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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
Salon de l'Agriculteur. Cahier des conférences
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 2001-01, Collections de BAnQ.

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des agriculteurs CAHIER DES CONFÉRENCES Beau temps mauvais temps, conjment réussir ses sem à temps - ¦:: = v •• 151 , LE 11 JANVIER 2001 AU SALON DE L AGRICULTEUR AUBERGE DES GOUVERNEURS SAINT HYACINTHE LAGRICULTEUR CONFERENCES 9 h 15 Page 3 10 h 45 Page 18 DES PNEUS QUI S'ACCOMMODENT DE TOUS LES PRINTEMPS Avec les bons pneus, tirez avantage de tous les chevaux sous le capot ! DES SEMENCES MOINS SENSIBLES AUX ALÉAS DE LA NATURE La saison 2000 n'a pas été tellement favorable à la culture de maïs-grain.Aussitôt la récolte terminée, on voudra faire le bilan et rajuster le tir en prévision de la saison 2001.QUAND C'EST LE TEMPS DE SEMER, IL FAUT SEMER ! Étions-nous équipés pour faire face au genre de printemps que nous avons connu en 2000 dont le nombre de jours de travail au champ pouvaient se compter sur les doigts de la main ?UN PROGRAMME DE DÉSHERBAGE QUI FONCTIONNE EN TOUTTEMPS ETTOUT LE TEMPS Les nouvelles technologies peuvent-elles nous aider à faire face à toute éventualité ?CHARRUE, CHISEL, SEMIS DIRECT.EST-CE QU'IL Y A UNE FORMULE GAGNANTE ?Un débat entre trois agriculteurs convaincus et convainquants : François Maher, Saint-Thimotée, sauve du temps avec le semis direct; Maurice Côté, La Présentation, utilise le chisel depuis plus de 15 ans; et Antoine Sabourin, Saint-Luc, ne peut pas se passer de la charrue.Le Bulletin des agriculteurs 1001, boul.De Maisonneuve 0.Montréal (Québec) H3A 3E1 www.lebulletin.com info@lebulletin.com Directeur Simon-M.Guertin,M.B.A.simon@lebulletin.com RÉDACTION Tél.:(514) 845-5141 Fax:(514)845-6261 Directrice de la rédaction Sylvie Bouchard, agronome sbouchard@lebulletin.com Directrice artistique Sylvie Lévesque Coordonnatrice Johanne Bazinet PUBLICITÉ Bureau de Montréal Tél.: (514) 845-5141 Fax:(514)845-6261 Directeur du marketing Thierry-Michel Racicot tmracicot@lebulletin.com Représentant Claude Larochelle clarochelle@lebulletin.com Bureau de l'Ontario Tél.: (905) 838-2826 Fax:(905)838-3169 Représentante Lillie Ann Morris lamorris@attcanada.ca (oordonateur à la production Claude larochelle Projets spéciaux Luc Gagnon info@cybercreation.net 2 Cahier des conférences Des pneus qui s'accommodent de tous les printemps Avec les bons pneus, tirez avantage de tous les chevaux sous le capot ! par Georges Mokbel, directeur du marketing, Michelin Canada Un tracteur au poids bien réparti entre les essieux, conduit à la bonne vitesse et équipé des bons pneus gonflés à la bonne pression transformera le maximum de puissance du moteur à la barre de tire.A puissances de moteur égales, deux tracteurs identiques qui travaillent dans les mêmes conditions consommeront plus ou moins de carburant, selon la répartition du poids sur les essieux.Un tracteur trop lourd ou au poids mal réparti consomme plus de carburant, avance moins vite, compacte davantage le sol et augmente l’usure des pneus, du moteur et de la transmission s’il travaille de longues heures sous charge. PRESSION AU SOL DE DIFFÉRENTS PNEUS SOUS UNE CHARGE DE 1000 LB TYPE DE PNEU NUMÉRO SURFACE DE CONTACT PRESSION AU SOL Ordinaires (biais) 20.8-38 352 po2 2,84 lb/po2 Radial 20.8R38 441 po2 2,26 lb/po2 Radial large 650/65R38 478 po2 2,09 lb/po2 Radial haute flottaison 1050/50R32 848 po2 1,17 lb/po2 Source : Michelin LA COMPACTION Le sol sur lequel nos tracteurs et notre machinerie roulent est le support et la source d’alimentation des plantes que nous cultivons.Il faut le respecter et le traiter avec le plus grand soin pour que les racines puissent explorer en profondeur la zone