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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Le bulletin des agriculteurs /, 1997-07, Collections de BAnQ.

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PER ¦3it bnq Juillet-Août 1997 Bulletin Productions mixtes des agriculteurs BRANCHÉ SUR LE MONDE (www.lebulletin.com) Poulets : pas de recette magique contre la cellulite N faut attaquer ce problème sur plusieurs fronts, Par exemple en évitant les densités trop élevés et en désinfectant les poulaillers.Des gestes simples qui créent le bon voisinage Entre des citoyens préoccupés par l’environnement et ^es agriculteurs occupés par leur production, certaines attitudes apaisent les tensions.GRANDES CULTURES Les rangs étroits « c’est pas évident.» La culture du maïs en rangs étroits augmenterait les rendements de 2 à 8 %.Mais les coûts associés à ce changement sont élevés.100 % d’insémination artificielle « Je travaille avec le “ top ” du potentiel génétique de la province, sans risque », dit le producteur de porc Clément LabrecquG.Adoptions de porcelets : trop c'est trop! Pratiquée de façon excessive, cette technique peut entraîner des effets négatifs sur les performances et le comportement.THE 3ZH 36 ieÿ, }l°H enu 3XX ie6?i igdÿa/ssnbtpotufd (Wi 39 np aieuotqew anbgqqo 21 SET 60/10 £00 8£2S8( TOUTE LA PUISSANCE QUE VOUS SOUHAITEZ À VOTRE PORTÉE.Le nouvel outil financier de la Banque Royale baptisé Prêt à Terme Optimum vous offre la capacité d’optimiser la performance de votre exploitation agricole.Le prêt PTO est un emprunt à terme et à taux fixes qui vous aide à prendre vos finances en main et à rendre facile l’acquisition d’équipement ou de bétail d’élevage pour votre ferme.• Répartisses le financement de vos acquisitions sur une période allant jusqu’à dix ans, selon le type d’actif.• Choisissez le terme et le taux d’intérêt qui vous conviennent, jusqu’à cinq ans.• Épargnez grâce aux taux d’intérêt avantageux de la Banque Royale.• Rembourser jusqu’à 10 % du solde dû, une fois par 12 mois.• Jumelez vos paiements PTO à vos entrées de fonds.Rendez vous à votre centre agricole de la Banque Royale dès aujourd’hui et découvrez comment le Prêt à Terme Optimum pourrait vous aider à propulser votre entreprise vers l’avant.âS3 BANQUE ROYALE Techniques 30 Les rangs étroits « c’est pas évident.» 35 Les machines se transforment pour les rangs étroits 39 Éleveurs selon les règles de l’art 44 Pas de recette magique contre la cellulite 48 100 % d’insémination artificielle 52 Les adoptions de porcelets trop c’est trop! 54 La mise en marché est le moteur des filières horticoles 58 Profitez du financement forestier Vie rurale 63 Des gestes simples qui créent le bon voisinage Entre des citoyens préoccupés par l’environnement et des agriculteurs occupés par leur production, certaines attitudes apaisent les tensions.70 Le « démon du midi » à l’envers Après 20 ans de mariage, les relations sexuelles ne sont plus ce qu’elles étaient au début.06 Mille feuilles.à lire durant l’été SPECIAL RELÈVE Le transfert de ferme : une affaire entre partenaires 22 Des jeunes s’établissent.sans prendre la relève 25 La triste fin d’un rêve 28 11 Personnalité du mois Marius Biais L’homme du bois « Il est possible de vivre de la sylviculture », dit l’ex-président de la Fédération des producteurs de bois.Affaires 14 L’entreprise agricole de l’avenir sera.adaptable Peu importe ses dimensions, elle devra être branchée, compétitive et cohérente.18 Le travail à forfait, un choix intelligent Il est plus payant d'agrandir son entreprise que d’investir dans l’achat de machinerie.20 Des Gaspésiens s’unissent pour une promotion commune Les 25 membres du Bon goût frais de la Gaspésie ont réalisé que l’union fait la force.Chroniques Apprivoisons le futur Éditorial a Météo août 73 9 Météo septembre 74 10 Nouveaux produits 59 Nouvelles de l’industrie .AI n Onésime 67 7 Petites annonces 69 X ü! V jii LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET- AOÛT 1997 les tracteurs de série 6000 sont parmi les plus fiables jamais fabriqués par John Deere John Deere effectue des sondages sur la performance, la qualité, les caractéristiques, la valeur, la fiabilité et le service après-vente auprès des propriétaires de tous ses produits.Les résultats nous permettent de savoir ce qui plaît et ce qui pourrait être amélioré.Si vous êtes en marché d'acheter un tracteur de 66, 75 ou 85 HP, vous serez heureux d'apprendre que les tracteurs actuels de série 6000 sont aussi bien cotés que les produits John Deere ayant Des sondages récents sur la satisfaction des clients révèlent que les tracteurs 6200 (66 HP), 6300 (75 HP) et 6400 (85 HP) livrent le genre de qualité et de fiabilité que l'on attend de John Deere *a meilleure réputation de performance, de qualité et de fiabilité.Fiez-vous donc aux milliers de Propriétaires John Deere satisfaits.les facteurs de série 6000 vous donnent une valeur supérieure aujourd'hui, et demain.4% VALEUR SUPERIEURE AUJOURD'HUI Valeur supérieure demain John Deere Limitée, 295, rue Hunter, Grimsby (Ontario) L3M 4H5 TOUTE ENTREPRISE MÉRITE LE CRÉDIT QUI LUI REVIENT C’EST ÉCRIT EN TOUTES LETTRES DANS LE PAYSAGE: INITIATIVE, ACHARNEMENT, SENS DES AFFAIRES.CES FORCES QUI INSPIRENT LE MOUVEMENT DESJARDINS DEPUIS BIENTÔT CENT ANS.COMME PARTENAIRE MAJEUR DES ENTREPRISES AGRICOLES ET AGROALIMENTAIRES, NOUS SOMMES EN MESURE DE VOUS OFFRIR L’EXPERTISE DE NOS RESSOURCES SPÉCIALISÉES DE MÊME QU’UNE FOULE DE SERVICES QUI RÉPONDENT SPÉCIFIQUEMENT À VOS BESOINS.NOS CONSEILLERS PEUVENT VOUS RENCONTRER SELON VOS DISPONIBILITÉS POUR DISCUTER DE VOS PROJETS.LES OUTILS, NOUS LES AVONS.LE CRÉDIT DE LA RÉUSSITE, C’EST À VOUS QU’IL APPARTIENT.ǧ>) Desjardins pour s'aider soi-même Le Bulletin des agriculteurs JUILLET-AOÛT 1997, VOL.80, No ! I00l.boul.de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3EI Email: bulletin@lactualite.com Directeur Simon-M.Guertin, M.B.A.Email: simong@cycor.ca RÉDACTION Tél.: (514) 845-5141 Fax: (514) 845-6261 Rédacteur en chef Marc-Alain Soucy Secrétaire de rédaction Sylvie Bouchard, agronome Journalistes Simon-M.Guertin, ingénieur et agronome Sylvie Bouchard, agronome Secrétaire Johanne Bazinet Directrice artistique Magdeleine Rondeau PUBLICITÉ Bureau de Montréal Tél.: (514) 845-5141 Fax: (514) 845-6261 Représentants Thierry-Michel Racicot Email: tracicot@cycor.ca Claude Larochelle Bureau de Toronto Tél.: (416) 486-4446 Fax: (416) 486-6636 501 East Eglinton Avenue, suite 304 Toronto (Ontario) M4R IN4 Directeur de la publicité Peter Salmond Coordonnateur à la production Claude Larochelle Tous droits réservés 1991 Envoi de publication, Enregistrement no 0068 Convention cadre de service No 1952706-00 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par les Éditions Maclean Hunter Limitée et les compagnies affiliées et imprimé par les Imprimeries Quebecor.Les Magazines Maclean Hunter Québec Lactualité, Châtelaine, Le Bulletin des agriculteurs, *001 de Maisonneuve O.Montréal (Québec) H3A 3EI Président: Jean Paré Services administratifs et financiers: Suzanne Lamouche, c.a.directrice Marie-Claude Caron, c.a.adjointe Éditions Maclean Hunter: Président: James K.Warrilow résident et chef de la direction: John H.Tory v'ce-président circulation: Michael J.Fox SgTvice des abonnements Tôt 525, Louis-Pasteur, Boucherville (Québec) J4B 8E7 I -800-667-4444 Région de Montréal: 875-4444 Tarif de l'abonnement un an deux ans trois ans (12 numéros) (24 numéros) (36 numéros) 29,95 $ 52,49 $ 67,49 $ 2,10$ 3,67$ 4,72$ 2,08 $ 3,65 $ 4,69 $ 34,13$ 59,81$ 76,90 $ TPS TVQ Total Éditorial Agriculteur, un métier de plus en plus exigeant Les producteurs agricoles modernes découvrent les relations publiques sur la ferme.par Marc-Alain Soucy Evidemment, plus personne ne croit dans les villes que l’agriculteur d’aujourd'hui est encore ce vieux sage un peu poète qui chaque matin a le temps de regarder se lever le soleil et s’ébahit chaque soir avant d'aller au lit devant la beauté de la lune et des étoiles.On sait que l'agriculture a bien changé et que l’agriculteur d’aujourd’hui est aussi stressé, sinon plus, que son frère de la ville.Le soleil, la lune, il sait bien qu’ils sont là mais il n’a pas le temps de les regarder passer.Les pressions de la mondialisation des marchés et la nécessité de devenir toujours plus compétitif l’ont obligé à vivre à 100 milles à l’heure avec plus d’insécurité et un niveau d’endettement encore jamais égalé.À se spécialiser, à étudier et à prendre des décisions de gestion de plus en plus difficiles.Mais le métier de producteur agricole, aussi difficile soit-il, comporte sa part de satisfaction; le travail au grand air, le contact avec les animaux et la nature et, pour plusieurs, le fait d’être son propre patron étaient de grandes sources de satisfaction.C’est justement là que le bât blesse aujourd’hui.Est-ce que le producteur agricole moderne est aussi maître de ses décisions qu’il l’était dans le bon vieux temps?La réponse est évidente, non.Toute la chicane sur le droit de produire illustre ce bouleversement des mentalités.Le producteur agricole se retrouve en 1997 devant le choix de voir les demandes, parfois les exigences, du reste de la société comme des attaques personnelles ou bien de s’y adapter.Le choix n’est pas facile, surtout quand on jalouse depuis toujours son autonomie et son indépendance face au milieu humain qui nous entoure.Plus on parle avec des producteurs agricoles, plus on se rend compte que deux mentalités s’opposent.Il y a d’abord ceux qui se sentent attaqués de toutes parts, pointés du doigt, et qui vivent très difficilement les remarques ou les critiques concernant l'agriculture moderne.De l’autre côté, il y a des producteurs agricoles qui, tout en déplorant les « folies » des citadins, ont décidé d’être proactifs, c’est-à-dire d’agir et de faire leur bout malgré toutes les difficultés que ça implique, pour améliorer leurs relations avec les non-agriculteurs (lire « Des gestes simples qui créent le bon voisinage », page 63).On peut comprendre l’irritation de plusieurs producteurs agricoles face à tout ce qui se dit de farfelu ou de négatif sur l'agriculture.On admet que leur réaction de s’isoler davantage est bien normale.C'est ce qui rend encore plus louables les efforts d'autres producteurs agricoles qui, pour vivre en harmonie avec leur milieu, ont entrepris d’agir.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET- AOUT 1997 Actualités La prévention Trop souvent, des enfants habitant sur une ferme sont victimes de tragiques accidents.Conscient de ces dangers, le Syndicat des agricultrices de la région de Saint-Jean/Valleyfield a mis sur pied une formation sur la prévention à la ferme pour les 6-12 ans.Sept sessions ont été données jusqu’à présent, auxquelles environ une centaine de jeunes ont assisté.Chaque session de formation est divisée en trois modules : les tracteurs et la machinerie, les animaux de ferme et les incendies.À la session présentée aux Cèdres (à 40 km à l'ouest de Montréal), et à laquelle Le Bulletin des agriculteurs était présent, 30 jeunes garçons et filles ont pris conscience des nombreux dangers reliés aux tracteurs et même aux tracteurs à Personnalité 1997 à l’exportation Lors de f assemblée générale annuelle du Club Export agroalimentaire du Québec en juin dernier, Marc Dion, sous-ministre adjoint au MAPAQ, a remis le prix de la personnalité 1997 à l’exportation du monde bioalimentaire québécois à Érik de Franciosi.Ce prix d’excellence est décerné pour une deuxième année consécutive.Il souligne la performance d’une personne du milieu bioalimentaire québécois dans ses efforts pour améliorer les exportations de son entreprise et celles du Québec.M.de Franciosi est vice-président chez Agro-Haribec inc., une firme dont 98 % de la production de haricots secs de type cranberry est exporté vers des marchés européens, japonais et sud-américains.Au cours des trois dernières années, les efforts de M.de Franciosi ont également permis d’exporter 13 000 tonnes métriques de maïs du Québec et 35 000 tonnes métriques de soya du Québec.On a également souligné, lors de la remise du prix, la grande créativité de M.de Franciosi dans le développement des marchés, son implication dans diverses associations et sa générosité en ce qui concerne la transmission des connaissances liées à son expérience dans le domaine de l’exporta- Correction Contrairement à ce que ses organisateurs nous avaient communiqué dans notre numéro de mai, l’Exposition agricole de Drummondville se tiendra du 31 juillet au 3 août.Nos excuses.à la ferme pour les 6-12 ans gazon.On les a également incités à bien évaluer les risques encourus avec les animaux.De plus, les pompiers volontaires des Cèdres ont montré aux enfants comment se servir d'un extincteur, ainsi que la façon d’éteindre un petit feu.Coordonné par Brigitte Héroux, du Syndicat des agricultrices de Val-Jean, le cours de prévention à la ferme pour les 6-12 ans est assuré par une excellente animatrice qui suscite constamment la participation des jeunes.Les parents apprécient également beaucoup cette formation.Selon les témoignages de certains, il semble que les conseils de prévention soient écoutés davantage lorsqu’ils sont présentés par une personne extérieure plutôt que par les parents eux-mêmes.Cette activité de prévention à la ferme est subventionnée par le Programme canadien pour la sécurité agricole.Le cours a été tra- duit et une animatrice anglophone peut le présenter en anglais.Le Syndicat des agricultrices souhaite diffuser cette formation le plus largement possible.Les personnes intéressées par cette activité de prévention peuvent contacter Brigitte Héroux au (514) 452-2438.Richard Pitre Marc Dion et Érik de Franciosi tion.En réponse aux questions du journaliste du Bulletin, le vice-président de Agro-Haribec a tenu à préciser que c’était sa façon à lui de remercier les Québécois pour le bon accueil qu'il a reçu en venant s’installer ici il y a 25 ans.Marc-Alain Soucy LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 Agenda Les meuniers pour produire Lors de son assemblée générale annuelle de juin dernier, l’Association québécoise des industries de nutrition animale et céréalière (AQINAC) a expédié au gouvernement du Québec une résolution votée à l’unanimité par ses membres.L’AQINAC demande au gouvernement de revenir sur sa décision abolissant la taxe sur l’éthanol évaluée à 30 millions de dollars par année.Pour les membres de l'Association, cette subvention créera en bout de ligne seulement 650 emplois comparativement à 6000 ou 7000 si eux-mêmes produisent un million de porcs de plus par année comme leur demande le ministre de l’Agriculture.Ils ne s’opposent pas au développement de la production céréalière s’organisent 20 % plus de porcs pour alimenter une usine d’éthanol, mais ils s’interrogent sur les conséquences d’une telle usine sur l’industrie de la nutrition animale.À la même réunion, le président Luc Ménard a bien essayé de faire dire au sous-ministre André Vé-zina que le système de mise en marché en application actuellement dans le porc était dépassé.La quarantaine de meuniers québécois qui produisent à eux seul autant de porcs que les quelque 3000 autres éleveurs porcins se trouvent un peu à l’étroit dans le système de mise en marché du porc administré par leur fédération.Le sous-ministre Vézina a rassuré les meuniers en ré- Luc Ménard pondant que le système avait rendu de bons services dans le passé mais qu’il méritait peut-être d’être amélioré.Cette réponse n’a pas empêché les membres de V AQINAC de voter une résolution à l’unanimité demandant au gouvernement d’abolir le système actuel de mise en marché dans le porc.Simon M.Guertin 27 juillet au Ier août Congrès international de nutrition Palais des Congrès, Montréal Information : (514) 871-3170 3 I juillet au 3 août Congrès annuel de l’Association canadienne Simmental Charlottetown, île-du-Prince-Édouard Information : (902) 436-5919 7 au 17 août Fêtes gourmandes internationales de Montréal île Notre-Dame, Montréal Information : (514) 861-8241 14 au 16 août Congrès de l'Ordre des agronomes du Québec Centre des Congrès, Rouyn-Noranda Information : (514) 844-3833 20 au 3 I août Expo-Cité/Expo-Québec Parc de l’Exposition, Québec Information : (418) 691-71 10 27 août Gala de l’Ordre du mérite agricole Château Frontenac, Québec Information : (418) 528-0491 28 août Tournée des plantes oléoprotéagineuses Région de Montréal Information : (418) 523-541 I I ®r au 6 septembre Congrès mondial de l’eau Palais des Congrès, Montréal Information : (514) 871-3170 6 septembre Journée provinciale des «Villes, villages et campagnes fleuris » Chicoutimi Information : (418) 528-0489 7 au 14 septembre Semaine québécoise de la conservation des ressources Information : (514) 679-0530 9 au I I septembre Outdoor Farm Show Woodstock, Ontario Information : I -800-563-5441 Marc-Alain Soucy Un fumet irrésistible et une ambiance de fête marqueront, durant tout l’été, le passage de « La tournée infernale du cochon BBQ » dans 50 villes du Québec.Des brochettes de porc marinées, accompagnées de sauces trempettes et de jus de fruits, seront servies gratuitement au public à chaque escale.La Fédération des producteurs de porc, qui a mis sur pied la tournée, invite les lecteurs du Bulletin des agriculteurs à surveiller la caravane couleur de braise dans les stationnements de supermarchés près de chez vous.En plus de nombreux prix à gagner au cours de la tournée, les consommateurs pourront découvrir de nouvelles idées pour cuire le porc sur le barbecue ainsi que des recettes appétissantes en demandant un livret gratuit au comptoir des viandes de leur épicerie.Sylvie, Dominique et Brigitte veulent démontrer que la viande de porc du Québec, cuite doucement et moins longtemps, est tendre et savoureuse.Tournée infernale du cochon LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 9 Internet Les arbres du cyberespace Certains sites web débor- www.capmedia.fr/arbres).dent de textes, celui-ci dé- Cet organisme français à borde d’images.Si vous but non lucratif, vieux de chérissez les arbres, une près d'un siècle, a pour but visite à « l’Agence des de promouvoir toute action arbres » s’impose (http:// visant à protéger et gérer les boisés, et ça se voit.Des arbres, et encore des arbres, feuillus ou non, élagués ou pas.Très peu de textes, mais en revanche beaucoup de photos « d'arbres remar- quables », avec pour conséquence que le chargement des pages est horriblement long.On a le temps de prendre racine.Agence Science-Presse APPRIVOISONS LE FUTUR | « Le calculeraient vaut plus que le travailleraient » À peine sorti de la faculté d'agronomie, je devais déjà affronter des agriculteurs qui en savaient beaucoup plus que moi en agriculture.Un de ceux-là m'a particulièrement marqué.Sa ferme était à l’ordre et tout respirait la prospérité.Pourtant, il n’avait pas l’air voleur et il ne tombait pas de fatigue.Curieux, je pris le risque de lui demander ce qu’il faisait de mieux que les autres.Il me répondit aussitôt : « Tu sais mon jeune, le calcule-ment, ça vaut plus que le tra-vaillement! » Plutôt troublant pour un jeune qui avait été élevé à suer fort parce que la seule recette connue était celle du petit catéchisme : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front.» Vingt-cinq ans plus tard, je constate toujours que ceux qui réussissent le mieux sont ceux qui ont plus de sueur dans la tête que sur leur front.De porteurs d'eau, nous devenons de plus en plus dompteurs d’eau.Si bien qu’un peu partout, dans les écoles d’agriculture, les enseignants discutent de quatre principes avec les futurs entrepreneurs agricoles.En plus des techniques de production, les professeurs parlent de motivation personnelle, de gestion des ressources humaines, d'ordinateurs et d’Internet, et d'attitude à l’égard de la formation et de l’information.En effet, différentes études sur la qualité de la vie des entrepreneurs agricoles mettent en évidence que ceux-ci apprécient la vie rurale tout autant que leurs prédécesseurs, mais qu'ils sont plus motivés par le succès financier.On s’aperçoit aussi que la relève est beaucoup plus préoccupée par le rendement sur l’investissement si bien que, si le profit n’est pas au rendez-vous, le capital risque de se retrouver ailleurs.Il y a à peine dix ans, il était normal que tous les membres d’une famille mettent la main à la pâte et c’était suffisant pour faire fonctionner une exploitation normale.Les modèles d’aujourd'hui se rapprochent de celui de la ferme Aston inc.(voir le publireportage, page 55) où les propriétaires Nicole et Gilles Gauthier gèrent et s’informent pendant que les 15 employés s’affairent à ramasser le foin, épandre le lisier, sarcler le maïs et pulvériser les récoltes.Et ce n’est pas une exception.Dans toutes les régions du Québec, on entend de plus en plus parler de producteurs laitiers, par exemple, qui veulent réunir leurs forces à deux, à trois, à quatre et même jusqu’à dix, pour augmenter la rentabilité de leur ferme.Si on pense que ces gens rêvent en cou- leurs et que leurs projets sont farfelus, on n'a qu’à se rappeler les origines du Mouvement Desjardins ou de la Coop Fédérée.Il faut bien le reconnaître, les choses changent.Les agriculteurs et les agricultrices pensent de plus en plus comme des dirigeants d’entreprises.Les fermes du Québec sont plus informatisées que celles du reste du Canada et l’Internet y est plus présent, selon le dernier recensement de Statistique Canada.Ce phénomène ira en croissant : en plus d'être bon marché et facilement accessibles, ces outils mettent les gestionnaires en contact avec de l’information de pointe provenant d’un peu partout dans le monde.Le programme de MBA en agriculture de l’Université de Guelph est un bon exemple du changement d’attitude qui s’opère un peu partout en agriculture.« Quand le programme a été lancé, nous avons reçu quelque 400 appels téléphoniques dont bon nombre venait d’agriculteurs », dit Torn Funk, économiste agricole à l’Université de Guelph et membre actif de l’exploitation agricole familiale.« Sur les 40 étudiants du groupe, 8 sont des agriculteurs actifs », renchérit-il.Le site Internet du MBA en agriculture explique que ce cours offre aux étudiants une chance unique d’étudier avec d’autres producteurs et productrices agricoles ainsi que des professionnels de l’agriculture.De cette façon, les étudiants profitent d'un large éventail d’expertises et d’expériences et peuvent se former un réseau de contacts.Nicole et Gilles Gauthier de la ferme Aston inc.vous confieront qu’avec 15 employés et 300 vaches en lactation, ils ont dû chercher un peu avant de trouver des entreprises qui ressemblaient à la leur.Aujourd’hui, ils se sont formé un réseau de contacts qui compte quatre entreprises à peu près de la même taille éparpillées dans la province.Cette attitude d’affaires permet aux propriétaires d’entreprises agricoles d’accroître leurs revenus, de se donner du bon temps et de profiter amplement de la vie.C’est du moins ce que prétend M.Funk.L'économiste a passé la majeure partie de sa vie autant dans les champs que dans les salles de cours à recueillir des données faisant état de cette transformation.Et il est persuadé que la vague de changements va continuer.Simon M.Guertin Note : Ce texte a été inspire de « Êtes-vous agriculteur ou ges tionnaire d’entreprise » dans Le Courrier AgriRoyàl de juin 1997.10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT I997 Personnalité du mois Marius Biais L’homme du bois & Uex-président de la Fédération des producteurs de bois s'est battu toute sa vie pour se prouver et prouver aux autres qu*il est possible de vivre de la sylviculture.par Manon Richard Marius Blais a la fibre des coureurs des bois.Depuis toujours, l’appel des érables et | des épinettes l’a entraîné dans la forêt.e L ex-président de la Fédération des g Producteurs de bois s’est battu toute sa 5 v'e Pour préserver la forêt afin de Man»n Richard est journaliste.mieux l’exploiter.Aujourd'hui, le sylviculteur de 59 ans possède 800 hectares de forêt, un petit royaume qu'il embrasse d’un seul regard du haut de la colline où il a construit sa maison à La Patrie.De là, il voit ses érablières au pied du Mont Mégantic en face de chez lui.Au-delà, il imagine ses boisés à Char-tierville et les autres à Notre-Dame-des-Bois, des lots de feuillus et de résineux qui alimentent les usines de scia- ge et les papetières environnantes.En contrebas, il aperçoit aussi son ancienne ferme, une exploitation laitière de 150 têtes qu'il a laissée à son fils.Il discerne aussi les bâtiments des fermes de deux de ses frères, dont la ferme paternelle.La maison de Marius Biais est bordée de quelques belles grandes épinet-tes, des arbres qui ont une cinquantaine d'années.