Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1994-11, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
^ Q Novembre 1994 Bulletin Productions mixtes des agriculteurs VOTRE PARTENAIRE EN AFFAIRES AGRICOLES DEPUIS 76 ANS La médaille d'or à la Ferme Gilles Proulx et fils AFFAIRES L'allocation des quotas de poulets, C'est pas le Pérou!» p.23 Le Centre-du-Québec attrape tout ce qui bouge P 2 VIE RURALE Protégez vos arbustes des rigueurs de l'hiver P65 TECHNIQUE Attention au taux de mortalité des truies p.48 *Xl X3H DO Tps-^uow O ssjoojqjaMS an« S31 9EXX sanbipotJaj saa juaiuaj-ieaaQ (T) ip6ai ïodaa jng anbainoiiqig * SE M-Z.00 8£S£800000 :0N Avec l'arrivée du Club Cab dans son alignement, Dodge lance dans la mêlée un trio de pick-ups c fait l'envie de toutes les autres équipes.En vous offrant la cabine la plus spacieuse de l'industrie et la meilleure capacité de charge et de remorquage, Dodge vous permet de passer à l'attaque des travaux les plus exigeants avec un plan de match parfait.Quant au jeu de puissance, Dodge domine toute la ligue avec la gamme la plus puissante de moteurs allant jusqu'au féroce Magnum V-10 de 300 chevaux.Et pour joindre l'agréable à l'utile, vous ne passez jamais inaperçu derrière la gueule impressionnante d'un Dodge Ram.Une vraie gueule de Tremblay, quoi! Camions Dodge Une gueule à tout casser! CHRYSLER CANADA & 1 800 361-3700 Bulletin des agriculteurs Les médaillés de l'Ordre du mérite agricole P 35 Les Proulx, producteurs de lait de Sainte-Blandine, près de Rimouski, ont remporté la médaille d'or.mm Technique La personnalité du mois: 8 Jacques Demers, président de la Fédération de la relève agricole du Québec Affaires Le Centre-du-Québec 12 attrape tout ce qui bouge La Table de concertation agroalimentaire veille à émanciper l'agriculture de la région.Le film Rang 5 présenté à Paris 16 Le documentaire du réalisateur québécois Richard Lavoie a séduit les français.Le meilleur outil de planification, 18 'e plan d'affaires " vous permettra de réaliser vos projets de la meilleure façon possible.Que produirez-vous 19 l'an prochain?Blé, soya, maïs;.Dites-moi le prix, le rendement, la qualité et le marché et je vous dirai ce que je sèmerai.L'allocation des quotas de poulets, 23 «C'est pas le Pérou!» La nouvelle façon de distribuer les quotas aux provinces survivra-t-elle à 1994?Daniel Dubé, le champion 26 des conducteurs À l'hippodrome de Moscou, en juillet dernier, un jeune Trifluvien remportait les honneurs.La mammite, la maladie 30 la plus coûteuse De nouvelles découvertes peuvent aider à enrayer cette maladie qui coûte en moyenne 180$ par vache.Les taureaux de ferme 40 propageraient l'hœmophilose Des chercheurs ont isolé [Haemophilus som-nus de l'étui pénien chez 85 % des taureaux.Lorsque la qualité des fourrages 42 n'est pas au rendez-vous Il ne faut pas hésiter à mettre de côté le meilleur foin pour les fortes productrices.Bœuf: on peut monter 46 une entreprise sans financement Sans encouragement des prêteurs, les Audet ont quand même bâti une ferme rentable.Attention au taux 48 de mortalité des truies Certains indices font penser que la mortalité pourrait nuire à la productivité.Les emballages deviennent 52 des outils de marketing Ils servent maintenant de véhicules publicitaires pour les fruits et légumes.Le tabac, une production 58 comme les autres Chez Jean-Noël Lajeunesse, on parle de sols, d'irrigation, d'engrais, de semis.Vie rurale Des professeurs d'écologie 60 découvrent l'agriculture moderne Ils ont constaté que les producteurs ne sont pas des pollueurs.Quand la ferme dort, 62 les producteurs dansent C'est une activité qui permet de décrocher de l'agriculture et de faire de l'exercice.Protégez vos plantes 65 et arbustes des rigueurs de l'hiver Oui aux installations de protection.Non aux montages compliqués.Chroniques Actualité 6 Agenda 7 Apprivoisons le futur 17 Cuisine 69 Éditorial 5 Forêt 53 Météo 70 Nouveaux produits 55 Nouvelles de l'industrie 56 Onésime 64 Petites annonces 67 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 3 On bou Si vous voulez acheter un tracteur Fiat dans la province de Québec, passez chez votre concessionnaire Ford New Holland.C'est bien ça Nous sommes le nouveau canal de distribution exclusif pour 'excellente gamme de tracteurs Fiat.Nous sommes plus efficaces que jamais Nous vous proposons un appui solide au niveau des pièces et des spécialistes de l'entretien compétents pour vous assurer un service après-vente hors pair.Si vous recherchez l'excellence en terme de vente, de pièces et de service pour les tracteurs Fiat vous savez où aller.Passez dès aujourd'hui chez un des concessionnaires Ford New Holland énumérés ci-dessous.Le NOUVEAU distributeur de tracteurs Fiat Centre Agricole Coopérative de la Matapédia Amqui Coopérative Agricole Régionale de Parisville Parisville C.Lafond & Fils inc.St-Célestin Coopérative Agricole de la Côte Sud St-Jean-Port-Joli Équipements Agricoles KRTB inc.Rivière-du-Loup Équipement B.Morin inc.Lennoxville Équipement Bolduc inc.Montmagny Équipements G.Gagnon Maskinongé Équipements R.Viens FNH Ltée Granby Les Équipements Proulx & Raiche inc.Wotton Équipements Inotrac inc.St-Hyacinthe Équipements J.M.A.R.inc.Aima Équipements M.Touchette inc.St-Antoine F.Campeau & Fils inc.Dalhousie Station G.Guillemette & Fils Black Lake Garage Daniel Lévesque inc.Pointe-au-Père Garage Raymond Lasalle inc.St-Thomas-de-Joliette Gobeil Équipement Ltée Chicoutimi Guillet & Robert inc.Iberville Machinerie St-Guillaume St-Guillaume Machineries Jean Roy inc.St-Agapit M.J.Brière inc.Caplan R.P.M.Tech.inc.Cap Santé Socété Coopérative Agricole des Bois Francs Victoriaville Socété Coopérative Agricole du Sud de Montréal Napierville Socété Coopérative Agricole du Sud de Montréal St-Michel Trudel & Piché (AG) inc.St-Narcisse Unicoop, Coopérative Agricole St-Anselme Unicoop, (Satellite) St-Vallier Unicoop, (Satellite) Ste-Marie-de-Beauce Bulletin de» agriculteur! NOVEMBRE 1994 VOL.77, No 11 Éditeur: Simon-M.Guertin, M.B.A.RÉDACTION Rédacteur en chef: Marc-Alain Soucy Journalistes: Sylvie Bouchard, agronome Simon-M.Guertin, ingénieur et agronome Adjoint à la rédaction: Michel Lefebvre PUBLICITÉ Bureau de Montréal: Tél.: (514)382-4350 Fax: (514) 382-4356 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3T1 Représentants: Claude Larochelle, Isabelle Poutre Bureau de Toronto: Tél.: (416)486-4446 Fax: (416)486-6636 501 East, Eglinton Avenue, suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1N4 Directeur de la publicité: Peter Salmond Coordonnatrice à la production: Rochelle Meilleur-Leroux GRAPHISME Martine Lalonde, Expression Graf-X Tous droits réservés 1991 Envoi de publication Enregistrement no 0068 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par les Éditions Maclean Hunter Limitée et les compagnies affiliées 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L3T1 Président: Jean Paré Adjointe au président: Suzanne Lamouche, c.a.A Les Éditions Maclean Hunter Limitée Président du Conseil: Donald G.Campbell Président et chef de la direction: Ronald W.Osborne Président de l'imprimerie: Matthew B.Fyfe Président, Éditions Maclean Hunter Ltée: Jomes K.Warrilow EDITORIAL SERVICE DES ABONNEMENTS 1-800-361-3877 Montréal : 362-4350 Lise Brouillette Tarif de l'abonnement: (TPS et TVQ incluses) un an deux ans trois ans 26.16$ 47,81$ 67,18$ A l'extérieur du Canada, un an; 40$ La somatotropine et le déficit canadien Une illustration du prix à payer pour noyer le poisson de la somatotropine.par Marc-Alain Soucy De tout ce qui a été dit sur la somatotropine, la conclusion la moins contestée du point de vue strictement scientifique, c'est qu'elle ne présente aucun danger pour la santé des consommateurs.Quand on part de cette prémisse, l'observation du débat qui se tient actuellement sur la question au Canada est riche en enseignement sur notre économie.Précisons d'abord que nous ne voulons pas prendre position ici sur les avantages et les inconvénients de ce nouveau fleuron de la biotechnologie.Au mieux, c'est une belle découverte scientifique.Au pire, c'est une autre illustration de la recherche effrénée à la productivité qu'on accepte d'imposer naturellement à l'homme et que certains, par humanisme, refusent d'imposer à l'animal.Mais tout le monde ne se fout pas de la somatotropine, à commencer par les producteurs de lait et les transformateurs.La plupart sont au courant qu 'elle ne présente pas de danger pour la santé des consommateurs, mais ils savent tous très bien que ces derniers sont dangereusement irrationnels.On ne joue pas avec l'image de notre produit.A ce point de vue, ils ont raison.Quand les consommateurs ont appris que des producteurs de lait s'opposaient à la somatotropine, ils ont conclu qu'ils avaient raison d'être contre.C'était une preuve de plus que l'hormone était dangereuse.C'est ainsi que la somatotropine s'est retrouvée pour homologation devant Santé et Bien-être Canada au bureau des médicaments vétérinaires.On devait l'évaluer selon trois critères: son innocuité pour les humains, son efficacité et ses effets sur la santé des vaches.Avant même les résultats de ce coûteux exercice, le gouvernement fédé- ral, suite aux pressions de l'industrie, mettait son grain de sel dans le dossier.Après avoir écouté les doléances et les craintes des consommateurs, des producteurs, des éleveurs, des transformateurs, etc.le Comité permanent de l'agriculture et de l'agroalimentaire proposait un moratoire d'un an sur la mise en marché du produit.Cela avant même qu'elle ne soit homologuée.Les consultations auraient duré 4 jours à Ottawa.Le moratoire fut accepté sur une base volontaire.Et ça continue.Le 12 octobre dernier, un communiqué de presse envoyé aux bureau du Bulletin des agriculteurs par Agriculture et Agroalimentaire Canada divulguait les noms des sept membres du groupe de travail sur la somatotropine bovine (STbr).«Le gouvernement a créé ce groupe à la suite des recommandations formulées par le Comité permanent de l'agriculture et de l'agroalimentaire en avril dernier», y précise-t-on.Sept membres aux longs états de service se réunissent à tous les mois afin de suivre de près la progression de chaque tâche jusqu'à l'expiration du moratoire.La liste des membres et un court résumé de leur carrière tient en une page du communiqué.Le mandat du groupe de travail tient en un tiers de page.11 y a fort à parier qu'à la fin du moratoire, le processus va reprendre.Combien d'années cela durera-t-il?Il est des choses qui commencent et qu'on ne peut plus arrêter, tel le déficit canadien.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 5 ACTUALITÉS Mes pommes, mon Mac Prix Moïse-Cossette Anne Bisson La Fédération des producteurs de pommes du Québec a choisi Anne Bisson comme porte-parole pour la campagne de sensibilisation à la pomme «Qualité Québec» de cet automne.Surtout connue pour sa participation dans 1 "opéra rock Starmania III dans le rôle de «Cristal», comme coanimatrice de Coup de foudre à Télévision Quatre-Saisons et à Vazimolo comme chroniqueure.Anne Bisson a séduit la Fédération des producteurs de pommes àcause de sa fraîcheur et de sa jeunesse.Elle contribuera à la promotion et au succès du concours «Mes pommes, mon Mac» qui se terminera le 16 décembre avec le tirage de 5 ordinateurs Macintosh LC475 d'Apple.Comme l'an dernier, des bulletins de participation seront insérés dans plus d'un million de sacs de pommes du Québec qui seront vendus en magasin cet automne.Aubert Tremblay, journaliste indé- Aubert Tremblay (à gauche) reçoit son prix des mains de Yvon Thérien de la compagnie Ciba-Protection des végétaux.pendant et collabo-rate u r a u Bu lier in des agriculteurs, a toutes les raisons d'être fier de ses talents de journaliste.En effet, il vient de remporter le prix Moïse-Cossette, décerné par l'Association canadienne des rédacteurs agricoles de langue française au meilleur communi-cateur de l'année.C'est un article intitulé «Le Bas-Saint-Laurent a peur du porc», paru en novembre 1993 dans le Bulletin des agriculteurs, qui lui a valu cette récompense.L'article exposait les problèmes d'une région déchirée entre le porc, le tourisme et les environnementalistes.Grâce à la compagnie Ciba-Protection des végétaux, le lauréat assistera au prochain congrès annuel de la Fédération internationale des journalistes agricoles qui se tiendra à Bratislava, en Slovaquie, du 24 au 29 septembre 1995.Danielle Dagenais et Georges O'Shaughnessy étaient aussi finalistes au concours.Les textes de ces journalistes sont également parus dans notre magazine.Le jury était composé de Josée de Grandmont, membre de l'ACRA et directrice du Salon de l'agriculture et de l'alimentation, Raymond Lemieux, rédacteur en chef du magazine Québec Sciences, et René Vézina, animateur de l'émission d'affaires économiques «Finances» diffusée sur le réseau TVA et collaborateur à différents magazines de la presse générale.La SAQ nous jette un sort.SORTILÈGE La coopérative «Les producteurs de sucre d'érable du Québec» s'est associée en tant que fournisseur à la Société des alcools du Québec pour lancer son nouveau produit «Sortilège».Selon Luc Lussier.directeur général de la coopérative, Sortilège est le fruit d'une agréable association entre un whisky canadien et le sirop d'érable.«C'est une initiative qui s'intègre parfaitement à cette nouvelle génération de produits qui favorisent à la fois une utilisation originale et moins traditionnelle du sirop d'érable», a-t-il souligné.Ghislaine et Noël Pellerin, agriculteurs et acériculteurs de Plessisville, ont reçu une bouteille du nouveau produit des mains du président de la SAQ, le Dr Jocelyn Tremblay.6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 Deux petites nouvelles pour les journalistes agricoles Sur la photo (de gauche à droite): Simon M.Guertin, du Bulletin des agriculteurs; Jean-Pierre Picard, de Shur-Gain; France Groulx, de La Terre de Chez Nous; Pierre Courteau, d'Agriculture et Agroalimentaire du Canada; Josée de Grandmont, du Salon de l'agriculture et de l'alimentation: Louise Thériault, de l'Université Laval; Sylvie Bouchard, du Bulletin des agriculteurs; et Georges O'Shaughnessy, agronome et consultant.Absents sur la photo: Chantai Paul, de l'Ordre des agronomes, et Claude Lambert, du Conseil de l'industrie laitière du Québec.L'Association canadienne des rédacteurs agricoles de langue française (ACRA) tenait son congrès annuel à l'hôtel l'Estérel, dans les Laurentides, les 29.30 septembre et 1er octobre dernier.Simon M.Guertin.réélu président de l'association, était heureux d'annoncer l'arrivée de deux nouveaux membres au conseil d'administration.Il s'agit de Sylvie Bouchard, qui agira comme secrétaire trésorière de l'organisme, et de France Groulx.comme administratrice.Pour respecter la tradition, le nouveau conseil d'administraton a été présenté aux membres de l'ACRA le soir du banquet de clôture du congrès.L'association regroupe 150 membres.Qui connaît la Maison Vennat?Afin de reconstituer l'histoire de la Maison Vennat, rue Saint-Denis à Montréal, qui a été la maison spécialisée en broderie au Québec pendant presque tout le XXe siècle, une étudiante au doctorat est actuellement à la recherche de personnes qui ont tra- AGENDA 8 au 19 novembre Exposition royale d'hiver Toronto, Ontario 17 novembre Colloque sur l'apiculture (la pollinisation) Erablière la Grillade, Saint-Alphonse-de-Granby 22 novembre Colloque sur les plantes fourragères Motel Universel, Drummondville 1" décembre Colloque sur la gestion de l'entreprise agricole Motel Universel, Drummondville 2 décembre Colloque sur la vulgarisation agricole Motel Universel, Drummondville 6 au 8 décembre Congrès général de l'UPA Hôtel Hilton, Québec 13 au 15 décembre Journées Agri-vision: "Vers l'agriculture de l'an 2000» Auberge des Seigneurs, Saint-Hyacinthe vaille pour Raoul Vennat enr.qui ont fréquenté cette entreprise, ou qui possèdent des informations ou du matériel en rapport avec celle-ci.Toutes les personnes en mesure d'aider cette étudiante dans ses recherches sont priées de communiquer avec: Joanne Watkins 1458, Du Rivage Saint-Antoine-sur-Richelieu.JOL IRO au (514) 787-2260.Quota de lait à la hausse?Le quota des producteurs dé lait pourrait bien être réévalué à la hausse en janvier 1995 à la suite d'une bonne performance de la consommation de produits laitiers au Canada.Une source généralement bien informée rencontrée au Symposium sur les bovins laitiers, à Saint-Hyacinthe, a confirmé la nouvelle au Bulletin des agriculteurs.A moins d'un revirement dans les statistiques de consommation, les producteurs de lait du Québec commenceront la prochaine année du bon pied.Lettres*, &c*%£A*svt> Félicitations pour votre éditorial (Une vision pour l'agriculture, octobre 1994), vous touchez des cordes sensibles, espérons qu'elles résonneront chez nos penseurs! Oui.nos penseurs s'autocensurent, oui ils s'encarcanent, et oui il y a absence de débat réel, car pour qu'il y ait débat, il faudrait au moins deux parties en présence, et en matière agricole, on se garde bien d'inviter l'autre partie.L'agriculture se cache dans son club sélect, les agriculteurs ne sont pas des chefs d'entreprise ou de PME.ce sont des agriculteurs seulement, ce qui leur permet de restreindre le débat entre eux.Danielle Landreville, Agricultrice LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 PERSONNALITE DU MOIS Jacques Deniers Énergie et détermination Le jeune président de la Fédération de la relève agricole pense qu'il n'y a pas de rivière qu'on ne peut traverser.«S'il faut un pont, on le construira.» par Emilie Falcon Jacques Deniers: retenez bien ce nom.Non, pas l'entraîneur des Canadiens mais bien le jeune président de la Fédération de la relève agricole du Québec.Il y a tout à parier qu'on le reverra à divers postes au cours des années à venir.En fait, Jacques Demers donne vraiment l'impression de l'agriculteur-type de l'an 2000, celui qui parle tout autant de qualité de vie que de mondialisation des marchés, d'ouverture d'esprit, de gestion.Avec l'énergie et la détermination qui ont permis aux générations précédentes de développer une industrie assez forte pour s'adapter aux exigences d'un marché mondial.«Aussi loin que je me souvienne, je me suis toujours vu en agriculture, confie Jacques Demers, d'entrée de jeu.Mes deux grands-pères étaient agriculteurs et mes oncles le sont encore.Aux réunions des fêtes, ne vous demandez pas de quoi ça jase!» En 1977, la famille de Jacques Demers, qui exploite une ferme laitière à Stanstead, était consacrée Famille terrienne de l'année.Dès l'âge de neuf ou dix ans, Jacques Demers fait partie des Jeunes ruraux du Québec et s'intéresse tout particulièrement aux expositions agricoles.A 15 ans, le jeune Demers siège au conseil d'administration des Jeunes ruraux à l'échelle régionale.Parmi les expériences les plus enrichissantes que le président de 26 ans a eu «la chance de vivre», comme il le dit lui-même, il compte ses voyages à l'étranger, en Afrique, en Argen- I n h lu Falcon est journaliste.Jacques Demers: «Je cherche une solution au problème du refinancement qui se fait à chaque génération.» tine, en France, en Belgique.«Il faut que nous développions notre ouverture d'esprit.C'est fini l'ère de l'économie régionale.Nos compétiteurs sont des producteurs européens, américains.Il faut s'ouvrir à leurs méthodes.Quand tu vas voir ce qui se fait ailleurs, c'est sûr que tu ne reviens pas nécessairement avec quelque chose de concret que tu peux appliquer chez toi, mais tu acquiers une nouvelle perspective.Tu comprends que d'autres producteurs ont une toute autre mentalité.J'adore voir ce qui se fait dans d'autres pays, comment les gens solutionnent leurs problèmes.» Pour l'instant, notre jeune agriculteur travaille comme technicien en insémination artificielle.Avec trois autres personnes, il a démarré une petite entreprise privée concurrente de la coopérative.Les «Inséminateurs de l'Estrie» emploient deux employés en plus des quatre fondateurs.«C'était pour moi la meilleure manière de m'as- surer d'être suffisamment disponible pour la fédération, explique Jacques Demers.En faisant ce travail, je suis maître de mon temps, je fais moi-même mon horaire.Mais c'est une solution à court terme pour moi et mes associés en sont conscients.» Son dossier prioritaire: le financement agricole La Fédération de la relève agricole, qui a 12 ans cette année, regroupe des associations de 11 régions du Québec.Seules la Gaspésie et l'Abitibi ne sont pas encore représentées, mais le processus est amorcé.En tout, on parle de quelque 1500 jeunes agriculteurs et agricultrices.Pour l'instant, il faut avoir 35 ans ou moins pour faire partie de cette relève organisée, mais il est question de porter l'âge limite à 40 ans.C'est que la plupart des mécanismes de subvention et d'aide à l'établisse- ment visent les personnes jusqu a 40 ans.Comme président de la fédera- 8 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 C I E T E 1) U CREDIT A G R I C O Besoin d'un «p'tit tracteur»?Pour tirer le maximum de votre entreprise agricole, il vous faut de l'équipement qui soit «à la hauteur».A la Société du crédit agricole, nous comprenons l'importance d'investir dans de l'équipement qui réponde à vos besoins et d'obtenir un financement rapide.De plus, nous vous proposons des plans de financement souples qui ne requièrent aucune garantie immobilière.Demandez à un de nos conseillers de vous renseigner sur nos options de financement d'équipement ou composez le 1-800-387-3232.CONSULTEZ D'ABORD Société du crédit agricole Farm Credit Corporation Canada Jacques Deniers parle tout autant de qualité de vie que de mondialisation des marchés, d'ouverture d'esprit, de gestion.tion, Jacques Demers y consacre 100 à 120 jours par année.Comme on peut bien l'imaginer, le dossier du financement agricole est celui qui préoccupe le plus le président de la Fédération de la relève agricole.Toute la question du transfert des fermes à la relève, comment les jeunes peuvent arriver à s'établir compte tenu du capital requis pour se lancer en agriculture, les politiques d'aide à l'établissement, voilà les dossiers prioritaires de la relève, ajuste titre.Cette année, le budget d'aide à l'établissement aurait été ou vert entre le 1er et le 3 avril seulement.Il y a eu des coupures.