d’alimentation.Le type de pneus et leurs dimensions sont responsables du compactage des sols.Des pneus radiaux gonflés à la bonne pression compactent moins le sol que les pneus ordinaires (voir le tableau 1).Par contre, il faut que les pneus adhèrent bien au sol pour éviter le glissement qui contribue à la compaction et nuit à l’efficacité du tracteur.L'ADHÉRENCE Trois facteurs optimisent l’adhérence des pneus au sol : la relation poids-puissance-vitesse de travail, l’instrument fixé derrière le tracteur et la surface du pneu au sol.RELATION POIDS PUISSANCE VITES SE DE TRAVAIL Le poids optimal du tracteur est fonction de la vitesse d’avancement, du type de sol et du nombre de roues transmettant la traction sous le tracteur (voir le tableau 2).Ainsi, un tracteur à quatre roues motrices simples travaillant sur un sol cohésif à 5 milles à l’heure devrait avoir une charge de 120 lb/ch.Si un tracteur développe 200 ch, son poids total égalera 4 Cahier des conférences 200 ch x 120 lb/ch, soit 24 000 lb.Ce poids sera réparti différemment sur les essieux avant et arrière s’il s’agit d’un tracteur articulé, d’un tracteur à quatre roues motrices ou d’un tracteur à deux roues motrices.Comme cette répartition varie aussi légèrement d’un manufacturier à l’autre, il est plus prudent de suivre les recommandations du manufacturier (voir l’illustration).LE TRANSFERT DE POIDS L’instrument fixé derrière le tracteur peut transférer une partie de son poids à l’essieu arrière.Ce phénomène est très présent si l’on utilise un instrument porté attaché à l’attelage en trois points du relevage hydraulique.Au travail, ce type d’attelage augmente de 20 % le poids du tracteur, qui se concentre surtout sur l’essieu arrière en réduisant légèrement le poids sur l’essieu avant.LA SURFACE DE CONTACT DES PNEUS La traction du tracteur est directement proportionnelle à la surface de contact des pneus.Les flancs du pneu ordinaire sont aussi durs que la bande de roulement (semelle).Si l’on charge le pneu, la rigidité des flancs augmente la pression latérale de la bande de roulement et en atténue la pression centrale.Le tout réduit la traction du pneu.Pour contrecarrer cet effet, l’opérateur doit augmenter la pression POIDS UNITAIRES (LB/CH) RECOMMANDÉS POUR LES TRACTEURS AGRICOLES VITESSE SOLS COHESIFS SOLS NON COHESIFS 2 roues ou 4 roues motrices 2 roues motrices 4 roues motrices (mph) Roues simples Roues doubles 7,5 90 Ib/ch 80 Ib/ch 100 Ib/ch 90 Ib/ch 6 100 Ib/ch 90 Ib/ch 120 Ib/ch 110 Ib/ch 5 120 Ib/ch 110 Ib/ch 139 Ib/ch 130 Ib/ch 4,5 149 Ib/ch 130 Ib/ch 171 Ib/ch 159 Ib/ch 3 200 Ib/ch 180 Ib/ch 230 Ib/ch 220 Ib/ch pneumatique, ce qui accroît la compaction et durcit le roulement.La structure triangulaire du patron de tissage des nappes du pneu radial renforce la bande de roulement et l’empêche de se déformer.Le pneu au repos laisse une empreinte rectangulaire au sol.Sous charge, la largeur de l’empreinte reste aussi constante que celle d’une chenille, mais sa longueur se modifie.La pression au sol est égale sur toute la largeur du pneu, car les flancs demeurent très flexibles.C’est donc l’air qui supporte le tracteur sur toute la largeur de la semelle.La traction et la flottaison du pneu radial sont supérieures à celles du pneu ordinaire, parce que sa surface au sol est plus importante et qu’il s’adapte aux irrégularités du sol.Le confort de roulement est accru, puisque les flancs demeurent flexibles et que les pneus roulent à plus basse pression que les pneus ordinaires.La résistance au roulement et le glissement sont moindres, ce qui réduit la consommation de car- burant et accroît la durabilité.Le glissement est de 20 % à 50 % inférieur à un pneu ordinaire, à condition de régler la pression du pneu en fonction de la charge sur l’essieu.Un pneu radial soumis à trop de