Le bulletin des agriculteurs /, 1 mars 2002, mars
es agriculteurs Rranrhp sur Ip mnnrlp (wwuv Iphnllotin rnmt MI-MARS 2002 Branché sur le monde (www.lebulletin.com) DOSSIER SANTE ANIMALE ASSAI ¦ • M M depuis 11 ans Alain Jutras et Sylvianne Proulx protègent jalousement leur statut sanitaire.ELEVAGE 180 vaches en bio VIE RURALE Les oies blanches sont de retour panifiablé! i\'.> a'-' À quoi se fier quand tout dépend de vous.Tout sur la ferme dépend de vous.La ferme est votre vie.Et le tracteur est le cœur de la ferme.Massey Ferguson a conçu et fabriqué des équipements de ferme innovateurs et sûrs depuis 1ère des pionniers qui s’établissaient au pays, depuis plus de 150 ans passés.Montez à bord d’un MF 8200.Après vous, c’est ce qui est de plus fiable sur la ferme.MASSEY FERGUSON Équipement et concessionnaires certifiés LA NUTRITION DU JEUNE PORCELET EST DE PLUS EN PLUS SOPHISTIQUÉE.# JEFO Nutrition vous offre SOLUTE IN , une source de protéine soluble dans l'eau d'abreuvement, distribuée gyx jeunes porcelets.f Avantages: % Meilleur départ en pouponnière * Maintient la consommation de moulée lors de période de stress Amélioration du gain Réduction de la mortalité Moins de variation entre les individus Offrez SOLUTE IN à vos porcelets et vous verrez la différence Distribué au Canada par UEFO Nutrition Inc.Pour plus d'informations, contactez-nous au 1 -800-465-2247 www.jefo.ca Venez visiter notre kiosque lors du prochain Congrès du Porc les 10 et 11 avril 2002 SOLUTE! N A Developed fc»y: JïyD sommaire www.lebulletin.com DOSSIER SANTÉ ANIMALE EN COUVERTURE 14 ASSAINI DEPUIS 11 ANS « La biosécurité, ce n’est pas statique : il faut constamment investir pour conserver les mêmes résultats.» 21 CES TROIS SEMAINES OÙ TOUT SE JOUE Quelques points à surveiller de près pendant la période de transition.24 INNOCUITÉ ET SALUBRITÉ : JAMAIS ASSEZ Trois spécialistes en santé avicole se prononcent sur nos défis des prochaines années.29 DONNEZ UN COUP DE POUCE À LA NATURE Des éleveurs de veaux d’embouche apprécient les avantages de la synchronisation des chaleurs.ÉLEVAGE 33 GROSSE SOIF 36 180 VACHES EN BIO 53 30 PORCELETS : PAS SI FACILE CHRONIQUES 12 Agenda 73 Apprivoisons le futur 74 C'est nouveau 78 Cuisine 6 De bouche à oreille 68 Onésime 72 Petites annonces 10 Point de vue 12 Point de vue 61 Vie rurale O ROGERS Envoi Poste-publication - Convention 749990-PAP - No d’enregistrement 08866.Nous reconnaissons l’aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d’envoi postal et nos coûts rédactionnels par l’entremise du Programme d’aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Postes Canada : envoyer les changements d’adresses à Le Bulletin des agriculteurs 4380, Garand, Saint-Laurcnt (Québec) H4R 2A3.Periodicals Postage Rates are paid at Lewinston, NY 14092.USPS #012-612.U.S.Post-Master : send address changes to Le Bulletin des agriculteurs P.O.Box 4541, Buffalo, NY 14240.GRANDES CULTURES 41 SUIVEZ LE GUIDE En commercialisation des grains, les producteurs du Sud du Québec peuvent compter sur un enseignant dévoué, Claude Barnabé.45 PLACE AU PAIN ! La culture de blé panifiable exige une régie précise.48 RÉNOVER OU RECOMMENCER À NEUF ?Dame Nature est en grande partie responsable de la survie hivernale de vos prairies.Au printemps, que faire ?51 TERRES TROP CHÈRES POUR Y SEMER DU BLÉ ?Tout dépend du rendement obtenu.Le blé panifiable peut être aussi rentable que le mais ou le soya.FRUITS ET LÉGUMES 57 LE MARCHÉ AMÉRICAIN NOUS EST OUVERT Il faut toutefois nous adapter aux nouvelles façons de faire des mégachaînes.VIE RURALE 63 LE FÉDÉRAL VIRE SON CAPOT DE BORD Les objectifs de la nouvelle politique agricole canadienne séduisent, mais les moyens rebutent le Québec.66 BELLES, MAIS VORACES Des producteurs s’organisent pour limiter les dégâts causés au printemps par les grandes oies blanches.69 NOS FERMES SE DISPERSENT La réduction des coûts de production serait l’un des facteurs influençant la dispersion de certaines productions agricoles.MACHINERIE 70 AÉRER ET CULTIVER EN UNE SEULE OPÉRATION Le AerWay ne déplace pas le sol et permet de laisser une couverture maximale en surface.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2002 ' IS j Bouche oreille : DES ROTATIONS DE TROIS ANS L’île-du-Prince-Édouard s’apprête à passer la loi intitulée Agricultural Crop Rotation Act.Cette loi obligera les producteurs agricoles à effectuer des rotations de cultures sur trois ans.Les objectifs : lutter contre l’érosion et améliorer la qualité de l’eau.Évidemment, cette loi ne fait pas que des heureux.On fait valoir que les producteurs ont déjà adopté des pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement.On craint que cette loi ne fasse qu’alourdir le système et que les objectifs ne soient pas atteints.On aurait souhaité une approche non législative, basée sur l’éducation et des programmes incitatifs.ENTRE LES DEUX OREILLES Les grosses entreprises laitières sont-elles plus efficaces que les petites ?C’est LA question.Pour en avoir le cœur net, le professeur Raymond Levallois et des collègues de l’Université Laval ont sondé la banque de données Agritel en s’attardant à divers critères d’efficacité technico-économiques, tels le pourcentage de charges, le lait par kilo de concentré, le lait par vache et le pourcentage de protéine des fourrages.Leur conclusion : oui, l’augmentation de l’efficacité tend à être proportionnelle à la dimension de l’entreprise.Là où ces chercheurs étonnent le plus, c’est par l’explication qu’ils avancent.En effet, il leur semble clair que le profil de l’agriculteur constitue un facteur important pour expliquer les écarts de performance entre les entreprises de diverses tailles.Il serait plus important, en fait, que la dimension de l’entreprise elle-même.Ils constatent que, plus les fermes sont grosses, plus leurs propriétaires ont une formation poussée, plus ils utilisent une comptabilité informatisée et plus ils font faire du travail à forfait.La conclusion des chercheurs : « Pourquoi une petite entreprise ne fait-elle pas plus appel aux travaux à forfait ?Pourquoi ne suit-elle pas plus sa comptabilité sur ordinateur ?Ce n’est pas une question de dimension d’entreprise.L’efficacité serait plus liée à la capacité de gestion entre les deux oreilles qui, elle, semble favorisée par le niveau de formation.» DES FRAISES DANS LA SERRE La fraise de serre offre une belle possibilité aux producteurs qui veulent allonger leur saison de production et offrir des produits frais à leur clientèle de kiosque.Elle permet d’utiliser des serres de tomates en manque de marché ou des serres qui ne répondent plus aux nouvelles exigences techniques.Les rendements obtenus par Rose Drummond, le plus important producteur de fraises de serre au Canada grâce à ses 1500 m2 en culture, suscitent un intérêt certain.La possibilité d’obtenir près de 5 kg/m2 de fraises en cinq mois de récolte et un prix de vente de 4 $ la chopine de 250 g n’y sont pas étrangers.Faites le calcul : il peut être intéressant de produire 120 000 $ de fraises dans 1500 m2.La démarche le serait même à un prix moindre. TOUJOURS PRÊTE ! Les mauvaises herbes ont la capacité de s’adapter aux différentes stratégies de lutte.Plus précisément, des chercheurs ont étudié de près le pissenlit.Cette plante pousse aussi bien sur des terrains de golf (soumis à un entretien intensif) que dans des champs en semis direct.Selon le milieu, ils ont identifié divers biotypes.Or, le système reproducteur des biotypes réagit au milieu en produisant plus ou moins de semences.Conclusion : en utilisant la même stratégie d’intervention saison après saison, on favorise les biotypes adaptés aux milieux, c’est-à-dire plus difficiles à éliminer.Suggestion : diversifier les stratégies de lutte.FAIRE LA LUMIERE SUR LA VIANDE L’an dernier, plus de 2,5 millions de livres de viande de bœuf ont été rappelés aux États-Unis à cause de contamination possible par des bactéries dangereuses comme E.coli.Des scientifiques de l’Université de l’Iowa ont développé une technologie capable de détecter la plus minuscule trace de matière fécale, hôte de nombreux pathogènes responsables des contaminations alimentaires.VerifEYE est un scanner utilisé par les transformateurs, qui passe chaque pièce de viande au peigne fin à l'aide d’émissions lumineuses de différentes longueurs d’onde.Une image apparaît sur un écran, et une lueur fluorescente identifie les parties contaminées.Les transformateurs peuvent ainsi aisément condamner les portions potentiellement dangereuses.On peut aussi archiver les images obtenues et les consulter plus tard en cas de