«Je comprends bien qu'il faut couper quelque part, dit Jacques Demers, mais je comprends mal que des gouvernements qui parlent toujours de création d'emplois et d'aide à la petite et moyenne entreprise coupent justement dans l'aide à l'établissement.C'est pourtant le seul type d'aide à laquelle la relève est eligible en agriculture.» La Fédération réclame, entre autres, que la somme de 15 000 $ qui est actuellement versée en trois versements sur trois ans aux jeunes qui s'établissent soit plutôt versée d'un seul coup la première année.«C'est en commençant qu'on a le plus besoin du capital, constate le président.Quitte à y mettre un peu plus de contrôle si le gouvernement craint les abus.Il y a toute la question du financement global, aussi.Moi, je cherche une solution au problème du refinancement qui se fait à chaque génération.» Quoi qu'il en soit, ce que Jacques Demers aime dans le rôle qu'il joue à la fédération, c'est qu'il apprend à négocier, qu'il rencontre des jeunes de toutes les régions et qu'il a l'occasion de discuter avec les gens qui détiennent le pouvoir.«J'ai récemment dîné avec le ministre Ralph Goodale.Il m'a posé beaucoup de questions sur la relève agricole d'ici.Il faut dire qu'au Québec, nous sommes probablement les mieux organisés du pays.Alors je me dis qu'on peut très bien faire comprendre notre situation à ces gens-là.» Comment un jeune qui commence à zéro peut-il s'établir en agriculture de nos jours?N'est-ce pas pratique- ment impossible?«On ne peut plus dire cela aujourd'hui.Les familles sont moins nombreuses et les enfants ne sont pas toujours prêts à prendre la relève de leurs parents à la ferme.Il faut parfois faire appel à l'extérieur.» Dans le Bas-Saint-Laurent, un groupe d'intervenants a monté une «Banque de fermes sans relève et de relève sans ferme», une sorte d'agence de rencontre entre deux besoins, entre deux générations.Même si c'est financièrement avantageux pour lui, l'agriculteur qui se retire ne veut pas nécessairement voir le démantèlement de l'entreprise dans laquelle il amis sa vie.Par l'entremise de la banque, le propriétaire peut d'abord engager le jeune et travailler avec lui pendant un ou deux ans pour lui montrer les différents rouages de l'entreprise.Ainsi, ils ont le temps de voir s'ils s'entendent bien, si la confiance s'installe.Pareille entente permet aussi au préretraité de se retirer graduellement.«La difficulté, parfois, quand c'est trop graduel, nous met en garde Jacques Demers, c'est qu'on tarde à déléguer au niveau décisionnel.C'est pourquoi il importe autant pour le jeune qui veut s'établirque pour celui qui s'apprête à lui transférer son entreprise de bien fixer les termes de l'entente, y compris un échéancier clair.» Souvent, au moment où l'aspect financier entre en ligne de compte, celui qui se retire est prêt à assumer une partie du financement.Et il se présente diverses options intéressantes pour les deux parties, par rapport à l'impôt notamment.En Estrie et au Lac-Saint-Jean, le MAPAQ a financé une expérience-pilote d'assistance aux familles pour faciliter le transfert de l'entreprise d'une génération à l'autre.«Souvent, ce n'est pas facile pour un père et un fils ou une fi lie d'aborder ouvertement la question, explique Jacques Demers.C'est parfois plus facile d'en parler avec une troisième personne.Au début, il y a eu des réticences, surtout Ce que Jacques Demers souhaite surtout pour la relève, c'est que les plus âgés se souviennent que c'était dur aussi pour eux de s'établir.chez les aînés.Mais le projet a bien marché et il se poursuit au Centre régional de l'aide à l'établissement en Estrie.» On peut donc dire que la relève bouge et que cela se sent d'une façon ou d'une autre dans les régions.Faire circuler l'information sur ces initiatives locales est un des rôles que veut jouer la Fédération de la relève agricole.A l'occasion de chaque réunion du conseil d'administration, on fait une tournée des régions du Québec pour prendre le pouls, savoir ce qui se passe et connaître les besoins.Avec son entreprise d'insémination et ses activités à la fédération, Jacques Demers a beaucoup de pain sur la planche.Son rêve, par contre, c'est d'exploiter une ferme laitière, comme son père et ses grands-pères.«C'est là-dedans que je me sens bien.Vous savez, j'ai essayé autre chose.J'ai travaillé deux semaines en usine.Dès la fin de la première semaine, j'ai averti mon employeur que je ne pouvais rester.Je ne peux pas travailler à l'intérieur, avoir l'air d'une machine qui fonctionne de 9 à 5.» Ce qu'il aime à la ferme, c 'est que le travail est varié, on ne fait pas toujours la même chose.Prendra-t-il la relève de son père?«J'ai un frère et une sœur qui sont déjà établis dans des fermes; mon autre frère vient de finir son cours en agriculture et il tra- - vaille à la ferme à temps plein.Il est possible que nous prenions tous les deux la relève éventuellement.L'entreprise est assez grosse.Mais nous ne sommes pas pressés.» Pour Jacques Demers, les défis qui attendent la relève agricole ne sont pas nécessairement plus grands que ceux qu'ont eu à relever les autres générations.Comme toujours, il faut pouvoir s'adapter à la concurrence mondiale, devenir de plus en plus productif.«Mais il n'y a pas de rivière qu'on ne peut traverser.S'il faut un pont, on le construira quand ce sera nécessaire.» Ce qu'il souhaite surtout pour la relève, c'est que les plus âgés se souviennent que c 'était dur aussi pour eux de s'établir.«Trop souvent, dit-il, ils l'oublient et sont portés à décourager les jeunes.Il faut laisser la chance au coureur.» ¦ 10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 puissance fiable.ins 'shiniBm Un pneu crevé est une chose, en est une autre.Lorsqu'il vous faut une puissance de démarrage sûre, les batteries Delco sont un choix judicieux.Puisqu'elles possèdent certaines des meilleures puissances de démarrage à froid et conviennent aux voitures, aux camionnettes, aux poids moyens et aux poids lourds, aux bateaux, aux véhicules récréatifs, à l'équipement agricole, aux moteurs fixes, à l'équipement de construction et hors route, les batteries Delco sont ce qu'il vous faut.Par conséquent, lorsque vous voulez une puissance fiable.choisissez Delco.Une qualité distinctive. COMMERCIALISATION SSSSSSSSS$SS$$SSSS$SSS$S$$$$$$S$$S$$S$$SSS$SS$$$$$$$s$$$ Le Centre-du-Québec attrape tout ce qui bouge Une des réalisations concrètes et tangibles de la Table de concertation a été la mise sur pied de la Halte bioalimentaire située sur l'autoroute 20, près de Drummondville.La Table de concertation agroalimentaire du Centre-du-Québec veille à émanciper l'agriculture de la région.Le commissaire Alain Roy croit en la force d'une vision et à la possibilité d'imaginer l'avenir.par Andrée Lagacé Non loin de l'autoroute 20, entre Québec et Montréal, existe un univers surprenant, inusité, insoupçonné, celui de la culture de la canneberge.Marc Bieler, propriétaire d'une tourbière de près de 650 hectares, à Saint-Louis-de-Blandford, a aménagé 320 hectares pour la production de canneberges, dont la moitié constitue des réservoirs d'eau pour l'irrigation et la cueillette par inondation.Cette culture extrêmement technique exige une organisation de la tourbière qui la tourne sens dessus dessous avant de recevoir les plantules.A la cannebergière Atoka de Marc Bieler, de nouvelles superficies sont aménagées cette année.Les broussailles sont arrachées avant que la couche de terre noire de la tourbière soit enlevée pour Andrée Lagacé, agronome, est journaliste.parvenir à la couche de sable souterraine.Le terrain est ensuite aplani, nivelé et irrigué par des tuyaux munis de gicleurs à tous les 18 mètres.Ces «bassins de production» de 1,6 ha chacun (il y en aura 59 en tout) sont ceinturés de terre pour retenir l'eau lorsqu'on inonde pour récolter la canneberge.Des stations de pompage ont été installées à proximité pour ache-miner l'eau de la rivière aux réservoirs.Trois années s'écoulent avant la première récolte des fruits.Inu tile de préciser que cette production est très coûteuse! «La classe mondiale» La canneberge est un produit agroalimentaire de «classe mondiale» selon la classification d'Alain Roy, commissaire agroalimentaire à la Table de concertation agroalimentaire du Centre-du-Québec (TCACQ).Ce qualificatif ambitieux tente de positionner cette production, spécifi- ; que à la région (on y re- ; trouve 7 des 9 producteurs 2 du Québec), dans un contexte d'ouverture des marchés.Ce n'est toutefois pas la seule production que la TCACQ tente de «mondialiser».Il y a aussi les produits de l'érable, l'eau de source, les cervi- dés, les bleuets, le fromage, le miel, le maïs sucré, le bacon et la génétique bovine et porcine.Selon Alain Roy, ce sont des produits à potentiel élevé, porteurs d'avenir.La TCACQ attrape tout ce qui bouge.Tous ceux qui démontrent une volonté de lancer un nouveau produit, une nouvelle culture, un nouvel élevage sont encouragés et épaulés par le commissaire agroalimentaire et la Table de concertation.Créée en 1988, la Table A la Halte bioalimentaire, une multitude de produits régionaux sont offerts de façon invitante.12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 ;$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$ regroupe 26 organismes régionaux et agroalimentaires qui priorisent l'expansion et l'exportation des produits de la région.De son côté, Alain Roy trouve des débouchés, recherche des investisseurs et fait-la promotion de nouvelles productions.«Je veille à émanciper l'agriculture, s'exclame-t-il.Mais ça ne dépend pas que de moi.La région est avant-gardiste, les gens font des propositions audacieuses et ne craignent pas les difficultés.» Quelqu'un désire créer un centre d'interprétation de la culture de la canneberge?Qu 'à cela ne tienne, Alain Roy approfondira le concept et sera le rassembleur de tous les intervenants qui ont intérêt à ce qu' un tel projet voie le jour.Son objectif: créer de l'activité économique, de l'emploi, développer la région pour la positionner dans l'échiquier provincial, national et même mondial.Le nouveau cheval de bataille du commissaire est la «bio-valeur ajoutée».L'objectif est de générer de la valeur ajoutée à partir du point de production jusqu'au point ultime de consommation.La région regorge d'opportunités qui n'attendent que la volonté des intervenants de les saisir.Alain Roy croit fermement en la force d'une vision, à la possibilité d'imaginer l'avenir.Pour y arriver dit-il, «on conjugue les forces vives du milieu en écartant les intervenants "éteignoirs" pour naviguer allègrement vers des objectifs clairs et réalisables».La Halte bioalimentaire Une des réalisations concrètes et tangibles de la TCACQ a été la mise sur pied, en décembre dernier, de la Halte bioalimentaire située sur l'autoroute 20, près de Drummondville, dans les établissements du Complexe de serres Drummond.Une multitude de produits bioalimentaires régionaux sont disponibles en plus des fleurs de Rose Drummond, produites sur place.On propose des produits caprins, acéricoles, apicoles, du chocolat, des fromages et bien d'autres, disposés de façon invitante et alléchante.Les ventes hebdomadaires de 4 000 $, sans compter les fleurs, démontrent le succès grandissant de la formule.L'em-placement stratégique attire les nombreux voyageurs qui empruntent cette autoroute.Le Verger Duhaime et associés, de Saint-Germain-de-Grantham, vend toute une gamme de produits de la pomme à la Halte: jus, gelée, cidre, $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$s$$s$$$$$$$$$$s$$$$$$$$s$$s$$$$$$$ vinaigre de cidre, moutarde, etc.En saison de récolte, on y retrouvera quelques-unes des 25 variétés de pommes fraîches et des tartes-maison.Martine Pinard, copropriétaire du verger avec Jacques Duhaime, se réjouit de la mise en place de la Halte bioalimentaire.La consommation locale de produits des fermes de la région s'accroît et le marché est élargi aux voyageurs de passage.Mme Pinard constate avec soulagement que le MAPAQ facilite enfin, par son appui financier, des actions à l'égard de la mise en marché des produits agricoles.«Cet aspect a trop longtemps été négligé», dit-elle.D'autres activités mises en place par la TCACQ stimulent la prise en main par les acteurs économiques de la région: des cours de marketing, de commercialisation, de planification stratégique à la ferme, un colloque «Recherche de marchés, tendances et outils» et un «souper-filière» pour faire apprécier les produits régionaux tout en réfléchissant aux débouchés.Le projet de fabrication d'un cheddar biologique au lait cru, l'Ancêtre, a aussi CABI 4^ Cabine en acier sécuritaire • Lumière intérieure R.O.P.S.• Deux portes vitrées • Essuie-glace avant pantographe • Air pressurisé • Chaufferette 40000 BTU Lumière de travail avant Plafond de plastique moulé Deux vitres de côté ouvrantes Tapis de plancher Finition intérieure Et plus.Voyez le concessionnaire le plus près de chez vous Sécurité et confort avant tout LAVAL(QUEBEC)CANADA LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 13 S S S S S S S S S S S S S S S S S S S 3 s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s été réalisé en partenariat avec la TCACQ, ainsi que la réouverture du marché public de Victoriaville.La qualité?La recherche de la qualité est un objectif stratégique incontournable.Alain Roy rêve d'un éventuel guide sur l'«assurance qualité à la ferme» avec un cadre de référence et une procédure à suivre pour les producteurs.L'objectif demeure la garantie d'une qualité totale et uniforme selon les normes de type ISO 9000.La qualité est définie ici dans un sens très large.Elle se retrouve au stade de production et doit être assurée tout au long des différentes manipulations: la transformation, l'emballage, la distribution, les conditions de livrai- shindaiwa ET OBTENEZ JUMELLES de précision JASON, valeur de 65,00$ 35 mm, 7 fon, grand angle, mi» au point instantanée, optique à pmme de Porro, champ de 152 m.(500 pieds) Théo/urgeon ÉQUIPEMENT CENTRE DE DISTRIBUTION 575, rue Marais, Vonier (Québec) G1M 2Y2 Tél.: (418) 683-2952 Fax: (418) 687-3172 $s$s$$$$s$$$$$$$$$$$$$$$$$$$ son et de paiement.Un maillon de cette chaîne s'affaiblit et c'est la perte des clients et des marchés.Les produits de «classe mondiale» devront atteindre ces critères de qualité et ce, au meilleur coût.La concertation crée une synergie propice à l'édification de projets structurants.La recherche de la distinction fait appel à la créativité et à l'innovation.Pourquoi la production de canneberges a-t-elle pris racine ici plutôt qu'ailleurs?Évidemment, le site est propice, mais la raison fondamentale demeure le leadership actif et agressif des acteurs.Marc Bieler, de Canneberges Atoka, a suivi, en 1984, les traces de la famille Larocque, les pionniers de la culture de canneberges dans les Bois-Francs depuis 1939! Un nouvel élan est maintenant donné à cette production depuis que cinq autres producteurs se sont lancés dans l'aven-ture parce qu'ils ont foi en son potentiel.On a même procédé à la formation de l'Association des producteurs de canneberges du Québec (APCQ).La prochaine étape devient inévitablement la prise en charge de la mise en marché et de la transformation du fruit au Québec plutôt que l'expédition de 85 % des récoltes aux États-Unis à la coopérative Ocean Spray.Une multitude de groupes de producteurs et d'exploitants agricoles entreprennent, seuls ou à plusieurs, de transformer et de commercialiser leur production pour valoriser leur produit et élargir leurs horizons.Cette vogue peut être meurtrière pour ceux qui ne sont pas suffisamment préparés et qui n'ont pas sondé suffisamment les marchés.Les Canneberges Atoka ont mis au point des tartinades de canneberges nature, aux pommes et aux oranges.Elles sont toutefois élaborées par une entreprise spécialisée dans la fabrication de confitures maison parce que les compétences des actionnaires ne sont pas dans ce secteur d'activité.Le Verger Duhaime, pour sa part, a opté pour la fabrication de la gelée de pommes à la ferme, mais il délègue la fabrication de la pâte à tartes et à pain, du cidre, du vinaigre et de ia moutarde à des entreprises du milieu.La sous-traitance solutionne la surcharge de travail et met à contribution toute la communauté locale.Dans ce contexte, s'associer à un groupe ou à un organisme comme la Table de concertation peut être une planche de salut.¦ 14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 05 Deux fois plus vite Le tracteur Ford BidirectionalMC modèle 9030 exécute de nombreuses tâches deux fois plus vite.Il est le seul à afficher un tel rendement.Jumelez deux tâches Avec une PDF, une attache à 3 points et une barre de traction de chaque côté, vous pouvez atteler au Bidirectional 2 accessoires en même temps et ainsi déplacer 2 balles rondes, pousser une faucheuse œnditionneuse et en tirer une autre, labourer et repiquer, ou cultiver et vaporiser.Un demi-tour pour faire face à l'action Avec la console pivotante exclusive Turnabout"0 du modèle 9030, vous faites face à la direction qui vous convient le mieux.Etant donné qu'on travaille mieux quand on regarde devant soi, il suffit de tirer sur la manette du siège pour faire pivoter la console au complet de 180° : le siège, le volant et les indicateurs.Une maniabilité à toute épreuve Avec plus de 100 HP à la PDF et 4 roues motrices, le Bidirectional exécute facilement les travaux les plus difficiles.La boîte hydrostatique jumelée à une boîte à engrenages à trois rapports permet une sélection infinie de vitesses, dans un sens comme dans l'autre, entre 0 et 18 mi/h.Par ailleurs, grâce à la direction articulée, vous disposez d'un rayon de braquage plus serré qui facilite les travaux dans les espaces restreints.Une productivité très polyvalente Nous vous invitons à aller essayer vous-même cette bête de somme toute saison.Demandez une démonstration à votre concessionnaire et, par la même occasion, étudiez la vaste gamme d'accessoires qui fait du modèle 9030 le tracteur le plus productif sur le marché.I\£W HOLLAND L'équipe gagnante INTERNATIONAL Le film Rang 5 présenté à Paris Le réalisateur québécois Richard Lavoie et les acteurs de Rang 5 sont allés présenter leur film en France.Avec succès.«D par André Magny e 150 000 familles qu'ils étaient il y a 50 ans, les agriculteurs québécois ne sont plus que 40 000 familles.» C'est sur ce constat dramatiquement réaliste que s'ouvre Rang 5.Pourtant, tout au long des deux heures que dure le documentaire québécois de Richard Lavoie, le ton de sa caméra est loin d'être pessimiste.Au contraire, les urbains découvriront de fiers agriculteurs filmés dans leur milieu par un cinéaste qui en est à plus de 50 films.Depuis la ferme polyvalente traditionnelle aux jardiniers-maraîchers novateurs, en passant par de grands éleveurs de porcs ayant le souci de faire un purin moins odorant ou un centre de productions d'embryons à la fine pointe de la technologie, Richard Lavoie n'a eu qu'à regarder la vie de ses voisins de Saint-Liguori, dans la région de Joliette, pour faire son film.Labeurs, épreuves (incendie d'une ferme), espoirs, réussites et solidarité ressortent de cette production.La communication ville-campagne C'est le résultat de cette communication ville-campagne, issue d'un an de tournage et de trois ans de préparation, que le réalisateur est venu livrer en France.En fait, le tout s'est déroulé à l'occasion d'une tournée de 15 jours principalement en Bretagne et en Loire Atlantique, où le film fut d'ailleurs projeté en salle commerciale.La tournée s'est achevée par la projection de Rang 5 sur les Champs Elysées en collaboration avec les services culturels de la Délégation générale du Québec (DGQ), en présence de plus de 300 personnes et de la majorité des partici- André Magny, journaliste, est correspondant à Paris pour Le Bulletin des agriculteurs.Le Rang 5, résultat d'un an de tournage en milieu agricole et de trois ans de préparation, veut servir de pont entre les urbains et les ruraux.pants du film.Pourquoi cette tournée?Le cinéaste et producteur Richard Lavoie explique que cette visite avait deux objectifs: faire visiter la France agricole aux acteurs et connaître la réaction des Français face à son film.«Surce point, dit-il, c'est réussi.J'avais quelques craintes au sujet de l'accent, mais le film a été compris à 90 %.» Le soir de la projection, les commentaires allaient bon train lors de la discussion suivant celle-ci.«Il faut aimer les hommes et les femmes de la terre pour faire un film comme celui-ci qui sert de pont entre les urbains et les ruraux», dira Michel Teyssedou, secrétaire général adjoint de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles, le plus grand syndicat français.Si les préoccupations agricoles et certaines valeurs se ressemblent — respect de l'environnement, questions face au GATT, passion de la terre, amour du métier, engagement de la famille — le public a toutefois été surpris par la participation des femmes à la vie quotidienne agricole au Québec.De nombreuses questions allaient dans ce sens, compte tenu qu'en France les femmes sont passablement absentes de la production animale.On s'est finalement demandé pourquoi en France personne n'avait eu l'idée de faire un tel film, bien que certains événements d'envergure puissent marquer les médias, telle cette grande moisson de blé organisée au début des années 1990 sur les Champs Elysées.Y aura-t-il une suite en France à ce bref passage?Richard Lavoie l'espère.Pour l'instant, une copie de son film est disponible à la DGQ.Une version en deux parties pourrait éventuellement être diffusée à la télé française.De plus, du côté syndical, Michel Teyssedou se fait fort de présenter le film au sein de sa coordination régionale.Ici au Québec, grâce à la participation de l'UPA, Rang 5 sera lancé en novembre à Montréal et par la suite en région.Pour une fois qu ' un film donne la parole aux agriculteurs, il serait dommage de passer à côté d'une œuvre «de la vie qui passe».