une sorte de pré-refroidisseur.L'eau de lavage s'écoule bien sûr dans la fosse à fumier.En même temps qu'ils changeaient le lactoduc, les Bessette-Couture agrandissaient aussi les stalles de la plus vieille partie de l'étable (attenante à la laiterie) et y posaient des tapis.De plus en plus, les Bessette-Couture essaient de ménager leurs sols.Ils ne font plus de maïs au même endroit deux années de suite, et ils n'en sèment pas là où la pente est trop forte.Ils ne font pas trop de foin sec (25 000 petites balles dont 5000 vendues à l'extérieur) car ils n'en mettent pas plus de 2 kilos par jour et par vache dans la RTM.¦ VOYEZ VOTRE MEMBRE AFFILIÉ OU DISTRIBUTEUR AUTORISÉ 12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 Le secteur agricole est en pleine évolution.Les ordinateurs remplacent le papier et les crayons.L'agriculteur moderne doit maintenant calculer le coût des fonds en plus du prix du bétail et du grain.Votre centre bancaire CIBC évolue lui aussi afin de vous faire bénéficier pleinement de son expérience.Vous pouvez tirer avantage, entre autres, de notre vaste gamme d'instruments de dépôt.Grâce au compte d'épargne à intérêt quotidien, au Votre exploitation diffère de la nôtre mais nos outils sont semblables.compte Investissement; 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En y apposant sa propre marque de commerce, il y a de bonnes chances qu'on puisse le vendre directement aux détaillants, en évitant l'encan.Surtout si on lui donne une image résolument régionale, se ralliant du coup tous les ténors du développement.C'est, en gros, le pari qu'a fait Jean-Robert Audet en 1987, quand il a décidé de créer le «Veau de Charlevoix».A ce moment-là, il avait déjà quelques années d'expérience dans la production de veaux de grain vendus à l'encan.De quoi être bien conscient du principal handicap de sa ferme: l'éloignement.Car pour produire du veau à Sainte-Agnès, dans le comté de Charlevoix, il faut se lever de bonne heure.«Pour l'alimentation, il faut compter 15 dollars de plus la tonne, souligne Jean-Robert Audet.Pour le chauffage, c'est 4 dollars de plus par veau.Et l'encan le plus proche est à Saint-Romuald!» Même en comptant l'assurance stabilisation, il partait perdant, puisque les coûts de production sont calculés en fonction d'une moyenne provinciale.Et il n'a reçu aucune subvention pour construire sa ferme, en 1980, alors que dans plusieurs autres régions du Québec, les éleveurs pouvaient compter sur un appui financier.Charlevoix n'étant pas une région jugée propice à l'élevage du veau, on ne l'a pas encouragé.Il fallait donc trouver autre chose.D'abord, contourner les intermédiaires en vendant directement aux épice- Aubert Tremblay est journaliste pigiste.Agro-économiste de formation, Jean-Robert Audet a mis l'accent sur la commercialisation: produit différent, bien identifié.ries.Après avoir essayé de vendre de la viande pour congélateur, Jean-Robert Audet a dû se rendre à l'évidence: il avait besoin d'un produit original, identifiable.En Europe, on avait déjà essayé de produire un veau mixte lait-grain, mais le concept n'a pas trouvé preneur.Ici, ça a marché.«On est allé chercher ce qu'il y avait de bon dans les deux: une couleur qui se rapproche de celle du veau de lait et le prix intéressant du veau de grain», dit-il avec une certaine fierté.Du régional Mais ce jeune entrepreneur est allé plus loin.«J'ai voulu tirer avantage de mon désavantage», explique-t-il.Comment?En utilisant le prestige de Charlevoix, région où la nature n 'a pas encore trop perdu la partie.En associant comme il l'a fait le nom de la région à son veau, Jean-Robert Audet aurait réussi à piquer la fierté des gens de la place.Mais c'était dangereux.Que serait-il arrivé s'ils avaient mal réagi?«On ne peut pas aller chercher le nom de Charlevoix et lui accoler un produit médiocre», fait-il remarquer.Donc, objectif: haut de gamme.Pas question de modifier l'alimentation des veaux en fonction des aléas du marché.Sa recette spéciale, Jean-Robert Audet affirme la respecter à la lettre.Sinon, comment assurer à ses clients une qualité égale?Et il répète à qui veut l'entendre que c'est pour cela que son veau se vend un peu plus cher que les autres.«Je donne plus de lait que ce qu'on donne à des veaux de grain, dit-il.Je donne aussi du foin, mais ça, c'est pour faire plaisir aux veaux.» Son marketing est nettement axé sur le régional.«J'ai demandé aux épiciers ce que veulent leurs clients.Ils m'ont répondu: savoir d'où vient la viande.» Jean-Robert Audet a aussitôt fait produire (par un designer de la région!) des étiquettes et des enseignes de comptoir avec le nom de sa ferme, et même le sien, bien en évidence.D'après lui, le «veau de Charlevoix» est aujourd'hui considère 11 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 « À notre âge, il faut prendre le taureau par les cornes! » « Et l'Office nous donne les moyens de faire face a l'avenir» «Des besoins, des idées, des projets.on en a tous.Encore faut-il en avoir les moyens! À l'Office, financer la relève agricole, c'est leur métier.Vous voulez vous établir?Racheter la ferme familiale?Faites comme nous: rencontrez un conseiller de l'Office.Près de vous pour vous comprendre, prêt à tout pour vous aider, voilà pourquoi l'Office est le mieux placé pour répondre à votre demande de prêt agricole».L'Office, c'est tout un programme de financement particulièrement avantageux pour les 18-40 ans.Voyez vous-même: • des rabais d'intérêts sur des emprunt: à long terme • de 15 000 à 60 000$ pour la prime d'établissement • des rabais d'intérêts additionnels selon votre formation scolaire et votre expérience en agriculture.ALORS VITE, CONSULTEZ UN CONSEILLER DE L'OFFICE! OCAQ OFFICE DU CRÉDIT AGRICOLE DU QUÉBEC LE FRUIT DE L'EXPERIENCE comme un produit touristique! Il a même eu l'honneur d'être mis au menu du gala du Mérite de la restauration de 1987.Jean-Robert Audet était là quand les grands chefs ont planté leurs fourchettes dans ses tranches de veau.Pas besoin de dire qu'il se sentait comme un auteur dramatique le soir d'une première.«Et un auteur qui ne connaît pas beaucoup le théâtre!», s'empresse-t-il d'ajouter.Avec une telle image, revers de la .médaille, il est difficile de grossir son entreprise.Actuellement, Jean-Robert Audet produit 1200 veaux par année.«Au gala des chefs, un connaisseur m'a dit: je sais l'erreur que vous allez faire.Vous allez grossir et perdre le contrôle de la qualité de votre produit», se rappelle-t-il.C'est ce qu'il veut éviter.Certains producteurs pourtant, à ses dires, seraient prêts à faire du veau pour lui.Et il ne manquerait pas de débouchés.«Mais on a atteint une taille qui me permet d'investir et de m'occuper de la gestion», expli-que-t-il.La manie des données Plutôt que de grandir, Jean-Robert Audet préfère donc améliorer son système de gestion, ce qui lui permet de faire de la «recherche et développement».Il faut dire qu'il n'est pas seulement un homme d'affaires, mais aussi, et surtout, un agro-économiste, diplômé de l'Université Laval.Avant de revenir dans Charlevoix voler de ses propres ailes, il est passé par les bureaux du MAPAQ, Direction de l'économie où il s'occupait, entre autres, de la production de veau.Sa ferme, il l'analyse sous toutes ses coutures.Imaginez une donnée en apparence insignifiante mais susceptible d'aider à gérer une entreprise?Soyez certain qu'il la compile.Sur un logiciel de gestion qu'il a lui-même conçu.Ses cinq employés notent absolument tout ce qu 'ils font, du kilométrage pour les livraisons aux différentes étapes du nettoyage des étables.L'ordinateur déborde de données.Cela permet de savoir par exemple le taux de conversion de chaque étable et celui de chacune des étapes de la production.Même la température extérieure est notée à tous les jours! Cette manie du chiffre, Jean-Robert Audet l'appelle son souci d'obtenir la «qualité totale».Dans le même esprit, ce contrôle constant lui sert aussi à garder une bonne émulation chez les employés.Car Jean-Robert Audet les a astucieusement divisés en deux équipes de deux personnes, chacune responsable de son étable.Comme tout est compilé, chaque équipe connaît exactement ses performances et peut les comparer à celles de l'autre étable.«Ils aiment ça, soutient-il.Ils veulent savoir s'ils ont eu de bons résultats.» Et les employés notent leur temps au quart de poil, ce qui permet de connaître la part de leur énergie qui va à une tâche plutôt qu'à une autre.Fidèle lecteur de revues d'affaires, Jean-Robert Audet est aussi un adepte de la formation.L'an dernier, ses employés sont allés au Symposium du CPAQ sur le veau.«Ça a été une journée très rentable, affirme-t-il.J'ai lu que les entreprises américaines ne consacraient que 1,25 % de leur masse salariale à la formation de la main-d'oeuvre.Moi, je vise 4 %, comme les Japonais et les Européens.» Il réunit aussi ses employés une fois par mois pour les arroser de statistiques sur la santé de la ferme.All in, all out Des idées, Jean-Robert Audet n'en a pas que pour la gestion.Sa deuxième étable, il l'a construite selon un modèle nouveau du genre «ail in, ail out» comme pour la production porcine.Comme le veau de lait aussi, sauf que les veaux ne sont pas en cage mais par groupes de quatre.Ils ne quittent pas leur loge du début à la fin de leur séjour.Ça évite le stress des trois déplacements habituels et ça permet de leur donner plus d'espace.Pour l'instant, la différence se fait surtout sentir du côté de la santé des veaux.Il y aurait deux fois moins de morts dans la nouvelle étable que dans l'ancienne.Mais Jean-Robert Audet croit qu'il pourra remédier au problème en évacuant l'air provenant du fumier, sous le plancher.Les résultats qu'il obtient dans sa nouvelle étable sont révisés de près par les chercheurs d'Agriculture Canada, dans le cadre d'un programme régional d'essais.Sa dernière marotte: le bien-être des animaux.Il compte faire des tests, comme mettre des tétines dans les loges, pour que les veaux puissent s'adonner avec délice à leur manie de téter.