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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
mi-mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Le bulletin des agriculteurs /, 1992-03, Collections de BAnQ.

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PER B-208 3,50$ Mi-Mars 1992 des agriculteurs ¦ OISEAUX MIGRATEURS ET AGRICULTURE FONT BON MÉNAGE GUIDE PHYTOSANITAIRE Est-ce que vous laisseriez cette surface non récoltée?Sur 4 années d'essais au champ, sutanmd+ a permis d'obtenir un rendement moyen de 4,6 boisseaux de plus à l'acre que Dual».Quand vous avez besoin d'un herbicide pour protéger votre récolte de maïs, vous vous devez de tirer avantage du plein potentiel de rendement de votre terre - en choisissant Sutan+.E C U R I @ Chipman * Compilation d'une moyenne de 81 essais, par des agriculteurs, pendant plus de 4 ans considérée par ICI Chipman comme représentative de conditions de terrain normales.DUALM" est une marque déposée de Ciba-Geigy. Le PHOTO COUVERTURE MLCP-PIERRE BERNIER I faut respecter l'originalité mystérieuse de la terre Jean Calvet Conseil consultatif auprès de la rédaction Pierre Courteau Conseiller en communications, Agriculture Canada Marcel Couture Vice-doyen, Campus Macdonald Pierre Doyon Consultant en publicité agricole Michel Forest Association des marchands de machines aratoires du Québec Nathalie Gauvin Conseillère en gestion, Jolietle Victor Girouard Producteur de porcs, St-Valérien Denise H.Paré Responsable de secteur, abonnement Louis-R.Joyal Producteur de céréales, Yamaska Serge Lebeau Directeur-adjoint du GRÉPA, Université Laval Stéphane Mailloux Association de la jeunesse rurale du Québec Jocelyne Martel-Parisé Répondante à la condition féminine, MAPAQ Gilbert Mathieu Producteur de lait, La Plaine Louise Telliei Productrice de poulets de gril, Saint-Félix Bulletin Technique Un critique qui n'a pas peur des mots 7 Léonard Otis s'est engagé pour sauver sa région de l'exode rural.Pas de mélanges pour la désinfection 10 Les associations de produits sont peu recommandées pour désinfecter les bâtisses.L'ensilage de maïs: 12 un «demi-fourrage» intéressant Mais on doit le proscrire dans l'alimentation des vaches taries.Des bouvillons engraissés au soleil 14 Les Migneault ont choisi de construire une étable solaire pour finir leurs bouvillons.Une ferme de 800 hectares 16 Les Lawson cultivent une ferme immense en Indiana.Oiseaux migrateurs et agriculture 37 font bon ménage Au Lac Saint-Pierre, on veut favoriser les cultures compatibles avec les oiseaux migrateurs.GUIDE PHYTOSANITAIRE Pour vaincre les mauvaises 21 herbes à feuilles larges Dans les céréales à paille, trois mélanges ont été homologués au cours des deux dernières années.Pas beaucoup de nouveau dans le maïs 24 Pas de nouveaux produits, mais les formulations et les taux d'application ont été modifiés.Le soya: une plante peu compétitive 26 Les mauvaises herbes doivent être absentes du champ 30 jours après la levée du soya.Le doryphore, un ennemi en 31 perte de vitesse L'intimité doryphores et pommes de terre n'est pas à toute épreuve.Quand l'ordinateur s'en mêle 33 Des chercheurs américains ont relié un ordinateur portatif à un pulvérisateur.des agriculteurs Du dépistage à l'horticulture durable 34 La lutte intégrée permet non pas de bannir les pesticides, mais d'en faire un usage rationnel.Economie Le courrier du gestionnaire 39 Il vaut mieux attendre quelques mois avant d'acheter du quota.Une recette pour les périodes difficiles 40 Pour faire du lait économiquement, on peut limiter la production à 11,8 fois le poids des vaches.En magasinant outre-frontière, 41 on ne fait pas que des aubaines Au banc des accusés, les prix américains pour les denrées alimentaires.L'Argentine, la puissance 43 agricole des années 90 L'Amérique du Sud gruge de plus en plus dans le marché mondial du soya.Vie rurale La rivalité entre les enfants 45 est naturelle On peut tenter de l'atténuer.Mais si on compense trop, on risque d'obtenir des résultats contraires.Des graminées qui ornent le décor 46 Il suffit d'un peu d'imagination pour créer un paysage de rêve.Chroniques Actualité Agenda Cuisine Éditorial Index des annonceurs Nouveaux produits Nouvelles de l'industrie Onésime Petites annonces 6 6 49 5 54 53 54 48 50 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1992 3 SENCOIT SOL Des champs de pommes de terre propres Pour les producteurs de pommes de terre, SENCOR est la meilleure façon de réprimer les mauvaises herbes à feuilles larges et les graminées - meilleure en fait que tous les autres herbicides.Il est fiable et abordable.Et maintenant, il est même plus facile à utiliser.Une dissolution propre Parce que SENCOR est maintenant emballé dans le nouveau sachet SOLUPAK soluble dans l'eau.Il suffit de verser les sachets pré-mesurés de 500 g dans votre pulvérisateur.L'exposition aux produits chimiques et à la poussière est réduite, et aucun résidu ne bouche les ajutages de tuyaux.Contenants propres Du fait que le SOLUPAK se dissout complètement, vous n'avez pas à vous soucier de vous débarrasser d'emballages contaminés.C'est facile et propre.Vous comptez 1,2,3 et les mauvaises herbes disparaissent! Un signe de notre intérêt pour votre sécurité.Toujours lire l'étiquette avant d'utiliser le produit.Il ne faut pas le voir pour le croire Chemagro Chemagro Limitée, 77 Belfield Rd., Etobicoke, Ontario M9W 1G6 SENCOR est une marque uVposri* de Bayer AC, Cermany.SOLUPAK est une marque déposée de Chemagro Liée. Bulletin des agriculteurs MI-MARS 1992 VOL 75, No 04 Éditeur: Suzanne Lgmouche, c.a.Éditeur adjoint: Simon-M.Guertin, M.B.A.Secrétaire à la direction: Sylvie Dugas RÉDACTION Rédacteur en chef: Marc-Alain Soucy Journalistes: Sylvie Bouchard, agronome Simon-M.Guertin, ingénieur et agronome Secrétaire: Murielle Marineau PUBLICITÉ Bureau de Montréal: Tél.: (514)382-4350 Fax: (514)382-4356 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3T1 Directrice de la publicité: Isabelle Poutre Représentant: Claude Larochelle Bureau de Toronto: Tél.: (416)486-4446 Fax: (416)486-6636 501 East.Eglinton Avenue, suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1N4 Directeur de la publicité: Peter Salmond Coordonnatrice à la production: Rochelle Meilleur-Leroux GRAPHISME Design Express ABONNEMENTS Montréal : 382-4350 Extérieur: 1-800-361-3877 Directeur: Normand Thérien Adjointe: Lise Tremblay Tarif de l'abonnement: (TPS non incluse) un an deux ans trois ans Régulier 23,95$ 43,95$ 59.95$ Agricole 19,95$ 35,95$ 49,95$ À l'extérieur du Canada, un an: 40$ Éditions spéciales: Le Lait (6/an), Le Porc (5/an), Aviculture (4/an) Tous droits réservés 1991 Envoi de publication Enregistrement no 0068 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 ft Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par les Magazines Maclean Hunter Québec 1001, bout de Malsonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A3E1 Président: Jean Paré Adjointe au président: Suzanne Lamouche, c.a.Maclean Hunter Limitée Président du Conseil: Donald G.Campbell Président et chef de la direction: Ronald W.Osborne Président de l'imprimerie: Matthew B.Fyfe Président, Éditions Maclean Hunter Canada: James K.Warrilow EDITORIAL Des scénarios de rechange, et vite.En agriculture, le passé n'est plus garant de l'avenir.Ceux qui sont assis sur leurs acquis vont manquer le bateau.par Marc-Alain Soucy Quarante mille agriculteurs se sont rendus à Ottawa pour manifester leur opposition aux récents développements dans les négociations du GATT.L'atmosphère qui régnait devant le parlement ne laissait aucun doute sur la détermination des participants à protéger les offices de commercialisation dans le lait, la volaille et les oeufs.Cette opération devait être menée à terme avec succès; elle l'a été.Même si son impact est difficile à mesurer, elle a permis d'afficher clairement la position de la classe agricole.Malgré ce succès, de plus en plus d'observateurs s'inquiètent du manque de scénarios de rechange proposés par le syndicalisme agricole dans l'éventualité où les négociations du GATT ne renforceraient pas l'article XI.D'accord, la position de l'UPA en est une de négociations, on ne peut pas faire la guerre et proclamer publiquement qu'on se prépare à la défaite.Mais les mauvaises langues répètent, à qui veut l'entendre, que ceux qui cherchent de nouvelles avenues pour préparer l'agriculture québécoise à faire face à l'avenir sont peu écoutés même dans l'intimité du 5e étage de la Maison de l'UPA.Ce qui frappe également, c'est le pessimisme et l'alarmisme qui découlent de la stratégie de l'UPA.C'est peut-être un discours nécessaire à la mobilisation, mais un de ses effets pervers, c'est qu'il décourage l'initiative de plusieurs producteurs et investisseurs.Des administrateurs ont déjà admis par le passé que la lutte de l'UPA contre le libre-échange avait éloigné plusieurs jeunes de l'agriculture en leur faisant craindre le pire.Qui serait assez téméraire pour investir dans une industrie constamment menacée de faillite?Feront-ils encore la même constatation après le GATT?A chaque guerre, les leaders de l'UPA y ont gagné en reconnaissance politique, mais ils ont appauvri le dynamisme de toute l'agriculture.D'autres avenues À l'opposé, certains autres intervenants du monde bio-alimentaire, comme le MAPAQ ou la Coopérative Fédérée, ont des attitudes plus positives face à l'avenir et même face au GATT.Positives mais réalistes.Des stratégies sont déjà mises en place; on semble davantage préparé à affronter les changements.Le MAPAQ vise rien de moins que de faire du secteur bio-alimentaire l'une des grappes performantes et concurrentielles aux plans national et international.La Fédérée, quant à elle, met ses énergies dans ce qu'elle décrit comme des investissements annonciateurs de rentabilité pour demain.Des propos empreints de réalisme qui tranchent avec le discours dominant.Ce qu'on peut reprocher à ces deux organismes, comme à plusieurs autres au Québec, c'est de se contenter d'évoluer dans l'ombre de l'UPA et de la laisser donner le ton à tout ce qui concerne l'agriculture.Laissons l'UPA jouer son rôle syndical, mais que les gouvernements et l'industrie prennent également la place qui leur revient.Le dynamisme de l'agriculture ne peut être l'affaire d'une seule organisation.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1992 5 Les ingénieurs préoccupés par la sécurité À son dernier congrès, la Société américaine des ingénieurs de génie rural (ASAE) a adopté des résolutions spécifiant qu'elle «encourage fortement» les vendeurs de matériels agricoles à doter leurs tracteurs d'occasion de cadres de protection et de ceintures de sécurité avant de les revendre.L'AS AE encourage aussi les chercheurs à trouver les meilleurs moyens de faire ces changements.Reste à voir dans quelle mesure ces bons voeux seront écoutés.Mexique: une balance commerciale négative Nos échanges commerciaux avec le Mexique sont encore presque à sens unique.Entre janvier et juin 1991, le Canada a acheté du Mexique presque dix fois plus de produits qu'il n'en a vendu à ce pays: 170 millions de dollars contre 1,13 milliard! Les fruits et les légumes arrivent respectivement aux sixième et septième rangs des produits importés: 41,9 et 39,9 millions de dollars.Ce seraient les seuls produits agricoles mexicains importés ici.A l'inverse toutefois, le Canada exporte de la viande et du bétail (quatrième rang d'importance avec 10 millions de dollars), ainsi que du lait en poudre.Mais ces deux types de produits, ensemble, ne représentent que 15,9 millions de dollars, soit cinq fois moins que ce que valent les fruits et légumes importés du Mexique.Après l'Australie, l'Europe s'intéresse au lupin Les Européens veulent se lancer dans la culture du lupin.Le Conseil britannique de la recherche agricole et alimentaire, avec des collègues sur le continent, étudie en effet la possibilité d'implanter cet oléagineux en Europe du Nord.Actuellement, les plus grands exportateurs sont les Australiens qui en expédient plus de huit millions de tonnes par an à la communauté européenne.Les Européens voudraient bien remplacer une part de leurs importations de soya (20 millions de tonnes par an) par la culture locale du lupin.Tout sur les groupes d'agricultrices Le Bureau des agricultrices d'Agriculture Canada vient de publier un recueil des groupements d'agricultrices actifs au Canada.L'ouvrage contient des renseignements (la structure, les objectifs, les projets) sur une bonne cinquantaine d'organismes.