¦ 16 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 APPRIVOISONS LE FUTUR Notre agriculture change rapidement L'agriculture commerciale au Québec, c'est l'affaire de 19 000 fermes qui génèrent 95 % des 4 milliards de dollars de ventes à la ferme.Leur chiffre d'affaires moyen?Près de 200 000 $.On a beau dire, les agriculteurs et les agricultrices du Québec n'attendent plus après les autres pour fortifier leurs assises.La production agricole n'est pas une petite affaire.Au Canada, plus du tiers des fermes affichent des recettes annuelles de 500 000 $ et plus.Le Québec fait là aussi bonne figure.Selon le dernier recensement du MAPAQ (1993) 920 fermes québécoises font partie de ce club sélect du demi-million, et il s'en ajoute à chaque année.Les plus gros vont-ils tout gober?Pas nécessairement! D'une part, il existe un noyau de 15 000 agriculteurs à temps partiel qui occupent le territoire et se lancent à l'aventure hors des sentiers battus.Les plus grosses entreprises n'empiéteront pas de sitôt dans leurs secteurs d'activités.D'autre part, les fermes moyennes deviennent plus concurentielles.C'est le bon moment.Les filets de sécurité sont toujours en place, l'encadrement évolue dans la bonne direction et le crédit demeure encore accessible.Au sud de la frontière, les fermes qui se tirent le mieux d'affaire font plus de 500 000 $ US de ventes.D'après une enquête du magazine Successful Farming, les fermes du Midwest américain de cette catégorie dégagent un surplus d'opération de 108 692 $ US et un profit brut de 13,1 %.Les fermes qui se situent dans la plage des 300 000 à 400 000 $ US de revenus retirent un profit brut de 10,9 %.Quant aux fermes dont les ventes arrivent sous les 100 000 $ US, elles déclarent un déficit.Aux États-Unis, les filets de sécurité ont les mail- les plus grandes que chez nous.Selon cette étude, les producteurs de porcs auraient le mieux réussi en 1993, avec un bénéfice d'opération de 83 000 $ US sur des ventes moyennes de 288 000 $.Viennent ensuite les producteurs de grains qui, avec des ventes moyennes de 435 000 $ US, ont obtenu un bénéfice d'opération de 75 000 $.Enfin, les producteurs laitiers affichent des ventes moyennes de 350 000 $ US avec un maigre 2,6 % de profit.Aux États-Unis, les producteurs laitiers éprouvent des difficultés et tentent de se réchapper en augmentant la taille de leur entreprise.Ici aussi, le phénomène de concentration est bel et bien amorcé.Malheureusement, il est plus difficile de se détacher de nos habitudes que de se conformer à une nouvelle réalité.Par exemple, les changements rapides du secteur de l'informatique nous confrontent à de grands bouleversements technologiques auxquels il faut s'adapter en peu de temps.Et voilà que les fermes changent tout aussi rapidement.Faut-il s'en étonner?Simon M.Guertin DILATATEURS DE TRAYONS du Dr Naylor Traitement spécifique POUR LES TRAYONS ENDOLORIS, MEURTRIS OU À CROÛTES (GALES) Pour le traitement rapide, efficace et sans danger des trayons endoloris, meurtris ou portant des croûtes ou gales, rien ne réussit aussi bien que les DILATATEURS DE TRAYONS du Dr Naylor.le topique du genre qui se vend le plus en industrie laitière.Un atout important en bonne production laitière depuis plus de 50 ans.• Les DILATATEURS DE TRAYONS du Dr Naylor gardent le bout des trayons ouvert et de forme naturelle tout en maintenant l'écoulement du lait qui s'impose et en permettant une guérison rapide et sûre.• Les DILATATEURS DE TRAYONS du Dr Naylor ont été conçus par un vétérinaire praticien pour servir dans son propre exercice professionnel et dans sa propre ferme d'élevage.Comme depuis plus de 50 ans, la gamme complète des produits du Dr Naylor est en vente chez les marchands d'aliments du bétail et de fournitures agricoles et chez les vétérinaires.Distribution au Canada: SANOFI Santé animale CANADA INC., Victoriaville (Qc 1B1.sélectÊJel 6 hôtels au québec Informez-Vous sur nos chambres, ï forfaits • congrès, colloques, réunions et tout autre service TROIS-RIVIERES LE BARON (819) 379.3232 1.800.463.4620 SAINTE-fOy _ fLEUR DE LYS SAINI-R0MUALD KEBEC0IS (418) 653.9321 1.800.463.1867 (418) 839.8873 1.800.463.4073 LEVIS ROND-POINT RIMOUSKI _ NORMANDIE AMQUI VAL-M0NI (418) 833.4920 T.800.463.4451 (418) 723.1616 1.800.463.0871 (418) 629.2241 1.800.463.0831 Au détenteur de la carte de l'UPA, demandez gratuitement notre carte Privilège pour bénéficier du tarif préférentiel.• Suites à 8 nuitées, obtenez la 9' sans frais.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 17 COURRIER D II GESTIONNAIRE! *s$ssssss$s$ss$s$sss$s$$$$$$s$s$$ss$s$s$s$$$$$$$$$$$$$$$$ ^Le meilleur outil de planification, le plan d'affaires Il vous aidera d'abord à convaincre les créanciers du bien-fondé d'un projet puis vous permettra de le réaliser de la meilleure façon possible.par Gaétan Villeneuve et Sylvie Bouchard PLAN D'AFFAIRES Q.: On entend beaucoup parler de plans d'affaires agricoles.En quoi ça consiste exactement?R.I Le plan d'affaires agricoles permet au promoteur d'analyser en profondeur tous les aspects de son projet et de s'assurer qu'il va le réaliser de la meilleure façon possible.Mais le plan d'affaires n'est pas qu'un outil de planification, il est aussi un outil de communication.Il servira en effet à convaincre ses créanciers ou ses partenaires d'affaires de la faisabilité du projet.En fait, un plan d'affaires est une analyse de la situation financière d'une ferme ou d'un projet afin d'en maximiser la rentabilité.Il est tout indiqué pour solutionner des problèmes de liquidités ou pour prendre des décisions de refinancement ou d'achat important.Un plan d'affaires agricoles contient toute une liste de renseignements et d'analyses: présentation du ou des demandeurs et résumé du projet; besoins financiers (investissement, financement et subventions); formation et expérience du ou des promoteurs; rapport d'évaluation détaillé de la ferme incluant une description des actifs; bilan actuel du ou des demandeurs incluant actifs et dettes; bilan projeté après achat et financement; projections budgétaires détaillées du projet incluant les rendements techniques et les quantités physiques (rendement/ha, taux de conversion, de mor- Gaétan Villeneuve, agronome et économiste, est consultant privé en économie agricole, à Saint-Hyacinthe.talité, etc.); analyse des états financiers et des rendements techniques antérieurs (3 à 5 ans) s'il s'agit d'une entreprise déjà en opération; tous les documents appuyant les données précédentes (diplômes, comptes de taxes municipales, offres d'achat, confirmations de placements et de dettes, contrats d'intégration, etc.).Dans les productions où la mise en marché n'est pas organisée, par exemple dans les fruits et légumes, les fleurs et les arbres, les tables champêtres ou encore les animaux et produits exotiques, il faut ajouter au plan d'affaires le concept marketing (promotion, développement du produit, recherche de clients).AVANT D'ACHETER UNE FERME Q.! Je viens tout juste d'acheter une ferme.Le vendeur m'avait déclaré que la porcherie-maternité avait une capacité et un permis du MENVIQ de 120 truies.Or, il s'avère que cette capacité est plutôt de 85.De plus, la superficie de la terre est moins grande que ce qu'il avait dit.Ai-je des recours?R.! La seule chose que vous puissiez faire est de consulter un avocat et de poursuivre votre vendeur en vue d'obtenir une diminution de prix.Il s'agit là d'un cas de fausse représentation.Cependant, il n'est pas certain que vous obtiendrez gain de cause.En effet, le juge peut considérer que vous auriez dû vérifier ces données avant d'acheter la ferme.Quelques recherches auraient pu vous éviter ces mauvaises surprises.Avant d'acheter une ferme, il faut exiger de voir le permis d'exploitation du MENVIQ, mesurer et vérifier la capacité de la bâtisse, compter les animaux.Il faut aussi vérifier les superficies de terre par les avis d'évaluation et les comptes de taxes municipales, les matrices graphiques de la municipalité ou les diagrammes de mesurage de terre faits par la Régie des assurances agricoles du Québec.Il faut enfin vérifier les registres de production et le niveau sanitaire du troupeau.Le mieux, c'est encore de faire évaluer la ferme convoitée par un expert en évaluation agricole qui indiquera si le prix correspond à la valeur marchande.En ce qui concerne le statut sanitaire du troupeau, l'avis d'un vétérinaire est essentiel.LE TAUX D'INTÉRÊT RÉEL_ Q.! Les taux d'intérêt sont bas actuellement.Pourquoi alors certains économistes affirment-ils que le loyer de l'argent est élevé?R.! Actuellement, le taux réel du loyer de l'argent est en effet très élevé.En fait, le taux nominal d'intérêt est un indice trompeur du coût réel du loyer de l'argent.Le taux réel est égal au taux d'intérêt payé moins le taux d'inflation.Aujourd'hui, vous pouvez emprunter à un taux aussi bas que 8 ou 9 %, mais comme le taux d'inflation tourne autour de 1 à 2 %, le loyer réel de l'argent est de 7 %.Si on retourne en arrière, on se rend compte qu'on a battu ce taux record en 1982, lors de la flambée des taux d'intérêt.Durant une courte période, les taux d'intérêt tournaient autour de 20 à 22 % pendant que le taux d'inflation se situait entre 10 et 12 %.Le loyer de l'argent était alors de 10 %.Normalement, le taux d'intérêt réel est beaucoup plus bas.Nous pensons que le taux d'intérêt réel, qui est élevé depuis environ deux ans, devrait se maintenir ainsi pendant quelques années à cause de la très grande demande de crédit causée par l'ensemble des déficits gouvernementaux.Pour l'instant, en matière d'investissement, on doit se baser sur la rentabilité immédiate.On ne peut plus se fier sur l'inflation.¦ COURRIER DU GESTIONNAIRE Le Bulletin des agriculteurs 75, rue de Port-Royal Est.bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3T1 Montréal.: (514)382-4350 Extérieur: 1-800-361-3877 18 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 GRANDES CULTURES Que produirez-vous l'an prochain?Blé, soya, maïs.'—r m.—— -»—sr- on Laquelle de ces trois récoltes sera la plus intéressante à commercialiser en 1995?Un peu de chacune peut-être.Dites-moi le prix, le rendement, la qualité et le marché pour les cultures à produire et je vous dirai ce que je sèmerai en 1995.par Jean-Yves Lavoie Le malheur s'abat sur nous», diront plusieurs agriculteurs après la saison de récolte de céréales qui vient de se terminer.Il y en a pour qui la terre n'est plus ronde après cette récolte de misère pour la grande région à l'ouest de Québec.Les mauvais souvenirs des récoltes pitoyables de maïs de 1992 et 1993 ont orienté les agriculteurs vers les céréales et le soya pour la saison 1994 et voilà que, de ce côté, ça ne va pas mieux.Dès maintenant, il est possible de prévoir ce que vous sèmerez en 1995 sans regretter vos décisions.Mais il Jean-Yves Lavoie, agronome, est directeur — Productions laitières, végétales et grains— chez rolid or, une division de la Coopérative fédérée de Québec.faut réfléchir un peu.Essayons de dresser un portrait du décideur type qui a le choix de produire des céréales (orge ou avoine), du blé d'alimentation humaine, du soya ou du maïs.D'emblée, il s'orientera vers le soya ou le maïs.Il pensera peut-être au blé, mais plus jamais il ne produira de céréales à paille telles que l'orge ou l'avoine.Pas si vite.Que retenir des mauvaises récoltes?Il faut en tout premier lieu revenir à plus d'un an en arrière, et préférable-ment à cinq ans, pour analyser l'impact des mauvaises récoltes sur les revenus de votre ferme.A la fin des années 1980 et au début des années 1990, le prix du blé d'alimentation humaine avait chuté au point de désintéresser les producteurs québécois.Le milieu québécois, dont les efforts de concertation étaient louables, perdait de son pouvoir et de son influence auprès des acheteurs potentiels.Le blé d'alimentation humaine rapportait alors un revenu de 162,50 $/ acre (1,25 tm/acre x 130 $/tm) alors que l'orge rapportait facilement 201,25 $/acre (1,75 tm/acre x 115 $/tm) avec moins d'efforts de régie et d'exigences quant à la qualité du terrain.Durant cette période, le soya a connu quelques adeptes mais sans plus.On invoquait alors un rendement projeté rarement supérieur à 1 tm/acre et des prix variant de 200 $ à 220 $ par tonne.Ce revenu à peine supérieur à celui rapporté par les céréales, combiné à des besoins d'équipements de récolte supplémentaires et à un marché incertain, a retardé la progression de cette culture.Le maïs, durant cette même période, atteignait des records de superficie au Québec.On obtenait un prix moyen pas toujours aussi élevé que désiré, mais les rendements plus hauts que la normale ont fait de cette culture la plus «payante» à produire, sans aucun doute.Tout paraissait simple alors: le choix le plus évident était de cultiver de l'orge et du maïs.Cependant, depuis deux ans, la situation a bien changé.Par LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 19 SONOMA H I G H R I D E R 199- Le premier jour, les ingénieurs de GMC créèrent un intérieur plus confortable.Le deuxième jour, ils créèrent des lignes aérodynamique Les troisième et quatrième jours, un puissant V6 de 191 chevaux et des freins ABS aux quatre roues, (livrables en option Le cinquième jour, un tableau de bord ergonomique et un sac gonflable côté conducteur.Le sixième jour, beaucoup plus d'espace.^Etle septième jour.GARANTIE Total Assistance ROUTIÈRE» LA FORCE DE L'EXPÉRIENCE L Assistance routière et la Garantie CM Total™ sont offertes sur tous les camions CMC neuls pour une durée de 3 ans ou 60 000 kilomètres selon la première éventualité I.Exemples de facteurs économiques exemple, le prix du blé d'alimentation humaine est revenu à des niveaux très acceptables.La récolte de maïs des dernières années était de qualité médiocre, la rendant difficile à vendre.L ' abondante récolte d'orge et d ' avoine en 1992 a rendu l'offre supérieure à la demande, causant une baisse des prix en fin de saison et des problèmes d'entreposage à la ferme.La récolte médiocre d'orge et d'avoine en 1993 et 1994 a diminué de façon appréciable le revenu à l'acre tiré de ces espèces.Ajoutez à cela, dans le soya, des primes offertes très tôt en mai et juin à un taux souvent très supérieur au prix du marché à la récolte.Enfin, même si on en produit de plus en plus, il n'existe aucun problème de marché pour le soya.D'autres facteurs en jeu Les facteurs économiques semblent de prime abord les principaux sur lesquels un agriculteur se base pour prendre ses décisions quant à son plan de culture.Pourtant, si le prix, le rendement, la qualité et le marché sont des données incertaines pour tous, des agriculteurs s'en tirent toujours mieux que d'autres.Auraient-ils plus d'informations que les autres?Non, car trop de facteurs inconnus empêchent de produire à coup sûr le bon produit au bon moment.La chance, alors?Année après année, cela semble bien improbable.Il reste les facteurs émotifs: le goût de faire de telle ou telle culture et le goût d'y demeurer, même si tous les Blé d'alimentation humaine Soya Maïs Prix du marché Incertain depuis 2 ans, moyenne élevée, demande élevée, écoulement des récoltes assuré.Incertain, très élevé en ce moment.Demande limitée.L'exportation est la porte de sortie, attention! Incertain, mais bon potentiel.Le volume américain prévu est élevé.Besoins élevés au Québec et sur le marché américain.Disponibilité de semences Limitée pour les cultivars adaptés au Québec.Limitée.La demande en semences est difficile à évaluer et la production se fait un an à l'avance.Bonne à excellente.Coût de la semence Selon le prix obtenu pour le blé aux minoteries, semblable à 1994.Plus élevé étant donné les prix de récoltes commerciales vendues à bon prix.Le taux de change du dollars US devrait faire augmenter le prix.Coût des fertilisants À la hausse.Culture peu exigeante.À la hausse.Culture peu exigeante.À la hausse.Culture exigeante pour l'obtention de rendements de qualité.Désherbage Peu exigeant.Très exigeant.La réussite est essentielle.Exigeant.Un contrôle des graminées augmente les rendements.Séchage Parfois, coût faible.Assez souvent.L'année 1994 fait cependant exception.Toujours.indicateurs économiques semblent s'y opposer.Afin de profiter de son expérience, il vaut souvent mieux persister dans un type de culture ou un programme de rotation plutôt que de repartir à zéro dans une nouvelle culture à chaque fois que les facteurs économiques la placent au premier rang.En effet, la période de transition et de réapprentissage due au choix d'une nouvelle culture n'est pas pour tous II.Facteurs émotifs Blé d'alimentation Soya Maïs humaine Expérience Importante pour contrôler Très importante.Une Le bon choix des la qualité.petite surface au début est hybrides pour ses terres préférable.est essentiel.Récolte tôt en saison pour travailler tôt le terrain Excellent, permet un Acceptable pour le Presque impossible, drainage d'automne ou le drainage ou le nivellement.nivellement.Temps libre l'automne Après août.La récolte s'étire de la mi- Dès la récolte septembre au début commencée en octobre, octobre.les jours de congé sont rares.Volonté de vendre a la récolte pour réduire les risques d'entreposage En moyenne, la demande Des primes sont Le besoin est là mais est très intéressante.disponibles lorsque le l'offre dépasse souvent soya est vendu à l'avance la demande.Possible pour livraison à la récolte, quand même.Possibilité de faire tout soi-même ou avec des proches Très possible, car période Possible si le choix des Plus difficile étant donné de récolte assez propice.cultivars permet une le séchage et la récolte hâtive.manutention nécessaire.aussi rapide et ne rapporte jamais autant que les chiffres veulent bien nous le faire croire.Par contre, si on décide de tempérer nos décisions par des raisons émotives, on arrive à de bien meilleurs résultats.Les choix seront donc «écono-mo-tifs» et répondront à certaines exigences fondamentales de tout individu: se sentir à l'aise et heureux de faire des produits qui rapportent en moyenne un revenu décent (voir les tableaux).Une bonne moyenne vaut souvent mieux que de mauvais extrêmes.«Une main sur le poêle et l'autre dans le réfrigérateur donnent une moyenne de température acceptable mais insupportable.» Les décisions pour 1995 Maintenant que vous connaissez les bases de la prise de décisions, que produirez-vous en 1995?En fait, personne ne devrait faire de changements trop drastiques dans ses plans de culture.Une mauvaise expérience de monoculture ne devrait pas nécessairement être remplacée par une autre.Un problème de régie ne sera pas masqué par une rotation de culture.Rappelons-nous que, si les facteurs écono-miques ne sont pas tous prévisibles a l'avance, les facteurs émotifs sont bien connus de chaque agriculteur.Il suffit d'y penser quelques instants.¦ 22 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 POULET L'allocation des quotas, «C'est pas le Pérou!» La nouvelle façon de distribuer les quotas aux provinces survivra-t-elle à 1994?par Aubert Tremblay La guerre du poulet est finie, dites-vous?Rien n'est moins sûr.L'entente conclue entre les représentants provinciaux des producteurs, en août dernier, risque fort d'être complètement remaniée à la fin de cette année.En fait, le Québec l'aurait signée uniquement pour calmer les esprits en espérant que, d'ici 1995, le cours des événements ait prouvé à tous que la nouvelle manière de répartir les quotas est irréaliste! «On était devant un ultimatum», avoue le président du Syndicat des producteurs de poulets de Saint-Hyacinthe, Jean-Claude Lavallée, qui a participé aux négociations.«On a accepté l'entente parce qu'on ne voulait pas se faire imposer un règlement par le ministre.Il fallait arriver à un accord avant le 12 août.Mais on a cédé beaucoup de pouvoirs, il ne faut pas se le cacher.Ce n'est pas le Pérou.» Même un transformateur, comme le directeur des approvisionnements de T.Lauzon, Georges Bastin, croit que les producteurs risquent de perdre quelques plumes et qu'il faudra bien, un jour ou l'autre, revoir le système.«Nous sommes en complet accord avec l'entente, dit-il.Ce sont les abattoirs qui décident maintenant la quantité de poulets qui sera produite.Mais il y a actuellement du surcomptage et ceux qui risquent d'en sortir perdants, ce sont les producteurs.» Dans les coulisses, beaucoup accusent les abattoirs ontariens de tenter de s'accaparer le marché du centre du pays.Une sorte de razzia commerciale qui aurait abouti à un contrôle de la production par l'Ontario.si le Québec n'avait pas réagi.Mais voilà.Lorsque le Marketing Board ontarien a décidé, en jui llet 1993, jgjéterrer la hache de guerre en aug- Aubert Tremblay csl journaliste.«C'est le début d'un marché libre», dit-on à l'Association des abattoirs avicoles du Québec.mentant son quota de 20 %, la Fédération des producteurs de volailles du Québec a répondu en combattant le mal par le mal.«Si on avait reculé, soutient Jean-Claude Lavallée, on aurait perdu une part de notre marché.On s'est plutôt dit: d'accord, on s'en va se noyer, mais on y va tous ensemble!» Une surenchère Le Québec a donc choisi d'augmenter sa production et de baisser ses prix.On espérait ainsi amener les producteurs ontariens à comprendre que lorsqu'on met trop de poulets dans un même bateau, on risque la noyade.Mais, bon, il y a toujours des imprévus.Cette fois, ça a été le tourisme.Le nombre de vacanciers a été si important cette année que le prix du poulet éviscéré a à peine bougé.On a mangé du poulet comme jamais! Le prix vivant a baissé comme prévu (jusqu'à 1 dollar le kilo), et la production n'a pas augmenté autant qu'on l'avait annoncé (en Ontario non plus, d'ailleurs).Les producteurs ont donc perdu des sous dans cette histoire.mais les stocks de poulets n'ont pas grossi.Résultat: le Québec s'est retrouvé sans arguments et s'est fait accusé par l'Ontario d'avoir indûment baissé ses prix pour tuer le marché.«On leur a répondu, dit le président du syndicat de Saint-Hyacinthe, qu'on allait remonter nos prix quand eux décideront de baisser leur production.» Jean-Claude Lavallée croit que les producteurs ontariens jouent les dindons de la farce dans toute cette affaire.«Ils se laissent leurrer par leurs abattoirs, soutient-il, qui leur ont promis la lune.» Une lune faite d'un alliage difficile à réaliser: de bons prix (1,15 $ le kilo), et une production à la hausse.