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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Le bulletin des agriculteurs /, 2003-02, Collections de BAnQ.

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DOSSIER EQUIPEMENTS D'ELEVAGE MACHINERIE Bulletin des agriculteurs NnilC niltivnnc la mâma nocrinn x Nous cultivons la même passion (www.lebulletin.com) ENTRE LACTODUC ETTUBULURE Idées novatrices.Tracteurs intelligents.Partenaire en force www.valtra.ca Les nouveaux tracteurs de série T.Forts, bien tournés.MA»*° Les nouveaux tracteurs Valtra de série T démontrent bien l'avance de Valtra en matière de design, tant par le côté esthétique que pratique.Offerts en sept modèles à moteur six cylindres de 120 à 209 HP, les tracteurs de série T sont élégants et stylisés, en dépit de leur grande taille.Ils se meuvent avec agilité, même en terrain accidenté.Un autre avantage important de la série T est le fait que l'équipement et les caractéristiques peuvent être choisis sur demande pour répondre parfaitement aux besoins précis de l'utilisateur, et ce, jusqu'au niveau de la couleur, qui inclut maintenant les nouvelles teintes or et argent métallisées.Les tracteurs de série T ont un capot aminci et incliné ainsi que de grandes fenêtres incurvées procurant une excellente visibilité dans toutes les directions.Le confort est à l'ordre du jour dans la spacieuse cabine dotée d'un siège orientable, de deux chaufferettes et d'un climatiseur, et de commandes économiquement disposées pour alléger la fatigue des longues journées de travail.Au delà de leurs caractéristiques stylisées, les tracteurs de série T comptent parmi les plus polyvalents et les plus productifs qui soient grâce à la technologie évoluée de leur moteur, au système hydraulique à commande électronique et au système Power Control perfectionné.C'est celui que vous vouliez depuis valtra Canada Inc.toujours.Pour essayer vous-même un 278 Main st.n„ suite 6 tracteur de série T, visitez dès aujourd'hui %nhonM%5852%93 votre concessionnaire Valtra ! Fax (905^852 6821 AMOS Agritibi RH inc.AMQUI Machinerie J.N.G.Theriault inc.BROMPTONVILLE Les Équipements R.M.Nadeau CHICOUTIMI Cam-Trac Sag-lac inc.HUNTINGTON Les Équipements Colpron inc.LAC MÉGANTIC SCA Lac Mégantic Lambton inc.LAURIER STATION Les Entreprises M.Girouard inc.LORRAINVILLE Garage J.G.Neveu inc.MASKINONGÉ Gagnon Ferme Équipements inc.MATANE Garage Gérard Philibert inc.MONT LAURIER F.Constant! neau & Fils inc.NORMANDIN Service agricole Normandin inc.SABREVOIS Les Équipements Guillet inc.SAINTE-ROSALIE COMAX • Cooperative Agricole ST-ANDRÉ AVELIN Garage André Parisien inc.ST BENOiT MIRABEL Les Entreprises R.Mainville enr.STE-BRIGITTE Les Entreprises M.Girouard inc.ST-CLET Équipements Séguin & Frères inc.ST-DENIS-SUR-RICHELIEU Garage Bonin liée ST-EUGÈNE Machinerie AM ST-GERVAIS Goulet & Fils inc.ST-HILARION Garage Guy Gauthier inc, STE-MARTINE Les Équipements Colpron inc.STE-ROSE DE POULARIS Machineries Horticoles d'Abitibi ST-THOMAS, CTÉ JOLIETTE Gagnon Ferme Équipements inc.TROiS-PISTOLES Les Équipements Agriscar inc.VICTORIAVILLE Les Entreprises M.Girouard inc WATERLOO Équipements Agricole Pickens inc. www.lebulletin.com SOMMAIRE >» EN COUVERTURE «< DOSSIER ARIZONA LES AGRICULTEURS DU DÉSERT 12 LE SECRET EST DANS L'IRRIGATION 16 LE FOIN DE QUALITÉ APPARTIENT AUX LÈVE-TÔT 21 TRAITEZ CHAQUE VACHE COMME SI ELLE ÉTAIT LA SEULE 26 UN EFFET BŒUF 30 100 % HEREFORD CERTIFIÉ 33 GRANDEUR ET MISÈRE DE L'ÉLEVAGE EN ARIZONA 37 À LA MERCI DES MARCHÉS 41 ÉLEVEURS DE CHAMPIONS 47 DE LA FERME À LA BOÎTE À LUNCH DOSSIER ÉQUIPEMENT D'ÉLEVAGE 51 VACHEMENT CONFORTABLE L'aménagement de l'étable et sa ventilation continuent d'accaparer l'attention de bon nombre de producteurs.54 UN OUTIL INDISPENSABLE : LE CORRAL Il facilite le travail de l'éleveur bovin et la conduite du troupeau.Un investissement rentable.57 CONFORT ET PRÉCISION Des dindons à l'aise comme au grand air, des poules de reproduction nourries avec précision et des pondeuses logées adéquatement.61 DES INVENTIONS MENÉES.À BON PORC L'industrie porcine profite elle aussi de l'inventivité beauceronne.ELEVAGE 64 VOTRE DÉTECTION DES CHALEURS EST-ELLE EFFICACE ?Devant un problème de reproduction, il faut d'abord déterminer son origine : humaine ou animale.67 LES CHARMES DE L'AVOINE NUE Sur le plan nutritionnel,elle se substitue très bien au maïs-grain.FRUITS ET LÉGUMES 73 MILLET PERLÉ CONTRE NÉMATODES L'ajout d'une culture de millet perlé fourrager à la rotation accroît davantage le rendement de la pomme de terre qu'une fumigation.VIE RURALE 80 ENTRE LACTODUC ET TUBULURE Quarante vaches et 15 000 entailles.Les propriétaires de la ferme Jean-Berli pratiquent l'art de mener deux activités de front.MACHINERIE 83 ALLEZ Y EN PROFONDEUR Le travail primaire du sol en profondeur est retenu par bon nombre de producteurs aux prises avec des problèmes de compaction.CHRONIQUES 10 Agenda 88 Apprivoisons le futur 90 C'est nouveau 93 Cuisine 4 De bouche à oreille 87 Les Delaville 94 Météo 86 Petites annonces 8 Point de vue 10 Point de vue 76 Vie rurale PHOTO DE LA PAGE COUVERTURE : EMMANUELLE ARES oROGERS Envoi Poste-publication - Convention 40070230-PAP - N" d’enregistrement 08866.Nous reconnaissons l’aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d’envoi postal et nos coûts rédactionnels par l’entremise du Programme d’aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Postes Canada : envoyer les changements d’adresse à Le Bulletin des agriculteurs 4380, Garand, Saint-Laurent (Québec) H4R 2A3.Periodicals Postage Rates are paid at Lewinston, NY 14092.USPS #012-612.U.S.Post-Master : Send address changes to Le Bulletin des agriculteurs P.O.Box 4541, Buffalo, NY 14240.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 3 deBOUCHEAOREILL a Les pommes du Québec à Cuba ?L'été dernier, les Américains ont envoyé des conteneurs de pommes à Cuba.Après un embargo complet de 30 ans, l'événement est significatif.Ce petit pas vers la normalisation des échanges ouvre de nouvelles perspectives.Déjà, des producteurs de légumes américains rêvent du jour où ils pourront aller produire des tomates dans l'île de Fidel comme il y a 40 ans.Le climat, le sol et la main-d'œuvre attirent ces investisseurs de Floride confrontés aux restrictions de sols de plus en plus chers et d'eau si prisée par les villégiateurs, ainsi qu'à la haute surveillance des environnementalistes.Selon The Packer, l'absence de pomiculture dans l'île ouvre un marché potentiel fort intéressant et similaire à celui de la République dominicaine, qui en a importé 300 000 minots l'an dernier.Y aurait-il là une possibilité d'affaires pour le Québec ?Le sol des parcs d’engraissement Des scientifiques du Centre de recherches de Lethbridge d'Agriculture et Agroalimentaire Canada, en Alberta, évaluent la couche de sol organique noir qui se forme sous la litière,dans les parcs d'engraissement.Ce projet de trois ans, piloté par le D'Jim Miller, permettra de mieux comprendre le processus de formation de cette couche ainsi que sa réaction aux facteurs environnementaux et aux divers modes d'exploitation.On dit de cette couche de sol qu'elle est assez imperméable aux contaminants,qui sont lessivés dans les eaux souterraines.L'étude devrait permettre de savoir comment prévenir les risques d'infiltration de contaminants dans le sol des parcs d'engraissement et dans la nappe souterraine.Lits d’eau pour porcs Des chercheurs de l'Institut de reproduction et de génétique animale de Giessen, en Allemagne, ont noté que les porcs ayant accès à des lits d'eau croissaient beaucoup plus vite et avaient moins de blessures que ceux qui ne disposaient que de planchers en béton ordinaires.L'essai regroupait 1400 porcs élevés sur des planchers plastifiés, des matelas en mousse,de la paille,du ciment ou des lits d'eau.Le chercheur Martin Ziron et son équipe affirment que la grande majorité des porcs à l'étude ont préféré les lits d'eau chauffés à toute autre surface.Les suidés passaient plus de 50 % de leur temps allongés sur ces matelas d'eau et ne se levaient que pour manger et pour jouer.Les lits d'eau étaient faits de membranes de plastique résistantes.Ils peuvent être chauffés par en dessous à l'aide d'un matelas électrique ou par le dessus avec des lampes infrarouges.Où s'arrêtera donc la recherche du confort des animaux ?4 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 r \ Combattre le froid Les jeunes veaux ont peu ou très peu de réserves corporelles.Pour maintenir leur température corporelle et se développer, ils ne peuvent compter que sur leur ingestion alimentaire.Par temps froid, leur consommation devient cruciale.L'Institut de recherche Miner, de l'État de New York, vient d'en faire une démonstration éloquente.On a logé un groupe de veaux dans une serre et un autre dans une ancienne étable à attaches transformée.Tous les veaux ont reçu la même alimentation (lait et moulée), en quantité comme en composition.À la naissance, les veaux gardés en serre | pesaient en | moyenne G 93 livres.Trois £ semaines plus tard, ils atteignaient 115 livres et maintenaient un taux de gain quotidien de 1,55 livre.Les veaux gardés en étable pesaient 98 livres à la naissance et 130 livres trois semaines plus tard, ce qui donne un taux de gain de 1,80 livre.L'écart de 0,25 livre par jour découle simplement du logement et, plus précisément, de la température ambiante.Dans la serre comme dans l'étable, la température diurne moyenne était de 40 °F.Par contre, la nuit, le mercure tombait à 27 ° dans l'étable, mais chutait à 5 ° dans la serre.On en conclut que les fluctuations importantes de température doivent être prises en compte en conduite et en alimentation des veaux.__________________________________J Bienvenue oies, canards, autruches.Les oies, canards, coqs, autruches, émeus,faisans, cailles et dindons sauvages sont de plus en plus nombreux au Canada et au Québec.Leur progression est beaucoup plus accélérée que celle des volailles plus courantes.Selon le dernier recensement de Statistique Canada, les volailles classées sous le vocable « Autres volailles » ont augmenté de 59,9 % de 1996 à 2001.Durant cette période, le nombre de poules et poulets a augmenté de 23,4 %.Le nombre de dindons et de dindes a régressé de 5,5 %.C'est au Québec que la progression des « Autres volailles » a été la plus forte, soit 107,5 %, comparativement à 74,7 % en Colombie-Britannique et à 35,1 % en Ontario.Ces trois provinces sont par ailleurs les principales provinces productrices : 2,6 millions au Québec; 1,4 million en Ontario et 0,8 million en Colombie-Britannique.À elles seules, elles représentent plus de 90 % de la production canadienne, chiffrée à 5,3 millions en 2001.L'autre côté de la médaille démontre toutefois que, là comme ailleurs, la concentration des élevages est très forte.Malgré un accroissement du volume d'oiseaux, le nombre de fermes diminue./ De la thalassothérapie pour le blé ! En Europe, on vient de créer une nouvelle catégorie d'homologation : les stimulateurs de défense naturelle.Utilisé dans des programmes d'applications fongicides, ce nouveau produit est issu d'algues marines.Si l'on simplifiait à l'extrême, on pourrait comparer le stimulateur de défense naturelle à un vaccin.Contrairement aux humains, la plante ne dispose pas de système de défense acquis.Ainsi, une plante comme le blé ne peut se défendre qu'à la suite d'une attaque d'un agent pathogène.La plante réagit donc toujours avec un léger retard sur l'agent pathogène.Appliqué au stade épi —1 cm — du blé, le stimulateur de défense à base d'algue simule une attaque de champignon.Résultat : le blé se défend et a une longueur d'avance sur ses agresseurs.Cependant, cette courte séance de thalassothérapie ne suffit pas : il faut intégrer ce traitement au programme de protection habituel.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 5 BOUCHE à OREILLËPt P34 : une protéine allergène De nos jours, les allergies alimentaires sont de plus en plus fréquentes.Nombreux sont ceux qui sont allergiques au soya et à ses produits dérivés.En fait, dans le monde, de 6 à 8 % des enfants et de 1 à 2 % des adultes ont une allergie alimentaire.Or, les allergies au soya sont parmi les plus communes.En culture de soya, c'est la protéine P34 qui pose problème.Ainsi, des généticiens et immunologistes en Arkansas ont modifié génétiquement une lignée de soya.Ils ont réussi à éliminer le gène responsable de l'expression de cette protéine.Déjà, des essais sont en cours sur des porcelets.Selon les résultats, des essais sur des humains pourraient suivre.MARCHÉ DES GRAINS par Dominic Grégoire Combien vaut votre terre ?Le service Valeurs des terres agricoles en ligne de Financement agricole Canada (FAC) permet d'accéder à de l'information locale sur la valeur des terres agricoles presque partout au Canada.L'inscription est gratuite et elle permet d'obtenir des données prélevées dans des régions précises de chaque province au cours des 12,18 et 24 derniers mois.L'utilisateur peut mentionner le type de terre (cultivée,cultivée irriguée, irriguée à drainage souterrain ou pâturage) et l'utilisation (grain, verger, lait, etc.).Il obtiendra ainsi les valeurs maximales, minimales et moyennes à l'hectare et à l'acre pour chaque région.FAC offre également des articles sur la gestion financière agricole, les cours quotidiens des denrées, un calculateur de prêt, ainsi qu'une trousse de financement agricole et une demande de prêt en ligne.Si vous êtes déjà un client de FAC, vous pouvez aussi vérifier le solde de vos emprunts.Information : www.fcc-fac.ca TEXTES DE : Luc Gagnon, Martine Giguère, Marie-Josée Parent, André Piette et Pierre Sauriol COMMENTAIRES OU SUGGESTIONS : 1 800 361-3877 ou info@lebulletin.com 6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 Valeur des terres agricoles en ligne Rftsullats Au moment d'écrire ces lignes, on sait que les producteurs québécois auront tendance,cette année, à augmenter les semis de soyas et de céréales et à délaisser le maïs.Pourquoi ?Surtout afin de réduire les coûts de production, augmentés par la hausse prévue du pétrole.Non seulement le prix du diesel, mais celui de l'engrais et du propane de séchage augmenteront.Il faut donc s'attendre à une forte offre de soya cet automne, au Québec.Cette situation aura-t-elle un effet sur le marché local ?Il n'y a pas de réponse simple à cette question.Ceux qui décideront de semer du soya à hile clair de consommation humaine ne créeront pas une surabondance de soya sur le marché local, car le marché de ce type de soya est planétaire.Les autres types seront davantage touchés, quoique peu.Cependant, avant de choisir un type de semis de soya pour réduire les coûts de production, il faudrait penser à le vendre.On le fera idéalement tout de suite, pendant que les prix sont encore élevés.Au début de l'année, certains marchands achetaient le soya de la prochaine récolte un peu plus de 330 $ la tonne.Il est toujours bon d'étaler ses ventes tout au long de l'année.On profite ainsi des hausses et on se protège des creux de marché.Dominic Grégoire est journaliste et producteur de grandes cultures (dgnap@sympatico.caj. SI ON POUVAIT MESURER VOTRE HAINE à leur égard sur une échelle de 1 à 10, on obtiendrait probablement 11.Rien que de les voir vous rend malade.Vous savez aussi ce qu'il vous en coûte.Chaque pouce que vous donnez à une mauvaise herbe vous fait perdre beaucoup, beaucoup trop.Et que dire de votre fierté?Vous avez travaillé trop dur et trop longtemps pour en arriver là.Cette fois, vous allez leur régler leur compte une fois pour toutes.NOUVEAU Ultimmd Total™.Un niveau de protection supérieur pour le maïs.O Élimine même les vivaces rebelles comme le chiendent 3 Agit en surface et dans le sol ) Efficacité éprouvée contre les graminées nuisibles et nouveau mode d'action contre les mauvaises herbes à feuilles larges ) Élimine efficacement les souches de chou gras, d'herbe à poux et d'amarante à racine rouge résistant à la triazine et aux herbicides du groupe 2 ) Admissible aux avantages ArniPlanmc de DuPont ainsi que d'autres programmes provenant de DuPont Des questions?Adressez-vous à votre détaillant, appelez-nous au 1 800 667-3925 ou visitez notre site Web à ultimtotal.dupont.ca mm Comme pour tous les herbicides, suivre attentivement les instructions sur l'étiquette, ©/md/rnc Marques déposées ou marques de commerces de E.l.du Pont de Nemours and Company, dont DuPont Canada Inc.est un usager licencié.Membre de CropLife Canada. c POINT DE VUE par Sylvie Bouchard Un rêve réalisable Tout le monde poursuit un rêve ou un idéal.Idéalement, Un bon soir, je dînais en compagnie d’un aviculteur.À un moment donné, il s’est mis à me parler du rêve de sa vie.Tout le monde poursuit un rêve ou un idéal.Idéalement, le prix à payer ne sera pas trop élevé.Qu’est-ce qui rend les êtres humains heureux ?Selon certains, ce serait d’apprendre, de concevoir et de réaliser ses rêves, de créer et de se sentir utile.Nous sommes tous des êtres rêveurs.« Rêver, se lever, agir.», dit l’alpiniste Bernard Boyer.Pour celui qui a conquis les plus hauts sommets de chaque continent, le rêve, c’est le défi.« Il faut rêver grand, dit-il.Mais il faut aussi agir pour réaliser ses rêves.» Le cas de mon interlocuteur était plus simple.Il souhaitait que ses deux fils prennent sa relève dans quatre ou cinq ans et se voyait, lui, couler des jours tranquilles dans une maison près d’un lac en pleine forêt.Tout ce qu’il entreprenait visait cet objectif.Pas à pas, il fabriquait son projet et, petit à petit, il s’approchait de ce rêve.réalisable.Or, il y a des rêves réalisables et d’autres qui le sont moins.Nous vivons dans une société de performance : il faut toujours faire « plus avec moins », et encore le faire de plus en plus vite.Si la poursuite d’idéaux élevés occupe toute notre énergie, nous risquons d’y laisser notre santé physique et psychologique.Sylvie Bouchard, agronome, est rédactrice en chef du Bulletin des agriculteurs (514- 843-2511 ou sbouchard@lebulletin.com).le prix à payer ne sera pas trop élevé.Dans une conférence donnée au dernier Colloque de l’entrepreneur gestionnaire, la consultante et productrice agricole Pierrette Desrosiers affirmait qu’elle rencontrait souvent des agriculteurs qui poursuivent des idéaux de plus en plus élevés sans avoir les ressources (santé, temps, main-d’œuvre, connaissances, argent, appui du conjoint, etc.) pour les réaliser.