¦ LA SOLUTION ÉCONOMIQUE nCUMIAC @ DE CHAUFFAGE À AIR CHAUD AU BOIS AUTOMATIQUE CTS ECONOMIE du coût de chauffage CHOIX DE MODÈLES • au bois uniquement ou • combiné bois-huile ou bois-électricité (80,000 BTU à 170,000 BTU) ÉCONOMIE d'espace: 2 fournaises dans une Section électrique facultative au-dessus Fournaise -au bois uniquement FOURNAISE BOIS ÉLECTRICITÉ Pour obtenir de plus amples renseignements adressez-vous à: Brûleur à l'huile à l'arrière Porte de chargement de bois à l'avant .Agence Paul Seller Inc.r——— m£WfflACJ 5711, avenue Whitehome.Montreal, Quebec H4W2A1 (514)489-6660 | fltUJfllHC | 16 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 BOVINS La différence c'est l'analyse de votre comptabilité Le volume de production, les coûts des fourrages et le mode de financement sont déterminants.par Gilles Larochelle L'analyse de votre comptabilité constitue un outil de gestion pour prendre des décisions appropriées sur l'orientation de votre ferme.Son analyse permet de distinguer les éléments que vous pouvez améliorer de ceux qui relèvent de facteurs extérieurs sur lesquels vous avez peu d'influence.Facteurs externes à l'entreprise L'état des recettes et déboursés de l'entreprise de M.et Mme «Productivité moyenne» montre que certains postes ne relèvent pas directement de l'efficacité de leur gestion.La compensation et la cotisation de l'ASRA (Assurance-stabilisation des revenus agricoles), qui représentent 36 % des recettes et 17 % des déboursés, sont déterminées par des intervenants extérieurs à l'entreprise.La majorité des charges générales, à l'exception du financement, représentent 16,5 % des déboursés et sont généralement difficiles à compresser.Il est donc inutile de placer beaucoup d'énergie sur ces postes de dépenses de manière individuelle au niveau de l'entreprise.Les modifications à apporter se feront collectivement dans le premier cas et en modifiant la structure de l'entreprise à moyen et long termes dans le deuxième cas.Facteurs internes à l'entreprise M.et M"11' «Productivité moyenne» constatent que 62 % de leurs recettes proviennent de la vente d'animaux.De plus, une amélioration du poids ou du nombre de bovins vendus n'a pas de_ conséquence proportionnelle sur Gilles Larochelle est agronome au MAPAQ de La Sarre.Le vêlage des taures à deux ans plutôt qu'à trois ans accroît la productivité du troupeau.les déboursés, il en résulte une amélioration du revenu agricole familial.La vente de veaux d'embouche à un poids supérieur à 100 livres par tête amène une augmentation du revenu brut de 5000 dollars.L'utilisation de l'insémination artificielle ou l'achat de taureaux éprouvés en station avec un indice supérieur permet d'arriver à ce résultat.L'amélioration de l'efficacité de la reproduction, de la régie et de la santé peut permettre la vente de cinq veaux supplémentaires pour un revenu brut de 2500 dollars.Les propriétaires doivent aussi évaluer si la structure et la main-d'oeuvre permettent de garder des vaches supplémentaires.Le vêlage des taures à deux ans plutôt qu'à trois ans permet de remplacer des animaux non productifs par des animaux productifs, sans augmenter la charge de travail et les charges fixes de la ferme.Le chiffre d'affaires relié aux ventes d'animaux constitue l'élément déterminant de la rentabilité d'une entreprise vache-veau et relève de facteurs internes à l'entreprise.Diminution des déboursés Une ferme vache-veau consacre une grande partie de ses dépenses à la production de fourrages.La majorité des aliments sont produits sur la ferme et les achats à l'extérieur sont minimes.L'ensemble des frais de champs et de machinerie correspond à 40 % du total si on attribue la moitié des remboursements à la machinerie.Cette proportion de déboursés passe à 60 %, si on enlève les frais qui ne sont pas sous le contrôle de l'entreprise.Il est essentiel de chercher les moyens de minimiser les coûts par un équilibre entre les investissements en machinerie et le volume des fourrages récoltés.Les syndicats de machinerie et l'utilisation de travaux à forfait permettent de trouver cet équilibre.L'expansion du troupeau pour un même inventaire de machinerie procure les LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 17 3930 Les nouveaux tracteurs Ford de 32 à 55 HP Les tracteurs les plus vendus en Amérique du Nord sont meilleurs que jamais Plus performants.Plus durables.Plus puissants.Les nouveaux tracteurs utilitaires Ford de la série 30 sont mieux équipés que jamais pour s'acquitter des tâches les plus variées : labourage, paysagement, travaux de chargement, et bien d'autres.Maniabilité et durabilité La direction hydrostatique particulièrement douce exige moins d'effort.Elle est toutefois très résistante et tout à fait en mesure de s'acquitter des travaux de chargement.Les modèles à deux et quatre roues motrices possèdent des essieux avant plus robustes, plus performants et plus durables que leurs prédécesseurs.Boîtes de vitesses perfectionnées Si vous vous servez beaucoup du chargeur, vous apprécierez la nouvelle boîte 8x8 entièrement synchronisée avec son dis- positif de va-et-vient simple et facile à utiliser.Vous pouvez aussi commander une boîte 8x2 ou des vitesses rampantes qui permettent des vitesses de déplacement très lentes à plein régime.Puissance Tous les tracteurs utilitaires Ford sont équipés d'un puissant bloc 3 cylindres.Un moteur carré rigide et robuste en métal de base, qui assure un excellent échange thermique.La série 30 comporte quatre modèles de puissance différente : le 3230 de 32 HP, le 3430 de 38 HP, le 3930 de 45 HP et le 4630 de 55 HP* Prenez le temps de venir voir ces nouveaux tracteurs utilitaires Ford.Ils sont plus beaux, ils sont aussi plus performants.En exclusivité chez les concessionnaires Ford New Holland.^Évaluation du fabricant avec une boîte 8x2.Les trois plus gros modèles ont une puissance nominale supérieure à leurs prédécesseurs.La nouvelle boîte synchronisée convient parfaitement aux travaux de chargement.FORD l\EW HOLLAND Entreprise de M.& Mme "Productivité moyenne" 60 vaches de boucherie RECETTES AGRICOLES Veaux d'embouche Animaux de réforme Compensation ASRA Divers Total des recettes DÉBOURSÉS AGRICOLES Champs: Animaux: Général: TOTAL DES DEBOURSES: REVENU AGRICOLE FAMILIAL: 24 000 $ 4 500$ 16 800$ 1 700$ Semence 700$ Chaux, fertilisants 4 000$ Emballages 500$ Entretien et réparation de la machinerie 3 500$ Carburant, lubrifiant 2 800$ Achat d'aliments 1 500$ Frais de santé 900$ Frais de saillies 1 000$ Frais de mise en marché 1 100$ Frais de litière 600$ Cotisation ASRA 6 400$ Taxes, téléphone, électricité 1 500$ Assurance de la ferme 1 500$ Entretien du fonds de terre et des bâtisses 1 500$ Camion 1 000$ Remboursement du capital-intérêt 8 000$ Autres charges générales 2 000$ 47 000 $ 11 500$ 11 500$ 15 500$ 38 500$ 8 500$ mêmes avantages.Par ailleurs, d'aucuns se demanderont s'il convient de louer des terres supplémentaires pour alimenter 20 ou 30 vaches de plus.En fait, le niveau d'intensification fourragère sera fonction du prix des terres et de leur disponibilité.Les frais de fertilisation dépendront du volume de fourrage à récolter en relation avec la superficie disponible.Rappelons que l'absence de perte à l'entreposage est importante, car elle permet de garder plus de vaches avec les mêmes déboursés.Quant aux prêts agricoles, ils doivent être au meilleur taux et pour une durée qui correspond à la vie utile du bien qu'ils servent à acquérir.Un remboursement rapide des dettes permet des économies d'intérêt, mais il faut respecter la capacité de payer de la ferme.Plusieurs autres aspects peuvent être soulignés dans l'analyse de votre comptabilité.La participation à un syndicat de gestion agricole vous permet d " obtenir une assistance dans cette démarche et de vous comparer avec d'autres fermes du même secteur.¦ CABINES LAURIN Une cabine Laurin avec ses deux portes, essuie-glace, pantographe avant, chaufferette, air pressurisé, vous gardera au chaud l'hiver et à l'abri de la poussière l'été.Voyez nos distributeurs: Kubota, White.M.F.J.D., Inter, Ford, Case, Landini, Universal, Allis-Chalmers et Fiat.WURIN MACHINERIE LAURIN INC.LAVAL, QUE.CANADA ONGUENT POUR PIS du Dr Nayl EN CAS DE TRAYONS ENDOLORIS, DE COUPURES DE CONTUSIONS ET DE BRÛLURES L'UDDER BALM du Dr Naylor est l'onguent antiseptique fiable pour le pansementfaciledesblessures.C'est un onguent spécialement formulé par un vétérinaire pour aider à conserver l'humidité naturelle de la peau du pis tout en calmant la douleur et en maintenant le pis et les trayons doux et en santé.L'onguent UDDER BALM du Dr Naylor est excellent pour le massage complet du pis, le traitement des trayons endoloris, les coupures, contusions, brûlures par le vent 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personnel.Autant le faire en toute connaissance de cause.Si votre boisé abrite du cerf de Virginie, la récolte d'un certain nombre de têtes peut empêcher une surpopulation.En Estrie, la population de cerfs a triplé au cours des cinq dernières années.Résultat: plusieurs pomiculteurs se plaignent des dommages à leurs vergers et près de 400 accidents routiers ont été causés par des cerfs l'an dernier.Pour stabiliser la progression du cheptel, le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche favorise une récolte plus importante, laquelle ne peut se faire sans accueillir un plus grand nombre de chasseurs.Aussi le ministère a-t-il entrepris, le printemps dernier, des pourparlers en ce sens avec l'Alliance des clubs de chasse et pêche de l'Estrie et l'Union des producteurs agricoles.Les membres de l'UPA sont propriétaires de 90 % des territoires.Pour vous aider à comprendre vos droits et obligations ainsi que ceux des chasseurs, de la municipalité et des gouvernements, consultez la brochure «Code d'éthique sur la chasse et le piégeage en milieu périurbain».Ce petit document plein de gros bon sens a été écrit suite au Sommet québécois sur la faune en 1988, auquel l'UPA et la Fédération québécoise de la faune ont participé.On peut se demander à quoi un agriculteur est en droit de s'attendre d'un chasseur.Voici quelques réponses suggérées par le code d'étique: • qu'il respecte la propriété privée, tout d'abord en demandant la permission de circuler et de chasser; • qu'il s'assure de la sécurité et de la quiétude des résidents ainsi que des animaux en n'utilisant pas d'arme à feu près de la maison, des bâtiments ou des champs de pacage; • qu'il laisse les lieux dans leur état original (cultures, clôtures) sans oublier de repartir avec ses déchets; • qu'il accepte le droit incontestable au propriétaire d'interdire l'accès ou encore de l'autoriser selon ses conditions.De son côté, le chasseur s'attend à ce que l'agriculteur lui reconnaisse le droit légitime de chasser, un droit confirmé dans les faits par l'existence de règlements.Le chasseur souhaite par dessus tout fréquenter sans trop de contraintes les boisés de ferme.Pour tout renseignement sur le code d'éthique, communiquez avec le bureau du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche.¦ Alain Demers MASSEY FERGUSON ACTON SABREVOIS (514)546-3207 (418) 346-6663 Les Équipements Acton (1986) Inc.