À l'écoute du sol Pour connaître la nature d'un sol, il suffit de l'écouter réfléchir, semble-til.Des chercheurs anglais viennent en effet de prouver la valeur des méthodes acoustiques d ' analyse des sols : on place un haut-parleur dans le champ (comme dans la pub de MacDonald!) avec des microphones sur le sol et dans la terre.L'analyse de la pénétration du son et de sa réfraction sur la surface permet de calculer la porosité et la perméabilité du sol dans ses différentes couches.On n'arrête pas le progrès.Un label «vert», c'est payant Une coopérative de producteurs d'agneaux de Cornouailles (Grande-Bretagne) a prouvé que les consommateurs étaient prêts à payer plus cher pour une viande produite dans le respect de l'environnement et le souci du bien-être des animaux.Grâce à une chaîne de supermarchés qui a accepté de mettre en branle un programme expérimental de commercialisation, la coopérative a réussi à vendre 1000 agneaux par semaine sous son propre label «vert».Le code de bonnes pratiques que les agriculteurs participants doivent respecter précise jusqu'aux soins devant être apportés aux chats et aux chiens vivant sur la ferme! Chaque éleveur peut comparer ses performances avec la moyenne du groupe, comme on le fait ici dans les syndicats de gestion.De plus en plus de vieux La population du Québec vieillit, c 'est bien connu: le quart de la population a déjà plus de 50 ans et cette proportion devrait passer à 40 % d'ici l'an 2026.Le marketing agro-alimentaire devra donc s'adapter.Pas facile, car les vieux ne mangent pas tous les mêmes aliments.Mais ce qui est sûr, c'est qu'ils mangent moins que les jeunes et ont besoin d'aliments faciles à digérer.Ils ont aussi plus de difficulté à ouvrir certains emballages, à lire les étiquettes et à atteindre les produits placés en haut des étagères.Ils vont par contre plus souvent à l'épicerie, parce qu'ils ont plus de temps pour le faire.On risque donc de voir augmenter l'importance des produits en petits emballages, aux étiquettes clairement lisibles, de même que celle des produits déjà préparés.Des études des marchés agricoles étrangers Ceux qui veulent avoir un aperçu de l'importance de l'agriculture chilienne et panaméenne, de même que des possibilités d'exporter des oléagineux au Bangla Desh peuvent s'adresser à Info Export (1-800-267-8376, télécopieur: 613-996-9709).Cet organisme du gouvernement fédéral dispose, en effet, de rapports préparés pour les différentes ambassades concernées.Ce sont «Chilean Agriculture: Integrating into World Markets», «Market Study — Panama Agriculture and Livestock Sector», et «Study on Commercial Prospects for Canadian Companies in the Bangladesh Oilseeds Sector».f— AGENDA-s 26 au 29 mars Semaine de l'agriculture, de l'alimentation et de la consommation Pavillon Paul-Comtois, Université Laval 1er et 2 avril 5e Colloque sur les substances toxiques Hôtel le Reine Élizabeth, Montréal 2 avril Colloque provincial sur les plantes fourragères (C.P.V.Q.) i Holiday Inn, Sainte-Foy 3,4 et 5 avril Portes ouvertes '92 .ITA de Saint-Hyacinthe 6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1992 14 PORTRAIT Un critique qui n'a pas peur des mots Léonard Otis a laissé sa marque.Ce vieux routier de la forêt s'est engagé pour sauver sa région de l'exode rural.par Pierre Dubois De partout au Québec, on vient l'interviewer, le rencontrer et visiter sa ferme forestière.Il ne prise guère l'action du ministère des Forêts du Québec.Il n'a pas, en général, une haute opinion de l'industrie forestière.De qui s'agit-il?C'est Léonard Otis, de Saint-Damase près de Matane.Un des rares à pouvoir se vanter d'un bagage de 45 ans d'expérience en forêt.Pour raconter sa forêt, pour donner son opinion de la politique forestière québécoise et même pour critiquer certains de ses pairs de la forêt privée, Léonard Otis n'a pas son pareil.A l'aube de sa septième décennie, on peut dire de lui qu'il a laissé sa marque.Dans les années 60, il a été successivement à la tête du Syndicat des producteurs de bois et de 1 ' UPA du Bas-Saint-Laurent.Il a connu les Opérations Dignité, un mouvement populaire qui s'opposait à la fermeture de certaines paroisses marginales de sa région.Plus tard, il a fait partie d'un organisme à but non lucratif qui prônait l'établissement d'une papeterie dans la vallée de la Matapédia.Léonard Otis est un vieux routier de la forêt, engagé pour sauver sa région de l'exode rural.Une forêt et un lac La camionnette s'arrête à la dernière maison habitée du rang.À partir de là, on continue en motoneige.Quinze minutes plus tard, on pénètre dans sa forêt, dominée par l'érable à sucre, au beau milieu de laquelle se trouve un lac.Voilà maintenant plus de 30 ans, Léonard Otis a acquis ce massif forestier de 365 hectares (900 acres) au prix de 20 000 $.À l'époque, Pierre Dubois est ingénieur forestier.Léonard Otis croit qu'il faudrait réorienter le Crédit forestier vers le soutien à l'établissement.le geste a suscité les interrogations de ses concitoyens.Pourtant, Léonard Otis a refusé récemment 500 000 $ pour sa propriété.L'offre venait d'un joueur de hockey du club Canadien qui aime beaucoup y venir à la pêche.Une sylviculture qui ne laisse pas de traces Cette forêt est avant tout composée d'une immense érablière qui occupe la moitié de la superficie.Près du lac, une cabane à sucre fonctionne d'ailleurs chaque printemps.Léonard Otis exploite relativement peu les capacités de cette érablière, qui a un potentiel de 40 000 entailles.En effet, il se contente de 3000 entailles chaque année.Entièrement brûlée vers 1920, cette partie de forêt s'est régénérée en érables.Ailleurs, elle est plus résineuse avec de l'épinette blanche et du sapin baumier.Des cèdres poussent directement sur le pourtour du lac et les bouleaux apparaissent ensuite, faisant la transition jusqu'à l'érablière.La plupart du temps, Léonard Otis fait encore lui-même la coupe et la sylviculture.Bien que l'on voie quelques souches ici et là, son travail ne laisse pas de traces.Il est partisan d'une sylviculture par pied d'arbre qui consiste à ramasser quelques arbres ici et là, à mesure qu'ils sont prêts à être récoltés.Il est contre la coupe à blanc et n'aime pas beaucoup les normes sylvicoles du ministère des Forêts du Québec appliquées en forêt privée.Au passage, il montre une coupe faite sur une faible partie de sa forêt par le groupement forestier du coin.Selon lui, on a trop coupé et les broussailles en ont profité pour prendre le dessus sur la régénération de qualité.Pour transporter son bois, Léonard Otis utilise un vieux tracteur de ferme qu'il a payé 1400 $, il y a sept ans.Ce forestier croit qu'il faut se garder de LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1992 7 À son âge, Léonard Otis ne songe suit sa philosophie et ses méthodes plus à son établissement, mais plutôt à sylvicoles.Plus près de lui, cependant, sa succession.Il accepterait de céder son petit-fils s'intéresse beaucoup à la sa terre à un étranger, si celui-ci pour- forêt.¦ Une industrie trop protégée trop investir dans la machinerie.Si le propriétaire de boisé s'achète un tracteur de 40 000 $, il risque de travailler uniquement pour payer la machine.Selon lui, il s'agit plutôt d'apprendre à travailler avec des équipements légers et d'y mettre un peu plus de bras.A partir de ses 365 hectares, Léonard Otis estime pouvoir produire de 400 à 500 cordes de bois par année en respectant la possibilité forestière.Dans le Bas-Saint-Laurent, le bois se vend généralement bien, peu importe l'espèce.rétablissement sur une ferme forestière Tout comme en agriculture, l'établissement sur une ferme forestière demande un certain investissement.Le capital d ' une ferme forestière, c 'est la forêt.Selon Léonard Otis, en payant le gros prix les lots boisés, la viabilité de l'entreprise sera plus difficile.Et ce n'est pas le prix actuel du bois qui aide.Selon lui, l'État doit subventionner l'établissement sur des fermes forestières.Si l'on verse 200 000 $ par emploi dans les alumineries, compare-t-il, on pourrait sûrement en donner un peu pour des emplois sur des fermes forestières qui feraient vivre les gens dans leur région.Dans cette perspective, Léonard Otis croit qu'il faut ranimer le Crédit forestier mis en veilleuse par l'actuel ministre des Forêts, Albert Côté.Il constate que l'aide gouvernementale a malheureusement trop souvent servi à subventionner l'achat de boisés par des professionnels.Selon lui, il faudrait réorienter le Crédit forestier vers le soutien à l'établissement sur des fermes forestières.Les subventions gouvernementales continueront aussi à être nécessaires pour rebâtir la forêt.Léonard Otis donne l'exemple de l'agriculture.En effet, on ne peut vivre de ses produits pendant que l'on construit les bâtiments ou que l'on défriche la terre.Bâtir sa forêt, c'est l'améliorer par la sylviculture jusqu'au jour où il y a assez de bois et de ressources pour en vivre.Léonard Otis croit à l'utilisation polyvalente de toutes les ressources forestières.Les produits de l'érable deviennent un excellent revenu complémentaire, voire le principal.Il faut penser aussi à la faune.Lorsque c'est possible, on peut songer à la location des terres et des chalets aux chasseurs.S'il y a une étendue d'eau, aux retombées de la pêche sportive.Léonard Otis propose une solution axée sur la concertation.par Pierre Dubois Dans un livre paru en 1989 et titré «Une forêt pour vivre», Léonard Otis a écrit: «Les compagnies ont pillé nos forêts avec la complicité de l'État, et elles continuent à le faire, encore aujourd'hui, alors que le gouvernement, avec sa nouvelle loi 150, remet une fois de plus la forêt dans les mains des compagnies.» Le ministre des Forêts, Albert Côté, dira de Léonard Otis qu'il est «un vieux chialeux», dans une récente parution du magazine L'Actualité.Par le biais de normes sylvicoles appliquées en forêt privée, le ministère des Forêts dicte la manière de faire en sylviculture.Léonard Otis donne plus d'un exemple de dévastation à cause de ces normes.Ici, on coupe une érablière, on la replante en épinettes et on arrose avec des phytocides afin de s'assurer que la repousse naturelle en érable ne domine pas la forêt artificielle.Ailleurs, en quelques années, un Organisme de gestion en commun, subventionné par le gouvernement, coupe progressivement une forêt mature et la replante en épinettes.Bien sûr, il y a eu de l'activité économique pour les paroisses avoisinantes pendant les travaux.Mais, selon Léonard Otis, il n'y aura plus rien pendant des décennies.Léonard Otis ne prise guère l'action des Sociétés d'exploitation des ressources, les Organismes de gestion en commun (OGC) de sa région.Selon lui, «les OGC sont devenus une place pour faire ses «rimes» d'assurance-chômage.Les jeunes y travaillent en Pierre Dubois est ingénieur forestier.attendant une meilleure job ailleurs, les vieux en attendant leur pension.On a voulu se servir de la forêt pour stabiliser la population dans les villages».Et il constate que les coupes à blanc et les plantations d'épinettes progressent.Après, les gens n'auront plus aucun intérêt à rester et les villages pourront fermer.Selon lui, les OGC sont trop souvent des entrepreneurs forestiers comme les autres qui visent la seule rentabilité.Une crise inévitable Évidemment, Léonard Otis a aussi à dire sur la crise actuelle que traverse l'industrie papetière.Selon lui, l'industrie québécoise des pâtes et papiers n'a pas réagi assez rapidement au mouvement environnemental.Elle était aussi trop protégée pour ne pas laisser entrer de nouveaux concurrents avec des procédés plus performants.«La crise était inévitable, prévisible», dit-il.Lors d'une visite en Finlande en 1976, Léonard Otis a rencontré un ingénieur finlandais qui est venu l'année suivante visiter les usines papetiè-res québécoises.Le rencontrant à cette occasion à Saint-Félicien, le Finlandais lui a affirmé que la technologie de nos usines «était désolante pour nous et consolante pour eux».Pour sortir de la crise, Léonard Otis propose une solution axée sur la concertation.D'ailleurs, les fermes forestières, c'est, pour lui, un véritable projet de société.Dans 20 ans, sa forêt aura repris le capital forestier qu'elle avait à l'origine.Avec l'érablière, le lac, les ressources fauniques et le bois, il y a là de quoi faire vivre trois familles.Mais la bataille continue.C'est que, pour d'autres, une forêt comme celle de Léonard Otis ne pourrait être qu'un gigantesque réservoir de bois à couper à blanc et à reboiser en épinettes! ¦ 8 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1992 «NE LAISSEZ PAS LES RÉSIDUS LIMITER VOS OPTIONS DE LAN PROCHAIN» Est-ce que les résidus de l'herbicide appliquéTan dernier limitent vos options cette année?Avec BLADEX, ce n'est pas du tout le cas.BLADEX, l'herbicide sans résidu pour le maïs, ne limite aucunement vos choix de rotation des cultures l'année suivante.Il fait un travail impeccable, réprimant la sétaire et la digitaire ainsi que les mauvaises herbes à feuilles larges résistant aux triazines.En outre, il vous laisse plus d'une porte ouverte quand vient le moment d'appliquer.En effet, BLADEX peut être mélangé à plusieurs autres produits et peut être appliqué en incorporation en présemis, en prélevée ou tôt après la levée.Et il est maintenant offert dans une formule granule soluble facile à utiliser, ou liquide.Ne claquez pas la porte sur vos options culturales de l'an prochain! Utilisez BLADEX.Bladex est une marque déposée de Shell International Petroleum Company dont CEBA-GEIGY CANADA LTÉE est l'usager inscrit.L'herbicide sans résidu pour le maïs.CIBA-GEIGY Toujours lire l'étiquette avant l'emploi. COURRIER VÉTÉRINAIRE Pas de mélanges pour la désinfection Les associations désinfectants et insecticides donnent des résultats peu convaincants pour désinfecter les bâtiments.par Gilles Rivard ASSOCIATION DÉSINFECTANTS ET INSECTICIDES Q.: Avec la venue du printemps et la sortie des animaux à l'extérieur, le problème de la désinfection de la vacherie et des autres bâtiments de la ferme se pose avec toutes ses contraintes.Certains entrepreneurs proposent d'associer un insecticide à un désinfectant.Cette association est-elle efficace?R.: En général, de telles associations ne sont pas recommandables.En effet, les résultats sont peu prévisibles et peu convaincants.C'est du moins ce qui ressort d'un travail de recherche effectué à l'Université d'État de la Caroline du Nord en 1987.Cette expérience menée avec huit produits désinfectants et huit produits insecticides permettait 56 combinaisons différentes.Ces mélanges ont été essayés sur deux espèces d'insectes différentes, dont la mouche domestique, et sur deux espèces de bactéries retrouvées fréquemment en pathologie animale, Pseu-domonas aeruginosa et Staphylococcus aureus.Vingt-quatre associations désinfectants et insecticides ont donné une toxicité réduite sur les insectes (donc moins d'efficacité).Trente-cinq associations ont eu une activité bactéricide réduite (donc moins d'efficacité pour tuer les bactéries).D'autres entrepreneurs offrent d'associer de la chaux à un désinfectant et à un insecticide afin de blanchir l'intérieur de l'étable par la même opération.Dans ce cas, en plus d'avoir un troisième produit ajouté au mélange déjà affaibli, la chaux sert à cacher un Gilles Rivard.médecin vétérinaire, est consultant en santé animale pour le MAPAQ.