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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Le bulletin des agriculteurs /, 2000-03, Collections de BAnQ.

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MI-MARS 2000 PRODUCTIONS MIXTES Maïs : jongler avec des prix bas 1 r» BB j • 1 J f f * ^ « B| «H B f h w.Chantai et Carole Vinet (M)ZXX 1/96 IHE 3ZH 30 1V3W1N0W IIOH 309 S1ZZ 30 no 31VN0I1VN 300301011818 1V331 i0d3a/S308ia0Itl3d "d30 I060100Z13 6SC9G00Z 08 Case IH innove encore.La faucheuse-conditionneuse à disques 8312 est maintenant équipée d'un troisième rouleau qui assure un débit uniforme du foin.Équipé de huit disques qui tournent à une vitesse de 2600 rpm, ce modèle coupe sur une largeur de 12 pi.Les dents des engrenages des disques durent plus longtemps puisqu'elles sont jusqu'à 25 % plus larges que celles de la compétition.Pour couper rapidement peu importe les conditions de récolte, optez pour le modèle 8312 de Case IH.CONÇU POUR L'ENSILAGE La presse à balles rondes 8435 permet de faire des balles d'ensilage avec un taux d'humidité variant entre 50 et 70 % diminuant ainsi le temps de séchage.• large ramasseur • courroies sans fin • chambre variable DES BALLES UNIFORMES • La conception des rouleaux ainsi qu'un senseur optionnel placé sur les courroies permettent de former des balles parfaites.• Les courroies sans fin sont plus fiables dans le foin humide puisqu'il n'y a pas de joints où elles peuvent briser.Votre productivité passe par nos innovations http://www.caseih.com/ Case IH est une marque déposée de la Corporation Case.CASE Iff ANIMAUX 45 Bouvillon bien nourri sera bon à manger ! L'éleveur Jacques Desrosiers sert à ses bovins du maïs-grain humide et des drêches de brasserie.48 Se trouver ailleurs À 17 ans, Simon Lalande est allé travailler dans une ferme laitière, en Ontario.« Ça m'a vraiment lancé.» 52 Les enzymes alimentaires font grimper la production Chez les vaches en début de lactation, ils ont entraîné une hausse de 3,5 kg de lait par jour.54 La piqûre du fromage frais Guy Boutin a démarré sa propre fromagerie à Québec, pour ne jamais manquer de fromage « frais du jour ».58 Pour l'amour des oiseaux L'an dernier, les élevages Carfio ont produit 14 000 oies, canards, cailles, faisans, pintades, perdrix.10 Agenda 80 Apprivoisons le futur 73 C'est nouveau 81 Cuisine 4 De bouche à oreille 69 Onésime 79 Petites annonces 8 Point de vue 10 Point de vue 65 Vie rurale Photo de la page couverture : Jean Claude Béhar sommaire MI-MARS 2000 ENTREVUE 12 Des nouvelles de nos légumes de serre Dans le domaine, les temps sont difficiles, reconnaît l'agronome André Carrier, conseiller en serriculture et en production maraîchère.DOSSIER PORC 16 À la Ferme Chanca, le patron, c'est ELLES ! Non, il n'y a pas d'homme qui dirige en douce l'élevage porcin des sœurs Carole et Chantai Vinet.21 Nourrir le porc de demain L'alimentation représente 50 % du coût de production.Et elle influence la qualité de la viande, la teneur en phosphore du lisier, le système immunitaire.GRANDES CULTURES 28 Des prix bas, bien bas.Pour effectuer une bonne mise en marché de ses grains, il faut savoir interpréter l'information et la comprendre.Trois producteurs nous en parlent.33 Pois en semis pur : attention à la verse Cette culture, qui s’adapte très bien au Québec, verse facilement dans les semaines précédant la maturité.37 Première usine de trituration québécoise L’usine de Sainte-Hénédine produira 10 000 tm d'huile de canola et 6000 tm d'huile de soya.39 Votre houe aux petits soins Une houe rotative bien entretenue vous évitera beaucoup de problèmes en pleine saison.41 Bandes riveraines : mythes et réalités Le maintien d'une lisière arbustive ou boisée s'avère bénéfique pour la faune sans nuire aux récoltes.FRUITS ET LÉGUMES 61 Les éléments mineurs se laissent désirer Pour obtenir hauts rendements et qualité, on doit s'exercer à repérer rapidement les carences minérales.VIE RURALE 66 Des agriculteurs branchés ! Dès qu'ils quittent les champs, ils s'installent devant leur écran qui les amène partout dans le monde.70 Du ginseng dans nos érablières La culture en érablière de cette plante médicinale traditionnelle lui convient très bien. PHOTO : AUBERT TREMBLAY Les dernières semaines ont donné lieu à une lutte corsée entre la Fédération des producteurs de lait et les transformateurs laitiers.L'objet de cette lutte : l'exportation de produits laitiers ou, plus précisément, le système à mettre en place pour que les exportations québécoises respectent les règles de l'Organisation mondiale du commerce.Vous vous êtes peut-être demandé, au passage, quels produits laitiers nous exportons et à quels endroits ?Voici un bref tableau de ce marché.Ce sont avant tout du fromage et du lait en poudre ou concentré qui franchissent nos frontières.En 1998 (dernière année complète pour laquelle on dispose de statistiques), 120 millions de dollars de fromage ont mis le cap sur d'autres pays.Dans le cas des laits en poudre et concentré, il s'agit de 62 millions.Le beurre, pour sa part, ne représente que 14 millions de dollars et se fait même dépasser par le lactosérum et les autres composants laitiers, dont les exportations atteignent 21 millions.Les ventes outre frontière de lait et de crème non concentrés suivent, à 6 millions.Enfin, le yogourt et la crème glacée ferment la marche, se limitant à des centaines de milliers de dollars.Les destinations prises par ces produits sont variées; aucune ne domine.Les États-Unis constituent la première en importance, soit 29 % des exportations totales en dollars.L'Afrique suit pas très loin derrière : 22 %.Viennent ensuite l'Union européenne (13 %), puis l'Amérique centrale et les Caraïbes (à l'exclusion du Mexique), qui affichent 11 %.Le Mexique en rafle 10 % à lui seul.Les quelque 15 % restants se partagent entre l'Asie, l'Amérique du Sud et quelques autres pays.BIENHEUREUSES TRUIES L'entreprise danoise Ikadan teste depuis 15 mois une cage de mise bas qui a pour objectif de répondre aux préoccupations quant au bien-être des truies.Déjà primée au Space (France) et au VIV Europe d'Utrecht (Pays-Bas), la case de mise bas VIP conçue par les Danois se distingue par sa capacité de laisser la truie libre de ses mouvements.On peut y déposer de la paille, ce qui accroît le confort et l'instinct maternel de la truie, d'où une progrès plus rapide de ses porcelets.Ne nécessitant pas plus de place qu'une cage traditionnelle, ce nouveau modèle convient donc aux maternités existantes.Son prix est également compétitif.Elle satisfait par ailleurs aux exigences européennes en matière de bien-être des animaux.Enfin, elle garantit une hygiène égale à celle des meilleures installations.Cette cage est actuellement à l'essai en Grande-Bretagne, comme d'autres concepts de mise bas en liberté, au centre de recherche de Cambac (Wiltshire).Information par courrier électronique : Ikadan@postl.tele.dk.4 LE BULLETIN ICULTEi ARS 2000 MIEUX VAUT PRÉVENIR QUE.Quelques secondes d'inattention, et hop !, un, deux, trois bouts de doigt sont coupés.C'est reconnu : l'utilisation d'équipement agricole comporte des risques.L'opérateur de la vis à grain risque à tout moment d'y laisser un doigt, malgré l'installation de mécanismes de protection.Or, certains moments de la journée sont plus propices aux accidents.Trois moments sont en effet pointés.du doigt par une étude américaine : les heures précédant le repas, soit vers 11 h et 17 h, et le milieu de l'après-midi, lorsque l'organisme subit généralement une légère chute d'énergie.On suggère aux opérateurs de machinerie d'être particulièrement vigilants à ces heures.Un accident est si vite arrivé ! 'lÆ PHOTO : YVES CHARLEBOIS Textes de : Sylvie Bouchard, Marie-Carole Daigle, Luc Gagnon, Martine Giguère, Simon M.Guertin, André Piette et Pierre Sauriol Des chercheurs d'Agriculture Canada à Saskatoon ont dév loppé un agent de contrôle biologique qui lutte contre le chardon des champs.En fait, un certain champignon exi: à l'état naturel en Saskatchewan s'attaque violemment ai chardon, dans des conditions de forte humidité.Les cher cheurs ont donc modifié génétiquement ce champignon | permettre son développement dans des conditions de séc resse.L'ajout d'un gène permet au champignon de pénéti l'intérieur des feuilles du chardon et de s'y établir rapidement.Une fois logé dans la feuille (où le niveau d'humid est élevé), le champignon se développe rapidement et m la vie dure au chardon.Les recherches se poursuivent.Le dossier des implants d'hormones en production bovine est délicat, et la meilleure façon de le dénouer consiste à en parler, estime un chercheur de l'Université de Guelph, Jock Buchanan-Smith.L'industrie fait une grande utilisation des implants.Cependant, le public apprécie de moins en moins le recours à cette technique, expliquait le chercheur lors du National Beef Science Seminar tenu récemment à Lethbridge (Alberta).Ce dernier croit que cette tendance devrait inciter les producteurs à agir de façon « pro active ».Le U.S.Food and Drug Administration et l'Organisation mondiale de la santé ont certes affirmé que le recours aux implants d'hormones était sans danger pour l'humain s'il était effectué selon la règle.Néanmoins, il ne faudrait plus se contenter de se réfugier derrière ces assurances, avertit le chercheur.Les utilisateurs devraient en savoir davantage sur les risques en cause, signale-t-il.On devrait aussi, par exemple, mettre sur pied des programmes qui garantissent que les oreilles des bovins abattus, dans lesquelles sont insérés les implants, sont bel et bien retirées de la chaîne alimentaire.De leur côté, les producteurs qui n'utilisent pas les implants pourraient tenter de se distinguer sur le marché.Selon le chercheur, le consommateur qui a un choix est moins nerveux que celui qui n'en a point.Enfin, le conférencier a invité les intervenants à voir quelles seraient les conséquences d'un bannissement des implants.Dans quelle mesure la production bovine et son coût seraient-ils touchées ?Les réponses à ces questions pourraient aider à faire valoir les avantages des implants auprès du consommateur.DE L’EAU PROPRE, PROPRE, PROPRE Il est assez facile de voir et de s'imaginer le degré de pollution des cours d'eau de surface qui nous entourent, même si ceux-ci ne représentent que 3 % des réserves d'eau mondiales.Le reste provient de nappes souterraines, dont l'eau a toujours été qualifiée de qualité exceptionnelle.Les temps changent.Selon un rapport récent de World Watch, la majorité des réserves d'eau souterraines de nombreux pays sont menacées ou déjà contaminées par des polluants, notamment aux États-Unis, en Europe et en Asie.Après un siècle de développement industriel, agricole et municipal et une gestion de sites d'enfouissement plus ou moins adéquate, des contaminants se sont infiltrés dans le sol et le roc et ont atteint les nappes aquifères.À l'opposé des fleuves et rivières qui se jettent directement dans les océans (d'où une certaine dilution des contaminants), les réserves souterraines accumulent ces polluants pour les décennies à venir.Or, le temps moyen nécessaire à la recharge d'un cours d'eau de surface est évalué à 20 jours; celui d'une nappe aquifère, à 1400 ans.Les principaux contaminants identifiés sont les pesticides et engrais agricoles, les composés pétrochimiques de stations d'essence, des solvants à base de chlore et l'arsenic.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 5 PHOTO : MAPAQ — GUIDE D'IDENTIFICATION DES MAUVAISES HERBES PHOTO : DANIEL OUELLETTE Commentaires ou suggestions ?1 800 361-3877 info@lebulletin.com Vote ce qjs |erwrma pcno«^rt«m*r7Twi)»3rr»!gUTT7»nv7^lerramee trouvaient de rodwe a fleer dr terre «I 4 autres vraiment evident» Chacwr fois qua |'r Ml>»l la tondeuse *i«r rn decide dr réglai le problame el darrtoellii ce coin an , mellanl des (We Ioui ce qui «tait pi awe devant r arable (photo » gauche) s'est très bien developer mais, acres 1 etes cfessais diraient».|r ne réussis pas » rorner» de rarable (photo de »oite) Zone ab ensoleillement tn petit peu le matr.et puis a compter de lahOO Vos suggestkr* seront le» bienvenue» Merci a r avance__________________________________________ MOT A MOT Le chat sort du sac « En Europe, les critères d'homologation des OGM tiennent compte de leur incidence politique : Serais-je réélu en faisant cela ?» Johanne Beaulieu, Agence canadienne de l'inspection des aliments Pas de répit en hiver « L'hiver, nous sommes tellement occupés par toutes les réunions ! Quand je dis au camionneur de prendre livraison du grain le vendredi matin, ce n'est pas le vendredi après-midi que je veux le voir ! » Un producteur de grain en Montérégie Qu'attend l'ASRA ?« Le canola a autant de potentiel au Québec que le soya.» Gilles Morin, Les Grains Lac Supérieur DES OISEAUX EN APPÉTIT Jamais l'expression populaire un appétit d'oiseau n'aura été aussi vraie ! Un chercheur en sciences animales de l'Université du Wisconsin, Mark E.Cook, vient de trouver une substance qui stimule le système immunitaire des oiseaux, jouant un peu le rôle des antibiotiques utilisés comme facteur de croissance.Il a découvert que les antibiotiques ne favorisent pas la croissance, mais empêchent les microbes de stimuler l'action des globules blancs qui relâchent une substance chimique appelée cytokine.Cette substance réduit l'appétit des oiseaux.M.Cook a tout simplement mis au point une molécule qui chasse les cytokines responsables de la diminution de l'appétit, sans toutefois réduire l'efficacité du système immunitaire.Lorsque cette molécule est ajoutée à la moulée, les poussins croissent au même rythme que ceux qui reçoivent des antibiotiques comme facteur de croissance.Devant la pression populaire contre l'utilisation des antibiotiques, les Américains n'auront pas tardé à trouver une solution de rechange.COUP DE POUCE.VERT! Comment faire refleurir une amaryllis ?Devrait-on utiliser un logiciel pour planifier son aménagement paysager ?De nombreux passionnés de jardinage n'attendent que votre question pour vous aider.Allez-y ! Posez-la sur le site de La Toile Horticole (www.oricom.ca/flefebvre/).Parmi les quelque 800 participants de son forum de discussion, il s'en trouvera bien un pour vous aider.À moins que la réponse ne figure déjà parmi les 21 000 messages affichés sur le site ! Pour faciliter la consultation, le forum a été divisé en thématiques principales dont l'horticulture, l'ornithologie et les semences, qui sont elles-mêmes scindées en diverses catégories.Vous pourrez également retrouver de bonnes adresses sur l'horticulture en consultant le carnet d'adresses du site du Bulletin des agriculteurs (www.lebulletin.corn).LES HORTICULTEURS S’INFORMENT EN GRAND Plus de 180 pomiculteurs, soit 30 % de plus que l'an dernier, ont participé à la journée pomicole tenue à Saint-Hyacinthe en décembre.Ils y ont étudié divers moyens d'assurer la rentabilité de leur verger.Beaucoup de producteurs de crucifères cherchent désespérément des moyens de contrôler la fausse teigne des crucifères responsable de pertes élevées en 1999.Certains sont à la recherche de cultures leur permettant de s'adapter aux nouveaux marchés et aux nouvelles exigences de présentation.D'autres analysent des stratégies gagnantes pour éviter, l'an prochain, des baisses de revenus dues à la sécheresse ou à la chute des prix.Après une longue journée de formation technique, les nombreux producteurs et productrices de fraises lourdement touchés par la Kent orangée ont passé une studieuse soirée en assemblée générale à causer solutions et stratégies.Signe de ces questionnements, les horticulteurs étaient plus nombreux à ces multiples journées d'information organisées au Québec.À Saint-Hyacinthe, la Semaine horticole a attiré 906 personnes, là encore 30 % de plus que l'an dernier.Les Journées horticoles de Saint-Rémi ont rassemblé plus de 600 personnes, soit 30 % de plus que l'an dernier.Les journées maraîchères et fruitières régionales de Laurentides-Lanaudière ont aussi connu des assistances plus nombreuses que prévues.6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 qui vous feront entrer Lorsque l’équilibre entre le sens des affaires et le gros bon sens l’emporte ! Après les manipulations et les tactiques d’intimidation d’alarmistes, place aux opinions réfléchies et à la demande des marchés.Les choses ont bien changé depuis août dernier quand le magazine L'actualité a publié un dossier choc sur les biotechnologies s’intitulant « line bombe dans votre assiette ».A la suite de cette publication, les producteurs agricoles se sont retrouvés à défendre I utilisation des biotechnologies devant le grand public.Tout au long de 1 hiver, une tension s’est fait sentir.malgré le fait que peu de producteurs et de consommateurs se soient engagés dans le débat entourant les organismes génétiquement modifiés (OGM).Il en est autrement pour les groupes d’activistes qui ont fait beaucoup de bruit.Cela ne fait aucun doute, la biotechnologie est un sujet hautement d actualité.Or, il y a des signes, tant sur le plan économique que sur celui du gros bon sens, que ces nouvelles technologies sont ici pour rester.Le premier signe : le marketing.Les militants contre les OGM font planer la menace que nos partenaires commerciaux, notamment les Européens, vont refuser d acheter des grains modifiés génétiquement.Mais ceci n’est problématique que pour I exportation de biens vers ces pays.« Par exemple, près de 80 % du maïs cultivé au Québec est utilisé localement pour 1 alimentation animale », précise Patrice Bouchard, agronome à Pionneer Hi-Bred limitée.Et 1 industrie de 1 alimentation animale n'est pas contre cette nouvelle teelmologie.« Les acheteurs vont acheter autant des grains modifiés que des grains non modifiés génétiquement.De plus, aucune prime pour (lu maïs non modifié génétiquement n'est prévue, souligne Patrice Bouchard.Notre situation est différente de celle de I Europe, qu'il soit question de maïs ou de soya.Nous sommes des exportateurs de sova et certains élévateurs ont offert une prime d environ 5 $ la tonne pour du soya non modifié.» Pour obtenir cette prime, certaines conditions doivent être respectées, dont la ségrégation des grains modifiés des grains non modifiés lors rie toutes les opérations agricoles (entreposage, transport, etc.).A 5 $ la tonne, la ségrégation des grains n’est pas économiquement rentable.Le professeur François Belzile.phvtogénéti-cien à I I niversité Laval, explique qu’avec les inquiétudes soulevées par les OGM au sein de la population, personne n évalue les bénéfices apportés aux producteurs agricoles tant au niveau agronomique qu économique.Et pour les entreprises de transformation et les détaillants.Limportant est de répondre aux besoins du consommateur les alarmistes ont semé la panique et le consommateur se demande si les aliments qu il consomme sont sécuritaires.Avec toute la controverse qui existe autour de ce sujet, le consommateur veut savoir si 1 information diffusée par les médias est complète.François Belzile croit que.de plus en plus, les journalistes québécois se familiariseront avec le sujet, entraînant un changement dans le vocabulaire et la façon de 1 aborder.« Déjà, dit-il.un de nos quotidiens est moins enclin à l ' ' et en première page des titres épeurants.Finalement, on commence peut-être à voir le retour du balancier.» PRODUITS DE MARQUE PIONEER® Ensemble pour mieux vous informer www.pioneer.com/canada des agriculteurs www.lebulletin.cor 45 ENFIN, LES VACANCES SONT FINIES! par André Piette Le mot « vacances » ne fait pas partie du vocabulaire des agriculteurs depuis longtemps.Je me souviens que.lorsque j’ai commencé en journalisme agricole au début des années 1980, on réalisait des reportages sur les producteurs qui prenaient des vacances ! C’est dire si c’était rare à cette époque pourtant pas si lointaine.Les agriculteurs s’accordent davantage de congés aujourd'hui.Un arrêt d'une semaine est devenu presque banal.Deux semaines ?De temps en temps.Mais trois semaines demeurent une rareté.Alors qu’en ville, deux semaines de vacances par an constituent un minimum vital.Et les « vraies » vacances, celles qui permettent vraiment de décrocher, s’étendent sur trois semaines.J’ai toujours été intrigué par le peu d’appétit des agriculteurs pour les vacances.Diverses explications ont été avancées à ce propos.La difficulté de se faire remplacer sur la ferme durant son absence en est une.Cet obstacle s’effrite toutefois à mesure que se multiplient les fermes de groupe et celles avec des employés.Le manque de ressources financières peut constituer une seconde explication, bien qu'on puisse avoir des doutes sur son bien-fondé.Un producteur m’a proposé récemment une autre hypothèse qui me semble pleine de bon sens.« Si les agriculteurs prennent peu de vacances, croit-il, c’est simplement parce qu’ils en ont moins envie que les gens de la ville.» Et de souligner que les producteurs ont pour la plupart des activités très diversifiées : troupeau, semis, récolte, labour, sucres, etc.« Ils vivent un peu chaque changement comme un congé, pense-t-il.Et puis, ils aiment leur travail.L'ouvrage qu’ils ont devant eux ne les écœure pas.Ils sont hyper motivés.D’autant plus qu’ils font ce qu’ils veulent quand ils le veulent.Ce n’est pas comme l’ouvrier d’usine qui doit fabriquer 200 boulons d’ici au soir.» Je sais : c’est un curieux moment de l’année pour parler de vacances.Les semis s’en viennent à grands pas, accompagnés de leur fébrilité un peu démente.Quand vous aurez achevé de mettre toute la semence en terre, peut-être aurez-vous l’air d’un boxeur qui vient de se faire tabasser pendant 15 rounds, surtout si vous vous adonnez à ne pratiquer que des grandes cultures.Parions pourtant que, lorsque vous allez ouvrir les portes de la remise pour en sortir tracteurs, herses et semoirs en prévision des semis, vous vous sentirez excité et plein d’énergie.Comme si la sève remontait dans vos membres.Prendre des vacances est bien la dernière idée qui vous viendrait alors.« Si les agriculteurs prennent peu de vacances, c’est simplement parce qu’ils en ont moins envie que les gens de la ville.» André Piette, agronome, est journaliste agricole.On peut joindre l’auteur au (514) 634-1113 ou upiette@cam.org.leBulletin des agriculteurs MI-MARS 2000, VOL.83, N° 4 1001, boul.De Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3E1 info@lebulletin.com Directeur Simon-M.Guertin, M.B.A.simon@lebulletin.com RÉDACTION Tél.: (514) 845-5141 Fax: (514) 845-6261 Directrice de la rédaction Sylvie Bouchard, agronome sbouchard@lebulletin.com Journaliste Martine Giguère, agronome mgiguere@lebulletin.com Rédactrice-réviseure Marie-Carole Daigle Directrice artistique Sylvie Lévesque Coordonnatrice Johanne Bazinet Collaborateurs Sophie Allard, Albert Chartier, Michel Dostie, Philippe Gauthier, André Piette, Richard Pitre, Pierre Sauriol PUBLICITÉ Bureau de Montréal Tél.: (514) 845-5141 Fax: (514) 845-6261 Directeur du marketing Thierry-Michel Racicot tmracicot@lebulletin.com Représentants Geneviève Paquette gpaquette@lebulletin.com Claude Larochelle clarochelle@lebulletin.com Bureau de Toronto Tél.: (905) 838-2826 Fax: (905) 838-3169 Représentante Lillie Ann Morris lamorris@netcom.ca Coordonnateur à la production Claude Larochelle___________________ Tous droits réservés 1991 Envoi de Poste-publications-Enregistrement n° 08866 Convention cadre de service N" 1952706-00 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par Rogers Media et imprimé par les Imprimeries Quebecor.