doute quant à l’origine d’une contamination.Voilà donc un pas de plus vers une traçabilité à toute épreuve ! HAUSSE DE LA CONSOMMATION Un institut américain prévoit une hausse de 44 % de la consommation mondiale de viande porcine d’ici 2020 en se basant sur une hausse de population de 1,5 milliard et la croissance des revenus des pays en voie de développement.La Chine représenterait à elle seule plus de 40 % de cette hausse.Le porc resterait donc la première viande consommée au monde (37 %), même si la consommation de volaille devrait elle aussi augmenter de.82 %.LE CLONE AUX PIEDS D’ARGILE Dolly, la première brebis clonée, souffre d’arthrite alors qu’elle est à peine âgée de cinq ans et demi.Clonée à partir d’une cellule appartenant à une brebis de six ans, Dolly a vu le jour en 1996, en Écosse.Déjà en 1999, les scientifiques ont constaté que les chromosomes de ses cellules étaient plus vieux que l’animal lui-même.La technique de clonage utilisée pourrait être en cause.Le clonage s’est fait par transplantation nucléaire, un procédé qui consiste à prendre un ovocyte, à en retirer le noyau contenant entre autres le matériel génétique et à le remplacer par un noyau d’un donneur.Les cellules de Dolly avaient donc l’âge de sa « mère ».De plus, des scientifiques japonais ayant utilisé la même technique rapportent que 10 souris clonées sur 12 sont mortes prématurément.On savait déjà que de nombreux animaux clonés démontraient des problèmes d’obésité, des malformations et de graves anomalies génétiques.On a maintenant la preuve qu’un animal cloné vieillit prématurément et possède une santé fragile.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2002 Œ) DU CHANGEMENT A L’ABATTAGE Le Royaume-Uni approuve de nouveaux mélanges gazeux d’étourdissement des volailles qu’il juge plus humanitaires.Le ministre du Bien-être animal, Elliot Morley, croit que ces nouveaux mélanges vont permettre à l'industrie d’augmenter ses normes de bien-être tout en diminuant les coûts de production.Des études ont démontré que l’azote (oxyde nitreux) et d’autres gaz inertes conviennent davantage aux volatiles et coûtent moins cher à utiliser que le dioxyde de carbone, couramment utilisé dans les mélanges.L’oxyde nitreux est l’un des premiers gaz à avoir été homologué en anesthésie, tant en médecine humaine qu’animale.Les méthodes d’étourdissement avant abattage des animaux varient d’un pays à l’autre.De notre côté de l’Atlantique, on préfère l’étourdissement par électro-cution.Laquelle des deux méthode est la plus humaine ?Seuls les poulets pourraient nous le dire.TOUT SAVOIR SUR L’AGRO-ALIMENTAIRE Les personnes avides d’information sur la chaîne alimen-i grand complet ont i consulter le Kiosque de l’agroalimentaire de l'Agence Science-Presse.Ce portail de l'agroalimentaire résume les plus récentes nouvelles publiées sur les sites de divers médias tout en fournissant le lien vers l’article complet pour les insatiables.Il fouille également les principaux magazines pour en présenter les articles pertinents.Et comme si ce n’était pas assez, le Kiosque de l’agroalimentaire a compilé un répertoire de plusieurs sites reliés au domaine, regroupés en une douzaine de catégories pour www.sciencepresse.qc.ca/kiosqueagro.html TEXTES DE : Emmanuelle Ares, Luc Gagnon, N André Piette et Pierre Sauriol COMMENTAIRES OU SUGGESTIONS : 1 800 361-3: Œ) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2i Par Dominic Grégoire MARCHÉ desGRAILl/I Plusieurs d’entre nous profitent des mois de mars et avril pour vendre leur prochaine récolte à terme, c’est-à-dire à l’avance.La tâche est assez simple.On appelle quelques marchands et on choisit le plus offrant.La chose est facile, mais peut-on faire mieux ?Oui.C’est le temps de « commercialiser » ! Pour ce faire, demandez tout d’abord à votre marchand quelle prime il accorde au maïs à la récolte.Il devrait vous dire à quel contrat de la Bourse de Chicago la prime en question s’applique.En principe, le marchand devrait avoir retenu le mois de décembre.En additionnant la prime et le contrat, vous multipliez cette somme par 39,368 pour obtenir le prix à la tonne de votre maïs.Cependant, et là est toute l’importance, vous pouvez ne vous entendre que sur la prime et attendre les fluctuations du marché jusqu’à votre livraison.Si le marché est haussier à un moment ou un autre entre la fermeture de votre prime et la livraison de votre récolte, vous appelez votre marchand pour clore le contrat et obtenir un prix plus élevé.Par la suite, il suffit d’être vigilant et de suivre le marché.Certes, il y a risque que le marché soit baissier.Le cas échéant, vous perdriez une somme substantielle.À vous de juger si le risque vaut le coup, et à limiter ledit risque en faisant une bonne analyse du marché et une quête continue d’information.Dominic Grégoire est journaliste et producteur de grandes cultures ('dgnap@sympatico.caJ. VISITEZ L'UN DES CONCESSIONNAIRES CASE IH - DMI BERTHIERVILLE Benoît Bellerose inc.GRANBY Les Équipements Adrien Phaneuf inc.HÉBERTVILLE Centre agricole Saguenay-Lac-Saint-Jean inc.HUNTINGDON Les Équipements Lazure et Riendeau inc.MARIEVILLE Les Équipements Boucher inc.NAPIERVILLE Claude Joyal inc.NICOLET Centre agricole Nicolet-Yamaska inc.SAINT-CLET Les Équipements Lazure et Riendeau inc.SAINT-DENIS Claude Joyal inc.SAINT-ESPRIT Équipement R.Marsan inc.SAINT-GUILLAUME Claude Joyal inc.SAINTE-MARTINE Les Équipements Lazure et Riendeau inc.SAINT-MAURICE Rolland Clément & Fils inc.Le cultivateur à déchaumage intensif tiger-mateMD II travaille les résidus et laisse un lit de semence fin et uniforme, grâce à ses dents décalées sur cinq rangées.Les dents à courbure variable font tourbillonner plus de terre.Leur force de déclenchement de 150 Ib a un dégagement de 14 po.De plus, leurs douilles métalliques (bushings) doubles sur le pivot vous assurent d'une très longue durée.Son bâti à double poutrelle est sans contredit le plus robuste de l'industrie.STANBRIDGE STATION Claude Joyal inc.UPTON Les Équipements Adrien Phaneuf inc.VICTORIAVILLE Garage Maurice Leblanc DISPOSITION UNIQUE DES DENTS SYSTEME S.M.S.Les trois premières rangées travaillent le sol à pleine largeur.Les deux dernières rangées complètent et raffinent le travail en uniformisant le sol et les résidus.Moins de stress sur les dents Résidus moins répartis système yield-tillMD POUR UNE BONNE CROISSANCE DES PLANTES * Split in the Middle System Visitez-nous sur internet : www.caseih.com Case IH est une marque déposée de la Corporation Case.CASE lit Un « merci » bien senti Je me rappelle d’une fête de famille particulière, je devais avoir une quinzaine d’années.Pendant la réunion familiale, mon père s’est levé pour nous remercier l’un après l’autre de l’aide que nous lui fournissions à la ferme.Pour appuyer son geste, il nous a remis à chacun une minuscule boîte qui contenait un canif Ce n’était pas grand-chose, mais ses paroles reliées à cette petite attention nous avaient tous énormément touchés.Mon père avait le don de dire merci, et pas seulement dans les soirées de fêtes familiales.Il savait reconnaître quand on faisait un bon coup, il savait souligner un bon résultat.Comme nous aimions travailler avec lui, nous donnions le meilleur de nous-mêmes.Je lisais dernièrement dans un magazine agricole français que, bien souvent, au bout de 15 ou 20 ans, survient une sorte d’épuisement chez la femme agricultrice, car le langage du remerciement se tait.La psychologue qui avançait ce constat préconisait d’exprimer la reconnaissance, de façon suivie.Or, récompenser ne coûte pas cher.La reconnaissance du travail accompli ne passe pas nécessairement par le salaire.Et cela concerne autant les agriculteurs, les agricultrices et les enfants que les employés.En fait, tout gestionnaire devrait savoir que l’être humain a un besoin essentiel de feed-back.S’il ne se sent pas apprécié, l’employé, le fils, la fille, l’époux ou l’épouse finira par se sentir malheureux et démoralisé.Comment récompenser et reconnaître le travail de ses employés et partenaires ?Selon une conseillère en gestion du personnel, il ne faut pas sous-1 estimer le pouvoir d’un « merci » bien senti.Mais attention : tout est dans la manière.Si vous réunissez votre équipe deux fois par année pour faire le bilan et que vous profitez de cette occasion unique pour souligner le bon travail de l’un et de l’autre, ce n’est pas nécessairement la bonne manière.Pas plus que de lancer un merci général à toute l’équipe à l’épluchette de blé d’Inde annuelle.Ce genre de merci ne sera pas pris au sérieux.Une bonne façon consiste à souligner un bon coup, un