à Rock Forest.Quand les animaux commencent à sortir, il faut nettoyer les bâtiments.Les associations de produits sont peu recommandées.nettoyage insuffisant de la vacherie.La chaux diluée sert alors à recouvrir la saleté et les micro-organismes qui peuvent être protégés de l'action du désinfectant.GOÛT «D'OXYDÉ» DANS LE LAIT Q.: Notre lait a une saveur désagréable, perceptible durant les mois d'hiver seulement.Cette saveur fade et métallique se développe progressivement au cours de l'entreposage.Craignant toujours que notre lait soit refusé par l'usine laitière, nous aimerions en connaître la cause et savoir comment corriger ce phénomène?R.: Ce goût «d'oxydé» que prend le lait en hiver et au printemps résulte de l'oxydation d'acides gras insaturés quand le lait contient peu d'anti-oxydants comme la vitamine E.On retrouve moins de ces antioxydants naturels dans les aliments conservés.Ce problème de goût «d'oxydé» spontané est généralement associé aux situations suivantes: • alimentation en hiver; • régie du troupeau; • troupeaux formés de bonnes laitières; • vaches relativement jeunes (l'ensem-ble); • présence de graines entières de soya dans la ration.Une saveur de «ranci» peut aussi se développer à la suite de l'agitation excessive du lait pendant la traite.Cependant, ce phénomène peut se produire à n'importe quel mois de l'année.Les causes sont généralement reliées à un équipement de traite mal réglé ou défectueux qui permet à un excès d ' air de pénétrer dans le 1 actoduc ou dans les griffes à lait.La Station de recherche de Fre-dericton au Nouveau-Brunswick, où le phénomène semble plus commun qu'ailleurs au Canada, fait les recommandations suivantes pour éviter ou corriger ce problème de saveur dans le lait: • ajouter un supplément quotidien de 3000 UI de vitamine E par vache pendant 10 à 14joursoujusqu'àceque le problème ait diminué d'intensité; • réduire progressivement, par la suite, l'apport de vitamine E jusqu'à ce qu'il atteigne 800 UI par vache par jour pour le reste de la période de l'hivernage; • pour correction rapide, commencer par l'injection de vitamine E (deux doses au cours de la première semaine) et continuer par la suite avec de la vitamine E ajoutée aux aliments (800 UI/j./v.) (Source: A.S.Atwal et M.10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1992 Hidiroglou, Agriculture Canada, Ottawa, juin 1990).Q.: Quels sont les principaux problèmes de santé que peuvent subir les animaux sur pâturage?Comment peut-on savoir qu'une bête est morte à la suite d'une fulguration («par le tonnerre»)?R.: Les principaux problèmes de santé dont souffrent les animaux sur pâturage sont les boiteries faisant suite aux ulcères de la sole ou au piétin, la kérato-conjonctivite ou «pink eye» et les parasitoses (génisses).La tétanie d'herbage en début d'été et les ballonnements sont aussi relativement fréquents.Les infections dues aux bactéries du genre Clostridium se produisent presque uniquement sur pâturage.Parmi celles-ci, les plus fréquentes sont certainement le charbon sympto-matique chez les animaux âgés de moins de deux ans et l'oedème malin, plus rare, mais pouvant apparaître chez les animaux de tout âge.Il faut cependant noter que les problèmes de santé durant la saison de pâturage sont généralement plus rares qu'en d'autres périodes de l'année et qu'il est généralement assez facile de les diagnostiquer sur les animaux vivants ou bien morts.Toutefois, il n'en va pas toujours aussi facilement dans les cas où il y a mort rapide comme dans les cas de fulguration (animal tué par l'action de la foudre).Surtout lorsque l'accident survient chez une taure qu'on retrouve morte loin des bâtiments plusieurs jours après, alors que la décomposition du cadavre est très avancée.Dans les cas de fulguration, on peut retrouver un animal ou plusieurs animaux généralement regroupés près d'un arbre ou d'une clôture, sur une parcelle de terrain humide ou sur un rocher («cap de roche»).On ne remarque aucune trace de «pédalage».Souvent, on peut retrouver des bouchées d'herbe dans la bouche de l'animal, celui-ci étant mort très rapidement.Il faut se rappeler que, dans ces cas, il existe très peu de lésions caractéristiques de fulguration, et la mort survient après la paralysie des centres nerveux.C'est pourquoi il est très important de soumettre le cadavre le plus rapidement possible à une autopsie par votre médecin vétérinaire.S'il ne peut voir aucune lésion caractéristique, il pourra du moins procéder par élimination des autres maladies possibles et ainsi vous remettre un rapport d'autopsie.Dans 20 à 30 % des cas, on pourra noter des poils brûlés sur la peau du dos ou des flancs, avec parfois des lésions de brûlure sous la peau (tissus sous-cutanés) en forme d'arborisation.Les animaux survivent rarement à la foudre.Les rares survivants semblent étourdis, ont une démarche chancelante et paraissent marcher sans but, signe de différents troubles nerveux.Souvent, ces animaux doivent être abattus.Il faut aussi se rappeler que le diagnostic de la fulguration a une portée juridique, car vos contrats d'assurance comprennent cette clause de protection.Lors d'une réclamation, la compagnie d'assurances exige presque toujours une expertise d'un médecin vétérinaire, avec ou sans autopsie.On ne saurait trop conseiller aux producteurs agricoles qui ont des animaux sur pâturage d'inspecter leur troupeau aussitôt qu'un orage se termine.N'oubliez pas vos taures, même si elles sont éloignées, et n'attendez pas quelques jours ni même quelques heures.¦ SOJA SECAN, POUR UN RENDEMENT A Variété recommandée pour les régions exposées à 2500 degrés-jours.Rendement supérieur, maturité plus hâtive et meilleure résistance à la verse que le Maple Arrow.Résiste au mildiou blanc.Son hile jaune en fait une variété idéale pour l'industrie alimentaire ou l'exportation.Mis au point par Agriculture Canada, à Ottawa.Variété recommandée pour les régions exposées à 2600 degrés-jours.Rendement plus élevé que toute autre variété à maturité hâtive, y compris le Maple Arrow.Résiste au mildiou blanc.Meilleure résistance à la verse et à l'égrenage spontané que le Maple Arrow.Son hile jaune en fait une variété idéale pour l'industrie alimentaire ou l'exportation.Mis au point par Agriculture Canada, à Sainte-Foy.Maple Belle Maple Glen Informez-vous auprès de votre fournisseur SeCan sur la productivité de ces variétés dans votre région, et consultez les recommandations gouvernementales.L'Association SeCan Partenaires dans la recherche de meilleures récoltes 200-57 Aunga Onve.Nepeai LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1992 11 1 L'ensilage de maïs: un «demi-fourrage» intéressant Mais on doit le proscrire dans l'alimentation des vaches taries.À moins que leur état de chair soit insuffisant.par Bertrand Farmer Q.: Est-il toujours valable de considérer l'ensilage de maïs comme fourrage pour les vaches laitières ou les sujets de remplacement?R.: En premier lieu, il faut souligner que les bovins laitiers ne requièrent aucun aliment spécifique, mais plutôt de la fibre, de l'énergie, de la protéine, du calcium, etc.Alors, le choix d'un système fourrager dépend beaucoup plus de la surface disponible pour la culture, de la dimension du troupeau, de la main-d'oeuvre disponible, du climat et des objectifs de l'entreprise.Cela dit, il convient de savoir que l'ensilage de maïs n'est pas un fourrage comme le foin de graminées, l'ensilage de légumineuses ou l'ensilage de sorgho.Par définition, un fourrage doit contenir de la fibre, favoriser la mastication et la rumination.Un ensilage de maïs haché grossièrement répond à ces premiers critères.Il faut se rappeler, cependant, que 40 à 50 % de la matière sèche de l'ensilage de maïs est constituée de grains.L'ensilage de maïs est donc un «demi-fourrage».Une fois ces critères respectés, il peut s'avérer très intéressant de considérer son utilisation dans la ration des bovins quel que soit leur niveau de production.Q.: Quels sont les points à considérer pour maximiser l'utilisation de l'ensilage de maïs?R.: D'abord, il faut adopter quelques stratégies par rapport à la récolte.On doit récolter à un stade de maturité «pâteux-dur».Une récolte trop hâtive (stade laiteux) donne un ensilage trop humide dont le contenu en amidon est Bertrand Farmer.agronome, est nutritionniste au PATLQ.On peut servir l'ensilage de maïs quel que soit le niveau de production.plus faible.En fait, le taux d'humidité optimal pour l'entreposage dans un silo vertical se situe à 65 % (70 % pour un silo horizontal).D'autre part, une récolte trop tardive implique la présence de grains entiers qui abaissent la digestibilité de l'ensilage.De plus, une plante entière très avancée en maturité est très lignifiée, difficile à conserver et peu consommée.Par ailleurs, l'ensilage de maïs est un aliment dont la teneur (base sèche) en protéines est peu élevée (8 à 10 %) et dont la teneur en minéraux est aussi très faible.Il faut donc ajouter des protéines et des minéraux lors du calcul des rations surtout pour les hautes productrices.Au fait, il serait exagéré de songer à servir de l'ensilage de maïs à volonté aux vaches en lactation ou aux sujets de remplacement.Il nous est possible de produire des foins ou ensilages de graminées et légumineuses au Québec.Pourquoi ne pas profiter des avantages de chacun des aliments et d'en tirer le maximum?On parle alors de «complémentarité des fourrages» ou «associative effect».En pratique, on recommande de ne pas dépasser 8 à 10 kilos d'ensilage de maïs par jour pour les sujets de remplacement (sujets de plus de 10 mois d'âge).Pour les vaches en lactation, on sert généralement une quantité de 10 à 20 kilos par vache par jour au Québec, ce qui est très raisonnable.Il serait possible d'en servir de 30 à 40 kilos, mais ce n'est pas à conseiller.Pour ce qui est des vaches taries, on doit le proscrire, à moins que leur état de chair en exige une petite quantité (5 à 10 kilos).Q.: Quels sont les besoins en sel des bovins laitiers?R.: Le sel (NaCl) est composé de sodium et de chlore.Il ne faut pas négliger ces deux éléments minéraux majeurs lors de l'équilibre des rations pour bovins laitiers.Selon le Conseil national de recherches (NRC) 1989, les exigences en sodium et en chlore des vaches en lactation se situent à 0,45 % de la matière sèche consommée; un besoin 12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1992 ALIMENTATION d'environ 100 grammes par jour pour une vache en début de lactation et 70 grammes par jour en fin de lactation.Les exigences en sodium et chlore des vaches taries se situent à 0,30 % de la matière sèche consommée ou environ 30 grammes par jour.Les exigences des sujets de remplacement se situent aussi à 0,30 % de la matière sèche consommée; un besoin d'environ 15 grammes pour une génisse de 6 mois et d'environ 30 grammes pour une taure saillie.Parce que les bovins laitiers sont des herbivores ruminants, ils se nourrissent principalement de fourrages.Or les fourrages contiennent très peu de sodium et des niveaux très variables de chlore dont la disponibilité est méconnue.La grande majorité des moulées commerciales, quant à elles, contiennent 0,4 % de sodium ou 1 % de sel (chlorure de sodium).Ce niveau de sel comble les exigences des bovins laitiers dans la majorité des cas.Il existe cependant plusieurs autres situations où on oublie l'équilibre du sodium et chlore.Par exemple, une ration composée d'excellents fourrages et de un ou deux kilos de moulée ou de céréales en fin de lactation présente une déficience en sodium et chlore qu ' il faut corriger.Et une ration totale mélangée, composée de fourrages, de grains produits à la ferme et de suppléments protéiques simples, doit être complétée avec un minéral ou prémélange contenant du sel.Pour les vaches en lactation, une déficience en sodium et chlore se traduit en une perte d'appétit, une baisse de la production de lait et, enfin, une perte de poids.Pour les sujets de remplacement en croissance, cette même déficience se traduit par une baisse de gain de poids journalier.Disons, en outre, qu'on peut détecter les animaux qui souffrent d'une déficience de sel.Ils lèchent ou mâchent le sol ou le bois de façon exagérée.Finalement, il faut savoir qu'un apport marginal de sodium (85 % des besoins) aux bovins laitiers n'est pas souhaitable, mais il ne pose pas de problèmes.L'animal réussit à diminuer l'excrétion rénale du sodium et comble ainsi ses besoins.Pour les vaches en lactation ou les taures en croissance, un surplus de 25 % des besoins ne pose pas non plus de problèmes.Il faut cependant éviter tout excès de sel ou sodium aux vaches taries ou aux taures en préparation au vêlage.¦ Producteurs de maïs FAITES,-V0US En 1992, traitez votre surface en mais avec EradicanefSutan® ou Sutaziné+, et ICI Chipman vous accordera un remboursement allant jusqu'à 2,00 $ par acre traité.Plus vous traiterez d'acres, plus vous gagnerez d'argent Pour calculer le remboursement pour votre surface en mais, consultez le tableau ci-après.Ensuite, allez voir votre fournisseur ICI Chipman, et faites-vous un chèque! 