Éditions Rogers Media L'actualité, Châtelaine, Le Bulletin des agriculteurs, 1001, De Maisonneuve O., Montréal (Québec) H3A 3E1 Président : Jean Paré Services administratifs et financiers : Suzanne Lamouche, c.a., vice-présidente Marie-Claude Caron, c.a., contrôleur Rogers Media Président et chef de la direction : Anthony P.Viner Président, Rogers Media Publishing : Brian Sega! Vice-président : Terry Malden Service des abonnements 4380, rue Garanti Saint-Laurent (Québec) H4R 2A3 1 800 665-5372 Région de Montréal : (514) 333-9145 Télécopieur: (514) 333-9795 Abonnement un an deux ans trois ans (12 numéros) (24 numéros) (36 numéros) 37,50 $ 64,90 $ 84,90 $ TPS 2,63 $ 4,54$ 5,94$ TVQ 3,01 $ 5,21 $ 6,81 $ Total 43,14 $ 74,65 $ 97,65 $ Extérieur du Canada, un an : 60 $ 8 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z MI-MARS 2000 Toujours lire et suivre le mode d'emploi de l'étiquette des produits utilisés.Frontier et Marksman sont des marques déposées de BASF Corporation utilisées en vertu d'une autorisation.NVAOO 1 68-1001 01999 BASF Corporation.Tous droits réservés.tout le temps et en tout temps, vous obtenez un excellent contrôle des graminées indésirables et des mauvaises herbes à feuilles larges.Frontier™ + Marksman™, l’équipe qui assure une performance fiable ainsi qu'un contrôle des graminées et des mauvaises herbes à feuilles larges coriaces telles que l’abutilon, l’herbe à poux ou le chénopode blanc et l’amarante à racines rouges résistant à l’atrazine.Ensemble, Frontier + Marksman assurent une combinaison exceptionnelle de désherbage hâtif, de contrôle prolongé et de sécurité maximale pour la culture.Faites confiance à Frontier + Marksman et profitez de la meilleure performance possible en un seul passage, beau temps mauvais temps et ce, pour toute la saison.— - Frontier + Marksman Les Solutions BASF Au 1 800 565-9586 ou visitez notre site web www.agproducts.basf.com BASF SECURITE DU REVENU : CONSENSUS DIFFICILE ET FRAGILE par Lionel Levac Vous vous rappelez sans doute la satisfaction du ministre Trudel et du président Pellerin de l’UPA, une fois établie une formule équitable de partage des fonds fédéraux entre les provinces.Enfin l’équité, clamait-on.Le principe est fort simple.Malgré une vaste gamme de programmes, les fermiers sont assurés, où qu’ils soient au pays, de toucher leur part de l’aide fédérale basée sur l'importance relative de l'industrie agricole de leur province, dans l’ensemble canadien.La condition imposée par Ottawa est que, chaque fois qu’Ottawa verse 60 $, les provinces doivent en mettre 40.Cependant, les règles d’équité ont été violées deux fois en début d’année.Tout d’abord, la Saskatchewan a été relevée de l’obligation de verser sa part de 40 % pour toucher sa quote-part du milliard de dollars d’aide fédérale annoncée en janvier.Ensuite, fin février, Ottawa débloque encore 240 millions de dollars.Or, cet argent est réservé aux fermiers de la Saskatchewan et du Manitoba.Ces provinces devront ajouter leur 40 % pour toucher les fonds fédéraux.L’accroc est que les autres provinces n’ont pas droit à leur quote-part de l’aide.Pourtant, 40 M$ de plus auraient suffi pour respecter l’entente.Peu de chose, dira-t-on.Mais on pourrait aussi affirmer que ce genre d’accord semble tenir à bien peu de chose.En fin de compte, le Québec serait privé de quelques millions.Rien de catastrophique.Toutefois, c’est autant d’argent qui ne peut servir à bonifier des programmes de sécurité du revenu ou à créer de nouveaux programmes — d'assurance-stabilisation, par exemple — dans des domaines comme les productions maraîchères ou l’acériculture.Québec dépasse constamment la norme des 40 % et constitue un modèle souvent envié des agriculteurs d’autres provinces.Mais ce n’est pas parce que le Québec en fait plus qu’il acceptera des passe-droits le privant de nouvelles ressources.Au moment où le Québec veut concrétiser sa promesse d’établir l’enveloppe budgétaire des sept prochaines années de ses programmes de sécurité du revenu, tous les dollars sont comptés.S’il s’agit d’une enveloppe fermée, il sera difficile d’étendre des programmes aux secteurs non protégés.Une enveloppe minimale serait préférable.Des bonifications pourraient alors être apportées en cours de route, par exemple si le gouvernement fédéral répondait favorablement aux diverses propositions que vient de faire un comité de la Chambre des communes, à propos de la sécurité du revenu.Ce comité souhaite plusieurs choses, notamment un programme permanent d’aide en cas de catastrophe naturelle dont les fonds s’accumulent si l’on n’en a pas besoin, des programmes basés sur les superficies cultivées et des contributions gouvernementales au Compte de stabilisation du revenu net (CSRN) qui passeraient de 3 à 6 %.Lionel Levac est journaliste.10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 On peut se demander pourquoi certains dossiers prennent tant de temps à aboutir et pourquoi des choses conclues un jour ne tiennent plus le lendemain.AGENDA 31 mars Assemblée générale annuelle de la Fédération d'agriculture biologique du Québec Hôtel Gouverneur, Sainte-Foy Information : (450) 679-0530 31 mars Assemblée générale annuelle de la Fédération des producteurs de pommes de terre du Québec Hôtel Gouverneur, Québec Information : (450) 679-0530 4 et 5 avril Assemblée générale annuelle de la Fédération des producteurs de bovins du Québec Hôtel Gouverneur, Québec Information : (450) 679-0530 5 avril Assemblée générale annuelle de la Fédération des producteurs d'œufs d'incubation du Québec Auberge Godefroy, Bécancour Information : (450) 679-0530 6 avril Assemblée générale annuelle de la Fédération des producteurs d'œufs de consommation du Québec Auberge Godefroy, Bécancour Information : (450) 679-0530 6 et 7 avril Assemblée générale annuelle de la Fédération des syndicats de gestion agricole du Québec Hôtel Le Dauphin, Drummondville Information : (450) 679-0530 7 au 9 avril Salon de la courtepointe Centre d'exposition Léon Marcotte, Sherbrooke Information : (819) 346-3168 12 avril Assemblée générale annuelle de la Fédération des producteurs de lait du Québec Château Frontenac, Québec Information : (450) 679-0530 18 avril Gourmet International Hôtel Bonaventure-Hilton, Montréal Information : (514) 873-9549 19 et 20 avril Assemblée générale annuelle de la Fédération des producteurs de volailles du Québec Château Frontenac, Québec Information : (450) 679-0530 20 avril Colloque sur les services-conseils - Groupe GÉAGRI Auberge Godefroy, Bécancour Information : 1 888 535-2537 22 avril Jour de la Terre Information : (514) 367-6532 "£^hCujoic B 1 > Modèle 14 12 disques Largeur de coupe 15 pi 7 po Conditionnement à rouleaux (modèle 1441); ce modèle est aussi disponible à fléaux (modèle 1442).indépendante à construction robuste ?Angle d’inclinaison de la table de 0 à 10 °(3,5 po à 1,25 po du sol) pour faciliter le ramassage dans les conditions difficiles ?Disques trempés pour en accroître la force, la résistance et la durée / Boucliers de protection contre les pierres fabriqués en fonte traitée et non en tôle ?Joint double sécuritaire vous permettant de faucher avec la faucheuse refermée à l’arrière du tracteur www.newholland.com/na CONDITIONNEZ VOTRE RECOLTE PLUS VITE.ET MIEUX ! «8» hEW HOLLAND Modèle 1412 8 disques Largeur de coupe de 10 pi 4 po Conditionnement à fléaux (modèle 1412); ce modèle est aussi disponible à rouleaux (modèle 1411).Modèle 1431 10 disques Largeur de coupe de 13 pi 1 po Conditionnement à rouleaux (modèle 1431); ce modèle est aussi disponilble à fléaux (modèle 1432) Modèle 617 Ces modèles sont offerts selon vos besoins : largeur de coupe 6 pi 8 po à 5 disques (modèle 615), 7 pi 10 po à 6 disques (modèle 616) et 9 pi 2 po à 7 disques (modèle 617). PHOTOS : MARTINE GIGUÈRE « La tomate du Quebec n'a rien à envier à celle de l'Ontario ou d’ailleurs > estime l'agronome André Carrier.Cependant, nos producteurs pourraient se démarquer, par exemple en visant une production écologique.par Martine Giguère Quand on demande à André Carrier comment se porte l’industrie serricole au Québec, il répond sans hésitation que nos producteurs doivent se distinguer sur le marché.Dans le domaine, les temps sont difficiles, reconnaît cet agronome conseiller en serriculture et en production maraîchère.Les entreprises, essentiellement familiales, n’ont plus accès aux magasins d’alimentation.« Liés à leur chaîne, les épiciers ne peuvent plus s’approvisionner directement auprès du petit producteur.Nous sommes à l’ère des gros volumes et des bas prix », explique André Carrier.Or, lorsque l’on évoque une possibilité de regroupement de l’offre, les producteurs se méfient, des projets passés s’étant soldés par des échecs.« L’Ontario est notre principal compétiteur », précise l’agronome Carrier.La production ontarienne vise surtout le marché américain qui, lui, est en pleine croissance.Voilà qui permet à ce voisin de nous inonder de ses tomates de deuxième qualité à bas prix.Par ailleurs, il est difficile de faire concurrence à l’Ontario, sa production étant concentrée dans le sud, où le climat plus chaud réduit les coûts de production.[) Martine Giguère, agronome, est journaliste.12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 André Carrier croit que l'on peut relancer la production de légumes de serre au Québec en adoptant des méthodes de production écologiques.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 El La lutte biologique est utilisée sur près de 80 % des superficies de légumes de serre.De plus, près de 30 % de ces superficies n utilisent aucun pesticide.Par contre, plusieurs atouts du Québec lui permettraient de développer une production écologique, voire biologique, de tomates de serre.Son climat froid est moins propice à la prolifération des insectes, et la présence de producteurs un peu partout sur le territoire réduit les risques de dispersion de maladies et des insectes.Comment développer cette production écologique ?Selon André Carrier, on pourrait développer la culture hydroponique écologique en utilisant des semences non traitées et non modifiées génétiquement, en éliminant les pesticides, en recyclant les crochets et les cordes, en utilisant des substrats recyclables comme le bran de scie et en récupérant les solutions nutritives.« Aux États-Unis, la consommation de produits biologiques est en hausse constante.Il faut s’attaquer à ce créneau de marché pour permettre à l’industrie serricole de survivre et, surtout, de se développer », poursuit André Carrier dont le rôle, en tant que conseiller du MAPAQ, est d’orienter le développement des marchés des producteurs.Or, tous ne partagent pas son avis.L'agronome Carrier cherche depuis 15 ans à réduire l’utilisation des pesticides, augmenter l’efficacité des traitements et promouvoir la lutte biologique.Actuellement, on estime que la lutte biologique est utilisée à différents degrés sur près de 80 % des superficies consacrées aux légumes de serre et que près de 30 % des producteurs n’utilisent aucun pesticide.Afin de redémarrer l’industrie serri- Diplômé en agriculture de l'Universi- * té Laval en 1972, André Carrier amorce sa carrière comme enseignant au Cégep d'Alma.En fait, avec son collègue Marcel Gagnon, il met sur pied le premier programme d'études collégiales en horticulture au Québec.« Nous sommes partis de rien.Il a fallu monter les cours, équiper la bibliothèque, construire une serre pour les étudiants », relate-t-il.Si ce projet le tient occupé, il trouve néanmoins le temps d'effectuer une maîtrise en serri-culture, devenant l'un des premiers experts en la matière au Québec.Après trois ans en enseignement, il se fait offrir un poste de conseiller au MAPAQ de Chaudières-Appalaches.André Carrier travaille donc depuis 23 ans auprès des producteurs agricoles.Cet agronome consacre la moitié de son temps au domaine serricole et l'autre à la culture maraîchère et aux petits fruits.Il agit également comme personne-ressource dans les régions agricoles dépourvues d'expert en horticulture.De 1988 à 1991, on lui demande d'être coordonnateur provincial de secteur en serriculture.Il doit monter un plan de développement et trouver des solutions aux problèmes de l'industrie.À la fin de son mandat, il souhaite retourner à son poste de conseiller, car la relation avec les producteurs est importante pour lui.Parallèlement à sa carrière au MAPAQ, M.Carrier exploite depuis 20 ans une ferme de petits fruits.cole maraîchère, André Carrier croit qu’il faut commencer par rétablir le climat de l’industrie et différencier notre produit sur les marchés.La production de légumes de serre au Québec se fait 12 mois par année.Cela implique des coûts d’électricité (chauffage et éclairage artificiel) élevés, l’hiver.La compétitivité du facteur énergétique s’est envolée lorsque Hydro Québec a racheté en 1990 les contrats de biénergie passés auprès des producteurs.Une révision du tarif accordé La tomate produite au Québec est de qualité.Il s’agit maintenant de développer et de se démarquer sur le marché.aux producteurs serricoles pourrait leur servir de levier économique.De plus, la tendance mondiale correspond à une production à longueur d’année.Des pays comme la Hollande évaluent la possibilité d’utiliser l’éclairage artificiel pour produire des légumes à l’année afin de rentabiliser les équipements.Autre frein : les coûts de construction sont de 20 à 30 % plus élevés au Québec qu’en Ontario dès que le chantier nécessite plus de trois employés.Également, plusieurs pesticides interdits ici sont utilisés par nos compétiteurs.Certains de ces produits influencent directement les rendements.« Ces quelques embûches pénalisent dès le départ les producteurs québécois », souligne M.Carrier, te POUR EN SAVOIR PLUS LONG Le MAPAQ veut transmettre son expertise en serriculture par un site Internet et par l'envoi d'avis et de bulletins d'information.Il souhaite aussi briser l'isolement des producteurs en mettant sur pied un groupe de discussion.Chose certaine, les serriculteurs québécois produisent des légumes de qualité.Il ne reste qu'à les encourager ! 14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ! MI-MARS 2000 POUR DES FRUITS DE QUALITÉ Des produits performants qui ont fait leur preuve ROVRAL WP FONGICIDE Débutez tôt avec le contrôle le plus efficace, le plus fiable et de longue durée sur le marché contre le Botrytis et la moisissure grise sur les fraises et les framboises.Terminez alors le travail avec un intervalle avant récolte (IAV) d’une journée.ROVRAL WP- de la floraison à la finition.TOUJOURS LIRE L'ÉTIQUETTE AVANT D’UTILISER LE PRODUIT.AUETTFWDG FONGICIDE SYSTÉMIQUE Les producteurs de framboises et de fruits de conserverie ont la possibilité d’appliquer une protection efficace contre Phytophthora * au printemps et à l’automne sur les nouvelles plantations et celles déjà établies - même pendant l’année de la récolte.Et maintenant les producteurs de fraises peuvent utiliser ce fongicide unique pour contrôler la stèle rouge (Phytophthora fragariae).ALIETTE est un fongicide unique et vraiment systémique, qui fournit une protection des parties aériennes jusqu’aux racines en une simple application foliaire.Son mode d’action complexe contrôle la maladie et augmente les moyens de défense de la plante, faisant de celui-ci un choix durable pour votre programme de contrôle des maladies.ALIETTE - Ça protège.C’est Avertis CropScience 1-800-891-8291 M0 et Aventis sont des marques de commerce du groupe Avenus. < « Nous avons dû plus r - d'une fois expliquer à / : des hommes incrédules, / parfois arrogants, que îa ferme nous ' f appartenait !,> ."À* UONEl LEVAC 'riôbs^qukKavens vajf, c est nous l'fjulieiuisons.La misere none, noys i avor tonrwe.Aujourd’hui, les choses vpnt'bie% parcè que nous avoïis travaillé ''I fort.NouifSOmmes O i' | maintenant deux ï: > | femmes d’affaires ! avisées^ » / A la Ferme Chanca, le 16 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 17 Et n’allez surtout pas contredire les sœurs Carole et Chantai Vinet.Non, il n'y a pas d’homme qui dirige en douce l’élevage porcin de la ferme Chanca, de Saint-Louis-de-Gonzague : le patron.c’est elles.Combien de fois des entrepreneurs, des vendeurs, des livreurs ne leur ont-ils pas demandé où était le patron.« Aujourd’hui, ça nous amuse, mais nous avons dû plus d’une fois expliquer à des hommes incrédules, parfois arrogants, que la ferme nous appartenait ! », rappelle Carole Vinet, la plus aventurière des deux sœurs.Elle s’occupe surtout du suivi des animaux, du nettoyage et des préparatifs pour l’abattoir.Propriétaire d’une ferme bovine à Saint-Étienne, leur père, Raymond Vinet, connaissait l’intérêt de Carole pour l'agriculture.Lorsqu’un agriculteur de Saint-Louis-de-Gonzague fit faillite, laissant 45 hectares de belle terre et deux bâtiments d’engraissement, l’occasion lui sembla bonne.Il en parla à Carole et lui suggéra de s’associer avec sa soeur.Ni l'une ni l’autre, toutefois, n’avait les fonds nécessaires.M.Vinet et son frère Normand achetèrent donc la ferme, laissant aux jeunes femmes une douzaine de mois pour s’organiser.Le premier janvier 1985, elles devenaient propriétaires de la ferme et responsables d’un prêt consenti par la Société de financement agricole.Inexpérimentées et sans capital, mais pleines d’énergie et de confiance, Carole et Chantai Vinet se sont constitué un troupeau en achetant des truies et des porcelets ici et là dans des encans de faillite.Malheureusement, certaines personnes profitèrent de leur naïveté pour les convaincre, par exemple, que des porcs mangent n’importe quoi, même du maïs déclassé.Faute de pouvoir investir massivement dans la rénovation et l’équipement des bâtiments, elles comptaient sur un seul employé à temps plein qui, dans les premières années, répara tout ce qui pouvait l’être, surtout la ventilation.« Nous nous occupions de couper les queues et les dents des cochons, de les castrer, de les peser, de les nettoyer et de les nourrir », racontent les productrices.« Cependant, la santé du troupeau n’était pas bonne.Les truies congestionnaient, et les porcelets manquaient de lait.On en perdait la moitié, qu’il fallait remplacer par d’autres que nous achetions à l’extérieur pour remplir les engraissements.» Les choses allaient de mal en pis et, à la fin de 1987, les deux sœurs pensent déclarer faillite.Leurs 220 truies mangent avidement, mais le rendement atteint à peine la moitié de la normale.Les sevrages sont tardifs et sont jumelés à des portées survivantes de seulement quelques porcelets.« Nous devions mettre 80 porcs à l’engraissement, mais nous n’en avions que 20 ou 25.Tout le monde nous donnait des conseils : monte la lampe, baisse la lampe, remonte la lampe ! Rien n’y faisait, jusqu’à ce que nous convainquions le médecin Carole et Chantai Vinet en ont entendu de toutes les couleurs à leur sujet.- Nous avons toujours été très féminines, ce qui ne nous empêche pas de mener la ferme et de faire tous les travaux rétorquent-elles.18 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 Si vos champs sont doux comme du verre et sans obstructions, vous n'avez probablement pas besoin de la protection du moyeu de cisaillement, exclusivité John Deere.Mais s’il y a des souches, des roches, des fourmilières, des trous ou des buttes, vous apprécierez les moyeux de cisaillement standard des MoCo rotatives John Deere.Le principe ?Si un couteau frappe un obstacle, son moyeu se cisaille.Cela protège les engrenages du disque et prévient l’endommagement de toute la barre de coupe.Remplacer un moyeu de cisaillement est plus facile et bien moins cher que de réparer ou remplacer toute la barre comme sur des faucheuses d’autres marques.En fait, la plupart des propriétaires de MoCo John Deere apportent au champ des moyeux de remplacement, juste au cas.Et vous ?Voyez votre concessionnaire John Deere.VALEUR SUPERIEURE AUJOURD'HUI Valeur supérieure demain IYA PAS MIEUX! POUR LE FOIN DOSSIER vétérinaire Jean-Marie Larrivée de sortir de sa retraite pour venir voir nos porcheries.Avec lui, la situation a vite changé : grain rond de première qualité, nouveau mode d'application des vermifuges, régie plus serrée, évacuation de vieux panneaux de bois pour sortir les microbes de la bâtisse.Des choses simples mais efficaces ! » Au stress du travail quotidien s’était ajouté celui des comptes à rendre : au comptable, au banquier, aux meuniers.« Nous avons réorganisé nos affaires, réaménagé des parcs, amélioré nos moulées.Rapidement, les mammites ont disparu, les diarrhées aussi, et les porcelets étaient en bien meilleure forme.Nous avons beaucoup pleuré, et travaillé fort, puis nous nous en sommes sorties.Tout cela a été si éprouvant que nous nous demandons aujourd'hui ce qui pourrait maintenant nous affecter vraiment.» Carole et Chantai Vinet affichent aujourd’hui une belle assurance.Les choses vont bien, même si toutes deux admettent volontiers qu’elles peuvent encore améliorer le rendement de l’entreprise.Leur moyenne de 12 porcelets par truie s’est haussée à 22,6.