« Il faut absolument voir si ses buts sont réalistes en fonction de sa réalité, et non de celle du voisin, du père ou encore du conseiller financier », dit-elle.Sinon, on risque la dépression ou le bum-out.Des exemples de rêves plutôt irréalisables ?Vous pourriez rêver de doubler votre cheptel porcin, même si votre élevage est situé en pleine zone de surplus.Ou encore, vous pourriez vouloir passer l’été en Europe, quand la main-d’œuvre est introuvable dans votre région.L’idée n’est pas de renoncer à nos rêves à cause des obstacles qui parsèment notre route.Elle consiste plutôt à rester réaliste, à se donner du temps, à ménager son énergie et à garder son équilibre.Bref, « ne consacrez pas toute votre énergie à atteindre un but irréaliste selon les conditions actuelles », conseille Pierrette Desrosiers.Il y a fort à parier que, dans cinq ans, mon aviculteur vivra dans sa maison au bord d’un lac.Et vous, où serez-vous ?des agriculteurs FEVRIER 2003, VOL.86, N" 2 1001, boul.De Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3E1 info@lebulletin.corn Directeur Simon-M.Guertin, M B A.simon@lebulletin.corn Tél.: (514) 845-5141 Fax : (514) 845-6261 Rédactrice en chef Sylvie Bouchard, agronome sbouchard@lebulletin.corn Journalistes Martine Giguère, agronome mgiguere@lebulletin.corn Marie-Josée Parent, agronome mjparent@lebulletin.corn Rédactrice-réviseure Marie-Carole Daigle Directrice artistique Sylvie Lévesque Coordonnatrice Johanne Bazinet Collaborateurs AMVPQ, Patrice Beaudry, Patrick Breton, Dominic Grégoire, Léon Guertin, Martin Laprise, André Piette, Ghislaine Roch, Pierre Sauriol wimwwa_________________________________________ Bureau de Montréal Tél.: (514) 845-5141 Fax : (514) 845-6261 Directeur du marketing Thierry-Michel Racicot tmracicot@lebulletin.com Représentant Claude Larochelle clarochelle@lebulletin.corn Bureau de Toronto Tél.: (905) 838-2826 Fax : (905) 838-3169 Représentante Lillie Ann Morris lamorris@attcanada.ca Coordonnateur de la production Claude Larochelle Rédacteur publicitaire Grégory Bronner Tous droits réservés 1991 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par Rogers Media et imprimé par Quebecor World.Éditions Rogers Media L'actualité, Châtelaine, Le Bulletin des agriculteurs, 1001, De Maisonneuve O., Montréal (Québec) H3A 3E1 Président : Marc Blondeau Services administratifs et financiers : Suzanne Lamouche, c.a., vice-présidente Marie-Claude Caron, c.a., contrôleur Rogers Media Président et chef de la direction : Anthony P.Viner Président, Rogers Media Publishing : Brian Sega! Vice-présidente, planification opérationnelle : Immee Chee Wah Vice-président senior : Michael J.Fox Éditeur-conseil : Jean Paré O ROGERS 8 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 6907 EUX, ILS SE RÉVEILLENT AU SON DES KLAXONS ET DES SIRÈNES.Pas étonnant qu'ils aient du mal à croire que vous vous levez chaque jour avant l'aube.Si vous viviez en ville, vous ne le croiriez pas non plus.C'est parce que vos matins sont très différents.En fait, votre vie tout entière est très différente.Votre père faisait de même.Il est à espérer que vos enfants feront de même.Produire de quoi nourrir la population : il n'y a rien de plus important.C'est pourquoi vous devez continuer -et savoir parer aux mauvaises surprises que la météo ou le marché peut vous réserver.À chaque décision que vous prenez, même pour le choix de vos herbicides, vous devez vous ménager une porte de sortie.NOUVEAU Accent™1 Total™.L'herbicide pour le maïs qui vous laisse toute flexibilité.) Elimine meme les mauvaises herbes résistant aux herbicides du groupe 2 et à la triazine O Pas de restrictions quant au réensemencement O Convient à tous les hybrides du maïs (2e-8e feuille) O Admissible aux avantages ArniPlanmc de DuPont ainsi que d'autres programmes provenant de DuPont Des questions?Adressez-vous à votre détaillant, appelez-nous au 1800 667-3925 ou visitez notre site Web à accenttotal.dupont.ca Accent Total 0m I li xilnllli loi.il, l imlmlr lnl.il Comme pour tous les herbicides, suivre attentivement les instructions sur l'étiquette, «mcümc Marques déposées ou marques de commerces de E I.du Pot de Nemours and Company, dont DuPont Canada Inc.est un usager licencié.Membre de CropUfe Canada. POINT DE VUE Ur Lionel Levac Nos « amis », les Américains Quand on pense à nos relations avec les Américains, on peut dire qu’il vaut toujours mieux entretenir de bonnes relations avec son voisin.Eh oui, une petite querelle de clôture en vaut-elle la peine quand on tient compte des répercussions qu’elle pourrait avoir sur l’ensemble de la relation ?Le Canada est un bel exemple de voisin docile — j’allais dire « soumis » — sans vouloir en avoir l’air.Quelques dossiers lui permettent heureusement de « sauver la face », pourrait-on dire.C’est le cas de sa ratification du protocole de Kyoto.L’obstination américaine à ne pas faire de même est incompréhensible, mais Washington considère probablement qu’il n’aura pas à payer le prix de la décision canadienne.D’autre part, Ottawa s’obstine à maintenir en place la Commission canadienne du blé.Le Canada continue aussi officiellement de défendre sur la scène internationale la gestion de l’offre sur son marché interne, pour certaines productions.Il s’agit de mesures de protection « internes » que le Canada estime à la fois justifiées et conformes aux règles internationales.Les Américains, eux, ne tiennent aucun compte du principe de retenue que pourrait imposer une certaine volonté de bon voisinage et qui semble si cher au Canada À leurs yeux, tous les moyens sont bons pour faire disparaître ce qui pourrait s’apparenter à un obstacle au commerce.américain.Par ailleurs, les victoires américaines s’accumulent.Elles sont d’autant plus significatives lorsque des instances Lionel Levac est journaliste.Les formules sont nombreuses pour dire qu'il est préférable de se trouver du côté du plus fort.ou qu'il vaut mieux avoir pour ami celui que l'on ne voudrait pas avoir comme ennemi ! internationales les confirment.Rappelons, par exemple, que l’Organisation mondiale du commerce a donné raison à Washington et à quelques autres capitales, qui contestent le système de mise en marché du lait canadien destiné à l’exportation.On a beau se refuser à y voir une attaque contre le système de gestion de l’offre, les Américains, au contraire, voient là une étape de franchie vers la disparition d’un programme qu’ils estiment déloyal parce qu’il ne leur donne pas un libre accès total au marché canadien.Pendant ce temps, le Canada continue de se montrer bon voisin.Si bon voisin qu’il n’ose même pas utiliser ses propres règles de limitation des importations.Pourtant, ces règles tiennent toujours et aucun jugement, ni américain, ni international, ne les a encore mises à mal.Si le Canada limitait les importations de substances laitières modifiées (par exemple, les huiles de beurre) ou encore d’œufs ou de volaille en morceaux, il assurerait à ses producteurs de meilleurs niveaux de production et maintiendrait un rempart supplémentaire contre les attaques commerciales.Cependant, dans l’esprit d’Ottawa, il semble qu’il vaille mieux fermer les yeux devant des importations sournoises et se montrer bon voisin face aux Américains.AGENDA1 ¦ 11 et 12 février Colloque « Pour une agriculture sur mesure» Hôtel des Seigneurs, Saint-Hyacinthe CRAAQ : (418) 523-5411 ou 1 888 535-2537 ¦ 19 au 20 février Assemblée générale annuelle — Coopérative Fédérée de Québec Hôtel Hilton Bonaventure, Montréal (514) 384-6450 ¦ 19 au 20 février Carrefour de la recherche forestière Centre des congrès de Québec 1-866-299-2003 ¦ 22 février au 2 mars Salon international de l'agriculture Parie expo - Porte de Versailles 0 11 33 1 49 09 60 00 www.salon-agriculture.com ¦ 14 mars Vente Classique Holstein 2003 Parc de l'Exposition agricole de Victoriaville (819) 364-3063 SERVICES AUX LECTEURS SI VOUS DÉSIREZ • vous abonner, vous réabonner ou offrir un abonnement-cadeau; • nous signaler un changement d'adresse (veuillez préciser l'ancienne adresse); • suspendre temporairement votre abonnement; • nous aviser d'un problème de livraison; • que votre nom ne soit pas divulgué à des entreprises ou organismes sélectionnés, COMMUNIQUEZ AVEC NOUS: Téléphone (de 9 h à 17 h, heure de l'Est) Montréal :(514) 333-9145 De l’extérieur de Montréal, sans frais : 1 800665-5372 Télécopieur : (514) 333-9795 Site interactif: www.lebulletin.com/abonnement 1001, bout De Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3E1 TARIF D’ABONNEMENT (12 NUMÉROS) Canada (taxes incluses) : 45,96 $ International: 64$ Tarifs en vigueur jusqu'au 30 juin 2003 Protection des renseignements personnels À l'occasion, nous partageons nos listes d'abonnés avec des sociétés ou des organismes sélectionnés, dont les produits ou services pourraient vous intéresser.Toutefois, si vous préférez que ces données (votre adresse postale ou électronique) ne soient pas partagées et souhaitez que votre nom soit retiré de ces listes, vous pouvez le faire facilement en nous appelant aux numéros de téléphone indiqués plus haut ou en nous écrivant à l'adresse électronique suivante ¦.info@lebulletin.com.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 Traitez tôt avec Prim extra désherbage résiduel Tirez le maximum de votre désherbage grâce à Primextra® Il Magnum®.Il tient en échec les graminées annuelles récalcitrantes, les mauvaises herbes à feuilles larges et même le souchet.Vos champs restent propres et, grâce au bénoxacorMC, votre culture bénéficie d'une sécurité totale.Traitez tôt et sans aucun compromis avec Primextra II Magnum, le puissant herbicide résiduel qui vous offre un désherbage hâtif extraordinaire.Ça, c’est vraiment extra bon\ Consultez notre Centre de service à la clientèle au 1 800 850-4685 ou visitez le www.syngenta.ca d'une compagnie du Groupe Syngenta.Périodes d’application pour un désherbage résiduel hâtif Application de surface en présemis Incorporation au sol en présemis Application en prélevée DOSSIER ARIZONA Le se l'irrigation ! Le contraste est saisissant : ( Arizona étale ses champs de maïs d'un vert éclatant au milieu d'une zone désertique.PAR MARTINE GIGUERE font successivement maïs et blé au cours d’une même année.Le maïs est semé dès la deuxième semaine d’avril et il est récolté vers la mi-septembre, début octobre.Sous quel climat est cultivé ce maïs ?Sous un climat beau et chaud.Tellement chaud que Ted Johnson ne connaît pas la maturité de ses hybrides de maïs.L’an dernier, l’accumulation de À Willcox, dans le Sud-Est de l’Arizona, Ted Johnson cultive du maïs.Et seulement du maïs.Sans rotation avec du blé ou de l’orge.« L’implantation d’une céréale à la suite du maïs augmenterait mes coûts de production sans accroître mes revenus », explique-t-il.Certains producteurs Martine Giguère, agronome¦, est journaliste ( mgiguere@lebulletin.comj. LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 13^ A Installé à l’arrière du tracteur, le digger dammer est passé après le semis.Cet équipement creuse des trous entre les rangs de mais.Cela permet une meilleure absorption de l’eau tout en réduisant le phénomène de battance causé par l’irrigation.Ted Johnson possède 10 puits.Tous sont reliés à un système d’irrigation par aspersion qui couvre chacun 50 hectares.« En période de chaleur intense, précise le producteur, les systèmes d’irrigation tournent sur eux-mêmes sans arrêt.» travaux avec l'aide d'un seul employé.Le producteur possède le strict minimum de machinerie : un semoir, une moissonneuse-batteuse, une herse à disque et un digger dammer.« L’équipement est très cher », dit-il.De plus, la course contre la montre pour effectuer les travaux dans des conditions idéales — lire « sans pluie » — ne fait pas partie du quotidien, en Arizona.Au semis, on apporte de 65 à 70 unités de phosphore, de 20 à 30 unités d’azote (10-34-0) et aucune potasse.On vise une population de 84 à 89 000 plants à l’hectare.De plus, on pulvérise de l’atrazine pour lutter contre les mauvaises herbes à feuilles larges.Peu après le semis, on effectue un passage au digger dammer.Cet équipement creuse des trous entre les rangs de maïs (voir photo).Son travail a un double objectif : permettre une meilleure absorption de l’eau et réduire le phénomène de battance causé par l’irrigation.En tout, près de 270 unités d’azote seront apportées tout au long de la saison par le système d’irrigation.« La majorité des sols cultivés dans la région sont des loams sableux (de 60 à 80 % de sable) », précise Robert E.Call.Les sols sont riches en carbonate de calcium.Ainsi leur pH oscille entre 7,5 et 8,5.« Ils ont une faible teneur en phosphore, ajoute M.Call.Habituellement, leur teneur en potasse est adéquate.Par contre, vu les pH élevés, il faut porter une attention particulière au fer et au cuivre.» Ted Johnson obtient des rendements moyens de 15 tonnes à l’hectare.Les rendements augmentent d’année en année.« Ceci est dû à l’augmentation de l’humus du sol », explique le producteur Après chaque récolte, Ted Johnson passe un coup de herse à disque pour enfouir les résidus de maïs.Pour réduire les risques d’érosion éolienne, le producteur degrés-jour du 15 avril au 30 septembre 2001 était de 3804.En fait, l’Arizona vivait l’une des pires sécheresses de son histoire — il n’était pas tombé une goutte de pluie depuis huit mois - lors de la visite du Bulletin, en juin dernier.Les travaux agricoles ne sont jamais retardés pour cause de pluie.« En moyenne, la région reçoit 35 millimètres d’eau par année, précise l’agent d’information Ted Johnson cultive 485 hectares, uniquement du mais.La course contre la montre au printemps, il ne connaît pas.Ici, il tombe 35 mm d’eau par année, et jamais au semis.de la Faculté d’agriculture de l’Université d’Arizona, Robert E.Call.La moitié des précipitations est reçue pendant la saison des pluies, de juillet à septembre.L’hiver, il tombe entre 7 et 15 mm d’eau.» CULTIVER EN PLEIN DÉSERT Le semis du maïs s’étale sur près de trois semaines.Ted Johnson cultive 485 hectares, il effectue tous ses DOSSIER ARIZONA On récolte le grain à 8 % d’humidité.Ted Johnson possède d’immenses séchoirs à grain.« Si on recule de quelques années, explique-t-il, les hybrides de maïs étaient plus sensibles à la verse.Ainsi, il était plus avantageux de récolter le grain légèrement plus humide et de le faire sécher.» (longseason corn) étaient plus sensibles à la verse.Ainsi, il était avantageux de récolter le grain plus humide et de le faire sécher.Aujourd’hui, Ted Johnson utilise le séchoir de façon ponctuelle.Ainsi, ses coûts annuels de séchage sont passés de 10 000 $ à 1400 $ US par année.La capacité d’entreposage est de 12 700 tonnes.L'EAU, OR LIQUIDE Pour réussir à cultiver en Arizona, il faut posséder une ou plusieurs sources d’eau.En fait, l’eau est le principal coût de production chez Ted Johnson, soit de 247 à 296 $ — dollars américains — l’hectare (coût de l’énergie requise pour pomper l’eau seulement).Pour arriver à cultiver ses 485 hectares de maïs, le producteur possède 10 puits.Chacun est relié à un système d’irrigation par aspersion.Chaque système mesure 0,4 km de longueur et couvre 50 hectares.La profondeur des puits varie de 180 à 305 mètres.« Normalement, on pompe l’eau à 60 mètres.Avec la sécheresse, c’est descendu à 88 mètres », signale le producteur.La situation inquiète.Chaque puits coûte près de 100 000 $ US (incluant la pompe à 3200 litres/minute, le forage et le moteur); à cela, il faut ajouter l’entretien.Tous les systèmes d’irrigation sont contrôlés par ordinateur.Ainsi, la vitesse d’avancement du système d’irrigation dépend de la quantité d’eau désirée.Le système peut faire un tour sur lui-même en 24 heures, 48 heures ou une semaine, selon la température.Le prix des terres est fortement influencé par la présence des puits.« Un hectare prêt à cultiver — avec puits fonctionnel — vaut entre 29 650 et 34 600 $ US.Sans puits, la terre ne vaut presque rien, soit environ 1500 $ l’hectare », précise Ted Johnson.L'AVENIR Ted Johnson n’a pas de relève.Aucun de ses quatre enfants ne semble intéressé à relever le défi.La ferme sera certainement mise en vente dans quelques années.Le producteur obtiendra un bon prix, mais à une seule condition : que les puits soient encore bien gorgés d’eau ! k LA LUTTE AUX INSECTES En Arizona, la chrysomèle des racines et la pyrale du maïs sont deux insectes contre lesquels il faut lutter.Deux applications d'insecticide sont effectuées contre la chrysomèle, un premier traitement avant le semis et un deuxième à la sortie des soies.On pulvérise les insecticides à l'aide du système d'irrigation.La pyrale du maïs peut aussi causer des dommages.Ainsi, le producteur sème des hybrides de maïs Bt et prend soin de réserver 20 % de sa superficie au refuge non Bt.laisse au moins 30 % de résidus au sol.Les températures élevées favorisent la décomposition rapide des résidus et contribuent à augmenter le pourcentage de matière organique.On récolte le maïs à 8 % d’humidité.Alors, pourquoi posséder d’immenses séchoirs à grain ?Parce que, il n’y a pas si longtemps, les hybrides de maïs venaient à maturité trois semaines plus tard.