pression travaille moins bien qu’un pneu ordinaire.Par exemple, un pneu Michelin n° 18.4R38 supportant une charge de 5220 lb nécessitera une pression de gonflage de 14 lb/po:, tandis qu’une pression de 9 lb/po2 sera suffisante lorsque la charge sera réduite à 4300 lb par pneu.Pour conserver toute la flexibilité des pneus radiaux, il est préférable d’utiliser des masses de fonte fixées aux roues arrière et d’autres accrochées à l’avant du tracteur plutôt que de remplir les pneus de calcium.En effet, le liquide dans les pneus radiaux en atténue partiellement les qualités, puisque le poids est appliqué dans le pneu et non sur le pneu.11 est important de conserver le coussin d’air qui transmet la masse du tracteur sur le pneu plutôt que d’utiliser du liquide.?RÉPARTITION DU PC 4 roues motrices LIS DIFFÉRENTS 2 roues motrices I TRACTEUR Articulé SUR 40 % 60 % 30 % 45 % 70 % 55 % Cahier des conférences 5 Des semences moins sensibles La saison 2000 n'a pas été tellement favorable à la culture de maïs-grain.Aussitôt la récolte terminée, on voudra faire le bilan et rajuster le tir en prévision de la saison 2001.par Jean-Marc Montpetit, agronome, directeur de la recherche au Québec, Pioneer Hi-Bred Quoiqu’il soit sage de remettre en question ses choix de cultures et ses pratiques culturales, il ne faut perdre de vue que l’année 2000 a été particulièrement pauvre en chaleur et ensoleillement.Tous les stress accumulés au cours de la saison ont créé beaucoup de variabilité dans les champs, ce qui complique l’interprétation des données de rendement.Dans ce contexte, il ne faut pas tout changer à la lumière d’une seule année difficile.6 Cahier deS Conférences' aux aléas de la nature Malgré une accumulation presque normale d’UTM en 2000, les plus beaux champs n’avaient pas atteint la maturité physiologique au premier gel mortel survenu à la fin septembre.Si l’on se fie au relevé d’UTM, le maïs aurait dû parvenir à maturité avant la première gelée.Or, le calcul d’UTM ne tient compte que de la température de l’air (minimum et maximum), alors que bien d’autres facteurs influencent la croissance du maïs.Le tableau 1 illustre quelques-uns des facteurs, qui sont pourtant exclus de ce calcul.Le calcul présume que le maïs réagit à la température de la même façon tout au long de son développement.Or, une étude menée au Centre de recherches de l’Est sui les céréales et oléagineux (CRECO) à Ottawa conclut que la croissance du maïs au stade végétatif (avant la floraison) répond plus à la chaleur qu’à celui du remplissage du grain.Bref, il faut plus d’UTM au stade reproductif (après la pollinisation) pour compenser un manque au stade végétatif, comme nous l’avons connu en 2000.Malgré ses imperfections, notre calcul d’UTM est un meilleur système que celui des Américains.Il faut cependant être conscient de ses limites.Beaucoup ont dû semer leur maïs après la date du début du relevé d’UTM.Ceci explique en partie le manque de précocité du maïs.Cependant, un essai sur l’évolution des stades repères du maïs au centre de recherches de Pioneer nous laisse croire que d’autres facteurs ont contribué au retard de croissance.Depuis cinq En saison froide, l'humidité à la récolte compte aussi, mais le poids spécifique, ou la capacité de faire du grain de catégorie 2 ou 3, devient primordial.ans, nous mesurons le cumul d’UTM (du semis à la floraison et de la floraison à la maturité physiologique) d’une centaine d’hybrides allant de 2200 à 2900 UTM.En 2000, notre groupe d’hybrides témoins a nécessité plus d’UTM que la normale pour se rendre à la floraison.Lors du gel du 28 septembre, les hybrides de 2300 UTM n’avaient pas encore atteint leur maturité, malgré une accumulation de 2600 UTM depuis la date de semis du 21 mai.En théorie, ces hybrides précoces auraient dû être mûrs, puisqu’on