«Les abattoirs ontariens disaient: ne soyez pas inquiets, on va être capable de le faire», affirme Jean-Claude Lavallée.11 était pourtant évi- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 23 BMD' est un antibiotique économique de qualité alimentaire, qui maintient les poulets de chair en bonne santé et favorise leur croissance, du début à la fin.Par sa présentation en granulés, BMD est facile à manipuler et se mélange plus uniformément à l'alimentation.DES POULETS EN BONNE SANTE Une bonne manière de commencer BMD, ajouté à l'alimentation des volailles dès leur entrée en atelier, réduit la mortalité des poussins en augmentant la consommation alimentaire et en supprimant les dangereux Clostridia dans les intestins.Une bonne manière de croître Le risque d'entérite nécrotique des poulets de chair est constant.L'entérite menace les volailles de mortalité, abaisse leur gain pondéral et entraîne une mauvaise conversion alimentaire.BMD favorise la prévention de l'entérite nécrotique et maintient les volailles en bonne santé pendant toute leur croissance, sans délai d'attente nécessaire.ET DE MEILLEURS BENEFICES Une manière efficace d'arriver au stade final Des volailles en bonne santé sont plus aptes à utiliser les éléments nutritifs.Ceci entraîne un gain pondéral amélioré, une conversion alimentaire inférieure et une augmentation des profits2.* «jp- Pour savoir pourquoi un plus grand nombre de poulets de chair en Amérique du Nord reçoivent BMD, consultez votre représentant Ai.Laboratories dès maintenant.Il vous démontrera Jf comment BMD peut apporter une différence notable dans la santé et la performance de vos poulets.* A# Ai.Laboratories, Inc.• 2430 Meadowpine Blvd., Suite 100 • Mississauga, Ontario • L5N 6S2 ÏEKÏl 1-800-265-7167 VA i M 'BMD est du méthylène disalicylate de bacilracine.© 1994 A.L.Laboratories, Inc.'Données disponibles sur demande. dent, à ses yeux, que pour réaliser un projet aussi ambitieux, l'Ontario allait devoir gruger les marchés voisins.Mais les producteurs ontariens étaient si confiants, rapporte-t-il, qu'ils ont négocié du coup deux périodes de production au lieu d'une.Jean-Claude Lavallée garde quand même espoir de les convaincre.«On pense que les stocks vont commencer à grimper, opine-t-il, pour trois raisons: les touristes sont retournés chez eux, les barbecues sont rangés et la dinde arrive.Ça va faire réfléchir.» Même son de cloche du côté de T.Lauzon.«Je ne pense pas qu'on fera des profits en 1994, prédisait-il en septembre.On a produit 15 % de plus qu'en 1993.Déjà beaucoup de poulets abattus en période 5 ont été comptabilisés en période 4, sans compter qu 'on est en retard sur les importations américaines.Ce sera difficile de maintenir les prix.» Beaucoup d'interrogations En fait, on lui reproche beaucoup de choses à cette nouvelle entente.«On dit souvent que les anciennes règles étaient vieillottes, résume le directeur du contingentement de la Fédération des producteurs de volailles du Québec, Sylvain Maher.Mais sur le plan pratique, la nouvelle entente pose plusieurs problèmes.» Il faut dire qu'elle a complètement renversé la vapeur.Au lieu que ce soit l'Office canadien de commercialisation des poulets qui impose un quota aux provinces, ce sont les transformateurs qui lui disent ce qu'ils pensent pouvoir écouler.Le plus important problème découle directement de ce principe.Comment s'assurer que les transformateurs ne demandent pas systématiquement plus que leur marché réel, pour aller jouer dans les plates-bandes du voisin?C'est ça, le surcomptage: les mêmes poulets peuvent être inclus dans les prévisions de plusieurs abattoirs.«On s'en va vers une fluctuation des prix comme avant la gestion de l'offre», prédit Sylvain Maher.Même l'Association des abattoirs avicoles du Québec partage ces réticences.«C'est un début de marché libre, avec ses contraintes et ses dangers, estime le secrétaire de 1 ' Association, Claude Gauthier.On pense que cette entente était un peu prématurée: n'y a pas assez de mécanismes de sauvegarde pour la période de transition.» Par contre, les abattoirs en ac- ceptent volontiers l'orientation générale.«Dorénavant, c'est le client qui sera le plus important, continue Claude Gauthier.On ne demandera plus au producteur ce qu'il peut et veut faire, mais on se demandera ce que veut le client.On est convaincu que l'industrie sera florissante.» Mais les producteurs ont tout de même imposé des limites.Une province ne peut, par exemple, augmenter sa production de plus de 8 % d'une année à l'autre.Au moment d'écrire ces lignes, on était en train de préparer un système de pénalités pour la surproduction et la sous-production.L'allocation de base serait dorénavant calculée à partir du volume le plus bas entre l'allocation précédente ou la production précédente.C'est-à-dire que si une province produit moins que son quota, c'est son volume de production qui servira de base de calcul.Les intéressés, dans chaque province, doivent maintenant s'entendre sur la façon dont ils vont évaluer leur production.Ce ne sera pas une mince tâche.Qui s'assoira à la table?Comment limiter le double comptage?Et quelles garanties de production va-ton offrir aux abattoirs, qui veulent s'assurer que les producteurs leur livreront lamarchandise promise?L'association des abattoirs assure que ses membres ont manqué de poulets cet été.A la Fédération des producteurs de volailles du Québec, on a pensé à une formule de «bons de garantie», un engagement écrit de la part des acheteurs.Cela permettrait de rendre l'opération plus crédible.Mais, à l'Association des abattoirs avicoles du Québec, on trouve que c'est beaucoup demander et on voudrait que les producteurs aient la même contrainte.Sans compter que ce ne sont pas tous les transformateurs, actuellement, qui offrent cette garantie.Claude Gauthier croit qu'on n'aura toujours pas réussi à s'entendre quand viendra le temps de négocier la deuxième période de 1995! Et il faut aussi faire approuver cet hypothétique accord par les gouvernements! Rien d'évident là non plus.Bref, on verra dans les mois qui viennent.Pour le Québec, l'entente aura surtout permis de limiter les dégâts.«Au début de l'été on était vraiment pessimistes, résume Sylvain Maher.Là, au moins, on est content de voir qu'on continue à se parler.» ¦ AVICULTURE U ' A I i L E II R S La France a eu chaud! Les producteurs de poulets français ont beaucoup souffert de la canicule cet été.Le président de la Fédération des industries avicoles, Jacques Risse, parle d'une «hécatombe»: 3 à 5 % des 18 à 19 millions de poulets arrivant chaque semaine dans les poulaillers français seraient morts de chaleur.Quand le thermomètre était au plus haut, c'était un million d'oiseaux par semaine qui tombaient, selon lui.Ajoutez à ça les quatre à cinq jours de retards de croissance qu'accusaient les vivants.En Allemagne, selon le magazine Filières avicoles (ancien L'Aviculteur), les dégâts ont été pires.Prochaine puissance avicole, l'Inde?ét\ mï6.Bulletin 75, rue de Port-Royal Est Bureau 200 Montréal (Québec) H3L 5T1 Votre partenaire en affaires agricoles depuis 1918.des agriculteurs SANTE Les taureaux de ferme propageraient Vhœmophilose Dans les fermes qui utilisent leurs propres taureaux, la vaccination régulière des vaches et des taureaux élimine la propagation de V Haemophilus somnus.Des chercheurs ont isolé Y Haemophilus somnus de l'étui pénien chez 85 % des taureaux.par lan Campbell On soupçonne les organes reproducteurs d'être la source la plus importante d'infection par 1 '' Hœmophilus somnus chez les bovins laitiers.En effet, des chercheurs ont isolé ce microorganisme de l'étui pénien chez 85 % des taureaux.Afin de garder les bactéries à de bas niveaux lors de la cueillette du sperme, les centres d'insémination artificielle vaccinent les taureaux et prennent des précautions spéciales.De plus, le sperme est traité par des antibiotiques pour prévenir la propagation de l'infection chez les vaches.Cependant, de plus en plus d'exploitations laitières utilisent leurs propres taureaux pour un accouplement «naturel».Afin d'empêcher la propagation de Y H.somnus dans ces troupeaux, une vaccination régulière de toutes les vaches et de tous les taureaux est cruciale.L'//.somnus peut même être présent chez le bétail qui semble sain.Les scientifiques de l'Université de Guelph lan Campbell est rédacteur agricole.ont retracé l'Hœmophilus somnus dans l'appareil reproducteur de 10% des vaches abattues qui semblaient de prime abord en excellente santé.Les chercheurs croient que YH.somnus contribue de manière significative aux problèmes d'infertilité et d'avortement chez les bovins laitiers.Une étude dans un troupeau bien contrôlé du Michigan a démontré que plusieurs vaches revenaient en chaleur après avoir été diagnostiquées gravides.Les avortements et la rétention placentaire étaient également un problème important.Après la vaccination contre Y H.somnus, le troupeau a repris son programme de reproduction normal en quelques mois.Les veaux aussi Les veaux nés de mères infectées par 177.somnus courent un risque considérable.Les études ont démontré que certaines souches génitales des bactéries peuvent causer une forme septicémique (qui se propage dans le sang et F organisme) d'H.somnus chez les veaux.Comme l'exposition peut survenir à la naissance, les veaux doivent recevoir l'immunité du colostrum de leur mère.Ainsi, la vaccination de routine de tous les animaux d'élevage est essentielle.Malheureusement, il arrive souvent que les jeunes animaux infectés auront souffert de lésions irréparables ou seront morts avant que la maladie ne soit diagnostiquée.De plus, ils représentent une source d'infection pour les veaux sains du troupeau.La prévention est la seule façon efficace de combattre les pertes économiques.Heureusement, les vaccins se sont révélés efficaces contre plusieurs souches d'H.somnus (Sentry mc9/Somnugenmc, IBR, BVD, PI3, BRSV et cinq souches de leptospirose dans un simple vaccin).Autant les vaches que les taureaux affectés devraient être vaccinés deux fois (deux à quatre semaines d'intervalle), puis le troupeau en entier devrait être revacciné 6 à 12 mois plus tard.Un vaccin de rappel annuel devrait ensuite protéger le troupeau.Quant aux veaux, ils devraient être vaccinés 6 à 10 semaines après la naissance, puis recevoir un ou deux vaccins de rappel.Grâce à la recherche, on a constaté que YH.somnus sert d'agent pathogène pour plusieurs maladies qui affligent les bovins.Ce microorganisme peut affecter la reproduction effective et la santé des veaux de tout un troupeau laitier.La prévention de YH.somnus devrait donc s'inscrire comme une partie intégrante des programmes de vaccination du troupeau laitier.¦ 40 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 Puisque chaque gain additionnel peut se traduire en profit additionnel, choisissez la solution à verser IVOMEC® (ivermectin) pour la maîtrise des parasites.GAGNE TOUJOURS À FAIRE DE SON MIEUX.• Le traitement antiparasitaire des vaches au moyen d'IVOMEC administré à l'automne peut permettre d'obtenir des veaux dont le poids au sevrage est plus élevé.1 • On peut observer chez les génisses de remplacement traitées une amélioration quant au gain de poids, à la conversion alimentaire et au cycle de reproduction.1 ' On peut observer chez les veaux à l'engraissement traités une amélioration quant au gain de poids quotidien moyen et à la conversion alimentaire.1 Rendement de longue durée2 et bon rapport coût-efficacité reconnu Un seul produit qui offre une efficacité antiparasitaire à large spectre englobant les poux suceurs et les poux broyeurs ainsi que les hypodermes Commode et facile à utiliser Système d'application intégré durable On peut s'y fier.car elle est efficace! pour bovins La norme d'excellence dans la maîtrise des parasites chez les bovins.'Données offertes sur demande 2.Voir les renseignements de l'étiquette concernant 0.ostertagiet D.viviparus ©Copyright Merck & Co., Inc.1994.ue déposée Merck & Co., Inc., Whitehouse Station, N.J., É.-U./ Merck Frosst Canada Inc., U.l.BEL IVMO-4-2503-JA-F ICS* OmerCKAGVET Merck Frosst Canada Inc., Kirkland, Québec FOURRAGES Lorsque la qualité n'est pas au rendez-vous Il ne faut pas hésiter à mettre de côté le meilleur foin pour que les fortes productrices en aient tout l'hiver.par Daniel Lefebvre L'été dernier a causé de nombreux maux de tête aux producteurs laitiers du Québec.La pluie a considérablement compliqué la tâche de récolter à temps la première coupe de foin.Plusieurs auront tout de même pu se reprendre sur les coupes subséquentes pour s'assurer d'un minimum de fourrages décents, mais plus d'un se retrouvent aujourd'hui avec en inventaire du fourrages de qualité moyenne.5 Quelle stratégie alimentaire faut-il | donc adopter face à une telle situa- s tion?§ Même si tout est déjà mis en place g pour que la consommation des fourra- £ ges soit optimale, il est évident que des Une gestion serrée des fourrages, une supplementation raisonnée et une fourrages de qualité inférieure exige- régie implacable réduiront l'effet négatif des fourrages de mauvaise qualité sur les ront une supplementation plus impor- performances techniques et économiques du troupeau, tante.Il s'agit de déterminer quels groupes de sujets au sein du troupeau feront la meilleure utilisation de la fourrage en conséquence.Les fortes DanieiLefebvre.agronome.estspeciaiisteennutn.ion supplementation la plus économique, productrices, particulièrement en dé-des bovins laitiers au patlq.Ensuite, il est essentiel de gérer son but de lactation, reçoivent souvent la Consultez votre vétérinaire 42 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 quantité limite des concentrés pouvant leur être offerts.On peut difficilement augmenter la quantité des suppléments offerts à ce groupe sans mettre en péril l'équilibre du rumen.Lorsque les bons fourrages sont disponibles en quantité limitée, on devra donc réserver les fourrages de bonne qualité pour les fortes productrices.Par exemple, si le foin de deuxième coupe de bonne qualité est sur le dessus du fenil, l'effort supplémentaire investi à en mettre de côté pour que les fortes productrices puissent en recevoir tout au long de l'hiver sera largement récompensé par une meilleure production en début de lactation, une perte d'état de chair minimale, moins de problèmes de santé et de reproduction.Si l'apport énergétique est toujours déficient, on pourra ajouter du gras à la ration, soit sous forme d'oléagineuses entières, soit sous forme de gras ajouté aux concentrés (suif, lard ou gras protégé).Attention à la substitution Les vaches plus avancées en lactation, les génisses et les vaches taries pourront se contenter d'un fourrage de qualité plus pauvre, en autant que la supplementation est appropriée.Si le programme alimentaire est équilibré, leur performance n'en sera pas affectée.De plus, cette supplementation additionnelle sera plus économique que si elle s'adressait aux vaches en début de lactation.En effet, la supplementation additionnelle pourra se faire sous la forme de quelques kilos supplémentaires d'orge et de tourteau de soya ou d'une moulée équivalente.Pour les fortes productrices, il serait nécessaire d ' introduire des sources de protéine à faible dégradabilité ruminale, des gras protégés, etc.Mais attention de ne pas tomber dans le piège de la substitution: chaque kilo de concentré offert diminue la quantité de fourrage consommé.La nature de la supplementation sera également affectée par la qualité des fourrages.Par exemple, lorsque les fourrages sont de pauvre qualité, il est peu approprié de servir un concentré à teneur élevée en fibre, particulièrement si celle-ci est peu digestible.En effet, les concentrés servent à augmenter la quantité d'énergie de la ration.Or, une teneur élevée en fibre est associée à une valeur énergétique faible.De plus, bien qu'essentielle au maintien de conditions ruminales favorables, la fibre limite l'ingestion d'aliments.Lorsque les fourrages sont de mauvaise qualité, la fibre ne fait pas défaut, elle est plutôt trop abondante.Ce n'est donc pas le temps d'offrir de l'avoine.On préférera plutôt les céréales moins fibreuses.De même, le maïs-grain sera préférable au maïs-épi pour complementer les fourrages à teneur élevée en fibre.La quantité totale de fibre (NDF) dans la ration est l'un des meilleurs indices de la quantité de cette ration qui pourra être consommée.Ainsi, chaque gramme de fibre provenant des concentrés remplacera une quantité plus ou moins équivalente de fibre provenant des fourrages.Quant aux fourrages matures, ils offrent peu de fibre digestible pour que les bactéries puissent se multiplier adéquatement.Ainsi, il est souvent bénéfique d'accompagner un repas composé de ce foin indigeste d'une source d'énergie rapidement disponible afin que les bactéries puissent s'atteler à la tâche ingrate de le dégrader.La pratique d'humecter le foin avec de l'eau chaude additionnée de mélasse accomplit exactement cela: la mélasse procure immédiatement aux bactéries une bonne source d'énergie.Toutefois, il peut s'avérer beaucoup plus pratique et tout aussi efficace d'offrir avec le fourrage une quantité minimale d'amidon rapidement fermen-tescible comme l'orge, le blé ou le maïs humide.La protéine On compte souvent sur les fourrages pour fournir l'azote que requièrent les micro-organismes du rumen.En effet, les fourrages de qualité contiennent une quantité appréciable de protéine qui est en grande partie dégradée dans le rumen et utilisée par les bactéries pour leurs propres besoins.La protéine se retrouve donc dans l'intestin de la vache sous forme de protéine microbienne.Les fourrages de moins bonne qualité ont une teneur en protéine plus faible.Il sera donc nécessaire de porter une attention particulière à la protéine de la ration afin qu'une portion suffisante soit disponible aux micro-organismes du rumen.Un article récent (Le Bulletin des agriculteurs, septembre 1994) résumait bien l'importance de la protéine dégradable.La supplementation énergétique doit également s'adapter à la faible teneur en protéine des fourrages de mauvaise qualité.En effet, les fourrages de bonne qualité, particulièrement sous forme d'ensilage, renferment une grande quantité de protéine rapidement libérée dans le rumen.Pour capter le plus possible de cet azote, il est nécessaire de fournir une source de glucides rapidement fermentescibles.de façon à fournir aux bactéries du rumen une source d'énergie qui leur permettra de se multiplier rapidement et d'incorporer cet azote dans la protéine microbienne.En pratique, cet objectif est atteint en incluant une proportion importante d'amidon rapidement fermenté dans la ration: l'orge est un complément plus approprié à un ensilage de luzerne que le maïs-grain sec, car l'amidon de l'orge est fermenté beaucoup plus rapidement que celui du maïs.A l'inverse, lorsque les fourrages fournissent peu de protéine rapidement dégradée, on doit réduire la vitesse de fermentation de l'amidon.On pourra donc augmenter la proportion de maïs dans le concentré.Avant même de considérer toutes ces stratégies alimentaires, on doit s'as- surer que la régie de l'alimentation est optimale.En effet, le principal handicap des fourrages de piètre qualité est qu'ils sont consommés en moins grande quantité, résultant en une moins grande quantité d'énergie fournie par les fourrages.Alors, on doit s'assurer que tout soit fait pour stimuler l'appé-tit des vaches.Les repas fréquents encouragent les vaches à consommer.Mais attention! Ce n'est pas parce qu'un robot distribue les concentrés six fois par jourque l'on est assuré que les vaches consomment au maximum.Trop de producteurs se fient à leur DAC pour alimenter leur troupeau et négligent de repousser le foin en avant des vaches et de s'assurer que le fourrage soit disponible en tout temps dans la mangeoire.Une vache devant une mangeoire vide ne peut pas augmenter sa consommation de fourrages! ¦ Les critères de qualité d'un fourrage Les fourrages tiennent une place prépondérante dans l'alimentation des ruminants.Ceux-ci en tirent une grande proportion de l'énergie qui leur est nécessaire.De plus, les fourrages assurent un fonctionnement optimal de l'écosystème ruminai par leur effet stimulant sur la rumination et la salivation.Ces deux activités sont essentielles pour le maintien de conditions ERRATUM Une erreur s'est glissée dans le tableau de l'article «Une stratégie pour la période peripartum» paru dans notre numéro de septembre, en page 50g.Le 4 kg de moulée apparaissant dans la colonne «Période de tarissement» aurait dû figurer sous la colonne «Préparation au vêlage».Toutes nos excuses.EhDEeF® abamectin POUR UNE PROTECTION ANTIPARASITAIRE NOUVEAU-Maîtrise efficace des parasitoses internes et externe en une seule injection mENDECTO est une marque déposée autorisée 44 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 ruminales favorisant la croissance des micro-organismes du rumen.Deux facteurs déterminent la quantité d'énergie que les ruminants pourront obtenir de la portion fourragère de leur ration: la' digestibilité et l'ingestibilité.La digestibilité d'un fourrage est étroitement reliée au degré de lignification des parois cellulaires de la plante.La lignification est quant à elle largement fonction du stade de maturité au moment de la récolte à l'intérieur d'une même espèce végétale.L'ingestibilité, c'est-à-dire la quantité maximale d'un fourrage qu'un animal pourrait consommer, dépend de la proportion qu'occupent les parois cellulaires dans la plante.Celles-ci constituent la partie de la plante qui est dégradée lentement dans le rumen et qui y occupe donc un espace pour une période de temps appréciable.L'animal ne peut donc pas consommer d'aliment tant que cet espace occupé n'est pas libéré par la digestion ou par le passage hors du rumen.En pratique, ces deux aspects sont mesurés par les analyses de fibre ADF et NDF.Puisque l'analyse de la li- Indice de valeur fourragère (IVF) de certains fourrages Fourrage ADF NDF IVF (%MS) (%MS) Luzerne bouton 27 36 164 Luzerne début floraison 31 40 139 Luzerne mi-floraison 34 43 123 Luzerne pleine floraison 37 47 107 Luzerne mature 41 53 88 Fléole végétative 28 53 136 Fléole montaison 32 58 115 Fléole début épiaison 34 60 106 Fléole pleine épiaison 38 64 91 Fléole floraison 41 68 80 Mélange bouton 27 44 150 Mélange début floraison 31 48 128 Mélange mi-floraison 35 57 100 Mélange mature 40 59 88 Ensilage de maïs 28 51 145 * MS: matière sèche L gnine n 'est pas encore offerte de façon routinère par les laboratoires d'analyse de fourrages, l'ADF est notre meilleur outil pour prédire la digestibilité, donc la valeur énergétique d'un fourrage.La fibre NDF.qui englobe les principaux composants des parois cellulaires de la plante, est la meilleure indication du potentiel d'ingestion d ' un fourrage.Ces deux mesures sont les plus révélatrices de la qualité d'un fourrage: une valeur d'ADF élevée indique un fourrage peu digestible et de pauvre valeur énergétique, alors qu'une valeur élevée de fibre NDF indique un fourrage ayant un faible potentiel d'ingestion.L'Indice de valeur fourragère (IVF) reflète ces deux aspects de la qualité d'un fourrage.Bien que cette valeur n'ait aucune utilité pour la formulation de rations, elle peut s'avérer fort utile pour comparer les fourrages d'espèces différentes et décider de leur répartition à l'intérieur du troupeau.Dans le cas de l'IVF, une valeur élevée indique un fourrage de bonne qualité.Au fourrage de référence, un fourrage mélangé au stade mi-floraison (35 % ADF et 57 % NDF), on a attribué un IVF de 100 (voir le tableau).Une valeur de 125 et plus est désirable pour les fortes productrices.On constate que ceux qui ont récolté de l'ensilage de maïs disposent d'un atout de plus dans leur jeu pour augmenter la contribution des fourrages à combler les besoins énergétiques du troupeau.