Équipements Guillet Inc.ALMA ST-CYPRIEN (418) 662-6511 (418)963-2647 GDMEnr.Garage Alcide Ouellet & Fils Inc.AMQUI ST-DENIS RIV.RICHELIEU (418) 629-2521 (514)787-2812 Garage Thériault & Couture Inc.Garage Bonin Ltée BAIE ST-PAUL ST-FÉLICIEN (418)435-2347 (418)679-1751 Les Équip.Agricoles Gauthier Inc.Équipement M.Potvin Inc.C0ATIC00K ST-GUILLAUME (819) 849-4465 (819) 849-2151 STE-BRIGITTE (819) 849-4646 (819)849-3823 (819) 396-2185 Service Agricole Orner Madore Inc.(819) 336-4922 COURCELLES Machinerie C.& H.Inc.(418) 483-5321 Machinerie Ste-Brigitte Inc.Benoît Rouillard Inc.ST-HERMAS GRANBY (514)258-2448 (514)378-9891 J.René Lafond Inc.R.Viens Équipement Inc.ST-ROCH LACHIGAN HUNTINGDON (514) 588-2055 STE-MARTINE A.Henri & Fils Inc.(514)264-6871 ST-THOMAS DE JULIETTE (514) 427-2339 (514)756-6565 Les Équipements Colpron Inc.Équipements G.Gagnon Inc.LA SARRE STE-ANNE DES PLAINES (819)333-2481 (514)478-2588 Donia Trudel Inc.Les Équipements Yvon Rivard Inc.LAURIER STATION ST-ANDRÉ DE KAM0URASKA (418)728-4534 (418) 493-2060 Les Entreprises Michel Girouard Inc.Garage N.Thiboutot Inc.LÉVIS ST-GERVAIS (418)837-3686 (418)887-3327 Benoît Bilodeau Inc.F.Goulet & Fils Inc.LOUISEVILLE ST-GEORGES OUEST (819)228-9494 (418)228-3622 Machineries Patrice Ltée Aurélien Lessard Inc.MONT-JOLI STE-MARIE DE BEAUCE (418)775-3500 (418)387-2377 Garage Paul-Émile Anctil Ltée Faucher & Faucher Inc.MONT-LAURIER STE-JUSTINE DE NEWTON (819) 623-1724 (514)764-3333 F.Constantineau & Fils Inc.R.Brisebois & Fils Ltée MONTMAGNY ST-ANDRÉ AVELLIN (418)248-0955 (819)983-2016 Bossé & Frère Enr.Garage André Parisien Inc.NAPIERVILLE VARENNES (514)245-7990 (514)652-2552/3604 Équipements Prairie Inc.René Riendeau (1986) Inc.PRINCE VILLE VICTORIAVILLE (819)364-5664 (819)758-9566 André Rioux Inc.Les Entreprises Michel Girouard Inc.RIVIÈRE DU LOUP WARWICK (418) 862-7273 (819)358-2217 Tardif & Frère Inc.Champoux Machineries Inc.20 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 Quelle est la meilleure raison d'acheter un tracteur M-F de 100 hp et plus?CARACTÉRISTIQUES M-F 3120 M-F 3140 M-F 3660 M-F 3680 Moteur .__hp à la PDF* 100 115 140 160 __Cylindrée (po3) 365 365 365 452 Aspiration naturelle turbo turbo turbo Vitesses 32 16 16 16 Roues motrices 2 ou 4 2 ou 4 2 ou 4 2 ou 4 Il existe probablement autant de raisons qu'il existe de propriétaires de tracteurs des séries M-F 3100 et 3600.Certains veulent le maximum de puissance et d'efficacité à la barre de traction, le point où ça compte vraiment.D'autres veulent la cabine la plus silencieuse qui soit, sans sacrifier espace et la visibilité.Il en est pour qui la facilité d'entretien et de maintenance est l'atout primordial.D'autres sont conquis par les caractéristiques novatrices de performance.Néanmoins, la meilleure raison de choisir un M-F est encore ce qu'il peut faire pour VOUS.C'est pourquoi vous vous devez de demander une démonstration au concessionnaire local M-F.Vous jugerez alors par vous-même si c'est un Massey-Ferguson de la série 3100 ou de la série 3600 qui est le choix logique pour vous.CELUI QU'IL FAUT VOIR MASSEY- FERGUSON * Puissance à la PDF estimée par le constructeur. PORC Un nouveau vaccin contre le Streptococcus suis Le groupe de recherche en maladies infectieuses porcines tente de développer un vaccin plus efficace.par Camille Moore et Martin Bonneau Les infections à Streptococcus suis sont devenues un problème majeur pour l'industrie porcine au Québec.C'est à partir de 1973 que le nombre de cas a augmenté considérablement dans les élevages de porcs de nombreux pays.Au Canada, cen'estqu'enl922quel'onapuisoler la bactérie pour la première fois.Le groupe de recherche en maladies infectieuses porcines (GREMIP) à la Faculté de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe est le centre de référence mondial pour la sérotypie de Strep, suis.Actuellement, on y met au Camille Moore est médecin vétérinaire et Martin Bonneau est étudiant à la Faculté de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe.point un test sérologique pour dépister les animaux porteurs de la maladie.De plus, on travaille à la caractérisation de la capsule de la bactérie pour développer un vaccin plus efficace.Cette maladie frappe généralement les porcelets en pouponnière ou en préengraissement (6 à 12 semaines d'âge).Cependant, on rapporte des cas sur des porcs de 5 jours à 26 semaines.Chez les porcs atteints, la maladie peut se manifester de différentes façons: septicémie, méningite, endocardite, arthrite et pneumonie.On rencontre plusieurs serotypes différents de cette bactérie, mais les symptômes décrits plus haut sont généralement associés aux infections à Streptococcus suis type 1 et type 2.Actuellement, on trouve très souvent ce type d'infection associé à la maladie mystérieuse (pneumonie proliferative et nécrosante).Le stress joue un rôle très important dans la sévérité de la maladie.La manipulation des animaux, l'entassement, les changements brusques de température, la mauvaise ventilation et les températures excessives dans les bâtiments sont tous des facteurs de stress très importants.Il faut minimiser ces situations.L'introduction de sujets malades ou de porteurs sains à l'intérieur d'un troupeau représente une source de contamination importante.Dans les élevages en rotation, la population microbienne est déstabilisée de façon importante par l'arrivée constante de nouveaux sujets, et des explosions d'infections à Strep, suis s'ensuivent.D'autres facteurs comme l'hygiène, l'alimentation, l'abreuvement et l'immunité du troupeau prédisposeraient aux méningites à Strep, suis type 2.L'antibiotique de choix demeure la pénicilline et ses dérivés, administrés tôt et à fortes doses jusqu'à guérison complète de la maladie.La route de choix pour l'administration de la pénicilline demeure l'injection intramusculaire.Bien que les vétérinaires ne soient pas unanimes, le traitement utilisant la pénicilline par voie orale, Cette maladie frappe généralement les porcelets en pouponnière ou en préengraissement.22 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 dans l'eau de boisson ou dans les moulées, s'est avéré souvent efficace pour combattre cette infection.D'autre part, plusieurs vaccins autogènes de même qu' un vaccin commercial existent aujourd'hui pour prévenir les infections à Strep, suis.Bien que l'incidence des problèmes semble diminuer dans certains cas, on ne peut affirmer que la vaccination soit complètement efficace.Mais il est important d'associer à l'antibiothérapie des moyens visant à diminuer les stress.Il est essentiel de bien nettoyer et désinfecter l'environnement des porcelets sevrés ou sur le point de l'être.Tous les instruments nécessaires aux opérations de routine doivent aussi être bien nettoyés et désinfectés.Il faut donner suffisamment d'espace aux animaux et n'introduire que des animaux provenant de troupeaux où des signes cliniques de cette maladie n'ont jamais été observés.Il ne faut pas oublier non plus que les humains peuvent servir de porteurs et de vecteurs à la bactérie.De plus, Strep, suis type 2 est une zoonose (maladie transmissible à l'homme) pouvant causer une septicémie, une endocardite, une méningite ainsi que de la mortalité chez l'homme.L'utilisation de gants ainsi qu'un bon nettoyage des instruments servant à la manipulation des carcasses de ces animaux sont donc primordiaux.Mort subite et problèmes nerveux Une des manifestations les plus importantes, observée en pouponnière et en préengraissement, est la mortalité subite sans signe prémonitoire.Cette mortalité subite survient surtout chez des animaux en bon état de chair.Si la maladie évolue un peu plus lentement, on pourra remarquer des problèmes nerveux (mouvements de pé-dalage, incapacité à se tenir debout, spasmes, paralysie).Lorsque la maladie prend une allure chronique, les articulations peuvent souvent paraître gonflées.Dans certains cas, on observe une perte d'appétit, une dépression, des rougeurs cutanées, des postures inhabituelles, de l'incoordination et de la fièvre.Généralement, on observe des manifestations respiratoires lorsque le problème devient chronique.Souvent, les seules lésions visibles lors des necropsies chez les porcs démontrant des signes nerveux se trouvent dans la moelle épinière et le cerveau.Les vaisseaux sanguins sont con- gestionnés (rouge violacé) et le pus s'accumule sous les méninges.Il arrive cependant que ces lésions soient moins nettes et révélées seulement à l'examen histopathologique (examen au microscope).D'autres lésions, comme la péri-cardite fibrineuse, l'hydropéricarde, les pétéchies au myocarde, les lésions de pleurésie, de pneumonie, de broncho-pneumonie hémorragique, la péritonite fibrineuse extensive et la polyarthrite purulente sévère (chez les porcelets), sont observées dans des troupeaux où la maladie évolue de façon chronique.Lors de mort subite sans signe clinique, on peut parfois remarquer une congestion de la rate, des poumons et du foie, de l'hydropéricarde, une dilatation cardiaque avec pétéchies sur le myocarde.Les ganglions sont hypertrophiés et hémorragiques.De plus, on remarque la présence de fins filaments de fibrine au niveau du mésentère ainsi que de l'ascite dans la cavité abdominale.