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comporte un revêtement translucide (2 polyéthylènes, antibuée, gonflés par un petit compresseur).Posé comme un puits de lumière (à 30° de la verticale) du côté Mario Quevillon est ingénieur et agronome au MAPAQ à Rouyn-Noranda Le toit à versants asymétriques différencie la charpente du bâtiment.sud, ce revêtement laisse passer le plus possible les rayons du soleil d'hiver tout en laissant une zone ombragée l'été.Selon Denis Migneault, l'aire de couchage éclairée par le soleil est en meilleure condition que celle d'une étable froide traditionnelle.Plus propre et plus isolant, le matelas fumier-litière ne gèle jamais, même à de très basses températures (-35 °C à l'extérieur et -20 °C à l'intérieur).Les ani- line barrière sépare l'aire d'alimentation de l'aire de couchage, un «matelas» isolant et confortable.14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1992 Longueur de la mangeoire nécessaire (par tête Bouvillons Taures 175-350 kg 350-500 kg 350 kg Un repas / jour 450-550 mm 550-650 mm 550-650 mm Deux repas / jour 225-275 mm 275-325 mm 275-375 mm Ensilage d'herbe (libre-service) 225-250 mm 250-275 mm 275-300 mm maux sont plus à l'aise, ce qui, d'après lui, a un effet bénéfique sur leurs performances.Par ailleurs, Denis Migneault constate que le nettoyage de l'aire d'alimentation est plus facile que dans une étable froide.C'est que la température intérieure y est plus élevée le jour.À cause de tous ces avantages, Denis Migneault affirme que la prochaine bâtisse ou le prochain agrandissement qu'il construira sera de type solaire.Il faut dire que le coût de construction est semblable à celui d'une étable froide.Deux aires distinctes Le bâtiment, d'une largeur minimale de 9,2 mètres (30 à 32 pieds), est divisé en deux aires distinctes.L'aire d'alimentation est située le long de la mangeoire, construite à l'extérieur à même le mur sud.Là s'accumule 60 % du fumier, qu'on écure périodiquement, une ou deux fois la semaine.Une barrière la sépare de l'aire de couchage où l'accumulation du fumier et l'ajout régulier de litière (2 ou 3 fois la semaine) constituent un «matelas» isolant et confortable.En outre, une pente (1/25 à 1/30) vers l'aire d'alimentation aide à maintenir la propreté de cet espace.Quant à l'ensemble de barrières qui divise les deux aires, il sert aussi pour manipuler les animaux et les diriger vers un corral.D'autre part, il faut calculer la longueur du bâtiment selon la longueur de la mangeoire prévue.Celle-ci dépend du nombre d'animaux, de leur grosseur, du nombre de repas et du type d'aliment servi (voir le tableau).Ventilation naturelle Comme l'étable froide, l'étable solaire peut être construite sur poteaux traités à 2,4 m, centre à centre (les poteaux provenant des surplus d'inventaire d'Hydro-Québec ou de Bell Canada font une charpente solide, résistante et peu dispendieuse) ou de façon classique, avec mur à colombage sur muret de béton armé.Seul le toit à versants asymétriques différencie la charpente de ce bâtiment.La ventilation dite «naturelle» avec entrée d'air sur l'excédent et sortie d'air au faîte est la plus efficace l'hiver pour ce type d'étable.L'été, l'ouverture de panneaux ou portes de chaque côté assurera une bonne circulation d'air.Pour diminuer les risques de condensation, améliorer la ventilation et réduire les écarts de température, on recommande la pose d'un isolant rigide Styrofoam SM de 12 mm à 25 mm (1/2 po à 1 po) sous la tôle.Il peut s'avérer nécessaire de couvrir cet isolant, si les oiseaux le détériorent.¦ Rolling Harrow' II remorqué Rolling Harrow I porté Conditionnez le sol selon vos préférences.Le conditionneur de sol Rolling Harrow* d'Unverferth est l'outil de finition idéal pour préparer le lit de semences.Sa barre de nivellement à ressort, ses rouleaux avant dynamiques et ses rouleaux arrière passifs laissent le sol ferme et bien de niveau, avec de la terre résistante à l'encroûtement au-dessus et de la terre fine et réceptive en dessous.Les modèles remorqués, offerts jusqu'à 37' de largeur, peuvent être traînés en tandem avec votre outil de travail primaire du sol.Les sections portées peuvent être rattachées directement à presque n'importe quel accessoire.Les modèles tant remorqués que portés sont offerts avec rouleau double ou rouleau simple (rouleau dynamique seulement).En somme, vous pouvez obtenir le modèle qui répond à vos besoins particuliers.Autres renseignements sur les conditionneurs de so Rolling Harrow* ou sur tout autre équipement agricole de la gamme complète Unverferth -composez dès aujourd'hui, sans frais: 1-800-322-6301 (hors des É.-U.: 419-532-31211 Unverferth Manufacturing Co., Inc.P.O.Box 357, Kalida, OH 45853 1-800-322-6301 aux É.-U.• (419)532-3121 Fax: (419)532-2468 Entrepots en Ohio, en Iowa, au Kansas, en Geòrgie et en Saskatchewan.Votre représentant des ventes: George Kremmel 3486, av.Connaught, Montréal (Qe) H4B 1X3 Tél.: (514)486-9170 Fax: (514)486-0718 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1992 15 MAIS Une ferme de 800 hectares En plus de cultiver une ferme immense en Indiana, d'élever 1500 porcs et 100 bovins, les * Lawson font du travail à forfait.par Léon Guertin Probablement mieux connu par ses universités spécialisées en recherches médicales sur l'insuline, l'Indiana demeure un État bien pourvu en richesses agricoles.Jouissant d'un climat tempéré, totalisant de 155 à 185 jours sans gel, et de 60 différents types de sol répartis sur 60 000 fermes, cet État occupe le 4e rang au niveau américain pour la production de maïs et de soya.D'une manière plus précise, 1,7 million d'hectares (4,2 millions d'acres) sont ensemencés chaque année en soya et 2,2 millions d'hectares (5,45 millions d'acres) en maïs-grain.Les rendements moyens pour l'État sont de 2,8 tonnes par hectare (41 boisseaux par acre) pour le soya et de 8,1 tonnes par hectare (129 boisseaux par acre) pour le maïs-grain.On y cultive aussi 24 282 hectares (60 000 acres) de maïs à pop-corn et de la menthe.On évalue que le prix des fermes se situe entre 3700 dollars et 5600 dollars l'hectare (1500 $ et 2300 $ l'acre), selon les équipements qu'on y retrouve.Du maïs et du soya C'est dans cet État riche que la Ferme Lawson, située dans la municipalité de Thorntown, possède 800 hectares de terre dont 500 hectares sont cultivés en maïs, 280 en soya et 20 en foin.On y élève aussi 1500 porcs à l'engraissement et 100 animaux à boeuf.La bonne marche, quoi! Que rien n'entrave.A l'exception peut-être de la sécheresse de l'été 1991, qui a infligé une baisse de rendement aux producteurs de maïs de cette région.Léon Guertin est ingénieur et agronome au Département de génie rural de l'Institut de technologie agro-alimentaire de Saint-Hyacinthe.La famille Lawson: Tamara et son mari Donald, Donald Lawson (père), Daniel et leurs enfants.David Lawson, copropriétaire de la Ferme Lawson, évaluait la récolte de maïs de l'automne 1991 à sept tonnes par hectare, tandis que le rendement moyen est 9,4 tonnes par hectare.Même que Donald Lawson nous a mentionné qu'il parvenait parfois à obtenir un rendement de 12,5 tonnes par hectare sur ses meilleurs champs.La régie de production est simple.On sème le maïs à la mi-avril à une population de 59 280 plants par hectare (24 000 plants par acre).Ce maïs sera récolté à la fin septembre à une teneur en eau d'environ 25 %.La fertilisation du maïs se fait sous forme liquide avec 200 kilos à l'hectare (120 livres à l'acre) de solution azotée à 89 % et 125 kilos à l'hectare (112 livres à l'acre) de 0 - 10 - 34.La lutte contre les mauvaises herbes se fait par une incorporation de lasso et d'atrazine.Les Lawson labourent les champs de maïs qui seront réensemencés en soya.Et ils utilisent le chisel à 45 cm (18 pouces) de profondeur pour travailler les champs qui seront réensemencés en maïs.Le maïs est commercialisé tout au long de l'année.Au mois d'août 1991, la moitié de la récolte 1991 était déjà vendue à une compagnie qui fabrique des additifs sucrés pour les boissons gazeuses.Pour sa part, Tamara, l'épouse de Donald, travaille à la coopérative de commercialisation de grains.Elle donne un bon soutien à la ferme au niveau de la vente des produits.En plus de cultiver leur ferme, les Lawson font des travaux à forfait.Ceci leur permet de rentabiliser la plus grosse machinerie, qui ainsi leur est utile tout au long de l'année.Dans la remise à machinerie, on retrouve, entre autres, deux moisson-neuses-bat-teuses, trois presses à foin et deux semoirs.Les engrais liquides et les grains sont entreposés à la ferme.Les grains sont aussi séchés à la ferme.¦ 16 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1992 Personne ne peut arrêter la pluie.mais John Deere peut vous aider à la devancer L'orage approche rapidement.Heureusement, votre roto-presse John Deere est rapide comme l'éclair.Avec ces rotopres-ses, la grosse besogne est vite faite.Il n'en existe pas de plus rapide ni de meilleure.Et pour cause : les roto-presses John Deere ont des courroies à motif losange pour amorcer rapidement l'enroulement et mieux retenir les feuilles.Et vous pouvez vous fier au contrôleur Bale-Trak® amélioré pour surveiller de près la bonne marche d'une 435 et d'une 535.Des machines si simples que vous deviendrez vite expert en pressage de belles balles bien serrées et qui ne craignent pas la pluie.Et peu importe la taille de votre entreprise, John Deere a la roto-presse qui convient parfaitement, à partir de la 335 faisant des balles de 340 kg jusqu'à la grosse 535 faisant des balles de plus de 900 kg.Quand votre fenêtre de beau temps est très étroite, le séchage rapide est essentiel.Et comme c'est là la principale raison pour acheter une faucheuse-conditionneuse, autant en choisir une qui le fera le plus rapidement possible : comme la John Deere 1470.Ses rouleaux en uréthane vous aident à presser plus tôt, et c'est vite fait avec une largeur de 3,50 m et une vitesse de 13 k/h.Choisissez le conditionnement L'enrobage offert sur les 435 et 535 est une autre façon de devancer la pluie.Il entoure la balle d'un imperméable tout en augmentant la productivité.L'enrobage peut se faire en seulement six secondes.soit 88 % plus vite que l'attachage à une seule ficelle.par rotor sur nos modèles rotatifs de 2,97 m ou le fauchage conventionnel en largeur de 2,13 ou 2,74 m.Ou, profitez de la manoeuvrabilité du pivot central des modèles de 3,66 à 4,88 m de largeur.à double entraînement de couteau et larges rouleaux pouvant être écartés pour effectuer le débourrage sans même avoir à descendre du tracteur.Quant aux balles rectangulaires, c'est du solide.Les ramasseuses-presses John Deere font des balles qui gardent leur forme jusqu'au moment de les servir.Du ramassage jusqu'à l'éjection de la balle, personne ne traite mieux votre foin qu'une John Deere. Ne restez pas le bec à l'eau Quand vos horaires sont serrés, vous pouvez compter sur John Deere et sur votre concessionnaire John Deere L'an dernier, il s'est fait tout un remue-ménage dans le secteur du matériel de fenaison.De vieilles compagnies ont été achetées et vendues, et plusieurs producteurs de foin se sont retrouvés sur le carreau, à se demander vers qui se tourner pour l'équipement, les pièces, le service et le financement.Bonne nouvelle.Une des compagnies bien connues se distingue nettement : John Deere.Il y a plus d'un siècle que nous vendons du matériel de fenaison de haute qualité.Et nous serons là pendant des générations à venir, au service des producteurs.Nos produits changent, mais notre vision reste la même.La gamme John Deere réunit certaines des machines de fenaison les mieux construites et les plus populaires.Avec quatre presses et quatre rotopresses, des faucheuses-conditionneuses de 2,13 à 4,88 m (incluant deux modèles à barre de coupe, quatre rotatives et trois à pivot central), des récolteuses de fourrage automotrices et tractées, des andaineuses automotrices, des faucheuses à disques rotatifs et à barre de coupe, des râteaux, des éparpilleurs, et tout un éventail d'outils pour la manutention des balles rondes.Bref, nous construisons des machines efficaces, appuyées par un financement compétitif, un service fiable et une livraison de pièces rapide comme l'éclair.C'est pour cela que John Deere demeure au premier plan des machines de fenaison après 111 ans.Sans changer de mains et sans changer de nom.De nos jours, une telle sécurité vaut son pesant d'or.UN CHOIX D'ACTUALITÉ GUIDE PHYTOSANITAIRE Pour vaincre les mauvaises herbes à feuilles larges La technologie s'adapte: on utilise de petites quantités qu'on dirige directement sur les mauvaises herbes.Au cours des deux dernières années, trois mélanges se sont ajoutés à la liste des produits homologués dans les céréales à paille.par Luc Vézina Les cultures de céréales à paille, le blé, l'orge et l'avoine du printemps ainsi que le blé d'automne, sont très compétitives à l'égard des mauvaises herbes.Elles ont un développement végétatif rapide durant les quatre à cinq premières semaines après l'ensemencement.Ainsi, la capacité de ces cultures à résister à la concurrence des plantes nuisibles est d'autant plus importante que le semis est effectué précocement, aussitôt que les conditions de sol le permettent.Ce facteur est d'ailleurs déterminant pour ce qui est de la compétition Luc Vézina est agronome au Service de phytotechnie de Québec, Direction de la recherche et du développement, MAPAQ.des céréales de printemps à l'égard des graminées annuelles (YEchinochloa pied-de-coq, la sétaire jaune, la sétaire verte et les panics).Ces mauvaises herbes sont très fréquentes dans les champs de la région de Montréal, mais leur levée est fort heureusement tardive, le plus souvent durant les derniers jours du mois de mai ou au début de juin.De leur côté, les mauvaises herbes à feuilles larges ont généralement une levée plus hâtive que les graminées annuelles.D'où l'importance d'être encore plus vigilant.En effet, elles apparaissent à la surface du sol deux à trois semaines après le semis; dans la région de Montréal, très souvent à la mi-mai.Dans les champs de céréales de printemps, les moutardes, l'amarante