« Je les ai plantées quand j’avais 10 ans alors que j'étais président de mon club 4H », explique le producteur.C’est là qu'a commencé son histoire d'amour avec la forêt.Près de la nature, des arbres et des papillons, le petit Marius a assimilé les 4 H, honnêteté, honneur, habileté et humanité, en prenant soin de l’environnement.« Mon père nous disait : “ Quand tu abats un arbre, fais attention à ceux qui sont autour ”, Pour lui, les arbres qui restaient étaient plus importants que ceux qu'il enlevait.» Fort de ces beaux principes, le LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 11 gamin grandit à l’ombre de ses épinet-tes en rêvant du jour où il en ferait sa vie.Jeune adulte, il prend la route des chantiers avec son frère.« Là, je me suis aperçu que ce n'était pas ça la vraie vie.les “ jobbers ’’ rasaient.Je trouvais que ça n’avait pas d’allure.Mon frère et moi, on voulait exploiter la forêt en essayant de la conserver.» Mais le jeune Marius a beau rêver de sylviculture, s’acheter des lots et les entretenir, le bois ne fait pas vivre son homme dans les années 50 et 60.« Comme il n’y avait pas de financement pour la forêt, je me suis acheté une ferme.L’hiver, plutôt que d’aller travailler sur les chantiers, j’achetais des lots et je travaillais pour moi.» Entre ses vaches et ses érables, Marius Biais élargit son exploitation en observant, d’un œil inquiet, le sort de producteurs moins chanceux qui prennent le chemin de la ville en laissant leurs boisés à la merci des grandes compagnies.L’idée de contrer l’exode des agriculteurs incite Marius Biais et d’autres producteurs à chercher des solutions.Dans les années 70, lorsque le gouvernement offre son aide pour lancer un groupement forestier, Marius Biais s’intéresse.« L'idée, c’était de former une société d’aménagement pour éviter que les lots aillent aux compagnies.On voulait récupérer ces lots pour faire des fermes forestières et permettre au producteur de les exploiter en gardant quelques animaux.» L’opération porte fruit.Mais elle donne naissance à un autre problème.« On s’est retrouvés avec un gros inventaire de bois dont on ne pouvait pas se débarrasser.Les compagnies faisaient affaire avec les “ jobbers ” et elles n’étaient pas tellement intéressées à un groupe de petits propriétaires », explique Marius Biais qui voit bientôt là un autre cheval de bataille sur lequel monter.Il se tourne vers le syndicat des producteurs de bois de l’Estrie en 1985.« On a fait le ménage là-dedans, on a établi un système de contingent pour répartir le marché à tous les producteurs, y compris les “jobbers ".Il y en avait pour tout le monde.» Lorsqu’il se remémore cette pério- de, Marius Biais en parle comme de sa plus grosse bataille mais aussi comme une de ses plus belles réussites dans le monde de la sylviculture.En fait, l’homme qui a travaillé tout sa vie pour se prouver et prouver aux autres qu’il est possible de vivre de la sylviculture n'a qu’un seul regret.« C’est de ne pas avoir réussi à faire changer l’opinion des fonctionnaires pour aider les producteurs à se créer des unités de production.» Il reproche au ministère des Richesses naturelles d'avoir fait en sorte que le crédit forestier ait davantage profité au gentleman fariner qu’au producteur qui voulait tirer son gagne-pain de la forêt.« Ils viennent de remettre le crédit sur pied mais je ne suis pas certain que ça va permettre d’avancer très vite.Dans n’importe quel programme, il faut qu’il y ait un avantage un peu spécial.Or, il n’y a pas de bonification dans celui-ci.» Marius Biais est tout de même content que le crédit forestier ait revu le jour à la suite du Sommet sur la forêt privée, en 1994, une autre des initiatives du sylviculteur.« Je n’ai pas fait ça tout seul mais disons que j’ai conduis le char », dit-il en riant.Le char, Marius Biais voulait l’emmener vers de nouvelles solidarités, question de ramener des syndicats dés-affiliés dans le giron de la Fédération.Question aussi de se pencher sur l’avenir alors que les gouvernements se désengagent du programme d’aménagement.Les résultats du Sommet, même si certains les ont critiqués en évoquant que les producteurs avaient perdu leur autonomie, Marius Biais les mesure avec satisfaction.« Le ministre a convaincu l’industrie que c’était payant d’investir dans la forêt privée pour s’assurer Vapprovisionnement à long terme.Mais on a été obligés de faire des sacrifices pour accepter ça.» Deux ans après le Sommet, Marius Biais s’est mérité la distinction Henri-Gustave-Joly-de-Lotbinière de l’Ordre des ingénieurs forestiers, une reconnaissance pour sa contribution à la cause forestière.Cet hommage s’ajoute aux autres récompenses qu’il a récoltées, comme le statut de chevalier et de commandeur de l’Ordre du mérite forestier.« Il a beaucoup fait pour la forêt privée.C’est un rassembleur qui passe partout malgré les disparités des régions et c’est un homme de compromis qui sait ce qui est bon pour l’ensemble », explique un ingénieur forestier qui travaille dans le milieu depuis plus de 15 ans, Pierre Dubois.En regardant vers l’avenir, Marius Biais pense aux défis importants pour la forêt privée.« 11 faut inviter les producteurs à pratiquer des coupes sélectives d’amélioration pour avoir une forêt de qualité.» Il pense aussi au programme de certification qui permettrait d’évaluer la progression des exploitations à ce chapitre.« L’autre défi, c’est de couper la forêt selon la possibilité forestière, le prélèvement admissible, pour conserver le potentiel afin de garantir le bois pour l'industrie à perpétuité.» Son bois, Marius Biais a davantage le loisir de le regarder depuis qu'il a quitté la présidence de la Fédération au printemps dernier.Il exploite sa ressource et il laisse les chasseurs parcourir ses lots à la recherche d un beau chevreuil l’automne venu.En marchant dans ses forêts, il s’émerveille encore devant une épinette bien droite ou un bel érable.L’homme envisage d’ailleurs d’exploiter une érablière.Le sylviculteur partage ses forêts avec son épouse, Simone, et ceux pour qui il les a soignées, ses entants : Marcel, Carmen et Denis.Comme son père le faisait avec lui, Marius Biais parle des arbres à ses petits-enfants.Les huit gamins ont chacun un t-shirt sur lequel est inscrit « Les forêts, ça compte »• Lorsque le petit Phillippe entre à la gar derie revêtu de son chandail, les gens ne tardent pas à savoir de quel bois se chauffe son grand-père.¦ En regardant vers l’avenir, Marius Biais pense aux défis importants pour la forêt privée : « Il faut inviter les producteurs à pratiquer des coupes sélectives d’amélioration pour avoir une forêt de qualité.» 12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT I997 HIUCf+M ENGINE RPM Toute 1 ’ information^ à portée de main \ JL i 11 MOllOOO *WO I O I % H*S |AMA aaa, I / AGCO ALLIS \ .,v ! Æ Chaque tracteur AGCO Allis de la série 9400 possède un « système de contrôle électronique » vous gardant au courant de l'état des systèmes principaux incluant la transmission « powershift » 4 vitesses.Ce système procède également à des ajustements automatiques qui accroissent la productivité et la durabilité.Pour un rapport détaillé sur le 9435 (135 chevaux) ou le 9455 (155 chevaux), voyez votre détaillant AGCO Allis ou appelez-nous au 1-800-767-3221 pour connaître le détaillant le plus près de chez vous. PHOTO : MAPAQ — DIRECTION DES COMMUNICATIONS Gestion L’entreprise agricole de l’avenir sera.adaptable L’entreprise familiale survivra à condition de partager, dans les prochaines années, les ressources entre plusieurs entreprises.Peu importe ses dimensions : la ferme de demain devra être branchée, compétitive et cohérente.par Raymond Levallois avec la collaboration de Doris Pellerin et Jean Philippe Perrier.Les entreprises agricoles qui pourront affronter le troisième millénaire sans crainte présentent certaines caractéristiques indépendamment de leur dimension et du type de leur production.D’abord, les entreprises devront se soucier davantage des marchés.En effet, la tendance est à l’internationalisation des marchés avec de moins en moins de protection des marchés nationaux.Cette réalité des marchés touche essentiellement le type de produit désiré par les clients et les prix qu’ils sont Raymond Levallois, Doris Pellerin et Jean Philippe Perrier.d’Agri-Gestion Laval, sont professeurs à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l'alimentation de l’Université Laval, à Québec.Dans le présent document, le générique masculin est utilisé sans aucune discrimination et uniquement dans le but d'alléger le texte.prêts à payer.Toute entreprise incapable de fournir un produit ou un service qui répond à un besoin de la société est vouée à l’échec.Arrêtons de rouspéter contre les consommateurs qui ne veulent plus de gras et offrons des produits maigres! Il s’agit de développer une nouvelle attitude, une nouvelle mentalité en agriculture.Branchée et adaptée Dans un contexte incertain, on doit pouvoir s’adapter rapidement et à moindre coût.Une entreprise adaptable c’est une entreprise capable de modifier son volume de production ou de changer de production dans un délai court, avec des coûts raisonnables.C’est une entreprise qui fait des investissements polyvalents, d'une durée de vie relativement courte.Bien entendu, une entreprise est d’autant plus adaptable que son endettement est limité et que sa performance économique est bonne.Le développement de ce type d’entreprise repose d’abord sur un état d’esprit, une mentalité des agriculteurs et des conseillers.Mais, qu’est-ce qu’un investissement adaptable et polyvalent?Un investissement adaptable permet de s’ajuster à un nouveau volume de production à moindre coût.Construire une porcherie ou une vacherie en pensant tout de suite à la possibilité d’extension (plan et emplacement) est un exemple.Un investissement polyvalent peut servir à plusieurs types d’utilisation avec des modifications mineures.On doit aussi faire très attention aux investissements irréversibles, pour lesquels il est presque impossible de faire marche arrière.L’exemple type est l’achat d’un silo-tour en béton coulé : que faire d’autre que de l’ensilage avec ce silo?Ce type d’investissement ne laisse pas droit à Verreur, on est pris avec pour les 15 ou 20 prochaines années.A priori, il semble normal d investir dans des structures légères pour des durées limitées quand on ne sait pas 14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT I997 La ferme familiale est encore bien en vie Dans certains cas, une petite ferme peut être plus compétitive et moins fragile qu’une grosse entreprise.Décider aujourd’hui que la ferme familiale est un modèle dépassé en pensant qu’il n’y a d’avenir que pour les très grosses unités de production nous semble une vision qui manque de nuance et d’imagination.C’est sûr qu’une ferme familiale avec 20 vaches par unité-travail-personne (UTP) et un tracteur neuf de 120 ch qui fait 200 heures dans l’année n’a pas un grand avenir.Mais est-ce cela le modèle unique de ferme familiale?Il est évident que l’entreprise familiale doit s’adapter et satisfaire aux critères d’efficacité d’aujourd’hui.Mais ça se fait d’acheter des machines à plusieurs ou d’acheter des machines d’occasion.Ça se fait de s’occuper de plus de 25 vaches par UTP même avec une petite entreprise.trop ce qu’on va faire dans cinq ans.Il est alors paradoxal de continuer à investir dans des biens qui vont durer 15 ans ou plus, avec le financement qui va avec.On doit plutôt chercher des solutions moins coûteuses même si leur durée de vie est inférieure (construction plus légère, machinerie usagée, etc.).Plus que jamais, on devrait privilégier les solutions qui permettent de réaliser le même travail ou de rendre le même service avec moins de capitaux (silo-meule ou silo-boudin au lieu d’un silo-tour, travail à forfait, achat de machineries à plusieurs, location à court terme, etc.) En plus de rendre l’entreprise plus adaptable, ces solutions améliorent les performances économiques tout en réduisant l’endettement.Que demander de plus! Compétitive et cohérente Essentiellement, une entreprise compétitive est capable de produire à moins cher que ses compétitrices et de continuer à faire de l’argent même si les prix diminuent.On doit considérer de près tout ce qui peut contribuer à la diminution des coûts de production.Par exemple, en production laitière et en production porcine, il y a des points essentiels sur lesquels il est urgent de travailler au Québec (voir l’encadré).Dans l’entreprise de l’avenir, le mot cohérence sera le maître-mot.Tous les éléments de cette entreprise sont en relation harmonieuse et en dimension ajustée aux besoins réels.En pratique, il faut viser la cohérence : entre les objectifs d’entreprise (attention aux objectifs contradictoires); entre l’entreprise et les marchés (satisfaction des besoins des clients); entre les équipements et les machines et la dimension de l’entreprise (ajustement de la dimension des machines à la dimension de l’entreprise); entre les différentes composantes ou sous-systè-mes de l’entreprise (capacité de l’éta-ble, nombre de vaches, capacité des silos, ressources en travail, etc.).Toute sous-utilisation d’une ressource représente des coûts inutiles et toute sur-utilisation entraîne des coûts directs ou indirects.Il y a des efforts importants à faire dans tous ces domaines, particulièrement en ce qui concerne la cohérence avec les marchés et celle entre les machines et la dimension de l’entreprise.Que penser de tracteurs ne servant que 200 heures par an ou d'équipements à récolte de fourrages ne fonctionnant que 20 à 50 heures?L’agriculture québécoise repose essentiellement sur des entreprises de type familial.Un des grands défis à re- Fourche à roches 5, 6, 7 FABRICATION S.HOULE • FABRICATION S.HOULE • FABRICATION S.HOULE lame à fossé, 7,8, 9 et 10 pieds Niveleuse panier 14,16 et 18 pieds, Fourche à roches 5, 6, 7 et 8 pieds pliable pour transport Quick-altache sur demande Tél.: (819) 395-4380 • Tél.: (819) 395-2260 Sortie 170, autoroute 20, 359, 8e Rang, Saint-Germain, Cté Drummondville fELliUfwuà-'Mwnu FABRICATION S.HOULE LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 15 Kverneland Pour l'agriculteur créatif et visionnaire Vous êtes Préoccupé.Kverneland a des nouvelles rassurantes parce que votre charrue Pour vous, en 1997: actuelle «digère» ?Nouveau Haut Dégagement sous perche difficilement l'augmentation (80 cm plutôt que 70 cm); des résidus de mais à Nouveaux coutres-disques ultra résistants enfouir.?de 22 po, montés sur une paire de coussinets coniques.Kverneland: Pour des charrues à la«Hauteur»de vos exigences La version « HD »(Haut Dégagement) est disponible sur plusieurs modèles portés, semi-portés et réversibles.En combinant le grand dégagement entre versoirs (115 cm) au maxi dégagement sous perche (80 cm) ainsi que l'ajustement variable hydraulique de la largeur de travail (12 à 22 po), la charrue Kverneland n'a pas son égale pour l'enfouissement du maïs! kverneland 1200, rue Rocheleau, Drummondville(Qc) J2C 5Y3 tél.: (819) 477-2055 http://www.kverneland.com DÉPLIANTS SUR CHARRUES ?NOM: ADRESSE: BA-07-97 CODE POSTAL: TELEPHONE: MARQUE DE TRACTEUR © DÉGAGEMENT SOUS PERCHE 80 CM.© COUTRES-DISOUES 22 PO. lever pendant les prochaines années est le partage des ressources entre plusieurs entreprises.Cela permettra de retrouver la cohérence entre les ressources (machines, employés, conseillers.) et la dimension des entreprises.À cette condition, une entreprise familiale peut devenir très performante et très concurrentielle.D'autre part, la pression populaire est de plus en plus forte sur la protection de l’environnement.11 s’agit là d'une réalité de la plupart des pays occidentaux.Les agriculteurs québécois n'échappent pas et n’échapperont pas à cette tendance.On doit intégrer cette nouvelle dimension dans la gestion d’une entreprise agricole.Quatre grands types Il nous semble clair qu'il n’y aura pas qu’un seul type d’entreprise qui a de l’avenir.11 y a de la place pour la variété et l’imagination.Quatre grands types d’entreprises se côtoieront probablement demain : la ferme familiale traditionnelle, l’entreprise en sexploitation, l’entreprise avec patron et employés et l’entreprise agricole à temps partiel.L’agriculture québécoise s’est développée sur le modèle de la ferme familiale traditionnelle.Ce modèle présente de nombreuses forces comme la souplesse et la motivation des travailleurs.Il présente aussi des faiblesses, comme la difficulté à différencier les aspects familiaux des aspects entrepreneuriaux, la conciliation de la dimension de l’entreprise avec la capacité des équipements et des machines, et la difficulté à se libérer de cette entreprise.Mais ce type d’entreprise va rester et peut d’ailleurs représenter une avenue très performante si on mise sur ses forces et si on travaille à pallier ses faiblesses.Le deuxième type d’entreprise, la coexploitation, est en émergence.De Plus en plus d’entreprises agricoles sont gérées par plusieurs partenaires.En mars 1996, plus de 40 % des entreprises agricoles étaient en copropriété Copropriété entre conjoints comprise).e pourcentage serait de l’ordre de ~ % si on exclut la copropriété entre conjoints.Cette tendance existe depuis Points sur lesquels il est urgent de travailler au Québec En production laitière : ¦ Augmenter l’efficacité du travail : plus de 25 vaches par unité-travail-personne (UTP).Comparativement aux Américains, on présente une grande faiblesse sur ce point; ¦ réduire les investissements en machinerie et bâtiments par vache (ici aussi, nous sommes plus faibles que les Américains); ¦ mieux exploiter le potentiel de nos vaches; ¦ récolter d’excellents fourrages; ¦ réduire le taux de remplacement à 25 % et moins.En production porcine : ¦ Améliorer la productivité des truies : viser 20 porcelets et plus par truie et par an; ¦ assurer une bonne efficacité du travail : viser à l’engraissement 5000 porcs/an et plus par UTP, à la maternité 150 truies et plus par UTP (s’il y a trois sites avec pouponnière, ce 150 devrait s’approcher de 200); ¦ réduire les coûts fixes reliés aux investissements en bâtiments et équipements (ces coûts semblent beaucoup plus élevés que chez nos voisins du sud là aussi).plusieurs années et va très probablement s’amplifier.Ce type d’entreprise présente de nombreux avantages, par exemple un meilleur équilibre entre la vie familiale et celle de l’entreprise, ou encore une dimension permettant l’utilisation plus rationnelle de certains équipements et machineries.Mais le défi à relever dans ce genre d’entreprise est la gestion efficace à plusieurs personnes.Copropriété doit rimer avec cogestion! Actuellement, il y a peu d’entreprises agricoles du type patron-employés.Ainsi, en 1993, seulement 6 % des entreprises agricoles procuraient du travail à temps plein à de la main-d’œuvre extérieure.Mais ce pourcentage a tendance à augmenter.Dans ce cas, la gestion du personnel va prendre de l’importance.Enfin, un dernier type d’entreprise agricole, celle à temps partiel semble se développer.Ces agriculteurs sont généralement présents dans les productions non traditionnelles avec des approches, elles aussi, non habituelles.Il ne faudra pas les négliger.En pratique, qu’elle soit petite ou grosse, l’entreprise agricole de l'avenir sera compétitive tout en s’adaptant aux marchés.Enfin, elle saura s’ajuster rapidement et à moindre coût à des changements importants.¦ (MASCHIO) LA GAMME • ROTOCULTEURS -largeur de 3 à 13 pieds • COBRA MULTILAMES - largeur de 5 à 10 pieds • HERSES ROTATIVES - largeur de 4 pieds à 19 pieds 6 pouces • ROTOCULTEUR MODULAIRE pour culture en rangs Distribué par : Morne au & Thibodeau 1720, boul.de la Rive-Sud, C.R 2100 St-Romuald, QC Canada G6W 5M3 - Tél.: (418) 839-4127 Fax : (418) 839-3923 S.V.P.faites-moi parvenir un dépliant MASCHIO Nom:__________________________________ Adresse: .Tél.: Tracteur:__________________________Modèle:__________H.P.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 17 Vous avez des questions concernant l’économie ou la gestion agricole?N’hésitez pas à nous écrire ou à nous téléphoner.Courrier du gestionnaire Le Bulletin des agriculteurs 1001, boul.de Maisonneuve Ouest, Montréal (Québec) H3A 3EI Montréal: (514) 843-2118 Ext.: I 800 361 3877 Courrier électronique: bulletin@lactualite.com Courrier du gestionnaire Le travail à forfait, un choix intelligent Économiquement parlant, il est préférable d’agrandir son entreprise avant d’investir de gros montants dans l’achat de machinerie.par Guy Beauregard Coopérative de financement Je suis éleveur de veaux d’embouche.Je songe à diversifier la vente de mes veaux.J’aimerais en vendre la majorité en automne et le reste aux encans spécialisés de printemps.Je possède la quantité et la qualité des fourrages, les bâtiments et surtout le goût pour le faire.Le hic, c’est que je n’ai ni les moyens financiers ni la quantité de kilogrammes de gain requise pour être admissible à l’as-surance-stabilisation.Vous pouvez adhérer à une coopérative de financement de producteurs de bœuf.Il y en a dans pratiquement toutes les régions.Ces coopératives deviennent propriétaires des veaux en croissance, tout en vous en laissant la garde.La coopérative payera la cotisation à l’ASRA (Assurance-stabilisation des revenus agricoles) et remplira la déclaration de pose de boucles d’oreilles.Lors de la vente des veaux, la coopérative se remboursera et vous versera les surplus.Ces coopératives de financement des animaux de boucherie font partie d’un programme du MAPAQ.Le ministère fournit une garantie au prêteur.Pour plus d’information, consultez le bureau du MAPAQ de votre région.Guy Beauregard, agronome, est conseiller régional en gestion et économie à la Direction régionale Mauricie-Bois-Francs du MAPAQ (secteur Bois-Francs).18 Travail à forfait Vaut-il mieux compléter mon parc de machinerie ou bien agrandir mon entreprise ?Nous avons étudié le bien-fondé de la possession de certaines machines aratoires.Il s’avère qu’à un taux forfaitaire de 3 $ le mètre cube, il faut effectuer 124 chargements de fumier par année pour justifier l’achat d’un épan-deur de 400 minots.Pour rentabiliser une charrue de 9800 $, un agriculteur devra labourer 60 ha/an (146 a), si le coût du même travail à forfait est de 50 $ l’hectare (20 $/a).Pour l’ensilage (prix d’achat d’une fourragère + 2 wagons + souffleur : 73 800 $), il faudra faire annuellement 1764 chargements avant d’atteindre le seuil de rentabilité.Cela équivaut à remplir 15 silos verticaux de 18 pieds de diamètre par 70 pieds de hauteur.Dans ce cas, les calculs ont été faits pour un taux forfaitaire de 150 $ l’heure.Si vous n’atteignez pas ces seuils, il serait préférable, économiquement parlant, d’accroître la taille de votre entreprise agricole avant vous lancer dans l’achat de machinerie.Drainage souterrain La hausse du prix des céréales a-t-elle permis de diminuer le délai de récupération du drainage souterrain?L’accroissement du prix des céréales et une baisse des taux d’intérêt ont eu pour effet de diviser par trois le délai de récupération du drainage souterrain dans la culture du maïs-grain.Ce délai est passé de 24,6 à 8,5 ans en l’espace de trois ans (voir le tableau).Cela rend l’investissement passablement plus intéressant.Le coût d’un système de drainage varie entre 1000 et 1500 $ l’hectare selon le type de sol.Les marges sur les débours ont été réalisées avec des rendements de 6,25 tonnes (avant le projet) et de 7,5 tonnes l’hectare (après la réalisation du projet).Cela représente une augmentation de rendement de 20 %.On obtient le délai de récupération en divisant le coût moyen de l’installation du système par le revenu additionnel généré par cet investissement.Le revenu additionnel provient de la soustraction de la marge après l’installation des drains, la marge avant projet ainsi que les coûts d’entretien et de financement du système de drainage.Délai de récupération du drainage souterrain dans le maïs-graini Coût moyen du système 1330 $ l’hectare Année Marge sur après débours avant Entretien et intérêts Revenu additionnel $/ha Délai de récupération 1994 394 $/ha - 270 $ - 70 $ = 54 $ 24,6 ans 1995 388 $ - 198 $ - 70 $ = 120 $ 11,1 ans 1996 577 $ - 364 $ - 57 $ = 156 $ 8,5 ans LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 SUZANNE LECLERC « À la santé des produits agritoles québécois » Suzanne Lederc est responsable de la création originale et de la présentation de la recette qui apparaît chaque mois dans Le Bulletin des agriculteurs.Mais ce n'est là que la pointe de l'iceberg comparé à ce qu'a fait cette native de Trois-Pistoles au cours de sa carrière au MAPAQ pour faire connaître et apprécier les produits agricoles du Québec.M™ Lederc a utilisé tous les moyens à sa disposition pour arriver à ses fins : salons, concours, télévision, radio, etc.Elle invitait les grands chefs à intégrer les produits agricoles québécois dans leurs menus, elle-même en parlait à la radio, à la télévision, faisait imprimer des brochures avec des recettes, etc.Les journalistes du Bulletin des agriculteurs se souviennent tous avec nostalgie des visites de fermes qu'elle organisait de moin de maître.Suzanne nous a fait découvrir des agriculteurs innovateurs qui se sont lancés dans la production de produits jusque-là importés ou encore qui ont découvert de nouveaux marchés pour nos produits traditionnels.Suzanne a quitté le MAPAQ l'an dernier après 25 ans de loyaux services.Ceux qui croient qu'elle a rendu les armes ne la connaissent pas.Nous l'avons rencontrée hier et elle a encore plein de projets, plein de produits à nous faire connaître, plein de producteurs agricoles à nous présenter, plein de grands chefs à saisir par le collet en leur disant « goûte à ça, mon petit, c'est bon et c'est un produit agricole du Québec ».Et elle a encore plein de recettes originales faites avec des produits agricoles québécois à nous présenter dans Le Bulletin des agriculteurs.Branchez-vous sur le monde : abonnez-vous Le Bulletin des agriculteurs a/s Johanne Bazinet 1001, boulevard de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3E1 Par téléphone : 1-800-667-4444 Région de Montréal : 875-4444 Email: info@lebulletin.com Site internet: www.lebulletin.com JARIF DE L'ABONNEMENT un an deux ans trois ans (12 numéros) (24 numéros) (36 numéros) 29.95 $ 52,49 $ 67,49 $ TPS 2,10$ 3,67$ 4,72$ TVQ 2,08 $ 3,65 $ 4,69 $ 34,13 $ 59,81$ 76,90 $ Tout s’apprend bien.flllllptilt et se comprend mieux avec Nom _________ Profession Adresse______ Ville________ Province Téléphone i L !W Code postal _____________________ Durée de l'abonnement: ?un an ?deux ans ?trois ans ?chèque ci-joint_____________________?envoyez-moi la facture ?visa ?MasterCard N° de carte _______________________________ Date d’expiration _________________Signature___________________ 07/97 PHOTOS JEAN GUÉNETTE Mise en marché Des Gaspésiens s’unissent pour une promotion commune Les 25 membres du Bon goût frais de la Gaspésie ont réalisé que l*union fait la force, indépendamment de la concurrence régionale.par Jean Guénette « Li a mer, l'air salin, la fraîcheur du large, tout ceci évoque la iGaspésie.C’est un peu ça Le Bon goût frais de la Gaspésie.» Ainsi parle Carmen St-Denis, coordonnatrice à l’association du Bon goût frais de la Gaspésie.Cet organisme, qui existe depuis six ans, regroupe 25 producteurs agricoles de la péninsule.Au départ, ce regroupement de producteurs cherchaient seulement à faire des économies d’échelle pour son matériel publicitaire.Aujourd’hui, l’association est bien présente sur tout le territoire.Elle possède son conseil d’administration et une structure solide, ce qui n’était pas le cas à l’origine, comme l’explique le président fondateur Christian Côté, un producteur de tomates et de concombres de serres de Saint-Alphonse.