¦ Assurance investissement .Les affaires sont les affaires, et la seule mesure de succès de votre entreprise est le bénéfice net, c'est-à-dire si vous pouvez ou non obtenir un bon rendement de vos investissements.Pour un producteur porcin, un des facteurs de réussite les plus importants demeure la protection de ses investissements.Et c'est précisément le rôle de FarrowSure B.FarrowSure B aide à protéger les truies et les cochettes contre les maladies de la reproduction souvent fort coûteuses: parvovirus, rouget et six souches de leptospires, incluant L.bratislava.Cette protection se traduit non seulement par un meilleur état de santé de votre troupeau, mais aussi par l'augmentation du nombre de porcelets par portée.Il s'agit là d'un gain tangible, qui s'inscrit directement à la colonne des bénéfices nets.JTarrowSure B est un nom reconnu par l'industrie porcine.Les producteurs savent qu'il est sûr et facile d'emploi, puisqu'il ne requiert aucun mélange.Et maintenant, avec un surcroît de protection contre L.bratislava.FarrowSure B représente un investissement judicieux.Pratique, efficace et sûr, FarrowSure B n'est disponible que chez votre vétérinaire.SO SmithKIme Beecham Santé Animale 3130 Pepper Mill Court, Mississauaa, Ontario L5L 4X4 Bureau des commandes: 1-800-387-8218 Service technique: 1-800-668-4622 LE BULLETIN 0ES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 23 ÉTATS-UNIS Au Wisconsin, le maïs et le soya c'est sérieux Une visite agricole aux États-Unis, organisée par Le Bulletin, en a mis plein la vue aux participants.par Léon Guertin et Simon-M.Guertin Au mois d ' août dernier, un groupe d'agriculteurs et d'agricultrices du Québec ont fait une tournée dans le Midwest américain pour visiter des fermes spécialisées dans la production du maïs-grain et du soya.Passant par London Ontario, nous avons visité des fermes du Michigan, du Wisconsin,de l'Indianaet de l'Ohio.Puis, revenant par la Pennsylvanie et par l'État de New York, nous nous sommes finalement arrêtés sur une ferme du Niagara avant de revenir au bercail.Plus de 5000 kilomètres de routes et des millions d'hectares en cultures ont stimulé les esprits des voyageurs qui ont littéralement bombardé de questions les propriétaires des fermes visitées.La Ferme Juan Edwards, Waterloo, Wisconsin La Ferme Edwards est située dans le comté de Jefferson dans le sud-est du Wisconsin.Elle a une superficie totale de 1200 acres (485 hectares) et on y cultive du maïs-grain, du maïs sucré, du soya, du blé et des petits pois.De plus, cette ferme possède 30 acres ( 12 hectares) consacrés à la recherche sur la betterave de table et la fraise.Comme nous l'expliquait Jim Schmid du Département de l'extension de l'Université du Wisconsin, cette ferme a adhéré à un des programmes du Département d'agriculture du Wisconsin, visant à trouver des façons alternatives pour produire du maïs.Le programme N P M (Nutrients and Pest Management) vise à réduire les coûts de production du maïs en utilisant rationnellement les pesticides et les fertilisants et, du même coup, réduire Léon Guertin.ingénieur et agronome, est professeur à l'ITA de Saint-Hyacinthe.À cause de la texture du sol et du terrain en pente, Juan Edwards utilise le chisel.l'impact environnemental de la culture intensive.On retrouve, entre autres choses, sur la Ferme Edwards, des cultures faites en contour sur des terrasses de 40 mètres aménagées à cet effet.Ceci veut dire qu'on a réaménagé la surface du terrain en prenant soin de conserver le sol fertile à la surface.On a éliminé ainsi le ruissellement de l'eau sur le sol au moment des précipitations et réduit le lessivage des fertilisants.L'eau de surface est dirigée vers des canalisations souterraines (avaloirs) qui conduisent l'eau vers les cours d'eau.Le drainage de l'eau de surface se fait progressivement de façon à éliminer le lessivage.On évalue à 212 $ US/acre (600 $/hectare) le coût d'aménagement d'une terrasse.Le Département d'agriculture subventionne à 75 % les aménagements jusqu'à un maximum de 4700 dollars par an.Juan Edwards croit qu'avec ce système, il peut augmenter ses rendements de 10 à 20 %.Le sol de sa ferme étant surtout constitué d'un loam limoneux, il est très attentif aux problèmes d'érosion par l'eau.A cause de la texture de son sol et de son terrain en pente, la Ferme Edwards n'est pas labourée à la charrue classique.On utilise plutôt le chisel qui sera passé dans le sens de la terrasse, soit perpendiculairement à la pente du terrain.Le sol est travaillé sur une profondeur de 30 centimètres (12 pouces), avec des dents de 10 centimètres (4 pouces) de largeur de type vrillé.On doit utiliser un tracteur aussi puissant que 20 HP par dent de chisel pour travailler à vitesse raisonnable.Il faut dire que cette ferme possède un sol profond et que le passage du chisel n'apporte pas de sol pauvre à la surface.On croit, au contraire, que le travail profond améliore la pénétration de l'eau et décompacte le sol en profondeur.Rotation des cultures et lutte contre les mauvaises herbes En fait de grandes cultures, la Ferme Edwards fait une rotation avec le soya, le blé et le maïs.Le soya est semé à la fin avril avec un semoir traditionnel, ayant un espacement de sept pouces entre les ouvre-sillons.La population du semis est de 210 000 plants par acre (518 000 plants par hectare) et le ren- 24 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 Les hybrides Funk : la peiionnance-née ! Les hybrides Funk.issus de l'un des programmes de recherches les plus avancés du monde entier.Mis au point à partir du bassin génétique mondial de CIBA-GEIGY, de techniques de pointe de sélection en laboratoire et de rigoureux essais dans les champs.Éprouvés sur des fermes près de chez vous pour assurer un rendement optimal uniforme dans une vaste gamme de conditions locales.NOUVEAU G-4021 2525 u.t.79 jours Cet hybride précoce affiche une excellente levée tôt au printemps; le plant vert foncé est vigoureux et donne des épis bien développés.Idéal pour le grain ou l'ensilage.NOUVEAU G-4034 2600 u.t.82 jours L'excellent rendement potentiel et les épis bien remplis de grains longs de qualité font de cet hybride un bon choix pour les utilisateurs de maïs grain et de maïs d'ensilage.G-4023 2700 u.t.85 jours G-4140 La robustesse supérieure de la tige et le rendement constant font de cet hybride de 2700 u.t.le choix idéal pour le grain et le fourrage.2850 u.t.92 jours Cet hybride cultivé pour le grain offre des rendements supérieurs constants et s'égrène facilement.Des racines et des tiges robustes sont l'assurance de bons rendements avec cet hybride de 2850 u.t.Parlez à votre détaillant Funk.Comparez la performance de Funk aux autres.Vous venez que les hybrides Funk d'aujourd'hui procurent rendement, tenue et qualité de grain exceptionnels.Les hybrides Funk.Partenaire des meilleurs producteurs de maïs.SEMENCES FUNK CIBA-GEIGY CANADA LTÉE RR #3, Cottam, Ontario NOR 1B0 1-800-265-1302 FUNK'S HYBRID Partenaire des meilleurs producteurs de maïs. Les voyageurs ont bombardé de questions les propriétaires des fermes visitées.dement à la récolte est de 3700 kilos par hectare.La lutte contre les mauvaises herbes est une opération stratégique dans le soya pour s ' assurer d ' une bonne récolte et éliminer une reprise de la lutte l'année suivante.En effet, Juan Edwards utilise du «Lasso» incorporé en présemis, puis du «Ba-sagran» et du «Fusilade» en postlevée, pour détruire les mauvaises herbes dans le soya.Vingt et un jours avant la récolte et avant que les feuilles se décrochent des plants de soya, il sème le blé d'automne dans le champ de soya par avion.Lorsque le soya est récolté, le blé a déjà eu le temps de s'implanter, et il restera sur le champ jusqu'au moment de la récolte au mois de juillet de l'année suivante.Au printemps, lorsque le blé reprend vie, aucun trai- tement d'herbicides n'est utilisé, et ce, jusqu'à la récolte.Après la récolte du blé, le champ est traité au «Round-up», lorsque la population de mauvaises herbes le demande.Puis le sol est travaillé une fois avec le chisel au courant de l'automne, laissant ainsi assez de résidus sur le sol pour lutter contre l'érosion.Le printemps, on repasse une ou deux fois avec le vibroculteur, afin de préparer le terrain avant le semis du maïs-grain.On utilise alors «Eradican» pour détruire les mauvaises herbes dans cette culture.Par ailleurs, le maïs est planté à une population variant de 20 000 à 28 000 plants par acre (49 400 à 69 160 plants par hectare), avec un espacement de 38 pouces entre les rangs.Le rendement moyen varie de 7500 à 10 000 kilos par hectare.S'il conserve un espacement de 38 pouces entre les rangs, c'est que, d'une part, Juan Edwards ne croit pas qu ' un espacement de 30 pouces augmenterait ses rendements, et que, d'autre part, un tel changement nécessiterait des investissements de machinerie.Pour ce qui est de la fertilisation, on utilise l'analyse foliaire pour évaluer les besoins des plants et les corrections sont faites les années subséquentes, s'il y a lieu.Juan Edwards évalue ses frais de production du maïs à 2,35 dollars le boisseau (928 dollars l'hectare).Sa stratégie de commercialisation, c'est de bien connaître son coût de produc- L'eau de surface est dirigée vers des avaloirs qui l'amènent vers les cours d'eau.tion et de vendre sa récolte aussitôt que le marché lui donnera un profit raisonnable.C'est trop risqué d'attendre le jour où le prix du marché sera le plus haut.On risque de vendre à des prix inférieurs à son coût de production et de faire face à des créanciers impatients.¦ Ligne JonSBrsd POUR L'AMATEUR OU LE PROFESSIONNEL 2051 TURBO • LA PLUS FIABLE • Moteur 51 ce • RPM jusqu'à 14,800 • Peu de vibration • Pèse seulement 12.8 lbs • Le système "Contrôle de poussière" Jonsered réduit le nettoyage du filtre à air seulement qu'une à deux fois par mois • Le frein de chaîne par inertie arrête la chaine en 0.05 de seconde.• OPTION: Système "Préchauffement d'air" • OPTION: Poignée chauffante • OPTION: Micro Processeur La Première avec un TU VOYEZ VOTRE DÉPOSITAIRE Jonsered LE PLUS PRÈS 26 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 VEGETAUX Les cultures commerciales ont besoin d'un renouveau Les fourragères vivaces présentent les plus grands avantages agronomiques.Mais peu de céréaliculteurs possèdent les récolteuses nécessaires.par Serge Lussier Le Québec compte un nombre important de producteurs agricoles qui se spécialisent dans les cultures commerciales ou qui en font des productions secondaires importantes.