travail précis, où votre employé, votre conjoint ou votre enfant s’est particulièrement distingué.Certains préféreront recevoir cette reconnaissance en privé, d’autres aimeront qu’elle se fasse en groupe, devant la famille et l’équipe de travail.Il faut connaître son monde.Le secret, c’est d’être le plus naturel possible.Surtout, ne tenez pas pour acquis que vos collègues et vos proches savent que vous les appréciez.C’est comme dans l’amour : on a besoin d’entendre l’autre nous dire qu’il nous aime et pourquoi.Malheureusement, le genre humain éprouve de la difficulté à exprimer ses sentiments, quels qu’ils soient.Comme si l’on avait peur de se sentir rabaissé en montrant aux autres qu’on les apprécie.Sylvie Bouchard, agronome, est directrice de la rédaction du Bulletin des agriculteurs fsbouchard@lebulletin.comJ.0 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2002 des agriculteurs MI-MARS 2002, VOL.85, N" 4 1001, boul.De Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3E1 info@lebulletin.corn Directeur Simon-M.Guertin, M B A.simon@lebulletin.corn Tél.: (514) 845-5141 Fax : (514) 845-6261 Directrice de la rédaction Sylvie Bouchard, agronome sbouchard@lebulletin.corn Journalistes Emmanuelle Arès, agronome eares@lebulletin.com Martine Giguère, agronome mgiguere@lebulletin.corn Rédactrice-réviseure Marie-Carole Daigle Directrice artistique Sylvie Lévesque Coordonnatrice Johanne Bazinet Collaborateurs AMVPQ, Albert Chartier, Dominic Grégoire, Martin Laprise, André Piette, Ghislaine Roch, Pierre Sauriol Bureau de Montréal Tél.: (514) 845-5141 Fax : (514) 845-6261 Directeur du marketing Thierry-Michel Racicot tmracicot@lebulletin.com Représentants Kim Lefebvre klefebvre@lebulletin.corn Claude Larochelle clarochelle@lebulletin.corn Bureau de Toronto Tél.: (905) 838-2826 Fax : (905) 838-3169 Représentante Lillie Ann Morris lamorris@attcanada.ca Coordonnateur à la production Claude Larochelle Tous droits réservés 1991 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère « Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par Rogers Media et imprimé par Quebecor World.Éditions Rogers Media L'actualité, Châtelaine, Le Bulletin des agriculteurs, 1001, De Maisonneuve O., Montréal (Québec) HBA 3E1 Président : Marc Blondeau Services administratifs et financiers : Suzanne Lamouche, c.a., vice-présidente Marie-Claude Caron, c.a., contrôleur Rogers Media Président et chef de la direction : Anthony P.Viner Président, Rogers Media Publishing : Brian Sega! Vice-présidente, planification opérationnelle : Immee Chee Wah Vice-président senior : Michael J.Fox Éditeur-conseil : Jean Paré O ROGERS S’il ne se sent pas apprécié, l’employé, le fils, la fille, l’époux ou l’épouse finira par se sentir malheureux et démoralisé.6907 LE « BOSS » EST EN VILLE.Le tout nouveau Ram.Dans la cité nommée Truckville, c’est lui le « Boss ».En plus de son audace et de son look d’enfer, le Ram demeure plus maniable et sécuritaire que jamais.Il est le seul camion de sa catégorie à vous offrir des sacs gonflables latéraux*.Grâce à la puissance de son moteur Magnum et à la précision de sa direction à crémaillère, il impose le respect partout où il passe.En plus, il est le seul véhicule de sa catégorie doté de la fameuse garantie de 5 ans/100 000 km** sur le groupe motopropulseur et d’une assistance routière de 5 ans/100 000 km**.Pour plus de détails, visitez ou composez le MORDEZ DANS LA VIE RAM Dites bonjour au nouveau « Boss».Appelez-le monsieur." Conformes aux normes fédérales permettant des sacs gonflables avant à déploiement moins puissant.** Suivant que l'une ou l'autre circonstance se produira la première.Voyez votre concessionnaire pour les détails et les conditions, (v Magnum est une marque déposée de DaimlerChrysler Corporation, utilisée sous licence par DaimlerChrysler Canada.10 Point de vue^ À propos de biologique et de rUnion paysanne Ce n’est pas une question de religion, mais de choix.Il y a place pour la diversité des moyens.A l’occasion de l’Assemblée générale annuelle de la Fédération de l’agriculture biologique, le ministre Maxime Arseneau a affirmé que, pour lui, la « production biologique » n’est pas une question de religion.C’est simplement, a-t-il dit, une question de choix.Mais, a-t-il aussitôt ajouté, un choix nécessaire quand il est question des aliments que peuvent se procurer les consommateurs.Sobrement, le gouvernement du Québec vient d’injecter un million de dollars en aide à la certification des produits, à la mise en marché et à la formation.Le ministre dit voir la production bio en complémentarité avec l’orientation du développement durable.Donc, pas question pour le ministre Arseneau de rejeter les productions traditionnelles.Il les critique un peu tout de même parce que, justement, leurs pratiques environnementales doivent encore être corrigées dans plusieurs secteurs.Or, en bio, le gain environnemental est automatique.Prenons quelques autres exemples.Au sein de l’Union paysanne, on privilégie la production biologique parce que, par elle, on peut plus facilement atteindre les objectifs de qualité des produits et du milieu rural que l’on s’est fixés.Cependant, là non plus, on n’en fait pas une religion.Plusieurs agriculteurs n’ayant pas de production bio adhèrent à l’Union paysanne, où ils sont bienvenus.Et, parlant de l’Union paysanne, elle n’utilise pas comme des dogmes quelques-uns de ses énoncés d’orientation.Au moment de sa fondation, l’Union a établi que le modèle de ferme idéal, ou à tout le moins raisonnable, ne devrait pas dépasser les 100 unités animales, ou 100 hectares de culture et un chiffre d’affaires de 200 000 $.Toutefois, puisque plusieurs agriculteurs s’intéressant à l’Union paysanne ont déjà des fermes de plus grande envergure, les dirigeants disent que le congrès de fondation a édicté des balises visant à déterminer la taille de ferme que l’État devrait soutenir au lieu d’encourager systématiquement les grandes entreprises.Le secrétaire général de l’Union paysanne, Maxime Laplante, ajoute qu’un éleveur de 150 têtes de bétail peut fort bien adhérer au mouvement, à la condition qu’il veuille aider à changer le modèle agricole actuel.Alors, que conclure ?Tout bonnement que, au delà des grands objectifs, par exemple du Gouvernement en vue de soutenir le développement durable, ou de l’Union paysanne en vue de « désindustrialiser » l’agriculture, il y a place pour la diversité des moyens.Vive le choix ! % SERVICES AUX LECTEURS SI VOUS DÉSIREZ • vous abonner, vous réabonner ou offrir un abonnement-cadeau; • nous signaler un changement d'adresse (veuillez préciser l'ancienne adresse); • suspendre temporairement votre abonnement; • nous aviser d'un problème de livraison; ¦ que votre nom ne soit pas divulgué à des entreprises ou organismes sélectionnés, COMMUNIQUEZ AVEC NOUS : Téléphone (de 9 h à 17 h, heure de l'Est) Montréal: (514) 333-9145 De l'extérieur de Montréal, sans frais : 1 800665-5372 Télécopieur : (514) 333-9795 Site interactif: www.lebulletin.com/abonnement 1001, bout De Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3E1 TARIF D'ABONNEMENT (12 NUMÉROS) Canada (taxes incluses) : 45,96 $ International :64$ Tarifs en vigueur jusqu'au 31 janvier 2003 Protection des renseignements personnels À l'occasion, nous partageons nos listes d’abonnés avec des organismes ou des sociétés sélectionnés, dont les produits ou services pourraient vous inté-resser.Toutefois, si vous préférez que ces données (votre adresse postale ou électronique) ne soient pas partagées et souhaitez que votre nom soit retiré de ces listes, vous pouvez le faire facilement en nous appelant aux numéros de téléphone indiqués plus haut ou en nous écrivant à l'adresse électronique suivante : info@lebulletin.com.AGENDA 22 au 24 mars Congrès annuel du Conseil de la transformation agroalimentaire et des produits de consommation Manoir Richelieu, Pointe-au-Pic Information : (450) 349-1521 23 au 25 mars Conférence sur l’influence de la lune et des constellations en agriculture Cégep de Victoriaville Information : (819) 358-6090 27 au 29 mars Salon Vacances et loisirs d’été, Montréal Information : (514) 527-9221 5 au 14 avril Québec en fleurs Centre des Congrès, Québec Information : (418) 683-0123 ou I 877 977-0123 10 et 11 avril Expo-Congrès du porc Hôtel des Seigneurs, Saint-Hyacinthe Information : (418) 877-1919 II avril Conférence des Perspectives agroalimentaires québécoises « La sécurité alimentaire : une question d’affaires » Hôtel Universel, Drummondville Information : (418) 523-5411 ou 1 888 535-2537 Lionel Levac est journaliste.12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2002 foUf&V\Uy€.: lnjtch6l\ donne*- cmy po dose %eudeb\Lpd" ¦ f-da ¦*«¦"-¦*1 — — m 0 É % ¦ # admmistner- ausi-fc d'injéchàn.