« J’ai adhéré parce que nous avions des problèmes de mise en marché.Lors Jean Guénette est journaliste.de nos réunions mensuelles, il ressortait qu’il fallait absolument nous démarquer avec nos produits afin de conquérir le marché local et qu’il fallait aussi améliorer notre promotion, nos connaissances en marketing, etc.En bout de ligne, on a fondé l’association.» Les membres proviennent des cinq municipalités régionales de comté de la Gaspésie, un territoire de plus de 20 425 km2.Ils produisent de tout : .pommes de terre, tomates, concombres, miel, sangliers, lapins, agneaux, fraises, bleuets, faisans, et des produits aussi originaux que le fromage de chèvre ou la choucroute.Les besoins de promotion des producteurs sont différents, tout comme leurs marchés.Certains vendent à la ferme, d’autres exportent à l’extérieur de la région des produits transformés comme des fromages, du miel ou des confitures diverses.Les membres du Bon goût frais de la Gaspésie ont réalisé que l’union fait la force, indépendamment de la concurrence régionale.Si la promotion commune fait l’affaire de tous, alors tant mieux, selon Christian Côté.« Tout seul on ne peut pas avoir une appellation d’origine, il faut avoir un territoire.Le regroupement permet de couper les coûts du matériel promotionnel.Aux serres Lévico, et c’est comme ça pour tous les membres, les autocollants, affiches, etc.me coûtent 50 % de ce qu’ils me coûteraient si j’étais seul.Pour les publicités radiopho-niques, c’est la même chose.De plus, je peux me servir de l’appellation Bon goût frais de la Gaspésie dans toutes mes publicités.C’est important pour les producteurs qui ont des produits transformés : sur les marchés extérieurs de la région, l’appellation d’origine prend tout son sens et a de l’impact.» Les producteurs qui adhèrent au Bon goût frais de la Gaspésie ont une cotisation de base de 50 $.Ils doivent ensuite payer le matériel promotionnel selon l’utilisation.Le travail du Bon goût frais ne se limite pas uniquement à la promotion.Ainsi, la formation est un moyen efh- 20 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 Pour le président fondateur, Christian Côté, producteur de légumes en serres, l’avenir de l’association est dans la renommée.« Nous avons une appellation, une association et des membres.Il suffit de développer tout cela.» cace pour impliquer tous les intervenants et renforcer la solidarité.« L'an dernier, nous avons organisé un colloque destiné à ceux et celles qui vendent à la ferme, dit Christian Côté.On y a traité de la question des kiosques le long de la route.Nous avons donné de la formation en ce sens : la réglementation, la manière de monter un kiosque, etc.Il y a une amélioration marquée sur le terrain depuis cet exercice.Ce qui est plus attrayant pour les touristes.Nous avons ainsi une meilleure image et notre crédibilité en profite.» Des résultats difficiles à quantifier « Il est difficile de quantifier les résultats, explique la coordonnatrice Carmen St-Denis, nous n’avons pas fait de sondage.Plusieurs ont changé leur stratégie de vente.D’autres ont ciblé eurs marchés de façon plus précise.Carmen St-Denis est coordonnatrice à l’association.Son rôle consiste à concilier l’intérêt des membres et la mise en marché.Les membres sont très différents : certains vendent à la ferme, d’autres dans les supermarchés.Il faut savoir concilier l’intérêt des membres et la mise en marché, leur capacité de répondre efficacement aux attentes des clients.Chaque entreprise a sa propre histoire et sa propre promotion.Mon rôle est justement de coordonner tout ça dans le respect de tous.» Cette année, l'association a adhéré à l’Association touristique régionale (ATR), une avenue à explorer selon Carmen St-Denis.« Ce n’était pas notre but au départ mais il faut être prêts à combler les nouveaux besoins.Certains de nos membres possèdent des gîtes à la ferme.Je crois toutefois qu’il faut séparer la production agricole de l’agrotourisme, mais il peut y avoir un lien entre les deux.» L’avenir Malgré un modeste budget d’à peine 15 000 $ et un seul employé à temps partiel, Le Bon goût frais de la Gaspé-sie voit loin.Le groupe veut mettre des efforts de promotion plus importants et viser les marchés extérieurs, c’est-à-dire la Côte est américaine et le reste du Canada.« Nouveaux marchés, oui, mais à notre rythme, précise Carmen St-Denis.Tout évolue avec les membres, si ceux-ci veulent changer la mission du Bon goût frais de la Gaspésie, ce sera leur décision.L’important c’est de durer afin d’avoir une identité régionale, de créer un sentiment d’appartenance à la région par le biais de nos produits.» Quant à Christian Côté, qui prépare une thèse de maîtrise sur l’agriculture et le développement régional, l’avenir de l'association est peut-être dans la spécialisation, la renommée.« Avec une appellation d’origine contrôlée, on pourrait aller chercher une créneau spécialisé.À cause de notre climat, nos producteurs le sont souvent à temps partiel.Nous avons peu de produits de masse.On peut donc envisager la spécialisation dans des produits haut de gamme.Cela implique toutefois de la formation, des règlements et de l'argent.Nous avons déjà une appellation, une association et des membres.Il suffit maintenant de développer l’idée.Notre appellation d'origine contrôlée serait une première au Québec.» ¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS/JUILLET-AOÛT 1997 21 SPÉCIAL RELÈVE Le transfert de ferme : une affaire entre partenaires Deux générations, à des étapes complètement différentes de leur vie, doivent partager beaucoup plus que le même objectif.par Michel Dostie François Parent, président du Comité de la KeleV^gricole de Sorel, croit beaucoup à l’aide des spécialistes.« On a ainsi trouvé un moyen pour que mon frère et moi puissions devenir propriétaires de la ferme tout en permettant à mon père de rester actif.» Devenir agriculteur comme papa et maman, c’est facile à dire, mais pas nécessairement facile à faire.Le transfert d'une entreprise agricole valant en moyenne 500 000 $ ne peut se faire en criant ciseau.Pour les parents, laisser « leur ferme » c’est souvent synonyme de laisser leur vie.Pour les jeunes, prendre charge d’une telle entreprise représente un défi extraordinaire.Outre les considérations économiques et juridiques, il faut tenir compte de toutes les émotions qu’une telle transaction soulève.« Le transfert de ferme touche tellement de cordes sensibles que beaucoup de sujets deviennent difficiles à aborder », dit la directrice générale du Centre régional d’établissement en agriculture (CRÉA) de l’Estrie, Huguette Veillette.En fait, les transferts sont si complexes qu’à l’occasion, on n’y ar-£ rive pas.Quelquefois, les fermes sont g vendues par morceaux.Ou encore des §j familles, après le transfert, ne se parlent = plus.1- “¦ Michel Dostie est journaliste.Huguette Veillette identifie la communication comme le premier niveau de difficulté, un problème qu’il faut solutionner en famille.Les jeunes agriculteurs du Comité de la Relève agri- cole du secteur de Sorel (RASS) abondent dans le même sens.La bonne communication, explique Mme Veillette, devrait permettre de bien cernei les besoins des parents et ceux des enfants.22 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 Foncier est optimiste quand il pense à l’agriculture de demain.« Et je suis convaincu que tous les jeunes de la relève partagent mon point de vue.» Plusieurs sentiments peuvent habiter l’esprit des parents.Bien sûr, ils veulent assurer la continuité de la ferme tout en pouvant s’offrir une retraite convenable.Ils souhaitent que leurs enfants « ne mangent pas trop de misère ».Quelques-uns (certains n’ont même pas 50 ans) veulent rester actifs et se retirer à leur rythme.Enfin, ils cherchent à être équitables envers tous leurs enfants.Les jeunes, avec la fougue de la vingtaine, veulent relever tous les défis.Ils se sentent assez expérimentés pour prendre des décisions, orienter la ferme vers leurs propres objectifs.Ils souhaitent participer aux bénéfices et non pas seulement recevoir un salaire.Il y a donc beaucoup d’émotions dans l’air quand il faut aborder tous ces sujets, mais cela demeure la première étape.Se rendre chez le notaire en étant incapables de se regarder dans les yeux ou de définir ses besoins sans provo- quer de frustration met le transfert et la solidarité familiale en péril.Selon Huguette Veillette, c’est pour éviter ces situations que le CRÉA existe.« Notre objectif, dit-elle, c’est de bâtir, dans chaque cas, une démarche pour le retrait des parents et la préparation des jeunes à la gestion de l’entreprise.Du même souffle, on modifie, selon les besoins, la structure de la ferme.» Beaucoup de jeunes qui veulent Essais echelle Vickers l/ornol^n/l Pour l'agriculteur h.w 1 B ICIClIlll créatif et visionnaire De loin la plus dure.,,! Selon les essais comparés de dureté (échelle Vickers) réalisés en juillet '96 par MTS NORGE AS.laboratoire indépendant de Norvège, la pointe réversible Kverneland se démarque de ses «imitations»! Un savant trempage calibré selon différentes «zones» (angles, bouts de pointe, surface de frottement et points d'ancrage), permet d'obtenir la quasi-dureté du diamant là où «ça frictionne», tout en conservant la flexibilité et l'endurance requises lors d'impacts importants.Exigez la signature Kverneland sur vos prochaines pointes: la flèche ^ bien incrustée dans le métal, pour un maximum d’économie et de durabilité.Kverneland inc.Drummondville (Québec) (819) 477-2055 http://www.kverneland.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT I997 prendre la relève ont peu l'habitude de la prise de décision.Une ferme transférée dans ces conditions pourrait avoir des difficultés à se tirer d'affaire.À ce sujet, les jeunes sont unanimes : « Les parents ont trop de difficultés à nous faire confiance.» Les futurs agriculteurs pensent que la gestion d’un troupeau ou la régie des champs sont des domaines de plus en plus complexes et qu’il y a des avantages à en partager la responsabilité.Ils pensent aussi que l’aide d’un spécialiste est souvent irremplaçable.Selon eux, une suggestion faite par un étranger a souvent plus de chance d’être acceptée par les parents.Par contre, les risques importants engendrés par une mauvaise décision expliqueraient pourquoi bien des parents « ne décrochent pas ».harles Le transfert des connaissances La formation académique représente un atout inestimable, mais la connaissance c’est beaucoup plus que cela.« Les parents sont une manne d’informations et représentent un savoir-être agriculteur indispensable, dit Mme Veillette.Il nous faut identifier un moyen pour transmettre tout ce savoir.» Selon la directrice, la relation parents-enfants doit devenir une relation entre partenaires, ce qui exige beaucoup de respect mutuel.Les besoins en formation ne sont pas les mêmes pour tous.Quoiqu’en pense le futur agriculteur, le jeune qui a toujours été considéré comme un salarié sans responsabilité n’a pas appris la gestion.Un transfert de ferme bien planifié lui donnera le temps de le faire.De l’autre côté, les parents auront l’occasion de s’habituer à déléguer des responsabilités et de découvrir jusqu'à quel point ils peuvent faire confiance à leurs enfants.Cependant, cette approche soulève deux inquiétudes.D’abord, il faut apprendre la prise de décision en groupe, ce qui demande une bonne dose d’humilité de chacun.Ensuite, les nouveaux partenaires doivent apprendre à gérer les conflits qui seront inévitables.Les chiffres sur la table Quand tous les problèmes à caractère humain auront été réglés, il faudra mettre les chiffres sur la table.C’est le moment d’appeler à la rescousse comptable, notaire, assureur, fiscaliste, conseiller en financement, conseiller technique et autres spécialistes.Une ferme avec un faible niveau de production peut faire vivre son propriétaire actuel, mais personne ne peut l’acheter sans prendre le risque de tout Graveline : « L’aide que j’ai reçue de mon syndicat de gestion a été le principal facteur de réussite de mon établissement.» Y van Beauchemm est actionnaire, avec son pere et ses trois frères, de la ferme J.N.Beauchemin et fils inc.« Quand il y a plus d’un propriétaire, la définition des priorités joue un rôle essentiel dans le succès de l'entreprise.» perdre.A l’inverse, l’entreprise très productive mais qui a un niveau d’endettement élevé pourra rendre le transfert impossible.À moins que les parents renoncent à une retraite décente ou que le jeune « s’embarque » au point de compromettre ses chances de succès.« Il est important que le transfert de ferme se prépare longtemps d’avance, souligne Huguette Veillette.Souvent même avant que les enfants ne soient assez vieux pour décider de leur avenir.» La relève pourra assurer la continuité de l’entreprise familiale dans la mesure où le niveau de production pourra justifier les investissements.Et là, il faut tenir compte non seulement de la valeur du marché, mais aussi des investissements consentis et de la valeur dépréciée, comme pour la machinerie.La valeur des quotas est un sujet particulièrement chaud.Les jeunes qui prennent la relève sont conscients « de recevoir un cadeau » quand les parents leur vendent les quotas au prix de 1 acquisition plutôt qu’au prix du marché.Mais ils sont aussi conscients qu une partie de ces quotas avait été donnée et qu’une autre partie avait été achetée a un prix abordable.Selon les jeunes, c’est incompréhensible que certains ne puissent s’établir pour cette raison quand on sait que les quotas vendus au prix du marché peuvent se traduire par un gain de capital et de bonnes rede vances fiscales.¦ 24 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 SPECIAL RELEVE Des jeunes s’établissent.sans prendre la relève À peu près tout le monde en agriculture s'entend pour affirmer que « hors de la ferme familiale, point de salut ».Or, il y a des exceptions.par Michel Dostie Mario Lacerte est fils d’agriculteur, mais c’est son frère qui a pris la relève de la ferme familiale.Pourtant, Mario n’avait qu’une idée en tête : devenir producteur de lait.En 1980, après avoir terminé ses études à l’ITA de La Pocatière, il accepte un poste de contrôleur laitier.Trois ans plus tard, il investit ses économies dans un immeuble à logements à Trois-Rivières.En 1984, il en achète un deuxième puis un troisième en 1985.Tous ses loisirs, Mario les consacre à la rénovation afin de pouvoir tirer les plus grands bénéfices possibles de ses investissements.Au travail, il rencontre Julie Cosette, également diplômée en zootechnologie.Ils se marient en 1986 et achètent une maison unifami-liale.À peine deux ans plus tard, ils vendent tout pour s’établir à Yamachi-che, sur une ferme laitière de 80 hectares de bonne terre, mais « où il y avait beaucoup de place pour l’amélioration ».Tellement de place que c’est uniquement parce que les jeunes disposaient de plus de 50 % de l’investissement que le Crédit agricole a accepté de prêter.Mario et Julie avaient bien préparé leur plan.Le troupeau comptait 27 va-p ehes, mais l’étable pouvait en contenir ° dO.Dans une vieille grange, ils ont y aménagé une stabulation froide pour » 'es taures.Le couple a aussi acheté Michel Dostie est journaliste.13 vaches de plus.Mario et Julie ont choisi la Ayrshire.Les attaches de l’étable étaient de la bonne dimension (imaginez l’économie sur les coûts de construction) et cette race est avantagée depuis que le lait est payé selon ses composants.« De plus, dit Mario, il est encore possible d’acheter de bons sujets à des prix intéressants.» Les jeunes producteurs ont connu plusieurs difficultés et travaillé plus qu’ils ne pensaient.Par exemple, ils ont dû acquitter une facture de 12 000 $ pour refaire toute l’installation électrique responsable d'un problème de tensions parasites.Ceci ne les a pas empêchés d’acheter du quota à chaque année.« Bien sûr, explique Mario, c’est un gros investissement, mais cela représente le meilleur moyen d’augmenter nos revenus.Dans le fond, la valeur des quotas n’a pas augmenté plus que celle des tracteurs, pourtant plusieurs jeunes ne se privent pas d’acheter de grosses machines.» Le couple a aussi construit une grange à foin et entretenu les autres bâtiments et la machinerie qui, au début, n’avait même pas assez de valeur pour que les créanciers la prenne en garantie.« Si nous avions voulu débuter avec de la belle machinerie et une maison toute rénovée, nous n’aurions jamais pu nous établir », explique Mario.Sauf la récolte du foin, tous les travaux sont exécutés à forfait, ce qui permet à et Mario Lacerte sont devenus agriculteurs sans prendre la relève de la ferme familiale.Aujourd’hui, avec leur troupeau de 40 vaches Ayrshire, ils obtiennent une bonne qualité de vie.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 25 Mario et Julie de consacrer plus de temps à leur troupeau, leur source de revenus.Aujourd'hui, le troupeau Marilie compte toujours 40 vaches dont 3 Excellentes et 15 Très bonnes.Mario et Julie présentent des bêtes aux expositions de Trois-Rivières et Québec, et à VExpo-printemps de Victoriaville.La moyenne de production est de 6629 kilos, pour des MCRde 182-173-187.Finalement, le quota est 2,5 fois plus important que lors de l’achat de la ferme.« Aujourd'hui, dit Julie, notre ferme peut nous offrir une bonne qualité de vie.» Mario et Julie, qui ont cinq enfants, pensent déjà à la relève.« C’est plus facile de pouvoir transférer une petite ferme bien rentable », conclut Mario.L’agriculture, un choix de vie Fils du propriétaire d’une station-service, Claude Lampron a été élevé lup MD idéale pré-récolte est I occasion vivaces tenaces comme le chardon des champs, le chiendent votre vendeur de produits phytosanitaires ou appeler au trois ei Claude Lampron et Jocelyne Maes, accompagnés de Krystel, Nicolas et Karl.Fils du propriétaire d’une station-service, Claude a découvert l’agriculture chez son cousin.TOUJOURS LIRE ET SUIVRE LES INDICATIONS SUR L'ÉTIQUETTE DE L'HERBICIDE ROUNDUP"0 UQUIDE ET L'HERBICIDE dansl’île de Montréal.Il a développé le goût de l’agriculture à la ferme de son cousin, Marcel Lampron, spécialisé dans l’élevage du poulet et des bouvillons.Très jeune, Claude y travaillait les fins de semaine et pendant les congés scolaires.À 18 ans, après avoir abandonné le cours en Gestion et exploitation de l'entreprise agricole « parce qu’il n’y était question que du lait », Claude décide de s’établir en aviculture.« À ma première visite au Crédit agricole, se souvient-il, je me suis retrouvé devant un mur de 25 pieds de haut.» Avec l’aide financière de son père, le chalet de la famille offert en garantie et « une gymnastique mathématique compliquée », Claude réussit l’impossible : obtenir le financement du Crédit agricole pour acheter un terrain de 2,5 hectares à Saint-Étienne-des-Grès, y construire un poulailler d’une capacité de 2086 mètres carrés et acheter presque tout le quota dont il avait besoin pour le mettre en production.Pour arrondir ses fins de mois, Claude continue de travailler à la ferme de son cousin.Cinq ans plus tard, en 1984, profitant des subventions du MAPAQ à l’heure où l’autosuffisance était le leitmotiv, Claude construit un parc d’engraissement pour 200 bouvillons.En octobre 1985, à peine quelques mois après avoir épousé Jocelyne Maes et construit une maison sur la ferme, la survie de l’entreprise est mise en péril.Plus de 60 bouvillons meurent, intoxiqués par le méthane lors de la manipulation du fumier de la fosse.Une perte nette de 35 000 $.Afin de traverser cette épreuve, Claude travaille à l’extérieur et Jocelyne redouble d’efforts comme décoratrice d'intérieur, travaillant autant le jour que le soir.L’année suivante, pour rentabiliser le parc d’engraissement, le couple loue une terre qu'il cultivera avec quelques équipements usagés et un seul tracteur.« On était beaucoup plus craintifs depuis l’accident, expliquent Claude et Jocelyne, et on ne pouvait pas investir de grosses sommes pour de la machinerie car nos économies servaient plutôt à acheter du quota.» Après en avoir rêvé longtemps, Claude et Jocelyne construisent un deuxième poulailler en 1995.« Cette fois-ci, ce fut très facile d’obtenir du financement », dit Claude.Aujourd’hui, les producteurs élèvent en moyenne 40 000 oiseaux par élevage.Avec une production de 2,6 kilos par pied carré, ils sont très fiers de leur performance.Le parc d’engraissement contient toujours 200 bouvillons et les superficies en culture atteignent 160 hectares dont 80 en soya pour la consommation humaine.Claude et Jocelyne sont satisfaits de la qualité de vie que leur offre la ferme.À moins que les enfants souhaitent prendre la relève, il n’est pas question de grossir l’entreprise.¦ pour détruire l'asclépiade et d'autres le pissenlit et autres.Contactez 1-800-361-2405 dès aujourd'hui.est une manue déposée de Monsanto Company.Titulaire du permis: Monsanto Canada Inc.©Monsanto Company 1997.1000-0062-EF97-T SPÉCIAL RELÈVE La triste fin d'un rêve « Mon père, même s*il était fatigué par les années, était incapable de laisser le pouvoir.» par Michel Dostie On a tous vaguement entendu parler d'un fils ou d'une fille d’agriculteur qui n’a pu prendre la relève.Françoise (prénom fictif) l'a vraiment vécu.Elle avait pourtant pris sa décision dès la fin du secondaire.« Après mes études, avait-elle annoncé à ses parents, quand j’aurai un peu travaillé et que vous serez près de l'âge de la retraite, je prendrai la relève.» Mais, après 12 ans d’absence, la communication a été difficile.