Étant donné le nombre restreint de telles cultures (maïs, céréales à paille, soya), on doit s'intéresser à d'autres espèces, afin de diversifier les rotations.Lorsqu'on examine les statistiques de production des cultures commerciales, on décèle rapidement un malaise dans ce secteur de l'agriculture.En effet, outre les céréales, seuls le sarrasin et le soya apparaissent dans ces statistiques, et ces deux espèces ne représentent que 4 % des superficies consacrées au maïs et aux céréales à paille.Ceci représente bien la réalité des fermes spécialisées en cultures commerciales, où le maïs occupe une place très importante, avec les problèmes attenants à ce type de rotation.Il faut donc chercher de nouvelles espèces à introduire sur ces fermes.PLANTES FOURRAGÈRES Parmi les productions qui pourraient être introduites sur nos fermes de cultures commerciales, les fourragères vivaces présentent les plus grands avantages agronomiques.En effet, ces cultures possèdent des systèmes radiculaires puissants et bien développés, ce qui améliore la structure des sols compacts.De plus, les travaux mécanisés dont elles font l'objet (la récolte en particulier) s'effectuent en conditions sèches, ce qui réduit le compactage du sol.On note enfin la présence de légumineuses (luzerne, Serge Lussier es! agronome au Campus Macdonald de l'Université McGill.Le canola est la culture annuelle la plus prometteuse à cause d'un marché bien établi et de son adaptation aux conditions du Québec.trèfles) parmi ces espèces, ce qui laisse présager une réduction des fertilisations azotées sur les céréales qui suivent.Ces cultures présentent cependant des inconvénients importants par rapport au maïs et aux autres céréales.L'agriculteur note tout de suite l'absence d'assurance-stabilisation des revenus, un outil important de protection contre les fluctuations des prix.De plus, peu de céréaliculteurs possèdent la machinerie nécessaire à la production du foin; c'est donc là un investissement supplémentaire à consentir.Les syndicats de machinerie et le travail à forfait présentent alors des avantages importants, surtout pour les équipements plus dispendieux comme la presse et la faucheuse.On doit aussi admettre que la mise en marché du foin manque d'organisation et d'un mécanisme de fixation des prix.Cette situation ne devrait surprendre personne, puisque le volume de foin mis en marché actuellement est assez faible.De plus, la qualité varie beaucoup, ce qui complique la situation encore plus.Les producteurs de foin de certains États américains, la Pennsylvanie parexemple, ont recours à des encans réguliers.Le foin y est acheminé, vendu et livré à l'acheteur dans la même journée.C'est sûrement un modèle à étudier de près.La production d'autres cultures, comme le canola, le tournesol, le sarrasin, le lin ou la féverole, s'effectue avec l'équipement de semis et de récolte des céréales ou du maïs.Le pro- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 27 Le producteur de tournesol doit développer ses propres marchés, chez les revendeurs de nourriture pour oiseaux ou pour la confiserie.ducteur peut donc essayer ces nouvelles espèces sur de petites superficies, sans investissement supplémentaire.CANOLA Le canola se distingue par un mécanisme de découverte des prix bien organisé (la hausse des grains de Winnipeg) et par des marchés développés et relativement proches.Les usines de trituration de Hamilton et de Windsor en Ontario utilisent - du canola depuis plusieurs années et constituent donc un marché potentiel.De plus, il serait possible de rajouter du canola à certains navires sortant de la voie maritime du Saint-Laurent.Il faudrait alors produire au moins 5000 tonnes par an de canola de première qualité au Québec.Sa qualité a été étudiée de fond en comble au Canada, mais surtout dans les Provinces des Prairies, puisqu'on y produit 95 % du canola canadien.Des recherches ontariennes et québécoises, et l'expérience des producteurs d'ici, nous permettent d'envisager cette production à plus grande échelle.Le canola se présente en deux types bien différents: le canola d'hiver et de printemps.Le canola d'hiver n'affiche pas une rusticité adéquate pour survivre à nos hivers.Par contre, le canola de printemps, une plante de la famille de la moutarde, est particulièrement adapté aux climats frais et aux sols profonds et bien pourvus en eau.On peut le cultiver dans les régions de 2600 unités-thermiques-maïs en moyenne.En effet, lors des périodes de temps chaud et humide des étés autour de Montréal, un certain pourcentage des fleurs vont avorter.Au cours d'essais effectués à divers endroits du Québec, on a noté des rendements de 2,5 à 3 tonnes par hectare chez les meilleurs producteurs.Cette culture demande un lit de semence bien émietté, sans grosses mottes; la graine est petite et sa germination nécessite un bon contact avec le sol.En fait, le semoir de type Brillion constitue le meilleur outil pour implanter le canola.Il permet un positionnement correct des graines dans un sol bien rappuyé.La date de semis est la même que pour les céréales à paille: fin avril, début mai.Il faut semer aussitôt que possible afin de réduire l'impact des coups de chaleur de l'été sur la floraison.Un semis hâtif permet également à la plante d'allonger son cycle végétatif, ce qui assure la formation d'un plus grand nombre de feuilles et de branches.Les plantules de canola résistent à des gels légers (-2 à-3 °C), mais peuvent être complètement détruites à des températures plus basses.Cette situation implique une reprise des semis.Le taux de semis se situe à environ 5 à 7 kilos par hectare pour une semence pure, alors qu'il peut atteindre 10 à 12 kilos par hectare si on ajoute un insecticide granulaire.Ce dernier aide à lutter contre l'altise, un petit insecte noir qui cause des dommages importants et peut même détruire les plantules.Par ailleurs, il existe des herbicides efficaces contre les graminées, mais ce n'est pas le cas pour les mauvaises herbes à feuilles larges, en particulier la moutarde.Cette dernière pose un problème particulier; les acheteurs refusent les lots de canola qui contiennent plus de 5 % de graines de moutarde.Il faut donc éviter les champs dont l'historique montre des infestations de cette cousine du canola.Enfin, la fertilisation du canola suit de près celle de l'orge.Le guide de fertilisation du CPVQ contient un tableau de recommandations pour le canola de printemps.La récolte représente peut-être l'étape la plus délicate de la production du canola.Etant donné la maturation inégale des gousses et des graines, il faut faire l'andainage avant de battre.Celui-ci s'effectue lorsque 25 à 30 % des graines du tiers médian des plants sont brunes.Le battage s'effectue lorsque toutes les graines sont sèches.Malgré les problèmes particuliers liés à sa production, le canola demeure la culture alternative annuelle la plus prometteuse, à cause d'un marché bien établi et d'une bonne adaptation aux conditions du Québec.TOURNESOL Le tournesol s'adapte également assez bien au Québec, mais sa mise en marché s'avère plus aléatoire.Il ne faut pas compter sur le marché de 28 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 4560 de 155 hp / 4760 de 175 hp / 4960 de 200 hp Les nouveaux tracteurs John Deere de série 60.Perfectionnés selon vos exigences Les marches plus larges et la plate-forme spacieuse accommodent les conducteurs de différentes tailles.Vous avez demandé.• des essieux à crémaillère • l'entretien plus facile du filtre à air • des marches plus larges et un meilleur accès • une meilleure qualité sonore • une meilleure visibilité • des phares non éblouissants • une borne de survoltage • des montages de commandes spéciaux • une nouvelle garantie de 5 ans (voir le concessionnaire pour plus de détails) un dispositif d'arrêt électrique (clé) et d'autres commodités.et nous avons écouté.Car chez John Deere, la satisfaction du client passe avant tout.m- m Le nouveau système d'admission d'air permet un entretien rapide du filtre.Il suffit d'enlever le couvercle du bidon pour sortir le filtre et le nettoyer.Les nouveaux tracteurs de série 60 ont des phares qui limitent i'éblouissemenl.De plus, ils offrent en option un nouveau dispositif d'éclairage sur 360*.Les nouveaux essieux à crémaillère, a réglage facile pour espacement de 76 cm entre les rangs, ont une force de serrage deux fois plusgrande.Et les roues â bride boulonnée empêchent la formation de faux-ronds et le gauchissement.John Deere Limitée, 295, rue Hunter, Grimsby (Ontario) L3M4H5 l'huile, puisque l'usine d'extraction la plus proche se trouve au Manitoba.Le producteur de tournesol doit donc trouver ses propres marchés, surtout chez les revendeurs de nourriture pour les oiseaux ou pour la confiserie.La variété Sundak a déjà servi de standard pour le marché de la confiserie.Actuellement, des hybrides comme Sigco 954 et 974 offrent de forts pourcentages de grosses graines, selon des essais effectués au Manitoba.L'avè-jiement de variétés hybrides a beaucoup amélioré cet aspect de la production.Le producteur québécois devrait choisir des hybrides courts et résistant aux maladies, puisque nos conditions sont plus humides que celles des régions productrices.S'il s'avère difficile de se procurer de la semence de ces variétés, certaines maisons de semence (Jacques, Cargill, Pioneer et King Agro, entre autres) vendent des hybrides de tournesol oléagineux qui peuvent aussi être utilisés.Alors que la production de canola utilise la même machinerie que pour les céréales à paille, le producteur de tournesol se servira plus de l'équipement à maïs.On sème le tournesol en rangs de 45 à 75 cm, selon l'équipement disponible et les méthodes de lutte contre les mauvaises herbes.Le peuplement visé se situe à 50 000 plants par hectare.Ceci peut sembler faible, mais il ne faut pas oublier que le marché demande des grosses graines; il faut donc permettre aux plants d'en produire.On effectue le semis tôt en saison, pour permettre aux plantules de se développer dans des conditions fraîches et humides et aux plants d'atteindre la maturité avant les gelées.Étant donné la saison de croissance assez longue du tournesol, on n'en recommande pas la production dans les régions recevant moins de 2500 unités-thermiques-maïs.La récolte et les oiseaux représentent les deux problèmes agronomiques les plus importants de la production du tournesol.La récolte peut s'effectuer à l'aide d'un tablier à maïs ou d'une table à céréales modifiée qui réduit les pertes.Ce dernier équipement permet d'utiliser des écartements de 45 à 60 cm entre les lignes de semis, ce qui représente le meilleur compromis, selon des recherches françaises.Le problème des oiseaux s'avère plus épineux que la récolte.Il faut éviter les champs près des points d'eau et des perchoirs.Les dommages dimi- nuent également lorsque la superficie des champs augmente.L'utilisation de canons ne semble pas particulièrement efficace, car les oiseaux raffolent de tournesol.Le producteur devra accepter une certaine perte à tous les ans.SARRASIN À l'inverse du tournesol et du canola, le sarrasin est implanté depuis longtemps au Québec.Les difficultés inhérentes à la production de cette espèce la relèguent cependant au rang des cultures d'urgence, qui ne font pas partie intégrante des rotations.Le manque de régularité des rendements de sarrasin s'explique par trois groupes de facteurs: l'environnement, les méthodes de production et l'hétérogénéité des semences.Le sarrasin étant une plante de climat frais, il souffre des grosses chaleurs de l'été; on note alors une croissance plus lente et la coulure de plusieurs fleurs.De plus, le semis tardif place les graines dans un sol sec, ce qui se traduit souvent par un peuplement clairsemé.En plus de ces facteurs environnementaux, le sarrasin souffre du manque de soins apportés à sa culture.On sème un peu n'importe comment, souvent sans fertilisation et avec des semences de qualité douteuse.En effet, le sarrasin est une espèce à pollinisation croisée, qui produit des lots de semence manquant d'uniformité.L'utilisation de semence certifiée constitue une amélioration importante à