£foi&cuiCe: b Pû'ldS.AMUnsknUçtë 'mdcopiastnts.J pinifim: Verts m /c y>r^Vs à eyp£ctier )J / ÇCt \mrcwL 50 doses 100 mL Mycoplasma Hyopneumoniae Bacterin hr use in swine only hr veterinary use only Bactérine de Mycoplasma hyopneumoniae Pour usage chez les porcs seulement Pour usage vétérinaire seulement RespiSure-ONE' • Une seule dose suffit pour protéger les animaux • Efficacité de 23 semaines qui protège le troupeau jusqu'au marché • Facilité d'administration qui réduit les coûts de main-d'œuvre • Formule non irritante pour les tissus qui atténue le stress pour les porcs Demandez RespiSure ONE" Pour plus d'information, consultez votre vétérinaire ou contactez le service technique de Pfizer au 1-800-461-0917 RespiSure ONE Quand une dose suffit contre Mycoplasma Santé animale “Marque de commerce de Pfizer Products Inc.; Pfizer Canada Inc., licenciée. EN COUVERTURE «LaBIOSÉCURITÉ, ce n'est pas statique : il faut constamment investir pour conserver les mêmes résultats.» Sylvianne Proulx et Alain Jutras, propriétaires de la ferme Perfo-Porcs à Notre-Dame-du-Bon-Conseil et Sainte-Clothilde-de-Horton, en savent quelque chose : les protocoles de biosécurité à appliquer sont sévères et pas toujours faciles d’application.En effet, depuis plus de 11 ans, ils conservent un statut sanitaire assaini.Ce n’est pourtant pas bien sorcier, mais la rigueur est de mise : n’entre pas qui veut dans la porcherie, « quitte à parfois perdre des occasions de vente », font remarquer Alain et Sylvianne.Emmanuelle Arès, agronome, est journaliste (eares@lebulletin.com).Photo du haut : « Les éleveurs membres du CDPQ doivent effectuer des prises de sang afin de vérifier l'évolution du statut sanitaire, explique le vétérinaire Réal Boutin.La ferme Perfo Porcs va bien au-delà des exigences de base et effectue aussi des vérifications régulières de l'eau, des moulées, etc.» ASSAINI DEPUIS 1 4 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Ml-MARS 2002 par Emmanuelle Ares 11 ANS Biosécurité 101 Qu’est-ce que la biosécurité, et à quoi ça sert ?Comme l’explique l’agronome Alain Foumier, du MAPAQ, région Centre du Québec, les normes de biosécurité à la ferme réfèrent aux mesures mises en place par les agriculteurs et les différents intervenants (employés, transporteurs, conseillers, vétérinaires) afin de garder les agents pathogènes hors d’une population où ils n’existent pas, ou en trop faible quantité pour causer la maladie.Chaque ferme a donc avantage à mettre en place certaines mesures de biosécurité afin de protéger le statut sanitaire du troupeau, et ainsi éviter des maladies coûteuses.Il ne s’agit pas ici de prôner la conversion à un statut assaini pour tous les élevages, mais de donner quelques trucs pour bien contrôler les pathogènes en place afin qu’ils n’entraînent pas de signes cliniques et causent des dommages.L’expérience de la Ferme Perfo-Porcs démontre jusqu’où on peut aller en matière de biosécurité à la ferme.Tout d’abord, on a opté pour un repeuplement complet au début des années 1990 afin de repartir en neuf, et avec un troupeau assaini : les truies ne sont porteuses d’aucun pathogène.Des cochettes en quarantaine ont même été vendues à l’abattoir parce que leur statut sanitaire n’était pas satisfaisant.« Quand on tire notre principal revenu de la vente et de l’exportation de sujets reproducteurs, le statut assaini est un avantage indéniable aux yeux des acheteurs », explique Alain Jutras.La Ferme Perfo-Porcs a d’ailleurs été la première ferme porcine certifiée HACCP au Québec.»> Sylvianne Proulx et Alain Jutras, copropriétaires de la ferme Perfo-Porcs.Sylvianne tient à socialiser ses animaux, à les habituer à la présence humaine.«Travailler avec des truies sociables est beaucoup plus facile et rend les interventions plus agréables, estime-t-elle.Tous les matins, nous demandons aux employés de vérifier l'état des buvettes et de signer le registre lorsque c'est fait.C'est un moyen de s'assurer que chaque truie reçoit au moins une visite chaque jour.De plus, la radio allumée dans la porcherie assure une présence humaine constante.» LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2002 1 5 Alain Jutras, éleveur, Réal Boutin, vétérinaire pour le Centre de développement du porc du Québec et Isabelle Sénéchal, vétérinaire praticienne.UN MODE DE GESTION BIEN PARTICULIER La ferme Perfo-Porcs comprend 175 truies pur-sang en production.On y vend chaque année près de 500 verrats.Le Groupe Perfo-Porcs, ce sont plusieurs autres cheptels possédés en partenariat commercial.« Le partenariat, avec Agribrands Purina entre autres, permet de travailler en synergie avec des expertises complémentaires aux nôtres », précise Alainjutras.Le Groupe commercialise plus de 5000 truies de reproduction pur-sang et hybrides, et plus de 17 000 porcelets et porcs charcutiers.Le Groupe Perfo-Porcs, c’est une affaire d’équipe.Un conseil d’opération se réunit régulièrement sous la direction d’Alain et Sylvianne.« Plus il y a de têtes autour d’une table, plus on confronte nos idées et opinions, et meilleures sont les solutions trouvées », estime Alain.Le conseil d’opération est composé, selon les besoins du moment, d’agronomes, de conseillers en nutrition animale, de vétérinaires, de conseillers financiers.Vue de l'extérieur Une visite à la ferme Perfo-Porcs commence en fait deux semaines avant la visite réelle : le visiteur doit passer par le bureau de régie des visiteurs, géré par la vétérinaire Isabelle Sénéchal.Cette dernière explique les normes à respecter et a le mandat d’accepter ou de refuser un visiteur.« On demande un délai d’une semaine sans visite de ferme pour les importateurs, 48 heures pour les visiteurs locaux, explique le Dr Sénéchal.Nous avons déjà refusé de recevoir des acheteurs chinois parce qu’ils refusaient de se conformer à cette première norme.» « Le stationnement des visiteurs est situé à plus de 50 mètres de l’entrée de la ferme », font remarquer les deux éleveurs.Une fois sur place, le visiteur doit passer par un corridor vestiaire où il se dévêt, se douche puis enfile les vêtements fournis par la ferme.À ce sujet, le vétérinaire Ré al Boutin, responsable du suivi du Programme vétérinaire de santé porcine au CDPQ, tient à mettre les éleveurs en garde : « L’étape de la douche sert de barrière; cependant, une douche, des planchers ou des vêtements sales annuleront l’effet bénéfique en permettant aux pathogènes de se multiplier, de se propager.Des normes de biosécurité mal appliquées nuisent plus qu’elles n’aident au contrôle des pathogènes.» Le visiteur signe un registre où il s’engage à respecter les normes de biosécurité.« En cas de problème sanitaire dans l’entreprise, la vérification du registre nous permettrait de remonter rapidement à la source de contamination.» Un aspect important de la biosécurité est le contrôle de la vermine, porteuse de plusieurs pathogènes.Le mot clé chez Perfo-Porcs : « prévention ».« Nous avons donné un mandat clair à un exterminateur, mentionne Alain Jutras.À chaque mois, il nous remet un rapport d’inspection comportant des points à corriger.Une simple tôle mal vissée paraîtra dans le rapport.Dans le cadre de la certification HACCP, nous avons un mois pour procéder aux modifications ou réparations, s’il y a lieu.» Par exemple, on sait que la végétation sert d’abri aux rongeurs.Les bâtiments sont donc entourés d’une bande de gravier de deux mètres de LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2002 En matière de biosécurité, exigez la La biosécurité, un engagement sur toute la ligne Depuis sa fondation en 1984, Cénétiporc a toujours placé la biosécurité en tête de liste des priorités, dont font partie l'emplacement des fermes, les contrôles d'accès, le transport et les risques de contamination.