« Les nouveaux hybrides de maïs (de variété mi-saison), précise l’agronome de Pioneer, Roger Vinande, ont besoin de 120 degrés-jour de moins pour atteindre leur maturité.» De plus, les anciens hybrides 14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 VARIO, UNE TECHNOLOGIE GÉNIALE QUI PERMET DE CONDUIRE SANS PASSER LES VITESSES, DISPONIBLE SEULEMENT DANS UN FENDT ¦jIOMùlMf WJii PA'Jurf t Vi x / Viz dans la conception des ^%i^^k4#w#üdwant les commandes de tracteurs.Cette innovation changera votre façon de travailler, l'hydraulique sont maintenant contrôlées par une manette de Un coup de génie a en effet permis de combiner l'efficacité de type joystick reliée à l'ordinateur de bord.Toute la puissance la transmission powershift à la souplesse de l'hydrostatique.et les commandes répondent au moindre geste de votre main.Comme résultat une gamme infinie de rapports sans avoir à Une puissance °la Prise de force qui varie de 72 à 240 ch.passer les vitesses.En travaillant exactement à la bonne vitesse Une logique simple, une facilité d'utilisation et de la puissance et non pas dans le rapport le plus près, le potentiel du moteur en réserve font de ce tracteur un allié à toute épreuve pour proest utilisé au maximum.L'accroissement de la productivité est duire des journées de travail plus rentables et plus confortables.notoire et k consommation de carburant chute.t'essayer, c'est /'adopter, À condition que ce soit un FEND!.Cor — aucun autre tracteur nord-américain n'offre une technologie te-Æ aussi géniale.FENDf •3THD FENDT EST UNE MARQUE DE COMMERCE MONDIALE DE AGCO CORPORATION • 1 800 767-3221 • WWW.FENDT.AGCOCORPCOM • FT020F02V01 DOSSIER ARIZONA â# foin de qualité appartient aux |0\^0->fQf Produire du foin en Arizona, c'est le monde à l'envers.Sous un soleil de plomb, la rosée matinale devient un précieux allié.IB3SB31B0BBIB33 « Si tu veux voir le travail au champ, précise Wade Accomazzo le jour où nous prenons rendez-vous, sois là demain matin vers 5 h.» A Tolleson, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Phoenix, Wade Accomazzo dirige la ferme familiale spécialisée en foin commercial.Début trentaine, ce jeune producteur a grandi à la ferme.Cependant, avant de prendre la relève, il a décidé de faire un baccalauréat en agriculture.Ce parcours était inévitable, dit-il : pour réussir, il faut à la fois connaître la réalité au champ et être à l’affût d’information.10 COUPES « Nous consacrons maintenant toute notre énergie à la production de foin et de maïs-ensilage », précise Wade Accomazzo.Avant, 11 cultivait du melon d’eau et du coton.Ainsi, des 1010 hectares, 730 sont en luzerne et 280, en maïs.« Notre plus gros marché, souligne-t-il, se trouve à quelques Martine Giguère, agronome, est journaliste (mgiguere@lebulletin.com).LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 Début trentaine, Wade Accomazzo est sans contredit un parfait lève-tôt ! BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 17 Le pressage débute tôt le matin.« On commence vers 4 h, précise Wade Accomazzo, pour terminer vers 7 h.» Pourquoi commencer aussi tôt ?Pour éviter les pertes, car la rosée matinale humidifie le feuillage de la luzerne.Sans cette humidité, on sort un pulvérisateur, et on arrose légèrement avec de l’eau avant de presser.kilomètres de nous.» Dans un rayon de moins de 50 km, on retrouve plusieurs fermes laitières, qui comptent chacune quelques milliers de vaches.La rotation de cultures est simple : quatre ans de luzerne suivis de deux de maïs-ensilage.En général, on effectue 10 coupes.La dernière, effectuée à la fin octobre, est toujours ensilée.Ensuite, on laisse reposer la luzernière jusqu’en février, mois où l’on recommence à couper en laissant un intervalle de 36 jours, puis de 32, 29 et 27 jours entre chaque coupe, selon l’accumulation en degrés-jour.De novembre à février, le mercure descend jusqu’à 10 °C : c’est l’hiver ! « On fauche la luzerne juste avant qu’elle ne fleurisse, précise Wade Accomazzo.On laisse sécher environ six jours l’hiver et trois jours, l’été.On fane au besoin.» À 45 °C à l’ombre (avec 8 % d’humidité relative), on profite de la rosée matinale pour presser le foin.On commence à presser à quatre heures, pour que tout soit terminé à sept.Si la rosée n’est pas suffisante, on utilise un pulvérisateur qui répand une bruine d’eau afin d’humi-difier le feuillage de la luzerne.Sinon, les pertes sont importantes.Le monde à l’envers ! Sous ce soleil de plomb, il faut également penser aux travailleurs agricoles.« Ce sont surtout des Mexicains, des personnes ayant une tolérance forte à la chaleur », dit Wade Accomazzo.« En moyenne, nous pressons 35 hectares par jour », précise le producteur.Le foin est pressé à 10 % d’humidité, et le rendement annuel obtenu est de 30 tonnes à l’hectare.Le producteur possède six presses.Au pressage, un employé mesure le taux d’humidité et vérifie le poids des balles au hasard.« Nous LA VILLE APPROCHE En banlieue de Phoenix, les quartiers résidentiels cossus poussent comme des champignons.La petite municipalité de Tolleson n'y échappe pas.Et l'avenir de Wade Accomazzo est sérieusement menacé.Il loue près de 75 % des terres qu'il cultive.« Dernièrement, raconte le producteur, un propriétaire m'a offert de renouveler mon bail.au mois!» Pour l'instant, la location d'un hectare lui coûte 370 $ US.Peut-il envisager d'acheter la terre ?La mine déconfite, il répond qu'il ne peut pas concurrencer les grands.Les investisseurs sont en effet prêts à payer de 75 000 à 100 000 $ US l'hectare.Néanmoins, pas question de baisser les bras.Prévoyant, Wade Accomazzo a commencé à acheter des terres à une centaine de kilomètres de Phoenix, où il est encore possible d'être agriculteur.DOSSIER ARIZONA producteur, notre clientèle est composée de fermes équestres.Tout le foin est vendu à la ferme : cela simplifie grandement la mise en marché.» PRODUIRE ATOUT PRIX Cultiver sous ce climat, c’est aller contre la nature.Il tombe en moyenne 15 cm d’eau, en juillet et août.L’irrigation devient alors indispensable.Wade Accomazzo estime ses besoins en eau à 150 cm/an.Le producteur n’a ni puits ni étang pour irriguer.Il commande son eau par téléphone ! Il communique avec le bureau régional responsable de la gestion de l’eau et précise la quantité d’eau désirée.L’eau est livrée dans les 12 heures, par un réseau complexe de canalisations.« Je précise la latitude et la longitude du champ à irriguer », explique le producteur.L’irrigation se fait par inondation.Tous les champs sont nivelés au laser et ont une légère pente de 5 cm aux 30 m (ou 2 po aux 100 pi).Ainsi, l’eau couvre tout le champ.« On laisse l’eau pénétrer suffisamment dans le sol, explique Wade voulons un produit de qualité uniforme, précise Wade Accomazzo : une humidité de 10 % et un poids de 43 kg (95 lb) par balle.» Les balles sont ensuite ramassées mécaniquement.Un équipement spécialisé les imbrique les unes dans les autres — un peu comme les morceaux d’un casse-tête — pour former un cube de 8 balles de haut, qui compte en tout 64 balles.Ces cubes sont ensuite transportés et entreposés.Wade Accomazzo possède 16 structures d’entreposage, soit une capacité de 400 tonnes.Le foin est entreposé selon sa qualité.Ici, le foin s’achète à la pièce ou à la semi-remorque.« En plus des fermes laitières, explique le Les bai les sont rapidement ramassées grâce à cet équipement.Les balles s’imbriquent les unes dans les autres pour former un solide cube de 64 balles.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 Étonnamment, l’eau n’est pas le principal coût de production de Wade Acco-mazzo.Elle coûte près de 250 $ US l’hectare.« C’est peu cher », affirme-t-il.Ses principaux coûts de production sont la machinerie agricole et le salaire de ses 15 ouvriers.Les presses, ramasseurs de balles et autres équipements doivent être renouvelés fréquemment, k BASF La mise en marché est fort simple.Tout autour, on compte plusieurs fermes laitières de quelques milliers de vaches chacune.Accomazzo.Ensuite, on ouvre la canalisation à l’autre extrémité du champ et on inonde un deuxième champ avec le surplus d’eau.» Pas question de gaspiller : on recycle l’eau jusqu’à la dernière goutte ! Le meilleur programme en semis direct.Pour cultiver du soya en semis direct, vous devez pouvoir compter sur un programme de désherbage souple et pratique.Avec PURSUIT* plus un herbicide non sélectif dans le réservoir, un seul passage et votre soya - qu'il soit destiné à l’alimentation humaine ou au marché conventionnel - demeure propre du début à la fin de la saison.Voilà pourquoi PURSUIT plus un traitement non sélectif est le préféré des producteurs qui cultivent en semis direct.Découvrez pour quelles raisons ces producteurs continuent à affirmer que PURSUIT plus un traitement non sélectif demeure leur choix le plus fiable.Pour plus d'informations sur PURSUIT, appelez ® BASF AgSolutions au 1-877-371-BASF (2273) ou visitez notre site web au www.agsolutions.ca.PURSUIT en semis direct.Votre meilleur choix.AgSolulions est une marque déposée de BASF Corporation, utilisée sous licence par BASF Canada PURSUIT est une marque déposée de BASF.Copyright © 2002 BASF Corporation LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 HERBICIDE POUR SOYA A chaque année, des de litres de lait se perdent.% •• • - ' U *É Mettez-y fin 0 % de perte de lait.100 % de tranquillité d'esprit.Demandez à votre vétérinaire.Pharmacia A www.PharmaciaAH.com www.excenelrtu.com 1-888-764-9370 ««Uni ^**9» vétéftnâire seulement ___ ____________ J C E N E L“ RTU y*,lle d® crikfhydrate de V ^,tN°AF,D€ Ntpesutt-s-dwleal/.^, S.;X .«•'W'.ü.i'rteniiWwipJo HP » *r*r«u* tr.itii no dotveni (1 © *r 0.XTT*3 ,our* ‘p'6» ^ d,-nA"o ^e6,*B.TJU n'W‘ •O'1»*'X ^ Hf pour plus de H^r DOSSIER ARIZONA* PAR EMMANUELLE ARÈS ¦ Traitez ¦ chaque vache comme si elle était |g 50|j|e Torn Thompson gère une ferme laitière de 3676 vaches, à Buckey, en banlieue de Phoenix.À ses yeux, son entreprise de 43 employés reste familiale, et sa gestion ne diffère pas de celle des fermes d'envergure plus modeste.La ferme dispose de deux salles de traite.Celle-ci est de type double 30 parallèle.Son système Informatisé reconnaît chaque vache, identifiée par puce électronique.On peut ainsi savoir l’heure, la durée et la quantité correspondant à chaque traite effectuée.Chaque stalle est fermée par une barrière pneumatique indépendante reliée au système d’identification électronique.« Que l’on possède 50 ou 3000 vaches, la chose est pareille selon moi, affirme l’éleveur Torn -Thompson : on doit traiter chaque vache comme si la rentabilité de l’entreprise en dépendait.Stotz Dairy fait vivre 43 familles, et il est important que chacun se sente ici chez lui si l’on veut que tout fonctionne bien, sans subir trop de roulement de personnel.» Du balayeur au directeur général, tout le monde a donc son mot à dire sur le fonctionnement de l’entreprise.« Chez Stotz Dairy, nous croyons qu’un employé performant est un employé heureux : il doit sentir qu’il agit sur le résultat global.Le patron doit le motiver et lui donner les outils et la latitude pour réussir et pour se responsabiliser.» Torn Thompson a dû modifier sa façon de gérer le personnel et se former pour s’adapter à l’augmentation du nombre d’employés.Réunions, activités de groupe, divertissements familiaux de °TZ DAIRY DE 1981 à 2001, le cheptel de Stotz Dairy est passé de 539 vaches à 3676, toutes enregistrées.« Nous n’avons pas d’objectif précis à atteindre quant au cheptel, souligne Tom Thompson.Bon an, mal an, nous achetons environ 500 vaches.Nous le ferons tant que ça restera rentable.» Emmanuelle Arès, agronome, est journaliste (eares@lebulletin.com,).LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 21 DOSSIER ARIZONA même que primes permettent au personnel d’exprimer et de développer un sentiment d’appartenance à l’entreprise en voyant ses bons coups récompensés.Le personnel, essentiellement d’origine mexicaine, ne loge pas à la ferme.L’entreprise offre toutefois un service de garde et des cours d’anglais aux employés et à leurs conjoints.LES PROCÉDURES, ESSENTIELLES Chaque employé rédige et modifie lui-même le protocole des tâches qu’il exécute.Le gérant, un conseiller ou un vétérinaire valide ensuite le tout.On encourage aussi la formation continue et la responsabilisation du personnel, ainsi que son avancement au sein de l’entreprise chez ceux qui le désirent.« Quand on aime vraiment ce que l’on fait, la vie est beaucoup plus facile ! » affirme Torn Thompson.L’éleveur croit aux protocoles courts et compréhensibles au premier coup d’œil.Ils sont affichés partout où la tâche visée peut se faire, du balayage à la marche à suivre en cas de problème de santé des animaux.« La vache est un animal de Copyright © 2001 BASF Corporation.22 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 On pratique l’insé- routine, souligne l'éleveur.L’arrivée d’un mination artificielle visage inconnu est déjà un stress pour exclusivement.Tous elle.En prenant soin d’accomplir les les sujets de rempla- mêmes tâches dans le même ordre et de cement sont élevés ]a mgme façon, on évite les baisses de sur place, et les production.» mâles sont vendus à „ , _ , Selon I om Thompson, plus petite est des éleveurs qui font ., , r \ delarepmduction.Entreprise, plus les protocoles sont essentiels.« Tout producteur devrait BASF VOUS N'AVEZ QU'UNE CHANCE CONTRE LES FEUILLES LARGES Pour gagner la guerre contre les mauvaises herbes à feuilles larges, vous avez besoin de toute la puissance de feu que vous pouvez obtenir.MARKSMAN" atteint son objectif : détruire les mauvaises herbes à feuilles larges.Débutez avec MARKSMAN pour obtenir une excellente maîtrise des mauvaises herbes coriaces comme l’abutilon, l’herbe à poux et l’amarante.Mélangez FRONTIER"" ou PROWL' dans le réservoir avec MARKSMAN pour créer une solution de désherbage à un seul passage, simple et idéale pour votre exploitation.Pour plus d’informations sur MARKSMAN, appelez BASF AgSolutions" au 1-877-371-BASF (2273) ou visitez notre site web au www.agsolutions.ca AgSolutions, FRONTIER, MARKSMAN et PROWL sont des marques déposées de BASF Corporation, utilisées sous licence par BASF Canada.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 23 DOSSIER ARIZONA prendre le temps de rédiger ces protocoles, croit-il.C’est une assurance que le travail sera fait de la bonne manière, peu importe qui est au poste.» Dans une grosse entreprise comme la sienne, les six trayeurs et leurs assistants peuvent se remplacer.« Dans une petite entreprise, une seule personne accomplit toutes les tâches.Raison de plus pour que l’éleveur prévoie des moyens de faciliter son remplacement en cas d’urgence.Aujourd’hui, les ordinateurs et l’aide de vétérinaires et de conseillers en alimentation permettent d’élaborer un protocole pas mal vite ! » En prime, ces consultants peuvent ensuite s’appuyer sur les protocoles pour évaluer le travail de l’éleveur ou de son personnel et pour proposer des pistes d’amélioration.DES RÉSULTATS CONCLUANTS La traite s’effectue dans deux salles de traite, situées au milieu des corrals.Une clôture d’avancement pneumatique dirige les vaches vers la salle d’attente.Les trayeuses sont à retrait automatique, et le lavage des unités se fait sur place.Des gicleurs au sol assurent le lavage initial des pis, complété par un nettoyage manuel avec serviette à usage unique trempée dans un désinfectant.On trait systématiquement les premiers jets de chaque trayon avant la pose de l’unité.Le lait est entreposé dans des silos verticaux en acier inoxydable de 8000 gallons US.L’eau des systèmes de refroidissement, de pompage et de réfrigération est recyclée et sert au lavage des vaches et de la salle de traite.Trois fois par jour, on distribue une ration totale mélangée (RTM), afin d’encourager les vaches à se nourrir au retour de la traite.Pendant ce temps, les sphincters des trayons ont le temps de se refermer et le pis, de s’assécher.Les mangeoires sont toujours pleines, et la ration est remuée aux deux heures afin de stimuler la consommation.Pour subvenir aux besoins du troupeau, 970 hectares de luzerne et 280 hectares de maïs-ensilage à deux récoltes sont cultivés à forfait.Le reste est acheté.KORRALKOOL Outside Temp I 0 H * Shade Temp h 9 * LE LAIT EN ARIZONA ¦ 135 000 vaches ¦ 135 fermes ¦ 91 % de Holstein ¦ 8 % de sujets enregistrés ¦ 9866 kg/vache/an en moyenne (2e rang aux États-Unis) ¦ 1,37 milliard de kg de lait produit annuellement ¦ En tout, 94 % des éleveurs sont membres de la coopérative United Dairymen of Arizona, qui décide de la quantité de lait mise en marché.¦ Prix minimum à la ferme : 14,07 $ US/100 Ib (environ 50 $ CAN/hectolitre) ¦ Prix au détail du lait complet : de 0,79 $ à 1,07 SCAN le litre À raison de trois traites par jour, la moyenne de production est de 12 669 kg/vache/an, associé à 437 kg de gras (3,45 %) en 2001.Selon des statistiques de l’Université de l’Arizona, Stotz Dairy a, au cours des 15 dernières années, atteint à 12 reprises la plus haute moyenne annuelle de production « Comment voulez-vous inciter un employé à augmenter la production par vache si vous adoptez une devise du genre “Enrichissons le propriétaire” ?lance Torn Thompson.Nous préférons miser sur des primes et sur la reconnaissance, en répétant au personnel : « Traitez chaque vache comme si elle était la seule.» te En Arizona, 90 % de la production laitière se concentre dans la région de Phœnix, dans le désert Sonoran.Le climat, qui affiche une humidité relative de 10 à 15 %, y est Idéal huit mois par année.De juin à septembre, cependant, 11 n’est pas rare que la température dépasse 32 °C durant 90 jours consécutifs, tout en imposant une humidité relative de 40 à 60 %.La plupart des installations comportent des systèmes de refroidissement et des zones ombragées. SEMENCES Mycogen Consultez le tableau.MYCOGEN 2610 2750 CHU HYBRIDE Nb.DE DE MAÏS-GRAIN COMP.Nb.ANNEES % HUMIDITE RENDEM.D'ESSAI DES GRAINS IT I HA) REND.SUPPL.REVENU REVENU MYCOGEN $ I HECTARE SUPPL.I HECTARE Mycogen - 2610 9 1 25.9 8.41 0.11 $1,051.23 $19.24 Pioneer - 38G17 26.5 8.30 $1,031.99 Mycogen - 2610 13 2 25.2 8.82 0.06 $1,109.67 $14.35 Pioneer - 38617 25.9 8.76 $1,095.32 Mycogen - 2610 8 1 27.3 9.43 0.05 $1,164.04 $9.19 Pioneer - 38R69 27.5 9.38 $1,154.85 Mycogen - 2610 24 2 22.8 8.87 0.19 $1,141.86 $18.18 Pioneer - 39F06 22.2 8.68 $1,123.68 Intéressés par nos programmes de vente?Communiquez avec votre détaillant de semences Mycogen ou avec votre représentant de territoire Dow AgroSciences, ou composez le 1 800 667-3852 pour rejoindre notre Centre de solutions.Dow AgroSciences 0103 4050-0161 DOSSIER ARIZONA En 1991, Mike Greenough avait 500 bouvillons d'engraissement et il s'installait en agriculture.Aujourd'hui, son parc de 80 hectares en compte isooo.r PAR EMMANUELLE ARES Greenough Feedyard doit compter sur six personnes à temps plein pour assurer chaque semaine le roulement de 700 à 800 bouvillons.L’ampleur de son entreprise (associée aux odeurs qu’elle dégage) dérange un peu la petite municipalité de Cochise (Arizona), où l’on retrouve surtout des ranchs d’élevage et des cultures irriguées.Dans cet État, les parcs d’engraissement sont plutôt concentrés autour de Casa Grande, à 77 km au sud de Phoenix.Le bœuf sous toutes ses formes est la principale production agricole de l'État, qui en produit chaque année assez pour nourrir 4,6 millions d’Américains.Mike Greenough déclare d’emblée qu’il ne se considère pas comme un fermier, mais comme un homme d’affaires.C’est ce qui explique, notamment, son peu d’intérêt envers la culture : il achète tous ses intrants des agriculteurs voisins.NOURRIR SUR MESURE L’alimentation des bouvillons est à base d’ensilage de maïs, de maïs-grain et de foin (voir le tableau).