ce chapitre.Dans le même ordre d'idées, le producteur devrait faire appel à un apiculteur, afin que les abeilles puissent aider à la pollinisation.Cet aspect est souvent négligé, au détriment de la productivité.Une fertilisation raisonnée permet également de hausser les rendements.On doit cependant limiter l'azote à 40 kilos par hectare afin de prévenir un développement végétatif luxuriant, qui aurait pour effet de réduire le rende- 30 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 LA NOUVELLE GÉNÉRATION Tracteur Belarus Economiser de 74 eh/pdf Moins coûteux - à utiliser - à entretenir - à acheter! Belarus 805/825 MOINS COUTEUX A UTILISER Faible consommation de carburant.Les moteurs diesel Belarus sont puissants et connus dans le monde entier pour leur longue durée, leur faible besoin d'entretien et leur rendement exceptionnel de carburant.Demandez à votre voisin qui en a un! Le 4 cylindres Belarus refroidi par eau à longue course des pistons et cylindre de 4,75 litres est plus économique que d'autres moteurs de tracteur de puissance similaire.Robustes d'un bout à l'autre et puissants, les tracteurs 805/825 de Belarus bénéficient d'une bonne répartition du poids pour assurer la traction maximale et limiter la consommation de carburant.Blocage automatique du différentiel - 18 vitesses avant.Le blocage automatique du différentiel (BAD) accentue encore la force de traction maximale en distribuant également la puissance motrice entre les deux roues arrière.La boite deux gammes à 18 vitesses avant (1.9 à 33.4 km/h) et quatre vitesses arrière (4,0 à 9,0 km/h) permet de s'attaquer aux travaux les plus difficiles avec plus de puissance-heure par litre de carburant.Traction aux quatre roues unique - 3 modes.L'enclenchement automatique de l entraînement du pont avant du 825 assure une augmentation de la traction, de la productivité, du rendement du carburant et de la souplesse d'emploi.On peut choisir trois réglages de pont en fonction du travail à faire et des conditions d'utilisation : enclenchement automatique en déplacement avant, enclenchement permanent en déplacement avant et arrière et mise hors fonction totale.Le système de quatre roues motrices du tracteur 825 permet plus de travail sur terre molle ou humide du fait qu'il accroît la force de traction, qu'il assure une excellente garde au sol et qu'il permet un rayon de braquage petit.MOINS COÛTEUX À ENTRETENIR Les tracteurs Belarus 805/825 sont faciles à entretenir soi-même.Pratiquement tout ce qui peut requérir une inspection ou un entretien se trouve à l'extérieur et accessible.Le filtre à huile moteur est lavable et l'achat de rechange est donc inutile.Les pneus radiaux sont standard à l'arrière.Tous les produits Belarus bénéficient de l'appui d'un stock de pièces de rechange de plus de 10 millions de dollars réparti dans quatre entrepôts régionaux du Canada : Toronto.Montréal, Moncton et Regina.Les commandes de pièces reçues à midi sont expédiées le jour même! 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une variation de la production aura donc un effet considérable sur les prix.Au Québec, la compagnie Provalcid de Varennes achète et exporte du sarrasin.Certaines petites minoteries fabriquent de la farine de sarrasin et elles s'approvisionnent au Québec.Dans les deux cas cependant, le producteur doit offrir un sarrasin de première qualité, afin de s'assurer d'un marché.Les lots inférieurs sont difficiles à écouler.LIN Il peut paraître inopportun de parler du lin alors que seules les usines de Des chercheurs canadiens tentent de modifier la génétique du lin pour en tirer une huile comestible.La féverole se cultive sous des climats assez frais, dans les zones recevant moins de 2600 UTM.trituration peuvent l'utiliser en grandes quantités.Deux facteurs expliquent cependant l'intérêt à long terme de cette culture.En premier lieu, le Québec a déjà compté plus de 10 000 hectares en lin, lorsque la compagnie Canada Linseed possédait une usine à Montréal.Cette culture semble donc bien adaptée au climat du Québec.Le deuxième facteur relève plus du futur que du passé.Des chercheurs canadiens tentent actuellement de modifier la génétique du lin, afin qu 'on puisse en tirer une huile comestible.Comme on le sait déjà, l'huile de lin est utilisée actuellement dans la fabrication des peintures, du linoléum et de certains autres produits industriels.Le truc, c'est d'amener le lin à produire une huile semblable à l'huile de canola; cette dernière est très prisée par les diététistes et les consommateurs.On est encore assez loin du résultat final, mais la recherche génétique avance aujourd'hui à grands pas.Le lin se cultive exactement comme les céréales à paille, sauf pour un taux de semis plus faible: 40 à 45 kilos par hectare.Il se récolte en fin d'été, au même moment que le blé.Il s'agit donc d'une culture à laquelle les céréaliculteurs pourraient s'adapter rapidement.FÉVEROLE ET LUPIN Ces cultures ne font pas normalement partie des cultures commerciales, car leurs graines servent de supplément protéique sur la ferme où elles ont été cultivées.On peut cependant entrevoir le développement de marchés pour ces espèces, si la production augmente.L'information nutritionnelle étant déjà disponible, on peut calculer des rations alimentaires qui utilisent la féverole ou le lupin.Ces deux légumineuses se cultivent de la même façon que les céréales à paille, mais elles sont adaptées à des conditions différentes.La féverole se cultive sous des climats assez frais, donc dans les zones recevant moins de 2600 unités-thermiques-maïs.Les températures chaudes de l'été montréalais lui sont très néfastes.En plus de la coulure des fleurs, on note alors un développement rapide des maladies.On retrouve donc les meilleurs 32 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 Nous travaillons avec vous sur-le-champ.Quand vous achetez des pneus Goodyear pour votre machinerie agricole, les conseils que nous vous donnons ne sont que la première étape de l'engagement du détaillant Goodyear envers vous.Goodyear est avec vous chaque fois que vous travaillez dans les champs.Si quelque chose ne va pas, nous le réparerons sur-le-champ.Le pneu pour train arrière de tracteur qui ne recule devant rein ! DYNA TORQUE II • Traction améliorée grâce à des barrettes longues et courtes.• Conçu en vue d'une stabilité et d'une tenus de route améliorées et d'une vibration réduite.• Barrettes angulaires robustes de motif autonettoyant.• Le câblé de polyester de la carcasse et le protège-jante renforcé aident à protéger le pneu contre les meurtrissures.DEPANNAGE EXPRESS SUR-LE-CHAMP Service sur-le-champ des pneus agricoles en tout temps et en tous lieux, jour et nuit GOOD/YEAR AtMA Distr.Centropneus Inc.(4181 668-7988 GRONDINES Faucher et Frères Inc.(418) 268-3587 LAVALTRIE Prod Centropneus Inc.(514) 589-6368 RIVIÈRE DU LOUP Distr.Centropneus (418)867-3963 SHERBROOKE Centropneus (1989) Inc.(819) 567-5283 AMOS Pneus Abitibi Inc.(Oiv.Rechapex) (819) 732-5321 HUNTINGDON Les Équip.Bonenberg Inc.(514) 264-6673 MATANE Distr.Centropneus (418) 562-4611 ST-ANTOINE Service de Pneu Sarrazin Inc.(514)438-3730' SHERBROOKE Pneudis (Sherbrooke) Inc.(819) 569-9493 BEAUCEVILLE Distr, Centropneus (418) 774-6279 JULIETTE David Lépine Inc (514) 753-3712 MONT-JOLI Centropneus (1989) Inc (418) 775-5322 ST-BARNABÉ-SUD Garage Gaston Chartier & Fils Inc (514)792-3240 TROIS-RIVIÈRES Vanasse (Div.Rechapex) (819) 375-4949 BEAUHARNOIS Pneus IX Inc.(514) 429-4580 L'ANGE GARDIEN Distr Cenlropneus Inc.(418)822-0427 MONTMAGNY Centre DP Inc.(418)248-7270 ST-EUSTACHE Les Pneus Argenteuil Inc.(514)472-7506 VERCHÈRES Distr.Centropneus Inc.(514) 583-6163 BEDFORD Centre du Pneu Pelletier (514)248-7130 LA CONCEPTION Pneu Legault (819) 686-2522 NICOLET Les Pneus Jutras (819) 293-8545 ST-JEAN-SUR-RICHELIEU Les Pneus Robert Bernard Ltée (514)656-0312 VILLEMARIE Pneus Abitibi Inc.(Div.Rechapex) (819) 629-2515 DRUMMONDVILLE Les Pneus Vanasse Inc.(819)478-8119 LAC MEGANTIC Centropneus (1989) Inc.(819)583-1614 PAPINEAUVILLE Les Pneus Robert Bernard Ltée (819)427-6494 ST-JEAN-SUR-RICHELIEU Prod.Centropneus Inc.(514) 347-8349 WARWICK STL Centre de distribution (819)358-2774 GRANBY Les pneus Ovila Bernard (514) 378-7968 LASARRE Pneus Abitibi Inc.(Div.Rechapex) (819)333-5567 RIMOUSKI L'As Rechapeur (418) 724-4104 ST-PAUL-ABBOTSFORD Les Pneus Robert Bernard Ltée (514) 379-5757 Pour autres renseignements, téléphoner: (514)334-1112 772 rendements dans des régions comme le Bas-du-Fleuve, où le climat frais permet à la féverole de montrer son plein potentiel.Le Dr Pierre Turcotte du MAPAQ développe actuellement de nouvelles variétés de féverole.Cette espèce prometteuse est donc appelée à connaître un essor important dans les régions où elle est adaptée.Le lupin requiert, lui aussi, des conditions particulières.Cette plante s'avère très sensible aux excès d'eau; elle s'adapte donc bien aux sols sablonneux et bien égouttés.De plus, le lupin tolère bien les sols acides, ce qui est remarquable pour une légumineuse.Ces caractéristiques en font une plante idéale en rotation avec les pommes de terre.Ces champs sont normalement propres ou presque exempts de mauvaises herbes.Ceci représente un atout précieux, puisque les herbicides homologués pour le lupin se font rares.On note cependant que le lupin retourne peu de matière organique au sol.On doit donc envisager une rotation qui inclurait également une céréale à paille.Le lupin s'adapte bien aux sols acides.Il est Idéal en rotation avec les pommes de terre.CULTURES EXOTIQUES Au cours de la dernière année, certains agriculteurs se sont intéressés à la culture du houblon et du topinam- TRAP-IM-A-SAK RODENTICIDE FATALEMENT BON L'APPÂT DE MAÏS SUCRÉ DONT LES RONGEURS RAFFOLENT LE SEUL APPÂT AVEC DU MAÏS SUCRÉ Tellement unique que.sa formule est brevetée.LES RATS PREFERENT LE TRAP-N-A-SAK* Des essais l'ont démontré dans les fermes laitières, porcines etavicoles.UN POISON EFFICACE Efficacité éprouvée, goût apprécié parles rats et présentation pratique.Desessaissurleterrainontdémontré que la diphacinone donne d'excellents résultats.•m GRATIS - 125TIMRES A MAGNIFIQUE collection de 125 différents timbres du monde avec liste de spéciaux, valant 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étiquette d'adresse • Indiquez votre nouvelle adresse dans l'espace ci-contre et retournez-nous le tout 6 à 8 semaines à l'avance.Ville: Code Postal: Tél.: LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 63 Ces agronomes qui viennent d'ailleurs «La mentalité des agriculteurs est la même quel que soit le pays.Seules les productions changent.» par Sylvie Bouchard Si les agronomes québécois sont capables d'aller travailler ailleurs, l'inverse est aussi vrai.» Elie Kodsi, originaire du Liban, travaille en agronomie au Québec depuis près de quatre ans.Pour lui, qui a oeuvré deux ans dans son pays avant de s'exiler, l'expérience internationale qu'apportent les agronomes étrangers est un trésor pour le pays hôte.Pourtant, ce n'est pas facile de trouver du travail en milieu rural quand on a la peau colorée, les yeux bridés ou un accent prononcé.