« Mon père, a-t-elle perçu, a vu revenir sa petite fille de six ans.Il me voyait fragile, incapable de réaliser les durs travaux physiques qu'exige la ferme.» Pour Françoise, la crainte était injustifiée.Elle savait qu’il y avait assez d'ouvrage pour deux et qu’elle n’aurait qu’à engager un bon employé.« La réalité, pense Françoise, c’est que mon père, même s’il était fatigué par les an- nées, était incapable de laisser le pouvoir.» Pourtant, Françoise voulait apprendre.« Je voyais mon père comme mon coach et je me disais qu’en jumelant la théorie et la pratique, on obtiendrait des résultats exceptionnels.» Pendant quelque temps, avec son père et sa mère, elle a travaillé à la ferme.L’expérience a été pénible.L’enthousiasme de la jeune femme donnait aux parents l’impression de se faire « runner ».Cette période a été tellement difficile que Françoise a décidé de travailler seulement à temps partiel, le temps que les choses se placent.« Plus tard, l’atmosphère est devenue meilleure et mon père s’est rapproché un peu de moi.Nous avons appris à doser nos émotions.» C’est alors l’aspect financier qui a posé problème.Avec 50 vaches en production, le père de Françoise estimait la valeur de son entreprise à un million de dollars.Cependant, certains investissements avaient affecté la rentabilité de la ferme et laissé un niveau d’endettement élevé.En plus d’assurer la retraite des parents, la vente devait rembourser les dettes.Pour Françoise, la productivité de la ferme ne pouvait justifier un tel investissement.Elle ne voulait pas payer pour certaines mauvaises décisions ou s’endetter pour acheter du quota qui avait été donné ou acheté à bas prix.« Mon rêve c’était d’assurer la survie de la ferme familiale, pas de recommencer et refaire tous les efforts déjà consentis.» Devant l’impossible, Françoise s’est résignée.« Ma mère a été attristée de perdre la ferme mais je pense que mon père a été soulagé par mon choix.» Quelques mois plus tard, la ferme a été vendue.Françoise a eu l’idée de garder une vache, mais à la dernière minute, elle s’est ravisée.« Dans la vie, s’est-elle dit, il faut apprendre à lâcher.Je peux encore faire des rêves, je ne veux pas être aigrie, mais.» ¦ Assurer votre avenir.n est temps d'amender votre sol au TUBREX' pour rétablir le pH et améliorer l’état de santé global de vos prochaines cultures.TUBREX à l'automne, c’est planifier des récoltes saines et abondantes pour l'an prochain.TUBREX8 CHAULANT-FERTI USANT St-Thomas (Joliette) Appelez-nous au (514) 759 8887 La meilleure assurance-récolte TUBREX Action rapldo Etlot prolongé FotMlMT'IW) • ATTENTION: L’utilisation de TUBREX " cause une augmentation en qualité et en rendements de vos récoltes.28 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 ENCORE PIUS DE GRAINS AVEC LES TR 88 El TR 98.va vîjjm t'îïs imi m plus besoin de sortir de la cabine grâce à l'éjecteur de pierres électronique exclusif ¦ la conception des double rotors assure une alimentation égale et réduit le bris de la paille ¦ battez plus vite et conservez plus de grains avec les pointes en polyéthylène ¦ débourrez rapidement votre moissonneuse avec le convoyeur d'alimentation à marche arrière ¦ cabine plus confortable avec siège à air TR 88:200 cv CAPACITÉ DE 190 BOISSEAUX TR 98:2/0 cv CAPACITÉ DE 240 BOISSEAUX Le système de nivellement latéral coupe les tiges très près du sol d'un bout à l'autre de la table minimisant les pertes. PHOTOS : RUSS MUNN Grandes cultures Les rangs étroits «c’est La culture du maïs en rangs étroits augmenterait les rendements de 2 à 8 %.Mais les coûts associés à ce changement sont élevés.par Léon Guertin Léon Guertin, agronome, est ingénieur.\x\ pas évident.» *4 Depuis quelque temps, on remet en question les instruments de semis et de récoltes.En effet, les essais au champ démontrent que la réduction de l’écart entre les rangs augmenterait nos rendements.Cette augmentation potentielle de rendement nous incite -ra-t-elle à changer notre semoir et notre nez à maïs?L’espacement réduit entre les rangs permet de mieux utiliser l’énergie solaire.Lorsque les feuilles de maïs ne recouvrent pas entièrement le sol durant les premières semaines de croissance, une bonne partie de l’énergie solaire est perdue et assèche le sol.Selon un chercheur au collège de Ridgetown en Ontario, Gordon Scheifele, les feuilles des plants de maïs semés à 30 pouces prendront deux semaines de plus à couvrir le sol que les feuilles des plants semés à 15 pouces.Voici les différents facteurs affectant le rendement d’un champ de maïs : l’espacement entre les plants; l’interception du soleil par les feuilles; le développement des racines; la grosseur des tiges; l’ombrage entre les rangs; l’humidité du JN 30 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOUT 1997 t'y ¦W5* j#;' aussi Le pour et le contre Selon un agronome de l’Université du Minneso ta, Gregg Johnson, la tendance est vers la culture # du maïs en rangs étroits.Les différentes univer-\ sités proposent des augmentations de rendent ment allant de 2 à 8 % selon les sols et les an-" nées.Cette nouvelle technique avantagerait les régions plus froides.Mais le coût associé à ce f changement est élevé.a Premièrement, il faudra équiper les tracteurs Ide roues étroites pour éviter d’écraser les rangs.Le semoir et le nez à maïs devront être changés.Si vous appliquez des herbicides en bandes ou des insecticides, votre facture de pesticides peut doubler.Il est fort probable que la quantité de démarreurs à l’hectare augmente Étant donné que le couvert végétal sera plus rapide, vous disposerez de moins de temps pour sarcler.Par contre, le regain de mauvaises her-I bes aura moins de chance de se développer.En I augmentant la population, le coût de la semen-1 ce à l’hectare augmentera.Finalement, les ris-ques de maladies causées par l’humidité du sol v peuvent augmenter.H Bref, les producteurs devraient peut-être ^chercher à améliorer les autres facteurs pou-Ivant augmenter leur rendement avant de s’attaquer à ce changement majeur.\ Selon des producteurs de l’Illinois, Gregg et Cindy Sauder, la culture en rangs étroits est plus * difficile.Ces producteurs cultivent du maïs en rangs de 20 pouces depuis déjà quatre ans.La rosée reste 3 à 4 heures de plus dans le champ et le sol reste humide plus longtemps après une pluie.Ce qui est un avantage durant un été sec V rend les travaux au champ plus difficiles les années pluvieuses.Les tiges de maïs étant plus longues, les producteurs doivent en tenir compte au moment de la gestion des résidus.Malgré tout, les Sauder ne reviendraient pas en arrière. W ktJL.uijiM)njjiiij3 Mlê de Sehh'Hyudtiiu! Samedi 2 août à 13 h 30 : Encan de tracteurs jouets Que vous soyez collectionneurs ou simplement curieux, venez assister à notre encan de tracteurs jouets.Samedi 2 août et dimanche 3 août à compter de 13 h: Démonstration d, tr.«ox .«« tkomps «.ra.ttite.io .ntiqtios on opération.Un.tio.no façon de découvrir ou redécouvrir le bon vieux temps! EMADELEIHI RUEST-S ST-DAMASE «MBOWWOn INFO FESTIVAL M.Yvon Blanchette Tél.: (514) 797-2271 M.André Marier Tél.: (514) 797-3700 150 ans, ça se fête! ^ Le 8e Festival du maïs est fier de souligner le 150' anniversaire de Massey Ferguson.Visitez notre , à tente de 20' x 40' avec kiosques et exposition %* d'équipements Massey-Harris et Massey Ferguson.Rencontrez des passionnés! FSSKSS cserait Festival du mais sum Participez nombreux aux concours d'épluchette de mais se déroulant tout au long de la fin de semaine. sol; la densité du couvert végétal et sa compétition avec les mauvaises herbes.Ces facteurs, combinés au type de sol, feront en sorte que vos rendements fluctueront d’une année à l’autre et d’un champ à l’autre.Des essais menés durant 6 ans sur 9 sites différents dans le sud-ouest de l’Ontario ont démontré qu’il y avait avantage à réduire l’espacement entre les rangs (voir le tableau [).Après avoir réduit l’espacement entre les rangs à 15 pouces, on a mené des essais semblables sur un autre site durant une année (voir le tableau II).Lorsqu’on augmente la population sur les rangs de 30 pouces, le développement des racines devient alors le facteur limitatif.En effet, pour une popu- conserve l’humidité du sol et oppose une rude concurrence aux plants de mauvaises herbes.11 n’en reste pas moins que les coûts associés à un tel changement dans les pratiques culturales sont élevés.En effet, il faut adapter la machinerie de semis et de récolte.Avant de plonger, il Espacement (pouces) Population (plants/acre) Rendement (tonnes/acres) 30 30 000 4,1 20 30 000 4,3 20 36 000 4,5 serait intéressant d’envisager d’autres possibilités.Une d'entre elles est le jumelage des rangs.Une façon économique de réduire l’espacement entre les rangs est de repasser avec le semoir à 6 pouces d’intervalle pour produire des rangs jumelés.On peut ensuite récolter avec une moissonneuse-batteuse équipée d’un nez à maïs standard.De cette façon, on double la période de temps accordée au semis, mais les opérations culturales peuvent être faites avec les équipements réguliers.Les recherches menées durant l’été 1996 par le collège de Ridgetown lation de 36 000 plants par acre, la masse racinaire d’un plant de maïs est de 262 grammes s’il est cultivé à 30 pouces d'espacement et de 414 grammes si l’espacement entre les rangs est réduit à 15 pouces, la masse racinaire est de 414 grammes.De plus, avec l’espacement réduit, le couvert végétal Espacement Population Rendement (pouces) (plants/acre) (tonnes/acre) 30 30 000 4,5 15 30 000 5 15 36 000 5,1 o'LEs a Fiez-vous à l de l'équipe Nutrite Lorsque l'on parle d'AGRICULTURE DE PRÉCISION, on vous parle probablement de GPS, de LOGICIELS, de CAPTEURS DE RENDEMENT, de système d'ÉPANDAGE à taux variable, etc.Mais quelles technologies les dépassent toutes?Le gros bon sens & l’expérience Pour améliorer vos chances de rentabiliser ces outils & services, pensez d'abord à l'équipe SPS de Nutrite.L'équipe SPS de Nutrite fait de la recherche en pédologie, chimie des sols et en productions végétales.Elle supporte nos représentants à mieux vous guider vers les services et produits adaptés à votre situation.pour%^;r:zzranus: (514) 462-2555 ON PRÉPARE LE FUTUR DE L'AGRICULTURE IMUTRITE LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 33 Ill- Comparaison de semis en rangs jumelés et de semis en rangs étroits* Espacement 30” 30” jumelés 20" 15” Population (000) (plants/acre) 30 36 42 30 36 42 30 36 42 30 36 42 Rendement (t/a) 4,5 4,5 4,5 4,7 4,6 4,3 4,7 4,7 4,7 5 5,1 4,8 Poids racinaire (g) 304 262 21 1 415 343 297 515 414 325 515 414 325 Pénétration solaire (%) 99 98 96 81 78 75 75 70 60 65 60 55 28 juin/2 juillet 56 45 40 50 40 33 45 25 19 53 23 15 Humidité du sol (%) 15 15 14 14 14 14 14 15 16 18 16 18 Tiges brisées (%) 7 22 27 15 24 40 19 21 20 13 22 25 * Essais effectués en Ontario durant l’été montre une amélioration du rendement avec les rangs jumelés (voir le tableau III).Cependant, cette augmentation est inférieure à celle obtenue avec le maïs cultivé en rangs de 15 pouces.Pour 1996 une même population de 30 000 plants à l'acre, on évalue à 4 % l’augmentation de rendement lorsque le maïs est cultivé en rangs jumelés.Lorsque le maïs est semé en rangs de 15 pouces, l’augmentation de rendement est supérieure à 10 %.Enfin, l’augmentation du bris des tiges est aussi élevée avec des rangs jumelés qu’avec des rangs à 15 pouces.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 fantini Adaptable sur toutes les moissonneuses batteuses (kit d'accrochage interchangeable).Rouleau « multi-coupes système » avec couteaux affûtés et traités ou tungstène • effectuent un pré-broyage, • évitent les montées de tige • réputés pour leur longévité.Broyeurs de tiges centrés, situés en arrière des éléments cueilleurs, garantissent une très bonne qualité de broyage à une vitesse d'avancement élevée (5 à 9 km/h).Réglage électrique des plaques mmmm CUEILLEUR À MAÏS FANTINI ÉGAL QUALITÉ DE TRAVAIL ASSURÉE • Conception simple et très robuste • Profil très fuyant (angle extra-plat de 23°) • Récolte exceptionnelle dans le maïs versé DTCTRIIimON tftUJSIV! 7 St-Domase cté Saint-Hyacinthe (514) 797-3325 • 1-800-207-3703 Grandes cultures Les machines se transforment pour les rangs étroits Certains manufacturiers alternent les unités vers l'avant et vers l’arrière.D’autres ajoutent une autre série d’unités derrière le semoir.Des unités décalées, une deuxième série ajoutée, des jeux de conversion, de nouveaux nez.Les constructeurs affrontent les entre-rangs de 15 et 20 pouces.par Léon Guertin La recherche l’a prouvé : la culture du maïs sur des rangs de 15 ou 20 pouces offre un meilleur potentiel de rendement que la culture traditionnelle à 30 pouces.Les constructeurs de semoirs et de moissonneuses-batteuses ont réagi en adaptant leurs machines.Les fabricants de planteurs ont été les premiers à répondre.Pour conserver la même largeur de travail tout en réduisant l’espacement entre les rangs, les constructeurs ont augmenté le nombre d’unités.Léon Guertin, agronome, est ingénieur.Des semoirs polyvalents Au Québec, six compagnies (Kinze, White, John Deere, Case IH.Mono-sem et Great Plains) offrent des planteurs de 30 à 40 pieds de largeur pour ensemencer du maïs et du soya en rangs de 15 pouces.Les planteurs de 12 rangs de 30 pouces pouvant être convertis en 23 rangs de 15 pouces sont de plus en plus populaires.Pour le soya, on préfère le planteur au semoir en ligne à cause de la précision de semis, tant pour la population que pour le positionnement de la semence dans le sol.De plus, les producteurs préfèrent investir sur une seule machine plus large qui peut semer le maïs et le soya.Pour éliminer les problèmes causés LE BULLETIN DES AGRICULTEURS/JUILLET-AOÛT 1997 35 2» New Holland TR87; 1996; 439 heures; 4 roues motrices; roues doubles; 19,4X38; table à soya 18 pieds; nez à mois 6 rangs.COMMi NEUVE 1 • New Holland TX66; 1995; 1100 heures; 4 roues motrices; roues doubles; 20,8X42; toble à soya 20 pieds.EXCEUtNit condition 3» New Holland TR96; 2000 heures; 1987; 4 roues motrices; roues doubles ou 30,5X32; table à soya 16 pieds; nez à maïs 6 rangs.EXCELLENTE CONDITION 4e New Holland TR86; 1993; 1254 heures; 4 roues motrices; 30,5X32; roues arrières 16,9X26; table à soya 16 pieds; nez à maïs 6 rangs, comme neuve 5» New Holland TR86; 1991; 2010 heures; 4 roues motrices; 30,5X32; roues arrières 16,9X26; table à soya; nez à mois 6 rangs.EXCELLENTE CONDITION 6» Ford 642; diesel; 26X26; 2000 heures; table à grain 13 pieds, spécial 9500 $ 7- New Holland TR75; 1981 ; 28LX26; table à grain; nez à maïs.TRÈS BONNE CONDITION 8» New Holland TR70; Irons, hydro.; table à soya 16 pieds 973; nez à maïs 6 rangs.MJ Di!UCAM DJjPUimii Jj'JMAjI'V Vüül ESSAYEZ de battre nos taux de financement ou obtenez un escompte sur achat comptant JUSQU'AU 1er AVRIL 1998 sujet à approbation de crédit & ICW HOLLAtO 12, ROUTE 122, SAINT-GUILLAUME (QUÉBEC) JOC 110 (SORTIE 170 TRANSCANADIENNE) TÉL.: (819) 396-3427/3088 POUR TROUVER VOTRE BATTEUSE: J \ [ j» New Holland In mo4tl« Stelemeet chfi \ j fjLJJ mi r % Lo TC68 : la plus puissante, toute marque confondue ! Profitez du système unique de battage et de séparation doté d'un batteur, d'un tire-, " , d'un séparateur rotatif et d'un Flow-Regulator, associé à une surface de séparation à secoueurs considérable, qui permet d'obtenir un rendement de 20 % supérieur à la compétition.87 vaillent sur un système de transformation qui pourra réduire à 22 pouces les entre-rangs des nez à maïs de leurs moissonneuses-batteuses.De son côté, Case IH travaille sur un nez à maïs à espacements de 15 pouces.Pour leurs clients qui le demandent, les concessionnaires New Holland adaptent sur leurs machines un nez à maïs de 20 pouces d’une autre marque.Finalement, la compagnie Fantini, représentée au Québec par les équipements H.Palardy inc., propose des espacements variant de 20 à 36 pouces sur ses nez à maïs déchiqueteurs.Ces équipements peuvent s’adapter sur tous les modèles de moissonneuses-batteuses.Des producteurs ingénieux Il y a aussi des producteurs bricoleurs qui modifient dans leur atelier des nez à maïs pour les adapter à la culture en rangs rapprochés.Un producteur de l’Illinois, Marion Calmer, a réussi là où les grands constructeurs n’avaient pas osé s’attaquer.Il a construit un nez à maïs pouvant récolter des rangs aussi rapprochés que 15 pouces.Marion Calmer s’intéresse au rang de 15 pouces parce qu’à une population de 28 000 plants à l’acre, les plants deviennent équidistants les uns par rapport aux autres, sur le rang et entre les rangs.Ainsi les racines peuvent se développer aussi facilement dans tous les sens.Un producteur ingénieux a t formé le nez à maïs Case IH récolter du maïs à 15 pouce compagnie poursuit les ess Les constructeurs semblent se buter à un espacement minimum de 20 pouces à cause des deux chaînes qui remontent les épis à chaque unité.M.Calmer a pu rétrécir l’espacement en n’utilisant qu’une seule chaîne munie de garniture de plastique.La seconde chaîne est remplacée par un guide ajustable qui retient l’épi le long de sa trajectoire.Le producteur s’est servi d’un nez de moissonneuse-batteuse Case IH 800 comme prototype.Après avoir retiré une chaîne par rang et tous les éléments mécaniques sous-jacents, notre inventeur a pu rapprocher à 15 pouces chacune des unités.Il a recouvert le tout d'un capot en plastique qui est en fait un tuyau d’égout coupé en deux.Le nouveau nez est beaucoup moins pesant, ce qui rend l’invention doublement intéressante.Bien que ce ne soit pas le but de la transformation, ce nez peut récolter le maïs même si le conducteur s’oriente en diagonale par rapport aux rangs.Puisqu’il y a moins d’éléments mécaniques, le nez coûte moins cher d’achat et d’entretien.Finalement, l’opérateur peut récolter plus rapidement (environ 7 mph) parce que les plants sont plus espacés sur chaque rang.Case a acheté tous les droits et les brevets de Calmer.La compagnie poursuit des essais aux États-Unis avec une trentaine d’unités.¦ par les résidus, les unités voisines sur le planteur sont décalées les unes par rapport aux autres.Ou encore, on traîne derrière le planteur une série d'unités montées sur une deuxième barre porte-outils.Les unités d’en arrière sont alignées entre les unités de devant.Dans le premier cas.lorsque toutes les unités sont sur une même ligne, le remplissage est plus facile mais l’entretien des unités est plus difficile.Dans le deuxième cas, c’est comme si vous traîniez deux planteurs un derrière l’autre.Le prix du semoir à 15 pouces d’espacement est alors près du double du prix du semoir à 30 pouces.La compagnie White offre aussi son modèle 6800 de 6 ou 8 rangs espacés de 30 pouces avec une trémie pour la semence centrale.Deux autres unités peuvent être ajoutés entre chaque rang du semoir de base pour obtenir un espacement aussi petit que 10 pouces entre les rangs.Des nez à maïs adaptés La fièvre des rangs étroits a aussi touché les moissonneuses-batteuses.Les constructeurs se sont remis à leur table à dessin et certains producteurs ont fait preuve d’ingéniosité pour adapter les machines existantes à cette nouvelle technologie.Contrairement aux planteurs, pas question cette fois-ci de faire circuler deux unités une derrière l’autre.Il faut plutôt réduire l’encombrement mécanique de chaque unité.La compagnie John Deere offre à ses clients un jeu de conversion pour adapter ses nez à maïs de 30 pouces à un espacement de 20 pouces.Elle propose aussi aux producteurs un tout nouveau nez de 12 rangs à 20 pouces d’espacement monté en usine.Depuis quelques mois, cette compagnie offre un planteur à espacements de 20 pouces.Agco et Massey-Fergusson tra- 38 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 Lait Éleveurs selon les règles de l’art Nommés maîtres-éleveurs par l’Association Holstein du Canada, les Turmel ne sont pas du genre à regarder passer le train.Lorsque Louis et ClémentTurmel de Sainte-Marie de Beauce ont pris la relève, ils se sont fixé un but.Associés à leurs épouses Colette Poulin et Sylvie Tanguay, ils désiraient que leur génération, la cinquième à exploiter la ferme laitière paternelle, laisse des traces.En fait, ils voulaient être les meilleurs dans leur domaine.Pour y arriver, ils ont établi des objectifs précis dont celui de devenir Maître-éleveur.Après 18 ans d’effort, ils ont réussi l’exploit.En avril dernier, lors de son Louise Thériault, agronome, est journaliste.assemblée annuelle tenue à Winnipeg, l’Association Holstein du Canada a remis aux propriétaires de l’entreprise Les Fermes Turmel inc.la plus haute distinction qu’un éleveur Holstein puisse obtenir.Au Québec, l’Association Holstein du Canada a décerné le titre de Maître-éleveur à seulement 80 reprises depuis 1942.« Très peu d’éleveurs réussissent cette performance dans un temps aussi court et à un aussi jeune âge », dit la directrice générale d’Holstein Québec, Joanne Lagacé.Louis Turmel est âgé de 49 ans et Clément de 41.Propriétaires d’un troupeau de Les propriétaires des Fermes Turmel : Louis, Colette, Sylvie et Clément.En avril dernier, ils recevaient la plus haute distinction qu’un éleveur Holstein puisse obtenir.par Louise Thériault LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 39 LOUISE THÉRIAULT 400 têtes réparties dans trois fermes, les Turmel sont déjà fort connus dans le milieu de la génétique Holstein.On retrouve leurs animaux, les Beauçoises, dans de nombreux pays à travers le monde.En 1996, au Québec seulement, le Centre d'insémination artificielle du Québec (CIAQ) a vendu plus de 21 000 doses de semence d'une de ses grandes vedettes : Beauçoise Black King.Ce taureau, classé 13e dans le Top-25 du Réseau laitier canadien, est le meilleur fils de Blackstar au Canada selon l'indice de profit à vie (IPV).Parmi les autres taureaux en service au CIAQ, Karuso provient aussi des Fermes Turmel.En Alberta.Alta Genetics commercialise la semence de Beauçoise Contract.« On s’attend à vendre environ 25 taureaux à des centres d’insémination en 1997 », avance Louis Turmel.Certaines vaches ont aussi contribué à faire connaître les Turmel.Beauçoise Wind Stéphanie TB 88, vendue 45 000 $ en 1994 lors de la Rocky Mountain High Sale, est de celles-là.C’est toutefois avec Beauçoise Tempo Kimo Ex.2E4* que Louis et Clément ont réalisé leur première transaction d’envergure.« Kimo nous a lancés dans la vente de sujets de race », dit Clément.À l’Expo printemps de Victo-riaville en 1983, Kimo obtient le premier prix.Un visiteur de l’Ontario l’achète pour 25 000 $.Deux ans plus tard, elle remporte la troisième place quatre ans à la World Dairy Expo Madison du Wisconsin, et se revend L’environnement est incontournable chez les Turmel.Ils ont participé à l’assainissement du ruisseau Turmel et à un projet de recherche sur les marais épurateurs.de l’e A Alfa Laval Agri Alfa Laval Agri Inc., 2020 Fisher Drive, Peterborough, ON K9J 7B7 (705) 741-3100 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 Protégez vos mangeoires dès maintenant! Donnez à vos vaches ce qu’elles ont besoin.C’est maintenant le temps d'appliquer Alfa Plast conçu pour la protection et la réparation des surfaces en béton de vos mangeoires; Alfa Plast est à base de plastique époxydique et est spécialement conçu pour l'environnement de l’agriculture; Alfa Plast résiste aux effets dommageables de l'eau, du fumier, des acides et autres chimiques utilisés sur une ferme.Pour plus de détails sur les effets bénéficiaires d’Alfa Plast sur les surfaces de béton de vos mangeoires, contacter votre concessionnaire Alfa Laval Agri dès aujourd'hui! 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La plus haute distinction pour un éleveur Pour courir la chance de devenir Maître-éleveur, un producteur doit être membre de l’Association Holstein du Canada et y enregistrer des animaux.« Les animaux doivent démontrer une bonne performance en ce qui concerne la classification et la production pour obtenir des points », explique Louis Turmel.Selon une grille très élaborée, seules les vaches classéesTrès bonne ou Excellente et les taureaux de Production supérieure, deType supérieur ou de Classe extra contribuent au pointage.Le total de points requis dépend de la moyenne du nombre des animaux enregistrés chaque année par l’éleveur.On exigeait 656 points des FermesTurmel inc.Ils en ont amassé 738.Sur I 17 vaches classifiées, 44 ont concouru aux points acquis.Onze taureaux ont par ailleurs participé au succès remporté.110 000 $.La nouvelle fait alors le tour des centres d’insémination et des sélectionneurs.Pendant les cinq premiers mois de la présente année, des délégations d’une quinzaine de pays ont signé le livre d’or des Fermes Turmel inc.Pour une ferme éloignée des grands centres, il s’agit là d’une marque d'appréciation indéniable.