à racine rouge, les chénopodes, les renouées et la petite herbe à poux sont souvent les premières espèces à s'établir.Dans les champs de blé d'automne, les annuelles d'automne (la barbarée vulgaire, la rorippe sylvestre, le tabouret des champs et la bourse-à-pasteur), qui germent tard à la fin de la saison de végétation pour se développer tôt au printemps suivant, et les plantes viva-ces (le chiendent, les chardons, le laiteron des champs, la prèle des champs et occasionnellement l'as-clépiade de Syrie) sont les premières à envahir la surface du sol.Ces plantes nuisibles et d'autres que l'on retrouve surtout dans les régions situées dans l'est du Québec (l'ortie royale, la spargoute des champs et la stellaire moyenne) réduisent les rendements des céréales lorsqu'elles sont présentes à de fortes densités.Elles peuvent aussi augmenter le taux d'humidité au moment de la récolte et être des sources d'impuretés lors du traitement des semences.Dans le cas des plantes vivaces, il faut envisager les programmes d'interventions (traitements herbicides, semis précoce, travail du sol, fertilisation adéquate) durant plusieurs années.Par ailleurs, notons que des sarclages mécaniques avec un appareil à brosse muni de multiples dents mobiles latérales, distribuées sur deux ou LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1992 21 trois axes, font actuellement l'objet d'évaluation.L'intervention doit être faite lorsque le sol est sec et les mauvaises herbes petites.Et le temps de passage est souvent très court.Du reste, on peut heureusement continuer de recourir à des herbicides pour réprimer les plantes nuisibles au début de la saison de végétation.De nombreux produits sont offerts depuis plusieurs années (Guide du CPVQ, mauvaises herbes-répression 1991, agdex 640).Un seul traitement est généralement suffisant pour assurer un bon désherbage, et il est souvent avantageux d'utiliser les produits composés de plusieurs herbicides ou d'effectuer soi-même les mélanges recommandés, par exemple du MCPA aminé 500 SN + BUCTRIL M (bromoxynil/ MCPA), afin d'obtenir un bon spectre d'action.Des nouveaux mélanges Au cours des deux dernières années, deux nouveaux mélanges se sont ajoutés à la liste des produits homologués, le TARGET et l'ESTAPROP.Le TARGET, homologué pour toutes les cultures de céréales, est un mélange de MCPA, de mécoprop et de décamba.Il a un spectre d'action similaire à celui du KILMOR, qui est composé de 2,4-D, de mécoprop et de décamba (voir le tableau).Il peut être utilisé avantageusement dans les champs où on retrouve à la fois des annuelles à feuilles larges et des vivaces qui peuvent se développer à partir de graines, mais aussi de pousses végétatives qui ont survécu au travail Evaluation de traitements herbicides pour la répression des mauvaises herbes annuelles et vivaces à feuilles larges dans les cultures de céréales Q.Q O LT \ai va £Z co cz CL 8 Q~ O •CD o S ,4-D arr 00-SN ICPAai 00-SN ,4-D/mé écamba ILMOR ICPA/m scamba ARGET 4-DP/2 STAPR hifensul ribenurr EFINE 1 EFINE MCPA cm m CM -o 5£ S -a H CVJ LU 1- 1- ce CE + ANNUELLES amarante E E E E E E chénopode blanc E E E E E E E petite herbe à poux B E E E E P E ortie royale P M-B B-E M-B M E E renouée liseron P-M P E E B-E B-E E renouée persicaire P P E E B-E B-E E spargoute des champs P P B-E E P B-E stellaire moyenne P P E E B moutardes B-E E E E E E E VIVACES barbarée B B E E - - - chardon des champs M M B-E B-E B-E B-E B-E laiteron des champs p B-E B-E B-E B-E B-E liseron des champs p M B-E B-E B-E M prèle des champs p B M B P P Évaluation: P: pauvre M: moyenne B: bon E: excellent -: aucune donnée ': herbicides homologués dans les céréales au cours des trois dernières années.du sol.Contre les vivaces en reproduction végétative, il est plus efficace que d'autres herbicides, du type régulateur de croissance (MCPA aminé, 2,4-D ou décamba), lorsqu'ils sont appliqués isolément.Parce qu'il comporte du MCPA, le TARGET exerce un meilleur effet sur les parties aériennes de la prèle des champs que le KILMOR.L'ESTAPROP, composé de 2,4-DP et de 2,4-D, peut être utilisé dans l'orge, le blé de printemps et le blé d'automne.Cet herbicide aussi réprime bien plusieurs plantes vivaces et des annuelles à feuilles larges, dont la plupart des renouées et la stellaire moyenne, contre lesquelles le 2,4-D et le MCPA aminé pulvérisés seuls n'agissent presque pas.Un autre herbicide de postlevée, le REFINE EXTRA (R), en mélange de thifensulfuron et de tribenuron, a été homologué pour les champs de blé, d'orge et d'avoine de printemps non ensemencés de légumineuses et pour le blé d'automne.Le REFINE EXTRA (R) agit sur plusieurs espèces rencontrées couramment dans les champs de la plupart des régions agricoles du Québec (chénopode blanc, PRENEZ L'AVION DU BULLETIN Voyage de Formation: PORC (Exposition 00 lowo) Départ : vendredi, 5 juin Durée: 3 jours Prix: 699$ par personne, plus 99$ de taxes Consultez votre comptable pour les dépenses de formation dédudibles de l'impôt.¦ Voyages spécialisé pour les producteurs de porcs.Visite du World Pork Expo à Des Moines (lowa).À ne pas manquer.1000 exposants, encans.Pour plus d'information, appelez, sans frais, au Bulletin des agriculteurs : 1-800-361-3877 Ce voyage est organisé par le Bulletin des agriculteurs, en collaboration avec les Voyages Interconseil, détenteur d'un permis du Québec.22 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1992 prenez l'avion du bulletin renouées, moutardes et ortie royale).Il agit également sur quelques espèces vivaces que l'on retrouve surtout dans les régions du centre et du nord de la province (chardon des champs, laiteron des champs et mauve néflectée).De plus, des essais effectués dans la région de Québec indiquent qu'il donne une bonne répression de la matricaire maritime, une espèce de plus en plus commune dans les régions situées à l'est de Trois-Rivières.Cette espèce ne figure cependant pas dans la liste des plantes réprimées, présentée sur l'étiquette.Le REFINE EXTRA (R) est sous la forme d'une poudre mouillable.Il doit être appliqué à une très faible dose de 20 g/ha avec un adjuvant ( AGRAL 90, AGSURF ou CITOWETT PLUS, 2 litres par 1000 litres de bouillie).Il faut donc utiliser une balance pour calculer la quantité exacte dont on a besoin.Le produit agit sur une enzyme exclusivement végétale et présente peu de risques pour l'environnement.L'herbicide est pulvérisé lorsque des mauvaises herbes sont petites, avant qu'elles atteignent 10 centimètres de hauteur ou que les rosettes de feuilles aient 10 centimètres de diamètre.Le produit inhibe rapidement la croissance et le développement des plantes visées, mais leur décoloration et leur dessèchement peuvent se manifester seulement une à trois semaines après l'application.L'addition de 2,4-D aminé 500, de 2,4-D Ester LV700, de 2,4-D LV600 ou de MCPA, plus un adjuvant recommandé permet d'élargir le spectre d'action du traitement contre les plantes à feuilles larges, en réprimant, par exemple, la petite herbe à poux, l'amarante à racine rouge et la grande herbe à poux.Ces mélanges doivent être faits en respectant scrupuleusement les instructions.Ces nouveaux traitements s'ajoutent donc aux autres moyens disponibles pour lutter contre les plantes nuisibles dans les champs de céréales.Comme pour toutes les applications d'herbicides, il est très important de respecter les exigences de pulvérisation de chacun des produits, d'appliquer avec exactitude les doses recommandées aux stades appropriés des mauvaises herbes et de la culture.¦ Des nouveautés dans les mélanges Depuis 1986, un seul produit a été homologué, mais on compte plusieurs formulations nouvelles.par Gregg Thomson et Bernard Poliquin I 1 y a eu très peu de changements dans la section céréales durant les I dernières années et aucun en 1992 (voir le tableau).Depuis 1986, un seul produit a été homologué, le Refine.Il s'agissait toutefois d'une addition révolutionnaire, un nouveau groupe chimique, les sulfonyl-urées, efficace à quelques grammes par hectare.Ceci permet une manipulation facilitée à l'arrosage de même qu'une réduction appréciable des quantités de produits chimiques dans l'environnement.De plus, de nouvelles formulations de produits existants ont été introduites, de nouvelles utilisations ont été homologuées (produits existants) et certains Homologations dans les céréales depuis 1986 Céréales de printemps Diphenoprop (dichlorprop/2,4-D) Embutox 625 (2,4-DB) Embutox 625 + MCPA Refine (thifensulfuron methyl) + surfactant Refine + MCPA + surfactant Céréales avec légumineuses Embutox 625 (2,4-DB) Embutox 625 + MCPA Céréales d'automne Diphenoprop (dichlorprop/2,4-D) Target (dicamba'MCPA'mécoprop) Refine (thifensulfuron methyl) + surfactant Refine + MCPA + surfactant Herbicides retirés dans les céréales depuis 1986 Amitrole-T Banvel 400 Basfapon Bromox Cytrol Dowpon M Embutox E Sabre Torch produits et formulations peu utilisés ont disparu.¦ voyage de formation: OUEST CANADIEN DEPART: 18 juin 1992 DURÉE: 15 jours RETOUR: 2 juillet 1992 COÛT: 2279$ par personne en occupation double, plus taxes.Consultez votre comptable pour les dépenses de formation déductibles de l'impôt.Voyage déformation générale pour tous les producteurs.Visites agricoles et touristiques.Visitedu Western Canada Farm Progress Show.Calgary • Régina Edmonton • Vancouver Victoria Pour plus d'information, appelez, sans frais, au Bulletin des agriculteurs : 1-800-361-3877 Ce voyage est organisé par le Bulletin des agriculteurs, en collaboration avec les Voyages Interconseil, détenteur d'un permis du Québec.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1992 23 GUIDE PHYTOSANITAIRE Pas beaucoup de nouveau dans le maïs Pas de nouveaux produits, mais les formulations, les mélanges et les taux d'application ont été modifiés.par Gregg Thomson et Bernard Poliquin Dans les années 80, nous n'avions qu'à consulter la lettre «a» dans l'index du guide concernant la lutte contre les mauvaises herbes pour trouver les herbicides les plus utilisés dans le maïs: l'atrazine et l'alachlore (Lasso).Depuis lors, ces herbicides très connus ont aussi été les plus controversés à cause de leurs effets potentiellement néfastes sur l'environnement.L'alachlore a été retiré du marché par force de loi en 1986 après de longues disputes au sujet de ses effets néfastes, notamment sur la contamination possible de la nappe phréatique et les risques associés à la manipulation du produit.L'atrazine, quant à elle, est toujours offerte, mais des considérations similaires et l'apparition d'espèces de mauvaises herbes résistant au produit ont entraîné la modification des recommandations d'utilisation du produit.Par exemple, elle n'est plus recommandée pour la lutte contre les mauvaises herbes vivaces ou en applications fractionnées, et les doses d'application ont été réduites.L'atrazine est maintenant utilisée presque exclusivement en mélange avec d'autres herbicides à des doses beaucoup moindres qu'avant.La façon dont le destin de ces deux produits a été modifié (c'est-à-dire légalement) et la perception qu'en aeu le grand public indiquent le sens dans lequel notre société a évolué pendant les années 80.Il semble que les années 90 soient vouées à la prudence, ainsi qu'à des contraintes qui nous étaient jusqu'ici inconnues, telle l'intransigeance du public envers les pesticides.Gregg Thomson et Bernard Poliquin sont chercheurs et consultants en malherbologie pour la compagnie Recherche Trifolium inc.Il faut réviser nos méthodes de semis, de rotation, de préparation du sol et d'intervention mécanique.Plusieurs changements auront un effet direct sur nos stratégies pour la lutte contre les mauvaises herbes dans le maïs en 1992 (voir le tableau I).Ces changements vous semblent probablement familiers.Il s'agit, en fait, de produits bien connus dont les formulations, les mélanges possibles ou les taux d'application ont été modifiés.Ceux-ci sont toutefois les bienvenus puisque efficaces.Il faut noter que le retrait d'un produit est rarement compensé par la venue d'un nouveau.Nous devons donc améliorer les outils existants à défaut de pouvoir les remplacer.Une seule homologation depuis 1986 En fait, depuis 1986, il n'y a eu qu'une seule nouvelle homologation: le pyridate (Lentagran) utilisé en postlevée.Nous avons également obtenu de nouvelles homologations pour l'utilisation de produits déjà connus (voir le tableau II).Mais la bataille n'est pas perdue.Nous ne sommes pas condamnés à avoir des champs de maïs malpropres.Nous devons toutefois prendre conscience du fait que le temps où un nouveau produit nous était présenté lorsqu'un nouveau problème surgissait est révolu! Il importe de revoir nos façons de procéder en réintroduisant peu à peu certains principes de base.Nous devons réviser nos méthodes de semis et de rotation, nos techniques de préparation du sol ainsi que les stratégies d'intervention mécanique pour la lutte contre les mauvaises herbes.L'analyse de ces concepts et de leur impact sur la présence des mauvaises herbes dans nos champs, combinée avec une approche renouvelée dans nos choix d'herbicides et de méthodes d'application, voilà ce qui nous ouvre la voie vers le succès.Cette approche selon les expériences passées saura remplacer les méthodes de lutte rapides que nous avons favorisées presque exclusivement pendant quelques décennies.24 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1992 I - La lutte contre les mauvaises herbes dans le maïs PRODUIT CHANGEMENT Amitrole-T - retiré du guide Atrazine - retiré pour la lutte contre le chiendent, le souchet comestible et les graminées annuelles - réduction de la dose maximale d'utilisation, seule ou en mélange, de 2,8 à 1,5 kg matière active/ha Banvel • Tous les mélanges en prélevée avec le Banvel feront partie