À cela s’ajoutent de la mélasse, du petit-lait provenant d’une usine de transformation de la région et un supplément minéralisé.En tout, plus de 1300 kg (soit environ 3000 livres) Emmanuelle Arès, agronome, est journaliste (eares@lebulletin.com).effet bœuf X Mike Greenough a choisi de devenir producteur de bœufs.Sa spécialité : les affaires et la gestion.Il s’est donc entouré de vétérinaires, de conseillers et d’agronomes qui l’aident à rentabiliser son entreprise et à la faire croître.d’aliments sont distribués chaque jour.La meunerie de l’entreprise comporte entre autres des silos tempérés en inox servant à l’entreposage du petit-lait et un élévateur à grains.Quatre des employés s’occupent du transport des animaux et des aliments.La ration est distribuée dans des camions équipés de balances et de mélangeurs de ration totale.Un nutritionniste formule toutes les rations.Les silos-fosses à ensilage font 15,3 m (50 pieds) de largeur sur 244 m (800 pieds) de longueur.Comme Mike Greenough ne cultive pas, Le Bulletin lui a demandé ce que ses besoins représentaient comme contrats de récolte chez ses voisins.« Cette année, pour remplir un seul silo, il nous a fallu 788 acres (320 ha) fie LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 JUELLE ARÈS ET MARTINE GIGUÈRE Comme les intrants proviennent tous de l’extérieur, les environs de la meunerie bourdonnent d’activité.Le silo-fosse mesure 50 pieds sur 800 (15,3 m sur 244), et tous les camions comportent une balance et un mélangeur de RTM.GREENOUGH FEEDYARD Finition de mais fourrager », dit M.Greenough.Un silo peut donc contenir plus de 27 600 tonnes d’ensilage de maïs.La reprise est de trois pieds (moins d’un mètre) par jour.LE PRÉ-CONDITIONNEMENT: CLÉ DE LA RÉUSSITE Le parc est divisé en six sections hébergeant chacune de 50 à 600 bouvillons.L’eau d’abreuvement est pompée dans des puits souterrains.« Nous utilisons beaucoup d’eau, mais elle sert strictement à l’abreuvement, souligne l’éleveur.Nous consommons donc beaucoup moins que les producteurs de grandes cultures des environs.» La pesée, passage incontournable des nouveaux arrivants.Sous le soleil, le chapeau de cow-boy a toute sa raison d’être.Ici, le cheval est le meilleur ami de l’homme.et du bœuf.Il permet aux cow-boys de compter les bouvillons et de réguler leur passage vers la balance.Les animaux, qui pèsent entre 70 et 320 kg (150 et 700 livres) à leur arrivée, proviennent du Mexique, de la Floride et du Texas.Les races anglaises sont plus populaires, quoiqu’on retrouve souvent des croisements de races Brahmane, Shorthorn ou Texas Longhorn.« Je n’achète que des veaux sevrés, vaccinés et pré-conditionnés, explique M.Greenough.Sinon, ils agissent comme des enfants de la campagne qui viennent en ville pour la première fois : tout leur est nouveau, et le niveau de stress est très élevé.En n’acceptant que des veaux bien préparés, nous avons moins de 1 % de mortalité, les animaux sont plus dociles, et les cow-boys ont de la facilité à travailler.» Ce faible taux de mortalité est aussi attribuable à la sécheresse du climat.Les maladies sont en effet plutôt rares, car les bouvillons sont toujours sur un sol sec, où les bactéries ne trouvent pas à se développer.A leur arrivée, tous les bouvillons sont pesés et séparés selon leur sexe.Un des deux corrals est équipé d’une balance pouvant contenir une quinzaine d’animaux à la fois.Deux ou trois cow-boys RATIONS ALIMENTAIRES AU PARC D’ENGRAISSEMENT Minéraux Luzerne Gluten de maïs Petit-lait Ensilage de maïs Sous-produits BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 27 Pour plus de rendement, traitez tôt ! Les mauvaises herbes hâtives ruinent le rendement du maïs par Michel Périard, agronome DOSSIER ARIZONA ENVIRONNEMENT : « ALLO, LA TERRE ?» Mike Greenough s'explique mal pourquoi le comté limite sa production à 15 000 têtes.Les 235 hectares de terre qu'il possède lui permettraient en effet de doubler son cheptel.Les raisons invoquées sont d'ordre environnemental.Pourtant, selon les inspecteurs mêmes de l'Agence de protection environnementale des États-Unis (l'EPA), la réglementation en question ne tient pas compte de la réalité des zones en climat semi-aride, à laquelle correspondent justement le type de sol et le profil hydrique de l'Arizona.De juin 2001 à juin 2002, cette région de l'État a reçu moins de 5 cm (2 po) de précipitations.Dans de telles conditions, l'évaporation de l'urine est presque instantanée, et la contamination des nappes d'eau souterraines par les infiltrations ou par le ruissellement de déjections animales est improbable.» De plus, la nappe souterraine est hermétiquement protégée, puisqu'elle se trouve à plus de 200 pieds (60 m) de profondeur sous 40 à 100 pieds d'argile (12 à 30 m) de type bentonite », mentionne M.Greenough.Deux fois l'an, ce dernier nettoie ses parcs.Le fumier solide, déshydraté et sans odeur, est vendu aux agriculteurs du coin.Malgré tout, à la demande des autorités du comté et à ses frais, Mike Greenough a dû creuser un réseau de bassins et ériger des digues ainsi que des murs anti-odeurs autour des installations.De cette façon,on s'assure qu'aucune eau de ruissellement ne quittera la propriété s'il survient des pluies importantes.accomplissent ces tâches, font la tournée de vaccination supplémentaire requise et assurent la surveillance du cheptel en continu à l’aide de 20 chevaux dressés dans ce but.L’utilisation des chevaux permet aux cow-boys de s’approcher plus aisément des animaux, de bien les maîtriser et de les séparer sans stress, en plus de se faufiler là où il serait dangereux de s’aventurer en VTT ou.à pied ! 10CENTS DE PLUS.Entrepreneur en construction, Mike Greenough a pu construire et aménager lui-même ses parcs et ses installations alimentaires.« Sans cette économie, je n’aurais pas eu les moyens de monter cette entreprise », précise-t-il.Ses infrastructures valent en effet plus d’un million de dollars US.Une fois engraissés, les bouvillons prennent la route des abattoirs de la Californie, du Texas ou de Phoenix (Arizona).Certains sont vendus à 115 kg (250 livres), sur un marché californien spécialisé.« Nous vendons actuellement notre bœuf 0,63 $ la livre (2,20 $ CAN/kg), ce qui n’est pas vraiment suffisant.Si nous obtenions 0,10 $ de plus la livre, nous en tirerions un léger bénéfice.» Comme quoi, ici comme ailleurs, les producteurs de bœuf ne roulent pas sur l’or.Ses 15 000 têtes donnent cependant à Mike Greenough l’avantage des économies d’échelle.28 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 Les recherches sont concluantes.Si les mauvaises herbes ne sont pas maîtrisées durant toute la période critique sans mauvaises herbes, vous perdrez 5 % ou plus de votre rendement.Cela représente une perte de bénéfice net de l’ordre de 60 $ à 100 $ par hectare et même plus*.Nous savons déjà que le maïs doit être exempt de mauvaises herbes du stade 3 feuilles au stade 8 feuilles de la culture.Ce que nous disent les plus récentes recherches, c’est qu’il coûte très cher de l’ignorer.Les scientifiques croient maintenant qu’en plus de concurrencer la culture pour s’accaparer les ressources, les mauvaises herbes de début de saison déclenchent dans les plants de maïs une réaction visant à éviter l’ombre.Elles les poussent ainsi à priver leurs racines d’énergie au profit d’une croissance rapide, tout en hauteur.Il en résulte des plants faibles, plus vulnérables au stress.Ces dommages printaniers sont irréversibles, même si les conditions météorologiques sont idéales.Traiter extra tôt, c’est donc s’assurer de mettre plus de grain dans son silo.‘Sur la base d'une perte de rendement de 5 % et plus, # et un prix du maïs à 128 $/tm.Syngenta Le calme règne dans les enclos à ciel ouvert, où se prélassent des bouvillons dont le marquage au flanc permet d’identifier la provenance. Le succès dans les céréales.Ça commence ici.• rendement éprouvé • poids snécifique élevé Mise au point par^griculture et Agro-alimentaire Canada, Pour plus de renseignements: seed@secan.com.AC Legend A • très haut rendement • tige courte et forte Mise au point par Agriculture et Agro-alimentaire Canada, Ottawa.Chapais • haut rendement • tige courte et forte Mise au point par Agriculture et Agro-alimentaire Canada, à Sainte-Foy AC Barrie A AC Rigodon • très haut rendement • poids spécifique élevé Mise au point par Agriculture et Agro-alimentaire Canada, à Sainte-Foy.Capital • haut rendement • faible teneur en écale Mise au point par Agriculture et Agro-alimentaire Canada, à Sainte-Foy.Noveau Navan • à grains nus - valeur fourragère supérieure • haut rendement Mise au point par Agriculture et Agro-alimentaire Canada, à Sainte-Foy.• bonne qualité meunière • très bonne résistance à la verse • haut rendement Mise au point par Agriculture et Agroalimentaire Canada, Swift Current.Nova Messier • haut rendement • poids spécifique élevé Mise au point par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, à Sainte-Hyacinthe. PAR EMMANUELLE ARES DOSSIER .V ARIZONA ^ 100% certifié Le ranch de Jim et Marie Pyeatt est situé à plus de 1830 mètres d’altitude dans les montagnes Huachuca.Plus précisément, cet élevage vache-veaux longe la frontière ouest du Fort Huachuca de l’armée américaine, une ville regroupant 45 000 militaires et leurs familles.Tout cela se trouve à 100 km à l’ouest de Douglas, à la limite des comtés de Santa Cruz et Cochise.Les grands-parents de Jim Pyeatt se sont installés au ranch en 1899.Et déjà, la relève de Jim est au poste, en la personne d’un petit-enfant.Ce dernier vit avec Marie et Jim et travaille à la ferme.Issue du milieu rural de l’Utah, Marie est enseignante et donne un coup de main au ranch.« Le ranch n’est pas assez gros pour que l’on en vive exclusivement, encore moins pour engager un employé, fait remarquer Marie.A cause de la sécheresse, nous avons dû faire passer le cheptel de 150 à 75 mères.» Afin d’améliorer leurs revenus, Jim et Marie orientent leur élevage vers des sujets Hereford pur sang.« Quand nos mâles passent à l’encan, nous mentionnons qu’ils peuvent être enregistrés.Parfois, des éleveurs les achètent pour la reproduction, note Jim.Sinon, ils seront engraissés à Casa Grande selon un cahier des charges permettant la certification de la viande comme étant du Certified Hereford.» En effet, certaines chaînes de restauration Emmanuelle Arès, agronome, est journaliste (eares@lebullecin.com).30 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 Jim et Marie Pyeatt misent sur la longévité de leurs vaches et sur la qualité de leurs taureaux. Une saine gestion des pâturage» permet de conserver une bonne couverture du sol par les herbacées.ne servent que de la viande de bœuf de race pure certifiée.Les connaisseurs, semble-t-il, savent apprécier les caractéristiques typiques à chaque race.La majeure partie (85 %) des 2430 hectares du ranch occupe des terres publiques louées.« Notre climat permet de faire pâturer les animaux à l’année, explique Marie Pyeatt.La rotation rient compte des besoins des vaches et de leurs petits, en plus de la disponibilité des végétaux.» En période de sécheresse, les éleveurs doivent combler les besoins alimentaires par du foin et des blocs de minéraux et protéines, jusqu’au retour des pluies.C’est cependant si coûteux que certains préfèrent vendre des duos vache-veau.Les vaches élevées en pâturage exten-sif naturel sont en quelque sorte laissées à elles-mêmes pour se nourrir, ainsi que pour se protéger, elles et leurs veaux, des prédateurs.Une certaine organisation sociale se met alors en place : il se forme des groupes de quatre à cinq vaches.Les veaux se tiennent à couvert, sous la surveillance d’une vache, pendant que les autres s’alimentent.Les Pyeatt attribuent aux prédateurs la perte d’un ou deux veaux ou parfois d’une vache par année.Ces conditions de vie « à la dure » exigent des vaches qu’elles soient rustiques et maternelles.« Nos vaches ont leur premier veau à trois ans, précise Marie Pyeatt.Une taure plus jeune produira moins de lait et préférera jouer plutôt que de nourrir son veau.» La longévité est aussi une caractéristique recherchée.L’expérience contribue considérablement à la survie des animaux, à leur aptitude à se nourrir et à se protéger.L’âge moyen de réforme se situe à 12 ans.« Personnellement, confie Marie, je n’ai jamais vu de vêlage, et nous n’avons jamais eu à assister une vache.» Pourtant, le taux de vêlage avoisine les 92 à 95 %, la cohabitation des taureaux et des vaches se faisant du 1" avril au début septembre.« Les taureaux dominants font presque tout le travail.Ils n’ont que 18 heures pour LE trouver les vaches en chaleur.C’est l’une des raisons pour lesquelles nous utilisons des blocs de protéines : en s’y rendant, les animaux se rencontrent au moins une fois par jour ! » Est-il possible, dans ces conditions, de savoir quel taureau a fécondé telle ou telle vache ?« Certainement, affirme Jim.Nous voyons nos animaux tous les jours et nous savons que tel taureau s’est “approprié” tel groupe de vaches.De plus, chaque taureau transmet sa marque distinctive, qu’un œil averti distingue aisément.» Toutefois, pour répondre à des demandes particulières ou pour mettre en valeur le potentiel génétique supérieur d’une vache ou d’un taureau en particulier, l’éleveur isolera certains sujets durant la période de reproduction.SÉCHERESSE ET FEUX DE FORÊT : DES SOLUTIONS?En mai dernier, les feux de forêt et de brousse au Colorado ont fait la manchette.Des centaines de milliers d’hectares ont brûlé, mettant en danger la survie des habitants, de la faune et des troupeaux.Les autorités des Etats voisins ont aussitôt procédé à l’évaluation des conditions des pâturages naturels (taux de sécheresse, accumulation de résidus végétaux inflammables, etc.) sur leur territoire afin de prévenir de telles tragédies, ou tout au moins en mesurer les risques.En Arizona, 64 % du territoire était à haut risque, 54 % au Montana, 39 % au Texas et 83 % au Nouveau-Mexique.Les éleveurs de bétail étaient alarmés par la situation : les précipitations de cette période de l’année se situaient bien en deçà de la moyenne des cinq dernières années, et les mois les plus secs étaient à venir.En plus d’augmenter les coûts d’exploitation, qui ont triplé, voire quadruplé dans certains cas à cause de la sécheresse, les feux risquaient de réduire encore les pâturages disponibles et même de décimer des troupeaux.>» JLLEUN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 31 DOSSIER ARIZONA Ainsi, le département de l’Agriculture américain a déclaré F Arizona « zone sinistrée par la sécheresse ».Cette mesure permet aux agriculteurs et éleveurs d’accéder à des prêts d’urgence à faible taux d’intérêt pour combler les pertes de récolte et la baisse des prix sur le marché des bovins.«Je suis ici depuis 50 ans et je n’ai jamais rien vu de tel, déplorait l’éleveur Ken Evans.Malgré ces mesures, plusieurs éleveurs vont devoir déclarer faillite.» Selon FArizona Cattlemen Association, la taille des troupeaux a dû être réduite de 20 % en moyenne.L’Arizona n’a pas été épargné par les feux de forêt et de brousse.La visite du Bulletin au ranch des Pyeatt aurait pu être sérieusement compromise puisqu’un tel feu a fait rage durant plusieurs jours avant notre arrivée.Des milliers d’hectares ont été ravagés.Seules la ténacité et la solidarité de voisins ont permis de sauver le ranch et son troupeau; 690 hectares de pâturages sont partis en fumée ! Les représentants du service des Forêts se penchent maintenant sur les façons de réduire l’accumulation de résidus végétaux sur les terres publiques.Une des pistes à retenir : la gestion consciencieuse des pâturages en rotation par la faune ou Les veaux issus de l’élevage sont destinés à la reproduction ou à l’engraissement pour la restauration sous la dénomination Certified Hereford.Pour un rendement maximal, laissez Dual*II Magnum' mettre un point final à la compétition des graminées annuelles rebelles, y compris le souchet et la morelle.En matière de lutte aux mauvaises herbes, il offre la performance la plus stable et la plus durable qui soit dans un large éventail de cultures.Et soyez sans crainte : le bénoxacorT son phytoprotecteur distinctif, le rend parfaitement inoffensif pour votre maïs.Terrassez les mauvaises herbes avec la puissance de Dual II Magnum.Point final.Consultez notre Centre de service à la clientèle au I 800 850-4685 ou visitez le www.syngenta.ca syngenta Tous les produits sont des marques de commerce d'une compagnie du Groupe Syngenta.Dual II — ¦ Il n’est pas aisé de s’assurer d’un veau par année par vache, dans les grands espaces.On prévoit donc 10 vaches par taureau et des moyens de faciliter les rencontres.le bétail.Une paissance trop extensive (rotation longue) entraîne une surpaissance de certains végétaux tandis que d’autres végétaux, délaissés, se multiplient et envahissent peu à peu l’espace disponible.Une paissance intensive (rotation courte) garantit au contraire un bon nettoyage des espèces indésirables ainsi qu’une bonne fertilisation des sols.