À la naissance des porcelets, elles procèdent à la coupe des dents.Trois jours plus tard, elles passent à la coupe de la queue et à la castration.Le sevrage se fait entre 25 et 28 jours.La moitié des saillies sont faites par insémination, l’autre nécessitant l'intervention de verrats.Elles aimeraient aménager dès que possible des salles fermées qui permettraient d’accélérer l’engraissement.Les 75 hectares de terre qu’elles possèdent maintenant sont cultivés à forfait.Elles en tirent du maïs, du soya et un peu d’avoine.Les deux agricultrices sont toutefois prudentes.Elles viennent juste de faire construire une fosse de 30 mètres de diamètre.De nouveaux planchers lattés seraient bienvenus, mais il leur faudra probablement attendre quelques années.Leurs conjoints, Benoit et Daniel, ont des occupations à l’extérieur : l’un a une boucherie, et l’autre, une entreprise d’émondage et une cabane à sucre.Carole et Chantai Vinet avouent préférer qu'il en soit ainsi : la ferme, c’est leur affaire.Elles sont encore jeunes, mais la relève les préoccupe déjà.Chantai Vinet n’a pas d’enfant.Sa soeur a un fils et une fille à qui elle souhaite inculquer la même chose que ce que ses parents lui ont donné : la preuve que tout est faisable et que l’intérêt vient avec le travail.Et tout ça, dans la fierté, te 20 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 PHOTOS : LIONEL LEVAC par Ghislaine Roch L’alimentation, qui représente 50 % du coût de production, influence directement la qualité de la viande.Ghislaine Roch, agronome, est consultante en nutrition animale et étudiante à la maîtrise à la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal.Les prochaines années réservent bien des bouleversements à l’alimentation porcine.En matière de protection environnementale, la nutrition animale veille depuis quelque temps à réduire la quantité de rejets dans l'environnement tout en maintenant, voire dans certains cas en améliorant, les performances zootechniques.En production porcine, la formulation des rations destinées aux animaux tient couramment compte de la digestibilité des nutriments, plus particulièrement de celle de la protéine et du phosphore.0 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 21 DOSSIER DOSSIER La mise au point d’enzymes intégrés aux moulées, plus particulièrement de la phytase, permet ainsi de réduire de 35 % la teneur en phosphore du lisier.Le mode de distribution a aussi son rôle à jouer.Il faut privilégier l’équipement qui minimise le gaspillage.Les trémies sèches ou avec abreuvoirs sont d'ailleurs maintenant choses courantes en porcherie.UN PORC PROPRE Dans les prochaines années, la nutrition devra tenir compte de la nécessité de réduire encore davantage les rejets.Il faut approfondir notre connaissance des matières premières pouvant servir à la fabrication des moulées ainsi que des besoins nutritifs réels des porcs.Ces besoins évoluent en De nouveaux produits viendront renforcer le système immunitaire des porcs.fonction de leurs caractéristiques génétiques.Dès que nous modifions les caractéristiques d'un animal, il faut évaluer l’impact de ces modifications sur ses besoins nutritifs et ajuster le tir afin que l’aliment servi couvre ses besoins, sans excès.Le développement de cultivars de céréales modifiés de manière à réduire leur taux en phosphore non disponible (le maïs faible en phosphore phytique) ou ayant des caractéristiques nutritives répondant mieux aux besoins des porcs (mais riches en matières grasses ou en protéines) sera soutenu.La mise en marché de nouveaux acides aminés sera aussi déterminante.Actuellement, ceux que nous avons peuvent réduire les rejets d’azote de 20 à 25 %, tout au plus.Des essais scientifiques démontrent que nous pourrions atteindre 50 % de réduction si le marché offrait d’autres acides aminés (voir le tableau).L’élaboration d’enzymes facilitant la digestion constitue aussi un secteur relativement récent de la production porcine.Le développement de cocktails d'enzymes adaptés à ce secteur connaîtra sous peu IMPACT DU TAUX DE PROTÉINE DE LA RATION SUR LES REJETS D’AZOTE REGIMES 1 2 3 4 Pourcentage en protéine de La moulée 19 16,7 14,6 12,3 Ajout d'acides aminés de synthèse Nul Lysine Thréonine Lysine Methionine Threonine Tryptophane Lysine Methionine Threonine Tryptophane Isoleucine Valine Azote ingéré (g/jr) 69,7 61,8 54,6 44,7 Azote retenu (g/jr) 32,8 30,7 29,8 29 Azote excrété (g/jr) 37 31,1 24,8 15,7 Réduction (en %) des rejets d'azote 0 16 33 42,4 Adapté de Le Bellego, 32e Journée de La recherche porcine en France, 2000 22 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 X^Prol ENVIRONNEMENT Protection du milieu Q INNOCUITE Sécurité alimentaire CONSOMMATEUR BIEN-ETRE ANIMAL Éthique VALEUR NUTRITIVE Protection de la IVE^X santé/ un essor.La prochaine décennie devra aussi s’attarder à l’émission des gaz à effet de serre.Plusieurs pays effectuent actuellement des recherches en vue de mettre au point des produits qui réduiront ces gaz par voie alimentaire (modification des fermentations intestinales ou inhibition).Ces capteurs de gaz pourraient, en plus de réduire les émissions, diminuer les odeurs dans les élevages et leur environnement.UN PORC SÛR La sécurité alimentaire est devenue une priorité.Les aliments ne doivent pas être la source de maladies ni favoriser les résistances aux antibiotiques.La mise en place de normes de salubrité à la fois en élevage et durant tout le processus de transformation du produit permet de réduire les intoxications alimentaires.Il importe d’informer les divers intervenants du secteur agroalimentaire quant aux points critiques et leurs impacts sur la sécurité alimentaire.Sur le plan de l’innocuité alimentaire, la nutrition a un rôle moins important à jouer qu’en protection de l’environnement.Le choix de matières premières de bonne qualité et conservées dans des conditions salubres reste la principale intervention.Ce domaine ne devrait donc pas faire l'objet de multiples innovations dans les prochaines années.Par contre, au chapitre de 1"antibiorésistance, il faudra modifier profondément notre façon de faire.On voudra réserver l’utilisation d’antibiotiques à des fins thérapeutiques.Une meilleure compréhension des mécanismes de défense des animaux et l’adoption de techniques d’élevage favorisant le maintien d’un bon statut sanitaire sont essentielles.Du point de vue nutritionnel, il faudra recourir à de nouveaux produits pour renforcer le système immunitaire des porcs.Les domaines des radicaux libres, des vitamines, des minéraux organiques et des plantes aromatiques comme stimulant de croissance n’en sont qu’à leurs balbutiements.Les oligosaccharides, les extraits de plantes, les minéraux chelatés et certaines vitamines favorisent la santé des animaux.La production porcine devra mieux connaître leur mode d’action.Actuellement, des essais intéressants sont en cours dans certains pays européens.Il reste difficile de prévoir ce qui sera devenu courant dans 5 ou 10 ans.UN PORC NUTRITIF L’augmentation ou l’amélioration de la valeur nutritive de la viande porcine pour répondre aux besoins des consommateurs fera encore partie des préoccupations.La sélection génétique de sujets en fonction des caractéristiques nutritionnelles MINÉRAUX Wwffl VITAMINES LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 23 DOSSIER PORC intrinsèques de leur viande est et restera très active.Traditionnellement, les consommateurs désirent une viande maigre ayant bon goût.L'alimentation des porcs pourra modifier voire bonifier la valeur nutritionnelle de leur viande.Les consommateurs seront très sensibles au fait qu'un aliment puisse à la fois nourrir et contribuer à préserver la santé.On appelle « nutraceutiques » ces aliments ou ingrédients alimentaires reconnus pour leurs effets bénéfiques sur la santé.À dose élevée (dite « supra-nutritionnelle »), diverses composantes alimentaires comme certains minéraux, vitamines, acides aminés, extraits de plantes et de fruits peuvent jouer ce rôle.C’est le cas, dans une ® Sélénite I Sélénium organique 0,4 I 0,3 0,2 0,1 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 FIGURE 1 : EFFET DE LA SOURCE ET DU TAUX DE SÉLÉNIUM DE LA MOULÉE SUR LA TENEUR EN SÉLÉNIUM DE LA LONGE (MAHAN, 1999) Au milieu des années 1950, lorsque l'on demandait aux gens d'imaginer le XXI" siècle, tous décrivaient une ère futuriste, où l'on consommerait de la nourriture en comprimés et voyagerait dans des véhicules ressemblant à des engins spatiaux.Nous venons de franchir le nouveau siècle dans des conditions bien différentes.Nous sommes en pleine mondialisation et, bien que les actuels décideurs pensent plus qu'autrefois au gigantisme et à la standardisation, on sent chez le consommateur le désir de reprendre en main sa destinée, du moins en ce qui concerne son alimentation et son milieu de vie.Les consommateurs sont devenus méfiants devant le progrès.Une alimentation plus saine et sûre, la protection de l'environnement et le bien-être animal sont au cœur de leurs préoccupations.Les aliments voyagent beaucoup et, contrairement à la réalité d'il y a une vingtaine d'années, il est de plus en plus difficile d'en identifier le producteur ou le manufacturier et, surtout, le mode de production.Certains incidents sont venus ébranler la confiance des consommateurs face à la production alimentaire.Ils veulent être non seulement rassurés quant à la qualité intrinsèque de leurs aliments, mais On modifiera la valeur nutritionnelle de la viande pour la rendre plus bénéfique pour la santé.24 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 certaine mesure, du sélénium et de la vitamine E.Une étude récente en médecine humaine, publiée en 1997 (Clark et coll.) et réalisée sur 10 ans, a démontré que la consommation quotidienne de 200 microgrammes de sélénium organique aidait à réduire de manière significative l’incidence de plusieurs formes de cancers.Compte tenu de ces résultats, on peut penser que les consommateurs pourraient chercher à augmenter leur consommation de sélénium sous forme organique.Il serait possible d’augmenter la teneur en sélénium de la viande porcine en remplaçant le sélénium inorganique habituel des moulées par du sélénium organique.Les nombreux effets de l’ajout de sélénium aussi en connaître les composantes et donner leur avis sur leur mode de production.À l'époque où l'information est omniprésente et où le consommateur est passé d'un état passif à une prise de conscience des différents enjeux derrière la mondialisation, il n'est pas surprenant que des sujets comme les aliments transgéniques, l'utilisation des antibiotiques et des pesticides, l'impact de la production agricole sur l'environnement, les pratiques culturales et d'élevage, ainsi que le conditionnement des aliments soient sources de bien grandes préoccupations.Le changement d'attitude des consommateurs n'a pas eu que des effets négatifs.Il a amené plus de concertation dans le milieu agricole, plus particulièrement dans le secteur porcin, où existence et survie se côtoient au quotidien.Pour offrir aux consommateurs des produits qui répondent à leurs besoins, la filière porcine a mis en place différents programmes, soit le plan agroenvironnemental, le programme d'assu-rance-qualité et une campagne intelligente et structurée visant à informer les consommateurs sur les caractéristiques de la viande porcine.Dans les prochaines années, cette approche devra être non seulement maintenue, mais élargie à d'autres secteurs d'activité, car le lien entre producteur et consommateur est de plus en plus étroit.Le développement de cocktails d’enzymes qui améliorent la digestion sera en plein essor.INSEMIN ARTIFICI Des produits d des gènes sup I'd ri I lui 1 rü dr [\ \ v > Les Super-mélanges Duroc vous procurent des gènes de qualité génétique supérieure validés mensuellement dans le cadre du Programme canadien d'évaluation génétique (PEG) wm \\ % ' Super-mélange indice : - IPG gras moyen -0,99 mm - IPG gain moyen -5,79 jours - Indice IPG moyen 138 porcine du Québec inc.Super-mélange gain : - IPG gras moyen -0,49 mm - IPG gain moyen -7,02 jours - Indice IPG moyen 138 Super-mélange maigre : - IPG gras moyen -1,59 mm - IPG gain moyen -3,35 jours - Indice IPG moyen 141 \ INC.Mise à jour CDPQ au 18 janvier 2000 Québec — Beauce 1486, Saint-Almé Saint Lambert f (Québec) GOS 2W0 -Tél.: (418) 889-9748 Téléc.: (418) 889-8210 1-800-463-1140 cipq@istar.ca & CllfQ est une filiale \ de SGF-SOQUIA ^ O V Estrie Lanaudière 2100, rang 6 Roxton Falls (Québec) JOH 1E0 Tél.: (450) 885-4393 Téléc.: (450) 375-2077 1-800-375-9811 1985, rang York Saint-Cuthbert (Québec) J0K 2C0 Tél.: (450) 885-1049 Téléc.: (450) 885-1033 1-888-608-1118 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 25 DOSSIER organique ont été largement démontrés.Le sélénium avec la vitamine E agit comme antioxydant et protège les tissus.On a démontré récemment que l’ajout de sélénium organique augmente la teneur en sélénium de la viande (voir la figure 1) et sa durée de conservation (voir la figure 2).De même, le lait et les œufs présentent une teneur significativement plus importante en sélénium organique et vitamine E si l’on augmente la teneur de ces deux nutriments dans les moulées.Voilà qui illustre comment la manipulation des rations peut rehausser la valeur nutritive de produits alimentaires.Durant les 20 dernières années, la nutrition porcine s’est attardée à l’efficacité alimentaire des élevages sans vraiment tenir compte des attentes des consommateurs.Dans un secteur aussi Contrôle I Antioxydant II E~ —1 y 1 1 H H FIGURE 2 : EFFET DES ANTIOXYDANTS SUR LE SUINTEMENT ET LA DURÉE DE CONSERVATION DE LA VIANDE PORCINE (MUNOZ ET COLL., 1997) traditionnel que l’agriculture, plusieurs sont portés à croire que la majorité des découvertes ont déjà été faites.Toutefois, les changements d'attitude des consommateurs face à notre industrie nous amènent à revoir notre manière de fonctionner.La production porcine relève d’une filière où chaque intervenant a son rôle à jouer et doit répondre aux besoins du consommateur, voire les deviner.Nous constatons que nous avons encore beaucoup de travail devant nous et que les possibilités sont fonction de notre créativité, te On devra modifier profondément nos façons de faire face à l’antibiorésistance.26 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 PUBLIREPORTAGE Les détaillants et représentants BASF reçoivent une formation technique sur les différents produits offerts par la compagnie.« Un des objectifs du travail de représentant est de vulgariser et de transmettre cette information au producteur », dit Charles Mercure.BASF : des solutions Issus de nouvelles efficaces et sécuritaires ! technologies, les produits BASF offrent maintes possibilités tout en limitant les risques.BASF a développé une vaste gamme de produits phytosanitaires destinés à bon nombre de cultures présentes au Québec.Parmi ceux-ci, certains sont issus de technologies de pointe, notamment le Distinct et le Sovran.L'herbicide Distinct destiné au mais, par exemple, est un produit doux pour l'environnement qui contient 25 % de la dose du Banvel.Malgré cette dose réduite, le Distinct est plus efficace, même contre des mauvaises herbes en stade avancé.Quant au Sovran, un fongicide s'attaquant au blanc et à la tavelure de la pomme, il permet à BASF de lancer une toute nouvelle famille au Canada : la strobiruline.D'autre part, les herbicides mis au point par BASF utilisent plusieurs modes d'action.« En s'attaquant à plusieurs sites sur la plante, on minimise le risque de développement de résistance », explique l'agronome Charles Mercure, représentant des ventes à BASF pour le Québec.La société BASF œuvre aussi dans le domaine des biotechnologies.Par exemple, elle cherche actuellement à développer des plants de maïs riche en huile et en lysine ainsi que des vaccins tirés du tabac.L'une des forces de BASF repose sur l'expertise de son personnel.L'équipe de BASF cumule de nombreuses années d'expérience.« Les modes d'action des produits phytosanitaires font appel à des notions scientifiques de chimie et de botanique, des processus complexes, dit Charles Mercure.Or, pour recommander et bien utiliser un produit, il faut comprendre ses modes d'action.Un des objectifs du travail de représentant est de vulgariser et de transmettre cette information au producteur.» Les détaillants et représentants BASF reçoivent une formation technique sur les différents produits offerts par la compagnie.De plus, ils n'hésitent pas à effectuer des vérifications sur le terrain.« Il faut parfois traverser un champ au complet pour y évaluer l'efficacité d'un traitement herbicide, dit Charles Mercure.Lorsque le résultat escompté n'est pas obtenu, on doit trouver quel facteur a influencé la performance du produit.Est-ce le type de sol, la température ?» Par ailleurs, BASF offre un soutien technique hors pair aux producteurs et aux détaillants, entre autres par une ligne d'information téléphonique bilingue et un site Internet.« En plus de s'inquiéter de leurs rendements et de la qualité des récoltes, les producteurs agricoles sont préoccupés par leur rôle, soit celui de responsable de la production d'une nourriture saine pour chacun de nous.À BASF, nous tentons de répondre à ces besoins », conclut Charles Mercure.BASF www.agproducts.basf.com 1800565-9586 PHOTOS MARTINE GIGUERE Pour effectuer une mise en marché éclairée dans un contexte de bas prix, la formation est de plus en plus importante.Il ne s’agit plus seulement de recueillir (’information, il faut savoir l’interpréter et la comprendre.par Martine Giguère itmuou/ Flow fcain (fryer HENRI LOISELLE, SAINT-MARC-SUR-RICHELIEU E:n général, 80 % de la récolte d'Henri Loi sel le est déjà vendue au moment de la récolte du grain.Le 20 % qui reste est écoulé vers la période des fêtes.En fait, 90 % de ses ventes se font en livraison diffé- Pour la récolte à venir, Henri Loiselle juge important de « fermer » une partie du prix : la base.rée.De cette façon, il augmente en moyenne de 10 $ le prix obtenu par rapport à celui du marché local.En février, Henri Loiselle planifie la vente de la récolte suivante.Déjà, des signaux confirment qu’il est temps de bouger.Pour capter ces signaux, on doit être attentif et se tenir informé.Il ne s’agit pas seulement de trouver GRANDES CULTUR Marline Gifilière, agronome, est journaliste.Ait moment d'écrire ces lignes, février tire à sa fin, et le prix du grain est toujours bas.Ce prix influencera-t-il votre façon de faire votre mise en marché ?Comment tirerez-vous votre épingle du jeu ?Trois producteurs nous ont expliqué la mise en marché qu’ils ont retenue à la récolte de 1999 et comment ils entrevoient la saison 2000.28 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 l’information pertinente, mais bien d’être en mesure de l’interpréter et de la comprendre.Par exemple, il faut s’intéresser à la croissance économique des États-Unis et du Canada, qui influence directement la valeur du dollar canadien.Une hausse ou baisse de notre dollar a un effet immédiat sur la valeur de la base.En suivant l’économie générale, on peut donc repérer les bonnes occasions.Pour la récolte à venir, Henri Loiselle juge important de « fermer » une partie du prix : la base.Le prix du contrat reste à négocier, car plusieurs facteurs pouvant l’influencer (superficies ensemencées, conditions climatiques et qualité de la récolte sud-américaine) sont inconnus.Pour se protéger, ce producteur utilise des outils, notamment les contrats à terme et les options de vente et d’achat.L’utilisation et la mise en marché de variétés transgéniques ne l’inquiètent pas.Selon lui, les primes offertes à l'heure actuelle ne justifient pas qu’elles influencent le choix des semences.Les variétés modifiées, par exemple le soya tolérant au glyphosate, sont des outils de plus offerts aux producteurs.Elles permettent d’obtenir un rendement intéressant dans un champ où la pression des mauvaises herbes est élevée, souligne le producteur.Cependant, à rendement égal, il se demande quel bénéfice on tire finalement de leur utilisation.JEAN-PIERRE VINET, S Al NT-LOUIS-DE-GONZ AGU E Jean-Pierre Vinet s’est fixé comme règle générale d’échelonner ses ventes dans l'année.C’est ce qu’il a fait en 1999.Ce producteur met en marché 3500 tonnes de maïs et essaye autant que possible de vendre 350 tonnes par mois, sur 10 mois.En fait, toute sa récolte est écoulée par contrat à livraison différée.Il ne conclut jamais de vente pendant la récolte, car les prix sont alors généralement trop bas.Jean-Pierre Vinet s’informe et suit l'évolution des prix et des facteurs qui les influencent.Pour lui, pas question de contrat à terme à la Bourse des grains, ni d'options.Ces outils demandent qu’on y consacre énormément de temps et sont risqués.estime-t-il.Et la récolte de 2000 ?M.Vinet croit qu’il ne faut pas vendre cette récolte d’avance.Les prix sont si bas qu'ils ne peuvent descendre davantage, affirme-t-il.Quant aux variétés génétiquement modifiées, Jean-Pierre Vinet croit que leur utilisation procure des avantages économiques et que, à l'avenir, l'existence de primes pourrait certes influencer ses choix.Pour l’instant, le producteur ne doute pas de vendre son maïs Bt, qui est écoulé sur le marché local.Jean-Pierre Vinet croit qu’il ne faut pas vendre d’avance la récolte 2000 les prix sont trop bas.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 GRANDES CULTURES DENIS DUMOUCHEL, SAINT-ETIENNE-DE- BEAUHARNOIS e volume de maïs produit par l’entreprise de Denis Dumouchel a augmenté considérablement au cours i des dernières années.Près de 1800 tonnes de maïs sont récoltées annuellement.De cette quantité, 6 % servent à l'alimentation du troupeau laitier.M.Dumouchel effectue généralement ses ventes par des contrats où la base et le prix du contrat sont conclus en même temps.Pour prendre ses décisions, il consulte régulièrement l’information mise à sa disposition par la Fédération des producteurs de cultures commerciales.De plus, il suit avec attention les facteurs touchant les prix.L’information nécessaire à la prise de décision est accessible à tous; c’est l’analyse que l’on en fait qui est importante, souligne-t-il.Denis Dumouchel étale ses ventes tout au long de l’année.En 1999, près de 20 % de sa récolte était vendue d’avance; de cette façon, il a obtenu un prix les tracteirs un auec comfort Mie" m nroRT.TM165-HS.1 F 30 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 supérieur de 25 $ la tonne par rapport à celui du marché local.Le reste de la récolte est écoulé au cours de l’année.« Parfois, le prix du contrat est inférieur au prix du marché local.L’important, c’est d’obtenir une moyenne de prix satisfaisante à la fin de la saison », explique-t-il.Denis Dumouchel a établi quelques règles.Par exemple, il ne conclut jamais de vente pendant la récolte, pour éviter d’être à la merci des acheteurs.De plus, il juge important d’entretenir des relations avec plusieurs acheteurs.La planification de la vente de la récolte de 2000 est commencée.Denis Dumouchel signale que cette planification a d’abord débuté par une réflexion sur les variétés modifiées génétiquement.En semer ou ne pas en semer ?Après mûre réflexion, il a décidé que le soya semé au printemps serait tolérant au glyphosate.La mise en marché de variétés génétiquement modifiées n'inquiète pas le producteur pour l’instant.À son avis, il s’agit essentiellement d’un outil de travail de plus mis à sa disposition, k Denis Dumouchel a commencé la planification de la prochaine récolte par une réflexion sur les variétés modifiées génétiquement.de ini Hollaed.l'tSSAI DU Vous recherchez un tracteur de 92 à 135 chevaux à la PDF plus confortable et plus agile ?Faites dès aujourd'hui l'essai du confort d'un tracteur TM de New Holland avec la nouvelle suspension de cabine Comfort RideMC et l'essieu de traction avant SuperSteefC Douce et exclusive, la suspension Comfort Ride 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combinées au support technique personnalisé dlnnotag, en font les systèmes d’agriculture de précision les plus rentables au Québec.Votre planteur, votre épandeur et votre tracteur sont-ils de la même couleur?Avec les systèmes d lnnotag, vous restez toujours libre de choisir précisément l'équipement qui vous convient.peu importe la couleur! Système de guidage Contrôleur d'application Marker Tout en 1-Pro-Series 8000 NOTAG AGRICULTURE DE PRÉCISION Compatible avec SIGA-CHAMPS PMl-M Embarquez et profitez-en! vente, service et mise en route 1 800 363 8727 Beioeil (Québec) (450)464-7427 À LIRE DANS NOTRE PROCHAIN NUMÉRO REPRESSION DES MAUVAISES HERBES Pour mieux supprimer les mauvaises herbes, Sylvain Poussait prend le temps de bien les identifier.Pour améliorer l'efficacité de votre pulvérisateur.voyez nos photos médités montrant les points a surveiller 32 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 GRANDES CULTURES Pois en semis pur : attention à la verse Le pois en semis pur s’adapte très bien au Québec, mais cette culture verse facilement.par Denis Pageau En 1995, des producteurs de canola de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean en voyage en Alberta y ont remarqué d’immenses champs de pois.Il n’en fallait pas plus pour les inciter à tenter l’expérience au Québec.La culture du pois sec en semis pur est courante dans l’Ouest canadien.En 1998-1999, la Saskatchewan y consacrait à elle seule près de 750 000 hectares.Cependant, cette production est encore peu courante au | Québec.Néanmoins, les régions du Bas-Saint-Laurent et du \ Saguenay-Lac-Saint-Jean s’y intéressent actuellement.6 g - 6 Denis Pageau est chercheur à Agriculture et Agroalimentaire Canada ï (Ferme de recherche, Normandin).Ces plants à la tige fragile supportent difficilement un rendement de plus de quatre tonnes à I hectare.0 «•> ; ruirMXn-, .LFTIN l)tS AGHIU. DEPUIS TOUJOURS Le pois a toujours été présent dans l'agriculture du Québec.Cette légumineuse originaire de l'Asie occidentale a été introduite en Amérique du Nord par les premiers explorateurs français.On n'a qu'à penser à la fameuse « soupe aux pois », fort présente dans le régime alimentaire de la Nouvelle-France.Le pois sec peut servir à l'alimentation animale.Même si sa culture est moins populaire de nos jours, cette plante conservera toujours une place dans nos champs.et dans notre assiette.Il existe deux types de structure du feuillage : normal (à gauche) et semi-aphylle.De façon générale, la verse des cultivars de type semi-aphylle est moins importante.La principale difficulté associée à cette culture est sûrement la verse au moment de la récolte.Quoique peu importante à la floraison, la verse peut être considérable lorsque les plants atteignent leur maturité.Ces plants à la tige fragile supportent difficilement un rendement qui gousses formées étant trop mûres.En effectuant l'andainage en soirée ou tôt le matin, on peut réduire ces pertes.La méthode sera efficace s’il n’y a pas de pluie entre l’andainage et le battage.Une pluie sur les andains peut en effet causer maintes difficultés.Contrairement aux andains de canola qui sèchent très vite après la pluie, les andains de pois mettent longtemps à sécher.Ils auront tendance à s’écraser, le séchage sera long, et des moisissures pourront se développer.En cas d’humidité prolongée, les grains peuvent même commencer à germer.Au champ, la maturité du pois en semis pur est quelquefois inégale