¦ Un nouveau choix professionnel our la maîtrise du parasitisme ivous désirez réussir dans votre entreprise, vous devez faire de bons choix, nune maîtrise efficace du parasitisme, faites un choix professionnel, lisissez ENDECTO solution injectable d'abamectin pour les bovins.DECTO est un médicament antiparasitaire remarquablement efficace.Il ferme un principe actif unique, l'abamectin, et vous est maintenant offert exclusivité au Canada par la compagnie Provel.ENDECTO vous offre ctement le choix que vous attendiez: un choix professionnel pour la frise des parasitoses internes et externes et, en même temps, un produit ¦iritaire lorsqu'il est utilisé selon les directives de l'étiquette.tlECTO s'administre facilement et rapidement.Il offre une efficacité parasitaire à large spectre en une seule injection de faible volume, pouvant administrée par voie sous-cutanée.re vétérinaire met à votre disposition des renseignements additionnels qui lvent vous aider à incorporer ENDECTO à vou-e programme de prévention Parasitisme: prière de le contacter si vous désirez en savoir plus.0 il Division Eli Lilly Cnnadn Inc.Vendu exclusivement par l'entremise du vétérinaire.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 45 BŒUF On peut monter une entreprise sans financement Les Audet n'ont pas eu d'encouragements des prêteurs quand ils ont voulu se lancer en production bovine.Mais aujourd'hui, leur entreprise est rentable.par Raymond Morissette La production bovine attire les gens.Facile dit-on! On achète deux ou trois vaches et voilà, on devient un producteur de bœuf.Gaétan Audet et Rita Nadeau, de Saint-Gilles de Lotbinière, ont commencé comme cela en 1985.Si, dans le passé, leur route n'a pas été aussi facile qu'on pourrait le croire, leur avenir s'annonce plus prometteur.Marié depuis 1971, le couple Audet vit en 1985 des moments très difficiles.Gaétan perd son emploi de camionneur.Pour le couple qui a acquis une belle maison à deux étages, c'est une période de remise en question.La dure réalité a pour effet de ramener Gaétan à un vieux rêve de jeunesse: devenir producteur agricole.Son père Hector lui avait offert la terre de Saint-Gilles juste avant son mariage, mais sa mère s'opposait à la vente parce que la ferme devait être vendue à un frère de Gaétan.La transaction n'a cependant pas lieu et le père de Gaétan délaisse progressivement l'agriculture.«C'était devenu une vraie ferme abandonnée», se rappelle Rita.Finalement, 14 ans plus tard, la négociation s'amorce entre père et fils.Afin de s'assurer qu'ils faisaient le bon choix, les Audet se renseignent auprès des agronomes du comté.Les conseils sont négatifs.«D'après eux, se rappelle Gaétan, j'aurais dû faire juste du foin pour la vente et me remettre à chercher un emploi stable en ville.» A l'époque, il était bien offusqué et surpris de recevoir aussi peu d'encouragements.Malgré les conseils, il tient à vivre de l'agriculture et Raymond Morissette, agronome, est journaliste.Gaétan Audet et Rita Nadeau en compagnie de leurs fils Mathieu et Denis.Les parents espèrent établir les deux fils sur la ferme.achète la ferme paternelle.La vente de la maison entièrement payée de Saint-Jean-Chrysostome rapporte 60 000 $, ce qui assure le paiement complet de la ferme de 45 hectares, dont 28 en culture, comprenant deux vieux tracteurs de 30 CV chacun et une étable en bois, sans nettoyeur à fumier, de 12 sur 30,5 mètres.La roue commence à tourner Les nouveaux propriétaires choisissent Iaproduction bovine pourcom-menceren agriculture parce qu'il n'y a pas de quotas à acheter.De plus, à cause du peu de liquidités disponible, la production de veaux d'embouche les intéresse.Rapidement, trois vaches prennent place dans la vieille étable dont la rénovation se fait pressante.Durant cette période de démarrage, Rita travaille à l'extérieur comme couturière et Gaétan fait du camionnage à temps partiel.L'acquisition de la ferme s'est donc faite avec l'avoir personnel des propriétaires.«Le crédit, lance Gaétan, n'était pas disponible et les prêteurs ne croyaient pas à notre projet.» Toute- fois, à l'automne 1985, le gérant de la Caisse populaire locale accorde un prêt qui permet d'accroître le troupeau à 28 vaches de boucherie.La roue commence à tourner pour les Audet.Elle sera cependant truffée d'embûches, mais les Audet ne se découragent pas.Ils ont plus d'animaux et les revenus arriveront l'année suivante, à la vente des veaux.Pour améliorer leurs compétences de gestionnaires, Gaétan et Rita adhèrent au syndicat de gestion.Ils réalisent alors que, depuis leur jeunesse, la façon de produire a beaucoup évolué.Ils s'inscrivent donc à des cours agricoles au Cégep de Lévis-Lauzon pour parfaire leur formation académique.En plus des cours, le couple s'engage dans les organisations agricoles pour connaître d'autres agriculteurs et apprendre de nouveaux trucs de production.Rita devient même secrétaire de son syndicat de base.Après d'innombrables efforts pour mieux contrôler leur production, les propriétaires vont réussir à agrandir la vieille étable en 1988.L'agrandissement se fait sans recevoir de finance- 46 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 ment gouvernemental.«Selon le prêteur, la ferme ne valait plus rien», informe Gaétan.Malgré tout, avec l'aide de la famille, on coule plus de 1100 poches de ciments, on abaisse l'ancien plancher pour permettre un meilleur dégagement et on installe des logettes avec une allée centrale.Trois ans plus tard, l'évaluation de la ferme passe à 100 000 $.Gaétan caresse toujours de nouveaux projets et il construit tout lé temps.En 1989, on installe une fosse à purin.On érige par la suite un bâtiment de 11 sur 18 mètres pour l'engraissement de veaux.Récemment, on vient d'y terminer un nouveau bâtiment de 10 sur 15 mètres pour continuer le développement de l'entreprise dans l'engraissement de veaux.«On construit avec nos propres moyens», souligne Gaétan, déçu une nouvelle fois par le refus des prêteurs.Mais il compte bien réaliser ses autres projets: l'ajout d'un bâtiment de 15 sur 30 mètres pour augmenter le nombre de veaux en engraissement, l'érection d'un silo à grain pour profiter des bons prix et l'installation d'une rouleuse pour permettre la confection de la moulée.La semi-finition Avoir des projets, c'est bien beau mais il faut aussi être en mesure de les financer.Vigilant et attentif, le couple Audet profite alors d'un tout nouveau programme offert par le MAPAQ.La formation d'une société en 1990 apporte 15 000 $ de subvention à l'entreprise.Le montant total facilite le paiement de la fosse à fumier.Malgré tout, les programmes gouvernementaux comptent peu dans les revenus de la ferme.L'élément le plus significatif de l'évolution des revenus de la Société GA-RI est sans aucun doute la semi-finition de veaux à la ferme.En 1989, suivant ainsi les recommandations des conseillers agricoles du MAPAQ, les Audet décident de faire de la semi-finition.Ce type de production consiste à acheter des veaux de 180 kilos à l'automne pour les engraisser jusqu'au poids de 360 kilos.Les veaux, à ce poids, sont vendus à des propriétaires de parcs d'engraissement.Les Audet empruntent donc 7000 $ pour acheter 22 veaux.L'expérience est concluante.La semi-finition de veaux apporte un revenu supplémentaire important.«Cette année-là, j'ai fait 0,10 $ la livre», confirme Gaétan avec empressement.L'expérience est tellement positive que l'on achète 96 veaux la seconde année.En 1994, la Société GA-RI engraisse 250 veaux.Si, au début, les Audet vendent leurs veaux à des particuliers, ils les vendront par la suite dans les encans spécialisés, le prix obtenu étant meilleur.Maintenant, avec le nombre de veaux à vendre, ils préfèrent transiger directement avec les propriétaires de parcs d'engraissement.Au cours des années, ils ont développé de bons liens avec certains d'entre eux et appris à connaître leurs besoins.Selon Gaétan Audet, le propriétaire type d'un parc d'engraissement recherche un veau en santé provenant d'un croisement Hereford X Simmental X Charolais.De plus, le veau doit être décorné et avoir reçu tous les vaccins nécessaires.En plus de bien préparer les veaux, les Audet ne prennent aucun risque.Les veaux qu'ils achètent pour la semi-finition ont déjà été sélectionnés par un propriétaire de parc.«Si le veau est bon pour lui, il sera bon pour moi», précise Gaétan.Les Audet portent aussi une attention particulière à 1 alimentation du veau afin qu'il soit bien en chair.Pour l'année 1993, ils ont produit l'équivalent de 35 000 balles de foin sous forme de balles rondes.Le fourrage est servi en quantité.Selon le poids estimé de chaque lot de veaux, la qualité sera différente.Le jeune foin, plein de protéine, est servi aux veaux de 180 kilos.Le foin de qualité inférieure ira aux veaux plus gros.En plus du foin, on sert en moyenne 1,4 kilo de grains par jour par veau et un minéral sous forme de bloc.A l'arrivée du jeune veau à la ferme, Gaétan lui sert de la fève soya durant une semaine, «ce qui l'aide à reprendre des forces», précise-t-il.Que feront-ils demain?Sans les revenus supplémentaires de la semi-finition, il aurait été difficile pour les Audet de poursuivre dans la production de veaux d'embouche.Rita explique que les problèmes de financement ont souvent affecté le moral de la famille dans le passé.Par contre, aujourd'hui, on peut vivre un peu plus à l'aise.«Ce n'est peut-être pas comme dans l'industrie laitière mais on peut vivre avec cette production», dit-il.Même s'il a connu bien des difficultés, le couple continue d'entretenir des rêves.Tous les deux âgés de 45 ans, Gaétan et Rita veulent agrandir la ferme pour y établir deux de leurs quatre enfants.Denis, le fils aîné, travaille déjà comme manœuvre pour un propriétaire de porcherie et le cadet, Mathieu, assiste son père à la ferme.Pour atteindre leur but, les Audet espèrent acheter les 180 hectares actuellement loués par la ferme.L'achat garantirait l'approvisionnement en fourrage.De plus, ils envisagent la construction d'une porcherie.¦ nouveau! LE CHARIOT À ENSILAGE HYDHAUCART Ce chariot nourrisseur motorisé est équipé d'un système d'entraînement complètement hydraulique.Cette nouvelle technologie diminue considérablement la mécanique de cette machine.Aucune transmission et différentiel ne sont utilisés sur ce modèle de chariot.De plus, le nourisseur HYDRÂUCÂRT est équipé du meilleur prix suggéré sur le marché.AgriMetal Un produit de qualité supérieure.Tél.: 819-398-6883 à un prix inférieur! Fax: 819-398-5311 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 47 PORC Attention au taux de mortalité des truies Certains indices font penser que la mortalité pourrait nuire à la productivité.Il faut donc chercher à la contrôler.par Robert Desrosiers La productivité des élevages est reliée à la longévité des truies.On mesure cette longévité en calculant le nombre de portées que les truies ont eues avant d'être sorties de l'élevage.C'est le nombre de portées par truie sortie.Pour atteindre l'objectif de cinq à six portées par truie sortie, il faut, en plus de réduire les jours improductifs, maintenir le taux de sor- Roberl Desrosiers est médecin vétérinaire chez Nutribec ltée.tie (taux de mortalité + taux de réforme) aux environs de 40 à 45 %.Or, le contrôle du taux de mortalité des truies est souvent complexe.En effet, dans un élevage, les mortalités sont fréquemment associées à des causes multiples.Il est alors difficile de contrôler en même temps toutes ces causes.De plus, les mortalités surviennent souvent à intervalles irréguliers et deviennent difficilement prévisibles.Il ne faut toutefois pas lancer la serviette.Dans certains troupeaux, le taux de mortalité atteint des niveaux qui, sans l'ombre d'un doute, constituent un obstacle à l'obtention d'une productivité décente.Si, par exemple, 10 % des femelles meurent dans un troupeau, on peut présumer que les causes qui en sont responsables (infections, régie ou alimentation déficiente, etc.) sont susceptibles de nuire au rendement de bien d'autres sans nécessairement les faire mourir.Il y a donc des pertes directes et indirectes associées aux taux de mortalité élevés.Les défaillances cardiaques Selon une étude effectuée au Québec, les défaillances cardiaques sont responsables du plus grand nombre de mortalités des truies (voir le tableau I).Prévenir un tel problème n'est pas évident.Toutefois, les chercheurs québécois qui ont mené cette enquête ont noté que les truies les plus grasses étaient plus susceptibles que les autres de mourir d'une défaillance cardiaque.Une diète équilibrée en qualité et 48 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 en quantité devrait théoriquement permettre d'en réduire l'incidence.Comme un fort pourcentage des décès surviennent durant la période entourant la mise bas (voir le tableau II), on doit accorder à cette période toute l'attention nécessaire.Il faut s'assurer que les conditions environnementales (température, ventilation, humidité) et de régie dans les cages de mise bas correspondent bien aux besoins des truies.L'idéal est de créer des zones de confort pour les porcelets (planchers ou lampes chauffantes, litière, niches ou autres) pour répondre à leurs besoins sans que les truies n'aient à souffrir du surplus de chaleur.Il est également important d'intervenir rapidement auprès des femelles qui ont des problèmes de mise bas prolongées, de mammite, de fièvre ou toute autre pathologie.Les mortalités reliées aux désordres des reins et de la vessie (pyélo-néphrites et cystites) sont généralement assez faciles à diagnostiquer.Les truies affectées présentent souvent une douleur apparente (dos voûté) au moment de la miction et une diminution ou une perte d'appétit.Leur urine de- vient plus foncée, voire complètement rouge.Pour prévenir ces infections, il faut contrôler la consommation d'eau.En effet, les truies qui boivent peu vident moins souvent leur vessie et sont plus susceptibles d'avoir des problèmes urinai-res.On doit donc s'assurer que tout ce qui est susceptible de diminuer la consommation d'eau des truies est corrigé (mauvaise position ou manque d'abreuvoirs, débit insuffisant, problèmes de membres qui font que les truies ne se lèvent pas, plancher trop glissant ou inconfortable, etc.).Une estimation subjective de la densité peut être faite en observant la couleur de l'urine.Si, à leur première miction du matin, les truies ont une urine jaune clair, la densité est probablement normale.Cependant, si chez plusieurs femelles elle est jaune foncé, une évaluation plus poussée, en laboratoire, s'impose.Les torsions d'organes abdominaux 1- Principales causes de mortalité des truies dans les élevages au Québec Causes de mortalité Nombre Fréquence Portée d'animaux d'app.(%) moyenne Défaillance cardiaque aiguë 43 31,4 4,1 Torsion et accidents d'organes abdominaux 21 15,3 5,0 Pyélonéphrite-cystite 11 8,0 5,1 Endométrite 9 6,6 2,3 Prolapse utérin 9 6,6 6,0 Pneumonie 5 3,6 2,4 Ulcère d'estomac 5 3,6 3,4 Syndrome de la truie couchée 3 2,2 1,3 Diverses 11 8,0 4,0 Causes non diagnostiquées 20 14,6 3,9 Note: Dans cette étude, le taux de mortalité moyen était de 3.3 % et le nombre de truies moyen par troupeau, de 156.comme le foie, la rate et l'estomac représentent, jusqu'à un certain point, un mystère.La fréquence de ces problèmes peut toutefois être bien différente dans des troupeaux où le bâtiment, l'équipement, l'alimentation et la régie sont, à toutes fins pratiques.Faites appel au nouveau service Affaires Amigo de Cartel.seulement par mois L'ensemble Affaires Amigo comprend : • 1 téléphone portatif Motorola •2 piles et 1 chargeur rapide • 1 adaptateur pour allume-cigarette •Nombre ILLIMITE d'appels locaux, le week-end et les soirs de semaine •Appels locaux à 55i la minute, les jours de semaine •Aucuns frais de mise en service •Frais mensuels portés au compte de votre carte de crédit ou facturés directement à votre entreprise •Abonnement à période fixe d'un an* • Frais de résiliation applicables, suivant l'approbation de crédit.En sus : frais d'interurbains, frais de service de déplacement el taxes.gaNtel Service Affaires On a toujours besoin d'un Amigo! Enfin un service cellulaire complet pour gens d'affaires.à leur affaire! Que vous désiriez augmenter vos ventes, accroître votre productivité ou multiplier vos contacts, le nouveau service Affaires Amigo de Cantel saura répondre rapidement et efficacement à tous vos besoins.Pour plus de renseignements, appelez-nous au : I 800 704-5402 Disponible chez les détaillants suivants : EATON GE magasin-direct entrepot BUREAU _ _ laS?aie MultiTech a la somtte îeie'HOioue CARTEL LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 49 identiques.Cependant, certains facteurs favorisant ces torsions ont été identifiés (fixation instable des organes dans l'abdomen, repas ou abreuvements peu fréquents incitant les truies à se gaver, etc.).L'éleveur confronté à des mortalités successives associées aux torsions doit, d'abord et avant tout, vérifier si les truies peuvent boire beaucoup d'eau ou prendre un gros repas rapidement.Si les truies ne sont nourries qu'une fois par jour, on peut faire passer le nombre de repas quo-tidiens à deux.Si, par exemple, elles sont nourries deux fois par jour mais qu'elles ne reçoivent qu'un repas le dimanche, il faut s'assurer qu'elles ne se gaveront pas exagérément le lendemain.Si elles n'ont accès à l'eau qu'à intervalles plus ou moins réguliers, on peut en augmenter la fréquence.La solution est rarement facile, aussi faut-il être entêté si Si 10 % des truies meurent dans un troupeau, on peut présumer que les causes qui en sont responsables sont susceptibles de nuire au rendement des autres.elusions.Dans les résultats d'une étude américaine, qui regroupait les troupeaux selon leur productivité (porcelets sevrés/truie/année), on constate que plus la mortalité des truies est faible, plus la productivité du troupeau est élevée (voir le tableau IV).Bien sûr, il est hasardeux d'établir une relation directe de cause à effet.À partir de quand doit-on réagir?Les avis diffèrent.Voici donc des objectifs qui, sans faire I ' unanimité, représentent l'opinion de plusieurs vétérinaires.Dans les troupeaux de moins de 200 truies, on devrait viser un objectif de mortalité de 3 % ou moins.Dans les troupeaux plus grands, on devrait viser un taux de morta- II- Fréquence des mortalités selon la période du cycle de 133 truies et cochettes Période Nombre de truies %de mortalité Péripartum * Lactation " Sevrage Post-saillie 56 22 8 47 42,1 16,5 6,0 35,4 * Trois jours avant la date prévue de la mise bas jusqu'à trois jours après la mise bas " De trois jours après la mise bas jusqu'au sevrage Nombre de truies Nombre de fermes % de mortalité on veut arriver à trouver la bonne solution un jour ou l'autre.Dans l'étude québécoise, 46 % des femelles sont mortes durant les mois d'été, avec un pic de 29 % en juillet.Si, à chaque année, un surplus de mor-talité survient durant cette période dans 2 un troupeau, l'éleveur doit s'assurer ï que la ventilation d'été est adéquate.Il s peut aussi envisager d'installer, dans § les cages de mise bas, un système de § rafraîchissement par l'eau («drip 1 cooling») comme le font déjà plu- g sieurs producteurs américains et cana- 8 diens.I Plusieurs des causes associées à la mortalité des truies ne sont pas infectieuses.C'est du moins ce que la plupart des études sur le sujet suggèrent.Pourquoi alors le taux de mortalité augmente-t-il significativement avec la taille des troupeaux (voir le tableau III)?En effet, on sait que la mortalité, par exemple dans les engraissements, est plus élevée dans les grosses que dans les petites porcheries.L'explication avancée jusqu'ici prétend que le microbisme dans les grosses bâtisses est plus élevé.En serait-il autrement dans les maternités?Pour l'instant, la question reste sans réponse.Peu de recherches ont été consacrées à l'impact de la mortalité des truies sur la productivité.Il est cependant possible de tirer ses propres con- IV- Taux de mortalité des truies dans des troupeaux regroupés selon leur productivité III- Taux de mortalité selon la taille du troupeau Moins de 200 400 Plus à 600 de 1000 65 6,4 82 7,5 22 8,2 Les 10 % inférieurs Moyenne Les 10% supérieurs Nombre de fermes 34 346 34 Porcelets sevrés/truie/an 14,8 19,6 24,0 % de mortalité des truies 7,4 6,5 4,7 lité d'au plus 5 %.La perte directe associée à la mortalité d'une truie varie évidemment selon le stade où elle se trouve dans son cycle.Approximativement, on peut évaluer cette perte autour de 250$ pour une cochette qui vient d'entrer dans le troupeau.Pour une truie sur le point de mettre bas, la perte s'élèverait entre 550 et 600 $.Ce n'est donc pas négligeable.Enfin, pour améliorer le taux de mortalité d'un troupeau de truies, il faut absolument des données.Aucun spécialiste de la production porcine ne pourra intervenir efficacement si les données dont il dispose sont incomplètes ou imprécises.