« La faune comme les troupeaux souffrent de cette sécheresse, fait remarquer Evans.Une seule saison humide ne suffira pas à résoudre le problème.Ce qu’il nous faudrait, c’est une suite d’hivers présentant de bonnes précipitations de neige dans les montagnes, pour recharger les aquifères.» te Poimrmal, Rien ne surpasse I cmcneitc résiduelle ni la souplesse de Dual II Magnum 32 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 OFFRE EXCEPTIONNELLE ! DU JAMAIS VU ! OFFRE EXCEPTIONNELLE DU JAMAIS VU ! DOSSIER ARIZONA Grandeur» misère de I élevage e.Arizona Au Sands Ranch, on compte les terres possédées et louées en sections de 260 hectares.La sécheresse, les immigrants illégaux et les vandales sont les défis quotidiens de Les Shannon, cow-boy professionnel et gérant du ranch.Les Shannon aurait pu nous parler en détail de tous les coins de son ranch.Il connaît par cœur les moindres recoins des 27 000 hectares qu’il gère.Les jambes arquées, ce cow-boy passe de nombreuses heures sur sa monture, unique moyen de transport efficace sur son terrain accidenté.Bulletin.Un observateur attentif pourra parfois surprendre quelques vaches et leurs veaux se prélassant à l’ombre d’un arbuste mesquite, seule végétation arborescente de cette région désertique et source de protéines appréciée du bétail.« L’épuisement des ressources à la suite de la sécheresse prolongée oblige maintenant les éleveurs à consacrer de 50 à 75 acres (20 à 30 hectares) de pâturage par duo vache-veau, contrairement à 25 (10 hectares) auparavant », fait remarquer Les Shannon.Les pâturages se composent de diverses espèces herbacées tolérantes Nous sommes à Sonoita, dans le comté de Santa Cruz, dans le Sud-est de l’Arizona, à mi-chemin entre la ville de Tucson et la frontière du Mexique.En ce 5 juin 2002, il fait 46 °C à l’ombre et 10 % d’humidité relative.Il n’a pas plu ici depuis octobre dernier, et la région traverse une sécheresse depuis plus de cinq ans.C’est le pays des cactus et des serpents.Depuis la venue des conquistadores, c’est aussi celui du bœuf.tant bien que mal.Bienvenue dans le désert ! Devant ses 600 vaches et 105 sections (27 000 ha) à gérer, Les Shannon ne chôme pas.Ce cow-boy de père en fils depuis quatre générations marche à la façon des personnes plus habituées aux chevaux qu’aux voitures.Avec lui, l’inspection d’un réservoir d’eau de pluie servant à l’abreuvement du bétail se transforme en safari de quelques heures dans les montagnes Whetstones pour les journalistes du Emmanuelle Arès, agronome, est journaliste (eares@lebullerin.comj.à la sécheresse ainsi que de mesquite, dont le bétail consomme les jeunes pousses et les fruits, sorte de fève allongée sucrée et riche en protéines.Les propriétaires du Sands Ranch, quatre cousins et cousines, habitent au Texas, en Californie et à Phoenix (Arizona).Ils font partie d’une classe répandue de gens qu’on appelle ici des absentee owners ou « propriétaires non gérants ».Ceux-ci possèdent les terres héritées de génération en génération et ils en confient la gestion à des cowboys professionnels.Les Shannon et sa conjointe Judy ont quitté en 1996 le Ranch Sierra LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 33 1 DOSSIER ARIZONA Bonita près de Safford, qu’ils géraient depuis 26 ans.Ils ont alors pris en charge le ranch appartenant à la famille Sands depuis 1917.Le défi à relever : remettre sur pied ce ranch familial qui périclitait faute de soins attentifs.Les 27 000 hectares de pâturage ne suffisaient plus à entretenir un troupeau de 300 vaches, et le taux de vêlage ne dépassait pas 46 %.Aujourd’hui, les mêmes terres alimentent 800 vaches, leurs veaux et le reste du troupeau grâce à une gestion serrée de la faune et de la flore.Le taux de vêlage avoi-sine les 90 %, et les taureaux sont présents près de huit mois par année auprès des femelles.La gestion et le dépistage de la faune et de la flore sur les ranchs comportant des terres publiques louées sont devenus incontournables.De plus en plus de ranchers font face aux critiques des envi-ronnementalistes et des instances gouvernementales chargées de la gestion des terres et des forêts publiques.Le dépistage procure un dossier documenté sur l’état actuel du pâturage naturel, basé sur des mesures objectives et quantifiables.Un tel dossier est un témoignage puissant en faveur de la qualité de la conduite du ranch et de l’entretien des terres publiques et privées.Les Shannon et sa conjointe Judy espèrent laisser en héritage à leurs enfants et à ceux des propriétaires un ranch en bon état et.rentable, te LE MESQUITE Cet arbuste opportuniste est considéré par certains comme une mauvaise herbe et par d'autres comme une assurance en période de sécheresse.En effet, le mesquite se reproduit par rhizomes et est très envahissant dans un pâturage mal géré (c'est-à-dire - sous-utilisé ou surutilisé).On f;C: ?: repère aisément les ranchs où l'on tente de l'éliminer par H ' nivellement et arrachage : peu de temps après, il couvre presque toute la surface des champs.Comme la teneur en protéines de ses fèves est très élevée, des vaches qui n'ont jk - accès qu'à cette nourriture en u période de sécheresse sont sujettes au ballonnement, r Les Shannon apprécie le mesquite, mais ne lui donne pas plus de place qu'il n'en mérite.« Nous faisons pâturer les animaux suffisamment pour assurer le contrôle de la croissance des mesquites et une bonne régénération des herbacées.» FÉVRIER LE BULLETIN DES AGRICULTEURS d Le ranch compte plusieurs gros réservoirs d’eau comme celui-ci.0 L’épuisement des ressources à la suite de la sécheresse prolongée oblige les éleveurs à consacrer de 20 à 30 ha de pâturage par duo vache-veau, contrairement à 10 auparavant.H Les immigrants illégaux en provenance du Mexique sont littéralement traqués à la frontière de l’Arizona.« Pour éviter les contrôles routiers, relate Les Shannon, ils doivent passer par le désert.Ils sont assoiffés et affamés.Certains vont tuer des veaux pour s’alimenter et briser nos réservoirs pour boire.Il est fréquent — encore plus depuis que la sécheresse sévit — de voir des autos abandonnées sur nos ranchs.» Le cow-boy nous montre qu’on a essayé de percer ce réservoir en tirant des coups de fusil. FAÎTES SIEN ATTENTION ! Les sources de magnésium ne sont pas toutes pareilles.Certaines prennent des années à se décomposer et à devenir disponibles à la plante.Le magnésium contenu dans K-Mag est disponible immédiatement parce qu'il est sous forme de sulfate.Le vôtre ?K-Mag fournit du potassium, du magnésium et du soufre sous forme de sulfate soluble ! DEMANDEZ À VOTRE DISTRIBU VOUS RENSEIGNER SUR K-M La pluie recharge la puissance de Converge C’est vrai, un deuxième passage c'est bien achalant! Utilisez donc Converge.Après la pluie, il se recharge et tue les graminées et les feuilles larges émergées.Ce qui en fait le meilleur herbicide de prélevée pour contrôler les mauvaises herbes à feuilles larges dans le maïs pendant toute la saison.Si vous préférez passer que une seule fois, utilisez Converge - l’herbicide de prélevée qui déteste les mauvaises herbes plus que vous.Communiquer avec votre représentant de Bayer CropScience.E E (°A|EI) Bayer CropScîence 1 • 888-283-6847 www.bayercropscience.ca u*« .«uL.«pu.™ =u, =u„=.Toujours lire et suivre le mode d’emploi de l'étiquette.Converge1"' est une marque déposée de Bayer 0103 DOSSIER ARIZONA À la mer£lmarchés .Ÿ* En Arizona, la production porcine a déjà connu des jours meilleurs.Pourtant, les avantages y sont nombreux, ne serait-ce qu'à cause du climat semi-aride chaud et sec et de la proximité des marchés de la côte Ouest.Portrait d'une industrie en attente.PAR EMMANUELLE ARES Les chiffres officiels parlent de quelques centaines de producteurs porcins en Arizona.Or, le conseil du porc de l'État n’en compte que deux.En fait, tous les autres sont surtout des élevages à temps partiel de porcs destinés aux expositions des 4-H, une activité très en vogue dans le Midwest et dans le Sud des États-Unis.Emmanuelle Ares, agivnome, est journaliste (eares@lebulletin.com).En Arizona, le cheptel porcin n a pas changé depuis une vingtaine d’années.Le nombre de producteurs, lui, est cependant passé de plusieurs centaines, voire de milliers, à.deux.L’un d’eux, Larry Beck, élève 200 truies et leur progéniture (voir l’article Éleveurs de champions, page 41).L’autre, la société PFFJ (abréviation de Pigs For Farmer John), gère un élevage de 15 000 truies et un parc d’engraissement.La plupart des autres producteurs n’ont pas survécu aux crises qui ont ébranlé l’industrie, tout d’abord à la fin des années 1980, puis de nouveau à la fin des années 1990.Le Bulletin a eu un entretien avec Torn Miller, responsable du Pork Council of Arizona, à son domicile de Casa Grande.Le conseil du porc de l’État assure la diffusion d’information sur la production, la viande et la recherche auprès des consommateurs, des diététistes, des écoles, etc.(voir l’encadré à la page 38).Éleveur durant plus de 25 ans, M.Miller présidait l’association des producteurs porcins de l’Arizona à la fin des années 1980, durant la première crise.« L’histoire de la production porcine nous apprend que le prix du porc suit souvent une courbe inverse à celle du prix des grains, explique Torn Miller.À la fin des années 1980, une sécheresse a fait monter le prix du maïs, alors que celui du porc tombait.Comme la plupart des installations produisaient hors-sol ou sur des terres non irriguées, la dépendance aux intrants externes en a acculé plusieurs à la faillite.» La fermeture de l’abattoir de Phoenix a aussi obligé les petits producteurs à se regrouper pour envoyer leurs porcs en Californie.Le conseil du porc local a alors décidé d’avoir son propre abattoir à Casa LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 37 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 UN SOUTIEN NATIONAL Le financement des activités de promotion du Pork Council provient du Check-Off Program.En Arizona, la gestion des fonds est assurée par Torn Miller.Ce programme de dénombrement consiste à prélever chez le producteur un pourcentage du prix reçu à la vente de chaque porc commercialisé aux États-Unis.Un montant inversement proportionnel au nombre de porcs commercialisés est ensuite redistribué dans chaque État.« Plus un État produit et commercialise de porcs, moins il reçoit du programme, explique Torn Miller.En Arizona, il nous revient entre 35 et 40 % des montants prélevés dans le cadre du programme check-off, alors qu'un État très productif en reçoit beaucoup moins.Les États les plus "riches"aident donc les plus"pauvres"à faire la promotion du porc sur leur territoire.» DOSSIER ARIZONA Grande.Comme plusieurs producteurs avaient déjà abandonné la production, l’abattoir a malheureusement dû fermer ses portes cinq ans après son ouverture.« Quand, en 1999, le prix du porc a atteint un prix plancher record de 0,09 $ US la livre, le glas a sonné pour les producteurs de porcs qui restaient », explique M.Miller.Malgré un climat plus que propice à la production porcine et un engouement certain chez les jeunes du monde agricole, l’Arizona est loin d’assister à la renaissance de son industrie porcine.« Après la sécheresse de la fin des années Tom Miller.La plupart se trouvaient dans les réserves indiennes autour de Phoenix.À l’époque, la conjoncture économique n’était pas très bonne, si bien que nos démarches n’ont rien donné.Par la suite, nos projets ont eu de plus en plus de mal à concurrencer ceux des promoteurs de casinos et de construction domiciliaire.» Selon M.Miller, la renaissance de la production passera par la sensibilisation de compagnies aux avantages réels de l’Arizona, notamment la proximité des marchés de la côte Ouest et le climat chaud et sec, idéal en production porcine, k Le climat chaud et sec de l’Arizona est propice à l’élevage de porcs en plein air à l’année.Avec ses 15 000 truies, la société PFFJ a opté pour des porcheries fermées conventionnelles à la fine pointe de la technologie, sous conduite assainie.Aucun visiteur n’est admis sur le site de Snowflake, dans le Nord-Est de l’État.1980, nous avons inventorié les sites à fort potentiel (irrigués ou irrigables) où nous aurions pu combiner production porcine et grandes cultures, se rappelle Besoin d'un tracteur MASSEY FERGUSON Depuis des années, Massey Ferguson conçoit des machines ultra-performantes et est présente dans le monde entier.La raison majeure de ce succès est que Massey Ferguson sait se différencier de ses compétiteurs en innovant constamment et en offrant des produits de qualité à ses clients.?À force égale de tracteur, la puissance hydraulique fait toute la différence ! MËÊm Massey Ferguson peut bien se vanter aujourd'hui d'avoir le meilleur système hydraulique sur le marché.Celle-ci a été créée par Massey Ferguson et fut maintes fois copiée mais jamais égalée.Ce qui lui a permis entre autres, grâce au tracteur 8280, de remporter le record du monde en labourant 251 ha pour une profondeur moyenne de 27,35 cm et ce, en 24 h.Cette puissance vous procure une plus grande capacité de relevage facilitant ainsi la manipulation des équipements sur le 3 points.LE TRACTEUR LE PLUS VENDU AU MONDE MASSEY FERGUSON Massey Ferguson •' est une filiale à part entière de la société Agco Corporation, Duluth, Géorgie. •Wti* limitée MC MS Vjmw rte comment* ou de seras déposée ou en instance dont l’usager autorisé est Pioneer Hl-Bred limitée.Tout achat esl sous réserve des conditions contenues dans les documente d'étiquetage et d'achat.@2002 PHI Pour des résultats à impact élevé, commencez par une génétique unique pour des rendements remarquables et une performance constante.Parlez-en à votre profes- www.pioneer.com/mais sionnel des ventes Pioneer, ou visitez notre site Web.PIONEER La technologie qui produit® Rendements de maïs à impact élevé DOSSIER ARIZONA LE BULLETIN DES AGRIi Eleveursc|iampjons L'entreprise de Larry et Betsy Beck, située à Cochise, se démarque par son caractère familial et par la diversification de ses activités.Sa spécialité ?Le porc d'exposition ! PAR EMMANUELLE ARES En plus de se consacrer à P élevage rigoureux de sujets reproducteurs et d’exposition, Larry Beck participe à des projets de recherche en alimentation, en génétique et en conduite d’élevage à l’Université de l’Arizona.Il exploite aussi une meunerie.Cette diversification lui a permis, notamment, de Emmanuelle Arès, agronome, est journaliste (eares@lebulleun.com).Un futur champion ?Les Beck préfèrent se consacrer au développement d’une génétique perfectionnée plutôt qu’aux expositions.Les races de prédilection : le Hampshire et le Yorkshire.survivre aux crises économiques qui ont ébranlé la production porcine en Arizona.Sa mère et sa conjointe lui donnent un sérieux coup de main.Deux employés à temps partiel participent au transport des porcs et des intrants destinés à la moulée.Larry Beck s’est lancé en élevage de porcs d’exposition pour améliorer ses revenus et pour faire moins de transport vers les abattoirs de la Californie.Aujourd’hui, il ne compte plus les champions issus de son élevage de 200 truies.Ses porcs remportent en effet les prix parmi les plus prestigieux aux Etats-Unis.Comme quoi la taille de l’entreprise ne fait pas la qualité de la génétique, aime-t-il souligner lui-même.DES PORCS RENOMMÉS Bon an, mal an, de 500 à 700 porcelets sont vendus pour les expositions organisées par les 4-H, Celles-ci s’apparentent à nos expositions locales et Les truies gestantes, les cochettes et les porcs d’engraissement sont élevés en plein air.Les porcheries conventionnelles sont réservées aux stalles de mise bas et à la pouponnière. DOSSIER ARIZONA instauré un programme incitatif à l’intention des jeunes acheteurs.« Si un porc acheté à l’un de nos encans ou nourri de notre moulée se classe Grand Champion ou Réserve, nous offrons au jeune un crédit pouvant aller jusqu’à 75 $ lorsqu’il revient acheter à la ferme.» Le programme porte sûrement fruit, à en juger par la forte participation aux encans et par les volumes des ventes croissants.Il s’agit d’un passe-temps pour certains, mais d’une passion, voire d’un gagne-pain pour d’autres ! Dans une exposition régionale, le titre de Grand Champion est associé à une bourse de 18 700 $ US.Un jeune étudiant l’a remporté grâce à une truie de l’élevage Beck, payée 250 $.« Certains de ces jeunes deviennent des spécialistes en génétique et en expositions, au point d’en faire une carrière », mentionne Larry Beck.Même si Larry et Betsy déplorent le déclin de la production porcine en Arizona, ils voient l’avenir avec optimisme.La prochaine génération, qui n’a pas connu les crises mais plutôt l’effervescence des expositions, prendra peut-être la relève.L’Université de l’Arizona, qui poursuit ses recherches dans le domaine porcin, forme ainsi de futurs agronomes ou producteurs porcins.Ils sauront, comme Larry, cirer leur épingle du jeu en exploitant des marchés de créneau et en diversifiant leurs activités, k régionales de jeunes ruraux, à une exception près : plutôt que des vaches, ce sont des porcs et leurs meneurs qui défilent sous l’œil attentif des juges.Plusieurs catégories sont évaluées : meilleur porc d’engraissement, meilleur porc de marché (ou « de finition »), meilleur croisement ou meilleures carcasse, cochette ou truie, alouette ! La production porcine d’Arizona n’est plus ce qu’elle a déjà été (voir article  la merci des marchés, page 37).Larry Beck se rappelle certaines bonnes années où plus de 3000 porcs ont défilé devant des jurys un peu partout dans l’État.L’élevage Beck tient cinq encans par année, les plus courus étant à l’automne.La plupart des acheteurs sont des jeunes de 10 à 20 ans, qui viennent de l’Arizona bien sûr, mais aussi du Nouveau-Mexique, du Texas et d’aussi loin que POklahoma.Ils vont payer plus de 100 $ US pour avoir un porcelet, et la même somme en moulée Beck.Larry Beck met dans sa moulée pour porcs d’exposition un additif naturel non médi-camenté qui améliore l’oxygénation des muscles et la capacité respiratoire des porcs.Des essais en ferme suivis par l’Université de l’Arizona ont établi qu’elle permettait une meilleure croissance et une amélioration de la qualité de la viande à l’abattage.Malheureusement, ce produit ne convient qu’à l’élevage en plein air.La température est très élevée presque toute l’année.Cependant, les animaux n’en souffrent pas, étant donné le faible taux d’humidité relative.