et s’échelonne sur une longue période.Pour accélérer la perte en eau et ainsi réduire les risques de verse, on peut recourir à un défanant (Diquat).Le défanant est également utile si la présence des mauvaises herbes nuit au battage.BATTAGE ET ANDAINAGE Le pois peut généralement être battu debout.On récolte le pois sec lorsque les gousses sont brunes, sèches, fragiles et qu’elles s’effritent sous la pression du doigt.Si la verse est importante, la présence de « doigts releveurs » sur la batteuse peut réduire les pertes.On peut également andainer le champ avant le battage.Cet andai-nage s’effectue lorsque la majorité des grains peuvent sécher au champ sans se ratatiner.Cependant, l’opération peut entraîner la perte d'une partie des grains, les premières peut dépasser quatre tonnes à I hectare.Ainsi, dans les semaines précédant la maturité, le plant peut s’affaisser considérablement.34 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 Le cas échéant, le défanant est appliqué une fois que les gousses de la partie inférieure de la plante jusqu’à sa partie médiane sont de couleur brune ou jaune.Les dernières gousses formées ont alors une coloration jaune.Généralement, on peut battre le pois sept jours après l’application du défanant.La maturité étant accélérée, les risques de verse sont moindres.LE CHOIX DU CULTIVAR Dans l’Ouest canadien, le marché propose plus de 50 cultivars de pois sec offrant des résistances très variables à la verse.Ces cultivars se distinguent par la couleur du grain, le feuillage et le type de croissance.La plupart des cultivars enregistrés sont à grain jaune.La culture des cultivars à grain vert est possible au Québec.Cependant, la commercialisation de ce type de pois est plus difficile, car ses critères de classement sont plus élevés que ceux des pois jaunes.La structure du feuillage diffère également selon les cultivars.Il en existe deux types : feuillage normal DES MELANGES Pour réduire la verse, le pois peut être ensemencé en même temps qu'une autre culture qui lui sert de support.Au Québec, les céréales sont traditionnellement utilisées à cette fin.Cependant, la séparation des deux types de grain n'est pas toujours possible, ce qui rend leur commercialisation difficile.Le canola peut également être cultivé en mélange avec le pois, car il supporte la légumineuse et peut réduire les risques de maladie.Dans l'Ouest canadien, ce mélange de cultures est appelé peaola.En Alberta, où de tels mélanges ont été expérimentés, la compétition associée à la présence du canola réduirait le rendement du pois.Une expérience de ce genre est en cours à la Ferme de recherche d'Agriculture et Agroalimentaire Canada, à Normandin.Que la culture mixte associe les céréales ou d'autres espèces au pois, sa régie reste toutefois complexe.La méthode d'ensemencement, la fertilisation et la lutte contre les mauvaises herbes peuvent devenir plus problématiques.Pour réduire les pertes dues à la verse, on peut andainer le champ avant le battage.Avant de semer, vous pouvez compter sur l’herbicide non sélectif TOUCHDOWN™ pour faire «fumer» les mauvaises herbes annuelles.Et quand il s'agit de combattre le chiendent, les tests* montrent qu'aucun autre glyphosate ne surpasse le TOUCHDOWN.Ni le Roundup Transorb™, ni quoi que ce soit d’autre.Quand vous verrez jusqu’à quel point le TOUCHDOWN contrôle mieux le chiendent dans vos champs, vous conviendrez qu’il est votre choix le plus puissant pour affronter les vivaces «à problème».Pour plus de renseignements, composez la Ligne-info Zeneca des producteurs: 1-800-980-6980.IMMilii'M'l HERBICIDE NON SÉLECTIF LE POUVOIR.LE CHOIX.TOUCHDOWN*' esl une marque déposée dune compagnie de Zeneca.Roundup Transorb est une marque de commerce de Monsanto Canada Inc, concessionnaire de Monsanto Company.Lire et suivre attentivement le mode d'emploi de l'étiquette.* D'après des essais côte à côte chez des producteurs.Le TOUCHDOWN est appliqué à raison de 1,0 L/acre.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 35 GRANDES CULTURES ou semi-aphylle.Les plantes au feuillage normal possèdent des feuilles aux stipules larges, à deux ou trois paires de folioles et à vrilles.Les folioles de cultivars de type semi-aphylle sont transformées en vrilles.De façon générale, la verse des cultivars de type semi-aphylle est moins importante.La croissance du pois peut être déterminée ou indéterminée.Les cultivars à croissance déterminée fleurissent durant une période définie avant d’arriver à maturité.Dans le cas des cultivars à croissance indéterminée, la floraison se poursuit sur une longue période, et des facteurs environnementaux (chaleur, froid, sécheresse) provoquent la maturité des plants.Actuellement, les cultivars les plus utilisés en semis pur sont à croissance déterminée, te Quoique peu importante a la fierai^on, la verse peut être considérable lorsque les plants atteignent leur maturité.“Garder” vos champs propres BUCTRIL* M contrôle les mauvaises herbes à feuilles larges dans le blé, l'orge et l’avoine.Contrôle exceptionnel des mauvaises herbes à feuilles larges BUCTRIL M contrôle une large gamme de mauvaises herbes incluant la petite herbe à poux.Sécurité maximale pour la culture BUCTRJL M est dur avec les mauvaises herbes à feuilles larges et sécuritaire pour les céréales.Vaste fenêtre d’application BUCTRIL M peut être appliqué sur les céréales à partir du stade de 2 feuilles jusqu’au début de l'apparition de la feuille étendard.Maintenant homologué sur les céréales ensemencées avec le trèfle rouge BUCTRIL M contrôlera vos mauvaises herbes et permettra quand même 1 établissement du trèfle rouge ensemencé avec une plante-abri.Toujours lire l'étiquette du produit avant l'emploi.BUCTRIL m “Garder” vos champs propres Aventis CropScience 1-800-891-8291 M0 et Aventis sont des marques de commerce du groupe Aventis.36 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 GRANDES CULTURES HEpfflBBuîtè moyennant huit million $1||Ê doMarS.la nouvelle usine de I === trituration de canola et de soya de ^ l ^SÜnte-Hénédine est contiguë au cpnlri de traitement et d entreposage des d’Unieoop et fonctionnéjfflSF Chauffées à 110 °C, les graines de canola explosent.Après coup, elles sont transférées vers les presses où, sous une poussée mécanique, elles se scindent en huile et en un résidu appelé « tourteau ».La scène se déroule à la toute nouvelle usine de trituration de graines de canola et de soya de Sainte-Hénédine (Beauce).En exploitation depuis janvier 2000, Les Produits T.C.S.inc.(pour « Trituration », « Canola » et « Soya ») est propriété à parts égales de Nutrinor, coopérative agroalimentaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, et d'Unicoop, coopérative agricole de Sainte-Hénédine.C> Louise Theriault, agronome, est journaliste.L’usine de Sainte-Hénédine produira 10 000 tonnes métriques d’huile de canola et 6000 d’huile de soya.5 4934305126 GRANDES CULTURES Par son procédé d’extraction mécanique, cette première usine de trituration implantée au Québec se distingue de toutes autres en fonction en Amérique du Nord.« Notre usine peut traiter 70 000 tonnes métriques de graines par année, explique André Fortier, directeur général des Produits T.C.S.Cette capacité ne justifiait pas l’installation d'un procédé à l’hexane comme celui des grosses usines de l’Ontario ou des Prairies.» L’extraction mécanique permet d’obtenir une huile et un tourteau de haute qualité.En effet, la pression mécanique préserve les qualités nutritives de l’huile, ce qui lui confère une plus-value sur le marché.Quant au tourteau ainsi produit, il contient un pourcentage d’huile supérieur à celui qui est obtenu par l’extraction à l’hexane, car le procédé mécanique ne peut exprimer toute l’huile de la graine.Un tel tourteau permet donc de réduire la quantité de gras animal utilisée dans la fabrication de moulée.La trituration des graines de canola génère 40 % d’huile et 60 % de tourteau, et celle du soya produit 18 % d'huile et 82 % de tourteau.Pour le moment, l’huile brute prend la route de l’Ontario ou des États-Unis, où on la raffine en vue de sa consommation humaine.Or, les promoteurs d’ici mijotent déjà un autre projet.« Nous étudions la possibilité de raffiner l’huile sur place et peut-être même d’en faire la mise en marché.Ces huiles pourraient aussi servir à des fins industrielles », dit André Portier.L’usine de Sainte-Hénédine produira chaque année environ 10 000 tm d’huile de canola et 6000 tm d’huile de soya.Les deux coopératives propriétaires prévoient utiliser le tiers de leur production de tourteaux.Ceux-ci sont une source de protéines entrant principalement dans la composition de moulées porcines et avicoles.L’excédent sera vendu dans le réseau coopératif.Au Québec, le soya se cultive surtout dans la région de Saint-Hyacinthe.Le canola, plante oléagineuse de la famille des crucifères, est cependant une culture de climat frais.En plein essor depuis le début des années 1990, il est surtout cultivé au Lac-Saint-Jean et dans l’Est du Québec et, jusqu’à maintenant, on le transformait en Ontario.Grâce à la nouvelle usine, les producteurs sont donc doublement gagnants, estime le directeur des Produits T.C.S.: ils n’ont plus de frais de transport à assumer pour acheminer leurs graines dans la province voisine, ni à importer leurs tourteaux, te Aventis fk ills CropSr lericf >0-891-8291 Kitluiis mi les noms ( oKipriri.iiKi ntspecl Pour un contrôle fiable des mauvaises herbes à feuilles larges en postlevée dans le maïs PARDNER procure un contrôle efficace de plus de 15 mauvaises herbes à feuilles larges incluant l'abutilon, le chénopode blanc, l’herbe à poux et l’amarante (incluant les espèces résistant à la triazines).Former une équipe gagnante Plusieurs possibilités de mélange en réservoir qui s'adaptent à votre charge de travail tôt au printemps • Mélange en réservoir avec l'Atrazine ou le Banvel” pour contrôler les mauvaises herbes à feuilles larges à des stades de croissance plus avancés.• Choisissez entre un mélange en réservoir avec Accent"1, Ultim"1 ou la faible dose de PARDNER/ Atrazine/Ultim pour un contrôle supérieur des feuilles larges et des graminées en un seul passage.Toujours lire l'étiquette avant l’emploi.L’IMPOSANT 38 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 Le remisage de la houe durant la saison morte Iirifll6"f usure des cuillers.Votre houe aux petits soins Une houe rotative bien entretenue vous évitera beaucoup de problèmes en pleine saison.par Yvon Douville Présente dans de nombreuses fermes où se cultivent le maïs, le soya et les céréales, la houe rotative sert à sarcler les plantules de mauvaises herbes au début de la saison de végétation.Pour être efficace, le passage de la houe rotative doit se faire à grande vitesse (de 10 à 15 km/h).Un travail aussi intensif nécessite un programme d'entretien régulier.En son absence, l’efficacité de la houe rotative diminue, d’où des résultats à l’avenant.Profitez donc du printemps pour vérifier votre houe rotative de A à Z.Commencez par l'inspection des cuillers des roulettes.Voyez d'abord s'il y a des cuillers tordues, coincées entre des roches ou perdues.Déterminez ensuite leur taux d’usure en notant la largeur maximale de quelques cuillers.Une cuiller neuve mesure ordinairement entre 16,5 et 17,5 mm de largeur.À 15 mm, les cuillers sont légèrement usées, mais encore fonctionnelles.À 13 mm, l'usure est très prononcée, et l’efficacité de la houe rotative est très réduite.Autour de 11 mm, les cuillers sont inutilisables.La méthode de remplacement la plus simple et la plus économique consiste à remplacer la roulette en entier.Si vous le faites, assurez-vous toutefois d’installer la nouvelle roulette dans le bon sens ! 11 existe aussi des cuillers de remplacement, qui sont soudées sur les Yvon Douville, M.Sc., est agronome à Technaflora.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / Ml MARS 2000 39 GRANDES CULTURES i Cuillers usées (à gauche) et neuves (à droite).Une cuiller neuve mesure environ 17 mm de largeur.La cuiller de 13 mm offre une efficacité très limitée.anciennes.Dans le cas d'une houe rotative type, il faut alors prévoir le soudage d’environ 1000 cuillers.Inspectez également les essieux et les roulements à billes.Chaque roulette doit tourner librement.Dégagez tout objet qui pourrait entraver le mouvement des roulettes : corde, broche, résidus de maïs, etc.Regardez ensuite les ressorts des bras des roulettes.S’ils sont cassés, la pulvérisation du sol est nul ou presque; il faut donc les remplacer.Finalement, procédez à l’inspection des dispositifs de sécurité.Le pare-roches doit être solidement attaché et sans perforation.Les voyants de sécurité doivent bien fonctionner.Toutes ces mesures sont incomplètes si on ne prend pas la peine de remiser la houe rotative à l’intérieur dès la fin de son utilisation, l’été.Exposées à la rouille, les cuillers s’usent en effet plus rapidement.Un tel programme d’entretien augmente l’efficacité de la houe et réduit les problèmes qui pourraient surgir en cours d’utilisation intensive.Durant cette période qui s’étale de mai à juin, il suffit alors de vérifier périodiquement si toutes les roulettes tournent librement, te Vos concessionnaires accrédités Valmet Sygma Power même moteur, 25 % plus de puissance à la Pdf quand il le faut.Préparation des sols, pressage, broyage.au niveau traction, pas de problème.Mais à la prise de force, de la puissance supplémentaire serait la bienvenue.SIGMA POWER l'a tout de suite compris.Automatiquement, il agit sur la pompe à injection et monte la puissance du moteur 7,4 I à 200 ch.N'est-ce pas mieux que d'utiliser un tracteur plus puissant, donc plus lourd et qui consomme plus ?Machinerie JNG Thériault inc.Bromptonville Équipements R M Nadeau Chicoutimi Cam-Trac Saguenay-Lac-St-Jean inc.Huntington Les Équipements Colpron inc.Lac Mégantic SCA Lac Mégantic Lambton inc.Laurier Station Les Entreprises M.Girouard L’Islet Garage Conrad Lord inc.Lorrainville Garage J.G.Neveu inc.Maskinongé Gagnon Ferme Équipements inc.Mont-Laurier F.Constantineau & Fils inc.Normandin Service agricole Normandin inc.Sabrevois Les Équipements Guillet inc.St André Avelln Garage André Parisien inc.St Benoît Mirabel Les Entreprises R.Mainville enr.Ste Brigitte des Saults Entreprises M.Girouard St-Clet Équipements Séguin & Frères inc.St-Denls-sur-Richelleu Garage Bonin liée Ste Germaine Les Équipements SRB enr.St-Gervais Goulet et Fils inc.St-Hilarion Garage Guy Gauthier inc.Ste Martine Les Équipements Colpron inc.St Thomas, Cté Joliette Gagnon Ferme Équipements inc.Trois Pistoles Équipements Agrlscar inc.Victoriaville Les Entreprises M.Girouard inc.Waterloo Picken’s Equipment Inc.EMHluM St-Antoine, N.-B.St-Antolne Farm Equip.Ltd St-lsldore, N.-B.G.G.Haché & Frères liée St John's, T.-N.Del Equipment Ltd 40 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 PHOTOS : CHARLES MAISONNEUVE Une lisiere boisee permet de filtrer les eaux de ruissellement provenant des terres agricoles.On croit souvent que les bandes arbustives et boisées permettent à certaines espèces dites nuisibles de proliférer, menaçant les cultures avoisi-nantes.Par crainte des oiseaux noirs, petits rongeurs et insectes ravageurs, on entretient (fauchage, brûlage) de façon suivie les bandes riveraines afin de les maintenir en bandes herbacées.Une étude récente recommande même une application d’herbicides portant jusqu'aux talus, afin d’y enrayer les mauvaises herbes.Or, le maintien d'une lisière arbustive ou boisée près des cours d’eau s’avère bénéfique pour la faune, sans toutefois nuire aux récoltes.Outre la valeur ajoutée qu'elle représente pour la faune, la végétation ligneuse prévient davantage l’érosion des berges que la strate herbacée.Elle permet également de filtrer les eaux de ruissellement provenant des terres agricoles et contenant des fertilisants, des pesticides et des particules sédimentaires.Aussi, elle maintient la qualité des habitats aquatiques en régularisant la température de l’eau.l) GRANDES CULTURES Outre la valeur ajoutée qu’elle représente pour la ferme, une lisière arbustive prévient l’érosion des berges et ne nuit aucunement aux récoltes.par Luc Bélanger, Claude Dussault et Charles Maisonneuve Luc Bélanger est biologiste au Service canadien de la faune.Claude Dussault et Charles Maisonneuve sont biologistes à Faune et Parcs Québec.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 41 GRANDES L’entretien régulier des bandes riveraines agricoles n’élimine pas les problèmes visés par cette pratique mais risque plutôt de les amplifier.Non seulement la conservation des bandes riveraines ne favorise pas le développement d’espèces nuisibles, mais elle permet une diversification de la faune terrestre, ainsi qu’une protection des sols et de la faune aquatique.De plus, comme la faune des bandes riveraines est généralement insectivore, on peut présumer qu'elle consomme une bonne quantité des insectes qui pourraient s’avérer nuisibles.Ces conclusions sont le résultat d’études menées par le ministère de l’Environnement et de la Faune du Québec (MEF) (aujourd’hui Société de la Faune et des Parcs du Québec [FAPAQ]), le Service canadien de la faune, l’Université Laval, l’Université du Québec à Montréal et un consultant (Bureau d’écologie appliquée).Ces études portaient sur l’utilisation de la bande riveraine en milieu agricole par les oiseaux, les petits mammifères et l’herpétofau-ne (amphibiens et reptiles), ainsi que sur l’abondance des mauvaises herbes.On les a réalisées dans le bassin versant de la rivière Boyer (rive sud du Saint-Laurent).PETITS MAMMIFÈRES Entre 1995 et 1997, on a fait l’inventaire de trois types de bande riveraine.Tout d’abord, la bande herbacée est caractérisée par une absence de végétation ligneuse; elle fait généralement l'objet d’un entretien régulier de la part des agriculteurs.La bande arbustive se caractérise par la présence additionnelle d’arbustes de petite taille (de 1 à 2 mètres de hauteur).La bande arborée se distingue par une végétation de plus de 2 mètres.Deux espèces de petit mammifère nuisent aux cultures : le campagnol des champs et la souris commune.Le campagnol, qui fait partie d'un groupe de six espèces du Québec mieux connues sous le nom de mulot, est une espèce indigène caractéristique des habitats ouverts.La souris commune, introduite d’Europe, est plus souvent associée aux bâtiments de ferme.Dans l’ensemble des sites étudiés, pas moins de 1460 mammifères appartenant à 14 espèces ont été capturés.Certaines espèces comme la musaraigne cendrée, la grande musaraigne et la souris sauteuse des champs étaient présentes dans tous les types de bande riveraine; d’autres comme la musaraigne fuligineuse et la souris sylvestre se retrouvaient principalement dans les bandes boisées.La proportion des espèces nuisibles était plus élevée dans les bandes herbacées (10%) que dans les bandes arbustives (5 %) ou boisées (3 %).Cependant, même si le nombre total de sujets capturés augmentait progressivement des bandes herbacées aux bandes arbustives et boisées, le nombre d’entre eux appartenant à des espèces nuisibles tendait à être exactement à l’inverse.AMPHIBIENS ET REPTILES Près de 90 % des amphibiens et reptiles ont été capturés dans les bandes boisées et arbustives.Leur présence ne peut qu’y être bénéfique, la majorité de ces espèces étant essentiellement insectivores.Du côté des amphibiens et des reptiles, on a capturé 329 sujets.Plus du tiers étaient des crapauds d’Amérique, les autres appartenant principalement à diverses espèces de grenouille (grenouille léopard, grenouille des bois, grenouille verte, grenouille du nord, ouaouaron ou rainette crucifère).On a également trouvé deux espèces de salamandre.Du côté des reptiles, on retrouvait deux espèces de couleuvre.OISEAUX Dans l'étude des oiseaux, on a considéré six bandes riveraines plutôt que trois : les pâturages, les bandes herbacées graminoïdes, les herbacées prévient moins bien l’érosion des berges qu’une bande boisée ou arbustive.¦ ' Une bande herbacée UN AMENAGEMENT EXIGEANT par Martine Giguère Si la plupart des agriculteurs ont des terres longées ou traversées par un cours d'eau, ils n'accordent pas pour autant beaucoup d'attention à l'aménagement des berges.Pourtant, au printemps, plusieurs d'entre eux se retrouvent devant des fissures, des ravins ou des parties de talus effondrées dans l'eau.Il est difficile d'évaluer la valeur des milliers de particules de sol qui prennent la direction du cours d'eau.Il a en outre été démontré que la pollution par le phosphore provient de particules de sol tombées à l'eau.Or, s'il est facile de noter les problèmes d'érosion, leur correction demande des investissements importants.Sylvain Duquette, producteur laitier de Notre-Dame-de-Stanbridge, aménage depuis quatre ans une des sections du cours d'eau Ewing qui sillonne ses terres.Le drainage de celles- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ! MI-MARS 2000 43 non graminoïdes, les arbustaies basses (moins de 2 m), les arbustaies hautes (de 2 à 10 m) et les lisières boisées (plus de 10 m).Au Québec, quoique la corneille puisse être considérée comme nuisible aux récoltes, c’est surtout au carouge à épaulettes que revient ce titre peu enviable.D’autres oiseaux noirs, comme l’étourneau sansonnet, le quis-cale bronzé et le vacher à tête brune, peuvent s’alimenter des produits des récoltes à l’automne, mais semblent peu importants en tant que sources de dommages.Enfin, d’autres espèces comme le merle d’Amérique, le jaseur d’Amérique et l’oriole du nord sont rarement problématiques au Québec.La lisière boisée compte cinq fois plus de sujets et d’espèces que la bande herbacée.Le nombre moyen de sujets pouvant s’attaquer aux cultures est plus élevé non seulement dans la bande boisée mais aussi dans la bande arbustive haute.Malgré cela, on ne retrouve pas davantage d’oiseaux potentiellement nuisibles dans les 25 premiers mètres des champs agricoles adjacents aux différents types de bande riveraine.Toutefois, les carouges à épaulette étaient un peu plus nombreux dans les champs agricoles bordés par des bandes riveraines herbacées, des zones ayant fait l’objet d’un entretien.PHOTOS : MARTINE GIGUÈRE Agriculture et Agroalimentaire Canada Agriculture and Agrl-Food Canada Direction générale de la recherche Research Le programme de partage des frais pour l'investissement en R & D ajoute jusqu'à un dollar à chaque dollar que votre entreprise investit dans un projet de recherche en collaboration avec nos chercheurs.vous dejouer ! Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures Sainte-Foy - Normandin, Québec http://res.agr.ca/stfoy/stfoy.html Gilles L.Roussette, Ph.D.Directeur (V/%) 6J7-7980 par# 202 Canada GRANDES CULTURES M.Duquette a investi près de 8000 $ dans l’aménagement de ses bandes riveraines.ci se fait à L'aide de raies et de fossés d'évacuation qui se jettent directement dans Le cours d'eau.SyLvain Duquette instaLLe progressivement un système de drainage souterrain.Maintenant, tous Les drains se jettent dans un coLLecteur principal enfoui à 16 mètres de La partie supérieure du talus.« Le coLLecteur principal a été mis à cette distance pour permettre L'implantation future d'un brise-vent », précise Le producteur.Des a va Loirs occupent Les anciennes raies d'évacuation.Le résultat de tous ces efforts : chaque côté de ce cours d'eau d'une Longueur de 600 mètres offre 15 mètres de prairie permanente.