« Les gens ne viennent pas toujours pour acheter, précise Louis.Certains sont tout simplement curieux de voir notre type de vaches parce que, par exemple, ils utilisent de la semence de nos taureaux.» Les visiteurs apprécient l’uniformité du troupeau, selon Colette.Leur succès, les Turmel l’expliquent par plusieurs facteurs.Premièrement, ils ont toujours effectué leur choix de taureaux avec la plus grande minutie afin de développer des animaux qui plaisent aux acheteurs.« On a constamment sélectionné en combinant conformation et production.» De façon régulière, Les Fermes Tur- mel utilisent un certain nombre de nouveaux taureaux présentant une épreuve d’une trentaine de vaches.« Il nous arrive de nous tromper, admet Louis.Il faut alors passer par-dessus.Mais les fois où on tombe pile prennent une grande importance.» Il y a cinq ans, par exemple, les deux frères ont fait appel à un taureau américain prometteur recommandé par certains sélectionneurs.« Ce croisement nous a donné Beauçoise Luke Charity ET, une des génisses du troupeau qui présente le plus de potentiel.» Deuxièmement, les nouveaux Maî-tres-éleveurs ont développé plusieurs Taux de fertilité 3§£ Maintenant fabriqués à partir de minéraux organiques, plus assimilables par vos vaches Le zinc, le cuivre, le manganèse et le sélénium organique ont amélioré le taux de conception de 13 %.Le nombre de jours à la première chaleur a été réduit de 12 jours.Le zinc, le cuivre, le manganèse et le sélénium organique, servis pendant 84 jours, ont permis de réduire de 52 % le nombre de cellules somatiques chez des vaches ayant déjà des comptages faibles.Ignorez ces faits, c'est vous priver d'un meilleur profit que vous pouvez tirer de l'alimentation de votre troupeau.belisle pour une production qui évolue 1-800-361-7082 Nombre de cellules somatiques LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 41 familles de vaches.Ils peuvent compter sur trois familles dont une s'est subdivisée en deux branches.Pour en arriver là.les Turmel ont su transformer une épreuve à leur avantage.En janvier 1977.alors que le troupeau compte 45 vaches, une défectuosité électrique cause la mort de 15 d'entre elles.Pour les remplacer, les Turmel achètent quelques bêtes chez deux éleveurs différents.Deux de ces vaches allaient dessiner un nouveau départ dans l'élevage Beauçoise en devenant des vaches souches.« On a la chance qu’on se donne, soutient Louis Turmel.Nous ne sommes pas de ceux qui regardent passer le train.» Une autre vache, acquise en 1988, A.Long.Haven Rotate Spring, est l'un des meilleurs investissements du troupeau selon Clément.Sur une des publicités que distribuent les Turmel, on lit au sujet de cette vache : « Voici l’exemple d'un investissement de 25 000 $ qui aura bientôt des retombées évaluées à près d'un demi-million sur notre entreprise.» Cette année, soyez assuré d'un foin D' EXCELLENTE QUALITÉ Beauçoise Luke Charity est une des génisses du troupeau qui présente le plus de potentiel.AVEC LUZERNE CLASS Maximisez Votre Production de Foin Avec Cette Luzerne Améliorée.?développée pour une qualité fourragère supérieure ?rendement élevé de luzerne à tiges fines ?résistance aux maladies et aux rigueurs hivernales, ce qui vous assure une bonne persistance sur votre ferme.MAPLESEED* Consultez votre marchand local ou téléphonez le 1 800 461-7645 Spring est l’une des bonnes donneuses d’embryons de la ferme.Sur une vingtaine de donneuses potentielles, les Turmel en utilisent régulièrement une douzaine à la fois.Plusieurs de celles-ci n’ont que deux ans.D’autres, avancées en âge, ne servent qu’à cela.Les Fermes Turmel conservent une réserve d’embryons congelés qui varie autour d’une centaine.« C’est important d’en avoir sous la main pour ne pas manquer de ventes, dit Louis.Il faut toutefois limiter la réserve car la génétique évolue très rapidement, surtout depuis qu’on évalue les taureaux tous les trois mois.» Selon le rapport du PATLQ officiel de 1996, la moyenne de production des Fermes Turmel, basée sur 80 relevés, est de 10 078 kilos avec 3,74 % de matières grasses, 3,35 % de protéines et une MCR de 218-220-231.Annuellement, les Turmel augmentent leur production de 100 à 125 kilos.Afin de poursuivre dans cette voie, ils ont décidé cette année de regarder l’alimentation de plus près.Benoît, le fils de Louis et de Colette, diplômé de l'ITA de Saint-Hyacinthe en 1996 et employé d’été à la Coopérative des Bois-Francs, les a convaincus d'ensemencer du maïs fourrager.Les Turmel prévoient donc la construction d’un silo et l’achat d’un soigneur.« Il faut tenir compte de l’avis des enfants, note Louis.Après tout, il s’agit de notre relève.» Benoît et son frère Nicolas, étudiant en sciences pures, participent maintenant aux choix des taureaux.« À quatre, cela provoque parfois de très bonnes discussions », avouent les producteurs.Selon eux, un bon travail d’équipe est à la base de leur réussite.« Nos épouses nous ont fourni un appui constant pour progresser dans l’orientation qu’on s’est donnée.» L’entreprise emploie aussi trois personnes à temps plein et accueille un stagiaire d’été du Cégep de Lévis-Lauzon.L’environnement est un sujet incontournable lorsqu’il s’agit des Fermes Turmel.En 1995, un projet de recherche sur les marais épurateurs transformait le terrain derrière leur ferme principale.Depuis, bassin, marais et étang dépolluent leurs eaux de laiterie.Président de la Corporation d'aménagement du ruisseau Turmel inc.(un regroupement de producteurs agricoles), Louis Turmel a été l’instigateur, il y a deux ans, d’un programme de gestion de l’eau par bassin versant financé principalement par le Plan vert.Fort de cette réussite d’assainissement du ruisseau Turmel, Louis a décidé de s’attaquer a plus gros.C’est maintenant toute la rivière Bélair qui y Pas" sera.Au printemps dernier, le ministre fédéral de l’environnement écrivait à Louis Turmel pour le féliciter de ces initiatives et lui annoncer une aide financière dans le cadre du programme Action 21 pour la conservation des écosystèmes.¦ es balles bien formées, à denses et tout coup.Les presses à balles rondes Roll-BeltMC de New Holland confectionnent toujours des balles plus denses, mieux remplies et plus belles.Voici pourquoi.1.La configuration Roll-Belt : des rouleaux à l'avant jumelés à de courtes courroies très robustes à l'arrière font toujours un coeur bien serré qui se traduit par des balles denses et régulières, même quand le foin est très sec.2.Le ramasseur supérieur : plus gros, il traite le foin plus délicatement; il est flottant pour épouser les dénivellations du terrain et, comme il est à l'avant, vous pouvez le voir du s'ège du tracteur.3.Des courroies plus efficaces : elles épousent les '"régularités, assurant un contact sur 91 pour cent de a surface de la balle pour réduire les pertes.Des courroies sans fin, offertes en option sur les modèles 644 et 664, sont plus robustes et durent P us longtemps que les courroies lacées.i ¦ Un ficelage simplifié : il suffit d'appuyer sur une touche du panneau Bale Command PlusMC Pour passer de la ficelle au filet.Pas besoin de repasser la ficelle.5.Éjecteur de balles : de série, il fonctionne même en pente.6.Nouvelles caractéristiques : avec le système de contrôle Bale Command PlusMC, la fenaison est plus simple que jamais.Ainsi, des indicateurs vous renseignent sur la forme de la balle et sur le côté à remplir.Autre avantage, la structure du ramasseur Super Sweep, plus forte et plus souple, convient bien aux récoltes les plus difficiles.Quant au tranche-balles, en option sur le modèle 644 Spécial ensilage, il hache le foin pendant la formation de la balle pour faciliter la distribution aux animaux et réduire les pertes.üous~marne Passez chez un concessionnaire New Holland.Il vous montrera lui-même pourquoi les plus belles balles qu'on voit dans les champs sont faites par une des quatre presses à balles rondes Roll-BeltMC de BK New Holland.l\EWHOLLAI\D Poulet Pas de recette magique contre la cellulite Il faut attaquer ce problème complexe sur plusieurs fronts, par exemple en évitant les densités trop élevées, et en lavant et en désinfectant les poulaillers.par Martine Boulianne Vous avez sûrement déjà eu cette mauvaise surprise : un lot de beaux poulets envoyés à l’abattoir et, sans raison, plusieurs carcasses condamnées pour cellulite.Dans certains cas, le problème se répète régulièrement et atteint parfois 8 % de carcasses condamnées pour cette raison.Le producteur ne sait que faire, se disant que rien dans sa façon d’élever les poulets n’a changé dernièrement.Cette maladie, diagnostiquée à l’abattoir une fois l'oiseau déplumé, a été décrite pour la première fois par un Britannique, en 1984.Au Canada, cette condition est apparue dans les rapports de condamnation à l’abattoir en 1986.Depuis, le pourcentage de carcasses de poulets condamnées pour cellulite n’a cessé d'augmenter (voir le graphique, page 46), passant de 0,13 % en 1988 à 0,57 % en 1996.Au Québec, ce pourcentage est passé de 0,07 à 0,65 % durant la même période.À l’abattoir, l’oiseau présente une décoloration jaune avec un épaississe- ment de la peau dans l’aine.Si l’on coupe la région affectée, on verra une couche de pus séché sous la peau.Ce pus contient des bactéries, principalement la bactérie Escherichia coli.Pour éviter la contamination aux humains, on pare la lésion de façon à ôter toute trace de pus et de bactéries, et la carcasse est déclassifiée.Si la lésion est trop grande, la carcasse est condamnée.Les statistiques sous-estiment le taux réel de cellulite dans les troupeaux de poulets de chair.En effet, elles ne tiennent compte que du nombre de carcasses condamnées pour cellulite, et pas de celles déclassifiées.Les pertes économiques engendrées par la cellulite sont donc énormes.£.coli cause la cellulite On sait que la bactérie E.coli est responsable des lésions de cellulite.Cependant, on ignore comment cette bactérie s’est infiltrée sous la peau pour causer les dommages.Au début des années 90, les Américains ont suggéré deux hypothèses pour expliquer l’apparition de la cellulite.Le premier type est caractérisé à l’abattoir par des lésions proches du nombril.Celles-ci résulteraient d’une infection du nombril chez des poussins de mauvaise qualité, à la suite de problèmes de contrôle du milieu dans les couvoirs.Sans être suffisamment sévère pour entraîner la mort du poussin, l’infection locale serait encore présente au moment de l’abattage et responsable de la cellulite.Les chercheurs ont tenté de reproduire la cellulite en frottant les nombrils mal fermés de poussins avec des bouillons de bactéries E.coli.Cette tentative s’est soldée par la mort par omphalite des poussins, et les chercheurs n’ont pu reproduire les lésions de cellulite telles que vues à l’abattoir.Le deuxième type de cellulite serait dû à la contamination d’égratignures que les oiseaux s’infligent entre eux pendant l’élevage.On a pu reproduire de façon expérimentale la cellulite, en égratignant profondément la peau de l’abdomen des poulets et en la frottant avec des bouillons de bactéries E.coli.Comment des oiseaux peuvent s’infliger pareilles blessures?Et pourquoi la cellulite est surtout localisée sur l’abdomen et non sur le dos et les hanches si les égratignures sont responsables du développement des lésions?Le poulet de chair moderne a un abdomen plus rond et plus proéminent lorsqu’il est assis.De plus, avec le dé- REDRESSEMENT de POULAILLERS et autres bâtiments Hilaire Gagné inc.(819) 397-2333 Travaux en toute saison 05 Saint-Louis, C.P.129 Jean-Paul Gagné laint-Cyrille, Que.J1Z 152 Président 44 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 veloppement récent de nouvelles races de poulets à « emplumement lent », certaines parties de leur corps ne sont pas protégées par les plumes avant plusieurs semaines.Ces régions sont donc exposées aux égratignures et à l’implantation des bactéries E.coli qui sont présentes dans l’environnement.De plus, il semble que certains E.coli ont plus d’attrait pour les tissus sous-cutanés que d’autres E.coli.Il s’agit donc de faire le tour de votre poulailler pour vérifier ce qui peut augmenter les risques d’égratignures et la multiplication de bactéries E.coli.Les facteurs de risque Des études québécoises, réalisées et subventionnées par la Fédération des producteurs de volaille et par l’Association des abattoirs avicoles du Québec, ont permis d’identifier ces facteurs de risque.On a ainsi découvert que la cellulite est une maladie corn- À l’abattoir, l’oiseau déplumé atteint de cellulite présente une décoloration jaune avec un épaississement de la peau dans la région de l’aine.plexe que l’on ne peut prévenir en changeant un seul des facteurs de risque.Il faut plutôt s’y attaquer sur plusieurs fronts.De plus, la dynamique d’un trou- peau est souvent telle que, d’un élevage à un autre, les facteurs à corriger varieront.Bref, il n’y a pas de recette miracle, mais seulement une grosse logique et un œil critique sur ses propres façons d’élever ses poulets.D’abord, il faut savoir que les poulets mâles risquent deux fois plus de développer la cellulite que les femelles, indépendamment de leur poids.Les femelles s’emplumant plus rapidement, elles ont la peau protégée des risques d’égratignures plus tôt.Ensuite, il faut revoir tous les éléments d’un élevage qui participent à l’empilement des oiseaux, aux frottements et aux bris des plumes, bref à la création d’égratignures.Ainsi, si vous avez un troupeau à densité élevée, les risques d’avoir de la cellulite sont plus grands.Les oiseaux se frotteront les uns aux autres et se marcheront dessus en fin d’élevage s’ils sont trop tassés.Si vous avez augmenté votre nom- AVEZ-VOUS DES PROBLÈMES AVEC les ténébrions ou les araignées ou DISVAP MEC est la solution!!! AV _ y X Un concentré liquide pour tous les insectes rampants ou volants.DISVAP MEC (insecticide de chlorpyrifos microencapsulé) libère son action lentement pour TUER RAPIDEMENT et CONTRÔLER les résidus.Les particules d'insecticide collent aux pattes des mouches, puis libèrent l'insecticide.Un nom les mouches?Dïspar-Division de Vétoquinol Canada inc.1-800-363-1700 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 45 Pourcentage annuel de carcasses de poulets de chair condamnées pour cellulite au Canada et au Québec Canada Québec 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 Années bre de kilos par mètre carré sans modifier le nombre de mangeoires et d’abreuvoirs dans votre poulailler, et que ce nombre est sous-optimal, vous augmentez encore une fois ce risque.En effet, les oiseaux devront se frotter aux autres pour se frayer un chemin pour aller boire ou manger.Selon les résultats de l’étude, la qualité de l’emplumement est le facteur le plus important dans le développement de la cellulite.Les troupeaux où il y avait des poulets de 28 jours avec encore du duvet sur la tête et sur le cou étaient ceux qui avaient le plus de cellulite à l’abattoir.Avec la venue sur le marché de race de poulet sexable à l’aile et à emplumement lent, on a vu apparaître le phénomène de la cellulite.Il faut voir ce qui stimule la pousse des plumes pour protéger la peau, avant que les densités élevés de fin d'élevage n’augmentent trop les risques d'égratignures.Ainsi, s’il fait trop chaud dans l’élevage après le 23e jour d’âge, l’oiseau n’est pas stimulé à pousser des plumes.Attention toutefois : on ne peut pas diminuer la température du poulailler de façon drastique.On risque de créer ainsi un autre problème, soit une augmentation du nombre de poulets avec de l’ascite.En été, puisque l’on ne peut pas trop travailler sur les températures chaudes, on devra alors faire attention à la densité.¦ Attention à la contamination par E.coli La cellulite est causée par l’infection d’une égratignure.Pour qu’il y ait infection, il faut qu’il y ait des bactéries sous les griffes des oiseaux qui égratignent leurs voisins, donc qu’il y ait beaucoup de bactéries dans l’environnement.Selon les résultats d’une étude québécoise, les poulaillers où il y avait eu un bon lavage et une bonne désinfection avaient moins d’incidence de cellulite.Certains E.coli ont plus d’attirance pour la peau que d’autres E.coli.Ce sont eux qui risquent d’être à l’origine de l’infection, et la désinfection en éliminait plusieurs.D’autre part, les poulaillers avec des tétines avaient moins de risque d’avoir de la cellulite que ceux avec des auges.La bactérie E.coli se multiplie dans un environnement humide.L’abreuve-ment avec des tétines, un système fermé, diminue les risques de contamination de l’eau.De plus, la litière est plus sèche avec ce type d’abreuvoirs.Il faut cependant avoir une bonne régie de ses lignes de tétines : des tétines qui coulent ne régleront pas votre problème, loin de la— On a démontré qu’un poulailler avec une litière humide et beaucoup de croûtes augmentait les risques que le poulet développe de la cellulite.Il est donc primordial de surveiller de près la qualité de sa litière afin de prévenir la cellulite.Fermeture Des Entrées: Bovin-boucherie porcs 30 Septembre Bovin-laitiers 8 Octobre Contactez: Responsable de l’inscription The Royal Agricultural Winter Fair The Coliseum National Trade Centre Toronto, Ontario M6K 3C3 Phone: (416) 393-6418 Fax: (416) 393-6468 Célébrez avec nous le 75e anniversaire de la Royale 1997 Contactez: Cathy Fagerstroem (416) 393-6413 Exposition 6-15 Novembre 46 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 Désormais tous les animaux du troupeau peuvent bénéficier de la puissance d’IVOMEC?(ivermectin) Le prémélange IVOMEC pour les porcs est le moyen le plus commode de traiter tous les animaux du troupeau au moyen de Vivermectin.Le seul médicament à ajouter à la moulée pour le traitement et la maîtrise des infestations par les parasites internes et externes, le prémélange IVOMEC est désormais indiqué pour une utilisation dans la ration des truies, des cochettes et des verrats, dans la ration de départ et dans la ration de croissance et de finition.• Les données montrent que les truies traitées au moyen de 1’ivermectin consomment moins d'aliment par porcelet sevré par rapport aux truies non traitées.' • Traitez vos animaux reproducteurs avec le médicament qui s’est révélé efficace contre les mites de la gale chez vos porcs à l’engraissement et vos porcs de finition.Consultez votre vétérinaire ou votre fournisseur d’aliments pour les porcs afin d’obtenir de plus amples renseignements sur la posologie et les programmes de lutte contre les parasites les mieux adaptés à votre exploitation., , _ (ivermectin) Premelange pour les porcs A MERCK AGVET Merck Frosst Canada Inc., Kirkland, Québec 1.Données offertes sur demande IVMX-6-5011 -JA-F PHOTOS : FERME LABRECOUE Porc IflA0/ d’insémination ¦W /O artificielle top ” du potentiel ce, sans risque », Les conifères entourant les bâtiments de cette ferme assainie filtrent naturellement les microbes.par Louise Thériault Les producteurs porcins qui utilisent l’insémination artificielle pour la totalité de leurs saillies se comptent sur les doigts d’une main au Québec.Clément Labrecque, de Sainte-Marie de Beauce, est un de ceux-là.M.Labrecque exploite une entreprise assainie de 125 truies pur sang dans le rang Saint-Gabriel.La ferme, peu de gens l’ont déjà vue.Enclavée dans un boisé d’épinettes et de sapins, il faut parcourir un kilomètre à travers Louise Thériault, agronome, est journaliste.champ avant d’y parvenir.Mais attention, rares sont ceux qui franchissent la barrière au bord de la route! L’un des seuls à détenir ce droit c’est le camion de moulées de la Coop de Saint-Bernard.Et ça, c’est parce que M.Labrecque est le premier client visité de la semaine et que le camion « n’est pas sorti » depuis qu'il a été désinfecté le vendredi soir.Sécurité sanitaire, c’est le leitmotiv de Clément Labrecque.Les conifères autour de sa ferme agissent comme filtre naturel contre les microbes.L’interdiction de passage, même (et surtout) pour ses clients, prévient également l’introduction de pathogènes qui pourraient d’un coup conduire le trou- peau à sa perte.C’est aussi cette raison qui l’empêche d’acquérir des reproducteurs.« Même si, à leur arrivée, on impose une quarantaine aux verrats, cela ne nous permet pas de déceler les porteurs sains », soutient le producteur.Pour s’assurer d’un grand éventail génétique, il achète donc de la semence pour la totalité de ses saillies.« Je travaille avec le “ top ” du potentiel génétique de la province, sans risque, avance M.Labrecque.La génétique évolue tellement rapidement, c’est une véritable course folle.» Avec ses 110 femelles Yorkshire et ses 15 femelles Duroc, il produit des descendants pur sang ainsi que des truies hybrides NY (Landrace X Yorks- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z JUILLET-AOÛT 1997 Ferme C M.Labrecque Truies pur sang : 110 Yorkshire 15 Duroc 2,45 portées par truie par année 23 porcelets sevrés par truie par année Nombre de porcelets/portée : mort-nés : 0,5 nés vifs : 10,6 sevrés : 9,5 Âge moyen au sevrage : 26.5 jours Intervalle sevrage-saillie fécondante : 7.5 jours Intervalle entre les mises bas : 145 jours hire).Les truies hybrides, qui représentent la très grande majorité de ses ventes, sont achetées à l’âge de six mois par des producteurs de porcs commerciaux de la région.C’est aussi eux qui achètent les mâles pur sang Duroc.A moins qu’ils ne se retrouvent au Centre d’insémination porcine du Québec inc.(CIPQ).Jusqu’à maintenant, les deux stations du CIPQ, celle de Saint-Lambert et celle de Roxton Falls, ont accueilli treize des rejetons Duroc de M.Labrecque.Une bonne part de la production des truies pur sang de la Ferme C M.Labrecque sert au renouvellement du troupeau qui compte un taux de réfor-me de 50 %.Le reste est destiné à un producteur de truies hybrides.Les mâles hybrides castrés, quant à eux, font un détour par Saint-Bernard chez le frère de M.Labrecque, François, pour y être engraissés.Quatre verrats déclassés, très vigoureux, côtoient les |emelles dans la salle de gestation.°utefois, jamais ils ne toucheront aux *es- Placés dans des parcs adjacents, L’AGE DU FER à répétition, ce qui réduit le stress imposé aux porcelets et épargne temps et argent.Faites confiance à FerroForte la prochaine fois qu’une nouvelle portée atteindra l’âge du fer.FerroForte est offert exclusivement par votre vétérinaire.M1CO FerroForte MTC PHARMACEUTICALS 420 Beaverdale Rd., Cambridge, ON N3C 2W4 tir Fabriqué au Canada FerroForte® procure deux fois plus de fer en une seule injection.Une seule injection de 1 mL de FerroForte comble tous les besoins en fer des porcelets.En effet, FerroForte fait appel à un complexe macromoléculaire qui procure une concentration de fer élémentaire deux fois plus élevée que les solutions injectables de fer à 10 %.FerroForte élimine les injections ® Marque déposée de M.T.C.Pharmaceuticals LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 49 Micheline Binet et Clément Labrecque en compagnie de trois de leurs cinq enfants.La ferme, la coupe de bois, l’érablière et la famille remplissent pleinement les journées du couple.ces mâles servent à déceler précisément le début du réflexe d'immobilité des truies à inséminer.Après environ un an d'excitation stérile, leur libido diminue et ils sont remplacés.Un leader Ici comme ailleurs, aux États-Unis notamment, l'utilisation de l’insémination artificielle porcine progresse à un rythme effréné.On estime aujourd'hui à plus de 60 % le taux d'insémination au Québec; il était d'environ 36 % à la fin de 1995.Le CIPQ vise 80 % d’insémination artificielle pour la production commerciale.« On retrouve maintenant 80 à 90 % d’insémination dans beaucoup de gros élevages comme ceux des intégrateurs », dit l’agronome Nick Coudé du CIPQ.« Mais les producteurs, tel M.Labrecque, qui inséminent artificiellement 100 % de leurs truies sont très rares », ajoute-t-il.Selon lui, Clément Labrecque est sans conteste un des leaders du Québec en reproduction porcine artificielle.Sa réussite, M.Labrecque la doit, dit-il, aux autres producteurs québécois et européens.« Une bonne régie c’est la clé du succès, souligne-t-il.Celle développée par expérience ailleurs, je l’ai appliquée chez nous.» Avant de construire sa propre entreprise, M.Labrecque exploitait la ferme paternelle laitière et porcine avec son frère et son père.Gérant de la produc- tion porcine, il avait déjà recours à l’insémination artificielle depuis 1984.Mais sa technique d'insémination actuelle, Clément Labrecque l'a élaborée en 1989 d’après l’information que lui a rapportée d’un voyage en France un technicien agricole de la Coopérative fédérée, Guy Gosselin.Selon M.Labrecque, cela lui a permis d’être, pendant plusieurs années, à l'avant- garde de ce que l’on conseillait ici.