À cette époque, l'équipe de santé de l'entreprise allait à contre-courant des grandes tendances en santé animale.L'avenir lui a finalement donné raison.En fait, le rigoureux programme de biosécurité de Cénétiporc est devenu le nec plus ultra de l'industrie porcine à l'échelle internationale.lin réseau sécuritaire L'emplacement qu'a choisi Cénétiporc pour établir son nucleus jouit de conditions uniques, dont l'isolement géographique et la faible densité porcine, deux éléments essentiels pour établir et préserver un statut sanitaire élevé.En installant son réseau dans la région de Portneuf, Cénétiporc a pris une longueur d'avance insurmontable sur ses concurrents en matière de biosécurité.Ensuite, l'entreprise a poursuivi son expansion en créant un réseau de multiplication dans la région du Bas-du-Fleuve et au Nouveau-Brunswick.Ce réseau possède un statut sanitaire unique exempt des principaux pathogènes à incidence économique, notamment : SRRP, mycoplasme, C.E.T.et APP.Toutes les fermes du réseau Cénétiporc sont équipées de périmètres de sécurité, quarantaines, douches et linge propre à l'intérieur des fermes.N'entre pas qui veut dans les fermes Cénétiporc : en _________________________ fait, seuls ceux qui ont reçu une autorisation de l'équipe de santé peuvent visiter nos fermes.Une entreprise avant-gardiste Cénétiporc a constamment fait figure de pionnier en matière de biosécurité, notamment en étant la première au Canada à instaurer l'élevage multisite et l'utilisation de sevrage ultra-précoce.Afin de sécuriser ses clients quant au transport des sujets reproducteurs, en 1998, Cénétiporc a investi un million de dollars pour la construction d'infrastructures uniques dans l'industrie, pour le lavage, la désinfection et l'inspection de son parc de camions, le transport étant d'ores et déjà reconnu comme un vecteur important de propagation des maladies.De plus, Cénétiporc émet quotidiennement un certificat daté attestant la salubrité du camion qui effectue la livraison chez un client, signé par l'équipe d'inspection.Cette procédure de contrôle supplémentaire vise à permettre à Cénétiporc de mainte- ____________________ nir son statut de chef de file mondial en santé et à continuer à surpasser les normes HACCP.Ce certificat unique dans l'industrie est le seul document qui garantisse aux clients que le camion satisfait aux normes Cénétiporc et que chacune des étapes a été effectuée.Résultat des mesures de biosécurité La somme des efforts déployés permet à Cénétiporc d'offrir des sujets reproducteurs présentant un statut sanitaire incomparable et qui permettent, notamment, le peuplement de grosses unités avec des animaux provenant d'une seule et même source.Il s'agit en quelque sorte d'une police d'assurance pour la clientèle.La biosécurité, c'est une question d'engagement corporatif à court, moyen et long terme.Contactez la référence mondiale en santé.CENETIPORC market@genetiporc.com Pour de plus amples renseignements : Gratien Ménard (450) 223 9243 Jean Brousseau (418) 570-5537 La santé sans compromis : c'est l'engagement qu'a pris Génétiporc envers sa clientèle. Avant leur entrée dans les bâtiments, tous les équipements, poches de moulées, outils, et même la caméra du photographe passent par la désinfection.Ces précautions coûtent cher, mais, selon Alain, le jeu en vaut la chandelle: «On doit toujours se rappeler de ne pas regarder seulement ce que ça coûte, mais bien ce que ça rapporte ! » Il s'agit pour chacun de déterminer quel niveau sera rentable en fonction des activités de la ferme.largeur sur 10 cm de profondeur, et la végétation est détruite sur un mètre supplémentaire.Des « cafétérias » à souris sont disposées un peu partout à l’extérieur et à l’intérieur des bâtiments, le long des murs.Vue de l'intérieur « Perfo-Porcs égale biosécurité, affirment Alain Jutras et Sylvian ne Proulx.C’est notre marque de commerce.Nous ne vendons pas un volume, mais un produit et un service spécialisés.La traçabilité prend toute son importance, et il nous est facile de nous ajuster selon \e feedback des clients, puisque nous connaissons la généalogie de tous nos animaux.» Toutes les interventions à la ferme font l’objet d’une procédure préétablie et sont notées dans des registres.Chaque client reçoit de la Ferme Perfo-Porcs un rapport d’injection et de médicamentation, ainsi qu’une attestation de désinfection du camion de livraison.Biosécurité et tenue de registres sont indissociables, estime Alain.Toute la ferme est À DIMENSION HUMAINE Sur le rang 10 Simpson de Notre-Dame-du-Bon-Conseil, la production laitière côtoie l’élevage porcin aux limites de la municipalité.Le bon voisinage a permis de tisser des liens d’amitié étroits, et se traduit par l’entraide et la collaboration dans la vie personnelle et professionnelle.« Quand nous avons eu à demander ou accorder des servitudes ou signer des ententes pour les dossiers environnementaux, mentionne Alain, tout s’est passé le plus naturellement du monde : nous vivons tous de l’agriculture, et nous aimerions que nos enfants puissent en vivre encore ici après nous.Si on veut leur inculquer de bonnes valeurs, je crois qu’on doit prêcher par l’exemple.» Les quatre enfants du couple participent à l’entreprise :Johany, 15 ans, affectionne particulièrement les naissances.Dempsey, 11 ans, aide volontiers les employés et ses parents dans les tâches de tous les jours.Jean-Sébastien, 9 ans, prend un soin jaloux de sa pépinière de plusieurs milliers d’arbustes destinés à la vente ornementale et à embellir la ferme et les environs.Karl-Philippe, 5 ans, n’a pas encore son entrée libre dans la porcherie, mais ça ne saurait tarder.« Nous voulons leur transmettre notre amour de l’agriculture et la valeur du travail, explique Sylvianne.Nous voulons que nos enfants participent aux travaux de bon cœur.» LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2002 MME SMZEpo #oqu//?Q/ Le sceau de la qualité.Vos efforts à la ferme pensés.Vous êtes fiers de la qualité du porc que vous produisez., et avec raison! La santé et le rendement de vos troupeaux nous tiennent aussi à coeur.C'est pourquoi nous appuyons les efforts que vous déployez pour atteindre des normes sanitaires exceptionnelles dans vos bâtiments en vous proposant des produits sûrs et efficaces tels que MrKon, .hyperox et biosolve' Parce que la qualité des aliments passe par la salubrité, de la ferme à la table.Va i biosoive Viiton ^ 20W Vétoquinol 2000, chemin Georges, Lavaltrie (Québec) JOK1H0 www.vetoquinol.ca LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2002 concernée de A à Z, de l’alimentation au transport des animaux.« La principale source de contamination, c’est le transport des animaux, affirme l’éleveur.Nos camions sont donc lavés, désinfectés et fumigés à l’intérieur dans un garage, et nous effectuons des tests pour nous assurer que la désinfection est complète.De plus, chaque livraison est unique, afin de limiter les risques de propagation d’une ferme à l’autre.» Toutes les truies sont lavées à l’entrée de la mise bas et au sevrage, ainsi qu’à la livraison s’il y a lieu.« Elles adorent ça, mentionne Sylvianne; des animaux propres, ça aide à lutter contre les pathogènes.» La ferme Perfo-Porcs possède son propre centre de récolte de semence.Elle importe aussi de la semence au besoin, mais jamais de sujets.« Toute la semence utilisée est exempte de SRRP et circovirus, affirme la vétérinaire Sénéchal.En statut assaini, on ne peut se permettre la moindre entrée de pathogène.» Elle effectue une visite préventive chaque mois.Les chiffres font foi du succès de l’opération : taux de mortalité de 0,6 % en pouponnière et 0,75 % en engraissement, pour une vitesse de croissance de 120 jours à 100 kg.La biosécurité à la ferme, ça n’a rien de miraculeux, concluent Alain et Sylvianne.Il s’agit de suivre rigoureusement des protocoles sévères afin de bien contrôler les trois éléments de base : l’eau, l’aliment et l’air que les porcs respirent.« La biosécurité est une affaire d’équipe, et tous doivent comprendre pourquoi les normes sont implantées afin de bien les appliquer.» k Quelques points à surveiller de près pendant la période de transition par André Piette La qualité de l’alimentation offerte à la vache durant la période de transition se répercute sur toute sa lactation.On a pleinement pris conscience de cette réalité au cours des dernières années.Les nutritionnistes ont élaboré des recommandations visant précisément les trois semaines que dure cette période.Dans le cadre du dernier colloque en production laitière organisé par la direction Chaudières-Appalaches du MAPAQ, le responsable de la recherche et du développement en nutrition du PATLQ, l’agronome Daniel Lefèbvre, a passé en revue l’ensemble des éléments à considérer dans l’élaboration d’une stratégie alimentaire pour la période de transition.Incidence économique majeure Pour qui douterait encore de l’importance de l’alimentation pendant la période de transition, le tableau à la page 22 devrait être révélateur.Ce tableau chiffre les répercussions des principales maladies survenant durant la période péripartum.Acétonémie, déplacement de caillette, fièvre vitu- AndréPiette, agronome, est journaliste agricole (apiette@globetrotter.netJ.laire et rétention placentaire n’ont plus besoin