« Ce type d'aménagement permet à La machinerie de circuler aisément, car nul fossé ne se déverse directement dans Le cours d'eau.De plus, il n'occasionne pas de perte de superficie, puisque je donne Le foin qui y pousse aux animaux », explique Sylvain Duquette.Sylvain Duquette a investi près de 8000 $ dans L'aménagement de ses bandes riveraines.De plus, il a participé à deux ateliers de formation sur Le sujet.Le producteur souhaite voir Les différents ministères participer à de tels projets.Pour illustrer l'écart entre son souhait et La réalité, il rappelle qu'un producteur de grande culture qui aménagerait une bande riveraine de trois mètres au lieu d'un seul serait actuellement pénalisé par l'ASRA.Dans cette perspective, l'aménagement convenable des bandes riveraines ne comporte pas suffisamment d'avantages et d'incitatifs aux yeux de nombreux producteurs, te 44 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 PHOTOS : MICHEL DOSTIE BŒUF Bouvllon bjen nourri, sera bon a manger ! par Michel Dostie DES L’éleveur bovin Jacques Desrosiers sert de plus en plus de maïs-grain humide auquel il ajoute des drêches de brasserie.u Québec, on s’entête à croire que l’on peut obtenir une belle viande de bœuf avec de l’ensilage de maïs, et c’est faux.C’est trop long et pas du tout payant », affirme tout de go Jacques Desrosiers.Ce producteur bovin de Saint-Hermas-de-Mirabel a bien vu, lors de visites dans l’Ouest et au Texas, que les éleveurs de là-bas nourrissent leur bétail avec beaucoup de grains et peu de fibres.« Ici, nous n’avons que 20 ans d’expérience : nous pouvons apprendre en regardant ailleurs », signale-t-il.i) LE BULLETIN Jacques Desrosiers a été un pionnier en construisant, en 1997, ce type de parc d engraissement.Avec une toiture à près de 10 mètres du sol, Il a trouvé un excellent moyen d'assurer la meilleure circulation d'air possible.Il a aussi innové en plaçant I allée d alimentation au centre du bâtiment.Michel Dostie est journaliste. 2200 BOUVILLONS PAR ANNEE Jacques Desrosiers, sa femme et leurs deux fils cultivent 410 hectares de terre, et toutes les récoltes servent à l'alimentation du troupeau.De cette superficie, 360 hectares sont réservés à la culture du maïs-ensilage et du maïs-grain humide, 40 sont ensemencés d'un mélange de pois, avoine et orge, et 10 servent à la culture du foin.D'une capacité totale de 1400 places, la ferme Desrosiers a engraissé 2200 têtes en 1999.La majorité des sujets sont achetés au Québec, notamment en Abitibi.La plupart sont des veaux d'embouche.Jacques Desrosiers déplore toutefois que, à certaines périodes de l'année, il soit impossible d'obtenir des veaux du Québec.« Nous vendons toutes les semaines, mais les éleveurs ne vendent en général qu'à l'automne.Il est étonnant que nous devions nous approvisionner à l'extérieur, car le Québec ne compte que 100 000 places en parc d'engraissement, alors que les éleveurs produisent annuellement 150 000 veaux.Certains sont donc vendus en Ontario et peuvent revenir ensuite au Québec pour la finition.Les éleveurs devraient garder certains de leurs animaux plus longtemps et en tirer un meilleur bénéfice », conclut Jacques Desrosiers.Dans sa ferme, il a décidé de remplacer progressivement l’ensilage par du maïs-grain humide.Il a donc élaboré deux rations correspondant à des étapes de croissance importantes de même qu’un régime réservé aux sujets nouvellement arrivés.Durant la première semaine, les veaux ou les bouvillons semi-finis reçoivent une ration de foin additionnée d’ensilages de céréales et de maïs.Les 10 jours suivants, le producteur ajoute des drêches de brasserie et du gluten de maïs sec.En fait, le gluten confère une forte teneur en matière sèche à la ration.Vient ensuite la ration de croissance.Cette dernière, que les veaux consomment jusqu’à ce qu’ils pèsent entre 315 à 340 kilos, comprend 20 % de drêches.La portion d’ensilage de maïs et de maïs-grain humide augmente, alors que l’ensilage de céréales diminue.Au stade de la finition, s’ajoute un faible 20 % d’ensilage de étaient autrefois a l'extérieur Des aires d'exercice, qui des premiers parcs construits, ont été Intégrées au bâtiment afin d assurer plus de confort aux animaux.Pour cela, on a construit un mur de béton et unè toiture.46 LE BULLETIN DES AGRICULTEUR / MI-MARS 2,000- ' rt*- Les deux premiers parcs d'engraissement étaient ouverts sur tous les côtés.Depuis, pour protéger ses bouvillons des vents froids venant du nord, Jacques Desrosiers a installé des toiles ajourées.maïs et de céréales.Le maïs-grain humide est donc l'ingrédient principal.LES DRÊCHES DE BRASSERIE Depuis 15 ans, Jacques Desrosiers incorpore les drêches de brasserie aux rations de ses bouvillons.« Les drêches sont très digestibles; les veaux les apprécient beaucoup, car ils mangent toujours très bien », explique-t-il.Au début, il s’approvisionnait auprès de brasseries traditionnelles.Maintenant, il commande les drêches de la microbrasserie Les brasseurs du Nord, qui offrent l'avantage économique de contenir des levures.Ces drêches ont par contre l'inconvénient de présenter une forte teneur en eau.« Les drêches ordinaires contenaient 20 % de matière sèche et étaient beaucoup plus faciles à transporter et à manipuler, dit-il.J’espère que la microbrasserie pourra un jour essorer ses drêches.» Par leur teneur en protéines de 20 %, les drêches en constituent une excellente source.Jacques Desrosiers accorde beaucoup d’importance à ce nutriment.De plus, il se soucie du type de protéine.Selon lui, l’alimentation doit contenir des protéines dégradables et non dégradables, car leur mélange permet la meilleure assimilation possible.Les drêches contiennent des protéines dégradables, complétées par du tourteau de canota (à raison de 250 grammes par animal, par jour) en guise de protéines non dégradables.Jacques Desrosiers cherche aussi à servir des rations contenant au moins 50 % de matière sèche.« Ce faisant, on a mis fin aux maux de pattes sur les planchers de lattes de même qu’au ballonnement », affirme le producteur.C’est notamment pour cette raison qu’il incorpore le gluten sec à ses rations.De plus, Jacques Desrosiers ajoute du gras pour obtenir une ration affichant de 3 à 4 % de matières grasses.Il espère d'ailleurs pouvoir bientôt utiliser la graine entière de certaines variétés de canola, ce qui lui permettrait d’atteindre l'idéal, soit un taux de gras de 5 %.Pour compléter sa ration, le producteur mise sur des suppléments de vitamine A, D et E, des minéraux sans phosphore et de la pierre à chaux.« Une bonne alimentation et une température extérieure pas trop chaude font ressortir le potentiel génétique de la viande bien persillée », explique le producteur.Au cours de la dernière année, la ferme a ainsi triplé la quantité de carcasses de catégorie AAA obtenues, sans tripler les pénalités résultant d'une trop forte épaisseur de gras, k Protègent vos anim charbon symptomatique et le tétanos Offerts par votre vétérinaire 1 CovexinY Tasvax* (fît Schering-Plough Santé Animale Division dû SCHERINO CANADA INC.Pointe-Claire (Québec) H9R 184 * Marque de commerce de Schering Canada inc.COVOOI 99F-PA LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 47 AIT Se trouver ! m A 17 ans, Simon Lalande est allé travailler dans une ferme, j en Ontario.« Ça m'a vraiment lancé », dit-il.ailleurs par André Piette Simon Lalande est un peu ahuri par l'adolescent qu'il fut.Le type casanier par excellence.« Durant le mois suivant la rentrée scolaire, j'étais toujours malade, simplement parce que je quittais la ferme », dit le copropriétaire de la Ferme Blondin.Casanier et gâté, par-dessus ça : « Je ne faisais même pas griller mes toasts moi-même », dit-il en pouffant de rire.Cela n’empêche pas le résidant de Saint-Placide (Mirabel), à la fin de ses études secondaires, de s’inscrire au programme d’exploitant de ferme du Campus Macdonald.Il y a toutefois un hic : son anglais est nul.La solution qu’il imagine : aller travailler dans une ferme ontarienne pendant l’été.Il fait connaître ses intentions autour de lui.Son père le mentionne à un ami, qui en parle à son tour à son représentant de meunerie.Ce dernier a des relations là-bas et connaît un éleveur qui cherche un aide pour l’été.Le jeune Simon lui téléphone.L’éleveur ne connaît pas plus le français que Simon l’anglais, mais il faut croire que les deux se comprennent sur l’essentiel, car fin juin, Simon se pointe accompagné de ses parents à la ferme située à Martintown, près de Cornwall.Tout ce qu’il sait de son hôte, Don, c’est qu’il fait de la production laitière.Il ignore jusqu’au salaire qu’il recevra ! « De toute façon, je ne le faisais pas pour l’argent, mais pour apprendre l’anglais », dit Simon, en haussant les épaules.André Piette, agronome, est journaliste agricole.Simon Lalande La ferme Blondin possède une taille relativement imposante.Elle comprend un quota de lait de 67 kilos et 260 hectares en culture.La moitié des récoltes est destinée à la vente.Il s agit de maïs-grain, de soya et de foin sec (25 000 balles vendues l’an dernier !).48 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / Ml MARS 2000 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / Ml MARS 2000 49 Les premières impressions ne sont pas des plus encourageantes.« On a dû enjamber les traîneries qui jonchaient le plancher du garage pour atteindre la porte, raconte Simon.La maison était aussi très encombrée.Nous étions un peu surpris.car chez nous, tout était si ordonné.Un tel désordre aurait été associé à de la négligence.Aujourd'hui.je sais que c'est juste une question de mentalité : les anglophones.du moins ceux de l'Est de LOntario, sont moins attachés à l'ordre que nous.» Le lendemain matin, à l'étable.son nouveau patron commence par s'assurer qu'il connaît sa marque d'équipement de traite.« Alors, tu fais la traite ».déclare-t-il aussi sec.L'adolescent s'exécute sous le regard de son employeur, qui dit ensuite d'un ton rassuré : « Tu traies exactement comme je l'aurais fait.» La glace est brisée.Les premiers jours amènent Simon de découverte en découverte.Le troupeau est relativement petit : 20 vaches.Mais ce sont des animaux d’une qualité exceptionnelle.« Il y avait de méchants frames, dit Simon.J'étais entouré de vaches de 5000, 10 000 ou 15 000 $.J'étais bien impressionné.» Simon Lalande et sa femme, Maryse Girard, partagent une passion pour les sujets Holstein pur sang.Ils élèvent 170 sujets, dont 65 vaches.Ils sont ici en compagnie de Nicolas.Leur autre fils, Olivier, était absent au moment de la photo.VI I ?/ * LAIT En fait, son employeur est un spécialiste de la génétique laitière; il a travaillé notamment comme sélectionneur de taureaux auprès d'un centre d'insémination artificielle.Par contre, comme il n'a pas grandi à la ferme, certaines connaissances pratiques lui font défaut en matière de culture.« Quand je suis arrivé chez lui, le 20 juin, nous avions fini les foins chez nous alors qu'il n’avait même pas commencé les siens ! », se rappelle Simon.L’éleveur ne tarde pas à constater les habiletés de son stagiaire.« Il a pris l’habitude de me demander : Ton père, comment il fait cela?lorsqu'il voulait savoir quelque chose », raconte Simon.Ce dernier découvre rapidement, aussi, que son patron s'absente régulièrement de la ferme.« Le quatrième jour, il m'a annoncé que sa femme et lui s’en allaient passer trois jours dans les Maritimes.Il devait y juger une exposition.Il m’a donné une liste de tâches à faire et le numéro de téléphone du voisin.Voilà qui s’appelle avoir confiance ! Je ne suis pas sûr que je ferais autant confiance à un stagiaire », avoue Simon.Pour le vacher québécois, cet emploi d’abord si improbable allait devenir une étape marquante de sa vie.« Ça m'a vraiment lancé, dit-il.Ça m'a déniaisé ! » L’expérience fut marquante pour plusieurs raisons.Simon s’était toujours intéressé à l'élevage.Là-bas, cet intérêt s’est transformé en passion.Une passion que son employeur a vite perçue et a cherché à nourrir.« Il m’a beaucoup appris, dit Simon.Et aidé.Par exemple, il y avait beaucoup de big shots de la Holstein qui passaient par la ferme, et il me présentait à eux comme the best herdman in Quebec.J’ai pu me créer d’excellentes relations.» L’éleveur s’est avéré le meilleur professeur que le jeune ait pu espérer.« Ça a cliqué entre nous, dit Simon.Il y avait vraiment une chimie.Il se comportait avec moi comme si j’étais son fils.11 m’a consacré beaucoup de temps.Il prenait une bonne heure par jour pour m’enseigner l’anglais.Je me rappelle qu’il pouvait arrêter la camionnette au milieu du chemin de ferme, attraper un journal et m’apprendre des mots.» Une anecdote touchante : « Un jour, il m’a confié qu’il doutait de pouvoir être un bon père, raconte Simon.Ça m’a surpris, parce que j’avais exactement l’impression inverse.Je le lui ai dit, et ça a semblé le toucher.Quelques années plus tard, il m’a dit que c’était un peu à cause de moi s’il avait eu des enfants.» Près de 14 ans se sont écoulés depuis ces six semaines mémorables.Simon en parle encore comme si c’était hier.En fait, l’expérience se poursuit toujours.Son maître de stage Don et lui ont gardé contact.« On se parle encore au moins une fois par mois, dit Simon.On échange des trucs.» Ils ont même été jusqu’à faire des affaires ensemble, par exemple en achetant en commun des animaux de grande valeur.Et devinez quoi ?Don a déjà prévu envoyer son fils en stage chez Simon pour qu’il apprenne le français ! te POUR ON Ce produit est tellement facile à utiliser que vous pourriez appliquer le traitement contre les mouches et les tiques une main derrière le dos.mais c’est plus facile avec les deux mains.De plus, il n’y a aucun délai d’attente pour le lait.î I Schenng-Plough Santé Animale Division de schering canada inc Pointe-Claire (Québec) H9R 1B4 BOSS est une marque de commerce de Schering Canada inc.BOS001-99F-J 50 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ! MI-MARS 2000 VOUS MERITEZ BIEN ÇA! Tout abonné est AUTOMATIQUEMENT à noire *AeMwi,iF* * TIRAGE FEVRIER 2001 BOMBARDIER PRODUITS RÉCRÉATIFS Une motoneige Ski-doo, modèle Grand Touring 600 Moteur deux cylindres Rotax® Série 3 de 597 cc à admission par capelets dans les cylindres et refroidissement par liquide Châssis ZX plus léger et plus petit pour une maniabilité et une performance générales supérieures Suspension avant ADSA perfectionnée Grands appuis-pieds et poignées chauffantes pour passagers Le gagnant pourra opter pour un VÎT Bombardier, modèle TraxterMC, de valeur équivalente.VALEUR TOTALE DU GRAND PRIX DE 10 000 S * Votre abonnement ou renouvellement, accompagné de votre paiement, doit être reçu au service à la clientèle, au plus tard sept jours avant la date des tirages.Pour être admissible lors de la date du tirage, vous n'avez aucun coupon à compléter si vous êtes abonné.Note : Les photos des prix sont à titre indicatif seulement.Pour obtenir une copie des règlements du concours, faites parvenir une enveloppe préadressée et affranchie à Concours « Vous méritez bien ça », 1001, boul.De Maisonneuve O., 10' étage, Montréal (Québec) H3A 3E1.® MC Marques de commerce de Bombardier Inc.et/ou de ses filiales.-âfc- ) Marque de commerce de Cub Cadet.des agriculteurs Bon d'abonnement TIRAGE EN JUILLET ET OCTOBRE B Équipement pour VentreHen de ta pelouse de Cüb Cadet TRACTEUR CUB CADET Z364 Moteur Industrial Plus de 18 ch à cylindres jumelés en V et soupapes en tête Plateau de coupe semi-flottant de 44 po Tourne sur lui-même Châssis en acier tubulaire soudé ultra-robuste (2u.bC2ade.Ü\l( Si vous êtes déjà abonné, vous n'avez pas à compléter ce coupon , agriculteurs pour participer au tirage, vous êtes inscrit automatiquement.Nom : _______ Profession : Adresse : Ville :______________________________ Code postal : _______________________ Durée de 1" abonnement : ?un an ?chèque ci-joint ___________________ ?VISA ?MASTERCARD Date d’expiration :__________________ _Province : _Téléphone Le Bulletin des agriculteurs a/s Johanne Bazinet 1001, boulevard De Maisonneuve O.Montréal (Québec) H3A 3E1 Téléphone : 1 800 665-5372 Région de Montréal : (514) 333-9145 Télécopieur : (514) 333-9795 Courriel : info@lebulletin.com Site internet : www.lebulletin.com TARIF D'ABONNEMENTS ?deux ans ?trois ans ________?envoyez-moi la facture N° de carte : _____________Signature C2001 Era| ^304 PHOTO : JEAN-CLAUDE BÉHAR u Ces additifs naturels digerent la moulée, qu’ils défont en compo- santes de base.Les enzymes alimentaires font grimper1 .' " Chez les vaches en début de lactation, les enzymes ont entraîné une hausse quotidienne de 3,5 kilos de lait.par Karen Beauchemin et Lyle Rode Les producteurs laitiers du Québec ont désormais accès à une technologie d'enzymes alimentaires qui peut contribuer à faire grimper en flèche la production laitière.Les enzymes alimentaires augmentent en effet la digestibilité de la ration, si bien qu'une part plus importante de son énergie est consacrée à la production de lait.En collaboration avec l’industrie, des chercheurs du Centre de recherches d’Agriculture et Agroalimentaire Canada situé à Lethbridge (Alberta) ont réalisé de nombreuses études qui ont mené au développement d'une technologie appliquée révolutionnaire faisant appel aux enzymes, à l'intention du bétail.Cette technologie a été brevetée aux États-Unis par le Centre, qui attend actuellement ses brevets du Canada et d'autres Les docteurs Beauchemin et Rode sont chercheurs scientifiques au Centre de recherches de Lethbridge, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Alberta.pays.Elle est toutefois d’ores et déjà sur le marché, sous la forme de moulée complète ou supplément appelé « EXTREME avec Promote N.E.T.» et distribué au Québec par Agribrands Purina Canada.Le vocable « enzyme alimentaire » regroupe de nombreux enzymes.Les enzymes sont des protéines qui facilitent les réactions chimiques au sein de systèmes biologiques.Contrairement à d’autres additifs alimentaires ou aux RESULTATS DE L’AJOUT D’ENZYME ALIMENTAIRE A LA RATION DE VACHES EN DEBUT DE LACTATION ÉLÉMENT RÉGIME Témoin Avec enzyme Écart (en %) ÉTUDE 1 - VACHES MULTIPARES Consommation de matières sèches (kg/j) 19,4 19,8 + 2 Digestibilité de la NDF (en %) 42,S 51,0 + 20 Production laitière (kg/j) 35,9 39,5 + 10 Teneur en matières grasses (%) 3,87 3,37 - 13 Teneur en protéines (%) 3,24 3,03 - 6 ÉTUDE 2 - VACHES PRIMIPARES ET MULTIPARES Consommation de matières sèches (kg/j) 19,4 19,8 + 2 Digestibilité de la NDF (en %) 42,6 44,3 + 4 Production laitière (kg/j) 35,3 37,4 + 6 Teneur en matières grasses (%) 3,34 3,14 - 6 Teneur en protéines (%) 3,18 3,13 + 2 Étude 1 : Rode, Yang, Beauchemin, Journal of Dairy Science, 82 :2121, 1999 Étude 2 : Yang, Beauchemin, Rode, Journal of Dairy Science, 82 (Suppl.1) :122 NDF : Cellulose au détergent neutre 52 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 03517760 OBJECTIF : DES ENZYMES EFFICACES Trois grands principes sont essentiels afin de tirer le meilleur parti des enzymes.T]on doit retenir un enzyme alimentaire conçu expressément pour le bétail et testé dans ce but.T]ll faut administrer la dose appropriée; une surutilisation d'enzymes serait inutilement coûteuse.^Jll faut utiliser des enzymes liquides, que l'on intègre à la ration.Ils sont intégrés commercialement à la moulée ou supplément au dosage approprié.On augmente ainsi la fixation de l'enzyme dans la ration.La moulée sèche agit comme une éponge qui emprisonne les enzymes dans des pores microscopiques.Une fois digérés, les enzymes intégrés à la ration sont diffusés lentement dans le rumen.Il est clair que les enzymes peuvent améliorer la production laitière et la conversion alimentaire des vaches laitières.Leur ajout à la ration en augmente la teneur digestible.Il importe toutefois de choisir un enzyme conçu expressément pour des vaches laitières et testé dans ce but.antibiotiques, ils sont tout à fait naturels, d’où leur grande acceptation par les consommateurs.Les enzymes digèrent la moulée, qu’ils défont en composantes de base, celles-ci étant ensuite traitées par la flore ruminale du rumen ou directement par l’animal.EN DÉBUT DE LACTATION Les enzymes profitent bien en début de lactation aux vaches qui affichent généralement un déséquilibre énergétique.On a mené deux études, où les vaches suivaient soit un régime alimentaire témoin contenant de l’ensilage de maïs, du foin de luzerne et des concentrés, soit le même régime, qui comprenait toutefois des concentrés additionnés d’enzymes.La première étude a démontré une augmentation de 20 % de la digestibi-lité de la fibre et de 3,5 kg de la production laitière quotidienne (voir le tableau).Cette hausse considérable de production laitière a toutefois entraîné une réduction de la teneur en matières grasses et en protéines du lait.La deuxième étude regroupait des vaches primipares et multipares, chez qui on a noté une augmentation de 4 % de la digestibilité de la fibre, d’où une augmentation de 6 % de la production laitière.Dans cette étude.il n’y a pas eu de différence dans la composition du lait.Le résultat net démontre que l'ajout d’enzymes alimentaires au régime de vaches laitières a des conséquences variables selon la ferme, plus précisément selon le statut énergétique des vaches et la qualité de leur ration, k ALmETAL ?0 VALMETAL vous offre qualité et performance à prix abordable.Informez-vous sur les nouvelles caractéristiques et composantes en acier inoxydable du nouveau modèle 880-SK.Financement 3,9**/o disponible Roulez votre ensilage de maïs à la sortie du silo et obtenez jusqu'à 20 % plus de valeur nutritive de votre récolte.Consultez votre concessionnaire VALMETAL pour plus de détails.VALMETAL, la façon de nourrir avec un maximum d'efficacité et un minimum de maintenance.VALHIETALI St-Germain, Québec Tél.: (819) 395-4282 Fax: (819) 395-2030 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 53 DEUX TECHNOLOGIES POUR AUGMENTER LA PROTÉINE DU LAIT ET AMÉLIORER LAIT La piqûre du Guy Boutin a réalisé un vieux rêve : ne plus jamais manquer de fromage en grains frais du jour.par Michel Dostie Le fromage en grains, on pourrait penser que Guy Boutin est tombé dedans quand il était petit.Il se souvient avec plaisir de ses nombreuses visites à la fromagerie de Saint-Félicien (Lac-Saint-Jean), où il puisait le fromage, directement dans les bassins.Il y a développé une véritable passion du « frais du jour ».Guy Boutin demeure maintenant à Québec, où il mène sa carrière, notamment en immobilier.Cependant, le Michel Dostie est journaliste.bon fromage en grains frais du jour de son enfance lui manque.« À Québec, dit-il, il n’y avait qu’une petite fromagerie, soit celle de la ferme SMA (qui appartient à l’hôpital Robert-Giffard), qui ne transforme rien d’autre que son lait.Elle fournit une clientèle qui lui est fidèle et ne peut occuper tout le marché.» Guy Boutin a donc décidé de réaliser un vieux rêve : posséder sa , propre fromagerie et, surtout, ne plus i jamais manquer de ce délicieux ; fromage frais.: La Régie des marchés agricoles lui ; a accordé un permis en lui précisant i 54 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 Les Brindilles, des tortillons de fromage salé très appréciés, représentent 15 % des ventes.LE BULLETIN DE! AGRICULTEURS / MI-MARS 201 La production va bon train à la Fromagerie de la Capitale.Certains jours, les bassins sont utilisés à cinq reprises.qu’il devait s’assurer de se procurer du lait.En effet, selon la convention de mise en marché du lait, la Fédération des producteurs assure un volume de lait à chaque industriel laitier.Les nouveaux venus ont simplement accès au volume de réserve prévu.Ils ont ensui- te deux ans pour établir leur quota.Dès lors, ce volume de lait leur est assuré.Par la suite, les transformateurs doivent négocier ou acheter les augmentations de volume dont ils ont besoin.Ayant en poche cette certitude d'obtenir du lait, Guy Boutin investit un million de dollars.Huit mois plus tard, la Fromagerie de la Capitale ouvre ses portes.« Je ne le regrette pas, mais je ne recommencerais pas non plus, précise Guy Boutin.La rentabilité est faible, et le nombre de règlements est considérable.» Guy Boutin a en outre appris que la négociation auprès des grandes chaînes n’était pas de tout repos.D’ailleurs, aucune n’offre ses produits, car « les conditions m’apparaissent trop difficiles à satisfaire », signale Guy Boutin.De plus, même si des négociations ont amené IGA a accepter d’inscrire ses produits, les gestionnaires locaux ont refusé de changer leurs habitudes d’achat.