« Nous transférons les porcs et nous regroupons les truies pendant la nuit, quand le temps est plus frais.De plus, les camions de transport sont équipés de brumisateurs », souligne Larry Beck.Larry Beck et sa femme Betsy exploitent un élevage de type naisseur-finisseur de 200 truies et une meunerie à Cochise, à 300 km au sud-est de Phoenix.Cette dernière est formulée spécialement pour tirer le meilleur parti du potentiel génétique développé par Larry.La meunerie Beck’s Feed fabrique plus de 500 tonnes de cette moulée par année.UN COUP DE POUCE AUX JEUNES Les gagnants de petites expositions de comté reçoivent 2 $ US/livre en prix, ce qui couvre leurs frais.Les Beck, qui préfèrent se consacrer à leur élevage plutôt que de courir les expositions, ont 42 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 LE PRIX QUI RÉPOND À VOS ATTENTES.LA PERFORMANCE QUI RÉPOND À VOS BESOINS.Vous souhaitez tirer le maximum de votre programme de désherbage?PROWL5 maîtrise les graminées et feuilles larges coriaces pendant toute la saison avec un seul passage.Les mélanges en réservoir PROWL + MARKSMAN" et PROWL + atrazine vous offrent toute la souplesse dont vous avez besoin et vous en donnent plus pour chaque dollar investi.Une efficacité redoutable à prix imbattable.Pour plus d'informations sur PROWL, appelez $ BASF AgSolutions au 1-877-371-BASF (2273) ou visitez notre site web au www.agsolutions.ca PENSEZ PRIX.PENSEZ PERFORMANCE.PENSEZ PROWL.BASF AoSoiufons MARKSMAN el PROWl sont des marques déposées de BASF Corporation.uWsées sous licence par BASF Canada Tais les autres produis mentionnés son! des marques de commerce ou des marques déposées de leur titulaire respects Copyright © 2002 BASF Corporation DOSSIER ARIZONA Les crevettes du désert Tout semble possible en Arizona, même l’élevage de crevettes en plein désert.Près de Gila Bend, à 100 kilomètres au sud-ouest de Phoenix, on trouve des étangs de crevettes sur près de 10 hectares.Ces crevettes d’une qualité exceptionnelle sont élevées sans pesticide.Le secret : un soleil de plomb et l’accès à une eau souterraine salée, riche en minéraux.Les larves de crevettes arrivent du Texas et subissent une quarantaine de six semaines.Après une batterie de tests, elles sont intégrées aux étangs.On compte Textes : Martine Giguère, agronome et journaliste.(•44 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 Le bœuf en chiffres Du coton et des jeans Le coton de PArizona est l’une des cultures les plus performantes des États-Unis.L’État arrive au troisième rang comme producteur de coton en tant que tel et au huitième sur le plan de la production de graines de coton.On obtient des rendements moyens de 1,4 tonne de coton à l’hectare, tandis que le rendement moyen américain est de 0,71 /ha.Cet écart de rendement est dû à l’irrigation et aux grandes périodes d’ensoleillement.Près de 116 000 ha sont réservés au coton.En tout, 85 % du coton destiné à la fabrication de tissu est vendu en Asie.À elle seule, PArizona pourrait fournir annuellement plus d’une paire de jeans pour chaque homme, femme et enfant résidant aux États-Unis.On obtient en moyenne 2,5 tonnes de graines de coton à l’hectare.Ces graines entrent dans la fabrication de margarine, d’huile, de farine et d’alimentation animale.L’Arizona produit suffisamment de bœuf pour nourrir 4,6 millions de personnes.On compte près de 840 000 têtes dans les élevages de vache-veau, d’où une production annuelle de 242 630 tonnes.L’engraissement est aussi un secteur économique important.Il produit 795 millions de livres de bœuf, le tout valant 457 000 000$ US. Eau : chaque goutte est importante ! La quantité d’eau souterraine pompée en Arizona dépasse largement la recharge naturelle.Les pluies et la fonte des neiges ne suffisent pas, en effet, à recharger les aquifères.On pompe 2,5 millions de pieds à l’acre (1 pied à l’acre = 325 851 gallons) d’eau de plus dans les aquiferes que la capacité de recharge naturelle de ces derniers.Actuellement, l’eau coûte de plus en une quinzaine d’étangs, où l’eau est oxygénée et en circulation constante.On produit près de 5,4 millions de crevettes annuellement et l’on projette des agrandissements.C’est que ces crevettes connaissent un vif succès dans les grands restaurants et auprès des consommateurs.La plus cher à pomper, et sa qualité va décroissant.Le gouvernement a donc mis en place des pro- w-ssm»; jets qui visent l’utilisation de l’eau renouvelable.Déjà, en 1922, le gouvernement américain autorisait sept États riverains du fleuve Colorado à en détourner l’eau.Chaque État s’est vu combinaison « chaleur et eau de qualité » permet de produire de grosses crevettes d’une transparence remarquable, un signe de grande qualité.Pour ne pas perdre une goutte d’eau, on utilise l’eau des étangs pour irriguer une oliveraie et des champs de blé.attribuer un volume d’eau.Aujourd’hui, près de 20 millions de personnes boivent régulièrement de l’eau du fleuve Colorado.C’est la principale source d’eau de surface du Colorado, de l’Utah, du Nevada, de la Californie, de l’Arizona et du Mexique.En Arizona, on détourne 1,5 million de pieds à l’acre d’eau du fleuve Colorado.Pour desservir les régions les plus désertiques, il fallait trouver un moyen d’y apporter l’eau.En 1946, le Gouvernement décide de construire un immense système d’aqueduc, de tunnel et de station de pompage qui sillonnerait l’Arizona : le CAP (Central Arizona Project).En 1968, le président américain, Lyndon B.Johnson, donne son aval au projet.La construction débute officiellement en 1973, pour se terminer 20 ans plus tard.Coût total du projet : 4 milliards de dollars.Puisque chaque goutte d’eau est importante, des programmes d’éducation ont été mis en place partout dans l’État.On suggère des moyens simples d’économiser l’eau tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des foyers.Malgré ces efforts, des municipalités ont mis un frein au développement domiciliaire, car on craint de ne pas être en mesure d’approvisionner les nouvelles résidences en eau.Si on incite le citoyen à mieux utiliser et à réduire sa consommation d’eau, on peut néanmoins voir de magnifiques terrains de golf d’un vert éclatant, où l’eau ne semble pas manquer, k j BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 45l Évolution des populations de mauvaises herbes et résistance Que se passe-t-il dans vos champs ?Par Harold Wright Directeur des services techniques Syngenta Protection des cultures Malherbologistes et agronomes sont de plus en plus sollicités pour examiner des champs de maïs et de soja infestés de mauvaises herbes ayant échappé aux traitements.Cette année, votre programme de désherbage vous fournira-t-il le résultat attendu?Et l’an prochain?Connaissez-vous vraiment les dangers que constituent la résistance des mauvaises herbes et l’évolution des populations adventices?Faites le test en répondant aux questions qui suivent.Depuis la découverte des premières mauvaises herbes résistantes aux triazines il y a une vingtaine d’années, la recherche scientifique a grandement progressé et les spécialistes ont élaboré des mesures pratiques et efficaces que les producteurs peuvent adopter pour réduire considérablement le risque d’apparition de cas de résistance dans leurs champs.Malheureusement, de nouveaux cas de résistance, tout comme de nouveaux cas d’échappées de traitement attribuables à l’évolution des populations adventices, continuent de se déclarer chaque année.Pour lutter efficacement contre les mauvaises herbes, apprenez d’abord à reconnaître ces risques potentiels.Q1 : Connaissez-vous la différence entre les phénomènes de résistance et d évolution des mauvaises herbes?Les deux problèmes posent des risques sérieux.Il est toutefois vital de savoir les différencier pour les combattre efficacement.On parle de résistance des mauvaises herbes quand un herbicide ou un groupe d’herbicides ne parvient plus à maîtriser les espèces qu’il détruit normalement.La résistance survient principalement lorsque des producteurs font un usage abusif d’un herbicide ou d’un groupe d’herbicides; on assiste alors à l’émergence de biotypes de mauvaises herbes qui sont capables de survivre au traitement.Ces populations augmentent rapidement, jusqu’à ce qu’on réalise que l’herbicide n’élimine plus les mauvaises herbes qu’il est censé maîtriser.On parle d évolution des populations de mauvaises herbes lorsqu’on observe une pression accrue de la part d’espèces qui ne sont pas bien maîtrisées par un programme herbicide donné.Par exemple, les producteurs de maïs qui utilisent présentement des antigraminées de postlevée à base de sulfonylurées peuvent observer une présence accrue de sétaire jaune, de digitaire et de souchet.Pourquoi?Parce que cette famille d’herbicides n’est pas assez efficace contre ces espèces, de sorte que celles-ci parviennent à fleurir, à produire des semences et à se multiplier.Il se produit aussi une évolution des populations adventices en l’absence d’une activité herbicide suffisante pendant la germination ou la levée des mauvaises herbes.L’augmentation des populations d’annuelles à levée tardive qui émergent après l’application d’un produit de postlevée non résiduel, comme le glyphosate, constitue un exemple inquiétant de ce phénomène.Q2 : Faites-vous la rotation des cultures et des herbicides?La meilleure façon de prévenir la résistance des mauvaises herbes et révolution des populations adventices consiste à varier les méthodes d’attaque.Si vous utilisez un herbicide de postlevée non résiduel comme le glyphosate dans votre soja, faites-le suivre d'un programme de prélevée résiduel dans le maïs.Cette rotation réduira le risque de résistance au glyphosate et d’évolution des populations de mauvaises herbes, grâce à l’activité herbicide résiduelle.Q3 : Faites-vous un dépistage au champ et tenez-vous un registre ?Les cas de résistance et d’évolution des mauvaises herbes débutent généralement par un petit nombre de mauvaises herbes, souvent regroupées en plaques.C’est pourquoi un dépistage systématique efficace constitue un système de préalerte essentiel, surtout si vous tenez un registre détaillé.Vous pouvez, par des mesures hâtives et efficaces, contrer ces mauvaises herbes avant que leurs populations n’atteignent un niveau nuisible pour le rendement de la culture.Surveillez donc ce qui se passe dans vos champs! syngenta PHOTOS : MARTINE GIGUÈRE DOSSIER ARIZONA De la # ve la ferme à la boîte à lunch Depuis 10 ans, 200 000 visiteurs — en majorité des écoliers ont visité la ferme des Duncan.PAR MARTINE GIGUERE de s’établir à Goodyear, à 25 km du centre-ville de Phoenix.Les 810 hectares convoités appartiennent à l’État.Les deux parties s’entendent et signent un bail de location de longue durée.C’est le début d’une grande et belle aventure.LES PETITS À LA FERME « Avant notre arrivée à Goodyear, raconte Kathleen Duncan, j’ai travaillé six ans comme consultante en éducation.» En 1992, elle décide d’ouvrir ses portes et de faire connaître l’agriculture aux enfants.« La plupart, précise-t-elle, ont de la difficulté à nous dire d’où vient le lait qu’ils boivent.» Le Bulletin débarque à un bien mauvais moment chez Kathleen Duncan.La veille de notre rencontre, les autorités américaines l’ont en effet informée qu’elle ne pouvait plus poursuivre le rêve qui était devenu une réalité à sa ferme : accueillir des écoliers et leur faire découvrir l’agriculture.Kathleen est mariée à Amott Duncan, agronome et fils d’agriculteur pour la quatrième génération.Le couple décide, en 1988, de quitter la ferme familiale et Martine Giguère, agivnome, est journaliste (mgiguere@lebulletin.com).Puisant dans ses connaissances en pédagogie, elle crée divers ateliers où les enfants apprennent notamment comment se déroule la traite des vaches, ce que mange une vache laitière et quelle quantité de lait elle produit.Les écoliers visiteront un mini-poulailler de 60 poules et une mini-ferme regroupant les principaux animaux d’élevage.« Le tunnel des vers de terre, explique Kathleen Duncan, connaît toujours un vif succès.» Les enfants pénètrent dans un tunnel à peine éclairé, où des lumières s’allument successivement pour mettre en valeur un des micro-organismes vivant dans le sol.« Ils doivent prendre conscience Accueillir des enfants sur la ferme et leur apprendre ce qu’est l’agriculture.Voilà ce que Kathleen Duncan rêvait de faire.Eh bien, elle a réussi : aujourd’hui, elle reçoit près de 20 000 écoliers par année ! Dans un monde idéal sont idéales.Dans le le faut.C'est pourquc Roundup TransorbT I moins 50 °/o plus d'im DANS LES RACINES.i EST ENTRE VOS MAINS EN TOUT TEMPS.Lorsqu'il fait FROID Lorsque c'est HUMIDE ' W f Lorsque C'EST SEC Lorsqu'il est TÔT LE MATIN Lorsqu'il est TARD LE SOIR •L'imitateur présenté dans l'image de la feuille obtenue par microscopie électronique à cryo-balayage (MES) est Touchdown1* 600 Limitateur présenté dans I image des racines obtenue par autoradiographie est Vantage Plus.Les produits d imitation testés lors de I autoradiographic des racines ou Roundup Transorb a acheminé au moins 50 % plus d'ingrédient actif dans les racines sont Vantage Plus.Touchdovm 600.Touchdown 10 (produit américain) et Glyfos' Méthodologie du test des formules radiomarquées de Roundup Transorb et de produits d'imitation ont été appliquées à des taux homologués équivalents des préparations commerciales La radioactivité a été observée par autoradiographie suivant une simulation de pluie deux heures après l'application (Source Recherche Monsanto 2000 - 2002.) Toujours lire et suivre les directives qui figurent sur les étiquettes de tous les herbicides de marque Roundup' a/ant usage Roundup et Roundup Transorb sont des marques de commerce de Monsanto Technology LLC Titulaire de licence : Monsanto Canada Inc Les autres produits mentionnés sont des marques de commerce de leur titulaire respectif.(17182.2CA FR Ib 01/03) ©Monsanto Canada Inc.2003 RU-RED-LBOA Roundup TRANSORB La puissance est entre vos mains en tout temps Bg/i DOSSIER » ARIZONA qu’il y a aussi de la vie sous terre », explique-t-elle.Un autre atelier leur apprend que les insectes ne sont pas tous des ennemis de l’homme.On discute notamment « abeilles » et « coccinelles ».Ensuite, on peut visiter un musée de machinerie agricole.« Pour terminer, souligne la productrice, ils ont tous la chance de récolter un légume et de le rapporter à la maison.» MENACE DE FERMETURE Mais voilà, la ferme des Duncan se trouve dans la trajectoire des forces aériennes américaines.A la suite des événements du 11 septembre 2001, les autorités ont décidé d’interdire, sous leur trajectoire, tout lieu où des regroupements de personnes pourraient avoir lieu.Renversée par cette nouvelle, Kathleen Duncan tentera d’en appeler de cette décision.Au moment d’écrire cet article, aucune décision n’a encore été rendue.CRÉATIVITÉ INSPIRÉE DU SOL La ferme cultive une panoplie de légumes : pommes de terre, plusieurs variétés de laitues, brocoli, melons, tomates, citrouilles, etc.Tous les légumes sont semés en séquences, afin que la Un système de canalisation en béton — qui transporte l’eau d’irrigation — sillonne toute la ferme.Tout autour des champs, on implante des brise-vent.« La ferme sera bientôt entièrement entourée d’un quartier résidentiel », précise Amott Duncan.On implante des brise-vent pour réduire l’érosion éolienne mais aussi pour réduire les risques de dérive de pesticides, qui inquiète énormément les résidents.récolte s’étale sur une période de 9 à 10 mois.Les activités sont au ralenti en juin-juillet et elles repartent de plus belle dès le mois d’août.L’entreprise compte près d’une centaine d’employés — des Mexicains — à l’année.En période de récolte intense, ce nombre grimpe à 300.« En tout, 160 hectares sont en culture biologique, précise Arnott Duncan.Plusieurs dizaines sont en transition.» La demande croissante en produits exempts de pesticides est une occasion de se démarquer sur le marché, croit le producteur.De plus, le consommateur veut acheter un produit de marque affichant un label, auquel il associe fraîcheur et qualité.« Notre défi actuel consiste à augmenter le taux de matière organique de nos sols », explique Amott Duncan.En général, ces sols sableux affichent un taux de matière organique qui frôle 0,5 %.Il tente d’y parvenir par des apports de compost, de fumiers de bovins laitiers ou de chevaux et par l’implantation d’engrais vert.Cependant, comme on travaille le sol fréquemment (horticulture oblige) et à cause des températures élevées, tout se décompose à une vitesse folle.L’irrigation se fait entièrement par inondation.Les 810 hectares sont sillonnés par un système de canalisation.Par un coup de fil au bureau régional de gestion de l’eau, on précise la position du champ — latitude et longitude — à irriguer et la quantité d’eau désirée.« L’eau arrive par les canaux en moins de 12 heures », explique Arnott Duncan.Tous les champs sont nivelés au laser et présentent une légère pente.Une fois le champ bien inondé, on fait circuler l’eau dans un autre champ.« L’eau nous coûte en moyenne 125 000 $ US par année », souligne M.Duncan.On étudie actuellement la possibilité de changer de méthode d’irrigation.« L’irrigation goutte-à-goutte utiliserait beaucoup moins d’eau », précise le producteur.L’investissement serait fort important, mais il permettrait aussi de fertiguer et de réduire la facture d’engrais, te PLUS DE 500 TONNES AUX BANQUES ALIMENTAIRES ! « Souvent, nous laissons des légumes au champ, explique Kathleen Duncan, parce que le prix offert sur le marché ne couvre pas les frais de récolte.Parfois, il s'agit de légumes qui ne répondent pas aux critères purement esthétiques du consommateur.Quand on pense que des milliers de gens ne mangent pas à leur faim.» Cette situation l'a incitée à mettre sur pied un projet afin que ces légumes soient ramassés et donnés aux banques alimentaires.« Le plus gros problème était de savoir qui paierait pour ramasser ces légumes, raconte-t-elle.Ni la ferme ni les banques alimentaires ne pouvaient absorber ces coûts.» Il fallait trouver de la main-d'œuvre bon marché, sinon gratuite.