de présentation.Puisant dans les statistiques, des chercheurs ont évalué les pertes concrètes causées par chaque maladie : mortalité, réforme, ainsi que perte de lait et de jours ouverts.Ils ont ensuite attribué une valeur financière à l’ensemble de ces facteurs.Comme on peut le voir, celle-ci est bien réelle.Fièvre vitulaire et déplacement ont le triste privilège de remporter la palme.La rétention placentaire n’est pas très loin derrière.On notera aussi que la fièvre vitulaire se traduit par un taux élevé de mortalité.Adapter le rumen Le principe est déjà bien connu : il est important d’éviter que la vache ne perde du poids pendant les deux ou trois semaines précédant le vêlage.C’est pourquoi on y accroît la densité des nutriments de la ration.On combine alors à un fourrage de qualité trois ou quatre kilos d’une moulée formulée à cette fin.Ces concentrés jouent un autre rôle moins connu qui en rend l’usage d’autant plus approprié.L’augmentation de la teneur en glucides non fibreux de la ration favorise en effet l’élonga-tion des papilles ruminales.La capacité d’absorption de la paroi ruminale en est d’autant accrue.Cette adaptation du rumen demande quelques semaines.En l’amorçant tôt, l’animal sera plus en mesure de traverser les premières semaines suivant le vêlage, où ses besoins nutritionnels culmineront.»> SEMAINES où Ti UT SE LES OBJECTIFS DU PROGRAMME ALIMENTAIRE EN PÉRIODE DE TRANSITION (tels que résumés par le nutritionniste Daniel Lefèbvre) ¦ Prévenir la fièvre vitulaire et l’hypocalcémie subclinique ¦ Minimiser le déficit énergétique ¦ Acclimater le rumen au grain ¦ Minimiser ^immunosuppression Il faut viser un état de chair au vêlage de 3,25 à 3,75.Il serait préférable de séparer les vaches en préparation au vêlage de celles en début de tarissement.Les stratégies alimentaires élaborées pour les trois semaines précédant le vêlage s'appuient sur l'utilisation de concentrés et d'aliments spécialisés.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2002 IMPACT DE MALADIES SURVENANT PENDANT LA PÉRIODE DE TRANSITION Mortalité (%) Réforme (%) Perte lait (kg) Jours ouverts Coûts ($) Fièvre vitulaire 8 12 500 5 500 Acétonémie 1 5 200 - 220 Rétention placentaire 1 18 204 19 425 Déplacement de caillette 2 10 380 6 500 Soit dit en passant, le fourrage le mieux adapté aux semaines précédant le vêlage reste celui de graminées, qui permet de minimiser l’apport en potassium.L’ensilage de maïs a aussi sa place, car il limite lui aussi l’apport de potassium tout en s’avérant riche en énergie.Il importe, cependant, de le servir en quantité raisonnable.environ la moitié des fourrages consommés (sur base de 100 % de matière sèche).Attention : en excédant ce niveau de foin long, on peut compromettre la consommation d’énergie avant le vêlage.L’ensilage de maïs soulève le dilemme contraire.Riche en énergie, celui-ci constitue souvent une pauvre source de fibres en raison de sa finesse La période de transition est marquée de bouleversements physiologiques et métaboliques importants.Les besoins nutritionnels triplent alors que l'appétit fluctue.Il ne faudrait pas pour autant négliger l’apport en protéine.On a démontré qu’une vache qui profite d’un apport adéquat en protéines de bonne qualité pendant sa préparation au vêlage donnait un lait plus riche en protéines.Foin long et ensilage de maïs Plusieurs spécialistes estiment qu’un apport de fourrage long est bénéfique à la vache en transition.Ce fourrage minimise les risques de déplacement de caillette et d’acidose et maximise la consommation de matière sèche.Le niveau optimum d’apport est de 3,5 à 5,0 kilos, ce qui équivaut à de hachage.On déconseille donc une ration entièrement à base d’ensilage de maïs.En revanche, sa combinaison avec un autre fourrage permet de profiter de son excellente appétence, de sa densité énergétique élevée et de sa faible teneur en potassium.Deux groupes de vacnes taries Il est préférable de séparer les vaches en préparation au vêlage de celles qui sont en début de tarissement.Les stratégies alimentaires élaborées spécifiquement pour les trois semaines précédant le vêlage s’appuient en effet sur l’utilisation de concentrés et d’aliments spécialisés.Or, les vaches en début de tarissement peuvent se contenter d’un pâturage ou d’un fourrage de bonne qualité et de minéraux en libre service.Il est vrai qu’une telle séparation n’est pas toujours simple à réaliser.Certaines érables sont aménagées de telle sorte qu’il faut regrouper les vaches taries, souvent à l’extérieur.Notons néanmoins que, en formant deux groupes, il est possible d’obtenir une augmentation de la production par lactation de l’ordre de 250 à 500 kilos en plus de bénéficier d’une amélioration de la santé et de la reproduction.Contre les maladies infectieuses Bien qu’elles ne figurent pas au tableau présenté précédemment, les maladies infectieuses se font particulièrement menaçantes durant la période péripartum.Le vêlage s’accompagne en effet d’une baisse de la résistance de l’animal aux agents infectieux.L’alimentation permet de minimiser les risques.Deux éléments jouent un rôle clé dans la résistance immunitaire de la vache : le sélénium et la vitamine E.On recommande de fournir la dose maximale permise de sélénium, soit 0,3 PPM par jour.Pour ce qui est de la vitamine E, on adoptera un apport quotidien de 1000 U.I.On n’en a pas encore la preuve absolue, mais il est également possible que la bétacarotène renforce la résistance immunitaire de la vache.Quelques expériences où des vaches en prévêlage ont reçu un supplément de ce précurseur de la vitamine A se sont traduites par une diminution de l’incidence de la mammite après le vêlage, k LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2002 Laissez votre marque .sur les narasit^ La solution injectable à 1 % DECTOMAX' est un nouvel endectocide à large spectre des plus puissants qui permet de traiter une grande variété d'infections et d'infestations de parasites internes et externes.En fait, elle offre une protection qui se prolonge au-delà de la durée du cycle vital du sarcopte de la gale.Et bien que la solution injectable DECTOMAX'soit dure pour les parasites - elle demeure douce pour vos porcs.La solution injectable DECTOMAX' est une formulation sûre pour les tissus qui contribue à réduire l'endure au site d'injection.Alors, laissez votre marque sur les parasites.pas sur vos porcs.Optez pour la formulation à large spectre et douce pour les porcs de la solution injectable DECTOMAX'.Pour plus d'information, communiquez avec Pfizer au 1-800-361 -2496 solution injectable à 1 % de doramectin Dur pour les parasites.Doux pour les porcs.Santé animale ‘Marque de commerce de Pfizer Products Inc.; Pfizer Canada Inc., licencié. Trois spécialistes en SANTÉ AVICOLE se prononcent sur nos défis des prochaines années.par Emmanuelle Ares INNOCUITÉ « SALUBRITÉ : JAMAIS ASSEZ Nos œufs et poulets sont reconnus et se distinguent par leur innocuité et leur salubrité.Il est important de mettre en place des procédures, des certifications, des méthodes d’élevage nous permettant de conserver cette longueur d’avance.Il ne faut surtout pas s’asseoir sur nos acquis.Les antibiotiques remis en question Les performances des poulets se sont grandement améliorées au cours des 20 dernières années.Elles atteignent aujourd’hui un certain plafonnement.Selon le vétérinaire Robert Gauthier dejefo Nutrition, le défi consistera à conserver les acquis sur les plans de la conduite et de la conversion alimentaire, tout en utilisant moins de médicaments.La raison ?« On a répertorié des cas de résistance croisée aux antibiotiques entre des bactéries retrouvées chez l’humain et chez l’animal, affirme Robert Gauthier.D’ici un an, de gros acheteurs exigeront des volailles élevées sans antibiotiques pour satisfaire certains marchés.» Emmanuelle Arès, agronome, est journaliste Ceares@lebulletin.comJ.Pour l’instant, il ne s’agit peut-être que d’un marché de créneau.Il n’en demeure pas moins que de plus en plus de pays bannissent l’usage des antibiotiques comme facteurs de croissance, surtout dans l’Union européenne.Pour se conformer à ce marché, le Chili, le Brésil et plusieurs pays d’Amérique centrale envisagent l’élimination des antibiotiques.En contrepartie, ils modifient leurs méthodes d’élevage; par exemple, on y a réduit la densité d’élevage.