avait 300 UTM de plus que nécessaire.Nous avons observé le même phénomène à 8 Cahier des conférences d'autres sites de recherche, et il semble que plusieurs agriculteurs aient fait la même constatation chez eux.Le retard de croissance vient du manque d’heures d’ensoleillement.Selon les données d’Environnement Canada à Dorval, les mois de mai, juin et juillet, respectivement, ont subi un manque d’heures d’ensoleillement de 66 %, 13 % et 15 %.La présence de rouille ou d’autres maladies foliaires a également diminué la capacité de photosynthèse du maïs.Le manque d’ensoleillement est particulièrement néfaste en période de pollinisation et durant les jours qui suivent.Le remplissage du grain à l’ex- Étude sur la date de semis, Coteau-du-Lac 1997-2000 100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 Date de semis Equation trémité des épis en est souvent touché.La levée difficile et parfois inégale des plantules de maïs a aussi mené à un retard de la maturité.Les plantes accusant un retard de croissance ont non seulement augmenté l’humidité du grain à la récolte, mais elles ont également contribué à diminuer le rendement et à diminuer le poids spécifique du grain.On observe souvent des plantules qui ont levé en retard dans les champs de maïs du Québec.Elles passent le plus souvent inaperçues, mais leur impact se fait sentir si la saison est froide.On les reconnaît par le faible diamètre de leur tige à la récolte et par la dimension réduite de l’épi.CHOIX D'HYBRIDES POUR 2001 Avant de parler d’hybrides et de leur réaction à une année froide, il faut définir ce qu’est la maturité du maïs.En cas de saison chaude comme celle de 1999, tout ce qui semble compter, c’est l’humidité à la récolte, puisque la plupart des hybrides atteignent facilement leur maturité physiologique.Les hybrides qui peuvent sécher rapidement sont secs et semblent précoces, même s’ils ont pris beaucoup de temps pour atteindre la maturité physiologique.Ces hybrides utilisent le maximum de la saison de croissance et ils ont un rendement exceptionnel si la chaleur est au rendez-vous.En saison froide, l’humidité à la récolte compte aussi, mais le poids spé-c r' , 2, ou la capacité de faire du grain de catégorie 2 ou 3, devient primordial.On recherche alors les hybrides qui ont un grain massif, qui s’égrainent facilement, aux spathes qui se détachent rapidement et exempts de moisissure.La formation précoce du point noir chez un hybride est alors gage d’une récolte de qualité.Le taux de séchage au champ importe moins si le maïs est récoltable.Ainsi, le type de saison dicte la définition de maturité.Presque tous les hybrides semés au Québec sont de type denté et ont pour origine les cultivars de maïs utilisés dans le Corn Belt américain au début des années 1900.Cependant, certains hybrides ont, à divers degrés, un peu de maïs corné dans leur bagage génétique.Or, ces hybrides, au grain plus ferme et au Cahier des conférences 9 54 FACTEURS INFLUENÇANT LA MATURITÉ DU MAÏS Condition Impact sur la croissance du maïs Température de l'air Utilisée dans le calcul d'UTM Semis profond Levée plus tardive Levée inégale Augmentation de l'humidité du grain récolté Sol froid, présence de résidus en surface, mauvais égouttement, compaction du sol Retard de croissance des racines Stress causé par un herbicide, une carence minérale, des mauvaises herbes, une maladie, etc.Retard de croissance Réduction de la surface foliaire (maladie, insecte, grêle) Retard de croissance Temps gris, peuplement dense, manque de lumière Retard de croissance Sécheresse en fin de saison, mort prématurée Maturité accélérée et diminution du rendement Distribution des UTM plus concentrée en début de saison (jumelée à une longue photopériode) Maturité accélérée poids spécifique plus dense, ont tendance à se démarquer lors