«Je me suis très souvent heurté à des refus polis», dit Elie Kodsi.Les employeurs auraient-ils peur que ces conseillers ne soient pas bien acceptésjtar les producteurs?«Un peu, répond Elie Kodsi.En campagne, on voit peu d'étrangers.Les producteurs agricoles sont peu en contact avec l'extérieur.» Il faut dire que les agriculteurs acceptent déjà difficilement un conseiller originaire de Montréal sous prétexte qu'il connaîtrait mal le milieu rural.«Pourtant, ajoute en souriant Elie Kodsi, dans la consultation, plus tu en as vu, mieux c'est.Parce que tu en vois de toutes les couleurs! » Elie Kodsi s'occupe depuis deux ans et demi des dossiers environnementaux chez Urgel Delisle et Associés, une firme d'ingénieurs consultants en agriculture.«Les producteurs agricoles sont les mêmes au Québec, au Liban ou en France, explique Elie Kodsi.Ils sont assez conservateurs, doivent travailler beaucoup et faire face à des obligations financières de plus en plus difficiles.Si les productions végétales sont différentes d'un pays à l'autre, une grille de fertilisation reste une grille de fertilisation.Il suffit de l'adapter.» Selon Elie Kodsi, il y a trop peu d'employeurs prêts à laisser sa chance au coureur.étranger.Selon lui, il est beaucoup plus important de comprendre cette mentalité que de connaître tous les détails de production pour réussir comme agronome dans un autre pays.Une autre condition essentielle est de bien connaître la langue.Bien que sa langue maternelle soit l'arabe, Elie Kodsi a fait toutes ses études en français, à partir de l'école primaire jusqu'à l'obtention de son baccalauréat.Beaucoup d'appelés, peu d'élus Toujours selon lui, la meilleure façon de commencer sa vie professionnelle ailleurs, c'est de passer par l'université.On peut y acquérir une bonne expérience et ça facilite la reconnaissance au sein d'une corporation professionnelle.C'est sans doute pour cette raison que cet agronome formé à l'Université américaine de Beyrouth a jugé bon de faire une maîtrise en environnement en Colombie-Britannique avant de s'installer définitivement au Québec.«De toute façon, dit-il, je savais que je voulais vivre au Québec, à cause de la langue surtout.En passant par une université canadienne, ça me permettait de connaître le Canada et d'apprendre une autre langue.» À chaque année, l'Ordre des agronomes du Québec reçoit une trentaine de demandes d'agronomes étrangers qui veulent passer l'examen d'admission.Car pour avoir le droit d'exercer, il faut être d'abord admis au sein de la corporation professionnelle.Selon Ghislain Gendron, agronome et conseiller technique pour le comité des équivalences, environ 60% des demandes d'équivalence sont acceptées.Bien qu'on reconnaisse automatiquement le diplôme de certaines écoles canadiennes, américaines, françaises ou belges, d'autres font l'objet de recherches plus poussées.«On évalue d'abord si le programme correspond à la formation que reçoivent nos étudiants, explique Ghislain Gendron.Puis on tente d'obtenir la description détaillée des cours.» Selon la secrétaire responsable du tableau des membres de l'Ordre, Johanne Bisson, une dizaine seulement de ces aspirants agronomes se présentent ensuite à l'examen d'admission à l'Ordre.En moyenne, quatre le réussissent alors que le taux d'échec des jeunes agronomes issus d'université québécoise se situe autour de 20 %.«L'objectif de l'examen est 64 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 de vérifier la transposition des connaissances acquises à la pratique de l'agronomie, explique Lucie Goulet, qui agit comme personne-ressource sur le comité d'admission.Tout le monde passe le même examen dans lequel on évalue laconnaissance de la réalité québécoise.Très peu d'étrangers le réussissent du premier coup.» Pourtant, selon Élie Kodsi, on insisterait un peu trop sur les connaissances générales de l'agriculture québécoise lors de cet examen.«Il n'est pas évident qu'il faut connaître exactement le nombre du cheptel laitier ou quelle maladie affecte le plus les pommes du Québec pour pouvoir travailler en agronomie.Ces détails peuvent s'apprendre en pratiquant.» Selon lui, c'est un cercle vicieux: s'il n'est pas admis à l'Ordre, l'aspirant agronome ne peut pas trouver d'emploi.Et comment peut-on acquérir toutes ces connaissances sans pratiquer?«Encore aujourd'hui, ajoute-t-il en riant, j'ai de la difficulté à faire la différence entre la Société et l'Office du crédit agricole.Et ça ne m'empêche pas d'être très compétent dans mon travail.» Une bonne préparation Il faut dire qu'Élie Kodsi s'était bien préparé avant de se présenter à l'examen de l'Ordre.Un professeur du Collège Macdonald lui avait fourni une tonne de documentation et de statistiques concernant l'agriculture québécoise.Et il travaillait déjà depuis sept mois comme représentant chez Siga informatique.En parcourant les routes du Québec pour offrir des systèmes informatiques, il a pu se familiariser avec les différentes productions et développer tout un réseau de contacts auprès des producteurs et des intervenants.D'après lui, la vente aété une excellente expérience.Même s'il se considérait comme surqualifié pour le poste et que les conditions étaient assez difficiles.Mais si l'arrivant doit répondre à des critères précis, les employeurs potentiels doivent, de leur côté, montrer une certaine ouverture d'esprit.Et on ne la trouve pas partout.Il y en a peu qui sont prêts à laisser sa chance au coureur.étranger.«Quand je suis arrivé au Québec, raconte-t-il, j'ai fait toutes sortes d'emplois à Montréal.J'ai même été caissier dans un petit magasin.En agriculture, on me fermait délicatement la porte au nez.» Il 'm' a fallu beaucoup d'énergie et de conviction pour persuader enfin un employeur qu'il avait tous les titres et qualités pour remplir le poste offert.«Et encore, ajoute-t-il, je sentais une certaine réticence de la part du comité de sélection de Siga informatique.Ce qui m'a donné une chance, c'est que j'étais déjà familier avec les ordinateurs.» L'esprit ouvert D'autres remportent moins de succès.C'est le cas de Mohamed Aber, d'origine marocaine, arrivé au Canada l'automne dernier et devenu depuis membre de l'Ordre des agronomes du Québec.Agronome et ingénieur, il a obtenu en France le grade le plus haut du système d'éducation: Docteur d'État ès sciences à l'Université Pierre et Marie Curie.En France, il enseignait à l'Université scientifique et médicale de Grenoble.Mais il avait de la famille au Québec et il avait lu, dans des journaux français, qu'il y avait une pénurie d'agronomes ici.Après un an de recherche et une centaine de demandes d'emploi, Mohamed Aber est encore au chômage et avoue qu'il accepterait un poste de technicien.«Je ne m'attendais pas à ça», dit-il.Pourtant Mohamed Aber ne parle pas vraiment de ségrégation.«Je n'ai pas de données, dit-il.Je ne sais pas si les entreprises où j'ai envoyé mon curriculum vitae ont engagé quelqu'un d'autre.» Selon Élie Kodsi, les politiques gouvernementales québécoises ne facilitent pas l'accueil et l'intégration des étrangers.«Il y a des gens dans la société qui ont un rôle à jouer pour faire évoluer les mentalités», dit-il.Il pense que cette ouverture d'esprit devrait s'étendre à tout le milieu agricole: autant dans les entreprises privées, au gouvernement, à l'UPA que chez les producteurs.«Il y a encore de la place à la promotion des innovations technologiques et des ressources humaines étrangères.» Car quand on vient d'un autre pays comme Élie Kodsi, qu'on a étudié et travaillé au Liban, en France et en Colombie-Britannique, on développe une grande capacité d'adaptation.C'est sans doute pour cela que chez Urgel Delisle et Associés, il est responsable de plusieurs projets de développement internationaux.¦ Dégagement et bon travail des cultures spéciales avec Unverferth Les nécessaires de conversion de roues à fort dégagement et à faible espacement Unverferth vous donnent la hauteur de tracteur et l'empattement étroit qu'il faut pour le travail des légumes, fruits et autres cultures spéciales avec le minimum de pertes.Grandeurs jusqu'à 54".Pour la plupart des tracteurs.Voyez votre concessionnaire ou téléphonez à Unverferth aujourd'hui même.Unverferth Manufacturing Co., Inc.P.O.Box 357, Kalida, OH 45853 (419) 532-3121.Fax: (419) 532-2468 1-800-322-6301 aux É.-U.Votre représentant des ventes: George Kremmel 3486, av.Connaught, Montréal (Qc) H4B 1X3 Tél.: (514) 486-9170, Fax: (514) 486-0718 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS/OCTOBRE 1991 65 0N£S/M£ 66 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 CUISINE Les poireaux se marient aux herbes L'origine du poireau remonte à la nuit des temps, ou presque, puisqu'on en parlait déjà dans la Bible.Certains pensent qu'il provient d'Europe méridionale, d'autres du centre de l'Asie.Quoi qu'il en soit, on le cultive au Québec dejuilletàavril.Les plus beaux spécimens sont offerts en automne à peu de frais.Par ailleurs, on commence à utiliser et à apprécier les plantes aromatiques et les fines herbes.On compte une très grande diversité d'herbes séchées sur le marché.Mais, de plus en plus, on les utilise à l'état frais.Ce mariage poireaux et fines herbes ravira les palais les plus délicats.Les poireaux vinaigrette peuvent être servis en entrée ou comme légumes d'accompagnement des viandes grillées.par Suzanne P.Leclerc Ingrédients 4 gros (ou 8 moyens) poireaux huile végétale pour badigeonner Préparation • Nettoyer les poireaux, les couper à une longueur de 15 à 18 cm (6 à 7 pouces) en conservant un peu de vert.Les attacher pour les cuire debout dans un peu d'eau bouillante salée, les garder fermes.• Égoutter les poireaux sur un papier absorbant.• Huiler les poireaux et les griller dans une poêle striée très chaude.• Déposer les poireaux sur des assiettes chaudes, les napper de vinaigrette.Suzanne P.Leclerc est conseillère en alimentation au MAPAQ.Préparation: Thérèse Gosselin, professeure en art culinaire.Vinaigrette 1/4 de tasse (60 ml) de vinaigre de vin 1 c.à café (5 ml) de moutarde de Dijon 1 c.