« Pourquoi ne pas tirer parti de leur 24) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2002 expérience afin de réussir la transition ?demande le Dr Gauthier.Plusieurs possibilités s’offrent à nous : nous pouvons améliorer la résistance et la rusticité des oiseaux, éradiquer certains pathogènes ou développer des produits de remplacement.Nous nous sommes ajustés avec succès à beaucoup de contraintes par le passé.J’ai bon espoir que notre industrie saura relever un tel défi.» Jefo vise l’utilisation de produits naturels, notamment les acides organiques et les extraits de plante, en L'utilisation des antibiotiques, le positionnement sur les marchés mondiaux et les choix des consommateurs sont au cœur des préoccupations des intervenants.ROBERT GAUTHIER, vétérinaire à Jefo Nutrition :« La résistance aux antibiotiques des pathogènes responsables de toxi infections peut devenir un problème de premier ordre si les méthodes de production actuelles ne sont pas remises en question.» MARTINE BOULIANNE, vétérinaire praticienne et chercheure à la Faculté de médecine vétérinaire : « L'industrie avicole reconnaît l'importance de l'innocuité, de la salubrité et de la biosécurité à la ferme.Un nouveau centre de recherche sera mis sur pied dans les prochains mois grâce à une collaboration entre les universités de Montréal et McGill, le Fonds canadien d'innovation, le ministère de l'Éducation du Québec et des donateurs privés de l'industrie avicole.» DANIEL VENNE, vétérinaire aux Couvoirs Scott : « Avant d'envisager des moyens de traiter une maladie, on devrait songer à ne pas la laisser entrer dans le poulailler.» remplacement des antibiotiques.Ces produits très prometteurs régissent la flore intestinale et permettent au poulet d’atteindre son plein potentiel, sans être exposé aux méfaits des pathogènes.« Les éleveurs québécois doivent voir ici une occasion de développer de nouveaux marchés, et non percevoir ces changements comme des freins à la performance », conclut le Dr Robert Gauthier.D'une bactérie à l'autre En production avicole, les deux mots clés des prochaines années seront « qualité » et « innocuité », prévoit la vétérinaire praticienne Martine Boulianne, chercheure à la Faculté de médecine vétérinaire.« C’est ce que le consommateur veut.Il s’agit de rester à l’écoute pour répondre rapidement aux demandes », estime-t-elle.« Pour demeurer concurrentiels, poursuit-elle, nous devrons développer des marchés de créneau en misant sur nos forces.Les programmes instaurés en production d’œufs de consommation fonctionnent bien : aucun cas d’infection à Salmonella Enteritidis chez LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2002 25 l’humain n’a pu leur être relié depuis l’instauration du programme en 1997.C’est une belle stratégie, et le secteur de la viande devrait suivre.» Or, quand on s’attaque à une bactérie, d’autres attendent derrière pour prendre sa place.La bonne réputation de la viande de poulet dépend non seulement de son état à son départ de la ferme, mais aussi de la manipulation qui en est faite dans les foyers.« Au Québec, 60 % des poulets inspectés ont eu un test de Campylobacter positif, ce qui est beaucoup, juge le Dr Boulianne.De plus, de nouvelles souches multirésistantes aux antibiotiques apparaissent, comme Salmonella Typhimurium DT104.Les derniers cas d’infection se sont produits en région éloignée des grands centres urbains, et ont été rapidement maîtrisés sans trop de dommage.Sans vouloir être alarmiste, il faut se demander comment nous réagirions en cas de contamination dans une cafétéria d’hôpital, par exemple.» Il y aurait lieu de mettre en place un système de surveillance systématique et performant permettant d’évaluer la prévalence et la présence des bactéries des toxi-infections alimentaires, précise le Dr Boulianne.Pourquoi ne pas viser un poulet québécois exempt de certaines salmonelles, tel Salmonella Typbimurium DT104 ?« Nous pourrions établir un système certifiant que nos poussins sont exempts de tel ou tel pathogène, ce qui constitue autant un avantage sur les marchés qu’une barrière à l’importation de sujets non certifiés », conclut le Dr Boulianne.Et la conduite ?« L’œuf est l’un des aliments les plus complets qui soient : il réussit à nourrir un poussin durant 21 jours, explique le vétérinaire Daniel Venne, du Couvoir Scott.Or, le consommateur est prêt à payer 4 $ la boîte de 200 g de biscuits, mais à peine la moitié pour une douzaine d’œufs, qui contient 360 g de protéines ! » Dans les années 1950, une famille de la classe moyenne attribuait 50 % de son budget à l’alimentation.Aujourd’hui, moins de 12 % y est consacré.DE REMPLACEMENT POUR LE DEVELOPPEMEN Le prémélange Rumensin Prévient la coccidiose * Accélère la croissance L'avenir de votre exploitation laitière repose sur la santé et le développement de vos taures de remplacement.Ainsi, l'attention que vous leur portez aujourd'hui peut faire toute la différence demain sur leur performance et leur rentabilité en production.1 26 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2002 Les agriculteurs en sont réduits à produire toujours plus, avec moins.Cependant, les poulets ne pourront suivre la cadence bien longtemps.« Nous avons gagné 20 points de conversion alimentaire en 10 ans, ce qui signifie une réduction de 12 % de la quantité de grains utilisée, et une réduction de 12 % des rejets produits par oiseau, rappelle Daniel Venne.Il s'agit d’un gain de productivité impressionnant, que nous risquons de perdre si on nous prive de nos outils de travail comme les agents contrôleurs de microflore antimicrobiens.» Des tests menés en conditions commerciales d’élevage démontrent une augmentation de huit points de conversion alimentaire lorsqu’on cesse radicalement l’utilisation des antibiotiques en traitement préventif Il en résulte une augmentation de 4 % des grains utilisés et des rejets produits; les taux de mortalité ont aussi augmenté de 1,14%.L’expérience européenne démontre que les coûts supplémentaires sont répartis à 40 % au consommateur et à 60 % au producteur.Tous les consommateurs sont-ils prêts à faire ce choix, c’est-à-dire payer plus cher pour des poulets élevés sans antibiotiques ?Tous les producteurs sont-ils prêts à de tels changements de leurs méthodes d’élevage ?Avant de bannir les antibiotiques comme facteurs de croissance, il serait judicieux de tenir compte de l’enlignement que prendra à ce sujet notre plus grand compétiteur, les Etats-Unis, estime Daniel Venne.« L’utilisation judicieuse des antibiotiques et la prévention par l’amélioration des techniques d’élevage peuvent aider à restreindre la résistance bactérienne, principal problème relié à l’utilisation des antibiotiques, dit-il.Par exemple, le lavage et la désinfection des bâtiments entre chaque lot évitent d’imposer une charge microbienne déjà implantée aux poussins d’un jour qui arrivent.» L’élevage de poulet de chair sans antibiotiques restera, selon le Dr Venne, un marché de créneau destiné à une minorité de consommateurs prêts à payer un supplément, te secrets du succès Rumensin d'Elanco aide à protéger vos taures contre la coccidiose et accélère leur croissance, sans nuire à la consommation.Vos animaux demeurent en santé, se développent plus rapidement - et commencent à produire plus tôt.Demandez à votre spécialiste de la nutrition des bovins laitiers de vous conseiller sur l'utilisation du prémélange Rumensin dans vos rations pour les taures.E|ANCO Rumensin ELANCO.® Rumensin® et les barres diagonales de couleur sont des marques déposées de Eli Lilly and Company.Utilisation sous licence par ELANCO/Division de Eli Lilly Canada Inc.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2002 (g) Durabilité.La solution à verser DECTOMAX offre une protection plus durable contre les parasites d'importance économique chez les bovins au Canada.Dure jusqu'à 50 % plus longtemps contre le ver du poumon, un parasite mortel* : La solution à verser DECTOMAX' protège contre le ver du poumon pendant 42 jours après le traitement, comparativement à 28 jours pour les solutions à verser Ivomec® et Ivomec® EprinexMC Dure deux fois plus longtemps que la solution à verser Ivomec® contre le ver gastrique Ostertagia : La solution à verser DECTOMAX' procure 28 jours de protection contre le ver gastrique Ostertagia, un parasite responsable de lourdes pertes économiques chez les bovins.Comparativement, la solution à verser Ivomec® n'offre que 14 jours de protection1.Nombre de jours de protection antiparasitaire' Ver du Ver Ver poumon gastrique intestinal (Dictyocaulus lOstertagia ICooperia Produit viviparus) ostertagil oncophoral Solution à verser DECTOMAX' 42 28 21 Solution â verser Ivomec® 28 14 14 Solution à verser Ivomec® Eprinex** 28 28 21 Solution à verser Cydectin® 28 28 n.d.'L'importance clinique comparative n'a pas été établie.Rentabilité.DECTOMAX à la mise au pâturage a permis de maximiser les gains - jusqu'à 35 Ib de plus2.De nombreuses études canadiennes et américaines l'ont prouvé.Les veaux sevrés traités au printemps avec la solution à verser DECTOMAX' ont gagné en moyenne 35 Ib de plus que les veaux non traités2.Les veaux non sevrés traités au printemps avec la solution injectable DECTOMAX' pesaient en moyenne 21 Ib de plus à la fin de la saison que les veaux non traités3.Ce printemps, mettez la durabilité de DECTOMAX au service de la rentabilité de votre entreprise.oiGTomflX* 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N OVARTIS Marque déposée de Novartis Santé Animale Canada Inc.Pour de plus amples renseignements, visitez le site Internet de Novartis au www.novartis.ca Michel Desjardins est satisfait du taux de conception de plus de 50 % obtenu grâce à la saillie ciblée.