d’années froides.Par contre, ils passent souvent inaperçus lors d’années chaudes, et on leur reproche alors la lenteur de leur séchage naturel au champ.La solution est de semer une fourchette d’hybrides, un peu des deux sortes, afin de se prémunir contre les fluctuations du cumul d’UTM d’une année à l’autre.DATE DE SEMIS ET CHOIX DE CULTURE De toutes les grandes cultures que nous semons au Québec, le maïs est celui qui répond le plus à la date de semis.Ceci ne veut pas dire qu’il faille semer le maïs dès que le champ est accessible.10 Cahier des conférences C’est plutôt que la plage de semis optimale est étroite et qu’il ne faut pas la manquer.En moyenne, nous disposons de 10 jours de temps propice aux semis de maïs, en mai.Même si mai 2000 n’a pas été généreux, il faut continuer de planifier en fonction des probabilités, car il est impossible de prédire le temps de toute une saison.Selon les autres cultures que l’on sème et le moment de leur semis, il faut disposer des outils nécessaires pour accomplir la besogne dans cette période d’une dizaine de jours.Qu’avons-nous retenu de la saison 2000 ?La priorité sera de mettre la semence dans le sol au moment opportun.On peut toujours appliquer une partie des engrais ou des herbicides en Le manque d'ensoleillement est particulièrement néfaste en période de pollinisation et durant les jours qui suivent.postlevée, mais on ne peut pas récupérer les UTM perdues pendant que la semence est dans le sac ! Que faire si l’on doit semer tardivement ?Le choix de l’hybride devient important.Il ne faut pas seulement considérer sa cote d’UTM, mais également savoir si cet hybride atteint son point noir hâtivement et s’il peut être récolté à une humidité élevée.Depuis 1997, le centre Coteau-du-Lac de Pioneer effectue des semis différés afin de mieux comprendre le comportement des hybrides semés à différentes dates.Malgré les fluctuations importantes du cumul d’UTM depuis 1997, les conclusions ne semblent pas tellement changer d’une année à l’autre.Certes, le semis tardif de 1999 s’est tiré d'affaire, mais la date où le rendement commence à fléchir est sensiblement la même pour les quatre années de l’étude (voir le graphique à la page 9).En juin, il faut semer des hybrides précoces d’environ 400 UTM de moins que la zone.Or, ces hybrides ont été conçus pour être semés tôt dans des régions plus froides.Les résultats sont parfois décevants, car la plante effectue son développement dans des conditions de photopériode ne correspondant pas à sa zone d’adaptation.Donc, on sacrifie beaucoup de rendement pour obtenir une humidité acceptable à la récolte.Au début de juin, le soya voit également son potentiel de rendement diminuer.Toutefois, cette culture risque moins de souffrir d’une perte de qualité que le maïs.Le soya semble un meilleur choix que le maïs en cas de semis effectués au début de juin.Au printemps 2001, la tentation de changer sa façon de travailler sera grande.Il est bon de prendre un peu de recul avant de faire des grands changements.Autant il fallait éviter de tenir pour acquise la situation idéale de 1999, autant il faudra mettre les résultats de l’an 2000 dans le contexte d’une année extraordinaire.?Cahier des conférences 11 Étions-nous équipés pour faire face au genre de printemps que nous avons connu en 2000 dont le nombre de jours de travail au champ pouvaient se compter sur les doigts de la main ?Quand c'est le de semer, il faut se par Léon Guertin, agronome et ingénieur e combien de jours de printemps dispose-t-on pour exécuter les semis ?A partir de quand les rendements sont-ils affectés par un semis tardif ?A partir de quand faut-il penser à réduire le nombre d’unités thermiques des sacs de semences ?Avons-nous la bonne machinerie ?L’utilisons-nous efficacement ?Comment être plus productif ?Voici