« Les producteurs qui n'obtiennent pas de bons résultats avec l'insémination artificielle, estime-t-il, manquent d’équipement, détectent mal les chaleurs ou n’inséminent pas au bon moment.» Clément Labrecque utilise la semence d’une dizaine de verrats du CIPQ.Il les sélectionne sur la base de La conduite en bandes aux trois semaines Clément Labrecque a été l’un des premiers producteurs porcins québécois à baser sa régie sur la conduite en bandes aux trois semaines.Selon lui, les avantages sont multiples.Ainsi, les petites et les moyennes entreprises peuvent regrouper un nombre intéressant de porcelets du même âge pour l’engraissement.Le « tout plein-tout vide » facilite aussi le lavage des aires de production.Les bandes aux trois semaines ont l’avantage, par rapport à celles aux deux semaines, de s’ajuster au cycle des truies.Elles sont faciles à appliquer et elles simplifient l’organisation du travail.Toutes les trois semaines, le jeudi, c’est la journée du sevrage chez les Labrecque.Les 15 à 18 portées de porcelets, âgés entre 21 et 35 jours (la majorité à 28 jours), demeurent dans les cages de mises bas.On enlève la barre anti-écrasement et on change la mangeoire.À sept semaines, les porcelets en sortent pour être engraissés.Les chambres de mises bas sont alors désinfectées et demeurent libres durant une semaine.Au sevrage, les truies ont été transportées dans les cages adjacentes à celles des mâles.Généralement, les inséminations débutent le lundi soir suivant le sevrage.Elles se terminent le mercredi soir.Lorsque la semaine de saillie s’achève, c’est une semaine de mises bas qui débute.Puis, suit la semaine de castrage, de coupage de queues, etc.Et on recommence : sevrage, saillie, mises bas.50 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS /JUILLET-AOÛT 1997 leur conformation puis de leur indice IPG.La semence est livrée à la maison tôt le matin les lundis et mardis.De là, le producteur apporte les précieux tubes au petit « laboratoire » de la ferme où ils seront entreposés, pour une durée maximale de deux jours, dans une valise dont la température est maintenue à 16 °C.Deux fois par jour, la semence est légèrement agitée pour éviter la sédimentation des spermatozoïdes au fond de la bouteille.Deux fois par jour aussi, à 12 heures d'intervalle, M.Labrecque fait le tour de ses truies pour détecter les chaleurs.Entre 6 et 12 heures après le début de son immobilité, la truie reçoit une première dose de semence, puis une seconde 12 à 18 heures plus tard.Avant l’insémination, V éleveur prend une foule de précautions pour empêcher l’entrée d’agents infectieux dans le col de l’utérus.Le producteur tient à éviter les problèmes d’endomé-trite, de vaginite ou de cystite.Il lave la vulve de la truie avec une éponge imbibée d’eau chaude savonneuse.Il l’assèche ensuite à l’aide d’une serviette de papier.Enfin, il l’enduit d’huile végétale.La semence et le matériel nécessaire à l’insémination sont préalablement réchauffés à une température de 25 °C à 27 °C.Pour cela, M.Labrecque a fabriqué une armoire chauffante avec un thermostat à disque de fournaise et un globe infrarouge.La semence y est préservée à la noirceur dans une petite boîte de métal.Dans 90 % des cas, l’insémination est une réussite.M.Labrecque est fier de ce taux de fécondité et ne croit pas qu’il lui serait possible d obtenir de meilleurs résultats avec des saillies naturelles.« Le facteur limitatif pour le 10 % manquant, il faut le chercher du côté de la truie », dit-il.M.Labrecque cultive du maïs, du blé et du foin sur un peu plus de 60 hectares.Cette superficie lui permet d optimiser ses engrais de ferme.Il possède aussi 17 hectares en boisé.La Ferme C.M.Labrecque n’entre-dent pas de projets d’agrandissement.n moins que ce ne soit de bâtir toute une autre unité.Pour l’instant, la ferme, a coupe de bois, l’érablière et la famille de cinq enfants remplissent pleinement les journées.¦ DEUX UNITES EN UNE: Nettoyeur à grain avec aspiration fiable - robuste - efficace DPC 40 de Kongskilde À partir de 8900 $ allie expérience, efficacité et longévité.Le séchoir le plus économique sur le marché.LES ELEVATEURS LAMBTON - design et fabrication assistés par ordinateur - galvanisés, boulonnés - capacité de 10 à 400 tonnes à l'heure Appellez-nous pour connaître nos bas prix.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 51 PHOTO AUBERT TREMBLAY Porc Les adoptions de porcelets : Les adoptions devraient être limitées aux deux premiers jours de vie des porcelets.par Robert Desrosiers Il y a plusieurs années, des chercheurs comme le Dr Peter English, en Écosse, ont démontré que les adoptions de porcelets entre portées pouvaient améliorer la mortalité présevrage.L'idée générale est de s’assurer que chaque porcelet peut s'alimenter à une tétine fonctionnelle, mais aussi de voir à ce que les combats entre eux soient aussi égaux que possibles.Ainsi les plus petits sont regroupés sur certaines truies et les plus gros sur d’autres.Ce principe a passé avec succès l’épreuve du temps et est maintenant largement utilisé au sein de l'industrie porcine.Tellement utilisé, en fait, qu’on se demande aujourd’hui si ce n’est pas un peu trop.Le Dr Monte McCaw, un chercheur de la North Carolina State University, a proposé des changements quant aux règles à suivre en ce qui concerne les adoptions de porcelets Le Dr McCaw a même donné un nom à cette stratégie : McRebel, pour Management Changes to Reduce Exposure to Bacteria and Eliminate Losses (Changements de régie pour réduire l’exposition aux bactéries et éliminer les pertes).L’objectif visé est de réduire à la fois la pression d’infection et les possibilités de transmission des organismes infectieux.Bien que cette stratégie ait été utilisée avec succès dans les cas de SRRP (Syndrome reproducteur et respiratoire du porc), son application ne se limite pas à cette condition.Les plus importantes règles proposées par le McRebel sont les suivantes : limiter les adoptions aux 24 premières heures de vie des porcelets; procéder Robert Desrosiers est médecin vétérinaire.rapidement à l’euthanasie des porcelets faibles ou malades; ne pas transférer de porcelets entre sections de mise bas ou de pouponnière; ne pas garder de porcelets qui sont trop légers pour passer au stade de production suivant (mise bas à pouponnière ou pouponnière à engraissement).Cette façon de procéder est utile, en particulier dans les élevages où des maladies importantes comme le SRRP affectent la performance des animaux.Une autre chercheuse, la Dre Barbara Straw de la Michigan State University, a mené des expériences sur le sujet.Ces recherches tendent à démontrer que même si l’élevage n’est pas aux prises avec un problème de ma- ladie, un excès d’adoptions peut être dommageable.Dans l’une de ces expériences, elle a comparé le gain chez des porcelets où les adoptions étaient limitées aux 48 premières heures (groupe A) à celui de porcelets où des adoptions étaient faites continuellement afin de favoriser l’uniformité des poids au sevrage (groupe B) (2X Quatre lots de 20 portées provenant de la même ferme ont été considérés (voir le tableau).En moyenne, les porcelets provenant de portées où les adoptions étaient limitées aux deux premiers jours de vie étaient plus lourds d’environ 1 kilo.De plus, le taux de mortalité est demeure le même entre les deux groupes (8 1 pour le groupe A et 8,8 % pour le grou façon excessive, cette techniqéI peut entraîneW des effets négatifs sur les performances et le comportement, 52 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 Il semble donc que les adoptions, pratiquées de façon excessive, peuvent avoir des effets négatifs sur les performances et le comportement.Ceci prouve encore une fois que la modération a bien meilleur goût! Ces résultats, pris dans leur ensemble, tendent à indiquer que, dans bien des cas, il est préférable de limiter les adoptions aux deux premiers jours de vie.¦ pe B).Les adoptions continuelles ont diminué la variation des poids au sevrage de 50 à 60 %, créant un groupe de porcelets très uniformes.Malheureusement, non seulement la mortalité présevrage n’a-t-elle pas été améliorée, mais on a noté un impact négatif important sur le poids moyen obtenu au sevrage.Or, on connaît l’impact du poids au sevrage sur les performances ultérieures.Une explication possible est que les adoptions continues modifient l’ordre des porcelets aux tétines, entraînant des combats entre porcelets naturels et adoptés.Cette hypothèse a été évaluée dans une étude menée au Québec par les Drs Robert et Martineau 0).Comparées aux portées où des adoptions survenaient tous les trois jours, celles où elles étaient limitées au premier jour avaient beaucoup moins de combats, des allaitements mieux réussis, moins de signes de nervosité chez les truies et beaucoup moins de porcelets attaqués par les truies.Références (1) McCaw, M.et al.Me Rebel management system (stricly limited cross-fostering) for controlling PRRS-associa-ted disease losses in nursing and suc-kling pigs.Proceedings IPVS, 1996, 67.(2) Straw, B.Veterinary Practice: Art, Science and Politics.General thoughts illustrated.(3) Robert, S.et Martineau, G P.Preliminary Observations on the Pre-Weaning Behavior of Cross-Fostered Piglets.Proceedings AASP, 1997, 441 -442.Comme un ' en plein del.Le principe est le même.Si vous n'arrêtez pas la moissonneuse pour décharger, vous récolterez plus d'hectares durant la même période.Contrairement aux avions-ravitailleurs, la remorque à grain comporte plusieurs différences majeures.Seules les remoraues à grain Unver-ferth sont construites avec les caractéristiques d'un Ql* élevé : Performance • Déchargement rapide avec un puits profond et une hélice de 5/16 po équilibrée à l'ordinateur.Durabilité • Des transmissions testées à 330 chevaux avec un arbre de 1 3/4 po pour affronter les pires conditions même avec du maïs humide.Pratique • Différents modèles disponibles pour répondre à tous les besoins : 850,715 ou 530 boisseaux.Arrêtez-vous chez votre détaillant Unverferth.avant les prochaines récoltes! ‘Qualité de l'usinage Innovation de la conception 1 800 322-6301 Unverferth Unverferth, compagnie manufacturière inc.P.O.Box 357 • Kalida, Ohio 45853 Tél.: (419) 532-312) - Fax: (419) 532-2468 - www.4unverferth.com VOTRE REPRÉSENTANT DES VENTES: Georges Kremmel 3486, av.Connaught, Montréal (Québec) H481X3 Tél.: (514) 486-9170 Fax: (514) 486-0718 Poids ajusté au sevrage ( 19 jours d’âge) des porcelets selon la technique d’adoption Poids au sevrage (kg) Groupe A* Groupe B* Lot 1 5,48 4,55 2 5,19 4,07 3 5,58 3,81 4 4,88 4,56 Moyenne 5,28 4,25 * Groupe A - Adoptions limitées aux deux premiers jours de vie * Groupe B - Adoptions continuelles pour uniformiser les poids LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 53 416 Horticulture La mise en marché est le moteur des filières horticoles par Pierre Sauriol La formation des tables filières a suscité des doutes.Ces groupes où chacun privilégie ses intérêts seraient-ils efficaces?Il est vrai que ces réunions de représentants des producteurs, des grossistes, des détaillants, des transformateurs et des gouvernements donnent lieu à des échanges vigoureux.Mais elles permettent surtout d'élaborer des solutions concrètes aux problèmes du secteur horticole.Ce secteur de l’agriculture génère plus de 500 millions de dollars de vente et exporte de plus en plus avec un soutien financier minimal des gouvernements.Les tables filières, animées par le MAPAQ, sont une source d'information privilégiée pour orienter les actions de tous ces partenaires entre « la terre et la table ».L'horticulture compte plusieurs tables filières : pommes de terre, pommes, légumes de transformation, légumes frais et petits fruits (filière maraîchère), serres et enfin la filière ornementale.Ces groupes recherchent des solutions simples et efficaces aux problèmes particuliers auxquels ils sont confrontés.Plusieurs se sont dotés de plans d’action afin de bien cibler les priorités et de ne pas dévier de la route tracée.Or, une constante se dégage : la mise en marché est au cœur de leurs préoccupations.La liste des réalisations des différentes filières est éloquente à ce sujet.Pierre Sauriol, agronome, est conseiller en horticulture au MAPAQ, à Saint-Rémi.Les sujets de I’heure?Qualité, contenants, promotion, marchandisage, tendances des marchés frais ou transformés, exportation.54 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 FERME ASTON INC.Un modèle C'est avec beaucoup de fierté que le directeur des services bancaires à l'agriculture de la Banque Royale de Victoriaville, Germain Hamel parle de la ferme Aston inc., gagnante au concours Ceres dans la catégorie « Ferme dont 5 personnes et plus y travaillent.» Selon lui, cette grande entreprise laitière, propriété de Gilles et Nicole Gauthier, est un modèle d'efficacité.Le secret de la réussite des Gauthier est fondé sur la supervision des opérations, la façon de s'entourer de personnel compétent et la confiance mutuelle qui existe entre les propriétaires et leurs employés.Autrement, comment les Gauthier, qui gèrent une ferme de 400 hectares avec 300 vaches en lactation, pourraient-ils prendre le temps de s'asseoir dans la cuisine avec un visiteur par un bel après-midi de juin durant qu'on termine d'épandre le fumier dans les champs, qu'on ensile un champ de foin, qu'on presse le foin sec d'un autre champ et qu'on se prépare pour la traite du soir?Bien sûr, Gilles et Nicole mettent la main à la pâte à leur tour.Mais ils savent qu'ils peuvent compter sur leurs 15 employés.Ceux-ci connaissent bien leurs tâches respectives dont ils ont la responsabilité.Ils interpellent rarement les patrons, sachant ce qu'ils ont à faire.Une fois par mois, Gilles et Nicole réunissent met les employés pour discuter avec eux du déroulement des opérations, des changements qu'ils aimeraient voir apporter et de leurs projets d'investissements.Pour les propriétaires, la planification du travail et la gestion du personnel sont *>f*f»*«jïïsriïïïïs conduite de leur terme.Ils Gauthier.En 23 ans, la production laitière a été aiment s'entourer de gens multipliée par 10 et le troupeau par 6.Durant compétents, motivés et respon- Ie méme nombre d'annés, la mise de fonds ini-sables qui en plus de leur ,ia'e t*es ac,ionnaires a généré un rendement expérience de travail, on, Une tormation agricole.Depuis ferme Aston, en compagnie de Nicole et Gilles, déjà 5 ans, Gilles et Nicole peuvent compter sur Jean-Marie Lavoie qui agit dons l'entreprise comme directeur adjoint.Celui-ci voit entre autres à l'achat de la machinerie et à la gestion des champs.Il habite sur la ferme et participe à toutes les décisions.¦ J(ny' '(0^e' Gilles et Nancy.Les enfants, Dany et Nancy, s'intéressent aux travaux de el ^ancy ° 1° ,rai|e et à la gestion du troupeau et Dany aux travaux des champs a entretien de la machinerie.Leurs parents croient qu'avec une bonne formation el par mpation à différents voyages agricoles, les jeunes pourront un jour prendre facile-n ° relève et faire progresser l'entreprise.Votre histoire nous intéresse au plus haut point Le concours (érès du Salon de l'agriculteur .2285, Saint-Germain Saint-Hyacinthe (Québec) J2S 8N7 (514) 771-1226 http://dalonayr.qc.ca/1998 SI VOUS ÊTES INTÉRESSÉS À PARTICIPER AU CONCOURS CÉRÈS, COMPLÉTEZ LE COUPON.Nom__________________________________________________________________________________ Nom de l'entreprise Adresse _____________________________________________________________________________ Ville________________________________________________________________________________ Province _________________________________________Code postal _____________________ Téléphone ( )_________________________________________________________________ i______________________________________________________________________________________ vrvvYTTrrri XVV\ VI î ! Dans la filière ornementale, on a préparé un plan stratégique visant la formation des producteurs et le développement de la capacité concurrentielle des entreprises.Filière légumes de transformation ¦ Projet de valorisation de l’image des légumes transformés auprès du secteur HR1 (hôtels, restaurants et institutions); ¦ étude comparative de la compétitivité du secteur québécois par rapport à ceux de l’Ontario et des États-Unis en ce qui concerne la production, la transformation et la distribution; ¦ étude du comportement des acheteurs de légumes transformés en ce qui concerne la qualité, les emballages, la publicité, les prix et les usages; ¦ participation au réseau de veille stratégique bioalimentaire.Filière pommes de terre ¦ Sensibilisation à la qualité; ¦ publication des qualités techniques et agronomiques des principaux culti-vars cultivés au Québec; ¦ conception et diffusion auprès des acheteurs d’une affiche sur les caractéristiques des cultivars et sur leur utilisation culinaire.Filière maraîchère ¦ Étude des besoins de légumes du secteur BRI (hôtels, restaurants et institutions); ¦ étude sur l’approvisionnement des réseaux de distribution; perspectives d’avenir; ¦ étude sur les tendances de la produc- tion dans les Maritimes et impacts sur le Québec; ¦ étude du marché de la fraise au Québec et formation d’un groupe de travail pour résoudre les difficultés; ¦ évolution des exportations de légumes hors Québec sur plusieurs années, par pays et par états américains; ¦ publication des résultats des diverses études pour inciter les producteurs et les exportateurs à prendre les actions qui s’imposent; ¦ conférences et articles de vulgarisation; ¦ organisation de missions d’acheteurs américains au Québec en 1996 et en 1997; ¦ projet de valorisation des choux et des rutabagas; ¦ lancement d’un nouveau sac au fond carré pour le maïs sucré : contenant 4,5 douzaines, ce sac s’empile mieux et augmente la capacité du camion; ¦ inventaire des exigences des transformateurs de légumes prêts-à-servir; ¦ inventaire des cultivars disponibles.Filière pommes ¦ Campagnes de promotion en vue d’accroître la demande sur le marché intérieur; ¦ enquête sur la conservation de la pomme; ¦ enquête sur l’utilisation de la cire sur les pommes emballées; ¦ octroi d’un mandat pour élaborer des normes d’utilisation de la cire; ¦ mise en place d’un programme d'amélioration de la qualité; ¦ réalisation d’un plan de commercialisation axé sur la qualité couplée à l’assurance-stabilisation et à une mise en marché plus ordonnée; ¦ valorisation de la pomme « Qualité-Québec » par le marchandisage; ¦ élaboration d’un calendrier de mise en marché par type d’entreposage; ¦ inventaire des vergers en vue d’élaborer un plan stratégique de développement, de diversification et de commercialisation.Filière ornementale ¦ Plan stratégique de développement visant la formation des producteurs et le développement de la capacité concurrentielle des entreprises.On cherche à s'adapter à la multiplication des points de vente dans les supermarchés et les magasins entrepôts où la qualité laisse souvent à désirer.Le bilan actuel des filières est positif.Le démarrage a été lent : il a d’abord fallu bâtir un minimum de confiance mutuelle entre des partenaires aux intérêts parfois divergents.La filière de la serriculture est peu active présentement mais le dynamisme de plusieurs filières montre que 1 opération en vaut le coût.D’ailleurs, plu sieurs projets aux fruits prometteurs sont sur la table.¦ 56 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 PERFECT FAUCHEUSES ROTATIVES IDÉALES POUR LES VERGERS ET LES VIGNES PERFECT BARTLÎTT, DEPUIS 1912 4509 Bartlett Rd.Beamsville (Ontario) LOR 1B1 Tél.: (905) 563-8261 Fax : (905) 563-7882 Sans frais : 1 800 263-1287 POUR DE PLUS AMPLES INFORMATIONS.CONTACTEZ L'UN DE NOS DÉTAILLANTS : Ent.R & B Waller, distributeur Franklin Center Tél.: (514) 827-2462 Les vergers Jobin & Fils inc., distributeur Frelighsburg Tél.: (514) 298-5207 Centre agricole Bienvenue, détaillant Rougemont Tél.: (514) 469-4945 Les vergers Lavallèe, détaillant Sl-Joseph-du-Lac Tél.: (514) 473-4144 MODÈLES POUR VERGERS ET FRICHES Broyage des bois de taille, des terres en friche, des sarments de vigne, des broussailles et autres pousses.MODÈLES SUR PATINS Faucheuses robustes à usages multiples pour tondre dans les vergers et les vignes.MODÈLES AVEC UN DISQUE SUR UN BRAS Modèles portés avec deux roues avant pivotantes permettant un réglage rapide et facile.MODÈLES À LARGEUR VARIABLE Faucheuses à centre fixe avec deux roues pivotantes sur le devant et un rouleau arrière.Largeur ajustable de 9,5 pi jusqu'à 14,5 pi.MODÈLES TRAÎNÉS Machines robustes et de largeurs importantes attelées sur la barre à trous et supportées par deux grandes roues pneumatiques.BARTLETT 85 ANS D'EXPERTISE AU SERVICE DES POMICULTEURS CANADIENS PHOTO MAPAO — MARC LAJOIE Forêt Profitez Pour être admissible, vous devez entre autres posséder déjà 80 hectares de forêt gérés selon un plan de gestion.La Société de financement agricole prévoit donner son aval à 10 millions de dollars au cours de la prochaine année.par Pierre Dubois Vous voulez acheter un nouveau boisé?Vous voulez apporter des améliorations à votre entreprise forestière?Un nouveau programme de financement forestier, entré en vigueur le 24 avril dernier, vous permet d’obtenir un prêt avec des taux d’intérêt avantageux, de l’ordre de 2 à 3 % en dessous de celui du marché.En 1990, l’ancien ministre des Forêts, Albert Côté, imposait un moratoire au programme de crédit forestier.À ce moment, 8000 propriétaires s’en étaient prévalus pour un total de quelque 146 millions de dollars sous forme de prêt.La Loi sur les forêts, amendée à la suite du Sommet sur la forêt privée de mai 1995, relance un programme gouvernemental de financement forestier.Ingénieur forestier à la Fédération des producteurs de bois du Québec (FPBQ), Daniel Roy explique qu’il s’agissait là d’une revendication vieille de plusieurs années.« Dans l’ensemble, on est satisfait », dit-il.La FPBQ aurait voulu que le programme de financement offre une réduction plus substantielle des taux d’intérêt.Avant le moratoire de 1990, le programme gouvernemental de crédit forestier permettait à l’acheteur de bénéficier d’une réduction de 5 % sur les taux en vigueur.Pierre Dubois est ingénieur forestier.« Le programme actuel de financement forestier donne un avantage de 2 à 3 % au client », explique le directeur du financement forestier à la Société de financement agricole du Québec, Robert Verge.Par exemple, la Société de financement agricole étudie une proposition d’achat.Après analyse, la Société garantit la valeur du prêt à l’institution prêteuse et l’acquéreur obtient un taux d’intérêt équivalant à celui qu’il aurait eu pour l’achat d’une résidence.C’est le meilleur taux offert sur le marché, autrement impossible à obtenir pour un individu ou une petite entreprise.Le programme de financement forestier, comme celui du financement agricole, peut aussi faciliter le transfert d’une propriété selon une formule de vendeur-prêteur.Selon M.Verge, on utilise souvent cette méthode lors d’une transaction au sein d’une même famille.Par exemple, vous vendez vos lots boisés 500 000 $ à votre fils.Vous exigez 100 000 $ comptants et le reste à raison de 1000$ par mois jusqu’à remboursement complet.Vous établissez vous-même le taux d’intérêt et la Société de financement agricole vous garantira le montant du prêt, de la même manière qu’elle le fait auprès d’une institution financière.On reprochait à l’ancien programme de crédit forestier d’avoir aidé des biens nantis de la ville à acquérir des lots boisés.Le problème n’est pas tant que ces personnes s’intéressent à la forêt, mais bien que l’État supporte financièrement une clientèle qui n’en a pas besoin.Il ne faut donc pas se surprendre de constater un resserrement de l’admissibilité au programme gouvernemental de financement forestier.Un admissibilité limitée Pour être admissible, il faut être un producteur forestier reconnu par le ministère des Ressources naturelles.De plus, on vous demande de posséder déjà 80 hectares de forêt gérés selon un plan de gestion.Il faut également obtenir un plan de gestion pour la superficie achetée.Le prêt peut servir à acquérir de nouveaux boisés ou de la machinerie.On peut aussi l’obtenir pour construire une remise-atelier.Le nouveau programme de financement forestier permet aussi aux entreprises de services en foresterie (un groupement forestier, un individu, un entrepreneur forestier.) de bénéficier de garantie de prêt.Ces entreprises doivent posséder un minimum de 4 hectares et présenter un projet d’investissement rentable.La culture des sapins de Noël et l’acquisition d’une érablière ne font pas partie des activités admissibles puisque le financement agricole s en occupe déjà.La Société de finance ment agricole prévoit donner son ava à 10 millions de dollars de financement au cours de la prochaine année.