« J'ai eu une idée, explique Kathleen.Au bout de la terre, il y a une prison d'État à sécurité minimum.Pourquoi l'État ne fournirait-il pas cette main-d'œuvre ?» Certains jours, on peut donc apercevoir des gardiens de prison et leurs prisonniers récolter les légumes laissés au champ.Ainsi, plus de 500 tonnes de légumes ont été remis à des banques alimentaires.50 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 i confortable Un ventilateur de 24 pieds de diamètre déplace autant d’air que six ventilateurs sur pied de 48 pouces tout en ne consommant que six fois moins d’énergie.ig^aWiWisiaaiaeiJ L’aménagement de l’étable et sa ventilation continuent d’accaparer l’attention de bon nombre de producteurs.Les nouvelles technologies et le perfectionnement des connaissances permettent d’améliorer le confort des vaches.ATTACHEZ VOS TUQUES ! Ce ventilateur aux allures d’hélicoptère constitue l’une des dernières innovations en matière d’équipement de ventilation.Distribués au Canada par Sun-North Systems Ltd., compagnie représentée au Québec par Systèmes Summergreen Ltée, les ventilateurs à basse vitesse et débit élevé (b.v.d.e.) se veulent une solution de rechange économique aux ventilateurs d’allée sur pied qu’on utilise pour rafraîchir les animaux en été.Les diamètres offerts varient entre 8 et 24 pieds.L’économie réside dans la consommation d’électricité du ventilateur b.v.d.e.Un modèle de 24 pieds de diamètre dont le moteur fait une force offre un débit de 125 000 pi’/minute.Il faudrait six ventilateurs de 48 pouces dotés chacun d’un moteur d’au moins une force pour produire un débit équivalent; leur consommation totale d’électricité serait en outre six fois plus élevée que celle du ventilateur b.v.d.e.Quant aux ventilateurs de 36 pouces munis d’un moteur de une force, ils nécessiteraient environ 12 fois plus d’énergie.La vitesse des ventilateurs b.v.d.e.varie entre 25 et 117 tours/minute.Dans le cas d’un ventilateur de 24 pieds, par exemple, le fabricant recommande une vitesse de rotation de 50 tours/minute.Selon ce dernier, l’installation dans une étable à logettes de 6 rangées de ventilateurs de 20 ou 24 pieds à 60 pieds de distance l’un de l’autre et à une hauteur de 16 à 18 pieds du sol crée une « douce brise » qui se rend jusqu’aux murs latéraux.En prime, on obtient.le silence, car les ventilateurs b.v.d.e.n’émettent pas de bruit.André Piette, agronome, est journaliste agricole (apime@apexconimuniaLtions.org).LE GRAND CONFORT Ces dernières années, on a révisé les normes touchant les dimensions et la conformation des stalles, afin de rendre celles-ci mieux adaptées à la taille et à la productivité actuelles des animaux.Les connaissances en ce domaine continuent de s’accroître.On en a eu la démonstration au dernier Symposium laitier.Le conférencier Neil Anderson, maître de recherches en médecine vétérinaire au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation de l’Ontario, a proposé une nouvelle mise à jour.Spécialiste en ce domaine, l’ingénieur et agronome Marcel Dussault, du bureau régional du MAPAQ à Sherbrooke, confirme que les recommandations du conférencier touchant les stalles d’étable tant à attaches qu’à logettes diffèrent sur plusieurs plans de celles qui sont en vigueur.En etable a attaches Pour ce type d’étable, M.Anderson propose de nouvelles normes de longueur de stalle, de position de barre frontale et de longueur de chaîne.Il recommande en effet une stalle de 72 à 76 pouces de longueur, alors que les anciennes normes ne dépassaient pas 72 pouces.Certains hésiteront, de crainte que la stalle ne se salisse davantage.M.Anderson se fait rassurant : « Grâce à un M.Anderson propose d’allonger les stalles d’étable à attaches entre 72 et 76 pouces.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 51 Eemai EQUIPEMENT D’ELEVAGE Un système de ventilation hybride peut fournir un débit de 800 à 1000 pieds cubes d’air par vache en été.positionnement adéquat des dresseurs, affirme-t-il, les producteurs — qui l’ont essayé — mentionnent que leurs inquiétudes relatives à la propreté des stalles plus grandes n’étaient pas fondées.» Le médecin vétérinaire rappelle que « l’efficacité des dresseurs électriques est maximale lorsqu’ils sont placés au-dessus de l’apophyse épineuse ».M.Anderson suggère de placer la barre frontale entre 48 et 50 pouces au-dessus du matelas ou de la litière, la hauteur maximale étant réservée aux vaches les plus grandes.On se limitait auparavant à 43 po.« La hauteur et l’emplacement de la barre frontale permettent à la vache debout d’avoir le museau en dessous et en arrière de la barre », note-t-il, ajoutant : « La hauteur accrue permet d’éliminer presque complètement la perte de poils, les enflures et les ecchymoses au cou.» Enfin, M.Anderson allonge la chaîne, et pas qu’un peu ! Alors qu’on s’en tenait généralement à une longueur variant entre 14 et 18 po, il invite les producteurs à passer à 36-38 po, mousqueton en sus.Ceci donne plus de liberté à la vache.En étable à logettes Le spécialiste propose également diverses innovations touchant les érables à logettes.Une première concerne la longueur des logettes.Pour permettre aux vaches de se lever en faisant un mouvement vers l’avant sans obstruction, M.Anderson suggère d’aménager des stalles de 10 pieds de longueur jusqu’au mur ou de 18 pieds lorsqu’il s’agit de stalles installées face à face.Jusqu’à maintenant, on se limitait généralement à 8 pieds.Cette recommandation a une conséquence économique importante.« Dans une étable à six rangées, calcule Marcel Dussault, il faudra ajouter huit pieds de largeur au bâtiment.Dans une étable de quatre rangées, il faudra en ajouter quatre.» Le conférencier hausse également la norme touchant la largeur des stalles.Il fixe la largeur minimale à 48 po et il estime que les stalles devraient mesurer jusqu’à 54 po.« Les résultats de recherches effectuées en Colombie-Britannique indiquent que les vaches préfèrent des stalles ayant une largeur de 52 po, explique-t-il.Dans les stalles étroites, c’est-à-dire de moins de 48 po et munies d’un matelas, les vaches sont agitées et elles développent davantage de blessures aux jarrets.» Par ailleurs, M.Anderson présente une proposition intéressante concernant la bordure d’arrêt placée devant la vache.Il suggère de la remplacer par un « locali-sateur de poitrine » (de type Poly Pillow).De forme arrondie et d’une hauteur de seulement 4 po, ce dernier permet à la vache d’effectuer un mouvement normal lorsqu’elle se lève.Une dernière recommandation porte sur la barre frontale.Alors qu’on la plaçait à une hauteur de 44 à 48 po, M.Anderson vise de 50 à 52 po.« Dans les nouvelles stalles, dit-il, la barre frontale permet à la vache de se tenir debout avec quatre pattes sur la plate-forme, sans subir la pression de la barre sur la base du cou.» LE MEILLEUR DES DEUX MONDES Comment améliorer l’aération d’une étable munie de ventilateurs mécaniques de petit diamètre ?Un ingénieur du MAPAQ, Michel Portier, propose un concept original : la ventilation hybride.Ce concept consiste à échanger une partie des petits ventilateurs existants par d’autres de grand diamètre (de 4 à 6 pieds), capables de fournir un débit quatre à cinq fois plus élevé pour l’été, soit au total entre 800 et 1000 pi3 par vache.Sur le mur longitudinal opposé, on remplace la prise d’air par une grande ouverture de type « ventilation naturelle ».On accroît ainsi considérablement la circulation d’air dans Pétable.M.Portier soutient que, dans les conditions les plus difficiles de l’été, soit par temps très chaud et sans vent, une ventilation mixte s’avère nettement plus efficace qu’un système traditionnel de ventilation mécanique.Il soutient aussi qu’un tel système surpasse une ventilation naturelle.Le concept de ventilation hybride rappelle celui de la ventilation tunnel.Les deux comptent sur des ventilateurs de forte capacité pour assurer une circulation d’air importante.La ventilation hybride exige d’ailleurs autant de grands ventilateurs que l’autre.Toutefois, de par sa conception, la ventilation tunnel assure une circulation d’air plus rapide et devrait donc s’avérer plus efficace en été.Il n’est cependant pas toujours possible d’aménager une ventilation tunnel.En outre, la ventilation hybride est avantageuse l’hiver, où la ventilation tunnel s’avère inutile.Pendant cette saison, la combinaison de l’ouverture longitudinale et des petits ventilateurs assure une meilleure circulation d’air que les seuls petits ventilateurs.Elle réduit aussi la consommation d’électricité, te 52 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 HOULE J.Houle & Fils Inc.Téléphone: (819) 477-7444 / Fax: (819) 477-0486 Evacuateurs Souterrains Houle Des systèmes reconnus pour leur efficacité et leur fiabilité pour tous les types d’exploitation laitière.Magnum L’évacuateur le plus populaire depuis plus de 25 ans pour évacuer le fumier de vaches avec ou sans litière.Plusieurs configurations disponibles pour s'adapter aux étables à vaches attachées ou en stabulation libre.Futuro Pompe à clapets actionnés par la pression du fumier pour évacuer le fumier de stabulation libre plus rapidement que le Magnum.Conçu pour homogénéiser le fumier et le liquide pour évacuer le mélange sur de grandes distances avec un tube d'évacuation de petit diamètre.Comprimair La grande capacité du Comprimair permet de contenir le fumier produit en une journée par un troupeau de 120 têtes et de le transférer en une seule évacuation. iiiemas EQUIPEMENT D’ELEVAGE Encore trop peu courant au Québec, le corral facilite le travail de l’éleveur bovin et la conduite du troupeau.Un investissement rentable.Un outil indispensable : le corral PAR MARIE-JOSEE PARENT Outil souvent oublié, le corral vaut son pesant d’or.Cet aménagement est même plus important que les bâtiments et la machinerie, estime le producteur vache-veau et agronome André Hould.Sa ferme de Saint-Boniface (Mauricie), le Ranch 3 H, ne comporte d’ailleurs ni bâtiment ni machinerie, pas même un tracteur.Mais de corral, l’éleveur ne peut se passer.Il en a même construit un deuxième, l’automne dernier.Le corral est important du fait qu’il permet d’approcher et de soigner les animaux en tout temps, avec un minimum d’efforts.« Il y a une règle dans les corrals : plus il y a de monde, plus c’est l’enfer, explique André Hould.Moins il y en a, mieux c’est.» L’idéal reste qu’une seule | personne puisse tout y faire.| BIEN PLANIFIER g Un corral bien conçu comme ceux I d’André Hould peut durer 20 ans.Les Marie-Josée Parent, agronome, est journaliste (mjparent@lebulletin.com).Un corral comprend toujours un espace destiné à rassembler les animaux et un autre pour les traiter.L’agronome et éleveur vache-veau André Hould ne pourrait pas se passer de corral.matériaux choisis n’ont pas vraiment d’importance.Il faut cependant bien planifier la conception.André Hould a la production bovine dans le sang.À la fin de son cours au campus Macdonald, en 1986, il se dirige vers l’Ouest pour s’imprégner de la culture de l’industrie bovine, en tant que stagiaire.Là-bas, le corral est monnaie courante.Plus tard, quand il démarre son propre élevage qui compte aujourd’hui une centaine de vaches, il pense bien sûr à en construire un.Il s’inspire alors de plans.Construit il y a 10 ans, le premier corral est toujours fonctionnel.L’ajout d’une terre a cependant nécessité celui d’un corral.En général, qu’il y ait 75 ou 200 vaches, un seul corral suffit; seul le nombre d’enclos change.Tous les corrals comptent une section de traitement et un ou plusieurs enclos.Les animaux sont d’abord rassemblés dans les enclos.Plus le troupeau est gros, plus il y a d’enclos.En règle générale, il y en a au moins deux afin de permettre d’isoler une ou plusieurs bêtes.Le corral comprend, par conséquent, beaucoup de clôtures.Les vaches, veaux ou bouvillons sont dirigés dans un couloir.Celui-ci tourne 54 LE BULLEHN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 VIVE LE CHEVAL ! Chez André Hould, les vaches et les veaux restent toute l'année au grand air.Des brise-vent protègent les bêtes.Pour pratiquer son élevage, M.Hould préfère le cheval au VTT, car il apprécie le contact avec cet animal et sa grande maniabilité.Le cheval passe partout.Dans le corral, le cheval n'a pas son pareil.endroit stressant.Un abri naturel ou fabriqué est disponible à proximité.Le site est aussi choisi pour faciliter le transport.Enfin, le corral doit être sécuritaire pour l’animal comme pour l’humain.POLYVALENCE Le corral facilite beaucoup la vie de l’éle-veur, qui peut y isoler une ou plusieurs bêtes en tout temps.Prenons le cas où une vache aurait de la difficulté à vêler.L’éleveur l’isole et peut l’aider.Une autre a vêlé, mais son veau a de la difficulté : on sépare alors la vache et son veau des autres sujets du troupeau.Quand un animal se blesse au cours de l’été, comment l’isoler si on ne dispose pas de corral ?Il risque d’être incommodé par ce problème jusqu’à l’automne, et sa performance en sera réduite.Plus tôt un problème est traité, plus rapidement l’animal sera guéri, et moins son rendement sera atteint.On utilise aussi le corral pour vacciner, apposer les boucles d’oreille, sevrer les veaux et séparer les vaches à réformer.CHOISIR ?'INVESTIR Les corrals sont peu répandus dans les élevages vache-veau du Québec.Selon son expérience comme représentant en alimentation animale, André Hould estime que moins de la moitié des producteurs de vache-veau en ont un.C’est la situation particulière des élevages québécois qui nuit : nos troupeaux sont petits et ils constituent des revenus d’appoint.«Je pense que c’est une lacune au Québec, déclare André Hould.Tout d’abord, les gens ont du mal à investir de 5000 à 7000 $ dans un corral et une clôture.De plus, ils apprennent beaucoup la production en autonomes, et La cage permet d’immobiliser l’animal à traiter.Elle peut être rudimentaire comme celle de droite ou offrir de multiples possibilités comme celle de gauche.peu de monde parle de la nécessité des corrals.» Les parcs d’engraissement de bouvillons du Québec ont de leur côté commencé à comprendre l’utilité du corral.Depuis environ six ans, on y retrouve de plus en plus de corrals.M.Hould note en outre que les corrals d’aujourd’hui sont mieux conçus que ceux d’autrefois, k BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 55 de préférence vers la gauche, puisque les bovins tournent plus naturellement de ce côté.Comme la courbe permet à l’animal de ne pas voir trop loin devant lui, on évite les engorgements de couloir.Il n’y a cependant aucun angle prononcé.Ceux à 90 degrés sont à proscrire.Les clôtures des enclos sont généralement ajourées.Cependant, les murs du couloir sont pleins et mesurent six pieds de hauteur.Idéalement, tout le corral est à cette hauteur.Le couloir mène d’un côté à la rampe de chargement des animaux et, de l’autre, à la cage de contention.Le coût initial d’un corral en bois comme ceux d’André Hould se situe entre 5000 et 6000 $, cage exclue.La cage coûte entre 500 et 10 000 $.« Les cages à 10 000 $ en valent le prix : elles sont mieux faites », affirme l’éleveur.Dans son nouveau corral, il a choisi une cage intermédiaire qui offre plusieurs possibilités : resserrement de l’animal, dégagement de la région du cou, de l’arrière-train, des pattes, des côtes, etc.La première cage, achetée il y a 10 ans, était plus rudimentaire, mais elle « fait la job », comme on dit familièrement.L’emplacement doit être bien drainé et choisi stratégiquement, pour permettre aux animaux de s’y familiariser.Ils ne doivent pas percevoir le corral comme un HBSSTON ET JOLCOÉQUI PAR MARIE-JOSÉE PARENT COMME AU GRAND AIR En planifiant leur nouvelle dindonnière, Pierre-Luc et Jocelyn Leblanc, deux frères copropriétaires d’Agri-Dindon à Saint-Thomas-d’Aquin, ont décidé d’installer une ventilation de type naturelle.Même si elle est répandue en productions porcine et laitière, aucun élevage de dindons du Québec n’avait encore fait ce choix.Ils ont donc visité un élevage du Nouveau-Brunswick pour évaluer son efficacité et en discuter avec l’éleveur.Convaincus, ils ont retenu les services de l’entreprise québécoise qui avait effectué l’installation au Nouveau-Brunswick.Pierre-Luc Leblanc est très heureux de l’innovation.« L’environnement du dindon est idéal, explique-t-il.On sent qu’il est bien.Son plumage est beau.Les dindons réagissent quand on leur parle.» Dans un bâtiment ordinaire, il y aurait une pression d’air qui déplaît aux dindons.« Ici, il a l’impression d’être à l’extérieur.» La chose est particulièrement vraie l’été, quand les panneaux latéraux sont complètement baissés.Le dindon profite donc de l’air en abondance, sans 8 subir les inconvénients du soleil.En pré-£ vision de l’hiver, les panneaux sont isolés.En élevage de dindons, les panneaux de ventilation naturelle sont semblables à ceux qu’on retrouve en production laitière, mais ils sont dépourvus de fenêtres.Des dindons à l’aise comme au grand air, des poules de reproduction nourries avec précision et des pondeuses logées adéquatement.Les nouveaux équipements proposés en aviculture offrent le confort aux oiseaux et facilitent la vie des travailleurs.Marie-Josée Parent, agronome, est journaliste (mjparent@lebullecin.com).« Ce sont les mêmes panneaux que dans l’industrie laitière, mais dépourvus de fenêtres », précise le représentant Mario Bissonnette, de la compagnie Les Équipements Victoria, conceptrice des panneaux.Un premier groupe de dindons est entré en juillet dernier et en est ressorti en novembre.Dès ce premier lot, Pierre-Luc Leblanc a noté une amélioration des performances.Les dindons ont atteint le poids de 16 kg à 126 jours d’âge, comparativement aux 132 jours habituels.De plus, le nombre de rejets à l’abattoir a diminué.Il faudra cependant attendre les résultats des lots subséquents pour tirer des conclusions plus définitives.C’est toutefois tout l’environnement des oiseaux — et non seulement le type de ventilation — qui a été modifié.De plus, de la naissance à 60 jours, les dindonneaux sont logés dans une pièce adjacente, couvrant le tiers de la superficie du bâtiment, où la ventilation est mécanique.L’ingénieur des Équipements Victoria, Bruno Marquis, explique que le coût des panneaux est plus élevé à l’achat que ceux d’une ventilation ordinaire, mais que tout le reste est moins cher : génératrice plus petite, notes d’électricien et de construction moindres.