« Nous avons constaté qu’il y avait toute une différence entre le simple fait d’être listé par le grossiste et celui de finalement vendre aux détaillants, explique Guy Boutin, qui se reproche sa naïveté.Je ne me le pardonne pas encore ! » Le démarrage plus lent que prévu a incité Guy Boutin à se trouver un associé, Martin Bérubé.« L’entreprise n'avait presque pas de dettes, mais les difficultés initiales nous ont obligés à investir davantage », souligne M.Boutin.Maintenant, grâce à Martin Bérubé qui assume la direction générale de la jeune entreprise, celle-ci va de l’avant.En vue de com- Nous n’avions jamais utilisé d’implants, mais elle m’a iaé convaincu que c’était une bonne idée.Finalement, c’est plus facile que je ne le croyais et l’automne dernier, j’ai constaté que cela valait vraiment la peine.Nous n’avions jamais utilisé d’implants pour nos veaux, mon père n'y croyait tout simplement pas.Mais, après avoir assisté à une réunion d'éleveurs, ma fille Elaine m’a convaincu que c'était une bonne idée.Le vétérinaire nous a affirmé que nous pouvions les employer chez nos génisses et nos bouvillons, alors nous les avons implantés à tous nos veaux au printemps dernier.Elaine s’est occupée de l'implantation et tout s'est très bien passé.J'ai calculé que le gain de poids supplémentaire que nous avons obtenu nous avait rapporté environ 20 $ de plus par veau.Nos 115 veaux ont donc contribué pour 2 300 $ à l’achat de notre nouveau véhicule à quatre roues motrices.Elle me le prête parfois.Le rendement mentionné est approximatif et a été calculé en fonction d'un gain pondéral supplémentaire de 17 1b au moment du sevrage et d'un prix de vente établi à 120 S/q.Il est possible que les chiffres utilisés ne soient pas représentatifs., • Schering-Plough Santé Animale Division de SCHEPINO CANADA INC.Pointe-Claire (Québec) H9R 1B4 POUR UN BON DEPART! g RALGRo Un Fier Soutien des 4-H Marque de commerce de Schering Canada inc.56 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ! MI-MARS 2000 pléter la nouvelle mise de fonds, Guy Boutin a aussi créé une SPEQ (Société de placement dans l’entreprise québécoise) avec des parents et des amis.Pour rentabiliser ces investissements, le gestionnaire devait trouver des marchés.La solution mise en place fait maintenant la fierté de Guy Boutin.Parallèlement à la fromagerie, il a en effet instauré un service de distribution.Il s’agit de deux entreprises distinctes, la deuxième étant rapidement devenue la planche de salut de la première.Aujourd’hui, les deux commerces emploient une cinquantaine de personnes.Les 11 fromages fabriqués par la Lromagerie de la Capitale, de même que 21 autres produits (p.ex.: boissons gazeuses, chocolat et arachides) sont distribués quotidiennement dans 590 petites surfaces (dépanneur, station-service, casse-croûte d'immeuble à bureaux, etc.) de la région de Québec.Guy Boutin met au défi quiconque de trouver de son fromage en grains qui ne serait pas frais du jour.En effet, chaque point de vente est visité tous les jours, du lundi au samedi, avant 13 h.Les principaux fromages distribués sont le fromage en grains, le cheddar, le cheddar aux fines herbes, le Bric et les Brindilles.Ce dernier est un tortillon de fromage salé, qui représente 15 % des ventes.Devant la fromagerie située boulevard Charest Ouest à Québec, Guy Boutin exploite aussi un comptoir et un restaurant.Plus de 300 fromages de même que quelques produits de fine cuisine y sont offerts.Le restaurant dessert les nombreux travailleurs de ce quartier industriel et commercial de Québec.Il permet en outre de donner un caractère éducatif à la fromagerie, qui devient en quelque sorte un centre d’interprétation.Les vitrines donnent en effet sur l’usine, où les convives peuvent observer la fabrication et l'emballage des fromages.« Jusqu’à maintenant, nous n'avons pas vraiment eu le temps de nous occuper des touristes et d’exploiter ce volet de l'entreprise, mais cela fait partie de nos nouveaux objectifs », dit Guy Boutin, te LA COURSE AU QUOTA La « course au quota » de la Fromagerie de la Capitale ne va pas si mal.L'entreprise qui, au début, ne transformait que de 2000 à 2500 litres de lait par jour peut maintenant en transformer jusqu'à 28 000 litres.Certains jours, les bassins de fabrication sont remplis à cinq reprises.Deux salles de maturation ont été aménagées, et l'une d'elles est déjà utilisée.En juillet, la fromagerie a transformé 400 000 litres de lait.La course au quota s'est terminée le 30 septembre; après 24 mois d'exploitation, Guy Boutin pense avoir droit à un quota annuel d'environ 2,6 millions de litres.« Évidemment, les grossistes savent que nous sommes à faire notre quota, ce qui provoque une pression à la baisse sur les prix.Cela nous sert bien, car nous pouvons, malgré la petite envergure de notre fromagerie, vendre au même prix que les grosses.Comme le lait représente 75 % des coûts de production, les grandes entreprises peuvent difficilement réaliser des économies d'échelles importantes au point de nous nuire », explique Guy Boutin.Cependant, c'est l'après-quota qui l'intéresse vraiment.« D'une situation de crise, nous allons vers une nouvelle business.» Un nouvel investissement de 500 000 $ permettra la création de nouveaux fromages, une toute nouvelle approche marketing et, parce que la fromagerie possède déjà une accréditation du gouvernement du Canada, l'exportation vers la Nouvelle-Angleterre.« Le financement devrait être plus facile maintenant que nous avons prouvé que nous savons faire du fromage ! », lance Guy Boutin.Disponible en largeur de 11'6" à 45'6"avec châssis d'une profondeur de 130 pouces avec 5 barres Dents en "C" Dents en "S" ¦ Dents en "C" ¦ Pied étroit ¦ Support en fonte malléable ¦ Dégagement de 26 pouces ¦ Garantie limitée de 4 ans Dents en "S" deux pièces Pied étroit Plus résistantes que les dents en "S" conventionnelles Garantie de 3 ans FIELD COMMANDER RFC C'EST BIEN PLUS QUE SEULEMENT DES PULVÉBISEUBS, COOPERATIVE FEDEREE DE QUEBEC ^ |] ' j 11 f 0 P RI 81Î 0 H S ! TÉI.'.(81 9) 379 8551 Machines agricoles r '____'__________ pièces compatibles Tclcc.i(819)379*6912 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z MI-MARS 2000 57 OLAILLE SW Pour ramour des oiseaux par Philippe Gauthier L’an dernier, les élevages Carfio ont produit 14 000 oies, canards, cailles, faisans, pintades, perdrix.Amenez-en, des oiseaux ! Elle a le sens des affaires, du caractère, de l’entregent et un solide talent en vente.Il est timide, mais du genre visionnaire, débrouillard et patient.Tous les deux croient passionnément à ce qu’ils font.Philippe Gauthier est journaliste.Elle, c’est Carmen Ferland.Lui, c’est Fiori Zollo.Ils se sont unis pour le meilleur et pour le pire il y a plus de 20 ans et se sont associés pour exploiter un élevage d’oiseaux il y a 4 ans.Des oies, des canards, des cailles, des faisans, des pintades, des perdrix, des colins, des dindons sauvages, amenez-en ! Ils en mangent.Dans tous les sens du terme.58 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 7 MI-MARS 7000 59 1- Les Ferland-Zollo élèvent chaque année plusieurs milliers de volailles exotiques qu’ils vendent à des restaurateurs et à une clientèle de passage.2- Les oiseaux vivent dans des volières extérieures, même en plein hiver.Ici, les dindons sauvages.3- Fiori Zollo s’occupe des oiseaux, selon ses normes à lui.La ferme, Les élevages Carfïo (contraction de leurs prénoms), n’occupe que cinq hectares à Mercier, près de Châteauguay.Mais qu’importe : les Ferland-Zollo y élèvent chaque année plusieurs milliers de volailles exotiques qu’ils vendent à des restaurateurs et à une clientèle de passage.À la fin des années 1970, le couple habite Châteauguay.Elle est commerçante, il travaille dans la construction où il se plaît peu.C’est aussi un grand chasseur de gibier à plumes, une activité qu’il délaisse au profit de l’observation des oiseaux.Un jour, il construit un abri et y installe des cailles, l) PHOTOS : PHILIPPE Des bartavelles, espèce de perdrix rouges des montagnes récolte parvient à maturité, il envoie ses oiseaux s’y nourrir.Pourquoi ?« Parce que c’est beau, et que les oiseaux sont bien », explique-t-il.L’essentiel de l’alimentation, bien entendu, est constitué d’une moulée spéciale, dont l’éleveur a lui-même imaginé la recette.L’élevage à l’extérieur a ses avantages et ses inconvénients.Les volailles exotiques sont très vulnérables aux épidémies quand elles sont à l’intérieur, mais le grand air semble réduire les pertes.Par contre, les humains ne sont pas les seuls à aimer le canard : les renards et les mouffettes se servent parfois aussi.On limite le problème en fixant le grillage à une bonne profondeur.On fait aussi uriner le chien sur les poteaux : l’odeur éloigne les bêtes.Les agronomes demandent parfois des conseils au couple sur le gibier à plumes, mais ont du mal à en offrir.Fiori Zollo a donc dû développer lui-même ses techniques d’élevage.Dans ce cas, le sens de l’observation s’avère payant.Comment savoir, par exemple, que les colins de Virginie (une espèce de perdrix très appréciée) forment des couples permanents et qu’ils ne se reproduisent pas sans leur partenaire ?Quels sont les projets de la ferme ?Le couple rêve d’ouvrir une boutique et de faire un peu de transformation à Châteauguay.Fiori serait un cuisinier hors pair, et ses créations (sauces, pâtés et plats de volaille) auraient un bon potentiel commercial.Les seuls qui risquent de perdre des plumes dans le projet, ce sont les oiseaux ! te Puis, il remplit le garage de faisans.En pleine banlieue ! Forcé de s’exiler avec ses oiseaux.M.Zollo loue une petite ferme au village de Sainte-Martine.Il y élève un millier d’oiseaux de toutes les races, pour le plaisir, puis déménage sur le site actuel de Mercier en 1983 et commence à vendre sa production aux abattoirs.Pendant des années, la ferme fait à peine ses frais.Fiori Zollo cherche la qualité ultime et élève ses volailles en plein air.Cependant, les abattoirs ne sont pas prêts à payer pour obtenir ce genre de perfection.En 1996, Mme Ferland décide de s’occuper de la ferme et d’en faire quelque chose.« Mon mari n’est vraiment pas un administrateur, confie-t-elle.Il ne sait même pas comment préparer un chèque ! » La tâche qu'elle s’assigne : s’occuper elle-même de la distribution.L’idée, c’est de profiter de l’agro-tourisme pour vendre à une clientèle de passage.Jusque-là, ce type de ventes est resté marginal.En bonne vendeuse, elle sollicite restaurants et boucheries.Elle fréquente les fêtes gourmandes et divers salons agroalimentaires.L’été dernier, elle va même jusqu’à organiser un mini-festival sur la ferme, avec d’autres producteurs régionaux : elle attire 2838 visiteurs inscrits, peut-être 3500 en tout.Quant aux relations avec les abattoirs, elles changent du tout au tout : Carmen Ferland paie pour le service, mais se fait livrer toutes les carcasses (emballées selon ses spécifications) à la ferme.L’industrie rechigne, mais finit par accepter ces conditions un peu spéciales.En 1999, la ferme aura produit près de 14 000 oiseaux.Maintenant, la clientèle de passage ne manque pas.Il faut voir Carmen Ferland s’en occuper.Elle passe beaucoup de temps avec chaque client, faisant découvrir ses produits (coupes spéciales, pâtés, foie gras, etc.), montrant les photos de ses activités de promotion, donnant des conseils de cuisson et sortant des fiches-recettes.Impossible de sortir de la boutique sans avoir les bras chargés de viande ! MANIAQUE DE LA QUALITÉ Et son mari, dans tout cela ?Il s’occupe des oiseaux, selon ses normes à lui.Des normes qui paraissent un peu maniaques, dans un monde où le rendement prime habituellement sur tout, mais qui lui font plaisir et plaisent à la clientèle.À peu près tous les oiseaux vivent dans des volières extérieures, même en plein hiver.De fait, la majeure partie de la ferme est couverte d’enclos grillagés sur les côtés et souvent même sur le dessus.La plupart sont reliés par un ingénieux réseau de couloirs en broche.L’été, Fiori Zollo sème du maïs, du trèfle, du tournesol et du millet dans les enclos inoccupés.Lorsque la Carmen Ferland gère elle-même la distribution et passe beaucoup de temps avec chaque client.60 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z MI-MARS 2000 PHOTOS : PIERRE SAURIOL FRUITS Pour obtenir hauts rendements et qualité, on doit s’exercer à repérer rapidement les carences minérales.par Pierre Sauriol Pierre Sauriol, agronome, est consultant privé en horticulture.Les éléments mineurs se laissent désirer Les éléments mineurs sont des minéraux essentiels à la croissance des plantes.Requis en petite quantité, ils ont tout de même beaucoup d’impact sur le rendement et sur la qualité des légumes.On néglige souvent de tenir compte de la carence en bore.Certains producteurs de crucifères plus sensibilisés à cette réalité appliquent des traitements foliaires, qui ne suffisent toutefois pas toujours.Comme le bore est peu mobile dans la plante, il faut en appliquer plusieurs petites doses sur les points de croissance.Le céleri et les crucifères comme le chou-fleur, les choux chinois et michili et le rutabaga sont particulièrement touchés.Si la saison est sèche, la formation de poils absorbants sur1 les plantes est moindre.Or, comme ceux-ci constituent les points d’absorption du bore, la carence est alors plus probable.l) FRUITS Gl ¦S Un chercheur de l’Université du Michigan, le Dr Darryl Warncke, a démontré que des applications foliaires de bore augmentaient la teneur en bore et en manganèse du tissu de la carotte.Ces deux traitements foliaires (0,28 kg B/ha ou 0,25 lb B/acre) ont même augmenté le rendement total et vendable de la carotte.Il affirme que des applications foliaires de calcium et de bore augmentent l'accumulation de potassium dans le tissu de la carotte, ce qui peut améliorer sa conservation en entrepôt.La carence en molybdène s’apparente à la carence en azote puisqu’elle nuit à l’assimilation de l’azote par la plante.Les crucifères affichent souvent une déficience en molybdène, surtout en sol acide.On observe aussi souvent cette carence dans les cultures en terre noire ou en serriculture avec terreau artificiel.En sol non acide, une fertilisation azotée qui abaisse temporairement le pH et diminue la disponibilité du molybdène peut induire une telle carence; il faut alors la corriger rapidement.Le DIAGNOSTIC AU CHAMP Le délai entre le moment où l'on soupçonne une carence et la production du rapport d'analyse foliaire est trop long.Cette attente fait perdre de précieux jours de croissance et beaucoup de qualité.Divers volumes illustrés permettent de reconnaître les symptômes de carence.Posez un diagnostic, prélevez un échantillon d'analyse, mais appliquez tout de suite un correctif.Le résultat d'analyse confirmera (ou infirmera) vos doutes.et vous aurez appris quelque chose ! La réponse à une pulvérisation foliaire se manifeste rapidement.Bien que ces traitements ne soient pas miraculeux, certains symptômes disparaissent après quelques jours.Il importe de respecter les doses recommandées par les fabricants, sinon on risque de déséquilibrer la plante.molybdène doit être utilisé avec précaution puisque le seuil entre la carence et la toxicité est mince.À ce sujet, les agronomes-conseils sont généralement les personnes les mieux informées sur les doses à recommander.On peut soupçonner une carence en cuivre si les oignons ont une pelure plus mince qu’ils perdent au brossage ou s’ils manquent de couleur.La couleur des carottes ou la présence d’une mince marge chlorosée sur les feuilles de laitue peut aussi dénoter cette carence.Le Dr Warncke a démontré qu’un traitement foliaire en bore et cuivre augmente le rendement total des oignons, surtout des calibres de 4,5 à 6,25 cm.De fortes doses de phosphore, de zinc et d’azote peuvent entraver l’absorption du cuivre.Comme le chaulage élève le pH du sol à un niveau où le manganèse et le zinc sont moins assimilables, leur carence se fait de plus en plus fréquente.En sol détrempé, un excès de fer bloque momentanément le manganèse, d’où un jaunissement Les crucifères (ici le chou chinois) sont particulièrement touchés par la carence en bore.62 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 entre les nervures des jeunes feuilles, assez facile à reconnaître.Les recherches du Dr Warncke ont montré qu’un traitement foliaire de manganèse appliqué à la mi-saison sur des oignons a fortement augmenté le nombre d’oignons de calibre supérieur à 6,25 cm.D’OÙ VIENT L AUGMENTATION DES CARENCES MINÉRALES ?Il est difficile de cerner de façon catégorique les facteurs qui ont contribué à augmenter le taux de carences minérales.La plupart des variétés utilisées aujourd’hui sont des hybrides performants.Ces hybrides cotent fort sur le plan du rendement, mais ils exigent plus de minéraux.Comme ils tolèrent mal les déséquilibres minéraux, la moindre carence les affecte.Le nombre de plants à l’hectare a souvent doublé.Les rendements aussi.Or, la fertilisation minérale n’a pas toujours suivi.Certains champs font de plus en plus l’objet d’une double récolte, d’où des prélèvements accélérés d’éléments mineurs.La transplantation donne des plantules aux systèmes radiculaires superficiels, qui ont une zone de recherche d’éléments minéraux et d’eau plus réduite.Dans le cas de cultures sous fertigation, les racines sont concentrées dans la zone irriguée, et il faut apporter les éléments mineurs dans cette zone ou sur les feuilles.Et que dire de ces rendements de poivron quadruplés par la fertigation ?Cette irrigation accrue peut lessiver des éléments comme le bore et le molybdène et laisser le sol déficient.Une analyse de sol complète permet de connaître sa teneur en éléments mineurs.Il ne suffit toutefois pas d’en ajouter, car leur disponibilité est liée à divers facteurs, dont le pH et l’humidité du sol.Le cuivre doit être appliqué au sol d’abord.En sol à pH élevé, le zinc et le manganèse peuvent devenir non disponibles.Une application au sol de ces deux éléments ne signifie donc pas une absence de carences.Par ailleurs, une fertilisation phosphatée appliquée en bande dans le démarreur nuit à l’absorption du zinc par la plante.Il faut tenir compte de tous ces éléments avant d’avoir l’assurance qu’un sol n’est pas carencé ! te OUTILS DE DIAGNOSTIC : Diagnosis of Mineral Disorders in Plants, Vol.2, Vegetables, Alan SCAIFE et Mary TURNER, Long Ashton Research Station, Université de Bristol, Crown Copyright 1983; en réimpression.Nutrient Deficiencies and Toxicides in Crop Plants, 1993, 202 p.Édition William F.Bennet.65 $ au Horti-Centre du Québec, 1 800 463-4678 Perforé avec ou sans membrane géotextile Ecoulement maximum grâce à son intérieur lisse et sa forme directionnelle.Diamètre : 100mm.(4") LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 63 TOUS LES TUYAUX ET ACCESSOIRES DE DRAINAGE POUR VOS TRAVAUX, POUR VOS AMÉLIORATIONS, EXIGEZ DE VOTRE INSTALLATEUR LES PRODUITS SOLENO.DIAMÈTRES DISPONIBLES: 38 - 50 - 75 - 100 - 150 - 200 - 250 - 300 - 375 - 450 - 600 - 750 - 900 mm.GRANDE NOUVEAUTE SOLIDE ET TRÈS EFFICACE VOUS PENSEZ À DRAINER PENSEZ Avec ou sans perforation En rouleaux de: 15 - 30 -45 - 75 - 1200 mètres PHOTO : PIERRE SAURIOL FRUITS ET EGUM [S Pas de concombres sans abeilles Une fleur de concombre nécessite plus de 10 visites.Les abeilles sont essentielles à la culture des cucurbitacées.Des chercheurs de l’Université du Michigan affirment qu’il faut une ruche par hectare de citrouilles ou de courges.Ce nombre varie selon la dimension du champ et la présence ou non de pollini-sateurs indigènes.On sait qu'il y a assez d’abeilles dans un champ de concombres lorsqu’on entend les abeilles butiner.On recommande de placer les ruches à divers endroits autour du champ, pour diminuer la distance que les abeilles auront à parcourir et les inciter à rester dans le champ.La pollinisation complète d'une fleur de concombre nécessite plus de 10 visites.Une pollinisation incomplète donne des fruits plus petits et difformes.Idéalement, on installe la ruche de trois à cinq jours avant l’apparition de fleurs.À ce moment, de 10 à 15 % des plants devraient porter des fleurs femelles.Comme les abeilles doivent s’habituer au nouveau site, elles visiteront ces fleurs avant de se laisser tenter par des plantes plus attirantes.On doit d’ailleurs éviter de planter des cucurbitacées près de champs de luzerne, de trèfle ou de sarrasin.En effet, ces plantes attirent tellement les abeilles que celles-ci négligeront les cucurbitacées.En retirant les ruches deux semaines plus tard, on évite de polliniser les fleurs tardives, qui produisent surtout de petits fruits.Les premiers fruits sont généralement plus gros.Les abeilles butinent surtout entre 9 h et 15 h.Une irrigation ou une pulvérisation les dérange : elles quittent les lieux, pour ne pas revenir de la journée.Une étude de l’agronome Daniel Gingras a montré que la pollinisation est indispensable à la production de concombres droits et de gros calibre.Ses travaux ont montré que les insectes indigènes visitent peu les champs de concombres, mais que l’ajout d’abeilles a quadruplé les rendements en plus d’améliorer la qualité.L’auteur conclut qu’il est inutile d’irriguer et de fertiliser s’il n’y a pas d’abeilles, te Pierre Sauriol ROTOCULTEUR HOWARD « LE STANDARD DANS L’INDUSTRIE » • Que vous soyez agriculteur, pépiniériste, paysagiste ou jardinier, vous pouvez compter sur les bêcheuses Howard pour un travail efficace.• Disponibles en largeur de 30, 40, 50, 60, 70, 80, 90, 100, 120 et 160 pouces, elles s’adaptent aux tracteurs de 12 à 250 ch.• Howard est un pionnier dans le domaine des bêcheuses et demeure le chef de file depuis 1922.Communiquez avec votre concessionnaire local ou appelez-nous : *u9XMNG (arm equipment distributors ROBERT H.LANING & SONS LTD.Robert H.Laning & Sons Ltd.Waterloo, Québec Sans frais : 1 800 363-3292 Obtenez votre ^ggchez les spécialistes suivants: Agrocentre St-hyacinthe (450) 796-3360 Succursale St-David (450) 789-2053 Agrocentre Farnham Stanbridge Station (450) 296-8205 Succursale Farnham (450) 293-3131 Agrocentre Vinisol Nicolet (819) 293-5851 1-800-567-7971 Les Engrais Lanaudière Joliette (450) 759-1520 Fertibec Ste-Martine (450) 427-2132 Agrocentre St-Rémi (450) 454-3112 Agrocentre St-Pie (450) 772-2475 1-888-772-5140 Succursale St-Valérien (450) 549-2675 1-888-549-2675 L'EXPERTISE AGROCENTRE TOUJOURS PLUS RENTABLE! 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La plupart des producteurs agricoles ont en effet de la difficulté à accepter de ne plus être indispensables à leur entreprise.Pour eux.la transition du pouvoir peut se faire, à condition que rien ne change véritablement.Comme disait l’un d’eux : « Ce sera à ton tour de faire des sacrifices comme ta mère et moi en avons faits ! » Ainsi présentée, l’entreprise familiale peut certes se transférer, mais elle risque d’offrir bien des lendemains douloureux.Comment préparer sa relève, et quelles sont les qualités dont cette dernière doit faire preuve ?L’aspect humain de la préparation de la relève est indispensable à sa réussite.Comment la relève entrevoit-elle son avenir ?On veut bien viser une augmentation des revenus, mais le temps libre a désonnais son importance.Quels liens existent entre l'efficacité financière, la charge de travail et la Intervenant en relations humaines dans le domaine de la t ransférabilité des entreprises, l’auteur de cet article peut être joint par téléphone (450 655-2979) ou par télécopieur (450 655-3949).satisfaction personnelle relativement à la vie de couple et sociale ?La planification de la relève se répartit sur plusieurs années.Les enfants doivent de plus en plus être informés et participer à l’établissement des règles que se donne l’entreprise.Certaines conditions de base sont essentielles : l’attachement à la terre, l'appréciation de la vie agricole, le désir de préserver le patrimoine familial et l’esprit d’entreprise.On les rend présentes en apprenant à faire confiance à sa relève et en lui donnant des objectifs clairs et précis.Celle-ci doit savoir que, durant les premières années de son nouveau mandat dans l’entreprise.elle doit mettre les bouchées doubles pour honorer ses obligations financières.Est-il préférable d’offrir un tracteur neuf, ou une augmentation de salaire pour susciter l’intérêt de sa relève ?La réponse idéale n’existe pas.Souvent, afin de gagner du temps, on se procure un tracteur plus puissant, mais on oublie qu'il faudra aussi changer bien d’autres machineries pour tirer pleinement parti du « nouveau cheval ».Il y a donc gain de temps, mais aussi augmentation des dépenses.L’opportunité de l’acquisition est une question de timing et de jugement, te I h.?'