« Celles qui n'ont pas "collé" lors de la synchronisation reviennent vite en chaleur, et les signes sont très visibles, a constaté l'éleveur.J'ai donc des vêlages assurés sur une période de 30 jours et je sais exactement qui est le père de tous mes veaux.» Pour regrouper les vêlages, on peut compter sur la bonne volonté de la nature ou lui donner un coup de pouce en synchronisant les chaleurs.Pour y arriver, il existe plusieurs protocoles de synchronisation pennettant de cibler les saillies (voir l’article Synchronisez les chaleurs du Bulletin de février 2002, page 59).Leur prix, leur facilité d’utilisation et leur taux d’efficacité diffèrent.« Le choix du protocole et de la technique de synchronisation dépend des résultats attendus, du temps et de l’investissement que l’éleveur est prêt à y accorder, de même que de la disponibilité des produits, explique la vétérinaire Louise Charest, de la Clinique vétérinaire Kildare.Par exemple, le MGA (acétate de mélengestrol), qu’on met dans la moulée, n’est pas vendu partout.» 30 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2002 « Les éleveurs ont tout à gagner à regrouper les vêlages : meilleure gestion du travail, uniformité des lots de veaux et simplification de la régie, affirme la vétérinaire Louise Charest.Les acheteurs de veaux d'embouche aiment s'approvisionner en lots uniformes et sont souvent prêts à payer un peu plus cher lorsqu'ils y ont accès.» Les taux d’efficacité varient selon la préparation de la vache après le vêlage; dans les meilleures conditions, ils peuvent atteindre 80 %.Un taux de réussite de 50 % est cependant satisfaisant.Le prix revient à moins de 10 $ jusqu’à plus de 30 $ par vache, avant la saillie.Déficit zéro.en énergie « Une bonne préparation des vaches après le vêlage induit une bonne chaleur et augmente le taux de réussite, poursuit la vétérinaire.L’énergie puisée dans l’alimentation est cruciale : il en faut beaucoup pour fournir suffisamment de lait, assurer l’entretien de base et préparer le système reproducteur à un retour en chaleur.» Or, un déficit énergétique pendant la période post-vêlage ralentit le système reproducteur : l’organisme Tapis de désinfection avec mousse Septicare • Idéal à l'entrée de la salle de traite.• Modèle petit, pour passage de porte (90 X 60 X 4 cm).• Grand modèle pour bovins (180X90X10 cm).Solution Septicare pour tapis désinfectant • Idéale pour ovins et bovins.• Efficace pendant 6 à 8 semaines.• Sans odeur, ne laisse aucun résidu dans le lait ou la viande d'abattage.• Ne provoque pas d irritation.Lavette pour le nettoyage du trayon • Odeur agréable, nettoie et assouplit les trayons.•Seau de plastique avec bouchon distribu teur, contenant 800 lavettes imprégnées.• Format 20 X 24 cm, pour 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saillie ciblée du premier groupe.«J’aurais pu obtenir davantage, mais mes vaches n’étaient pas toutes au même stade : certaines étaient moins bien préparées que d’autres », explique-t-il.Après la saillie ciblée, les vaches sont laissées au taureau.Michel Desjardins note quelles vaches le taureau délaisse, et la vétérinaire effectue des tests de gestation.« Cette surveillance de gestation évite aux éleveurs de s’encombrer de vaches non fertiles », explique la vétérinaire Charest.Le protocole de synchronisation est « J'ai augmenté mon cheptel rapidement, et les vaches sont de différents croisements, dit Sylvain Payette.L'utilisation d'une seule race et de bons sujets en croisement terminal uniformisera les lots et la qualité du troupeau plus rapidement.» administré à toutes les vaches du second groupe avant leur envoi au pâturage avec le taureau, en mai.« Elles seront bien préparées, et je m’attends à un très haut taux de conception dès la première chaleur, comme par le passé », conclut M.Desjardins.Taureau à la carte La synchronisation des chaleurs présente un autre avantage : l’utilisation PROTOCOLE DE SYNCHRO INSÉMINATION (GPG, OvSync OU 721) But : Synchroniser les chaleurs et l’ovulation sans réduire la fertilité Avantage : Insémination artificielle à temps fixe sans détecter la chaleur = saillie ciblée ou programmée JourO GnRH (1 ): Matin Effet : Inhibition de la chaleur durant 5 à 7 jours Conditionnement des ovaires Jour 7 PCF : Soir1 Effet : Lutéolyse, induction de la chaleur Jour 9 GnRH (2) : Soir Effet : Synchronisation de l’ovulation (24 - 32 heures) Environ 1/3 des femelles traitées montrent des chaleurs Attention : Faire confiance au programme : insémination même sans signe de chaleur Jour 10 IA : une seule saillie le matin, 12 à 24 heures après la 2" GnRH Certains préconisent le matin pour les vaches et le soir pour les taures, mais Michel Desjardins a noté de meilleurs résultats quand toutes les injections se font le soir.de l’insémination artificielle.« Ça permet aux éleveurs d’accélérer l’amélioration génétique de leur troupeau en choisissant des taureaux de meilleure génétique que celui de la ferme, et en fonction des caractéristiques de chaque vache », juge Louise Charest.De plus, elle permet de remplacer moins souvent le taureau de la ferme.Sylvain Payette a un troupeau de 50 vaches.Il compte utiliser les protocoles cette année afin d’aller chercher des taureaux pur-sang charolais en croisement terminal.Les résultats obtenus par son voisin, M.Desjardins, l’ont convaincu : les génisses et des veaux de 2001 ont affiché un gain de 2,5 à 3 livres par jour, de la naissance à 700 livres.« J’ai actuellement des vaches issues de divers troupeaux et de croisements différents, ce qui complique un peu les choses, estime Sylvain Payette.Les protocoles de synchronisation vont me permettre de donner un “cycle” à mes vaches et d’accélérer le retour en chaleur.» Comme M.Payette compte inséminer toutes les vaches disponibles avant leur sortie à l’extérieur au printemps, il aura beaucoup plus que 50 jours pour les préparer.«Je crois bien que j’obtiendrai de bons résultats », ajoute-t-il.Des inconvénients ?Comme nos deux éleveurs n’œuvrent qu’à temps partiel, l’administration d’injections à heure fixe est leur principal problème.« On peut trouver que la synchronisation des chaleurs coûte cher sur le coup, dit Michel Desjardins, mais ça vaut vraiment la peine quand on pense à tous les avantages qu’on en retire : la possibilité d’utiliser la meilleure génétique, une augmentation du gain, une réduction du temps de travail.À l’œil nu, on distingue d’ailleurs aisément les veaux issus de l’insémination artificielle des autres.» te 32 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2002 Une étude révèle que le débit d'eau d'abreuve-ment des étables laitières laisse souvent à désirer.En production laitière, l’approvisionnement en eau est crucial.C’est avec de l’eau qu’on fait du lait, pourrait-on dire en exagérant à peine.Là réside l’importance de s’assurer que chaque productrice de l’étable dispose de toute l’eau qu’il lui faut, au moment où il la lui faut.Nos étables répondent-elles à cette exigence fondamentale ?Une étude réalisée dans la région Chaudière-Appalaches permet d’en douter sérieusement.Andrc Piette, agronome, est journaliste agricole ( apiette@globetrotter.net).En collaboration avec le PATLQ et des syndicats de gestion, le personnel du MAPAQ a réalisé l’automne dernier une enquête auprès de 139 entreprises de cette région.Ces entreprises ont été sélectionnées au hasard.Quand un troupeau ne produit pas à son plein potentiel, on se penche sur son alimentation en négligeant souvent de s'assurer que l'eau est disponible en quantité suffisante.»> RÉSULTATS DE L'ENQUÊTE SUR LE DÉBIT D'EAU D'APPROVISIONNEMENT RÉALISÉE DANS LA RÉGION CHAUDIÈRE APPALACHES Début de ligne Fin de ligne 20 % en fonction Débit d’eau
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