¦ 50 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 ANNONCE L'acidification des aliments de début améliore les performances au sevrage M u sevrage, les porcelets subissent un f\ stress considérable en raison du pas-|«sagc de l'alimentation liquide à Wide.Une diminution de la consomma-non d'eau et de nourriture peut ralentir la roissance et une diarrhée risque d'appa-aître durant cette période de transition.Le système digestif d'un porcelet écemment sevré doit s'adapter à des Rangements importants de texture et de .omposition de la ration.En situation de tress excessif ou de dérangement d'ordre iligestif, des espèces nuisibles de bactéries ntestinales sont susceptibles de se lévelopper au dépend des espèces plus favorables.Plus les porcelets sont jeunes au -evrage, plus ils sont vulnérables aux prob-èmes associés au changement de régime ilimentaire.Il est possible d'aider les jeunes animaux à traverser cette période (prouvante de beaucoup de façons.Les rations riches en nutriments très digestibles ingrédients laitiers, en particulier) facili-ent l'adaptation des intestins du porcelet |u nouveau régime.On a également démontré l'effet posi-f des acides organiques incorporés aux fations de sevrage des jeunes porcs.Une «usse du rythme de croissance et de l'ef-ijicacité alimentaire, de même qu'une laisse de l'incidence de la diarrhée post-levrage ont été observées durant la période Ile transition alimentaire.L'acidification Constitue un choix économique, qui rem-|lace avantageusement l'utilisation de lucres fermentescibies (lactosérum) et de trotéines spéciales dans les rations de «evrage des porcelets.La recherche n'a pas encore permis aire toute la lumière sur les raisons de ces effets bénéfiques des acides organiques.On sait seulement que l'estomac d'un porcelet au sevrage n'est pas pleinement en mesure de produire ses propres acides.Il est possible que l'addition d'acides organiques abaisse assez le pH pour stimuler l'activité des enzymes digestives.L'acide formique est depuis longtemps reconnu comme l'un des acides organiques les plus efficaces à ce chapitre.Malheureusement, il ne s'obtient que sous forme d'un liquide corrosif pour l'équipement.Le formiate de calcium est le sel neutre de l'acide formique; placé dans un environnement acide, il reprend sa forme active (acide).L'estomac du porcelet nouvellement sevré peut ne pas contenir assez d'acide pour dissocier lé formiate de calcium et, ainsi, on utilise de l'acide phos-phorique pour accroître l'acidité de l'estomac et obtenir un effet plus marqué et uniforme de la part du formiate de calcium.En outre, l'acide phosphorique est utilisé comme source de phosphore biodisponible pour le porc.La hausse de l'acidité dans l'estomac et l'intestin grêle peut également freiner la croissance d'espèces bactériennes telles que E.coli (la plupart du temps responsable de la diarrhée) et encourager la multiplication des souches de lactobacilles favorables.Un pH acide peut modifier le mouvement des aliments dans les intestins, augmentant d'autant l'activité digestive.Le ou les mécanismes responsables de l'amélioration des performances, obtenue chez les porcelets au sevrage grâce aux rations additionnées d'acides organiques, font encore l'objet d'un débat au sein de la communauté scientifique.On a toutefois dégagé les règles qui s'appliquent en général à l'utilisation de ces ingrédients : 1.L'effet bénéfique le plus marqué semble se faire sentir du 7e au 21e jour postsevrage (stades II et III).2.Les effets bénéfiques semblent plus importants avec les rations simples, où la digestibilité des nutriments sera plus faible.3.Les effets bénéfiques sont généralement moindres lorsque les rations sont riches en ingrédients laitiers.4.Le formiate de calcium, sel neutre d'un acide organique, est souvent plus efficace que l'acide lui-même, en plus d'être non corrosif pour le matériel de transformation et de manutention des aliments.5.Les sels neutres d'acides organiques sont plus efficaces lorsque servis avec de l'acide phosphorique (Del-Phos 50).L'effet de l'acidification des rations sera plus visible si les porcelets présentent un ralentissement de croissance marqué en post-sevrage ou souffrent de diarrhée 7 à 10 jours après le sevrage.Ces problèmes se rencontrent souvent dans les cas de sevrage hâtif et de transition rapide vers des rations simples.Les fabricants d'aliments peuvent incorporer les quantités appropriées d'acides organiques dans les rations complètes de début pour porcs, ainsi que dans les suppléments et les prémélanges de macro-éléments.Ijg) Atténue les épreuves du sevrage * Gains rapides - aucun retard de croissance post-sevrage * Diminue la diarrhée ' L acidification de l'alimentation élimine le besoin d'utilisation prolongée de rations de début complexes * Peut être incorporé aux aliments complets, aux suppléments et aux prémélanges de macro-éléments — parlez-en à votre fabricant d'aliments CITÂDEL ANIMAL HEALTH & NUTRITION SANTE ANIMALE & NUTRITION Eavis& O, jwrence 'Zy 420 Beaverdale Rd„ Cambridge, ON.N3C 2W4 HORTICULTURE Les emballages deviennent des outils de marketing D'abord conçus pour préserver les aliments, les emballages sont devenus des véhicules publicitaires, des mini-entrepôts et des outils de gestion des stocks en magasin.par Pierre Sauriol Il y a trente ans, il fallait laver et ensacher les carottes pour les vendre.Aujourd'hui, c'est le tour des laitues et brocolis.Choix écologique?Pas si sûr! Bien sûr, les emballages protègent l'aliment et facilitent sa manutention, mais ils sont aussi des supports promotionnels importants.Eh oui, les emballages envahissent maintenant le marché des fruits et légumes frais.Le détaillant désire de plus en plus une laitue emballée en petits sacs qui porte le nom du producteur et, surtout, un code à barres qui lui facilite la gestion des stocks en magasin.L'industrie des aliments transformés doit maintenant indiquer la valeur nutritionelle des aliments.Dans le secteur des fruits et légumes frais, il n'y a pas d'obligation mais déjà des chaînes ont commencé à inscrire des valeurs nutritionelles sur des emballages de laitue fraîche.Il faut un support pour imprimer ces informations.Le producteur de légumes frais ne pourra y échapper longemps; il devra peut-être bientôt tout emballer ou étiqueter.Lacompagnie Kwick Lok, qui vend des fermoirs pour sac, offre maintenant des étiquettes en plastique porteuses du code américain UPC (Universal Product Code) ou du code canadien PLU (Price-Look Up Code).Ces étiquettes permettront aux détaillants de gérer leurs inventaires, de contrôler leur prix et d'accélérer le service aux caisses enregistreuses grâce au lecteur optique.Cependant, l'ajout d'une étiquette est un coût additionnel pour le producteur qui doit rentabiliser cet investissement.Bien Pierre Sauriol, agronome, est conseillcrcn horticulture au MAPAQ, à Saint-Rémi.sppêpp ¦ (ÊÊbSSSÊ Les barquettes font concurrence aux emballages traditionnels.Mais, à cause de leur coût élevé, elles ne peuvent être rentables que pour les produits de haute valeur.sûr, il pourra y ajouter son nom même si, selon une enquête du Packer, le consommateur n'y prête pas beaucoup attention.Par contre, ces étiquettes permettent d'offrir des coupons promotionnels aux clients.Ces coupons peuvent, par exemple, être offerts par un fabricant de vinaigrette.La compagnie Kwick Lok offrait déjà un fermoir du même type que celui utilisé pour le pain.Ce fermoir permet d'ouvrir le sac contenant des fruits ou des légumes, d'en prendre une portion et de refermer le sac.Mais cet avantage est aussi vu comme un inconvénient: certaines personnes peuvent y insérer des matières indésirables.D'autre part, le fermoir métallique utilisé actuellement est parfois contesté car il pourrait se retrouver dans les aliments.Aussi, le fermoir en plastique du type Kwick Lock est le bienvenu.On trouve aussi une nouvelle scelleuse, un fermoir à ultrasons qui permet de fusionner les deux parois de polyethylene d'un sac par le mouvement des molécules à haute fréquence.Cette fusion très rapide peut être réalisée à froid, en milieu sec ou humide, même si on retrouve des saletés.Du point de vue écologique, ce nouveau concept est excellent car il ne requiert ni additif, ni ruban, ni pièce de métal ou de plastique.Films, barquettes et boîtes En ce qui concerne les emballages comme tel, les films à perméabilité sélective gagnent du terrain.Ces films d'emballage ne servent pas seulement de contenant mais aussi de mini-entrepôt.La perméabilité du film permet 52 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 FORÊT PRIVÉE une conservation plus longue car le film retient certains gaz et en laisse échapper d'autres.Plusieurs chercheurs travaillent sur différentes membranes adaptées aux divers fruits et légumes.Les films plastiques et les sacs de toutes sortes ont maintenant un nouveau compétiteur: les barquettes qui ont fait leur apparition il y a un an ou deux.De dimensions variables, elles servent de contenants à fruits ou à légumes.Ces barquettes protègent mieux les aliments contre les meurtrissures.De plus, elles s'empilent mieux que les emballages traditionnels.Cependant, elles exigent de nouvelles emballeuses.Aussi, les barquettes coûtent plus cher que les sacs.L'avenir de ce nouveau type d'emballage se trouve donc dans les fruits à haute valeur comme les raisins.Elles ne peuvent être rentables pour des légumes de faible valeur: le coût de la barquette, du filet, de la languette et du fermoir étant trop élevé.D'autre part, les barquettes peuvent ne pas convenir à certains produits réfractaires à l'humidité.Il existe deux sortes de barquettes: les rigides, claires et transparentes, et les flexibles, légèrement opaques.Ces dernières coûtent un peu moins cher.Des boîtes présentoirs Les boîtes sont elles aussi devenues des outils promotionnels.Au Texas, des boîtes de carton hautes en couleurs, avec des dessins de qualité, contiennent des oignons en filets.Ces boîtes qui s'empilent servent en même temps de présentoirs dans les magasins à grande surface.Elles diminuent les blessures aux oignons et permettent la palettisation plus facilement que les sacs.Mais, encore là, le coût de ces boîtes est un frein.Par ailleurs, une boîte cirée en carton recyclable vient d'arriver sur le marché.Elle répond aux exigences allemandes qui refusent les emballages cirés traditionnels.En Californie, une nouvelle boîte incorpore une membrane à perméabilité sélective.Cette membrane permet l'injection de la bonne concentration de gaz carbonique et d'oxygène pour réduire la respiration, retarder le mûrissement et maintenir la fraîcheur.Ces boîtes, qui coûtent assez cher, permettent de prolonger la conservation assez longtemps pour atteindre des marchés éloignés.De son côté, la boîte de plastique réutilisable gagne du terrain: dans la pomme, un prototype est présentement sur le marché.Cette boîte consignée et emboîtable sert de contenant pour y placer les boîtes ou les sacs de pommes.Voilà de quoi diminuer les blessures aux fruits.Cependant, pour les légumes, une telle boîte ne fait pas l'unanimité.Les grossistes et détaillants ne veulent pas manipuler trop de sortes de boîtes.Devant l'avalanche de nouveaux contenants, les grossistes, les détaillants et les producteurs se posent de multiples questions.Comment va-t-on manutentionner et entreposer ces contenants au magasin?Qui va les renvoyer vers le producteur?Qui va les nettoyer et comment?Pourront-ils être utilisés comme présentoirs?Combien faut-il de contenants pour toutes les sortes de légumes?Comment les concevoir pour assurer le prérefroidissement, la ventilation et la palettisation?Combien peut-on en empiler?Peut-on y inscrire une marque de commerce?Sont-ils valables pour le marche local seulement?Chez les Américains, ce sont les Californiens qui donnent le pas.À l'heure de la mondialisation, il faut des contenants universels.¦ Les taxes découragent l'aménagement forestier Le propriétaire qui coupe à blanc sa forêt évite de payer la taxe foncière sur les arbres.par Pierre Dubois Le système de taxation municipale basé sur la valeur foncière des propriétés décourage l'aménagement forestier.Il favorise même le pillage des lots.Le raisonnement est fort simple.Le propriétaire d'une terre en friche ou qui vient d'être coupée à blanc paie beaucoup moins de taxes municipales que celui qui maintient un couvert forestier en faisant de bonnes pratiques forestières.La source principale de financement des municipalités du Québec est la taxe foncière, une taxe basée sur la valeur des immeubles.Et les arbres, selon la Cour suprême du Canada, font bel et bien partie de la catégorie des immeubles.Les propriétaires de lots forestiers trouvent ce système de taxation lourd à supporter, d'autant plus que la réforme de l'ex-ministre libéral Claude Ryan a entraîné un peu partout des hausses de taxes relativement importantes.Comme le blé?Selon un étudiant au doctorat en Sciences forestières qui s'intéresse particulièrement au financement de la sylviculture en forêt privée, Luc Parent, les propriétaires forestiers sont défavorisés.Par exemple, un agriculteur qui produit du blé est taxé seulement sur la valeur du fonds de terre et non pas sur la valeur de sa production.Or, selon Luc Parent, tout comme le blé.le bois est un végétal.Ici, il se réfère au nouveau Code civil (Art.900): «Sont immeubles les fonds de terre, les constructions et les ouvrages à caractère permanent.Le sont aussi les végétaux et les minéraux tant qu'ils ne sont pas séparés ou extraits.» Le blé est considéré comme un bien meuble par anticipation.On s'attend à ce qu'il soit enlevé du sol et vendu à très court terme.«Il n'y a aucune raison de ne pas appliquer le même raisonnement à la production forestière», affirme Luc Parent.Dans une résolution adoptée à la dernière assemblée générale de la Fédération des producteurs de bois du Québec, on demandait «au ministère des Affaires municipales du Québec et à l'Union des municipalités régionales de comtés du Québec de développer des politiques de taxation foncière favorisant l'aménagement des forêts privées; de dissocier le fonds de terre et la valeur du bois sur pied pour fins de taxation foncière; d'établir un plafond de Pierre Dubois est ingénieur forestier.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 53 l'évaluation municipale s'appliquant aux lots faisant l'objet d'une production forestière ou acéricole.» Les arbres devraient-ils être considérés comme le blé, un bien meuble par anticipation?Selon un intervenant du monde municipal, qui veut conserver l'anonymat, les propriétaires forestiers n 'ont pas à se plaindre.D'après lui, si les propriétaires forestiers ne paient pas leurs parts de taxes, d'autres devront payer à leur place.On peut même penser à la situation fréquente où les propriétaires forestiers ne résident pas dans la municipalité.On alourdirait ainsi le fardeau fiscal des résidants du milieu rural.Par ailleurs, les propriétaires forestiers actifs en sylviculture se prévalent déjà d'un programme provincial de remboursement de 85 % des taxes foncières en autant qu'ils aient un plan simple de gestion forestière et qu'ils fassent des travaux sylvicoles.Et ces années-ci, avec la prospérité de l'industrie du sciage, les propriétaires forestiers tirent des revenus très intéressants de la vente des billots.Cependant, Paul-Eugène Drolet, maire de Neuville et préfet de la Municipalité régionale de comté de Portneuf, n'hésite pas à dire que le système de taxation municipale est mal conçu.Il est d'avis qu'une taxation basée sur la valeur des propriétés est complètement anachronique.«Même le propriétaire d'une maison a intérêt à la laisser décrépir.La moindre rénova- tion risque de faire augmenter la valeur de la maison et du même coup le compte de taxes», dit-il.Le raisonnement s'applique donc très bien au propriétaire forestier qui fait une sylviculture de longue haleine.Si on diminue l'importance des taxes foncières dans le revenu des municipalités, il faut trouver une solution de rechange pour leur financement.Mais tous les autres champs de taxation sont occupés par les paliers de gouvernement supérieurs.Selon des chiffres fournis par Luc Parent, le système fiscal des municipalités suédoises est très différent.La taxe foncière est inexistante et remplacée par une taxe sur le revenu.Paul-Eugène Drolet pense qu'il faut au Québec une réforme fiscale en profondeur.Les taxes foncières ont un impact négatif sur la vie rurale.Une personne qui vend sa propriété au gros prix provoque une poussée inflationniste, haussant souvent le compte de taxes de ceux qui restent.Pour changer le système fiscal, M.Drolet croit que le monde municipal a aussi besoin de l'aide des propriétaires forestiers.¦ -FAR Ml- Pour "sortir du bois", ça prend beaucoup de muscles, ou un treuil FARMI! Gamme variée d'accessoires pour vous faciliter la tâche.- Plusieurs modèles disponibles, capacité de traction de 7,700 Ib jusqu'à 13,200 Ib.CARACTÉRISTIQUES PARTICULIÈRES 1) Embrayage du tambour actionné par câble tant de l'intérieur de la cabine du tracteur que de l'extérieur: commode et pratique.2) L'attelage du treuil très près du tracteur améliore la stabilité de l'ensemble, tout en permettant un chargement optimum et sécuritaire.BOA BP' ¦Si ¦ • JÉflfl E$ynf ^"jiv le savoi^f « *sff& Les produits FARMI sont distribués au Québec par JBp r Jfi Kverneland DÉPUANT, TREUILS FARMI ?NOM ADRESSE MARQUE DE TRACTEUR BA-U-94 Kverneland inc.I 200 Rocheleau, Drummondville Québec.|2C 5Y3, tél.: (819) 477-2055 54 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 NOUVEAUX PRODUITS Facile à installer Le chargeur frontal 7514 de Ford New Holland s'attache ou se détache en moins de cinq minutes des tracteurs Ford GENESISN,D à deux ou quatre roues motrices grâce à un système de fixation rapide.Les pelles, fourches ou mâchoires à balles rondes pour ce nouveau chargeur se fixent aussi en quelques secondes seulement, depuis le siège du conducteur.Il peut lever 1 1/4 tonne à 14 pi 2 po en laissant un dégagement de 11 pieds, ce qui permet de charger les plus hauts camions.Sa force d'arrachement dépasse 3 3/4 tonnes.Sous-soleuses avec déclencheurs automatiques Tve vient tout juste d'introduire sur le marché une nouvelle famille de sous-soleuses avec déclencheurs automatiques.Les cylindres hydrauliques de 4 x 12 po et le réservoir de 2,5 gallons qui leur sert d'accumulateur permettent à la sous-soleuse de réagir en douceur au contact d ' une roche.L'énergie hydraulique transférée dans les accumulateurs fournit alors à la sous-soleuse suffisamment de force pour «attendre» que l'obstacle soit dégagé.Aucun arrêt, ni élévation, ni recul ne sont alors nécessaires pour remettre en marche les pattes de la sous-soleuse.Les modèles de 4.6 ou 8 pattes sont montés sur un châssis HD 7x7 en V.Les coutres et les roues de soutien sont conçus pour résister à la traction des plus puissants tracteurs à 4 roues motrices et à la pression des gros outils aratoires.Il élimine un passage Le Combo-mulch Ripper 6800 de Case IH comprend une herse à disques et une sous-soleuse.éliminant ainsi le besoin d'un deuxième passage.Conçu comme un outil de base pour la préparation de sol, le 6800 possède une sous-soleuse à l'arrière ainsi qu'une série de disques montée sur un châssis surbaissé supporté par une attache à trois points.Ce système permet d'ajuster indépendamment chaque outil en fonction de la condition du terrain et selon le plan de gestion des résidus.Ce nouveau combiné est doté d'étançons de 20 pouces offerts en équipement standard, mais il peut aussi reposer sur des étançons renforcés de 24 pouces.Selon le modèle sélectionné, l'écart entre les étançons peut varier de 20 et 40 pouces.La sous-soleuse standard couvre 10 pieds de large et le modèle renforcé, 14 pieds.Un modèle couvrant '8 pieds est prévu pour l'an prochain.Plus de protéines et un meilleur gain journalier Contre la dégradation ruminale, l'utilisation de SmartamineMD, une marque d'acides aminés protégés de Rhône-Poulenc, a été approuvée pour les ruminants.Le Canada est le premier pays à permettre l'utilisation de ces produits chez les bovins de boucherie et les bovins laitiers.Les variations des propriétés physiques et chimiques du rumen, quels que soient les programmes alimentaires, ne modifient pas la stabilité de Smartamine.Les acides aminés protégés Smartamine sont rapidement absorbés par l'intestin grêle.Cette percée technologique est particulièrement importante dans le contexte de la production d'un lait plus riche en protéines chez les bovins laitiers et de l'obtention plus rapide de gains de poids chez les bovins de boucherie.Un détecteur de mammite Vetrepharm offre aux vétérinaires un test rapide pour déterminer l'antibiotique le plus efficace contre la mammite.En effet, MastikMDpeut déterminer en aussi peu que 4 heures la sensibilité aux antibiotiques des vaches atteintes par les coliformes de la mammite.Avec les vaches en lactation, les résultats sortent après 8 à 12 heures et, avec les vaches taries, après 12 à 18 heures.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 55 NOUVELLES DE L'INDUSTRIE La persévérance et l'honnêteté, ça paie Le 4 juin 1992.notre plaignant achète une faucheuse-conditionneuse neuve chez un concessionnaire autorisé.Dès le début de son utilisation, un problème survient.L'agriculteur retourne la pièce fautive chez le vendeur, qui la répare.Lors du remisage d'automne, un mécanicien spécialisé découvre du métai dans l'huile de drainage de la bane de coupe.L'agriculteur se rend chez son concessionnaire, qui lui répond: «C'est normal».