!= ¦: - I Âf ; ! i II y a une douzaine d'années, Louis Désy, de Saint Barthélémy (Berthier), espérait que son fils Michel prenne la relève.Aujourd’hui, c’est chose Est-il préférable d’offrir un tracteur neuf ou une augmentation de salaire pour susciter l’intérêt de sa relève ?La réponse idéale n’existe pas.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z MI-MARS 2000 65 PHOTO : LIONEL LEVAC VIE RURALE Dès qu’ils quittent les champs et les bêtes, ils s’installent devant leur écran et font courir leurs doigts sur un clavier qui les amène partout dans le monde.Ils sont agriculteurs, oui.Mais aussi des mordus d’Internet ! par Sophie Allard Jean-François Riendeau, producteur laitier et céréalier de Sainte-Martine, est adepte d’Internet depuis près d’un an et ne peut désormais plus s’en passer.« Je m’en sers très souvent au travail.Ce matin, j’ai même commandé de la semence de taureau et des copeaux de bois, en ligne.Internet me permet d’être au courant des dernières nouveautés et d’accéder à des renseignements pertinents avant de poser un geste », dit-il.Il a repéré un grand nombre de sites l’intéressant particulièrement et les a classés en catégories : Revues et journaux Des agriculteurs branchés ! Jean-François Riendeau, producteur de Sainte Martine : « Ce matin, j'ai commandé de la semence de taureau et des copeaux de bois, en ligne.» Markus Snegg, nouvellement associé à ses parents et fraîchement diplômé du cégep, a découvert Internet à l’école.agricoles, Machinerie, Productions animales et végétales et Utilités.Le Bulletin des agriculteurs, Radio-Canada et AgriOnline s’y trouvent.Markus Snegg, producteur laitier de Saint-Biaise, utilise aussi beaucoup Internet dans le cadre de son travail.« Je visite régulièrement des sites que recommandent les magazines agricoles auxquels je suis abonné.Ce qui est bien, c’est que les informations y sont souvent neutres et ne viennent pas de vendeurs ! » Ce jeune homme de 23 ans, nouvellement associé à ses parents et fraîchement diplômé du cégep, a découvert Internet à l’école et l’a fait entrer à la maison il y a un an.L’esprit pratique, il se retrouve souvent sur le site de Météomédia.« On peut connaître les prédictions météorologiques à toute heure et planifier le travail en conséquence ! », dit-il.11 mise aussi sur le site de petites annonces Agricom pour annoncer le matériel qu’il veut vendre.« Je dois savoir où je vais, car j'aime bien faire des recherches, mais je ne suis pas très patient, confie M.Snegg.On peut facilement passer une demi-heure à naviguer sans résultat.c’est frustrant ! » Il précise qu’il n’est pas maniaque d’Internet, mais qu’il s’agit d’un outil fort utile.« Pour apprécier, il faut savoir s’y retrouver, reconnaît Jean-François Riendeau.J’aime comparer l'utilisation d’Internet à celle du réseau routier : quand on a une carte routière en mains, il est beaucoup plus facile de circuler sur l’autoroute et de reconnaître les bonnes sorties.» Pour ce faire, il a suivi un cours d’initiation à Internet offert par l’Union des producteurs agricoles et I Sophie Allard est journaliste.I N ot/s e n prenons Une gestion responsable pour protéger les gens Q Pesticides : le rôle des étiquettes En suivant les modes d’emploi stipulés sur les étiquettes de pesticides, les agriculteurs canadiens acceptent de bon gré leurs responsabilités comme producteurs d’aliments salubres et nourrissants.L’étiquette d’un pesticide a pour fonction de protéger non seulement la personne qui manipule et qui applique le produit, mais aussi la culture et l’environnement.Le texte de l’étiquette provient des renseignements que doit fournir le fabricant lorsqu’il demande, par l’intermédiaire de l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, l’homologation de son produit au Canada.En effet, il est alors tenu de soumettre des études toxicologiques, des données sur les propriétés physiques, chimiques et environnementales, la quantité, l’efficacité, la fréquence et les périodes d’application, de même que des renseignements sur les résidus qui pourraient demeurer sur les cultures vivrières.Le résultat, une fois que le produit a été homologué, est une étiquette qui permet à l’utilisateur de se familiariser avec l’ingrédient actif, les cultures approuvées, les doses de traitement, les ravageurs visés et la manutention sécuritaire du produit.Pour favoriser encore plus l’utilisation prudente des produits, il existe divers programmes provinciaux qui offrent aux producteurs canadiens une excellente formation pour leur aider à éviter des problèmes comme ceux qui sont énumérés ci-dessous : • dommages causés aux cultures et à l'environnement si la dose utilisée est excessive; • élimination insuffisante des ennemis des cultures, accumulation de graines de mauvaises herbes et développement de populations résistantes, si la dose utilisée est inférieure à celle qu’on recommande sur l’étiquette; • risques pour l’utilisateur, la culture et l’environnement si l’on pulvérise un mélange en réservoir qui n’a pas été approuvé; • risques pour la santé de l’utilisateur à cause d’une manipulation incorrecte des pesticides; • dommages causés à la culture suivante traitée, si le pulvérisateur n'a pas été nettoyé conformément aux instructions.En participant au programme Nous en prenons soin, les agriculteurs canadiens font leur part pour préserver notre environnement et pour assurer un bon approvisionnement d’aliments salubres aux consommateurs du Canada et du reste du monde.INSTITUT POUR ¦B la protection DES CULTURES 21, place Four Seasons, bureau 627 Etobicoke (Ontario) Canada M9B 6J8 Tél.: (416) 622-9771 Téléc.: (416) 622-6764 Internet : http://www.cropro.org LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 67 FORMATIO acheté différents ouvrages destinés à ceux qui y font leurs premiers pas.« J’ai moins utilisé Internet l'été dernier et j’ai perdu quelques trucs.Cet hiver, je m’y suis remis sérieusement et j'en ai profité pour enseigner quelques rudiments à ma femme, qui n’en avait qu’une connaissance fort rudimentaire.» UNE FENÊTRE SUR LA PLANÈTE Pascal Guertin a découvert le bonheur d'Internet il y a à peine cinq mois.Il communique quotidiennement avec parents, amis et collègues et fait le plein de nouvelles du Québec.C’est que ce viticulteur se trouve à l’autre extrémité de la planète depuis une dizaine d’années ! Natif de Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville, il s’est installé en Australie en 1983 après avoir rencontré celle qui est maintenant sa femme.Il est ensuite devenu gérant du vignoble de ses beaux-parents à Bilbul, petit village situé à 500 km à l'ouest de Sydney.« C’est comme si Internet avait ouvert une fenêtre sur le monde et sur le Québec.J'aime garder le lien avec ce qui se passe au Québec, par exemple l’actualité, l’agriculture, la musique.Et puis, ça me permet de m’exprimer en français, ce que je fais seulement lorsque je téléphone à mes parents ! » L’important, pour Pascal Guertin, c’est de maintenir le lien avec ses proches, et Internet lui offre cette chance.Suisse d’origine, Markus Snegg DE PLUS EN PLUS DINTERNAUTES.Selon une enquête sur l'utilisation d'Internet par les ménages réalisée en octobre 1998, les Canadiens sont de plus en plus nombreux à utiliser Internet comme outil de communication à la maison, au travail, à l'école ou à la bibliothèque.La plus forte augmentation a 'V été enregistrée en Alberta, où 45 % des ' familles ont affirmé avoir utilisé un ordinateur pour communiquer en 1998.Au Québec, 26 % des ménages utilisent Internet, soit 6 % de plus qu'en 1997.Une famille australienne.présente chaque jour au Québec grâce à Internet ! communique aussi avec sa parenté par Internet.« Ça coûte moins cher que le téléphone et c’est plus rapide que la poste.Et puis, on n’a pas besoin d’attendre que l'autre soit présent et de se demander si on le dérange.On écrit, et l’autre répond quand ça lui convient.J'utilise le courrier électronique tous les jours.» Jean-François Riendeau est d’avis qu’Internet favorise les échanges et les rencontres.« J’aime beaucoup les forums de discussion.On apprend beaucoup et on rencontre des gens d’aussi loin que l’Afrique ou la Belgique.On établit des liens; ensuite, pourquoi ne pas faire un détour à l’occasion d’un voyage et visiter notre correspondant ?Tout part du clavier, mais se poursuit en relation humaine, une valeur pas assez présente dans la société actuelle.» UN PAS VERS L’AVENIR Les agriculteurs commencent à s’initier aux nouvelles technologies et à l’autoroute de l’information.« Le nombre de jeunes agriculteurs branchés est assez surprenant ! Je crois même que la proportion de personnes branchées est plus élevée chez les agriculteurs que dans la population en général », soutient Markus Snegg.Pourtant, les agriculteurs plus âgés connaissent moins bien Internet et hésitent encore à faire le saut.« Je crois qu'il faut avoir son propre ordinateur et être abonné à un service pour bien apprivoiser Internet.Il faut prendre son temps.», ajoute-t-il.« Bientôt, Internet sera essentiel, souligne pour sa part Jean-François Riendeau.Si tu ne te branches pas, tu te prives de beaucoup d’information utile.» Cependant, rien ne sert de s’affoler : l’aspect humain restera toujours à la base des relations entre les agriculteurs.te SITES INTERNET CITÉS : Agricom : www.agricom.qc.ca AgriOnline : www.agridirect.com Le Bulletin des agriculteurs : www.lebulletin.com Météomédia : www.meteomedia.com Radio-Canada : www.radio-canada.ca Répertoire des ressources électroniques en agriculture et agroalimentaire au Canada : www.agr.ca/agriweb/agriweb.htm Site officiel de l'industrie viticole australienne : www.wineaustralia.com 68 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 9^1 ESI ML KRÉZ6UABTFAU ! ÊTRE ENTRE LE5MAIN6 DE IMMINENT CHIRURGIEN,LE DOCTEUR PETROWSKI,, EST UNE CHANCE EXCEPTIONNELLE! T'EN FAIS PAS/ ON M'A ASSURÉE QUE L'OPERATION SERA REUSSIE., AVEC GARANTIE QUE TU SERAS SUR PIEDS POUR ALLER^ LA PECHE ! J 5WIS BIEN CONTENT! voyons! vous savez sien que je ne PUIS OPÉRER SANS FAIRE AUPARAVANT MES EXERCICES DIGITAUX HABITUELS! DOCTEUR PEWOmKt, TOUT EST PRET! EXCUSEZ NOUS,DOCTEUR-ON VA VOUS CHERCHER CE QU'lL FAUT iy X^T5>î SUIS PRESSE.VOULEZ-VOUS BIEN DIRE POURQUOI VOTRE FAMEUX \ DOCTEUR PETROfJOUt DU PIANO ?VOILA, docteur! u or IL SE DELIE LES DOIGTS AFIN D'OPÉRER AVEC PLUS DE DEXTERITE, m T0R6RÛLE! si vous tenez'1' ABSOLUMENT À JOUER LE PIANO, DOCTEUR, ALLEZ-Y AVEC UN AIR ^.CA SERAIT AUTREMENT PLUS GAI QUE VOTRE SACRÉE "MARCHE FWNÈBRE'DE CHOPIN f LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 69 PHOTO : ISABELLE NADEAU AUTRES PRODUCTIONS À partir du sirop d’érable, les acériculteurs fabriquent déjà de la tire, du sucre, et même Æêêl du vin et d’autres gâteries.La liste est sur le point de s’allonger encore.Bientôt, les érablières produiront en effet du.ginseng.Du ginseng pUr Philippe Gauthier Le ginseng, cette plante médicinale traditionnelle, très prisée en Asie, n’est pas un dérivé du sirop d’érable.Cependant, la culture en érablière lui convient très bien.Le ginseng est une plante indigène du Québec, où il poussait jadis en abondance.L’Ontario et la Colombie-Britannique ont entrepris d’en cultiver dans des champs.Le ginseng reste toutefois une plante forestière, et les acheteurs chinois n’apprécient guère sa version « champ » ! Or, s’il n’en tient qu’à Lucie Gosselin et Isabelle Nadeau, de Ginseng Boréal, les acériculteurs québécois produiront sous peu des racines de grande qualité.Philippe Gauthier est journaliste.Le sol doit être assez profond, car la racine atteint 30 cm.70 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 L’aventure de ces deux visionnaires débute en 1996.Lucie Gosselin s’occupe alors d’agroforesterie à la Corporation de développement économique de l’érable (région de Plessisville) et se dit que le ginseng peut accroître les revenus de la forêt.Elle invite Isabelle Nadeau, qui fait une maîtrise sur le ginseng à l’Université Laval, à donner une petite conférence sur le sujet.Le soir prévu, la salle est bondée ! À l’époque, l’idée de cultiver du ginseng au Québec fait son chemin.Le MAPAQ reçoit des appels de partout et les envoie au duo Gosselin-Nadeau, qui fait des essais en forêt.En avril 1999, la demande en semences et conseils est si forte que les deux femmes lancent Ginseng Boréal.CULTIVER DU GINSENG ?Le ginseng est si fortement associé à l’Asie que l’idée d’en cultiver ici paraît farfelue.Pourtant, le Canada en est le troisième producteur mondial.Il s’agit toutefois de ginseng de champ.Le ginseng est un ingrédient de la médecine chinoise depuis quelques milliers d’années.La science moderne n’a confirmé que certaines des vertus qu’on lui attribue.Les Chinois y croient néanmoins et paient le prix fort pour de belles racines.Comment reconnaît-on une racine de qualité supérieure ?D’abord, il faut que sa forme soit belle.Plus la racine Le ginseng est une plante fragile.On étudie la possibilité de faire pousser les plants dans ces casseaux durant un an, histoire de les protéger.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 71 PHOTOS : PHILIPPE GAUTHIER PHOTO : PHILIPPE GAUTHIER AUTRES in ressemble à un petit bonhomme, plus elle vaut cher.Ensuite, son âge importe.Le ginseng pousse lentement.Le champ donne une belle racine en quatre ans, environ.En forêt, il faut de 8 à 10 ans.Or, comme les principes actifs de la plante s'accumulent au fil des ans, à taille égale, le vieux ginseng de forêt vaut plus que le jeune ginseng de champ.Une fois séchée, une très belle racine vaut de 400 à 600 $ le kilo.Mais attention : le ginseng est fragile et exigeant.On installe d'abord la plante dans une érablière bien drainée, parce qu’elle est très sensible aux maladies fongiques.Il faut aussi que le couvert soit uniforme : à moins de 70 à 80 % d'ombre, la plante brûle.Le sol doit être assez profond, car la racine atteint 30 cm de profondeur.Idéalement, le sol est en pente, pour faciliter le drainage.Dans une région assez nordique, mieux vaut choisir une pente exposée au sud.pour prolonger la saison de croissance.Quant au sol, on suggère un loam limoneux ou sableux.Les argiles lourdes se drainent mal.Le pH doit se situer à 5,5 (ce qui exclut les bois de conifères, trop acides), et il faut ajuster les niveaux de calcium, de phosphore.de magnésium et de potassium.Nos forêts, souligne Isabelle Nadeau, ont de très faibles taux de phosphore.La préparation de la forêt n'est pas S’il n’en tient qu’à Isabelle Nadeau et Lucie Gosselin, de Ginseng Boréal, les acériculteurs québécois produiront sous peu des racines de grande qualité.racines dans un séchoir à air forcé.En moyenne, on obtient environ 80 kilos de ginseng séché par parcelle de 0,4 hectare.Une excellente récolte en donnera environ 200.Toutefois, un cultivateur négligent peut fort bien ne rien récolter du tout.Cependant, si on obtient le prix prévu, 80 kilos rapportent 40 000 $.Ce revenu peut revenir chaque année, si l'on cultive 10 parcelles en alternance.Intéressant, non ?« C’est payant, et l’investissement est modeste, conclut Lucie Gosselin.Cependant, il s’agit d’une culture délicate qui représente tellement de travail qu’il vaut mieux commencer à petite échelle.» te Le ginseng poussait en grande quantité au Québec, jusqu’à ce qu’on en fasse une cueillette trop abondante qui fasse disparaître la plupart des colonies, un peu comme ce fut le cas, récemment, pour l’ail des bois.de 2 mm de largeur.aisée.Pas question d’y entrer avec de la machinerie, à cause des érables.Il faut donc travailler à la main, puis ameublir le sol et planter le ginseng de manière dispersée, en imitant la pousse sauvage.En général, on plante environ quatre graines au pied carré.Compte tenu du taux de germination de 60 % et des pertes élevées la première année, la densité devrait se fixer à environ un plant au La racine d’une saison mesure moins pied carré.Les plants commencent à donner des graines (pour vendre ou ensemencer d’autres parcelles) après quatre ou six ans et sont prêts à être récoltés après 8 à 10 ans.La préparation du site et le semis nécessitent environ 250 heures de travail par 0,4 hectare de superficie.Les années suivantes, il faut inspecter le site deux fois par semaine afin d’éliminer les plants malades.La récolte exige 1000 heures de travail à la pelle et à la fourche.On fait sécher les 72 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 PHOTO : ISABELLE NADEAU / IK x, L’ordinateur automatise les fonctions comme la vitesse constante de la pdf, peu importe la révolution du moteur et les changements de rapports sur la transmission.Simon M.Guertin, agronome et ingénieur, est directeur du Bulletin des agriculteurs.Déjà lancés par New Holland, les modèles TM 150 et TM 165 peuvent maintenant choisir les rapports de vitesses les mieux adaptés au travail à exécuter.Grâce à un système de détection de l'effort à la sortie du moteur, les chan- gements de rapports sur la transmission s'effectuent automatiquement en fonction de la charge du moteur, de son régime et de la vitesse d'avancement.Par exemple, lorsque le tracteur travaille en troisième, la sélection se fait automatiquement entre la première et la cinquième, selon l'effort que le moteur doit fournir.John Deere annonce que sa transmission AutoQuad à quatre rapports automatiques et cinq gammes est offert par les modèles 7710 et le 7810 ainsi que 6310 et 6410, afin d'obtenir le plus d'efficacité possible des tracteurs.Depuis décembre dernier, les Américains voient publicisée la nouvelle série 8000/8000T dix, qui annonce une La plupart des fabricants de machinerie agricole nous promettent, pour avant l’an 2003, des tracteurs qui choisiront automatiquement le bon rapport de vitesses, voire qui troqueront le volant contre un système de guidage GPS.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ! MI-MARS 2000 73 servotransmission power-shift automatique.L'opérateur fixe un rapport maximum, et la transmission change de rapport pour maintenir l'efficacité du tracteur sans dépasser la limite établie.De son côté, Fendt présentait en février à Toronto sa transmission variable, qui se compare à une servotransmission power-shift dotée d'une infinité de rapports.Au champ, par exemple, le chauffeur fait fonctionner le moteur à 1900 tr/mn pour puiser dans sa puissance maximale et il règle le superviseur à 8 %.Le tracteur fonctionne alors dans une plage de régimes comprise entre 1750 et 1900 tr/mn; à défaut, la transmission change de rapport pour s'ajuster à l'effort.Voilà qui permet de tirer le maximum du tracteur, sans le surcharger.Par ailleurs, le constructeur finlandais Valtra Valmet profitait du Salon Agritechnica (Allemagne), l'automne dernier, pour annoncer qu'il se lançait dans les hautes puissances, (c'est-à-dire autour de 250 chevaux) grâce à un prototype de la série S.Ces tracteurs, qui seront offerts au cours de l'année ou l'an prochain, incorporent la transmission HiTech et le tout nouveau système Bus Can développé par Bosh et Intel.Cet ordinateur automatise les fonctions comme la vitesse constante de la pdf, peu importe la révolution du moteur, les changements de vitesses pour maximiser la performance du tracteur et bien d'autres.Un autre ordinateur reste en communication constante avec les instruments aratoires.Si l'on se fie au fait que plusieurs constructeurs internationaux comme Case IH, John Deere, Cummins, New Holland et Massey Ferguson cherchent à associer une norme au Bus Can, il y a fort à parier que les autres fabricants de tracteurs offriront tous la même chose bientôt.Et puisque l'on n'arrête pas le progrès, Renault Agriculture, le Cemagref et l'Université de Clermont-Ferrand (France) évaluent actuellement un prototype de guidage automatique du tracteur que Renault pourrait bien commercialiser en 2003.Ce système repose sur le positionnement GPS, qui permet d'espérer une précision au centimètre près.Deux modes d'utilisation sont proposés.Dans le premier, le tracteur est guidé automatiquement dans une parcelle, une fois que l'agriculteur a enregistré le contour parcelle, son point d'entrée et la largeur de son outil.Les trajectoires sont calculées automatiquement.Le dispositif peut traiter certaines tâches répétitives, à exécuter en début et en fin de raie.Dans le deuxième mode d'utilisation, l'utilisateur réalise tout d'abord une séquence complète de travail de façon traditionnelle, et le dispositif enregistre le tout (un CD-Rom peut enregistrer 1000 heures de travail).Le dispositif peut ensuite reproduire l'intégralité de la séquence de travail dans cette parcelle, le mois ou l'année suivante.Les trajectoires seront intégralement reproduites, ainsi que les actions sur le relevage, la prise de force et l'inverseur.Ces enregistrements pourront être transférés sur le PC de l'exploitation et enrichis, en particulier grâce à leur compatibilité avec les logiciels d'agriculture de précision.On peut imaginer l'avantage au moment du semis, de l'épandage d'engrais ou d'une pulvérisation nocturne.Malheureusement pour les nostalgiques de l'époque où le cheval rentrait seul à l'écurie, Renault précise que son tracteur ne sera pas programmé pour rentrer à la maison sans conducteur ! k Le tracteur est guidé automatiquement dans une parcelle, une fois que l’agriculteur a enregistré le contour parcelle, son point d’entrée et la largeur de son outil.74 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 NOUVEAU VP A LA ROYALE Anciennement directeur régional, agriculture, pour les régions de la Montérégie, de l'Estrie et du Centre-du-Québec, l'agroéconomiste Yves Mathieu a été nommé vice-président associé à l'agriculture et à l'agroalimentaire, direction du Québec, de la Banque Royale.