d'une nouvelle catégorie appelé «Graminées annuelles et mauvaises herbes à feuilles larges» incluant celles qui sont résistantes aux triazines BasagranForte - nouvellement dans la section postlevée pour la lutte contre les mauvaises herbes à feuilles larges - contrairement au Basagran, un surfactant n'est pas nécessaire Ekko - retiré du guide Eradicane + Bladex-Nine-T - retiré du guide Marksman + Dual - nouvellement dans la section prélevée ¦ dosages: «3,70 à 4,50 L/ha + 2,00 à 2,75 L/ha» Primextra + Lorox 50DF - le dosage du Primextra est réduit de «6,50 à 8,50 L/ha» à «6,40 à 8,40 L/ha» Primextra Léger - nouvellement dans les sections présemis incorporé et prélevée pour la lutte contre les mauvaises herbes à feuilles larges et graminées annuelles - nouveau prémélange de mélolachlore/atrazine (2/1) - dosage recommandé: 5,8 à 7,7 L/ha Primextra Léger + Banvel - nouvellement dans les sections prélevée pour les mauvaises herbes à feuilles larges et les graminées annuelles - dosages recommandés: Primextra Léger - 5,8 à 7,7 L/ha; Banvel -1,25 L/ha Primextra Léger + Lorox 50DF ou Lorox L - nouvellement dans les sections prélevée et postlevée ¦ dosages recommandés: Primextra Léger - 5,8 à 7,7 L/ha Lorox 50DF - 0,75 à 1,5 kg/ha Lorox L - 0,80 à 1,5 L/ha Il - Nouvelles homologations pour l'utilisation de produits déjà connus (depuis 1986) 1) Présemis incorporé: ¦ Sencor -i Atrazine + Dual 2) Prélevée: ¦ Bladex + Atrazine + Banvel - Dual + Atrazine + Banvel - Sencor + Atrazine + Dual - Sencor + Primextra - Afolan - Primextra + Lorox - Dual + Atrazine + Lorox 3) Postlevée: - Marksman (Dicamba-Atrazine) - Bladex + Atrazine + Banvel Produits retirés de la liste: ¦ Amitrole-T - Lasso - Blazine - Sabre - Bromox - Sutazine - Ekko - Torch - Eramox Il faut bien connaître les particularités de nos terres, prendre en note nos interventions et interpréter les résultats afin de pouvoir répéter nos succès.Le suivi des populations de mauvaises herbes dans nos différentes cultures afin de mieux prévoir les problèmes est primordial.Il est également utile de bien connaître les caractéristiques de chaque champ pour ce qui est du drainage ainsi que l'état des champs voisins et de leur couverture végétale.Ces informations nous aident à mieux évaluer quelles sont les meilleures stratégies d'intervention.Lorsqu'il est enclenché, ce processus nous permet également de prévoir les problèmes associés aux différents types de gestion de diverses cultures.Les réponses miracles n'existent plus.La meilleure façon de faire un bon choix est d'avoir cette expérience des années passées sur papier et de consulter votre conseiller régional.Quelles étaient les cultures des deux dernières années?Quels herbicides avez-vous utilisés?Quels en étaient les dosages?La lutte était-elle efficace?Quelles espèces ont échappé au traitement?Quels sont vos plans pour les deux prochaines années?Ces informations devraient être répertoriée pour chacun de vos champs.¦ Bulletin des agriculteurs Vos représentants d'abonnement Robert Paré responsable de secteur Ginette Bourgouin Nos représentants sont à votre service.Si vous êtes agriculteur(trlce), assurez-vous qu'ils notent les intormatlons reliées à votre production afin que vous receviez s'il y a lieu les suppléments LE LAIT, LE PORC, AVICULTURE '90.Pour toute information, communiquez sans frais avec notre service à la clientèle: 1-800-361-3877 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1992 25 GUIDE PHYTOSANITAIRE Le soya: une plante peu compétitive Pour éviter une baisse du rendement, les mauvaises herbes doivent être absentes du champ 30 jours après la levée du soya.par Luc Vézina Le soya est peu compétitif à l'égard des mauvaises herbes; c 'est pourquoi le désherbage en début de saison doit être bien réussi pour obtenir de bons rendements.Des programmes de désherbage peuvent être appliqués avec succès, mais il faut aussi que les interventions herbicides soient effectuées dans des conditions favorables et selon certaines exigences, de façon à éviter que les traitements ne nuisent à la croissance et au développement de la culture.En effet, l'établissement lent du soya le rend beaucoup moins compétitif, comparativement aux céréales à paille et à plusieurs cultures horticoles.De façon générale, les mauvaises herbes à feuilles larges nuisent beaucoup plus que les graminées annuelles, soit de 2,5 à 3 fois plus.Une forte infestation d'amarantes à racine rouge (240 plantes/m2) et de ché-nopodes blancs (245 plantes/m2), par exemple, a complètement compromis le rendement de la culture en 1987.Par contre, un peuplement de sétaires de 510 plantes par m2 n'a entraîné qu'une baisse du rendement de 32 %.Dans des conditions de croissance peu favorables au soya (faibles précipitations et températures printanières basses), la culture subit davantage la compétition des mauvaises herbes.En outre, des études américaines ont démontré que le soya semé à 18 cm d'espacement résiste mieux à la concurrence des plantes nuisibles que lorsqu'il est cultivé en rangs espacés de 36 ou 54 cm.Mais — faut-il le rappeler —quand les rangs sont espacés de 46 cm et plus, on peut effectuer des Luc Vézina est agronome au Service de phytotechnie de Québec.Direction de la recherche et du développement, MAPAQ.ï' f' lff f f La plupart des interventions herbicides sont effectuées en présemis ou en prélevée.sarclages mécaniques entre eux.D ' autre part, selon une étude effectuée en Ontario, les mauvaises herbes doivent être absentes dans les champs de 28 à 35 jours après la levée du soya pour éviter que leur compétition n 'entraîne une diminution de rendement.Si on transpose ce résultat à la région de Montréal, un semis fait à la mi-mai devrait être exempt de mauvaises herbes jusqu'à la fin juin.Sensible aux résidus d'atrazine Par ailleurs, dans les champs cultivés en maïs-grain depuis plusieurs années, les résidus d'atrazine laissés dans le sol peuvent nuire à la croissance et au développement du soya.La sensibilité de la culture aux résidus d'atrazine est comparable à celle de l'orge, mais un peu plus faible que celle de la luzerne.La persistance de l'atrazine dans le sol est régie par de nombreux facteurs et varie grandement selon le type de sol et les conditions climatiques.Si on a utilisé de l'atrazine pendant quelques saisons de croissance consé- cutives, on recommande de ne pas en appliquer durant au moins une année avant de cultiver le soya.Si une faible dose d'atrazine, moins de 1 kg/ha de matière active, a été appliquée l'année précédente, on suggère d'effectuer à l'automne un bon labour afin de répartir les résidus dans un grand volume de sol et de favoriser le lessivage en profondeur.À noter toutefois que, même en prenant cette précaution, les résidus d ' atrazine peu vent réagir avec des herbicides utilisés dans le soya (métri-buzine, linuron, métobromuron et monolinuron) et causer de légers dommages.Les mauvaises herbes vivaces, comme la prèle des champs, l'as-clépiade, les chardons et la vesce jargeau peuvent nuire considérablement à la culture du soya.Les herbicides sont peu ou pas efficaces à réprimer ces plantes durant la saison de croissance du soya.Les sarclages mécaniques, lorsqu'ils peuvent être faits sans bouleversements du sol qui sont néfastes à la récolte, ne répriment les adventices que temporairement.On 26 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1992 Des herbicides appliqués tôt doit donc recourir à un traitement herbicide à action totale avec le glyphosate (ROUNDUP), effectué 1 ' automne précédent ou tôt au printemps avant le semis.Par exemple, on peut profiter d'une année de rotation avec une céréale à paille de printemps pour intervenir, à la fin du mois d'août ou au début de septembre, sur les repousses qui se manifestent à la surface du sol après la récolte.Diverses applications herbicides peuvent alors être faites localement sur dés foyers d ' infestation afin de prévenir leur propagation sur toute la surface du champ.À mort les vivaces Dans le cas d'infestations importantes, la destruction des plantes vivaces doit être envisagée sur une période de plus d'une année; il n'est pas rare, en effet, que ces mauvaises herbes donnent une repousse après une première application.Dans le soya, la plupart des interventions herbicides sont effectuées en présemis incorporé ou en prélevée.Pour obtenir l'efficacité maximale des produits, le sol doit être bien émotté et travaillé uniformément à une profondeur d'au moins 10 cm, pour permettre l'incorporation adéquate des herbicides.Sur les terrains travaillés inégalement, les herbicides peuvent causer des dommages à la culture.Les produits appliqués en prélevée pénètrent alors de façon inégale dans le sol ou sont lessivés à partir de la surface, se concentrant à de hautes teneurs dans certaines zones.Pour plusieurs herbicides de prélevée, le semis doit être fait à une profondeur de 4 à 5 cm.Lorsque le sol est travaillé de façon hétérogène, des graines ne sont enfouies qu'à une profondeur de 1 à 2 cm.Les radicules des plantules de soya en développement près de la surface risquent alors d'absorber les herbicides.Lorsque des résidus de cultures sont laissés sur ou près de la surface du sol, à cause de l'utilisation de techniques de travail réduit du sol (herses à disques et chisels), l'incorporation des produits est plus irrégulière que dans les conditions habituelles.On conseille alors d'effectuer des traitements de prélevée.Dès lors, il faut espérer que surviennent de bonnes pluies, de manière à ce que les herbicides soient interceptés le moins possible par les débris végétaux présents sur la surface du sol.¦ Plusieurs peuvent être utilisés en présemis incorporé sans affecter le soya.par Luc Vézina La trifluraline (TREFLAN 545-EC, RIVAL 500-EC), l'éthal-fluraline (EDGE) et le méto-lachlor (DU AL 960-E) sont des herbicides qui peuvent être utilisés en présemis incorporé sans risque d'affecter le soya.L'EDGE est très proche chimiquement du TREFLAN et du RIVAL, et son action sur les plantes nuisibles est similaire.Cependant, le laps de temps pour incorporer l'herbicide dans le sol après son application est de 24 heures, plutôt que 8 heures pour le TREFLAN et le RIVAL.Le TREFLAN ou le RIVAL et l'EDGE répriment bien les graminées annuelles et certaines plantes à feuilles larges, mais laissent se développer plusieurs annuelles à feuilles larges.Dans ce cas, il est souvent nécessaire d'intervenir plus tard, en prélevée ou en postlevée.Le DUAL, quant à lui, réprime surtout les graminées annuelles et empêche partiellement ou complètement la levée et le développement du souchet comestible durant une période de deux à trois mois.La métribuzine (SENCOR 75-DF, LEXONE-DF) peut être incorporée au sol avant le semis ou appliquée en prélevée, seule ou mélangée avec un anti-graminées.Elle réprime très bien la plupart des mauvaises herbes à feuilles larges et plusieurs graminées annuelles.Cet herbicide donne généralement une excellente répression de l'abutilon.Cependant, il est très solu-ble et peut avoir une forte toxicité pour le soya lorsqu'une pluie importante survient après l'application.Le produit ne peut être utilisé sur les sols sablonneux.Au fait, il est plutôt prudent de toujours l'utiliser à des doses réduites.Le linuron (AFOLAN-F, LOROX-L, LOROX), le métobromuron (PA- TORAN FL 400-SU) et le monolinuron (AFESIN 200-EC) sont aussi des produits très efficaces, appliqués en prélevée.De façon générale, il est avantageux de pulvériser ces herbicides le plus tôt possible après le semis, avant la germination des graines de mauvaises herbes.L'AFOLAN, le LOROX, le PA-TORAN et l'AFESIN répriment principalement les mauvaises herbes à feuilles larges, mais aussi quelques graminées annuelles.Si le sol est.in-festé de graines de graminées annuelles, on suggère de compléter le désherbage avec un autre herbicide.On peut obtenir cette répression des graminées avec une application en présemis incorporé de TREFLAN, de RIVAL, d'EDGE ou de DUAL, ou encore, en appliquant le DUAL en mélange avec l'un de ces herbicides, en prélevée.Le LOROX EXTRA EC est un mélange de linuron et de métolachlor, qui réprime les deux groupes de plantes.Le linuron (AFOLAN et LOROX) est apparu, au fil des années, comme l'herbicide le plus sécuritaire.Toutefois, le PATORAN, l'AFOLAN et le LOROX ne peuvent être appliqués sur les sols contenant moins de 2 % de matières organiques, tandis que, pour l'AFESIN, le sol doit avoir une teneur en matières organiques de 3 %.Un nouvel herbicide, l'émazé-thapyre (PURSUIT), peut également être appliqué en prélevée pour lutter contre les plantes à feuilles larges et certaines graminées annuelles.Cet herbicide appliqué seul exerce, sous nos conditions, un effet variable et laisse occasionnellement les moutardes et l'amarante à racine rouge se développer.Son action doit être avantageusement complétée par le linuron (LOROX ou AFOLAN) ou la métribuzine (LEXONE ou SENCOR).Le PURSUIT peut aussi être appliqué en postlevée lorsque les mauvaises herbes sont petites, avant qu 'elles aient développé deux feuilles.En plus de réprimer les plantes déjà levées, il exerce un effet résiduel durant les se- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1992 27 Le nouvel herbicide poi élimine les mauvaises he La dernière chose dont vous ayez besoin, c'est d'un herbicide du maïs qui soit efficace cette année, mais ne vous permette pas de planter ce que vous voulez l'an prochain.En d'autres termes, un herbicide avec trop de résidus.Avec Primextra Léger, pas de problème! Pourquoi?Parce qu'il contient 20% moins d'atrazine que Primextra® ordinaire.Vous n'aurez donc aucun problème à cultiver du soja ou des céréales la saison prochaine.Mais question efficacité, à quoi peut-on s'attendre de Primextra Léger par rapport à Primextra?Aux mêmes résultats, c'est garanti! C'est-à-dire à une excellente répression de 19 mauvaises herbes à feuilles larges et graminées annuelles, notamment la sétaire géante, la digitaire et le souchet*, pendant une période allant jusqu'à 14 semaines.Et lorsque Primextra Léger est mélangé à BANVEL® ou LOROX® et appliqué en prélevée, il suffit d'un seul passage pour réprimer toutes les mauvaises herbes PRIMEXTRA LÉGER PRDMEXTI Dose de produit** (en litres/acre) 2,7 3,0 Dose d'atrazine (en lb/acre) 1,0 1,3 Dose équivalente de Dual 960 (en litres/acre) 0,9 0,9 1 Dose d'application moyenne le maïs Primextra Léger: )es mais pas vos rotations! innuelles communes, y compris les nauvaises herbes résistantes aux riazines.Sans compter que Primextra Léger iffre une souplesse d'application naximale.En effet, vous pouvez appliquer sur des sols secs ou humides, égers ou lourds, en incorporation en 'résemis, en prélevée ou tôt après a levée.Le prix?Selon la dose appliquée, 'rimextra Léger coûte 1$ à 2$ moins cher que Primextra ordinaire.Et il revient meilleur marché que de mélanger les herbicides séparément.Pour plus de renseignements sur Primextra Léger, communiquez sans tarder avec votre détaillant.C'est le meilleur choix à faire! CIBA-GEIGY Formulé au Canada E Toujours lire l'étiquette avant l'emploi.MCPrimextra Léger est une marque de commerce de CIBA-GEIGY CANADA LTÉ • Primextra est une marque déposée de CIBA-GEIGY CANADA LTFE * Banvel est une marque déposée de Sandoz Crop Protection Corp.