À la fin de l'été 1993, le problème «normal» réapparaît.L'agriculteur retourne chez son concessionnaire (un voyage de 325 km) pour une vérification avec le directeur du service après-vente de la compagnie.Le 8 avril 1994, l'agriculteur reçoit enfin le verdict: «Un problème d'huile», trop ou pas assez, le résultat est le même.Or, le plaignant m'assure que les changements d'huile ont toujours été faits selon les règles et me mentionne même le numéro de l'article et la page de son manuel d'opérateur.La compagnie offre le règlement suivant: l'agriculteur doit payer 50 % du coût d'une table de coupe neuve, c'est-à-dire 1 215 S, une somme énorme, considérant le peu d'heures d'utilisation de la machine.Le directeur de service invoque que la faucheuse est hors garantie, que l'entretien normal n'a pas été fait et que l'agriculteur ne peut fournir la preuve d'achat de l'huile de marque vendue par la compagnie.C'est là que votre médiateur est mis à contribution.1° Certes la garantie était périmée, mais le trouble avait été rapporté à l'intérieur du temps de garantie.2° L'entretien avait été fait selon les directives du manuel.3° Il était aberrant que l'agriculteur fournisse la preuve d'achat de l'huile d'une marque dont le plus proche concessionnaire est à 325 km.4° Cette machine n'avait travaillé que sur 302 hectares en deux ans, ce qui est très peu.Après négociations, la compagnie remplace la table de coupe gratuitement, moyennant la somme de 400 $ pour compenser le temps de travail sur la machine.Sur ma recommandation, notre producteur s'est empressé d'accepter ce règlement.Votre médiateur est toujours prêt à vous aider dans vos litiges justes, vcridi-ques et raisonnables.Le médiateur de plaintes en machinisme agricole a/s M.Jean-Guy Choinière, MAPAQ Direction du développement régional 200-A, chemin Sainte-Foy.9e étage Québec (Québec) G1R 4X6 Tél.: (418)644-6967 Téléc.: (418) 528-0405 Le CPVQ à son compte Le Conseil des productions végétales du Québec a maintenant 25 ans.On doit en grande partie à la générosité de l'UPA et de ses fédérations d'avoir supporté les festivités entourant son 25e anniversaire, le 5 octobre dernier.A cette occasion, le deuxième vice-président de l'UPA.Gratien d'Amours, avertit le MAPAQ qu'il ne peut se désengager du financement à un moment aussi important.«Le CPVQ est la plaque tournante du savoir et il est au centre de la distribution d'informations, deux facteurs essentiels pour conserver l'agriculture dans le peloton de tête», dit-il.Les invités étaient nombreux à célébrer le 25° anniversaire de l'organisme et à vanter ses mérites, mais personne n'a offert son soutien financier.Nomination Rapport technique sur la phytase BASF Nutrition animale offre maintenant aux industries de l'élevage du porc et de la volaille un additif alimentaire qui aide à réduire de 25 %, en moyenne, la quantité de phosphore contenu dans le fumier.Ce produit, Natuphos 5000, a été homologué au Canada en 1993.Afin d'éclaircir le rôle du Natuphos, i 1 faut expliquer les fonctions de l'azote et du phosphore dans la moulée et saisir l'impact de la surconsommation de ces éléments nutritifs.BASF a étudié cette question et préparé un dosier technique intitulé «L'importance de la réduction du phosphore et de l'azote dans le fumier de porc et de volaille».On peut s'en procurer une copie en communiquant avec BASF au: (416)674-2835.Dixième anniversaire Plus de 200 personnes étaient présentes au Centre de recherche Semico, le 6 août dernier, pour célébrer le dixième anniversaire du réseau de franchises de Nutrite.Ses 42 franchises ont un chiffre d'affaires annuel total de 4 millions de dollars.Elles font partie de la division agricole et horticole de Nutrite, qui compte également une division de produits industriels dérivés de l'azote et un complexe industriel d'une capacité d'entreposage de 170 000 tonnes, à Contrecœur, près de Montréal.D'autre part, Nutrite est en pourparlers avec une firme française pour l'exploitation de franchises d'entretien de pelouse en Europe, où les engrais Nutrite sont déjà disponibles chez une importante chaîne de détaillants.Récupération de bidons de pesticides La cueillette de contenants vides de pesticides organisée par l'Institut de protection des cultures a connu des résultats encourageants.Dès le départ, l'objectif de 5 à 7 sites de récupération a été dépassé.À la douzaine de détaillants inscrits qui ont bénéficié du programme de publicité se sont ajoutés neuf autres détaillants.Au début de septembre.35 sacs de 80 bidons propres avaient été acheminés vers le recyclage.Plus de trois mille bidons auront probablement été recueillis à la fin de la campagne par l'entremise de ces détaillants, dont le nombre devrait d'ailleurs augmenter l'an prochain.Enfin, il est très important de rincer trois fois les contenants avant de les retourner au recyclage.Le directeur des ventes en région chez Pioneer Hi-Bred.Dave Scott, annonce que Michel Rémillard a accepté le poste de directeur de territoire pour l'Est du Québec et les provinces maritimes.M.Rémillard a obtenu son baccalaureates sciences de l'Université Laval en 1981 et une maîtrise en fertilité des sols du campus Macdonald en 1987.Comme directeur de territoire chez Pioneer, il est responsable de la gestion et de l'amélioration du réseau d'agriculteurs-représentants des ventes ainsi que de la promotion des semences de Michel Rémillard maïs, de luzerne, de soya et de sorgho-herbe du soudan de marque Pioneer et des inoculants de marque Sila-bac.56 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 LES TRACTEURS ZETOR DE 43 À 145 CV "tor 8540.75 CV nor 9540.85 CV Tous avec 4 roues motrices et la cabine et Zetor, Série 33.43 CV Zetor, Série 43.52 CV Zetor, Série 53.60 CV Zetor, Série 63 .66 CV 2 ou 4 roues motrices, avec ou sans la cabine LES MINI-CHARGEURS SKID-STEER Le mini-chargeur Skid Steer 301 de Zetor Le mini-chargeur Skid Steer 600 de Zetor ZETOR Le mini-chargeur Skid Steer 750 de Zetor UNE DIVISION DE MCI 307, HUMBERLINE DRIVE, REXDALE, ONTARIO M9W5V1 TÉL.: (416) 675-1710 Aima J.B.Maltais Ltée (418) 668-5254 Amos Agrltibi R.H.Inc.(819) 732-6296 Bamstown Pickens Farm Equipment Inc.(819) 849-2534 Black Lake G.Guillemette & Frère Inc.(418) 423-5500 Champlain Garage Champoux & Frères Inc.(819) 295-3225 Courcelles Benoit Rouillard Inc.(418) 483-5321 Dunham Équipement Gilles Boucher Inc.(514)295-2636 Laurier Station Les Entreprises Michel Girouard Inc.(418) 728-4534 Lorrainville Garage J.G.Neveu Inc.(819) 625-2290 Louiseville Machineries Patrice Ltée (819) 228-9494 Montmagny Bossé Machinerie Enr.(418) 248-0955 St-Anicet J.R.Caza & Frère Inc.(514) 264-2300 Ste-Hélène-de-Bagot Les Équipements Ste-Helene Inc.(514) 791-2435 St-Janvier Garage Julien Demers Inc.(514)435-1357 Ste-Marguerite Dorchester Équipement Inc.(418) 935-3336 St-Polycarpe Entreprise Sud-Ouest Enr.(514) 265-3755 Ste-Rose-de-Poularies Machineries Horticoles d Abitibi Inc.(819)782-5604 Thurso Hector Labelle Équipement Enr.(819) 986-7783 Trois-Pistoles Équipement d'Auteuil Enr.(418) 851-3772 Victoriaville Les Entreprises Michel Girouard Inc.(819) 758-9566 Waterloo Pickens Farm Equipment Inc.(514) 539-1114 Nouveau-Brunswick St-Antoine St-Antoine Farm Equipment Ltd.(506) 525-2510 St-lsidore G & G Haché & Frères Limitée (506)358-2203 PORTRAIT Le tabac, une production comme les autres Chez Jean-Noël Lajeunesse, on parle de sols, d'irrigation, d'engrais, de semis, de plantation.Oui, la production du tabac est une culture comme les autres.par Sylvie Bouchard Je suis bien conscient que la cigarette est mauvaise pour la santé.Mais dans la région de Joliette, nous avons des sols parfaits pour la culture du tabac.Et puis les gens en demandent.Si je cessais de produire du tabac, il viendrait d'ailleurs et mes 30 employés se retrouveraient sans travail.» Jean-Noël Lajeunesse a hésité à se présenter au concours de l'Ordre du mérite agricole l'an dernier à cause, justement, de sa production.Il est pourtant passé à deux cheveux de remporter la première médaille de bronze.Mais, à cause de la contrebande de cigarettes et des pressions des défenseurs des droits des non-fumeurs, le tabac n'a pas toujours bonne presse.Pourtant, quand on visite un producteur de tabac, on se sent comme chez n'importe'quel producteur agricole.On y entend parler de culture, de sols, d'irrigation, d'engrais, de semis, de plantation.Dans Lanaudière, les champs de tabac s'étendent à perte de vue.La ferme très bien tenue de Suzette et Jean-Noël Lajeunesse, située à Sainte-Mélanie, au pied de la montagne, offre beaucoup de plaisir au regard.Le site magnifique, les longs champs séparés par des arbres qui servent de brise-vent, les 12 séchoirs modernes bien alignés, la maison joliment fleurie, tout contribue à nous faire apprécier ce beau coin de pays.Et que dire de l'accueil qui nous est réservé.Malgré l'activité bourdonnante de la période de récolte, Jean-Noël Lajeunesse se fait un plaisir de tout expliquer, de tout Stéphane Gagné est journaliste pigiste.Chantale Lajeunesse et son père, Jean-Noël.Chantale supervise les récoltes au champ.montrer.On sent bien là le bonheur d'un homme fier, qui aime ce qu'il fait.Une affaire de famille Jean-Noël Lajeunesse, dans cette entreprise qu'il a montée graduellement avec son épouse Suzette et la collaboration de ses trois enfants, cultive 25 hectares de tabac jaune.«Le tabac produit au Québec est un des plus beaux du monde», s'empresse d'ajouter avec fierté notre producteur.Lorsqu'il a acquis la ferme familiale, en 1967, son père cultivait un peu de tabac et il élevait des vaches, des poules et des porcs.Depuis, Jean-Noël Lajeunesse a abandonné toutes ces productions animales pour se consacrer à la culture.Il a cultivé jusqu'à 30 hectares de tabac mais son épouse et lui ont décidé, il y a quelques années, de restreindre la superficie cultivée.«Nous avons fait ce choix pour diminuer les risques de pertes en réduisant la durée de la plantation mais surtout pour garder une meilleure qualité de vie», explique-t-il.En effet, même s'il s'agit là d'une production saisonnière, les journées sont parfois bien longues en été et les Lajeunesse ne veulent pas se faire mourir au travail.D'ailleurs, cette mentalité s'étend aussi aux employés, «qui ne travaillent pas plus de huit heures par jour», affirme leur patron.Jean-Noël Lajeunesse préfère embaucher plus de personnel et leur faire faire moins d'heures que l'inverse.«Ça m'a obligé à acheter une récolteuse de plus, dit-il.Mais c'est mieux pour les travailleurs et c'est mieux pour le tabac.Avec trois machines, je peux me permettre d'attendre les belles journées pour récolter.Le tabac est ainsi plus facile à sécher et la qualité est meilleure.» Il faut dire que chez Jean-Noël Lajeunesse, les employés, principalement de la main-d'œuvre locale, doivent aimer leur ouvrage puisqu'ils 53 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 reviennent d'année en année.À la récolte, Jean-Noël Lajeunesse engage surtout des étudiants âgés entre 15 et 18 ans.Le printemps dernier, 50 jeunes ont offert leurs services au producteur.Les débutants commencent autour de 14 ans.«On les habitue au travail tranquillement, explique le producteur, et souvent on les voit revenir pendant quatre ou cinq ans.» En cette journée ensoleillée de la fin du mois d'août, 28 employés s'activent au champ, dans les séchoirs ou dans la salle de classage et d'emballage.À la salle de classage, Suzette Lajeunesse est le maître d'œuvre.Dans les champs, c'est Chantale, la fille de Suzette et de Jean-Noël, qui supervise le travail.Relève future?Peut-être.Mais Suzette et Jean-Noël Lajeunesse ont toujours laissé leurs enfants libres de vivre leurs propres expériences.L'aîné, Patrice, 26 ans, est mécanicien-soudeur.Dans ses temps libres, il répare et entretient la machinerie de la ferme.Chantale, 24 ans, travaille actuellement à plein temps à la ferme.Mais elle songe sérieusement à retourner aux études.Et le cadet Alain, 21 ans, qui vient de terminer ses études collégiales en génie civil, est surveillant de chantier dans une firme d'ingénieurs de Joliette.«On peut être optimiste» «Bien sûr que j'aimerais qu'un de mes enfants prenne la relève, avance Jean-Noël Lajeunesse, mais je respecte Les trois récolteuses de Jean-Noël Lajeunesse permettent d'attendre les belles journées pour récolter.leurs choix.Et je suis certain que tout vase placer avec le temps.» Il faut dire qu'au cours des dernières années, les quotas de tabac, établis selon la consommation canadienne, ont été coupés de moitié.Les cigarettes de contrebande n'étaient en effet pas comptabilisées dans la consommation.«C'est un peu pour cela que je n'insistais pas trop auprès de mes enfants.L'avenir me paraissait bien incertain dans notre production.Mais je crois qu'on peut être optimiste et qu'on a passé le creux de la vague», espère le producteur qui a vu lui-même son quota passer graduellement de 165 000 à 125 000 livres.Selon Jean-Noël Lajeunesse, le nombre de producteurs québécois de tabac est passé de 160 à 75 au cours des dix dernières années.Comme dans les autres productions, ce sont les plus efficaces qui restent.«Il faut exercer un contrôle serré des dépenses ».dit M.Lajeunesse.Cette année, à cause des excès de pluie qui ont dilué les engrais chimiques et organiques, la récolte de tabac est moins généreuse.Alors que normalement, il faut sept passages au champ à intervalle d'une semaine chacun pour récolter les feuilles, cinq passages ont suffi à la dernière récolte.«Laqualité du tabac est quand même excellente», affirme J e a n - N o ë 1 Lajeunesse.Dans la culture du tabac comme dans les autres cultures, tout est affaire de précision.Dès le 1er avril, notre producteur fait ses semis dans ses propres serres.Les plants seront ensuite plantés en plein champ à partir du 20 mai jusqu'au 8 ou 10 juin.Puis il faut sarcler les cultures.Une partie du sarclage est faite mécaniquement, le reste manuellement.Le tabac est cultivé en rotation avec le seigle qui est enfoui pour augmenter Suzette Lajeunesse est le maître d'œuvre dans la salle de classage.la matière organique du sol.En plus du seigle, Jean-Noël Lajeunesse incorpore au sol du fumier de bovins et complète la fertilisation avec des engrais chimiques.La culture nécessite peu d'herbicides, la population dense de seigle étouffant les mauvaises herbes.Le système d'irrigation couvre 100 % de la superficie.Tuyaux et gicleurs courent à tous les 24 rangs pour faciliter le passage des récolteuses.Quatre étangs artificiels fournissent l'eau nécessaire en temps de sécheresse ou lors des risques de gel.La récolte s'étend du début août jusqu'au 15 ou 20 septembre.L'automne et l'hiver.Suzette et Jean-Noël Lajeunesse jouissent d'un peu de répit.Depuis quelques années, ils s'envolent quelque temps vers des cieux plus cléments.Jean-Noël Lajeunesse profite aussi de cette période plus calme pour aménager tranquillement son boisé situé sur la majestueuse montagne de Sainte-Mélanie.accompagné de sa fidèle jument Belge.Il avoue que ce sont là des moments privilégiés.Oui, Jean-Noël Lajeunesse est un producteur comme les autres.Soumis aux caprices de la température, aux aléas de la mise en marché, aux besoins des cultures.Seulement, il ne fait pas manger le monde, il le fait fumer.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 59 Des professeurs d'écologie découvrent l'agriculture moderne Des conseillers du MAPAQ les ont entraînés à la campagne pour leur faire connaître l'agriculture actuelle.par Sylvie Bouchard Les enfants des villes apprennent-ils à connaître l'agriculture dans leurs salles de classe?Il semble bien que non.Et le peu qu'on leur en dit paraît bien loin de la réalité actuelle.C'est le constat qu'a fait un conseiller en phytoprotection du MAPAQ de Saint-Hyacinthe, Pierre Lachance, en feuilletant les examens d'écologie destinés aux adolescents du secondaire I.Sur 50 questions, seulement une ou deux parlaient d'agriculture.Et ce n'est pas en termes favorables qu'elles le faisaient.Par exemple, on demandait aux élèves laquelle parmi une série d'activités n'était pas une cause de pollution.Dans le choix de réponses, on pouvait lire: «L'agriculteur arrose ses champs avec un fertilisant qui contient de l'oxyde d'azote.» Evidemment, ce n'était pas la bonne réponse.Manque de connaissances «Ce n'est sûrement pas de la mauvaise volonté de la part des professeurs, constate Pierre Lachance, mais je crois qu'ils ne connaissent tout simplement pas l'agriculture, comme bien d'autres citadins.» Le 30 août dernier donc, sous la direction de notre agronome, une quinzaine de professeurs d'écologie prenaient la route pour visiter des fermes du comté de Rouville.Accompagnés des conseillers du MAPAQ de Marieville, les profs de Chambly, Longueuil et Saint-Hubert ont pu constater que bien des efforts sont faits par les producteurs agricoles pour protéger l'environnement.Au menu, la lutte biologique et le dépistage régulier des insectes, la fabrication du compost et le maïs cultivé sans herbicides, la culture sur billons et l'application d'herbicides en bandes.L'objectif de ce stage était de convain- Les producteurs agricoles ne sont pas des pollueurs.C'est le constat qu'ont fait les 15 professeurs d'écologie du secondaire I qui ont visité des fermes dans la région de Saint-Hyacinthe.cre les profs que les producteurs agricoles ne sont pas des pollueurs.Dans la ville de Varennes, on vient de passer un règlement municipal qui interdit tout élevage de porc dans le territoire.Pourtant, il n'y avait aucun producteur qui en avait fait encore la demande! Devant une telle crainte de la population, Pierre Lachance a donc décidé de s'attaquer aux préjugés négatifs entretenus par les citadins.Une façon rapide et efficace de le faire était de toucher ceux qui forment l'opinion du grand public de demain, en l'oc-curence les professeurs.Bien sûr, le projet n'est pas d'envergure provinciale, mais, selon Pierre Lachance, rien n'empêche à d'autres de faire de même car les résultats immédiats sont concluants.Ce qui a le plus impressionné les profs, ce sont les insectes prédateurs et le dépistage dans un verger, où on a fourni aux visiteurs des loupes pour détecter les acariens, ces petits parasites qui infestent les pommiers.«C'est fascinant de voir ce que c'est la biologie dans la vraie vie», a lancé un prof en descendant de l'autobus qui avait transporté l'équipe d'une ferme à l'autre toute la journée.Un autre af- firme qu'il intégrera ces nouvelles i connaissances dans son enseignement.1 Un autre encore insistera auprès des élèves sur les nouvelles méthodes de culture, un peu plus en harmonie avec la nature.Tous les professeurs étaient d'accord pour renouveler l'expérience.«Notre objectif n'est cependant pas j d'entretenir la compétence des professeurs, explique Pierre Lachance.Si on recommence l'expérience, on veut le faire pour d'autres commissions sco- ' laires.Ce qui n'empêcherait pas les profs qui sont déjà venu de se joindre au groupe.» Bien sûr, on ne peut prévoir maintenant si les professeurs mettront leurs vœux à exécution.Mais les organisateurs de la journée ne s'en tiendront pas là.À la fin de l'année scolaire, avec lacollaboration d'une conseillère pédagogique qui participait aussi au stage, ils évalueront jusqu'à quel point les professeurs ont utilisé dans leur enseignement les connaissances ac-1 quises au cours de la journée.«Sinon, on ne recommence pas, lance Pierre Lachance.Ce genre d'activité demande beaucoup de temps, il faut être certain que ça porte fruit.» ¦ 60 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 s rats et les souris peuvent dévorer vos tfits.Ils détruisent les aliments, endom-îgent les bâtiments et peuvent être vecteurs de maladies.Vous ne pouvez vous permettre de subir de telles pertes.Vous avez besoin de SNARE, un roden-ticide efficace qui tue les rats et les souris dès le premier repas.SNARE est la solution idéale : un seul repas et vos problèmes sont résolus, Des études ont montré que neuf souris sur dix et huit rats sur dix préfèrent le goût du bloc SNARE à celui de RATAK*.SNARE est offert en granules ou sous forme de bloc conçu spécialement pour plaire aux rongeurs.En effet, les rats et les souris adorent grignoter et ronger le bloc SNARE aux multiples faces, plus que tout autre rodenticide.Servez aux rats et aux souris leur dernier repas.Utilisez SNARE.'Marque de commerce de ICI Chipman citAdel SANTÉ ANIMALE Cambridge, Ontario N3C 2W4 MIEUX-ETRE Quand la ferme dort, les producteurs dansent «C'est une activité qui nous permet de rencontrer des gens de différents milieux avec qui on peut discuter de toutes sortes de sujets», constate un producteur danseur.par Manon Richard S'il n'en tenait qu'à lui, Monsieur Brousseau danserait tous les jours.Mais il n'en a pas toujours été ainsi.Il y a 15 ans, lorsque sa femme lui a proposé de prendre des cours de danse sociale pour sortir un peu de la ferme, ce producteur de lait de Saint-Pie-de-Guire s'est un peu fait tirer l'oreille.«Quand tu as 35,40 ans et que tu n'as jamais dansé, c'est stressant», dit le producteur.Aujourd'hui, c'est lui qui emmène son épouse danser.Deux fois par mois, lorsque Monique ne travaille pas à l'hôpital, ils vont passer leur samedi soir dans une salle de la région.Parfois ils vont à Drummondville, parfois à Sorel où au Pavillon Saint-Arnaud à Trois-Rivières où ils peuvent rencontrer des amis comme Monique Desrochers et son conjoint, Claude Lemire, un producteur de lait de Nicolet, qui fréquentent les salles de Manon Richard est journaliste.Monique Desrochers et Claude Lemire, des producteurs de lait de Nicolet, fréquentent les pistes de danse depuis 12 ans.danse depuis 12 ans.«C'est un groupe de producteurs agricoles qui nous avait contactés pour prendre des cours de danse avec eux.Au début, j'étais plus ou moins tenté.Mais plus le début des cours approchait, plus j'avais le goût d'y aller», se souvient Claude Lemire qui ne voit plus ses samedis sans la danse et explique son engouement en puisant aux sources de son enfance.ft HL2262 Émergence Rapide, Rendement Exceptionnel Hyland Seeds esl une division de W.G.Thompson & Sons Liée 62 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 73 «Quand j'étais enfant, mes parents prenaient des cours et parfois plusieurs j couples venaient pratiquer à la maison.Moi, je les regardais faire et je trouvais ça beau», dit-il.Assis à leur grande table au Pavillon Saint-Arnaud, les deux couples attendent les premières mesures avant d'aller se dégourdir les jambes sur l'immense plancher de danse devant eux.La soirée est jeune, il est tout juste 20 h.Soudain, l'animateur annonce une samba.Trêve de discussions, Claude Lemire entraîne sa conjointe sur la piste et le couple se perd bientôt dans la foule.Une centaine de danseurs les entourent.Certains sont sérieux et comptent le rythme.D'autres, comme Monique et Claude, tournoient gaiement avec l'aisance que leur procure l'expérience acquise avec les années.Il y en a de tous les âges et de toutes les professions.