À ce titre, il devient responsable de la gestion des équipes de spécialistes agricoles et de l'ensemble des relations d'affaires de la Banque dans le secteur de l'agriculture et l'agroalimentaire, au Québec.AGRITEX À DRUMMONDVILLE Les agriculteurs de Drummondville sont maintenant desservis par Agritex, le plus important regroupement de concessionnaires John Deere au Canada.Après 15 ans d'absence à Drummondville, John Deere fait effectivement un retour en force.Sous la direction de Georges F.Lavoie et de Jocelyn Guilmain, une équipe jeune et énergique s'est donné l'objectif de fournir un service personnalisé à tous les clients de cette cinquième succursale Agritex au Québec.En plus d'offrir la gamme complète de produits agricoles et commerciaux John Deere, Agritex a l'exclusivité, en territoire hors Montréal, des chargeuses de type skid steer.FINI LA MOUSSE On a beau maîtriser l'art de la pulvérisation, il faut parfois pouvoir compter sur des produits spécialisés pour que l'opération se déroule comme un charme ! Louis Caron, président de Norac Concepts, explique avoir noté un besoin de produits pouvant limiter la mousse dans le réservoir et d'un nettoyant de réservoir efficacë auprès de la nouvelle génération de produits chimiques.Son entreprise propose donc désormais la gamme Les agents auxiliaires, qui comprend entre autres Flat-Out et Clean-Out.Flat-Out doit limiter la production de mousse par les nouvelles formulations de glyphosate et d'autres mélanges en réservoir.Clean-Out répond au besoin suscité par l'utilisation accrue d'herbicides SU, que le nettoyage traditionnel à l'ammoniaque ou au moyen de surfactants ne réussit pas toujours à neutraliser.Information : (613) 841-2907 ou lcaron@noracconcepts.com.LOGICIEL AVEC PAEF On connaît déjà les logiciels Agri-Champs et Conseil-Champs, d'Agri-Gestion Laval.La société informatique a mis sur le marché la version 3,50 de ces logiciels, auxquels elle a greffé le nouveau module Portrait agroenvironnemental, un outil d'aide à la préparation de plan agroenvironnemental de fertilisation (PAEF).Cet ajout facilitera la tâche des entreprises désireuses de se conformer au Règlement sur la réduction de la pollution d'origine agricole du ministère de l'Environnement.Information : 1 800 463-7283 ou agl@fsaa.ulavaL.ca.DUAL MAGNUM AMELIORE Dual 480, produit de Novartis Protection des Cultures destiné spécialement à l'imprégnation d'engrais granulaires, vient de se joindre à la famille d'herbicides Dual renforcés par la nouvelle technologie Magnum.Dans sa nouvelle version appelée Dual II Magnum 760 SI, il offre une activité accrue malgré la réduction de sa dose d'emploi, d'où une plus grande commodité.La technologie Magnum permet de plus de désherber et de fertiliser le maïs et le soya en un seul passage.Aux mauvaises herbes déjà traitées par ce produit, s'ajoutent désormais le souchet et la morelle.ELECTION A L’AGMAQ L'Association des grossistes en machinisme agricole a réélu son conseil d'administration.Le président sera Jean-Marc Lauzon (Pneus & Jantes Conestoga), assisté de Gabriel Sylvestre (AGPRO) comme vice-président.Yvon Dufresne (AGCO), Denis taurin (Cabine taurin) et Richard Miller (Case IH) seront administrateurs.Pierre Lacoursière, consultant, agira comme secrétaire-trésorier.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ! MI-MARS 2000 75 AGCO lance neuf modèles de la gamme Vario de Fendt, qui promettent de modifier de façon radicale le marché de la machinerie agricole, à cause de la garantie impressionnante associée à cet équipement.En effet, le programme d'entretien Médaille d'or de Fendt va désormais de pair avec toute machine achetée en Amérique du Nord.Ce programme de garantie complète est d'une durée de 36 mois ou 3000 heures.Si le tracteur nécessite une réparation, Fendt pourra en prendre elle-même livraison et le transporter jusqu'au concessionnaire le plus proche, si celui-ci est à moins de 120 km.L'entretien de routine, y compris les vidanges d'huile et les changements de filtre, sera effectué sans frais.De plus, Fendt prêtera un de ses tracteurs durant 48 heures si la machine achetée fait défaut dans les cinq années suivant son achat.Pour avoir plus de précision sur ce nouveau programme, communiquez avec votre concessionnaire Fendt.UN OUTIL DE PLUS POUR LUTTER CONTRE LA TAVELURE Un tout nouveau fongicide, le Sovran, sera disponible dès ce printemps pour lutter contre la tavelure.Après plusieurs années de recherches, BASF introduit une nouvelle famille chimique : les strobirulines.Le phyto-pathologiste Wayne Wilcox, de l'université Cornell, effectue de la recherche sur cette famille depuis plusieurs années.« L'utilisation du Sovran est un outil de plus à intégrer dans un programme de lutte contre la tavelure, ce fongicide inhibe efficacement la germination des spores », explique le phytopathologiste.En plus de stopper la sporulation, on confère au Sovran un effet curatif et un pouvoir d'éradication jusqu'à 96 heures.Lorsque utilisé en postinfection, son efficacité se compare au myclobutanil.Par contre, Wayne Wilcox nous met en garde, c'est un produit hautement à risque pour le développement de résistance.C'est pourquoi on recommande de ne pas faire plus de deux applications consécutives de Sovran pour un maximum de quatre pulvérisations par saison.SEMIS DIRECT: POUR TOUT CONNAÎTRE Le PAMI, institut de recherche sur la machinerie agricole œuvrant à partir du Manitoba, vient de publier une nouvelle édition de sa publication Direct Seeding Manual, qui traite en long et en large des nouvelles données en matière de semis direct.S'ajoutant à l'équipe du PAMI, une vingtaine de chercheurs de pointe et près d'une quarantaine de producteurs agricoles y font part de leurs constatations et de leurs recommandations.On peut commander cette publication (55 $, taxes et envoi postal compris) de plus de 160 pages en s'adressant au PAMI : 1 800 567-7264 ou www.pami.ca.Direct Skkdini; Manual S A t \KMIM.SlMlll frll« Tu» N»H Mil U SMI U REPRODUCTION BOVINE JUSTE-A-TEMPS Vetrepharm a mis en marché un outil qui permet de décider à la journée près de la date des chaleurs des vaches.Il s'agit d'un dispositif d'administration intravaginale de progestérone à libération prolongée.L'insertion de l'applicateur fait augmenter rapidement le taux de progestérone, qui demeure élevé jusqu'à son retrait.Ce taux revient à ses valeurs de base dans les six heures suivant ce retrait, permettant alors la maturation du follicule, l'œstrus et l'ovulation.L'éleveur peut ainsi synchroniser l'ovulation avec des accouplements naturels planifiés, avec son calendrier d'insémination artificielle ou avec ses programmes de transfert d'embryon.L'utilisation du dispositif a en outre l'avantage de permettre une utilisation plus efficace de la main-d'œuvre, d'augmenter le taux de reproduction et d'adapter sa production aux exigences du marché.Information : 1 800 265-5464 POUR EVALUER LES STOCKS Des stocks mal évalués peuvent impliquer des ajustements considérables dans le bénéfice net et l'actif d'une ferme.De plus, trop de distorsion dans les données financières entre les fermes peut rendre incohérentes les comparaisons entre fermes, essentielles à toute analyse financière.Le Groupe GÉAGRI, en collaboration avec la Société de financement agricole, la Société du crédit agricole, l'UPA, le Mouvement Desjardins, la Régie des assurances agricoles, la Fédération des syndicats de gestion agricole, la Coopérative fédérée et la firme Raymond Chabot Grant Thornton, a donc bâti une référence comptable unique autour d'une méthodologie reconnue par le secteur agricole.Agri-stocks est un outil de travail destiné aux personnes qui produisent ou utilisent, à des fins d'analyse, les états financiers des producteurs agricoles.Information : (418) 646-1110 76 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z MI-MARS 2000 Qy KONGSKILDE L'ÉQUIPEMENT DE L Un outil.moins de passages.plusieurs tâches VALEUR AGRONOMIQUE Le 3800 est équipé de nouvelles dents en « S » de 15X65 (25 po) conçu pour durer plus longtemps en travail minimum du sol à un ou deux passages.Les dents vibrantes préparent uniformément le sol permettant un meilleur contact sol/semence et une excellente conservation de l'humidité.Le résultat.de meilleurs rendements.CONSERVATION DU SOL Nouvelles dents CONSER-TINE Kongskilde est réputée depuis des années pour ses cultivateurs avec dents en S Triple K qui préparent le sol pour maximiser la germination, la croissance des plantes et les rendements.Le nouveau cultivateur de la série 3800 allie ces caractéristiques à la capacité, à la gestion des résidus et à la durabilité requises dans le travail minimum du sol au Québec.DURABILITÉ Le châssis avec 5 barres d'acier tubulaire est doté d'amortisseur pour le transport routier.Les dents ont deux pièces 650 Conser-tine éliminant les ressorts conventionnels pour un entretien réduit.Espacées aux 4 pouces, elles nivellent le sol pour les céréales, le soya et le maïs.Qualité et service sont associés à Kongskilde depuis des années.Tous les modèles de la série 3800 ont une garantie limitée de 3 ans sur les dents.Modèle jusqu'à 58 pieds.Pour de plus amples informations et une démonstration gratuite, contactez : 1308, route 137 AG-PRO) Sainte-Cécile-de-Milton (Québec) JOE 2C0 Tél.: (450) 778-0444 Fax : (450) 778-0440 Qf) KONGSKILDE www.kongskilde.com 231 Thames Road East Exeter (Ontario) NOM 1 S3 Tél.: (519) 235-0840 Fax : (519) 235-2931 it nouveau par Luc Gagné, rédacteur en chef d'Auto Journal BUICK RENDEZVOUS 2002 POUR LES JEUNES DE CŒUR ! Qui aurait dit que Buick offrirait un jour une camionnette ! Et encore, on parle ici d'un luxueux véhicule baptisé Rendezvous (épelé sans tiret), capable de transporter jusqu'à sept passagers.En lançant la Rendezvous, Buick effectue un virage à 90 degrés.Cette marque de GM souhaite rajeunir son bassin de clientèle.Pour ce faire, elle mise sur la popularité dont jouissent actuellement les utilitaires à quatre roues motrices.Précisons toutefois que la Buick Rendezvous n'est pas un véhicule tout terrain.Il s'agit d'un croisement entre une minifourgonnette, un utilitaire 4 R.M.et une voiture de luxe; une future rivale des Lexus RX300.Dévoilée en février dernier au salon de l'auto de Chicago, la Rendezvous partage la même plate-forme que la Pontiac Aztek : il s'agit d'une évolution de la plate-forme des Venture/Montana/Silhouette de GM.C'est aussi la mécanique de ces minifourgonnettes qu'on retrouve sous le capot de la Rendezvous : un V6 à soupapes en tête de 3,4 litres.Ses 185 chevaux parviennent aux roues avant par une transmission Hydra-Matic à quatre vitesses et commande électronique.GM offrira le rouage intégral Versatrak en option dans le cas de la Rendezvous CX, et en équipement de série dans celui de la CXL.Ce système réactif redistribue le couple-moteur vers les roues arrière lorsqu'une roue avant (ou les deux) perdent de l'adhérence.Pour obtenir un comportement routier confortable, on a retenu une nouvelle suspension arrière indépendante — un choix propre à donner à la Rendezvous un roulement souple, destiné à rappeler la Park Avenue Ultra.L'esthétique de la carrosserie est nettement moins baroque que celle de l'Aztek, sa jumelle.La calandre affiche une large grille ovoïde, marque de commerce de Buick — seule concession à l'image conservatrice de cette marque.À bord, le luxe est omniprésent.Le découpage deux tons rehausse les appliqués de métal poli.Les stylistes de GM ont pris soin de doter les cadrans d'aiguilles et de chiffres au fini argent, destiné à évoquer une montre de grand prix ! Naturellement, une sellerie de cuir figure parmi la panoplie d'options proposées.Le côté pratique n'a pas été négligé pour autant.Ainsi, la seconde banquette arrière s'escamote complètement pour rendre le plancher plat.Et puis, devant, une large console centrale peut loger un ordinateur portable.On a même prévu un compartiment pour le sac à main ! La Rendezvous pourra transporter jusqu'à sept passagers, grâce à ses deux banquettes arrière.Et le coffre ?On y accède en soulevant un grand hayon large de 48 pouces.Une fois les deux banquettes escamotées, on obtient une aire de chargement de 108,9 pi3, soit cinq fois et demie le volume du coffre d'une Buick Park Avenue.On peut charger des panneaux de 4 pi sur 8 pi à l'intérieur, une fois les banquettes repliées.Fidèle au statut de Buick, la Rendezvous pourra être équipée de systèmes électroniques perfectionnés, comme le système d'alarme Ultrasonic, conçu pour détecter des mouvements à bord du véhicule lorsqu'il a été verrouillé, et le radar arrière qui permet de détecter les obstacles que ne pourrait apercevoir le conducteur en marche arrière.Est-ce à dire que la visibilité vers l'arrière est limitée ?Au Québec, la Buick Rendezvous sera commercialisée au cours du printemps 2001.te MOTEUR : V6 set 3,4 L TRANSMISSION Automatique 4 vitesses (VG); roues avant motrices ou rouage intégral CAPACITÉ DE REMORQUAGE : 3500 livres PRIX entre 35 000 $ et 40 000 $ 78 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS /Ml MARS 2000 Mariés de M italogae graluil par la poste sur drinandi Venez voir noire superbe evllection de ¦faire-éart de mariage 15% d'escompte sur gros albums 941, Bernard-Pilon, Beloeil (Québec) J3G IV7 (450) 467-6509 Bâtiment d’acier préfabriqué Concours Le Bulletin des agriculteurs Oublions le bogue de l'an 2 Entièrement en acier.Standardisé pour un rapport qualité prix incomparable.N'hésitez pas à nous contacter pour connaître le coût de votre nouveau bâtiment.Lors de notre tirage du f 20 janvier 2000, le sort a favorisé Jacques Roy, de Sully.On l'aperçoit en compagnie de Viateur Charest, de Lionel Charest et Fils, concessionnaire Bombardier à Pohénégamook.Et n'oubliez pas, un second VTT sera tiré en janvier 2001 en plus de trois prix trimestriels.Jetez vite un coup d'œil à la page 51 pour la description des prix ! szwAwm&.Claude Larochell Information Tél.: (514) 843-211 Fax : (514) 845-6261 • Les seuls bâtis comme les gros • 6 modèles disponibles • Profondeur de creusage 6'6" à 12'6 ' • Portée de 9" à 14'6" • Bennes 9 ' à 36" et fourche à fumier • Tous s'installent sur l'hydraulique 3 points de votre tracteur • Livraison et installation incluses Achetez directement du distributeur et économisez Tél.: (819) 821-2015 Fax : (819) 820-0490 1 888 821-2015 NOTRE GRAND GAGNANT DU VTT DE BOMBARDIER, MODÈLE TRAXTER, D UNE VALEUR DE 10 OOO $ : Jacques Roy, de Sully (près de Rivière-du-Loup) Excavateurs Kelley Ia-s Distributions BÂTI-KIT METAL SARTIGAN m itraqui 888 865 2284 CAGES ET COUVEUSES Cages à lapins, cailles couveuses pour amateur et professionnel.Pour catalogue, écrire à Ranch Cunicole G.L.R.Inc.215, Rapide Pial Nord, St-Hyacinthe, Qc.J2S 8B1.Tél.: (450) 799-5170 Télec.: (450) 799-5171 « BULK TANK » Bassins usagés toutes marques et toutes grandeurs, Refaits à neuf avant I installation, avec garantie.Meilleur qualité/prix.Les Entreprises André Leblanc et fils inc.(450) 792-6291 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 79 Au supermarché, on trouve de tout par Simon M.Guertin L’automne dernier, mon supermarché IGA s’est refait une beauté.Sa superficie a doublé, mais c’est son nouveau concept de circulation intérieure qui est le plus remarquable, incitant les carrossiers à ralentir et même bavarder au passage.À peine la porte franchie, un généreux comptoir de fruits et légumes haut en couleur nous accueille, mettant en vedette toutes sortes de marques de commerce, comme les tomates Savoura placées en groupes de En quête d’expériences nouvelles et de produits exotiques, les baby-boomers redécouvrent les marchés publics.Devant cette vague de fond, les supermarchés tentent de les attirer en sollicitant tous leurs sens.quatre dans un emballage de luxe qui annonce une qualité et un prix supérieurs.Bien engagé dans ces étalages, notre nez se sent peu à peu attiré par une chaude odeur de pain frais.Lorsque notre odorat l’emporte sur nos yeux, nous tombons dans la boulangerie qui a, elle aussi, son spectacle à offrir : du pain de toutes les formes et de toutes les couleurs, du blanc traditionnel au noir de la farine allemande, en passant par différentes teintes de brun, entraînant encore des prix deux fois plus élevés que le pain ordinaire.De toute évidence, la mode est aux marques de commerce, comme en fait foi la petite bouteille d’eau Naya vendue à prix d’or qui a même fait disparaître les nombreuses fontaines d’autrefois.Le même sort menace beaucoup de produits traditionnels, qui devront évoluer pour affronter ces nouveaux emballages.Blasés des restaurants, les baby-boomers sont à la recherche d’expériences culinaires nouvelles à déguster dans leur cocon.Tout commence au supermarché où ils veulent regarder, sentir, flâner, goûter, questionner.Il faut les voir devant le comptoir d’œufs, regarder les boîtes pour essayer de découvrir si la poulette n’aurait pas pondu dans un jardin spécial.Imaginez maintenant un étalage de produits laitiers dans lequel ils apercevraient un morceau de beurre de forme inusitée, dans un emballage montrant un pré parsemé de marguerites sur lequel on pourrait lire : Beurre naturel de prés salés des îles de la Madeleine, fait de lait de vaches québécoises authentiques.La tentation serait forte.D’après le futurologue danois Rolf Jensen, on se dirige de plus en plus vers des produits de marque distinctive (branded).Ce sont les entreprises qui sauront le mieux exciter l’imagination, celles qui parviendront le mieux à faire rêver les consommateurs qui emporteront le morceau.En Amérique du Nord, on compte 100 millions de baby-boomers, prêts à payer cher pour s’offrir des produits du terroir ou évoquant quelque chose de différent comme de l’agneau de prés salés du Bas-Saint-Laurent, du veau de Charlevoix, ou encore du porc naturel Le Breton.Autant en profiter ! Simon M.Guertin, M.B.A., agronome et ingénieur, est directeur du Bulletin des agriculteurs.80 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 PHOTO : © PRODUCTEURS DE LAPINS DU QUÉBEC TRUC DU CUISTOT CUISINE L’auteur de cette recette, Patrick Tréard, suggère d’utiliser le cidre Pommerie du Minot.À la fin de mars, on sait que la Nature sortira bientôt de sa léthargie.On vv jt servir quelque chose de nouveau de jeune et d’énergisant.Du lapin, par exemple ?INGRÉDIENTS 1 lapin de 1,5 kg (3,3 lb), découpé en six portions 5 échalotes françaises, hachées Calvados 1/2 bouteille de cidre pétillant Sel et poivre, au goût 60 ml (1/4 tasse) de beurre doux 3 carottes moyennes, en rondelles 3 pommes Golden, pelées, évidées et coupées en six quartiers 200 g (8 on) de champignons de Paris, pieds retirés 200 ml (app.3/4 tasse) de crème à 35 % 1 petit bouquet garni (thym, laurier et persil) Fécule de maïs (facultatif) PRÉPARATION I Dans une cocotte, faire rissoler les morceaux de lapin jusqu'à coloration.Ajouter les échalotes et faire revenir.?Flamber au calvados.Mouiller avec le cidre.Saler et poivrer.Cuire à feu doux, couvert.Retourner les morceaux de temps à autre.Une fois les morceaux de lapin cuits (la chair doit se détacher aisément), réserver le jus de cuisson.Mettre au chaud.?Entre-temps, déposer les carottes et 20 ml du beurre dans une casserole et faire cuire, à peine couvert d’eau.?Dans un poêlon, faire fondre 20 ml du beurre et y faire sauter les têtes de champignons.Saler et poivrer.Réserver.» Faire ensuite sauter les quartiers de pommes dans le dernier 20 ml de beurre, jusqu'à ce qu’ils soient dorés.> Tamiser le jus de cuisson.I Dans une grande casserole, le faire réduire de moitié.Si la sauce tarde à épaissir, prélever 3 cuillerées à table du jus et y diluer une cuillerée de fécule de maïs avant d'incorporer de nouveau le tout au reste du jus, en remuant.> Ajouter le lapin, les carottes et les champignons.Laisser frémir une ou deux minutes.» Servir entouré des quartiers de pommes.RECETTE : Patrick Tréard, porte-parole du Festival Lapin d'avril de l'An 2000 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 81 VIE RURALE VITALITÉ : n.f.Caractère de ce qui est éminemment vivant par Gilles Dansereau « C’est ainsi que mon grand-père allait chaque matin de Pâques, avant le lever du soleil, quérir un peu d’eau dans un ruisseau.» On ne peut s’empêcher de constater que certaines traditions folkloriques relevant uniquement de l'imagerie populaire nous font pénétrer dans des lieux où l’inexplicable fait loi.Certains phénomènes, relatifs à des coutumes transmises de génération en génération, étonnent parfois de bien étrange manière.Si maintes traditions se sont égarées au fil des ans, il en est d’autres qui se sont perpétuées dans plusieurs familles d’origine campagnarde.À ce sujet, j’aimerais partager avec vous un fait dont la nature même est assez troublante.Il met en scène mes parents et mes grands-parents maintenant décédés, ce qui autorise, je l’espère, les propos qui suivent.Mes grands-parents étaient très croyants, à Gilles Dansereau est producteur agricole.82 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 2000 l’instar de la plupart des personnes nées à la fin du siècle dernier.Leur attachement à la religion se manifestait de différentes manières.On observait les commandements et les préceptes bibliques et on accordait aussi grande foi à toutes sortes de croyances, que l’Église souvent sanctionnait avec complaisance.C’est ainsi que mon grand-père allait chaque matin de Pâques, avant le lever du soleil, quérir un peu d’eau dans un ruisseau.Elle devait être claire et prise à contre-courant, dans un cours d’eau qui ne risquait pas de tarir.Le contenant devait pouvoir laisser passer la lumière et être rangé à la vue de tous.On utilisait par la suite le précieux liquide comme médicament ou pour conjurer quelque mauvais sort qui semblait toujours guetter les habitants de la maison.L’eau était utilisée toute l’année, et l’on disait qu’elle se conservait miraculeusement tout ce temps.Si grand-maman Carmélice était une femme très ordonnée notant les choses de la vie courante et s’attardant à identifier ce qu’elle appelait ses réserves, mon grand-père François-Xavier était, quant à lui, enclin à ménager et à cacher son « butin ».Sa maison était son coffre-fort.Dans les années 1950, ils décédèrent.Mon père, qui était leur fils aîné, hérita de la maison.Occasionnellement, lors des travaux mineurs, il y trouva des pièces de monnaie et des objets sans grande valeur, sans aucun doute cachés par mon grand-père.À la mort de mes parents, c’est à mon frère que la maison fut laissée en héritage.Celui-ci entreprit aussitôt des travaux majeurs autant dans la structure que dans les divisions murales de la vieille maison de pierres.Évidemment, durant tous ces travaux, il espérait mettre la main sur un trésor ou à tout le moins sur des choses de valeur.Mais non ! Il ne découvrit rien dans les murs, non plus que dans la charpente.Rien.sauf une bouteille d’eau qu’un menuisier occupé aux rénovations trouva.Assoiffé, il la déboucha et fut surpris de la fraîcheur du liquide qu’elle contenait : il était glacé, bien que la bouteille eût été trouvée dans Pentretoit sous un chaud soleil de juillet.Intrigué, il remit le contenant à mon frère qui, dépliant un bout de papier attaché au goulot, pu lire ce qui suit : 15 mars 1897, Eau de Pâques, Carmélice Dansereau.te MASSEY EST FERGUSON ETAIT, ET SERA TOUJOURS AVEC VOUS.Déjà quand vous étiez tout jeune enfant, Massey Ferguson faisait partie de votre quotidien.Aujourd'hui, rien n'a vraiment changé.Voilà plus de 35 ans que les tracteurs Massey Ferguson sont les plus vendus à travers le monde.Et nous sommes prêts pour l'avenir.Au cours des deux dernières années, Massey Ferguson a soit remplacé soit mis à jour chaque produit de sa gamme.Cette initiative a donné aux tracteurs Massey Ferguson un niveau de puissance, de fiabilité et de confort encore jamais atteint.Encore aujourd'hui, vous pouvez être certain que votre concessionnaire Massey Ferguson sera toujours là pour contribuer à votre succès.Les années passent, Massey Ferguson demeure.Les tracteurs les plus vendus, les concessionnaires les plus fiables massey ferguson Massey Ferguson- est une liliale à part entière de a société Agco Corporation.Duluth, Géorgie. ENEZ UN ACTIF IMPORTANT ET SOUHAITEZ LE FAIRE FRUCTIFIER ?EOCCUPATIONS » Ai-je toutes les connaissances nécessaires pour gérer mon portefeuille de façon optimale ?> Mes occupations courantes me permettent-elles d’effectuer un suivi rigoureux ?> Comment maximiser mon rendement ?ION La Gestion discrétionnaire de portefeuille* fait fructifier votre capital grâce à une gestion professionnelle de haut niveau.Nous administrons votre portefeuille conformément à la politique de placement que vous aurez établie avec notre équipe, en fonction de vos objectifs et de votre horizon de placement.VANTAGES » Tranquillité d’esprit.» Suivi quotidien et rigoureux de votre portefeuille.» Rendements historiques obtenus généralement supérieurs aux indices de marché grâce à une méthode de gestion éprouvée.I.A GESTION DESJARDINS (% Desjardins Fiducie Desjardins ADRESSEZ-VOUS A UN CENTRE DE GESTION PRIVEE DESJARDINS Anjou (514) 355-2050 1 800 361-5808 Complexe Desjardins (514) 286-1900 1 800 463-1037 Estrie (819) 566-5667 1 800 567-6920 Hull Ottawa (613) 567-0056 1 800 667-1514 Laval-Laurentides (450) 686-8840 1 800 363-7964 Montérégie (450) 679-2810 1 800 361-5058 Québec (418) 653-6811 1 800 463-4792 Saguenay-Lac-Saint-Jean (418) 549-5746 1 800 463-9657 *Ce service s applique aux portefeuilles de 500 000 $ el plus.Il est offert par Gestion Placements Desjardins, une filiale de la Fiducie Desjardins.
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