« En fin de compte, le bâtiment coûte environ le même prix », dit-il.Selon l’éleveur, les frais d’exploitation sont, de leur côté, réduits de moitié.POULES ET COQS CHOYÉS C’est l’année des grands travaux chez les Leblanc.Après la construction d’une dindonnière, Pierre-Luc Leblanc vient de finaliser la construction d’un poulailler de reproduction.La ferme Agri-Œufs est située à Pierre-Luc Leblanc, d’Agri-Dindon, est très satisfait des résultats du premier lot de dindons produits en ventilation naturelle.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 57 iimaaia La cage Valli offre un chariot à moulée qui assure une alimentation constante en qualité et en quantité.proximité d’Agri-Dindon.Ils y ont installé un type de balance nouvellement arrivé en élevage de poules de reproduction.Si deux compagnies offrent déjà un produit semblable, « Target : Le Rationneur » est le premier à être québécois, explique le représentant Mario Bissonnette, de la compagnie Thevco Électronique, société sœur des Équipements Victoria.La balance permet de mélanger la moulée de six silos et de la redistribuer dans deux bâtiments, dans un maximum de 20 chutes à moulée.Agri-Œufs en compte 12, soit 6 par bâtiment : 4 pour les poules et 2 pour les coqs.L’équipement distribue des rations précises et produit un suivi quotidien de la moulée consommée par poule et par coq.Il est donc facile de suivre leur courbe de consommation.Il peut aussi y jumeler un ?ES POULES BIEN LOGÉES Par les temps qui courent, le logement des poules pondeuses est scruté à la loupe.Déjà, depuis juin 2000, les mélangeur qui homogénéisera les moulées provenant de silos différents.L’appareil permet de suivre à la trace la quantité exacte de moulée restant dans les silos.De plus, il tient compte des sujets morts, ce qui permet de continuer de donner la quantité exacte voulue par sujet.Puisque la restriction alimentaire est la clé de voûte de la réussite de ce type d’élevage, ce genre d’appareil sera sûrement très utile.Agri-Œufs a accueilli ses premiers oiseaux en janvier dernier.Coût : entre 5000 et 6000 $ pour la balance et les chutes à moulée de deux bâtiments voisins.SYSTÈMES DE VENTILATION HAUTE PERFORMANCE Panneaux verticaux de plexiglas transparents à 100 % Offrent une grande luminosité ! • Panneaux très résistants • Panneaux légers facilitant la manutention et l'installation • Peuvent être installés sur des bâtiments neufs ou usagés Panneaux isolés - Avec ou sans fenêtre • Fait d'un matériau (mousse de polystyrène) rigide et isolé (R-10) qui couvre les deux côtés • Fenêtre thermique de 3/4 po pour une meilleure visibilité et luminosité ! • Très silencieux • Porcheries • Étables à vaches laitières • Dindonnières TÉMOIGNAGES : Pierre-Luc Leblanc Copropriétaire Agri-Dindon « L'environnement est idéal.Les animaux se sentent comme s’ils étaient à l'extérieur.On note déjà une meilleure performance ! » ^VTC Martin Massicotte Ferme Claude J.Massicotte et Fils Inc.(étable) « Les écarts de température dans le bâtiment VENTILATICj varient de seulement 4 °F même lors de température www.vicsystems.com très froide à l'extérieur ! La température est idéale Local : (819) 758-0550 et la production laitière améliorée.» Sans frais : 800 567-0550 58 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 certaines chaînes de restauration rapide sont encore plus exigeantes.Les nouvelles cages sur le marché sont plus grandes, soit pour loger plus de poules par cage, soit pour leur donner plus d’espace.Dans cette génération de cages, Jolco Équipements offre la cage italienne Valli.Ainsi, 8 poules ont droit à 66 pouces carrés chacune ou, si elles sont 7, à 75 pouces carrés chacune.L’installation existe en « batterie », comme c’est habituellement le cas au Québec.La balance d’Agri-Œufs (ci-haut) pèse la moulée de deux silos et l’expédie dans les 12 chutes à moulée (ci-contre) de deux bâtiments.poulaillers québécois ayant subi des modifications physiques doivent respecter une norme de 64 pouces carrés par pondeuse.Dès juin 2006, tous ceux dont le quota aura augmenté devront respecter cette norme.Aux États-Unis, Les grandes particularités des cages Valli, note l’ingénieur de Jolco Équipements, Benoit Laberge, sont leur solidité et leur système d’alimentation.« Valli est la seule compagnie à offrir un chariot à moulée », explique-t-il.La moulée distribuée par cet équipement est homogène : le dernier oiseau servi a une moulée aussi complète que le premier.Cette cage offre aussi le séchage du fumier et plusieurs systèmes de ramassage des oeufs : par convoyeur transversal mobile ou par convoyeur transversal fixe avec collecteur.Coût : entre 10 et 12 $ par poule pour la cage, le système d’alimentation, le système de séchage et d’évacuation du fumier, le ramassage des œufs et tous les contrôles.Le coût du bâtiment ou la rénovation d’une bâtisse existante n’est bien sûr pas compris, k \ DE LA PRÉCISION SANS COMPLICATION ! Les balances de la série Target transmettent des données justes et précises sur le poids de vos poulets ou la quantité de moulée distribuée.• Prévient la mortalité • Visualise la quantité de moulée restante dans chaque silo Target• Target • Balance à moulée avec restriction de moulée • Distribution de nourriture avec extrême précision • Assure un poids idéal pour les mâles et femelles • Enregistre la quantité exacte de nourriture consommée • Possibilité de 4 plates-formes dans 2 bâtiments Naviguez avec AgNet comme si vous étiez devant votre contrôleur.Les mêmes informations et fonctions sont disponibles à distance^ Pour renseignements supplémentaires : Local : (450) 926-2777 Sans frais : 877 926-2777 _________________________ Balance à poulet • Pèse les oiseaux 24 h/jour - Poids moyen - Nombre de pesées - Écart type - Gain de poids quotidien Entrez dans vos bâtiments à distance avec AgNet et détectez immédiatement toute anomalie.COMPATIBLE s4gNet LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 59 .COMMANDER «LUS « Toujours en avance ! » ^L'EXCELLENCE DANS ¦Éfe* LA PERFORMANCE I Capacités du réservoir de 750 et 1200 gallons Rampes Force de 80' à 120' à repli hydraulique avant Rampes Eagle ’' (HZ) de 45' à 100' à repli hydraulique avant Suspension brevetée HARDI® de rampe à trapèze avec ressorts en spirale, amortisseur de chocs et stabilisation automatique Système HARDI® de levage de rampe Paralift’ (ajustement de la hauteur de 16" à 96") Large plate-forme avec une échelle verticale pivotante Casier d'une capacité de 40 gallons installé à l’avant pour les vêtements de sécurité avec jauge à pression de la rampe de 4" intégrée Réservoir d'eau fraîche de 8 gallons intégré Pompes à diaphragme HARDI® auto-amorçantes • Système HARDI® de contrôle de soupape du COLLECTEUR MANIFOLD pleinement fermé et protégé sans tuyaux ou accessoires visibles • Barres d'attache étroites conçues pour la direction hydraulique optionnelle afin de réduire les dommages à la culture • Petit casier de remisage d'une capacité de 26 et de 40 gallons (optionnel) • Ensemble d’éclairage pour les applications de nuit (optionnel) • Système d'essieu suspendu ou non avec assemblage de roues (dégagement 27".29", ou 30" selon le système d'essieu) .et bien plus ! Quand vous penserez pulvérisation, pensez Hardi Commander.Visitez votre concessionnaire Hardi Amqui J.N.G.Theriault Coaticook J.M.Chagnon Granby Equip.A.Phaneuf inc.Hébertville Centre Agricole Saguenay-Lac-St-Jean inc.Huntingdon Équip.Colpron Lac Mégantic SCA Lac Mégantic Lennoxville Georges Delisle inc.Louiseville Machinerie Nordtrac Mirabel Jean-René Lafond inc.Mont-Joli Garage Paul-Émile Anctil Itée Napierville Équip.Prairie inc.Nicolet Centre Agricole Nicolet-Yamaska inc.Parisville C.A.R.Parisville Sabrevois Équip.Guillet inc.St-André-Avellin Garage André Parisien St-Clet Équipements Séguin & Frères Ste Anne de la Pérade Lafrenière Tracteur inc.Ste-Anne des Plaines Équip.Yvon Rivard inc.St Denis sur Richelieu Garage Bonin Itée St Guillaume Machinerie C & H inc.Ste Martine Équip.Colpron inc.St Maurice Rolland Clément & Fils inc.Pour plus d'informations sur ces produits, communiquez avec : St Pascal Équipement Laplante inc.St-Roch-de-l'Achigan Machinerie Nordtrac Upton Équip.A.Phaneuf inc.AG-PRO INC.1308, route 137 Ste-Cécile-de-Milton (Québec) JOE 2C0 Tél.: (450) 778-0444 Varennes René Riendeau inc.La Durantaye Jean-Guy & Denis Bolduc inc.Rougemont Équip.Agri-Mont inc.St Isidore A.G.R.Larochelle Victoriaville Garage Maurice Leblanc Wotton Équip.Proulx & Raîche Voyez votre concessionnaire HARDI dès aujourd'hui.www.hardi-international.com ¦jijsaiaai Des inventions à bon porc L'industrie porcine profite elle aussi de l’inventivité beauceronne.es.PAR MARIE-JOSEE PARENT Les Beaucerons sont de véritables entrepreneurs dans tous les domaines.En élevage porcin, ils savent innover ou dénicher ailleurs les astuces qui profiteront à toute l’industrie.Vous aimeriez ramener dans son parc un porc trop léger pour l’abattoir ?Et que diriez-vous d’écourter substantiellement la saillie ?Ou encore, vous cherchez une meilleure façon de disposer de vos animaux morts ?Les Beaucerons ont des solutions ! SÉSAME, FAIS-LE RECULER ! Pour que vos porcs arrivent « au bon poids » à l’abattoir, vous les pesez un à un.Cependant, vos installations ne permettent pas d’entrer la cage de pesée dans le parc.De toute façon, même si vos installations le permettent, peut-être préférez-vous ne pas le faire ! C’est donc tout un défi que de faire reculer vers le parc les porcs dont le poids est insuffisant pour l’abattoir.C’est ce que Yves Girard, producteur de porcs de Saints-Anges, a vécu.« Un employé pesait les porcs jusqu’en 2001, raconte-t-il.Quand j’ai commencé à m’en occuper, j’ai bien vu que la méthode n’avait pas de bon sens : il fallait faire une cage ! » Ce genre de défi n’effraie pas M.Girard, ce dernier étant inventeur et copropriétaire des Produits agricoles Sacomatic, une entreprise Marie-Josée Parent, agronome, est journaliste (mjparent@lebullerin.com).La cage conçue par Yves Girard, des Produits agricoles Sacomatic, permet de faire reculer un porc dans son parc lorsqu’il est trop léger pour l’abattoir.spécialisée en développement et vente d’équipements agricoles.Le principe de la nouvelle cage est si simple que Yves Girard se demande pourquoi personne n’y a pensé auparavant.Plaçant un carton devant les porcs, il a constaté que ceux-ci reculaient à sa vue.Il a donc installé sur le dessus de la cage un panneau qu’il rabaisse lorsque le porc est trop léger.« Et ça fonctionne ! » clame-t-il.Comme le suidé ne voit plus devant lui, il cherche à reculer.L’entrée de la cage a aussi été pensée pour faciliter la pesée des porcelets.L’espace au-dessus de la porte est suffisant pour faire entrer les porcelets dans la cage sans ouvrir la porte.Une fois le panneau abaissé, l’espace de plancher est réduit, ce qui convient aux porcelets.Cette cage « auto-recule » fabriquée en Beauce se détaille 569 $.QUAND LES TRUIES S AUTO-INSÉMINENT ! Il y a de fortes chances que vous ayez entendu parler des truies qui s’auto-înséminent.Le Gédis est le concept qui permet cet exploit.Il est en effet à la * fois sonde et contenant.La semence se trouve dans une pochette sous vide enroulée autour de la sonde.L’insertion du dédis se fait de la même façon qu’une insémination artificielle courante.Après deux ou trois minutes, la chaleur interne de la truie fait se liquéfier le bouchon de cire de la pochette, et la semence s’en échappe.En France, où Gènes Diffusion l’a mis au point, le Gédis est rapidement devenu une technique d’insémination reconnue et utilisée.Au Québec, le Centre d’insémination porcine (CIPQ) l’a diffusé en tests il y a quelques mois et compte bien le proposer de façon plus générale dans quelques mois.« L’objectif des tests n’était pas d’évaluer la technique, parce qu’il s’en est fait beaucoup dans ce but en France.Nous voulions cependant vérifier si elle allait plaire aux éleveurs québécois », explique le responsable de la promotion et du suivi technique au CIPQ, Nick Coudé.L’éleveur aura toujours le choix entre cette nouvelle technique et l’ancienne.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 piaaias EQUIPEMENT D’ELEVAGE Les premières personnes qui ont essayé la technique l’ont bien appréciée.Plus l’élevage est grand, plus elle a de l’attrait.L’économie de temps est son principal avantage.Une personne expérimentée peut en effet inséminer une quarantaine de truies à l’heure, comparativement à 10 à 15 par la méthode habituelle.dédis coûte un peu plus cher que l’insémination artificielle habituelle.Côté prix, plusieurs variables sont cependant encore inconnues.C’est le cas, notamment, du coût des sondes, qui devraient être bientôt fabriquées au Québec.Selon M.Coudé, le Gédis n’utilise pas plus de plastique que la technique actuelle.Il y en aurait même un peu moins.Normalement, les truies rejettent la sonde d’elles-mêmes.On recommande néanmoins de passer derrière elles après quatre ou cinq inséminations de suite pour ramasser la sonde et pour retirer celles qui ne sont pas encore tombées.L’éclosion de cas de SRRP au site Saint-Lambert I du CIPQ en novembre dernier a retardé la mise en marché du Gédis.Les premiers essais étaient en effet effectués à partir de semence de verrats de ce centre.L’équipement y était installé.Le troupeau ayant été complètement remplacé, le retard accuse plusieurs semaines.DES CARCASSES GELÉES La récupération des animaux morts a toujours été source de casse-tête, tant pour les compagnies qui ramassent et traitent ces carcasses que pour les agriculteurs.Aliments Breton, de Saint-Bernard, a proposé l’an dernier l’utilisation d’un bac qui permet de congeler les carcasses de porcs et d’autres animaux plus petits.Il n’y aurait ainsi plus de carcasses qui pourrissent à proximité de l’élevage, l’été.L’hiver, les carcasses cesseront aussi de représenter de la nourriture à bon compte pour les animaux sauvages.Le bac a été mis au point aux États-Unis par la société Tyson, qui détient le brevet.Cette dernière a profité des recommandations d’Aliments Breton, société distributrice du produit dans l’Est du Canada.Il a été spécialement conçu pour l’entreposage des porcs et autres animaux plus petits.La capacité, la résistance et l’accessi-bilité de ce bac ont été améliorés comparativement aux bacs originaux de la Débarrassez-vous des roches en un seul passage ÉROCHEUSE COMBINÉE AVEC RÂTEAUX Conçue pour ramasser les roches de 1,25 à 12 po de diamètre Largeur de travail : 13 pi, largeur de transport : 8,5 pi, hauteur de déchargement : 7,5 pi Ramasse très peu de terre grâce à l'action vibrante des dents qui expédient les roches dans la réserve.Les râteaux se relèvent hydrauliquement pour le transport.Pour de plus amples Informations et une démonstration gratuite, contactez : AG-PROJ 1308, route 137 Sainte-Cécile-de-Milton (Québec) JOE 200 Tél.: (450) 778-0444 Fax : (450) 778-0440 (mJ kongskilde www.kongskilde.com 231 Thames Road East Exeter (Ontario) NOM 1 S3 Tél.: (519) 235-0840 Fax:(519)235-2931 62 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2003 compagnie.Deux parties le composent, l’une comprenant l’élément de réfrigération et une porte.Le jour de la récupération, le producteur retire cette partie, et le camion récupérateur soulève mécaniquement la section d’entreposage des carcasses.Le bac a été conçu pour que les animaux puissent être récupérés, peu importe le système de récupération instauré dans la région.Le prix oscille autour de 5000 $ (bac de 3000 livres ou 60 pi3), incluant l’élément réfrigérant.Les frais d’installation (environ 1000 $) sont en sus.L’installation peut varier selon la ferme.Dans ses élevages, Aliments Breton a placé le bac sur une plate-forme de béton; un système de poulie permet d’en soulever la partie supérieure, k Grâce au Gédis élaboré en France et mis en marché au Québec par le Centre d’insémination porcine, la truie s’auto-insémine.Le bac de réfrigération des animaux morts distribué par Aliments Breton sert à entreposer et à congeler les , carcasses.ALÜ Une nouvelle perspective en matière de pulvérisation 3 nouveaux modèles adaptés pour les champs de grandes cultures T750, T1000 & T1300fiï^ T1000, RAMPE HYDRAULIQUE HV • Timon en «V» pour protéger ta pompe • Distance réduite entre le point d'attelage et l'essieu facilitant les virages en bout de champs • Réservoir de 4900 litres • Rampe Condor a repliage latéral de 60' à 90’ Modèles disponibles: 2840, 3850 ou 4900 litres N'ATTENDEZ PLUS ET INFORMEZ VOUS SUR NOS NOUVEAUTÉS EN CONTACTANT LE CONCESSIONNAIRE DE VOTRE REGION ?Aflrf-Saaoc® St-Georges ?Agitait*» St-Jacques-le-Mineur -Agritm( Drummondville ?V*K Yamaska ?vwuite Amos * Cento Attotto Coop Meteptrto Amqui ?Cento LaflWWy Notre-Dame-du-Nord * Equip.Agrixie Beauregard St-Joachim-de-Shefford ' Equip.DenMUvesque Pointe-au-Père ^Équipement to Fume BHP Howick 'Équipement to FenrnPeptneeu k Plaisance ?firtwnenlta** Iberville 'Êquhemenh RM Nadeau Bromptonville 'Équipements RJtL he.St-Célestin, Cap-de-la-Madelelne ?Ég**man6«fpHo*jaLte Normandin ?Équipements &MH err.St-Bruno, Lac-St-Jean 'Équhements Mmemlnr St-Roch-de-l'Achigan -Femanü Campeau et Fis he.Dalhousle Station ?Garage 8*00» fttafcnd tax Courcelles 'GerateOgrae Rector he.St-Eustacbe 'SmgeJJ-Latanptohc.St-Rémi-de-Napierville St-Janvier, Cté Mirabel ?tarage Hint Opt tax St-Barthélemy ?e«toSYwc Ste-Rosalie ‘¦emquOynaco La Pocabère, Monbnagny, Rivière-du-Loup ?Lee Équipement/N/rbcar TTois-Pistoles Pont-Rouge, Cté Portneuf Routines 'MmJÈmrimFmmthc.L'Épiphanie 'Nam Hot Nicole! ?SCAdta Victoriaville ?SMMAgtOnrMMtamta.Coaticook 'IhMatPtchéhc.St-Narcisse ' Unkoop Coop A&icoie St-Anselme, St-Valller, St-Agapit Ste-Marie-de-Beauce Lyster 'Garage Guy Gauttorhc.St-Hilarion PULVERISATEUR MS 4300, rue Vachon Drummondville Qe, Canada J2B 6V4
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