®Lorox est une marque déposée de E.l.duPont de Nemours and Company. Produits et mélanges nouveaux mairies suivantes, ce qui présente un intérêt par rapport au BASAGRAN 480-SN.Le PURSUIT peut aussi être pulvérisé avant le semis de soya, seul ou en mélange avec le ROUNDUP ou le GRAMOXONE.Dans ces conditions, l'action du produit contre les annuelles à feuilles larges n'est que partielle contre les chénopodes, l'amarante et, parfois, les moutardes.Et elle s ' avère relativement bonne contre les autres plantes communes.Il faut souvent compléter le traitement par une autre intervention, en prélevée ou en postlevée.De façon générale, les traitements de postlevée sont effectués pour compléter un désherbage insuffisant fait au début de la saison de croissance et souvent en dernier recours.Puisque les traitements doivent être faits à des stades de développement bien précis des mauvaises herbes et tôt après leur levée, on recommande de visiter les champs au début du mois de juin, afin d'intervenir au bon moment.Le séthoxydime (POAST184-EC), le fuazifop-méthyl (FUSILADE 250-EC), le dichlofop-méthyl (HOE-GRASS 284-EC), le quizalofop-éthyl (ASSURE) et le fénowaprop-éthyl (EXCEL) répriment les graminées annuelles.Le POAST, le ASSURE et le FUSILADE peuvent également servir à réprimer le chiendent, lorsqu'il est en croissance active, aux stades respectifs de 1 à 6, de 2 à 6 et de 2 à 5 feuilles.La répression n'est bonne que pour l'année en cours.Lorsque des annuelles à feuilles larges échappent à l'action de traitements effectués tôt avant ou après le semis, le bentazone (BASAGRAN 480-SN) peut être appliqué en postlevée.À la différence du PURSUIT, le BASAGRAN 480-SN n'exerce pas d'effet sur les graines dans le sol.Il peut être pulvérisé à tous les stades de développement du soya, mais lorsque les mauvaises herbes sont petites.Pour la répression de plusieurs espèces importantes, tels le chénopode blanc, l'amarante à racine rouge et le radis sauvage, le BASAGRAN doit être appliqué tôt après leur levée, lorsqu'elles mesurent respectivement 1,25 à 2,5 cm, 1,25 à 3,75 cm et 2 à 5 cm de hauteur.Pour d'autres plantes (moutardes, renouée persicaire, séneçon vulgaire), l'intervention peut être faite à des stades un peu plus avancés.Notons qu'un seul anti-graminées, l'EXCEL, peut être appliqué en mélange avec le BASAGRAN.¦ par Gregg Thomson et Bernard Poliquin La section soya du guide «Mauvaises herbes, répression» a subi plusieurs changements au cours des dernières années.Les modifica- tions ont été de toutes sortes, de nouvelles homologations, des changements de formulations, de nouveaux mélanges et des changements de doses d'utilisation.La liste qui suit les résume.I - Changements en 1992 PRODUIT CHANGEMENT Amitrole-T Retiré du guide Assure Nouvellement dans la section postlevée pour la lutte contre les graminées annuelles et le chiendent Dans la catégorie "graminées annuelles», le dosage est de «1,0 L/ha» avec l'adjuvant Canplus 411 à 5,00- 10,00 L/ha Dans la catégorie «chiendent», le dosage est de «1,5 L/ha» avec l'adjuvant Canplus 411 à 5,00 -10,00 L/ha.Appliqué pour le contrôle sélectif des graminées annuelles de plus de deux feuilles Basagran Forte Nouvellement dans la section postlevée pour la lutte contre les mauvaises herbes à feuilles larges Contrairement au Basagran, un surfactant n'est pas nécessaire Basagran + Assist + Nouveau mélange dans la section postlevée, de la catégorie «annuelles à feuilles larges» fertilisant UAN 28 % Les taux usuels de Basagran + Assist à «1,75 - 2,25 L/ha + 2,00 L/ha» sont utilisés avec ou Sulfate le UAN 28 % à « 10,00 L/ha», ou le sulfate d'amonium à «6,00 L/ha» d'amonium BASF Obtention d'un contrôle amélioré du chénopode blanc et de l'abutilon Basagran Forte + Nouvellement dans la section postlevée, de la catégorie «annuelles à feuilles larges» fertilisant UAN 28 % Les taux usuels de Basagran Forte à «1,75 - 2,25 L/ha» sont appliqués en mélange avec le UAN ou Sulfate 28 % à «10,00 L/ha» ou sulfate d'amonium à «6,00 L/ha» d'amonium BASF Obtention d'un contrôle amélioré du chénopode blanc et de l'abutilon Contrairement au Basagran, un surfactant n'est pas nécessaire Basagran + Nouveau mélange dans la section postlevée, Pinnacle + de la catégorie «annuelles à feuilles larges» Assist Basagran à «1,75 L/ha» en mélange avec le Pinnacle (voir note ci-dessous) à «8 g/ha» et l'Assist à «2,0 L/ha».Contrôle amélioré de l'amarante à racines rouges et du chénopode blanc Patoran FL Changement dans la section prélevée, de la catégorie «mauvaises herbes à feuilles larges surtout» Ajout du commentaire: «utiliser la dose la plus faible dans les sols sablonneux» Patoran WP Changement dans la section prélevée, de la catégorie «mauvaises herbes annuelles à feuilles larges surtout».Remplace le «Patoran FW».Dosage recommandé «3,25 - 4,50 kg/ha» Ajout des commentaires: «si Dual a été utilisé en présemis, les taux sont réduits à «2,25 - 3,25 kg/ ha» et «utiliser la dose la plus faible dans les sols sablonneux» Patoran WP + Dual Changements dans la section prélevée, de la catégorie «mauvaises herbes annuelles à feuilles larges, graminées annuelles».Remplace le «Patoran 670 FW + Dual» Les doses sont maintenant de «2,25 - 3,25 + 1,75 - 2,75 kg/ha» Pinnacle Nouvellement dans la section postlevée, dans la nouvelle catégorie «amarante à racines rouges, moutarde sauvage, renouée persicaire, chénopode blanc, mauve jaune» Pinnacle à un dosage de «5,5 - 8,0 g/ha» avec un agent tensio-actif non-ionique à « 1L/1000 L d'eau» Appliqué après l'apparition de la première feuille trifoliée lorsque les mauvaises herbes sont en pleine croissance avant qu'elles n'atteignent une hauteur de 10 cm Poast + Merge Nouvellement dans la section postlevée, catégorie «graminées annuelles.» Poast à une dose de «0,8 -1,0 L/ha» en mélange avec Merge à «1,0 L/ha» Ne pas utiliser d'Assist dans ce mélange Poast + Merge Nouvellement dans la section postlevée, catégorie «chiendent» Dosage recommandé: Poasf - 2,7 L/ha; Merge -1,0 à 2,0 L/ha Ne pas utiliser d'Assist dans ce mélange Il - Nouvelles homologations dans le soya depuis 1986 1) Présemis incorporé 2) Prélevée 3) Postlevée - Edge - Edge + metribuzine (formulations Lexone et Sencor) - Pursuit - Pursuit + linuron (formulations Lorox et Afolan) - Pursuit + metribuzine (formulations Lexone et Sencor) - Dual + Lexone + Lorox • Excel ¦ Fusilade I ¦ Excel + Basagran + Assist - Fusilade • Pursult (avec agent tensio-actif non-ionique et fertilisant liquide) III - Herbicides retirés dans le soya depuis 1986 • Amiben • Fusilade • Amitrole-T • Lasso 30 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1992 GUIDE PHYTOSANITAIRE Le doryphore: un ennemi en perte de vitesse L'intimité doryphores et culture de la pomme de terre n'est pas à toute épreuve.par Raymond-Marie Duchesne C'est un fait acquis, il faut vivre avec le doryphore de la pomme de terre.En Amérique du Nord, quel que soit le cultivar, cet insecte nuisible est omniprésent.La surveillance constante des champs est devenue une nécessité.Le doryphore a profité pleinement de toutes les situations avantageuses: l'accroissement et l'homogénéité des superficies cultivées dans certaines régions, les cultivars tardifs, les traitements inadéquats, l'inefficacité croissante (phénomène de la résistance) des insecticides, les températures plus favorables.Mais l'ennemi est en perte de vitesse.L'intimité doryphores-culture n'est pas à toute épreuve.Elle est fragile.La lumière au bout du tunnel La stratégie de lutte québécoise mise en place en 1989 par le M APAQ veille sur vos actions et les oriente.Elle vise la réduction des densités de population de l'insecte et la mise en place de nouveaux moyens de lutte non chimiques.Toutes les intentions et les recommandations émises jusqu'à maintenant ont contribué à freiner l'élan du doryphore et à accroître les activités de recherche et de développement sur des nouveaux moyens de lutte.De plus, on a davantage responsabilisé l'ensemble des intervenants directement liés à la production de la pomme de terre.C'est un véritable travail d'équipe stimulé par le désir de vaincre.Les nouveaux moyens de lutte chimiques sont rares et cette situation ne s'améliorera pas dans l'avenir.Nous Raymond-Marie Duchesne est biologiste entomologiste au Service de la phytotechnie de Québec, MAPAQ.Vous devez constamment connaître les moindres mouvements de l'ennemi, sa localisation dans les champs et l'ampleur de ses troupes.devons fonder nos espoirs sur des moyens issus de la microbiologie, de la biotechnologie et de l'ingénierie.Ainsi sont apparus récemment des moyens biologiques (M-One et Trident), des moyens mécaniques (Bio-Vac, Beetle-Eater.Bio-Collector, Bug-Buster), physiques (brûleurs au propane, couvertures flottantes, pièges à fosse ou tranchées en polyé-thylène noir) et biotechnologiques (plants transgéniques).A ce rythme, fortement stimulé par la demande d'aliments sans résidus de pesticides, d'autres moyens, principalement mécaniques et physiques, s'ajouteront à cette liste.La prudence s'impose Mais la prudence est de rigueur.Certains moyens en sont présentement à leurs premiers «balbutiements».Selon leur efficacité, le coût d'achat et leurs usages, des moyens sont plus propices à des superficies définies et à des problèmes particuliers, tandis que d'autres correspondent tout simplement au choix des producteurs.Il faut donc être très attentif aux recommandations émises sur le sujet.Ainsi, au Service de phytotechnie de Québec, nous avons développé une expertise sur tous les moyens de lutte contre le doryphore afin de mieux informer les producteurs de leurs avantages et de leurs inconvénients.L'expertise les renseigne aussi sur la meilleure stratégie pour un emploi très efficace.Il est important de considérer que ces nouveaux moyens de lutte connaîtront une expansion seulement s'ils peuvent faire concurrence aux insecticides.Pour ce faire, le concept idéal d'un moyen de lutte doit posséder les caractéristiques suivantes: • facile à utiliser et économique; • plusieurs usages en saison; • peu cher; • pas ou très peu de possibilités de compactage des sols; • stable et très solide; • efficace et rapide d'usage.Aussi farfelu que cela puisse paraître, le phénomène de la résistance est toujours possible quel que soit le moyen de lutte.Le doryphore est plus habile que l'on pense.Néanmoins, avec ces LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1992 31 Périodes d'intervention en fonction du cycle saisonnier du doryphore et de la pomme de terre nouveaux moyens de lutte, il faut plutôt s'attendre à une apparition plus lente de doryphores résistants qu'avec les insecticides chimiques.Par conséquent, l'emploi rationnel et stratégique de ces moyens sera toujours nécessaire.À l'attaque La stratégie de lutte doit être adaptée selon les régions et l'agressivité de l'ennemi.D'abord, vous devez constamment connaître les moindres mouvements de l'ennemi, sa localisation dans les champs et l'ampleur de ses troupes.La surveillance des champs est donc nécessaire de mai à octobre.Par ailleurs, la planification stratégique repose avant tout sur une très bonne gestion de sa production à court et à long terme.De plus, elle implique un choix judicieux du moyen de lutte à privilégier et du moment précis d'intervention, un équipement de qualité et la mise en place de moyens préventifs.D'autre part, pour être plus efficace, mieux vaut rassembler les forces et les ressources au sein d'une région ou d'une localité.Ainsi, il est possible d'envisager la gestion des rotations entre des producteurs voisins.De même, l'application des traitements au même moment est très importante au sein d'un territoire.Des rotations très bien planifiées en regard des composantes de l'environnement (cours d'eau, boisés.) et l'emploi du piège à fosse ralentissent les déplacements et le développement de l'ennemi.Ce sont des moyens préventifs sur lesquels il faut miser.On peut aussi compter sur les produits biologiques M-One et Trident.Ils modifient l'intensité de la résistance du doryphore aux insecticides chimiques et protègent les insectes bénéfiques et l'environnement.Un pulvérisateur en Les adultes hivernent dans le sol (octobre - mai) septembre, 15 CULTURE DE LA POMME DE TERRE Plantation — Bourgeons floraux-Récolte Floraison (5) INTERVENTIONS PHYTOSANITAIRES © Facultatives© Obligatoires© Facultatives (4) © Mai à septembre.Visiter régulièrement vos champs.Le doryphore est un Insecte imprévisible qui oblige à un suivi régulier des champs (1 à 2 fois par semaine).Maintenir aussi pendant tout l'été un mode de conduite de la culture qui assure une bonne vigueur des plants de pomme de terre.