à café (5 ml) de sucre Sel et poivre au goût 2/3 de tasse (160 ml) d'huile d'olive 1/2 tasse (125 ml) d'herbes fraîches hachées: ciboulette.persil, menthe poivrée, basilic, estragon 1/4 de tasse (60 ml) de piment rouge ou jaune (menu) 1/4 de tasse (60 ml) d'olives noires hachées (fin) Préparation • Mêler le vinaigre, la moutarde, le sucre, le sel et le poivre.• Verser l'huile en fouettant pour obtenir une bonne emulsion.• Ajouter les herbes, le piment et les olives, mêler et rectifier l'assaisonnement.• Note: Les poireaux se conservent bien au congélateur.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 AUTOUR DE LA FERME Un chasseur à court rayon d'action Familier autour de la ferme, le busard Saint-Martin demeure généralement méconnu.par Alain Demers On le désigne sous toutes sortes de noms comme buse, faucon ou épervier, mais presque jamais par son vrai nom.Le busard Saint-Martin est pourtant le rapace qu'on remarque le plus souvent dans les champs.Quand il n'est pas perché sur un piquet de clôture, il survole les terrains découverts à basse altitude à la recherche de petits rongeurs.On ne peut confondre le busard Saint-Martin avec un autre rapace.Sa silhouette élancée, sa longue queue et surtout sa grande tache blanche sur le croupion sont caractéristiques.La femelle se remarque par son plumage roux à l'avant et brunâtre à l'arrière.Le mâle arbore plutôt un plumage grisâtre.Les non-initiés prennent souvent les deux sexes pour deux espèces différentes, d'autant plus que la femelle est plus grosse que le mâle.Au vol, le busard Saint-Martin semble énorme.Pourtant, il ne mesure que 50 cm de long en moyenne, l'aigle à tête blanche par exemple faisant au moins le double de sa taille.Comme les aigles et les éperviers, il fait partie de la famille des Accipitridés, des ra-paces qui chassent le jour.Non seulement le busard Saint-Martin est-il une merveille du monde ailé, mais il est utile.Il joue un rôle important dans la limitation naturelle du nombre de rongeurs sur les terres agricoles.Le prédateur peut aussi à l'occasion saisir un carouge à epaulettes, cet oiseau noir souvent nuisible aux cultures de maïs.Les busards que vous apercevez, ce sont un peu les vôtres, car leurterritoire gravite autour de votre terre dans un rayon de deux à trois kilomètres carrés.Au cours des prochaines semaines, le rapace va nous quitter pour des Le busard Saint-Martin contribue à la limitation naturelle des rongeurs sur les terres agricoles.cieux plus cléments, quelque part aux Etats-Unis, notamment en Nouvelle-Angleterre.Le busard Saint-Martin nous revient au printemps pour fonder sa famille.Son arrivée ne passe pas inaperçue, car la pariade est très spectaculaire.Les oiseaux qui se courtisent s'adonnent alors à une longue succession de plongeons périlleux et d'ascensions vertigineuses.Protégé par la loi Le nid, contenant de quatre à six oeufs, est généralement construit au sol ou dans un petit arbre.Dans la mesure du possible, mieux vaut éviter de passer trop près, car la femelle peut abandonner sa progéniture.Autour des arbres en plein champ ou en bordure, il est d'ailleurs préférable de laisser des herbes hautes afin justement de favoriser le camouflage et la tranquillité de ces oiseaux lors de la reproduction.Le busard Saint-Martin est protégé par la loi.Pour certaines personnes mal informées, avoir un oiseau de proie empaillé dans le salon est un objet de fierté.Or abattre ou posséder un tel oiseau est illégal.Pour une première offense, i 1 peut en coûter de 400 à 1200 dollars d'amende.Et pour toute récidive en moins de trois ans, les pénalités grimpent de 1200 à 3600 dollars.Si, au volant de votre véhicule, vous heurtez accidentellement un rapace tel un busard Saint-Martin, vous ne pouvez garder l'animal blessé ou mort.Dans un tel cas, mieux vaut rapporter l'incident à un agent de conservation de la faune (ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche).On ne dira jamais trop que le busard Saint-Martin mérite notre respect, parce qu'il est utile et qu'il fait partie du milieu agricole.N'est-il pas merveilleux de voir ce seigneur du ciel se laisser doucement emporter par le vent pour planer au-dessus des champs?¦ 68 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 NOUVEAUX PRODUITS Traction et flottaison Il est maintenant possible de se procurer les petits chargeurs New Holland sur roues en chenillard.Les chenilles apportent de grands avantages dans le sable, la boue et la neige.La plus grande traction et flottaison améliore la productivité peu importe le type de travail.De par leur construction, les chenilles s'agrippent aussi bien aux pneus qu'au sol.Pour les bricoleurs Aquakit offre des piscines de plusieurs dimensions sous forme de matériaux à assembler.Les murs sont fabriqués avec du contre-plaqué traité sous pression.Les toiles sont à base de viny le d ' une épaisseur de 30 millimètres.Pour ce qui est des tuyaux enterrés, ils sont construits en nylon.Opération Grand Ménage Cette opération a été lancée cette année par ICI Chipman et vise à déceler la présence de nematodes et du champignon Verticillium qui affectent les rendements des pommes de terre.Le protocole prévoit un service d'échantillonnage de sol sans frais.Les producteurs ont été invités à se procurer un ensemble gratuit, comprenant une vidéocassette et un livre d'information technique.A nouveau cette année, ICI Chipman offre un programme garanti de performance dans les champs où l'on prescrit l'utilisation de VAPAM, un fumigant de sol offert en vrac depuis 1990.Feuilles larges dans le soya Du Pont vient d'obtenir l'homologation pour l'herbicide PINNACLE, utilisé pour la répression en postlevée des mauvaises herbes à feuilles larges dans le soya.Il peut lutter contre les mauvaises herbes jusqu'à une hauteur de 10 centimètres.En 1992.il sera offert en carton de huit pochettes, capable de traiter 20 acres.Un autre format combiné, appelé Basagran-Plus.réunira Pinnacle et Basagran.Graminées annuelles dans le soya Le gouvernement fédéral vient d'homologuer ASSURE pour la répression en postlevée des graminées annuelles et du chiendent dans le soya, le canola, le lin et la luzerne.Cet herbicide fabriqué par Du Pont peut éliminer le chiendent avec des applications répétées.Contre le piétin Le piétin bovin peut maintenant être traité à l'aide de LIQU AMYCIN/ LA, un antibiotique de rogar/STB inc.à action prolongée et à large spectre, qui offre un traitement efficace et pratique en une seule injection.Lorsqu'il est injecté par voie intramusculaire, Liquamycin/LA atteint des taux d'antibiotiques élevés et durables dans le sang et les tissus du pied infecté.Largeur variable Case IH lance une charrue semi-portée à largeur variable.Le modèle 7500 peut être réglé de 14 à 22 pouces.Parmi les options, on retrouve le réglage hydraulique qui permet au conducteur de modifier la largeur de travail en marche.Cette charrue est offerte pour circulation dans la raie de labour ou sur la planche.Elle peut recevoir les versoirs de types européens qui permettent un labour à faible profondeur.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 69 INDEX DES ANNONCEURS Travail en profondeur Le chisel Unverferth offre une profondeur de travail jusqu'à 12 pouces, ce qui décompacte le sol et permet de mieux retenir l'eau.La tension sur les ressorts est réglable et la largeur de travail varie de 7 à 13 dents espacées à tous les 15 pouces, nouveau bâti plus haut présente un dégagement de 20 pouces.Le NOUVELLES DE L'INDUSTRIE Capacité accrue La compagnie Cargill limitée vient de terminer la construction d'un deuxième séchoir à grains, à son centre régional situé à Saint-Jean-sur-Richelieu.Cet investissement d'une valeur d'environ 275 000 dollars améliorera la capacité de séchage de 60 % et permettra d'accroître le service à la clientèle tout en réduisant d'une façon significative le temps d'attente.Un concessionnaire du Québec à l'honneur Michel Forest, président de Machineries Forest inc., de L'Epiphanie au Québec, a été élu membre du Comité national des concessionnaires de Deutz-Allis corporation.L'élection à ce comité d'élite est très intéressante pour Michel Forest, puisque ce choix se fait parmi plus de 700 concessionnaires à la grandeur de l'Amérique du Nord.On se rappellera que Michel Forest est aussi membre du conseil consultatif auprès de la rédaction du Bulletin des agriculteurs.DIVERS Newmac Mfg.Inc.INSTITUTION FINANCIÈRE p.16 Banque Canadienne Impériale de Commerce GQ Office du crédit agricole MACHINERIE p.13 p.15 Deere & Company p.29 Équipements Belarus du Canada Ltée p.31 Ford New Holland Inc.p.18 Kverneland Inc.p.57 Machinerie Laurin Inc.p.19 Massey-Ferguson Industries Ltd.p.20-21 PESTICIDES Agro 100 Ltée p.12 Crop Protection Institute of Canada p.44 Dispar Ltée (Prod.Vet.) p.34 ICI Chipman p.39 PIÈCES ET PNEUS Équip.Sportifs et Forestiers J.G.Inc.P-7 Goodyear Canada Inc.p.33 Kverneland Inc.p.11 Unverferth Mfg.p.65 PRODUITS PÉTROLIERS Ford New Holland Inc.p.58 Petro-Canada Inc.p.36 SANTÉ ANIMALE H.W.Naylor Company p.19 SmithKIine Beecham p.23 SCIES À CHAÎNE Cie de Moteurs Sachs Ltée p.43 Josa Corporation p.26 Stihl Canada de l'Est Ltée p.50 SEMENCES Ciba-Geigy Canada Ltd/Ltée p.25 DeKalb Canada Ltd.p.72 Northrup-KIng Ltée p.46 Pioneer Hi-Bred Ltée p.47 Semences Pride P-2 SERVICES Supérieur Propane Inc.SERVICES GOUVERNEMENTAUX p.40 CSST VOYAGES p.45 Voyages Interconseil (Les) VTT p.56 Honda Canada Inc.Suzuki Canada Ltd p.6 p.71 70 Conseil d'administration L'Association des marchands de semences du Québec vient d'élire un nouveau conseil d'administration.Il se compose de la façon suivante: Edouard Jodoin de Jacques Canada inc, président; Claude Lapointe de Funk Seeds, vice-président.Les directeurs sont: Pierre Caron de Semence P A Caron et Fils ltée, Roger Carrière de Cargill Hybrid Seeds Ltd, Denis Giard de Dekalb Canada Ltd, Michel Robitaille de Maniv, et Jacques Dion de William Houde, Semence Dion.Le secrétaire demeure Robert Renzo.GEHL fournira M-F La compagnie GEHL a acheté de Vicon Manufacturing en Hollande, la technologie, l'inventaire ainsi que les outils utilisés dans la fabrication des presses traditionnelles.Ces presses sont commercialisées par Massey-Ferguson et ont acquis une bonne crédibilité sur plusieurs marchés.On se rappellera que Massey-Ferguson avait vendu cette chaîne de fabrication à Vicon en 1988.Par ailleurs, GEHL a aussi conclu une entente afin de fournir des presses à balles rondes à Massey-Ferguson, pour la distribution sur certains marchés dont le Canada.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1991 RECOLTEZ DE PLUS GROS VOYAGES avec la performante des hybrides DeKalb
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