«C'est un des côtés agréables de la danse sociale, explique Claude Lemire.C'est une activité qui nous permet de rencontrer des gens de différents milieux avec qui on peut discuter de toutes sortes de sujets.On s'appelle régulièrement pour se demander à quelle salle on ira danser en fin de semaine.» Pour décrocher un peu de l'agriculture Beaucoup d'agriculteurs?«Non, pas beaucoup», répond Claude Brousseau qui a rencontré Claude Lemire dans les réunions de la Fédération des producteurs de lait et qui l'a retrouvé sur les planchers de danse.«Mais il devrait y en avoir davantage», ajoute Monique Desrochers.Pourquoi?«Parce que les producteurs restent souvent confinés dans leur monde et parlent beaucoup de leur tenue.La danse est une activité qui leur permettrait de décrocher un peu», dit-elle.Lorsque l'épouse de Claude Brousseau l'a amené suivre des cours de danse, elle y voyait une bonne façon de se rapprocher de son conjoint.«C'est la seule activité extérieure que nous faisons ensemble, sinon nous ne sortons jamais», dit-elle.Entre une réunion à l'UPA, une autre au Conseil de la municipalité ou une assemblée de la Fédération, son mari a toujours une place dans son agenda pour la danse.«C'est un loisir que l'on peut faire le soir à l'heure qui nous convient et puis ça nous fait faire de l'exercice», dit-il.Mais n'en fait-il pas suffisam- ment à la ferme?«Oui, mais ce n'est pas le même tempo», s'exclame le producteur en riant.«Et puis je trouve ça aussi reposant que de passer la soirée à la maison.La danse nous permet de penser à autre chose qu'à nos tracas quotidiens», ajoute Claude Lemire qui est d'avis qu'une soirée de danse peut justement l'aider à voir plus clair dans ses affaires.Les solutions sont plus faciles à trouver quand il a chassé ses problèmes d'un bon triple swing la veille.Mais, au fait, que danse-t-on sur ces fameux planchers de danse où s'entassent un grand nombre d'adeptes?Et comment apprend-on à danser?«On commence par prendre des cours, une heure par semaine, et puis on va pratiquer le samedi soir», explique Monique Desrochers.Les apprentis danseurs apprennent le cha-cha-cha, la rumba, la samba et le mambo, ce que l'on appelle les danse latines et qui sont les préférées de Claude Brousseau.Les danses modernes, elles, se caractérisent par la valse lente, le fox-trot, le triple swing et la grande valse, celle que Claude Lemire évite de danser.«Cam'étourdit!» dit-il.Mais, sauf la valse et le tango, qui est de loin la plus difficile à apprendre, rien ne semble à l'épreuve de ce danseur qui passe le plus clair de sa soirée sur le plancher de danse et continue de prendre des cours, même après 12 ans.«Ça ne s'arrête jamais, vous savez.Nous continuons de prendre des cours pour nous motiver à pratiquer et pour apprendre de nouvelles figures», explique le producteur.Quand on opte pour la danse sociale, il faut aussi se recycler.On ne danse plus le cha-cha-cha comme il y a 10 ans.«Il y a des passes qui ne se dansent plus et on en apprend des nouvelles», explique Claude Brousseau qui continue lui aussi de suivre des cours privés pour ne pas oublier ce qu'il a appris et pour parfaire sa technique.Derrière son micro, sur l'estrade, l'animateur de la soirée annonce maintenant une super samba.Mais là, plutôt que de voir les couples s'embraser, les danseurs s'alignent bien droit, en rangées, et commencent à se déhancher au même rythme.C'est la danse en ligne.Une façon d'accomoder les danseurs en mal de partenaires, les célibataires comme les conjoints qui veulent continuer de danser pendant que l'autre en profite pour se reposer un peu.«On peut danser tous les types de danse de cette façon», précise Monique Cournoyer, la conjointe de Claude Brousseau.Et pas seulement le Achy Breaky Dance, un classique de ces soirées dansantes qui procurent quelques heures de plaisir à bon prix, fait remarquer Claude Lemire.«Ce n'est pas très onéreux comme loisir, conti-nue-t-il.Il faut compter 15 dollars par couple pour chaque heure de cours et un autre 15 dollars le samedi soir.» Mais il faut aussi compter avec les chaussures.Car qui dit danse dit bons souliers, même s'ils ne nous garantissent pas contre le fait de marcher sur les pieds de notre partenaire! «On peut danser avec n 'importe quels sou- »liers mais il est préférable de s'en procurer une jfj B bonne paire.On peut les acheter dans un magasin spécialisé et leur prix équivaut à une paire de chaussures ordinaires de qualité», explique Claude Lemire qui prend soin de chausser les siennes juste avant de glisser sur le plancher de danse au bras de sa conjointe.Ils dansent bien.En les regardant, on se demande s'ils ne sont pas parfois tentés de s'inscrire à quelque concours.«Oh non, s'exclame Claude Lemire.Nous avons déjà participé à des spectacles à la fin d'une année de cours, mais c'est très exigeant, ça demande beaucoup de pratique et nous n'avons pas autant de temps à notre disposition.» Même repartie du côté de Claude Brousseau qui prend soin d'ajouter: «Quand vous dansez dans une salle et que vous vous trompez, il n'y a que le voisin qui est susceptible de s'en apercevoir.Mais lorsque vous êtes dans ces spectacles, ce sont les trois cents couples présents qui le remarquent.» N'empêche que lorsqu'ils vont à des noces où aux soupers du Club Holstein, ces deux couples n'ont plus peur d'avoir l'air ridicule quand vient le moment de danser.À les regarder aller, on se doute qu'ils doivent être le point de mire de la soirée.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 63 9X£f/M£ OUAIS.j'PENSE QUBJ'VAlî f ACCOMPAGNBR.DE AAA IN DANS TON EXCURSION DE C MASSE.' ^.ÇA VA M'FAlRE DU 6IEN DE ME M DÉGOURDIR UN PEU.91 ET MOI OOKC .PENSE PAS QUE J'AI PAS HÂTÉ CE P'TIT VOVAGE ARRIVE SIEN! MOU'COMMENÇAIS l DE MANGER DE À ÊTRE'C RAMPE E' A LA PERDRIX! À LA MAISON1 COMPTE BON, ^WSUR MOI -J'AI À C'T'hEURE.\ EMPORTÉ TOUT TÂCHE D'ATTRA-V MON ARSENAL i PER QUELQUE CHOSE, HEIN! ¦as ATTENDS ICI.J VAIS ALLER JETER UN COUP D'OEIL AUX > OK ALENTOURS If^MAIS LAISSE-MOI PAS DES HEURES, HEIN! rrjfrn TORPINOUCHE! QU'EST-CE QUE C'EST QUE CA!?! >FF.ST J'AVAIS 8E50IN DE CA POUR ME DÉGOURDIR !?.\ ONESIMELviTE, DEBAR£AS6E-MOI DE CETTE 5ALE BÊTE! TOTOR.TORBRULE! .J'PEUX PAS!.64 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 HORTICULTURE Protégez vos plantes et arbustes des rigueurs de l'hiver Les installations de protection sont importantes, mais les montages compliqués sont souvent inutiles.par Benoit Prieur La protection hivernale au jardin est souvent considérée par les jardiniers comme incontournable.Ce n'est pas faux, mais le zèle se mêle parfois de la partie et le temps et l'énergie que l'on consacre à cette activité sont souvent disproportionnés.Les installations de protection hivernale que l'on met en place quand le sol a commencé à geler en surface ne sont utiles que pour les raisons suivantes: couper les vents froids qui pourraient abîmer les espèces fragiles, en particulier celles qui sont peu rustiques dans une région donnée; forcer l'accumulation de neige autour des mêmes plantes, la neige étant le meilleur isolant qui soit; protéger les racines des plantes fragiles au cas où la couche de neige hivernale ne serait pas assez épaisse; empêcher le poids de la neige de casser les branches d'arbustes et de conifères.Nos conifères sont rustiques La majorité des conifères vendus au Québec sont rustiques et n'ont pas besoin d'être emmitouflés.Les montages compliqués sont absolument inu-Itiles et, par principe, la jute est à dé-Iconseiller.La protection numéro un des conifères, c'est l'arrosage.Comme ils gardent leur feuillage tout l'hiver, ils risquent de se dessécher par grands vents.Mais les racines veillent au grain.Elles sont prêtes à puiser dans le sol l'eau nécessaire pour compenser les pertes foliaires.Il faut donc que le sol soit gorgé d'eau avant les gels en protondeur.Surveillez donc les pluies |d'automne: comme il fait frais, on a souvent l'impression qu'il a plu la veille.C'est rarement le cas.Arrosez au besoin, sinon vos conifères risquent Un peu de clôture et des filets suffisent à protéger les conifères.Bc -'""il Prieur esl auteur.de se réveiller brun rouille au printemps.Le meilleur accessoire de protection des conifères étroits reste le filet de plastique.On l'enfile par le haut, on le descend ensuite, encore roulé, jusqu'en bas, puis on le déroule en le remontant vers le sommet de la plante.Un petit nœud en haut et l'affaire est dans le sac.Si ce sont des conifères bas ou ronds, la protection varie selon l'âge.Pour les jeunes plants, coupez une section de clôture à neige et arrangez-la en arceau au-dessus du feuillage.Au besoin, maintenez-la en place avec des piquets ou des pierres.Si les plants sont plus âgés, vous pouvez entourer les conifères de clôture à neige et leur LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 65 ALLEZ VOIR SUR PLACE ?Argentine ?Australie, Tahiti, ?Hawaï Nouvelle-Zélande ?Hollande ?Paris Argentine Janvier 1995 De retour à ce magnifique pays agricole.Voyez la pampa en plein été au temps des récoltes, les chutes Iguassu, la Terre de Feu, etc.Départ qaranti Hawaï 17 janvier 1995 Deux semaines d'une agriculture tout à fait différente.Vivez la riche culture polynésienne dans un décor de paradis.Australie, N.-Zélande et Tahiti Février 1995 Enfin disponible, le voyage dont vous avez toujours rêvé, comprenant diverses visites agricoles.Séjournez dans une ferme en Australie et en Nouvelle-Zélande et goûtez au charme de Tahiti.Hollande 1 er au 8 mai 1995 À l'époque des tulipes et des plantes bulbeuses en fleur.Parcourez durant une semaine les plus beaux sites de ce merveilleux pays.Paris 24 février au 4 mars 1995 DEUX SALONS EN MEME TEMPS • SIMA de Paris • Nouvelles machines agricoles • Salon international • Technologies d'avant-garde de l'agriculture • Génétique, santé, alimentation • Des centaines d'exposants • Plus de 6000 animaux Forfait comprenant: hôtel, repas, entrée aux salons et excursions (visite de Paris, châteaux de la Loire, cave à Champagne, etc.).L'AGRICULTURE DU MONDE A VOTRE PORTEE Informez-vous sans tarder chez: Les voyages B a interconseil 2760, rue Principale, St-Édouard de Lotbinière (Québec) COS 1V0 Tél.: (418) 796-3060 • Fax:(418) 796-3172 Demandez à votre comptable pour les frais de formation déductibles de l'impôt • Les voyages Interconseil détient un permis du Québec • en faire un chapeau que vous attacherez sur les côtés, ou encore balayer la neige de dessus les branches après chaque chute de neige ou tempête.Les rhododendrons sont les arbustes les plus fragiles avec les tamaris et les buddléias.Pour les protéger, construisez-leur une sorte de cage en clôture à neige, assortie d'un chapeau pointu de même nature.Remplissez la cage avec des feuilles mortes.Pour éviter que les feuilles ne partent au vent, il est recommandé d'habiller la cage avec de la jute.Sur les arbustes greffés, pleureurs ou non, un morceau de jute ne protège pas plus qu'un tee-shirt ne vous réchauffe par -20 °C.Vous pouvez théoriquement les laisser sans aucune protection.Mais si vous voulez leur éviter les caprices des vents d'hiver, c'est d'un véritable manteau dont il faudra recouvrir la greffe: laine minérale à l'intérieur, plastique étanche à l'extérieur, le tout maintenu en place par de la ficelle.Les arbustes denses, à tiges souples, gagnent à être attachés comme des fagots avec une ficelle assez large.Ne serrez pas trop fort, juste assez pour contrer les poussées de la neige vers le bas.Pour leur éviter des accidents, remontez aussi les branches du bas qui, prises dans la glace au ras du sol, risqueraient d'être arrachées.Les vieux arbustes Plutôt que de passer un temps fou à attacher les vieux arbustes, sortez plutôt la scie et le sécateur et taillez-les à 30 qu 40 cm du sol.Faites des plaies propres et nettes.Éliminez toutes les petites tiges frêles et gardez seulement les grosses branches les mieux placées et les plus saines.Même une mince couche de neige protégera alors vos arbustes.Cette taille de rajeunissement peut avoir lieu tous les quatre ou cinq ans et donne naissance à une foule de jeunes tiges vigoureuses.Les traditionnels cônes en styromousse sont excellents pour protéger les rosiers greffés si vous n'en avez que quelques-uns.Si votre collection est plus importante, il vaudra mieux adopter la technique utilisée dans les grands jardins: taillez les rosiers à 30 cm du sol; recouvrez votre plantation d'abord avec une toile géotextile blanche puis avec une toile de polyethylene imperméable, blanche elle aussi; maintenez le tout en place avec des pierres, des briques, des bûches ou des planches.Les cas délicats En général, les haies de feuillus qui ont été taillées plusieurs fois dans l'été n 'ont pas besoin de protection.Par contre, les haies libres et les haies de conifères doivent être protégées contre le poids de la neige.Déroulez une clôture à neige de chaque côté et attachez les deux sections au sommet de la haie.Si elle risque de recevoir les jets de neige sale et de sels soufflés par l'équipement municipal, recouvrez la section de clôture exposée avec un morceau de plastique.Enfin, les racines superficielles des arbustes et vivaces fragiles, ou peu rustiques, sont sensibles au froid.Si l'épaisseur de neige est insuffisante, leur survie est en danger.Pour prévenir les possibles caprices d'une nature tourmentée, couvrez de paillis le pied de ces plantes, sur un diamètre égal à celui de leurs tiges les plus longues.Si vous n'avez pas de paillis sous la main, couvrez le sol de feuilles mortes puis de quelques morceaux de branches d'épinettes.¦ 65 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 LES PETITES ANNONCES toute information téléphoner à Claude Larochelle.Tél.: (514) 382-4350 Fax: (514) 382-4356 1-800-361-3877 L'ÉMEU AUTRUCHE / EMEU / NANDOU Domaine de l'Émeu 2448 Ruisseau N.St-Ours, Que.JOC 1 PO (514) 785-3638 Ivre français: 36$ f L'ÉLEVAGE DES RATITES "GUIDE DE L'ÉLEVEUR" (JILE D'ÉMEU 50 ml 27$ (iCCIBATEURS de dernière jchnologie à partir de 3500$ (ROUSSE lers soins 149$ klNTALONS sécurité 196$ PREMIER CHOIX Poussins émeus 1995 Réservez maintenant ÉMEUS: SAISON DE PONTE IMMINENTE Mois de pointe: Jan/Fév/Mars Couples reproducteurs attestés, de haute génétique, soigneusement choisis, disponibles maintenant.ÉMEUS et AUTRUCHES de tous âges à des prix compétitifs, DOMAINE DE L'ÉMEU Tél./Fax: (514) 785-ÉMEU RETAILLES DE COTON / POLYESTER POUR COURTEPOINTE-COULEURS VARIÉES.BLANC & JOLIS IMPRIMÉS -res pour S 13.86 port payé, taxes es - COMMANDE DE 12 LIVRES 26.57 port payé, taxes incluses.LES TISSUS JA-DO ENR.hemin Royal, Beauport (Québec) G1E1V7 Tél.: 1-418-667-5002 * * ETAMPES »*' fanes vos canes de souhaits, papier d'emballage, signets eic.Pour recevoir noire dépliant, faites-nous parvenir une enveloppe pré-affranchie.Catalogne 83 pages, 45 (rernb.avec tool achat) Première impression 920, de Grenoble.Mont Si-Hilaire J3H4I/9 Tel.: (514) 945-3173 ïss FINANCEMENTS sss ROFJLEMES FINANCIERS.DIFFICULTÉS FINANCIÈRES INDUSTRIEL & COMMERCIALE 50 O00S ET PLUS pSSIBILITÉ DE REFINANCEMENT PAR P.P.E.(SUBVENTION) Demandez notre dépliant- Nous allons vous rencontrer.INFORMATIONS: 1-418-849-7134 • Ouvert de 9 hrs am à 9 hrs pm et le samedi • M La Boutique du Harnais Enr.m abrication et réparation de harnais de tous genres, cuir et nylon.Grossiste en cuir et bouderie, attelles et colliers (bourrure).Distributeur d'outils et fer de marque Diamond, clous pour forgeron de marque Mustad Equine et Capewell ainsi que des pads et studs pour l'hiver.Couvertures d'hiver imperméables et couvertures d'été.fyj^ Contactez nous au (514) 378-1436 139, route 137, Sud Ste-Cécile de Mllton (Québec) JOE 2C0 SSESHOES (entre Granby et St-Hyacinlhet ACCESSOIRES D'ELEVAGE Tout pour l'éleveur d'avant-garde à très bas prix Étiquettes, vêleuses, brûle cornes, taille sabots, anti-ruades, pincesàcastrer, attache queues, bâtons électriques, dresseurs, mousquetons, licous, abreuvoirs, tondeuses, étrilles, brosses, etc.VOYEZ NOTRE GRANDE VARIÉTÉ DE TONDEUSE A ANIMAUX ET LAMES DE RECHANGE HEINIGER, SUNBEAM.ETC.CATALOGUE DISPONIBLE $3.00, REMBOURSABLE PREMIER ACHAT Les importations 411.3e Rang IBERVILLE, QC Canada tomeau jî/.™.Tél.: (514) 347-2895 Fax: (514) 347-3037 VENTE GROS ET DÉTAIL Excavateurs Kelley • Les seuls bâtis comme les gros • 6 modèles disponibles • Profondeur de creusage 6'6" à 12'6" • Portée de 8' à 14'6" ¦ Bennes 9" à 36' et fourche à fumier • Tous s'installent sur l'hydraulique 3 points de votre tracteur • Prix à partir de $4975.00 • Livraison et installation incluses Achetez directement du distributeur et économisez Les Distributions 5379, rue King Est Ascot Corner (Sherbrooke) Quebec J08 1A0 Tél.: (819) 821-2015 Fax:(819)820-0490 GENERATRICE A VENDRE ONAN 7.5 AUX GEN SET SÉRIE DK DIESEL 3 CYLINDRES Très bonne condition Pour informations (514) 594-4900 Bur: (514) 771-6800 Rés: (514) 796-1821 GAÉTAN VILLENEUVE Agronome et économiste Saint-Hyacinthe (QC) ¦ Plan de financement ¦ Restructuration financière ¦ Étude économique • Evaluation agricole • Évaluation de dommage • Zonage agricole CONSULTANT EN ECONOMIE AGRICOLE 13 ans d'expérience à votre service Distributeurs à balles rondes "Alfred» Laveuses à pression et accessoires Treuils à balles rondes Séparateurs d'eau d'érable AiRABLÛ (819) 828-2828 CAGES ET COUVEUSES Cages à lapins, cailles couveuses pour amateur et professionnel.Pour catalogue écrire à: Ranch CunicoleG.L.R.Inc.215.Rapide Plat Nord,St-Hyacinthe, Qc.J2S8B1.Tel: (514) 799-5170 CHAINE DECUREUR D'ETABLE DIRECTEMENT DE L'USINE neuve «testée par des ingénieurs", faK d'acier gradé.Mêmes spécifications que -IDÉAL,, ou «HOULE", s'adapte facilement à tous les écureurs existants.Chaîne: 6,35 SI pi-, coin complet, 95.00 S.«Sproket" : 75.00 S paye comptant.PRODUITS RFC (Mamjlacnjner depuis 12 ans) Pour plus d'informations: 600 MOÈLLER.GRANBY (parc industriel) Tel: (514) 372-6459.soir 372-8664 43.Hôtel de Ville Warwick (Québec) JOA 1M0 ?Réparation de toutes marques: Parmak, Gallagher, Baker, Hallman et autres ?Service ultra rapide ?Prix avantageux ?Pour information: Michel (819) 358-2191 LABORATOIRE DE SEMENCES P.E.Q.ROXANE DUBOIS • Expérience 13 ans Analyste accréditée senior Germination: tous sauf agrostide-pâturin-dactyle Pureté: tableaux 1 à 7 et 16 à 20 inclus 7r?sf ou tétmzolium Promotion jusqu'au 1er décembre 1994 2213, de Melbourne Tél.: (514) 668-4124 Chomedey, Laval H7M 3A5 Fax: (514) 471-1945 iwkikava FUTURS MARIES Demandez notre magnifique CATALOGUE GRATUIT pour avoir les plus chics FAIRE-PART à des prix imbattables.Autre édition disponible pour Anniversaire de Mariage S.V.P.Spécifiez INVITAT! èïl 941, Bernard-Pilon, Beloeil.Qc J3G 1V7 - Tél.: (514) 467-6509 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1994 67 TERRE A DÉVELOPPER 500$ l'arpent (85), St-Jude, 20 km de St-Hyacinthe, (514) 689-4490 après 17h.Foin et paille Achat et vente.Transport au Québec.Blanchard & Bélisle enr.Tél.: (514) 773-1741 (514) 773-3486 Fax: (514) 743-0514 Construction Ré-Cam Inc.Tél.: (514) 743-8045 Cell.: (514) 746-6827 DISTRIBUTEUR DE REVETEMENTS Métallique • Aliminium • Vinyle PLIAGE SUH MESURE Construction de Bâtiments Agricoles 2575 ROUTE MARIE-VICTORIN SOREL (QUÉBEC) J3P 5J7 CAMILLE DANEAU PRÉSIDENT AUBAINE POUR AGRICULTEUR Tôle acier - 28 ga.galvanisé à 38,95 $ toise Tôle acier prépeint.Choix 5 couleurs à 53,95 $ toise uigneaulf 2470, route 265, St-Ferdinand Comté Frontenac G0N 1 N0 Tél.: (418) 428-9921 Fax: (418] 428-9565 La jeunesse rurale vous est sympathique?Soutenez l'AJRQ Les quelque 6000 jeunes membres de l'AJRQ ont besoin de votre appui.En devenant membre sympathisant de l'Association de la jeunesse rurale du Québec, pour seulement 25 ! ?vous recevrez votre carte de membre; ?vous pourrez assister à toutes les activités de l'AJRQ; ?vous recevrez l'Info-Rural à tous les deux mois; ?vous serez solidaires de la jeunesse rurale en l'aidant à constituer un réseau de soutien et de formation.BULLETIN D'ADHÉSION - MEMBRE SYMPATHISANT Nom.Prénom.Occupation.Adresse_ Code postal _ Signature: _ Tél.: Date: J_L Retournez ce coupon ou un fac-similé à: AJRQ, 1140 rue Taillon, bureau 304, Québec (Québec) G1N 3T9 Renseignements: (418) 681-4847 • RECHERCHE • Grandes terres avec gros bois Gérard ® (514)663-4727 © Autruches à Vendre Consultez-nous au (514) 427-7205ou (5H) 427-7022 L'Autruche Royale 'Enr.La Olpyauté en "Expérience Ghislain 'Juice' Morjn 493.route Thériault Saint-Épiphane (QUEBEC) GOL 1G0 Tél.et Fax: (418) 867-8727 FERME EXPERIMENTALE RIV-DU-LOUP — RATITES — Émeus, autruches, nandous.Poussins ou adultes.Elevage et incubation de ratites depuis plus de 3 ans.Poussins garantis, tous de parents inséminés.Pedigree disponible.Parents prolifiques.Livraison presque partout au Canada.Prix compétitifs.Service d'expérience et conseils après vente.Incubation, éclosion sur commande.Eric Bennett.Appelez GILLES BERGERON, agronome: Tél.: (819) 474-4203 Fournaises en fonte à air chaud Chauffe-eau en fonte pour poêles el fournaises'au bois, portes décoratives pour poêles à combustion contrôlée, porte de four à pain, circulaire sur demande.Nous avons aussi les pièces de poêles et fournaises l'Islet.fonderie 0uellet inc.431, route 155 St-Léonard d'Aston, Qc J0C 1M0 Tél.: (819) 399-2012 BATIMENTS D'ACIER CONSTRUITS SELON VOS BESOINS CONSTRUCTION Réserver un chiot «Borner Collie» de ces 3 grandes lignées: N.Ecosse, Angleterre et États-Unis • Male: KID ABC 10884 (Alex McKinven-Éçoise) • Femelle: PLUME N-52909 (M.Penlold-dÉçosse) • Femelle: ANOUK ISDS 196034 (Glyn Jones-Ajigjejeire) • Femelle: SAMIE ABC 25622 (Beverly Lamberl-LLMj Enregistré (NASDS U.S.A.), vaccine et brochure de dressage a l'achat Vente de silflet et cassette audio pour code international.5 Prix : Chiot=350$.Transport/avion=80$ (Oc, mil Ottawa.Rouycn s val do.a BagotAj FERME LE MOUTONNOiR ENR Paul Lagace et Hélène Forbes Tél.: 418-737-4227 (Chiots, chiens débutants, dressage el clinique) 3232 rang #4, St-Ulric, Qc Canada G0J3H0 BATI-KIT BÂTIMENT DE NOUVEAU CONCEPT DES PLUS ÉCONOMIQUES AVEC UNE STRUCTURE ENTIÈREMENT EN ACIER.CE BÂTIMENT EST FOURNI EN KIT PRÊT A ÊTRE ASSEMBLÉ TEL: (418) 228-1851 FAX: (418) 228-1465 1000, 40' HUÉ OUEST VILLE DE ST-GEORGES BEAUCE (OUÉBEC) G5V 6V2 III il META! SARTIGAN ,„
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.