¦ 58 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 Nouveaux produits -— warn Des balles à trois cordes La presse New Holland modèle 585 fabrique des balles de 16 X 22 pouces ou de 15 X 22 pouces attachées avec trois cordes.Le ramasseur d’andains mesure 92 pouces de largeur, le positionnant comme le plus large de l'industrie.Son armature de dents est également très dense pour limiter les pertes de feuilles.À ce titre, le nouveau modèle propose une conception axiale qui favorise la conservation des feuilles.Le moteur Deutz refroidi à l’air qui l'entraîne laisse un plus grand choix quant au véhicule de traction.Taillez vos haies en tout confort Stihl élargit sa gamme d’équipements pour le paysagiste professionnel avec le nouveau taille-haie HL 75 à barre prolongée.Cette machine permet à l’opérateur de tailler confortablement de grandes haies, de façon contrôlée et sécuritaire.Le HL 75 est muni d’un arbre d’entraînement de 42 po avec un couteau droit et pèse moins de 141b (6,4 kg).Grâce au moteur puissant de 25,4 cc et une barre de coupe de 22 po, cette machine est idéale pour les professionnels.Un videur que rien n’arrête Patz lance le videur de silo modèle RD-2100 suspendu à trois câbles.Sa chaîne agressive est capable d'affronter l’ensilage le plus gelé.Le souffleur est monté avec des pièces pouvant être remplacées au besoin et les pales ajustables facilitent le départ et améliorent le rendement.Enfin, l’ampèremètre et le bouton à distance incorporés au panneau de contrôle facilitent l'utilisation et améliorent la sécurité.En option, un déflecteur mécanique favorise un remplissage égal.Dans les silos de grand diamètre, on peut installer un distributeur électrique.Toute une série de tracteurs compacts Les nouveaux tracteurs compacts Boomer des séries 25 et 30 fabriqués par New Holland incorporent le même style et la même facilité d’entretien que les tracteurs Genesis.Ils viennent tout droit de la nouvelle usine de Dublin en Géorgie, construite spécifiquement pour les tracteurs compacts.Les Boomer possèdent un système hydraulique puissant, un accès facile pour l’entretien et un rayon de braquage très serré sur leurs quatre roues motrices.Ils sont entraînés par un moteur diesel trois cylindres.Selon le modèle, ces tracteurs développent 25 à 34 chevaux.Des excavations à angles parfaits New Holland lance les ré-trocaveuses modèles 757C et 759C pour équiper ses tracteurs compacts diesels classe II et III.Les deux machines excavent avec des angles parfaits et minimisent le compactage du sol.L opérateur actionne toutes les commandes à partir de deux leviers seulement.Ces fétrocaveuses possèdent leur propre structure.Elle lait toute la longueur du tracteur, protégeant son châssis et facilitant le montage cl le démontage.Le modèle 759C peut être installé sur le relevage hydraulique des tracteurs plus gros tels que les trois ou quatre cylindres.Le plus petit modèle peut atteindre des profondeurs d’excavation de 7,5 pieds tandis que le plus gros creu-sejusqu’à 9,5 pieds.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 59 Nouveaux produits Savez-vous creuser des trous.La tarière modèle 300 PHD de Worksaver s’ajoute à la famille des tarières actionnées par la prise de force.Elle peut recevoir des outils capables de creuser des trous de 30 pouces de profondeur avec trois choix de diamètre, 6,9 et 12 pouces.Sa flèche très flexible s’adapte à plusieurs modèles de tracteurs et la boîte d’engrenages avec protection de surcharge réduit le rapport 3:1.Pour plus d’information, tél.: (217) 324-5973, fax : (217) 324-3356, courrier électronique : sales @ worksaver.com et Internet : http://www.work saver.com.Nomination chez Alpharma La division santé animale de Alpharma vient de nommer Carmine Forgione au poste de vice-président ventes et marketing pour l’Amérique du Nord.M.Forgione dirigera et supervisera les activités de ventes et de marketing reliées au porc et à la volaille au Canada, au Mexique et aux États-Unis.Il sera responsable des mêmes activités pour une filiale de Alpharma, Wade Jones, le plus important distributeur de produits de santé dans la volaille aux États-Unis.M.Forgione, gradué de Guelph en nutrition animale, a joint Alpharma en 1993.Le plein de.pneus Michelin Michelin introduira trois gammes de pneus agricoles au Canada au cours de l’année.Les pneus agricoles Michelin, Kléber et Stomil font partie d’une stratégie multimarques dirigée par le directeur des ventes Pneus Agricoles au Canada, Jim Le-Buke.Michelin et Kléber sont les four- Cessez de fumer Radiator Specialty lance un produit additif pour l’huile qui réduit la consommation d’huile et la fumée dans les gaz d’échappement.Stop Smoking est efficace autant sur les automobiles que sur les camions.Ce produit procure un joint d’huile visqueux entre les pièces en mouvement, limitant les fuites d’huile, la fumée excessive et l’usure du moteur.La plupart des moteurs se contentent d’une bouteille de 428 ml à chaque changement d’huile.Le produit est compatible avec toutes les huiles traditionnelles ou synthétiques et peut s’utiliser dans les moteurs à essence ou diesels.Pour plus d’information, téléphonez au 1-800-268-2330.Le souffleur fait silence Léger, puissant et exceptionnellement silencieux, le souffleur BR 320L de Stihl est idéal pour les endroits où le bruit doit être minimisé.Muni d’un moteur de 44 cc, ce souffleur pèse seulement 18,5 Ib (8,4 kg) et son niveau sonore ne dépasse pas 69 dB(A).Le dos rembourré et les courroies à ajustement rapide sont conçus pour un usage prolongé par les paysagistes professionnels.Nomination chez Belisle Les Concentrés Scientifiques Belisle et la Corporation de développement international de l’UPA annoncent la nomination de Simon Huard, agronome, à titre de directeur de Be- Simon Huard lisle Bénin.M.Huard détient une maîtrise en alimentation animale de l’Université Laval.Il sera en poste à Porto-Novo, au Bénin (Afrique).60 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 Nouvelles de l’industrie Claude Fortin Nouveau président au Conseil des Viandes (Section Québec) Claude Fortin, directeur général d’Agromex inc., division des viandes, de Saint-Biaise, une filiale de Nutribec, a été élu récemment président de la section Québec du Conseil des Viandes du Canada.Fondé en 1919, le Conseil des Viandes du Canada est une association qui représente les principaux abattoirs et transformateurs de viande rouge au pays.Cette industrie, qui emploie au-delà de 30 000 travailleurs au Canada (6000 au Québec), produit un chiffre d'affaires dépassant les 9,5 milliards de dollars dont 2 milliards de dollars au Québec.La vidéo agricole internationale à Saint-Hyacinthe Saint-Hyacinthe Technopole agroalimentaire recevra les professionnels internationaux du domaine de la vidéo agricole.Les Rencontres internationales de la vidéo agricole de Saint-Hyacinthe (RIVA 98) se tiendront lors du Salon de l’agriculteur les 13, 14 et 15 janvier 1998 à l’Auberge des Seigneurs.Pour obtenir les règlements ou inscrire des vidéos, communiquez par téléphone au (514) 261-0046, par télécopieur au (514) 773-6767, par Internet au www.ntic.qc.ca/client/corpo ou par courrier électronique au cdei@st-hyacinthe technopole.qc.ca.J.Houle et fils expose en permanence nisseurs principaux de pneus agricoles de Première Monte pour des constructeurs tels Case, John Deere, Ford, Massey Ferguson, Renault et plusieurs autres.Stomil est un nouveau partenaire de Michelin dans le marché du pneu agricole.Cette entreprise jouit d’une bonne réputation quant à l’excellen-te qualité et au prix de base très compétitif de ses pneus à carcasse radiale ou diagonale.Monsanto offre des bourses d’études Monsanto Canada ouvre un nouveau programme : 10 bourses de 1000 $ chacune seront offertes aux étudiants en agriculture du Québec poursuivant des études post-secondaires.Ce programme existe déjà en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba et en Ontario.Les bourses iront aux étudiants qui se démarquent par leurs performances et qui veulent poursuivre leur formation en agriculture, en affaires ou en biotechnologie.La période limite d'inscription est le 15 août 1997.On peut se procurer les formulaires chez les détaillants et distributeurs Monsanto ou encore en communiquant directement à la compagnie au 1-800-361-2405.Pour souligner son 40e anniversaire, l’entreprise J.Houle et fils ouvrait en juin dernier une nouvelle salle de montre au grand public.En plus de regrouper l’ensemble des six familles de produits fabriqués par cette entreprise, ce local de 80 pi sur 80 pi abrite des salles de conférence.Avec un chiffre d’affaires de plus de 25 millions de dollars et 180 employés, J.Houle et fils est le plus important fabricant nord-américain spécialisé dans la manutention des fumiers.La moitié de sa production est exportée dans 25 états américains alors que le tiers est vendu au Québec.Actuellement, son président Michel Houle lorgne du côté de l'Asie pour assurer sa croissance qui a été de 12 % par année durant les 25 dernières années.La société est sur le point d’être accréditée ISO 9002, ce qui lui donnera accès à une plus grande part des marchés étrangers.Très bientôt, la compagnie mettra sur le marché un système de nettoyage révolutionnaire pour les étables à vaches attachées ou en stabulation libre utilisant un séparateur de lisier.Le président de J.Houle et fils, Michel Houle LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 61 DECLARATION DE GUERRE VOS ENNEMIS MERITENT CE QU’IL Y A DE MIEUX.SNARE Single feeding bait: Kills rats and mice Appât à repas singulier Tue rats et souris CITADEL Kills rats and mice Tue rats et souris RODENTICIDE CITADEL Pour éviter que les rats et les souris ne rongent vos profits, inscrivez Snare et Assassin au menu.Utilisés en rotation, ils forment le programme rodenticide par excellence.Snare est un produit à action rapide, capable d'infliger de lourdes pertes aux lignes ennemies, dès la première utilisation.Économique, Assassin est le rodenticide d'entretien idéal pour lutter efficacement contre les rongeurs pendant toute l'année.Snare et Assassin sont offerts sous forme de granules et de BLOX, des blocs conçus spécialement pour plaire aux rongeurs.L'Opération tempête dans l'étable — chez votre détaillant de fournitures agricoles.CITÂDEL SANTÉ ANIMALE Cambridge, Ontario N3C 2W4 Sans frais 1-800-588-6808 Vie rurale Des gestes simples qui créent le bon D’un côté, des citoyens inquiets de la qualité de leur environneme De l’autre, des agriculteurs attachés à leur droit de produire.Entre les deux, des attitudes qui apaisent les tensions.par Catherine Beaudoin Pendant toute l'année, vous vous regardez en chiens de faïence, sans vous adresser la parole.Et à chaque automne recommence la même histoire.11 se met au téléphone pour vous traiter de pollueur, d’irrespectueux et de malpropre.Vous lui répondez sur le même ton qu’il n'a qu’à retourner rester en ville, que votre fu-roier, il faut bien que vous répandiez.11 est dans l’avantage de tous que la Vie en communauté dans les régions rurales se déroule dans l’harmonie.Or, *e *30n voisinage permet d'apaiser les Eventuelles tensions entre les occupants des campagnes.Il peut se concré-tlsci Pur de multiples petites actions.Les habitants des régions rurales s°nt préoccupés par la qualité de leur Catherine Beaudoin est journaliste.environnement, en particulier durant la saison estivale.On se soucie des répercussions des activités agricoles sur la qualité de l’air, des sols et de l’eau.Devant les inquiétudes des citoyens, des agriculteurs s’efforcent d'effectuer leurs activités agricoles de façon à en diminuer les effets gênants.L’épandage des fumiers et lisiers Dans le but d’amoindrir les effets incommodants de l’épandage, plusieurs producteurs s’efforcent de l’accomplir rapidement.Par exemple, un producteur de porc de Sainte-Hélène, Claude Corbeil, prend soin d’étendre son 11-sier le plus vite possible.Également, dans les rangs de Compton en Estrie, des producteurs procèdent simultanément à l’épandage des lisiers, concentrant ainsi la nuisance olfactive sur une courte période.« Nous n’épandons jamais les fins de semaine », dit Mme Valnet de la ferme porcine André Valnet près de Drummondville.Cette entreprise étant située près d'un village de 9000 habitants, « il va de soi », selon l’agricultrice, de porter une attention particulière au moment d’application des lisiers.Dans plusieurs municipalités, comme à Coaticook, bien qu’il n’y ait pas d entente écrite ou de réglementation l’obligeant, on évite d’épandre durant les fins de semaines et durant quelques congés fériés.À Compton en Estrie, les producteurs situés à proximité du village cessent leurs activités d’épandage le dimanche, jour du marché public.Les producteurs de la région de Saint-Jean sur Richelieu, eux, évitent d’épandre durant la tenue du festival des montgolfières.Ces producteurs démontrent ainsi une attitude positive à l’égard de leurs voisins et des activités touristiques de leur coin.Toutefois, il n’y a pas LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 63 que la bonne gestion des fumiers et des lisiers qui influence le bon voisinage.Une ferme de belle apparence Le soin porté à l'esthétisme et au bon état des bâtiments, tout en étant satisfaisant pour l’agriculteur, reflète aux yeux des citoyens le professionnalisme de l’entreprise.Certains producteurs se font un point d’honneur de veiller à l’entretien de leur ferme, tel Jean-Noël Veilleux de Compton qui s’applique à fleurir sa maison et ses bâtiments.Régent Bessette, un producteur laitier d’Iberville, affirme même que « plus nos fermes sont propres, plus les gens veulent venir s’installer à proximité ».Ça peut sembler un peu superficiel mais une ferme de belle apparence peut susciter la sympathie pour son propriétaire! Des petits services Rendre à l’occasion de petits services amène aussi des réactions positives de l’entourage.Claude Corbeil, par exemple, accorde à son voisin la permission de se promener sur le chemin de son boisé avec son chien.Ce petit geste, dit le producteur, lui permet d’entretenir de bonnes relations.Réjean Bessette, lui, a pris l’habitude d’offrir à ses voisins possédant des résidences d'été dans son coin de venir chercher du fu- mier pour leur jardin.« J’ai plusieurs voisins qui viennent en chercher et ça me fait plaisir de leur offrir », dit-il.M.Bessette d'Iberville engage des jeunes du coin pendant les foins.« Ça permet de nous faire connaître des familles aux alentours », dit-il.Courtoisie et dialogue Le dialogue est à la base de la bonne entente entre les habitants des campagnes.La communication entre voisins donne à chacun l’occasion de faire valoir son opinion, d’en discuter et de trouver des solutions aux différends, évitant ainsi que de petits conflits prennent une ampleur disproportionnée.La simple courtoisie, c’est-à-dire de se dire bonjour ou de s’adresser un sourire, sont de petits gestes contribuant à la bonne entente.« Quand je passe dans mon rang, souligne Réjean Bessette, je salue mes voisins.Est-ce qu’on ferait ça en ville?» « Pour avoir une bonne entente entre voisins, il faut commencer par se parler », dit Victor Biais, un producteur de porc de Compton Station.Ainsi, M.Biais demande parfois à son voisin « si ça sent » pour vérifier l’efficacité de ses installations.En effet, on peut démontrer aux voisins sa bonne volonté à modérer les odeurs en leur faisant part de ses investissements en équipements spécialisés à cet effet.Ainsi, des producteurs de l’Estrie se sont concertés sur le bon usage des lisiers et l’intérêt d’en informer le voisinage.Ils visent à sensibiliser la population au fait qu’ils utilisent les lisiers de façon rationnelle.Ils ont pris l’initiative d’afficher sur leurs terres des pancartes portant l’inscription : « La bonne gestion des lisiers, profitable à tous ».Les passants constatent ainsi que l’environnement fait partie des considérations des agriculteurs.Dans l’éventualité où les rapports entre voisins agriculteurs et non agriculteurs seraient trop tendus ou inexistants, Victor Biais suggère la formation d’un « Comité de bonne entente » formé de producteurs et de citoyens.Selon cette formule, chacun pourrait faire part de ses impressions et requêtes sans gêne car il n’aurait pas à le faire directement à son voisin.Les membres du comité se chargeraient de trouver des solutions aux problèmes soulevés par les citoyens et les producteurs.Cette formule permettrait de régler les conflits « à l’interne » sans avoir recours aux municipalités.Il est évident que le développement de relations amicales permet de réduire les conflits entre habitants de la campagne.Les gestes de bon voisinage démontrent qu’on ne se limite pas à suivre les réglementations des municipalités.Les petits gestes isolés de chacun sont souvent bien peu d’efforts pour assurer l’harmonie dans votre patelin.¦ Visitez une des plus importantes expositions agricoles et commerciales de l'Est du Canada ! LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 Loisirs Mille feuilles.à lire durant Pété Tout ce que vous devez savoir sur les bovins laitiers Une étable froide vous intéresse pour loger vos génisses, vous vous interrogez sur l’alimentation avec des sous-produits, sur la santé de votre troupeau ou vous aimeriez augmenter le bénéfice de votre entreprise?Le nouveau Guide bovins laitiers devrait vous fournir des éléments de réponse à ces questions comme à bien d’autres.Rédigé par une armée de spécialistes, le manuel technique fait le tour de la production laitière québécoise en près de 500 pages.Cette cinquième édition du guide aborde l’ensemble des activités touchant l’élevage : l’économie, le génie rural, la génétique, la nutrition et l’alimentation, la reproduction, la santé, la transformation des produits laitiers.Chacun des 70 sujets traités l’est de façon concise et pratique, dans un langage facilement acces- i Tm sible.Des illustrations viennent appuyer plusieurs des propos.Publié par le Conseil des productions animales du Québec inc.(CPAQ), l’outil de référence se présente en feuillets insérés dans un reliure à anneaux pour permettre les ajouts et le remplacement d’information périmée.On nous promet d’ailleurs d’autres feuillets d’ici la fin de l'année.Le Guide bovins laitiers se vend 45 $.Vous pouvez le commander par téléphone au 1-800-859-7474.Louise Thériault Du plaisir chaque jour de Tannée Vous croyez que l’été québécois ne dure que trois mois?Détrompez-vous, Un plaisir fou.365 jours par année, vous prouvera le contraire.Livre de recettes, d'images, de poésie, de souvenirs, d’anecdotes, de conseils partagés, ce guide est un véritable almanach du plaisir.L auteure, Pierrette Beaudoin, est une femme de passion, plusieurs passions : le jardinage, la bonne bouffe, les couleurs, es odeurs de la nature et de la cuisine, amitié, la passion de faire, la passion de écouvrir.Tous ces petits plaisirs, elle nous les offre dans un langage simple.ce u* de la passion de vivre.Autre livre, même bonheur.Dans Saveurs du potager et du marché, Pierrette Beaudoin livre des douzaines de recettes faciles à réaliser et extrêmement savoureuses.Elle explique comment faire pousser des verdures, des fines herbes de toutes sortes, et plusieurs variétés de plantes amusantes à déguster.Elle ajoute plusieurs conseils pratiques qui permettront de conserver ces herbes tout l’hiver.Deux livres à savourer doucement, par les beaux soirs d’été.(Un plaisir fou.365 jours par année, Les Éditions Logiques, 272 pages, 24,95 $; Saveurs du potager et du marché, Les Éditions Logiques, 96 pages, 9,50 $)) Sylvie Bouchard Un voyage dans l’imaginaire Si les livres ont une humeur, celui-ci en a une excellente.Entre l’arbre et le roc est une ode à la nature, à la magie, aux fées, à la beauté des âmes.C’est aussi une sorte de réquisitoire pour la forêt, la matière végétale et l’environnement.L’histoire commence à Chicoutimi, pendant le grand déluge de l’été dernier.Après que ses parents y aient perdu leur maison, Thomas, 14 ans, est envoyé temporairement en Estrie, chez son oncle pépiniériste.Il y rencontrera Jeanne, une toute jeune fille très spéciale.Leur amitié les entraînera au fond d’une mine désaffectée, où ils devront sauver les fées, victimes de la ruse des gnomes.Ce conte superbe a valu à son auteure jonquiéroise, Marjolaine Bouchard, le prix La plume saguenéenne.Destiné d’abord à un public adolescent, nous ne saurions vous conseiller de leur en réserver la lecture.Pénétrer l’univers de Jeanne la Sauvageonne et de Thomas le grand Corbeau est une expérience dont les échos résonneront longtemps dans votre imaginaire.À lire en se balançant doucement derrière la maison.(Les Éditions JCL, 166 pages, 17,95 $) Sylvie Bouchard (Suite à la page 66) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 65 Pour jardinier paresseux Çà tourne rond! DÉROULEUR DE BALLES RONDES MOTORISÉ Spécialement conçu pour dérouler la balle devant les animaux.Facile à manoeuvrer grâce à un tablier court offrant un meilleur rayon de braquage.Puissant treuil mécanique avec sangle de nylon.2 crochets facilitent le chargement et maintiennent la balle droite et en équilibre.Bras télescopiques ultra-robustes, ajustables selon les dimensions de la balle.Grille protectrice devant le conducteur.Moteur à essence Honda.ROBOT DISTRIBUTEUR DE BALLES RONDES AVEC ORDINATEUR _ QWICFEED Distribution de balles rondes jusqu'à 9 fois par jour (9 départs).Puissant treuil électrique facilitant l'installation de la balle sur l'axe de rotation.Ordinateur QWICFEED portatif, étanche et à l'épreuve des interférences électromagnétiques.Programmation par groupe, en mode «arrêt» ou en continu.Capacité mémoire de 300 stalles d'arrêt et 300 groupes.Également disponible en modèle pour balles carrées.Conçu spécialement pour couper les balles de foin à l'intérieur de l'étable et dans toute sorte de grange à foin.Portatif et manuel.Lames en acier spécial.Bouton poussoir de mise en marche et d'arrêt immédiat.Largeur de coupe de 50 cm et profondeur de coupe de 60 cm.Modèle compact : 53 x 17 x 98 cm.Moteur électrique 220 V.Support de rangement disponible.Du travail bien fait! WIC (1993) inc.C.P.60, 784 rue Principale Wickham (Québec) J0C 1S0 Tél.: (819) 398-6822 • Télec.: (819) 398-5227 Internet : www3.sympatico.ca/idealwic V^Membre du GROUPE MACHINERIE IDÉALE^ COUPE-FOIN OMC AS/85 -t Vous aimeriez pouvoir cultiver de jolies fleurs sans devoir y sacrifier tous vos temps libres?Vous souhaitez enrichir votre jardin de vastes plates-bandes nécessitant moins d’une heure d’entretien par semaine?« Ce n’est pas facile de commencer sa “ carrière ” de jardinier amateur dans la paresse.Car devenir paresseux s’apprend et se cultive souvent au coût d’énormes efforts.» Cette réflexion, cette façon de collaborer avec la nature au lieu de la combattre, ce choix de vie, le journaliste horticole, Larry Hodgson, les propose à tous les amateurs d’horticulture dans Les vivaces.Pratique, aéré et amusant, Les vivaces constitue un excellent livre de référence pour ceux et celles qui désirent tout savoir et tout comprendre au sujet des vivaces.L’auteur y a sélectionné quelque 200 genres de vivaces et plus de 700 espèces et cultivars adaptés à notre climat.Le tout est agrémenté d’une trentaine de dessins explicatifs et de centaines de photographies en couleurs.