beaucoup de questions qui méritent réponse.tistique des dates moyennes de semis au Québec, par région.A partir des données de l’assurance-récolte sur les dates de semis du maïs dans les différentes régions, ils ont élaboré un modèle mathématique tenant compte de la température de l’air et des précipitations, qui colle assez bien à la réalité.Le tableau qui suit donne les dates de semis moyennes observées par la Régie des assurances agricoles du Québec 12 Cahier des conférences De combien de jours de printemps dispose-t-on pour exécuter les semis ?Dans le bulletin technique no 991396 intitulé Analyse sur les risques associés aux unités thermiques disponibles pour la production du maïs et le soya au Québec publié par le Centre de recherches de l’Est sur les céréales et les oléagineux (CRECO), les auteurs Andrew Bootsma, Gilles Tremblay et Pierre Filion présentent une étude sta- Station climatique/ Emplacement ¦ Fleürÿ/' L’Assomption Saint-Hyacinthe 2 Sainte-Martine Ottawa TABLEAU 1 O; It / Source de l'information sur les dates d'ensemencement Période d'enregistrement (Nb d'années) Date observée RAAQ Estimation selon modèle mathématique Moyenne Fourchette Moyenne Fourchette RAAQ-R6.Z1* 1981-1993(13) 17 mai 12 mai-1 juin 17 mai 13-23 mai RAAQ-R6.Z2 1981-1993 (13) 17 mai 12 mai-1 juin 17 mai 14-28 mai RAAQ-R6.Z3 1983-1993(11) 14 mai 10-18 mai 12 mai 9-21 mai RAAQ-R7.Z2 1981-1993 (13) 16 mai 5-25 mai 15 mai 12-20 mai ' Comité mais de l'Ontario/Ottawa F EC 1960-1993 (34) 17 mai 8-29 mai 14 mai 10-24 mai o H z < l/l Z 0 s E Source : Bulletin technique no 991396 Analyse sur les risques associés aux unités thermiques disponibles pour la production du mais et le soya au Québec (CRECO) *R = Région; Z = Zone (RAAQ), avec la fourchette de quelques jours autour de cette date moyenne.Le modèle mathématique, quant à lui, donne une moyenne estimée et une fourchette semblable.Ces dates représentent le moment où la moitié des superficies de maïs est ensemencée.Puisque ce tableau représente les dates moyennes où 50 % des superficies de maïs sont ensemencées, il donne une date repère où le producteur doit commencer à son- ger sérieusement à la progression de ses semis.A partir de quand les rendements sont-ils affectés par un semis tardif ?Des études menées par la compagnie de semences Pioneer sur les pertes de rendement occasionnées par semis tardifs montrent que les rendements risquent d'être touchés à partir du 15 au 20 mai.En effet, Pioneer a évalué le comportement de ses Cahier des conférences 13 Des équipements faciles à manipuler vont réduire le temps de remplissage.temps mer! COMPARAISON DES DATES D'ENSEMENCEMENT ESTIMÉES ET OBSERVÉES À CINQ ENDROITS SELON DES DONNÉES DÉPENDANTES La manipulation des semences en vrac augmente l'efficacité.hybrides dans les régions plus froides, où les gels meurtriers de septembre viennent raccourcir significativement la saison de croissance.A partir de 15 stations d’essais situées au North Dakota, au nord du Minnesota, au Wisconsin et au Michigan, ils ont évalué les rendements de trois types d’hybrides de maturité différente sur une période de 13 ans.Les dates de semis se sont échelonnées de la troisième semaine d’avril jusqu’à la mi-juin.La sélection des hybrides a été faite en fonction des unités thermiques de la région, soit : une variété qui utilisera 100 % des unités thermiques disponibles; une seconde qui en utilisera de 89 à 99 %; une troisième qui en utilisera moins de 88 %.Les trois variétés ensemencées sur 15 sites à des dates différentes ont donné les résultats suivants.RENDEMENT EN FONCTION DE LA DATE DE SEMIS (13 ANS) g 130 - i E J2 110 - TJ $ Ü 90 " Maturité '2 CTI c g 70 - 1 T3 I 50 - Tardive (>100) Médiane (89-99) Hâtive (100) Médiane (89-99) Hâtive (
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