© Mai à la mi-juin.Présence d'adultes et d'oeufs.Les traitements sont facultatifs selon les densités observées, la vigueur des plants et les conditions atmosphériques.© Juin à juillet.Présence d'adultes, d'oeufs et de larves.Les traitements sont obligatoires.Ils sont orientés en fonction de la période la plus critique pour la plante (bourgeons floraux et floraison ©) et principalement contre les jeunes larves (1" et 2" stades larvaires ©).Répéter les traitements aux 5 à 7 jours.Bannir les traitements faits lorsquec'est «rouge» (grosses larves de 4e stade très abondantes), car il est alors trop tard.© Août à septembre.Présence d'adultes, d'oeufs et de larves.Les traitements sont facultatifs et dépendent du succès obtenu en ®, des densités de population de l'insecte et de la date de récolte.À cette période de la saison et selon les populations observées, il est temps de planifier le ou les champs qui seront en rotation.La rotation est recommandée pour tous les champs où l'on cultive la pomme de terre depuis 2 ans ou plus.Lorsque possible, il est préférable de faire la rotation par bloc de champs afin de réduire la colonisation par le doryphore.bon état et très bien calibré aide à atteindre la cible à coup sûr.Rappelons, en outre, que les guides et les avertissements phytosanitaires sont des outils indispensables et facilement accessibles.Enfin, il faut davantage avoir recours à l'utilisation d'un ensemble de moyens.En effet, il faut abandonner l'idée d'un seul et unique moyen de lutte contre le doryphore de la pomme de terre.Le concept de la lutte intégrée a toujours sa raison d'être.Dans cette optique, certains moyens de lutte non chimiques trouveront leur place.C 'est principalement le cas des aspirateurs, de la soufflerie-collectrice et du brûleur au propane.Ces appareils font présentement l'objet d'évaluations rigoureuses sous nos conditions.¦ M-S, LE SEUL CHOIX LOGIQUE Modèle: R1915-CENT-ELEC Pulvérisateur M-S inc 4300 Vachon, R.R.#4, Drummondville, Québec, J2B 6V4, TéL.(819) 474-1910 Fabrication au Québec par des spécialistes en pulvérisation Composantes "Standards" Nord-Américaines Nouveau design, complètement repensé Nouveau bâti en "T" donnant 23 po.de dégagement Meilleure visibilité générale Modèle remorqué de 400, 500 et 750 gallons US Modèle porté de 50, 85, 110, 150, 200 et 250 gallons US M-S, UNE VALEUR SÛRE 32 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1992 + GUIDE PHYTOSANITAIRE Quand l'ordinateur s'en mêle Des chercheurs américains ont relié un ordinateur portatif à un pulvérisateur pour en régler le fonctionnement.pq«tn - FUWCOWTHOl par Léon Guertin Bien qu 'on puisse penser que tous les pulvérisateurs se ressemblent, les connaisseurs sauront distinguer sur ces instruments des caractéristiques qui leur donnent certains avantages.En plus des choix de pompes et de buses, le pulvérisateur moderne peut aussi être équipé de commandes à distance électromécaniques.Son taux d'application peut se régler automatiquement en fonction du régime du moteur ou encore de la vitesse d ' avancement.Enfin, dans certains cas, le pesticide peut être ajouté à la bouillie au niveau de la rampe au moyen d ' une pompe d'injection calibrée en fonction de la vitesse d'avancement.La technologie va loin Mais la technologie va encore plus loin.Des chercheurs de l'Université du Dakota du Sud ont relié un ordinateur portatif à un pulvérisateur pour en régler le fonctionnement.L'ordinateur adapte le taux d'application du pulvérisateur en fonction des conditions du champ.Le logiciel garde en mémoire une carte précise du champ qui tient compte des paramètres pouvant influer sur le taux d'application des pesticides, tels que le type de sol, sa fertilité, le pH et la population de mauvaises herbes.Dans la mémoire de l'ordinateur, le champ est divisé en bandes équivalant à la largeur du pulvérisateur.Une roue de mesure ajoutée au tracteur informe l'ordinateur à chaque moment à quel endroit le pulvérisateur se trouve dans le champ.À partir des informations qualitatives du sol, l'ordinateur modifie le taux d'application du pulvérisateur en marche.Léon Guertin est ingénieur et agronome au Département de génie rural de 1 ' Institut de technologie agro-alimentaire de Saint-Hyacinthe.min mf'i ft" «T " r~ DE BÉTON PRESSÉ PLUS RÉSISTANT A L'ACIDITÉ DES ENSILAGES vous pensez a l'ensilage.UN OE hos REPRÉSENTANTS SE FERA UN PLAJSR DE VOUS RENCONTRER NOUS ACHETONS NOUS VENDONS NOUS RÉPARONS NOUS DÉMÉNAGEONS NOUS FAISONS L'ENTRETIEN OE TOUTES LES MARQUES DE SILOS ÛISmiBifTEUH SILO J.M.LAMBERT Inc.4520, rue Vachon Drummondville (Québec) J2B 6V4 ' (819) 474-6989 VOUS DÉMÉNAGEZ?Le Bulletin des agriculteurs LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L3T1 .ou appelez-nous sans frais 1-800-361-3877 extérieur de Montréal ou (514) 382-4350 Nom: Adresse: Ville: Code Postal: Tél.: • Collez ici votre étiquette d'adresse • Indiquez votre nouvelle adresse dans l'espace ci-haut et retournez-nous le tout 6 à 8 semaines à l'avance.Le Bulletin des agriculteurs Vos représentantes d'abonnement Denise H.Paré responsable de secteur Céline Vincent-Lebel Noël Rose Georgette Trudel-Veillette Nos représentantes sont à votre service.Si vous êtes agriculteur(trice), assurez-vous qu'ils notent les informations reliées à votre production afin que vous receviez s'il y a lieu les suppléments LE LAIT, LE PORC, AVICULTURE '92.Pour toute information, communiquez sans frais avec notre service à la clientèle: 1-800-361-3877 52 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1992 NOUVEAUX PRODUITS Une presse géante La compagnie Claas of America présente la presse géante Quadrant 1200 qui permet d'augmenter la productivité et de limiter l'espace d'entreposage.Cette presse offre aussi la possibilité de fabriquer de l'ensilage lorsque les balles sont recouvertes d'un plastique.Parmi les caractéristiques, on retrouve un ramasseur de sept pieds de largeur, six noueurs et un magasin pour 24 ballots de ficelle.Motoculture Poulan/Weed Eater lance sur le marché un tracteur à pelouse modèle PP16H44 avec un moteur Twin Magnum de 16 chevaux.L'entraînement est hydrostatique et la largeur de coupe est de 44 pouces.Ce tracteur peut aussi être équipé d'un chasse-neige et d'accessoires de — ¦'.—-¦.motoculture.Pour plus d'information, téléphoner au 1-800-668-6542.Pour ménager vos sols Un outil de préparation de sol capable d'affronter les résidus et de ménager le sol vient d'être lancé par Farmhand.Le Glencoe SF4500 peut, en un seul passage, préparer un lit de semence adéquat et réduit ainsi les dépenses de carburant et le tassement du sol.La machine propose un choix de quatre outils de finition pouvant être attachés à l'arrière.Pelouse et jardin Les tracteurs de pelouse et jardin 320, LX188 et GT262 de John Deere présentent de nouvelles caractéristiques.Le modèle 320 joint le silence du système de refroidissement par liquide et le fonctionnement en douceur d ' un moteur à 2 cylindres en V de 18 chevaux avec une boîte hydrostatique et un système de relevage hydraulique.Le modèle LX188 possède un corps de tondeuse de 48 pouces et un moteur à 2 cylindres en V de 17 chevaux refroidi par liquide.Le tracteur' GT262 de 17 chevaux peut être utilisé avec une tondeuse de 48 pouces, une lame frontale de 42 pouces, un rotoculteur de 30 pouces, un pulvérisateur de 15 gallons et un chasse-neige de 38 pouces.Dérouleur de balles Finies les corvées de déroulement de balles rondes, le Dyna Balle de Dynavent manipule tous les types de balles, qu'elles soient à centre dur ou mou ou bien d'ensilage.Il se charge sans intervention manuelle grâce à une manipulation hydraulique.Le plateau de chargement a une capacité de 680 kilos.Pour plus d'information, téléphoner au (819) 474-5500.Nouveaux herbicides Du Pont recevait récemment 1 ' autorisation d'Agriculture Canada pour commercialiser trois herbicides dans le soya et un dans les céréales.ASSURE permet la répression en postlevée des graminées annuelles et du chiendent dans le soya.PINN ACLE peut être appliqué aussi en postlevée contre les mauvaises herbes à feuilles larges sur la même culture.Par ailleurs, LOROX et DU AL seront offerts dans un mélange qui portera le nom de LOROX EXTRA EC.Ce dernier est un herbicide sélectif pour application en prélevée contre les graminées annuelles et les mauvaises herbes à feuilles larges dans le soya.Enfin, REFINE EXTRA succède à REFINE pour la lutte sélective ou la répression des mauvaises herbes feuillues dans le blé, l'orge et l'avoine.LE BULLETIN OES AGRICULTEURS / MI-MARS 1992 53 Bulletin NOS PROCHAINS DOSSIERS Avril: ENSEMENCEMENT Mai: HORTICULTURE Juin: SEMIS D'AUTOMNE INDEX DES ANNONCEURS Un châssis d'une capacité de 20 tonnes Un châssis de wagon de ferme dont la capacité atteint 20 tonnes vient d'être lancé par Unverferth.Des freins aux quatre roues actionnés par la pression sur le terrain sont installés en usine.La direction est de type camion.Le châssis a été prévu pour être installé sous les boîtes à grains.Herbicide pour le soya DowElanco vient de recevoir l'homologation pour Merit, un herbicide pour les feuilles larges dans le soya en présemis incorporé.Il est particulièrement efficace sur l'herbe à poux, la morelle noire et l'abutilon.Il peut aussi être mélangé avec la métribuzine (Sencor ou Lexone), le Treflan ou l'Edge pour lutter contre un plus grand spectre de mauvaises herbes.NOUVELLES DE L'INDUSTRIE Shur-Gain choisit Alfa-Laval Alfa-Laval Itée se réjouit du choix de la Station de recherche de Shur-Gain qui a opté pour ses équipements lors de la relocalisation de ses installations.Par ailleurs, Alfa-Laval souligne que les mangeoires ont toutes été traitées par un apprêt protecteur afin de réduire l'effet corrosif de l'acide.DIVERS_ J.P.Soubry Distribution Ltée p.36 MACHINERIE_ Deere & Company p.17-18-19-20 Pulvérisateur M-S Inc.p.32 Unverferth Mfg.p.15 PESTICIDES_ Chemagro Limitée p.4-35 Ciba-Geigy Canada Ltd/Ltée p.9-28-29 ICIChipman p.2-13 Sandoz Agro-Canada Inc.p.56 SEMENCES_ L'Association SeCan p.11 SERVICES GOUVERNEMENTAUX GQ MAPAQ p.55 Distribution exclusive Dans le cadre d'un nouveau programme, Big «O» inc.devient le distributeur canadien exclusif des fosses septiques en polyethylene moulées par rotation Wedco.Les marchands et les installateurs de fosses septiques seront les premiers à profiter de l'entente.Non seulement ils obtiendront un meilleur service des nombreux établissements de Big «O» dans l'Est canadien, mais ils pourront également compter sur une vaste gamme de produits et accessoires connexes.Pour plus d'information, téléphoner au (514) 449-5004.Outil de décapage Polyquip du Canada lance un outil capable de graver le béton, d'enlever la couche d'usure ou le recouvrement d'un toit.Il peut être utilisé dans les activités industrielles ou maritimes.Pour plus d'information, téléphoner au (416)731-8374.Prolongation d'une alliance La compagnie Detroit Diesel et le Groupe Perkins prolongent leur alliance touchant les moteurs diesels jusqu'en juin 1996.Parmi les améliorations, l'entente prévoit que, à partir de cette année, 700 pièces pour les moteurs Perkins seront stockées en Ohio dans le centre de distribution de la compagnie Detroit Diesel.Cette dernière fabrique et commercialise des moteurs dont la puissance varie de 5 à 2400 chevaux.54 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1992 (Uare J méritent (fêtre Signées.L es consommateurs sont de plus en plus exigeants et aiment avoir l'assurance que les produits qu'ils achètent correspondent réellement à des critères de production rigoureux.Afin d'encourager les efforts déployés par les producteurs québécois pour répondre à ces exigences, le ministère de 1 Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation a instauré le programme Québec Vrai.Une garantie d'authenticité En apposant le sceau Québec Vrai, vous assurez les consommateurs que votre produit est conforme aux caractéristiques clairement identifiées sur l'emballage : la nature du produit, son origine et son mode de production.Par ce geste, vous contribuez également à l'évolution de l'industrie québécoise vers des standards de qualité toujours plus élevés.Ouvert à tous les secteurs de l'industrie alimentaire, ce programme a suscité un vif intérêt chez plusieurs producteurs.Passez vous aussi à l'action et apposez une véritable signature sur vos produits en adhérant au programme Québec Vrai Pour obtenir de plus amples renseignements, communiquez avec : Comité de certification des appellations de produits alimentaires M.A.P.A.Q.Téléphone: (514)873-4410 Gouvernement du Québec Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation Si l'atrazine ne fait que la moitié du travail, confiez-le à Banvel | L'atrazine ne contrôle que certaines de vos mauvaises herbes à feuilles larges: Banvel les attrape toutes.* D'autres herbicides ne peuvent vous aider que pour une partie de la saison ; Banvel protège vos rendements tout au long de la saison.D'autres herbicides encore ne travaillent que sur une seule partie de la plante; Banvel circule à travers toute la plante pour mieux rélirniner.Si vous n'êtes pas entièrement satisfait du contrôle de vos feuilles larges, il est temps de confier le travail à Banvel.*Banvel, celui qui vainc la résistance, contrôle les mauvaises herbes à feuilles larges, résistantes et sensibles aux triazines RimvPlO est une marm.P dénnsée de Sandoz 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