(Broquet, 544 pages, 49,95 $) Sylvie Bouchard Un bijou sur les maladies porcines Combien de fois ai-je entendu des producteurs me demander si un livre portant sur les maladies des porcs était disponible en français?Eh bien, c’est maintenant chose faite! Le D1 Guy-Pierre Martineau, professeur spécialisé en médecine et production porcine à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, signe ici un véritable petit bijou.Maladies d'élevage des porcs est un livre on ne peut plus visuel.Une avalanche de photos en couleurs d’excellente qualité permettent de bien voir à quoi ressemblent des porcs qui souffrent de dysenterie, de pleuropneumonie, de méningite à Streptocoques, de coccidiose.En fait, quelle que soit la maladie, elle y est.On en décrit les causes, les facteurs de risque, les symptômes, les lésions, de même que les façons d’établir le diagnostic et de contrôler chaque condition.Ce livre s’adresse aux producteurs, personnel technique, vétérinaires et tous ceux qui, de près ou de loin, ont un intérêt pour la production et la patholo- gie porcine.Bien sûr, un tel document ne se donne pas (130 $, taxes et trais d’envoi inclus), mais vous en aurez définitivement pour votre argent.Vous pouvez obtenir Maladies d’élevage des porcs en contactant : EDAB inc.2, Au Pied de la Côte Saint-Sauveur-des-Monts (Québec) JOR 1R6 Téléphone : (514) 227-1403 Télécopieur: (514) 227-6017 Robert Desrosiers LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 êNûmc C EST BIEN EXTRAORDINAIRE COMME LES QUÉBÉCOIS ONT ÉVOLUE DEPUIS /MON DÉPART DU PAYS ! APRES UNE 51 LONGUE ABSENCE C'EST NORMAL QUE VOUS TROUVIEZ du changement! .jsv** J'AI JAMAIS VU DES GENS AUSSI V HUM!.,.VOUS SPORTIFS! Si N'AVEZ ENCORE RIEN VU! :'est beau de W c'est VOIR TOUT CET j RIENCA! entrain et ce y attendez BEL ESPRIT A DEVOIR ^ YSPORTIF'jJtfONESlME ! L IL EST TELLEMENT WaH BEN î\ KlU EST^ EMBARQUE Vj'Al HATE DE QUE VOUS NE LE \ VOIR ÇA!?' RECONNAITREZ EMBALLE COMME UN ENFANT' JAMAIS CROIRAI OUAIS.J'AI JAMAIS VU ^ NOS QUÉBÉCOIS EN AUSSI )t >, BELLE FORME! ^ 4% ^ -h ÇA AURA APPORTE À ONÉSIME SON BEL ESPRIT SPORTIF! .attendez DE VOIR CA! C'est PAS RIEN 'Y.CÉST UNE QU'UN.,MAIS TOUS VRAIE PASSION LES SPORTS QUI ^ CHEZ LUl! L INTERESSENT.,, J'AI HATE DE SALUER H UN CHAMPION EN CE bon vieil onésime! f TENEZ ! R'GARDEZ-MOI CA\ X .Y A PAS DE PLUS GRAND SPORTIF! EH BEN, VOUS ALLEZ LE VOIR DRÊT-LÀ! & % ?72£< LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 du Sur MARCHÉ DES AFFAIRES JOURNÉE CHAMPÊTRE PROVINCIALE OVINE à la Ferme Laurens 1990 enr.Le dimanche 17 août 1997 SEMAINE AGR0ALIMENTA1RE DU SUROÎT DU 18 AU 24 AOÛT 1997 au Centre sportif régional des Copains au 4, rue des Copains à Sainte-Martine Villes hôtesses Sainte-Martine et Saint-Paul-de-Châteauguay Organisée par La Société de dévloppement économique Beauharnois-Salaberry en collaboration avec la Corporation de développement économique de Vaudreuil-Soulanges VISITES À LA FERME* du 18 au 22 août 1997 Une ferme laitière, d’élevages de cerfs rouges, une bergerie, une écurie, verger, etc.(sur réservation) SALON AGROAL1MENTAIRE* DU 22 AU 24 AOÛT 1997 vendredi 22 août 18 h à 21 h samedi 23 août 11 h à 21 h dimanche 24 août 11 h à 17 h ‘Macaron obligatoire au coût de 2$ (entrée gratuite pour les enfants de 5 ans et moins) La journée champêtre provinciale ovine se tiendra au 648, rang 5, Sainte-Clothilde-de-Horton, le dimanche 17 août 1997, à la Ferme Laurens (Gérard Laurens et Gisèle Vettes) à compter de 9 h 45.Voilà votre chance de venir constater pourquoi cette entreprise a été couronnée Entreprise ovine de l’année lors du Symposium international sur l’industrie ovine 1996.ACTIVITÉS : Sur place, vous pourrez visiter les bergeries, assister à diverses démonstrations (manipulation de brebis, corral, brebis de race pure et hybrides prolifiques, parcelles de maïs fourrager et millet japonais, pâturage en bandes et plus encore) et rencontrer divers intervenants et fournisseurs de services à leurs stands.Ce sera l’occasion de pique-niquer en famille.Un dîner à l’agneau sera également offert à prix modique.CONCOURS : Les gagnants des trois concours Mise en marché ordonnée de l’agneau, Carcasse en forme et Trouvailles de bergerie seront révélés en après-midi.Pour tout renseignement sur ces concours ou sur la journée champêtre, communiquez avec le Conseil des productions animales du Québec au (418) 523-5411 ou 1-888-535-2537 SAMEDI 23 AOÛT 1997 Visite du Salon à compter de 11 h Souper Champêtre à 18 h 30 Buffet mettant en vedette nos produits locaux Groupe invité : Les Bohémiens Réservez vos places ! Apportez votre vin (Billet 25 $ incluant le macaron, en vente à la Société, 225-1990) Sous la tente - Exposition des Fermières du Suroît - Promotion de l’agrotourisme - Dégustation de produits locaux - Restaurant/bar - 50 exposants À l’extérieur - Mascottes - Machinerie agricole - Fermette pour enfants - Manèges pour enfants, jeux d’adresse et ballons gonflables Activités spéciales - Présentation de vaches Ayrshire et Holstein, le dimanche 24 août à 13 h organisée par les Clubs Ayrshire et Holstein de de la région Pour réservation ou de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec la Société de développement économique Beauharnois-Salaberry au (514)225-1990 LES PETITES ANNONCES Pour toute information téléphoner à Claude Larochelle.Téléphone: (514) 843-2114 Télécopieur: (514) 845-6261 FOIN ET PAILLE Achat et vente Transport au Québec BLANCHARD & BELISLE ENR.St-Hyacinte Tél.: (514) 773-1741 (514) 773-3846 y® La chaux des Carrières 5F Sl-Ferdinand CHAUX MAGNÉSIENNE, OOLOMITIOUE EN VRAC apporte au sol tout le magnésium nécessaire à un coût 6 lois moindre qu'une correction par les engrais chimiques (plus de 30 % MgC03) Mélanges 50 % chaux dolomitique/50 % cendres de bois.• Disponibles pierres décoratives • Distributeurs à balles rondes «Alfred» Laveuses à pression et accessoires Treuils à balles rondes Séparateurs d'eau d'érable fliRAELÙ J819) 828-2828 r À VENDRE 1 St-Alexis - Ferme de 83 arpents avec joli cottage dans secteur de choix - Érablière - Prix 289 000 $ Claudette Lavallée: Agent La Capitale .Tél.: (514) 582-0022 j ?NOUVEAU ?TOLE TAPIS DE CAOUTCHOUC POUR ÉTABLE DIMENSIONS SUR MESURE SI DÉSIRÉ LÉVIS : 1-800-463-5282 CAGES ET COUVEUSES Cages à lapins, cailles couveuses pour amateur et prolessionnel.Pour catalogue, écrire à Ranch Cunicole G.L.R.Inc.215, Rapide Plat Nord, St-Hyacinthe, Oc.J2S 8B1.Tél.: (514) 799-5170 Nous fabriquons et distribuons ce modèle de tôle.Maximum de résistance -Imperméable - Beauté durable ?SPECIAL ?Sur les couleurs blanc, bleu, vert, rouge, chordioal et gris ainsi que sur le galvanisé.Idéal, économique pour vos bâtiments agricoles 2471, route 165, St-Ferdinand Clé Frontenac (Québec) GON 1 NO SANS FRAIS 1 888 428-9921 Fax: (418) 428-9565 Excavateurs Kelley • Les seuls bâtis comme les gros •6 modèles disponibles • Profondeur de creusage 6'6" à 12'6" • Portée de 9"à14'6" • Bennes 9" à 36" et fourche à fumier • Tous s’installent sur l’hydrolique 3 points de votre tracteur • Livraison et installation incluses Achetez directement du distributeur et économisez Les Distributions 5379,rue King Est Ascot Corner (Sherbrooke) Québec JOB 1A0 Tél.: (819) 821-2015 fax: (819) 820-0490 BATIMENTS D’ACIER m JgR "“g™" DIRECTEMENT DE L'USINE TYPE HERCULE Devons réduire nos inventaires d'acier SEULEMENT LE DÔME SANS MURS DE BOUT LARG HAUT ÉPAISSEUR PRIX: Pl.Ll.POUR 50' long.40' 15' 20 JAUGE 205.00$ 10.250.00$ 41' 18' 20 JAUGE 250.00$ 12,500.00$ 50' 20' 20 JAUGE 263.00$ 13.150.00$ 50' 20' 18 JAUGE 324.00$ 16.200.00$ 60' 21' 18 JAUGE 380.00$ 19,000.00$ PRIX VALIDES JUSQU'A ECOULEMENT DES STOCKS STRUCTURES POUR LE LES BÂTIMENTS Future Steel 100 % en acier GALVALUME: robuste - polyvalent - durable Appelez 1-888-534-2121 pour brochure gratuite PIXALL MODELE CP-100 RÉCOLTEUSE À MAÏS À UN SEUL RANG POUR LE MARCHÉ FRAIS X • Qualité du maïs cueilli à la moin • On peut ajuster la machine pour s'adapter aux conditions diverses • Tous points de contact caoutchoutés pour protéger les épis • Facile à opérer et à entretenir, construction robuste Maintenant, une personne peut livrer tout le mois frais, de haute qualité et prêt pour le marché, QUAND elle le désire! 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Nous cherchons des distributeurs pour certaines régions • POLYVALENT • ÉCONOMIQUE • BÂTI EN ACIER • REVÊTEMENT EN ACIER TEL.: (418) 228-1851 « FAX: (418) 228-1465 METAL SARTIGAN „ 1000.40e Rue Ouest Ville de SAINT-GEORGE Beauce (Québec) G5Y 6V2 OIV DE COUTURE ALUMINIUM.ST-GEORGE INC mu Parle-moi Le « démon du midi » à l'envers Quand ça fait 20 ans qu'on est mariés, les relations sexuelles ne sont plus ce qu*elles étaient au début.C'est justement une occasion d'être soi-même, sans masque, sans fard.par Nicole Anne Cloutier Jérôme, assis dans sa voiture stationnée devant l’épicerie du village, regarde passer les jeunes filles en attendant Juliette, son épouse.Il réfléchit : depuis plusieurs mois, il est en panne, il n’a plus du tout envie de faire l’amour.Juliette s’en est même plaint la semaine dernière, après des mois d’abstinence.Il l’a surprise à pleurer et elle a laissé échapper : « Il y a des femmes qui ont hâte que l’été arrive; elles en ont assez des ardeurs de leur mari qui ont trop de temps à ne rien faire.Toi, Jérôme, on dirait que tu as la “ crise du midi ” à l’envers.On dirait que je ne t'attire plus.» Jérôme se demande si c’est ça pour lui la crise de la quarantaine.Il se demande s’il ne devrait pas aller consulter un spécialiste, comme le lui a suggéré Juliette à demi-mot.On ne peut pas entrer dans la quarantaine sans faire de vagues.La quarantaine, c’est le début de l’âge mûr.Or, on continue de se développer, d’évoluer encore après 40 ans.Jérôme vit une période d’angoisse bien normale.Il réalise qu’il n’a pas fini de changer.L’inconnu fait toujours un peu peur.Il prend conscience qu’il vieillit.Jusqu’à il n’y a pas très longtemps, il réussissait à gagner lorsqu’il se battait « pour le fun » avec son fils aîné.Depuis un an, les rôles sont inversés.Ce qu’il vit au plan sexuel exprime son désarroi et aussi le changement.Mais il ne le sait pas encore! D’autre part, il est certainement possible qu’après 20 ans de vie conjugale, bien qu’ayant une vie sexuelle normale et aucune difficulté à avoir un orgasme, vienne une certaine monotonie.Quelques trucs très simples peuvent vous aider à briser l’ennui : changez vos horaires; choisissez un autre endroit pour faire l’amour; redécorez votre chambre a cou Nicole Anne Cloutier est psychologue.ilMWïtlEu St-Étienne de Beauharnois 9-10 août 1997 Travail aux champs avec chevaux, tracteurs et machines antiques SAMEDI SOIR: Tire de chevaux et poneys.Sous la tente André Proulx et son ensemble ainsi que Gil Tibo DIMANCHE 13H00: Tire de tracteurs antiques RENSEIGNEMENTS: MARC MONTPETIT TÉL.: (514) 429-4853 70 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 cher; essayez plusieurs positions; achetez un ouvrage spécialisé.Or, ce qui est le plus important et le plus difficile à changer, ce sont nos attitudes et nos croyances vis-à-vis de la sexualité.Elles se logent, en effet, dans des couches plus profondes de notre personnalité.Elles risquent d’influencer davantage notre satisfaction sexuelle.Par exemple, apprendre à voir nos pulsions sexuelles, les signes physiques du désir ou de l’attirance sexuelle, comme des signes de bonne santé, ce n’est pas si évident que cela.Notre éducation judéo-chrétienne, faisant de la sexualité un interdit, a des racines profondes dans notre subconscient.Chez les couples mariés depuis une vingtaine d’années, surgit une autre difficulté ; l’efficacité.Souvent, l’un des deux partenaires est surpris de l’insatisfaction de l’autre qui, pourtant, a eu un orgasme.Mais voilà, l’orgasme ne suffit pas.Faire l’amour, c’est aussi donner et recevoir de la tendresse, communiquer, se détendre, relaxer, rire avec l’autre.Toutes les caresses ne peuvent qu’enrichir la relation.Jérôme, que nous avons déjà rencontré, a finalement consulté un psychologue parce qu’il était fort malheureux de voir sa Juliette malheureuse.Une démarche difficile mais qu’il n’a pas regrettée.La première fois, il a laissé sa voiture à l’entrée du village et a marché deux kilomètres pour se rendre au bureau du spécialiste.Il ne voulait pas qu on sache qu'il allait consulter.Curieusement, le psychologue le fit parler de tout sauf de sexualité.Jérôme réalisa lui-même qu’il était extrêmement organisé dans son travail.Il avait modelé de la même façon ses rapports intimes avec Juliette et ses enfants.Il Prit également conscience de tous les acteurs de stress qu'il y avait dans sa 'le • 1 endettement, le départ des en-ttnts qui allaient étudier à la grande V] *e’ ]es maladies de ses frères et sœurs P Us âgés que lui, la présidence d’un groupe régional qu’assumait Juliette et LIU| le déstabilisait, et finalement son tncapacité à dire « non ».En eltet, il est essentiel de savoir Changer d’horaire, choisir un autre endroit pour faire l’amour, redécorer la chambre conjugale sont de petits détails qui peuvent inspirer le couple.dire non car, dans les relations sexuelles, l'un et l’autre ne sont pas toujours disposés en même temps.Complaisant, Jérôme avait souvent fait l'amour sans en avoir le goût.Par conséquent, il avait eu souvent le sentiment d'être utilisé, d’être un objet de plaisir pour Juliette qui, elle, n’avait jamais eu autant le goût de faire l’amour que depuis quelques mois.La ménopause et l'an-dropause qui se rencontrent réservent des surprises, parfois.À la suggestion du psychologue, Jérôme s’offrit le plus beau cadeau d’anniversaire de sa vie.Il donna rendezvous à Juliette quelques semaines plus tard, sans lui dire où il l’emmenait.Il passa la prendre vers 5 h, après avoir passé la journée à l’extérieur de la maison.Ils se retrouvèrent dans une belle chambre d’hôtel aux murs et au plafond couverts de miroir.Jérôme et Juliette se sentirent comme des amants qui se rencontrent en cachette et s’adonnèrent à des plaisirs nouveaux.Seriez-vous surpris si je vous dis qu’ils retournent de temps à autre à la chambre numéro 10?L’homme et la femme font face à de nombreux changements au début de la quarantaine.Cette phase de transition amène la personnalité de l'individu à l'aube de l’âge mûr à se développer et, parallèlement, à la sexualité de s’enrichir davantage.Oui, c’est certain, faire l’amour, c’est meilleur en vieillissant! ¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 NE MANQUEZ PAS NOTRE NUMÉRO DE SEPTEMBRE SPÉCIAL gf VOTRE OPINION Dans notre prochain numéro, vous saurez tout ce que pensent les producteurs agricoles au sujet de l’environnement, des produits transgéniques, de la cohabitation avec leurs voisins non-agriculteurs, du stress, des transferts de ferme.Quelques commentaires déjà reçus à propos : De la ferme familiale « Oui, les petites entreprises sont un fleuron que l'on doit absolument conserver.» Du partage de machinerie « Si on veut continuer malgré la mondialisation, il faudra se serrer les coudes.Voilà un bon moyen »”.« Quand je serai rendu à une mise en commun, je cesserai de cultiver.» Des quotas « Ce sont les producteurs qui vont décider si les quotas disparaîtront.» « Si les producteurs gèrent intelligemment la gestion de l’offre, les quotas ne disparaîtront pas.» Des non-agriculteurs «plaignards» « Nous, on ne se plaint pas du trafic quand on va en ville.» « Nous avons besoin d'eux pour remplir nos campagnes qui se vident.» « Et si on se parlait.» De l’agriculture biologique « C’est là la clé de l’agroalimentaire de l’avenir.» « Je n’y crois pas.» 71 Cuisine régionale Ragoût gaspésien Gaspésie et îles-de-la-Madeleine Ingrédients (6 à 8 personnes) 2 poireaux coupés en tranches 2 oignons en dés 1 carotte en rondelles 4 gousses d’ail 2 tomates pelées en quartiers 2 branches de céleri coupé en lanières 4 c.à soupe (60 ml) d’huile d’olive 1 livre (500 g) de poisson à chair blanche ferme : aiglefin, turbot, morue, etc.coupé en morceaux de 3 po (8 cm) 2 douzaines de moules, bigorneaux, palourdes 1 livre (500 g) de crevettes, crabe et homard en morceaux 2 tasses (500 ml) de jus Clamato et/ou fumet de poisson une pincée de safran (facultatif) Vi à % tasse (125 à 180 ml) de vin blanc sec une feuille de laurier une brindille de thym 1 branche d’aneth 2 à 3 branches de persil jus d’un citron sel de mer et poivre au goût Recette et supervision : Suzanne P.Leclerc, conseillère en alimentation Préparation du plat : Thérèse Gosselin, professeure en art culinaire Préparation • Faire revenir les légumes coupés dans de l’huile d’olive sur un feu moyen.• Ajouter les poissons.• Mouiller avec le jus ou le fumet de poisson.Saler, poivrer.Couvrir.Mijoter 10 minutes.• Ajouter les crustacés et coquillages, le jus de citron et une pincée de safran (facultatif).• Cuire encore 5 minutes à découvert.Couler.• Réduire le liquide du tiers, ajouter le vin blanc sec, rectifier l’assaisonnement.• Servir poissons et fruits de mer dans des assiettes creuses chaudes.Verser le bouillon sur les poissons.• Offrir avec du pain à l’ail grillé.Note : On peut ajouter un peu plus de liquide et ne pas le réduire pour sei v » ce ragoût en soupe.Délicieux! LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1997 f .iisjx-sir vt Noineail-Bn Rimouski •North Bat Bathurst Pembroke • Amos \hilil)i-Tvmiscaminmie Ville-Mark Sayiienay-OTc-Saint-Jean l.aTuque* \ jjr Québec \ / Trois-Rivières • v Ottawa • y \ N Montreal / I rederielon • Estrie / INSTITUT POUR LA PROTECTION DES CULTURES 1 I I I 5| I I 1 l10] I I I l15| I I I" 120| I I I 25 1 1 1 130| 1 Précipitations Températures ¦ ¦ 2 Précipitations II ^ Tm | | 1 m Températures ¦ MÉTÉO AOÛT | Frais ÿ:ï Chaud III ^"'8 000 Averses Abitibi-T émiscamingue Températures supérieures à la normale et précipitations voisines de la normale.Beau le 1er.Averses les 2 et 3.Beau temps du 4 au 6, puis averses légères les 7 et 8.Beau temps avec quelques averses du 9 au 26.Averses généreuses avec temps frais du 27 au 30.Beau le 30.Précipitations abondantes les 1er et 2 septembre.Saguenay-Lac-Saint-Jean Températures et précipitations supérieures à la normale.Beau du 1er au 7, excepté des averses généreuses vers le 2.Averses légères les 8 et 9.Beau temps le 10.Période d’averses du 11 au 14.Période douce avec beaucoup de soleil du 15 au 23.Pluies abondantes du 24 au 28.Période fraîche et sèche du 29 août au 5 septembre.Montréal-Estrie-Québec Températures supérieures à la normale et précipitations voisines de la normale.Averses occasionnelles du 1er au 4.Beau temps chaud du 5 au 8.Rafraîchissement et averses appréciables autour du 10.Averses du 11 au 13.Beau temps du 14 au 23 avec averses vers le 17 et le 21.Beau les 22 et 23.Période de pluies abondantes du 24 août au 1er septembre.Beau du 2 au 6 septembre.Vallée de l’Outaouais Températures supérieures à la normale et précipitations inférieures à la nor- male.Averses occasionnelles du 1er au 5.Beau le 6.Averses légères le 7.Beau temps du 8 au 10.Averses du 11 au 14.Période de beau temps du 15 au 26.Précipitations généreuses autour du 27.Beau temps frais du 28 au 30.Averses du 31 août au 2 septembre.Gaspésie et Nouveau-Brunswick Températures supérieures à la normale avec précipitations voisines de la normale.Averses du 1er au 4.Beau temps chaud du 5 au 8.Averses les 9 et 11.Période de temps doux et sec du 12 au 19.Pluies généreuses les 20 et 21.Beau temps frais les 22 et 23.Averses abondantes du 24 au 27.Beau temps frais du 28 au 30.Averses du 31 août au 1er septembre.'Ateprochain niveau de lutte h) ¦ '.contre le chiendent 1-800-980-6980 ZENECA TOUCHDOWN est une marque déposée de Zeneca Inc.¦E HERBICIDE NON SELECTIF Touchdown CrilS|H‘MC'Ot I Noiiveaii-Bnn Bathurst Moncton • Pembroke >6 \ Saguenay-Tjft'-^aint-Jean ^ • Rimonski / Québec Tmis-Rivicrcs • • A inns Ahitihi-1 vmisxaminmie * \ ille-Maric LaTuquc 'North Bay Ottawa Montreal / Fredericton • Fstrie / INSTITUT POUR LA PROTECTION DES CULTURES METEO SEPTEMBRE Frais Chaud Pluie 00 Averses 1 Précipitations I I I I ,1 1 1 1 l10| 1 1 I ' 15| ' ' 1 120| ' m ign 1 1 '25 1 1 '301 Températures 2 Précipitations 1 T Températures ¦¦ Abitibi-T émiscamingue Températures inférieures à la normale et précipitations supérieures à la normale.Averses généreuses les 1er et 2.Beau temps sec du 3 au 5.Averses abondantes autour du 6.Beau le 7, puis averses occasionnelles du 8 au 13.Beau du 14 au 21.Averses généreuses les 22 et 23.Beau les 24 et 25.Averses abondantes vers les 26 et 27.Beau temps frais du 28 septembre au 7 octobre.Saguenay-Lac-Saint-Jean Températures voisines de la normale et précipitations supérieures à la normale.Période sèche et froide du 1er au 7, excepté des averses généreuses vers le 2.Averses le 8.Beau les 9 et 10.Pluies généreuses du 11 au 13.Régime sec du 14 au 22.Pluies abondantes vers le 23.Beau temps les 24 et 25.Pluies généreuses autour des 26 et 27.Beau temps frais du 28 septembre au 5 octobre.Montréal-Estrie-Québec Températures inférieures à la normale et précipitations voisines de la normale.Averses le 1er.Beau temps chaud du 2 au 5.Averses du 6 au 8.Sec les 9 et 10.Précipitations abondantes du 11 au 14.Beau temps sec du 21 au 28.Beau du 29 septembre au 7 octobre.Vallée de l’Outaouais Températures plus froides que la normale et précipitations supérieures à la normale.Averses le 1er.Beau du 2 au 5.Averses le 6.Beau temps du 7 au 10.Période d'averses abondantes du 11 au 14.Sec du 15 au 21.Averses généreuses vers les 22 et 23.Beau les 24 et 25.Pluies abondantes les 26 et 27.Période de beau temps frais du 28 septembre au 7 octobre.Gaspésie et Nouveau-Brunswick Températures inférieures à la normale et précipitations voisines de la normale.Beau temps chaud du 1er au 6, excepté des averses autour du 1er et du 5.Période de pluies abondantes du 7 au 14.Sec les 15 et 16.Beau temps frais du 18 au 22.Période de pluies occasionnelles du 23 au 29.Beau le 30 septembre et le 1er octobre.Pluies les 2 et 3 octobre.Be prochain niveau de lutte ?- ^, contre le chiendent % 1-800-980-6980 ZENECA TOUCHDOWN est une marque déposée de Zeneca Inc.H HERBICIDE NON SÉLECTIF Touchdown Les cam ions Ford.Capables d’en prendre.es peu de camions sont capables d'en endurer autant que camions Ford.Et surtout, peu de camons sont capables, comme es camions Ford, d'en prendre encore et encore, jour après jour. Les cam 14 Capables d’ VOUS TRAVAILLEZ FORT.JOUR APRÈS JOUR.Votre camion devrait en faire autant.Ranger Vous aurez toute la puissance voulue pour travailler, avec ce qu'il faut pour vous amuser après.Et comme c'est un Ford, vous savez que c'est un dur de dur ! Avec son grand habitacle confortable et une foule de caractéristiques des plus commodes en option, le Ranger vous aidera à venir à bout de l'ouvrage et sera toujours prêt pour une petite sortie après.s Peu de camions sont capables fiions Ford.Et surtout, peu de camior camions Ford, d'en prendre encore e Série F-150 à cabine double Le Série F est le camion le plus vendu au Canada depuis 30 ans.De plus, le F-150 à cabine double est équipé du V6 le plus puissant dans sa catégorie : un V6 4,2 litres qui développe 205 chevaux.Et pour plus de muscle sous le capot, vous pouvez choisir entre deux nouveaux puissants V8 Triton1™ Ces deux moteurs, le V8 Tritonmc4,6 litres et le V8 Triton™ 5,4 litres, ont un arbre à cames en tête entraîné par chaîne pour un maximum de couple et de puissance.Série F-250 À cabine équipe AVEC ENSEMBLE SERVICE DUR Avec les moteurs V8 5,8 litres ou V8 7,5 litres en option, ou encore avec le chef de file de l'industrie, le moteur turbo diesel Dl 7,3 litres, en option, vous aurez toujours assez de puissance pour aller à l'ouvrage en déblayant le chemin, en remorquant ou en chargeant la cargaison que vous voulez.Le F-250 n'est pas seulement l'un des camions les plus fiables et les plus durables qui soient.Il offre aussi assez d'espace en cabine pour accueillir n'importe quel groupe de bûcherons, de travailleurs agricoles, d'ouvriers de la construction, enfin peu importe comment vous appelez votre équipe de travail.DES IDÉES QUI FONT DU CHEMIN 1 800 561- FORD www.ford.ca TRACTEURS GEMIMIMC cédez à la puissance Et à la productivité supérieure des nouveaux tracteurs CeminiMC de 90 à 130 HP à la PDF — des ajouts novateurs à la grande famille de tracteurs New Holland.¦i'IUH'MO: fdilâdance et rendement âupérieurd Les tracteurs Gemini sont équipés de moteurs GenesisMC New Holland de 7,5 L dont l'augmentation du couple à la PDF peut atteindre 42 %, ce qui se traduit par une excellente force de traction sur une gamme étendue de vitesses.Et ils consomment moins de carburant que les modèles précédents.Le circuit hydraulique précis, à centre fermé et à capteur de charge, affiche un débit de 98.28 litres par minute sur certains modèles, le meilleur de la catégorie.De plus, le dispositif Dynamic Ride ControlMC, une exclusivité New Holland, réduit les secousses lors du transport d'accessoires.idoîtei de viteôôeâ touted en douceur La boîte de vitesses Range CommandMC 18x6, exclusive à New Holland, est la meilleure de sa catégorie sur le plan des changements de vitesse et de la souplesse avec, en prime, l'avantage du va-et-vient O l\E W HOLLAND sans débrayage.Il suffit d'appuyer sur un bouton pour passer entre les rapports et entre les gammes, qui comptent chacune six rapports assistés.Un vrai charme! Ou encore, essayez les changements de vitesses très faciles de la nouvelle boîte 23x12 Dual CommandMC.Si vous traversez un endroit difficile, il suffit d'appuyer sur un bouton pour réduire la vitesse et faire augmenter le couple pour vous tirer d'affaire.de condor t Grâce au silencieux sous le capot, incliné et à l'augmentation de 25 % de vitrée, vous bénéficiez d'une visibilité De plus, le siège pneumatique, l'espace abondant et les commandes ergonomiques minimisent la fatigue pendant les longues heures au volant.Ce ne sont pas les raisons qui manquent pour accéder à la puissance d'un tracteur Gemini de New Holland.faites-le bientôt.au capot la surface imbattable.88 INEWHOLLAhD
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